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P ;' . •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I:,- ÜUCctit
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TRATTE
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D'OBSTETRIQUE
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MVIKHINAIKE
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RIJKSUNIVERSITEITTE UTRECHT
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iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim
2671 521 3
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883i-S6 — Corbeil. Imprimenc Gielr
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TO41TE lt;lc .
D'OBSTETRIQUE
VfiTfiRINAlRE
PA II
F. SAINT-GYR
pnorrssKi'R ii ono Ft a i it r. nrs kcoi.ks viiTlSniNAinES
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lleuxieme edition fcmic ct considMiemeiit augnicnlee
AVBG l.K CONCOUR8 III;
Th. VIOLET
PROKEBSEUR DE PATIIOLOOIE CIIIHLUÜICAI.B, d'ODSTÜTIUQUB Et nr, CUNIQÜE A l.'KCOI.K VKTKRINAinr, DE LYON
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Avec 149 figures intercalees dans le texte.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(
y - ,.
PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; v: • y^. '
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ASSELIN ET H0ÜZEAU
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V,
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MIUlAlUr, S DE r, A FACDLTTS DE MEDKCINE
et de la Sociöte de raedecine vetßrinaire PLACE igt;k i,ixoi.t:-iii;-mkiii;cink
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I8S8
f;\ Uothcek far Ry'lwi .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i Utrecht
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#9632;
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AVERTISSEMENT
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POUB CETTß DEUXIEME EDITION
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Voili'i liT'i/.o mis quo eel ouvrage a vu lo jour pour la promiöro Ibis. L'accueil goiiöi-alciuoiil favorable qu'il a regu du public auquel il ötail destinö, aussi bien que le nombro et rimportance des travaux (pii. depuis lors, onl rlo publics sur l'Obslölrique, m'imposaient le devoir de le soumetlre ü unc revision severe avail! d'eu donner une nouvelle rdilloii. Malheureusement, une affection Ires grave de la vue esl venue, dans I'inlervalle, m'inlerdire louli; occupation exi-geanl une attention quelque pen soutenue. II nie fallail done renoncer h l'idöe de reediler ce livre, on trouver un collaborateur. Je demandai h M. le professeur Violet, — qui, par une pratique civile de 22 ans dans un pays d'eleve el de grande culture, avaitacquia unc compötence spöciale enobs-lelrique — s'il consenlirail ü st; charger d'une lache ä la([iielle je ne pouvais sufflre. II accepta, ä la condition qu'il aurail la plus grande liberle pour operer les cliaiigcmenls el Intro-duire les augmentations qui lui paraltraient nöcessaires dans I'ceuvre qui nous deviendrail commune. II a usti largemenl (l(! celle liberle, el celle deuxieinc ('ulilion est devenue, par suite, non un livre nouveau, mais im livre, ä beaucoup d'ögards, difförenl do ce qu'il elail ä l'origine. II (Mail de mon devoir d'en averlir le lecleur, en döclarant, coinmc je le l'ais ici, que, iilexceplion d'uii petit nonibre d'arliclcs que j'ai revus moi-meine. el de quelques aulres, a la revision
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VI
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AVKIITISSKMKNT I'DI'lt CKTTfi IH'.I'\l KMK ROITION,
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desquels j'ai participö, tous los changemenls par lesqudls cello Milion dillei'o de lit proinii'i'tquot;, — addilions, suppressions, modifications du lexte primitit', — son! l'oeuvre de M, Violet, a qni je dois en laisscr I'honneur, commo aussi In rosponsabilile.
Lyon, fövi'lni' ilaquo;88.
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F. Saint-Cyr,
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PREFACE
DE LA PREMlfiRE EDIT1U.N
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Lorsqu'on jelte un coup d'ceil sur la statistique agricole dt; la France, il esl un fail qui doil, k notre avis, appeler force-menl l'attenlion : c'esl la disproportion considerable qui exisle enlre lo nombre dos femelles de nos animaux domestiques employees ä la reproduction et celui desjeunes qui en naissent chaque annee. Ainsi, pourne parier que de nos deux grandes especes, qui formeut la pari principale de cette brauche de nolre richessenationale, onvoitque, sur 1,257,000 juments, dont la inoiliö environ, — soil 028,000, — esl livree ä Tela-lon, il ne nail pas beaueoup plus de 200,000 ä 280,U00 pou-lains ou tnuleions; que 0,013,000 vaches ne donnent guere que 2,500,000 ä 3,000,000 de veaux, dont 1,260,000 seule-menl sont conservös cominc iMevcs.
Cel ecarl, enorme, — de plus de 50 p. 100, — enlre le nombre des naissances el celui des femelles qui devraienl elre produclives esl cerlaincmenl regrettable; il explique, en partie du moins, la ienleur avec laquelle s'aecroit nolre population animale ; il s'explique a son lour par le nombre considerable des non-lecondalions, des avorlemenls, despar-turi lions malheureusea.
Le mal que nous venous de signaler serail, sans aucun doute, allenue, si les moyens de priüvenir el de comballre les accidents qui ponvenl eompromellre la gcstalion el compli-quer le pari elaicnl niieux el plus generalemenl cunnus.
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VIIInbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRfiFACE DG I.A I'll KM I Kit K KIHTIO.V
Diminuer le nombrä de cea accidenls, (|iii. coinme on I'a dil, s'altaquenl ö In source raömo de la production animale, serait, en effel, accrollre duns une proportion rxacleiuenl correspondante le nonibre des produils viables qui naisseni (rim nombre d^termin^ de mferes.
On voil par la loute i'imporlance, pour l'6cononiie agri-cole, de celte partie de la science qui a pour objet I'elude de rAccouciiEiViENT, de toul ce (itii le precede el de lout ce qui le suit iiiiniedialemeni, el a laquelle on a domie le nom
d'OBSTfiTRIQUE.
A mi auii'c poinl de vue,celte elude n'est pasmoinsdigne d'allention, Assuremenl, sous le rapporl de lagravilädes in-terels qui leur sonl. conlies el de la rospousabilile morale qui leur incombe, il n'j a aucun parallele h elahlir entre le mede-cin appele aupres d'nne (eninie en couches, el lo velerinaire maiide pour secoui'ir une jumenl ou une vache en travail de purl. Cependant,le v6t6rinaire tient, lui aussi,dans ses mains l'existence dc d(Mix elres vivanls; c'est une pari, quelquefois non petite, de la fortune dun menage laburieux; c'esl le soil d'une entreprise zootechnique, souvenl importante, donl le succes ou le rovers depend du salut d'une bole pröcieuse, qui sonl, conlies a son savoir, ü son habilele.
Ajoutons qu'aucune autre partie do 1'art medical n'esl mieiix faite pour mettre on evidence lulilile d'une intervention opportune et habile, les dangers do l'ignorance el de riinporiiie; quo dans aucune autre le succes n'esl plus direc-tomonl en rapporl avec l'heureux choix des moyens employes, les faules ne peuvonl. avoir do consequences plus funestes, no peuvcnl 6tre plus diflicilemonl palliöes oil dissimulecs, cl Ton comprendra la necessitö, pour le v6t6rinaire qui veut elrc h la hauteur de sa mission, do so familiariser do bonne heure avec les connaissances qui peuvcnl la lui rendro phis facile et pins utile. Or, ces connaissances sont nombreuses el varieea; olios so
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i'iiKK.voK UK i.\ premikre Edition.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ix
coinposcut, pour une bonne partio, d'uno Ionic de menus d6-lails qui loiis,('i mi moinonl (loiinö, peuvenl avoir une importance capilale. lgt;o läl'utilite, pour lui, deles Irouverröunies lt;'l groupöes suivanl un ordremöthodique,qui facililo les re-cherches el soulage la mamp;noire, si souvenl inlidMc
Gerlainement, ce n'est point dans les llvres que peuvenl s'acquörlr cetle sürete dejugemenl et celte habiletd manuelle sans lesquelles il nest pas de bon accoucheur; il n'esl pas mains vrai qu'en prösenlanl möthodiquement enchatnös et logiquement döduits los preceples de la science ol les rbgles de l'ari, les livres peuvent abröger el rendre moins penible cotlc p6riode d'initiation personnelle par laquelle doll neces-sairemenl passer tout debutant. Pour celui-lö m6ine qu'une longue expörience a familiarisö avec los difflcult^s de la pratique, ils lie soul point inutiles. Personne, ici-bas, ik^ poul sc flatter d'avoirloul vn, loul expörimentö, toul compris; ielivre ajoute k noire expörience personnelle l'expörience de Ions ceux qui nous out pröcödös dans la memo carrifere, et, dans une certaine mesure, cello de nos contemporains; il peul evi-ler ainsi, dans bien dos cas, memo au plus babile, des incertitudes, des liilonnemonls IVirlieux, penl-elrc des faules graves,
Kn medecine humaine, oü ces verlies sonl depuis long-lemps coinprises, les Traitds sur les aecouchements abondenl. Velpean, Chailly, Naegl6, Gazeaux, Joulin, Saboia, Verrier, Depaul, Charpentier, —#9632; pour ne eiler que les plus röcents parmi ceux qui ontöcril en notrelangue, — onl dote la science do traitös, de manucls, de legons cliniques, qui sonl entre los mains de Ions ceux qui onl inlörel ä les connaltre; et tons, ü des litres divers, onl conlrilme aii\ progrfes si remarqua-l)les quo celle partie de la science a nccoinplis de nos jours.
Nous sommos loin d'Mreaussi favorisös, en medecine vele-rimiire. Plus de quatre-vingts ans s'elaient ecoulös depuis la lundatioii de nos Kcoles. qu'aucun livre spccinl (i'nvail encore
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Nnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I'llKKACh: DB \.\ I'll KM IK UK EDITION,
paru sur celle brauche, pourlanl si impoi'lants, de nos eludes; ei, pendant toul lt;•lt;' temps, nos ölöves, pour s'inilior aux con-naissances qui leur soul adcessnires, les jeunes praliciens, pour guider lours premiers pas dans la carrifere, n'avaienl d'autres rossources quo les notes, toujours incomplMos. sou-vent fautives, prises aux leQons des professeurs, quelques articles de dictionnaires tres insufflsanls, ou les observations publires par les journaux, et, depuis is.'li), ie petit livro, heaucoup trop 6lömentaire, du professeur Delwart, laquo;ift I'Lcole lt;le Bruxelies.
Le Triiiti'1 complcl de la parturition de noire ancien mail re, le professeur Rainard, puhlie en IS4.quot;). vint cnlin combler celte lacune regrettable, el Ion pen I dire que cct ouvrage, auquel (in n'a pas toujours rendu toute la justice h laquelle il uvail di'oil, a inaugurö en France lore de l'obstötrique vöterinaire scientiflque,
Le plan general en etail excellent; et, malgrö quelques im-perfections de detail, qu'on a beaucoup Irop reraarquees, sans tenir sufflsamment compte des qualiles de l'ensemble, l'ex6cu-tion, en somme, en elail satisfaisante. Aucun des nombreux trail es dejä publies ä l'ötranger sur lememe sujclne mörilail de Ini etre preföre pour la partie scientiflque, et il en esl bien pen qui pussent lui elre compares pour la richesse des details pratiques qu'on y rencontre presque ä chaque page. Anssi a-t-il rendu de nombreux, d'importants services, et il n'est cei'lainemenl pas exagere de dire qu'une grande pari lui re-vient dans les progres considerables que l'obstötrique vöteri-naire a realises dans cos Irenle'derniöres annees. Seslacunes nienies out servi la science, en signalant aux observaleurs les points sur lesquels devait plus spöeialement se porter leur attention. Aujourd'hui encore, aprfes trente ans ecoules, ce livro pent elre consults avee fruit; car, si quelqiics-unes de ses parlies ne sont jilus k la hauteur de la science moderne, les fails, qu'on y trouve reunis en si grand nombre. n'out pas vieilli, ne pouvaient pas vieillir,
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I'HfiPACR liK l.\ IMIKMIKIIK KIHTIdN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;XI
.Miiis lm; livi'eesl rpuist'- depuis longtemps; iln'a ölo ni v6£-dil)'', ni i'emplacö, et la lacune qu'ilavaitcotnblöes'esl repro-ditile iuissi grande, iiussi vivemont senlie qu'ä l'öpoque de sa publication. G'esl cetle lacune qu'ö noire lour nous avons essayö lt;le remplir.
On a lt;lil qu'un tralle sur la pai'lurilion ne pouvail felre rcrit d'une naaniöre utile que par mi pralicion. Nous croyons, en effet, ([ii'll y aurait eu prolil pour tout !lt;quot; monde ii ce qu'un pralicion so IVil chargd a noire place (In Iravail que nous avons entrepris. Celui qui, a l'6rudition qu'un semblablc iravail oxige, cul pujolndre I'avantage d'une experience per-sonnelle consommee, uurail sans doule dole la science d'une oeuvre magistrale, d'une originalilö h laquello nous ne prö-lendons point pour la luilre, el persomie plus ([uc nous n'eul applaudi ä son succes. Mais voila pros de (iiiiu/.e uns quo la lacune laissee par la disparilion du Iraile do liainard exisle ; il elait urgent de la faire disparattre, et aucun praticien ne semblait dispose ä entreprendre un semblable Iravail. .Nous I'avons entrepris h nos risques et perils.
Qu'on ne s'y trompe pas, Dependant: si nous ölions lout a fail ölranger ä la pratique obstötricale, jamais nous n'aurions songe ä 6crire un livre comme celui-lä. Mais il n'en est pas ainsi. II estvrai qu'on a Irop raremenll'occasion do voirdes accouchemeuts chez nos g^andes femelles, dans les infirmo-ries de nos Ecoles ; mais, avanl d'appartenir au corps ensei-gnant de cello, de Lyon, nous avons exerce, comme pralicion, pendant plusieurs annöes, a la campagne, dans un pays dV-Ifeve et do grande culture; el la, los occasions do voir el do faire des accouchemenls no nous ont point manque. .Nous avons memo ele asse/ I'avorise par les circonslancos pour avoir rencontr6, dans un laps de temps relativement court, presque toules les diflicnlles de la parturition el la plupari des accidents qui on dörivent; cest-ä-dire que nous avons pu voir presque lout ce donl nous avons eu d parier dans co traile. Si done nous no pouvons pn'-tondro ä l'honneur de formuler
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\llnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PREPACK DE I.A I'HKMIKIIK KDITKlN.
les pröceptes tie l'obsl^lrique avec touie l'auloritö d'un vloux praticien blanch! sons le liarnais, nous nous croyons cepen-danl i'ii iiu'sinc d'c'iuoltiv, h rocccision, noire avis molive, avec line certaine competence.
On o dil missi qne, avanl d'öcrh'e sur l'obstötrique, il lan-drall commencer par lire toul co qui n ötö publid sur In ma-tiere. .Nous sommes depuis longtemps de eel avis, el nous espörons queceux qui voudronl hicn nous lire trouveront (|iit' nous n'avonspoinl failli h ce devoir; pour s'en convalncre, il lonr sufflrait, im besoin, de jeter im coup d'ooil sur les articles de bibliographie que nous avons |gt;lii((''s 11 In I'm de chacun de nos chapilres.
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ruisque I occasion sen presente, nous prenons la liberty d'appeler I'attention sur ces index bibliographiqiies, ([ni consti-tuenl presque une petite innovation dans noire littörature v6t6-rinaire fraiiQalse. Ms nous ont conto beaucoup de temps, de solus (it de travail; nous ne le regrettons pas, car nous lour avons trouve, en fin de compte, d'assez notables avantages. Ainsi, nous avons pu, par leur raoyen, eviler de surcharger le bas do nos pages de renvois qui, lorsqu'ils se multipllent, dls-Iraienl et fatiguent I'attention du lecteur. Ms permettronl pour-tant, ä ceuxqui levoudront, do recouriraux sources originales, pluscommodömenl el plus sürement uiemo qu'on n'aurail pu le faire a l'aide de renvois. Ms nous ont permis, en outre, de signaler un grand nombre de travaux estimables et ulilos, qu'il nous out ölö impossible do citer Ions dans le corps do I'ouvrage. Knlin ils peuvent ötre considöres comme l'inventaire ä peu pros complet, ä cejour, de nos richesses sur cette paiiie de la science. A ce dernier titre, ils pourront pont-otro öpargner, ä ceux de nos confreres qui voudraient approfondir un sujet circonscrii dans le vaslc cbamp do robstelrique, tin pen dn labour auquel nuns avons du nous astreindre nous-m6me. S'il en elail ainsi, ikuis serious amphiiiKMil dedoimna^e de noire peine,
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I'ltKKACK IH-; LA I'liKMlliliK läUlTIUN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Mil
On a souvenl i'eprochö aii\ auleurs fraiiQais de trop ignorer ce lt;[(ii se iiiil äl'ätranger; 6chapperons-nous ä co poproche?... Noüs pouvons dire du moins, lt;jii(! nuns avons fait noire possible pour ne le |)iis mrrilcr. Qu'on parcoure nos index biblio graphiques, el, ä cole des noms rnmcais qui naturellement dominent, on \ verra figurer hon nombre de noms d'auteurs beiges, lioilandais, angiais, suisses, ailemands el ilaliens, dont aous avons consults lesöcrits, soil on remontanl aux sources oi'iginales quand in diüsc! nous a 616 [jossible, soil en tnettanl a prolil. quand nous n'avons |)ii mieux faire, los traductions, extrails on anaiysos (|tii en out ete donnös dans l(gt;s publications pöriodiques beiges et franQaises.
Nous savons cepondant ({no, sons cc dernier rapport, uos indications bibliographiques ne sonl pas completes; rnais nous avons loiiu a n'inscrire dans nos lislos que les travaux dont nous avions pu prendre une connaissance personnelle: nous nous sommes absolumenl refusö lasalisfaclion de faire dol'ö-riidilion de seconde main.
Pour combler cello lacune clans nos informations person-nelles, les ouvrages röcents de Baumeister et UuEii'P et du pro-fesseur La.nzii.kotti-IUionsa.nii. de Milan — (auxquels nous joindrons aujonrd'iuii (;eu\ de Ki.kminc. cl do L. Franck), — nons ont ölö d'un grand secours, el nous less avons mis largement ii conlribution. Mais, en dolinilivo, ce ([ne nous avons voulu faire avant tout, pour la forme aussi bien que pour le fond, c'eslun livre IVancais, avec dos malörianv prin-cipaiemenl franyais, .Nons pensons que personne no pent le trouver mauvais; en lonl cas, nons considörerions comme im Irös grand honneur d'y avoir röussi.
Ku rösumo, nous pouvons dire en Ionic sincerite que nous n'avons rieu nögligö pour faire du livre que nous offrona au-jourd'lmi an public une ojuvre serieusomenl. consciencieuse-tnent lravaill6e; mais nous ne clisons pas une oeuvre sans delaul. Mieux que personnc. nous savons combien, tnalgnü
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\l\nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l'im-'Ai.i-: UK LA l'KlSMIliKlä EDITION,
Ions hos ellorU, ellraquo;' csl encore imparfaite. Elle le serail bien davantage, nous n'hösitons poiut ö le reconnaltre, süiis l'oxliriur obligoauce de quelques personnes qui ont bien vouln s'inlöi'esser ;i tiotre Iravail el nous aider do lours lumlferos.
Panni ces liommes doni le concours nous a 6tö si profitable, notis devons citer en premiöreligne M. F, Lecoq, notre aacien ol (lignc raatlre, qui ii lt;mi lo dövouomenl de lire en entier lt;'o Irailr, soil en maiiiiscnl, soil on öpreuves, el donl les sages jivis, les remarques toujours si jndicieuses, nous ont 6t6 (run grand secours, C'est, nous aimons h le proclamer, un service signalö qu'il nous ;i rendu; c'est un nouveau tilre ü. ajouter amp; Ions ceux, (löjii si nombreux, par les(|iiels il s'esl acquis, depuis de longues annöes, des droits impörissables ;raquo; notre profonde reconnaissance comme ;i notre vive alTection.
Nous avonsla mamp;me obligationäM, Boüley, l'öminenl ins-pecteur gönöral de nos Ecoles, (|iii, avec in mönie obligeance, nous a rendu 1c m^me service. On coiuiiiil los grandes qualitös de.AI. Bouley, coiniiio savant, comme clinicien, commc öcri-vain, et Ton devine dos lors tout ce quo notre oeuvre a dö gagner ä passer sous los yeux d'un toi mattre. Aussi osl,-il k peine besoin d'ajouterque toutesles observations qu'il ji bienvoulu nous faire onl ölo accoplöes avec empressemeut. Nous le prions de recevoir en retour l'expression de notre bien vive el bien sincere gratitude.
(lilons encore M. Schaaxik, vötörinairo ä Kontaines-sur-Saöne, dont on trouvera le nom presque ä chaque page de ce livre, i^l qui, soil dans des conversations toujours instruetives, soil dans dos notes inedites, nous a pour uinsi dire ouverl les Irosors de sa tongue expörience, vivilioc par le sons lo plus droil, I'espril le plus judicieux; — et enfln, notre jeune ool-legue M. Pbuch, qui nous a fourni plusieurs fails intöressants Wvds Av sa pratique, et a bien voulu rödigor expres pour nous line note etendue sur les alterations de la tnamelle, note qu'on trouvera au chapitre consacrö a l'ötude de la fnammiie,
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PREFACE DE LA PIlKMIEflE EDITION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;XV
Pour i'cntli'c uns descriptions plus ciaires d plus inleili-gibles, nons avons joint au texte, conformöment i\ un usage (|iii so. rrpnnd de plus en plus, un grand iioiiiluc do figures, Quelques-unes sont empruntöes ;quot;i ['Anatomie oetfainüive laquo;Ic Leyh; cl'autres, au traitä de Physiologie de M. J, B6c]ard et 11 quelques aulres ouvragos; la plupurl ei ies |gt;ltis spöciales soul originales; elles onl 6t6 dessin^es par .M. A. Lomüaho, peintre distingue de notre ville. Nous avons 616 heureux de rencontrer en lui un arliste uussi complaisant qu'intelligenl et habile, pour n-s dessins, donl l'exöcution n'ötail pas sinis difficullö en ['absence de lout modele, surtout pour quelqu'un qui n'esl pas du mötier, Ges figures onl 6tä reporlees sur bois avec beaueoup de ßdölitö et une grande liabiletö de crayon par .M. (i. Nicolet, bibliothöcaire de l'Ecole d'Alfort, et par-raitemenl gravies par .M. Bükgün, de Paris.
Tel ost, cn quelques mots, l'ouvrage quo nous livrons au-jourd'hui aujugementdenos confreres. Nous nous ('(ions pro-peso d'y presenter un tableau complet el Qdele do la science obst^tricale v6t6rinaire; arrivö au terme d(i noire lache, nous n'osons nous Halte)' d'\ avoir reussi. Nous esp6rons pourlanl qne, inalgrö ses inipcrreelions, ee Iraile ne sera pas inutile aux ele\es et aux jeunes praticiens. Penl-elrc aussi les ele-veurs y puiseront-ils quelques donnees uliles ä la conservation de nos femelles domestiques, en jetant quelque jour sur 1'une des fonctions les plus importantes de la vie de ces precienx auxiliaires. Peul-elre meine offrira-t-il quelque interfet aux me-decins, qui, a l'exemple de .loulin, que la tnorl vleni d'enle-ver preinatureinenl h la science, voudraienl se rendre comple des analogies el des dilVerences que presenieul lit science el la pratique des accoucliements dans les deux mödecines.
Quant a ceux de nos confreres qu'une longue experience a raniiliarises avec les (liriiciilles de l'art, nous ii'iivons sans doutc pas grand'ehose ä lour apprendre; ce soul eux, an con-(rairc, tpii out cle nos guides; ce soul leurs in.ilerianx que
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XVI
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I'ttEFACU UK I,A I'ltKMIKIlK lilMTlON,
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nous iivous mis cu (Buvre, Mais peut-ölre aussi aiiueroul-ils — amant meminisse pet'iti —#9632; ä se rotrouver dims cos pases, ä voir irmiis el condensös dans im iiiöiik^ volume, lours travaux oujourd'hui ''pars dans de nuinhrciiscs et volumineusos col-loclions de publications pöriodiques, S'il en est ainsi, raquo;'I s'ils jugenl (|iilt;' nous avons röussi ;quot;i fornauler d'une maniriT suffi-samiiiciil claire ot exacte lea pröceptes ([nils saveul si bien mellre on appllcatlou; s'ils conseutent ö reconnaltre dans cos pages leur propre pratique, i'oüötee comnae dans nn nairoir sul'lisammenl fidöle, nuns aurons atteinl uotre bul.
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.Nous ne quitteions pas la plume sans adresser nos derniers remerciementsfi M. Asselin, notreöditeur, non seulemenl pour les sdins qu'il a apportös ä i'exöciilion raatörielle de eel uu-vrage, inais encore, el surtout, pour los excellents rapports que nous avons (uis avec lul depuis le premier jour on nous sommes onires ensemble en relations d'affaires.
Lyon, oetobre 1874.
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Nous aous fatsons un devoir d'adresser, pour cotte deuxidme Mition, un semblabls tribul d'öloges el de remerciemenls i'i uos öditeurs aclncls, SIM. A. AssEiiiN el L. Houzeau, f|iii. jaloux do malnlenir a sa hauteur le vionx ronom do la maison donl ils sont aujourd'hui les chefs, onl apporle, dans lours rapports avec los autours la moiiic alTable courtoisie, ft I'oxoculion matdrielle du livre les mömes soins et In memo complaisance donl I'un do nous avail en si grandement ;\ se loner do la part do lour prcdöcossour.
Nos remerciemonts aussl a M. Kaufmann, qui a bien voulu traduire pour nous 1111 certain nomhro do chapitros do I'onvragc important publid par 1^. 1''ha.\ck snr lobslölriquo vel6rinairc on 187(1.
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Lyou, trviirr 1888.
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P. Saint-Cyh.
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quot;11. Violet,
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TRATTE
D'OBSTETRIQLE VEltRINAIRE
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INTRODUCTION
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La aaissaoce d'un nouveletrc csl h coup stir un acte ominem-ment physiologifjuo, el nous ponvons ajouter (|ue, chez les ani-inaux (oul au moins, c'ostlo plus ordinairomcnt un acto naturel dans toulo racccption du tonne, c'esl-a-dirc quo la nature seule et sans aueune intervention etrangere suffitpour l'accomplir en entier. — Gependant 11 n'en est pas toujours ainsi; tropsouveat des causes variees, externes ou Internes, peuvent venli- troubler de diverses rnanieres cet ficte important et compromeltrc plus on moins gravement 1'existence de la mere ou ccllc du produit de la conception, ou meine cellc de Tun et de l'autre a la fois.
Quand ccs circonstances se presentent, il laut (pie Vart inter-vienne pour ecarter las causes nuisli)les, diriger les forces naturelles, suppleer ä leur insulTisance, reprimer les ecarts de la nature, et meme, on pent le dire, reparer ses erreurs.
Tel est leimt de I'Obstktiiiqle, qui peut elre definie la science de raccouchemciil, de tout cc qui le precede et de tout ce qui le suit immi'diatemcnt. Elle comprend l'ensetnble des preeeptes qniont pour but, non seulement de remedier aux obstacles ma-leriels et auv accidents proebains du part, mais encore d'assurer la conservalion de la femelle et du produit, tanl (jiie durent les rapports immedials qui les imissent Tun ä l'autre.
SaINT-Cyr et Violet, — Obst6ti'i(|iie.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
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M
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2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INTRODUCTION.
L'obstelrique, ainsi comprise, ne se röduit done pas ä ce qu'on pent appeler la parlie inecauique de l'art des accouchemenls. Sans doute eelte parlie mocanique, qui consisle ä surmonter un obstacle materiel, a vaincre une resistance, ä changer une position vicieuse, rentre pour une part, — et une part considerable, — dans la science obstetricale; mais eile ne la constitue pas tout cntierc. Tout ce qui, dans la fonction complexc dont le dernier terme est ['expulsion d'un foetus vivant et viable, exige I'inter-vention de l'art, est de son domaine.
Or, autanl cette intervention est bienfaisante, salutaire, quand cllc est intelligente et opportune, autant eile pent devenir fatale, desastreuse, quand eile est irrationnclle ou meme simplemcnt inopportune. Elle doil done etrc raisonnee, c'est-ä-dire appuyee sur l'expcrience et eclairee du llambeau de ia science. En d'autres tennes, celui qui veut so livrer avee succes ä la pratique obstetricale doit posseder des connaissances variees, et, sinon bien nornbreuses et bien etendues, du moins tres positives et tres exactes, sans lesquelles il scrail expose a chaque instant h faire beaucoup plus de mal que de bien.
A la verite, ccs notions scientifiques necessaircs ä I'accou-cbeur ne forment point un tout isole au milieu de Tenscmble des connaissances medicales ; ce sout des notions d'anatomie, de physiologie, d'hygiene, de palbologic, de Chirurgie, etc. ; inais, groupecs suivant un certain ordre, reunies en un corps de doctrine, elles n'en constituent pas moins une science veritable, ayant son objet et ses regies, son but et ses moyens parfaitement delinis.
Ce sont ces connaissances, dans ce qu'elles ont d'applicablc ä l'accouchement dc nos principales femellcs domestiques, que nous avons voulu resumer dans cot ouvrage. Pour atteiudre, autant qu'il est en nous, le but que nous nous proposons, pour ne laisser sans examen aucunc des questions si complexes, souvent si difficiles, dont la solution iuteresse le veterinairc accoucheur, nous avons du nous prcoccuper tout d'abord du plan a adopter pour cot ouvrage, c'est-ä-dire faire choix d'un cadre oil chacune des questions ä etudier put venir se ranger dans un ordre logi-que et rationnel. Voici celui que, apres mür examen, nous avons adopte.
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INTRODUCTION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Nous clonnerons d'abord la description anatomiquc du Lassin, canal osseux quo 1c fcetus doit travorser pour arriver ä la lumiere, et des organcs de la fcmelle qui servent ä la generation ; nous resumerons ensuite Ijrievcment les connaissances physiologiqucs quo Ton possedc actuellement sur les phenomencs de la generation, e'est-a-dire sur les chaleurs, la fecondation, la formation de Tembryon, la constitution du fcetus ct ses connexions avec la mere ; apres quoi, nous eludicrons la gestation ct les modifications qu'elle impriinc ä Torganisme, ainsi quo les anomalies, les maladies, les accidents qui peuvent la compromettre.
Nous scrons alors en mesurc d'aborder avec fruit l'etude du part normal, physiologique, ct nous etudierons ce grand acte, qui clot la Serie des phenomencs de la generation, avec lout le soin, toute ['attention qu'il inerite. Li se termincra la j^remierc partie.
Tons les chapitres dont eile se compose ont leur importance propre ; its ont^ en outre, un caractere commun : e'est de preparer a rintelligence complete du dernier fait, — de raccouchemenl, naturel, — dont la connaissancc est pour ainsi dire le but supreme de toute cette premiere partie. C'est pour marquer cette subordination que nous avons donne ä cette partie de notre oeuvre le litre general d'EuxociE (1).
De meine que l'idee du part naturel domine toute la premiere partie, celle du part anormal, difficile, domine toute la seconde ct lul impose son litre general de Dystocie (2j?, difficilement, -iv.oq, accouchement). Ici, nous etudierons toutes los difficultes du part, qu'ellcs viennent de la mere ou qu'clles dependent du foetus ; nous verrons ensuite les operations auxquelles ces difficultes peuvent donner lieu ; nous passerons en revue les accidents plus ou moins graves qui peuvent venir compliquer la parturition labo-rieuse, et nous terminerons par l'ötude des maladies auxquelles les femclles sont le plus exposees apres la mise-bas.
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(1) L'uutoritc ct I'oxomplo lt;lc Velpeau (iui,lc premier, I'a employ^ (Trailc clcmen-laire tie I'art don accouchcmcnls, Paris, 1S2I)), ot, plus röcemment, tie Joulin, nous ont (Ictcrminu ii nous sorvir do claquo; mot, qui cst d'ailleurs aussi oxpressif quo relt;;uli6ro-ment compose : eu, 6ien, /leureuscment, ct to/.o;, accouchement, et qui, en outre, cor-lespouil tres bien ii celui dc dystocio, depuis longtcmps en usage.
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MM
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INTRODUCTION
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BIBLIOGRAPHIE
Nous donnons ici, uno fois pour loutes, la lisle dos ouvrages trai-tanl do l'obstötrique d'uno inaniere gönöralo qui onl 6lc publics jus-qu'ä ce jour en .Medocine velerinairc. Nous y joignons celle d'un certain nombre lie Irailes publics sur robsttjlrique lunnaino, en nous bornanl a ccux. (pic nous avous personuellcincul consullcs (1).
DauhbistER Ot lirmr : Dio tliioi'ar/.llicho Geburtshülfe; 6deg; edition; — Stultgard, ]SG1). lirxz: Thoorotlscli praktlscliG GeburtshUlfo für die Saussaugottaioro ; — Frlbourg, isiio. Carstgn-Hahus : Lslirbucb dor tbiearztlichsu Goburtsbttlfo ; — llanovro, isGquot;. quot; Cazeaiuc: Tfaito thdorlque et pratique de l'art des accouchomonts; — Paris, Cbamorot,
editom-; T)1' edition, ISöl!.
Delwart : Do in parturltioo dos prlnclpales fomolles domestiquesj— Ui'uxollcs, 1880.
DsNEiUDOuna : TraW pratique d'obstötrlque vdterinairo; — Druxolles, Manceaux, 1880.
DiBTKUioiis : Mömoire sin' i'obsttoique vetoi-inaire; — In Mimoirvs de la Soc. cent, tie Med, vet. T. V. p. quot; it i5-gt;.
Donnarigix : I'ltudes theoriqnes ot pratiques sur la parturition dos grandea femellos domestiques j — in Mcmoirns de lit Soc. cent, de Mid. vi:t. T. V, p, 1 ä 7(i.
b'l.GUiNa i A Tex-Book of veterinary obstetrics; Londres, Baillliiro, Tlndal and Cox, 1878.
Franck (Ludwig : Handbuch dor tbierllrztlichen Geburtshülfe g — Berlin, 187G.
Günther : Handbuch der practischon Veterinär geburtshülfe, etc.; — Mnnuovre, is:!0.
Jone. : Anleitung zu ciiior rationellen Geburtshülfe dor landwirlliachaflilchoD Thiore ; Leipsig, 1818.
*nbsp; Joui.in : Traiiö complet d'aecouebements; — l'aris, Savy, 1807. LaMZILLOTTI-BuonsANTI : Manuale di Ostotricia veterinaria ; — Milan, Vietti, 1871. Lecokte : Alömoiro sur l'obstötriquo völöriiiiiirc ; — in Mimoires de la Soc. cent, de
Mdd. vH. T. V, p. 153 ä ihl. Lecou (de Bayeux) : Memoire sur le part laborieux ; — Mimoires de la Soc. v6t. du
Calvados et de la Manche, N0 VI. ItAiNAHii : Traitö coniplot dola parturition des principaleg l'einolles domestiqUGS ; Fjyoii
ot l'aris, 1815. quot; Sahoia : Traitö tlu5orif|UO et pratique do la science et do l'art dos accouchomonts; —
Paris, Asselin, 1873. Saint-Cvu; — Traitö d'obstötrique vötcrinairo, lrc edition, l'aris, Asselin, 1876. Skellgtt j — A practical treatise on tlie parturition of the cow, Londros, 1807.
*nbsp; VelpEAV : T'raitö elcniontaire de l'arl des accoudiomonts;— Paris, J.-li. llailliöros, 1829.
*nbsp; nbsp;Verrier : Manuel pratique do l'art des accouchements; — Paris, Savy, 1874. Ziindki. : Article PARTURITION do la 3C' odition da Did. dc Med. vet. do HunTRBL d'Au-
doval; — Paris, .1.-11. liailliöre el Kils, 1875.
(I) Los ouvrajjes marquos d'nn asterisquo * appartionnenl Ji l'obstötrlquo liuniaiiio.
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I
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PREMIERE PARTIE
EÜTOGIE (1)
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Des notions ä'Anatomie, de Physiologie, do Pathologie, ayanl rapport ä la fonclion do la genöration cl ä YAccouchement, lellos sont, avons-nous dit, los malidresqui ferontle sujot do coilo premiöropar-tie, laquollo so lonniiiora par l'ötude do \'Accouchement liii-memo. Ghacune de cos matiöres Tora l'objet d'un i.ivkk, divisc Ini-menie on un certain nombre de chapitres, snivant quo l'exigera la nature des sujets quo nous aurons ä trailer.
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LIVllK I NOTIONS D'ANATI )MIE (raquo;BSTlilTRIGALE
Los organos do la i'omcllo qui concouront ä la generation sont : la vulve, lo vatjüi, la matrice et los ovaires. Nous y joignons los mamelles, dostin6es a l'ournir sou premier aliment au fcotus iminediatomont apres son expulsion du sein malernol.
De cos organos, los uns sont externes, — la vulve, los mamelles; los autros sont internes, ot sont conteuus, soit dans 1c bassin, — le vagin, la plus grande paiiie de la matrice ü lelat de vaeuitö, — soit dans la cavite abdominale, — les ovaires, la matrice dans l'elat de gestation.
Lo bassin roprescnle, en outre, un canal par lequel lo foetus doit passer pour arriver au dchors. Sa connaissance ollre un tres grand interet pour raecouchour ; sa description doit nalurolleinont preceder eclie des organos genitaux proproment dits.
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CHAPITRE I
DU BASSIN
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Le bossin, ou pelvis, ost vine sorle do canal ä parois on partie osscu-(I) V.v, bioii; tixo;, ttcoouchement.
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6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ANATOMIE.
sos et on partio ligamentoiiscs, qui prolongo on airiöre la cavilö abdominale, avcc laquellc il coininnniquo largomont on avant, ol qui sort ä loger, outre los organos inlernos do la göncration, lo roctuin ol la vossio. Sa forme vario assoz notablcment suivant los ospoees ; inais sa direction, chez nos fcmelles domesliqiios, osl loujours sensibloment rectiligne, et non incurveo, comme chez la i'emmo. Trois os principaux concourent ä lo former : los deux coxaux ot le sacrum, auxqucls il faul joindre les Irois ouquatro premierseoccj/^iens. —Gosossont unis entre oux par des articulations trös solides ol, en gönöral, pen mobiles. Nous döerirons rapidoment chacuno do cos parlies, puis nous au-rons ä examiner lo bassin dans son ensemble.
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ART. I.
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DKS OS DU BA.SSIN.
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Nous los ötudierons d'abord chez la jument; nous indiquerons en-suite les difTerences qu'ils prösentont chez les aulrcs fomelles.
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Coxal.
Lo coxal (tig. 1) csl un os pair, apparlenanl ä la fois an membre postöricur, dont il forme lo premier rayon, — la handle, — el au
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tronc, par le bassin, qu'il con-court ä former.
Sa forme gencralo est cello d'un os plat, clrangle vors sa par-lie moyonne et forlement elargi vors ses deux exlremilös. — II osl on outre ineurvö dans doux sons difforcnls, comme s'il avail etc coude vors son milieu el tordu sur Iiii-müme;de Icllosorle quo, quand sa moiliö poslerioure repose sur un plan horizontal, sa moilie anlcrieure fail avec la promiöre un angle oblus, ä sinus
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I, — Coxal do la juinoiil.
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ouvorl en haul el en arriere ; —
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el quo sa face oxlerno, qui re-garde en has dans sa moilie poslerieure, rcgarde on dehors, et memo lout ä fait en haul, dans sa moilie anlericure.
II prösontc, vors sa partio moyennc, vine cavile largo et profondo, — cavile coli/lo'idc, — qui sort ä l'arliculalion du femur. Au-dessusdo cello cavite, se voit une forte crele, rugueuse el Iranchanto, sur la-quello s'implanto lo ligament sacro-scialiquo, ol qu'on appclle opine sclaliquc ou cretesus-cotyloidicnm. — Tout ä fail ä sa partio inferieure, au voisinagc do la cavile colyloi'do, inais plus en dedans, on remarque
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#9632;
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DES OS DU BASSIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
uno grando ouvorlurc, rondo ou ovulairo, fcrmec sur lo vivant par los muscles obturateurs, et qu'on appellc lo tvou ovalaire, Youverture som-pubieiinc.
Lesdeux coxau\ s'unissent, en bas et sur la ligne medianc, parunc articulation, sorto de suturo tres solide, dito symphyse ischio-pu-bicnne, et forment, par lour reunion, la plus grando parlio des parois osseuses du bassin. En haut, ils s'arliculcnt avcc lo sacrum.
Ghaque coxal est forme do trois parties, lesqiiolios viennent aboutir eucommunäla cavite colyloide; et, bien quo ces trois parties so soudent do tros bonne houre, on est cepondant dans I'liabiludc do les dccrire comme trois os distincts, sous los noms d'ilium, de pubh, et ijihchium.
Ilium. — Partie superieure et la plus considerable du coxal, Vilium est un os de forme irregulieromeut triangulaire.
Sa face superieure et externe, incurv6c d'un cotö i I'autre dans sa partio la plus clargie, rc(;.üit lo nom de fosse il'udc, ou fosse iliaque externe. — Sa face inferieurc ct interne estdivisce en deux parties : I'uno externe, sur laquelle s'implante 1c muscle psoas iliaque, et qu'on appelle surface iliaque; ello correspond ä la fosse iliaque interne du coxal de I'liomme; — lautre interne, rugueuse, oil Ton rcmarque unc surface diarlhrodialc, ayant ü pen pros la coniiguralion du pavilion do roroille chez rhomino, et quo, pour ce motif, on appelle facette auri-culaire. Cost par son intcrmediairo quo rilium s'unit an sacrum.
Do ses trois bords, Vanterieur n'olfro rion ä signaler quo sa lüvre rugueuse, longtemps öpiphysaire ; — Veaeterne, plus ou moins ruguoux, est sans grand intörel au point do vue obstölrical; — Xinterne, concave, donno attache au ligament sacro-ischialiquo et concourt ä former la grande cckancrun; sciathjue. — L'rpine du memo nom lui apparlient en parlio.
Dos trois angles do cot os, Vanterieur interne forme, avec Tangle cor-rospoudant do rilium oppose, le sommet de la croupe ; — Vanterieur externe porte quatre tuberosilös ot constitue Vangle de la ftanclte; — Vinferieur parlicipo ä la formation de la cavilc colyloide. — Un pen au-dessus de cet angle, et i\ la partie la plus anlericure do la portion rctrecio do I'iliuin, sc voit une assez forte erüte (|iii, faisant suite Ma ligue do söparation des deux parties do la face iuförioure, so con-fond en bas avcclc bord anterieur du pubis, et dölimile, sur les cotes, la circonlercnco aMtörieure do I'excavalion polvieune ; c'cstla crate ilco-pcctincc.
Pubis. — Kgalomcnt triangulairo, lo pubis constitue la plus petite des trois portions du coxal.
Lisse et concave, sa face superieure concourt ä former \c plane her du bassin. — Elle prösente, chez beaucoup do juments, une depression plus on moins forlo, qui semble avoir 616 creusöe aux depens de l'öpaisscur de l'os ä sa partie anterieurc, tandis quo chez le male cet
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#9632;#9632;^#9632;i
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os est Rönönüomonl bcancoup plus epais en cot ondroit ct offro, an lion d'une (U'prossion, uno surface plane, el inrmo parfois nne surface bombce (Arloing). — La/quot;ace inßrieure n'oBve rion ä noler.
f.e bord ant6rieur, minco ct incurve on arc tie cercle, concourt ä for-mor la circonfcTcnce anlcrlcure du bassin. — Lo posWrfowroirconscrit, en avanl, ronverluro sous-puhienno.— VinterneiQ rcunitsur laligne inödiano au bord corrospondanl de l'aulre pubis, cl furnic la partie anlörieure de la symphyse ischio-pubienne.
Wien ä dire do special des angles.
.Isciiium. — (I'esl la plus poslörieure et la moyenne en volume des Irois pieces du coxal. Sa forme est assez regulicremont (juadrilatörale,
Sa fare supirieure sort ä former le plancher du bassin. Sa face in-fcrieuro et externe n'olfro rien d'imporlaut Ti noter au point de vuo obstetrical.
Son bord antdrieur forme, en arrierc, lo contourdu Iron ovalaire; — \o posirrieuv, avec celui do l'ischium o^os6,conslilüamp;Varcade ischialei — Vinlcrne, en s'unissant avec son homologue, complete, en arrierc, la symphyse ischio-pubienne ; — enlin, Verlerne donnc attache au ligament sacro-scialique, concourt ä former la petite (#9632;chancrure scia-tique et se termine par Vepine sciatique.
Des quatre angles do cot os, un soul mcrite line mention : e'est Tangle postörieur externe, qui forme la pointe de la fessc. — L'ecarte-ment des tuberosiles externes dos deux ischiums donne la mesuro do I'arcade ischiale el permel d'apprecicr, jusqu'ä un certain point, rpteudue du diametre transverse du d6lroil posterieur.
• Sacrum.
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Le saemm, os impair, volumineux, do forme pyramidale, clot supc-rieurcment la cavit(; du bassin.
Par son exlremilc anlerieurc, il s'articulo, en avant, avec la derniero vertebre lombaire, en formant avec la lige vortebralo nn angle sail-lanl du cote do la cavite abdominale, appole angle saero-verlebral; sur les cotes, il s'uuil avec les deux coxaux, cntro lesquols il est enclavß ä la maniere d'un coin horizontal.
Par son exlremile poslerieure, il s'unitau premier coccygien.
Sa faee inferieure, lisse ct legeromonl ineurvöo d'avaut en arrierc, constitue le plafond de la cavillt;5 pelvienno. On y remarque qualre trous, dits sous-sneres, par lesquols s'echappent les nerfs du memo nom.
A sa fnee superienre so voit Vepine stis-sacriie, rßsultant de la soudurc des apophyses epineuses des cinq vertebres dent la reunion constitue I'os sacrum, el los Irans sus-saeres, analogues ä ceux de la face inferieure.
Ses deux bords latdraux sont rugueux cl scrvent, entro autres usages, ä rimplanlalion du ligament sacro-scialiquc.
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DES ARTICULATIONS nil DA88IN.
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Coccyx.
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Enfin, on arriöro lt;ln sacrum, on ronconlro 11110 sorio do pelits os, pins on moins Irröguliörementprismatiques on cylinclriques ol ollrant tons los caractöros do vorlöbrns döj,röii6röcs. — (^o sonl los os cocoy-glens, qui formonl la base do la qucno, cl dontlcs trois premiers pou-vent ölro considijres commo appartonant an bassin.
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DIPFBBENCES,
1deg; die/, la Vaclie, lo coxat, osl bcmiconp moins lourd, boanconp moins volnminonx, tonlos choscs ögales d'aillcurs, quo clioz la jnineul. — h'ilium snrtont osl i)lns reduil, ol la fusso ilialo moins vaslo. — Vischium, par centre, pins minco quo choz la jmnont, est beaucoup plusölendu on surface. 11 osl, en outre, plus fortement in-curv6 d'avanton arriorc ol d'nn c6l6 ä l'autro. Elnfln, Vcpine scinlique — eröto sns-colyloidicnno — osL boancoup plus cleveo.
FiO SACRUM, ögaloinont formt) do cinq vertöbres, osl plus long, plus largo ot plus fortement iucnrvö quo chcz la jument. #9632;— Enfln, les premiers COCCYGIENS sonl egalemcnl plus forls ol pourvns d'apopbyscs plus saillaulos.
Do lout cola il rösullo ({no, clioz la vacho, Ic bassin a des parois ossensos plus etenduos quo clioz la jument. — Nous verrons bient6t (pie sa forme el sa direction prösonlonl anssi dos difföronecs notables et qui influent d'uno maniero Ires sensible snr le mecanisme do I'ac-coiichoment.
2quot; Chez la Chövro laquo;#9632;lt; la ItroiiiN, la conflguralion des os du bassin rossomblo beaucoup ä cello dos meines os clioz la vacho ; il suflirade dire ici que cc canal osl encore plus horizontal cl plus allonge choz los pelits (pie choz les grands ruminants. — Ajoulons ponrlant que I'ischium, an lieu d'etre fortemoiit incurvd dans le sons longitudinal, commo dans la vacho, osl h pen pros roctiligno dans ce sens choz la chövre el la brebis.
ISquot; CIhv/, la Cliienite ei clic-y. la Chatte, lo coxal ol le sarrum offrenl dos caractöros din'erenliols asscz importauls au point do vuc analoiniqne ; mais les differences qui on rcsullont pour la conformation dn bassin scront indiquces dans la description göneralc de cctle cavile, oil olios soront niienx a leur place.
Aquot; II en sera dc memo pour la Truic.
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ART. II. — DES ARTICULATIONS mi BASSIN. Les os dont nous venous do rappelcr les caracleres les plus essen-
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ANATOMIE.
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liels soul unis onlro eux parties ailiculalions dont nous allons signaler les principalos parlicnlaritcs.
Cos articulations sont au nombro de cinq, savoir : 1deg; Tarliculalion sacro'lombaire,'%quot; ot .'t0 les deux articulations samM/ta^ura y iquot; celle qui unit les deux coxaux on symphyse ischio-pubienne ; 5deg; enlln, I'arli-culation sacro-cocci/gienne. — A cotto etude so rattache encore celle des grands ligaments sncro-scialiijues, qui completent sur les cotes les parois do la cavito pelvienno.
Articulation sacro-lombaire.
Lo sacrum s'unit, en avant, avee la dorniero verlebre lombaire par cinq surfaces arliculaires : — la tele, les deux apophyses arliculaircs, ct les deux facettes diarthrodialos allongoes qui, chez les solipödes sculement, se mettent en rapport avec des surfaces semblables appar-tenant aux apophyses transverscs dc la derniero verlebre lombaire. Des ligaments nombreux et puissanls, que nous ne croyons pas devoir decrire en detail, affcrinissentcctto jointure et lui donnent line extreme soliditc, en nn'me temps qu'ils roslreignent clans d'etroites limitos les mouvements dont eile est susceptible. Romarqnons toutefois que ces mouvements ne disparaissent jamais complötemont; quo Uigot, dans sos nombreuses autopsies, n'a jamais observe la soudure, ni acciden-lolle ni senile, du sacrum avec la dcrniere verlebre des lombos, lors meme que toutes les vertebrcs do celte region etaient soudees cntre elles. Nous avons d6jii dit que le sacrum et la tige vertebralo ne s'u-nissont pas dans une direction rccliligne, mais qu'ils forment, ä lour point de rencontre, un angle saillant du c6t6 de la cavite abdominale, lequel a recu le nom d'nngle sacro-vc.rtehrnl.— Che/ la femme, oil il est souvent designo sous le nom do promontoire, cet angle, boaucoup plus prononce quo chez nos femelles domestiques, se trouve juste ä i'entrco du bassin ; par la saillio qu'il forme, il pent donner lieu ä certaines difflcultös de raccouchcment qu'on no rencontre pas chez los femelles de nos animanx domestiques, h cause de la situation de cot angle, plus auterieurc el tout ü fait en dehors du bassin.
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Articulation sacro-iliaque.
Pour former cette jointure, le sacrum s'enfoncc coming un coin horizontal entrc les oxtromiles antcro-superieures des deux coxaux.
Du eulö dc ces derniers, les deux facettes auriculaires, couvcrlcs do cartilage el tapissees par une synoviale, s'adaptent ä deux surfaces semblables existaut sur les alles laterales de rextremitö antörieure du sacrum.
Trois ligaments puissanls, qu'on appelle sacro-iliaque, ilio-sacre su-perieur, ilio-sacre infericur, all'ermisscnt celte jointure, laquelle ne jouit
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DES AHTICULATIONS DU B.VSSIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; H
que de mouvomonts trüs bornßs, mais, d'aprös la remarquc do Uigot, nc s'ankyloso Jamals.
Symphyse ischio-pubienne.
Les doux coxaux, on, pour parier avec plus de precision, les deux pubis ol los deux ischiums, s'unlssent en bas ol sur la llgnc mödlano pour former une jointure du genre des amphiarlhroses. — Getto articulation esl consolidöo : 1deg; par l'intorposition entro les bords des os d'une coucho cartilagineusc qui s'osside plus ou moins complötement et plus ou moins rapidement suivant los especes ; 2deg; par une coucho de fibres ligamentcuses blanches, courtes et serrecs, qui so portent d'un coxal ä l'autre, soit i\ la face superieure, soit ä la face inferieure, oü olles sont plus fortes et plus nombreusos.
On admet gönoralomont quo le cartilage interosseux s'ossifie de honno heurc chez los solipedes, et quo, chez lajument, la souduredes coxaux est complete bien avantl'uge adulte ; copondant, sur plusieurs bassins de jnmenls quo nous avons examines, nous avons trouvd la symphyse non encore complötement ossiflee dans une etendue plus ou moins grande de sa partie postcrieure. — Dans tous les cas, cclte articulaHon no permet quo dos mouvomonts d'ecartement extröme-mentbornös.
Articulations sacro-coccygienne et inter-coecygiennes.
Le sacrum s'unit au rnccyx et les os coecygiens s'unissont entro cux par des jointures exactoinont somblables ä cellos qui unissent les corps dos vertöbres, c'est-ä-dire par un disquo fibro-cartilagineux opals place outre chaeune des pieces osscuses conligues. En outre, des fibres ligamentcuses longiludinales so repandent ä la surface dos os coecygionsot lour forment une sorto de gaine librouse commune, qui consolido cos articulations sans nuire ä lour mobilite.—Faisons remarquer ici qu'on trouve assez souvent le premier coccygicn complötement soude avec la dorniöre piece du sacrum, ce qui limite ne-cessairement le mouvement d'clevation de la base de la queue et pent, dans une certaino mesure, devonir une cause do gone pour la sortie du foetus, en s'opposant ä ragrandissement du diametre supero-införieur du detroit postcrieur du bassin.
DIFFKHEXCES
Les differences que nous avons ;\ signaler dans la disposition dos jointures du bassin, comme importantes i\ connaitre au point dc vuo obstetrical, sontpeu nombreusos.
Che/; tous les aiiiinaux itomestlvuoS) autres que ceux du genre
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12nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ANATOMIE.
Fr/utts, lo sacrum s'iinil ü la demlöre vortübro lombairc par Irois surfaces diarlbrodiales seuletnent : la teiedu coc/laquo; et los deux apophyses ditos articulaires, Los apophyses Iransverses do la derniere vertebro no sonl point on contact iinmödiat avec los lamos transversales do la base du sacrum; un ligament intorosseux röunit cos parties. II on rösullo, chez la rac/ie surtout, nno plus gramlo mobilitö de Ylt;irlicula-tion sacro-lombaire, et la possibility d'un agrandissement plus marque du diamelro supero-iuteriour du bassin sous l'eflbrt d'une pression excentrique, commo cello detorminee par le passage du i'ontus.
Clilaquo;z la Vaoho, la symphyse ischio-pubienne, beaueoup plus longue quo chez la jumont, n'est point rectiligne, tnais fortonienl courböe on arci\ coneavitt! supöriouro. 11 en rösullo nno courburo trös prononceo du plancher du bassin, sur loquol doit glissor lo corps du foetus lors de l'accouchement. On dit aussi que la symphyse s'ossilie plus tard et inoinsconiplölcment chez cette femello que chez los solipödes; eepon-daut nous l'avons trouvöc complölement soudöo dans quolques bas-sins de vioillos vacbesque nous avons oxamincs. — Nous nolorons, cn outre,que, tandisque cbozlossolipödos l'ossiflcation commence par le pubis ot procedo d'avant en arriere, dans l'espöce bovine, an contrairo, lasoudurc commence parrarcadeischialeot procedo d'arriörconavant. Ajoutons quo, dans cette espece, la symphyse ischio-pubienne prö-sente souvont, ä sa partie antcriouro, une eröte saillanto on dedans du bassin, qui, si olio n'oppose pas nn obstacle bleu considerable ä la sortie du foetus, pout fatiguer beaueoup l'accoucheurlorsqu'il a la main ongagde entre cette saillle el lo foutus pendant los efforts dela mero. Chez los nntveci nntmanx, la symphyse ischio-pubienm rodovient rectiligne, inöme chez la chävve ot chez la hrc.bis, chez loscpiollos, en outre, suivant laremarque do tons los anatomistes, (lirard en tote, le cartilage inlorpose no s'ossilio que trös lardivomcnt, ot presque Jamals d'une maniöre coin|)lelo lorsque cos femollos sont employees ä larc-produetion.
Ricn d'important ä signaler, chez la 'Fniilaquo;-, quo la longueur considerable de la symphyse, laquelle est egaloment rectiligne ot so sondo assoz tardivement.
ciilaquo;-/. la Clileune, la soudurc de la symphyse est encore plus lardive ot plus incomplete ; en sortc quo, memo chez los chienncs avanecos en äge, olle jouit encore d'une assoz grande mobilitö et pout soprötor, dans une ccrlainc mosurc, ä l'agrandissement desdiamölrosdu bassin.
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Ligament sacro-sciatique.
Itöduit anx os dont nous venons d'ötudier la lormo et los moyens d'union, lo bassin no formorait pas un canal complet. Ses parois os-seuses sonl, cn effet, largoment et profondöment öchancröes sur los coles, ofilc sacrum olle coxal laissont ontreeux unvaslo inlervallo.—
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DU CANAL PELVIEN,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13
Unegrande expansion mombraneuse, formöe de (ihres blanches diver* semen t en trecroisecs.remplilcel in lei'vallo el complete laterale nie iities parois de la cavite: c'ost le lif/nnienl sarro-scialif/iin on sacro-ischiatufue,
La forme de edle expansion membraneuse (ilg1. 2), irröguliörement quadrilatürale, permet de lui assignor qwitre Imvls, savoiv : lquot; ünsupö-rieur äpeu pres rcctiligne, qui s'attacho lout le long du hord lateral et ruguenx du sacrum et sur los deux ou trois premiers os coecygiens ; — 2deg; im anlin'kur, irregulicr, mal delimits, implanlö par son cxtmuitö supörieure sur la base du sacrum, et, parson extrömitc intericuro, sur le hord interne de I'ilium, libre dans son milieu, oil il so detacho de l'ospour t'ormer la grande ichancrure sciatique. Cost \mv cctto echan-crurc quo passen!, los vaissoaux et les norfs scialiquos, donl la compression et lo froissement centre les parois osseuses du bassin, au moment do la sortie du foetus, peuvent donner lieu i\ des crampes et meine ä des paralysies plus ou moins persislantes ; — iiquot; im hord införieur, (ixe sur tonte 1'iHendue de l'öpine sciatique et sur la luherosite ischiatique, et qui laisse, immcdiatemcnl cn arriöre de la cavite coly-loide, entro lui et le hord correspondant de l'ischium, un espaco libre appcliihipclile ijchiüirnire sciatique} — 4deg; un liord poslrrieur, mal dö-limite, se dedoublanl en deux lames qui embrassonl le muscle demi membraneux, — ischio-tibial interne, — ä son origine. 11 sertde limite, sur les cotös, ix la circonlereiice posterienre du bassin.
La face interne du ligament sacro-sciatique est tapisseo par lo pöri-toino dans sa partio anterieuro ; posterieuremenl, olle est en rapport direct avec les organes coiiloiius dans la cavite pelviennc par un tissu conjonetif Idche et trös abondant,
II n'y a pas do diderenecs imporlantes ä signaler dans la configuration et les rapports du ligement sacro-sciatique, suivanl los especes.
AKT. III. — DU CANAL PELVIEN.
Apres avoir öludiö separeinent les dilTörcntes piöces qui coniposont le hassin, il nous reste ä le considerer dans son ensemble, etude tres importante au point de vue obstetrical et sans laquelle il nous serail diflicilo do comprendre lo m(5canisiiio du part. Nous retudicrons d'a-bord chez lajument et chez l'änesse; nous verrons ensuite a indiquer les differences qu'il presento chez les autres lemelles domesliques.
1deg; •luniKiit. — Ghoz la Jument, le bassin represeute un canal (fig. 2) do forme legeremont conoide, dont la base, coupee oblique-menl suivant un plan incline do haul en has ot d'avant en arriero, serail anlericure, el donl Vaxe formerait avec celui do I'abdomen un angle Ires ouverl, ä sinus inferieur. — Go canal, ä parois cn partie osseuses, enparlie ligamenlcuses, prolongc cn arriero la cavilö abdominale, avee laquelle il communique par une largo ouverture, donl les contours, completemenl osseux, constitiienl cc qu'on appclle le dc-
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Iroit antiiriew. — Lc bassin nous ofl're 11 etndier : uno surface inlerne, divisce en qualre plans; nno ouvcrlure d'enlree ou delroit anterieur, uno ouverlure de sortie ou delroit posterieur. Surfiice Interne. — l^ surface interne du bassin (fig. 2), en rapport
avec lerectum, le va-
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gin et le corps do la matrice, ot, plus bas, avec la vessic, est ta-pissee, dans sa moitie anlörieure environ , par le peritoine et, dans sa moitie postö-rioure, par un lissu conjonctil' lAcho et abondant. On pent lui rcconnaitrc, ainsi
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Fig. 2 — Coupe longitudinalo du bassin do la jumont.
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qu'll a döjä etc dit,
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quatre plans.
Le plan infer! ear 0\x plane her du bassin, rcctiligne d'avant en arriöre ct concave d'un cote ä l'aulrc, cst entieromenl forme par les deux pubis et les dou\ ischiums. — On y voit, sur la ligne mödiane, la symphyse ischio-pubienne, dont la longueur, variable suivant la taillo des animaux, nous parait pouvoir etre comprise enlre 14 et 21 ä 22 centimetres ; tout a fait en avant, au niveau du pubis, uno depression plus ou moins profonde, figurant parfois une veritable cuvette circu-laire ou clliptique, dont los diainötres varient de 0quot;1,00 ä 0,quot;,10,.et danslaquellelavessie,pr6alablementvid(5e,vientprobablemontseloger au moment du passage du fectus ; sur les cotes, les deux ouvcrlures sous-pu/nennes, bouchöes par les muscles obturateurs et par losquelles s'echappont les norfs ct les vaisscaux du meme nom. Cost surcetto surface lissc, arrondie et asscz large, que glisse le fostus lors do I'ac-conchoment.
Le plan supcricur ou plafond du hassin est entierement forme par la face inferieure du sacrum. II ofi're une legere courbure ä concavity in-ferieurc, dans le sens de sa longueur. On pent y signaler aussi lestrous sous-sacrcs, par lesquelss'echappent lesnerfs qui portent le memo nom. Les deux plans lalvraux sont formös, en partio par le relief osseux de l'epine sciatique, et en Ires grande partie par les ligaments sacro-sciatiques. —Les quatre echancrures scialiques leur appartiennent.— Ils n'ollrcnt d'ailleurs de remarquable que lafacilite avec laijuelle ils se prctcnt ä l'agrandisscment des dimensions du bassin, sous I'effort de lapression excentrique excrcee par lc corps du feetus, lors de son trajet i\ travers le canal.
iraquo;.'(rraquo;it antcrlcur. — On appclle ainsi, nous l'avons dejü dit, I'ou-verture (fig. 3 ct -i) par laquolle le bassin communique avec I'abdo-
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DU CANAL PBLVIBN.
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men; sa forme est celle d'un ovale plus ou moins allong6 ou rac-courci, dont la grosse extrömitö, parlbis 16gere:iienl döprimöe ä la fa^on d'un coeur de carte ä jouer, röpond au sacrum, et la petite au
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Kig. 3. — Dötroit anterii'iir chez la juinent [bassin large).
pubis. II a pour limites, en bas, le bord ant6rleur des deux pubis; de chaquecöte, la cröte il6o-pectinee prolongee par uno ligne idüale qui va rejoindre le bord interne de l'ilium; en haut, ce bord lui-möme,
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Fig. 4. — Dctroil aulorinur chez In junn'ut (4ö.m(laquo; dtroit).
les articulations sacro-iliaques, et enfin Tarticulation sacro-lombaire, qui forme l'angle sacro-vertöbral ou promontoire.
Les contours de cetteouverlure sont, comme on voit, entiörement osseux, et les os qui les forment sont unis entre eux d'une maniöro tellement solide que, möme en tenant compte du ramollissement
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ANATOMIE.
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göncralement admis des ligaments ilio-saerös et de la symphyse ischio-pubienne aux approches du part, cetto oiiverture ne saurait s'agrandir notablemenl, quelque önergique qu'on suppose la force qui tendrait a ecarterses parois. Or, e'est par eile que le foetus s'engagc dans le canal pelvien, et robservalion apprend que la partie du foetus qul I'a franchie ne saurait ensuite rencontrer d'obstacle röellement insurmontable; la connaissance exacte de la forme et surtout des dimensions du detroit anterieur a done une veritable importance pour le vötcrinaire accoucheur. Nous en avons indiquc la forme ; quant ä ses dimensions, elles se mesurenl par les diamötres de l'ovale un pen irregulier dont nous venons de faire connailre les contours. Nous dis-tinguerons : 1quot; un diamctre sitptro-inferieur, qui mesure la hauteur du (16troit; 2deg; deuxdiametres Imnsverses qui en mesurenl la largeur dans des points difförents (les longueurs relatives do ces trois diamotres decident de la forme göncrale du dötroit); 3deg; enfin, deux diamötres obliques, dont la direction est intermediaire entre la verlicale ot 1'hori-zontale (1).
Le diamkre svpero-infcric.ur, qu'on appelle encore sacro-pubien [u b, fig. .'{ et 4), se mesure de l'anglo sacro-vcrt6bral ä la symphyse pubienne; — coupant obliquement Taxe longitudinal du bassin (fig.' 2), il paraitdonner au detroit une hauteur superieure h sa hauteur r6elle, que reprösenterait plus oxactemont, scmble-t-il, une perpendiculaire ä ce möme axo, descendant de la face inferieure du sacrum sur le bord anterieur du pubis. Gotte observation est fondle en ce qui concerne les bassins dont le diametre qui nous occupe selrouve etre supericur ou seulement 6gal au grand diamctre transverse, et dans lesqucls la longueur du premier est en grandc partie due i\ l'exagcration de l'obliquilö du dötroit. Nous aurons certainement ;\ en tonir compte plus tard ; — inais dans les bassins dont le grand diamötre transverse exeöde nola-blement le sacro-pubien, la perpendiculaire abaissee du sacrum sur 1c bord du pubis est egale et souvent möme superieure ;\ la distance qui existe entre co dernier et l'angle sacro-vertcbral; — du reste, pendant l'accouchement, et par suite de l'incurvation de la colonne dorso-lombaire, le dölroit anterieur perd de son obliquite, et se rap-prochc d'autanl plus do la verticale quo ['engagement du foetus est pluslaborieux. — Quelques auteurs (Uainard, Garsten-Harms, Franck) admettent ((lie le diamötre mevo-pubien est le plus grand du detroit; d'autres (Daumeisler et lluefT, M. Arloing) le considörent comme inK-rieur au diamötre transversal unique que donnc chaeun d'eux, — lequel, pour 1c dire en passant, n'a pas dte pris par ces auteurs, non plus que par Rainard et Garsten-Harms dans des points correspon-
(I) Dans la prcinifcrc ('#9632;ditiondc cd ouvragc, l'auteur s'tlaitbornc :'i iiuliquer seu-loincnl dnux (liaiii(''trcs pourco lt;16troit; le di'sir il'i'tre compk'ts nous a determinis a on admettre un plus grand nombre. C'cst unc complicalion sans doute, mais qul a goraquo; utilit6 pratique.
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UU CANAL PELVIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17
danls. Cos opinions difTorentes ne sauraient c^lre exclusives, car olles se trouvcnl justiliccs l'une et l'autre par les formes variees quo pout aflbctcr le bassin de la jument, ainsi qu'il est aise de s'on convaincre en jotant un coup d'ceil sur les figures 3 et 4 qui reprösentont los formes oxlrßmes quo nous avons pu observer, cnlre losquelles on peut concevoir loutes los formes intormödiaires. — A cot egard, nous pou-vons trös bien appliquer aux bassins de nos femellcs domostiqucs, co que dit le Dr Joulin
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on pari an t de celui de la fomme : laquo; Je n'osorais pas, dit cot auleur, en raison de la diversilö de scs aspects, dire quo tel bassin ressemblo exacto-mont h un autro bassin, car il est peu commun de roncon-trer doux pelvis tout a
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fait sembiablos. raquo;
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Fig. 5. — Döti'oit supci'ienr die/, la feinnio.
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Nous donnons ici (fig-. 3 et 0), d'apres I'auteur quo nous venous do citer, la forme habituelle du dötroit superiour choz la femmc; on rcmar-quera combion s'en rapprochent ccrtaines formes de ce mömo detroit chez la jument
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(fig. 3).
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Fig. 6. — Schema du m6mo.
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Tous les accoucheurs admettent quo 1c foetus doit se presenter, au moment do Ven-gagantr.nt, de maniere quo sa plus grande cpaisseur correspondc au diametre sacropubien. Nous croyons qu'il on cst ainsi dans la plupart des cas; mais nous pensons aussi que le contrairc pout s'obscrvor lorsque ce diametre, tres rcduit, so trouve notablement inferieur au grand diametre transverse.
Les diamitlrcs Iransverses, encore appclcs bis-iliar/ues, sent au nom-bre do deux. Tun snperieur el I'autrc inferieur. A l'oxcoption do Franck, tous les autours qui se sent occupes do la question, n'ont con-sidcr6 qu'un soul diametre transversal, et, ainsi quo nous l'avons döjä dit, ce diaimHre unique n'a pas 616 pris par tous a la memo bauteur, de sortc que les chiffrcs donnös no sontpas exactoment compnrables: Saint-Cyh ot Violet. — Obstelrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
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c'est ainsi que Uainard a rnosurö son diameU'c laquo; de la face interne do Tangle cotjloidien d'un cüle au möme point du cötö opposöraquo; : M. Ar-loingotnous-ineme (lro ödilion) d'une cretc peclinöe ä l'autre; d'aulre \vdi[, Baumelster et Uuell Tont 6videmment pris dans la plus grande largeur du bassin. — L'etude du möcanisme de Taccoucheinent, soil normal, soit dyslociqne, nous a demontrc Tutilile de la dölcnnina-tion de plusieurs diametres mesures dans des points precis, indiquös tout naturellenicnt parlours rapports avee certaines parties du fectus, qui pcuvenl, en raison de lours dimensions et de leur pen de reducli-bilite, donner lieu, au moment do Taccouchomcnt, ä des diflicultes parl'ois Ires grandos.
Nous avons done mesurc : 1deg; un diamdtre bis-iliaque supevinw [cd), limitant livs approximativemenl le Hers superieur du bassin, dont il donne la plus grande largeur, et correspondant aux articulations sea-pulo-humörales et coxo-femoraks du foetus, dans les positions ilorso et lombo-sacräes, qui sont de beaucoup les plus IVequcntcs; 2deg; un did-metre bis-iliaque inferienr (e/); limitant lo quart ini'erieur du bassin, et correspondant lui-meme aux articulations humamp;i'O-radio-cubitaks et femoro-libio-rolulicnncs du foetus dans les momes positions. — Le bis-iliaque mperieur est quclquefois do dimensions moindrcs que le sacj'O-iiubieii (fig. 4); mais, plus souvent, nous Tavons trouve ou egal, ou superieur : le premier pent execder le deuxiöme de o, 6, ct pros de 7 centimetres (fig. 3); — il so pent quo la difference soit plus grande encore. Quant au bis-iliaque inferieur, ses dimensions excedent parfois legc-rement cellos du sacropuhicraquo;; mais, dans la plupart dos cas, il so montro nolablement inferieur.
Nos diametres transverses ne correspondent pas tout il fait h ccux do Franck. Get auteur en reconnalt trois : 1deg; un superieur qui exprime la plus grande largeur du sacrum, — co dont nous n'apercevons pas bleu Tulilite ; 2deg; un moyen qui correspond a pen pros i\ noire superieur; il cst mesure du point le plus saillant d'une crete ileo-pectinee ä l'autre, el il no donne pas la plus grande largeur du bassin; 3deg; enlin, un inferieur, pris d'un tubercule pecline ä Tauire, e'est-a-dire nolablement audessous do la cavite cotyloide. — Nous avons indique les motifs de nos preferences.
Les diametres obliques, ileo-sacres, ou sacro-iliaqucs (ci, fh) parlcnt a. pen pros de Textremitö externe de Tarticulation dont ils empruntent 1c nom, passenl par lo centre du detroil el aboulissent ä la crete il(5o-pectinec du cole opi)os6, approximativemenl vers le fond do la cavitö cotyloide. Leur longueur tient a peu pros le milieu entro cello du D. sacro-pubien, ot cello du D. bis-iliaque superieur. — Cos diametres ne presenlent une certainc importance que dans les bassins dont le dßtroit anlenour so rapprocho do la forme circulairo [tig. 3 el 9),. attendu que le fcelus pout s'engager de tolle sorle que son diametre dorso-stemal corresponde ä Tun d'eux; — mais dans les bassins re-
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DU CANAL PELVIEN.
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trecis, le ffclns no pent conscrvor sa position premiere : lout en pro-gressnnt, il eH'cctne un inouvement de rotation qni vient faire corres-pondrc son grand axe ä celui dn dctroil, on du moins Ten rapprocho tros sensiblemcnl: parexcmpie, suivant la ligne ponclueo ((ig. i el H).
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#9632;raquo;{•troit postAricnr. —.Mains regulier el moins bien litnile quo I'an-lericnr, le dclroil poslöriew represente I'orilicc do sortie du canal pelvion. — II comprend dans son contour le rectum et le vagin, et repond iquot;i la vulvo el ä l'anus, qni sont neanmoins sitnes on dchors do son enceinte. — II a pourlimilcs: en bas, I'arcade ischialc, formco par la reunion des bords postf5i'ieurs des deux ischiums; de chaquc cötö, le bord poslerieur mal liniito dos ligaments sacro-ischialiquos, el enUn, en haul, le troisieme os coccygien.
Los dimensions do ce clelroil sont bien moins considerables quo cellos de l'antörieur; nous estimons, en effel, quo dans I'etat normal los diamdtres du premier sont, h pou do cbose pros, do 1/8deg;införieurs aux diametros corrospondants du second. Mais cello etroilesse relative no conslituo quo rarement, choz la jumont, un obstacle scricux ä raccouchemont. Formee on grando partie par des tissus ligamenteux, lesquels s'assouplissent encore et doviennent plus oxtensiblos aux ap-proches dn part, la circonfcrenco posterionro pout aisömont s'accom-moder a la forme el aux dimensions du fectus qui la traverse; d'au-tant plus quo, par lour mobilile, lo sacrum ot le coccyx se pretent ä un agrandissotnent du diamölre supöro-inferiour, qui pent aller jusqu'ä 3 ou 4 conlimetres, olpeut-etre m6me davanlage.
2deg; Anessc. — An point de vue obslölrical, le bassin do cotto fomollo differo bien pen do celui de la jumont do memo taillc; la forme do son dctroit antöiieur ost ögalemont ovalaire, ä grosso exlrömile supe-rionrc; on outre, sur les quelques bassins quo nous avons ous sous los youx, le diametre sacro-pubien oxcedail legeremont en dimension le diamelre bia-iliaquc supericur.
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20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ANATOMIE.
Voici los dimensions du dölroit antdriour quo nous avons rclevöes sur lo bassiu osscux do deux ilnessos de tailio un peu au-dossus de la inoyonne:
Diametrlaquo; saCTO-publon.................... 'i:.-'quot;' lu.quot;quot;quot;
I gupöi'ieui'............ •*gt;•'gt; l ''5
Dlamötr6bU-maquo|inKrleull............. U5 ,,5
ClrcoaMrenca............................. 580 53lgt;
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Dll'Fl'äUENCES.
1laquo; Che/, la Vnc-lio, lo bassin (lift-. 7) est plus allonge quo cliez la jmnenl. La sympliyso ischio-pubienne, proporliüiinollcmonl plus lon-gue, au lieu d'etre recliligno, ost forlomcnl incurvee; de tolle sorle quo lo plane/irr du bassin ost ä la fois concave d'un C(Me h I'autro ol Savant en arrüre, — disposition qui pennet ä la vessie, on ötat de vaeuitö, do so dissimuler aiscment lors du passage du ftelus; par suite, la cuvette dont nous avons signalö l'exislcnce et la destination
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Fig. 7. — Couplaquo; longltUdinalO du bassin Ue la vacliu.
probable cliez la jument, n'exisle pas, et so trouve remplacöo on avant du plancher du pubis par un biseau, sorle do plan incline favorable a la penetration du fujtus. — L'arcadc ischialo est plus profondöment öchancreo au niveau do la sympliyso, et les bords posterienrs des ischiums, au lieu do decrire un arc de cerclo 11 peu pros regulier, so reunissenl ä angle aigu, et ferment une sorto do Y, ä ouvorturo su-pero-posterieurc. — Les bords externes de cot os sent plus releves, et 1'epino scialique, — crete sus-cotyloidienne, — plus mince, s'elevo davantago. — Enfin, le ligament sacro-sciatiquc, plus 6tendu en longueur quo cbcz la jument, a, en revanche, moins de liauleur. — En un mot, la cavitc pclvienne a des parois osseuses beaucoup plus (5len-dues, comparativement, chez la vaclie quo choz la jument.
En outre, dans I'especc bovine, le bassin (fig. 8 et 9) est moins large relativement ä sa hauteur; le dctroit anterieur, tout en ötant manifes-
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DU CANAL PELV1EN.
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toment relröciü sa parlie införinnro, n'a pas une forme ovalairo aussi prononcöe quo choz la jumcnt: dans uno grande parlie do lour ötcndue, ses parois lalöralos sotlt prcsquc paralleles, et nous avons loujours vu
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Fig, 8. — Detroit aiUcrioui' ehe/, la vaclio [hansin itroit).
Ie diamölre sacro-pubien surpasscr 1c diamelre transversal sup6riour; nous avons constate on faveur du premier une diflorenco variant de
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Flg, 0. Detroit antcriciir rhez la vaclio [hassin large).
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3 centirnelrcs (lig. 9) ä 10*m,4 (flg. 8); en moyenue cette difference est de 5 ä 6 ccnlimetrcs. — Quant au detroit posterieur, ses dimensions sont moins reduites que chez la jumcnt; de sorte que le bassin de la
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32
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ANATOMIE.
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vache ost plus cylindriquo, inoins conique. — II n'on faudraitpas con-clure Dependant quo la progression du IorUis it Iravors 1c canal doit ötre plus facilo chcz cotte dorniern, car I'atnpleur un pen plus grande do I'orlflce do sorlio cst plus quo compenseo par lo rossorromont du di'lroit antöricur, par la longueur du canal pclvicn, ot par I'Mendue pins grando de seaparois ossemes, — Aussi ['accouchement osl-il lou-jours plus longchez la vache quo choz la juinont.
11 nous paratt Utilo do signaler, commo so rattachant jusqu'ä un certain point an drlroit nntcrimtr du bassin, uno particularilc analomi-([uo quel'on renconiro choz lesruminants, ot dont laconnalssanco ost due ä M. (louljaux.
11 oxisto cntro la paroi infdrieure do l'abdomen ol lo planclior de la cavitö pelvlenne, uno diflcrenco do nivcau qui pout attoiiulrc H, 10 ot memo 12 centimötros; en un mot, il y a onlro cos deux surfaces uno sorte do marc/te d'escalier, qui proviont do co quo los muscles do I'ab-domen no saltachenl pas, commo choz los solipödos, au bord abdominal des doux pubis, niais plus has cl plus on arriöre, ä unforl tendon qui semble renlorccr lasymphyse pubienno, ot que M. (ioubaux appollo ligament transversal des deux pubis.
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DIMRNSIliXS DL' I1ASSIN OSSEUX CHEZ QUKLQUE8 VACIIKS {lllltyoil (inllivicU)).
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II
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2deg; Chez la llrchis et die/, la Chlaquo;Tpe, ä part la didoronco do volume, le bassin prösente, ä pou de chose pros, la memo conformation genörale quo chez la vache. Toutefois, chcz la promiore, les crotos sus-colyloidicnnes sont moins ölevecs ot moins rapprochdos; la face supdrieure du pubis ct do rischiumost moins oxcaveo. Choz toutes doux,le detroitanlörieur n'a pasoxactcment la inemo forme quo chez la vache, car c'esl du milieu au quart införiour qu'il prösenlc sa plus grande largeur; il a certaincment aussi — surtout chcz la brebis et toutos proportions gardöes — une plus vaste superlicie que chez celto dcrnidre fcmelle. Enlln il faul signaler la direction presque rectiligne dc
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DÜ CANAL PELVIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
la symphyse cl son ossification plus tardive laquo;inn choz los grandes fo-mollos, cc(iui pout porinottrc nn certain öcartcinciil dososetnn agran-dissoment corrclatil' dos diamütros do lu cavilö. — Cost sans aucun doute ä cos diverses circoiislancos (jiril laut allrihuor la rarollaquo;; relative des accouchomonts laborieux clioz la broijis et la chövre. HomaiMinons enfin quo, si la promiero somblo plus favorisöo, c'ost quo sun produit est rolativoment plus gros, allendu quo, chez ello, la gestation esl lo plus souvent simple.
Voici les dimensions du dötroit antörieur quo nous avons relevdes sur los bassins osseux do deux brebis el clc deux chevrcs do laillo ordinaire :
DltBBISinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CIIKVIIKR.
min. nun.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; inm. linn.
Diatnitro sacro-publan.............nbsp; nbsp; nbsp;110nbsp; nbsp; 115nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; r.'.'gt;nbsp; nbsp; 136
Dlain6tre bis-illaquo supirieur......nbsp; nbsp; nbsp; 80nbsp; nbsp; nbsp; isnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;irgt;nbsp; nbsp; nbsp;quot;H
Diamotro bis-iliaquo inlörieur.......nbsp; nbsp; nbsp; 8inbsp; nbsp; nbsp;8tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Sinbsp; nbsp; nbsp;8:i
Circonforoncc......................nbsp; nbsp; nbsp;330nbsp; nbsp; ;gt;1Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 340nbsp; nbsp; 370
ciiex in TrulO) la conformation gönörale du bassin so rappro-
che assez do ce qu'elle ost chez les ruminants. Notons copondunt quo Vangle sacro-veHehval esl plus saillant; ([nn le canal esl encore plus allongö, lo })llt;in{\c sa circotifdrence antörieure plus oblique, la direction do la symphyse ischio-pubtenne tout ä fail recliligne. — Ajoulons quo, chez c(;lle fcmollo, la cavi'lc peluicnue est vaste relalivomont ä la laillo do I'animal el au volume du porcolel ä sa naissancc. Aussi, les cas do dyslocie sonl-ils oxlromcmcnt rares dans cclto espöee.
4deg; Cher, la Chicnne laquo;•* la ChuUc, lo bassin va s'iHargissanl d'a-vanl on arriöre; les ischiums soul larges el evasös; lo dotroil anld-rieur est aussi largo, quelquel'ois plus largo en has qu'en haul, disposition dont les avantages sont annihiles on partie par le rapprochement dos crotes sus-cotylordionnos, qui sont relalivemenl ölovces; aussi, esl-co ä ce niveau quo s'arröte souvenl lo fectns chez les chien-nes do polite laillo qui onl öle coiivorlos par des males Irop volumi-neux. — Kn revanche, la direction de la symphyse ost lout ä failroc-liligne, et son ossification tardive cl souvenl incomplölo pormol un certain öcarteincnt dos coxaux, un agrandisscnienl correlatit' du passage, el par suite, rend possible, dans bien dos cas, la sortie do fcotlis d'un volume relalivemenl considerable.
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DifTdrences du bassin selon le sexe.
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Aprös avoir eludie le bassin chez nos principalos femclles domesli-quos, il ne sera pas inutile d'indiquer les principalos particular!tös par losquelles celui du male dillörc de colui do la lemolle.
Gelte öludo comparative, d'aillours moins importanle en inödocino veterinaire qu'en medecino huinaine, esl encore assez pen avancee;
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ANATOMIE.
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I !l
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eile n'a gucre 616 falte quo pour Tespöce chcvalinc; mais pour cctle cspece eile a öle l'aile assez coinplötement.
Nous empruntons ä M. Arloing, qui s'cst occupe de cetle question d'unc nianiere specialo.l'indicaüon des principales dilTöronces par les-quelles le hassin du cheval so distingue do celui do la jument.
laquo; Lc bassiu do lajumenl, dil notro collogue, I'omportc! sur celui du cheval par toutes ses dimensious (comparoz les figures 10 etll).
laquo; L'entrce du bassiu loi'ine une circonförencc vaste, si on la compare ä reutrce du bassin du niAle ; les cn'tes ileo-peclinöes sont Ires ccartöes, et la distance qui söpare lc bord anteriour des pubis do la face inlerienre du sacrum est considerable.
laquo; Si Ton regarde lo bassin par son plan snpf5ricur, on Ironvc, chez la jument, quo les ecliancrures ischialiques sonl tres prol'ondes ; que
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Fig. 10. — Coxal do jumoiit.
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Via. H.
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Coxal do cboval.
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le bord interne de l'iliutn forme une liguo courbc reguliere et forte-ment concave ; que les cretos sus-cotyloidicnnes ou opines scialiques, sont tres eloignecs I'nne de l'autre. On rcmarque encore que le plan-chcr du pelvis est large el (pie les os qui le constituent tondcnl ä se mettre sur une memo ligne horizontale.
laquo;Chez le male, lo bord ischiatique no decrit plus une courbc reguliere ; il se compose de denx parties ä peu pros droites, qui se joignent ä la naissancc du col de l'ilium. Los cretcs sus-colyloidienncs sonl rapprochees et dcjelöes en dedans, el les deux moities du plancher du bassin soul dirigces tres obliquemenl de haul en bas et de dehors en dedans.
laquo; Dans la Jument, I'arcade ischialc, plus large quo chez le male, dessinc une courbc reguliere, reunissanl les deux luberosites du memo nom. — Dans le cheval, ces deux tuberosites sont peu ccartöcs l'uno
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#9632;
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•PELVIMfiTRIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
de l'autrc, et l'arcade ischialo forme un angle assez aigu, donl les Lords sont ü pen pros drolls.
laquo; Enlin, lorsqu'on volt le bassln par son plan inft'riour, en outre dos caracteres dejä Indiquös pour l'arcade ischialc, on trouve quo, chez la jument, les trous sous-pubiens sont largos el prosque ronds, landis qu'ils sont ellipliqucs dans le cheval. On volt aussi que les cavites co-lyloidcs sont plus ecartees de la symphyse chez la lemelle que chez le miUe. raquo;
Inutile de faire roinarquor quo cos differences de conlonnalion sont en rapport avec les differences fonclionnellcs des organcs genilaux dans les deux sexes.
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ART. IV. — PELVIMßTRIE.
La naissance du jeune sujet dovant etre forcßinent proc(5döe, dans les conditions physiologiques, do son passage ä travers les voics geni-lalcs de la mere, il Importe bcaucoup pour rintorprelation des pheno-menes inocaniques deraccouchemenl,de connaitrc les dimensions du canal osseux qul en constiluo les parois resistantes : e'est le but de la pctvhnetric, que Ton pent delinir la determination des dimensions du bassin par la mensuration directe ou indivecte.
Nous avons vu que la forme et los dimensions du principal detroit du bassin — le detroit antdrieur — sont susceptiblos do presenter do nombrouses variations; —d'aulre part, 1c foetus lui-möme, soil dans son ensemble, soit dans quolques-unes do ses parlies, pout ögaleuient en offrir do Ires grandes : il en rösulte quo la comparaison de chiffres moyons concernant d'uno part le bassin, el d'aulre part lo failus, ne saurail donnor des resullats doues (rune approximation suflisanle. De la la nöccssitc, si Ton veut so rondro coinpte des dil'licultes qu'a pu presenter lei accouchement determinö— normal ou laborieux, — de comparer les dimensions diametrales du jeune sujet, non ä des moyennes, mais aux dimensions mömes du canal pelvien de la mere.
Mesurer le jeune sujet est la chose la plus aisöe; — la pelvimelrie nous permellra de döterminer los dimensions inlcrieures du bassin do la mere.
Deux mothodes pouvent, avec plus ou moins d'exaclilude, conduire a la solution du problöme. Par rune, on cherche ä apprccior les dimensions du bassin d'apres certaines mesures prises ä rextörieur du corps: e'est la pelvitnetrie externe ou indirccte; —• dans Tautrc, les mensurations sont prises directcmenl dans la cavitc polvienne elle-inemc : e'est la pelvimetrie interne ou direete.
A. PstVlMllTRIE exteune ou inimrecte.—Notre collogue, M. Arloiug, est, ä noire connaissauce, le premier qui ail faitune tentative serieusc pour arriver i\ deduire la capacitö interieure do la cavite du bassin, d'apres des mesures prises cxterieurement.
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Dans la mölhodo do noire collogue, il faut connaltre : 1deg; la distance qui scpare los doux anglos do la haiicho ; 2deg; collo des deux tnborosilös ischiales; .'$quot; la hautour comprise ontro nno ligno horizonlalo passant par {'articulation coxo-1'öinorale ot la partie la plus clcvee do la croupe.
Pour obtenir la premiere, laquo; on mot deux morceauxde bois en rapport avec los anglos dos Imnchos, on los tenant dans unc diroclion vorticalo, puis on mosuro I'ospaco qu'ils limitout. raquo; I'our la soconde, laquo; on mosuro diroctement, a l'aido du inölro i\ ruban, la distance qui söparo los doux tubörosit(5s ischiales. raquo; — Pour la troisiöme, onlin, un baton ötant place borizontaleinont en travcrs du sommet de la croupe et un autro passant par lalubörosite iscbiale et lasaillieformee par lo trochanler, on proud la distance vorticalo comprise ontre les doux batons.
Cos mosuros nno Ibis obtonues, il s'agit do trouvor lour rapport avcc les dinöreuts diamötres du bassin. Voici comment on y arrive, d'apros M. Arloing:
laquo; Nous avonsvuplus haut, dit-il, ([uo Ic bassin Qgure une sorte de tronc du cone, donl les crölos sus-colyloidionnes röpondoul au quart postöricur environ do I'axo longitudinal. — En nous basant sur cottc donneo, nous avons suppose (pie le diamutre transversal du dclroit pos-liiricur devait ötre egal, ou ä peu pros, au quart do la sommo des dia-mölros dos doux bases du Ironc do cone reprcsontö par la cavitö pel-vlenne, w c'ost-a-dire, an quart do la distance qui separo les Lauches augmontöo do cello qui s otond d'nno tubcrosito iscbiale ä l'antre.
Quant au diametrc snpöro-inl'örieur, ögalemonldu dötroit postöricur, M. Arloing a ele conduit, par l'examen attonlif du bassin, ä penser qn'il devait egaler les trois quarts do la distance vorticalo qui scpare I'articulation coxo-femoralo du sommet do la croupe.
Soumetlant ä la verilication expörimontalo cos inductions thcoriques, M. Arloing ost arrive aux resultats suivants:
Jmnent do la taillc de ..... l'VUö.
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Distance d(!9 lianclin.s............................nbsp; nbsp; 0m1642
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; des tabörosttös iscliialos.................nbsp; nbsp; Oquot;1,'^?
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do I'articulation coxo-fdmoi'ale au sonunot
de la croupo..........................nbsp; nbsp; 0m,23S
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Diamötros calcules
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0 5424-0 221
Diamutre transversal:--------—'#9632;----= ()quot;',192
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— supöro-inför. diametrcs mosuros diroctement:
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3/JX233 = ü'raquo;,l'5
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Dlamötro transversal..
— suporo-iufoi'i
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0quot;',19J 0™,1quot;5
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Go rcsultat ost, on lo voit, on no pent plus satisfaisant. En serait-il ainsi dans tons los cas el chcz loutes lesjuments? Cost ce qu'unc
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PELVIMETIUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
experience malbeureusement insuffisanic ne permct pas d'afürmer.
D'ailleurs, n'est-il pas ä craindro quo Ics chifl'res obtonus ne varicnt suivant los observalours, on raison do la diflicullö quo Ton öprouvo ä prondro los deux derniöres dimensions?
Ajoutons quo, par co proeödö, on n'oblient los dimensions quo dn dölroil posleriour, le moins important an i)olnt do vue ohslotrica! ; mais M. Arloing donne le moyen d'en döduiro cellos du dötroit antö-rieur, et voici commont :
laquo; Nous avons constate, dit nolro collogue, quo lo diamelro vertical
du dötroit antörieur ötait ögal aux 13/10 du diametro vortical du de-
troil postörieur, et quo lo diametro horizontal de ce premier detroit
12 2 repondait aux —^ du diametro horizontal du dernier. Los diainetres
du detroit anteriour pourront done etro oblenus par los proportions suivantes :
DV: du :: 18 : 10
DH: dh :: 12.2: 10
proportions dans lesquelles les letlres majuscules designent les diame-tros du detroit antörieur et les minuscules ceux du detroit posleriour.raquo; Nous devons avouor quo les resnltats fournis par cos proportions ne nous inspiront pas uno conliance ahsolue; nous croyons quo les rapports —, ,r sent moins constants quo ne i'admel M. Arloinir, et qu'il au dh
pourra y avoir fröquemment, entre les douueos döduites du calcul et la realite. des differences parl'ois assez importanlcs. Du resle, M. Arloing lui-mome n'est pas tres salisfait de sa inelhode, et il convient ([u'elle est un peu compliquee.
Nous nous sommes livres, de notre cöle, ä quelques rocherchos, dont nous aliens faire connaitre les resultats. Si coux-ci no sont pas doucs d'uno exactitude rigourcuse, ils presentent, du moins, uno approximation sut'lisantc, et ils ont l'avanlage de pouvoir elre obtenus facile-menl. Nous ne nous sommes oecupes qne du detroit antörieur, le seul, aiusi quo nous l'avons vu, qui ait une reelle importance.
Considörantque le bassin est forme par la reunion des deux coxaux, dont chacun constitue l'un des rayons du membre poslijrieur, nous avons pense que les dimensions do ce rayon devanl necessaire-tnent varier avec la hauteur do la fcmelle, il scrait peut-elre possible de se baser sur celle hauteur que Ton pout prendre si aisement, pour apprecier celle du bassiu. II nous a paru egalement (iue la largeur ex-terieurc de la croupe pourrait donner des indications assez precises sur la largeur du bassin lui-in6me. — L'examon d'un certain nombre de juments nous a donne la preuve que nos previsions ötaißnt fondees, au moins en grande partie : toujours choz unc bete peu (Hoffee, mince, relalivemcut ä sa taille, nous avons vu les diametres tratisvcrses röduits.
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ANATOMIE.
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et lo principal se montror inloricur au diaiiKMrc sacro-pubieii; — an contraire, chez les femellcs do cellc cspi-co donl la croupe presento a I'ceil line sorle d'oxces de largeur, le dötroit antericur s'cst montre plus large qne haul; — enlin, choz les hetes qul sent convenablemcnt proporüonnees, ce dölroit airccte tine forme presque circnlaire.
Döji\, dans la premiere edition de co livre, I'autour avait adople, d'nne part, la taille de la jument mesuröe au garrot, comme base do la determination du diametre sacro-puljien, et, d'autre pari, la largeur de la croupe prise ä la handle, comme base do la determination du diametre transverse unique qul, lui-meme, etait mesurö d'uno cröto poctinec ä l'autre, an point d'inscrtion du petit psoas : ce sont cos meines bases qul vonl encore nous servir. — A premiere vuo, il pour-rait sembler rationncl do prendro la taille do la jument au sacrum plutotqu'au garrot; maisnous avonspu nous convaincre quecomoyen n'evite pas les ecarts onlro les chilfres resultant du calcul ol ceux quo donne la mesuro directe : pour ce motif nous avons done continue ä prendre la hauteur oü eile cst prise par tout le monde pour les Signalements.
Uctcrniination iiu iiiainc^rlaquo; sacvo-pulilen. — Nous avons cheiclic h connaitre le rapport moyen qui exislo outre la taille de la jument et ce diametre : pour cela, faisant un total des diametres sacro-pubiens quc nous avons pu mesurer direclcmcnt, nous I'avons divise par la sommc des tallies des juments qui les ont tburnis. Le quotient (0,143), quo nous avons obteiui,est le coollicient moyen par lequel il suffltde multiplier la taille d'une jument quelconquo pour connaitre le diametre sacro-pubien do son detroit anterieur (1).
(11 Lc resultat de l'op6ratlon pout quolqaefolg exprimer tres exactemonl lahautour
du (lutroit, — co qu'on no pout vorifloi' quo dans les cas oil la Jument laquo;st sacridee; mals il laut savoir (|u'iiii ecart d'onviron 10 inillimotros et mftmo 20 mllliiuetrcs cst possible, soil dans uu sens, soit dans l'autre, suivant quo la croupe se montre, pro-portionnellomont plus largo ou plus ötrolte : dans lo premier cas, I'incurvation du hard interne de niium est plus pronoucoo, la COUl'be qu'il forme en se rapprocliant du sacrum est, plus surbaisseo, co qui rticcourcit le diametre sacro-pubion, on m6nio temps quo lo transverse suporiour s'en trouvo augmeat6; — lo contraire arrive lorsquo la croupe est etroito. Faisons lemarquor, en outre, quo la longueur du coxal, — tuutcs proportions K'T'flcos — n'ost pas renfei'meo dans dos limites invariables ; — quo la partio de 1'ilium comprise ontro lo bord autörieur et le bord interne pout so montrer plus large ou plus degagco, ce qul diminuo ou augmonte d'autanl la hauteur du detroit; — quo la sympliyso iscbin-pubionne est susceptible do variations assez (Hen-dues, etc. En resume, si les chitVrcs donnis par lo calcul sont suflisamment exacts pour les juments Ji croujie arrondio et bien proportibnneo, ils peuvent 6tre cousi-deres commo un minimum pour les betes ii croupe etroito et allongöe, et, au contraire, connne un maximum pour cellos cbez qui cetto region se presento avee des caracteres opposes. II faudrait done retranchcr du diametre mlculi de cos dernieres 10, 15 ou 20 millimetres, suivant lour conformation, tandis qu'on ferait l'opäratlou inverse pour les autres. II conviendrait d'ajouter davantago, JIO, 35 ot mfimo 40 milli-mötres, choz cortaines juments toutJi I'alt etroites, pour avoir la distance du prornon-toire it la sympliyse pubiennOj mals nous savous quo cboz cos betes, la hauteur per-pondiculaire du bassiit n'est plus pi'oportionnöo a cetto distance, qu'elle lui cst memo inlcrieure : aussi pensons-nous quo 1'on no doit pas ajouter i)lus quo nous I'avons indique tout d'abord, c'esl-ii-diro au maximum 20 milliniötros.
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PEIA'IM ETHIK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
Kxemple : Unojiinioiil miismo lquot;1,;iO au garrot; lo diamutro sacro-pubion sera l^üO X 0B,143=0Ill,ai4tJ, on en cliitlres londs 0m,21i.
U^termlnutlon ilu iUiniii-trlt;- blN-iliaaiuv snpörifiir. — Pour oblo-nir lo coel'liciont doco diamülro, nous avons prls pour base la distance qui existo en ligno droilo onlrc les tuberosiles les plus saillaulcs, — c'cst-ä-dire los luberositös inferieurc.s do Tangle externe des iliums : la sommo dos diamelros transver.sos, divisec par la sommo dos largeurs do croupo, nous a donne un quotienl ou cooflicient do 0,43, quo nous adoptons aujourd'hui, au lion et place des deux coofficionts (0,4684 ct 0,3945) quo nous avions cm devoir adiueltre lors do la lr''üdilion (1).
Exemple: (Jnejument mesure 0m,li4 d'un angle externe de l'ilium ii 1'autre, son dianielro bls-iliaque supfirleur sera : oquot;1,,)'* x copy;'quot;/is =0m,232.
Determination laquo;lu iliamiitrc bis-iliaiiuc inferieur. — Pour CO dia-inelre, quiosl tres rapproche des caviles cotyloidos, nous avions pense toutd'abord pouvoir lo determiner par un precede scmblablo aux pr6cö-dents, en prenant pour base lo diamfetre bi-coxo-fömoral de la jument; mais nous nous sommes aporcus bion vile quo si celui-ci cst facile ä inesurer choz les betes maigres, il n'en est plus de möme chez cellos qui sont douöos d'embonpoint; do plus, los rösultats obtenus ne sc-raiont plus comparables, cu raison do Tepaissour tres variable dos muscles superposes aux trochanlers.
Nous avons done du nous contontcr do fairo la moyenno dos difffj-rences quo nous avons constatöcs ontro le diainötro transverse supe-rieur ol lo transverse inferieur, — laquclle osl do 48 millimetres : il sufflt do rolranchor co chilTro de la longueur trouvee precedeimnent pour le diametro superieur (2).
En appllquant ces dounoos a, trois juments de mfiiiK! taillo, par excmplo I1raquo;,50, mais •le confortuatlon difförente, uous pourrlons avoir les dimensions sulvantes pour les diametrcs sacro-pubiens :
1raquo; Chlaquo;! la jumonl eliinceo, ä croupe elroitc (chllTre lo plus 61ov6). 0m,2.')i
äquot; c.licz la Jumenl do contormatlon rigulliro.................... quot;'quot;.Sli
.)'gt; ('.lie/. In Jument connmuii(),)i croupe largo (cliiilrc le moius elcve,.. o^jm
Rappelons ici que, lors de la Praquo; edition do cot ouvrago, nous avious etö conduit d adopter un coefficient (0,1515) un peu plus olevo que relui quo ile nouvollos reclierehos nous portent ii admettre aujourd'hui.
(1)nbsp;Ici encore, il laut admeltro un ecart possible, soit en plus, soit en moins, tie 10, 12 ot peut-6tre 15 millimutres, mais tonjours inverse do eclui du diametri) sacro-pubien, en raison de l'antagonisme qui existo enlre cc dernier et lo transverse; on rctranchera done du resultat lourni par le calcul, lorsque la croupo sera ötroite; ou y ajoutora dans lo cas contraire.
Cliez trois juments do conformation diflorente, ayant 54 centimetres do largour do croupe, nous pourrious done avoir comuio cliilTres extremes et moyon pour le diainötro bis-iliaquo superiour :
1raquo; Chez la jument elaiicoe, h croupo etmile (cliilTre lo moins (Sieve).. O'fiil
'iraquo; Che/, la jument do conformation reguliere..................... 0m,2;{-J
3raquo; Clio/, la jumonl coimnune, a rroupo large (eliill'io lo plus elote)... O'quot;,-^:
(2)nbsp; On comprond quo le rösultat puisso lui-mömo ne pas fitre rigourcnsoniont exact: il peut, en otTet, accuser dos differences de 10 i 15 millimetres; — dans un cas, cello-ci
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ANATOMIE.
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Exemple : Etanldoimi'e, pour ce dernior, unc longueur tic 0m,232, Ic iliaino-tre införieur sera : 0n',232 — O^.OiS = 0n',184.
Ikvtcnnination illaquo; la circoufArence ilu iletrolt. — Pour avoir cello circonfcrcnce, on mullipliora la moyenne des diametres par lo cocfli-cionl 3,00. — Getto moyenne s'oblicnt de la maniere suivante: prondro la moilic de la somme dos deux diamötres transverses, Tajouter an diametro sacro-pnbien el diviser de nouvean par 2 (1).
Exemple : l.cs deux dtamätresbis-iliaques quo nous venons de dölermiuer, 0quot;',232 0m,184 — 0quot;quot;,4IO, donl la inoUie, 0quot;1,20S, ajouloe au diamelro sacrO'pubien, par exemple, celul lt;iue nous avons oblenu preceilemnieut, 0m,214, = 0m,48a : oe dernier nombre dlvisö par 2, 6gale 0ni2ll qui mulii-plie lui-menic par le coefflcienl; 3,CO, donne pour la cireonferenco chorelieo Om,quot;090, ou en chiU'res ronds 0m,70 centimetres (2).
Dans son Tmile d'obstdtrique, Franck estime quo tons les diametres dn bassin ponrraient so dödniro do la largonr do la croupe, mesurce ainsi que nous le faisons nous-incmcs, mais bicn entendn avec des coofficienls didörents. En ce qui concerne 1c dianudre sacro-pubion, nous no pouvons nous empöchcr de dire que cotte inelhode est fautive. Elle suppose en efl'et, quo tons les diametres preciles sont outre oux dans un rapport constant (en vertu do ce tbeoremo quo deux quantity proportionnelles i\ unc troisieme, sont proportionnellcs entre olles); or, nous avons demontrö qn'il est loin d'en etre ainsi.
Nous allons, dans lo tableau snivant, mcttro on regard des mesuros prises directomont, sur 12 jumenls do taillo dilTcrenlo, cellos qui out öt6 obtonues par le calcul. II sera possible, en le consultant, do so
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s'ost möme trouvco do 37 millimfetres : cIIr cut etü moindl'e (0quot;,,O27) si l'öcart du dia-mötro supcriour avail cte prralabloment corrigö. Si Ton tcnait h se rapprocher davau-tapse do la dimension roello, on trouvorait unc indication utile dans la saillic plus ou moins considerable quo forme la liauclic comparoc ii cello do I'ai'ticulation coxo-femo-rale. Cliez la jument adulte, la largeur prise au nivcan des liauclies excede toujours, en moyenne, do .'gt; ii C centimetres cello qui est prise aux troclianters; (chez le CaHns ii termc, cotte dilleronco n'existe pas : les liauclies, si olles faisaienl une trop forte saillie, ponrraient venfr licurtcr los bords du detroit). Or, si la handle sc montre, ^implement it rosil, boaucoup plus saillanle quo lo trochantcr, e'est un indice de res-serremont du bassin dans sa partie inferionro : la difl'ereuce entro les deux diametros transverses se trouve done ctro do plus de 48 millimctros; dans lo cas on, au con-traire, les liauclies sont elTacöos et les articulations saillantes, los dimensions des deux diametres se rapproclient.
(1)nbsp; On pourrait ögalement fairo la somme des trois diamötres, dont on prendrait le tiers; mais nous croyous quo lautre metliode donne dos rösultats plus certains. Eli tout cas, il faudrait eoi'laincnient employor un autro coefficient.
(2)nbsp; L'ocart qui existe entro ce cliifl're et colui laquo;pie donnerait la mesure prise direc-tement, est Ires pen considerable, bien quo Ton n'ait fait subir aucune rectification aux diametres calculcs. Cola s'explique par respoce d'autagonisme quo nous avons dejii Signale entro les dimcusions du vertical et des transverses. On pourrait sans doute amoindrir cot ocart on rectiliant lesdiamölres suivant les indications qui out 6t6 donnöes procödeminonti mais, tolle qu'olle rÄsulte du calcul, la cireonferenco du detroit antc-ricur pout etre adoptee pour la plupart des demonstrations. Los details un pen minu-lieux dans lesquels nous somnics cntres no trouveront done lour application que dans les cas oil une grando rigueur serait jugce necessairo.
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rendrc compte des resullats auxquels conduit rapplication do nolro methodo.
DETROIT ANiftruui'H CHBZ i.A jiment.
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Chez la Vache, nous avons proccde d'aprös les tndmes principes :
1deg; Pour le diametrc sacfo-pubicn, nous avons egaleinonl pris pour base la hauteur au garrot, bien qu'il cxiste entre cette niosuro et cellc prise an sacrum dos variations bcaucoup plus considerables que chez lajumcnt: c'est (|ue nous avons constate — chose assez inat-tendue — que lo rapport ainsi obtenu est plus constant, plus regulier, qu'en utilisant la taille prise au sacrum.
Le diametre sacro-pubicn de la vache s'obticnt done en multipliant la taille, prise au garrot, par la fraction decimalc ou coofllcient 0,180; — un ccart de 0m,0üo, 0Iquot;,010 ä 0,quot;,0I3, est possible, soit en plus, soit en moins.
2deg; Le diametrc bis-t'liague supMeur est donnö par la largeur de la croupe — prise cgalement au niveau des tnbörosites les plus externes des iliums — multipliee par la fraction deciinale 0,3(5; — un öcartde 0m,003, 0m,010 et peut-elre 0m,0ir) est egalement possible, soit en plus, soit en moins.
3deg; Ce diametre, diminuc de 0m,02, donnc le l/is-iliaqun infcrieur.
4deg; Enfin la moyenne des diametres obtenuc comme chez la jument, multipliöe par le coeflicienl 3,44, donne la circonference du delroit antörieur, avec ccart possible de 0m,03 ä 0n,04.
On remarquera que les coeflicients des diametres sacfo-pubicn ct bh-iliaque supevieur, difförcnt tres sensiblemcnl de ccux qui sont ro-latifs ä la jument: tandis que chez la vache, le premier est plus cleve, nous voyons au conlraire le deuxieme notablement inferieur; inde-
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pondamment do la conformalion dillörcntc do ces fomolles, ce quo nous savions de la forme et des dimensions rcspcclivos de leur delroit anlerieur, faisuit prossontir ce rösultat.
(iOinme pour la jument, nous donnons dans le tableau suivant los mesuros prises diroctemont sur un certain nombrc de vachos dctaille din'erente, et nous mettons en regard colics que nous avons obtonues par le calcul :
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igt;i;tuoit ANTGRIBUn CHGZ LA vache.
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Chez la suivanls:
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Brebia et la ciii-vrlaquo;gt;, nous avons trouve les coefficients
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Bi'obis. Clifivres.
V Vum \v ü\Ambtvo sacro-puhien............ 0,18 Ü,1C
2deg; Pour le diamötru bis-iliaque supörieur.... 0,51 0,45 Celui-61 ampnenlc de 0,quot;,005 ä0m,000 donno le bis-iliaque iiirerieiir((|\iolqiiefois le dötroit est. encore plus lai'ge vors son milieu); 3raquo; Pour connailro la circonrerenco, il laut niullipllur la moyenne dos diamötros par le cooflicient (cliill'res ronds;................. 3,5 3,4
En comparant le coefficient du diametre transverse superieur chez ces petiles femelies ä celui do la vache, on voit de suite combien, proporlionnellement, le bassin est plus grand chez les premieres que chez la vache, et combien — mömo lorsque le foetus est unique — la parturition doit etre plus facile.
Avant de quitter ce sujet, nous ferons remarquer quo les dimensions du detroil anterieur, telles quo le calcul les donno, sont celles du canal osseux. Or, le foetus, an moment de son passage, en est söparö par les membranes du vagin augmentöes supdrieurement de la double
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PELVIMETRIE.
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cpaissour des parois rectalos : nous pensons quo, do co chol', IIy a lieu do diminucr approxiinalivomenl pour los diamölres Iransverses do 0m,004 ä 0m,008, ot pour 1c sacro-pttbien do 0m,008 äOra,01ü, cc qul fait do 0m,02 ä 0m,028 sur la lotalilcl do la clrconröronco.
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TABLGAII MRS COEFITCIUXTS.
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JUMEM,
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BRKBIS,
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i'.iiKvni
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Coofflcicnt du diamötra sacro-piil)inii... 0iH3 {Rcart |)ossil)lc (in plus on en moins).... 10 ;i 2()ml11
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0,180 5 ;i 151111quot;
0,30
ill K)'raquo;1quot;
raquo;
8,44
8 ii 40ra
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0,180
raquo;
0,51
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0,1 co
TO
.0,i5.
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Coefflolent du dlam^tro bU-lliaque supö-j
riour...............................(
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0,t8
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(Ecart posslbla en plus ou on moins] Pour ootentr le diatnötro inforiour,
,, , (ii retranchor...............
Nombre I ä ajeutor..................
Coefficient do la olrconförence.......
(ftcart possililo on pins on on moins).
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Ml
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ii \i,'quot;
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Olaquo;gt;,048
8,80
2 ii iquot;raquo;
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iiquot;',oorgt; 8,80
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0Iquot;,UOU
8,40
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B. PelvimiStrie interne ou directb. — Dans iaprcmiöro ödltion, nous emoUionsi'avis quo, avoc un pen d'habitudo, on pourrait probablcmonl so sorvir do i'oxploralion dirocic, soil par lo rectum, soil par lo vagin, comma moyen do pelvimötrie interne assoz exact pour sufflre ä la plupart des Ijcsoins do la pratique ; — nous disions ögaloinont, on par-lant do Vangusliepelvienne, ([no. on ecarlant los doigts et on mottant, d'uno part l'extrcuiilö du poucc, d'autre part I'extrömitö du medius en contact avee los points opposes do la circonferenco inlerieuro, on pout apprecicr, non pas oxaclomont, mais d'une maniore approximative, retendue des diamölres sacro-pubien el bis-iliaque : nous pen-sons encore do mömo en co qul concornc les deformations donl on pout aisemeiil apprccier la gravltd par co mode d'exploralion; — mais pout-on lui domandor davantago? Scrait-il possible, grace ä lui, c'osl-ä-dire en so servant do la main sonle, do determiner mötriquement les dimensions du bassin? Quolques rocberclies ontreprisos parl'im do nous dans le but do rosoudro cetle question, nous autorisonl, ü rc-pondre ariirmativcment on co qul concornc les diamölres transverses, — snrtout rinforieur, — ot nögativcmcnt pour le diamötre sacro-pubien : e'est que, en cc qui concornc les premiers, on n'a qu'ä dilaler transversaloment, soil le vagin, soit lo rectum, suivant quo Ton opöre dans I'uno ou dans l'autre de cos cavitös, — landis quo pour appröcier le diamötre vertical, on rencontre unc resistance trop considerable do la part des parois rectalos et vaginalos suporposees.
Carslcn-llarms, adoplant los idöos quo nous rappolons ci-dessus cl
en faisant rapplication, consoillo ä l'explorateur de dötorminer d'a-
vanco rötenduc lincairo que pouvont ombrasser les did'ercnts doigts
de sa main successivcinent portös, en memo temps quo le pouce, dans
Saint'Cyr ct Violet, — Obstötrlquo,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
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3,4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ANATOMIE.
l'extröme extension; — il evalno ü 9 ponces (0m,2ö) la distance comprise entre les exti'emitcs dn ponce el do ranvicnlairo, — ä S ponces Om,22quot;2) cello qne penvenl cmbrasscr 1c ponce el le medins, — ct enfln i\ 7 ponces (O1quot;,!!).quot;)) celle comprise entre lo ponce et l'indox : le pouce etant mis, ä gauche, en rapport avec nn point de la circonfö-rence pelvienne, si, par exomplo, l'indox etendn rencontre par son extremile le point correspondant de droito, la distance comprise de l'nn h 1'antro sera de 0m,l9ü, etc.
Getto melhodc de mensnralion paralt fort sednisanleä premiere vue ; mats on concoitqne les chiffres donntjs par Garstcn-llarms no sent pas applicab'es ä tont le monde, ot qno chacun devrait, anprealablc, so faire ä lui-meme sa propre mesnre par nne experimentation dircctc. En outre,on rencontre dans I'applicalion des difficultes assez scrienses provenant do la resistance des parois do la cavitd d'exploration. G'est an rectum qu'il fant s'adresser de preference ponr determiner lo diamelre transverse snpericnr, et an vagin pour le transverse infe-rleur. Or, quelle qne soit la voie quo Ton choisisso, les doigts ont a lutter contro la resistance quo les parois incmbranensos opposent i\ lenr ecartement. G'est ainsi qne le pouce etant applique centre I'ilinm gauche, les antres doigts chorchent en vain, i\ tour de röle, ä rencontrcr I'ilium oppose : ils nc parviennent pas ä rcpousser los parois vaginales on rcctales, et no peuvent arriver ä l'ecartemcnt complet. On reussit un pen inieux on appliqnant d'abord Tun des doigts contro niium droit, et laissant an pouco la tücho do repousser la paroi mollo et d'aller ;\ la recherche de I'ilium gauche. On pent ainsi essayer snecessivomont los difTerentes longueurs quo donno la main et s'arrMer fmalement ü cello qui esl lo plus en rapport avec le degre d'dcartemenl des iliums : il n'y a plus qu'ä ajouler on retrancher, par la pensöo, co qui scmblc faire döfaut on etre en excös pour avoir la longueur du diametre mestirö.
En raison de la fatigue des doigts, les dimensions apprecices sont presque toujours inforioures aux dimensions reelles. — Nous avons pu arriver, en ce qui conccrne les diametres transverses, a une approximation do 0m,01; il nous est möme arrivö de tomber juste; mais nous devons avoucr quo, sans doutc faute d'un exercice süffisant, nous avons commisdes crrcurs assez considerables.
En ce qui conccrne le diametre sacro-pubien, les difficultes sont plus grandes, et memo, nous semble-t-il, insurmontablcs. G'est quo, penetrant par le vagin ou par le rectum, on rencontre toujours, soit en haut, soit en has, la double cloison recto-vaginale, qui oppose äl'öcar-tement des doigts nne rösistanco trop considerable.
G. Applications. — La pelvimctrie est övidemment loin d'avoir la meme importance on medecine völerinaire qn'en mödecine humaine. Tres souvent, en effet, les accoucheurs sont consult6s par les families sur la question de savoir si une jeune lillc, plus ou moins chötive ou
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PELVIMETU1K.
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racliiti(|iic, est ndanmoins aplo an mariauo; — on bion, pendant lo cours d'nno grossosse, lo inödccin ost appelö ä se prononcer snr la pos-sibilite d'un acconchomenl d lenne, malgl'd los deformations (pie lo bassin pout avoir snbios.
Lc völörinairo n'osl ponr ainsi dire Jamals oonsnltö on cc qui con-cerne los fcmellos raobitiques ou arrötöos dans leur döveloppement, et, lo fnl-il, qu'il devralt döconseiller do los livrcr ä la reproduction ; mais une do cos foniollos peut so tronvor accidentellement en ölal do gestation; — d'anlro part, il ost dos propriötaii-os qui possödanl uno jninonl, dovonno impropro an travail, par suite d'nno boilorie consö-cutivo ä uno fracture consolidöe, on do (onto autre lesion du bassin, songont ä en faire une ponlinidre; — dans d'autros circonslaiicos, il s'ayil d'nne vache ayant cprouvö un accident de inomo nature : c'est alors quo lc völörinairo peut etro appob; adonner son avis sur la possi-bililö d'un accouchemont nllörionr. 11 ost inconlcslablo quo dans des cas de co genre, la polvimötrie inlerne ponrra senle, malgre ses imperfections, donnor des rcnsoignomonls nlilcs. II nc faul pasouhlicr, on offol, que I'apparence extörieure do la croupe ne donne pas necossai-rement une idee cxaclo do la conformation intörionro du bassin : c'osl ainsi quo, dans certains cas (fracture consoiideo do l'angle externe do I'iliuin, luxation coxo-fömorale snivio do la formation d'une pseudar-throso, etc.), la croupe pent ötre tont ä fait döforxnee sans quo le canal pelvion ait subi la moindro altoiulo; — par conlro, dans Ids aulres cas, an contraire (fracture consoiideo dn col do I'ilium, do la cavite colyloi'de, du pnbis, etc., exoslose, etc.) I'aspoct do la croupe pout clre rosle normal ou n'avoir eprouvö quo do faiblos changoments, tandis quo le bassin aura subi, ä rinteriour, un retröcissemcnl marque, soit par suite du döplacemeut do l'os fracture, soit surtout on raisou do la presence d'un cal volumineux et porsistant. — Soul, lo touchor inle-rieur pent egalemont renseigner sur los proportions relatives du canal pelvion et dn foetus.
Par la pelviinelriee.rtovje, el. grace auxdonnöcssuflisaininontexactos qu'clle fournit lorsque lo bassin ost normal, nous ponrrons nous fairo uno idee plus nette et plus vraio du möcanisme do racconchoment naturel; — par olio cgalemcnt, nous pourrons nous rendre compte des diflicultös ou impossibilitös dos accouchements dystociques si nom-breux que nous aurons h etudior. — C'est pour tons cos motifs que nous avons ölö atnenös ä donnor ä relude do la pelvimölrie un döve-loppoment rolativement considörable.
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BIBLIOGRAPHIE
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Indcpondammont des autours de traites genöraux sur TObstütriqne iiidiquös i lap. -i, sont ii consultor specialoment pour co chapitro :
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36nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ANATOMIE.
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Lern; Anatomie des animaux domestiques, traduetion frantaUo par Zundel, t. i, p. 3. Rigot et LavogAT ; Traitö complot de l'Aiiatomio des animaux domestiques, t. i, 2' livraison, p. 195.
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CHAPITRE II
DES OHGANKS GßNITAUX DE LA FEMELLE.
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Cos organes sont, cn allant de l'extörieur äl'intörleur : la vulve, lo vagin, ViUcrHs, los trompes et los ovnircs. Nous allons en indiquor los dispositions los |iliis osscntiollos ä connailre, d'abord chez laijumont, puis, sous lo titro de diHöroncos, chez los autres femelies. — Nous y joindrons uno courlo description dos mamelles, glandes annexes des organes genörateurs.
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ART. I. — DE LA VULVE.
Orifice externe de l'appareil de la generation, lavulve reprösentc lt;Y lexlcrieur une fentc allong6e dans lo sens vertical, bordee par deux tevres cpaissos, fonnces par des tissus resistants mais souples et facile-ment extensibles. — A l'intcriour, eile forme une cavitö qui so confond avoc cclle du vagin, et s'etend en avant, jusqu'au devant du möal uri-nairo. La limile entre ces deux organes, — vulve et vagin, — toujours un pen ideale chez la femello adulto et qui a porte, est toujours, au contraire, trös bien marquee chez le fectus (1).
Deux commissures, une superiemr., Tautre infericuro, röunissont les deux levres de In vulve : la supMeure, trös aiguö, repond ä l'anus, dont eile est söparce par un ötroit espace qui constitue le pamp;rinee; \'in/'e-t'ieure, plus volumineuse et arrondie, löge \ec(ilom.
(I) F. Lecoo, note inedite.
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DE LA VULVE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3:
A Yinterieur do la vulvo, lapisseo par unc muqueuse constamment lubröfläe par mi mucus oncliioiix ol plus on moins odoranl suivanl los ospöces, on Iroiivo : — 1deg; lo clitoris, cspöco do liiborculo öroclilc, sitii(5 tont ä fait vors la commissure Infdrieure, ot logr. entro lesdeux lövres, qui 1c cachont cntiercmont lorsqn'cllos sent rapproohdes, niais qui lo laissont apparaitro lorsqn'cllos s'öcartont, coimno on lo voit aprös la miction, Le clitoris ost conslitnc par nn tissu öroctilo tont ä fall ana-logno ä eclui qui forme lo corps cavornonx du pönis; — 2deg; snr lo möinc plan, inais plus profondöinont, lo meat winairc ot sa valvuh, Sorte do rcpli innqiioux lixö par sa liaso ä la doini-circonföronco anlö-rionre dn meat, et dont lo bord libro, tournö on arriöro, ost dispose de maniöro a dirigor los urinos vors l'exlörieur ; — 3deg; iinmödiatement cn arriöro du meal, mais sur quclquos femolks sonloment, uno sorto do cloison circulairo, ])orcf5e d'nn ou de plnsionrs trous, h laqnello on donne, commc choz la fomino, lo nom do niernhrnnc hymen, Lorsqu'ollo oxislo, co qui es!, nous lo röpötons, asscz rare, cello membrane sort do limilo ä la cavitö vulvairo, qu'elle separo dola cavite vaginale. Qucl-quofois l'hymon ost imperforö : il pout on rösulter des accidents dus ä la retention dos produits d(( söcnUion de la muqueuse ntero-vagi-nale, ainsi quo MM. Deglve, Matbieu, Gallier, etc., enont observö des cxemples.
Nous croyons ntilo de rösumor ici robservation quo M. Degivo a publiöe dans los Annales de möd. veli;i\, annöo 1H79, p. 5oo; c'osl, ä noire avis, la plus demonstrative.
11 s'agll d'une pouliohe agüo de sopl mois, chez laqnollc 1c proprietairo avail remarquö, ä diiTärentes reprises, lorsqu'elle iHnit coucIk'o, la sortia par In vulvo d'une tumeur rougeamp;lre, ä surface muqueuse, qu'il prenait pour lo vagin ronversi'.
laquo; A notre premier oxamcu, dit l'auteur, nous voyons la ponliche debout. La simple inspection do la valve no rövole rien d'anormal. La main [pröalable-ment huiloo esl iutroduilo dans le comluit vaginal. A |)oiiic a-t-ello (le|)asse le niuat urinaire qu'elle rencontre une resistance inaltendue, uno vörilable cloison, coinplelonionl imperforöe, placöo h la limito dos caviles vulvairo et vaginale. Sans mil deute, mo clis-jo, e'est cetlo cloison, cot hymen imperforö, quo I'on aura vue ä l'extörieur ot que Ton aura prise pour un renvorsemenl du vagin. Coinino ello me parait assoz ininco, j'ossaio do la perforer par la pression desdoigts. Vu sa resistance un peu forte,-j'abandonnai moraentandment cctie operation pour coucher la böte et voir si, de col lo maniere, nous ne lorions pas reapparaitre la tumour signaleo par lo propriötairo. L'animal ost ä peine sur le flaue, los qualrt; momlaos entravös, quo Ton voil saillir au dehors entrc les deux levies do la vulve une tuineur airondio, do la grossour d'une pommo dc volume moyen. L'aspccl de sa surface ost colui d'un tögumenl muqucux assez piilo. Sa consislance ost cello d'nno pocho h paroi minco, Ires peu ten-duo et a contenu Irös fluide on trös mobile. II esl facile do conslator quo cotto pocho ost en conlinuilö, par tout le pourtour do sa base, avec la muqueuse vaginale. raquo; — La membrane ayanl ölö fixöe par une erigno poinluo, ful iuciseo d'abord, puis on grandc parlie oxcisöe ä I'aide d'un bistourl ordinaire; on vit alors s'ecoulcr uno cortaine quanlitö do li(piido visqueux, opalescent, d'une teinle blaue grisätre.
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Dans l'öpaisseur des parois do la vulvc, ä Irois ou ([iialro travors de dolgts en avanlde la lento exlorionre, ontro la mnqaeuso el les muscles, on trouve une pellto bando do lissn erectile, analogue par sa structure ä cclui qui forme la teto du iienis. Gelte cspöco de lobule erectile, qui s'insörc, on has, sur Tarcadc ischialo, avcc les racines du clitoris, et qui, do lä, so porlo de chaquo cute sur los parois laterales do la vulve, recoil le nom de bulbe du vagin, bicn qu'il apparllenne, en röalitö, aux parois de la cavilo vulvuire.
En dehors do l'öpoque des chalours et de cello du part, la vulvc esl relracleo, el, clioz les juiuenls (pii out plusieurs fois pouline, ses lövres
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lig. ri. — Cuupu longitudinalo du bassln do la jiuncnt, montrant la position et les rapports des oi-ganes genitanx (').
presenlonl aloi'S dos rides d'autant plus nombreuses quo los parturitions out öle plus röpetees. — A l'öpoquo dos chalours, mais surlout aux approches do la misc-bas, les lövres do la vulvc so gonllent, s'assou-plissont, la commissure inferieure descend, la fento vulvairo s'agrandit ol laisso ecouler quelques mueosilös filanles, auxquclles on donne le nom do glaircs ou do mouillures,
#9632;raquo;iiiv-rcnce*. — Clicz la Vnciic, les lövres dc la vulve sonl plus (las-ques el plus epaisses quo chez la jument; — la commissure inferieure, plus voluminouse, esl aigmi et roprcsenleune espoce do bee qui se ter-mine par un petit pinceau dc polls assoz longs; 1c clitoris esl plus mince el plus allonge. Enlin,ind(5pendammcnl liclavalvuk du meat urinaire, laquellc no dill'cro en ricn do co qu'ello esl chez la jument, on trouve
(') I, Corps do In tnull'IOOi — 2, CoPflM do In mntrico. — 3, Vngin. — ',, Vcssio. — 5, lU'clum. — C, Sphlnctur lt;ie I'nnus. — 7, Muscic conslplotcur do In vulvc. — 8, Bulbe du vagln, — 9, Ovalro, nu bus duquol so volt lo corps (mugi!. — 10, Tronipo do Pallopo. — ll, licin. — 12-12, Ligament large.
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DU VAG1N.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;39
dans lu canal urelhral Ini-mümc, mais ä uno trös polilo profondeur, un aulre repll valvulaire dont lo bord llbre est ögaldment dirige en arrirro, mais dont 1c bord adheronl s'insero snr la paroi infericuro du canal. F. Lccoq, dans sos logons d'analoinie, no inanquait Jamals d'appeler l'attention des ölüvos sur collo valvule du canal, qui a uno cerlainc importance pour l'exploration de la vessic, et dont los ancions auteurs d'anatomio vötörinaire nc parlent pas, on ([u'ils signalent ^ peino et assez inexactement.
GÜez la Broblraquo;! chez la Chörro et aussi chcz la Truilaquo;-, la vulvo, relal i-voment plus petite, presente ä pen prös la forme d'nn bee d'aiguUre,
Elle forme un gros tubercule ä |)ou prös trlangulaire chez la Chleuno, et Ton trouve chez la Chatte un petit as clitorien, qui n'existc chez au-euno aulre femelle domeslique.
AKT. 11. — DU VAGIN.
Le vagin est un canal ninsculo-membraneux, intermödiaire entro la vulve et la niatrico, situc dans l'excavation pclvienne, on rapport en haut avec lo rectum, en Las avoc la vossio et le canal de rurölhre, ot sur los cotes directement avec los parois du bassin. — 11 sort ä l'ac-couplemont etlivro le passage au foetus.
Sa forme est cyliiulrique, sadirection roctiligne. Ses parois, souples ot tres dllatables, sonl constltuöes par deux membranes : Vex/erne, do nature inusculahx,— Vinlcme, muqueuse, constammontlubriliee par tin mucus abundant, et formantä l'inlörieur du canal dos pli.s longitudi-naux d'autant plus nombreux quo la fcinollo a on un plus grand nom-bro de portees.
En avanl otdans son tiers anterieur tout au plus, la face externe de cet organe est envoloppeo par lo prritoine, qui se replio en cc point pour aller tapisser lesorganescontonus dans l'abdomen, et forme une sorte de lion circulairo qui l'unit a la vessie et au rectum. — Dans tont lo resto de son etenduo, lo vagin n'ost separö des organos voisins que par un tissu collulairo abondant ot lache. — En bas, et dans lo point oil l'organerepond au coldc la vossio ot ä l'urethre, ce tissu conjonetif devient plus dense et plus sorre, melö de fibres elastiqucsqui, du fond de la vossio, vionnent so pordro dans les parois du conduit vaginal : aussi la vessic ost-ello fröquemment ontrainöc dans les duplacements du vagin, tandis quo le rectum partieipe rarcmonlä cos döplacements.
Dans lo fond du vagin vient faire saillio et s'ouvrir lo col de l'ulörus ot tout autour de ce dernior se voit une sorto de rigole, qui constitue le eul-dc-sue du vagin.
Lo vagin pent presenter quelques anomalies congenitalcs ou acci-dentelles, susceptibles, ainsi quo nous lo vcrrons plus tard (V. Persis-lance dc Vhymen, Brides el Clohons vaginales), de rendro raccouche-ment plus ou moins difficile. Nous nous bornerons pour I'instanl a
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signaler sa division possible on doux nioiü(5s lalöralos par unc cloi-son iiicoinplöto. — M. rionbaux en a fait connaitre I'exemple snivanl observö sur uno jiiinenl ageo dVnviron vingl ans et dostinee aux tra-vaux do dissection. En avanl du rcpli valvulairo cini sur la paroi inle-rieuro, marque la delimitation du vagln et do la vulvo, oxistait unc cloison mtkliano ct verticalc, ayant d'avant on arriöro line etondue do ()quot;',(H:2, el laissant do cbaqne cötö, ;V droite et ä gauche, nne ouvortui'o dc fonno ä pen pros ovalairo. — 11 n'y avail pas la un double vagin, mais M. fioubaux crolt quo e'etait un commencement do cello auomalie.
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Fig. 13. — Organos gcnitaux do la juninnt (*)
Chez la vache el la h'uie, on tronve, sur los coles du vagin, deux conduits qui vionnent s'ouvrir do chaque cdW du möat urinalre, el qui somblcnl so pordrc, par lour oxtrcmitö opposöc, dans los parois dos ligaments largos dc rulerus. Co sent los cunaux de Gxvtner.. — Leur signification est inconnue. — Pas d'autros nimiui-.xcics importan-tes ä signaler.
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ART. III. — DE L'UTERUS.
Xjiitcrus ou mntricc osl I'organe dans loquol so greffe, so dcvcloppc ol söjourne, pendant un temps variable selon los espöeos, le produit
(*) aa. Levrcs de !:i vulvo fondues par la oommlssuro supdrlpuro. — b. Clitoris. — c. Son prepuco. — (/*/. Vagin ouvort, — tf. Vessie. —o*, Orlfico uröthml Hans lo vaglrit —f. Valvulo du vagin. ~ lt;/. Col dc rulerus. — g'g'. Corps dc I'ulenis ouvcrt en sou luiliuu. — It. Corns diuite do I'uterus ou-VOPtOi — J. Trompc do Fallopo. — It- Ovairc,
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DE I.'l'TERUS.
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do la conception, ot dont les contractions dcvionnont, an inomont du part, I'agont essontiol do ('expulsion do co momo prodnit.
Forme et aitiintlou. — Sltuö on pai'lie dans lo bassin, on partle
dans l'abdoinen, appendu Marögion sous-lombairo, l'utörusse prösenlo sous la forme d'un sac inombraneux, simple a sa partio postoriouro ot biflde ü sa partio anl(5rieiiro, oü il se lenniue par un double cnl-do-sac.
La prcmiöro partio, simple ot postörioure, s'appello 1c corps; la partio antcricuro ot hitide coiistituo los conirs do la matrico, losquollos, on so portanl on avant, s ocartonl I'uno do I'autre ot so recourbent par on haut de maniero ä döerire un arc do corcle ä coneavilö superieure.
MujeuH de lixito. —L'utörus ost suspoudu i\ la r(3gion sous-lombaire par deux grands roplis du poritoino appok'-s ligaments lavges, ligaments suspenseuvs de l'utärus, — Cliacnn do cos ligaments, conslitue par un double feuillet du pöritoine, se diHache do la partio laterale de la region sous-lombaire, se portc en arriere ot en dedans, ot arrive sur la petite courbure do lacorno correspondante et sur le corps de l'utörus lui-meme. La, ses deux fonillots so separeiitpour cinbrasscr ctroitc-menl I'organo, dont la face externe so Irouvo ainsi completoment ta-pissec par la grando serense abdominale.
La matrico ost encore lixeo dans sa position : 1quot; par sa conlimiile avec lo vagin ; 2quot; par les roplis do la screuso qui unissont cc dernier aux organcs circonvoisins ; 3quot; par doux antres lainollcs qui, do la face externe des ligaments largos, so portent dochaque c6t6 versI'anneau inguinal, ct qui, au dire des anatomistes, representont les ligaments ronds de l'utörus do la femme.
Caraquo;ilt;laquo;' uterine. —L'intöricur dcla matrice, on la cavitö iilerine, ost divisö en trois compartiments : lo corps et les deux comes. 11 ost ta-pissö dans toute son elendue par une muqueuse assez epaissc, tres vasculaire, douco au toucher, depourvue de villositös, mais criblec (rune multitude do lollicules quo Ton croyait aulrefois destinös a re-cevoir los villositös placentaires qui mettont le foBtus on communication avec la mere. — Getto muqueuse, poiirvuo d'un epithelium ä oils vibratilos, prescnto, on outre, do nombreux plis longitudinaux, les-quels s'on'acent pendant la gestation ot pcrmeltont ä la membrane do so pretcr, dans uno cerlaino mesuro, ä l'ampliation du reservoir utörin. Col uteriu. — A son cxlremile posteriouro, la matrice communique avec le vagin par un clroit canal, long do -i ä 0 coulimetrcs, pcrce au centre d'une portion forlemcnt rötrecio et cylindriquo, la-quello s'avauce dans lo vagin comme le fond replie do cortaiues bou-tcillcs s'avance dans la cavite du vase. Getto portion rötrecio constituo co qu'on appolle le colulerin (1). — A l'orifice externe du col, la mu-
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(I) L'un do nous a roucontrc (188(1) sur l'utöi'us d'uuc vacho tueo pour la boucliorio, deux cols parfaitomoiit distincts du cütij du vagin; mais il comiont d'ajouter quo la cavite do l'un u'avait (lu'unc longueur do 5 ii 0 contiuiötrcs et se tonninait on cul-do-sac (Thi V.).
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quot;'•tr^rt—-SMwiSSHI
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42nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ANATOMIE.
([iieuso prcsciile un grand noinbi'o do plis, qui s't'leiulont en rayon-uant du centre ä la clrconförence et doiinent ü cet orilice l'aspect (I'uiu! Hour radieo. Cost ce qu'on nüiniuc la ßcnr epanouic, analogue an nmscau dc tanehe chez la foinmc.
An fond do chaqiio corne so voit un polil tuljerciile, sur lo(piol viont s'OÜVtivVoviduOle ou trampe, de lüillope.
Sttnioture. — Lastriiclui'ode I'lilorus resultc do la superposition dc Irois incmbi'anes : nno externe, scrnusc; unc interne, muqueuse, ot nno moyenne, muscuteuse. Nous connaissous d(''ijä los deux premiöros; 11 nous rest6 üdiro un mot de la metnhranc nuisculeuse.
Cotle derniere inesento deux couches snperposees : l'uno, snperfi-cielle ou externe, t'ornieo do fibres lonyitudinales qui, parlant du fond de i'organe — des cornes — s'elendent en echarpe sur les faces op-posöos ct viennent so lerminer au col, de maniöre ä raccourcir le vis-corc on so contractant; i'aulre, profonde, coinposce de Qbres circulai-ros, cst deslince a rölrecir la malrico.
Chez la femme el dans l'etat de vacuitc de l'utörus, cotle tunique moyenne est mince el d'apparence flbreuso ; olle s'hyperlrophio con-siderabloinenl, et son organisation devicnt manifestement musculaire pendant la grossossc. Chez nos femelles clomosli(iiios, la structure musculaire do cctlo membrane est toujours evidente; eile devient egaiemont le siege d'un travail byperplasique lors do la gestation, travail qui a pour but de permettre i'ampliation du reservoir uteiiii sans Irop amincir sos parois. Celles-ci, contrairomont ä co qui a lieu chcz la femme, s'atnincissent cependant plus ou moins selon les os-pöcos ; mais olios n'en acquidrent pas moins unc puissance do contraction dos plus önergiques.
Connexions. — Ainsi constitue, ruterus est on rapport: on haut, avecle rectum, qui passe entre ses deux cornes ; on has, avee iaves-sio ot la courbure pelvienue du gros colon ; sur los cötös et par ses cornes, avecles circonvolutions intostinales.
Dans l'ölat do plenitude et ä mesu're qu'il so dovcloppo, I'litcriis ro-foulc hors du bassin la courbure pelvicnnedu colon,descend pen i\ pen vers les parois inferieuros de i'abdomen, sur Icsquelles il viont roposcr vers la fln, en so mainlonant ä pen pros sur la ligno mediane. Dans ce mouvemont de progression il entralne Ic col uterin et lo vagin, qui s'allongo Ires notablemcnt, el exerce sur la vulvo ollc-meino unc traction qui, parfois, la fait paraltre enfoncöc cnlre les deux tubcrosites ischialiques.
DIITKHKNCES.
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L'ulerus presente, suivant les cspeccs, plusieurs particularites Ires importantos, quo nous devons indiquer.
1quot; Che* la Vnciie, il est d'abord line difförenco essentielle dans la forme du viscere, qui a cte signalec pour la promiöre fois
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OE L'UTERUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;43
par M, Ghauveau, en 1848, ct, qu'il fait connattre on ces termos :
laquo; Dans cotte nspeco, la conrburo concave des cornes ivgarde en bas, landis (iuc celle meine conrbure cst lonrnce en haul dans I'lilerus do la jninent. Or, chez I'iiiio el chcz rantro femcHc, l'attache des ligaments sons-lombaircs se fait snr la coneavüä dos cornes ; il arrive done, chcz la vache, si Ton considere I'utonis librcmont suspondu dans I'ab-domon, qne rcxtremile des cornes se inontre tordno en dchors et en haul, landis quo sa base, bien (pie liröo dans lo mrme sens par ces ligaments, conserve sa direction, niainlenno qn'elle so trouve d'une manierc fixe et invariable par 1c corps do rnlörtis. — Celui-ci recoit, comino ies cornes, Tinsertion dos ligaments largos snr son plan infe-rieur. Aussi procmine-t-il aU'dessus de cotte insertion, landis qnocelni do la jumont fait saillic par-dessoits, — Ces ligaments sont, du roste, trös amples, surtont ä lour bord anlerieur, el forleinenl ecartes l'un do rantro en avant, vers les attaches sons-lombaires, (pii so prolon-genl memo sur los parois du llanc. On pourrait les comparer dans lour ensemble äunocravale triangulaire, dont Tangle impair serait attachi'1 au fond do la cavito pelvionne, et les deux aulres aux luberositcs des hanches. Sur cotte cravato reposerail lo corps, ol en parlio les cornes do ruterus. raquo;
Getto disposition sireinarqnable et si clairoment deeiile, qui, avant M. Ghauveau, avail öchappd ä {'attention des analoinisles et des accoucheurs, est tres iinportanto ä connaitre, car olio explique on parlio la possibilile d'un accident do la gestation des plus graves, qu'on observe surtout chez la vache ; la rrudluiion dn la malrice snr suii axe on torsion du col, accident sur lequel nous aurons ä revonir avee details dans la socondo parlio.
Une aulre particularile merile aussi d'etre signalce : e'est la disposition do la muqucuso uterine, sur laquelle on remarque un nombro assez considerable do polits luborcules arrondis, les-((uols so mnlliplient el augmcnlonl beaucoup de volume pendant la gestation. — Ges luborcules, appeles cotyledons, sont disposes sur la muqueuso des cornes on series lineaires el longiludinales d'autant plus nombrcuscs quo le diametrc do la come est plus grand : quatre pros (In corps oü la muqucuso en est deponrvue, dciu: ;\ roxlremite opposee, el Irois dans la region inlorniediairc. Les cotyledons servont ä ['implantation du placenta, lequel est multiple chez la vache.
Ajoutons enfin quo, contrairoment ä cc (juc Ton observe chez la jumont, le corps de l'ulörus cst Ires reduil ä rinteriour.
Chcz la lireiils ct ohez la Ch^vre, les dispositions sonl les momos quo chez la vache, — ä celle difference pros, cependant, quo les cotyledons, jjloins, arrondis, hemispheriques chez la vache, sont deprimes ä lour centre, cupuliformes chez les deux aulres fomellcs, et mcritent verilablemenl lour nom : — xotÖM), ccuelle.
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ANATOMIE.
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Chez Ics femellfs multiparcs, lu Truie, la Chinnnc, la Chatte, In
corps do la matrice osl trös court, et los comes prennent raquo;n develop-pomont exagörö ; olios sent tres floxueusos et se mölont aux circonvo-lutions intestinales, au milieu desquelles on los trouve flotlantes.
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MIT. IV.
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DES TROMPES Oll OVIDUCTES.
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Au loncl du eul-do-sae do chaquo corno, sur un petit tiiborcule tres dur, vionl s'ouvrlr, avons-nous dit, la trompe ulönne.
On appelle ainsi, on encore trompe de Fallope, oviduete, un conduit assez long-, tres ötroit, lloxueux, qui, de la corno uterine, so porte vors l'ovaire, en cheminant au bord anterieur du ligamonl largo, cnfre los deux feuillets de ce lion incinbraneux, et qui sort au transport de I'ovule, depuis l'ovaire, 011 il se forme, jusque dans rinlcrieur de la matrice.
Nous connaissons son oxtrömitö uterine; par son extremite opposee, ovarienne, co canal n'esl pas en continuity direclo avec l'ovaire; il se termine brusquement, ä proximitö de ce dernier organe, par une partie övaseo, festonnöe, plissöe et conimo chifronnee, qu'on appelle lo pavilion de la trompe, le corps on morceau [range, et au centre du-quel roviduete vionl s'ouvrir dans la eavite peritonöale cllc-menie.
Outre le peiiloine, qui l'enveloppe de toutes parts, la trompe est constitute par une membrane muquouse, ä epithelium vibralile, qui fait suite a cello de la corno uterine, et vient s'epanouir anlour do I'o-rilicc övarien du canal, pour former 1c corps frange, sur lo bord du-quel olle cosso brusquement en s'unissant au peritoinc. — II y a done hi deux fails anatomiques Ires remarquables : 1deg; le fait do la disconti-nuite d'une glando avec son canal excretenr ; 2deg; celui do la continuity d'une membrane söreuse avoc une muqueuse et par suite la communication elablie entre un sac sereux et lo dehors.
Au moment do la copulation, ct probabloment aussi dans d'autres circonslances quo nous preciscrons un pen plus loin, lo pavilion do la trompe s'crigo, s'applique sur l'ovaire, lo coiffo on quolquo sortc, saisit I'ovule ä rinslant oil il s'on dötache et lo dirige vors l'orlflce du canal qui doit lo transporter dans I'ut^rus. — II pent cependant arriver quo le pavilion romplisse imparfailomont son röle ; alors I'ovule n'est pas saisi; il tombe dans la cavitö abdominale, et, s'il a etc föcondc, il pout se dcvclopper ot donnor naissance ä l'un des accidents los plus graves do la gestation, dont nous aurons ä nous occuperplus lard souslc nom de gestation extra-idcrine.
L'oviducto prescnle essontiollenient los meines dispositions chez toulesles fcmelles.
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DES OVAIItES.
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AHT. V. — DES 0VA1RE8;
Lcs ovaires (V. (ig. 14 et 18) au norabro de denx, sonl los organes csscntiels de la genöralion chez la femelle. Ce son( enx qni sßcretenl l'ovule ou germc, t[ue lo sperme du male doit Kconder. On lcs Irouvo ä la rögion sous-lombairc, im pou ou arriöro des reins, suspondus ä un
repli du pöriloine qul esl uuo döpendanco dos ligaments larges. __
Nous avons indiquö pröeödemment leurs rapports avec los corns
/'ranges.
GhaquQ ovaire roprösente un corps globuleux ou ovolde, do dimensions variables suivanl los especos, pouvant ögaler, chez la jumont, une Ires forte noix rocouvorte de son brou. — Au point par lequcl les vaisseaux abordent l'organe, oxislo une depression assez marquöo,
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Fig. 14. — Ovniro coupe vorticalemeul (*
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rig. 16. — Fragment lt;lo l'ovairo de la Iniio ('*).
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sorte de scissure qui rappellc lo hilc du rein, et au lour de laquelle vienl so fixer lo pavilion de la troinpe.
La surface de l'organe est ordinairomcnl lisse; quolquefois eile est plus ou moins bosselcc, par suite de la saillic que font a la superlicic une ou plusicurs vösicules de de Graaf. — Quand ces vesicules, sur Ics-quelles nous reviendrons bientot, sont nombreuses, olles donnent k l'ovaire un aspect qui rappellc un peu une grappc do raisin. — Get aspect est habiluel chez los femollcs mulliparcs, — la truio, la chienne, etc., ä l'epoque du rut (V. fig. 13).
Structure. — On rcconnatl dans la structure de l'ovaire : une membrane sercusc, lisse, polie, fournie par le peritoine; — une lunique ßbreuse ou albugince, tres dense, tres resistante, et qui, commc I'albu-ginee du testicule, envoio dans la substance de l'organe de nombreux prolongements; — et enlln un tism propre ou slrmnn. — Co tissu.
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(*) alaquo;, bb. Visiculos da laquo;le Oraaf .'i divers (legres ilc ilevpln|i|ienicnt.
(*quot;) a. Point par loquel va sortir un ovule rnur. — b. Fente par laquelle s'est cehappe Tovulc.
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dünt rorganisalion no rappcllo en rien colle des glandcs, se prcsonto coiiunc unc ospece de gangue (ibro-ccllulaire, trös dense, Ires serröo, et dans laquello on distingue deux couches: Tune inlerne, dite vwdul-lain', i'autre exlerne, appolee eouohe ovighie, parce quo e'est dans colios-ci (pie se fonnenl les visicules de de Gvaaf, donl, nous allons dire un mot pour lenniner.
VcoiciilfH laquo;ilaquo; tie Ctraaflt; — On appollc ainsi, du nom do ranalonnslo qui les a decouvortes, do potites vesiculos rondos, plus ou moins volu-minousos, rempiies d'un iluido limpido ot transparent, quo Ton trouve lant ä la surface quo dans rintcrieur de l'ovaire, ä uno profondeur variable, mais toujours dans la couche externe du stroma, Cos vösi-cules, qu'on avail d'abord consideröos comuio lo gevmi; do roinbryou 1'ulur, paraissonl se former pros do la surface de l'organe. IVabord mi-croscopiquos, ellos grandissont pen ä pen, döprimont lo stroma, oü
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dies s'enfuncenl en formant une depression qui rossemble ä un veritable nid. I'uis, lour volume aug-mentant toujours, olios soulevenl la membrane albuginöe, et viennent fairo saillio ä la surface do la glando. Miles peuvent ainsi arriverj prosquo ä la grossourd'un grain do raisin.
Si on les examine allentivomont, on lour trouve, ä ce moment, la constitution suivante :
Ellos sont formces (V. flg. iß) d'uno enveloppe propre et d'un con-
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• Constitution d'une v6slcule
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tenu. — L'enveloppe, coinposec elle-
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do do Graaf (*),
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mome do deux feuillots, 1'un interne, I'autre externe, est line, hyaline, transparente, et copondant pourvue do nombreux vaisseaux sanguins. — Le contonu comprond plusieurs parties: 1deg; un liquide albumineux, limpido et transparent qui romplit et distend la vcsicule ; 1deg; un amas do cellules, qui ferment commo une sorte do revclcmenl epithelial ä la paroi inlerne de la v6-sicule, et qui, en outre, s'accumulenlen un point voisin do cette meme paroi, do maniere ä former lä uno polite masse obscure, a laquelle on donne lo nom de disque proligi'-re ou cumulusproliger; 3quot; au milieu de cette masse granuleuso du disque proligore, une aulre vcsicule rondo, libro, trospolite, mosurantiipoino unou deux dixiömes de miilimelre : e'est roYDLE, 1c vöritablo germe, donl nous ötudiorons, dans le livro suivant, la constitution si reinarquable et les etonnantes transformations.
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{•) a. Tuniquc do Iji vfalculo, roniposro de lIimik fouillcls acooläs (ittlcpnc et externe . — h. Membrane granulousclaquo; — c, Ovuto. — (/. Membrane viieUine (ou zone transparonto), — c. ('uuiuhis prolaquo; liger ou disque proligerc.
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DKS MAMELLE8.
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Ajontons soulomont ici quo los vosiculos do do firaaf pouvent parfois dovonir lo siogo d'un travail morbide consislant ossonliollomonl dans rhyporsöcroliondo lours parois. Dili's s'ainplilioul alors döinosiu'(;iiiont ot, doimont lion ä cos kystos do l'ovalre, vöritables liydropisios onkys-leos, qu'il osl si coiiuinin do lonconlror chez les vieiilos jianonts, ct dont quolques-uns peuvent acquörir dos dimensions considdrables.
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ART. VI. — DES MAMELLE8
Aprös rölnde quo nous vonons do faire des organea essentials do la gcncralion chez la feinollo, nous croyons devoir diro quolques mots des mamellf.s, vöritablcs organes annexes do ccux do la genöration el destines ä foumir aunonveau-nc son premier aliment.
Los mamelles sont dos glandes on grappes, chargces de söcreter le Init; lour nombro, lour position, lour forme ct lour volume variontsui-vant les espocos. Inactivos chez la plupart des t'omcllos pendant une grande partie de rexistonco, olles sont alors petites, parfois ä peine marcjuoos; ellos s'accroissent beaucoup dans les derniors temps do la gestation, acquierent lour plusgranddevoloppomeiitäl opoquedn part, commencent ä secreter du lait ä co dernier moment et consorvent lour volume ot lour activito taut quo dure I'allaitement, pour sc tarir et di-minuor de volume ä repoquo du sevrago, jusqu'ä une prochaine parturition. La peau qui les roconvre cst line, sonplo, douce, onotueuse, couvorle do polls lins et rares. Enfln, on trouvo ;\ lour surface une öminence plus ou moins prononcco, do forme coniquo, porcöo äson centre d'un ou plusieurs trous, qu'on appclle lo mamelon ou la leline.
Chez la elumeut, les mamellos, au nombro do deux, sont situees a la region inguinale. A peinc aporcevablos chez la pouliche, trös peu dcvelopp(5es, moino apres plusiours parturitions, chez lajumcntqui n'esl ni pleinc ni nourrice, olio s'accroissent pendant la derniere pcriode do la gestation et gardenta peu pros le volume acquis pendant touto la duree do la lactation. — lilies formont alors deux eminences, söparces l'uno de Tantre par un sillon, et torminees chacuno par un mamelon leguremont aplati; chacun do cos mamelons ost perc6 do deux ouvertures correspondant, l'uno ä la partie antöricure do la ma-mello, l'autre ä la partie posterieuro (P. Lecoq).
Chez la Vache, les mamelles, dont renscmblo porte le nomdo Pis, sont ögalement inguinales; elles sont au nombro do quatro, deux do chaquc cöte, et portent chacuno un mnmclon ou trayon, de forme coniquo, beaucoup plus dcveloppc; quo choz la jument. En outre, on trouvo souvent, on arriere des deux dernicrs trayous, un ou deux trayons plus petits, qui parfois donnent aussi du lait.
Les quatro glandes mammaires sont reuniesen une masse commune asscz forte, m6mc chez la gonisse, ot qui aprös deux ou trois portees, acquiert, chez les vachesbonnes laitieres, surlout dans certaines races,
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ANATOMIE.
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im döveloppement önorme. Dans la pratique, on domic encore assez sonvcnl le nom de quartier de la mamelle i\ chaeune dos glandes, cn realile dislincles. qni l'ormonl la niasso ontiöro du pis,—Dans eollc espfcco, le lait, dont la sücrölion esl exciloo et entrelciuie par uno mulraquo; laquo;jonrögullörej no tarlt pas dans l'intervallo d'une gestation a l'autre, exceple touleloisaux approches d'uno nouvello mise-has.
Kgalcment ingiiinalos et au nombro do doux, los mamcllos sont hö-miaphöriques, exaetement appliquöes conlre l'abdoraen, assez volutni-nouses et pourvues chaeune d'unmatnelon unique, conique, mals bien delachö ehe/ la llrehU. — Kilos sont grosses, pendantes et pourvues d'un mainclon })liis allonge et })lus volumhioux choz la Ch^vre.
Chez la Trnllaquo; et chez la Ohleune, los mainellcs sont multiples, et fonncnl sous le venire deux rangöes, s'(Hendant de chaque cöle de la ligne mädiane, depuis l'aine jusqu'ä, l'Intor-ars. Kilos soul au nombro de huit ä dix (qnalro ou cinq de. chaque eülö) dans la chienno, do dix ädouze dans la truie. On appello pectomles los doux plus anlericnrcs; inguinales les deux plus poslerieures, et ventrales toutes los paires intermödiairos. — A poiuo npercovablos pendant la pöriode de non-activite, les inamellos, choz cos doux especos, so dossinent forte-ment pendant la periode de la lactation, et fonnent alors deux series d'ömincnces, separees, sur la ligne mödiane, par un sillon largo el assez profond.
ütvucturlaquo;. —[/organisation de la mamelle est essentiellement la möme dans lontes les ospöces; eile r6alise, pout-on dire, le type des glandes on grappes. Elle consiste, en dernierc analyse, laquo; dans 1c grou-pement de pclils grains,jaunätres ou roses, spheriques, donnant nais-sanceä de petits conduits, quis'unissent cnlre cux et torment, par des reunions successives, des canaux plus volumineux (Beclard). raquo; Cos ca-naux, appolös gafaclophores, dont l'ampleur augmente ä mesure qu'ils so röunissent plusieurs ensemble, viennent s'ouvrir, en nombre variable, dans un sinus plus volumineux, creuse ä la base du mamclon et dans rintcrieur du mamclon lui-ineine. Co sinus vient aboutir ä rexterieur par un ou plusiours oridees porces au sommet du ma-melon.
Un certain nombre de grains elcmentaires voisins on acini, sont reu-nis en un groupe commun par une lino enveloppe de lissu conjonetif, et forment un lobuk. Plusieursde ces lobulos, röunis do la meme ma-niöre par un tissu cellulaire plus abondant et plus serrö, constituent un lobe; de teile sorle que la glande entiöre olfre un aspect lobule analogue äcelui que presenle la parotido, par exemple.
Chaque glande mammaire, indöpendammenl de la peau qni lui forme une enveloppe exterieure, est entource par une sorlo de capsule übreuse, qui la soulient et la iixeaux parois de l'abdomon, tont cn lui permettant ramplialion necessaire. — Kette capsulo, formöe par un tissu libreux, blanc jaunatre, elastique, est renforece par de grandes
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ItlllUOGU.U'lllE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;W
lames jaunes, qui se dötachont de chaquo c6lö de la (unique abdominale et do la face inlerne et supcrienre des cuisses.
laquo;Ti-cs adherento ä la pealaquo; par sa face externe, adossöe et confonduo üH'enveloppe opposöe dans le plan median, celte cnveloppo, particn-liere ;\ chaqne glandc mammaire, fournil, par sa face interne, de nombreux prolonyements, en forme do lames on do cloisons entre-croisöos, qui se plongent dans la substance glandulatre. II rösulle de ces cloisonnements, snrloul manifestos chez la vaclio, dos comparti-menls qui divisent la glande en lobes el on lobules distincls. Par suite de cette indepondance, la majoritö dos lobules pout roster saine, ainsi quo la secretion laitouso, malgro l'etat morbide d'un ou do plusieurs lobules (Lavocat). raquo;
Icf se terminentles indications qu'il nous a pani necossairo do don-ner sur la forme, la structure et les rapports des organos do la generation chez nos diverses femcllos domestiquos. Ges organos, quo nous avons jusqu'ici etuditis ä l'ctat de repos, nous allons, dans le livre suivant, les considerer dans lour periode d'aetivitö.
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:,i)
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PHYSIOLOGIE 0B8TETR1CALE.
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son, gplunohnologio, par Lavooat. I8'i7. Vicilet; Oljsorvations relatives ü quelquea auümalies de forme et de devolnppemoiil
dos oi'ganos gönitaux do plusleurs especos domcstiqucs; in .lolirnat de mid. vt'l. et
de zoolec/t., amiee 1S80, p. ill. Wust; Vagln imperfore, in velerimtvij Juumal, levrior 18~1, et Aunalos de med. vulör.
beiges, 1877, p. 57;!.
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L1VRE II
.NOTIONS DE PHYSIOLOGIE OBSTlSTRICALE
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Los organos gönitaux, quo nous avons etuclies dans lo livrc pröcödent, n'entrenl point ou cxorcico dös le döbut de roxistonco. Un certain temps s'ecoulo aprös la naissance, pendant lequel cos organos vivent d'une vio vögötutivo obscure, sans induenco sur les autres fonolionsde rorganismo. — Puis, ä un moment donne, ils semblont sortir du long sommeil oü ils avaiont vegötö jusque l;quot;i; ils onirent on activilö, et cette activity so (raduil jmr los modifications remarquables qu'on obsorvo dans lout I'organisme.
L'öpoque ilaquelle so manifestent ces modifications, Indiquant quo l'individuest devenu apto ä roproduireson espöec, porte choz l'homme le noni de l'nberU, et quelques pliysiologislos et naturalistes lui don-nonl lo möme nom choz les aniinanx. — Elle s'annonco par des signos plus ou moins apparenls seien les espöeos, mais cn göneral facilos a saisir : los organos gönitaux pronnont on pen de temps beaueoupdede-veloppement; la voix devienl plus f(jrte, i)lus grave el plus sonore, sur-lout choz le inäle ; celui-ci öprouvo le besoin d'exercer ses forces et son courage; l'inslinct gönesi(pie s'cveille et pousse los animaux de sexo different a so chercher et ti s'unir, etc., etc. Alors rorganismo a döjä ac([iiis une certaine perfection, los tissus une cortaine fermetö, bleu quo lo corps soil loin d'avoir encore altcinl son entior dövelopponient; car, pour toute la classe des mammiföres, l'inslinct do la reproduction s'cveille bion avantque I'animal soil arrive an terme do son accrois-sement normal.
Col age (\o pitbeiie, puisqu'aussi bion co motaelö döjä employe par d'aulres, varie boaucoup selon los espöees ; on pout dire,d'iino maniero gönöralo, qu'il arrive d'aulant plus tot quo la vie esl plus courte dans l'espöce. (Ihoz nos animaux domesliques, l(!s soins dont on les en-teure, le climal, la nourriluro surtoul, pciivent aussi le faire varior dans une corlaine mesure; on pout cependant le fixer avec assez d'exactilude do la manicre suivanle :
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PHYSIOLOGIE ODSTfiTaiCALK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;51
Pourlo chevat, de Iti ä IS inois ;
1*0111' Vespäcebovine, do 12 ü 4'i inois;
PowvVespdce porcine, yQva S mois environ ;
A pen prös vcrs la inAmo (''pociiio pour les espnecs ovine ot caprine, et mi poti plus tul pour lo chien,
hu plupärt ties auteurs reculent beaucoup cot ago; mats nous pen-sons quo cos auteurs ont confondu I'aplltude ä la roproduclion avoc I'Ago auqucl il couvieul, dans riiileriquot;'l do raiiiolioralion dos races, de permeltro aux anlmaux d'exeroor cello aptilude : deux dioses Dependant evidemmenl l'orl difförentos. II nous siiflira do dire que nous avons vn des pouliclios metlro bas ä .'JO mois, dos gdnisses faire lour proinier veau avanl la lin d(^ lour doiixieinc annco, pour Juslifior noire asserlion ct rappelor au souvenir do lous les pralicions des fails som-blables, donl ils onl 6Le les leinoins. On a meiue vu des poulirlios vi-vanl en lihorlc, aux palurages, avec dos poulains do lour Age, ötre saillies avanl la fin do leur proiuiere anuee el inellre bas ä 'i-1 mois.
—nbsp; On a vu ögalemenl des gönisses, dans los mömes conditions, roce-voir le lanroau ä l'ägo de B,6, 7 el !) mois, et faire veau ä 14, lo, 16 et 18 mois (1). M. Abadie eile meine 1c fait d'unc gönisse ([ni, saillie accidoiitcdlomont a \ mois el deini par im laurillen de (i inois, mit bas pou de jours apres raccomplisseinent de sou Ireizieme mois, co f(iii no l'empecha pas de so devolopper et de dovonir par la suite une laitiero remarquable.
Quoi qu'il en soil, voiei ranimai, — et parliculiercmont la femellc, ([iii nous inleresse plus spöcialement ici, — dorn; de la faculle de reproduce son espöeo; il nous faul voir niaiiileiiunt comment cello fa-culte est inise on Jen et ce qui en rösulte. En d'aulres lormes, nous avons ä ötudier : le sentiment qui porlo les aninniux do sexe dilferonl il s'unironviic do la reproduction, — chaleurs;—lo phönomöno, con-se{]ueuco de cello union des sexes, par lequel l'amf roeoit le prineipe de vio,'—ßcondation; — le produit de la coneeplion, — ceuf fäcondö;
—nbsp; l'ensemble dos actes qui president au döveloppement du nouvol ölro, — gestation, — el eulin les soins hygidniques donl l'homme doll ontourer la femellc ou etaldo gestation, alin d'assurer autanlque possible le succös de l'acte imporlant qui s'accomplit en eile, — (rest ce ((lie nous allons faire dans leschapilres suivauts.
(I) Mon pöro el l'. Leooq m'ont communlquä rliiicim im fait i!c co gonro, qui a (5l(S ögalemont constatö par d'autres observat8Ui's(F.8.C.). — Voyelaquo; aussi la Bibliographie.
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PHYSIOLOGIE OBSTfiTIUCALE.
GHAP1TRE I
1gt; li S C H A L B U H S
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Contraircmcnt ä cc qu'on observe pour celles qui ont pour objet la conservation de Vindividu, la foncliou qui a pour but la conservation des espamp;cei esl une foiictiou essentielleineiit intennittenle. Les organos dc la göneration, bien quo loujours clou(5s, apres la. pubertä, de l'apti-tllde ionclionnelle, no sont pas toujours dans les conditions favorablos ä leur fonclionnoment. Chez les fcmelles surtout, ces organes seinblcnl somniciller pendant certaines periodes de lemps plus ou moins lon-gues ot plus on moins regulieres; puis its so röveillent et enlronl en activite. Ces periodes d'activile portent chez les animaux le nom do chedeurs; on lour donne encore eclui de Rut, lequel s'appliquc plus specialemeul aux especes non soumiscs ä la domosticitc. Nous avons il voir dans ce chapitre par quels signes exterieurs s'expriinent les c/m-leurs, ainsi (jue les modifications physlologiques ol orgauiques dont ces signes ne sont quo la manifestation.
ART. I. — SIGNES Oü SYMPTÖMES DES CI1ALEURS
Chez nos feinollos domestiques, cette periode d'aclivitc des organes gönilaux so traduil par des signes d'excitationgenerale fort remarqua-blcs. Los organos genitaux doviennont 1c siege d'un mouveincnt lluxion-naire prononcö; la vulve so gonlle, la muquouse vulvo-vaginale rougit et seeröte un mucus glaireux, filant, quolquefois sanguinolent, toujours abondant ot odorant, qui attire lo niclle. L'excilation do ces organes roleulit sur toutes les fonctions, ot so traduit par une agitation, une inquietude, une irritability iiisolit(!s; les femolles, qui jiisf[uo-la avaient I'ni lo male on ötaient resteos ä son egard dans un ctal do com-plelo indilleronco, rochorclienl sa prösenco ot sollicitoiit ses caresses.
La aiauK-nt on clialour esl chalouillouse, irritable, parfois difficile a conduiro; si on lui fait sontir I'dperon, au lieu d'oböir, olle s'arrüte, so campe coinmo pour urinor, ol, suivant la romarque do Domoussy, so döfend quelquefols ä outrance. De fröquontes contractions dos muscles de la vulve mettent adecouvort lo clitoris, rouge, saillant, örige. ImiIiii, on a remarqu^ parfois une veritable cxsudalion sanguine par rorilicc vulvaire.
La Vachc, sepuröo du male, I'appellQ par sos bonglonients; cllo cst inquiölo, agitöc, au point parfois d'en pordre l'appötit; en libcrte, olio monte sur les aulros animaux, males ou femolles, dc son espece; aux
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SUiNES 01! SYMPTÖMKS DEB CHALEÜR8.
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pälurages, eile court sans but, laqiioun rclcveo on trompc; il n'est pas rare do la voir alors quitter lo troupeau auquel eile apparliont pour aller chorcher un taurcau dans un troupeau voisin. Ses parlies goni-tales sent gonflöcs et, plus souvent que chez la jumorit, ellcs sont le siege d'un suintemenl sanguinolont, parfois asscz abondant. Getto ex-erötion sanguine, qui a ele ßtudiöe avoc soin par Numann, Fuschs, Spinola el d'autres, no doit pas 6tro prise pour un fait pathologique; e'est un phenomeno normal, non pas constant, inais frequent et tout ä fait analogue au flux calatnönial de la femme.
Chez la llrcbiraquo;, dit Magne, les signcs des chalours sont en general pen marques. laquo; Naturellcment paisibles, ccs femellcs ne font paraitre lours dösirs amoureux quo lorsqu'elles vivent avee les mftles; ellcs recherchent alors lo holier, s'en approchent, le suivent, mangent ä cöle de Ini, le flairent do temps en temps, el ne so defendent pas s'il cherche i\ les couvrir. raquo;
LaTmiIlaquo; fail entendre nn grognemont particulicr; son naturel inso-ciable s'adoucil; olio sonnVo el memo rochercbo les caresses de la per-sonne habiluee h lui donner des soins; cllo aime qtfon la grattc; sa gueulo s'emplil d'uno salivo öenmeuse, et souvent on la voit monier surles anlres animaux do son espöeo.
La Chiciinc va, viont, couii, gambade, aime ä jouor, et so livro ä vine foule d'aclcs insoliles qui onl fait donner aux cbaleurs, clioz cello es-pece, lo nom caracldristique do folios. L'öconlemont vaginal, toujours abondant el assez souvent sanguinolont, repand nne odevir forte qui atliro les chiens. Frequemmont alors la chionno quitle la maison do son mallrc, entralnant ä sa suits nne meulc tout onlirre, et ne rentro que lorsquo ses ardours onl öle calmees par un coil fecondant.
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Get 6lat d'excilalion durc plus ou moins longtcmps; puis lo calmo so rclablit, —proinplomonlsi, pendant la pöriode des chaleurs, la fe-inello aöle focondee; plus tardivemont, si cllo no Pa pas el('!. Dans co dernier cas, les chaleurs presonlenl des intermittences qui onl ötö no-tees par tons les physiologisles, ol quo la science rallacho aujonrd'hui ä un phenomene fort important clout nous parlerons bionlol : la mnlu-ration et la diihhcmr.e des vihirules de de (jmaf. —• La dureo de ces inler-mittences, de ces pöriodes do calmc est sensiblement ögale ä la duröe do la gestation ; eile pent aussi Alre beaucoup plus courlo : c'esl ainsi que chez les vaches non fecondeos quoiquo ayantcte couvorles ct pos-scklanl encore lours facullösprolitiques, il n'est pas rare do voir les c/m-leurs reparailrc ä pen pros i\ jour fixe, do trois semainos en trois se-maines.
Ghez les grandes femollos, aprös la mise-bas physiologiquo ou un avorlemonl donl les suites out etc benignos, les chaleurs no lardenl pas a so manifester de nouvcau. En raison de la longue duree dc sa gestation, el pourqu'elle accouche chaqueannee ä peu pros ä la meme
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PUYSIOLOaiE 0D8TETRICALE.
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^poqud, c'est-ü-dire au prinlcmps, la jmnenl osl, göneralcincnl prc-sentöedo nouvcau ä ]'6laloii do nenf il ([iiinzo jours aprt's raccouchc-mciil. ün alleiul, chcz la vacho, la inanil'oslaliüii sponlaneo des cha-lours. — Toutcfüis, on fcra bien de laisserreposer pendant uneannöe, conune roproduclrice, la fcinelle qul aura mis has Irop jeime el quo la gestation ou la lactation aurait particuliörement faliguöe etancmiee.
Chcz los chiennes qui n'ont pas etc fecondees, on observe parfois, ä l'öpoque oü dovrait s'oll'cclnor la miso-ljas, des phonoinonos extromc-nient interessants, que quolques oljservatenrs avaient deja en partic signalös, inais que Dolafond a ctudies d'nno maniere beancoup plus complete et qu'il a parfaitement decrits. —• Voici comments'exprime cet habile et consciencieiix observaleiir :
laquo; Fja chionne qui a cprouvö dos chalours, mais qui n'a pas 6tö fecon-laquo; dco, conunence ä cprouvor, du quarantiöme au cinquantieme jour, laquo; un gonflement deja tres sensible des deux paires de mainellos posle-laquo; rioui'es ou pvö-inguinales. Gelte tumefaction augmente quotidienne-laquo; ment.... et se fait remarqucr dans la seconde, la troisieme, la qua-laquo; Iriöme pairo do glandcs.
lt;( Du cinquante-neuviöme au soixantiöme jour, c'est-ä-dire juste ä (i l'epoqiio oü la chiennc devrait metlro bas si olio avait ete ((icondee, laquo; d'autres preludes so manifcstent.
laquo; Los bords de la vulve grossissent, et son ouverturo s'tJlargit; la laquo; muqueuse vaginale est rouge et söcröto un liquide visqueux.
laquo; La chiennc s'agito, Icmoigne de l'inquiölude, de ranxictö meine ; laquo; eile va, vient, cherchc l'endroit oil olle pourra doposerune progeni-
laquo; lure donl l'arrivee lui soluble prochainc.....Si olle ost libre,.... olle
laquo; prepare avoc le plus grand soin un lit pour y faire des petits qu'ellc laquo; attend, mais en vain.
laquo; Co n'est pas tout : lorsquo 1c jour et l'heure designßs par la nature quot; pour la misc-bas sont ecoulös,.... lachienne perd I'appetit, refuse de laquo; manger pendant trois ;\ quatre jours;.... los inamelles se gonllonl, ilt; deviennent formes, ölasticiues; les mamelons s'allongcnt et les ca-laquo; naux galactophores so remplissent d'un lait abondant et de bonne laquo; qualite, que Ton pent faciloment cxtraire par uno faible pression. raquo;
Si alors on donne ä cotte fcinelle, comme la fait Uelafond, un chien nouveau-ne, eile l'adoplc sans dillicullc, le nourrit parfaitement el lelöve en lui temoignanl la plus vivo affoction.
