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NOTICE HISTORIQUE
SUR LA
SEiGNEURiE OE NEDERCANNE.
NOTICE HISTORIQUE
SUR LA
IHH Dl lEPffiUi
PAR
^UGÃNE ^OSWICK
RUREMONDE
J. J. ROMEN ET FILS.
NOTICE KISTQRIQUE
Si: It LA
SEIGNEURIE DE SEDERCANNE.
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Lo chateau do Psedercamie nomine aussi Agimonl est situé dans la pittoresque vallée du Jaer, sur la rive gauche de celte petite rivière, ii une lieue environ de la ville de Maestricht. Avant 1794, la seigneurie et le chateau de Nedercanne faisaient partie de ia principauté de Liége, et relevaient de la Cour allodiale de ce pays (1). Depuis ceitc époque, le village de Nedercanne lui réuni a celui d'Opcanne, avec lequel il forma une seule commune, sous le nom de Canne. Cette dernière commune tut enclavée en 1830, dans le nouvel Etat beige et fil partie de la province de Limbourg. Lors de la delimitation des fron-tières entre la I5elgique et la Hollande en 1839, le chateau de Nedercanne par suite des demarches de son propriétaire, le baron de Thier, fut réuni h la Hollande, a la commune d'Oud-Vroenhoven, tandis (jue le rcstc de la commune de Canne, demeura la Belgique.
L'ancien chateau de Nedercanne s'élevait sur le même emplacement que le chateau actuel, il était comme celui-ci
(I) Eouvrex, Recueil des Edits de la principauté dc Liége, Tonic 11, page 180; S. tioiiMAXs, Les Seigneuries nllodiales du Pays de Liége, page 117. La seigneurie de Nedercanne n'avait pas d'armoiries. Celles que M. Bormans lui atlribuc sont les arnioiries particulières de Guy de Moutpertinghen, dil de Canne, possesseur d'un chiitcau seigneurial a Opcanne prés de Nedercanne.
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adossé :i la monlagne dite Louwberg (1), qui était eomme aujourd'hui encore, couronnóe par un petit bois. Si nous en jugeons par les quelques debris qui sont parvenus jus-qua nous, sa construction no devait pas remonter au dei;» dela seconde moitié du XVC siècle, ou de la première moil ié du siècle suivant. 11 avait probablement eté con-struit sur les-ruines du vieux manoir brulé en 1403 pat-les partisans de l'evêque de Liége, Louis de Bourbon (2).
Le rempart et les deux petites tours rondes qui se trouvent devant la facade principale du chateau, semblent dater du XVC ou du XVlquot; siècle. I ne de ces petites tours renferme un escalier aboutissant a une ancienne poterne et conduisant aux jardins en terrasse qui se trouvent en dessous du rempart.
La tour' carrée placée a Tangle sud-est de ce rempart, dans laquelle M. Franquinet a cru reconnaitre une construction antérieure au XV0 siècle et mêtfle un débris du chateau primitif, nous parait au contraire moins ancienne que le rempart et remonter tout au plus a la fin du siècle suivant. 11 est même trés probable quelle n'a été construite qu'en 161 1, avec certains batiments qui lui sont contigus et qui portent cette date (3).
Le general quot;Daniel Wolff de üopff, gouverneur de Maes-iricht, ayant acquis en 1697, la seigneurie de Nedercanne de Philippe de Wansoulle, tit construire dans le courant de l'année suivante, le chateau tel qu'il existe encore aujourd'hui. Une petite partie seulement du vieux chateau fut conservée, et forme l'aile gauche du nouveau, qui fut
(1) Cette montagnc povtc encore les noms de Vervallenberg, Jufferenberu
ct de St. Lambrichsberg.
(-gt;! Recherchcs hisloriques sur les seignenries d'Agimont et de Nedercanne, par Slr Franquinet, archiviste provincial ii Maestricht, dans les Ilulletins de l'lustHut archi'ologique Liégeois, Tome 1, page 7quot;).
(5) Franquinet, page 74.
bati dans Ie style francais de cette époque. La facade principale flanquée de deux petites ailes et ornée d'un perron, regarde l'Est. Elle est surmontée d'un fronton, au milieu duquel on veil la date de 1098, qui est celle de la reconstruction du chateau.
Tous les batiments sont en pierres de sable, tirées des carrières même de Nedercanne et dont les issues se trouvent pour la plupart prés de l'entrée nord du chateau. Le général de DopfF contribua beaucoup Ji faire de Nedercanne une des plus belles demeures seigneuriales de notre pays Ji cette époque (1), en faisant élever les magnifiques ter-rasses que Ton admire encore aujourd'hui, et en faisant tracer un pare si remarquable qu'il excita la verve d'un poëte hollandais (2).
Du haut des tours et des terrasses du chateau, la vue s'étend sur un vaste et splendidc horizon, sur un pays tout plein de souvenirs. A droite, on appercoit amp; ses pieds le riant village de Canne, ancien patri-moine de Saint-Lambert et les ruines du chateau de Harff, antique demeure (aujourd'hui transformée en ferme), du trop fameux Guy de Montpertinghen, dit de Caune, grand-mayeur et même quelque peu tyran de Liége en 1484 et 148ü (3). Dans la même direction, on distingue encore le village d'Emael avec son antique dglise con-sacrée par Saint-Hubert. Devant soi s'élève la montagne
(1) Saumery, I'appellc le brillant chótean de Nedercanne, dans le tome 3, page 409, des Délices du pays de Liége.
(2) Het kasteel van Aigermonl en d'omleggende landlstreeken in de heer-lykheit van Neierkan nevens de Stad! Maastricht in heldendicht afgeschetst door Francois Halma. Leeuwarden, 1715, grand in 4° de 60 pages. Cet ouvrage ne donne'aucun détail historique sur Nedercanne. et n'a d'intéressant que trois gravures représentant le chiiteau d'Agtraor.t, la ville de Maestricht et I'intérieur de !a montagne de Saint-Pierre.
(3) Bouille, Histoire du pays de L'ége. Tome II, page 218.
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si connue de Saint-Pierre, couronnée par Ie pilloresque chateau de Castert et par los ruines de l'antique tour de Lichtenberg, baptisée par la tradition populaire du nom de chateau César.
A gauche, la vue est plus étendue encore. On appenjoit d'abord au fond de la vallée, les fosses et les murailles de 1'ancien fiet' de Niketn ou de Nideheim déji cité dans des documents du XIV® siècle, et plus loin, sur la déclivité de la montagne de Sainl-Pierre, les ruines du fort du même nom auquel on peut bien appliquer aujourd'hui celui de Verloren Kost, d'archéologique mémoire. Enfin, 11 l'extrémité de la vallée et bornant rhori^on, on distingue ce qui reste encore des fortifications de la ville de Maestricht, que la petite riviere le Jaer traverse en partie, pour se jeter dans la Meuse, devant la porte Notre-Dame.
Lo chemin qui conduit h Nedercanne traverse une partie de l'ancien comté do Vroonhoven et passé pres d'une source aujourd'hui presque perdue, qu'une ancienne tradition locale a fait nommer Fontaine de Saint-Servais.
La tradition raconte, dit M. Franquinet, d'après Chapeau-ville, (1) »quc Saint-Servais abandonnant la ville de Tongres, qu'il savait devoir être devastée, pour se retirer Ji Maestricht, fut forcé de s'arrêter en eet endroit paree qu'il mourait de soif et de fatigue. Mais Dieu ne voulut pas délaisser son fidéle serviteur, frappant la terre de son baton episcopal, le Saint-Evêque fit jaillir une source laquelle il put s'abreuver et réparer ses forces. En souvenir de ce miracle, la source garda le nom de Fontaine de Saint-Servais. Cc fut cette source qui par des conduits souterrains alimenta la fontaine qui se trouvait. au milieu du Vrythof ou Place d'armes de Maestricht et qui fut comblée vers la fin du XV1IC siècle.quot;
(I) Chapeauville, Tome I, page 10.
Sans nous arrêter aux autres traditions populaires rap-portóes par M. Franquinet, nous commencerons I'liisloire dc Nedercanne h l'époquc ou lexistence de scs seigneurs est constatée d'une manière certaine.
Les Seigneurs de Nedercanne
La seigneurie de Nedercanne netait pas un fief mais bien un tranc-alieu. Contrairement aux terres féodales la succession desquelles le fils ainé seul avait droit, tous les enfants sans distinction de sexe et sans prerogative dc primogeniture, succédaient et avaient part égale aux biens allodiaux, lorsque le possesseur n'en avait pas disposé autrement. Plusieurs frères ou scours participant au par-tage d'une seigneurie pouvaient legalement 'se titrer chacun de seigneur ou de dame (1). C'est ainsi que nous tiou-vons dans la chronologie des seigneurs de Nedercanne, plusieurs frères et saws prenant en même temps ces titres. Nous ferons remarquer cependant, que l'ainé des enfants exerpait habituelloment seul les droits seigneuriaux, lorsque la seigneurie était indivise, mais cela n'avait jamais lieu (jue pendant un espace de temps assez court, un partage venant régler bientót les droits dc chaque enfant.
Cette circonstance nous a permis detablir la chronologic des seigneurs de Nedercannc d'une manière assez compléte depuis le XlVe siècle.
D'apès M. Franquinet (2), 1c chateau de Nedercanne aurait forme avec un territoire de six bonniers et quatre ou cinq verges, ancienne mesure dc Liége, une seigneurie spéciale sous le nom d'Agimont et dépendante de la Cour féodale
(1) S. Bormans. Les Seigneuries altodialcs, page 10.
(2) Franquinet, Recherches historiques sur Nedercanne, page li.
de L'iége. II cite même les noms de deux de ses pos-sesseurs. Malgré toules nos recherches nous n'avons pu déeouvrir aucuae preuve ü 1'appui de cette assertion, un peu hasardée selon nous. Nous la croyons empruntée ïi un petit manuscrit assez intéressant du commencement du siècle dernier sur la seigneurie de Nedercanne, mais qui malheureusoment manque trop souvent de critique (1).
Bertrand de Liers, chevalier 1353â1391.
Bertrand de Liers, chevalier, seigneur d'Eben, Emael et Castert est le premier seigneur de Nedercanne qui ap-parait dans l'histoire vers 13Ã3 (2). 11 était (lis de Bertrand de Liers, (3) seigneur d'Eben et Emael, qui se noya malheureusement dans la Meuse aux environs de Visö en 1346, et de la fille ainée de Jean d'Ãrey, chevalier, seigneur de Velroux, bourgmestre de Liége en
(1) Beschryvinge van de Heerlyckheyt Agimont en Nederkanne, petit 111 8°. Cc pclit manuscrit est l'oeuvrc dc Godefroid-Auguste Collette, chcvaliei' du Saint-Empire, seigneur de Harff et Himlelhorne, liceneié Cs lois, et vice grand-mayeur de la justice liégeoise de Maastricht, iu(irt vers le milieu du siècle dernier. II fait partie aujourd'lmi des archives du chateau dc Nedercanne.
(2) Manuscrit de Collette, page I i; Loïens. Recueil heruldique des lloiir/j-meslres de Liége, page 83; Büuille. Ilistoire de Liége. Tome I, p. HO.
(5) llEMiiicui'RT, Miroir des nobles de llesbaye. Edition Salbray, page Hl, 1 ió, 5^5 et iJi; Dt Iht. Traité des matsous nobles du pays de Liége, page 108; Manuscrits dc Lcforl, lrc partie, reg. 13, lol. 71.
1329 (1). On le trouve dëj:i cité cn 1347 au nombre des trois chefs qui commandaient les milices bourgeoises de la turbulente citö de Liége, lorsqu'elles allèrenl assiéger et détruire le chateau d'Argenteau. 11 y fut cróé chevalier (2). Plus tard de 1360 a 1380 il remplit les fonctions deche-vin de la souveraine justice de Liége (3) et en 1380 il est cité parmi les membres de la Cour des alleux, sans doute en sa qualité de seigneur de Nedercanne.
Les services importants qu'il rendit au pays engagèrent les Liëgeois h l'élire en 1372, bourgmestre de la cité et ii le continuer l'année suivante dans cette charge. Cela n'empêcha cependant pas ces farouches démocrates, quelque peu brigands h l'occasion, de piller et de miner en 1378 sa maison de Castert prés de Maestricht, qu'il avait relevé de l'abbé de Neumoustier en 1356.
Bertrand de Liers mourut en 1391 et fut enterré dans l'église d'Emael sous une pierre sépulcrale sur laquelle il était représenté, couché et armé de toutes pieces, avec son écu reposant sur la cuisse gauche. Autour de la pierre on lisait cette épitaphe : Cy giest Monseignour Bertrand de Liers, chevalier, seigneur d'Emal. Ec ki trepassa fan 1391 (4).
11 avait été marié h Elisabeth de ia Marck (5) chanoinesse de Sainte-Waudru a Mons, fdle ainée de Gérard de la Marck, seigneur de Reckheira, et d'Elisabeth de Duras.
De ce mariage naquirent:
1° Bertrand, qui suivra.
(1) Loyens (alias Abry) Recueil des Bourgmeslrcs, page 35.
(2) Lefort, Iquot; partic. Rcg. 15, fol. 71.
(3) Abry. Hi curil hernldiquc des gmuds-mayeun cl i'chciin* dt Liége, manoscrit (lu chatcau de Warfusée, fol. 1)7.
(i) AniiY. Recueil des liourgmestres de l iége, page 8o. Abry dit par erreur que liertrand df Liers n'cnt pas de poslcrité, e'est son lils, noinraé aussi Bertrand, seennd seigneur connu de Nedercanne, qui n'eut pas d'enfants.
(3) il KMiiicouRT. édition Salbray, page 1 iö.
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2° Gerard, chevalier de l'ordre Teutonique Ji la com-manderie des Vieux-Joncs fi Maastricht.
3° et 4°. Deux fdles, religieuses Ji Herckenrode.
II. Bert rand de Liers.
1391â1424.
II succéda son père dans loules ses seigneuries et releva celles d'Emael et d'Eben le 26 mai 1391 Ji la cour féodale de Gurange en présence de Messire Daneal, sire de Steyne, messire Giele Chabot, messire Baudouin de la Motte, chevalier, Johan Oem de Bochoven et plusieurs autres (1). Quoique Ton rapporte habiluellenient la mort de Bertrand II de Liers h l'année 1422, il ne mourut cependant pas avant la fin de l'année 1424. Le 16 décem-bre de cette méme année, nous le trouvons transporter devant la cour féodale de Liége, le chateau et biens de Castert dit Enchastre, en faveur de l'abbaye de Saint-Jacques è Liége (2).
Après sa mort qui suivit de prés cette donation, tous ses biens passèrent h un de ses parents nommé aussi Bertrand, qui suit.
III. Bertrand de Liers.
1424â1430.
Bertrand III, était fils de Libert Butoir de Liers et petit-fils de Jean de Liers, chevalier, seigneur et avoué de Liers, lequel était frère de Bertrand de Liers, seigneur d'Emael qui se nova prés de Visé en 1340, et qui était
(1) De Borman. Le livre des /ie/s du com té de Looz, sous Jeau d'Arckel, page 282.
(2) Lefort, Irc partic, Reg. 13, fol. 71, Manuscrit N0 832, fol. 73, de l'üni-versilé de Liége.
Ie père de Bertrand de Liors, premier seigneur connu de Nedercanne (1). II mourut sans cnt'ants légitimes vers l-iSO, léguant tous ses bicns h son frère Eustache et fi sa scour Alide, mariée h Jean Chabot, chevalier, h l'cxception cependant de la seigneurie de Nedercanne, dom i! laissa l'u-sufruit ft Jean Aleyn. Mais après la mort de ceiui-ci, Nedercanne devait passer au Ills naturel de Bertrand de Liers, nommé Gérard de Liers, en gage d'une somme de quatre cents florins qui devait lui être payee par les héritiers légitimes de Bertrand de Liers, dans l'année qui suivrait le décès de Jean Aleyn. Dnns le cas oü cette condition n'aurait pas été remplie, Nedercanne devait rester la propriété de Gérard de Liers. Toutefois si celui-ci venait f» décéder sans laisser d'enfant agé au moins de quinze ans, la seigneurie devait alors retourner défmitivement aux héritiers légitimes de Bertrand de Liers (2).
IV. Eustache de Liers.
1430â1439.
Après la mort de Bertrand de Liers, Jean Aleyn, ne parait pas avoir joui de son usufruit, car dès 1430, Eustache de Liers fi la suite d'une transaction faite avec Gérard de Liers, lui transmit la seigneurie de Nedercanne pour en jouir aux termes du testament de Bertrand de Liers. C'est k-dire qu'il s'en réservait Ia nue-propriété. II se réservait en oulre pendant un certain nombre d'années le droit de pouvoir faire le retrait lignagcr (3). Mais voyant que Gérard de Liers n'avait pas d'cnfants, il n'usa pas de cette der-nière réserve, la seigneurie de Nedercanne devanl toujours
(1) Lefobt, lrc partie. Rog. lö, lol. 07 a 72; Hemhicourt, édition Salbray, page 225, 224.
(2) Cour allodiale de I.it'gc, Rog. 27, fol. 20ö.
(5) idem Ueg. 27, fol. 00 v« 07.
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revenir dans ce cas a ses descendants en vertu du testament de Bertrand de Liers.
Eustache deâ Liers mourut vers 1439, laissant deux enfants (1).
1° Lambert, qui suivra.
2quot; Marguerite, mariée par convenances du 18 dócembre 1431, approuvées aux échevins de Licge en 1435, Eustache de Ilollengnoule, mort en 1454, fds d'Ameil de Hollengnoule dit de Freloux et de Marie de Ilollengnoule.
V. Lambert de Liers.
1439â1453.
Marguerite de Liers.
1439â1455.
Lambert de Liers, succéda avec sa socur Marguerite dans les droits de nue propriété que leur pere avait sur la seigneurie de Nedercanne. Mais ensuite de l'accord que celui-ci avait fait avec Gérard de Liers, et qui fut renou-velé le 28 avril 1442 entre ce dernier et Lambert de Liers (2), Gérard continua h rester dans la jouissance de Nedercanne. 11 avait épousö Jeanne de Holzette dite van Krickenbergh, fille de Carsilis, par convenances de mariage du 20 février 1432, approuvées aux échevins de Liége le 14 octobre 1433 (3). 11 mourut vers 1442 et sa veuve continua h jouir de l'usufruit de la seigneurie jusqu'en 1448 (4).
