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ÖBSERÜTIOIS SÜR LES EAFFLESUS

(RAFFLESlA PATMA BLUME)

PAK

J. HAAK.

avee 4 planehes lithographiées

■~3M- TiOr -

En vente chez:

G. C. T. VAN DORP amp; Co.; SEMARANG

ET

-SCHELT EMA ik HOLKEMA, AMSTERDAM. 1889.

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Rafflesia Patma Blume.

Sur 1c mode de parasiter des Katflesias existent des opinions diifórentos.

L'éminent horticulteur du jardin botani(|ue de Buitenzorg, Teysmann, après avoir some des graines do Rcifflcxiii Aniohh lt;laiis k's coupures d uuo tige de Cissus, a observe que les jeunes bourgeons se dcvelloppaient a (pie]([ue distance des endroits de la semence.

Teysmakn pensait que los fort petites graines avaient trouvé leur chemin a travers le tissu de Cissus.

M. Scheffeh, lt;{ui observii que le mème Cissus jiortait suceessivement d autres bourgeons, a exprimé son opinion on ccrivant a M. le comte do Solms-IjAuhacii :

„Je n'ai pas encore examine sous le microscope tine tige vivante de Cissus, sur la-„([uello se trouvent les Kafflesias, de peur de les perdre en coiqiant la grando tige. Mais „je pense qu'on trouvera une sorto de mycelium, qui se répand dans le Cissus sous récor-„co et ([ui fructifie de temps en temps.quot;

C'est aux recherches do M. Solms-Laubacii quo nous devons la science de 1 existence d un mycclium ou thaile, qiii ]iarcour( le tissu do Cissus, portant les llalllesias. (Das IItnisluriiini dcr LordiitlKicccii inid dcr T/kiIIhs dcr Rdfflcsniceen mid lidliiiiopl/iii'crn

Néanmoins M. Miekonymus. (pii a étlldié le Rafllesia Schadenbergiana Cioepert, trouvé en 1884 dans I'ile philippinc Mindanao, n'a pu trouvé aucune trace de myceliiun {('dr-fciijlnni 1885).

En 1888 - 8-1, demeurant a Tjilatjap, jquot;a\ ais I'occasion do visiter 1 lie do Noossi Kam-bangan oil Blume a découvert le h'df/lcsid I'dfiidi on 1825.

Aujourd'hui la planto y croit encore a trois on quatre endroits, mais nullepart jo n'ai vn la grande (|uantité do flours et de jonnes bourgeons, trouvée par Junoiiuiin.

Grace a de frécpientos excursions dans les t'orèts de Noesa-Kambangan j ai recneilli de riches matériaux : des racines et (pielques bouts de tige de Cissus, portant des bourgeons de toute grandeur; des petites d'une centimetre et des plantos de deux decimetres et demie.

Pendant les dix mois, que j'ai visité ces forèts, je n'ai vu que deux Hours malos épanouies; malheureusement olies cominoiK-aient a ilétrir en sentant bion mal.

Dans une nouvelle excursion de quelques jours en Octobre 1887 j ai trouvé une Hour récemment épanouie (probablement femelle), dont le périanthe, la colonne stylaire, le dome, enfin dont toutes les parties étaient intactes.

Cette fleur, conservée dans l alcool, a snpporté le transport a Semarang et depuis a Paris, oü olie est exposée maintenant.

A Semarang on en a fait une photographic bien réussie (Fig. I), représentant los détails de la fleur plus corroc.teiuent que les dessins et gravures, que j ai vus a Leiden et dans les oeuvres de Baii,t,ox, Beume etc; ligures, (pii toutes me font l'impi'ession d être pro-jectées d'apres mémoire.

En 1885 j'ai public quelques recherches sur le mode do parasiter des Rattlcsias. (]\'lt;;elcblad voor I'luwiiuicie). J'avais trouvé le thalle ressemblant au mycelium dos cliampig-

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lions. Depuis j'ai i'largi mes recherches en examinant une grande qnantité d'échantillons, recneillis en 1887 et j'ai obtenn quek^ues resnltats; ({111 me semblcnt assoz remarquables pour ètre publics.