Quelque chose d'analoguc parait avoir öle observe, mais tres rare-ment, cbez la chatte. Knlin, M. Chauvcau a constate des phenomenes de möme ordre cbez uno jument qui avait cle saillie infructuousemonl.
Nous avons dit plus haut que I'excitalion genesique quiconstituc les .)haleurs finissait par s'etoindre; cola est vrai d'une maniöre gcnörale
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MATURATION ET DEIUSCENCE DES VE81CULE8 DE DE QRAAF.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Bö
et chcz les aniinaux cu bomio santö; mais cctto ivglo esl loin d'ötro sans oxceptlons. On rencontre, en edel, dans la pratique, des femelles qul sent constaimnent on rut, etquc lasaillio, meine repölee, necalme pas; an contraire. — Ges feinelles sont, en general, chatouillciises, irritables, dil'üciles ä condnire; sonvent olios montront pen d'appdtit, maigrissont, perdent lour lait on no donnent qu'un lait de mödioere qualitö; on a beau lour donncr le nii\le, olios rcslenl infdeondes. — (Vest lä tin veritable ötat maladil', appole nymphomanie, et qui so lie le plus sonvent fi nno allöralion des ovaircs. Chez uno vioillo jnmont, nous avons vn la nymphomanie coincider avee I'existenco d'un veritable cbapelel do petitskj'slossercnx compnsdanslV'paisscurdechacnn des ligaments largos; en outre, trois antros kj'sles do incmc nature, mais plus volnminonx, exislaient clans l'utörus : ils affectaient la forme de sabliers, c'ost-ä-dire ([u'ils possedaieut chacun deux culs-do-sac coinmuniquant par vine parlie rötreeie; Tun des culs-de-sac ötait visible dans rinterieurclernt('n,ussous lamuqueuse amincie, tandisquo I'autre so voyalt a l'extörieur sous la tunique söreusc renforcöe. — Dans los regiments, on appollo pisseuses les jnmonts nymphomanes. — On nomine laurelieves les vaches ([ni soul dans lo mömo cas. — La castration a cle conscilleo comme moyen do fairo disparaitre cos symp-lümes insolites; olio reussit assoz sonvent chcz la vache et pcrmel alors d'uliliscr cos fomollcs, soil, pour lo travail, soil mömo, mais pour nn temps liinito, pour la production du lait. .Monlionnons aussi I'inlro-duction d'uno balle de plomb dans l'utörus, — moyen qui, d'aprös .M. Eloire, aurait pour eilet do faire cosser les chalours choz la vache (?).
ART. II. — MATURATION KT DEIUSCENCE DES VESICULES DE DE CUAAF.
Los chalmrs, dout nous venous d'indiqnor ](!s parlicnlarilös les plus importantes, no sont, iY propi'omonl parlor, quo les symptömes d'nn travail organique des plus romarquables, qui s'accomplit dans I'ovairc, et dont la connaissance oxacte cst duo lout enlierc aux travaux des pbysiologistes modernes : nousvoulons parlor de la miluvulion el dc la clöhiscence des vösicules de de Gran f.
Nous avons vu pröcedemmont (inello ötait la constitution des vösicules.dede Grnaf; nous dovonsajouler ici (in'ollos apparaissentdc tres bonne heure dans l'ovaire; on los a rencontröes chcz de trös jeuncs Sujets, choz des animaux qul venaient de naitro et mömo chez des foetus. Mais, jusqu'ä Tepocjue de la puborte, ellos rostonl slationnaires et dans un ötat de döveloppomcnt imparfait. A cctto derniöre epoquo, l'ovaire devient le siege d'un. mouveinont tluxionnaire, d'uno veritable congestion sanguine des plus prononecos; alors, une ou plusienrs de cos vösicules— selon quo la femello est uniparc ou mnltipare — s'ae-croissent rapidement et viennent faire saillic amp; la surface de l'ovaire, auquel olles donnent cot aspect en grappe quo nous avons note; les
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patois do colto on do ces vcsicules, fortcment injeclcos, so distondont pai-rinlorposilioii dun liquide sereux dc plus en plus abondant; ellos s'amincissonl, s'usent ol bionlöl so dechirent dans le point lo moins soulomi, et Vooule, accompagnö du disrpin proligtrc, ost projotö avoc plus ou moins do force hors do la vesicule.
A co moment, le pavilion de la trompe, —corps frnnge, —conslituö par un tissu öroctilo tout special siii\ant los uns, contractile et forme par le prolongoment des fibres musculaires lisscs do la trompe suivant d'autres, s'est redresse ot est venu s'appliqucr a la surface de l'ovairc, (ju'il liont ölroiloment ombrassö: il recuoillo l'ovulo ä sa sortie de la vösicule de do (Iraaf et le dirige vers I'oriflcede I'oviducte; I'ovule s'y engage et il parvient biontöt jusque dans la cavite uterine, grdco aux mouvomonts des cils vibraliles do repithcliumqui tapisse lamuqueuso de ce conduil.
Tels sont los phenomenes oxtrememont remarquables qui scprodui-sent a l'epoquo oü la femelle, ötant devenue apte ä la reproduction do son espöec, enlre pour la promiöre fois en chalcurs. Los mömes ph6-iiomönes so produiront desormais, avoc los monies caractercs ol dans le memo ordre, ä dos öpoquos dölermincos, tant quo la femelle con-servora I'aplilude a la genöralion. Or cos epoques sont pröcisömonl cellos quo nous avons decritos plus haut sous lo nom do cknleurs. Celics-ci ne sont done quo l'ensemble des phönomönes visiblcs, que los sgt;/mp(dnies, on un mot, qtii annoncent la maturation ot la dehiscenco dos vösiculos do de Graaf el Tarrivec plus ou moins prochaino d'un ovule mur dans la cavilö uterine. Los unes et los aulres correspondent exac-lomcnt au phenoinene connu chez la femmo sous lo nom do menstPm-lion. En d'autres termes, chaque pöriode do chaleurs, commc chaquo öpoque menslruolle, correspond ä une epoquo do maturation d'un certain nombro do vesiculcsdedo (iraaf, ol au dölachomenl de lagrappo ovariennc d'un ou plusiours (/crwes assez complelemoul achoves pour pouvoir {lonnor naissance ä un nouvel olro, s'il vient ä ronconlrerlu liqueur fecnudaulo du male. Cost uno veritable ovulnlion sponlarite, iaquello, pour so produire, n'a pas du lonl bosoin do ['Intervention de i'aulrc soxe.
Cost ici le lieu do dire un mot do la constitution do I'ovule, au mo-menl ou il ost arrivö ä son complol döveloppemenl commo oeuf, mais oü il n'a pas encore rocu rimprcgnalion fecondante.
L'ovulc ou 1'ceuf laquo;Ilaquo;raquo; maiumlfores (v. fig. 17), au moment oil ilsc-chappe do I'ovaire, so preseulo commo un pelit point blanc do un h deux dixiemes do milliinetre, c'esl-ä-dirc offrant les dimensions des objots les plus polils qu'il soil possible dc dislinguor ä la vue simple. — Go petit corps, examine au microscope, ä un grossissemcnl dc 180 diametros environ, so montre constilue do la maniero suivante :
11 ost compose d'une onvoloppo extöriourc et d'un contonu.
L'cnveloppo, ou membrane vitelline, ollrc, relalivoment au contenu,
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MATURATION ET DKIIISCENCK DES VfiSICIXES DE DE ORAAF.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;üT
vine assez grandc öpaissour. Kile apparail sous lo champ du microscope commc un anneau large ct transparent; d'oü le nom de vme transparente qu'onlui donne quolquefois.
Lo conlenu esl le Jaunc ou vilelhis, absolumenl analogue ati janne de l'üeuf des oisoaux. II est forinö par un anias de (inos granulations ölßmentaires, r^unies par un lirpiide visqueux.
Dans rinterieur du vitellus, on romarque uno sphörc plus pelitc, transparente, ayant la forme d'une vösicule arrondie, et quo Ton rencontre, non au centre, mais en un point quolconque, pros de la surface de la masse vitcllinn : e'est la vösicule f/erminalivn, dans laquollo on apcr^oit une petite tachc plus opaque, qu'ou wp^QWto tache germi' native.
Ces deux dcrnieres parties, la vösicule et la fache germinatives, pa-raissent 6tre dos ölöments transiloires, apparaissant de bonne houre dans l'ovule et disparaissant au mo
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ment oü ce dernier quitte I'ovaire ou Irös pen do ternps aprös. On ignore
absoliuncnt lour role dans revolution
ulleriouro de l'ombryon.
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/ A::-'r/o—
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Teile est la constitution de I'ceuf |
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a
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an moment oü il est arrive ä sa pd-
riode do maturitc et avant qu'il ait
etc föconde ; nous verrons bicntot
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y VV',':j J^.-y'^' /___^
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les changements rcmarquablos qu'il
oproiivo apros la föcondation ; mais Fig. 17.-Ovuleavantlaf6condlaquo;tion(*).
avant, nous devons revenir un pen
en arriöre ot voir ce quo devient la vösiculo d'oü il est sorti.
Corpraquo; Jnuncs. —An moment oü lavesicule do do (Jraaf s'ost ouvorlo pour livrcr passage a rovulo, ses parois, alors tres vasculaires, etaioni, avons-nous dit, 1c siögc d'une veritable congestion sanguine. Do leurs vaisseaux dechircs s'ecoule un pen do sang, Icquol so rcpand dans la cavitc de lavesicule, oü il ne tarde pas i\ so coaguler. Bientöt les bords de la döchlrure ovarienne so rapprochent et etnprisonnent lo caillot. La membrane externe do la vösicule, Qbrouso et älasliquOi ro-vient snr ello-momo, tandis quo la membrane interne, hyportropbieo par uno vori table inflammation et comprimöe par Texterno, se plisse, so fronco et enserre dans ses rcplis lo coagiilum sangnin. Gelui-ci se de-colorc et se rösorbo pen ä pen, mais assez lentemenl; assez long-temps aprös la rupture do la vösicule, on retrouve, ä la place qu'il occupail, une sorte do luborculo jaiinAtro plus ou moins volumineux, qui, lorsqu'on I'inciso, prcsenle i\ la surface do la coupe descirconvo-lulions nornbrcusos, ayant quelque analogic pour la forme avec les circonvolutions cerebrales. — Cost a ces luborcules quo Ton donne lo
(*)(l. Membrane vitclline. — b. Jauno ou vitellus. — c. A'esicele genuinativc. — il. Taelle gcrniinativc
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S8
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PHYSlOLOßlB OliSTliTHICALK.
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nom de corps jnuni's, donl la veritable signification n'a ötc bien connue ([uc dc nos jours, ol qui no sont rien antre chose qu'iine dos phases do la cicatvisation des vesicnks du ih' Granf.
S'il en ost ainsi, — ot los recherchos modernes sur l'ovologle et l'cin-bryologie dos mainmiförcs no laissont anciin doulo ä cot egard, —on conroit ([u'il doit se former do cos corps jaunos, non seulemcnt ä la suite d'lino iocondation, mais encore tonlos los fois quo la fomelle deviont on chaleurs. Cost en efTot co qui a lion. II ost juste d'ajon-lor, toutofois, ainsi quo F. Lccoq lo l'aisait döjfi remarquor dans sos cours on 18i;i el 18M, quo los corps jaunos qui se formont dans unc vcisiculo ovaricniiu donl lovulo a etö iocondö sont en göncral boau-
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Vig. IS. — Corps jaunos.
coup plus volumineux el inottont plus do temps ä disparaitro par re-sorplion.
Tcls sont los phönomönos qui s'acconiplissont dans los organos do la femolle pendant la pöriode dos chaleurs; lour connalssanco va nous pormellro d'abordor mainlenanl l'ötude de l'acto mystörieux do la f('^-condation.
BIBLIOGRAPHIE
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DE LA FECONDATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 09
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CHAPITRE II
DE LA FßCONDATION
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Si, pendant son Irajcl dans l'oviducto on a son arrivöc dans la matrice, l'ovule no rencontre pas la liqueur seminalo du inAlc, il so (letrnit bionlot, et la feincllo reste slerile. .Mais si, an contraire, pendant, la periode des chalcnrs, la feinolle s'acconplo, ct si le spermc, poi'te par lo coil dans laprofondonr des oVganesgenilaux, vient ä rcn-conlrer l'ovule, les deux elements male et fomellc s'unissenl, el la fecondation est accomplie.
Comment do ce contact enlro I'elemenl fourni par Ic male — 1c spenm — eH'ölömenl fourni par la femolle — Vovule — resnlle-t-il nn etro nouvcaii, doiui de la vie, et semblable a ses ascendants ? Comment le sperme communiquo-t-il ä Toviilo cnllo impulsion de vilalilc de laquollc proeödent tontos les mutations (pie nous aliens voir se pro-duire dans I'flauf feconde ? On n'en salt rien, absolument rien. Les rcclierchcs de rembryologie moderne nous ont appris quelies otaicnt lescondilions materielles du phönomene, ct rien do plus. Ce sont ces conditions dont nous devons dire quelques mots dans ce chapitre.
Los anciens croyaicnt quo le sperme excrrait sur l'ovule une action purcment dynamique ; que, do cotle liqueur, se degagoait une vapour
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60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHYSIOLOGIE OUSTliTItlCVLE.
subtile — aurn seminalh — qui allait impressionner le germo dans l'ovaire Iui-mAino ol lui connnuniqiicr la vio. Les experiences de Spal-lanzani, l'nhoslolDumas, (löste, etc., ont pronvö qu'ii n'en etait point ainsi; que le couiaclmalerii'l du spönne avec l'ovule ötait absolnmenl indispensable ä la föcondation. 11 faul, do plus, que ce tluide con-tienne dos spermntozoidos, et dos spermatozoi'dos vivants, c'cst-ä-dire douös de inonvomonts sponlmirs. Tont, sporme privd de spermato-zoitles, on dont los spormatozoi'dcs ne jouissent plus d'aucnne mobi-litö, est absolnment infecond. II paralt, en oulro, nöcessaire que quel-quos-uns do cos potils corps pönötrent jnsqno dans l'intörleurdel'cBuf. Cost du moins co qui semblo rösnlter dos observations de MM. Barry, Moissnor, Wagner, Gosto, HischolT, Louckart, etc., etc., quionttrouvö ä dillörentes reprises dos sponnatozoidcs au dedans do la zone transparente del'CBUf et en contact avec lo vitollus.
Dans qnel liou s'offoctuo cette ronconlro dos deux Clements indispensables ä la procreation du nouvol otre? G'est l;i un point qui n'ost pas encore pavfaitcment ölueidö ; 'on croit cependanl quo ce lieu est sus-copliblo de varicr ; on d'autrcs tormes, on croit que la föcondation peut s'operer, soil dans la matrico clle-mome, soil dans la Irompe, seit sur l'ovaire inomo, au moment oü l'ovule so detacho do la vesicule de deGraaf. Cola döpondrait du liou oii l'ovule etle spormo, marchant en sens contraii'o, viendraient ä so roncontror ; cotlo rencontro pouvanl s'od'cctiicr plus ou moins haut, suivant quo lo coit colncidorait plus ou moins exaetemont avec la döhisccncc de la vesicule ovarionnc ar-riv6o ä maturile.
Cc qui est certain, e'est quo le spenno n'atlond pas immobile l'ar-riv(;e de l'ovule dansla matrico ; c'cstque des spormatozo'ides, vioants et l)'i:s mobiles, ont 6i6, trouves, plus ou moins longlemps aprös lo coit, non soulomonl dans la inalrico ot los cornes utörines, mais encore üi diverses hauteurs dans los trompes, sur lo pavilion frange, et jusquo sur l'ovaire lui-memo. Et la prouve quola föcondation pout avoir lieu dans co dernier point, c'esl que paii'ois l'ovule löcondö, an lieu d'en-fller lo conduil do la trompe, rcsto adlu'Tonl ä l'ovaire oii.tombo dans la cavile abdominale, oil il segroffo el sc dovoloppe, ce qui donne lieu ä un accident Irös grave, rare ä la verilö, mais qui s'obsorvo pourtanl quclquefois, ot quo nous ötudiorons plus loin sous le nom de gestation extra-itierinc.
Lo contact immödiat du spormo avec lovulo est, avons-nous dit, indispensable pour qu'ily ait föcondation. Collo-ci est done impossible s'il existe dans los org-anes do la fcmolle un obstacle materiel a ce contact, si, par exeinplo, au moment du coit, lo col ulorin so trouve hcrmöliquemcnt fermö. Getto cause de slörüitö paralt asscz commune; olle a elö signalee ä diverses reprises, notamment chez la vache, en ISii, par un aulcur anonyme dont la hroclmrc a clö imprimöo par les soins de la Sociölc d'agriculturo du Tyrol et du Vorarlberg, et plus
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Uli IK FßCONDATlON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;61
röcemmenl en 18(j7, chez la jumcnt, par MM. Andre (de Fleurus), et Elöouel (do Morlalx), et depuis, par quelques aulres praticiens, qui ont publie ä ce sujel le resultat de lours observations (V. la Bibliographie ä la fin du cliapitre).
Cos dilförenU auteurs proposent, pour y reinedier, uno petite op6-ration consistant ä ontr'onvrir avoc precaution le col uterin. Voici en quoi consiste cette operation :
Aprös avoir assujetti la femclie suivant les rögles ordinaircs, on introduit dans l'orifice du col lo doigt indicateur, qui d'abord penötio assez difficileinent. Dientöt copcndanl le conduit s'elargit et Ton poul y introtluire un second, un troisiöme, et linalcinont les (juatre doigts röiinis en cone. On force un pen, mais douccincnt, on imprimant ä bt main im mouvoinenl de vrille, jusqu'ä ce ([iie rexlreinilö des doigta arrive dans la cavitö de l'utörus. On maiuliont pendant un instant la main dans cetto position; on la retire, et reparation ost termineo; la femello petit ensnilo etre presentee ;i I'etalon, soil le jour memo, soil 1c lendemain, avoc de grandes chances de 1'ccondation, ä ce qu'assu-rent lesaulenrs que nous avons cit6s.
On pout so denumdor s'il est bien nöcessairc d'ouvrir aussi large-ment la vole par laqiiollo les sponnatozoidos doivent pönötrer dans la matrico, ot la roponsc ä cetlo question ne sera ccrlaincinent douteuso pour personne. 11 en rasulte quo ropöration qui vient d'etre döerite, bien qu'assoz i)eu compliquöe, pout, avoc avanlugo, otre encore siinplilieo. Ainsi, 11. Bouley a vu Delafond pratiquer sur une vacbe durham une opöralion de celto nature, en so servant d'unc simple sende du volume d'un cathöter ordinaire. La vache fut parfailement föcondee (1). Getto modilication du proeödö opöratoire nous parail devoir etre adoptee.
La connaissance do cetto cause de sterilitö et do l'opcralion par laquelle on y remödie n'est, du reste, pas nouvelle; lo gönöral Dan-mas, dans son livre : Les cheraax du Sahara, indique la dilatation du col uterin comino un moyen do rcinötlior ä la slörililö, bien connu et sonvent mis en usage paries Arabcs du desert, et M. G. Goliu a signalc I'indicalion formelle do cetlo meino opöration dans les livres hippo-crali(juos. 11 n'eu esl pas moins vrai (ju'ello ötait lombee clans un oubli ä pen pros complet quand MM. Andre et Kleouel sont venus la rap-lgt;eler ä raltention du public. Kile est incontestablement ralionnello, sans dangers quand olio est faite avec les precautions roquises, et souvent couronnoe do succes, au dire do cos honorables praticiens, qui l'ont eraployöe un grand nombre de l'ois; eile merite done do roster dans la pratique.
Dans quelques cas ofi la dilatation du col n'avait pas ou le rosnltat attendu, M. Gollin (do Wassy), s'osl bien trouve do l'omplol do la
(I) Not(! ini'ditc founiilaquo; p.-u1 II. l!oi:i.i;v.
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laquo;2
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PHY8I0L0amp;IE 0B8TETRICALE.
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salgnöo, pratiquöe immädiatement avant la saillic, niumo choz los bötes maigres. Cet,te operation est, du resle, rrüqucininont employee par los olevours, soil pouV la jiimont, soil pom- la vache.
ün aiilrc moyon pai'i'aileinonl tnoffensif et cn ineino temps d'une application ties plus aisöes, csl ccliii conseille par M. Bouillai'd, ä qni il csl souvont arrive d'injecter dana le vagin dos jmnenls qu'il allail faire sailiir, un on deux verres d'oau h pen pros a la temperature du sang, ol ([iii a rccoiuui (|iio ce moyen faoililail la lecoiulalion. Quelquos juments röputöes improprea h la reproduction, etohez lesquelles noire confröre a pratiquö cetta injection, oni cle föcondöes apres uno premlöro saiilie, on sail, du reste, que loin do nulre aux spermato-zoldes, I'eau lii'de rend leurs mouvementsplua agiles; — par contre, nnc temperature trop basso on trop eleveo les fail ccsser, au moins chez los aniraaux supärieurs. D'aprös Donne, los spermatozoldos meurent Iri-s promptemont dans le mucus trop aeide du vagin, el dans le mucus trop alcalin do la matrice (Mueller). 11 y a peul-etre la une indication qui ponmiil etre utilement mise ii profit dans les cas do non-tecoiulalion persislanle.
Voila ce qu'on sail d'a pen pros posilif snr la lecoiulalion cl sur los nioyens do la lavoriser ; nous allons voir, dans le chapitre snivanl, quelschangements soproduisontdans l'osufquia recn l'imprögnation lecondanlo.
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BIBLIOGRAPHIE
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de mid. vet., 1807, p. Mi.
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laquo;
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PREMIERS CHANQEMENTS OBSERVES HANS I mil'.
[•'uscir; Sluriliti! dos vadios; in Journal ile inctl. vet. de Ltjon, ISi'i, p. r)48, at Annalfs
ile mill. rot. ile llruxellcs, I85C, p. '283. I.ONOBT; Traltd lt;le pliysiologilaquo;, 8deg; edition. Mii.nk Kdwakus; Loc.-ojis sur la phyaiologie ct t'anatorale compardos do I'liomme ot dos
aniiuauXt
\Iuki,lei\; Manuel do physiolngio, traduction do Jo\u'dan ; Paris, ISM, p. 035. PoUCUBT; Tliooiio positive do Toviilation spontancu ot do la locondation dans I'cspeoo
luuiiaiiio et los maiiiiiiilöros. nEPIQUGT ot Matjiis; lufocondito duo Ji rohlitoration du col do la malrieo clioz la vaclic; in .touiiial de mull. igt;i!t. et de zontcelinie, anndu 18.S0, p. 111). Note sur la slorilito dos vac.lios; in Jourtwl agricole et viHiirinaire de
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CHAPITRE III
DK l.'dia'F FE(',O.M)K
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Des quc lo spenne a louclui I'ovule, celui-ci revolt do ce contact une impulsion de vllalitö, fine nous somiiLcs impuissanls ä expliquer, mais qui so traduil i)ar uiio sörio do changomenls, do transformations aussi remarquables qu'intöressantes, ot dent 1 etude complöte consti-luc de nos jours une science tout oiitiorc : Vembryologie, Nous no pouvons pas songer a faire connattre ici dans tons lours details cos transformations, mais nous devons au moins on donner un rapide aper^u.
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ART. 1. — PREMIERS CUANGEMENT8 OBSERVES DANS L'CEUF APRßS LA FfiCONDATION.
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Cles changemenls commencent ä so produire memo avant l'arrivöo de 1'ceuf dans la matrice. En parcourant la trompe, il so depouillc du döpöt granuleux qui constiluait 1c disque proligamp;re; i! absorbe los llnides quc seeröte co conduit ct augmente do volume ; onfln, il s'on-toure, dans la plupart des cspeccs, d'une coucho albumineuse, quo Ton dil analogue a {'albumen on blanc de roeuf des oiseaux, ot qui soinble destinee, comme celui-ci, ä subvouir aux premiers developpo-ments du germe.
Arrive dans I'ut^rus, il determine par sa presence un mouvoment lluxionnaire vers cot organo, dont los parois so gonflent, en memo temps quo lour secretion se trouve do beaucoup augmentöo. Enfln, la membrane vitolline so herisso do villosites qui, pön^trant dans les
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PHYSIOLOGIE OllSTETHICALE.
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folliculcs de la miiquouso ulörino, — dont c'est pont-ötre lä le rede principal, — (ixonl l'oßuf h la place qu'il doit oecuper.
Wegmcutution tiu vitellulaquo;. — Ea momc temps que cos phönomüncs s'accomplisscnt, le viteltus sT-loigno de sa membrane d'enveloppe, so condense, sV'paissit. Bienlöt apparait i sa surface uno sorle do rido, d'abord legere, mais qut, se creusanlde plus en plus. Unit par parlager la sphere vitclliue en deux, moiliös egales, lesquellos ne tardent pas ä prendre elles-mömes la forme spherique {V. fig'. !!), ^0 et^I). — Gha-
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Flg 81 (*quot;).
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Fig. 20 n-
Ssgraeutatlon du vltollus.
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eune de ces deux spheres se diviso bientöt, ä son lour, en deux moities semblables, et, le möme ])hönoinene so röpetant succossivoment sur chaque segment, la masse ontiöre du jaunc flnit par so partager en huit, seize, Ircnte-deux, soixante-quatre, et enfln en un noinbre inflni do rellules, do trös petiles dimensions. — Costa co phenomöne, prelude obligö do toule organisation dans IVeuf, que Ton donne le nom de segmentaiion du viiellus.
ltl;is(oilcriui-. — Tachlaquo;gt; (MHlirylt;iiintiirc. — Go ll'avail do SOgmOllla-
lion une fois aclievo, les cellules qui en resultent so rapprochent do la pöripherio de 1'tBuf, refouleos qu'elles sont en ce point par un liquide albumineux qul s'accumule au centre do la sphere vitcllino. Kilos so lassent, sepressent, so d6fonnonl, deviennent polygonales, se fondent ensemble, et finissent par runner uno membrane continue, qui s'ap-plique ä la face interne do la membrane vitollino, sans toutcfois se confondre avee olio. — Cost ä cetlo membrane do nouvelle formation qu'on donne le nom do membrane blastodei^mique, on simplemont do lildsl.odenne.
A peine formöe, la membrane blastodermique s'öpaissit en un point de son eionduo, par suite do raccumulation d'un plus grand nombre do cellules en ce point, qui so dessine commo une tacke obscure sur
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(')A. Courlio d'alliiiralno. — v. Mombrano vitollino. (*'j Vltetlus laquo;livisö on quatra segmontSi
(#9632;*') A. Uouche albumlnouse qul onvirauno lü mombrano vitclliue. — V. Uembrano \ilollini! Spaiaaio mi oonlro do laquollo sc trouva le eorps mirirormOi
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FORMATION DES ANNBXKS.
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6tgt;
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le champ clair et transparent du rcsto du blastoderme. — C'est la le
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premier vestige de l'embryon; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,a\laquo;\ÄI
c'est Vaire germinalive, la lache em-
bryonnaive des embryologistcs. —
Elle apparait dans l'oeuf du huitiomo
au douzieinc jour apn-s la fccon-
dution.
D'abord ronde et trös petite, cclte tache s'aecrait, dovient oilipliqnc ou ovale, s'öpaissit, s'incurve par ses bords et ses cxlröinilös, et prend
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la forme d'unc petite nacelle, donl la coneavitü rogarde 1c centre de
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l'oBUf. Ses extrömitös se rendent;
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Fig. 1%. — Blastodorme ot taclio embryonnalre (*)#9632;
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l'une surlout prend des proportions relalivemcnt considerables, et deviendra la trt
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du foßtus.
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ART. II.
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FORMATION DES ANNEXES.
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Au moment oü nous sommos parvenus, la membrane blastoder-mique n'est dejä plus uno membrane simple : eile s'csl manifostement dedoubleo dans tonto son ölendup, ä I'exception du point oecupe par la lache embryonnaire, oö olle so confond avec la petite masse do cellules qui constituo eelte lache. Dos lors I'ffiul' tout cntior so trouvo formö de trois membranes inchises : i^i i'oxlöriour, la membrane vilel-line, ä riutcriour, los doux feuillets dn blasloderme, enlre lesquels so trouvo inlerposöo el auxquols adhöre inlimcinonl la petite masse embryonnaire, quo dos maintenant nous appellerons rerabryon. De cos deux feuilleiSf Ve.iierne, en conlinuilö avec co qui deviendra lupeau du nouvel 6tre, a recu le nom de fcnillcl screux ou animal; Vinlernc, qui tapisse ä co moment louto la face inferienre de lanaccllc embryonnaire, rocoit cclui do feuillet muqueuao ou vdyötalif. Cost do cos doux feuillets que nous allous voir derivorlos annexes (hi /'(Plus.
Vcuillet Hvrcux. — Cliurion. — AinnioM. — Doudant quo I'eni-bryon s'inenrve en forme do nacelle, la portion du feuillet scveu.v du blasloderme en continuity avec ses bords ct ses oxtrcmiles se soulövo tout autour do lui, se roplie en sons oppose, c'est-ä-dire du cotö de la partie convexe de l'embryon, et forme, surtout ä ses extremiles, deux replis trös marquös, auxquels ou donne les noms de capuchon caudal ct capuchon cöphalique. Cos replis grandissent, marchenl rapidement ä la rencontre l'un de I'aulre, s'alteignent ei so soudent; la cloison formee par l'adossement de lours lames se resorbe, et IVmbryon se
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(*) a. Uembrano vilollinc avoc ses vlllosiläs nalssantos, — b. Foulllcl oxlorne du blasloderme (fruilh'l scfcux), — c. Foulllot Interne du blasloderme [feuilloi muqiint.r). — d. Corps de l'embrjon. — b'b'. Promler souliromonl oäpliallque et caudal ilu feuillet externe du blaslodermoi
SAINT'Cvn ET VlOliBT. — ()lisli'll-if|llo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü
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66nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE ODSTfiTRICALE.
trouve alors cnfenne dans im double sac, provenant Tun et l'autre du feuillcl sercux du blastodcrme.
De ces deux sacs, l'un, le plus externe, complelement clos et saus rapports avec l'ombryon, ost tormö par la portion la plus exceutrique du fcuillcl sorcux; 11 est en contact par (oulc sa lace externe avee la membrane vitclline, avec laquello il no tardora pas h so coufondre. G'est lulqulconstituelecAon'on, la plusexlorne des enveloppes dufaim, ä la surface do laquelle nous vorrons bioutöt so former lo placenta.
Le second sac fonnöpar 1c fouillel seroux du Ijlastoderme n'ontoure d'abord rembryon quo du cülö de sa face dorsale et vers ses extre-mitös cepbaliquo et caudalo ; i\ mesiiro quo celui-ci s'iucurve davan-lage, ä mesure (juo ses bords so rapprodient, pour cloro par en bas la cavite abdominale, ils ontrainent avec oux cenx du repli mem-braneux quo nous etudions, et lo nouvol ölro s'en trouve bioutöt
coinpliiteinent euveloppü, sauf on
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uu point, ou la cavitö abdominale roste ouverte, pour donner passage ä dos organes importants quo nous dtudierons bierttöt. Co point, c'osi Youverlure ombilicale, au pourtour do laquelle adhere I'onvoloppo la plus interne du foetus, doul nous venous do voir lo mode do formation, el ii laquelle ou donne 1c uom d'aumios.
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D'abord applifpie cxacleinent ä la
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Fig. n. — OEufdo 30 h 25 jourä {').
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surface do rembryon, Vamnios s'en
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eioigne pou ä pen, par I'interposition d'un liquide dont la (piantilö augmonto progressivem en t jnsque vers lo milieu do la gestation. Co liquide est connu sous lo uom d'eawc de l'amnios, de liquide amniotique,
rlt;-iiiiici mnquonx. — VAnlcaloomblllcttle. —Allaiitoilaquo;ilaquo;gt;. —#9632; Dans
lo principe, ainsi quo nous I'avons dit plus haut, ce feuillct tapisse
toutc la concavite do la nacelle embryonnain; do plus, il forme un sac
complötementclos, Indus dans lo leuillet sereux et dans Initerieur
duquel so trouve contcimela masse cntierc du vitellus. A mesure que
Tembryon so developpo, ses bords se rapprochent par en bas, el la
cavite du feuillet muqueux so trouve divisöo on deux parlies inegales
et do plus en plus distinctes : l'uno adhöronte ä rembryon, el qui
bientütse trouvera complotomentonclose dans la cavilö abdominale;
' litre libre el extra-fcetale.
Do ces douxparties, qui commnniqiiontd'abordlargemcnt ensemble,
prcmiöre — intra-fcBtale — deviendra, par les progrös de l'organi-
(*) (. Villosiles do la mombranc vltolllno. — 2. Poalllol externo ilu blastodorme oonstituant lo second cliarion laquo;vec ses \illosii6s. — 3, Vusuulo ombllloalo, foi'inec par lo Feulllot Intorna du blastodermei — 4. Vuisseaux dc In vesioulo oirblltcalo. — raquo;. Gapuollons ciphallquo et caudal. — c. Embryon. — 7. Vesiculc allantoidc.
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FORMATION DKS ANNEXES,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;67
salion, lo canal digestif d\l nouvel etrc; la sccondo, — cxlra-fmlale, — situee par Ic i'ait entro le chorion et Tamnios, conslidio des mainte-nant Xoiveskuk ombilimk. Elle conüenl, avons-nous dil, lamasse vilcl-line, c'est-ä-dire los matcriaux destines ä subvenir aux premiers döve-loppements de l'ombryon.
A inosuro quo ce dernior so developpe, la voio de communicalion entre les deux porlions du feuilloL muqueux quo nous venons d'ötudior so rdlrßcit, s elrangle, et bieulot no fonno plus qu'un pediculo oreux, connu sous le nom do canal omphalo-mösentärique ou vilello-intestinal, La vesicule ombilicale, elie-momo devenue inutile, ainsi quo nous le dirons bientöt, s'atrophie, et souvent ineinelinil par disparailre, plus ou moins rapidement, selon los especes.
iMais les matcriaux nutrilils conlonus dans la vösiculo ombilicale sent bien vile öpuiscs ; de lä la neecssitö pour l'embryon de eborcher ailleurs, sil'onpeutainsidire,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,,
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les elements de son devolop-pement. Un nouvel appareil dovicnl indispensable pour le mettre on communication plus directe avec la möre : e'est encore le feuillet mu-qmux du blastodenne qui va le lui fournir.
A poine la portion intratotale de co feuillet a-l-elle commoncö ä s'organisor cn iutcsliu, qu'on voit, de la
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partio la plus postcriouro de
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celui-ci, naltro une sorto do
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Flg
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(Mat d'un mois h pou pres (*),
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bourgeon qui, s'aecroissant rapidement, prend la forme d'une vösiculo, s'ecliappc de l'abdomen par l'ouverture ombilicale, ä ctMe de la vesicule du memo nom, qu'elle egale et bientöt surpasse de beaueoup en volume : c'esl IW/aw/oir/c, dostince äservir de support et deconducleur aux vaisscanx ombilicanx, par l'in-termediairo desquels le foetus so metlra cn communicalion avec In möre. Une fois fonnec, l'allantoKde s'accrolt avec une rapiditö prodi-gieuse; eile s'etalo entro l'amnios et le chorion, s'applique ä la face interne de ce dernior, et permet ainsi aux oxtremites des vaissoaux ombilicaux de penölrer dans ses villositcs, pour y constituerle placenln. Le foetus esl des lors pourvu do toutes ses annexes,
(') l. Prenilor chorion ou mambrano vttolllne prosquo dlspat'uoi — i. Fsulllot oslorno du hlaslo-dertnlaquo;, second chorion^ — 3. Allanto'ido qal u pinitrd ilans lea vllloslüa. — •raquo;. Vesicule ombilicale.
— .gt;. Les capuchuns cöphallquc cl Ciiudiil sc sont fustonnös; In cavile de i'ainnios est formec. — 6. Kiuliijon. — 7. Allanloide.
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PHY8I0L00IE OIlSTfiTHlCALE.
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ART. III. — DfiVELOPPEMENT DE L'EMBRYON.
Dependant, d'autros changeiiionts, 11011 moins surpronants et do la plus haute importance, se sont accomplis dans le petit amas de cellules quo nous avons designö sous le noin de lache embryonncdre.
Uöjä nous avons vu cotto tache grandir, s'allongcr, s'incurver en forme de nacelle, so rentier vers ses deux extrömites, surtout vers son oxtrömilö anterieuro, dostinec i\ former la trie du pelit sujot; mainte-nant nous allons voir, dans cctte möme masse, qul des ce moment prend le nom (Membryon, so former succossivement tous les organcs, tous les lissus, tous les apparcils du nouvel 6tre.
MyHtamp;iuc nerveux. —Des que Tembryon commence äsocourberpar ses bords vers le conlrc do rocuf, on voit se dessinor, dans lo milieu do la tache obscure, line liyneclaira, qui la parlago on deux dans lo sens de sa longueur : cost la ligne primitive, c'csl la premiöre ebaucho do la modle cpinitrc.
Bienlut celte tignc so montro commo une tigr. creme, laquolle so ronllo vers son extrömitö anlörieurc, oü Ton voit apparailre trois bos-solures,dcsigneos sous le nom do cellules crrc/miles. — Cos cellules, on s'accroissant inßgalemont, donnoronl naissanco aux diverses parties do Vencöphale: hämisphdres cerebranx, tubercules quadrijumeaux et ccrvelet.
Alois naisscnt, coinme dos sortos d'appondicos du systöme nerveux central, les premiers vestiges des organes del'oMle, dcror/o;'a/,dolayMe; cesdornicrs surtout, tros apparenls dös lors, so inonlronl sous la forme do deux grosses taches noires, ä la surface do l'extrömitö cöphaliquo. En mömo temps, les nerfsse döveloppent in situ, c'ost-ä-clirc dans le lieu memo que la nature assigne ä cliacun d'eux, sous forme de petites lignes blanches, qui no tardent pas ä so souderavee 1'appareil nerveux
central, deja bion ebaucho.
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quot; _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
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'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Syslf-me cirtMiIntoire. —
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Presque en mome temps (jiio la ligne primitive, on voit se former, simullanömcnt au
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25, _ Formes diverses du coeuv do rombryon (*).
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Fllaquo;
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centre et ä la circonförence,
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l'appareil si important de la
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circulation. Au centre, cl dans la petite masse do cellules comprises entre les
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(•) Figure schdmatique repi'ösenlanl les dlvenelaquo; püiiuilos do divoloppomcnl du cmm. — A. Pre-miim pirioia (au momont ou lo pmclum salions vlonl do se oourber en for ft chevat) i i, sinus eoinmuoi — '-, renßcmml viinlriaihiirc: — 3, hiilbf aorUqM, — B. Pdrtode iiilcrmnliaiir (In formo gunerale ost enooro oollo d'un cannl courbo et oonllnni tnnls d^jil olio so fopprocho senslblo-ment dc la formo diflnttivo) I I, silaquo;iis veincnx ou oreillellc; — i,venMeuloi —3, bulbt aortique. C Troisiime pamp;fiode (lo coour a raquo;a formo didnltlvo; mais il no sccoin|iose enooro quo do deux
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ventriculo, auquot iait suite le bulbede I'aorta,'{, — Lo ddvoloppoment
Icr-vciilvicttluirc et iutt'r-auriculairt! el des oaloulöS achevera de dünner ü
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cavitns) : I, orrillcllc;
ulWrlsur des clotsom in
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oi-L'dnisution definitive.
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I'ui'ganc sou org
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DliVELOPPEMKNT DE L'EMBRYON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 69
deuxfeuillelsdu blasloderine.iinmödialemenlenaniörederexlrömitfi #9632;cüphalique, se dossine do tres bonne hcure un petit conduit, animedo contractions rbytmiques : c'est le punrtnm saliem, dejä apercu el signalö par Aristole ; c'est la premiere öbaucho draquo; ccBUrlt;
ü'abord droit, ce canal ne tarde pas ä se contournor en fer ä cheval, laquo;n möine temps qu'i sa surface so dessinent trois bosselurcs destinies ii devenir bicntot Voreillctte, le venlrlcule, le öulbe de l'aorle, par une ^örie de transformations dont la lignre 23 pout donner unc idee. — Une fois arrivöä la forme rcpresentoe en G, il suffira du dcveloppomcnt dos cloisons iiitci-ventricnlaire et inter-awiculaire, ainsi quo dos valmdcs placöes ä chaque oriOce, pour quo le CdQUr ait acquis son organisation delinilivo.
En nuMne temps qu'ilacconiplit les phases diverses do son evolution organiqne, Xcsarlbrcs Mcsvcincs naissenl äla periphörio, s'abouchent avee Vavganc cenlral el \a premüre circulation so trouvo ötablie.
Si Ton suit alors ce premier sysleme circulatoire, on voit les artdres Omaner du fjulhe de l'aorle, so röpandre dans loutes los parlies de l'eni-bryon, ömeltre en outre, au niveau do la large oitverlure qui fail comnniniqucr la vcsicule onilnlicalo avoc la portion inlra-lVotalo du fcuillel muqueux du blastodermo, un tronc volumineux qui s'en va röpandre sos ramifications ä la surface do la vösicule ombilicale ello-memo : c'estI'or^re omphalo-w.6senl4rique.TiQ3 derniörea ramifications de eelte artero naissenl dos vcincs qui, so reunissant do proche en proche, flnissent par former un soul Irene, connu sous le nom do mine omphalo-mösentamp;'ique, Cello veinc francliil I'ouverture ombilicale, jKJnölre dans I'alKlomen do I'embryon, s'abouche alors sur les veines qui arrivonl dos diverses parties de l'ombryon lui-memo, elformo, aprös cello reunion, la reine rare, laquelle vionl aboulir dans la dilatation poslörieurc du pnnclum saliens, c'esl-a-dire dans Voreillelte du cceur.
A ce moment, rombryon puise dans la vcsicule ombilicale, par les radicules do la veine omphalo-mösenlöi'ique, los ölömonls nutritifs lt;[uo le cceur distribue dans loules les parliosdcla masse embryonnairc. Tolle osl la promiörc circulation, qua nous pouvons appolor circulation vitelline on omphnlo-mesenlerique; circulation csscnliollomenl Iransi-loiro, comino la vösicule ombilicale, ä laquelle olle emprunlo ses ma-teriaux, et qui no tarde pas i\ elro remplacee par la circulation allantoidienne ou placentat're, Voici commonl cello dcrnioro s'etablit:
Nous avons vu plus haul I'allanto'ide naltre d'uno espöee do bourgeon emanö do la parlio postörieuro do ce qui sera plus lard le tube digestif; alors so dölachonl do la partio poslöricure du Ironc mrliqnc deux grosses arlcrcs, qui so portent sur le bourgeon allantoi'dion, franchis-scnt avoc lui I'ouverture ombilicale, so rainifionl ä sa surface, donnenl naissance ä un röscau capillairc, duquel cmancnl ä lour lour dos veines nombreuses. Cos veines, so röunissanl do proche en proche, linissenl l)ar consliluor un tronc unique, la veino ombilicale, laquelle, rofaisant
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70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PIIYSIOLOfilE OBSTfiTRICALE.
on sons inverse le Irajot des arleres, rontre dans 1'abdomen ot vient, on delinitive, so dögorger dans la veine cave du nouvel etre. A mesure que Vallantoide s'clale el s'appllque ä la face interne du choHon, los anses lenninalos des vaisseaux allantoidiens s'yappliquent a lour tour; olles pönötrent dans \os villosites qul hdrissent la surface oxterne do cello membrane ot los vascuhrisent. Ainsi so trouve
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tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; m n
Fig. 2f!. — Passage do la premiöre h la socondo circulation (#9632;
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fonnd \o placenta foetal par lequel I'embryon cst mis en communication avoc la more.
Gotte communication, toulofois, n'est pas directe dans le sons etroif du mot; los deux systömos circulaloircs, - colui do la more ot colui do 1 embryon, -restont distinefs, et los radiculos capillairos do la veine omMtcale puisent par absorption, dans lo placenta, los elements nulntifs qm y sont apporlös par les capillaires uldrim do la more. Teile ost la circulation allantoMieme ou placmtaire qui succödo ä la
(•) laquo;fe'. Chorlon resnllant draquo; la fusion ,lo In membrane vltoltlne, dn ft......et exierno de to vesiculc
.l^lodor.nKi,,,,. ,.t de la rnD.forraallon de la vdsloule nllanlolde (vov. (Ig. U), - #9632; c. U vdslouleom
UDÄrieureÜT ';. T \*r*i***UMi I'aortlaquo; lljoraelque. - ,/. Trene qul dovlond.'laquo; la veinlaquo; cave gt;upu.crt - /. rrono de la volno asyjos, - I. Coniluents doraquo; deux Ironoa velneus a el /,• -
,. ..uHuoutde loufo, lo, velncs laquo; lour enWo dans la cavillaquo; laquo;urlculalre du ,lt;Z. _„#9632;.#9632;„„,. resuliant de la rtunlon do voino, allantoldle......gt;p, p et de la voloe omplialo.m68enWr|laquo;laquo;i 1-
ttquot;Ä ffir • - '•• ATtL- ••''•''quot;quot;quot;-Iquot;. - raquo;, i. Um allantoldlenne.. - rtVr dquot; l. iiisic-ule omblllonlo (arlöra omphalo-miaentAriquc).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;quot;lt;laquo;#9632;laquo; ulaquo; ia
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DfiVELOPPEMEPJT DK L'EMBRYON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 71
circulalioii omplialo-mescnlüriquo, cl qui porsistora jusqu'au jour de I'amp;ccouchement.
Nous avons dil (|uc los doruioros divisions capiilaircs du syslöme allantoi'dicn pfinelraiont dans les villositös du c/ion'nn: ceci domande tin mol d'oxplicalion. — (llioz \a jumenl ot choz la Iruie., pr'esqus loutas los villosilös du chorion dovienuciit vascnlaires; aussi, chez ces doux fe-mcllcs, lo /;/flfelaquo;/a ost-il röpandu siwIoHle la surf nee de t'tiiuf{i). Mais il n'on osl plus do nu'ino choz los autros animaux. — Choz la chienne ct choz la chaUc, les villosiles chorialos no so vascularisout (pie snivant uno /.one circulairo, ot lo placenta forme une sorle de ceinlim; qui ontouro lo corps du politsujot. — Choz \es ruminants, cello vasculari-salion a lieu soulomont par i)lacos, par tlots söparös, correspondant aux points do la matrice oil oxisto co quo nous avons dccril dans lo livro rr sous 1c noin do ootyUdom; aussi lo placonta ost-il multiple dans cos ospocos, ot allbcto-l-il la forme do disqnos fongil'oriucs. — Partout, on olfot, oü pönolront los capiilaircs du systöme allantoidion, los villosilös chorialess'aecroissent, so multiplient ct s'cni'oncenl pro-fondöuiont dans dos cavitös de forme approprico de l'organe nouvoati, — ptiwriHii matemel — qui so dcvoloppo spccialonicnl pour servir d'inlonncdiairo cnlre la möre et son produit. l'artout, au conlrairo, oü les vaisseaux nc los penclront pas, les villositös du chorion s'atro-phient, et la surface do cetto enveloppe deviont glabre ot sans adhöronce avec la mucpiouso ulerino. — Do la les dilföroncos de forme quo nous aurons ä öludicr plus coinplötoinent un peu plus loin, dans les placentas, clioz los diverses espoecs.
üyittanlaquo; digestif. — Nous avons di'-jä dit quo Tembryon, des los premiers jours de son apparition dans l'couf, s'incurvait el so crcusait on nacelle, et quo I'intirieurde celte nacelle ötait tapissö par une portion du feuillet muqueux du blastoderme. A mesure quo I'embryon grandit, cetlc concaoitö, qui so dossino ii sa face inferieure, so prononce davanlago; losbords do la nacelle, dösignös sous lo nom do huues ventrales, ainsiqno ses cxtrimltes, s'incurvent do plus en plus, se rappro-chenl, ot limitcnt uno veritable cavite, dans rinlörionr do laquollo se trouve biontot emprisonnco la porlion du feuillet umqueux qui adhere ä I'embryon. Cost co quo nous avons deja appclö la portion intra-fatale du feuillet muqueux ; e'est olio qui va former I'inteslin du nouvel elre. 11 se preseulo d'abord sous la forme d'unc gouttiere communiquant largeincnt avccla vösiculo ombilicale; puis cette gouttiere se forme peu ä pen, ä mesure quo los lames ventrales so rapprochent; ellc so con-vortiten un tube, qui no communique plus quo par lo canal vitollo-in-testinal avoc la mchno vesiculo. Alors germe rallantoide, qui no tarde pas i\ so söparor completoment du tube intestinal, et dont la portion intra-abdominalc formora biontot la vessie urinaire, laquollo continucra
(I) II y a qunlques (liffercnces cntro lo placenta do la jument ot colui do la truio; nous lea indiqueroiis plus loin.
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72nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PBY8IOL0OIB 0BSTETR1CALE.
ä communiqucr jiisqu'a la naissanco avoc le sac allantoidicn, par un canal ctroit en forme de pödiculo qni s'appellera Youraque.
Le tube intestinal, ainsi delimits, d'abord rectilignc ct tcrminc en cul-de-sac i\ scs deux bouls, so conlourne, so dilate en certains points, •el Unit par se mcttrc en communication avec rextörieur par ses deux exlr6mitcs, I'une s'ouvrant dans Vwsop/uige, qui s'est forme le long du cou, rautredircctemenl au dchors, par I'anMs.
raquo;laquo;'•veloppeincut laquo;les nutvei raquo;ysifemcs. — Nous nous sommes un pen arretös sur le mode de formation des systömes nervoux, vasculaire et lt;ligestif ä cause de lour extreme importance; quelques mots sufliront maintenant pour indiquer los particulariles relatives aux autres systömes organiques, les plus essentielles ä connaitre au point do vuc oil nous nous sommes places.
Le poumon, le foie, la rale, les reins naissent aux dopensdu blasleme lt;;ommun dans le lieu memo qu'ils doivent occuper; le cou, d'abord con-fondu en une masse commune avec les regions voisines, se dessiue el so separe nettement do la täte ol du thorax;h la face se creusent les tnvltes buccale et nasales qui, d'abord confonduos, se delimitent et se söparenl; les tissus osseux, cartilagineux, fibreux, musculaire, se for-#9632;monl; les membres apparaissent comtne quatre bourgeons, qui s'accrois-sont rapidemcnl ct ne tardcnl pas ä rovetir la forme qui leur convient; la cavile abdominale ac clot ct ne communique plus que par unoötroite Ouvertüre, anneau oinbüical, avec les parties extöricures do I'oeuf; les organes f/cnilaiix, laut externes qu'inlernos, so developpont: d'abord somblablcs pour les deux sexes, ils revetcnt les apparences qu'ils de-vronl conscrvcr, cl Ton coinmence ä pouvoir distinguer 1c searaquo; de l'em-bryon. Alors le nouvel elro a dejä la forme (jmcrale do son espöee ; il est en possession de tons ses organes vraiment essentiels; il n'a plus qu'ä les perfeclionnor. Des lors, il cessc de porter le nom A'embrijon -et prend colui de fwtm, qu'il conservera jusqu'au jour oil il sera ex-pulse du sein maternel.
Toules ces formations, si nombreuses, si varioes cl si complexes, se produisent presque simullanöment,et,entouscas,aveciineprodigieuse rapidltö ; dies sent, en genöral, ellecluöes du 20'' au W jour aprüs la fe-coiulation, un pen plus ou un pen moins, selon la durce plus on moins longue de la gestation chcz les femelies des diverses especes. Puis, ä cello periodo do formation, succode cello do perfeclionnemenl des organes, laquolle est, en general, bcaucoup plus longue, ct n'est meine pas encore coinpleteinonl uehevöe au moment de la naissance.
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BIBLIOGRAPHIE
Nous n'avons ni I'intention ni les inoyens do fouruir ici une lisle complöle des iunorabrablos travaux qui out öle publies sur Vembryo-
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ANNEXES DU FffiTUS,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;73
logie; nous nous borncrons ii citer les suivants, qui avec cenx indiquös dans la bibliographic gönörale (p. i), sufiiront pour donnor uno idöc de lolat aclucl do ccltc science et des progrös qu'elle a accomplis dcpuis deux siöclcs :
üaeiij Do ovi inainmaliiim ot liomiuis goncsi opistola. Leipzig, 1827, ct Uobor ElJt-
wickolungsKuscliiclito dnr Tliioro, etc., 1828. Biici.AiU); Traitu ^lomontairo do phystologie liumaino; 'ic ödit, Bisi'.iiokf; Ti'aitö du dovoloppcmout do 1'liommo et des nianunirci'cs; traduction fran-
Qaiso par Jouiidan, I8'i3. Buffok; OKuvros complotes. — Do la gunöration. — Dövoloppeinoiit du footus et do
I'accoucliQinont. lt;;olin; 'i'raitc do physioiogio comparöe dos auimaux; 21' edit., 1873; t. 11, p. 735 ot
sulv. CosTBJ liistoii'o g^neralo et pai'ticulicro du developponiont des corps organises, 18i7. Dijüi';s; Traito de physiologic comparce do riionimo et des animaiu. lt;1. IUiivkv ; Kxei'citationes do genoi'atkme anirnaliuin, quibug accessit quffldllin do partu,
do momliriiniraquo; ac liumoribus uteri ot dc concoptioue ; Loiulres, 10quot;)I. IjONQBT; Traitö do physioiogio; 8deg; iklition. Milng-Rdwaddsj Lofons sur la phystologlo ct I'aaatomio comparcos do I'liommo et des
auimaus, 18r)7-1880. Peiicvost et Dcmas; Do la göiieratiou dans los mammifei'os et dos premiers indices du
dövelüppcinont do rembryon; in Annalos dos sciences nat.; t. 111. Si'ALi.anzani; Saggio di osservazioni niicroscopiche relative al sistema dolla genovaziono do'S. Xcodliam o liull'on. Modeno, 1707. Developponaont des capillairos et des globules sanguins chcz rembryon; mAimalosdo Mod. vet., annco 1875, p. 419.
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CHAPITRE IV
DE L'OEUF A TERME
Nous avons laissc 1c produit do la concopliou au moment oil, quit-lanl lo nom d'embryon, il prenait celui dc foetus. Nous avons dit qu'il ctail aloi's pourvu do toutes sos annexes et de tons ses organes csson-ticls; nous avons ärevenir sur lea imesetles autres, quenous n'avons pu eludicr qu'incomplamp;tement dans la revue Irop rapide quo nous en avons du faire. Pour celle etude, nous supposerons 1c foetus arrivö au termc dc sa vie iutra-utcrinc, et nous examinerons successiveinent les an-nexes et Ic foetus lui-memc.
ART. I. — ANNEXES DU FCETUS.
On cotnprehd sous cctte denomination, nous I'avons dejti dit, nou soulomcnt los cnvcloppcs proproment diles cltorion ct amnius, mais encore les divers organes chargos, soit dc nourrir Ic fu'lus pendant sa pcriodc cmbryonnairo : irsiculc ombilicale, — soit d'clablir cntre lui et la
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more los ra\)\)o\is uöccssaivcs: (illnn/oide, p/accnla, cordonomhilieal, Ge sont cos parlies, ilont rensomblo consliluo co qu'on appollo on obslö-Irique Yamdre-faiis, lo ddlivre, quo nous allons passer en revue dans cet article, cn pronanl pour guide F. Lecoq, colui des autours vetöri-naires qui, ä noire avis, a lo plus compleloment etudie, le plus exacto-inenl ot lo plus claircmout döci-il los annexes du fcetm. Nous lui cm-pruntorons souvenl textuollcmont presque tout co quo nous on dirons, en suivant l'ordre qu'il a lui-möine adoplö, c'est-ä-dire en passant du simple au compliquö, saus nous aslrcindre ä commcnccr loujours notre description par les solipedos, ainsi (ino nous l'avions fait jusqu'ici.
Chorion et placenta.
F.e chorion forme la plus externe dos onveloppes du fnutus. II pro-cedc. ainsi quo nous le savons döjä, do la portion du fouillet exlerno tlu blaslodenne la plus eloigii(5e de l'aw'e germinalive, hiontöt soudee et confonduc avec la membrane vitelline. II roprösonte un vaste sac en-tourant complötomont toutes les autres parties de l'oeuf, et porte ä sa surface externe les productions vasculuires dostinees ä mellre le fcßtus en communication avec la mere.
Chez les Uumlnantraquo;, dit P. Locoq, laquo; lo sac du GUORION prend la forme de l'ulörus, et ropresente, par consequent, un rorjis et deux branches ou comelaquo;, qui, lorsqu'on los elend, ollreut uno longueur bietraquo; plus grande quo cello des comes de la matrice.
laquo; Getto membrane, assez solide dans 1c footus arrive ä six ou sept mois, presente a considdrer deux faces: l'uno externe, lautre interne.
laquo; La face inlerne, ä sa partio moyonne, est en rapport cn partie avec l'amnios, en partie avec l'allanloido. Getto derniere scule la tapisse dans los prolongemonts qui l'orrnentles cornes. L'adhörence enlro ces differentos membranes a lieu parun tissu celhdairc cxlrömementlächc, glutineux, et tellement lamelleux, qu'on est tentö ä chaque instant do le prendro pour uno vörilable membrane.
laquo; (iette face soutieut los nombrouses ramilications vasculaires pur lesquellos so termino rextremitö uterine du cordon ombilical. raquo;
La surface externe est on rapport avec la surface interne de la matrice. Lllo est lisse dans la plus grande partio de son etondue, et no contracte dans ces points, avec la muquouso uterine, laquo; d'autro adherence quo cello qu'on remarque entre deux membranes humides (F. Lecoq) raquo;. Elle est herissec, de distance en distance, de nombreuses petites masses rougoätres, qui la font adherer ä la matrice : ce sont les placentas, organcs de connexion extremement imporlants.
Lo placenta est, ainsi quo nous lo savons döjä, l'organe dans lequel lo sang du foetus vient so vivilier au contact du sang de la mere. 11 presente, selon les especes, des dilTerences rcmarquables. Ghcz les ruminants, dont nous nous oecuponsen co moment, l'appareil placen-
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ANNEXES DU F(ETÜS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1quot;,
taire csimnttiph. II so prcsortc sons la forme de laquo; plaques rouges dis-söminöos ä la surface du chorion, gönöralemout ellipsoides, de grandeur variable cttoujonrs plus larges snr la parlie moyenne du chorion que snr les cornes, oü elles sont plus nombreusos.
laquo; Gbacune de ces plaques est fornoöe d'une masse de papilles vas-laquo; culaircs, coniques,longues de 10 älö millimetres et qui s'enfoncent laquo; dans los nombreux sinus du cotyUdon : disposition qu'il est trös
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Fig. 27. — FuUus do vaclic dans sos envoloppos (').
laquo; facile d'observor en detruisant l'union desdeux parties par uno trac-laquo; tion lento et moderße. Si cnsuilo on lend 1c chorion dans le point laquo; qu'occupe 1c placenta dötache, toutc la portion qui supporte les laquo; papilles reste lache et s'enfonce on formant un creux en forme de laquo; nid de poule. Une petite quantite d'eau versee dans cet cnfonce-laquo; ment pennet d'apcrccvoir les papilles dans tout lour developpe-lt;; ment (F. Lecoq). raquo;
Quant aux cotyledons, nous cn avons dejä parle en decrivant la ma-Irice chez la vachc : nous savons que, chez cette femelle et chez tous
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(•) n, laquo;. PlaconlftS, — bh. Chorion ;iven l'iillanloiclu qui lui adliere on dedans. — re. Amnios VU par liansparcncc. — d, Foetus m par tiansparcnce.
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70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'IIYSIOLOGIK 0B8TETRICALE.
los mtninants laquo; comes, ce sont des organes pormanonls. M. Chauvcau les considere comino im öpaississcinent, une sorto d'hyporlrophie naliircllo dc la imiqueuse, au niveau duquol les follicules sont, ä la fois, plus nombrcux ct plus voluminenx quo partout ailleurs. Au point do vue purement objcclil', chacun d'ctix so presente comme mi appendice cpais, tenant ä rulerus par un pedicule assoz etrolt, — püdicule par leciuel les vaisseaux utörins penetrcnt dans la substance du colylödon. Ainsi qu'll a 016 dil, ccs organes pröexistenl ä la conception; on les trouve chez de Ires jeuncs sujets et möine chez le foetus, mais ils se devcloppent consid(5raljlcinent ä lepoquo de la gestation. — laquo; Lorsqu'ils sont debarrasses des placentas, les nombreux (i sinus qu'ils prösontent ä leur surface lour donnent une resscmblance laquo; asscz grando avec le champignon appele morille, ot leur couleur jau-laquo; nälre contraste d'une mauicrc nmrquöe avec la coulour rouge dos pa-laquo; pillesplacentaires (F. Lecoq). raquo; — Kntrelcs placentas otlescotyledons il existe toujours, mais en petite quantitc, un liquide assez 6pais, blanchätro et comme lactescent, sur lequol nous roviendrous bientöt.
On abeaucoup agile la question de savoir si, lors do la gestation, il pout so former des cotyledons do loule piece; si une vache a laquello on anrait, par cxemplo, arrachö tons les cotyledons, serait on elat de concevoiv el dc porter ;i tci'ine le produit de la conception. En ce qui concerno le premier point, nous n'luusitons pas ä nous ranger ä l'avis do M. Chanveau ; comme lui, — et contrairement i\ l'opinion do 131a-vette, llouley atne, Bouley jeune et de MM. Goubaux, Colin, etc., — nous croyons (juo laquo; lors cle la gestation, ä cötö des cotyledons dejä existants, d'autres so forment do touto i)ieco raquo;. Nous avons plusieurs fois examine des foetus, dont l'ötude no nous a laisse aucun douto sur la röalil6 de cotto neoformalion. Cost ainsi quo, dans nos notes relatives ä un foetus (lisseque le 2 decembre 1833, nous trouvons les lignes suivantos : laquo; Acute des cotyledons ordinaires, on rencontre, sur le corps de l'utörus, de nombreuses granulations colyledonaires, dont le volume varie depuis celui d'un grain d'orge jusqu'ä eclui d'une cerise, en tout scmblablos, sauf les dimensions, aux colylüdons nonnaux et repondant, comme ceux-ci, ä des grouposde villosiles placenlaires. Ces granulations colyledonaires, evidommcnl advenlices, sont ici dispo-sees assoz regnlieremont en scries lineaires. raquo; —Du resle, ce develop-pement de cotyledons nouvcaux ne surprendra pas beaucoup si Ton adinct avec M. Ghauveau quo ces organes lt;c font partie inlegranto de la muquouse, dont ils possedenl lous les caracleres raquo;, et quo, pour los conslilucr, eile ne fail laquo; qu'atlgmenter la masse do son propre tissn el le disposer d'une inanierc particuliöre raquo;,
Toutefois, nous pensons quo ces organes do nouvellc formation dis-paraissont des quo leur rule esl terniine ; en d'autres termes, lour du-r(5e n'excede pas celle do la gestation : en etfet, l'un do nous ayant pu examiner un certain nombre d'ulerus non gravides, a souvent constuld
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l'absence d'uno quantitö plus ou moins grande de cotylödons, dccelöc par autant de cicatrices, et laissant absolmnent depourvue la surface qu'ila occupaicnt.
Mais ces cotyledons transitoires seraient-ils capables de supplier a la perle complete des primitifs?Une vache privee de ceux-ci pourrait-elle encore concevoir et porter ä tormo son produit? On comprend quo rexperimentation pennettrait seulo de rösoudro cotte question, bien qu'un fait recueilli par Blavette, on 18.')0, tende ä prouver qu'une teile vache sorait dösormais inföconde. Voici, en attendant mieux, cc quo ['observation nous a appris ä cot dgard :
1deg; Chez los genissos infdeondes par anomalio ou arröt do devcloppe-monl dos organos genitaux, los colylödons font complotoment döfaut ou so prdsontent dans le mömo clat quo chez lo foetus an moment do la naissanco. — Nous avons fait la mt^ine constatation choz los brebis restöcs infdeondes par los mömos motifs.
2deg; Cboz los vaches devenues impropres ä la reproduction, qui sont atteintos de mölrite chronique, les cotyledons ont souvenl disparu d'une maniere complete ; ils tondont anssi ä disparaitro choz les vaches Ires i\g6es.
3deg; La disparition par atrophio do cos oiganes, constitue parfois la principalo modification subio par I'apparoil reproducteur dos vaches qui ont perdu lours facultes prolifiquos. Nous avons pu constatcr co fait choz unc bonne charollaisc, ägee do six ans, qui aprös avoir donne plusiours produits, dut etro sacriflöo pour cause d'inföoonditö.
Ces fails d'obsorvation semblent prouver quo ricii no pout suppleer ä rabsence ou ä la disparition totale des colylödons. Toutefois, il con-vient do romarquer quo, dans ces diftercnts cas, la muquouse utörino doit bion so ressentir aussi, soit do larröt do döveloppoment, soil do I'atropliie.
11 n'en scrait pas do memo si les colylödons avaient öle arraches ou excises : dans de tolles conditions, nous pouvons on nous basant sur I'observation suivanto, aflirmer quo la perto d'wlaquo; grand nombre de cotyledons no constituorait pas un obstacle ä la reproduction.
I'0 Observation. — L'un do nous ayant ele appolö auprüs d'une vache pri-raipare qui pr^sentait un renversement complet de l'utärus, äprouva, en pra-tiquant la röduclion, dos diriicidtös tolles qu'iljugea näcessaire de supprimer la plus grande parlle dos cotylüdous, alin du röduirc d'aulaut lo volume do la hernio. Cos oi'gauus trös dövolopprs, ötaicnl on outre Ibileniciit meurtrlü par suite dos manipulations prolongöes et röiierees qu'ils avaient subies; vraisem-blablement deslinös ii mourir, ils pouvaient constltuer une cause d'infection pour Ui vache; oulos supprimant, on parait u co danger et, du plus, l'on ron-dnit possible la ruiluutiun.
Alin d'uvitur toui,u Mmorrhagie, le pädioule de chaque oolyMdon fut ensorrö dans une ligature et enfln sectionnd a pen de distance do collo-ci. La röduc-lion su li( aisümuut; loutes lus ligatures tomburunl pendant-Jos derniui'us manoeuvres, mais siins qu'il y eül d'hömorrhagie cousueutivo.
La malade su ramp;ablit rapidement, et, un an aprös, olle aoeouchait, — ceUo
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I'ois sans suites l'dchouses, — d'un veau trüs hien conslilue. L'inloi'vention de l'arl n'ayaiit pas etc nüccssaire, le placenta ne put mailieureusemenl elre exainiiit'.
Dans celtc opöralion, Ton a excise la presque totalitc des cotyledons visibles; inais il cst (h'ident qu'il en restait encore, dans la come la inoins developpeo, un certain nombre d'un faible volume qul out etc respectes.
Döjä M. (ioubaux et M, ('. Colin avaient pu voir des ntöriis gravides dont la come, raquo;on ocenpee par le fcelits, prösentait de nombrcuses cicatrices aux lien el place des cotyledons.
Soumillo a public un fait qui nous scmble analogue ä celui qu'on vient de lire. Un vcterinaire allemand, Janich, cst alle beaucoup plus loin (ine nous, car il pretend avoir, dans plusicurs circonstances, ar-rachö Ions les cotyUdons; dans un cas, la vacho cut encore deux parturitions normales; plus tard, eolte bete ayant ete abattue, I'litcrus fut examine et 1'on y trouva les cotyledons avoc Ions los caracteres qu'ils presentent chez les vaches saines non fecondecs.
Co fait nous somble bien extraordinaire, attendu que nous no con-naissons pas de motifs (|iii mcttent dans la ncccssile de supprimer lt;ous les cotyledons; quant i\ lour regeneralion, et surtout ä leur porsistance, cos points auraioiit busoin d'etre conlinnes pard'autres faits.
Le cas suivantdü ä M. Strebet nous parail encore mcrilcr d'etre repro-duit; toutefois, nous en laissons la responsabilite onliero ;\ son autour :
\\e OBSERViTiON. — Appule ä donner ses soins ii uue vache qui elait dans ['impossibility d'effectuer la mise-bas, co vötöriaaire, une I'ois l'opöralion lei-mimV, constala ce qui suit : laquo; La superQcie du dölivre ötait,, dans toute son ülendue, caraetörisöe par une absence complete lt;ics cotyledons qui dislin-gueat le placenta de la vacbe do celui de lajumenl, La partie exlörieure du choiion elait, par centre, lilldralement parsem^e dopapilks on depniits bou-tons. Cesproöminences verruqueuses, de la grosseurde grains de polsetd'une leinte rouge fence, ressemblaient beaucoup aces ntoplasies— lubercules —#9632; en vole de formation, que Ton rencontre fröquemment surlepöritoine, le peri-carde, etc., des vaches phtisiques. II ne se trouvait pas mdme une place de 1'eteiulue d'une piece de vingl francs qui i'üt dcponrvue desdites papules.- Le placenta, en unmet, prdsenlait une teile ressemblance avecceluide lajument. qu'on n'auiait guere pu distinguer l'un de 1'aulre. En louchanllamuqueuse do I'utei'iis, on sontait partout de petites cavitcs correspondant aux elevations du chorion; la main exploratrice Sprouvait uue sensation semblable a celle qu'on ressent on la passant sur du velours. raquo;
Le manque de renscigncments no permet pas de savoir si la vache dont il est question avail ete privce de ses cotyledons ä la suite d'un part antericur.
Quoi qu'il en soil de co cas et de ceux de Janich, nous repetons — et e'est le point principal pour le pralicicn — qu'une vache privee accidentellcmcnt d'un grand nombre de cos organes, n'est pas, pour cela, devenue absolument impropre ä la reproduction.
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La disposition du chovion et dos plaeenlas ost essenticllomenl la inline chez la Hrebiit et la Ohötve que chez la vache; i! y a cependant dans la forme et les rapports de ces dorniers organes, des dillüronces qui mörltent d'etre signaleos.
laquo; Bn ouvrant ruleriis d'uno brobis pleine, dit F. Lecoq, on voit ä sa face interne une sörie de corps arrondis, rouges, tenant ä l'utdrus, et semblant pincer le eborion, sur lequel on n'apercoit aueune trace de placenta. Mais si l'on ebercho ä degager lo eborion en pressant onlre los doigts un cotyledon, on voll bienlot s'ächapper de rinteriour de celni-ci un corps rougeatre, qui adhere au chorion et qui n'est autre chose qu'un placenta plus öpais, moins largo et ä papilles plus deli-cales quo celui de la vache.
laquo; Le cotyledon ost done, dans la brebis, tout ä fait analogue h la cupule d'un gland dont les hords so scraient rapproches par-dessus le fruit.
laquo; Si, apres avoir incise le chorion, on le relourno, ct si on examine ä travcrs son tissu la face adberente d'un placenta, on y voit un en-fouccinent, espece d'omhilic, d'oü partcnt les ramifications desvoinos ombilicalos et oü convergent cellos dos arleres. Getto disposition so faisait dejä rcmarquer, mais d'une maniöre moins prononcöe, ä la face interne des placentas do la vacho (P, Locoq). raquo;
Ajoutons, pour on linir avee cos especes, quo, dans le cas de gestation double, los deux choriom so soudent et so confondent par lours extremit6s en contact, on sorlo quo les doux foetus out une envoloppe oxlerioure commune.
laquo; Dans I'unif do la Vrnle, le chorion, an lieu do presenter cotnme dans la vacbo un corps et deux comes, forme un sac allonge, dont los cxtremites döpasscnt do beaucoup cellos du foetus et s'accolcnt, sans so confondre, aux onvcloppcs des fostus voisius. Los rapports de la face inlerne sont los meines que dans les ruminants. La face externe, au lieu de placentas bien circonscrits coinmo dans la vache et la brobis, porle des groupes do papilles beaucoup plus pelils ct beau-coup plus nombrcux (F. Lecoq). raquo;
Lo placenta, dans celte especo, est done disscininr; toutcfois, les bouquets do papilles qui le constituent, bien que Ires rapprochds les uns dos aulres, no fonnont pas une couebe continue, comme nous aliens voir que cola a lieu chez la jiunont : il exisle enlre oux, cä et lä laquo; do petiles plaques brillantes {/aches chauves) oü le eborion est simplement tapisse d'une eouche epilhöliale (Chauveau ot Arloing). raquo; Du roste, on les rencontre sur toute la surface du chorion, ä I'excep-tion des cxtremites par lesquelles cctte envoloppe correspond au chorion des fectus voisius. En ce point, cetto meinbrano est glabre et sans villosites. Far suite do cetto disposition, les rapports do la mere avec le foetus sont plus etendus en surface quo chez la vache; mais ils sont, par contre, moins intimes et radbörence des villosites placcn-
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taires aux folliculcs cotylödonaires beaucoup plus faible et plus facile ä detruire.
Ghoz los SoUigt;lt;-iifii, commc chez los ruminants, le cuohion prösonte la forme gönerale de la matrice, c'est-ci-dire qu'on pent lui recon-naitre un corps et deux cornes; seuloniont, cellos-ci sont plus larges et moins longues que chez la vache; olles presentent, en outre, des bosscluros qui ressemblcnl, jusqu'ä un certain point, ä cellos du ccccum.
Mais si, au point do vuo de la forme gönörale, le chorion de la ju-
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Fig. 28. — Bnvoloppoa ilu fu,'tus do la Jnment rotoumöes (').
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mcnl ressemble ä colui de la vachc, il y a, entre los deux, sous d'aulres rapports, des diHeronccs csscnlicllos. Ainsi, laquo; la face inlernc^do cctle membrane u'cst nulle pari adlicrcntc ni inemc en contact avec l'am-nios. Toute son elcnduo, sauf un point tres resserr6, csl lapissöo par uns portion de rallantoulc, qui fixe los vaisseaux du chorion d'uno maniöre beaucoup plus oxacle qu'ils no sont lixös dans los ruminants et dans l'espöco du porc (P. Locoq). raquo;
Do plus, laquo; sa face externe osl onliercmcnt recouverlo de papilles vasculaires, rouges, tres courles, dont le nombre et lo developpo-ment sont ä leur maximum dans la parlie moyennedu chorion; ellcs
(*) a. Portion du plaConta lt;|quot;i slt;? trouviiit dans lo corps do l'ulerns et eluit rrliö ä hi iiuu(nciisc do cot Organe. — b, Chorion söparö do rallnntoMot — (*. Morcoau dötachä du chorion (portion oxtorno)laquo; — il, Üorcoau rlo rallantoldo dötachä do ramntos (portion Intorno)laquo; — re. Amnlos. — /. Cordon om-liilical. — y. Hlppomunos^
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remplacent les placentas multiples et eirconscrils do la vacho et de la brebis. raquo; En d'autres termes, chezles solipedes, le placenta, fonnö de papillcs simples, est disseminö sur tonte la surface dn chorion. Ici, on ne tronve mAnie plus cette surface glabre qui existc chez les pachy-dermes aux points par lesquels deux fuitus voisins se mettont en rapport.
Mais aussi, laquo; radherencc (iuo contracte la couclie papillaire avec la muqueuse uterine est tellement legere, qu'on la Irouve presque tou-jours en partie detruite lorsqu'on ouvro ruterus (P. Lecocj). raquo;
laquo; Dans la Ohleuue et dans la Chatte, — comme dans la truie, le cborion no presente pas de cornes. G'est un sac ellipsoide, arrondi ä ses extremites par losquelles il s'accole avec le chorion des foetus voisins, sans contractor d'autre union quo cello qui resulte do la rencontre de deux surfaces inolles et humides.
laquo; Sa face interne est partout en contact, comme dans les solipedes, avec une portion de rallantoide, dont radherenco avec eile est cc-pendant moins intime (F. Lecoq). raquo;
Sa face externe est lisse ct glabre dans la plus grande partie de son ötenduo, et sans adherence avec la matrice sauf le point qui correspond an placenta. — Gelui-ci offre uno disposition particuliere ot Ires rc-marquable : il forme, tout autour do I'ccuf, une zone ou ceinture, large de 4 a ö centimetres, öpaisse de plusieurs millimelres, laquo; d'un rouge ordinairoment un pen livide el limilee do chaque cute par une bor-dure vcrte, dont la matiero colorante, Ires tenace, quoiquo soluble dans I'eau, cxiste encore en quantite notable aprös des lavages röpetes (P. Lecoq). raquo;
La disposition villeuse du placenta est moins evidente que chez les autres especes: eile scmble, an contraire, formee par une serie de replis ou lames festonnees qui s'engrencnt avec des lames idenliques que presente le placenta matornel.
I'lacKiita matemcl. — IMnccnta uti'-rin. — #9632;#9632;orlion inatcriicllc ilu
placenta. — En raison de la presence de Tovule feconde, la muqueuse uterine eprouve des modifications importantes, qui pernieltent ä cet ovule de se greller, des'implantersurelle. Nous occupant de rctudc des annexes du fectus, il nous est impossible do passer sous silence ces modilications qui out pour resultat le developpement du placenta ma-lemel, e'est-a-dire d'un organe essontiellement temporaire —vörilable trait d'union entre la circulation uterine et la circulation fectale —qui ue doit pas persister au dehuiu temps do la gestation, cardesque celle-ci est achevce ou interrompue, la matrice tend ä revenir ii son elat pritnilif.
On admetlait autrefois que les villosiles du chorion s'implantent
simploment dansles follicules de la muqueuse uterine ety puisent les
materiaux du developpement du foetus. Or, dquot;apres Joulin, chez laju-
ment, pas plus quo chez aucunc autrc femellc, il n'y aurait reception
Saim-Cyu ex Violet, — ObaWtrlquo,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0
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laquo;2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE OBSTßTRICALE.
des villosihjs du chorion dans les folliculcs nlcrins, par la raison bion simple ((lie cos derniors s'oblilöroraionl de trös bonno heuro, pendant la gestation, notainmenl par suite de la multiplication el du gon-llement dos cellules cpitheliales qul en tapissent la cavito.
D'aprÖS Ercolani qui a fait dos placentas — tant chez la femnie que chez un certain nombro do fomolles domostiques on autrcs — I'objot d'une etude aussi approl'ondie qu'intörcssante, los villositös choriales ne penölreraionl pas, en etlbt, dans los foliiculos nuiqueux do ruterus; mais cenx-ci, qu'll appolle /hllicules utjiculinrfs, loindo s'oblitöror pendant la gestation, auginenteraient au contrairc do volume, co qui dömontrorait rimportanco do leur ronclion ä co moment. Cetto fonction, d'apros le celöbre bistologiste italieu, doit consistcr d'abord ä tburnir les materiaux pour la nutrition do I'embryon, en attendant la formation d'un nouvel organo do nature giaiululaire, ou portion matemelle du placcnla, dans les cavites duquol penötreronlles villosit6s du cborion.
Memo aprös la constitution do cot organe, et jusqu'ä la fin do la gestation, les glandes utriculairos doivent conlinucr ä ölaboror qnolquo t51emenl nutritif important pour le lYctus. Ercolani base cotle opinion sur lour grand nombro, sur raccroissoment do volumo qu'elles out eprouve, et sur la quantitd vraiment romarquablo d'humeur qu'cllos söparentel quisorassoinblcdans certains animauxlels quo la jument, ontre lo cborion et la matrice.
L'organc nouveau dont parlo Ercolani n'existorait nulleinenl dans ruterus ä l'ötat de vacuite. Gboz los ruminants, il est constitue par los cotyledons : los pedonculcs do cos dorniors ne sont quo la partie an-cionno ct toujours stable, e'est-a-dire les cotyledons do I'lilorus non gravide; la partie plus considerable dont coux-ci so recouvrenl pendant ia gestation n'est autre chose que i'organe giandulaire lui-m6me, lequel est destine ä disparaitro apres raccouchomont. Chez l-djwnent (et sans doute aussi chez la truic), la inuqiieuso utörine so tumöfie consid(;rablomeut; cotlo tumefaction consistc, d'aprös l'auteur, en vine reelle ncofonnation sur (oute la surface interne de l'utcrus, d'une coucho compacte do foliiculos glandulairos dont on ne trouve aucunc trace pendant l'ötat do vacuite. Aprfes la parturition, cetto coucho dimi-nue trös vito, et, de möme que la masse colylödonairo nouvollo des ruminants, flnit aussi par disparaitro pou ü pou. — Chez les ron-geurs, choz les rarnasstei's ot dans Vespece humaine, lo placenta ma-lernel se developpe dans le soul ondroit oil l'oeuf s'ost arrötö, mais non dans tous les points oil la muquonse uterine est en rapport avoc lo chorion : chez la lupine, oil lo placenta est bilobe, les foliiculos ulriculaircs, apivs line notable augmentation, so chaugent onor^anes tjlandulaires; chez les fomolles des carnassiers, lo placenta occupe lino zone annulaire; chez la fenmte, il uffecte la forme d'uu gateau circulaire ; choz toutos lors do raccouchcmont, cet organe, qui so pre-
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sento sous la forme d'unc malicre grisätre et pulpcuso, se dclache et est oxpulsö avcc les annexes du festus, auxquelles il adhöre d'une facon tres intime.
Ainsi done, co qu'on appelle communement placnnla, est toujours compose de deux parties tont ä fait distinetes par lour structure anato-mique et lour fonclion : la parlie fititale, vasculaire et absorbanto, et la partk matettielle, glandulaire et secretoire.
Du cöte de la mere, la forme type de l'organe glandulaire est celle d'un folliculc ouvort simple, tapisse par im öpithölium secreleur qul no manque Jamals; du cute du fostus, la forme tyi)e ost celle d'une anso vasculaire ou villosite; mals celte forme se diversilie assez notablo-ment dans les details, solon los espoces chez lesquolles on considöre ces organes. — Le type le plus simple se rencontre chez les femelies ä pluceiila villcujc, coinmc la laquo;lument (V. ci-dessus). Du chorion partent alors des toufl'es vasculairos qui penötrent perpondiculairement dans les follicules nouveaux. dont il vient d'ötre fail mention. — Chez la Vudie, l'organe glandulaire sc compli([ue sans perdro cependant sa forme de follicule simple; ce qui change surtout, e'est la position et la direction des follicules, lesquelsne sont plus, comme danslo cas precedent, vorli-caux ä la surface ulerino, mais paralleles a collo-ci, et se superposent les uns auxautres dans los points oil se forment los placentas. — Chez les Carnassicm, le foliicule glandulaire s'allongo enormement, comme une glande tubuleusc, el devient notablement sinueux. — Enfln, chez la Femme, l'organe glandulaire de nouvello formation s'öloigno davantage de la forme type do follicule simple; la surface de l'utörus on contact avec le placenta se recouvre d'imc membrane particuliero — la caduque lardive, decidua scrolina — (iiii provient de revolution du tissu con-jonctif sous-muquoux, loquol constituo le stroina oil se forme l'organe glandulaire destine ä rimplanlation des villosilcs du placenta fictal.
Le mode do devcloppomcnt du placenta malernol est unique : toujours il y a neoformation do tissu conjonctif, de vaisseaux et de formes bien delerminees do vrais organes glaudulaires.
Au point do vue do 1'anatomie philosophique, rauteur ponsc que, chez les fomelles aninialos, la serotino est exactement represonteo par l'organe nouveau dont il a etc fail mention ci-dessus; — au niöine point do vue, Ercolani voil encore dans la couche cpitheliale du chorion, chez la jument, le rcpreseulant do cetle autro caduque, la caduque vvaie, la caduque pavictale, que signalent les accoucheurs sur la face interne do l'uterns de la femme. Chez la vacho, cctte caduque existe aussi, mais accolee au chorion el non ä la matricc.
La caduque vraic ne pent elre consideree comme un u regonßemenl gt;gt; de la muqueuse uterine : olle consistorait simplement en un produit de secretion des glandos utiiculaires qul, loin d'etre oblileröes, fonc-tionncnt au contrairc Ires activement. Les nombreusos ouvertures qui lui donnent, chez la femme, Tapparence d'un crible, ne sont que les
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points qui correspondent ü l'embouobure des glandes ulerincs. — laquo; Dans la cadiiquc de la vachc, au lieu des Irons indiques, il y a aux points qui correspondent ä rouvcrturc d'abouchoinent des glandes utriculaires, un cpaississement de quelques elements separes parelles, losqueis s'infillrent dans los cellules de la caduque, et mönie jusqne dans lo tissu conjoncUrdu chorion. raquo;
D'aprös l'auteur dont nous resumons le travail, le rüle du placenta inalernel consisterait ä secrcler une huineur ou lait utarin, quo les villosites du placenta fcßtal auraient pour l'onction d'absorbcr pour la nourrituro du foetus, de inemc quo dans la premiere periode de la vie extra-nlerine, lesjeunes se nourrissent du lait materncl au inoyen de l'absorplion operöe par les villosites intestinales.
II n'y aurail done pas communication directe entre les vaisseaux de la mere et ceux du faitus, ccux-ci restant loujours revetus d'une galno (ournie par le chorion, comme les doigls do la main lo sonl par un gant. Ajoutons qu'une deuxicmc coucho fournio par lo placenta materncl vient se superposer ä la preccdenle, en sorte quo les villosites chorialos sont baignees uniqucmonl par I'humeur des cellules de I'or-gane giandulaire, par le lail ut6rin.
Chez la femme, le placenta maternel est creuse de sinus ou lacs san-guins qui communiquent entre eux, ct dans lesquels plongent les villosites du chorion, constilußes ainsi ([ue nous venous de lo dire. Cos sinus so forment par la dilatation des capillairos et par la rösorption des parois en contact; lors do la ddlivrance, cos sinus sont forcemonl rupturös.
Chez les animaux, les artcrcs et les vcines utero-placentaires so dislribuent en troncs et en rameaux dans le placenta, mais n'y forment pas do sinus oulacs.
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[/opinion d'Ercolani touchant la nature giandulaire des follicules ou cavites du placenta materncl, vient d'etre recemment battue en breche par M. Laulanie, professcur a l'öcolo velerinaire do Toulouse. Malgre l'auloritö quis'attacho au nom el aux travaux du celebre hislo-logisto italien, noire collogue, apres une elude attentive do I'organo maternel choz les femellcs animales h. placenta unique (cobayo, la-pine, chienne, chatte), ainsi quo choz cellos ä placentas multiples, irhesito pas ä lormulor des conclusions contraires ä cellos donl l'ex-posc precede. U'aprusJl. Laulanie, dans les placentas uniques, la ca-duque fonclionnelle (serolino) scrait, il est vrai, le produit d'un pro-cessus conjonctivo-vasculaire; mais co professcur verrait la laquo;wJfcme/^ anntomique nouveau : choz les ronrjeurs ct chczla chatte, e'est une cellule unique, colossale et multinucleairo, c'esl-;i-diro uno masse do protoplasrna irrödiictiblo, occupant loutc relenduo do la zone fonclionnelle etdaus laquolle les noyaux sonl jetijs avoc une profusion qui n'a d'egalo quo rirregularilö do leur dissemination. Cos noyaux sont
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tollomcnt distribuös, qu'on ne saurait ddfinir leur territoire proto-l)Iasmiqiio. — Ghoz le cobaye, la cellule plncentaire est creus^e d'un röseau capillairo sanguin, absolumont döpourvu d'endolhölium : les liömaties touchont direclemont au proloplasma, auqucl on ne saurait refuser les caracteres de paroi vasculaire, et qui so Irouvolransfonnö en une masse röticuleo, dontles travees sonl peu ä pen penölröos par les villosilös chorialos. — Chez les carnivores, los villosites malernellos sont dos lanies ibliaeeos, ramiliecs et plus on moins anastomoseos; cir-conscrivant des espaces on penötront los lamcllos choriales. L'axe de ces lames protoplasmiques coulienl un reseau capillaire Irös dense, remarquable par la nature do son ondolhcliuni, qni ost formö par dos eloments tout ä fait somblahles anx cellules diles interslilielles. En outre, clioz la chionne, los lames do la caduque sont, en certains points, rcduc-tihles en cellules interslilielles; mamp;h \\y a des zones trös etondnos, on lo stroma niatorncl apparatt parfaitomont continn ethomogone.
En co qui louche les placentas mulliples, M. Lanlanie, tout on rocon-naissanl quo les apparences sont on favour de la doctrine d'Ercolani, n'hosite pas ä los ramencr aux placentas uniques. II est, on effet, facile do se convaincro, on ötudiant cos placentas, quo le prctendu epith6-lium secröteurqni tapisse les cavitos malernelles n'esl pas autre cboso ' qn'un endothclinm plus on moins turgescent, dont les transitions avec les cellules conjonctives du stroma sons-jacent peuvent elro facile-mont saisies; do sorts que ces cavilds, au lieu d'etre des organcs glan-dulaires, ainsi quo l'afilrmait Ercolani, sont plntöt dos cavites on des surfaces sdreuses, c'ost-;\-diro des productions d'origine ct do nature conjonctives : d'oü cette consöquenco finale que In nulrüion du foetus s'enlretient par les rkhanrjesosmothjnes qni selnblissent cntre les vaisseaux ninternels el ceux du foslus, au lieu do resnller do I'absorption d'un lait utcrin par los villosites chorialos.
Cost la, en detinitive, un retour k I'opinion ancienno, car nous lisons dans Joulin quo los villositßs du chorion absorbent diroctcment par lour immense surface, los parties nutritives du sang conlenu dans les vaisseaux ct sinus uterins. D'aprös le memo autour, la portion mater-nellc du placenta, chez la femme, scrait conslituöe surtoul par la couche öpitbölialo do la muqueusc uterine hypertrophiee, transformöc, et par une coucho snperficicllo cxtromement mince do cette morne muqueuse.
Nous devons nous borner ä cette exposition anatomo-physiologique dejfl bien longuc do la question des placentas, sans prondre parti en favour do I'une ou do I'autro opinion, laissant ä des rechorches ulle-rionros le soin do döcider de qncl cöl6 est la veritc.
Gependanl, rclativement i\ la caduque tardive on scrotinc de la femme qui, d'aprös Ercolani, serait ropresentöc chez les femellcs ani-inales par co qu'il appclle l'organe glandulaire do nouvelle formation, nous croyons pouvoir dire que, en co qui concerne la chiennc ct la
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chatte, Tanalogio est plus grande encore que nc l'indique cot auteur, car cliez ellos il y a expulsion, avec les enveloppcs fcutales, d'une veritable oaduque laissant, apres son dölachement, uno plaie utörino avec perte de substance tres röello.
11 est anssi un phenomöne dont nons avons en vain cherchc la rai-son anatoniiquo dans les travanx des auteurs cites : si Ton s'oxpliqne aisöment riieinorrhagie qui suit la drilivrance cliez la femme, en raison de la structure du placenta maternol, qui se trouve creuse de lacs san-guins coinmuniquant avec les sinus ou les vaisseux sous-jacents de la miiqueuse uterine ollc-memo; —si cettehöinorrhagioa sa raison d'etre dans le döcollement du placenta, qui ne pent evidcminonl s'operer sans produire des ruptures vasculaires; — si, d'autre pari, l'absence d'hömorrhagie se comprend tres bion cliez la jument, la truie, la vache, la brebis, la chevre, qui n'oxpulsont pas lo placenta maternol, nous avouons ne pas comprendro aussi bion comment le döcollement de cel organc peut s'opöror cliez los femellos carnivores sans donnor lieu ä une perte sanguine, aussi legere qu'elle soil, s'il est vrai que cbez ces betes il contienne un röscau capillaire. De nouvelles roeborches sont övidemmont nöcessaires, pour elucider co point interessant.
Liquide plaeentaire. — Dans tons les points oü la muqueuse utörino se trouve en contact avec les villosiles placontaires, et surlout, ehe/, los ruminants, onlre los cotyledons matornols et conx du chorion, existe on poüle quantile un liquide assez öpais, blanchätro et commo lactescent, qu'en raison de son aspect et de sa provenance, on a nommö lail utcria (Spiegelherg) laüou sue plaeentaire ou colylödonaire.
Los fonclions de ce liquide no sont pas encore hien connnes : los uns, avec Müller, Uuvernay, Eschricht, Prevot et Morin, Schloshorgor, fiamgoc, atlribuent — mais evidomment ä tort — sa secretion aux glandes ulrieuiaires ou t'olliculos de la matrico, au sein desquollcs plon-geraient los villositös placontaires; pour Krcolani, nous savons qu'il sorail produit par le placenta maternol; mais tous cos auteurs ponsont quo la fonetion des villosites consisle a absorber ce liquide pour la nutrition du foetus.
D'apres M. Colin, il est impossible d'attribuer une semblable importance au sue blanchiUro dont il s'agil, atlendu qu'il n'oxislerail pas pendant la vie el. n'apparaltrait que six, douze, vingt-quatre heuros, ct quelquefois plus apres la mort; anssi cot auteur n'hösitc-t-il pas lt;i lo considorer comme un produit do decomposition cadavörique: laquo; Des quo los placentas se desengrenent spoulanemont, ou sous 1'lnfluence do la moindre traction, e'est-a-diro vingt-quatre, laquo;iiiarante-huit heuros apres la morl, plus ou moins suivant la temperature oxtdrieuro, on voit le sue blancMtre ou jaune rose en grande quanlile outre lo chorion et la muquouso uterine, baignanl los faces correspondantes do ces membranes; de plus, en pressant les placentas et les cotyledons,
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on cxprimc une grande qnantitö do ce sue, et d'aufant plus que la ddeomposilion a fait plus de progivs. On voll iiiöuie, ä un certain moment, surtout chez la chevre et la brebis, la substance propre des cotyledons se r6soudro en cetle bouillic, si bien qu'll nc rof5te plus rien de ces organes, auparavant lermos ettrösöpais (G. Colin).raquo;
Gamgce aurait eepeudant trouve ce liquide dans I'litmis encore chaud do fomclles abattues eu etat de plenitude.
Des opinions opposöes quo nous vonons de faire connaitre, un fait se degagc loulefois avec les caracleres de la corlitude : c'csl q\ie, apres la mort, — un pen plus tot ou un pen plus lard, — le liquide placen-taire existo et peut ötre recueilii. Or, il nous semble quo l'impossibi-lilö do constaler son oxislenco pendant la vie de la mere, no prouve-rait millemont contre sa secretion, car il peut trös bien otre absorbe, — pompo, en quelque sorle, a mesure de sa production, par les villo-sites du chorion, qui rempliraient pendant la vie ffetale les meines fonetions quo les villosiles intoslinalos pendant la vie oxtra-utcrine. Nous ajoutons quo Tabsorplion et la söerötion dovraienl agir simulta-nömont, parall(quot;'lemcnl,en quelque sorto, sous peinc de voir le placenta total soulevc, dölachc du placenta inatornel par le liquide intorposö et surabondant. — Kn ce qui concerno la qnantitc i)lus grande de lail ulcvin que Ton trouve apres la morl, Franck l'oxplique par la continuation do la söerötion alors quo la circulation foetalc ayant cesse, I'ab-sorplion n'a plus lieu et on pennot 1'accumulation, Elcomme los cellules do röpithcliuin glandtdairo no mcurcul pas iininedialcment, il scrait, en ofi'ct, tres possible quo la secretion porsisl.U pendant un certain temps.
Mais, d'autre part, nous avons vu quo M. Laulanic denie toutc fonclion do secretion aux folliculos on cavitös du placenta maternel : il y a done lieu d'attondro do nouvellos rochorchos pour so pronon-cer döliniliveinont ä cot egard.
Quoi qu'il en soil, l'analyse chimique du liquide placentairo faito par Provost el Morin, a rövölö dans sa composition la presence do I'albu-mine, de la fibrinc, de la matiöre coloranto du sang, d'une matiöre ca-söiformo, d'une matiöre gölatinouso, de l'osmazömo, de la graissc et de did'eronts sols. Au point de vuo simplomont qualitatif, ce licpude n'est lt;lonc pas l'analogue du lail fourni par los mamellos ; mais, dans le cas oü il sorvirait reellcmont ä la nutrition du foetus, il no faul pas perdre de vuo qu'il n'aurait pas ü snbir les transformalions qui attondent le veritable lait dans le tube diflrostlf.
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Anmios.
L'ninnio.s prösonte, dans toutes les especes, les momos dispositions essentielles. — Formö, commo le chorion, par le fouillct externe du blasloderme, il prend naissance au pourtour de l'ombilic, oü il so con-
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tinuo avoc la poau du fajlus — entouro lo cordon ombilical, auquel il i'ournil nix! galne plus ou moins longuo scion Ics cspcces — puis se rellechil cl forme un sac complol, dans Icquol lo fa'ltis est enliöre-ment cnfcrniü, el oil il Hollo amp; I'aiso, an milieu d'nn liquide plus ou moins ahondanl, suivant l'äpoque de la goslalion.
laquo; La forme de cello enveloppe varie pen suivanl los especes, el pre-scnle dans Ionics cc caraclöio cominun qu'cllo sc borne ü cnlourer lächemenl lo footus, sans so prolonger dans los cornes que prcsenle lo chorion dans les foniollcs uniparcs. Si Ion gonllo ce sac par I'in-stlfflation, il prend une forme ovale el so doprimo vers le cordon ombilical, co qui lui donne de la rossemblance avee un rein ou un haricot (F. Lecoq). raquo;
Mais si la forme de l'amnios csl ä pen pros somblablo dans loutos les osp6ces, il n'en esl pas do memo do scs rapports, surloul pour sa face externe. Nous reviendrons plus loin sur co point, lorsque nous decri-rons I'allantoi'de ; bornons-nous ä dire ici que, chez les ruminants el dans Vespecc porcine, l'amnios csl en contact par sa face externe, lout ä la fois avec rallanloido cl 1c chorion, landis quo, chcvAes solipedes el les carnivores, cclle meme face externe esl lapissec en enlier par un feuillet do I'allantoi'de, qui lui adhöre d'une manicro asscz intime par-tout, sauf en un point hvs circonscril au voisinage do I'ombilic, oil ces deux membranes sonl separcos cl laissonl cnlro elles une sorlc d'infundibnlum, pourloger la vesiculo ombilicalo.
Quant ä la face inlerne, partout en conlacl avec le fectus et le liquide atnniotique, ello presonle, chez les ruminants seulemcnt, laquo; un grand nombre dc peliles plaques jannAlres, saillanlcs, quelquefois renllecs ä lours bords, dissöminees en petit nombre sur la majeuro parlio do la membrane, mais rasscmbb'jes surloul vers lo cordon el sur la gainc atnniotique qui 1'enveloppe (P. Lecoq). raquo; La nalure cpidcriniqnedo ces productions, d^montr^ejusqu'äl'ävidenceparrexamenmicroscopique,. la conlinuile do l'amnios avec la peau du jcunc sujet, la facilile avec laquelle on pcul divisor cetle membrane en deux feuillels, onl portö F. Lecoq ä la considerer commo un prolongement modiliö do la peau du foetus, opinion que justilic complclcmenl, ainsi qu'on I'a vu dans le chapitre precedonl, I'liisloirc du developpemcnl dc I'embryon. Suivant Cl. Bernard, cos plaques joueraient un role considerable dans le döveloppemenl de la vie embryonnaire : elles scraionl, en effet, cons-liluces par des cellules glandulaircs el prodniraionl la maliere glyco-genique jusqu'au moment oil le foic coniplelemcnl organise les rcm-placerail dans colle lonclion (Joulin).
Dans le sac atnniotique, on rencontre, nous l'avons dejü dit, un liquide parliculler, dans lequel le felus est cntiöremcnlplongö: c'cslle
LIQUIDE AMiMOTIQLK.
Liquide amnioliquc. — Des que l'amnios est constitue el forme au foetus une enveloppe continue, par la soudure de scs divers rcplis et
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notaminont de sos capuchons ccphalique cl caudal, co liquide, encore appele eau.v dc I'amnios, commence ä 6tre söcrcte ou exhale par le^ parois de la membrane elle-m6me. 11 augmenle ensuile rapidement, ä pen pres jnsqu'ä mi-terme. Puls sa söcrülion devient moins active, ot laquo; la qnantile relative du liquide amniotiquo est d'aulant moins grande quo la gestation est plus avancee (F. Lecoq). raquo; I'ar centre, il perd sa fluidity pour presenter lors dc I'aocouohement, surtout choic la vacho, la consistance d'im mucilage öpais. — Sa couleur, un pe\i blanchtltro ct lactoscente dans les premiers temps, devient roussAtre vers la tin de la grossesse. — D'apres Ch. liobin, ce liquide sorait forme de :
Kau.................................... 991nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; !)7rgt;
Chlorares, carbonates, Sulfates do chaux, laquo;Iß
potasso, de soudo......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2.00 quot;.80
Ui-eo....................................nbsp; nbsp; nbsp; •gt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3.50
Cl'öatino, civatinino, glycoso, graisso......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ilos traces.
Albumino ot Mucosiae...................nbsp; nbsp; nbsp; 0.82 10.70
On y trouvo souvent aussi du miconium echappö do l'inlestin du petit sujel, ol parfois, chez les solipödes, des fragments do repidorme epais et mollasse qui revet la face plantaire dos sabots.
Quelqucs physiologistes out cm quo le liquide amniotique servait ä la nutrition du ffjctus; ce(to opinion nous parait bion pen probable. Sans entror ü cet egard dans une discussion qui no sorait pas ici parfai-temont ü sa place, nous nous borncrons ä dire que les verilables usages des eaux do 1'atnnios soul d'amortir les chocs et les pressions, do preserver, en consequence, le foetus centre les violences exterieiircs pendant la gestation, et contrc les pressions cxagerecs de la inatrico an moment du part; de proteger, en outre, la mere elle-meme conlre les accidents qui pourraicnt rösultcrdes moiivcments actifs du fuetus, si brusques ct souvent si energiques vers les derniers temps de la gestation. Do plus, les eaux, en s'ccoulant au moment du part, lubrilicnt les surfaces et facilitent 1c glissemcnl du corps du foetus sur les or-ganes de la mere.
Allantofde
Nous avons vu dans le chapilro precedent comment ct dans qucl but sedöveloppe i'allantoyde. Nous savons, par consöquent, que e'est entre les deux cnveloppes precedentes, entre le chorion et I'amnios, qu'il faut chercher cette membrane, donl la forme el les dimensions difl'c-rent considerablement selon les especes.
Chez les KiiiuiiiuniN, Fallantoide est trcs facile a decouvrir; de plus, eile justifie bicn le nom qu'cllc a recu (laquo;XXS;, laquo;XXötvTto?, sancisse), car eile so prcsente sous la forme d'un boyau etroit et allonge. laquo; Elle commence an point oil I'amnios abandonnc lo cordon ombilical. La se trouvo un petit canal ötroit, qui bientut s'ölargit et se continue par
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00nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'llYSIOLOdlK OliSTKTIUCAU.
un long boyau ft deux branches inögales, so dirigcant chacune vers raquo;no des cornes du chorion, ct renfermant un liquide quo nous exa-minerons pins loin.
laquo; Asa naissance, I'allanloide se rcplio sur l'un des cöt6s du sac am-niotiqne, au delä des exlremitös duqucl eile tapisse les cornes du chorion. On pent done lui reconnailro un corps, compris cntre uno partie de l'amnlos et du chorion, ct deux cornes ou branches, qui ne sent en rapport qti'avec ce dernier. Partout l'union a lieu au moyen du tissu Uimineux dont nous avons dejä parlö.
laquo; Ghaque corne se tennine par un petit ligament qui la fixe ä l'cxtrö-initß de cello du chorion. Assez sonvent, dans la hrebis, rallantoide depasse l'enveloppe exlörieure de l'reuf. Dans les cas de part double, quoiqne les deux chorions so röunisscnt par uno de leurs cornes, il n'y a entrc les deux allanloidcs qu'uno simiile union exleriourc, ct les deux cavitös roslcnl dislincles. raquo;
Isolöe, vidce ct insuflleo, I'allantol'de laquo; prend uno forme irrögulie-rement cylindriqne, ct chacune do ses cornes se contourne sur clle-m6me, do teile sorte quo lour ensemble circonscrit environ les (rois quarts d'nn cerclo. La corne la plus courte, mais en meme temps la plus grosso, so dirige du colö oil so trouvo la t6lo du foeltis; la plus longue, d'nn moindro diametre, se porto dans la corne dont la base est occupde par les membres poslcrieurs (P. Lecoq). raquo;
Chez le fnetns dos ruminants completcmcnt devoloppe, ct memo an moment do la naissance, rallantoide est encore en communication di-roclc avec la vessie, par le moyen do Youraque, communication que Ton demontre Ires facilcmenl, ainsi quo 1c dit F. Loco([, par rinsufllation ou I'injection d'nn liquide colorc.
P. Lecoq a ronconlrö, en J843, en disscqnant un feetns de vachc, outre rallantoide ordinaire, un aulro sac membraneux, adherent ä la face inlerne do la portion du chorion correspondanl au corps du foetus, et flgurant nne seconde alianloi'clo avortee. D'apres cc fait, il ost portö a regarder le döveloppement de rallantoide comme prccedant celui du ftptus, et le liquide dece reservoir eomme pouvantcontribuer ä la nutrition du jeuno sujet dans les premiers temps do son existence. Ce que nous savons du mode do developpement du foetus et de ses annexes nc nous pennct pas d'accoplcr, en ce point, Fopinion de notro savant mailrc; s'il nous fallait absolnmenl ömettre noire avis sur cc fail, ä coup sür fort interessant, nous aimorions mieux voir, dans eolte allantoide surnumdraire, le rcprescntant de la vcsicule ombili-cale, donl les rapports avec le foelus auraionl ccssö d'oxister.
Chez laTmilaquo;, rallantoide rossomblebcaucoupä cello dos ruminants: meme forme gciißrale, meines rapports, memes moyons d'union. Les cornes sent soulcinent moins longuos, plus largos relalivemont, ct moins bossolöcs.
Chez les Soliplt;gt;lt;leg, I'allantoide affcele uno disposition si diffdrenle
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ANNEXES DU FffiTUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 01
de co que nous venons do voir, qu'au premier abord il cst difficile de la (rouvor. Sos parois, on eflet, au lieu de rosler disünctos, s'accolonl et s'unissont inlimomont aux parois du chorion ol de ramnios, de maniöre ä convertir on im sac fermö i'ospaco compris cntrc cos deux membranes : disposition que la figure 2!) pourra aider ä con-cevoir.
Immödiatomont h sa sortie do la gaine que lui forme l'amnios, comme au roste du cordon, Voumgue so dilate, s'epanouit et s'otale, d'uno part sur la face externe do l'amnios, d'anlro part i\ la face in-lorne du chorion. f/cst cot epanouissoment de l'ouraquo qni forme i'litlanloidc, h laquelleon pout, en consequcnco, rcconnaitrodenx fonil-lets, Tun amniotique I'autre chorial, reunis Tun ä l'autre par le ropli
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Fig. 29. — Coupe scliematiquc dos enveloppcs foetales cliez la jiimont (').
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qui entouro la portion du cordon ombilical siluöe hors do la gafno do ramnios.
laquo; Lo feuillct amniolique, lo plus facile ä rcconnailro, so röllccliit du point d'cvasomonl de Tonraquo sur l'amnios. avoc Icquel il conlracto unc adhöronce pou intime, quo la dissection ot surtout I'insufflation dotruisont facilemont. Lorsqu'on a recours au second de cos moyens pour söparor los deux membranes, on voit la surface do I'allantolde prendro une apparonco bouilionnco, due aux nombreuscs brides cel-lulaires qui la lient ä l'amnios. Cos brides so rompent i\ mesuro que Ton force rinsuHIation, en faisant entendre un bruit analogue ft colui que produirait le froissement d'un parchomiu soc. On pout, avoc un pen do soin, detacher on entier ccttc portion do I'allantolfde, dont l'ötendue egale cello do l'amnios. raquo;
Lo fmillet cliDviai cst bcauconp plus ötendn quo lo precedent. laquo; En
(•) A. I'lCtus. — 1!. Cavite do l'amnios. — C, Cavillaquo; (lo riilliintoiile. — I). Vesicule omljiliciilo. — I. Chorion, — i. Poulllol chorial do I'allnntolde, — 3, Foulllot amnlotlquo dc I'allanloVdb.— #9632;*. Amnlos. — lj. OursquCidont ripanoutssomont formo I'allantoido. — o. Pidlculodo la viislculo omblllcale.
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02nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHYSIOLOGIE OBSTfiTRICALE.
partant de rcvascment de l'ouraque, il se porte le long des ramifications des vaisseaux du cordon ombilical jusqu'au chorion, ä la face interne duque] il so röllöchit avec ces divisions vasculaircs, coniplö-tant, cn s'iUondant dos uns aux autres, un infmdibulum dans leqnel nous rencontrerons la vösicule ombilicalc. De Ifi, ce fcuillet se pro-page sur tout le roste de la face interne du chorion, donl il ögale l'ö-tondue, et rocouvre les nombreuses divisions artdriclles et veineuses qui rampent ii la face interne de colte membrane (F. Lecoq). raquo;
Ce feuillot adhere au chorion boaueoup plus intimoment que le precedent ä l'amnios. Cepondant, ici encore, rinsufllalion permot de con-stater, non seulement sa presence, mais encore sa conlinuite avec lo fcuillet amniotique.
laquo; En etfet, si, apres avoir ouvcrl le sac allantoi'dien, en fendant le chorion et le leuillet qui le tapisse, on inlroduit un lube entre les deux membranes — ce qui est facile ;\ oxöculer aupres d'un gros vaisseau — on voit, par unc legere insufllation, l'air penötror entro l'allantoKde cl le chorion, mais seulement on suivant lo trajet des vaisseaux (run certain volume, sur les coles dosquels, si Ton force rinsufllalion, l'air, suivant les plus peliles ramifications vasculaircs, rend la membrane bien plus apparenle encore, sans ccpondanl pou-voir, par son efforl, la detacher des points oü los vaisseaux sent devenus a peu pros capillaires.
laquo; Si, au lieu do pousscr I'injection aerienno vors les ramifications, on la dirige en sens conlraire, on voll bientöl le tluido se diriger vors la portion allanloidienno du cordon ombilical, cl s'insinuer entro l'amnios el la portion do I'allantoKde qui le rocouvre : preuve övidenle de la conlinuite des deux feuillcts que nous avons söparös pour les ötudier (F. Lecoq). raquo;
II rcsulte do cello disposition que, chez les solipedos, on no pout ouvrir le chorion sans ouvrir en memo temps l'allanlo'ulc, cxceplc-loulofois au niveau de Vinfundibulum signalö plus haut, c'ost-ä-diro vers lo point oü los vaisseaux du cordon s'ecarlcnt en eventail avanl de se rellcchir ä la face interne du chorion.
Chez les Carntvoreg, I'allantol'de se comporte oxaclomcnt commo chez les solipetles; laquo; soulciiieniradhcronce du feuillot oxlerno avec le chorion esl moins inlimo el pout so delruiro assez facilcmenl, exceplö ccpondanl dans loule la parlie correspondant au placenta. La, les membranes se dcchirenl; mais le gonllomont egal des deux cxtröinitcs de l'oßuf par une soulo insufflation prouve övidonunenl quo l'air a pu travcrser cello adherence (F. Lccoq). raquo;
Liquide allanloidien. — Lo sac allantoi'dien renferme loujours une ccrlaine quanlitö d'un liquide qui difföro nolablomcnt dccolui de l'amnios : landis que eclui-ci presenle des los premiers moisde la gcslalion uneapparencc huilcuscou inucilagincuse, pour s'epaissir considcrablo-menl par la suilo, ainsi quo nous I'avons dil plus haul, 1c contenu do
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rallantoi'de est et rcsto loujours s6rcux. Incolore au döbut de la gestation, il prend pou ä pou une teinte jaunätre. La quantltd en est d'au-tant plus grande que la gestation est plus avancöe : ä rüpoque de la mise-bas, eile peut etre deux et trois fois plus considerable que celle #9632;du liquide de l'amnios, et attcindre chez los grandos fcmelles 7, 8, 13 litres (Goubaux, Colin) et pcut-otre davanlage. Sa composition, laquo;ncore iinparfaitemcnt connue au point de vue do l'analyse quantitative (Uobiu), no diflererait pas beaucoup de celle du liquide am-niotique; on y trouverait, d'apres Gh. Uobin, ä pen pros los mömes sels alcalins et lorreux, et de plus des oxalates (chez los herbivores) et des unites (chez los carnivores), de la glycose, de l'albuinine, de la mueosine et enlin de Valldiilo'Ulinc. Co dernier prineipe, d'apres M. I'elouze, qui l'a decouvert, serait laquo; une espece de sol dans lequel Turee preexisterail toulo fonneo et dont olle so separerail facilcmcnl, sous la condition de l'ournir ä la matiöre avec laquellc eile so trouvo unie les uleinentsd'une cerlainequantitö d'eau. M. Liebig a fait remar-quer que rallanfoidino est, quant ä la composition, de I'lirale d'uree avsc l'öquivftlent d'eau ordinaire äcessortes de sols [Cotnptes-rcndus de VAcad. des sciences) raquo;.
ffippomanes, — laquo; ün trouve, lloltant dans le liquide allantoi'dicn des solipedes, un corps bruniUre, le plus souvent seul, quelquefois aecom-pagnö d'aulres corps scmblables, inais plus polils, et que les anciens ont appeles hippomanes (P, Lecoq). raquo; Ces corps, d'apres Ch. Hobin [Lefons sur les humeurs), renforment beaucoup d'oxalalo dechaux.
On ignore encore d'oü ils proviennent et comment ils se forment; F. Lecoq serait porle ä croire quo laquo; I'liippomane se döveloppc entro le placenta el rulerus, et se porte en dedans en poussant devant lui le chorion et le feuillet de rallantoi'de qui le tapisse, raquo; et cela, d'apres un mecanisine semblableäceluiqui donne naissance aux corps libreux ou cartilagineuxdes articulations, connus de tons leschirurgiens.llappuie cette maniere de voir sur Tobservatioii suivanle, qu'il a ete ä meme de faire en dissöquant un fmtus chez lequel il avait rencontre un grand nombre de ces productions :
laquo; Outre I'liippomane libre, on remarquail, ä la paroi externe du sac, un grand nombre de pelits corps en forme de larmes et de grusseur variable, adherant par un pedoueulo d'autant plus elroit que los corps etaient plus developpes. Leur couleur elait la meine que celle de i'hippomane principal, et, si on les pressail entre les doigts, on voyait la matiöre bruniltre, contenue dans un sac ä minces parois, dispa-rattre par lo pedoueulo pour aller s'öchapper ä la surface externe du chorion. La, les vlllositcs du placenta manquaient aux abords de l'ouverture, qui se trouvait enlouree d'une osj)ece d'aureole blan-chiitre. raquo;
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PIIYSIOLOOIE OI1STKT1UCALE.
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Vesicule ombilicale.
Nous avons vu dans lo chapitre precedent que la vösicule ombilicale tUait formtie par la portion oxtra-fetale du feuillet inlerne du blasto-dormc; quo dans son intcrieur ctait conlonue la masse entiere du jaune, doslinöe ä subvenir aux premiers döveloppements du germe. Pendant los premiers jours qui suivont la conception, son accroisse-ment esl rapide, mais de pen de duröe. Bientöt eile cesse de croltre, puls eile dimiiuie et s'atroplüe. Dans tons los mammiferes, en efl'ct, la vüsicule oinbilicalo esl un Organe essentiellemenl transitoiro, et qui perd toule son importance apres le developpemonl de rallantoide et retablissement de la circulation placentaire; eile esl done destinee ä disparaitre : toutefois sa disparilion n'est pas ^galement rai)ide dans toutes les especes.
Chez les ituniiuantK et le iraquo;orc, la vesicule ombilicale disparail de tres bonne heure. laquo; Dans des embryons do vacbe, longs de six lignes, dont la longueur de l'oeuf entier etait d'environ trois polices, dil BischolV, je ne l'ai plus trouvee dcveloppee qu'ä sa partie moyenne; olle se terminait par deux languottes, qui disparaissaient peu ä peu; olle ne communiquait plus avec l'intestin quo par un filament, et non par un canal; enlin ses vaisseaux sanguins avaientsubi une reductionpropor-Uonnee. Pius lard, on n'en rencontre plus aueune trace. raquo; F. Lecoq, qui a disseque un tres grand nombro de foetus de vache et de brebis, dont beaueoup etaienl tres jeunes, n'a jamais pu rencontrer cello vesicule. Chez le porc, au dire de Bischoff, sa disparilion, quoiqua encore trüs rapide, serail pourtant un peu moins prompte.
Chez les Moiipelaquo;!laquo;laquo;, la vesicule oinbilicalo persisle beaueoup plus longlemps, el Ton peut encore, en general, en retrouvor des traces, meine chez le foetus ä terme.
laquo; Pour reludier, et surlout pour en bien roconnaitre la position, dit F. hticoq, il laut prealablement insuffler le sac de rallantoide, de ma-niere adonner ä l'oeuf la forme bicorne de l'uterus. On roconnail alors l)ar le toucher le point oü les vaisseaux du cordon vierment se relle-chir ä la face interne du chorion, pour se repandre de \ä dans toutes les directions. Enouvrantle chorion au centre de cet espace, on trouvo une espece ä'infundibulwn forme par les ramifications vasculaires et par rallantoide, qui ferine l'espace que laissent entre eux les vaisseaux....
laquo; Dans le foetus encore jeunc (de trois ä quatre mois), on remarque dans cet infundibulum un cordon d'un rouge vif, adherent par une de ses extremiles ä la face interne du chorion, libre sur ses coles, et plon-geant vers le foetus, de manierc ä engager quelque pen sa pointe (son aulre extremile) entre l'amnios et le i'euillel amniotique de rallantoide... Co cordon esl la vösiculc ombilicale, dans les paroisde laquelle
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se distribuent les vaisseauxomphalo-niösouleriques. II suflit, pour la developper, d'y introduiro de l'air avec un chalumcau : ellu proncl alors la forme d'une poire, ou mieux, d'une figue allongöo.
laquo; Lorsquc le fcntus avance en t\ge, la cavile de la vcsicule s'oljlilero, et bientot onne retrouve plus, pourla represonter, qu'un cordon rouge, adhßrent dans loule son elendue al'iin des cülös de Y'uifmdibulinn. raquo;
Chez la Chiviiue, la vßsiculc oinbilicale pcrsiste pendant touto la dureode la vie fü;tale; eile est encore Ires developp6o au moment de lanaissancc; olle occupe la inönie situation quo chez le fa;lus do la Jument, c'est-ä-dire entre l'amnios, le chorion et les deux feuillets de I'allanloi'de, au point oil cette membrane so roplie pour tapisser les deux autros enveloppes.
La, on Irouve laquo; un long cordon d'iin rouge tres vif, en rapport avec l'ombilic par sa i)arüe moyenne, et se prolongoant par ses extremites dans la direction longiludiiiale du foetus. Si l'ou pratique sur un point de ce cordon une petite incision qui permette d'introduire un tube, une insufllation ecarle les parois auparavant rapprochees, et l'on ob-liont une vöslcule presque aussi grantle quo le foetus, ressemblant beaueoup, pour la forme, ä la vessic aörienne des poissons, sauf tou-tefois retrangleinenl median, qui est remplace par une legere depression (F. Lecoq). raquo;
Chez le foetus a terme, la vesicule oinbilicale est encore tres vascu-laire; mais eile est, depuis longtemps dejii, sans communication avec le canal intestinal. Gelte communication n'existait dejä plus cliez des foetus de vingt-neuf jours disseques par P. Lecoq, laquo; quoique cbez eux l'intestin grele fül encore dans le cordon. raquo;
Cordon ombilical.
L'cnscmble des canaux qui mettent le foetus on communication avec ses annexes forme le cordon ombilical. (les parties sont: les vaissvaiu-ombilicau.v, veines et arteres, Vouraqiw el, cliez les especes oü la vesicule oinbilicale persiste, les vaisseau.e omphalo-misentäriques, Toutes ces parties sont reunies par une matiüre gelaliueuse assez abondante, qu'on appello communenient la gelatine de Warthon,
Chez lous les aniinuujü, les vaisseaux OMülLlCAUX forment la parlie principale du cordon ombilical; ils sont au nombre de trois chez los Soliiiäiica : deux arteres et une veino.
Los arlcrcs naissent de chaque cüte de l'iliaque interne, par un tronc qui leur est cominiin avec la bulbeuse du meine cöte. De la, elles so portent sur les cötös de la vessie, dont elles renforcent les ligaments lateraux, gagnent l'anneau ombilical, Iraversent celle ouverture, enve-loppees parlagalne amniolique, abandomient, au sorlir de celle guine, quelques lögers rameaux qui se distribuent ä la surface de l'amnios, continuent leur trajel, soutenues par les repiis du feuillot chorial de
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rallantoulo, et arrivcnt ainsi surle chorion. Lfi, chaque arlcre suit une dcs conies do co sac cxtcriour et so divise en une multitude de branches, dont los dornieres ramiücations vont scröpandre dans les villo-sitös placcntairos.
Lc Systeme capiilaire oxtremcmcnl richo qui en resulte n'est pas, nous I'avons dit dans le chapitrc precedent, en communication directe avec celui do la mere; il rovionl sur ses pas, ct ses ansos, so reunissant do proche en prochc, formont les racincs do la veine nmbilkalc.
Gellc-ci commence done laquo; par les radicules capillaires des villositös du placenta, radicules formant par lour röunion, ontro le chorion et ramnios, un rcscau do divisions plus volumincuscs, dont la richosse est encore supcrieuro ü cello de l'arborisation arterielle (Ghauveau) raquo;. II en resulte deux veines principalcs, qui suivent la direction des ar-teros, jusqu'au point oil elles abandonnent io chorion. La ccs deux veines so reunissent en une seule, laquelle s'accolo aux arteres, so di-rige vors l'ombilic, pönetre par cctte ouverture dans la cavite abdominale, gagne lc foio, et vient s'ouvrir dans la veine porto, au niveau du lobe median de cotorgane.
Le cordon ombilical presente presquo toujours un certain nombre de tours de torsion sur lui-memc : M. (ioubaux en a compte jusqu'a douzo complets sur le cordon d'un fectus Ag6 de sixmois. L'honora-ble dircctour d'Alfort fait romontcr la torsion du cordon, avec raison, croyons-nous, ä l'öpoque oü le foetus encore pen dcvcloppe pouvait se mouvoir facilement dansI'utorus. Plus tard, la torsion ne pout plus se defairo parcc quo la matrice.allongeesuivantraxo longitudinal du foätus, borne forc^rnenl les mouvements decelui-ci.
La torsion n'cxiste pas toujours au m6mc degrc sur la portion am-nioliquc et sur la portion allantoidicnno du cordon : prcuve quo le foetus pent entrainor I'amnios dans sou mouvoment do rotation, ou pivotcr soul sur lui-memc. 11 y a peut-etre hi une cause d'avortement qui n'a pas encore etc signalöe quo nous sachions, et sur laquelle nous aurons ä rcvonir.
il. (ioubaux a mesure le cordon ombilical du poulain, ct a notö les longueurs suivantes :
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Chez les Caruivores, losvaisseaux du cordon se coniportontcommc
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ANNKXKS DU FCETUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;07
chez los solipödes, avec colio difförence seulement quo lo cordon ost beaucoup plus court.
Chez los liuiuiiianiN, In cordon onibilical osl ögaloinont plus court que chez lo poulain : dans deux cas de gestation arrivöe au hultiöme mols, M. Qoubaux a conslatö quo cette longueur ötait de 43 centi-inötros; M. Colin a trouvö Aö centiinötros pour un fcetus do niönio ago. Les vaissoaux du cordon so röllöchissont sur lo chorion inimödia-' tcincnt a lour sortie do la gaine amniotique, sans ötre accompagnös, comme choz los solipödos ot los carnassiors, par un repli do I'allan-toido; ils sont au nombre de quatre : deux artöres et deux veines; cellos-ci no so röunissonl qu'au moment do franchir I'anneau onibilical. Le tronc qui en rösulte va ensuite so jeter, au niveau du foie, lout ä la foisdans laveine cave et dans la voino porte, onlro lesquelles olio ötablit une communication au moyen do cc qu'on appelle lo canal veineu.v.
Choz la I'.raquo;!laquo;', la disposition est la mörno quo choz lavache.
L'OURAQUE, qui fail aussi parlio du cordon, oll'ro la mömo disposition essenticllo dans toutes los ospöcos. Cost un conduit Irröguliörement cylindriquo, qui, partant du fond do la vcssio, so dirige vors I'anneau onibilical, sort do I'abdomen par cette Ouvertüre, enveloppö par la gaine amniotique etaccolö auxvaisseaux ombilicaux, ct vient so tor-minor dans lo sac allanloidion, qui n'eri ost, ainsi que nous I'avons dit • döjä plusieurs fois, quo IMpanouissemont extra-foetal.
L'ouraquo ost gonöralomont oblilörö au moment do la naissanco; il arrive ccpondant quolquofois, surloul choz lo veau, quo co canal per-sistc; l'urine s'öcoulo alors par l'ombilic, et co vice do conformation n'ost pas toujonrs sans gravity,
Quant aux vaisskaix (i.Mi'iiALo-MiisE.NTKiiioi'Ks, on n'on trouvc Jamals la moindrc trace dans lo cordon onibilical du foetus dos Buiutnants, chez losquols, nous I'avons vu plus haut, la vesiculo onibilicalo dispa-rait do Iros bonne houre.
Chez lo foetus encore joune dos !Sollp%laquo;1es, on polities trouvor asscz facilement; mais, on gönöral, vors la tin de la gestation, ou bien ils sont complötemont oblitercs, on bien on no rencontre plus que Varlerc, röduilo aux dimensions d'un lil.
Chez les CavnlvoreB, ils persistent et sont trös apparents jusqu'a la naissance. Ils sontau nombre de deux : une arlerc ot une mine.
L'artamp;re natt do la mescnterique antörieure, descend presque en llgne droitc vors I'ouverturo ombilicale et vient öpanouir ses divisions tor-ininalos sur la vesiculo du ineme nom. La veine nail des divisions torminales du vaisseau pröeödent, so porte vors I'abdomen, ot vient so terminer dans la voino porte.
Tolles sont les annexes du foetus, au moins dans lours dispositions les plus essentielles ä connaltre au point do vue obstetrical; jotons maintenant un coup d'ouil sur lo foelus lui-memo.
SAiiYt-Cvn ol Violet. — Obstdtrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
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ART. II. — DU FtETUS.
L'organisation du foclus ä terme et du jeune snjot qul vient de nailre (lill'oio sous quelques rapports de cello de l'adulte. Ge sont celles de cesparlicularltös anatomiques qu'll Importe le plus do oonnattre quo nous allons passer Ires rapidemcnl on rcvuo dans eel article. Nous Ins ferons pröeöder de l'oxposä des caraetöres du fajlus aux diflerents äges do la vie iiitra-ulerlne, et nous y joindrons des indications snr le poids el les dimensions du loclus ä tenno, ainsi (pie sur la position (pi'd oecupe dans la malrice.
Caractöres du foetus aux difförents äges de la vie intra-utärine.
11 n'esl pas sans interet de pouvoirdölenniner l'ügo d'un foetus dont la möre vient d'avorler on do mcltrc bas [ireinaturemonl. Lo poids et la lonrjueur, qui sont les caraclercs les plus lacilomenl appröciables, fournissent, pour les animaux d'une inöiue esjieco, des indications a pen pros exaeteset presque süffisantes pendant la preniiero inoitie de la gestation ; plus lard, la taillo dos parents iiilluant sur les dimensions du produit, il devient nöcessairc de s'appuyer sur lo moment de l'apparition ainsi que sur le degrö de döveloppetnent do certains organes.
(lurlt esl le premier auteur qui ait donnö des indications sur le fmtus pendant les difförentes phases de sou devoloppcinont ; mais, altendu qu'il a divisc, pour loutes los ospeces, la gestation en sept pe-riodes d'inegalo longueur, cos indications no soul pas sullisamment precises, ct leur application n'est pas sans offrir ([uelque difli-culte.
A I'exemple do Franck, nous jugeons plus rationnel d'etudier les diverses espöees separöment, et de faire connailre, mois par mois, les modifications subics par le foetus.
N'ayanlpaseu nous-mömes d'asscz nombreuses occasions d'etudier co dernier avec des garanties süffisantes d'ägo, nous ulilisorons les roiiseignements founds par les deux auteurs qui viennont d'olro nominös, ainsi que d'aulres qua nous trouvons opars dans le 'I'railc (Vanalomie do MM. Ghanvcau ot Arloing, dans le Trailc de physiologic do M. Colin, dans quelques mdmoires de AI. Qoubaux, et enfln dans I'ouvrage d'obstetriquo do M. Lanzilotti-Buonsanli.
1deg; — Foetus de jument.
Premier mois (do 1 ä 30 jours), — Pcriodo cmbryonnaire. Qucl-ques organes apparaissent, mais soul encore pen dislincls ; —a la fin de la qualriemo somaine, le foetus a 13 millimetres.
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igt;lt;gt;uxilaquo;gt;me iiuun (de 30 ii 60 jonrs). — Les mombres et le slernum soul formes ; hi bouclic et los caviles nasalos sont encore confonducs; d'aprös Bischof!', la rate apparailrait snr la grande courhuro de Tcslo-maej — ä six soinaines, lo hetus a 'A continielros de longueur; ä la lin du deuxiöino mois, il pout atleindre 7 centlmötres.
Vrolsl^me mois (do (10 ä 1)0 jours). — Las cerceaux carülagineux do la trachöe apparaissent; la voütc palatine se developpe et vienl seiia-rer la houche des cavitös nasales; — im hetus de nouf semaines a 8 centimetres (Lanzilotli-Buonsanli) ;de onzc semaines, 10 ccntimötresS, et de douze semaines, 14 ccnliimMros (Franck) ; Gurlt indique ä la lin de la trciziöine semaine, 16 centimetres.
4|iiatrilaquo;gt;mu moia (de !)ü ä 120 jours). — A cet äge la peau est encore nue ; 1c foie remplit presque entierement la cavitö abdominale ; un Iffitus do 120 jours, provenant d'une bonne carrossiere hollandaise, pesait 430 grammes sans sos envoloppes ; du front ä la naissance de la queue, il mosurail 2ö ccntimölres (Violet).
C'inlt;iuilaquo;gt;mu mois (de 120 ä l.'iO jours). — Des los premiers jours de ce mois, la peau commence t\ se pigmenter faiblement, et quelques poils apparaissent aux levres et au bout du ncz ; Vers la fin, ils so developpeut aux sourcils ; des crins clairsemös se montrent aussi ä l'extrömitö do la queue ; la longueur du feetus atteint 36 centimetres.
Sixiömc mois (de ISO ä 180jours).— Los eils se developpeut et quelques crins paraissent a la crinierc ; on voit surgir egalement des poils ties lins sur 1c bord de la conque auriculairc; los clultaignes so montrent sous forme de plaques minces, brunälros, qui no tardontpas ä se foncor davantage. — Desormais les dimensions du fuetus sont variables, et los autours donnont des chiffres trös disparates. Hering a vu des foetus de juments arabes mesurer 53 et 73 centimetres ; Franck a mesurö deux foetus, l'un de six mois et un jour, et l'autre de six mois et trois jours : la longueur du premier etait de 73 centimetres, et cello du second de 70,3 ; co dernier pesait .r)k,ö70 ; M. Qoubaux a egalement mesurö deux fcotus qui lui ont paru ages d'environ six mois, laquo; ils n'a-vaient de poils qu'autour des levres, des naseaux et des paupit-res; raquo; Tun, donl la möre etait propre au gros trail, avait 80 centimetres de longueur ; l'autre mesurait 81 centimetres. M. Qoubaux prend la longueur du bord libre de la lövro supöriouro ä l'origine do la queue, en passant sur la nuque et suivanl la ligue superiouro du corps : cola pourrait conlribuer ä expliquer Fölcvation des chiffres qu'il donne. — Gurlt assigne au poulain pendant la sixieino periode, qu'il fixe de la vingt-troisiöme ä la trente-quatriemc semaino (238 jours), une longueur de 63 centimetres.
Ün le voit, ä partlr de six mois, les dimensions ne fournissent plus d'indications suflisamment exaetes.
Mcpdeiuc moi.t (de 180 ä 210 jours). — D'aprös Magitot et Legros, ä
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100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHYSIOLOGIE OnSTETUlCALE.
190 jours, les folliculcs des incisives sont clos, et les molaires sont dans un (Hat ä pcu pros analogue ; ä 200 jours, los folliculos sont arri-vös .\ leurentier dövelopperaent, qui precede dequelquesjours l'appar rilion du chapcau do dentine ; los folliculcs des incisives pennanenles sont visibles, inais non encore clos.
Hultltme nioiraquo; (de 210 a2/i0 jours). — A sept mois et demi, si Ton en cxcoplo les parlies döjil signalccs comme presentant des polls, la peau osl encore nuc; inais la queue — sans doute ä l'exlröinitö — se convro de crins suivant deux lignes longiludinalcs, l'une supdrieure, l'autre Införieure (?), tandis quo les Lords cn restont depourvus (Hering); ä 2^8 jours, le meine auleur a vu la criniere so garnir el le dosse couvrir do polls, — ce que nos observations ne conlirment pas, ainsi qu'on va lo voir.
rVciitiömn mois (de 2-40 ä 270 jours). —Voici les caracleres prcseni6s par deux fcrlus jurncaux expulsös ä huit mois et dix-sept jours (200 jours):
Les paupiöres superieuros sent velues en memo temps rpie pourvues de eils qui out dejä acquis toiito leur longueur; dos poils nombreux se voient egiile-nient sur ics bords et n la base des oreilles, ainsi qu'ä la l'aco interne de l'aile du ncz; d'autres, plus cl.iir-semös, existent ä la mächoire inl'erionio, et, choz Fun d'eux seulemont, on en volt on outre quelques-uns a la face inleiieure de l'encolure et on arriöre des avant-bras. La criniere commence ä se dessinerj Itt queue cst gnrnie de crins; ceux de rextrömite sont dejä longs do .'J ä 0 centimetres. Sur tons les points du corps non indiqufes, la poau est encore proscpie enliei'oment depourvue de pigment. Lo bord incisif de la mächoiio inf6rieure forme un enorme bourrelel (Violet).
#9632;Hxitgt;iiic et oii'#,iemc mois. — Du commencomont du dixieme mois (270 jours) jusqu'ä la naissance, lo fectus se couvre plus ou moins vile de poils abondants, selon que raccouchement sera plus ou moins prccoce ou larrlif; les crins de la criniere el de la queue s'allongent; la cornc des pieds proud de la consistance; les mächoires sont pourvues chacune de six molaires (trois do chaque cole); les pinces sortent ou sont dejä sorties; les lesticules descendent freqnemment dans les bourses avanl la naissance. — quot;Voici les caraetöres que nous avons rolovcs sur le fetus d'une jument Ires fine, de taille moyenne, expulse a 10 mois el 22 jours :
La poau est entierement pigmentee, sauf a la region inguinalc et k la partie supeiieiire et interne des niembres, od clic no prcsente encore qu'unc teinto domi-foncee; sur ces tlilfercntes surfaces ainsi (pie sur le dos, le rein, la croupe, los cötes, les canons et lo pli des palurons, les poils n'existont pas encore on se montront exlrfTnement rares et courts; la lete, les oreilles et la partie anterieurc de l'encolure — surtout a son bord traebölien — sont en-liercmout garnies; puis viennenl les regions snivautes : couronnes, genoux, avant-bras, jarrets et jambes. Sur la houppe du mcnlon, aulour dos nariues et aux sourcils, se voient des poils raides, de 4 ä ;i centimelres dc longueur. Le bord supericur de l'eucolure präsente partout des crins, dout les plus longs n'excedent pas 3 centimelics; la queue est cotnpletement couverto de poils
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ordinaireslongs oi nombreux i dana la moitie supörlöure, coux dos faces latü-
ralos se montrenl onx-mi'mcis un |gt;imi jjIus lonys; —ii son cxlrrmilö, la queuo csl gainio comme celle de l'ftne ; les crlns los jilns longs n'excedcnl pas ö con-(imeiros. — l.os obätaignos sont simplement iadlquöes par raquo;no surface gla-hre et depourvuo de pigments l.a conie do la paroi pi'ösente, sous la coucho pörioplique dans ses donx liors superioiirs, une grando Cüiisistance. — F^es bords des paupiöres, pourvus de longs oils, n'adlicrcnl plus quo Irös fail)lo-meiil par leur partio inoyeime. — Lo bord du maxillairo qui sora oecupö par los incisives est Ires mousse, mais ces denls no se sonlonl pas encore ; — par oonlre,les trois tnolairesde chaque arcade, sorties dos genoives, nesont plus recouvertes que par une ininco coucho epliholiale Iranslucide qui en laisso apercevoir tons les details. — Les lesticules sont encore llollanls dans la cavite abdominale, —Co foolus, long de 00 cenlimelies do la crete occipilale ä l'origine do la queue, no pesait que20 kilogrammes (Violet).
D'aprös Ilöring, la longueur du foetus d'une jurnent arabe pleino de onzemols, aurait cle de 80 centimetres; M. Lanzilotli-Buonsanti indi-que 1 metre commc longueur du poulain h tenne, cl (lurlt donno 1quot;',14. M. Goubaux a roleve les longueurs suivantes : iquot;',2Ti chez un foitus de dix a onze mois provenant d'une jnment dc trait löger, — im,M chez un füeliis de ouzo mois environ provenant egalemcnt d'une jument de trait löger, — enfin 1quot;1)43 chez un foetus de meine Age, issn d'une jument de gros trait; mais il fant se souvenir quo M. (loubanx mesure depuis la fenle huccalo jusqu'ä l'origine de la queue. — Sur trois poulains de forte taille pesant 45, 47,3 et 40 kilogrammes, nous avons trouve, de la protuberance occipilale ä la nais-sance de la queue, les longueurs suivantes: Oj, 108 cl 113 centimetres.
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2deg; — Foetus de vache.
Premier mois. — Periode emhryonnaire. A 28 jours, lo foelus a une longueur de 9 ä 10 milliinötres; ses membres commencent ä paraltre.
Ueuxltane mois (de l!0 ä 00 jours). — Los membres se döveloppenl ; la fenle du palais se forme an commencement de cc mois; lo sternum presente encore une fenle longitudinale, qui ne se ferine clle-meme complelement que vers la huilieme semainc (Gurlt) ; des la lin du denxieme mois, on apergoit, a rextremitö de chaque doigl, un petit tubercule conique, pale, Iranslucide, qui ost le rudiment de l'ongie (Colin). — La longueur du foetus est do 48 inilliinelrcs ((iurll); eile serait do 8 centimetres ä la ncuviemc somaine (Lanzilotli-BuonsanU)lt;
Troisiömc nioilaquo; (de 00 ;i DO jours). — A la lin do ce mois, les quatre renllemonls gaslriques sont dejä dislincls (Gurlt); le foetus alleiut 14 centimetres.
Voici les caraclercs d'un foetus trouve, libre de toule adhörence, dans lo vagin d'une vacho Ires chölive trois mois cl quatre jours apres la sailiie ; — le col ulcrin clait complelement ferine, de sorle
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quo Ton est nn droil do ponsor que l'expulsion datait dojä do quel-qiios jours :
F.a liHe, — par snito de la prodminenoe du cräne ainsi quo do rölroilesse ot do la longueur do la face, — a quelque analogie d'aspect avoc oollo d'un oiseau ; la lento do la vortio palaline n'exisio plus; loules ios regions dos nionibros soul Ires bion l'ormöos. — l,os proportions dn I'u'lus ii'ölaient pas on rapport avoc son degrö de ddveloppement, oar il avail en longueur, du front a la naissance de la qnenc, 9 centimetres soulernenl, et son iiuids nVHait quo do 17 grammes '.'gt;.
Quatrl^mlaquo;mots (de DO ä 120 jours). — An commencement dn qua-li'iömomois on apou pros, la forme des sabots so dessine ; ils sent deve-nusfermes, opaques, etontpris uno hollo loinlo jaunülro (Colin); lo fec-tns n'apas encore do polls; sa longueur attaint environ 24centimötres.
ciiMiiiiömo mou (do 120 ä loOjonrs). —An commencement de ce inois, les premiers polls apparaissent snr los lövrcs, lo menton ol les orbiles; vers lo milieu, qni correspond ü pen pros ä la nioitiö do la gostalion, dos lachos brunes on noires so montrent snr 1'ongle si lo bourrelet osl pourvu de plaques pigmentaires (Colin); les losllcnles descendent dans les bourses; longueur du foetus: environ 33 cenll-inölres.
lilxlbme mots (do ioO älHOjonrs).— Los ells so devoloppont; lo foetus atteint environ 46 centimetres,
Steptifeme mols (do 180 a 210 jours). — Vers la fin do co mois, 11 y a quolques crlns ä l'extrömild de la queue, et des polls an lour dos regions phalanglennes, dans lo volslnage doscondes, ainsl qn'aux points oil so dcvolopporont les cornes ; — longueur approximative : CO cen-tlmotres.
Hiiiiif-mc mois (do 210 ä 240 jours). — Le dos so couvre do polls ; ceux-cl so nionlrent egalemenl snrlosbords des orelllos. — Longueur Go centimetres ä la trente-deuxiöme semaine (Gurlt), el 7o conllme-tres a la fin du mois (Franck).
Dn commencement dn nenvl^me mois ä la naissance, lo corps se couvre lout d'abord complötement de polls, et augmente sensiblement do volume ; — le foetus acqulort uno longuour definitive do 80 ccntl-inetrcs ä i moire,
.'!quot; — Foetus debrebis et de cukviuc.
Premier moU. —A vingl-clnf| jours, tons les organcs sont formes; la pollrlno et I'abdomen soul clos; ä la möino öpoque, lo foetus a I centimetre do longuour ((lurll).
Denxiöme mois (do IJO ä 60 jours). — A hint somalnos, le footus a 8 cenlimötres do longuour; chez une brebis pleine do cinquanto-sopt jours, qul portalt deux agncanx, M. Colin a constalo quo I'un pesait Al grammes et l'autre 50.
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TroiHii-mo mal* (de 00 ä 90 jonrs). — Lo ffplns ost. flncoro nn ; ä ncnf sciiiaiiics, il a!) ceiiliinölros, cl ä troi/.o somainos, il atleinl 16 cenli-mölres.
4|uraquo;lt;ri(gt;ine inoilaquo; (de 90 ä 120 jours). — Los premiers poils ap-paraissent ; vers la (lix-luiilienie somaine, le (Vclus alteiiil 32 conli-mülrcs. — Mi Colin a Irouve pour un footus unique de 120 jours, un poids de 1910 grammes.
ClnquUkme mola (de 120 jours ü la naissance). — Tout le corps se couvre de poils ou de laino; le IVetus de la brebis alteint 4',) conlime-tres ; eclui de la chevre 31 h 33 ccntiimHres quand il y en a deux, jus-qu'ä #9632;48 ccntimelros et au delä lorstiu'il n'y en aqu'un seul.
Particularites anatomiques.
1deg; Mystome dlgcRtlf! — Cbez lo voau nouveau-nc', la cailleile Vem-porle par ses dimensions sur les aulres compartimonls de l'appareil
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Flg. 80. — Princlpaax organes du fectus it tenno ('
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gastrique, et eile conserve celte predominance laut que lo jeunc animal ost soumis au regime exclusivement lactc; co n'est quo lorsqu'il commence ä ingerer quelques aliments libroux quo le rumen se deve-loppe et aoquiert peu ä peu celte amplour quo nous lui counaissons choz l'adulte. Alors aussi la ruminalion s'elabiit.
Chez tons les animaux, Vintestin ost relalivement court et peu dö-veloppe au moment de la naissance ; il contient alors dans son inlerionr unc matiörc jaune d'oere, poisseuse, on vert olive et onclucuse, la-
(') a. Cordon omliilical ronpe ol 116. — h, h. Volno ombilloalo, — c. Veino poiio V\6o. an nrriero sc OOnfoiidnnt aveo In voine ombüioale, — rf, d. Veinu rave [lostericun-, — t', c. Vetnofl höpatlquoa (sus-hipatlquos) roii|iens. — f. Dlftpliragmo ooupä ot rolive par un orochst. — g, Coaup. — A. Ariiü-o pul-iiKinairc. — l, Tronc roinmun dns deux aorlcs. — V, Aorto antmonrn. — (quot;. Aorlc postörloure. — A. Canal aPlÄPlel. — /. Aitnre omiiiiicalu gauoho. — l'. Arlcro ombilicalo druilo. — m. Vossic. — il. Oui'aquc. — o, 0. Thynnis.
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quelle so moulc ol so durclt souvent dans los bossolures du gros intoslin lt;'t peut occnslonner parfois dos collques plus ou moins graves, (l'osl le mäconium, ilouL nous avons dit (pic l'ou trouvait assoz souvent dos parcelles dans l(!s eauxde ramnios,
Dims tonlos los ospöcos, \e foie prösonto, choz le fcstus, un dövolop-pement relatlvement önormo. 11 remplit, u lui seul, choz les carnivores, los (lonx tiers au moins do la eavilö abdominale. Aprös la nais-sance, son volume, tout en continuant do s'accrottre d'une inaniöre absoluo, diininno d'une i'aron relative. On trouve, an Lord sup^rieur do cot organe, le canal rcineux, sur lequel nous reviendrons tont ä I'lionro.
2quot; fSyraquo;t6mo clroulatolro. — (I'ost dans ce systömo quo nous tron-vons los parlicnlaritös los pins remarquables el los pins importantes ä signaler.
Nous avons dit qno, choz I'embryon, le camv etait forme do deux cavilessonlemont : nn vonlricnlo el, nno oroilloltc ; quo des cloisons, inler-vontriculaire el inler-auriculaire, lo divisaient bientöt on quatre compartiinents. La cloison inler-venlriculaire no tarde pas i\ Atro com-plöte, et los vcntrienles sent do bonne benre onlieroinont separos. 11 n'en cst pas do inöino do la cloison inler-auriculaire; celle-ci prö-sonle, ä pen pros dans son milieu, nne large onvertiire, appelce trau de Jtolul, ot qui porsislo jusqu'ä la naissanco. A colte ouverture, sc tronve nno valvule, donllo bord libro ost tonrnö du cutö do la cavite de l'oreillette gauche, do maniöre ä permettre an sang qui afllne dans 1'orelllette droite do passer en parlie dans la gauche. Aprös la naissanco, celle valvule se sende, par ses bords, aux conlonrs dn Iron do Bolal, et la separation dn cceur gancbo et du coour droit so tronve alors complete.
Dans le foelns, commo dans I'adulte, do cbaqnc vonlricnlo emane un gros tronc arloriel : Vaorle partanl du vonlricnlo gauche; Varliire pul-monaire, du vonlricnlo droit; mats cos denx systemes ne sent pas se-parös ol indöpendanls chez lo footns, commc ils Jo soul chez I'adulte; presque immodialomont ä lour base so tronve nn canal do communication, appolo canal arloriel, et qui porinet an sanglanco par le ventri-cnlo droit do se mtdor a celui cbasse par la contraction dn vcntricnle gauche. Le canal arloriel s'oblilöre bientöt aprös la naissance; mais on en retrouve toujours la trace, sous forme d'un gros cordon do lissn (Ibronx janno, connn sons le nom do ligament arlerivl.
Js'ons avons d(';jä dit quo los artdres ombilicales naisscnt do I'iliaque interne, par nn tronc qui lour ost commun avee Fartore honteuse interne dn inome cole. Dovcnnos inntilos aprös la naissanco, cos artöres s'oblitoront; olios persistent ccpendant, sons I'onnc d'un assez gros cordon (Ibreux qu'on retrouve pendant Ionic la vio an bord libro des replis sörenx qui forment los ligaments laleranx de la vessio.
Aprfes avoir francbi I'anneau ombilical, la t;e(-raquo;e dc cc nom s'inllüchit
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en avant, rampo snr los parois iiiloriouros do 1'abdomen, oil ello osl röcouverle pur lo pöritoine, gagno la scissure qui söpare lo loho gaucbo du lobe mödian du foio, ot vlent enfin s'aboucber dana la veino jjorto, an monionl oil cc vai.ssoau pönötre dans l'lntörleur de la glande höpa-ti([uc. Mn outre, cho/ les animaux aulres 4110 los solipedes, la veino
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ombilicalo communique, ä ce nivoan, avec la vcinc cave pos-(erionro, |)ar nn canal vascu-laire d'nn nssez fort volume, qni prend lo nom do canal vex-mnix. Jl. (lolin n'a jainaislrou-v6 trace do canal veinonx chez les solipedes, clioz losqnols, par consöquent, lo sanf,f qui revient du placenta no so mole i\ colui qui revient dos parties posteriouros dn corps du ftjotns qu'aprös avoir traversö la glande hcpalique.
Ces dispositions analomi-ques clant connucs, nouspou-vons nous faire aisemont nno idee nolle do la circulation tolle qu'elle existe chez lo foo-tus ä lennö.
Si nons pronons le sang an moment on il vient lt;lo so rc-vivifier, de s'wteridliser dans le placenta, an contact du
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sanginaternel, noualeverröns
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revonir parla voino ombilicale, se niftier, par la voino porle,
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Fig. 31. — Circulation chez lo fuoius {*).
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avec le sang m'neua: qui revient do l'intestin du.foetus, pönölrer avec lui dans le fole, on il subit probablement une nouvelleElaboration, en rossorlir par los voinos sus-hdpatiques, qui lo jettent dans la veino cave poslörioure; lä, il se melo an sangrovenanl dn train poslenonr dn foetus, et vient enlin so jeleravec lui dans l'oreillette droite du coeur. Dans cot organo, il so melange encore avec le sang ve.innnx qui arrive, par laveinecave anlöricure, du train anlörieur du foetus. Do l'oreil-
(') a, Ptaconta, — J, Cordon ombllloal. — e, Voino ombllioalo, — '(, lt;/. Portion ilo la voino omliili-cale qui v:i au foic. L'nntro portion, i|m gfagno la voino oavo InKrlouro, porto le nom do canal minmuo.
—nbsp; e, 0. Vcinc ciive postiriouro. — f. OrollloUe drolto, — ;/. Orelllotto ganohe. — h. Ventrlenlo gauohc.
—nbsp; i. Aorto antÄrioure, — /,-, /,-. Auric post6riouro. — /, /. Artirea omblltcaloa. — m, m. Arlörea caro-tiilcs. — i), n. Voinos Jugulalros. — o, o. Alleres sdus-clavicrcs. — /gt;, p. Volnoa sons-cliivicrcs. — q. Voino cave anlirlouro. — r. Vontrlcuto drolt. — s. Artire ptilmonalre ronrnlssapt tlcux ramoatn {coupes siLr 1.1 dguro] i|iii vonl nn poumon. La commualcatton avec I'aorto porlo 1c nom ilo canal wtil-rid. — /. Artei-e lllaquo, — v. Veinc ilijuiiic.
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lodo droile, il devrait passer dansle vonlriculß droit, et, on orfet, il y passe enpartie; mais mie aulre partie, ä pen pros aussi considerable, penelre, par le Iron do Botal, dans l'oreilleUe gauobe, et de lä, dans leventricule du meme cüle. Alors, los deux vonüicnlcs sn contraclenl h hi fois, et lancenl Tondeo sanguine, sininllanement, dans l'aorte et dans l'artere pulmonairo. Mais celte dorniero, encore inutile — puis-que 1c poumon ne fonolionne pas — ne saurait admntlrc lont lo sang (|iii Ini est envoyö, La plus grando partie do celui-ci penötre done, par le canal arlcricl, dansle Systeme aorlique, 011 il so melo ä celni projele directemont dans le nißnie vaissean par lo vontriculo gauche. Si nons conlinuons ä sulvre la marche du llulde nourricier, nous lo verrons so dislribner, d'une part, anx parties antöricuros du corps, par l'aoi'te anterieuro, d'antro part, aux organcs abdominaux et au train poslöriour, par l'aorle poslerieuro. Rion a dire do la premiero partie, qui suit les divers canaux emanantdo l'aorte ant(5riourc, sinon qn'ollo revient an cnour par les racines de la veine cave antorienre, apres avoir fourni an foetus les Clements de son devoloppernent. Quant au sang qui suit l'aorte postericure, arrive anx divisions lerminales dn tronc aorlique, il rencontre lesarlärosombiiicales, et, pendant qu'une partie s'en va par les troncs pelvi-cruranx nourrir rarriere-main du foetus, I'aulre, la plus considörable, s'engage dans les arteres otnbili-cales, ot s'en va so revivilior dans le placenta, d'oii elic roviendra par la veine ombilicale, en rocoininengant le corcle que nous venous de lui voir accomplir.
Si Ton a snivi avee attention la circulation chez lo foetus, teile que nous venons de la docrire, on doit voir claircmont: 1deg; quo le sang qui s'est arterialise dans le placenta n'arrivo pas pur ot sans melange au cocur; 2deg; qu'il so melango an sang veinenx dans la veine porle, dans la veine cave posterieuro, an moment oi\ cellc-ci recoil les veines sus-Inipatiques, el enfin dans l'oreilleUe droitc du enjur; 3deg; quo e'est ce sang ainsi melange qui sort ä la nourritnro ct au dcvcloppemcnt do tons les organos du fostus ; 4quot; ((no lo cosur, bien quo double, fonclionno chez le fojtns comme s'il etait simple en rcalite, h cause du Iron do Botal et du canal arteriol, qui etablissent des communications largos el faciles entre les deux moitiös do eel organo; 5deg; enlin, qu'on ne trouve chez lo f(ßtns du sang completoinent artörielque dans la veine ombilicale; mais qu'on trouve du sang coinpliHoment voineux, — laquo;) dans la veine cave anleriouro; — //) dans la veine cave postericure avanl la jonction do co vaisseau avec la veine porle, au moyen du canal voineux chez les animaux oil ce canal exislc, ot au moyen des veines sus-hcpaliqnos, quand ce canal n'oxisto pas, comme chez los solipedes. 11 resullo do lout cola que, chez le IVelns, la circulation ressomble ä ce qu'ollc esl pendant touto la durco do I'existence chez les reptiles.
oquot; Ovfanes resplra(o|vea. — Chez lo foetus, c'csl le placenta qui cst
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DU FtKTUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;107
le vörilablo organo do I'lu'-maloso; c'osl, ainsi lt;\\\o nous Tavons (löji\ plusleurs (bis expllquä, au conlacl du sang niatcrnel quo le sang du foetusse rcviviüe. Jlais, si lo poumon du foelus ä lormo no fonclionno pas oncorc, il cst pröt ä fonclionncr. Uolirö de la poilrino, il se pre-sonto comine un Organe d'un rouge foncö, plein, compact,, plus dense quo Tcau, sans apparcncc d'alveohis. Ceux-ci oxisloul cependant en rcalite, mais ils sont rcmplis d'ölöments enihryonnaires; leurs parois soul allaisseos ol on contact; loutefois, olles sont itrelcsä se deplisser et ä s'ötondre, pour douuer acces ü l'air atmospheriquc qui doit les distendre et gonder lo poumon. Pour s'en convaincre, il sullit do poussor do l'air dans la trachrte par nne insufflation inodenie, et Ton voit aussitot I'organo pulmouairo so gontler, dovonir crepilant, pron-dro une couleur rosöo, un aspect spongieux, et surnagor des lors i'eau dans laquello on lo plonge, sans qu'il soil possible d'en expri-mer assez completomont l'air qu'on y a inlroduit, pour lui rendro sa densite premiere. Lo niome ollbt so produit iimnedialement apres quo lo jeuno animal a öle expulso vivant du sein do sa mere ; dös quo l'air a improssionne ses organos, la poilrino se dilate, lo lluide atmosphe-rique y penölro, ct la respiration cominonce pour no plus finir qu'a-voc la vie. Dos la promiero inspiration, le poumon prend done cet aspect vcsiculeux el cotto legörete speciliquo plus grande que I'eau, en vertu do laquello il no s'onronce plus dans ce liquide: caractere important ä noter, cur il pent, dans nne circonslanco donnee, per-meltre do jugor si un fcetus dont on ost appolö ä faire rantopsio a on n'a pas respire; on d'aulros tcrines, s'il a eto expulso vivant on mo/i de l'utörns.
Dans lapoitrine, on trouve oncorc, entre les deux lames du medias-tin anlörieur, d'ou il s'ölond ä la parlio inferiouro do rencolure, un organo d'appareuce gliimlulcuso, auquel on donuc 1c nom do thymus, Cot organe apparait do bonne houro die/ lo foolns; on l'a ronconlrö, dit-on, des le lt;lcuxiemo mois do la vie inlra-uterine; il anginenle de volume jusqu'ä l'epoqne de racconchomcnt, roste alors quelquo temps stationnairo, puis diminue et finit par disparaitre, plus on moins tot solon los espöees et aussi scion les individus. laquo; Plusleurs fois il a ele trouvö, niais par oxcepliou cependant, dans des chevaux parvenus ä lour troisieme annöe (F. Lecoq).raquo; G'esl ;\cetle organe que los bouchcrs donnent le nom do ris-de-veau,
laquo; La structure du thymus est manifestement cello d'une glande, mais d'uneglande döpourvue do canal oxcretcur. II est formö de gros lobules do 3 k 10 millimetres do diainetre, sorrds los uns centre les antres, mais unis par un tissu cellulaire läclie. raquo; Chaquc lobule est forme do lobules plus pelils (vesicules glandnlaires), dont la paroi se confond avoc 1c tissu conjonclif intcr-vesiculaire. Los vesicules elles-mömes sonlremplics do noyanx ot d'une certaine quanlited'un liquide blancliälro, lactescent, plus ou moins aboudanl. Ses vcrilablos
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PHYSIOLOGIE 0B8TETRICALE.
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usages no sonl pas connus; on admet qu'il joue nn certain role dans riiomaloso el la nutrition du fostus et du jciine sujel; quelques experiences porleraient ä croire qu'il concourt, commo la rate, ä la conversion des globules blaues du saug en globules rouges. Gela n'csl pas encore parfaitomeut deiuoutro.
4deg; OrgunvN gi-iil(o-uriuiiirlt;gt;.s. — Nous avons vu dans Tarliclo prd-c6dont qne la vestsie urinaire resle, pendant tonte la vie frntalc, nn communication avoc la cavit6 do I'allaiitoKle, par le canal do Vowa-que; nous savons aussi (pie ce canal pcrsisle ([uelqnefois aprfts la nais-sance. Mais, on general, l'ouraquo est oblltöröau moment oü l'aniinal vient au mondo, el sa portion inlra-abdominale s'atrophie el dispa-rait, si bien que, au bout do fort pen de temps, on n'en trouve plus do traces. Gependant, le repli peritoneal qui I'accompagiie per-siste, quoique dimiunö, ol forme ä la vessie un ligament inferieur median, qui no s'ötend plus jusqu'ii la parlie anleriouro du rösorvoir vösical.
Los reins, chez lo foelus, sont voluminoux, formös, dans loutes Ins espnecs, do lobules bien appareuts, comme ils le sont pendant toulo la vie dans I'ospnce bovine, el souveul un peu flottants dans la cavit6 abdominale.
Mentionnons, sans nous y arröter, los corps de Wolff, on reins pri-mordiaux, organes transitoires, qui onl dejä disparu depuis longtomps lorsque lo foetus est mis au monde.
Les testicules, au moment de la naissance, prösentent des differences marqunes selou les cspeces. Chez les Ruminanta, ils sont Ires potits, mais döjä descendns dans les bourses, qu'iis nn quitteront plus do-sormais. Chez le Ponlaln, ils sont voluminoux, et de coulour un peu rongoiUre; pendant la plus graudo parlie do la vie inlra-nleriiio, on les trouve dans la cavitö abdominale, suspondusäla region sous-lom-baire et flotlant libremont ä l'entröe du bassin. II parait qu'on les Irouvo souvent dans les bourses au momonl do la naissance, mais qu'il n'y demeurout pas ; biniitöl ils remontenl dans I'abdomen d'oii ils descendent döliuilivemenl dans le scrotum dans le courant do la premiere annoe. 11 arrive quelquefols chez lo cheval el le pore, bcancoup plus raremont chez les autres especes, que les testicules n'effcclunnt l)as lour migration. On dil alors que l'aniinal est monorchide si Ton no trouve qu'un seul tesliculo dans les bourses; qu'il csl annrclndc ou mieux crijptorc/n'de, si les deux testicules soul reslös dans I'abdomen. Le male monorchide n'en est pas moius aple h la reproduction que celui qui est normaiement conform^ ; mais il n'en esl pas de mftme do celui qui est cryplorchide : les interessantes rocherches do MM. (lou-baux ot Follin onl, on effet, prouve quo le sperme do ces animaux no conlienl point do spennalozo'idcs, el quo, bien qu 'ils sclent Ires porles a l'acte de la gcn6ralion, ils sonl absolument itif6conds.
5deg; Apparcil locomotcur ctorgnnes laquo;leg sens. — Les animaux lierbi-
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DU l'XETÜS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;109
voros, lo poulain, le voau, l'ag'neau, lo chnvroau, vicniionl au mondo les yeux ouverts; quelques instants aprös la naissance, ils ont döjä nssez do force pour so lover, so lonir surhuirs moinbros, qui sont rcla-tlvement fort longs, et s'approcher de la mamelle ; lo lendemaln, on les voit bondir autour do lour mere.
II n'on est pas de niAmo dos polits dos carnivores; le chien, lo chat out encore les yeux clos et les paupiöros agglutlnöes quand ils vionnent au mondo; les yeux ne s'ouvrenl ä lu lumiorc ciuo huit ä dix jours apres la mise-bas.
Poids et dimensions du f'cetus au moment de la naissance.
Gelte double question a 616 etudiöo avec boaueoup de soin eu mö-decinc iHirnaine ; jusqu'au moment do la publication de la premiere edition do cc livrc, eile avail boaucoup moins pröoccupö los vclcri-naircs. Ccpondant, en co qui concerne le poids, nous avions trouve dans les ouvrages de physiologie ct do zootoclmie ((iielques ronsoigne-ments assez precis, qne nous avions utilises, lielativemont aux dimensions diametrales du foetus qui, dans I'accouchetnent, doivent s'a-dapter ;i cellos du bassin do la mere, nous tnanquions presque absolu-ment de documents; nous avons du faire do noiubreux efforts pour essayer de comblor cctte lacuno, et il nous sera possible do porter aujourd'hui quelque lumiöre la ou precedommont rögnait une obscn-ritö ä pen pros complete.
1deg; Le iraquo;laquo;iiiraquo; des jeunes animaux ä la naissance vario considorable-ment, on lo con(;.oil sans pcine, suivant la taillo et la race des ascendants, et aussi suivant quelques aulres circonslances qu'il n'est pas tou.jours facile d'apprecier.
Kspöce ohevaline. — Boussingault, qui a peso plusicurs poulains immödialemenl aprös lour naissance, ostime quo leur poids est d'en-viron 30 ä 31 kilogr., quand celui des juments atteint 400 ä 800 kilogr. — D'aprös Franck, le poulain pöserait ä pen pres — (soit 0,0683) du
poids de la mere, colle-ci pesöe avant le part.
Nous donnons, du reste, dans les tableaux suivants, tons les rensei-gnements que nous avons pu röunir sur cetto question; ils montrent:
1deg; Que le poids normal du poulain ä la naissance pout varier entre 30 ot 3o kilogrammes;
2deg; Que Ton pent tixor entre 38 ot -15 kilogrammes 1c poids moyen du feetus ä terme dans cettc espece.
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PIIYSIOLOQIE üliSTETlllCALE.
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loms du POOLAIN A i.A NAtSSANCE {cPaprii iliucrs auleur*).
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I'OIDS DB QUEI.QUF.S I'ÜLLAINS M;:S A I.'kCOI.K VKTlilllNAIUE DE I.VON DU 1er MAUS 1870
AU 30 AVIUL 188(i.
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Esptae bovine, — Los rcnscigncincnls que l'on possüde sur lo poids des vennx i\ la naissance sonl plus noinbreux.
laquo; Ijüs veaux, dit AI. Tisscrant, sans faire connailrc la source oü il a pnisö cellc indicalion, pesont, au moment de leur naissance, du trei-ziemc au soiziöme du poids de lour mere. raquo;
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DU KCETUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ill
M. Hicdcscl, cite par MM. Moll el Qayot, fixe ä un chiffro beauooüp plus elevö co rapport proporliomiol. laquo; Le veau, dil-il, peso ä sa nais-sauce (du inoins c'est co (]iio j'ai Irouvc coinmo termo inoyon) un tü-xiomo du poids de sa incro. raquo;
ü'aprös Magne, lo poids du voau qui vlont do nailro vario cnlro 20, 2o, 48 ol 80 kilogrammes.
D'autres indications out encore ölö fournies par dlfförents autours; nous los rösuinotis dans lo tableau ci-dessous :
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poms DO veau a la naissance [d'apri's dii'frs auteurs).
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Aux rensoignomenls qui preeödent nous joindrons los suivants, quo nous avons pu recueillir ä l'Ecole d'agriculture do la Saulsaie, grace ä l'extrörae obligeance de M. Lceuüliet, directeur de ce bei et utile öta-blisscmonl, malliourcus(!mout supprimö.
La vachorio de ia Saulsaie, parfaitemont lemic, nous n'avons pas bosoin do lo dire, clait peuplco en trösgrande inajorile de vachosdo Ia race d'Ayr, parmi lesquelics so trouvaienl quelques bressanos cl röinolines do choix, ainsi quo quelques autros bütos issues de croise-ments divers. Cos vachos trös lorlement nounics loulo l'annöo, ötaionten excellent ötat; aussi, bien ((ue leur laillc depassäl rarcmoul co qu'on est convenu d'appeler uno taillo moyenne, aecuaalent-ellos, a !a bascule, un poids relativomenl elevc ot qui variail cntie AüO ol üoü kilogrammes.
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PHYSIOLOGIE OBSTETRICALE.
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Depuis im grand nombro d'annecs ces vachos ötaicnt pcscos au com-moncement do cliaqno Irlmeatrej do plus, tons les veaux qulen nais-saionl olaioiil posös iiniiK'dialciiicnl aprös leur naissancn, et cos ren-seignements ötaionträguliöremont Inscrlts sur im registre ad hoc. Or, c'est co registre quo M. LcBUilliet, avec une coinplaisance et tin om-prosscment inflnis, a bion voulu nous permettre de däpouiller ot du-quel nous avons exlrait los renseignenionts (|uo nous resumons dans le tableau suivant;
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I'OIIIS DES VEAUX
ncs a la Sjuilsaie du lor Janvlor ISOS
Ar iquot;1quot; maus I S70.
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MI.MIilli; DES VEAUX
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3
7 '.'1 11
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1 I
10
12
1
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1 4
IT
;)3
12 2
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60
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Ainsi qn'on lo voll par co tableau, sur 69 veaux (44 mäles et 25 fo-mollos) ncs ä la Saulsaie du 10P Janvier IS(i8 au l,r mars 1870, ;t,'!, c'cst-ä-dire bien prös de la moitiö, pesaiont do lil a Ii3 kilogrammes, ce qui 6tablit lour poids moyen, lü on eirel, cos (59 veaux ayant pese ensemble
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2,249 kilog., cela porle lour poids moyen exact ä:
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;{2kil,o!tO.
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On voil aussi, par ce tableau, quo los veaux males sont, en göneral, un peil plus lourds ([uc los femelles; et effeclivement, lo poids total dos 44 males ayant etc do 1,489 kilogrammes, lour poids moyen cst do #9632;—- = 33kl,,841 ; landis quo los 25 genisses ayant peso ensemble
700 kilogrammes, leur poids moyen est souloinont do — ;= 30ki,,400. Nous avons voulu nous rcrulro compto, on outre, du rapport moyen du poids do la mere au poids du foetus an moment do la naissance, et nous avons trouve, en opdrant sur 28 accouchcmcnts ayant eu lieu du rr Janvier au let mars 1870 :
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Poids dos 28 mures : li/iOOkilogp. Poids des 28 voaux : 930 kllogP.
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930
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#9632; 0,066.
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Rapport moyen :
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Ii,iU0
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Co qui signifle quo le voau, a sa naissance, pose, on rnoyenne, les
ft
Go milliemos, on, si Ion pröfüro, los - du poids do sa mere. Au surplus, ainsi quo nous aurons l'occasion de le dire plus loin, la durce do la gestation inlluc nolablcmciit sur le poids du foetus. (V. exces do volume du foBtus.)
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DU l'(ETUS.
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Enfin, il serait interessant de connailre, ponr chaque race, le poids approximatif moyon du vean ä la naissanco. Le tableau suivanl don-ncra, ;\ cet egard, qnelqucs indications (ine dos observations ulte-rioures pourront complüteret roctilier au besoin.
POIDS MOVKN DES VEAIIX A LA NAISSANCB SUIVANT I,A IIACF, DR I.AMEHE D'AriliiS lES ODSEIIVATIONS HECUEIM.IES A 1.A CI.1N1QU1'. 11K L'licOLE DE I.VON
laquo;u lquot; mai 1870 au ;)0 aviui. I8S(!.
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Ksp.'-oo ovtnc — Magne faurnit, sur le poids dos agneaux ä leur naissance, los roiisoignemonts suivants :
laquo; Le poids moyon d'uno conlainc d'AGNEAUX, pesos ä la bergarie de rEcolo d'Alfort au moment de la naissance, a clo do 3l,,t,944 pour les deux sexes, de ^'SOIS pour les iMles, et de 3Uquot;,678 pour les l'emelles. Pen de femelles pöscntS kilogrammes, et les mAlcs döpassont rarement 5I'quot;,300. Nous cn avons vu im de 5kil,500, mais la naissance en avait ötö pönible... On voit trös peu do males dans les portöos simples pesant moins de 3Iquot;1,200, et de l'emelles pesant moins de 3 kilogrammes. raquo;
M. Colin donne le poids de deux porlces doubles, comme ellos le sont souvont, choz la ckevre. Dans la premiere, los foetus pesaient, l'un 3kquot;,530, l'autre3lquot;l,585; ensemble, 7ki,,215; dansla secondc, l'un pcsait2kquot;,630, l'autre 2kil,68ü ; ensemble, 5kllgt;3i0.
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2deg; ninienatons. — On savait depuis longtomps, d'une maniere gö-nörale, que corlaines dimensions du foetus remportont sur celles du canal pclvicn qu'il doit travorser lors de raccouchemcnt; mais de combien l'emportent-elles ? Quelle est la reduction que doit subir 1c foetus dans son volume pour franchir los detroits du pelvis? Jusqu';\ quel point cos dölroits peuvent-ils permetlre le passage d'un foetus en mauvaise position ou Präsentation? G'estce quo nous nous sommes ellorces do determiner en mesurant un certain nombre dc foetus au Saint-Cyk et VioLETi — 01)8t6triquogt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
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Hi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE OBSTETWCALE.
moment tic la naissancc.el en comparant lours dimensions ä cello du hassin de la mere, lesqucllcs nous ctaient revcldes ellcs-mömcs par la pclvimotrie.
