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Legaat

Prof. Dr. M. Th. Houtsma 1851 - 1943

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BASIM LE FORGEEON

HARÜN ER-RACHID.

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1087 4463

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BASIM LE FORGERON

et

HA RIJN ER RACHID

TEXT 15 AHA BK EN D1ALECTE D\'ÉGYPTE ET DE SYRIË

1\'ÜBLIÉ

d\'après les manuscrits de le1de, de gotha et du caire

KT ACCOMl\'AGMÉ ü\'uNE TPADUCTION ET 1)\'UN GLOSSAIHK PAK,

le comtc CARLO de LANDBERG.

I.

TEXTE, TRADUCTION ET PROVERBES.

L E Y D E.

— E. J. BRILL.

1888.

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JE DÉDIE GET OUVRAGE

A MON CHER

Oncle ^niTZ

COMME ÏEMOIGNAGE\'DE MON DEVOÜEMENT.

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PREFACE.

Mr. Bresnier dit dans son Cours pratique et tkéorique de la langue arabe (p. 517)gt; l\'vre C1\'J reste fort recommandable, que la langue arabe n\'a pas de dialectes et qu\'il n\'y a pas de formes locales de langage ou de style. Lorsque Mr. Bresnier publia son livre en 1846, les dialectes arabes ne-taient point connus, et ce n\'est qu\'en ignorance de cause qu\'il a pu émettre une telle opinion. Ce n\'est pas qu\'encore, a l\'heure qu\'il est, les dialectes arabes soient connus; au moins, au point de vue comparatif on n\'a rien fait. Mais celui qui aura étudié le Rudimentos del arabe vulgar que se hah la en el imperio de Marruecos par el Padre Fr. José de Lerchundi, Madrid 1872, la Granunatica lingua mauro ara-biccs par Tr. de Dombay, les ouvrages de Cherbonneau et de Bresnier sur la langue parlée de 1\'Algérie, la Gram-matik des arabischen Vulgar-dialectes von Egypten et les Contes arabes de Spitta-Bey et mes F rover bes et Dicto ndtis peuple arabe, aura suffisament constaté qu\'il y a entre ces quatre pays, Maroc, Algérie, Egypte et Syrië, des differences de langage et de formes grammaticales tellement grandes, qu\'il faut bien admettre que ce soat lè, quatre dialectes différents. Lorsqu\'on parle, de nos jours, de dialectes on n\'a en vue que la langue parlée. La France a aussi ses dialectes, mais seulement dans le langage parlé, car on écrit un frangais tout aussi bon et selon les regies de la Grammaire Nationale è. Marseille et è. Pau qu\'au Havre et k Amiens. La langue

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PREFACE.

arabc est a pcu pres écrite de la iiiciue fagon partout par un écrivaiu, niais celui qui n\'a pas „étudié les classiquesquot; ue peut s\'affranchir des locutions et des formes de la langue qu\'il parle; son style aussi bien que sa langue en portent l\'empreinte. En parlant de dialectes arabes on ne peut done comprendre que le langage parlé.

Dans le premier volume de mes Proverbes et Dictons, p. 181, j\'ai promis de donner une „Anthologie de l\'arabe vulgaire.quot; Je viens aujourd\'hui, sous un titre different, donner un commencement d\'accomplissement de cette promesse. La tache est difficile, car il n\'y a absolument pas de MSS écrits dans un dialecte pur de tout melange de formes de la grammaire classique. II faut pour cela avoir recours au peuple et se faire dieter les matériaux.

Dozy cite souvent dans son Supplément l\'histoire de Ba-sim. Je fus souvent frappé de la tournure vulgaire de ces citations et de la manière inexacte, souvent aussi erronée, dont les traduit le regretté maitre de Leide. Je me mis a lire cettc histoire et je fus enchanté de la découvcrte de ce petit volume ou plutót de ces trois volumes, comme je l\'expo-serai plus loin. Grace è la liberalité hors ligne de mon excellent ami,J\'Mr. le Professeur de Goeje, j\'ai pu emporter Basim avec moi dans un voyage que je fis en Hauran il y a trois ans. C\'est chez les Hauraniens que je l\'ai copié. C\'est au milieu d\'eux que je l\'ai plus d\'une fois lu a haute voix devant un auditoire qui se tordait les cótes de rire. II faut dire que, lorsqu\'on connait la langue et les coutumes arabes, l\'histoire de Basim le Forgeror. est d\'un comique sans pareil.

Plus tard, rentré en Europe, j\'appris par le Catalogue de Mr. Ie Dr. W. Pertsch qu\'il y avait a la bibliothèque ducale de Gotha trois exemplaires de cette histoire. Mon savant confrère me lit la gracieuseté de me les envoyer.

Mon voyage en Orient, au mois de Mars de l\'année pas-sée, prit une triste fin la oü il devait commencer; je tombai

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PREFACE.

malade è. Alexandria et je fus obligé de garder le lit pendant six semaines. J\'avais mon Basim avec mol. Mes amis indigenes du Caire et d\'Alexandrie venaient en masse me visiter et pour les amuser j\'eus l\'idée de leur faire connaitre l\'histoire de Basim. Jamais un cours de professeur n\'a été plus suivi que ces „Séances.quot; J\'avais dans ma chambre une société des plus mêlées: de graves cheyck, des efendis avec et sans instruction, au gilet blanc et au gilet noir, de pau-vres kdtib et méme mon anier. Ils s\'intéressaient tellement

la lecture que chacun faisait è. son tour de Basim, qu\'ils oubliaient tout travail. Personne n\'avait entendu parler de cette histoire, qui pour eux était le comble de la drólerie. Un „directeur de théatrequot; me demanda mcme a la copier pour en faire une ivJjj qu\'il disait vouloir faire jouer au Caire. A force de recherches, je parvins a savoir qu\'il se trouvait au Caire un exemplaire de Basim. Je fus assez heureux de m\'en rendre propriétaire, et jugez de mon contentement lorsque je constatai que c\'était la une redaction toute égyptienne de la méme histoire. La différence avec la redaction syrienne était trop grande pour que je ne me décidasse pas k la publier également.

La présente publication comprend done deux parties:

1°. la rédaction égyptienne

2°. la rédaction syrienne.

Pour la première, je me suis uniquementservi du MS du Caire. Le langage y est tout a fait vulgaire et tout moderne, moins quel-ques inconséquences, telles que 1^-^etc. que j\'ai laissées

dans mon texte. On y trouve même des expressions de la plus grande familiarité qu\'on cherchera en vain dans aucun livre. II y a des mots qui datent de peu de temps. Je suppose même que mon MS a dü servir k quelque conteur public qui a cru inieux pouvoir amuser son auditoire en employant des termes du langage familier courant. L\'ana-cronisme et le qtei pro quo avec le village Minyat ed durrêg

IX

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PREFACE.

p. iv et 36 me font penser que ma supposition peut bien être vraie. Le MS n0. 26Ó3 de Gotha semble aussi provenir de l\'Egypte, quoiqu\'il y ait aussi des tournures et de; mots syriens. Basim n\'est pas ici buveur de vin, mais has\'sd\'s, ha-chichiste, ce qui caractérise l\'Egypte. II n\'y a pas de vers. La langue est en général vulgaire avec les inconséquences ordinaires. Je n\'en ai pas relevé les variantes, car, dans ce cas, il aurait fallu y consacrer la moitiédela page. Un texte comme celui-ci, du reste, n\'a pas rimportance d\'un texte historique ou géographique.

Pour ia seconde partie, j\'ai eu a ma disposition;

a. N0. CDLXIII de la bibliothèque de TUniversité de Leide (Cat. vol. I, p. 351), IVème volume. Cet ouvrage, divisé en quatre volumes in 8°, a été composé dans le but d\'enseigner la langue vulgaire. L\'auteur, qui était probablement prêtre du nord de la Syrië, parait avoir vécu vers la moitié du siècle passé. L\'écriture est trés soignée. Chaque phrase finit par un point rouge. Je n\'ai rien changé au texte de cette redaction, préférant laisser subsister quelques inconséquences plutót que d\'y mettre du mien. Les trois autres volumes ont moins de valeur. Ce sont des contes de 1001 Nuits. Seulement, il y a quelques chapitres de dialogues et un recueil de proverbes qui sont d\'un grand intérèt et qui méritent d\'etre publiés.

b. N0. 2664 de la bibliothèque ducale de Gotha. C\'est une fort belle copie dans le dialecte de Syrië quoique avec les concessions inévitables a la langue classique. Les vers ne sont pas toujours les mcmes que dans le N0. précédent. C\'est une autre rédaction qui ne ressemble a la première que par le contenu. J\'en ai relevé les variantes et les dif-férences toutes les fois qu\'elles m\'ont paru importantes ou amusantes. II y a aussi plus de détails; je les rapporte également, soit entre parenthèses dans le texte, soit au bas de Ia page.

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PREFACE.

c. N0. 2652 de la mcme biblictheques. En caractèrs karchoilni tracés avec un soin remarquable. Cette rédaction ressem-ble a la précédente. Je ne m\'en suis servi que pour con-tróler la lecture de celle de Gotha.

Ce n\'est pas pour la première fois que Basim le Forgeron pa-rait devant le public européen. Une traduction en fut publiée a Londres en 1795 dans le Miscellanies: consisting of poems* classical extracts and oriental apologues. By William Beloe, F. S. A. Translator of Herodotus etc. vol. III. L\'éditeur dit dans sa préface; „j\'entrai en possession de ces récits de la fagon suivante; mon ami le Dr. Russel apporta d\'Alep un petit manuscrit, dont il me récitait k différentes reprises tant, que j\'en voulais toujours entendre davantage. Mes instances l\'emportèrent a la fin, et son amabilité le détermina a me traduire, tant bien que mal, a des intervalles différents, de l\'arabe, tandis que je remplissais les humbles fonctions d\'un secrétaire.quot; Plus loin, Belloe dit que la traduction est aussi exacte que possible. Basim parut en allemand pour la première fois en 1797 dans die Blaue Bib Hot hek aller Nationen, vol. XI, Weimar; et pour la seconde fois en 1832 dans Tausend und ein Tag, recueil de récits orientaux traduits par von der Hagen, vol. XI, Prenzlau. Ces deux édi-tions ne sont cependant que la traduction de la traduction an-glaise. Celle-ci est évidemment faite sur la rédaction syrienne, ainsi qu\'on peut le constater en la comparant a notre texte. Mais cette traduction est fort libre et défectueuse; dans ce temps-lÈl, nous n\'avions pas encore un Sylvestre de Sacy et un H. L. Fleischer. Les ouvrages cités plus haut sont a présent bien oubliés, et il ne m\'a pas été possible de me les procurer par les libraires. Ce n\'est qu\'è. la bibliothèque ducale de Gotha que les deux ouvrages allemands ont trouvé un asile. Je dois a l\'extrênie obligeance de mon savant confrere le Dr. N. W. Pertsch d\'avoir pu en prendre connaissance de visu. Quoique cette publication soit uniquement destinée aux

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PRÉFACE.

arabisants, j\'ai cru nécessaire d\'y ajouter une traduction de la rédaction égyptienne. On a beau connaitre 1\'arabe clas-sique, on ne comprendra pas parfaitement Basim, hérissé de locutions vulgaires, si Ton n\'a pas le secours d\'une traduction. J\'ai taché de rendre celle-ci aussi fidéle que possible. Beaucoup de phrases sont intraduisibles en frangais par un mot-a-mot. J\'ai alors eu recours a une circonlocution qui rend au moins le sens. Le texte arabe est fort concis. Le style en est négligé ou plutót il n\'y en a pas du tout: c\'est le langage parlé, souvent sous la forme la plus familière. Je préfère mille fois traduire de l\'arabe classique que ces phrases brusques et écourtées. Travaillant en Europe, sans le secours d\'aucun dictionnaire, j\'ai souvent dü écrire a mes amis du Caire pour avoir les renseignements nécessaires. Mon long séjour en Egypte et mes notes assez completes m\'ont mis a même de fournir, a ce que je crois, une traduction assez acceptable, quoique dénuée de toute élégance. J\'ai avant tout voulu être exact.

Dans le Glossaire, j\'ai eu la main plus libre etj\'yaidonné les explications qui commentent la traduction lorsque besoin en est. J\'y ai enregistré tous les mots qui ne figurent pas dans nos dictionnaires), et même beaucoup qui s\'y trouvent déja mais sans exemples k l\'appui. Quoique les ouvrages de Berggren\' et de Hartmann soient fort recommandables, on sera cependant bien aise de trouwer ici les mêmes significations corroborées par des textes provenant de la plume d\'un indigène. J\'y fais aussi figurer ce qu\'on trouve dans Dozy avec le simple signe; He. C\'est que Boqtor est une faible autorité ou plutót ne lest pas du tout. C\'étaitun copte ignorant, comme le sont toics ses corréligionnaires (on n\'a jamais vu un copte sachant un mot d\'arabe), dont le succes en Europe n\'était possible que dans un temps oü les communications avec l\'Orient étaient difficiles et la connaissance de l\'arabe vulgaire fort médiocre, presque nulle. Le diction-

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PREFACE.

naire de Boq^or, augvienté, rcvu et corrigé par Caussin de Perceval, fourmille d\'erreurs, de périphrases, de locutions non arabes, tout bonnement forgées pour y mettre quelque chose en lettres arabes. Dozy a tout accepté ne pouvant le contróler, et il a par la donné le change aux savants. II est trés osé de la part d\'un arabisant qui n\'a jamais été en Orient ou qui n\'a pas fréquente les Arabes de vouloir s\'occuper en maitre d\'un texte de langue vulgaire. Qu\'on laisse ce soin 3, des savants tels que Fleischer, Wetzstein, Socin, Houdas, Goguyer, qui sont également ferrés sur la langue classique.

Dans le Glossaire je saisis également l\'occasion de dis-cuter des questions de grammaire; j\'établis des regies ou je rectifie celles données par mes devanciers. La Grammaire de mon regretté ami Spitta-Bey n\'est pas complete; elle con-tient même des inexactitudes. La valeur de cette grammaire est cependant si foncièrement grande et fait tant d\'honneur k l\'école de notre illustre Cheykh de Leipzig, que mes additions et corrections sont bien peu de chose en compa-raison de ce qu\'elle nous offre de science et de méthode.

Pour ne pas répéter la méme chose, je n\'ai pas traduit la rédaction syrienne, quoique la différence entre les deux rédac-tions soit assez sensible surtout amp; la fin. Elles sont l\'expres-sion de l\'esprit des deux peuples: dans la partie égyptienne Basim finit par avoir un entretien avec un être surnaturel qui Ie récompense de ses peines, tandis que dans la partie syrienne notre farceur ingénieux se tire d\'affaire par une ruse d\'un comique vraiment extraordinaire. C\'est que les Syriens ont l\'esprit plus froid, plus calculateur et partant

moins porté aux choses surnaturelles, aux olsLi-, quijouent un si grand róle dans l\'imagination des habitants du Nil. J\'espère que la compréhension de la rédaction syrienne ne rencontrera pas de diffkulté, vu que j\'ai mis un soin particulier k tout expliquer dans le Glossaire et k tout vocaliser

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PREFACE

XIY

selon la prononciation moderne. Le puriste trouvera peut-être ma vocalisation en désaccord avec celle des diction-naires, mais je m\'en suis uniquement tenu a la prononciation vulgaire et je ne me suis absolument pas occupé de ce que donnent les dictionnaires et d\'autres auteurs. Pour être bien sür de mon fait, j\'ai, comme toujours, étudié les deux textes avec des personnes indigènes. L\'etudiant trouvera done ici un guide de confiance pour l\'étude des deux dialectes. C\'est aussi dans ce but que j\'entreprends cette publication. Mais elle doit aussi servir au savant, déja initié dans les secrets de la langue classique et des autres langues sémitiques. Pour l\'histoire comparée de celles-ci, les dialectes de l\'arabe parlé ont une grande importance. On y retrouve beaucoup de formes qui intéressent le linguiste, et Ton ne doit pas croire avec M. Renan et d\'autres que l\'arabe vulgaire ne diffère que fort peu de la langue classique. Dans celui-la il y a certainement un vieux fonds que je divise en deux parties : celle qui est commune avec la langue classique telle que nous la trouvons dans les anciens livres, et celle qui appartient en propre au langage parlé. Mais il y a aussi un fonds moderne développé, soit par la propriété particuliere de ce langage, soit par des influences étrangères. Ce fonds se re-connait tout de suite lorsqu\'on est a même d\'avoir un apergu général des deux iangues. Les dialectes ne sont pas sta-tionnaires: ils ressemblent a une plante qui pousse de nou-velles feuilles sous l\'influence de Tatmosphère ou du terroir. La tige reste pourtant la même, et l\'espéce ne change pas. Qui nous garantit que le dialecte égyptien d\'aujourd\'hui offre les memes traits caractéristiques que celui du deuxième siècle de la Hidjra? Un travail fort méritoire serait de re-chercher, d\'étudier et de compulser la littérature chrétienne arabe des premiers siècles. Elle était plus ou moins écrite en langue vulgaire pour être comprise du peuple. La Biblio-thèque nationale de Paris a de riches trésors que je recom-

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PRKFACE.

mande a nos confrères de France. Je suis persuade que le résultat de ce travail serait trés important.

Quant a l\'origine de l\'histoire de Basim, je suis dans la plus profonde ignorance. Je n\'ose pas même dire que ce soit ld une peinture de mceurs modernisée de ce temps-la. Harün er-Rachkl est une fois devenu le sujet favori des contes. 11 doit cependant y avoir un fond vrai, aussi bien ici que dans les looi Nuits. Dans leur habihis actuel, celles-ci sont rela-tivement modernes, quoique, nous le savons, le fond remonte au loin. DéjS, el-Masci\'idi en fait mention. II y a dans la plus ancienne rédaction des lüOl Nuits beaucoup de mots qui n\'ont plus cours en Orient ou dont la signification a été modifiée. L\'histoire de Basim était connue au siècle passé: nos mss. sont la pour le prouver. Je ne crois pas qu\'il soit trop osé de lui attribuer un age plus ancien, car comment aurait-on pu en faire les deux rédactions dans deux endroits si différents si elle ne faisait déja partie du recueil populaire? D\'autres plus savants que moi décideront cette question.

Les vers que Basim chante dans la rédaction syrienne se retrouvent pour la plupart dans Halbat el-Komeyt, éd. Caire, Imp. el-Watan, ou d-Mustatraf, éd. Boülaq. Je les ai laissés tels que je les ai trouvés dans mes mss. Je n\'ai pas jugé k propos d\'en donner les variantes, qui, cependant, quelquefois sont assez considérables et offrent un texte meilleur que le nótre. Le sujet n\'est pas dune importance amp; justifier un pareil travail.

Pag. fv, Hgne 4. Selon H. el-K., p. r.A, Abü el Hasan cAli I. cAbd er-Raliman es-Siqillï est l\'auteur de ces vers, qui doivent peindre le reflet des bougies sur l\'eau.

Pag. ol, ügne 11. Halbat-el-Komeyt, pag. 163, donne les deux premiers vers.

Pag. ol, ligne 18. Par Ibn el-Mu\'tazz selon I. Hall., éd. Caire, I, 325, par Abü No^as selon Halbat-el-Komeyt, 153.

XV

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PREFACE.

Pag. 1., ligne 9. Selon Halbat-el-Konieyt p. 123, par Ibn éura\'a.

Pag. nl, Hgne 1. Selon Halbat-el-Komeyt, p. Cvf, par el-Muc auwag el-Sami. Les deux derniers vers de notre texte n\'y figurent pas.

Pag. vf, ligne 6. Par Sahib I. cAbbad. I. Hallikan, Caire 1, 94. Yatimat ed-dahr, Damas, III, 94.IJalbat-el-Komeyt, 107.

Pag. vo, ligne 6. Je connais que cette pocsie est d\'Ibn el-Mu\'tazz, mais je ne saurais la retrouver dans aucun ou-vrage a ma disposition.

Pag. aI. ligne 10. Par Ibrahim I. el-cAbbas eS-Suli. Ibn Hallikan, Caire, 1, 12, dit qu\'il a trouvé ces vers dans le Diwan de Muslim I. el-Walïd, mais ils ne se rencontrent pas dans l\'édition de M. de Goeje. On les lit également dans le Comm. d\'es-Öarisi sur les Maqamat d\'el-Harin, éd. Caire, p. 122.

Pag. If. Par I. Saheb Takrit selon H.-el-K. p. 140, oil cette qasida a 20 vers.

Pag. Ia. Par \'Alï I. Bassam. Hariri, éd. Boulaq, p. 197. Halbat-el-Komeyt, p. 238.

Pag. t), ligne 2. Mustatraf, II, p. 239.

— ligne 9. H.-el-K. p. 242, oü il y a encore un vers. On y lira une jolie histoire a propos de cette poésie. Ishaq el-mausili, dont la veine poétique ne coulait pas toujours, devait faire une poésie pour el-Ma\'mun. 11 entendit un cri-bleur de terre chanter ces vers et les lui acheta pour trente dindr. 11 les récita ensuite devant le khalif, qui, dans son enchantement, lui donna trente mille dirhem.

— ligne 13. H.-el-K.. p. 237, avec un troisième vers.

Pag. U, ligne 6. Mustatraf, II, p. 238. Halbat-el-Komeyt,

p. 235, 011 il n\'y a que le premier vers.