CommeiKj'ons par dócrire la fleur épanouic; sur la photographic la fleur est placée sur un trcpied en fer; cn bas entre deux scpales on voit une partie de la racine de Cis-sus, relativemcnt fort mince; e'est la racine, ((iii a nourri le Hafflcsia, mcsurant lt;i(J cM. dc diamctre et 11 cM. dc hauteur (Pi. 1, Fig. 1.)

Les cinq limbes du pcrianthe out 13,8 a li cM. dc large et 10,5 cM. de long.

Pendant la demie-heure, qu'il était nécessaire d'enlever la fleur de I'alcool pour en faire une photographic^ une des ces limbes coriacós ct cpais connuencait a faner; e'est pourquoi j'ctais oblige de le soutenir de la main. En dehors les cinq limbes du pcrianthe, dont nous decrirons le tube plus tard. sent glabres et d'une couleur violette très-foncé, pres-que noir. En dedans ils sont d'une toute autre couleur: 1111 fond brnn-pourprc, parsemé de nombrcuses vermes irrégulieres d'une rose clair. Sur cette surface intérienre on remarque les cicatrices, produits par la pression réciproque des limbes dans la prefleuraison imbri-quee; sculement celui, qui avait le dessus n'en porte point dc trace.

Parmi les vermes de ces parties des limbes, qui dans le bonton étaient collées sur le dome, se trouvent de nembrenses cavités de forme irréguliere, qui correspondent avec les vermes de la surface du dome, de même que les points élevées des sépales out produit des cavités sur le döme.

Ce dome prend naissance a 3 on 4 cM. au dessus du base du périanthe, justement au point oü celui-ci se partage en cinq limbes. 11 faut considérer le dome comme analogue avec les appendices de Lychnis et d'Oléandre et avec la To;du Narcisse. Dans les bourgeons et les flours, que j'ai oxaminés, rinsertion du dóme est toujours, tant soit pen. au dessus du pourtour du plateau discoïcle (PI. 2, Fig. '1 et 3) et se courbe de sorte qu'il ne couvre qu'uno partie des papillcs, qui s'élèvent sur le plateau, sou trou central étaut plus petit (pie le plateau.

Le domo dans notre fleur (Fig. 1) a 18,'2 cM. et lo trou 9,7 cM. de diamètre.

En dehors le dóme, d un brun plus foncé (pie 1'intérieur des séjiales, est couvert de vermes et dc cavités; l'origine lt;lct celles-ei est déja explicjuée. En dedans le dóme est brun et couvert de pointes peu élévées.

La surface intérienre du tube du périanthe, au dessous tie 1 insertion du dóme, est voloutée et vers la base, striée.

La forme de la colonne stylaire est difïV'rente dans les fleurs des deux sexes, haute et battue plus gracieuse dans les femelles, courte mais beaucoup plus large dans les flours males. Néanmoins les sexes ne sont pas scparés aussi complotement, qu'on ne l'a decrit.

J'ai vu dans quelques bourgeons males dos ovules, pas moins developpés que ceux d'un bourgeon fcmelle do la méine grandeur et par conséquent a peu pres du mémo age.

Parceque je n'ai pas examiiu; une telle fleur éjianouie ot je n ai pas vu les grain es, il m'ost impossible de constater la polygamie des liafflosias.

Néamoins il y a lies raisons pour admettre cette jiolygamie.

1° la soule fleur, semoé par Tevsm anx, (pioupie ('tant male, a produit des graines mures.

2° dans plusieurs bourgeons males la partie de la colonne stylaire, au dessous du eerde des étamines est plus large (jue d'ordinaire et ressemblo i'i collo des fleurs femelles.

3' ordinairoment les papillos du plateau dos bourgeons femelles sont divisées en limbes inégaux of converts do polls jannes, tandis que les papilles des bourgeons males sont plus courtes, moins divisées et presque dépourvues de poils.