Lafosse avance que la poilrine du foclus est quatre fois plus volu-neuso que le bassin ä travers lequel olio doit passer: assertion ridicule a force (retro exagöröe. — liainard avail onlrepris ä co sujot quelques recherches qu'il avalt promia de pubiier; mais il n'a pas donnd suite ä son projet. II (lit seulement ipie laquo; d'aprös quelques mesures qu'il pos-si'mIo, le iliamelre do la poitrine des veanx sorait do 2tj ;\ 28 contimötros pour colni qui s'ötend du parrot au sternum, et do l(i ä IScontimetros pour lo transversal, (11111 cotö ä 1'autre do la poitrine. raquo;
V'oila tout cc qu'on savaitsur ce point, etl'on avouera quo c'ostpou. La question nöanmoins n'ost pas sans importance si Ton vent entin donner ä l'obstötrique veterinaire le cachet scientillque ([n'olle com-porte el qu'elle doil avoir. Sans cotto connaissance dos dimensions du f(Elus comparees ä cellos du bassin, il nous parail, en eilet, impossible qu'on so fasse une idee bion nette du mecanismo du pari, naturol; et personne cependant no saurait nier que la connaissance do celul-ci no soil necessaire ä colni qui enlroprend do surmonter los diflicullös d'nn part laborieux.
Lors do noire premiere edition, Irois points avaicnl. surtout (1x6 noire attention ; ce sont: 1deg; la hauteur do la poitrine ; 2deg; la largeur do la memo region; ;$quot; la largeur do la croupe du foetus. Co sont, en effot, cos dimensions qu'il Importe le plus do comparer avec los diffcrents diainetros du bassin, alin do so rondre compto do la inaniero dont les premieres pouvent s'accominoder aux secondes. Dcpuis, nous avons roconnu la nccossitc, tant an point do vue du part naturol que do raccouchemonllaborioux, d'elendre le champ do nos recherches. Chez le fcclus en presentation normale,nous nous sommes done occupes :
1quot; Do la/tVe, dont la resistance h toulc reduclion met dans la nöcos-sitc do tenir compto: a)de sa plus grande largeur — diamilre bi-tempornl — qui so mesure ä la hauteur dos articulations temporo-maxillaires; b) de son öpaisseur antöro-postörieure — diamilre fronto-maxillawe — mesureo du front ä la partio la plus saillante on angle du maxillairo inferieur; c) et onfln do la circonföronco do la masse qu'elle forme par sa juxtaposition aux membres anlcrieurs ;
2deg; Do l'6paisseurdes articulations humöro-radio-cnbitales rcunies — diambtre bi-humdro-radio-culntal — qui, placees sous le bord inferieur do I'encoiure, se rapprochent ä peu pres complelcmont lors du passage du foetus, — et do la circonlcrcnce de la masse qu'clles ferment avec I'encoiure — circonfdrence cervico-bi-humcro-radio-culntale;
.'}0 Do repaisseur do I'encoiure doublee des articulations scapulo-hiunöralos qui viennent, so placer do chaquc colö do son bord supc-rionr — dinnwlrc cervim-l/i-scapulo-kumcral, #9632;— el do la circonlercncc du lout reuni — circonförence cervico-bl-scapulo-hutndralef
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Dl) FffiTUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Uö
4deg; De la hauteur do la poltrlne meguröe au garrot — diambtre siemo-dovsnl, — de son öpaisseur au döfaut do röpaule— diamitre immversc ou bi-costal, — el onfin do sach'conßrence dans cello inoinc röglon on y comprenant la partie supörieure desöpaules qui devlent postörioure lorsqu'elles sont ötendues horlzontalement, — ei'rconfärence scapulor thoracique }
.'i0 De la ctrconfdrence prise au milieu fin corps;
O0 Do la oirconfärence de la croupe, mesuräe aux handles; — nous no nous sommes oocupös de sa largeur en ce point — diamkre bis-iliaque — que pour oonstater qu'elle est quelquefois ögale, mais souvent in-foricuro ä la snivanlo ;
7quot; Do la largeur de la croupe mesuröe aux articulations coxo-fcmo-rales — diamelre bi-coro-femaral;
8n])e 1 opaissonr des articulations fömoro-libialos rönnies — diamelre bi-ßmoro-tibial.
Nous avons ögalernent mesurö la longueur do la töte et cello des grands rayons dos momhres : (onles dimensions dont la connaissance est d'nnc trös grande importance, ainsi quo nous le verrons par la suile. — An point do vue obslötrical, los rayons dos membres doivent comprendre, outre la longueur dos os qui en forment la base, la hauteur do lours articulations llechios perpendiculairement: ainsi, pour niesurer 1c rayonbrachial,\Q bras cstpröalablomcnl llöclii surl'öpaule, et l'avant-bras sur lo bras; la mesure part do la partie supöro-antö-rieure de rarliculation scapulo-humörale a la partie infero-postcrieure de rolccriine; — pourle rayon coxo-famoral, lo fömnr ötant perpendi-culairo ä la direction du bassin, la mesure est prise do la partie su-pöriouro do la croupe au-dessous de l'articulation Kmoro-tlblale tlöchio; — pour le rayon anti-brachial, du sommet du coude au-dessous du genou ; — pour lo rayon tibial, de la partie supero-antöricuro de l'articulation du grasset au-dessous et cn arricre du jarret; — pour lo rayon mitacarpien, de la partie supörieure du genou au-dessous du boulet; — et enfln, pour lo rayon tarso-mälatarsien on simplement m^-tatarsien, de la pointe du jarret au-dessous du boulet.
Nous donnons, dans lo tableau suivant, cos dillorenlos inosurcs prises sur donx poulains et denx veaux de taille et de poids clilföronls, mais donl la naissance n'a point presontö de difficnlles ; nous y avons ajoulö tons los renseignements relatifs aux möres. En ce qui con-cerne le chevreau el Vagneau, nous nous bornerons i\ dire quo lours dimensions sont rolativoment moindres quo chez le voau; nous no donnerons pas davantage cellos qui concernent les pclils dos femelles habituellement multipares, attendu quo cboz eux les dimensions de la tele et du corps sont tonjours sensiblomont införioures ä cellos du canal pelvien. Exceptionnollement, lo contraire pout s'observer lors-que la police no comprond qu'un totusj mais alors i'accoucherncnt est toujours trös laborieux, el quelquefois inömo impossible; c'esl
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116
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PHYSIOLOGIE OI1STÜTIUCALK.
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aussi cc qul so produit chcz los fcmcllos habiluellcmont uniparcs, lovs-quo la gestation so prolongo d'une fagon insolile: le foetus augmen-tant de poids, ainsi quo nous lo verrons plus tard, prösente forecinent des diametres plus considörablcs.
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KKGIO.NS MESUREES.
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Taille do la möi'o an g.irrot..........
Diameü'ü sacro-publon, calculo et rödult
(lo O'quot;,!)! (V. I'elvimetric)...........
Largeur dlaquo; la croupe.................
Diamoti'o bis-lliaquo supenour, calculo et
rödult de 0m,ü05...................
Diamötre bis-iliaqne inrörleur, calculo et redult de üm,0ü.rgt;.....................
Cii'coiiferonco du dÖtl'Oit antöi'ieur, cal-culöe et reduito de ü'quot;^^ environ....
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I.Öl
0.220 Ü.G2
0.2G2
0.214
0.82
0.13
Ü.1U
0.G2 0.1(5
0.78 0.22
0.85 0.3-i 0.10 0.88 0.84
O.fiS 0.21 0.21 0.37 0.2laquo; 0.37 0.30 0.37 0.40 0.40
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1.48
0.202 0 47
0.197
0.149
0.C8
0.13 0.14
0.68 0.14
0.00 0.18
0.G8 0.20 0.12 0.G4 0.05
0.58 0.18 0.17 0.32 0.22 0.32 0.27 0.33 0.38 0.37
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1.29
0.222 0.52
0.182
0.1 G2
0.C8
0.14 0.15
0.62
0.15
o.Gn
0.19
0.71 0.20 0.18 0.79
0.79
0.G4 0.19 0.17 0.27 0.2G 0.28 0.24 0.33 0.37 0.32
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1.18
0.202 0.47
0.1G4
0.144
0.G1
0.13 0.15
0.45 0.14
O.GI 0.18
O.GI 0.27 0.14 0.G8 0.G7
0.00 0.18 0.1laquo; 0.24 0.21 0.24 0.20 0.28 0.31 0.28
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-#9632;
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Diamötre bi-tomporal...................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; frouto-inaxillaire..............
CiiTonfcroiico de la masse fornice par la
t6te et los membres aiiterieurs.......
Diamötre bi-liumero-radio-cubital........
Gireoiilorence de la niasso cervico-bi-bu-
möro-radio-cubitalo..................
Diamölro corvico-bi-scapulo-bumcral .... Circonförenoe de la masse ccrvicu-bi-sca-
pulo-bumörale.......................
Diamötre storuo-dorsal.................
Diamötrebi-costalprisaudol'aut, dorepaule.
(ärcoulöronce scapulo-thoracique........
('.ircouferonce prise au milieu du corps.. Circimforenco de la croupo mesuröo aux
hanchea............................
Diamötre bi-coxo-femoral...............
— bi-löiuorci-tibial...............
Longueur do la töte....................
—• du rayou brachial.............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— anti-brachial........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— metacai'picii........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— coxo-fcmoral........
— tibial...............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— iiictatarsieii.........
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Duröe de la gestation...................
Longueur du foetus, de la Crete occipitale
h l'origino du la queue...............
Poids du tetus........................
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3GI j.
1.08 41raquo;raquo; fi
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321 j.
0.85
35raquo;quot;,0
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291 j. 0.95
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290 j. 0.90
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En consultant le tableau precedent, on pout do suite prendre line idee tics cfTorls que doit fairo la contraction uterine pour amoner I'ex-pulsion du i'ootus : si la plus grando circonferonce des poulains, dent les mosui'os soul donnees, no surpasso que faibiement, dans un cas, cclle du dülroit antericur de la mere, et, dans I'autre, lui est egale, on rcmarquera cependant qu'un grand eflbrt d'accomraodation a du
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DU FCETUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dl7
(Mre nöcossairo on co qui conccrno la poilrine, dont lo diamölrc sterno-dnrsal est iiotablonionl supöriour au diamelro sncro-puhim do la möro. — Paroillo chose a on licti chez los sujets do l'espöce bovine ; en oulro, chez los veanx, la circonföronco do la poilrine excedo davantago colle du dötrolt, — co qui pout oxpliquer coinmonl il so fail quo raccoiicho-menl, qiioiquo normal, csl toujonrs pins long ä s'effectuer chez la vacho quo chez la jumont. Nous n'insislons pas davanlago sur cc point qui devra nous arrötcr plus longuomcnt lorsquo nous ötudicrons le mö-canismo de l'accöucbement naturol.
Nous nous sommcs ögaloincnt occup6s dos dimensions du foetus cn position dystociquo; nous los ferons connailro on 6tudianl cos positions olles-memos; c'est aussi ä co moment quo nous ferons ressortir l'ulilitö de la connaissance do la longueur dos rayons des membres.
Position du foetus dans la matrice.
Lc fcetus affecle dans la matrice une position qui est ä pen pres cons-tanto dans los monies ospöccs, qu'il peutgarder pendantpresque tonte la duröe do la vio intra-ulerine, mais qui change ä l'öpoquo de la mise-bas.
Suivant Brugnone, cito par Rainard, laquo; si l'on ouvre longitudinalement la matrice d'unejument au neuviömcou dixicme mois de la gestation, on vorra lo foetns, la lote dirigee en arriöre et pliöe de maniere quo sa mächoiro posterienre toucho ä sa gorge et sa boncho ä sa poilrine. II forme un arc de corcle ; sa nuquo est en rapport avoc le sacrum, et son 6chine, contournce, so trouve vors la parlie inferienrodo l'abdomon, h droito ou ä gauche. Ses oxtrcmiles sont flöchies; les antörieuros do maniere quo los genoux depassent la moitiö de la löte, les sabots so trouvant au niveau de l'omTjilic; los postörieuros de maniere ä so replier sous le vontre. La croupe et les handles sont situöes au fond de la matrice, dans le voisinagc de l'estonnac. raquo; Getto position, qui est la plus habituelle, a öle egalemont constatöo par M. Goubaux; mais notre collögue a pu voir lo fcetus avec la töte dirigee en avant, co qui ne saurait surprondro puisque, dans l'accouchement, lc train poslö-rienr pent so presenter lo premier.
Ghoz la vache, d'aprös nos propres observations, la matrice döerit uno courbo il convoxite supöriourc prononcee, qui, du corps, so pro-longe en avant par la corne dans laquelle lo fcetus s'cst devoloppö en grando partic. Gelui-ci so prösenle, quand on ouvre l'utdrus, la lölo dirigee le plus souvent cn arriöre et quelquofois en avant; le corps forlement inclinö, presque conchö sur Tun ou l'autre cötö, peso sur la corno vide, qui est considörablomonl moins developpöo quo la corne opposco, et so trouve, on outre, situöo sur un plan beaueoup plus införieur. Du resle, commc le poulain, le veau est courbo on arc, la töte plus ou moins rapprochöe du sternum, et les quatre membres flechis et rapprochös les uns des autres.
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118nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE OBSTflTllIGALE.
Dans los femcllcs mulLipaies, laquo; les fcctus sonl dislribnös dans lea deux comes, los uns ii la siiitü dos aulrcs, la t(Me gön orale ine nt
tournöe en arrlöre du cole du col du la matrice, quelqueföis du c6ic oppose raquo; (Rainald).
Tolle ost la position dans laquelle on trouve le plus ordlnairement le fcBtus vors la lin de la gestation. Touteföis, cette attitude n'est pas absolumcnt invariable ä Ions les instants de la vie intra-ulerinc, ainsi qu'on pout le comprendre en röflöchissant aux mouvemenls actifs et parfois tros önergiques auxquels so livre le foetus, et ainsi qu'on lö-moignent, du reste, los tours do torsion du cordon ombilical. De plus, cette position so niodilie presque toujoursau moment de la naissance : le dos ost alors situö en dessus; la löte et l'encolure so redressent, et los inoinbros s'ölendent. — Lorsque la löte roste llecbio, et quo l'encoi lure et los membres conservent (Y des degrös divers, isolöment ou sl-inullanoinont, leur ölat de flexion, ii en rösulte quelqu'une de ces positions vicieuses quo prösente si souvcnt le fuotus au moment du part, ot que nous devrons ötudicr avec tout le soin qu'elles möritenl dans la socondo parlie de col ouvrage.
Ici se termirie co que nous avions ä dire du fudus; il nous laut inaintcnant reporter notro attention sur la more.
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BIBLIOGRAPHIE
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SoiiMiu-E : Honverseinent de l'utdras avoc adliöronce de l'arriore-faix cliez uno vacl
(Arracheraent dos cotyledons); in Recueil de med, vel., 1850, p. 070.
Strbbdl ! Un cas d'absenco do cotyledons, ou placenta analogue i celui de la juiucnt
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eu note, au lias de la page 292. Tisskiiano : Sur lo poids dos voaux Ji la naissanco; in Guido dos propriötaires dans lo
choix et l'entretlen des vaches lailiores, 21' edition, p, 284. Veiuiuven ; Art. Göncrution du Nouv. Diet. prat, domed., de cliir. etd'liyg. vöt. publie par MM. II. Bouley ot Reynai.; t. VIII, p. 119. 'quot; Dictionnaire general do med., cliir. et liyg. vet.; art. Thymus, fuitus, etc. *** Dictionnaire lexicograpliiquo ot descriptil' des sciencos mod. et vöt., memes art. Voyez, eu outre, Ji la page 4, les truites genoraux d'obstölrique.
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PHYSIOLOGIE OBSTETaiCALE.
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GHAPITRE V
DR LA GESTATION.
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I
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On appelle Gestation, Portee, Grosscsse, — inais ce dernier mol n'est guöre employe qu'en parlant de ia fomme, — l'ölat d'une fomelle qui /7o?7c(lansia matrice le produit de la eoncoplion. On dit aussi do celte femello qu'elle est pleim, cotnme on dit d'une femme qu'elle est grosso, — on laiin, gravü, lourde.
La gestation, veritable incubation interne, pendant laquolle le fffilus se forme et se dcveloppe ainsi quo nous l'avons vu dans les chapilres pröccdcnls, od'ro un grand intöröl pour los cloveurs, et nous nous attaclicrons k 1 etudicr avec lout lo soin qu'elle mörilo. II ne sera question, dans ce chapitre, quo de la gestation normale, reguliere, physiologiquc; plus lard nous reviondrons sur les anomalies quo pout presenter celle I'onclion. Ici, nous oxaniiuorons succcssivement les modillcalions analomiquos el physiologiques quo Total do plenilude de la matrice amene dans i'organisme do la mere ; les moyens de recon-naitre la presence d'un foetus dans cot organo; la duree do I'acte in-cubalcur chez les diverses femelles qui nous inlörcssent, el nous terrniucrons en disanl quolquos rnols do la gestation gdmellairo chez los ospüces habiluellcmenl unipares, qui, sicllo s'eloigno queli[ue pen do I'elat normal, n'en cst pourtant pas moins pbysiologique.
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ART. I. — MODIFICATIONS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES DETEUMINEES PAH L'ETAT DE GESTATION.
Le premier effet do la föcondalion ost de mcllro fin ü cot elal do surexcilalion quo nous avons docrit dans un chapitre precedent sous lo nom do chuleurs. Non pas immödialcmonl, — car la nature, commo on I'a dit, ne fait rien par saut el brusquemont, — mais quel-ques jours apres un co'it fecondant, cetto suroxcilation so modere, puis se calme lout k fait; la femelle resle alors tranquillc ; ellc no re-chorcho plus lo male, qui göncralement la voit lui-möme avec indifference; ello dovient moins vivo, moins porlce aux mouvomonls; olio recherche le calme, la tranquillity, le repos. Tel esl, du moins en llieso gonerale, le premier offct do 1'accouplement offectue dans des circonstanccs favorablos; mais il esl ä cello roglc, ainsi quo nous le vorrons un peu plus loin, des exceptions encoro assoz nombrouses.
Puis, h mesure quo lo foetus so formo ot grossit, sa presence ameno des changements imporlanls, dans la capacitc, la forme, la situation, les rapports dc la matrice avec les organes voisins
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MODIFICATIONS DIVERSES DETERMINEES PAR LA GESTATION. 121
D'abord conlenu en parlie dans lo bassin, c'est lä quo l'utäms se döveloppe en premier lieu. II en expulse les organes mobiles qui y sont contenus, la courbure pclvionne du colon chez lajument, le cul-de-sac poslerieur droit du rumen chez la vache. Puis, se Irouvant trop ä l'etroil dans Texcavalion, il s'avanco dans l'abdomen, refoule ä droile et h. gauche les organes voisins, s'insimie entrc eux, descend vers les parois inl'örieurcs de la cavile abdominale, sur lesquellcs il s'ötale, s'avanco vers I'ombilic, qu'il ne lardo pas ä döpassor et arrive, vers la (in do la gestation, jusqii'au voisinago du foie et do restomac. — Chez la •iuinlt;gt;nt, la matrice, ä mesure qu'olle se developpe, resle ü pen pros sur la ligne mrtdiano, en se deviant cepondant legercment ä gauche, h. cause des grosses masses du colon, qui occupont le tlane droit. — C'est le contraire chez la Tache ct les autres ruminants: la presence du rumen dans le flanc gauche reporle tres sonsiblement ä droile la matrice et son contenu; copendant il pout arriver quo lo rumen soit en quelque sorto soulevc par l'utörus et quo le veau se sonlo ä gauche. — Chez los femelles multiiiarcg, ou les foetus sont places bout a bout, los uns ä la suite des autres, dans chacune des cornes, collos-ci s'ctalont sur les parois abdominales, do chaque c6U) do la ligne blanche, chacune d'elles s'elendant sur la rangöo des ma-melles du cötö correspondant.
En möme temps, la forme de l'utörus se modifie. Chez les femelles qui ne font qu'un petit, une sculo corne so dövoloppo, cello oil le foetus est contenu en partie; mais olio prond un accroissement considerable : M. Goubaux la vue, chez lajument, vonir so mettre on rapport avec le diaphragmo; eile semble continuer äcllo soulo le corps do I'u-terus, tandis quo l'autre,plus grosso, mais pout-ötre moins longuoque dans Tetat do vacuile, ne constituo qu'uno sorle d'appendico implante lateralement sur lo corps do I'organe. — Dans les especes mullipares, au contraire, les deux cornes s'accroissont ä peu pros egalement, et Ton observe äleur surface un certain nombre do ronllements et d otran-glcments alternatifs, les premiers correspondant Jlautant do foetus.
Getto ampliation progressive do l'utörus, on rapport avec I'accrois-semont du nouvel elro qu'il contient, n'est pas un simple effct do distension, comparable ä l'ampliation des autres reservoirs de l'econo-mie; l'actlvitöplastique dont l'utörus est le centre s'ötend ä sos propres parois; l'cpaisseur do cclles-ci n'augmento pas, comme on a dit quo cola a lieu chez la femmo; mais olio ne diminue pas non plus sensi-blemont. La coucho moyenne surtoutost le siege d'une hyperplasio veritable; do nouvelles fibres musculaires s'y forment do toutos pieces, et sa puissance contractile s'accroit do jour on jour, jusqu'ä l'epoque do la niise-bas.
Les ligaments larges participont ä ces changemonls; ils augmentent en longueur, do hauten has, mais non dans le sens antcro-posterleur, do sorto quo I'litorus — surtout la corne gravide — les depasse tres
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PHYSIOLOGIE ÜUSTETIUCAUC.
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nolablemont en avant; des Qbres musculaires naissent onlre los lames säreuses qui los constituent et leur donnent la force süffisante pour supporter le polds do la matrico.
Nous avons fait connaltre (V. Plnoonto matevneli p. 81 et s.) les modiflcations subies par la nuiquouso ; nous n'y roviciulrons pas.
A inosiire (pie la nuilrico s'avauco dans rahdoinon, eile onlralne k sa suite lo conduit vaginal, qui s'allonge, altirant apr6s lui la vulve, ot colle-ci, a nu certain moment ol choz quelques foinollos, parail comme eidbncöe entrc les deux tuhcrosites ischiales. Plus tard, an Contraire, l'utörus continuant ä so dövelopper, il arrive un instant oü I'abdomen lui-m6me semble, pour ainsi dire, trop etroit pour lo con-tenir. 11 roinonto alors vers lo bassin, roloule on arrioro lo vagin, qui vient parfois, principalement choz certaines grosses vaclies, faire entre les lövres de la vulve uno saillie plus ou nioins voluniinouse, surtout quand I'animal cst couchi.
Le col do I'uUirus eprouvo, lui aussi, quelques changements qui inöritenl d'etre notes. Son lissu, fenno et dense dans l'etat de va-cuilö, s'assouplit ct se ramollit graduellemenl; sa longueur diminue; la saillie qu'il forme igt; 1'inlerieur du vagin se raccourcit el s'oH'ace. Cos changements, pen marquös pendant, les premiers mois do la ges-lation, deviennent bien apparents quand la femelle est arrivöo ä mi-tenne; ils se prononconl, do plus en plus ä partir do co moment, el, vers la tin do la gestation, lo col no forme plus qu'unlegor hourrelot, uno sorle d'anneau, qui söpare la cavitö uterine do cello du vagin. Souvenl, ä cette öpoque, on le Irouve en outre plus ou moins ontr'ouvcrt.
On rencontre assoz souvent, cbez la vache pleine, la cavitö du col remplie par uue sorte do bouchon forinö par une matiöre glutineuse, epaisse et trös collante (1). Parfois colic matiero esl lellemenl abon-dante aux approchos du part, qu'ello remplit, non seulemenl la ca-vilc du col, mais encore loul le vagin, ol, lorsqu'on pratique I'oxplo-ration vaginale, on sent sa main el sos doigls comme ompölres dans cello sorte de glu lonaco, donl on a quclquo poino ä so dobarrasser. Les vaclies qui nous onl prösenle cello purticularite n'en out pas moins mis bas trös nalurcllemonl.
Le col eprouve aussi quelques changements dans sa sensibility, qui augmente progressivement etdevient exquise vers le termedo lagroslaquo; sesse. Alors, les excitations porlöes sur cet Organe peuvont faciloinonl
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(1) Pendant uno sorle (lo visitos quo nous avons fnltea röcommonl. dans un abattoir, nous avons eu I'occasion d'cxaminei' rutorns de plusieurN vaches plelnos d'environ doux, trois et quatro mois. Chez la plupart, sinon choz toutos, nous avous conslato
(|uo le col, en raison du rapprochement Incomplet do sos parols, aurait pu pennettre lu i)assagc d'uno soudc de cinq a six millimfetrns do diamotre; niais ddji'i 1'orlflce so ti-ouvait oxactcniont oblilei'ö par un houchon solido, d'apparonco gölatineuse, dont lo
röln semblerolt 6tre, —#9632; si dos observatlona ultMeures damp;nontralent sa prdsonco dans la gonoralito dos cas, ot dfes le debut do la gostation, — do s'opposor h cc quo rion no puisse pdnetror du dobors dans I'titdrus, ot devenir ainsi uue occasion do trouble pour I'importanle ronction qui saccomplit (Violet).
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MODIFICATIONS DIVERBES DETERMINEE8 PAR LA GESTATION. 1^3
mollre en jeu la contraclililö du muscle iilörin, ct parfois provoquer I'avortement.
A mesure quc l'utörus so döveloppe et descend dans la cavitc abdominale, lo venire grosslt el change do Ibrine; il s'aiTondil el döbordo on bas el latöralemont 1c plan do la region crurale; il s'avale, en inAmo lennps que les flancs so creusent, ([lie la croii|)e el la cuisso s'umin-cissent, ([tic le sacrum olios luhorosilos extemesdes iliums dovionnont plus prononcös; el ions cos changetnentss'accusontde plus en plus, ä mesure (]iiü la gestation s'avan'ce vers son tornie.
En möme temps, ia femelle devientplus lente dans ses mouvemenls, plus paresseuse; los plus pötulanlos perdent alors de lour ardour; olios rochorcheut lo calmo, le ropos, la tranquillild, aulanl par im inslincl conservateur qui tour fail öviler toul co qui pourrait nuiro an fruit qu'elles portent^u'en raison de lour poids devenu plus lourd; car ceschangements dans los allures olle caraetöre s'observentassezlong-temps avant que l'augmentation de poids soil devenue bien övidenle.
On n'observe pas, chez iu)s femelles domestiques, cos troubles digestifs si fröquenls qui signalent le debuldo la grossesse chez la femme; au contraire, immödiatement aprös la conception, sans doute par rollet du calmo qui succedcaux chaleurs, l'appötit se döveloppe, la digestion se fail mieux, tons los phenomönes de plasticile somblonl acquörir une aclivilö plusgrande, la femelle utilise mieux la nourrilure qu'clle prend, ot cllo a une tendance marquee ä s'engraisser, tendance qui so rnainlicnl ens'accentuant jusqu'ö, nno 6poque assez avancee do la gestation. Gelle tendance i\ I'engraissement n'a point öcbappö aiix 61e-veurs, a\issi, lorsqn'ils veulonl so defaire des femellos appartenant aux especos qui vonl linir lour carriöro ä l'abattoir, les fonl-ils saillir avant do les mellro ü 1'engrais, do maniöro ([no I'engraissement soil ä pen pros lormine qnand la femelle sera arrivee ä mi-lerme. — lls out, on effet, observer quo, vors la fln do la gestation, cello tendance t\ prendre do la graisse disparait. Alors, la femelle, devanl fournir an foetus dos matöriaux d'autant pins abondants cine le poids do ce dernier osl plus considerable, en memo temps que les mamelles, qui prelu-donl ä leurs fonctions actives, appellont ä ellos une plus grande quantity de sang; alors, disons-nons, non seuloment la femelle n'engraisse plus, mais encore ello maigrit un pen aux approches du part,
Dans cello douxiome moilie do la gestation. Ions los organos abdo-minanx el thoraciques eprouvonl, on outre, plus on moins les eH'olsde la compression quel'utörus, on so developpanl, exorce sur oux. — Le diaphragme, repousse en avant, comprime lo poumon, diminue le diainolro anlero-posl6rieur do la cavile Ihoraciquo ; les coles, immobi-lisoes par le poids dn fu-lns, soul dil'licilemenl sonlevöcs par les muscles inspirateurs; la respiration cst courtc et frö(picntc; l'animal s'os-souflle vile, el serait corlainoment incapable d'un exorcice exigoant des efforts puissanls ct soulcnus. La digestion devient tin pen pares-
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PHYSIOLOGIE OBSTfiTRICALE.
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souso, los matiöros circulont plus lonlomont dans les grosses bosse-lurcs du cölon, et 11 n'esl pas rare d'observer un pen de conslipalion. Le liraillomcnlque rulcrusexerce surle vagin et la compression ([u'en öprouve la vessie, donnenl Heu t\ des besoins d'urincr plus frequents. Knfin, comme rontdcmonlrö MM. Andral, Gavarret otDolafond,lesang lui-möme so modifle. Sa quantity absolue no dimlnue pas; peut-ötre meme augmentc-t-olle dans uno ccrlaine mesuro; mais sos glol)ules diininuont tres notablomont.etronaalors tous lossignesd'unc sorlcde plöthore sörouse, plus voisine de ranemio quo de la plelhore veritable. Teiles sont les principales modifications quo la prösenco du foetus iinprime aux organes et aux fonctions de la fomolle; voyonsquel parti on pcuten tirer pour le diagnostic de la gestation.
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ART. II.
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DIAGNOSTIC DE LA GESTATION.
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Tout le monde sait combien cc diagnostic est parfois difficile. Les dil'ücultüs, du roste, on lo con^oit sans peine, sont d'autant plus grandes qu'on examine la femeile h uno öpoquo plus voisine de la fo-condation. Or, comme il y a souvent un tres grand interet ä savoir au juste si une femellc est plcino ou non; comme, d'autre part, les indices qui rövelent la presence du foetus peuvont 6tro peu apparents, möme ä une öpoque voisine de la miso-bas, il en rcsulto pour le vctörinairo la necessitö d'ötudier avec lo plus grand soin les signes de la gestation.
Cos signes ont etö divises dopuis longtemps en signes ralionnels et en signes sensibles.
Les premiers so tirent do l'ctat general de la femollo, etla connais-sance qu'on endeduit pourle diagnostic no viont quo du raisonnemenl. Les seconds parlent, si Ton pout dire, directemont a nos sens; ils an-noncont par eux-momes et sans qu'il seit besoin de les interpreter par le raisonnoment, la presence du foetus.
Dans cos dorniöros annces, Joulin a critique cotte ancionne division; il donne, comme preuve de son inexactitude, certains signes qui, comme lo devcloppcmont de l'utörus, sont bien revclös par le tömoignage des sens, quoiqu'ils appartiennent övidemment aux signesrationnels. Aussi pröföre-t-il divisor los signes de la grossesso on signes probables et en signes certains. — laquo; Les premiers, dit-il, sont fournis par les modifications qui so manifostent dans los differents appareils et fonctions de la mfero sous l'influencd do la gestation. Los seconds appartiennent au foetus et revelent d'uno maniorc ccrlaine sa prösenco et sa vitalilö. raquo;
On le voit, los mots souls sont changes; los chosos rostent exaetoment les mömes. 11 no nous a done pas paru qu'il y out hi motif suffisant h. modifier une classification gcneraloment adoptee et devenueclassiqiie. D'ailleurs, en allant an fond des choscs, il nous semble qu'on pour-rait faire ä cello do Joulin apcu preslos memesobjections qu'il oppose ä celle qu'il repousse. Nous nous en liendrons done ü l'ancionne divi-
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DIAGNOSTIC DE LA GUSTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;120
sion en signes rationnols ct en signos sensibles, et c'est dans cot ordre que nous los ctudicrons.
A. siGNF.s hationnels DE la gestation. — Nous rangoons dans cetle categoric la cessation des chalenrs, la disposition a rengraissement, le developpement du venire elcelui des maiuelles.
1deg; Cessation lt;ilaquo;laquo; ohnleurs. — Lorsque, six a huit jours aprös un ac-couploincnt qui s'est operö dans de bonnes conditions, on voit les chalenrs disparaitre; lorsque la femelio, presentee de nouvoau au male, refuse do so laisser couvrir, on pentprösumer que colto fenielle aconcu. Cotlo prösomption so fortilicra s'il s'ecoule un mois, un inois et domi, sans qu'on voic roparaltre le moindre signe d'excitation gönösiqne, surtout si la fcmelle ost en bon ötat, bien nourrie, et a rhabitude do porter lous los ans.
Toutefois, cc n'est lä jamais qu'uno simple presomption. D'une part, il n'est pas absolumenl rare do voirles chaleurs disparaitre sans relonr chez les fcmelles qui sont rostecs störilcs malgre dos accouplonienls plus on moins röpetes; — d'autre part, on voit assez souvent des jumenls donner des signes manifestos do chaleurs etrccevoir I'elalon sans diflicultö, bien qu'elles soient dejä pleines, memo de plusieurs mois, ainsi quo cola ost clairoment demontrc par rcpoque ä laquello elles mottent bas plus lard. Cola esl peut-elre plus rare chez la vache, mais n'est pas sans excmplo. On a vu do cos femelles devenir en cha-lour rcguliöreinonl lous les mois el rccevoir encore le taureau un mois avanl la mise-bas (1); —M. Biot a vu plusieurs vachos röclamer et supporter la saillie, quoique leur utörus renfermill un ou deux foetus momifics. — Enlin, il esl des jumenls qui semblent n'enlrer jamais en chaleurs; on les force quelquefois ncanmoins il rocovoir rctalon; il est rare, a la verilo, qu'elles soient fecondees en cot clat; il pout cepon-dant arriver qu'elles le soient. 11 esl clair que, pour elles, le signe lire de l'absence des chaleurs no saurail avoir aucune valeur.
2deg; nisposltion h l'laquo;'nffral.ssemeiit. — Los olevcurs attrihuenl, et non sans raison, une grando importance a cc signe. II est en offel Ires vrai, ainsi que nous l'avons dejä fait observer, que relatdc gestation imprime h lous les acles do plaslicile un surcroil d'energie; toutefois I'augmen-tation do I'embonpoint pent döpendre de laut de causes ditrörenles, tout ä fail ctrangörcs ä la presence d'un foetus, que ce signe n'a do valour röello quo par les circonslances dans lesquellesil so produit. — Si done on voit augmenter d'embonpoint une fcmelle dontle lait s'est tari accidenlcllemcnt ou parce qu'elle cesse d'etre nourrice, ou cello dont on a augmenle la nourrilure, ou bien encore cello qu'on fait passer d'un travail faligant ä un repos absolu ou presque absolu, sansdimi-nuer proportionnellement sa talion, il n'y aurarien ä en conclure. Mais si le inemc effot s'ohscrve chez une bule qui a ete saillie un mois ou
(1) Noto foiiniie par nion yikrc (F. S. C).
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PHYSIOLOGIE OU8TETRICALE.
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diMix auparavant, sans que son travail ait olodimimui ni sa ration aug-mentde, et si Ics cbaleurs no so sont i)liis monlreos depuis lors, on pourra regarder la gestation coniino an moins probable. Ges probabi-lih's augmenteront et pourront atleindre presqu'ä la certitude, dös qu'il sera possible d'y joindre le signe ou symptöme qui suit.
.'!quot; D6veloppemen1 laquo;in ventre. — L'öpoque ä laquelle on commonen ä s'apercevoir d'un certain cbangement dans lo volume du ventre na lion de bleu fixe. Dans los cas los plus nombreux, c'ost ä Irois mois ehe/ la vache, a quatre mois chez la jumont, que Ton peut constater nne legöi'o augmentation, qui ira dös lors s'accusanl de plus en plus. Co signe est certainement trös important, et, lorsqu'il coincide avec ceux que nous avons döjä etudiögt;, il a nne grande valour diagnos-tlque; toutefois il faudra lenir compte, non seulement de l'amplia-lion plus on moins apparente de l'abdomen, mais encore de la forme späcialo do colto ampliation.
Nous l'avons döja dit, mais il ost bon de revonir iri sur co point : quand cetto ampliation ost due a la presence d'un foetus dans la ma-trice, lo ventre s'accrolt dans tons los sens, mais snrtout par son tiers inloriour. II s'ölargit on ce point, de maniöre quo la sailliequ'il forme döbordo trös sensiblomont lo plan do la rögion crurale.
Pour bien saislr ce caraetöre, il faut, surtout en ce qui concerne la jmnont, so placer ä q,uelque distance en arriöro, et einbrasser d'un coup d'onl la region abdominale tout entiere, en prenant comme point, de repöro Ic plan do la face externe des cuisses. 11 faudra tenir, on outre, grand comple do la saillio des handles ot do I'amaigrissement do la croupe, comparösä Tetat d'ombonpoint du sujetque 1'on examine.
Vers le cinquiöme ou sixiöme mois, c(; signe ost, en gönöral, trös facile a constater; toutefois, il n'a Jamais, parlui-möme et ä lui soul, ([ne la valour d'un signe do probahililö. Plnsioiirs maladies,— 1'hydro-jjisie des ovaires, 1'ascite entre aulres, — donnent lion, en efl'et, tout anssi bien quo la gestation ollo-niöme, a l'amplialion do 1'abdomen; il convient d'ajouter que, choz cerlaines femelles donees d'un fort ap-pölit ot abondammont nonrrios depuisquelque temps, snrtout avec dos aliments Qbreux ot jieu nutritifs, le volume du ventre est naturellement considerable, et pent facilement en imposer, si on so contente d'un cxamon suporliciol.
D'un autre cote, cot accroissomcnl est parfois si pen marque chez quolquos jiimonls, surtout chez lesprimipares, qu'on pent facilement, lo möconnaitre, et, pour notre part, nous nous rappclons avoir vn presenter ä rclalon, — parec quo son ventre etail si pen voliiminoux qn'on no pouvait croire ä unegestation,— uno jumont primipare qui, un mois ou cinq semaines plus tard, accoucbait d'une poulicho parfaite-ment ä ternic.
(los cas sontrarcs, a lavöritd; maisilsdoivont olre coniuis, alin qu'on so motto on garde contre dos orreurs possibles.
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DUGNOSTIC DE LA GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;127
Tour övller COS crrenrs, plusienrs cxamons succossifs^il dos inler-vallea cpii no doivent pas Alrc Irop rapprochäs, — de quinze jours par exemple, — peuvent 6tre nöcessalres. On fera möme blen do no pas
s'en tenir a la seule impression fournic par la vno, ol d'y joindro la mensuration äl'aide d'une ficelle oud'unruban do Hi, qul pent accuser uno augmentation do volume inappröciable ä la vno simple.
Mais, il ost ;\ poine nöcossairo do lo dire, lorsqu'on aura bosoin d'ar-rivor ä uno grande precision do diagnostic, il no faudra Jamals s'on tenir i\ co soul caraclöre; il faudra, dans tons los cas, y joindro ceux ([iii peuvent accuser dircctenienl la presence d'un fu'tns dans la malrice. 4quot; D^veloppemont laquo;1laquo;quot;laquo; iiilaquo;iiilaquo;lle*. — Dans les vuos do la nature, los fonctions dos glandcs inainiuairos so Hont intiinoinonl ä la fonction do reproduction. Ges glandes ontrcnl en aclivile an moment oil il devient nccessairo qu'ellos claborenl lo premier aliment dostiiifi ä siibvonir aux bosoins du nonvel ölro; olios cossent do fonctionner quand colui-ci cst devenu assez fort pour trouver lui-memo sa nourrlture. Mais l'ölat do domesticity a modilie profondöment, pour nn certain nombre d'ospocos, I'ordre rcgnlior ol naturel des chosos. Cost ainsi (pie, chcz la vacbc, la cbovro, ol souvent aussi cbez l'änesse et la brobis, la lac-talion cst dovonuo unc fonclion i\ pen pros permanente.
D'un aulrc cülö, el indöpondaminenl do cos modilicalions iinprimces par la domcslicilc ä uno fonclion essonliellomont intormitlonlo do sa naluro, on observe parfois corlaines anomalies qui, bion quo rares el assoz pen iniporlantes au point do vue pratique, mcriloiil copcndanl d'etre signaleos.
Nous avons dejil dit (page 84) que chcz quelques chiennes qui n'a-vaient pas öle föcondecs ä l'äpoque du rut, la söerölion laclöo s'ötablis-sail nöanmoins ä l'cpofpic oü dies auraiont du mollre bas, et cola d'une inaniörc assez complete pour qu'ellos pnissenl nonrrir et clover de jeunos chiens qu'on leurconlie; nous ne reviendrons pas sur co curleux et inlörcssanl phenomeno, s\ir lo([ueI nous nous soinmos sufli-sanunenl arretös.
On salt aussi quo la mulsion et surtoul la succion fröquemmonl röpölces peuvent exercor sur les mamcllos uno stimulation süffisante pourprovoquer la seerötion laclce, on l'absence de loute gestation, et cela, ineme chez dos sujets Irös jeunos. On cu cito, en mödecine bu-maine, des exemples extrömement remarquables, et dos fails du momo genre out aussi etc observes chcz los animaux, surlout chcz des g6-nisses (1). On a inomo observe dos fails plus singulicrs encore; on a vu la sell) On voit 11161110 la söcrätlon lactcc s'ötabllr ohez lo male. — L'espöco hamalue craquo; fournit plusiours exomples. — Aristoto cite un bouo qui dounalt du l.'iii- — F. Locoq a vu hii-uiöiiu! un bcouf ii l'engrais chois loquol los quatre tnatnelons pudlitionialres avalent augmontö lt;lo volume et donnalont du lalt; il en a recneilll im verre, qui a donno une cour.lie do ci-oino ot a foumi du casöuni pal' faction d'uu acids {Note fournie par Flaquo; Lecoq).
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PHYSIOLOGIE 0B8TETRICALE.
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crötion laclöc s'clablir sponlancmont chcz de tres jcnnos fomelles, quelques jours seulement aprös la naissance, ou möme au moment de ccllo-ci. Mais ces fails, d'ailleurs inlcressanls, sont plulöt du rcssort de la physiologie que de robstelrique.
Dansl'orclrc vrajrnent normal, il cxisle, nous l'avons döjä dit, uno correlation intime cnlre los fonctions de la matrice et cclles dos ma-molles, et Tcntree en fonction de cos glandes conslituc bien vcritablo-mcnt im signc, et l'un des mcillciii's,de]la plenitude du reservoirtiterin.
l'ourappreciorla valour do co signe, il Importe de lo considcror dans deux conditions difl'öronles: 1deg; chozles primiparcs, 20chozlosromelles dejä mferes.
Chez les primipares, c'ost environ deux mois avant la misebas, un pen plus tot chez la gcnisso, peut-ölre plus tard choz la pouliche, que los glandes mammairos commencont äprendredu dövoloppomont; encore, leur tissu propre cst-il, ä cot epoque, comme noye au milieu d'une infiltration cDdemateuso et f|uolquofois adipeuse du tissu con-.ionetif ambiant. Toutefois, en tenant de cos deux causes, reimies ou isolces, le compte qu'cllos meritent, lo developpomont de la region mammaire chez uno fcrneile qui a reQU le male ä une epoque anle-rieure n'en est pas moins un tres bon caractere qui, möme en Tabsence d'autres symptomes, doit etre considöre comme lo signe d'une gestation trös probable et dejä avancöe, d'autant plus (|ue ra3deme est lui-meme une conscquonco trös ordinaire de Tclat de gestation.
Solon M. Tyvaert, vöterinaire beige, il faudrait, on outre, tenir, grand compte du produil de secretion dos mamolles : laquo; Chez les grandes fomelles qui n'ont pas encore portc, h Tctat vicrge,,dit ce vetörinaire, c'cst ä poine si Ton pent faire sorlir du pis une seule gouttc d'un liquide clair, limpide, aqueux, assez (luide, sans la moindre apparence visqueuse. Los monies femelies sonl-ellos ploines de quelques mois (2 ä li mois)? Los mamolles fournissent sous l'aclion de la main quelques gouttes d'un liquide egaloment clair, mais plus consistant quo le premier, sensiblemenl visqueux et mome gluant enlre les doigts. — Dans la suite, co liquide augmento peu ä pou et prend une consis-lance do phis on plus marquee. raquo;
De son cöle, M. Deneubourg dit que ce signe, sans etre une garantie suflisante do plenitude, est tres favorablement intorprete paries ele-veurs et les marchands de bestiaux.
Chcz les femclles döjä meres et qui fournissent encore du lait, soil que la secretion lactee soil entretenuepar la mulsion, comme chez la vache, soil qu'olle persiste parce quo la femolle allaite on möme temps qu'elle porte, cello secrelion commence par so tarir, et cola ä une cpoqneplus ou moins eloignöe de la parturition ä vonir. — Tout le monde salt qu'il est des vaches qui (jardent leur lait plus longtcmps quo d'autres; qu'il en est quo Ton peut trairo jusqu'ä un mois avanlla mise-bas, et mume qu'il faul ccsser de trairo, si Ton veut qu'cllcs la-
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rissent; tandis qu'ilen est d'aiitres qul pcnlent leurlait qnatro, cinq et möme six inois avant lo völage. Dans Ions Ins cas, quancl celui-ci
approcbe, lesmamelles augmentonttleurtissudevientfertne, älaslique, los ridcs de la pean qul recouvre cos organes s'efTacent, et Ton pout, quelques jonr.s avant lo pari, faire conloriin lait jannAlro — colostrum —#9632; on pressant lo ma melon.
Chez la jiunent ploino el suitäe, lo lait tarit cgaloniont dans sos ma-inolles quelque temps avant lo tonne do la gestation, ot chez olle on pout so dispenser, si 1 on vcut, du soin do sevrer son ponlain ; olio so charge ello-mumo de ce sein et s'en acquitte fort bien, en gönöral cnire la (in du sixiömo et lo commencement du huitiömo mois. (Test läunsigne de gestation dont nous avons pu bien souvent appröcier 1'exactitude ol la (idölüe.
Chez les fomellos dejfi mores, mais non nonrriccs, les choscs so pas-sent commo chozlos primiparos, ;\cotto didoronce pros quo les glandes inammairos commencent ä grossir pout-etro un pen plus tard.
oquot; Changomeiitsdansla composition de I'urine. — A tons cos signes, il convient d'en ajoutor un autro, indiqnö par M. Kiener jeune, agro-nome et inannl'actnricr ä fimisbach (Haut-Rhin). ot tire des changc-ments qui surviennent dans la composition do I'urine.
On saltque I'urine contientnormalement une assez forte proportion do chanx. ä I'etat do phosphate, d'oxalate, d'uratc {chez los carnivores), d'hippurato eL snrtout do carbonate (chez les herbivores). On salt aussi quo la chanx entre dans la composition dos os. 11 faut done, lorsque ces organes so torment chez le foetus, quo ce dernier puiso dans lo sangmatornel une cerlaine dose do sols do chaux, necossaires ä la constitution do son systöme ossenx. Si los aliments quo proud la more n'en contionnont toujours qu'une quantity ä pen pros invariable, on congoit que l'ölimination des sols calcaires par I'urine doit diminnor pendant la gestation; et Ton coiiQoit encore que celte elimination doit 6tre d'autant moins aboudanle que lo foetus en utilise da-vantage. —• G'est on partant do cctto idee thöoriqne parfaitoment rationnello, quo M Kiener a cherchö dans l'inspection des urines un nouvoan signe do la gestation, plus pröois qua les pröeödents. — II a fait analyser par M. Chapollo, agröge dos sciences et professeur do chi-mioau lyceo de Colmar, I'urine d'uiio Jumont ä din'ürontospöriodesde la gestation, ct voici les resultats fournis par cos analyses :
100 gr. d'urino analysöo a la inoitiö dll ülaquo;! mois do la Kostatlon out fuurni OK', 181 do chaux.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Hm du fiquot;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0 ,088 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; mottiiduO0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o ,050 —
La chaux diininue done dans I'urine, et dans une forte proportion, a mosure quo la gestation avance vers son terme.
Cos experiences sont certainemonl trösinlörcssantes; il leur manque cependant jusqu'ici deux choscs, pourqu'on puissc en deduire dosin-Suvr-Cvn et, Vior.F.T. — ObstiHriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
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130nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PI1Y8I0L0U1E OHSTKTIUCM.K.
(licalioiisd'unoutililö pratique evidente: rqu'cllesuicntölön'pöleesim assez grand nombre do fois pour qu'on seit certain quo los rcsultats ci-clessus ne sontpas lo faltdequelquoa circonstancos fortuites, ötrangöroa 11 la gestation; ao quo M. Kicnerail indiquö un moyen facile, prompt et sufflsamment exact de doaer la chaux contonuc dans une urine donnec. Kn tout cas, ce moyen i'üt-il trouve, qu'ii no pourrait jamais l'ournir qu'un signe de probabiliti, sur la valour duquel il nous est impossible de nous prononcer aetuellement, fauto d'experiencc süffisante.
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li. SlCMCS SENSIBLES DE LA GESTATION. — Ce SOIlt CCUX, llOUS l'aVOUS
(lit plus haul, par lesquols 1c totus accuse sa presence directement ä uos sens. Nous comprenons sous co litre : 1deg; los mouvements actifs du l'oatus perceptibles ä rexterienr; 2quot; los renseignements quo domic le palper abdominal; 3deg; et -i0 ceux fonrnis par l'oxploralion vaginale et roctale;5quot; et, enün, ceux quo donno rauscultation des battements du coeur du foetus.
1deg; siouvemonts actifs laquo;in fu-tus. — Vers le railfeu du quatrlöme mois de la gestation chez nos grandos femelies, los muscles du foetus sont döjä contracliles, et il commence ä oxeculer quelques mouvements dans lo sein de sa more. Cost lo moment oil la fomnie en-ceinte commence, commoon dit, ksenlir rcmuer. Mais ces mouvements sont encore rares et pen energiques; la femelle seule ona conscionce; etcomme les animaux no peuvcnl pas nous traduire lours impressions iiitericures, ce signc passe forcemenl inapercu pour nous.
Vei'S le cinquieme mois chez la vachc, lo septiöme chcz lajnment, los döplaccmonls du petit snjet sont assez prononcöspouretre percep-libles ä la main de l'observateur ä travers l'öpaisseur dos parois abdominales.Ils acquiercnl une tolle cnergio dans les deux dcrniers mois do la gestation, qu'ils devionnent facilement appröciablos, non soule-mentau toucher, mais encore ä la vue.
Pour les constaler, il faut proeöder äl'exploration du cole oü la ma-irice cst leplus facilement accessible — du cute gauche chcz lajument — du cöl('! droil chez la vache — ct cola pour des raisons quo nous avons indiquecs plus haut et sur losqiiolles il nous parail inutile do rcvenir. — On posera la main exploralricc a plat sur les parois du venire, un pen en avant ol au-dessus do lamamelle; on döprimera ces Itarois par unc pression moderöe, el Ton tiendra la main ainsi appli-quce immobile pendant quelques instants, tandis quo Taulre main, |)renanl un point d'appui sur la- rögion lomhaire, facilitera I'explora-lion en la rendantinoins faliganlc. — Si, pendant cot examen, le foetus vient ä remuer, scs mouvements scront facilement porous par la main de l'observateur. Cos mouvements sont d'aiilcurs de tolle nature, qu'il cst difllciled'en dormer uno description sufflsamment exacle pour Atre clairemont comprise do celui qui ne les aurait jamais scntis; mais il suffit do les avoir noUemont constates une seule fois pour no phis
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Ißs oonfondre avec auoun do ooux'qul peuvent so produiro dans la cavitö abdominale, Disons seulement qu'lls so produisont avec une sorio do brusquerle cl surune asscz grande surface; ([u'ils donnent la sensation d'nn corps forme et niönio dnr, lequel soulöve avec uno cerlaine l'orcc Ja main de rexplorateur.
Ces mouvomonls, tonlos cliosos ögales d'aüleui'S, sont phis frequents et plus öneryiqnes lo matin, pendant quo la femello mange, et pins encore quand eile bolt, snrtout si l'eau ingdr^e esl nn pen froidc. — La sensation do froid parait otre, on effet, particnlieromont stimn-lanto pour le fcetus ; si bien (jiio, pour rexcilerä se mouvoir, ilsnilit souvent do tremper pendant quelque temps sa main dans I'oan froide ot do 1'appliquer ensulte, commo nous l'avons dit, sur los parois abdo-minalos; on bien d'y appliquer nn corps froid, nnepierrc par exemplo. — L'exerolce, ct en particulier I'exercice au trot, produit souvent aussi )o memeell'el. —Toutes cos circonstances doivent otre connuos du pra-licien,aiin que, pour elablir son diagnostic, il so metlo dans les conditions los phis favorablos ä la perception dn signe qu'il recherche,
Los monvoments aclifs dn footus out, an point do vno dn diagnostic do la gestation, une tres grande valour; bien constaU's, ils donnent la certitude, nonseulement qu'un tetus existe dans la matrice, mais encore que co foetus ost vivant, Toutofois lonr absence n'entratne pas lorceinont line conclusion conlrairo. 11 arrive, on effet, quo le prodnit parl'aitoinont vivant dn roste, et dont la prösence, rövelec par d'antres signes, n'est nullement douteuse,so monlro pour ainsi dire insensible ä toulo excitation, et, commo lo fait romarqiior avoc raison Itainard, laquo;il y a beaucoup d'oxeinples do polits qui avaient pam presque immobiles et qni sont vonns an monde ploins do force et do vie. raquo; II no fan-#9632;clra done pas trop so hater do conclure, apres nn premier examen qui serail rest6 infrnclnenx, soil ä la non-plönitnde. soit ä la mort dn prodnit; il sera bon d'y revenir plnsienrs fois, et mömo, si Ton n'oblenail (|ne des resnllals douleux, d'avoir reconrs anx anlres moyens d'invos-ligation dont nous aliens parier.
2deg;Voucher nbdoinlnal.— Si l'application de la main permot do per-covoir les motivomenls dn fcetus, lo toucher methodiqne de 1'abdomen pout aussi faire roconnaitro sa prösence — memo lorsqn'il rosto immobile #9632;— des qn'il a acqnis nn certain volume, e'est-a-diro cbez la vache, par exemplo, lorsqn'il est ago d'onviron cinq ä six mois. 11 constitue alors nn corps solide en meine temps que llotlant an sein des liquides uUSrlns, dont los caraetöres et la situation no permettent pas do lo confondre avec anenn des organes intra-abdominanx. Tour constater sa prösence, il est nn moyen dcji\ decrit, du rcsle, par P, Leco(|,el plus recomment par I\l. Trasbot, quo nonsavons vn mctlro souvent en usage cbez la vadio par des gens complötoment deponr-vns do connaissances thöoricjnes, mais qui n'en donne pas inoins, on ce qui concernc cetle femelle. do tres bons resnltals. Voici on quo! il
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consiste: roxploriitour, placö coiiunc nons l'avons dit plus haut, du cölc droil do la loincllc, applique ä la partie inrerioure du (lanc non plus la main ä plat, mais le poing fomiö, avec lequcl il rcfoule usse/. lortoinont, assoz brusquemont et plnsieurs lois de suite, eu lueino temps que la paroi abdominale, la matrico et sou coutenu. Souvent lo poing heurto ainsi un corps dur et mobile: c'esl lo foetus; daus d'autres circonslanccs, celui-ci, deplaee par les mouvements qui lui out etc inipriuics, ne tarde pas ä reprendro la position qn'il oecu-pail, ol ineme t\ descondre plus bas : l'observateur qui atloiul immobile — son poing continuant ä deprimer la paroi abdominale — pereoil alors la sensation d'un cliocproduil par im corps solide totnbant avec lonteur. Ce choc est l'analogue du ballottemenl vaginal döerit, par les accoucheurs.—Quelquolbis, enfin, los mouvements brusques im-primös au foetus lo detenninent ä röagir, clil accuse sa presence tout ä la fois par son poids el par ses deplacements actil's.
Toutelois, il faul savoir que chez la femelle qui nous occiipe, le foetus ne se pereoil pas loujours ä droile; il esl arrive plusieurs fois ä Fun de nons de le chereber en vain de ce cölc, alors qu'on le Irouvail facilemenl ä gauche; M. Collin (de Wassy), a fait la meine remarquo.
La presence du l'celus de la jiuuenl esl plus difficile a conslalcr par ce moyon — si ce n'esl dans les derniers temps do lu gestation — en raison de la moindre depressibilile de l'abdomen, et du caraclerc inoins endnranl de la femelle, qui se montre loujours un peu chatoiiillouso ; mais si Ton ne sent pas le poulain, on pent cependant constaler que l'abdomen est plus dur, plus tendu que d'habitude dans ses regions inl'erieuros, ce qui, ajoule au developpement du venire, consliluc une lorle prösomplion de plenitude.
Chez les peüles femclles, lo peu depaisseur des parois abdominales el la facility quo l'on epronve h les deprimer sembleraienl pcnnellrc im diagnostic facile. Cependant, par suile du peu de volume des foelus et de la tension des parois uterines, il n'esl pas loujours aise, au moins dans la premiere moitio do la gestation,de so faire unc idee nette de la position. Ce n'esl que plus lard,lorsque la quanliU; des liquides a dimi-nuc,et qiie,parallelemenlen quelque sorle,les pelils out prisdu deve-loppement, que l'on parvient ä les sentir dune la^on assez disliueto.
3deg; Exploration vagpinale. — Ce inoyen d'exploralion, fort important en mödocine humaiue, est peu utile, peu employe ol merile pen de l'tilre en medecine vclerinaire. 11 pennet, il est vrai, de conslalor lo raecourcissement, le ramollissemenl et la permeabilile plus ou moins facile du col uterin, tons phenomenes lies ä l'etal de gestation, el qui se produisenl chez nos femelles domestiques aussi bien que chez la femme. Mais, chez cotle derniere, il pennet de conslaler, eu outre, lo halbtlemenl, phönoini'ne exlrßmement important, qui donno la certi-lude de lagrossesse des lequatrieme mois,mais qu'on ne pent pasoble-uir cbez les animaux. — On va comprendre potirquoi. — laquo; Lorsqu'ctraquo;
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imprime avoc lo doigt un löger choc au segment införieur de l'iiterus, lo foetus subit im löger mouvomont d'ascousiou dans la cavile amnio-üque, iiuis il retombo sur le doigl oxploralour. Co clioc on retour esl le ballottoinenl. — On le döterminc on portant lo doigt sur I'lilorus en arriöre du col; on flöchil brusquomoul la dernlöro phalange ou on imprime un mouvement de lolalilö i\ la main (Joulin). )gt; — On coni-prend quo, pour percovoir ainsi avoc lo doigt oxploralour le choc du icßias gui retombe, 11 laut que, dans la position normale, eclui-ci repose sur le col ntcrin. Or, c'est ce qui a efTectivement Heu chez la femme, mais c'est ce qui n'a pas lieu, on le sait assoz, chez nos feinollcs qua-tirupödes. II est vrai quo, par roxploration vaginale, on pourrait souvent constaler la prösence du fu'tus ä travers los membranes qui le sepa-ronl de lamain; mais ce rösullal ost oblonn plus si'ircmont et avoc inoins d'inconv6nicnts par Texploration rnctale, qui fait nailre moins tl'eflbrts expulsifs et, par consequent, expose inoins ä l'avortement.
4deg; Explomtion reetalc. — L'exploraliou reetalo est done un moyen lt;ie s'assurcr de Tetat de plönitude ou de vaeuitd de la matricc, de beau-couppreferable au pr6c(5donl soilparson innoeuitö soit par rexaclitude dosrenseignementsqu'il fournit, On la pratique de la maniöre suivante:
On commence par vidor lo rectum des excrements plus ou inoins dnreis qu'il pout conlenir; on inlrodiiil la main, puls le bras, prcala-blomont huiles, dans cot inlostin ; pin's, en deprimant doucement sa paroi iiiferiouro, on portc la main ä plat dans los diverses regions cir-convoisines, que l'on explore attentivemenl l'une apres l'aulre.
Nos grandos femolles so protout sans beaueoup de difflcultös ä cetle manoeuvre jilsufflt, en gönöral, de fixer la vache en lui saisissantlesna-seaux d'uno main et unecorncdoraulrc, de maintenir la jumont avec un tord-noz. Si pourlant cetto derniöro ötail irritable ou chalouilleuso, il conviendrait do lontraver; mais, dans tons los cas, I'opöration doil rsc faire sur l'animal debout.
II pent etre avanlageux, comme le conseillo Hainard, do faire relcver la paroi infericure de l'abdomen par un drap pliö en qualre, qu'un homino soulöverait de ehaque cötö. On rapproche ainsi do la main do l'opöraleur los parties qu'il doit explorer.
On a beaueoup disentö sur I'litilitc el les dangers de ce moyen do diagnostic, llurtrol le declare dangoreux; suivant lui, laquo; il no doit Ctro lolört; quo dans un cas maladif qui iiuliquo un trös grand iutöröl ä s'as-surer si la gestation ost reelle ou non. raquo; — üomoussy est du mönio avis; il estime quo laquo; ce procedd no pout 6tre mis en usage quo sur la pouliniero massive et pen irritable; mais qu'il excite, chez la jument line et ncrveusc, des mouvoments violcuts el presquc convulsifs pou-vanl devonir la cause de l'avortement. raquo; Aussi döclare-t-il qu'il ne con-scillera jamais aux propriötaires d'en faire usage. Iluzard le considerc COmme laquo; un moyen certain do reconnaitrc la plenitude do la jument, mCme ä Irois mois raquo;; il ajoutc toutofois que ce moyen laquo;no doit pas
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ölro employö Inconsldörömenti qu'il ne faut y avoir reoours que dans quelques cas partlculiers, par exomple lorsqu'il s'aglt de prononcer judiclalrement sur l'ötat de plönitude on do vacullö d'uno jumentraquo;. Ilainaril öraet um; opinion ü pcraquo; pW's somlilablo. laquo;(Jue cello exploration ne cloive pas 6lre faito par les propriölaires, dlt-ll, en ccla Domoussv a raison; mala 11 aurait grand tort de l'lnlerdlre aux völerinaires, qiü la considercront loujours comnio la inölhodo la plus sure de conslalor lagrossesse, el comme sans danger lorsqu'elle est falle avec management. raquo; 11 assure avoir roconnu plusieurs fois l'exaclltude de celte assertion d'Huzard, que tl(quot;'s lo trolsiöme mola co moyen permeltaitde COnslater la plenitude. laquo;Je ne nie suis Irompe qu'uue fois, dit-il, sur unc forte anesse dont lo pellt elait peu vivace et fut accouclie inorl. Je meconnus la plenitude ä Irois inois. raquo;
M. Boiteux, ancien vetcrinairo militaire et ancien chef de service ä. TEcolc veterinairc de Lyon, a experiinente co mode d'exploralion sur plus de cinquantejuinents, dont un certain nombre ontetö examinees plusieurs fois; il a public sur ce sujot un travail tres interessant, au-quel nous emprunlons tout co qui va suivre.
laquo; En gönöral, dit-il, dans los dernlers temps de la grossosse, quand la main, apres avoir evacue les matieres stercoralcs du rectum, s'en-gage librement dans cet intestin, eile tombe d'emblee, en s'abaissant dans ic plan median du corps, sur uno masse insolilo, durc, de forme irröguliöre, susceptible d'ölre ebraul6o par un leger effort, quelquefois notablemcnt engagöe dans la cavite pelvionne, oü on la rencontre dans les dernlers jours. Uaiis ce cas, il est impossible do no pas rocoimaitrc do prime abord la töte du jeune sujot, inalgrö lo pen do nettelö avec lequel il se dessino dans rompatement do ses epaisses enveloppcs.
laquo; Mais quand la gestation n'a guöre depasse lo sixieme mois, le pro-duit de la conception, inoins volumineux, situö plus profondement dans gt;ino corne uterine, dojele ä droite ou ä gauche, ou abaisse vers la paroi infericurc de rahdomen, echappe quelquefois ä un sondage mal dirige. II nous ost arrive de ne reconnaftro qu'ö une seconde exploration un ölat do gestation accuse par le volume et la forme du venire; celui qui attend do cetlc epreuve uno donnec decisive doit 6trc en garde contro l'erreur, et no peut conclureäla negative qu'a-prhs avoir passe en revue successivement tons los parages de la cavite abdominale que la laxitö du rectum lui pormet d'atteindrc. raquo;
Quant aux dangers de l'operation, voici comment les apprecie notre ancien (;olleguc :
laquo; Lorsque, ainsi qu'il arrivera tres souvonl, la masse foetalc se prö-sentera si spontanement qu'il sul'lira, pour qu'on acquiere la certitude de son existence, d'introduire la main dans I'intoslin el do la relirer aus-silöt, sans exercer aucuno violence, il csl impossible quo Ton doive rc-douler les effets de eel attouchement inslantane. raquo;
Mais la manoeuvre cxploralrice no peut pas etrc toujours aussi dis-
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crüle; pour 6lro sür ([ue c'osl bion lo fojtus qu'on louche, il faul par-Ibis ic sentir remuor. Or, laquo; dans tonlos los explorations quo nous avons excculöos, dit M. Hoiloux, nons avons sollidl/! les mouvemonls propres, los soubrosanls des jounes snjots. Phisicnrs sesont Irouvössi peu sensibles, qu'll a fallu les poussor assez ruclcinenl, les lonrmonlor avoc insislanco, pour susciter lenr röaclion. Parfois nous nonssoinino; plu, en leur imprimanl do nonvolies secousses, äprolonger leuragila-lion bien au dolü do ee qui etail nöcessairo pour la porcevoir nette-mont, ct, inalgrc colte provocation presque intentionnelle,nous n'avons Jamals observe quo le moindre trouble on alt ete la consöquence : nons n'avons Jamals occasionne I'avortement.raquo;
On veil, d'aprös cola, combien sonL exagöröes lescraintos qu'inspire encore ä beaucoup do praticiens ce proccdo d'invesligation. 11 n'a, en löalilö, qu'un seul tort : e'est quo, laquo; ä I'dpoque on il so trouve lo plus souvent indiquö, c'est-ä-dire quand la gestation est encore loin du lerme, on n'en tire pas toujours aussi aisement qu'on pourrait, lo croire le renseignement certain qu'on en attend. raquo; Mais ä cot ögard il nons parail indubitable qu'un pen d'babitude doit ajonter beaucoup ä la iiotlotö dos sensations pergues et ä l'exaclitude des conclusions ä en deduire. 11 en est do ce mode d'exploration comma de tous les autres: pour en tirer tout lo parti possible, il laut faire leducatiou de sos or-ganes. Aussi croyons-nous quo M. Boiteux aura rendu an root service ü la pratique on dömontrant lo pen do dangers do ce inoyen de diagnostic, ([iiand il est emploj'e avoc los.prccaulions convenables, et nous n'hesi-tons pas i\ recommander aux praticiens do le metlre on usage, silrs qu'ils en rotireront, dans bleu des cas, de IrÖS ulilos ronscignomonts.
8deg; AnsciiKiitioii. — Hnliu, I'amcuttation pourra fournir sa part de donnees utiies.
Cost le docteur Mayor, de (loneve, qui reconnut le premier, en 1818, lesbattementsdu coeurdu foetus, on auscultantl'abdomen do quelques fominos ä line cpoque rapprochee du tonne do lour grossesse; mais sa decouvcrte, publiöe dans la Bibliotlibque universelle de Geneve, out alors peu do retentissemont. Laennec, comino 11 lavone lui-inome dans la douxiemo (klition do son ouvrage, n'avait jias songe ä cotte application possible do rauscultalion, lorsque M. dc KEBGABADEC cut l'idöo d'etudier ä Taiclc do ce moyen laquo; les mouvcmenls exöcules par lo foetus dans le sein de sa mere raquo;. Les premieres rocliorches fnrcnt failcs sur uno fcimno qui toucliail an lerme do la grossesse. Giles eu-rcnl pour resultal la connaissaoco de deux phönomenes oxtröineincnt imporlants : los ballcmcnls du ewnr dn fmlus et lo souffle Hierin OU titüro-placentaire. Depuis colte cpoque döjii recnlee (1821), cos deux phönomönes ont etc I'objol, do la part dos incdecins, d'un Ires grand nombre dc Iravaux, panni lesquels il nons suflira dc cilor ceux dc P, Dubois, Stolz, Carriere, Gazeau, ct surloul do M. Dopaul; ct nous pouvons ajouter quo co moyen d'exploration, aujourd'hui connu
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et Journellement employe par tons les inedecins, lour rond ä chaqiie instant, pent-on diro, les services les plus signalös.
Nons sonimos boaueoup inoins avances en mödecino vöterinairc. liainard, et plus rccoinmont M.Trasbot, no mentionnont l'ausculta-tion obstetrieale que ponrconstalor qu'il n'y a rien de fait ä cot ägard dans notre iTKklecine. Nons-m6ines, jusqu'en 1875, dale de la pro-miero edition do cet ouvrage, nous avions fait de noinbreuses tenla-tives, toujours infruetueuses, pour trouver chez nos grandos fetnclles les battements du coaur du fetus. — Gependant, dejäü cette epoqne quelquesvcterinaircs avaicnl öle plus heureux. M. L. Lafosse, do Toulouse, pent-Clro le premier, dans un taimoke smTexploration de la cavitö abdominale {iutfl), annonqail quo laquo;les balleinenls du occur du felns so poiT.oivcnl parfois, mais faiblemcntraquo;. 11 ajouto los avoir porous trüs distinetoment chez plusieurs vaches arrivöes au sixieme mois de la gestation. A peil prös ä la nißino öpoque (18b7), le vöteri-naire allcmand Hollmann publiait sur ce sujet, dans lo CanskuU Jahresbericht, une note quo nous no connaissons d'ailleurs que par la mention qui on estfa,ile dans les ouvragesdeMM. Lanzilloti el Franck. IMus röcoinmenl, on 1800, Saake a pvibliö, dans lo Magazin de fiurltot el Herlwig, un travail plus coniplct, dont nous utiliserons les princi-palos donnöes. Enfln, nous dovons ä .M. le docleur Franz G16nard, do Lyon, d'avoirpu entendre, en 1870, cos battements chez la vache, et depuis cello opoquo, nous n'avons neglige aucuno occasion de les (Hudicr. Nos rccherches, jusqu'ä cejour, portent sur29 vaches, toutes, 11 faul lo dire, en ötal do gestation avancco. C'esl avee les eldmenls que nous avons pu recueillir ä ces diverses sources que nous allons exposer I'elat do la question au moment oil nous öcrivons.
Nous ne nous occuperons ici que des battements du enour du fcetus, le second bruit decouvert par M. do Kergaradec, Xebruii de souffle, souffle uler'm on utöro-placentaire, n'ayantjamais encore, que nons sa-chions, 616 percn cliez les animaux. Ajoulons quo nos propres observations, comme cellos de nos devanciers, so rapportent cxclusivemcnt k la vache. Chez la jiiment, ainsi que le dil Saake, les borborygmes inteslinaux gönent beaucoup el empöchent de porcevoir los bruits du coeur fetal. Pout-6tre, suivant la remarque do Frank, parviendrail-on i\ les entendre si Ton pouvait auscullor au voisinage de la region om-bilicalc, rulörus gravide venantchez cello femclle so ineltro en contact avee cette partie des parois abdominales. L'occasion no s'est pas encore Offerte ä nous do verifier ce que cette supposition pent avoir do fonde.
Ceci peso, si on applique son oroille nue ou armee du slöthoscope sur lo venire d'une vache en ötal do gestation assez avancce, un peu au-dessous du flanc droit, ä pen pros ä la hauteur du grasscl, mais h. quelque distance on avant, etqu'on öcouto trös allcnlivemenl pendant quelquesinstants, on pourra entendre une succession do petits bruits, trös i'aibles, un pen sourds, mais Ires distincts, parfaileinont rylhmes,
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associes deux par deux, et söparös pur un silence ties court, inais bien appreciable. On a compare ces bruits an tir-tac d'unc inonlre en-veloppöe d'un tissu assez opals ot temic ä nne polite distance de l'o-roille, ot cette comparaison est assez cxacte. On pout encore en prondro nne assez bonne idöe on appliquant la paumo do la main gauobe sur roroiile ot en toncliant lö£eremeiit le dos do code main avoc la pulpe du doigt mödinsdo la main droile. 11 faut toucher seule-inont ot non frappnr; mais il faut que ratlouchemnnl soil rapide, instantand, sans frdlement. Si Ton donne k cette sörio d'atlouchomonts le rythme et la rapidile vonlus, on reprodnil les bruits quo nous elu-dions avoc uno oxaclitndo Ires suflisanle pour en donner uno bonne idee ä conx qui no los out pas encore entendus, el lour pennoltre de les reconnailre Ires bion eusuilo.
La nature do cos bruits et lour rythme si bion cadencd no per-inollonl pasä celui qui lescnlcnd, möme pour la prcmiöre fois, d'he-silor sur lour origine : co sent bion evidemmont des bruitscardiaques, mais, bion evidemmont aussi, co no sont point les bruits du cnenr do la more. Outre quo cos dorniers no sont jamais porous ä celto distance, conx quo nous öludions en co moment no so produisont ni dans le memo temps ni on meme nombro quo lo pouls matornol. Cost co dont on pout tros bion so rondre comple en faisantexplorer ot complcr tout haut los ballemenls du pouls par un assistant, pendant qn'on anscnlto soi-in6mo les bruits dont nous parlous. On trouvoainsi quo ces dorniers sont environ en nombro double — un pen plus on un pen moins sui-vant los cas — dn ponls do la more. 11 n'y a (lone pas ä en dontor: ces bruits sont bion ceux produils par les contractions du occur du Artus.
Le nombro do ces bruits dans un temps donne — pendant uno minute par cxomple— est d'aillonrs susceptible do varior dans des 11-inites assez ölendues, non souloment chez deux foetus diflorents, mais encore chez lo mömo foetus, lors do deux explorations successives. Saake, qui les a comptös sur huit vaclies, j'i diverses periodes do la ges-tation, les a vu varior outre 1:28 et KJS par minute. Sur 18 vachos, chez lesquollcs nous les avons pcrcus trös dislinctement, nous avons tronvö, commo nombro minimum 96, ot comme maximum Iigt;i par ininulo. Do plus, chez lo möme foetus, nous les avons vus varior, uno fois, do 123 a 13-4, uno autrc fois, do 90 ä 112, et möme chez un troi-siomo foetus, do 116 ä lit). Los chiffres qui rcvionneut lo plus souvent dansnos notes, sont compris enlre 125 ot 134 par minute. Kiilin, ajou-tons quo d'apros los nnidocins qui out lo mieux ötudie ce phönomöno laquo; les battements du ctcur fu'tal out uno frequence ä pen pros ögale de-puls le moment oil on pent los porccvoirjusqu'äla Undo lagrossossc raquo; ; etwqn'ilsne sont nnllomont inlluoncös ni par les impressions morales ni par los inhalations ölherdos ni par les autros causes qui peuvont troublor momenlanemont la circulation de la more raquo;. (Dopaul.)
La perception netto des bruits quo nous eludions est un signe do
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138nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE OBSTfiTRICALE.
certitude abaoluede la presence dun teins vlvant dans l'utdrus de la fcmollo chcz laquelle on los porooit; mais rabsonco do co sif,rno n'an-loriserait pas la conclusion contraire. Tousceuxqui l'ontätudiä jua-
qu'ici en inödocino völerinairo, Lafosse, Saako, LanziiloLli, recon-naissent (ino blen des circonslances, comme l'öloignetnent du fentns des parois abdominales, 1'interposltlon enlre cellos-ci ot colni-lii d'un paquet intestinal plus on moins volumlneux, cerlaines attitudes du produit) l'abondance du liquide ainniolique, de., clc, s'opposent souvent ä sa constatation. Pour notre coniplo, nous avons, jusqu'üt ce jour (novembro 1888), chorchö ol fait cherclier par les ölövcs qui suivaient notre clinique les batlements du ca;iir fcclal cbez 2'J vaches en elat do gestation gönäralernent Ires avanceo, ct, malgre lo soin appoitü ä collo recherche, il nous a 6tt5 impossible do les percevoir sur 11 d'onlre olles, c'est-ä-dire dans plus d'un tiers des cas, bien quo cos vaches aient mis bas plus lard, au tonne ordinaire, dos veaux bien conformös ot bien vivants. Sur les 18 autrcs, nous les avons souvent constates tons les jours; mais il nous est aussi arrive piu-sieurs l'ois, aprös les avoir porous Ires distinctement, do no plus los entendre pendant plusicurs jours, pour les retrouvcr eusuito avec la mCmc netlele. Dureslc,los meines intermiltences so font, aussi romar-qucr chez la fommo; aussi M. Dcpaul, qui a fait do rauscultatiou obsl6lricale une ötudo si complete et si approfondio, a-t-il soin de faire remarquer quo laquo; I'examen fait dans le but do constator la mort do I'enfant est trös sörioux ol qu'on no saurail, aprös un premier el unique oxamen, so prononcer raquo;. A plus forte raison en doit-il Giro ainsi chez uos femolles; ou pour mieux dire, si, chez olios, la constatation des bruits du coeur IVelal est une preuve ovidonte, irrecusable, do grossosse, I'abscnco do ccux-ci no saurail Jamals Giro considerco comme uno demonstration do la non-gestation ou do la mort du foetus, du moins jusqu'ä nouvol ordro (I).
A partir do quol moment pout-on commoncor a entendre los batlements du coeur du faMus? La reponso a cetle question peut olro I'aito avoc uno precision Ires süffisante on ce qui coucerno la fommc : laquo; J'ai pu, dit M. Dcpaul, entendre les battements ä trois mois et demi, et mömo une f'oisä la Qn du troisieme mois. I'lns on avancc.vers le lormc do la grossesse, plus la perception est facile. A la (in du qnalriömo mois, jc declare qu'on entend souvent le bruit donl 11 s'agit, el qu'ä partir de celte öpoque il est rare qu'on no puisse arriver i\ do bons re-sultiils. raquo; —Nous sommes, naturellement, boaucoup moins bicn'ren-seignös en cc qui rogarde la vache. Pour notre part, nous n'avons, jusqu'ici, pu auscullor quo des femcllos arrivecs ä la derniero periode
(I) gt;'ous avons cüiitinin! les rocherclioa commoncöos par notro collaborateur; depnls novembro dernior Jusqu'amp; co jour 115 juln iss(i) nous avons cherchd les batlements ilu coeur foelal cliez iv vachos, (^t los rösnltats (|uo nous avons obtenus sont eattörement conformos ii ceux Indlqufis dans le toxto (Violet).
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do la goslation, et conduilcs ä noire oliniquo pour y faire leurvean ; aussi, l'opoquc la plus hätivo ä laqucllo nous ayons pu entendre les bruits du cüeur est-cllc clnquante jours avant lo part. — M. Lafosso, dans son memoire döjä eile, dil les avoir enlendus plnsieurs fois chez des vaches arrivees an sixieme mois de la gestation. — Saake a pu los entendre chez uno vache dont la grossosse remontait ä 178 jours, soit 2;) semaincs, ou vers la fin du sixieme mois. II n'a pas eu l'oc-casion de los rechereher ä unc epoque moins avaneco; mais il ajouto que la notlete avec laquelle cos bruits pouvaiont 6tro porrus ä cotte date le porte ä croire qu'ils dovaient ötro pcrceptibles döja de-puis quelque temps. On pourrait done conclure provisoirernout de tout ee qui precede, que c'csl ä partir de la seconde moitic du cin-quieme mois quo les ballemcnts du ccour foetal deviennent on genöral percepliblcs chez la vache.
U'autrc part, Saake a pu entendre encore ces bruits deux lieures avant la miso-bas, et nous avons pu faire nous-meme la memo observation. Nous ne doutons pas, quoique nous n'ayons pas encore ou 1'oc-casion de le constaler directoment, qu'ils no s'entendent pareilloment pendant le travail du part liii-mömo (I). Gela est important ä savoir, car si rauscultation obstclricalo entrait dans la pratique courante, eile pourrait, nous en sommes convaincus, rendre aux praticiens de serieux services. Los inedocins out, on eilet, constate de la maniörc la plus positive que Ton pent apprecier l'ctat do force ou de faiblosso do ['enfant, les dangers plus ou moins imminents qui menacent sa vie pendant le travail, d'apros les troubles de la circulation foelale reveles par rauscultation; mais laquo; tandis quo chez I'homme ct chez renl'ant, les maladies ont pour propriele d'accelerer la circulation, c'csl nn ra-lontissement que Ton observe gönöralement chez le faotus, quand quelques causes de mort menacent son existence raquo; (üepaul). — Lors done que, pendant lo travail do racconchement, laquo;on reconnaii quo la frequence des doubles pulsations diminue ä mesure (ine les contractions se succedont, et qu'en iiißine temps on observe un affaiblisse-meut proporlionnol de ces mGnies bruits, on pout, sans crainte do so tromper, admettre quo la vie intra-utörine est compromise... Et si, par suite do circonstanccs speciales. Tart ne peut intervonir, si la morl du foetus doit avoir lieu dans I'uterus, on pent souvenl assistcr ä son agonie... Ou observe alors quo les pulsations diminuont graduellement au point do ne plus en compler que ^0, 20, 10 et memo 4 ou 8 dans le cours d'une minute. raquo; (Depaul.) —On coucoit aiscment quellesapplication su tiles do paroillesconstalationspourraion It ronver dans la pratique.
(1) Los miklccins soront sans dOUtO etoiiiics(t(3 nous Olltendro (lire quo nous n'avonspas
eu ['occasion laquo;lo rochorchor los battcmonis du cosnrdu footus pendant I'accouchemenl
normal | c'ost quo, clioz nos I'omollos, lo part naturol est si facile ot durO si peu (lo temps (ITi ininutos on inoyonno), quo co n'est qU8t0Utamp; fait (ivcopllonnolloinontot accidontotlo-ment qu'ou pout fiti-c, nous no discus pas aotour, mais tcmoin do cot acto important, memo dans uno cliniquo commo la nötro, oil los vaches sont 1'objet d'uno oxacto sui-veillanco.
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PHYSIOLOGIE OBSTfiTIUCALE.
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Nous no nous dtondrpns pas davantago sur ce snjcl encore si pen ötudio dans noire mödecine.
Tcls sont los signcs ä l'aido dosquols on pent arriver i\ rcconnailrc I'etat do plönitudo on de vaenitö do I'utcrus. Dans 1 oludo quo nous venons d'en fairo, nous nous sommes allachös ä decrire aussi cxacte-mont quo possible los signes de la gestation o( les mouens do les cons-tater, ä preciser leur vateur absolue on relative; mais cola no sufllt pas. Pour 6lre ä m6mc d'en tirer un bon parli, il faul joindre ä leur elude thöoriquo rexp6rience, qui no s'acquiort quo par 1'habiliulo do voiret de comparer. Le praticien doil done saisir toutes les occasions qui lui sont oirorles d'ötudier par lui-in6mo les femclles on 6lal do gestation; ce n'est qu'ä ce prix qu'il acquerra cello habilele qui lui permollra d'cmotlrc vine opinion fondco dans les cas dilficilcs. Encore esl-il necessaire de dire quo, assez souvenl, le diagnoslic do la gestation esl ontourc de tolles difflcultösque le pins habiledevra sus-pendre son jngement on no le I'ormulor qn'avec boaucoup do reserve, en so rappolanl qu'on aura plus raroinent ä se roponlir d'avoir garde cello reserve quo de s'ölro prononce calcgoriqucmcnt pour on conlro rclalde plönilndo. Lo fait suivant, donl nous dovons la connaissance h I'undo nos confreres los plus dislingucs, prouvera, inionx (ino tout co quo nous pourrlons dire, les graves inconvönients d'une crreur on pa-roil cas : appolö ä donnor son avis sur I'elut reel d'une juinonl quo Ton supposail ploine do 8 inois, ce confrörc crnt ponvoir afdrmor, apres oxamen, qn'il n'y avail pas do foclus dans la malrice. En consequence do co diagnoslic, la jutnent fill presentee ii I'elalon, qn'elle recut sans difliculte. Un mois apres, eile avorlait.
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ART. in.
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DUREE DE LA GESTATION.
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Le temps pendantlequel le fmtus sejourno dans la malrice variecon-sidörablemenl dans los diverses ospeces. Dopuis la lapine, qui porle ^8 a 30 jours, jiisqu'ä la fcmelle do l'ölephanl, donl la gestation esl, dil-on, do deux ans, on observe Ions les inlcrmediairos, sans qu'il soil, possible d'elablir un rapport certain cnlro la dureo de l'acte incuba-lour el les autres conditions d'organisatlon, la taille on la longevity par oxemple. Tout co qu'on pout dire, c'osl que los especes tres voi-sines, qui peuvcnl s'accoupler cntrc cllos el prodniro ties mulcts — commc les especes clicvaline ct asinc — ovine ct caprine — ont unc gestation sensiblemenl egale.
Non seulemenl ladiiröe do la gestation vario d'une ospecoil I'aulre, mais dans la memo especo on observe encore des differences individuelles tres frequcnles el assez considerables, differences dont on pout jnsqu a un certain point so rendre compte d'apres les considerations suivanles :
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Et d'abord, nous savons quo la föoondtttlon osi possible pendant loulo la periodc des ohaleurs, dont la duröe csl assoz variable, non seiilcment dans cliaque especc, mais encüre dans chaque individu. Or, si pendant cotio pöriode plnsienrs rapprochements out ou lieu, coinnio cela arrive souvent, il ost absolument impossible do savoir
loqucl de ees rapproclieinents a öle röcondanl.
iMemo qiiund le coil n'a on lieu qu'nno sonlo lois pendant lo temps dos cbaleurs, la fäcondation no coincide pas necessairomcnt avcc 1c moment do la copulation. Nous savons, on effet, que la rencontre du spönne et de l'ovule pent seU'ectuer dans dos points variables dos orgunes do la more; qu'elle pout, en consequence, n'avoir lieu quo plusicurs jours apres lecoit.ü'oii ilsuitqu'on no pout (ixer qu'approximativcineut I'ins-lant do la fecondation, c'esl-ä-dirc le point do döpart de la gestation.
D'autre part, revolution organiquo par laquello l'ovule fcconde se Iranslorme d'abord on embryon, puis en foetus, bien qu'assez constante et reguliere, pout cependant Ctre tantot un peu plus lente, tanlut un pen plus rapide, sous l'influence do conditions qui sent encore com-pletemenl incoiinues. On comprend, d'apres ce qui pröcedo, quele foetus puisse arrivor un peu plus tot ou un pen plus tard, ä ce moment do maturity organiquo oil son expulsion devienl necessaire pour la mere et sans danger pour Uli.
Enlin, bien qa'arrivo an terme normal do son developpement, le foetus pout cependant continuer ä söjourner quelques jours encore dans lo sein inatornol, sans grands inconvenients; de nieine que son expulsion pent elre avancöe do quelques jours sans que son existence se trouvecompromise. —^Les lois qui regissent les phenoinenes de la vie n'ont pas, en eilet, l'inllexible rigidite des lois mathematiques; elles jouissent, au contraire, d'une certaino claslicilö, prccisemonlen vuode la conservation des elres auxquels elles s'appliquent.
un conQoit done quo, par tons les motifs que nous venons do dire, la dureo do la gestation no puisse pas etre rigoureusement lixee; mais il esl, pour cbaquc espece, des limites en desect;ä et au deli desqiiellcs eile ccsse d'etre normale, etce sent ces limites que nous allons nousatta-chor h preciser.
A. laquo;lament. — Chez la JUMENT, on admet gönöraloment que la dureo ordinaire de la gestation est do omemuis, mais (in'clle peul varicr entre dix et douze mois.
Bon noinbro d'observateurs, enlro autres Simon Winter en Anglelt; terre, Brugono en Italic, Tessier, Gride, Gayot en France, un corres-pondant anonyme d'un journal agricoleen Belgique, out cssaye de determiner la durce de cette fonction chez la femelle qui nous occupe. Nous resuinons dans le tableau suivant les resultals obtenus par les quatro premiers observateurs, tels qu'ils sont consignes dans I'ouvrage (16jä souvent cite cleHainard.
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PHYSIOLOGIE OliSTKTIilCAI.E.
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DUnBB DB l.A GESTATION CHIiZ I.A JUMKNT.
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Des chiffres inscrits an tableau qni pröcdde il rösnllo quo la dnreo la plus courlo tie la gcstaliou chez la jument sorail de .'Un jours ; la plus iongue, do 394. En divlsant par 284, nombre dos juments sur lesquelles a porlc I'observation, (.)8,i28'(, nombre lolal des jours pendant lesquels cos meines juiuculs out porte, on ohliont 346 jours commo oxpriniant la durec inoyenue de la gestation chez ces inßincs jumentslaquo;
Lc correspondant anonyme du Journal (Ticonomie rurale beige, annee 18i!)(cile par llainard), a trouvd, do son cöle, commo minimum, 322 jours, comma maximnin ill), et coinme mot/önne 347 jours.
M. (layot a voulu öludier, lui aussi, cottc (iiiestion. Sosobservations out porte sur 25 poulains nes au haras du Pin en 18'(2. Le depouillc-mcnt du tableau drosse par lui au fur et ä mosuro de la naissance dos produits lui a donnc los rösultats suivants:
laquo; Les 25 juments out porlö lours produits — ensemble — pendant laquo;8, 590 jours; moyenne, 343 jours el domi.
laquo;Lo tonne lo plus i'aibio a ötö de 324jours, le lermo moyon a ete de laquo; 343jour8, lo tormo lo i)lus fort a oU'mIo .'itw jours.
laquo; One si nous entrons plus avantdans los details, nous trouvons, par laquo;exemple :
laquo; 1deg; Quo 16 produits sent nes dans lesllmitesdumoyen tormo au plus laquo;fort,
laquo; Et !) dans les limilos du moyon tonne au plus faible;
laquo; 2deg; Quo la moyenne pour cbacuno dos deux categories se lixe do la laquo; mauiore suivanto:
laquo; 16 produits sent uös au bout de .'U!) jours;!) produits sent nes au laquo;bout do 333 jours (en moyenne);
laquo;30Que, parmi les 10 produits nes dans lc plus longlorme, il y avail
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laquo;OniiMcsct 7 femellos; et parmi I^s!) aulros, nes dans le delui 1c plus ((court, il y avait 7 femelies ot 2 nmlos, raquo;
La race no serail peut-ölre pas sans Influence sur la dnröo de la gestation. 11 rösnllorail, en etfet, des rochorchos de Baumeister et llueir (ine, chez los juments persanes de pur sang, cotto duröe serail de 341 jonrs: 343 pour raquo;in male, ;{;i8 pour uno poullcbe; — pour la race arabe pure,de 3.'is: soii3.'{!( pour un poulain, 3;t7 pour une poullcbe; —
pourla race nisse de pur sang, comprcnanl yn certain nombro de juments de la celöbre race d'Orloff — 'S'tl jours \, dont 3il pour les males et 'M-2 pour les feinellcs. — Knlin, M. Fleming, dont les observations ont porte sur 35 juments de la cclebrc ecurie do .Middle Park, en 187(1, aurait trouve, coinmc periode la plus courtc de la gestation .'tlü el l$18 jonrs; comme periode la plus longue, 354et 348, et, comme pöriode moyenne, .'J^ri jours 1; soil 3.'J(i jours }, pour un poulain et 33i pour une ponliche.
D'apres M. Cagny et M. Collin (de Wassy), la dureo des gestations diverses d'une lomelle serail loujours ögalc; le premier dit avoir constate ce fait chez la vache et la jument. Pour deux gestations successives, chez une femelle adulte et dans la l'orce de 1 age, nous admeltons la chose comme possible; mais nous croyous ä d(!s dille-rences entre les gestations de la jeunesse et celle de Tage avance.
De tout ce qui precede, nous pouvons done conclure que :
1quot; Chez la jument, la dnree normale do la gestation peutelre fixce eulro 340 et 380 jonrs, soit atizi' mois el dem; e'est dans ce delai (pie naissent la plupart des poulains;
quot;1quot; Quelques^uns peuvent naitre viables du .'MO'quot; au 310 jour, mais cela est rare;
.']0 Los naissances sont dejä frequcnles entre le 32.1deg; et le 1540quot;;
•i0 Kilos ne sont pas rares non plus du 380deg; au 3Gaquot; jour, mais elles le (lovioiincnt beaueoup apres cetle derniere date:
5deg; On pent considerer 300 el, 400 jonrs comme les limitcs exlrömes entre lesqnelles oscillo lageslation normale chez la jument, en detui et au delä dcsquelles eile cessc d'etre naturolle et verilablement physio-logique.
6deg; Enlin, d'apres les recherches de M. Gayot, conlirmees par cellos de Ruellel Baumeister, Fleming elquehiues autres, la gestation serail souvent un pen plus longue ponr un poulain quo pour une poulichc. liien quo cetto derniere conclusion ne repose pas encore sur un assez grand nombro d'observaiions, ellc acquiert cependant un certain de-grö de probability par le fait de sa conformitd avec ce qui a ete constate pour Fespece bovine.
On admot egalement, peut-etre sans preuves bien süffisantes, que la gestation eslgöncralement un pen plus longue chez l'änosse que chez la jument; plus longue aussi pour cettc dernierequand olle a etc cou-vorte |)ar le bandet quo lorsqu'elle I'a ete par I'etalon.
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144nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PIlYSIOLOGIIä OB8TETRICALE.
IJ. Viirlm. — On ostime coininuiiüinonl quo la VACHB porlo nouf niois, comme la foinmo; mais co n'ost oncoro lä qu'uno moyenne, qui niömo n'osl pas dos plus exacles, on deoä comme au dolä do laquolle tm constalo des variations froquonlos et asso/ etenduos. Cost co quo dömonlro le tableau suivanl, oü nous avons groupö los observations recucillios par üelaberc-niaino, Tcssior, (irillo, et consignees par llai-nard dans son Trailc de la Parlurition (T. 1, p. 23o et suiv.), auxqnelles nous avons ajoulä celbs qu'a bienvoulu nous fournir M. Lceuillet, di-recteur de laci-devant Mcolo d'agriculture de la Saulsaie, el cellos de Furstenberg, däjit consignees par Lanzülotti dans son Manuale di Oste-
tricia velerlnaria.
DUIltE DE r.A OBSTATION CHUZ I.A VACIIE.
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L'inspoction de co tableau demontro quo, chez la vache, los nais-sances sont fort rares avant le '#9632;1Mdeg; jour, im pen nioins rares apres lo 300deg;; qu'elles deviennont deja assez communes du 240deg; au 270quot;; mais quo le (ilusgrand nombre correspond ä la periodequi s'ctend du 2.S0quot;au 290quot; jour, co qui (ixe enlre cos deux dernlers lermes la duröo moyenne do la gestation chez cetto fomoilc. Et on od'ot, on operant sur los chilVros do ce tableau comme nous l'avons fail pour ceux du precedent relalif ä lajument, nous trouvons quo la duröe moyenne de la gestation pour cos l,0i)2 vaches acitedo 283 jours environ.
Cos rösultats sont conformes ä ceux oblenus par d'autrcs auteurs. Ainsi :
Dielrichs fixe la duröe la plus courto de la gestation die/, la vache du 210quot; au 22(Jquot;joiir; la plus longue,. ontre .'{26 et 335 jours, et la inoyenne, ä 286 jours (Lanzillolli).
Baumeister et Hueff donnent, pour la plus courte, 240 jours; pour la plus longue, 330 jours, et pour la plus reguliere. 283 jours. Lord Spencer, d'aprös des observations faites en Anglelorre sur quot;64 vaches, ölablit qu'aucun veau vivant n'ost vonu au monde avant
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DÜREE DE LA ÖESTATIÜN.
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lo SSOquot; jonr ni aprös In 3l.r, ol qu'U n'a pas ölö possible d'en ölovor iiucun nö avanl lo 242'. II cstimo quo tonlos los naissancos qni onllieu
avant lo SOCjour soul döoldömont prömaturöes, et il oonsldöre aussi
conune iiTegiiliero lonto gestation qtii (iuro au delä de .'tOO.joiirs. 11a conslald, en outre, quo 314 vaclies out mis has avant lo 284quot; jour, GGce jour-la, 74 lo äH.quot;)quot;, ot 31 aprös cette epoque; d'ofi il couclut qua le tcrmo ordinaire et inoyon do la g-oslation chez cette foinolle ost de 2H4 ä 285 jours, soil neiif mois p.I demi.
On a chorche quelle influence pouvaient avoir sur Hrrögularilö do la gestation lo sexe du prod nil, l'Age de la more, su race, la maniöre donl olio cst nourrie, etc.; maisces induences sent encoretrop mal connues pour quo nous nous y arrelions ici. Disous sculeincnt que, suivant une opinion Tort accredilee parmi les eleveurs, la gestation serait en gönöral un pen plus longue pour un veau male quo pour une g6nisse; quo ohez la vache primipare, eile serait plus courle quo chez la vache Agoe.
La jor^coci^ paraltrait avoir une influence assez sensible sur la duröe do la grossesse. laquo; Des notes prises a la ferine d'application do TEcole vetcrinairc do Lyon, nous dil en odol. noire collogue, M. Cornevin, il rösulte quo la duröe do la gestation est moins longue dans les races bovines Ires amcliorcos el poussöes vers la precocile, el quo les veaux de ces femelles sont moins döveloppds it la naissance que ceux issus do meres rusliques, donl la gestation a cle plus longue (I), a — Nous croyons savoir qu'une remarque serablable a die faile par d'aulres observateurs.
laquo; Eulin, nous dil encore M. Cornevin, si Ton pouvait s'on rapporter au toxle, souvnnl obscur a la verile, des anciens naluralisles et agronomies, il semblerait quo la duröe de la gestation so serait un pou abregee, pour les femelles do nos ruminants domestiques, depuis I'e-poque oil ils öcrivaieut (2). raquo;
C. Ciilaquo;Wre. itrcbiH. — La cufevRE et la BHKBis portent environ 3 mois.
Sur 431 brelns observces dans le Iroupeau de I'KcoIe d'Alfort dans I'espace do hull anuees, el donl le jour dc la lutte a öle exactenient notö, Magne a trouvö (|ue la duree de la gestation a ele :
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2 fois cle 143 joun
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57 fois do 150 ,j raquo;iirs.
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Gomme on lo voit, la gestation la plus courte a cle de 143 jours; ia
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(i) Cobnbvin; comtnanicAtlon inodiio. (?) OimuviN;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;id.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Id.
SainT'Cyb ot Violkt. — Obstfitrlquo.
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Iltinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHYSIOLOGIE ODSTfiTRICALE.
plus longue, tie U)lt;): difförence, 13 jours. .Mais la irösgrande majorltd dos naissarices soul venues du 1 H0 an 181deg; jour; d oü il suit que la duröe inoyenne do la gestation se Irouve un pen inferieure ä cinq mois. M. Magne üxe eetle moyenno ä I IS jours 1/2; en rol'aisanl les calculs, nous avons Irouve 149, ou, plus exaclemenl, l'i8,8.
D'apröscet autour, la gestation aurail ete senslblement plus longue pour les femellos quo pom- les mAles; el 11 expllque oette difförence par le plus grand döveloppcment, le poids plus considörable ([ue prcn-nent ces dornlers, cl la gene plus grande quMls causent h la mere. — Nous avons vu que e'est le contraire qui a lieu pour I'espeee bovine.
Chez la cliern', la goslalion se prolonge, en gönöral, tin pen plus quo Chez labrebis; ello osl do S mot's el quelques jours en inoyenne, suivant I'ancion diroclcur d'Alfort. Dans deux cas observes par l'un de nous chez la inßino chrvre, la gestation n'a copendanl durö que li8jours.
D. Trill.-. — liest göneraloinent admis que laTRUiE porle i/nnlre mots ou,suivantd'autres,3 mois, Il semaineset 3 jotns; Magnedildu 113deg;au Hi0 jour, raromonl moins de 100 ou plus do 120.
D'apres un rclevo portant sur 68 de ces femelles, Uainard a Irouvö quo la gestation a (He
De 101 joucs pour....................nbsp; nbsp; nbsp; 2
Do 110 .i 115 jours pour..............nbsp; nbsp; nbsp;10
De HCk 120 jours pour..............nbsp; nbsp; Ti
Do 121 ä 125 jours pour..............nbsp; nbsp; 27
Do 12G jours pour....................nbsp; nbsp; nbsp; 2
Do 12quot; jours pour....................__l_
Total............nbsp; nbsp; Of)
D'apres ces cliid'ros, la duree moyenno do la gestation chez cello fe-melle sorail de HO jours, et la distance eatre la plus longue el la plus courle, de I'A jours.
Le nevou do Tun de nous, qui exploito comme formier, un important domaino en Doinbo, nous a fourni la note sulvantc : sur qualro truies Agces do 18 mois ä;i ans, chez losquelles le jour de raccouplomenl el celui du pari onl 6lc exaclemenl notes, Irois onl mis bas juste lo 114quot; jour, la quatriemelo 112'jour (1).
On n'a pas fait do relevös somblables pour la cuienne cl la chatte; mais tout le monde sail quo la premiörc do cos femelles porle environ deux mois, on, plus exaclemenl, de 08 ä laquo;5 jours; en moyennc. (13 jours ou new/ semnines. Pour la chatte, la duröe de la gestation osl doSOiioa jours,qiiel(iuel'ois de 60, 02 cI m6me()4 jours.
Enfln, pour la LAPiNE, ä laquelle nous donnons place ici on raison do son utilisation si IVöquente dans los expörimentalions do physiologic
(1) Note InöditO fournlo par M. J. Durand, formier aux AvolnOB, commune de S.iiol-Trivicr (Ain).
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GESTATION SEMELLAIRE. •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;147
normale on palhologlque, la dnroo (1(! la gestation vario onlre 27 ot .'ti jours.
Kn resume, dc tout coqni pröcödo il resnlle qu'on pent (ixercommo limiles les plus ordinaires do la gestation normale, rdgullöre :
.lifl hnbsp; 300 Jours,ou environnbsp; ilnbsp; mols 1/2, pour hjument,
275 anbsp; 21)0 — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;onbsp; nbsp;— 1/2, pour la oache.
I'll hnbsp; Ibl — — #9632;nbsp; nbsp;.rgt;nbsp; nbsp; — pour la brebis,
I IG anbsp; 12.'i — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; inbsp; nbsp; — pour la truic.
,'iS tlnbsp; nbsp;fiä —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; - - pour la chiemie.
h'i h (ii) —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour la chatte,
27 a :i4 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour la la/jinc.
II nous reste, pour terminer ce chapitre, ä dire un mot de la gestation gemellaire die/ les femeiies normalemenLuniparos.
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ART. IV. — GESTATION GEMELLAIRE.
On appelle gdmellaire la gestation constitute par le döveloppement
simullane dodonxou plusieurs foitus dans la matrice.
Cost la gestation normale, pbysiologique, chez la truie, la chienne, la chatte, panni nos fcmelles domestiques, et nous pouvons ajouter chez la ehevre, laquclle donne ordinaircmonldeux, assez souvenLlrois, et quelquefois quatre chevreaux par porlee. Nous n'avons done pas ä nous en occuper autrement que pour signaler lo fait, clioz ces femeiies, qu'ä cause de cette particularity on appelle mullipares; le peu que nous en dirons ici s'appliquera aux femeiies qui sont normale-ment uniparcs, la juniout, la vache cl la brebis.
Chez ces femeiies, la mullipariU pent resuller de plusieurs causes.
Ainsi, il pout se t'aire ((uc deux ou plusieurs vesicules de de (iraaf se trouvonl mures en memo temps; qu'elles s'ouvrcnt et laissont echap-por au inomc moment les ovules qu'elles conliennent, lesquels peu-vont etrc fecondös parun seid et meine coit.
II se peutaussi qu'une meine vesicule dede Graafconlienne deuxou plusieurs ovules, coinmo le fait a cle constate par Hischolf chez la feinmo. (les ovules arriveront des lors neccssairemonl ensemble dans rnterus, oil il pourront etro fticondes.
Ou bien il pent so faire quo la memo membrane vitelline contiennc deux vilellus. II n'ost pas absolumenl, rare, chacuu le sail, do rencon-trer des (cnfs de poulo conlonant deux/laquo;laquo;raquo;eraquo;'; la constitution iden-tique, au fond, de l'ceuf des mammiferes et de l'oeuf des oiscaux, permot d'admeilre qu'il on petit (Hre ainsi chez nos femeiies domestiques. Hi commo la masse vitelline est la partie essentielle de l'oeuf, il est clair quo celui qui contient deux de ces masses doit, s'il est fd-condö, donner lieu a deux embryons.
Dans le premier cas, clia(iuo ftetus a ordinairement toutes scs annexes distinctes et complöloment indöpondantos; il se pout aussi, el
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U8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHYSIOLOGIE OBSTETRICALE.
celii n'esl pas rare, que les deux ohorlons so soudent i los deux fa'tns auronl alors uno cnvoloppo commune. Dans la soconde hypolhoso, cclto soiidurodes chorions parait ölro la rö^ic, bicn quo, ici encore, tonlos los enveloppes pviissont olro indcpondanlos. Dans la Iroi-siömo, cello do douxjaiinos conlenus dans la mömo membrane vitol-line, non seulement los enveloppes, maia encore les Ur.lus peuvenf so röunir, se sonder plus ou moins inlimement, et c'est ainsi quo so produiscni hsmomiresdoubles, donl nous aurons änousoccuper plus lard an point d(^ vue do la dyslocie.
Enfln, il est encore possible quo deux ovules so dötachonl do lit grappe ovarlenne, non plus lout ä tail simultancment, el qu'ils soienl fecoudes I'un apros I'autre, soil par la rnome copulation -- les sper-matozol'des s'ölant conserves vivants dans l'utörua — soil par deux copulations successives, inais rapprochees. — Los fails do celto der-niere ospöco, qui no soul pas Ires rares, ainsi qu'on le verra plus loin, ont cle tros souvenl considerös, ä tort selon nous, commo des oxemples de superßtatiun {V. co mot).
LatliimeiU est, do tonlos les roinelles, colle danslaqnclle la gestation gemellaire est la plus rare. — En feuilelanl nos rccucils periodiques. uons en avons cependaut trouvö une trcntaino do eas, donl nous allons faire conuaitro les parlicularitös les plus inlercssanles.
Demoussy a observe un exemplo do gestation double, sur loquel uonsu'avonsaucuu detail, sinon quo les deux.jnmeaux pörirenl pen de temps aprös lour naissance. — Lemallre rapporte, dans les Mnmoirc* de In sociölövdiörinaire tin Calvados el. de la Manche, un fail somblable, inais dans lequel l'un des foetus 1'ul expnlse morl ä qualrc inois, ce qui n'empöcha pas le second de venir ä lerme el do vivre. — M. Trclnl a vn une juinenl avorler ä dix mois do deux i)o\iliches bien confor-mces. Gelte jnmenl avail ete saillie cinq fois, — les 23 avril, 4, 16, 2o mai et .quot;) juin; olio avorta le 18 mars snivanl. Son venire 6lait I'lioimc. Kile avail recu quelque temps avanl 1'acoident un coup de pied dans le flanc. — Un qualriiune exemplo do gestation double est rapporte par M. (loux; les deux produits, I'un male, I'autre femelle. son! venus vivants el ont vecu. — M. Saint-Cyr pore, dans sa longne carrierc d'agriculleur, a observe un fait somblable, dans leqnel les deux produits out vecu el onl pu elrc elevös.
Iln 187i, I'un do nous a en l'occasion de conslaler une parturition gemeliaire cbcz \ine jumenl. L'un des produits, morl-ne, pesait 2i) kilogrammes; I'autre, venn vivanl el qui a veen, pesail environ 2(i kilogrammes.
i\1. Hovel avu une jumenl avorler ä nenf moisd'nnponlain bien •con-forme et d'nu monslre anide. — M. BourgÖS a fait connaitre, en 1881, le eas bien rare do deux cbevaux jumoaux, ages do vingl-cinq an-; et encore parfailemenl conserves.— M. Tapon a vn mourir d'accideuts
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GESTATION liKMKLLUlii;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;140
gangröneux uuejument pleino lt;Io deux poulains. — M.DuIiöge avu so manifester ä sepi tnois, puia dlsparattre pour so ronouveler Ot dispa-t'ailro encore deux rnois aprös, dos symptümos d'avorlomcnt ehe/ lino bole qui acconcha d'uii poulain ä lormo. Ce dcriiior no vöcul pas; plus lard, la jmnont somhla so rölaldir, ol qninzo jours aprös raccoucliomoiit, cllo rojola des os ol autres (l(51)ris qui paraissaienl provonir d'un fffilus do sept mois,
.\I. Gollin (do Wassy) a obsorvö Imit cas do parturition double, dont on n'oblint cependant (iuc cinq poulains vivants, Chez 1'une des jumants, il y eul expulsion lt;\ six mois d'un foetus, et cinq mois apres, d'uno pouliche qui put olrc iJlevoo ; — line aulre ayant 616 couverto deux ibis de siiile, par deux (Haloiis diU'eronls, Tun blanc, i'autre noir, acconcha a terme de deux poulains qui so d6vclopp6rent Ires bion, ot devinront i)liis lard l'un blaue et l'aiilrc noir.
Dans son livre deja piusieurs fois eile, Veterinary obstetrics, M. Flc-ming rapporlo une douzaino de cas do parturition gömellaire, parmi lesquels piusieurs, fort romarquables, ayant trail ;\ des juments qui, pendant deux et mome trois annecs consöentives, ont ou des parts doubles, plus ou nioins boureux.
Nous avous colligö qnatre cxcmples do triple concoplion chcz la Jumenl, dont un, dos plusremarquables, estdü ä M.Faugouö. II s'agil de la bole d'un mounior, qui, sailUc une seule fois, le 17 fevrier J843, avorla, dans les champs, pendant la nuit du ^7 an i8 seplembre, de deux poulains males, contenus dans le meine chorion, et qui, le 23 fevrier suivant, mit has naturellement un troisiöme poulain iru\Ie, par-laitcmont conl'onne ot qui vi'dit.
Dans lo second, du ü M. Devilliers, la jumenl avail 616 saillio piusieurs fois, on mai, juincljuillct; olle mit bas, le 10 mars suivant, trois pouliches bien conformöes, mais morlcs. Pour I'une d'elles, la mort paraissail meine remonier ä quelques jours.
Le troisiöme, observö par Rabe en 1832, est rapporlo par II. Lanzil-loti dans son Manuel d'olnlelrique releriiKiire. Gnfln, dans le qualrieme observe parM. Mac-flillivray, une jumenl iigec do vinglct un ans avorta äneuf mois do trois poulains. — On voitquc dans bon nomhre do cos cas, Ics produils ne vionnenl pas ä lormo, ou mourcnt pen apres la naissanco.
Deux autres exomples de gestation triple sonl, en outre, rappor-les par M. Fleming {Veterinär)/ obstetrics).
Mais les fails les plus int6ressanls de gestation geincllaire, chez la jument, se rapporlcnt ä coiixqui rccoiinaisscntponr cause deux fecon-dations succcssives.
En outre do celui rapporl6 par M. (lollin (de Wassy), nous en avons renni neuf cas, observes ä dillorentes 6poques par U6aiimur, Demoussy, do Vaublanc, Castex, MM. Ooux, Gbabaud, Lafosse et nianchard. Dans lous, il s'agil dc juments qui, ayant cle saillies
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snccessivemenl par lo baudet et l'ötalon, out ensuite mis bas, plus on raoins hourousoinoiil, nil ponlaiu el mi ninlcl.—Dans la plupait dos cas, les deux saillies föcontlanlcs ont ctö trös rapprochöos, l'unc siicciidanl iiimifklialcinont ä I'autre, OU loul au inoins ayant en lion dans la möino jonrnöo; cepondani, dans lo Tail do M. lo doctour Gbabaud, los doux saillics ont (516 söparees par un Intervalle do quinze jonrs. —• A propos do cos fails, on s'ost dcniandolorpiol dos doux pro-duils doit ötre considero coiiimo Vaim''; si c'ost lo premier ne on lo/raquo;r-mier confu. — M. Lafosso, ä roccasion du fait do M, lo doctour (jha-baud, disculo longuement cotlc question ; a notro avis, pour lui don-ner la solution quölle comporte, il suffltde faire remarquer quo, dans lo fait do M. Gastcx, la jumont ayant ötö saillio par lo bandet d'abord, puls par lo cbeval, co fut la mule qul vint la prcndere et la pouliche elaquo;-.s'(laquo;7e; tandis quo, dans lo fait do AI. ledocteurGbabaud, raocouplomonl success!f ayant on lion dans le momoordre, racconclioment so lit dans 1'ordre inverse — e'est-a-dire quo lo poulain, produit do la derniöre föcondalion, sorlit avant la mule. — U'oii il suit övidommcnl quo, pour lixer I'ordre do primogeniture, il n'y a absolument qu'nno baso ra-tionnelle, parce quo c'estla seule qul seit fixe : Vordre de la nat'ssance. — Du resto, cotte question, qul a do rirnportanco on co qul touche ä l'espöce buinainc, n'en a absolument aucuno pour ce qul est des ani-inaux.
Choz I'Anosse, les parts doubles, quoique encore fort rares, parais-sont otre plus frequents quo chez la jumont; sur une moyenne do tronto änessos ontrelemies pour la production du lait, un ölevour do La Chapelle Saint-Denis aurait observe seulomont qnatro parturitions gcmellairos on dix-sopt ans. (Fleming, Veterinary obstetrics),
Chez la Vaclie, les cas do gestation double sont incomparablemenl plus frequents que chez lajument; il cst poude vcterinairesquin'aienl on I'occasion d'en voir quelques-uns; — Vandornig qui a signalö la frequence, on 1880, des gestations multiples dans l'espöce bovine, les consldörecomme pröjudiciablosaux intöröts dospropriötaires, attendu que, souvent, le second delivro n'ost pas oxpulsö do suite.
Les cas de gestation triple sont beaucoup plus rares quo les doubles. Gependant Itainard rapportc qu'un de ses elöves a accouche une vacho do trois veaux morls, chez un proprielairo dos environs de Lyon. — Itoche-Lnbin a rapporte doux fails somblables. Dans un cas, les deux premiers vcaux vinrent vivants et furent parfaitemont elevds par lour more; le troisiöme, qui ötait on mauvaise position, fut obtenu mort six jonrs plus tard. Dans le second, la vache, aprös avoir mis bas une gönissc vivante et bien conformce, continua ;\ faire dos efforts, qui furent infrucluoiix, et monrut cinq jours aprös. A I'autopsie on trouva dans la matrico deux autres veaux adhörents par le sternum. — Un
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GESTATION üfiMELUIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l.il
vetöriuairo anglais, .M. Siiowdon, a VU line vaclio niollro bas line ge-nisso vivanlo, pnis, quolques houros aprös un veau male morL, ol roje-ler encore, aprös quelques instants, un monslre anide, — M. Itocor-don a public mi cas do gestation triple oil il cut a inlorvenir, par suite de la presentation transversale! du deuxieine f(eliis. — Enfln M. Collin (de Massy) a vu line vacho qui, ayantetö saillio deux t'ois tie suite, mit bas ä terme trois veanx vivanls, deux femolles el un inalo, pcsanl ensemble (Ji kilogrammes et qui vdcurent.
On a memo quelques exemples de gestation quadrigömellaire dans cctte femelle. Rainard en a cite deux, recueillis par Magdinier el Bouchard. M. Uamon (de Lamballe) en a fait connaltre un troisiöme, ob-servö sur uno petite vache bretonne; enfln M. Bignoneau a vu une genisse de vingt-deux mois donner naissanco a deux veaux males et a deux I'cmelles : une de cos deruieres vecut trente-six heures; tons les nutres avaiont succombe une heure aprös la naissanco.
Lessona a publie le fait d'une vache piemonfaisc, ägöc do 18 ans, observce par le veterinairo Gassina, ol qui dans une soule portöe mil bas rinq veaux, trois femelles et deux males, lesquels vinrcnt vivanls, mais ne purenl etre elcves : ils ne veenrent (pie bnit jours. — Cost, du restc, co qui arrive 1c plus genöralemenl dans cos gestations par trop composöes : les t'tctus viennent morts on moureiit bientöt apres leur naissanco. Souvent anssi le part cst plus on moins laborieux.
II y a cependant des exceptions houreuses a cette regie. Cost ainsi qu'un vöterinaire anglais, M. Garrard,a rapportö l'exemple d'une vache qui, en 18Ö4, mil bas cinq veaux vivants ct vigoureux.
Tout le monde connait ce fail do fecondile extraordinaire, donl la communication est due ä de Blainville, et relatif ä uno vache ([iii mil bas laquo;6laquo;/quot; veaux en trois portöes successives, pendant les annöes 1817, 1818, 181'J, el ([iii les allaita el loseleva tons, äl'exception do deux do la premiere portee.
Gel autre fait, conimnnique par Gelle, n'esl ni moins surpronanl ni moins connu : il s'agil d'une vache qui mil an monde trois veaux en 183quot;, deux on 18;i8, deux en 183!), deux en 1840, el qnatre, donl trois males, en 1841 — lesquels onl tons paitailomenlreussi.
En 1881, AI. Gamier, vclerinaire äBeaujeu, nous a communiquö lo cas suivanl, qui n'esl pas moins rcmarquable : il s'agil d'une vache qui, apres trois gestations simples, donna naissanco ä huil veaux on deux porlees doubles ol une quadruple : tons cos veaux etaienl forts, vigoureux, ct purent olre eloves (I).
Citons encore, ontre plusiours autres cas rapportes par M. Fleming [Veterinär]/ obstetrics) le suivanl, emprunle par l'auleur ä M. Mac-Gillivray : —#9632; laquo; Une petite vache de la race noire sans comes, appar-lenanl h feu M, Alex. Stephen, a donne : en 1812, un veau; —
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(I) CimmuiiiicaUon iuoili'.c.
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en 1843, tPOls ; — on 1843 encore, qnalre ; — en 1SU, (loiix; — en I8i.quot;), trois; — en ISid, six, niorts premaüireincnl,; — en 18'(7, dcnx; — en 1848, quatre; raquo; total, %6veauwen septans,
Rnlin M. Ferrari avu une vachc donner qualorzc vounx cn quatre gestations ; accouchöe pour la premiere fois eu i87!l, eile eul tlenx voatix i\\\\ vicnrenl; en 1880, h son denxiöme part, eile mit bas cinq veaux — denx femollcs et Irois nuHes— donl deux snrvecurent et pii-renl elre vendtis; en 1881, nouvclle parturition limilüc, cello fois, ä quatre snjels donl deux males el denx femclles, sur les(iiicls deux moururcnt; enlin dans une qualriemc parturition quicul Heuen 1882, la vache accoucba de deux veaux males el d'uno genisse ; un des premiers mourut, mais les deux survivants se devolopi)ercnl bien.
En delinilive, on voll que la gestation geincllaire n'est pas absolu-mcnl rare chez les grandes femelies domestiques; el Ton comprend l'uülile du preeepto formula ä l'usage du vcltiiinaire accouclieur par M. Andre (de Pleurus) : laquo; Quand une femolle a donnö un foetus, 11 im-porlo de s'assurer s'il n'en reste pas un second dans la malrice. raquo;
Chez la lirciiU, les gestations doubles sonl si frecpicnles qu'on dit communemeul quo, dans un Iroupeau bien Icmi, il doilj'avoir aulanl d'agneaux quo de brebis portieres, les parts doubles componsanl les pertes par non-fecondation, avorlemcnl, morls-nes, etc.
Surun Iroupeau de37i brebis portieres, Tessier a conslale 22 agne-lemonls doubles. Do son cole, Magne a observe quo 4i2 gestations ont produil 803 agneaux, 254 males et 2-19 femelles.
Toules les races ovinos nc sonl pas, du roste, cgalemciil fecondes; on cite surlout, coinmo parliculiercmenl remarquable sous ce rapporl, cello des comlds de Juiliers et de Cloves, donl les brebis, au dire de Daubenion, foul IVequemmcnl deux porlces par an, cl donnenldcux ou Irois agneaux chaque fois; si bien quo cinq brebisproduisenljusqu'a vingt-cinq agneaux on un an. On cite aussi cello de la Plandre, donl les brebis, dil-on, donnaionlordinaircmeul Irois, quelquefois quatre, rarc-monl cinq, six, el memo sepl agneaux par an, en deux portees. Mais Magne se domande, ä ce propos, si on n'a pas pris quolquos fails cxcoptionnels pour la regie generale. laquo; Dans lous les cas, dit-il, celte locondiü; extraordinaire tie peul ctre ([ue nuisible, el heureusement ello acesse. raquo;
I'armi le Ires grand nombre do fails de föcondile plus ou moins extraordinaire lt;iui out ele publics soil en France soil ä rötranger, relativement ä cello ospece, nous citerons oncorc les suivanls, que nous empruntons ä l'ouvrage de M. Fleming :
a. — Uu formier du Yorkshire possödait en 18(18 unc brebis qui, a rüge do cinq ans, avail produil quime agneaux; swoiv, ä un an, pour la premiere fois, 2 ; — a deux ans, 4; — ä trois ans, 2 ; — ;i quatre ans. 4, —el ä cinq ans, 3. — b, — Lo Chaster chronicle du
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GESTATION GEMELLA.IRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Iö3
1!) avril 187;i fait nionlion d'une brebls qui anrail prodult mio moycnrK; lt;le irois agneaux par an pendant sept anndes cons(5ciilives. Ello ötail elle-möme issue d'une porleo triple. — c. — On raoonte qu'en 1876, un fermier do Shaftesbury possädait quelques brebis ü i'engrais, avec
los(iiiellos vivait d'lialiiludo lo bölior d'nii do sos vuisins ; on consö-quonco do cotlo cohabitation, 13 do cos brebis furcnl föcondöes el donnöront, 31 agneaux, ainsi rdpartls :
1nbsp; part Riraple,nbsp; nbsp; — I agnoau
tinbsp; pints doublosnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 agneaax
8nbsp; nbsp; — triplosnbsp; nbsp; nbsp;— '.) —
1nbsp; nbsp; nbsp;— quintuplenbsp; nbsp; nbsp;- .'gt; —
Total,.. 13nbsp; pans, etnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; .il ogneauXi
Terminons on disantque, d'une enquöte ä laquelle s'esl livre notro collogue, M. Gornevin, tant en France laquo;lu'ä I'^tranger, il resulte quo l'ün compte,
Cliez la jument, onviron 1 pavtuHtlon doublo Bur 1000 accoucliomonts. Chciz I'dnesse, -- Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;sup 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Clioz hi vache, — 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;sur 00nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
laquo; Qu'il cst oxcoi)tionncl do voirdos goslalions iiiultiples chcz les pri-iniparos.
laquo; Etqu'une vache qui a donnö deux vcaux continue fröquemment a on donncr deux et parfois Irois äsos parturitions ultörieures (1). raquo;
Dans lo cas do gestation göinollairo, l'un dos foetus occupe la posilion qu'il affecte dans la gestation simple : la tote pros du col utörin, la plus grande partiedutronc dans le corps derorgane,le train el les membres postöriours dans rune des deux cornos. Lo second foetus occupe en lo-talili; laulro corne, la löte dirigee en arriöro, ou bien, ot presque aussi souvent, lournöc dans le sens oppose.
laquo; La grossosso gemellairo no pout, guöre ölro soupconnöo qu'ö parlir du sixiöme niois, et lo premier Symptome qui lixe l'attentton ostle dö-volopporncnl de l'utörus, qui s'accrolt plus rapidement quo dans les gestations simples. Les symptömos (|iii ont ctö signalös comme ca-raetörisant lagrossosso göinollairo soul, ponr la plupart, döpourvus de valour. )gt; — Cost ainsi (juc s'oxpriinc Joulin, ä propos du diagnostic de cet otat. Mais celte opinion n'est point partagöe parbon noinbre — pout-olro dovrions-nous dire par la plupart dos accoucheurs oxpöri-mentös. laquo; M. de Korgaradec, dit M. Ucpaul, avail, dojä formulö, dans son rnömoiro, la possibilitö d'arrivcr, par Vauscultation, au diagnostic des grossesses multiples, mais il n'avail pu vörilicr par l'expörience l'exactitude de son assertion. Depuis, des fails nombreux no peii-vont laissor le moindre doulo : Laonnec, Cams, Nncgclö perc,
(1) (;()I\nevin; coiinimnicatioii InöctitO.
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iUnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHYSIOLOGIE OIISTKTIIICAM'.
Soherwood, P. Dubois et moi-nu'mo avonspu arriverÄ la connaissancs de grossessos iniilii|)lns en pratiquant avec soin co modo d'invesliga-tion. laquo; J'^l il ajoute ([iic lt;( los autres signes fournis par lo toucher ol lo palper n'ont qu'une valour approximative, tandis quo, par l'au.scnlla-lion, on peut arrivor ä imo certitude absolug. raquo; (Dki'Aui. ; — Clinique obstölncale).
Nous sommos bion loin do cotto precision on inödocino velörinairo, et, il faul l'avouor, lo diagnostic de la gestation göniollairo ost envi-ronnrj jusqu'ö cejourde la plus grande obscuritö.
Li' volume du ventre, bion plus considerable quo dans lesgestations ordinaires, osl, en effet, lo soul signo qui puisse, nous no disons pas Cairo prövoir, tnais faire soupronncrla presence deplusieurs fcrtus, ol l'on conroitcjuo co signe n'a do valour röollo que pour colui tjui a vu uno gestation antoriouro chez la inonio fomello, et encore!... En röalilö, la gestation göniollairo nc peut ötro positivomont reoonnue qu'au moment du pari; c'cst done lorsque nous eludiorons les dinicnltes qui naisscnl de la prösence de plusieurs foolus quo nous aurons ä dire comment lo diagnostic peul alors ölre posö.
La dur6e do la gestation gömollaire ost gönöraloinont moindro quo cello do la gestation simple dans la memo feniello, co qui s'explique par l'ötat de distension dans lequol so trouve I'nterus ct par la gene des principalos fonctions qui en est la consequence.
11 ost ögalement ä remarquer quo, dans cotto variötö do la gestation, chacun des produits ost, on general, iid'eriour on poids i^la nioyenncdo l'ospöco, mais que le poids total do la porteo est supörienr — et quel-quefois do boaucoup — ä eelte meine moyenne. Ainsi, dans lo fait do part quadruple do Magdinier, chaque foetus pcsail 10t\H kilogr. ; dans celni do Bouchard, los foetus no pesaient quo 8 ä (( kilogr. — Dans le part quintuple deCassina, chaque veau pcsail environ 17 kilogr., soil: 85 kilogr. pour la porteo entiero, ce qui est enorme. Dans un cas do portee double observe par un autro vötörinairo Hallen, M. Lignana, I'un des vcaux, mort avant lorme, mais oxpulse senlemont ä l'epoque normale du part, pesait30kilogr. jl'autre, n6 vivant, en pesait43. —Bnfln, dans le pari double observe ü la Saulsaie, le poids des deux veaux males, nös vivants et bien portanls, a etö de28kilog. pour Tun et de 31 kilog. pour l'autre. — Ges chilfres peuvent donner une idee des li-mites cnlro lesqncllcs le poids dos produits ost susccplible de varier dans cos cas.
Une derniöre observation doit 6tre falte ä propos de ces gestations multiples : c'esl quo, dans Vespkce bovine, quand les produits de ces sorles ili: gestation sont de sexe different, In femelle est, en yeneral, in/e-conde — (leite remarquo, qui avail dejä 6tc falle par Hunter, au sujel delaquelle Numann, dirceleurde l'Kcole veterinaire d'Utreclil, a pro-duil des falls nombreux, a ete generalemcnl confirmee par les observations d'tin grand nombre d'agricnllours et de völerinaires, parmi
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IIIIII.IIM.II.VI'IIIK.
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ISii
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l('S(iiiels nous citerons MMi l'- Vllleroy, Louis, Quyon, Nsyen, Ardouin, Ziuulel, Beaumeister ot Itnod', Gurlt, Sanson, Feldmann ct Kules-chow, otc. Cos domiers ajouletlt qu'il on est do inömo dans I'espöce chevalinc, mais que lo inoulon semblerait fairo exceptionlaquo; D'aprös les monies auteurs, ralropbie des organes gänitaux peut seprösenter clio/ los jnmoaiix qul scraiont tons donx du soxc fömlnin ; quelquefois los anomalies do cos organes so voienl chcz los males jumeaux de gönisses, et choz collos-ci, les organes do la gönuration u'ont öprouvö aucuno anomalie. Du rcslc, toulos les gonisscs jumollos do inäios no sent pas nöcessalrement inföcondes : Fischer, notamment, a vu une dc cos lomclles qui a donnö naissance ä im beau vouu. Kuleschow e.slime a 70 pour 100 an inoins, le noinbrodos jnmnaiix qui sonl frappös de ste-rilitö; on outre, lesrecherches do Hunter, de Gmll, ont döinoiilre que l'hermaphrodisme so prösontc souvent choz ccs animaux.
II esl fort difflcile do donner de cos fails une interpretation physiolo-gique satisfaisanto; toujours est-il qu'on trouve ordinaircnicnl ä l'au-lopsle des genissos — appolees luvecn, zw'Uler, free-martin, (owes, lau-res, etc., suivant los pays — un arret do döveloppoinent dos organes internes do la generation. — Dans la plupart dos cas, on pourra soup, conner ces causes d'infecondUe, an manque dc developpomenl des mamolles et des (rayons, ainsi qu'^Totroitesse do la vulve, qui rappelle cello des femellcs chatrees. Souvont lo jot (I'lirine est Ires ininco, et, si Ton pousse i)lus loin les investigations, on constate parfois que 1c vagin permet ii peine rintroduclion do I'index. Enfln, les chalcurs pouvcnl faire conipleleinenl delaul ou etro rares ot fugitives (Violet).
II nous paratt interessant de consignor ici lo resullat dos recherches du ür Goshlart sur les jumeaux do I'espöco humaino. D'aprcs cot au-teur, la feconditö do ces jumeaux scrait incontestahleniciit diniinuee ; do plus, leiirvitalile sOrait hien inlorieure ä cello dos individus prove-a nt d'une grossossc simple, car sur AIQ jumeaux, 181 seulemcnt out depasse l'dge de vingt ans.
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CHAP1TRE VI
HYdlKNH DES FEMELLES KN KTAT DE GESTATION
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liulepoiulaiiiiiicul dos soins ordinaii'es do l'hygiöne qui lour soul applicubles commo -X Ions los animaux, les lemelles picincs doivonl ötre Tobjcl d'altcnlions spocialos, dont nous dovons dire (piolrjuos inols ici. Cos soins speciaux no sohl d'aillcurs ni bion nombrcnx, ni bicn minulieux, car la geslalioraquo; esl loin d'olro, pour les fomollcs de nos animaux domestiquos, une fonclion aussi pdnible quo pour la I'cmmc.
La premiöre chose n faire, quand on a lieu de supposer qu'une le-ruelle aele lecondeo, c'osl de la separcrdu male, donlia prtisencc, les ayacerics el parl'ois aussi les ellorls pour la couvrir encore, no peuvent
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HYGIENE DES PEMELLES EN ETAT DE GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Iii9
qu'entretenil' cliez olle une excitation pen favorablo ä son nouvel ölat. Dans tonlos los exploitations bien lenuos, la separalion de l'etalon et de la jtunont, du belier et des brebis, est complete, ot lo male n'a de rapporls avoc los femolles qu'au moment memo de la monte. Gelte pratique ne saurait etre (lu'approuvee, h tous los points de vue; il taut toutefois reconnailre que, cn co qui concerne les autresosp^COS, eile a peut-etie plus d'iinportance au point de vue de l'amölioralion des ra.ues, qu'au point de vue de la Physiologie pure; eu d'aulres lermes, la presence du mtde au milieu des feinellos de ces especes n'a pas sur la gestation uno influenco aussi nuisible qu'on pourrait le eroire au premier abord. Nous connaissons des pays oü le taureau vit loutc l'annöe avec les vacbes qu'il doit l'econder; il habile la meme etable, il les suit au paturage; la monte so fait en liberlö, et il est rare que loutes les vacbes ne soient pas l'öcondees tousles ans et qu'ellcs ne metlenl bas Ires naturollemenl an lorme ordinaire. Encore une l'ois, cola no vent pas dire que la pratique contraire nesoil preferable; cola vent dire seulement qu'il no taut pas vouloir I'imposer, an nom de la physiologic, comme une condition sine qua non de succes pour la gestation, car une teile pretention serait bien souvent dementio par les fails.
II est sage el ulile de menager la femcile en 6lal do gestation, el cola d'aulant plus quelle approcbe davantagode son tonne; mais il ne serait ni sago ni conforme aux inter6ts de releveur de faire cessor lo travail de la ferncllo dös que celle-ci a concu. La vörite est quo la ;laquo;-ment pleine pent travaiiler absolutnent comme une aulre pendant les septou huit premiers mois de la gestation ; el si, dans les quatre der-niers mois, des mcnagcmonls deviennenl nccessaires, il ne faul pas oublier que, meme ä celle epoque avancöe, {'inaction est plus nuisible qu'un exercice regulier, proportionne aux forces de la bete ct an poids du foetus qu'elle porle. D'ailleurs, l'habitude du travail le rend innocent a. ce point, qu'ou a vu maintes fois des juments continucr prcsque jusqu'au moment du part tin service des plus faliganls, el accoucher tori heurcuscinenl ä terms do poulains forts el vigoureux. On dil meme que des juments, parvenues ä undtal de gestation avancee, ont pu, sans en soulfrir, supporter les fatigues de l'enlralnement et subir les mdesöpreuves do I'hippodrome. Mais ce sent lä des execs evidonts, el qui doivcnl etre reprouves.
Si, cnefl'ot, I'exercico csl salutairc ä lajumenl pleine el ;\ son fruit; s'il la rend moins impressionnable aux causes si nombreuses ct si varieos do I'avortement; s'il pent etre considcre comme la moil-louro preparation ä une parturition honreuse et facile, e'est ä la condition d'eviter les extremes en tout genre, qui sent toujours nui-sibles.
C'est ainsi que, des quo la böte devient lourdc, il faut lui epargner les services qui exigent dos allures rapides, le trot, lo galop, on des
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efforts subils (it violonts, coinino lo sanl. On övitcra pareillemcnt d'omployer oomine llnionlöres les jutnenta qui approchont do lour ici'ino, surloul par dos obemins irröguliers, oahoteux, döi'oncos, coupös d'omiöres. Mais on övitera par-dessus lonl de les employer au sorvice de la solle, car indöpondaminont dossoconssos pornicieusos quel'allure du trol impiimc i\ la masse loclalo, lo contact des cperons determine ä cbaque instant des contractions snbitos, involonlaires, dos muscles ab-dominaux,auxquellesnetarde pasäs'associor l'utärus lui-möme. G'esl iä, nous n'bösltons pas a l'afflrmer, une des causes les plus puissantes d'avortement.
Par contrO) lo service du trait, commo cheval de decani, sur une ro\itc unio; le travail ü Ja hersc ou ä la cliarrno dans im terrain nicu-blc, esl sans contredit, Toxercice lo pins favorable ä la santö de la helo, anssi bion qu'aux interots du propriötaire; im lol service pent ötre conlinuö, avec la modöratlon convenable, jusqu'aux quolq\ies jours qui precedent le part.
Si les forces de la juinent ne pouvent ötre ntiliseos de ceüo manicre, olle devra ölro promenöe tous les jours en main et au pas; eile se trouvera ögalement bion d'etre laissöe en liberlö dans une potilo ccu-rie OU box. — D'autres recominaiident de la Iftcber pendant quolqucs hcures en liberte dans im enclos assez spacionx pour qn'elle puisso y prendre de l'exercice. G'est un moyen plus commode, maisänotre avis moinssür quo la promenade on main ou la libertö a l'öcurie, Beau-coup de juments vivos et pelnlantes pouvent s'y livrer ä des acces de gaielö qui no soul pas loujours sans inconvenient pour leur produit. Ajoutons toutefois quo si on a coinmencö ä lour donncr cet oxercice ä une f3poquo encore eloiguee do la mise-bas, I'liabilude en attönue bcaiicoup los inconvönienls.
Tout cc q\io nous venons do dire s'applique egalemont ä la vache, avec dos modifications quo chacun comprondra. Los proscriptions, on ce qui la concerne, pouvent done se r6sumer en doux mots : la vache qui a rhabitudedu travail poutelre employee aux travauxdo I'agricul-turejusqu'au sixiöme et momejusqu'au scpliöme mois, en rendanl sa lache de moins en moins fatigante a mesuro qu'olle approche de sou terme. Pour cello qui no travaille pus, Poxorcico est favorable et bion preferable ä l'inaction complete ; il sera done ulile do la faire sortir de l'etablc tousles jours pendant unehourc ou deux.
llestclair qu'une bete qui doit suflirc au d^veloppement d'un foetus en memo temps qu'ä son propre enlretion doit ölro bien nonrrin. Cola est ulile pour tonlos les especos; cola est encore plus necessaire pour colics qui doivent en outre fournir un certain travail et, h plus forte raison, pour cellos qui, comme cerlainos vaclies, donnent on memo temps un fcelus, du travail el du lait. Du roste, les fcmellos pleines ne sontpas plusdifflciles quo los aulres sur le choix des aliments; nous avons mömo vu pröcödommcnl qu'ellos onl grand appeüt, qu'elles uli-
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HYGIENE raquo;ES FEMELLE8 EN liTAT DE GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;KH
\ liseni bion la nourrlture qu'olles prennent, ot qu'elles ont de la tendance m engraisser. Blies serontdone nourrioscomme lesautres bötes (hi la forme, avec abondance, maissansexcös. Larögleestde los main-tenir on bon ötal de chair, sans los engraisser : irop do gralsse surcharge les organos et null audöveloppemeni du produil. Dans quelques localltös et nolaininenl dans la Niövre, des vötörinaires ont 11161110 de la tendance ä considerei' roxcosd'einbonpoiiil coniino niic cause d'a-vortement.
Cela s'applique surtout ä la premiöre moitiö do la gestation. Dans les derniers temps, il convienl d'avoir pour los femelies qui portent quelques attentions, quelques pröförences; do lour röserver les meil-lours fourrages; do combattre la tendance ä la •constipation, el aussi d'augmenter progressivementlaration, ä mesure quo le foetus, en de-venant plus volumineux, utilise ä son profit une plus grande quantitd de matöriaux nutritifs. Bn un mot, vors la Qn de la gestation, lanour-riture devra 6tro abondanle, Irös alibile, de facile digestion et rafral-chissante.
On övitera done de donner alors dos aliments encombrants, durs et indigestes on fermentescibles; on rationnera irös exaetement los ani-manx, de manioro ä ovilor avec Ig plus grand soin les indigestions, qui sonl une cause si fröquente do ravorlomcnl.
]j(i rögime du päturage ost particuliörement favorable aux femelies on etat do gestation : cllos y tröuvent une nourriture saine, facilemenl digestible; olios y respirent un air pur, bion plus favorable ä l'h^ma-loso quo l'air dos ('tables; onlin olios y prennent un exercice salu-talre. On recommande avec raison d'öviter pour olles los päturages Irop aeeidentös, Irop en pentc, coupös de bales el do fosses, qui pour-raient devenir la cause d'aeeidents (pio chaeun devine aisöment. 11 sera ögalemenl nöcessaire dolour fournirun supplöment do ration, si I'liorbo qu'elles tröuvent aux champs est insufflsante pour los bion nourrir.
II ost encore recommandö do los conduire avec douceur, d'öloigner d'ollos los gardlens brutaux, et, pour les brebis portiöres, los chieus trop jeunes, turbulents, mal drosses, qui les tourmontent, los foul courir el peuvent ainsi compromeltre le succös de la gestation.
Los aliments converts de gelte blanche on do givre, les boissons trop froides on glacöos sent pernicieux. Nous avons dit plus haut combion le foetus osl sensible ä l'aclion du froid ; il osl bon d'ajouter que I'ou-bli do la recommandalion (|uo nous faisons ici a ötö maintes fois la cause d'avortements aussi pröjudiciables äla santö de la mere qu'aux iuteiöls do l'öleveur. Notons aussi quo los aliments gelös sent plus disposes ä la fermentation ; que I'lmpression du froid sur la muqueuse gastrique i)ciii facilement troubler la digestion, et que do lä peuvent naiiro des coliquos, dos Indigestions, des tympanites, aussi funestes f\
la more qu'an fajtus.
Saint-Gyh et Violet, — Obstitrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H
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Pendant la plus grande parlle de la geslalion, los femelles ploines n'exigent aucun soin particuller sous le rapport du logemcnti ellos conllnueronl ü dccuper lonr place habituelle dans l'ötable on l'öourle commune. Quelques pröcautlons, d'aillours üvs simples, deviennent uiilus vers la Qn : e'est surtout un mois ou trols semaines avant le tonne prösunie do l'accouchement, qu'il est hon quo hi jument soil iniso senle el on liherlc dans un box assoz spacicux pour qu'elle pnisse s'v mouvoir bien ü l'aise, ol dispose, si c'esl possible, de maniere qu'elle pnisse voir leg autres animaux do sou espöee avec lesquels ellc H I'liahiludc de vivie. La vacho esl sonvent laissoe ii sa place habituelle, au milieu des aulros vaches de Tetablc, dont riou no la sopare. 11 sera tont au molns avantageux de lui laisser plus d'espace, en öloignant un peu ses deux voisinos iminediales. lieaucoup d'ölables auciennes ä un sen) rang soul construilcs do maniere ä laisser trop pen d'espace entre le train de derriöre des vaches ol le mur do fond; colte disposition vicicusc pent avoir do graves iuconvenienls; le foetus pent pö-rir elouHe an moment de l'expulsion, ol dans le cas d'accouchement laborienx, les inanoouvres de traction soul singulieremont gönöes. Dans les exploitations bien tenues, on preud aujouid'hni I'habitude do divisor les vacheries, comiuo on le fait depnis longtemps pour los ecinies, en aulaul do slalles qu'elles doivcnl oonlcnir d'animaux ; quand cello disposition oxisle, it n'y a rien ä y modifier en vue du part, ä la senle condition que cos slalles seronl sufflsamment spacieuses. Mais il esl un point qui doit dans tons les cas appeler i'attention : le sol de l'etahlc destinö ä loger des vaches en elal de geslalion avanceo doll elre tros pen incline d'avanl ou arriöre, on inioux, doit elrc dispose horizonlalement, avec une rigole pen profonde pour recoule-ment dos urines. Trop incline, en rejetant en arriöre le poids do l'utörus gravide, il predispose ä la chute do col organe en memo temps qnVi la sortie on rctropulsion du vagin; aprös le part, l'inclinaison du sol en favorise aussi le renversement.
Le jKinsage, utile pour tons les animaux, no I'csl pas moins pour les femelles en elal dc gestation. Quiconque connalt l'importance de la peail comrnc organe depurateur, importance si bien mise en lumlöre par les belles experiences do Foncaull, conlinnees par cellos do 11. Bouley, n'aura pas de peino a comprendre I'lililite qu'il y a ä döbarrasser de temps ä antro ce vaste emonctoiro do la couche do crasse qui forme a sa surface une Sorte d'endnit impermeable, mel-tant obstacle ä ses fonclions. Si nous iusislons sur ce point, e'est qne, dans certains pays, on sembleredouter pour lea femelles pleinos le contact des Instruments dc pansage, el que, sous nous no savons quel pre-lexle, on les laissc croupir daus la plus ignoble salelc ; aussi a-t-on pu atlribuer, non sans grande apparoncc de raison, ä cc defaul de soin bon nombre d'accidenls qui frapponl les femelles pleinos ou lours produits, soil pendant la vie intra-uterine, soil peu de temps aprös la
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naissancc, ot iioliuniiionl lo pissomonl de sang des jeunos mulotons, si Nquent dans le Poitou (Bernardin).
Dans corlaines localKcs, on est dans I'babilude do faire saigner Ids femellamp;s, par'prJcaution, une on möme deux fois pendanl lecoursde la gestation; dans d'autres, on repousse lasaignöe comtne une cause eflicionlc d'avorlcmcnl, moino quand cllo osl posilivemenl indiquöe par un öiat maladlf döterminö. Nous no pouvons accepter ni I'une ni lautre de cesopinions absolues; nous croyons quo, lorsqu'il y a indication positive, pour combattre une maladle inflammatoire oxis-lanle, la saignöe doit ötre falle; blen loin de produire ravortement, olle peut alors l'empöcher on onrayant la marche d'une affection aigue qui anrait pu compronieltre la vie dn foetus. Quant aux sai-gnöos do precaution, sans les proscrire fornielleinent, nous sommes loin de los conseiller dans tons les cas. 1! no faul pas oublier, on effet, quo la gestation ainöno. conslainment tine diminution notable dans le cliill're des globules rouges du sang, des himaties, el qn'en consöquence olle prödispose bien plutöl ä ranömie qu'Ä la plö-thore.
Toutefois, chez les vaches bonnes iaitiöres et exceptionnellemenl bien nourries, dont la söerölion manunaire est tarie depuis un certain temps, la saignöe falte ä l'oxpiralion ineme du neuviömo mois de la gcstalioii peutprövenir quelques sniles fäclieusos du part. La saignöe nous a aussi setnblö particullörement ulile clniz les vaches ou gönisses pleines, et gdnöralemenl plöthoriques, quo le commerce es! alle cher-cher an loin : olle peul empecher la miso-lias premaluree, et sa consequence presque inövitable, la non-delivrance,
Quelques praticiens, soit pour combattre la constlpalion, soil dans le but de modifier la circulation generalc el de suppleer ä la saignöe, qu'ils croienl utile, consoillent do recouriranx purgalifs, qui deponil-lent le sang du sörum en oxces sans modilier les globules. Nous don-ncrons encore le conseil d'etre Irös röservö dans lour emploi, car nous avons vu cos agents, memo los plus donx, le sulfate de sondo notam-menl, occasiomior I'avorlement. On concoit, en effet, Ires bien quo, non pas toujours assurement, mais chez quelques boles particuliöre-ment prödisposöes, les contractions pöristaltiques de I'inlestin provo-(inces par le purgatif puissent susciter, par action rodcxo, cellos do la matrico. Si done il ötait ncccssairo de faire cosser la constipation, qui est souvenl, le rcsnllal do la slabulalion permanente ot do I'alimenla-lion par les fourragos sees, il vaudrail niieux, presque dans tons les cas, la combattre par une nourriture rafraichissante dans laquelle on fait entror les racincs, par quelques barbotages an son ou ä la farinc de seiglo, aides an besoin par quelques demi-lavomonls.
Bn ce qui concerne les vaches i\ lait, il est toujours bon do cesser do les trairc un mois ou six somaines, au moins, avanl l'öpoque prö-sumöe do la mise-bas. L'observation enselgne, en effet, que la pluparl
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PHYSIOLOGIE 0B8TETR1CALE.
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dos vaches traltes jusqu'au dornlor moment donnent moins tie lail pendant l'annöe qul suit,
Bnfln, lorsqu'il s'agira d'une fomollo primlparo et chatouilleuse, il oonviendra de l'habiluer avec prudence an contact de la main de riiommp, de lui lonelier la mamollo de temps en temps, avoc hean-coui) de pi'dcaulions; on raccoutumera ainsi ä soufftir le contact de son petit, ä no pas le repousser, non par möchancetö, mais par exces de sensibility, quand il voudra s'on approcher pour töter.
Voilü, en definitive, ä (|noi peuvent se rednire les soins, comme on le voit. Ires simples, ä ilonner aux femelles en etal de gestation. De plus longs details nous I'eraient sortir do notre sn.jel; car, ainsi (pie nous I'avons dil, pour lout le reste, les soins qui conviennenl aux femelles pleines con^ennent aussi aux antics animaux ; ils sont, des lors, du ressorl de l'hygiöne proprement dito, el nous renvoyons, pour ce qui les concerne, aux Irailes specianxsnr la malinre.
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ANOMALIES DE LA GESTATION.
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L1VRE III
PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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Tonte döviation de l'ordre normal, rögulier, suivant l(Miii(gt;l doivent s'accomplir los phönomönes pbysiologiques t\ni\ noua avons ötudiäs dans le livi'o pröcödent, constiüie un fait pathologique, et l'ötude du ces deviations dolt, dans l'ordre logique, trouver place Immädlatement aprös cello do la gestation. — Cos faits pathologlques sont d'ailleurs de nature diverse; nons los compreiulrons sons les trois cliels sni-vants : lquot; anomalies,' 2deg; maladies; 3quot; accidents de In gestation, — Vavor-lemcnl devrail rentrer dans cello troisiöme catögorie; mals, ä cause de son importance, nouslui consacrerons im chapilre special
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CHAP1TRE 1
ANOMALIES DE LA GESTATION.
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On a compris quelquefols sons co litre la gestation gömellaire choz les l'emelles unlpares; nous n'avons pas ern devoir sulvre ecl exemple. lliioz ces l'emelles, il est vrai, la gestation gömellaire esl un tail, inso-lilc, irregnlier mriue si l'on vout; mals non un fall pathologique, el nous avons cru devoir l'ätudier avec la gestation normale, physiolo-glque.
Do mome, nous no placons ici ni Itx gestation abregre, ni la gestation prolongce. (Juand Vabräoiation osl, pen considerable, le foetus no nait pas moins viable, ol la gestation abrögöe no so distingue en rien, ni par son cours, ni par ses suites, de la gestation normale. One si, au contraire, eile esl fortement abrögöe, eile compromet la vie du Heins et so confond avee 1'av.ortemont. —• Do meine, la gestation pent s'etemlre scnsiblemenl au (lol;\ du tcrme ordinaire, sans ccsscr d'etre normale, pnisquo ni la saute do la more ni cello du produit n'onl ä en souffrir. II y a cepondant un dolai au laquo;b^lä duquel le söjour du IVetus dans la malrice clovient vörltablement anormal el pent en-tratner los conaöquences los plus graves. L'ötude do ce fait aurait done pti trouver sa place ici; nons avons ponsö qu'il convenail mieiix d'en faire I'objet d'Un chapitro do la dystocie fwlalc, atlondn quo le resnital lo pins evidout do la gestation nnormalement prolongöe ost
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100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOaiE DE LA GESTATION.
I'augmönlation do volumodu produit(V. Di/stodepar excds de volume
du fd'lus).
Kn consöquenco, nous no comprendrons dans lo prösent cbapitro (|iio la superföialion, la gestation axtra-uien'uc oi los fausses gestations.
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AKT. I. — 8UPERFETATI0N.
On no diiit donnor ce nom qu'au rösullat d'une deiixiömo löcoiida-tion opöröe alors que Tiilonis ost oc,cii[)ü par im promier produit. Or, ainsi compriso, fftus super fcslum, la suporfötatlon no nous paratt pas admissible; lo sporrae, oa ollbl, nesauraitpasser surun foetusprö-existant pour aller imprögner un ovulo silnö plus loin. Mais on comproml (rus blen la possibility (rune clouxiömc föcondalion aussi longtemps ([uo 1c fmüis restant localisi? dans une dos comes n'anra pas envahi lo corps do rulörus, do l'arou h oblllöror complötement l'oriflce do la corne opposeo. II n'y a done pas a propromonl parlor do super/clatinu, niais il pout y avoir superßcondation, sans quo nous puissions d'ailleurs dölorminor lo temps, probablemont Irös variable, — et enllöreinent subordonnö, nous lo rcpelons, a l'ötat do roriflce do la corno libre, — pendant loquol cclle superlccondalion osl possible. 11 csl clair que, chez la lapine, par exemplo, dont los deux comes ulurinos s'ouvrent isobhuonl au fond du vagin et constituent recllo-ment deux matrices dislinclos,co phenomöncpoul s'accomplir en tout temps, ä la condition qu'uno corno soil libre ol qu'un ovulo y doscendo.
Un double accouploinont scrail-il loujours nccessaire pour qu'une gestation gömellaire eüt, dans certains cas, quelques-unes des appa-rences d'une suporfötatlon veritable? Le faitsuivant, observe röcoiu-rnent i)ar run do nous, somblorait an uioins aulorisor le doutc ä cot 6gard.
Obseiwation. — Violet. — Clinique de l'i'cole vötirinmre de Lyon. — Chatte on rial de gestation tr6s avancec, tmio accidentellement. L'une des cornes ut6-riiius contenail trois foetus at I'autre un soul; los donx jilns profonddment si-lues dans la premiöre no prösenlaient qu'un tout potit pinceau de polls litres sui' le front; |iarloul ailleurs, la peau elait Rlabre el de couleur blanche; chez los deux aulies, qui paraissaienl un pen plus forts, la peau elait partout COU-verte do polls tigrös.
Los deux premiers foetus etant dvidemment moins avancSs, plus jeunes quo les aulres, nous nous sommes demands s'ils u'uvaienl pas dft loui' develop-petnent a des spermatozoldes omprisonnös et continuant a vivre dans lefond de la corno! une ovulation retardde 6tant venue a so produiro, la feeondalion des ovules devenailpossible sans le secours d'uno nouvelle copulation? Nous nous bornons pour I'instant a poser la question.
Quoi qu'il on soit, les publications vetcrinaircs conlicnncnt unasscz grand nouibre d'obsorvalions dilos de superfHation, dont on trouvera la liste ä pen pros coinplölo ä la fin du cliapilrc; inais on pout aise-
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SUPERFETATION,
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raent so convaincre qu'ellos sont loin, pour la plapart) do mdritor
cello qualilicaliou.
(los observations peuvont so divisor on qualre caldgorios :
1deg; Dans la promiöro, nous rangoons lonlos cellos oil il s'agil d'uue double föcondalion opäräe ä brof dölai, dans la niöino journöo, par exoinplo. trosl a coito calögorio que so rapportent tous les fails, donl nous avons döjä parlö, do jnmonls baillies lo inöino jour par le choval el lo baudot, et ([ni ont mis has un poulain el un tnulet. Daus cos cas, qui sonl döjä nombreux dans la science, la föcondalion double ou nuilliplo n'osl pas doulcuso, mais nous no pensons pas qu'on puisso lour appliquer le nom de supei'fHation, I! y a ou loul slmpletnent iinprögnalion siinnltainJe do deux ou plusieurs ovules miirs on inöino temps par le sperrne do plusieurs males; il en estde memo, on ceqni concorne ios chiennes, qui, ayaul ölö succossivomonl convorlos par plusieurs mälos de races difloronlcs, donnont plus lard des polils rap-pelanl cos meines races.
0,deg; Daus la seconde calogorie, nous rangoons los observations oil Ton a vn la femelle expulser en möme temps des foetus do poids ol do volume dific'Tonts. Beaucoup d'observateurs so soul cms aiiloris(;s a on conckire quo ces produils ölaieul le lösnllal do föcondalions succes-sives plus on moins espacocs snivanl le dogrö do developpernoul relatif auquel otaioul parvenus les fcolns expnlses; mais nous no pensons pas que cello inlerprötation puisse ölro admise. En lisant la relation do ces fails, on voil presque loujours, quand olio esl sul'lisammenl delaillee, quo Tun dos foetus avail cesse do vivro d('i)iiis plus on moins long-lemps, tandis quo son jiunoau avail continue a vivro el a so dovelopper jusqu'au moment du part. Cos fails sont done Ires inlöressants, puis-qu'ils prouvent qu'un Hetus mort pent söjourner, quolquefois fort long-temps, dans la matrico sans provoqucr sos contractions, ol nieme sans nuire au dövoloppemonl d'un foetus jumeau; mais ils no prouvent rien en favour do la snporfelatiou, puisque dans la plnparl dos cas, sinon dans Ions, on esl aulorise a faire remonter l'existence des deux fceliis ä une scnlo ol memo fecondation.
3deg; A la Iroisif'iiie calögorie apparlienncnl los fails ofi Ton a vu dos fomelles expulser plusieurs fcclus a des epocpics trös difförenlos. Tel est, par oxcmple, colui do M. Lemallre, qui a vu une jumonl avorler d'une pouliche 1c 2 docombro, ol accouchor, le KJ.jiiin suivnnt, d'un poulain vivant et qui a vecu. Do mCsmo quo ceux do la calegorio prc-codonte, cos fails offrent un grand inlörol : ils prouvent quo la mort el l'expulsion d'un des produils do la conception n'enlralnent pas fa-lalomoni la mort et l'expulsion de ceux qui peuvent so trouver avec lui dans la matrico ; mais ils no prouvent pas du loul quo ces divers produils aionl ölö con^us ä des öpoqnes dillöronles ; loiitos les proba-bilitös sonl möme en favour de l'opinion contrairo.
Gependant M. Qiampari a fait connaitre un cas qui setnble plus
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PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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probant: il s'agit d'une brebis qui laquo; mit bus un agneau iiulle, bien portant et arrive i\ son complol ddveloppeinont utörin, ä enjuger par los apparencos extärieures. L'accouobernent avail 616 normal, la mvvo. allaitalt son fruit et lonl semblait ronlrö dans l'ordrc, lorsque quinze Jours aprrs co premier pari, la böte fut de nonvean prise do doulours el accoucha d'un second agneau femollo, ögaleraent bien dövaloppö, qu'elle allaita comme le premier. La croissance de cos deux pelits s'est eirecüieo comme oelle des autres agneaux et ils n'onl rien pre-sentö de parliculier ä signaler. raquo;
11 esl fächeux que I'auteur no dise pas si la brebis a ötö couverle ä quinze jours d'intervalle; en raison de cetle lacune, on peut so de-mander s'il s'agit reollomenl d'un eas de suporfotalion, ou siinpletnent d'une gestation un pen prolongöo pour le deuxiöme fcotus.
4quot; Knlin, il esl dos Tails, rares a la veiili', ([iii ölablisseul iuconlosla-blemonl que la föcondalion est encore possible huit joürs (Gauzit), el memo quinzo jours (docleur Ghabaud) apres une premiöro copulation lecomlanlo. II laut admellre quo, dans cos cas, ainsi epie nous le di-sions plus baut, le premier ovule locondö s'est arrole et greife ilmis une come, co qui aura permis au deuxiöme ovule, descendant par la Irompe opposöe, de renconlrer le spermo du deuxiöme mAle el d'etre lecemlö par lui.
Mais il existe dans la science dos tails encore plus extraordinaires. En voici deux qui nous paraissenl dignes d'etre cites.
Ir'' Obsebvation. — Sans nom d'auleur. — Journal pratique do midecine vtti-rinaire, 1828, p, a.'ii. — line brebis more, it laine line, frcoiKti'o ä l'öpoque de la monk', on 1823, öprouva l'annöe suivonte,aii termenormal de la gesla-liou, los doulours de la parturition, qui cessörent Dependant sans que cetle femollo mit has. Depuis ce moment, l'animal conservo toute so saute; le foelns ötnit doscoiulu davanlage dans la oavilö abdominale c^l pouvait 6lre aisemont sonli. En 1824, cette brebis fut de nouvoau saillie. Dans los premiers jours de mars I82.'i, los mamelles se remplirent de lait, et bientöt le travail de la parlurilion s^ döclara; mais il cessa comme la premiöro Ibis, saus avoir ou de ivsullal. A l;i .siiilo do co second travail, la brebis s'eiuaoia, s'afTaiblit ol linil par succomber. A i'aulopsie, on Irouva laquo; dans la Irompe nlörine droite raquo; un agneau parfaitement döveloppö, et, laquo; ä la, partie gauche de la matrice, raquo; im aulre fietus liieu conform^, du sexe masculin, Celui-ci, ses enveloppes ainsi que la cavil.ö utörine laquo; so irouvaient dans les conditions ordinaires, raquo; si co n'usl qu'une parlie dos oanx s'ölail 6panch6e enlre les membranes et quo je fuelus etail saus vie. L'oriflce de ruiörns ötait relröci par la presenco d'une masse do nouvelle formation, tollement dure qu'elle resislail a l'iiistrumont iranchaui. Gelte circonslance explique sufflsammenl l'impossibilliö do la parturition.
Ge liiit es! cortainemenl trös singulier, Ires extraordinaire ; anssi, quand on l'ötudie de pr6s, que d'objections il soulöve!... ßtd'abord, est-il bien certain qu'il y ail en fecondalion en 1824, alors quo la matrice conlenail encore le produit de la conception de IS2.'i? Ne se peut-il pas ([iio les deux fa-lus remontent Tun el l'autre h cetle pre-
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SUPEftFETATION,
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iniörlaquo; conception ? En mi mot, ne g'agirait-il pas lii tout siniplcmont (rune gestation fjcmoMiiiro uvoc retention anormal dos fo'lns? On nous (lit, it est vrai, que I'un lt;los produits laquo; 6tail dans les conditions ordi-naircs; raquo; mais ([ii'osl-co quo cos laquo; conditions ordinaires, laquo; et qn'on-tend-on parlii? lilt I'autre lieliis, dans (iiielles laquo; conditions #9632;#9632; elait-il? On n'en dit ricn.
Mais, adinctlons qu'il y ail eu double I'econdation ä im an d'iuter-valle. Que I'aut-il entendre par cos mots : laquo; la partle gauche de lama-trice, raquo; dans laquelle on a trouvd run des foetus?Faut-il lire, aveclo rödacteur du Journal, laquo; la come gauche? raquo; Ou bien I'literus offrait-il quelque partlcularitd propre ä expliquer ce fait do superföcondation et qa'on ne fail pas connallre? Bnfln, le redactenr anonyme de cette observation dit avoir trouve I'autre foetus laquo; dans la irompe drolte lt;#9632;gt;. Fant-il, ici encore, faire une rectification el lire laquo; la coi-hlt;' droite raquo;, ou accepter son dire commo exact? Duns ce dernier cas, le fait ne per-drait rien de son interet, an contraire, puisqu'il s'agirait d'une veritable gestation n.iira-iilcrine, du genre tubaire, et qu'on s'explique-rait ainsi la denxieme fecondation par la trompe gauche reslee libre.
—nbsp; Mais que d'incertiludes ! quo d'obscnriles qu'il est impossible de dissiper!
II0 Observation. — Tiikmt. — Journal des vätMnaires du Midi. 1844, p. i22.
—nbsp;Jutnenl de seile, anglo-normande, ouzo iins. Saillic les 2'.\ avril, 4, (l, 28 mai et ;gt; juiii I8i:!. — Diuis l(^ courant de d6cembre, eile regoit d'un clieval son voisiu quelques coups de pieds sur le venire el aux flaues, saus que sa sanle en soil, dörangäe. Le Iquot; mars tsii-, eile fait imc forte glissade des [ileils pos-tei'ioiirs. — l.e Hi mars, dans la inatiiire, eile, avorte, prcsquo sans douleur, de deux pouliches, accident qui u'a pour la santö de la bete aucune suite fäcliouso. — Void en qnel ulat furent li'ouves les deux fcetns.
laquo; La pouliche sortie la premiöre elail dans I'etat suivaut : la langue pen-dait hors de la beuche; les membranes muqueuses apparentes etaieni ires pales; les crins el les polls parfaitemenl forrads; les yeux fermös; la peau deceloree, (;l,, piiiieipalerueut aux cuisses et aux epaules, semblait maceiee; les polls, oiileves par plaques, s'arraeliaieut Ires faeileiuoiil; les vaisseaux sanguins ne coulenaient que quelques goutles de saug ä peino colore; enfln les muscles, trös päles, flasques el comrne laves, ne prcsentaient cependanl aucun sigue do decomposition.
laquo; Dans la seconde pouliche, an contraire, la poau, lisse, luisanle, ue pr6quot; sculait aucune trace do crina ni cle pods ; les yeux ätaient ouverts; les membranes muqueuses apparentes rosöcs; les muscles fermes et rouges; le coeur et los vaisseaux, taul arlöricls quo voiiieux, remplis de sang Quidc et rouge: lout eniiu faisalt voir quo la vie venait do quitter ce cadavre, raquo;
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Considöl'ant, d'une part, le degre de developpcmcnt bien dillV'renl dans leqnel 11 a trouve cos deux feclus; d'aulre pari, les öpoques do la saillic, laquo; qui montrent outre la premiere ol, la dornierc nn intorvallede #9632;'(#9632;'I jours, raquo; M, Tr61iit n'liesite pas a admollrc, dans co cas, la supcrfd-tation. 11 fail reinarquer, en elfet, que la pouliche dont Telat du cadavre indiquait quo, la morl devail romonler an moius üi dix jours an
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PATHOLOGIE DE LA GUSTATION.
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moment de l'expulsion, ötallpröolsömentcelle ilont le dcvoloppomcnl (^taitlu plus avancö, co qui doil faire oxclure, Sllivant Uli, l'idöo d'une föcondation slmultanöe, el faire admettre, au oonlralre, deux löeonda-llons succossivcs, espacöes d'environ quarante-ti'ols jours. Cello conclusion ost poul-tHio conforme ä la röalilö; tnais olle no sera probable-ment pas admise par tous les pbysiologistes, laquo; Les difförences dans la laillo des feetus cl Icur degre apparent do devoloppcmenl, dil en eilet M. Colin, no sufflsent pas toujours pour Indiquer avec certitude (ine los l'u'lus d'une portöe unique sontd'ägo diffdrent; car, d'une part, parmi coux de la inoino portöe, il on osl do grands et de pctils ; d'aulro part, on a vu dos festusde vacbe, au nombre do trois ou quatre, qui, quoique i\ terme, n'avaient pas encore do polls sur touts relcndne du corps, comme cola arrive ä la lin du second tiers de la gestation. 11 n'y a que des saillios snflisainmonl eloignöcs, cl suivies chacune d'une parturition ä terme, on ä pou pros h. terme, qui puissent elablir sürement la snporlelalion. raquo;
11 ost certain epic la röiinion de tolles circonslancos sorait do nature a forcer les convictions.1 Gependant, en ca,s d'avortement, — plu-sieurs saillios ayant ou lieu ä do grands inlervallos,— on pourrait croyons-nous, so conlenlcr d'une description exacle cl complelo des foetus ; nous no pouvons done qu'engager nos confreres qui seraient ä incnie do recuoillir de nouvolles observations, ä les publier avec les details les plus circonstancios.
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A.RT. II. — GESTATION EXTRA-UTERINE.
L'ovule feconde, an lieu do descendro jusque dans la matrice, pent s'arröler en mi point (|iiclcoii(iiio du trajet qu'il doit parconrir, ou rnoino, cchappanta l'ötreinte du corps frangö, toniber dans la cavite abdominale; il [lent so greffer dans lo point anormal oil il so trouve arrelö, et subir les diverses phases de son developpement on dohors de l'organe incubaleur. C'est cequi conslllue cequ'onappelle lamp;gestation exlm-ulrrhic.
Col accident, hcurouscmcnl fort rare, n'est pas toujours aussi grave pour la incic qu'on serail porle ä l'admettre. Quant au produit, sa valeur est habituellement nullo; il n'y a done a s'on occuper qu'au point do vue des troubles auxquels pent donner lieu sa presence.
Illstorlqno. #9632;— La gestation oxlra-iitörine csl, avons-nous dil, nn fait rare clioz nos femelles domestiques anssi Lieii ((lie chozla femme; nous en avons cependant Irouvö pins do vingt observations, consignees avoc plus ou inoiiis de details dans nos publications periodiquos, et nous ci'oyons devoir on donnor ici uno courle analyse : cc sera, pensons-nous, le ineillour nioyen do bicn Cairo connailro ce remarquable accident el les dangers qu'il pout ontratner. — Ih'ilons-nous loulefois d'ajoutor que cos observations soul loin d'etre ^galenient probanlcs
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GESTATION KXTIU-I'TKIUNK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17!
ot qua, pour (inolqiios-iinos tTonlro olios, lo doute nous parait commando. Nous nous sonnnos oll'orcos do los classor suivanl lo dogrc plus ou moins grand do certitude qu'elles prösentent,
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Cas ou la gestation extra-utörine est douteuse ou m6me improbable.
I10 Obsghvation. — Drouaud. — Recueil de mäd, viH., 1842, p. 133. — II s'a^li d'unQ brebis qui, rannöe prdcödento, avail agnolö avoo la |)liis granda lacilile ct avail 6i6 saillio commo los autres. Arrivöe a terme, relle brebis III, pendant plusieurs jours, de nombreux et inulilcs clloiis |ioiir cxpulscr lo jiro-duil de la oonceplion, Le doigl, inlroduit dans le vagin, Irouva le col do la malrice non dilate, sans que rien, du cAlö dos organes gdnitaux, annonoftl une parturition prochaine, Les jours suivants, les douleurs se calmörent, devin-rent plus rares, et la brebis repril peu a pou son app6tit et los apparences do la saniö. — Un mols plus lard, la böte devint triste, abattue, perdit l'appötit el maigrit. —G'estalors que Drouard fut appelfi, — II irouva, a la rögion ombilicale, un engorgement osdömateux, large do 17 cenlim^tres, couvert d'uiio peau frohh; el noiriUre au centre, oö eile ötait gangränöe, Quelques scariflcalions qu'on y pratiqua laissörenl öconlor une sörositö sanguinolenle infecte, La compression exoroöo sur la lumeur lit örailler les muscles abdo-minaux, et l'on aper^ul la laine d'un foetus, quo Ton put exlraire on agran-dissanl rouverture. II ötait dans un ötal complet de putröraction. — On röunit los bords do I'ouverlure par une sulureencbevillöe ; on lit une friction aveo le liniment aramoniacal suv la lumeur; on banda lo venire, etc., elc.; bref, amp; l'aido de soins convenables, colle bole so rötablil si bien que, six mois aprfes, elK; put ötre livreo ä la boucherie dans un ölal d'embonpoinl assez prononcö,
Malbeureusoment, 1'autopsie n'ayant pas old failo, lagostation extra-
ntörine csl loin d'ölro dömonlröc ; nous avons inöme dos motifs de croire qu'il s'agit simplement d'une rölcnlion anormale du I'u'lns, — probablement par/onton suivie derupture do laconic qui le contenait; — cellc-ci aui'ait conlracli! des adhörouecs avec la paroi abdominale, ot 1c foetus so scrait enlin ccliappc a la favour d'nno ulcöration dölcr-mineo par sa presence (V. liätenlion anormale du f(etiis).
11deg; Observation. — Simon. — Recueil dc mod. vit., IH,')7, p. iiw. — Dans une leltro ä Itouaull, alors direcleur lt;lo I'ficole d'Alfort, M. Simon a rendu comple du fail suivanl:
Uuo brebis, a^oe do 7 ans, subit la lulle au mois d'avril IS.'i'J, avec les autres boles du troupeau. Au moment de la mise-bas, le proprielaire, voyanl qu'clle faisail dos efforts inuiiles, la montra a .M. Malhieu, vdtörinairo, qui jugea la parturition impossible. Les efforts so calmörent, los mamelles furent gonflöes pendant cine] ou six Jours, la flövre survint, puis lous les symptdmes gönöraux so calmörent peu äpeu; l'appötil revint et avoo lui la santö. Cepenraquo; daul ou soulail toujours le foetus ;i la partie införieure du venire.