— ligne 12. Ibid. Ibid. Ces deux poésies ont pour auteur un tisserand qui vivait sous le khalif el-Ma\'mun etquiparait

XVI

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PRÉFACE.

avoir été un autre Basim. II les récitait dans ses libations avec ses amis.

Pag. l.o, ligne ló. Voyez plus haut.

II ne m\'a pas été possible de savoir dans quels ouvrages il faut chercher les autres vers qui figurent dans I histoire de Basim.

XVII

J\'espère que mes confrères m\'accorderont pour cette publication la rnême bienveillance que pour celles qui l\'ont pré-cédée. Je m\'adresse tout particulièrement a ceux de France, en les priant de vouloir bien considérer que je suis Suédois et par conséquent un intrus dans leur langue.

Dans les notes de la redaction syrienne, ^ désigne le MS. de Gotha. Absence d\'indication ou la lettre J désigne le MS. de Leide. Je n\'ai pas relevé les fautes de copiste dans les deux MSS.

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TRA DUCT lOiST DE LA REDACTION EGYPTIENNE DES AVENTURES

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AU NOM DE DIEU LE CLÉMENT, LE MISERICORDIEUX.

Louange a Dieu, le père des mondes. Le sort [des bien-heureux sera] pour les pieux. II n\'y a de rinimitié que contre les injustes. La tneilleure prière et la plus parfaite salutat\'.on sur notre Seigneur Mohammad, sur sa familie et ses partisans, tous ensemble!

On raconte [et Dieu, le plus judicieux, le plus généreux, connalt mieux, dans sa science des choses cachées. ce qui est arrivé en fait d\'événements chez les nations] que dans les siècles passés, au temps du khalifat de Hdrün er-Rachid, rhistoire suivante a eu lieu. Le khalif était un jour d\'humeur triste. II fit mander son wezlr Djacfar. Wezlr, lui dit-il, je suis triste et ennuyé aujourd\'hui. Je désire que nous changions de costume, moi, toi et Masrür, l\'exécuteur des hautes ceuvres. Nous parcourrons Bagddd pour voir ses rues et ses bazars; nous examinerons la situation de nos sujets; voyons! peut-étre cela nous déridera-t-il.

— II n\'y a pas de mal ii cela, Prince des Croyants, répondit Djacfar.

Sur quoi tous trois, le khalif, Djacfar et Masrür, endossè-rent des habits de derwichs voyageurs. lis sortirent et se mi-rent d parcourir les rues de Bagdad d\'endroit en endroit, de bazar è. bazar, de quartier en quartier, depuis la pointe du jour jusqu\'ü ce que le crieur de la prière annongAt l\'heure de

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midi. lis entrèrent alors pour prier dans une rnosquee. Lors-qu\'ils furent dehors, Djacfar dit Masrür:

— Parle au khalif pour qu\'il rentre avec nous au Chdteau, ce sera mieux, car j\'ai trés faim.

— Monseigneur , répondit Masrür, par Dieu, j\'ai plus faim que toi. Mon idéé était que tu le lui dises, toi, car tu es plus i même de l\'aborder que moi.

— Ni moi ni toi, répliqua Djafar, nous ne pouvons lui adresser une telle [demande. II finira bien par avoir faim aussi, et il rentrera malgré lui.

Sur quoi ils se mirent h marcher k cóté du khalif, qui alia d\'endroit en endroit jusqu\'è Theure du \'Asr. Ils entrèrent alors de nouveau pour prier dans une mosquée. Puis le khalif reprit sa marche, ce qui fit crever ses compagnons de faim.

A la fin Djafar dit i Masrür: Dis-Ie-lui (r).

— Dis-le-lui toi-même, répliqua Masrür.

Le khalif, qui les observait, comprit, mais n\'eut pas l\'air de voir. II se mit è les amuser en riant sous cape, quoiqu\'il eüt plus faim qu\'eux. C\'est qu\'il voulait les faire fdcher. — Par Dieu, se dit-il ü part lui, voilé, des traitres que je punirai bien par la faim ce jour-ci, qui est triste comme leurs figures. II se mit k marcher. Ses deux compagnons commencèrent alors de plus belle i chuchoter, rl parler avec animation et a se faire des signes. Le khalif se tourna vers eux et leur dit: Que demandez-vous done par ces signes, ce chuchotement, et ce verbiage; racontez-le-moi. — Princes des Croyants, répondit Djacfar, Masrür me dit justement: le roi a peut-être faim; demande-lui de retourner au Chdteau.

— Lequel des deux, toi ou moi, a dit; dis-lui? répliqua Masrür.

— Je n\'ai pas faim, dit le khalif; allons, continuons notre promenade!

Ils continuèrent.

Or, le naturel de Djacfar était de ne pas patienter même

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s

une heure lorsqu\'il avait fairn. II poursuivit pourtant la promenade pouvant k peine remuer les pieds, tout en disant: Dieu nous suffit! C\'était notre destin. Si au moins nous faisions le jeüne [rituel], nous en aurions tout le mérite.

Le khalif l\'entendit.

Une heure avant le coucher du soleil ils étaient encore è, se promener. Djacfar dit alor.5 au khalif: Prince des Croy-ants! la jouinée est passée; laisse-nous retourner au Chdteau.

— II est encore de bonne heure, répondit le khalif.

Ils marchèrent ainsi jusqu\'ó, ce que le 7nueddin annoncAt la prière du coucher du soleil, et entrèrent pour prier dans une autre mosquée d\'oü ils ne sortirent ququot; A la nuit tombée lorsque le firmament était déjü couvert de nuages.

— Roi du temps, dit alors Djacfar au khalif, Ia nuit est trés a la pluie et le froid est intense.

— A quoi reconnais-tu que la nuit est è, la pluie?

— A la quantité de nuages et au froid qui est è. présent plus fort.

— Wézir! As-tu par hasard pénétré la science de Dieu? Dis: je demande pardon 3, Dieu.

— Je demande mille pardons k Dieu; seulement, ó roi du temps, selon les expériences, lorsque le ciel se couvre de nuages et s\'obscurcit, c\'est un indice qu\'il va tomber de l\'eau.

— Wezir! Quand même; cela n\'est pas une condition. Dieu peut faire des choses extraordinaires. Allons roder cette nuit dans les mes de Bagddd jusqu\'au matin. Je suis triste et je ne rentrerai pas tant que je n\'aurai pas recouvré ma galté.

— Puisque tu as ainsi décidé, laisse-moi envoyer Masrür pour qu\'il t\'apporte quelque chose (f) pour ton souper.

— Je n\'ai pas faim.

Djacfar se tut. Ils marchèrent jusqu è, l\'heure cTel^Tchd (~ 77— 94 minutes après Ie coucher du soleil). Ils entrèrent alors pour prier dans une autre mosquée, mais Djacfar ne pouvait pas faire les inclinations et les prosternements de Ia prière k cause de la

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faim qui le tounnentait. lis en sortirent ensuite et se prome-nèrent dans les rues. Une pluie fine tomba.

— Vois-tu, ó Prince des Croyants! dit DjaTar. Voilé qu\'il tombe de l\'eau sur nous.

— Allons done, Djacfar!, ne sais-tu que Ia pluie est une misé-ricorde divine, puisqu\'il est dit dans la Tradition: il n\'a jamais plu sur un peuple sans que cela ait été une miséri-corde pour lui?

— Nous te croyons et nous ajoutons foi A tes paroles. Seu-leraent, s\'il pleut sur les champs, cela est une bénédiction pour les semences et le paysan, mais sur nous en ce moment-ci, c\'est un [signe du] courroux divin, car cela nous fait noyer, nos habits se trempent, et le froid nous pince et nous fait souffrir.

— Dis: je demande pardon rl Dieu; personne n\'échappe amp; la miséricorde de Dieu.

Le khalif continua è, marcher, tout en disant è, part lui: Plus fort, grand Dieu, laisse descendre ta bénédiction! Peu après la pluie devint plus forte au point de tomber comme si elle sortait de l\'ouverture des outres.

— Quoi done! dit alors le khalif, il n\'y a plus moyen; et il alia se mettre a l\'abri sous une boutique. Dja(:far lui dit alors:

— Ne t\'enfuis pas, 6 Prince des Croyants, de la miséricorde de Dieu. Continue ü marcher droit devant toi sous la miséricorde de Dieu; peut-être seras-tu de bonne humeur.

A ces mots, le khalif sourit d\'abord, puis se mit k éclater de rire. Par la vie de ma téte, ó Djacfar, fit-il, ce n\'est qu\'en ce moment-ci que ma bonne humeur est revenue.

— Dieu a ainsi décidé de nous.

— Qui vous oblige k rester la sous la pluie? Allons nous abriter quelque part jusqu\'a ce que la pluie ait cessé.

— 6 Abjectequot; créature! ó prix d\'une aiguille! dit le khalif; vaudrais tu done plus que nous? Marche, et ne fais pas tant de discours.

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7

Sur quoi ils continuèrent leur promenade.

La pluie augmenta. Chacun deux etait trempé comme s\'il eut fait un plongeon dans la mer. Un vent froid se leva ensuite, et la pluie cessa. Le khalif dit

— As-tu vu la bonté divine, Djacfar?: c\'était ld un nuage qui est parti.

— Tu as dit vrai; mais ce vent-ci qui s\'est levé et qui siffle emporte la santé de nos corps.

II se mit è. grelotter sous ses habits mouillés.

Masrür pleurait de froid.

Le khalif aussi ne pouvait plus patienter et dit (ö):

— DjaTar, cherche-nous quelque raaison en ruine oü nous pnissions nous réfugier pendant le reste de la nuit.

Ils marchèrent et virent une porte au dessus de laquelle il y avait une fenêtre d\'oü sortait la lueur d\'une bougie se projetant dans la rue, et ils entendirent le son d\'un tambour accompagné de la voix d\'une personne qui chantait bien et avec une harmonie ravissante.

Or, le khalif était trés amateur de mélodies et entendait a\\ec plaisir la musique instrumentale et vocale.

— Djacfar, dit-il, par la vie de ma tête, le raaltre de cette maison s\'amuse a présent plus que nous. Frappe S, sa porte afin qu\'il nous invite pour le reste de la nuit.

Djacfar s\'avanca et frappa il la porte. Alors le maltre de la maison mit la tête a la fenêtre et vit les trois hommes.

— Qui êtes-vous, malencontreux ? demanda-t-il.

— Par Dieu, c\'est qu\'il a raison, fit le khalif; si nous n\'étions pas malencontreux, nous ne róderions pas ce soir par la pluie et le froid.

— Qu\'est-ce que ce conciliabule que vous tenez en-bas ? Que la maladie entre dans vos coeurs! N\'avez-vous done pas trouvé une maison autre que la mienne pour accomplir vos projets d\'effraction ? Venez! montez! Re-gardez de vos yeux, et prenez, tout ce qui vous plaira.

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excepté le tambour: par Dieu, je ne vous retiendrai pas ni ne crierai au secours! au secours! Je ne dirai pas non plus que vous êtes des voleurs, et Je ne ferai pas d\'esclandre. Mais vous êtes des insensés, amp; ce qu\'il parait. Allez vous-en et dirigez-vous vers une autre maison oü vous puissiez faire rafle sur tout. Quant i moi, je n\'ai, par Dieu, qu\'un vieux paillasson qu\'on ne peut ni vendre ni ache ter et ce tambour-ci qui est tout mon plaisir et que, par Dieu, le gouverneur lui-même, s\'il venait avec son armee, ne saurait m\'enlever. J\'ai aussi une marmite en terre cuite, dans laquelle j\'ai mon souper, et une écuelle oü il y a du hachich vert. Si vous ne le croyez pas, montez voir de vos propres yeux; et si vous avez faim, soyez les bienvenus. Montez, mangez, et si vous voulez du hachich, il y en a beaucoup dans l\'écuelle: prenez-en votre soul et allez-vous en au diable. Et si vous n\'êtes satisfaits ni de ceci ni de cela, je prendrai mon bdton, et je descenderai vous casser les os ce soir, qui est tout aussi triste pour vous trois que pour moi.

A ces paroles le khalif rit et dit avec douceur amp; Djacfar : (1) — Cet homme-la est un homme de goüt, un mangeur de hachich et un finot. Par la vie de ma tcte, notre soirée sera heureuse grdce d cette rencontre. II faut absolument que nous soyons ses invités ce soir pour nous rire de lui.

La taquinerie entre le khalif, Djacfar et Masrür augmentait.

— Maudits que vous êtes, dit IMsim, laissez-moi entendre ce que vous dites pour éviter que je tombe sur vous a coups de bdton.

— Jeune gaillard, répliqua le khalif, pour qui nous prends-tu, pour des voleurs? Par Dieu, nous ne le sommes pas.

— Qui êtes-vous done?

— Tous trois nous sommes des derwichs, et nous ne sommes entrés en ville qu\'après le Hchd. La pluie tombait et a traversé nos habits de part en part, et nous avons froid. Nous sommes venus ici oü nous t\'avons entendu chanter. C\'est

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que nous sommes des gens adonnés au plaisir, et notre désir est d\'être tes invités pour cette nuit. Jeune homme, nous regois-tu, ou non ?

— Soyez les bienvenus! Attendez que je vous ouvre.

Bdsim descendit ouvrir la porte. Ils entrèrent et montèrent

dans une salie spacieuse ou se trouvaient un vieux paillasson qui couvrait juste le sol, une marmite et une écuelle. La marmite était au feu et l\'écuelle était pleine de hachlch vert.

Djacfar regarda eet homme, et le trouva liaut de stature, la tête grande, large d\'épaules et de flancs, ayant les jambes comme des mdts et les mains comme des perches. Ses yeux brillaient dans sa figure, rouges comme les ventouses du barbier. Le wézlr Djacfar dit alors au khalif:

— Regarde eet homme, Prince des Croyants 1 Que Dieu nous sauve ce soir du mal qu\'il pourra nous faire 1 C\'est que je le trouve violent.

— Tais-toi! répliqua le khalif.

Ensuite BAsim les pria d\'être les bienvenus:

— Messeigneurs, leur dit-il, vous m\'apportez la joie, et par votre arrivée les bénédictions sont descendues sur moi.

— Que Dieu te bénisse!

Après quoi il les quitta et entra aux lieux d\'aisances.

— Oü est-il allé? demanda Djacfar.

— II parait qu\'il est allé satisfaire un besoin. Mais, Djacfar, nous allons le faire bisquer et manger son souper qui est dans la marmite avant qu\'il ne revienne.

Ils ótèrent la marmite de dessus le feu. lis y virent de la viande de mouton assaisonnée de poivre du Yaman et de safran dont le fumet ravive les corps. Comme ils avaient faim, le khalif dit:

— Dépêchez-vous de manger tout de suite.

C\'est qu\'ils étaient affamés n\'ayant rien mangé pendant toute la journée. (v) Ils se jetèrent sur la marmite avec voracité et se mirent A manger en toute hdte pendant que le khalif

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disait: dépêchez-vous! tout en enlevant lestement un mor-ceau de viande chaud, brülant. II Tenvoya dans sa bouche et se brüla le palais. Après l\'avoir roulé ü gauche et 3, droite, il l\'avala. Le morceau descendit dans son gosier oü il tran-chait corame un couteau. Djacfar et Masrür firent de même jusqu\'è, ce que leurs lèvres se gonflassent. Seulement, ils trouvè-rent cela fort appétissant par l\'étrangeté même de eet incident et è, cause de la faim qu\'ils avaient éprouvée. Ils con-tinuèrent ainsi 2, manger jusqu\'è ce qu\'ils eussent fini tout ce qui se trouvait dans la marmite. Ils mangèrent tout le pain et ne laissèrent rien. Pendant ce temps, BAsim était au cabinet qui poussait et gémissait.

— Couvre la marmite de son couvercle, Djacfar, dit le khalif et remets-la au feu.

— Que va-t-il done nous arriver, s\'écria Djacfar, s\'il monte et voit la marmite vide?

— Je suppose qu\'il va nous rosser avec son bdton, riposta Masrür, au point de nous casser les cótes.

— Y pensera celui qui nous a créés, fit le khalif. Seulement, nous nierons et nous n\'avouerons rien.

VoilS, que Bdsim monte et s\'assied.

— Votre arrivée nous fait plaisir, derwichs, fit-il; soyez les bienvenus!

II dressa la table et enleva la marmite de dessus le feu. La trouvant légère, il la secoua, mais rien ne remuait dedans. II ota le couvercle, et voilé, qu\'elle était vide. II en fut ahuri, et la colère l\'envahit.

Ses yeux devinrent rouges comme du sang.

— Grand Dieu! s\'écria Djacfar en faisant un signe au khalif.

Le khalif lui fit comprendre qu\'il fallait se taire.

Bdsim chercha ensuite le pain ; il n\'en trouva pas même une bouchée. Sur quoi il secoua la tête et dit: Est-ce dróle! Je voudrais bien savoir qui a mangé la viande qui se trouvait dans la marmite, ainsi que le pain ?

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Le klialif: Qu\'as-tu, mon cher, qui te peine tant?

Bdsim: J\'ai préparé deux rati de viande de rnouton dans cette marmite et j\'ai apporté six pains blancs. Je ne sais qui les a mangés. Mais c\'est vous!

Le khalif: Se peut-il que nous soyons les invités de ta raaison et que nous mangions ton souper sans ta permission? Nous venons d\'arriver ici en ce moment mêtne, quand aurions nous eu le temps de manger tout cela?

Bdsim: C\'est vrai! Mais qui m\'a joué ce tour et m\'a fait faire cette mauvaise figure vis-a-vis de vous? Par Dieu, si je savais qui a mangé la viande et le pain, je le rosserais avec ce bdton (a) jusqu\'è, ce que je lui aie arrangé le corps comme s\'il était couvert de plaies vénériennes.

Djcfjar (i part); Voilé, précisément ce dont je me doutais. Bon Dieu! protégé nous done cette nuit contre eet homme violent!

Le khalif: Mon frère! Ne sois pas fdché! Celui qui a mangé ton souper n\'en a que la part que la Providence lui avait destinée.

Bdsim: C\'est vrai! Seulement, il m\'a fait faire une mauvaise figure vis-Èl-vis de vous: que pourrais-je bien vous servir Èl présent?

— Nous avons dlné depuis longtemps et nous sommes rassa-siés, répondirent les au tres.

Bdsim: Trés bien! Mais mon idéé est de savoir qui m\'a mystifié afin que je me venge de ce maquereau-la et le corrige de pareilles actions.

Le khalif: Nous sommes trois astrologues scrutateurs. Attends que je consulte les astres et que je regarde qui a fait cette vilaine action.

Bdsim: Regardez un peu afin que j\'y voie clair.

Le khalif inclina la tête et fixa ses regards a terre. II prit un éclat de bois de la grandeur d\'un cure-dent avec lequel il se mit a tracer différentes lignes sur le sol. II calculail, regardait attentivement et retranchait du nombre, en disant:

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II en reste tant. — Au bout de quelques instants il leva la tête et dit d IMsim: Ce qui t\'est arrivé est uii bonheur pour toi. Sais-tu qui a mangé ta nourriture?

Bdsim: Qui est-ce?

Le khalif: Sache qu\'il est venu a ton domicile trois démons des grands Génies rebelles qui se sont révoltés contre le Seigneur Salomon, fils de David, de son vivant. II leur fit la guerre, mais sans pouvoir les maïtriser et les laissa. La cause de leur arrivée a ton domicile a cette heure-ci c\'est qu\'il y a chez toi un cAun des Djinn qui avait été indispose, mais qui est guéri de son mal. Comme il y a entre lui et ces trois Génies rebelles de bous rapports d\'amitié, ils sont venus le féliciter sur sa guérison. II lui fallait bien leur offrir l\'hos-pitalité, c\'est pourquoi il leur a servi la viande et le pain. Ils l\'ont mangé, et après lui avoir fait leurs compliments sur sa bonne santé, ils sont partis. Les bénédictions sont des-cendues sur toi.

Bdsim: Que Dieu ne bénisse ni toi ni eux! Oü pour-rais-je bien trouver des bénédictions du moment que les démons connaissent le chemin de noon domicile. Voila, pour commencer, un déficit de bénédictions qui m\'accable dès ce soir puis qu\'ils ont mangé mon diner et m\'ont laissé passer la nuit avec la faim.

Le khalif: Ne les maudis pas, mon bon! leur colère est cl craindre pour toi, car ce sont des rois (1) et s\'ils entendent tes blasphemes, ils te causeront des désagréments.

Bdsim: Que Dieu vous frustre, toi et eux, dans vos espé-rances! Si mon oeil les apercoit, pour sür, je les rosserai avec ce bfiton jusqu\'a leur mettre le coeur en capilotade.

Le khalif: Si tu les vois, fais d\'eux ce que bon te sem-blera. A propos, mon ami, comment t\'appelles-tu et quel est ton métier\'?

Bdsim: Moi, je m\'appelle BAsim le Forgeron, et mon métier est de forger. Je fais du vent avec le soufflet tous les jours

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a raison tie cinq nuss d\'argent que je recois de mon patiou. J\'achète deux rati de viande pour deux nuss, six pains blancs pour un nuss, du hachuh pour un nuss et pour un nuss je prend:; du poivre, du safran, du bois et de I\'huile pour Téclairage. Je reste ici tout seul, n\'ayant ni femme, ni familie, ni parents. Jamais il ne m\'est arrivé un hóte, excepté vous, dans cette soirée, qui est comme de !a boue sur vos têtes. Vous êtes de mauvais augure, et voire arrivée m\'a faitperdre mon diner. Votre pied a entrainé avec lui les démons dans ma maison. Plüt a Dieu qu\'il ne vous eüt jamais amenés ni couverts de sa protection.