(1) Lefoiit, Irgt;- partie, Reg. 15, fol. 70.
(2) Cour allodiale de Licge, Rcg. 25, fol. SI.
(5) Grand-greffe des Ãchevins de Licge, Reg. 129, fol. 20 v°.
(4) Cour allodiale de Liége, Reg. 27, fol. 66 et 67.
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Cette même annöe Ic 1 mai (I) Jeanne de Holzette renonga moyennant une pension et au profit d'Eustache de Ilollengnoule Ji tous les droits qu'elle pouvait avoir sur ia seigneurie de Nedercanne. Mais Lambert de Liers, réciama et par jugement du 23 avril 1450, la Cour allo-diale lui accorda le tiers de la seigneurie de Nedercanne, dont les deux autres tiers, ensuite de ses convenances de mariage, apparlenaient h Marguerite de Liers, épouse d'Eustache de Ilollengnoule (2).
Mais après la mort de ce dernier, la pension qu'il s'était engagé ;i servir it Jeanne de Holzetto en échangc de ses droits, n'étant plus payée par sa veuve, Jeanne de Ilolzette s'adressa Ji la Cour allodiale. Ce tribunal, par jugement du 2 juillet 1455, décida que Jeanne de Ilolzette aurait sa vie durante la jouissance de la seigneurie (3).
Lambert de Liers avait épousé Jeanne N. et mourut en 1453 (4). Après sa mort, Eustache de Ilollengnoule au nom de sa femme releva ie 25 aoüi 1453 le tiers de la seigneurie de Nedercanne, qui appartenait Ji Lambert de Liers. Mais pende temps après, le 10 février 1454, Jean Chabot, chevalier, échevin de Liége, releva fi son tour comme héritier male, la seigneurie de Nedercanne par succession de Lambert de Liers son cousin (5).
Plus tard encore Marguerite de Liers (G), veuve d'Eustache de Ilollengnoule et son fils, cédèrent sans doute tous leurs
(1) Cour allodiale de Liége, lieg. 27, fol. 66 v» et 67.
(2) Cour.allodialc do l.ii'ge, Heg. 27, fol. 20.quot;.
(5) Cour allodiale de l.iége. Heg. 28, rol. 265.
(â i) Sa veuve épousa ensuite Danoal d'Otreppe, qui souleva aussi le 1 mars 1 i54 des jirétenlions sur la seigneurie de Nedercanne, mais elles furent écar-tóes. Cour allodiale, Reg. 28, fol. 167.
(5) Cour allodiale de l.iége, Reg. 28, fol. 1-ia.
(6) Cour allodiale de Liége, Reg. 28, fol. 161.
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droits sur Nedercanne h Jean Chabot, car depuis 1455, il en tut paisible possesseur, quoiqu'il n'en cut pas encore la jouissanee, laquelle avail été laissée comme nous I'avons vu plus haut, h Jeanne de llolzetle, par decision do la Cour allodiale de Liége.
1454.
Jean Chabot, chevalier, seigneur d'Emacl et Eben, éche-vin de la souveraine justice de Liöge, était fils d-'un autre Jean Chabot, aussi chevalier et .seigneur d'Emael et Eben, mort en 1424, et d'Alide de Liers, soeur d'Eustache de Liers, quatrième seigneur de Nedercanne (1). 11 ctait done le cousin germain de Lambert de Liers auquel il succéda dans la seigneurie d'Emael et d'Eben par relief du 17 aofit 1453, l'Evêque de Liége ayant cassé loutes les dispositions de ce bien, iaites sans son consentement (2). II releva Nedercanne le 10 février 1454, mais il n'en fut pas longtemps possesseur car il mourut la même annéc entre le 10 février et le 21 mars.
II avait epouse Alide Coenen, qui vivait encore en 1496, fille de Henri Coenen, échevin do la souveraine justice dc Liége en 1437.
(1) Lefort, Iquot; partie, liog. 3.
(2) Cour dc Curange, Reg. dc Jean do liehisberg. Tome It, fol. 75 v.
Dc leur manage naquirent:
1quot; Euslache, qui suit.
2quot; Henri, qui suivra après son l'róre.
3° Alide, mariée en 1452 :i Gërard de Villers, seigneur de Nedercanne, après ses beaux-frères.
4° Jeanne, vivant en 1454.
5° Elisabeth, prieure du eloitre de Sainte-Aldegonde fi Huy en 1461.
6quot; Marie, mariée en premières noces :i Guillaume de Viernay, el en secondes noces h Jean de Strailies, bourg-mestre de la ville de Liége.
VII. Eustache Chabut.
1454â1470.
Après la mort de Jean Chabot, son fils ainé Eustache, lui succéda dans la seigneurie de Nedercanne, ainsi (jue dans celle d'Eben et Emael que sa mère Alide Coenen rcleva pour lui et pour son l'rère Henri ie 21 mars 1454 (I). II épousa par traité de mariage du 17 novembre 1454, ap-prouvé aux échevins de Liége en 1457, Catherine de Baest, fille naturelle de Jordan de Baest, clianoine de la cathédrale de Liége. 11 décéda sans laisser de postérité en 1470, avant sa mère et sans être entré, pas plus que ses pré-décesseurs, dans la Jouissance de la seigneurie, Jeanne de Holzette n'étant décédée qu'en 1473.
VIM. Hetiri Chabut.
1470- I'.77.
Henri Chabot, seigneur d'Einael, Eben, chanoine de la collégiale de Notre-Dame a Maestricht, devinl seigneur de
(!) Cour de Curange, Reg. ric J. de Ilcinsberg, Toni. II, lol. 74.
Nedercanne après la mort de son fróre cn 4470, maïs il n'entra en pleine jouissancc de cettc scigneurie qu'en 1473, fi la mort de Jeanne de Ilolzette. II en fit relief devant la cour allodiale de Liége, le 30 aoüt '1473 (1), comme héri-tier male el en vertui duquel reliff dissoit avoir esté re reu a seigneur de ladile terre et hauteur par les soreeaus d'icelle et par les esquevins du lieu este mis en la possession. 11 nomma immédiatement un mayeur; mais a peine pouvait-il se croire enfin paisible possesseur de Nedercanne, qu'on lui suscita un nouveau procés.
Sa mère Alide réclama l'usufruit de la seigneurie el elle oblint gain de cause par jugement de la cour allodiale de Liége du 17 janvier 1474 .(2).
Peu d'années après, Henri Chabot céda ;i son beau-frère Gérard de Villers, époux de sa soeur Alide la seigneurie de Nedercanne par acte du 12 avril 1477 (3).
IX. Gérard de Villers.
1477â1496.
11 devint seigneur de Nedercanne par la cession que son beau-frère llcnri Chabot lui en avail faite le 12 avril 1477, mais ii n'en jouit pas, car sa belle-mère Alide Goenen, veuve de Jean Ghabol s'en réserva l'usufruit jusqu'en 1496 el n'y renonya ii cette epoque, qu'en faveur du gendre de sa petile-fillc Jean Pité, auquel elle transmit tous les droits qu'elle avail encore sur cette terre, par acte du 10 juin 1406 (4).
(1) Cour allodiale dc Liége, Rog 20, fol. U v».
(2) Cour allodiale de Liége, Heg. 29, fol. 65.
(3) Cour allodiale de Liége, Ueg. 29, fol. 163.
(1) Cour allodiale de Liége, Reg. öü, ful. 177.
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Gérard dc Villers avait épousc en 1432 Alide Chabot, dont il eut:
1° Jean de Villers dit Chabot, chevalier, seigneur d'Emael et d'Eben, qu'il releva ü la cour féodale de Curange le 22 novembre 1484 (1). 11 mourut avant son père et fut enterré dans Téglise de l'abbaye de Saint-Jacques a Liége.
2° Géi^rd, vivait en I4G1, mort jeune.
3U Alide, dame d'Emael, Eben, Nedercanne, épouse de Jean Pité, qui suit.
X. Jean Pité.
1496â1510.
Jean Pitd I, dit de la Valiée, seigneur d'Eben, Emael et Nedercanne, épousa par traité de mariage du 29 novembre 1493, approuvé aux échevins de Liége en 1494, Alide de Villers. Jean Pité testa le 3 février 1500, et décéda en 1510. 11 fut enterré dans leglise dc Sainte-Foi, lez Saint-Léonard et sa veuve Alide de Villers se remaria avec Pierre Branche et décéda en 1515 (2).
XI. Jeun Pité.
1510â1551.
Jean Pité II, lils du précédent, seigneur d'Eben et
Emael, par relief du 22 mars 1515 (3), fut succcssive-
(1) Cour féodale de Curange, Reg. de Jean de Hornes, lol. S v.
(2) Lefobt, lrt partie, Keg. 18, fol. li).
(3) Cour féodale de Curange, Reg. d'Erard de la Ma rek, fol. 30 v.
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ment élu bourgmestre de la cité de Liége en 1533 et réélu en 1537 (1), échevin de la souveraine justice de Liége en 1533 et sous-mayeur de la memo cité en 1541 (2). II mourut le 12 septembre 1551 et fut enterré dans Téglise de Notre-Dame-aux-Fonts ii Liége, sous une pierre sépulcrale sur laquelle il était représenté armé de toutes pióces et qui portait cette inscription : ley gist noble homme Julian Pile sv d'Emale d'Ebeine, cle Nederkanne, a son temps mayeur, Esqui, 'et borghemre de la cité du Liége. Qui trespassat fan 1551 le 12 jour de septembre.
II avait été marié fi Anne de Tongres, fiile de Mathicu de Tongres, échevin de Liége, bourgmestre de la même cité en 1498 et 1503, et de Calhérine le Blavier sa seconde épouse.
Anne de Tongres décéda le 19 juillet 1579 ïi l'abbaye de Robermont oü elle fut ensevelic dans I'église, sous une pierre ornée de ses (juatrc quartiers et portant cette inscription : Icy gist noble dame Anne de Tong re, vejf've de feu noble homme Jean Pité en son temps seigneur d'Emale, Enben, et Neder kan, jadit majeur eschevin et bourgmre de Liége (3), laquelle trespassat le 19 de julet 1589.
lis laissèrent plusieurs enfants :
1quot; Jean III, qui suit.
2° Mathieu Pité dit d'Emael, seigneur d'Eben, Emael et Nedercanne (4), gentilhomme de S. A. G. le prince-
(1) Recueil des Bourgmestrei de Liége, pa^e 257 et 200.
(2) Recueil des Mayeurs et Echevins de Liége, page 205. Lefoht, Ue:;. 18, fol. 120.
(5) Cclte inscriptiun, ainsi (jue les suivantes sunt lirces Uu Recueil des inscriptions (fol. 177), rassemblées par le héraut d'armes Van don Berch et qm luit partie des niaiiuscrits de Lefort, aux archives de Liége, les inscriptions différent un peu de celles qui se trouvent publiées dans le Recueil des Rourg-mestres üc Liége.
(i) 11 fut seigneur en partie de Nedercanne en même temps que son fiére Jean.
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évêque de Liege, bailli de Seraing et membre des Etats et du tribunal des XXII, décédé le 22 juin 1576. 11 fut aussi enterré dans Téglise de Robermont sous une pierre lombale armoriée sur laquclle on lisait cetle épitaphe : Icy repose le corps de noble homme Mathy Emale S'' des Elals et Vinytdeux du pays, escuyer, en son vivant Sr dudil Emale Ebene et de Nederkanne yentilhomme de Monsquot; Rmquot; de Liége, Bailhy de Seraing qui trespassat Van 1Ã76 le XXII jour de juin. Prié Dieu pour son dme.
3quot; Catherine, mariée par convenances du 27 novembre 1559, approuvécs aux échevins de Liége le 10 avril 1562
Alexandre de Seraing, seigneur de Houtain et d'Onche et de Hellewy de Brouck. On voyait jadis dans l'ëglise de Robermont la pierre sépulcralc de Catherine Pité, avec cette inscription ; Chi gist noble dame Da'quot;0 Catherine d'Emale espeuse a noble homme Alexandre S' de Houten qui trespassat Van 1579 le 12 d'aoust.
4° Alide Pité dite d'Emael, abbesse de l'abbaye de Robermont. oü elle l'ut enterrée dans l'église sous une tombe armoriée portant cette inscription ; Icy repose le corps de Reverende el noble dame Aelys Emale en son temps humble abbesse de ce monastcre de Robertmont qui trespassa Van 1605 le 27° d'avril.
5° Ida, religieuse Ji Maestricht vivait en 1551.
6° Anne Pité dite d'Emael, dame d'Ebcn et Neder-canne (1) épousa par contrat de mariage du 22 mai 1563, Jlelchior de Pallant, fils d'André de Pallant, grand-mayeur de la ville do Maestricht et de Catherine Daems, Elle épousa en seconde noces Charles de Huyet et vivait
(1) Elle flit dame cn partie de Nedercanne avec scs frères Jean III et Matlneu, mais elle renonca dans la suite a tout droit sur cette seigneurie, ear nous Irouvons plus tard son fïère Jean III et son neveu Herman van der Straten, seuls seigneurs de Nedercanne. Ce ne fut qu'en 1607, que son tils Melchior de Pallant, devint seigneur de Nedercanne par achat et retrait llgnager.
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encore en 1602. Elle décéda h Maestricht et fut enterrée dans l'église des Dotninicains.
XII. Jean Pité.
1551â1575.
Jean Pité III succéda son père dans ses seigneuries et dans sa charge d'échevin de la souveraine justice de Liége en 1551, et fut élu bourgmestre de la cité de Liége en 1536 (1). 11 épousa en premières noces Marguerite de Seraing, décédée le 4 octobre 1557, fiüe de Fianc-ois de Seraing, seigneur de Hollogne-sur-Geer, de Boille, de Darion, et de Franchise d'Ohey, dame dudit lieu. Cette dame fut enterrée dans l'église Notre-Dame aux-Fonts sous une pierre, sur laquelle étaienl sculptés ses buit quartiers et cette inscription : Icy gist Mademoiselle Margarine de Serain, jadicte espeuse a Johan sr (TEmael, Emben et Neder can burghemre de la cité qui trespassat l'an 1557 de rnois d'octobre le 4quot; jour (2). Jean Pité décéda en 1578, après avoir épousé en secondes noces Barbe de Houtem qui décéda en 1626 et qui fut enterrée dans l'église de l'abbaye du Val-Notre-Dame. On voyait sur son tombeau ses buit quartiers Houtem, Elder en. Diehen, Awans, Van der Noot, Nassau, Assche, Hastricht. Elle était fille de Antoine de Houtem, seigneur de Huldenberg, drossart de Diest, et de Claire van der Noot.
Du premier mariage naquit:
1° Elisabeth, héritière de Nedercanne, qui suivra. Du second mariage naquirent:
2° Jean, mort jeune sans postérité.
(1) Recueil des Bourgmeslres, page 283.
(2) Recueil des inscriptions de Van den Berch, appartenant au comte de Grunne.
3quot; Daniel, prieur de l'abbaye de Sainte-GerUude ii Louvain do KiüT jusqu'cn I62G
4quot; Anne, morte célihataire.
Adrienne, née en IjOI, religieuse ii l'altbav»! du Val-Nolre-Damc, prés Huy.
Gquot; Claire, religieuse Salsinne, prés Namur.
Xiil. Herman van der Stralen.
1575â1606.
li étail seigneur d'Eben et Eraael et devint seiii'neui de Nedercanne dès 1575 (!), par son manage avec Elisabeth Pité. II est cite encore comme membrc de I'Elat noble du pays de Liége en 1580, 1592 et 1600, et décéda en 1606. lis laissèrent enlre autres enfants.
1quot; Guillaume.
2quot; Elisabeth, née au chateau de Nedercanne et baptisée dans leglise Saint-Jean :i .Maestriclit le 3 février 1581, mariée a Jean de Stockys.
3quot; Herman, né a Liégé et tenu sur les fonts de baptême dans l'église de iNotre-Dame-aux-Fonts par le conite Herman de lienneberch, chanoine noble de Saint-Lambert, le 22 octobre 1582.
â 4quot; Marguerite, née fi Nedercanne et baptisée dans leglise de Canne le II janvier 1585.
5quot; Pierre, né au chateau de Nedercanne et baptise dans l'église de Canne le 21 décembre 1588.
6° Darbe, née et baptisée le 24 aoüt 1590.
(I) L'n ancicii icgislro ;iux coniptcs ih; la si;igneurio do Nodercanno mcn-tionne Herman van dei Straten ciuiiiue seigneur de Nodereannc dès i.'iT.'j. i avail sans doute ir^'u eelte seigneuric en dot lors de manage aver Kli-sabctli Pilt' , ear Jean Pile son h, an-pi'ie nc inonrul qu'on 1.:)7S, ainsi qu1' nous 1'avons vu plus haut.
a
7quot; Jean, né a Nedercannc ct baptise dans l'église de
Canne 1c 2 juin lu92.
Herman van der Straten el sa femme Elisabeth Pile, devaient une rente annuelle de quarante florins de Brabant Mathieu van den Roye, seigneur de Stevoerdt (1). Maïs comme ils restèrent pendant plusieurs années en dótaul d'acquiller cette somine, Mathieu van den Hoye demanda ct oblinl le 11 juillet 1699, et en l'année 1GÃI, saisie des seigneurie, chateau et biens de Nedercannc, pour assurance de sa créance. Après la mort d'Herman van der Straten, son tils ainé Guillaume lit un accord au mois d'aoiit lüOG, avec Mathieu van den Roye, par lequcl d cédait ce dernier tous les droits et d'ainesse aulics. qu'il pouvait avoir sur Nedercannc. Van den Roye dc son cotë, renongait ii loules les pretentions qu'il pouvait avoir h charge des héritiers d'Herman van der Straten et senga-gcail h payer en outre, une rente annuelle de Irente florins Brabant Ji Guillaume van der Straten el une autre rente Ae quarante florins ii son frère pulné, Pierre van der Straten.
Mais Melchior de Pallant, cousin- germain d'Herman van der Stralen, demanda a entrer en possession de la seigneurie de Nedercannc, soit par le purgemenl de la saisie, soit par le retrait lignagcr. Mathieu van den Roye tul force d'entrer en composition, et par transaction du 3 avril 1G1à ,1 céda Ji Melchior de Pallant, tous les droits, tant ceux qu'il possédait sur Nedercannc que ccux qu'il avail acquis de Guillaume van der Straten, moyennant 4,000 florins tic Rrabanl. Melchior de Pallant, par actcs du 1 seplembre 1607 et du 20 février 1608, avail déjk acquis d'Elisabeth (2)
(1) Archives du chateau tic Ncilercaiuu'.