Deux aus apros, au grand olonuonioul du propriiHairo, cello mono! brebis mil has un agueau, qu'elle allaila ol qui vöcut parfaitement. Redoutant les suites d'une nonvello parturition, le propriötaire lui refusa lo bölier l'annöe suivante. Kile ful engraissöe el vendue pour la boucherie en I8.')7. Voici les remarques quo M. Simon a pu falre sur cc sujet.
laquo; Au taxis, je porous parfaitement, un pen du cöle droit et ä la partie införieuro do 1'abdomen, la sensation d'une Unncur allongöe, insensible,
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172nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA GESTATION,
(Uii'o, [rräguliöre, lögdremeni ooih'Ik'o, prÄsenlant le long de cctto courbure des asprriti's Irös saillanlos, que je n'ai pu altribuor qu'a la oolonne yei't^brale d'un lU'iiis morl dans rabdomen. A rouverture, conlremonallenleijetrouvai la malricu resserröe et remontäe ii la rögion supärieure, sans aueuno trace de gestation. J'oniovai les intesllns et je soulevai le oöW ilroit du rumen; alors je trouvai la luineur inio j'ovais reconnue a rcxleiieure. — Elle elait (ixöo sur les parois abdominales, et le couteau du boucher a delruit une parlie de ses adbörences. Une portion cependant est conservec, ilxee ii la poche qai renferme le foetus, raquo;
(( Je n'ai pas voulu, ajoute M. Simon, ouvrir colto poche pour examiner l'eiat du sujei,; j'ni prefdrä le soumetlre ä votre examen, raquo;
Col oxaniPii nc parait pas avoir etc fail; on (In nioins, s'il I'a cA6, on n'en Irouvo iinlle trace ä la suite do la communication de M. Simon, en sorte ((no son observation, des pins interessantes, est rcstoo incomplete, par la laute de crux qui out du etre charges d'oxami-ner les pieces. Toutefois, nous devons dire qnc, pour nous, ce cas pourraif bien elre identiqueau pröeödent. Lamise-basquiestsurvenue deux ans apres los premiers efforls de parturition s'expliqnerait par la conservation integrale d'une corno uterine qui aurail permis une douxieme lecondation. La description incomplete qui esl faite dc la matrice no contredit en ricn cetto supposition.
Ill1' Ohsbiivation. — Della Rovebe. —Journal des vet. du Midi, 1800, p. ISO. — L'auteur Cut appelö, enjuillet listiO, auprös d'une vache en travail de pari. A l'exploraliön vaginale, il trouvalecol complötementfermö, et,sous $amain, les membres d'un fcetus, qui faisaient pression eontre les levi-es de la vulve el eiaieut silues en debors du conduil vaginal. 11 pratiqua une incision dans les parois du vagin el retira par cello ouverture un veau vivant et sain, que ['on donno a une auire vache. Quelques minutes aprös, les ellbris continuant, M. Delia Rovers, dans une nouvelle exploration, retira, par la m6me voie. uu auire foetus, inais boaucoup plus pelil el morl. I.a mere niourul trois jours aprös.
A I'autopsie, qui malheurouseraetit nc pul pas Alre bien complete, on irouva le sac, utdrin laquo; complötement l'ermö, ires rednii, avec de nombreux replis a rinli'iieui', cominc si la vache u'avail pas etc I'ecoudetMlcpuis plusieurs rnois. I)n role ganehc de i'organe el il son tiers inlerieur, exislail une longue cicatrice irröguliöre, preseutaut a sou exlrcmile införieuro uuo polite ouverture annulaire, laissanl passer a peine une plume d'oie. raquo;
I! paiail que, clans les premiers mois de la gestation, celle bete avail etc renversde par une autre vache, an pMurage, mais qu'elle u'avail. pas ete incommodöo .#9632;'i In suite de cettechute.
Ce fait nous semblo bien extraordinaire; toulefoisen lo tenant pour exact, ii est evident qu'il s'agit ici, non d'nne veritable gestation extra-uterine, mais d'une rupture de la matrice pendant le cours do la gros-sesse. Le fait n'en est pas moins curieux, snrlout si 1'on considere (pie l'un des foetus a pu continuer ä vivrejusqu'au terme ct a puötroobtenu vivant. II avail du, pour cola, so greller sur les tissus avee les(Hiols il s'etail Ironvö accidentelloment en rapport. Mais on so demando comment etaient elahlies, dans ce cas extraordinaire, les connexions du
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GESTATION EXTRA-UTERINE.
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I'ti'lns avcc la more, el, surco point, robsorvalion (lout on viont do lire le rösiime ne foiirnit absolumciil aiiciin renseignement.
IV0 Observation. — Grekn; in Fleming, Vetßrinary obstetrics. — Green aexalt; mim'' 1c corps d'une brebis degrandetaille, chez laquelle, on incisant les parois abdominales, on Irouvfl un roelus conipl6leinent prlvö de ses envoloppes oi reposanl par le dos sur les parois abdominalos, avec lesquellos 11 paraissail avoir contraclö dos adh^rences. — Ge roolusötail d'ailleurs, a ce qu'il somble, döformö et monslrueux, car, ruins ditlaquo;on, lt;#9632; la rale, lo pancröas, les reins, la. vessie, et Ilaquo;' rectum manquaienl, el le sexe ne put 6tre reconnu. raquo; Eniln. le col de l'ulörus de la brebis mere i'l.'iil olililrn'.
V Observation. — Benz el Bagge. — Annales tie mäd, vcf. de Brumlles, 1887, p. 466. — Cos auleurs ont trouvd dans rabdomen (rune polite chienne, ö.g6e do 13 ans, un foetus qui paraissait occupor le mösentöro do I'intestin gröle. Toiilcs les parlies inolles avaicnt dispain, el le lu.'lns elail liansfornid en squelelle. Du resle, la meio n'avail paru iiullemenl en soullrir.
Los deux observations qui prdccdont sont encore trop incompi^les pour qu'on puisso los considörer cornme dos exeraples avörös de gestation extra-utörine. Dans la premlöre, 11 est dit que lo Indus ölalt coniplelonionl privö de sos envoloppes. Quo sonl-elles done devenues? II ost probable qu'elles avaient. du roster adböionles ä l'utörus d'oü le foetus s'('dail öchappö par une döchirure? Los inönios röflexions sonl applicables au Indus trouvö dans lo corps de la chienne.
Vlc Obskbvation. — IIaüoner. — Annales de mild. viUr, de Bruxelles, 1861, p. 841. — Gbez une brebis qui n'avail pas agnolfi au leime flxö, il so (brma,
deux mois plus laid, une lumeurä l'abdomen, dans laquelle on im.....nnut un
membre antörieur d'un agneau. Gel agneau fui complelement mis au jour et la plaie abdominale ful fermde par une suluro. La brebis dlait el resta en bonne Santd. (Obs. de Pfeifer.)
Nous voyons dans cette dorniero observation la reproduction exacle de cello de Drouard.
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Gas oü la gestation extra-uterine pent 6tre admise avec plus ou moins de certitude.
lro Observation. — Saussol. — üecueü de möd. vät., 1828, p. ans. — Une brebis de trois ans avail did saillie comme les autres; eile n'avail iamais donnd aueun signe ib^ pldnilude. Environ deux mois apres l'dpoque de la monte, le berger s'apercui qu'il survenail ii ce petit animal une lumeur dare, silaee ä im ponce environ Oll arriere de l'ombilic. Gelte luincui' aug-mento pen a peu, el, quinze ou seize mois apres sim apparition, Saussol fut mandd poury porter remöde. La lumeur dtail alms de la grosseur d'un ceuf d'oie, et prdsentait tous les symptömes d'un abeös, Saussol en lil la ponetion ; il en sorlit du pus, et,avec le pus, les os d'un feins. Cos os dtaient (lelacbes les uns des autres el n'avaieSit plus lern- blancheur naturelle; la löte etait enliere et moins altörde que les aulres parlies; eile elait de la grosseur d'une noisette. Tons les os rassemblds remplissaienl ii pen pros an verre ä liqueur. — Saussol agrandil sa premiere incision, et il put alors conslator que (i les muscles abdominaux avaient acquis un degrö d'dpaisseur ä. peu prös
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double lt;le lour iHüi ordinaire; ([u'ils raisaient uno pochc dans l'abdomen, ct logealenl lit ie foDlus, que la peau souln recouvrail, raquo; On ne pul döcouvrir aucune oonmiunlcalion (l(! ceile poche aveo la cavilö abdominale^ On fit quelques points de suture h la peau, ot la plaie guMt en (ininzo on vingt jours, — A partir do ce moment, la böte nejouil pins d'une bonne santd : die döpöril el I'ni vendue quelque temps aprös ii un prix mödioore, L'autopsie iiquot;('ii ful pas falle.
On jxmiL so clomander si c'csl bion lä un oxemple do gestation oxlra-ulörino, uu si co no sorail pas plutöt un cxomplo tie monstrmsitdpar inclnsion. 11 osl assoz difilcilo do röpondre i\ cetlü lt;iii(!slion ; on pent sculoiiionl faire remarquer, en faveurde la promioro bypolhöse: 1deg; quo la lnmciir s'osl dövoloppoo a])ivs la saiilie, et, ä oo qu'il scmblo, sous 1'influence decelle-ci; 2quot; (pic, danslescasde inonstniosilös incluses, les os sont rarcincnl bicn i'oriuös, commo ils soinhlonl Tavoir ölö ici. C'oslla tout co que nous pouvons on tliro.
IIquot; Observation, — Dickinson. — Annales dc rm'd. vit. dc Brusoelles. 1806, p, 228. — Ell d6cembre IS.'il, M. Dickinson t'nl ajipolc a doiinor ihjs soins a line truie, malade dopnis ((iiolque Icinps, el (jni anrail. dn mcllro has qnalre semaines auparavanl. Au lerme normal, aucun signe do parturition ne s'ölait nianilbslö. Los syinplönios ötaiont les suivants : — Inappotenco ; constipation opinii'iLro; grognemenls douloureux parllculiers; docnhiins sur lecötä gauoho. Debout, la malade s'appuyail contre le mur et so couchail aussi lentement quo possible. I,'exploration fit roconnaitrc, dans lo cote gauohe de l'abdomen, uno tumeur ires douloureuse ä la pression. — On prescrivit tin breuvage compose d'aloes, liuile do lin et toinluro d'opium, Ce trailemcnl n'amena aucune amölioralion, el, quatre jours jdus lard, la truie succomba, — A l'ouverture de la cavile abdominale, cjh trouva les traces d'une peritonilc inlense. L'ovaire droit, la corne droite cl une partio du corps do rulerns niaiiquaioni; on suppose que cello femelle avail 616 I'objet d'une tentative de castration, Dans le llanc gauche, existail uno tumeur, do la grosseur do la tote d'un liummo, onlourec do fausses membranes, el adlierontc ä l'ovaire, ;i la corne ulerlno gauche ot ä co qui rostait do la matrice, Kn fondant cotto lumour, on Irouva los restcs ossoux do sept foetus, onfermes chacun dans unc cavile distincte, Cos os, dont on n'indique pas lo dogrö de dövoloppomenl, etaieiit dögarnis de tonlos lours parties niollos ct commc maceres.
L'absence de laquo; l'ovaire droil, de la corne droilc et d'une partie du corps de I'lileriis raquo; nous laisse dans le donlo snr la naluro de la laquo; lumour raquo; donl rexisloncc a old conslalöo. Gelle-ci n'aui'ail-ello pas ölö constitute par cos organes manquants ? La choso no nous seinlde pas impossible, Dans co cas, la rupture nlerino anrail dn so produire do Irös bonne lionre, vu 1c pen do developpomcnl acquis par les sept foelus. Toutefois, ii faul dire qu'en admettant l'hypolliöso do la caslra-lion, ce pen dc devoloppemont plaidcrail lui-inomo on favour d'une gostalion extra-ulörine.
Ill1' Ouskuvation. — Mollard. — Comptes rendus de l'äeole vitamp;rinaire dc
Lyon, I8:!7-I8;i8. — Mollard, völörinairc ii la Tour-du-Pin (Isero), adressa, en I8;t7, ii I'Kcolo do Lyon, un fuolus do chevre Irouvö par un houclior dans la cavili'' abdominale : I'lilorus elail complolemenl intael el sans Iraeo do ges-
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GESTATION EXTRA-ÜTßftlNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17ä
l.ltion. Mollard a vn liii-iii(quot;mo U'. frolns, lixi'i soulomont vers la region mnlii-llcale par des vaisseaux et des ligaments irus courts. II ölail entourd ^i forte-iiKMii oomprimä dans une enveloppo prösenlant beaueoup d'analogie avec l'upiploDii et adhörenle avecla peau du jeune si^jel dans loulo son dlendue.
!•'. Lecoq, alors professeur d anatomie a l'l^cole de Lyon, a qui cette jiieco fnl. adressöc, nousa assurüs a'avolr jamais eu aueun deute sur la rdolilä de ia gestation abdominale.
IV0Obsebvation. —Baillgt, — Reowüde mid.vätdi'., I87ä. p, 'j(i.__Le23juin
1874, fut abattue h l'abattoir do Bordeaux, une vache 4g6e do sis ans, qui so trouvait dans un ölat d'engraissement trös remarquable, — L'abdomen 6tanl ouvert,une masse de forme ovolde, que M. Baillet compare au oomparliment gastrique appelö fcuillet, apparul au niveau de la partie antörieure du sac droit du rumen. Reposant sur ce sue, dont eile n'est s6par6e quo par lc grand öpiploon forlemenl aminci, edle masse a contraotd des adhörences avec l'epiploon, le rumen, le diaphragme, ie foie el l'hypochondre droit, Deta-clifie des organes sur lesquels eile exerco une pression bien sensible, eile me-sure dans sa longueur 48 centimetres, el 'Mgt; dans son diamölre transversal raquo;Son poids total est do 4b livres. A l'extörieijr, eile estd'un blaue nacrö el garnie de nombreux prolongemenls membraneux legercment rosös et resislants, el le doigl pereoit facilemcnl an havers de sa tunique la presence d'un corps dur ä formes arrondios,
line incision pratiqnee longitudinalemenl fail pönölrerdans un sac ovolde, ö parois opaisses d'nn deini-ecnlimetre, de nature lihreuse et resislanlc. La face interne de ce sac, sur laquelle il est impossible de constater dos traces de vas-cularisation, adhere a un fastus devcau raquo;tort, etcelad'une facon tellementin-time qu'il faut lirer avec force pom' detruire l'espöce d'intricalion existant en-Ire olle et les polls recouvrant loate la partie dorso-lombaire du snjet. Unc jietile (jnantlle de liquide trouble, JanmUre, ne repandant anciine mauvaise odeur, dans lequel nagent quelques döbris cornös et quelques polls, occupe le fond du sac des. D'enveloppes fostales propremenl dites, il n'en existe pas; le snjet parait 6tre comme givlle sur la face inlerne de cette chambre ßbreuse.
Le fudiis estäterme; toulefois, son döveloppement general parait avoir öle arrele par I'espace reslrelnt dans lequel 11 esl renferme. I'n vestige do cordon ombiiical, sec et noir, apparait encore. — Ce foetus ne röpand aucune mauvaise odour.
La matrice dc la vache mere examinee avoe sola n'a piM'sente ancuno disposition capable d'expliquer cello gestation anormale,
V0 Obsebvation. — Stockfleth. — Tidsshrift forveterinnrer,{HIS, —Ce professeur a donne la description d'un antre cas observe iliez unc^ vache sacrlliee pour la boucherie, dans l'abdomen de laquelle on trouva une lumeur volu-mineuse, allaclieo par un cordon aux parois de Pabdomen. Cette lumeur con-tenail uu fclns, coudie en rend, In ide (^i les jiieils rapprochös, d'ailleurs ab-solument normal sous lous les rapports. L'nterns de la vache ölall normale-nioid. eontracte; l'un des ovaires, un pen plus gros quo dans les conditions or-dinaires, contenait un corps jaunc. Aucune connexion n'existail entre l'utärus et les membranes ijnl enlouralenl le foetus, d celles-ci ne presenlalonl aucune trace de cotyledons (Fleming, Veter, obsl.).
VIquot; Oiiskiivation. — Sans nom d'auteur, — Le Veterinarian (vol. XXIX, p. 344) rapporte qu'un agneau bien devdoppe el complötemenl forme ful Irouve dans une Sorte de lumeur ou poche adherenlo an rumen d'nne lirelils grasse luee pour la boucherie. La peau dece foetus etail eonvorte de laine par-
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lout on clli! n'avaii pas Old arraohöe i'n dötrulsanl slaquo;s adbörenoes (aux parols de In poche?). — L'ulörus do la brebis öifiit pelit et ne prösentait aucuno Iraoe do rupture (Fleming, loco cit.).
VII1' Observation. — Plane. — üeeueil de mM. vilär,, 1877, p, M. — Le cas suivanl a 616 obsorvö sur une truie, illaquo; race limousine, ftgöe ilo quinze mois environ, dans un bon 6tal do graisse, el abattue pour la oonsommation.
En ouvranl In cavitöabdominale, lo charcutier ful trös ölonnö de renoontrer im corps dur, placö sur la ligno mödiane, un peu h gauche, touchant prosquo le diaphragme, el adhöranl lögöremonl auxparois abdominales. Croyanlavoir affaire Ji un abcös ou h une tumour quelconque, cel bomme s'empressa de renlovor aussi dälicatemenl que possible pour ne pas salir les intestins. Mais quel ne fut pas son 6toiinemenl loi'sque, aprös l'avoir döpouillä de son nnve-loppe graisseuse, il recounut que c'6tail un petit porol
M. Plane, prövenu aussitöt, I rouva envoloppd dans l'äpiploon im corps ovolde, aplati de dessus en dessous, mosurant 16 centimötres de long sur 12 dn largo ei du poids de 790 grammes. La peau, munie de ses polls, rsl noire sur toulc la tötejusqu'ä moitid du corps, et blanche partout ailleurs, — Rien h signaler du cdUS dos ovairos, dos trompes de Fallope, dos cornes ou du corps de I'lilorus.
VIII0 Odsei\vat:on. — Berhy ; in Fleming, Veterinary o6slt;eWcs. — M. Herrv, v6-lärinalre anglais, mentionno une vachepleinequi,aii terme ordinaire, monlra Ions les signes d'une parturition prochaine. — Apres avoir manifesto pendant quelques Jours dos symplömes de flövre, de malaise, de la distension du pis, eile ful enfln examinee par lo vagin; m.'iis on no pul soullr lo voau par cette voio, liiin qu'il |iüi öiro i.oucIh'par lo Qanc, Certain qu'il avail afTaire ft un cas do gestation extra-utörine, M. Berry pratiqua l'opöralion cösarionno. Mais la vaclio ölail lollomcnt öpuisce qu'elle mourul avani la (In de l'opöration. — Celle-ci, loutefois, mil au jour laquo; une masse de matiöre fongueuse gt;• qui no pesaii pas nioins do 70 llvres, et au centre de laquelle gisail une lies Jolle gönisso, toul a fait a terme et övidemment morte depuis pen de temps. Le plus minutieux examen ne pul faire d6couvrir aueune connexion outre la ma-Irice el la ttimeur enfermanl le feetus, ii Fexcopiion de quelques adh^rences loul ü fail oxlrrioures.
II est iros regrettable quo M. Berry n'ait pas fail connaltre plus com-plrloinoni la nature dos rapports qui existaient enlre la mere ot le foetus. S'il ne mentionnait pas 1'examen laquo; minulioux raquo; auquel il s'ost livn'', nous serious porlös ä croiro que, ici encore, il s'agil simplomonl d'une ddchirure utörino par laquelle so serai! dchappd le foetus en-tourö de ses enveloppes inlactes. Gellos-ci dovraienl lour aspect laquo; fon-gueux i) anx placentas.
IX'' Obsekvation. — Haubner. — Rapportannuel sur Vital de la mod. vol. dans le royaume de Sasse. — Annales do nvhl. vet. de Bruwelles, I86i, ]). iiil. —Uno vaclio, itgöe do .'i ans, dans le sopiiome mois do la gestation, refuse peu a peu sa nourriture, tandis quo le volume de sou venire augmente do plus en pins. On la suppose atteinte d'hydropisie abdominale el on la fail sacriQer. Le foetus, encore contenu dans ses enveloppes, esl trouve dans la eavile abdominale. Ln matrice elait lelle qu'on la rencontre bora do l'eiai de gestation (Oliset'v. du vetorinaire JauUe).
Xquot; Observation. —Tiiiernessr. —Annales de mdd. vdi. tie Uruxelks, 1871, p. 420. — Le lt;i avril 1871, M. Eclors, v\r\e. a 1'Eoolo veleriuairc do Ciiregheni,
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GESTATION EXTRA-UTERINE.
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so troiiviiit on vacanceB d6 Pamp;ques clioz sos parents, lor8C|u'on y sacrifia pour la consommalion une Iruio grasse, dans l'abdomen de laquello on lui lit
remaiquor, floltants pai'ini Irs anses inlcstiiialos, doux I'a'tus qu'll clölaclia tio la rögiou sous-lotnbairo, on ils ötaimt suspendus cliacnn par un pädoncule vascniairo long do 8 centimetres environ, entre les doux comes do la malrioo et (ju'ii s'empressa d'envoyer a Thiernesse, aveo los renseignemenls suivants :
Gelte truie, ägöo de moins de deux ans, avait donnä noissance, au mois do septetTibro 1870, a trois porcelets bien conformös. Gonsid6rde comme mau-vaise reproductricO) amp; cause do c(!ito portde iro|i pen nombrouse, olio avail ötö tnise a iengrais, A la snite dc. la parturition el pendant toute la poriodo de l'engraissement, sa santö n'a jamais paru troublöe; seulement, eile mani-fosta les pliononiönos du ml tonlos los trois ii quatl'e somaines; niais, söcpies-treo dans nno logo spöoialo, olio no tut Jamais dans io cas do sallslairo ce IjosoIii. Los deux fa'tns oxlra-utöriiis sent done do la meine portöe (jue les gorets nös en septembre IN70, et Thiernesse emit qu'ils ont iln vivre jusqu'au moment du sacrifice do loni' more, ear ils no presontaienl pus la moindre alioration.
laquo; Ils olaient ölroiloinonl onformos ehaeun dans un sac membraneux corn-plot, de forme ovoldale, pourvu en un point d'un pSdoncuie vascniairo, dont l'oxliTniitö di'iacliöo de la paroi abdominale lt;lc la märe röpondait a un corps rouge, spongieux, ayant quelque analogie de forme avecl'ovaire, raquo;maiscon-sislant, en realile, laquo; en un simple parencbyme vascniairo, sorle do cotyledon organist sur Io poriluino. raquo; (Los doux ovaires out etc trouves dans les conditions normales.) 11 s'agit done bien quot; d'une gestation ewtra-uMrine primitive concomituntc d'une gestation utärim normale. raquo;
Voioi niainlenanl lo rösultat do I'exainen des deux I'oetus ;
m Lour conformation osi röguliöre et lour däveloppement eomplet. Ils ont I'un e( I'antro quatre dents liien sorties ä cbaque mamp;choire, les crochets el les coins; on observe en outre chez Io plus gros, du poids de 838 grammes, (lc plus polll pesail (raquo;70 grammes) les pinces de la mächoire Införieure, egulo-ment devcloppeos, el los deux premieres molairos en voie d'eruption anx deux mäclioires.
laquo; Ils olaient relies cliacnn par nn cordon omliilical an sac momliranoux ipii lo contenait, et qui, appliqud inimeiliatement sur la poau trös velue du fcolus, adliöraul meine en quelques points a co leynmont, so composait d'un cborion mince, rovetu, dans uno petite ötondne do sa surface externe, d'un placenta vasculaire tres epais, et röpondant, par sa lace interne, h un amnios eomplet, ainsi qu'ä une allanluido tros petite, donl la cavilo, priveo do liquide, comme celle de i'amnios, communiquait näanmoins avec la vessio par un ouraque lilon distinct, — Tons les organes de cos foetus olaient parfailcmenl dovelop-jies el exempts do loule anonuUie. raquo;
Gelte inlcrcssaute observation, une des plus coniplelcs quo nous ayons sur la inaliere, ost cxlreinemont iinportanto au point de vuo de la idiy-siologio; olio nous monlro combien, dans scs plus grands ecarts, la nature csl lidele ü scs propres lois; eile nous fail voir que le modo de devoloppeincnt du ftßlus cxlru-ulerin esl, au fond, le möme que celui du lu'lus normal. La science doit ü Thiernesse des remerciments pour le soin avee lequcl il a eliulie, el laclarle tivec laquello 11 a decrit les interessantes parlicularitds du fall rare qu'un heureux basard I'a mis a meiiie d'observoi'.
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X lc Ouskrvation. — Mbtiigiieu ; in Flümino, Veterinary obstetrics. — M. Metlie-Sai.nt-Cvh et Violet. — Obslötriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
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178nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
rell n deuiit um foetus qul tut trouvö chez uno brebia ii la I'Öglon lombuire, en aniün; du rein yaucbe et alliU'lie au pcriloino.
.\il'; Oiisi'.nvATioN. — Goqugt. — Instructions viUrinairts, t. II, igt;. 200. — Dans l'oi'dre cbronologique, ['observation que nous aliens rösumer ici aurail du
Atro plactic, aveo lu jiquot; t, en löte de co chapllre, puisqu'elle reinonle ä t78i. .Nous l'avons ivsorvüe pour le momonl actuui, paroe que, avanl d'ölro admise avec la signification que nous iui atlribuons, eile a besoin de subir l'öprouve (l'uue discussion approfondie. Voioi le fall :
Um pai'tlculiar d(gt; Neufohdlel (Seine-Införleure) achela dans l'espohquot; de la rütahlir, uno vaclie qui paraissait malade. .Mais, au lieu de s'amonder, la ma-ladie lie tarda pas ii s'oggraver. Ilsurvint unediarrh6e abondanle, laquo;charriant des malleres säreuses el pulrides^ raquo; lüentöt on s'aperoul que ces matiöres laquo; contonuienl des corps durs, qu'on reeonnul |)oiir etre des os. raquo; Le propriö-tairo appoita ä Coquet plusieurs de ces os, laquo; enlre autres un canon, un cal-caneuni, plusieurs cötos, une iiioili(; de niäi'lioiro inrericure, plusieurs polits os du genou et du jarret, un maxillaire, raquo; Coquet orüt d'abord que ces os ne pouvaient proveuir quo de la malrioe, mais le proprielaire Iui raquo; assura posl-tivciiieul que la natiivf ch^ sa vaclie (Halt en ban etat, el que ces os n'avaient d'aulre issue que par le fondement, avec les excrements.
Coquet dit au proprielaire qu'il considerail eel accident comine incurable el le pria de ravertir quaud sa vaclie mourrait, ce qui ful fait,
Kile mourul environ uu inois apres l'aclial. — A l'anlopsie, qui fnl i'aile avec. beaueoup de soin, Coquet Irouva les lesions suivanles: laquo; Los estomacs et une grando partie des iuteslins elaient dans Telal nature!. Lc colon etail. Ires engorg6, depuis sa derniöre courbure jusqu'au commencement du rectum, sur une longueur d'envirou deux pieds et domi (80 ä 8,') ceutiinelros) ; ses parois avaient plus d'nn pouce (27 millimölres] d'epaisseur; elles etaioul Ires dures, oardnomateuses, noirdtres, enllaininecs, gangrenöes, La partie infd-rieurc droilo elait percöe; son inlerieur renfermait dans eel espace im amas considerable d'osseiiients, absolumenl semblables ä ceux reudus preccdcin-menl, mais plus volumineux ou plus irröguliers, comme les os du bassin, de repine, de la töte. raquo; La matrice ötait un pen plus volumineuse que danslölat de vaeuite. Son fond, correspondant a l'endroit malade et percö ile l'inleslin, etail aussi engorge, dur et Ires epais; mais on ne put y reconnuttre awune ap-parence de cicatrice, raquo; Son oriflee etail rosserre au point de no pouvoir y in-troduire un stylet; son inlerieur ne contenaii rien, et sa eavile pouvait a peine dtre upervue. — - Le peritoino el le niesenlere, dans les environs des parlies atieelees, elaienl engorgds el eiiflainincs. La serosite repandue dans le bassin etail sanguinolenle el putride ; les autres viseöres elaient sains, raquo;
Coquet suppose quo quelque accident a du occasionner, d'abord, la morl du foetus, puis I'lnflammation de la malrlce et de rinlestin, la perforation de ces organes el le passage du foetus dn premier dans le second, et tons los ecrivains velöiinaires qui out parle de ce fait out admis sans hösilor cello interprötalion ; eile nous paralt, quanta nous, absoluinent inadmissible.
Si, en elfet, les choscs s'6laicnt passöes comine le suppose Coquet, dvideimnont on aurait tronve des adhereuces unissanl l'ulörus au colon, une listule faisant cominuniquor la cavile dos deux visceres, la matrice plus ou inoins enllamineo et conlenanl, soil des debris du foetus, soil, tout au inoins, des produits de secretion morbide. Or, rien do tout cela n'oxistail. — L'ulerus, nous dil Coquet, necontenait rien :
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GESTATION KXTKA-UTKIUNK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 170
—nbsp; non seulemont U n'i/ auuil pas (In fislud; uU:ro-iiHeslinale, mais on n'a pu rccoiuiiiili'o sur la matrice Anenne appnreaee laquo;Ilaquo; cicatrice. II
n'y avail pas inAmo d'adhercnco; car Coquet ilil mi peii plus loin quo sans doiile laquo; ce viscöro (l'uleriis), debarrassü des corps ctrangers qu'il conleiiait, so rossorrant snr liii-inßmo, uura rompn I'adh^reuoe qu'll avail conlraclce avoc los parties erivironnaiilos. raquo;
Cello explication ne nous salisfail pas du loul; loul iiidii|iio, el sni-vanl nous, de la maniere la plus claire, (pie los os rondus par cello vache n'avaientyamais sejourno dans la matrice. D'oü provenalent-ils done? Tres cerlainenienl, pour nous du nmiiis, d'une ^'eslatiuii exlra-ulerine.doulle prüduü.aulioii d'elrccxpulsedirecleiiienli)arles parois abdominales, so sera fail jour dans I'inleslin : modo d'eliminalion donl la pathologie comparöe nousoffre plusd'un exemple chez la femme(l).
Xlllc Observation; in Fiunck, Handbuch der thieritrztUchen Qeburtshülfe,
—nbsp;Vn cos dc gestation ovarique menlionni pur hi professe,ur Midler, de Vienne. — Cliuz line vache, Müller trouva I'ovaire droit (-reuse d'une cavitö pouvant admeltre mi ueuf do poule, et, dans nHlo cavitö, un embryon ride, lung de onze llgnes, largo de Imit a neuf, chez lequel on pouvait döjä reconnattre lous les os. Mallei' !e croit ago do deux niois el denii.
XIVe Ouskuvatio.n; in Franck, id., id. — D'apivs Prnnck, plusieurs aulres cas de gestation ovarique auraient H6 conslaläs : Gurlt, notammenl, on menliontierait trois cas (Lehrbuch der pathologischen Anatomie, p. 284); — [\ohl(j;o8 eu amaii coiisiaiö un chez unejumenl pleine de vingl et im jours, dont I'ovaire droil avail im volume doulilo de I'aulre: au milieu (rune surto de kyste so trouvaitun petiterabryou (Uagaiinvon Gmit undHertxoig,vol.l, p. 08).
XV0,XVIl',XVII0,XVIlIeOiisi;ii\ATio.Ns.--r)'aiilrescas(logostaliuncxlra-uleiine sent encore rapporlös;— par Gurlt (Anotomie pathologiqw), cbez imo brebis: le placenta etaitinsere surle mdsentöre; — par üi.ot, chez imo oliicinie: l'inser-tiondu |ilaconla avail lieu siirleniösenlero et sur los reins; —par I''oii.naiii, chez u ne c.bevro ; la grelle avail, eu lieu sur le rii''ieu ; — eulin par Below, qui a domiü la descriptiondötaillöed'unfcBtusmomifli ^itliop6dion)dupoids de i870grammes, trouve dans la cavite abdominale d'uue brebis. (Fleming, Veterinary obstetrics).
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Cas oii le foetus paralt s'6tre d6velopp6 dans le vagin par un mode encore iueonnu.
1quot; Observation. — Revue vädrinairc, 1878, p. 0. — Cede observation, de mome que colles qui vont suivre, esttolalement diffiSrente decelles quo nous avons resuiiiöesjusqu'a präsent. Elle a etö communiquäe ä la Sociötd de me-decine et de olimatologie de Nico, par le Dr Macarlo, qui en devait la connals-sance ä M. A. Bossetto, v6t6rinaire pidmontais. — II s'agit d'une vache Agee de quatre ans, (|iii avail ete sailiiesept mois auparavant el qui piesentaii dos symptömcs d'avorlement. M. Bossetto ayantinlroduit la main dans le rectum pour explorer l'utörus, trouva ost orgaue dans son dtal normal; explorant ensuite le vagin, il rencontra ii la panic antörieure de ce conduit el sur sa surface inferieurc, un corps dur el resislant qu'il pril d'abord [lour unc simple
(1) Voyoz, sur cc point, tons los traitös d'accüucliemoat, et, ontl'6 autros, Joui,t.\, Traiti complet d'aocouehemtnts, p. dos.
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{80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DK IA GESTATION.
lumeur : cc corps (Hail lisso i sa patiiu gupörleure el ndlieient par sa parlio iiiforieure. Pendant tout lo temps de ['exploration, la vachc continualt sus elTorts expulsifs. — En comprimantavec les doigtala pcurtie aut^rleure decette tumeur oü eile ötolt sans adhörences, M. Bossetlo B'apergutqu'ellecödolt äscs {'fl'orls : il coiitiuua d'exercer lt;le doucos tractions qui, combiiu'es avoc los cl-forla expulsifs do la vaohe, dötaohörenl complötement la tumeur et l'amenö-rent au deliors.
Getto lumeur est presque ovale, lissc en dossus, taiulis ([lie, on avant, en arrirre et en dessous, eile prösontc (;ä el la de petites excrolssances qui rcsscni-blent a dos colyledons. En la comprimant avec los doigts, 011 s'apercoil que cette poche — car c'on est une — renferrae dans sou sein im corps dur el resistant; rincision, pratiquöe longitudinalement, ierait croirc que ses parois sonl fonnces de tissu carlilagineux : eile met ä döcouvert un feetus parfaile-niont confonue, du volume d'iin rat el oouverl de polls. Cost uu male au poil roux, portant sur le front une lache oblongue et blanche.
Le volume de l'utörus de la vachc n'ollVc den d'anormal; son orifice est exaetement ferme.
Le Dr Macario estime qu'il y a eu avortement : l'oeuf ayant frauchi le col de I'iiIitus, s'arröta par une cause quelconque dans son voisinage el contraeta des adherenecs avec la paroi införieure du vagin, La, il ne put se dövelopper que d'une maniörelenteetpönible en raisondu d6faul d'Atnneurs murrivirres; sisow accroissemenl eüt 6t6 plus rapide, les efforts d'expulsion se fussent eux-memes manifestos plus tot, par suite de la gone qu'il n'aurait pas tardc a produire.
La discussion, soulevde au sein de la Socielö nieoiso par cette communication, a eu pour rcsullal de faire admettre qn'il y avail eu, cn effet, avortement dans les premiers mois d'une gestation normale : si l'oeuf 6tait arrive dans le vogin aussitöt apres la conception, il y aurait eu im placenta unique et des membranes lisses ; s'i! y a dos placentas partiels, c'est que l'ceuf a ele grcfle primitivement sur los cotyledons utörins.
Dans la Revue vöUrinaire, M. Lafosse discute cello conclusion, et declare ne pouvoiiTadmetlre laquo; pour cette raison quo, dans l'avorlement,lorsquerembryon du feetus a franchi lo col utörin, rien ne peul plus lo retenir dans le vagin; il n'v siMourne pas im temps süffisant pour contractor adherence, si taut est que cette adhörence soil possible raquo;. — A civile opinion, M. Lafosse subslitue cello d'une gestation extra-uterine et simplemenl vaginale, car il no croit pas ä une. monslrnosite double qui forait du fiel us un simple parasite, allondu que dans les cas do cn genre, laquo; le parasite esl soude diroctenionl ä i'autoslte par ses parties snperlicielles, oil bien il est renlerme dans line puche du kysto forme aux depens des tissus do ce memo antosite. raquo;
A son lour, l'opinion de M. 'Lafosse a etc conlestee par uu vcterinairc, M. Goudert, qui avaiteu, quelque tein|)s auparavant, I'occasion d'observer le le fait suivant.
IIlaquo; Observation. — M. Goudert. — Revue vilMnaire, 1878, p. liis. — Voici comment s'exprime M. Goudert ; laquo; ün de mes clients avail, achetö une vaohe qu'on lui garanlissait pleine de qiielc[ues mois, et devaut nieltre has dans le courant du mois do mars 18quot;(S.
laquo; Vers la tin d'octobre dernier, il s'aporcut ipie sa vache avail des allures moins vives que d'ordinaire, ipie son pas devcnail plus lonrtl ct plus trainanl. Avoc ces signcs, se presentaieut un all'aissenient marque de tout le train pos-lerieur, une cerlaino doformalion do la croupe, et un devcloppemonl notable des mainelies. La bete elait-elle done a termc, bien qu'au dire du veiuleur eile adl encore plusieurs mois a courir? C'etait probable. D'ailleuis le foetus etait facile ä conslator iises mouveiiieiits frequents. Toutallait done pour le inioux. Mais rallente du part fut deeuc. l'eu a pen, tons les signes precedents dispa-
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GESTATION EXTfU-lITKIUNK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;)8t
nirnnl, ct can bonl do quolqiies jours lout ölait ronlrö dans l'ordre. A partir do cells ö|gt;o(|uo, il no fut plus possible de sentir Ilaquo; fiotus, co f[ui no laissait pas quo dinlriguer le propri^lalre,
laquo; Le 12 fovricr doruior (1S7S), Jo fus appolö pour doimor mos soins a cclto 11161110 vacbo, quo Ton mo disait atteinto do violoulos ooliques. II on otalt aiusi on effet, mais do plus, jo constalai dos efforts d'oxpulslon ooinmo si olio allail avorler. Jo fus uinsi amoiio it explorer lo vagin, elj'en ai rolirö im foetus momilii! lt;pii avail oontrartö quolquos rares et faibles adhörences aveo la nui-queuse du vagin^ Jo duis ajouler que le col dc Vutinis itail rsssepri commc ai lit vacke avail mis has depuix longiemps.
k GefcBlus parfaitement conform^, poso 372 grammes, II a lo volume d'un petit chat, a cause de la motnlflcalion qu'il a subie, Los enveloppes sontamin-cios, uoinUrcs ot parolicmiiiöos. 11 u'y avail pas do point indiquanl imo adbu-reuce rücoiite. On pout lui donner trois mois ol donii on qualre niois.
laquo; On ne pourrait admollro uuo gestation vaginale, rar on a niaiiilostomeiil sonli los uioiivcmenls du faUus par la palpation de l'abdomen, dans le cou-rant du mois d'octolire 1877. Hoste done, oonime plus probable, mi avorlo-inent Incomplet eu ee sens quo le I'mlns auraitfranchi le col ulöriii.niais sorail rosle lixe aux parois du vagin, C'osl vraisemblable, car dopuis los symptömes qu'avaitpräsentes la vacho,el quiavaient fait croireäuno mise-bas prochaine (fln octobre), on n'a plus senli los mouvements du foetus. Do ce qui precödo, je erois pouvoir concluro quo I'avortement peul 6lre suivi d'unarrßtde 1'avor-ton dans le vagin, on il jiout so fixer ol sojourner plus on moins longtemps. Dans lo ens prösenl, ce si'jour aurait durö do la fln d'octobre 1877 au 11 fe-vrier 1878, soil trois mois et demi environ. raquo;
Nous remarquons outre ce cas el colui du Dr Macario do notables diffören-cos. Dans celui qui a öle communiqiiö a la Sociolö do Nice, les adliorences do I'oeuf avee la muqueuse vaginale ötaiont certainos, puisqne M. Uossello a di'i les dölruire a I'aide desdoigis; do pins, l'ötat du foDltis, si I'on on excople son volume, s'esl nioulre on rapport aveo la dnröo do la gestation, ot ses membranes d'enveloppe 6taienl epaissios, induröos, ce qui implique un dovoloppo-inonl accompli on graiule partie, sinon on lotalite, au deliors de l'utöl'US. — Au conlrairo, dans le cas obsorv6 par M. Couderl, ce vetoriuairo apres avoir dit que i'oeuf avail contracte de rares et faibles adlierencosavec, la muqueuse du vagin, öcrit un pen plus loin qu'il n'v avail pas de points indiquanl une adherence röoenle, — ce qui donne ä penser que les ailherences otaienl, en effet, bion faibles ou peut-6tre nulles, — Los enveloppes so sonl inontröcs aniineios, iioiralros el parclioniinöos, indico d'un dessoclieinont qui oxcliil I'ideo d'une nutrition mfime insufflsanle, ot donne a penser quo le fid us n'a dö puiser aucun aliment on dohors de I'ullSrus;—enfin, lo foetus nioinilii', dont niallieu-reusement la descriptionesl bion incomplete, n'accusaitqu'un däveloppemenl de trois mois el demi k qnatro mois, c'osl-ä-diro läge qu'il avail reollemenl il la tin d'octobre, lorsque les symptömes de part, ou mienx d'avortement, so soul manifestos (1).
11 semblo done possible de concluro, cle cette 6lude comparative, que le foetus exlrait par M. Couderl avail di'i, depuis son expulsion do la matrice, sdjourner puremenletsimplemenl dans le vagin ä litre de corps el ranger: eo sorail un cas d'otioHemfinfavecrötenlion anormale dans cette cavit6,elnonun eas de gestation cxlra-nlMno. — Quant a celui du Dr Macario, avanl d'ömettrc une opinion sur sa nature, nous ponsons devoir resumor une deruicrc observation duo iiM.Slre-
(I) Cos symptömes n'ayant point öto observös par notra coiifrdre lui-m6mo, la dato nü ils so sont prodults peat ötre coiilostöe, car los inoiivcmunts d'un foHus do quatro mois no 80 constatont pas aussi aisoinent (|iio cola parailrait rosnltiT dos rensoigiio-inonls foiirnis par lo proprictaire.
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bei, qui l'a publiäo laquo;laus lo but ilt; d'enlever sos doutes ä, M. Goudort, el do lo oouvainore cl'une manlöre irröfutable de la realitü dn la f,'esiaiioii vaginale. raquo;
III0Observation. — Std^dbl. —Journal de mid. välir, et de tootechnio, iSi9, p. 239. — (quot;.o v^lörlnalt'e fu( un jour appolö ii donner sos soins ii uno vacho pleinedo cincjrnois, pourlaquolle ou craignoiluu avorlemeul; döjäl'on voyail sorlir laquo;lo lo vulve uno mombrano qui ne pouvail guöre ötro autve chose quo l'arrir'i'o-l'aix, ot laquo;|iii, ii ]iroinioro vlic, icssonililail lioaucoup ii hub vessio pen remplie. laquo; Pour nous ronsoigner sur la nature ot la provenance do ooilo poche, dil Mlt; Süvlid, nous attirämos doucemenl lo bout laquo;lo celle-cl ot aprös uno lögöre traclion, nouspürnes extrairela tumour qui forrnait räellemonl un placenta, mais hodpr6ois6nient oolui-lii quo lo proprlölaireontomlail. La pocho, laquo;lo forme ovale, avait lc volume laquo;In poing d'un lioname, laquo;Hall döpourvuo laquo;llaquo;; co-lylödons etavalt alt;lliörö ii la parlie inf6rieure laquo;lu vagin, ii peu prös au miliou du conduil vaginal. I£n palpanl cette poche, on soiilit. qu'elle renfermail un corps losisiant; uno incision mit aujourun TcbIus masculintdu volumed'unesouris, — ftutus qui, a pari lo volume, laquo;'lall, conforme ii co qu'il osi ii cette ^poque de la gestation, et donl toutes los parties iHaient normalement däveloppöes. raquo;
Pensant qu'ilpouvail so trouver en prßsence d'un cas de gestation vaginale, M. Slrebol explorale vagin olle col de la malrice : laquo;lt; La main exploratrice Irouva l'oriflce utörin complötemont fermö; on y sentait le mucus caraetöris-tique laquo;laus la gestation utörino. L'occlusion complete de rorifloe ulörin nous ampnna l'iilöo qu'il pouvail eüister encore une grossosse utönno. L'exploratlon manuelle du venire do la vache nous laquo;louna raison, car nous laquo;'lions a möme laquo;loscnlir, laquo;In cold dioil, Un corps dur, qui no pouvail ötro au Ire chose qu'un second felus. Aussi, au tcrino pliysiologique, /(( vache mit bus un veau Inen portant et Hen däveloppä, raquo;
M. Strubel cruit ii iinlaquo;^ rdolle gestation vaginaleävoluanl ou niöiue lomps quo la gestation ulörino, et due ii co quo, de deuxovules locoudös on inöuio lomps, run avail fraiiclii lo col ulörin el sVlail avanci' dans le vagin, oii il s'ölait arrötö et avail, pu adhörer ii la muqueuse de la paroi införioure. C.c, vötdri-naire ne croil jias a la possibility de la grolle d'un foetus avorlö sur cello mömo muqueuse, ainsi que l'a admis le D'Macavio, et aveo lui la Sociöle de möde-cine ol de climatologie de .Nice; pour lui, laquo; la grossosse vaginale s'est Stabile aussilöl ou pen de lomps apres la löcondalioii de l'oQuf raquo;,
11 ost fort diffleilo, sinon impossible, do rösoudro la ([iicstion sur laquelle so sont prononeßs dans dos sens diainelraloment opposes, d'une part lo D' Macario, et, d'aulre pari, MM. Lafosse ol Ströbel. Gependant, nous croyant lomis do faire connailro noire opinion ä nos locteurs, nous dirons quo, si la gostalion vaginale immediate nous somblo la plus facilo i\ admollro, nous no ropoussons pas commo impossible lagreffe aprtquot;'s avorloment. — Allanl plus loin, nous dirons meine quo, sur un nomine donnö do gestations vaginales, ccs dorniers cas — los eus de grefTo apres avorlemenl — nous paraissenl devoir olro plus frßquents laquo;pie los antres. — Voici los motifs qiii nous auto-liscnl ii nous prononcor ainsi quo nous venous do lo faire :
1deg; La possihilitlaquo;'' do la greffe dos placentas foetaux detaches do ceux do I'litiii'iis, sur dos lissus ou dos organes (rune aulre nature, — bien qnc dillicile ä admollro, — somblorait prouvdo par robservalion III (lri! seric), bicn quo cello observation laisse boaucoup ä desirer an point do vne des details.
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GESTATION EXTIlA-l'TKHINE.
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2deg; Kn co qui concorne la grelTe vaginale, il suflit, pour la compren-dro, d'adineltro quo 1c fnjtns no snecombe pas do suite, ct qu'll con-linue ä so nourrir — quoique bion imparfaitemont — au moysn des liquides (pie sos vlllositös plaoontaires absorbent ä la surface do la inuqueuso; on coniprond que sa respiration puisse ögalement s'of-feotuer, grAoe au röseau capillaire de ces mömes villositös, Bient6tla presctico de l'Oßuf provoque une inllainmalion qui ilovicnL le point do depart des adherences.
.'{quot; A ceux (pii nioraicnt la possibility, la vraisemhlance do noire hy-polhese, nous fcrions remarquer quo si la gestation extra-uterine et vaginale n'clait possible qu'aussitöt apres la li'coiiclalion, on ponrrait ä bon droll, s'etonner qu'aucnn cas do ce genre n'ait, encore öle signalö chez les femelles aulres quo la vache, et snrlout chez la junient, dont les organes sont d'uiio exploration si facile; tandis que si Ton admet ravorteinenl prealable, on poul coinprendre la possibility do la retention do I'oeufcbez la vache, on raison do la disposition ineurvöo, on en cuvette, de la paroi inferieure do son bassin, sur laquellc so nioule la muquense vaginale ; — disposition qui n'existc pas, oil n'adcint pas ce degre chez les autres feinollos. Au surplus, cette retention n'ost pas contostable : outre lo cas de M. Goudert et colui quo nous avons fait connaltre ä la page 101, il en existo d'autres dans la science dont nous donnerons lo resume ärarlicie Rötention anormale du foetus,
Telssont les fails do gestation extra-uterine qui sout venus ä notro connaissance, et avec lesquols nous aliens essayer d'dbaucher l'histoire pathologique de cc grave accident.
Division. — Disons d'abord quo, suivant le point oil I'cBuf s'est greffö apres la fecondation, les inedocins ont admis plusieurs especes ouvarieles do gestation extra-ulerine.Ainsi, ilsdistinguent la gestation:
Ovarique, dans laquellc I'oQuf feconde roste fixe ol se developpe ä la surface ou dans la profondeur de l'ovairc, qui s'alrophie et disparaitan fur et ä mesure que lo produit tie la conception proud de 1'accroisse-nient;
Tubaire, quand I'ccuf detache do la grappe ovarienne, au lieu dc par-COlirlr en entier la trompe uterine, s'est arrelö en un point quelconque do son trajetet s'y est döveloppö;
InlerstiU'elle, quand I'oBuf s'arnMo juste dans le court trajct que fail roviductc dans l'6paisseur des parois de l'utörus. — On dit quo la chose osl possible; il reslerait ;\ deinontrerqu'ollo est rdelte;
.Mjilominnle, quand I'cBuf öchappe ä l'ötreinte du pavilion el tombo dans la cavite du pöritoine, sur lequel il so fixe, so grolle et so döve-loppc. — G'est, sans contredit, do loutes les varietcsadiniscs, celleqni so comprend le mieux, el aussi cello qui so rencontre le plus souvent, si nous en jugeons par les observations que Ton vient dc lire.
A cos varietös, nous joindrons la gestation vaginale qui parall otro
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184nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOQIE DE LA GUSTATION.
inconnno dos mödccins: c'esl quo, choz la fommo, In disposition du vagin no so prote en aucnno facon ü la retention de l'ovulc ou du fmtus. — II en ost bion oncoro d'autros qui onl 616 admises, sous les noms do gos-fation sous-pMtondo-pelvienne, — tubO'OvaHgue, — tubo-abdominale, —
Inhn-ulero-mlcrslilicUc, — ulero-lubu-alnliminalv; mais la promiörc et la
derniöre sont reconnuos aujourd'bui absolument impossibles, ot quanl aux autres, olios sont sans aucuno importance. An surplus, nous ne devions pas laisser ignorer ces distinctions, parce qu'elles sont admises en inedocine humainn; mais nous ajouterons qu'elles n'ont qu'une ntilite fort contestable, altondu quo 1c pronostic et les indications res-tent absolument les memos dans tons les cas. Aussi, ne nous y arre-torons-nous pas davantage.
MjrinptdmeB) nuivehe et terminnUons. — 11 y a lien de distinguer : 1deg; los cas oil lovulo ne parvenant pas jusquo dans ruterus, se deve-loppo dans 1'abdomcn; et 2deg; ceux oil co meine ovule plus on moins avanc6 en Ago, so greife et so dcveloppc dans lo vagin.
1deg; Dans les cas les plus rcguliors, — nous ne disons ni les plus hcurcux, ni les plus communs, — dc gestation extra-ntrrine admis jus-qu'ii present par les obsorvateurs (ct nous avons vu quo certains de ces cas sont loin d'etre dömontres), il n'exislo, jusqu'au moment du part, quo pou de difference entre cetle gestation anormale et une gestation ordinaire. L'ocuf so greffo surnn point qnelconquo des organes do la mere; rembryon se forme ct s'accroit; ses annexes essentielles so devoloppent; un placenta apparatl et s'implanlc sur les parties voisines, dont la vascularite augmcnte pour subvenir ä l'accroisse-ment du jeune sujet, comme le montre I'observation si interessante do Tbiornosse (obsorv. X, 2quot; scrie). En memo temps, les chaleurs laquo;osscnt, le venire augmente el tons les symptömes de la gestation so manifeslcnl ä lour beure et dans lour ordre habitual. Mais, quand arrive le moment on le foetus dovrait etre expulsö, on constate quo les parties genilalcs n'eprouvent pas les modilications auxquelles on reconnall i'imminence de la parturition; la vulve no s'allonge pas, eile reslc secbe; le col utoriii ni ne se raccourcit ni ne se dilate. — Biontöt, cependant, les douleurs se manifestent, tantöt franchement expul-trices, tantöt avec un caraclere moins bien determine ; ellos so pro-longent pendant deux, trois, qualre jours et plus, mais sans rösiiltal, el toujours sans modification des organes soxuels dc la femellc. Puis les douleurs so calmont, tantöt d'une maniere definitive, tantöt pour revenir plus on moins prochainement. — Dans les cas les plus heu-reux, le foetus, aprös avoir succombe, s'entoure d'un kyste solide el resistant; il se momilie ou s'encroute, et pent ainsi sejourncr un temps indelini dans le ventre de la more, qui pent recuperer une assez bonne sante, et meine concevoir do nouvoau el accoucher houreusonient plus lard (observation II, lrquot;serie).
Mais ces casheuroux sont rares; nombrcuscs et variecs sont an con-
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GESTATION EXTRA-UTfiRINE,
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traire les chances do mort qui suivent on accompag'ncnl la gestation exlra-ut(5iine.
Et d'al)or(i, lo kysle pent se rompro an moment tics efforts expnlsifs. Alors, lo fectns, los eaux, les döbris dos annexes toinbent dans Tah-domon; nno peritonilo formidable eclalc, el empörte la femolle en 25, 3(i on 4S henres.
On blen le kysle s'en(lainmo;la snppnralion s'en emparo ; les parties molles dn foUns so (letniisont el se mluisenl en pntrilage; des adhe-rencos s'elablissenl ontro lo kysle et les orgtmes voisins, el los döbris dn failiis sonl expnlses an dehors, lanlol dirocleinont, par I'lilccralion dos parois abdominales (obsorvalions 1 et quot;VI, lr0 sörio, el 1, 2deg; serie), lanlol apres avoir pönetri! dans (|i)ol(ine organo croux en communication avec lo dehors (observation XII, 2deg; sorie).
Quelquefois, apröa röliminalion dos corps ölrangcrs el aprös nno suppuration pins on moins longuo, los Qstulos so cicatriscnl el la böte so rolablit; maisleplnssonvonl la feinollo pord rappötil;la snppnralion l'öpiiiso; eile maigrit, lombo dans lo marasmo cl flnit par snecomborä la liövre hectique el ä la rosorption putrido (observation XII, 2deg; sorie), si cllc n'esl pas omporlöo bion avant ce temps par la fievro et les accidents qui snrvicnncnl (observations III, lro s6rio, et VIII, 2C scrio).
Nons avons suppose (jne le prodllit do la conception ponvait parcon-rir tonlos los phases do son (lövoloppemonl et arrivor vivanl an tormo marqud par la nature pour son expulsion ; le plus ordinaircmont il n'en est point ainsi: lo prodnil mourl en genöral beaucoup phis tot, ä nne öpoque quin'a d'aillonrs rion do lixe. Mais cola no change absolument rien, ni ä lainarcho ni aux torminaisons do ['accident, tolles quo nons venons de los faire comiailre.
Ajonlons cependant que la gestation oxtra-ntcrino n'a pas lonjonrs dos consöqnonces anssi fnnesles. Assez sonvent memo, son existence n'esl decelee par anenn phönomöne exterienr; le volume dn venire do la fomelle n'opronve point do modilicalion appreciable; le foetus no se porcoil pas h sa place habituelle, on memo no se pereoil pas du tont; la sanle do la fomelle n'esl aiiciinomenl tronbleo, et les phöno-mones preenrsonrs do la parturition ponvent passer inaporeus on no so manifester on anenno facon; enfln ce n'esl qn'ä i'autopsie, ot par hasard, qn'on reconnail cello singnliöre anomalie do la gestation (observations IV ot V, Ira Sorie; III, IV, V, VI, VII el X, 2deg; serio).
2quot; La gestation vaginale no s'ost manirestco. dans los cas publics jnsqn'ä present, qu'an moment möino oil lo prodnil no rocovant plus dos ölemenlsde niitiition en qnantite snflisantc pour no pas monrir, a dn enfln etre expulse; — on coinprond anssi quo cello expulsion soil la consequence do la gene eprouvöo par la mere et des efforts qu'elle provoquc. — Jnsqn'ä ce moment, ä moins do gestation ulerinc con-comilante (observation 111, ;fc sörie), le volume dn venire n'avait eprouve ancun accroisscment; poul-ßtro, ä nno cpoqno anlericnro, la
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180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE LA ÖE8TATI0N.
femelle (vache) avait*elle döjä manifestä dos gymptömes d'avortefnent.
—nbsp;Procödant i\ rexplorallon lt;los organes gönitaux Indlquöe par Tötat de soufTrancc de la bete, on renconlro duns lo vagln, et plus ou moins adliörentoäsa paroi inferienre, nne Inmenrovoido de voluino variable, dont la presence coincide avoc la noil dilatation du col nterin et dans la(iiielle se trouve Indus, seien l'expresslon du ür .Macaiio, nn foetus en miniature.
iMiiniioNiii' et indiriiiionH. — Nous avons ditquo la gcslalion extra-utcrinc pouvail, pendant longtemps, n'occasionnor aucun trouble dans les fonctions; il esl alors impossible do la reconnailro, non pas inoino de la soupconner. L'art, dans ces conditions, n'a done j)as ä intcr-venir.
Plus lard, lorsque apparaissont los signes de l'accoucheinent ou de l'avortement, on pout so trouver encore dans un grand embarras pour pröciser la cause qui s'oppose ä la sortie du fo;(us. Nous avons vn plus bant quo, en pared ens, la lenlo vulvairc no s'agrandit i)as, no s'hu-mocte pas de cos iniicositos noinmeos vulgairement mduillures; co pout elre un premier indlce, qui, bien quo pen signiflcatlt', doit (Mre prison considöraliou.— Si, par l'exploration vaginale, ou Irouve quo le col nlerin, d'ailleurs sain, sans torsion, sans Induration ni engorgement morbide, no s'est ni dilate ni raecourei, malgrö la longueur du travail et rintensitö des efforts oxpnlsil's, on devra songer ä la possibilitö d'nne gestation oxtra-uleriuo abdominale. —#9632; Alors, en procödant avoc beaucoup do soin ol beaucoup d'allenlion ä l'exploration rod ale, on pourra, dans quolques cas, parvenir ä limiter la masse uterine, etäconstater qu'olle n'a jias, ä beaucoup pros, le volume ([u'clle devrait avoir dans la supposition d'nne gestation normale. En continuant cctte investigalion, on decouvrira poul-ölre line tumour indöpondante do I'litdrus, et dans laquelle on sera parfois assozhenreux pour rencontrer quelques parties, qu'ä lour forme eta lour consislanco spocialo, on pourra reconnailro commo appartenant ä un footns.
Le diagnostic sera evidomment beaucoup moins diflicile, s'il s'agit do ce quo nous avons appole une gestation vaginale,: la main, introduitc dans le vagin, y ronconlrora, on oll'ol, immödialemont cello lumcur fcElale dont nous avons parlo, ct dont il faudra delormincr la nature. (]oci fait, ilnc rosloraplns qu'ä la dölachor avoc los doigls el äl'extrairo.
S'il s'agit, an contraire, d'nne gestation exlra-ulörino abdominale, ot si, i\ l'aido des signes cnuincrös plus bant, ou parvonait ä ölablir un diagnostic, entourc, on le voll, de difflcultös considerables, Vindication consistorail, a on ray or par tons les moyons possibles, lo/mw/i/commence
—nbsp;Lecalmo, l'obscuritö, une saignöogenoralo, l'opium a halites doses, soil on brenvagos, soil en lavements, des fomenlalions ömollientes sur le venire : Ids sont les moyens ä metlrc en usage dans ce cas, sans grand espoir de succös. — II n'y a pas ä songer ä l'opöration cösaiienne; dans laplupart des cas, le fa'tus est mort depuis longlomps; ce sorait
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done exposor la mere ä min inort ä pen pivs corlaine, sans aueune chance sdrieuse do sanver In produit.
Si Ton csl asscz hoiireux pour faire cossor los oCforls oxpulsifa et ra-mener lo calmo, il faul lalssor ä la naturo lo soin lt;lo choisir la voie d'ölimlnation qui lui convlont; l'art no pout iulorvenir utilomont quo pour aider cc travail et l'aohever, dans roccasion, par nno opeiration, dont colics praliquöes par Drouard et par Delia Itovore sent capablos de donnor nne idee, mais dont nno foule de circonstances peuvent faire varier los details.
I'lnfin, les (islules qui suceödent ä I'l'liinination du prodnit seronl traitöcs selon los rögles gönörales de la Chirurgie ordinaire, en memo temps qu'on soutiondra his forces par nn regime appropriö et dos toni-ques ä l'intfh'ienr.
Est-il Losoin d'ajontor quo, s'il s'agit d'nno especo dont la viande pout etrc consommöe, ot dans la supposition quo 1c diagnostic a pu elrc porte assez ä temj)raquo;, ce qn'il y a do mionx ä faire, c'osl do sacri-lier irnm6diatcment la feinellc pour la boucherio, an lieu d'atlondre qu'elle soit tombee dans nn clat do marasmc ct d'epuiscment qui lui ölerail tonte valour?
ART, III. — DE LA FAUSSE aESTATION.
Nans croj'ons devoir conservor ce nom pour designer certains accidents caracleriscs par lo dövoloppomenl, dans la cavito ntörinc, do pro-duits pathologiques pouvant elro rapportesavec plusou moins do pro-bal)ilitö ä line conception antörieure, et pouvant, on outre, simuler plus ou moins completonionl la gestation normale. Cos cas so rencon-tront raroment dans la pratique; ils peuvent ötro, ccpeudaul, do nature Ires diverse et meritoul d'etre connus. Nous nous bornerons j\ dire nn mot dos moles, des kystes ulurins et de Vhydromdlre, tons acci-dents qui peuvent avoir nne origine fa'lalc.
sect; I. — Dos müles.
On appclle ainsi, en obstötrique, ce qn'en teratologio on ddsigne sons le nom de monslres anidiens. Cesont des masses charnncs plus ou moins volumincuses, constitutes par nn embryon arrßtc dans son döveloppement, mais dont les annexes, restöes en communication avec la mere, out continue ä vivre en snbissant de profondes modifications.
Ce qui caracterise surtont cos productions leralologiques, c'osl la pei'sistanco du cordon ombilical, plus on moins degenere, leqncl cta-blit soul, dans la plupart des cas, les rapports do la tumour avec I'ute-rns. Quanta la tumour ello-mömo, il est, en göneral, facile d'y recon-nollre dos vestiges pins ou moins del'ormes d'un embryon, pcau, os, muscles, el memo, dans quolquos cas, certains organes des sens.
Los monströs anidiens sont rares; ils onl etc encore pen etudies au
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point de viio toratologiqno, cl encore inoins au point do vuo obstetrical ; nous nous bornorons done ä prösentor unc courle analyse dos quelquos fails quo la science vötörinaire a onregislrös jusqu'ä co jour.
lr0 Observation. — Sadssol. — Reouell de mMccine vötörinaire, 18 28, p. 370. —#9632; Uhb varhe, ötant altolöo ii um! voiiuro, lit une chute dans laquelle son ventre porla violomment uontre une grosse pierre. Elle ölalt pleino de Irois tiioIs. A In sniio di^ cet accident, la bdto languit, perdlt 1'appdlil, döpörit et Unit par succomber. A raulopsie, on trouva, au lieu d'un i'tutus ordinaire, mm masso de chair de forme ovale, assez consistante, d'un rouge violet, qui nagealt dans une humeur rougodlre, el reoevait sa nourriture par un seal cordon, ömananl sans deute de quolque cotyledon. Cetle tumeur renfermait le squelelte d'un foetus, don( loses öiaieiil tros sains cl occupaient lour place respective, liion qu'ils no fussent point attaebös entre eux par dos lions liga-menteux (?). raquo;
IIC OnsKuvATicix. — I.kaux. — .lowinil d''1 mi'docinc viHi'rinaire de Lijon, 18iC, p, 22.'(. — Une vache, pleino de sopt mois, rejeta, apivs doiu jours d'eiforts expulsil's trrs violents, un feetus mort et une grosso tumeur. Elle mourul immi'ilialomoni apivs cello double expulsion. — D'aspecl rouge-brun, do con-slstance mollasso, de forme laquo; indölerminöe, raquo; rolle tumeur pesait environ ii kilogr.; olle ötail recouverte par une enveloppe line, lt;#9632; d'apparence pseudo-membraneuse, raquo; el parcourue par une arborisation vasculuire lies distincte. On no sni y d6couvrir aucune trace de pMoncule, ni d'adhörence avoc l'ulö-riis. Elle T'tait de texture flbreuse et formte d'une multitude do politcs vösi-cnlos renfermant une sörosite de ooulcur anihröo.
HI1' Odseuvation. — Garnrr. — Recueildo midecine vitirinaire, I8.'gt;8, p, 207 . — In monstre anidien fut trouvö chez une brebis qui avail deja fail un ngneau mort el qui fut sacrifice, Gemonslre n'avail ni lele ni queue; il ölaitlongde deux pieds anglais, largo do Hi pouces dans son plus grand (liainölre. Los inembres ölaionl. niilinienlaires, sans traces de doigts. II n'exislait ni anus, ni vulve ni scrotum. Une proöininence romplaoait I'encolure. Au centre de collo masso, mi no voyail qu'une cavitö remplie de serosile, dans laquelle nageaient des rudimenls d'eslomacs cl d'intestins; aucune trace du I'oie, do la rale, des reins, du diaphragnie, du emurni dos poumons. Quelques os, qui I'uronl con-sidi'Tes coinnie des coles mal formfies. Le reslo elait coiislilue par du lissu ceilulairo inlillre.
IV0 Obsehvation. — Snowdon. — Journal des vnterinaircs du Midi, IH'.iH, p. 414 etTheveterinarium, 18:11), ji. 218. — Une vache expulsa, dans une möme parturition : 1quot; une gonisse bien conform^e etvivanle; 2deg; un sacmembraaeux contenant un pen do liquide et un monstre anide; 3deg; un veau male, bien conform^, mats mort, l.o monstre anide, —enferm'd dans un sac membraneux qui, durant los ellbris du pari, pendailprosque jusqu'aux jarrets de la mere, — avail la forme d'un ovdide' aplaii, do deux pouces d'öpaisseur] snr six do long ol quatre de large. 116tait entlörement convert de longs polls rouges, exceplä on un point, versl'undo sos bords, par lequel los vaisseauxombilicaux pönölraionl dans la tumeur, et on les polls manquaient. Snr le bord oppose, on pouvait reconnattre un rudiment do mAchoire inl'enenro, contenant quatre inoisives liion devtdop-pöos, dont Irois avaionl meine porcii la concivo. Un pen pins haul, se voyait une petite oreille cartilagineuse, el dans le voisinago de oolle-ci, coinmc une apparoace de paupidre. Dans cette masse 6laient oonlenus quelques os, dont run avail un [ion l'apparence du erftne. Le |ioids total de cello masse ötail de 14 onccs (FtESHNG, Yetcrinari/ obstetrics).
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V0 üiisuuvatiu.v. — May. — Annuks de mcdccinc vötörintdrc de Bruxcllcs, ISüO, p, !)0. — Apres avoir mis au moiulo im veau laquo; normal, raquo; une vacbe expulsa nnc niassc ovale, de la grosseur d'une töte d'enfant, enlierement couverte d'une peau velue, et oflVant, en un point, mi cordon omiiilical. Cette poau recouvrait un lissu vasoulaire, spongieux, ontremölä de portions glandu-laires et musculaires. Daus le centre, il y avail un petit os mou, de la lon-gueur dun pionce.
VI0 Observation. — Lavocat. — Journal des vclevinaircu du Midi, 1866, p. 481, — L'ne lieure apres avoir mis au jour un veau liien eoidorme, et avant la sortie de l'arriöre-falx, une vaclie expulsa une sorte de beule velue, ne tenant aux enveloppes que par un prolongemenl vasculaire, comparable a un cordon ombilical.
Do Tetudu ties complele de cellu [liece, l'aile par M, l.avocal, nous extra!-rons les partioularilös suivantes :
La masse esi ovoide, grosse commo une löte d'agneau, partout couverte de poils; olle porto vers son milieu l'insertion du cordon ombilical, qui est assez regulier. A l'unc de ses extremitös est une cavilü peu profonde, tonninee en eul-de-sae, et donl les bords, irrögullors, portent des dents incisives saillanles sous la geneivo. Aucune trace des cavites splanchniques, ni des organes tho-raciques et abdominaux. Ni encäphale, ni moelle ni cordons nerveux, Quel-(jues pieces osseuses, parmi lesquelles les rudiments de la mächoire inle-l'ieure, purlaut los dents dont nous avons parle. Le reste de la lumeur est constitue par un tissu cellulu-adipoux tres vasculaire, et renlerinaut dans ses mailies de la serosile.
VII0 Observation. — Cbeswell. — The veterinarian, vol. XLIV, paye'i.Ti. — — M. Creswell a döeril un monstre anidien rejeie par une vache courlos-comes blanche, deux lieurcs apres avoir mis has im veau male bieu developpe, sous poil ronan. (quot;etait une masse arrondie, ii jieu pres du volume de la forme d'uu chapeau (of the crown of a hat). Elle pesait 18 onces quelque temps apres avoir ete ex])ulsec; mais, au moment uiemc de l'expulsion, eile etait beaucoup plus volumineuse el plus lourde, Gelte masse etait eutieremenl couverte de poils longs, tins et blaues, plus longs et plus epais sur Tun des coles. Du cölö ou les polls etaienl plus rares, 11 y avail une place complete-incut deuudre : e'etait le point d'altaclie do la laquo; membrane piacentaire. raquo; Sur son bord externe, on remarquail deux autres places deiuulees, fortement depiimees el do coulcur rouge, an centre do Tune desquelles so voyail une l)elile eminence. La masse entiere elail molle el pulpeuse, eumme si eile etait constitute, ä l'inldrieur, par des cellules pleines de fluide. On no senlii aucune trace d'os, ct, conune on avail decide de conserver intactu cello piece rare, ou ne poussa pas plus loin son examen. (Pleuino, I.e.).
Cos fails soul, commc on In volt, plus importanls an point do vuo de riiistoirc naturelle et de la physiologie qu'au point do vuo del'ob-slölriquo. Aiictin, en ed'et, ne parait avoir donnö lion ä une crrenr do diagnostic touchant la grossesse. (Jn remanjucra seulement que, dans presque lous les cas, ils onl ete l'un des produils d'une gestation ge-mellairc, dont 1c cours a souvent ete interrompu. Cos germea avorlös et degeneres pouiraicnl-ils ölre considörcs coininc nno cause d'avoiie-rnenl? C'cst co ((u'on no saurail decider encore dans I'elaL acluel de la science. On remarquera egalement que cos monslniosites n'ont jus-qu'ic.i ete renconlrees que chez les ruminants, ot plus specialoinent
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dans l'nspcco bovine. Co sont les soules reflexions quo nous pnissioiis, dans l'ötiil aclnol do nos comiuissances, ajoulor au rccil pur et simple des fails.
sect; II. — Düs kjstos utorins.
Nous rangerons sous ce litre, aflndo no rien präjuger quant ä lour origine, des productions palbologiques qui nousparaissent avoir une certaine analogieavec co qu'onappelleen mödocino humaine la dögönö-rescena; vösiculettse du plucenla, et (jue Joulin döeril on cos lonnos :
laquo; Sons rinlluenco d'un travail morbide doni lacanso nous echappo, les villosiles placentairos so rcinplissenl do liquide et prennont la forme vösiculeuse; leurs vaisseaux s'oblitörent et disparaissent. Cos renflements sonl ollipli([iics, transparenls, relies enlre cux par dos tractusfllamenteux.
.....Lc voluino dos vösicvdos vario depuis quolquos iTiillimelros jus-
qu'ä 6 centimötres ol i)lus, el ieur nombre osl parfois considerable.
.....L'orlgine de la möle vösiculeuse impllquo la nöcessilö de rappro-
cbements sexuols. L'expulsion d'une inolo vösiculeuse est done une preuve certaine quo la femme qui la porlail n'csl pas vierge. raquo;
trost peut-ötro;i cette calegorie do tails ([iio su rapportela douxiemo observation du paragraphe pröeödent; mais c'ostbion certainement icl quo doit preudre i)laoc une trös curieuse et Uvs Interessante observation de M. Liaulard, (pie nous aliens analyser avec quelques details.
Irc OusKiivATioN. — Liautaiio. — Journal de mederine vötirimirc de Lyon, ISiiD, p. b41. — Le 28 janvier 1834, M. Liautard l'ut appelü pour aecoucher une vache pleine de 8 mois, donllo venire avail prls, dans los huit derniers jours, des proportions plus qu'ordinairos, et dont los efTorls expulsifs, Ires violoiils, reslaienl infruetueux.
La main, Introduite dans le vagin, rencontre le col nierin convenabletnenl dilate, et, dans celui-ci, une tumeur fluetuante, que ron crut toul d'abord fonnüo par la poche des enux. A cbaque effort expulsif, cette tumeur slenga-geait fortemenl, muis le travail n'avan9ait pas. Dans unu nouvelle ex|gt;lo-ralion, falle avoc pins do hardiesso, la main refoule la tumeur, s'engage dans le col el penetro dans l'ulerus. On reconnalt alors quo la tumeur n'esl pas fonnee par les enveloppes foetales; qu'ello adhere par une de ses cxtreinilcs ii la paroi inleiiearc de I'lilerns, au point oil la ninqncnse penelre dans le col. Sa forme est oblongue, sa grosseur cello d'un ceuf d'autruche. C'est un kyste ulerln.
Pendant, (pi'on rofoule en avant cet obstacle, un effort de la vache pousse dans lo col, puis dans le vagin et bienlöt an dehors, la veritahle poche des eanx, qui so brise et inet ä nu los piods anlöiiears d'un fuetus, qne quelquos tractions oxnrcees avec nienageinent snlllseiit pour amener au dehors. II etail inert ol pouvait avoir sopt mois de vie inlia-iiteiine.
On reintrodnil la main dans la niatrice el Ton no tarde pas ä roti'onvcr le kyste, qne Ton croyalt hrise, mais qui n'avait dtd qu'alfaisse, ot qui, nno fois la dölivranco operee (ello le fnt seance tonante), se redressa et vint so rcpla-cor au-devant de rorifloo interne du col. En poussantplus loin I'exploralion, on rencontra, en avant et au milieu dn coips de la matrlce, deux aulres tu-
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mours inoius volunilnouses ol niolna hion circonscritos, mais dQ nn'mlaquo; naturs que la pt'omiöro. En üpnsäquence de cello döcouverto, on douno an propriö-
tiiiro li! consoil dn vciulro s:i vaclie iiu bouclier cli;s qu'elle soruit un pen remise des suiles du parti
Ce conseil ne I'ut pus suivi. I.a vaclio partll se nHuldir luul ii fail; olle don-naii Jusqu'a 12 litres do lad par jour. Deux inois aprös ravortement, olle (loiiuiuda lo laureau, fut sailllo, el fut regardöe des lors comma pleine, avoc d'aulant plus de raison ([ue l'on vit bientöt sen ventre geossir peu ü pen. Gependant ellc 6lalt reside raaigre, son lail avail diminuö; eile se ballotmail de temps a auli'o el ne paraissail soulagöe qii'aprds une abondante dmission d'urine, Enfln, on la oroyait a ternie laquo;l eile etait an'ivüo a un 6tal do maigreur voisiu du marasme, quand, lo 17 d6coinbre 1834, onze mnis aprös I'avorlo-mcnt pröc6donl, on Mi do nouvoau appoler M. Liautard pour lui doimerdcs süins. Colui-ci constate les symplömes suivauls:
Getlo vacho rapproche a chaquo instant sos qualre mombres du centre de gravity en voitlanl forlement la colonno vertöbralo, et se livre h deseilorls expulsifs laililes, longlemps prolongäs, suivis presque immädialement de remission par la vulve d'une petite quantum d'un liquide söreux el inodoro. De temps imi temps il surgissall dans le tlanc droil une lumeur do grosseur variable, simulant assoz bleu ius saillies passagöres du faitus aux deruiers temps de la gestation, mais accoinpagn6e chaque fois d'un bruit de glou-glou, et dans laquelle on no trouvait pas le tolus par ['exploration abdominale.
L'exploralion directe, qul ne fat pas saus difllcullö, permit de constater que le kysle reconnu onze mois auparavant s'eiait considdrablemenl dtSve-loppe. Quelques irklcs, brisees peiulanl cos investi^alions, periiiircnt recou-lement, d'une di/.aine de Hires do liquido. L'exploralion poussde jilus avant lit roconnaitro que hi mntHce ne conleuail point iic fwlus, mais laquo; do nombreux kystes, les uns agglomdrös, les aulros Isolds, qul rendalenl la face iiiieriic do l'ulörus comme bosselee dans certains points, comme maniolonn6o dans d'au-tres. raquo; Plusieurs de ces kystes furent sans doulo brisös, car, le bras une Ibis retire, on vil encore s'öcoulor par la vulve environ [2 litres do liquide. Ainsi se trouvail oxpliqude celto I'ausse apparence do gestation.
Toulo inedicaliou etaul reconnuo inutile, M. Liautard se relira sans pres-criro de Iraitemenl.
lluil jours plus lard, cette b(M(! elanl morle, M. Liautard pul on faire I'au-topsie, et constater les lesions suivanles :
Aprös l'enlevemenl des viscöres digestifs,quot; la matrice se presenla sous ['aspect d'une masse enorme, assez irrögulißre, el mesurant dans sa longueur, du col ä rexiremile des cornes, un mötre dix cenlimdtres. raquo; L'ne incision, faite iisa lace iufericiire, donna issue a l.'i litres environ de liquide. Elle lie renl'er-niait point tie foetus. La muqueuse (Halt sdparee de la musculouse par de la serosile inlillree dans le lissu conjonclil'. #9632;lt; Le scalpel avail ouvert qualre ffros kysles, donl le plus volumineux, situd vers b^ milieu du corps de la matrice, avail, bien la grosseur d'une leln d'enlanl. Tons donnerent par I'llicision un liquide serenx abondant,, (^1 pivsonterenl, la nn'ine organisation; c'osl-a-dire que des cloisons, I'ormees de Tories brides, les divisaieut en plusieurs com-partiments, lesquels semblalenl 6tre autant de kysles reunis sons uno envo-loppe commune I'ormee par la muqueuse. A la paroi sup6rieure oxislaienl trois aulros kysles, en tout semblables aux premiers, a cela pres qu'ils älaiont nioins volumineux. Les cotyledons avaieut pris un developpemeiit anormal, ils dtaient comme bypertropliies. raquo;
Voila unbel exomple do kysles ulerins siuudanl une gestation. Getto observation est, en outre, intöressanle en ce qu'elle nous muntre comment ces productions patbologiques peuvenl, a I'occasion, devenirune cause da dys-tocie. Nousaurons ä revenir surco point plus lard.
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Fanl-il rangor dans colto möino caleyorio de fails l'obscrvation suivanto, publiöe il y a döjä longtomps, par J. B. llodot, et (juc nous resnmonsaussi briuvoinenl quo possible?
11deg; OiiSKitvATKi.N. — J.-l!. UuiiKT. — liecucil de miklecüic velörinuirc, 1824, p. 73. — Bn Janvier 1^07, Rodel fut appelä par lo gönöral 0'** pour donner des soins ii unejument lt;iue l'on oroyait pleine et cpü paraissait k tourmentöe par los douleurs d'un pari laborieux. raquo; i.cs symptötnes, parmi los([iiols so dis-iingualenl surtout des coliques violentes el dos efforts expulsifs Snergiques, pouvaient effectivement donner a penser que lollo öiait la cause dos soullran-oes auxquellea colto böte ölait on proie. Cc fut dans cello pensäe que Ilodel adiuiuislra a lajuuionl des laquo; socours, raquo; dans Ic dolail des([ii(!ls il nejuge pas a propos d'entrer, el laquo;pii, laquo; a son grand ötonnernenl, raquo; roslöreul sans cH'ot. ISnfln, aprdsplus de trois licitccs de vaine attnite, 11 se decida, sur les prierosdu fiönöi'al, a fouiller la Juinonl, — non parle vagin, toutefois, niiiis pur k rectum. (Pourquoi'.') II reconnul ainsi que la mairico laquo; ötait bien dans un öüil de de-veloppement 6gai a celui d'une gestation parvenue a son terme nature], raquo; niiüs epic son contenu laquo; no ressemblait en rien a un foetus ordinaire. raquo; Alors, 11 so dolonnina pourtant ii explorer direclemeut I'lilorus, ot laquo; quel uc fut pas son ölonnenionl de reiicontrcr dans sa cavile, an lieu d'un foetus informe 0U d'une inulo (?), plusieurs excroissances assez considörabies, qui olaionl, llol-tantes dans lii matrice, ilunl olios remplissaient loul 1'inloriour. raquo; 11 crnl, re-connallre que cos excroissances laquo; oliiionl du wais polypes a, base large, reconverts ol maialeaus pur la membrane muqueuse de 1'organe. raquo; En conse-quence, 11 essava do calmer les douleurs par un traitement palliatif, consistanl on breuvages, lavements et injections do d6coctions raucilagineuses, auxquels il ajoula laquo; alternativemenl du vinaigre de vin st une forte dissolution de camphre dans I'lmilo d'olive. raquo; laquo; Pari'action de c(\s medicaments (?) raquo;, 11 out la siitisfiiclion do voir los duulours dimitiuer, palslaquo; cesser absolument au hont de quelques lieures, raquo; si bien que, lt;lt; pendant Irois mois qu'il put voir cette ju-ment, raquo; il n out pas ä conslaler lo retour de ces coliques laquo; bystdriques, raquo; oonuno 11 los appoile. II lii pordit i'iisiiito do vue, el il ignore ce qu'elle cst dovenno, bien qu'il regarde comme probable qu'elle a du präsenter de nou-velles attaques.
11 y a bien dos choscs etonnanles dans celle observation, et nous ne nous arrelerons pas ales rclevcr Ionics. Nous nous borncrons ä faire retnarquor cotnbien il est surprenant ([lie tics sytnplömes aussi alar-manlsque ccux notds par Rodet, el dus ä unc lesionorganique aussi grave, so dissipont presque iiislantaueinent,clccla pour ne plus re'pa-rattre pendant plus do Irois inois. .Malgre ces obscurilcs ol noire in-certitude sur la nature vraie de la lesion uterine, nous avons crn devoir ccpendant rapporter cello observation, comme un des rares exeniples de gestation sinuilec quo nous conuaissions cu medecinc velcrinairc.
Ilappolons, on terminant, I'observalion ibrl remarquable do kystes ulörins d'un petit volume, rccucillie par I'un do nous chez une junient, — observation (pie nous avons reproduite, a propos de la nymphomanie, avee tons les details qu'elle coinportail(V, p. So), — ot nous auronsdit lout cc qu'on sail jusqu'ä co jour, on mödecino völerinairo, sur ce sujcl. — Uoiieuille, Demoussy, Uainard parlenl en ellel, d'hydalides qui se döve-
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DE LA FAÜSSE GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; )9:j
loppcraicnt parfois dans l'uterus de la jumont, et, plus frequommont, de la vache, comme ponvant donner licu ä de fausses gestations, et ces hydatides ne sont sans doulo rion autro chose quo co quo nous appelous des kystos utörlus; mais ces auteurs ne donnont aueune description de ces produits morbides, ni des symptümes auxquels ils pouvent donner lieu; ils no client non plus aueune observation; nous pouvons done nous dispenser d'inslslcr davantago sur ce point.
S III. — l)c riiydromiilfo.
On appelle hydromdlre, hydromttrie, des collections de scrosite ou de nuicosites purulentes qui so fonncnt dans rutcnis.
Sans etre tres i'requentes, ces collections no sont pas absolument rares; beaucoup de praticiens, parmi lesquels nous clterons Hainard, Singer, HUrlimann, Dickens, Naud, Weidemann, etc., en out rapportä dos excniples, soit chcz la juinent, soit cbcz la vachc. L'un do nous a obsorvö lo cas suivant chez la chatte.
ObservatioNi — Th. Violkt. — Clioz uno chatte qui avail succombd ;i une autre alTeolion, nous avons vu i'unedos cornes uUrines tres dövelopp6e, for-inant une masse irröguliörenienl cylindrique de trois a qualre conlimcties do diametro sur environ douze do longueur, (;l conlenant un liquide sltoux tres limpide, uu niilieu duqucl nageaient Irois petiles masses globuleuses, semi-translucides, clu volume d'un gros grain de cheuevis. Nous avons jiense quo ces derniüies pouiiaienl bien ötre dos vestiges d'embryons, el lliydio-mclre cllo-mi;ine avoir pour point do depart uuo gestation inierrompue,
En medecine humaine, dos accoucheurs du plus grand merite, MM. Stoltz et Ncegelö, par exemple, cousiderenl cette aiTeclion comme n'existant Jamals en debors do la gestation, conimc ayanl, en un mot, la plus grando analogic avee la gestation mölaire. Nos propres observations sur la vache et 1'etude attentive quo nous avons faite do cellos qui out etc publiöcs en medecine vcterinaire, cello inome que nous donnons ci-dessns, nous ont convaincus qu'il dovait souvent en etre ainsi. Voilä pourquoi nous avons place cette maladie parmi les fausses gestations; d'autant inioux quo, dans d'autrcs cas, olio simule une gestation veritable.— Disons cependant, que, parfois, rhydrometro n'esl qu'un Symptome do milritechronique (voycz ce mot).
Rainard donnc do cette maladie une description assez exacle, el quo nous reproduisons :
laquo; Lorsque cette collection so forme, lo ventre grossil pen ä pen comme dans la gestation ordinaire; la leinclle conserve los apparences do la sante, et cot ctal so distingue |)en de la grosscsse ordinaire avant le second tiers, on inline la douxioine moitiö do la gestation. II est rare quo cos colloclions persistent plus do cinq ä six mois sans etre 6vacuees ; encore n'est-ce quo pour la promiere fois, car, lorsqu'elles ont ctö Evacuees une Ibis, il est ordinaire do voir cette evacuation so rcproduiro Saint-Cyh et Violet. —ObsUtrlque,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13
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194nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE IW LA ßJESTATION.
lous los mois ou lous los doux mois au plus. Lc liquide qui formo cello collodion osl grisALro, un peu granuleux, souvcnt felide; sa quantltö cst souvent cello d'un geau ordinairo. raquo;
Los observations recuelllles depuis la publication do l'ouvrage do Rainard nous permettent do completer oi de rectifier dans queiques points la description qui pröcedo.
On voit, par cos observations, quo c'osl habituollcmcnt ;\ la suite d'une copulation qu'onavait pu croire fccondante, quo cos collodions se ferment. Ellos se devoloppcnt graduollement, et s'accompagnent de tons los signos do la gestation ordinairo, sauf, toulofois, bicn cntendu, les mouvements actil's du fa'tns. I'uis. ä un moment donne, apparais-senl los signes precurseurs du part ou de l'avortement, y compris los efforts expulsifs, lesqiiols,cn g6noral,sont cependant mains cnorgiqnes, moins douloureux et moins prolongös, et ressemblent davantage aux efforts pourrondre des urines ou dos maliöres föcales. Le col so dilate lentoment; la main inlrodnite dans le vagin le trouve ferine; les iloigls introduits dans I'orilice no sentont ni foetus ni membranes. La dilatation opcreo, il s'öconlo immödiatement un Hot de liquide, dont l'asped et les qualitcs variont. 11 ost souvent, comme le dit llainard, grisatro, epais, el plus ou moins fetidc ; il pent cependant etre qucl-qnefois clair el seroux (Singer), on lactescent (Violet). Son evacuation pout avoir lieu ä dos öpoqnos trös variables; —cinq mois et, domi Naud), 180 jours(Weidemann), 3^ semaines (lliirlimann), iGsemaines [Singer), aprös l'accouplement supposö fecondant.
Dans beaueoup de cos observations, la guörison a öle obtenue ä la sui.ede l'övacuation; dans quolquos-unos cependant, la maladie a onlralnö la mortou l'abatage dos sujels.
Les indications ä remplir dans co cas sont assez simples et so dedui-senl naturellement de la connaissance de retat morbide : dilator avec prdcanlion I'orilice utcrin; faire evacuer la collection sercuse on söro-purulente ; faire dans la matricc quelques injections detersives et anli-pntrides, — l'acide phöniqno ä la dose d'un ou deux grammes par litre d'ean tiede, nous paralt trös bien convonir pour cola; — rclover et soutenir los forces du sujet par un rögime analeptique et quelques toniqnes ä rinlerieur; combaltre la constipation, qui existo souvent en pareille circonslance, par des lavement laxatifs; veiller ä ce que l'urinc no söjourne pas trop longlemps dans la vessie; au besoin, cn provoquer l'övacuation au moyen de la sondc : tolles sont les indications ä remplir dans co cas.
Nous no discus rien ni des kxjsles de Vovaire, ni de Vascite, qui pou-venl bicn, dans quelques cas, simulor jusqu'ä un certain point la gestation pour un esprit peu altenlif, mais qui n'onl avec celtefonction aucun rapport direct. Leur histoire appartient il la palhologie, ct non i\ robslötrique.
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BIBLIOGRAPHIE
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Gestation KXTHA-imiuiMi.
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PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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III. — Fausses QBSTATIONS.
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INFLUENCE DE LA GESTATION SIJU LliS MALADIES 0RDINAIRE8. 197
NaOD| llydropisio utöi-int) simplo oh liydromotro liors l'ötat da plönitiulc; observation
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CHAPITRE II
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MALADIES ÜBS K KM KM, ES KN ßTAT DE GESTATION.
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Lagestalion n'osl pas, ä beaueoup prös, uno fonetion aussi pönihlo pour los femelies dos animauxque pour la femme, — Moins öloignöes ((tic celic-ci do l'ötat do nature, olles dchappent presque complöte-ment h ces mille inconunodilös qtii tounnonlciit la fouimo enceinte, ot qui aequiöroutsouvout assoz de gravity pour constituer dos maladies serieuses, et möme pour compromeltro la vie.
II no faul rien oxagörer cependant; el, quelque distance qu'il y ail, sous ce rapport comme sons laut d'autres, entre les animaux cl l'homme, nous avons du reconnatlre döjä ([ue, chez nos femelies animates, la formation d'un nouvel elro imprimait ä röconomio des modiQcations profondes; ol l'on n'a pas de peine ä comprendre que ces inodilicalions puissenl, dans cerlainos conditions donnöes, constituer de verilablcs prödisposilions morbides. A co lilro, elics merilenl done de fixer seriousonienl l'altention dos völörinaircs, el c'ost ä ce nou-veau poinl de vue quo nous aliens considercr la gestation dans cc cbapitre. Nous cliulierons d'abord I'influence quo eel olal exerce sur los maladies communes, auxquolles la fomello pleino est stijello comme los aulres, puls les maladies spöcialcs ä eel elal.
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ART. I. — INFLUENCE DE LA GESTATION SI'U LES MALADIES
OHOINAIUES.
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Ge sujol a ele encore pen eludie en mödecine velerinairo; il mcrile-rail cependant do l'ölre, cl nous prenons la liberlö de lo recommander i l'attention des praticions. — Toutefois, il esl dös maintenant quel-
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198nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DR LA GESTATION.
ques donnöcs acquisns ii la scionco, ot qtii ponvcnt sorvir de point de depart et de base aux Investigations iillörieures.
Parmi ces fails mis en relief par los reeherches do la scionco moderne, il on ost un snrtout d'une imporlance capilale, ot rpii, on pout lo dire, domine tonto la pathologio do la gestation : e'est colui rclatif aux modifications qu'öprouve lo liquide nourricior— le sang— sons 1'influence decotle fonction.
Les reeherches do MM. Andral, flavarrot et Dolafond, llecfpiorel et Kodier, Itegnault, etc., ont, en otrot, prouvö quo ce liquide so modifle profondement pendant la gestation; quo les globules rouges, dont la proportion normale, ehe/, la feinme, ost, en poids, de 123 ä 127 p. 1000, diminuenl pendant la grossossc, an point do ne plus representer que 120, 113, ',)3, 00 et memo 87 p. 1000 do la masse totale du sang; que Valbumine subit 6galemcnt line diminution notable, ot descend ä 69. 66, 62 p. 1000, an lieu do 70 1/2, moyennc physiologiqne; que la fibrine eprouvo aussi quelques variations, mais moins constantos et moins considerables, si ce n'ost aux approches du part, oil, gönßrale-ment, eile augmenlc; que le söi'um onfin prddomine toujours d'une maniero notable.
Do cos reeherches, applicablos aux animaux aussi bion qu'ä la femme, il rosnltc evidemmont que, sous I'influence do la gestation, le sang s'appauvrit en malöriaux solides, principalement en globules, ot dovient plus aquoux; d'oii cetto consequence quo la fcmel/e pldne rsl clam un clat plus volsin dc Vancmie que do la pUthore. Cetto proposition parattra peul-etrc hasardee a quelques praticions, qui auront sans doule remarquö quo, chez los jumonts pleines, lo sang retire do la veine donno souvent un caillot, blanc voliimineux et ferine. Mais il ne faut pas s'y tromper : ce qui caracterise la plellmre, ce n'ost pas I'abondanco do la tibrine, reprösentöo par 1c caillot blanc; e'est cello des globules colores, des hemalirs, commo on les appolle; et e'est lour pauvretö relative qui forme le caractero essontiel do Vanemie. Or, nous le rcpetons, dans la gestation, los hematies diininuont constam-inont; cost lä un fait qui n'ost plus contests, el qu'il Importe de no. jamais perdre de vue.
Cola no vent pas dire que les fcmolles on elal do gestation ne sont pas oxposcos aux maladies inllammaloiros; elles y sont sujetlos commo les autres, nl pins ni moins. On pourralt momc dire que, vers la tin do la gestation, el snrtout ä l'epoque du part, olios y soul jusqu'ä un certain point prurlisposens. Kl cola n'a ricn do contnulictoirc avec ce quo nous venous do dire do la composilion du sang pendant cello po-riodo. Parmi les elements conslilutifs du sang, co ne sont point les globules, c'ost la fibrine qu'iitiliso siirtoul le processus inllamnia-toire. Or, nous I'avons dil, la fibrine no diminue pas dans lo sang dos femelles pleines; olio aiigmenle, an contraire, vers les dorniers temps do la gestation. Uien d'elonnant, dös lors, qn'on puisse ren-
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INFLUENCE DG) LA GESTATION Sl'K LEB MALADIES ORDINA1RE8. 190
conlrer dos maladies manifeslemenl inllammatoircs choz ces fe-melles.
Mais cos phlegmasies ont, cn gdnöral, une physlonomle partloullöroi une tnarcbe souvent trös dlfförente do colics qu'on observe dans los conditions ordiiiairos; dies rcclamenl raremenl la saignöe, au snjol de la(}uello il Importe de so montror tres reservö; ol la conslilulion du sang dans ces condilions nous cxpliciuo Ircs bien cetto particulurilö, connuc de tous les bons praliciens.
Nous verrons plus loin d'autres consöquences döriver encore de oolle memo cause; pour lo moment, il nous sul'fil d'avoir signalö d'uno maniero göneralo son influence siir les maladies qui peuvent nailre pendant 1c cours do la gestation.
II laut en outre, dans l'exacte appreciation do cos maladies et de leur pronoslic, lonir compte de la gone toule mccaniijue que la presence du foetus el lo volume do rutcrus apportenl ä raccomplissemenl des fonetions los plus importantos.
Cost par olle, on eilet, qu'on s'explique la gravilö excepliDiuiolle quo revetent, pendant la gestation, la meleorisation du runicn, l'in-digoslion, les coliciues, quelle qu'on soil la cause, la metrite et, en general, toutes les maladies aigues des organos abdominaux. qui so lerminenl si souvent par la mort ou par l'avortement.
Cost encore ä la memo cause qu'il laut aUribucr la gravile tres grande, la marche rapide et la terminaison si souvent funesto des affections aigues dos organos tlioraeiques, qui, de meine que les prece-dentes, sont si frequomment compliquees d'avorteinent ou tont au moins d'accoucbcment premature.
Signaions encore la gastro-bepatite epizoolique, l'ictere olles autres maladies du foie, comme exer^ant souvent une ftkclieuse influence sur lo produil de la conception. Cost ainsi quo M. Collin (de Wassy), ayant ou ä combatlre, on 18Ö7, la premiere do cos affections, a vu avorter toutes les juments pleines qui en avail ete atteintes (1).
11 no faut cependant pas s'exagerer cotle facbouse influence des maladies aigues sur la gestation. Notre aiicien collogue, M. Hoitenx, nous ecrit avoir vu, dans lo temps, laquo; plusieurs juments pleines atleinlcs do la pneumonie dilc lypbo'ule, laquelle n'acquöralt pas i)lus tin gravile du fail do la gestation. Non seulement cetl(; maladio, sou-vonl niortolle, n'entrainail pas l'avortement, mats il lui a semljle quo, pendant sa duröe, ol malgro la diele ä laquelle la malade elail soumisc, lo venire augmonlail rapidemont de volume, comme si, sous i'empire de la lievre, qui pröcipitail les phdnomdnes vilaux, l'accroissement du iielus so trouvail accelerö; raquo; el il ajoule ([tio, laquo; apres lo pari, ces pou-lains no lui ont pas paru do plus mauvaise venue (pie les autres (2). raquo;
Quelle osl 1'influence do la gestation sur les maladies dpizoutiguei el,
(I) Communication ln6(1Ito. (?) Loitro du I!) avpll ih:o.
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I'ATIini.OGlE
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LA GESTATION.
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rdciproquomont, de ccllcs-ci snr cello-lü? On no possede encore üt ce sujet (Hie bion pen d'observalions positives.
On salt copendant (pie lo, pdripneurnonie oontagieuse de l'espöce bovine enlraine assez souvenl I'avortoment. Yvart, qui a en I'occasion de vdrlfler ce fait on Auvorgne, lors do l'öpizootie do 1850, qu'll a ötiuliöo, y a ajonlö nno remarque imporlanlo, qu'il doil, dil-il, a M. Oolrat, do Montrosier: ce proprlötaire a remarqud quo cellos do ses vachos qui avaicnt avortö dans lo commoncoment do la plenitude, avaiont pöri on boancoup moins grand noinbro quo cellos qui avaionl avortö quand le foBlus ötait pros du terme do la goslalion. Lo memo observaleur ölablil on outre quo laquo; la maladle sevissait avcc boaucoup plus d'intensitö sur los voanx do but et sur les vnckex fni/iercs quo sur los jounos betes qui ctaiont dans lour dcuxiemo on lour troisietno annde. raquo; Sur les proiniorcs, la mortality so seralt olevöe, on moyonno, ä 42, 'lt;6 p. 100 malades, landis quo, sur les secondos, olle n'aurait öto quo do 0,^7 p. 100.
On sait aussi quo la clavi'lcc est plus grave, plus souvont mortello choz les brobis pleines, oü olle est aussi souvont suivio d'avorteinonl; MM. Iteynal et Trasbot out conlirinö, dans cos derniers temps, par leurs observations personnollos, cotlo remarque dejä laile par d'an-ciens obscrvaleurs.
f.a pestc bovine no parait pas avoir sur la gestation uno influence prononcöe, du moins n'avons-nous rien trouvö, dans les auteurs quo . nous avons consultös, Roll, Bouley, Lafosse, Heynal, qui ful de nature ä nous faire croire a celte influence; et nous no I'avons pas constatöe non plus dans notre mission en Bretagne, lors do I'epizootio do 1870-1871 (P, S.-C).
t^a cocolle on fidure apktheuseTpamp;raii ögalementavoir peu d'actlon sur le cours regulier de la grossessc. Nous avons on I'occasion do voir assez souvont cctto epizoolio, ot nous n'avons recueilli aucun fait lendant ä dömonlror, soit la gravitd plus grande do la maladie sur les vaches pleines, soil un trouble quclconquo do la gestation choz les vaches malades. M. Trasbot n'a constate non plus aiicune dillerence, sousce double rapport, enlro les vaches pleines et los autres animaux do I'os-pöcc. Knlin, dans l'öpizootie de 1871-1872 qui a ötö si gencrale el, dans boaucoup d'endroits, d'une gravitö si exceptionnelle, l'enquöte ou-verte par 1c Recueil demädecine velirinnire n'a revöle aucun fait pouvant faire croire ä une inllnence quolconque do la maladie sur la gestation on recipi-oquoment (V. I'art. Avorlement),
En somme, röpötons-le, nous savons oncorc pen do chose sur toutes cos questions, pourtant si inleressantos.
Nous no sommes pas boaucoup plus avarices on cequi concerno les maladies chronlqucs.
On admet assez volonliers quo, sous rinlluonce do la gestation, la phthisis sublt un temps d'arret on memo s'amendo, pour reprendre sa
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INFLUENCE DE LA GESTATION 8UR LES MALADIES ORDINAIRE8. 201
marchc fatale aprös l'expulsion du foetus; mais ce nous parait 6tre une croyance empruntdo ä la mödocino humaino, bion plus qu'uno opinion basöe sur uno observation exaclo et sul'(isaininenl repülee. — D'ailleurs, meme cn mödecino bnmaine, cello opinion est aujourd'hlll fortoincnt contestee, et d'oxcellents observatonrs, ürisolle, Garöme, Joulin, outre autres, bion loin d'admettre ([ue la grossessc ralontisse les progres de la pbthisie, la considercraient plntöt comme uno cir-conslauco aggravante, comme ayaut uno action fAcheusc sur cello afTection, donl eile accölerorait la inarche. — En soinine, la question u'est pas jngec en mödocine humaine; eile a 616 ä peine cludieo on mödccinc vötcrinaire.
Co qul est plus positif, c'ost quo la tuberculose rend souvent les va-dies laurdiercs et inlccondes: cela peilt s'expliquor par l'envabisse-ment encore assez frequent de la muqueuse utörine et des ovaires par rölemeiit tnbercnlenx; aussi. dans quolqnes eontrees, cn Alle-inagne notamment, donne-t-on ä la maladie quo nous appelons pont-mcliöre le nom de nymphomanie (Voy. llöll).
D'aprös une rcmarqne de lligot rancitüi, il semblerait quo les ju-ments poussioes soraient plus difMcilemont lecondoes quo les antrcs. laquo; Un bandet, place ä quolqnes Heues de ma rösidence, dil ce vetöri-naire, jouissait d'nno si graude renomniee quo j'eus la curiositö d'aller le voir. Je lo trouvai, en effet, d'une tres belle race. Ayant raisonne avec le lermler sur cot animal, il ni'assura quo los juments poussives relenaionl mieiix etant saillies par lui quo par lo cheval, cc qu'il obsorvait dopuis plusiours annees quo ce bandet etait on sa possession. raquo; II n'ost pas k notrc connaissance quo cello rcmarque ait ete conlirmöo par do nouvelles observations.
(Jnoi qu'il on soil, il est certain quo la ponssc n'cst pas un obstacle absolu ä la föcondation; nous avons connu, et lout le nioiidc a cer-laineinent connu comino nous, des juuienls forleinenl. poussives qui u'en (ilaicnl pas inoins du livs bonnes poulinirres. .\ous coiinaissons memo des personne qui croient que la gestation ameliore l'iHal de cos juinonts, et laquo;pii les livrcnt a. la reproduction dans I'esperance quo la l)ousse on sera atteuuee. Nous dovons ajouter (pie c'est l;i un espoir chimörique; du inoins nous n'avons pu recueillir jusqu'ici aucuno observation (jui soil favorable ä cette croyance, et nous n'en avons trouve aucunedans lesnombrenxrecucils (|ue nousavonscoinpiilses(l).
.Mais nous ilevons dire on inenio temps que la pousse n'cst pas aussi defavorablo qu'on pourrait 1c croire an premier abord au succes de la gestation. On pourrait penser, en eircl, quo la toucc caraclcristique dc cctlc maladie, par les secousscs röpctees qu'elle imprimc ä la masse
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(I) Si la gestation produil ([iiolquo ollot dans co cas, c'ost sans douto cn aglssant a la inanioro dn loin niouillc, quo les maqulgnons font manger aux cilOVaus ponssifs avant do les cxposer on vonto, alln do rondro lour ventre plus gl'OS ct plus pesant, ct d'onipßclici- lo soubresaut d'ötro aussi apparent (Ü0ÜLEV, note. InidltO).
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foelale, doil ölro uno cause frcqucnlo d'avortomeiil; il n'cn est rien, dans lo plus grand noinbro des cas. Sculcmenl il n'est pas rare que les produits do ces jutnents apportent, cn naissanl, une grando pr6dis-l)osition ä contractor la maladie do leur mere, ainsi que II. Bouley en a rapporle un Ivbs remarquablc exoniple.
Enlin, il est assez g-öneraleincnt admis que la cachexie aqueuse chez los betes bovines et ovines, ainsi que ranömie chez lajumenl, amönent une expulsion prömalnrec du foutus.
Tolles sontles connaissances, encore fort imparfaitos, quo nous pos-sedons actuellonient quant äl'influence de la gestation sur les maladies communes. 11 nous roste ä passer rapidement on revue les adeclions qui sent speciales aux femolles on elat de gestation.
ART. II. — MALADIES PARTICÜLIßRES AUX FEMELLE8 EN l5T\T
DE' GESTATION.
Cost icl snrlout quo so montro dans tout son jour la difTerenco quo nous avons dit exislor onlre la femme el los foinelles des animaux. Chez cos dorniiiros, en effot, on n'observe ni ces troubles digestifs si nombreux, — ptyalismo, nausdes, vomissomonts, dyspepsias do tons genres, — ni cos troubles norveux, — tristesse, inelancolie, vertigos, cblouissomcnts, hysterie, öclainpsio, manie, syncope, — aussi varies que graves, auxquols sont cxposees les femmos pendant leur gros-sosse, et qui la rondenl loujours si penible et parfois si dangorouse. Nous lo repclons, cboz les animaux, los maladies qui reconnais-sent la gestation comme cause sont iniinimont moins nombrouses, infiniment jilus rares, et pour la plnparl, boaucoup moins dangercuses quo chez la femme. Nous allons, dans cot article, dire ce quo nous Savons sur cos maladies, pour lesquollos, en raison de leur petit nombre, nous nous croyons dispenses d'atlopter une classiiicalion, quelle qu'ello soit.
Constipation.
La constipation n'a pas besoin d'etre delinie. — Kilo ost assez fre-quente et reconnait un grand nombre do causes, dont boaucoup sont indepondanlos do la gestation : lels sont to sejonr Irop prolonge dans les ccuries on les etablos, lo defaut d'exorcice, uno nourriture trop söcho et, comme on dit, trop echaullante. Mais il ost incontestable quo I'etat do gestation y contribue pour sa part, et möme dans uno assez largo mesuro. Getto cause, tout an moins adjuvante, est surtout evidente choz les carnivores, la chieimc, la chatte.
La conslipation n'est jamais une maladie grave par ello-mome; mais olio predispose la vache k cette maladie que I'on nomine la /iivre vilulaire. et olio conslituo quelquofois choz la chionne une incom-moditö assez seriouse. — L'excrcico, uno nourriture aquouse, rafrai-
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MALADIES PARTICULIERE8 At!X FEMELLE8 EN ETAT W. GESTATION, 203
cliissaulo, lo vert pour Ins grandos femellos, quand la chose esl possible; des boissons rondues lempcrantes par I'additlon cl'un pen de sulfato de soudo; deux on troispolils lavements äla temperature do la main; rexlraction dos cxcrömcnls durcis qui obstruent le roclum, si cola esl nccossairc : tols sont les moyens do rcnuklior ü cello incom-rnodilö. Chez la cliionne, nous avons sonvcnl omployö, pour combaltro la constipation, la inoutarde blanche, ;i la doso do ö ä 8 grammes par jour, et eile nous a rcndu do tels services quo nous n'hesilons pas ä la recommander aux praticiens. 11 faut on contlnuer radministration pendant huit ou dix jours au moins; il n'y a aucun inconvenient ä on prolonger I'usage. 11 n'en est pas do möme des vcritablos purgatifs, dont nous avons dcjä dit qu'll etait prudent, de se melier. Toulcfois, s'il s'agissaitd'une constipation opiniülro, on pourrait essayer de la vaincre au inoyen des laxatifs doux, tols quo la manne pour la chienne et la chatte, I'liuile do ricin pour les grands herbivores, aides des delayants, comme la decoction do graine de lin on boissons on en brenvages, et des lavements de möme nature.
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Coliques.
Au dire do quelques praticiens, 11 no sorait pas rare do constaler au debut do la gestation, choz la jumont, dos troubles digestifs se mani-fostant par dos coliquos lögöres. Los ölevours le savent bien, et ils no se prdoccupent pas de cos malaises : ils disent quo la jument prend poulnin (Collin, do Wassy). Cos coliquos so rcpetcnt souvent plu-siours fois, ä des intorvallos plus on moins rapproches; mais ellcs sont do pen de duröc ot sans gravitö.
Bonchonner la jumenl, la promener, lui administror quelques lavements emollients liedes : voil;\ ce qu'il convient de faire en pareillo circonstance.
Pica,. — Malacia.
Sous celto double denomination, on dösigno une veritable nevrosc do I'estomac, qui porto los anitnaux qui on sont atteints ä manger dos substances ctrangeros ä leur alimentation habituelle, i\ lochor les murs, ä ingerer des plAtras, ä ronger les creches en bois, etc., etc.
Choz la I'emme, lo pica est bien vörilablomenl une maladie do la grossesso ; il existo aussi quelquofois choz les animaux, ot en particu-lier choz les ruminants; mais ost-il lonjours, dans cetle derniöro es-pece, refTot do la gestation? FLANDRIN, dans son mömoiro snr los üacAes rongeantos, indique la phthisie, lesvora intestinaux,rimitation, COmme causes do cot elat maladif; il no menlionno pas la gestation. — Le pica parait cepondant avoir etc constatö quelquefois au debut do \'osl4omalacie : nous prions done 1c loctour de vouloir bien se reporter a I'article snivaut (pie nous consacrons ä col to derniero maladie.
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Cachexie ossifrage, ost6oclastie, ostöomalacie.
Cos diverses dönotninatlons s'appliquent ä mio inaladio particuliörc du squelelte, caractörisöe amp; nno certalne päriode par une fragililö surpronantc dos os : il on rdsulte des fractures — lo plus souvonl, multiples — qui so prodiiisonl tout ä fait on dehors dos conditions öliologiques habituelles de cos sortos d'accidents.
G'est i\ cotte pöriodo, ;'i peu pi'ös la seulo connuo on inödccine vc-lörinairo oi'i dos motifs d'economio no pormoilent pas do conservor las malades, quo s'appliquent trös justemcnt los noms de cacke.vin ossifrage, ostdoclastie (Zundel); plus tard, los os deviennent mous, flexibles, et sublssent dos deformations ; alors l'affection mörilo bien la di'iiomination A'ostdomalacie, soulo usitöc en mödocino humaine.
L'ostöomalacie ou ostöosclaslie exislo, on cffot, chez I'liommo ol choz los anitnaux, surtout chez ceux de l'espöce bovine. AI. lo ])'' Paul Bouley en a fait nno remarquable ötude comparöe, on il ömol Topinion trcsjnsto, pensons-nous, quo cello affection estla mome dans tonlos los ospeccs.
Sans vouloir faire une description complete de i'oslöomalacie, — cai' olle n'esl pas oxclusivomont propre aux femelies on cilal de g-oslalion, — nons croyons cependant devoir Ini donner |)laco ici, attendu quo c'estparmices femelies (lu'ello faille plus grand nombro do viclimcs. Ello sihil aussi sur los vaclios laitiöros, et oxcoptionnollcmonl sur los nu\Ios.
Cotlo affoclion osl dejä connue dopuis longtemps cn Belgique et on Allomagne, ou olle exislo frcquemmonl ä 1 ctal enzoolique. Bn 184t), l)ui)onl (de Bordeaux) observa la cachexie ossifrage sur los animaux des Landes, ol crul pouvoir l'attribuer ä la prösence, on grande quan-lilö flans les fourragos, de Vanlhericum ossifragum,' mais c'est surloul i\ Zundel quo l'on doil d'avoir spöcialomonl appolö l'attenlion dos völörinairos sur cello affection, qu'il avail ou roccaslon d'ötudier sur une assoz vaslo öchello, et donl il a publiö une bonno doscriplion. Dcpuis ce moment (1870), I'osWoclastie a domic lieu ä quelques Ira-vaux on France : c'est ainsl que M. Vcrnant a fail connailro le resullal de scs observations dans la Niövre et dans TYonne; — M. E. Thierry a public deux cas de fractures du bassin qu'il avail constatös sur des gdnisses en ölal de gestation; — on doil ä AI. Germain un inlöressanl mömoire sur cello affection, qu'il a cu I'occasion d'obsorver on Gochinchine sur dos cbevaux d'origine egyplicnno imporles dans cello colonio ; —#9632; l'un do nous, commo Al. Thierry, a vu plusiours cas dc fracture du bassin chez dos vaches pleinos; et il est trös probable quo la pluparl des vetörinairos ont eu I'occasion de faire des consta-tations idenliques. Cependant nos journaux profcssionnels onl enre-giströ pen do fails do cetle nature : ce qui pout s'expliquer, croyons-
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MAIADIE8 PARTICÜLIERES MX FEMELLE8 EN ETAT UE 0E8TATI0N. 20raquo;
nous, par l'ignorance, oh so sonl trouvüs la plupari des obsorvatours,
de l'origine spontanöe, c'osl-ä-diro non Iraumatique do cos fractures,
l (ioii.-ilaquo;-. — On i'oconnait ä roslöoclastio los causes principalcs
suivantes : 1deg; l'insufflsance et la mauvalse qualitd de räumentalion; 2deg; la gestation; 3deg; la lactation prolongöe.
1deg; L'inßuc.ncc de la nature et de la quantitö des aliments sur la nu-Irilion est Irop 6vidente pour qu'il soit neecssaire d'insister bcau-coup sur cc point : on comprend, en effot, que l'elrc vivant ne iieul se dcvolopper et s'entretenir que par los inatöriaux qu'il trouve dans la ration qui lui ost donnce.
Si certains de ces inalöriaux — l'ueide phosplioriquc ot la chaux, par oxeniplo, — l'onl döfaut ou oxislont on Irop faiblo quanlilö, le jeune animal souiTrira dans le döveloppoment de son squeletle; cn cc qui concerne l'animal adulle, sesos coniplotoinenl formös, ne recevant lias sufflsftmment d'öiäments minäraux pour leur entretien, s'appau-vrlront pen ä pen sous cc rapport, perdronl de leur force de rösi stance, so montreront d'abord fragiles, et, flnalement, deviendront absolu-ment impropres h rempiir leurs fonclions.
Or, c'csl precisemenl a la suite des privations consöcutives ä une mauvaise röcolle, que Ton a gönöralemcnt observe rosleoclaslio. Elle peut aussi ctre la consöquence d'une alimentation par des fourrages provenant d'un sol pauvre on phosphates et cn calcairc : c'csl ainsi queZundel nous apprond que cette maladie se montre ä l'elat enzoo-üque dans cerlainos localiles de l'Alsaco, oü le foin naturel n'ost compose que dans la proportion de 50 ponr 100 de planlos uliles qui, clIes-niAmes, d'apros dos analyses l'ailes par Nicklös, no cunlien-nent, sur 10ÜI) parlies, que 1,7 d'aeide phosplioriquc et 8,05 de chaux, au lion do 3 ü A d'aeide phosplioriquc ol 10 ä 13 de chaux que ren-l'ormc le i'oin dos prairies de bonne qualilc (Lehmann, Wolff, lious-singault).
L'influence do la richesse minörale dos aliments a elö bien miso cn evidence par los observations et los rocherches de M. Germain. 11 s'agit de 2M chovaux ögyptiens qui onl öle ilnporles en Gochinchinc, lt;laiis Ujs annöos 1861 cl IStö, pour les besoins de la cavalerio, et de SOjuments de meine provenance, imporlöos en 180'lt; pour peupler la jutnenterie de Saigon.
Le sol do la Gochinchine no conlicnl, paralt-il, qu'une lies faiblc proportion de chaux, taudis quo le pays d'origine de cos animaux csl, au contrnire, esscnliellonicnl calcaire. — Alin de leur eviter une modiQcalion trop profonde dans ralimentation, on lit venir de l'orgo d'ßgyple, dont on donna d'abord -i kilogrammes par jour et par cheval, puls 2 kilogrammes scnleniont, puls pas du lout, par suite d'un döl'aul d'approvisiouneinent qui a dnre plusicurs niols.
En plus de l'orge, et, ä plus fürte raison, ä defant de cc grain, la ration olail completee on coiistiluöe par diHcrenls produits du i)ays :
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riz, jarrosse, herbe vcrle ou foin, — cos deiniers gontTaleinenl de Irös mauvaise ([iialilö.
Dans de lellcs conditions, la maladiü a commGiicö ä so manifester l)ar quelquos cas isolös pen graves, ä parlir du jour oii I'on n'a distribue que 2 kilogrammes d'orgo. Quelque temps aprös la cessa-lion complöto de cc grain dans l'aUrnentation, olle a atlaquö presquo coui) sur coup un grand nombre de clicvaux, tons gravomonl, car la pluparl onl ölö röronnös nllörienremenl.
On a pn faire enlror de nouveau l'orgo de provenance ögyplienno dans ralimontation : avoc son relour, los cas nonvoaux bien accuses sonl devenus moins frequents, et Vital des nombreuoo chevaux a/fccles s'est tres manifestemenl ameliore.
Ln maladle s'est montröe sur lesjumenls pouliniöres moins vite que sur los chevaux, et avec des symptömesmoins accuses; walaquo; Vorge csl toujours entröe dans lew alimentation, el la radun qu'elles en mccvaicnl (Hail plus fovle que celle des chevaux,' en outre, elles consommaient un /hin de meilleure qualile, bien rdcoltä el bien conserve, 11 convient d'a-Joutor quo cos betes ne pronaiont qu'un oxorcico libro, soil dans les stallos oil olios elaient en liborto, soil ä la päturo.
ü'aprös co ([lie nous avons rapportö pins bant, il osl permis do penser quo les chevaux auraienl eomplolemeiit (ichaiipe ä la maladie s'ils avaionl etc soumis a co rögiino : cotte opinion ne saurait guere 6tre conteslee, puisque sous i'influence du Pötablisseraent du regime primitif. on voyait s'am(;liorer 1 ötal dos malados.
M. Germain a laitlairo, parM. Terrell, aido-naluralisto au Museum d'histoire naturelle, quelques analyses dent void les rcsnlials : la qnantitii do chaux contonne dans les cendros du foin do Cochinchine s'est montröe, comparalivement h. cello (|ue donnent les rösidus do la combustion du bon foin do Prance, dans la proportion tivs faible do ',i centre 18 ä 20; le riz on contenait egaloinonl une quantity tros mi-nimo : un pen plus do 1 partie sur 20Ü0; roan de puits et l'eaii de l'ar-royo do Saigon qui sorvaiontä abrouverlcs animaux nocontenaionl, la premiere que 0lir,2 do matteres salines par litre, ot la seconde environ 1 gramme. Dans eclto quantity, la chaux n'ontrait (juo pour 3,1 i et 3,80 pour 100.
Ces resultats nous font voir que I'usage prolonge et exclusif des eaux, grains ol fourrages do la Cochinchine, öquivaut an renouvolle-ment des experiences du ü1' Ghossat sur les pigeons; anssi no doit-on pass'ötoniior quo le rösullat söit identique dans les deux cas.
2quot; L'elul de gestation conslituc line cause dont 1'influenco est ä pen pros unanimoinent roconnne. Nous venous do voir quo los pouliniores observoes par M. Germain recevaient une ration snperioure ä cello qui etait siil'lisante pour cntrotonir los chevaux imlles on bonne santö, — süffisante meine pour ameliorer la position dos malades; de plus, elles n'ötaiont soninises a aucun travail penible : dans do tolles con-
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ditions, ccs bötes ayant nöaninoins conlractd la maladic, on cst bion forcö do tenlr compte de lour elat do gestation. J^n Belgiqne, en Allemagne, en Franco, 1c plus grand nombro dos cas onl öle observes sur les vachos ploincs ou lailiorcs; los inäles et los jounes animaux onl beaucoup inioiix rcsisle. Si i'osleoclaslio no so nionlro pas, on n'a pas encore altire I'atlention Chez lesjtinionls poulhiiöres do nos pays, cola ponrrail s'expliquer par ['usage habituel d'une nourriture plus substantielle; — el si les vaches jouissent de cc fäcLoux privllöge, ä l'cxclusion des aulros loinelles domestiques, il faut I'attribuer, pour lo plus grand nombre, ä l'öpuisement lt;|ui rösulte cbez olios do la quantity do lalt qu'elles foui'nissenl. Nous reviendrons plus loin sur cello importante question.
Dansrospeco luunaino, la grossosse a, an point do vue do l'ötlologle de rosleoinalacio, une importance considerable. D'apivs lo U1quot; Paul Bouley, pins de la moilie dos observations pnbliees soul cellos do fcnimos ayant on dos grossesses; la proportion do femmes atteintes n'ayanl pas en d'onfanls, osl ä pen pros la meine quo cello dos homines.
11 n'osl pas dil'licilo do comprondre l'action spöciale do la gestation dans lo cas parliculier qni nous occupe : la more, devant lournir tons les elemonls conslilulil's do rorganismo du fcetus, lo fera sans s'appau-vrlr ello-meme si olio trouve, dans son alimentation, lout ä la Ibis les ölömenls nöcossaircs au developpement du jeune snjol, el coux qui sonl indispensables ä son propre enlrelion. Dans le oas conlraire, olle prondra sur sa propre substance pour subvenir aux besoins du nouvel oirc qui, vcrilable parasite, no doit pas so rossenlir— el Ires sou-venl, on ollbl, no so rcsscnl pas— des privations dont souITrola more.
Coci no pouvant en aucune facon 6tre contests, si Ton rellecliil, d'une part, quo tons les tissns, el ineme tons los liquides de l'orga-nisme, conliennonl uno proportion plus ou ruolns considerable do phosphate do chaux, el (pie, d'autre pari, co sol pout exislor dans les aliments on quanlile lellomonl faiblo quo les os dos animaux males on cprouvont un appauvrissemenl, on comprendra combicn, laquo; fortiori, la fomelle en elat do pleniludo doit so trouver ello-nioine plus oxposde, puisque, d'aprös Stohmann eilö par Zundel, un foetus do vache aurail besoin, pendant la vie inlraulcrino, do 900 grammes d'acido phospho-riqno ol 1Ü00 grammes do chaux.
ü'aprös M. le prol'esseur Gubler, eilö par M. P. Bouley, la grossesse apporlcrail, choz tonics les loinmos, uno perturbation do la nutrition par suite do laquclle lo squeletle, et principalemoiil le bassin, a une londancc ä pcrdre uno quanlile plus ou moins considörablo de ses prlncipes minöraux. Gependant, dans l'immense majoriie des cas, cost lä un phenomöne ä peine appreciable : une lois le foolus forme, lo bassin roprend rapidement sa structure normale. — II y a lout lieu do presumer quo ce travail do denulrilion doit s'olfocluor dgaloinonl cbez lea loinellos do nos animaux doinesliques : il doil singulierement
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s'cxagerci' dans los cas oü cos f'emelles ne rocoiventqu'uno nourriture iosufflsante ou do mauvaise quaUtö.
3quot; La lactation, surloul (juaiid eile ost prolongco au dclä du tomps nöcossairo ii l'allailement du nouvoau-nc, ainsi quo cola a lieu chez la vachc, osl pour la more uno causo do döporditions qui continuent cellos du temps do la gestation : on cCTol, d'aprös Lehmann ögalomonl cite par Zundel, unc vacho qui donne dO litres do lait par jour doit trouver dans scs aliments, outre ce qui ost nöccssaire ä son ontrolion, 22 grammes d'acido phosphorique ct 17 grammes do chaux. D'aprös cola, il est aisc do so fairo une idee dos döporditions d'une \ ache qui, tout ä la fois, donne du lait et portc un vcau : la nocessite de no plus traire les vacbes dans les derniers mois do la gestation, alors quo les sols calcaires communconl ä so doposer dans les pieces du squelette, ressort evidente de la counaissanco do cos fails.
Pour terminer ce quo nous avons t\ dire an sujet do rctiologie, nous ajouterons quo le jeune age doit constituer une cause prödisposante pour les femelles on ötat do gestation, car lour propre dcvoloppcmcnl n'etant pas achevc, cllcs out besoin do plus do matöriaux quo les betes adultes. —Enfln, les animaux appartenant aux races perfoctionnces, qui sent transportes dans les pays oil Ton recolte dos fourrages en quantilä insufflsante el do qualitc mediocre, insistent moius bion quo ne pourraient 1c faire les animaux originaiios do cos memes conlreos : par exomple, la maladio obsorvee par M. Germain, en Gochinchine, n'a attaquö quo lout ä fait cxcoptionnellcmont los animaux d'origine japo-naiso, manillaise et chinoiso, — c'esl-ii-dire ceux qui n'ont pas eu, on n'ont eu quo pen ä souffrir do i'acclimatement.
SymptfmeB. — Lo debut de rosteoclaslio ost assez obscur : les animaux do Tospöce bovine so moulront parosseux, restont plus longlomps couches, so levonl avec lentour et diflicultö; la marche est penible : on croirait ä de la lourbiirc ou ä des douleurs rhumatis-malos. Couche, le malade no parait pas souffrir; loutes ses functions s'elfecluent normalcincnt, l'appetit est bon, et la fiövre nulle; les vaches donnonl du lait et entrant en chaleurs; olle peuvont möme porter dos veaux trös bicn constitues :M. E. Thierry a pu en oblcnirdc tels par I'operalion cesarionno dovenue nöcossairo en raisou do fractures multiples du bassin, qui rendaiont impossible raccouchemeut par les voies naturelles.
Au döbut, Zundel a observe quclquefois du pica qui porlait les animaux ä lecheries murs el les mangcoires; dansd'autros circouslanccs, on a vu la maladio dcbuler par unc boiterie d'un mombre postörieur, avec abaissement do la handle du rneme cötö ct deviation du mombre.
Mais cc qui caracleriso surlout raffeclion, e'est la production de fractures en debors dos causes qui donnent habituellomcnt lieu h ccs sortes d'accidents: une glissade suivie do chute, un faux pas, ou mome tres souvent, lo simple decubitus suffll ä les determiner, be bassin
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MALADIES PAKTICULlfiRläS AUX FEMELLE8 EN ßTAT DE GESTATION. 209
csl alleiiil plus souvont quo los aulres piöcos du s(|uclütlo, et ses fcaclurcs soul fnj([uomiuoiil inultiplos : l'uu de nous en a observe plusleurs cas aprös quelques Jours d'une apparente paraplögie. — Mais on pout constater aussi des fractures do plusiours cölos, du sler-nuui, du scapulum, ainsi que dos os longs, — surlout ä lours oxlrö-iniles ai'liculaires.
Dans respeco chevalino, M. Germain a siguale, conmio premiers syraptdmes, ceux d'une paraplögie lögöre, ou plutöt d'une sorte do lour tic reins, mais sans alteration do la santö gönörale; plus tard, les articulalions ties inombies so monlraient adecleos en plus on moins grand nombrc, isolöineut ou siinullanoinont, do synovites qui pou-vaient guerir ou so compliquer d'exosloses, parfois susceptibles elles-mouios de disparaltre sous {'influence do la cauterisation. — Get etat maladif no s'accompagnait pas tie lievre.
I'uis la faiblesse gönörale augmentait; los malades butaient ot so laissaient tomber sur le sol, saus faire d'efforts pour evitor la chute; onlin, conune Symptome ultimo do la maladie, apparaissait mio tumefaction du chanfrein et des branches du inaxillairo, avec mobilitö des dents dans les alvöolos, ()iii rondait impossible la mastication des aliments solides, et condnisait rapidoment les animaux an marasme et ä. la moit.
(ihez les pouliuiöres qui, ainsi que nous I'avous dit, n'avaient jamais cessc de recevoir une bonne ration et 'ötaient exemptos de tonte fatigue, la faiblesse gönörale s'ost nioiilree moindro ; cepondant les depiacements no s'ell'ectuaiout aussi qu'avec lontour et diflicultö, et los articulations onl ölö presque aussi l'ortemenl attointes que chez los animaux mi\les.
Quelques juments out donne des poulains bien constiluös, qu'elles onl pu nourrir, et dont le döveloppement a cte parfaitement normal.
Chez tons cos solipödes, la friabililö dos os s'est ogalement monlree trös grande, mais saus donner lieu ä dos fractures aussi frequoutes quo chez les bovidös ; cependant un cheval s'est fraclure la colonno vertöbralo dans I'ticiirie, apr6s une glissade; pared accident s'est produit chez une pouliniöre ; en outre, chez colle-ci qjii, quelque temps auparavant, s'etait laissöe tomber ot n'avait fait aueun olfort pour sc relever, on a pu constater un aiTaissement ou öcrasoment manifeste du sternum et des cöles, occasionnd par une barro passöe sous la poilrine, dans lo but tl'aider ä la relever.
Chez les osteomalaciques de l'espöce humaine, on voit ogalement so produire de fröquentes et nombreuses fractures, resullaut lantöt d'une chute, lantöt d'un mouvoment brusque imprimö ä im luembre on ä un doigt du malade par une autre persoune, tantöt (üilin d'une simple contraction musculaire. Souvcnl des deformations so produi-sont, qui rösultent d'une exagöration des courbures naturelles des os; — ou bien c'osl une sorte d'alfaissement, de Lassemcnl gönöral de Saint-Oyd ut Vioi.i-t. — ^bstdtriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;14
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ojonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
l'iiidivulu, ilonl la laillo diininiic pen h pen. Chcz cortaines fommes
qni avaient eraquo;i plusleurs grosscsses successives, on a vn lo hassin se
döformer graduellement dans lc cours de cbaque grossesse, au point
do rendre en dernier lieu ['accouchement tres dil'licile, ou m6me
impossible.
'ivmiiiuiisoim. — Lorsqne dos fraclnres so produisont, on prond övideinment le parli de sacrifler les malades. Mais, en amelioranl le rögime, il esl permis de conserver I'ospoir do guörir ceux qui ne presontenl encore quo les premiers symplomos : c'osl, du inoins, co qui rösultedes observations de MM. Zundel, Vernant et Germain.
Krlnelpales lösionraquo; n^eroscoplque*. — Tons les observatcurs s'accordont ü rcconnaitrc quo los os. dans cotto maladio, soni, speci-flquement moinslourds qua I'elal normal; mats, chez un meine sujot, tons no sont pas attciiils au memo degrö. 11s od'rcnt, d'une facjon plus ou moins complöte, un aspect charnu, el se laissent couper alsötnent; lo moindre choc los brise. Uno teile IVagilitc semblo lout d'abord incompatible avec l'etat de raniollissonicnt dn tissu ossoux : d'aprös le Dr P. Bouley, cola lienl sans doute h co que la coucho corticale du tissu compacte no disparatt jamais completemont; par suite, si i'os pent c6dnr insonsiblement h unc prcssion modereo mais soutcnuo, il esl incapable de resistor i\ un choc un pen violent, non plus qu'ä une contraction musculaire cnergique.
L'altoralion commence par la substance spongieuse, dont la char-pente röliculco so dötruil; bienldt la substance compacte elle-momo esl atteinle par suite de l'agrandissement des canaux do Havers. Dans les os longs, co sont les coucbos voisines du canal mediillaire qui sedctruisent les premieres; aussi le dinmetro do co canal paralt-
il agrandi.
Uc co travail dostructeur rösullont gt;- de largos cavitos remplics d'nnc nioello abondanto, rouge, fortomonl chargöo de sang, et presen-tant meine souvenl des heinorrhagies diffuses raquo; (P. Bouley).
I/examen microscopique fail par le \y P. Bouley lul a rövölö I'exis-tenco. dans tontcs les parties malados, de nombrcuses cellules cm-bryonnaires accompagnöes de tissu conjonctif fasciculö dans les osdu tronc, ot de vdsicules adipeusea dans los os des rnembros.
On a fail de nombrcuses analyses chimiques d'os atteints d'ostöo-malacio, ot appartenanl soil ä i'liomme, soit aux animaux. Les resullals n'en sont pas toujours concordauts, ce qui pout tenir ä co quo la maladio ötait plus ou moins avancöo, selon les cas; mais loutes tendent h ötablir laquo; qu'il y a diminution considerable do la proportion de phosphate do chaux, augmentation proportionnelle des matiftros organiqucs, el augmentation dc la quantite do graisse, souvenl meme en proportion considerable raquo; (P. Bouley).
lraquo;iaffiio*tic. — S'il est fort aisö do diagnosliqner la maladie d6s ses premiers symptomes, quand ellc so monlrc ä l'etat enzootique, il
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MAUDIKS PARTlCULIfiRES MIX FEMELLE6 KN KTAT Uli GESTATION. 211
n'cn cst plus do möme lorsqu'elle n'apparalt qtio sur un seal animal : dans co cas, on pourra fort bion mcconnailre la significalion des syinplomos du dtflml; nno fracture pourra möme elro considerce conuno purement accidenlelle. Gependant, si ranirnal se trouve dans los conditions ötiologiqilOS (ine nous avons fall connailro; si les premiers symptömes no peuvent 6lre rapporlös ä une tnaladie surc-ment appreciable; si la fracture s'est produlte par trop facllement, el surlout si eile cst mulliplo, on trouvcra dans cos diiloronlcs circons-tances los ölöiacnts sufilsanls d'un diagnostic exact.
Pronoatlo. — I-a gravltö do la maladie esl subordonnöe ä son anclennetö, et par consöquenl ä la gravilö des Idsions qui oxislonl dcjä. — S'il ost complötemont inutile de conscrvcr los malades alteints de fracture, ou möme coux qui sont dans l'impossibilitc de rester deboul, on peul encore espörcr le rölablissoinent dos aulres, — sur-tont s'il est possible d'amöiioror les conditions d'alimentalion,
Traitomcnt. — Commo il osl toujours plus also de prevonir (pic de guörir, on dovra autanl quo possible övitcr do placer los animaux dans los conditions favorables au dcvcloppomont de la maladie : il convlendrait done de leur donnor constainment une nourriture de bonne qnalite, el on ([iiantilö suflisaiilo; — et dans los cas ou laqualltd des fourrages falt döfaut, il faudralt s'elTorcor d'y supplier i)ar l'addi-tion d'une certaine quantity de grain, ou do son de blö, qui sontriches en phosphates. Cost ainsi quo AI. Vernant a vu la maladie s'arrölor sur les animaux d'une vacherie, aprös qu'il out fall ajouler ä uue ration insufllsantc un supplement do 20 litres de gros son do blö, par jour el par vacbo.
(Test lorsque Ton se trouve en prcsonco d'une pönurie de lourrages, qu'il convient particullörement d'eviler do livrer i\ la reproduction les fomelles trop jeuncs; — qu'il faut cesscr plus tot do Irairo les vaclics pleines, etc.
Quant au traitement curatif, une alimentation richc en fera surlout les frais. M. Vernant, ([lie nous avons d^jä cit6, dit savoir par experience quo rosteoclaslio disparatt sonvcnl aprös qiicl(|iics inois d'un regime Ires nulrilif, et surlout par l'usage dn vert do bonne qualile. Co vetörinaivo consoille en outre legros son, legöreinenl frisc, mölangö ii une quantilö notable d'avoine : aprös vingl jours do cc regime, ct l'usage pendant cinq ä six jours do la poudre de noix vomiquc ä la doso quotidlenne de 10 grammes, il a vu commencer ä so lever une genisse do deux ans qui, reduite ä l'elal do squelette par suite do nourrllure Insufflsante, avail flni par roster sur la litiere.
Nous conselllerions avec conflance cc traitement dans dos circons-tancos idenllques,
Zundel dit s'dtre bion tronvö do I'emplol do I'huile do fole do mo-ruc, h ralson do un demi litre par jour. A notre avis, ce reinode a le defaut d'etre eher; du resle, l'auteur le reconnall lui-inlt;5me, el
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212nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE U GESTATION.
nous pensons quo, avoc unc moiiulrc depenso, los alimenls vrais, de
bonne (iuiilii(% donneralent au moins d'aussl bons rösultats.
Gomme agent tnödlcamenteux, la solution do phosphate acido de chaux pourrait ötre prescrlto; maia il osl evident quo rorganisme s'assimilera toujoura plus aiscmenl los phosphates qul enlronl dans la conslilution dos l'ourrages et dos grains aliinoutaircs.
La vache atteinle do fracture ostöoinalaciquo ou autre serasacrifiöe ; mala auparavant, si le veau 6h\'ü viable, on pourrait, a l'cxemple de M. i'i. Thierry, pratiquer Topöralion cesarienno et allönuer ainsi, dans uno certaine mesure, la perle du propriötairc.
Hydroplsie de Tamnios.
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L'liypersccretion du liquide amniotique conslitue co quo Ton appoll i'hydropisie do I'amnm : cost la seulo qui puisse se produire dans los enveloppes du fostus bumain, on rallantoidc disparattde bonne heuro; mais choz nos grands animaux domestiques, nous ponsons qu'il pen I y avoir cgaloinonl oxageration dans la quantity du liquide allantoidien. La maladio dont il s'agit serail done plus exacleinent designee sous lo noni A'hydropisie des enveloppes fwlnlcs.
Sous le hönclice do cello observation, nous conscrverons noanmoins les nonis d'hydropisiede I'amnios, d'hydramnios, qui sonl admis et donl lous les velerinaires connaissent la signiQcation.
La quantity des liquides fotjlaux clant asscz variable, il est difficile do dire i\ quel point commence 1 olal maludif; mais il n'esl pas moins vrai quo, lorsquo cello quantity est considerable, cllo conslitue un danger des plus sörieux pour le I'ontus el pour la mere.
Signalee pour la premiere fois par Brannens, en 182!gt;, I'liydramnios a ele observce depuis parun assez bon nombre do vetcrinaires francais el elrangers; olio a etc on outre, do la part d'un velerinaiieallcmand, Gierer, I'objel d'un travail d'ensoinblo, donl lo Journal dc medecine ve-len'naire de Lyon, anmie dSOi, a doniui line analyse assez delaillöo.
En compulsant nos diverses publications pcriodiques, nous avons Irouvö seize observations se rapporlant a cet elal maladif, et donl on Irouvera I'indicaUon ä I'arUcle Bibliographie. Ges seize observalions se reparlisscnt ainsi : troizoonl elöreciioillies chez la vache; deux chez lajument, ot une choz la chevro; on outre, I'un do nous en a observe plusiours cas remarquables chez la vache ot un chez uno chienno Tcrre-Neuvo. Cost d'apres ccs observalions cl lo travail do Gierer, quo nous allons donner une courlo description de cot etal.
Hjiiip(öiiun — Dans les premiers temps, rien no distingue la gestation ainsi maladive d'nne gestation tout a fail normale, do tolle sorlo qu'il est absolumenl impossible d'assigner unc date uu döbut,do ('affection. Ce n'esl qu'!\ uno öpoquo deji'i lardive, vcrs lo cinquieme ou lo sixifuno mois, et quelquofois plus lard encore, qu'on pout s'apercevoir
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MALADIES I'Aimc.ULIKltliS AlIX FEMELLES KN KTAT DE GESTATION. 2V.i
de quelque chose. Co qul frappe alors, c'est le cI(5veloi)i)omeril rapide du ventre, qui, on trös pen do temps, acquicrl un volume souvenl l)ion pins considerable qu'll ne Test d'ordinaire a la fin do la gestation. — En inömc temps, on pent noler quelques dörangemonts dans la sante generale, dörangeinenls que les praliciens qui nous out laisso des observations decriveiil tanlöt comino des coliques, lantot comme du melöorisme ; encore cos plienomencs ne sonl-ils pas constants. Quel-qiiefois la leinello conserve son appctit, et lo propriötaire ne s'inquiete et n'appelle le voterinairo que lorsqu'ii la veil presenter une difli-cnltfi do plus en plus grande de la respiration. Oe dernier symplonie s'accenlne iiolannncnl, pendant, le döcubltus, el il arrive un instant oü le ventre est tellemenl volumineux et dur que la malade doit rosier constanunent, debout, sons peino d'asphyxie. Mais colte situation ne pent durer longlemps : halelanle, fatiguöe d'etre debont et ne pouvant cependant roster coucheo, la bete parvient quelquefois a gagner p^niblement le terme do la gestation, comme dans les observations do Brannens et do Garroau; on bien eile perd I'apprHit, s'af-l'aiblit ot (inirait parse laissor lomber pour pörir prompteniont d'asphyxie en memo temps que ({'inanition, si l'övacualion spontanöe on provo(]ii.ce des liquides utörins, suivie bionlot de la sortie du loelns, ne vonait inottre un terme ü nno aussi lächeuse situation, C'est habi-tueilemenl du septiemo an liuilieme moisquo ce mode de torminaison so prodnit.
Dans certains cas, les lemelles sont telleinent ('puisees ([ne, soil que l'accouchement so fasse ä terme, soil qu'll y ait avortement, — 1'nn on I'autre ayant 616 aunoncc par les preludes ordinaires,— les contractions nterines sont pen öncrgiquos, les douleurs faibles et pen soute-nuos; lo col ne se, dilate pas, cl le travail se prolonge.
Complications.— La distension dos parois abdominales est tolle que Gierer a vu les muscles el les aponövroses de cctto region so rupturer, el rutorus venir se lager en enlicr dans le sac hcrniaire. IJne nuHrite plus on nioins grave pcul aussi survenir apres 1'avortement,
Dlagnoatlc. — Tanl (pio la böte ne parail pas soullianle, malgre le volume quelquefois enorme do son ventre, les consoils du vetörinaire n'ötant pas demand^s, cclni-ci n'a pas ii poser do diagnostic ; mais, s'il avail ale faire, il so trouverait souvent dans un grand embarras; on plutöt, ä co moment, il no pourrait guere songer qn'a une gestation gemellaire. Plus lard, tors des premiers accidents, la maladie a 616, parail-il, assoz souvent confondue avec la mölöorisalion : les rensci-gnoinents lournis par lo propriötaire qui a vu le ventre augmenter graduellement, — surtout dans scs parlies införieures, — et non d'une fa^on instanlanee ; l'appötit encore conserve dans la majorite des cas, el, enlin, la percussion dolabdoincn metliodi([uemenl prati((uee, por-mettront sürement d'öviter l'erreur.
11 semble plus dil'licile de dislinguer Ihydrainnios do I'ascite qui
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pourroU complic|uer la gestalion^ Duns le premier cas, ['exploration abdoruinale no donne pas, mniie chcz In chienne, la sensallon do (lot, on no (lomio qu'une sensation obscure; do pins, par L'exploralion rectale. on constate le däveloppement exagörö de l'utörus, qui fonnn, dans rabdomen, un globe Immense, facile h circonscrire, cl que I'on sont so prolongor dans le bassin, qu'il remplit presque on onlior; onlin, par l'oxploration vaginale, on trouve ordinairement le segment poslö-rionr de la inalrice qui bombe et Tail saillie ä l'intörieur du condnil vaginal; cn pressant sur ceUo saillie hömisphörique, on constate aisö-monl la fluctuation; le col nlerin esl cllacö, mais non onvert ou permet i\ peine I'introduction du pelit doigt.
Parfois, mais raremcnl, on a pu assister an debnl du pari, ou de l'avortemont : \t\ col ötait dejä entr'ouvert, el les membranes du foetus plus ou moins engageos dans le vagin. — Uno particularity ä signaler, c'osl quo, ni par le vagin, ni par le rectum, on ne pent en general senlir le foetus. II oxisto cependant, mais petit, en memo temps quo plongV; dans uno immense accumulation do liquide qui le dörobe ä l'invesligation,
Tels sonl les signes qui permettront d'etablir le diagnostic, anssi longtemps que les membranes soront restöes intactes; mais dös que celles-ci sont rupturöes, la prodigieuse quantitö de liquide llmpide qui s'en ecliappc, ainsi quo ralfaissement consecutif du vontre do la fomelle, qui paratt no plus rien contenir, no sauraient laisser anenn donte.
Pronostlc. — /'o.'/r le fwlus, le pronostic do l'hydropisie do 1'amnios cst toujours des pins lAchcux. Dans aucune des observations qui ont ete publiees, le IVelus n'a pu elrc oblenu vivant. Dans un certain nom-bre, il paratt avoir vecu jiis(|irä l'cpoqne du part ou do I'avortement (fiarrcau, lliirlimann, Olivero, Weidemann, Ghaintreet nous-memes); dans d'antres, 11 ötait inert depuis plus on moins longtemps et arröt6 dans son developpement (Brannens, (icorges (ils, Gilis, Lcconte). M. Ilerran a trouve, chez la chevrc, les deux cbevreanx completement infiltrcs, e'est-a-dire alleinls d'uno auasarqne göndralo, cc qui, du resto, paratt assez ordinaire d'apres Gierer.
Pour la mere, le pronostic vario. Qnatre femolles ont suecombö aux suites de la maladie (Oarrcau, Oilis, Georges tils, L. Collin); une a du ötro sacrifiee comme incurable 'JIurlimann); uno autrc s'est remise, mais lonlemcnt (Loconto); uno autre a ctr; vendue quolquc temps apres pour la bouchoiie (Gartwright); sept ou huit ont gudri assez rapidement et d'une inanierc assez complete pour etre livröes plus lard a la reproduction (Brannens, Georges lils, Olivero, VVeidemann, Ghaintre et nous-memes). —D'une maniere gencrale, les suites ont eld d'autant plus graves quo 1'intervcnlion a etc plus tardive.
I^siuno. — L'anatomie patliologiqne do cot etal morbide esl encoro pen avaiic6e. Suivant Gierer, on trouve, ä l'autopsie, raquo; les parois do
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MALADIES PARTICULlfiRES AUX FEMELLE8 liN fiTAT Dli GESTATION. 21!) I'literns laquo;lilakios il I'cxcos, d'une tcinto pAlo, avec des occhymoses ä la surface.raquo; Los membranes fcetales ont Ülä renconlröes lanlöt öpalsses,
dures, Ires ixisistantes, tanlot amineics et tres liiables. D'apres M. Iler-ran.lo liquide laquo;ötail oinprisoiuie dans des alveoles on cellules formös par des prolongements mils de I'allanloYde el do I'amnios,raquo; ce qui per-mollait laquo; de briser les membranes en plusieurs ondroils sans quo la totalite du liiiuido s'Öchappdt coinme de eoulnmo, raquo; el donnait a I'en-sernble do la lesion un aspect quo ce vötoriuairo compare uu corps vilrc do i'cBÜ. (Vest lonjonrs sous cot aspect epie nous avons vu lo d(5!ivre. — Ajoutons laquo;piolo foelus ost lui-meme quelquefois laquo;ideinatiö ; il pent aussi presenter uno hydropisio genöraie des sc;reiises et du tissu conjonetif,
Lo liquide, ordiniiiromont limpido, transparent ou lögörementeilrin, a el6 rencontre quelquefois un pen blanchälre, avoc rollel nacre; Giercr lui a liouvc une saveur lögörement sucree. La quautitö en est loujours considerable : 50litres (Brannens,Gierer), 70 lilies (Olivero), 100 ä 120 litres (Garreau, (iilis, Weidemann, Georges Qls), 150 ä 158 litres (Georges ills, l.oconte, Canu), et ineiuo 1H0 ä 200 Hires (Ghaintrc, L. Gollin).
A cos lesions de l'appareil gönital, il laut joindre l'etat presquo complol de vaeuite dos organes digestifs et, en particulier, du rumen qni, d'apröa M. L. Gollin (do Wassy), pent elre röduitou h pen pres ä sos simples parois.
Etiologle. — l^a cause de cette hydropisie considerable est absoln-ment inconnue. Gependant, si l'on eonsidere, d'une part,que lo liquide est colui des hydropisios passives, et d'autre part, quo 1c foetus est toujours peu dövoloppo, et meurt lo plus souvent avant son expulsion, on sera portö ä admellrc que la dülicidtö do la circulation, resultant peu^-e/re d'un noinbre considerable do tours de torsion du cordon ombilical, joue un certain r61e dans sa production, Lorsquo le foetus participe lui-uieme ä lelat d'hydropisio, la maladie pourrait aussi reconuailre pour cause une affection du foie on du coeur du jeune sujet. — Toutefois ce no soul lü que des bypothescs: il appar-tientaux praticiens accoucliours, par des autopsies bienlailos, d'oclaii-cir ce point particulier do pathologic.
Indicationlaquo;. — On pout dire qu'en pareil cas il nquot;}' a qu'nno seule indication äremplir : övacuer le liquide qui distend l'uldrus,en brisant les membranes de i'oeuf dans lesipielles il ost omprisouuo. II no laut pas songer, en eilet, a lo faire resorbor eu adiuinislrant, par oxem-ple, des purgalii's ou dos dinreticpies. Ges moyons n'onl Jamals reussi chez la femmo, et u'auraiont övideinmenl pas plus d'effot chcz nos femelles domostiqtios.
Chez la femmo, on ost quelquefois arr(He par cetto idee quo, en ponctiounant les membranes, on sacrilie inövitabloinent le tetus; mais cette consideration, qui ost grave quand il s'agit d'nu enfant, u'a
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PATHOLOGIE DE I-A GUSTATION.
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absolnnifint ancnn poids quand il s'agit des animaux. (lt;lioz cns der-nicis, il n'y a prosqno Jamals ä liesilor quand il faul choisir onlre le saint do la l'omollo 011 celui du prodnil: c'ost prosquc toujours co der-nierqu'il faul, sacrifler. Mais ici on n'apasmöinele choix. Nousl'avons dit : selaquo;e fois sur seize le produit est venu mart, et los fails quo nous avons observös ne fonl quo conflrmer celle statistique, D'ailleurs l'ouverture du sac atnniolique n'onlraine pas fataloninnl Toxpiilsion immediate du fostus. M, Lhomme a public, en 18o!), une observation dans laquelle une partio dos enveloppes, pendant hors de la vulve, a pu 6tre oxcisec, sans compromettre la gestation ; la mise-bas qui eut liou Irois mois plus tard donna naissance ä une mule ä terme, bien conformöe et qui vöcut. G'est la sans deute un fait trös exceplionnel, mais qui pruuvc copendant qu'on pourrait, ä i'oecasion, so contenter d'ouvrir le sac amniotique, faire övacuer nne cnrlainc quantity du liquide et so confler pour le roste aux soins de la nature.
Uno fois clablio la nöccssite d'intervenir, il convient de le faire lo plus promptomonl possible; car, ainsi quo nous l'avons döjä dit, les rösultats sont d'autantplus favorables qu'on opöre ä une öpoque ou la distension du ventre esl inoins grandc, los desordres aspbyxiques moins avances, la böte inoins affaiblie. Do la, la nccossile d'ötablir le plus löl possible im bon diagnostic, par l'ötude attentive des sym-plümos quo nous avons fail connailre plus baut.
Quant äl'operalioii cn olle-inömo, eile n'a rien de difficile. Kilo doil ötre falle par le vagin. Nous ropoussons absoluiiionl la ponclion par 1c flanc, bien qu'elle paraisse avoir röussi i\ Gartwright.
Si los membranes sont, dejä dans 1c vagin, on los dechirora avec los doigls. Dans lo cas oü, au contraire, lo col esl encore ferine ou insufflsamment dilate, on pourra probablement toujours, ainsi que cola nous esl arrive, introduire un IrocarL ou une tigo aiguö (piol-conque au moyen de laquelle on fera la ponclion.
Des qu'on a ouvert les membranes de l'ceuf, un Hol de liquide s'en öcoule, le ventre s'affaisse, on ineine temps quo la respiration do la fomolle devieiil plus facile; puis la inalrice revient snr elle-meinc, el souvent sos contractions sufflsent pour expulser, aprös quelques licuros, lo produit el ses enveloppes. Si eelte expulsion so fait, allen-dre, il faut terminer promptement lo pari d'aprcs les regies ordinaires.
Gelni-ci uno fois termine, la femello exige quelques soins, lesquels no different en rien, d'ailleurs, do cenx qui conviennent aprös im part ordinaire on plus ou moins laborioux.
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CEd6me.
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li'inliltration du lissu conjonclif qni consliliio l'oedöme accompagne Ires habiluelleinenl la gestation clicz la juincnl; mais eile acquierl toujours do plus grandes proportions cbez la primipare ([no chez les
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MALADIES PARTICULIEIIE8 ADX FEMELLE8 EN ETAT DE GESTATION. 217
autres. Relativement ä la vaohe, on no l'observe guöre quo dans lo cours do la promiöro gestation ; clio cst trös rare chcz les femelles dos autres ospöces.
En co qui concorno la junionl, ['öpoque ä laquollo so montre l'codöino varle beaucoup, snivant la race, la conformation, lo tetnpö-rament indlviduel, — suivanl aussi les saisons el los conditions bygiä-niqnos anxqnollos cotlo fomollo osl somniso.
Chez los juinonls communes, ä tempörament lympbatlque, I'oedome so montre do bonno licnre, dös lo huiliömo mois do la gestation el quelquefols plus tot encore, surtout en hlver. II apparalt beaucoup plus lardivomont, vers lo dixiöino mois, chcz les juinonls (inos, norvousos, ot douöes d'un tempörament sanguln prononcö.
Quelquefols il commence par la partle Införleure dos membres ahdo-minaux. D'abord limilö an boulet, il gagne pen i\ peu lo canon el monto jusqu'au jarret, quo parfois niomo il döpasso un peu ; alors il so montre ögalement aux membres antörieurs, oü il est toujours beaucoup plus liniitö. —Souvent il döbulo par la lace inl'6rioiiro du vcnlro oh il tonne d'abord, en avanl des mainollcs, line luinoiir mat circons-crite, peu opaisso, do la largeur do la main; pnis colle tumefaction augmente on surface et en 6paisseur; olio onvahit la rögion mammalre tonl enliöre, lo plat des cuisses el blentdt tonl lo bas du inembro, gagnele raphö, el rcmonto enlin vers la vulve, dent les levres sont son-venl inflllröos. En avanl, l'oed6me sVHond progressivement, el gagne l'appendlce xiphol'de du sternum, les hypochondres, le dessous do la poilrino, los ars, (Uc.
Dans les premiers temps, roedöme disparatt aisömcnl par l'exerclce; plus lard, il diminue bien sonsiblomonl sous I'inlluonco do la inömo cause, inais sans disparattre ontiöremonl.
11 offre ä pen pros toujours, surtout, au bas dos membres, les carac-löres do Vwdänn; [void; les parties envahies par rinliltration sörouse ne sonl ni chaudes ni doulonreusos ; quelquefols inömo lour tempörature somblo quelque peu abalssöe; il n'y a Jamals do troubles notables des grandos t'onclions li(5s ä sa presence; l'appölit est bon, le pouls calmo, la respiration röguliöro; on un mot, l'ölal yönöral no cosso jjas d'ölre salisfaisanl.
Tel quo nous vonons do le decriro, I'codomo osl on grande partie sons la döpoiulance do la gestation. Quant a sa cause proohaino, on I'attribue a la compression exercde par le foetus sur les vaisseaux pelvi-cruraux, particullörement sur les veines, ol i\ la gone inecani-qne qui en rösulte pour la circulation de retour dans le meinbre pos-leriour. Colle explication nous parail insufflsante ; olle ne rendrail pas comple, en toul cas, de l'oedöme qui döbule quelquefols simullanö-monl aux qualro membres. Nous pensons que co dernier Iroiive sou-vent sa raison d'etre dans un repos trop complel siiccödanl lout a
coup, pendant los derniörea semainea do la gestation, amp;,une pöriodo do
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218nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE LE LA GESTATION.
travail plus ou moins penible. Mais cot ocdemc ne tardo gönöraloment pas ä se confondre avec colni qui apparalt lout d'abord sons Tab-dornen. ISn co qui concernc ce dernier, qui exislo sonvcnt senl et n'acquiert parfois que dos proportions assez restreinles, nous croyona qn'il so raüaehe, coinine du reslo chez la genisse, ä l'etat conges-tionnol que piesenlonl les inainelles au moment oü cos glandes so preparonl ä enlror on fonclion. — Pcnl-ötre y a-t-il lieu d'invoquor aussi, coin mo cause de l'ecdemo, l'elat hydrohenüquc du sang ou aglol/u/ic dont nous avons parlö procedcinnienL
Chez la genisse, l'apparilion de l'oedomo coincide avec le döveloppe-menl dos glandes inaimnaires, qui so manifeste suiloul d'uno faQon remarquable ä partirdu huitiöme mois; son volume ost gencralomont en rapport avec l'aptilude laclilere de cello femollc. D'abord limilo ä la partio införieure de la mamello, il so monlre cbaud et quolque peil douloureux, el ne tardo pas ä envahir presque tout l'organe; souvont il gagne lo dessous du venire, oü il forme, on avant du pis, une lumölaclion assez volumincuse, peu clenduo on surface ol ordi-nairement Quctuanle,
Ici, l'cedöme esl evidomincnl du ii l'afflux sanguin qui se produit dans un organe so pröparant a entrer en fonetions, ol qui donne lieu ä nno tension excessive des vaissoaux. 11 no so reproduira gaüre, on nioino no se reproduira pas lors d'uno goslalion ullöriouro, car los vaissoaux inammairos auront conservö, an moins on parlie, le calibre ([u'ils vonl acqucrir pendant une pcriodo de laclation.
Envisage clioz la juinonl el clicz la vacho, rcedomo lie ä Telal do goslalion ne conslilue jamais un 61al maladif serioux. II angmonlo a mesure qu'approche lo lonno, ot disparail rapidonionl do lui-mome quelques jours apres la mise-bas ol le fontionnement regulier dos glandos mammaires.
Dans l'immense majoritö des cas, colte inlillralion du lissn conjonc-liC no reclame done ancun Irailemont. Un pen d'oxorcice, la promenade au solcil, un löger travail, un bon pansago reguliöremenl Tail suflisonl, chez la jnmenl, pour enlrotenir raclivitc do la circulation et mainlonir l'inflltration söronse dans des limilos inoderoos, jnsqu'au moment oü le pari la fera disparattre. Cbez la gönisse, l'exorcico, la libortö an päturage, et de temps ä anlre, la mulsion si le pis osl par trop dur, sont los moyens qu'il convient d'employer. Si, par exception, I'engorgement acqnerail des proportions lout ä fait exage-rees, on pourrail faire quelques frictions resolulives avec 1c vin cliaud, I'eau-de-vie cainplnco, on tout simplement avec des infusions de planlos aromaliquos; on pourrait aussi, sans inconvonionl, faire quelques inouclielures dans ['engorgement, on memo temps qu'on admi-nislrorail des diurötiques ä rinlöriour. Mais il est extromernont rare qu'on soil oblige d'avoir recours ä ccs moyens, quolque simples ot inoffonsifs qu'ils soienl; le plus souvent on se borne aux soins by-
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MALADIES PARTICULIftRES AUX FEMELLE8 EN liTAT
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GESTATION.
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#9632;il'J
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giöniques plus haut ituliquös, et I'on attend lo pari, (ini, nous lo repulons, moltra fin ä cu läger accident.
Maminite.
F^a söcrcUion du lait continuant gönöralement pendant la gestation chcz la vache, chez la jument el chez la cbövre, on observe souvent I'inflan)(nation des mamelles pendant l'ötat de plenitude, mats aprds uneparturition anlöriettre, — Nous croyons devoir ineulionner ici, en raison de leur rarele, trois cas de mammile, dont deux out ete observes sur des gunisses logees dans la ineme ctable et voisinos l'une de l'auli'o. Ges deux böles, trös belles, Ires fines, promettant d'etre plus lard d'excellenles laitieres, ölaient pleinos de cinq ä six mois. Le troi-siemo exemple a ötö conslalö cbez une jumenl.
Piikmik.u cas. — Violet. — l.c 22 juiii IS77, l'une des g^nisses presonln les syraptömes sulvanls ; volume considörablo du pis; oedöme montantjusqu'ä la vulvo, et, sous I'wcU'Miie, glaiul(i dure, chaude, douloureuse, donnanl ä la mulsion un pen de liquide sereux el rougetUre dans deux Irayons, epais et sirupeux dans les deux autres; flövre, iuapp^lence, paresse h effeoluer lo inoiudre drplacemeiit.
Au bout do iiuil jours, et apres un Iraitemenl appropriS, I'inflammation cst dissipeo. Toulefois, on est oblige de continuer a Iraire la grnisse, oar la ma-melle doniio du lait en quantilä sufüsante pour gonfler la glande.
Une yluifc renduc qiialro joins avanl la premii'ie visile, el une aulre In deuxiemejoiir do la maladie avaieul fait craindre I'avortement.
Dkuxikmk cas. — Violet. — La pr6c(5denlo n'elait pas encore guörie (jue la deuxiomc geuisse fut prise ä sou lour: a Iravers un (edeuie beaucoup iiioins considerable, on constate (juo les deux quartiers dioits do la raamolle sont chauds, durs et sensibles au toucher ; il y a moins do tievre; la malade ne cesse pas lout a fait do manger. Commepour sacompagne, on dut continuer ä la Iraire apies guerison, ct cela pendant iloux mois environ.
La premiere conduisit son veau a terme, ct mil bas dans la premiere quin-zaine] d'oclobre; le veau älait extrömement pellt. Quanl a la seconde, olle avail avorte quelques semaines auparavant.
TiioisiiäMn e.\s. — l'quot;. SAiNT-Gra. — II s'agit eette fois d'uno jumenl pleine, qui avail dcjii nouni, mais donl la mamclle etail larie depuis longlenips. I,a maladie se termina par la formation d'un abces assoz volumineux, lequel, OUVerl avec le bislouri, donna issm^ a une graude quaulile d'uu pus seieux el caillebole. La guerison fut ensuile rapide, et la secielion laclee sVtablil \rhs bieu apres lo part : preuve evidente ipie le lissu glandulairo avail el6 epargne on n'avait ete que legerement louelie par rinllaininaliou.
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Colostrum rouge ou crueute.
Nous croyons devoir parlor do la coloration rouge du colostrum cbez la vacbc, parco qu'olle a ete signalec ii plusiours reprises, il y a quelques annees, i\ la Sociöte conlrale de medocine veteriuaire, connne une anomalie do la secretion des mamelles.
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Colic parlicularitä so rencontre cncoro asscz frequcmmonl chez la vachc el chez la gönissc pendant los deux dorniisros semuinos de la gestation. Nous ignoronssile colostrum sanguinolent, quinous aton-jours scmble indöpcndant de loulo inllamination de la glande mam-maire, a elö observe ehe/, d'aulres fcmcllcs. — Rieii no l'annonce ä l'extörieur, ot on no constate lo phdnomöne ([no lorsque l'on veut connattre la nature du contenu de la mamelle.
La coloration rouge du colostrum peutdisparaltre presque complcte-ment du jonr an lendetnain, ainsi quenous l'avons constatö derniöre-incntchez une vaclie; — nno autre a völö alors quo, la veillo, le colos-Inim ötait encore d'un rouge oxlromemcnt l'oncö : le liquide exlrail de la mamelle apres la mise-bas no prösentait döjä plus qu'une lögöro leinle rosöc. Lo plus sonvent, la transition osl inoins brusque cl s'opero quelques jours avantla mise-bas,
Nous n'avons jamais constatö que la fonetion de la glande so res-sentil, par In suite, de cette anomalie passagere de söerötion — lacinclle nerüclamo, du reste, anenn sein parliculier. Copcndanl lorsque la mamelle csl trop gonlleo, tropdure, on pent sonlager la vaoho en pfaliquant de temps en temps la imilsion.
Mötrorrhagie pendant la gestation.
On a public quelques cas d'hömorrhagie survenus pendant la gestation et provenant dos voles gönitales; ils sont trop pen nombreux encore, et la relation on cst gcnei-alcmonl (rop incomplete pour quo I'on puisse tracer une histoire do cos accidents, qui tantöt out 616 mortels et tantöt out pn guörir assez facilement.
Nous devotis done nous bonier h donner nn resume succinct des observations qui sont parvennos ä noire connaissance.
lr(' OnsKitvvnn.N. — ZuNDEL. —#9632; Chez la jnmeiit qui fait lo sujet do code oli-servation, rhdinorrhagie survint, sans cause connue. Corame symplömes, ZmikIiiI n ihjIi' : le faeiös anxieux, la lele lourde, los reins inflexibles, la marche chancolanlo, mho boilerio du membre postörieur gauche, pouvant faire croire a uueentorse; la respiration accelöröe, a 36 par minute, lo [louls vile el sorre, a (gt;(). — line saignöe I'ul pratiqu^e; un bain do vapeur fut adminisM; dos boissons liödes nliröes l'urent prösenlöes do temps a autre.— L'animal s'afTaiblil graduelloment; Taiixiote devint oxlröme; la station debout I'ul bien-töl, impossible; la chulo out lieu, et la mort survint presque aussitdl, sans longuo agonio. Jamais on n'a remarquä aucun signede coliques, ni lo tnoindre 6coulement de sang par la vulve. — A rautopsie, on Irouva (Inns la corne droite do la matrice un feutus de cinq mois environ. Le placenla ötait dolaclio ilans inio. grande partie do son ötendue. La corne gauche 6tail le siogo (I'lnio inllaniniiilion suraiguö; son volume döpassait colni do la come droite. Uu dnorme (;ailloi sanguin, mesurant environ 20 litres, occupait cetle corne et le corps do I'organe. Les vaisseaux oiaio.u presque vieles. Kn ter-minant, Zundel appollo 1'attention sur la claudication qu'a piv.soniöo cello Jumeni, et laquo; ipie do vlcux praltciens lui out dit apparlenir ä ce genre do
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MALADIES PARTlCÜLlfeRES AUX FEMELLE8 EN ETAT DK GESTATION. 221
maladie. raquo; ll so detnande si claquo; gymptöme laquo; ne s'oxpliquerail pus par llt;'i dla-position du ploxus lombuiro, qui fournit (Irs ramidcalions nerveuses aux extr6mil6satd'aulres aux organes gSnitaux.raquo;II njoute quo la hoitorio, ootnmo gymplömQ ilc la mötroi'i'bagie) a 6i6 indiquöe par quelques auleurs allomauds; nous n'en uvons eepeudant irniivö aucune trace dans i'ourrage lt;lo Baumeisler el llueir, lion plus quo dans Ins observations suivantes.
llc Obsbrvation. — ScnuioT. — G'esl aussi die/, une jument pleine qnd M. Schmidt a reoueilli les sympt6mes suivants : — inappötenoe subite ; löte portiie basse, laquo; sous la mangooiro; raquo; maiT.lio chancelanle; faiblosse oxtrömo; membres postörieurs 6carl6s, L'animal tourne de temps en temps la töte, lanlöt d'un cöt6, tanlöl de l'autre, pour regarder sos flancs, Pauls a 110, vMe, mou, regulier; battoments du coeur trös apprSciables, quoique faihles; pouls velneux. Muqueusea apparentes träspäles; lempörature du corps abaissco. ii M. Selimidt vit sortir, d'une maniöre passive, du sauf,' noir et poisseux par je vagin. raquo; La jumenl mourut le menie jour. —#9632; laquo; A l'autopsie, tous los organes, exceplß l'utörus, sont trouves exsangues. Cehü-ci se trouvait considiira-blement distendu et cOntenait dans son Interieur environ deux grands seaux do sang, cu partie liquide, on parlie coagulö. 11 y avail en outre un fietus d'envii'on sept mois, entoure du liquide aniniotique et entiöreinent söpai'ö des parois de rutenis. raquo;
111deg; OnsKHVATiON. — Kotblmann. — line Jumenl, arrivee au soptieme inois de la gestation, perdit tout a coup par le vagin une demi-iivre de sang; ello en rendit encore pendant les trois ou quatre Jours suivants, puis recoulernent changea de nature, devinl jaunätre et ccssa le septi6me jour. La bete repril tons los signes de la sante, et put mener a terme son poulain, qui copen-dant niourut plus lard de pai'alysic.
IVo0d3BBVATI0N.— Vooku — Ils'agit, il'une jumeiitqui,ayant dejä eu quatre parturitions regulicres, elait ai'i'ivee a la trenle-septieine seniaine d'une nou-velle gestation, lorsque, sans coliques, sans symplömes prfiourseurs, se man!-' festa par la vulve un ecoulemenl sanguin, quo Ton coinballil en vain pendant deux lieures par des compresses froides appliquees sur la croupe, Le sang continuant de couler, on praliipia le laniponnemcnt du vagin ; quelques lieures apres, en debiiriassant cette cavite de son contenu, on constata lt;nie le col utei'in elail onvort. L'lieniorrliagie s'dtant reproduile, on jugea utiie de praliquer I'avortement. Les membranes placenlaires furent rupturees, el le foetus put etro extrait. L'ai'i'iere-faix no fill |ias reudu do suite, et la mort de la Jumenl survinl aussilOt apres son expulsion. A l'autopsie, on constata 1'existenco d'un corps (Ibreux de l'utörus, ayanl une base ou p6dicule de deux polices et domi, pros de laquelle le placenta festal avail contracts adlieronce avee la muqueuse, L'auteur suppose que I'liemorrliagie devait provonir d'une dechirure du placenta occasioimee par les niouvemenls du I'ihIiis.
Vquot; OnsKiivATio.N. — A.nackkr. — line vachc pleine de six mois I'ut prise de coliques violentes, pendant lesquolles elk' poussait des eris de douleur sem-blables a des laquo; rugissements raquo;. Quelques .join's apres, eile rendait par les organes genitaux une quantity considerable de sang; I'hdmorrhagio se montrail de nouveau abondanto le lendmnain; dans 1'intervalle, le sang ne s'elait ecbappe qne goulle a goulte. — Le li-ailement consista on une saignee el remploi d'astringenls el de calmants a liuterieur. 1,'lieinorrliagie cessa completemonl. aprös quatre jours; en outre, il n'y eul pas avorteincnl.
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VI0 Observation. — Anagker. — Auire vache pleine do six mois qui, b la suite de Coliques trÖS doutoureusea, out egalemonl, une perle sanguine abon-
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222nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
iljiiite par la vulve, sanscjue levagln präsenlftt la inoiadre blessure, I.psrnöincs moyens tbärapeutiques eurent encore un trös beureux rösultat. — L'autour ii'.i pu oonnattre la causa de ccs bötnorrhagias.
VII1' Observation. — Iüqli (Fleming, Yiterinary obstclrics). — Ce vötorinairc lul appule pour voir uno vachc dout la dömarcbe öl.iii cbancelanle et qui re-fusnii tonte nourrlture. II la trouva oouchäe el no put qu'avec une grande dif-licnlie la metlrc debout, Uno fuis Invei^, eile soulevail aUernativement les tnembres postörlaurs. Le |ioiils 6lait pellt et trös fälble; les baltemenlsdu naiur, au contraira, forts el retenlissants. l'as d'aulres symplömes.
On Ini pratlqua une saignee; mais pendant l'op6ratlon eile so mit ii chan-coler et a trembler. La salgn6e Tut arrelee.— Alms, laböte sc coucha, saus paraltre souffrir, et quelques ininnlcs apres olle etaii rnartc.
A l'autopsie, l'utdrus fut trouve consideiablement distendu et de couleur violacee ; uno eiionue quanlitö de saugelail repaiulne enlre les inembranes sei'ense el musciilaire, si bien iino les parois uterines n'avalent pas inoins de six ponces (Kl a I7centituölres) d'dpaisseur. II n'y avail point de sauf; exlravasö, ni dans la eaviti- ulöriue, ni dans rahilomon.
Aneune cause n'est assigni'e h co grave accident.
VIIIquot;' Odservatio.n. — Violet, — Uno chatte pleine, arrivee presque an terme de la gestalion, i't.ant moat6e surun arbre, fllunecbute d'environ cinq inetres de hauteur. Ayant gagn6 aveo poine un coin obscur, olle ne larda pas a expirer,
A l'autopsie, pratiquöe quelques instants apres, on conslata que l'utörus etait congeslionnö ii l'excös et, di^ plus, rempll d'un sang noir, qui avail decolle en parlie les placentas. Les parois de l'organe £laientconsid6rablement epaissies par du sauf; inliltr.'. Co.* graves lesions etaient annoneecs, a l'ouver-luro de l'abdomen, par le volume inusitö de la malrice etsa coloration brun-fonce, qui Iranchait sur la pamp;leur g6n6rale des tissus.
