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BIBLIOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
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Il
* /5ff-.
RÈGLE
APPROUVÉE PAR LE PAPE LEON X
POUK LE
TIERS ORME DE SAINT IIIA\\COIS.
«>                          7
AVKC IJls
CONSTITUTIONS,
APPROUVÉES PAR LE PAPE URBAIN VIII
l\'ol U LES
RELIGIEU8ES PÉNITENTES
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REVUES L\'OUR LES
SOEURS l»i:MTESTES UÉCOLLECTIXES
A\'OIRSCHOT,
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ST. MICHIELS-GESTEL,                                f 13"
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BUT DES RELIGIEUSES PÉNITENTES DE LA
CONGRÉGATION DOIRSCHOT.
-------c£^t^t<^a^------
1.     Les soeurs, qtti par la grftcc de Dien out été recues dans eette Congré-
gation, tacheront «Ie conserver toujonrs L\'esprit <le leur Fondateur, S*.
Francois, et «Ie 1\'Ordre Séraphique, «\'t d\'imiter la vie édiiiante des an-
ciennes ivlijiieuses Pénitentes, dont elles descendent sans interruption.
2.     Elles regarderont la sanctification de leur ame, comme leur but princi-
pal, se souvenant, qu\'elles sont obligées de tendre a la pei\'fection par
1\'observancc de la Rèirle, approuvée par Ie Pape Leon X. et «les Con-
stitutions partieulières «Ie eette Congrégation, qui scrvent aexpliquer la
Règle, et a instruire les soeurs «lans Ia pratiquc «les vertus religieuses
et «les bonnes oeuvres.
3.     Puisque la Règle recommande aux membres du Tiers Ordre les oeuvres
de charité, les religieuses «Ie eette Congrégation s«; voüeront a l\'éduca-
tion «Ie la jeunesse, aux soins des personnes infirmes et affaiblies par la
vieillesse, et a d\'autres oeuvres semblables, comme il est déterminé dans
les présentes Constitutions , .p ren wit—ton jour1 «lo*- pnVautions M\'-i4*m*-v*,
&*m* in1 pii:\'—iHippr\'mu\'i\'—uonstwuinant Ie», pivecptes, ui «Ie la Regtë~r~Tn-
deii t\'i.m.ititiitinnni, a ewwu «les •oouvreij «Ie «liariff.
OOO-Z^gft<1>0
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CONSTITUTIONS.
CHAPITHE T.
Do 1\'JEntrée et de la Vfituro «les* Novice».
1.    Outre les oonditioiis exigées au chapitre premier de la Kègle de Leon X,
il faut que les filles qui se présenteront, pour être recues, soient issues /~./)„ .\',,>?;}/,>>S:*\'
d\'un mariage légitime. En ce point on n\'acceptera aucune dispense. Il faut /»«*//£«.>L.\'«»\'/\'/ • /"Az/\'Sit
aussi queues soient suffisamnient instruites, surtout duns la religion/q4*rei- ^>> **^//>-/,«*> //»**}/,_ ,
1»,
no fioicnt ut»—au»degBt»wa de 17, ui au-dessus de 45 ans, *4—q AAJ** \'\'\'
            /           •, /
iHmAïr riMiM porte l luibit dans quelquautre oongregation, a moms que                    // / v
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lbveque, pour de bonnes raisons, proposees par la Superieure, ne dis- \'* ,/• /? /
pensat dam ce dernier point, ou darts lage.         ^^„Z                         s /y r„//fs„,s
2.     kou», exlioi\'tuuü-partieulièi\'emt\'ntdx-s Supérieures,-4*» faire plus d\'atten- \' / / . /. ^ •
tion a la vocation surnaturelle, aux inclinations naturelles et aux quantes , 7/ \'s ,.„
ii i                 l i                        \'< i                     ••                              i r<            i * ii >\'"\'\'\'/^* * f» "f »
personelles des postulantes, qua leurs moyens teraporels. Lepcndant elles / / . \'^s /ttt/f/S
ne pourront recevoir des filles, saus dot convenable, tel qu\'il sera ordonné ^          //
par les Supérieurs Ecclesiastiques, aijant égard a,1a pauvreté, uu la richessc
des couvents. Pour se conformer aux ordonnances du Concile de Trente,
les Supérieures n\'accepteront pas la dot pendant Ie noviciat. Cependant el-
les devront prendre des précautions, que la dof soit prète, et que toutes
les stipulations soient exécutées, ou faites d\'une maniere legale avant lc
temps de la profession. Elles pourront accepter pendant Ie noviciat, ce qu\'il
iaudra pour les habits, la nourriturc et 1\'entretien de la. novice, durantle
temps, qu\'elle restera au convent avant sa profession. Excepté cette pen-
sion , on rendra a une novice qui quitte, tont ee qu\'elle a apporté.
3.     On ne recevra pas plus de soeurs converses, qu\'il n\'en faut, pour faire
1\'ouvrage.
4.     Cette Congrégation n\'aura qu\'un seul Noviciat, savoir: dans la Maison-
Mère d\'Oirschot. On ne pourra établir uu second Noviciat. saus Ie consen-
tement du Saint-Siége.
"). La Supérieure de la Maison-Mère aura seule Ie pouvoir d\'accepter des
postulantes, avec Ie consentement de ses Discrètes. Elles les examineront
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au parloir, rclativement sï leur naissance, leurs parents, leurs maladies hc-
réditaires, leur santé, leur conduite, leur profession et les autres qualités
citées ci-dessus.
6.     Afin de nüeux connaitre la vocation et la capacité de la fille, on la gar-
dera, environ trois mois, au couvent, dans ses habits séculiei\'s, pour être
séricusement éprouvée comme postulante, avant de lui donner la pleine as-
surance de son admission a la vêture.
7.     Au jour tixé par la Supérieure, la postulante, agenouillée au milieu du
réfectoire, demandera a la communauté la grace d\'être recue.
Vers la fin du Postulat, si la Reverende Mère et les Discrètes iugeront
que la fille est conveuable, on Ia presentera par lettres, a 1\'Evêque on
a son Député, Lui faisant connaitre ses qualités et la dut qu\'elle pourra
apporter. Après avoir recu son consentement, on demandera les suffraoes
>lc la communauté, qui scront recueillis par Ie Confesseur ou par quelqu\'au-
tre, désigné par 1\'Evêque. Y\\\\ autrc Prêtre sera présent comme téinoin.
Si lii postulante a obtenu la majorité des suffrages, on fixera Ie jour de
la vêture. Elle s\'y préparera par une retraite spirituelle de huit jours, pen-
dant laquelle a deux jours différents, fixés par la Supérieure, avec quel-
que intervaUc, elle coinparaitra dcvant les religieuses assemblees au réfec-
toire, pour demander 1\'habit, en ces tenues:
.. Rèrèrende Mere et soeurs dans Ie Seigneur, je cou.t prie, pour Vamour de
notre Sauceur Je\'stts-Christ ei de sa suinte Mère, la Vierge Marie, de notre Père
Saint Fntneoin et de tous les sainU <lu Paradis, qu\'il oous plaise m\'acc&rder
Ihabit de votre sninte relighn, pour faire pènitenee, et pour 1\'amendement de
urn rie passée duns Ie monde.
8. A cette occasion la Supérieure lui déclarera sérieusement, qu\'elle est
obligée, de faire connaitre, avant la prise de 1\'habit, si dans sa familie il
y a en quelque personne frapj)ée d\'aliénation mentale; ou si elle-mêmc est
sujette a 1\'épilcp.sie, ou a des infirmités cachées; si ses parents se trouvent
dans nne telle indigence, qu\'elle doit les secourir; ou si dans Ie monde
elle a d\'autres engugements, qui empêcheraient son admission a la vêture.
Knsnite la Supérieure ajoutera, qu\'en cas qu\'elle trompe la communauté
dans cc point, elle sera punie et renvoyée du Noviciat.
!). La vêture se tera selon la eoutume de 1\'Ordre, prescrite dans Ie Céré-
inonial. Dans la vêture on ne eoupera pas les eheveux aux novices, afin
qu\'elles soient [dus libres de sortir, en cas qu\'cllcs ne se jugent pas ca-
pables de porter Ie fardeau de la vie religieuse.
10.     Après la vêture on uotera dans uu livre, destiné a eet effet, Ie jour
er 1\'an de la vêture, ainsi que Ie nom et Ie prénom de Ia novice et de
ses parents; sa patrie et son ftge, avec sa signature et celle de la Révé-
rende Mère et d\'une Discrete.
11.     Nous défendons rigoureusement, que les soeurs, a 1\'oeeasion d\'une prise
d\'habit fassent des <liners extraordinaires au couvent, ou en donnent aux
parents, tant Ie jour même de la vêture, qu\'avant ou après ee jour, en
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vuc de cette ceremonie. Kn cas que les aniis offrent aux soeurs quelqucs
rafraichissements, qu\'ellcs les aeceptent en aumunc, s\'en senaat pour leur
diner ordinaire, sans superfluité. Nous désirons plutot, que les soeurs
passent ces jours-la en action de graces ut en prières, pour Ie parfait amen-
dement et la persévérance de la fille vetue ; ceci s\'applique également aux
têtes a l\'occasion de la profession, des Jubilea et autres solemnités quel-
conques.
Les autres pratiques des novices, qui sont en usage, comme de deman-
der ehaque jour au réf\'ectoire , en présence des religieuses, la faveur d\'être
admise a temps ïi la profession, de vivre et mourir dans ce saint ürdre
et autres semblables, seront observées et inaintenues.
12.     Nous ordonnons, que Ie prénoin des novices soit toujours cliangé en
uu nom de Saint ou de Sainte, afin que les soeurs aj>prennent a se dé-
tacher de leur familie, et a vivre pour Dien seul.
13.     Les soeurs seront vêtues de drap hrun et vil. tant pour Ie prix que
pour la couleur. Les religieuses professes porteront sur 1\'habit ordinaire,
un seapulaire et nn voile noir, propre a couvrir Ie visage. Kn souvenir
de la Passion de notre Seigneur et en signe distinetif de la Congrégation
des religieuses Pénitentes, elles porteront sur Ie seapulaire une eroix
noirc faite a 1\'aiguille, avee les instruments de la Sainte Passion, qu\'el-
les tacheront d\'avoir toujours imprimée dans Ie coeur par une parfaitc
pénitence, dont elles portent Ie nom. Les vêtements de dessous. qu\'elles
portent, seront faits d\'une é toffe de laine blanche. Kn ceei les infirmes
et les malades seront pourvues selon Ie besoin et la discrétion des Supé-
rieures. 11 leur sera permis de marcher nu-pieds sur des galoclies de
bois; celles qui ne peuvent pas inarolier ainsi, pourront se servir de sï-u-
dales de cnir. Lors d\'un froid rigoureux on a eause de maladie, de rhu-
me et autres incommodités semblables, qui gênent l\'esprit de la prière
et empêchent les autres exereiees religieux , la More sera obligée de leur
ordonner, de porter des chaussons de laine du de drap, et les soeurs
seront tenues de lui obéir sans délai. Cependant il ne sera pas nécessaire
de dispenser en général , mais selon lc besoin et la discrétion de la Su-
périeurc. Les ceintures des soeurs seront des cordes grossières et eom-
munes, avee trois grands noeuds simples. Leurs manteaux auront une
longeur et une largeur eonvenabies , sans superfluité et sans ornements,
et seront tous de fornie egale. Les soeurs qui doivent paraitre en public,
porteront des bas et des souliers , et étant en voyage , elles auront en-
core un Ion»- manteau noir.
Les novices porteront des voiles blancs sans seapulaire : au lieu «rune
corde , elles se ceindront d\'un ruban gris. Les soeurs converses professes
porteront Ie mêuic babit que les soeurs «Ie eboeur professes , mais au
lieu d\'un voile noir, elles auront un voile blanc.
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_ g _.„
Du. Novieint • <l<* la l^i\'ofesHïon et «les Voimix.
§ !•
Du NoVICIAT ET 1)K LA PflOKESSION.
1.     Les novices auront |>onr Maitressc mie soeur vertueuse et capable, qui
les instruira avec zèle des obligations, «les voeux, des préceptes de la
Règlc et des Constitutions; des manières extérieures, des cérémonies et
des louables eoutumes de 1\'Ordre ; ainsi que de la maniere de prier, de
méditer et de faire les exereices intéricures de 1\'Ame. Elle tachera de faire
avancer les novices dans Ie cheinin de la perfection par la pratique de la
mortification des seus, des inclinations naturelles et de la volonté propre.
Klle leur donnera une eonnaissanee approfondie de la maniere de prati-
quer les vertus, et leur proeurera les consolations nécessaires, surtout en
temps de tcntation.
2.     Exeepté la, Supérieure et la Maitressc,. les novices , durant Ie novieiat, ne
parleront aux aurivs soeur.s protésses, qu\'avee la permission expresse de
leur Maitressc. Quand une novice est appelée au parloir, et que la Révé-
rende Mèrc juge convenable de la laisser aller, la Maitressc ou une autre r/ < s/v
rehgieuse 1 accompagnera, a moins que la Superieure ne 1 envoie scule, pour //^y fj/?*<*
la laisser parier librement avec ses proches parents, *m ca< rpr~élle ait
4w-doutc* i>nr na voc.itiom
3.     Le quatrième mois après la prise d\'liabit, la Supéi\'ieure t\'era la visitation
de chaque novice en particulier. Dans cette visitation, toutes los soeur.s
feront connaitre t\'rancliement tous les défauts, qu\'elles auront remai*qués
• lans la novice. La Reverende Mèrc annoncera a temps a la eommunauté
le jour, quelle t\'era cette visitation de la novice.
4.     Au jour fixé, elle asseinblera ses Discrètes, et lera comparaitre devant
Ie Diserétoire assemblé, chaque soeur de choeur proièsse de la Maison,
uil est le Novieiat, ittin quelle déclare, si elle a observé quelque chose a
corriger daas Ia novice. A des soeurs, qui se trouvent dans les Maisons
attiliées, et qui eonnaissent bien la novice, la Supérieure peut demander,
par lettres mi autrement , leur opinion a 1\'égard de la novice. Après tou-
tes les autres soeurs, les Discrètes diront leurs observations a 1\'egard de
la novice. La Reverende Mère et la Maitressc des novices énonceront les
dernières leur opinion. Cecifait, la Reverende Mère et les Discrètes con-
f\'creront sur tont cc qui a été ré véle par la eommunauté et en cas que lc
résultat soit t\'avorable, on demandera les suffrages de la eommunauté,
comme il sera dit ci-après.
5.     Si dans la visitation la novice est jugée inepte a la vie religieuse, le
Diserétoire la renverra an monde, sans délai et saus demander les suftra-
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<>vs de lii oommunauté. Mais en cas que les défauts de la novice ne soient
pas si grands, et qu\'ils puissent être eorrigés, la Supérieure lui imposera
une pénitence en l\'exhortant de se corriger, sous peino d\'être renvoyée.
La deuxième visitation se fera de la même maniere Ie Imitiènie muis du
noviciat.
(\'i. Au premier Chapitre des Coulpes, après ces visitations, In Reverende
Mère, saus nianquer a la vérité, en coinmuniquera prudeminent l\'issue
aux soeurs vocales, et demandera les suffrages, qui seront donnés seerè-
tement en présenee de la Reverende Mère er deux Discrètes. Les soeurs,
avant réfléehi sui\' cc que la Mère aura dit et sur ee qu\'elles sa vent el-
les-mêmes des novices, donneront leur suffrage a celles, cpie, selon leur
conseienee elles jugeront appelées a la vie religieuse, et Ie refuseronl a
celles, qu\'elles croient être ineptes. Ensuitc la Reverende Mère dira, si
la novice est recue ou non.
7. Tant la Reverende Mère que les Discrètes doivent bien se ressouvenir.
qu\'il est défendu très-rigoureusement par les lois Ecclésiastiques, do faire
jamais eonnaitre Ie nom «les soeurs qui out voté coutre In novice Celle
ijui aura transgressé cette défense sera. [tour toujours exclue du Discrétoire.
s
1\'outes les soeurs de choeur. professes depuis trois mois, et demcurant
au nioins depuis deux. mois dans la Maison oü est Ie Noviciat. out droit
de suffrage pour la réeeption des novices, tant a la. vêture quant a la
profession.
il. La troisième et ilernière visitation aura lieu de la niêine maniere . au
• onzième mois du noviciat, muis les suffrages seront recucillis par Ie 0on-
fesseur ou un autre Prêtre désigné par l\'Evêque. In autre Prêtre assistcra
comme témoin, et tous les deux attesteront 1\'admission par leur signaturo.
10.     Si la plus grande partie de la oommunauté a. refusé les suffrages a la
novice, qu\'on la renvoie saus délai, mais avec de bonnes manières et en
toute charité. l\'n cas que la novice ait obtenu la majorité des suffrages,
de telle sorte. que plus du tiers «les suffrages lui soient contraires, lad-
mi.ssion sera douteuse et suspecte. On en intbrmcra l\'Evêque, pour qu\'il
en dispose comme bon lui semble.
11.     Si la novice a obtenu Ie nombre voulu des suffrages, elle en sera in-
tormée, et on lui permettra dès lors de disposer de ses bien-
délivrée de tous les soins teni[)orels après sa profession. 11 est—détèiuiii, .//>/,, /tmbi\'Sti /?" /**
4ji?; >ioour>;) de ae róworvei\' a olln>i 1\'ufiage ou—l-admin\'uiti\'itt\'mu—dn
</sii\'is • /f/\'/\' iss//r„ i/
tiette^leurs biens. De même, il est défendu aux Siipjit enres de permet-/?\'//}/<////i»/\'fis/>/*}£\'/*/
rre aux pJtrents, quils laissent des pensions jjesthloes a 1\'usage particulier/\' >/--\'ss^s ////"/\'\'•\'
de leurs hdles/"aHunses dans la CongCMgatïon. En cas que des leii\'s n&J\'S\'r\'r;/?//t,ss/&é/if/\'\'/•>
reils fussent f\'aits a inuT""sT>Hu^3l:soi,ont remis «ï la Supérieure pour ï\\\\~\'-"\'f \' \'f"ï\'\'?\'-//\'>/\'r\'////*//.\'
sage de la cominjjQawtéTet il e^T^TTtt^iuJu que les novices, en faisaut\' , /,/\'/,<-\' r*f"-\' rf//r?
leur pra&«*hJïf, consenteut iï cette ordinataonT=Si=%ciCe^ndant la 1>\\\\\\w- rj/ //\'/y/\'i///\'/"\'\' r\'\'
e de l.i M\'dMiii^Mfnrnnmt-pcrmrttre i\'i inu mm ttr^^fe^^ ili -muL\'" \'\'*\'/\'ir/A
\' r&/. "\'
Ayf/fa,U„ /„styfó,;,\',, V/.W ;^\' /éLfJ,^ fts ï//,\' S,s/>Ss„ \'s/,,,
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S s                .....           / \' \' \' \' \' *\' " , SS\'" st S" \'** "y.
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/               pkf tea •fermalité*. vouluc par K»«k lnfi) eivrtcr;—p ir rapport huk Imnre
4oinpoi\'olj.
12.     En mêmc teinps la Supérieure avertira les parents de préparer la dot,
afin que Ie couvent en ait foute surité a la profession • l*• La novice. Pour
se conformer aux ordonnances du Coneile de Trente, i"lK> inforrnera aus-
si 1\'Evêque , en li\' priant de vouloir faire l\'examen de la novice , et de
permettre la profession.
13.     Dans eet examen les novices répondront avec franchise aux questions
que 1\'Evêque ou son Délégué leur posera , p. ex.: si elles sont prêtes a
faire profession librement et de plein gré, et non pas par eontrainte ;
et si elles ont connaissance des obligations des voeux qu\'elle.s vont pro-
noncer.
14.     La Reverende Mère, de même qu\'avant la prise d\'habit, interrogera
de nouveau ehaque novice, relativement aux qualités requises pour être
admise a la profession, ajoutant que, si elle trompe sur ce point la conv
munauté, on procèdera contre elle de l;i maniere la plus rigonreuse, mê-
ine après la profession. En outre la Reverende Mère interrogera briève-
ment h-s novices , pour s\'assurcr qu\'elles ont unc connaissance suffisante
de la Rèjjde et des Constitutious.
15.     Après cela K-s novices se retireront en silence durant huit jours, pour
faire les exerciees spirituels, pendant lesquels , connne avant la vèture,
elles feront une eonfession générale, ï» moins que Ie Confesseur n\'en ju-
geat autrement.
Ifi. .Vu jour fixé, la profession aura lieu pendant la sainte messeen pré-
sence de 1\'Evêque ou de sou Délégué et de la Reverende .Mère. Quant
aux autres cérémonies de la profession , on suivra Ie Oéréinonial.
17.     Les trois voeux essentiels sont perpétuels et reserves au Saint-Siége. La
formule de la profession sera la suivantc:
., .Ih hoiix du Tere, ei du FUs et du Saint Esprit. Ahvti-aoit-il. Mot Soeur .V.,
je promets a Dien. Tout-Pidssant, n la Vierge Morin, a notre F&re Saint l\'ran-
cois et a tous les .«(int* de la Cour céleste, h vous Reverend Fere et a votts
Reverende Mère, de vivre tous les jours de ma vie en obéissanee, enpaurretèet
en chasteté, conforinénient a la Regie dn Tiers Ordre et aux Constitutions ap-
prouvées de eette Congregation
, et selon leur obligation, pour Ie salut de in on
ante. De plus je promets de garder Ja Cloture perpétuelle, comme elle sera pre-
serite par nos Suju\'rieurs Ecclesiastiques. Ainsi-soit-il."