(-2) Ai'cliives de l'Etat ii Hasselt. Cour de Nedercanno, Cieht-regi^t'i- de 1380â1012, lo'. fgt;7 vquot;.
et de Pierre van der Straten (1), soeur et frère de Guillaume susdit, tous leurs droits sur la seigneurie de Nedercanne dont il devint ainsi seul propriétaire.
XIV. Melchior de Pallant.
1607â1623.
Jeanne de Theimseike.
4625â1637.
Melchior de Pallant, seigneur d'Eben et Emael, était fils dun autre Melchior, déji mort en 1581, dont nous avons parlé ci-dessus et d'Anne Pité (2). 11 servit en qualité de capitaine et sergent-major au régiment du baron de Cre-hange et fut regu membre de l'Etat noble du pays de Liége le 1 janvier 1613. II décéda au chateau de Nedercanne le 6 mai 1625 et fut enterré dans l'église d'Emael
(1) Gicht-register de 1580â1CI2, fol. 150.
(2) M. Franquinet se trompe, lorsque sur Ie témoignage du manuscrit de Collette, il avance que Melchior de Pallant, épousa la tille unique d'Herman van der Straten, et qu'ainsi la seigneurie de Nedercanne, entra dans Ia maison de Pallant. Un Melchior de Pallant, épousa il est vrai, Anne Pitó, dame en partie de Nedercanne, mais il était déjii mort en 1581, ainsi que Ie prouve I'acte de baptême d'Elisabcth van der Straten du 3 février 1581, dans l'église Saint-Jean amp; Maestricht, oü il est dit: Jouffrau Anne van Emal wedue Joncker Melchior Palant. Celui-ci cut au nombre de ses enfants un fils nommé aussi Melchior, qui épousa Jeanne de Theimseike et qui devint seigneur de Nedercanne, par acquisition et retrait lignager de ses cousins van der Straten.
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sous une pierre sópulcralc, ornée de ses armoiries tim-brées et de celles de sa seconde femme (1).
II avait épousé en premières noces, Régine de Basnacht et en secondes noces, par contrat du 30 décembre IGOO, Jeanne de Theimseike, fdle de Jean, et de Jeanne van der Laen. Après la mort de son mari, Jeanne de Theimseike admi-nistra la seigneurie de Nedercanne, en qualité d usufruitière et de tutrice de ses enfants jusqu'en 1637, époque laquelle elle renonpa h son usufruit en faveur de son fds ainé, Edmond de Pallant, qui pril possession de Nedercanne (2).
Ce fut pendant l'usufruit de Jeanne de Theimseike qu eut lieu en 1632 le siége de Maestricht par los Hollandais. Un detachement de cent, hommes du régiment Ernest de Nassau qui occupait le chateau de Nedercanne fut attaqué, pendant la nuit du 21 au 22 juin, par \es troupes espagnoles du marquis de Santa-Croce. Les assaillants furent repaussés et durent renoncer h débloquer la ville.
Du premier mariage de Melchior de Pallant naquircnt (3).
1° Melchior, cornette dans un régiment de cavalerie au service Imperial, mort en Allemagne en 1627.
2° Madeleine, religieuse au convent noble de Sinnich.
3° Régine, carmélite h Saint-Omer.
4° Anne, religieuse i la Bjloque, h Gand.
Du second lit naquirent;
5° Charles, capitaine et sergent-major au régiment du due de Saxe-Lauenborg, décédé le 9 novembre 1629 au retour de la Veluwe. 11 avait épousé le 3 aoüt 162i) dans
(1) Cettc pierre existe encore aujourd'hui dans le cimetière d'Emacl et porte cette inscription ; Cy gist noble et généreux seig' Melchior de Palant, seig' d'Emal, Emben, Neder kan, qui Irespassat le 6 de may 1G2Ã, et noble dame Jeanne de Theimsecke, dame d'Emal, qui trespassat le ....
(2) Manuscrit de Collette.
(ö) Baron de Vorst-Gudenau, Gcschichte der Herren, Freiherren und Gtafen vort Pallant. Berlin 1873, page 100.
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la chapelle du chateau de Nedercanne, Marie do Meersen, dom il u'eul pas de postérilc.
6quot; Barbe, nee au chateau de Nedercanne et baptisée dans legiise d'Emael Ie 31 juillet 1611, mariée h Jean Itoe, seigneur d'Op-Sinnich.
7quot; .lacfjues, ne et baptise au chateau de Nedercanne le 4 aoöt 1013, mort célibataire pendant la guerre do trcntc ans.
8quot; Edmond, qui suiVra.
9quot; Philippe, né au chateau de Nedercanne, tut tenu sur los fonts de baptême dans legiise d'Emael le 5 mars 1617, par Ie baron de Mérode et de Petersheim. II ópousa Antoinette van Maele.
10quot; Claude, nó et baptisó au chateau do Nedercanne, le 11 février 1020. 11 fut tenu sur les fonts baptismaux par Claude de Lannoy, comte de la Motterio, chevalier de la ïoison dor, gouverneur de Maestricht. II mourut célibataire Ji Namur.
IIquot; Anne, née et baptisée au chateau de Nedercanne, le 28 décembre 1621. Son parrain était Jean d'Eynatton, commandeur do l'ordre Teutonique, et Anne, baronne de Mérode et de Pétersheim.
12quot; Ernest.
13quot; Ferdinand, colonel au service d'Espagne et commandant de Nieuport (1).
XV. Edmond de l'nllanl.
1637â1643.
Edmond de Pallant, seigneur d'Eben et Emael, était né au chateau (le Nedercanne et fut tenu le 3 mai 1015 sur les fonts do baptême dans fégiise d'Emael par Edmond
(!) De Vorst-Gudenau, page 101.
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Huyii d'Amstenraedt, grand-commandeur dc 1'ordre leuto-niquc au baillage des Vieux-Joncs. 11 acquit par acte du 14 décembre 1637, les droits (jue ses frères et scours pouvaient avoir sur les seigneurie et chateau de Nedercanne, moyennant une rente annuelle de 292 florins. Sa mère Jeanne de Theimseike, avait renonce le même jour :i l'usufruit qu'elle possédait sur ces biens (i). Edmond par-tagea le même jour avec ses frères el sccurs, Philippe, Ernest, Anne et Barbe de Pallant, toutes les propriétés qui leur appaitenaient en commun dans la juiidiction de Nedercanne (2). Edmond de Pallant fut recu mernbre de l'Etat-noble du pays de Liégc le 25 octobre 1045. 11 avait épousé en premières noces, par contrat du 25 juin 1635 (3), Marie de Buren, fillc de Jean, et de Barbe de Donceel, et en secondes noces Oda-Franfoise de Merle-mont, fdle de Jean, seigneur de Cortils, Herck, Voroux, voué de Liers, et de Catherine du Chateau de Slins.
Du premier mariage naquit un fils, Mclchior-Nicolas de Pallant, né et baptise au chateau dc Nedercanne le 2 février 1637, gënéral au service de LL. HU. PP. les Ãtats-Généraux des Pays-Bas, tué en 1672 au siége de Grave , dont il était gouverneur (3). 11 avait été marié avec Marie Jeanne Francoise de Gort, décédóe en 170-4, tils de Jean, seigneur d'Oupeye, Vivegnis et Petit Aaz, et de Julienne Gilteau.
Edmond de Pallant, transporta les seigneurie et chateau de Nedercanne par proclamation faite devant l'official de Liége le 8 mars 1643, h Philippe de Wansoulle, seigneur de Grofays et bourgmestre de Liége.
(1) Archives de l'Etat ii Hasselt. Cour de Nedercanne. Registre aux rénli-Salions de l6-2iâ163-2, page 80. Mannscrit de Collelte, page 5b.
(2) Manuscrit de Collelte, page 58.
(3) De Vohst-Gudenau, page 101.
i
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XVI. Philippe de Wansoulle.
4643â1682.
Philippe do Wansoulle, seigneur de Grofays, releva la seigneurio de Nedercanne devant la Cour allodiale du pays de Liége le 22 décembre 1643 (1) el pril possession olli-ciellement do la seigneurie lu 23 juin 1644, après avoir prêté le serment accoutumé en presence de la cour de justice et des habitants (2). li avail racheté aux frères ct a la sceur d'Edmond de Pallant tous les biens qu'ils possé-daienl dans la juridiclion de Nedercanne, d'Ernesl de Pallant par acle du 20 septembre 1642, de Philippe son autre Irère par acte du 4 juin 1644, de leur sueur Rarbe, épouse du seigneur d'Ob-Srnnich, par acte du 19 mars 1644 (2), et de leur autre sceur Anne, par acte du 4 janvier 1644 (3).
La familie do Wansoulle est originaire du village de ce nom, situé prés de Iluy. Philippe de Wansoulle était cham-bellan de S. A. Ie prince-évêque Ferdinand de liavière, conseiller de la souveraine cour féodale et capitaine des
i
(1) ('.out' allodiale de Liége, Reg. 19 lol. 75 v.
(2) Manuscrit de Collette, pages 83 el Ki.
(3) Idem, page 79.
T
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anciens arquebusiers de Liége, lorsqu'il tut clu pour la première tbis bourgmestre de Liége en 1G42 (I).
Co fut sous son administration que les Ãtats de Liége lirent mettre toules les milices rurales du pays sous les amies pour aller assiéger le chateau de Gronsveld. Ce chateau-fort était devenu le repaire d'une bande de soldats ou plutót de brigands, qui sous la conduite d'un certain capitaine Camvenberg ne cessaient de piller et de ravager tout le pays de Liége. Le bourgmestre de Wansoulle, avec le comte de Heers et le chanoine baron de Kerckem, tut chargé de la direction de l'expédition par commission du 14 juillet 1643. Le chateau de Gronsveld fut emporté lo 10 juillet, après une courte canonnade et toute la garni-son fut passée au fil de l'épée, a l'exception du commandant, qui fut pendu hnut et court, ft une fenêtre de la forteresse (2).
(1) Recueil des bourgmestres, page 401).
(2) Recueil des bourgmestres, page U O ; Boi illi;, H/stoire de Liége, lonu' lil, page 2G1; B0quot; ue Ciif.stret, Histoire de In seigneurie impériale de Gronsveld, page 0.
Ncrns avons trouvé dans un ancien registrc de baptêmc de la paroisse d Eniael, une relation contemporaine de l'expédition de Gronsveld. ISous publions cctu; intéressante relation , a cause du caractere d'authenticité i|Hquot;ellc présente ;
Siége de Gronsfelt.
) Au conimenceraent du mois de jullet euTan 1645, sont venus quelques llessois avec eschelles s'eniparer du chasteau de Groulle Oultre-Meuze, a 1 opposite do la maison d'Enchaest, lesquels se multiplioyent de jour ;i aultre faisant prison-nier tout inhabitant du pays de Liége tant des villes que plat pays, mais coe les trois Estats apparceurent la grande consequence de cc cas s'y l'on n'y aportoit au plus tol remedc, l'on list semondrc au plus tost tout le plat pays avec armos, et assisté de quelque niilice que ccux d'Aix (aussy intéressez coe les liégeois) avoyent envoyé l'on at le 15 dudit mois de jullet sui le soir investy et enviionné ladite place de Gronsfelt, cl lendoraain au matin leur a ton donné le bon jour avec i pieces de canon, mais une pièce a la première descharge fut crevée, sy bien qu'avant le soir dudit lom 16'' de jullet ledil chasteau lui prins,
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Quelques nimées plus lard, en 1649, Philippe. iJc Wan-soulle appartenait au parti du princc-évêque Ferdinand di; üavière. Sa position devint bienlót impossible a Liëge, et il fut oblige de se retirei dans son chateau de Neder-canne. Mals il n'y resta pas longtemps en sécurité. Les Liégeois revoltes contre leur prince, allèrent au mois de mai 1649 pendant la nuit, surprendre et forcer le chateau de Nedercanne. lis anachèrent le bourgmestre de Wan-soulle de son lil et remmenörent prisonnier Ji Liége, après avoir au préalable, pour conserver les bonnes traditions, pillé et ravagé le chateau (I).
Les magistrals de Maestricbt le réclamèrent immédiatc-ment le lendemain, conime bourgeois de la ville, avec menaces d'user de représailles en cas de ref'us. Les Liégeois répondirent que le bourgmestre de Wansoulle (ju'ils récla-maient, au nom de leurs privileges, avait violé ceux du pays ei de Ia cité de Liége et qu'en conséquence ils le garde-
et les Hessois y furent luns taillés en pieces et le eapitaiiu appellé Cauberch iiatitT du village de Heers, proehe de Lou/. \ fut pendu ii la porte, ce quy fut fait it dessein pour servir atix aaltres d'exemple, adin de nquot;attenter plus sur le pays.
Au nom des trois estats de Liége estoient présent le chanoine Kerkem de St. Lambert, le Sr Gompie de Heers ei le üourgueinre Wasoull.
L'armée des paysans seuls, sans eoniprendre la uiilice d'Aix et de Liége, portoit 15 mil fantassins et 12 eens ehevaux soul) la conduite des colonels Prevenei, Miclie et du Chasteau, sans qu'on eusse a eet eiïect piins personne de mille ville du pays, ny de la cité et baniieu, voire mesine plusieurs regimens du plat pays, quy eussent encore pen assister, n'y estoyent, par on 011 peut voire les forces dn pays'de Liége, quand hesoing seroit. Lesdits Hessois masacrés ont esté presque en nombre de 10(1, et bien pen ont éehappé, quy s'ostoyent caehés. lis s'v defendirent la première nuiet itt lendemain insque ii tuydy trés vaillamment esperants secours de eeulx de Maestricbt el tyioyent sans cesse coups de monsque et bacque, sans elTeet toutefois, mais lendemain vers le tnydy euteiidant (ju'ils n'auroyent aulcuu quartier perdirent lous courage.quot;
(1) üocn.i.r,. Histoire 'I, Im'hc- Tome III. page 2Sli: I'kamm ixkï, Recherches hhtoriques uur Kedercanne, Institut arcbéologique Liégeois, Tome I, page 71.
raient prisotinier. I.c seigneur de Nedercanne, ne recouvra la libertö qu'après la prise de Liége par les troupes du general de Spaar, et le prince-évêque Ferdinand de Bavière, après son entree dans cette ville, lui contia la charge de bourgmestre vacante par la mort de Jacques Hennct, qui avail ëté tué ft Jupille le 8 aoüt 1(549 (l).
Philippe de Wansoulle était tils de Guillaume de Wan-soulle, et de Marie Woot de Trixhe. 11 avait épousé Mech-tilde de Louvrex, ftlle de Guillaume de Louvrex, seigneur de Dourblemont et de Groffays, et de Gettrude Masset de Resimont. 11 mourut vers 1682 sans enfants et ses biens passèrent a un neveu, Jean Mathieu de Wansoulle, ftls de son frère Guillaume de Wansoulle et d'Apollone de Louvrex (2).
XVII. Jean Mnthias de Wansoulle.
1682â4684.
Jean Mathias de Wansoulle, seigneur de Bcaufraipont, Grofays, Nedercanne et Otrange, était licencié ès lois et fut relt;;u échevin de la souveraine justice du pays de Liége le 13 janvier 1631 (3). Après la mort de son oncle Philippe de Wansoulle, il fit relever la seigneurie de Nedercanne par son lils Guillaume Philippe le 11 février 1682 (4) et mourut le 26 aoüt 1684. II avait épousé Marguerite de Fléron, décédée le 16 décembre 1682, fille de Gerard de Fléron, échevin de Liége, et de Marie de Libert, dont il eut dix enfants :
(1) Bouili.e, Hisloire de Liége, Tome 111, pages 2111 et 29ö.
(2) Reeneil des bourgmeslres, jiagc 417.
(5) Abry. Kecueil des échevins de. Liége, manuscrit lt;lc Warfusée.
(i) Cour allodiale de Liége, Reg. 52, fol. 10.
(3) Recueil des bourgmeslres, pages -iiquot; ii tl9.
â :il â
1quot; Guillaumo Philippe, seigneur de Nedercanne après son père.
2° Adrien, né a Liégc et baptise Notre-Dame-aux-Fonts le 16 mars 1633.
3quot; Jeati Mathias, né ;i Liége et baplisé :i Notre-Dame aux-Fonts le 31 mai 1633.
4° Jean Denis, seigneur d'Otrange, capitaine au service de l'Empire.
5quot; Gérard Bartholomé, né :i Liége et haptisé :i Notre-Dame-aux-Fonts le 8 janvier 1639.
6quot; Ernest, né Jt Liége ct baplisé Notre-Dame-aux-Fonts le 29 juillet 1640.
7° Marguerite Appoline, née ïi Liége et baptisée fi Notre-Dame-aux-Fonts le 16 février 1642.
8quot; Philippe Thomas, né h Liége et haptisé Notre-Dame-aux-Fonts le 22 décembre 1643.
9quot; Gérard Dieudonné, né Liége et haptisé ii Saint-Adalbert Ie 22 avril 16i9.
10quot; Catherine, née fi Liége ct baptisée ;i Notre-Dame aux-Fonts le 30 oclobre 1650.
Jean Mathias de Wansoulle et sa femme iirent leur testament conjonctif devant le notaire Lambert de Bernimolin ie 25 novembre 1682.
lis laissèrent par préciput :i leur iils ainé Guillaume Philippe, les scigiicuries ct tiet's de Nedercanne, Ehen, Emael, Riempst, Heaufraipont et Grofays. La seigneurie d'Otrantre devait rester en indivis ct tout 1c restant de leur fortune devait étre partagé entre ceiui-ci et son l'rère puiné Jean Denis de Wansoulle, Ji charge pour eux, dc payer des pensions :i trois de^ leurs sfpurs religieuses et ;i leur l'rère Adrien, simple d'esprit (I).
(I) Archives du ohatoaii de Nedercanne.
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raieiu prisonnier. Lc seigneur de Ncdercanne, ne rccouvra la libertö qu'après la prise de Liége par les troupes du general de Spaar, et le prince-éveque Ferdinand de Bavière, après son entree dans cette ville, lui conlia la charge de bourgmestrc vacante par la mort de .lacques Ilennet, qui avail été tué Ji Jupille le 8 aoüt 1649 (i).