Cependant le bourgeon male, dont Fig. 1. est la coupe verticale, possède des papilles d'une forme femello plus caractéristique (jue dans plusieurs bourgeons femelles.

Pour ces raisons il osl fort-dilïicilo de détorminer le sexe d 11110 Hour, mémo (piand

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olie est épanouie; aussi je ne sais pas de quel sexo est la fleur, que j'ai envoyée en Europe, n'ayant ])as eu la hardiesso de la couper.

En comparant la section verticale du bourgeon male, dessiné a grandeur naturelle d'un échantillon, conserve dans l'alcool (Fig. 2) et cello d'uue 1'emellc, dessinée d'après nature (Fig. 3), on remarque beaucoup de difference, surtout dans la taille de la colonne stylaire. La colonne stylaire so dilate supórieurement en un plateau discoïdo, hérissé d'un nombre variable de papilles, qui en dehors sunt groupées en cercle. Les bords épais du plateau sont plus ou moins élevés (Pig. et 8quot;.).

Sous ses bords se trouve le cercle des étamines ou dans les fleurs femelles des anthères rudimentaires, tons les deux cacbées dans des cavités. Ent re ces cavités et les bords du plateau se trouve un anneau épais (Fig. 2' . et 3quot;.), tout-convert tie vermes et de polls jaunes (Fig. 4', 5', G').

Dans les bourgeons jeunes cette partie est pressóe centre le bas bout du pourtour de la colonne. Les étamines a nombre variable (le houryem Fig. 2 en a 32) sont nichées dans les cavités de telle fa (jon quo la partie verruceuse se prolonge entre deux étamines a vee de petites languettes (Fig. 5 et 6), tandis que de l'autre cóté uno bande mince (Fig. 4quot;V, élevóe de 3 a 4 mM., dont le berd est pourvu de polls rigides, sépare les anthères et snit la courbe élégante du pourtour de la colonne jusqu'en bas oil ces bandes se dilatent et for-ment un anneau pen relevé (Fig. 2quot;, 3'', 4').

A ce point aussi la base dn périanthe se dilate en anneau de telle faeon qu'une fosse circulaire (Fig. 2', 3') se creuse entre les deux anneaux parallèles.

Les bords de cette fosse sont couverts de glandules (PI. 1, Pig 7).

Les cavités du pourtour sont dépourvues de polls tandis que les bandes sont barbues.

Les anthères sont sessiles, globuleuses, quelque pen pointues vers le sommet et di-visées en plusieurs loges allongi'es, rem plies d 'un pollen visqueux.

Les anthères s'ouvrent avec un seul pore terminal.

Tandis que la manière de fécondation et la place oü percent les tubes pollinairs ne sont pas connues, en ])ent admettre comme ]»lus (pie probable que le transport du pollen est intermédié par des insectes, (pii attirés par la puantenr formidable, exbalée de la fleur épanouie, se piongent dans les parties intérieures jusqu'au pied de la colonne, pour y cher-cher le produit des glandules et (jui partent couverts du polion, qu'ils out enlevé des polls du pourtour. A Noesa Kambangan j'ai vu des moucbes dans les fleurs, mals surtout sur les rentes puantes des plantos im'ires ou des bourgeons manqués. Dans les femelles les anthères rudimentaires sont steriles, fort petites et disposées avec de longues intervalles au dessous des bords du plateau; par conséquent les cavités sur le pourtour de la colonne ne sont que des fosses peu profondes, tandis quo la substance, analogue avec les bandes barbues des fleurs males; est fort largo et porto des polls clair semés.

Aussi dans les fleurs femelles la fosso circulaire (Fig. 8') est pourvue de glandules. L'ovaire forme uno masse, dont les limites no sont pas facile a tracer au milieu d'un bourgeon récemment coupé, la tranche étaut blanche partout. Mais bientot par rinHuence de l'air la tranche se brunit; quelcpies parties, contenaut beaucoup d'acide tannüjue, sent plus foncées que d'autres.

Les cavités labyrinthiformes de l'ovaire rostent blanches et les faisceaux fibres-vasculaires ne sont presque pas colorés.