Celui qui recoit la profession lui promettra, si elle aura observé tont.
cela. la vie éternellc, et lui donnera Ie voile noir, Ie scapulaire et la
corde.
18.     Après la profession on marquera dans un livre, destiné a eet effet. Ie
nom de la soeur professe, ainsi que Ie jour et, 1\'an que la profession a
été faite. La Reverende Mère et les Discrètes soussigneront, avec la nou-
veile professe. Cc livre se conserven! aux arcluves (\\\\i convent.
l!t. Les trois premiers mois après la profession elle ne sera pas admise au
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— 11 —
(\'hapitrc <lcs Coulpes des soeurs professes; maïs elle sortira avec les novi-
ees après avoir dit sa coulpe.
Pour 1»\' inême espace de temps elle n\'aura ]>:is droit <lt\' suffrage pour
1\'admission des novices, taiit a la vêture, (|iiiint a la prot\'ession. KUe res-
tcra eneore quatre ans smis la direetiou de Ia Maitrcs.se des Novices.
l\'\'.\\|>li<-:iMoii «les* Vopux.
§ 2.
De r,.\\ Pauvreté kt dk l\'üsage des Choses nécessaires.
Les soeurs seront entièrement désappropriées, et n\'auront 1\'usage parti-
culier de la moindre ehose, sans la permission de la Supérieure, qui ne
leur accordera que les bréviaires pour lire 1\'OfhVe et les habits nécessaires;
les autres vêtements, nécessaires pour changer, seront conservés en commun.
Les cellules ne renferineront qu\'un bois-de-lit avec des rideaux, une pnil-
lasse; des orcillers remplis de lainc, et les couvertures nécessaires; une
siége, une petite t;il>le. un crucifix et une mi deux pieuses images de
papier. L\'entrée sera fermée sans porte de bois.
Celle, qui en aura la charge, distribuera aux soeurs Ie linge et les au-
tres vêtenients nécessaires. Des livres de dévotion, de l\'encre, des plumes,
du papier et toutes les autres choses nécessaires seront aussi donnés du
commun, ainsi que tous les instruments pour travailler, et la matière pour
1\'ouvrage. La Supérieure pourra garder dans sa cellule quelques images et
autres objets de dévotion, et en distribuer aux soeurs, pour les offrir a
leurs parents ou a quelque pieuse personne.
Tont ce dont les soeurs se servent sera de !>ois. de terre cuite, ou de
matière commune. Les pots, les ebaudrons et autres ustensiles de cuisine
seront de fer ou de cuivre. Elles tacheront de faire paraitre la pauvreté
dans son eclat, en tout ce dont elles usent, évitant toute superfluité., sin-
gulai\'ité et somptuosité. Que les éditiees soient simples et pauvres servant
a 1\'usage, saus aucun signe de luxe.
Les soeurs n\'accepteront rien des étrangers, ui ne leur donneront ricn,
sans la permission de la Supérieure, a laquelle elles remettront ce
qu\'clles ont recu, pour qu\'elle en dispose a volonté. il est strictement
défendu de traiter la communauté au nom de quelque soeur particuliere.
Si une. soeur recoit quelque chosc a eet effet, ou entendra que c\'est
donné pour la communauté, comme toute autre aumóne , et la soeur Ie
remettra siinplement a la Supérieure, pour s\'en servir comme elle voudra.
Aucune soeur ne pourra prétendre Ie moindre droit sur 1\'usage de pareils
presents. En cas qu\'il se tronve une religieusc, possédanf ou distribuant
la moindre ehose sans la permission de la Mère, qu\'elle soit punie selon
la mesure de sa transgression de la pauvreté.
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— 12 —
6. Que Li Mère, de son coté, ait soin que Ie nécessaire ne soit pasrefusé
aux religieuzes, selou <jue Ie temps et la saisoii 1\'exigent.
$ 3.
De l\'Ohkissance.
1.     Selou l\'admonition de notre Pèrc Saint Francois, les soeurs doivent tou-
jours se souvenir, surtout en des cboses pénibles, qu\'elles out fait voeu
d\'obéissance, et qu\'elles ont renonce pour l\'amour de Dieu a leur pro-
pre volonté.
2.     Les soeurs seront tenues d\'obéir a leur Supérieure en tont ce qui nest
pas contraire aux: commandeinents de Dieu, ou a la Règle et les Consti-
tutions.
3.     A celle qui aura eommis une i\'aute grave contre l\'obéissance, ou contre
Ie respect du a la Supérieure, on imposera pour pénitenee, de manger
trois tbis par terre en présence de toute la comuuinauté, et avant de com-
ïnunier elle devra s\'exaniiner sur la faute eonnnise, et mettre sa conscience
en règle.
4.     Nous exhortons toutes celles qui en quelque maniere auront inanqué con-
tre Ie respect envers la Supérieure, ou contre 1\'obéissance, de revenir sans
délai a des sentiiuents meilleurs et de dire humblement leur coulpe de-
vant la Mère, lui deinahdant une pénitenee. Si la faute a été publique,
et que la Mère Ie juge nécessaire, elle imposera a la soeur, de dire sa
coulpe devant la. eommunauté, et la elle lui prescrira une pénitenee sa-
lutairc.
5.     Les soeurs seront obliffées d\'obéir en toute chose, selou l\'ordonnance et
lejugeincnt de la. Mère, sous peinc de faire une pénitenee mesurée selon
la grandeur de la désobéissance. Cependant en cas que la Mère avant de
donner sou ordre , interroge la soeur sur sa eapacité pour quelque ouvrage,
ou liien qu\'il seinlde que In Mère se soit. trompée, il sera permis a la
soeur de lui exposer avec respect sou sentiment; il convient même, qu\'elle
inforine la Mère, pour satisfaire a sa conscience, se soumettant ensuite
entièrement a son jugeraent, la laissant agir selon sa conscience et selon
qu\'elle voudra en répondre devant Dieu et devant ses Supérieurs.
G. Au einqième chapitre on expliquera plus amplement, de quelle maniere
les Supérieures doivent gouverner et user de leur autorité.
§ 4.
Du Voeu db Ciiastetk.
1. Celles qui garderont fidèlement ce voeu, reeevront des graces spéciales
iei-bas, et une grande récompense au Ciel. Que les soeurs se souviennent
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— 13 —
encore, que celles, qui pèchent contre ce voeu , comméttent deux pé-
chés : 1\'uu contre Ie cominandement de Dieu, 1\'autre contre leur voeu de
ehasteté.
2.    Qu\'elles veillent donc avee soin a ne rieii commettre en pensees, en
parolen , <>u en actions , qui soit contraire a cette vertu angélique. Par
araour pour cette vertu , elles mortifieront leurs yeux ; elles observeront
la modestie; elles ne paraitront jamais devant d\'autres personnes, pas
même devant leurs soeurs en religion, que vêtues eonvenablement; elles
ne permettront point de caresses, et fermeront leur eoeur anx amitiés
naturelles.
3.    Si quelqu\'un leur adressat des paroles flatteuses on pen édifiaiites , el-
les feront semblant de ne les avoir point entendues , et parleront de eho-
ses sérieuses, ou bien elles rompront brièvement la conversation et se
retireront.
4.     A eet égard elles exprimeront franchement leurs doutes au Confesseur
et suivront ses avis.
Rknovation des Voeux.
1.     Cest nne pratique salutaire de renouveler souvent sa profession en par-
ticulier, ponr s\'exciter par ee moven a accomplir fidèlement les voeux
qu\'on a faits a Dieu.
2.    Tous les ans, Ie ltl Avril. auquel St. Francois a prononcé ses voeux,
toutes les soeurs renouvelleront leur profession , afin de s\'animer d\'une
nouvelle ardeur, et pour gagner l\'indulgenee plénière, aceordée par Ie
Saint-Siége a tous les enfants de St. Francois , qui en ee jour feront hi
eominunion et Ie renouvellement de leurs voeux.
3.     Cette rénovatiou est, nne connrmation de la première profession . et
n\'impose pas de nouvelles obligations. Cette cérémonie se fera comme il
est prescrit dans Ie Cérémonial de cette Congrégation.
OHLAJPITWJE III.
IÏU .l«-llll«- et «Ie J\' AI»lin«\'ll.-.-.
De la I >i~.<-i|»lïn«- et «Ie In Mortifioatlon.
Du Jeune et de l\'Abstinence.
1. Outre les Jeunes et les abstinences expiuinés dans Ie troisième Chapi-
tre de la Kègle , lus soeurs jeüneront toutes les veilles des fêtes de no-
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— 14 —
tre Seigneur, de notre Dame et des Apótres, exceptc la veille des fêtes
de St. Philippe et St. Jacques, et de St. Barnabas. Les veilles de notre Père
St. Francois, de 1\'Assomption de hi S1\'- Vierge, et Ie Yendredi-Saint el-
les jeüneront au pain et a 1\'eau . exeepté les soeurs malades on faibles.
Elle.s observeront aussi les jeunes et les abstinences en usage dans les
pays . oiï elles deinetirent. se conformant aux usages des tidèles.
2. Quant .in earême de Bénédiction de St. Francois, qui dure depuis L\'Epi-
phanie et les quarante jours suivants, lequel notre Seigneur a partieu-
lièrenient sanetifié par sou saint jeune , il leur sera permis de 1\'observer,
eonnne les Frères Mineurs, a savoir, saus obligation striete . mais selon
la dévotion de ehacune et la discrétion de la Mère Supérieure , qui pour
des motifs raisonnablcs pourra dispenser dans t<ms les jeunes et toutes
les abstinences de la Règle et des Constitutious avec les malades et. les
autres, selon leurs besoins. Pour plus grande tranquillité , elle peut eon-
sulter dans des cas dontenx Ie Confesseur ou Ie Médecin. W
.">. Aux jours qu\'on ne jeune pas. il sera permis aux soeurs de prendre
Ie niatin un déjeuner . outre les deux repas avec tles mets apprêtés.
§ 2.
De la Discipline et de la Mortification.
1.     La discipline se fera en commun après Matines trois fois la semaine.
Durant la discipline on dira les prières prescrites dans Ie Céréinonial.
(\'es siiffragcs étant linies, la Présidente fera signe, et la discipline ces-
sera. Le Mereredi , Ie Jeudi et Ie Vendredi de la Semaine Sainte . la
discipline se fera eonnne a 1\'ordinaire immédiatement après les Matines
«les tenêbres. Ensuite une des Rcligieuses lira a haute voix un point de
la Passion de notre Seigneur.
2.     Toutes les pénitenees extraordinaires sont défendues en eette Congréga-
tion. En eas que quelques soeurs, par une gr&ce particuliere du St. Es-
prit, se sentiraient inspirées a faire des pénitenees extraordinaires, elles sui-
vront en cela le jugement prudent du Confesseur et de la Supérieure.
3.     Nous exhortons les soeurs, qui portent le noni de Pénitentes, de pra-
tiquer d\'autres mortifications très-utiles eonnne: de prendre cc qui est pré-
senté saus elioisir les morceaux délieats, d\'observer exactement le silenee
preserit, de réprimer Ia euriosité indiscrete, de supporter en esprit de pé-
nitence les inconvénients du froid et de la chaleur et des difficultés dos
saisons, d\'aeeepter volontiers les fatigues du tra va il, du choeur et de tous
les exercices de la vie religieuse, quelque pcnibles qu\'elles soient, de souf-
trir pntiemment les maladies et les peincs, de ne pas s\'inquiéter quand el-
les eroient etre négligées, humiliées. ou persécutées. Suivant 1\'exemple de
St. Francois, qu\'elles eherchent leur protit spirituel, en portant la croix
/. i                                       avec notre Seigneur Jésus-Christ.          .- x                                              r?
, ////,•,/. \'/rs. // / /tAjf <,/*//\'//\'r,> //\' />•\' //•\'••\'.•//m \'/,•;, S S/? • " /\'*»/f/\'?/f/9/>„ ,/ï /* "tipsf**^ // ïi\'-s
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S/r//,//"\' /t? .S/\'/-" \'/"/<$ \' / /\'//,< S\',*r/*•/,/,«/,}./,t^*,l,s; s^\'/f/ft ?*s •,{$,:>? >*\'/6///f* s /// //ff/s
S/ ///f«
/>. />„,. <//,„ •/\'•;,,/, /f*\' \'\'A/s//,/ ,/,,, s-stt/f/Ss,/\'/, f\' ,/*>„,\' /^ SrS/s>/ «-V/ f\'"\' < :\'*/?\'"\'*" ^~
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— 15 —
I. Elles auront soin de ]>rsiti<|ii<M* leurs mortifications , non par continuo ,
mais avcc une intcntion pure, comme: pour satisfaire pour leurs péchés ,
pour vaincre lcurs passions, pour se détaire de leur tiédeur dans les cho-
ses spirituelies, pour obtenir une vertu mi uut\' grace particuliere, pour
imiter 1\'exemple des saints, pour avoir ici-bas une plus grande part aux
souff\'rances, et ei-après, dans la gloire de notre Sauveur.
OH^JPITRia IV.
l»e 1\'OfittcM» Dtvin, «1«* 1\'Oi-uiwoii mentale* de lsi sniiiio CnmmnniAii *
ele In < \'<>ii»«-~.>.iiui et <!<• l\'Kxnuu\'n <!«• ooiiMOlenee.
§ 1.
De i/OFFrcK Divrx.
1.     Los religieuses de elioeur diront l\'Office Divin selon l\'ordre de 1\'Eglisc
lioinainc, se eonforinant au Bréviaire des Frères Mineurs de TObservanee
surnommés Itecollets. Dans les tnesses olies uc chanteront pas de la inusi-
(|ue, mais siinplement Ie plain-ehant Grégorien.
2.     Les soeurs eonverses et les religieuses de elioeur qui sont einpêehées par
maladies ou autres inotifs de réciter L\'Office Divin, diront comme St. Fran-
cois 1\'a déterminé pour les Frères lais, vingt-quatre Bater tioster pour Ma-
tines; pour Laudes einq, pour Prime, Tiercé, Sexte et None, pour oha-
cune de ces heures, sopt; pour Vêpres douze; pour Complies sopt; ajou-
taut après elui<|iie J\'afer Ie Gloria Putri. Au eommencement de Matines el-
les ajouteront: Domine labia men. aperte*, etc; aVaut chaque heure: Den*
in iii/jtitorivm
, (r/oria J\'/fri, etc; au eommencement de Prime et a la fin
des Complies: Credo in Deunt, et Ie Miserere, et avant Complies: (\'mtitleor
et Converte nos.
3.     Afin qu\'en tout soit garde Ie bon ordre, on éveillera la nuit pour Ma-
tines un pcu avant douze heures, afin de donner Ie temps pour s\'assem-
bler et de eommeneer Matines a minuit. Pour Prime on réveillera a einq
heures, pour eommeneer a einq heures et demie. Au temps du Carême
ou commencera les Vêpres a onze heures avant midi. La Messe Conven-
tuelle, s\'il n\'y a pas d\'empcchement, sera dite a sept heures. Pour des mo-
tifs raisonnables la Reverende Mère de la Maison-Mère avec ses Discrètes,
pourra changer les heures susdites. Pour tous les eouvents de la Congré-
gation elles feront uu ordre des excreices journaliers, pour déterminer Ie
temps de dire Tiercé, Sexte, None, Vêpres et Complies, ainsi que pour les
autres exercices de la communauté.
4.     Au premier sou de la eloche toutes les soeurs quitteront leui\'s oeeupa-
tions et se rendront en silenec et avec respect aux Offices Divins, et pré-
pareront leur coeur a la prière avec un protond recueillemeut.
•j. Qui viendra trop tard, quand on aura eonimencé l\'Office, «lira sa coulpe
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— 16 —
au réfectoire, si la première assemblee, et la Mère lui imposera une pé-
nitence selon la grièveté <le la négligence. Qui parlera ou commcttra quel-
que irrevérence pendant 1\'Office Divin , qu\'elle soit sévèrement reprise, et
qu\'elle fasse pénitence. Qui manquera a son service au ehoeur, <>u eom-
mettra quelque f\'aute u L\'Office Divin, qu\'elle dise sa coulpe et que la Su-
périeure Lui iinpose une pénitence. Que personne ne s\'absente rle 1\'Office
Divin, exeepté en cas d\'innnnitc ou d\'empêclieinent légitiine dn consente-
ment «Ie la Supérieure. La Mère. avec Ie eonseil dn Confesseur ou dn
Médecin, dispensern les inalades et les autres cpii aurunt quelque empê-
i\'lit\'inenl notable, de dire Ie grand Office.
§ 2.
Dk l\'Oraison mentale.
L\'oraison mentale est la nourriture <le 1\'ame, 1\'école des vertus. Les soeurs
s\'y rendront en toute diligence. Quoique toute leur vie doive être une
oraison continuelle et une oftrande en la présence <ln Seigneur, (dies v
eonsaereront particulièrement les beurea suivantes : Une demi-heurc après
Matines. de mf-nic une deinidieure avant la inesse et après la prière du soir.
ITne soeur lira les points de la méditation dans nn livre spirituel assigné
par la Mère. Après la lecture les soeurs resteront n genoux a lenrs plaees
«\'t suns s\'ahandonncr, soit a des distractions volontaires, soit au sommei 1;
tdles s\'oecuperont de pieuses eonsidérations. de courtes et tèrventes orai-
sons jaculatoires, d\'aetes de contrition de leurs tantes, et de bonnes réso-
lutions analogues au sujet de la méditation. A la fin elles s\'adresseront a
Dien, a la Stp \\rierge ou ïi 1\'un ou 1\'autre Saint, par une courte et fervente
prière. pour obtenir la grace de garder fidèlement leurs résolutions.
L\'oraison étant finie, Ie soir et après Matines la Présidente donnera Ie
signal et les soeurs poiirront sortir en silence, prenant garde de ne pas
perdre de suite, les fruits de la prière.
Toutes les religieuses se trouveront a l\'oraison aux heures susdites. Cel-
les qui sont excusées pour de graves motifs, feront l\'oraison a un autre
temps déterminé par la Mère. Les Mères et les Supérieures tacheront de
s\'y trouver les premières et ne pourront dispenser la eommunauté dans
ces heures indiquées, sous uucun prétexte, sinon pour des services extraor-
dinaires dans 1\'église.
De t.a Retraite Spirituelle.
Cliaque année, dans Ie temps du Carême on de l\'Avent, toutes les soeurs
feront une retraite de neut\' jours.
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— 17 —
\'2. S\'il arrive, qu\'n cause dos occupations, «lans une maison filiale, la re-
traite annuelle ne pourrait avoir lieu duns Ie temps du Carême ou de
1\'Avent, la Supérieure locale en avertira la Reverende Mèrc, qui déter-
minera pour cette maison Ie temps dos exereices spirituels.
\'.). Kilos passeront ces jours do. retraite en de saintes méditations et en si-
lence; en oeuvre de pénitence; en jeune et abstinences; surtout trois jours
au pain et a l\'eau selon 1\'aucicnnc pratique des religieuses Penitontes. Los
faibles et les malades pourront deimuider une dispense pour ces trois jours
de jeune, et menie, quand elles ne la deinaudont pas, la Supérieure dans
sa diserétion, leur dira de prendre une autre iiourriture, et ces soeursdn
devront se; soumettre.
•1. Toutes les Mères locales de eette Congrógation viendront faire leur re-
traite annuelle dans la Maison-Mère a Oirsehot, au temps que la Révé-
rende More déterminera d\'avance.
5. En outre toutes les religieuses feront tons les mois un jour de retraite,
autant que possiblo au premier Diinanobe de chaque mois.
ti. Les soeurs Ie regarderont comme une grande grAoe, de pouvoir faire la re-
traite. Avant de Ia eoninieneer, elles demanderont en eommun la béné-
diction a la Supérieure, et « la (in des exereices elles Iji remercieronl pour
la faveur aceordée.
$ 4.
f:
/ ,
Dr la Sainte Communion.
1. Toutes los soeurs se prépareront si la Sainto Coinmunion lous les Diman- i\'/<i>\'\' ***//* </
ches. les Lundis, Jeudis et Sainedis, les tetes d\'obligation, et les tetes de f/f /> //*//#«* t#6
l\'Ordre, enrichies d\'indulgences plénières; tous les premiers Vendredis YU/^ &/ /\'"\'" f**/\'
du mois, et encore quelques au tres jours de dévotion, qui seront déter- //v./ »> fftt* >\' /f\'»<?*r &*
mines avec connaissance nréalable de 1\'Ordinaire. Au\\ novices il est permis .**> /?«*>«.*>.>« //irln*,
d\'approcher de la Sainto Talde trois fois la semaine, et a certains jours J\' *\'<•"\'*\'•*<\'"\' <\'-~\'-,
de fête.
                                                                                                              fss//*li<
LTne soeur qui, pour quelque raison que ee soit, s\'abstient de la Sainte
Communion, ne sera pas obligée de domander la permission ïi la Supé-
rieure, mais olie viendra a 1\'églisc vetue de sou inanteau, comme les autres
soeurs. Si Ion remarque qu\'une memo soeur s\'abstient souvent de la Sainto
Communion, la Supérieure locale en donncra avis, soit au Confesseur,
soit ii la Reverende Mère. Le Confesseur pont diminuer Ie nombrc des
Communions pour une soeur en particulier, qui devra se soumettre a sou
jugement. Il est défendu sévèrement aux soeurs do parier entr\'elles du
nombre de leurs communions, ainsi que du Confesseur pour toutee i|iii a
rapport \\\\ la confession ou a la eonscienee.