Philippe de Wansoulle était fils de Guillaume de Wan-soulle, et de Marie Woot de Trixhe. 11 avait épouse Mech-tilde de Louvrex, Hlle de Guillaume de Louvrex, seigneur de Dourblemont et de Groffays, et de Gei trede Masset de Resimont. II mourut vers 1082 sans enfants et ses biens passèrent a un neveu, Jean Mathieu de Wansoulle, fils de son frère Guillaume de Wansoulle et d'Apollone de Louvrex (2).
XVII. .leem Mathias de Wansoulle.
1682â1684.
Jean Mathias dc Wansoulle, seigneur de Beaufraipont, Grofays, Nedercanne et Otrange, etait licencié ès lois cl Uil repu éclievin de la souveraine justice du pays dc Liégc le 13 janvier 1631 (3). Après la mort de son oncle Philippe ile Wansoulle, il fit relever la seigneuric de Nedercanne par son fils Guillaume Philippe le 11 février 1682 (4) cl mourut le 26 aoül 1684. II avait épousé Marguerite de Fleron, décédée le 16 décembre 1682, fille de Gérard de Fléron, échevin de Liége, et de Marie de Libert, dont il ent dix enfants :
(1) Bnuiu.E, Histoire de Liége, Tome III, pages 29! et 29b.
(2) Recueil tics bourgmeslres, (rage 417.
(5) Aiiry. Hecueil ties échevins de LU'ge, manuscrit de Warfuséc.
(i) Cour allodiale de Liége, Reg. 52, fol. 10.
(5) Recueil des bourgmeslres, pages 417 ii (19.
â ;-ii â
1quot; Guillaume Philippe, seigneur de Nedercaime npiès son père.
2° Adrien, né :i Liége et baptisé fi Notre-Dame-aux-Fonts le 16 mars 1(533.
3quot; Jean Mathias, né ii Liége et baptisé a Notre-Damo aux-Fonts le 31 mai 1G35.
4quot; Jean Denis, seigneur d'Otrange, capitaine au service de I'Empire.
5quot; Gérard Bartholomé, né ;i Liége et baptisé :i Nolre-Dame-aux-Fonts le 8 janvier 1039.
Gquot; Ernest, né ?i Liége et baptisé Notre-Dame-aux-Fonts le 29 juillet 1640.
Marguerite Appoline, née :i Liége et baptisée h Notre-Dame-aux-Fonts le IC lovrier 1G42.
8quot; Philippe Thomas, né Ji Liége et baptisé Notre-Dame-aux-Fonts le 22 décembre 1G43.
9quot; Gérard Dieudonné, né f» Liége et baptisé fi Saint-Adalbert le 22 avril 1649.
10quot; Catherine, née Liége et baptisée :i Nolre-Dame aux-Fonts le 30 octobre 1G50.
Jean Mathias de Wansoulle cl sa femme tirent leur testament conjonctif devanl le notaire Lambert de Bernimolin 1c 25 novembre 1682.
lis laissèrent par préciput h leur lils ainé Guillaume Philippe, les seigneuries et liefs de Nedercanne, Eben, Emael, Riempst, Beaufraipont et Grofays. La seigneurie d'Otrange devait rester en indivis et toul le restant de leur fortune devait étre partagé entre celui-ci et son frère puiné Jean Denis de Wansoulle, Ji charge pour eux, de payer des pensions :i trois de* leurs saws religieuses et :i leur frère Adrien, simple d'esprit (I).
(1) Archives du chateau de Nedercanne.
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XVIII. Guillnume Philippe de Wansoulle.
1684â1697.
II naquit a Liége el tul baptisé dans l'église de Nolrc-Dame-aux-Foats le 7 novembre 1631. II etait seigaeuv de Beaufraipont, d'Olrange el de Nedercanne, conseiller de la Cour aliodiale, tut élu bourgmestre de la cilé de Liege a ([uatre reprises ditférentes en 1666 (1), 1671, 1690 et 1704 et déeéda le II tévrier 1711. II épousa Marie Catherine Constance de Haxhe, décédée le I 1 avril 1698, fille de Bertholet de Haxhe, conseiller de la souveraine Cour féodale et échevin de Liége, bourgmestre de la méme cilé en 1650 (2), et de Gertrude de Méan.
De ce mariage naquirent :
1quot; Jean Mathias Denis, seigneur d'Ãtrange et de Beaufraipont, né :i Liége cl baptisé a Notre-Dame-aux-Fonls, Ie 23 octobre 1663, licencié ès lois, chanoine trétbncier de Saint-Lambert par reception du 10 décembre 1700, abbé de Ciney en 1707, décédé le 3 septcmbre 1720 (3).
2' Berlholde, seigneur de Thys, de Beaufraiponl et d'Olrange, né ;i Liége et baptisé a Notre-Dame-aux-Fonls. le 1 juillel 1665, licencié ès lois, chanoine trétbncier de Saint-Lambert a Liége par réceplion du 5 novembre 1687(4), abbé d'Amay le 2 mars 1700, conseiller des Etats réviseurs des Vingt-Deux, puis grand-prévót de Sainl-Lambert par élection du 7 décembre 1724. Ce Irétoncier, comme homme d'Etal et diplomate lui mêlé a toutes les affaires poliliques du pays de Liége. En I7(i2, il signa au nom de la ville
(1) Recneil des bourgtufslres, piigvs Ii7 it 41',t.
(i) Idem, page 1-20.
(5) l)E Tiieix, Le Chnpilre de- Saint-Lumber!. Tonic III, page ÃTö.
(i) Df. Theux, Le Chapilre de Saint-Lambert, Tome lil, page 351.
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de Liége une convention avec les armées alliées qui vou-laient entrer dans cette ville. Le 16 décembre 1711, il re-présenia le prince-évêque au couronnement de rEmpereur Charles VI ii Francfort et en 1713 il fut envoyé par les Etats de Liége, en qualité de plénipotentiaire, au congres d'Utrecht. 11 obtint, non sans peine, que les Hollandais ne mettraient pas de garnisons dans les citadelles de Liöge et de Huy. En 1714 il était aux conférences de Dade, oü il plaida et gagna la cause de l'Eglise de Liége, sur le duché de Bouillon. On le trouve encore chargé des négociations entre les pays de Liége et de Lirabourg, au sujet du passage des marchandises et de Fimpot du soixantième denier, ainsi que de plusieurs autres négociations importantes it Vienna, oü il séjourna plusieurs années. Après la mort du prince-évéque Georges de Berghes, il posa un instant sa candidature pour lui succéder. Mais il y renonca bientöt et proposa au chapitre de se rallier ii la candidature de Jean Theodore de Bavière, qui fut élu. Bertholde de Wansoulle décéda le 28 mars 1748 el fut inhumé dans la chapelle des Flatnands. 11 légua au chapitre de St. Lambert une croix en diamants que lui avail donnée l'empereur Charles VI.
3° Marie Marguerite, née a Liége et baptisée ii Notre-Dame-aux-Fonts le 30 mai 16G7, religieuse ii Vivegnis.
4° Isabelle, jumelle de la précédente, aussi religieuse i Vivegnis.
5° Gertrude, née Ji Liége le 9 juin 1669 et baptisée le lendemain ii Notre-Dame-aux-Fonts.
6quot; Anne Hélóne, née fi Liége et baptisée h Notre-Dame aux-Fonts le 28 novembre 1670.
7° Anne Thérèse, née h Liége et baptisée ii Notre-Dame-aux-Fonts le 6 septembre 1672.
8quot; Alexandrine, née it Liége et baptisée J» Notre-Dame aux-Fonts le 7 avril 1674.
9quot; Louise Angèlc, née Ji Liége el baptisée ^otle-Dame-aux-Fpnts le 18 juillet 1676.
10° Catherine Pélronelle, née i Liége et baptisée i Nolre-Darae-aux-Fonts le 15 juin 1678.
11° Dieudonnée Marguerite, née h Liége et baptisée h Notre-Dame-aux-Fonts le 26 aoüt 1679.
12quot; Gertrude Ferdinande, née h Liége et baptisée i Saint-Adalbert le 12 novembre 1680.
43° Walter Joseph, né ii Liége et baptisé Ji Saint-Adalbert le 23 septembre 1683, mort jeune.
14° Albert Jacques, né i Liége et baptisé k Saint Adalbert le 16 octobre 1684.
15° Lambert Guillaume, seigneur d'Otrange et de Thys, né h Liége et baptisé h Saint-Adalbert le 1 février 1686. 11 était capitaine au régiment du général comte de Schom-born, dragons, au service Impérial. II mourut au siége de Belgrade en 1718, et fut enseveli dans les glacis de cette forteresse. 11 avait épousé Joséphine de Warnant, fille de Jean de Warnant, seigneur de la Neuville (1).
16° Marie Claire Rolande, née h Liége et baptisée h Saint-Adalbert le 13 mai 1688.
170 Isabelle Gérardine, née Liége et baptisée h Saint-Adalbert, le 7 janvier 1691, religieuse i Lintre.
Guillaume Philippe de Wansoulle, vendit par acte du 14 février 1697 le chateau et la seigneurie de Nedercanne au général de DopfF, alors commandant et plus tard gouverneur de la forteressQ de Maestricht (2).
(1) Rtcueil des bourgmestres, page töO.
(2) Cour allodUle de Liége, Keg. 52, fol. 216.
XIX. Daniel Wol/1 de Do]gt;ll'. 1C97â1718.
Daniel Wolll' dc üopff, seigneur d'Eben (1), Emael (2), llarlelstein , Nedercanne, Huyff, feld-maréciial-lieutenant au service d'Autriche, general de cavalerie au service tie LL. 1111. PP. les Etats-Généraux des Pays-Bas, quartier-maitre-général de l'armée, colonel propriétaire d'un régiment. de dragons, chevalier de l'ordre de la Générosité et gouverneur de Maestricht, acquit la seigueurie et le chateau de Nedercanne par acte du 14 févriei 1697, dc Guillaumc Philippe de Wansoullc pour la soimnc de dix mille florins et cinquante ducats pour une pa ire de gmils. 11 acquit cn outre, toutes les terres qui dépendaient du chateau au prix de 1000 ftoi ins pour 1c bonnier dc prairie, de 02o tl. pour 1c bonnier dc terre arable, et suulemem de 500 florins pour le bonnier de bois (.']).
Après en avoir fait le relief le 10 mars 1G97, ;i la Cour allodiale dc Liége, il en prit possession par sou fds ainé, Charles Frédéric dc Dopff, le I 1 avrii IG97 (4).
(1) l,« i juin 1710, le générat de Dopfl' acheta la scigneuiie il'Kbeu, au comte Maximillen Henri Hoen de Cartils, seigneur de lüneliuin, (('.uur dc Curange), (3) Ogier de Poislevache, seigneur d'Kinael, eéda le )ö frvrier I70(i, sa part dans la seigueurie d'Emael au général de Dopfl', pour KHii» florins Biabant, (cour de C.unmge).
(7,) ('.our allodiale de Liége, lieg. ïgt;ü, lol. quot;21(i.
(i) Manuscrit de Collette. page 20.
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Le nouveau seigneur do Nedercamie était un des soldats les plus dislingués de 1'année des Pays-Bas , el devait h sou mérile seul, la hrdlanto fortune militaire ü laqnclle il était arrivé. Originaire du Palatinatdune tamillo luthérienne (1), d servil successivement dös lage de seize ans, plusieurs jirinces ailemands el parvint rapidement a des'grades élevés. 1! se distingua notammeiu au siége do Vieiine en 1683, comme quartier-mailre general des troupes du cercle de Franconio, et dans la guerre tic Hongrio pendant laquelle il remplit les fbnctions d'adjudant-général. Passé au service des Pays-Has, il devint rapidement général-major, lieutenant-général et entin general do cavalerie. 11 so lit encore remarquer par sa bravoure au siége de Ldlc on 1708, sous les ordres du princo Eugóne de Savoie, et pril une part importante ii la bataille de Malplaquet le 11 septembre 1700 (2). ii la tèto de la cavalerie hollandaise. Après avoir élé dos 1695 (3), commandant do la fortorcsse de Maestricht, il en fut nommé gouverneur titulaire en 1707
et effeclit' lo 12 juin 1713 (4).
L'empereur Leopold 1. pour récompenser les services que le general do Doptf avail rendus a rEmpire dans les uuorres'eontre la Turquie, l'anoblit par lettres patentos du 27 octobre 1683, avec quatre (luartiers pateniels et mater-
(n haukts Opkomst en roorumn mn Maaslrichl, .Ums les l'ublicanons ,1e la Siicii't»' 'hisloii(|ue et archéologiqu- .le Maeslriehl, Ten.e, lil, » oo. Vo.r aussi 1;. Sol ice sur la jmmlh'. de Doptf, par Vorstennau san Ojen, .laHgt;
'es mêmes pulilieations. Tonic IN, paye 300
(ij ItosscnE, Nefrtaiid* heldendaden Ie land, ïome 11, 1'. i-quot; '-t t.J-V\n IIkusuen, Sienwe. ijeschu-denis, lome II page W'
' f.) Chmnjk ran Marslricht. Aunales (le la Sociélé histonque .le Maeslnel.t,
''lo du «pcc'aclc francais a Maeslriehl, pa^e 78, Chronyk
luii Maeslriehl, Annalcs ete. page Uii
nels (1). Plus tard, un de ses successeurs lui conföra encore le grade de feld-maréchal-lieutenant dans l'armée Impériale.
Un des premiers actes du général de Dopff, lorsqu'il entra en possession de Nedercaune, fut de faire restaurer ou plutót de rebatir le chateau en I(j98. C'est de ceite époque que date le chateau aetuol el la plupart des constructions qui l'environnent. 11 devint aussi une veritable Providence pour ses vassaux, en faisant relever de ses ruines le village de Nedercaune, 'qui dans les derniers sièges de Maestricht a va it été presqu'entièrement biulé et déti uit. Non content de eelii, il accordait des baux gratuits ü ses fermiers et aux autres locataires, et donnait conti-nuellement des fètes brillantes dans son chateau (2). Ces grandes dépenses ne tardèrent pas :i ramener un certain
(1) Lc gónéral de Uopft', prit dés lurs 1c titrc de baron, quoiqnc le diplüme précité, nc lui en ait aurunement domié le droit. Ce litre fut néaniuolns puilé, par lui ct tous ses descendants, sans aucune entrave et reeonnu en ISl.'i et IMKi, par lo gouveniement des Pays-lias. On peut voir le tcxle de ce diplome dans le Tome IV, page 5U'J, des l'nblkations de la Sociélé historiqiie et ar-chéulorjique de Maestricht.
(-2) lïEiiNAHü dans son Tableau du spectacle jrunfais ii Maestricht, pages 81 et H-2, nous a transmis le souvenir d'uiie de ces fetes.
«Le 31 mai 171.'), le gouverneur (de Dopff) se rendit au village de Nederkan» «pres de Maestricht, alin d'y faire installer son lils et sa bru, eomme seigneurs» «de Tcndroit. Les plus distingues de la ville raceompagnèrent. La fête fut» «magnilique. Les coinediens suivirent cetto eompagnie a la campagne et y» «donnèrent sur un tliéütre construit expres aux champs, la Fête de village,» «comcdie de Dancourt, suivie de quelques vaudevilles. Les premiers musiciens» «de la ville ct de la garnison fornièrent rorchestre. Lc spectacle fut terminé» «par un ballet ou plusieurs do ces convives dansèrent. Le gouverneur donna» «ensuite un grand soupé ct puis un bal brillant qui dura toute la nuit.»
Cette fête eut lieu, dit Bernard, pour rinstallation du tils du general de DoptT comme seigneur de Nedeivaime. ('oei deniande une explication. Le général transmit seulement l'usufruit ou plutot encore, rexercice de ses droits seigneu-riaux ii son tils, car ce dernier n'entra en pleine possession de la seigneurie qu'après la mort de son père, par le relief qu'il en lit le 2i avril 1719.
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bien-être daâS le village, mais 11 no pu. cepeodan' pinals recouvrer le incioc nombre dhabitanls qui
ms ut) affreus m-alheu,- vi,u tapper le seigneur de Nedei^iiue dans sos affedions de faille Madame de Dooff aecompagnée de deus de ses enfanls et dune l.oni . Sal n votore de Maesmcl.l, lo^qulls lurem surpns Lml oru-e Le cocher voulaul abnler la souure, Sm dans une ca,°iére siluée uu peu plus lob. que l'alleo principale du ehateau. A peine éta1t-elle ;
voute, qu'un ébonlemenl écrasa les ebeMus, .
w*- nprsonnes iiu'cllc coutenjit (')â¢
loulob leb pei bonnes i Nedercanae
Quelques sinaees plus taid, lc onaieau
re,ui dans ses murs uu des personaages les Plu
quables du XVIIIquot; siècle, Pierre le Grand, O-
Lursque ce souveram, après avo.r pns avec su.c,ès c
do Sn retourna paria Hollandc dans son pays, il san ⢠dc Spa, quot;ou 0. j! fut wu par la magistrature
et^e général 'de UoptV, gouverneur de la vdle ave^tous L
rrl e.:: de NedeLue, ot eut rbonneur do
.......
1 na ' Maeslricbl. 11 ârit congé du gouvernonr e l ilquot; magistrature et s'embarqua le so.r memo su, la
Mouse, pour la llollande (3).
Le general de Doplï mourut le l.gt; avni
(1) Archives du chitcau ^ Anmles de Socu'U* hislorique
â¢i-i) Tableau du spectacle friingaih, p P
(3) Lïi.RNARi', Tableau du speel,iele francais It
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suites dos tiuigues, qu'il avail essuyees en accompagnant partout le Czar tie Uussie (1).
Daniel WolfF tie Uopfiquot; avail épousé Catherine Marie tie Voickershoven, lille tie Jean Leonard tie Volckershoven, colunel au service de LL. 1111. PP. les Etals-Généraux ties Pays-Bas.
lis laissèrent outre aulres entants :
1quot; Henriette Ernestine, nee a Maestricht le 3 janvier l(j82, décédée dans la menie ville le 23 novembre 1713. Elle avait été mariée it Maestricht le 13 mars 1712, Charles Frederic Guillaume, baron de Peterswald tot Leiholtz.
2quot; Marie Cécile, née ;i Maestricht le 1G avril 1(383, mariée ;i Hartelstein le 2! aoüt 17U9 a Guillaume van Zoutelande, lieutenant-général au service de LL. IIII. PP. les Etals-Généraux des Pays-Bas el commandant de ia lur-tcresse do Maestricht (2).