Cette boutade fit rire de joie le khalif.

II en éprouva un grand plaisir.

— Bdsim, demanda le khalif, travailles-tu tous les jours pour ces cinq nuss?

— Oui, ni plus ni moins,

— Et tu achètes tous les jours de la viande et toujours de même.

— Certes!

— Et il ne reste rien des cinq mcssl

— Non.

— Et si ton maltre te fait chómer un jour?

— Fichue canaille alors! Est-ce done lui qui subviendra ö, mes besoins? je m\'en vais travailler chez un autre jusqu\'a ce qu\'il vienne me chercher, alors je retourne auprès de lui.

— Puisque tu fais ainsi, d la bonne heure!

Le khalif se mit ensuite a le taquiner et d. lui renvoyer lestement ses reparties. II se moquait de lui et s\'étonnait de son esprit et de la promptitude de sa réponse.

Après quoi, Bdsim placa devant lui l\'écuelle oü il y avait le hachich et se mit k le pétrir et ü en faire des boulettes qu\'il lan^ait dans le four de sa gueule et qu\'il avalait lestement tout en écarquillant démesurément les yeux. II prit ainsi toujours une

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nouvelle boulette jusqu\'è, ce qu\'il eüt mangé la moitié de ce qu\'il y avait dans l\'écuelle. II roula alors une boulette, d\'un poids de trois uqija, qu\'il présenta au khalif en disant; (I»)

— Prends, mon hóte, mange!

— Non, mange toi-même: cela est trop peu et ne me suffit guère. Ce qui n\'est pas assez pour plusieurs, doit plutót revenir è, un seul.

— Tu dis vrai, répliqua Bdsim; — il avala la boulette et se mit è. bavarder k perte de vue en quittant toute ver-gogne. Le khalif, Djacfar et Masrür le taquinaient et riaient. Ils passèrent 14 une soirée extrêmement amusante jusqu\'a minui t.

— Bdsim, dit alors le khalif, je suis fort pour tirer ton horoscope. Je_yais te le faire ainsi que le calcul alphabétique, et je verrai si tu vas avoir du bonheur ou bien si tu mèneras une vie misérable.

— Oui, par Dieu, vois un peu si mon étoile m\'est pro-pice, et regarde si j\'aurai du bonheur et de la considéra-tion dans ma vie, vois si j\'aurai de l\'argent, des propriétés et des esclaves, femmes et hommes, et si ce bonheur durera ou non.

Le khalif prit dans sa main un éclat de bois avec lequel il traca sur le sol des lignes, tantót dans le sens de la largeur, tantót dans le sens de la longueur. II resta ainsi k calculer en disant: A fait i, B fait 2, G fait 3, W fait 6 , R fait 200. — Après il dit: Je retranche tant, il reste tant. — Bdsim, dit-il ensuite, il y a devant toi du bonheur, et quel bonheur! — tu auras beaucoup de biens demain. Puisses-tu jouir de ce que Dieu te donnera!

— Demain, vraiment demain le bonheur me viendra?

— Sans doute, et Dieu te donnera une plus large part de ses bienfaits.

— Plaise k Dieu, ó derwich, que la prédiction soit bonne! Je jure que, si Dieu demain m\'accorde ses bienfaits, je

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t\'apporterai une jatte reraplie de plaisir vert (hachlch) et deux rati de douceurs. Je te ferai cuire quatre rati de viande de mouton, je t\'achèterai pour deux nuss de pain blanc, et de-main soir je te donnerai un repas oü vous mangerez jusqu\'d ce que vous soyez rassasiés.

— Que Dieu te donne largement et qu\'il augmente ses bien-faits envers toi! fit le khalif, en lui prédisant le bien jusqu\'è la fin de ses jours.

— HAdj Bdsim, ajouta-t-il ensuite, nous te faisons nos adieux.

— Attendez que le jour paraisse.

— Non, mon ami, nous avons I\'intention d\'aller 4 la mos-quée faire la prière du prostemement de Vendredi matin avec r irndm.

— Allez done en paix, mais je veux vous poser une condition.

— Qu\'est-ce done, (tl) mon bon? lui demanda le khalif.

— Vous m\'avez prédit que dans la journée qui va venir le bonheur m\'arriverait et que Dieu répanderait largement sur moi ses bienfaits.

— Je te l\'ai dit: pour sür, sans faute.

— Si le bonheur m\'arrive et que Dieu me soit large de ses bienfaits, venez ici et soyez mes invités: je vous donnerai un repas, ainsi que je vous l\'ai promis. Mais si le bonheur ne m\'arrive pas et que mon état ne s\'améliore pas, j\'administrerai d chacun de vous quarante coups avec ce bdton.

— Nous acceptons, répondit le khalif.

— Nous ne connaissons, dit Dja\'far, ni Tastrologie, nil\'art de tirer I\'horoscope ni le reste. Voili I\'astrologue qui t\'a fait 1\'horoscope et qui t\'a prédit les choses amp; venir: s\'il t\'arrive autre chose que ce qu\'il a dit, e\'est affaire entre toi et lui.

— Allez, è. demainl Résoudra cela [ce noeud] celui qui peut résoudre.

Sur quoi, ils lui dirent adieu et sortirent de chez lui en riant.

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— Comment as-tu irouvc, Djacl\'Hr, demanda le khaiif, cetie soirée avec eet homme? Par la vie de ma töte, je me suis fort amusé avec lui.

— Quant a moi, il m\'a fait oublier que j\'avais les habits mouillés. A force de rire j\'ai transpiré, ce qui m\'a rechauffe, et j\'ai oublié le froid et la mouillure. Seulement, ó rei du temps, depuis que nous nous connaissons il ne m\'est jamais arrivé que cette fois-ci de te voir faire le diseur de bonna aventure. Comment peux-tu lui prédire que le bonheur lui viendra demain? Et s\'il ne lui vient pas, que va-t-on faire?

— Djacfar, je ne le lui ai prédit que pour me moquer de lui. Par la vie de ma téte! il faut absolument que je lui fasse quelque chose demain pour lui faire tourner la tête: je lui ferai avoir les plus terribles ulcères, je lui rendrai la vie malaisée et je lui sécherai la salive. Ce soir même nous allons nous rire de lui comme jamais on ne l\'aura iait.

II rentra ensuite au Chdteau et fit la prière du matin. II termina ses oraisons par mille prières sur celui qui est a l\'ombre des nuages (Mohammed). II fit mander le gouverneur de Bag-did et les sept commissaires. Chaque commissaire envoya de sa part son crieur avec l\'ordre de crier dans les rues de BagdM:

„Habitants de Bagdid! Selon le décret et les ordres du khalif, le cinquième des cAbbdsides, Hdrün er-Rachld, tous les forge-rons de Bagddd doivent chómer pendant sept jours. Quiconque ouvrira une boutique (If) ou bien s\'occupera du métier de forgeron dans une boutique ou dans une maison, sera exposé amp; étre poursuivi par les commissaires, Quiconque aura été attrapé sera, par punition, pendu d. la porte de sa boutique sans qu\'on accepte aucune intercession en sa faveur.quot;

Voila ce qu\'ils crièrent. Le peuple l\'entendit. Les gens sérieux en furent consternés. Quelques-uns d\'entre d\'eux disaient: Quel en peut bien être la raison? — et d\'autres: II faut pour-tant qu\'il y ait une raison.

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Les sept commissaires parcoururent Eagddd. Les forgerons feimèrent tous leurs boutiques, conformément 3, l\'ordre du khalif. II y eut un grand brouhaha dans la masse sans que personne süt de quoi il s\'agissait.

Quant a Bdsim, il se réveilla le matin et se leva 1\'estomac creux au point que les intestins se tordaient dans son ventre, paree qu\'il s\'était couché sans diner. II alia done en ville, et arriva au Bazar des forgerons. II trouva toutes les boutiques fermées et les patrons réunis par groupes, au milieu du brouhaha et du vacarme. II vit son maftre debout sur la porte de sa boutique frappant de la main droite dans la main gauche et disant: Je suis curieux de savoir la raison de ceci.

— Mon maltre, lui fit Bdsim, donne-moi la clef pour que j\'ouvre ta boutique.

— Que Dieu te frustre! Tu n\'as pas de chance. Es-tu aveugle, ne vois-tu pas que toutes les boutiques sont fermées?

— C\'est vrai! Mais de quoi squot;agit-il, mon maitre?

— Le khalif, notre roi, a fait crier que tous les forgerons devaient chómer sept jours.

— Quoi done! Que Dieu lui rende la vie amère! Pourquoi cet ordre?

— Qui le sait? Tais-toi! plus de bavardage! Nous sommes des gens soumis et nous ne nous opposerons pas aux ordres da sultan.

Cela était dur pour Basim: il en fut vexé, et la tête lui tourna de faim. II se nrit è réfléchir sur cé qu\'il devait faire; alors il se rappela les trois persormes qui avaient été ses invités la nuit passée.

— Est-ce bien lil, s\'écria-t-il, 1c bonheur que les derwïchs astrologues m\'avaient prédit, ces fils de chien? Far ma religion, je vais les chcrcher, et la oü je les verrai, je leur flan-querai chacun une r.lclée qui leur donnera une idee de la mort.

II partit les chercher dans les rues de Bagdad sans qu\'il en trouvAt aucun. 11 cournt ainsi depuis le matin jusqu\'4 l\'heure

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du diner. (t|«) En passant devant un bain, il vit un baigneur debout sur la porte et sans habits. C\'était son ami, et il y avait de la familiarité entre eux. Le baigneur, en voyant BAsim, lui dit: Bonjour, Bdsim!

_Laisse-moi, je n\'ai besoin ni de ton bonjour ni d\'autre chose.

— Entre te baigner.

— Laisse-moi, te dis-je.

— Qu\'as-tu, pourquoi es tu vexé? Dis-le-moi, je te conjure, mon frère, de me raconter ce qui t\'est arrivé.

— Ce maquereau infect de khalif a fait dire aux forgerons par le crieur public de ne pas travailler pendant sept jours. Regarde quelles actions il fait!

— Mon frère, ne blasphème pas contre le roi: quelqu\'un de ses familiers pourrait t\'entendre et te susciter des désagré-ments. Et puis, quand même il aurait donné eet ordre, qu\'est-ce que cela te fait? II a sans doute quelque raison.

— Comment cela ne me fait rien, a, moi pauvre diable qui n\'ai d\'autre métier que celui de forgeron? Je n\'ai pas de quoi me nourrir pendant ces sept jours de chómage, et oü trou-

verai-je è, manger?

— Mon frère, ne sais-tu pas que celui qui t\'a donné une bouche, te garantit aussi les moyens de subsistance? Ne te fdche point; Dieu pourvoit a notre vie. Je te procurerai un autre métier que celui de forgeron jusqu a ce que les forges ouvrent.

— Je ne connais point d\'autre métier.

— Viens ici, óte tes habits et reste avec moi dans le bain. Tu m\'aideras, je te donnerai une partie de mes pourboires, et je tquot;enseignerai pour que tu continues a être baigneur. Si ensuite tu trouves plaisir au métier de baigneur, reste avec moi; si non, reprends ton ancien métier.

— Bon! Je te remercie.

Bdsim entra avec son ami et se déshabilla. II se mit 3. faire le service a cóté de lui, lui apportant des serviettes et les emportant; il l\'assista ainsi jusqu a 1 heure du cisr, Alors

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ils se rhabillèrent. lis sortirent et se partagèrent les pourboires : il eut pour sa part vingt fadda. Ce résultat le réjouit.

— Par Dieu, dit-il, les derwlchs astrologues ont dit vrai; ce ne sont pas lè, des charlatans. VoM que Dieu m\'a donné une subsistance plus large, de cinq jusqu\'S, vingt.

II s\'en alia acheter de la viande pour fadda, du pain pour cinq, des pastèques pour cinq et du l;achich pour deux. II mit le tout dans une jatte et dépensa ce qui restait des cinq derniers fadda pour du poivre, du safran, des bougies et du bois, etc.

— C\'est a présent (t^) un devoir pour moi, se dit-il, d\'etre hospitalier envers ces derwlchs qui sont la cause de cette amé-lioration dans mon état.

II alia ensuite faire la cuisine et prépara la table, puis se mit a les attendre.

Quaut au khalif Hdriln er-Rachld, il fit venir Djacfar et Masrür et dit k celui-ld:

— Wézfr, allons changer de costumes pour nous rendre chez notre ami B5.sim le Forgeron.

— Prince des Croyants, répondit Djacfar, de quel oeil nous verra-t-il et de quel oeil le verrons-nous,: tu lui as présagé le bonheur, et tu as donné l\'ordre aux crieurs publics d\'annoncer le chómage des forgerons. II a naturellement dü chómer aujourd\'hui et être vexé k cause du chómage et du dénüment oü il se trouve. Pour sür, ce soir il se donne a tous les diables. II nous a déclaré que, si le bonheur ne lui, vient pas et si Dieu ne lui donne des moyens de subsistance plus larges, il adminis-trera a, chacun de nous une raclée avec le bdton dont la mal-faisance est a craindre. II ne faut pas y aller. Prince des Croyants, car c\'est un fou, un hachlchiste, un querelleur, et Ton n\'est jamais sür avec un pareil individu.

— Par la vie de ma tête, dit le khalif, il faut que nous allions chez lui ce soir. C\'est bien ce soir que nous sommes convenus de nous en donner tl cceur joie.

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_ jrt s\'ii s\'en donnait de nous étriller la peau avec le batou?

— Pensera il nous celui qui nous a créés et nous rendra doux ce qu\'il nous a destiné!

— Dieu nous suffit, il est le meilleur avocat! s écria Djacfar. Hs changèrent ensuite de costumes et sortirent du Chateau.

Au bout de quelques instants, ils étaient rendus a la maison

de BAsim le Forgeron.

— Djacfar, dit le khalif, frappe amp; la porte.

II frappa en tremblant.

Au raême moment, Bdsim regarda par la fenêtre egt;. dit.

_ Soyez les bienvenus! que votre soirée soit plus blanche

que le lait! Attendee que je vous ouvre.

_ je crois que notre soirée est corame le charbon: eest

que par blanc il entend noir, fit Dja far.

_ Ayons confiance en Dieu! s écria le khalif.

Sur quoi, Bdsim descendit leur ouvrir la porte. II les recut

avec un sourire et dit:

— Soyez les bienvenus, messieurs les astrologues. Vousêtes, par Dieu, forts et vous savez lire dans les étodes.

_ Mou Dieu, dit Djacfar au khalif, il nous rassure a présent pour que nous entrions chez lui. Regarde ce qu\'il a en vue

((d) de nous faire.

— Si quelque chose nous est prédestiné, laissons notre destin suivre son cours.

_ Hs entrcrent et trouvèrent l\'homme ayant deux bougies

allumées et devant lui la jatte pleine herhc verte; la marmite était sur le feu qui bouillait et le fumet sen répandait; la table était dressée devant lui avec le pain blanc.

On s\'assit.

— Soyez les bienvenus, messieurs les astrologues. Vous êtes. par Dieu, d\'une belle force: voilé, votre repas, mangez, et

soyez encore les bienvenus.

Ils s\'assirent et continuèrent £ manger jusqu\'a ce qu\'il ne restdt plus rien. lis étaient rassurés.

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— Bdsini, dit le klialif, nous avons appris aujourd\'hui que le khalif, a ordonné, par le crieur public, le chómage des for-gerons, et nous avons pensé a toi.

— Qu\'il fasse proclamer les ordres par le crieur ou qu un coup de sang le frappe, je me fiche pas mal de ce maudit maquereau. Dieu pourvoit a notre vie, et c\'est lui, notre Père, qui m\'a donné aujourd\'hui des moyens plus larges, de cinq jusqu\'a vingt. Mais vous, mes astrologues, vous avez de la chance, car si j\'étais tombé sur vous aujourd\'hui, je vous au-rais réduits en farine avec mon bdton.

— Pourquoi, mon brave? demanda le khalif.

— Je vous dirai la vérité: étant allé au Bazar des forgerons et ayant appris que le khalif avait ordonné par le crieur public sept jours de chómage, j\'en fus fort peiné et je vous prenais pour des menteurs, des charlatans. J\'ai done couru pour vous chercher, et si je vous avais attrapés, tout furieux que j\'étais, je vous aurais rossés avec mon Mton au point de vous faire sortir les péchés du corps, mais votre bonne chance l\'a emporté.

— GrAce rl Dieu, tu ne nous as pas attrapés, fit le khalif. Raconte-nous ce qui t\'est arrivé ensuite.

— Lorsque j\'étais en train de vous chercher, je passai devant la porte d\'un bain. J\'y vis un de mes amis, baigneur, qui me demanda ce qu\'il y avait. Je le lui racontai, et il me pria de venir l\'aider. Je suis entré et je me suis déshabillé. II se mit a m\'enseigner le métier de baigneur, et c\'est comme ca que je l\'ai appris. Ma part des pourboires ptait de vingt fadda: qu\'est-ce que ca me fait si les crieurs publics crient ou non! Que Dieu leur ferme la bouche! Je suis et je resterai baigneur, et je ne quitterai plus ce métier tant que je compterai parmi les vivants.

— Peut-être le khalif (II) fera-t-il ordonner demain par le crieur public le chómage des bains, qui alors seront fermés — répliqua le khalif.

— Si cela se vérifie, je vous chercherai dans tout BagdAd,

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et en quelque endroit que je vous trouve, je vous meurtrirai le corps de coups, je vous ferai sortir les yeux et j\'attirerai sur vous le malheur.

— II n\'y a de puissance et de force si ce n\'est en Dieu, le Haut, le Grand! s\'écria Djacfar. Que nous fait ce discours a perte de vue? Coupez done court i eet entretien.

— Mon bon, dit IMsim a Djacfar, tu m\'as l\'air, toi, d\'être gentil, mais ton ami a la figure canaille. II mérite que je lui allonge une raclée qui le fasse aller au diable et que je le mette d la porte.

En disant cela, il regarda fixement le khalif. II saisit son bdton et, le tenant levé, menara de battre le khalif. Djacfar et Masrür se placèrent devant BAsim et lui dirent: Bas les mains! celui-li plaisante avec toi.

— Bon! (^a ne fait rien. Pour vous être agréable, je lui pardonne pour cette fois, mais ne le laissez pas me dire une seconde fois des choses de mauvais augure et dans de pareils termes.

— Voyons! Tu es done un querelleur, tu n\'aimes pas qu\'on s\'amuse avec toi, dit le khalif.

— Ce n\'est pas mon affaire que les amusements qui me donnent mal a la téte.

Sur quoi ils firent la paix. BAsim alia leur présenter la jatte de gaité (hachich) eu leur disant: Servez-vous et égayez-vous \').

— Bon appétit! i toi tout seul, nous nous sommes égayés avant de venir chez toi.

BAsim étendit la main et commenca a manger raorceau sur morceau, jusqu\'a ce que la jatte n\'offrit plus trace de son contenu. II restait la tout content et lancait des plaisanteries a ces invités, qui se mouraient de rire, Après avoir ainsi passé une bonne partie de la nuit, ils prirent congé.

1) Pour mieuï compreudrc cette tourmire, voyez le Glossaire, s. v. v_su;i\\

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— Dieu soit avec vous! leur souhaita-t-il. Lorsqu\'ils furent arrivés hors de la pcrte, le khalif s\'adressa k Bdsim;

— Dis: amen! — lui dit-il.

— Amen!

— Je demande Èl Dieu, le Grand, Père de Moïse, d\'Abraham, de Zamzam et du Mur, qu\'il inspire aujourd\'hui au khalif l\'idée d\'ordon ier par le crieur public le chómage des bains.

— Tu tquot;es sauvé, maquereau; par ma religion, si le Seigneur exauce ton vceu, je te ferai la chasse, et si je tevois, je te fendrai le crdne avec ce bdton. Va-t\'en a ta besogne, et demain qui vivra verra.

Le khalif, Djacfar et Masrür s\'en allèrent done.

Djacfar se tournant vers le khalif, lui dit:

— (tv) Qu\'est-ce que cette imprécation. Prince des Croyants! Par Dieu, j\'avais peur qu\'il ne nous relang^t avec son bdton.

— Oh non\' Sois sans crainte. C\'est un fanfaron hachichiste dont on excuse le langage.

Ils allèrent au CMteau et dormirent jusqu\'d la pointe du jour. Le khalif envoya alors aux sept commissaires l\'ordre de fermer tous les bains et d\'apposer les scellés aux portes. lis y coururent plus vite que l\'éclair, firent sortir les clients, fer-mèrent tous les bains sans distinction et apposèrent les scellés aux portes. Le monde en fut stupéfait et se prit è. réfléchir sur la cause de tout cela.

Un des belltres dit: Je sais l\'origine de l\'histoire.

— Fais-nous done le plaisir de nous la dire, luirépliqua-t-on.

— On a battu un garcon au bain, et celui qui l\'a fait a le bras trés fort. Or, le garcon étant petit, il l\'a blessé \'). Sa mère l\'a emmené et est allée se plaindre au sultan, qui a ordonné le chómage des bains.