Les soeurs garderont bon ordro en albint a la Sainte Communion.
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— 18 —
§ 5-
Dn LA CONFESSION.
Los soeurs se confesseront ordinairement une fois par semaine :m Con-
fesseur ordinaire. Pour se confesser plus souvent au Confesseur ordinaire
les soeurs demanderont la permission a la Supérieure.
lelies tAclieront de iaire leur confession (rune maniere simple et cour-
te , évitant la superfluité de paroles , <jiii souvent font perdre la contri-
tion. Si elles ont a deniander quelque eonseil, qu\'elles proposent franche-
nient et entièrement la ehose , se soumettant en tont au jugement du
Confesseur, qui taehera de les tenir en toute shnplieité et eandeur, leur
1\'aisant inettre de eóté tous les scrupules et anxiétés superflus.
Pour la liberté de conscience , quatre fois par an , viendra uu Confes-
seur extraordinaire , auquel toutes les soeurs devront se présenter , pour
se confesser on du moins pour recevoir son exhortation et sa bénédietion.
Si une dos soeurs désirerait se confesser hors ces temps auprès dun au-
ivr , In Mère , selon sa prudence . y pourvoira a la première occasion
possible.
Le Confesseur de eha(|ue maison , tant 1\'ordinaire que l\'extraordinaire .
seront nominés par 1\'Evêque diocésain.
Les soeurs doivent être persuadées, que ces ordonuances par rapport
a la confession ont été fakes pour leur ltien. L\'expérience a prouvé que
la liberté générale est 1111 précipice , dans lequel beaucoup d\'ames se sont
perdues, puisque Dien par 1111 juste jugement permet quelquefois, qu\'el-
les tombent dans des ténèbres et des erreurs dangereuses, en punition
de leur curiosité et de leur propre jugement.
Les soeurs auront soin d\'aller a confession , selon l\'ordre fixé . afin de
nc |>as faire attendre Ie Confesseur.
Le eonfessionnal sera plaoé a 1\'église on dans In chapelle en lieu visible.
§ <--
De 1\'Examen de CoxscrKxcE.
Selon le précepte de la Règle tui quatrième et au sixième chapitre,
toutes les soeurs doivent s\'examiner diligerament tous les soirs sur les
fautes qu\'elles ]>ourraient avoir commises par pensees , paroles et actions.
Pour des fautes graves , surtout si elles out dit des médisances , des pa-
roles aigres on contraires a la vérité , elles s\'imposeront une pénitence de
trois ïhter nottter et feront le bon propos de s\'amender.
Knviron midi elle feront a 1\'église . on pendant leur ouvrage , 1111 court
examen particulier, pour se corriger, soit de leur passion dominante,
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— 19 —
soit d\'un défaut particulier, ou pour acquérir l;i pratique plus parfaite
de 1\'une ou de 1\'autre vertu.
§ 7.
Des Prières Journalières de la Communaute\\
1.     Le uiatin avant la méditation , on dira dans la langue maternelle , la
prière du matin aeeoutumée, avec l\'offrande des actions et les bonnes
résolutions pour la journéc. Les soeurs eonverses assisteront a eet exercice.
2.    Après 1\'action de grftces du diner et du souper , de même que la nuit
après la méditation , les soeurs prieront a haute voix et les bras en eroix,
six Pater , six Avé et six Gloria , afin de. gagner les indulgences uombreu-
ses, que les Souverains Pontifes ont aeeordées aux Franciscains pour eet
exereice.
.5. Le soir après la prière en croix, on dira en la langue maternelle, la
prière du soir, coininencaut par les Litanies de la Su\' \\rierge, en v ajou-
tant 1\'exanien de la conscience, et les prières aceoutumées, et tinissant
par la méditation du soir. Les soeurs eonverses y seront présentes.
4. Les suffrages et autres prières, qu\'ou a la coutume de dire avant ou
après l\'Office Divin , seront indiqués dans le Céréinonial.
(^HAPITHE "V.
I>e In. Directioii «le oett«» GonfgvGfgntloti.
Mo 1\'uiiioii «»< «l«» la. multiplioatloii tiet* Convent*». I><* 1\'IiiNtitutloii
<l«v«w £iup«fti*Ietii»OH et «le» devolrta «le e«»lle>i. c|ui s<m( on Clnii\'4j«».
§ 1-
De l\'union et de la multiplication drs Couvents
de oette congrégatiox.
1.    Cette Congrégation, qui deseend des religieuses Pénitentes Recollectines
de la Congrégation de Lhnbourg, a établi sa Maison-Mère a Oirschot, <lans
le diocese de Bois-le-Duc.
2.     Toutes les autres maisons, (tant que ehaque couvent ne sera pas dé-
claré indépendant, avec le consentement du Saint-Siége), seront des mai-
sons subordonnées a la Maison-Mère d\'Oirschot et ne 1\'ormeront avec eel-
le-ei qu\'une seule Congrégation.
.\'}. Si jamais la Reverende Mère avec ses Discrètes voudrait déplacer la Mai-
son-Mère actuelle, ou en établir une seconde, elle f\'era connaitre ses mo-
tit\'s au Supérieur Ecclésiastique, et avec ses lettres de recommandation,
elle demandei\'a la perniission au Saint-Siége.
-ocr page 22-
— 20 —
4. Les Supérieures tacheront de conserver une conformité et une union par-
faite entre les maisous et les soeurs de cette Congrégation. Qu\'aucune soeur
ne eroie qu\'elle est professe pour rester dans uu endroit, ou dans un cou-
vent, car la llévérende Mère avee Ie conseil de ses Discrètes pourra tou-
jours 1\'envoyer i< uu autre convent;, selon sou jugement.
•\'). De même elle pourra disposer des biens ilv* eouvents, surtout de ee
qui reste après les comptes annuels, pour assister les eouvents plus pau-
vres de cette Congrégation ; pour entretenir les vieilles soeurs et les in-
firmes; et pour couvrir les dépenses des voyages et de 1\'administration gé-
nérale; sont exceptés les biens <|ui appartiennent a un établissement, con-
lié :iux soins des soeurs, saus qu\'elles en aient la propriété, comme aussi
les dons donnés exclusivement pour 1\'un <>u 1\'autre convent.
<>. Que les soeurs des maisons affiliées suient bicn eonvainciies , que comme
U>* Chréril\'lls \'doivent é.ittaeliei1 iiisépaiublcmeiKfc a Rome\', pour la—cmt*t*r-
va-t on—de—leur—fm, qu\'jwwti elles doivent s\'attacher de coeur et dame i\\
la Maison-Mère, comme au centre, pour conserver 1\'union, qui est la t\'oree
de la Congrégation et la coiiservation du véritable esprit religieux.
7.  Pour cc cpii regarde la fondation de nouveaux eouvents, dorénavant mi
n\'erigera ui n\'aeceptcra plus de nouvelles maisons, sans que la Reverende
Mère avcc ses Discrètes aient exaininé diligemmcnt, si Ie lieu est tel, qu\'au
moins douze soeurs professes, prises ensemble les soeurs de choeuretles
soeurs converses, y peuvent demeurer tont de suite, ou après un court
espace de teinps, afin que Ie nombre suffise pour remplir Ie service du
cboeur et les exercices prescrits dans la Fègle et les Constitutions. avee
les occupations des oeuvres de cbarité.
8.     Miles veilleront aus*i que les oeuvres de charité, attachées » la nouvelle
fondation, soient de telle nature, que les soeurs puissent les pratiquer ,
et observer en mème teinps la Clöture fixée :ni ehapitre VI § 1 ; et que
1\'observance des préceptes de la 1\'èglc et des Constitutions ne devietme
impossible , ou qu\'il faille admettre continuellement des mitigations :\'i eause
de telles oeuvres.
9.     De plus les Supérieures tacheront aussi d\'acquérir In propriété de la mni-
son et du jiirdin, a moins que Ie lieu soit situé de telle sorte, qu\'on ait
assez de certitude, que les soeurs, qui y demeurent, pnissent observer
continuellement la Cloturc ordonnée.
10.   Après ces info rmati ons, la Reverende Mère s\'adressern a l\'Evêque du lieu,
ou la maison estsituée, pour demander sou consenteinent, sans lequel on
ne pourra tonder des maisons.
11.     Avee Ie conseil du Supérieur Ecclésiastique on tachera que ces ordon-
nances soient introduites yn a pen dans les maisons déja établies.
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— 21 —
§ 2.
Des Superieures EcclEsiastiques.
1.    Quoique Ie Papt\' Léon X iiir place les soeurs qui suivent la Règlc ap-
prouvée par lui , sous 1\'obéissance des Ministres Provinciaux des Frères-
Mineurs , et que sous eette direction les soeurs Pénitentes aient servi Dieti
durant des siècles , cependant en vertu des décisions postérieure» du Saint-
Siége , les maisons de cette Congrégation se trouvent maintenant placées
sous la jurisdiction das Evêques diocésains, qui les gouvement d\'après
les régies des Saints Canons et des Constitutions Apostoliques, auxqtiels
les soeurs se glorifient dobéir avec ainour et respect, non seulement com-
me tous les Chrétiens . inais eneore en vertu du premier ehapitre de la
Règle.
2.    ?Wh* indiquon* iet les cast lnn plu." ii!;uieU-,-duiii- lo.\'tqitcUj^ys Supérieures
doivent s\'adresser au Supérieur Ecclésiastique , onvoir :
Pour la vêture et la profession das novices.
Pour la nomination du Confesseur ordinaire et de l\'extraordinairc.
Pour présider et confirmer les élections générales de la Reverende Mère
et de ses Discrètes.
Pour acheter et vendre des choses considérables ; pour faire des con-
tracts ou de grandes dépenses extraordinaires, ainsi que pour faire iles
prêts ou des emprunts , et pour contracter des dettes notables. Elles lui
feront voir les comptes, quand il les deinunde durant la visitation et aussi
en dehors de ee temps.
Pour tonder de nouvelles maisons.
Avant de traiter des affaires quelconqucs avee l\'autorité eivile.
Pour deinander sou avis et invoquer sou autorit»\' par rapport :i des
soeurs incorrigibles, et autres eas importants.
;5. Cependant les soeurs eontinueront de nourrir une dévotion spéciale en-
vers St. Francois, leur Instituteur; elles eonserveront un grand respect
pour l\'Ordre des Frères-Mineurs , et entretiendront avec eux une union
spirituelle de prières et de bonnes oeuvres. Il eonvient aussi que les Su-
périeures demandent parfois aux Evèques respectifs d\'avoir de temps en
temps un Frère-Mineur qui puis.se , en certains jours , comme il est pre-
scrit dans Ie quatrième ehapitre de la Règle , leur annoncer la parole de
Dieu , et les exhorter ;i la pénitence et autres vertus , afin de eonserver
par ce moven dans leur Congrégation l\'esprit de l\'Ordre Séraphique.
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22 —
Du Gouvernement de la Congrégation et de l\'Election
des Supérieures.
1. Toute la Congrégation est dirigée par la Supérieure de la Maison-Mère,
qui porten» Ie nom de „ Reverende Mère."
Dans Ie gouvernement de la Maison-Mère et de la Congrégation, elle
est assistée paria Mère Vicaire, la Maitresse des novices et deux Discrè-
tes, lesquelles formeront ensemble Ie Discrétoire. Elles demeureront dans
la Maison-Mère.
\'2. En premier lieu la Keverende Mère seule, ensuite la Mère-Vieaire seu-
le, et en troisième lieu trois Discrètes ensemble sont élues par la ina-
jorité absolue des suft\'rages ]>our Ie teinps de trois ans par les soeurs de
choeur, professes depuis deux ans, qui se trouvent dans la Maison-Mè-
re; et par les Mères des Maisons amliées.
3.  Afin de garantir la liberté des soeurs vocales, dans les élections <*énéra-
les, les suffrages seront donnés secrètement par bulletins écrits et fermés.
L\'éleetion aura lieu dans la Maison-Mère et sera présidée et confirmée par
1\'Evêque ou par sou Délégué. Un ou deux prètres assisteront comme té-
moins. Le Délégué ne pourra confirmer les élections, a moins qu\'il n\'ait
reen ee pouvoir spécial de l\'Evêque. Avant de commencer les élections,
la Keverende Mère, en présence des soeurs vocales, viendra s\'agenouiller
devant 1\'Evcquc ou sou Délégué et lui remettre sa charge en ces termes:
„ Très-Kévérend Père, je remets ma charge entre vos niains; je remer-
cie les soeurs de la confiance qu\'elles m\'ont temoignée, et je demande par-
don des faut es que j\'ai cominises pendant 1\'exercice de ma charge". Le
Président répond: ,, La Congrégation vous décharge de votre fonction de
Reverende Mère. au nom du Père •}« et du Pils, et du Saint-Esprit. A-
men." Il est sousentendu, qu\'au meme moment, la Mère Vicaire, la Mai-
tresse des novices et les Discrètes sont déchargées de leurs fonctions.
4.     Tous les trois ans les soeurs vocales seront libres de changer tous les
membres, ou quelques membres du Discrétoire, et par conséquent d\'élire
une autre Keverende Mère, une autre Mère-Vicaire, une autre Maitresse
des novices, et d\'autres Discrètes, si devant Dieu et en conscience el-
les le jugent convenable.
ó. Pour obtempérer au cinquième chapitre de la Règle, oü ilprescrit que
les Supérieures ne seront nommées que pour uu certain teinps, le Supé-
rieur Ecclésiastique peut interdire d\'avance la rééleetion, ou refuser la con-
tirmation, tant de la Keverende "Mère, que des autres membres du Dis-
crétoire. En cas que la Keverende Mère, ou les membres du Discrétoire. ne
soient pas réélues a la menie charge, elles pen vent ötre élues ou nommées
immédiatcment a une autre , et après trois ans, de nouveau a la charge
précédente.
          ,                         ,. y . <?         ."          C^T" / ,               /\'          , /
fat/i. .;iï>c,,U/y,^>s ^ /<> /&<*^>^*^
r-»//w //<\' ~/<° /i^f/f"\' /f/\'***\' "*> -^/\'^j^ »*\' ""/« /**&~&Jyte"/*\'~i
/,„fs?„~\', .;/f /,\' yyJ,/r,<}//f/*<\'/>\'\'\'<\'/\' "r                                             se/X<//4i ,^ „
4\'ï-si /// / /?W fé\'x\'ïna// Sï <"%si\'f.\' /\'* < <**/ ,„ /> s/sy / /*<sfUs /SC-uïÏA ;$ fis,, s/SU S# S*?*\'
yjé
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/              •           y / ~z P — / / -
*& ft moins que Ie Supérieur Eeelésiastique pour des motifs graves n\'aeeorde
une dispense, a la charge de Reverende Mère ue seront éligibles, que cel-
les qjjj_u>^^4:H^--du--trontt\'-rii)(| ans et hnit an» do pi\'ot\'o:wm-, qui suivent
exemplairement les exereiees de la communauté pour la nourriture, Ie choeur
et lu prièrc, et qui, dans 1\'un ou 1\'autre office, out déja donné des preu-
ves de leur capacité pour l\'administration. De inême on fera attention, de
choisir les autrcs membres du Discrétoire parmi les soeurs d\'une conduite
exemplaire et d\'une capacité suffisante pour leur charge respective.
7.     Nous exhortons les soeurs, selon 1\'ancienne maxime religieuse, de ne de-
mander ni refuser quelque charge. Si quelqu\'une fut si téméraire d\'cxpri-
mer Ie <lesir d\'ètre placée dans un office, ou d\'v être continuée, on la
reconnaitra indignc de l\'office. D\'un autre eöté, celles qui sont élues ou
désignées a un office, l\'accepteront saus eontredire, avec les mérites de
1\'obéissance; mettant leur eonfianoe en Dien, elles 1\'excrceront avec zèle.
En cas qu\'une soeur ait de grandes raisons inconnues a apposer contre sa
noinination a un office, olie peut les proposer humbleinent; mais en suite
elle est obligée de se soumettre a la déeision «les Supérieures.
8.     Les soeurs doivent se souvenir, que du choix <les Supérieures dépend
grandement 1\'avantage de la Congrégation, et qu\'elles devront répondre
devant Dien de leur suffrage. Elles ne peuvent donner ou refuser leur
sufFrage |>ar respect humain, encore moins par ainitié, ou aversion perso-
nelle,mais elles doivent élire celles, qu\'elles jugent devant Dien les plus
capables et les plus dignes. Elles peuvent s\'infornier avec prudence, pour
savoir qui sont les personnes les plus aptes pour les différentes charges.
Celles-la se rendraient grandement eoupables, et mériteraient des chAti-
nients sévères, qui avant ou après 1\'élection divulgeraient leur sufFrage;
ainsi (jne celles qui d\'une maniere quelconque, eauseraient la désunion,
ou un esprit de parti parmi les électrices.
9.  Quand la Reverende Mère a rccu Ie consenteinent du Supérieur Ecelésiasti-
que pour célébrer les élections, elle prescrira au moins quinze jours d\'avan-
ee, dans toutes les eommunautés des prières pour Ie bon résultat, eomme
Ie „Vent (\'reator" avec les prières du Saint Esprit, de L\'Iminaculée Con-
ception et de St. Francois.
10.  La Rév. Mère ne peut pas être en mèine temps Maitresse des novices.
Aprés les élections générales toutes les Supérieures locales sont déliées de
leur charge. Dans Ia première session du Discrétoire nouvellement élu , la
Rév. Mère avec ses Discrètes nommera les mêmes ou d\'autres Supérieures
locales. De même elle choisira une du Discrétoire comme Maitresse des no-
vices. Celle, que la Rév. Mère propose pour cette charge doit sortir de
l\'assemblée, aussi long-temps qu\'on délibèrc sur elle. et sur ce point elle
ne peut pas donner sou sufFrage.
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— 24 —
§ <*.
Dü DlSCRKTOIRE.
1.     Ln Keverende Mèro assemblera ses Discrètes une fois par inois pour les
consultor sur toutes les nft\'airt-s importante*. Elle les peut aussi appeler
ensemble, hors Ie temps fixé, pour des événements iinprévus, sur les-
quels elle vent avoir tout de suite leur conseil.
2.     Après la prière, la Reverende Mère proposera les sujets, sur lesquels il
faudra délibérer. Les Discrètes diront franehemont leur opinion, mais saus
entetement, et t\'eront reniarquer ;ivee charité et discrétion a la Keverende
Mère, ee qu\'elles pensent être Ie mieux pour Ie bien spirituel et temporei
de la eommunauté.
.*!. Kn eas (|iie les opinions des membres assemblés soient partagées sur uu
point important, la Keverende Mère peut demander les voix. Si les suffra-
ges sont, partagés en pavtie egale, la Reverende Mère peut abandonner la
propositlon, ou bien déclarer, dans la séance, quelle partie elle suivra.
1. Dans des eas très-importants, il faut t[ue la Keverende Mère ne demande
pas seulement 1\'avis, mais aussi qu\'elle obtienne Ie eonsentement de la plus
grande moitié de ses Discrètes, avant qu\'elle puisse agir. De tels cas sont
principalemcnt les suivants: L\'adinission des postulantes; Ie renvoi des no-
vices saus que les voix de la eommunauté aient été demandées; la no-
mination et la déposition des Supérieures locales, ainsi que pour batir,
acheter ou faire autrement de grandes dépenses; pour contracter des dettes;
pour tonder ou quitter des couvents, et pour d\'autres eas également im-
portants, sur lesquels il est ordinairement statué dans la Règle ou les Con-
stitutions, que la Keverende Mère doit avoir non seulement 1\'avis, mais
aussi Ie consentement des Discrètes. De plus, comme il est dit dans les
Constitutions, il faut que dans eertains cas elle obtienne 1\'approbation des
Supérieurs Ecclésiastiques, avant qu\'elle puissc agir.
r>. Quand les sujets proposés par la Keverende Mère, sont achevés dans la
séance, elle demandera si quelqu\'une a encore. quelque ehose a observer
et elle donnera la liberté de Ie proposer.
li. Les décisions d\'une importance particulièi\'e seront notécs brièvement dans
uu livre et. soussignées par les membres presents a 1\'assemblée.
7. Il faut qu\'elles gardent Ie secret sur ce qu\'on leur a confié, surtout tou-
cbant des soeurs partieulières, et qu\'elles n\'en parlent pas avec les autres
ui légèreinent entre elles en dehors de la séance. Cclle qui transgresse ee
point sera réprimandée sévèrement par la Keverende Mère, en secret ou
dans la réunion suivantc et si la faute est considérable, elle sera cxclusc,
pour quelque temps ou pour toujours du Discrétoire, selon Ie jugement
des autres Discrètes/Ce secret s\'étend aussi mix décisions du Discrétoire,
que la eommunauté doit connaitre, car il n\'appartient pas aux Discrètes,
>
                   i          / / \' -                    * \' --\'r
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— 25 —
mais a la Reverende Mère, d\'annonoer de telles déeisions, au temps qu\'elle
juge convcnable.
Quant 1 uu des membres du Discrétoire vient a manquer par déeès mi
autrement, et qu\'il y a encore tin au, avant les prochaines clections, les
membres restants du Discrétoire ehoisiront une autre soeur po ui* occuper
entretemps la place vacante.
Dk i>a Direction ues Maisoxs Aimti.iki\'.s.
Chaque maison aura une Supérieure , qui est nomméc Mère. Les Mères
locales sont nommées pour trois ans par la Keverende Mère., avec Ie con-
seil et Ie consentement de ses Discrètes , qui peuvent les continuer dans
leur office, au bout de ce tenips , et aussi pour des motifs raisonnnbles
les décliarii\'er dans Ie cours des trois ans.