3quot; Frédéric Charles, seigneur de Nedercanne, tlonl l'arlicle suivra plus loin.
4° Jean Pierre, né ;i Maestricht le 18 aoüt 1G87.
(I) Bernard, dans !o Tableau du spectacle frqiifais, page «5, parle en tenues lort élügieux du général de DoplT.
»11 termina, dit-il, son inimoi'tellu carrière le 13 avril I7IK, einpoilaiit :m Dtonilieau les regrets de huis les ritoyens, l'estiiuc de tous les mililaires et quot;l'amilié de tons les souverains, lesquels il avait mérité par sa nolil!' faron dr «penser, par son intrépidité et par ses services rendus a la patiie el aux princes «étrangers. Jamais général na peut-ètre en aulant d'inllneiice sur ses sujels, «un syslème de gouvernement plus prudent et plus facile, que ce guerrin , en «sorte que Ton peut ii juste litre appliquer a ee héros les vers dn sublime «.lean Baptiste Rousseau:
II lil ses heureuses anm'es
l)e gloire el d'honnenr couronnées.
(-) Annates 0.- la Sociélé hislarique et nrclii'oldniynr di Maimlricht 1836â1838, Tome II, page I(il
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XX. Frédéric Charles de DopII'â
1718â1750.
Frederic Charles Je Do#, seigneur d'Ehen, Emel, Nedercanne el Harielstein, suocéda h son poie da s^ncul de Nedereanae, qu'il releva h la Cour alloduüe deÃLié-e 1c 24 avril 1719 (l). H coutmua les trad.uon. dépcnsfères de son père h Nedercanne (2) et mourut
^11 nva^ épousé Cornélie Claire Huyssen van Kaltendyke.
I le 11 1098, «lle de Jea,gt; lle,m
Uuvssen seigneur de Kaltendyke el Vossemeer, bouig-mestre de M-fddelboerg. e. de Marie Sumne Hujssen de Vossemeer, dame de Saamslag.
T » Maestrichl ,e « ^
quot;Ir9, toT SZ. ^gneur de Nedercanne qui sui.ra,
3quot; Cuillaume Jacques Frederic, seigneur âd -ui chMeau de Nedercanue le Si levner li-l, 1'eul mm quot;éuéral au service de LL. HH. ff. les Euds-Gene-r'uix^des l'ays-Bas, colonel propnéiaire dun regimenl d , in e ie, iu-emier ai.le-de-cum,, du prince d'Orang-
i Guillautre V, stadhouder des I^«
dc â ^ ^ ^
W)rt 11 avail épousé le 9 teMiei \ioo,
Elisabeth vat, Borsselen van dor Hooge, nee gt; ialt-Borame
(1) Cour allodiale dc I-i^c, r J-5- fquot;|' '.,0 , oe.Nassau stadhouder »- â¢- - . iâ-.
héréditaire des « Nedercamic. pendant le inois de septem-
sciourna quelqucs jours au chateau dc Ncaucdii i
Z ,730. TaUeau * ^ ^ ^ ^
(5) yamregisler der hceren ^Mmre^reny ârovinlien, S Granvenhaa.je. 1700, pages 0o, -o -oo.
lo 25 décembre 1733, dócödée a Dreda le 3 aoüt 1810, fdle de Guillaume Henri van ISorssolen van der Hoosre,
CJ 7
seigneur de Goldermalson, bourgmestre de la ville de Zalt-Bommel, cl d'Albertine Cline van Hrakell.
4quot; Charles Frederic, né a Maestricht le 11 avril 1723, mort jeune.
5° Guillemette, née u Maastricht le 16 juillet 17L2-i, morte jeune.
Gquot; Guillaume, né fi Maestricht le 2 aoüt 1720, mort jeune.
XXI. Jean Jóvtne de Dopff.
1750â1701.
Jean Jéróme de Dopff, seigneur de Nedercanne et d'Eben, né vers 1720, major d'infanterie au service des Ktats-généraux des Pays-Bas, succéda avec son f'rère cadet Guillaume Jacques Frederic de Dopff, dans la seigneurie de Nedercanne vers 1750. Les deux frères restèrent en indivis pendant quelques années et hypothéquèrent les seigneuries de Nedercanne et Eben, pour mie rente de 320 florins due a Jean Charles de Grady de Groenen-dael, seigneur de Ghenck et do Zutendael , chambellan du prince de Hesse-Darmstadt, par acte du 7 juin 1757, realise le 11 du même mois, h la Cour allodiale de Liége (1).
Cette même annëe le 17 juin, par acte de partage et de transport, confirmanl un autre acte de partage du 22 mars 1750 (2), Guillaume Jacques Frederic de Dopff, renonga au profit de son f'rère ainé Jean Jérome, a tous les droits qu'il pouvait avoir sur les seigneuries de Nedercanne et d'Eben.
(1) Cour allodiiilc de l.k'ge, Reg. 57, fol. 91 V.
(2) Ces actes furent passés devant 1c «otaire i.óonard Thielcns a Maestricht.
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Ce dernier n'en jouil pas longtemps, car dès le 10 fëvrier 1761 , ü vendit ces deux seigneuries h Mane Asnès de Coenen, baronne douairière de Gier, dame de Krey (I).
Jean Jéróme de DoplT se converlit au Catholicisme et décéda le 23 mai 1793 :i Maeslricht. 11 avait épousé Anne Francoise Caroline, baronne de Matha, nee h Maeslricht le 5 février 1732 , décédée le 9 levner 180/ , fille de Jean Alexandre, baron de Malha, lieutenant-général au service des Etats-genéraux des Pays-Bas, el dAngeline Catherine de Caris.
De ce mariage naquirent:
â¢1° Alexandrine Angeline Caroline Catherine, née Jlaes-trichi le 27 novembre 1754, décédée le $ juin 183.).
2° Marie Isabelle Louise Césarine, née Ji Maeslricht le 17 mai 1757, décédée h Liége le 23 octobre 1834, mariee h Alexandre Joseph Ghislain, baron Le Blavier de la Rocq (2), membre de l'ordre équestrc de la province de Liége, né h Nivelles le 30 novembre 1755 , décédé h Liége le 7 décembre 1830, fils d'Anselme Francois Joseph Le Blavier, seigneur de la Rocq, de Thy el de Darmy, exempt aux
gardes-du-corps du roi d Espagne.
- ' 3n Jean Francois Pierre, baron de Dopff (3), né h Maeslricht le 10 décembre 1759, général-major au service des Pays-Bas aux Indes-Orienlales , marié a la veuve du fameux financier William Hope, d'Amsterdam. 11 décéda Paris le 13 oclobre 1822.
(1) Cour allodiale, Reg. 37, fol. 153.
(-2) II fut créé baron par lettres patentes de 1'empcreur d'Allcmagne, datees
de Viennc le 7 février 1791.
(3) II figure ainsi que son frère Ferdinand Jean Guillaumc, dans la première
listo des nobles des Pays-Bas, avee 1c litre de baron, transmissible a toute
W descendance, sans distinction de sexe ni de primogéniture.
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4â , Ferdinand Jean Guillaume , baron de DopflF, né a Maestricht 1c 30 avril 1763, major d'infanterie au service des Pays-Das, chamhellan du roi Guillaume 1, membra tie lordre équestre du duché de Limbourg, chevalier de l'Ordre du Lion Néeriandais, mort a Maestricht le 21 aoüt 1833. 11 avail épousé le 27 mai 1818, Marie The-rèse Elisabeth, baronne dc Matlia. née a Maestricht le 8 octobre 1800, décédëe :i Heer le 30 juiilet 1800, fiile d'Alexandre-Jean, baron de Matha, colonel au régiment de Bylandt, dragons, au service des Elats-gënéraux des Pays-Bas, et de Marie-Eleonore Bauduin.
5° Angelique Antoinette Anne, née Ji Maestricht ie 27 juiilet 17G4. décédée le 4 octobre 1817.
XXII. Marie Agues de Coenen, baronne de Cler. 1701 â 1792.
Elle acquit les seigneuries d'Eben ct de Nedercanne avec les liefs d'Emael ct de Biempst et toutes leurs dépendances le 10 février 1761, de Jean Jéróme de Dopff pour la somme de 102,000 florins de Brabant, et eu prit possession la méme année (1).
Elle avail élé mariée a l.iége le 7 janvier H.'iS, dans la chapelle privée tie son frère, Bodolphe Adalbert de
(1) Cour allodiale de Liége, Ucg. 57, fol. I.quot;j.
I
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Coenen , chevalier du Saint-Empire, avec Jean Frederic Guillaume, baron de Gier el du Saint-Empire, seigneui de Krey el de Neuville , prévót de Revogne etc., veut de Catherine Jeanne, baronne de Moreau el du Saint-Empire, dame de Neuville. Celui-ci décéda h Liége, dans la paroisse de Saint-Martin-en-Ue, le 10 janvier 1784,
agé de TG ans (1).
La baronne de Cler, restée veuve sans enfants, transmit par acte de donation du 14 mai 1791 (2), pour en jouir après sa mort, les seigneuries de Nedercanne, Eben, Emael et Riempst, ïi un petit iils du premier mariage de son feu mari, le chevalier Ignace de Thier, qui suivra.
Peu de temps après, elle mourut h Liége dans la paroisse de Saint-Martin-en-Ue, le 30 décembre 1^92 et fut enterrée dans Teglise de Saint-Adalbert.
XXlll. Ignace Frederic Nicolas Florentin,
baron de Thier de Nedercanne.
1792â1848.
Le baron Ignace de Thier, seigneur d'Eben, Emael etc.,
(1) Après la suppression de la Compagnie de Jésus, le célèbre jésuite de Feller, séjourna a différontes reprises au chateau de Nedercanne, particulièrement pendant les années 1770 a 1784. C'est de Nedercanne qu'il partait presque toujours pour ses longs voyages, et c'est Ia aussi qu'au retour, il venait.se rc-poser. Ilinéraire ou voyages de M. l'abbé de Feller, Liége 18:20, Tome 11, pages 191. quot;2G6, 287, 501, oOö, 008, 52j, 527 et oi2.
(2) Cour alludiale, lieg. ü8, fol. 36.
/ b*
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fut le dernier seigneur de Nedercanne , et prit possession de cetlc seigneurie aprós la mort de la baronne de Cler.
11 était né fi Liége et t'ut baptise dans l'église des Augustins le G juin 17G7 , fils de Nicolas Toussaint de Thier, chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, prevót de Revogne , eotiseiller de la Cour allodiale el de la Chambre des comptes de S. A. S. le prince-évèque et Ijourgniestre Je la ville de Liége , et de Marie Josephine , baronne de Cler.
A peine était-il entré en possession de la seigneurie de Nedercanne , que la tourmente revolutionnaire vint fondre sur la Belgique. Maestricht fut investie par une armee de répuldicains francais et le général Klóber qui la commandait, établit son quartier-général au chateau de Nedercanne. Mais il n'y resta (jue peu de jours et alla s'instalier au chateau de Pietersheim, oü il resta jusqu'jiprès la prise de la ville de Maestricht (I).
Quelque temps après que les Francais furent établis dans le pays, ils arrêtèrent M. de Thier et le conduisirent prisonnier comme suspect, a Paris. 11 ne dut la vie et la liberté qu'Ji la revolution de Thermidor qui lui ouvrit les portes de la prison. Sous le gouvernement des Pays-Has , il fut admis par arrêté royal du 16 iëvrier 1816, dans l'ordre équestre de la province de Limbourg avec le titre personnel de baron (2), et fut député a différentes reprises par eet ordre aux Ãtats et :i la deputation de la même province.
Le baron de Thier , décéda au chateau de Nedercanne le 19 janvier 1848. II avail c'pousé ;i Liége, dans l'cgiise de Notre-Dame-aux-Fonts le ^0 juillet 1791, .Marie Alber-
(1) FRiVKQuinet, llcrherchcs sur Nedercanne, p:ige 71.
(2) Annuaire de ia noblesse de Belgique, 1NÃ5, page -210.
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tine Caroline, baronne de Rosen et du Saint-Lmpire, née a Lii'ge cl baptisée ii Notre-Dame-aux-Ponts lo 1 juillcl 17/0, décédée au chatoau de Nedercanne lo lo septembre 1821, lilie de Charles Servais, baron de Rosen et du Saint-Empire, seigneur de Rorgharon, Chinstree, Dilsen el Reopen, depute aux Ãtats et membre de l'ordre équesire do la province de Linibourg, ct de Marie Louise Isabelle van Luel, dame d'Outrelouxhe et de Vance.
De ce mariage naquirent :
1° Marie Sophie Charlotte, qui suivra.
2quot; Hélène Josephine Adelaide, née au chateau de Nedei-canne le 16 aoüt 1797, décédée a Liége le 11 avril 1809, mariée a Nedcrcanne le 14 mai 1819, :i Henri Lambert, chevalier de Melotte de Lavaux, trésorier de la ville de Liége, né :i Liége et baptisé le 9 juin 1782, décédé le 7 avril 1829, lils de Gisbeit Nicolas Henri de Melotte, bourg-mestre de Liége en 1780. Elle se rcmaria en 1832 avec Edmond Philippe Sebastien Ghislain, chevalier de Fabribec-kers de Grace, décédé l\ Liége le 29 avril 1871, fds d'Henri Guillaume Joseph de Fabribeckers, chevaliei du Saint-Empire, seigneur de Cortils et de Grace.
3quot; Félix Adolphe, baron de Thier (1), né au chateau de Nedercanne le 30 juillet 1801 , marié a Pauline-Albertine Moncheur.
4quot; Hyacinthe Augustin de ïhier, chevalier du Saint-Empire , né au chateau de Nedercanne le 11 novembre 1809 décédé ii Francesse sous Natoye le 19 mai 1874.
(1) II a obtenu le litre de baron, transmissible a sa dcsccndancc male par ordre de primogeniture, par arrèté royal du -9 janvlei 1807. Annuaire de la noblesse de Uelyique, 18.37, pape -08.
â \1 â
XXIV. Marie Sophie Charlotte de Thier de Nedercunne.
1848â1867.
Sophie de Thier née a Maestricht 1c 31 janvier ITtlO, hérita en 1848 du chateau et de la terre de Nedercanne. Eile décéda au chateau de Waroux Ie 2o janvier 1867. Elle avait été mariée au chateau de Nedercanne Ie 11 avril 1820 Ji Marie Joseph Hubert Guillaume de Clercx de Waroux , bourgniestre d'Alleur, né le 30 mars 1787, décédé a Waroux le 28 novembre 18G0, Ills do Michel Mathics de Clercx de Waroux, membre de l'Ordre équestre de Liége.
Ills laissèrent;lls laissèrent;
1° Charles Louis Alfred, bourgniestre d'Alleur , décédé au chateau de Waroux le 4 avril 1868.
2° Michel Herman, bourgmestre d'Alleur.
3quot; Marie Anne Sophie.
4° Augustine Louise, morte jeune.
öquot; Hyacinthe Henri, décédé a Waroux le 7 aoiit 1860.
6quot; Euphrosine.
7° Félicité.
8quot; Louise.
9° Charlotte Adelaide, mariée au chateau de Waroux le 12 février 1868, a Oswald Ive Poswick, né a Dicst le 20 octobre 1838, fds du général Henri Poswick, commandant de la province de Liége, commandeur de l'ordre de Leopold.
10° Pauline.
I
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Droits seigneuriaux; Cour de Justice.
Lorsqu'mi seigneur do Nctlc.-ran.io, dccnai. possessour tic la seigncuric. il dcvait rempl.r ccnamcs foimal.lc» qui consüwaieiit po...' lui unc espccc d-maugurat.o.i, avam de pouvoir exercer les droits seigneuriaux.
Le nouveau seigneur étail recu h la limile de la seig neurie, par le mayeur, accompagné des échcvins cl de. autres membres de la cour de justice des deux hourg^-tres de la commune et de tons les habitants. e â
duit processionnellemenl au bord du Jaer, oü il prenait t e rèau tla.is le c.-cux tic la main, puis ,, so tlingeai, vers la po .'lc du chateau An'ivé ». B ür»l h Omm de a porie d'enlréc et vecevail des mains du mayo.u- les e c du chateau. Ensuite il se rendait h la chapelle ou ü faisait
sonner la cloclie (l). ,
Anrès ecs diverses loraialilcs, il éla.1 proclam» oIBcielle-
met par Ic majeur, au ..om de la cour do jusuce el aux
acclamations de tous les vassaus, seigneur de Ncdercannc.
11 nrêtait alors le serment suivant; (2)
/et More m, .»»» «»¥«!/quot;'
cu de wince van Luijck.
Hel roomsch catholyclix en de apostolisch gelooff onder lt;
ondersaelen te mainteneren.
dc Colette, page -20; ncc^e^r ^ercan.c,
paâo 80; C.ich register de Nedercame 169 i, page a Has.t .
Je promet* fidélité a Son Alte**e IWque et prince de Lu,je ,,.nâ Ir. ««â¢Â« I' quot;«'â¢lt;quot;
'Z'lZmmrJ...... ***** quot; **»* quot; quot;
d-aider a les détendre dans la possession de ces prmhges.
Mot, jc le jure.
â 49 â
Hu nne aide privilegiën en de usancien te hielen paysibelyck genieten en de in deselve helpen defenderen.
Dat siveere ick (1).
Immédiatement après avoir pi'êlé ce sennent, le seigneur recevait a son lour !e serment de fidélité des membres de la Cour de justice et de tous les habitants (2).
Le seigneur de Nedercanne avait droit de haute, basse et moyenne justice. L'administration de la justice était exercée en son nom, par une cour seigneuriale qui jugeait suivant les Conliimea du pays de Liége (3). Cette cour était composée d'un mayeur, de sept échevins, d'un greffier et d'un huissier, nommés par le seigneur. Celui-ci recevait leur serment et autorisait en outie les procureurs instru-menter auprès de cette cour.
Les causes en matière criminelle de la cour de Nedercanne ëtaient portées en rencharge devant les échevins de la souveraine justice de Liége, mais l'exécution des sentences devait avoir lieu sur le territoire de la seigneurie. Le seigneur avait néanmoins droit de grace et de remission pour tous les délits commis dans l'étendue de la seigneurie (4). Les causes en matière civile aliaient en appel auprès des échevins de Liége (5).