— Tais-toi! Que Dieu t\'empoisonne! lui ripostèrent ceux qui

1) Dans le Glossairc la traduction est plus naturaliste.

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élaient présents, et chacuu d\'émettre l\'opinion de sa cervelle, selon l\'idée qu\'il s\'en faisait.

Quant a BAsim le Forgeron, pouvant a peine attendre que le jour parut, il se leva de bonne heure et alla au bain. II trouva une foule de gens d la porte; ainsi que le proprié-taire et les serviteurs du bain trés indignés. En le voyant, ils le chassèrent et lui dirent: Le diable t\'emporte! Qua Dieu ne t\'accorde jamais aucun bien ! Ton pied est conmie la poix (noir et de mauvais augure); tu es venu chez nous pour une detni-journée, et tu nous as coupé tous nos moyens d\'existence. Voilé que le khalif a fermé tous les bains pour ton bon plaisir.

— Ah bah! que le diable remportel et ca aussi, pourquoi! Mon Dieu, frappe de tourments l\'astrologue qui a fait des vosux pour la clóture des bains. Ces voeux ne descendent pas sur la terre\'), mais je ne le tócherai plus: il faut que je mette tout sens dessus dessous pour le trouver, et si mon oeil le découvre, je continuerai a le rosser jusqu\'a ce qu\'il voie le taureau qui porte le monde sur sa corne.

II rentra chez lui, mit la bdton sur son épaule, et parcou-rut les ruelles, tan tót montant, tantót descendant, sans voir ni astrologues ni autre chose. Un peu après, voila qu\'une femme le rejoignit et lui dit:

— Tu es gendarme, monsieur?

— Certes! ne vois-tu pas que je porte le bdton (Ia) de mes fonc-tions. — Je t\'ai choisi pour m\'assister contre un individu ignoble qui m\'adresse des impertinences toutes les fois que je passe devant la porte de sa boutique. II veut me posséder, moi qui suis une honnête femme. Tous les jours je suis obligée de passer devant chez lui, paree que je n\'ai point d\'autre route. Toutes les fois qu\'il me voit, il cesse son travail et son trafic, il me fait les yeux doux, et sauf ton respect, me lance des bêtises. Or, il faut que tu l\'empêches de me molester.

1) Mais montent vers le ciel, c\'est-^-dire, sont exaucés.

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— Oü est-il ce vil maquereau? Femme, marche, devant moi!

Elle marcha Jusqu\'fl la boutique d\'un jeune homme, marchand d\'huile, gentil, petit-mallre, aux yeux noircis, bien fait et d\'uae jolie tournure.

— Le voild,, s\'écria-t-ellc.

— Comment peux-tr te permettre, dêbauché, lui dit BAsim, de molester dans la rue cette dame honnête et de lui adresser des propos sales comme toi-même ? Marche! détale! et va chez mon maitre qui te demande; eest elle qui a porté plainte contre toi, et il m\'a envoyé ici. Allons! vite! sans lanterner, si tu ne veux que te je flanque quelques coups de bdton et que je te brise les cótes.

Lorsque le jeune homme entendit ce langage, il pdlit, eut peur, se décontenanca et perdit la boussole. Basim, le voyant dans eet état, écarquilla les yeux, leva le Mton et voulut ie battre. Le jeune homme s\'enfuit dans l\'intérieur de la boutique.

Alors, le monde s\'amassa autour de Bdsim.

— Aie patience, monsieur le chef, lui dit-on; tranquillise-toi et raconte nous ce qu\'il y a.

— Par la vie de la tête de mon maitre, je ne le Idcherai pas, mais je vais l\'envoyer è. mon mattre pourqu\'il lui allonge une raclée qui lui fera perdre la boussole et qu\'il le mette au violon. On ne le reMchera que s\'il graisse la patte et promet de ne plus tenir des propos inconvenants ó, l\'égard des honnêtes femmes.

— Très-bien, lui dit-on, mais ne veux-tu nous dire ce qu\'il a fait ?

— II a tenu des propos inconvenants ü cette dame et toutes les fois qu\'il la voit passer devant la porte de sa boutique, il lui lance quelque brocard. Je voudrais bien savoir d\'oü ce gredin la connalt

Le jeune homme se mit a rire et dit:

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— Par Dieu, monsieur le chef, tout cela ce sont des inventions. Jamais de ma vie je ne lui ai parlé. Je t\'ensupplie, ne me fais pas de tort.

On se mit d le contenter en lui disant:

— Assez! monsieur le chef; (|1) passe pour cette fois-ci,par amour pour nous, puisque le jeune homme a juré qu\'il n\'a rien fait. Si vraiment il est coupable, il se repent; il ne lui pariera ni ne la taquinera plus. Toi, tu prendras de lui ce qui t\'est du pour tes bons offices, et „ceux qui pardonnent mour-ront honorés.quot;

— Jamais, par la vie de la tête de mon ma!tre, ce n\'est pas possible.

Alors un notable, se placant devant lui:

— Oui, monsieur le chef, lui répliqua-t-il, sois grand et généreux pour le monde et pour moi; prends ton pourboire, et que cette affaire soit vidée et le Diable confondu!

A mesure que les assistants lui témoignaient leurs respects, il devenait plus enragé et plus bouffi d\'orgueil. II menaca de courir sus au jeune homme avec son bdton, mais on le retint sans que pour cela il y eüt moyen de le calmer.

Le notable se mit en face de lui et lui demanda;

— Chef, qui est ton maitre?

— Mon maitre est le sergent cIzrdyil.

— Bon, viens avec moi chez ton mattre; je veux Famadouer.

Aussitot tout le monde fit comme le notable. Tous se joig-

nirent i lui et ne formèrent plus qu\'un seul parti contre BAsim. Ils restèrent ainsi a controverser en disant: nous irons tous chez ton maitre et nous prendrons fait et cause pour ce jeune homme. Nous y témoignerons que eest un honnête gar-con et qu\'il n\'est pas débauché comme les autres jeunes gens de son amp;ge.

Bdsim, entendant cela, eut peur.

— Mes amis, dit-il, qu\'il cesse seulement de molester cette femme, et pour vous être agréable, je passerai outre pour cette

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fois-ci. Mais s\'il recommence amp; la taquiner encore , je sais bien ce que je ferai.

A ces paroles, les assistants furent contents; ils le reraer-cièrent et firent des voeux pour lui. Le jeune homme fut amené, et on lui dit: baise la main du chef. II la baisa.

On amena ensuite la femme. On fit la paix entre les deux partis et on lut le premier chapitre du Qordn. On fit sévère-ment comprendre au jeune homme qu\'il eut è, se bien con-duire. Tout de suite on apprêta a Bdsim un déjeuner de basis a au beurre et au miel. II fit rafle sur tout et but encore une cafetière de café. On lui donna pour sa peine quarante fadda. II les prit et décampa tout en disant: Par Dieu, voili un fameux métier, et qui vaut mieux que de faire le baigneur et de servir le monde. Dès maintenant, par Dieu, je ne serai plus que gendarme.

II se mit a parcourir les ruelles et les bazars. Toutes les fois qu\'il voyait deux individus en train de se quereller, il intervenait avec une agilité de gazelle (f ♦) et disait:

— Allons! venez avec moi chez mon maitre. II vous a vus de la fenêtre et m\'a ordonné de vous amener.

II continuait ainsi è les molester de son bavardage, et a verser sur eux un tel flux de paroles qu\'ils en etaient effrayés. A la fin, on arrivait jl se mettre d\'accord; Bdsim empochait son pourboire et s\'en allait. De cette facon, il assista dans la journée Èl quatre rixes. II s\'y présenta de son propre mouvement et prit quatre fois son pourboire. Le voili amp; l\'heure du ^Asr qui compte sa recette et trouve dans sa poche cent fadda.

— En voilé, un mé\'-ier, dit-il, ga ou rien. Qu\'est-ce que ce-la me fait que les bains ouvrent ou non. Le diable les em-porte! Le métier de gendarme vaut mieux et est plus lucratif. Je ne travaillerai jamais plus dans un autre métier, et la peste h ce jean-f.....de khalif!

II alla ensuite acheter son souper et son hachich, il dépensa plus que de coutume, et rentra chez lui extrêmement content.

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II ne se souciait plus de ce monde ni de ce qui s\'y trouve et se mit a faire la cuisine.

Quant au khalif, après la prière du soir, il appella Djacfar et lui dit:

— Allons! Prépare-toi pour que (nous alliens) voir notre ami BAsim le Forgeron.

— Dis: je demande pardon Èl Dieu le très-haut, répondit Djacfar.

Comment pouvous-nous aller le voir après les voeux que tu as faits devant lui pour la clóture des bains et que le matin tu les as en effet fermés? Cest bien par cela que se manifeste ton inimitié contre lui. II a dü nous chercher aujourd\'hui sans pouvoir nous attraper. Comment pouvons-nous nous rendre chez lui nous-mêmes ?

— Est-ce bien toi qui as invoqué Dieu contre lui ou bien est-ce moi?

— Cest toi.

— Alors ce n\'est pas ton affaire. Allons! je saurai bien me débrouiller avec lui.

Djacfar alia alors malgré lui changer d\'habits. Tous lestrois filèrent par la porte dérobée et continuèrent ainsi Èl marcher jusqu\'a la maison de Bdsim le Forgeron.

Djacfar frappa alors a la porte, et Bdsim mit la tête a la fenêtre tout en riant.

— Entrez vous deux, dit-il, mais si votre ami qui a invoqué Dieu contre moi entre, je lui casserai les os avec la chair.

— Pourquoi ca? lui demanda le khalif. Si tu veux m\'être désagréable et ne pas me laisser entrer, j\'invoquerai le Seigneur pour qu\'il excite (ft) contre toi le gouverneur. Amir Khdlid. Celui-ci te prendra, te fichera une raclée et te mettra dans la prison des assassins.

Bdsim eut peur alors.

— Au dessus de toi, mon homme 1 il y a Dieu et les Saints. Par Dieu, e\'est que tes imprecations n\'ont pas raté. Fais-moi

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Ie plaisir de ne pas faire d\'imprécations contre moi. Je n ai pas d\'hóte plus cher que toi, „et ce qui s\'est passé, est mort, tandis que nous autres vivons en ce momentquot;. Pardonne-moi done.

— Que Dieu te pardonne et te tienne quitte de tes obligations !

Pendant tout ce temps ïls étaient restés sur la porte. Bdsim descendit alors leur ouvrir. Ils montèrent dans la salie et il leur prépara la table.

— Mangez, leur dit-il, selon ce qui a été réparti (par la Providence).

Ils mangèrent autant qu\'ils purent. Après cela, JMsim leur présenta la jatte de hachlch en disant: Prenez pour vous égayer. Je suis fort content ce soir et j\'ai largement de quoi m\'amuser. \'\' Notre soirée est tout-è-fait heureuse,

— Mon coeur était auprès de toi aujourd\'hui, lui dit le khalif. J\'ai appris que le khalif a fermé les bains; cela m\'a fdché et je me suis dit: je suis curieux de savoir comment va faire notre ami Basim.

— Qu\'est-ce que ca me fiche le khalif? Qu\'est-ce que ca me regarde ce sacré maquereau? s\'écria Bdsim.

Djacfar se pencha vers ie khalif d\'une facon discrète et lui dit: Cet homme-lè s\'est mis a blasphémer.

— Ah bah, laisse le tranquille; du moment que nous avons l\'idée de le contrarier, il faut aussi que tu supportes son lan-gage: „qui connait cAlcha au Marché dit Cotonquot;.

— Par Dieu, dit le khalif ensuite d Bdshn, tu nous racon-teras ce qui t\'est arrivé.

— Ce n\'est rien. Je suis allé au bain que j\'ai trouvé fermé, le propriétaire avec les garcons debout sur la porte. Lorsque je suis arrivé auprès d\'eux, ils m\'ont fait grise mine. Ilsm\'ont injurié et m\'ont chassé en me disant: „ton guignon nous a frappés\'\'; et je vous avoue que cela m\'a paru dur. Je suis done rentré prendre mon bdton et j\'ai couru vous chercher

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sans pouvoir trouver trace de vous. Si j\'étais tombé sur vous, je vous aurais frappés avec le bdton en un jour, autant qu\'on peut frapper en une année, mais votre bonne chance I\'a em-porté. Un peu après voili qu\'une femme m\'appelle et me dit: ó chef, es-tu gendarme? Je lui répondis: oui. Elle m\'amena alors chez un individu qui voulait lui tenir des propos incon-venants. J\'y suis allé, je l\'ai injurié et je l\'ai offert en spectacle au bazar: (fr1) il ne valait plus un oignon, tellement jel\'avais arrangé. A la fin, on se mit d\'accord, et Ton me donna une gratification de quarante fad da pour ma peine. J\'allais ainsi en fourrant le nez partout, et toutes les fois que je voyais une rixe, je m\'y faufilais avec mon bdton en me présentant d\'autorité. Je me suis donné un maitre de mon propre cru et je l\'ai appelé ^zrdyil le sergent. On s\'est laissé prendre aux apparences et on en a été dupe. De cette facon j\'ai assisté è. quatre rixes, et l\'on m\'a donné mes pourboires. Rentré, j\'ai compté ma recette et j\'ai trouvé une somme totale de cent fadda. Si la journée avait été un brin plus longue, j\'aurais sans doute gagné d\'avantage. Me voici done gendarme et je me fiche pas mal que le khalif ouvre les bains ou les ferme. Que Dieu lui ferme la bouche!

— Tu as bien fait, mon jeune homme, observa le khalif. Et demain veux-tu faire encore le gendarme?

— Oh, mais certainement. II n\'y a pas Èl dire.

— Mais, mon gaillard, peut-être le khalif fera-t-il notifier demain par le crieur public que celui qui chargera un gendarme de quelque affaire sera pendu et le gendarme avec lui.

— Alors je te fendrai la tête.

— Mes amis, dit Djacfar, coupons court i eet entretien qui n\'est d\'aucun profit.

lis échangaient ainsi des répliques avec Bdsim, pendant que celui-ci tenait toujours sa main dans la jatte, en train de rouler de petites boulettes qu\'il avala jusqu\'d l\'approche de la pointe du jour.

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lis se levèrent alors et voulurent partir.

— Je vous prie, dit Bdsirn, oü restez-vous pendant la journée ?

— Pourquoi? lui demandèrent-ils.

— Oh, pour rien. Est-ce IA une demande illicite?

— Nous restons dans la boutique d\'un barbier d la Porte Machhad cAli.

— Très-bien! Partez, maintenant je sais.

Li dessus ils filèrent tout en crêvant de rire.

— Par la vie de ma tête, dit le khalif è. Djacfar, il faut absolument que je supprime tous les gendarmes pour que je voie ce que va faire ce dröle de fanfaron.

Chacun alia dormir d son domicile jusqu\'3. ce que le soleil se levdt.

Le khalif envoya alors les crieurs publics proclamer dans les rues de Bagddd: „Nos frères, disaient-ils, écoutez! Celui qui est présent informera celui qui est absent. Par arrêté du Gouvernement, (ff) quiconque charge un gendarme d\'intervenir dans une altercation ou une rixe ou dans quelque chose que ce soit, sera pendu, ainsi que le gendarme. Attention! Nous vous mettons sur vos gardes, et celui qui sera pris en contravention, n\'aura k s\'en prendre qu\'rl lui-même. Et sur ce, salut!quot;

Tout le monde s\'en réjouit et dit: Le khalif a bien fait: par Dieu; tous ces gendarmes-la ne se contentent plus ni de peu ni de beaucoup. Ils se sont mis è. piller les gens ouvertement sans que personne ose souffler mot. Que Dieu donne la victoire au khalif et l\'assiste contre celui qui est son ennemi!

Ainsi chacun se mit A plaisanter, et les langues allaient comme un claquet de moulin. Ils déblataient contre les gendarmes un tas de vilaines choses.

Tout ceci se passait pendant que BAsim dormait. II ne se souciait pas, lui, si le monde s\'écroulait ou criaillait.

Longtemps après lorsqu\'il sortit et passa par le bazar, il enten-

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dit le brouhaha des gens et en demanda la raison. On la lui donna. Hélas! secria Büsim, rien ne vaut plus. Que Dieu amoindrisse le bien-être du khalif et tourmente les astrologues qui m\'ont fait ce fatal présage. Mals je connais, moi, l\'endroit oü ils se trouvent, et, par ma religion, je les vexerai de la bonne fagon ce jour néfaste. Lil dessus il se rendit chez le barbier qu\'on lui avait indiqué.

Quant au khalif, il dit k Djacfar: En avant! Allons chez le barbier pour voir ce que fait Basim.

_ Ah! oui, pour qu\'il nous mette hors d\'état de marcher et

nous iracasse de son bAton.

— Oh! non, n\'aie pas peur, répondit le khalif, seulement, fais comme moi.

— La dessus, le khalif, Djacfar et Masrür allèrent endosser d\'aiatres habits afin que Bdsitn, en les voyant, ne les reconnüt pas. Ils partirent d un pas leste, et en peu de temps ils fu-rent rendus chez le barbier.

— Le salut sur toi, maltre!

— Et sur vous le salut! Donnez-vous la peine de vous as-seoir sur le banc 1^-bas.

Le khalif entra en conversation avec le barbier, en jetant d tout moment un coup d\'oeil sur la me. Une histoire entrai-nait 1quot;autre jusqu\'d ce que le khalif dit:

— Nous sommes des étrangers arrivés dans ce pays depuis trois jours.

— (ft2) Soyez les bienvenus, je suis un homme qui aime beau-coup les étrangers. Vous viendrez maintenant chaque jour pouv oublier les chagrins et causer un peu ensemble.

— Ce ne serait pas mal, répondit le khalif.

Pendant qu\'ils causaient ainsi de choses et d\'autres, le khalif vint è, regarder. II vit Bdsim venir de loin, fort excité, les yeux rouges comme du sang et jetant des étincelles. II portait le bdton sur l\'épaule.

Le khalif toucha Djacfar du doigt. Celui-ci regarda aussi.

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il vit BAsim et eut peur pour sa personne. Le khalif se leva et dit: Avec ta permission, maitre!

— N\'est-il pas de bonne heure? Restez encore.

— Non, nous allons faire un tour dans les bazars de la ville et nous reviendrons.

Hs se glissèrent dehors et se cachèrent dans la boutique d\'un droguiste. Entre celui-ci et le barbier il n\'y avail que trois boutiques. Cependant, par hasard, le barbier ne les vit pas lorsqu\'ils s y faufilèrent. A peine le droguiste les eut-il vus, il les prit pour des hachichistes. II leur demanda quelle sorte de drogue ils voulaient prendre.

— Dis-nous ce que tu as, lui répondirent-ils.

— J\'ai bouse-de-taureau, noir-de-funambule, Altün Pacha,,, plte indienne, extrait de hachtch, hachich, soit en poudre, ordinaire ou fin, rafraichissant-de-cerveau et maison-de-resprit.

II y a encore pains de sucre, bonbons, p^te soporifique, opium, le tout au hachich, ainsi que toutes sortes de substances désopilantes. Dites-moi, ce que vous désirez.

— Mais eest tout-i-fait superbe, répliqua le khalif, nous mangerons de chaque sorte. Seulement, fais-nous de bon café plein une cafetière paree que nous avons encore mal aux cheveux.

Le droguiste se rait h. faire le café. Le khalif en attendant I\'amusa par sa causerie afin qu\'on ne mangelt pas de hachich. Un peu après IMsim arriva i la boutique du barbier et lui dit:

— Maitre, est-ce qu\'il n\'est pas venu ici trois astrologues, deux blancs et un esclave noir?

— II y a un moment ils étaient ici, arsis sur le banc, mais ils sont partis.

— Oü sont-ils allés?

— Dame! je n\'ai vraiment pas fait attention.

— Aie la bonté de me dire oü ils sont.

— Par Dieu, je ne le sais.

3

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— Qa m\'est égal, va les chercher en quelque endroit qu\'ils se trouvent.

— Cest dróle! Est-ce que je peux les créer, moi? (I\'d) Je les ai vus aujourd\'hui seulement un moment; ils sont déjè, partis. Quand même je les reverrais, je ne saurais les bien reconnaltre.

— Ah bah, barbe de bouc! Les renies-tu devant moi, en prétendant qu\'ils ne sont restés chez toi qu\'aujourd\'hui, tandis qu\'ils viennent chez toi tous les jours. Cest done vrai l\'im-pudence des barbiers! Laisse done lè, cette effronterie, et dis-moi oü ils sont allés.

— Qu\'est-ce que e\'est que ga! Que ne parles-tu avec. calme, chef; patience! est-ce que je peux les amener de force? Trêve de cassement de tête et d\'altércation futile sans rime ni raison. Va i ta besogne, va!