Grace a cette particularity on peut sulvre ces faisceaux de memo quo les limites de l'ovaire. Quant aux parois de 1 ovaire on peut admettre, qu'elles sent limités comme je les ai dessinées dans la figure 3.; el les- sont adnées avec le tissu circulaire, ([ui produit les anthères rudimentaires. Dans la flour male (Fig. 2) il est facile de suivre la memo structure, quelque l'ovaire soit fort reducée. Copendant dans quelques malos les cavités labyrinthiformes sont visibles et les graines riulimeutaires sont présentes.

De uombreux faisceaux prennent naissance en bas du Raffiosia prés do la partie ligneuse cupuliforme, appartenant au Cissus; ils ferment une masse compacte irri'gulièro, qui court parallèle avec cette partie ligneuse do Cissus et se divise au point oil la première bractée est inseri'éc.

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TW mvtio s'allonge au desaous do l'ovalre at en y rancontmnt d'autres faisccaux,

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^ 0Sp^^„,ccp.cncc il est d.fflcilo a obtemr dos fl«.« femcllea et des R.aiucuu,^

i r w « lt;) 10 ot 12 suffiront pour prouvcr roxistence tl mi thnlle (lans 1lt;» Les hgiuefe. lt; , . , distingUor les cellules du llaiflesia dans le tissu du Cissus,

plante uournce: le ( issus. peut 1 . ^ ('isslls sont nolvaones, possèdent un noyau

assoz facilcment; les rn»lW ^ fo^iou dc neu,™ le

^ ^.w lt;■' ........ quot;quot;e im'iquot;quot;,quot;s-

„e gi-au.dcuse et uu grand noyau; leus W tVóqucnts, il est

_ - ZLZ =s :: .u.r„ u,,, ......

selquot;quot;

coup plus longues que les auties, pauouuu il | pnrasite eiulophyte, tout ce

8, 9, 10 et 12 représentant quelques fa^,)nS , j, a ;ls la momdre diiférence

qui coucerue le Rafflesia est temt en jauue. Au natu.el .1 nya pas

de couleur. , linies du Cissus, et la cellule, qui

„„.„d .zr;;»: ;.o„sso'eut,.e ^ du

Cfequot;S quot;tLZ pari*' ^lylcilul^-a, preme sans cxcepüo,.», Jcpalssour d'nne sec

le celluie; rarement ou voit des bandes de deux n\i 1 ^ ^ j lt;lu cissus et en

.|-ai vu quelque unes de ces bandes pres du cgt;luKlie (eutiai

'■■''■'terpu!^d:f'S™lcf,b^.yor u.cd^.....

ztl ............ quot;iquot;■quot;quot;quot;

Hikiueace elles convergent ent re el les (l'ig- ('issus- souvent le cambium

Quelques liles trouvent leur chenun jusqu au centie du bissus,

en est fort riche.

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Mvulcmment lo Eafflesia endophyto ponsse ])Iiis abondiiimiaent dans I'ecorce, lo liber et le cambiiun, parallMc avec Faxe de la nourrice; de Ia le thalle éjette nombreuses branches dans uu sens i'adial. snrtout dans les rayons niédullairs.

Tout prés des bourgeons jonnes l'aspect du Oissus n'a pas change beaucoup (Fig. J 11); an contraire au dessous des bourgeons adultes les elements de la racine nourrice sont disloquós tout a fait (Fig. '1, •'! et 23A

Le thalle parcourt la nourrice en tons sens; les liles du thalle ne restent pas dans la mème conche du substrate mais dévient par ci et par la; pour cola il est difficile de le suivre a grande distance. Dans une vieille racine de Cissus, c(ue j'ai observée pendant ])lu-sieurs mois et fpii sur une distance de trois metres environ portalt nombre de bourgeons, j ai suivi lt! thalle jus([n a un métro et demi du bourgeon le plus voisiu. Aussi dans les radicules les pins minces de cette racine, j'ai trouvé les elements du thalle.