La cour de justice se réunissait, sur la requéte du seigneur ou sur la convocation du mayeur, aussi souvent que le nombre d'affaires l'exigcait. Elle tenait en outre deux
(1) Stock des droits do Ncdercanne, art. 10.
(2) Archives do la Cour do Nedorcanno a Hassolt; Stock do .Nedorcamie, art. 5, -t ot 7.
(3) Après la mort do oliaquc membre de la cour seigneuriale, sos collègues faisaiont celébror une messo soicnnellc pour lo repos de sou atne, dans la chapelle do Nedercamie. Uég. au Itole 17TiiâIT!H, lol. 71), ardiivos du thaloau de Nedorcanno.
(i) Stock de Nedercamie, art. 5.
(3) Idem art. (i.
séances réglementaires, nommées plaids (jénéraux, une au mois de mai et une autre au mois d'octobre ou de novem-bre, pendant lesquelles ou renouvelail les differentes ordon-nances et réglements de police et de justice etab ie. aa par les seigneurs que par les échevins de Nedercanne. Cl ordonnances étaient publiées h 1'église d'Opcanne, don Nedercanne dépendait pour le spmtuel. Maïs depui. 1. construction de la chapelle du Sainl-Sépulcre les publications se li rent sur la porte d'entrée de cetle derme.e (l ⢠Le seigneur de Nedercanne avail le droit cxcIumI de chasse et de pêche dans toule 1'étendue de la seigneurie. Les habitants de Nedercanne devaient payer U leur seigneur une rente en chapons le jour de la Saint-Et.enne, au lever du soleil'{2). Le mayeur et les echevms de Nedeicann óiaieut lenus de se trouver au chateau, pour assister au puvemenl de ces chapons el devaient en outre jugei sils â¢talent suffisants. Le mayeur avail droit a quatre sous et chaque écheviu ii deux sous pour eetie vacation.
Le seigneur percevail encore deux autres rentes appel-lees Tune boetsens et lautre lunlseiis. Ce dernier droit con-sistait dans une laxe annuelle de huil sous par bonnier,
payable le dimanche après Paques (3).
Mais le produit de ⢠ces différentes renles elail lort
médiocre, surioul depuis le milieu du WH siècle, epoque h laquelle le village fut presqu'enliöremcnl delruil pai les difféientes armées étrangères, qui vinrent assieger Maestricht
quot;(17 Stuck de Nedercanne, art. li.
|(iem art. 15, lü et 1quot;.
5 Une eertan,e quantité de Wens des seigneuries de Nedercanne et d O,.-â rinv'iient certaincs rentes en nature, et dépendaient a eet égard dune
caniu' 1 .. \\\, h Cour de Fee Celle-ci appartenait par parties, au eom-
zzszzz:*****' .........-.......-â
échevin de la ville do Maestricht.
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el dom une parlie prenait naturellement ses quartiers dans la seigneurie de Nedercannc.
Les seigneurs de Nedercannc avaient encore la libre disposition et exploitation des bicns communaux el particu-lièremenl des carrières do sable, lis pouvaienl en user ii leur profil personnel de la même manière qu'lls exploi-laienl les cai'rières qui leur appartenaient en propre. Les habitants de Nedercannc avaient cependant le droit d'allcr prendre et tailler dans les carrières de la commune, les Moes de sable dont ils avaient besoin, pour lours constructions situées dans la seigneurie, mais ils devaient en deman'der la permission au seigneur sous peine d'amcnde.
Nous avons vu que la seigneurie de Nedercannc était un franc-alleu, et par conséquent libre de toule charge et de redevance. Elle était cependant imposée dans la taxe noble comme bicn-fief' pour la somme de huit florins de Liége.
Les seigneurs de Nedercannc réclamèrent a différenles reprises et particulièremenl Herman van der Straten, contrc cel abus, mais ils ne pui ent rien obtenir ei durent con-tinuer a payer cette imposition, jusqu'en IT(H.
Mayeurs de Nedercanne i,l).
Engelbort van Emacl était mayeur en i i4ü (quot;2).
Oilyier dc 1495 a 1504 (3).
Doelman en 1548.
Matlhieu van Sic hen en 1580.
(1) Celtc liste iiwlliciu'cuscmciit incomplete a étr dressóc d'apics les archives de l'Ktat et du chideau de Nodereannc.
(i) Jianuscrit de Collette, paj-r
(ri) idem, page -280.
â 52 â
Mychiels en 1608. *
Jean Goyens en IGlo.
Jean de la Croix 1G50â1052.
Guillaume llcnuus, tut nommé maycur par commission du 8 avril 16o2. 11 occupait encore celte charge en 1071.
Walrave Rennette, fut majeur Je 1095 :i 1730.
Antoine Nypels tut nommé maycur par commission du 17 décembre 1730. 11 prêta serment a la cour seigneuriale le 28 aviil 1733 et donna sa demission en 1739.
Ogier Jean Louis de Poilvache, devint maycur par commission du 10 juin 1739. Commc il etaii mineur, son pure Mathias de Poilvache, prêta serment pour lui et le remplaca provisoiroinent. 11 exen;a ses tbnetions jusquen 1742.
Joachim Elders, licencié ès lois, échevin de la ville de Maestricht, écoutête de Saint-Pierre, iut nommé maycur par commission du 9 mars 1712. 11 prèia serment le 2h mai 1742 et décéda en 1749.
Louis Ckosa, fut nommé par commission du 7 septembre 1752. II renonra a ses fonctions en 1700 et mourul lannée suivante.
Guillaume Philijijiois, tut le dernier maycur dc Ncder-canne. Nommé par commission du 0 aoüL 1706, il remplit ses tbnetions jusqu'a la suppression definitive de la seigneu-rie de Nedercaane et de sa cour de justice en 17U4.
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La Commune de Nedercanno. Les bourgmestres Los tailles et contributions. Confllts pour les limites avec le comté de Vroenhoven.
L'administration municipale de la commune de Neder-canne, comme l'administration judiciaire, était séparée de celle de Canne ou d'Opcanne.
Elle était exercée a Nedercanne par deux bourgmestres. Ceux-ci étaient élus tous les ans, aux plaids généraux du mois de mai, h l'intervention de la cour de justice, par les habitants ou chefs de ménage de la commune (I).
L'administration des biens de la commune appartenait aux bourgmestres, sous la surveillance du seigneur et du mayeur de la cour de justice. Les bourgmestres répartis-saient les tailles et les contributions sur tous les habitants, et rendaient leurs coinptes tous les ans, Ia cour do justice de Nedercanne (2).
Quoique séparées administrativement et judiciairement, les deux scigneuries de Nedercanne et d'Opcanne, étaient taxées dans la répartition générale des contributions du pays de Liége, pour une somme unique, selevant a dix neut' florins et dix sous de Liége. Nedercanne payait un tiers do la totalité et Opcanne les deux autres tiers (3).
A la tin du XVII0 siècle, les deux scigneuries de Nedercanne et d'Opcanne ruinées et dévastées par les différents siéges, que Maestricht eul a subir pendant ce siècle, deman-dèrent aux Etats du pays de Liége, une reduction sur
(1) Archives du chateau de Nedercanne. Reg. au Kole de 1776, Col. 88.
(2) Idem, page 59.
(5) Manuscrit de Culldte, page £3.
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leurs contributions. A celto occasion, la cour de justice de Nedercannc, pom appuyer la demande des bourgmestres et des habitants, tit un record qui nous montre la triste situation, dans laquelle se trouvait la scigneurie h cetle époque (1).
«Nous, le mayeur et eschevins de Nedcrkan, ;i tous ceux que celle parviendrat, salut.quot;
»Etans requis par Jean Vreen, collecteur de taille audit Nederkanne de donuer record el attestation de la constitution et importance de cette jurisdiction, et de ce qu'elle at estez cy-devant, a quoy condesccndant, comma a chose juste et raisonnable, avons recordé et altesté, comrae par celte rccordons el allestons que 1'enthier jurisdiction do Nederkanne (selon le raporl judiciele de l'an 1G87), ne con-siste que dans cent soixanle deux bouniers, pen plus, peu moins, el dans un petit bois el guarenne du seigneur du lieu, compris même les terres de Son Altesse, du Rnd. pasteur, dudil seigneur, el tous autres ccclésiasti([iies, sans comprendre le nombre que ceux du comic de Vroenhoff
soy sont atlribué.
«Entre quels dits 16^ bouniers le seigneur possède environ les habitans o ou b en hciitage, en\iion 23 ou 24 en bailie el a mitant fruit.quot;
))()ue ce village scion les informations prises et tirez des vieilies gens a étcz ci-devant fort tralicquant, oü il avail commerce de drapperic, grand nombre de familie, follerie, moulin, et selon encore l'apparence des vieux fondemens, caves el puils, il peut avoir cu environ 70 maisons plus ou moins.quot;
«Que même encor devant les derniers guerres, et i'cs-pectifs deux dernier siége de Maeslrecht, ledil village ciloil encor dans un autre tralicq de brasser el revend re bier
~(1) Munuscrit de Cullctte, page 58. Ce record :i déjii élé pulilié par M. Franquinct, dans sou article sur Nedercanne.
et vin i ceux de Maestrecht et villages circonvoisins, venant tout en peregrinage au Saint-Sepulchre quen pro' menant, y aiant cincq taverne h la fois, et sur un même terns qui avaient grand debit.quot;
»Que présentement ledit village entièrement ruine et destruit par les susdittes guerres et siége, de sorte qu'il ne roste qu II ii 12 petites families lesquelles demeurent encor en partio dans les trou au sablo assé pauvromcnt, sans aucun traficq.quot;
»Quo la plus grande parte des bouniers susdits, sent possodez par dos étrangers et afforains.quot;
»Que copendant lodit village rost au pied de la taille, comnie il at éte avant los destructions, scavoir ;i six florins dix sols ou environ. Donné par record clt;j 20 janvier 1(593 quot;
Les Etats de I.iége députèrent l'avocat Stiennon pour faire une visite des seigneurios. Son rapport ayant été favorable aux justes demandes dos habitants de Nedercanne et dOpcanne, les Llats dans leurs assemblies des 21, 23 et 24 a\ril 1093, réduisirent provisoirement les tailles de ces deux seigneuries h nouf florins, h repartir selon les anciens usages (1).
Nous avons vu dans Ie record, dont nous venons de donnor le texte plus haul, que le comtó do Vroenhovon s'était singulièrement étendu hors de ses limites, au détiiment de ses voisins et particulièrement de Nedercanne.
Depuis la fin du seizième siècle jusqu'-i la fin du dix-huitième siècle, les seigneurs et la communauté de Nedercanne furent constamment en conflit avec le comtë de Vroonhoven, pour los limites réciproques de ces deux seigneuries. Malgre les actes de violence et le manque de bonne-foi des habitants de Vroenhoven, ils no parvinrent cependant pas a faire céder les seigneurs et les habitants
(1) Archives de Nedercanne.
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de Nedercanne, qui se maintinrent énergiquement dans la plus grande partie de leurs droits.
Le procés cominencé en 1584 devant le conseil souve-rain tie Brabant, par Herman van der Straten, seigneur de Nedercanne, et continué devant les commissaires déciseurs de Maestricht (1), n'était pas encore terminé en 1794, époque a laquelle tout le vieux système féodal s écroula dans notre pays, par la reunion de co dernier a la Uépu-blique francaise.
La Chapelle du Saint-Sépulcre
La seigneurie de Nedercanne, trop peu importante pour former unc paroisse particulière, laisait jadis partie, comme aujourd'hui encore, de la paroisse de Canne ou d Opcanne, dom la seigneurie appartenait au chapitre de Saint-Martm de Liége.
Vers 1647, un certain Herman Jeekermans, natif de Nedercanne, revenant d'un pélérinage a Jerusalem, demanda a Philippe de Wansoulle, seigneur de Nedercanne, la permission do consti'uire, sur un terrain communal, une petite chapelle en l'honneur du Saint-Sépulcre, et détablir un chemin de la Croix le long de certains chcmins de la seigneurie. Le seigneur de Nedercanne, d'accord avec le curé et toute la commune, lui accorda la permission demandée, condition qu'Herman Jeekermans, desservirait personnellement la chapelle et qu'après sa mort, ellc ie-tournerait au seigneur ou a ses successeurs.
Herman Jeekermans balit la chapelle, mais n'étant pas prêlre, il ne put desservir la chapelle personnellement.
(I) Manuscrit de Colletto.
Le vicaire-général de Liége, autorisa alors deux religieux de l'ordre du Sainl-Scpulcre desservir la chapelle ct i» administrer les Sacrements aux nombreux péierins qui venait la visitor.
Le 30 janvier 1679, Herman Jeekermans entra comme frère lai, dans l'ordre des chanoines réguliers du Saint Sépulcre et ceda le même jour au convent de la Sainte-Croix d'Opgencruts, la chapelle ct toutes ses appartenances, contrairement aux engagements qu'il avail contractés envers le seigneur de Nedercanne (1).
A la mort de Jeekermans, les chanoines du Saint-Sépulcre se maintinrent cn possession de la chapelle malgré les protestations el l'opposition du seigneur. L'affaire fut soumise ii l'Evêque, mais ce ne fut qu'en 17 lu, qu'une decision intervint en faveur de l'ordre du Saint-Sépulcre qui resta propriélaire de la chapelle.
Dès la fin du XVII0 siècle, la grande affluence de monde qui venait en pélérinage ii la chapelle, ohligea l'ordre du Saint-Sépulcre, de construire une habitation pour le religieux qui en était le directeur. Plus tard, vers 1714, cette habifation fut reconstruite dans de plus vastes proportions et on y établit en outre un pensionnat et une école d'humanités qui ne furent supprimés qu'en 179G.
Vers la même époque, on établit dans la chapelle de Nedercanne une confrérie, pour laquelle les chanoines firent imprimer un règlement en 1715 (2).
Le 28 avril 1777, le Souverain-Pontife, Pic VI, accorda une indulgence plénière fi tous les fidèles, qui, après avoir
(1) öahis, L'ordre du Saint-Sépulcre dans les Publications de la Société archéologique de Macstricht. Tome VI, page 329.
(2) Godlvruchtige bemerekingen cp het II. Graf om heer en in de kereke der Baronwje van Nedercan by Maestricht enz.; door den eerweerdigen heer A. C. Tot Maesricht by Lambert Bert us 1713.
remplis leurs devoirs religieux, visiteraicnt le jour de Penlecóte, la chapelle du Saint-Sópulcre et prieraient aux
inlentions ordinaires.
En 1714, la chapclle fut reconstruite, et le général de Dopff, seigneur de Nedercanne, quoique appartcnant au culte rélbrmé, contribua pour la plus grande part dans les dépenses. Audessus de la porte d'entrée, on remarque encore ses armoiries, entourées d'attributs militaires et accompagnces de cette inscription;
DANIEL WOLFF BARON DE DOPFF SEIGNEUR DE NEDERCAN, DE RUYFF ET DEREN, GENERAL DES DRAGONS
ET DE GAVALLERIE DE L'ESTAT YELT-MARSCH.\L LIEUTENANT DE SA MAIESTÃ IMPERIALE, QUART1ER MA1TRE GENERAL DES ARMÃES DE L'ESTAT DES PROVINCES VN1ES, CHEVALL1ER DE L'ORttRE DE L\ GENEROS1TÃ DE SA MAIESTÃ LE RO\ DE PRUCE, COLONEL D UN REGIMENT DE DRAGONS ET GOUVERNEUR DE MAESTRICHT.
Un pcu plus bas, on lit ce chronogramme qui nous donne la date de la reconstruction de la chapclle:
SepVLChuo DoMInI IesV gLorIoso.
Dans ('intérieur de la chapclle, qui est daillcurs trcs simple, on trouve ;i gauche de I'autel un tombeau du Christ en pierre sculptée. Ce monument trós lourdement fait, serail du a la générosité d'un liégeois, daprès 1 inscription qu'on y lit encore :
â 09 â
SALVATORI DEO ABSCONDITO nOMIXO ET MAG1STRO slo ADORNAR1 CntAVIT SEPÃLCHRI M HOC
R'1quot;5 XOB1I.1S ET AMPLISSIMUS DOMIXÃS IIEX-liicrs FHANC1SCUS RONHOMME 1'RES-I11TEU ALEXANDRI VIII, l'OXT. MAX,
ET S1quot;' SEÃ1S l'HOTIIOXOTARUS, DOCTOR THEOLOGUS IX SORROXA NEC XOX LIBERAE ECCLESIAE SANCTI SERVATII TRAJECTI CA-NOXICL'S ET DECAquot;S, Ilquot;us IX ODEGRAVE ET ETC.
anxo 1716.
Lc? tableau de l'autel, peint par Lainé, est du a la gcnérosité de Francois Lambert de Selys, doyen de la eathédrale de Liég'e(l). Les armoiries du donateur, avec la date 17IG, se trouvaient encore il y a une dizaine d'années audessus de l'autel, mais on les a fait disparaitre pour les remplacer par une bien inutile reproduction du chronogramme qui se trouve audessus de la porte d'entree de la chapelle.
Le jubé fut donné par Godefroid Auguste Colette, chevalier du Saint-Empire, seigneur de Harff, Rindelborn, et par sa femme, Marie Elisabeth de Godding.
Le banc de communion porte les armoiries des families Bonhome et de Glen, et ceüe inscription ;
Domixo Leoxardo Boxiiome et Domix.-e Od.-e iie Glex, l'arextatl'm AXXO 1717.
Les sept fenètres de la chapelle contiennent encore les débris des armoiries de leurs donateurs.
1
De Theux. Le Chapilre de Saint Lambert, Tonic III, page 371.
â 60 â
Les armoirics de la première tenétre Ji gauche en entrant ont disparu. La seconde fenêtre porte 1'écusson de la familie Wyts de Maestricht, aujourd'hui éteinto; d'azur a la fasce d'or, accompagnée de trois éto Hes a six mis (for, deux en Iele el une en poinle.
La troisième fenêtre a gauche: (for au lion de sable, couronné d'or, chargé sur fépaule, d'un écu (fazur a la croix d'argenl. Ces armoiries sont surmontées d'une couronne h onze perles et d'un heaume: d'argenl, couronné d'or, orné de ses lambrequins: de sable el d'or. Cimier: une aigle éployée d'or-. Supports: deux lions au nalurel; Devise: ILLa LaVDatVh guatIs More.