La Reverende Mère adjoindra a la Mère locale une mi deux soeurs O011-
seillères 011 Discrètes, selon Ie nombre des membres de la comtnunauté.
Au moins une fois par niois, la Mère assemblera les soeurs Conseillères
pour les consulter sur toutes les choses de quelque importance. Les Dis-
crètes diront dans la réunion leur sentiment avec modération, saus mon-
trer du mécontentevnent, si la Mère n\'agit pas selon leur opinion. Elles
garderont soigneusement Ie secret de ce qui leur est contié, n\'en parlant
jamais a d\'autres soeurs, et 11\'v revenant ]>as légèrement entre elles en
dehors de leurs assemblees.
§ 6-
Rkgles pour r.A Reverende Mère.
La Reverende Mère aura Ie pouvoir de gouverner la Maison-Mère et
toute la Congrégation.
Toutes les soeurs, même les membres du Discrétoire, les Mères locales
et les autres, qui sont en office, sont tenues de lui obéir et de la respecter.
Excepté les offices qui sont donnés par les élections générales, elle dis-
tribue les autres, soit seule, soit avec 1\'avis uu avec Ie consentement de
ses Discrètes.
Elle veillera que les archives et les livres des finances soient tenus con-
venablement, que les inventaires et les régistres soient en ordre. Elle veillc
que les batiments et autres choses usées soient réparés a tenips.
Chaque année, avant Ie premier Mars, elle rendra a ses Discrètes Ie
compte exact, pur écrit, de 1\'état temporei, tant de la Maison-Mère, que
des maisons affiliées.
4
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— 26 —
6.     Elle te ra la visitarion des niaisous de la Congrégation, comme il est
prescrit au huitième ohapitre.
7.     Rarement elle commandera en vertu de 1\'obéissanee, on donnera des pé-
nitences sous peine do péché, quoique laRègle, selon l\'explieation autheu-
tique, lui attribue ce jwuvoir. Quand, pour de gravcs raisons, plle uw
de cc pouvoir, cllc déclarem sou intention en terines tunnels.
s. Qu\'elle s\'applique •\' enoouragor les socurs \\\\ la pratique <le la vertu par
sa conduite exemplaire. Qu\'elle taohe <1<\' ooiiserver et augmenter partoat
Ie respect pouv les Supérieurs, la eharité entre les socurs, lesprit d union
et inic haute estinie pour la Congrégation, ainsi que Ie zèlc pour l\'obsor-
vanoe de la Regio et des Constitutions. Qu\'elle soit vraiment mie mère
pour routes, saus oublier, qu\'ellc est en niênie remps Supérieure er obligée
, devant Dien, de eorriger er de punir les t\'autes de toutes les socurs. si
(\')///* W\'"\'"\'\' <\'/0/4 bien de celles qui sont en office, que des autres.^V
)i /< tf"t />• • v"*"<*»\'\' /l). Elle peut se faire aider par ses Diserètes pour éerire ses lettres et pour
f e* f<f> \'*•\' •\'<""•\' "\'•\'\'\'[ ses autres oeeii]>atioiis.
//l ,,//.//\' // .\'f""\' 10. Afin de pourvoir mieux aux interets généraux, elle peut confier a la
//srj • \'vw/\'/ v //i//s» v\'A Mère-Vicaire en rout. ou en partie, Ie gouvernement de la Maison-Mère.
f/,; Wfnt, \'it>/>> <y>" 11. Aussi longtemps qu\'elle est en office, elle oeeupera la première plaee
/ff //\'.\'. / /f/ /f \'/ fftS \'-f\'
dans routes les inaisons de la Congrégation. Quand elle nest plus Révé-
rende Mère er qu\'elle nest pas élue membre du Diserétoire, elle prendra
place après les Diserètes de la Maison-Mère, et après la Mère locale de la
maison ou elle demeure; elle aura droit de sufïrage «lans les éleetions gé-
nérales, ou elle sera appeléo en eas qu\'elle demeure dans une maison dé-
pendante.
§ \'•
RfcfiLES DE r.A MfcRE-VlOAIRE.
1. La Mère-Vicaire tient Ie premier rang après la Keverende Mère. Kilo. pré-
sido la coinmunauté, si la Reverende Mère est absente ou oinpêebée. Si
rempêehcment ou l\'absence dure longtemps, la Reverende Mère peut la
nommer pour gouverner la Congrégation en sa place; olie peut aussi, oom-
nie il est dito ci-dessus, lui confier Ie gouvernement de la Maison-Mère
en rout. ou en partie.
\'1. Quand la charge de la Reverende Mère devient vacante par décès ou au-
trement, la Mère-Vicaire sera provisoirement chargée de sou office. Elle
deinandera cependant a l\'Evêque de faire sitot possible de nouvolles élce.-
tions, et elle se cont\'ormera a sa réponse. Entrotemps elle ne pourra ui
conimencer rien d\'extraordinairc, ui introduire des changement*.
3. La Mère-Vicaire, comme aide de la Reverende Mère, se conduira onvers
elle avee eharité, respect et fidélité ; elle gardera a-vee zèlc la llègle. les
Constitutions et les ordres de la Reverende Mère. Elle ne réprimandera
ni n\'exhortera personne en présenee de la Keverende Mère, et n\'écoutera
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pils les soeurs, qui murmurent contre hi Supérieure. Quand elle remplacc
lii Reverende Mère. elle corrigera et punira avec bonté et eharitablcment
les tantes ordinaires <les soeurs, sans les vapporter iï la Reverende Mère,
et les soeurs sont tenues de lui ohéir et de lui ïiiontrer du respect.
1. Quand la soeur, nommée pour présider iiu ehoeur, a 1\'ouvroir, ou ail-
leiirs nest pas présente, la soeur présente qui snit en rang, la remplu-
eei\'ü. Elle sera obligée de faire observer les Constitutions et les bonnes
eoiitiunes , et elle corrigera doucement les tantes qui se eommettent. Si
les t\'iiutes sont grandes, elle en intbrmera la Mère. Personne ne sortira do<
lienx mentionnés sans sa, perinission et saus lui montrer du respect; eelle
(jui vient troj) tard, lui en dira la raison, ou du nioins témoignera du
respect a la Présidente, en cas que celle-ci montre, qu\'elle snit pourquoi
la religieuse vient trop tard.
s< 8.
Rkules de i.a Maitresse des Xovioks.
1. Après la Mère-Vicaire snit la Maitresse des novices et des jeunes soeurs
professes.
Outre ce qui est preserit au chapitre II, touchant l\'instruction et les
épreuves des novices, elle aura grand soin d\'acquérir une pleine eonnais-
sanee des novices, et observera si elles veulent servir Dien sincèreinent et
de tont leur coeur, si elles sont appliquées a la prière, exaetes dan?\' Ie
Service Divin, proinptes a obéir, patiënte* et hunibles dans les punitions,
les réprimandes et les contradictions. Elle remarquera leurs inclinations
naturelles, si elles n\'ont pas un défaut d\'esprit ou quelque intirmité covporelle.
•2. Elle se gardera de réprhnander quelqu\'une dans la. présence de la llé-
verende Mère, ou d\'iinposer quelque pénitence au réfectoire, a moins qu\'-
elle ne soit Présidente, cependant elle pourra donner une pénitence aux
novices dans sou Chapitre, a la. faire faire devant lii communauté ou ailleurs.
."\'». Elle punira les défauts et les iinperfections des novices dans sou Cha-
pitrc particulier, auquel (die appellera les novices trois t\'ois par semaine.
4. Elle appellera les jeunes religieuses avec les novices au Chapitre tou*
les Diinanches et les jours de fête pour les instruire dans 1\'OfRce Divin et
la vie intérieure. Elles diront leurs coulpes comme flans Ie Chapitre de la
Reverende Mère, et se. garderont de parier sans ètre interrogées, sous pei-
ne de grande punition.
">. Que la Maiti\'esse ne permette pas de singularités aux jeunes religieuses,
sans les avoir luen examinées et s\'être avisée avec la Reverende Mère ou
Ie Confesseur. Qu\'elle n\'introduise pas de nouvellcs coutumes, mais qu\'elles
suive humblement et enseigne simplement les Constitutions et les Cérémo-
nies usuelles. Qu\'elle ne se nièle pas des biens temporels des novices Siins
Ie consentement expres de la Mère.
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— 28 —
§ 9.
R kg les des Discrètes.
1.     Les Discrètes se eonduiront dans l;i réunion tin Discrétoire, comme il
est tlit dans § 4. de cc ehapitre.
2.     Elles nc sarrogeront dautre autorité, que ccllc qui leur est donnée pur
la Supérieure on les Constitutions. Qu\'elles se conduisent prudemment. et
exemplairement comme tic vraies Discrètes, veillant a la discipline régu.
lière, pour assister sincèrement lu Mère dans sou gouvernement, lui don-
nant de bons couscils et lni faisant connaitre pru<leinment cc qu\'elle» ju-
geront regarder Ie bien-être <lc la maison. Lorsqu\'on leur demande leur
avis, cllcs Ie donneront avcc humilité et respect selon Dien et leur eon-
science.
.*}. Si unc soeur confle a unc des Discrètes une chose pour la proposer au
Discrétoire, elle peut s\'cn charger, niais dans Ie Discrétoire elle tiendra
secret Ie noni de cette soeur. a moins qu\'autrement la chose nc pAt être
traitée. Xéanmoins elle congédiern poliment la soeur avcc peu de mots,
se gardant bien de faire d\'avance tles promesses imprudeutes toucliaut la
déeision que Ie Discrétoire prendra.
4. Les Discrètes tiendront place selon Ie rang de leur prol\'ession après la
Maitresse des novices.
^ 10.
RfiGLES POUR LA MkliK DES MAISONS DKPENDANTES.
1.   Dar sa nomination , la Mère obtient 1\'autorité necessaire pour gouverner
sa eommunauté ; et les soeurs qui sont sous sa direction . sont obligées de
lui obéir et de la respecter.
2.     Il faut qu\'elle s\'applique a encourager les soeurs a la vertn par sa con-
tluite exemplaire et édifiante. Elle tachera d\'inspirer a toutes les soeurs
Ie respect pour les Supérieures, 1\'estimc pour la Reverende Mère, pour la
Maison-Mère et pour la Congrégation. Elle s\'efForcera de conserver et d\'aug-
nientcr l\'union et la charité entre les soeurs, Ie zèle pour l\'observance de la-
Règle , des Constitutions et des louables coutume» de la Congrégation.
3.     Qu\'elle se inontre une vraie Mère pour toutes, inais qu\'elle se souvienne
en inêine temps, qu\'elle est tenue devant Dien comme Supérieure, d\'cx-
horter, et de réprimander les soeurs subordonnées, et de punir leurs tantes.
4.     Elle n\'imposera pas tic pénitence sous peine de péché, ui nc comman-
dera en vertu tic l\'obéissance , sans avoir consulté la Reverende Mère.
.">. Elle distribuc les offices dans sa eommunauté, ïi moins que la Reverentie
Mère. tjiii noninic les Discrètes des maisons dépendantes , y envoie ou
nomme aussi 1\'une ou 1\'autre soeur pour mi office particulier.
-ocr page 31-
— 20
Comme il a été dit déja au $ <>. il faut que In Mère et les soeurs des
inaisons affiliées ohéisscnt u la Reverende Mère en tont ee qui regarde
leurs personnes et leurs offices.
Chaque maison affiliée se rest rei tul ra au hut eonvenii et déterminé lors
de sü foiulation, et 1h Mère Locale ne pourra aecepter ui eommeneer d\'au-
tres oceupations san* la eonnaissance préalahle et l\'approhation <le la Ré-
véreiule Mère. Nous avertissons instamment les Supérie.nres drs inaisons at\'-
tiliées de ne s\'écarter de eette ordonnanee, sous aueiin prétexte, ni dans
ancun cüs.
Les Mères enverront toiis les seniestres ;\'i In Supérieure de la Maison-
Mère iii) rapport, détaillé innis itnpartial «les travaux <|iii out été mits,
de 1ü conduite et de Ia santé de ehaque soeur de sa maison , comme des
dispenses et exeeptions a la Règle. et aiix (\'onstitutions, iju\'elles onterft
devoir accorder pendant les six inois derniers ;\'i quelque soeur en parti-
eulier , on ji la communauté entière , indiquant les motits tjiii les ont fait
agir, [uuir neeorder ces dispenses et ces exeeptions; eneore quelles socurs
sont deinandées souvent ;iu parloir et ponr quelles raisons, et ensuite
tont cc quelles croient devoir porter ü la connaissanee de la Keverende
Mère. pour l\'tivaneeinent du l»ien spirituel et temporei de leurs eominu-                                    /
nautés. /*A tït»</\'//? • fr //«* /* /•/<,/»/ /< o,//,/. ,\',<*, ,/,.\'. \'sss/é-ï f" /\'" f? \'\'" /\'"\'<\'\'j
Siins laVomiiiissiuicc préalahle et 1\'nweiitïinent de la Reverende Mère , <\'/ /*/Y"\'{ v * \'" ^/
elles ne peuvent faire drs dépoiises extraordinaire* pour drs \\tht\\mentz,//*ry \' ""\'^r >
réparations, meuhles et autres raisons pareilles.
                                       t/i*s /* //^„s»*»*"**.
». Chaque antiée avant Ie premier de Mars (dies enverront a la Keverende
Mère tui eompte exact des recettes et des dépenses de leurs inaisons. (V
eoinpte sera dressé et signé par la Mère locale et par ses Discrètes.
La Mère tient toujours la première place dans sa. eommunauté , ex-
eepté lorsque la Keverende Mère est présente, ou une soeur qui la rem-
plaee, pour faire la visitation. Hors de leurs eonununautés respectives, les
Supérieures loeales suivent en rang après les Discrètes de la Maison-Mère,
et tiennent entre elles Ie rang de leur protession.
§ 1L
Rkglks nF.s DrscRi\'.TKS dans t.ks M.usoxs Afpfluïes.
Tous les seniestres les Discrètes drs inaisons affiliées enverront a la Ké-
vérende Mère nu rapport iiupartial de la maniere dont la Supérieure
locale s\'acqnitte de ses devoirs. Dans ee rapport elles déclareront aussi
tont ce quelles jugent devant Dien ètre util" de faire connaitre a la Ré-
vérende Mère.
En cas de décès ou d\'ahsence de la Mère locale, la première des Dis-
erètes, et si celle-ci est empêchée, la seconde, sera chargée provisoire-
ment de sa charge.
-ocr page 32-
— 30
.\'). Les Discrètes ne s\'arrogeront d\'autre autorité que cello qui leur a été
donnée. Nous les exliortons instamment de se eomporter toujours tres
i\'espectueusement euvers la Mère, de s\'accorder avec olie en esprit eten
oeuvres, de servir d\'exemple aux autres soeurs par une humble souinis-
sion ;\'i sa, volonté et une exacte observanee de In Règle , des Oonstitntions
et dos coutuines léü\'itiiiieiiient iidmises.
Il holes de r,.\\ Pispensatrjce.
1.     La dispensatriec aura Ie soin et la charge de tout ee qui regarde la
cuisine.
2.     Hors des réfections elle ne donnera aux soeurs ui alinieut, ui boisson,
saus la permission de la Mère, mais a celles qui lui demanderont quelque
eliose avec la permission de eette dernière, elle Ie donnera avec une bien-
veillance gracieuse.
.\'!. Klle aura soin de tout distribuer a la satisfaction de la communauté.
Pour ne pas manquev eontre la pa uv re té elle veillera a cc que rien ne
se gate, id ne .se perde par sa négligence.
1. Lu dispensatriec sera astreinte au Service Pi vin, a moins qu\'elle ne soit
empêchée.
§ 13.
Rkoles pf. la Portiere.
1.     Que la portiere soit doucc et affable, et réservée en foute ehosc , comme
il convient. Qu\'elle soit fidele a porter toutes les lettres et les conunissions
a la Mère, avant den parier aux religieuses. De inême qu\'elle ne lasso
pas de conunissions des religiouses pour quelque personne de deliors, saus
Ie consentement de In Mère.
2.     Klle ne doit pas oublier, qu\'elle peut pécher eontre la loi de Pieu, en
révébint les secrets du couvent ou des soeurs. Si elle vient a manquer
en ce point, elle sera punie ou déposéc, selon la mesure de sa tante.
3.     Qu\'elle premie garde de se facher facilement, lorsqu\'on la deniande sou-
vent a la porte pour des choses insiguiüantes, mais qu\'elle conserve tou-
jours la patience et la inodestie, se inontrant affable envers tont Ie mon-
de, surtout envers les pauvres, leur donnant charitablement des aumones,
avec la pennission de la Supérieure, selon les moyens du convent. Si (die
na rien ïi leur donner, qu\'elle les console par de bonnes paroles.
•1. Klle sera reconnaissante envers ceux qui apportent quelque chose, quel-
que petit que ce soit, vu que personne n\'est obligé de donner quelque
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— 31 —
chosc, que par bienveillance ft pour l\'amour de Dien. Kilo. reinerciem
huinhlemcnt, en disant aver une joie spirituelle: Dieu soit votre récompense.
•"). Qu\'elle n\'entretienne d\'anntié particuliere ui avec (U\'n ecelésiastiques, ui
avec des seculiers. Qu\'elle soit de pen de paroles, sobre n questiouner et
a écoutcr des affaires du monde. Qu\'elle se garde de rapportor de telles
uouvelles aux religieuses, ou de dire ce qui ne convient pas; qu\'elle s*ha-
liitue iï pari er doucemeut; que l;i portière parle, 011 seulemeut une reli-
gieusc, et umi pas toutes n In fois, quand <\\^\\ix ou trois soeurs se trou-
veut ensemble a la porte.
ü. Qu\'elle ue soit pas lente ;\'i se présenter, pour ne pas t\'aire attendre les
ü\'ciis; qu\'elle ouvre et tenue douccment les portes. Qu\'elle n\'appelle pas
;i haute voix les religieuses, mais qu\'elle se rende auprès d\'elles.
7. Elle indiquersi poliment ;nix gens Ie parloir, dcmandei\'a leur noni et aver-
tira lii Mère. Si !;i Mère refuse la visite. In portière l\'annonceni a In pe.r-
sonne nu parloir, sans en dire mot a In soour deinandée.
§ 14.
Rkgles di: l\\ Ohomstk.
1.     line religieuse nurn soin du choeur. Elle veillera que Ie Service Divin
soit dit régulièrcment suivant Ie Directoire.
2.     Tous les Samedis matins elle t\'ern In table des otticiantos au choeur pour
In seiiiaine suivante; savoiv: de l\'Hebdomadaire, des Chanteresses et «les
Versieulairos: de eelle qui devra dire la Homilie et de celles ijui servi-
ront ii table au réfeetoire. Quand eest l;i Supérieure, qui n l\'oceasion de
quelque t\'ête particuliere doit faire l\'Ofticc de riiebdomadaire. In elioriste
éerirn une table spéciale pour ee jour la et elle In t\'ern lire Ie jour pré-
eédent nu réfeetoire, après Ie diner.
.\'!. La choriste aura grand soin que toutes les cérémonies et louables eou-
tumes soient observées. Il lui sera permis de oorriger douceinent et hum-
blement les fautes, qui se commettent dans Ie Service Divin ; mais s\'il
existe quelque défaut général, elle en nvertirn In Mère, «|iii Ie rorrigem.
-l. Elle nurn soin des livres de la eoimnunauté, afin qu\'ils ne se gatent.
§ 15.
Ui\'.GLES T)K LA S.VCWSTIXK.
1. La siicristine sera pieuse, et fournira ee qu\'il fuut. pour l\'autel et Ie Ser-
vii\'e Divin. eomine: lnuipes, eierges etc.
\'2. Elle veillera que Ie linge, les ehftsubles, les nappes d\'autel, soient. bien
propres et que In propreté paraisse en tont. Elle ne pent rien prêter saus
la permission expresse de l:i .Mère.
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;>. Elk\' sera humhlc et respectueuse onvers los Prêtres, faisant attontion a
leur donner tour ce qui est néeessaire pour la ehapelle et l\'autel.
4. Elle fora toujours en silence «\'t saus bruit ee qu\'elle a :i faire dans l\'é-
glise, la ehapelle ou la sacristie; s\'il ost absolument nécessaire qu\'elle parle,
qu\'elle Ie fasse a voix basso.
*). Quand il se fcrouve dos Prêtres dans la sacristie, qu\'elle u\'y reste que
pour donner los ehoses nécessaires, los montrant par dos signes a inoins
qu\'il no fut absolument néeessaire de dire quelques mots. Pour Ie reste
elle quittera pour lors la sacristie. Ijl eas que (juelqu\'un voudrait parier
plus Iongtemps, elle lui deinandera avec politesse do vouloir venir au parloir.
(5. Elle nettoieru l\'éfflisc ou l\'oratoire deux fois par semaine.
§ 16.
ltKGLES DE LA ÜKFECTORIKRE.
1.     La réfectorière sera déligente a arranger propreinent Ie réfeetoire pour
la consolation <\\c^ religicuscs. Kilo aura soin do tont Ie mobilier du ré-
fectoire ot Ie gardera soigneusement.
2.     Kilo mottra los eouverts environ une demi-heure avant los repas ot aura
soin que rout soit ou ordre a l\'heure fixée; ensuite elle deinandera a la
dispoiisatrioo, si elle ost prête ot sonnera la eloche du réteetoire.