IXI! Ohsehvatio.n. — Violet. — Uno autre chatte, ^galement on etat do gestation, qui venail de mourir presque subilement apres une absence de quelques instanls, nous fut presonteo avec priere de recheroher les causes do sa mort. On soupconnait un voisin de l'avoir i'rappöe ou ernpoisonnee. I.'utöi'iis pre-senlail les nu'ines lesions que dans le cas precedent.
Los dcnx derniöres observations, — la Vlll0 surtout, oü 1'action du traumatisme n'csl pas douleiiso, — sont peut-ötre de nature ä jelcr im certain jour snr l'origine des accidents do inome nature quo pou-vonl prösoulor les grandes femelles.
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Crampes.
Tout le monde sail qu'on dösigne ainsi des conlractions tonifiuos, involonlaires ol cxlreineinenl douloureuses do quelques muscles do la vie de relation.
Cos crampes s'observent quelquefois, choz la jument et chcz la vache, pendant la deiixieme moitiö do la gestation. Los anlres fcmollcs n'y paraissent pas exposöes.
Kilos so monlrent ä pen pros excliisivctnent stir le groupc des muscles de la rögion crurale antörieure et peuvenl affecter les deux mom-
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MALADIES I'AHTiaiMKUKS AUX FEMELLE6 EN K'l'AT DE GESTATION. 223
bres addoininanx ; ellcs sannoncont par I'lmpossibllitd absolue de la Iloxion dos grandos arliciilalions. La femolle, ä I'aKaobe, s'ell'orce parfols do se dcplaccr el no parvient ä effectuer (in'iin sonleverncnl Ires Ijornc do la lolalilö du mombre ; en meine temps, son lacies ex-prime line veritable anxiiMe. Si Ton ossaye do la i'uire marcher, ses premiers pas sont exlrömomont difflciles; le membre conlractnrc no ponl ni se Ihicliir ni se porter en avanl, la pinco laboure le sol, et lorsquece membre doit s'appuyer, los phalanges flcchissent sans pou-voir so redrcsser, do sorto quo I'appui a lien sur le bonlet. Si les deux membres sont atleinls, I'anicnal est absolmncnt rive an sol, et, do 1)1 ns, se Ironvo dans rimpossibilitö absolue do se conchor. Tout ä coup, cependant, cos symptömes so dissiponl; line flexion brusque du membre se prodnit, et aprös quolipies pas, la femelle a repris I'en-liöre liborlö de sos inoiivemonls.
Ces symptömes, comma on voit, no sent antres (pic ceux do Vorrat on fausse luxation do la roliilo : or, dans bion des cas, cet accident reconnalt lui-m6mo pour cause premiere unecrampe, ainsi quo run do nous I'a elabli dans un travail recent.
Le pronostic do la crampe olTre done pen do gravile; souvent eile disparalt par line lodere promenade; dans d'autres cas il faul rocourir anx manoeuvres dilos do reduction et faire des applications irritanlos sur la region rotuliciino; on pout aussi employer les anlispasmodi-ques, notammenl I'eau distillöo do lanrier-ceriso, ä la dose de 100 ä 200 grammes par jour dans un pen d'eau miellee —- dose propor-lionneo ä la taille do la femelle et ä la tenacilö de l'affection. — I/ac-conchcuient fait generalcmont disparattre la crampe sans retour.
Ajoulons que 1'exercicc on un travail modere constitue le moiileur moyeu prövenlif.
Nous en dironsantantä l'ögard de cerlainesdoulours dues a I'engour-dissomenl, äl'embarras do la circulation, quis'accusent, chez la vache, par des mouvements rapides et brusques de lloxion et d'extension du membre pelvien portö en arriöre, tandis que la jument frappe du pied le sol avec rapidity et önergie, comino pour se debarrasser d'uno sensation incommode.
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Paraplögie.
Nous donnons, conformemonl ä 1'usage, io nom de paraplägie lt;i nne affection, variable quant a sa nature, qui est essenliellemont caracte-risee par rimpossibilitö oü se tronve lanimal de se lover sur les membres poslerieurs, on do s'y maintenir, el qui I'obligo, par consö-qnent, a couscrver la position conchce.
Si, dans certains cas, la maladle est sous la dependance immediate et exclusive do la gestation, par suite de raugmeulation do poids quo la femelle a acquise; — si, dans quelques autres, eile consiste en nne
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224nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOfllE DE LA GESTATION.
paramp;lysie essentielle, c'ost-ii-dire par allcralion de la inoollo ou dos cordons nerveux, il faut bion dire quo, dans nombro de circonslances, la paraplägie ante pai'tum n'esl que ['expression d'un ötat de faiblesse on do soullrance do la fomello ((iii rend ses effoiis nuls ou insul'lisants. Co n'est done, le plus souvent, qu'uno paralysie apparente, une fausse paralysü, dans laquelle la gestation intervienl plutöt comiae circon-slanco aggravante ou complication, quo coimno cause effleiente. Cello ü|)inioii parail olre 6galement cclie de Franck qui appelle la paraplögie mite paiium du nom de döcubüus force amnl la parturition,
La paraplägio de la geslalion, bion que s'obsorvanl assez souvent cbez la vache, n'a encore cle que peu eludiecjusqu'ici. Nous nc con-naissons niöiue, sur ce sujcl, qu'un soul Iravail un peu complct: colui de Garreau, prösonle en i8i7 ä la Sociölö centrale de inodocine vetß-rinairc; mömoiro surloquol Dolalond fut cbargo de faire un rapport, ce qui fournit a co dernier l'occasion d'y ajouter quelques remarques judiciouses, tolles (lu'on devail los atlondre do eel eminenl obser-valeur. Enlin, en 1870, M. Deneubourg, ä proposd'un Examen critique du Traile des maladies des animaux de l'espece bovine do Gruzel, a consacrö quelques lignes ä collo inaladio; mais II la passe complöle-ment sous silence dans son Traitöpratique efobstötrique.
Nous avons observe noiis-ineines d'assez noinbreux cas de celte affection, ce qui nous pormollra d'en tracer I'histoire avee quelque competence. Peul-ötro notre description sera-t-elle encore incomplete: mais olle aura au inoins I'avanlage d'altirer t'attention des praticiens sur un sujet Irop nögligö, bien qu'il no manque pas d'intcrßl.
Ktiologic. — C'osl surlout cboz la vache que Ton observe la paraplögie ante partum; nous no connaissons quo Irois exemplos do cello affection chez la jument; deux out 616 observös par M. Leblanc, vclö-rinaire ä Donzy, qui nous en a transmis la relalion, et un par M. Andre (do Pleurus); mais il so peul que d'autres velörinaires aiont ölö ögale-ment favorisös. reul-elre la maladie exislo-l-elle aussi cbcz la brebis; loulefois eile esl loin d'avoir, en ce qui concorno cello femclle, I'iui-porlanco qu'elie prösente cboz la vacho cl chez la jument.
La paralysie dont il s'agil so montre surlout dans les derniers lemps de la geslalion, — six, huil on dix jours avant la iniso-bas; quolquol'uis plus tot, — quinzc OU vingt jours; mais olio pout aussi, quoique plus raremenl, se manifosler un mois, six soinainos, peul-ölre deux mois avant le v6lage, — Quelques cas de paraplegic peuvent evidemmont s'obsorver chez dos vachos plcinos seulomonl do quatre, cinq ou six mois; mais, alors, ralleclion dilföre ä peine de cello donl peuvonl souffrir tons les autres animaux, attendu que la geslalion est encore trop peu avancöe et, par suite, I'lilerus Irop pen dövcloppö, pour jouer un röle important.
La maladie frappo ios femelles dans les conditions hygi6niques los
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MALADIES PAHTICULlfiRES AUX FEMELLE8 EN KTAT DE GESTATION. tamp;
pins dlversas; celles f|iii soul blen nourrles, bien pansöes, bian locoes, comme cellos qni sont malgros el mal lenues. Dans les etahles un pen pcuplees, il n'est pas rare d'observar deux on (rois cas do code iniilaclic ii pen de distance les mis dosaulrcs;do rndme, dans une localilo donnöe, (it dans cortaines annöes, on pent on rcnconlrer des cas assez nomlmnix ; jjiiis il pourra so passer plusieui'S ann^os cons^-cnlives sans qn'on en observe.
Les causes vöritablos qni la produisont sent encore mal connuos; cependant nous ponsons quo I'on pent considöror comme tolles los suivantes :
iquot; Dans nn grand nombro de circonstancos, snrlont chez los vaches ägöes, la gestation est par elle-möme line cause snffisanlo. par Vaug-menlalion de. pouls (|iii en lösidte : (ello vache qni, ä huit mois, luiil mois et demi, portait allögremont son fardoau, s'alonrdit lellement pendant los derni6res semaines, qu'elle garde d'abord le plus long-temps possible lo döcubitus, nose levant qu'avec dif(iculte, jnsqu'an jour oil, enlin, olio no so löve pins du tout.
2deg; L'anamp;mie rösultant d'une nourriture insufflsante, — surtout lors-que la gestation osl gcmollaire. Cello affection se developpo d'aulanl plus aisömenl (jno les produits sont plus volumineux, quo la femelle esl plus ügöe et qu'elle ost plus epniseo par la lactation.
D'aprös Gruzel, laquo; lorsque les vieillos vaches do travail sonl mal nourrles, on nourrios avec des fonrrages grossiers qui donnent an rumen un tros grand volume, I'lilorus, rofüiilö on arriöro, linil par exerccr une compression fächeuse sur les uerl's el les vaisseaux dn (rain posterieur. De lä provient, ä mesuro quo la goslalion approche do sou terme, la tnarche d'abord tratnante on vacillante do la vache, el oufiu I'impossibililc, pour cello femelle, do so relovor quaud olle est couchce. raquo;
La paraplegic no paraissanl pas exister pins souvent chez les vaches utteintes do rccul do I'litorus quo chez los aulros, il ost pci-inis do dontor quo la compression ncrvouse invoquöe parCrnzol puissc la d(5-terminor. II faul, en oulre, roinarquor que eel aiilcnr parle do vaches ilgoes, mal nourrios, faligucos par lo travail : nous pensons done que, ici encore, lo däcubitus ford Q%\, du soil a l'anömio, soitä la surcharge imposöo ä la femelle par la goslalion.
3deg; 'routes los causes pouvaul produiro I'inflammation ou une lesion quelconque do la inoellc ou de sos enveloppes : traumalisme, refrou dissemenl instaniand, disparilion en quelque sorie subtle d'une affection in/Iaiiuiiatoiie des mamollos ou do lout aulro organo, etc.
4deg; Uno cause tros frdqiionle do t'aihlosso du train poslörieur ou I'ausso paraplegic chez la vache, ost la siiivantc : cello hole osl couchce trop pros du murou do la mangooire, quelquol'ois memo dans un angle, a l'une dos exlremites de Tölahlo; — ou bien olio esl alla-chee trop court, (ju s'esl avaiicoe k bout do longe pour so concher. Saim-Cyh ct Vioi.kt. — Obstötrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
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220nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIB DE LA 0E8TATI0N,
Veul-elle sc lever? Kilo no pourra pas so porler sufflsamment d'arriöre on avanl, on plvolant snr los genoux, dans lo but de döplacer lo centre do gravltö pour soulager los metnbres postörleurs : on sail, on
effet, fpio cenx-laquo;i onlranl los premiers on action doivont so porter d'abord en arrioro, pour soulever enauite rarricro-lrain par lour dötenle, (Vest alora quo, pour permettre ä ces membres do so dögager, la vache so Uvre h dos efforts considdrables, qul consistent surtout on contractions önergiquea dos extonsours de hi colonnc vertobralo : quelquefois olle reussit el so love ; d'aulres fois olio resto impuissantc, et, soil qu'elle ail conscience do cottc impulssance, soit qu'elle öprouvo uno douleur dans les muscles surmones, olio n'cssayora pro-bablement plusdese lover, ou ne s'y döcidera qu'äregret, et seulement aprösy avoir ölt; viveinent sollicitöe.
Olle cause est (Wquente, avons-nous dil : Ires souvent, en effet, aprfcs avoir conslal6 quo la löte de la vache paraplögiqm louchail presque 1c mur ou la mangeoire, i'un do nous, on demandant des renseignements, a pu apprendre quo, bion portante jusquo-lä, olle avail, lo matin niomo, fait des efforts considörables pour so lover sans pouvoir y parvenir, et quo, depuis, olio refusait obstinömont de rc-nouvclor ces tenlatives.
5deg; Dans quelques circonslanccs, lamp; parapligie reconnalt pour cause nne glissade des membres posterieurs, suivie ou non de chute vio-lonle : la vache so rolovo plus ou moins facilement el peul inomo ren-Irer ä l'ötable; ce n'est que quelques heures aprös, ou momo lo lendemain, (prelle refuse do so lever,
Dans co cas, do inomo que dans le pröeödent, la vache a du contractor un effort, uno entorse dorso-lombaire, ot c'esl sans doule la souf-france a laquelle donnenl lieu los mouvements qui I'immobilise oinsi sur la liliöro.
Ajoutons ä ces causes :
0deg; L'ostdomalacie. Nous avonsditquo (lanscetto maladio particiiliorc du lissti osseux, surtout fröquente chez les femclles en ctat de gesta-liou, los premiers sympldmes par lesquels son existence so revelo sont pröcisöment ceux d'une faiblesse du train poslöriour qui pout aller jusqil'Ö rimpossihilite do so mottre doboul on d'y roster. Dans hicn des circonslanccs, la maladio pout so bonier ä cello faiblesse sans occasionner do fracture, do sorte quo sa nature reelle serail mö-connuo. Aiusi s'oxpii(|Uoraient cos cas do paraplogio qui scmblenl, par leur iiombro olle moment de lour apparition, revötir nn caraclerc enzootique ou epizoolique.
Symptdmes. — En general, la maladic so declare d'une inanicre soudaine, et prösente itnmödiatemenl, dans bien des cas, lüntensit^ apparenle (iu'elie consorvcra pendant loulo sa duree : on est lout elonne do Iroiiver, 1c matin, on entrant dans rölable, coiichce sur la litiere, clans rimpossibililo do sc lover, tnaljrrd scs tonlalivos reileröos,
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MALADIES PART1CUUERE8 AUX FBMELLE8 EN KTAT DE GESTATION. 227
— laquo;a no f'aisant quo dos efforts inslgniflanls pour y parvenir, — une vaclio qul, la voillo, jouissait do la inoilloiuo sanlo. (Juelquefois, co-pendant, la paraplögle s'ötablit moins brusquemenl, et I'on remarque, clioz les fomollos lt;|iii vonl on otre frappöos, une faiblessedu train pos-törioui', döcelöe par la lenteur de la marche, la vacillation do I'ar-riöre-maiii, l'irrögularltö dans la projection en avanl dos membros postörieurs, qui s'entre-croisenl pendant la marche. Tons cos symp-töinos s'aggravent rapidement oi so lorminont par la paraplögle oomplolo.
MM. Garreau ol Deneubourg signalont, commo un prodrome ä pon pros constant, une mollosse e( une (lacciditö remarquablos de l'extrö-mitd libio do la queue. Nous craignons bien ((no cos honorables velo-rinairos no so soionl fails los odilours d'un pröjugö tivs röpandu, il ostvrai, parmi les öloveurs, mais qui ne nous semble möriler aucune creancc : tonlos los vaches, on y compronanl los bien portantos, prö-sonlonl, on cirot, cctto mollosse ct collo flacciditd.
Quelle ([uo soil I'origino do la maladie, (jue son apparition soil soudaino ou progressive, la vaclio rosle forcöment couchöe, mais olle ne paralt i)as souffrir. Lo döcubitus osl naturel, la töte bien por-löc, I'mil brillant ol limpido, lo mnllo humide, ot souvont la vaclio rumine commo si olle ölail en bonne sanlc; ce n'osl (in'on ossayanl do la fairo lover qu'on s'apergoit do son ölal. Dans bien des cas, ellc rosle insensible aux excitations; ou bien, si eile y röpond, olle no fait qu'un effort absolument insufflsant, qui a pour rösultat do son-lover faiblement le train antdrieur et d'imprimer an tronc ce mouvc-ment en avanl donl I'effet osl, do doplacor 1c centre do gravitö, et d'allögor los nionibres posleriours; mais ceux-ci refusent leur ollice, et lo corps rotonibo bionlöl snr la liüöre. Parfois le train poslerieur osl luiinomo soulevö; mais la vache no pout parvenir ä so mettre doboul: olle retombe encore, quelquefois du cülö opposö. Si eile n'esl pas allachce, olle so porlo en avatd par uno sorto de replaliou. Enfln, dans ([uelquos cas plus honronx, (üi placanl conveiiablemont la inalade et lui venant on aide;, on parvient ä la mettre doboul : on comprend quelle ne soil pas iinmödialoinonl trös solide sur los moinbros, ot qu'clle so monlre plus on moins cliancolanlo.
Du resle, möme choz la vache qui no parvient, pas ä so lever, los grandos fonclions no sont point Iroublöos : la respiration n'osl pas pressoe, lo jiouls osl calmo, quelquefois un peil ploin et un pou fort, niüis sans trop do frequence; rappölit so conserve, l'animal mange el bolt commo ä I'ordinaire; la rumination, nous l'avons döjä dit, continue ä s'oll'oclucr; mais il y a ordinairemenl do la constipation, laquelle apparalt lanlot dös le debut, tantöt pendant lo cours de la maladie. Dans lous les cas, la scnsibililö nous a paru intaclo, memo dans les membros paralyses; — lorsquo la maladie osl. due A un efforl dorso-lombairo, Tun do nons a inoino conslalu nn oxers do son-
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sibilite do oetlo rt!'fiioii sous la pression des doigls. (iarroau avail doja nolü ((iiü la süiisibilik' des momhros ötalt plutöt exallöo quo dimiiiuöc.
Dans los deii\ cas do paraplögiö observes par M. Leblanc chez la jument, los symplömos so sonl monlres idenliques a COUX (|uo nous venons de döerire. L'une d'olles, ogee do six ans, n'a prösentö aueun prodrome; eile aelelrappeo qiiaranto-hnil heiircsavant de motlro bas; — l'autre, deja ftgöe, ötait devonue trös molledopuis quelques joursel vacillail sur son train poslerionr; eile n'est reside sur la lilierc quelo malin meine du jonr de l'accoucbetnent, lequel a cu lion dans la soiree.
Marclic, ItTmiiiiiUoim, cuniplivutlons et iironostic. — Los dnilX jiunonts (ionl il vienl d'ölro fail mention purcnlölre levees quelques joursaprösraecouchement; olles so monlrorenl d'abord im peu l'aibles, mais nc lardorenl pas a guörir complölenionl. — Cost lonl ce quo nous pouvons dire concornanlles femelies de celteespece; neamnoins, nouspensons que les considörations suivantes peuvent leur olre appli-qiKJos en grande partie.
Cbez la vache, lorsque la paraplegic apparaltaprösneufmoisaccom-plis, — c'osl-ä-diro en inoyenne de huil a (|iiinzo jours avanlla misß-bas, — il y a göneralomenl liou d'esperer qu'elle so lermincra d'une inanierc favorable, et que la inalade so lovera anssilöl on pen apres sa delivranco. —^11 en osl a pen prös de meine lorsque lamaiadie survient vors buit inois ol donii. Ainsi, M. LcBUÜliet nous a inoulre, on 187U, ä la Sanlsaie, une vache qui avail el6 frappoo de paralysie vingt-huit jours avanl Ic pari; au lermo normal, olle aecouchait sans accident, el reslail encore pendant deux jours sur la lilierc, privöe do loul mouvement du train poslerionr. Le troisiemc jour, on la vil so rele-vcrsponlanemenl; depuis, eile n'a cesse de so bien porter.
Mais lorsque la maladie so manifeste plus tot, vers lo se|)lieiiu;, le huiliomo mois, eile ost gcneralomenl plus grave; cependant, la terminaison varie selon la cause do la maladie el I'elat do la ma-lade. La böte est-cllo jeune, vigoureuse, el la paralysie nst-ollo due ä un effort dorso-lombairc on i\ uno congestion de la tnoelle? On pourra voir la malade so rolover apres trois, quatro on cinq jours; et Ton pent d'autanl micux espörer ce rösultat quo la gestation est moins avanceo. Par centre, il peut arriver quo raugmenlalion croissanle du poids de la malade rempechc de so lover : alors, si 1c volage esl encore Irop öloigiu'), on pourra voir survonir los complications inhärentes au dccubilus prolongö chez los grands animaux, tolles que excoriations, plaios do mauvaise nature, onlerite, etc., qui obligent a sacrilier la vache on en ainenenl la inort.
Ce dernier rösullal ost surtonla craindie lorsque la vache, paraple-gique dös le seplienio on le huitieme mois, est vicillo, epuisoo, aiu1!-miquo, allondu que son olal no ponnel pas d'esperer qu'clle so
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MALADIES I'AIITKUXIKUKS AUX KEMELLES KN ßTAT DB GESTATION, 820
lovcrii sons pel), Ot qu'il lui sora ä [inn pros impossible d'allcindrc sans complications lo moment de la miso-bas. Intililo de dire quo le sacriliccs de la malade s'impose ägalement dans le ens do fi'aoture osleonialaeiqne. lOnlin, nous avonsvn parl'ois la paralysie seprolonger aprds lo part, el meine amenerla inorl on nöcessiter I'abatage, ecqne, do son cöi(5, M. Fleming aägaloment conslatö.
Dans Ions lescas on la maladio suit, nnc marche röguliöro ol s'ache-minc vers uno terminaison favorable, on voil la vachc so chan^or fre-quemment et spontanöment de cöte. Lorsque la paralysie avail didinte avec impossil)ililö d'accomplir ce inonveincnl, el qu'il vienl ä so pro-duire, ondoit conclureft nn mioux certain, et pont-etre ä uneguärison procbaine. Par centre, si la vache reslo inerte ou le deviont, ello ne lardera pas ä pordro I'appelit el n succomber, one altitude paiticuliere des membres poslcrionrs dönote sinon lour paralysie complete, du moths rincnrahilite de la maladio : an lien d'etre domi-llechis et h proximitö du corps, ils sonl allonges an loin el ne s'on rapproclienl jamais.
#9632; gt;i-Hioiis cudavAriqut's; nature )lc la miilaiiir. Nous n'avons pas on nons-memes l'occasion do faire d'aulopsies. Garreau, qui en a pratique quelques-unes, a Irouvo, i fois sur 6, laquo; une inliltralion des muscles dorso-lombaires et fessiers, aver decoloration des fibres mnscnlairos. raquo; II a rencontre anssi raquo; la galne rachidienne romplic d'nne grande quantity do serosito raquo;; d'antros Ibis il a Ironve les membranes rachidionnes rouges el injeetees; enlin, il n'a vn, dans ses autopsies, ni injection ni rainollisseinent o partiel on general raquo; do la moellc olle-ineine. — VA\c/. une vache qui elanl tomböe pendant qu'on la conduisail il I'abrouvoir, s'('!tail relev^e sans aide el avail pn regagner sa place a I'etable, oil ello n'avail jias lardd a so coucher ponr no plus se relever, M. Vermast Irouva ä I'autopsio, Ironto-sept jours apres I'accident, les lesions suivantes : les muscles de la region sons-lomhairo so montrerent Ires pales, atrophies et impregnes de serosito; lo liquide araclmoidien elait abondanl el la moelle epiniere sembla ramollio an nivean do la region lombo-sacree.
Ainsi qu'on le voil, I'anatomio pathologique do la paraplegic ante purlum cst encore pen avanceo; mais il ne rant pas oublier que nons a considerons plutöt comino I'expression do plnsienrs affections dill'e-renles, que commo uno maladio propre; el,dansbien dos circonstances, la facilito el la rapidite do la disparition des symplömos donnenl la inosnro du pen de gravite des lesions, comme anssi la persistance ou memo Taggravalion do cos symptdmosindiquent que cellos*ci sonl pins sörionses. Le praticion devra done s'attaeher ä distinguer cos affections les nnes des anlres. Ce que nous avons dil, en Irailant dc 1V;-liologie, pourra le guidersoil pourle diagnostic, soil pourlo pronoslic ;\ porter dans les dillörents cas.
Vraltemenl. Le premier soin dn velerinairo qui esl appcle auprös
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ä3()nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE U GESTATION.
d'une vuehc parapldgique dolt consistor ü fairo dos lentalives pour lu inotlro dohoiil; o\i rönssit fnsect;C[ueiT)ment, et, dans le cas contraire, cos lentalives ont pertnis do juger do l'ölat dos forces do la malade. ll(Miiiir(|iio-l-on (jiio la lon^c osl tonduo par la töte porlöo on avant, on (|iio celle-cl esl Iroppros du ninr on do la inangooiro? On dolt aussi-161 inotlre la vacho dans dos conditions meilleuros, soil simpletnent en la dötachant, soil on imprlinanl a I'avatll-lrain nn löger doplacomonl qul donne ä tout lo corps mic direction i)liis paraI161e an mur. II nous est arrive bien dos lois do voir tout aussitölla malade se lover sponla-nemont.
Lorsque la vacho no fail par ello-inönio aucun effort pour so inettre debout, on pout cependant espörcr encore obtonir ce dernier rösultat, en l'excitant et Ini venant en aide. .Mais il ost bon do connaitro los habitudes do cos malades, eld'user d'un certain artifice pour quo los efforts des aides ne soiont pas prodigucs on pure perle.
On pent aflirmer, conune ölant uno rögle generalo, quo los vachos [Kiraplögiqiios cossent do fairo lo moindre effort pour se sonlovcr, i/rs qu'elles constalent qu'on vent, les y aider; il fautdonc que rintervention so prodnise ä rimprovisto, —en quelquosorte ä l'insu do la malade,— et au moment möme on, cedant aux excitations, ello prend enlin son 61an.
A eel otfot, les aides sent disposes de la maniero suivanto : lo plus fort ost placö a la queue, prat n saisir eel organe n sa base, mais so gardant bien d'y toucher avant quo la vacho no donne ello-meme 1c signal; deux sont places pros dos llancs, l'un ä droite, I'autre ä gauche. se leuanl egaleme.nl preis ä saisir lo pli du grassot; endn, nn anlro resle ;\ la löte dans lo but de fournir nn point d'appni äla vacho et deroni-pöcher d'avancer en rampant sur lo sol. Tout etant disposö ainsi, lo vötcrinairo excite la malade du gesto et do la voix, et an besoiu se sort d'un fouet : apres avoir resistc plus on moins longtcmps, la vacho bondit enlin, el prcsque toujoiirs d'une facon subito, imprevue. G'est alors que les aides, attontifs ä lour posle, unissent leurs efforts aux sions, ot parvionnent quelquefols i\ la mollro debout sur ses membres poslöriours; — bientöl on so porto an socours do I'avant-main qui no tarde pas ä so dresser lui-m6me.
Lorsque, s'ölant conform^ rigoureusement ä ces indications, on n'a pas obtonu lo rSsullal poursuivi, il ost parfaitomonl inutile do persistor. Cependant il no faudrait jias se inonlror trop snrpris, si on rentrant dans I ötablo une demi-houro aprös, on constatait que la vache s'ost levee soulo ot sans lassistance de personne, bien qu'un instant aupara-vant olio ait ohslindmont rel'use do faire la moindre tentative : ce fait s'ost prösentö plnsienrs fois anotro observation.
Dans la plupart dos cas, la vache lovöo ost guörio on prosquo guörio; il suflira do proscrire, en ineme temps que dos frictions soehes sur les membres, quelques frictions rösolntivos sur les reins. Nous faisons
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MALADIES PARTICÜLIßRES AÜX FEMELLE8 EN liTAT DK GESTATION. ^31
toutefols lino exception pour la vache faiblo, öpuisöe, aussi bien quo pour cello qui ost irop pesunto, — lesquellea pourront bien lo loudo-niain so rolrouvor dans la mhmiio sidiation.
En co qui concerne los paraplägiques plus s^rieusemenl adoclöos,!laquo; Iraitoinenl dovra ölro approprld ä la nature prösumöe lt;lo ralloclion. Collc-ci cst-ello duo a im eflbrt dorso-lombaire, ou a une congestion do la inoolle de cette rögion, s'aniioncant l'une (it l'autre par une sensiljilile exa^iröe ä la prossion? Ijos frictions rösolutivos on irri-lantes sur los reins sont tont natnrelloinoiil indiquöes; nous consoil-lons de pri'leronco le liniment amnioniacal ([iio l'on emploiera aveo incsnio, c'esl-ä-dire de l'acon ä no pas taror la inalado.
La saignee, döja conseillöo par (iarreau, et approuvöe par Delafond, a clö fröquenament employöe et avec avantage i)ar l'un de nous (Violet), pour pen (jno l'ötat du pouis, la couleur d(!s muqueuses, le gonfle-inenl des veines suporilclelles on indiqiiassont rutllltö, Elle doit etro inoycnno, do quot;1, .'{ ä -i kilogrammes scion la laillo et l'ötat pletlioriquo do la inalado.
Dans le cas de simple fatigue de la femellodontla charge est devenue Irop pesante, il faut atlendre patiemment 'öpoque du part. Si olle esl anömique, il convient do lui donner des reconstituants do loulo nature ; quelques grammes de poudre de noix vomique pouvenl en outre 6tre utiles.
Toule vache incapable do se changer do cole sera retouniee deux ou trois fois dans los vingt-quatre heures. On devra la surveiller pendant quelques instants apros cette operation, car olio ponrrail se melöoriser; dans cc cas, on la replaccmit snr le cote primitif. II va sans diro que Ton aura toujours le soin d'entretenir une bonne litiere pour prevonir les excoriations. La constipation sera prevenue ou IraiU'io par des lavements, par des boissons ot un regime dölayants; les ailments seront do bonne quality, rafralchissants el pen cncoin-brants.
Chez la vache el surtout chcz la jument qui, trop (Hoigndes do I'e-poque do la parturition, no se levoraient pas aprös quelques jours et qui, an coutraire, sembloraient s'affalblir davantage, il nous parailrait indiquö do provoquer I'avortement. Toutefois, nous avouons n'avoir jamais ou, en pared cas, rccours ä cette operation.
L'avortement provoquö devient 1'accouchement premalun; artiflciel lorsqne lo fiElus ost viable. M. Andrö y a ou reconrs avec succös sur une Jument pleine do ouzo mois, pesante, qui ötait couchöe depuis quatre jours, et no pouvalt, malgrö tons les moj'ens mis on usage, par-vouir ä so relever ; clle so debattait, so contusionnait do tons cotös. Plalt;janl la böte sur un plan inclind d'avanl en arriere, M. Andre, a I'aido d'un doigl ot enlin do la main, dilala le col ulcrin et oblinl I'ex-pulsion d'un gros poulaln vivant. La jument so rolcva environ deux heures aprös le part.
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232nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE ni5 LA GESTATION,
Si la paralysio perslstait apirs I'expulsion du fddtus, il y aurail lien do recourir äremplol dos moyens ([no nous ferons connattre on Irailant ilo lu paraplägie suite du part.
On sacrificra la vaclie doul los membrcs poslöricnrs inertes, eloi-gnös lt;lii corps et on 6tal d'extension, Indiqueint unö lesion incurable. Avant tl'cii venir a colle extrömltö, il sora ijgalonicnt indique de recourir ä l'accouchement prömaturö, et, cu cas de non reussite, ä l'opöra-lion cösarienne.
Amaurose.
Nous no connaissons (pie deux exemplcs d'amaurose liec a l'clat de gestation; ils ont cte recueillis par Hiss, snr des juments. Etl voiei lo resume:
Iri! ObsehvatioiN, — Rccueü de midecine vetvrinaire, 1831, |). (iii8. — II s'agil d'une jument de ueuf ans, d'une bonne conslltulion, el dans un 6tat de ges-lalion ties avanenc. Kile paraissait avoir perdu la vue depuis quelque temps qiiand Hiss fnt appole a I'examiuer,
Les milieux do 1'oeil avaient eonservöleur transparence: Hiss i'uconimt une amaurose bien caraetörisöe. II lit appliquer un vösicatoire sur cbaque Jone, lii faire des lotions sur les deux yeux avec l'infusion do fleurs de sureau addi-tionnee d'extrait do satnrne, mais sans aucun resnllat. —• Le lendcniain de raccouchenienl, ^ui eut lien uu mois environ apres la premiere visite, on put s'assnrer quo la vue 6tait lolaleinent revenue.
11deg; Observation, — Ibid, — Cue jument do sept ans, pleine et presque k terme, qui avait toujours eu la vue ties hoimo, la perdit tont ä coup, sans pour eela avoir aux yeux de mal apparent. Elle etait atfeclee d'amaurose. — So rappelantla premiöre observation. Hiss end inutile do prescrire aucun trailernent. Lo part eul lieu treize on qualorze joins apres le debut de l'a-maurose, el, le surlenderaain, cette bole voyait aussi clair qu'avanl qu'on se füt aperen de sa r6cile.
Nous no pouvons que signaler cos deux l'aits ä l'attcntion des obser-valcurs qui en auraieut rencontrö do semblables ou d'airalognes, sans songer ä donncr de Vamaurose de gestation une description generale, quo I'absence do documents rend tonl ä fait impossible.
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^clampsie.
Jusqu'en 1884, on n'asignale Veclarapsic chez quelques foinelles do-mestiques — ou, du moins, une affection qualifloe ainsi — qu'apres le part; mais M. Fjafdle pore, dans un memoiro adresse ä la Socicle cen-Irale de mddecine vctrrinaire, et que nous no connaissons que par un rapport de M. Benjamin, Taurait egalement observee pendant la gestation chez trois cbiennes. — Dans rimpossibililc oil nous sommes ac-tuellemenl de faire connattre les symptömes de la maladie deciite par
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MALADIES PARTICÜLlfiRES AUX FEMELLE8 EN ETAT DE GESTATION. 23.1
M. Laflite, nous dcvons nous bornor 11 roprodniro la döfiiiilion qu'll en donne : (i'cst, dil-il, laquo; ime alloclion convulsive, clonlque, alguö, parfois römiltente, aveo ßngourdissement (?) do I'appareil locomo-tour pondant la duröo du paroxystne, sons perte complete de hi sensibiliti i'.l des sens di; tonic et de la vue, pouvanl so lorminor sou-vent par resolution, a la suite d'un Iraitetnent convenablemenl appliqiK'1. raquo;
M. LaffltQ (lit avoir Irouvö de l'albutnine dans les urines, et avoir guäri la plupart dos malades, avant comme apivs le part, — nolam-inent les trois chionnes ci-dessus, — on les trailanl par laquo; lo r6gimo lade et 10 cenligramines de fuchsine pure, matin et soir, duns lo lail; matin ot soir egalemont, lavonients a I'hvdfate do chloral, raquo;
Ce traitomont constituerait, ontro les mains do notre confröre, mio sorto de spöeilique, attondu quo presque loutcs los malades soigtlöes dill'eremment par lui soraient mortes.
Nous roviondrons sur ce sujot a propos dos maladies auxquclles sont oxposees les I'emelles aprös le part.
Congestion cerebrate.
(!elte maladie qui, pour run do nous, constituo le fond de la fidvre vilulaire (Voyez cos mots), pout attaqucr la vache arrivee an tcrmo do la gestation. Toutefois, si nous nous en rapportons ä nos propres observations, les cas en soraient asscz rares, car, en plus do vingt annecs de pratique qui nous out perm is do traitor un grandnombre de vaches en etal do plenitude, nous n'avons observe quo deux foiscelte maladie. Par conlre, M, Molleroau, dans tine note sur la paralysie chcz les vaches laitiöres, (lit que la ßkvre vilulaire so remarque asse: souvent dans les derniers temps do la gestation. D'un autrc cote, MM. Gar-reau, Lecouturier et Gonraets out constate la lievre vitulaire avant le part. M. Deneubourg, qui rapporte le fait, croit devoir en coulostor l'exactitude, et cependant il dit avoir lui-memo observe quelquefois, chez la vache, line espece do lievre qu'll ([iialili(^ d'öphötnöre, parco qu'clle no depasse jamais vingt-qualre ou trenle heures an plus ; il conviont quo cet elat febrile ressemble assez par quclques caracteres ä la lievre vitulaire, ct il en döerit sommairoment los symptömes qui sont bien, en effot, coux dc cello dorniere maladie. Malgrö ccla, il ne vent voir lä qu'un etat comparable ä la migraine do I'liomine.
Nous aliens donner, sans commontaires, la relation des deux cas dout il cst question ci-dessus. Lo lecteur voudra Won les comparer ä la description que font tons les auleurs, el quo nous laisons nous-memes do la /ievre vitulaire: nous sommes convaincu (Violet) qn'il n'y vorra d'autre ditrerence que cello qui resulto de l'öpoque du deve-loppement de la maladie. Kn tons cas, il faudrait beaucoup do bonne volonle pour n'y voir que de la migraine. D'autre part, nous ne
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PATHOLOGIE DE LA GKSTMION.
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saurions, quanl a nous, ötablir auciine assimilation onlre collo airoction et, l'öclampsie do la lomino enceinte; en effet, si Ton fait abstraction do l'ölat do gestation conunun aux malades, il no rosto ancune analogic, ainsi qu'on pent s'on assurer en parcourant, pai'ini les maladies poslericures an part, 1 arliclo ((no nous consacrons ä reclampsie.
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Ir0 Observation. — Violet. — Daus l'api'ös-nudi du II novetnbre ISOCi, jo suis appelö par M. lt;J..., propriölairo ä V..., pour douner des soins a uno helle el tics lioimo vaclio, do race nonnandej douäe d'un embonpoint salis-laisanl, ä^in^ de luiil ii nouf ans, pröte ii incttro has, el qui, ilepuis le matin, a beaucoup de peine a se lever ot refuse ii peu pros loule nourriture.
Symptdmes. — Rendu auprös do la malade a 3 beuros do rapres-midi, je la U'ouve eoiicheo sur le etUö droit, la töte rcposanl sur le scd par son extre-inite inferiouio.
Les yeux, en partie fennes, sent atones, sans expression ; do temps en lemps, la teto ost rejet6e sur l'öpaule ^aaelie et inaiidenue pendanl ijuolijues instants dans cette position ; los muqueuses son! injoelecs ot les voinos super-flciolles sold, volnminenses ; I'arloro ost ploine, le pouls so monlro I'ort sans trop d'aecöleration ; la respiration est caline, reguliere el prol'onde. L'appolil et. la rumination soul nuls, mais les 6vacualions alvines no sont pas sup-[ii imees. C'esl, en vain que Ton emploie loute es|)öce do moyens pour exciter la malade a se lever: eile ,y demeure alisolunienl insensible, eomme, du reslc, eile se monlro indillörente ä lout no qui I'entoure.
Diagnostic. — En presence de eet ensemble symptomalique, el quoiquo la vache soil en elal do gestation, jo n'liosile pas a reeonuaUro bi maladie appelöe firvre viliddire.
Eliulojjie. — Les boles do cetle vacherie n'en Sorten! guöre quo pour alter boire a uno äuge situöe dans la com-; je orois pouvoir attribuer la maladie ä la stabulation permanente ol ä la pUthore,
Pronostiu. — Vn la faible inlonsilo des syinplömes, je orois a uno issue favorable; cependant la maladie n'esl encore qu'a son dobul, el jo no suis pas absolument sur do pouvoir en enrayer la marche.
Tvnitcmmt. — Uno saignee de Irois kilogr. esl praliqueo de suite ä la jugu-laire; puisje mo mots eu devoir de m'assurer de l'c'dal du col utörin. Je le trouve eomploleinonl ell'aeö, el |ioriiiotlanl aisement to passage d'un doigl: j'en inlroduis bienlol deux, puis Irois et, enlin, lonlo la main y passe. Jo pereo alors los enveloppes totales; le liquide s'öcoule el Jo suspends loule inlervcntion pendant uno lioure environ.
Apres oo temps, les membres anlerieurs eommonceut a s'engagor : Jo lixe au paluron do chacun d'eux un lacs sur leciuel on exerce do temps en temps do loseres tractions pour developper les contractions ulerines. A celles-ci s'adjoignent bientdt cellos assez faiblos du diaphragme el des parois abdominales; mais, a co moment, la patieulo so laisser aller en decid)it,us lateral complet, el no semble parliciper quo d'une facon absolument inconsciente au travail qui s'aecomplil. Les contractions uteiinos se rapprochent, dovien-nent plus 6nergiques el, enlin, on ne tarde pas ii obtenir un ires beau vcau parfaitomont consliluö el ne demandant qua vivre.
La vaclio ne fail pas un mouvomenl et no s'iiKpiiolo en aucnno facon du nouveau-ne. On 1'approche d'elle sans qu'elle s'en doute ; les emanaliüiis qui s'en dögagent, et qui, d'ordinaire, impressionnent si vivemonl los femeiles de son ospeco, la laissont absolument indifförente.
Cependanl je la fais reineltre eu [losilion sternale, ot, etant soulenno par
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MALADIKS PARTICÜLIERE8 AÜX FEMELLE8 EN KTAT DR GESTATION, -i'.M
dos liottesdo paillet6lle röussit h s'y mainlonir; par instants, eile tient möme hi Idle h'^ureinout souleväe.
Dsscompresses d'eau Itaideseronl appliquöas sur le front; on feraprendre quolquos litres d'infusion dfl lilieul aveo addition il^ suifato de soude ; eniln on donnera quelques lavemsnts d'eau siiliWraquo; el on liendra la malade cou-vorlo.
Le londemain, jo me disposals a rotourner lii voir, lorsque le sleur C... vlnt m'apprendre que, vers le milieu de la nuit, eile s'öiaii levee seule aprös avoir expnlse son döllvre; depuis, elles'ölaitcouchöool relevöe ä piusiours reprises; enilu an moment oü il l'avail quitlöe (sept heures du matin), eile se trouvail ilans d'aussi bonnes conditions nue possible : messoinslul etnienl. done ilesor-mais inuliies,
J'ai on, plus lard, I'occasion de m'assurer que la guärison ne s'etait pas deinenlio.
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Il'1 OiisK.uvATioN. — Violbt. — Le Ojuiii I87ii, vers S heures du matin, en passant dans la ('011111111110 do St.-M..., Jo i'us appele par 1111 do mes clients, le sieur .1..., a 1'eiTet do voir 11110 ^enisso, Agee do deux ans et deini, qui paraissait-malade depnis le matin seulement. Cette liölo i'tait en elat de gestalion avancöe; on s'attendail a la voir velcr d'un jour a l'auire. Achetüe depuis trois ou qualre inois, et sortanl d'une maison asscz pauvre, eile avail beaucoup pi'olite cliez son nouvoau maitre, qui nourrit convenablement,
Sytnptdmes. — Getto gönisse, habitueilement tres romuante, est Iriste, immobile. Insensible ä tout co qui so passe autour d'ello ; olio ne chorche point ä manger; sa respiration est courte ot precipitec; les muqueuses sont vivement injeeteos ; le pools est fort el aceelero ; eepi'udant rauseullation de Ja poi-trine ne revele rien d'anonnal ; il n'y a pas do ineLeorisalion.
La malade se trouvant dans 1111 coin sombre de l'ölable, je demandequ'on la lasse sorlir afin de 1'examiner plus complelcment. AussilAt iprelle ,se met en mouvement, los assistants sont, ronime moi, frappes de la dil'ticulte do sa (li'mareho : les meinlires se iiioiiv(mi1. automaliipiemoiit ; le corps clianeelle ; ii chuque pas on s'aUend ä la voir lomlicr. II semble aussi qu'elie marclie comme uno lielo aveugle, no sachant ni des pieds, ni de ia töte, eviler les obstacles.
Diagnostic. — Eliologie. — Le propriötaire dit ipie sa gönisso a un coup de saug; o'est aussi inon avis, clje pense que la congestion siege an corveau {fidvre vilulairu), et poul-etre il la moelb'. On pent tres raisonnaldemonl I'allri-liuer ä rrunbonpoint, considerable acquis par la malade depuis qu'elie a rbange do maitre ; il est lion d'ajouter (pi'olle ne sorlail gui'ie (pic |ioiir aller boiro ä la riviere, situee ii environ Hit) metres.
Vronnstic. — La maladie ctanl prise lout ii fail an delmt, j'espere pouvoir en triompber.
Tntitemaiit.—Je pratique do suite tme saiguee do :i kilog., puis jo rocom-niande I'usage do boissons tiodes nitrees, et l'adiiiiiiistralion de quelques lavements, — On couvrira la malade.
Faisant ii ce moment partio de la commission do classemenl dos chevaux. Je pröviens qu'il mo sera difficile do revoir la malade dans la matinee du len-demain ; tOUlefois, si la position paraissait s'aggraver, Jo recommande ins-tamment au propriötaire de mo le faire savoir do tri's bonne heure, afln que Je puisse my rendro avanl de paitir en touriiöe de revision.
Le propriötaire ne vienl quo dans i'aprös-midi du lenikuuain, 7, el, c'cst U) soir seulement qu'il m'est possible de retourner aupres dc la malade,
I,a position s'cst siugnlieremeiit aggravee depuis ma premiere visite : cou-chce eu decubilus lateral coinplct, la genisso no peut plus so lever; eile ne fail memo aucuii ell'orl, ((iiolquc excitant ([no I'ou cmploie pour i'y detcrmi-
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a:tOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
ncr. Devenue iuseusible Ji lout, olio paralt plongäe dans un somniell lourd dont rioii no In peul l'aire sorlir.
I.o [iropiiriiilro, qulapisine couflance en moi, cralnt copendantque la sal-^nöo n'aitötö miisiblo, ol, h plusiour.s reprises, ü oxpi'imo lo regrel qu'elle alt oiö pratiquöe. — Je la rassure en lui montraut los muqueuses dont 11 semble Uno lo sau;,' veuille soitir, tnnl lacouleur en esl Concöe; l'arlöre ost aussi Ms pleine et los veinea superflciolles irös gonfläes: jamais saigndo ne fut mieux mdiquöe; aussi je ra'etnpi'osse d'en faire une nouvelle do pros do quatro kilogrammes.
Jn fouüle le roclum el en o\iiiiis quulques excrämenls ; [raquo;ins j'explore lo ool de riitorns : noii si'idomciit II esl elfacö, nmis un commencement do dila-laliou oxislo döjä ; il n'y a qu'ö abandotmer los clioses a lour marobe iialu-ioIIo. I.avossic necontienlqu'uno faiblequanlilö d'urine, cequi prouvoqu'elle a pu se vieler seule jusqu'ä prösenl.
J(^ proscris dos compresses d'eau froide sur le fronl, et bOO grammes de sulfate de soude dans quelques litres d'inrusion de lilloul et de feuilles d'oranger; los lavements seront continues, Kniln, on so borne ii meltre une doiixiomo couvorture pouröviter lo refroidissemenl de la peau, qui no s'est pas encore produit.
I.o 8, je revois ma malade : olio a v616 pendant la null; mais coinme c'esl uno primipare el c|uo los efTorls expulsifs volontairos faisaient presque coinpl6lement drfaut, ou a eu beaueoup de poine ii obtenir 1c veau qui, du rosio, sc portc trös bien actuellemenl. On me dil aussi qu'une quantity constquot; durable do sang s'est ocoiilöo dos orgaaes maternels. I.a dölivrance n'a pas oiicoro en lieu.
Quant h la malade, sa position sVst I6görement amölinröo ; olle n'est pas plong6e dans un assoupissemont aussi profond; mais eile esl, nialgrö cela, encore insensible ii lout ee qni rentoure. Mise en position slernale, olle y reste un instant, mais no tarde pas a so laisser aller do nouveau sur le cöto. I.es Evacuations se font spontan^ment, D6sormais, il y a lieu d'espörer unc prompte gudrison.
On continuera les compresses et los lavements; los breuvages consisteront simplement on quelques litres d'eau blanche que la malade avale aisomont.
I.e 9, eile va beaucoup mieux ; olio ne s'esl pas encore levee, mais sa position eoucheo esl normale; eile cherche h manger ; sa töte est eveillöo, intelligente; los marnelies sent fortement gonflöes; la dölivrance s'osl elfectuee, et lent fait prrsumer quo biontöt la malade no conservera rion do l'afl'ecllon si Rrave dont on vienl do lire la relation.
En oll'ot, dans la Journi'o, la gfinisse s'osl levee, el J'ai pu la voir le londo-maill, 10, dans nnetatnnssi salisfaisant quo possible. Kile no paraissail nnllo-raenl afl'aiblie do la quantity considärable do sang qu'elle avail perdue; les muqueuses ötaient, encore bien color^es ; et je snis convaineu (pio o'est ä la saignöo lenouvelöo, ainsi qu'ä riiönioi'rliagie qui a snivi I'accouchement, quo (*tte biMo a du d'avoir ötö pi'ösoi'voo d'uno lienion-hagio oeridiralo mortcllfi.
Nous croyons I'ormomont, ainsi quo nous 1'oxposerons en nous occupant dc la lievro vitulairc, qu'il ne s'agit, dans les deux cas donl on vienl de lire la relation, ol dans les cas analogues, que d'uno simple congestion cnc('!phaliqu,o devoloppöo notammont sons I'in-lluenco do la plöthoro ol, do la slabnlation permanente (Vioi.kt). En presonce d'un cas scmblablo, lo praticion pourrail done s'inspirer du trailomonl (\\\i a ötö employe, el qui, du rosle, a ele couronnö do succos.
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MALADIES PARTICUUßRES ADX PEMELLES UN liTAT DK GESTATION. i37
Les qualro domlÖl'OS alTootions — paraplegic, amauroso, öclampsic et congfislion cnrebralo, — (jni so liont d'une maniöre si övidente a Total do geslalion, out fait namp;tlre dans notre esprit uno pensüe quo nous voulons consignor ici, alin d'appoler rattontion dos praticions sur uno question do palbologie obsUHrlcale qui nous paratt pleine (riiitörul.
Chez la fcniiue, pendant la grossosse, il arrive parfois quo les urines contionnent une forte proportion d'alhumino : e'est cc qui constitue Yalhuminwii; lies famines enceintes. — Or, pendant que lo sangs'appau-vrit ainsi par I'oliminalion incessante d'un do sos principos consti-luants, Vuree n'est plus eliininöo qu'imparfaitement, et s'accumule dans lo sang. II on resullo une vörilahle intoxication de ce liquide, ä laquelle on donne le nom d'urimie. Do cetto double cause derivent des accidents nombrcux, dont Veclampsic, qui pout öclater soit pendant lo cours do la gestation, soit an moment du part, est sans contredit le plus fröquent et lo plus rodoulable, mais non pas le seul. Les Iraites d'accouchement signalenl, on od'et, coinnio des consequences plus ou nioins fröquentes do I'albuminurie, non seulement I'eclampsic, mais oncoro des paralysies diverses, an noinbro desqueiles l'hdmiplögie el I'amaurose. — Nc so pourrait-il pas que cotte dorniero, ainsi quo certains cas do paraplegic, d'eclampsie, etc., fiit egalement, chez les femellos de nos animaux, sous la döpondanco do la memo cause? 11 sorait, dans tons les cas, interessant de rechercher si, dans cos con-dilions et dans d'autros encore qu'on pourrait indiquor, I'lirine des femellos malades ne contiondrait pas do i'albumine. Dejä M. Laflite en a trouvc chez la chienne atteinte do la maladie qu'il qualifle d'eclampsie; — M. Nocard a 6galemont signalo la presence d'une faible quantity d'albunaine dans l'urine dos vaches altointes de liovro vilulairo ; — cc que nous avons pu, du roste, conslater nous-memos dans deux cas de la meine maladie, qu'il nous a öto donne d'observor dorniereinent. De plus, nous nous sommes assures, par plusieurs essais, que l'urine do la vache pleine ot bicn portante n'en con-lient pas. — (Test uno recherche quo nous recommandons aux praticiens, d'autant plus volontiers qu'ellc n'offre absolument aucune dil'licultö. 11 sul'lirait, on od'et, do moUrc l'urine ä essayer — qui doit etre aussi fraiche (pie possible, — dans un vase quolconque allant au feu, uno casserole un pen profonde, par exemple; do la placer sur un röchaud allume et de I'y fairo bouillir un instant. Si olle contient do I'albumine, celle-ci so coagulcra ot formera un depot blanchijtro d'autant plus abondantquo l'urine cssayee sera plus albu-mineuse. Quelques gouites d'acide nitrique delenninent aussi, dans l'urine contenant de I'albumine, un precipite blanc, floconneux, abon-dant, tres facile ä roconnailre. La recliorche ([uo nous recommandons est done, conime on voll, ä la portöo do tons les praticiens, et eile fourniroil des rösultats qui pourraient etre d'un tres grand interet.
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d'ouvortui'o du sto aninlotlquo non raquo;uivi d'avortement^ Mol[.i;iii au ; Paralysifl dos vaches laitlöros| in Archiven vet., 181H, p. li. Oluhho; Un cas d'hydi'aranios ohoi la vaohe; inliecueilde tniit. vät,, is.'gt;!), |). 711). Rbynal; Nouv. Diet, do mod., de chlr. et d'hygi vit.j t. Ill, art, Clavelde, llir.or; Romarquos sin- la ricondatlon (Its juinents pousslves; in Correspondance sui'
les (tnimauT, domesliques tie FnosiAOB du Fkiuime; i. IV, p, i.'iV. Hiss; DilTcirouts ras suivis ou accompagnös d'amaurose; ill Recwil lie miid. nil., 1831,
p. (i,:)0. — Vuy, Amaurose tomporalre pendant la gostation; donx obs., p. (;,'i7. Roinaiio; in mot sur l'hydropisle de I'amDios; in Recueil de med, olt;H., I860, p, 35?, Roll ; Ostöomalaole des bötos bovlnea (tradactlon parZoNDEL), in Recueil de mud. vet.,
1810, p. 150, Roll;Manuel depathologio vätörinalre, art. Oslioclustie. Rossionol ; Deux cas do orampea des membres pelvlons; in Journal de mod. vet. de
Lyon, I Silaquo;, p. 128. Sanson; Dh lait rouge laquo;11 cnienlö ; Bulletin de la Soc. cent, de mid, net., 1877,
p. :i'i4 et 352. SERUBS; Do la pousso (son inllucnco sur la gestation); in Journal des re/., du Midi,
1807, p. 405-543 et 1808, p. 13. HiMONIN ; Du lait rouge; in Ihdlelin de In Soc. cent, de mid. vil., 1870, p, 1) I, TiusmiT; Nouv. Diet, do mod., do chlr. ot d'liyi.'. vol.; t. VIII, art. Gestation, 'i'liTKiiuv (ImiiMo) ; Cacliexio ossifrage sur dos Joiines lifttos on ötal do gestation ; in liul-
lelin de In Soc. rent, de mid, laquo;it., Ilerwi/, :S8-gt;, p. 629. Vkumast ; Paralysie ante pavtum cliez raquo;no vache; in A?inn/es de mid, vitir, Traduc-
tion do M. Roul), 1879, p. 227, 1878 (?). Vemiant; Do l'ostöoraalacle bovine dans la Niivi'o et dans rYonno ; in llecuei'. de mid,
vet.. 1816, p. 7...(i. Violet) Contribution h l'ötudo de la congestion cncöplialiquechez la vacbe; in Journal
de mid. vit, et de zooteclt,, 1880, p. 185,225, 281. Violet; Do l'arrdt de la rotulo choz los solipodes et clicz los grands ruminants; in
Journal de mid. vit, el de zootech., iss;,, p. ,'gt;, 51, 281. YvAitT; Observations lailos en Auvergne sur Topizootie coiinuo sous lo nom do pcri-
pneumonic des b6tes bovinos; in Journal de med. ret. de Lyon, 1851, p. .'ISö, el
Itecueit de mid. ret., 1851, p. 146-241-834. Zomgt;ei, ; Diet, de med. et de cliir. vet. do llnmiEi. d'AnuovAi.: art. Gestation, Osteo-
inalncie, Parapligie, etc. Wbidemann; Hydropisie do l'utörns choz une vache; in dnncdes de mid, vil, de
liiuxelles, ISöO, p. OöS.
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:gt;',.(gt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l'.vnioLüc.lK DE LA GESTATION.
GHAPITRE Ml
A.GCIDENTS DI5 I.A GESTATION
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Peut-Ötre ne serait-ll pas impossible de justifler la dislinclion que nous croyons devoir (Hablii' ici ontro los choses donl il a otc lrait(r' dans le chapilro piöccdonl et ccllcs dont il sera question clans celui-d. Nous pourrions dire, par exemple, que ce quo nous appelons dos accidents so prodnil en gönöral d'unc muniere brusque, sondainc; (juo ce sont plulüt des causes de maladies que des maladies verilablcs. Mais nous pröförons avouer I'rancbeinont que la distinction cntre les deux — maladies et accidents — est loin d'etre tranchee; quelle est ineme passablement arbitraire, et (iue, si nous I'adoplons, c'cst qu'elle nous parait commode pour i'dtude, tout simplemcnl.
Sous lo bouelice de cos observations, nous comprendrons, dims ce cbapitre, la Aernie de la matrice, le recul du vagiraquo;, la rupture de la matrice jiendanl la gestation ct, oulin, la ritention du fwtus dans la ma-Iricc au dela du temps normal de la gestation,
Nous aurions pu y cotuprendre aussi Vavurlemeut; mais, en raison do son importance, tant au point do vuo do la pathologie qu'a celui do la zootechnie, nous avons cm devoir lni consacror un cbapitre special.
Hernie de 1 uterus.
Get accident, d'ailleurs assez rare, a ctö observe chez la plupart de nos fcmelles, la chieuno, la vache, la jument. Chez la premiere de ces t'omellcs, lo döplaccment do la matrice a, dans bcauconp de cas, pro-code la conception; on voit alors Toviile fecomio s'arreter dans la partie hemioe du viscero ct s'y developpor. II n'en est pas de memo chez les grandes lemellos, clicz lesquclles l'utörus, ä Total do vacuil(5, est trop oloignö des parois abdominalos pour qn'il pnisso s'echapper de la cavite dn memo nom. Go n'esl que lorsqu'il a acquis un certain volume qu'il son rapprochc; alors, s'il ronconlre ä ccs parois uno ouverture assez grande, il pent s'y engager avee son contonu.
G'esl toujours par uno ouverture accidentelle quo cette hernie so produil chez les grandos femellos. (jhez la chienno, eile pout quelquc-I'ois so fairo par I'annoau inguinal. Ullo recoimait habituolloment pour cause, ainsi quo lo dit avee raison llainard, laquo; un rolächement dos aponövroses abdominales, soil nature!, ou mieux, pcul-etrc, spontane, — soil prodnil par dos coups, dos efforts violents, et qui a ötc ang-menlepar le poids du footns etde ses euveloppos, ä la suite do plusienrs
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gestations Buccossives; car II estrara dorobserversur. dojounes IjöIr.s.
laquo; FjOs aponövroscs ol les nmsclos eliuil rotnpua, ajoute plus loin Ic inönio aiiteur, la malrico [XMiölrc diuis lour öcarlonuMit cl va se loger dans lo lissn collnlairn sous-ciilanö. Le siö^o do la (löcliiriiro csl toujours on bas, ä droilo on a gauche, assez sonvont sur le cMö. do la region pnbionno clon avanl do I'arcade ornralo. Lc; viscoro viont fairo saillie au-de8SU8 do l'nno dos inainollos. raquo;
Ordinairemoni l'hystörocöle n'apporto pas d'entrave sörieuse ä la gestation; oollo fonction ost, a la vöritö, plus penible pour la loiiudio, en raison do la forme dn vontro, (jni s'avalo considörabletnont, au point do toucher presque a terre; mais 1c Uvius ne s'on dövcloppn pas moins ol conlinuo a vivro jusqu'au moment du pari. Souloincnl colni-ci osl souvent rondn dos pins laborieux, ol, parfois tout a fail Impossible, dans cos conditions. Nous verrons pins lard quollos indi-cations surgissent alois, ol (piollo conduite doll tenir I'accoucheur on do lollos circonstances: ici, nans dovons nous borner ti envisager I'ac-oidonl au soul point do vno do I'lnfluence qu'll ponl avoir sur la gestation. Or, nous 1c röpölons, cette influence est nnlio on ä pen pros, ol la sonle indication a laquelle il donno lien, c'esl de souleuir le venlro do la fomollo par nn bandage appropriö jusqu'au moment du pari.
Hecul on propulsion du vagin.
Svnonymib i Rocul, prolapsus dt.' Tutünis; prooldonce, chuto, dosoonto ao mamp;trico; L'ötropuUion, röiiversomont, sortie du vagin.
Dans l'ölal do gestation, l'utdrus ayanl. augments de volume et do |)oids esl susceptible, obeissant aux lois de la pesanteur, d'äprouver divers doplaoomenls snivanl quo lo corps do la loincllo sora plus on moins inclinti on bas olon avanl, ou au contraire on bas ol on arriöro. Dans lo premier cas, il so portera du cölö du diaphragme, mais son döplacomont sera, jusqu'ä nn corlain point, limilö par la lension do ses ligaments ainsi qfio par cello dos parois vaginales; la respiration pourra s'en trouver quelque pen gonee, mais I'oppression disparattra d6squele corps aura repris une attitude horizontale. Ge döplacement tout momentan^ do l'atörus no constitue pasun accident, ol ne saurait ftlre ölndiö coinme lei : il snl'lil do lo signaler connne line cause mo-inonlauöe de gene respiraloiro.
Lorsque, au contraire, lo corps osl incline en arriöre el on bas, l'utörus so porlo du colö du bassin, s'y engage dans nno certaino mesure, produit d'abord le relächemeni de la muqueuse vaginale, s'en coille plus on moins ini-mömo, la repousse, et, Qnalement, la chasso bors do la vulve, el cola d'anlanl plus qu'll se porlo lui-inomo davantage en arrifcro.
(I'osi co quo, chez la Femme, les accoucheurs appellenl pvocidence, •prolapsus, c/nt/c dn /'uterus.
Saint-Gyb i;t Violet. — Obstötrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
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PATUOLOOIE DE LA GESTATION.
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Aiusi que 1lt;' i'iiit judiciousemont romarquer Roinard, lo recul de l'iiich'iis el la Borlio du vagin sontdoux accidents Intitnement Ul's l'un ü rautre, En röalllö, ilsse räsumenl on im seul : le recul de l'ulh'us, qul so complique ilo la sorlie du vagin; c'csl pourquoinous pensons quo lour öüulc no saurait ötre söparöe, La sortie du vagin, bion que so-condaire, 6laril gönöralemenl In symptömedominant, ö'esl-ä-dire celui mii allire le plusl'atlGnlion, on comprond que nosdevanciersaienldd-signe ('accident total par lo notn de ce symplöme.
L'accidont dont il s'agit a 616 bion observö el parfailement döcrit par im grand nombre lt;lo pralicions, parmi lesquols nous cilerons Del-WAUT, Lovkh, Nicolas, (]orr,().\, Uaixaiiii, SlSRßGS, SCUAACK, etc., i|iii Ions out parfailement connu et indiqud U's principales dilTörences qui lo göparent du foiviTHeiin'tti du vagin so produisani aprös lo pari, — ou, pour öti'o plus exact, en dehors do l'ötal de plönilude, — bion que lous, u l'exceptionde Itainanl, lui donnenl lo mönic nom. Nous avons pensö, lors dl! la premiöre oilition do col ouvrage, qu'il y avail lieu do söparer (lelinilivomont cos donx choses, et nous avons adoplö poiir l'ac-cidenl qui doil nous oecuper ici los noins do recul ou propulsion du vagin, döjä employes par Ilainard,r6sörvant.colui do ?'enversement pouv l'accident qui so produil dans los autros conditions, oi donl nous Irai-terons plus tard.
Ettologle. #9632;— Lo recul de l'ntnrus gravide s'obsorvo plus parlicu-lieromoiil chezla vache ; mais Itaiuard l'a Signale, o( nousi'avons uons-momos reiicontrö plusiours fois chez la chevre; 11 doit ölro oxeossivo-mentrare.sinon toutamp;fail inconnuchez los femelies dos autros espöees.
Äjoutons quo col accident so constate quelquefois, mais raroment, choz los gönisses portant lour premier veau ; Loyer, sur It!) cas observes laut par lui quo par son pöre, no l'a ronconlro que •'( fois sur dos pri-mipares. G'est ie i)lus souvent ä la troisiöme ou a la qualriöme gestation qu'il so manifeste pour la proiniörc Ibis; mais trös habitueilement il so reproduit ensuite a toutes los gestations ullerlonros.
Nous avons oxplique comment la matrice peut, dans l'elal de plenitude, se porter on arriöre: la gestation constitue done la princi-palo cause du döplacemonl; mais olio no saurait evidcmmonl sul'liro ä olio soule; il lui faul, lo conconrs do cerlaiuos conditions qni jouont lo rölo do causes prödisposantes, adjuvantes on aggravantes, Cost ainsi que les grosses vaches, niolles, lymphatiques, dont le bas-sin est ample, les lissus Irtolics, — vaches en general bonnes lai-liöres, —y sont particuli^rement prfidisposeos; c'esl ainsi qn'uno Irop forte inclinaison d'avant on arriöre du sol do l'ölablo rejotto rulerus du oolö du bassin; — qu'uno nonrriluro pen alibile, mais nöcossairomonl plus copiousc ot plus oncombraule, comprimo col organs et lend ögalomont älo repousser hors de l'abdomen ; — (pie le (lecubitiis, dans los pröcödenlcs conditions, angmenlanl la tension des parois abdominales, exagöre la tendance au döplacomonl : co sont la
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des causes adjuvanles donl tous los obsomteurs ont signalö la Iftoheuse influence, AJoutons-y, pour la chövre, I'aUltude deboutque
Prendsouventcetto böte, attachöe dans uneöcurle, pour aller ramassei-los restes davolne, do son, que le cheval voisin a laissäs dans so mangeoire,
Enlln, les chutes, los heurts violents, l'indigestlon avoc surcharge du rumen et surtout la tympanlte, les fatigues rösuitanl de longues inarohes, etc., constituent dos circonstances singuliörement aggra-vantes, reconnues ögalementpaf tous les praticiens.
Symptdineraquo;. —L'öpoquede la gestation oü la tumeur caractdristique commence äse montrer varie beaucoup. Chez certaines vaches eile apparalt dös lo cinquiöme mois; mais cela est rare; le plus souvenl, cost de la liu du septiöme au commencement du huitiöme, quelque-lois plus tard encore, vingt et m6me quinze jours seulement avanl lo pari, (pi eile commence h so produire.
On veil alors apparattro entre los lövres de la vulva entr'ouverte a sa commissure införieure, une tumeur arrondiei c'est quelquefoisune sorte do bourrelet plus ou moins saillant, de forme semi-circulaire dopmiiö au centre, de couleur rose vif et de consistance molle- l-co) nterm, encore profondömenl situö, s'apereoil peu. Visible seulemenl quand la vache esl couchöe, cette tumour, formöe uniquoment par los parois vaginales, renlre et disparall dösque la böte so löve, attendii que l'utörus, sollicitö par son poids, so reporte en avant, ou ontratnanl avecluile canal vaginal donl les plicatures so trouvenl forcömenl cllacoos. Cost la ce que l'on peut appeler le premier degrade l'affec-tion.
Devosidme degrö. - Plus tard, la tumeur vaginale, qui olail peu volu-mineuse et no franchissail pas encore rorilico vulvairo, s'accroll pen ü pou et bientöl sort de la vulve, qui renserre införieuremenl ä la laoon d'une cravate lAchement serröe. Elle acquiert ainsi successive-montle volume dos deux poings, d'une beule ö jouer, de la töte d'un enfant ou d'un hommeadulte, et möme des dimensions plus considerables encore. Dans les derniers cas surtout, ce volume no rösulle plus uniquement des parois vaginales sorties, mais aussi de rinflammalion (im s'cn estetnparöe, el qui est duo soil h la constriction exercöe par la vulve, seit ä l'irritation rösullantdes frottements de la queue, du contact des exeröments et du furnier, ainsi quo dos piqüres d'insectes La. muqueuse a perdu sa souplesse [et sa couleur rosöe, pour devenir dense, rösistante, brunAtre, fendillöe, ei so recouvrir parfois de mucus sanguinolent; lo tissu conjonetif sous-jacent est inültrö de sörosiy
Au-dessus de cette tumeur, tout pros do la vulve, e( quelquefols fingagö doja entre les lövres amp; lour commissure supörieure, on apercoil le museau do tanche donl il est inutile do döerire ici les caraetöres,
La roducliou peut encore so faire spontanöment lorsque la vache s(gt; löve; mais, souvenl aussi, il devleni nöcessalre d'inlervenlr pour aider
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PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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i\ lit reniröe de l'organe sorü et tumöflä; o( tnöme, apres qu'on o opörö lo laxis, la vulvo roste beaueoup plus grande (ine dans l'ölal normal, ei pendant quelques Instants la b6te peut präsenter des efforts
expulslfs plus on nioins inlensos.
Aussi longlemps que raffeotion regle dans cos limilcs, quel quo soil du reste le volume do la lumeur, lo femelie n'en parait nullement incommodöe; elh^ conserve so gaietö; olio mange, rumine ei donne du lait comme en parfaile santö; —et cola peut durer, et dure on effet dans la lies grande inajoiilö dos cas, jusqu'au pari, qui lui-meine s'effectue presque loujours lo plus naturellement et le plus heureuao-ment du monde, Alors le vagin reprend döflnitlvement sa place, et trös souvenl le prolapsus disparalL jusqu'Ä une öpoque avancöe d'une prochaine gestation.
Troisihne degrö. — Mais los choses ne so passent pas toujours aussi simplement. 11 est dos vaches sensibles, irritables, — surtout parml los jeunes, — qui, des qne le col nlörin s'osl rapprochö de la vnlve, so livrenl ä dos efforts oxpnlsifs d'abord pen önergiques, peu prolonges, mais souvenl repeles. A la longne, ces efforts deviennonl inlensos, durables, et sous lenr inllucnce, on veil le col l'ranchir la vulvo, el avec äui mi segment plus on nioins important de l'ulörus. Lo plus souvenl los efforts no cessent quo lorsque le vagin, entiörementr^owrnrfet se continuant sans interruption avec lapeau des Cesses par rinlermödiaire de la vulve, oppose uue resistance insurmontable ä une sortie plus complete.
Si Ton fail lever la malade, on constate que la reduction sponlanöe n'a plus lieu; une tumeur globulouse on irröguliörement cylindrique, de couleur rouge l'once, du volume d'un decalitre el an dela, pond on arriere do la vache jusqu'au bas des fesscs; ä sa parlie declivo, se voit lo museau do tanche; h sa lace inferieure ol en haul, on recon-nail lo meal urinairo; olio osl envoloppöe d'une muqueuse douco an toucher, saufen quelques points oü celle-ci osl irrilee, epaissio, excorioe. Dans le voisinage do la valve et du museau de tanche, cctlc muqueuse est rccouverto d'un produit de söerötion epais, glaireux, comme gölatinoux.
Los tentatives do reduction provoquent la resistance do la paticnle, ol döveloppenl aussitot des efforts expulsifs d'une intensild considerable. Lo palpor permel presque loujours do reconnaitro cerlaines parlies du foetus, lote on membros.
Cost la le veritable/)?'o/m//s(as de l'utörus, avee renvorsemonl total, sortie complete du vagin. — G'est un accident des plus graves, el qui peul memo onlrainor la niorl, si Ton n'y remedie pas, ainsi que Loyor 1'a vn 3 fois sur los it!) cas observes par Ini.
Complication, — Dans son deplaccmcnl, lo vagin peul onlrainor la vessio qui deviont, lorsqu'ellc osl distonduc par ['urine, un obstacle sörieux a la reduction (V. ffemie de la vessie).
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Traitemcnt. — An /ireiuier o[ au second iegv6t dos moyons simples suflisenl, nous ne dirons pas pourguädr, niiiis pour malnlonir l'acci-donl. dans dos limilos ou il csl vriiimonl InofTensif.
Im pi-mnioro clioso ii faire, c'ost d'aider 11 la reduction si olio nes'esl pas produlte spontanöment lorsque la vaohe s'est ievöe, A cat effet, lavaohe ötant debout, e( la muqueuse vaginale döbarrassöe, par (piel-ques lotions aqueuses liödes ou froides, dos maliöros qui peuvenl lasouiller, le praticien fait saislr la vache par los narines dans lo but do (UHotirnor son attention, on inömo lemps qu'il lui fait pincer los reins pour annihllor sos efforts expulsifs; puis, embrassanl au moycn d'une main, ou dos deux, l'organe sorti, et 1c soulevant en momo lomps qu'il le comprime dans lo sons lateral, il 1c rofoulo on masse el onunseul temps, s'il estpeu volumineux. Dans lo casoö Ton öprouve do la rösistance, on commence la reduction par un des points do la circonförence, et le reste ne tarde pas a suivre. La traction oxorcco onsuite par l'ulörus dispense do tonto autre manaauvre. Si I'obstacle provenait de la vessie hornioc el remplie, il landrail commencer par la döharrassor do son conloim.
Mais il faul prövonir la recidivc, qui so prodnirail promptcmenl; pour cola, il conviont, ainsi quo lo conseillcnl tons les pralicicns, do modilior lo sol de l'ötable mi exhaussant la parlie qui röpond ä la croupe, do maniero ä la mollro do mdme nivoau (pie la parlie anlö-rleure, on möme h lui donner une lögöro inclinaison d'arrlöre en avant. Cola so fait trös facilement en disposant convenablement la liliöro el le furnier, qu'on laisso presque parloul sojourncr plus ou moins longtomps sous les animaux; an besoin, on poul faire rapporter du dohors dans l'etaldo assoz do furnier pour donner ä la lilicrc I'incli-naison voulue ; on pout unssi creusor lo sol sous les piods antericurs.
On applique ensuile I'un ou 1 autre des bandages constricteurs do la vulvo quo nous döerirons plus tard. Ccs bandages ne s'opposenl •Widommonl pas ä ce quo, dans le docnlnlus, levagin fasse effort pour sorlir; mais ils s'opposenl a cc qu'il s'öchappe an dohors, et soil irrite par los corps exlöricurs, I'air, la liliore, olsali paries maliöros locales; cola suftit pour prövonir los complications qui pourraient so pro-duire.
Bien appliques, les bandages soul presque toujours sufflsants, ot nous paraissenl superionrs ä tons los aulres moyons do contention; cependant, quelques praticiens donnent la pröförence i\ la suture do la vnlve ([lie nous aurons dgalement lt;i dfjerire; on pout aussi, commo nous allons I'inclifpier, combiner lo bandage avoc les pessaires.
On modifle le regime, s'il y a lieu; on le rend moins öchaullanl, plus dölayanl; la ration Iransformöo devienl plus nutritive el moins oncombraule; on combat la constipation, si olio exislo, ä l'aido do pelils lavements; on fail sur la vulve quelques lotions Icgöreinent sli-mulantes ou aslringonlos, el ces moyens trcs simples sul'lisent, en
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PATHOLOGIE DK LA GESTATION.
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H'önöral, pour pcnncUre d'aLlniiulro sans danger le moment proobain
de la dolivrancc, qul, trös probablement, mettra Qn ä ['accident.
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Au Iroisiäme degrö, c'ost-ä-diro dans los cas de prolapsus nlörin avoc Borlio plus un moins complöte du vagin, la niituriinn präsente da blen grandes difflcullös, cn rajson des efforts expulsifs exlrömemonl önergiquea de la vache, Quant u la contention, eile ne saurait ötro obtenue par un bandage enserrant simplementla vulve, npnplusque par la suture de cette ouverlure naturelle, oar, on pareil cas, il no snllil i)iiis d'empöcher l'utärus, ol avec iui lo vagin de s'öchapper au debors; il faul ;\ (uut prixmaintenirces organes complötement niduils, sil'on voni voir cesserles effortsM'lntensitöetälacontinuilödesquela rien no saurait nisisler, pas nionic la vie de la malade.
Pour opörer la röduction, on procödera ainsi qu'il ost dit |)liis hau!; mais il sera bon, pour faciliter los manoeuvres, de placer la vacbe debout sur un terrain en pente, avec l'arriöre-train an contre-baut; do plus, on fera peser önergiquement sur la colonne dorso-lom-baire, — möme au moyen d'un bAton tonn a chaque extrömilö par un homme; enfln on opposera un obstacle plus afflcaca anx efforts expulsifs cn saisissant la langue a pleine main, et la tirant hors de la bouche, qu'en so bornant a comprimer le nmllc ei la cloison nasale par uno pinca-mouchette ou los doigts inlroduits dans los narines.
Dans lontes los operations de co genre, lo völdrinairc devra simple-incnl rösistar pendant les efforts expulsifs; il n'effectuera des manosu-vras röolies de röduction quo dans l'intervalle de ceux-ci.
Lorsque los organes onl öle röintögrös dans le bassin, le bras de l'opörateur doit los suivre ai repousser, le poing fermö, le col utörin, jusqu'ä co quo los parois vaginalos soient entiöramant doplissöos. llienUH los efforts cessent, et le bras peut ölro retire; mais il faul elre attentif au moindre signe qui indiqueraitleur retour, afln de s'opposer ä uno expulsion noiivcllo.
I'our y mettre obstacle d'une maniöre delinilive, nous ne connais-sons qu'un moyen, mais il a röussi plusleurs fois ä l'un de nous : c'est do remplacer lo bras par un instrument approprid qui, comme Iui, maintienne la reduction. Cot Instrument osl lo pessaire äpelote, dont la ligo do longueur convenable — environ 30 ou 40 cenlimötres — doil elre lixee ii loxlörieur, par line attache, ä la Corde d'un bandage Dehvart ou au Ire.
Dorreuille amployait le pessaire lerminö par un anneau de deux pouces de diamelro inlöriour, ä l'effetd'embrasser la lleur epanouie et de no pas s'opposer ä 1 evacuation de laquo; corlaines maliöres glairousos qui en decoulont ordinairement anx approebes de i'aecouebementraquo;. Si nous avons donnc la prelörence au pessaire ä palolc, c'est nnique-ment cn raison de sa legerele et de la facililö de sou improvisation.
M. Molinie a conseille, pour prevenir le retour du renvcrsoinont de
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I'litoriis et du vagln, apris le part, I'emploi d'uno boutoille en vcrro, I'ormo bordelaise, ou d'une ligo de bois lournä ayanl la inriiio forme, ol perforöo suivant son axo pour lucililor l'öcoulement dos liquides morbides. Gotle boutoille ost allachäe, do cndme lt;iuo nolre pessaire, ä la oordo d'un bandage. Nous pensons que, dans l(! cas parliculier visö par iM. Molinie, I'emploi du pessaire qu'll pr^conlse ost au inoins inniilo, altendu qn'il no saurait alter prendre un point d'appui dans le fond do TuIimmis ; mats nous recommanderions volontiers sa boulellle do bois centre lo recul du vagln avanl lepart; (|iianl a cello do verre, nous craignons (ine sagrande fragliilä no soil un inconvenient sörieux. Quel quo soil lo pessaire donl on Tail nsago, il cunvient, pour dinii-inier autant que possible los inconvcnionls do sa presence, do Ten-duire d'un corps gras, axonge ou huile, — surlout pböniquä, — el de faire praliquer cbaquejour, mais sans Ui retirer, des injections döter-sivos el iögörement astringentes, ä la tempörature du vagin. Du reslo, los inconvenionls donl il s'ogit soul pen a rodonlcr, puisque Dorfeuilie dit avoir cxpörimonlö I'emploi des pessaires sur plus do mille vaches, jumenls on äncsses prösonlant des ronversemonts divers, sans qn'il en soil rcsulte d'accident.
Lo pessaire peutötre, sans inconvönient, laissd cui place jusqu'au moment de la mise-bas, donl on osl averti par I'agitation do la fomelle, par l'äcoulement des eaux, et quelquefois mönio par I'appari-tion des i)iods.
Dans deux circonstances ou les vaches ölaionl h lonno, el oü le col nlerin so monlrail compIMenicnl offaeö, l'un de nous en a opörö de suite la dilatation a l'aide dos doigls, suivie bientöt de la perforation do la poche des eanx el do l'accouchement. Ddjä, dans la premiöre ödi-lion do cc iivre, l'accouchement prcmalnre arliQciel olait reconiniantle pour les cas 011 le fceliis osl vinble, c'ost-ä-diro quand la gestation a dopassö lo deux cent soixantieme jour,
Quel qu'ait ölö ledegrö du prolapsus, l'accouchement ostgönörale-ment facile, sans trop de tendance an recul de l'ulörus; mais on com-preiul combien il est utile de redoubier de surveillance, aprös la miso-bas, pour övilor uno inversion de col organe. L'application d'un bandage, ainsi que le maintien de la position inclinoe du corps, s'inipose done encore do lonie nöcessile. Des que l'uldrus sera complötement rovenu sur lui-ineme, il n'y aura plus liou de craindre cot accident. (iräco A. I'emploi judicleux do cos difförents moyens, on parviendro, presque toujours ä mener a bonne fin la gestation, et äsauver la more etleproduil; inais si nous en croyons noire experience, la promiöro no sera pas plus lot remise dos fatigues de la parturition, qu'on vorra, aprös la propulsion du troisiörae degrö, — ol quelquefois aussi aprös colle du deuxiöino lorsqu'elle a porsislo trop longlemps,— la nm-queuse vaginale reparattre ä l'extörieur pour constituer ddsormais une inlinnito porsistanle. (V. le licnvcrsemml du vagin apres le part,)
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PATdOLOOIE DE LA GESTATION.
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Rupture de la inatrice pendant la gestation.
Sons rinfluence de diverses causesi l'utörus pent öprouver dos lö-sions do conlimiile, soil, pendant la gestation, soil, pendant ct inline npres la parturition. Nous etudierons plus laid cos dcrnieies; j)our {'instant, nous allons nous occuper des döeliirures, des ruptures quo Ton voit seproduiro d'une faQon en apparence spontanöe, notainmenten dekors de louli' waniruiTc opäratoire, ä des periodes variables de la gos-lalion et quelquoTois jusqu'au moment ineme on devrait s'effectuor la mise-bas.
A l'öpoque on la premiere Edition do ce livre a paru, les lösions trös graves dont il s'agil, etaieut encore pen connucs; inais uu certain nombre de fails nouveanx ayant 6tö publics do|)iiis, il nous sora possible d'on tracer une hisloire ä pen pros satisfaisante.
Tons les fails quo nous connaissons Interessent la vache, la chevre, la brebis ou la chienne ; inais il est bien evident (pie les autres I'emelles peuvenl anssi präsenter des cas do ruptureutärine.
CaiiHcs. — Nous distinguerons une rupture longiludinale on plus mt moins o/j/it/ue— veritable dechiruro qui pent etre unique on multiple, — el nno rupture ou section transversale, dont le professeur Krco-hni a fait connallre les qualre premiers cas : accident quo les vctc-rinaires Italiens appellent utrms semi-mobile,
A. — Toute cause susceptible de produire l'atnincissement des pa-rois uleiines pent prcdisposer h la döchirure longiludinale: ainsi en esl,-il do i'hydropisie de l'amnios et de la pulrefaclion du foetus avec. production de gaz dans 1'ulenis ferine. Mac-Giiiivray, dans un cas observe par lui, altribiio en partie la rupture du lend do l'utörus ä la preiniere ch; ces causes, el MM. Degive el Dabert, dans deux cas par-ticuiiers, en accusent la seconde.
Nous venous do le dire, la distension des parois Ulerines nous parail r^lre une cause prödisposante; mats nous n'oserions la croire süffisante par olle-rnernc; du resle, Mac-fiillivray fail inlervenir une cause möcanique ; quant ä MM. Degive el Dabert, ils no signalent pas de rne-t(5oristne chez leurs malades, si co n'est dans les lout dernicrs instants do la vie, ot Ton salt jusqu'äquel point, dans le cas d'hydram-nios surtoul, la inatrice est susceptible do se pnHer i\ la dilatation.
Les contusions du venire par des corps mousses do surface res-Ireinle, lets (pie i'extrömitä d'un timon do voituro, ainsi que les chutes sur des pierres sailiantos, sur des piquets, etc., peuvent all'ai-blir tollement les parois ulerines qu'ellesse riipturcntä qnelques jours ilc distance, — sous la simple action do la tension inlerieurc, ainsi que l'un de nous en a vu un cas chez la vache, — ou plnsieurs sc-maines apres, a la snile d'une contraction do la luniquc cliarnue de
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ACCIDENTS DK \A GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;849
l'utörus. On comprond rnAmo quo la riiptnro puissc so produlro sur-lo-champ.
Los contractions de la matrlce ont jouö, croyons-nous, dans beau-coup de cas le röle do lt;io.\isos efficienles, ainsi qu'on pourra s'en con-vainore ä la lecture dos observations quo nous publions plus loin : lanlöt olles ötalent io prölude de raccouchement normal annoncöpar la dilatation du col; lanlöl olios so sent prodnitos, semble-t-11, sons ['action du soij^io ergotö administröalors (juo cö dernier ötalt encore complöloinonl fermö.
B. — La rupture transversale do l'utörus pout siöger sur l'une dos comes, on sur lo corps a proximitö dn col.
Tont, fait prösnniorque la cause, probablemenl unique, do cet accident n'ost autre quota rotation do l'utörus sur lui-niöino, ol la torsion ([iii on rösulto dans mi point circonscrit. Gette opinion a 616 suggöröe dans un cas au professeur Brcolani par la vue d'une cicatrice irre-guliöre, consecutive a la ditc rupture; nous I'adoptonspleineraent el nous n'hesitons pas ä la g(5neralisor.
Nous vcrrons plus tard quo lo point on so prodnit la torsion pent ötre lo siöge d'une constriction oxtromo, comparable ä collo quo dc-terminerait une ligature : rien done d'ctonnanl quo la circulation et i'innervation soient suspendues dans co point, ol quo los deux parlies separöos, pourvues chacune do vaisseaux ol do noil's, continuent h vivre isolömonl. Et de m6me qu'une ligature linil par sectionner les lissus en determinant dos adhöreneos cntro les surfaces en contacl, de möme la torsion pout amener la separation complete — la rupture — on donnanl lieu do part el d'autre ä une cicatrice pins ou moins irregnliero, rayonnee, etoilce, qui transforme on sacs clos do ce cole les organes crenx dovenns dislincts, ä tel point quo rnlerns no laisso pas echapper son contenu.
Tel parait otro, en efl'et, 1c inöcanisnie do la production de laremar-quablo lösion donl il s'agit; mais nous nous batons d'ajouter — el nous reviendrons plus tard sur ce snjol — quo la rupture do l'utörus n'ost pas la consequence forcöe do sa torsion ; il faul övideinrnont quo ccllo-ci soil excessive et, on tons cas, süffisante pour intorcopler la circulation.
Syniptftmcfi. — A. — A la snile d'une contusion dn venire, et en ad-mettant quo le foetus n'ail paselö directement lese, la femello presen-tera des symptötnes on rapport avec la gravilö do la 16sion qui viont do se produire ; si I'lilorus esl moderement londn, s'il a pu so (bqilacer on fuir sous la pression, la lesion sera lögöre el pourra peul-elro passer inapercue. Est-elle nn pen plus grave? Y a-t-il eu lirailleinent, amincissoment el, peul-elro, rupture do quelques fibres muscnlaires? r,a paroi uterine sera encore assez forte pour resistor iY la tension inle-rienre, el, apros quelques jours do malaise, de coliques legörcs quo, souvcnl faule de renseignomonls, lo veterinairo rapportera ä une en-
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törite on 11 un trouble lt;los fonollons dlgesllves, on verra la santöse rö-liiblir do la mMiiirrc la lgt;liis coiuplölo. Uno, donx, (|nalro sonminos, deux inois iiiAmo (I'liKss^o) poniiont s'öconlor an milieu du oalmo le pins parlail ; pnis lo moment du purl dtant arrivö, et la lomollo prison-tant tous les signos qui le dönotent commeprochain, on volt so pro-duire quelques efforts expulsifs (ini no lardont pas h cesser, en möme temps que ratlilndo do la böte so inodilio do la I'aoon la plus complete. Triste, a bou( di^ longe, no so döplacjanl qu'nvec peine, eile öst devo-mio presque insensible ü tout co qui i'entouro; l'appötit osl mil et la rumination suspendue; le pouls devient fröquent ot perd sa force: la respiration csl courte, accölöröe, quelquefois plaintive; la surface dn corps so refroidit; pendant 1lt;! döcubitus, la töte repose par instant sur los cötes : c'osl le prölude de la pöritonito ([ni no tardera pas a empörter la malade.
Sons rinduenco de ses contractions, lo muscle ulörin s'csl rupturö dans los points affaiblis, entratnant avec lui la söreuse; toutaussitöt la muqueusefait hernie, et, tropfaible par elle-möme pour rösister, se döcbire; puisc'estle tour desenveloppesfmtales dont le contenu, li(|iii(lo ot foetus, s'öcbappe aussitöt, co dernier quelquefois incomplölement. Si Ton explore oxtörieurement l'abdomen, on pent constater, dans sos parties döcllves, la prösence d'un liquide plus on inoins abondant ot mobile commedans le cas d'ascite; le I'ajlus peut avoir change do position en moino temps qu'il est devenu dillicllo a döplacer.
L'exploration dos organes gönitaux renseigne pari'ois pins complö-lemenl; lo col ayant commencö ä so dilater, s'il permet I'inlroduc-tion do la main, on roconnait ^öneralomont, avoc surprise, qu'il n'y a plus do liquide dans l'ntönis ; le foetus pout onötro sorli, avoc on sans ses enveloppes, et I'organe, revenu en partie sur Ini-mönie, no präsente plus qu'imo faible capacitö; onlin la ilochiruio ollo-niömo pourra ölre ])orcuc.
Lorsque les parois utörines out 6td plus foiiement toncliöos, la vachesemonlre d'em'blöe triste el profondöment abattue. Vingt-quatre heures on moins, deux, trois, qualre jours apres, sans quo la lomollo soitä terme, sans qu'il y ail d'efforts expulsifs ni, par consequent, do contractions utdrines, sons la seule pressiondes liquides nlörinsaidöe poul-ötro par cello qui rösulto du döcubitus, la rupture si; prodnit et s'annonce par une aggravation subito des syinplömos. L'exploration extörieure de l'abdomen pennet de faire los uumucs constalalions quo precodoinnionl; maiscello du vagin n'apprend rien, carle col de l'iilö-rus osl reslö hermöliquement dos, ä moins quo, par une coincidence assoz rare, le moment de la miso-bas no soil arrivö (Ahxal); — ä moins encore quo le feetus lui-möme n'ait eu sa pari de lesions, donl l'avorto-monl aurait pu devenir la consöquence. Dans cos dillörenlos circons-tances la malade no lardo pas non plus a suecombor.
Gependant, l'observallon XIV, ci-dessous, semblo dömonlrer que
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ACCIDENTS DE LA GESTATION,
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dtins quelques cas, sans doute liicn rams, la retnello pent röslsler üla pöritonite ; lo fcetus s'enkyslo et, plus lard, poul s'ouvrlr mio voio ü l'extörieur par Puloöratlon dos parols abdominales,
Purmi les irois observations oonnues concernanl la vache, oü la malrlce renferraant un fostus omphysdmateux s'osl döchiröe, la cause do la mortde celui-ci est rostöe ignoröo dans (i(Mix ens. II nous parait probable quo cello cause n'esi autre — ainsi que cela est arrive a la malade observöe parM, Ladaguo — quo colic qui, plus lard, devait fa-voriser la rupture ulörine, c'est-ä-diro une contusion de I'abdomen, La maladie, on onlro des inemos syiiiplömos g6n6vo,\ix, s'osl caracle-rlsoe ici, dans los deniiers moments, par un inöUiorisiuo do la ca\ ilö pe-rltonöaleque M. Ladogue decril ainsi lt;|iril suit : laquo; On sent manifeste-menl qu'uno corlaine (|uanlilö de j^iz csl accuiuuleo dans I'abdomen, mais non dans la pause, car une distance do A a 8 cenliinolros separe los parois abdominales do co reservoir gaslrique. raquo; Enfin, par lo col ulerin, dilate nalurolleniont ou par l'intervontion du Chirurgien, s'e-obappaient une sanie et dos gaz infects.
B. — l.a rupture on section transversale do tout ou partiede rule-rus u'c^sl annouceo oxtörienreinenl par aucun Symptome caracleris-tique. Dans nombre de cas, el solon toutes probabiiitös, cello rupture no s'accomplit pas pendanl la duree normale de la gestation; mais l'instantdu partötanl arrive, on volt apparallre el so devolopper tons les phönoinenes qui I'annoncenl comino procbain; des efl'orts expul-sifs so produisonl el dureul do un a deux oil Irois jours. No voyanl new apparative t la vulve, quelques propriötaires, pensant quo lo moment n'esl pas encore arrivö, se rösignenl simploment ä attendre; d'autres explorent eux-memes les organos gönitaux ou s'en rapportent pour co soin a dos personnes iucompelonles: ne connaissant, ni les tins ni les aulros, les symplömes do la torsion utöro-vaginale, ils se bornent a constalerque lo passage n'esl pas ouvert. Semblable erreur apuötro commiso egalcmeul par d'amiens vötörinaires, alors quo cetle cause do dyslocie etait presque generalemenl ignoröo. Bienlöl les doulours expulsives doviennent i)lus rares el flnissenl par disparaltre comple-lement; il en est tie memo des autres plienomenes qui annoncaionl im part procbain : la vulve se resserre, les mamolles diminuenl do volume, les inouvements du lielns cessent d'etre percus, etc. Gepen-dant la I'emelle roste triste; ayaut pell Oil n'ayant pas d'appötit, eile maigrit; son venire s'avale, I'o'il s'enfonce dans I'orbite, etc., et ce n'esl qu'ä la longue, lorsqu'elle ne succombe pas on qu'on ne s'osl pas decide a s'en döl'airo, qu'elle linil par reprendre pen ä pen lous ics signes de la sanlö. Mais son venire esl. rosle voluminenx cl lo foetus, morlü la suite des efforts infructueux de parturition, repose comme une masse inerte et posanie sur la paroi införieure de I'abdomen (V. Retention (inovmnle du foetus).
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2;i3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA QE6TATION,
Lorsque la rupture so produit pendant lo cours do la gestation, on constate sans aucun doute ce mAme ötat do malaise et do langueur, pnieödö on 11011 dos syinplömos de l'avorloinerit; lo foetus pout m6mo contlnuer h vlvre et ii so dövelopper, ainsi qu'on on a tin exemple re-marquablo chez la brobis observöe par M. Vernant, dent les lesions si intöressantes ont ötö döerites par M, 1c professeur Barrier (V. ci-dessous robsorvatlon VI dos Ruptures transversales).
Uno fois la rupture accomplle, on pout, par l'exploratlon vaginale, constaler certains symptömes que M. Vandenmacgdenbergh donne comme caraetöristiques do la lösion. 11 est vrai quo co vötdrinaire ne distingue i)as entre los ruptures transversales ot los autres; mals nous pensons qu'll s'agll surtout dos pretnlöres. lt;lt; Gbez la böte alTecldo de rupture iilerino, l'explorateur dos organes gdnltaux constatera un i'oläclioinonl anormal dos parois du vagin cl une grande mobility du (^ol do la matrlce. En salslssant celul-cl avec la main, il pourra faci-lement lo döi)lacor en Ions sens et spöclalemont on arrioro, au poinl do I'attlrer an debors do la vulve. raquo;
On saisit facilomonl la si^nilication do cos doii\ symptdmes — le relächement lt;/'lt; vagin ol la mobilitä du col — chez une bole pleino, dont I'ut^rus pesant no sauralt, ä l'ötat normal, so pröter ä lour manifestation : si lo col ost dovonu mobile, c'osl (hidoinmonl ([u'nne separation s'est accomplle entre lul et le roste do I'organe gestateur.
L'utörus ainsi rupturö, soil au niveau du col, seit dans la contl-nnile d'une come, etrelenu seulement dösormais par un senl ou par les deux ligaments largos, tombo dans les parties införienres do I'ab-domen, oü il pout contractor dos adhöronces. Si le footiis est wort, il va so momlfler et no sera pent-etre trouvö qu'd l'ouverturo de la lomclle ; OU bien, ä la lacon d'nn corps clrangor, il donnera lieu fi un travail d'ulcäratlon qui permettrason Elimination en masse ou par fragments. Vivanl, il pourra contlnuer äse dövelopper, mömo au-dclä du termo normal; inais il Qnira par mourir et, selon les cas, roslera indöll-niment dans ses onveloppos on sera öliminö (V. ci-dessous les Observations 1 et VI dos Ruptures transversales. V. aussl Rölention anormale du fmtus, et los Observations I, II et VI, Irc sörie, de la Gestation extra-uterine).
line fois le foetus öliminö, la femello pourra so rötaldir completc-ment, et si la rupture n'interesso quo l'uno dos cornes, eile pourra memo concovoir de nouvean, soil avant, seit apres röliminalion du premier foetus.
La connaissance de cos fails nous paratt eclairer d'un jour tout nouveau quanlile de caspresentes parlours auleiirs comme desexom-plcs do gestation cxtra-uUrine et, de superfmtation; — cas plus quo doiiteux, la conflrmation n'en ayant [ias 6(e donnee par l'autopsie.
Nous no ferons pas une description des lösioim trouvees a Taulopsio des betes atteintes do rupture ulörino, renvoyant pour cola lo leclour
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ACCIDENTS DG LA GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;203
aux observations trös interessantes (|iii nous ontpertnis lt;ic rödigoi'cet article ot dont nous avons cm devoir donner plus loin un rösumd substantlel.
Leaiagnostle etlepronorticnous paraissenl ressortir suffisammenl (Ui l'exposö dos symptömes, Elnfln, en co qui concerno le trattementi il ne pourra ötre de quelquo efflcaoitö, lorsde rupture transversale, quo dans los cas oü la partie isolöe do l'utörus, forinanl im vörilable kyste foetal, aura contractö avec la paroi abdominale de larges adhö-rences, etqu'un travail d'ulcöration auracornmenc^ä seproduire. Alors lo rölo du Chirurgien consistera simplement ä döbrider l'oriflce flstu-lonx, ä extrairo le I'ieIus entioron sos döliris, et ä favoriser la eicalri-sation par los inoyens connns et journellement employös.
Quant ä conseiller la gaslrotomie on la laparolomie lots de rupture transversale bleu conslatoo de l'utöruset saus loiulance M'ulcöration, — tout on reconnalssant qu'elle serait dösormals praticable chez la femme, — nous ne lo ferions pas en ce qui concernc nos femelles do-mesliques, taut äcause de leur pen de valour qu'en raison dos conditions plus difüciles do guörison.
A la suite d'une contusion du ventre, ot en provision d'une dechi-rure uterine, l'opöralion edsarienne ne prösentcrail pas uon plus de chances de röussito suflisantes, et ne serait quo bien difQcilement ac-ceptöo par los propriötaires pour remödier i\ un accident qui, en dölinilivo, })eut ne pas so produire. Lorsque la döcLirure est im fait accompli, los chances scraiont evidoinmenl moins grandos encore; mais peul-otre vaudrait-il mieux proposer, ot au besoin pratiquer une operation pörillousc que de rester, los bras croisös, speetateur impassible de l'agonie d'une bete quo l'on pourrait sauver. Nous faisons loutefois des reserves pour le cas oü le foetus est mort et en voie de decomposition ; nous pensons que rien, alors, ne saurait sanver la mere.
Nous exposerons plus lard les rögles de cos diverses operations (V. Gastrchht/slörolomie),
0DSERVATION3. A. — ItiipturcH loiigituiliiinles ou obliquCN, NiiupkcH raquo;u iiinUipIeM.
Irc Obskrvation. — Anfri. — Correspondance sur les animaux domeüiques par F. dk FiciuniK, I. Ill, p. 179. — Le 2.'gt; mars iso.s, le vßtörlnaire Anpiii ful appelä aii|)rcs d'iuio vacho qui depuis deux joura falsait de vains ellorls pour meltre l)as. Au moment oü il la vil, los efforts avaienl cossi', la malade elaii iros abatlue; le bras, inlroduil daus la matrice, ne pul sentir le foelus. La böte niounit dans la null du Iroisiemo au qualriöme jour, sans avoir pivsenle aueun Symptome propre ü fairo reconnattre la cause qui s'opposait ä lamiso bas.
A l'aulopsle on Irouva laquo; los eaux dos enveloppes du foelus opanchöes dans le ventre, ou le veause Irouvail aussi contenu. II (Haitaorti par un döchir.e-monl largeel oblique opi'Tö au fond de la malrice. La corne gauche iHait aussi dächiree presquo jusqu'ä moitiö do sa longueur.
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234nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATUOLOGIE DB LA GESTATION.
On ne pul rifii savolr sur la cause de oet accident, sinön ([ik' la vaohe b'6-tait livröe, pendant lesdeux premiers Jours de son 6tat maladif, ii du violenls eflbrls expulsifs, et cju'un empirique avail cberchöen vain h obtonir ie veau, — Serall-co \h im cas de rupture spontanöe de l'ulörus par |e s(miI effel do la conti'action utörino 7
II0 OiiSKiivATidN — Vatkl. — .hmmnl pratique du mod. vet., 1887, p. 230, — Une vaclio, en mauvals rial, esl coiiduile ä l'ßoole d'Alforl le 28 avril 1827. Elle marcho difflcileinenl; il sort de la vulve dos naaliöres glaireuses, sangui-nolenles, saus mauvaise odeur. L'6lat göndral estdes plus graves. — Va\ pal-pani ['abdomen, on sent, du cöte gauche, un corps dar et rösistant. La böte ne fait aueun e/furt. — Les 26, -11 el 28, la vache s'afl'aiblit de plus en plus. Elle suecombe clans la nuil du 28 au 20.
Autopsie. — •' L'abdomen conlienl environ tii litres do sdrositä sangulno-lente; les parois abdominalos enli6remen( enlevöes laissenl voir l'öpiploon remarquable par son öpnlsseur. On observe dos adhörences sur la surface vis-
coralo de co prolongemenl pörll.....5al, lesqueltes correspondent aux prolonge-
merUs du placenta. Le pöritoine porte dos traces d'inflammation intense..Le petit sujel repose surles parois införiouresde l'abdomen, donl il n'est söparö quo par l'öpiploon ol ses propres enveloppes, qui ne sonl point rupturöes. Doux gros caillots de sang non altörö se trouvent situds enlre los extrömitds anlörieurcs de la matrico et les mombraues du Indus. L'ulörus a conservö so position naturelle ; il osl rdtractö et deebird depuis soneol jusqu'au milieu de sa come gauche. Los bords de la ddchirure sent rouges, tumdlldset en forme
de I.....rrelots. L'inlörleur du viseöre ne prdsente aueune trace d'inflam-
malion. raquo;
Los causes do eel accidenl sonl resides inconnues.
Ill0 OosrinvATiON. — Aii.N.M,. — Juumal des vct. da Midi, IHi:!, p. 331. — Lo 8 juin 1843, M. Atnal ful appeld a voir une vacho malade depuis la veille.
La veiiie nu soir, olle s'est eiifuio on linndissani,, nialgi'6 son ölal, do gestation avaneee, el, dans sa course folle, olle a IVanelii un fosse d'une largeur el
d'une profondeur considerables. Une demi-heure aprös, eile rontrait sponta-nönienl a l'dtable, couvcrle desueur.
L'dlat gendral ost des plus graves, mais il a'y a pas lo moindre efforl expul-sir, si bion cpi'iin tliagnostique un simple refroidissement.
Lo lendemain, dtatgdndral onenre plus grave; vulve tiimeliöo, legors elTorts expulsifs. La main introduite dans le vagln y trouvo la poolio des oaux, (laus laquelle on clislingue faclloment la töte du Indus. On perce les membranes, ijui ne laissenl dcouler qu'un demi-litre de liquide environ. Le foetus est vivant, en position vertdbro-pubienne (Voy. ci-aprds, llvre IV, chapitre u), los merabres replies sur la poitrine. On les place en bonne direction, et, par quel-ques tractions moddrdes, on amüme un veau vivant.
La vache parut d'abord aller ires bien, el I'on eul un instant I'espoir do la sauver. Mais tout h coup son dial s'aggrava, et tnalgrd les solus qui lui furent donnds, eile mourut le 11 Juin.
Auto/isie. — L'abdomen contenail environ 10 litres desdrositdsanguinolenle, le pdriloine dlait fortemeul injoctd; I'uldrus, donl les parois dtalentconsidö-rablement dpaissie's, prdsontail a sa face Infdrieure, pros de sou col, une rupture de 4 cenlimkres do circonfdrence, dont les herds dlaient rouges, violacös, el formaient mi gros bourrelet. La muqueuse uterine dlait (Pun' rouge lirun el parsomeo d'eccliyiiiosos. Le vagin ol la vulve n'offrirent rien d'anormal.
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IV'' Obsebvation.
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Prbsseq, — Journal des vit. dn Midi, 1840, p. 358. — Le
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I mars IRK), im propi'lötalrs vint röolamsr les soins dö .M. Presseq pour une vacho i[iii no pouvait tnellre has. — Rien n'indiquail clioz oatlo böto laquo;hk; le part IVii, prochain; la vnlvo n'ölalt pas gonfläe, los muscles fesslers n'ötaienl pas alTaissös; lo vontro, non avalä, avail une rorme oylindrique; los flanos ölaii'iii. pleins ot de niveau avoc los oxiioniii/'s dos apophyses Iransverses dos vortöbres lombaires, La main introduite, non saus polne, dans le vagin trös ölroil, Irouva lo col riun dilalö, laquo; lioiinolii(uomorit l'ormö. n
Apros cos oonstalallons, M, Presseq so borna ä annoncerlaquo; que le pari, nain-rol n'aurail pas lieu, raquo; ol remit sa secondo visito au loiidonuiiii. l-n IjoIo smc-oomba pendanl la null, et M. Presseq en lii raulopsie.
La promioro chose qul frappo ses regards, a rouverlure de la cavilö abdominale, clt; c'est Im. pi'ösonoo d'iiii l'iotns avoc sos onvolnppos, n roposaul sni'los parois abdominales, et morl dopuis pen, laquo; oar lo jioil olait intact ot lies adlK'ri'Mt, los oaux de ramnios tros limpides. raquo;
A l'examen de l'utdrus, l'auleur no vit laquo; qu'une petite ouverture, ayant ;i poino 4 centimötres de diamölre^ontles bords entiöremenl clcalrisds (?), lisses et nnis, lui donnaient l'aspecl d'uno'ouverture plutöt naturelle qu'acciden-lollo. !,(! corps de rulörus iHait revenn sni'iiii-mömo et avail perdu beaueoup de sa capacile. raquo;
En interrogeant le propriölaire sur los causes probables de eel accident, il uppril qne, deux mois auparavant, celle vacbo avail conduit, avoc sa pareille, une charge de blö h la hallo voisine, En passant prös d'nn 6talago de faience, cos holes, loo.ios deux jonnos e( tfös vigoureusos, I'tirent offrayöes; (dl(!s s'em-portörent; la voiture fut renversöe, ol seulemenl alors on parvint h les arrö-lor. Depuis, olios u'avaienl pas cessö de jouir d'une bonne santd, L'uno mit has, äson lermo, une helle genisso; on vient do voir le sort de l'aulre.
G'esl done a cet accident, arrivö deux mois avanl los signes de la parturition, quo M. Presseq atlribue, avoc roisou, ce nous semble, la rupture de l'utörus et la cliulo du ln'lns dans l'abdomen.
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V0 Observation. — Boizy. — Recueil do mid. nil., 1863, p. i'rl. — Sous le litre tout h fait impropre tie laquo; grossesse iitdro-abdominale, suite d'une mpture dc la mülricß aprös sept inois de gestation, •gt; M. Boizy a fail connaltre lo fail suivant :
Appolo, h^ s levrior I8(i:(, aupics d'une vacho malade, M. Boizy constate coinmo symptömes: —l'rissons gän6raux, coliques, pi6tinements incessants, legere melöorisalion, inapp(''l('iice, plaintes fr6quentes, excrements Ires dura ol coifles.
II diagnostiquo uneenlörite compliquöe d'indigestion.
SaignÄe de cini[ livres, decoction do genliane en breuvages, difetn absolue d'alimenls solides, boissons blanches additionnöes de sulfate de soude, lavements, large sinapisme sons la poitrine.
Sons rinlliience de co trailoment, la böte pnrnl so rölaldir.
Le 8 mars, olio epronva nno rechilte, quo Ton comballil encore avec snccös par les momos inoyons, sauf la saign6e. Toulefois, a partir de ce moment, la hole no se rotahlit pas complelomonl ol maigrit,
Le 28 mars an soir, cetto vaeho, qni no dovait elre ä termo que lo 1 avril, donne les premiers siitnes d'nn part prochain, M. Boizy cst tie nouvea u appolö; il so rend anpres d'elle le 2'.) et la. Ironve so livranl k dos eH'orls expulsifs vio-lenls; nno portion de l'arriöre-falx sortait par lo vulve.
n J'iiilrodnisis ma main dans la malrico, el je Slirpris fort les prrsonnes qui m'entouralent, dit M. Boizy, en leur annotifanl {|n'il n'y avail pas de voan a faire. On chercha en vain dans la lilioro ot jusquo sons le lit dn bouvier, oü le iinnvean-ne aurait pu aller se blottir; on ne trouva rien. Je me mis en devoir d'operor rcxlraclion du dolivre.
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u Mu inuin lutroduilo de nouvea'u duns hi matrice, je ins rcappä d'uno oirlaquo; oonstance (|iii m'avail öchappö la premiöre fois: c'ost quo sa oapacilä int6-rieure n'alleignail cerlainement pas la moiliä des dimensions quelle aurall dö avoir si raocouohenient n'eül eu lieu que quelques lieures auparavant.
gt;lt; Jo i'iiiiiiiicncai par la söparalion des placentas fCBlatlX et ulerins du plan iiiföiieur. Mais en airivanl k la paroi supöi'ieure et un peu ä droile, jo f'us fort surplus de renconlrer sous ma main mi bourrelet de la grosseur du doigl, ainuoux, se dirigeant obliquemenl d'arriöre en avant el de droile a gauche, mesurant une longueur do 20 cenlimötres environ, auquel bourrelel Its cho-rion eiaii soud6 d'une manlöre intime, laquo;l plissö, ä cet endroil, a la I'aoon d'un rvcntail ouverl ä moiliä, raquo; C'ätait une dächirure, pariaquelle le fcetus avail du lomber dans i'abdomen,
M. Uni/.y abandonno la dölivrance, qui devenait inulile, jiour sonder do nou-veau los flaues de la vache,
(( Le toucher du tlanc droil ne me til rien döcouvrir; mais celui du flanc gauche me döcola la [tiüsenoe d'un corps dLir et volumineux, laquo;jni no pouvail 6lre aulre chose quele veau donl la disparilion nous avail Ions fort surpris. raquo;
M. Boizy proposa l'opöration c^sarienne, qui ne fut pas acceptde^ II so retira, en priant de le prövenir quand la bölo serait 11101(0, alin qu'il ptt en faire 1'autopsie. On i'enfouit sans le prövenir, el il n'apprit tout cola quo trois jours api'ös. II n'hösita pas a faire exhumer le cadavre. II ih^ lui I'ut pas possible do faire une autopsie aussi complolo qu'il 1'aurait voulu; il pm sonlomonl. conslaler que le veau olail on ed'ol dans I'abdomen, et quo, laquo; mal-gi'6 co changement de domicile, il avail conlinuö ä vivre, jusqu'au momenl do la mortdela more. raquo; II avail, paralt-ii, lo poll long et IVisö ; deux incisives ölaioiil sorlies, et lacorne des sabols etail de couleur verdalro; mais cola ne nous semble |)us sufllsanl pour admellre qu'il laquo; avail, conlinne ii vivre mal-gre son changement tie domicile raquo;. Solon nous, la döchirure ulörine n'a du se produire qu'au momenl 0C1 los signos du part se soul manifestos.
II n'a pas rlö possible a M. Hoizv do döcouvrir los causes de cot accident.
VI'' Obskhvation. Mac-Giluvray. — Analyse emprunlöo aux Amiales de miUi.vä. de Bruxelles, IS7ü, p. Wt. — 11 s'agil d'une vache arrivee au soptiome mois do la gestation, et qui portait deux veaux : la ddchirure du fond do I'lilems so lit pendanl la vie; I'un des foetus avail passe dans la cavilö abdominale, I'autre se trouvait encore dans une oorne de rnlöms.
L'auteui' pense (|no I'hydropisie lt;le I'utdrus a (sxistö longlemps avant la rupture, et qu'une cause möcanique a dölormiuö celle-ci.
VII0 Observation'.™ Violet. — En gambaddnt dans la com- do la forme, une vache pleine de hull mois environ ost venue se heurter le venire centre rextromiiö do l'un dos brancards d'un lombereau, qui reposaient sur un chevalet. Apres cinqä six jours d'un 6tat do malaise assez mal dolcrminö, (#9632;(die böte prosonia tout h coup los symplömes los plus alarmants qui obligörent a on conseiller 1'abalage. On conslata, en mfime temps quo los lesions de la pi'ritoniti', uno large ot reconte decliirurc de rulerus par laquclle s'ötaieid öchiippi's et le foetus olles liquides de sesenveloppes.
villquot; Odskrvation, — PfiroT. — Journal de mid. vet. et de iooteeltnie, I8S3, p. 142. — Uno brebis osl on travail de parturition : Total gönöral ost bon ; los efforts soul, assoz soulenus et ne prösentenl rien d'inqutälant; la rupture de la poche ilos eaux s'effectue vors 8 lieures du soir.
Le lendemain au matin, l'acoouchemenl n'a pas encore eu lieu, et l'ötal de la bete, qui ne fail plus uuemi effort, s'ost singuliöremenl aggrave: on la trouve plongäo dans une somnolence oomplöte'; la lievre osl intense, le pouls
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Urs iiccölci'ü, potit el lilaiil; los tnuquouBGS sont d'uno piUeur oxlr6tne.
L'öxploration des voios gdnilales permet de consluler qu'ellea sont libres el ilniis leg meilleures condilioas pour mi accouchement normal; cependanl au-cmiü ]gt;;u'ii(! du l'cüiiis n'y cst engag^e, — Gn palpant extödeuremenl l'abdo-iikmi, (jii .sent ties dlslinctoment, ii droite, In töte d'un foetuuqui semble tombä ihms los parlies Ics plus däollves. Ce FobIus ost Inerte et ne r6pond (ins mix excitations röitöröes failes pour provoquer dos mouvemenls; on on conclut qu'll ost niort. La brobis tneurt pendant la unit.
L'incision ilos parois abdominales donne 6coulemenl .;i 4 ou ;gt; liiros d'un lii|iiiilc söi'onx, couleur lie de vln; iniis, n'ayant pas ]6a6 l'utörus, i'au-lour ost surpris d'apercevoir un CgbIus incomplölement coiffd de sos enve-loppes, ol iliuit le cordon ombilical ötait ddjii rompu i'i quelques centimetres do 1'ombilio, Co foetus osi einpbysämaleux; s.'i conformalion el sos dimengt; sions — s.'uif l'empbysöme — sont colics d'un roetus ii tormo ; il s'ost oclmppo par iino doohiniro longitudinale d'une dizaine de centimölres, siögeantsur le corps de ruiönis; los bords de la plaie soul, frangäs, dächiquetös, ecgt; cliymosos.
Mais l'utörus contcnait m\ oulre doux autros foetus momiliüs, longs de 10 et 15 centimetres, dout los tissus ties friables, do couleur jaune oereuse, et saus odour do putrefaction, ölaiont en vole de dögönörescence.
L'auteur allribue la döchlrure iil'^nergle des contractions ulSrines qui n'au-raieut pu alioulir eu raisou de la position vicieuso du foetus principal (pr6-soutatiou de la töte, les raembres repiiös sous le corps). II uous ost diffleiie d'admeltre cette explication, oar uno lollt^ prösentation aurail permis l'enga-gemenl de la löte qui, ainsi qu'on la vu, no s'est pas produit. Pour nous, la döcliii'ure doit rocouiiailro pour cause prcmiöre unu violence extörioure,— la ineino qui a fait mourir le fcelUS lt;lovenii jilus tard einpliyseinaloux ; — colic cause aurait afl'aildi les jiarois ulcrinos, et rendu possible leur rupture ulloriouro sous la seulc action des contractions de 1'organe. Quant aux deux autoes foetus, le pen lie di'veloppeuieut qu'ils prescnlaient permet do croire quo leur mort ost do lioaucoup antorioure ü cell(; du premier, et doit otre rap-portoo ii uno autre cause.
IX.0 Odskhvation. — Degivg, ~ Annales de mod. vöt., I87S, p. 177. — II s'agit d'une vache conduite a I'Kcole veteriuairo do Bruxelles; eile döpasse probablemenl le lerme de la gc^stalion. — Depuis plusleurs jours, son appctit ost sousibleinent diniinuö; do temps a autre, olle manifeste de legeres coli-([ues et se livre h (lucliiues ellorts expulsil's; Ions los pliönoiiienos precurseurs du part sont iioltoment accuses.
Au inomout oii la voll M. le professeur Degive, la malade se Irouve dans l'ölat suivaut: prostration, anorexie, dianheo; artero |)otito et molle; pouls fälble el aceölt'rö ; respiration calme; un mucus abondanl, trouble, d'uno toiutc jaune verdamp;tre, s'öcoule de la vulve ; le col uterin est ferine; le foelus a pro-bablemenl cessö de vivre.
Le lendemuin, l'ölat gönöral paralt plus salisfaisanl; la diarrWe a oessö; l'appölit ost im peu revenu; l'oriflco utörin permet l'introduction facile de Irois doigts. — Kn vue de pröveuir les consequencos lacliensos du söjour pro-longö d'un fojtus niort dans la cavilö utorine, ou proscrit un breuvage aborlif conlenant doux oncos d'ergol de seigle. Gontrairemenl ii toute provision, rolleI est mil.
Gependant, un jour plus tard, il y a uno aggravation prononcöe de l'ötat de la malade : ou la trouvo couchee, fortemonl meteorisee ; respiration l'roquento, plaintive, pouls trös accelöre, h peine perceptible; inappötence complöte. Le col de la malricc est assez ouvort pour laisscr passer la main, qui ramene un liquide trouble, tilant et assez feticle. Cost avec besueoup do peine quo Ton Saim-Cvu et Violet. — Obstötrlquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17
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parvionl ii faire relever la palienle afln de lenter l'extraotlon du produit : eile suocombe durant les premiöres manoeuvres.
Usions. — I):ims l'abdotnen, dpanohemenl considerable formä par im liquide trouble, sanguinolent, d'odeurinfeote, dans lequel iloltenl lies ci\illois noird-tres; uuo grande partio du fcetus csl d6gag6e de s.'i oavilö nalurelle oi repose ä la fois snr le rumen et le paquet Inleslinal; les enveloppes qui le reoouvrenl snnt decliiiTes en plusieiirs plnces; il s'esl eciinppö pur mie largo Ouvertüre siluee entre les deux cornes de la matrice, et s'ötendanl sur une corlaine lou-gueur des parois supörioiire et införieuro du corps de oet organa. Uno seoonde ouverlure, plus petile, Interesse la corne gaucbe, la moins döveloppöe. Cos deux plales pr^sentenl des herds irräguliers el quelque pen iullltivs de sang. Lc totus (Haild'im volume önorme, du ä rinflitratiou on mörae temps liquide et gazeuse du lissu collulaire general.
Xc OesEnvATiON. — Vkuxa.nt. — llccucil ile mcl. vit,., 1874, p. 924. — Quiiue jours avant que M. Vernant n'oütele appelä a voir la vachodonl il s'agll, eclte hfilo avail eie ii'uit.ei' pour de l'inappölence compliquöo d'un pen de nuHi'o-risme, que l'on avail cru pouvoir at(ribuer a une indigestion ; aueune amelio-ration ne s'en iHail suivie, et, de (ilus, on avail remarquö un amaigrissement et un affaiblissement progressifs; depuis quelques jours, le rojl.us semblait descendre graduellemenl dans le flaue gaucbe; enfln,la malade so plaignant consiainmeiU el refusahl loido nourriture, on s'ötail decide ä appeler le ve-lerinaiie.
M. Vernant constata l'elal suivant; Impossibility absolue de faire lever la malade; volume enorme du ventre dans le sens transversal; ballonnemenl ä gaucbe; yeux enfoneds dans lesorbites; pouls insaisissable; col utörin resserrö et projete par le l'ait du nielöorisme a un decimid.re au dehors; mamelles donnaut dejä du lail assoz blanc. — La ponetion de la pause ramöne un peu de calme, et la vache se leve ensuite plusieurs fois. — Lo lendemain, le col utc'iiu permel rinlroduction de la main; M. Vernant louche les cotyledons auxquels les enveloppes soul encore adhiuenles, inais e'est e;i vain ([uc, lout d'ahord, il cherche lelVelus; il constale aussi quo la matrice est relraclee et pourrait a peine contenir la teie d'un homme adulle. Passant enfln sa main dans uno ouverture accidentelle qu'il rencontre en has et a gaucbe, notre confrere parvienl a toucher le veau, aprös avoir mis la patiente sur le Dane droit, el fail pousser en arriere par des aides, sur le corps dur que I'ou sen-(ail en has de I'liypochondre gaiiche ; mais il constate aussi I'iiupossihilite d'en pratiquer 1'extraction. — Jugeant l'ötat do la vache absolutnent irreme-diabie, M. Vernant la fll sacrifler et put voir un veau difforme, d'un poids considerable (6b kilogr.), mort depuis peu do .jours, qui s'eiait echappe par une dechirure longiludinale silnöo vers le corps do I'uterus, en debors do la corne gauche; — dechirure donl les bords rougefttres, iulillres, oul une epaissenr de 6 centimetres. Par suite du retrait do la malrice, celle plaie u'a plus (jue 8 centimetres de longueur.
XIquot; Observation. — Ladaque, — Archives vHärimires, 1880, p. 1)12. — Vache pleino de sept inuis, vivaut en stahulation reellemenl permanente, car eile ne sort pas memo pour hoire. — (Juinze Jours avant que lo velerinaire ne soil appele, cello hiile s'eiait iinHeoi'isi'o Icgi'i'iHnenl el avail prcsenle laquo; une sorle de luiueur molle, duvolumedes deuxp'oings,embrassantla vulve, I'anus, les c\lreinili''S des ischiums et la base de la queueraquo;; le veau avail aussi beauooup retnue ee jour-lft.. Grace ii quelques soins conseill6s par un voisin, la vache avail le lendemain repris sa gaiele; mais depuis cette indisposition, le veau, qui avail loujoins etc Ires bien senti ii droite, ne retail plus qua gauche, el, en outre, ou ne le vit pins Jamals faire de mouvemenls.
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M. Ladague Irouvala malade oouchöo surleoöt^ droll, se plaignanl lögörelaquo;
men I, ot so m on I rant nn pen mäl^orisde, Lorsqu'on pulpe le cdtä gaucho, la vacbe oxhalo chuquo fols dos plalnles plus lories ; on sont tnanireslemonl (tu'uno cer-lalnoqiiMiiiiieile gazestaccurnuldsdaasl'abdomen, maisnon dans la patifie, car une distauco de 4 ä.'i coiiliineires separe les parois abdominales do cello der-niero. [nförleuremenl, jusqu'fiu tiers supörleur lt;le l'abdomon, unbrull de bullot-lement de li(|iii(l(! se fail entendro en pressant, les parois. I,es respirations sont an Dombre de 32; lo ponls, l'aililo, est ä 88; la conjonclive so montre Inflllröe; le ninflo, les oreilles, U^s comes at I'extreinilc'' des membres, tout est IVoicl. Ijc pis ost flasqne, non voluinineux; la vulve n'est pas d6veloppde; il s'on echappo im |ieu de matiere saniense, hrnnälre, fütide. Le col utörin est entr'ou-verl, mais rigide; il ne iaisso p^nÄlrer (pie rextremiie des doigts r6unis en raisceau, on pent toucher los deux onglons d'un membre, — Application de poininade li(dla(lonee. — Moins do deux henres apr^s, la vache inourail dans le pins grand calme,
A ['autopsiß, lalle seance tonante, on entend ?'6cbapper de l'abdomon, des qu'il estouvert, nnc grandc quantity de gaz d'odeur pulride; on Irouvo figale-ment, dans la cavile peritoneale, do iii k 30 litres d'une serosile brnnälro, lie do vin, dans laqnclle nagent quelques caillols dosngreges. Le periloinc est fortement injeetö; nn Ccelus volumineux so volt libre an milieu da la masse itlteslinale; il esl gonlle, crepilanl, ot dans nn etat do decomposition avancec, car les as des membres so s6parenl an nivean dos articulations par une faible traction. Ge fCBlUS s'est ecliappö de la matl'ica par une deeliirure s'elendant do I) a 0 cenliiiiölres du col jiisqifa .'! cenlimelres de roxlrömitö de la corne qui le contenail; la lösion, ä pen ])res roctiligno, suit lo plan inf6rieur do l'ulörus; sos liords onl nn cenlimelre d'epaissenr environ, ot sent eccliynioses. —#9632; Dans lo rumen ot les autras organes digestifs, rien d'anormal.
M. Ladague a cru devoir attribuer la döchirure a I'irrögularil6 el a la dureiö du sid do I'clable, an manque do liliero, et h la presence d'une barre de separation snr laquelle la vache anrail, pn se laisser tomber quinzejours anpai'a-vanl, lors do la premiere indisposition. Nous croyons rotte opinion Ires plausible.
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XIIquot; Observation. — IVmikut. — Journal do mad, v,H. clde zooteohnie, ihlaquo;2. p. J)28. — Gelte observation piesonie, sons plusieurs rapports, beaucoup d'ana-logie aveo la IX0. — Le sujet est une vache pleine de neuf mois et douzajours; depuis trois jours olle präsente de legeres coliques allriluiees, par le proprie-lairo, ä I'ingestion d'aau froide. Son aspect oxterieni' esf. Ires satisiaisant; la respiration ost calme ot reguliere; mais, do temps ä anlro, la palionle mani-I'osle scs donleiirs par do legers Irepignemenl.s.
Le velerinaire altriluic cos coliques anx approches dn part; cependant une chose lo frappe, c'esl raquo;pie la vulve n'a pas lo volume qu'elle acquierl generalc-menl acette ojiocjue : on dirail cello d'une vache qui n'a jamais subi le contact dn lanroau. D'aulroparljo veanne faitaucun inouvoincnt,elconiine raLiscnlta-tion ne permet pins d'on percovoir les battements dn comr, M. Dahert est porte a oroiro qu'il est mort. I,'exploration des organes genitanx permet do constatcr ce qui suit; nnc uolable quantita de mucus legerement leinte de rouge occupe rinterienr du vagin ; lecol do la matrice esl rossorre : a peine est-il possible d'y inlroduire rcxlremile dn doigl indicatcur, et c'esl en vain quo Ton essayc d'on amencr la dilatation. I,e propridtaire repousse l'inoision du col, qui pourrait permeltre do lorminer racconcliemenl; 20 grammes d'orgol soul prescrils dans le but do stimuler los contractions do I'lileriis.
Lo lendemain soir, la vache semble aller mieux; mais pendant la unit, on volt se developpordo la meleorisaliüii, phis prononoeo ädroite qn'ii gaiiclic, ot la garde entend nn hrnit etrange so prodnire dans le venire de la brio : la nip-
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#9632;gt;60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l'ATIIOLÜGIK DK LA GESTATION.
lurevenait sansdouleclo s'acoompUr, A dater de ceinoinent,la malade no s'ost
plus COUChdQgt;
Le matin, M. Daberl Iroüve U\ vacliedebout, forlomenl mötöorisäe; lii respiration Qst aocölöröe, lu mufle soc, lo |)uiil.s rapide, petit, Qiant et ii poine perceptible. Le col esl dans lu möme 6(:il quo deux Jours auparavanl; en renou-vetant les lentatives de dilatation alddes, toutefots, d'une appllcallon de pommade de beliadone, onparvient, apres unebeure d'efforts, a introdulro les olnq dol^ts; mals c'esl loui ce quo l'on peut obtenir.
1,'incision du col es! praiiquee; aussilöl so dögagent des gaz infects, r6-pandanl une odeur semblablü ä colio qul s'oxhalo dos enveloppes foatales en putröfaction : mais on no trouve point la poche dos eaux, el pour atteindre lo milieu dos canons anloriours du lioliis, il laut inlroduiro lo bras entler. Ce fn'iusesi emphysämaleux ; le poll s'arrache au molndreeffort...; on raison do son önornio volume, ot vu riiupossiliililo de l'obtenir lei quol, on so deeido ä abatlre la vacho,
Lo pcriioino ölait couvert.de fausses membranes ot coniouait uno grande quanlltd do liquide sanguinolenl; la oorne drolte de la matrlce prdsenlatt n la partio antörieure une vaste Ouvertüre irräguiiörement arrondie, a bordsdö-cliiquolös ei fortement congestionnäs; par cetto ouverture s'öchappalt le fuelus, qui so trouvail en partle engage dans l'abdomen.
Milquot; Observation. — Tu. Violet. — Clinique de l'Ecule vetcrinaire de Lyon. — Le Hi fövrler 1886, craignanl uno mise-bas laboriouse, on lalsse dans nos Inflrmerles une polite chlenne griffon qui, accidenlelleraenl, a öle couverte le 20 dcconiliro par un ciiion de berger de laillo lout ii fall dlsproportionnöe. Le 20 l'evricr, cello polite bölo, donl le ventre est voluininoux, so inontre tres gaie, saus le moindre symplöme inquiötant; les mamolles sent gonflöes et (lonnont du lait blanc : lo part ne saurait ötre öloigno. Le lendemain matin, 21 (soixanle-lroisiemo do la gestation), la chlenne ost triste, aliattue, on pour mieux dire ancanlic; la peau du ventre est violacco; le nez est sec, la surface eutain'o donne a la main une sonsatlou marquee de Froid ; rexplorallon des voios genitales fait conslater ('galemont un ahaissenient de la temperature Interieure. On touube lo col qui ost mou, mais ne semble jias dilatö;... moins d'une deml-beure aprös, la chlenne elail. morte, — A lautopsie, nous avons eonstale une vaste decliirure oblique de la corne droito, qui con-louail un Foetus eniphysömaloux d'un lies gros voliimo; les levres de la dd-cblrure sont frangöes et inlillreos de sang coagulc; —dans la corno gauche, etait un autre l'oelus ögaloment Ires gros, par rapport a la laillo do la chienne, mais qui n'avait cessö de vivre quo depuis pen diustants. Lo col uterin, raniolli, anrail pu laissor passer lo pelit doigl. — La rupture a dö se pro-dulre lot's des premieres contractions ulerinos; mais les parois do la malrice etaicnl sans deute aflaihlios douldenient : 1deg; par la distension rösullant de lelat einphysenialonx du fa'lus, etc.. ; 2quot; par la lesion, — poul-etre une contusion duo a une chule, —qui avail, ocoasionue la nioit de co dernier.
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XIVC Observation. — Lgqrain. — Annales de mod. vet. de Bnueelles, iSiiti, p. 124. — Une domesliquo nyant eu maillo a partir avec ses maitrcs so mit dans une grande colero, el no pouvant so vengcr sur eux, s'en prit ii une pauvre chevro, qui recut, en expiation do la söveiile des premiers, force coups do pieds dans le venire. A la suilo do ces hrutalites, (;ctto chevro, qui etait ploine, peidit I'appelit, roudit du sang par les voios genitales, resla ina-lado pendanl dix jours, et les phenomenes do la gestation disparnrent. Puis le lait so larit compleloment; il y cut des alternatives d'appelit et d'inappe-touce, cl la clievre devint d'uno maigreiir effrayante.
Gependaht, six mols plus tard, la sante etait assez bien rßtablio pourqu'elle
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ACCIDENTS DE IA GESTATION.
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rnilovint cn chalcur. Kilo fut nirtmo oouvei'te, male saus succäs; Beulementi leg ohaleurs tic reparuront plusi
Un an apros ['accident, M. Legrain ful appold pour la tndme chövre, laquo; qui avail, mi inin aii-duvani du pis. raquo; 11 oonstata, en Bffet, une Ouvertüre olrou-lalre d'environ 10 cenlimätres, et, par oelte ouvorture, ii pul relirer deux fcelus incomplets et en vole de döoomposition, L'op6ratlon ful facile et no prö-senta liim de remarquable, Une dponge imbibäe d'eau froide fut Introduite dans la pocho d'oü les deux foetus venaient d'ötre extraits; la plalo fut net-lojiio et pans6o de la möinu maniöro le lendemaln ol lesjours sulvants, et, ti'ois semaines aprös, oette böte ötait guärle; seulement, les mamelles res-törcnl atrophiöes,
nion (juc, dans ce cas, l'aulopsie n'ait pas öli'^ faite, nous croyons pouvoir, sans lönierilö, classor l'accidenl dont a souffert la chövre parmi los döcbiruros iitorinos. Gontrairoment ü cc (juc nous cnsoi-giienl los antres obsorvalions, cclto femelle anrail done pu rösisler a la pöritonile.
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Ii.
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Ilu|iraquo;tirlt;-s oil sections (FniisvcrsalCH.
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Lo profossour Eiu.oi.am a rcnconlrö qnairo oxomples do cc cas pa-thologique vraiment extraordinaire, qui ont 616 döposös par sos soins an mnsöc pathologique do Bologne. Nous on donnons ici une description sommairc, d'aprös lo professeur Lanziilotti-Buansanti.
lr'' Observation. — II s'agit d'un uterus do vaclic (|iii contenait, dans une do sus cornos, un fcotus plus qu'A lermo, cl dans I'autre une grandc quantitä de Milieus, si hit^ii qu'on no pouvait dislinguer, d'aprös le volume, quelle ötait la corne gravide, L'ut^rus eiail totaiement divisä au niveau du col i^t flottant dans la cavil/' abdominale, souteuu seulement par les ligaments larges, qui elaicni aralncis et distendus. La partle tronquöe de l'utdrus avail une forme ^lobuleiise, el sa surface, parfaltement lisse, eiail partoul recouverle par lo peritoino. Au poinl oä la söparalion s'etail. eifectuäc, l'organe eiail dos par la reanioii oioatriclelle dos bords de la division. Quand on ouvrll ce troncon d'uUrus, riminoiir muqueuse contenuedans la corne gauche s'dcoula, et ron vil ä la face inlerne d(^ cello partle de noinliieuses cicatrices radioes. Le feetus, contenu dans la corne droilc, ölail indnre et paraissait avoir vecu au dela du terme, ä on juger par les onglons, los dents, qui etaient sorties, et le volume de son corps. Son nuiseau no correspondall |ias a remboucbiire de la corne; la tele eiail ropliec sur le cölo ^anclio de l'encolure. L'occiput et le vertex regardaient cn haut, et bouchaient une vaste ouvorture ronde, rösul-tant do la destruction de la cloison qui separo les deux comes. La täte adliö-rait a lout lo Lord, In6gal ol frangd, do cello ouvorture, et lonii^ la partle qui falsalt saillie dans la corne gauche presentail une large lonsttre, od inan-quaient, non seulement la poau, mais le pörioste Ini-nienie. Gouclie ä plat sur un de sos cölte et ineurve sur lui-nienie, les quatro inenibres enlreinöli'S au voisinago de la töte, lo muaeau place outre les deuxjambes de derriere, le foetus ropresenlail une sorlc de grand corps diseoido.
11deg; ODSERVATION. — Corno de l'ulerus d'niio vacho on gestation, coiitcnanl an foetus c.oiiipleteniont döveloppe, nolahleuiont induce. Geile corno, döchirce peut-ötre duns l'aote du, pari, s'est di'lachee ol esl restöe presque llbre dans la
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cavilä abdominale; st, la cläohirure s'ölant oioalrisäe ('.'), cllo a formö un grand Icysto, clos de touLe pari et conlenänt le toins. Les parois de l'utärug soul devenues en grande parlio (Ibrouses; les onveloppes foetales, corlaoes, Comme dans le oas pröoödeut, oette plöoe a 616 trouväe sur une vache tu6e par un bouoher; eile loraba sur le sul apräs qu'on ent d6laob6 quelques petitos brides fibreusoa (|iii la flxaienl a la region sous-lombairoi
III0 Odsebvation, — Ulei'us de brebis au terme de la grossesse, d6cbir6 an voisinage lt;lu vagin, et rostö libre dans la cavit6 abdominale. Dans ce cas encore, l'utörus formail un kyste complötoment clos, qui contenait i'agneau forlemenl indur6. En d6tacbanl eel organe, on apergul mic cicatrice iiT6gu-licro, qui donna a supposer que i'accidenl avail 6t6 la snilu de la torsion dn col.
IN''' Obsbbvation. — Partie postörieure d'une remelle c](! cochon d'Inde, (|ui pr6sente la corne gauche do la malrice drtaclieo et cicatrisöe fi I'endroit di'i a eu lieu la söparalion. Cette come, devenue demi-libre, 6lait pleine dlaquo;' sani,' liiiniile. I.a distension produite par le sauf; a 6t6 teile i|im^ la cornn s'csl d6cbir6o dans son milieu et que le petit animal est morl d'h6morrliagie.
Vquot; Observation. — Sciimklz. — Annalcs de mud. vet. de llnixelles, -IH.'U), lgt;. 38^. — (Jne vaclie, qui aurail du donner son veau depuis limt semaines, reslait conslammont coueböe, sans faire le moindre effort pour so relever. Appel6 par basard pour la voir, .Schmelz conseilla I'abalage, (|iii Put accoptr. Tons les viscei'üs dtaient sains. Le feetus, developpr, gisait clans I'abdomen, üiitoure do scs enveloppes. L'utörus dlait complötement d6tach6 ä (gt; cenli-melres iln col, Les bords de la döchirure etaient deja cicatris6s. Fcetus, enveloppes et alerns delaelie exlialaienl line odeur leliile et elaicnt pulreliüs. 11 n'y avail plus trace du liquide amniotique. Schmelz n'a pu decouvrir par quoi oe tlelacheinonl de i'iilenis a pu 6tre provoqnr.
VI0 Odsebvation. — Vebnant et IUhmik.h. — Bulletin da la Socidtd centrale de iiiöd.vrl., l8Sä. — Nous reproduisous textuellemenl la communication falle ä la Sorieti; par M. le professeur Barrier, I'auteur principal de cetle ires into-ressanto observation :
Parturition anormale consöculive ä u.ne rupture compUle et anoienne (liicoluU-rin (brebis). —A la dale du 28 fevrier, noire conlVere do Clamecy (Niövre), M. Vernanl, communiquail ii M. II. Bouley 1c fail lies curieux del'expulsion sponlanee d'un foßlus a travels les parois ilu venire, fail observe eliez line brebis 4g6c de tmis ans (jui avail du reste rte ahaiidonnee eonnne incurable.
Je demande a la Soci6t6 la permission de lui citer, a litre do ronseigne-ments conimeinoratit's, quelques-uns des passages do la lollro do M. Vernanl, lellro puhliee par M. Bouley dans l(! nuiiiero du Uerueil de medecine viitiri-naire du Hi mars dernier.
laquo; II y a trois semaines environ (le 0 levrier) une brebis pleine el a terme presenlait a la partie declive du venire (r6gion ombilicalo) un cedäme chaud do dimensions considerables. Lo volume de la tuineureinli lei (pie I'abdomen toucbait prcsque ä lerre, et qu'ä premiöre vue, lout pormettait de croire ä une liernie enorme. Le reyisseur de la ferine, en preseneo d'un elal, aussi alarmanl, el croyant du roste ä l'exislenee d'une bernie, donna l'ordre au berger do sacrider la böte, qui etait d'ailleurs en assez mauvais 6lat. Ce dernier n'en lii rien et vint un beaujour (lo lä fövrier) prövenir son maltre que la tumeur s'ötait ouverte et qu'une palte sortait par l'oriflce. L'examen de la t'emolle oondrmalesdires du borgor.
S'atleiidant h une morl prochaine (K^ la brebis, on tie (it point de traction
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ACCIÜENT8 DE LA GESTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^ß:i
aur le fcBtus et on abandonna la tnöre ü ollo-mdme, r.n nature so ohargea de la sauver. Petitäpetit, l'agneau, parson poids, ölargitroridceel linii parölro expulsü ä moiliu. I-h nu'no, en iiiurclumt sur los patles tralnantes de son pro-duil, complöta l'accouchemenl, opörantalnsi une oerlaine traction. L'agneau ('•tail, ii tov/ie, bien conformö et movl depuis peu de/ours. J'ajouterai qu'll s'ö-liüt pn'soniü lt;i l'ombilio normalement, c'esl-ä-dire pur' la (tUo ot les metnbres anlöricurs.
Quiini a la more, M, Vernant m'a öoril qu'il avail eu l'occasion de la volr une quinzaine dejours environ aprös la mise-bas. LälU' semblailensiexcellente santö qu'il fallul, la chercher clans lo troupeau, tant sa vivacllö el ses forces elaient encore aecusöes. San vriiIto, Irrs has, n'dlait pas rovenu ä sos dimensions nonnalrs; la rögion nmhilicale nüVaii une plaie circulaire d'nne ving-taine dt! centimötres de diamälre, presquo complölemenl fermöe, sauf b sou centre, oCtoxistait une ötroite Ouvertüre permellant a peine l'introduclion du petit doigt. Par precaution, M. Vernanl 111 soutenir le ventre en appliquant sur la parol abdominale införieuro un bandage l'oiiuO d'un sac |)lie uu quatre et fixe sur los reins et lo dos ii l'aide de cordes.
Toni pouvail faire prdsumer que la gu6rison de la brebis dftt ötre döflnilive. Pourtanl il n'en fut rien. Elle succemba presque subilemenl (le 24 mars), trente-huit jours apres la parturition, ol cela au grand avanlage... do la scioueo, car, si olio so Cut rolablio, los fails inlöressauls qui vont suivre cussenl probablement ölo perdus ii tout jamais. Cesl ä cetlo beureuse circoustance que je ilois d'avoirpu examiner los organes gönilaux et la paroi abdominale inl'öi'ieuro de i'animal. Je saisis l'occasion qui m'est olTertc pour remercier mou coufi'orc d'avoir bien voulu recueillir les pieces et nie los offrir.
Tont d'abord, j'avoue que je mesuis tiouvc fort embarrassä de reconstiluer los choses en leur i5tat, par suite dos changements de rapports et do connexions qu'ellos lovolaicnl. Cepondanl, apiüs une dissection attentive, il m'a 616 possible de rötablir exaclemenl la disposition dos parlies. i,es deux Schemas oi-aprös, malgrö leur imperfection, me permettront d'abr^ger raa description tout en la rendant |)lus claire. Sur i'un d'eux (flg. Ii2), j'ai liguio la situation et los rapports normaux du rectum et des organes gönito-uri-naires dans la cavitö abdominale; sur I'autre (lig. 33), j'ai repr6sent6 los mömes organes, tols qu'ils so trouvaient sur la brebis dent il esl question.
On salt qu'il IVlat normal (flg. 32), l'ulörus dos petils ruminants a ses cor-nos inenrvoos on avant ol en lias. Clioz noire hole, an contraire (tig. ;t3), lo vagin (Fa) so lerminait en cul-de-sac en formanl une sorte de moignon vers l'onlröo do la cavid'quot; polvicune. An fond do co cul-de-sac, j'ai reconnu la moilii1 posldrieure du cul utoriu complätement ohlitoro. En face et en avant du moignon vaginal sevoyait la come nlörine gauoho (C(/), mais döviöo do lellc sorte (]iie sa convoxitö ri'gardait eu arriere ct sa concavito on avant. En suivant la courbure de cette come, ;i parlir do l'ovaire correspondant, eile venail so greller sur une sorte d'ampoulo piriforme encore asscz spacieuse qui n'otait antre chose quo la come droite (Cd); l'ötat de sa surface intorieiiro et les nombreux cotyledons qui la garnissaient no laissaient aucun doule a eel ogard ; im öporon impair separait d'ailloiirs les cavilos rospectives di^s deux coruos. Knliu un etroit et court pediculo flxailces organes sur la paroi abdominale införioure, jusle au ceulre de la largo plaie quo cello-ci prösentait a la rügion ombilicale. Celte plaie elait conslitude par une surface hourgoonnanlo circonscrite par la peau (Pe), qui s'arrfitait brusquement sur la pöripbörie. An-ilossus do cette surface enflammde, j'ai rotrouvd los divers plans musculo-apondvroliques do la paroi abdominale inl'oricnro parfaitement inlacts. Mais dans toute rotonduo do la plaie ombilicale, la paroi ventrale so montrait for-lement döprimöo en vaslo oupnlo, do dossus on dessous. All centre do cette cupulo oxistail nu orilico ölroit (0). En y inlroiluisaut un tube iiisufllatcnr, jlaquo;
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PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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pus peiiölrnr ii mit ^iiisc, par lo pi'diculo dont J'ui parlc, soil rlaiis lii caviti; öle la oorne droile, soil dans ce.Wc do ia come gauohe; et, au raoyen lt;lc l'in-sußlalion, jo pus tn'assurer qu'aucun perluis on diverlioulum no meltail on communicalion los corues utöritios aveo lo moignon vaginal,
Teiles soui los dispositions stabiles par la disseclioni Nous aliens voir qu'il est l'acilo tnaintenant d'inlerpröter les fails observes pendant la vie du sujet,
II ost övidenl d'abord que Ton a afTaire id h nun rupture compldle de la
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Fig. 32. — Sclioma dos organos'gönlto-uriualros noriDatiü (')#9632;
malrice poi'tunl sur lu partie moyenne du col et survenue aprds lu fdcondation. (loniuu! Jc; uo possöde absolument aucun renseignemenl sur la cause qui a
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Fig. 33. — Schema dos orgauos gönito-urinaircs apris la 1'upturo do la matrlce (quot;).
provoquö celle rupture, on comprendra ma röserve u l'endroit dos cxplica-lions puremenl liypotli6tiques quo ,j(^ pourrais fournir. Tout ce que je puis dire, e'est (juo I'examen minulieux des ligaments iargesj dos comes utöriiios, du moignon vaginal, du rectum et du pöritoine en goneral. no m'a rien rovelö do particulier.
Uuo Ibis soparec du vagin, la malrice pleine csi lomböe dans la cavile abdominale; son corps osl, venu se grefTer sur la paroi iuförieuredu ventre, dans la region de L'ombilic, (andis que sos cornes, encore soutenues par les Uga-
(') £/, rienis; — II, llocluin; — \'n, Vagin; — IV, Vossle; — Ptt, Puhis; — Cn, Col ulerin ; — abi Point ou la rupturo a cn lieu.
{quot;) Cf/, Coriio ulerinc! gauohet ~ '*', Corno drolto; — 7v, Poau do la parol nbdotninalo Införiouro s'ai-r^iant brusquomont sur In p6r!pli6rlo dis la cuputo ombttlcalo; — 0, Orifloc lt;lc sdrtlo raquo;In fostus, situü au ccntro do In plalo ombillcalo (ies nutros Icttr'cs commo pour la lig. 32).
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ACCIDENTS DE LA GESTATION.
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iiumts larges, onl pu resler flxäea tu \:\ paroi sous-lombaire lt;!m latervorltssanl sini|ik!trioiii lours rapports; d'införleure, loni' oourbure concave cst devenue supdrleure, pendanl (|ii(^ lour convexilä so dirigeail en arriöre, jusle en regard ilu moignon vaginaL Quant an oontenu de rulärus, il est resld dans sa cavitö normale de reception, gi'dce au siöge de la rupture qui porlailsurle milieu dn col.
Dns adhdrences inlimes n'onl pas lanic a s'älablir entre la parol abdominale införieure el la lace pöriton^ale do ia corno droite qui renfennait le produll de la conception. Pou a pen, sous I'influence dn polds toujours croissant de la mal lice el dn totus, la paroi venli'ale s'esl depnmee de dessns en dHSSOUS el nne sorle de cupule s'esl I'onnee anx depens de celto paroi dans la region ombilicale. Knlin, pendant les derniers temps do la gestation, un travail nlceralenr s'est elaldi qui a linl par inotlre en communication aveo I'exlericnr la cavitö nleriiiG an nivnan dn point on eile s'clail grelTöe snr la paroi abdominale. G'est vers celto öpoque qu'est survenu l'oedöme chaud de la region ombilicale, puis I'eschariflcation de la peau, la plaie dont il a 616 parld, el, imi dernier lieu, I'ouverture ombilicale qui a pormis la miso-bas.
La snrvie d(^ la more, pendant .tH jours apres i'accouchemeni, trouve öga-lenient sen explication dans co fail qne I'ouverture ombilicale aboutissait dans la matrice et non dans la cavitö pöritonöale, circonslance qui avail, mis i'animal ii l'abri dc la pöritonite, iaquelie serait probablemenl survenue lors dn part, si le fielns, api'es la rupture, fiH sorli de la cavitö utörine. La cause do la inort de la brebis ne parall pas Ires Inen döterminöe, M. Vernant I'atlri-bne a ranemin consecntive an Iraninalismo. Gelte opinion seinhle il'antant plus probable laquo;pie la bete elait deja en assez nianvais etat et (pic i'autopsie n'a relevö aucune lesion do natureä expliquer la mort, Quoi qu'il en soit, on comprend Ires hion uno guörison döflnitivo a ia suite d'nn accident de co genre. J'irai möme pins loin en disant qu'il eöt ötö possible de oonserver ce snjet pour la reproduction, on empöchant simplenieni l'oriflce utöro-ombilical de se former, ot en praliquant snr la brebis, an moment des cbaleurs, la tecondation artiflcielle. Sans anenn donto rexperience n'anrait i'ien en do pratique, mais sa, rralisalion ei'il ötö, a coup sür, originale ot curieuse.
V. ögalement les observations i, ii oi VI, p. 171 ol I7;i.
11 nous paratt ulilo do rapprocher do cos observations la suivanlo qniafHö rocnoillie choz lachionno par M. Guillebeau, bien qu'il n'yait pas en section coinplelo, mais seulcmctit rölröoissoment et oblilöration de la region tordue. II paralt evident que, dans ce cas, la circulation, bien qne geneo.n'elail, pas cornplelemenl inlerroinpuo : c'esl cequiex-plique la lesion interessante qui s'esl produite.
NMIquot; Observation. — Guilledeau. — Archives vätirinaires, 1SS2, |). 361. — lino ohienne avail, eu plusieura portöes lieureuses; arrivöe au terme d'une nouvelle gestation, olio presenia les pbenomöues de I'accouchemeni, mais apres nent'jonrs d'allento, le travail n'.avait pas encore abonli. line forte dose d ergotine, administröe le memo Jour, amena enlin I'expulsion do deux petits on (Mat do decomposition; mais la clnenne n'en Int ancnnomenl soulagöe*, les efforts conlinnerenl el, enlin, les forces s'epnisant pen a pen, eile snccomlm le dixieme Jonr. — A I'autopsie, la come droilo de la matrice fat Irouvee vide ol encore Ires pen retraclee. La corne gauche, Ires volnmineiise, se Iron-vail dans la paitie droilo do l'abdometl : olle döcrivait un arc forlemenl. incurve, conimongant on avant par I'ovaire gauche, attire sur le cole droitdo la colonne vertöbrale par son ligament enroulö sur lui-roöme, et so terminant en arriere an point de jonction des deux cornos. A cot endroil se tronvait un
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PATHOLOGIE DB LA OEBTATION,
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ötranglemonl de l'organs lellsmenl oonsid^rable, fiuo la como ötait röduile, sur une longueur laquo;li; ii centimetres, ä l'öpaisseur d'un crayoiii Cctlo partie ayaul subi une rotalion d'un lour de cerolo autour de Taxe principal, ötail cuiitoLirm'e on spirale. Leligament largo parlioipait amp;oelle anomalie, en for-mani nne large lorsade qui recouvrait enliamp;remeat ia parlie rölröoie do la corno uteriiic; an ilelii, celle-ci conlcnail deux fcelus mints et empbysöma-loux; los parois de l'organe tnaternel ölaient äpaissies, friablos, d'une couleur rouge violaceo, ol präsoutaienl plusieurs dÄcUirures par lesquoiles les liquides l'cßtnux s'elalenl öcliappcs dans la cavit(; abdominalo.
Apres avoir drrnnli', incise et vide la come, laquo; laquo;/ $€ trouva (/ue an cnvild ölail. compUtemenl oblitirös craquo; arrUvc, do sorle quo la corne, aussi bien que le col nlerin, venaienl,abontir en i'orine d'onloiinnir it, la parlic lordnu. II avail noil seidemenl liuirne snr son axe, inais encore sulii, dans sa pai'lie poslerienre, nne atropliie considerable avec oblitdralion du canal, d'oti rösultait nno im-pussibilile cornplöte d'extraire les jennos antreniont que par l'opöratlon tie lagaslro-liysterotomie. raquo;
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Hctentiou anormale du feetus.
Si, comme nous l'uvons vu pröeödemmont, lo fuclus pout prolonger, meme pendant nn temps asscz long au dela do la moyenne physiolo-gique, son scjoiii- dans la malrico, sans grands inconvenioiils pour lui ni pour la more, il n'on est plus de meine lorsqu'il y esl relenn par unc cause pathologiipie, alors quo so sont monlres les cllorls qui auraient du amener sou expulsion : ectle retention forcöe entratne presque toujours des dangers Ires serieux, cl co soul ces dangers que nous allons etudier lei.
Illstorlque, — Boutrolle est, ä noire connaissanco, le premier au-teur qui, on 1766, dans sou Parfail bouuier, aitsignale col accident do la gestation. raquo; II y a des vaches, dil-il, ([ui no soul point ouvertes, c'csl-a-diro qu'il n'y a point assez dc passage pour aller chcrcher le veau qui, restant dans le corps do la vacho, se racornit comme unc boulo. La vacho no peril point pour cola, on en ayant grand soin ; mais 11 y en a boaucoup qui perisscnl quaud, au lieu dc so racornir, le veau se lounie en corruption. La vacho qui porlo son veau racorni
dans la veliere on portiere nc domande plus le laureaii..... II laut
garder de cos soiies de vaches pros do dix inois a uu an ä les bion nourrir, surloul quand le veau se racornit, car olles mangent bien pou et deviennont exlrömement maigres pendant quinze jours de temps. Au bout de dix mois, on avant, si I'lierbe esl revenue, on mettra ces series de vaches a I'lierbe. pour engralsser et olles engraissent comme les autres; les bouchers trouveront encore le veau racorni dans la veliere. raquo;
En ITU.'i, (iorvy publia i'obsorvaliou d'une laquo; tele do veau qui elail restoe dix-hnit mois dans ia matrice. raquo; lOllo en fut rolirecavoc pcine, apres avoir et(5 brisoc, el la vache se relablit on pou dc temps.
Quelquesannöes apres, lluzard pöre commuuicjuait ä l'Acadöinie dos sciences I'liistoiro d'une aulre vache qui avail donuö dos signos do part
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ol rendu sos canx pour moltro Las. Elle fut d'aboi'd trös soiilFranlo, puis parut 86 roiiKUIro. Mais olio no larda pas ;\ inai^rir ot, linil par succomber aprös avoir porld son veauquinze mois.
Un pou plus lard, on ISITi, lln/aid fils oIl'iaiL ä la laquo; SociiMö do la facultd do hiiidocino do I'aris raquo; la malrico d'nno brebls conlenant un foetus qui y avail söjournö Irois ans.
Depuis lors, les fails do oolto nature so soid tellement multiplids qu'il sorail impossiblo do los ciler tons. Disonsseulementque ce genre d'aocidcnt a (51(5 obsorvö on Franco, on Suisso, en Ilalio, on Allernagne, on llollando, on Belglque, on Angleterre; qu'on la consLalö, non sou-loinont choz la vacho, 011 il ost do beaucoup lo plus fröquent, mats encore chez la brebls et la jument. Nous en avons röuni quarante-huit cas, provenant do sources diverses, qui soront indiquäs ä l'arlicle Bibliographie^ et qui so r^partissent ainsi qu'il suit;
;!.j out eto obsorvis choz hi rache, 7nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; choz la brebls.
5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dicz la Jument.
1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; choz la chlonno.
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Cost ä l'aido do cos fails quo nous aliens ossayor do faire riiisloiro pathologique de cotle complication do lagrossesse.
Siyiiiptomcs. —siurchu. —Verminalaona.— An tonae oi'dinairodo la gestation, ou bien pendanl son coins ol a la snilo d'nno cause capable do produire I'avortement, on observe lous los signes pröcurseurs et memo actiiols du pari : les marnolles so gonflent, la vulve s'agran-dil, lo venire s'avale, il y a do l'inquiötude, de l'agitation; los efforts expulsifs so produisenl; quolquefois los eaux s'ecoulonl au dehors, mais Ton attend en vain la sortie du fcelus. Puis au bout d'uu temps generalemcnl assez court, mais qui peut pourtant s'ötendre jusqu'au (pialriemo jour, los efforts expulsifs doviounonl plus rares ol plus t'ai-blos; ils linissonl par cessor tout ä fail, ol la fomollo reprcud pou ä pen loulcs les allures do la saule : la söcretion laelco s'elablil, I'appelil renait et ranimal peutötre remis ä son travail comme si rien d'ex-traordinaire ne s'(5lait passo (V. la Torsion et les Ruptures Iransversales de I'ulcnis).
Ce retour ä la saule, il ost vrai, so fait altendre plus on moins long-loinps; mais il pent (Mro ddflnitif; la vache pout s'engraisser el elrc livröe au boucher, ainsi que I'avail deja observe Honlrollo el quo Numann, Delwart, Pouchy, [{amon, Tombs, llossignol en onl rapporU; des oxomplos. En regle göueralo, les vachos, on cot 6lat, ne deviciinonl jamais plus en chalour; cependanl, cola memo n'esl pas absolu, ol Uossiguol pore a publie I'observation d'une vacho qui conserva pendanl vingt-sept mois lo footus dans la malrico. Cello bole donnail encore assez de lail; olio dcvenail sonvoul on chalour el rocovail lo male, mais sans pouvoir elrc fecoudöe; enfln ou la livra au boucher
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#9632;pavcc qu'elle devenail irop gi'asse. Kn issi, M. Biota publid plusieurs fails lt;i pou pros idontiques.
Un coiniaii tnöme dos casoü la föcondalion a pu avoirliou, parce qtio, övidemment, l'une dosoornes utörinos ölait roslöe intacto (V. l'obsor-vation II, p. 171).
D'autres fols, aprös uncertain lomps (''coule, trois, qnalre, six ir:ois cl plus encore, los phönomönes du pari so manifestenl de nouveau, et, si la femelle csl secourue ü lomps et avec inlolligence, olle pent ölre dölivree henrousenicnl (Glarck, Numaim, Haycock, Jouannaud, Vaii(lormios);cllo peutmöme somnollroassczcoinpltMomonlpcnir, plus lard, pouvoirötrelivröeälareproduction (Ancöze, P.Cagny), Tuen plus: quelquefois on a elö assoz beureux pour Irouver, lors des secoiules douleurs, lc veau oncoro en vio et roblonir vivnnt (Nuiuaiin, Qrognier, Clarck, Glaverle); mals alors, le söjour du PcbIus dans la malrice he s'ölail pas prolongö au dolä d'mi an ä dater do la coneeplion, cl lo pari l'nl plus ou moins laborieux, ce iiui n'a rien de surpre-nan(.
On comprend, sans qu'il soil presque besoin do lo dire, quo los cho-ses nc peuvent so passer avec cello simplicity qu'autanl ([iio, lors des premiöros doulonrs, los membranes sont resl(5os intacles, l'oriflce du colexaclement fermc, et que l'air exlericur n'a pas cu accös dans la ca-vile nlöriiio. Et cependant, meine dans cos conditions, los moins dofa-vorablos possible, la retention du fiel us n'a pas loujours des suites aussi heureuses. Hcjä, on traitant des ruptures ulörines, nous avons vu des cas oü hi frelus, quoique reslonl souslrait ä l'aclion de l'atmospböre (Degive, Dabert, Violol, el probablement Ladague, I'ölol), estdevenu le siege d'une fennonlalion gazeuse qui a enlrainö la morl de la mere. Dans beaueoup de circonslances, a la suite du travail domoiirö infnic-tiicux, la fomollc reslc loujours souffrante; eile mango pou, languit, s'affaiblit; la liövro hectique la mine, olle lombe dans lo marasme et flail sonvonl par mourir, au bonl d'un lomps plus ou moins long d'une existence miserable (Huzard, Dehan, Delwant, Hold, Wilson).
11 pout arriver aussi quo lo foetus so fraye une voie arliliciello, soilä Iravcrs los parois abdominales, soil ä Iravors l'intcslin, graco anx ad-lierences (pio rulörns a pu contractor dans son voisinage, ainsi queles observations snivanles rociieillies sur des fcmelles des petites espöees en l'oiirnissonl de remarquables exemples.
IM Obsbrvation. — Dupont. — Journal des völ. du Midi, 1840, p. WT. — (in prnpririain,' avail achelö uue brebis pleine, qui prösenta, quoique lemps aprös rachat, los symptömes (i(! l'avorlement, lesquels, cependant, no furent j),is suivis de l'expulsion du foetuSi Deux mois aprös, on vit so former, ii la n'gion ombilicale et un pen ii droile, une lumeur assez considerable, qui s'abcdda. De col alices sortirent les qualre membres d'un tolus, moins les paturons, puls l'ouverlure se cloatrisa. Trois mois et deml plus tard, une nou-velle lumeur so forma au memo endrolt, qui s'ouvrit encore, mals ne donna issue, cello fois, qu'ii des oxcirmciUs, co ([iii (letermiiia lo propi'iölairo ä faire
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cadeau de cutio Löte ;i M, Dupont, Geiui-oi la garda quolque i,(!rii|)s, puls [a siici'ida pour iHudici' los Ic^sidiis.
Autopsto, — Ayant ouveri l'abdoinon, il Iroüvn lo ccsoum trös grosj ayanl h pon pros la forme do l'oslomac du cheval et huimotnsnl adhäreul aux muscles abdoiuinaux. ci Qaalre ouverlures so laissaienl apercevoir sur ool inlestini la premiöra, siluoo ä la parlle moyenne et inCärieuro, correspondait ;i l'oulaquo; verlure qui so trouvait aux parois abdominales, et venait so faire jour au dehors un pen a droito de l'ombilic, ii l'ondroil möme oü s'riiiil formöo la lumeur menlioun6e plus baut. C'esl par lä que l'animal laissait 6chapper ses excrenienis. raquo; Laseconde et la Iroislonio s'ouvi'uienl, äco qu'il semble (cello partie de robservatlon n'est pas trös clairo), dans d'aulres portions du conduit intestinal. Kiifin la qnati'iomo s'ouvrail dans la corne droile do I'ulörus, qni, en co point, ailhoiait iniinienient au ccocum. lt;lt; L'intörieur do l'utörus conlenait une iietile quantity de liquide grisdlre et röpandanl une odeur in-fecte, dans lequel nageaient de petits ossi^lcts, parmi lesquels on put facile-ment reconnattreles premieres phalanges des membres ant^rieurs... Lo vagin avail öprouvö une torsion complolc de gauohe a droile, laquo; et l'auleur estime, probablement avec raison, ipio c'esl ü cetle cause lt;i quo soul dues los dillo-ronles lesions palhologiques qui viennenl d'ötre ileciites. raquo; — On ignore i\ ipielle cnuso pouvait etro ilüce double accident,
Dans robservation suivanle, ['Intervention du vclcrinairo a probable-inont prcvcmi l'älimination sponlanöo du fmlus :
11quot; OnsKiivATio.N. — GuAi/riERO, — La Clinica velerinaria, nov. 1SS2; et Jowiiul de m6d. vü, et de zoolechnie, 18811, p. 269, analyse de M. Cobnbvin. — L'auleur ayant elö appelö a visitor une brebis ä terme depuis plus de qua-ranio jours, laquelle no monlrail aueun signe de parturition plus ou moins prochaine, constato que le ventre etait volumineux ot lo foetus mort solon tonlos probabililÖS. —Vu lo peil de valour de la böte, dont Total göneral elail mauvais, le propridlaire accepla l'opöration cösarienne quo lui proposait M. Guallioro. Gclui-ci, faisanl maintenirla brebis sur une table, pratiquasur la lipno blanche une incision do 18 contiindlros qui le conduisil sur lo pöri-toine ; une adh6rence existait enlre le feuillel jiarietal de la sereuse et l'iilü-rus; on inoisa celui-ci et Ton pul retirer un liulus el ses enveloppes, non encore envabis par la pulröfaclion. I.a cavile de in. malrico l'ul nelloyöe et les lövres de la plaie rapproch^es par une suture.
A pros deux jours do liovre intense, on put enlin esporcr un lesullat lieu-re ux ; mats dix jours plus Ufrd, l'opörateur s'aper^ut que la matrice so gau-grenail; altiranl cot organe audehors, il en sectionna une partie; deux jours apros, laquo; nouvelle traction sur lo moignon et amputation do lout ce qui res-tail raquo;. — La cicatrisation pul dösoruiais so faire, et la brebis reprit assez d'etnbonpoint pour pouvoir 6tre livröo ii la boucherie.
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Ill0 OnsKHVATioiN. — I'n. Hun. — Uccueil de mdd. vH. 188a, p. 280. — Une petite chienne braque, dg6e do sept aus, avail donnö, le ~ avril, un premier foetus morl-nc, el avail coiitiniiö pendant deux lioures, mais sans resultal, a faire des efforts expulsifs. Geux-ci s'ölaienl enlin calmds, mais lo 17 avril, la petite bete, paralysöc du I rain poslorimr, refusait de manger ot laissait 6chap-perparles voles g6nitales un liquide sanieux, roussälre, d'odeur gangr^neuse, ontralnanl avoc lui des polls et dos döbris de obairs pulrölieos. Dans l'aino gauche, M. Heu romarqua l'exislence d'une lumeur du volume d'une balle a joiior, (lure, sans douleur commo saus chaleur, non tluctusnte ni oed^mateuse, sur la nature de laquelle il s'abslint de porter un jugemont. Considöianl le cas comme ires grave, noire confröre prescrivil enlre aulres moyens dos in-
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jections vti^iiialcs anllpulrides, Trois jours aprös, il no fat pas pen surpris d'apprendre, ol do constater par lui-tndme, ([ue la lumeur s'i'iaK aboödäe ot avail llvrö passage aux döbris d'un deuxiätne poiii ohion. La more reprit bieutöl lt;le Lappätitel des Corces, el la plale ne larda pas ä so oicatriser.
IV0 Observation. — Railubt. — Archives vitMnaires, 1878, p, 401. — II s'agil ögalement, dans celle observation, d'uae pellle cbienne. Elle avail conserve, d'une gestalion ant6rieure, une hernie iaguinale. Aprös avoir aoeouchä d'un sen! lUiius,— conJ.rairemenl äses parls precödonisqni, cliacuu, avaionl fourni ciiiq pelils au minimum, — elledevinl Iriste, indiffärante aux caresses, et perdit i'appiHii; noiil'Joiiis apros, le pointcentral do la hernie s'ölail ulcöi'ö, et, par l'ouvertui'e ainsi produile, s'olaii 6chapp6e une oerlaine quantilö de pus gri-s.Ui'o. En möfiio temps une pelile patte otaii apparue k l'exlörleur; la chienne i'avail saisio avec les dents, et, par des liraillements incessants, avait firn par l'arracher. M. Railliet, ayant dohride i'ouverlure, livra passage ;i un foiUis ii lonno, mort, mais parfaitement inlact; la poche dans laquelle il so trouvait logo olaii, ä parois irröguliäres, et contenail lt;los detritus infects; on no re-Irouva ancuno trace du foetus dont la patle avail, öle enlevöe par la möro. — Malgrö los soins donnfis, la chienne s'afTaiblil de plus en plus et succomba ti'ois Jours aprös rop6ralion. L'autopsie d6montra qu'il s'agissait d'une hornie des cornes et d'une partie du corps do l'utörus, par une ouverture mesurant mi centimetre environ do dianiotre; on ne put so rendre compte si Ton avail affaire on non a I'anneau inguinal, Los cornes horniöos älalont ii pen pros com-pleioineul (lölruilos par la gangröne el la pulr^faction; il existail, en outre, mic ddchirure complöle de la matrice immädialemenl au-dessus du collol de la hernie.
(V. iiussi los observations I ol VI, p. 171 el 173.)
Dans ceiiains cas do gcslation geineliairo, on a vu los pluhloinöncs do ravorloincnl so dcvelopper par suite do la mort (run on do plusieurs foatus, et ne i)as aboulir parce quo la prösence d'un autre foetus vi-vant s'opposait ä. la sorlio dos premiers. M. Duuicgu a public, concor-nant la jument, la Irös iulcrossanle observation qui suit :
V OnsenvATcoN. — DuufeoG. — Arehives vötärinaives, 1883, p. 399. — L'no juinonl I'ul conduilo a l'ijlalon le 20 juillet IS80; olio ne fut sailli(! que rolle fois. — Le 13 IV'vrior snivanl, le propriclaire rcinarqua les phönomencs pivcursonrs du part; cependant ils diminuörent pen ä pen et disparurent complolomonl vers la lin du mois. Deux mois plus lard, c'esl-ä-dira vors la fin d'avrll, nouvollo apparition des symptdmes du pari ; gonflement des ina-melles et presence de lail abondant, au point de göner la beto pendant deux ou trois jours. Commo la premiere fois, los phänomönes disparurent, mais lo lail persista.
Lo l-Jnin, mise-bas d'un pouiain bien conslilne ct paraissant a lenne, mais qui mourut pendant la parturition, La d^livrance out lien naturellement; les mamelles se d^gorgörent bientöt; le laitdisparul el laböle parut revonir com-pleteinent a son elal normal.
Le 19 juin, vers midi, le propriclaire remarqua äl'entrde de la vulve dos os apparlenaut a la machoirc el aux membres d'un pouiain; il les enleva ainsi quo los aiilros qui so presentö'renl nilcneurement. Lc 21, M. Duliögo constala par 1'exploration qu'une assez grande quantity il'os des membres el du irouc. se Irouvaionl encore amasses ä rentroe do la matrice ; il rotira louloe que sa main pul rencoutrer, croyant meme qu'il n'en restait plus. Malgrö cola, il en fut encore expnlse pendant uue quinzaine; ions ces os apparlenaient ä un f(etus d'environ sept mois.
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La sautlaquo; fut assoz loiigini 11 so rätablir; mala enfln eile revinl oomplälemenl. (V. aussi I'observaUon VIII, [gt;. ^riG.)
Los consöqiionces do la retention iln fcBtllS sonl d.^alernoiil rodou-tables qtiand lo premier travail a amenä la ruplure do la poche dos eailX, ct, parsnllo, la pcnolralioii do I'air dans la caviti' ulöriiio; mais olios so. traduisent d'une l'acon difTörente. Alors lo fcQtus ne larde pas ä mourir; la puträFaction s'en emparo : sa presence provoque I'ex-ploslon d'uno mölrilo plus ou moins intense ot lo retour fröquent d'efforts expulsifsexcessivement penibles; la Qövre s'nllume; un 6cou-lomonl sanieux ct infocl a lieu par les voles gänitales, et lafemelle succombo plus on moins rapidemenl aux suites combinöes do la mö-trite ot do rinCoclion putride (Lecoq, Numann). —Ou bienles phöno-mönos morbides prennent pour ainsi dire imo allure chroniquo ; la f'c-mollo roslo inaladive; la söcrötion lachio no s'ötablil pas ou no larde pas ä so larir; un ccouloincnl. putride horriblement infocl s'dlablit par la vnlvc, clcntiainc, nnMös ä la suppuration, dos döbris dos lissus otmöino les os du foetus; des contractions ulönncs, qui so produisent de temps ä autre, rendent cot öcoulement plus abondant. L'appötil est irrögulier, capricieux, lo mufle ost sec, los polls so piquent, In peau so cello aux os, la maigrour devienl. effrayanle, el I'animal Unit par succomber dans lo dernier dogrö du marasrne et de l'öpuisement.