Les armoiries de la fenêtre du fond n'existent plus. Sur la fenêtre ii droite en entrant, il y avail jadis deux armoiries, mais il n'en reste -plus qu'une seule intacte : de sable a la fasce d'or, accompagnée d'une couleuvre d'argenl, couronnée d'or, en chef, el de trois merletles d'or, en pointe.
Ces armoiries étaient timbrées d'un heaume: d'argenl orné de ses lambrequins: de sable et d'or et portant pour cimier: une m er lelie d'or. La seconde fenêtre droite, porte un ëcusson: coupé en chef, d'argenl a trois fusils de sable, accompagnés d'une perdrix au nalurel, en poinle, d'or au lévrier de sable. L'écu est sommé d'un heaume : d'argenl accompagné de lambrequins ; d'argent et d'or, et surmonté pour cimier : d'une perdrix au naturel. En dessous de cette armoirie on lit celte inscription : In sei'VLChro DoMInI erIt saLVS.
Les armoiries qui se trouvaient dans la troisième fenêtre i droite, ont presqu'entièrement disparu. Seule, I'inscription qui les accompagnait, est restée intacte.
â 61 â
Pll.ENOItlI.IS AC PERILLUSTRIS DOM1NUS P.AHO ARNOLDL'S KAl.THAZAIl EX I.IRERIS HNTS ET COMlTlltLS DE RYCKEL, TOI'ARCHA IX MOlü.xXI) NAVAIGNE Eï BULLECOX NEC NON I'Il.-EXOnil.lS ET PERILLUSTRIS DOMINA JOHAXNA PHILIPP1XA NATA RAROXISSA
d'oostrum conjuges.
suppression tics corporations religieuses qui eut licu en 179G, entraina celle du couvcnl cl du pensionnat de Nedercannc, mais la chapellc fut conservée au cultc, grace aux libéralités du baron dc ïhier, cl y sei't encore aujourd'hui.
ANNEXES.
i.
Stock des droits de la seigneurie de Nedercanne.
EXTRACTUM
Van der nature des landls hoocheidl ende jurisdictiën der hcerlicheid Nedercanne.
1.
In den eersten is die voorsr. hoocheidt van Nederean met alien zynen toebehoerten, gehalden cn de woort gehouden voor allodium van godende die niet en is leen noch onlfangen wordt van eenigc prince ofte heere dan wie er staet.
2.
Item, die voorsr. hoocheydt is gelegen onder het buesdom van Luyek endc weesende die leste palen des landls, Luyck aen twee zyden den Vroenhoff ofte Brabant, endc is allodium ofte cygendom endc goet op ende aff voor den Godt hoctf, tussehen Marie endc St. Lambrechs kerkc tot l.uyck.
3.
Item, die voors. hoochcydl Nedercanne is hoege, leege endc middele jurisdictie, dat is te vcrslaen, dat don heere den voors. hcerlycheydt heft mach te moegen richten over hals ende buyck, stellende galgc ende put, remissioneten endc vergeven van allen delicten die onder en op die voors. boocheydl misbruyk worden.
Item, den heerc van Nedcrcanne sloll in den voors. hccrlicheydl schollus endc seven schepenen, secrelans ende booden, die we eke en yder recht doen in crimincl, civil en reel, als zy versocht worden.
3.
Item, scholtus endc schepenen der heerlicheydt Nedcrcanne wyscn by rechargie in crimincl, endc van den voors. vonnis en is geen appellatie.
6.
Item, den heere van Nedcrcanne endc zync gericht gaen bij resort endc appellatie voor de schepenen van Luyck in civil en personcl.
7.
Item, die voors. justicie oflc banckc van Nedcrcanne uscren dat Luyckerlandl recht in alien aclcn etc.
8.
Item, die voorschreven gerichten van Nedcrcanne in acnvanck van hunnen officie zoe doen zy den behoerlyken eedt den liccre ende zyne gemeinten getrouwe te zyn endc zyn recht te verwacren.
9.
Item, cencn hcere van Nedcrcanne swecrl den gericht ende zyn gemcynten te lactcn in alle hueren gerecliticheyden ende dacr by hoert trou te zyn.
40.
Item, insgelyekx zoe svveeren oock die gcriehlen endc die gemeinten van Nedcrcanne holt endc trouwe te zyn, hem by lc stacn in allen onderdanichcydt wie goede ondersaten schuldigb zyn te doen aen hacrcn hcere.
M.
Item, heeft den hcere van Nedcrcanne voor rcchl die halfsul Jccker aen der zyden van zync jurisdictie ende den reyn of paelc
â 64 â
der scheidinge tusschcn Opcan cnde Nedcrcon begint aon de brugge Ier halver stralen soe recht op tot aen den boom, op den steyn cnde van daer recht op den bollerwech op den steyn scheidende Nedercan, Opean cnde Vroenhoff, ende van daer naer ïrecht den halven wech tol aenl landt des Abls van Corby.
12.
Item, allen publication cnde verboetten dcfensien ofte diergelicken worden alle tyl ende van auts is geploegen geweest cnde als noch gedaen worden van wegen den hecre van Nedercanne in der kereken ende op den kerekhoef gepubliceert, welke kereke slaet lot Opcannc.
13.
Item, die hcerlyckheydl Nedercanne en heeft nu ter tyl geen moe-derkerek anders dan die kereke van Opcanne is hunne parochie.
14.
Item, allen jaer als men kerekmeisters ofte armen meisiers kiest, zoe kiest men eenen ondersael van Nedercanne ende eenen onder-saete van Opcanne, wie dal van usantic is.
15.
Item, den heer van Nedercanne heeft in der voors. heerlichcydl seeckcr cinsen van capuynen ende alle groeten die betaalt worden naer die oude usanlic in der voege wie hier naer volchl.
16.
Inden eersten zoe betaell men den hecre van Nedercan op Stc Stevensdach, den Cappuyn eens, welcke betaell moeten zyn metter sonnen schyn op die poene ofte boete van VII B. ofte 21 slavers Brabants.
17.
Item, op den voors. dach zoe syn schollus efide schepenen ge-halden te compareren ende den heer te wysen ofte die capuynen den hecre goct genoccht zyn oft niet, en die défaillant syn van belaelingc in die boete.
- 6o â
18.
Hem, die voovs. belaelinge tier senss. moeten gcdacn worden op des heeren liuys van Agimonl in den voors. lieerlichcydt Nedercanne.
19.
Hem, die rechten van den scholtus ende schepenen toe staet op den sensdach te weten:
Den scholtus sl-
ende yeder schepen II st.
20.
Item. die tweeden sensdach is op sondach nacr bcloecke l'aesscn t'welck is den lantsens.
op yder boender Vlll sl ofte 11 aide stv.
Ende voor yder reyse die hclfte te weten op sondach naer beloocken 1'aesschen ende op sondach naer St. Remys daer nacr,
ende wy op die voors. terminen niet cn betaclt den eens mcttei sonnen, vervalt by den heer in eenc boete van VU st. voor yder rcysc.
21.
item, alle landen ofte erven zyn den hcore van Nedercan den ordinaris sens schuldig, zoe verre zy aen niemants anders sens bctaelen le weten boetsens die men betaell voor rcdit.
22.
Item. heeft den heere van Nedercanne van rech te moegen doen allen profyt nyt dien steen berghen gelegen tot Nedercan. onder die gemeinten daer in le moegen doen maeeken steen, mergel, sael peter, ende alle andere materialen wes daer in bevonden woert tol profyt des heeren als in den groeten berch des heeren nu het clair gaet genainpt.
23.
Hem, hebben oock die ondersaten van Nedercan recht te moegen doen maeeken steen ende mergel in de voors. bergen tot hunne ^
â 66 â
behoeve 'l zy huysen ofte inueren op haci' eygen eerff gelegen in do voerschreven heeriicheydl, dus zyn zy gchaldcn den heere ocr-loll te vragen ommo des to doen anders niet, 0|) VII si. voor een boete en callengeringe van sleenen.
24.
Item, zyn die ondersalen van Nedercan gehalden te waeeken op buys van Agimont in lyt van noil ende alsl den heere belieft.
25
Item, zyn noch die voers. ondersaeten gehalden den heere zyn hoey in die barapden le hoyen tol zyneii profyl ende als dat ge-hoyet is, op het buys le helpen treyen dal hoey in den laes.
26.
Hein, allen die gemeinlen in den voors hecrlicheyd slaei loo den heere ende zyne ondersalen ofte gemeinlen zy en cnnnen die selve niet vercoepen nocht versellen sonder wille en oeiiolï des heoren van Nedercan.
27.
Hem, sclioltus ende schepenen van Nedercan zyn gehalden ter versoucke des hceren van Nedercan le compareren in de voers. heeriicheydl Nedercan om lo doen icclil 'l sy om le sillen op inqueslen, clachlen ende andere aclen wes den heere ende zynder hoocheydl aengael sonder dal der liecro voors. hunne eenichl rodil schnldich is voor hunne comparilie maer als den voers. Jicere olïle zynen sebollus sal hebben allen aden Ier oxccutien gebracht ende dal die parlien met den heere olie sebollus geeumponeerl sullen gehalden syn den gerechte haer rechlen Ic betaelen.
Archives du chdleau de Neilercmme.
II.
Ordonnances ot règlements de police et de Justice de la seigneurie de Nedercanne.
Werden vernieuwt alle mandemenlen ende verbotten hier vorens gemaeekt door Syne Hoogheyt endc syne staeten ter reguarde van de waepenen, jaght, wegen, en van alle andere mandaelen ende placaten uylgcgaan endc gepublicecrl op poenen ende amende in de selve vervat.
1.
Wordt verboden aen alle ende een ider verborgen ende verboden geweer, gelyck saek, pistolen, poing.jaerden oft klcyn /yc geweer, holle slocken, wacr in Icmraeren van degens olTl stocken sigh bevinden oft verbergen, endc alle andere verboden soorten van geweer in dc mandacten ende plaeaelen vervat op poene van in hechtenisse genomen tc worden ende vyftigh goudt guldens amende.
2.
Wert vans gelycken verboden aen een jegelyck van snaphacnen te dracgen ende van die in huys tc hebben gelaeden zynde met kleynen haegcl, ende van op geene beesten te mogen jaegen op wat pretext dal t' moght wesen, op poene van 30 gnldens amende, boven de confiscatie van de snaphaenen, netten, ende alle andere instrumenten wacr mede dat zy hun soude kunnen bedienen.
3.
Wordt oock vans gelycken verboden van sigh tc vinden in de kerek, plaets oft alwaer bet recht, olt gemeente vergadert ende in de herbergen, met snaphacnen, bajonetten, loopen van snaphaenen gefatsoneort op ferme van slockcn, carabynders, pistolen, endc mei ander vuyr geweer, gelaeden ofl ongelacden, op poene van tc beladen boven dc confiscatie van al sulke wapens ofl geweer, thien goudl guldens amende.
â 68 -
4.
Wort verboden op poene geslatueert by de mandaelen ende pla-caelen van onse souvcrcyne Princen van le schieten mei de snap-haenen oft sack pistolen ten tyde van de nacht, van te macken allarm, van te roepen en te joghelen.
5.
Wert verboden van jaght honden te houden van wat soort dat se niogten wesen, op poene van ses goudt guldens amende, ende op amende van dry goudt guldens, van tc hebben honden van den mcstboff, oft dienende om de schaopen to boden sender eenen kluppel acn den hals gebonden te hebben van onderhalven voel lanck, groodt de dikte van eenen duym in den diameter, en de selve te brengen in het veldt.
(i.
Is noch te meer verboden op poene van ses gout guldens amende, uytgenomen de scheepers van geene honden te brengen op hot veldt.
7.
Word oock verboden aen alle herbergiers van te tappen op de feest en sondaegen, acn d'inwoonders ten lyde van de goddelycke diensten op peene van eenen goudt gulden amende, weleke amende sullen oock inloopen die sigh in de herbergen sullen werden bc vonden.
8.
Word vans gelycken verboden acn de herbergiers van te lappen naer de acht uren s'avonds in don winter, ende tc negen uren in dc somer op poene van thien goudt guldens amende, soo tc betae len door den herbergier als door een ider die aldaer geatrappeert sal worden.
ü.
Wordt aen ygelyck verboden van te blasphemeereu den Heiligen naem Godts, noch in dc herbergen oft andere plaetsen, van te
â 69 â
lachen, schandael te geven, oft te vloecken in de kerek, van te wei'cken op feest en sondagen op poene daer toe gestatueert by de mandaeten en placaelen van onsc doorluchtige hoeren ende Princen.
10.
Men verbiedt aen een idcr, van de grachten en graven aff te bouwden parlhye van den sooin van hel bosch oil gemeonte, oft van wegen, op poene van dry goudt guldens amende.
11.
Word oock geordonneert aen een ider, de welcke hebben landerijen, heggen, weyde, ofl koulen aen de wegen reynende ofl uyt-stoolende op de wegen ende die incommoderende, van de zelve uyfte ireekon. afcappen, ende nieuwe te leggen, van te laeten de weegen in hunne breelte, en van de zelve te macken practicabel ter proportie van d'uytgestrecktheyl bunder goederen, van te snyden de heggen de welcke over de wegen hangen, en dal op poene van tbien goudt guldens amende, ende andere poenen daer toe gestatueert, by de placaelen ende mandementen de welcke men alhier houdt voor gerepeteert.
12.
Word vansgelycken geordonneert van alle de cygenaeren van gronden uytstootende op de revier den Jeeker van te cappen en te snyden de boomen die over de voorss. rivier den Jeeker afbangen ende, van de zelve te suyveren van allen boom oft oude stroncke-len de welcke sigh sullen bevinden in duylgestrecktheyt van hunne grondt, op poene van dry goudt guldens amende.
13.
Wordt verboden van yEgyplenaeren te logeren, soldaden, vrem-delingen ende vagabondon, noch van aen hun te verhueren huysen, en dat is op poene ende amende geslell by do mandaeten ende placaelen van onse doorluchtige heeren en Princen.
ü
14.
Wordt verboden aen alle scheepers ende andere van met hunne beesten te passeeren over het landt met vruchten bezaeydt oft weyden toebehoorende aen andere luydcns, en van aldaer niet le hielen loopen eenigh schaep op poene van dry goudt guldens amende.
15.
Wordt verboden aen alle persoonen selfs aen d'eygenaeren van hunne beesten niet te brengen op de stoppelen ten zij 24 uren naer dat het landt sal ledigh gemaeckt zyn, op poene van oenen goudt gulden amend voor ider beest.
lü.
Wordt verboden op de zelve poene ende amende van met de beesten te passeeren over de stucken op de welckc noch liggen de gerven ende hoepen, oft thiende om te gaen af te weyden de stucken landts geheel ledigh.
17.
Wordt noch verboden van leden de wassende graenen met al-sulcke beesten, hoe het zy, op poene van te betaelen d'amende gestatueert by de mandaeten ende placauten over dit factum, uyt-genomen de lammeren in den tydt voorschreven, by de welckc men sal kunnen voegen eenige schaopen alles relalytf lot dc mandementen.
18,
Sal betaelen eene amende van 21 stuyvers alsuleke austeersse de welckc int veldt gevonden sal worden voor den sonnen opganck ende van 12 uren tot 2 uren achter iniddagh, ende naer den zonnen onderganck, en al voor dat de gerven souden wegh gevaeren zyn. verbiedende aen alle onderdaenen van by hun tc logeeien .luslceis-sen die vremt zyn, op poene van eenen goudt gulden amend, Iioncii dat die van het dorp hun niet en zullen aematigen van iumnen oogst.
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19.
Wordt verboden aen alle voerluydens soo vremdc als anderssints van uyt den gemecnen wegh te gaen, op poene van dry goudl guldens amende, ende van gebracht te hebben in den pandtstal tol voldoeninge van den geleden sehaede gelijek cock aen alle vreemdelingen van te komen vveyden op onse jurisdictie, noch te nemen wal dat het zy in passant op poene van amende als boven.
20.
liet is verboden aen een ider van le laden loopen beesten in desert met t' celen hel goedt van andere t' zy op veldl, o(l hel zy in de weyde, op poene van 21 sluyvers amende voor den dagh, ende voor de nachl van dry goudl guldens amende.
21.
Wanneer den heer zynen officier oft eenen anderen van hunnen twegen, de hulpe nodigh sullen hebben om cenigen crimiheelen op le lichten volgens edicten van onse Princen, alle onderdacncn naer hel bevel aen hun gedaen, oft geroepen zynde door den clocken-slagh, sullen verobligeert zyn hun gereedt Ie houden, om hunne behnlpsaeme handl toe le reyeken, op poene ende amende daer loc gestatueert door de mandaden ende placadcn van onse Princen.
22.
Sullen wesen in d'amendc van thien goudt guldens alle die do welcke niet hebbende vyff boenders landts op ider saisoen, sullen duyven houden.
23.
T' is verboden aen alle de welcke geen thien boenders lanls hebben, op ider saisoen schaopen te houden, noch de solve laelen weyden op de velden ofl gemeentens, op poene ende amende van thien sluyvers voor ider heest, welcke poene ende amende sal wesen ingeloopen op ider reyse als hy sal wezen geatlrappeert.
24.
T' is verboden van lc vischen in de riviere van de Jeeker op poene van ihien goudl guldens, boven de confiscalie van nellen oft inslrumonlen waer mede dat zy hun sullen hebben bedient.
23.
Doet verbieden dat geene beesten sullen mogen gaen wejden in den bosch van den heer, op poene ende amende van dry goudt guldens, gestalueert op de placaelen zyner hoogheyt.
2G.
Dat geene kinders ofte andere menschen sullen gaan niet faekels in den gemeenen op poene van dry goudt guldens, soo diekvvils als sy sullen gevonden worden, ende gene niet sullen connen betaelen aen het lyff gestraft.
27.
Doet mede verbieden den voelwegh leydende naar den bergh dat niemant daer sal doorgaen op eene poene en amende van 21 sluy-vers soo dickmaels als zy sullen bevonden worden.
28.
Doel mede verbieden op eene amende van dry goudt guldens dal niemant en sal haelen oft afeappen eenigh houdt op iemants anders erve.
29.
Doet ooek mede verbieden aen alle herbergiers van niet te lappen als met rechte maete, by alclien dat zy anders sullen bevonden worden, voor ieder stuck te klcyn te zyn, dry guldens amende.
30.
Doet verbieden op eene amende van eenen goudt gulden dal alle de gene de welcke sullen hebben vyf roeden erven, niet sullen hun lacten vinden ten lyden van den oogst om te ousten soo diekvvils als zy sullen bevonden worden.