•5. Au inoins deux fois par semaine elle aiguisera los eouteaux, ot balaiera
Ie réfeetoire. Toiis los jours elle rincera los tasses ot fora tont co que la
propreté exige.
§ 17.
Kix;r.Ks pont i.a Lavki\'sk.
1.     Une soeur aura lo soin do laver Ie linge au temps indiqué par la Supérieure.
2.     Il wc sera permis jï personne do laver en particulier.
.\'5. Chaque semaine, elle distribuera charitablement aux soeurs lo linge né-
eessaire, qui sera simplc ot saus empois. Los soeurs ehangeront lcurs ba-
bits do dessous toutes los semaines depuis lo quinze Mai jusqu\'au quinze
Septembre , los autres mois tous los quinze jours.
4. Les soeurs avant reen lo linge lavé Ie Samedi. rapporteront Ie linge
usó lo Lundi suivant au lieu indiqué a eet usage, saus garder quelque
chose dans leurs eellules.
•\'). Kilo dounera au temps rixé des serviettes blanches au réfeetoire, et des
essuie-mains propres.
6. Pour lo roste olie devra se comporter dans sa charge ot la distribution ,
selon los ordonnanees de la .More, qui est ehargée do faire pourvoir les
soeurs du nécessaire avec une sobrieté Franciscaine.
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— 33 —
§ 18.
Règles pour les Maitresses des Ecoles.
I.     Les soeurs destinées a 1\'oeuvre sublime de 1\'éducation et de l\'instruction
de l:i jeunesse, s\'appliqueront a s\'en rendre capables pai\' dos («tildes sé-
rieuses, et s\'en acquitteront avee zèle, sans se laisser rebuter |>ar les
difficultés.
\'2. Blies instruiront les enfants avec soin dans la lieligion et leurs devoirs
chrétiens, saus négliger les antres connaissances utiles.
.*\'>. Saus la, permission de la Supérieure, elles ne poui*ront ehanger ui la
methode, ui les livres, ui l\'ordre dos exercices journaliers.
4.     Quand quclqu\'un vient visiter l\'école, les soeurs après avoir montré <lu
respect, continueront les lecons comniencées. S\'il se trouve plusicurs re-
ligieuses en olasse, hi première en rang accouipagnera les visiteurs et ré-
y, pondra/n leurs questions. -< ^nand l\'lu> pootour vinito lv< sbuumt. toutes-les-
».ititr>\'>i,se.a^s\'{ieqiiitt,eroiit—lnninètew<*ttt <le- 4hu-t—tUn^tlr—^unvt\'i1.» lm. Pour Ie
reste il est défendu sévèrement aux soeurs de recevoir en elassc des visi-
tes personnelles, qui doivent être renvoyées au parloir.
\'). Les éducandines resteront sous la direction et la surveillance de leur
niaitresse.
(>. Que la niaitresse soit pieuse et douce, que sou extérieur inspire Ie re-
speet et hi eonnance aux jeunes filles, ipi\'elle tbrinera aux ve.rtus chré-
tiennes et aux bonnes moeurs, plus par ses exeinples que par beaucoup
de paroles, afin de les disposer a devenir des membres utiles dans la Con-
grégation, si Dieu les y appelle, mi bien a vivre pieusement «lans Ie monde.
7. Kilo évitera également une trop grande familiarité et une sévérité exces-
sive, qui pourraient diminuer Ie i*espect et la eonnance des enfants. Qu\'elle
se marde de donner ou de recevoir aucun témoignage d\'amitié sensible.
5.    La Supérieure peut permettre que les éducandines viennent quelquefois
au réfectoire des religieuses, pour éprouver leurs manières et leurs dis-
positions.
0. Si les parents ou les enfants offrent des presents aux niaitresses, elles
les apporteront de suite a la Supérieure.
10. Les niaitresses se tiendront sur leur garde contre Li tentation dange-
reuse de s\'enorgueillir de leurs connaissances et du hou succes dans les
écoles; de s\'iinpatienter, quand on les fait ehanger de classe, ou qu\'ellos
doivent abandonner leurs idees, mais qu\'avec d\'humbles senthnents d\'elles-
nieines, elles remplissent leur devoir pour Dieu, demeurant en tont obéis-
santes et smunises ïi leurs Supérieures.
II.    Selon la disj)osition de la Supérieure, toutes les niaitresses et celles qui
se préparent aux examens, aideront aux ouvrages de la rnaison, comme
5
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— 34 —
a laver, nettoyer et autres semblables. Elles s\'offriront de leur propre
mouvement a faire ces sortes d\'occupations, surtout pendant les vaoances
et los jours qu\'il n\'y a pas de classe.
12. Les Superieures auront soin, que les maitresses ne soient pas surchar-
gées par l\'ouvrage des classes, et qu\'elles puissent pour 1\'ordinaire suivre
l\'Office de 11 uit, l\'oraison mentale et les au tres exereices de piété de la
eommunauté.
§ 19.
RfcGLES POUS r,KS SOEFRS PANS LES INFIRMERIES ET LES HoPITAITX.
1.     Les socurs chargées du soin des malades et des infirmes, doivent con-
sidérer qu\'elles servent Jésus-Christ Lui-même dans la personne des souf-
frants et des pauvres, car il a dit: „^ \'e que pom uure: fait au moindre <lex
miens, vous Tavez fait h moi niême.
2.     Elle s\'appliqueront avec zèle a apprendre la pratique de ces oeuvres
de eharité, et les exerceront avec uu coeur rempli de eharité, avec des
paroles consolantes, et d\'une maniere habile. Elles suivront cxactemeut en
tout les ordonnances des médecins envers les malades.
.">. Kilos apprendront aux malades, mais avec discrétion , a souffrir patiem-
ment leurs souffrances, et a faire la prière; et les prépareront a recevoir
do temps en temps digneinent les saints Sacrements, surtout a leur der-
nière heure.
1. Dans Ie traitement dos malades, elles observeront scrupuleusement les
regies de la mudostie. En oas qu\'un service extraordinaire soit requis, elles
en avertiront la Supérieure et suivront sa direction.
•">. Elles suivront exactement los règlements faits par los Supérieures pour
Ie service do ces établissements saus les changer de leur propre autorité.
0. Ou il pourra se faire eoinmodément, les Supérieurs placoront de temps
en temps les soeurs dans une autre occupation, pour qu\'elles oxercont
los oeuvres de eharité avec un plus grand detachement.
7.     Xous exhortons les soeurs d\'oxposer avec franchise aux Supérieures
leurs diflicultés, leurs peincs et leurs angoisses de conscience, afin do re-
cevoir des oonseils, ou un changement on cas de besoin.
8.     Les Supérieures auront soin que les soeurs ne nuisent pas notablement
a leur santé par «les fatiguos ou des voillos prolongées, ou souvent répé-
téos. Kilos ne les surdiargeront pas non plus tellement d\'ouvrage, qu\'el-
los doivent s\'absenter contiuuelleinent du ehoeur, et de l\'oraison de la
eommunauté.
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— 35 —
§ 20.
Rkoles pour j.ks jeunes Relioieüses kt r.Es Novices.
1. Les jeunes soeurs professes se garderont, sous peine de grande péniten.
ee, de dire aux autres ce qui se passé au Chapitre de la Maitresse.
1. El les ne sortiront pus de l\'église après Ie Service Divin, sans la permis-
sion de la Maitresse ou saus attendre sou signal.
.5. Elles sortiront ensemble en silencc, et ne t\'eront rien d\'extraordinaire
sans lui en donner connaissancc soit avant, soit après. Elles ne. seront pas
trop t\'aniilières envers les autres religieuses ou envers les anciennes, inais
elles se conduiront a leur égard avec respect et huinilité.
1. Quand les jeunes soeurs professes et les novices entreront dans la cellule
de la Mère, de la Vicaire, oude la Maitresse , ou quand celles-ci viennent
dans la leur, elles demanderont a genoux la bénediction et resteront age-
nouillées, tant qu\'on ne leur dise de se lever. Quand elles seront répri-
niandées, elles se niettront a »\'ynoux, s\'inclinaut profondéraent pendant
qu\'elles écoutent; elles avoüeront leur tante et baiseront la terre avant de
se lever.
5. Quand elles out la permission de s\'entretenir entre elles, elles parleront
honnêtement et avec bonnes manlères de la vertu, de la mortifieation et
d\'autres sujets édifiants, taehant d\'oublier dans leur conversation les ma-
nières du monde qui ne conviennent pas.
§ 21.
Regi.es pour les Soeurs Converses.
1.     Les soeurs converses assisteront tous les jours aux prières du inatin et
du soir, ïi la ïnéditation , a la sainte messe, au salut et au chapelet. El-
les viendront la nuit aux Matines, les jours détcrniinés par la Supérieure.
Elles diront ensemble leur Oftice, au temps fixé, excepté celles qui, ;i ranse
de leur ouvrage, ont obtenu la permission de Ie dire seules.
2.     Pendant leur travail, elles prieront souvent, ou s\'occuperont de bonnes
pensees sur la Passion de notre Sauveur, sur la pratique dm vertus, et
diront des oraisons jaculatoires.
.\'!. Elles accepteront avec huinilité et simplicité l\'ouvrage que la Supérieure
leur imposera, et s\'en acquitteront fidèlement pour Famour de Dieu, et
avec l\'espoir de mériter la récompense éternelle.
4. Qu\'elles se gardent de manquer contre Ie voeu de pauvreté, en étant
eause que par leur faute ou leur négligcnce quelque chose se easse, se
perde, ou se gate.
.\'). Qu\'elles n\'aient jamais la hardiesse de mettre Ie pied hors de la Glöture
prescrite, ou de 1\'enceinte du convent, saus la permission légitime de la
Supérieui\'e.
                                                                                              #
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— 36 —
(!. Elles se garderont de rire immodérement, <le parier beaucoup ou a
haute voix, d\'avoir pendant Ie travail leurs habits, leur voile <>u leurs
manches arrangés d\'une maniere pen convenable, surtout quand elles doi-
vent paraitre devant la comraunauté, et plus eneore, quand elles seront
en présenee des doinestiques ou d\'autres étrangers, on dans des lieux, on
elles peuvent être vues par les étrangers.
7.     Elles sont strictement obligées, par devoir de leur é.tat religieux, de
se tenir éloignées, autant que possible, des ouvriers et des étrangers, et
quand elles sont forcées par la nécessité <le se trouver avec ces person*
nes, elles garderont modestement les yeux, nc parlant avec eux que <U\'
ehoses nécessaires et en pen de mots, et s\'éloignant Ie plus tot possible.
Les Supérieures sont chargées de soigner, que eettc ordonnance soit stric-
tement observée.
8.    Elles porteront du respect aux religieuses de choeur, et quand elles y
out manqué, elles seront sévèrement punies.
i*. Quoique les soeurs converses soient spéeialement destinécs a faire les
travaux domestiques, et les Religieuses de ehoeur k taire 1\'Office Divin,
celles-ci néanmoins les traiteront charitablement, comme leurs soeurs en
religion.
lt>. Elles n\'auront pas Ie droit de sufFrage,ni dans l\'élection des Supérieu-
res, ni dans 1\'admission des novices. Elles auront leurs places après les
soeurs et novices de clioeur, selon Ie rang de leur protession.
§ 22.
Rkgles pour la Jardixière.
1.    Que la jardinière soit diligente a e utre ten ir Ie jardin pour 1\'usagC de la
cuisine.
2.  Qu\'elle ne soit pas avare, mais qu\'elle distribuc libéralement, ou qu\'elle
montre a la déspensatrice, ce qu\'elle prendra pour la cuisine et la com-
munauté.
•!. Elle n\'ötera ni liaies, ni arbres, saus avoir consulté la Mère.
4. En cas que la jardinière soit religieust\' de choeur, elle sera tenue a
1\'Ottice Divin, a inoins que la Mère ne l\'en dispensat en partie.
"). Elle ne parlera pas aux ouvriers. qu\'avec la permission de la Mère, et
en présenee d\'une autre soeur, et pas plus que Ie strict nécessaire; pour
Ie reste elle s\'cu tiendra éloignée.
§ 23.
RfcGLES PES DOMKSTIQI\'KS.
1. Sans la connaissance préabable et Ie consenteinent de la Reverende Mère
Ion n\'aura dans aucun convent des domestiques permanents.
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— 37 —
\'1. Ils n\'v pourront couoher lii nnit, sinon «lans uu Hou convenable et fout.
séparé.
3.     On tera bien attention a leur Age, leur conduite et leurs manières.
4.     Qu\'on leur fasse entendre avec prudence, qu\'iis ne pcuvent aocepter des
commissions particulières de quelque soeur.
">. Qu\'on les informe a quelle heure ils doivent être rentrés, et fermer les
portes; dans quels lieux du convent ils peuvent entrer; a qui ils pen-
vent parier et quels ouvrages ils doivent faire pour Ie service et Ie pro-
fit de la maison.
OHAPITHE Tl
X>«* in iu:i ni<-i-<- «lo ooiiver»(\'i\' intérienremenl
©t «xt©rl©n«*©m©iit <los Oouvents.
§ 1.
De la Clótitre.
1. Quoique Ie Pape Leon X, dans la Règle du Tiers Ordre, ne prescrive
pas expressément la Clöture, eependant, au Chapitre X, il a permis et
accordé la Clöture a tous et a chaque convent, pourvu que les oeuvres
de charité, que les soeurs sont accoutumées de faire, n\'en soient point
empêchées. Par conséquent les religieuses Pénitentes, des Ie commencement
de leur Congrégation, out accepté la Clöture, et lont gardée exactement
et avec amour pour se conformer mix ordonnances, que les Souverains
Pontifes, qui out succédé a Leon X, out faites relativement a la Clöture,
et principalement, pour être éloignées des dangei\'s et des distractions du
monde, pour servir et, aimer Dien seul dans Ie recueillement de l\'esprit;
pour jouir des autres avantages spirituels saus nombre , qu\'amènc la Clö-
ture, en un mot pour pouvoir dire avec uu eoeur pur et brulant d\'amour,
ces paroles de Saint-Francois: „Detis mens et omrua.r\' Mon .D/en et man tont!\'\'
Pour imiter l\'exemple des anciennes religieuses Pénitentes, toutes les
soeurs de cette Congrégation regarderont la Clöture comme 1\'orneinent de
leurs couvents et comme un <U^ plus grands moyens de leur perfection;
elles en auront une haute estinie et 1\'observeront ponctuellement, comme
elle est prescrite dans ces Constitutions.
Les Evêques ont Ie pouvoir de prendre d\'autres mesures a 1\'égard de
la Clöture, et les soeurs d\'après les paroles, qu\'elles prononcent dans leur
profession, se soumettront de bon coeur a leurs désirs et ordonnances,
lorsqu\'ils jugeront bon de prescrire une Clöture plus rigoureuse en des
temps meilleurs.
Afin que les soeurs sauraient bien les obligations de la Clöture actuel-
le, nous allons parier en particulier des lieux. compris sous la Clöture.
de 1\'entrée des étrauyers et de la sortie des soeurs.
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Des Lieüx compbis dans la Clóture.
2. En premier lieu est coinpris sous la Clóture, Ie couvent avec tous ses
appartements, comme réfectoire, cuisine, ouvroir, dortoir, infirmerie, eha-
pitre, choeur, et oratoire, ainsi que Ie jardin des soeurs.
;!. Les portes qui donnent entree aux appartements intérieurs dn couvent,
seront fermées a l\'instant, chaque fbis qu\'elles sont ouvertes, et Ie soir
H une heure fixe, elles seront, fermées a doublé tour.
4.     Les fenêtres du convent seront placées de sorte, qu\'elles ne donnent ja-
inaissur une rue publique; la, oü 1\'on ne pourrait prendre convenablement
ces dispositions, les fenêtres seront tellement couvertes, que les soeurs ne
puissent être vues par les passant*. Les soeurs de leur cöté doivent se garder
de demeurer a dessein devant les fenêtres, pour voir au dehors dans la rue.
5.     Le jardin des soeurs sera clos par un mur ou du moins par une haie
épaisse , ou une forte palissade , a laquelle il convient de joindre un fossé.
(!. Si 1\'église du couvent est accessible aux personnes dn dehors . il y aura
un endroit séparé pour les soeurs, les éducandines , les élèves internes et
les autres personnes, demeurant dans la Clóture.
7.     Dans les parloirs on placera un tour , et des grilles de ter ou de bois.
Les grilles seront pourvues d\'un rideau épais , de petites pointes, et d\'une
petite fenêtre.
8.     Afin de pouvoir exercer les oeuvres de charité , il est permis aux soeurs
d\'avoir des écoles dans 1\'enceinte de la Clóture ; ainsi que des salles pour
les malades et les infirmes , et des appartements pour les orphelines , les
pensionnaires et les éducandines. La, oü il y a des éducandines on ne
tiendra pas pour 1\'ordinaire d\'autres élèves internes. De inême on distri-
buera les autres oenvres de charité entre les maisons de la Congrégation,
de maniere qu\'elles puissent être pratiquées, sans trop charger la com-
inunauté et sans qu\'il taille abroger au négliger le choeur de unit et au-
tres préeeptcs de la Règlc et des Constitutions.
DES PERSONXES , QU\'IL EST PERMIS Of DÉFENDU d\'INTRODUIRE.
!). On ne peut introduirc, ni dans le couvent, ni dans le jardin des soeurs,
aucunes personnes hommes ou femmes, ecclesiastiques ou laiques, même
p:is d\'enfants , quelque jeunes qu\'ils puissent. être.
10. Sont exeeptés les médecins pour visiter les malades, qni ne peuvent
se rendre au parloir, le Confessenr et sou servant, quand il lui en faut
un, pour assister les malades et leur administrer les saints Sacraments :
les personnes nécessaires pour 1\'instruction; les ouvriers, pour les travaux
que les soeurs ne peuvent faire convenablement, ainsi que pour éteindre
un incendie , et pour écarter d\'autres dangers pareils. Les Supérieures pour-
ront aussi laisser entrer des personnes, revêtues d\'autorité civilc, quand
elles exigent d\'ofBce de voir le couvent; cependant en des eas pareils les
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— 39 —
Supérieures, si lc temps Ie permet, demanderont des instructions au Su-
périeur Ecclésiastique.
11.     La Supérieure, 011 une soeur nommée par elle , eonduira sans détours,
Ie médecin , ou Ie Confesseur a [\'infirmerie. La soeur infirmière restera
auprès des malades, durant la visite du médecin, pour recevoir ses or-
dres. Les conduetrices attendront pour recouduire Ie médecin.
Pendant que Ie Confesseur entend la Confession des soeurs malades, le>
wardes-malatles s\'éloigneront assejc, pour ue rien entendre , mais se tien-
dront cependant h proximité , pour etre prêtes sur-le-chatnp , quand leur
secours est requis. Ensuite Ie Confesseur sera reconduit de meme.
Les ouvriers sei\'ont égalemeut ronduits sans détours a leur ouvrage. La
Supérieure, ou une autre soeur , désignée a eet effet, indiquera 1\'ouvrage,
sans s\'arrêter inutilemcnt.
12.     Aucunes des soeurs ue pourront parier aux ouvriers, ni demeurer avee
eux, pour examiner 1\'ouvrage, sans 1\'ordre ou Ie eonsentement expres de
la Supérieure, et jamais autrenient, que deux soeurs ensemble. Lorsque
des personnes entrent dans la Clöture, que les soeurs, loin de converser
avee. eux, ou de s\'arrêter pour les voir, se rctirent, ou fassent uu détour,
pour nétre pas vues. Ces précautions sont prescrites, afin que les soeurs
eonservent toujours uu très-grand respect pour la Clöture, et que les étran-
gers n\'aient point loecasion de parier dans la Clöture sans néeessité, ou
de se rendre en des endroits, ou ils ue sont pas nécessaires.
13.     Aux éducandines, deineurant dans I;i Clöture, on indiquera les lieux
destinés a leur usage, de meme que la partie du jardin, oü elles peuvent
entrer. Elles ue sortiront pas de la Clöture, se cc nest, quaud (dies <|uit-
tent pour toujours; au temps (\\t\'s vacances annuelles; quantl Ie médecin
leur prescrirait un changement d\'air, et dans Ie cas de maladie sérieuse
de leurs père et inère ou proches parents. De même les élèves internes,
en règle générale, ne sortiront pas de la Clöture; cependant la Supérieure
peut lc permettre, lors des visites de leurs père et, mère, ou de leurs
proches parents. Cette détermination regarde aussi les orphelines demeurant
dans 1\'enceinte de la Clöture. Les enfants externes pourront entrer dans
les classes établies dans la Clöture, mais pas plus loin, que dansles lieux
désignés.
14.     Le très-Hévérend Curé et les Inspecteurs peuvent visiter ces écoles.
Quant aux parents et aux autres personnes, qui désirent visiter les clas-
ses, on les renverra poliinent au parloir.
15.     Les personnes malades etinfirmes, qu\'onsoigue, devront se borncr aux
salles, aux jardins et aux cours destinés pour elles, sans aller plus loin
dans la Clöture. Les prêtres officiants, les médeeins et les inspecteurs pour-
ront visiter les malades dans ees salles-la, ehaque fois, qu\'ils lc demandent.
Les parents et les amis seront admis a des jours fixes.
10. La Supérieure assignera les lieux, oü les domestiques du couvent pour-
ront aller pour faire le travail.
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17. Les autres personnes, <|ui franchiraient 1\'enclos du couvent, seront priées
de s\'éloigner.
De la Sortie des Soeurs.
]n. Les soeurs ne pourront sortir hors de Ia Clöture du convent et du
jardin, excepté dans les eas suivants:
1". Poup éviter nn incendie, une inondation, une attaque d\'ennemis, des
maladies contagieuses et autres niaux semblables.