— Très-bien, rufian ! Et si je ne m\'en vais pas, que pourras-tu me faire ? riposta Bisim en lui appliquant un coup de bdton qui vint le frapper entre les épaules Or, le barbier étant maigre, tomba par terre, de debout qu\'il était, et se mit è, gigoter. Les gens survinrent et crurent que l\'homme était mort. L\'un se mit k crier 3, 1\'autre: „cerne-le, retiens-le! il a tué l\'homme,quot; et l\'on courait autour de Bdsim, par ci, par 14. Celui-ci flan-quait k quiconque s\'approchait un coup de Mton qui n\'en demandait pas un second. II recevait des coups et il en admi-nistrait. Le khalif, Djacfar et Masrür étaient comme les autres: ils criaient „prenez-le, ce cochon-la; il a tué l\'homme.quot;

La foule se pressait, grand Dieu! les uns se mirent k frapper avec des bdtons, les autres dégainèrent leurs sabres, sans que person ne füt capable de le toucher. Un peu après, le gouverneur arriva avec bruit ayant son escorte derrière lui. Bdsim, en les voyant, tomba sur eux avec son gourdin et les frappa jusqu\'a ce qu\'il se füt dégagé par sa force et son action. II se sauva, et l\'on en resta IA, ayant fait beaucoup de bruit pour rien.

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— Comment trouves-tu cet homme, Prince des Croyants? demanda Djacfar au khalif.

— Par Dieu, Djacfar, il a bu è, la mamelle de sa mère. Mon cceur l\'aime et an gaillard comme lui mérite le salut.

— Cependant, si nous étions tombés entre ses mains, nous serions d, présent des excréments de poisson.

— Nous louons le Seigneur de nous avoir donné le salut.

Ils allèrent ensuite è, la boutique (fl) du barbier, et trou-

vèrent le peuple agité et bruyant. On aspergea sa figure d\'eau et il revint è. lui. Le khalif s\'inclina et prit une poignée d\'or d\'environ cent dindr qu\'ils mit dans la poche du barbier. Celui-ci leva ses yeux sur le khalif et le regarda fixement. Le khalif se mordit les lèvres voulant lui dire par cela de se taire. Aussie se tut-il, et ses douleurs cessèrent lorsqu\'il vit briller les pièces d\'argent rouges. C\'était comme s\'il n\'avait pas été battu. La foule se dispersa, et le khalif, Djacfar et Masrür rentrèrent au Chdteau. Ils quittèrent leurs habits et en mirent d\'autres. Ils continuèrent è ne s\'occuper que de Bdsim et de son état, qui était le sujet de leur conversation.

— Par la vie de ma téte, dit le khalif, il faut honorer cet homme lè, d\'une facon extraordinaire.

Le soir étant venu, il dit: Djacfar, allons voir Bdsim.

— Qu\'est-ce que cela veut dire? Si le gouverneur et une telle quantité de monde n\'ont rien pu faire contre lui — et tu as bien vu de tes propres yeux qu\'il a recu des coups qui, s\'ils avaient été contre un chameau, l\'auraient fait agenouiller, ou contre un mur, l\'auraient abattu, ce dont nous sommes la cause — de quelle facon pouvous-nous nous présenter chez lui ? II doit étre bien malheureux d présent ld oü il est dans les ténèbres sans avoir ni d manger ni d boire. S\'il nous voit, il déversera ses chagrins sur nous et nous tombera dessus avec son gourdin et nous fracassera les os. A ce moment ld, qui nous sauvera de lui ?

— Par la vie de ma tête, il faut que nous allions chez lui

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ce soir, et ne sois pas en peine. Pour ce qui est des coups je le contenterai.

— Et qu\'est ce qui nous presse d\'y aller?

— Tais-toi, pas de bavardage !

Djacfar se tut sans pouvoir répliquer. II allèrent eh anger de vêtements et partirent.

Quant è. Bdsim, après qu\'il se fut enfui devant le gouverneur, il s\'engagea dans un cul-de-sac tortueux. II y trouva un groupe de femmes qui se chamaülaient. L\'une d\'elles criait de sa plus forte voix: par Dieu, cela n\'est absolument pas possible; il faut que je t\'amène un huissier du tribunal qui te tralnera è. ton corps défendant par devant le Qddi.

En entendant cela, Blsim se pencha vers elle et lui dit;

— Moi je suis huissier; charge-moi de plaider ta cause contre elle.

— Je t\'en charge, fit-elle.

II passa ensuite auprès de l\'autre femme et lui dit;

— Sus, la femme, marche! viens chez le QMi.

La femme eut alors peur. Les autres femmes du cul-de-sac accoururent auprès de lui et se mirent k le prier (fv) de la laisser. „Elle n\'y reviendra plusquot;, lui assurèrent-elles.

Quant a Blsim, plus on le priait, plus il insistait.

— Jamais, dit-il, par la vie de la tête de monsieur le QAdl, je ne bougerai d\'ici que je n\'amène avec moi cette putain éhontée jusqu\'au tribunal. Le Qddl lui flanquera une raclée et l\'écrouera A, la maison de l\'Imdm \'). II l\'exilera è. Minyat ed-durrég 1) pour qu\'elle apprenne k se bien conduire.

II se mit è. leur tenir des discours en déployant une grande faconde jusqu\'Èl ce qu\'un des voisin arriv£t qui mit la paix entre eux.

1

Village en Egypte (!). Le MS de Gotha porte le meme nom.

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— Donnez-lui, leur dit-il, de quoi s\'acheter du tabac.

On lui donna vingt fadda. II les prit, les mit dans sa poche et s\'en alla.

— Pour aujourd\'hui, ceux-la me suffisent, se dit-il; demain, qui vivra verra: le Seigneur y pourvoira. Désormais, je ne ferai que 1\'huissier de tribunal, et si tous les gendarmes sont pendus demain, je m\'en fiche.

II s\'en alia acheter son manger et des choses pour se mettre en train. II rentra chez lui nageant dans la joie et se mit a faire la cuisine et a préparer son souoer. Tout d\'un coup, on frappa a la porte. II regarda et vit les trois hommes, le khalif, Djafar et Masrör.

— Vous êtes done venus? Je vous salue, attendez que je prenne le gourdin et que je descende vous mettre le corpS en capitolade, bohêmes que vous êtes!

A

— O Défenseur! ó Seigneur! voilsl, le caché qui reparalt, s\'écria Djacfar.

— Retiens ce que tu as sur le coeur; moi, je me tirerai bien d\'affaire avec lui, dit le khalif.

Bisim descendit ensuite, le gourdin sur l\'épaule. II leur ouvrit, ils entrèrent et il ferma la porte sur eux.

— Baisse toi, dit-il alors au khalif, et fais ton choix: ou je te flanquerai cent coups de gourdin sur le dos ou bien je te frapperai le erdne que je briserai d\'un seul coup.

Lorsque Djacfar entendit ces paroles, il se troubla; il trem-bla de peur que le Prince des Croyants ne füt insulté. Masrür se mit en furie comme s\'il était pris d\'un accès de fièvre et il devint hors de lui.

BAsim leur dit alors:

— N\'ayez pas peur vous deux, je ne vous frapperai pas mais bien cette figure malencontreuse de votre ami qui présage è. tout moment quelque malheur.

— Si tu veux me battre pour tout de bon, lui dit le khalif, bats-moi autant que tu pourras: „le coup a son heure.

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mais personne n\'en meurt.\'\' Seulement, si tu m\'ernbêtes, je me fdcherai contre toi (Ca).

— Que tu te fdches ou que tu fasses bonne mine, qu\'est-ce que cela peut faire?

— Si je me fdche, je prierai le Seigneur qu\'il te fasse tom-ber demain entre les mains du khalif pour qu\'il te tranche le cou.

Bdsim, entendant parler de trancher le cou, craignit pour sa personne et eut un mouvement de frayeur.

— Entre nous deux, mon homme, dit-il, il y a la distance que Dieu a marquée. Toutes les fois que tu paries de quelque chose, cela se vérifie en tout point, voilé, comme tu es. Moi, je ne t\'ai rien fait qui mérite tout cela. Assieds-toi et ne sois pas fdché; je ne désire honorer personne plus que toi.

II se pencha sur la main du khalif et la baisa après que le khalif se fut mis a son aise et que tous se furent assis.

— Excuse-moi, dit Bdsim, car aujourd\'hui que de peines j\'ai endurées! j\'ai vu la mort devant les yeux. II n\'y a que la fuite qui m\'ait sauvé des mains du gouverneur. Pardonne-moi done, et quil n\'y ait pas de rancune.

— Que Dieu te pardonne ! mais je te dirai que j\'ai su que le khalif a fait ordonner 1\'abolition des gendarmes, et celui qui sera gendarme, il le fera pendre. Cela m\'acausébeaucoup de chagrin par amour pour toi, et je ne sais comment tu as fait.

— Mais rien. Qu\'un coup de sang prenne les gendarmes! J\'ai cessé de faire le gendarme. Dieu a eu pitié de moi, j\'ai gagné de quoi vivre, et plus encore.

— Comment? demanda le khalif.

— J\'ai fait l\'huissier du Tribunal. Prends garde de me pré-sager le chómage des huissiers si tu ne veux pas que je te casse la mAchoire.

— Oh non! N\'aie pas peur. C\'est fini. C\'était écrit que tu aurais quelques jours sinistres. lis sont passes, il ne reste que

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la journée de deinain oü il t\'arrivera un peu de tourments. Ensuite, tu en seras quitte et tu seras heureux, et il n y aura personne comme toi. Tu mettras ton pied dans l\'oeil du grand seigneur ^tu compteras parmi les grands de la terre) qui dit: moi et moi, et tu resteras ainsi jusqu\'Èl ta mort. Seulement, ne sois plus récalcitrant au jugement de notre Seigneur.

Bdsim, en entendant cela, prit une mine rechignée et ses yeux devinrent rouges.

— Quels tourments encore, crétin? demanda-til au khalif. Je t\'ai dit depuis longtemps: ne me fais pas de mauvais présages.

— Ce n\'est pas IjI un mauvais présage, si ce n\'est pour un moment passagen

— Mais dis-moi done ce qui va (M) m\'arriver. Si demair» le khalif ordonne d\'abolir les huissiers, je le saurai dés il présent et jje pourrai demain matin chercher un autre métier, paree qu\'aujourd\'hui j\'ai fait l\'huissier et il m\'est arrivé ceci et cela.

II commenga alors k leur raconter ce qui s\'était passé d\'un bout è, l\'autre.

— Continue encore d faire l\'huissier, lui fit le khalif.

Ensuite il leur présenta è, manger. lis se rassasiaient pendant qu\'il roulait des boulettes de hachlch. 11 en avala tellement qu\'il en perdit le sens, et personne ne pouvait plus le retenir dans son bavardage. II rit jusqu\'ü ce que le jour ap-prochat. lis le laissèrent li alors et partirent.

— Par la vie de ta tête, Prince des Croyants, dit Dja\'far, j\'ai eu peur que ce maudit-lcl ne te frappdt et qu\'il ne se tournet contre nous pour nous faire encore du mal. Mais le tour que je lui ai joué est fameux.

— Ton Seigneur est généreux dit le khalif. Remercions sa bonté. Mais demain je vais lui administrer une bonne raclée , et lorsque nous viendrons chez lui le soir, nous verrons ce qui en sera.

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— Par Dieu, Prince des Croyants, si tu le frappes comme tu le dis, et que nous alliens chez lui le soir, il nous rossera au point de faire sortir nos péchés du corps et il réduira notre peau en lam beaux.

— Par la vie de ma tête, il faut que je lui fricasse tellement les pieds qu\'il ne puisse plus les remuer, et demain soir nous irons encore chez lui.

— Très-bien! Fricasse-lui les jambes, toi, et il nous fricas-sera le corps, lui.

— C\'est lè un langage que je ne veux entendre, répliqua le khalif.

lis allèrent au Chateau et dorrairent jusqu\'i ce que le jour parüt. Le khalif alors se leva, fit la prière du matin et fit mander Djacfar. Celui-ci vint. Les hauts fonctionnaires et les membres du gouvernement se réunirent. Le khalif dit alors è, Djacfar:

— O wézir Djacfar, je t\'ordonne de faire venir tous les ju-ges. II faut, en outre, que chaque juge amène ses huissiers, tant qu\'ils sont. Tu leur feras comprendre que je leur offre un festin général en commun.

Sur cela, Djacfar envoya immédiatement informer tous les tribunaux, et fit notifier aux juges qu\'ils dussent s\'y rendre avec leurs huissiers. La nouvelle se répandit que le Prince des Croyants allait leur offrir un festin. Chaque juge se mit tout de suite è. se préparer. Les huissiers en apprenant la nouvelle se réuuirent.

De bonne heure, Bdsim était venu (!quot;•) et se posta £l la porte du grand tribunal, oü il apenput ce remue-ménage. Ildemanda ce qu\'il y avait; on lui raconta l\'incident. II s\'en réjouit et fit des gesticulations de joie. „II faut, dit il, que j\'y aille avec eux remplir mon ventre; qui me connalt?quot; Sur cela il se fau-fila au milieu d\'eux. Chaque division d\'un juge le considérait comme faisant partie de celle d\'un autre juge sans que per-sonne se détourndt de lui. Li dessus ils se mirent tous en

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marche, faisant toujours le même bruit, jusqu\'au Chdteau. Ils y entrèrent, et le khalif ordonna alors de fermer la porfe derrière eux. On la ferma.

Puis le khalif appela le Grand Juge, soit le Juge militaire, et lui dit: Ó efendi! Celui-ci se leva debout et répondit: Oui, Prince de Croyants!

— On m\'a apporté une vilaine nouvelle sur votre compte, dit le khalif.

— Espérons qu\'il n\'y a que du bien, maitre et seigneur.

— II y a quelqu\'un è, Bagddd qui est huissier du tribunal et qui s\'amuse a dévaliser le monde aux yeux de tous, sans égard pour les grands ni les petits. II percoit une taxe beaucoup trop élevée. Or, nous voulons savoir du ressort de quel juge il est et si peut-être il agit ainsi de son propre mouvement ou bien si son Juge lui a donné de telles instructions.

Le Grand Juge s\'adressant alors d l\'assemblée, lui dit;

— Avez-vous entendu, messieurs les savants, et juges de risldm, ce que le Prince des Croyants a ordonné.

— Nous l\'avons entendu et nous obéirons mille fois è, notre maitre et seigneur, s\'écrièrent-ils tous d\'une seule voix.

Ils appelèrent les huissiers, qu\'ils firent passer Tun après l\'autre devant le khalif, qui demandait; Du ressort de qui es-tu, toi? — et l\'huissier de répondre: Du juge un tel. Puis il demandait au juge: Connais-tu eet homme, efendi? — Oui, je le connais personnellement ainsi que sa familie, répondait lejuge.

— Comment s\'appelle-t-il?

— Un tel, fils dun tel.

— Et depuis quand est-il huissier?

— Depuis telle date.

— Trés bien!

Cela continua ainsi jusqu\'a ce que vlnt le tour de BAsim.

— De quel juge relèves-tu, toi, lui demanda le khalif.

— Je suis huissier.

— Comment s\'appelle ton maitre?

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— II s\'appelle cIzrdy!l, fils de Mal, fils de Sang, (ft) fils des Douleurs diverges. II remplit les fonctions de juge au Tribunal des Malheurs, situé rue de la Séparation ^ proximité du Marché des Pouilleux, de la Corporation des Indigents dans le cul-de-sac du Néant.

Cela fit rire le khalif, qui feignit de ne pas avoir compris le sens des paroles de Bdsim.

— Je n\'ai pas compris ce que tu veux dire.

— Ce juge cIzrdyll, qui est-ce? De ma vie je n\'ai jamais entendu ce nom parmi les juges.

— II y a un juge qui s\'appelle cIzriyll, et si tu ne le crois pas, envoie-moi chez lui, et je l\'amènerai tout de suite devant toi sans retard.

— Mon cher, non! Laisse tout cela de cóté, maudit. Tu veux finement te sauver de devant moi et filer. Je ne suis pas homme, moi, 5, être dupe d\'une ruse. II faut que tu me dises qui est ton maltre, et je l\'interrogerai après. Je verrai alors si tu es un menteur ou bien vraiment huissier.

— Prince des Croyants, que Dieu prolonge ton dge! Je ne suis point un menteur. Mon juge, je te l\'ai nommé et je t\'ai donné sa généalogie, le nom de sa rue et de ses voisins.

— Laisse-lè la ruse. Cette description que tu me fais lü, de ma vie je ne l\'ai entendue. Sache oü tu es a présent, et si tu ne dis pas la vérité, je te jetterai par terre et je mettrai tes pieds dans la falaqa. Je te ferai battre par mes hommes jusqu\'ê, ce que le sang sorte par ta gorge. Assez de simplicité! Ne pousse pas l\'insolence trop loin, et réfléchis que tu es obligé d\'avouer la vérité. Allons\'! finis vite et dis-moi le non du juge chez lequel tu es.

— Prince des Croyants, que Dieu te donne longue vie! le nom du juge est cIzrdyil.

— Bon! Oü est-il celui-lè, ?

— Parmi sles juges, mais je ne le vois pas; je pense qu\'il n\'est pas venu.

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— O juges de I\'lsldm, faites venir le juge cIzrdyll.

A eet ordre, tous se turent, et personne n\'osa souffler mot.

— Renseignez-moi sur le juge Izrdyll. Qu\'il se présente afin que je lui adresse une demande. Je lui donne \\\'amdn.

— Prince des Croyants, lui répondirent-ils, par ta chère tête, il n\'y a personne parmi nous qui s\'appelle cIzrd,y}l, et nous ne connaissons personne qui s\'appelle (fV) cIzrd.yll, excepté le Roi de la mort, enleveur des Ames.

— Comment le niez-vous devant moi, vous juges qui jugez selon la Loi de Dieu? J\'ai besoin: de lui dire un mot et je désire avoir sa réponse.

Ils lui jurèrent alors qu\'ils ne le connaissaient pas.

— N\'y a-t-il maintenant personne d\'absent parmi les juges, demanda le khalif.

— O Roi du temps, répondit le Grand Juge, tous les juges et les substituts sont sous mes ordres; e\'est moi qui les ai nommés et je sais bien que je n\'ai donné cette charge è. personne portant le nom de clzrdyll. „Cet homme est un menteur pétulantquot; \').

— „Ils apprendront ensuite qui est le menteur pétulantquot; 3), riposta Bisim.

Cette réplique si d. propos fit rire le khalif.

— Voilé,! as-tu entendu? Qu\'as tu è. répondre è, cela? demanda le khalif è, Bdsim.

— Prince des Croyants, celui qui te parle ainsi est juste-ment le juge \'Izrdyil en personne. Moi, je suis a son service, et j\'ai encore chez lui ma pension alimentaire arriérée depuis une année entière, et il s\'est mis en tête de me renier ici afin de me frustrer de mon argent. Mais moi, je ne le lui demande point 4 titre d\'aumóne, car c\'est d la sueur de

1) Citation du Qoran.

2) Idem.

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mon front que je l\'ai gagné. Voila toute l\'histoire, et l\'ceil du Prince des Croyants voit toujours juste.

— Madré que lu es! lui dit le Grand Juge. D\'oii est-ceque je te connais pour que tu aies a me réclamer une pension alimentaire?

— Se peut-il bien, ó Juge de I\'lsllm, fit le khalif, que ce pauvre homme t\'accuse faussement?

— Prince des Croyants, s\'il peut me prouver qu\'il ait servi chez moi ou bien qu\'il soit entré dans ma maison ou que je l\'aie jamais vu, je lui paierai deux années de pension alimentaire. Tout le monde sait que dans ma maison il y a un substitut et douze huissiers et beaucoup de familiers. Si done il peut fournir des témoins qui attestent qu\'il est huissier chez moi, je lui donnerai tout de suite la pension alimentaire. Au contraire, Prince des Croyants, s\'il est reconnu pour un fieffé menteur, que vas-tu lui faire?

— Je lui donnerai une raclée de cent coups de cravache.

Puis s\'adressant è. Bdsim:

— As-tu, lui dit-il, des témoins que tu as été è. son service? Bdsim se tut.

— Faites-venir les huissiers et les familiers.

On les amena, et le khalif leur dit;

— Que savez-vous k propos de eet homme-la?

— O roi du temps, répondirent-ils, celui-Ijl est un menteur et jamais nous ne l\'avons vu ui chez (tquot;!quot;) le Grand Juge ni chez un autre juge.

Bisim le Forgeron se tourna alors vers eux et leur dit:

— C\'est vous qui êtes des menteurs, des fanfarons et des gredins. Je suis huissier, moi, et auparavant j\'étais gendarme, et de combien d\'affaires j\'ai été chargé!

— Qui t\'a nommé huissier? demanda le khalif.

— Je me suis nommé moi-méme.

— Ah bah! scélérat! Tu fais l\'huissier de ton propre mouvement, et tu manques d\'égards aux juges de la Loi et tu te

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moques d\'eux? Tu vas partout rangonner les gens et tu tranches des détnêlés 3, l\'iasu des autorités? La chose est-elle arrivée cL ce point lè.? Apporte les instruments de punition, garcon !

On apporta la falaqa et la cravache.

— Jette-le par terre, ordonna le khalif.

On le jeta par terre, sans que personne intercéddt en sa faveur. Les coups de cravache tombèrent sur lui si bien que les pieds lui en cuisaient: un! deux! trois! quatre! \') etc. jusqu\'d ce que le nombre de cents coups füt complet.

— Assez! dit le khalif, laissez-le!

On cessa de le baltre.

Après avoir recu cette bastonnade, Bisim se leva tout piteux et ne ponvant marcher sur ses pieds, tellement il avait été battu.

— Marche! lui dit alors le khalif, sors, insolent! et si ne tu renonces pas è. faire l\'huissier, par la vie de ma tête, jetedé-tamp;cherai le cou de ton corps.