El copondanl, lolloesl la force do resistance vilalo, si Ton pent ainsi dire, chez la vacho, quo, mömodaus ccscassi graves, il n'y a pas lieu dodosespcrer tout ä fail, ol que la guörison pout encore ölro lo prix d'uno intervention intelligente. (Test ce que prouvent I'observation do Qervy, qui retira do la matrice d'uno vacho la lele d'un foetus qui y se-journait depuis dix-hult mois: cetle vacho gueril; cello do Thierry, qui a vu une vache avorlöe au cinquidme mois, consorvor dans I'ule-rus, presque sans souffrir, los döhris du tolus pulrclie jusqu'au moment oü ello ful livr6o an boucher, plus do trois mois apres I'avorle-ment; celle de Figuier, onlin, qui a pu re lirer de la matrice d'une autre vacho lo squelette entierd'un foetus qui y säjournait depuis plus de cinq ans, sans provoquer d'aulros syinptömos qu'un (''couleinent vaginal intermittent tr6s infect; I'operalion fut suivie d'uno guörison radicate.
La jument est loin d'offrir une feile lolöranco. A la vörile, nous sommesencore Ires pauvres on renseignements relatil's acollo feinollo; mais dans Irois observations un pen complöles quo nous connaissons, la mort ost survenue, aprcs dix-sept mois dans un cas fllamon), apres vingl-dcux mois dans les deux autrcs (('alliier, Tondeur), a complcr do l'epoquo prösumöo do la lecondalion.
Lo temps pendant lequel ie fcetus ou ses döbris peuvent söjourner ainsi dans la matrice esl exlroinemonl variable. Dans les observations qui sent ä noire connaissancc, la duree du sejour, ä compler do I'epo-
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quo de la concoption, :i ötö : do 12 mois (Clarck, Jouannaud) Garreau, Claverio, Grognier, Numann); li ä Hi mois (Ponoby, Tombs, Aucuze, lluzard pöre, Numann); in mois (Gervy, Hamon [ohez la jument], Hold, Hayoook, Salomö); 20 mois (Delwavt, Delplanque); 21 mois (P, Gagny); 22 mois (Gallller, Tondeur [ohez la jument], Hamon); 24 mois (Delwart, Andrö); 27 mois (Rossignol); ;i3 mois (Ponchy); ,'!7 mois (iinonyme, lluzard lils (choz la brcbis); 8 ans (Figllier).
ISn parlanl de la gestation oxtra-ulörino vaginale, nous avons signals la possibility de la rötontion pure cl simple do 1'avorton dans lo vagin do la vache, par suite do la disposition inciirvoo on en cuvette do la paroi InWrieure do cotto cavilö. L'observation do M. Goudert (p. 180) nous a paru so rapporter ä oo genre de retention; on outre, d'aulres laits out (Ho constates qui no peuvent laisser aucun doute sur sa rea-lilc';. Lo resume quo nous en donnons ici Cora sul'lisammcnt connattre cetaccidenl qui n'offre, par lui-mömc, quo pen do gravitö.
Iru Observation. — Ueneubodro. — Traüd d'Obstätrique, p. 00. — Nous avons conserve longlemps , dit col auteur, sur In tablelle d'une che-ininee, en ^niso de bibelot il'arl, un avorlon de vache, 11 (Hail, de la grosseur d'un rat, et avail, croyons-uous, lorsque son d6veloppomont s'ust arrete, environ deux mois. Les mcnihrcs, la töte, la qncne, nl meinu lo soxo, toutes les parties en un mot, ötaient parfaltement couformöes et ires dhtincles. Quand iioas I'avons retire, on cot dil qu'il eluit fait do poix ; quelques jours plus tard, il deviat dur comme le hois cl cassant comme le verro. La vache n'a prescnle pour tout signo d'avorlemenl ((u'lm cordon metnbraneux pendant par la vulve. La main introduite dans le vagin rencontra I'objet dont il est (jucstion, (uiveloppö dans une membrane Ires mince, commo du parcbemin, el humect^e d'un pen de matiöre grasse et gluante. Le col do la matrlce ölait compleloment formö et ne paraissail pas avoir etö dilate do longlcinps. On croyail la vache pleine di; plus do douze mois, el on attendait Ion jours lo veau (e'etait une primipare); queique temps plus lard les cbaleurs reparurent cl la böte Int remise an taureau; eile donna plusieurs veaux ä terme cl bien portiinis.
11quot; Observation. — Glinique de l'Ecole vctc.rbwire de Lyon. — Nous avons conslale nons-ineinos le fait suivanl sur uno vache on Iraiternonl dans uos in-(Irmeries : celte hole, atteinte d'une affection organique a laquelle eile ne devail |ias larder a succomber, avail 1'habitude do roster campöependant un temps asscy. long apres chaque ('mission d'urine. Le vagin ayant 616 fouille, noire collogue, M. Malhis, y trouvaun foetus trös petit, librede I onto adherence, cl Ton pat COllStaler quo lo col nterin elnil herniotiquemont ferine.
La description do co ftulus a 616 falle ä la page 1Ü2.
Ill'' Observation. — Pauciibnnb. —Annales denied, vet., 1880, p. 38;i. — II s'aglt d'uuevacbe flgöedecinqans, d'une maigreurlaquo;apocalypliqueraquo;, qui ctait arrivöe au ciiKpiieiiio mois de sa gestation lorsqu'elle prösenta les sigues ordinaires do ravoileinenl. laquo; Elle III, dil 1'auleur, des efforts reiteres pour expulser son pro-dull, sausy parveuir. üopuis einq Jours line les premiers efforts s'etaiont reve-lös, les contraollons abdominalesavaient beaucoup diminue et, dans les inlor-valles de röpit, la bete mangeail et buvait; olio so tenait loujours dohoul. Appeld ä la visitor, Jo coiislalai son (Hal d'ömaciation et la prösence ä la vulve dun cordon glaireux. Jo reinari)iiai anssi los inouveinents saccades dont son
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ventre eiait anlmö; les Wmoins mo dlsalent quo Is veau so döbattail ainsi de-puis cinq Jours, Je fis llt;a manipulation externe ordinaire au cölii droit et pus me oonvaincre qu'ii n'y avail pas moyen de reoonnattre la prösence d'uii veau. — Inlroduisant ensuite la main dans les organea sexuels, Je ddcouvris dans 1(^ fond du vagln un petit anjas du poids d'environ 2 kilogrammes: o'ölalt l'avorton enveloppe de ses membranes totales, Je lo retirai saus peiaej 11 söjour-iiaii, dans le vestibule (l('|)uis plusieursjours, car 11 revdtait laspeot de cliair cuite; 11 avail öte retenu lä ties probablement par suite de l'inertie du vagin. Due fois l'avorton rellrö, la vache reprit ses fonctions normales, ot los con-tiactlons abdominales et autres eosseiont presque aussilöt, raquo;
IVdeg; Observation. — Rkül. — Aiinalcs de mid. vet., 1886, p, :lt;80. — Uu cultl-vateur demauda conseil ä M. Reui, au sujet d'une vache considöröe oomme pleine, et dont 11 avait on vain attendu la döllvranco. Nous laissons la parole ii l'auieur : laquo; Depuis ciuq ou six semaines, ajoutaitce cultlvateur, le volume du ventre de sa vache avail dimiiuie; eile so montrait constamment agitöe; eile se campall souvent, levait la queue et semblail manifester dos signea de ohaleur. No oonstatant rien d'anormal ii l'exploratlon exlörieure de l'animal, je le fouiliai. Quel ne fut pas mon ötonnement eu rencontrant do,m le viujin uu polit veau, assez bion fait, mais presque inomille, offrant a peine le volume du porceiet a sa naissance. Je retirai co slngulier produit saus trop de diffl-cultes; la vaginite occasionnöc par sa presence rocluma quelques soius, mais la vache ne timla pas ä so calmer et h se relahllr. raquo;
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Anatomie patholo^iiiuc. — Lorsquo, ü l'epoquo dos proinleres dou-leurs, los niembranos no so sontpas rompues, il peut so faire que le foetus continue ävivre ot ä s'aecroilre pendant un temps qu'ii est impossible do Qxer rigoureusementi mais qui pent parfois ölro assez long, ainsi qu'en tömoignent le ddveloppement do son syslöme osseux, des appendicos tögumontairos ot dos dents, qu'on a trouveos sorties comme olles 1c sonl cbez dos voauxdo deux, quatre et ni6nie six mois (Hazard, Grognier, rjarrean. Tombs), lour volume, parfois laquo; önorme raquo; (Glarck, Numann), lein-poids, qui a olö trouvö de 33, 36 kilogr, eboz do pelilos vaciios(Iliizard, Glaverie), 60, 73, 81) kilogr. eboz des vaches et des juments de taille ordinaire (Numann, Hamon).
D'autres fois, cost au moment mömo du premier travail roste in-fruetueux (jue les animaux suecombent.
D'autres fois enün,lamortparaltremoirteramp;une öpoque de beaueoup antörieure, ainsi que le prouvent leur peau döpourvue de poils, leur volume souvent tres minime, et lour poids, qui parfois no depasso pas 9 kilogr. (Hamon), 1,700 grammes(Ancöze), 1,000 grammes (llorran).
Dans la pluparl dos cas oü l'air n'a pas eu accös dans la cavitö uterine, le foetus ne so putrödo pas. A l'aulopsio, on trouve d'ordinaire la malrico relractee et ölroitement appliqnöe sur lo corps du petit; sa muqueuse avec dos apparences ü peu pros normales, ou cä et lä un pen ecehymoseo ; sos colylödons llötris, atrophies, ot separös dos placentas. Parfois, entro la face interne du viscöro et lochorion, on rencontre lino huineur gölatinouso, formant ä la surface de l'nMif une cou-che plus ou moins öpaisso, qui masque los cotyledons placontaires. Saint-Cvii kt Vioi.kt. — Obstötrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18
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274nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA C.ESTATION.
('eux-cisontradUiiiös, (Idd'is, gpongieux, et qnelqnofois complölcincnt ded'iiits. l.cs caux totales ont oomplötement disparu parresorplion, et les membranes s'appliqnent immediatement sur le corps du foclns, avec lequel ellos contraotent, dans certains cas, dos aclherenccs intimes (lluzard, Döhan, Hamon). Plus souvenl cfles sonl libres de toulo adhörence, et rinsufflalion les gonfle oomme une vessio qu'on remplit d'air (Numann). F.a poau du fectus so montre plus on moins secho, rideo, coriacc comma du parchernin, oujaunilre et dure comraeune peau lannöo. Les chairs sonl lanlöl rosöes, fraiches, laquo; plus blanches que cellesd'un veau tlo laitraquo; (lluzard), lantöt pftles, blafardes, exsan-gues et räpandant parfois une lögöre odeur rance, mais non putride. Les viseöres parenehymateux sonl ögalement docolorcs, dessöchös, oxsangues et inaniresloment en voio de degeneroscence graisseuse. — Enlln, quand le söjourse prolonge trös longtemps, les enveloppes totales cl lo produit lui-mömeünlssent par s'encroülerde sols calcairos. Quelques savants donnent fi cos totus encroülös lo nom do lilhopce-dians ()a'0o,-, pierre; itai^Jov, enfant, foetus).
Los chosos se passenl loul autiement quand les premiers elforts do de la parturition ont amenö la rupture de la porhedes eaux. Gclle-ci n'a pu so former sans quo lo col s'entr'ouvrit ä un certain degrö; l'air a pu, dos lors, penötrer jusque dans rulerus. Non seulement le foetus suc-combo alors trös rapidement, mais il no tarde pas ä so putröflcr. Ses parties mollos se decomposont, se reduisont 011 un putrilage infect, et, quand on ouvre la inatrico, 011 la trouvo plus ou moins remplie d'un liquide grisAtre, d'uno odeur insupportable, au milieu duquel nagont dos grumeaux plus on moins volumineux et plus ou moins consislants, ressemblant ä du gras de cadavro; on y trouvo aussi les os du foetus, qui souls ont. öchappc ä la decomposition. Tantdlces os sonl encore partiellemeni revÄtua par les parlies mollos, röunis par lours ligaments, qui rcsislonl plus qnc los muscles ä la putrefaction; lanlot ils sonl complMomoul desunis; lours öpiphyses mömes peuvent olro deta-chöes, suivant le tomps plus ou moins long qui s'cst öcoulö aprös la mort du produit do la conception. La malricc elle-möme offre tonlos los lesions caraelörisliques de la mötritc chronique ; parfois on y trouve des abees dcvcloppesdans repaisseurde ses parois (lluzard); oubien des adhörenecs creusöes do lislules tont communiquer la cavilö de cet organe avec cello de I'intestin, el Ton retrouve dans co dernier une portion des os du pclit sujet (Wilson, Dupont).
Tolles sonl les principales lösions resultant de la rötontion anormale du foetus.
Oauses. — Parmi los causes de ces accidents, cellos quo nous trou-vons le plus sonvonl signalöes par les praliciens qui ont eu I'occasion d'obsorvor ces cas pathologiques soul : Yinduration librouso, squir-rhcuse ou möme carlilaginouse (?) du col ulorin (Gaillier, Wilson, llossignol); la lorsio?i do eel organe (Pouchy); sa deviation, teile qn'il
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/VCCIDENTS DE LA GESTATION.
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neröpond plus ä Taxe du bassin (Oarreau); les positions vicieuses du CoDtus (Iluzard porc, llorran); la fiernie utdrine, choz la chicnno (Itail-let).Rainard Signale encore, comme pouvant avoir lo mörne rösultat, los adherences des ligaments de l'uldrus, Vinerttede cet oryane co'inci-danl avec un resserromont spasmodiiiue du col, les adherences du placenta,ß[c. .Mais il faut avouei'quo bicu souvonl la cause de laröleulion n'a pu ölro deeouvorto.
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InilicittioiiN. — II rossort dos considörations dans los((U(gt;lles nous venous d'cnlror, ([IK! Ton dovra craindre oet accident et so tenir en garde contre lui toutes les fols que, au terms prösumö de la geslalion, \esdouleurs plus ou inoins inlenscs, soutenuos et persislantos ne sotit pas suivies de rösultat; — loules los Ibis aussi lt;|uo, dans le cours de la gestation, on voit appaiaitrolcsphönomönesprccurscurs de l'avorte-ment, aveceflbrts expiilsü's qui n'aboulissentpas, — ä moinseependant quo dans ce dernier cas, Ton ne soil parvenu, par un traitement ra-tionnel, ä enrayer le travail perturbateur. Lors meine quo los coliques seraient legöres et l'ölat gönöral salisf'aisant, la prudence conseille done au proprielaire d'appoler le vötörinaire de suite s'il y a menace d'avorlemenl, et, au plus tard, vlngt-quatre ä trcnle-six henres apres ledöbutdes accidents, si la fomollo est ä terme. L'homme de l'art, apres avoir explore aüeiitiveinent los voies gönilales et roconnu quel genre d'obstaclo s'oppoae ä la libre sortie du produit, ainsi quo l'ctal ile vio ou de morl de celui-ci, döcidora s'il y a lieu d'altendre encore ou s'il laut proceder do suilo ä raccouchcmenl.
Nous nedissimulerons pas, au surplus, qu'il pourra parfois so trou-ver dans un assoz grand embarras, et Ton nous croi.ra sans poine on raison du grand nombrode lenninaisons difförenles dont nous avons i'ait connaitro la possibililc. Y a-t-il menace d'avortement ? le devoir du praticien consisle k essayer d'arroler le travail par les moyens que nous ferons connaitro jilus tard (V. Avorlement),h moins toutefois qu'il n'ait acquis la preuve certaine de la mort du foetus. S'agit-il d'un part ;\ terme, l'utörua ne prösentant auciin obstacle maleriel — torsion ou autre — qui puisse s'opposer ä la sortie du produit, et celui-ci tHant vivant, l'abslcntion, l'expectalion pure et simple nous paraft un devoir aussi longlemps qu'il n'y a pas en formation et rupture de la poche des eaux. \il möme, dans ce dernier cas, il n'y a pas toujour.; lien d'inlcrvenir iinmcdiaternont d'unc fagon trop active; du moins chez la vache. A ce sujet nous croyons ulile de r^sumer briövement ici deux observations interessantes que üupont (de Bordeaux) a fait connailro, et dont il est bon de so souvenir ;ä roccasiou :
PnBMlEB i'Air. — Archives vötdrinaircs, 1876, p. 164.— Le tl mars 1874, unc vaclie, ;i terme depuis huit a dix jours et dont los maincilcs sent devonuos linornies, csl atteiiite depuis le malin d'un prolapsus vaginal do plus de 40(?) cenliinclrcs de longaour. Elle est triste, un peu abaUuc; cependant le
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pouls osl normal. 11 y avail sans doute des efforts expulsifs, niais I'auteur no lea inenlionne pas. — Aprös röduclion du prolapsus, Duponl rcconnail, quo lo col, liien quo lögörement OUVOrl, oppose une rösislancft invincible aux tenla-lives de dilatation; il constate on outre quo les enveloppcs foelalcs sent dö-chiröes el les oaux ecouleos; onfin il peut toucher aveo ses doigls l'extrömitö dos piods du fostUS.
Groyant ä uno induration du col, noire confrere debride largement, el il pout s'assurcr, par rintroduclion facile de la main, que la prösentation du foatus est bonne el qu'il n'exisle plus d'obstacle materiel au pari sponlane. I.a lt; vache etanl un pen fatiguee, il prescrit l'admlnistralion de qualre bouleilles de viu dans la journee, avec 3 grammes do poudre d'e.rgot par bouteille. — La jonrneo so passe, puis le lendomain, puis le snrlendemain sans que la vaohe, qui a reprlsson elat normal, ait le moindre effort expulsif; le veou osl loujonrs vivanl. ISnfln le part a lieu sponlanement el sans aide pendant la nuit du 13 au H : lo veau (Mail laquo; superbe raquo;.
Deüxiöme fait. — Loc. oit,, p. lG(i. — Gelte observation a beaucoup d'ana-logie avec la prficedonte : le lü Janvier 1870, une vache, qui ölait ii terme, out a la suite de quelques efforts expulsifs une chute da vagin;—ici encore le col tut trouveh'gerenieiitdilalß, mais inextensible. Debridemenl, puis introduction do la main, qui constate que les membranes sont rompnes et les eaux ecoulces. Lo völage so fit, de lui-möme, mais seulemenl deux ou trois jours aprös, car I'auteur no s'explique pas clairoment a ce snjel. La vache el son prodult otaient aussi en Ires bon elat.
Voilä done deux cas dans lesquels lo veau a pu contiiuier a vivro pendant deuxcl trois jours, quoique les eaux oussent cte rejeteos au debors; et ccla no. nous surprend pas, elant connuo la röslslancc que presenlent les foetus de cellc espece, memo lorsque le part est reelle-ment coinmcncö et que les efforts expulsifs so succedenl intenses et rapprochös. Pout-etre aussi ne s'agissait-il que do la pocho allantoi-dienne. — Quoi qu'il en soil, le punlain serait loin d'offrir cotle resistance.
Dans le cas d'obstacle malericl ä la sortie du foetus : induration ou torsion du co\, hernia ou obliquild ulonna, etc., comme lorsque I'obs-taclo provient d'une mauvaise Präsentation du prodnil lui-niemo, on s'en'oreera de tenniner ''accüucbemonl, en ayarit rccours aux moyens que nous ferons connailre ä propos de chacuno do ces causes de dys-tocie.
Lorsque le foetus est mort, I'indicalion consisle a en (l(3harrasscr la mere, ä l'exceplion toulefois des cas oü sa presence est parfaitement toleröe, et no prod nil dans la sante de la femolle aucun trouble apparent. Mn parcillo circonstanoe, ['expectation nous semble do rigueur.
A col egard, il no nous parait pas inutile (i'indiquer ici certains ca-racteres r.rtcrieurs qui permettcnt do roconnailro que 1c produil a cesse de vivre. Sansparler do la cessation detinilive des bruits du c(jeur du foetus, not) plus que de l'abolition de ses mouvements propres, qui constilucnl, ä coup sür, des signcs nögatifs de la plus grande valour
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ACCIDKNTS DE LA GEBTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;277
(Uagnostiquo lorsquo Ton s'ost assure de lour röalitd par dos oxamons rßilörös, on pent 6tro certain de la inert du l'aiUis lorsquo la femelle perd par la vulvo cetto sanio puruleute infocle dont nous parlions ci-dessus. Mais 11 oxistc, en outre, d'autres caraclercs (jue Ton rencontre rnfone lorsquo röcoulomont vaginal putride n'apas lieu, et qui ne peuvent manquer d'appoler l'attention de toute personne experi-mentöe.
Fjorsque, par une cause quelconque, le col nlerin ne s'ouvro pas au moment du part ou de l'avorteraent presumös, los eaux fetales ne sauraient s'öchappor au dohors. 11 laut cependant en excepter certains cas rares do torsion uterine ou vaginale qui, no pormetlant pas la sortie du foetus, pouvont cependant livror passage aux enveloppes, donlla rupture so produit onsuito aisciuont. Or, des quo 1c footus ost niort, les eaux se resorbent, diminuent de quantite et linissent par disparaltro coniplötcinent, on sorto qu'apres im certain temps, le fetus, etroito-ment comprimö par I'litcrus revenu sur lui-inomo, a perdu ses carac-teres de corps flottaut, et ne se döplaco plus sous la pression de la main, ainsi qu'il lofaisait, pour reveuir aussilöt reprendre sa position premioro : au lieu de coder, le fetus rösisto a la facon d'un corps dur, pesant et fixe.
Los organes göuitaux oxterieurs de la romolle subissont ögalernent des modiücatlons. La vulvo perd los dimensions qu'elle avail prises et qui annon^aient le part ou ravortoment procliains: olle so plisse, se ratalino, so llotrit ol so rossorro au point d'etre beaueoup i)lus petite quo dans les circonstancos ordinaires.EnQn los mamclles, qui s'ötaiont gonllecs, cossent d'ölre lendues, de sorto quo leur volume diminue notabiement; et si la secretion n'en estpas outiöroment tarie, laquan-tilö de lait donnöo par la femelle, comparco a collo qu'elle aurait eue apros im pari regulier, est genöralcment insigniflante.
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Lorsquo rintervention du välörinaire n'est (pic tardivement röcla-
mrte, il peut roncontrorlo col ulcrin ouvert, ou plusou moins rossorro. Dans lo premier cas, los manoeuvres sont cellos d'un pari, laborieux, compliquö de la inortdu felus et do son etat plus ou moins avanco de putrefaction; mais ces circonstancos ne changent rieu aux manipulations äellcctuor; olles les rendont soulcmcnt un peu plus difflciles, plus röpugnantos surtout, et, il fautledire, dangercusos pour roperateur, qui dovra prondre les precautions voulues pour so prösorvor dos chances d'infoction. Dans le second cas, il ost uccessairo de dilator los passages naturels, soit au inoyen des douches utörines, soit par uno operation sanglante (hystörolomie) pratiquöe sur lo col. — Ge n'est quo tres exceptionnellement qu'on pourra elre conduit ä ouvrirau fetus uno voie de sortie artiliciollo, par ropörationdo la yastro-hystörolomie, bien qne Garreau l'ait omployöo unc fois avec un plein succös. — Plus souvent, le volume oxagcrö du produit, son gonlloment ccdöma-
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#9632;
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278nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DK LA GUSTATION.
(eux 011 emphysöinalcux, rondronl nöcossaire l'opöration de Vcmbryo-/o)ine{\oy. cos opörations).
Enfln, l'ulärug nnc fois döbarrasse du produit do la conception devenu corps stranger, il n'imporle pas moins de le vider dos pro-duils soptiqiics qui consliltient pour la fomcllo un danger grave el do Ions les inslanls. Pour cola, apres avoir anionean dcliors tout cc qu'on pout enlrainor avec la main i'aisant oflice do curello, on n'öpargnera pas les injections dötersivcs et antipntrides, panni lesqucllos nous roconimaiidcrons d'uno maniöre particuliörc colles ä I'acido phf5nique (acide pbänique, 1-2-4 grammes pour un litre d'oau) et au permanganate de potasse (3-10-1Ö grammes par Hire suivant les circonstanccs).
Kst-il besoin d'ajontor quo Total general devra etre combattu suivant l'exigence des cas, tantot par les antiphlogisliques, tantöt, au contrairc, par les excitants, les toniqucs ct les roconstituanls?
llMi'y a pas a so dissimilier quo les accidents donl nous venous do faire l'hisloire sont d'uno trös grande gravitc, et leur traitement tou-jours fort cliancoux dans sos rösullats. Copendant los observations pnblices, ct quo nous avons eu si souvent I'occasion do rappelor dans col article, prouvent quo, inome dans les cas les plus graves, le suc-cös n'est pas impossible, surtout die/ la vacbe ; elios sont done do nature ä encouraü'er nos efforts.
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BIBLIOGRAPHIE
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I,— Uul'TUIlE DK LA MATRICB.
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Annales de mod, vet,, I87G, p. 401.
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BIBLIOGRAPHIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2:9
Petot | Rupture lt;lü la niatrice; trois fcolus üans cot, organc, dont tin h Icrrne, 1(3laquo; denn aulres nioi'ls antiSiiourcinent; in Journ, de mid. vet. el de zontech., 1883. p. HS.
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280nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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servation. Hkü PIi. ; Elimination d'un feetus eliez une cliienne par la rdgion Ingolnale gauchc,
dix-liuit jours aprfes la uaissanco d'un premier fectus; in Hecueil de iiiiid. vit., 1885,
p. 280. IluzARi) pamp;re et HuZAItO (11s. Voy. RAtNARD, Parturition; et RozIGR (Yahbk), Diel, d'ngt ic.,
edition de 1815; t. I, art. ACOOOOHEMENT, Jouannauii; Gestation prolongöe cliez deux vaclios; in Juurn. des vit, du Midi, 1801,
p. 118. F. LecOQ; Engorgement squirrlieux du col de Putorus, compliquö de la mort et de la
putrefaction du fotus, observe cliez nne vache; in Jonen, prol.de mid. vit., 18^8,
p. 88. Leci.eiic; Compie-rendu de l'ßoole vet. de Lyon, 1810-1811; in Memoires de Goliier;
t. I, p. laquo;S. Numann; Veaux momifiös; in Hecueil de mid. vit., (840, p. 803. Ponciiv; Observations sur quelques l'aits portlculiers resultant do la torsion de l'utönu
dans la vaclie; in Uem. de la See. vit. du Calvados et de tu Manche, xmlaquo; annec,
p. 2,.)0. Haii.i.iht; llernie de l'utcrus cliez une cliienne, conception, dyslocie, gangrene de la
portion liernice, mor\,\\n Archives viterinaires, 1878, p, 401. HEVEr, et Lakosse ; Consultation et R^ponsO) In Hcvue vit., 1877, p. 402. RossiGNor, i in Journ. de med. vit. de Lijon, 1850, p. 549, it la suite d'une observ. de
torsion du col de l'utcrus. Salome; Gestation prolongäo; in Bulletin de h Soc. vit. du Nord et du Pas-de-Caluis,
1803. Thieiiiiy; lienvorsenient du vagin cliez uno vaclie pleinc de cinci mois; reduction;
avortoment consöcutif;expulsion dos parties molles ;s6jour dusquoiettc dans l'utdrus ;
in Hecueil de mid. vit., I80S, p. 81!raquo;. Tomds, John; (las de gestation prolongee dans la vaclie; in Hecueil de med. vit., 1851,
p. 108. TONDEun; Rätention d'un (totag de jument, dix mois aprös l'öpoque prösumee de la
miso-bas; mort de la mfcre; communication inödite. Wilson; Holention d'un foetus; in Annales de mid. vit. de llruxelles, 1808, p, 575, et
Journ. des vet. du Midi, 1809, p. 305. quot;* Gestation de trente-sept mois dans la vaclie; in Hecueil de mid. vit., 1829, p. 473.
Pour la IIehnie dk la matiuce el la PROPULSION du vaoin, voir dans la Jlaquo; partio, la Bibliographie des art. llernie de l'utirus eomme cause de dijstoeic et Henverscmenf. du vaqin apres le part.
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DK L'AVOaTEMENT.
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CHAPITRE IV
DK L'AVORTEMENT
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Tons les auleurs s'accordcnt pour dölinir \'avorle.menl l'oxpulsion du IVclus ä une opoquo oil il n'osl pas encore viable.
Cetto döflnilion söpare nettement, en Iheorie du moins, I'avorte-ment tie \'accouchement premature, dans leqiicl lo prodnil, do la conception sort prömatiiröincnt ä la verite, inais ä une dpoque, cependanl, oil scs organes ont acquis döjä assez d(! perfection pour qu'il puisse continucr a vivro hors du sein inalorncl. Tontefols, nous devons fairo remarquer que, dans co dernier cas, le foetus est generaleincnt, faible, chclif, et qu'il succombe sotivent pen aprös la naissance. Aussi, dans la pratique, confond-on volonliers raccouchcinent premature avec I'avortement proprement dit, surtout lorsque le premier a 61(5 determine avant l'öpoquc normale par quclqu'une des causes provocatrices de ravorlomcnt cl quelo produilvient morl ou mourant. Neamnoins, la distinction classi(iiie doitetrc conservee, car, encore une fois, dans l'accouchcment prematurö, le foetus pent vivre el fournir une longue carriere; il est mort ou condamne ä mourir trfes prochainement, par l'imporfection de ses organes, dans le cas d'avortemonl.
D'apres cela, el en nous rcporlant ä ce qui a etc dit, page 140 el suivantes, do la duree do la gestation dans los diverses cspeces, on pent dire qu'il y a avortement quand lo fmtus est oxpulse :
C.lioz la juiuont,nbsp; avant lo 300deg; journbsp; do la gcslation. Chez la vache, — '200lt;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Clio/ la brobis, — 130'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
C.lioz la truie,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 100deg;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Tres fäcbeux et malheureusement trop frequent, cet accident qui, comme 1c dit II. Honley, s'allaque ä la production animate dans sa source memo, n'ost cependanl pas ögalement comnuin chez lontos les espoces. Les pelites femellcs, la chatte, la chienne, avortent Ires rarcmcnl; on a vu des challes tomber de vingt pieds de baut, des chiennos recovoir sur lo venire do violcnls coups de pieds sans avorlor. L'avortemenl csl egalomonl fort rare chez la trnie. 11 esl döjä beaucoup plus commun chez la chövre et la brebis, quoique incom-parablement plus rare chez dies que chez la vache el la jumonl. Quant ä cos deux derniöres femelles, lo jilus grand nombre des an-teiirs,Flandrin, Grognier, Deinoussy, Hnrtrel, (iello, s'accordonl ä dire quo la vache est pins sujelle ä avorlor que la jnrnenl. (Jnelqucs-uns cependanl oxpriinonl une opinion conlraire. Tel esl notammenl
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PATHOLOGIE Dß 1-A GUSTATION.
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Ilodat, cilo par Magne, qui va jusqu'ü diro — oxageralion manifesto — ([uo, de tonlos los femnllcs, la vache ost pout-6tro la nioins sujotto ä avorlor. D'aprös los observations que nous avons pu Cairo antrolois, il nous semble qu'il n'y a pas, sous ce rapport, une bien grande dil^h'oncn onlrc nos doux grandos femellos ; que, s'il y on avait une, olle serait peut-otre on favour do la vache, chez laquolle les avor-tenienls seraient im pou moins l'röquonts, toutc proportion gardee, que ehe/, la junicnl. Du roste, nous avouons quo cetlo assertion no repose quo sur des souvenirs döjä im peu loinlains, et non sur une sta-tistiquo comparative reguliere. Au surplus, les documents statisliques relatil's a cette (|uestion font prcsquo ontiöreinonl döfaut; ils so redui-sent, pour ce qui est ä noire comiaissanco, aux suivants, quo nous empruntons ä l'ouvrage do DaunioisLor el Hiiotr : — En Franco, el dans une vachorie peuploo do vaches durham, il y a eu 17 avorte-ments sur 100 gestations. A Hohciiheim, d'aprös un relevo portanl sur Ironie annöos d'observalion, un cinquiemo des vaches cornposanl retable out avorte. Enfln, sur 5801 brebls ploines, do races diverses, obsoi'vöos aussi ä la borgorie do Ilohonbeim, il y a eu seulemcnt 20 avortoinonts, soil 0,4ili p. 100. — Nous no pouvons donner aucuu Chiffre sur la frequence relative do col accident chez la jument. (rest une lacuno (iiic nous signalons ä ratlontion des völörinaires attaches aux haras do I'Elat, qui sans doule pourraicnt [acileniont la combler.
L'avortement pout so produire a toulcs les pöriodes do la gestation; mais il ost inconteslablemonl plus frequent pendant la premiere quo pendant la deuxieme moilie do Taclc incubateur. Gelaestvrai surloul pour la jument, et si Ton inlorrogo les propriclairos do cellos de ces fcmclles qui sont restöos steriles bion qu'elios aient 616 conduilos ä 1'etalon, ctchez lesquelles la saillio avail öle suivie do la cessation des chaleurs, bien souvent on oblicnt pour reponse quo lour jument s'est vi'lee, exjiression par laquelle on dösigne dans les campagnes co que, dans la scionce, on appolle avortemenl embryonnaire. — llemarquons iminediatoinent, pour n'y plus revenir, que ces avortomeuts precocos s'accoinplisscnt sans presque troubler la sanlc de la femelle el que, bien souvent, en raison de leur peu d'influence sur letal göncral, ils passenl complölcmenl inapcrcus. — 11 on ost du roste ainsi chez la feininc eile-memo. laquo; Elle croit a un simple retard, el altribuc les contractions ä une menstruation penible. Le foetus el sos annexes sorlent au milieu d'un caillol sanguin, el la femmo se livre ä sos occupations ordinaires sans se douler qu'ello vient de faire une fausse couche (Joulin). i)
Le plus ordinairement on observe dans une commune ou möme dans le rayon d'une cliontole assez etendue, qä et lä quelques cas d'avorlemonl n'ayanl outre eux aucun rapport, aucune relation 6lio-logiquo ; e'est co qui constitue I'avorteinenl sporadique ou accidentel. — D'aulres fois, au conlraire, les femelles ploines, el en parliculier
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ÜE L'AVORTGMENT SPORADIQUE OU ACCIDKNTEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28;)
los vachcs, d'uno fermo, d'nno coiiiinuno, parlois inenio d'uno localitö plus ölendue, avorteut en grand iiombro, sous ['influence do causes souvont trös dlfflclles ä detcnniiior, inais övidominonl de inßino nature ; c'esl, ce qu'on appollo Vuvovtcmcnl ensootiquo ou öpisoolique, vöritable Qöau pour l'agricullure, qui a deputs longleinps lixö I'attenlaquo; lion dos homines spöeiaux, sans (pie sa nature soit bcaucoup mieux eonnue, ot auquel nous consacrorons uu article si)öcial ü la lin do co chapitre. — Occiipoiis-nous d'abord do I'avot'tonient sporadique.
ART. 1. — DE L'AVORTEMENT 8PORADIQUE OU Ä.CC1DENTEL.
Ktioloffle. —On coinprond assoz, sans qu'il soit besoin d'y insisler, combien il importorait do connaitre cxactomont les causes do ce grave accident do la gestation, car do colte connaissanco dücoulerait natu-reileincnt colle dos moyens prophylacliques ä mctlro on usage pour le prövonir. Malhourcusoinenl, sur ce point, la science osl loin d'avoir tout lo degre do precision desirable. Non poinlque los autours aionl neglige la recherche dos causes qui, a lour sens, sont capablos do pro-duire I'avot'tenient; la liste qu'ils en donnont esl au contrairo fort clendue; inais, il laut bien le dire, dans celte recherche, I'csprit do critique fait trop souvent döl'aut. laquo; (I'est surtoul ä propos des causes do I'avortement, dit Joulin on parlant do la fetnine, quo I'lmagina-tion s'est donnö carriere. La manic do vouloir lout expliquer, et la credulitc aidanl, on a invoque comnie causes les circonstancos les j)lus futilos qui out precödö l'accident. Sur co point, je crois qu'il faut plus relrancberqu'ajouter ä la nomenclature. II est evident quo, dans un grand nombre do cas, la nature intime de l'accideiit nous öchappe ; il vaut mieux alors avouer notro ignorance quo d'avoir recours ä des explications pueriles qui ne soutiennent pas I'examen... La reixHition traditionnello d'une crrour no saurait la changer en verilö. raquo;
Ces reflexions sont fort juslos, et olios sont applicables a I'obstetri-quo vötörinairo aussi bion, pour lo moins, qu'a la modocino humaine. Nous nous appliquerons done a faire, autant (pie possible, la part do co qui est deinontre ot do ce qui est puroment hypothctique dans cotte ötude, souvont si difücile, des causes do i'avorlement,
Une premioro diflicidlc, quand on aborde cetle ötude, osl, colle d'une classilicalion möthodique, qui permetto ä l'esprit do s'y reconnaitre aisement au milieu de cotte interminable nomenclature de causes signalces par les auteurs. Apres mur examen, nous avons adoplc la suivante, qui n'ost pas irröprochable assuröment, mals qui ofl'ro au moins Tavantago do pouvoir les compreudre toutos sous des chefs pas trop mullipllös.
Les causes, reelles ou presumeos, de ravorlemenl appartioiment aux agents exlevieurs ou au sujels eux-momos.
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284nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA (iESTATlON.
Nons divisons los premieres, comme on divise los maticres de l'hy-glöne, dont elles font parlio, en cellos qui ddpendont dos circumfusn, des hujesla, des gesla, des applicala et dos percepla.
Cellos inhörentes aux sujets, consütiilion, toinpcrament, etc., lien-nent äla mere, an peve on an feetui. Cost dans cot ordre quo nous los (Hndiorons.
A. Causes kxternes. — drcumfuia. — Parmi les causes comprises dans cotto classo d'agonts liygicniqncs, on a citd commo ponvant pro-dllire ravorlomont, on tout au moins comme y prödisposant, les qualitäs les plus opposöcs do Tatmosphere : los IVoids intonses et conlinus, les grandes chaleurs, l'oxtröme secherosso, la trop grando hnmiditö de l'air, les plnies prolougeos, les Imuüllards, los vonts chands et humides, l'altöralion de l'air par los offluves dos ma-rais, etc., etc.
11 sorait diflicilo sans doute de prouver quo cos conditions atmos-phdriquos, si diverses, si opposeos, sont absolument sans influence sur la gestation, surtout lorsqn'cllos so prolongonl, avoc porsistanco, au point de constituor uno anoinalio dans lo conrs rdgnlior des saisons ; nous dirons tontefois quo lour inllucnco, möme alors, nons parait loin d'etre rigonrenseinont demontree, on du moins, si eile exislc, co doit 6tre surtout par l'intermödialre de l'alimonlation qu'ollc so fait sontir. Ainsi, on i8i)2-IS,quot;),'i et cn 1853-18Ö4, los avorlemcnts out elö trös frequents dans la partie du döpartomont do TOrno qui con-slilne le Merleranll; la vachorio du Pin, notammont, a ötd rndemont öprouveo ; on y compte quinzo avortemonts on JSoiMHS.'t, et vingt cn 18;).'{-185i (prosquo lo tiers des vachos saillios), et M. Roudaud, vdtö-rinairo de co liel clablissomonl, n'hcsilo pas un soul instant ä aüribuor cos desastres ä I'linmidito almosphöriquo, aux longues plnies qui ont Signale cos doux annecs, ot a lour inllucnco nuisiblo sur les animanx ainsi quo sur los plantes alimontairos qui, laquo; constamment mouillöesol genöralement mal röcollöos, fournissaient ä l'^conomie pen d'ölöments nulritifs raquo; (Bouley; Dictionnaire, art. Avortement), — G'estögalemont aux mömos causes, ainsi qn'ä la moisissuro qui s'etait empareo des fourragos mal desseches, et ä la vase dont avaient ötö couvorts los foins dos prairies naturelles, quo M. Trölut altribuo los frequonls avortc-menlsqu'il a on ä observer sur losjuments pendant les anndes 1843, I8i,-), 1849, 18,13 et \üVgt;'i. Dans cos doux circonstances, los foetus se sont montres, il fallt le dire, singulicromont andmiös. En outre, dit Al.Trelut, laquo; les moros dtaientdans un dtat notable d'api)auvrisscment; leur sang ddeolord etait plus fhiido, toutesles muqueuses päles, etc. raquo;
D'autre part, combien de fois n'a-t-on pas vu ccs meines conditions meldorologiques roster sans influoncio sur le produit de la gestation I laquo; En 1871, annee, dit M. Brunei, trös humide, oü los fourragos furont de trös mauvaise qnalitd, il n'y outpas d'epi/.oolie dans ma
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DE l/AVOUTEMENT SPOHADIQUE OU ACCIDENTEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 28!j
clienlöle, landis qu'on 1881, oü l'liivcr Tut lo plus sec cl, le plus sain qu'ün ait vu en Noriiuuirlio, il y eul de noinbreiix cas d'avortoincnls. raquo; — Sans doute quo dans lo cas de 1S7I, ainsl (pio dans d'aulros sem-blables, los conditions lachonsos, idonliqnos on apparonco ä colles obsorvces par MM, Houdaud etTrölut, n'ölaiont pas encore parvonues au inßmo dogrö, ou so sonl Irouvüos conlro-balanccos dans lours ofl'el.s par des circonstances favorablos restäes inconnues.
Quol qu'il en soil, d'anlros autours onl cru pouvoir accuser, do la production des avortetnents, los sechoresses prolongäes. — 11 pout tout d'abord parailro singulier do voir accuser des mßmos niölaits deux conditions aussi diainölraleinent opposöes — l'humiditö do lair, les pluies porsislanles ot les grandes söchorossos. Nous verrons, )\ pro-pos des ingesta, comment l'action do ces causes pent elre comprise.
On a encore atlribne 1'avorlcment ä la mauvaise conslrnclion des etablos, ä lour insalubrity, aux Emanations qui s'on öchappent, sur-tont aux emanations des placentas pulröflös —question sur laquelle nous reviendrons ä propos do 1'avortement epizooli(|ue, — el en general k toules les mauvaises odeurs quo peuvent respirer les femelles en etat do goslalion.
Do loules les causes comprises dans cello classe des circumfusa, cello dont I'influence nous parail la moins equivoque, c'csl, sans con-trodil, l'action brusque et sans transition du I'roid sur les femelles pleines. Los observations rocuoillies par Delormo (d'Arles), lluvel-lier (d'Alengon), Donnaricix (do Sainl-Fargoau), el rapportees par H. Bouley; — colics failos on 1875, dans la Manche, I'Orne, le Calvados, par 11, Bouley lui-m6me do concert avoc MM. Merche etiMilaut, ne nous laissont aucun doule sur roflicacite, coinmc cause d'avorto-ment, de l'impression du I'roid sur la surface cutanee. Chose remar-quable, ce n'esl pas au plus fort do I'hiver, alors quo la tempörature cst la plus basso, quo ravorlomont se produit d'ordinaire sous 1'in-lluence de celte cause; c'esl an prinlemps et on auloinne, lorsqu'une nuil froide avec pluie, vent ou forte gelee blanche, succede lout ä coup ä unc belle journee, el vionl surprendre les animaux qui passent la nuil au palurago.
Cauvcl cite deux cas oü le refroldissement continn d'une parlie de la surface cutan6o a on la plus fachouso influence sur des femelles pleines. laquo; Desjumonts poulinieres rcslercnl enformecs plusieurs jours dans une öcurio oü avail penölre l'inondation ; les oanx, qui etaienl Ires i'roides, s'clevaient jusqu'au poilrail; la difllculle oil Ton elait do lour donner des aliments les obligea ä roster sans recevoir de nour-riturc. Lorsque vors lo cinqniemo jour les eaux baisserent, on trouva sur lo sol, pleins do depol limonenx, six foulus qui avaienl ele expul-sös pendant le söjour dos eaux. —Pendant la saison rigouronso, nn troupcau do brebis portieres scjourna dans une bergerie don! les murs elaioiit largement lözardös, dont la loiluro 6lait dans tin ölal
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S8Ö
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PATHOLOaiG HE LA GKSTATION.
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dölabrä; les pluies (]iii tomböreht en abondanco couvraicnt le sol do la bcrgorio ; los brobis olaient constaminent dans I'oau ot rcfroidios par los vonls qni p^nctraionl do lous cötös. IjOS avorlomonts fnrcnt nombrcnx.
Ingesta. —Uli grand nombro d'agonls apparlonant ä la classo dos ingesta onl une action aborlivo dos pins posilivos, bionquo, ici encore, il y alt uno grande exagöration dans ce qu'on rapporlont los anlcnrs.
On no saurait nior, par cxomplo, quo cortaines substances diles emminagogues, 1'ergotde soiglo, la rue, la sabine, etc., meines on cor-taine proportion aux aliments, on administröes par imprudence on dans une intenlion conpablo, anx fomollos pleinos, no pnissent, dans certains cas, d^lcnniner l'expulsion du fcotus, — lloliol, völörinairo anglais, rapporlo qu'un cbarrolior, pour so vonger do son maitre qni l'avait renvoyö, s'introduisitdans son öcnrio ot (ilprcndro do la sabine (on no dit pas ä quölle dose) k denx jumonls pleinos, qui avorlöront.
Dans une ölablo oil Ton nourrissalt les vachos avoc du malts infestö do oo qu'on appcllo vnlgairomenl lo charbon, sorte do champignon parasite qni se döveloppe snr I'epi do cotlo grarninöo ol qui porle en bo-laniquo lo nom do Ustilago maidis, Ilasolbach, vötörinaire allotnand, a vu onzo vachos avorlor dans I'ospace do linit jours. 11 lit changer la nonrritnro, c( les anires vachos arrivöronl ä tonne. Pour mionx se convaincro quo les accidents etaionl bion dus an champignon parasite, Haselbach on recueillit une corlaine quantity, lo 111 söcher et pulveriser, ot radministra, ä la dose do six gros (24 grammes environ), en deux jours, ä denx cliionnos pleinos, qni no tardoront pas ä avortor. — L'orTot aborlifde cos substances est done bien dcmonlre ; il n'ost copondant pas aussi sur qu'on ponrrail lo croiro, et trös souvent on a vu des dosos ölevöes des mömes substances prodnire les desordres les plus graves, mAmo la mort. sans provoquer l'oxpulsion du fcelns. Cost ainsi quo Weiss, cito par Tabourin, a pn donnor le seigle 'ergotö a la dose do plus do 200 grammes par jour h des vachos pleinos, sans determiner I'avortement; ce qni ne vent pas dire que I'ergot pnisso Hvo toujours impunöment molange, comme il Test quelquefols, en forte proportion, anx criblnres des cercales qui servont journelloment ä la nonrrilure des animaux do ferme.
L'action des agents abortifs nous snggero nne pensöe : no saurait-on admettre, no pout-il so fairo que certalnes substances sans action appreciable snr la mere n'aient lours principes actifs 6limines par vole do sdcrelion placentaire, el ne döterminent chez lo foetus lin veritable ompoisonnement? II y anrait cvidemment ä fairo dans co sens des recherches qui no seraient pas döponrvnes d'intöröt.
Presquc tons los anlenrs signalent les manvais offels des pnrgatifs, surtout dos purgatils drastiques, sur les femelles pleinos. Nous avons nous-mdtne (Saint-Cyr) observe un cas d'avortement que nous avons attribue a un purgatif bien pen irritant, — an sulfale do soude donnö
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DE L'WORTEMBNT 8P0RA0IQUE OU ACGIOENTEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 287
h la doso do 800 grammes on imo snulc fois. — On nous (lira que c'ötait lä unc doso oxcossivo ; c'osl vrai, el nous no la proscririons pas aujourd'Iuii quo nous avons plus d'öxpöriencö; ponrlanl olio no dfHcr-mina ni coliquos, ni inappöLonco, ni dorangoinont intestinal; lajiunont no fill pas purg6o, mais olio avorta dans la null qui suivit I'adminis-tralion du rcmödo. Pout-^tro n'y out-il lä qn'uno simplo coincidence ; loujours esl,-il quo co fait nous a rondu, dopuis, trös circonspoct dans radministralion des purgalifs anx fomollcs en etat de plönilude.
G'est encore avec raison quo Ton signale commo pouvant dormer lieu i\ I'avortement les aliments glacös, los fourragos converts do neige on do givro, les pdlnrages convert de gelco blanche, I'ingeslion d'ean trös froide on glacoe prise on qnanlilö inimodöree, surlont silesorganes digestifs sont on ötat do vacuilo. — nolle a VU prosdu cinqniömo d'un troupeau do brobis avortor immödiiitomcnt apres avoir bn do I'ean d'une mare dont on avait rompn la glace pour lour permctlre do s'y dösaltörer. — Lo docleur Andony rapporlc un fait exactoment pared. — Dolormo, qui a remar([u6 des fails analogues, ajonle quo cot accident arrive suiiont lorsquo les brobis out (516 privies do boissons pendant plusicnrs jours. — lluvellier cite un riebe herbagerdn Merle-ranlt qui possödail dix jnmonls ponliniöres, dont la moitiö avorlaiont tons les ans, parco qn'ollos soiiaicnl Irois fois par jour pour aller s'abrenver d'oau froide. laquo; Souvent, aprcs boire, les femellos trom-blaicnt el claient prises de coliquos qui ötalent suivios do I'avorle-ment. raquo; Huveliier parvint ä faire (#9632;hanger le regime; les jimients furent abreuvöos, le matin el i\ midi, ä l'ccnrie, avec do 1'eau blanchio par nne poigneo do son ; le soir seulement on les laissa aller i\ 1'iibreu-voir, aprös avoir ouvcrt les porlos do l'öcurie uno henre ä l'avance. GrAce i\cos precautions, anssi simples quo rationnelles, les avorlomonts ccssörenl. — Flandrin avail dejil rapportö 1'exemple d'accidonts scm-blables observös sur los jumonts du prince de Gonde, ol qui (Haicnt dus ä uno cause identiquo.
L'influence abortive des aliments et, des boissons ingerös ä une trop basso tempöratnre so Irouve done, par tons cos fails, parfaitement d(5montröo. — 11 ost assoz diflicile de dire de quelle fa^on agissent ces aliments et cos boissons : peut-ötre oxcrccnl-ils, ä travcrs les parois dn tube digestif, une action oxcitante sur la tuniquo charnuo de rntörus, dont ils döterminent los contractions; peut-6tre donnent-ils lieu ä uno congestion do I'organe gostaleur, par la rdaclion qui suit I'impression do I'roid du premier monionl? — Cost sans doutc do la mömo faqon qu'agit, snr les femellos au pilturago, uno [)luie froide mölöe de neige, on le döcubilus, pendant la null, sur un sol convert do givro, surtout lorsque la temperature diurne a cl6 clevöe.
Los aliments do mauvaiso qualile, pen alibilcs, indigestes, en mömo temps qu'ils constituent nne alimentation insufiisanle, s'accumulenl dans les reservoirs digestifs, y söjourncnt et y torment des obstruc-
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lions; coiix qui ont ölö mal röcoltös, vasös, poudroux, moisis, onl encore etc accuses de produire les monies cflels. (Vest ainsi, disent Baumeistor o( iluod', quo l'annöe 1881, qui s'ost fail remarquer, dans le centre et le sud de rAUemagne, par son hnmidile conlinuelle, a produit de si mauvais lourrages, qu'au prinlemps d8ö2, ii y out un nombre considerable d'avortements chez les ruminants. On pourrait joindre ä cet example ceux rapportes par Flandrin, Fischer, et d'autrcs auteurs, Rappeions egalement les observations de MM. Roudaud et Trclnt. — Delwart a rapporlö un fait dans loquel l'influenoe perni-cieuse d'ime alimentation tres secho no parail gnüre conlestable. laquo;Depiiis vingt ans, dil-il, toutes les vaches d'mi troupeau fort de trente bötes avortaient cbaque annee; si par hasard un veau venait ä terme, il ötail tcllemont chetif et dilTormo , qn'il mourail quelques jours apres sa naissanco. La cause de cos avorlements nous paraissait clre la trop grande quantilö de dröclio et do balles de ceröalos avec les-quelles ou alimenlait cos bestiaux; io rumen et le feuillet formaient unc masse compacte, qui pesait sur lo foetus, ompöchait son dövolop-pemont et linissait par lo tuer. Six de ces animaux furent soumis par nos soins a une aulre alimentation; les racines remplacerent les substances peu nutritives quientretenaieut, sijo puisledire ainsi, une indigestion permanente. Co regime fut secondö par l'admmistration d'une decoction de graino de lin ä la dose do cinq ä six soaux par jour, et par un breuvage compose d'une llvre de sulfate de soude ä chaque vache... Le succös fut complet; le fldau destrueteur disparut complötement; vingl-liuit veaux arrivörent ä tonne et bion portants. raquo;
Par centre, on a encore signale comme une cause d'avortemont une nourrilure trop abondante, trop alibile, trop stimulante surlout, quo Ton a accuse do produire la plöthoro, et, par suite, la congestion de l'utörus, lo döcolloment du placenta, etc.
En rösuinö, ici comme a propos dos cn-cumfnsa, nous voyons iuvo-quer dos circonstanens entieroment didörentes los unos des autres : inauvaisc nowriluvc ct ration trop alibile, herbes gorgees d'hunddile rt alimentation trap sdche, dont 1'action a du nöcessairemont so combiner avec cello dos conditions almosphöriquos dominantes. — Sans deute. Faction de cos causes n'a pas öte, que nous sachions, stabile d'une fa^on expcrimentalu ; mais il faut bien tonir un certain complo de la multiplicilö dos fails d'observation, et il no nous semble pas impossible de concilier ce qui, dans l'espece, semblc tont d'abord absolument contradictoire. En elfet, si, pendant la vie oxtra-ulörino, l'animal pout mourir de plöthoro ou d'epuisemont, n'est-il pas admissible que lo foetus pent, lui aussi, mourir par insuf-lisanco de nourriture, ou au contraire, suecomber aux suites d'une congestion qui l'alteint, soil directemont, dans ses propres organes, soit iiidireclomont, cn frappant l'uterus et en produisanl lo döcollo-mciildu placenta? Or, si Ton admet, avee Flandrin et d'autrcs obser-
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valours, qne la plötbore de la fomelle peut döterminer ce dernier aooldent, il y a dos faits qul semblonl dömontrer quo le produit lui-möme n'est pas ä l'abri des maladies inflammatolres (V. phis loin les causes appavtenant au fostus). D'aulre pari, il n'esl pas doutoux quo rinsufflsance ou la mauvalse qualilö de la nourrilure doit a la longue nulre au döveloppemenl du produit; on sail trös bien, par ex(Mri|)lo, quo ios l'ourrages röcolles pendant les annöes pluviouses no peuvent constituer qu'une ration trompeuse : dans cos difTörents cas, la nutrition de la femolle languil et, blenlöt, forcöment aussi colle du fo.'lus, qul meurt plus ou moins anömlque. Disons copendant qu'il cst des circonslancos anssi döfavorables en apparence, on la femelle laquo;sl seule a souffrir dos privations, ot oö l'avortement no so produit pas. — En prösence de rösultats si difförents, on est amend a croire qu'il oxisle, entre lo foetus ol la möre, une sorte d'antagonisme dont nsl viclimo lo plus fälble, lorsque ralimentation est insufflsante pour subvenir aux besoins dos deux ötres : tantöt l'organlsme do la möre l'emporte et le foetus osl rojote; tantöt, au contraire, c'est ce dernier qni prödomino, ol la möre s'appauvrit,
Do tolles causes, de mömc (juo l'action brusque et sans transition du Iroid sur los animaux au pAturage, agissant simultanöment surun grand nombre de femellos, peuvenl produire boancoup d'avortements qni so snccödcntdo pros ol quo I'Dn a, ä tori seien l'un do nous (Saint-Gyr), (inalilles d'enzootiques ol öpizootiques.
laquo;cstraquo;. — Dans colto catogorie d'agents bygiöniques, nous Ironvons los acles variös auxquels so livrent los animaux, los dilTöronls services quo nous exigeons d'eux, ic repos plus ou moins prolongö, ot los mille nuances quo chaeun do cos ados comporte.
Tons les aulours onl signalö, parmi los causes do ravortement, los efforts musculaires violents, los courses rapides, los sauts, les (ravaux oxcessil's, ol il est certain qne ces causes peuvenl, dans corlainos conditions, produire l'efTet qu'on leur attribue; mais il laut reconnattre quo, dans bien des cas, la predisposition individuelle joue im röle important, souventplus considerable que la cause occasionnelle. Ainsi, landis qne Demoussy a vu deux juiuenls avorler pour avoir traverse eu liberle un chemin döloncc oü croupissait une hone öpaisse et lenacc; landis quo Donnarieix a vu lo memo accident survenir choz des jumeiits qui u'avaienl pas Iravaillö pendant trois inois, pour avoir elö atlelees pendant quelques heures ä la cliarruo, et chez d'anlres pour avoir fait, ölanl atleloos a un tombereau de sable, un Irajol de 4 kilotnötros sur une route parfaitemont unio, on voit Ions les jonrs des jumonls plcines sulliro aux plus nules Iravanx sur des routes dos plus accidenlöes, saus qne la gestation soil compromise.
laquo; L'ocuvrc de la coneepliou, dil Demoussy, pent ölre dötruite inunö-diatement aprös la copulation, lorsque le propridtalre qui a conduit sa jitmonl ä la slalion, oü eile a 6[6 saillie, la ramöne ebo/, lui rapiclcinonl, Saimt-Gvk ot Vior,i!T, — Obstötrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;19
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et surtout lorsquMl l'aiguillonne avec scs öporons. raquo; Nous avons döjä dil (ine ce n'cMuil pas soiilciiionl aprÖS la copulation, mais pendant loulo la (luroo do !a ^oslation, ([no lo service de la solle elait dangereux poillquot; los junienls ploiiies; iin fail (|iii nous csl personnel no nous laisso aueun deute i\ col egard (Saint-dyr). Nous no coinprenous done pas coniMient Magne a pu dire que lo cbatouillemont laquo;in flaue par l'epcrou agissait laquo; seulemont sur les juments qui out de grandes prödisposilions. raquo; — Sans deute, ici, comme partout, la predisposition a nno grande influence; et quand i'auteur pröcitö nous ditlaquo; qu'on a vu des jmnents parvenues a im elat do gestation avaneöe supporter saus accident les fatigues de l'enlralnement (^l subir les öpreuves de lliippodronie, raquo; nous lo crovous saus hesiler; mais ce sont lä des fails exceptionnels, et uuus ne conseillorions ä porsonnc d'on renon-veler roxpörionce.
L'inaction, comme l'excös de travail, pent otro nuisible anx fernelies
pleines; eile agil, non point comme cause oflicionle, mais comme
cause evidoimnent predisposante, et c'est surtout quand lo travail
succedo ä nn repos prolonge, lorsqu'll a lieu par li-coup, suivaul,
l'expression de H.Bouley, que i'on voil seproduire ces avortements si
faciles dontDemoussy, Donnarieix, Darroau, etc., out cito dcsexemplos.
Les chutes, los glissades, los froisscmenls des parois abdominales
coulrc los jambages dos portes trop ötroiles des ecurios, des hon-
veries, des bergerios; los excitations porloos dircclemenl sur le col
uterin par la verge du male, lorsque, par imprudence on par errour,
on fail saillirdes fomellos en 6lal do gestation, soul encore des causes
qui rcntreut dans cello classe des^es^a, Biles agissent, nou plus comme
causes simploment prcdisposanles, mais comme directement eflicien-
tos. et cola avec d'autant plus d'efücacitö qu'elles exercent lour action
sur dos femelles en qui oxisto ä im plus haul degre la predisposition.
Appltcata. — A cotle claase apparlionnonl des causes pen nom-
brenses quant a leur nature, mais Ires frcquenles ä renconlrer dans
la pratique, lies variöes quanl aux circonstunces dans lcsf(iiellos olios
se produisent, eldoul faction comme causes occasionnelles on doter-
minanles so comprend si bien d'elle-meme qu'il n'esl pas bosoin
d'ontrer a lenr propos dans de tongues considerations. Cost ä cello
catögorie quo so rapportcnt les coups, les chocs, les heuiis quo les
animaux so donnent entre eux on qn'ils resolvent des personnes
eborgees de los condnire. Faisous senlemenl remarquor qn'ici encore
la predisposition Jone nn röle considerable; que tandis quo, chez cer-
taines femelles, il suflil d'un coup, meme pen violent, porlo sur la
croupe, pour determiner le rojcl du foetus (On/el), on a pu voir, dans
d'aulros circouslancos. hi gestation poursuivre son cours, malgre des
violences exterienros capablesde proiluire dos solutions dcconlinnil6
plus on moins graves sur le IVclns lui-meine.
Les operations quo Ton pout praliquer sur les femelles en gestation
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DE L'AVORTEMENT SPORADIQUE OU ACCIDENTEL,
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rentrent ögalement dans cd ((3 classe dos applicata, — Tollo est la salgnöe, par exemplo, qui a ötö souvent accusdo d'avolr dötormind l'avortetnent chnz la vacho et surtout choz lajument, — qui pout, on effet, lo produlre si olle ost trop copieuso et surtoul si eile rencontre dos animaiix predisposös, mais qui a pu 6tre praliquöe sans Incon-vönionls, 11161110 avec avantage, na grand nombra de fois par de nonihrenx praliclons,
li. Bouley a, dans trois circonstances, pratiquß la castration sur dos vachesen ötatdegealatlon, et toules los trois ont avorlö dans los deux jonrs oonsöcutifs ä l'opöration. L'une est morte dos suites de la non-dölivrancc. — Gertes, il faudrait 6tre insensd pour pratiquer sciom-ment la castration, autremenl qu'ö titro d'expörience, sur dos fcmollos pleines; et cependant, chose surprenante, et qu'on aurait peine ä croiro si lo fait n'ötait attestö par nn homme anssi recommandable ä
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Ions ögards, Chanel, de 15oi
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a vu dans lo teiingt;s nn chatrcni
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pratiquer la castration on sa presence sur nnc truie pleine do deux mois environ. Trois foetus, de la grandeur du doigt medins, furent ext raits avec la portion des cornes 011 ils (5taioiit contenus. La bole perdil beaueoup de sang; olle fnt extrömement malade pendant six on sept jonrs; olle so rötablitnöanmoins, elt;milt; bas,plus de deux moisaprts, cinq petüs qu'elte allaüa.~Vun de nous (Violet) a pratiquö l'ablation d'un ovuiro sur uno vacho pleine d'environ deux mois, sans qu'il y ait en avortonienl, et sans que la santö de la vacho aitparu sen ressentir. Elle aurait probablement conduit, son veau i\ lonno si on ne l'eüt ollc-ineino sacrifice pour la bouchorie environ cinq mois apres l'opöration.
Peveepta. — Dans cello classe, pen iioinhronse, nous ponvons ranger les sensations internes, comnio la peur, la surprise, la colerc; la peur surtout, que Ton a vu quelquefois donner lieu h l'avortement chez des fomelles, ol on parliculier clniz des hroliis, cdrayöes par des chiens mal drosses on par los eclats du tonnerre.
II faudrait encore ranger dans celle möme catögorie les impressions fortes failes sur los sons, ol en partienlior snr le sons de l'odoral, s'il 6tait demonlrö, coinnie lo rapportent dos velerinairos anglais et alle-inands, que tonte odeur dcgoiilanle est capable de produire l'accident donl nous nous oecupons (Skellett; Baumeister et RuelT). (Vest an point que laquo; 011 Anglolorro, 011 ovite de placer los jnmonls pleines dans des öenries que Ton a fait badigeonner au goudron ininöral. raquo; — Nous no croyons pas, qu'en Franco, on ail Jamals rien olisorve de semblable.
li. CAUSES INTERNES. — (gt;lles-ci, au lien do dependre du moiide exle-i'ieur, sont inhärentes anx sujets cnx-iuömos. Kilos peuvent, avons-nous dit, appartonir ä la mere, au pero on an foetus,
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1deg; Cnuiea uppartonant h in more. — Temperament. — Ooustltn-Hon. — Eint laquo;ie viKn(gt;ur et laquo;i'eiuiiuiipoint. — II est admis presqiie
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sans conteste qu'un letnpörament lymphatlque, unc conslitution mollc, appauvrie par un inauvais rögime, un travail excesslf ou tonto autro cause affalblissanto, la döbilllö, la maigreur, constituent aulant do causes prödlsposantea de l'avortement. La vörltö ost, qu'ä tnolns d'ötre poussöes au point de oonsliluer un etal nuiladifrcul, cos causes soul üi pen pros sans Influence sur le cours rögulier do la gestation. lt;( Les pauvres nnimaux ([ni, sous le nom do clievaux camargues, dit Delorme, vivenl en troupeaux dans nos verts pamp;turages, no sont, on gönöral, l'objel d'aucun soin de la part de leurs proprlötaires. 11s vlvent, ou mioux, ils font lours efforts pour vivre, dans les inois rigou-reux de l'hiver, sans abri ol presque sans nourriture. Bt cependant ce ne sent pas cos cruelles privations qui provoquent l'avortement, lequel, dös la tin do decembro, dovient exlromeinonl rare. raquo; — laquo; La vacho du pauvre, quo Ton inöiic pamp;turer tons les jours le long des cliomins el des fosses, avorlo raromonl, raquo; dit, do son cole, Fromage de Feugre. — Kt do fait, il n'est personne qui n'ail 6t6 ä inrmo de voir des vaches on dos jumenls inaigros, chctives, mal logees, mal nourries, mal pansöes, porler leur iVuit ä lenne cl mettre bas sans accidents, tandis quo, ä cölö, des bötes bion lenues, vigoureuses, en bon ölat, avortenl sans qu'on sacke pourquoi on sous l'intluence des causes los plus inslgnlflantes; si blen qu'on sorail tentö d'atlribuer los accidents qu'on observe alors pröcisöment ä ces bonnes conditions dans lesquelles ellos se Ironvcnl. Alissi n'y a-t-on pas manque, ol le lemperamenl sanguin, la pleihore, l'ötal de vigueur et d'embonpoint ont-ils ölö slgnalös, avec la meine nnanimite, et toul aussi peil ilo prouves, commo des causes predisposanles de l'avortement. — Nous ne nions pas que l'otnbonpoint exageiö au poinl de constilnor l'obt'sile, comme cela paralt 6tre assez souvent le cas dans la Niövre, no soil uno condition pen favorable ä une gestation rcgnliöre. I'cul-ölro, comme l'ex-prime II. Bouley, d'aillonrs avec uno röserve a laquelle nous adherons tout lt;i fail, laquo; peul-eti'c que ces masses de graisse qui s'accumulenl, non seulemenl dans l'abdomen, mais encore sous la peau, delournenl, pour lour formation, une parlio considerable du sang, ol quo le foetus ne rcQoil pas toute la quanlile que reclame son developpemenl integral. Peut-etre aussi que le sang, dans ces conditions, n'a pas loutcs los qualilös voulucs pour une formation aussi complete quo possible d'un sujet en voie de developpemenl (Bouley, Conferences). Mais, d'autre part, voici M. Bugniel qui declare que si robesite clail röelle-ment uno caused'avortemcnl, laquo; c'esl, |)ar milliers (jue Ion devrailles complcr aux environs de Moulins oü, dans les grandes formes, Ton produil les plus magniliqucs betes do rente. Los vaches soul presque toules de races charolaise, grandes, fortes, obeses, aineliorees par la selection el par une nourriture de plus en plus abondanle. On trouve aussi les durliam cl dnrbam-cbarolaises, prccoces, grasses ä l'exces, et l'avortement est un accident absoluinent isolö. -gt; — Quo! qu'il en soil
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done de cotte cause, qui eat loln d'ötre sufflsamment ddmontröe par im ensemble d'observallons rlgoureuses, il est certain qu'll oxiste chez cerfaines femelles, une disposition Intörleuro, una idlosynorasie spöeialo, laquo;jiii Tail quo ces bötes avortent sons l'influence des causes les plus loseres et parl'ois en l'absenco de louto cause appreciable, tandis ([uo d'aulres resislenl ol portent leur frult il terme malgrö los causes los plus capables eu apparence d'on provoquer rexpulslon pröma-liireo; mais cetle prädisposition, donl nous avons eu plus d'une fois l'occaslcn ile signaler l'lniportance, sui' laquelle nous wo saurions trop inslster, #9632;—cotte predisposition ue s'aecuse ä l'exlörleur par aueun caraetöre saisissable, et le vötörlnalre le plus habile, le praticien 1c plus exerce, mis en presence d'une lemollc, serail dans l'impossibiiltö abso-luode diresicette l)6(o avortera plus ou moinsfacilementqu'uneautro.
Halndles. — SI les conditions ([iii precedent n'onl. sur la gestation qu'une influence nulle ou des plus obscures, il n'en est pas de meme dos maladies qui peuvent frapperles femelles pendant la plenitude. Les rapports do larnerc avcclo fnetussonl si necessaires et si intimes, (iiron oomprend Irös bien quo celui-cl ressente les influences morbides qui pouvonl attelndre cello-la. En fait, cepondant, il ne faut pass'exagörer la portöe do cos inlluenccs; dejä pr6cedoininent nous avonscitö uno remarque de M. Boiteux, qui prouve que cortainos maladies, möme graves, n'ont pas toujours pour effet d'interrompre la gestation, et il n'est pas im praticien (|iii n'ait cle a möme de voir cetle fonctlon so conlinuer sans oncombre et so (erminor normalement chez dos femelles qu'll a eu ä traitor pour dos affections plus ou nioins graves. Toutcfois, et cos reserves failes, il n'esl pas moins vrai de dire, en those gönerale, quo tonte maladie im pou söriouso do la more met en danger la vie du foolus et pout amener son expulsion prematiireo.
Gomme tolles, il faut particuliörement citer les indigestions, la tym-panite, i'entörito suraiguö ct. toiites les maladies qui s'accompagnent de coliquesviolontcs ctdeinouvomontsdi'jsordonnes ; —la ploiiresio,la pneumonic, la bronchite aigiiii ct toutos los affections dans lesquelles la louxviolente ct quinteuse est un symplöme dominant. — La mötrite aigue, si rare pendant I'elat do vaenitö de I'utörus, et dont on constate an contr'aire.si souvent los symptömes aprös ravortcinent, nous paralt devoir ctro plus souvent la cause quo Vef/el do celui-ci. Cauvet a, du roste, cite dos cxomples reinarqiiablcs do congestion utero-pla-contairo, dont on comprond tres bion la possibility chez des organes dont la circulation est si active. — laquo; Lorsquc, dit 11. Bouley, l'utörus est le siogo d'une induration chroniquc, comme cola se remarque souvent ä la suile d'avorlcmonts anterieurs, ou do parturitions labo-rleuses qui so son! compliquces do dilacorations do sa miiqucuso et d'arrachement de quelqiics-uns dc sos cotyledons, il no so pröte pas, dans deslimitossuflisantes, an developpcment du foetus; celui-ci, on bion mourl faute d'espace, ou bien determine, par I'irritation qu'il
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causn, los conlractioiis antloipöes de la matrico qni lo rcjetle, mort au vif, avanl 1(! (orino. raquo; Pour lo möme autoiir, co que les anoiens ont appelö Vexces de vujidite de la malrico, — phenoiniinc auquelils atlri-buenl im röle oonsldörable dans la production do l'avortement, —ne serait autre chose quo I'ötat d'lnduration de l'utörus qui vient d'ötro signalö. D'aprös Flandrin, cello cause no sorail pas durable, ear, aprös deux ou Irois ans, I'lilerus lluirail par röeupörorles condilions do ca-paeilö voulues pour que lo iVelus arrive ä son coniplet aebövoment. Nous no croyons pas beaucoup ä I'influence dos indurations cieu-tricielles qui soul babituellement trop liinileos el qui nous scm-blenl pen susceptibles de disparaltre, 11 on sorail (oul autrenaent do Vinflammation ckronique, du calarrhe de la muqueuse uterine plus ou raoins incomplötement guöri, tnais qui no s'est pas oppose ä la föcondatlon. Cello affection nous parall devoir joucr un rCAa Ires important dans la production de i'accidenl qui nous occupe. On comprend Ires bien, en elfet, quece calarrhe, persistant, quoiqueä un lies faible degrö, jiuisso devenir cause d'avortement en produisanl par sa secrölion lo decolloiuonl des enveloppes; on comprend aussi qu'il doive predisposor ä rinllainnialion aiguö; enlin il n'y a rion d'ir-ralionnel äadmettreque la suraclivilö imprimöeauxactes interslillels, par la gestation, no devicnue uno cause d'amclioralion ou inöino dogne-rison coinplele do 1 elal chronique; — tandis quo, en roalite, los cicatrices n'on pouvcnl elro que bien faiblement modiliees. Voila, si nous ne nous trompons, une explication parfaitement admissible do cos avor-tements qui se succödent cbez uno memo femelle, mais en retardant do plus en plus, — proporliouuollemenl, sans doule, ä i'amölioralion öprouvoo paiTulerus,—jusqu'ä cc quece dernier ötanl revcnu ä l'ölal normal, lo produil pnisso oulin arrivor ä tenno. Nous prions nos confreres de vouloir bien vöi ilier, dans lour pratique, ce que cello opinion
—nbsp; pureraent hypothötique, nous devons lo reconnattre, — pent avoir do londe.
Aprös los affections que nous venons de passer en revue viendraient les maladies convnlsives, — vertigo, lelanos, cpilopsie, — donl I'aclion serait peul-etre raoins bien döinonlreo.
Enfln, n'oublions pas de signaler les maladies cpizooliqnos, laclavolee, la pöripneumonie conlagieuse, la lievre aphtheuse, la pesle bovine etc.,
—nbsp; donl I'influence funeste sur 1c produit do la conception a etc mise bors de doule par un grand nombre d'observaleurs, parmi lesquels nous citerons Flandrin, Gruzel, Reynal, Yvart, H. Bouley, etc., elc.
AvorfcmciiiM antörleura. — II y a longtemps ([no Ton a clit que les avortemcnts antörieurs prcdisposonl ä d'autres. Sonvenl, en effel, Ton a vu des femelles avortor successivoment deux, Irois, quatre lois. Ainsi Pelö, eile par Flandrin, dit laquo; qu'une vacbe qui avorlo pour la premiere fois, a qualre mois, si eile peut concevolr ensuite, avorlo pour la so-conde lois ä un terme plus avance, el la Iroisieme fois plus pros on-
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UK L'AVORTEMENT 8POHADIQUE OU ACCIDENTBL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;291)
core tin lormo nalurcl. Mais apros cola, los voanx viennent toujours a l)i(3n. Si, dos la proiuiöri; lois, la Lölc avorto il six inoisau plus, I'avor-toinenl n'a lion qu'iino lois on doux, ä proporlion de ce ((no lo premier avorleineiil esl (ihis rapprochä du neuvioiue niois. raquo;
Go quo nous avons dlt do la mcli'ilo cbronique nous paraissant ahsolumenl lalioimol, nous tie chercLerons pas d'autie explication h la plupart de ces avortements roprMos; nous ajouterons seuloment ceci : c'osl (jiie si un avoi'tement predispose ü d'aulres, ce n'ost sans douto blen souvenl que par la inetrilc (|ui I'a detennine lui-ineine, on qui, an coutraire, lui succede par suile do non-dälivranco; — mö-trite passöo ü l'elal chrouique et doul la roinclle sond'ro encore an mo-menl de la nouvelle fecondation. l'eul-ölre y aurail-il lieu, dans quol-qnos cas, d'invoqner line perversion do la seiisibililö spdciale do l'ulöfus? Mais ce n'osl encore läqu'une liypothöse doul il esl a pen pros impossible de coulrölor la juslessc. (Voir, ä ce sujol, co que nous disons des causes dc I'accoucliement,)
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2deg; C/'uusvtt ii|raquo;iraquo;arteiiaiit nu pi-re. — (Juand on sail la pari considö-rable qulrevient an male dans l'acte de la gönöration, quand on voit le perc transinellre au foetus ses rornies, ses aptitudes, ses cpialiles, sos delauls el jusqu'a cerlaines de ses maladies, on ncpeul gnerc donter ä priori, qu'il ne puisse exercer line iullunnce reelle sur lo cours plus on inoins heurouxde la gestation, Nous ne sommes done point snrpris que les anteurs aieul atlriljud certains avortements ä rinlluence du male ; mais la dirticulte esl do faire la part exacto dc cette influence.
Fanl-il, par exemple, avec Moulonnel cite par Flandrin et Gruzel, altiibuer l'avoi'tementä I'emploi, pour la saillie, d'un male laquo; trop gros, trop lourd, qui fatigue beaucoup les femelles? raquo; Que I'emploi d'un nulle disproportionne donnc des pioclnils d'un volume exagörd el de-vieune la cause de parts jilus on moins laborionx, soil ; qu'on puisse voir Ions les Jours, comnie le ditGruzel, laquo; dos brebis locondees par des beliers trop yrands el Irop forts perir on agnelant on n'expulser qn'a grand'peine des agneaux morts en naissant, raquo; lo fait n'a rien qui nous etonue ; mais qu'il y ail dans cette circoustance line cause d'avorle-nienl, c'esl ce quo nous Cümpreiions moins bien, el les preuves qu'on en donne ne nous paraissent, ä vrai dire, rien moins quo conclnanles.
Nous admellons plus volontiei'S quo la laiblosse, la debilite originelle on acquise,l'öpuisement du male par des saillies tropnombreuses, puissent devenir, dans corlaines circonstances, des causes d'avorle-ment. 11 so pout en olfet, quo les 6tres procrces par de tels reproduc tours ne jouissent que do pen de vitalile; qn'ils ineiircnt el soioul oxpnlscs avanl d'avoir acquis tont lour devoloppeinent. t'/esl, du resle, 1'opinion bien arreleo d'un cerlaiu noaibre d'excellents observalenrs laquo; L'abus des aniinaux rcproducleurs, (lit M. Tisserant, enlraine des in-convenients Ires graves; ce sont: la procreation do veaux chelil's, so
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PATHOLOGIE DE I.A GESTATION.
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(lovoloppaiit inul... ; dos avorlcmenls sans cause apparnnlc, dos völa-ges avanl lormo... —L'iivorleinntit spontanö, sans cause diroclomont appreciable, ajoute plus loin lo möme auleur, pent elre le rösullat de l'omploi de reproducleurs öpuisöspar dos saillios noiribreuses. i^es re-cliorchos ([iio j'ai l'ailos dans lo dcparleinont du llliüiio no mo laissonl l)as de deute ä cot ögard. raquo;
laquo; J'appelle particuliörement l'attention, dit do son cötö Salomö, sur cellos de cos causes (de 1 avortomont)qui concerneut 1(! lauroau ;raquo; — e(, ä l'appui de l'influence qu'il lour attribue, 11 cite los fails suivanls :
laquo; Quelques cullivateurs, s'apercevant (|iic lours vaches avortaient presque toujours, so iassörent de los mener au male inutilement et prirent lo parli d'avoir chez eux un lauroau röservö pour lours vaches seulos. AussKöl lo lloau cossa ses ravages dans lours ölablos...
laquo; Ghacun do cos houroux cultivaleurs no tarda pas a volr arriver une a uuoä sa perle loutes les vaches de ses voisins... Lo bon resuUal, des premiers ossais encouragea les faiscurs de demandes;... bref le lauroau privilögiö no tarda pas a ronlror dans los conditions vulgaircs, et les avortomenls reparurent.raquo;
laquo;Un jeune tauroaud'iin an paissait dans im onclos;\ cölödnquel sc Irouvaient des vaches on chaleur. (lelles-ci franchirent l'obstacle, l'u-rent saillios par lo mf\le ol n'avorlörent pas. Mais, pen a pen, im grand nombre de vaches penclreront par lo momo endroil dans l'onclos, et 1c resultat fut celui de tout ä l'beuro. raquo;
Bien que cos fails n'aient peut-ötre pas toute la valour probative quo leur attribue l'auteur, ils siiffisont cepcndanl pour appoler l'attonlion des observateurs sur uno cause fort possible, sinon rigoureusement domonlreo, de l'accidont que nous ötudions en ce moment, et e'est a co tilre surloul (pie nous les consignons ici.
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3deg; Causes appnrtcnanlaquo; raquo;#9632;#9632; foetiis. — Lo foetus, encore contcnu dans la malrice, n'est pas h l'abri do toutes les causes qui peuvent Iroubler l'ordre regulier des fonclions ol faire naitre des maladies, ol, bien que la palhologte du fostus soil encore fort peu avanceo, des fails irröcu-sahles prouvent qu'il peut aubir les influences morbides soil par iui-möme, soil par ses annexes, et snccoinhor ü cos influences. Do lä une nouvollo sörie de causes d'avortement, probablementtrds fröquentes, mais encore fort pen connues. Gependanton possöde dojfi sur ce sujol quelques notions qui no soul pas sans inlöröl.
1quot; Ce n'est point oxclusiveinent par la secousso qui est iinprimöe ä l'utorns gravide, que les violmcea extirieures peuvent produire I'avortc-menl, mais encore en s'exercant directeinent sur lo I'oeUis lui-m6me. Ainsi, Cauvet a constate, ä la suite d'nn avorlornont occasionnö par dos coups do piods portes sur lo venire d'uno jumonl, (pie les enve-loppos totales prdsentaient, ä l'endroit correspondant, une önorme ecchymosc, el le foetus, au möme endroil, — en arriöro de l'öpaule, —
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DE l/AVOUTKMKNT 8P0RAD1QUE OU ACCIDENTEL
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uno exsudation plaslique considerable, ä icititc; brunamp;lre. ün aulre a vu unc adhärence de la peau du cramp;nedu fcotus aveo los enveloppeaet un enfoncement des parois eräniennesdälertnlnös par la mömo cause.
üquot; Cerlaines maladies do ia möre ponveni aussi so transmettre ati fcBlus, determiner sa mort et amener son expulsion avant lerme. Cost, ainsi quo Yvart ol II. Houloy onl constalö plusieius Ibis (pio des avor-lons do vaclies aH'ocloos do pleuropneumonie contagieuse prösonlaiont dans lours poumons des lesions övidonlesde collr! maladio.
Ghoz riiommo, on cito de nombreux exemples de transmission de la variole do la mere an fentus; Panalogie pourrait done conduire aad-mettre qu'il en doit elre d(^ möme poiir ia variole ovine ou ctavelae; cepondanl, tout on signalanl cello maladio ernplive comnie uno cause puissanlc d'avortement, los auteurs ne parlent pas de sa transmission au foetus;Hurtrelditm6meexpress6mentquelaquo;piusieurs foetus extraits de Ia matrice de quelques brobis mortes de la clavelöe n'onl presenle aueun signe decette maladio.raquo;Mais II. Douley fait remarquer que, sila peau dos agneaux nös de moros elaveleuses no perle pas de (races de i'öruption, i'öconomie n'en a |)as moins recu l'imprögnation morbide, car los siij(;ls ({iii viennonl vivants et qni vivent dans cos conditions ne sonl plus inoculables. A priori, il nons setnblait quo cola devait Mro ainsi ; mais nons ignorions que lo fail ent ete constate cliniquemenl; e'est done avec uno grande satisfaction que nons avons enregislre, on son temps, la communication de M. Bouley(l).
;!quot; G'est ögalemont ä une maladio du foalus, dont la cause esl reslöe inconnue, quo doit elre rapporle cot avortement öpizoolique, observe par Barrier (cito par Plandriu), dans lequel presque tons les veaux, expulsos an ciiiquieinc on au septiöme rnois, venaient vivants, rnais mouraient du premier an builiemo jour apres la naissance, et prösen-taient, commo symptöinos dominants, laquo; im rälement plus ou moins fort, nu ecouloment par los narines d'une liqueur mucilagineuse couleur do rouillo, un beuglement continuel ol. etfrayant. raquo; L'autour ajoute qu'on trouvail a I'autopsie laquo; les poumons luinölies, rouges et cliarnus, les bronchos remplics do cetleliqueur salVanco qui s'ecoulail par los naseaux. raquo;
•iquot; Nous avons indiqne precedeininent la possibilile do Vcnipoison-nemenl du foetus par dos substances ingcrees par la more; toulcfois, nous reconnaissons que colte opinion a besoin, pour s'imposer, de la confirmation dos fails.
.'i0 Nous avons egalement signale Vhydramnios cominc une cause ii pen pros inevitable d'avortement: sans vouloir revenir sur co sujel, nous rap[)ellerons que nous avons considcro cominc etanl susceptible de donncr lion ä cello hydropisio, la torsion du cordon ombillcal, co qui cxpliquerail en mfinie temps le pen de developpeinenl du foelns.
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(I) Houlkv, commanicatlon inödiic.
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298nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA GUSTATION.
Coüo inöinc torsion, produilo lapidoniont e\ a im dcgrö incompiilihlo avoc lo maiiilieii de la circulalion, 110 pourrail-olle pas (lelenninoi' la mort iimiu'cliato du l'u-lns bion porlanl jusque-lä, et dcvenir 1c poinl de dcparl de l'avortemenl, non pröcödö cctto fuis de I'liydropisie des enveloppes? I'oiir notre comple, nous n'y voyons point d'impos-sibilito; mais ici encore, nous duvons nous homer a soulever la question, n'etunt pas on niesurc do lui donner line repouse basee sur des t'aits.
6deg;D'autres observaleurs, — Flamlrin, Noyös, etc., — out, olio Vhy-drorcphalie, Vascitc, XunnMirijiic, coinine pouvant de ineine ainencr la mort el rexpulsion prömaluröe du faeliis. — Cela paratl etrc vrai dans quelques cas; mais, lo plus souvent, cos maladies n'entravent pas le cours regulier do la gestation; olles sont, des causes d'accou-cliemenl, laborioux bion plulol (juo des causes d'avorlemont.
7deg; Nous on dicons aulant des momiruosilis^ qui, dans la Ires grande niajoritö des cas, donncnl lieu ä dos parturitions Ires dil'licilos, mais n'einpcchonl pas lo foetus d'arriver ä lonno, rnomo lorsqu'il esl telle-menl difforme qu'il nosaurail vivreun soul instant söpnrö do la mere.
Teiles sont los causes auxquolles, avcc plus on moius de vcritö, on altribue I'avoitoment. Nous sommes ontrö ä cet, ögard dans des clövo-loppemenls un pen longs peul-ölre, mais quo commandail, ä noire avis, l'iinportance du sujot.; encore, malgro nos ellbrls, n'avons-nous pu eclairer aussi comploloment que nous Fanrions vouln cello imporlanle ([inistion. ITcsl aux proliciens, —auxquels nous faisons ici appel, — qu'il appartiont do combier los lacunes quo, malgro noire bonne volontö, nousavons du laisserdans cello parlie de notre travail.
Symptomutolo^ic. — llion de plus varie, an point de vue de la Symptomatologie, que les pbönomönes qui precödcnt, accompagnent ou suivent ravorlemonl. — Tantöl cos phenomenes sont si pen im-portants quo col accident const it uc ä peine pour la more uno legöro indisposition ; lanlöt c'osl, an contraire, uno maladie grave, qui poul compromettre les jours do la femelle cl memo entralner sa morl; el, outre cos deux oxlröincs, il y a des nuances si nombreuses qu'il serait impossible de los decriro Ionics. Nous on indiquerons ici quelques-unes, qui pourront aider i\ so faire une idöo des aulres.
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A. — Dans bion des cas, i'avorlement n'est annonce par aucun signe pröcursciir. La femelle conserve toule sa gaieto, loul son ap-pötil ; olio poul travailler, donner du lait, olc, absoluincnt commo dans le plus parfait elal de sante, jusqu'au moment do rexpulsion du foetus; el celto expulsion elle-nienio osl si facile, olio s'accom-pagno do si pen do malaise quo, suivant {'expression do 11. Bouley, laquo; la femelle so debarrasso du produit do la conception conime d'nn pro-
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diiii excrönoenlltiel lt;iiii lui aurait fait öprouver un moment do gone.raquo;
G'csi souvent pendant la nultque s'accomplltceUe rdjeotion soudaino du fcBlus, et l'on csl loul ötonnö de trouver, li; matin, un avorton, souvont encore coiüeiui duns sos enveloppes intactes, derriöre une bölequljla veille au soir, paraissait jouir de la meilleure santö, ol qui, apres l'avortement, präsente une physionomte, des attitudes, etc., si naturelles, qu'eile semble en quelquo soiie ötrangöre ä cc quivienl de so passer. G'esl au poinl quo lo sentiment de la maternitö, si döve-loppö pourtant choz toutes lesl'emelles, n'est pas meine öveiilöen olle; qu'eile se montre complölement indifförente au foetus qu'eile vient do rejeter, cl (prelle peul lo piäliner saus plus s'en inquiöler quo de sos döjections naturelles,
Quand l'accident so produil pendant lo jour et en la presence de riionune, on pout conslalor, coinnio lo dil M. Roudaud, qui a Irösbien etudiö ol parfailemontdöcrlt ceüe forme de l'avortomenl, queles llancs se creusent loul ä coup, lo venire tombe, la vulve olle vagin so dilatent legeroinenl ol laissenl econler une matiero gluanto, parfois im peu sanguinolente, et lo foetus est rejelö presque sans efforts. Ordinaire-menl los enveloppes vienncnl en mönie temps, ou quelques instants apres ; parfois cepondanl (\lles sonl reteriues, et lour sejonr dans la malrico conslilue un danger assez serieux, la femelle no faisant plus aueun effort pour los cbasser.
Du resle, la saule gönerale esl si peu alfeclee qu'immeclialeinent apres la sorlie du foetus, la femelle so remet a manger, reprend sa physionomie normale el quo, dans quelques cas, Ignorant l'accident qui venail do so passer, on a pu la remeltre iinmedialcmoul ä sos Iravaux habiluels sans qu'il en soil rösultö d'inconvenionl. #9632;— Inulile do dire quo ce fait no saurait elro erige on regle ; que la prudence la plus vulgalre doit, au contraire, faire une loi de laisser au repos, au moins pendant vingt-quatre heures, ol d'entourer de quelques soins la femelle qui vient d'avorler.
Cos avorlements si faciles peuvent so produire a loules los piüriodes de la gestation, au seplieme ou liuiliemo mois, aussi bien qu'au troi-sieine ou (pialrieme, mais plus souvenl dans la preiniöre nioili6 de la plenilude. On los voll plus parliculierenienl, dil-on, chez los femcllcs qui ont ele longtemps soumises ä dos influences döbilitantes, mais sans avoir, Jusque-lä, parn en soulfrir elles-memos : c'esl ainsi que M. Roudaud, donl nous avons deja cito los excellonles observations, constate expressöment que los vaches sur lesquellea il a pu cludier cello forme de l'avoriement elaienl gönöralement en bon ölat, so nourrissaient bien, ötaient exemples d'indisposilions, memo passa-göres, et presonlaienl Ions los signes d'une sanle prospere. Nous pou-vons ajunler que ces remarques sonl onliöremenl conformes a ce quo nous avons pu observer nous-mömes, ainsi qu'un grand nombre d'autres praticiens.
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300nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
|{. — Quand l'avortemont osl du ä dos causes externes, ü des violences exlerioiires, coups, clinics, olc, on capables d'ainener lo döcollc-menl, du placenta, sauts brusques, courses rapides, etc.lcs symptömes, sans 6tre trös alarmants, sotit cependant, en gönöral, beaueoup plns accentuös, Alois, la femelle esl triste, aballue, ou plulöt ahsorhöe par iiii(( einolion inh'rienrn indeliiiissahlo ; on Iden inqulöte, agilöe, sans cesso en mouvement. Si le twins est dejä fort, on voit, cn examlnant allentivement le ventre de la mere, qu'il öprouve des mouvements fröijuents, violents, tumultueux, qui lömoignent de ses souirraiicoset ajoutent au malaise d{? la mere: monvements qui, im pen apres, de-viennent plus faibles, plus rares, et cessenl tont ä fait quand 1c pro-duit a lui-niöimgt; cessö de vivro.
En meine temps l'appötit so perd, le pouls s'accölero, devient dur, serrä, et, suivant la retnarque de Plandrin,laquo;semlde l'uir sous le doigt, k la (in de chaqne pulsation, comme dans le cas d'hcmorrhagio ; raquo; la pbysionomie ost anxieuse, la respiration pressee ; i)arfois, chez laju-meut surtout, des suours partielles se font remarqner aux ars, aux (laues, aux aines, etc.; de legeres coliques apparaissent; la femelle tre-jjigne des pieds poslerieurs, se deplacc ä chaque instant, so conche et se releve, agitela queue comme pour chasser les insectes, et donne, cn im mot, tons les signes d'une agitation qui augmente d'instant en instant.
Puls apparaissent quelques autres symptömes plus signiQcatifs. Lo ventre perd sou apparence rebondie ; il tombe, suivant l'expression consaerde; los marnclles, si la femelle donnait du lall, so (lötrissenl et tarissent plus on moius rapidement; elles se gonflent, au conlrairc, et deviennent turgides, comme l'a fort bien observe II. Bouley, si elles ötaient dans leur pöriode d'inaclivitö ; la vulve s'agrandit, so gonfle o( laisse ecoulcr im liquide gluant, muqueux, sereux ou sero-sanguinolent, suivant les circonstances, et surtoul suivant la cause provocalrice de l'avorlement.
lüeulot se montrent de vöritables douleurs; c'csl-ä-dire que la ma-triee cnlreon contraction ol provoque, par aclion röllexe, la contraction simullanee des muscles expiraleurs. De lil des efforts oxpnlsifs plus ou moius ßnergiques et soutenus; sous lour influence, le rectum et la vessie se videnl d'abord, puis le col uterin so dilate, la poche des eaux so forme. Bientöt eile apparait au dchors; sous l'effort de duu-leurs plus puissantes, le foetus s'engflge ä son lour et no tarde pas ä 6tre rejetc. — Le travail de l'avortement esl alors lerminc, aprös avoir dure un tcmiis Ires variable, depuis unc j'usqu'A trois, quatre heures et mome davantage.
(1. — Nous avons suppose (ino les symptömes so succedent sans aueune Interruption, depuis l'instant 011 apparaissent les premiers cn date, jiisquVi celni oil la scene so lermine par Texpiilsion du pro-duil; cn röalite il n'en esl pas loujours ainsi. Qnelquefois on observe
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co qu'on pout, ü bon di'oil, appelor ties prodromos : — uislosse, inap-pölcnce, agilalion löbrilo du pouls, coliques l^göros, mouvetnents iniiiulliiciix du fcslus, lesquela diminuent bientdt, puls cossent tout ä fail. — Alois le fcßlus sucoombo ordinairomont, mais il n'ost pus cxpulsö iniinötlialoinoiit; au coiitrairo, los symplöiiics präcädenls se dissipenl; la femelle reprend sa gaiolö, son aijpölil, olc. — Cm calme peut durer plus ou moins iongtemps, — un laquo;ju plusiours jours; — puis la hölo so iiioniro do nouveau iuquiöte, agllöo, el le fcelus est rejetö, tanlöl presque saus effort, comme il a (Ho tlil dans lo premier paragraphe, UitiIöi aprös un vöritable^j'waiV, commedansla deuxiöme hypolhoso. Dans d'auü'os circonslancos et parsuilo d'un obstacle (|U(!l-oonquo ä sa sorlic, le in'liis peut olro rolcnu d'uno fa(jon dölinilivo, et donnor lieu ä diverses manifestations symplomatiques quo nous avons eludiees a I'arlicle Rölenlion du fw/us, auquel nous prions lo locteur de vouloir bien so reporter.
D. — (ihoz les femelies döbilcs, affaiblies par les privations ou los maladies anlörieures, les efforts expulsifs sonl souvent remarquables par leur peu d'önergie; laquo; dans ces conditions, ainsi que l'exprime Ires bien 11. liouley, !(! liquide qui squot;öcoule par la vulvo osl sanguinolenl el infect; lo travail no s'avance qu'avec lenleur; los efforts no so suceödent qu'ä de longs intervalles, souvent rnömo ils so suspondont complöleincnt, et, si l'homme n'inlerviont pas, lo travail no peut s'aecomplir. raquo; G'osl surtout dans ces circonslancos quo l'avorlou pout s'arröler el söjournor dans le vagin pendant un temps indölonnino. lin mönie temps que la laiblesse des efforts expulsifs, l'incurvalion du plancber vaginal, le resserrement de lavulve (jui so produii loujours apres la inorl du foolus, onlin lo faibio volunio de cclui-ci, qui ue per-inel pas aux parois vaginales— d'ailleurs peu conlraclilos — d'avoir prise sur lui, rendonl bien coinplo do cello retention.
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li. — Dans d'aulres conditions, l'avortemenl so fail remarquer par la violence, l'espoce do tumulle et lo pen d'ollicacilo des contractions dcslinöos ü chassor le foetus. Ilicn n'ötant prepar6 pour l'ex-pulsiou qui doil avoir lieu, ni du cole du foetus ni du colö de la more, colle-ci s'öpniso en olforls Iongtemps Inutiles, et l'avortement consliluo alors un accident des plus serienx, qui niömo pout, dans quolques cas, devonir inorlcl.
P. — Lors do gestation geinellairc, — un ou plusiours foetus olanl niorls, — on voll so produiro l'un des cas snivanls: ou bleu tons les foetus sonl expulsös; ou bien lo ou los foelus niorls so Irouvaul pros du col utörin sonl expulsös souls, ella gestation continue pour l'autre ou los aulres (lioussiiT); ou, onlin, los foelus niorls elaul arröüis [)ar ceux qui n'ont pas cesse do vivre, ne peuvont otre chasses: alors le
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PATHOLOGIE DE LA GESTATION.
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calme renalt chez la fpmollo, et tillo pent porlor ä terme los petits restösvivants pendant que l^s mortssubissent la naomlfloatlon(P]iTOT)i Dans oe cas, los symptömos de l'avortement peuvent möme repa-raltre de nouveau pour cesser encore sans ([no la gestation en soil intorrompue (Dcuiouk).
'I'dles sont quelqueg'Unes des nuances (|iio pout presenter eel, acte anormal.
(Jnanl an mdcanisme de l'avortement, e'est ä trös pen de chose pros celni du part, quo nous öludiorons prochaineinenl avec detail, II y a cependant, sous co rapport, quelques difTörencos qui dolvent ötre signalöes dös mainlouaul.
La premiöre el la plus imporlanto de cos difförencos consisle dans les modifications qu'epronve le col ntöriii. — Nous avons dejä dit quo, dans les dorniers temps do la gestation, le col so raccourcit el se ramollit progressivement ; cos modiflcations no so produisent pas dans l'avortement; le col conserve loule sa longueur el toute sa rigidiW (Saint-Cyr). Aussi sa dilatation est-elle plus Ionic, plus pönible el plus incomplöle (pie dans l'accouchement ä terme. De lä un travail d'aulanl plus loni; que les fibres rnusculairos do l'utörus n'ont pas encore acquis louto lour puissance contractile.
11 osl vrai, eomino compensation, que le volume du foetus esi moin-dre, i^t que, on raison do cello circonslancc, on n'a pas h oraindre les dif'licullös resullanl parl'ois, dans le part ä lonno, de l'ötroitesse des passages.
D'ailleurs on pout rencontrer loutos les autres difilcultös qui ren-denl le pari laborieux on centre nature, el que nous öludiorons dans la douxiömo parlio; on pout dire loulefois que cos difliculles sont, en göuöral, plus facilos ä siirruoulor dans le cas d'avorloinonl, ä cause du volume moindre du foetus.
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Pronosttc. — Au point de vuo du produits le pronostic cst toujours
lächouN;co!a i'esullo do la döliuilion mönio quo nous avons donnco de l'avortement, döflnition d'aprös laquelle le tetus est toujours ou inorl ou condamnö ft pörir Irös prochainement par l'imperfection de sos organes.
Pour la mere, les suites de l'aöcident qui nous oecupo varienl consi-dörablement.
Taulüt, couiuie nous l'avons döjä dit, olle s'en rossenl ä poino; tan-löl olle peul en olro yravouieiil affeclöo et meine suecomber, soilim-mödialomoul, soil plus ou moins longlemps aprös rexpulsiou du foetus, par le fail des complications qui peuvent so produire.
(]es complications soul, en gönöral, los memos quo cellos qu'on observe ä la suite du pari; il en est cependant quelques-unes qui me-rilent ici uue mention sp^ciale^
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DB L'AVOHTBMENT SPORADIQUE Oll ACCIDENTEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 303
Ainsi, nous avons tlit [)liis baut quo lo d/i/ivre clait souvcnt cliasse en m^mo temps quo le foslus. Gelaes'tsurtout vrai quand ravorlomcnt so procluit a uno upotjiio encore pen avanocSe do la gestation, parce ijiio los relations vascnlaires qni unlssent I'lilerus anx envüloppcs Coetales sont encore rares el faibles, les villosiles placenlaires conrles ot pen solidement implantöes. .Mais il en est autretnent ein'/, la vaobe quand l'accident survienl h une pöriode plus avancöe. Alors il arrive presque loujours (pie Ics enveloppes so brisent au moment du travail el (pie le foBtus est seul expnlso. Dans quelques circonstances, ces enveloppes se detaclienl et sorlent elles-m^mes pen de temps apivs; liiais trop souvenl on constate qu'ellas soul retenues, etcomme le col ntöriu rovienl rapidement sur lui-nieino, il est lo plus souvonL impos-siblo on, dn inoins, fort difficile de faire pönelrer la main entiöre pour alier on opörer le dösengrönemeni. r,a non-dölivrance est done un acci-dftnl fröquent dw./. lavache ä la suite do 1'avortement aurvenant apres lo premier tiers do la gestation,
D'autro part, 1'avortement est assez souvcnt suivi do troubles varies, quelquefois graves, dos fonclions de la gönöralion.
Dans les cas los plus simples, les chaleurs se monlrent, commo aprös l'accoucbement, huit, a quinze jours apres l'expulsion du fceliis; mais assez souvent la lecoudation (;st plus dil'licile, et no s'efTectue qu'aprös plusionrs retours plus on moins röguliörement poriodiques de l'ölat do rut; quelques femelles meme reslent steriles pendant un an entier; d'autres avorlonl do nouveau, ainsi que nous I'avons deja (lit.
D'aulros l'ois, los femelles qui on! avortö no rodeviennent en chaleurs qn'apivs l'öpoque oil olios auraioul du met Ire has si la gestation avail suivi son conrs regulier. Dans ce cas, los organes gönilaux ayant on lo temps de revenir complötement ä leur elal physiologique, les Femelles concoivent ä pen pros aussi facilement et aussi süremonl (pic d'babilude.
Enfin, il n'esl pas rare quo 1'avortement laisse apres lui nuo surexci-tation du Systeme gönital, qui se traduil par un ötat do rut presque rontinuel et rinipossihililö de la föcondalion. En d'autres termes, les femelles avortöes deviennent facilement ni/nipkoinnws, el iaurelidres, s'il s'agit do vaches.
Lorsque 1'avortement a lieu dans la derniöre moilie de la gestation, la secnMiou laeleo pout, sYlahlir; (die s'ölablil mömo d'une manierc i\ |)ou pros cerlaine cboz lavacbeot les autres femelles failures; mais, choz ces fomollos, la production est, on general, diminuöe, etles ma-melles no roprennont toulo lour activitö qn'aprös nno nouvelle gestation regulirre. Elle est lonjoms cousiderablemonl amoindrie et i)eut meine otro absolumont nulle pendant pros d'une annöo cbez los vacbes pen laitiöres qui avortent avant le cinquieme mois. Quant anx autres femelles, clicz lesquelles la Lactation est une fonction intcrmittente, eile pent, aussi s'etablir et memo ötro assez active pour devenir la
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cause do pröoecuiialion pour le propriötairo, sinon de dauyors pour la femelle, quand l'avortement cst tardif; mais quand il so prodult avant le milieu do la gestation, los inamolios roslonl trös geiiöraleinoul inac-lives; olios deviennent seulement, dans los hull premiers jours qul suivcnt l'accident, le siöge d'un leger engorgement fluxionnalre, (jui ue lardo pas a so disslper.
Malons nuatomlanea. — Nos coiinaissaiioos relatives ä l'analoinio pathologlque de l'avortement sont oncoro fort pen avancöes. Hainard s'esl Hvrö, sur co sujoi. ä quelques recherches ericoro bien incoin-plotcs, desquelles, cependant, rösulteut quelques indications qui ne
sent |)as sans inlöröt. Noua allons los rösumer briövemenl.
1quot; Los orrjunes ile In more sont ?i pen pros dans le inßuic (Hat qn'a-pros le |gt;aii normal. Ainsi, le lt;:ol uUrin esl ouvert on forme, mais on gönöral un pen ramolli; Vulcrus, plus ou moins complolomcnt rcvenn sur Ini-niömc, osl notablement congeslionnö; sos vaissoaux sont volumineux, gorgäs de sang, variqueux; sa cavile renl'ormo nue cer-taine quanlitö de inncns sanguinolent ol parfois des döbris dos membranes foetales; sa muqueuse esl rouge, öpaisso et laisso aporcevoir ä sa surface los traces blen visiblos des inserlions placentaires, dont los dispositions \ariont suivant l'espöcQ de la femelle. Enfln, si dos complications so sont produites, on on retrouve naturellement la (race sur los organes gönilaux : ebez une vache qui inourut aprös l'avortement, Gauvet reconnul que los vacuoles dos cotylödons ölaiont pleines de matifere purulente, et que rnterus offrait los altörations de la mötrlte chronique (Voy. IVon-ßölivrance, Mölrile, Dächiruret de. la matrice, etc., etc.).
2quot; Quant an fielus, sos caraetörcs peuvent varicr beaueoup, suivant la poriodo plus ou moins avaueöo de la gestation, les causes do l'avor-tement, la date a laquelle remonte sa mort.
II peul devenir nöcessaire do determiner Tage d'un avorlou. Nous avons röuni, page 'J8 et suivantes, tontos los dounees que la science possodo jusqtl'ä cc jour pour la solution de cotte question, et nous prions le lecteurde vouloir bien s'y reporter.
Soil qu'il ait öle rojetc, soit qu'on le Irouvc encore dans la matrice en faisant l'autopsie, le cadavro de l'avorton pout ölre dans un elat plus ou moins parfait do conservation.
Si la mort osl tout ä fait rdeonte, il so montre bien cousomi; sa peau, forme, sonplo, lisso et non ridöe, est, suivant l'Age, lantdt glabre, de couleur blanche ou ros6e, en memo temps quo sillonnöe do quelques vaissoaux sanguins; tantöt, au conlraire, pigmonlöo et plus ou moins complotomont couverto do poils. Los chairs sont blanches, assez formes et sans odeur.
Lorsque la mort remonte ä quelques jours et quo l'air a eu acccös danslacavilö utörino, le cadavro donno dos indices do pulrel'action
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plus on moius avancöo ; il estgonfld, oinpliysenialoiix, el röpand une odeur pulrldo dos plus prononcöos; on möme temps, les polls, (inel-quefois inemc los subots otlos onglons, s'un-achenlavoc la plusgrando lacilitö.
Si la morl esl anciciino, niais quo lo fcetUS alt ölö pröservä du contact do l'air par rinlögrile dos enveloppes, on pout ögalemont, dans quelques cas, lo trouver emphysömateux; mais cola cst rare; 1c plus souvent 11 osl IKstrl, rldö, ralallnö ol couiiuo moinidö.
L'ötudc dos onvcloppos, l'examen extörieur ot, surtout, l'autopsie complöto du footus pourraient souvent renseigner sur la cause de l'avoilcincut. Cost malheurousomont cc quo l'on nöglige do faire dans !a plupartdes cas; aussi n'avons-nons quo pen do documonls ä moUro sous los youx de nos leclours.
Gauvol a coustatö, dans trols circonstancos, uno rongeur oxcessi-vement Intense dos onvcloppos fcßtales,quiles faisail rossemblcr ä un önorme calllot sanguin; les vaissoaux qui rainpent entre ces membranes claicnt augnientös do volume ; lo liquide amniotique avaitpris la leinte rougeamp;tre qui caractörlse certains öpanchementsdes plövres. M. Richard a trouve parfois, chez los vachesde laNiövre, laquo;unealteration des eaux do ramnlos qui sont troubles, blanchalres, epalssos, comme albuinineuscs. Get 6lal particulier so remarque surtout sur les femelios qui souffrent depuis quelque temps. raquo;
Nous avons fait connailre l'ötat des enveloppes et des liquides pla-contalres dans riiydranuiios. Dans cetto möino maladio, lo foetus cst maigre et chdtif.
M. Trclut, dans les nonibroux avorlemenls qu'il a observes sur rospeco chovaline, a coustatö quo les cadavres dos fcolus elaiont decolores, lavös ot privös de sang. — M, Houdand, dans l'avortemejnt qui a sevi sur losvaclies du Pin, a coustatö toutes les lesions do l'anc-mie alnsi qu'il rösullo du passage suivant : laquo; Lo fectus niort est aiuai-gri; sos membranes muqueuses sont pälos, döcoloröes; ses muscles, saus couleur ögalementi manquent do consistance; lour libro, i)eii rösistanle, est coinnio rainolllo. Lo sang qui s'öchappo des incisions praliquöes dans l'öpaisseur des tissus osl Ires lluldo et pou culorc. — Les enveloppes footales sont molles, llas(iiies, sans resistance, faclles adechlror, etpenclrecs, ä riulerieur parllculiöromonl, par uno grande quanlitö de liquide. raquo;
Quelquefois le flt;cliis prösente ä un haut dogre los lesions do l'ana-sarque; lo tissu conjonetif cst partout le siege d'une indllralion acpicusc : dans cortaiiios regions, et inönie ä la tele, alnsi quo l'un de nous en a vu plusieurs cas, l'oedfime sous-cutand peut acqudrir 8, 10 cenlimclres et plus d'öpaisseur; les caVitös splanchniques sont remplies du memo liquide incolore. Flandrln parle möme de poehes du tissu cellulalre qui conlonalont 4 ä 8 litres de liquide.
Dans d'autres oirconslances, lo foetus est alleint d'ascilo; on doit ä Saint-Cyr et Violet. — Obslotrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
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M. Id ijrofossonr Nocurd la lolalion d'une autopsie dos plus inlö-rcssantos concnrnanl, im vcau hydropique : Cölte maladic; initail (jue gymptomalique d'iino aiTection complexe du caMir, et nolaunnont d'iiun endocai'dlto valvulalre.
Entin lo fmins peul encore präsenter d'autres lösiona viscörales, alnsi qu'il semble rösuller do la relalion laissäe par Barrier, II peul anssi ötre porteur de lösions Iraumaliques: nous avons, en Iraitant de l'öllologle, cilö doux lails do cello nature.
Dlaynoatlc. — II somhln, an prcinior abord, quo rion no soil pins simple ol jiliis facile quo do roconnailre I'avortement; il esl cependant des cas 011 1c problöme osl plus compliqud qu'il no le paratt; ol, commo mie erreur de diagnostic pout avoir, soil pour los animaux conlies ;\ nos soins, soil pour la rdputalion dn volerinaire consnlle, des consequences d'une assez grande gravilö, il nous paratt ulile do nous arreter quelques instants sur cotle question.
Le prohlönio ä rösoudre peut se presenter sous (reis aspects dido-rents, quo nous allons cxaminor succcssivemonl : 1deg; prevoirun avorto-ment possible, mais non encore imminent; — 2deg; dislinguer un avor-tement en cours d'oxöculion des autres accidents ou maladies avec Icstinels il pourrait otre confondu; — 3deg; reconnatlre qu'un avortement a on lieu.
]raquo; pr^volr Pafortement. — 11 pent anivcr qu'un propriclairc, vous prcsenlanl line femelle pleine, vous pose la question ii pen pros do cctlo manuTO : laquo; Pensez-vous (jue eclte bete porlera ätorino? raquo;
A la queslion ainsi poseo on ne peut repondrc (|uc par uno aulro question : — laquo; Qu'ost-cc qni vous fail, suppose!quot; qu'elle ne porlera pas ätorme? raquo; — En offot, nous l'avons dejä (lit, il n'esl pas douteux ([lie certaines fcmolles n'aionl i\ ravortemont uno prcdisposilion speciale, qui fait (pic, chez elles, cot accident so prodnit ä l'occasion de la moindre cause el nioino sans cause appreciable, Maiscetto fftchouse disposition no so Irahit par aucun signe exlcriour. Co n'estdonc qu'au-tant quo I'attention esteveilleo par certains commdmoratifs, — dont le plus important cst lo fail, d'un ou de plusiours avortements ante-riours, — qu'on pout 6mcttre uno opinion sur Tissue plus ou moins probable d'une gestation actuolle. Cctte opinion dovra s'appuyer sur la connoissance oxacto dos causes capnblcs do comprometlre lo re-snltatde la grossosso auxquolles la femelle peut avoir clö ou so trouvo encore exposee. Cost done sculemenl apres uno sorlo d'enqueto aussi complete quo possible qu'il fandra so prononcor; encore no faudra-t-il lo faire qu'avec la plus grande reserve : boaucoup des causes de I'avortement, en effel, soul encore trop imparfaitoment connues; trop do circonstancos pcuvent modifier lo rosullat prdvu, pour qu'il soit ponnis d'6mettro, dans la plupart des cas, autrc chose quo dos prösoinptions plus ou moins incortaines.
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!ä0 Hcconiinitre Uli avorloinciit aotuel. — 11 S'agit ici, Hüll I)lllS (1(?
prövolr un avortemonl övenluol, plus ou moins öloignö, mals do rc-connailrc un avortomonl üh voio de s'accomplir, dien, au premier abord, no paralt pins facile, ot rien n'est plus facile, en effet, si Ton altend, pour porler son jugement, que les symplömea caraot6rlsll-ques do rexpulslon du foßlus so montrenl dims toute leurövldence; mals lorsqu'on esl consultd au döbul, dans ce qu'on peut appelerla päriode prodromique de I'accldent, on peut so trouver parfols dans un grand embarras.
Duns bien des cas, eti effet, l'avortemenl no s'annonce encore, et quelquefols plusleura jours h l'avance, quo par un ölat de malaise Indöünlssable, une corlaino trislcsso, de l'lnappötenco, do la paresse, lout an plus un pou do fiövro, lous slgnea vagues, öqulvoques, qui peuvenl facllement donner lo change, möme quand il s'y joint quel-que ögilation do la ([iieuo, quelques tröpignemenls, quelques 16gör(^s collques. Nous avons vu plusleurs cas semblables, et nous connaissons dos praticiens babiles qui y ont 6Lö trompös et qui onl dlagnostiquö, soil une Indigestion, soil une gaslro-ent6rile, soil louto autre ma-ladie, laquelle no tardait pas ädisparallre... aprös l'expulsiondu foctus.
On conooit combien est fAcheuse uno paroillc erreur, d'abord pour la reputation du vötörinaire, qu'elle fait nöcessairement accuser d'ignorance ou d'inattention pour le moins, ensuite pour lo client, donl ollo compromet \v.a intöröts; car, ainsi (|uo nous lo inonlrc-rons plus loln, l'avortement, reconnu on temps ulilo, peut souvenlolre enrayö et la gestation conduite ä bonne Qn.
Pour öviter celte erreur, la premiöre condition consislo n Älro bion pönclrö do la possihilitö on Ton osl, do la cominoltrc. Alois, si Ton so trouve en prösonce d'unn femollo prösentant quelquos-uns dos sym-plomos quo nous vonons d onumöror, on no manquera pas de les les analyser avee soin; on outre, il faudra s'enqu6rir si lu bole osl, oui ou non, en ölat de gestation; on examinera avec la plus scrupu-louso attention los organes extörieurs do la generation, lavulve, les mamolles; au besoin, onexplorera lacavilö vaginale, lo col ulcrin, et, souvent, do cos investigations bion conduites ressorlira avec evidence la pronvo qu'on a affaire ä im avortement qui so prepare. N'oublions pas enfin que, pour cehu qui en aura fait nno elude attentive, 1'laquo;laquo;laquo;-cultation des ballemonls du coeur du firlus — donl lo nombro dimi-nue quand sa vie esl compromise — pout, au moins choz la vachc, fournir des renseignemonls d'uno valour sörionso pour cc diagnostic.
.')quot; lltH-onnuttrt* qu'iin nTnrti-iiioiit a laquo;mi lieraquo;. — Nous (IcvoilS (lire
d'abord quo cello queslion, assez souvent posöo aux mödecins accon-chenrs par les Iribunaux, Test Ires raremcnl aux vdlörinalres. — II pout copeudaiil, arrivor (|uc nous soyons consnlles par dos proprielai-ros, qui suiiposent quo leur vacho ou lour juinoul a avorlö a leur insu, et qui nous demandenl d'öclairer lours doules.
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Bn I'absenoe du corps du foatus ou loul au moiiis do sosenvoloppos, la {[iiusliou u'est pas, (aal s'cmi faul, toujours facile ä rcisoudro. La (liriicullc esl d'autant plus graiulc (nie lo luilus cxpulsö elail plus
jeunoel cju'un plus long lemps s'est ccouh's depuis l'öpoque prösumöe de l'avortement soup^onnö. On peul mörno dire, eu (höso gänöralo, (juc, cpiiiizo jours aprrs raceideul, il devientImpossible de lu constalor avcc une ccrliludo absolue, los organcs geiiilaux ayanl, ä ccltc öpo-([iie, repris lour elal pbysiologique.
G'csl, en cllol, par I'lnspoclion do ces organes qu'on pourra s'eclai-rer clans do semblables conjonctures. On examinera done avoc soinlos iiuwiellcs, qui sont loujuurs mi peu goullöos, röuilonles, doulourouscs, etquisouvent donnent un pou delaitaprösunavortementröcent;—da (/uenc, iloul on Irouvora los poils ou los crius sails el ayyluUnös par le sang.lo mucus et le liquide amnioliquo; —la vulve, qui estvolumineuse, gonili'o, agrandie, ci dont la rauqueuse prösente souvent, outre une rougeur uniforme plusou moins foncöe, deseccbymosesprovenantdes froltoinonls el dos coinprossions cxorcöos lors du passage du luotus. — Ün inlroduira avoc pröcaulion la main dans le vagin; on explorera lo col do l'ulüriis, et, si on 1c Irouve rumolli, entr'ouvert, si, surlout, Ton peilt pönötrer dans la cavile ulcrino ct (ino Ton y rouconlro un liquide sanieux ou dos döbiis des membranes foelales, on on conclura avoc certitude qu'un foetus a öleexpulsö depuis pen. — Tels sont, en qucl-quos inols, los elömonls que la science fourniL pour la solution do cello question, laquolle, du resto, nous le röpetons, nous est rarement posee.
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Vraltoment. — Le traitoinonl de l'avortement comprend qualre indications, qui peuvent s'önoncer ainsi : 1deg; conduire a bonne (in une gestation plus on moins compromise; — 2quot; combattre un avortement actuellement imminent; — 3quot; favoriser l'expulsion du foetus devenue inevitable;—iquot;combattre ios suites do Faccidont, une fois l'expulsion effectiiöe.
1deg; I'revenir I'aTOrtviiicut. — A propos do lV.;lt;(o/0(//t', UOUS avoilS ill-
diquöot nous avons cliorcbö ä appröcicr ;i lour juste valour los causes nombreuses auxquelles on altribue, avec plus ou moins do raison, I'a-voi'toinontsponulique, lo soul dont nous nous soyous occupos jusqu'ici; e'est dans l'ötude do cos causes, dans lo soin ([no Ton prondra de les evitor, do Ios annuler ou do los allöuuor suivantles cas, qu'on trouvora les moyens do prövenir I'accident grave que nous ötudions et de dimi-nuer les pertes qu'il inflige cbaque annöo ä notre agriculture. Nous ne croyons pas ulile do revenir ici on detail sur cbacune do ces causes, aflnde montrer comment on pent combattre lour action ; cotto indication ressort trop clairement do la connaissance do cetle action memo pour qu'il soil besoin d'y insister. Nous renverrons done purement et simplement le lecteur ;t cc (juo nous avons dit plus baut des causes do
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l'avortement, ainsi qu'au chapitro quo nous avons consacrö ä Yhygiäno tics feme lies en clal, de gestation,
Mais nous avons (lit aussi quo cos catisos smiles no snfnsaiont pas loujours i\ expllquercertains avortements; qu'il oxistaii, chez quelques femelles, une prddisposition interne, qu'on no pouvait ni roconnaltre ä priori, ni expllquer ralioiinolloinnnl dansl'ötat actual de la scionco,— si co n'osLjpoul-ölro, parnn dtatmaladifderulärus, —etquln'en avail pas moins sur la production do I'accident une influence capilalo, supö-riouro, dans bien dos cas, h cello qu'on pent raisonnablement attribuer anx causes externes, locales ou gönörales. On sorappelle quo c'esl sur le compte do cello predisposition fnchenso quo nous meltons cos avortements successifs dont on avainement cberchäjusqu'ici ä donner une explication satisfaisanle.
Dans cos series do cas, Tart, il faul 1'avouer, n'ofl're pas do bien grandes rossources, el lo plus souvent il y aura plus d'avantages a con-seiller aux propriötaires d'utiliser d'uno aulro maniöre, plutöt quo do livror ä la reproduction, des animaux donl une predisposition fäcbeuse compromel ä co point les suites do la gestation.
Copondanlil pent so faire, pour une raison ou pour uno aulro, qu'un propriötairc desire lirer race d'uno femelle qui a dejä avortö plusieurs lois, ct il esl alors do noire devoir do ineltre en neuvre lousles moyons quo peuvent nous suggerer la science el la pratique öclairöe par I'ex-periencc, afin dele seconder dans ses vues. Voici, ä notre avis, quelle serail ä pen pros la conduite ä tenir dans des cas do cello nature.
II oonviendrait d'abord do laisser reposer la femelle ainsi prödisposöe pendant lonle la durce d'uno gestation an moins, el de no lui donner le mi\le, par cxemple, qu'un an ou dix-buit mois apres le dernier avor-temenl.
On mellra cetIntervalle de repos ä profit en essayanl dedecouvrir, par rcludo attentive, soil do la femelle elle-memo, soil des geslalions anli'rioures, les causes les plus probables de l'avortetnent.
Si cello elude fail döcouvrir quelquo irritation des organcs göni-taux, — do la matrice ou des ovaires, — coimno il en existo quelque-fois, — on s'attacbera ä les combattre par les moyons approprics.
La böte, ayanl elö saillie el föcondöe,devra 6tre l'objetdesoinshygiö-niques ralionnels. On evitera, non seulement toules les causes spccialos d'avortement, mais encore les oxcös on tous genres, les transitions brusques el pen menagecs de toute espece. Ainsi, on s'atlachora a la mainleiiir dans un bon elatde cbair, egalemenldloignö do la inaigreur ot do robesile; lo regime sera substantial, mais plutöt d61ayanl el ra-I'raichissanlqu'ecliaun'aut; on öcartera, commcleconseille Delwarl.los aliments indigestes, qui encombrent les reservoirs digestifs dans les-quels ils s'accuinulcnl el sedurcissenl. — On övilera avoc le plus grand soin I'aclion si evidemmonl nuisible du froid, soil sur la pcau, soil sur la muqnouse gastro-intostinalo; on proscrira, dans cello vue, les bois-
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sons glacdes, los ailments couverts de givre et de gcleo blanche. — On so gardera de condamner la femello ä un repos tropabsolu; on aura soin, uu contraire, de la soumettre pendant toul le temps do sü gros-scsso ä un exerclce rögulier, ä un travail propre ü dövelopper ses forces, sans les excöder, en övitant surtoul cos elTorts subils cl violents, — cos d-coup, — (|tii impriment h toute la machine dos scoonssos dont le döcollement da l'appareil plaoentaire poutötrela consöquence.
Lorsqu'appi'oche l'öpoque oü, pendant los gestations pröcödentos, l'avortement s'ost |)rodiiit, il Importe do redoubler do solus et d'atten-lions.— Alors, indöpendamment des moyons gönöranx qui pröcödent, il pourra ötre ulile do recourir ä quelques moyons spöciaux, dont les indications seront puisöes duns l'ötat göncral du sujol. — G'est ainsi qu'une saignöe modöröe sera indiqtiöe chez los fomollos fortes, robustes, pkHhoriqucs, tandis qu'au contraire 11 pourra 6lre nlilodo r'elever los forces par dos toniques amors, m6me par des ferrugineux, clioz les bolos lyiiiplialiqnes, donl los imi(|iioiisos sont [)i\los, los chairs pen I'oi'iiiop, ol qu'un exerclce löger essouffle facilement. —^(;'osl alnsi que la constipation devra ölro combattue pur dos luxatifs buileux et mucilagl-iioux, fortöment ödnlcoros uvoc le miel on la mölusso ot ilonncs avec precaution, tant en breuvages qu'on lavements, — Cos! ainsi que, ihoz los femelles de race, nerveuses, irritables, 11 sera avanlageux de combatlro I'lrrilabilito genorulo ol celle do la matrice on particulier, i\ l'uidodos narcotiques et spöclulemonl do I'opium, udniinislrcs par lu lioncho el lo rectum. — A co moment, enfln, 11 pourra olrc nlilo do suspendro le travail, ol de soumetlre la bolo ä un repos absolu pendant nno quinznino do jonrs, sauf u reprendre ensuite I'exercice uvoc les precautions ot los mönagements qu'indique la prudence.
(Irüco ä cos moyons, prudemment, intelligemment combines ol varies, on parviendra, — non pus toujours assuröment, — inals encore assoz souvent, a conduire ü bonne fln une gestation qui, sans oux, so Inl Irös probablement lormince avanl terms.
2deg; Combattro I'liTovtemout. — Id, il no s'agit plus d'unc cvenUialilö pins on moins cloignöo et incertaine ; 11 s'agit d'un danger aclnol, lin-minent, rjn'il faut conjuror si faire so pout. —Cello indicalion, donl los auteurs vötörinaires antörieurs ii la premiöre edition do co livre no parlaient pus, adepuislongtemps ailirö l'attention dos accoucheurs on mödooino humaine. Tons provoionl le cas oil Ton pout ölro appolö ü combatlre un avortemenl dejii commence; lous sontunanimes pour recommander, dans cos circonstances, une intervention aclivo, ol tons saccordent pour reconnallre qu'un Iraitement biendirige pent en rayer le travail et permetlre ä la grossesse do poursuivre son cours, niömo dans des cas oü l'avortement paraissait inevitable.
Lo mutisme do nos auteurs surcc sujol vienl probablement do co qu'lls considöronl eclto indicalion coiiune no so presenlanljainais dans noire inddocine. G'est lü une orreur qu'il Importe do dissipor. Los cas
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DE L'AVORTEMENT SPORAD1QÜE OU ACCIDBNTEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3H
(iiins lesquels rintervonlion du völörlnalre pourrait ötre uUIq ne sort iiHüriü pus Irös rares. Nous avons (litlönoQ'ot, al'arlicllaquo; Dlagnostio, ([\\'\\ OSl anivöpliisd'mio l'ois, iiirsmoados praliciens exot'CÖS, ilo inöconiiailro im avortement au döbut. II osl ävideni quo, dans lous cescas, si rerneur avail clö ('ivilce, on anrail pu intorvoiiir utiloincnt. Nous avons, pour iiolrlt;! complo, rcnconüe des cas dans lesquols nous soinmes cerlains d'avoir prevenn im avoileinenl Lout a fait imminent. Nous nous bor-nerous ii rclalor le suivant, pailicuiier a i'un de nous (Sttinl-Cyr).
(I'ctait en 1847, dans ma preniiere annec d'exercice coinme vötöri-naire praticien; j'exer^als a la campagne, etj'avais, pour faire mes courses, uno jiunenl ([uc ce travail n'occupait pas beaucoup; si bien (pie jeresolus de lui faire faire unpoulain. Vors le milieu de mai I8't8, l'ölat de gestation do ma jument (Hail dejä Turl avance, etj'avais cosso de m'en sorvir, lorsque, nn jour, uue course longue el prcssec me lüic;raquo; de la nionler. An rcloui', ma bete me parut niolle, ot, bien que conduile avoc management, eile so couvrit do suours. A peine miso a l'ÖCUrie, olle refuse toulo espeeo d'alimeuls, rogarde son llanc ot se couche; puis elio so löve, Iröpigne, agile la queue. Bientöt j'observe lt;[ue les inouvemenls du foetus sont frequents, brusques et Ires pronon-ccs; que la vulve s'agrandit, lout en rcslanl söche, el que, do temps i\ aulro, les muscles abdoiuiuaux se conlraclent lies visiblemenl.
A. cos symptömes, il n'y avail pastis'y tromper; ma jument ötait en train d'avorler.
Sans perdre do temps, jo me mels on devoir de combatlre cot accident; jo bouchonne uioi-memo ma bete doucement et pendant long-temps par lout le corps, mais principalement snr le venire ; jo lais pre-parer uno infusion do tilleul pen charyce, ä laquelle j'ajoulo environ lOgrammes do laudanum de Sydonham, el que jo lui fais boire aussi-tol. En memo lomps je donno un pelil lavement, egalemcnl luudanise, que je renouvelle une demi-heure apres. Jo ferine portes el fenfires, (lemaniere ä rendre l'ijcurio aussi sombre ([lie possible.
Deux heures apres, les symptömes les plus inquiölanls avaiont dis-paru ; les mouvementsdu foetus avaiont cesso, lajumentne faisail plus (I'offorls ; ellc elait encore un pen triste, inais eile put prondre avee assez do plaisir environ sept ä hull Hires d'eau tiöde, forleincnl blan-cliie avec do 1'excellente farine. FjO lendemain, tout ölail rcnlrö dans I'ordre; la gestation suivit son cours, et un mois apres ma bete mitbas im poulaln ä tennc ot bien conform^.
D'autre part, voicice ([u'ecrivail ä I'un do nous, Ziiudel, veUJrinairo a Mulhouse, ä la dale du I(J juin 1870 :
laquo; I'armi les maladies on accidents qui siirvienueut pendant la gesta-lion, je dois vous parlor do Vavortemenl, parcc quo trois fois j'ai pu l'empöcher, alors qu'il elait dejä tres avance, el (pie les femellos se li-vraientä des ed'orls oxpulsifs. Gobi m'esl arrive une foiscbez la jument el deux fois cliez la vacbe. Pour la jument, les secours out öle Ires
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prompts, l'aocidont ölant arrive choz un voisin; aiitremont, vu la dis-jiosilioii anatomiquo dos ouvoloppos, il no sorail sans doulo pas faciks d'arrölor l'avortemont i'lioz coltc l'omollo. raquo; Host done hers do doulo qne nons ponvons avoir ['occasion d'intorvonir, et d'intorvonir iitiie -mont on pareillc occurrence,
Quant aux moyens ä mettre en usage, tons los auteurs d'obslclrique, on mödocino huiiiaino, s'accordenl ä rocounailro los bons ofTcts do ropium, el en parlicnlier du laudanum. Ils recommandent de l'admi-nislrer en potion et, surloul en lavements, ä i)otil(!s dosos souvcnl rcpölöos (20 ä (50 gouttes pour la fommo, — par fractions do 8 li lOgouttes pourcliaqno lavement, dans nno seringue ä orellle); — co (pii permet do survelller l'actlon du remöde et de ne pas outre-passer lo but. — Cos prescriptions nous paraisscnt parfailoment applicables a la mödocino vetörinairo. Ainsi, il nos grandes fomolles on ponrra admlnlstrer, do demi-heure on deml-heure, do trös pelits lavements contenant chacun 2 ä 4 grammes do laudanum, jusqu'ä ce qne I'efTot dösiro ail etc obtonn. Sous I'lnfluence do cc romöde, les contractions utörinos so calment, le col, si döjä il ölail ontr'ouvert, so rosserre ct so forme, les efforts expulslfs cossent ot lo calmc ronail.
Ziindel, quo nous avons cite plus haut, pröfere a l'opium 1c chloro-forine,qn'iladministroä la dose do 5 grammes, dans nno potion huilense ot dextrince.L'eirot,dit-il,est subit. (Test done nn moyen quo Ton pourra ('igalcmonl employer lo cas öcheanl. — Cc savant pralicion n'aime pas los lavements; il craint qu'ils ne provoqucnl dos contractions expnl-sives. Cello crainte scrait parfailoment juslitiec s'il s'agissail do lavo-ments ordinaires; mais si Ton a soin d'iinilor ce quo font les medecins, do n'employer qu'une Ires petilo quantile de vehicule — un verre ordinaire tout an plus pour chaque lavement, — coux-ci nons paraisscnt non seulement sans dangers, mais möme pröförablos aux brcuvages, qui, du reste, peuvent tres bion 6tre employes concurrommont.
Tels sent les moyens simples dont la pratique a d6montr6 1'efflca-cilö, et dont nons rccommandons I'tisago toutos los I'ois qu'il n'exislo l)as do signos marques do plöthore.
Mais chez lessujets plclhoriquos, lorsqne lo pouls est plein, frequent, ct quo los muqueuses sent injoctöes, — lorsqne suilout il cxiste des coliques intonsos en mftme temps qu'une vivo sensibility du venire qui pourraiont fairo craindre une congestion nlörino, nous donncrions volontiers lo consoil, ä I'exemple de la plnpart des accoucheurs, d'y joindro la saignee.
On conseillait aussi, autrofois, los rövulsifs appliques vors los parties siiperieuros (anterieures chez nos animaux); on y a gönöralcmenl ro-noncö aujourd'hni, el nous croyons, on effel, qu'ils soraient pins nui-sibles qu'utiles, jiar I'agilation qu'ils provoqucnl presquo toujours, el qu'il importe bcaucoup d'cviler.
11 faut, an COntraire, entourer les malades du plus grand calrno
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possible, los meltre dans un lion obscur, ölolgner los autros animaux, etgänöralement toutos los causes de Iroublo et d'agitation.
Los frictions doiioos ol söclios, Ins hoiichonnoinonts Idgers et long-tomps conlinuös sur los parois abdominales nous paraissent un utile adjuvant dos caoyens pröcödonis. (lotio espöee do massage du ventre, lorsqu'il est bien fait, calmolos douleurs abdominales ot fait cossor los efforts expulsifs; on peut, du roste, on seconder los effets par l'ap-pllcation, sous la ventre, d'un large cataplasme de farine do lin plus ou inoins arrosc de laudanum. — Los möines moyens pouvonl anssi contribiier ä attönuer sensiblement les souifrances rösultanl du trau-matismo dos parois abdominalos.
Lorsf|iic los symptömes actuels de l'avortement se sont dissipös, il faut maintenir, pendant un jour ou deux, les animaux au repos et h la diöte et nc los remetlre quo graduellement ä leur travail et ä leur rö-gimo ordinaire.
Nous ue prcUendons pas quo, par ce trailemont, on aura tonjours lo bonhour d'onraycr un avortemont dont les premiers svmploinos so seront montrös; mais, nous appuyant aussi bion sur les fails dejä connus on mödecine vötörinaire quo sur ceux, frös nombreux, recueillis on medecino hnmaino, nous croyons pouvoir avancer qu'on reussira souvent, si Ton est appelö ä temps. laquo; Jo pourrais, dit Gazeaux, aprös avoir cite un romarquablo sncces, jc pourrais multiplier ä 1'inflni do pareiilos citations; mais colte observation suffit pour prouver quo, quolque inevitable quo paraisse l'avortement, il ne faut pas rcnoncer a l'ospoir do le pm'enir. raquo;
3deg; Favoriscr I'expulslon. — Quand l'avortement ost inevitable, — et, malgrö quelques rares exemples du contraire, on pout dire qu'il Test tonjours quand los membranes ont 6A6 rompues et quo les eau.r so sont ccoulcos en notable qnantilö, — il faul alors favoriser I'expul-sion de l'oeuf et velller ü cc qu'elle soit complete, c'est-ä-dire ä ce quo les membranes nc rostontpas dans la matrice, co qui, nous 1'avonsdit, arrive assez souvent.
Dans la plupartdes cas, i'intervontion active du vetörinairo est inutile. Ainsi quo nous 1'avons etaldi plus haut, 1'expulsion dli produit csl si facile et si rapide, qu'il n'y a absolument qu'ä roster simple specta-teur des efforts do la nature. Gependant, si cc travail lardait trop h s'effectuor, si la fcmelle s'epuisait on efforts impuissants; ou bion, si, apresla rupture des membranes et l'öcoulement dos eau.r, on voyait le Ira vail se suspendrc tout ä fait, il faudraitintervenir et dclivrerla mere.
Alors, apros avoir vide le rectum, on inlroduirait avoc precautions la main dans le vagin; on dilaterait doucemenl le col s'il n'ctait pas sufflsamment ouvert; on pönötrorait dans la matrice, et, saisissant les parties du foetus qui se prcsentent, on l'amönorait au dchors.
II peut so faire quo, dans cctlo exploration, on rencontre quolque obstacle ä la libre sortie du foetus. On so conduirait alors, pour vaincre
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col obstacle, commo nous lo diruns tliuis la dcuxienw pariir, quand nous dludiorons cbaque causo de dystocie en parüculior. La sculo ro-marque qu'il importe do faire icl, c'osl que cos difücultös sont moin-dres, cn gändral, dans lo (;as d'avorloinonl, que dans lo cas do pari a Icnno, ä canso du inoindro volume du fa'lns.
Si lo dölivro ost rojolö en möine lemps laquo;[iio lo foolns, il n'y a plus ä s'cn occupor. Dans lo cas conlrairo, il faut prendre ses pröcaulions pour quo los envoloppes no rostent pas emprlsonnäes dans la malrico. Si on lo peul, on procödera immödiatement ä la, ddlivrance.Si on Irouve Ics amioxos trop adhöronUis ol si Ton jugo quo lour oxlraction iniine-diale nc pourrait so faire saus inconvönients, il faudra au moins los delachor on parlio, los assembler on uno sorle de torsade, lt;iuc l'on amönera tlans lo vagin, afln quo lo col, on so resserrant, no los empri-sonne pas. II sera inßino bon do los rdunir ensemble a l'aidc d'un lion, donl on laissera pendre l'extrömilö libro liors do la vulve.
La bölc qui vienl d'avortor sera ensuilo enlourco dos soins qu'exige son 6tat. ün la laissera pendant deux on Irois jours, et plus si c'osl nöcessaire, au rcposfi l'öcurie; on la meltra ä la diöto ou loulau moins ä uno dcini-diölo; on lui donnera des boissons (ariiiouscs, dans los-iiucllos on pourra ocrasor quelques racines cnites, olc, etc. On evitera qu'elle soil oxposee aux courants d'air, surloul pendant la saison I'roido. En uu mot, on la Irailcru commo si olio vonail do moltro bas.
i0 Combattre Icraquo; compllcatlont. — Quanl aux complications qui peuvent survenir ä la suite dc cct accident, nous avons dil plus haut quo c'olail tonlos colics qui peuvent se montrer aprös l'accouchement ä tonne. Nous n'avons done rion ä en dire ici, cos complications dovanl ölre cludiöos plus lard avoc detail, dans lo livrc consacnj aux maladies et accidents qui accompagnent ou suiventla parlurilion.
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AUT. 11. — DE L'AYORTEMENT INFECTIEUX Avortomcnt iplzootlque (Jos auloui's.
Jusqu'ici nous avons considörö l'avortement commo mi fait acci-dontol so prßsenlant sous forme do cas isoles ou pen nombroux, ol inöi'ilant ö\idemiiionl lo nom do sporadique sous lequel nous l'avons dösignä, ou bien do cos cas d'avortements multiples qu'on pout observer sur les fomelles qui vivent on troupeau , mais qui sont (Ins ii uno mßmo causo, purement accidcnlollo, ayant agi a la fois sur loulcs les foinellos on etal dc gestation. Mais nous avons (lit quo col accident pouvait so prösonter avoc un antre caraetöre; ((u'il pouvail sövir succossivomont sur loulcs ou presque loulcs les femelles d'une formo, d'un village, d'un canton, etc.; qu'il pouvail so reproduiro plu-siours amices do siiilo, occasionnanl des pertos d'aiilaiil plus sensibles quo, presque loujours, il so jouo, si Ton [leul ainsi dire, des precautions que Ton prend pour on evitcr lo retour. — Tel esl Vavürlcmenl
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DR L'AVORTEMBNT INFECTIEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31laquo;
i'pizootif/uc dos anleiirs, qu'il nous paniit plus conformo ü la rönlilö do designer sous lo nom d'avorkmcnt infeclieux, ot auquel nous croyons devoir oonsacrer un article special, eu raison de sa gravild au poinldo vuo do l'öconomie du hol ail.
iraquo;lt;-Hi-ri|((ilt;iii lt;iu inraquo;]. — L'avovlömenl infectieux, 1(^1 que nous \r. comprenons ot lol ([no l'onl fallconnatlro los premiers autours qui on onl, parlö, so manifesto exclusivomentchoz lavache, A la vörilö, on a parh'; dopuis d'nn avorlouiont enzootiquo OU tuoino öpizootique c;lioz lajument; mais quand on öludie de pros les relations, d'ailieurs fort incomplolcs, qui on out (Mo publiöes, on voll qu'il s'uj;it lä do clt;! que nous appelons i'avorlement multiple, ot qu'il difföre par des trails essenliols do celui qu'on observe ehe/, la vacho, quo nous aurons soul en vue dans la suilo do eel article.
On a conslalc trös souvcnl qu'il s'introduisait dans une ätablo avec uno l)ölo rc'ooinmcnl achotöo; c'osl-ä-diro (pio si, dans uno fcrnio donl les vaches avaionl loujoiirs mis has hournusomcnl. et n'guliörcniont au lonno rövolu, on introduit une vacho ölraiiijörc, cl si colto vacho vicnl ft avorlor, on voit uno des anciennes vaches suivre son exemple, puis uno Iroisiöinc, uno quatriäme, etc., etl'accidont so reproduire ensuite pendant plusieurs annöcs consöcutives avoc uno dösolante persistance,
Ordinairoment c'csl la vacho la i)lus voisine do cello qui a avortc la premiöro qui avorlo la seconde; mais il peut arriver aussi qua ce soil uno aulro, plus öloignöc.
II esl rare quo {'accident so montre nvanl lelroistäme ou lo quatriömo niois do la gestation; mais, ii partir do cotle öpoque, il peul se pro-duiro ä Ions les moments de l'acto inctibateur, — il cinq mois, a six, k sept mois, et möme ä uno öpoquo encore plus rapprochdo du tonne normal do la miso-bas.
Si, dans une clable oil rcgno le mal qui nous occupo, on introduil des vaches plcines, provenant d'6(ahles ou col accident no so produil pas, on a conslalö quo cellos do cos vaches qui arrivont ä torme peu do temps aprös l'achat, völonlnormalemcntolröguliöromonl, landis (pic, aprös un certain temps do söjour dans l'etablo attaquöe, — lomps qui n'a pas encore clö bion dijloi'iuinö, cos vaches nonvellcs avorlenl comme les autros (I).
Ni rüge, ni la race, ni l'ölal d'embonpoint ou do maigreur ne pa-raissonl avoir d'influenco sur la production do cet accident. — On croil avoir romaripuj qu'il esl plus rare choz les primipares, mais cola memo n'est pas bion certain.
Rien no peul faire prövoir l'accident ä l'avance; jusqu'au moment do 1'expulsion, les vaches conservent lenrgaiolo; olios mangent, rumi-nent, donnont du lait comme d'habilude, — L'oxpulsion olle-mömc so
(1) II peul y avoir, il y a Jiccla ilos exceptions, mais qui no döti'uisont pas la roglc.
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niOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATHOLOCIIE DE I,\ QEBTATION.
fall prosque sansofTorts el sans fine la feinollo paraisso on soufft'li',et, In prodllit unc fois cxpulsö, olio n'on parall prosqun pas incommodde ; mais il osl rare qne !(gt; ilelivre snivo immedialemenl la sortie du foetus; presque toujours il söjourne dans la matrlce, s'y putröfle el osl oxpulsö par lambnanx an boul d'nn temps plus on moins long.
Dans ee cas, —qui est, je le röpöle, la regie gen^rale, — la böte perd l'appöllt, maigrlt, perd son lail, ol parfois succombe aus sniles de la non-delivrance.
Si eile parvienl iquot;) so relablir, eile enlre sonvent en clialonrs, con-eoit difflcilement, on ineme reslo slerilo : eile devient, comme on dil, toureliire,
Toutefois, colle rögle n'esl pas sans exceptions; il esl, des femelies cpii se delivrent facilomenl, qui entrnnl en chalenr bienlol apres el coneoivenl sans dil'ilenllc; mais elles avorlent avec la merne facililfi. On a vu des vaches avorlcr ainsi Irois fois dans I'espace d'nno ann4e.
Quant au produit, 11 vienl ordinairementmort; cependant, quand 11 est expnlse apres le cinqnieme mois, il pent venir vivant; mais il esl faible, ot ne lardc pas ä niourir, memo quand i'accident s'est produit ä nne eporpio voisine du termo. Barrier a reinnrrjne que ces voaux laquo; onl nn rAlemont phis on moins fort, aecompagnä d'nn öconlemcnt. paries narines d'uno liqueur mncilaginense, couleur rouillo de fer; qu'lls out un benglomenl conlinnel et effrayanl,; qu'ils sent lonjoiirs maiures el flasques; que les gencives ot le palais sent piiles, los vaisseanx ombili-canx afTaisses ot livides; enfin,la dyspneo joinle a la grande faiblesse annonce en oux vine organisation manqiide. raquo;—Chez ceux qui arrivent morts, i'inspeclion du cadavre demontre qu'ils ont dn cessor do vivre pen de temps avanl lenr expulsion.
Tels sont, brievemenl resumes, les trails esscntiols de eel avorte-monl si grave, si prejudiciable aux cnltivaleurs chez lesqnols il vient ä se produire; accident, qui a depnis longtemps atliie l'attention des propriötaires et des veldrinaires, et dont, malgrc los nombreux tra-vanx auxquels il a donne lien, la nature n'esl pas beaucoup mioux connne qu'il y a bientöt un siecle, ainsi c[iie nous aliens le voir en passant en rovne leacauses auxquelles on Fa altribu^.
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Ktioloaic. — itien do pins varie, el, disons-ln, do plus incertain que les causes auxquelles los difförenls observateurs ont crn devoir altri-buer les avorlements epizooliqnos.
Les uns ont cm trouvor colle cause dans I'emploi do reprodncteurs tropjeunes, Irop foibles on epuisös par des saillies trop nombreuses (Salome, Tisserant, II. Bouley), on, an conlrairo, trop volnmiiieux el hors do proportion avec les femelles qu'on leur donne ä saillir (Cruzel, Collignon, etc.).
D'aulros ont invoque, pour expliquer col effel desastreux, les conditions extcricures an milieu dosqnollos vivent les animaux.
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DE L'AVOIITEMENT INFECTIEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :tl7
G'est aiusi qu'on a accusö Vinßuence des anmicspluvieuscs, dos brouil-lards, do rinmiiditö aünosphöriqno oigt; gcnöial; inlliicnco comploxe, ([in laquo; s'cxoi'co sur l'organlsme des foniollcs en elal ds geslalion par rinlennödiaii'o des planlos, qui ronfeniionl dans lour Iraine uno grandequantllö d'eau de vögdtation; du sol, qui ost itnprögnä dhinni-dilö; do l'air, qui on ost salurö; raquo; el d'oii 11 resiillo ((iio laquo; lo fcslus, nc trouvant pas dans lo sang, en quanlllö sufflsante, los matöriaux n6ccs-sairo ü sa l'onnaUon, so devoloppe Incoinpleteiaonl ol inoiut avaul möme d'avoir parcouru toutes los phases do lu vio intra-utörhu;, d'oül l,avortementraquo;(Bouley).—Teile est,ä quelques varianles i)res, roplnion soutenuo par Toggia, Goliignon, Delwart, Uainard, (lollö, Fischer, Roudaud, Trelut, Baumeister et Ruell', o(c., etc.
D'autres, avoc Gollö, Ilurtrel d'Arboval, Halliard, lliivolller, Darrcau, invoquent surtout Vinsufftsance de I'alimentation, laquo; soil parce (iuo les ailments sont donnes on trop potlto quanlllö, soll parco quo los I'our-rages sont ou do qualllö införieure ou avarles par la roulllo, la moisls-sure, la vase ou la poussiere. raquo;
D'autres out accuse certains aliments spcclaux, dont los bötos plclncs seralcnt trop excluslvomont nouirlos, comme lo trctlo, la luzerne et aulres planlos somblablos (Toggia), los resklus des distilleries, les tourtoaux do planlos olöaglnouscs et surlout de camcline (plusleurs autours alloniands), le sol lui-inoirie donne comme coiull-aicnl: opinions dont 11 soralt sansdouto superllude s'arrölcrä demon-trer le pen do fondctnent.
11 on ost d'autres qui out cru trouvcr la cause de cot accident dans la mauvaise quallle des eaux dont falsalent usage comme boisson los anhnaux chez losquels 11s out eu 1'occasion do I'observer. Cost alnsi (pie Toggia crolt pouvolr altrlbuor un avortoinent 6pizoolique obsorvö dans los environs do Mondovi ä la presence dans les eaux d'un torrent, la Corsagila, — dont cos böles ötaient lorcöos do s'abreuvei' pendant los grandes sccborossos, — d'une cerlaiuo quantil^ do parliculcs salurnines. Cost alnsl quo lo viterinalro klletli, cltö \)'dv Baumeister, donne pour cause ä un avortoinent do ce genre Teau provenant do pral rles ciLii avalont ötö fuiueos avoc du guano, el qui clalenl cliargecs do beaucoup de niallöros organiques. — Mais cos fails, on les admettanl comme parfaitement demon ires, rentrent övidemment dans la classo dos avortemcnls accldenlcls multiples plutöl ([ue dans cello do I'avor-lemont opizoutiipio tel qu'on lo comprond lo plus gönöralomont.
D'autres lols, c'ost ä la viciation de l'air quo les animaux respirenl, soil dans les champs, soil dans los ölablos, quo raccident a ötö Impute. Ainsl los bötos qui rosplrenl un air allörö par los iniasmos qui s'ölövont dos mares, dos ötangs, des marais cl en gönöral do toulo eau croupissanto, ou par dos produits dölötöres ([iil so dögagcnt des corps organiques en putrefaction ([uols qu'lls soient; los vaches qui vivenl on grand nombre, enlassees dans dos etablos ötroltes, basses,
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malpropros, mal vcnlilöes; cos vaches, disons-nous, soraioiil, d'apnis Goquot, Toggla, Qellö, Kainard, Salüinc ol boaucoup d'aulres, trös snjolles ü ravorlcinoiit öpizoolique.
D'aulres, parlloularlsant davantago, altribuent surtout cnt offcl anx emnnalioiis puhides (jui s'elcuent des placentas putrofies dos boles ayant präcödemmenl avorld et qui no so soul point dölivröos.
II on ost d'aulres, et ce sont surtout los vötörlnaires anglais ctalle-mands, qui out invoquö la mauvaisc odeur de l'air respird, i[iiollo quo soild'ailleurs la causo de cotlc mauvaiseodeur. laquo;La vache, lt;lil Skollett, osl connue pour avoir lo sons do l'odorat trös fin, Irös dölicat; raquo; aussi considöre-t-illaquo;comme une causo d'avortotnent, plus (Vöquenle qu'au-eune autre, une odeur ddsagrdable, nausöeuse,raquo; et en parliculior celle (|iii rösulte du placenta pulröflö. —Plandrin remarque quo. dans lo coinlo d'lissex, on fail olndre lo lour do la bouche et dos nnsoaux, ainsi quo la circonförence do l'anus et dos parties naturelles des vaches, avec dugoudron, alln de röpandre une odour forte, capable do s'opposer aux ollels de la contagion.
Gelte idöo do la contagionQ^i, en eH'ol, ires röpandue dans los cam-pagnes, en France aussi bion qu'en Suisso; en Halle, on Anglelerre, comme en Belgique el on Allemagne. — Cost surtout auprös des öle-veurs cl desempiriques quo cette opinion est acemlilöo ; taudis qu'olle a Irouvö jusqu'ici, il Caul lo dire, boaucoup moins de favour aupres dos vetcrinaires. Parmi ceux-ci, quelques-uns la repoussent absolu-inout ; d'aulres, en plus grand noinbro, saus la nior fonnolleinonl, voient plutdt, dans ces avortements successifs, un offol de Vinfeclion quo de la eon^jon proprernent dllc; landis (ine d'aulres, en petit nombre, cl en I6le desquels il faul mettre Grognier, croientexpliquerle falten disantlaquo; quo la vache qui völe, surtout si c'est avant lerme, pro-voque dos mouvements convulsifs dans los vaches pleinos, et qne celles-ci avortent souvent älour lour comme par imitation. raquo; D'aprös ccla, il no faudrait done voir o dans cc pliönomöno qn'une imitation physiologique, qui no dopend pas plus de la volonlö quo los mouvements du Coeur raquo; : explication ingöniouse saus doulo, mais qui nous paratt bion insufQsante.
Tolles sontles principales causes auxquelles on aattribuö lemal qui fait l'objetde col article, lisl-il besoin de faire rossorlir combien olles sontinullipliöcs, diverses, peu concordanlos, souvenl, conlradictoires, et, par cola meine, peu salisfaisanlos pour l'esprit ? Aussi, beancoup de bons observaleurs, — Plandrin, Kainard, Favro , Tissoranl, etc., so döclarcnl-ils pou salisfails de ces banalilös öliologiques, et prefo-rent-ils avoucr franchement quo la cause vcrilablo de ravorlemcnt öpizootique, lei quo nous le compreuons, lour paratt encore parfaite-ment inconnue.
II nous scmblc, en efl'ot, quo ceux qui nous donnont avoc une con-
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fiancn qno nous (uimirons, maisquo nons nn ponvons p.irlag'or, conniK; los causes vraics do cot accidoul si romarqnablo do la gestation, les conditions öliologiques los plus diverses et los molns dömonlrdos, n'ont pus sufflsantment röflöchi ä cetteremarque si juste, si pratique et si scienddque ä la fois, de Plandrin!
laquo; II sorait surlout it dösiror quo Ton püt acqnörii' imo oormaissanco ccrlaiiio do la CAUSE do l'avorlomont öpizootique dos vachos. A voir i'uniforniitd de sa marche, quelque part qu'il ail lieu, ii semblerait no devoir ctro attribuö qua une scute, on du niuins ä un Irös petit nombre do causes. raquo;
Si on out, nous le repe'dons, aecordö ä cottc roinarquo toulo I'impor-tanco (|u'ollo morihi, on u'oüt pas donnß pi Icgöroinout coinmo cer-laines laut de causes banales, qui n'ont en röalilö d'autro mörile que de voller notro ignorance aux yeux d'un public encore plus ignorant.
Pour nous, nous I'avouons franchement, nous pröförons beaucoup ä co semblant de riguonr sciontiOque laröserve du vötörinaire PelH;, cito par Plandrin, qui, ayant ii rechercher les causes d'un accident de cetto nature qu'il obsorvait depuls (route ans dans la mome fonno, constate en cos tenues le rösidlal do ses rochorchos :
laquo; L'ctablc eslgrando et spacieuse, assez ölovöc ; los vachos y sont ä l'aiso..., le sol on osl parfailement horizontal.
laquo; Point do mares dans la cour de la forme ; on neltoie I'ötable deux fois par semaino.
laquo; La nourriture est bonne ; los vaclios boivent prosque (oute l'annöe do I'eau d'uno mare qui osl placöc dans le village, oil s'abreuvent ega-lomontlos vachos dos autros formiors, qui n'avorloul pas.
laquo; Los planlos qui croissent dans les champs dependant do la forme et des environs n'olfront rion do remarquablo ;... ellcs n'incommodent pas los vachos des ondroits voisins ni cellos des autros fcrmos du memo lien.
laquo; Cola no dopend pas non plus du tauroau, qu'on a change bion des fois. raquo;
HI Polo conclul on disant qu'il n'a pu docouvrir la cause du mal,
Du resto, bon nombre do vclerinairos out fail des observations qui concordent avecles pröeödentes. — Cost Moutonnkt qui observe quo, (i a Beurnouville, tonlos les vachos avorlont sans qu'on puisse en rc-connailrc la cause; raquo; c'osl Dbsgdamps, vötörinaire ä Andoly, qui voit cot accident so roproduire dopuis plusienrs anncos et qui reconnait qu'il laquo; no paratl provenir ni do la nourriture, ni du dcl'aut do boisson, ni des (Hablos, ni do I'air; raquo; c'osl Hainaiid, qui conslato quo, dans In sud do la Franco. laquo; on voit, corlainos annöes, lea vents chauds et humides du midi produire des avortements nombroux, tandis que, d'anlres anndos, ils ne produisent plus los meines offots, quoique tonics les conditions gdnöralos paraisscnl los mAmos, raquo; et qui aJoule quo laquo; colte rölloxion s'appliquo aussi aux causes locales. Plandrin,
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(lit cncoro l'auteurquo nous citons, l'ul frappö aussi de cos anomalies on apparencc inexplicahlos, el il n'a pu en donner aucune explication. Nous ne sommes pas plus cwanevs i/ue lui aujowd'hul. raquo; A nno dpoquo plus volsine de nous, nous voyons Darrgau, dans une communication rapporleo parll. Bouley, cxprimer avec force une opinion seinblablo : laquo; 11 me icsto ä vous parlor, dil-il, d'un singulier avoileinonl choz les vaches, quo toutle inoudo counait, mais sur los causes duquel les avis soul Lien parlages... Les causes sont atlribuees yencraleinont ä l'in-salubrile des elables ; je les ai ernes tout d'abord vraisoinblables, el, les premieres fois que j'al ele appcle pour y remedior, jo me suis emprossd d'cmployer tons les moyens conscilles en paroils cas: mais, ä mon grand ddsappointement, ils sonl ionjours reslös sans succes. J'ai eu biou des fois, depuis, I'occasion do recoiinailrc que jo n'avais pu, par ces moyens, atlaquer la veritable cause, car j'ai vu I'avoi'le-mcnl faire do grands ravages dans dos ölables parfailement tonnes et dont les animaux recevaienl de bfons el copieux fonrrages.
Zondel fail remarqucr (pie rinsalubrite des elables n'est pour rien dans la production de eel accident; qu'il sevit sur les betes jeunes comme sur cellos qui sont ilgoes el out dejä donn6 plusieurs veanx; sur les vaches grasses aussi bicn que sur les maigrcs; qn'ou I'obsorve avec un rogiine artiliciel el cxcilant (residu dos brasseries et dos dis-lilleries), comme avec un regime complötement nalnrel. — Cost la remarque dojä faite eu lermes identiques par Roloff: laquo; Si un cons-late la coincidence do cot accident avec un regime alimeulairc excop-lionncl, comme celui, par oxemple, consistant presque oxclnsivemcnl en rcsidus encore cbauds de brasseries el do dislilleries, on i'observe aussi avec un regime complötement uaturel. raquo; Et, comme preuve h I'ap-pui, cot autour cite i'exemple d'une grande vaclierio des environs d'Er-furl, composee de deux elables voisines, mais bicn separöes. Dans Tune, depuis pres do deux ans, on observe I'avorlomenl epizoolicjue, landis (Hie, dans I'autre, les vaches arrivent Ionjours ä une parturition reguliere. Gependant, ces deux elables sont alimentecs de la möme ma-niero el se recrnlent de la inöinc facon.
laquo; Pourquoi, (lit ä son lour M. L. Lafosse (do Toulouse), tonics les annees pluvionses no sont-elles pas suivies d'avoiiement epizoolitjue ? Pourquoi une alimentation riebe pioduit-clle la meine predisposition qu'une alimentation pauvro, delerioree par la vase, la fermentation, les cryplogames? Pourquoi, dans les locaux assez vicicuscmcnt disposes pour produire ['infeclion, I'avortement se montre-t-il en cor-laines annees etnon en d'aulres? Pourquoi,dans Icsconlrees mareca-geuses, n'y a-l-il pas Ionjours un rapport direct entrc lenombre des avortements el rexistence des conditions favorables ti la formation des e I'll uves? raquo;
Ces citations et ces exemplos, qu'il serait facile de multiplier au bc-soin, auxqucls ehacun do nos lecteurs ponrruit sans douto ajouter lo
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ÜE L'AVORTEMBNT INFEGTIEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;321
contingonl do son experience peisonncllo, sufflsent pour prouver, et, selon nous avec l.i (lernierc övidüiice, que, si Ion vent elucider cetto queslioii si irnportanle do I'avorlemenl epi/ooliquo do la vache, il faul sorlir enlin do eel oncombranl fatras des causes banales, et diriger ailieiirs ses invesli^alions.
Hcpötons-lo : laquo; Avoir l'uniformitöde samarchc quelquepartqu'ilait lieu,cot accidentsomble no pouvoir etro atlribiiö qu'ä line seulo causeraquo; (FLANDnm). laquo; Fail lout special, il csl äcroire qu'au lieu d'6lre lo rösullat de causes do imlure lout ä fail opposee, il esl du au coiilraire ä nne cause unique, loutespecialc aussiraquo; (L. Lafosse). — Cello cause, quelle est-ellc?
Lorsqu'on considöre los dieses lelles qu'clles soul, sans projugö el sans parti pris, il esl impossible do n'elre pas l'rappö de l'ensemble et de rönergio avec lesquols colle cause, jusqu'ici iueonnue dans sa nature, a (He depuis longtemps designee par lo bon sens populairo. Par-lout dans les cainpagnes, en eilet, quelque [larl qu'on porloson attention, en France, en liolgiquo, en lloliando, on Angielerre, en Italic, en Suisso, en Alleinagne, parlonl, disons-nous, on Irouve repandno cello idöe que, lorsqu'il so produil sous forme epizooliquo, Vavorlement se communique. Et cello idee esl si forlement ancrecdans l'espril dos cle-veurs que parloul aussi nous Irouvons elablio cello autre opinion, co-rollaire de la premiere, quo, lorsqu'un avortement vient a. se produire dans une 6lable, il Importe au plus haul point do fairc sorlir au jjIus vile, par une [entire ou nieme par nne breche praliquee au mur oppose ö la porte, d'avorton soigneusemenl enveloppi, el ccla, a/in d'eviler la con-taüion (Flamiiux, Toggia, Gruzel, etc.).
Nous savons forl bien que colto idee do la contagion de I'avorlemenl a trouve, jusqu'ici, pen do favour aupres des velörinaires, el en parti-culier dos veUirinaires francais. laquo; Dans lo sens rigoureux du mot, dil 11. BOULBY, qui exprimo assoz bien t'opinion gencralomenl admise sur ce point, l'idöo de contagion enlralne cello d'un principe, d'un genne morbide, eröe ou developpe dans t'organisme d'un animal malade, et qui, depose dans colui d'un animal sain, y ropullulo ct donne naissance ä une maladic en lous points idonliquo ä colic don I il provient ol susceptible do so transmettre par los meines inlcrmödiaires. raquo; Get agent eslce qu'on appelle un igt;m'ws, Or, lautil adniellrorexislenco d'un virus de i'avortement? 11. Uouley no lo croil pas, et il no croil i)as, en con-itnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;sequence, ([ue I'avortement soil conlagieux laquo; elans lo sens vrai qu'il
fallt altacber ä ce mol raquo; ; el, nous lo repelons, cello opinion esl parta-geo par la majorile des veterinaircs frangais.
Cependant, des fails döja nombreux, el qui le scraienl biendavanlage si Ion s'ctail toujours donno la peine do les rocueillir avec soin cl sans opinion procon^ue, prouvent, avec evidence selon nous, que celte sorle d'avortement esl bien röellement lt;mlaquo;sww'ssii/e.RappeIons-en quelques-uns a litre d'exemple.
Saint-Cyiraquo; et Violet. — Obstötrlquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
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Uti formler, cilö par Puifi, avait vu dlsparatlre co flöaude son ötable apivs qu'il eut changö tonlos scs vachos. Quelque tcmps plus tard le mal reparalt! et il observe quo laquo; ce qui l'a rarnonö parmi sns vachos, c'est qu'll en avail achcle une qui lui donna un veau avanl tormo, mal confomöet monslrueux, Ceriest que depuis cette äpoqueguelemalheur a reparu chcz lui. raquo;
Quelquefois, dit BARBIBn, laquo; Cost par unc vacho aiicinnno haiiitanto de la forme ([uo commenco la maladio; mais lo plus souvenl olle esl communlquöe par une vacho nouvellement acquise. — Quand la maladio oxiste dansun village ou dans une forme, olle s'y liorno et y dure plus ou moiiis longtemps; mais olle so propage quelquefois d'un village ou (rune forme ä unc autre, lorsqu'on y inlroduit une vache qui doit nvorler. raquo; — Et plus loin : gt;lt; On a souvont vu, dit-il, la maladiocwlaquo;meraquo;-cer ol olro communiques par une vacho nouvellement acquise, ol lo mal, une fois exlstanl, soreuouveler plusiours annöosde suite, soil dansles anciens individus, soil dans de nouveaux sujets joints au Iroupcau. raquo;
Dauheau cito, cnlre aulros, l'exemple suivanl: laquo; Une hello vachorie, qui ne laisse rien i\ dösirer sous tons los rapports, fut envahio unc pre-miörcanneeparravorlemcnt, sans causes connnos.L'annöesuivanteJo propriötairo, prevoyanl ce qui pourrail arriver, isola une belle genisse, pleine do cinq mois, au produil do laquollo il tenait boaueoup, et la pla^a dans une autre ctable ä 30 mölres de la premiere. 11 lui asso-cia, au houl de quolques jours, une autre vache, qu'il acheta et qu'll fit placer, h son arrivee, ä cölö d'ollo. A huit mois, la genisse avorla et, (luinzc jours aprös, la vacho nouvellomcnlacholöe avorla ä son tour. raquo;
Nous avons dejü signallaquo; le fait cito par Rolokk, qui a pu observer deux ctables, apparlenanl au inömc propriötairo, mais completoment söparees, dans losquelles la nourriluro et los soins claienl d'ailleurs les meines. Los vachos de l'une porlaionl leur fruit röguliöremont ä termo; ravorlomonl sevissait au conlrairo sur les vaclies de l'autre. De plus, il a pu faire cotte remarquo importante, que c'est smlemmt apres quelque temps de sijour dans t'ötahle infecUe que ks vaches nouvellement achettes avortaient; relics qui avaient d metlre Las bientdt apvds fachnt arvivaienl rögulwrement au terme normal.
Johne (eilö par Pranck) el quelques aulros ont vu ravorlomonl se propager de proche on proche, d'une promiöre vache infoctee ä sa voi-sine immcdialo, de celleci ix cclle qui la suivait et ainsi de suite, jusqu'iil'exlrcmitc do l'clablo. Mais il fauldirc qu'il y ados exceptions, meine encore assoz frequontos, äcelle regle.
Tons ces fails, ol d'aulres encore quo nous nögiigoons pour no pas
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er demesuröment col article, prouvent done que 1'avortement
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epizootique est, commo le dit trös bion L. PflANCK, manifostoment pro-voque par un agent infectant. — Cela, du resle, n'csl plus guöre con-lesl6 aujourd'hui; seulemeul, boaucoup do bons osprils, au lieu do voir dans cello sorte d'avortemonl 1c fail do la contagion laquo; dans le sens
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rigouroux du mot raquo;, aiment rnienx y voir lo fait d'nne infection, e'est-ü-dirc le fait d'tin principe sepdr/ue sans spöeideite aiicnno, produit d'nne putröfaclion quolconqno, par exornple des cnvoloppos IVctales d'nne prerniöre vacho avortfio et non delivree, lecpiel, absorbs par los antres vachos plnines, exercerait snr colles-ci nno influonco drtloterc, loxiqno, donl I'effot possible ot assoz frequent serait la inert dn fietus ct son expulsion avanl tenne. Teile esl notainmonl, nous I'avons vu plus haut, l'opinion de II. BoUiBY.
Mais on pent objector h cotlo interprötation : d'abord, qu'il arrive tres souvent, dans les clablos nn pen pouplcos, quo quelques bAles avorteul et no rojeltent pas les enveloppes foetalos. Colles-ci so pntrc-(ient el se dclachent par lambeanx, i'öpandant une odour infecte vöri-lableinent insupportable; la bete avortöesoulfrOjdepei'it, ot pent tn^me mourir si olio n'osl pas soconrno; les antres vaches do ratable pouvont lt;Hro incornmodöes par cette odour de putrefaction; inais, on general, olios n'avortent pas ; — en second lieu, qu'il arrive non moins souvent quo I'avortemetlt so propage dans une dtablo infeclöc avant qu'aucun phdnomeno do pulriditc se soil manifesto.
En prösonco do ces fails, donl rimportanco ne saurait echapper ä lout esprit rellochi, il nous semblo difficile do no pas admetlre quo I'a-vortement dit ipisootique de la vachc ost bien reclloment le fait d'un agent infedanl ot specifique, nous voulons dire capable do produiro par lui-meme el ä lul soul ravortoment, el pas (iiitre chose; e'est-a-diro, en dtifinitive, d'un veritable vihus.
Nous savons bien quo cello idee d'un virus de l'nmrlement choquora probabletnent un grand nombre do nos lecteurs; nous ferons ccpen-dant remarquer quo, dopuis uncquinzaine d'annöes, sous rinflncnce dos travaux d'une öcolo briilainmont reprösentöe en France par les noms do Pasteur, Cuauveau, Aiiloing, 'Poussaint, etc., les idees sur la nature des virus so sont singnliöremonl modiliees; qu'au lieu do voir dans ces agents des principes myslerieux, inconnns dans lour essence el absolument insaisissablos, on les considcre maintenant comine des ßtres malöriels, parl'aileiuonl delinls, doucs de la vie, quo Ton pout isolor el culliveren dehors de l'organisrno, pour on eludior les princi-palos projjriötös. — l'ourquoi lo virus dc Favortement epizootiquc ne serait-il pas un agent do cotordi'o? — (^o n'ost lä, jusqu'ici, nous le savons bien, qu'nne simple bypolhösc. Cot agent, qnol qu'il soil, n'a encore ele ni determine avoc certitude, ni isolö, ni cullivc. Nousavons cru, cependant, devoir donner place a cotlo hypolhöso, ne füt-ce quo pour appoler sur olio ratlenliou des homines speciaux ct provoquer do lour part des recherches qni, bien conduiles, no soraiont pont-elro pas steriles.
Uno autre question mörilerail aussi d'etre examinee : l/agent infec-tant, quel qu'il soil,qui somble produiro I'avorlemctit 6pizootiqiicagil-il par infection genöralc de röconomio, apres son absorption et son
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324nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATHOLOQIB DK LA OE8TATION.
mälange aveo le sang de la more, on par action directc et locale sur les organes gönitaux de la femelle ? Pbanck, qui soulövc cotte qneslion cireclivenicnl inlörossanlc, avoue quo les donnees sonl encore insufli-sanlos iiour la rösoudre; cepondanl il incline övidoiniDent vors la dcuxieinc opinion, et les fails qu'll rapportc en sa favour nous parais-senl, (in effet, avoir une asso/, grande valour.
11 y a d'abord robsorvation tie Joune, dans laquollo on voil I'avorte-monl so propagor de procho on proclie, cl'une vache äsa voisine iniine-diato. II somble tine, dans cc cas, la propagation dc I'accident (Mail due it co quo les rigolos ä purin ayanl trop pen de penle,celin-ci söjour-nail dans ces rigoles, inouillaiL el salissait le train poslericnr et les organes genilaux des vaches, et dcposait snr ces organes I'agent infec-tieux qu'il pouvalt conlenir. — Fhanck lui-ni6ino a cu loccasion do voir dos fails du ineme ordrc.
11 y a aussi cos anlres fails beaucoup plus signilicalifs, dans losqnels on aurail vn I'avorlemont so produire a la suite d'une exploration vaginale praliqnee dans le but do s'assnrcr dc la pleniludo, apres avoir procödö, le ineinc jour, ä la delivrance arlilicielle dquot;uiie autre vachc. FbaNCK assure avoir observe porsonnelleincnl deux cas do ce genre.