Done les Raffiesias possédent nn thalle iutramatical, qui se répand dans la nourrice saus le moindre trace de vaisseanx.

Suivons maintenant revolution d'uu jeune Raffiesia. Si richo que soit le material, que j'ai examine, nullepart j'en ai rencontre un Raffiesia plus jeune que le bourgeon, re-présente par Fig. lo ((jrnndcnr iitiliircllc) et Fiy. 14. Les cellules du RafHesia sont plus grandes que celles du Cissus; el les sent arrondies on par pression réciproque polygenes; lours parels sont minces, la protoplasma est graunleuse et le noyau aussi grand que dans les cellules du thalle.

Nous voyons, il y a une grande difference ile forme outre les cellules dn thalle et celles que nous décrivons maintenant, celles-la sont allongées ou pointues, celles- cl arrondies ou polygones.

En Fig. l-J- trois groupos de cellules se forment a la fels; un d'eux au milieu forme une masse irrégnliére avec des parois brunls et épais, entourrée de cellules parenchy-mateuses bien-taillées. Cet amas ne me fait pas l impression d'un Raffiesia futur mais plutöt d'uu bourgeon inaiupié.

Les deux antres groupos, composés d im petit nombre de cellules, se forment a droit et a gauche; ils sont lies par uu tissu a moitié Raffiesia a inoltié Cissus; le tout forme une courbe, lt;(iu ressemble lort a la pai'tie snjx'iicui'c d'un bourgeon plus ügé (Fig. lö). Celui-ci a -2,5 m. M. diainétre; Fig. II le représente 'JO fois agrandi, tandis lt;|ue Fig. lü est la partie drolte de Fig. 11, DO fois agrandie. Ce bourgeon est concave, forme assoz rare paree que d antres bourgeons sont arrondis et allonges a point vers le centre do la nourrice (Fig. It), 18, quot;JO, 21, 22, 2') et 2ö) tandis que encore d'autres out la base ronde mais pas concave (Fig. 17. 19 et 24).

Le tissu des jonnes bourgeons (Fig. lö et 1(5) est un méristémo de cellules parenchy-mateuses sans la moindre trace de vaisseaux.

Quoiqne le vrai connnencement de Involution d un Eaffiesia n'est pas counn, on peut s on laire une idéc en diminuant le volume du méristémo.

Levolution a lieu dans IVcorce, prés du liber ou dans un rayon im'dullair; e'est la que le thalle endo[)hyte produit un amas de quelques cellules arrondies, lt;(ui so divisent j'igoureusenient et forment le im ristème.

Par exception une partie du phloem pout donner naissance anx jonnes Raffiesias (Fig. 14). Le plus souvent le bourgeon est limité de trois cótés par le tissu de IVcorce et de I'autre par lo })arenchymo d un rayon medullair; d'autres, qui preunent naissance plus prés du centre de la racine nourrice, sont entouivs do faisceaux libéi'o-lignenx (Fig. 18, 15, 1(5, 20 et 21).

Ordinalrement les jennes bourgeons sent entoures d une coucbe do cellules parem hy-matenses et cette situation so prolonge durant raccroissement du Ral'llesia. En memo temps, probablement sons I inlluenco des liles do cellules, que le bourgeon pousse de tons cotés, mm seulement le parenchyme du Cissus est excite a se développer d'une mainèro extraordinaire

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mals aiissi les faisceanx fibro-vasculairos voisius (surtout leur partie libórienno) so grandissent et so coiirbent selon la grandeur et la forine du bourgeon. Durant l accroissement du parasite les faisceaux libero-ligneux divergent de plus en plus (Fig. 15—26).

Aussi récorce prend des dimensions démesurées et forme une enveloppe dure et épai se autour des bourgeons jusqu'a ce qu'ils out atteint la grandeur de cM. environ. L'écorce ainsi hypertrophiée est coinposée des mèmes elements qu'auparavaut: un parenehyme polygene, des cellules avec un seul cristal en forme d'éteile et de grandes cellules, remplies de raphides (Fig. 8—14). Quelques fois. (juand le Ixmrgeon est né parmi les parties vasculaires de la nourrice, Fenvelo]gt;pe contient les elements du liber et mème du Xyleem.