Bdsim sortit en trainant les jambes et boitant des deux handles, tout lentement jusqu\'è. ce que les jambes se fussent dé-raidies. il marcha alors droit. II s\'engagea dans une ruelle et puis dans une autre. Une femme l\'y rencontra, et aussitót qu\'elle l\'eut vu, elle l\'appella et lui dit:

— Monsieur, es-tu courtier, toi?

— Oui.

— Fais-moi le plaisir de prendre ce bracelet d\'or et offre-le en vente au plus offrant; peut-être pourras-tu le ; endre. II y consentit et lui prit le bracelet.

— Reste ici, lui dit-il.

Sur quoi, il entra au Bazar et fit la criée. Les marchands du Bazar des orfèvres accoururent enchérir jusqu\'è ce que Ia plus forte enchère füt faite par un d\'entre eux, soit de cent dlnlr, et deux de droit de criée.

1) L\'original a: preuds ! donne! prends! donne! ce qui désigne le soa des coups alternatifs donnés par les deux hommes k qui iucombe une besogne pareille.

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— Que Dieu te fasse gagner! lui dit-elle, [se déclarant contente de cette offre]. Va me chercher I\'argent.

II retourna et se fit donner I\'argent. Mais il était inexpé-rimenté et ne connaissait pas les procédés de la vente aux enchères, qui n\'était pas non plus son métier. II s\'en revint auprès de la femme k laquelle il remit I\'argent en lui disant;

— Tiens! As-tu vu mon savoir-faire! Si tu était tombée (ff) sur quelqu\'un d\'autre, ga n\'aurait pas atteint un tel prix. Maintenant je veux de toi la commission.

— Tu la mérites, lui répondit-elle et lui fit cadeau de deux din^r.

II les pnt et en fut heureux. II la laissa partir sans exiger d\'elle un garant selon les régies du Bazar. Lü dessus, il s\'en alla chez lui archicontent. II acheta son souper et les choses pour se mettre en train pour plus que d\'ordinaire.

— En voilé, un métier, s\'écria-t-il; il n\'y a (rien de pareil) ni avant ni après; je ne ferai plus que le crieur aux enchères: métier facile et beaucoup d\'argent. Quatre dindr en une heure.

Sur quoi étant décidé, il se mit è. préparer son souper.

Quant au khalif, la journée terminée et la nuit venue, il fit mander Djacfar et Masrür et leur dit: Allons chez notre ami BAsim le Forgeron.

— Prince des Croyants, répondit Djacfar, si nous tombons entre ses mains ce soir, il nous ótera la vie et anéantira notre existence.

— Pas du tout! C\'est bien ce soir que nous sommes con-venus.

— Prince des Croyants, répliqua Djacfar, mais è. une condition.

— Laquelle ?

— Tu t\'engageras, si notre Seigneur te délivre de lui ce soir, ü lui faire des bienfaits demain et è. l\'honorer. II a bien assez de ce qui lui est arrivé jusqu\'è, présent, è. chaque

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moment tu lui fais des misères et tu lui mets des Mtons dans les roues. Jusqu\'è. quand (veux-tu continuer ainsi)? Cela n\'est pas bien de ta part, et le bon Dieu n\'est point satisfait\'d\'une chose pareille.

— Cast bon! Es-tu done venu k cause d\'un chameau ? \') Par amour pour toi je l\'arrangerai fort bien.

Ils parlèrent et continuèrent leur chemin jusqu\'i la maison de Blsitn. Avant d\'y arriver, ils l\'entendirent de loin chanter tout heureux.

— Ecoute, Prince des Croyants, dit Djacfar, l\'homme est gaillard ce soir et chante.

— Cest curieux! Par Dieu, je suis embarassé amp; son égard, car toutes les fois qua je le mets a Fétroit, le bon Dieu se montre plus large envers lui.

— Prince des Croyants, eest le bon Dieu qui le\'protégé, et les créatures de la terre ne sauraient lui faire d\'affront.

Puis ils s\'avancèrent et frappèrent Èl la porte de Bdsim. Celui-ci descendit et leur ouvrit. Tl les accueillit d\'une fa^on charmante et leur fit des compliments de bienvenue contraire-ment d son habitude. II leur apporta de quoi manger, et ils mangèrent autant qu\'ils voulurent. BAsim se mit è. faire des boulettes de (ce qu\'il y avait) dans la jatte et les avalait comme si rien ne lui était arrivé.

— Qu\'est-ce qui t\'est arrivé aujourd\'hui? lui demanda alors le khalif. J\'ai appris (l^a) que le khalif a, convoqué les juges et les huissiers. Peut-être a-t-il aussi enjoint aux huissiers de chómer?

— Tout cela m\'est égal. La peste a tous les huissiers! Voyez un peu! il les a tous convoqués et j\'étais, moi, du nombre. II s\'est mis è. leur adresser des questions jusqu\'d ce que mon tour vlnt. II m\'a interrogé alors avec insistance, et je lui ai répondu. Pendant ce teraps-lrl, il me mettait sur la sellette

1) La chose est-elle done tellement importante V

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de tous cótés si bien, qu\'è, la fin je n\'en pouvais plus et je fus re-connu bel et bien menteur a ses yeux. II me fit étendre par terre et administrer une raclée de la bonne espèce. La dessus je suis sorti du Chateau dans un piteux état — que Dieu n\'en frappe ni ennemi ni ami! — Mais le bon Dieu est plus généreux que lui; — une femme m\'appela alors et me donna un bracelet d\'or et me fit jouer le róle de vendeur aux enchères. Je suis allé le lui vendre pour cent dinar, et j ai regu de l\'aeheteur deux din Ar de commission et d\'elle encore autant. J\'avais ainsi quatre dinAr dans ma poche. Dorénavant, je ne veux faire que le vendeur aux enchères.

— Très-bien! Connais-tu la femme qui possédait le bracelet ?

— Je ne l\'ai jamais vue avant ce jour.

— N\'as-tu pas exigé d\'elle un garant?

— Non.

— Quel dommage! Peut-être, mon gaillard, constatera-t-on que le bracelet a été volé et que la femme a fait une vente illicite- Demain le propriétaire le reconnaitra, et que veux-tu faire alors?

— Je t\'accommoderai de toutes pièces. Tais-toi! Ne me fais pas de mauvais présage.

Coupons court, dit Djacfar, è. ce discours, qui ne sert è. rien, et allons-nous amuser avec une jolie histoire.

Li-dessus ils passèrent leur temps è. rire en joyeuse compagnie pendant une bonne partie de la nuit. Puis ils lui firent leurs adieux et descendirent.

Lorsqu\'ils furent hors de la maison, le khalif dit k Bisim:

— Dis amen.

— Amen.

— Je prie Dieu le trés haut, ajouta le khalif, le père du noble tróne, par la vertu de Zamzam, de la Place d\'Abraham et des Saints Lieux que le bracelet soit reconnu pour objet volé et que l\'aeheteur te le rende et que l\'afTaire enfin soit dans la journée portée devant le gouverneur!

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— Tu t\'es sauvé, vilain mufle! Si tu avais tenu ce langage avant de sortir, je t\'aurais fendu la tête, je te le dis, garde-toi de venir fouler ce seuil ((*quot;)) une seconde fois, si non, je te remettrai k ta place. Tu manges mes provisions et avec cela tu fais des imprécations contre moi! Mais c\'est comme on dit dans le proverbe: „tu fais le bien et tu trouves le mal.quot;

Lè, dessus le khalif s\'en alla en riant.

— II parait que cette histoire-lè, ne va pas finir, dit Djacfar. Tu le tracasses è. chaque moment et tu ne recois de lui que des injures.

— Les injures se collent-elles done (sur nos corps)? Par la vie de ma tête, je le convaiucrai bien de vente illicite; je ferai venir le gouverneur, è qui je le remettrai et qui devra l\'abimer de brutalités.

Après cela, tous les trois partirent. A la premiere lueur du jour, lorsque les oiseaux commencèrent leur gazouillement, le khalif fit mander le gouverneur. Celui-ci se présenta.

— Tu iras sur-lechamp, lui dit le khalif, avec tes hommes te poster k la porte du Bazar des Orfèvres; tu en verras une vieille femme se placer devant la boutique de monsieur un tel pour lui demander le bracelet qu\'il a acheté hier. S\'il le lui donne, elle le saisira et lui dira:

„Cela m\'appartient et m\'a été voléquot;; elle se mettra è. criailler k la porte de la boutique. Tu prendras tes hommes avec toi et tu iras demander quelle est la raison de ce vacarme. La vieille femme portera alors plainte auprès de toi en disant que le bracelet lui appartient et qu\'elle le reconnalt. Le marchand te dira qu\'il l\'a acheté. Tu lui demanderas alors oü se trouve le vendeur et vous chercherez Bdsim le Forgeron dont vous vous saisirez et que vous amènerez, ainsi que le marchand et la vieille, et vous viendrez ici. Et si tu ne tombes pas sur lui au Bazar, tu trouveras dans telle rue sa maison qui a tel aspect. Tu feras irruption chez lui, tu le feras descendre et tu l\'amèneras ici devant nous. Attention qu\'il

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ne s\'esquive pas! car alors tu trouveras ta tête sous tes pieds.

— Tu seras obéi, Prince des Croyants, répondit-il en lui faisant la salutation de cérémonie.

II sortit réunir ses adjoints et ses suppóts, et alla se poster au Bazar des Joaillers. II fit venir une vieille femme et lui enseigna comment il fallait faire.

La dessus, la vieille futaille s\'en alla è. la boutique et dit:

— Bonjour, Monsieur le marchand!

— Bonjour è, toi, bonne mère!

— J\'ai appris qu\'hier tu as acheté un bracelet pour 200 dinar Peux-tu me le montrer ? S\'il me plalt, je te ferai gagner dessus ce que tu voudras.

— Voila qui est heureux pour commencer!

II mit la main dans (fv) la cassette d\'oü il tira le bracelet qui brillait. Elle le saisit alors et cria: „Malheureuse que je suis! au secours, musulmans! au secours! Jamais bien hon-uètement acquis ne se perd! Ce bracelet m\'appartient et j\'en suis la propriétaire. Je l\'ai acheté de mon argent et de mes propres ressources. II m\'a été volé, et le propriétaire de la chose a plus de droit.quot;

Elle continua ainsi k criailler tellement, que méme les égarés trouvèrent le chemin. Le bazar tout entier fut mis en émoi.

Les marchands et les orfèvres vinrent lui demander:

— Ó dame, as-tu des témoins? dirent-ils.

— Certes, au lieu d\'un, j\'en ai mille, hommes et femmes.

Le gouverneur aussi entendit le vacarme. II entra au Bazar

avec ses hommes et s\'assit devant la boutique du marchand.

— Qu\'est-ce qu\'il y a entre toi et cette femme? lui de-manda-t-il.

— Indulgence, monsieur le gouverneur; j\'ai acheté hier un bracelet pour cent dindr et j\'ai payé au vendeur une commission de deux d!nAr. Aujourd\'hui, cette femme est venue et a demandé è, le voir en me disant qu\'elle me ferait gagner lè, dessus. C\'était comme dit le proverbe; ,,mon maltre a peine

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eut-t-il vu, qu\'il mit la patte dessus.quot; Elle continuait ainsi amp; gesticuler et è crier sur tous les tons en prétendant que c\'était è elle. Elle a causé un attroupement de gens comme si c\'était un convoi de mariage ou un tintamarre de fête nuptiale. Nous avons été envahis par des gens comme il faut et par la populace. VoilS, que ton Excellence est arrivée, que Dieu te conserve! Nous sommes des marchands et nous ne connaissons pas le moyen de nous approprier quelque chose d\'une facon illicite. Aie done la bonté de procéder £l une enquête et sois juge entre moi et elle selon ton appréciation, et „l\'ceil de l\'homme de génie est une balancequot; \').

— Très-bien! Attends que je voie aussi ce que l\'autre a a dire.

— II se tourna vers la femme et lui dit:

— Qu\'est-ce qui en est, ma vieille?

— Mon maltre, je suis une femme dans un état nécessiteux.

— Jamais personne ne m\'a entendu lever la voix. Ce bracelet m\'appartient; il y a vingt ans qu\'il est chez moi, et tous les habitants du quartier le connaissent. II n\'y a plus que notre seigneur et la couronne de notre tête, le khalif, le Prince des Croyants, qui puisse vider cette affaire entre moi et ce marchand pour qu\'il me restitue le reste des objets volés. C\'est que beaucoup d\'objets ont disparu en même temps que le bracelet. Voili toute 1\'histoire. Que Dieu ne rende pas tes femmes nécessiteuses!

— Le gouverneur s\'adressa alors au marchand et lui de-manda:

— Oü l\'as-tu acheté, toi ?

— De la main du vendeur aux enchères.

— L\'afFaire (Pa) est vidée d\'elle-même et elle n\'a pas be-soin de cassement de tête. Amenez le vendeur.

On se mit alors A le chercher au Bazar. Bdsim arriva un peu après, tout en disant; 6 Donateur! ó Omniscient! 6 Pour-

1) C\'est ik-dire. a le coil]) d\'oeil juste

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voyeur! 6 Généreux! ó Dieu, accorde-moi une vente comme celle d\'hier!

Voilé, que tout-ü-coup les hommes du gouverneur le cernè-rent et le saisirent II n\'eut pas le temps de s\'en apercevoir qu\'ils l\'avaient déjè empoigné sans qu\'il püt se dégager L\'itnprécation de l\'astrologue lui revint alors è. l\'esprit.

— Ah! que Dieu l\'afflige d\'un mal \') qui lui casse les genoux! Nous nous levons le matin sous la royauté de Dieu 1)!

Ensuite on l\'amena par devant le gouverneur. Le marchand le reconnut et dit: Tenez, voild le vendeur aux enchères 3, qui j\'ai acheté le bracelet.

— Mon gaillard, dit le gouverneur è Bisim , d\'oü tiens-tu ce bracelet, toi?

— D\'une femme qui me l\'a donné hier; je l\'ai vendu pour son compte. J\'ai pris ma commission, et elle a passé son chemin.

— La connais-tu par hasard? demanda le gouverneur.

— Jamais de ma vie je ne l\'avais vue avant qu\'elle m\'eüt appelé.

— Lui as-tu demandé un garant?

— Non.

— Est-ce bien lè les règlements? Buffle! tu lui donnés le prix du bracelet sans lui demander de garant.

— Je l\'ai oublié.

Le gouverneur, s\'adressant alors au marchand:

— Tu es hors de cause, lui dit-il. Seulement, va vite, s\'il te plait, te présenter avec lui devant le khalif pour que je te recouvre ton argent.

II fit appeler le cheykh des vendeurs aux enchères. Celui-ci arriva.

1

Mot-tt-mot: Nous sommes au matin et la royauté est en même temps au Dieu! Formule qui se dit lorsqu\'on est fache le matin.

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— Atnène ici les hommes, lui ordonna le gouverneur.

— lis sont a tes ordres, Monsieur le gouverneur.

II les réunit, tant qu\'ils furent, et partit avec eux pour les ramener che^ le khalif. Lorsqu\'ils entrèrent chez lui, ayant BÉsim au milieu d\'eux, Djacfar se pencha vers le khalif et lui dit:

— La faute de eet homme, e\'est toi qui l\'as sur ta conscience, toi qui lui as joué ce tour et l\'as fait tomber dans le piége. Ne sois pas injuste envers lui.

— Je veux seulement rire un peu cl ses dépens, et ce sera fini, répondit le khalif.

II se tourna ensuite vers le gouverneur;

— Qu\'est-ce que ga. Emir Khdlid? lui dit-il.

— ü roi du temps, j\'étais aujourd\'hui de bonne heure en \'■ train de faire une inspection au Bazar des Joaillers. J\'y ai trouvé cette femme qui causait un attroupement devant (tquot;1) la boutique de ce marchand, avec qui elle se chamaillait a cause d\'un bracelet en or. Elle prétend qu\'il lui a été volé et quelle l\'a reconnu. Les voici devant toi. Prince des Croyants.

— Marchand, demanda le khalif, d\'oü te vient ce bracelet ?

— Je l\'ai acheté hier de ce vendeur aux enchères que voilÈl, Prince des Croyants.

— Alors le khalif se tournant vers Bdsim ;

— Est-ce vrai, mon homme, lui demanda-t-il, que tu le lui as vendu ?

— Oui.

— Qui te l\'a apporté?

— Une femme de la rue qui m\'a appelé. Elle me l\'a donné; je l\'ai vendu et j\'ai pris ma commission. La femme a recu le prix et s\'en est allée.

— Connais tu la femme dont tu paries ?

— Non, par ta vie.

— Lui as-tu demandé un garant?

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54

— Non.

Le khalif appela alors le cheykh des vendeurs aux enchères.

II vint et salua respectueusement.

— Pourquoi. mon homme, lui detnanda le khalif, lorsque tu as fait ce gaillard vendeur aux enchères, ne lui as-tu pas posé la condition qu\'il ne pouvait vendre un objet sans avoir préalablement pris un garant de son propriétaire?

— Prince des Croyants, je ne l\'ai point fait vendeur aux enchères, et je ne l\'ai vu qu\'aujourd\'hui. Voici tous les vendeurs présents devant toi.

Tous se levèrent alors et témoignèrent que c\'était un intrus qu\'ils ne connaissaient pas et qui ne les connaissait pas non plus.

Li dessus, le khalif se tourna vers Bdsim et lui demanda:

— N\'est-ce pas toi qui as fait l\'huissier?

— C\'est moi-même.

— Qui t\'a fait vendeur aux enchères?

— La femme, propriétaire du bracelet. Elle m\'ademandési j\'étais vendeur aux enchères, et je lui ai répondu qu\'oui. Et tout cela è, cause de ma misère: „le manque d\'argent m\'y a poussé, et celui qui est en danger de se noyer s\'accroche è. une paille.quot;

— N\'as tu pas un métier? lui demanda le khalif.

— Mon métier est d\'êtie forgeron.

— Et pourquoi as-tu quitté ton métier?

— Paree que tu as fait annoncer que les forgerons doivent chómer. J\'ai pris le parti de faire le baigneur, et tu as fait fermer les bains.

— Qu\'as-tu fait ensuite?

— J\'ai fait le gendarme.

— Et pourquoi as-tu quitté le métier de gendarme ?

— Tout est è, cause de toi: toutes les fois que je m\'occupe d\'un travail tu le supprimes. J\'ai fait (f») l\'huissier, et tu m\'as rossé. J\'ai fait le vendeur, et tu vois ce qui m\'est arrivé.

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55

Cela fit rire le khalif. Djacfar se pencha vers lui et lui chu-chota a l\'oreille:

— Tu as rendu rhomme perplexe. C\'est un pauvre diable.

— Ne bavarde pas, Djacfar! répliqua le khalif.

II se tourna ensuite vers Bdsim et lui dit;

— II faut que tu amènes la femme qui t\'a donné le bracelet.

— Ldche-moi et j\'irai la chercher.

— Point d\'effronterie! Tu veux t\'esquiver.

Le khalif se mit ü réfiéchir pour immaginer une ruse qui put faire acquitter Bdsim. II n\'en trouva pas.

Un peu après une femme arriva qui criait:

— Je suis sous la protection du Prophéte et è, la merci du Prince des Croyants.

— Faites venir cette femme, ordonna le khalif; voyons ce quelle vent.

On la lui amena. Bdsim la vit et la saisit au cou.

— Voild la propriétaire du bracelet, s\'écria-t-il. C\'est cellc-la, ó Prince des Croyants.

— Femme! Comment est cette histoire? demanda le khalif

— Mon maltre! Le bon Dieu n\'aime pas l\'injustice et le droit donne des coups de come 1). Cet homme ld est vendeur aux enchères, je lui ai donné mon bracelet; il 1\'a honnêtement vendu et m\'en a donné le prix. J\'ai entendu aujourd\'hui des gens dire que le bracelet a été reconnu pour volé et que le gouverneur a arrêté le vendeur. J\'ai alors eu peur pour lui et je n\'ai pas supporté avec légèreté qu\'ou lui fasse du tort. C\'est que c\'est un homme pauvre, et moi, je suis la propriétaire du bracelet. Je l\'ai fait faire sur commande et je l\'ai fait poinconner chez le préposé au Bazar des Orfèvres en pré-sence de plusieurs musulmans, distingués comme ces nobles personnes qui m\'entendent. Son bulletin de contróle se trouve

1

C\'est-il-dire: Ie droit aura toujours le dessus.

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S6

entre mes mains. Voila le poingonneur et le préposé au Bazar qui sont présents. Ils témoigneront de fafon k échapper d. la punition de Dieu, car le téraoignage rejaillira sur nos fils. J\'ai encore beaucoup d\'autres térnoins qui témoigneront que le bracelet est a moi. Laisse-moi un peu voir la grue qui s\'est tnise ce matin a tourmenter les gens. Si elle prouve que le bracelet est h elle ou bien quelle l\'a jamais vu, je suis, moi, la voleuse, et tout ce qu\'elle réclame, je m\'engage h le lui payer deux fois sa valeur.

— Faites venir la vieille femme, ordonna le khalif.

On alia la chercher dans tous les coins et recoins sans ré-ussir a savoir oü elle (tM) était allée. La cause de sa fuite était que le khalif, voyant venir la propriétaire du bracelet, comprit le fin mot de l\'afiaire et fit un signe au gouverneur de la faire partir secrètement afin que le tour ne füt pas dé-couvert. Lè, dessus, elle s\'éclipsa au milieu des assistants et partit comme une flèche; on aurait dit un morceau de sel qui s\'était fondu. On la chercha sans la trouver.