2°. La Reverende Mère, pour faire la visitation au temps accoutumé,
ou pour des niotif\'s particuliers dans les inaisons de la Congrégation; comme
aussi les soeurs qu\'ellc envoie, pour la faire a sa place. Celles qui font
la visitation pcuvent aller voir , avec la Mère locale et une autre soeup
de la cominunauté, tous les lieux, comme: granges, (\'\'curies et autres,
«Iui dépendent du convent.
.">". Les Mères locales pour assister a la retraite aunuelle et aux élec-
tions générales dans la Maison-Mère.
4°. Lorsque les soeurs doivent changer de convent. Pour faire d\'autpes
voyages, ou pour sortir de la Clöture en d\'autpes eas les Supérieures,
aussi bien que les autres soeurs. dc-vront avoir\' la permission de l\'Evêque
diocesain.
Les Supérieures peuvent demandep a l\'Evêque, pour uu temps <léter-
miné, la permission d\'envoyer les soeurs aux examens.
19.     La Supérieure désignern les soeurs de choeur et les soeurs converses,
qui sont nécessaires pour Ie service dans les infirmeries, attachées au cou-
vent, et dans les éeoles. Ces soeurs, avec la permission de la Supérieure.
pourront entrer dans les places de récréation pour surveiller les enfants.
Elle peut encorc perinettrc aux soeurs converses, de faire leur ouvrage
dans les lieux qui dépendent du convent.
20.     La Supérieure du convent peut aller chaque jour, selon que bon lui
semble, dans les lieux, <pii dépendent du couvent, pour exaininer et dé-
signer 1\'ouvrage. Elle peut donner cette charge a une ou deux soeurs de
choeur.
21.     Selon cette constitution on organisera -pou u peur les inaisons déja éta-
blies. En attendant on placera partout, aussi vite que possible, les gril-
les, et Ie tour au parloir, et la Clöture pour la demeure et Ie jardin des-
tinés aux soeurs, ne permettant plus 1\'entrée aux ctrangers, si ce nest
dans les eas cités ci-devant. Dans les inaisons déja établies, ou Ie passage
a la chapelle mène par lc couvent, on permettra 1\'entrée aux prêtres of-
liciants et aux servants nécessaires, inais pas a d\'autres personnes. De mê-
nie , oh les soeurs out Ie soin d\'élèves internes, ou de personnes intir-
mes, et qu\'on ne puisse y avoir convenablement un jardin pour les soeurs
les personnes, qui demeurent dans ces maisons, pourront faire usage du
jardin des soeurs. Dans ce eas, outre les soeurs désignées pour la surveil-
lance. il ne sera pas permis aux autres de parier dans Ie jardin aux per-
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sonnes ïnentionnécs, niiiis clles sc tiendrunt éloignées, autant que faire se
peut. On aura soin encore., que les régies presenten, regare Lint la sortie
des soeurs soient observées partout. La, 011 Ion na pas la messe au cou-
vent, pour Ie teinps qu\'on ne poiirra y remédier, les soeurs assisterout
mix Offices de la Paroisse, ou (rune église voisine, autant que possihle
dans uu lieu séparé; et seulenient Ie niatin ; jamais l\'après diner.
Du Paiu-oir.
Le parloir doit être propre er. simple.
Les soeurs se garderont d\'aller au parloir saus l\'ordre ou la periuissiou
de la §upérieure. Il faudra demander chaque t\'ois eette periuissiou a la
Supérieure, mêine quand des personnes reviendraient a plusieurs repri-
ses all mêine jour pour parier a la niéiue soeur.
La porfiere n\'appcllera personne au parloir saus demander la periuissiou
ïi la Mère. Pour le reste elle observera les régies de la porfiere preseri-
fes au Chapitre V. vj 13.
Le parloir ne sera pas accessiblc aux étrangei\'s avant huif heures du
matin, et les soeurs ne pourroiit y rester après ein<| heures et demie du
soir. Personne ne sera appelé au parloir les Dimanches et les jours de fetc,
ui pendant le temps de l\'Avent et du Oarême de 1\'Eglise, exeepté celles,
qui sont en office, |)our <les affaires regardant leur charge, ou dans uu
eas nécessaire. |)e ïuêine on n\'appellera personne durant la messe, l\'Ot-
tice, la prière . les repas, ui depuis onze heures du matin, jusqu\'a mie
heure de relevée, inais on s\'excusera avee politesst*. Lxcepté dans des eas
inévitables, la Mère ne dispensera pas dans les jours, ui surtout, dans
les heures pendant lesquels le parloir nest pas accessible.
Taridis que les soeurs parlent, le rideau de la grille peut être ouvert.
Personne ne peut. se rendre au parloir, saus fitre accompagné d\'unc autre
soeur, ni y parier qu\'en présence de oette dernière. La Supérieure dési-
gnera pour compagne, une religieuse prudente et réservée, et. ne dispeiv
sera sur cc point, que dans quelques eas rares, quand elle sait, qu\'une
soeur professe nest demandée que pour quelques instants au parloir. pour
des affaires relatives a sou office. Mais, ui les Supérieures, ui les autres
soours ne pourront se rendre au parloir saus compagne, pour recevoir les
visites des parents on des connaissances, ni y parier qu\'cu présence de la
compagne.
Les rcligieuses Pénitentes, qui out échangé leur nom de familie, contre
Ie nom dun Saint; qui desirent servir Dien dans la Cloture, qui savent,
que dans les visites des parents, 1\'esprit de recueillement, qui est 1\'esprit
des Recolleetines, court danger, se garderont saus doute, d\'inviter leurs
G
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— 42 —
parents et connaissances, ou de croire faussement, qu\'il existe un droit
pour les soeurs, a recevoir chaque année de semblables visites. Au .con-
traire, pour imiter |l\'austérité des anciennes Pénitentes, par rapport au
parloir, 011 (dies ne parlaient que derrière les grilles couverten de rideaux,
les soeurs useront inaintenant aussi des moyeus a n\'être vues et visitées
que rareinent par leurs parents et leurs connaissances. Aussi 1\'Evêque de
ce diocese a statuc par rapport a de semblables visites au parloir, qu\'il
convient de faire attention en cc point, non seulement aux Régies, mais
encore a Fespn\'t <les Iiègles. Par consequent les Supérieures sont cbaroves
de conserver «lans la Congrégation par leur exemple et par leurs exlior-
tations, eet esprit de détacbement et de recueillement, et de ne pas per-
mettre aux soeurs d\'être souvent et longtemps au parloir, a cause de tel-
les visites.
7. Il nest pas permis aux soeurs de nianger ou de boire au parloir. Elles
n\'invitcront jamais les étrangers a rester uu second jour.
S. Aucun étranger ne peut passer la unit au convent. Aux pretres ofticiants,
au temps de la retraite ou autreiueut , on proeurera un logis, tant que
faire se peut, dans une maison ecclcsiastique.
9.     Les soeurs observeront, au parloir une modestie édifiante dans leurs veux,
leurs paroles et leurs manières. Qu\'elles se «jardent de révéler les seercts
du convent; de parier contre la cbaritc; de s\'infonner avec curiosité des
nouvelles du monde. Qu\'elles préservent ausse leur coeur libre de soucis
a 1\'égard de la prospérité ou des revers de leurs proches. Lorsqu\'elles ap-
prennent des cboses pareilles, qu\'elles se bornent ïi qnelques paroles con-
solantes, en promettant leurs prières.
10.     Personne ne demeurera au parloir plus long-temps que la nécessité l\'exi-
ge, (\'t, quand Ie signal est donné pour les exercices de la communauté,
durant lesquels personne ne peut rester au parloir, comme il a été dit
ei-dessus, elles tiniront la eonversation et se retireront; cette exactitude ne
peut qu\'éditier.
$ 3.
Du Dortoir.
1. Toutes les soeurs eoncberont au dortoir. Le dortoir doit ctre ferme a buit
beures du soir. Il y aura de la lumière pendant toute la unit. Le reli-
gieuses, qui ne sont pas exeinptes de 1\'Ottice de unit. se retireront, toutes
au dortoir après 1\'oraison mentale du soir et se mettront au lit a buit lieu-
res. Elles coucbei\'ont tou jours dans leurs vetements. saus dispense quel-
conque. Il ne sera permis ïi personne de sortir du dortoir saus permission
avant le réveil pour les Matines. ce qu\'on observera également après Ma-
tine jusqu\'au temps, qu\'on vient éveiller pour les Primer.O.
2. Le matiii après Ie réveil pour les Primes, les soeurs arrangeront leurs
cellules, avant de se rendre a 1\'église.
rfn» , !,„>,\' /"\' •\'•\' \' //\'/.\'s,,,. •/,.< //„ A/tl,,,; //s »*/*\'?"s/-#*l s*> /\' 6s>>»><\'/"»
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/ /                        /
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— 43 —
Personne ne peut entrer dans l;i eellule d\'autrui, sans la permission spé-
eiale ilc In Supérieure.
II n\'v :i 411c lii eellule de lii Mère. <|ui seiii le.rinée a e.lef. Les Supé-
rieurcs veilleront a oe que les soeurs tiennent leurs eellules propres, el
ijiif Ie dortoir soit balayé ;ni moins une fois par semaine.
\\)V RKFECTOrilK.
On sonnera d\'ordinaire pour Ie diner a onze lieures. Pendant Ie < Wême
de l\'Eglise et aux grandos Vrigilcs, vers midi. Le souper luim lieu vers
les ciiKj heures et deinie. Oelle <pii sonne au réfectoire, «lira en sonnant
le psauine: Miserere mei Deint.
Entre temps les soeurs quitteront toutes les autres oceupations, pour se
rendre au réfectoire, on olies resteront a genoux a leur place, en atten-
dant que la Présidente dunne. Ie signal, et oommence le\' De profwió\'i*;
après rjnoi Ihebdoniadaire entonne le Benedictie, selon le bréviaire Romaiu.
Celles, qui u\'ont pus assisté iin De profnmlLf, le diront a genoux, de
vaut In table , les bras en croix.
Personne ne pent sortir <lti réfectoire , sans la permission de lii Supérieu-
iv, avant que 1\'aotion de «races n\'ait été dite.
Suivant l\'ancienne et louable coutume des rcligiouses Pénitentes, la lec-
tni\'e ii table sera observée foute luimee . excepté quclques pen de jours
dans liinnée . oü l;i Supérieure, seulemcnt au diner, peut abréger la lec-
tnre de lü moitié , et aceorder aux soeurs la permission de s\'entretenir
ïuodesteincnt ensemble, coimno il sera déterminé plus loin au vj 11: ])e
In Recreatie» i.
La Supérieure indiquera les livres de lecture au réfectoire , a moins que
la Reverende Mère , pour conserver une uniformité plus parfaite dans tou-
tes les maisons, ne jugeat eonvenable de les détenniner elle-meme.
Cello qui a la dernière place coimnencera la lecture; au signal de la
Présidente elle passera le livre a la suivante , et ainsi de suite , jusqu\'u
la. fin \'U\\ repus.
Tont cc qui est ii l\'asagc des soeurs au réfectoire sera de bois on de
terre, et non pas d\'étain. Chacune aura sa serviette, avec un petit pot
pour boire. Des salières et autres ustensiles seront placées sur la table sans
superfluité.
La Supérieure aura soin , que les soeurs recoivent une uourriture saine
et suttisante, en observant toutefois la pauvreté Franciscaine . menie aux
jours de fête, tant pour la qualité que pour la quantité des nets. Trois
t\'ois pendant la semaine , a des jours , qu\'on n\'est pas empêché a eause de
jeune on d abstinence , les religieuses peiivent mauger de la viamle au di-
ner , muis jamais au souper; si ce nest par dispense spéciale.
          #
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— 44 —
10.     El les observeront a table 1«* mortificatión et la modestie , saus regarder
<lo tous cótés , se souvcnant toujours, que notre Sauveiu* a voulu gouter
lf fïol et Le vinaigrc , pour eondamner notre sensualité.
4-h ba eolhitimi iln *oit we fera h ftmq heures et diiuits
12.     Toutcs les soeurs mangeront au réfectoire aux temps désignés. \\\\ ne
sera permis a personne de inanger dans la cuisine, dans sa oellule, on
ailleurs. Rn ras que la Supérieure permette a une soeur . a cause de sa
faiblesse, ou pour uu autre motif raisonnable, de manger hors des temps
désignés, elle le fera au réfectoire. excepté les malades, qui au jugeiaent
«le Ia Supérieure ne peuvent pas y venir. Que celles, rjni ont la permission
de manger en dehors des repas ordinaire.*, le fasseut assises, en silence,
et avec «les inanières eonvenables.
13.    Quant ii la maniere <le dire sa eoulpe et autres usages, «pii d\'aneienne
«late s\'observent au réfeetoire , on suivra le Cérémonial.
11.     A la fin dn repas, la Supérieure avant fait signe , les soeurs conver-
ses . les novices, et les jeunes religieuses, se léven uit , puur
emportcr les
ustensiles , et nettoyer les tables.
15. Cela fait, au signal dernier «le la Supérieure , toutes se. rendront a leur
place, «levant la table . pour «lire l\'action de grfices . comme il est pres-
crit dans le bréviaire.
§ r>.
1)k l\'OuvnoTn.
1. Les soeurs qui ne sont pas empêchées a cause des oeuvres de charité,
viendront a 1\'ouvroir depuis liuit heures <lu matin jusqu\'a onze heures,
«\'t depuis une heure de 1\'après-midi jusqu\'a quatre heures. Les jours qu\'el-
les dinent a midi, elles resteront a 1\'ouvroir jusqu\'a» onze heures et demie
et y viendront 1\'après-midi a une heure et «leniie. Pendant le caréme de
l\'Eglise, elles travailleront jusqu\'a quatre heures et demie.
•_\'. Toutes les religieuses s\'oecuperont de 1\'ouvrage «le l\'obéissance «\'t. il ne
sera permis ïi personne de travailler pour soi en particulier.
.\'>. La couturière, «elle qui fait les habits ou autres qui ont la surveillance
de 1\'ouvrage, ne garderont pas 1\'argent «-hez elles. mais elles donneront
«le suite a la Mère ce qu\'elles recoivent. Elles ne commanderont pas
aux soeurs en maitresses, mais elles «listribueront 1\'ouvrage avec des pa-
roles [deines de doueeur, indiquant continent il «loit être fait. Néanmoins
les soeurs doivent lui obéir en cc <[iii coneerne sou office, et accepter i\'ou-
vrage saus eontredire on saus vouloir en savoir plus qu\'ellë. (\'elle qui a
la charge de faire les habits, sera diligente a réparer les habits des re-
ligieuses. Elle n\'at.tendra pas jusqu\'a cc que les religieuses les lui appor-
tent, mais elles s\'otfrira a le* réparer. Elle se gardera «le toute singula-
rité dans les habits. Elle ne fera point d\'habits neufs, ni rien d\'extraor-
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— 45 —
dinaire sf»11> l\'assentiment de In More. Elle aurn toujours qnelques habits
propres pour s\'en servir au besoin.
5. Deux fbis dans la semaine, Ie Meroredi et Ie Samedi on balaiera 1\'ouvroir.
s< 6.
Dr. la (Vrsrxi:.
1. La cuisine snit nette et propre.
\'2. Personne ue peut mangev <lans la cuisine, ui y parier saus neeessité, ui
y entrcr smis de bons motifs.
."». Chacune a sou tour ai de ra a la ver la vaisselle et personne ne sera ex-
cusée de eette oeuvre d\'humilité, inais chacune s\'y rendra avec dévotion,
selon 1\'ancienne eoutume de 1\'Ordre de notre Père St. Francois.
4.    Pendant ipi\'elles lavent la vaisselle elles diront Ie [isaumc Miserere, Ie
Dr jtroftthdis et loraisou Titlelium. Ensuite elles s\'occuperont en silence de
bonnes pensees, souhaitant que leurs ames soient puritiées dans Ie San»\'
précieux de notre Seigneur Jesus-Christ.
5.     Elles rangeront toutes ohoses a leur place, se garderont de inanquor
contre la sainte pauvreté en eassant quelque ehose. (\'elles qui easseront
quelque ehose en diront leur coulpe au Chapitre ou dans la eommuuauté.
§ 7.
Du Chapitrk des Coulpes.
1.     La Mère assemblera chaque Vendredi les soeurs au Chapitre. En eas qu\'ellc
soit absente mi oinpechée, cello <|ui la remplace présidera au Chapitre,
et ie.s soeurs s\'accuseront de leurs tantes tant en général, qu\'en particu-
lier; inais la Présidente n\'imposera qu\'une pénitence en général.
2.     Après les prières et les recommandations ordinaire», les novices les pre-
miers diront leurs coulpes et recevront l\'adinonition et la pénitence de la
Mère, et après que celles-ci sont sorties, les professes en feront comme il
est prescrit dans Ie Cérémonial.
.\'). Que personne n\'ait la témérité de parier au Chapitre, sans permission
spéciale, a moins qu\'elle ne fut interrogée par la Mère. Celle qui osera
répondre a la Mère, ou parier au Chapitre, ou qui témoigncra quelque
niarque d\'impatience, qu\'elle mango une t\'ois par terre au pain et a 1\'eau,
et soit privée de son scapulaire pour Ie temps de huit jours. Cependant
en eas qu\'elle soit reprise; a tort, elle peut après Ie chapitre avec toute
déférence demander a la Mère la permission de parier et de faire eonnaitre
sou innoeence.
4. La Mère, afin d\'agir prudemment, prendra garde, a ne reprendro ou
punir avant que d\'être bien intbrmée de 1\'atfaire. Qu\'elle n\'ajoute pas foi
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— 46 —
légèrement, mais lorsqu\'il lui semble ne point eonnaitre entièrement la
vérité, qu\'elle diflfêre, on bien qu\'elle prcnnc 1\'avis de ses Discrètes, avant
(Ven faire quelque bruit dans la eommunauté. Qu\'elle punissc en secret
les fautes secrètes, et les publiques ou celles, qui sont connues de plu-
sieurs, publiquement, a moins que la soeur nc voulut aecepter la pénitence
secrète, ui se corriger, ear alors elle mériterait d\'être punie ouvertement.
Que In Mèrc dans les Chapitres qu\'elle tiendra, tAcbe toujours d\'animer
les soeurs a la perfection, et dans les réprimandes qu\'elle fait. qu\'elle se
garde de colcre, de partdes et de reproohes piquantes; mais que la dou-
eeuret la mansuétude surpassent toujours 1\'aigreur; ear comme notre Père
St. Francois adit: „ L\'euiportemenf et la roEve «mpêchent ht charifè rlan* eVe.-
nu\'iiii\' i\'t flans les iiutri\'s\'.
Oclles qui assistent au Chapitre se garderont de révéler , a quelqu\'une
<iui u\'est nas encore adinise au/Chapitye, ee oui s\'\\\' est passé, sous neine
de (lire leur coulpe et ilo rnmnr avon le> novicon selon la uiscretion de la
Supérieure.
Le soir de la Veille de Noè\'1, la Mère, pour iiuiter rhumilité de 1\'cnfant
Jésus, dira seule sa coulpe devant les religieuses, après avoir adressé
une exhortation sur la Naissance de X. S. .1. Ch. Lorsqu\'elle s\'agenóuille
tmites les soeurs s\'agenouilleront, baissant la tête jusqu\'a terre, pendant
qu\'elle dit sa coulpe, après quoi la Mèrc les fcru se lever.
§ 8.
Dr Ciiai\'fkoir.
La, ou lespacc des batiments le permet, il y aura une place séparée,
ou les religieuses pourront se chauft\'er en tcnips convenable, spéeialement
dans la unit, selon le besoin et la discrétion de la Supérieure.
Il est permis de inettre des poëles ou de faire du feu tl 1\'ouvroil\' et
au réfeetoire pour être allunn\'s pendant la journée, selon le jugement de
la Supérieure. Dartfc U-s communautés, ou il ne se trouve uu lieu destiné
pour se elmuffer la unit, les places susditcs peuvent servir a eet usage.
Surtout la unit et aussi pendant la journée, hors la récréation, les soeurs
garderont le silence en se cliauffant.
Ine .soeur sera chargée du som du ehauffoir, elle arrangera le tuut en
temps eonvenable.
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— 47 —
§ 9-
Des Appartement** et de i/Kpitcation des Edücandines et aittbks
Jeunes Filles dans la Ci.oture.
1. Do jeunes personnes douées de bonnes qualités, qui donnent l\'espoir d\'etre
uu jour des membres utiles de l;i Congrégation, peuvent étre recues (huis
des appartement-s destinés a leur usage, dans l\'enceinte de lii clóture.
1. Le nombre. <les éduoandines sersi déterminé pouv ehaque maisou, pnr
la Keverende Mère, avi*e le conseil des Discrete* et de Ia Mère locale.
\'.). Les soeurs qui Ue soilt pas destinées poiir 1\'instruction des éducandines
s\'en tiendront éloignées. Que toutes les soeurs se gardent bien de parier aux
jeunes filles des usages et des affaires regardant la eommunauté on con-
eerniinr • quelqiio soeur, ou elles-mêmes comme aussi de coniinettrc i[iiolc|iit\'
léwèreté en leur préseuce , ou de leur doniier un maiivais exeniplc, erai-
liiiant d\'encourir les ïnenaees que le Seigneur a prononcés c.ontre eeux qui
scandalisent les petits.