11 y a, enfln, cello experience de Brauer, qui, ayant depose, dans la vnlvo d'une vache pleine, du mucus d'une autre vachc qui avail avortc, avu 1'avorteinonl so produire.
Evideimnont loules ces qnoslions sont loin encore d'etre complele-menl elucidees; il nous somble pourlanl quo la discussion ä laquollo nous venous de nous livrer commence ajclerun pen do jour snr cello quoslion si obscure jusqu'icido ravorlement dit epizootique, et qu'on pout fonnuler ainsi qu'il suit la conclusion qui nous paralt ressorlir do tout ce qui precede :
II exisle choz la vache un avorlemcnt du ä un agent spöciflque, in-foclioux, transmissible des fomclles ayant avorlc ä cellos qui sont pleines.ne paraissant pas lie d'une manidro necessaire älapulrefaction des enveloppcs, et capable do dötenniner par Ini-inomo ct sans i'inter-vonlion d'aucuuo autre cause I'accident dent il s'agil.
Ue cctle conclusion, qui nous parailinatlaquable, decoulenldoscon-söquoncos qui no sont pas sans importance pratique.
'I'mitemcnt. — Si, en effol, comine nous avons essaye de le d6-monlrer, ravorlement Öpizootique est reellemenl conlayieux; si, en d'aulres lonnes, il exisle un agent qui, Iransporle d'une femelle sur une autre, estreellemenl capable do provoqucr choz cetle derniere 1'expulsiou avant terme du fcetus qu'olle porte, — rindication premiere, fondamcutalc, qui düinino loutes les aulres, consisle evidem-meut ä 61oigner ou eliminor ledil agent, (quot;esl, en effet, surlout ä l'occasion des maladies Iransinissibles quo Irouve son application co vicil aphorismo hippocratique : laquo; subluiu causa, loliiiw effeclus, raquo;
A la verite, riguorance oü nous sommes encore au sujet des carac-
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DB L'AVORTEMENT INKECTIEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32!gt;
lores ossfintiels do col ago.nl pathogönique pout jclor quelques doulos snr le meillonr choix ä faire parmi los inoyons do l'äcarter ou de le diHruiro; nous no sommos pas copondanl complötomont dösarmes, et nous croyons quo los moyens suivanls, convonahloinent appliquös, pourront donnor dos rösultats avantageux :
iquot; Lorsqu'une vache aura avortö, et qu'oil aura dos raisons de croire qua cot accident appartient t la calö^orio de ceux r|uo nous appelons öpizootiques ou mioux infoclioux, la proiniöre chose ä l'airo consistora ä onlcvor le plus promplomont et le plus complötement possible le foetus et tont cc qui en dr/wndalt, enveloppes et liquide amniotique, de l'ötablo ou l'avortement a eu liou.
2deg; ün retircra ß^alemeiit de 1 otablo la fomolle qui vienl d'avorter et on la placcra dans un aulro local, sans communication avec colui occupc par les aulres bötos. Uno personne spdcialo sera allecteo aux soins ä donncr ä la malade, et cetto persoune n'ontrera Jamals dans Tötablo des betes saines, aün de n'y transporter ni l'urine ni les dejections do la malade, qui pourraient devenir la cause do la propagation du mal.
3deg; L'etable contenant les bötos encore saines sera, aussitot que possible, video du furnier qu'olle contionl; le sol on sera nottoyö ä grande eau, de maniöro ä le purger complölomont dos elements contagieux, provenanldola vacho avortee. II sera bon, par surcroit de pröcaution, de rßpandre sur le sol un agent dcsinfeclanl capable do detruire ces clöments, s'il en roste. — L'oau de chaux, l'eau chargee de chloruro de chaux, l'oau pheniquee, ou pröförabloment vine forte solution do Sulfate de for rempliront cello indication. — Geci fail, et aprös avoir convert Ic sol d'uno bonne litiero, tout entiöre on paille fraiclic, les vaches pouiTonl otre remises k lour place.
4deg; L'ötablo sera ensuito maintenuoconstammentdansun parfail dial de propretö. On veillera, en parliculier, ä ce que lo purin no sejourne pas dans la rigole doslinöo ä son öcoulemont, el Ton röpandra de temps ä autre dans cetto rigole la solution dösinfeetante au sulfate de for.
iiquot; On s'occupera en m6mo temps do la malade. Si olio a immediate-ment dölivrö, les soins ä lui donner sonl simples; ils so reduisonl ä quelques boissons blanches, äquelquos soupos aux raves, aux carolles OU aulres racines, suivant la saison et los productions du sol.
0quot; Si, ce qui esl do beaucoup lo cas le plus frequent, lo delivro n'a pas encore ölö expulsc, on so condnira commo il sera dit au chapitro do la non-dflivrnnrc.
7deg; Dos injeclions astringenlos ol dösinfeclantes pourront, avec avati-tage, otre failes dans le vagin.
8quot; Dans tons les cas, ce n'ost que lorsque la vaclio sera completo-mont rölablic, lorsque dopuis huil jours au moius, — ou, pour plus de sürote, dopuis quinze jours, — il n'y aura plus aucun äcouloment par la
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1)20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PATIIOLOGIK DE LA GESTATION.
vulvc, qu'on pourra la rcmcltro avcc les autres bötes de la ferme.
9deg; Si, avanl celtc öpoqnc, eile dovenait en chalenr, il faudrail s'abs-tenlr de la faire saillir, cl no lui donner le mäloqu'aprös la disparition do loulfi trace d'iri'ilalion du cute des organes gcnilaux.
10deg; Nons croyons formciuonl que, ä l'aide do cos soins bien ponctucl-leniont exöculös, los autres boles pourront etre proscrvtjes. S'il en elail anlrcmcnt, si line ou pliisiours boles vcnaienl a avorler encore, nous conseillcrions do ronouveler coinpleleinenl I'elablo. —11 faudrail done, dans ce cas. vendre an bonchcr tons los animaux qui la coni-posonl. el, avanl d'y on introduire d'aulres, proeöder ä une disinfection complölo : — enlever les fumiers; — renouvelerle sol; —laver el ralisser les cröclies et les rätoliors; — laver el locröpir los murs et les plafonds; — percer do nouvelles ouvortures au besoin,— el enlin la laissor coinplöloinont vido, avec loules les porles el fenölres ouverlos, pendant uu mois ou six semaiiios avanl d'y remollrc do nouvelles boles.
Tel est lo traitement pröservatif ä ineltrc en usage conlro ce grave accident, lol du inoins qu'on peul le deduire de nos connaissances encore imparfailos sur sa nature vraie el sur la ou les causes qui le pro-duisent.
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BIBLIOGRAPHIE
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IbIblioqraphie.
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DE L'ACCOÜCHEMBNT NATUREL,
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LIVRE IV
DE L'ACCÖUCHEMENT NATUREL
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Enfln, la gestation osl arriveo 11 son terme; 1c frrtus lt;a acquis assez do (IcveloppcmonL pour vivre hors du sein do sa mcro; lo moment osl vcnii ofi il doit s'en scparcr.
Get acle par lo((iiel lo produit do la conception est chassc hors de l'organisme tnaternel conslltue ce qu'on appellc Yaccouchement, le pari, la /inr/urition, la mise-bas.
On lui donne encore, dans la pratique vöt(5rinairn, des noms qui variont scion les fetnelies cliez losqnolles on lo considere : ponlinage chez la jnment, De/wc/e choz la vache, agnelage clicz la brebis, etc.
On dit qu'il osl nalurcl, normal ou pkysiologique, quand il s'accom-
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DE L'ACCOUCIIEMENT NATUftEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 329
plit par les senlns forces do la nature ol d'une mnnierc lieuronso pour la mörn el lo produit; il csl, j)liis on moins anormnl, pathologique, labo-rieux on conirc nature, lorsqu'il oxigo Intervention do l'art, ct qu'il fait COlirir dos dangers plus ou moins grands a la möro on an fastus.
Lo part est diL pt'dcoce OU prnmalwa lorsqu'il a linn avanl, l'öpoquc (ixöo par la nature, inais quo cepondanl lo produil, nail viahk. II esl an contrairo relarde quand lagcslalion so prolongo nn pou au delfi du lorme normal.
D'apres ce quo nous avons dit (livrc II, chapitro v), lo part scrait p'e-maturr chaque fois qu'il arrivorail:
Chez la jumont,nbsp; avant 1laquo;nbsp; #9632;\'iOenbsp; jour do la gestation.
—nbsp; nbsp; nbsp; vacho, —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 27ö0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— brcbis, —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HI0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; truic,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IK!laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
II serail rotardö, au contrairn, quand il arrivorail :
Chez la jument,nbsp; aprösnbsp; lo 8flOc .jour.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;vache,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 290laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;brebis,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— IS Iquot;
—nbsp; nbsp; nbsp; truio,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — r^iquot;
Du rcsto, cos variations, quand olios sont mainlontins dans los bornes quo nous avons fait connailro on temps ot lion, sont sans induence stir I'acte important quo nous ötudions ici; nous no notis en occupe-rons done pas davantago.
Nous no nous arrötcrons pas non plus a disserter longuoment, comme on lo faisait autrofois, sur les causes do I'accouchement. He-chorchcr pourquoi, le moment venu, lo foetus so separo do sa mere et ostoxpulse an dehors, e'est se lancor h la poursuito des causes finales, lesquollos, on le salt assez, sont bors do notrn portöe; e'est so perdre dansdo vainns hypollieses, aussi deponrvnos d'intcrftt scicntifiquo quo d'utilitö pratique. Copcndant, parmi cos hypotliöses, il en est uno qui nn notis somblo pas döpotirvue de vraisomblanco : e'est cello de J. Power, reproduile par lo profosseur Dubois danssos lecons cliniques, et adoplöo par Uepaul. Nous la reprendrions volnnliers ä nolro lour on la modiliant qnolque pen. Gelle hypothöse nst basöe sur unn enr-tainn analogic anatornique ot fonctionnelle existant outre rutcrus, d'unc pari, — i'eslomac, lo rectum et la vessie, d'autrepart,—envisages sculnmenl comme reservoirs, comme organes do depot, do reception. Itclalivoment ä I'ostomac, au rectum et ä la vessie dont lo contonu s'accumulo potiä pou, on sail, on oll'et, (pie lours sphincters se rolachcnt pfh'iodiqtiemont, on mönio temps quo lours parois enlront en conlrac-tion pour ovacucr lout ou partie du contonu. Lo volume du foetus augincnlc de memo pou ä pen, el, an point do vuo do la pesantenr, do la gene, — en tin mot, dc la sensation rtprouvce dans les deux cas, par le conlenanl, I'analogle csl grande. Pcriodiquemenl aussi, le sphincter
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Dli L'ACCOUCIIEMENT NATDKEL.
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utörin so rolächc, les parois du rösorvoir so conh'actent el le contenu est oxpulse... Dans cos difleronls cas, lo phcnomöne complexc de I'oxpnlsion pourralt bion so prodniro sons la 11161110 Influence : colle dos rclloxos provoquds par la pröscnco du conlonu, par son poids, son volumo arrives ä un certain dogrö; — le loul combine, lorsque le pbe-nonii'iio s'accoinplil d'une fa(;oii physiologiquo, avec un ßlemont ini-porlaiil, la (luree do la sensalion, qui varic avoc cbaiiue or^ane. Peul-(Hre 11101110 est-ce la perversion de la sensibililo do I'lilorus, au point do vue do la duröe, qui provoque dans certains cas les avortomonts succossit's dont nous avons eu l'occasion de parlor.
Cost tout co quo nous dirons sur cotle question, qu'il ctait cepen-danl difficile do passer coinphMoinont sous siienco.
Nous avons snrtoul ä etiidior,dans ce livro, raccouchement au jioint de vue pratique. En coiiseiiuonco,iious considererons succcssivemcnt: lquot;los iilimomhies physiologiques, ou,on d'autres tonnes, la Symptomatologie do raccouchement; 2deg; son möcanisme, on los pliönomencs physiques et mecaniques auxquels il donno lieu ; 3quot; dans qnols ens et dans quelles limitcs on pout mtervenir dans lo part naturel; Aquot; Icssuiles naturelles de la parturition. La delwrance fait nöcessairenient partie du part; nous anrons done aussi ä l'ötudler ici dans co qu'ellc a do |)liy-siologique.
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CHAPITRE I
I'HliNOMENKS PHYSIOLOGIQUES DU PART.
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L'ensemble des actes par lesquels le foetus csl chassö do I'antre ute-rin proud le nom do travail. Nous allons les consideror d'ahord dans lour succession naturelle; nous reviendrons ensuile sur quelques-uns d'entre eux, qui moritont d'etre examines avoc quelque soin.
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ART. I.
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SYMPTOMES ET MA11G11E DU TRAVAIt,.
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Quand tout so passe d'une maniere absolument physiologicjue, les phenomenes do la parturition so suivont et so succedenl suivant un ordre regulier, qni a permis de divisor, pour la facilite do rctude, la duree lolale du travail en un certain nombro do periodes ainsi qu'il suit : 1deg; p/n-iode prodromique j2deg; pöriode de dilatation du col; 3quot; periode d'expulsion du faitus. Cost dans cot ordre que nous allons les ctudier.
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I. Proiiromes lt;iu part. — (Juelqucs jours avanl la mise-bas, un observateur attentif pout djjä constater quelques cliangcmenls notables dans la maniere d'ßtro habituelle des femelies arrivees au tonne
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SYMPTOMES ET MA11CI1E DU TRAVAIL.
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de la gestalion. Le venire csl plus descendn, plus tombant, les flaues plus creux, los muscles fossiers plus ad'aisses, el la croupe semblo plus amaigrie. En meine temps, les mamelles sont devenues plus volumi-ncuscs, plus londues, plus sensibles; par la mulsion, on en pent faire sorlir un liquide grlsüU'e, siriipeux, connu sous le noin de colos-Irum. La vulvo B'agrandit et laisse ecouler par sa commissure infe-rieure line humeur vlsqueuse, gluante, epaisse, qui parfois, surlont chez la vache, s'echappe en longs filaments, s'atlache aux crins de la queue et les salil. Si Ton pratique alors, avec tonlos les precautions requises, l'explorallon vaginale, on trouve (ine le col est presque com-pletement efl'acö et reduit ä un anneau circulaire do peu d'epaisseur; son tissn est mou, et son orifice souvent legerement entr'onvert, sur-tout chez les feinelles qui out dejä port6.
A mesure que l'öpoque du part approche, ces phönomenes se pro-noncent davantago. Bientot la femelle manifeste comine une vague inquietude; eile s'interrompt par instants an milieu de son repas, et se naontre comme attentive a quelque chose d'inconnu qui se passe en eile. On doit, croyons-nous, attribuer ce phönomeno ados contractions sourdes de I'literiis, contractions dont l'existence ä la pcriode prodro-miquo a etö bion constalee chez la femme. t- En m6me temps, si eile est libre, eile chercho I'ondroit oil eile pourra deposer saproge nit lire, et le dispose dans cette vue. La chienno, la chaffe, la truie font leurnid, en disposant avec plus on moinsd'art la paille on les chiflons qui sont ä leur porlee, dans un endroit obscur et loin des regards de riiommo et des autres animaux; la lapino arracho de son poitrail sa propre fourrure et en confeclionne un nld bien chaud pour reccvoir sa proge-niture, encore debile et nuc an moment de la naissance ; les autres fcmelles, la jnment, la vache, la brebis, recherchent aussi I'obscurite et le silence.
La vulve s'agrandit de plus en plus, les mamelles so gonflent consi-derablement, et Ton pout constater (|ue le colostrum lend i prendre les caraetöros du lail veritable; il est plus blanc, en mümo temps que moins visquenx. Parfois, une goulte de ce liquide apparait spontane-menl a l'extrömild du mamclon. — Alors le part est proche et il imporfe do surveillerles feinelles, si l'on veutassisterä leur misc-bas : les premieres douleurs, en offet, signo caractcristiquo de la doiixieme pöriode, ne tarderont pas a apparailre.
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II. Illlatation ilu col. — BicMfol, en eflei, la foinclle se inonfre inquiete, agitee; eile interrompt son repas commencd, tröpigno, agite la queue, va, vienl dans sa stalle si eile est libre, se couche, se releve et donne en un mot tons les signos do ce qu'on appelle des coliques. ü'abord legeres et longuoment cspacöes par des instants de calme absoln, ces coliques se rapprochent, augmentent d'infensitö, et e'est alors que le muscle uterin entre veritablemenl en action pour ame-
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332nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCOUCBEMBMT NATUREL.
nor la dilatation, puis refTaccment complet du col do la malricc.
Lorsque survionnont ces contractions, la fcmollo s'arröto, comme surprise par la doulonr; son reil s'animo ot cxprimo la souffrancc; la temperature dc la poau s'ölöve, le penis s'acceiero, les inuqiiousos apparontos s'injoclcul; los parois abdominales so dnrcisscnt; la corde du (lane so tend, ot la femolle, trös sonvent, oxpnlso dos rnatieres föcalos. — Si, pendant cette socousso, on explore le col ntörin, on sent quo sos bords s'ainincissent, sc tendent et deviennent durs et saillants.
Quand la contraction a ccsso, le calmo succedc ä l'ötat de souf-Iranco quo nous vonons do decrire. En mömo temps, lo col rodevicnt cpais et souple, ot Ton constate qtie son orifice s'est notablemenl agrandl.
Chaquo iloulcur clure de quelques secondos h deux on trois minutes, et so trouve seiiaroo do cello qui la suit par un instant de calmo relatif, qui pent durer jusqu'ä quin/.o minutes. Mais ces instants sont de plus on plus courts; progrossivemont, les contractions deviennent plus rapprochöes, plus energiquos ot plus prolongöos. La dilatation du col l'aisant dos progres motä decouvert unc pe(ite surface du chorion qui, fortomont tondu pendant los douleurs, no tardepas ä so rupturor dans ce point oti il n'est plus soutenu. Alois, choz la jument, lo liquide al-lantoidien fait irruption dans le vagin et s'echappo au dobors; cette (ivacualion cst suivio d'un instant do calmo pendant lequel la malrice, dcsemplle, revient pen ä pou sur ello-mfeme. Cboz la vacho, e'est I'al-lantoide memo ([uisquot;öchappe par rouverturo du col; elle s'avancedans le vagin ct no tardo pas ä apparaltro entre los lövros do la vulve. Cette premiere poc/tc das eativ grossit rapidernont et forme de bonne beure, au dehors, une masse piriformo suspondue ä un minco pedicnle qui so perd dans les profondours du vagin, ot qui est constitue unique-mont par les parois allantoidionnes rapprochöos : celles-ci trös fragiles sc rupturont biontöt sous le poids du liquide. Parfois, dans le cours du travail, on voit paraitre une autro poebo allantoidicnne qui so comporto de memo. — Mais la veritable poc/w des eau.v des aecou-ebours, — car olle existe soule chez la lomme, — la poebe amnio-lique no tardo pas, cboz la jument commo chez la vacho, ä s'ongager ä son tour dans le col ntörin; pendant los contractions, eile est plus tendue quo la precödenlo qui se contento do l'nir, grace ä la mobi-lilö de rallantoido, et, lorsqu'elle sc niontro entre les lövres de la vulve, on pout voir, grace ä la Iransparcnco de ses parois, quelques parties du foetus, ordinairemenl les pieds, roconnaissablos ä la cou-leur Jaune clair de la corne. Les mombres so sont done ongagös dans lo col en möme temps quo l'amnios, ot par leur forme coniqi.'e, aides do la töte dans la presentation anlcrioure, acbevent plus on moins vito sa dilatation. Bionlot colle-ci est complöte, et la inatrice no forme i)ius qu'un canal continu avec le vagin.
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SYMI'TOMES ET MMtCIIli DU TRAVAIL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 333
111. KxiiuUlvu du fu'tus. — A co momont coinmonco la Iroisiömo periode du travail. Les doulours dovimuionl plus vives, plus rappro-chöos, plus soutennes; aux contractions utcrincs, qul redoublenl d'energio el ue sont presqno plus iiiloirompucs, so joiguonl colics dos muscles abdominaux, du diaphragmo cl de presque tons les inuscles do I'ccouoinifi. Deboul, la femelle rapprocho les quatre monibros du centre do gravltö, vousse on contre-haut la colonne vertöbralo, ilöcbii legcroinoid Icsjarrcts, Cailuue grandeinspiration, ferine laglotlepour einprisounor lair dans la cavilö Ihoraciquo, et, par une contraction puissaule do tons los musclos du trouc, impriiuo ä la masse foetale une compression änergique, qui l'obllge ä cbeminer du cOle ou olio rencontre 1c inoins de resistance, et ä s'ongagor dans lo bassin.
A chacune do cos contractions, la pocbo des caux augmente do volunio ; sa membrane se bombe, so tend ; bientöt olio so rompt et laisse ccliapper le liquide ainuioliquc qui s'öcoulo sans bruit (it, commo le dit Deneubourg, a la maniöre des huilos grasses et dos liquides inucilagineux. Pas plus cellos do 1'allantol'de (juo cclles do I'amnios, les eauso no s'öcoulent euliöreinont du premier coup : I'amnios, quipönötre dans 1c col pen do tempsaprös la rupture du cliorion, rctienl le liquide allantoidion, et, fi son tour, le laslus s'oppose par sa prösence ä la perle complete du liquide aniniotiquc dont lo role n'est i)as encore enlioremenl accompli.
A co moment, un certain temps d'arröl so produil dans la marcbe du travail, el on constate un peu do repit dans les doulours, pendant loquol la malrico, subitoinent desemplio, revient sur olle-meme, s'ap-plique ctroitoinont sur le corps du foetus el so prepare ä de nonvoaux eHorls, Bientöt les doulours se reveillent plus puissanles; los eaux, äcliacpie seconsso, s'öcouloul en partie el lubrilienl les voics genita-les; le fcctiis progresso dans la filiere pelvionnc; choz les herbivores, dans lo plus grand nombro des cas, les pieds anteriours ello bout du museau apparaissent ä l'oriflce vulvaire, qui s'entr'ouvre, so distend el no tarde pas ü lour livrer passage.
Quand la tele a franchi la vulvo, le front en haul, on observe un certain ralentissomonl, commo si ruliirus etait fatigud dos ellorts considerables auxquels il vient do so livrer; — ralentissemont utilo, du roste, pqur ponnetlre aux lissus do s'accoutumer ä la distension qu'ils vienncnl d'eprouver, el pormettre ä la vulve, nolainmont, do so pre-parer ä en subir une plus grande encore. La poitrino estalorsengageo dans lo dotroit anterieur; do nouvellos doulours la poussent dans Texcavalion; eile chemine peu ä peu, avec lenteur, arrive enfln au delroit postcrieur, qu'nne contraction plus puissaule et plus doulou-rcuse quo toulos les autrcs lui fail enfln franchir.
On pent dire qu'üi ce moment le part csl a peu pros termiue. En effet, en mönie temps quo la poitrino so degageail do rexcavation, la croupe s'y engagoail a son lour, el il suflira maintenanl de quelques
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3;t4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCllEMENT NATUREL.
conlractions, bien moins violcntos el bion moins douloureuses, pour achovor l'expiilsion du fcctus.
Quelquefols, au lion do la töte appuyöe sur les membros thora-clques, co sont los pieds poslörieurs qtio l'on voll paraitro ä la vnlve ; puis vionnont les jarrets, la poitilo en haul; puis les jambes, les cuisses, la croupe el onlin lo resle du corplaquo;.
fia duic'o lotalo du travail doul nous vcnons d'indiquer los princi-pales phases varie boaucoup, non soulomeul solon les especes, inais encore selon les individus dans une memo especc. 11 y a plus, le pari pout avoir une duröo foil inögalo choz une m6me femnllo dans les gestations succossivcs. Void co quo nous avons pu nolor, dopiiisi87S, sur un certain nombro d'accouchoments eirectu^s ä la clinique de l'Ecolo völörinairc de Lyon :
Chez la jument, le part nalurel esl toujours trös rapide; souvent la pöriode d'enopulsion ne lt;lure pas au delä de 4, o ou 6 minutes; ordinai-reinenl eile a nno duröe un pou plus longue, 8, 10,12 ou IS miimles ; inais il esl toul a fail exceptionnol, ä moins do complications, qu'ello se prolonge au dolä do 20 ou 25 minutes.
C/iez la vacke, cotte möme pdriode est, en general, un pen plus longue. On pout a la vörite rencoutrcr dos cas ou los grandos donlours ne durenl quo ö ä 6 minutes, mais c'esl roxcoplion; lo plus ordinai-rcment ellos se prolongenl pendant 13, 20 ou 23 minutes; parfois mömo, dans des accouchcmenls tout ä lail normauxdu roslo, I'expul-sion n'csl effoctiiöo qu'apres 30, 40, 43 ou memo 60 minutes d'ed'orts expulsifs plus ou moins öncrgiques.
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ART. II.
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ANALYSE DES PR1NC1PAUX PIIENOMÜINES DE LA PARTURITION.
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llevenons maintcnanl sur quclquos-uns des plicnomönes quo nous venous d'esquissor rapidomonl dans leur ensomble.
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1, Attituilo tics fcmcllcs pemlant le part. — Les grandcs feinolles, la jument, la vache, comme aussi la chevre et la brebis, accouchent assoz souvent dcboul (1). L'allitude qu'elles prennent dans ce cas a d6jä eld iiidi(iiiöo et nous n'y rcviondrons pas; nous ajouterons senle-monl (pie celtc attitude a pour effot: 1deg; d'olfacer I'anglo sacro-verle-bral el do diminucr I'obstacle (pie sa saillie pourrait opposcr i\ Ven-gagemenl du foetus dans le canal pelvien; 2deg; do permetlre aux muscles auxiliaires do i'utörus dedöployer touto leur puissance contractile; 3deg; do diminuer la hauteur de laquelle tombo le prodtiit en arrivant au jour; do teile sorle quo, soutonu par le cordon ombilical, retenu par lo frollemcnt de celles de ses parlies encore contenues dans les
(1) ^'expression A'accouchcr ost done, pour ellos, assez impropre; nous la consorvons cependaot, ot nous nous en sarvons sans scrapule, pareo qu'elle ost usuello et parl'ai-temont comprise de tout, le momle, sansqu'il soil bosoin de Texpliquer.
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ANALYSE DES PRINC1PAÜX PIIENOMfiNES DE LA PAHTURITION. 33!)
organes maternels, glissanl doucemenl snr les jarrels ä dcmi flcchis de la mfere, il arrive sur le sol presque sans secousse et sans se faire de mal.
Celto attitude n'cst cepondant pas constante pour ces feinclles; beaucoupd'cnlro ollos so couchont des le debut du part, meine quand il doit ötre natural, ot cllcs ne se relevcnt quo lorsqu'il ost tcrmine. F^cur position est alors celle qu'elles afloctent dans le döcubitus normal: sur le sternum, le corps incline ä droitc ou ä gauche, les membres anlcrieurs (lechis sous la poilrino, les poslöriours allonges sous l'abdomen. Ce n'est que dans des cas cxceptionncls ([u'on voif ces femelies se placer on decubilus tout il fait lateral, !a töte, l'enco-lure, et tout un cötö du corps reposant de lout lour long sur la liliere. Aussi celle position doil-elle etre regardee comme l'indice d'un travail long et penible, douloureux, qui a brise, sinon öpuisö, les forces de la femelle.
F^a Iruie, la chienne, la ehalte, so couchont toujours pour aecoucher. Elles se placent sur Tun ou l'autre cöld du corps, eclui-ci courbö en arc, la tote portöo en arriere et rapprochöe de rorilice gönilal. De celle faijon Tangle sacro-vertcbral se Irouvo offaeö, et de plus, chaque petit, ä mesuro qu'il sort de la vulve, est il la porlee de la more, qui, sans se dörangor, le loche, le tourne avec son museau el Tapproche de ses mamclles.
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II. lies doulenrs. — L'ulörus est un muscle, et pour juger de sa puissance contraclile, il sufdl d'inlroduire son bras dans rintcriour de la matrice d'une do nos grandes fomelles en travail de part: on le sentira pressö avec une force dont on se scrail fail diflicilernent une idöe avant cette epreuve. Co sonl ses contractions qui devionnent I'agent essentiol do raccouchemonl; et comme olios s'accompagnent toujours do souffrances plus ou moins grandes, on leur donne, dans le langage obsl6trical, aussi bion en medecine vötörinaire qu'en mö-decine Inimaine, le nom expressif do doitleitrs.
Ces contractions n'ont ni lo mime caraclcro, ni les inömcs elTets k tonics les pöriodes de la parturition, el c'esl sous ce double rapport que nous avons ä les considcrer ici.
La membrane charnuc do l'utörus ost formöe, nous le savons, par deux sortos do libros: les unes eirculaires, les autros longitudinales, jetoos pour ainsl dire en öcharpe du double fond do I'organo vers le col, auqnol ollos viennent toutos so torminor. Ce sonl ces fibres longitudinales qui agisscnt surtout et presque senlcs pendant cc que nous avons appole la seconde periode du travail. Lour contraction a pour effel d'amener la dilatation du col, ot voici comment: prcnant lour point d'appui au fond möme do la corno qui contionl le fetus, ces fibres, eu so contractant, lendent i\ raccourcir I'organo ; mais comme elles ne peuvent produire eel effel, en raison do l'incompressibilitö
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DU ^'ACCOUCHEMENT NATUliEL.
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du liquide amnloliqUd, olles s'appuient sur l'oeuf, qui fait ä leur ägard l'offlce d'une poulia de renvoi, et qui transmet toul leur ell'ei utile ü leur cxtreinile opposee, c'est-ä-diro au col lui-möine, oü, avons-uous dit, clles vionuent s'iuscror. Cclui-ci, tiraille dans tons les sons h. ohaque douleur, no pout pas resisler bien longtempa ; il cöde pen ä pou et s'cutr'ouvre ü uio.surc quo la force döployöe par les libres uterincs l'empoiie sur celle dos libros circulairos qui lui appar-tionneul ou propre.
Bientöt, i\ cotte premiere cause do dilatation vionl s'enjoindre uno anlro, touto iiKJcaniquo, mais non moins ofdeaco : des quo lo col est suflisanuneut cnlr'ouvort, la poche des eaux, puis les membres tho-raciques et la löte du foetus, — ou les membres posterieurs, seuls, s'il s'agit d'une pröscnlation postcrieuro, — s'y ongagent, ct agissant, los uns ou les aulres, ä la maniero d'un coin, tendont ä agrandir rouvorlure dans laquelle cos parlies penetrenl do plus en plus ä cbaquo contraction nouvollo. On comprend quelle doit 6tro la puissance do cette prossion oxcontriquo vonant s'ajoutor au tiraillemont egalonient oxcontriquo oxcercö sur los parois du col. Aussi, la dilatation, lento taut quo la matrico agit settle, marchc-t-ello tres rapido-ment des qn'a cotto premiere cause est venue so joindro la socondo.
Aprös la complöle dilatation du col, commence la Irolsieme periode, la periode expulsive du travail. Alors, le mode do la conlraclion uterine change. La resistance n'est plus au col; ello est dans I'intörieur memo do la matrico et constituee par lo foetus: la puissance ost maintonant represontoe [jar toutos les fibres conlractilcs do I'lilorus, aussi bicn par les fibres circulaires quo par les libres longiludinalos, qui, tonlos ensemble, tendont d'un commun accord h retröcir la cavite de l'organe et ä on oxprimer, pour ainsi dire, le contenu. [/action des fibres circulaires so comprend d'ello-meme sans qu'il soil besoin d'explicalion ; quant aux fibres longiludinalos, lour point fixe ost complötoinent cbangc ; olios doivenl I'aller cbercher tout i\ fait en arriere, jusquo sur lo perinee, par riiitermediairo du vagin, qui, ä co moment, fait conti-nuitd avec ruterus, el, au point do vuo nnScaniquo, joue lo role d'une corde do transmission des forces.
Alors anssi, enlrent en jcu d'une maniero vraimont ulilo los muscles abdominaux el le diapbragmo. Pendant touto la periode precedonlo, lour conlraclion avail etc pen officaco; lout au plus pouvait-olle, en comprimant la matrico, soutenir, affermir sa conlraction, donl I'ac-lion olail senle officaco pour ontr'ouvrir lo col par le inecanismo que nous avons expliqnö. iMaintonant il n'on est plus do mßine. En di-minuant dans tons les sens relendue de la cavite abdominale, en pressant sur son contenu, ils concourent directement ä faire avancer le foetus du cole oü il rencontre une moindro resistance, c'esl-ä-dire du cöl6 du bassin. Aussi, tandis que les efforts cxpulsifs propromont dits sont rares et pen soulenus dans la pöriode do dilatation, les voil-
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ANALYSE DES PIUNCIPAÜX PIlfiNOMfiNES DE LA PARTURITION. 337 on so sucmlerä (Ins intorvallns do plus on plus rnpprocliös ot avoc nno inlonsitö do plus on pins grando pondant In pöiiodo expulsive. La l'c-incllo pousse, conuno on dil, ili^ lontos sog lorcos ; oL cos poussecs. iinxqnollos pi-oinionl nno pari aclivo tons los innsclos dll Ironc, no dilloronl, on apparonco, dos olforts par loscpiols l'animal chorchc ä oxpnlser dos maliöros fdcalos, pur exomplo, quo par lour duröo et snrlonl par lonr önorgio inconiparai)l(!inont plus grando.
Quölle osl la puissance cHeclive do cos od'orls ? (lotto qucstion, depnis longtomps döjä, a pröoccnpö las mödocins acconchonrs, qni, ä l'aide de möthodos ol. de calcnls pins on moins empiriques, ont ossnyd de la rösondro. .Mais los solutions oxtrömonionl disparates qirils on ont donnöes pronvoraient sonlos, i\ döl'ant d'antrcs considöralions, combion ötaient incortainos et fautives los bases snr Icsqucllos ils pro-londaiont appuyer leurs calcnls. Ainsi, landis que Tuistam Scuandv, 11ai:c;iito\, etc., estimont que lo Injtns hnmain ost chassö des organes matornols avoc Tino force qni no doit pas ötro moindro do 213, on mömo do 2(12 kilogr., d'anlros, avoc Porna (do Munich) osliinont quo cette force doit ölre comprise, dans la plnpart dos cas, outre 2 ol, !) kilogr.; d'antres enlin, avee Duncan (d'Kdinibourg), l'övaluent ä IS ou 23 kilogr.
On voit combien sonlgrandes los divergences sur co sujet, qui in-törosse ponrtanl an premier chef, non seiilomont la science pure, mais encore la pratique, Grace ii la mölliodo graphiqiie, si ingönionscniont ot si henronsemcnl appliqneo par M. lo ür I'olllkt, professeur agrögö ü la faculle do nifklecino do Lyon, anx recherchos tocologiques, nous ponvons abordor aujourd'hui cette question avoc I'ospoir d'arrivor ä nne solution plus precise et plus oxacto qu'on no ponvait lo fairo jusqu'ä co jour. Disons done un mot do cotto nnjlbodo et de l'in-genionx appareil do M. PoutlET qui a pormis do rialiser co progres. Le Vocograplilaquo;, — lei est lo nom donne par.M. PoüLLET ä son appareil, — so compose do Irois organes essontiels : 1deg; d'nne ampoule on caoutchouc, ä parois assoz femes, mais ponrtanl döpressiblcs, quo Ton remplit d'oau ol quo I'on iulrodnil dans la malrico, enlro ses parois ol les membranes do I'ouf, si collos-ci soul intacles, — enlro los parois utörines ol le corps du foelus si les membranes sont döja döchiröos; —20d'nn manomölreämegt;'cure,simp\Q tube on vorro recourbd en forme d'U, d'un assoz fort calibre, que l'on romplii, on parlio do morcuro, et dont l'uno des branches osl mise en communication, par nn tube on caoutchouc, avoc rampoulo nlerino, landis quo rautro porlo un flottew, inimi ä son oxtrömilö supdrieuro d'uno plume on d'nne poinlo öcrivanle dcslinee ä so meltro ell rapport avoc lo troi-sieme Organe do I'appareil ; — 3deg; celni-ci n'ost rien antro chose qu'un appareil enregistreui' ordinaire, mü par Uli mouvomont d'horlogorio, ol dont lecylindreröcopteurestvertical, en raison do la direction ögaloment verlicale des mouvemotUs dont il doit recovoir el gardor rompreinle.
SaINT-Cyk i;t Vrnr.ET. — Oh8tötrlC|U8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;~~
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:1:1snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' DE L'AeCOUCHEjlENT NAffllRBL,
Ceci posd, il n'ost pas dlfnollo lt;ligt; concovoir comment dolt ronc.Uon-ncr col appareil. Tafit quo l'ampoul^ utörino ii'i'si |)iis Inli'oduile dans la quot;matrico, lo rnorcnre rosto Immobllo et au menu! nlveau laquo;Inns les deux branches (lit tnanotnötre; ot si la poinlo öcrlvanto du ßotteur ost nüso en lapporl avec lo oylindre röcopteur, si en m6me temps colui-oi lourne sur son axe, alle döcrlra nno itgne parfaitemont droite cl horizontale, qui feervira de iioint de repöre, et qu'on appelle la llgne zi'ro. Mais dos que l'ampoüle ost placöe dans la malrice, I'eau qu'elle conlient, pressöo entre los parois utörihes et lo corns du footus, röagit, sui' lo mercure de la branche du mannmölro a Ia(|iiollo cllo osl adap-töo; lo mercure descend dans cello branche; il s'elövo d'une quan-
lilo exacle.......t ögale dans la brancha opposöo, et, avec lui, le /lotteur,
dont la pointo öcrivanle tracera sur lo cylindre enrogistreur une ligne plus ou moins ölovöo au-dessus de la ligne s^co;—ligne horizontale comme coü(! derniöre laut quo la inatrico no so contracle pas d'une maniero active, lt;!l a laquelle M, Pouiaet donno lo nom livs juste do ligne de In contraction lonique de l'utäiiis. Mais voici maintenant (|ue la niatfico onlro on action. Alors lo (loüour s'ölovo et s'abaisse altorna-livement, ot sa pointe öcrivante trace sur I'enregistreur une courbe accidenleo (Yoy. flg. lii), dont les omlulalions traduiront trös cxacte-monl loutcs les modiflcations do pression quo subitl'ampoulo uterine, ct permettroiU d'etudier, jusque dans lours moindres details, tons les aspects varies do la contraction utörino qui les produit.
MLPoutiETa pu prendre ainsi, sans le moindre inconvenient pour les fetnmes soumises ä cos experiences, un trös grand noinhrodo tra-c6s, ct il a pu on deduiro, rolativemcnt au uiöcanisino do I'accoucbe-inent, dos conclusions d'un grand intöröt scientiliquo et pratique. 11 a blen voulu, on outre, prendre sous nos yeux un do cos traces chez une vache primiparo, (race dont nous roproduisons ici les parties ossenticllos.
L'exanieii do co trace va nous nicttre ä inönic d'etudier plusieurs questions intcrcssanlos, ot notaminent les deux suivantes:
1deg; Motiv de israquo; contraction uterine. — Dos quo rampoulo ostplaceo dans la nmlrico, on veil iiuinödiatoiuont lo inorcuro s'ölovor, dans la brauche du manomötro qui porlo lo tlotlour, beaucoup au-dessus do la litnio zero (do 44 ä '(8 milliinötros chez la vache) et so maintonir a cotlo hauloiir, dans rinlorvalle dos doulours, pendant toute la dureo do raccouchemoViLGependant il est ä renaarquer (|uo, müino dans ces iutorvallos, chez la i'oinolle dont nous parlous, lo llottcur no roste pas complötcmont immobile ; on le voit, au contraire, prcsquc constam-niont agile par do polites oscillations, qui so traduisoul sur le traeö par vine ligne en zigzag extfeinomcut accidontoe (Voy. tig. 34 [Act B], do a en b), ot, qui töinoiguonl de l'existence, dans lo muscle ulrtrin, do contractions,faibles ä la vörilö, mais exlröineniont uiullipliöes. 11 y a möino, sous Co rapport, outro la I'oinine et la vacho line dillerenco
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ANALYSE MKS PHINCIPAUX PIIEN0MENE8 1)1! LA PARTURITION. 339
' renmrquabh! el qu'il (iülöto, croyons-nous, blen dlfflollo de soupron-ner ü priori. Los noinbroux traces do M. POUUET, quo cot uiitour a
bion voulu nous permottre d'oxamlnor, prourant on oirot (|uo, ohez la fcinino et dans ['Intervalle des douleurs, l'ulörus rosto prosquo com plötomciit en repos, cc qui csl atloslö \n\v V/iorizonln/ite prcsi/ite pnr-f'aiie üalii lign.e Iracöe, Jtoo naoment, par la points öcrlvante duflottour sur 1c cylindre enrogistrour. Notons ögaletnent quo, chez la femme,
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Flg. 34. — Tracö ilns contractlona utdrinos obtonu au raoyon iln tocographe pondant roccouchomont choz la vaclio (1) (quot; .
cotto ligno de la tonicile ulrrinc, couimo nous l'avons döjü appolco, cst beaucoup inoins 61ovco quo choz la vacho (16 ä iH inillim., au lieu do M ä 48, au-dossus do la lignc zero). Mais voici vouir uuo vörilablo douleur. Aussitöt lo morcurc s'elovc ii
(I) Co trace, onjpninlö au mcnioii'u do M. lo 1)'' Potlllet, OSt röchiit de moilie. Poulquot; avoir los hautours rdellos, il faut done donblor collos qu'on obllondralt on mosurant dl-rectomont los ligures.
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(*) A ; du) nb, ah, intci'vallcs rnho deux doulQursi Im, hu, dovlows di' moyonno intonsttd. 11 : ah, Inlcrvallo cnlro doux donhurst Iraquo;', dornlörc doulowi nmonant l'cxpuision du ru-lu*. cn lt;#9632;#9632;
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;M0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;hm L'ACCOÜCnEMENT NATÜREL.
unohamp;ulour considörablo, rotombopresquoimmädiatotnont, pours'ölo-
vor encoro, ol ainsi do suilo,..... aprös qnoi survienl oncoro imo [x''-
riodo do calinf relatifi snivio olle-mßinn d'uno nouvello doulour sem-
l)liil)lo ü collo ([iio nous vonons do döcriro. — Ge qui rossort do l'ötudo
de nötro Iracö, et ce qu'il out 016 peut-ötre dlfflclle do prövolr ü priori, c'ost '[uo In douleur no consislo pas on unc conlraclion tonigue, sou-tonue, du musclo utörin, mais au contrairo on uno sörio de contrac-Uons brusquos, rapides, önergiquos, suivies d'un roläcbement presquo complot, qui ramöno la pointe öcrivanto chaquo fols ä peu prös au nivoau do la contraction tonigue do l'organo.
Tout co qui pröcödo pout, s'appliquer ä loutes los douleurs, sauf la dorauTo. Collo-ci, la plus longuo ot la plus puissante do loulos (Voy. Qg. 34[B],de h on c), so compose, coinino on voil, d'un grand nombre do contractions ptiissanlos (nous en comptons 23 dans notro lracö),dansquolqiies-unesdGsquelles lo mercures'ölövojusqu'Al lOmil-limötres au-dossus du zero, so succedant sans interruption, atleignant lour maximum de puissance un pouavaul lo milieu do ladoulour, outre losquolles no s'inlerposent, plus cos pelitos contractions pour aiusi dire avoiioes dont nous trouvons I'indico dans los aulros parlies du trace, el aboutissant, en derniöre analyse, ü l'expulsion du fetus (1).
(1) Nous rogrottons dn no pouvoir acceptor I'intorprdtatlon quo Ton vlent do liro dos
Iracos, ;i coup sUr fort intorcssanls, do lii ftgnro 84.11 no nous ost pas posstblo d'ad-moltre qu'uno nouleuv so coraposo d'un coi'tain nombro do contractions du musclo utörlni nous croyona Connoment, au contrairo, qu'.'i chaquo doulour correspond uno contraction unique; et il nous sufflrait pout-ötro, pour jusiillor cotto opinion, d'lnvo-quer la presslon önorglqno, soutenuo, ot, h coup stir, döpourvne d'iutermlttonco, dont. tout praticien-accoucliour a oprouvo los cll'ols pendant cortalnos explorations on touta-tives de version. Mais on pourrait nous objocter quo la main no pout avoir la sonsibi-lito dos instruments graphlques : ossayons done d'ßxpllquer, h notro raaniöro, los zigzags du tracti qui semblont dönotor uno sorio do contractions.
Pour les coinpmidro, il suffltdG so rappclerque lo rosnllat ilt:/iiiitifdc,\:i iotaliUies contractions, c'ost l'expulsion do I'tBUf, Or, commo colui-ci rosto Bttttionnalro durant los Intorvalles des douleurs, il ost clalr fju'il no pout progrosser quo pendant los douleurs mömos ; — ol il progresse on cIVot, mais lonlomont, par dogt'ds, ol soulomcnt cliaqua I'ols lt;iu'il ost chassö par unc prossion sufüsammont ölierglquo pour suruiontor los röslstancos qui s'oppusont k sou d6placeraentgt;
Ufcs quo lo foetus fait m\ pas on avant, — si faibio quo soil colui-ci, — dos qu'un pen do liquide ost projoto an doliors do I'litorus, la tension iotoricuro dlminuc suliitomout, co qui oxpliquo la chuto do la pointe icrivante de l'onregistrour. Mais la contraction do I'litorus ötaut ossontiolloment toniquo, — ot, on quelque sorto, comparable au resser-remont progrosslf d'un sac h parols ölastlquos dout lo contonu s'öcliapperait par jets intorniittouts, — biontüt, do suite, pour ainsi dire, la tension intorieuro romonto au momo dogre, pour retombor encoro si lo fuetus laquo;Vic; OU, mftiue, s'olcvo plus baut si la icsistanco ii surnioutor dovient plus considorablc... Tontnfois, lo musclo linit par so fatiguer; 11 a bosoin do repos; sa contraction actiue cosso done. l)u rosto, cotto contraction no pout plus ötro aussi ol'llcaco qu'au debut, car lo sac ulorin s'ost dosonipli; il laut qn'll rovieimo stir lui-ni6inn. Cast lo rule do oo ([tto M. lo IV 1'oullot appelle, avoc raison, la contraction luniqw. do l'utörus | ot, lorsqu'li so sera convonabloment ac-comniodo anx proportions do son contonu, uno nouvelle douleur so manifostera alin do conlimier ou, nieuio, do torrainör lo travail connnenco liar les proccdoulos.
La diminution do prossion, indiquoo cliaqua I'ois par la cliuto do I'alguillO do Tonre-gistreur, no proviondrait clone pas d'une cessation do la contraction, mais uniquentent do la sortie partielle du contonu do la matrice (Til. Viot.ur).
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ANALYSE DES PRINCIPAÜX l'IIKNOMKNIlaquo; DE LA PARTURITION. 341
Toi osl lo modo do la contraction ulfiritio dans lo pari normal, modo dont on no savait rion ou prosquo rion avanl los ingöniousos rochor-chos do M. l(! W PouLLGTi lt;!i dont lo tocograp/w a pertnis do so fairo uno iilöo, croyons-nous, complötoment exaoto, Abordons malntonant iiiio aiitro question non nooins itnportanto.
Üdeg; lics'rr laquo;ilaquo;^ pnUaaiice laquo;1laquo; In forraquo;-laquo; oxpulslre. — Nous avons vu plus haul a quellos evalnaUoiis contradicloil'08 ötaient amvös los aulcnrs qui ont ahordö co sujot; lo iocographe nuns parail appolc ä fonrnir ontin une soluüon vraimont gcionlHlquo ol salisl'aisanlo do cotto quos-lion si obscure et laut controvorsöe.
Co sont, il osl ä poino bosoin do lo rappolor, los contractions (fo la malrico, aidöos de cellos dos muscles ahdoniinaiix, qni, par la prossioil qu'elles oxercent sur lo foetus, le font progresser dans la liliöro [)oI-vienno ; co sont done cos contractions dont il s'a^it d'apprecior et, s'il ost possible, do mesuirr la puissance. Or, il ost dvident quo eclte puissanco osl, on rapport avoc le ddplacoment do la colonno mcrcu-liolle dans lo tube manomätrique du tocographo, döplacement quo los traeös tocographiquos nous pormottent de mosuror avoc uno grando facilitd ot uno sufQsante exactitude. M. Poullet, par uno disposition specialo, ti'os simple d'ailloui's, do son apparoil, ost möme parvenu ä evaluor söparömont la part qui reviont a la tnatrico et cello lt;(iü apparlient au.v muscles abdominaux, dans IVouvro do I'expulsion du fcelus. Pour le moment, nous no sommos pas on mosuro do pous-ser aussi loin, chcz nos aniinanx, l'analyso du pbönomöne ; nous nous hornerons done ici a ätudior on bloc rönorgie dos i'oreos expultrices.
r.oinnio il a 616 (lit pins haut, pendant los douleurs, le inci'ctiro s'ölöve, dans la branchcopy; du manomötre qui supporto lo flottour, ä uno hautour qui varie, suivant rinlensitd do la contraction, onlro 80 et 110 millimetres. .Mais, en möino temps qu'il s'ölövo dans cette brauche, il s'abaisso d'une quantity procisömonl ögalo dans la brauche oppo-seo. Cent done, oi difinitive, n unr colonne mercurielle variant du 160 ü ^20 millirndtres de hauteur que, fail iquilibre lapression Intva-ulerinc sm moment des doulours. — Mien do plus facile, des lors, quo d ovaluor on grammes ou kilogrammes la valour do eelto pression sur l'unito do surface, un cenlimolro carre par excmple : il sul'lil do mulliplier cello hauteur par la densitödu mercure. En faisant ce calcul, on trouvc ([uo chaquo centiinölro carrö do la surface du corps du fectus supporto uno pression qui pout varior entre 2Ü() et 2'i.quot;gt; grammes dans los doulours d'intonsitö moyonne, et qui pent solover jusqu'Ä liOU grammes dans les grandos douleurs, notamment dans la dernidre.
I'onr apprdcior maintonant la pression totale supportöe par lo footus pendant los doulours do I'accouchement, il no rostorait done plus qu'a evaluor la surface du corps do colui-ci. Cotte evaluation ost evidoimuont dillicilo ; nousdirons cepondaut ((lie dos rechorehes, dans le detail dos((uellos 11 seruil trop long d'entror ici, nous portent a [)en-
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DE L'ACCOUCIIEMENT NATUREL.
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sor quo, pour un footua de vacbe ä lomio, cotte surface lt;Ioii öire lo plus souvoni comprise entre M d 72 döcimötres carrös; d'oö il suit (|iio la prossion totale supporlöo par celui-ci nous paratt devoir varicr cntro 1200 et 8000 kilogr., snivant l'önergie dos douleurs ot
1 olonduo do la surface ffnlalo.
Mais cello enorme pression n'osl pas loiile omployeo il la progression du l'oeüis; lino partio, do beauconp la plus considerable, osl annu-leo, en vertu de ce princlpe que laquo; des forces egales et opposöes so (lelrnisonl en so faisant öquilibre. raquo; Celle-lä soulo prodnil un effet iitilo qui, ne irouvanl point do force antagoniste, pousse lo foatus du cole de la vulve, snivant la direction de l'axo du canal pelvien. II est evident quo cetlo force aussi a pour mesuro le poids d'uno eolonne do mcrcure do ICO h 220 inillimetres de hauteur, el quo, pour l'övaluer exactemenl, il sul'tirail do connaitre la surface d'nne section du canal pelvien praliquee perpendiciilnircment ä l'axo do ce canal. Un certain noinbrc do mosures quo nous avons effcctuöes, dans le detail desquel-les nous no pouvons pas entror ici, nous portent ä penser quo, choz une vacbe de taille moyenne, dont lo bassin est bien conl'orniö, Vaire de la section dont il s'agit pent olre evaluco approxlmativement ä :i decimetres canes, tyesl done cetlo airo qui doit 6lre mullipliee, 1deg; par la densite (13.6) du inercuro, 2quot; par la hauteur do la eolonne morcuriello döplacöe. En effecluant cos calculs, nous avons Irouvö que la force qui fail cheminer lo foetus dans la flliöre pelvienne pent elrc övaluee ä 70 on 75 kilogr. dans les douleurs do moyenne inlensite, et pout s'clever jusqn'ii 1)0 on !).quot;gt; kilogr.. peut-6tro memo ä 100 kilogr. dans les grandes douleurs expultrices, choz la vacbe moyenne que nous avons prise conuno type de nos calculs. — On voil, par lä quelle önormc soinmo de forces, nous ne dirons pas imitilcs, niais non efficimtes du travail, il se produit ä l'occasion du part, et nous nous deman-dons s'il n'y aurail pas lieu d'en lenir compte dans I'appr^ciation do certains points encore obscurs do la pathologie do raccouchcmenl.
(Juoi qu'il en soil, on doit voir, par !o peu quo nous venous d'en dire, quelles claries nouvelles les rocherchos tocograpbiques sont appelees ä jeter sur un certain noinbrc de questions relatives ä la Physiologie du part, questions restöos jusqu'ici environnöes d'nne obscurild profonde, el nous sommes houreux do constator, on termi-nant, quo ce progres aura eu pour promotour l'un des represenlanls les plus dislingues do noire jeune laciiUe de medocine lyonnaise, M. lo professcur agrege I'oi'li.kt.
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HI. Poehe lt;ios eaax. — Nous avons vu comment se comportenl los difförentos membranes placcnlaires, et comment I'ainnios, precede obez la vacbe par 1'allantolfde, s'lnlroduit do bonne heuro dans le col et concourl a so dilatation. Gbaquo contraction pousse la pocho
ainuioliqne mi pen plus avanl dans lo viigin, oil eile s'ötale sous
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ANAl.YSK DES PIUNCIPAUX PIlßNOMÜNES DB LA PARTURITION. 3W
forme cl'une vossle allongöo Incotnplölotnpnt romplio do liquido. A cliiuiiio nouvelle doulour, lo volume do collo sorte de vossio augmonlo ; cllc nc tarde igt;iis a rempllr lo vagin ; puls olle apparatt ontre los lövroa de la vulvo, — arrondio et rönltenlo au momonl do lii contraction, uffalssöo ot lliis(|iio dans rintorvalle dos douleurs. Continuant ii s'ac-croltro, olle ik^ tarde [las a g'öchappor au dohors, oti ello nu formo Jamals une masse aussi ötroitement pödiculöe quo l'allanloldo, parcn (|no le foetus, so döplalt;;ant on möme temps qu'elle, lui conserve ton-JOUI'S Uli certain diametre.
La membrane de l'^mnios, touten ötanl assoz fragile, rösistocej.....
dant im peu plus quo celle d(^ l'allantoide; olle pout mötno no pas so rupturer et 6tro expulsöe intacto avoc lo footus. II n'est pas absolu-monl rare quo io poulain naisse ainsl complötemonl enoeloppö, tandis quo cela est tout a fait oxceptionnol pour lo voau. Cola s'oxplique par lafacililö et la rapiditö plus grando de {'expulsion du premier, et aussi par une plus l'orle resistance de son anmios. Du reste, tantöt la poche des canx se romptpresque au döbut du travail, tantötpresquo a la (In, Sa rupture un peu lardive est on gönöral une condition favorable; lo liquide amniotique preserve, en eilet, le foetus d'une compression trop direclo et Irop önergique de la part de la malrico on ölat de contraction ; il contribue puissamment a amenor la dilatation progressive et reguliere du eol nterin; entin, sou ccouleinent graduel, on lubrilianl. los passages, diminno los frottomonts, facilito lo gllssement du foetus et öpargno aux organes maternels une trop vivo irritation.
Quand, an contrairo, la rupture a lieu prömaturömont, c'ost-ü-dii'o avant l'engagement du footus, los eaux s'öcoulent de suite en tolalite. Dans ce cas, si lo part no s'offectuo pas promplomont, los passages et le tetus Ini-ineine se desseebont [part see); aussi le travail esl-il loujours plus long, plus douloureux, plus penible pour la mere, et souvenl fatal au produit, surtout lorsque sa sortier a lieu a rebrousse-poil.
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IV. Huptiirlt;gt; du eordon. — Nous avons d6jä dit quo, ehe/, les l'e-melles qui aecouchont debout, lo cordon so rompt au moment oü 16 foetus lombe ä torro. Pour cellos qui moltent bas conchöes, c'osl au moment oü olles so levent quo s'ell'ectue cetlo ruptiiro. I'arfois copon-danl le eordon oll're assez de lenacite et d'elaslieito pour resisler ;quot;i cos socousses, et, die/, lajumentdu moins, il n'est pas rare quo (•(! soienl los adherences du placonta qui so dötachont, ot quo li^ dölivro reste adherent au nonveau-ue. Souvenl alors, poussde par im instinct ro-marquablo, la mere, on Jdcbant son petit, coupo ollo-inßmo avoc ses dents lo cordon omhilical.
Qu'il so ronipe spontanemenl on qu'il soil, coupd par la mere, il n'y a k craindre d'hömorrhagle, ni par lo bout foetal ni par l'oxtrdmitö placentalre; car, outre quo le sang n'a, chez les espöeos animalos, ([lie pen do tendance a s'öcoulor par les vaisseaux ombilicaux, con-
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3Hnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCIIEMENT N.VTUllKL.
Irairement ü co laquo;jui s'observe dans l'cspöco humaino, In döofdntre (.'t
le ffoissemcnt sont des condilions d'liijmostaso parfaitement sulli-sanlos ici, donl los Iravunx d'Aninssal ontdu raste bien fail coniiaitrc Ic mücanisnic.
SI, pour uno cause quelconquei la söparaLion du IVctus d'avcc ses enveloppesne s'eflbcluo pas spontanöment on par los solus do la more, on dovra rellbctuür en ooupanl lo cordon i\ .quot;gt; on 0 conlimelrcs de romblllc. Cello separalion peWt so laire par racloinonl on par soclion nolle, soil avcc lo bislouri, soil avoc los ciseanx. Dans l'uno ot Taiitro nuUhode, l'hömorrhagle n'osi guöre ä redouler. Gopendant Bäranger (de Carpi) an dire de Brilgnone, anrait vn pörir d'hömorragle des ponlains et des önons auxquels on avail coupe lo cordon sans faire la ligature (Rainard). M. Gollln (do Wassy) a ögalement constatd cello lonninaison I'ftcheuse sur deux ponlains. Enfln, M. lo I'rofossour Pouch a observe im cas d'bömorragie otnbllicale inquiätante sur un voau iiouvoau-iu5. Malgrö uno licolic placeo sur lo cordon, le sang' conlail goulle lt;gt; goutte. Uno nonvclle ligature, miso an-dessiis do la pre-mioro, no ninssil pas ä l'airöter. M. I'eucli appliqua alors, lout lo long du cordon, uno eloupade imbiböo do porchloruro do lor, qu'il mainlint ä l'aidc d'un pansoment compressif. L/hömorrbagio s'ar-rela(i). — II sufflt quo do paroils accidents soiont possibles pourqu'on no neglige pas do lior le cordon ii quelque distance do la peau, ii 3 on 4 cenliniolros au-dossons do rombilic.
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AUT. 111.
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DE LA DEL1VIUNCE,
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Ainsi ([tie nous vonons do lo dire, les envoloppes fcelalcs — le de-livre — suivent parfois iniinedialoniont le foolus; d'aulrcs Ibis olios restenl encore quelque temps dans les organes do la niero;ptiis clios sont oxpulsoos el le travail du pari est dölinitivemont achovc. Nous avons, pour lorminer ce chapilro, ä dire qnolqncs inols do cc dernier temps do la parturition.
Los medocins dislinguonl generalcinont Irois temps dans col aclcde la delivrancc : decollemonl du placenta; —expulsion dn delivre dans lo vagin; — expulsion do co corps bors des organes genilanx. Chez nos femelles domestiques, le söjour du delivre dans lo vagin n'a au-enne importance; le decollemonl ot 1'expulsion au dehors sont done los souls temps quo nous ayons ä considerer; encore osl-il vrai do dire ([u'ils s'eUcctuenl simullanömenl; el si nous les considcrons isolemcnl, c'esl uniquement pourla l'acilile de l'dtude.
DicollemerU du placenta, — 'Pout do snile aprös la sortie du footus, I'ulerns revionl sur lui-möine avoc boaucoup d'onorgie, el sa capacile inleriouro dmiinue considerableincul. Ur, comme les membranes
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l; !#9632;'. PbucU, uolo inodile.
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DE LA DßLIVrUNCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 313
l'd'lalcs sont foil pou nHraclilos, ol p;is du tonl contraclilos, cllcs no pouvont passnivro co monveiiKinl ilo rotrail; olles so plissonl, so po-lotonnont dans l'lntdrlour du visoöro, ä mosuro quo celul-cl so res-sorro; los rapports dos deux surfaces en contact du chorion et do la muqueuse ulörino cbangent d'inslant on Instant; cos surfaces glissent l'une snr rautro; dans ce mouvement de glissomont, los vlllositös plalaquo; contaires sont arrachöes dolours alvöolos, ot c'ost ainsiquo s'effectue la separation dos placcnlas.
Expulsion du dölivre, — A mosuro qu'il so dötacho par lo möcanisme quivient d'olro indtqnö, le dölivre est poussö par la contraction utö-line vors lo col restö onlr'onvoil, nt do lä dans lo vagin ; pour cola, los imisclos abdominaux s'assoclent aux offorts de la matrice, ol l'on voit so reprodulre de nouvolles flouleurs, mais incomparablement molns torlos ([no cellos du pari propremont dil. A mosuro que lo decollo-monl so prodnil, los parties dos enveloppes d(5ji'i hors de la vulvo (mi-Inünoiil par lour propre poids cellos qui vlennent ensuilo, et hienlot l'arriöro-faix, complötement dölaclic, tombe sur lo sol par lo soul offet do la pesantour. II est pour lo molns fort douteux ([no lo vagin ilitor-vioimo aclivemenl par sa contraction, dans col acto d'expulsion ; ot la preuve, c'csl(|iio, cboz los femelies qui accouchent dans lo döcubitus etcpii restentlongtemps couchöosaprös l'expulslon.du f(otiis, on voit l'arriöre-faix so detaclior ontiörcmenl, ölro repoussö dol'iilonis jnsquo dans lo vagin, söjüiirnor dans cot. organo on grando partio, et n'cn sortir qu'au moment on la l'enicllo so löve : son poids siifllt alors pour l'entratnor au doliors.
Nous avons vu quo la rupluro du cordon n'amonail la perte que d'uno trös pclilo quanlitö do sang; il en est de luöino pour lo deta-chement du placenta, ol l'on n'a pas ä craindro, ä la snile de la doli-vranco, cos bömorrhagies rodoulablos, trop fröquenleschez la l'oinnio, et dontla cause principalo so trouvo dans une sorlo d'inertie de la ina-Iricc, qui no reviont pas sur ollo-inomo aprös avoir 616 dösemplie par l'oxpulsion du tVolns.
Differences suivanl /es espkes, — .15ien (pie lo möcanismo de la döli-vranco soil essonlielleineiil lo inonio dans tonlos los espöcos, il y a copondant dans le 7)to(lc dos dillörcnccs importantes ä signaler au poinl do vuo pratique.
Hoinarqnons d'abord (pie, chezles femolles innlliparcs, la sortie de cliaquo dölivre doit nöcessaircmonl preeöder cello du fculiis qui lui snc-eöde, ear, ainsi que lo dil Itainard, laquo; lescontractions de l'ulörusqul ox-pulsent lo douxieine, lo Iroisiöme footus contenus dans une come, poussentau dobors le placenta et les membranes du fcelüa placö avant lui dans la memo come.raquo;II en rösulte (|uo le dernier dölivre pout soul söjourner dans la matrice aprös l'expulsion du dernier l'oeliis, el cola arrive en cH'ol quolquofols.
Chez lajument, la dlssöminallon ol la faiblo adhörenco des viilositös
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340nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Dlä L'ACCOÜCDEMENT NATUREL.
placentairos rondonl lour döcollomont trös facilo. Aussi avons-hous vu quo hi poulain vlenl parfois enrernlödans sos enveloppos inlactes; on lous cas, cellos-ci sulvont ilo livs prös colui-lfi, ol la döllvranco esi complöto, dana lo üvs grando majorilä dos cas, im quart d'bouro ii vin^i minulos aprös la sortio du fcolus, La non-ddlivranceQi[ donctcboz collofetnollo,un accldontoxcosslvotnont rare; nous ravens copondant rencontröo, of nous avons pu nous convaincro qu'elle ost Ijoaucoup plus dangorouse quo choz la vacho. Nous rovlendrons en tomps (!t licu sur cetlo quoslion.
Chez la vache, los placentas multiples, dönt lo nombro pout allor jusiiu'ä qualro-vlngts, cent, cent vingt ol mömo au dolä, contractonl avoc les colylddons dos adhöronces boaueoup plus intimes; lour pellt volume donne moina do prise ä la contraction utörino pour produiro le dösengrönomenl röciproquo des surfaces an rapport, et la dölivranco est, par suite, plus difücile ol plus lento. Aussi osl-il rare quo lo de-livre suive immodialoinenl la sortio du foetus, ol nous no conriaisaona jusqu'ici porsonnollomonl qu'un soul exemple deveau venu au mondo enfei'inö dans sos envoloppos inlaclos (Saint-Gyr). La döllvranco, chez cettofomolle, osl done plus lardive quo ehe/, la jumonl. Dans 31 oas do pari physiologiquo choz la vacho, on lo moment do I'expulsion gpon-lanee du dolivre a pu elre note, nous avons conslalc quo eollo expulsion avail eu lieu:
Moina (rime houro apr6s In sortio du fostus................nbsp; nbsp; nbsp; 5 IViis.
Do uno h quatre henros aprfcs la sortio ilu fuotns..........nbsp; nbsp; 16 fols.
Dequatrohsix lionros aprös la sortio du foolus............nbsp; nbsp; nbsp; quot; fois.
Dans los vingt-quotro honros qui ont suivi lo pan.........nbsp; nbsp; nbsp; 1 fois.
Enfln, chez colic fomello, il y it souvent non-ddlivrance, e'esl-a-dire prolongation anormale, pathologique, du sejourde l'arriöro-faix dans la matrice. Nous rovlendrons plus lard avec detail snr cot quot;accident du pari; eonlonlons-nous de dire ici quo oo sejour anormal du dolivre n'a pas, ehe/, la vacho, des consöquenccs aussi prochainement graves (pie chez la jumqnt.
ßnfln, uno derniöro remarquo doit ölre falte h propos do la döllvranco: nous voulons parlor do I'instinct vraimenl singulier qui porlc loules les femellos, — eelies qui sonl herbivores ou omnlvores aussi bionquo les carnivores, — a sodöbarrasser do I'arriftre-faix en lo devo-ranl do snilt! aprös son expulsion, (in a boaucoup disserle sur la cause el lo but do cello determination ; los uns y ont vu I'intontion do pro-venir les ineonvenienls el. les dangers de la putrefaction des envoloppos dans lo silo ineme do !a fomello; d'autres ont pens6 quo colle-ci avail pour but do deruher la eonnaissanee du lieu ofi olio vicnt do döposer sa progönlturo an.\ onnomis do son ospöco, lt;|ui, allires par l'odeur spö-cialo du placenta, pourraiont venir I'y allaquor. Quo! qu'll on soil do ees explications, qui pouvonl convonir pour lea animaux vivant ä IVlai
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PRESENTATIONS ET POSITIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 347
sauvago, il est corlaln (iiio Iü mönie instinct .siil)sisl(! ohoz conx r^duits dopuis un temps immemorial ä l'ötat domestiquo, lt;!l pour lesquols, ä co qu'il semble, il n'a pins de raison d'dtro; ol I'on a vu irös souvont, non seulement dos cbiennes, dos cbattes, dos truius, mais encore dos vaclios dövoror lour doiivre; — lo fait osl, pins rare on ce ([iii concerne la junionl. Du roste, coia no paralt i)as avoir d'inconvönients pour la santo do lafomelle; nous avons connn un certain nombro do vaches anxqnellos cola oslarrivö, et (iiii n'ont pas ötö incommodöos io moins du mondo h la suite do cot ötrange ropas. (lola osl röpugnant, at, a co tilro, on fail bion do l'empöoher, mais voila tout.
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CHAPITRE H
PHßNOMfiNES PHYSIQUES ET MßCANIQUES DE LA PARTÜKITION.
Indöpendammont des phönomönes physiologiquos ([ne nousvenons do passer on revue, il y a, dans raccoucbement, des aclcs d'ordro pu-rement physique et mlt;sect;caniquo, dont I'dlndo, encore imparfaitoment faite jusqu'ici on nKMlecino vötörinairo, cst pourlant l'ort importanto an point de vue pratique. Co sent ces phönomönes c|uo nous aliens elu-dicr dans co chapilre.
A ce point de vue, nous avons ä considörer: iquot; do quelle manioro lo fcetus s'en^a^c dans la liliero pelvienno; 2deg; comment il traverse cotlo liliöro. En d'autres tonnes, nous avons ä ötudier los prdsentations et positions du foetus, et lo möcanisme (Ik part. (1 est co quo nous allons faire dans les articles suivants.
AliT. I. — PRßSENTATIONS ET POSITIONS.
Nous avons dit pröcedouinionl quelle osl, la position quo lo fcotus afl'ecto dans la matrico pendant la gestation (Voy. livre II, chap, iv); nous avons dit aussi quo celte position change anx appruches dn part, Los accoucheurs et los physiologistos so sent longtomps öveiiues a rechercher la cause qui pouvaitamonerco changoment dans I'attitudo du fcotus sur la lin do la grossosse, ol. il faut le dire, [Is n'ont pas old fort heuroux danscette recherche 6tiologiquo. L'opinion la moins de-pourvue de vraisomblanco est, sans contredit, cello qui attribuo ce changoment ä une sorto de döterminalion instinclivo du joune sujet, (jui prendrait, anx approchesdu part, la position la plus favorable ä sa sortie par la Qliörepelvienno. Mais cello inlerprölalion, il faul l'avouer, ostbionpeusatisfaisanto. D'uno part, oneffet, il n'ost pas bion sür quo lo fiel us jouisso doja dans lo sein do sa mere do faculles inslinclives aussi
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:!i8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCOUCHEMENT NATÜRBL.
döveloppdos quo lo supposerait co changotnent craltltudo; boaucoupdo physiologislea, do nös jours, conlcsloul cos facullös, lt;'l oo voulent voir dims les nioiiveinoiils (um le jx^lil OXÖCUto (laus lo nein de sii m6ro (|iio dos tnouvomenls puremont rödoxos, snr los(|iiols, pur consöquenl, n'auraient nullo influence ni l'inslinct ni la volontö. — D'autro part il csl corliiiu ([iio col inslincl, si tant est qu'il oxisle, serait souvont en dölaut; car, la pratiquejournaliöro en tömoigno, les cas souL nombreux danslesquels lo totus so präsente dans mio aüiüide qui ost loind'ölre la plus favorable au passage.
Quoi qu'il en soitde cette cause, surlaquello iln'yauraitaucun avan-lage ä nous arrötor plus longtomps, nous avons a öludier ici les diverses manidres suivant lesquelles lo fcolus pout so presenter ä l'ontreo du bassin. Or, dans cello elude, deux choses soul ;\ consid(5rer: 1quot; la röinoii du corps du foetus qui s'offro la promiöre au dölroit anlerieuiquot;; iiquot; les rapports quo cello rögion, quelle qu'elle soil, allocto avoc los contours de l'excavation pelvienno. La prerniöre constitue la prösenla-lion: la secondo, la pouiion; deux choses parfaitement (lislinclos,qiio les auteurs qui so sent oecupös d'obstölrique vötörinaire n'ont i)as tou-jours sufflsamment distinguäes, (;l quo llainanl, a notre a\is, a lo premier, en mödecine vötörinaire, clairement 6tablies sur lours vöri-lablos bases. Cost done cot aulour (iiii sera notro principal guide, parco que, nous lo röpötons, c'osl lui qui nous paratt avoir le inieux pos(5 les vorilables pfincipes; seulementce n'ost point ä sa sortie, mais an con-traire ä son entrde dans la cavilö pelvienno qm; nous pröndrons lo la'tus pour döterminer ses rapports avoc colle-ci: 1quot; parce (pie e'est !\ co nioinont et non plus lard que cotlo döter mi nation est impoilanlo pour le praticien; 2deg; parce quo ces rapports primitif*peuvent elro mo-dilies, soil spontanömont, soil par rintorvention do I'arl, pendant I'accouchement, el que souvent I'accoucbeur a pröcisöment pour but d'obtonir cello modiflcation, sans laquelle le pari serait parfois impossible.
Gela pose, oxaminons successivement les deux points quo nous venous d'indiquor.
Presentations.
Solon co que nous avons dil plus haul, la prisenlation resullo (1(3 la parlio du foetus qui s'oflVe la promirre ä l'entröo du bassin; en d'aulres leriues, la region du petit sujol que la main do 1'accouchour, engagöe dans les organes gönitaux do la mere, rencontre la prcmiero, direcle-uienl en face du dötroit antörieur ou dejä engagöe dans celui-cl, döter-mine la preHenlalion. — (Vest ainsi qu'on ditque lo petit sepvdsenle par la tele, par los piods anlerieurs, paries pieds poslerieurs, par la croupe, lo dos, le garret, lo vontre, suivant que e'est I'une ou 1'autro do cos rögions (|iii s'ofTro la premiere ä rexploralion.
Un volt, d'apres cela, que les jircaüiilatwns peuvenl (Mrc exlremeirienl
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PRESENTATIONS ET POSITIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 349
varlöos, car, on prlncipo comme on fait, il n'osi, pas nnn dns regions du corps du fo'ins ((iii no puisso g'offrir la premiöre au dötroit anlöriour. Mais, (|iiaiul on ötudio los cliosos de plus pros, on volt bientöt qu'il osl possible do siniplilior beaucoup cello quoslion qiu, au premier abord, paratt si compliqude.
En elTot, coinmo lo dit sl justomont Rainard, lt;( lo iVolus recouvertdo ses onveloppcs rcssouiblo a im ovol'de, ä uih; ollvo, qu'il s'agirait (lo faire passer par le goulot d'uno bouteille ; il jiout so präsenter lt;lo trois i'acons: par im des deux bouts on par le milieu, raquo; Gborchant onsiiito quols sonl los vörilablos bouls de l'ovoido reprösontö par lo IVolus, cot auleur trouve, avec raison, (iuo c'ost laquo; la partie anlörionre de la poi-trine on avant, et la croupe en arrlöre. raquo; Co sonl done cos parlies qu'il prend comme base do sa classiQcation dos prösentations.
Nons adinotlons complölomcnt cette base. 11 y anrail done, d'aprös cola, d'abord deux presentations lonKituAtnales, l'une antMeure, Vviülvepostöneure, que tout lomonde admetaujourd'hui; puls, coinmo le foßtus, on prösonlaliou transTeraale, poul s'oH'rir au dölroil, lantöl par sa face dorsale, tantöt par sa face ventrale, nous admoltons aussi deux prösonlalions do co genre, l'une dorso-lombaire, l'autre slerno-abdominale. Cv\a fail on lonUpialre prösonlalions fondamenlales, savolr:
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1deg; Präsentation iiiitlt;gt;rilaquo;'iiplaquo;-. — G'est la poilrlne du fcelus qui s'ofl're au delroil anferieur, pröcödöe, aecompagnöo ou sulvio do la töte et des membres anlörionrs, donl la situation et la direction peuvent varicr, sans altöror la presentation dans ce ([u'ello a d'essentiol.
2deg; Präsentation post^rleiire. — La croupe SO Irouvo on face du dö-troit. La prösence ou l'absence dos membres constituent dos variölös do coüo presentation, mais non des presentations dilferenlos.
IJquot; Prösontatiou laquo;lorso-lombalre. — (l'ost im poinl quelconque de la face supörieure du corps du IVolus qiie la main do raecouebour rencontre toutd'abord ä ronlreo du bassin. — Lococj (de Baycux) et, aprös lui, llainard adniellaienl, coinmo especes dislinclos, dos presenlalions du garrot, du dos, des loinbes, do l'epaule, de la hauche. Nons croyons ces distinctions pen utlles dans la pratique, el nous los supprimons. Onand 1'exploration cslcomi)löt(!, la main unit toujours par rcnconlror, dans les divers cas supposes par cos auteurs, la tigo vortebralo du foetus, soil directement dans l'axe du bassin, soil, obliquoment, ot ä quelque distance. Tonlos cos ospöcos do presentations pouvent done ölre ramoneos a lino soule, la prösonlaliou dorso-lombaire, qui pourra etre directe on oblique, suivant les cas.
4deg; #9632;#9632;#9632;-•'Nrniiitiiiii sterno-nbdomlnale. —#9632; Ici, dans la röalili'! dos cliosos, co soul les membi'es, — plus ou moins allonges dans lo vagin, on mömocoinplöleiiionlretoims, — quel'on rouconlro los premiers en pra-tiquant lo toucher; el ils pouvent 6tre an nombre do qualre, do trois on de deux scnlemonl; mais ce no soul point oux quo nous prenons comme
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3bOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DB L'ACCOUCUEMENT NATUREL.
point flxo pom' cavaotöriser la prösentation; c'öst plus loin quo nous allons cborcber co point lixo; c'csl, la face införiouro du footus, la region stcrno-ahdomiiialo, qul nous lo f'onrnit, et c'ost parollo qne, üFexeinplo de (lainurd, iinitö en co point par Jtauinoistcr, l.anziliotlicl la plupart des accoucheurs vötörinaires, nous dänommons cctto presentation. An point de vue pratique, cos quatre prdsenlations fondamentales
peuvent so divisor on naturelles, colles dans losquolleslo part sponlanö osl possible, et on anormales ou di/stociques, cellos quilo rendent impossible ol exigent constamment i'intervention do 1'art. II ost trop facile de comprondro lt;iiie los prösentations longltudinales son! seules dans 1c premier cas, pom- qu'il soit besoin d'ontrer ä col ögard dans auciine explication. Mais, do co quo cellos-ci sonl soules nalurelles, il no s'en-sult pas qu'elles 1c soient iouj'ours, Uno mauvaise direction do la töte ou dos membres pout cröor dos obstacles, plus ou moins dit'licilos ii vaincre, el pour lesquels I'art doit encore intervonir. Or, lo passage du ftetus dans la liliöre polvionno devant s'effectuer d'autant plus aisömonl quo sos diHöronlos parties ollViront do nioindros diametres, il Importe quo ni I'encolure ni los membres no soiont ropliös sur oux-inoinos. Dans la prösoiitalion aniöriewe, la töte preeödera done le Irene, comtno ellc doit le suivre dans la presentation poslcricure; de plus, coninio eile ost loin do romplir los passages, les membres thora-ciques i'accompagneront en elat d'extension, atin de no pas roster aecolös ä lapoitrino, donl les dimensions soules oxcödent döjä cellos du detroit. En presentation poslcricure, los membres devront aussi so trouvordans i'extension, car ils augmenteraiont notablement lo volume du Irene, s'ils so joignaient ä lui.
F^a IC'le ölant rclalivement plus volumincuso choz los fcetus dos carnivores, les membres anlöriours gßneront moins s'ils passent avec la poitrine; mais il y a, ä col egard, quobpies exceptions nioliv(5os par line predominance trop marquöe des diametres du thorax.
On voit done, on les envisageanl ä co nouveau point de vue, quo les presentations naturelles peuvent 6tre simples ou plus ou moins com-plujuccs, termos qui so compronnent facilement d'eux-meuios el n'ont pas besoin d'ötre dölinis.
Positions.
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Nous avons dit quo la presentation elait döterminco par la parliodu corps du fcetus qui s'offrait la premiöre au dötroit antörieur; il est maintenant övident que colto partie, quelle qu'ollo soit, pout afTecter des rapports varies avoc los contours do la circonlöronce de co mome dötroit. Supposons, en elTot, quo nous ayons alTaire ä une prosontaliou antcriouro. Cola vout dire (pie la poitrine du lootus lend ;\ s'ongagor la premiere dans rexcavation; mais son allitude peut olre Ires diirerenlo scion les cas. Ainsi, il pout elro dans une situation teile que son gar-
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PRESENTATIONS ET POSITIONS.
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rot röpuiuld an siimim (1(! In nirro, sdii slorniim an |)iil)is; on bicn,
an conlraire, couchö sur lo dos, lo garrol on rapporl avoc le |)nl)is, lo stornuiil avoc lo sacrum do la inöro; il pout cncoro otro conchö snrlo flano droii, lo stornum röpondanl ä la brancbo do I'ilium drolt do la more, lo garret a I'illuin gaucho; ou blon enfin couchd sur lo flanc gaucho, los rapports pröcödeiits ölantintorvortis, Voilä doncquatro posilions d\S6t6nlea, bion qu'il s'agisso loujours d'une möme präsenraquo; lation : la prösentatton antörißure, cl ron conroit qu'il on doit oiro do mönifi, ou ;i pen pros, pour tonlos los antros prösontations.
D'aprrs cola, on pout dolinir lamp;position on clisant qu'elle ost caract6-risoo par lo rapport d'un point dötorminö do la surface du fictns avoc mi point ögalemont döterminö do lacirconförenco polvionno.
11 rösiillo do 1;\ (juo, pour roconnaitro cos positions sur lo vivant, coinino pour los dösignor dans lo disconrs, il faul prcudro dos points do ropöro, d'nno part, sur la circonföronco du bassin do la möro, d'au-Iro part, sur lo fmlns Ini-inöinc — Quels soronl cos poinls do rcporo?
II ost övident (juo, du cötö do la more, cos poinls peuvont olro dö-Icrminös nno lois pour toules, ol qu'ils ponrront rosier los mömos pour toutos los prösontations et positions possibles. Ils soul, do pins, pour alnsidire, naturellement ddsignös d'avance: on haul, larögion saeröe.; on bas, lo pnbis; sur los cölös los deux branches montantos dos ilinins; enfln, dans les points intermruliaircs, los oxlrcniilös des diametres obliques ou ileo-sacrös.
Si maintenant nous prenons sur lo foetus une rögion quelconque, la region verlöbrale, par exeinple, et si nous imaginons quo cctto region se mctlo successivement en rapporl avoc les buil poinls preciles do In circonferenco polvionne, il esl clair quo nous aurons ainsi bnil positions sneccssives, qu'il nous sera facile do reconnaltre. II ne nous sera pas moins facile do les deuonuncr, en convenant, par cxemple, (jue nous lour donnerons un nom forme, en premier lieu, do la region dn foetus quo nous considörons, et, en second lion, du point do la circon-l'örenco polvionne avoc lequel cette rögion ost on rapporl; — et si le premier mot do ce nom compose est dillerenl pour la presentation uniihienrc el pour la postörieure, on reconnaitra imniedialeinont ä la-qnello do celles-ci on a affaire, — co qui simplifle les denominations.
'Pels soul, an moins pour une partie, les principes quo Hainard a emprunles ä la medecino Immaino, eu les modilianl do maniere h les rendre applicablesä l'obstötrique veU-rinairo. cl quo nous adoplerons i\ notretour.
Si les points fixes choisis sur le bassin do la femelle peuvont etdoivenl rostor invariables, il ne saurait on elrc do mömedu cötö du foetus, chez loquol ils varient l'orcömcnl avoc cbaque presentation. En ce qui con-corne los prösontations longituAlnnles, liainard les a cboisies sur deux poinls opposes de la colonuo vertebrale : pour l'antörieure, il a pris 1c point le plus saillanl, c'esl-a-dire le garrot lorine par los premiöres vor-
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L'ACCOUCIIEMENT NATUREL
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löbrosdorsales; pour lapostdHeure, la croupe, conlinualion do b rdgion
loinbniro; —ot il a donnd pour radical au nom composö do chaque posi-llon, vertöbro\gt;Quv les antdrioures ol lombo pour los postdrioures. Nous adoplons sans hdsitalion los points lixos cholsis par Rainard, car il seraii, ii nolro avis, (liriicilo d'en Irouvor do moillours; mais lo radical rrrtebvo nous paraissanl caraoldriser lout aussi Lien la presonlation postörieure quo l'anlöriouro, nous y aubsliluorionii volonliors celul do durso, qu! forme comploto opposition avoc lomho. — Faisant application do cos pnncipes, si nous disons , par oxompio, ([no lo t'd'-tus csl on position dorso-saeröe, cola Indiquora qu'il csl on presentation cmtrricuri', quo sou gurrol est on rapport avoc la region sacvee do la more, ct, co rapport connu, il sera facile d'on doduiro tons les autres; — lorsque nous dirons qu'il csl on position lombo-pubienne, nous ferons coinproudro qu'il osl on prcsunlalion postörieure, el ((uo sa rdgion lombairo est en rapport avoc lo pubis do la mere, etc.
En ce qui concorno les positions dos prdsentalions tratmorsalos, nous proposerons egaioinonlaux denoininalionsdc Itainard une modi-licaliou qui nous semblejuslilieo, ot qui aura, nous l'espörons, l'appro-bation des praliciens, parco (in'ollo csl on inömc temps uno sim-plilication.
Ceci pose, voyons quollos sent los diverses positions quo Von doit admellre pour chaque presonlation, ot comment on pent les designer dans lo discours.
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Positions laquo;Ilaquo; la iirösonfaUoii iintöriciirr. — La poitlillO (III fOQtUS
osl ä renlrce du bassin ; il s'agit do faire conuaitro quels rapports colle partie allecto avoc la circonl'orenco polvionnc. Nous pronons, avons-nous dit, comme point do rcpero sur lo foetus, lo garret. Gelui-ci pout 6tre en rapport ; en haul, avoc lo sacrum; en bas, avoc lo pubis; ä droite, avecla brancho montante de I'ilium droit, on amp; gauche avoc la brauche do I'iUum gauche. De lä, quatre positions principalos quo nous döuommorons ainsi qu'il suit :
1deg; Position dorso-sacrie{vertöbi'o-sacröe do Uainard). Cost la plus frc-quonte do toutes ot la plus favorable. — Lo footus (flg. 3S) est dans uno altitude qu'on pout appeler naturelle; sa colonne vertöbralo röpond a la colonne vertöbralo do la mere; son garret louebe an sacrum de celle-ci; sou venire röpond aux parois abdominalos, ot, son sternum an pubis do la feuiello; enliu lo diamotro sterno-dorsal du fmlus correspond cxactcmenl au diamotro sacro-pubien do la mere [ab, (lg. .'((J 01.37). —Nous lui donnerons encore quolquefois lo nom do premidre position anterieure,
V Position dorso-pubiennc {vertöbi'0'pubienne do llainard). — Bile osl cxaclomenl inverse do la precedontc. — Lo fmlus osl couche sur lo dos; son garrol röpond au i)ul)is; son sternum it la region sacroo do la mere;..... mömo corrcspoudanco quo ci-dossus diis diamotros slorno-
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dorsal ot sacro-pubien. On lui donne assoz souvonl 1c nom do position rciwersne.
3deg; Position dorso-iliale droile [vertchro-ilialc droite do Rainard). — Le frclns ost coucliö sur le flancganclio; sa'lölo repond au cötö droitdo la möro, ainsi qne lo garrot, qni, lorsqn'il y a döjä engagement dans 1'excaration pelvienne, loucho la branche montante do rilium droit;
alors lo diaincMre storno-dorsal du fuolns correspond an diainotro bis-
iliaque qul pasae par lo centre du bassln {jkx lig. 'MS ct 37), et dont la
longueur n'est quo lögeromont inlcrionro ;\ cello du diainölrc bis-iliaquo snpöriour. Cost naturellomont du cöl(3 oppose, vors lo flanc gauche de
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Eig. 35. — Position ilorso-sacreo.
la mere, qn'il faut aller chcrchor les pieds lorsqn'ils no sonl pas dans le bassin.
-i0 Position dorso-ilialc gauche [vertebro-iliäle gauche do Rainard). — Bxactement l'inverse de la prcccdenlo. Le garrot röpond ä rilium gauche.
Gesdcnx dernieres pbsillons Sont quolqucfois appoldes positions laterales anteriewes. lilies sonl mdiils communes quo les deux premiöros commc positions primitives; on los ronconlre quelquefois comme positions sccondaires, c'esl-i\-dire apres la röduclion d'une presentation defectneuso, principalemont dorsale on ventrale.
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Quatre positions, intennediairos aux prcjcodonles, pouvent encore raquo;'observer lorsque lo diametre storno-dorsal du foetus correspond aux diamötres obliques (e /, /'A, fig. 3C et 37) du bassin ; ce sent :
o0 Position dorso-ilcü-sacree droite, intormediaire enlro la dorso-sacrco ct la dorso-iliale droite; le garrot so Irouve on rapport avoc I'ar-liculation ilöo-sacröe droile.
Saim-Cvii et ViOLHT, — ObstiMri'iue.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
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3Ö4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCIIEMENT NATÜREL.
G0 Position dorso-aas-coh/hldienne gauc/ic, iiitcrrnödiaire entre la clorso-pubionno ol ladorso-ilialogaucho, ot ahsolmncnt rinverso do la
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Fig, 3G.
pröccdentc; lo garrot, dnviö on Las et ägaucho, gnrinonlo lacavilö co-tyloido, pondanl quo le sternum ost alle se rnoltro en rapport avec l'artloillatlon sacro-iliaque,
7quot; Position dovso-ileo-sacric gauche, intormcdiairc cnlrc la dorso-sacreo et la dorso-iliale gaucho.
8deg; Position dorso-sus-colyluUlicnm droile, l'inverse de la pröccdenle.
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Flg. 87.
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La position dorso-saevee et los doux dorso-ileo-sacrics sont dos positions vraimont naturelles, car pondanl lo travail do l'accouchement, l'incurvation du corps du foetus correspondra ä cello du corps de la
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PRESENTATIONS ET POSITIONS.
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fnmello; on ontro, les diamolrns snpörieurs du promior, — lo rcrvico-bt-sDipiilo-humenil at le /li-co.ro-fi'monil, — qui sont los plus grands, soronl en rapport avoc le diamölro bis-iliaque superionr du bassin, Los deux positions dorso-ius-cotyloidiennes sent, an contrairo, dos positions rmwersees et anormales, do inAme quo la dorso-pubienne, ot cola pröoi-söniont parce (pio I'incurvation du corps du fictns ölant inverse h collo du corps do la moro, — inverse aussi ä la diroclion do I'axo dn bassin, lo IVoUis no pout quo dil'liciloiuoiit snivro la voio qui hii est imposoo. Ajontons onlinquo los rapports so trouvent intorvertis ontro los diainötros transvorsos du fectus ot coux du hassin, los plus forts du promior corrospondant au diamötro bis-iliaque inleriour do la more. Quant aux positions dorschiliales, —iidornukliairos ontro les naturelles et los anormales, — olles bönelicienldos avanlagos dos premieres, de memo qu'ollos participenl anx inconvönionts dos secondos. Pour retnde, nous los classcrons parmi les naturelles, bien qu'elles no justi-fient pas toujours cetto qualification.
I'ohUIoiis tie la iiröHcntution post^rleure. — Cost la croupo qui so präsente, ici, la premiöro au delroil antericur. La rögion loinbairc du SUJet, quo nous prenons commc point de ropöro, peut etro dirigöo vors lo sacrum, vors le pubis, vors l'une ou rautre brauche de niium, enliu vors l'une des oxtremites dos diainötros obliques. De la huil positions, commc prccödemnicnt, savoir :
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Position lomlio-saci'eo.
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1deg; Position lombo-sncree. — Le snjet est en position naturelle ((ig. ;tS); los lombes en rapport avoc le sacrum de la möre; l'articula-tion coxo-lömoralo droitc avoc l'iliutn droit, la gauchc avoc lo gauebe.
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3ö6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCHEMENT NATUREL.
Nous luidonnerons quolquofoislonom Ac premiere position poslcrieure.
2deg; Position lomho-pubicnne. — Boaucoup de pralicions lui donnontle nom do position ronvorsöe postcrieure. Lo tetus ost, cn efTot, couch6 surle dos, sa croupe et scs lombns repondant au publs do la möre, tan-dis quo les membres rogardent le sacrum, conlre lequel ils pressent menie plus ou moius.
H0 Position lombo-iliale droite. — Lo ftBlus ost couchö sur lo flaue droit, sa croupe el ses lombes en regard de la brauche montante de l'ilium droit, les membres vers le tlane gauche de la möro, oü il faul les aller chorcher, s'ils ue so prcscntcul pas d'oux-memes dans le bassin.
4deg; Position lombo-iliale gnuclie. —#9632; Exactcmcnl Tinvorse de la precede nie.
S0 Position lombo-ileo-sacrce droite, intermediaire entro la lombo-saerce el la loinbo ilialo-droile ; la region lombaire so Irouvc en rap-porl avec rarliculatiou ileo-sacröe droite.
6deg; Position lombo-siis-coti/loUlienne (jauche, inlermödiaire culre la lombo-pubienne et la lombo-iliale gauche; c'osl l'inverse de la precc-denle, puisque le garrot so Irouvc ä l'aulre c\tremit6 du meine diamelre oblique.
7deg; Position iombo-iliio-sacröe gauche, inlermödiaire cnlre la lombo-sacree et la lombo-iliale gaucho.
8deg; Position lombo-sus-cotylo'idienne droite, l'opposee de la precedenle.
La lombo-sacrce el les lomho-ileo-sacrces sonl, de memo quo leurs correspondantes de la presentation anlerieuro, el pour les meines rnolils, dos positions naturelles ; — la lombo-pubienno et les lombo-sus-colyloidiennes sonl au contrairo des positions renvevsecs el anormales ; —#9632; enlin les lombo-iHaies liennenl, ainsi que los dorso-iliales, le milieu pour les facilitös el les difücullös du part.
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Positions laquo;le la prosentatiou ilorin-Iombairc. — Ici, le foeltlS SO
presente par le travers (1). Nous savons dejä quo nous l'aisons abstraction de toutes les varietes plus ou moius reelles admises par les autours; il ne s'agit plus ici que de savoir combien nous admetlrons de positions differenles pour cette presentation, quelles seront ces positions, el comment nous les denommerous. Or, si nous prenons la pratique pour guide, nous vcrrous que raccoucheur pout renconlrer le foetus couchö sur Tun ou l'aulre cc'ite, la löte vers Tun des llancs do la mere, lo corps plus ou moins courbc en arc, a pen pres dans Tatli-lude que prend volontiers le chicn pour dormir. Voila done döjä deux positions bion distinctcs, inverses 1'une do Tautrc, suivant que le sujet
(1) Mi Goubaux a nio \amp; possibility dlaquo; cctto presentation ot do la suivante. Nous dis-cuterons plus tard, quantl nous retrouvei'OHS cos pvösciitations coinmo causes de dystocio, l'oplnlon du savant Directeui' d'AH'ort ; pour lo raoment, nous nous bornons ii dire que nous les admettons avec tons los auteurs d'obstcli'iqmi el. tons les praticiens, non soulomcnt paroa qu'elles out (Hö signaloos par ccs deruiers, mais parco quo uous les avons roncontrocs nous-mömos.
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PUftSENTATIONS ET POSITIONS.
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357 OU
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repose sur son cole ilroit, la töte dans le llanc tlroil do la mere
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surson cölögaucbe, la l(Mo dirigco vers lo llanc gauche do la femelle. Mais on peut le Irouvor aussi dans unc situation prcsque verti-cale, la croupe appuyöe sur los parois abdominales de la mere et dans uno attitude qui rappelle assez Lien celle du cliien assis sur son derriere. Cost line-Iroisieinc position, qui, comine les deux prece-dentcs, appartient blen evideimnenl ä la presentation que nous examinons.
Or, dans ccs Irois positions, ce qu'il imporlo do connaitre, c'ost cvidem-inent la direction, ou, si Ton veut, la situation de la löte ; car, celle-ci ötant connue, on en döduira fa-cilemcnlcelle dolouleslos
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autres parlies, et, par suite,
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FLg. S9. — Position ccphalo-ilialo droito (do la pi'ö-sunsatiou dorso-lombairo) (d'aprös Franck).
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les indications a remplir pour terminer le part. Cost done d'apivs la direction de cette partie
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que nous do-signerons ces Irois positions ainsi qu'il suit:
1deg; Position ciphalo-iliale droile. — Le foilus est sur son cöte droit, qui repose plus ounioinsdirec-tement sur les parois abdominales do la
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mere; la tele
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Fig. 40.— Position coplialo-sacrec (do la presentation dorso-loinbaire).
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dans le llanc droit, la croupe vers le llanc gauche, le corps plus ou moins courbü en
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3:18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCODCIIEMENT NATUHEL.
nrc ol la röglön dprso-lombaire en regard du Lassin, dans loquel olle cherche ä s'ongagor (fig. 39).
2deg; Position oäphalo-iliale gauche, —Semblabld, niais inverse ä la prö-cedonle.
.T Position ciphalo-sacrie, — Lo fredis, Je dos lournö en arriere, en lace du delroit, est dans nne situation ä pen pros vorlicale, sa croupe repose sur los parois abdominales de la mere; sa l(M,o, plus on moins abaissöe, esi dirigöe en avanl, vers la region sacro-Iombaire de la le-melle (fig, 40). Les praticiens qui onl rencontrö cette position la desi-
gnent en disant que : laquo; lo ftB-lus osl assis snr les mamelles (1(! la mero laquo; ; laquo; qu'il est dans la position d'nn chien assis sur son derriöre raquo;.
INmitions laquo;lo la |irlt;'.slaquo;gt;nta-tion laquo;lerno-uliilomiiiallaquo;. —
Dans cette presentation, ega-leincnl transversale, e'est 1'ab-domen du fcotus qui se trouve en regard du detroit; les inem-bres, accompagnes ou non de la töte, pf5nötronl en noinbre variable dans le bassin, pendant que lo corps, reste au loin, pent ä peine ßlre tonebö jjar la main do i'accoucheur (tig. 41). Los membros eU'en-colure peuvent aussi se trou-ver replies, do laeon qu'aucune partie du fcetus ne se rencontre dans le vagin, Dans ce cas, ce n'esl qu'en enl'oncanl l''ig.41.-Position cöplialo-ilialoKiiiicho (de la pre- 10 lJrils trÖS profondtillient,
SQtitatlonstoi'no-abdoniliialo) (d'aprösFi'anck).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; • . - lt; i
M 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ' que Ion parvienl a lonelier
quelque region des inombros on do I'abdomen.
Nous pouvons rcconnaitre cgalomenl, dans celto prösentation, trois positions principales, que nous denommerons, d'aprcs los principes pröcedeinmonl olablis, do la manioro snivanlc :
1deg; Position cdphalo-iliale droite} — fa-lus couchö snr le cote gancbe, la tele vers niium droit, la croupe du colö de I'ilium gauche.
2deg; Position cöphato-iliale (jauche; — exaclemont inverse do la pre-ecclontc (flg 41).
.'{0 Position cöfihalo-sacröe, — ici encore, le fcetus est dans nne altitude verticale avec la croupe on bas; mais le vontrc el le sternum
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PRÄ8ENTATI0NS ET POSITIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 350
regardent In dötroit, dans lequel los membros peuvent ötre ongagös Ions los qnalro; Ic garrot so rapprocho do la rögionsaci'o-lonibairo, et la löte, dövioo, so Ironvo roportöo snr lo dos on snr los cölös.
Nous savons quo los prösonlations Iransversales sonl tonlos dysto-cicpios ; innlilo d'insisler do nouvoau snr co point.
Teiles sont los difförentes positions ot prösentatlons du totus quo nous croyons devoir admotlro on obstötrique votörinairo. Nous nous soinuios attaches ü les simplilior lo plus possible ; cepeiulanl, nous en avons encore admis un certain noinbre, inais olles ne presentenl rien de bieu coinpliqnö, ot peuvent 6lro comprises et retenues sans grands efforts de mömoiro ot d'intelligence. Poul-ßlro copondant trouvera-l-on quo nous nous soinines (Mendus sur cc snjot plus quo no Ic coni-portalt son Importance pratique. Nous no sommes pas do cot avis; nous soinuios convaincus, au contrairo, quo cettoötude dos presentations ot dos positions, uno fois bicn comprise, I'acililera boaucoup aux döbnlants l'intelligence des difücultös du part qu'iis rencontroront plus tard dans la pratique, ot qu'elle permettra aux praticiens do mettre plus do precision et de clartö dans la redaction dos observations interessantes dont ils enrichisscnt chaque jonrnos annalos. Aussi ne craignons-nous pas do rocominandcr vivement cotte ötndo ä tons los vötörinairos ; el c'osl pour la faciliter quo nous rösumons dans le tableau suivant les considerations developpees dans cot article.
TABLEAU SVNOPTIQDB URS PltfiBENTATIOHS KT POSITIONS DU FOETUS (1).
#9632;' Dorso-siicröo. i Dorso-iliio-sacrco droite, Pos. natiifcUes.. Doi'so-ilco-saci'ee gauche. Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; / Dorso-ilialo droite.
Aniinemea.ynbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i Dorso-illale gauche.
/nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/ Dni'so-siis-cotyloidieniie droilO.
\, Pos. anormales.] Dorso-sua-ootylolidlenne gauche. (Dorso-pubienno.
( LONOITUDINALGS {nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/ I.oinbo- sacrfie.
I I.oiiil)0-il(5o-saci'Cc dl'OltO.
Pos. naturelles. lt; Lombo-ilöo-sacröo gauche. Jf 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I Lombo-lltale droite.
9 Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ PosMrieures.)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ Loitibo-lllale gauche.
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amp;
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Lombo-sus-cotyloldlenne droite.
£ jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;W'os. anormales. ' l.oinbo-sus-r.otj loulicnno gauclie.
(Loinbo-pubienua.
/ Cöphalo-iliale droite.
/ Vorso-lomb. — Tos. loulei enormilci, I Cdphato-iltale gauche.
\nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( Ooplialo-sacree.
TRANSVERSALES. (
|nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, Cephalo-lliale droite.
\Stiriio-iih(l, —I'm. loulfsanorniulei. ; Cqilialo-iliale gauche.
' C.cplialo-sacröe.
(1) Dans notre preralfere Edition, nous avions donniS nne classlflcation plua simple, que nous croyons devoir reprodulro IclS
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3C0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCOUCnEMENT NATUREL.
Nota. — Nous croyons devoir rappeler que les prösentalions longi-tudinalea, amp;veO JDOfiftUms naturelles du tronc, n'impliqucnt pas nccessai-rotncnl un accouchcnionl facile, car, indcpendammcnt du döfaul de proportion enlre les dimensions du passage et celles du fajtus, on pent loujours rencontrer une mauvaise direclion de la löte on des membres, ce qui conslilue, en dölinitive, autant de presentations dystociques.
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ART. II.
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MECAN1SME DU PART.
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Nous venous do voir comment le foetus se präsente a l'enlree du bassin; voyons maiutenanl comment il traverse ce canal. Nous en ötudierons le möcanismo dans los prcsenlalions el positions naturelles, d'abord chez la jument, puis chez la vache, el nous dirons eusuite quelques mots touchant les autros femclles.
I. — Chez la jument.
L'expörienco prouve que le part nalurel cst possible quand lo pou-lain so presonle au dötroit anterieur par son extremitö posterioure; mais, ücoup sür, eile prouve en mömo temps que celte prösentalion esl beaucoup plus rare, moins favorable, plus pönible pour la mere, el plus souvent funeste pour le poulain que la presentation antörieuro. CommenQons done par examiner celle-ci.
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A. — PRESENTATION ANTßRIEÜRE. Dans cette presentation, nous avons rcconnu quo le foetus pouvait
1deg; Parco qu'ello ost, aujourd'lmi connue dc tout lo monde ct, nous pouvons dire classifjue un Franco;
2quot; I'urcc que, dans sa simplirite, ello nous parait repondre encore tvis suflisamniont aux liesoins acliivls do la pratique.
:tquot; I'arco (|u'('lle a eto adoptee möme h l'ölrangor, ainsi quo lo prouve, cutre autres, lo Traitc d'obslitrique vcldriniiire (A Text-Bo)k of veterinary obstetrics) publio en
AngletorrOt on 1878, par M. Georges Fleming^
Voici cetlo classificaliou :
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ANTl'UlF.UllE.
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Positions
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1nbsp; nbsp; Vcrtebro-sacrec.
2nbsp; nbsp; Vertebro-pnliioniie.
8 Vortöbro-Illalo droite,
4 Vei'tebro-iliale gauche.
I.oinbo-sacroo.
l.oinbo-pnbienno.
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PRESENTATIONS.
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I'OSTlilUKUIIK.
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I'OiitiojIS.
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r
8
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Lombo-iliale droite.
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nollSOI.OMIlAIUK.
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Positions .
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Lonibo-iliale gauclie. i 9 Ccplialo-iliale droite. j 10 Ccplialo-iliale gauclie. ( 11 Ceplialo-sacrco.
( 12 Coplialo-iliale droite.
( 13 Ceplialo-ilialc gauclie.
(F. S. CO
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STKHNO AIIUUMINAl.K.
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Positions,
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MfiCVNISMK DU PART.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;381
aflectcr hull positions din'(5roiilos; mais nous dovons dire maintenanl, quo la promiöre, cello quo nous avons appoleo dorso-sacröe, esl incoin-parablemenl la plus ordinaire ol la plus favorable ; c'cst eile qui doit tout d'abord appolcr notrc attention.
1deg; Mocuiiisnilaquo; laquo;In part dans la poitiUoii ilorso-Hnrrt-c. — NoilS
savons que, dans cette position, le foetus se prcscnte ä rcntrec du bassin par sa partie anl(';ricuro, et dans nne attitude teile que son dos regarde le dos de la more. Nous savons cgalemont quo, quaiul eile esl tout ä fait naturelle, c'cst la löte qui, accoinpagnöc des inenibros antörieurs, s'engage dansle dötroit; eile esl allongöe sur rencolure,— le front on haul vcrs le sacrum, le menlon en bas vers le pubis,—et appuyöe sur les deux mcmbrcs, egaleinent ölcndus, donlles piods de-passcnt un pou le bout du ncz. I'uis vienU'encolure doublee d'avanlen arriereet successivement: 1deg; paries avant-bras; 2quot; paries articulations huinöro-radio-cubitales; 3deg; par les articulations scapulo-luuuerales, et
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enfin, i0 par les epaules, qui so prolongent do chaque cole du garrot. Les arliculalions hiiinöro-radio-cubilales vionnenl so placer pros du bord införicurde rencolure qu'elles depassent on dessous, ce qui lour perinct do s'adosser el do constiluer le diamelrc bi-humiro-radio-cubi-tal; — les articulations scapulu-liumöralos so portent on avant el en haul, do chaque cole du bord supöriour de l'cncohire, el y forment cc quo nous avons appele le diantdlre ccroico-bl-scapido-lmmeral, qui aborde le delroit an momenl ou rextrcinile do la tele se monlro entre los lövres do la vulve; — par suite, los öpaulos sent allongöcs hori-zontalement el decouvront lout ü fait la partio moyenno cl inf6-rieurc du tborax qui, de la sorte, se trouve aussi diniiiuiö quo possible (fig. 42).
11 s'agit do savoir comment les differonles parlies du corps s'accom-modent aux dimensions du canal pelvien : le tableau ci-joint, — reproduction augtnentäe, en cc qui concorne lajumenl, do colui ((lie nous avons donnö i\ la page 116; — va nous 6tre fort ulile pour apprccier les phenoimMios qui s'accoinplissont.
(*) La flgure^S no donne pas uno itleu tout ä fail exactc tic la |iosiii(vi il^s mombroa antäriourfl pendant It! ti'aji't raquo;tans la (ilüü'e polvionnB, Car, nous lo rÖp6tOn8, t'arliculation scaiullo-lninuiralo vlenl se placer |iaiallelcniont au bord supörieur du con, ct I'Ariioulatlon hiiiiiei'o-i-aili(i'r;ul)itale arrhc pees dlt bctnl införlour qu'ollo döpasso on dessous; toutefois on pent voir que, dejä, dans L'extenslon Incomlaquo;
plelu du lucmbru, les uiticulaliuus Imiuoru-vadiu-cubitiiios se portent en avant des seapulu-Uumerales.
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3öä
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DE L'ACCOUCIIEMENT NATüllliL.
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lAlll.l'AU IIKS llIMHNSIONS DU pOlllllill COMIMHKKS A CUI.l.KS 1gt;1I BASSIN DK SA MKHF.
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Nous trouvons, on olTot, dans ce tableau, tout co qui est rolalif a qualre accouchemenlsnormaux, — ni plus aises, ni plus difflciles quo lo jilus grand nombre, — lesquels oul, ou lion dans les inflrmeries de l'Ecole vclörinaire, l'un chez line lorie juuient uormande ä deux (ins, lo dcnxiöme chcz uiio percheronne jjostiörc, le Iroisieme chez line angio-uivernaise, le qualrieme cnfln, chez uno jinnenl arabc.
La conformation de ces boles clant parfaitement reguliere, nous avons calcule les dimensions des bassins Otseux d'apres les indications do la melhode pelvimätrl(}Ue quo nous avons exposoe page 2.quot;) el sui-
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^m
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MECANISMIi DU PART.quot;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'M\i
vanlos. — Alin do tonir comptc do l'äpaisseur dos parlies moilos, notamnionl dos parois nlöro-vasinalos, los dimensions ohtonuos onl 6lö diinimiees.savoir : lo diamolro sacro-pubion de üquot;'01ü, los diainö-tros Iransverses de üquot;',0ü5,ei enfln la olrconförenoe do 0,quot;,()i.quot;) environ.
Los chiHVes obtenus nous onl pormis de faire, i\ l'ecliolle propor-lionnolle de 0quot;',0ÜI.?) pour Omfi[\ les Iraces ci-conlre (flg, 43 el 44), qui represenlenl tres approximaliveinenl la configuration el les dimensions du dclroil anlerionr chez la premiere et chez la qnalrienie jn-inenl, donl les mises-lms vunl servir ä nolre demonslration. — 'Poul ce quo nous dirons do la premiere esl absolumonl applicable anx denx suivanles, ainsi qu'ii lonles cellos donl le bassin esl apiati de dessus en dessous.
Si nous prenons les chifTres de la premiere colonne, nous vorrons que, en ce qui cöncerne la lole et les memhres, il ne sanrail y avoir aucune dilliculle : en ell'el, les diamelres de la lole (0quot;',lü pour le
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Fig. i'i. — Sclieuuulu tloti-oit anterioui' Fig. du la jumont amp; duux lins.
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— Sdicina dudolroit antöricur de la jument araljß.
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fronto-maxiIlaire, el Oquot;1,!.! pour le bi-lemporal) sent nolablemenl ini'öriours ä lours correspondants du delroil (üquot;',22 j)our le sacro-pubien, üquot;1,2G2 el 0m,214 pour les bis-iliaques), en sorle qu'elle pent le franebir tres ä l'aise, mamp;me ölanl aecompagnöe des membres an-törieurs, qui trouvent l'acilemenl place lanl ä cölöqu'au-dessous d'elle; — et la circonleronce du laul n'esl encore que do Üquot;')lt;J2, c'esl-ä-dire inlorieure de 0,quot;,20 a cello du delroil.
Aprös la lele, so prösenle t'oncolure aecompagnöe des avanl-bras, ensemble qui a un volume moindre que le pröccdenl, el donl, par consequent, il n'y a pas ä s'oecuper. Aux avanl-bras succödoul les arliculalious humero-radio-cnbilales ; leur diamelre (0m,1ü) esl nolablemenl plus laible ((iio le diamelre bis-iliaqne inlerieur (ü1quot;^!); ac-coloes ä l'encolure, elles forment un loul donl la circonleronce (O^TS) n'alteint pas ä celle du dötroit : le passage esl done encore facile. Viennent ensuite les articulations scapulo-hnnierales qui, placöes de chaque cötö du bord superieurdo rencoluie, donnenl un diamelre de 0m,2ä, inlerieur de Üquot;',Ü4 au bis-iliaquo correspondanl, mais donl la
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I
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36i
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DE L'ACCOUCHEMENT NATUREL.
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ivimion ä rencolute produit un ensemble qul a nno circonfercnce de 0,n,88, — superionr do um,0;t t cclle du dölroil; — la progression du foetus devienl plus laborieuse, mais sans offrlr cependant do trop grandes dillicultes, atlondu que sos diamelres son! encore ä pen pros en rapport avecceux du bassin, ct qu'il s'nglt d'uno Ires I'aible reduction ü supporter, en partie, par des tissus mous.
Mais voici vonir le tborax ronforcö prüs du garrot, ainsi quo nous lo savons, par la partie supöriouro dos öpaulcs dovenuo poslörieure : sa circonförenco (ü'u,88) oxcede de bien pou la preccklcnlo, et do Ü^OG soulomont cello du dötroit; seulement, la forme de la region la'tale au passage s'est modUlöo : la poilrine est olliptique ä grand axe vertical, et si son diametro bi-custul [im., tig. 43), qui n'aqueüm,IG, estnotable-
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mentinföriouraux diametros transverses du detroit, son diametre sterno-dorsal [no, flg. 43), qui alleint 0m,34, surpasse en realite de üquot;',12 lo diametro sacro-pubien dela mere. 11 laut done, de loute necessilö, si la position reste rigoureu-sement dorso-sacrec, quo lo thorax subisso unc deformation, qu'il s'aplatisse de des-sus en dessous, pour s'adapler ä la forme du detroit, — ä mains quo, dans le cas parliculior quo nous eludions, oücolui-ci ost notablonient plus large que haut, la poilrine ne pivolo legörement sur ello-
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in6nic,de faeon quela position dovienne dorso-ilno-sacree,, gauclio ou droito ; son
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Fig. 46. — Scliema rlu dötroit an-tiM'ioui'du bassin de la juiiKMit ä deux fins, avec les diamitres sterno-iioi-sal ot bi-costat, do la puitrine du poulaiu.
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grand diamölre viendrait done corres-pondroä l'un des diamelresobliques qui
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sontnotablement plus longs quo lesacro-pubien. —Si le foßtus eprouve ce 16ger mouvemenl do rotation, — si son garrol vient ;\ s'incliner l^geremont d'un cötö ou do I'aulre, la progression so fera sans temps d'arröl sensible ; dans le cas contiaire, la deformation plus marquee que doit subir la poilrine entrainora un legor ralonlissomcnl.
Lafosse, qui, lo premier, a öludie cotte question, oxplique ainsi qu'il suit cello accoinmodalion : En etudiant la nature vivante, dil-il, laquo; je m'aporcus que la löte tine fois sortie, les epaulesqui, dans le poulain, excedent lo garrot, so portaient, parlours parlies superioures, au-de-vant du cou(i); cc qui I'ormailsur lui unedemi-goultiöre, sur laquclle l'os sacrum pouvait glisser. Jo consid(;rais quo les apophyses (jpinouses du dos, qui sont dans lour plus grande partie cartilaginouses, so ro-pliaiont les unos sur les aulres, en so devcrsant ä droito et ä gauche,
(I) Slaquo; porter au drvaul : ttllev h la rencontre, c'est-Ji-dire su rapproclier. laquo; Les cpaules se rapprocliaieut du con... raquo;
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MECANISME DU PAKT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30ri
et qu'elles emp^chaionl la compression trop sensible do la poilrine... Enllnj'obsorvais qu'en sortant, le poulainso modolait de maniero ((ue, par son poitrail, il avail la forme de la carene d'iui vaisseau glissant sur son chantier, et qu'il est on tout conformo au bassin.dont il prend la liguro. raquo;
Ilaitiard n'admot pas compleleinont celte Interpretation du grand liippiätre : laquo; J'admols avec lui,dit-il, l'abaissement, avec inclinaison cn arnere, des apopbysos cpineuscs du garrot; voilä bion certaiiiomciit une promiöre cause qul diminue le diamötre vertöbro-sternal ou per-pondiculaire de la poilrine du fcatus. Quant ä ce qu'il dit que le bord supcriour des scapulums se rapprocbe du cou, cela ne mo paratt pas admissible, car, dans la position que nous supposons, ou bien Ics mem-bros sont replies sous le venire, ou bien ils sont en avant else prc-senlenl los premioi's avec la tele. Or, dans lo premier cas, Ics epaules, en arrivanlvers I'enlrde du bassin, ronconlrent le cole des os iliaquos, sont rcpouss6es un peu en arriere ct degagent la parlio anlerionre do la poilrine, dont lo diamölro transverse se trouve diniinuö, puisque los öpaules ne lo rocouvrent plusraquo; Dans lo douxieme cas, les mombres elanlon avant, les epaules sont repoussöosen arriere, mais avec moins do facilite, etles mombres anterienrs qui soul appliques sur le cötö de la poilrine du foclus les remplacent en parlie, de sorto quo, dans le douxieme cas, la diminution du diametre Iransverse de la poilrine n'est pas aussi considerable. raquo;
Un pen plus loin, le memo auteur ajoute :laquo; Le garret s'engago le premier sous le sacrum; lo sternum, en bas, est repousse par le bord anlcrioiirdu pubis, etla poilrine subitainsi une espece d'allongcment toi, quele diamötre vertical de la poilrine est notablemcnt diminuö. raquo;
En conteslant rassei'lion do [jafosse louchant la position prise par les scapulums, Rainard ne rellecbissait pas que si les öpaules elaicnt ar-retces par les branches monlanles des iliums el se porlaient en arriere, ainsi que les rayons qui leur font suite, pour degager la parlie anto-ricuredc la poilrine, olles no pourraiont qu'augmenter d'aulanl la lar-geur et le volume do cellc-ci dans sa parlie moyenne, c'esl-ä-dire lä preciscinent, oil cello largeur est dejä plus considerable, el ou la cir-conferencc no le cede en rien ä celle quo Ton mesure au garret. — Uelativcment au rccul du sternum dont parle Rainard, nous lo croyons jusqu'ä un certain point admissible (1); maisil seraita coup sur insuf-
(1) La discussion des tcUos conlplfltS de Lafossf ot de RainabI) no somit pas sans inturfit; mais ollc scrait un pou longuo pour unc simple note ot, de plus, exigerait pour 6tro bien comprise, le secours de flguresi 11 laut done y renonccr. — Quant an recul du sternum, non seulnment il est admissible, mais on comprendrait diflicilemont qu'il no se produisit pas dans cette premicro position db la prösorttatiün anterioure, et il joue cerlainenicnt un röle important dans Yaccommndntwn du fietus aux dimensions du bassin; role quo Rainard parait avoir bien compris et clairement decrit dans les lignOB suivanteraquo; ;
laquo; On pout se rcpresenter un corps do forme carroe qu'ou voudrait faire passer par une ouvcrturo plus ctroite. Lo carre otant place do champ, supposons qu'on tire sur
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306nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCHEMENT NATUREL.
lisant, par rohliquilö qu'il imprimorait äla direction descötes, ä dimi-nuer d'ua tiers la hauteur du thorax. II cst done nöoessaire quo le sternum serapproche de la colonne raehidionno, et, pourcela, los cötes doiventsublr une forlo Incurvation qui augmente io diamötre transversal de la poitrine, — co quo pormotdu resle tres bion la largeur du d^-troit, lia poilrino s'accoinmodo done rfiolloinent. et, pout-on dire, assez facilemont, ä la forme de co dornior. II y a plus : los dimensions du dölroil pouvont exigor quo raccoimnodation so fasse satlS elargissoinonl de la poilrino, et qtiolqnofois mömo avec röduclion on tons sons; mais co cas, qui parait frequent, s'il n'est tnödlO habituel, chez la vachc, doil etro, ati contrairo, fort rare chez la jnmenl. Nous n'insislcrons done pns davantage en co moment sur cettc question. Disons soiiloinont quo l'aplatissoinont de haut on has do la poilrino se fait sans dommage pour los ongancs inlra-thoraciquos, et i)ar consequent sans danger pour la vie du foetus.
lia poilrino, uno t'ois engag^e, progresse sans la moindre difflcultö, car sa circonterenco n'augmente pas, ol sos diainfdrcs so trouvonl, par lours dimensions, plus on conl'ormite avec ceux du dötroit. Eiilin la croupo so prösenlo ä son tour : sa circonf^ronce (C'^iS) ölant ü peu
l'anglo suporionr, qui so portera on avant, ct quo l'angle inrörioiir so poi'tO on an'iore. On aura ainsi translonuo lo carro en losange do niöino grandeur, mais qui, par sa forme nouvollo, oflWl'a plus do longueui' ot bion moins do hauteur. Or, c'ost, co mo sembio, co qui arrive au lliorax du footus. raquo; Remplacez : angles stlpVrieuv ct infineur par angles anlcricur ai poslirieur; sup-
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clt;
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rig. 46 [').
primcz ; de mdme grandeur (car porsonnc n'ignoro quo la surface ri'im cmrii est plus r/ninde que celle d'un lusanfle de mc'ine cdlö), et cctto explication parailra, jo crois, ii tcjut le mondo. trös claire ot trcs cxacte. Cost, du resto, co que la Jigure ci-dessus rcud sensible ttt'csll. (P. S. C.)
(*) Anr.D, caiTÖ do m^mc cbt6 lt;|tio 1c iosango All'C'l)'. On volt qiio cHni-ci passn facrlcmcnl enlre les lijäiius El'', OH, quo la iliugonalc Bl), du carre, dupassc cunsidiiraWcmcnt dc part el d'autrc.
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MECAN18ME UU PART.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.'107
do chose pros la momo quo cello de la töte el dos mombros, et son dia-metrc hi-coxo-foinoral (0m,21) ötant nolabloinoiit iril'eriour aw grand diamöire transverse du dötroit, la progression du poulaln ne sanrait
plus, desormais, renconlror do resistance; aussi netardo-l-il pas i\ 6tre
expulsö rapidement, ot quelquefois, — lorsque lajumentest couchee,
— coinino jole dans les jainbos dos porsomios presentes, dös (jno la poltrlne a en parlio francbi la vulve. Le volume des articulations römoro-ühialos (diamolro bi rönioro-tibial, (V^Sl), quolque pen dif-l'eront du bis-iliaqno inf^riour (01quot;,21i), ne doit sans donte quo bion raromont consiilnor un obstacle choz la jinnont, vu lobliqnilf; des parols du dätroit qui permet aces articulations do glisser coimne sur un plan inclinö, jusqu'au point oil dies pouvonl passer aisement.
Jnsqn'ä presonl, nous avons considere le dötroit antdricur comme elant absoluincnl iinmnablo. Gependant, on admel göneralomenl qua la mobilile des articulations sacro-iliaqnes a augment^; il est aussi un fail bion connu dos lueurs d'abatloir : e'est quo choz los vacbes en elat avancö dc geslalion, la symphyse pelvicnne a snbi un certain ramollissonient. 11 est trüs possible quo lo memo phenomöne so produisc choz la jument : nous regreltons do n'avoir pu verilior lo fait par nous-moincs.
laquo; 11 est, dit lo Ur Joulin, analomiquemenl domonlre que, sous I'in-fluence de la gestation, I'appareil ligamentoux du bassin prend une coloration rougciUre qui no disparait ni par la maceration ni par lo lavagc. Los ligaments deviennent plus ölastiques, etleur allongement pout permetlre, dans quolques cas, aux os de so deplacer. Les cartilages inliltres augmentent dc volume, et les synovialcs plus appa-rontcs conliennonl davantage de liquide. Seulemont, il est esscnticl de notcr que ces phönomönes varient bcaucoup d'intensite, el que 1c plus ordinaircment il est impossible de conslater lo rnoindre mouve-inent dans les symphyscs de la femme qui vient d'accouchor. raquo; — Aprös expörionces sur le bassin d'une joune fommo, cot auteur con-clut laquo; quo les modifications pbysiologiquos quo la grossesse apporlo dans la constitution des sympbysos ne conconrcnt point d'une maniorc sensible ot ulile ä ramplialion do la cavite pelvicnne, et qu'on ignore lo Veritable role qu'elles joucnt dans raccouchernent. raquo; — Cost, an surplus, ce que Lafosse avail dejä conslald chez la jument, el qu'il cxprlmail en cos termes : laquo; Los difförentes preparations du bassin prouvent quo recartemenl de la symphyse ot le ramollissement des os qu'on a prelendu trouver clans les femmes on couches ne pouvent, au plus, procurer que deux lignes d'ecarlement. raquo;
Sans croire quo cos moditications soient de nature ä permetlre un agrandissement notable du detroil, — ce qui supposerait une mobilile des pieces du bassin incompatible avec la fonction de locomotion, —• nous nc pouvons copendant nous refuser ä adrnellre, sous I'aclion
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368nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCUEMENT NATÜREL.
d'iirio forle prcssion cxcontrifine, la possibilitc d'uu certain glissc-mcnt du sacrum de Las en haut, avec leger öcarlcmenl dos iliums. Le ramollissomonldo la symphyse pelvienuo est de nature ä ponnettre ce double niouvomenl qul, s'il n'agraiulit pas beaueoup les passages, denote toujours qu'une certaine suuplosso, nnc sorle d'elasticitö s'est SUbstitUÖe ft la rigldltö habituelle du detroit anterieur, — elaslicitö dont le but est sans donto do preserver lout ä la fois le IVjbIiis et les tissus mons de la mere de pressions excessives, en memo temps quo le bassin lui-menie do fractures parfaitemenl possibles.
En rösumö, e'est done lo fectus qui doit faire en tres grando partio los frais de laccommodation, lors do son passage a travcrs lo detroit anterieur.
Nous savons dejä quo les regions qui ont franchi co d6lroit so trou-vent rolativement ä l'aise dans Vcxcavation : non souleiliont les ligaments sacro-sciali([ues sont devenus phis mous, plus facilement exten-siblos; mais le sacrum solaisse sonlever d'autant plus facileinont quo la pression so prodult plus pros do son extrcmite poslerieure; puis vient le coccyx qui est tres mobile; roste done la vulvc, dont la dilatation s'effectue pen ä pen, sans Irop de resistance, sous Faction progressive de l'espece de cöne forme par la töte et les membres reunis.
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Maintenant, si nous jetons les yeux sur les cbiffres du tableau re-
latifs k la jnment arabe, nous venous quo choz celle-ci le diametre
sacro-pubien l'emporte do ü'^OOö sur le bis-
iliatiuo supcrieur, cc qui donne an detroit une
forme plus ovoide; malgrö cola; le diametre
stcrno-dorsal du foetus (m o, flg. 47) est encore
supcrieur an premier do 0m,(J() qu'il doit perdre
par I'aplatissement vortical do la poitrine, car
celle-ci, vu la forme du detroit, n'a pas, — ainsi
que cola pouvait etre dans le cas precedent, —
un avantage marque ä modifier sa position,
c'cst-ä-diro ä la transformer, parun 16ger mou-
vement do rotation, on l'une des obliques ou
Fig. 47.-Schema du do- dorSO-iläO-SOC^eS.
troit antcnour du bassm
rio ia jinncrit arabe, avee On remarquera quo la plus forle circonference
les diamötres sterno- fa foetus so montre ici au nivoau des articula-
la pöltrlne du poulftln. tl0ns scapulo-humorales. Lst-co un fait habituel
chez certains sujcts?No resulterait-il pas plutöt
do la difliculte qu'il y a toujours ä prendre exacleinenl ces sortes de
mesures?Nous ne savons; en tons cas, cello region a du penetrerdans
I'cxcavation aussi aiscment, peut-clre plus aiscmcnl que la poitrine, car
sa circonference ne d6passait pas celle du detroit, ot olio n'a eu ni ä se
reduire ni ä modifier sensibloment sa forme. Quant ä la poilrino elle-
mömo, ayanl une circonference legeremcnl införiouro ä celle du detroit.
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MECANISMfi D(I PART,
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ot, d'autro part, devant sublr uno tnodiQcatlon de forme moins pro-nonceo qne dans le cas, examinö precödomiiioiit, de la jumont i\ deux fins, cllo a dti exiger des efforts expulsifa beaucoup moins önergiques que clioz cello derniero.
Les antrcs dimensions ne donnonl lieu k aucune remarque, si ce n'esl le diamelre bi-coxo-lomoral (O^jlS) (iiii ne dillero quo bien pen du bis-iliaquo supörieur (0m,197), el le diamelro bi-lemuro-tibial (ü™,!!) qui exefido notablemenl le bis-ilia(iiio inlerieur (()quot;'li!)); inais nous f'crons la memo obsorvalion quo pour I'autre poulain rclalive-menl ä l'inclinaison des brandies des ilimns.
Voila ce quo nous aviona ä dire sur le mecanismo du part en pre-iniero position anterioure.
i20 silaquo;-laquo;-.-!iiisuic laquo;in part iisms ilaquo;s positions dor80*ll6o-saer6eiti — Au
nombro do deux el syinelriques(V. page 353), cos positions doivent se monlrer fröquomment au debut du travail lorsque ,le fcetus est en Präsentation anlöriouro, el quo la largeur du bassin oxcede sa hauteur : alors les diametrcs obliques etant plus grands fjue le vertical, (fig. 30 el 43), la poitrine s'engage memo avec plus do facilitö; tnais, des quo la croupe approche du delroit, le fcelus, tout en continuant a progresser, tourno Icgerement sur lui-mümc el vient so mettre en premiere position.
Go mouvemenl do rotation s'oirecluc sponlanemcnt el dös lo debut du travail, lorsque la hauteur du delroit I'emporte sur la largeur.
En resuniö, les positions obliques sonl done aussi favorables que la position dorso-sacr6o.
3quot; Mörniiisinc laquo;In part laquo;tans li-s positions laquo;lorNo-ilialcs. — All
nombro de deux el symötriques comme les preccdentes (V. plus baut, page 383) , cos positions soul raremonl primitives ; mais , comme le fail remarquer Hainard, on les oblicnl quolquefois comme positions secondaires, h la suite do la reduction do quelques presentations viciouses.
Suivant Rainard, laquo; l'accouchement spontanö est impossible raquo; dans cos positions, attendu que la poitrine du fa;tus laquo; prösontc son grand diamelro au plus petit diamelro du bassin do la mere. raquo; Gelte opinion est cvidemmenl exageröe; nous savons, en effet, ((lie, assez souvent, la longueur du diamelro bis-iliaquo inferieur lui-meme approche do Ires pros, alteint el pout meine surpasser cello du diamelro sacro-pubien (V. les tableaux, pages 19 el 31); ä plus forle i'aison on csl-il ainsi du diamelro transverse supcrieur. II n'y a done pas toujours impossibililo absolue äce que le part se fasse sponlanemont dans cos positions; cependant il est tres vrai qu'll ost toujours plus difficile, el quelquefois m6me impossible, si on ne les modifie pas.
A noire avis, dans la majorilc des cas, les difficnltes proviennenl moins do raccommodation necessaire do la poitrine du fcetus, que
Saint-Cmi laquo;'I Vim,i.i. — OI)slrli'i(|iii'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-i
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de la direclion violeuse des membres, — lasquels ne s'ctondant pas suivant Taxe du bassin, vionncnl labourer l'une dos paroislalorales du vagiu, el peuvcul produire des perforations. 11 snllirait done bien sou-venl de donner ä oeux-cl une direclion conveuablo.
Mais si la poilrine ello-möme no renconlre quo pen, ou m6me ne rencontre pas de rösislance lorsque la largeur du bassin I'emporle sin-la hauteur, ou lui est seiileinont ogale, il pourrail — dans corlaiiis cas ou le diamelre sacro-pubicn est trös reduil (fig. 48), — n'on Giro plus de nuhne en ce qui concerno la croupe, dontle diamölre bi-coxo-femoral ne peut, pour ainsi dire, subir aucune reduction. — Par contre, si le bassin (Hait Ires ötroil (lig. 49), le sternum ot les apopbyscs du garrot venant beurtcr deux parlies resistantes do la circonference pelvicnne, — les branches monlantes des iliums, — on comprond Ires bion quo lepoulain eprouvo beaucoup de difliculle, pcut-ctro une im-
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Fig. 49.
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possibilite absolue, ä s'engager;—mais si celte difficullc ctait sur-montee, la croupe sortirait ensuile aisemonl.
Dans les deux cas, il convicndraildonc d'imprimor au corps du foetus un mouvement de rotation qui aurait pour but, — lorsque le bassin est largo, en möine temps quo döprimc do haul en bus, — de le rame-ner en premiere position antcrioure, ct, cola, des quo la poitrine appro-cherail do la vulve. 11 pourrail cgalomentsuCfire do le mcltro dansl'une des positions obliques ou dorso-ileo sacrees, dont nous avons parle ci-dessus. — Lorsque, au contraire, le bassin esl etroil, e'est dös lo debut du travail qu'il convionl dc modiliorla position pour la rendre dorso-sacreo ou simpleinent oblique; la croupe suivra probablcment sans diflicultö.ä tnoins quo le fcelus no soil volumineux. Dans ce dornior cas, il faudrait, pour tcrmincr raccouchcmont, le reinoltro en position dorso-iliale, alin de faire corrospomlro le diamelre bi-coxo-lomoral au diamelre sacro-pubien, 1c pins grand du bassin.
D'apres ce quo nous venous do dire, on voit done que les positions dorso-iliales pouvent quolquelois pormeltro I'accouchenoetlt s|)onlan6, tandis quo, dans d'aulres ciiconslances, ellos exigeront rintervention de riioinrne de Tart.
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MRCAMSMK 1)11 PART.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 371
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B. — I'UKSE.VI'ATION' I'OSTltFllRIIItK. 1deg; Hi-i-nnisinlaquo; ilu pnrt iliins la posUioii lomlio-Hapn'-i'. — Cotlo po-
silion, dans laquello la rcetus se prösento par I'extrdmltd postdrleure, Ics lombes on haul, en rapport avec le sacrum do la morojes membres dans rextröme extension, afln do s'engager les premiers ot do frayer la voio aux auiros parties, est beaucoup plus rare quo la premiöre an-törieure; olio est aussi moins favorable, bien quo I'accouohement puisse s'effecluer par les seules forces naturelles. C'est que les articulations fömoro-tibiales soul faoilement oL fröquemment arrölees par le bord Iranchant du pubis, Mais si los membrea poslörieurs sout convenablement ölendus, ils forment par lour röunion line masse conique allongöe qui est, tr6a favorable a la dilatation du col, ol, plus tard, do la vulve. Nous avons döja vu quo clioz uolro premier sujet, la circonförence de la croupe (0ra,68) est notablement införieure ä cello du dolroit (0m,82) et exeöde do trös pou cello do la liHo rdunie aux membres (üni,(i^); on outre, lo diamötre bi-coxo-frtiiiorai(Om,21)esl, loin d'ögaler lo bis-iliaque supßrieur (0m,26): la croupe pout done passer aisomciil, ; — hioulol, olio est suivie par la rögion lombaire ol le ventre qui sent moins volumineux quo la poilrine, — laquelle, ello-m6me, n'offre tout d'.abord qne pen de rö-sistance; mais ä mesure qu'elle s'engage, olio doit subir les mftmes . inodilicalions do formes quo dans la promiöre position anlerieuro, co qui produit un löger ralentissemont duns la raarche du foetus, el ncces-silo, do la pari do la more, dus efforts plus soutenus.
Pour s'accommoder h la forme du dötroit, la poilrine parattrait devoir öprouver nn pou plus do diriicullc que dans racconcliemcnt en position dorso-saeröe, — et, cela, on raison do la disposition des coles et de la direction dos apophyses epineusos du garrot, qui, an lieu do s'abaisscr naturellement sous uue pression qui se ferait sentir d'avant en ariioro, seinblenl olio sollicitees ä so rolevor par cette autre pression (jni so produit dans lo sens oppose. Le sternum Ini-möme ne pout plussc porter en arriöre ; il tendrail plutöl, en raison do la resistance qu'il eprouve do la part du pubis, h so döplacer d'arriöre en avant. — En röalile, la tendance an redressement des apophyses dpineuses et au süiilevoinenl, dos cöles doitölro bien atlöniiöo par lo gllssement facile des surfaces en contact; —ajoutons aussi, en co qui conccrne les apophyses, que lo ligament commun sur-dpineux les maintient dans un tilaldc dependanco rdciproquo : des quo i'une s'abaisse pour franchir le promontoiro, eile entralne la suivante dans le möme mouvement et la prepare ainsi ä s'abaisser davantage. Semblable phönomöne so produit certainetnent h l'dgord des cotes. Quant an sternum, il n'est pas impossible que lallexibilitö de cesderniöres Ini permolle un Idgerddpla-cement on avant. En rösnmc, et malgrö cos qnelques dilfeionces.il ne
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372nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'A.CCOUCHEMENt NATÜREL.
soniblo pas quo la poilrinc motte plus de lemps ä franchir le delroit
qne lorsqu'elle effectue co trajet nn sens oppose.
Des (pic la poilrine egt amveo (laus roxcavaüon, la massc fodalo, diinimumt dösorniais progressivement de volume, ne peut plus rencon-trer de resislanco.
En consultant les cbiffres portös h la quatriöme eolonne du tableau, — chillres relatlfs ä l'accouclicmcnl d'unn jumcnl arabe,— nons verrons quo si le dianielrc bi-coxo-leinoral (0m,18) est encore införieur au grand diamötre bis-lliaque (OM07), en revanebe, 1c bi-fömoro-tiblal (0m,17) surpasse notabloraent le chlffre du bis-illaque införleur (0m,i49)) cc quipeut rendre plus facile l'arröt de cos articulations et, par suite, celui de tout le corps. La difflcullö dont 11 s'agit sera d'autant plus serieuso quo le bassln sera plus etroil. 11 pourra mömearriver que la longueur du diamelro bi-coxo-leinoral ex-cedo celle du bis-iliaque superieur; nuiis la conformation du foetus, qui rappeile toujours de pros on do loin cello de la mere, conslitue ici un corrcclil': si la jumenla le bassln long et ötroit, 11 y a chance pour quelopoulain n'aitpas la croupe Ires large, —Nous n'avons rien de particuller a signaler louchant le passage des autres regions.
2deg; ot .'5deg; iMcanlsme laquo;In part dans Ilaquo;'raquo; positions lombo-llAo-iaor^elaquo;
ct lombo-llialelaquo;. — Ge que nons venous de dire do la premiere position poslericure, rapproche de co que noussavons des positions dorso-ilöo-sacrees el dorso-iliales, nous permettra d'etre Ires brefs. Suivantla conformation du bassin, ou bien le poulain sortira facilement, ou blen la croupe, apröss'ölre degageo dudelroil, ne serasuivie qu'avec peine par la poilrine, on bien, enlin, la croupe cprouvera tout d'abord beau-coup do diriiciillö :\ penelrer dans le bassin.
Dans chaeun de ces cas, s'inspirant do ce quo nous avons dit prcce-deinmenl, on saisira 1c moment opportun pour faire övoluer lo foetus sur lui-m6me, do facon a faire correspondre en lout temps son plus fort diainetro avec eclui du bassin de la mere.
Tel osl le inccanisme du part choz la jurnent clans les presentations et positions naturelles, oü il osl le plus souvont possible par les seuls efforts dc la nature. Voyons maintenant les principales parliculariles qu'il peut presenter dans l'espöce bovine.
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MECANI8ME DU HAUT.
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II. — Chez la vache. PRÄSENTATION ANTßRIEUUB. M^tMiuiNinlaquo; du part ilimraquo; la position ilornlaquo;raquo;aerlaquo;'e. — Poilf s'ac-
complir, raccouchement, ohez la vache, exige, lontos choses ögales d'ailleurs, plus de temps quo chez la jument. Los chifires du laljloau ci-dcssous vont nous dortner la ralson do cette difförence; gräco ä eux, nous avons pu tracer los contours schematiques du deü-oit
TABLEAU uns Ill)l^:^'Slo^s DU Venn comi'Aiikes a cf.i.i.ks nn bassin dr sa Mi':nE
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REGIONS UESURKES.
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Taille do la mbre au garrot.............
Diaiuciro fiaci'o-pubieii, calculö et rcduit
da nm.oi [V. Mi'iiiMne)............
Largeuv de ia croupo...................
Dinmötre bi8-lllac|ue supörleur, calcalä 01
rödnit do 0m,0üä.....................
Diamött'o bls-iliaqoe inf^rieur, calculd ^l
vednit du 0m,()().').....................
Clrconförence laquo;in diStrolt ant/'iioiir, cal-
cnloc et röduite da Um,0V6 environ.... Diametre bi-temporal...................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; fronto-maxlllalre..............
Circoaforence da la masse formäe par la
t6t(! ot liis membres antörieurs........
Dlaraötre bl-humöro-radlo-cubital.......
Clrcon förence da la masso corvico-bl-hu-
möro-radio-cubitalo...................
Dlamötro cervlco-bl-scapulo-hum6ral,... Circouförenco de la iiiassu cervlco-bt-sca-
pulo-lni morale.......................
nianieti'o storno-dorsal..................
Oiani6tre bl-costalprlsaudöfautdel'öpaula
Clrconförence scapulo-thoracique........
Clrconföronce prisa au inlilou du corps.. Clrconrörance do la croupo mosuroo aux
hanchos.............................
Diamötro bl-coxo-fömoral...............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bUföniorO'tiblal..............
LoDgueur de la töte....................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du l'ayon brachial.............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — anti-brachial........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — mötacarpton.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ccxo-Cömoral........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ttbial...............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — mötatarsion.........
Duröo do la gostatlon..................
Longnour du foetus, da la ci-6to oeeipitaia
ii l'origlne de la queue...............
Poids du festus........................
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1.20
Ü.;Vgt;
fl.lSS
0.102
0.68 0. 14 0.15
0.(1? 0.15
0.69 0.11)
0.71 (l.-.'O 0.18 O.i!) 0.79
0.64 0.10 0.17 (t.V7 0,20 0.28 II.24 0. a:!
o.m
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1.18
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1.84
0.2.TI 0.50
0.175
0.155
0.G8 0.13
U.I5
0.58 0.14
0.(15 0.18
o.cn
0.28 0 15 0.71 0.72
0.00 0.10 0.17 0.23 0,22 0.25 0.21 0.20 0.32 0.110
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1.16
0.20
0.49
0.171
0.151
0.02
0.125
O.Ki
O.G3 0.14
0.G8 0.10
0.68 0.28 O.IG 0.70 0.70
0.54 0.1!raquo; 0.17 0.24 0.22 0.35 0.21 0.25 0,38 0.30
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201 j. 0.05
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301 j.
o.no 80wl,f
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297 j.
0.00 BO^.O
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•;k'i,o
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anlörieur chez deux vaches, flonl los accoiichoincnls nonnaux vont servir ä nos demonstrations (iig. 80 ol .'il).
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374nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCHEMENT NATUUHL.
Ghoz la pretniöro (vache Sohwltz,flg. Ö0)lal6toetle8mombre8forineiit un ensemble dont la clrconförence ((gt;'quot;,(ii) serapprocbe döjäbeaucoup docclle du dölroit (()'quot;,(18); cepondant co dernier csl assoz facllement franclii parce quo ses diamölres soul encore notablement supörieurs ä oeux do la töie; — remarquons döja en passant quo la tßto du voau, nioins effllöe lt;ino cello du poulain, romplit molns bien son röle ilc coin on do cüno dilalateur des passages. — Lc ciiamölro bl-bumöro-radio-cubllal (0Iquot;,15) so rapprocbe sensibienoenldu diamötre transverse inlöricur du diHroil lüquot;1,lüij. ot los articulations do co iium, romiios ä l'encolure, onl une clrconförence (0m,C9) qui est ögale, sinon sii|)o-rieure, ä collo du bassin ; lo passage do collo partie esl doncdöjä labo-rieux; — viennent ensuite los articulations scapulo-bumörales : pla-cöesdecbaque cötö du bord sup^rieur do l'encolure, leur diamötre
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Ifig. 60.
Schomas du delroil antdiieur du bassin tie la vache schwitz et de la vacho bi-ossane (1deg; ct 'J.' culoiuic du tableau), avec los diamctres du la poitrine des veaux.
(Üm,d,.)j csl snpci'icur do 0m,008 an bis-iliaque supörieur, cL la circonfd-i'cnce du tout csl deOm,71; les difücultös augmentent done; — arrive enfln la poitrine dont le diamötre dorso-sternal tiu (ü,quot;,a9) excedo de pros do O1quot;^)quot; lc sacro-pubien de la more (0quot;1,22i2); conlrairemont ü ce qui arrive chez lajument, le diamötre bi-cusial (m (0m,l8) esl presque ögal an bis-iliaque supörieur ((raquo;quot;quot;.IS^), aussi la clrconförence dn lliorax au garrot (0m,79) arrive-t-elle ä exeöder de ü10.!! eclic du dölroil (Om,C8). La poitrine doll done non seulomenl s'aecommoderä laforme de co dernier, comme cbez la junicnl; mals il faul encore qn'cllc se röduise sensiblement : nous avons vu comment le diamötre sacro-pu-bien peul diminuof, et nons avons dil que Tincurvalion des eules doil s'aecentuer en produisant un ölargissement do la poitrine lorsque la forme du dötroit 1c permet; dans los cas oü il cn est autrement, los cöles se pressent davantage los unes conlre los autres, de surle qno le latins se compoiio, — inais pour un instant seulement, —ä la faQon du lil niclalliqnc qui traverse la (iliöre par laquelle on l'ötlre. — Enfln la croupe s'approche ä son tour : sa clrconförence (0m,64) csl ä pou
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MECAN1SME DU PART.
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proa la mfimeque colin do la i(Uo et dns membros; mala son diamötro bi-coxo-fömoral (0,n,l(J) cxciklo l^görement lo bis-iliaque supörieur (0ra,182); — copendant cette rojiioquot; franohit le döiroit d'une faron rc-lallvement aisöo. II ou ost. do möme dos articulations fömoro-Uljialcs,
bien 'Hio lour diamotro surpasso encore do quelques millimelros lo bis-iiiaque införienr.
L'examen des cbiffrea des autros colonnos dn tableau vlent conlir-mer lea röflexions et observations qui pröeödent; copendant on pout constater quolquea legeres dillcrencos. Cost ainsl quo la podrine dos trois jeunes sujets so inonlro roialiveinout moins developpöe quo chcz ie premier (flg. 81, vache bressane); mais, d'autro pari, ie diamötro bi-coxo-leuioral csl, au contrairc, proporlionnellement plus fort. Dans trois aulres völages qui, de msect;me lt;iuo les pröeödents, so sont accom-plis sous nos yeux et peuvent ctre ögalement qualiflöa de physiolo-giquea, nous avons constatö, en comparant le diamötro bl-coxo-fömo-ral du veau an diametro bis-iliaquo snperieur de la mere, ics exc6-donls suivants du premier surlo deuxieine :
1deg; Chez uno vaclio Schwitz, ülquot;,Oi.r); 2deg; Chez uno vaclio Ayr,.... Oquot;1,!)!laquo;; 3deg; Cliez uno vaclio Hcliwiu, üln,023.
Or, en tenant compte de l'öcart possible, en moins, entreles chifTres pelvimelriqnes reels el conx que donno lo calcul, — Ora,()io au maxi-imun,—onvoltqueie grand dininetre transverse du bassin roste encore, dans un cas, sensiblemont iuierieur au bi-coxo-femoral dn foetus. 11 est done necessaire quo la croupe de cc dernier subisse uno r^duc-Uon, on que les passages do la mere cprouvent uno dilatation : peut-6tre cos deux pbdnom^ness'acconnplissent-ils simnltanement?
Los proportions plus considerables du veau, par rapport aux passages maternels, expliquont conunenl il so faitquece sujot progresse, dans la filiere pelvienne, moins vito que le poulain;—comment, enlin, il so fail quo le part naturcl est sensiblemont plus long chez la vaclio quo chez la jument, dillercnco qu'Arisloto avail deji\ remarquee, el qu'il exprime en disant I equa, omniunt quadrupedurn, faciUme purit (1). —Ajoulons quo la forme particuliere du bassin, son elroi-lesse, chez la premiere do ces fomelles, nous fcrait pressontir, lors m6me que la pratique no i'aurait pas proclam^, quo les accouche-menls laborieuxdoivenletrepltis IVequonlschez eile quo cbezlajumont.
Afin de rendreen quelque sorto palpable ce qui precede, nous avons cru devoir rapprocber deux ä deux les traces schemaliquos des detroits des qualre grandes fomelles dont nous nous sommos longucment oc-cupes; — on so rappellera ([uo la forte jument ä deux (ins et la vache Schwitz (Ilg.ö2et83), d'une part, ainsi quo la jument arabe et la vache
(I) 'Ir.Tio; 8e tmv TeifXTtMcuv äneivTtov eOTO/.uixaiamp;v (Auistote, Hist, des miimauj-, tra-iluclion do Camus, 1183,1. I, p. 378.
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376nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCOUCHEMENT NA'l'UHEL.
brossiinn (flg, H4etBS)i d'aulre pari, out domic dos prodiiitsä pen igt;r5s ogaux en poids et en volume. Tlaquo;
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Fig. IX.
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Km. öS.
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I'ilaquo;.;.
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Kiff. 55.
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Les dclails dans losquols nous venons d'entrer nous dispensent d'in-sislersurle möcanisme des aulrospoHitionraquo; ant6rieares, — möcanisrne qui n'oflVc ricn d'ossonliollemcnl difforont dc cequ'il csl chcz lajiimbnt hbassin ötroit,s.vec loquol ccluidola vachc olTrolo i)lusde ressemblance.
Nous en dirons aulanl des posKloHsde la presentation POSTßniEüRE; — loutefois, il esl bon de nolcr que dans la lombo'sacvfie, les arlicu-lalions f(5moro-tibiales du veau sont moins exposeesquo cellesdu pou-lain iY elrc arrelöes par 1c bord antcricur du pubis, en raison do sa disposition en plan inclindiV. page 20). 11 so peulaussi quo la disproportion moindre qui oxisle cnlro le rayon coxo-femoral du veau ot le dia-mölre sacro-pubien do la vachc (33 : 22; 28 : 20 choz la vachc; an lieu de 30 : 22; 33 : 20 clicz les solipcdes), conlribue ögalement ä ce rcsul-tat. Ajoutons onlin que le veau pout at/emlre sans que sa vie soilcorn-promise, ce qui n'existc pas pour le poulain : pour tons ces motifs, raccoucheinonl, chcz la vachc, dans la position lombo-sacröe, — s'il reclame parfois rintervention do rhommc do I'art, — est tres rarement suivi d'un laciieux resultat.
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#9632;
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DE L'INTRHVKNTION DANS LE PAKT NATUltEL.
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III. - Chez les petites femelies.
Chez la brebls cl la chövre, on peut observer los meines presenln-lions et posiüons quo chez la jnment et la vache. Loisquo lo IVoliis osL unifiue, lo part s'aecomplit par lo meine mecanismo quo ehez les grandes fomcllos; et lorsque la gestation est gömellaire, les l'acLus, moins voliimineux, passent aisemont.
Co dernier cas so prcscnlc conslainmont chez la trnio, otic plus SOU-vent aussl chez la chionne et la cliatlo. Toulofois, 11 n'ost pasrare do voir de petites chiennes no porler qu'un foatus ; souvent meine elles ont 616 conveiies par im einen de plus grande rare : alors co produit est voliimineux, et il peul arriver quo ses dimensions, oxcedant par trop cellos du bassin, remlent son expulsion impossible.
Contrairemont ä ce quo nous avons vu jusqu'ici, dans la puiösicnta-tion anthiueuiu, los niombres n'accoinpaguoiit pas ,1a tote, mais res-tent aecolös ä la poilrino. G'est que la löte, trös pen röductible, est proportionnellementboancoup plus voliiminouse quo chez les foetus dos herbivores nt des omnivorcs. D'aprös qnelques rechorches aux-quellcs nous nous sommes livres, la masso formöe par la töte et les membres röunis, cquivaudrait ;\ pou pros ä cello de la poitrine scule : par consequent, lorsque los membres sonl aecoles au thorax et que les diamölres do la löte lui permottont de franchir les voies g6ni-talos, la poitrino — aisement reductiblo ~ pourra presque toujours s'aecommoder avix dimensions do la filiere polvionno.
Mais, suivant los races, on observe des differences considerables dans le volume relatif des parties : c'ost ainsi quo Ion pout voir I'ac-COUChement arröte par la töte alors quo la poilriuo pourrait passer; — ouarrotö par la poitrine lorsque, döjä, Ton est parvenu ä extraire la t6te. — Nous reviendrons sur cos questions en nous occupant dos accouche men ts dystociques.
La presentation postüiuuure est fröquonlo chez les carnivores ; alors I'accoucheraent s'effeclue dans los momes conditions que chez les autres ospöccs.
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CHAPITRE III
DE L'INTERVKNTION DANS LE PART NATÜREL.
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Nos femollos doinosti([uos n'exigont pas, pendant et apres le part, ces soins vigilants et minntieux donton entourela femme en couches, memo dans los cas les plushoureux; copendaut, il est des precautions.
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DB L'ACCOUCHEMENT NATÜREL.
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sinon Indispensables,du tnoins d'uneincontestable ulililraquo;'', qii'unölcvour soi.niii'iix 110 {loit pas nögliger, ol ([no nous allons resumor liriövoment. A la vorilö, cos soins sonl plut6t du rossort dos propriölairos (ino du vötöriuairo, loquol u'esl |)r(gt;sfiiio jamais consnllö quaud l'aocouchement est naturol; mais los premiers nous sauronl grü poul-fitro do n'avoii' pas nägligä cos indications, (iui h un mouiont donno pouvcut loui' ölro utilos. Clos solus soul applicablos, los uns i la nioio, les aulrcsau nou-veau-nö,
MIT. 1. — SOINS \ LA MßRE.
A. Penilanl llaquo; (ruviiii. — La nature, trös gönöralomoiit, siiflilsonlo ä sou (ouvro; il ost done rare que l'on alt u inter.vonir pendant les deux pioniioios pöiiodos du travail, — pöriode de pioparalioii et pö-riode de dilatation du col; — il taut, au contraire, luisser la femelle tranquilie^ öcarter los importuns, fermer los porles ol les fenötres do recurio ou do l'ätable, do uianiore ä diminuer la liuniore du jour si olle osl trop vivo. II ost bon qu'une personne soigneuse nssisto a l'ac-couchement, alin d'ßlro averti dos accidents qui pourraient so pro-duiro; inais cllo dovra so louir ä l'öoarl, so dissimuler aulanl quo possible, liest, on effet, des femelles, surtoutdes pritnipares, que la presence do riioiiiino in(|ui(''io, importune, ol il Importe d'öviter loulo cause do trouble et d'agitation.
M. Deneubourg conseilie do fouilier le rectum do lajumentpour le döbamisser dos crotlins dessochös qu'il poul coulonir, ou de passer un lavement forlement huiloux. laquo; Pour avoir nögligö cello precaution, dit cot auleur, il osl ä notre connaissonce que des jumeuls onl peri, par suite do la dechirure dos parois do l'intestin. gt;gt;
Ces precautions prises, on iaisse agilquot; la nature, se reservant d'inlor-venir s'il survient quelque chose d'irrögulier ou d'anormal dans la marche du travail, ['arini ces irrögularilos du travail qui |)oiivoiit jus-lifler une inlervenlion [ilus on moins active, il en csl surtout deux, que l'on a doerites souvont coninie des cas de dyslocio, mais qui, a notre avis, ne sonl en realile que dos inodilicalions du pari iialurel, et donl, on consequence, nous dirons queiques mols ici : c'osl ce qu'on a appelö : 1deg; le pari tumullueux, 2deg; lo pari languissant.
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Part tnmuUueux.—Dehvarl decrit en cos Icnnes celle forine de l'accoucbement: laquo; dans celle parturition, l'on ne voll quo trouble el
laquo; dösordre; on no remarque pas.....I'ordre, la rögularitö oi'dinairos ;
laquo; il y a trop de pröeipitalion do la pari do la nature;..... nialgie les
laquo; ed'oiis violenls auxquels so livrent les feinelles, le travail n'uvatice laquo; pas; les parlies no soul pas encore assez disposeos; il y a spasme,
laquo; conlraction du col ulerin;.....la parturition, loin du faire des pro-
laquo; grös, devionl plus dilücilo, el, si 1'arl ne parvient pas a rcpriinor ces laquo; contractions violenles,.....la bole s'epuiso en vaius clTurls.raquo;
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Sül.NS h LA MlillK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 370
Gelte description ost assoz exacle, bien lt;iquot;fi '(!S couleurs en soiont mi pen troj) rembrunies, D'une tnnniöre gönörale, oe (jii'on a ui)i)(il61u part tumultueux n'ost rlon autre chose qu'un accouchement normal] qui so pröpare lonloment, donl les douleurssontvives, sereprOduisent ä lt;le courts iniorvallos, maissonl peu sonioinies. Los organes maler-nols sont lji(3ii conformös, los passages sunt llbres el sufflsamment larges, le fajtus on bonne position; mais lo col, un peu rigide ot douloureux, so ililato lenloment,
Get otal so rencontre gönöralomenl chez los biMos jeunes, on Ijou ötat, vigoureusos, un peu irritables, surtout chez los primlpares, i|iio lour elat oloimo, quo les promioros cluiiloiirs jollonl dans un trouble, une agitation pins qu'erdinaires.
Dans le plus grand nombre des cas, il sufflt dodislraire lafemollepar une loyöro promenade, parquolquos carossos, parquelquesdouces ii'ic-tions stir lo venire aveo lo boucbon do paille; de faire autour d'elle lo calme, le silence, l'obscuritö, pour voirse dissipor cos lögors dösordres. Bientöt los värilables douleurs oxpulsives apparallront, ot le travail marchera rögullöroment et rapidement.
Si cependant les douleurs soul vlolenles, ragllation grande et persis* taute, d'autres moyens sout indiqu^s.
I^a saignöe, recoiuinamlöe par tons les auteurs, est loin d'avoir tou-joui's rellicacilö qu'on Ini allrihue; souvent olle uo produit absolniuent rien. Nous ne la blanions cependant pas comme dangereuse; mais on pent s'eu dispenser danslaplupart des cas.
Les fomentations tiodes el ämollientes sur le venire, los sachets de son sur los lombos, les boissons calmanles, les lavements cinollicnls, et, pour los petites femelles, les bains de siogc ou les grands bains sont souvent utiles.
Mais ce qui convient le inieux en pareil cas, ce sonl les pröiiarations opiacöes, on breuvages, et surtout on lavements. On administrora done, tons les quarts d'heure ou toutcs les demi-heures, un lavement d'uii demi-litre an plus, proparo aveo la decoction de löles de pavol ou de uiorello noire, auquel on ajoutera 2 ä i grammes dc laudanum do Sydenham, ot on conlinuerace trailomenl jusqu'a ce quo le calme so ro-tablisse. Si los lavements n'otaioul pas gardes, on lerailpreiulro la möine pröparation, a la monio dose, on breuvages convenableinonteclulcorös.
Trcs souvent nous avons vu, el tons les pralicious onldi'i voir coinme nous, sous l'influence do co traitement ires simple, 1'agitation so calmer el la böte mettre bas ensuite ires iialiirollement, six, douze, dix-huil, ou memo vingt-quatre heures plus lard.
Nous ne saurions done approuvor la molbode de M. Donnarieix, qui veut quo, dans tons les cas, laquo; on agisso immodiatemenl raquo;, Nous croyons d aprös noire experience personnolle, el d'accord on cola avec lo plus grand nombrodes praticiens, 1'expectation prölörabio, sinon dans lous, du moins dans la pluparl des cas. (Voyez aussi l'arlicle /{iyidilc du col.)
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380nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DK L'ACCOUCHEMENT NATÜREL.
Iraquo;arf iniiffuiMsunt. —Si lo pari tiumiltuciix au point d'inspiror de söricuscs Inqulötudes osl rare, il est encore plus rare qne Paccouche-ment languim par le sen! fait do rimpuissanee do l'utörus ä expulser le produit do la conception. A la veritö, on rencontre encore assez sou-vent des cas oil la malrice no se coutracle plus quo faiblcmcnl, on möme ne se conlracte plus du lout; mais o'est quand I'organe s'esl ßpuisö pour valncre un obstacle matörlel, conlre lequel sont venusse briser lous ses efforts. Alors, hvs gönöralement, les eaux s'ölant öcou-löes on lolalile, la malrice revionl sur elle-meinc, s'applique etroilcinont sur i'e corps du foatus, mais no fait plus aucun effort pour lo chassor au deliors. Cost ce qui arrive, parail-il, prcsqne iufaillibloment aprüs quo le produit a suecombö. — Mais Vinertie primitive, par faiblesse ra-dicale, ct on I'absence do tout obstacle materiel ;\ la sortie du fcotus, cette inerlie, disons-nous, ost rare.
On la rencontre cepondant quolquefois, sur dos bötes maigros, chö-tives, le plus ordinaircmcut vioilles, epiiiseos par une nourrilure pauvre et insudisanle, une lactation prolongee, un travail exngerö; on bion encore chez cellos qui sont atlcintes do maladies chroniques et cachectiques.
Quant aux symplomcs auxquols on reconnait le pari languissanl, outre ceuxqui sont tires de l'ctat general, do la faiblesse du pouls, do la pideur dos inuqueuses, co sont : la rarete et le pen d'encrgio des efforts oxpulsifs, la lenteur oxlröme du travail, qui, chozla vache, pout se prolonger vingt-quatre et niömo quarantc-huit hcures, bien quo le foetus soil en bonne position, do dimension moyemie, et quo les passages soient complctement libres.
Dans cescirconstances, on conseille les cordiaux, les infusions aro-matiques et oxcitantes, de camomille, do rnalricaire, do sauge, d'ab-sintho, etc.; les alcooliques, le vin, la biero, etc., auxquols on ajoute parfoisdu paingrill6,du sei, on d'autros excitants. Los emmdnagogues, la rue, le safran, la sabine, ot surlout le soigle orgote, ä la dose do 8 il 10 grammes pour la vache etlajument, de 25 centigrammes äl gramme pour les petiles femelles, rcpet6o suivant le besoin, comptent cgalomout de nombrenx partisans.
Nous no repoussons pas l'cmploi des excitants et des loniques, ct en particulier du vin chaud, qui, dans les conditions quo nous suppo-sons ici, ne peuvent qu'otre utiles; mais nous croyons quo, on pared caS) __ surlout chcz los grandes femelles, — il est bon do ne pas s'en tenir exclusivement ä ce moyon, et qu'il convient,, au contraire, d'intervenir alin do terminer le plus promptemont possible I'ac-couchement. Aulant nous sommes disposes a rcxpectalion dans le part tumultueux, aulant nous sommes partisans do rintervontion active dans In part languissant par faiblesseradicale et primitive de la mere. Ici, en effot, rien ne s'oppose ä ce qu'onpuisse arriver facilemont jusqu'au foetus; si le col est encore incompletcment dilate, quclques efforts
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trcs moderös suffironl pour vaincre sa rösistance et pönelrer dans la maliico. On pourra cnsuitesaisir los parüos du foetusqui se presoulenl, los amenor danslo bassin, que quolques tractions menagöes lui foront aiscment franchir.
Gelte mölhode nous paratt plus expödltive et plus sure que I'ad-ministratiou pure et simple de breuvagos, qui ne ppoduisent pas souvenl Vottel desire, et, do plus, ne sout pas toujours innocents. Geci s'applique surtout aux emmönagoguos, au seigle ergotö principalement, quo nous avons employe plusieurs fois dans des cas on il nous parais-sait blen Indlquö, et dont nous n'avons janaais eu beaucoup ä nous loner; aussi, bion que plusieurs praticiens ties recomuiaudables, et notamment M. Leconte, discnt s'en servir habiluelleinent et avec avantago, y uvons-nous ;\ pen pros complelement renoncö. — Mention-nons toutefois, comine ayanl donnc de bons rösnUats, outre les mains dc M. Coliin (de Wassy), ['administration, Chez la chiennc, do granules dosimötriques de brucine el ftergotine,
Dans tons les cas, cos moyeus, si on les juge uliles, ne doivent ja-rnais etre employes que par le vel6rinaire ou d'apres ses indications; nous; ne saurions trop rccoinmander anx proprielaires de s'en abstenir complelement. II esl trop facile, pour quelqu'un qui n'en a pas I'habi-t\i(le, do confondre la falbiesso appareule avec la faiblesse reelle; le vötörinairc senl pout faire celte diflerence, ä defaut de laquelle les excitants el surloul les emmönagogues peuvent devenir extrcmement dangereux.
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Mort laquo;in fu'tus. — II cst uu autro point qui preoccupo toujours beau-coup, et ä bou droit, les proprielaires, surtout quand le travail parail se prolonger an dela du temps normal : le fcetus esl-il mart ou vivant? Teile esl, on offel, la premiere question qu'ils adressenl au velerinaire qui vient do pratiquer l'exploration des voios gönitales sur la femelle en travail de part. Malhenrousemeut, il esl plus facile de la poser que d'y repondre; nous dirons cependant ce que l'expörience enseigne ä cot egard.
Tons los auteurs d'obslölrique humaine s'accordont sur ce point que I'auscultation fournit les renseigneraents les plus precis sur Tölat de vie ou de mort, et meine sur le degrö de vitalite du foetus. Nous avons vu quo ce moyen, applique au diagnostic do la gestation cbez nos grandes femelles, pout ögalement donner dans certains cas, surtout chez la vache, dos resullats lies positifs ; mais nous savons aussi quo les bruits du couur peuvent bien no pas etre penjus, sans que ce silence denote nöcessairement ou la mort du foetus, ou l'absence do gestation. Force est done, pour resoudrc la question posee, d'uliliser, en memo temps quo l'auscultation, les difförents slgnes que nous allonspasser en revue.
La fiilidilc des eau.v de l'amnios n'estpas toujours un signe infaillible de la mort du fcetus; cependant il faul reconnailre que, lorsqu'on la
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conslate, on a bien peu de clianccs do lo Irouver vivant. Rile esl, en eilet, lo ['('snlini ordinairede la ddcomposltion pulridedss parlios conte-miesdans I'lilprns, otcelte döcoinposition no pout so prodiiire qu'au-lani que la via los a abandonnäes döjamp; depuis im certain tompa. Dans co cas, on trouve, on outre, lo produit emphysömaleux, oi sea polls s'arrachent avoc uno grande facilitö. Mors, lo doute n'estplus pernois. Lo refroidissement des parties du petit suj'et döjä hors de la vulvc ost, ögalementunsigne do morl; car, tant qu'il osl vivant, 11 conserve dans loules sos parlios une loinporaluro indöpondanlo ot supörionro a cello de l'air extörieur, chaleur propre qu'il doit ä la continuation de la circulation. Dös qu'il a cossö do vivre, il se mot on öquilibre de tompera-turo avoc lo milieu ambiant, et collos de sos parlios qui sont dojä sorties so rel'roidissent. Mais, pour quo co .simile ail une certaino valour, il faut qu'il soil. Ijion pronouce, et ne puisse pas ölro altribuö ä 1 evaporation qui so fait snr des surfaces humides ot on abaisse toujours un peu la lempöraluro.
Los moxmements aclifs du foetus, quand ils peuvent ölro porous liion disliiiclomcnt, sonl im signe certain qu'il osl encore on vie; mais leur absence n'est pas uno preuve absolue desamort.llarriveen olfol, surtout quand il ost deja engage on parlio dans lo bassin, quo los oaiix se sont öcoulöes en totalilö, quo la matrlce s'ost appliqueo oxaclement snr son corjis; il pout ari'iver, disons-nons, que, dans cos conditions, lo foetus, bien qu'encore vivant, reste complötemont immobile, ot no rö-pondo plus aux excitations qu'on faitagir surlui. S'il esl on prösontatiou antericurc, il faudra cherclier la bouche, y introduire los doigts, ocarlor les mächoires et titiller la langue. S'il est vivant, on sentira presque ä coup sür cos parlies se mouvoir. L'absence do leurs mouve-ments sora par centre, un signe, sinon certain, du moins ties probable, do morl.
Si Ton peutarriverjusqu'au cordon ombilical, lesaisir entrele ponce et l'index en compriniant un pen, on pourra .w/Uir battre h'.s arlrrcs, ce qui sora cvidemnienl une preuve cerlainede la vie du polit. Lo signe contraire, l'absence do battemont dans lo cordon, donnera une forte presomption, mais non ccpendant, dans tons les cas, uno certitude absolue do sa inort.
Gcllö a, dans le temps, indiquo, pour couslatcr la mort du vean, un tnoyen empirique, donl il serait eflfeclivement difficile de donner vine bonno inlorprelation physiologique, mais qui, assure t-il, lui a con-stamment reussi. 11 fail passorsous le ventre do la vaclio uno nappe on undrap; dos aides, places de ohaque cölö, soulövent celle nappe, et il assure ([lie, si le veau n'est pas morl, lavache ovilo la pression; olbise luisso porter sur le drap dans le cas contraire. Nous devons dire quo oc nioyen nous inspire peu de conllance, atlendu quo nous avons vu plusiours foisdes vachos, donl, les veaux claient vivanls, se laisser sou-lever, puis s'abandonner sur le drap sans resistance.
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Enfin, Donnarioix assure (|ue, clinz la Jument, los efforts expul-sifs cessent, an moins inomisntanömfitil, anssilöl aprÖS la rnorl du poulaln, si touiefois rion n'est encore engagödansle dölroltj dans le cas contraire, rirrllalion causöe par los parlies du totus döjä en-gagäes fait quo los efforts so conllnuent blen quo le petit alt cesse de vlvre. M. Gollln (de Wassy) a ögaletnent fail cetleretnarque; on outre, d'apres le möme pralicien, on pent coiijecturer que, die/, la cliionno, le iVnius cpii st; präsente le premier au passage osl mort, lorsque la mere no !:iil que do Ires faibles efforts expulsifs.
II n'eu csl pas do ineiue en ee qui conceme la vache, choz laquelle le veau pent Ires blen 6tre vivant, quoique los efforts aient cesse depuis c[iielfiiios heures, Oil no rcparaissenl quo de loin en loin.
Tels soul les siguos ;\ I'alde desquels on poul conjcclurer avec plus on moins de probahililö que le produil, encore enfermd dans lo sein do sa mereest mort ou vivant. (Voyez aussi, a rarliclo UiHiuüion anormale dn j'aitus, la page 270.)
Quant aux causes qui peuvent amener sa mort pendant le travail, elles ne sont pas blen nombreuses, el meritenl d'elre cxacleinent connues. Co sont: 1deg; les nmuds qu'on observe assoz froqueinment, paratt-il, sur le cordon ombilical do ['enfant (Joulin), mais qui n'ont probablemont jamais etc roncontrds chcz les especos animates, P. Le-coq, qui a disseqnö un nombre considerable do foetus, nous a fait sa-voir autrofois que, pour sa part, il ne pouvait croire aux iiffiuds(l); 2deg; les circulaires (iuo le cordon pout faire aulour du corps, du ecu, des membres du I'notus, circulaires qni peuvent elre assez serres pour interrompre la circulation dans les vaisseaux oinbilicaux;30 Vdcmnpres-sion prolongäe du cordon ombilical, lorsque le foetus rcste trop long-temps au passage, laquelle produit lt;5galemeiit un arret, ou tout au moins une gone notable de la circulation; 4deg; la rnplurcp/dma/nree dos enveloppcs et l'^cou/emen^o^a/du liquide amniolique, qui, s'il n'est pas rapidement suivi de l'expnlsion du produil, expose ce dernier ä subir sans intennödiairela pression de la matrico, pression qui, en se prolon-geant, ameno un etal do soullranco ct bienlol la mort du foetus; o0 le ddcollement complet ou tres etendu du filacenla, el par suite la rupture dos rapports du foetus avee la mere, si I'expulsion ne suit pas a brofdelai. Losdclailsdanslesqiiels noussommes entrcssurle mecanismede la circulation foetale (Voyezp. tü'i elsuiv.) font aisömentcomprendre I'aclion de ces causes. Toules out, en eilet, pour rösullat de gener, ou möme d'interrompre los comniunioalions entre le foetus et l'organe jilacen-laire, quijoue äl'ögard du premier le rule quo le poumon remplit choz I'aninial adulle, Dans tons ces cas, lo foetus souffre, puis meurt, parce ([lie son sang no pent plus se rovivilier, s'hemutuser, an contact du sang matcrnol; c'esl un etal morbide comparable en tout point ä l'asphyxie,
(I) Lkcoq, Cummuuication intidite.