— Prince des Croyants dirent-ils, la vieille femme s\'est enfuie.

— Puisqu\'elle s\'est enfuie, elle n\'a plus aucun droit de réclamer. Cependant, faites venir le poinconneur et l\'orfèvre.

On les amena. Ils témoignèrent que celui ci l\'avait travaillé et celui-lè, poinconné et que c\'était li une chose bien acquise, sur la provenance de laquelle il n\'y avait pas de doute.

— Donne-le au marchand, ordonna alors le khalif.

Le marchand le prit. Les gens descendirent en faisant des voeux pour le khalif. Bdsim voulait aussi descendre avec eux, tnais le khalif ordonna alors de le conduire en bas en prison. Ils l\'entrainèrent et il leur dit: qu\'avez-vous done?

— Le khalif a ordonné de vons écrouer è. la prison des condamnés a mort.

— M\'emprisonne-t-il sans raison? Par Dieu voila qui est dróle! Qu\'est ce que j\'ai fait ?

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— Qui sait? Ce n\'est pas notre affaire.

On l\'entralna et on le poussa dans la prison tout seul et Ton verrouilla la porte sur lui.

II y resta triste et fóché. Débordant de colère:

— Dieu est contra tout homme injuste! s\'écria-t-il.

Quant au khalif, Dja\'Tar se pencha vers lui et lui dit:

— Prince des Croyants, assez d\'injures I Qu\'a fait eet homme pour que tu remprisonnes? Si tu lui montres de la bienveillance en lui accordant quelque chose et qu\'il soit revêtu d\'une charge après avoir enduré la solitude, la faim et l\'injustice, il sera au courant de la situation des prisonniers. Peut-être quelqu\'un sera-t-il emprisonné par lui, et il aura alors des égards pour lui en lui envoyant de quoi manger et boire et il ne le laissera pas dans l\'obscurité.

A ces mots le khalif garda le silence.

Bdsim resta ensuite dans eet état dans la prison du khalif jusqu\'au soir. Comme il était sorti de chez lui sans avoir rien pris le matin, les intestins lui grouillaient. Son état devenait encore plus pénible è cause de 1\'absence d\'une lampe. II pen-sait alors aux heures qu\'il avait passées chaque soir d la maison en s\'amusant et en chantant. Cela le rendit triste : il se mit Él pleurer tout en disant:

— Si (ff) je connaissais ma faute, è. la bonne heure; je n\'ai laissé aucun métier que je n\'y aie travaillé et que le khalif n\'ait supprimé. A la fin des fins il m\'a emprisonné sans raison et sans me donner A manger. Mon Dieu! toi qui donnés satisfaction, ó Père! Que de condamnés injustement ê, la prison!

II se mit £t frapper d\'une main dans 1\'autre, d taper des pieds sur le sol et d sangloter au point de presque perdre l\'haleine. Voila tout-a-coup qu\'un des murs de la prison se fendit et il en sortit un gentille demoiselle d\'une beauté a éclipser la lune et è. en prendre la place \'). Elle portait un

1) lie texte porte: elle dit a la luue: disparais et je prendrai ta plane

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costume splendide sans pareil; elle avait au cou une rivière de pierres précieuses dont chaque pièce valait un royaume. Elle lui dit:

— Mon homme! Qu\'as-tu? Es-tu toqué? Tu as troublé mon sommeil. Or, depuis les vingt ans que je suis ici, pendant les-quels bien des gens, tantót beaucoup, tantót peu, ont été emprisonnés, je n\'ai vu personne faire comme toi. Dis-moi quelle est ton histoire, et je mettrai immédiatement fin k tes souffrances.

— O Madame, comment t\'appelles-tu, toi, et d\'oü viens-tu?

— Moi, je m\'appelle Mère-des-Colliers, fille d\'un rebelle parmi les mauvais Génies dont le nom est Capitaine, fils d\'Eclaireur, fils de Verseur-de-Pluie, fils de Dompteur, fils d\'Ebranlements. Je hante eet endroit et je commande a soixante-sept tribus de Génies. Dis-moi done ce que tu as?

— O Madame, je suis victime de I\'injustice.

— Qui a été injuste envers toi?

— C\'est le khalif qui a été injuste.

II lui raconta toute I\'histoire jusqu\'d son emprisonnement.

Elle en rit et lui dit:

— Rien que cela? Attends que je vienne chez toi.

Elle rentra dans le mur et disparut pendant quelques moments. Voili que le mur se fendit de nouveau, et il en sortit vingt jeunes esclaves blancs, d\'un aspect si distingué et si beau que Tceil ne se rassasiait pas de les regarder. Chacun portait un costume royal magnifique et sur la téte une couronne incrustée de diffe-rentes espèces de pierres précieuses. Ils vinrent le délier et baisèrent la terre devant lui. Ils rèsterent debout, les .mains sur lapoitrine. Aprèseux vint une quantité de serviteurs. Ils couvrirent la prison de tapis de soie trés fins et placèrent pour Bdsim une chaise en or incrustée de perles et de pierres précieuses.

Mère-des-Colliers parut et derrière elle vingt esclaves blanches portant des instruments de musique, le psaltérion et le tambour de basque. Elle lui apporta un paquet de costumes tel-

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lement splendides que si le khalif vendait son royaume pour en acheter un, il ne le pourrait pas. Elle lui fit óter ses habits et revêtir un de ces costumes. Elle mit sur sa tête une couronne impériale d\'un prix inestimable et le fit asseoir sur la chaise. Elle rangea les esclaves mflies sur deux rangs et or-donna aux esclaves femmes d\'exécuter un prélude. L\'on com-menga alors.

Chacune jouait de l\'instrument qu\'elle avait apporté au point que les murs s\'inclinaient presque de douce émotion. Ensuite on dressa la table. Or, on avait pour habitude chez le khalif de lui préparer tous les soirs une table copieuse avant qu\'il aMt se coucher et plus splendide que la table du diner. Le cuisinier fit done la cuisine selon 1\'habitude, couvrit les marmites et resta lè, a attendre les ordres. Les génies servants de Mère-des-Colliers allèrent alors enlever tous ces mets et les apportèrent comme ils se trouvaient dans les marmites et les placèrent devant Bflsim. II y avait des entremets, des confitures, des sorbets au raisin et k la grenade, des patisseries ainsi que les désirent la lèvre et la langue.

— Voila pour toi, mange, lui dit-elle; fais le grand et sois sans soucis. Prends cette bague et mets-la è, ton doigt: elle a k son service un génie qui est le plus grand de ceux que je possède; il s\'appelle Tdrich fils de Tdlrich. Si tu veux le faire venir, frette la bague et il viendra tout de suite. II fera immédiate-ment tout ce que tu lui ordonneras et il exécutera tous tes désirs ^ tel point que si tu lui dis de tuer le khalif et ses soldats ou bien de les jeter è. la mer, il ne se le laissera pas dire deux fois. Et si tu veux qu\'il ruine BagdM et la renverse, il u\'y manquera pas. Tous ces bijoux que tu vois ainsi que les esclaves, hommes et femmes, sont un cadeau que je te fais. Voilé, done que je t\'ai donné satisfaction k présent; k toi de t\'arranger avec le khalif, car tu es maintenant plus gros bonnet que lui et tu pourras faire de lui ce que bon te semblera. Seulement, si tu viens ici une seconde fois me faire tourner

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la tête, je t\'enverrai un Génie CAun) qui t\'enlèvera et qui te jettera dans la troisième partie déserte du monde.

A ces paroles, BAsim s\'inclina sur la main de Mère-des-Colliers et la baisa.

— Madame, lui dit-il, merci; si jamais je reviens ici, je serai coupable envers moi-même.

Elle le quitta alors et partit.

Le khalif demanda ensuite qu\'on dressdt la table et dit: Apporte-nous la collation.

La cuisinier regarda sans rien trouver; il en fut consterné.

Un peu après le concierge de la prison entra chez le khalif et lui dit:

— L\'homme emprisonné aujourd\'hui a fait ceci et cela. Voild ce qui est arrivé; c\'est un fait accompli.

Sur quoi Djacfar descendit dans la prison; il trouva que le concierge avait dit vrai. II retourna informer le khalif. Celui-ci alia voir BAsim et lui fit ses excuses en lui disant:

— Ne m\'en veuille pas, je plaisantais seulement avec toi. Tu es è. présent le roi et je suis devenu ton serviteur.

Bdsira lui pardonna alors. II vécut pendant dix jours dans cette grandeur et mourut. Le pouvoir revint au khalif, mais i-regrettait beaucoup la mort de BAsim paree que celui-ci n\'avait fait de tort i personne. On peut y appliquer le proverbe: „s\'il devient heureux, il meurt.quot; Dieu a disposé l\'univers avant qu\'il ne föt, et sa volonté se fait par le mot; sois!

■ de F histoire.

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TABLE

DES

PROVERBES ET DICTONS

HUI SE RENCONTRENT DANS CE ÏOUi ME.

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preface.

Les explications suivantes m\'ont ete fournies par un ami du Caire que j\'ai pendant longtemps initié a l\'étude scien-tifique de la langue parlée. Intimément lie depuis plusieurs années au Caire avec tout un petit cercle de gens studieux et intelligents, je ne cesse de les eneourager dans cette étude. Je leur ai ouvert les yeux, et j\'espère que, par mes démarches, la langue parlée n\'est plus aussi dédaignée, tant en Syrië qu\'en Egypte, qu\'elle l\'était il y a quelques années. En fait de langue parlée, je tiens absolument k m\'ai-der de la collaboration des indigènes, sans laquelle 1\'européen s\'expose a tout moment a des erreurs. Traitant de cette langue en Europe, réduit a ses propres ressources, on commet-trait une foule de bévues, car, vu la finesse de la pronon-ciation, notre mémoire est souvent en défaut; notre oreille n\'est pas assez fine, 1\'incertitude nous prend.

Ce qui surprendra d\'abord le lecteur en voyant ces explications, c\'est la vocalisation. Elle est faite par l\'ami susmenti-onné et a été soumise au controle d\'autres personnes. J\'ai déja fait remarquer dans la Preface de mes Proverbes et Dictons, p. xliii, que la prononciation de l\'Egypte dilfère sensiblement de celle de la Syrië, et c\'est justement cette particularité qui frappe ici. Dans la langue parlée de l\'Egypte, les mots se lient par les voyelles; il y a un enchainement, inconnu en Syrië. Ce fait ne m\'est devenu clair que depuis peu d\'an-

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nées, et j\'en ai souvent cause avee les indigenes. Ainsi, on prononce (p. 66, 1. 2): ana rulub-tim-nil-gada1 da, et non pas: rulubt min el etc., comme en Syrië. Min del-wag-tiw raïh (p. 75, 1. 7), etc. Spitta n\'a constaté cette prononciation que pour l\'article, Gramm., § 37. J\'expo-serai ailleurs les régies qui s\'y rapportent.

Un ^ et un _ au-dessus et au-dessous de la même lettre avec un ^ suivant indiquent la longue, ê, p.ex.: iUic = \'ênuh. - au-dessus d\'une lettre avec un ^ suivant doit se pronon-cer a \'). C\'est ainsi qu\'on marque a présent la longue en Orient depuis que j\'ai fait observer que la manière précé-dente, comme Oj» pour mS.t, prêtait a 1\'équivoque.

Pour la vocalisation - et _ comme son vocal final d\'un mot, voyez le Q-lossaire, s. ».

Quant a la traduction, elle est aussi littérale que possible. L\'habitude qu\'ont les indigènes de presque toujours commencer une explication de proverbe par lói, m\'a un peu embarassé. Je le remplace souvent par une proposition principale pour ne pas trop alourdir la phrase franfaise.

Mon intention n\'est pas ici de discuter les proverbes, pas plus que dans mes Prov. et Diet., mais seulement de fournir des matériaux pour 1\'étude de la langue parlée.

1

.Te me sers toujours de cette transcription de ^ , = diphtongne de-venue voyelle longue, paree que raarquant o, comme on le fait en ge\'néral. il n\'y a pas de notation pour une prononciation telle que 4^ «va-t\'en» [r ó h , r u h].

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~ O •* 3 O

Si tu donnés a manger a la louche, Vceil (de celui qui mange) te regarde avec respect.

T,2,20. — Le MS de Grotha porte plus correctement Ce proverbe n\'est pas a présent eonnu en Egypte, mais il figure dans Burckhardt N° 95. J\'ai constaté que les prover-bes de eet auteur ne sont pas tous égyptiens.

II Lfi jki- JU,

Celui qui a fendu (= cree) les mdchoires, leur a aussi ga-ranti les moyens de suhsistance.

liquot;,11,12, —

O-C O -C UI

III Usgt;-\'_5 cjU oli

Ce qui est passé, est mort, tandis que mus autres vivons en ce moment.

n,4. — Ce sont véritablement deux proverbes, qu\'on em-ploie séparément ou accouplés.

5 w w -O

IV io Lo ^

Ce qui n\'est pas assez pour plusieurs, doit plutót revenir a un seul.

1,1,2. -

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V (jij.jsvAasj U *jj «JAAWJ

Uhomme ne peut faire injure a celui que le Seigneur protégé. rf,19. —

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.JU.: ^iAaj (jix\\;gt; L»

Si quelqu\'un a le cceur bon et qn\'un autre vienne le contra-rier sans être de sa force, et a la fin étant fatigué et mal a son aise, il le laisse. Après quoi, il se peut qu il rencontre qicelqu\'un de ceux avec lesquels il a des relations et a qui il dit: a Mon cher, fat par- dessus les oreilles de ce gaillard la. Tantes les fois que je lui tends tin piége, il n\'y tombe pas.» Celui-ci lui répond alors: «Mon cher, mon vieux, ne te donne pas de peine: a celui que le Seigneur protégé, Vhomme ne saurait faire injure.» Cest-a-dire: celui a qui le Seigneur a départi de toute éternité le bonheur, personne ne saurait in-firmer son pouvoir a son égard.

3 3

VI oU LXjlw Q\'

S\'i\'Z devient heureux, il meurt.

ff,12. ~

La vocalisation du second mot indique les différentes pro-nonciations dans la langue parlee.

VII Iptc ^uIjT JJP!

Les hommes qui pardonnent laissent après eux un bon souvenir. 11,3,4. -

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67

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»S\'t quelquhin commet une faute et si son père cm un de ses supérieurs veut le hatire ou le chasser hors de la maison, tu te sens, toi, saisi de pitié pour lui et tu fen vas inter-céder en sa faveur. Alors,. celui auprès de qui tu intercedes pour lui dit: « iVo», jamais, c\'est un enfant qui prend une mauvaise allure dès son enfance, et s\'ü n\'est pas corrigé dès a présent, il ne réussira pas.» Tu lui dis, toi: « Par amour pour moi, pardonne-lui pour cette fois encore: les hommes qui pardonnent laissent un Ion souvenir après leur mort.» C\'est-a-dire: celui qui pardonne est loué, vivant ou mort.

VIII jL^JL

Je leur ferai voir Vétoile en plein midi.

IC,18,23. — En Egypte on dit:

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Depuis quand es-tu au chateau? Depuis hier dans Vaprès-midi.

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fl,6. — En Egypte on dit: Jb xJlb q-»

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68

Si quelquhm, de basse extraction, est surpris \'par la bonne fortune, il devient orgueilleux envers ceux qui le connaissaient lorsqu\'il n\'était riem. Si quelqu\'un d\'entre eux le voit, il dit: (, Depuis quand es-tu monté au cJidteau ? — Depuis hier dans l\'après midi». Cest-a-dire, que c\'est un parvenu qui ne reconnait plus la situation oh il était (auparavant).

Voici maintenant comment un portefaix de Damas m\'ex-pliqua ce proverbe:

Had binqal ^la el-musta^idd fi sê\' u mu-sarrec raso u muddaci innahu asli fih u biddu yahod el-famp;qauiye; masalan iza ins an dahal fil-madrasi yit^allam et-tubb u qacad tlat ar-ba,:at ushür u sar yidda0! innu yacrif yihak-kim biqülü cannu el-matal.

Ceci se dit de celui qui est novice dans une chose, ma is qui léve la tête, prétendant être dans le métier depuis son en-fance et voulant prendre le dessus. Si, par exemple, quelqii1 un entre au collége pour apprendre la médecine et, qxi\'après y être resté 3 a 4 mois, il veuille faire accroire qii\'il connatt la médecine, on lui applique le proverbe.

o

Jusqu\'a ce que Vantidote vienne d\'el-cIrdq, le piqué aura quitté [ce monde].

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jio U I4XÏ5 ^ ygt;bj (^J!

Tu as a solliciter une faveur auprès de quelqu\'un et tu vas le frier a eet effet. II te dit: « Aujourd\'hui je ne suis pas U-hre-, repasse chez moi demain. » Tu vas te présenter chez lui le lendemain, et il te dit: « fa ne fait riem encore aujowxVhui; viens demain: d\'aujourd\'hui a demain ce n1 est pas loin, n En-suite, il continue de cette facon-la: toutes les fois que tu viens chez lui, il te dit: « Demain, après-demain; demain, après-demain » , jusqu\'a ce qiiassommé d\'ennvi tu cesses d*aller chez lui et tu dis: «Uien que des courses sans ntilité et des paroles sans fin, et jusqii\'a ce que Vantidote vienne fïel-\'Iraq, le piqué aura quitté [ce monde]». Cest-a-dire, que la chose de-mandée qui ri\'est pas don nee en temps utile, n\'est bonne a rien.

5 3

- ~ O -

Penitence, on n\\j reviendra plus.

t*v,l. -

XII ^ £ Lgt;

Est-il venu a cause d\\m chameau?

^,15 et note.

Proverbe d\'origine bédouine, mais trés usité aussi dansles villes.

XIII t^JI ^

Mes cordes se sont envolées dans Vair,

fl,4, — Indique qu\'on se sauve avec vitesse.

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k)^*jlj v^1 o^Lb i^J\' j, ^Ls»

lis sont deux qui se querellent, et la \'patrouille arrive pour les prendre. Le finot des deux met alors le pan {de son habit) entre ses dents et s\'en va en courant tandis que Vautre pauvre imbécile, on le retient. Alors, celui qui s\'est échappé se met a raconter a un de ceux quHl fréquente ce qui est arrivé: a Par Dieu, mon oncle, lui dit-il, fai vu la patrouille, et me voila comme qui dirait «mes cordes se sont envolées dans Vair, » et fai filé a toutes jambes. » Cest-a-dire: il a pris la fuite en toute hdte.

XIV lXgt;

Entre toi et moi il y a la barrière de Dieu.

fA,4. -

y o w-c w — o o o -o gt;* » •»

\\^/jS \'ó\'

ÜLïLS» J, I; A! Jfcöj\' ^LLU wiLA]^

w X S \' O O- O - O

L-JL-JJ ^cotj JJi ^k-x—J (J^-JUJ Lc Iji

w w ^ O

Tu marches sur la route et tu rencontres un homme éhonté. II veut te jouer un tour sans rime ni raison, et tu lui dis: ,, Mon gaillard, va-ffen, je w\'at »-«en o démêler avec toi: entre toi et moi il y a la barrière de Dieu d. Cest-a-dire, que Dieu me garde de toi!

xv J/LL ra

Avec quoi une chose illicite se peut-elle manger?

xvi ^lLü ijk

Le droit donne des coups de corne.

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f. ,10. Cf. 55 note.

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O O m »» w wVkkOO

r^ (J^quot;

St dewj; se querellent a cause de quelque différend ent re eux, Pun d\'eux dit: « C\'est comme ca , la chose ». « Jtf ais «0«, répli-que V autre, c« w\'esi ^ias wa« j IZs rest ent ainsi a se chamail-Ier jusqu\'ci, ce qti\'il devienne patent lequel des deux a raison. Celui-ci dit alors: « As-tu enten du, mon hon?: Ie droit donne des coups de cornet. C\'est-a-dire: il faut que le droit paraisse.

XVII yi* lis*-1

— » - s

Uien tu fais, mal tu trouves.

(*quot;1,2. Tant., Traité, p. 122. Burckh., N0 241.

Sur la noünation, voyez mes Prov. et Diet., I, p. II.

XVIII 41^- ^ iuJi

Sa faute est a son coté.

^,3. — Voyez Ia traduction 31,22.

XIX tiVJ _Jl*j Lo Uj^

Que Dieu ne rende pas tes femtnes nécessiteuses!

t**v,22. —

O O w _ O m * — O

C/Sj. # -O-O O wjo iV»

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w\\i*ju £y% ^jKbJüuj Lo (Caire

-ocr page 94-

72

Si une femme a une affaire au tribunal et qu\'elle veuille se plaindre, elle se rend auprès du juge on de Vautorité et lui dit: « Man seigneur, je te supplie de me faire rentrer dans man droit; c\'est que je suis une pauvre femme aux ailes bri-sées. Que Dieu n\'afflige pas tes femmes!» C\'est-a-dire, que Dieu ne tourmente d\'affliction aucune de tes ■parentes, ni ne les mette dans la nécessité de recourir aux autorités!

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XX 1*5

rö,i9.