Archives de l'Etat amp; Hasselt el du chateau de Nedercanne.
â 73 â
in
Serment des échevlns de Nedercanne
Van diesen dage voort, cn dioso dage algaer, sal ick holt ende getrouwe syn onsen genadigen heer, ende syne naecomelingen heeren tot Nederkanne, der selvcr ondersaten dat beste te raden, ende dat arghste te warnen, ende syndcr heerlyekheyt jurisdictie, rechten der voors. heerlyckheydt voor te setten, helpen, halden ende verwaercn nae myne beste macht, den schepenen ende ge-richten mynen medebroederen gehoorsara ende onderdanigh syn, recht getuygenisse helpen horen, draogen, en hebben tot dat men het openbaeren niagb, rechtverdig oordeel ende vonmsse. nae condo waerheyt helpen wysen. nae mynder beste macht ende wetentheyt, myn schepen ambt te besitten, soo deck en menichmael ick daer tou versoeht sal werden, ende voorts all te doen des een goet schepene naer recht schuldich is te doen, en des en sal ick niet laten om haet, nyt, gelt, gifft oft goet. oft om iyvige ondersaeten wille, daer met men dat recht by vercorten muchte, ende don ermen, weduwen, weysen recht te doen, nae myne bester macht ende wetentheyt dat sweere ick.
Archives du chateau de Nedercanne.
IV
Tarlf des droits de justice de la Cour selgneuriale et justice de Nedercanne (1).
I.
Four registration et copie dos droits de rollc qui sont les expé-dillons, besoignés ou raisnes, dc chacque partie litigante, convient demander deux patars lesqucls appartiennent au grcfïïcr, voir que teles expeditions, besoignes ou raisnes ne deveront surpasser huit
(i) Ce tarif, 1c memo que celui de la cour dc Wonck, etait aussi cn usage dans la plupart des cours voisines.
â 74 â
lignes, el s'ils les surpassent convient demander a 1 avenant des dits deux patars selon la grandeur.
2.
Pour chaequo positif inséré ens diles expeditions, besoignés ou raisnes, eorae proteslé, persislé, declare, denié, demandé et autres semblables, vient ü la eour un pattar quand ils soni ordinairs, el le doublé quand ils sonl cxlraordinairs ou privilegiez, bors quels la moitié appartienl au greffier, voir pourlant, que si le grcfrier ou le mayeur sont échevins, leur convient encore une parlie au desseur des autres partes leurs competantes.
3.
Pour chaequo comparition, ratification, affirmation et serment pretlé de chacque personne vient cincq pattars au greflicr.
4.
Pour chacque exhibition comunicable on pièces el carles figu-ratives, probaloires ou registre vient six pattars la coure, et quand teles exibition se instructive, vient le doublé, hors quels compelte au greffier la moitié, cl si le greffier ou mayeur sonl échevins its doivenl au deseur de leur droits corapétants partager l'autre moitié come dessus en qualilez dechcvins : voir qu en cas on exhibet une consliliition, comparition, déclaralion, négalion, affirmation el autres, vient ü la cour au deseur de cincq pattars susmenlioné, de chacque personne y insérée les droits que dessus d'exhibition, cl quand teles diles constitutions sonl passécs par un consent de comunaulé ou société au deseur des dits droits d exhibition vient au greffier trois florins Brabant.
5.
Pour chacque heure wardée vient f» la couro s'x pattars hois quels vient au greffier la moitié.
6.
Pour bannissemenl cl saisinnc ou autres semblables exploits prise ü la rolle vient au greffier pour la régisiralion el exéculion
â 73 â
quand ils sont ordinairs non privilégiés douze pattars, et le double quand ils sont exlraordinairs et privilégies, pour ehaque personne y inséréc, et amp; Ia coure six pattars.
7.
Pour appreuve de bannissement et saisinne douze pattars au greffier.
8.
Pour deposition de chacque procös vient au greffier douze pattars.
9.
Pour chacque décret ou sentence, ordonnance, recherche, proposition ou interlocutoir è chacque membre de justice convocqué y présent et vacquant selon l'importance du cas, 1c greffier et le maycur ayant parte comme un échevin, el s'ils sont échevins leur vient le double, voir que la coure devra ötrc convocquée et noti-fiéc du jour el heure cl lieu quelqucs jours auparavant, el chacque échevin n'étant convocqué devera avoir sa parte come s'il eul élé présent, de uième qu'étant suspect el fort malade.
10.
Pour registration et extinction do chacque décrel, ordonnance, proposition ou interlocutoir vient au greffier douse pattars, et ^orsqu'ils sonl définilifs ou par recharge el jurispérile vienl six pattars.
n.
Pour chacque plainte ou raport des chergeanls cl alleslalion vienl au greffier dous pattars. de mème que pour droils de coff're, deposition de chacque procés, recherche ou visitation do chacque regislre, el le cachel doit rosier ens mains du greffier.
42.
Pour record, asise de lailles, aposlille, demande de coinpulsoires, do mainlcnuo, mambournie et aulres rccours vient ii la cour irois florins cl douse pallars hors quels vienl au greffier la moilié au deseur de ses copies.
13.
Pour registration ct copie dc chacque petit command, soit de loy ou de gr Ace, signification d'huitaine, adjournemertl, notification, intimation, citation el tels autrcs qui se puisse nommer, trois pattars au greflier de chaque personae inserée, ihomme el la femme étanls réputés pour deux personnes et Ie mots de consors, et chaque affiche ad vulvas on autremenl pour une personnc.
U.
Pour chacque assemblemenl dc justice vienl ö ia cour ens jours ordinaires trenl-six pattars cl lo double ens extraordinairs hors quels la moilié au greffier; ilcm, au deseur des dits droits de la cour vienl au sergeanl douse pattars ens jours ordinairs el Ie double ens extraordinairs.
\ s.
Pour namptissemenl de chaque procés ü emporter soit au juns-périte soil a Messeigneurs les échevins de I.iégo au rechargc, pat appel, avocalione ou autremenl vienl a Ia coure trois florins douze pattars hors quels la moitió vienl au grelïier.
Iti.
Pour aller rechercher les dits procés vienl ü la coure les meines droits que dessus ct ü repartir comme dessus.
n.
Tonics personnes demandant rechargc au jurispériles deveront namplir ens mains du grenier quatre ecus pour clre aplicqué lanl aux droits de porleincnl cl raporlemenl qu'aulres.
18.
Le recharge revenu au deseur des droits susmentionés vienl a la coure la moilié de cc que les Seigneurs échevins de Liége auronl pris A repartir entre tons les échevins convocqucz présents cl mérae suspectez 1c grcflier el le maycur ayanl parte come un échevin, el s'ils sonl échevins, le double.
â 77 â
19.
Lc jirocès revenu d'un jurispérite vienl au mayeur, écliovins cl greffier come dessus, la moilié dc co (jue Ie dit jurispérite aura pril voir amp; chaque mcmbrc y présenter convocqué.
20.
Pour doublement des dils procés vienl au greffier dc chaque feuillel, cinq patlars el un paltar pour lc collationer, de mêmc que pour loullcs autres copies ft relaxer le dit leuillet dcvanl conlenir quarante lignes tout au moins.
21.
Pour oiïre et nainpte afin de venir ü relrait linager, vienl è la couro un llorin d'or, une pièce dc cincq pattars et un liard, hors quels la moilié au greffier outre et au deseur des droits d'assem-blcmenl, registration et copie.
22.
Pour chacque article soit positifs, examinatoirs, inlorrogatoirs, probables, antepublicats cl tels autres que ce soienl el puisse se nommer, auquels il eonvient judicicllement el présenliellemcnl re-pondrc soit en présence de la coure ou du greffier, conipelte a la coure deux patlars premier cl dernier double en causcs ordinaires el le double ens extraordinaires hors quels la moilié au greffier.
23.
Pour vacation d'audition des échcvins d'une réponse ou compa-ritiou el remise vienl au greffier el deux échevins présent deux écus fi chacque par jour, voir que si le greffier est échevin el quo ce soil le lour du greffier en qualitez d'échevin aural le double, allendus que toules vocations se doivent faire en toure.
24.
Pour droits de grand comaTid cinq florins el douse pattars ü reparlir come dessus moitié au greffier, el trenl sise pattars pour la rógistralion. ^
25.
Pour droits de possession autanl, voir que lorsque le grand comand est opöré avec la possessions on paie ü la coure onze florins, moilié au greffier et douze pattars pour le sergeant, item au maycur, trent pattars et cela sur la première et dernière pièee, et pour les autres pièces la moilié contre chaque personne et e'est outre les droits de registration, scavoir trent sise pattars pour la première et dernière pièces contre chaque personne, et pour les autres la moitié.
26.
Pour droits de publication sur l'église vient au greffier douze pattars, et quand il est inséré qua les pièces ou maisons executées sont A louer, ü vendre ou ü rendre vient de chaque d'iceux les droits que dessus.
27.
Pour demandc d'enseignement de visitation, repertoir ou autres vient è la coure trois florins et douse pattars hors quels la moitié vient au greffier.
28.
Pour droits de reclam, adjudication, et séquestration les droits que dessus et ü repartir également.
29.
Pour chacque consent ü saisinne, petils, grand comand, possession, enseignement et visitation vient la moitié des mumes droits que si les dits saisinnes, petits, grand comand et possessions ce fussent operées h la réserve des droits d'assemblement et vocations quoy que notarialcment.
30.
Pour emporter chaque procés soil fi un jurispérito, au recharge par appel, advocation on autremont oulrcs los trois florins cl dourc pattars prémontioné vicnt a la coure un écu, cl aulanl pour Taller recherchor, no fut pourlant que la courc no fut de trop cloignöe dudit jurispérile ou de MS!rs les öchevins de Liége, maUrcs cl chefs dos cours suballernes de ce pays, cn Iels cas 1c dit porlcur poura prendre ses peincs.
31.
Pour droits de visitation de chaque corps mort compette au deseur de rassemblement cl vacations quatlorse florins Bh. et huit sous ü la coure hors quels la moitié au grefflcr et trent six pattars pour la registration.
32.
Pour vacation tant aux diles visitations que possession, arrest, cerquemenagc et autrcs semhlahles vient au greffier, mayeur et les deux échevins présents in turno pour chaque nn écu, voir que si le grefflcr est échcvin et le mayeur pareillement, auront 1c double de mcmc qu'i Tarticlc 23 des présents.
33.
Pour droits de cherurgcin luy vient deux écus, au mayeur un florin d'or, qui est cinq frans, et au seigr. du lieu un noble A la rose, qui est dix et huit frans.
34.
Pour crij do peron vient au grefflcr 24 pallars, demande d'ólrc admis a prcuye ou contrc prcuvc ou publication de les avoir achcvé, idem.
33.
Pour conoissance sur crij dc peron, confession, negation, ou declaration soil par acte notarial ou autrement vient do chaque
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porsonne connaissantc ou döclarantc ti'ois florins et dousc palars hors quels !a moitié au greffior, et l'autre amp; la coure au descur de trent-six palars au greffior pour la registration, voir qu'en cas la dite confession se trouve insinuée sans les dits droits, icelle devera être déclarée, et ötre reputé comme non arrivée.
36.
Pour passer enquöttc vient ö la coure quatre frans ct saiso palars hors quels la moitié au grelfier, outre et au descur de l'as-scniblcracnt ct vacations de chaque membre y présent et convocqué, et si le greffier et le mayeur sont échevins ils auronl le double come double charge leur annexéc, et au greffier pour la registration et extinction quatre frans.
37.
Pour chaque proclamation soit de tailles ou héritages, maisons, subhastation, droits de taxes, consignation ou vendition telle qu'elle soit, vient S la coure le quinsième de cruys spécifiez et hausses faites, de sommes taxées, vendues et haussées, hors quels la moitié au greffier outre et au deseur de rassemblement et vacation ct registration, et de quarante patars au greffier pour la lecture, dc même qu'au mayeur pour les droits de verge et au sergent trcnl six pattars.
38.
Pour confirmation des diles proclamations et venditions trois florins el douse pallars la coure, hors quels la moitié au greffier, pour le caicul de chaque laxc des fraix vient au greffier le 6mi! des sommes taxées et pour la registration douze patars et autant pour son extinction.
39.
Pour chaque relief a faire, rédemption, caution, assurance ou obligation ii prettcr tant ens ditcs proclamations ct venditions
â 81 â
qu'autremenl vicnl fi la coui'o trent six patars hors quels la moitié au grcfflcp au desour do sos registrations, et pour sermcnt ö passer ens ditos proclamations vient au greffier dix pattars.
40. â¢
Pour chaque oeuvre de loy, rendago, transport, convenances, testament, donation, cession, relief, insinuation, révocation, échange, caution, reddition do vesture, renom, pariages, el Iels qu'il soient . ou qu'on puisse les nommer surpassanl la valeur de six frans do rente, cinquantc sis pattars amp; la coure, et quand il n'excède les dits six frans quarante huil pattars hors quels la moitié au greffier, voir pourtanl qu'on prendra la moitié des dits droits pour chaquc transport en suivanl y inseré ou parlageanl, cautionanl, relevant au deseur des droits d'obligation el registration du greffier.
41.
Pour chaque clause, condition et obligations inserée ens ditos oouvres de loy, transport, cession etc. dou^e pattars ü la coure hors quels la moitié au greffier.
42.
Pour chaque émancipalion de chaque enfant vicnl a la coure du premier trent six pattars, el de chaque autre en suivanl la moitié ü repartir come desus, au deseur de vingt qualtre pattars au greffier pour sa registration.
43.
Pour obleuir licence ou permission d'agir contre son père ou autres, et même pour vendre maison ou heritage ft proclamation, vient pour la première requête fi la coure quatre florins el douze pattars, hors quels la moitié au greffier au deseur de vingt quatre pattars pour extinction de'rapostille, et pour chaque autre requête en suivante, vient ö la coure et au greffier la moitié des dits droits.
44.
Pour récoption do chaquc membrc do juslico 5 chaquo compo-sant vient un demy ccus, ct si 1c greffler ou 1c mayeur sont óchc-vins leui1 vient le double, et au greffler pour la rcgislrallon quaranle pattars, et le mayeur ct 1c greffier doivent donner le double ii leur reception, ct l'un et 1'autre au deseur des dits droits doivent donner un petit rafraichissement ü la courc Ie jour de leur reception.
45.
Pour commission chaquc sergeant, foreticr ou huissier vient trcnt six patlars au greffler.
Cc tarif fut renouvelé par la cour de justice le douzc novembre 1776.
Archives du chateau de Nedercanne.
TABLE ALPHABÃTIQUE
DES NOMS DE FAMILLE.
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Alevn H. Baest (de) 13. Basnacht (de) 24. Baviére (de) 27, 20, 30, 33. Berghcs (de) 33. Bernimolin (de) 31. Blavier (le) 18, i2. Bonhomme (de) 59. Borsselen (van) iO, 41. Bourbon (de) i. Brakeix (van) 41. Branche 17. Brouck (de) 19. Buel (van) iG. Buren (de) 2G. Caris (de) 42. Cauwenberg 28. Chabot 10, 11, 13â17. Chasteau (du) 20, 29. Ciiosa 52. Gler (de) 42â4ö. Clercx de Waroux (de) 47. Coenex (de) 14â16, 42â44. Collette 8, 59. Gort (de) 26. Croix (de la) 52. Doelman 51. Donceel (de) 26. Dopff (de) 4, 5, 34â43, 50, 58. Duras (de) 9. |
Ehlers 52. Ehael 51. Fabribeckers (de) 40. Feller (de) 4i. Fléron (de) 30. Gilteau 26. Glen (de) 59. Godding (de) 39. Goyens 52. Grady (de) 41. Haxhe (de) 32. Heers (de) 28, 29. Bennet 30. Hennus 52. Hoen de Gartils 35. Hollengnoule (de) 12, K. Holzette (de) 12â10. Hope 42. Hoütem (de) 20. Huyn 26. Huyssen van Kattexdvke 40. Jeekermaxs 56, 57. Kerckem (de) 28, 29. Kléber 45. Laen (van der) 24. Lainé 59. Lannoy (de) 25. Libert (de) 30. Liers (de) 8â14. Louvrex (de) 30. |
84 â
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Maele (van) 23. Marck (de la) 9. MASSE! DE UÃSIMOtiT 30. Matiia (de) 42, 43. Méan (de) 32. Meersen (de) 23. Méi.otte (de) 46. Merlemont (de) 26. Mérode (de) 23. Miche 29. Moxcheur 46. Montpertinghes (de) 3, ö. Moreau (de) 44. Motte (de la) 10. Mychiels 32. Koot (van der) 20. Nypels 52. Oem de Bocroven 10. Ohey (d') 20. OiTCIER 51. Oostrum (d') 61. Orey (d') 8. Otreppe (d') 13. Pai.lant (de) 19, 22, 23â27 Peteuswai.d (de) 39. Philippens 52. Pité 16â23. Poilvache (de) 53, 32. Poswick 47. Prevener 29. rejineberch (de) 21. |
Rennette 52. Roe 23. Rosen (de) 46. Roye (van den) 22. Ryckel (de) 61. Savoie (de) 36. Saxe-Lauenbourc (de) 21. Schaesbergh (de) 50. schomuokn (de) 31. Selys (de) 59. Seraing (de) 19, 20. Sichen (van) 51. Simons 50. Spaar (de) 30. Steyne (de) 10. Stiennon 55. Stockys (de) 21. Straten (van der) 19, 21â23, 31, 56. Strailles (de) 15. Theimseike (de) 23, 24, 26. Tuier (de) 3, 41â47, 61. Tongres (de) 18. Villers (de) 15â17. Vülckersiioven (de) 39. Vreen 51. Wansoulle (de) 3, 26â35, 5G. Warnast (de) 34. Woot de Trixue 30. Wyts CO. Zoutelande (van) 39. |
TABLE DES MATIÃRES.
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Le chitcau de Ncdercanne Les seigneurs de Nedercanne. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Droits seignouriaux; cour de justice.
Hayeurs de Nedercanne.....
Commune de Nedercanne; les bourgraestres; tailles confllt peur les limites avec le comtc de Vrocnhoven
La chapelle du Saint-Sépulcre.....
Annexes.........
Stock des droits de la seigneurle de Nedercanne. Ordonnances et règlements de police et de justice. Serment des échevins.
Tarif des droits de justice.
Table alphabétique dos noms de familie.
PAGES, ö
t contribution