Tantót nous suiverons l'histoire de cette enveloppe; d'abord il faut connaitre les cliangements successifs des jeunes Kafliesias.

Dans les bourgeons Fig. 10, 11, 14, 15, 1(5 on ne remarquo pas la moindre difference entre les cellules du méristème. Dans un bourgeon de 4 mM. diamètre (Fig. 17) le tissu est différencié et le procambium est formé a pen de distance du pourtour Dans le bourgeon de 7 m M. (Fig. 18) les faisceaux contiennent tons leurs elements tandis (pie de nouveaux se ferment au dessous de Tendroit oil seront pl.ncées les parties sexuelles; aussi vers le sommet le tissu est différencié; des bandes courbées de cellules allongées y sent tracées comme 1'ébauche des premières bractées. Bientot (Fig. 19) ces bractées sent pourvues de faisceaux primitifs, et d'autres bractées sent formées au dessous; dans ce bourgeon les faisceaux fibre-vasculaires sent déja nombreux a tout endroit, oil ils sent nécessaires; ainsi les Ijractées se ferment successivement, après les bractées le périanthe avec le dome et après le dome la colonne sty la ire avec les parties sexuelles. Toute Involution s'accomplit comme celle d'une autre fleur pba-nerogame. Les cliangements successifs sont dessinés dans les Fig. j.'i •J(i. Dans un bourgeon de 20 m M. (Fig. '22) tons les orgaues foliacés sont tracés et dans ceux de 50 a (gt;0 m M. (Fig. 25 et 26) on peut remarquer la diffV'rence lüitrc les deux sexes; Fig. 25 représente un bourgeon male et Fig. 26, dent la colonne stylaire est plus haute et taillee j)lu^ élégante, est feinolle; dans celui-la les étamines comineucent a se (lifféi'encier, dans celui-ci les placentas labyi'inthiformes sont projectes. dans tons les deux les pa pi lies sont visibles mais encore pen liérissées. Au dessus des papilles on distingue une masse compacte, retrécie a cause du séjour dans l'alcool; cette masse est coin])osce du périanthe et du dome; toutes les orgaues foliacés, qui occupent la partie supérieure d un bourgeon de eet age, sont les bractées nembreuses (Fig. 25).

Voyons maintenant quels changement» subit la partie ligueuse, qui serf d'enveloppe protectrice aux jeunes bourgeons.

Les KafHesias de 20 25 mM. (Fig. 20, 21 22, 27, 28. 29) sont tout a fait couverts de l'écorce hypertrophiée: ceux, qui dépassent cette épaisseur, sont fendus au sommet et Ie bourgeon de Raftlesia, couvert de 4 ou 5 bractées, perce sa couverture.

Fnsuite ce bourgeon grandit et une seconde série de 4 ou 5 bractées, plus jeunes mais plus grandes que les premières, écartent celles-ci; ce procés remarquable est du a la circonstance que les bractées servent d'enveloppe protectrice tant que la fleur en a besoin; une fois écartées, elles deviennent imitiles, ne croissent plus et connnencent a faner.

On trouve les restes de ces bractées sur les bords du pseudo réceptacle comme lambaux durcis et noirs.

Farce que les bractées successives enveloppent un bourgeon toujours agrandissaut, elles sont |ilus gi-andes que celles, qui précédent; les premières sont a peine 2 cM. tandis que celles, qui couvrent le périanthe, accpiissent un diamètre de 2 dM. Le tissu du Cissus, du moment qu'il est fendu au sommet, s'écarte du plus en [»lus et, teuten multi-pliant ses éléments, il reste relativement petit en coinparaison avec le grand volume qu'attient Ie Rafflesia. Néanmoins cette enveloppe protecte et soutienne la fleur durant toute sa vie, mème la survit; il est impossible de s'imaginer qu'une fleur de Rafflesia pourrait eroitre sans Ie seeours de cette partie eupuliforme, ce pseudo receptacle. Compare/, les Fig. 2, •'!, Di. 15 29.