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üy^ï hJKSIMI

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5\'« Ui fais un tour de promenade, tu regardes et tu vois une rixe oü le sang coule; tu farrêtes jusqu\'a ce que tu voies ce qui va ar river. Un agent de police vient qui veut les em-■poigner. Aussitót qu\'ils le voient, ils se Idchent et prennent leurs jambes a leur cou. Tu veux alors raconter ce que tu as vu et tu dis; « A la fin des fins la question a été fmie avec beaucoup de bruit pour rien»; c\'est-a-dire, comme elle était.

XXI J.-yÜt ^3

Le Nil vous a-t-il mis au pied du mur?

f,16,

w O O 3 O O *0 O 3

— £ w £ w _0 5 _ _ O ^ O _

quot; quot; ff w amp; ? »

^ J»^L—X-it quot;^3 «^LXaC

1) lei on prononce wiw. 2) Ce mot est toujours prononcé dauriye (dawriye).

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73

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13^ ^-j\'Lü-èj j^aJL^1. i^wi^ \\jbLj (jyLji |SU5^

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tiASquot; (jVj^quot;0 (j^ S^j\' i^-*-J famp;ih iSquot;*!

Si quelqifun est au service de quelqu\'un et ne rencontre chaque jour auprès de lui quhtne morgue crasse, il s\'en fdche a la fin et lui dit: «Je veux donnar man congé, et il n\'est pas hesoin de tant causer: est-ce que le Nil m\'a done poussé a être auprès de vous gt;gt; ?

En outre, [ow le dit] s\'il y a des individus faisant bande ensemble pour le bien et pour le mal, et sHl y a panni eux deux ou trois entêtés qui ainient toujours contrariër lews compagnons; p. ex., sHls les voient marcher a V ombre, il fa ut a tout prix quails mar client au soleil. Alors Vun des autres leur fait observer: « Oui, pourquoi contrarier du moment que cela ne sert a rien? Est-ce que le Nil vous y a pousse\'s? » C\'est-u-dire: vous Wêtes pas obliges de faire comme ga.

XXII L VwV- Lo ,

Personne n\'a su me donner la traduction de ce pro-

verbe. On dit aussi jjAo. En voici I\'emploi qui m\'a été ex-pliqué par un Cairiote:

i_jLXS\' lilA—il j, ijLw ^ lil

r0~0{f .1.. 0 ~ .O - C/-£ gt; O J. O O m

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*5 Jyixj

vJj^Aj Lo

67 qudqiCun voit un livre dans ta main et te Varrache sans vouloir te le donner, tic veux, toi, raconter ce fait a un

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74

autre et tu lui dis: « Un tel m\'a arraché le livre, et il Va gardé avec effronterie. C\'est comme dit le proverbe:.....»

XXIII jj wjjLïi

II a hu a la tnatnelle de sa mère.

Co,21.

S$s j.\'iL—Ö\' *■{ ,«-Lc ï\' Q-. Q1^ 1(3\'

Wgt;C O O «J O,,0_ O w— O _ O w O

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ij-, A\' t=) ^ ^ er» jt**°

- 0 5 .Kxtë, Ji

/SV\' un batallleur parmi les jeunes gaillards qui font parler d\'eirx (ou qui sont reconnus pour être haiailleurs), tels que les jeunes yens du quartier d1 el-Hiseynïye, vient a avoir une rixe, il faut qxCil montre sa bravoure contre celui avec lequel il se bat. Après quoi, il s\'en dégage comme le cheveu est dégagé de la pdte {qui ne s\'y colle pas). II y a beaucoup de gens qui les entourent pour les regarder, et lorsqtCils voient un habile de cette sorte, ils en disent: « Par Dieu, c\'est qu\'il est fort, celui-la: il a hu a la mamelle de sa mère. » Cest-a-dire, que le lait qu\'il o bu, étant petit, a la mamelle de sa mère lui a fait du hien; il n\'est pas comme celui qui hoit du lait de la nourrice.

XXIV xaüc

Le témoignage (porte sa) conséquence.

f.,I8.

XXV I4J ijï tó-iJ.

Le propriétaire de la chose a plus de droit [de la posséder]. rv,3. —

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75

XX.VI b

Pur, 6 lail.

^,10. —

O —S- O w O O O O

quot;^lj iX^I^ LJ\'j OOLSWOO : lt; (j!

00 gt;» 0 t0 J » ü O 5 i 3 0 ^

^bü! (JJ; V_^X*J p-W! LX_gt;I5 J-Aiajj («_yiA_J y^-*,

W ^^•| C\'\'|0| 0tquot;\' C\'^ 0 quot;i Igt;*J W jl^s ols il Jyu ^Jjl ,3

[ou V^5 0^ gv,[j5 c^J! ^

o^1

Tu as eu une discussion avec quelquhm ou bien tu as en-tendu dire sur son compte des choses qui tont fdché. Va us avez Vintention de vous réconcilier. Uun de vous se met a dire a Vautre des paroles de blame. Celui-ci lui riposte alors: « Ce qui est passé, n\'importe! trêve de discorde! » — Cest-a-dire, qu\'il faut a partir de ce moment que les cceurs des deux soient blancs comme du lait.

w O O gt; 0«c _ * Cl O — »

xxvii jju üjuuj; ^ j u.^\\aao

Nous sommes au matin, et Vunivers est a Dieu.

^,6 et note.

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vijOjLsjj tikjl ^ liXHl

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(ou «j) *_o

■S\'j tu es en route de bonne heure le matin a la recherche d\'ouvrage et que tu voies quelquhm a la figure de mauvais présage, tu dis: lt;( Tiens! et celui-la, encore, d\'oü nous vieni-il? Nous sommes au matin, et Vunivers est a Dieu.» — Cest-a-dire, que tu en es dégoüté et tu y wis un mauvais présage.

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76

xxviii j, vy*5

II multiplia ses cinq par ses six.

aI,15. — Les dictionnaires donnent la veritable forme etl\'ori-gine do ce proverbe, a présent compris dans le sens de ma traduction et ainsi employé par \'Imad ed-dtn, el-Fath, pag. 63,2 de mon edition.

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XXIX ^yic(c Lj (^-5 Je suis incapable de; le traduire.

Lo^l) liviij\' vA-Squot;-\'*—i! (j^^j

Sóls (jijJ lo gjli Lo L ti)U^

\' -0 , = . ... -i- t ^ aJ Jyij\' ^lï c^*—J

uïj jL Xo«bLi\' J.S\' Cj qU? lii ^

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. ;cgt;Ls- {J^ w -

II y a heaucoup de gens hvavciches; tu entcnds Vun d eux causer et tu te dis: est-il fort.\' Tu le mets a Vépreuve et tu trouves tout son dire vide de sens, sans fondement. Si tu en vois un autre qui se trompe sur le compte die premier et si tu veux le conseiller, tu lui dis: « Non, fétais, moi aussi, cotnme toi, et lorsque je I\'eus mis h Vépreuve, j\'ai trouvé que tout ce qu\'il a dit était des blagues-^ c\'esUa-dire, ce riest rien.

w O o -o P gt;

XXX Loj uiS\'Li\'j U jJamp;l

Ez-zulm m^iyirdamp;.lls,) rabbenil. Notre Seigneur rCaime pas Vinjustice.

f. ,10. —

XXXI ys-b\' IJ tgt;5ü.AC

Devant ton ceil, march and!

r.,io. -

1) Observe?, I\'elision de I\'alef. Voyez le Glossaire 3. |.

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77

XXXII Lo

Jamais le hien justement acquis nc se perd.

rv,2. —

XXXIII ^

/So» ceil est tout regard.

^,12. — C\'est-a-dire que son ceil voit juste, qu\'il est tros intelligent.

XXXIV ^ ^

Ijoeil de Vintelligent est une halance.

tquot;v,15. — V. mes Prov. et Diet. I, 57, oil il y a A_jl

gJ! gt;.

XXXV iuLij (Jji

Celui qui est en danger de se noyer s\'accroche a une paille. n,18. - Tant. 115.

XXXVI (J.a;

(Comme tin) morceau de sel qui s\'est fondu.

fl,4.

Lj\'J cgt;.—gt;—S\' IJ\'

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iSyi2i stX-Li ^ Ijls tgt;)J Uasgt; Us-f «ijl

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78

Si iu as quelque chose a démêler avec quelqu\'un, vous allez ensemble chez le juge, h qui tu dis: , Mon maitre, eet homme-ci ni\'a retenu ee qui nïest dü, et cela, Dieu ne le per met pas. Voila pourquoi nous sommes vernis chez toi de nous-mêmes.» Or, si le juge a une autre affaire, il te, dira: « Bon, attends-moi que je finisse cette petite besogne que fai en main, et viens plus tard. » Sur quoi vous vous mettez en devoir de partir et vous sortez. Un peu après tu r eg ar des et tu ïaper-gois que ton adversaire a pris la fuite sans que tu y ates fait attention. Tu entres alors de nouveau chez le juge et tu lui dis: . Vhommc a pris la fuite; je Vai cherché de tous cStés sans le rencontrer: on dirait un morceau de sel qui s\'est fondu.* Cest-a-dire, que persome ne saurait connaitre Vendroit oh il se trouve, e\'est comme un morceau de sel lors-quHl se fond dans Veau.

XXXVII ^

A ses yeux F elephant ne vaut pas un moustique {n\'est pas

même aussi grand).

If,8. —

xxxviii o. jtXci ^

Celui qui a averti, est déja excuse {de ce qui peut arnver). — Lane, s. v.

xxxix 4^ ^

La hrièveté du langage est ce qui le rend le plus utile. öv,22. —

XL ^gt;5

!v,15,16. —

J gMü* CP L:?--

JJ» z^- ó u 0\'quot;- ^ ^

4^ ^ ^ ^ p ^

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79

MM - O O M

Ijl *) 9 ) Lo

M M »t O O _ M ^

\\ic jiis i(._j! jrotJ ü^Axl-i- i^xlaï U iA^-

.j^JkXailj LXjiXii-

C/m individu a son pain cuit; un yueusard se colle a lui comme les tiques se collent (aux rhiens); oil qu\'il aille, celui-ci 1\'accompagne.

II constate alors que son étal n\'est pas le même qu\'auparavant et dit a Vautre: «Man ban, fes-tu done fait donner un document juridique contre moi que tu ne me quittes pas? Va-t\'en, mon homme, et laisse-moi tranquille. .Pétais content de mon état jusqti\'u ce que tu vinsses chez moi; tu as coupé le lait et le lait caillé». Cest-a-dire, quHl lui a coupé ce qiCil avait et ce qxCil espérait avoir.

XLI

Le manque dquot;1 argent nécessite----

n is. —

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5 OM 3 O ^ O^ O O 3

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J.-/ j ^JÜ idi 0I

•H^/

Qiidqu\'un fait une chose qui n\'est pas bi en, et tombe entre les mains de Vautorité. Celle-ci Vavertit qic\'il doit venir a récipiscence, mais il ne le fait point. Après cela il est

1

Prouoncez: hillS. 2) Prov. et Diet. j). . Crit. arab., II, 30.

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8o

pincé deux uu trois fois et Vautorité lui dit alom: « Qu\'est-ce qua tu as done encore? Toutes les fois que nous fenjoignons de changer de conduite, cela ne produit sur toi aucun effet. Que cela va-t-il devenir a la fin? v — 11 lui repond: «Monsieur, ce nquot;1 est pas de ma faute: je suis ten pauvre diahle qui ne con-nait pas même Vodeur de Vargent, et le manque d\'argent pons se [a tout.]» Cest- u-dire , que le manque d\'argent conduit Vhomme a se jeter dans toute sorte d\'actions réprouvées.

, * 3 O - oü--

XLII

J\'ai cassé un oignon sur son nes.

ö1,16. —

O O O-J - O -O - 0l 0 0\\J quot; quot; quot; .T 0quot;

yCxftJ U jt-C- U* 05^ üy)

(JwC JL^j\' lo jjlj iXS-\'j léULvj X-O

JLc (^Jy~S Ou) Oysi\'j IlX.S\' ^ Q^l-j

gt; 1.0 r: t^cLoJ

(S\'i [lt;M as affaire a] «/gt; fanfaron insolent qui aime towours a te commander, et que tu en fasses tine fois a ta tête, sans t\'oc-cuper de lui, un autre te demande: « Comment as-tu pu faire comme (ja sans te souckr de lui?» A quoi tu lui réponds: «Eh bien! j\'ai fait ainsi, voila tout, ct jai cassé un oignon sur son nez. » Cest-a-dire, malgré lui.

XLIII L^LIS ^

Un mot qui ne fait pas honte a celui qui le dit.

v,4

So rapporte a la formule si souvont oraployée ^5 J»-sgt; quot;5 iillj ou comme prononco lo peuple en Eg\'ypte: la hamp; 1

\\v a la q i w w e(-a) etc.

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81

XHV ^ Ur

Kilmaw-radd r a t a h a.

Un mot ei sa réponse.

ff,2.—

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L^LLrji Oj5 *-J.J (J^o »j}(c Ij\' i^Jlxi-c

ö^\'5 OI-V^\\XJ (jw^L\\-J LO

-Si tu veitx voir quelqu\'un et que tu ailles le chercher dans tin café ou il veste d?habitude oil dans une houtique, et que tu ne le trouves pas, tu demandes a un de ceux qui le connais-sent: « As-tu vu un iel? » — ((Pourquoi le cherches-tu ? » te de-mande-t-il. Tu lui répliques alors: «Oh, pour new; je veux seulement lui dire un mot et avoir sa répónse». C\'est- a-dire, que tu ne veux dire a personne pourquoi tu le demandes. — En outre, si tu as une créance chez quelqu\'un, tu te rends chez lui saus qii\'il y soit ou qiCil veuille te recevoir, une femme se met a te regarder par la fenêtre de la maison et te dit: «Par Dien, monsieur, il est sorti et riest pas encore rentrék. «Non, lui rêponds-tu, je sais lien qii\'il est chez lui, maispourquoi se cache-t-il? Je veux seulement lui dire un mot et avoir sa ré-pouse». Cest-a-dire, que tu ne veux pas causer avec lui longtemps.

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O-C --e 0 quot;y. t 0 1« f I

XLV ^U:^1 j JyM ^ lo

Personne ne saurait dire: le mulet est dans la gargoulette.

gt;r,6.

fJLJb ^L-S» 0^c

J 54_3- «.bL«i J.C ^ ^-gt;\'5 L-^J ^

quot; O O * - 05amp; W-OOO gt;-

^ ^J-jl Jij-a-J ^\'o uiA-=gt; *-^1. L/o ^53

.JjiJLs^) jósli Ji^- Llt; (ÓAJ

un supérieur est injuste dans ses jugements et que tu riaies pas la possibilité de fen plaindre h une personne, tu dis ci une autre ci qui tu veux raconter ses actions: «Celui-let, fait ce qui lui plait et personne ne peut dire: «le mulet est dans la gargoulette*. C\'est-ci-dire, personne n\'est de force a lui faire de Vopposition.

J

XLVI iiV.xjLi ^

Ce qui fest destiné, farriveraJ-

vl,20. Ceci fait partie d\'une tradition.

XLVII 8^- Y amp; u

_ (( Tant va la cruche h l\'eau qu\'h la fin elle se casse».

v.,6. —

XLV III woji\' $3 u* Jü LVSgt; U

Ce vinaigre rfest pas de cette huile.

t.v,13. — Ce proverbe n\'est pas connu en Egypte.

XLIX AcLaJI er- rjUJI L\'»

II ne distingue pas celui qui est debout de celui qui est assis. 1^1. _ Proverbe syrien, inoonnu en Egypte.

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83

O -

L y\\ ^ Lo

11 ne distitKjue pas entre le juge et le joueur de flüle. vf,21. —

LI quot;iS ^

Que celui qui ne croit pas, essaie!

ör,6. 11,10. —

1

O t O — O

Lil (3

C/((i connatt \'Êéa nu Marché aux tissue?

1*1,14,5. — Burckh. N0 641.

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• iJH^ ^5 l5) y-W

Deux individus voyagent ensemble; ils se rendent a une ville ou a un endroit oü personne ne les connatt. Uun deux veut faire quelgue chose qui ne convient pas a sa position sociale, comme p. ex. s\'\'ar ré ter en spectateur parmi le public d\'un charmeur de serpents, ou bien entrer dans un mauvais endroit pour manger; ma is son compagnon, a qui ces manières ne eonviennent pas, lui dit: « Cela ne va pas. » Ij autre réplique alors; « Allans done! qui connatt \'Êén au Marché aux tissus?» Cest-a-dire: puisque personne ne les connatt, ils font ce qui leur plait sans se gêner.

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84

LUI jiii

Incision sur la pierre.

^,18. vl,12. —

Jls Lo L^l ^=-Lgt; ^ 3ls b\'

\\_=»L_5gt; ,^-c- JJSJ ^JÜ ^ICJCS- LJ «li\'j c^-i\'

^V. -w-qy u iO;*b qI Ou)

Si quelqu\'un dit a propos (Tune chose qu\'elle arrivera, elt; ^mc cêüf? cJiosc arrive comme il le disait, tu fécries : « Par Dieu , mes yaillards, un tel est clairvoyant, et toutes les fois quhl parle d\'une chose, elle devient incision sur la pierre; — c\'est-a-dire, que sa parole ne rate pas.

LIV

Uinjure va-t-elle lien se collcr (au corps)?

n,4. —

U ,3 «dl—J.\'j o\'jiS.J1 er ^—^\'Ï

\\_5_I=gt; Q-. LjUi 1-S- L_gt;-j

500 ogt; oo JO-- ooi

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A, O O w ^ O w l00 l.l 0 quot;l r Jiyij \\4w«JCwJ! Iaaxav La««.A.C i^aX^

Lo ^

i5 iS-*~t üsj^1

Un notable se. promène avec toi dans un en droit on per-sonue ne vous connait. Un misévahle de la crapule sacctO\' che alors a lui en lui adressant la parole et se met peut-

1) On prononce: mülak u mill ir-rflgil dub. \\oyez Prov. et !)ict. ï, ;i 23. Merveilles do l\'Indos. I, p. 25.

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8S

être même a Vinjurier. Tu Cen mêles alors en lui disant: « Quoi done! Qii\'as-tu a faire avec eet homme-la que nous avons rencontré et qui nous a embête\'s? Laisse-nous tranquilles avec lui, et qu\'il s\'en aille! ainsi nous év iter ons V injure.» II te répond: „ Laissez-nons nous amuser un peu; qiCil m\'injuria, comme tl lui plaira: Vinjure va-t-elle done se colier [a nos corps comtne une pdté\\?igt;; c\'est-a-dire, qii\'elle est un havardage en Vair.

O V* - ) Cl O —

LV Oj J Lc Aair:

Cest la un coup qui passe, personne [n\'en] meurt.

rv,23.

LVI Jcs-L

11 les prend var dix consécutifs.

fv,5.

O W - O ^ O M ____O

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Uii- uX-i-\'j L\\_S\' ^j\'Lo ij cA^J! JjÜJ . XJJLI xil J.^LS\' B-wvC —)

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. aJjLIs quot;Sj^-c \'iSlj s^iXc _^*L; Jiyij Lo (_5j

II u a heaueoup de gens havards. Si quelqu\'un d\'entre eux voit des gens attroupés a propos d\'une querelle ou pour une autre cause, il se four re au milieu d\'eux. Aussitót qiCil voit qiCil y a mogen pour lui de par Ier, il se prend a débiter un long discours, alternativement insensé et sensé; il havarde etra-bache comme si ioute la reunion ét a it la pour Ventendre. Si quel-

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86

qu\'un de ceux qui savent ce dont tl s\'ayit, le voit, il dit: „Ce gaillard-la, qu\'a-i-il qu\'il prend ces gens-la par me avalanche de mots (un de discours continu)?» veut dit c, partie, comme on dit: nous allons jouer une partie de dames; ou bien: une partie de trictrac. El-dar ge signifie «a la hdte, vite. »

lvii ^1^5

lis disent {les anciens): talons, seuils, et toupets de cheval.

At,2.

___ _ O O O O *gt;lt;■— O* W ~ | f

L^r^1 ^\'5 l-x=quot; 5 o

w y \' J o - - --p

^ Jyv.

amp;Jls tX—i-lj jl qI

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67 quelqu\'un s\'est mar ié ou bien a acheté un esclave, ou habite dans une maison neuve ou possède un cheval, et se trouve a Vétroit, il dit: „Les anciens ont dit dans leurs proverbes: talons, seuils et toupets*. Cest-a-dire: qu\'on voit un bon ou un mauvais présage dans ces trois choses.

L\'origine de ce dicton assez connu remonte a une tradition du Prophete. Burokh. Prov., s. N3 409; cf. N0 453. Moliada-rat el-Udaba, II, 372. Magma\' bihar el-amvar, s. v..

LVIII 10 -

Que de gens injustcment condamnés en prison!

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II marche sur la pdte sans la remuer.

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Si quelqii\'un vient rhcz toi se plaindre de ton fils, ou him si un de ceux qui dependent de toi te dit: «Aie la bonté de le corriger, car personne «\'a d*influence sur lui», tu lui ré-ponds: « Cest hien, va-Ven a présent et sois tranquille. Aussitót que mon ceil le verra, je le frapperai par amour pour toi jusqu\'a ce que je le fasse «marcher sur le pdte saus la remuer.it — Cest-a-dire: jusqu\'ci cc qu\'il se soit bien corrigé et ne fasse rien que d\'une fagon considérée.

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