1. Que les Supérieures s"abstiennent <lc réprimauder quelque soeur en pré-
senee des éducandines. En eas qu\'une soeur air cominis quelque tante de-
vant eelles-ei . qu\'olles la corrige au ( napitre. et si elle le jugc nécessaire,
outro la pénitence. elle lui imposera de dire coulpc devant la tille «11i"<*l 1*-
aura scandalisce.
8. Selon cc précepto la Supérieure et les soeurs se conduiront en toute
prudence en présence des pensionnaires, des orplielines, des externe*, «les
malades. des vieilles geus, des domestiques et des aurres étrangers,
De i.a Coxversation des Soeurs kxtre klles.
1.     Notre Père St. Francois, dans le Ohapitre VI de la Règle, exliorte les
soeurs de pratiquer une vraie simplicité en liabirs. en manières, on paro-
les et en oeuvres.
2.     Qu\'elles .se gardent d\'attirer l\'attention sur soi par des singularités dans
la pratique des vertus, ou en d\'autres manières. Ma is si Dien les appelle
par une grace spéciale a une plus grande perfeetion , qu\'elles se souvien-
nent de faire d\'abord tous les excreices cominuns, et après oela, qu\'elles
demandcnt du conseil pour les autres choses,suivant en tour Fobéissanoo
aux Supérieures.
.">. Que la Supérieure soit iinpartiale, considérant qu\'ello est la Supérieure
aussi bien des t\'aibles et des infirmes que des t\'ortes. Que les inférieure* se
soiivieiinent qu\'elles doivent respecter et aiiner la Supérieure., et lui obéir
par des niotifs de vertu surnaturelle, car, comme a dit St. Bonaventure:
„Le respect smis amour est wie crainte servile; l\'amour sans respect estpuéril."
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I. Los soeurs se ruiulront honncur et se porteront du respect les unes
aux autres, selon Ie dcgré d\'offiee et d\'ancienneté de Profession en c.ette
Congréeation.
•"). Pour pi*atiquer et eonserver entre dies la charitó mutuelle, elles oon-
sidéreront souvent, qu\'elles sont toutes soeurs d\'nne ïnême Oongrégation,
eoinine des enfants d\'une inêine mère, et par conséquent qu\'elles ne doi-
vent former qu\'un coeur ft qu\'une rune; avoir l\'une envers l\'autre du res-
peot et un véritable amour miitncl; se rendre tons les services possihles,
supportant les unes les autres «luns leurs faiblesses . évitant les amitiés par-
ticulières et les aversions naturelles.
f». Elles observei\'ont entre elles la bienscance religieuse . en paroles et en
actions. Qu\'elles se gardent de paroles dures , de flatterie, de mensonge,
de jalousie , de juger les autres témerairement: niais selon Ie eonseil de
notre Père St. Francois, que clmcune sejuge et se méprise soi-même. Quand
elles reeoivent des louanges , elles ne répondront pas , ou très-pcu . se sou-
venant intérieurement de leurs propres tante* . et rendant toute la gloire
a Dieu.
7. Quand une soeur par ses paroles mi ses inanières, aurait en quclque
t\'acon offensé une autre soeur . elle en deinandera humbleinent pardon en
disant: ,, (f est urn fiitifc....." L\'autre soeur répondra: „ f est ma fante <h>
rons \'i.rn/r damt\' Toccasion." Oetto réeonciliation se fem aussitot possible; en
tont eas avant de se eoueher , ou d\\i nioins, avant de s\'approcber de la
eoinmunion.
S. Cel Ie qui troublera la charitó, ou la paix commune par des médisanees,
des niurnuires , des ïvproches, des paroles piquantcs . ou par des querel-
les indécentes , qu\'elle soit privéo pour une mois de sou seapiüaire, et
qu\'elle soit mise dans la communauté a la |)laee des novices.
§ 11.
1)1\' SlLKXOE KT DE LA UkORKATIOX.
1.     Le silenee est selon la doctrine des Saints la marque dun convent bien
réglé. 11 nous aidc a lixer notre attention sur Dieu et sur la pratique des
vertus.
2.     La Regie exhorte les soeurs d\'ètre sobi\'es en paroles et en discours, qui
se inultiplicnt rarenicnt saus péchós.
">. Pendant le ".rand silenee personne ne peut parier que pour des elioses
nécessaires . qui ne peuvent etre remises a uu autre temps. Il eommence.
le soir après la récréation et dun\' jusqu\'au matin après la Messe , afin que
les Soeurs puissent vaquer avee plus de recueilleinent aux Offices Divins
de la nuit . et (\\u matin, et mieux se préparer a la Ste. Communion. De
plus le grand silenee sera garde toujours a l\'église, au doi\'toir, et en tous
les lieux , ou la communauté est assemblee pour des excreiees convcntuels.
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4.     Le silenee ordinaire sera garde, hors la récréation, toute la journée et
partout. Pendant ee silenee il est dét\'endu de dire des paroles, ou de te-
nir des discours inutiles; cependant les soeurs peuvent dire, ou demander
cc qui est necessaire, mais avec peu de paroles et a voix basse.
5.     Il est permis aux soeurs de parier pendant les heures de la récréation a
savoir: tous les jours une demi-heure u midi après les graces, de ïnênie
dans 1\'après-diner a deux heures et demie, ou a un autre temps convena-
ble, determiné dans l\'ordre des exereiees journaliers et encore une demi-
heui\'e après les graces, après Ie souper. Toutes les fêtes de la St(\' Eglise, et
einq de 1\'Ordre qui sont eélébrées comme Dimanches, la récréation après
Ie diner peut se prolonger jusqu\'aux Vêpres, c\'est-a-dire jusqu\'a quatre
heures.
6.     Vingt ciii(| jours dans 1\'année fixés par Ie Diserétoire, la Supérieure lo-
cale peut a midi ahréger pour la moitié la lecture a table, et donner la
permission de parier, et après les graces elle peut prolonger la. récréation
jusqu\'a Vêpres.
Parmi les jours susdits Ie Diserétoire peut, ehoisir einq jours, et les tixer
de inéine. ou il sera permis de parier Ie niatin après Ie déjeüner et l\'a-
près-diner après les Vêpres. mais ie soir on ne prolongera pas la récréation or-
dinaire. De plus on peut demander au Supérieur Ecclésiastique, lors de la
visitation, un ou deux jours de grande récréation. ainsi qu\'a la Reverende
Mère, quand elle fait la visitation, ou qu\'elle vient dans 1\'un ou 1\'autre
convent. Quand la Reverende Mère reste plusieurs jours dans une maison
affiliée, elle ne multipliera pas les jours de récréation tant pour édifier,
que pour connaitre Ie cours ordinaire des exereiees de la. maison. Pour Ie
reste on n\'accordera pas de récréation extraordinaire, sans la permission
préalable de la Keverende Mère, qui ne, 1\'accordera que pour des raisons
extraordinairement graves en prenant sur elle d\'en répondre devant 1\'Evèque.
7.     Aux jours de récréation on prendra garde do ne pas négliger les ()tti-
ees Divins, les exereiees spirituels et les oeuvres de charité, qui doivent
être obsei\'vés en ces temps, comme aux autres jours.
8.     La récréation doit servir a délasser 1\'esprit et a donner des torces nou-
velles tant pour les exereiees spirituels, que pour Ie travail. Elle aide
aussi beaucoup a entretenir l\'union et la charité mutuelle.
9.     Les soeurs se rendront a la récréation, comme a un exercice de com-
munauté, par obéissance et avec. une bonne intention. Sans empêchement
connu et légitime, sans la permission de la Supérieure, personne ne s\'ab-
seutera de la, récréation. Ce nest pas un bon signe, quand une telle per-
mission est demandée souvent sous de vains prétextes.
10.     Pendant la récréation on évitera également une dissipation folie et une
froide indifférence. Cependant les soeurs plus agées et plus sérieuses ne
désapprouveront pas trop vite la vivacité et la gaiété des jeunes.
Que toutes se rejouissent dans Ie Seigneur avec un coeur droit et une
simplieité Eraneiseuine.
                                                                        7
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— 50 —
Des Lettres.
1. II nc sera permis :Y iiucunes dos Religieuses d\'écrire, d\'envoyer on de
recevoir dos lettres saus Ia pennission do la Supérieure, a qni toutes les
lettres doivent être montrées. La Mère ne négligera pas de les lire a moins
que dans sa discrétion elle ne jligeat convenable de nc pas Ie faire.
\'2. Les soeurs s\'ahstiendront de beaucoup écrire, et se garderont contrc Ie
désir frivole de recevoir souvent des nouvelle*. Il vaut mieux s\'entretenir
avee Dieu et penser a son ame que d\'écrire des bagatelles aux créatures.
Elles sexpriineront de maniere que la lettre puisse produire une bonne
iinpression dans les lecteurs et augmenter 1\'estime de la vie religieuse.
.\'L Toutes les soeurs, dans quelque maison qu elles setrouvent, auront la
liberté d\'écrire au Supérieur Eeclésiastique et ïi la Keverende Mère, quand
elles Ie jugeront nécessaire mi utile pour Ie bien-être de leur eommunauté
ou de leur personne.
4.     En ce eas la Mère n\'aura pas Ie droit de lire ces lettres , ui den refu-
ser ou retarder 1 \'expédition. Les soeurs donneront ces lettres fermées a la
Supérieure, qui ne peut pas demander, ou taeher d\'apprendre Ie contenu
de ces lettres ou s\'en soucier.
5.     S\'il urriverait qu\'une soeur userait de ce droit d\'écrire pour des motifs
iusignifiaiits, la Reverende Mère pourra 1\'en avertir.
ti. Les lettres du Supérieur Eeclésiastique ou de la Reverende Mère doivent
être remises cachetées a la soeur dont elles portent l\'adresse.
7. Toutes les lettres des soeurs doivent être cachetées du cachet de la Mère.
qui portera les armes de la Passion avee Ie Saint Xom de Jésus au bas
du cachet.
§ 13.
COMMEST LES SOEURS ES VoYAGE DOIVENT SE COMPORTER
HORS DU COUVENT.
1.     Aucune des soeurs, tant de la Maison-Mère que des maisons aftiliées, ne
pourra se mettre en voyage saus obédience ou ordre de la Reverende Mère.
qui donnera ordinairement une telle obédience par écrit et avee des ex-
pressions claires.
2.     Quand les soeurs doivent sortir du convent avee l\'obédience de la Ré-
vérende Mère, pour aller a un autre convent ou pour un autre motif lé-
gitime , elles prendront amicalement congé de leurs consoeurs, en de-
niandant humblement Ie secours de leurs prières , afin que Ie bon Dieu
leur aceorde un voyage prospère et un heureux succes dans les bonnes
oeuvres, que 1\'obéissance leur impose.
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— 51 —
Dans les convent*», 011 elles arrivent, files salueront altablenient La Su-
périeure i*t les soeurs, par lesquelles files soront recues eordialeinent
comme des soeurs bienvenijes.
Kn vovage elles emploieront quelquo temp» a la prière. surtout Ie ma-
tin . Ie midi et Ie soir.
Ordinairemcnt, elles stront si deux du plus de soeurs ensemble, eu vo-
vage, *111i obéiront a ia plus aueieune qui sera Présidente.
Qliaud elles doiveut aller dans les nies, elles baisseront lilodesteinent
les vcsix . en gardant Ie silenee. Infant seules, «dies peuvent parler entre
elles, niais avec des ét ra liters ee sera pour 1\'ordinaire la Présidente, qui
portent la pan de. Kil eas que les autres se trouvent dans l;i in\'\'ccssit«\'-
de «lire ou de demander quelque (dio.se, on qu\'ou leur sulresse la parole,
elles se bovneront si peu de mots honnêtes on renvoyant rinterloeuteur ponr
la reste a la Présidente ; saus Ie eonsentement de liupielle (dies ne peu-
vent s\'immisoer dans de longues eonversations avee des étningers.
Dans de longues vovagos elles passeront la unit autant, (pie faire se
peut, dans les niaisons de la Congrégation. Quand elles sont obligées par
hi nécessité de rester (huis des niaisons étrsingères, (dies se garderont bien
de montrer quelque légèreté dans leur eonversation. surtout avee des per-
sonnes de 1\'autre sexe. (V sera surtout dans de telles niaisons, qu\'elles eiu-
ploierout un temps eonvenable a la prière, et ni la , ui durant toutle voyage
elles ne se sépareront les unes les autres sou» peine de grandes pénitences.
Pour aiieuue raison ou oause queleonque, il sera permis aux soeurs qui
sont en voyage, de devier du droit ehemin preserit., pour aller voir des pa-
rents, des eonnaissances, ou des lieux, ni de rester au dela du temps tixé
par la Reverende Mère. Celles qui auraient la témérité de transgresser ee pré-
cepte, ou qui iiutrenient se oonduiraient en voyage d\'une maniere iuoon-
venable, seront •sévèrement punies, comme des Iteligieuses désobéissantes.
ClhULJETVHlZ VII.
De 1» Visite et den (Soinx «l<v* >• :• i:««i«
Di\'. l\'Infirmerik.
Que dans tontes les niaisons il y ait, au tant que possiblc, une infirnic-
rie . "u au moius une eliambre pour les sneurs niabides, et une soeur pour
les servir.
Bien que partout il taille observer la pauvreté , néanmoins les Supérieu-
res auront soin , que 1\'infirmerie soit pourvue du nécessaire , en raatière
de linge . de vêtements de dessous, et de inatelats , et, de deux lits a plu-
mes et pas davantage.
                                                                                 #
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- 52
.">. tl nc sersi permis a personno d\'emporter los meubles ft les ustensiles de
["infirmerie, lors inême, «|ii*il n\'y eüt, ponr Ie moment, des malades.
§ 2.
I)i? Soi\\ pks Malades kt lks Kkgles de i/Ixfirmikrk.
1. Suivant Ie précopte de la Règle dans cc ehapitre, la Mère visitera les
soeurs malndes jouruellement, on du moins de temps en temps : elle les
exbortera par des paroles oharitables a supporter les douleurs et les in-
eommodités de la maladic , en esprit de pénitence , avec résignation a la
volonté de Dien . et en unioii des souffrances ainères de Jésus mourant.
Si la maladie devient «langereIlse , rlle préparera douceinont et peil a peu
la malade a une sainte mort.
\'2. Elle aura soin que les malndes reeoivent a temps la visite du médeein
ordinaire , et que les médicaments, la nourriture et les autres soulage-
ments soient servis aux malades pour leur consolation et 1\'adouoissement
de leurs peines.
•">. Quant au roste , la Supérieure peut se faire remplaeer par l\'innrmière
dans Ie soin des malades.
Si l\'infirmière a trop de besogne . ou <|U<\' sa santé s\'nfFaiblisse par des
veilles prolongées. la Supérieure ehargera une on plusieurs soenrs de
1\'assister.
1. L\'infirmière demandera a la Supérieure les objets nécessaires pour Ie ser-
viee des malades et les gardcra soigiieiisement pour s\'en servir dans Ie besoin.
•"). Les malades lui obéiront en ee qui regar<le la santé. 1211e se eompurfera
toujours en vers les malades en toute patience et charité , se gardant de
paroles dures, lors mêine que les malades ue fussent que des novices.
C. Saus la permission pi\'ca aldo de la Supérieure , elle n\'adinettra pas de
malades a rintirmerie. Klle aura également soin de celles, (jui ne sont pas
assez malades, pour demeurer a rintirmerie; elle pourvoira a rmi> leurs
besoins . soit dans la communauté , soit dans leurs cellules , suivant Ia per-
mission de la Supérieure.
7.     Qunnd I\'état de la malade Ie permet, rinfirmière 1\'aidera a dire la prière
du matin et ilu soir . et lui fera de temps en temps une lecture.
8.      Les soeurs bien-portantes se montreront ooinpatissantes cnvers leurs soeurs
malades. qu\'clles peuvent visiter avec Ie consenteinent de la Supérieure,
cependant elles se garderont de distraire les malades par leurs conversa-
rions mal a propos ; moins encore leur est-il permis de inanger ou de
boirc dans l\'infirincric , quoi que cc soit.
!l. Les soeurs malades et les inlirmes manitesteront fran< lienient leurs iucom-
inodités a la Supérieure : elles accepteront avec une soumission reeonnais-
sante les médicaments et les soulagements , que la Supérieure dans sa cha-
rité prévoyante leur procure. Cependant, comme des tilles pauvres de St.
Francois et de vraies Pénitentes, elles ne se laisseront point tromper par
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— 53 —
lü sensualité . et n«\' «lemanderont point des dispensations on des niiti»a-
rions, siins niotifs fondés, ui ph useront sm del»i du teiups néeessaire.
]0. hes soeurs eonvalescentes verront avec joie approeher Ie jour . oü elles
ponrroiit suivre en toutes elioses , saus exeeption . les exerciees de la rom-
munauté. Lorsqu\'une soeur souffre (rune maladic dangereuse , I\'infiriniere
préviendra a temps la Mère , afin cpic oellc-ei lui rasse adiuinistrev les saints
Sacrements. Quant a l\'administration «les saints Sacrements et aux funérail-
les «les soeurs . on se eontormew an (Vrénionial.
OHAPITRK "VIII.
iïo la VlMttattoii.
§ 1.
De I.A VlSITATION DES SUPÉRIEURS EoCLESIASTIQrES.
1.     Lorsqu\'il plait au Supérieur Ecelésiastique cle faire la Vïsitation . les soeurs
diront dévotement les prières préparatoires . <j11*iI preserirait pour la bonne
réussite.
2.     A sou arrivée elles demanderout respeetueusement au Visiteur . s\'il vent
ouvrir la Visitation d;ms Féglise. En ee ras , on apprêtera un surplis avee
une étole, un livre pour Ie Ven! Creator, et tour ee dont Ie Visiteur a
besoin , et a 1\'heure rixée les soeurs s\'asscmbleront a l\'église pour assister
iiux prières et entendre sou iillooution.
.\'ï. Dans [\'appartement . ordinairejnent de van t la grille , oü Ie Visiteur vent
entendre «\'parement les soeurs, on placera sur une talde un Crueifix, la
Règle et les Constitutions , une listc de toutes eelles qui doivent être en-
tendues par Ie Visiteur, et (\\t\'> matériaux nécessaires a écrire.
I. Les soeurs de ehoeur et les eonverses, menie les novices, viendront au-
près du Visiteur, l\'une après 1\'autre, selon l\'ordre, qu\'il les appellera. Tant
en entrant, <|u\'en sortant, elles demanderout a genoux s;i bénédiction.
I\'.nsuite elles lui révèleront en toute eontianee et clairement, niais sans exa-
gération , ee qu\'clles jugeront nécessaire on utile de lui dire pour leur
propre salut, ou 1*; bien-être de la eominunauté, et elles ï\'épondront con-
sciencicusement a ses ijiiestions , reganlant la direetion . Ia régularité et la
discipline de la maison.
."). Après cela . si Ie Visiteur Ie désire, les Supérieures apporteront les coinp-
tes i\\vs recettes et des dépenses du eouvent. afin qu\'il puisse les exaini-
ner. et, sil Ie trouve a propos, les approuver et confinner de sa signa-
ture. He méme , a sa demande, elles lui niontreront les livres, oü sont
uotées la vêture et Li pvofession des soeurs.
tj. De plus, si Ie Visiteur Ie désire, les soeurs Ie t\'eront eutrer dans la Clö-
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— 54 —
faire, ]><>uI* voir l\'église, la sacristie et tous les lieiix. Kn rette visitation 1 si
Supérieure et une on deux soeurs laccompagneront.
7.     Pour terminer la visitation, les soeurs s\'assembleront dans l\'église ou dans
une uutre place, suivant que Ie Visiteur annoneera, j»*»i11* entendre sou
exhortation, après laquelle elles Ie pen vent priev de leur donner, selon
lü continue de l\'Ordre de S\'. Franeois, l\'Absolution Générale et In béné-
diction avec Ie Très-Saint Saerement. tëncore peut-on, avee l\'assentiment
dn Visiteur, lire ou rhanter Ie Te Daan.
8.     Si. après In Visitation, Ie Visiteur ou l*Evêque publie quelques ordon.
nancos pour Ie bien do la eommunauté, les soeurs les accueilleront avec
une soumission respectueuse.
9.     Les soeurs garderont Ie plus profond secret, a l\'égard de tout ce quel-
les out révéli\' ;iu Visiteur, on ce qu\'il leur a <lif.
§ -,-
De la Visïtatiox iu-: la Kkvkkexde Mkre.
1.     Au inoins tous les deux ans, er encoro extraordinairement, pour des
inotif\'s partieuliers et importants, lü Reverende Mère visitera, taur la Mtii-
son-Mère, que les maisons aftiliées, pour y véritier routes choses, comme
il convient et pour améliorer ce <|ii il faut. Kn visitant les maisons aftiliées
elle se fera acoompagner par une de ses Discrètes, ou une autre soeur ,
ehoisie par elle.
2.     Elle fera venir cliaque soeur auprès d\'elle, pour l\'interroger, 1\'instruire
et entendi\'e ses observations. Pour Ie roste elle suivra pour autant que
eela lui convient. la maniere de faire l;i visitation presente au paragraphe
precedent.
3.     Dans hi visitation elle peut se t\'aiiv remplaeer par une de ses Discrètes
pour toutes, ou quelques maisons. Cette Discrete lui en fera un rapport,
complet et fidele.
§ :>-
De la Visïtatiox et l\'Txspection de la Superieure locale.