Quoique le mode de reproduction des Hafflesias ne [)uisse ètre éclairci (pie par

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l'étude exacte de la gennination, il est presque certain ((tie le produit direct d'une graine est le thalle intramatrical, resseml)lant au luyeelium do plusieurs parasites ciyptogaiucs.

1quot; La ])lante dans le jardiu Imtaniqne dlt;' Buitenzorg, semóe par Teysmami, a produit ses premieres Imurgeons a (pielquo distance de l'ündroit de la somence.

2' Les jeunes bourgeons, que j'ai examines (environ 1 •quot;)()) sunt couverts d'une eii-veloppe de tissu sans le moindre trace de ti'ou ou de crévasse, (|uquot;on pourrait considrrcr comme l'endroit oü la graine serait entree.

3quot; Le méristème des Fig. 10, 11 id 11, qui est sans doute celui d'un Kaft'lesia fu-tur, ne ressemble point ilu tout a I'einbi'yon d'une graine en germination.

4quot; Beccari a prouvé que les Balanophoras ne sont pas le produit directd'une graine mais d'un thalle intramati'ical.

Poui' tons ces raisons il taut admetti'c (pie les graincs de Ratflesias produisent nn

thalle.

De tpielle nianière la distribution a lit'U ?

Les graines se trouvent dans 1(! fniit coriace et charnu (Baillon)^ cpie Je n'ai vu jamais on parmi la masse molle et i)uante. (pii remplit les pseudo receptacles. Fréquem-ment cette masse est visitée par des vermines et des insectes. qui pourraient transporter les graines minuscules ou bien ces restes molles, une 1'ois desséchés sont transpor-tes par le vent on par l'eau et les graines avec.

Ces graines germineront dans les crévasses et c-oupiirtss des meines de ('issus. Ceci serait analogue ax'ec la distribidion d'autres plantes parasites phanerogames, (pn toutes se reproduisent j»ar des graines.

Je ne connais pas d'autres moyens de reproduction, paree «pi'il est invraisembable qu'nn bout do thalle pourrait transplanter le parasite de la racine nourriee sur une autre.

Sur la méme racine des bourgeons de toute age: des adultes. des petits, des Hours manquées, dont ne reste rien que le pseudo receptacle, sont distribués pèle-mèle. Toutes ces plantes sont elles le produit d'un seid thalle, resultant de la gennination d'une seule graine? Naturel lenient plusieurs graines peuvent genniner a la fois sur la nième racine et y produire plusieurs systèmes de thalle; mais plutöt je crois (pie la production de graines mures a lieu rarement et qu'une seule graine sut'lit pour inlocter une racine. Afec cette opinion la réalité est d'accorlt;l.

La production de graines nmres ne réussit pas souvent paree que la plupart des bourgeons sont rongés par des verinines, desséchés a cause du piqures d'insectes ou poui'i'is par trop-grande humidité et puis paree cpie les rares flcurs, ([ui parviennent a fleurir, sont males.

Nous savons que d'oi'dinairo les plantes, qui se multiplient par des organes végé-tatils, ne produisent pas en abondance des graines vivaces; aussi ees plantes sont lixées a I endroit qu elles occupent une fois. Dans les t'orèts de Noesa Kambangan les Hattle-sias eroissent a trois ou quatre ondroits fort limités, endroits connus par les indigenes déja depuis longtemps. Si la production des graines avait eu lieu abondamment, on trouverait des parasites partout.

Done il faut admettre:

1' (pie les Rafïlesias se rtqu'oduisent par dos graines.

- (pie les graines germinantes donnent naissance a un thalle iidramatrical.

3' (pie ce thalle, une fois établi, peut vivre longtemps.

Les parties ligneuses cupuliformes, qui survivent les bourgeons, (pi'ils out protégés et soutenus et qui par forme et grandeur indiquent l'age des bourgeons morts; sont de grande importance. Ces restes prouvent que la racine de Cissus. une fois inlectée, peut porter des tleurs de Hafflesias dm aid de longues années, peut-éti'e durant toute sa vie.

Lnlin i'écapitulons les fails aux (piels j'ai taché de donner du jour.

I I'robablement les Kaftlesias sout poKgames.

■J Probablement la fecundation a lieu avec le secoiirs des insectes, (pii chercheiit Ie nectar des glandules.

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8quot; La reproduction a lieu par des grainos, qui cepeudant murissent raremont.

4s Los graines geriuinent dans les crevasses et les lesions de la racine on quelques fois de la tige du Cissus; el les pousscnt un thallo iiitramatrical de grande resistance.

5U Le thalle parcourt la nourrice en tons sens, par preference dans le tissu de I'ecorce prés du liber, dans le liber lui-mèine et dans le cambium.

De la de nombreuses branches percent dans les rayons médullairs et quelques fois dans les faisceaux libéro-ligneux jnsqirau centre de la nourrice.

6quot; Ce thalle produit des boutons extra-matricals, dont le tige est reduce a un ])é-doncule court, qui porte des bractées en nombre variable et une seule fleur.

7quot; La partie cupuliforme et dure, lt;pü sert d'enveloppe aux jonnes bourgeons et soutient la flour, quoiqu'elle coutienno dos branches du thalle, appartient au Cissus.

Explication des planches.

Les nombre,s ajoutés outre parentheses indiquent le grossissomont on diametro.

PL 1.

Fig. I Photographie d'uuo flour do h'alflo-sia Patma. Grandeur naturelle: 89 cM. dia-mètre.

Fig. 7. Glandules.

Fig. 8. Partie d'un faiscoau libéro-ligneux do Cissus avec quelques lilos du thallo do Kafflesia. Section horizontale (1-Ü).

PI. 2.

Fig. 2. Section longitudinale d un bourgeon male. Grandeur naturelle.

Fig. 8. Section longitudinale d'un bourgeon femelle. Grand, nat.

Fig. 4. Partie de la colonne stylaire, vue do cote.

Fig. 6. Partie du cercle des étaminos, vue d'en bas. Le pt)urtour de la colonne est coupé.

Pig. G. Le méme ((no Fig. 5, los anthéres olés. Los Fig. 4. 5 et (gt;. Grand. nat.

PI. 3.

Pig. 9. Section longitudinale d'un faiscoau libéro-ligneux de Cissus avec quelques Hies du thallo do Kafflesia (100).

Pig. II. Section horizontale d une racine do Cissus avec un jouno bourgeon de L'alllo-sia (80).

Pig. 10. La partie droito de Pig. 11, plus agrandio (90).

Fig. 12. Section horizontale d'un rayon médullair avec dos files du thalle conver-gentes (100).

Pig. 14. Section horizontale de I'ecorce d une racine de Cissus avec trois groupes de cellules du thalle (80).

PI. 4.

Toutes los figures do ce phmche-ci sent dessinées a grandeur naturelle. Pig. 18 14 Sections longitudinales.

Pig. bquot;). Bourgeon de RafHesia de 2,5 niM. diametro.

Fig.

15.

1 iourgoon

de

8 mM.

Fig.

1().

8 mM.

Fig.

17.

V

j?

4 mM.

Fig.

18.

j?

7 mM.

Fig.

19.

n

8 mM.

Fig.

20.

n

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17 mM.

Fig.

21.

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JJ

14 mM. niais plus

é (pie le

l)récódent.

Fig.

-)•)

Bourgoou

do

21 mM.

Fig.

28.

D

n

20 mM.

Fig.

24.

1)

r

28 mM.

Fig. 25. Pxinrgeon male do 60 mM. Fig. 2G. Bourgeon femelle de 58 niM, Fig. 27, 28. Parties de racine du Cissus portant dos bourgeigt;ns do Kafflesia.

Fig. 29. Partie d'uno vieillo racine do Cissus; les radicules portent trois jonnes bourgeons do Rafflesias.

Fig. 80. Bourgeon de Kafflesia; hi troi-siéme série de bractées est visible.


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