1. \\Otre Père, S\'. Franeois. exhorte instamment toutes les Supérieures, de
faire souvent la visitation, e\'est-a-diro, d\'inspeoter souvent les oellules et
tous les lieux d\\\\ convent, afin de maintcnir partout Ie bon ordre, den-
lever ce qu\'il y a de supcrflu, et de réformer ce qui en a besoin, comme
aussi pour surveiller les soeurs, afin de savoir, oomment (dies s\'acquittent
de leurs occupations et. exeroices spirituels; pour les encourager par de
bonnes paroles; pour reprendre et punir eelles qui Ie méritent, non pas par
emportement ou colère , mais pur amour pour la discipline religieuse et
Ie salut des soeurs.
-ocr page 57-
— .") ó —
Shiis eette visitation eontinuelle des Supérieures, les uieilleures Regies
et Constitutions ne sont qu\'une lettre uiorte, les transgressions deviennent
habituelles, les soeurs tombent, pre.sque saus Ie savoir dans une tiédeur
et uu relaehement déplorable, au grand préjudice de leur salut. ce dunt
les Supérieures négligentes seront responsables devant Dien.
A hi tin de e e ehapitre, la Règle preserit, que <\\vs soeurs ineorrigibles
seront expulsées de la Oongrégation, comme des brebis galeuses.
S\'il se trouvat, qu\'a Dieu ne plaise! une tellc soeur ineorrigible «lans
1\'une 011 l\'autre rnaisou de la Oongrégation, h-s Supérieures prendront en
premier lieu des précautions a et: (|iic les autres soeurs ne soient point
scandalisées, ui corrompues par sa conduite mauvaise et irreguliere. De
])Ius, les Supérieures ne négligeront ]»as, d\'exhorter et de punir eette soeur
en temps opportun, afin de la faire revenir a de meilleurs sentiments; mais
en cas que toutes ses remontrances fussent inutiles, la Révéi\'ende Mère de
1\'avis de ses Diserètes infonnera 1\'Evêque de Ia mauvaise conduite de eette
soeur ineorrigible en ajoutant en détail les exhortations et les corrections
qui out été appli(|iiées jusqu\'iei inutilement.
Si 1\'Kvêque juge, quelle doit et re expulsée de la (oongrégation, comme
ineorrigible, il lui procurera la dispense <le tous ses engagements religieux:
après quoi elle sera obligée de se dépouiller de Ihabit. religieux et de re-
tourner au monde, privée de tous les privileges spirituels de 1\'Ordre, saus
espoir d\'ètre jamais recue de nouveau dans la Oongrégation.
Les Supérieures lui rendront la dot quelle a apportée, mais saus inté-
rêts. On ne sera pas tenu de lui restituer les aumones ou dons, qu\'elle-
même, ou d\'autres a eause delle, auraient f\'aits a la eommunauté, d\'une
volonté spontanée.
CHAPITRE IX.
I>u Sorvico ITuiièl>re, et «les Prièrew pour les Défiiuis.
Des qu\'une soeur sera déeédée, la Supérieure en infonnera par lettres,
si tot possible, toutes les maisons de la Oongrégation, deinandant les
prières et suffrages prescrits.
Dans la maison oïi la soeur est déeédée , la Supérieure aura soin que
les Yigiles a neut\' leeons et les Obsèques se fassent aussi solennellement
que possible. Les soeurs de la eommunauté y assisteront et accompagne-
ront Ie corps de la défunte, en cas que Ie cimetière se trouve dans l\'en-
eeinte de la Clóture. La Supérieure téra dire en outre trente messes pour
1\'ame de. la défunte.
Dans toutes les maisons on diva pour ebaque soeur défunte, une fois en
ehoeur les Vepres des Défunts et les Yigiles a neut\'leeons. De plus toutes
les soeurs de ehoeur liront pour la défunte cinquante psauraes; les soeurs
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converses diront cinquante Pater. et a la fin <le chacun, Requiem aeternam.
Aussi toutes les soeurs de choeur et toutes les converses entendront cinq
fois l.i messe pour la mcme intention, et, offriront cinq de leurt* cominu-
nions ordinaires, et cinq fois la discipline accoutumée.
Pour ehaque soeur défunte des religieuses Pénitentes Récollectines, <{iii
ne dépendent pas de eette Maison-Mère, ehaque soeur «lira les Vigiles ïi
neuf lecons et offrira une fois la messe, la coinmunion et la discipline,
Ie Miserere, Ie De profundw et la prière en croix.
Pour des religieuses défuntes qui ne sont pas de la Congrégation des
Pénitentes, on dira Ie De profundis, en cas qu\'elles sont recomniandées.
Pour les Fonduteurs, dans Ie convent qu\'ils ont tonde, on dira en com-
iiuiii les Vigiles au .jour dn décès, et Ion fera dire une messe. On en
tera autaut Ie jour anniversaire pendant quarante ans.
De même on dira, au choeur quatre fois par an dans toutes U-s maisons
les Vcpres des defunts et les Vigiles a neuf lecons, selon les intentions ex-
primées dans Ie Céremonial.
A la menie intention on dira ehaque Pimanehe après Nones, une Vigile
a trois lecons en choeur, on. stdon l\'avis de la Superieure, ehaque soeur
en particulier; soit en se promenant au jardin, soit a nu autre tenips an
choix de ehacunc.
Au jour de la Commémoration des Trépassés de l\'Kglisc et de l\'Ordre,
on «lira an tenips ordinaire les Vêpres <les Défunts, et après les Laudes
de 1\'Oftiee ordinaire, l\'Office des Morts a neut\' lecons; la nuit, après l\'Of-
ficc, les socurs prendront la discipline, ajoutant au Miserere Ie De pro-
fwidist,
avec i\'ornison.
An jour de In Commémoration des Trépassés de 1\'Eglise, Ie matin après
les heures eanoniales on dira les Sept Psaumes de In Pênitence avec les TJ-
tanies,
pour Ie repos Av> anies du Purgatoire.
). A la memo intention. les soeurs <le choeur diront ehaque année, par
parties, selon qu\'elles en ont Ie tenips, chacune Ie Psautier en entier, et
les soeurs converses, cent t\'ois Ie Pater avec Requiem aeternam a la fin de
chacun. An licu du grand Office des Défunts, qui est récité six fois par an,
les soeurs converses diront ehaque t\'ois cent Pater, avec Requiem aeternam
a la fin de chacun ; pour les autres occasions pour les Vigiles a neuf
lecons, clles diront vingt quatre Pater, et au licn de la Vigile a trois
lecons, douze Poter, avec Requiem aeternam a la tin de chacun. Avec la
permission de la Supérieure les soeurs de choeur peuvent dire pour une
soeur défunte les Pater avec Requiem, au lieu des cinquante psaumes. De
même elles peuvent réciter les Pater, au lieu du Psautier annuel , comme
il a été déterminé pour les soeurs converses.
Tl y aura uu régistre dans Ie convent, ou seront inscrits les noms des
soeurs défuntes de la Congrégation , ainsi que Ie jour et 1\'année de leur
mort. On v inscrira encore les noms des hienfaiteurs insiirnes.
Au Chapitre du Vendredi une soeur lira les noms, dont 1\'anniversaire
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— ;><
tornt >e tui des sept jours sniviinrs et qui restent par la recommandés uux
prières de lii ooinmunauté.
12.     Les personnes iuscrites dans cc régistre seront recommandées ainsi pen-
dant cent ans. Après cettc époque leurs noins seront marqucs d\'une »f*
et nc seront plus proclamés au Chapitrc. Dans nu ewlroit frequente ilu
rouvent on suapendra uu tableau, oiï seront inserits les noms des soeurs
dct\'nntes, ainsi que leur ftge, Ie jour et luimee de [eur mort. afin <|iio
les religieuses, en voyant ces uouis, se rappcllcnt, iju\'ellcs doiveut prier
pour leurs soeurs défuntes . et qu\'elles-niêïnes doiveut se préparcr a mie
saintc mort.
13.     Nous conscillous uux soeurs de se ressouvenir souvent des aiues des tido-
les défunts , surtout de cellos de leurs proehes parents et de leurs soeurs
4*11 reliffifni, «Ie prier et d\'ouïr des messes ii cette iutentiou, doffrir pour
elle.s leurs coiuuuinions ordinaires . et de leur appliquer des indulgences.
surtout celles du Clicmin de la Omix.
CHAPITBE X.
X>«* I\'Obltgr&tlon <l«" In. Hèjrlo «>< <l«*e* OomsttitutlonH.
1. Dans cc chapirrc de la liègle . il est déelaré, que les préceptes de la
flègle , et par conséquent aussi des Constitutions, ne sont que des eonseils,
pour aidcr les soeurs a sauver plus tacilemcnt leur time , et que rien n\'o-
bligc sous peine de péché mortel ou vcuiel . excepté les trois voeux: de
Pauvrcté , de Chasteté et d\'Obéissance , et les autres points , auquels les
soeurs sont tenues en memo. tcni])s par les eommandements de Dieu ou de
la Saintc Kj*lisc.
i. Oost une grande consolation pour les soeurs, qu\'elles peuvent aequérir
de grands mérites pour lc (\'iel par la fidele observance de la |Jt«gk\' et des
Constitutions, quoique la plupart des clioses ]»rescrites n\'obljgent pas sous
peine de péché.
.">. Les trois voeux : d\'Obéissanoc . de Pauvrcté et, de Chasteté obligent sous
péché . et les soeurs qui les transgressent se i*cndent eoupables dun péché
de saerilégc et d\'infidélité envers Dien. Go/péehé/««t plus ou moins grandj£
selon la inatièrc <!(> la transgression et a raison du eonsentement prémé-
dité et volontaire.
4. De memo. cellc qui mépriserait la Règle, los Constitutious , ou 1\'autorité
des Supérieurs , pourrait se rendre coupable de grand péché.
•*). Aussi les soeurs doiveiit-clles remarquer , que plusieurs ai\'ticles de la Rè-
gle ou dos Constitutions sont en menie temps prescrits par les eomman-
dements de Dien, ou de la Saintc Kgli.se; et une soeur qui enfreindi\'ait
ces précepte* , se rendrait coupable de péché en tant qu\'elle transgresse
Ie commandement de Dieu ou de 1\'Eglise.
0) \'                                * \'                 *y : /
//< /« •/,yJnr\'<„i< *//,#,„/,/s,,., /j,;„r ,/, /,/,//#„,„//s/A f/s//***
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/ // .*           /           .                                                                                                „                                        /
y .- , , ,r ,/t is*,r / ff fffl ffr,S é^t/- ,
-ocr page 60-
58
<i. Qu\'a ee point tassent l»ioii attention celles . qui fréquemment et par cou-
tuine , transgressent la Règle et les Constitutions , paree <|ue de telles trans-
gressions répétées et volontaires proeèdcnt souvent de passions déréglées.
qui sont eontraires aux vertus ehrétiennea et h lii loi de Dien.
Rn outre, unc soeur coupable de fréquentes transgressions, tombe ordi-
nairement dans In tiédeur, <[iii, non rareinent, finit par uu dégoiit de
1\'état religieux et. par l\'cxpulsion de la Congrégation.
8. Les Supérieures sont ehargées de ïnaintenii\' 1\'observanee de la Règle eT
des Constitutions, et les soeurs se feront uu devoir de diminner, par leur
humblc souinission, la charge et la responsabilité des Supérieures.
!•. Nous eonjurons ton te» les soeurs a former la ferme résolution d\'observer
ponotuellemeut la Règle et les Constitutions, pour au tant que la faiblesse
huinaiue Ie permet. Que eette résolution s\'appuie, nou pas tant sur la erainte
d\\i péché on du eliatimeut. <|iie sur Ie désir de sauver leur ame et de ré-
pondre a la grnee de leur voeation, que Dien, dans sa bonte, leur a faite.
10.     Qu\'elles se. mettent de van t les yeux 1\'exeinple de tant de Saitits de no-
tre Ordre, qni, par 1\'observanee de la Kègle , sont parvenus a la sainteté,
et qui u présent sont la gloire de notre Ordre et nos intercesscurs au Cicl.
11.     Qu\'elles s\'aninient a une nouvelle ardeur, en se rappelant a la mémoire
la eonsolante promesse, qui leur a été faite au jour de leur profession,
lorsque Ie Pret re leur dit: „Ma xoeur, si vous observe.z c<\'s choses, je rous
, promets, <le In part do Dien. In rie ét-emelh!
//.\' ///f/t</,,\\?..\\
Oiininn Ie ïudiu\'ujuses lYnitiiiito» llccollcctiue \'-étiticnt autrufi
/Z ft
\' \' /\' i •
Ie 10
Mi
U
soeurs de.
itlOll (
rure <u
ingregation,
Tont, menie sous la juris-
^rivilèges spirituels, aceordés par
//\'rf s/fs ,/\'jht.\'< ///„ff//\' qui de:
it i\\i\'s anciennes Penitent
t/r*///#>\' //\'#//>///s/mtl- dietiou des Eve
aux inuulj><
lic
//W/»^W /W/V<v,lr Saint-Siéjre a 1\'Ordi
es seculiers aussi penvent guifner
ft».* (\'ollUlH\'Li\'i
-
//rf/f\'r r, f/"" \' /"\'\'"\' \'•f/Zdans les églises
mj / /j/ff //\'\'/ /# y-r\'», Pr\'s oeJU*^uela Portiuncule, eomme la Sar>(i4ui^onjrrégation des Indulten
//* //\' • :/? ,f\'ri£-Ë* dédaré ai sfutné Ie ciwq dt ttcpfr
fff
./• /ii-fii //t\'-tr^\' I\'Absolution (Jénérale peut etre donnée aux soeurs par Ie Contesseur,
, /y /          J ou par uu prètre. qui en a recil Ie pouvoil\' de 1\'Evêque.
?\'\'\'\'                                 M I. \\jv Cérémonial eontiendra les cérémonies et les Rubriquos ((imjii doit
/
/
,rr>i/ /f f;\'ft* ^L^Vobserver pendant Ie service divin. On peut y ajouter les prières et suffrages
;/ //• , v f/t*\'".,\'// /ordinaires, ainsi que les louables coutumes de l\'Ordre et de la Congrégation.
rffiAr\'/r /\'S ff"-/&/r/4/*Mfc fjejj soeurs respecteront et observeront les cérémonies et les pratiques pre-
\'• /é\'/s\'/t/,<;j>it"<\'*Ss^ scrites dans Ie (Cérémonial. Personne ne pourra abroger les anciennes cou-
tinnes, uien iutroduire de nonvelles, saus une niüre délibération et l\'ap-
//\'
                                      probation du Discrétoire et de toutes les Supérieures locales, assemblees
au temps de la retraite annuelle, ou des Eleetions (Jénérales.y^
J(i. La Règle et les Constitutions approuvées ne penvent etre changées, saus
Ie consentement du Saint-Siége.
Si ia Keverende Mèrt-. e» que nullr ant\'i\'c .loeui\' ne peut fuiis», deinan-
dera au Supérieur Ecclésiastiquc des explications de 1\'un ou de 1\'autre point
\' ,//**i /;/**»?<\'* /\'*\'"\'\'\'r\'S//s///if rf/tt />\'///,„, s/yssi\'Avtt
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— 59 —
<!<• In Kègle ou des Constitutions, <»n exposera, pur éVrit, Ie précepte de
In nègle, et «ui en demandera rexplieation , avant soin qu\'aussi 1» réponse
soit donnée par éerit.
17. \'Pruis foisi dans l\'année, savoir: en Janvier, en Mai et en Septcmbre
on lira au refeetoire les Constitutions er Ie Oérémonial.
Lu Regie sern lue iiu refeetoire Ie premier Vrendredi de chaque mois. A
In fin toutes les soeurs se lèveront, et écouteront debout, les inains join-
tcs, pendant que l;i Mère lit l;i Bénédietion et l\'Exhortation de notre Père
St. Frane-ois.
Bkxkoiction dk xothk Pkkk Saint FiiANeors.
Kt quieonque aura observé ces choses, qu\'il soit renipli au (Mei <lc In
Bénédietion du Père Très-Hant; qu\'il soit renipli sur In terre de In Bé-
nédiction de 9on Kils, du Saint-Esprit Oonsolateur. et de toutes les Puis-
sances du Ciel, et de tous les Saints.
Kt nioi. F rere Francois, votre petit serviteur,je continue sur vous in-
térieurement et extérieurement, autnnt que j« Ie puis eette très-sainte bé-
nédiction. Amen.
KXHORTATION OK KOTKK Pl\'.l!K S.VINI\' FkAXcoIS.
O, nies enfants bien aimés, et benis de foute éternité! éeoutez moi!
éeoutez la voix de votre Pcrc:
Nous avons proinis de grandes choses,
Muis (Ie plus grandes nous ont été promises.
Accomplissons nos promesses,
Kt soupirons après re (|iii nous est promis.
Ke plaisir (du péché) est peu durable;
Kii peine est éternclle.
Kü souffrance (d\'une vie pénitente)
est petite ;
Ka gloire est infinie.
Beaucoup sont appelés;
Peu sont élus.
Pour toutes choses (pour Ie bien et Ie mal)
il v ;i une récoinpense.
Amen.
-----------——OOX^OOOC
f
.
-ocr page 62-
TABLE DES MATIÈRES.
CONSTÏTUTIONS.
But de la Conerógation................ 3
Chapitre I.
De 1\'Entrée et de la Vêture des Novices........... J
Cliapitre Cl.
Du Noviciat, de la Profession et des Voeux.
1. Dn Novicint et de In Profession............. 8
Explication des Voeux.
\'1.    De la Pauvreté et de l\'usuge des Choses nécessaires.....    11
3.    De lObéissance..................    12
4.     Du Voeu de Chasteté...............    12
">.    Rénovation «les Voeux               ,...........    13
Chapitro III.
Du Jeune et de 1\'Abstinence. De la Discipline et de la Mortification.
1.    Du Jeune et de 1\'Abstinence.............13
2.    De la Discipline et de la Mortification..........14
Chapitro IV.
De 1\'Office Divin, de 1\'Oraison-mentale, de la Sainte Conimunion. de la Con-
fession et de 1\'Examen de Conscience.
1.    De [\'Office Divin.................15
2.    De 1\'Oraison-mentale................16
3.    De la Retraite Spirit uelle..............16
-ocr page 63-
— II —
§ 4. De la Sainte Communion..............     17
§ 5. De la Confession..................     is
§ 6. De 1\'Exaraen de Conscienee.............     18
•ij 7. Des Prières Joiimalières de la Communauté.......     1!»
Chapitre "V.
De la Direction de cette Congréc;ation. De 1\'ünion et de la Multiplieation des
Couvents. De l\'Institution des Supérieures et des Devoirs de celles, qni
sont en Charge.
vj 1. De 1\'Union et de la Multiplieation drs Couvents de cette Congrégation 1!\'
$ 2. Des Supérieurs Eeclésiastiques............    21
§ .">. Du (louvernement de la Congrégation et 1\'Eleetion des Supérieures.    22
§ t. Du Discrétoire..................    24
§ •"). Du Discrétoire des Maisons Afliliées...........    25
$ 0. Régies pour lai Reverende Mère............    25
§ 7. llègles pour la Mère-Vicaire.............     2(1
§ n. Régies de la Maitressc des Novices...........     27
§ !>. Regies des Discrètes................     28
§ 10. Régies pour la Mère des Maisons Dépendantes......     28
§ 11. llègles des Discrètes dans les Maisons Aftiliées.......     2!»
§ 12. Regies de la Dispensatrice.............     ."><»
$ 13. Régies de la Portière . •..............     30
$ 14. Regies de la Choriste...............     31
sj 15. Régies de la Sacristine...............     31
$ 1<>. Régies de la Réfectorière..............     32
sj 17. Régies pour la Laveuse..............     ->2
§18. Régies pour k-s Maitresses des Ecoles..........     .>.*i
§ 19. lit\'Lilcs pour les Soeurs dans les Infirmeries et k-s Hópitaux. .     .\'>4
§ 20. Régies pour les Jeunes Religieuses et les Novices.....     35
§ 21. Régies pour les Soeurs Converses...........     35
§ 22. Régies pour la Jardinière..............    36
§ 23. Régies des Domestiques..............    36
Chapitre VI.
De la Maniere de converser intérieurement et extérieureinent des Couvents.
§ 1. De la Clöture..................    37
§ 2. Du Parloir...................    41
§ 3. Du Dortoir...................    42
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§    4.    Du Réfeetoire..................    43
§    5.    De rOuvroir..................    44
§    6.    De In Cuisine..................    45
vj    7.     Du Chapitre des Coulpes..............     45
§    H.    Du Chauffoir..................   
sj    II.     Des Apparteilteilts cf (Ie l\'Kduentinu d«\'s Kdliejindilics et ailtres
Jeunes Kille» dans la Olóture...........     47
\\j 10. De la Convcrsation des soeurs entre elles........    47
>j 11. Dn Silence et (ie la liéeréiitiou............    48
$ 12. Des Lettres...................     30
^ 13. Cotmneiit les soeurs en Vovnge doivent se eomporter uoi*s <lti
Convent...................    50
Chapitrc VII.
De la Visite et des Soins des Malades.
$ 1. De 1\'Infirnierie.................,\')l
$ \'2. Du Soiu des Malades et les Régies de rintirmière.....\'>2
Chapitrc VIII.
De la Visitation.
>§ 1. De la Visitation des Supérieurs Kcclésinstiques.......\').•*,
^ 1. \\h\\ la Visitation de la la Reverende Mève........5-1
>§ ;>. IV la Visitation et de l\'Iuspectiou de la Supérieure I,orale .         5 I
Chapitrc L^C.
Du Service Fnnèbre, et des Prières pour les Défiints.......55
Chapitrc }£.
De 1\'Obligation de la Regie et des Constitutions ........57
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