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et, par lefait, on lui ilonno le infime nom : on I'appelle Vasphyxie du fcclits, Vasphyxie des nouvean-mh.
Ce quo nous savons tics connexions placenlalres doit nous Cairo pre-voir cpio l'asphyxio et la morl du fcstus no sont pas ögaleinont i craindre pour tonlos los espöces, et c'eat ce qu'effeotivement dcinon-trent l'expörience et l'observalion ölinique. Dös le döbut do ma car-riörecommepraticien, on 1846-1847, j'avaisötö trappt de co fait que, qnollo quo lüt la diligence qu'on eütmise äröclamermon intervention, si simples que fussentlos cas dedystocie, si rapidement que i'accou-cbement püt ölro terminö, el quelques-uns l'onl 6lö dans rcspaco de quelques minutes, Jamals je n'ötais assez heureux pour obtenir laquo;n poulain vivant; tandls que, dans dos cas incomparablement plus dil'li-cilcs, oii je devais manipuler pendant une heure el plus, je röussissais ä avoir dos veaux pleins de vie et qui vivaienl, Ayant on, vers la meine epoque, l'occasion de faire pari de cello remarque ä dos praliciens expörimentös, entre autres ä Schaack (do Fontaines), j'appris d'eux qu'ils avaient constatö la meine dillerence (F.S.d). Mais cos observations n'avaient reen aueune publicitö, lorsque, vers le memo temps, DonnarieixadressaälaSocielecentrale de Mcdocine velerinaire im m6-moire oü cellc dillorencc de vitalilö entre le venu et le poulain an moment du pari est mise en ploino lumiero. Depuis, ce praticien distingue est revenu ä piusieurs reprisessur cello dilference, qu'il considereavec raison comine fondamcnlale, et c'est ä Uli quo reviont cn tolulile et sans contesle la demonstration de colle verite : laquo; Lo poulain ne vitpas au delfi de trois houros — soiivenl moins encore — dans rulerus apres les premiers efforts expulsifs(l); la vie du veau, dans los meines conditions, seprolonge beaueoup plus longteinps, quelquofois jusqu'ä plii-sieurs jours apres le debut du travail. raquo; On devino quo c'est dans le mode d'insertion du placenta qu'il laut chercher la raison de cette dilference. Chez la quot;vaclie, los placentas, multiples et independants los uns des autres, adherent fortement aux cotyledons, el la circulation placentaire peul persister longtemps, malgrö rönergio des contractions uterines; chez la jument, l'appareii placenlaire, partout repandu sur le chorion, ne contraetc avec la inuqueuse utörino que de faiblesadhe-renecs, qui ne lardent pas ä so rompre dos quo le travail est com-mencö, et des lors, pour 1c poulain, l'asphyxic devient iniminenle s'il n'est pas promplenienl rejele. — Cost encore ä Donnarieix que ro-vient l'honneur d'avoir formule le premier cello explication rallon-nelle, en termes dont la proprietc a pu etre contestee, inais qui ne laissonl aueun doute sur sa pensee,
A cos dillercnles causes de inort du fu3lus pendant le travail, ajou-
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(() Gatte röglo souffre näanmolns quelques exceptions : M. Collin (do Wassy) nous ecrit quil est certain d'avoir extrait quatre poulains vivants trois heures ot demio an inoinraquo; apres les premiers cITorts expulsil's ; Tun d'eux clait meme restö r|iiatro heuros dans la matricc, sonniis fi ile violenls efforts, et il a vecu.
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Ions la compression exag'6ree eU'orc(5meiit prolongde de la poilrine, qui so produil lors do I'extraction forcöe d'un factus trop volumineux, ou so Irouvant en prösenlalion dysloclque : par oxompio, lorsque les membres anlörioiirs no sont pas convenableinont ölendus ou, mörne, so trouvont roportes en arriöro. Dans ces cas, io ccBUf pout cerlaine-ment so trouver comprlmd au point ([no sos foncllons soicnt suspen-dues, ou poul-Alro arrölues d'une l'ar.on dölinilivo.
On croyait aulrol'ois ([lie le fuelns jouo nn röle fssenliolieinenl aclif dans 1'acle do raccouchouionl; que, do niöino (jne I'oiseau rotiipt sa coquille pour öclore, do möme le IücLus dos mammitöres döchire par ses propres efforts los membranes qui l'empdsonnent, pour so faire jour au dehors. II est inutile de röfuter cette vleille erronr, qui n'a plus cours, möme dans le vulgaire, .Mais beaueoup de personnes croiont encore quo la mort du foetus augmente singuliörement los difflcultöa do -la parturition. On expllque cello lenteur du travail on disant que le ('coins, une fois moii, no stimule plus, par sos mouvements aclil's, les contractions de la matrice;que ses tissus, moins fermes, offrentau muscle utörin nn point d'appul moins rösistant. .Mais il y a, dans lout cola, pour le moins beaueoup d'exagöration, et nous croyons, d'apres loul co quo nous avons elö ä möme d'obsorvor, — d'accord on cola, d'ailleurs, avec la plupart de ceux qui so sont oecupös de celle ques-lion, cn mödecino humaino dans ces derniers lemps, Dcsormeaux, Gazeaux, Joulin, elc, — quo la mort du foetus no rend l'accouchement ni beaueoup plus lent, ni beaueoup plus dil'liciio. —Tout au plus pou-vons-nons admottro que, s'il cxisluit quelques legeres irregularitcs dans la Präsentation on la position, au döbut du pari, ces irregularitcs pourraient ötre conigees, dans une certaino mesuro, par les mouvements automaliques ou plus ou moins instinclils du foetus vivant. En rösumö, la mort du foetus a cortaincineut une grande im-portance au point de vue dos inleröls de l'öleveur, qui perd, par ce i'ait, un bönelice sur loqucl il etait en droit de compler; eile en a anssi au point de vue des opöralions obstetricalos quo Ton peut ötre appele ä praliquor dans los cas de dystocie; mais eile n'en a pas ou presquo pas au point de vue du pari lui-mömo et de sos suites pour la more.
Dans la troisiemc pöriode, — periode expulsive, —du travail, quelques points doivont encore appolor notro atlention ; tels sont : le moment on ron doit operer la rupture de la poche des eaux, celuioül'on peut oporer des tractions sur le foetus.
itiiiiturc laquo;le la podic ties oinix. — Nous savons (|ue le cliorion so
rupture pen aprös le debut de la dilatation du cul; — quo chez la ju-
ment cello rupture ost hninediatoment snivio de reconleinent du
liquide allanloidion; — que chez la vache, I'allantoMe s'echappe et
Saint-Cyh ct Violet. — Obstdtrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
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arrivebienlot amp;la vulve, oü olio forme mie promidrs poche dos eaux qui ne tarde pas ä se cl^chirer. Bienlöl apparalt I'aninios,—la vöri-table poclie des eaux, car c'csl la senle qui exislo chez la lemme, comme c'est aussi la seule qui se voie chez la jumeiit; — nous en con-naissous les usages et I'utilile. Gela sulfit pour nous indiquer quells ne doll pas 6lre rompue piomalurement. De fail, eile se dechire prusqne toujours sponlauöinont, au momeiil opporlun, el parfois memo plus töl qu'il ne landrail;—ce n'esl (pie dans de tres rares exceptions quildoviont necessaire de la niplurei'ou de la ponctionner, sans quoi lo frelus pourrail nailre coiiiplotoinenl cnveUippe; mais, pour cola, il I'aul atlendre que I'atnnios fortne bors de la vulve une lunieur d'un assez fort volume, indico de la dilatalion avancee du col. — i'onr fairo cctle polite operation, on pourra saisir la poche avoc los oxlremiles dos doiyls des deux mains rapprochöes, et, en faisaul agir les ongles, on la decliirera par un uiouvemenl brusque do torsion, en ayaul soin de so mellre do cole poui' eviter d'etre mouille ol sali par les eaux, qui hnmodiatenicnl s'ecoiilent en aboudance. Quelques praticions, el. nous somnies du uoinbre, au lieu de se sorvir des doigls, pröl'örent ouvrir la mcinbrane d'nn coup do cisoaux ou de bislonri aclroileinenl donne en un point oil Ion ne crainl pas de blesscr le foslus; seule-menl, il ost quelqiiefois ndcessaire d'agrandir I'ouverlure en dechiranl largcmoul I'enveioppe.
Truction.s raquo;up le fm-tiis. — Une fois ce soin accompli, on peul allcnclre lexpiilsion naturelle du I'celus; on peul aussi aider ä sa sorlie par des traclions nicnagees el convenablonioiil dirigeos.
Le pelil esl-il en posilion dorso-sacrei-? il faul atlendre pour lirer sur lui que les pieds soienl sorlis el que le bout du nez apparaisse k la vulve. Alors, saisissanl dans chaque main un inembro au paluron, ou niieux encore au canon, on lirera modcrement. Ces tractions de-vront coincider avec les douleurs, quand la femelle pousse; elles out pour but do lui venir en aide, non de se subsliluer ä ses ellorls; agir aulremcul, ä coulre-lemps, c'est s'exposer ü des accidents. Elles devronl se faire dans une direction un pou oblique, de haul en bas, en inclinant vcrs les jancls do la mere, dans le sens do la courbure du bassin. En cas do resistance trop considerable, il sera bien aussi d'in-cliner un pen, tanlol ä droite, lantot ä gauche, alin d'ongager I'une apres L'autre les deux epaules, et plus lard, les deux lianches.
Si le foetus csl en position i/orsu-ilcosacfiic, droite ou gauche, les indications soul les meines : on se ruppelle, en effel, que ces posi-lions sont tout aussi favorahles que la pröeödente lorsque le bassin esl large, el ([lie, lorsqu'il esl elroit, lo IujIus öpronve, on 11161110 lemps qu'il progresse, un tnouvement de rotation qui le raineno en preiniero position.
Dans les positions dorso-i/iales, il pourra d'abord suflire de diriger les ruembres si la femelle a un large bassin ; des que la poilrine so
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rapprocbera de lavulve, on Imprimera an foelUs nn Idgef möüvemenl
de rotation qui le mettra en posilion dorso-ilöo-sacröo on dorsosacröe, et par suite, ponnoltra la sortie facile do la oronpo. Si la fcmollo est (^Iroile, cost dAs ledöbutdu travail qu'il inporto de modifier la position comme il viont d'etre dit; plus'.tard, lo rötahlissemont do la position primitive rendra plus aisc le passage de la croupe. — Pour im-primor an foetus le mouvoment do rotation necessaire, rien de pins facile s'il n'nst pas encore engagö; dans lo cas contraire, ropcratenr obtient encore sans trop de peine ce changoment, pendant la progression inöme, en saisissanl avec force los deux avant-hras du IVntus el en agissant sur eux dans le sens voulu pour diriger le garröt du cöle: du sacrum de la more (Voyez Opiraliom obsldtneale*).
La position lombo-sacrie so reconnailra ä ceci quo, landis que les articulations do la conronne et du paturon se nechissent en haut, cello des jarrets, quel'on trouve plus profondnmont, en suivant les membres, se tlechissent dans le sens op/wse. Kn outre, les jarrets offrent une surface large, aplatie d'un cole ä l'autre, e( lermineo par une poinln mousse (Texlrrimile du calcaucuni) dn cote oppose an Sens do la flexion. — La posilion nno fois reconnue, il faut saisii- les deux pieds an paturon et tirer, d'abord en soulovant urt pen les membres vers le sacrum de la mbre, afin de faire franchir aux grassets le rebol'd pu-bien, par leqnel ils pcnvent 6tre arrctös, puls en bas, pour engager la croupe sous lo sacrum; entin aUernativemenl a droite et ä gauche, pour faire pöuötrer clans la filiere pclvienne les hanches Tune apres raulre. — Le reste suit assez facilenumt.
Dans les positions loniho-ileo-sacri:es ct hmbo-iliales, nous savons qne la croupe dn foetus ^eul passer aisöment lorsqne le bassin est plus baut que large, comme chez la vache, notammcnl. Dans ce cas, il suflira done de diriger les membres pour preserver les parois vaginales de toule atteinte ; — une fois lä cröupe parvenue dans I'excava-tion, on imprimera au corps du foetus un monvement de rotation qui aura pour but de faire corrcsportdre le grand diairtelro do sa [ioitrine au diamclro vertical du dutroit. — Chez la jument k bassin large, il y aura plut6t avantage ä chercher ä obtenir de suite la pösilioi1! lombo-sacrr.e.
B. ,raquo;iraquo;r.'laquo; lo travail. —Une fois le fretus sorti, tout rt'esl, pas encore flni; il faul s'ocenper ä la fois dn petit et de la mere. Vrtyöns d'abord ce qu'exige celle-ci.
La premiere chose a faire consislo ä la honchnnner sur toutela surface du corps, principalement sur le venire. Cos frictions out pour effet, d'abord, d'enlever lu sneur, do sccher I'auimal, pnis d'appcler le sang a la periphdrie, do rcgulariser la circulation, de calmer les Iran-c/tees, qui persistent encore apres la sortie du foetus, et de favoriser le retrait de I'lilorus, qui, dclmrrassc dn prodnil de la conception, doit
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maintonant revenlr prompleroent sur lui-möme et elTacer sa caviid.
II faut onsuile couvrir lo corps do la feinclle do couvertures on rapport avoc la saison dans laquelle on so tronvo. Aprös la seconsso qu'ello vicnt d'eproiivcr, la fomollo cst trös iinpi'ossionnable anx ro-froidisscmonts, aux couranls d'air; il faut la protögcrcontro coscauses do maladio.
En in6mo temps, on lui prepare i\ Loire. Un demi-seau d'ean legöre-ment liede, blanchio par I'addilion d'nno assez forte proportion do bonne t'aiine d'oi'ge, do seigle on do froment, ä laquelle on pout ajou-ler uno petite poignöo de sei do cuisine, conviunt trös bien aux gramlos lemelles. Dans ccrtaines localilös, on a I'babitude do lour donnor, surtonl ;\ la vacbo, ce qu'on appcllo la rötie au vt'n, laquelle consisle en des tranches do pain grille, que Ton trempe dans du vin, on, ä defaut, dans du cidre ou do la biüro, qu'on saupoudre ensuite d'un peu de sol, et quo Ton donno ä la fenielle, qni, on gönöral, los proud assez volonlicrs. laquo; Getto rötie, dit Chabcrt, doit etro de cinq h six pintes do liquide dans lequel on aeniiellö environ uno livre el demio do pain röti. raquo; — Dans d'aulros pays, — et colto pratique nons parait preferable, — on prepare ä la böte qui vient d'accoucher, comme premier repas, line veritable soupe, dans laquolio on fait cuire difleronles herbes, mais surtoul dos poireaux. On l'assaisonne de sol, comme uno soupe ordinaire, on y met, au lieu do beurre, do I'hnile de noix on de colza, puis quelqiios tranches de pain, el on la fait pren-dro a la dose d'un demi-seau environ. Les gens de la campagne lui allribuent certains avantages assez problematiques, notamment celui de favorisor l'expulsion du delivre. Co qui ost certain, c'osl que, pr6-pareo comme il vient d'etre dit, cello soupe est prise avoc grand plaisir par les vaches. 11 n'y a aucnn inconvenient a snivio cotle coulume, adoptöo, nous le rci)etons, dans beaucoup do localites depuis un temps immemorial, et donl on so trouve bicn.
Quand la b6te a pris sa preinicre boisson, il faut faire sa litiere, remettro sous eile de la paille fraicbe et seche, farmer los portes et se relirer, afin de lui permetlre do se livrer tranquillomont au repos dont olio a bosoin. — Uno demi-heure plus tard, on rcviendra; on lui presentora do nouveau ä hoire, et l'on fera teter le nouveau-nc, auquol on a du, en meine temps, •donner tous les soins quo reclame son ötat. Apres cette operation, il y aura prosque toujours avantage, cbez la vachc, ä debarrasser les mamellos de lour trop plein.
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ART. 11.
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SOINS Aü NOUVEA.U-NE.
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Nous avons vu precedemment que le foetus, —le poulain plus sou-vent que le veau, — naissait parfois entonro do sos onveloppes encore intactos; la preiniore chose ä faire on co cas, e'est evidemment de briser sa prison, dans laquelle il portrait bientöt ctoulle, sans cette
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SOINS AU NOUVEAU-NE.
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precaution. Du momont quo sos rapports avoc la more sont rompus, il fant, en e(Tot, qu'il pnisso respirer, qu'il trouve dans l'air extörienr le prinoipe vlviflant qu'il empruntalt auparavant an sang maternel. Coinmcnl s'etalilit la respiration choz I'aniinal qui vient do naitro ? c'esl ce qu'il no sera pas hors do propos do dire ici on qnelqnes mots.
i:iiiiiiiN*(-iii)MU lie la respiration. — Le petit qui vient dc natlre passe subiternent du milieu liquide et chaud dans leqnel il avait et6 plongä jusque-läj dans l'air extcrieur relalivement sec et froid, an sein duquel il doit vivre dosonnais; cet air fail sur ses organcs, —snr sa pean principalement, — une impression d'aulant iilns penible et dösa-greable qn'elle cst plus brusque ; cetto impression, immödialement transmise an centre cerebro-spinal, met en jeu ce qn'on appelle le pouvoir refloxe do la moclle, c'est-ii-dire ce pouvoir en vertu duquel les impressions parties dc la peripherio sont rapportoes par les nerls centripetcs au centre, qui les transformo en principe do mouvement, et renvoyöes par les norfs centrifuges aux muscles, losquels entrent en action et so conlraclent sans quo la volonle intcrvienne. Sous i'in-fluence do cotle premiere impression pöniblo, tons les muscles du corps se contraclnnl done ä la fois, les muscles dilatateurs de la poitrine comrne lesautres; colle-ci se dilate; l'air s'y precipite, ponetre jus-qu'au fond des vesicnles pnlmonaires, qui se döplissent, et la respira-ralion est commonceo; eile ne s'arnUera plus desormais jusqu'ä la mort(l). Cetle premiere inspiration est done un plKinomene purement rctlexo, auquel n'ont point do part ni I'instinct ni la volonte. Gelles qui lui suceödent s'executent ensuite coininc chez I'adulte, suivant un mode el par dos causes dont 1'inlorpretation appartient ä la physiolo-gie et ne doit pas nous occupor ici.
Ü6cher ic iiouTeaa-116. — Des quo le petit est enfin libre, il faut I'ftpprocher do sa mere, a(in qu'elle puisse le sochcr en le löchant tout a son aise. Getto action, ä laquello I'instinct maternel porte toutes les fcmeiles, est d'une Ires grando utilite. Elle a pour efl'et d'enlever i'enduit sebacc ou caseeux qui rccouvre le corps du jeune sujet, d'ac-tiver la circulation cutaneo, de secher, de fortilier et de rechauffer le
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(1) D'autres causes encore penvent lUSttrO en jeu le pouvoir excito-motour (le la moello et provoquer des elTortS de respiration chez le foetus. Ainsi Vösale, au xvi0 siccle, ayant ouvert l'abdoinen ot la nialrlco sur des cliicnnes et des truios arri-\cos au tonne do la gestation, et en ayant retire im l'ictus encore enformö dans sos enveloppes consorvöos inlactes, a vu celui-ci ouvrir la gaeule, contracter les muscles du thorax et executor manirosloinoiit les müuvonieiits de la respiration. BeclariJ, d'An-gers, laissant lo petit dans la matfice, sans decoller le placenta, a pu provoquer ä vo-lontö cos mOUVOmentS rospiratoires on comprimant lo cordon omlillical, et les faire cossor en cessant la compression, de m.-miero h pennettro Ic retalilissement de la circulation place ntaire. —On ad met, —ot c'estJi Marshal-Hall (|ii'apparlient, croyons-nous, celte interpretation, — que le sauf; non oxy^eno irrito par son contact la nioelle alloiiK^o ot met en jeu son pouvoir relloxe; si bien quo cette irritation, transmiso par les nerfs inspirateurs aux muscles de la poitrine et de labdonien, sollicite la contraction do coux-ci, d'oü rcsultont les mouvomenls d'lnRpiration. jMais cos conditions, en quelque sorte extra-naturelles, ne doivont pas nous arnHei' ici.
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petit, en inöiae temps qn'ollo fait nailre ou developpe I'affectiOQ naturelle de la more pour son produit. II est tres rare que la femelle, quelle qu'elle soit, ne se porle pas d'elle-mome ä cet acte, saus y 6tro excitee ; copeiulant il y a quelques exceptions, principaleinonl chez * les pi'imipares, surtout cpiand (illes out beaucoup souH'orl pendant la mise-bas. 11 esl bon alors de los y engager en ropandant sur le petit un corps pulverulent et sapide, coinnie du son, et surtout du sei marin. G'csl meine imo precaution bonne ä prendre dans lous les cas.
Que si !u mere, malgrö cela, se relusail ä lecher son fruit, il fau-druit y suppleer et seclier promptement le petit, en IVictiunnant dou-cement toule la surface de son corps ä l'aido d'une eponge, puis avec un tissvi de laino ; ensuilo on le eouvrira et on le laissera seul avec sa mere jusqu'au moment oii Ton viendru donner do nouveau ä boire ä celle-ci. U est, en eilet, des femelles primipares que la presence de l'hommo inqniete, et qui so montrenl indiHerentos i\ lour nourris-son taut qu'elles voienl quelqu'un autour d'ellos. Laissees ä elles-m6mes, clles s'en approchent, le ikirenl, so ramiliarisent avec lui, rappollent d'une voix caressante, et bienlöt le prennent en allection el devieimenl d'excellentcs meres; tandis que si on les lourmente, elles le prennent en aversion, s'ecartenl de lui, lo 1'rappenl meine et le laisseut peril'.
Fulre tvter 1laquo; iraquo;ctit. — Lorsque, line demi-heure aprÖ8 le part, on revienl faire boiro la more, on trouve gciierulement le poulain et le veau debout, essayant lours forces, chcrchant lamamelle, oudejä occu-\)amp;a ä tetcr. Si le nonveau-ne n'a pas reussi t\ la tronver, on devra I'y aider. Quelques jutnents, jounes, Irritables, chalouilleuses, comme on dil, font quekiuofois cliriiculle pour se kisser teler les premieres fois; il laut les y habiluer. Pour cela, une personne qu'elles connaissent, celle qui a I'liabilude de les pariser, s'approchc do leur t6le, les tienl et les caresse, en mönie temps qu'elle leur pennet de voir lour petit, tandis qu'une aulre per.sonne approcho doucoinent cclui-ci de la mamelle, et l'aide ä saisir le mamelon. Si la mere est tres cbalouilleuse et se döfend, il faul, avanl d'approchor le poulain, lui faire lever un pied de devanl; puis, avec beaucoup de precaution, aller toucher doucement la mamelle, presser le mamelon el en faire couler un pen de lait. Quand cllo sera habltuöe ä ces allouchemcnts, on approchera le poulain avec les meines precautions. Iille aura bientöt pris l'habilude de se laisser teler sans qu'on ait besoin d'inlervenir.
Quelquefois e'est le poulain (jui ne vcul pas teler el qui perirait d'inanilion, faule de savoir prendre la mamelle, si on ne venail a son secours. Quand la mere est Ires docile, celle dit'ticulle est encore assez facilemenl vaincuo; mais il n'en est pas de meine quand I'indocilild de la more so joint ü rinoxperience du nouveau-ne. Alors la dillicultc esl tres grande, et nous avons vu plusieurs fois des poulains perir sans qu'on ail pu leur apprendre h saisir le mamelon. II ne fant cejiendanl
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pas ge t'ebulor par un premier insuccös; souvent, en s'y prertant mieuX) on sera plus liouroiix la seconde ou la trolslöme fois. 11 faut alors s'y prondro do la maniero suivanlo : doux porsonnos, so dormant la main, passonl lours bras rcunis dorrioro la croupe du sujot, qu'elles dirigent avoc los autres mains vers le llanc do la more. Arrivöes li, l'uno dos deux, avoc sa main libro, abaisse la tcHn du ])etil el la dlrlgG vors la rdgion Ingulnale, tandls quo I'aulre, salslssant lo mamelon, essayo do lo lni inlroduiro dans la bouche. S'il le saisit el qu'il com-monco ä succr, le succös est assure. On lo mainliondra pendant ([\\oA-((ues instants; s'il lAcbe prise, on l'aidera ä retrouver lo mamelon, et, quand depuis un moment il y sera bion attaohö, on pourra lo h\chcr. Trois on qualre loeons do cello sorto suflironl pour lui donnor l'expö-rience nöcessalre ol lui permettre do s'acqultter ensuite tout soul de cette fonction.
Chez la vacbo, los diriicullcs do cello nature son! plus rares ot g'enö-ralement moins grandes. Lesvachos sonl pen nombrouses qui roCusout do so laissor lolor, ol s'il s'on rencontre par hasard quolqu'tine, on a la ressourco do faire adopter son veau par imo aulre on ploine lacla-lion, ce qui n'cst pas bion difficile. Quant au veau lui-moine, il est ögalomonl plus facile do lui apprendroa lolerqu'au poulain. On pout le mailrisor plus aisoment ; les trayons, plus longs el plus gros, sonl I)lus faciloincnt saisis ol maintonus clans sa bouclio,eL plus vile encore quo lo poulain il a apprls ä so passer do tout socours. D'aillours on a pour lui la ressourco do t'allaitemenl arliliciol, adoplö coinmo m6-thodo usuelle d'ölevage dans un grand noinbro do localitos, notam-rnent clans lo Nord.
Inulilo d'insislor pour dömontrer qvie le premier lail — caloslrum — no doil pas 6lre rejcle, mais au conlrairc ulilisö. Jl est aujourd'bui do science vulgaire ([uo le colostrum (voir 1c chapitro suivant) jouil de propriöles Icigöromont purgatives, utilesaujeunc sujet, en provoquaut l'expulsion du möconium.
Nousavons fail conuaitre, pages tü;]ol suivanles, les principaux trails d'orgauisalion qui caractörisonl le foetus au moment do sa naissance : rappelons soulomont ici la difference rcmarquablo qui existe enlrc les herbivores ot les carnivores au point de vue de l'apparoil locomo-teur.
laquo; Dans les herbivores, dit II. Bouley (Diclionnaire), les jouncs, cpii sonl destines ä suivre lour more dans les piUurages el qui doivent s'alimonlcr ä ses mamollos, naisscnl haul monies sur jambos, el doles d'assez de force pour so tonir debout el marcher presque immödiate-mont apres lour venue au mondo ; el, par line consoquonce quo Ton pout appeler logiquo do cello aptitude primitive, ils jouissent de la faculle de voir, qui lour etait necessaire pour diiigcr lour marche.
laquo; Dans les carnivores, au contraire, les pelits, quo leurs meres ne pourraient ontiaiiier ä lour suite dans les rapides excursions qu'elles
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392nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DE L'ACCOUCHEMENT NATUREL.
doivent faire pour aller ä la recherche de leur noiirrilure, soul prives, an moment de lenr nalssance, toul t la fois, de la laculle do voir cl de marcher, afin qu'ils no puissent pas s'ecarlor du lieu oil ils ont 6i6 deposes. .. Aussi lours incinhios, ;\ ccüo c^oque, sonl-ils courts, Irapus, el no lour servoul, qu'ä opörer nne sorlo do replalion dans un champ Ires limile. raquo;
Slor( apparente laquo;in nouveau-iWi. — Tout ce qui precede se rap-porte auxsujols qui naissenl vigoureux el hien porlanls; maisil en est qui, au moment do la naissance, sonl souflVants, on niome ne fonl aucnn monvomenl, ne respirent jias, el, paraissent moils. Avant do s'en döbarrasser, il faul s'assurer si le coeur bat encore, car lanl qu'il bat, il n'esl pas impossible de ies rappeler a la vie. Mais il faut so hater, car si cot cdat so prolonge, si la respiration no s'etahlil pas promplement, cette ötincello de vie qui subsiste encore no larde pas ä s'öleiudre.
(Test done ä provoquor rölablissement de la respiration qu'il faut s'attacher en pared cas, el ce quo nous avons (lit de la maniero dont cctle fonction s'ötablit montre quo e'est surloul en excitant la peau qu'on doit chorchor a provoquer Ies contractions dos muscles des pa-rois thoraciquos. L'un dos meillenrs moyens consistc ä Iremper dans 1'eau fraiche, memo un pen I'roide, un lingo avec loquel onflagellera le petit snjet sur difförentes regions du corps, mais surloul sur la face el sur la poilrine. Des frictions un pen rudes, avec nne brosse ou im chiffon de laine, penvent aussi avoir do bons nllels. Enfln, on pourra chorchor ä provoquor röternnment en titillant la pituitaire avec los barbes d'une plume, on on insufflant dans los nasoaux une fumdo irri-lanto, do la fnmeo do tabac par cxemplo, ou encore, ainsi quele con-scillo M. Andre (do Flourus), on faisant dos laquo; aspersions raquo; do vinaigre dans los narinos.
Lorsque cos moyens paraissent devoir rester insufflsants, los möde-cins n'hesitent pas a appliquer leur houche ä cello du nouveau-nö el ;\ insufllor dans la poiti-iue do ce dernier l'air de leur propre poumon. Ce inoyen n'est guere applicable au voan el, an ponlaiu; mais on pour-rait inlroduire dans l'une des narinos un souljlet do foyer, qu'on trouvc dans toules los formes, etpratiquer, ä son aide, la respiration arllflcielle, aprös avoir houche avec la main Taiilro narine.
Si cos soins paraissent avoir quelqne sneces, on Ies conlinuora jus-qu'a ce quo la respiration soil bien elahlie el s'exöcute snivant un rhythino rögulier, el non par des espöees de secousses convulsives. Dans le cas conlraire, on los conlinuora jusqu'ä ce quo Tarret dellnilif dos contractions cardiaqnes vonsdemontre que vous n'avez jilus affaire qu'ä un cadavre.
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CHAP1TRE IV
DlfiS SUITES IMI PA liT.
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Sous ce nom, räpondant dans noire ponsöe h celui dv, suites de couches, cmployö en mödecine bumaine, nous ddgignons los phöno-niöiios (|iii mil poui'hiil de ratnoner röconomie el les organes de la femelle ä l'ölal physiologique anlörieur ä la gestalion.
Ces pbönomönes ont sans doule moins d'imporlance r.Iioz los ani-inaux (|iio dans 1 csp^co bumaine ; ainsi, on n'obsorve pas, choz nos fomollos domesliques, cos frissons, ((ni, chez la femme en coucbes, so iiiaiiiloslcnl, presque infailliblenient aprös la dölivrance, et f|iii void, quelqnefois jusqu'au claquetnenl desdenls, col öbranlement nerveux qui pout abonlirä l'hysloi'io on ä l'oclampsio, cos hemorrliagies rodou-lablos qui vionnent inopiiuhnonl mcllro on danger les jours do la ma-lade, etc., etc.; mais, cos reserves failos, les sidles dn part n'en soul pas moins dignes de toule noire atlention, — Giles soul do deux sorlos : les nnos soul fonclionnclles, les aulres organiques. C'csl dans eel ordrc quo nous allons los passer en revue.
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ART. I.
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Nous comprenons sous co lilre los (ranchdes, les lochies, la fidvre de lait el la lactation ollc-möiiio.
Vranohöos. — On appollo ainsi les doulonrs do venire qui persistent apres i'expulsion du foetus el de l'arriöre-faix. lilies reconnaissent pour cause la conlracliou do la matrice, qui se continue encore quelque temps, et qui a pour but do ramouor l'organe ä sou plus potil volume et do cloi'c sa cavilci.
En gön^ral, cos traneböes, aprös im aoeouebement lieuroux, soul nnllos ou peeaque uulles; elles no so traduisent que par quelques frötillemenls de la queue, pendant lesquels, par une observation ires attentive, on pout voir los parois du venire so duroir quelque pen. On ne les observe guore que pendant les douzo heures, on tout au plus les viugt-quatre beures qui suiventle pai'l. Elles n'exigent aucun soin parliculier.
Dans quelques cas pourtant elles persistent plus longtemps el ac-quiöronl une iulensilö plus grande. On voit alors la femelle so camper coiiime pour uriiior, voussor plus ou moins la colouno vorlebralo.con-tracter les muscles abdominaux et faire des efforts expulsifs. — Quand cos eH'orls, clonl le roloiir n'a rion de regulier, so rdpölont frdquem-
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menl, oiiVent line certaine Intensllö, et perslslenl au delö de vingtquot; quatre lieiircs, ils dolvent faire craindre, soil, la pr(5soiico d'une portion
des enveloppes Poatatas reslöo chmsla malrico, soil un rommoiiccnionl de reuversoinonl, de cct Organe (Voyoz Non-dulivrancc ol Renversement de l'utörus)', il faul alors s'assuror, par i'expioration, de l'elal dos or-ganes gönitaux et romädier, comme noiv lo dirons par la suite, aux accidents qui entretiennent les tranchöes.
Loobies. — On donno lo nom de lochies, choz la feinmo, aux ])ro-duits, d'abord sanguinotents, puis säro-sangufnolents, tnucoso-puru-lents ot onlin iiiii(|iioiix, ([iii suiil excretes par la vulve pendant les suites de conches.
Gelle excretion esl tonjonrs beaueoup moins abondanlo et plus vite tarie chez los l'oincllos doiiiosti(jnes; ce serait cependant aller trop loin que de dire, comme on l'a prätendu, qu'elle n'exisle pas. Cliez ellos, comme chezla fenimc, la face inlernodo la malrice ost, pendant qnelqnos jonrs apres lo pari le plus normal, lo siege d'une söerötion exagöröo ;#9632; mais, ainsi que Jo font observer avec raison MM. Charlior et Deneubourg, les produits de cetle söerötion, au Heu de s'öcouler d'une maniero continue, roslont en göncral dans la malrico et ne sont 6va-CUÖS, d'une faejon intermillente, quo lorsqno l'animal fait des efforts pour nriner on pour (ienter. Cependant, il n'est j)as rare d'obsorver, cbez la chienne, un loger sninlomont, d'abord sanguinolent, puis mn-(pieux, et tont ä fait analogue, sauf la qnantite, aux lochies de la femme. Cliez les grandes femelles elles-mömes, on pent aisement constater quo los polls de la commissure inferionre de la vulve sont agglutinös en pinceau par une maliörc muquonse, sans manvaise odenr, qui leur adhörc. Quelqnefois mömece prodnil exeröte est assoz abundant pour salir, en les agglutinant, los crins on les poils de la queue, et möme pour former clerriere la femclie, quand eile est cou-cbee, de vorilables flaqnes, ainsi que l'onl conslate les auleurs pro-cites.
Nous sommes done d'aecord avec MM. Deneubourg et Charlier sar ce point qn'il exisle cliez los animaux, comme cliez la femme, nno veritable secretion locliiale; mais, ä noire avis, cetle secretion est loin — Ires loin — d'avoir, laut au point devue physiologiqne qu'an point de vue palbologiqne, 1'importance qu'elle a chez la femme. La dillerence d'organisation de la mnqueuse uterine, qui, dans I'espece humaine, s'exfolio el se reprodnit on entier ix chaqne parturition, no permot d'e-tablir, sous ce rapport, entre ccllo-ci et les espöees animales, qn'une analogie ölotgnöe. Aussi, trouvons-nous quo cos praliciens dislingnes exagorent beancoup lorsqu'ils prclendenl que la suppression inlemjies-live de cot econlemcnl pent laquo; causer les plus grands desordres raquo;, 6lre suivie des laquo; des affections les plus graves raquo;, parmi lesqnolles ils cilenl le rhumalisme arliculaire chez la vacho, la fourbure chez la jumenl (Deneubourg), la melro-vaginilo, rinllammation do la vossic, des
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reins, du pamp;'iloine, des iiilestins, de la luoelle öpiniöro, !(! lt;lt; flelrisse-menl, le refroidissoiuont dos maiiielles, avoc dimlnuUon ou tarisse-nionl do la seer6li(3n iailouse raquo;, lo coryza et mömo la lievro vilnlfiire
(Churlior). Jamals nous n'avons observe rlen do semblable; et nous
avonsvu, nous voyons encore Ions leg ans, un assoz grand nombro de jimienls el do vaclios livrees 11 la reproduction pour 6lrc porsnadös quo dos pheuoinenes aussl graves no nous anraienl point cchappö, s'ils ölaient aussi Imiuenls quo lo disonl ces honoruhles et savants prallciens.
INous oroyons encore quo AIM. Cbarller raquo;t Deneubaurg exagörent, quand ils portent la durde moyewne do cet öcoulement äquinze jours ou trois semaines. (Juand il so prolonge aiilanl, d'aprds ce quo nous avous pu voir, il cesse d'etre physiologique ot devienl lo siyne d'une irritation pathologiquo do la meinhrane uli'u'ine, entretenuc, le plus souvenl, par la presence do quelquos laiaboaux dos enveloppos restes dans la matrico. Elenfermö dans sos limiles ualurollos, il no duroguere que cinq ahull jours; apres quoi,, tout renlre dans I'orclre physiologique.
Cost dans le inöine espace de temps, a pen pros, que la uulve, qui avait du s'agraudir döiuesuv(5nionL pour Hvrer passage au totus, se delumefie el rovieut graduelleinent a sa forme et ä sos dimensions or-dinaires, avec cetle dillerence, toutefois, que ses levres restont moins fermes et d'aulant plus riddes que la fenioilo a mis bas phis souvont.
Ficyrc de lalt. — On adinet assoz generaloinent quo, chcz la fomme, l'ätabllssementde la söcreliou lactöo s'accompagne d'une excitation febrile generale. Cette excitation, ä laquelie on donno le nom Acfievrede-hit, se monlrerait quaranto-huit bouresapres I'accaucbement. A co moment, laquo; les soins segonflenl, la femme eprouvcopy; du malaise, de la ce-phnlalgle, souvamp;nt dos frissons, de la soil', el le pouls, souveut acce-lörd, pout depasser IX) et möme 100 pulsations. Cet dial dure vingt-quatre ou quarante-hult heuros, puls los traces do la reaction gönörale seHacoul onlieromout (Joulin). raquo; En ineme temps, le produit do la se-cröliou mammaire so modilie : avaul la (ievre de lait c'clail du colostrum; quaud eile est apaisce cost du twit vörilable.
Tolle esl, disons-nous, I'opinion generaleinenl accreditde. Gepen-dant, nous dovons faire remarquer qu'une reaction pen favorable ä la lidvre do lait chez la femme est en train do so produiro parml les accouchours les plus autorises. Doja Dksommicaux avait constald que laquo; les femmes qui sent en couches pour la premidro fois ont moins de lidvre do lait quo les autres, el qu'il on csl de mdme do colles qui out commence a allaitor peu aprds lour accouchement; qu'clle pent mdme mauqner lolalomonl, surlout quand l'enfant est fort el consomme une graude quantite do lait. raquo;
Do nos jours, MM. Stoltz, BOUGHAGOURV, DKPAUl), etc., se monlreiit absolumenl döfavorables ä la (idvro do lail, en lanl que manifestation
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390nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DE L'ACCOÜCHEMENT NATUREL,
pliystologique nöcessaire ä rätablissemont ile la secretion mammairo.
laquo; Quand le lalt s'accumule, dit M. Stoltz, ä un point tcl qn'il dis-tend forlement sea reservoirs, rollno jusqu'ä l'orlglne de sa söcre-
lion...... au point dö ddtorrniner un engorgement laiteux; il (raquo;eut y
avoir une manifestation föbrile; mais si l(gt; laii est enlevö ä mesure qn'il ost s(1ci,(Ui', cVsl-ü-diro si Ton fait teler IVnfant, commo il on monlre i'envie, lorsqu'ä peine il es( no, on ne voit pas d'engorgöment des mamelles, et parlanl poinl d(^ (lövre de lait.raquo;
(i Nun, dil, ä son tonr .M. BoucnACOöRT, ia (lövre de lait, considor^e coninio expression d'nii processus physiologique, n'csxisii! pas. Si on la constate, — ä nioins do circonstancos exeeplioniifillos trös raremont obsorvees, — i'interventlon do manifestations pathologiques dans los seins enx-inenios on dans les organes gönitaux est nöcessaire pour ex-pliquer, soit relevaliondo la tempöraturo, soil i'accölöratioh du pouls... Chez les femmes bien portantes, la lactation sMtablit pen ä pen, et, or-dinairement sans trouble do la santö gönörale, quand I'enfant raquo;^st mis au sein anssitüt aprös I'acconchonient. raquo;
laquo; Jo puis done vous dire, afflrme änergiquement Dgpaul, ce qua je repöle depnis trente ans : // v'y a pan de fiivre de lait; la nionlöe du lait, la lactation no saccoiupagno pas do plienoinones röbrilos dans riinnionso inajorilö des cas,.... Quand, cliez nno foninio röcemnicnt acconclKJe, jo tronvo, ä la pöriodo correspondante ä la niontee du lait, un nombre do pulsations s'elevant au-dessus do 100, jo snis sür d'en trouvor I'explication aillours quo dans cot etat physiologique. raquo;
Tel est actnellenicnt I'litat do la scionco medicalo sur co chapitro. — Kn mcklecine vötörinairo, cetlo question no paralt avoir, jnsqn'ici, quo incdiocreiiient pröoccupö los auteurs et les praliciens; on bion olle semblo avoir ctö mal comprise on mal posee, ct, par suite, mal resolno.
• Rainabd admct qu'il seproduit, le donxiemoon le troisiöinojonraprös le part, un veritable moiivemont föbrile caractcrise par rabattoment des forces, la diminution ou la perle de l'appetit, des frissons particls ou gencraux, des boulloos do chaieur, relovation do la temperature desoroillos et dos cornos, la cbalonr et la söclioresso du mnlle et do la bouche, la plönitude ot la fröquence du pouls, etc., etc. — lit puis, deux pages plus loin, ii avouo laquo; ([no colte (lövre est inlinimont nioins prononcöe choz nos fomollos quo choz la fomme raquo;; et, cliercbanl la raison do cotle difference, il en tronvo uno qui lui paratt laquo; bien salisl'ai-santo raquo; : e'est quo laquo; les giandos mammairos tironl lour sang do I'aorto pcclorale, tandis ([no cellos dos fcmellos tirent lo lour do l'aorte postö-rieurc. D'oii un deplaconionldans le conrant do la circulation choz la fomme, döplacement qui no peal so faire sans qu'il y ait momentane-ment nne ospöce do plöthorc generalo et un trouble, uno veritable lievro inllainmaloire ou angeiotöniquo qui n'est autro quo la tievre de lait raquo;...... Tiliez nos fomollos, an contrairo, laquo; l'utörus et los mamelles
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recevant 1c sang de la inömo portion do I'aorlc, raquo; ce cbangement dans la direction du courant circnlatoiro n'a pas lieu, et par consequent cetie (ievro angöiolönique no doit pas oxisler.
Quo dire de l'opinion d'un auleurquise eontredit ainsi ä deux pages de distance? Et epic penser do eette explication, ingeuiouse peut-ötro, d'uiie dillerence prelendue enlro ce qui se passe chez la femme et chez nos femellos domostiquos, si, comme tout lend ä le faire
admeltre de nos jours, chez la I'enuuo olle-incme, la lievre de lait n'existc pas ?
Lea travanx les plus räcents sur l'obslötrique velerinaire, ceux de IlUEFF et BaUMEISTEH, LaNZILLOTTI-BuONSANTI, PiEMINQ, PflANGK, DENEU-
nouiiü, n'ont pas, nous avons regret ii le dire, fait faire un pas ä la question. 11 snt'lira, jjonr s'en convaincre, do lire les lignes suivanles du dernier de ces auteurs, l'un des ))lus coinpetonls assurement sur lout ce qui louche ä l'ohslelrique veterinaire.
raquo; La mise-bas lerminöe, ie sang qui allluaita la matrice pour la nutrition du footus se porte vers les inamelles, oü dejü avant la parturl-turitlon il etait atlire par le travail qui s'y faisait. Uu surcrolt d'activite qui en resullo nalt un trouble, dont le retenlissement dans I'econoinie eston raison du döveloppement des organes mammaires, do leur irri-labililö sccretoire el de l'abondance du produit secrete. (I'est la ce qui eonstilue ce qu'on appelle la lievre do lait. —11 ressort de ces connais-sances quo, plus les feinelles sent bonnes laitieres el out les organes mammaires döveloppös, iilus on doit chorcher a ralentir, pendant les premiers jours qui suivout le part, I'activite sccretoire des mamelles ct facililer la circulation du lait dans les canaux galaclophores. II laut, de plus, etre altentit'aux causes capables d'iniluencer le trouble general ou fievrc de lait, dont les ell'ets famp;cheux sont i)lus particuliercniont ressenlis par les centres nervenx. raquo;
II esl evident, d'aprös cola, cpie I'auteur ne se fait pas une idee bien nette de ce que les anciens, ct avec eux quelques medecins modernes appellent (ievre de lait chez la t'emme, — lievre qui pourrait 6lre de-liuie ainsi qu'il suit:
laquo; Un ensemble de troubles l'oncüoiuiels speciaux et constants, et l)lus particuliereinent une certaine elevation de la temperature el du pouls, se ratlacbanl, comme ä lour cause, ä retablissemenl de la secretion lactee, veritable fievre dc cociion, necessaire ä la bonne elaboration du produit secrete par les mamelles. raquo;
Gelte question de la lievre do lait chez nos animaux n'a cesse de nous preoccuper depuis la publication de la premiere ediliou dc cct ouvrage, el nous avons mis ä prolit loutes les occasions qui se sont presentees a nous pour essayer de la resoudre. Nous dirons ici quol a ele le resullat de nos etudes (Saltlt-Gyr).
Cescludes out porte plus specialemenl sur la vacho, dont nousavons surlout etudie les inodilications que subissent le pouls et la tempera-
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DK L'ACCOUCHEMENT NATUREL.
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ture dans les tlcrniers jours de la gestation et dans cenx qui suivenl iiTimödialoment la misc-bas. Voici cc que nous avons constalö:
1deg; Dans los huil derniors jours qui precedent le part, nous avons trouvö constamment lo pouls plus frdquont qu'ä Total normal. Getto fröquence peut etro plus ou inoins accentuöe (GOou 68 pulsations par minute au lieu do 42 ü -45 qui est le nombre ä peil pros normal, plus souvcntTS ou 80 pulsations par minute); — mais ello nous a paru con-slanle. I^lle augmento en gem-ral graduelloment jusqu'aux approohea do la delivranco et altoinl son maximum lo jour mAme du part. Elle decroit ensuile, plus ou moins regiiliamp;romcnt, et avoc une cortaine lonteur, si bien que, 1c cinquiemc jour apres la mise-bas, le pouls est encore notablemeut plus frequent quo dans Total tout k fait normal (65, 70 el möme 80 pulsations par minute).
.Monies modilicalions pour la temp'öraliire, que nous avons trouvöe,
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Kig. id.
le sixicin6 oil septieme jour avant le part, trös liabitiielloment au-des-sus do 38quot; centigrades (ontre WS el 3'yquot;3). A partir de co moment, ello s'elöve pen ä peu, souvont Ires regiilieroment, chaque jour do quelques dixiömes de degrö, pour atleindro, le jour du part, 30quot;3, 40deg;, 40oö el quclqiiefois möino 41deg;. Elle redescend alors, part'ois d'une ma-nioro assez rapide, d'autres Ibis avec plus do lenteilr ol aussi avoc plus do regularite, do inaniere ä rovenir au chilTre normal ,38deg; ä38no choz la vache) du cinquiöme au septieme jour environ apres Taccou-chomenl.
Lo diagramme ci-dossus (tig. o(5), pris sur une vache porlanl le nu-mcro -21 sur noire carnel d'obsorvalions, peut donnor une assez bonne idee des modiflcalions que nous venöns de decrire. — Nous devons dire, toutefois, qu'il n'est pas rare de roncöntrer des traces dillerant notablemenl do celui-ci. Ainsi, part'ois, au moment du part, soil la circulation, soil la caloriticalion, quclqiiefois tonlos deux, mais la pre-
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tniöre plus souyent quela seconde, öprouvenl line vörilable porlurba-lion, et Ton pout voir le pouls, par cxemplo, montor de 70 on 80 a 100, 110 on meine 120 pulsations par minute; la temperaturo s'ölever en qnelqncs henres de 39deg; ä 40deg;, -i0oo on 41deg;. Du resle, cette perturbation n'est qne passagere, et, regle tres generate, la circulation et la calorification sent revenues le lendemain an type ordinaire de la pöriode puerperale.
De meine, ce n'esl pas toujours le jour möwie du part, mais quel-quetois le lendemain. on, plus rarement, la vellle, que les courbes spbygmographlque ot tlicnnometrique atteignent leur plus grande hauteur.
Enlin, si, pour I'ordlnaire, ces deux courbes, prises sur la memo feinelle, ollVent dans leur ensemble une inarche a pen pres paraiKMe, il pent aussi aniver ([u'elles presentenl des divergences sensibles, on meine une veritable opposition, de teile sorte que le pouls, par oxemple, accuse une acceleration manifeste, alors que la temperature reste stalionnaire on s'abaisse, — el vice versa. Toulefois, ces opposi-lions sonl, en soinme, assez rares.
En resume, lesrecherches dent nous venous de rcsumer brievemenl les principaux resullals, nous out df5monlre qu'il cxisto bien röelle-ment, dans la periude du part eher, la vache, — comprenant les huit jours qui pröcedent et les huit jours qui suivent cet acte physiolo-gique, — une modification tres appreciable de la circulation el de la caiorilicalion. Mais, ce qui ost remarquable ä notre avis, e'est que ces modifications ne paraissent allerer en rieu la sanle generale. Le part lui-meme, — qui produil chez la lemme la mieux organisee un öbran-lement si considerable, imiine quand il est le plus physiologique, — le part parail elre sans relenlissoinenl durable sur l'organisme de la femellc. De suite apres ['expulsion du foetus, toute souffrance scmble avoir disparu ; le fucies expfime le calme el le bien-ölre; l'appötit s'eveillo, et si on le salislail avec moderation, la digestion s'effectue avec rcgnlarite el la femollo rumiue; les forces musculaires soinblent enlieres, el e'est ä peino si Ton pent couslaler par I'exainen le plus alleulif un pou do lassitude chez la patieule, lassitude qui disparait rapidement les jours suivants. — Jamals, a aucun moment de cette penoile de part, quelquü attentive qu'ait pu ötro noire observalion, nous n'avons pu conslaler ni diminution marquee de l'appätit) ni Iris-lesse, ni abaltement des forces, ni frissons parliels ou generaux, ni boullees do chaleur, on un mol, aucun des sigues qui, suivant les au-tenrs, caracleriseut la lievre de lait; on, si qnelqnes-iiiis do ces symp-tömes apparaissent, on pent elre assure que les chosos ne se passenl pas reguliöreinent, pliysiologiqnemenl, el Ton doit redouler quelques complications.
.Maintenant, si nuns ajoutons (|ue de suite apres le part les ma-melles sonl en elal do fonclionnerj que presqne de suite apres sa
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nalssance lo nouvaau-nöse löve, cherche la mamelle cly trouve dcjä de qnoi sufflre ä scsbosoins; quo lo prodult de la söörötion mam-mairo oprouve saus douio pendant los premiers jours dos change-
ments coiiHidörablos dans sa conslilulion [Yoyez Colostrum); quo ces changemenls sontrapldos a la vörllö, mais cependant successifs, gra-duols; que, s'il y a uno (lilloroiico considorablo entre lo colostrum du premier jour et le lau du cinqui6me o\i sixiöme jour, il n'y on a qu'une trös laiblo entre lo prodult du troisiöme et colui du quatri^me jour; que personno n'est actuellemont ou ötal do dlro ä quel moment ce produit doit cesser do s'appeler colostrum pour prendre lo nöm de /mY; enfln que, comme limito söparalive entre cos deux produits de nom difförent, il ne nous a pas eto possible do decouvrir lo molndre iiulico d'un travail physlologico-pathologique ayant quelque analogie, möuie loinlaine, avec co (pie los anciens appelalent fldvre de coction, il nous sera perrais do conclure, croyons-nous, quo, chez uos femelles domestiques, et plus spöclaiement chez la vache, qui a oLö lo principal sujel do uos eludes, [amp; fiävi'e de lau n'existe pas.
LaotaUoii. — .No\is avons vu prccöclomnient (juo, dejii vers la fin do la gestation, los mamelles so prdparaienl ä riinportante fohction qu'elles doivent remplir aprös lepart; quo, vingt-quatre ou Ircnle-six heures avant la mise-bas, on pouvalt faire sorlir du lail on pressant lo mamelon. Mais ce lait est encore imparfaitement elaborö, et ce n'est guoro qu'aprös la parturition quo los glandes mammaires enlrenl viai-ment en aclivile. Alors, l'engorgement oedömateux dont ellos elaiont lo siege so rösorbe, lour lissu devlent i)lus fernie; lo saug y afflue eu plus grande abondance; ellos sunl i)lus tendues et plus sensibles, on memo temps que lour secreliou so trouve presque lout h coup boaucoup activoe.
Co n'esl point seuleinont la quantity du produit secrete qui aug-mente: ses qualilös so modiflent aussi (rune maniere tivs sensible; non pas brusquement, mais graduellement, quoique d'uno maniere tres rapide. Si bien quo, quatre ou cinq jours apres lo part, il est Ires different do co qu'il olail lo premier jour. Au debut, c'otait du colostrum; dös le qualriömc ou lo oinquioiuu jour, c'esl du lait veritable. — En quoi different cos deux produits?
Daus la proiniore ediliou do cot onvragc, nous ii'avions pu donner sur lo premier que dos details insulflsants; aujourd'hui, grace ä des recherches qu'a bien voulu entreprendre ä noire instigation M. Cu.\-pelle, pharmaclen ä Lyon, nous pourrons etro ä la lois plus precis et plus complet (Saiat-Cyr).
Colostrum. — Le colostrum ou premier lait est un liquide jaunfttre, (ipais, visqueux, d'uno odour legere tie bouvorio, d'uno savour fade, moins agreabloque cello du lail ordinaire; so couvrant par le repos d'une couche tie eröme abondanle, jaunamp;tre, epaisso el vis([ueuse; so prenant par la cbalear, meine avant que la lomperalure alteigne
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Kio0 contlgrados, on une masse forme, exactemont tnouläo sur les paroia du vase, propriötö remarquable, qul avail döjä ölcs signalöe par (ialimi. r^xainiiui an microscope, il so monlrn coinposi! d'un Sl'an,l nombre do globules de graisso, sphäriquos, trös r^fringents, tröa inö-gaux et quelquos-uns mi pou granuloux ; — de globules de pus assez abondants, les uns Intacls, un pen pftles ot laissanl voir assez bien lours noyflux intörieurs, los autres en voie de regression el, fortement granuleux; — dö notnbreuses granulalions molöculairos libres, et enfln de nombreux corpuscules de forme pins on moins regnliöremenl globnlonse, d'nn dianuMro variant do ii ä 30 millienios do milliniolro,, de coloration grisätre, anxquels on donne, depuis Donnö, qui les a signal's 1(! premier, lo noin do corpuscules du colostntm, (les corpuscules no paralssent etro rien autre chose quo dos leucocytes on dos collnlcs öpitheliales (snivant lour volume) deliichöes dos parois des canaux el des sinus galdctopbores, en voie do regression granulo-graissöuse (MatuIs).
An point do vno chimique, lo tableau snivant, moyonno d'nn grand nombre d'analyses eU'ecluoos avoc beaucoup dosoins par M. CitAPELliEi nous montfd qnello ost la composition du cüioslruin choz la vache, iinnKulialeniont apres lo pari :
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Co qui frappe dans co tableau, c'esl d'abord l'amp;iorme quanlilö (Vnl/iuniine, donl la proportion pout s'elover, chcz quolqnes vaches, jnsqn'ä 24,838 p. 100, c'est-a-dirc jusqu'an quart dcla masse totale du lait, pour dosccndre, il ost vrai, choz quelques anlrcs, au-dessousde 7 p. 100; c'ost, en second lieu, la proportion egalemoiit trös ölovöo (de Il.T.'iO ä 1,800, — on moyenne o,;i00 p. 100) des substances minärales; e'est, enfln, la fälble proportion de lactose ou sucre de lait (entre 2,576 el 0,817; en möyenne 1,361 p. 100) el de la caseinc (cnlro 1,(370 el 3,100; en moyonno 2,882 p. 100).
Mais cello composition (In colostrum se modido Ires rapidomonl. Doja, 1c londomaiu du pari, ralbumine esl descendnode 16 ä 4 p. 100 on moyonno ; Iros sonvenl le lait no se coagnle plus par la chaleur a la fin du doiixiöme jour, et, le cinquiömc ou,-au plus lard, le sixieme jour, il n'en resle plus quo des (races, commc on on Ironve du rcsle encore dans le lait normal. Do möme pour les sets, donl la proportion an qualrioino jour, n'osl [ilus quo do 1,575, notablcmont siiperioure Saint-Cyb el Violet. — Ohsirlricjuc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;26
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402nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;UK L'ACCOUCHEMENT NATÜREL.
encore, il cst vrai, i\ co qu'on la Irouvera quelques jouris plus lard, quand lo lail sera devenu tout a fait normal. Les autres eleiaents, la
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cas/iine, la. lactose, auginontont au contrairo progrcssivemont et d'une faQon ä pen pres reguliere du premier an cinquiamp;tne jour. Quant au beurre, trüs abomlaul dfes le premier jour, il eprouvo des fluctuations
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assez irrögullöros, inais, on somme, on pout dire qu'il est plus abon-dant dans |o coloslrum ([lie dans lo lail normal.
Cos modlflcations do la söerötion matnmulro nous out paru inlörcs-santos äconnatlre; e'est pourqüoi nous avons cru devoiry insislor un peu, et, pour los rend'ro plus raciiomont Sttlsissables, nous Uta rcsu-inons dans le diagram mo cl-COntre(üg. 86), qui pormol d'omhrasser d'lin soul coup d'n'il ot do suivro avoc la plus grande lacilito les mo-diflcations ^u'riprouve, au point de vue de la quantilö, chaeun dos principaux piincipos constituants du lait, pendant les ciiKj joins qui suivent raccouchoinonl.
liuit. — Lo lait csl im liquide blanc pur on iögörement jaunälro, d'une savour douce ot sucroe, d'uno odour faibl'e, mais qui rappelle parfaitement cello do I'animal qui i'a fourni, d'une densitd raoyenne do i,{)3i a 1,041, suivant les cspeces, compose de trols parlies csscn-liolles, — eau, beurre ot casöum, — qui s'y trouvent röunies do ma-niore ä former une emulsion naturelle aussi parfaito ([no possible.
On salt quo les Irois parties Constituantes du lait so separent aisö-mont : par lo simple ropos, la matiere grasse so rasSemble ct viont former ä la partie supcrioure du liquide une coucho plus on moins epaisse, ([it'on appelle la a-eme; par I'addition d'une polite quantity de prösure, le caseum so röunit ä son lour on une masse |ilus dense quo la creme, homogene, assez ferine pour ctro facilement coupee parlo couleau ou la cuillore, el(pii conserve |ionclant qiiclquo temps unefonno indopen-danle du vase qui le conlient. II rostc ensuile im liquide vordalre, un peu sucrö ot un peu acidule, qui est lo serum.
Lo lait a öle souvent analyse, soil chcz lafemmo, soilchez nos priji-cipales feinolles domestiqu'es; aucune do cos analyses n'a fourni des rösullals complelomenl identiques, el plusieurs presentont enlro olios do grandes dilleronces. Cola no liont, ni ä rinbabileü; dos cliimistos, ni ä 1'imperfection dos moyens d'analyso, mais.tout simpleincnt ä l'exlremo variability du produit. Le lait, en ollol, n'est point une combinaison en proportion delinio, mais un simple melange d'olemonls divers, sur la proportion desquels influent uri grand nombrode circonslanceS. I'arnii cos circonslances, il laut nolcr comme los [)lus imporlantos respeco, la race, lo regime alimenlaire, la pöriode do la lactation, celle do la mulsion, etc.; toulos choses ([lie nous no pouvohs fairequ'indlquer ici, renvoyant aux trailös d'hygienc ot do zöolechnio pour l'ijtude com-plöto de cos quoslions interessantes.
II est cependant ulilo do savoir la composition moyenno du lait dans ohacune dos eSi)öces qui nous iritöressent. Cost pourquoi nous donnons ici cello composition moyenno, rösumöo dans les doux tableaux suivanls. — Le premier eslompruntö au Dictionnaire general de medecine et de Chirurgie veterinnires, publiö par les profossours de l'Ecolo do Lyon; le second au iXuuveau Dictionnaire lexieographique et descriptif des sciences mudicales cl uclerinaircs.
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rniNCII'KS CONSTITUANTS.
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Diüisilö.......................
Bau..........................
I'iii'tios solides.................
Sucre.........................
Gasöum et roatiii'es extractives,
Beurre......................
Sols iiar InclmSrntlon...........
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On trouvera encore duns los ouvrages de Joulin, Baumeister, Lanzil-lolli, L. Pranck, (i. Fleming, etc., d'autres analyses du lait, quo nous no jugeons pas nöcossaire do reproduire ici.
Nous avons dit quo la composition de co liquide variail bcaucoup dans la meine espece; lo tableau suivanl, quo nous empruntons ä ron-vrage dc M. Tisserantsur les varkes lallwrcs, donnora uno idoo do cos variations ctdes liiuites dans losquelles olios peuvent so produire chcz la vacho.
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Tel qu'il est conslitue, le lait pent ctro considerö comine I'aliment coinplol par excellence; il contient, allies dans les proportions les plus heureuses ct sous la forme la mieux appioprieo aux organes du joune sujet quidoit s'en nonrrir, les principes nuhitil's et le /es^lespriucipes proleiqucs oticssuU niiiiöraux, I'aliment plasliqne ct raliinont rospi-
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raloire. Le nouvoau-nö trouve en lui Ions les ölömonts dont il a besoin pour le döveloppement do ses brganes, et, dönnö soul, on quantltd suf-lisanlo, il pent potulant longloinps snfliro anx bosoins d'un organisine complötoment aohevö.
II impoi'to done quo los mamollcs do la more fournissont an prodnil nne assoz grando quantitö de lall. Du rosto, il osl rare qu'il n'en soil pas ainsi, an inoins pendant les premiers jours, car le pellt osl encore pou exigeantsous co rapporlj 2 ot demi amp; 8 litres do lait, — suivant lenr laillo, — suilisont on gönöral anx polits des grandos i'emolles pendant los cinq ä six jours qui snivontla naissanco, ot il ost pen do vacbos on do jumonts qui no soient alors on cHatd'cn fonrnircetle qnanlilö. Cependant, cola arrive quelquefois, et I'lin do nous a memo vu nne
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önisse chez qui, aprös un accouchement normal el sans quo rien put
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expliquer eclte anomalie, — si e'e n'est lo pen do döveloppement des mamelles, — la sccnJlion laclöe no s'ctablit millomont. On pout alors conseiller do donner une aulre nourrice an joiino sujet. Cola no souffre pas do bien grandes difflcuUös pour le veau, du moins dans uno exploitation rurale d'une certaine importance; car on a presqno toujonrs quelques vacbos en to'/dans l'ölable, el il n'ost pas bien diflicile do faire adopter a cetlo femelie un veau ([ni n'est pas lo slen. 11 n'onost plus du tout de möme pour lo ponlain.ll estlrösrareqn'on ait sons la main, juste au moment oü il le faudrait, une jument donnantdu lait; el quand bien memo on I'aurait, il no serait pas facile de lui faire accepter un nourrisson ötrangor. Lo poulain (pic sa more no pent nourrir ost done, ä cause do cola, Ires expose ä perir. 11 ost vrai qu'on a consoilic derecourir, on parcil cas, anx medicaments quo Ton suppose dou6s do la facultö do pousser ä la seerölion laclöo; mais e'est la une pauvre ressource, car rexporience a montrö combien il I'allait pen complersur la vertu des inödicamcnts pretoudus galactopoiitiques. L'hygiöne, tine alimentation cboisie, abondante ot un peu aqueuse offrent des ros-sources plnsseriensos, dont los öleveurs babilos savent lirer un excellent parti. Fnfln, si l'insufflsance de la more comme nourrice ost deci-demont rotonnue, on prendra lo parti d'y supplier par rallailcmont artiliciol; co qui n'ost pas difficile pourle veau, pour leqnel cotto mc-thodo ost adoptee en grand dans beancoup do pays do culture; co qui estpluschanceux pour 1c poulain, mais peut cependantröussiravecde la patience etdossoins sufflsants..
Toutes ces questions, d'un Ires grand intdret pratique, möriloraicnt d'etre devoloppees; nuiisolles no soul pas denotre domaino ; nous do-vons nous borner ä les iiuliqner ici, renvoyanl, pour les details, aux trailös d'hygieno et de zoolocbnie, oil olles soul ötudiöos comme il con-vient äleiir importance.
Coiitrairoinont ä co qui viont d'etre dit, il jionl so faire ((no la secretion mammaire devienno quelquolois un ombarras, inöino un danger; parexemple chez les pclilos femelles, lacbionnc, la cballe, auxquclles
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on enlöve lourspollts imssilüt aprös lour nalssanco, on choz la jument, donl I11 produit a suocombä pendanl lo Iravall de raccoucbemenl. En gönöral, choz la femelle qui no nourdt pas, la söcrölion lactöe diminuo au boul do quolquesjours, puissotarit sansqu'oj) s'encocupo, etsans ([\\c, la snntrt do la l'omollo en so.uffre sensiblomont; oependant il n'on osl pas tonjonrs ainsi, et, saus allaclior nno gnuido importance aux dangers que le vulgaire altribue aux laits rsn/r^s ou söpandus dans le sauf/, il ost, hon do no pas coinplolcinont los möprlser; car, si cos dangers, lols quo los ooncoitlo vulgaij1copy;, sonl, ä peu prös cbimdriquos, il n'osl ])as molns vrai quo lo sdjour lurce du lail dans la mainollo, d'oü il n'osl ))lns oxlrait par la siiooion on la innlsion, ponl, dovonirla canso d'uno mammile donl los consequences, ainsi que nons lo verrons jilns tard, sonl souvent t^s graves. Go n'osl done pas sans raison quo los propriölairos sn pröoccupent dos nioyons do fairn pnsse}' le lail ä cidlos do lours femellos qui ont perdu lours polils at q^u'on ne trait pas. jMaihoiirousoinonl, la plupartdos reinodos auxquols on atti'ibue co pouvoir, coiuino la canno do Provence, lo calamus aromaticus, la dö-coclion do lionclion, no jouissenl quo d'uno efflcacllö jilns quo dou-lonsc. Lo ramp/irv paralt avoir, commc anlilallau.v, uno n'qnilalion niionx jnslillöo, ol mörilo d'olro oinployö, niais h polilo doso. Snivanl quelquespersonnes, les feuilles do, laquo;o^/e?1 jouirniant aussi do propriolös anlilaiteuses pro,nonccos; mais colic propriolö lour osl forlomonl cou-loslöo par d'autres (Tabourin). E.nfln, il y a quelques annöes, Joulin a recommandä Vngayic blajic, qui lui a, parail-il, assez liion rönssi. Co serait ponl-olro nn moyen ;\ essayor. Jlt;a poudre d'agaric blanc dovrail, on co cas, s'adtninistrer ä la dose; do A ä 6 grammos par jour pour los grandea, ferneres, ol A\) ä To centigrammes pour los petites, pondant hull ä quinzo jours consficnlifs.
Nons crayons, quanl h nous, quo lo m.oyon lo ]ilus ralionnol do diminuor d'abord, ol do larir ensuite la söerötion mammairo, consislc äredniro scnsihlomonl la ration pendanl quolquesjours, ol ü oxigor on nioino lomps, do la femello, un exercice soutenu on uu travail quelque pen fatigant. On administrera ögaloinonluu purgatif, —aloös, choz la junioul; huilo do ricin, choz lachionne, — qui agit comme dorivalif. Quanl aux mamelles, on aura recours aux onclions adoucissantes avoc I'iinile d'amandes deuces, I'linilo campliröe, le populeum, ate.; ol, si olios vonaionl a prösenlor nuo tension douiourouso, on on lorait sorlir par la inulsion nuo jiolilo quanlilö do lail, mais seulement assez pour les (le.Ldidrc, olon prövonirrinllanimalion. Cos nioyons trüs siiiqilos nous ont lonjours renssi.
ART. II. — MODIFICATIONS OROANIQUES.
En memo temps quo s'accoinplissonl los pliönoinönos donl, nons venons de parier, d'autres modincatlonsso prodnisoni dans la profon-
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dour dos organoa gönltaux, qul ontpour but ilo los ramennrä leur ötat physiologique anlörlour ä la ^osiaiion. Parmi cos cbangoment8i nous
devons signaler on qnolquos mots la rälraolion lt;lo rulenis, los inodili-caiions do la muqueuse lt;!ila reformation du col.
iii'irau dlaquo; ruiöriiN. — Nous avons vu quo, iiißmo aprös la sorlie du dolivro, il so produit encore do temps äautrodos douleura sourdos,
aiix(|iicIlos nous avonsdonnö lo nom i\v tranche es, el qui soul I'indice d'un travail aclil'do I'lilorns, lequol so conlracle el roviont sur lui-iiK'nio pour effacor sa cavitc. (Jos oontraclions uo sent plus violonles, spasmodlques cl doulourousos, comme cellos qui soul nocessairos pour amenor l'expulsion du foalus; olios sont lonlos, graduelles,conlaquo; liuuos, ot (liironl jusqu'ä co (pio los parois do I'argane, suhiloiuout ddsoin])li, soient anionöos h so incttre eu contact. Do temps ä antro sculeinoul, elles so font sonlirun ])eii ])lus fortes, cl c'ost coqui auiouc l'expulsion des maüöres qu,i constituont co (pie nous avons appole les lor/lies.
Yoila co qu'on observe quand lout so passe ren'uliöromonl, pliysio-logiquemont. Mais il arrive parlois quo celto rclraction do i'iilönis sur liii-mömo no s'opöre pas on s'intcrrompt. Si alors on inlroduit la main dans cot organe, piusiours jours apros 1c part, on lo rolronvo encore dislendu, ot tellemont voluminoux qu'on pout y introduire le bras tout cnlior sans on trouvcr lo fond. II somble quo la couche nuis-Culeuse ait 6A6 frappec d'inorlio. O'osl la line circonstancc toujonrs fachouso. A la vöritö, on n'a pas ä craindre cos bcmorrliagies lori'iblos qui, cboz la fetiimo, sont, l'uno dos consö(|uences los plus ä rodoutor de \'iner(ie de la malrice; inais les produlls do la söerötion do la inn-quousc s'accumulont dans sa cavitd; le col, toujours iinparfailoincnt renne on pareii cas, douno ä l'air nn accos facile ; los liquides seerölös se putröflenl, (it des dangers sörieux peuvent ölre la consöquamp;nce de cot (Hat de choses. Tolle ost cerlaiiioinent la cause la plus ordinaire, sinon unique, do la suppression de röcouloinent locbial, sur laquelle out insisb; MM. Doneubourgel Charlier, cl tel osl aussi, suivant nous, lo danger le plus reel do colic suppression. El effoctivemont, dans les cas donl nous parlous, la main inlroduilo dans la cavilö nlöiino y trouve conslainmonl line quanlilc variable, inais parfois considerable, d'un liquide sanieux, dojfi ])lus on moins odorant. Lo relrail graduel et rögulior do l'nlörus a done nno grande importance, cl les pro-priolairos out raison d'on altacher hoancoup ä ce que lours vaches on ölat ie Tpamp;vtpurgent bien, puisque coilo purgnlion, ponr oinployer lour langage, osl I'indice do la rölraclion du viscorc sur lui-moinc.
Tel csl le premier pliönoinonc, — phönoinöne de contractility, — par lequol 1c volume do I'organe so trouve döja consid(5rabloinent diminiu!. Mais co n'est pas lout. Nous avons vu quo, pendant la gestation, les parois ulörines claicnt devenuos lo siögc d'un travail hypor-pliisli(|ii(gt; irrs Qctif; (b^s ölömonta analomiquos, — dos dtöments inus
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oulaires surlout, — so sonl formes en grand nombre, ol sont vonus-aiiK'iiKMitor sa masse. Mainlcnanl, cos ölömonls nouveaux, tlovonus innliles, doivont disparatlro, et, a mesuro (in'ils dispapattront, l'organe reviendra pcu ä pen auxdimensions qu'il doit avoir pendant la periodo du vacuitöi
Comment so fall coüo rösorption des öldmenls musculaires de nou-velle formation? Ili:sciir,, eile par Lanzillolti, deeril ainsi, chez ia femme, ce pbönomöne, fjui doit s'offoctuer, saus aueun doule, h peu prös de ia ineiae maniere chez les aiiiinaiix. laquo; Les Contours des libres deviennent plus päles; il so döveloppe dans lour intöriour dos granulations jamialres, souveul disposees 011 scii'ios, dont l'accumulation excessive flnit par delruire les exlremilcs, Irös amincies de cos fibres. Leur nucleus pälit aussi, mais reste distinct, jusqu'ä ce que l'abon-dance des granulations jaunes le rende inapercevable. des Qbres ainsi dögönöröes sonlcnsuilc resorböos, pour 6lre remplacöes par d'au-Iros de nouvollc formation; et,jusqu'ö ce remplacement, les parois uteriues sont iialnrolloMioul fragiles. Les parois des veinos ol des capillaires, apres quo les contractions do l'ulörus oul suspondu lo cours du sang' dans lour inlerieur, sont 6galement atlaquöes par In d(''g'eneroscenco graisseuse, et soul r6sorb6es a leur tour. raquo; Cello rösorption interstilielle amene graduollomonl uno diniinulion consi-derablo dans lo volume ol le poids de l'organe; ainsi, Baumeister et Itneff ont Irouve (pio l'ulörus do la vacho ([iii, iuiinedialenionl apres lo part, peso de (i fi 7 Idlogr., plus tard no peso plus (|no ö ä 600grammes. Toutefois, ainsi quo d'ailleurs nous avons eu dejii l'occasion do lo faire observor, il no rovient \);\a coinplelemonl aux dimensions qu'il avail avanl la lecondalion, et, meine, apres plusieurs annees de repos, il roste plus volumineux que eboz los femelles qui n'onl Jamals porle.
Illnquoaso ut^rlnlaquo;. — La muquouso nlerine subit on memo temps dos modilications correspondanles, moins profondes, copendant, chez los animaux que chez Ia femme, oü, ä co qu'il parail, ollo s'oxrolio ol tombo eu enlier ä chaque gestation.
Du reslo, cos modilications onl öle oueoro pou elndiöf's et sonl impaiiailemeut connnes. NOUS avons VU quo, d'apres läncOLANI (p. 81 et sniv.), il se forme, pendant la gestation, dans l'ulörus des mammi-leres, un organe nonvoau, constituö essentiellement par dos follicules diversement conflgurös et distribuös suivant los espöees; follicules dans losqucls penetronl los villositös du chorion, et dont l'ensemble consliluo co quo l'auteur appelle la portion maternelle du placenta. Cost lo döveloppement de col appareil qui, pendant la gestation et guivant son mode do distribution, donne ä la muqueuse ulerino son öpaisseur plusgrande, tantötgönöralo (comme chez lajument, I'Anesse et la Iruie), lanlöl partielle (it plus ou moius circonscrile (comme cliez la vache ol chez les aulros I'einolles). Or, apres I'accouchement, ou
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blen la ddgönöröscence Rraissouso envahit peu ä pon cot appareil ot In dötrull complötement (femelles des sollpödes et des ruminants); on bien il s'exfolle cl, so trouva expulsö on momo temps quo los mcm-branes foetales auxquelles il continue i\ adliörer (femelies des carnas-siers). Dans lo premier cas, cello destruction parall so faire avoo mic grande rapidilö, CAuv/. une jument lnöe clix-lniit ou vingt heurosaprös im pari ü terme, Brcolanl a trouvö lt;|iio la portion malernello du placenta avail (lejä siibi de notables modifications : sa coulour, de rouge iisitle,ctait dovenue jaunätre; son volume ätait diminuä de moitiö; los follicules de nouvolle formation, au Heu de 1 ä 2 raillimötres de longueur, n'avaient plus que i/-2 ä I millim6tre; le rösoau vasculalre qui los enloure ii'elail plus apparent. O'esl ce travail de rdgression qui rainrno peu ä pevi la muqueuse ä son öpaisseur normale. Ghez los ruminanls, ce travail n'inleresse (pio les colyledons donl quolquos-uns peuvent disparallre sans qu'il en reste de traces; mais le plus souvent l'organo nouveau esl seul rösorbö; los ölemenls primitifs persistent sous forme d'un pelil tubercule, Indiquant la place oü so lormeronl, dans une nonvcllo^rossesse, les p/aemtas maternels, — Elnfln, im epithö-lium nouveau se forme pour rcmplacor celui qui a etö onlraiue avec l'arrieie-l'aix, el la surface ulerino ropreud l'aspect (in'clle avail avanl la conception, sauf qu'on y romarque dos plis plus nonibreux et plus elendus, surlout choz la jument.
Ghez la chienno et la ehalte, Vexfoliation du placenta maternal laisse une surface deprimee d'egalo ctendue, aulour de la([iielle la muqueuse, plus epaisso, forme une bordura comparable aux lövras d'une plaio culanco qui suceöde ä l'eliminalion d'une eschare. Sur la surface ainsi döpouillöe, la muqueuse privöe d'öpilhölium et röduite ä une couche exlroiiienienl miuee el transparente,laisse aporcovoir dis-linctement les faisceaux de la membrane charnue. Bientöt l'utörus re-vient sur lui-nieino cl diminue retendue dos plaies placonlaires, qui so i'epai'cnl, de inoine quo loutes les aulres, par 1c moyon des bourgeons cbarnus. (jhcz une cliionno, qui n'avait fait qu'un petit, cello plaie, cinq seinaines a[)i'ös la miso-bas, u'elail jias encore complölo-monl cicatrisee ; sa largeur elail alors d'un centimelro environ ; on voyait aussi, separces par des inlorvallos ä pen pros ogaux, d'autres pelites surfaces annuläires, plus etroilos quo la pröcödonta, oü la muqueuse so montruit Ires lisse, un peu uoirälro ol lögöremant äpaissie : cos surfaces, que Ton trouve chez loutes les chiennes el clmtlcs qui ont eu des pelils, no soul evidemmenl que d'anciennes cicatrices placenlaires.
noformntlon du col. — Nous avons vu quo, pour livrer passage au foetus, lo col avail du s'ouvrir ol s'effacer complötement, de manure que le vagin el l'uUrus ue formaient plus qu'un seul et memo conduit non inloiTompu. Aussitöl aprÖS, Torilice se rossorro, et los doux t'aviles, ulcrine et vaginale, sonl nellement separoes par uno sorto
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d'annoau assez analogue aux sj)liiiiclcrs qu'on trouve a l'oriflce des ouvertures nalurelles. Alais lo col n'nst pas enooro reformö; il est moil, pou rösislaiil, pins on moins enlr'onvcrl, el so laissc facilcrncnl dlslendre par la main qui cherclie ä pönötrev dans la malrlce. Peu i\ pen, il roviont sur Ini-inömo, el bionldt il ferine coinpleloinenl la cavild uterine. En memclemps (|iic son lissu priiiid nno formolä pins grando, il s'allonge du cölö du vagin, oil il vienl faire cello saillie, comparable ä cello d'un rohinol dans un lonneau, que nous avons signaläo dans notre elude analomique des organes gönilaux. 11 a alors repris sa forme el sa consislanco nalurelles; loutofois, on le Irouve puieralemeul un peu pins courl el moins regulier, surloul ä son orifice, — qu'on appelle la lleur epanonit', — clioz l(;s fomellos qui out en plusieurs goslalions (pie chez cellos qui n'onl jamais porle.
Tons les phenonieiuis (pie nous renons de passer en revue, el qui constilnenl less/z/Zcs ^(//wrt, uiellonl a s'accoinplir un lomps qui varie nn pen suivant los especos, majs qui, en general, osl assez courl. Chez la jumont, ce lomps peul ölre lixe, en moyenne, onU'c dix el quinze jours; clioz la vacbe,il parail elre un i)eu plus long, de quatro ä six somaines. Quand ces modiflcalions so sonl acconxplies, röconomie tout ontiöre osl jovenuo ä l'elal noruial anlerieur a la gestation, et Ton on osl averli par lo retour des? ohaleurs, phenoinene analogue an retour ties rdgles dans l'espöce humaine. Alors, I'dlcU efe part, 1c pacr-pcriuiu a pris fln.
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BIBLIOGRAPHIE
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calioii), art. Couch'.S (snilcis do). Boulky; IMaison rustique du xocquot; sioolo; t. II, p, 4(5. Houi.ky; NouVi diet, do mod , do cliif. ot d'llvg, vot.; 1. I, art. Ages, Voy. sartout p. I8(J
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I
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BIBLIOGRAPHIE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -iquot;
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(inooNiBn; Malson rastique da xixc sieche; t. 11, p. 405.
Iliiimiia m'Aiuiovai.; Dictionnaire do mod,, de cliir. et d'liyg. vet.; 2quot;; edition; t. VI,
art. Parturition, LAFOIIBt 'J'raite des maladies des grands rnminants, IS-il, p. 155,. l.Arossi;, liippiatre; Observations sur raoconclieinont do la jiunent, 1788 ; in Dibliotlioquo
vetdrinaire, p, 28.'). LbcoNTB; Jlcmoiro snr i'obstötrique yöler.; in Mim. de la Soquot;, cent. vet.; t. V, p. 153. Leooq (de liayenx); iMcmoir,' snr lo part laburieux ; in Mein, de In Sue. viil. d,u Calvalos
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SAINT-Grn Ot GlIAPSI.I.B j Lo colostrum et la liovre de lait clicz les leiuellesdes aniniaux domestiqnes; in Journal dc mi'd. n't. et de zoo/., 1880, p. 337 et 398; 1881, p. ,'.,
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TissniiAxr; CUoh des vaclios lailicrcs, etc., 2'' ciiuon, paisini.
Veuxant; Considerations sur les positions dites naturelles; in Hecueil de t/it'ä, vdl. 1874, p. 851.
Viij.khov; Manuel do Pelevour dc lifitos .\ cornes, passim,
Wuirrz; Diclioniiairo de chimie, art. Lall,
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ZiiMiKi.; Art. PaHlli'itlon du iiiclionnaire do med, el do cliirurgie .voter, de llurlrel d'Arhaval (38 ödilion).
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DEUXIEME PARTIE
DYSTOCIE (l)
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L'ötude dos clifliculles du purl el de lours consequences, prochainea on öloignöos, forme la deuxiöme parlio tie l'obslölrique, ä laquelle nous donnons, avoc Ions los accoucheurs, lo nomde Dyslocie,
L'accouchement peul ölrc rendu tiinicilo par des causes qui depon-dent, los mies do la more, les autres du foetus; de lä deux genres do dyslocie, quo nous (Hudiorons dans donx livres separös, sous los litres do Dystocie matemelle et Dyslocie [while.
has operations ohsletricales, les accidents dn purl et los maladies ties femelles aprk la parlurilion appartiennent blen eviderninenl aussi ä cetle deiixiöino partie. Kilos loront la maliöre do trois autres livres, parlesquels nous clorons lecercle quo nous avons ä parcourir.
On voit par cct exposö sommaire ([uo, dans la distribution dos ma-tiöros que nous avons adoplöo, il n'y a pins do place pour I'ancienne division classique des dil'licnltes de la parlurilion, qui distinguait lo part laborieux du pari contre-nature, dölinissant lo premier celuiqui, sans elre absolument impossible par les seules forces de la femelle, priien-terait cependuni assez de difficultds pour i/ail fät nicessaire de lui venir en aide, el le second, eelui qui serail absolument, radicalement impossible suns les seronrs de l'art,
(lolle distinction pent cerlainemenl se justifler par des consideralions lliöoriqnes qui no soul pas sans valour ; nous ferons cependant roinar-quer qu'entro cos deux series do parts dil'licilos, la ligne de demarcation pent 6lre parfols inalaiscc ä tracer. Ainsi, par oxomple, uno dö-formalion du bassin pent, si eile est legere, rendre I'expulsion du fci'liissoiilomonl un pen i)Ius lente et un pen plus penible ; tandis que, a un dogre plus prononcd, ello la rcmlra lonl ä fail impossible. La mömo cause, on le voit, pout doncprodnire, lantol un part simplement laborieux, lantol un pari lonl ä fail con Ire-nature. De meine pour \'hy-drocdphalie el boaiiconp d'autres causes do dyslocie que nous pour-rions citor.
En consequence, nous n'avons pas cm devoir nous arrßter a colle distinction. I'onrnous, tonlos los dlfflcullös de la parturition, grandos el polites, do quelque nature qu'elles solent, appartiennent ä la dyslocie, et nous les etudierons dans i'ordre quo nous avons indique.
(1) AO;, tlirflcilement; tozo;, accoucbeniont,
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DY8T0CIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;41 li
Cos (liflicnltös soul nomhrouscs ct variecs, — plus varitfcs memo chez nos i'emolles clomcsliqnos qu'ollosnolo sontchoz la femme ; mais olios no so rencontrent pas avec ime ägale fröquence choz loutos los ospöcos. Doja nous avons (lit, ol nous pensons avoir dömonlrö quo, parmi nos grandes fomollos,laquo;lajument est celle qui met bas le plus facilement. raquo; .Mais, comme I'a fait remarquer avoc beaucoup de ralson Donnarlolx, oetle espöee d'apborlsme aristotölique ae s'ap-pllque exacteraonl qu'au pari naturel, ol los caa do dyslocie, s'ils soul un pen inoins fröquents, no sonl, ä coup snr, pas inoins graves choz la juinonl qua choz la vaclio. Donnarioix va inöine pins loin; s'appnyanl surson expörience personnelle, qui est grande, il no craint pas d'avancer qua, laquo;dansla juraent, l'opöration du pari conlro-nalnro osl un Iravail d'llorcnlo, tandis que, dans la vaclio, comparali-vomout, c'osl un jou d'enfant raquo;. Mais il y a, övidemment, dans cello maniöre do s'exprimer, beaucoup d'exagdralion. F-a vörilö osl quo, chez i'uneet choz l'autro, los dil'licultös peuventötre trösgrandes, par-t'ois insurraontables, m6me pour le plus habiie, mals qu'elies ne sonl pas tout a fait do uiönio nature. — A propos do chaque cas particulier, nous aurons ä faire ressortir los dilloronccs qui oxistenlentro nos deux principalea femelles; ici, nous nous bornerons a on rappeler uhe, sur laquelle nous avons döjä iusistö autro part (voy. p. 38-4) : la dißrence de vitalili'; du veaii el du poulain me fois le pari commencö, difförence capilalo, qui no dovra jamais ötre perdue do vuo, car (die decide sou-vent du choixdos tnoyens ä moltrc on usage, pour remplir les indi-cationsquise prösenlent, selon qu'ils'agitde la vacho oude lajument. Quant aux autres especes, on peut dire quo les cas do dyslocie, — on, si Ton veut, los cas oil I'intervenlion do l'bomme de l'arl pout elre rcclaniee, — soul beaucoup inoins tröqnonls choz la chövro cl la brebisque chez les proccdentos femelles. Nous pensons que cela lient aux dimensions proportionnellement plus grandes dos passages, — memo lorsque le fcelus est uiii(iiie; —dimensions qui pormcUentä celui-ci do sortir, alors que le poulain ol, surlont, lo voau dans la memo prcsenlation on position, no le pourraiont pas. Ajoulons que les cas de dyslocie soul presque inconuuschoz lalruie; qu'ils no soul pas rares chez la chiennc el nuhne choz la ehalte, et que, dans cos deux ospöcos, e'est Ires souvont l'oxcös do volume du foslUS, — surlout do sa töte, — qui conslilue la dii'licullo.
Parmi los difflcultös du part, il on est beaucoup qui, au döhul du travail, pourraiont elre surmonlees facilement. Malheureuscinent, ainsi quo nous lo verrons au chapitre des opöralions ohstötricalos, le retard quo Ton met ä appoler le vöterinaire et los manipulations auxquelles chacun so livre auparavant viennent trop fröquemment les aggraver d'une maniöre fftcheuse. Nous indiquerons plus tard les moyeus do combatlre, dans la mesure du possible, cos complications. Pour I'lnslant, nous devons nous occuper de l'ötude des difflcultöa
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414nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYBTOCIB MATERNELLE.
ollcs-möines, qu'll Importe do olassei' mcthudiqucinonl, si Ton vout i'airo colic öliulo avoc IVnil.
Nous resiiiTions, dans lo tableau ci-apres, la classidcalion quo nous avons adoploc, et ;\ laquollo nous nous conformerons dans los doux livrcs qui vonl suivie.
TABLEAU SYNOPT1QUE
DKS CAUSES OB DYSTOCIK CIIEZ .NOS Pltl.NCII'ALKS KKMKLLKS DOMESTIQUBS,
i Augustlo polviennei MATi.iiNEi.i.Ks; par Döplacouients i^t changements dlaquo; rupji ,t s de l'utonis. ( Alterations morbldos des oi'ganes inateroets.
DApondaates da cordoti ombillcal.
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DYSTOCIES
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Kxcns dc. volume i Indöpondaiites dos pro-] Dlatadiesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;[du foetus,
seutations ; par......i MonstruosiliSs )
( MullipanKJ.
/ Antörieare. Döpendantes des pro-] Postörieure.
sontaiiuns..........i Dorso-lombaire.
I Sterno-abdomlnale.
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LIVEE I
DYSTOCIE MATERN ELLE
Los diflicullös du part qui tiennent ä la möre, moins fröquentes
choz les animaux quo chez la femme, sout cependant assez varlöes. Ellos peuvent döpendre du bassin, de la malrice, du cot uterin, du vagin et meme de la vulve. Pour no pas trop multiplier les divisions, nous los avons groupöes loulcs, ainsi qu'on I'a vu par le tableau qui pröeöde, sous les trois chefs suivants, quii'cronl le sujet d'autant de chapitres : Anyuslic pelvienni:; ßöptacements ou changements de rapports de t'uterus; Alterations morbides des organcs maternels.
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CHAPITRE 1
DYSTOCIE PAR AN'GÜSTIE PELVIENNE (I)-'
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Toule alteration dans la forme ctlcs dimensions du bassin csl unc
(1) Augustus, ütruil, rcssemi.
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DY8T0CIE PAR ANQU8TIE PELV1ENNE.
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41B
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cause do dyslocio plus on moiiis söriouso, el (jui, dans ceiiains cas, pout aller jusqu'ä rendre lo pari absolument Impossible!.
Cos ddformations soul assoz variöos quant ü leur nature; ellos pcu-vont avoir lour siöge sur los os eux-mömes ou dans lo lissu cellulaire du bassin; dies onl toujours pour elTetdfi diininuer quelques-unes au uioiiis dos dimensions do ce canal, et peuvent, alnsi (iuc nous venous do le dire, consliluer des obstacles au part quelquefois tros graves. Mais, conlrairemonl ä Co ([ni a lieu dans l'espöce liuniaine, eiles sent iissez rares ä roncoutrordans la praliquo, du moiiis ä en juger par lo petit iiomhre d'obscrvalions y relatives publiöes i)ar les veliu-inairos qui onlocril sur l'obstötrique. Nous alloiis copendant les passer suc-cessivement on revue. Nous examinerons en particulier cbacune de cos causes do dystocie au point do vuo des sympldmes et du diagnoslaquo; lie; niais nous ötudiorons d'une inaniöro göncrale los indieations, qui soul i\ pen pros los inöuios dans tons les cas. Nous övitorons ainsi des ropölitions inn tiles.
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Deformation totale du bassin.
Do toutes les causes do dystocie, colle-ci est pout-iMrc In plus rare cboz los aniinaux. (louiino le dit fort bion llainartl, laquo; il n'y a aucune espöee d'analogio, nuuuo fort (Hoiguöo, ä ötablir, sous co rapport, en-tre nos roinollos ot la I'oimne; raquo; ot il en indique la raison avoc la saga-
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citö d'uu veritable pVa-
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rackitisme en particulier, qui soul la princi-palo cause dos rötre-cissoincntsgönerauxdu bassin, sout tcllcinont rares cho.z nos aniinaux, qu'il est i\ pen pros inutile do s'en occupor au point do vuo pratiquelaquo;raquo;
Copendant, lescoliec-lions do l'Ecolede Lyon possödeut deux bassins,
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I'un d'Ancsso, Taulre de
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Fig. 57.
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Doformntiöii tüiale du bassin.
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jiimeut, qui prescnlent nue augustie genörale tres romarquablo, ot qui aurait pu, bien ccrlai-nement, devenirun obstacle tres serieux pourle part, si ces feinolles avaient ötö employees ä la reproduction, co que nous Igriorons.
Colul do la juinont, dont nous donnons ici lo dessin (flg. 87), est, comme onpeul le voir, singulierciucnt doprimc d'uu eulö ü raulrc ;
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416nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T0C1E MATEHNELLE.
les iscliinms ol surtdul los piil)is sont comme alrophios dans lo sens do lour largeur; los irons ovalaires ol los cavitös ootyloVdes sonl rappro-ches; lo planoher du bassln, fortemont rötröci, esl röduit ii l'aröte d'nn
aiigh; plan InVs aiffii; Tarcado pnbionno ost considörablomont cpaissio ot comme hypertrophiöe. II on rösulte une diminution ires notable duns lea dimensions dos difförents diamötres de l'exoavation. Ainsi, lo diamötre supöro-införieur, au lioudeäl iSScentimötrea qu'il devralt avoir, n'a pins que 18 centimötröa et demi; et lo diamötre bis-iliaque moyen mesure 11 centimötros soulement, au lieu do 1!) ä 20 qu'il aurait dn avoir.
Lo diagnostic do cello Sorte do doi'onnalion no nous paratl pas bien difflcile, du moins quand olio osl jjortoo au degrö qui osl (Igurd ici: la main, inlrodnitc dans lo vogin, so trouve f,rön(Jo, plus on moins sor-ree; lo plancher du bassin n'a pins sa configuration röguliörement concave d'un cölö h i'autre; enflnpar la pelvimölrie interne, c'ost-ä-diro en öcartant los doigts, ol en tnottant, d'une part, roxlremitö dn pouce, d'autre pari l'exlrömilö du medius, en contact avec los points opposös do la circonförence anlörieuro, on peut appröcier, non pas lonjonrs exactement, mais d'une mahiöre approximative, l'ölendue du diamötre bis-iliaque ol prendre une idde du diamötre sacro-pubien. Mais il esl bon do dire que ce diagnostic, assoz facile quand lo foetus es^encore dans l'abdomon, peut devenir fort difflcile iorsque i'excavalion osl döjä oecupöe on lotalilö on en partie par quelques-unes des parlies dn fiulns, plusou moins forlement engagöes.
Nous insörons ici deux observations qui donnoronl uno idee plus complete do cc genre do dystocie.
['laquo; Obsbhvation. — CONTAMtNE, AnuiilfS do mid. vc.lir., 1878, p, .'iO'.). — L'au-tnur ayanl ele demand^ pour une gdnisse de Irös forte laillc, dg6e de deux ans, en travail do purl di^p'.iis qnalrcjonrs, el, cluv. laquelle Un laml)eau d'arriere-f'aix pendait a la vulve, rencontra, apr6s avoir franchi avec la main et non sans peine I'orlflce vnlvairo, uno cloisnn dirigde do haul on has, large dans i; milieu d'environ 4 cenlimdlres, aplatie d'avant onaniere, ölargieii chaoune de ses cxlieniilrs, et laissant (l(! chaque ctii une ouverturo presque ovalalre qui permit dc^ saisir la membrane örilre deux doigts. Avant incise cetle bride, l'opärateui' pöndtra dans la cavilö vaginale, cpii 6tait d'une ötroitesso extraordinaire a causu de I'angualie dii bassin. Le col de la malrice elnit un pen dilate el se tronvail du crtle gauche, en mömo tonips qu'un [gt;oii au-dossus de l'axo dn dolmil antöriiHir du bassin.
En voyant toutes cos anomalies, et provoyant quo lo völage no pourrait Jamals avoir lien, M. Contamino conseilla au propriolaire de faire ahatlro la va-cblaquo;. L'ouverlure cadavörique esl venue prouver que jamais le fcetus n'aurail pu sorlir par la voic vaginale, tanl eluit pronouceo I'anguslie pelvienne el vnlvairo.
L'etroitcsse du bassin so monlrait ici oomplicpiee do I'exiatence d'une bride vaginale, — aulre cause de dystocie dent hous aurons bienlöt ä iious occuper;
Uquot;Observation, — D£noc, Recueil de mcd.vH., 1848, p. 9. — Le col ölait dilate; le veau en boiino i)osiliuii; on put ameuer la tele et les pieils dans le
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DYST0C1E PAR ANfiUSTIE PELVIENNE.
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canal, nmis il futimpossible il'iillor pins loin. —En pratiquant rexploralion, aprös avoir repoussö liors du hassin les parties engages, l)('noo reconnnt laquo; une liypcrirophio de la symphyse pubienuo, aveo une produciion anortntile, inc'galo, raboteuse, formant oomme une espucc de orölö ossiliöe, qiii so pro-longealtjusque sons la vessic. L'application du forceps futlnulilo ; I'ossiflcalion do la symphyse s'opposait h toute dilatation. raquo; — Lo part ayant öu'jugö im-posstble, la vacho fni llvree ä la boucberie, raquo; A l'ouverture, ludäpendamment de l'iivperii'üpliio de la symphyse, je rencontrai, dit Döuoo, raquo;ne double torsion de la matrice SUP ollo-meine. raquo;
Getto double torsion do la malrico nons somblö bien (louleusc, car eile anrait rciuhi ä pen pros impossible la penölration de la main, el Ton n'cül pas rönssi ä amener la löte et les piods dans l'excavation. Quoi qu'll en soil, l'angustle paratt avoir etc sufflsanto pour rcmlro ä eile soule lo part impossible, puisque Dönoc ajontc : laquo; J'avoue bion sincerement quo, s'il n'y avaitgt; pas en Hypertrophie de la symphyse raquo;uiiflnne,,.. j'aurais fall cxöcutor tine traction sur leveau. raquo;
Gellö a pubiie un autre fait, dansleque! l'ötroilesse du bassin parall avoir öle la seulo cause de la dystocie; seulcmont, dans co cas, il no sembio pas y avoir eu do deformation appreciable; mals la böte etail jeune (vache prlmipare Agöe de 2 ans), et le UvAus sans douto volunii-neux. Pour i'oxlraire, ou dut avoir rocours ä Vembryotomie, —#9632; La vache so relablit parfaitomeut.
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Exostoses.
Lesexostoses qulse dcveloppentsur les os du bassin el qui font sail-lieärinteriour de cotto
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cavitö , commo on lo voit, par exeinplo, sur lo bassin ropresente flg. 38, pouvoul, on lo comprend ais6mont, devenir un obstacle , parfois dos plus sö-rienx, fi la sortie du foetus. Gependant nous no connaissons pas d'observation ayant trait ä ce genre d'ac-cident, et, parmi tons les autours (pie nous avons cousultes, Pavre
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(de Geneve) est le soul
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FiK. 58.
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Kxosloso ilu htissic
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qui en fasse exprcsso-
inent mention. laquo; Los tumours ossouses, dit-il, situecs on dedans de la
croupe, ;\ la face interne et supärieure du bassin, rciulonl l'accouche-
S,\i,ni-C\h el Vioi.Er. — Obstitriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
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DYSTOCIE MATERNELLE.
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iiioiit (liflicilo, russont-olles möine pen voluiiiinciises, si olios sont pros do 1'orlglne tic la queue, fios cas, ajoulc-l-il, no sont pas trös rares clioz los jiuncnls qui no sent plus jennos; raquo; mais il no cilc aucun fail ä l'appui do son asserlion.
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I
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Fractures.
Los fractures du coxal oi du sacrum, plus ou molns complätement
consolidöos, ol lonjours accompagnäos d'un cal irrcgulicr, peuvent, comtne los oxosloses, au niönio litre ot dans los ni6incs condilions, etrc uno cause, quelquefois üös grave, d'accouchcmont laborieux.
('.ola,iMa vörile, n'arrivc pas bien souvcnl, ä cause do la gravity do cos fractures, qui,prosque ton jours, oblige lo proprlötaire ä faire inunö-
dialoniont lo sacrilico des femelies cpü los presenloul. Pl (leponclant on les conserve quelquefois, cl la science possüdo un [ictit noinln'e d'observations do parts renclus laborieux par cello cause.
Wals il osl, sous lo rapport de la gravilö dos fractures consideröes au point de vuequi nous occupeici, uno difference csscnliolle, qu'il imporle de signaler loul d'abord. laquo; Uno femelle epoinläe, dil Rainard, n'a pas pour cola raccouchcmcnt i)lus difficile; mais si la hauche en to-lalMeal plus basso d'un cötöque de l'aulre, l'accouchement oslrendu difQcile, et la böte doit 6trer6form6e. raquo;— La raison do cello diüeronce est facile ;i comprondro : dans le premier cas, c'esl l'angle externe de riliiiin seul qui a 616 brise et enlraiiio en bas par la contraction des muscles petil oblique do 1'abdomen el du fascia lala. Or, on le sail, cot angle ne fail point parlie do la cavilö pelvienne, en dehors do la-quelle liest silut; tout cnlior. La fracture sieyeanlen ce lieu pent done produire uno döformation extörieure plus ou moins dösagröable ä la vue; mais olio ne modilie on aucuno facon laconflguration du bassin, ol no saurait, enconsdquence, mettre obstacle ä la sortie du l'o'lus. — 11 n'en est pas do meine dans lo second cas. Pour (pie la hauche soit abaissöe en lo(alUe,i\ taut neccssairoment (pie la fracture ail son siege sur quelques-unes des parlies du coxal qui concourent ;i former his parois do la cavity pelvienne, el, dans co cas, la delormation exlc-rioure correspond a une döformation interiouro, qui a pour conse-
Fractnro du basamp;in.
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DYSTOCIE PAIl AN0U8TIE PELV1ENNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;419
quonco la diminution des diamölres du bassin : los fragments ossonx so döplacent, so cliovanchont; lo sacrum est rapprochc du pubis; hi circoiiföroneo anlei'ionro so trouvo ciiinimieo ot rouduo irrögnlioro. Joint ii cola ([no la Consolidation de la IVacluro domic lion ft la formation lt;riin cal irrägulier quelquefois ires volumlneux, qui fait saillie ä rinleiiciir do la cavilö, olcoulribiio oncoro iirclrocirlc passage, coinino on lo volt par la figure 59.
II csl done facile do coinpromlre quo do somblahlos fractures puls-sent donner lieu ä dos diriicnlles souvent trös considerables, eL c'esl en oH'ot cc quo deinontrcnl les observations ci-apros.
lr(' OasEnvATiON. — Gomr.u, Mäm. sw la Chirurgie et la mod, vet., I. II, p, 40. — l.o 18 inai's, on iiinena a Gohier nulaquo;' bieliis qui, depuis donze boures, faisait lie vales cH'oiis pour inellrc bas. La cause de ce pari lahoriciix parut elre röli'oilesse du bassin. IJ''s Iraclious oxcrcöos surles mombres aulärieurs u'a-boutirout iju'ä söparer ceux-ci da thorax ct a los arracher. L'impossibiiild d'effeoluer Iq part par les voies naturelles ötanlreconnue, Gohier lit l'opöra-üou ci'saiieune abdominale. La brabis mourul le lendemain.
A I'anlopsie, on trouva que... laquo; le bassin 6lait Irös ätroil et irrSgulier, ä cause d'une fracture ancienne qui avail on lieu a i'ilium. l.o coxal de ce cole avail um derni-pouce de moins en longueur que I'autre, depuis ia ca-vil6 cotjdolde jusqu'au sacrum, ce qui formait do cc cole uno obliquity ires marqude dans le diamötre du bassin raquo; : c'esl, coulee cello parlie el la li'fjei'c cxoslose qui y existait iiue s'dlait ernHe le sommet do la lelo do I'agueau.
11deg; Odskbvation. — Ciuumc.N, Journal prat, de mod. rel-, ISiU, p. 225. — Le 2i juiilel \H2'i-, Chreiieu, do Vermanlon, fut appel6 auprfisd'une vache qui ne pouvail metlro has. Les deux jambes du rictus sortaienl, mais on avail vai-nomenl tirö dessus. Par I'exploration, Glir6tien reconnul, laquo; avanl de p6n6trer dans ruii'ius, une tumeur dure, qui boucbail d'un tiers la cavilfi pelvienne.raquo; II se souvlnt alors qu'il avail traitö celte böte, un an auparavanl, pour nne fracture de I'ilium, pros de I'arliculation coxo-f6raorale; fracture dont eile gu^rit, mais en restant boileuse, el en gardant cette banche plus basse que I'autre, — L'accouchemenl I'ut impossible paries mes naturelles. Chrötien proposa 1'opdratlon c6sarienne, qui I'ut aeeepläe el exueutee seance tenants. — La vacho gu^rit; et le propriötaire I'ayant [ilus lard vendue au boucher sur le conseil de Chretien, celui-ci put assister ii l'abalage et oonslaler ce qui suit: laquo; La tumeur osseuse, pour mieux dire, le calus ölait trös volumineux. La parlie införieure de I'os ilium ne s'eiaii point reuuic dans sadirection : eile rentralt beaucoup en dedans. raquo;
IIIlaquo; Observation, — Rainaud, Traiti oomplet de la parturition, t. I, p. .'iül). — llaiuaid a vii, en ixv:;, laquo; une forte truie anglo-cbinoise, qui mourut chez son maltre sans iiiiuvuir fairo scs |ii'lils. K\U' avail eu, deux inois auparavaftt, une IVacluro de la branche montante do riliurn pros de la cavitiS cotylolde, fracture qui l'avait laiss6e boileuse. Lo cal n'6tait pas encore solide el for-mail en dedans du bassin uue saillie cousidrralde. raquo;
Cos observations donnonl uno idee dos diflicnlles quo les fractures du bassin peuvent apporter ä la parturition; olios montrent quo cos dil'licultcspeuvont otro insurmonlablos; olios font voir aussi comment on pout reconnaltre colic cause do dystocie, qu'il Importe beaucoup
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de diagnostiquer tie bonno houre, sous pcinc do perdro le peu do chances qu'on pent avoir do sauverla more el lo petit.
Uno deformation plus ou moins prononceodo la croupe, s'accompa-gnant presquo toujours do boiterie; uno tuinour duro, faisant corps avcc ros,(!t, ärintcricm' du bassin, nno saillie cpio Ton constate ais6-ment par I'exploralion, quand la cavile polvienne ost libro : tels sont los ölöments d'un diagnostic genöralemonl facile, auxqucls so joignonl souvent, pour le conlh'iner, los renseigneuicnts fournis par le propriö-taire sur los aulöcödcuts de I'animal.
On rencontre quelquefois, cho/ la vache, des fractures do I'orlgine do la queue, avec affaissement de cot organe, dues prlncipalement h la
pression d'un male trop lourd. lilies sont rcconuaissablos ä rexlerieur i\ une depression brusque qui exisle ä pcu pros an nivoau (Ju tiers pos-törleur do la croupe, et, h l'intörieur, ä la saillio quo forme, vers lo plafond du bassin, le cal consccutil', qui dimiime d'autanl le diamelre supöro-införieur do rexcavation. Ajoulons epic la queue, moins mobile ä sa base, est exposee ä do nouvelles fractures au moinont do I'ac-COUChement, ainsi quo 1'un do nous on a observe plusieurs exemplns.
Scuaack (Rainard, Pcir/urition, I, p. 3955) a rencontre deux cas do dys-tocie due a cetto cause. Dans le premier, laquo; le veau n'ayant quo le volume ordinaire et so trouvanl en bonne presentation anterieuro, resta lout ä fail enclave au nivcau do Toxostoso Ce no fill qn'apres nne demi-hcuro el par les efforts r6uius de quatre homines, qui liraienl surlojeunc animal, qu'on parvint i I'extraire. Au nioineul oüla par-tie la plus volumineusc do son corps s'engagea sous le point abaissö du sacrum, on ontondil un bruit semblable !\ eclui quo Ton produit en cassant un morceau do bois sec. Le veau passa, el ron s'apercjut, i\ la mobilite du bout du sacrum el do la queue de la vache, qu'il s'elail produit nno fracture. La fomelle so r(Mablil, promplcmenl; olio ful conduileau taureau a l'öpoque ordinaire, el Schaack laaidee nne se-conde fois a velor. Le part ful penible, niais on obtinl aussi un veau vivant. raquo; — Dans le second cas observd par le meiuo velerinaire, lo veau pörit pendant la parturition, el I'on vondit la more au boucher.
Bien quo peu nombreux encore, ces fails prouvent quo la cause do dyslocie qui nous occupe n'csl pas exemple do gravilc.
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liKiications. — Dans tons les cas d'augustio polvienne, les indications auxquellos il faul salisl'airo sont on rapport avcc le degro du relröcissemcnl ainsi qu'avec la nature do I'obslaclo qui lo produit. Elles peuvent se fonnulor ainsi : faire franchir dc force au foetus le canal retreci; agrandir le passage; diminuor le volume du feetus ; ou, enfln, ouvrir ä celui-ci uno voio de sortie arliliciolle. Examinons chacune do cos indications.
1deg; Extraction fureüc. — La premiere pensco qui so prcscnte, lors-
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quclo fcfitus eprouvo quolquo difflcnllö i\ franchirlo bassin, c'est laquo; de forcer lo passage raquo;, en cxorciml sur le foetus des tractions plus ou nioins önergiques, et c'osl efTectlvetnent cetlo pensöo quo mellcnt ä cxöculiou les personncs clraugöros ü la science. Mala il s'en faul bion que ce parti, le plus simple en apparence, soitaussi lo melllour. Trop souvcnl il n'a d'antro rdsullatqucde faire pöußlrcr dansle bassin uno parlie du foetus, qui vlent s'y enclaver do maniero it ce qu'aucune force ne soil plus ensuilo capable de lo faire progrosser ni int'ino rc-culer, ot do rendre, par cela niöinc, absoliimcnt impossibles les aulres operations an inoyen desquelles on aurait pn sauver an inoius la mere ou le produit, peul-clre tons les deux. 11 ost done do finlcröt du prolaquo; prlötaire, dans ce cas commo dans beaucoup d'aulres, de ne laissei-Cairo aucune manoeuvre, commo äussi do n'oxorcer aucune traclion sur lo foetus, en Fabsoiice du vetörinairc. Quant ä celiii-ci, sa con-duito, en pareil cas, ne laisso pas que d'ötre difficile. 11 s'agit pour lui de savoir s'il doil extrairo do force le foetus, ou s'il esl preferable d'avoir recours iininödialoincnt anx aulres moyons.
11 devra done ebereber ä se rendre complc, aussi oxactcmenl que possible, de la nature, du sii-go oldu degicdu relrecissement.
Pour cela, aprös avoir introdultla main dansle bassin, on pourra former le poing, etvoir s'il so trouve a l'aise, et si Ton pout le tournor en tout sens, on pronation, en supinalion, sans qu'il se Irouve pressö. Puis, cn ölcndanl 1c poueo sur lo poing fermd, on jngora approximati-vement de la distance qui söpare deux points opposes de la circonfö-ronce polvienno. On pourra apprecior ainsi, jusqu'ä uncertain point,si um foetus suppose de dimensionsmoyennes pent y passer, Parexemple, si le bassin so trouve rötröci do tello sorte (juo le poing y soil gone, il est inutile d'cssaycrroxlraction forcoc ; il ost certain quo lo foetus ne passera pas. En effet, le poing ferine d'un homme adulte reprösente uno niasse iiTcguliero dontlos dilleronls diamrlros variont onlroSel 10 ou 11 centimetres ; or, la löte du foetus, — voau ou poulain, — prc-sento de 14 i 16 ceulimelres dans son diamötre suporo-inlöriour et do 13 ä li contimötrcs dans son diamötre transverse. 11 esl done bien certain qu'olle ne passera pas par un canal ofi lo poing so trouve ä l'ötroit, c'esl-ä-diro qui ne mesuro pas 1:2 centimetres dans ses plus grandes dimensions. A plus forte raison la poltrine, donl les diaraö-tres el la conference soul beaucoup plus considerables.
11 faudra lenir compto aussi do la cause qui produit rangustic. Si coilc-ci ost duo ä une deformation totale, coinnio cello roproson-tcc tig. 57, le cas ost tres grave, cl laisse ])eu d'espoir do surmontor la diriiculte ä l'aido dos tractions scnles. Si olio esl localisee, si olio est produite par uno tumeur, il faudra raquo;'assurer si colle-ci tient ü l'os, — exoslosc, fracture, — ou si eile en esl iudependante. Dans celte dernitrc liypolbose, le cas serai I moins grave, surtout si la tumeur s'appuyait, non sur l'os lui-ineme, mais sur le ligament sacro-
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sciiitiqnc ; cllo pourrail alors so laisser rofonlor on parlie en dohors do l'oxcavatiüii par lo corps du foßtus, ot pormotlre ä celui-ci do passer, quoique avec difflcullö.
On devra poser tonlos cos considöralions avant do sc decider ä ter-iiiincr 1'aocouohement par les moyons möcaniques d'extraclion, car, nous lo repetons^i laquo;nreconnaissail Irop lard riinpossibililo del'acho-ver par ces moyons, les aulros operations doviondraienl plus dii'licilos el plus dangerousos, en raison memo dos offorts fails iiiulilemcnl pour arracher le fmlus.
2quot; AyranAlr 1laquo; pauafe. — Disons-le tout do suile : si cetle indication est ralionnelle on prineipo, il est presque lonjours absolnmenl impossible d'y satisfairo dans la pratique. Ge n'osl quo lorsque I'an-gustieesl produilo par line tumour non adherento aux os qu'on pout, aiusiqu'on loverra plus loin (Voy. ci-dessous 1'observalion do Locontc), enlever cette tumour, ol reslituer ainsi an canal pelvien sos dimensions ä pen pros normales. Pour tons les aulros eas, co moyen ost evidommenl sans applicalion possible. Iteste, il est vrai, la ressourco do la si/in/ilii/scoloniir.; mais, sans anlieiper sur la description ([no nous aurons a on faire ])lus lard, nous pouvons dire des maintenant (|iio cotlo operation doit etro absolnmenl rejetco en modecine vö-terinaire.
;}quot; Wlmlnner levolnmedu fn'tus. — Kn medecine v6teriiiaire, nous no somines point arreles par les considerations d'ordre moral si graves, qui font hösiter lo Chirurgien devant la necessile do sacrilior 1'enfant pour sauver la mere. U'ailleurs, cbcz la juinenl, une autre consideration plaido on favour de Vembryotomie : e'est, ainsi que nous l'avons ötabli, lo pen de vilalitö du produit ; c'esl la difliculte, la presque impossibility d'oblenir le poulain vivant. 11 n'y a done aucune raison do le menager. — II n'en est pas tout ä fail de möine chez la vacbe, laquelle, on cas do non-suceös, pent, en outre, elre livrco ä la bouchorie. Gependant, memo chez cello dcrniere femelle, rembryo-lomio est sonvontpreferee, en pareilcas, lorsquecelle opöralion donno Tcspoir do sauver la mere. 11 no faul cependanl pas s'y decider il la legore, car, ainsi ([uc nous le dirons ])liis lard, eile ost non senlement Ires dillicile, mais encore sonvenl Ires dangorouse i)Oiir la mere.
Iquot; Vrnyvr unraquo;- vole arüAolellean fgetns. — ICndn, quand los moyons precedents out etö roconnus impraticables on Irop dangereux, il reslo comme dcrniere ressourco la gastro-liyslerolomie, on Vopöralion cösa-rienneabdominale. Nous ladecrirons plus tard avoc quelques details: mais dos maintenant nous pouvons dire qu'elle fait courir do grands dangers ä la mere ; qu'il est pourlant des cas oö eile doit etro tentee, notamment quand il ost certain que le part serait impossible paries aulros inoyens; quo, dans ces cas, ello doit otre pratiquöo de bonne heure, car, outre que le foetus succombe presque tonjours, si Ton so decide Irop lardivcmenl, I'operation devient d'autant plus dangereuso
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nYSTOr.IF, PAR ANGUSTIB PELVIENNE.
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#9632;523
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pour la möro ellc-möme quo cello-ci nst plus ('puisöo par los doulours prolongöos du part ot los manipulations inefllcacos qu'on lui a fait subir.
En resume, on 1c voi(, ranguslio pelvlonneportöe ä un certain raquo;logrd est uno dos (lifficuUes los plus graves du part lahorieux. Los moyons qu'on pout omployer pour la surmonter sout Ires limilös dans lour action ot souvont prosque aussi dangoreux quo lo mal lui-mömo. Aussi, lorsque lY'd'oUesse du hassin a öt6 bleu conslaleo el qu'on a reconnu l'impossibilltö d'ohlenir le foatUB, inert on vivant, par les moyens möcaniques d'oxlraclion, prosque loujours, s'il s'agit do la vache ou do la brobis, prölere-l-on livror la foinollc ail botichor, plutdt ((no de s'oxposer ä tout perdro. lleurousonionl.coinmo compensation, ([lie cotte cause do dystocio est tres rare choz nos animaux. Si eile ötait plus fröquento, il y aurait lieu do discuter ici uno autro indication : colle de Vancouc/teinnn/ premature arti/iciel, qui a rciulu ä l'obstätdque, choz la fommc, do si nombreux el si imporlants services, ou möme celledo Vavortementprovoquö. Mais clans I'etat actuel de la science, une paroille discussion scrait veritablemcnl sans objet.
Tumeurs m^laniques et antres de 1'excavation.
Les nwlnnoscs, si fröquonlos choz les chevaux do robe claire, ot dont lo sioge do predilection est la base de la queue, le pourtourde I'anus, le tissu conjonctif du bassin, devraient 6tre, a co qu'il semble, uno cause assez fröquente de dvstocie. Gopendant,si Ion on jugepar lo si-lencedos auteurs, on en devrait conclure que cotte cause so presente raroment dans la pratique. Celatiendrail-il a cocpie les proprietairosont lo soin d'eloigner do la reproduction les jmnonls ([ni sont attcintes de cotte inlinnite? C'est bleu possible ; cependanL I'observation suivantc, rapporteo par Leconte, pronve (jue cotte exclusion n'osl pas absolue, et l'indigonce do rensoignemenls ;\ laquelle nous sommes reduits sur ce point pourrait bien (Mre duo en partie ä ce que la plupart des fails observes n'ont pas öte publies. (Juoi qu'il en soil, voici l'analyso de I'observation de lJecont(!, laquelle nous a pare ollVir un grand inlöröt:
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OnsEnvATiox. — I.kconth, Mihnoircs de In Socii'id crntrale de mid. vat., I. V, p. 180. — Le -O ootobro ISilit, cc vötörinaire l'nt consultö pour unejumenl Agec do 12 ans, pleine do cinq mois environ, et qui portait au pourtour do I'anus aiie mölanoso teliemenl oonsidörable, que la döföcation öiail impos-slblo sans le secours do la main. L'exploration rectale fit roconnallre une tumeur ires volumineuse, siliiöo dans lo bassin, a gauche du coccyx, du rectum et du vagin, au centre de laquelle on trouva un pcu do fluctuation, Dans le but do baler la maturation do la tumeur, on Ml, sur la I'esse gauche el sur la croupe, plusieurs applications d'un melange d'onguent ohaud rdsolutif et do vösicaloiro. Cinq jours npres, la tumeur esl plus grosso oi plus flucluante, el la pouction ou fait sortir laquo; deux litres au moins d'une maliorc purulenle noire, pou odoranlc. raquo; — Leconte inlroiluil la main laquo; dans lo foyer do raniol-
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lissnmpnl; raquo; il y sont nno tnmoiir laquo; du volume dos doiix pnings, raquo; en parlie dötaobdo, qu'il achrvo de sdparer et qu'il amäno au itoliors. Elle pesait 2 kilog, 1/2. — En donze jours la plain tut clcalrlsöe.
Cinq mois (gt;i dem! npres, la Jmneut 6lant ii lernte, liCconlo enlöve, cliez la inömc junu'iit, miR autre lumeur mölanique, situäe dans la region droitu du hiissin, assoz profonddment. — Igt;u oicatrisalion so fit rapidement, öt la miso-lias cut lieu sans efforts,
Cello observation, trös Interessante, monlrc, ontre autros chosos, qu'une operation grave a pu ötre falle, par deux fois, dons le voisinago des organes gönitaux, clicz une jument plolne, sans que la gestation ail ölö compromise. Elle montre en outre cc qu'il y aurait ä faire dans un cas de dystocie due ä la möme cause. 11 csl certain, en ellbt, quo dans colui donlon vienldc lire la relation,le pail n'aurait pu avoir lieu sans rextirpatlon pröalable des tumeurs mölaniques qui obstruaient le bas-sin, puisque la def(3catiou cllo-inöino clail impossible sans lo scconrs do la main. Gelle observation demonlre, enlin, (ine roperalion, bien que grave assiirenienl, n'osl pas au-dessus dos ressourccs que la Chirurgie met ä la disposition d'un opöraleur hard! et intelligent. Toutefois, el cola va sans dire, il no landrail pas s'attendrc, dans tons les cas, fti un succös aussi complet quo colui qu'a obtenu Leconte.
M. Hnul a vu, choz uno chienne, l'accoucbement arrötd par des malleres cxcremontitielles durcies qui obslruaienl le rectum : eclui-ci ayanl ete debarrasse, le part so 111 ensuilo par les seules forces do la nature.
D'aulres tumeurs, de nature variöe, des fibrdmes, des cancers, des phlegiiums, des abecs, peuveut egaleincnt sc devolopper dans le lissu conjonctifdu bassin ot dovenir dos causes do dystocie; cependant, nous no connaissons aucun fait de part rendu laborieuxpar ces causes, et nous no croyons pas devoir, ä eel ögnrd, devancer 1'observation clinique. Nous nous bornous done a signaler la possibility do pareils accidents, eu invilant les praticiens Ji publier les fails do cello nature qu'ils auraienl eu i'occasion d'observer, — nous nous occuperons un pen plus loin (V. Tumeurs utäro-vaginales) des productions qui so deve-loppent sur la muquouse du vagin on do l'ulörus, font saillic h Tinle-.rieur de ces organes et peuvent nuire plus ou moins an passage da foetus.
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BIBLIOGRAPHIE
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DYSTOCIE PAR CIIANaEMENT DK RAPPORTS DE L'UTERUS.
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CHAPITRE 11
DYSTOCIE PAR DISPLACEMENT 0Ü CHANQEMENT DE RAPPORTS
DE L'UTERUS.
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Sous co litre, nous cotnprenonsles accouchemonts rendus difliciles: 1quot; par la hernie tic l'utörus gravide ä Iravcrs une Ouvertüre anorma-letnent agrandie on purement accidentelle des parois abdominales; 2deg; par les ddviations do cot organe, dont I'oriflce n'est plus dans Taxe tin bassin; ',iquot; cl. enfln par co döplacement singulior qui consislo dans une revolution de 1'organe sur son axe.
Hernies de rut6riis.
La sorlie de l'utörus chargö du produit de la conception hors de la cavltd abdominale, par une ouverture anormale ou accidentelle des parois decclle cavitö, osl un accident assezraro, maisqui a cependant 616 rcnconlrö choz presquo loules nos femolles doincslicpics, nolain-ment clicz lajument, chez la vache, ehe/, la brebis ct clicz la chienne. Maurin (du Cantal),Pavre (ile (icneve), Prudhomrae, Prange, Rainard, Adenot, Delplanque, Rodet, Leconte, Macorps, Kopp, Railliet, Nocard, ont, ä diverses äpoques, public (bis observations qui so rapportcnt a cc genre d'accident, ct qui proiivont quo COS d^placcmonls penvent npporter paiTois dos obstacles Ires graves a la parturition. GrAce ä cos observations, il nous sera possible do tracer d'unc manierc assez complete I'liistoirc doccltc cause dc dystocio.
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lijFiiiptoniAtoIoflelt; — I-os caractüros et la marcho do col accident n'ctant pas lout ti fait los monies choz los foniollcs nniparos el, chez les nuilliparos, nous croyons devoir los ötiulior söparöment choz cos diverses espöecs.
1deg; Chez los fomelles unipaves, la vachc, la jument, e'est toujoui'8 pendant la gestation quo la hornio so prodnil, ct moino i\ nno opoqno avancco de cello-ci, versle sopliemc on huitiöinc mois choz la vachc, vors lo hnitieino,lo nonviemcet inöiuo plus lard encore choz la jument. Cola cst facile ä comprondre : en etat do vacuilo, la malrico, melee aux organes digestifs, occupo Ires pen do place dans la cavilö abdominale, oil olle est en outre relonue d'une inaniöre assoz lixc par les II-gatnents sous-lombalres; aussi n'a-t-elle aucune lendance ä s'on echappor, ct si, ii ce moment, une hernio vlent ä so produire, e'est I'lntestin on l'öpiploon ((iii la consliluent. Dans l'ötat de gestation avancöe, au conlraiie,la malrico, outre qu'ollo s'est considcrabiemont accrue, est venue se mettre on contact immediat avec los parois du venire, el si uno örailluro vient k so fairo ä cos parois, olio pout Ires bien s'y engager, agrandir pen h pen I'ouverture el s'echappcr lout enliöro hors de l'abdomen. (letlo hernie, tonlos les observations pu-bliees lo pronvenl, so prodnil souvent on dohors do l'action do loule cause occasioiinello appreciable, de tout effort, do toule violence oxte-rieure. EIlc semble reconnattro pour cause pmlisposanlc un certain relächoinenl, otpout-olre mi certain ramollissoment des muscles ab-dominaux, el pour cause eflicionle, lo poids do plus on plus considerable do I'organo,auquelviennentsejoindro les mouvements brusques et önergiques du IVelus döjä vigoureux, el quelquefols la distension des parois abdominales produile par la meteorisalion, I'liydropisie de I'amnlos on d'autres clrconstances analogues. Los muscles se disten-ilont aux döpens do lour epaissour; lour force do resistance diminne; lours fibres s'öcarlent, quelques-unes so rompent ; il se forme ainsi une erailluro, qui s'agrandit [)eu ä pen, et par laquelle uno parlie de la malrico, avec son conloim, ne tarde pas ä s'dchapper. Uno tumour apparail, vers les parlies declivcs do I'abdomen, loujours un pen de cole, oidiiiaireinont a gauche chcz la jument, ;\ droilo choz la vacho, souvenl au niveau do la mamelio, qui la masque on parlie. D'abord grosso ä poino coinme la tele d'un enfant, pen saillanto ct iinparfaile-inent delimilee, cello luineiir s'accroit rapicloment et pent acqucrir en quinze jours, el memomoins encore, dos dimensious vraimont prodi-gleuses: on en a vu qui mosuraient rio, öOcentimötres de longueur, sur iü, 80 do largeur (Dolplanque, Rodet, Adenot), el qui descendaient jusqu'au niveau des jarrels, ot inline prosquejusqu'au sol.
Quand cello hernie est rdcenlc, ollc s'onfoure generalomont d'un bourrelel cßdeinaleux considerable, surtout si eile cxiste au niveau des manuelles. Cot oedamp;me disparait plus lard, aprfes lo part, sans quo la tumeur diminne sonsiblement de volume. Seulemcnl, la forme gö-
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nerale du venire change; los viscöres digestifs viennont prendro la place qu'ocoupalt lo fostUS; lo vonlro se rötröcit par en liaut, et los llancs so crcusenl au point qn'on appllquant les extremites des dolgts dans chaque flanc et en poussant les mains l'uno conlro t'aulro, on arriverall aisement ä los faire so louchoi', et a los senlir seiiloinent separßs par röpaisseur des parois abdominales. — La Ogure 60 ponrra donnor line idee des diinousions vraimenl extraordinaires qne pent acquerir nno raquo;emblable hernie, en inemc lemps (jue de la forme sin-gullöre (prelle imprime au ventre de l'animal.
Avant l'accouchemont, la palpation de la tumour permot d'y recon-naitre la presence du füeliis, dont on pout meine distingner les diverses
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Uornlo Htorim; i
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parties, la löte, les pieds, etc., et dont on pent conslater les mouve-ments par lo toucher et par la vuo. Du roste, ni au moment de sa formation ni plus tard, la hernio uterine no somblo occasioimer au-eune soullVance ; la böte aUbctöe hoil, mange, digero, conserve sa gaiote, lo lustre de son poil, mrine sou embonpoint, comme si eile n'avait aueuno inlirmitö, jusqu'au moment de la parturition ; sa demarche sculo est plus ou moins geneo, en raison du dcveloppomont plus ou moins considöl'abledo la tumour qni pond entro ses jambos; olle marche on ccartant los mcinbros posterieurs, et son aptitude au travail, sa force mnsculaiie est nolabloment diininuee.
Lo moment du part venu, colni-ci pout s'effectuer presque norma-lomont, et sans aueuno altlc, prenve övidente (pie la contraction ute-
(*) A,1J, tumouv hornlntre) — e. mamolon consid^i'Ablomonl doscoDdtii
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rlne pent, soulo ot sans lo concours des muscles abdominanx, sufliro ä chassor lo fcBtuS au dohors ; toutofois, raccouchcment est louJoui'S plus lout ot plus penible que dans los conditions normales; souvent aussi 11 so compliquo, deviont tros laborioux ol momo tout h fait im-possiblo, ainsi ([no nous lo dirons biontül.
2deg; du!/, los niiiKipares, la chienne, par oxcmplo, lo modo do production do la hcrnio uterino ost dilloronl; c'ost dans rinlcrvallc d'uno gestation ä 1'autre qu'elle so prodult. La longueur ot la mobiiilö dos comes, lour volslnage dos parols abdominales expllquent comment ellcs pcuvont s'ongagor clans uno ouvorturo de cos parois. II so forme alors une petite tumour, grosso commo un oeuf do pigeon ou dopoulc, Indolente, molle, plus on moins facilemont röductlble, i\ laquolle on fait d'aulant moins attention qu'elle n'altöre pas la saute do lafcmolle, et qu'elle roste slalionnairo tant quo la chienne n'ost pas föcondöo. Mais, aprös la föcondalion, on volt la tumour acquörlr rapidement ct do jour on jour un devoloppomenl de plus on plus considerable. Un ou plusiours ovules sonl doscondus dans la parlie hernico ; ils s'y sont grelles, ot s'y devcloppent en foetus, sans que, d'ailleurs, la fomello paraisse en soulTrir. Lo siege ordinaire do ces hernies est la paroi införiouro du vontrc, un pen ä gauche ou ä droite do la liguc blanche, par consequent au niveau des mamclles. lilies out pour caracleros d'etre indolentes, sans rougour el sans amincisscmont do la poau, molles ot flucluantes dans certains points (co qu'expllque bion la presence du liciuide amniotlque), formes et memo durcs dans d'autros (ce qul est du ä la prösenco du foetus lui-meme). 11 est parfols assoz dif-licile, surtout quand on manque do renseignements precis, dc recon-naitie la vörltable nature de ces tumours; plusiours fois olios out cte prises pour des tumours cancerouscs, et cos orrcurs do diagnostic n'ont pas loujours (Uö innocenlcs pour la fomclle.
Lour siege n'ost cepondanl pas toujours celui cpio nous venous d'in-dlquer; Mainard a vu uno fois uno tumour do cotte nature so devo-lopper dans la vulve, L'uterus, qui vraisemblablement ölait sorli au volslnage do 1'anneau inguinal, s'6lait porle on arrierc, en döcollant lo lissu conjonctlf, et ölait venu faire saillie a la vulve. laquo; Lo mailre do la chienne avail ouverl la tumeur avee un canif. II s'elail stabil uno plaio Qstuleuse, d'oii s'ecoulail uno humour vlsqueuse. J'cn (is le dö-brldement, dil Ralnard; je trouval au-dessous do la peau un second tlssu ayant de 1'analogle avec eile (matrlce), eta la face interne duquel adlu'rait un reseau vasculaire rougo brunalro (placenta), qul so deta-cbait on parlie avec lo boul du doigl, ct ensuite une cspecc do vossic (amnlos) döjä Idgörement perforöe el transparente, semblable ä l'cnve-loppo d'nn kyste. L'ayanl ouvorte, il s'en cchappa des eaux ol un foetus qui pouvalt avoir truis ä (pialio semaincs... La böte pörit lo lende-main. raquo;
Quel qu'en soil le siege, cos hernies s'accroisscnt sans porter altcinto
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ä la sanlö do la fomcllo el sans la fairo soullVir, si on n'y louche pas, jus(|ii'ä l'dpoquo do la miso-bas. Mais, cotlo opoque venuo, de graves coniplicalions surgisscnl en gcnöral. L'onvorluro herniairo, en cfl'cl, no s'ost point agrandio en momo temps quo la luineur s'esl accrue ; ses Lords, cicatrises depuis longtemps, durs, fibrcnx, rösislanls, no so lais-sonl (pie dlffloilement dislendre; lo on les foelns, eraprisonnös dans la poche sons-cntanec, no ponvenl sorlir, et, 1c plus ordinairement, la femello SUCCOtnbo sans pouvolr mot Ire bas. La lonninaison n'est co-pondant jias toujours anssi inalhenrcusc, ol Prangd a publid en 1841 I'liistoirc d'nne cliienuo qui parvint ä expulser hcurousenioiil par los voies naturelles, cl sans le socours do I'arl, trois flt;cliis contonus dans une hernio do cc genre. iMais c'csl lii, assureinonl, nn fail Ires excep-lionnol.
Anatomic pntliologlquo. — Dans la plupart des observations qui onl 616 pubiiecs, la femello ayanl snecombo pendant 1c pari on ayanl ölö sacrifice ä cause do son inlirmile plus on moius longtemps apres, il nous sera possible do lairo connaitre d'nne nianiero assez satisfaisanlo l'ölal des parties.
La lesion principale, essenliellc, porlo toujours, on le coinjoil, sur les parois abdominales, Los libres charnues on tendlneuses des muscles obliques ponvenl avoir öte siniplcmenl ccarloes, snrtout au döbul; mais le plus sonvent nn certain nombro d'onlro olios onl eld ruplurces. Qnaul an muscle grand droil, il esl loujonrs rompn dans sa conli-nuilö, ol cetterupture esl sonvent presquo aussi netto que si olio avail ölö failo par l'instrument tranchant; d'autres fois eile esl plus on moius ii'iegulioro, frangöo. Dans lous Ics cas, il en resulte une Ouvertüre, do forme el de grandeur variables, tanlöl ovalaire, lantol en colo do melon, lanlol pins on moins invgulioroinont triangulairo ; eile peut mesuror jusqu'ä oO centimetres dans son grand diametre, qni repond ii Taxe du corps do I'animal (Itodel). — Le siege de cello on-verture varie; parfois c'osl an niveau memo do son Insertion an publs que le grand droil so decliire (Favre); parfois e'esl dans un aulre point, (Rodet), mais toujours en bas, en arriero do 1'ombllic, un pen ä droite on nn pen ä gauche de la lignc blanche, laquelle, primitivement, n'est Jamals inleresseo. Plus tard, par los progres de la tumour, clle peut se rompre ü son lour; mais quelqncfois ellc resisle, el forme sur la hernio commo une ospece de cordage elendn du curtilage xipboido an pubis; la lumenr prend alors uno apparence bilobee.
Parfois la lunicpio abdominale resisle, so distend senlemenlet s'ap-plique ä la face interne do la poau, (prelle double ol renforco (Adenot, Delplanque); d'autres fois ello se decliire comme les muscles eux-möines, ä la face externe desquels eile roste appliqnee (Rodet).
Le peritoine pent anssi se laisser dislondrc ol accompagner dans la ciivilo herniairo les viscercs auxquels il forme un verilablo sac söreux (Delplanque); mais, lo plus sonvent, il so döchire, el la hornie esl alors
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(löponrvuo do sac Iterniairc, ainsi quo ccla a ölö tres bion constate par llodet et par Favre (de (ionövo).
Quand la hcrnic cst tout a fait recente, ou trouvo ü son nivcau lo lissu l'ortonicnt ecchymosö, inliltrö do scrosilö, los fibres ccl-Inlaires ronipucs et dösagrögöes, los libros tendinouses öcartecs, örailldes, cl, dans lours interstices, de nombronx caillots sangulns, los uns encore rouges, los autres döjä on partio chjcolores (Del-planaue). l'lns tai'd, on no Irouve plus de sang opanchö enlre la pean et la matrice; los parties sont unilonnoincnt rouges, ol, suivant ['expression de Favre, de Genöve, il setnble (in'ellos alent etö comme ccorchecs par lo glissement de la masso totale ontro ollos et la poau decollöc. JMilin, a uiu! pöriodo encore plus avancöc, Uli travail do rö-paraliou s'esl produit ; los Lords de la solution do continnilö se sont cicatrises ; ils ropresentent uno sorte de lövre arrondie, 6paisse, rösis-tante, d'un blaue nacrö, d'un aspect fibro-tondinenx. Lo tissu collii-laire qui double la poau s'cst condonsö en uno sorte de membrane irröguliörement mamelonnöe, mals pourtant assoz lisso, douce au lonelier, et qui forme ä la lioruio uno veritable paroi, ä parlirdo l'ou-vorture, avec los boi'dsde laquollecotlemembrane advenlice se montre partout en continuilc (llodet).
Quant aux organos contenus dans la luniour, ils varient suivant lepoquo ä laquollo on l'ötudie. Avant lo part, eile ost oecupöe exclu-sivcmonl, oupresque exclusivement, par rul6rus et la masso totale, qui so trouvent logos en totalite on en partie dans cctle ospöco do di-vertlculum accldenlel do la cavltö abdominale. Aprös lo part, la matrice s'en retire quelquefois, et romontodans l'abdomen; d'aulrcs fois, olle reslo logöo dans la cavitö berniairo (llodcl); inais, dans tousles cas, d'aulrcs viseörcs, lo rumen chez la vacbe, b^ colon et l'intestin grole cbez lajumenl, vionneul y prondi'C place ä lour tour, et il pout arrlver qu'on y trouvo ä la fois l'utörus el la masse intestinale tout onticro (Rodet).
Tel osl l'clat dans loquel so monti'ontles parlies ä l'inspection ana-tomique. Llevenons maintenant ä l'ötude do la parturition chez los femelles allocteos de celto inllrmitö.
Sie l'aceoucheiuoilt cliex Ilaquo;raquo; femelles nllVciiVs ile iiei-iiie uterine. —
Chez cos femelles, l'accouchement pout s'effectuer spontanöment et
(l'uno uianieie boureuso pour la more ol pour lo produit; los observations relatives aux grandes femelles pnbliöos par Adenot, Model, Loconto, le prouvontsurabondammonl. La vacbe de M. Adenolameine eu une part double. Leconte a pu suivre pendant cinq ans une jument all'ectee de cotte infirmilö, laquollo a on qualro accoucboincnts dans cot Intervalle, Ions lieiueux et spontanös, sauf le dernier, dans lequel ce völerinaire a du intervenir, laquo; a cause d'nne presentation vicieuse du poulain raquo;. Gependant, lepart ost toujours pins long, plus penible quo dans les circonstances ordinairos ; souvont ineinc il ost trös laborieux,
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cl exige I'lntervenllon du Chirurgien; parfols, cnlin, il est tout ä fait impossible et enlraine la mort de la mere anssi bion que celle du produit. En co qui coucerne los femelles des potites ospeces, qui portent habltuellement des totus en plus ou moins grand nombre, on com-prend quo ceux-ol n'ötant pas nöcessalroment tons contonus dans la
portion herniee del'ulörus, raccoucheinent puisse so faire d'uno l'aron tout ä l'ait naturelle pour im ou phisieurs d'ontro eux (Kopp, Itailliel, Nocard), pendant quo les aulres sonl forcement retenus si le collot du sac berniaire est trop rosserre. Quanl ä cos derniers, ils peuvent quel-quel'ois so frayer une voie a travers les parois abdominales (V. l'ob-servalion IV, p. 270),
L'accldent qui nous occupe appello done In plus sörleuse attention du velerinaire, d'abord pour reconnailre lobstaclo qui s'oppose ä la llbre sortie du fcßlus, ensulle pour faire choixdes meillcurs moyens a meltro en usage.
#9632;raquo;iasnostic. — Chez les grandes femelles, la hernie uterine n'est pas difflcüe a reconnailre. D'abord, on salt toujours que la femelle ost pleine et ä lorme, ou ä pen prös. De plus, lorsqu'ou ost appelö pres d'ello, eile so livro prosque loujonrs ä des efforts expulsifs, sur la nature desquels il ost bien difficile de so Iromper. Enfln, la deformation du venire, les caraclrres de la (unieur, dans laquelle on sent par le toucher quelques parties du foDtus, sont dos signes lellement caracte-rlsliques qu'il est a jieu pres impossible, a moins d'une inattention impardonnable, de möconnaltre nne hernie de la matrice. — Mais cela ne sufflt pas; il laut encore determiner quelles sont la presentation et la position du IVelns, et quel obstacle s'oppose ä sa sortie. 11 est done nöcessaire de prallquer l'explorallon vaginale. Parfols celle exploration apprend quo le col no se dilate pas, el il laut chercher la cause de celle non-dilalalioii. Gc pent elre une des aKerations morbides de cet organe que nous etudierons ei-apres; mais bien plus souvent c'cst parce que les conlraotions ulerines ne poussenl pas la masse totale directoment conlro le col, soil pur suite d'une mauvaisc direction de la matrice, soil parce que les bords de la dechirnre berniaire Ötranglent le tolus et l'empeclient d'avancer. Apres avoir reconnu la cause de celle lentcur du travail, il imporlc de la com-ballre par les moyens appropries.
Le col Iranclii, la main ne renconlre pas lonjours immödiate-ment le foetus, qui peul ölro siliui si has el si profondemeni que le bras, plonge lout enlier dans la matrice, peul ä peino rallcindre. 11 sufflt souvent de faire soulever le venire do la femelle, si eile est deboul, aveenn drap plie en qualre, pour rapprocherla masse fmlalc de la main de l'operaleur et Ini permetlre d'apprecier sa situation. Si la femelle est couchöe, on la fera mellre sur lo dos, et on la mainlien-drd dans cello position ä l'aide d'une barre passee enlre les qualre membres reunis et lixes par des cnlravos; on relevera la croupe par
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quelques boltes do paillc, ol Ton pourra ciisnile explorer la tumeur lout ä son aise, lanl par la palpation exteriouro quo par rexploratiou rcclalo et vaginale. Dans cet oxainen, on cherchera ä se rendre nn coinpto exact do la position du fcjclns. Gelte position n'est jamais coiupletcinenl nornialc. Dans les cas les plus favorables, on trouve la tote dlrigöe en arriüre, au voisinagodu pubis, parfois dejä un pen en-gagco dans lo bassin, 1c front on baut el un pen en avant; les pieds anterieurs plus on moins retenus, souvent dirigös en arriero ot appli-(jnes conlre lo tronc; le corps du fa'tus plongeant profondement dans la luineiir, les fosses reposant sur la mainelle do la mere. En un mot, le polil sujet, la mere ctant supposce debout, aH'ocle uno position epic Ton a comparee avee raison ä cello du chien sc reposant assis sur son derrierc.
Ün oxaminora anssi avoc grand soin l'etat dos bords do la solution do continuity; lour rigidite, lour tension, le degrc do constriction qu'ils exercont sur le corps du foetus. Cet oxamen cst Irös important, ot doit so faire, autant (pie possible, avant d'exercor aucuno traction sur lo petit sujet. Do son rösnllat depondra le choix dos moyens ä naettro on ocuvre pour terminer raccoucbeincnt. On oomprend, en cfi'el, eombien scraiont irralionnelles et dangereuscs dos tractions exorcees pour arra-cber do force le petit sujet, si son corps etait bride ot comnio etrangle par les bords incxlensibles do 1'ouverture horniairo.
Chez la cbienno, lo diagnostic esl souvent plus diflicilo, ot les observations publiees oil'ronl plusieurs exetnples d'errours do diagnostic cominisos par de bons praticions, erreurs qui n'onl pas toujours etc sans dommages pour los femellcs objots de cos mepriscs, contro les-quellcs, par consequent, il Importe d'cUre on garde.
La situation do la tumour, lo plus souvent au nivcau dos mamollos aveclosquolles ello scinblo faire corps; sa consistanco, inollo cl (luc-tuante dans certains points, dure ot rosislanto dans d'autres; los inö-galiles ([u'ollo prcscnto au toucher: Ions caractoros qui s'expliquent Ires bien par la presence du fcetus nagoant dans los eaux do 1'amnios, pouvenl donnor lo change et out fail prondre quolquefois cotte tumour pour un squirrhe do la mainelle. Ccpondanl, si Ton examine avec attention, les caraelöres diflorenliols no manquent pas. Ainsi, la bernio foe-tale n'oll'ro pas cos bosscluros, cotte durele lignousoou pierreuso quo prosontent la plupart dos tumours maininairos, qtiollo que soil lour nature, adönömes, librömos ou carcinömes; sa (luctuation n'est ni celle d'un abcos ni celle (run kysle ; la peail qui la rccouvre, souple, lisso, parfaitement naturelle partout, n'offre ni cos adherencos, ni cot amin-cissement, ni cello teinlo violacee par places, ni cos ulcöralions, ni cos listules, (pie Ton rencontre prosque luujours dans les ncoplasios mam-maires. D'autre part, son accroisscment rapide n la suite do lafdconda-tion, sans symploinos inllammatoires locaux ni generaux; son indolence absolue, le bön etat göneral do la femelle, sont encore des
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caractercs, le premier surlout, d'une grandc valenr pourlo diagnostic. Enfln, par im examen atlenlif, on pout rencontrer rouveitnre des parois abdominales par laquello s'est cchappö ruterus. — II est done possible d'öviter l'orrenr; mais il faul, pour cola, no pas so conlcnler d'un examen rapide el superficiol; il laut tenir complc do lous les symptnmos, et snrtontde I'etat presume on probable do gestation, sur lequel le proprietniro, inlorrogö, doit elro en mesuro do fournir des renseignements positifs. 11 faut so rappelor enfln quo lo sl6ge apparent de ces bcrnios pent ötre fort insolito, ainsi ((110 lo dömontro I'obscrva-tion de liainard quo nous avons meulionnöe plus baut.
La nature do la tumeur ötant connue, il restc i\ savoir qncl obstacle olle apporlora äla parturition, et cettc partie du probloino n'est pas la plus facile ä rösomlro. Ou no pout pas s'aidor ici do {'exploration vaginale ;le bassiu do la cbienne est trop ötroit pour qu'on puisso y in-Iroduirc plus de deux ou trois doigts, et ccux-ci ne sout pas assez longs pour attelndro I'ouverture bernlaire. Cost done par l'exploratlon extö-rieure qu'il faul appröcler la grandeur de cette ouverturo, et jugor si olio pout permettre la ronlrco du fmlus dans I'abdomen ot son expulsion par los voios naturelles. En those gdncralo, nous pouvons dire qu'il faut pen coraptor sur cotto possibilitö. Nous avons vu, en etfet, quo c'ost prosque toujours pondantia periode do vaciiile quo la hernie seproduit; or, on comprend qu'une Ouvertüre süffisante pour livror passage ä une circouvoluliou do la corno vide, el pour permettre ä im ovule d'y penölror et de s'y dövelopper en embryoii, sera prosque toujours insuffl'sante pour livrer passage an foetus, quand il sera venu a tormo. Nous repötons done quo le fait, observe par Prange, d'une chlenne qui accoucba boureuseineut do trois potils contonus dans la portion herniöe d'une conic uterine, est un fait excoptionnel, proba-blement sans analogue dans la science.
Nous ajouterons, on terminant, qu'en pratiquant les explorations nöcossairos, il faut agir avec les plus grands managements, s'abstonir de toutc pression un pen forte, do tontes tentatives violenles do reduction, qui seraient siiroment fatales au produit, et tres souvout aussi ä la more, par la mötrite qu'elles occasionneraient presque infailliblement.
luatontlona. — Lo diagnostic pose, il roste ä romplir les indications qui on decoulent.
Chez les gnrandos femellos, il y aiwa presque toujours indication de tonler I'accouchement par los voics naturelles. Pour cola, la meiiloiiro position a donner ä la patiente est saus conlredit lo ddcubitus dorsal. Uans cette situation, lo fffilus ne peso pas sur los parois inlörieures de I'abdomen; celles-ci soul dans un reldchementau moins rolatif; les bords do I'ouverture bernlaire sent moins tondus, et le foelus, ontraine par sou propre poids vers la region lombairo, tend i\ so dögager do lui-inöino do la bornio; on outre, il so trouvo mioux a porlee do la main do l'opörateur. Gelui-ci introdult alors la main dans los organcs SAiNT-Cvn el Violet, — Obstötrique,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 28
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gönltaux, dilate 1c col s'il 1c trouvc forme, rompt los cnveloppos si elles sont encore intactos, rocliliela presenlalion si olle cst dcfavorable, el engage dans le delroil les parlies qui doivent sorlir les pieinieros.
Si le foelus esl cn prösontatlon anlöriouro et quo la töte puisae ßtro saisio, il ramenora ä l'ontröo du bassin, la lixera avec nn lacs pass6 ä la mAoholre Införleure, ou, s'il est possible, avec le licol-forceps de Schaack; puls il ira ä la recherche dos membres antöiieurs, qu'Il amönera successlvemont dans l'excavaUon et qu'Il flxera egaleinent par dos lacs passösdanslo patnron.
S'il no pout los ronconlror, c'ost qu'ilssontappliquöscontre le corps du foetus et rolenns profoiulömont. Im part sera plus difficile, mais non impossible cependant s'il n'y a pas d'autres complications.
Si le foetus se prösonle par 1c train postörieur, los conditions sont plus döfavorablcs; l'accouchement pourra cependant encore avoir lieu si Ton est assez houroux pour rencontrcr los membres postericurs, et si Ton pout les amener tons deux dans lo bassiu, cc qui presente parfois de grandes dil'licultös.
Cola fait, il no roste plus qu'ä faire lircr sur les lacs avec mm force süffisante et dans mio direction convonablo, pendant quo l'opörateur, la main toujours dans le bassin, dlrige los parlies, sunoille la marcho du travail et pare mix complications qui peuvent so produire.En memo temps, un aide intelligent pout, d'aprös les indications do I'accoucbeur, excrcor sur la tumour dos pressions mcnagöes el convonablomonl dirigcos pour facilitor \areduclion, c'ost-ü-cliro la renlrco dans la cavitö abdominale des parties du foetus encore contonucs dans la hcrnie.
Gelte reduction esl quolquofois assoz facile; d'autres fois olio est extrömemonl difficile. On devra so souvenir alois quo los prossions oxorcöes do dehors sur le foetus peuvent lui olro trfes pröjndiciablos, et on apporlora i\ cos manipulations los plus grands menagomonts. Si done on rencontre do co cold une rösistance sörieuso, et si Ton liont a obtenir le produit vlvant, il famha renoncer ä tonte tentative do co genre, cl savoir se decider do bonne bouro et rösolümenl pour Voperation crsarienne.
Colle-ci esl indiquöe lontcs les fois qu'on allacho une plus grando importance ä la vie du produit qu'a colic do la more; non seulomonl quand le corps du foetus est serrö par los bords do la dechirure abdominale de maniörc ä co quo sa poitrine et sos lumebes no puissent pas franchir colte ouvorluro, mais encore quand la position on la presentation est tcllement viciousc quo, pour Olro changöe, eile exigerail dos manipulations longuos et compliquöcs, pendant losquolles le petil scrail expose h perir. Tour hii, nous le röpölons, plus lot on so deci-dera et mieux cola vaudra.
Du roste, ropcration cösarionno so presente ici dans des conditions d'oxöculion aussi lavorablcs que possible. Pour arriver sur la malrico, on n'a qu'a incisor la peau cl, tout an plus, la tunlque abdominale :
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l'incision falle, la matricose präsente (l'ello-rn6me ct on n'a pas ä Tailor clierchor au milieu de la masse inlostinalo ot ä l'allii'er poiuljloinont ail dohors; ello ost, souvent senlo clans la tiunoiir, el ello roinplil si bion l'ouverture dos parois abdominales qu'il u'y a pas ä craindre do voir les inlcslins s'echupper pendanl ropöralion. On n'a done cpi'ä l'in-cisersur place ot h aller k la recherche du foBlus, qu'on attire rapide-ment ail dohors, aprös avoir onvorl largomenl los enveloppos.
Nous lo rcpolons, cos condilions sont aussi favorahlcs que possible pour le IVoliis, el, cboz la vacho, on csl presrpie cerlain de 1'obtenir vivanl el parfaltement viable, möme assez longtemps aprös le dohnl du travail et aprös l'öcoulement des eanx. Chez la jumonl olle-meme, on a beaucoup de chancos d'avoir lo poulaln vivanl, si on so döcide pour l'opöratlon avant la rupture des membranes.
Pour la more, la position ost övidemment moins bonne. L'opöratior cösarienne est loujonrs, ainsi quo nous lo dirons, nne Operation des plus graves. Ici, dans la supposition la plus favorable, il reslera, lo foetus nne fois sorli do lainatrico, une hornie enorme, qu'il sera bion liiflicile do contenir, eldont il esl prcsquo impossible d'osporer la gue-rison radicalo. Mais, cu adiuetlanl qu'on puisse terminer lo pari par les voios naturelles, la hernie no sera pas gucrie pour cola; ello per-sistera nöcessairement, et avec un döveloppement lei quo, dans lous lescas, ello onlövo presque toute valour ä l'aniiual. Cost au völörinairo ä appröcier cos raisons pour ot centre l'operation; ä poser, dans chaque cas particulier, les chancos do gain ou de perle, el a so decider cu consequence,
Chez la ehlenne, nos pröföronces pour l'opöralion cösarienne sont encore plus aecusöos. On pout (Mro h pen pros sür ([no Touverture herniaire est trop ^ilroilo pour permettre la rentröe du foetus; on sail quo cello foinello supporte assez bion los opöraüons qui intöressont le pöriloiuo ; qu'on a pu, dans dos experiences physiologiquos, ouvrir I'abdomen ct extirper la matrice contenant des foetus ä divers degrös do döveloppement clicz des chiennes qui ont parfailement survdeu. D'ailleurs, l'opöralion csl simple, facile, et u'exige pas do grands dela-brcments. Au contrairo, les fails publiös prouveul jusqu'ä I'evidence que les tontalivos do reduction soul livs dangcrouses, el entrainent Ires souvent lamorl do la more, aussi bion que cello dos foolns. Tout se röunil douc,co soinblc.eii favour do l'opöralion cösarienne, iaquelle olMra dos chances do succös d'aulant plus nombreuses qu'on so dö-cidera ä la faire plus tot, el avantque la matrice ail ölö endommagöe, meurtrie, ondammöe par dos manipulations iulompestives. On pent so demander, il est vrai, s'il no serait pus pröförable d'ouvrir lo sac herniaire, de döbrider le collet, de faire rentror la corne utörine, et d'abandonner ensulte raccouchement aux efforts de la nature. Sans doute, cello operation est rationnelle; mais nous croyons son execu-lion difiicilo, en raison de l'önorme döveloppcment pris par la corne
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ulörino, qni no Irouvorait'in'oljablomonl pas facilcmont ii so logor dans la cavitö abdominale. AJoutona quo l'oxistoncc possiblo d'adhöronces viondrait encoro la compllquePi ol obllgeralt h lul prefcror ropöralion cösarionno. Poul-6lro mömc, dans ce cas, vaudrail-il inionx onlevor la corno utörine, plutöt qne do s'oxposor aux dangers do son in-(lammalion ot de son elranglomont, qni sont loiijours ä craindro quand on a incise ses parois, aiors si vasculairos, et expose au contact de l'alr sa surface Interne, alors si facilement irritable; — teile est ögalement l'oplnlon exprimöe devant la Soclötö do medocine de Strasbourg, par un chirtirgion trös compölont, M. Kceborlö, ü l'occa-sion d'un fail cominuniquö par M. Kopp, oü, aprös avoir pratique l'operalion c(5sarienno) ce völerinairo crut devoir reduire la portion heruice de I'litorus : la chienno inourut de rösorption purnlente nouf jours aprös l'opöration. (Pour completer ce qu'il y aurait encore ä dire ä ce sujet, nous ronvoyons ä l'arlicle que nous consacrons plu? loin ä l'opöration eßsarienne.)
Deviation de l'utörus.
Nous designons ainsi un cbangementdans la direction de la malrlcc dont Taxe a cessö d'ötre h peu pres parallele ä celui du corps, et s'esl ineurvö de faQon que l'orifice du col regarde en baut, pendant que rextremitö anlcrieure de l'utörus ost reporlöe on arriere. De ce cban-gement resultent dos obstacles plus ou moins scrieux ä l'accou-cboinent.
Getto cause de dyslocio so rencontre assez souvent chez la fommc, dont la matrice, situee dans une position verlioale, peut aisönienl so devier, soil en avant, soil en arriöre, soil ä droile, soil ägauebe de la ligno mödiane, d'oü resulte ce qu'on appelle l'antöversion, la rulrover-sion, les obliquüds laterales, droüe on gauche de la mal rice. 11 n'en est pas do memo chez los aniinaux, dont la matrice affecte line direction horizontale. Chez cos feinelles, un soul genre d'obliquite est possible : c'esl robliquitö inferieure, correspondanl a l'antöversion de la femmo. Cotte sorto de deviation n'est pas trös rare chez la vache; les proprielaires disent ([iie le veau est tombö dann h pis, Schaacllt;, Garreau et M. Lcclort en ont publie quelques observations; l'un de nous a öle lui-meme appelö plusieurs fols ä pratiquor des aecou-chemeuts qui ne pouvaient s'effecluer par suite de rexislenco de celle cause Ires serieuse de dyslocie.
Description. — Get accident n'a 616 signale jusqn'ici quo chez la vache; penl-elre est-il susceptible de so dövelopper chez toutes les femelies; mals nous pensons que celles des ruminants y sont parlicu-liörement predisposöes en raison de rexislenco du grand reservoir gaslrique sous lequel l'utöräs peut s'insinner ä un moment donne, — sans deute lorsqu'il est encore pen volumineux; — place lä et no
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pouvant guöro se dögager, il continuo il se ddvelopper Jusqu'dU moment de la misc-bas.
Les circonslancos dans leequelles se sont manifestos les donx cas observes par M. Leclert, dont nous donnons plus loin la relation, autoriseraiont h penserque les indigestions, surtoul avec niötcorisme, pouvent amener robliquite uterine, par la gene qu'en öprouvent tons les organes abdominaux.
Deux degres semblont ponvoir se produire. Dans le premier, le fond, e'est-a-diro la partio anterieuro du sac ulerin, reposerait simplcmenl snr la paroi abdominale inferieure, et Taxe do i'organe deviendrait cur-viligne ä convexile antörieurc; — dans le second, l'ulörus etant in-curvö plus fortement de dessus en dessous, son fond arriverait ä l'cntree du bassin, y pönelrerait entro le pubis et le vagin, tout en reposant en partio sur cette sorte do marche d'escalicr signalce chez les animaux do I'especc bovine par M. (loubaux, — laquelle resulte, au nivenu du bord anleriour du pubis, du mode particulior d'insertion des muscles abdominaux (Voy. page 22).
Dans un cas comme dans I'aulre, roxtremitd opposöc, le col, est forcee do so porter en baut, vcrs Tangle sacro-vcrtebral, centre lequel elie pent memo comprimcr plus ou moins le rectum. Le col utörin sera done fortemcal devie en haut, et ne correspondra plus ä Taxe du vagin.
Gelte mauvaise direction do I'litorus entratnera, en outre, un chan-gement dans ['attitude du foetus, lequel, au lieu d'etre jjlaco presque liorizontalomont, all'ectcra une position se rapprochant de la verticalo, la t(Ho repondant au sacrum, les fosses reposant sur 1c plancber de l'abdoraen ot les membres postörieurs aliant buter, lorsqu'ils sont allonges, centre cetto sorte do marche d'oscalier dont il vicnt d'etre question.
Les consequences do cette disposition sont faciles a comprendro : les contractions utörines ne porlnnl plus rers le col, ccliii-d ne so di-latcra (jue tres lentoment; puis, lorsque son 6lat pcrmcttra le passage dos membres et memo de la tele, la progression du foetus sera bienlot arretee, car la poitrine, moins mobile, ne pourra s'engager on raison de la position verticale du corps, qui est si absolutnent con-Irairc ä la direction presque horizontale, et plutöt inclinee en has et en arriere, de Taxe du bassin. Alors la feinello s'epuise on efforts stö-riles, uno rupture do I'literus pent so produire; et si Ton n'inlervient pas d'unc facon rationncllo, elle succombcra sans avoir pu inettrcbas, a moins quo, ses ell'orts expulsifs venanl ä so calmer, il n'y ait rclcn-lion du IVetus et, par suite, possibility de l'une des tenniiiaisons que nous avons fait comuiitro en etudiantcet ctat(V. pages 206 et suiv.).
Jusque-lä, nous avons suppose; que le jeune so presentait dans la position la plus favorable; or, on comprend que si la position est dif-lereute, raccouchoincnt ne pout qu'en etrc rendu plus difllcile encore.
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#9632;Magiiostic. — La longueur du travail et l'lnefflcacitö tins cfforls cx-pulslfs incliquant qu'il doit oxister quelque obslacle a la sortie du iictiis, on cst naturellement conduit ä praliquer l'exploration des voies ^#9632;önitalos. Si los mcmbres et la töte sonl plus ou raoins engagös dans in vagin, on pourra los trouver convenablement places ci attribuer la dyslocic ä une cause tout anlre quo cello qui existo leelieineul. Gependant, lorsque lo fond de l'ulärus a penötro dans le bassin en soulevant la paroi vaginale införieure, il forme une tumeur globuleuse li'ös appreciable, au milieu de laquelle on pent conslaler, ä travers la double öpaissour dos membranes ulero-vayinalos, la presence des membres postärieurs du tolus. Si la main pouvait pönötrer assez prolaquo; rondöment, eile no manquerait igt;as do constater ögalement, en sui-vant la paroi införieure de la malrice, lo changement de direction qu'eilo präsente dans lo point 011 s'est l'aito l'inflexion.
Dans un cas d'obliquitö utörine oü Garreau ne tut appele quo longlemps apres le döbutdes phönomenes du part, la main inlrodiiite dans le vagin arriva dans une sorle de cul-de-sac imperfore, au fond duquel eile rencontra une tumeur arrondie, largo et saus Ouvertüre, quo Garreau prit lout d'abord pour une bernie intestinale. C'elait la l'ace införieure do la matrice qui, poussöo par lo ftelus, refoulait la paroi correspondanle du vagin, et vonail faire saillie a renlreo du dö-troit. En explorant plus compleleinenl, on trouva, en porlant la main plus baut, vers le sacrum, I'orilice du col t'orlemeut devie de sa posi-lion normale, situß au-dossus el cu avaut do la tumeur donl il vicnl d'etre question. Cot orillce elait fortement indure et sans dilatation,
Dans tous los cas, la direction verlicalo du corps du feetus, donl certalnes parlies so poreoivent au toucher dans los regions los plus declives de l'abdomen, et memo ä gauche, ne pent laissor aiicun douto.
Nous no considerons pas commo un signe d'obiiquile uterine un certain repli des parois utöro-vaginales quo la main rencontre parl'ois dös qu'elle penetre dans la malrice, — repli qui se porte d'arriöre ou avant, suivant une direction plus ou moins oblique, et forme commo l'entröe d'une poche dans laquelle se trouvenl logees quelques-nncs des parlies du foclus qui so presontent ä la sorlie. Ce repli ost pour nous un Symptome de la torsion de l'uldrus ä un fälble dogre (V. cette cause de dyslocie).
Indications. — liedresser l'utörus en reporlant on avant son exlrd-mile anlerioure : voilä co quo la Ibeorie, ou plulot lo simi)le bon sens Indlque. (jola fait, lo col se trouverait replace dans Taxe du dötioit; la contraction utörine portorait direclemont sur lui, et s'il etail sain, sa dilatation marcherait rapideinent. lin meine teinps, le telus, poussö desormais dans la direction du canal, ol non plus contre lo sacrum, no tarderait pas ä s'ongagor, et quelques tractions bien dirigöes sufüraient pour l'amenerau dohors.
Mais comment remplir cello indication si simple en apparence?
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Plusieurs procedcs, variables suivaiit les cas, peuvont otrc mis ü con-trlbullon.
Le vötorinairc cst rarcmonl appolö asscz tot pour trouver le col encore fermö; mais lo cas öchöant, poul-6lre pourrait-U, afln d'en favorlsor la dilatation, mettre on pratique le prooödö suivant, utilisö par Qarreau : introduire la main drolle dans le rectum, la main gauche dans lo vagin; appuyer de la premiöre sur la löte du foetus; repouaser lo corps aveo la seconde. L'auteur dlt avoir rönssi, do colic inaniöro, ä faire cprouvei' au petit snjot im mouvoinont do bascule, qui ramona I'litorus dans sa position normale, et l'oriflce ulörin en face du dölroil. Toutofuis, lo col no s'ouvritpas on raison do son ölat d'induration, ct I'accouchement naturol no put avoir liou; trois mois plus lard, lo veau, momilie, fut exlrail grace ä Topöralion cösarionno qui out un plein succös.
Nous conoevons quo, par co procödö, et en agissant sur la töte et l'encolure du foetus, Garreau ait pu ramener le col ulörin dans I'axo du dölroil; mais il nous semble bien diflicilo, — nous dirions volon-tiers impossible, — de pouvoir arriver do cello facon ä imprimer un inonvcmont do lotalitö i\ rulörus. Du roslo, rauloui'avouo lui-möine quo, quelque temps apivs, los chosos avnienl ropris lour ölat primilif.
A noire avis, la reduction do la dövialion ulörino no poul röollomont s'obtenir quo pendant I'accouchement, on donnant ä la more corlainos positions, ot on effectuant corlainos manoeuvres pendant quo Ton exerce sur le foolus dos tractions convenablement dingoes.
Dans los cas infinimont plus nombronx oil lo col ost dilalö (nous n'en avons jamais ronoonlrö d'aiitros), cas oil la tote el les mem-bres antcrionrs, ou quelquefois los postörieurs, soul döjä dans le bassin, la reduction s'opore sonvent d'olle-inßmo, an moins parliolle-niont, par le simple döcubitus sur lo venire, pourvu quo la deviation n'oxisle qu'au premier degrö. Lo döcubilus, en refoulant en haut lo fond do l'organe, rainöno on plein dölroil rexlrömilö opposöe, par un mouvement do bascule Ires facile ä coinprendro. Cost co que Schaak a constatö dans deux cas laquo;oil rouvcrluro ulörino elail grande, rögnliöro et slaquo;ns pli, raquo;
En paroillo ciiconslance, si la fomollo, commc le dit Ilainard, laquo; persisto ä roster doboul, raquo; il pourra sufliro do faire sonlover le venire au moyon d'un drap pliö en qualro on a I'aido d'unc planclie, (pie Ton fera lonir par donx aides do chaquo cölö. Souvent moinc colic manoeuvre ainöno la vache ä so coucher: dös qu'olle so sent sonlovce, cello bete so laisso aller, so fail porter do plus on plus, el il sullil, pour 1'amenersur lo sol, quo les aides cödont pen ä pen et non brusque-rnent. On pourra aussi la couchor doncement, avoc les enlravos, sur un lit do paillo suflisamineut epais.
Cependant, ainsi quo nous I'avons dit, In reduction n'ost souvent quo partielle, el lo veau no perd pas enliöreinent son atlitudo vcrti-
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cale: il cn rdsullc qne si Ton fait opöror des tractions suivant Taxe du bassin, ou, co qul cst plus irralionncl encore, suivant la direction d'uno ligne qui croiscrait obliquemont cet axe de haut cn bas et d'avant en arriere, la poitrine du jeune sujot,—qui forme prosquo un angle droit avec les membres, au lieu d'en prolonger la direction, — refuse absolmnent de s'engager, quelle quo soit la force que Ton de-ploie, ainsi que le demontrent si bien les observations de M. Ledert, nolamment la dcnxieino, quo nous donnons plus loin.
üuo faire en pareillo occurrence? (Juolqitefois il suffira de changer simplomont la direction de la ligno de traction, de la rendre oblique de bas en haut et d'avant en an-iere; #9632;— et cela nous a reussi assez souvont pour quo nous rccominandions avee confianco co procede, grace auqnel los membres, roportös dans la direction du corps, londont i\ l'entralner ä lour suite. Si la vacho esl. couchco, la chose est facile; si olio est debout, nous faisons passer les lacs fixes aux membres et ä la tftte sur l'une dos epaules de l'aidc lo plus rapprocho, — lequel, pour employer plus utilement sa force, doit tourner le dos ä la pa-tionte : biciitötun effort fail engager la poilrine; lo voau progrosso... II dovient necessaire do ramener la ligno de traction suivant Taxe du bassin; enllii, raccoucliemont no tardo pas ä so terminer, lo plus souvont avoc un veau vivant, et sans une fatigue excessive pour la mere.
Lorsque par co procede, el grace ä dos tractions modercos, on n'obtient pas rapidement lo resullat poursuivi, e'est qu'il s'agit pro-bablement d'nne obliquitö au denxiöme dogre : nous consoillorions alors do no point trop porsisler, alin d'öpargnor la lemelle aussi bien que le produil, el de rocourir an moyen qu'a employe et preconise Schaak, et qui nous paralt (out ä fail, propre ü completer la i'6-duclion. II consisto simploment, si la vache est debout, ä la couclier avec precanlion, puis k la niollro el ä la inaiulenir sur lo dos au moyen d'uno barro passöe dans les ontravos, rarriöre-lrain ötant plus ölevö quo la partic unlcrioure. Le poids du foetus entratne l'utörus vors la colonno vcrlebralo devenue inferioure; lo fond do I'organe s'abaisse, la region du col so releve vers lo pubis devonu superieur, ol I'obliquiy tend ä so redniro spontanöment.
Dans deux cas ou l'entröe do la malrice prcsentait laquo; un pli elovd on forme do valvulc, plus rapprocho du sacrum que du pubis, ol dirige transversalement on obliquanl un pen de droile ä gauche raquo;, cas oil le dficubilus sur le venire elail doincure sans resullat, Schaak a eu rocours an decubitus dorsal, ol deux fois il a vu la valvule anormale s'effaccr, et lo part laquo; rendu Ires facile. raquo; .Malgre la grando habilelö que cet honorable pralicion a acquiso par la suilo, nous croyons co-pendant devoir fairo des reserves ä l'egard du diagnostic qu'il a porlc en cette double circonstancc : co qu'il a ecril plus lard ä co sujet nous parail se rapporler plutol, ainsi qu'il le croyait lui-mome des le
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principo, ä une faible torsion do ruterus, qui s'est troiivöc röduile par la posilion dorsale donnöc ä la vache.
Quoi qu'Il en soil, dans le cas d'inllcxion iitörino exagöröe, lo pro-eddö esl lout ä fait rationnol, ct si nous ne garantissons pas quc le part sera inunediateincnt rendu laquo; trös facile raquo;, nous ponsous nöan-nioins quo Ton pourra toujours obtenir un bon rösuUat on le com-plölant au besoin par une prossiou mötbodique exorcoo d'arrioro en avant sur lo fond do ruterus, ainsi quc sur les parlies du veau qui sont devenues supöl'ieures, et, on outre, par la direction iinpriinöo aux tractions dans lo sons quo nous avons indiquö, — Icquel, vu la position do la vache, so Irouve 6tre do baut on bas.
Uno fois raccouclioinenl tonninc, il devionl inutile do s'occuper de I'lildrus, car en revonant graducilernent sur lui-möme, il roprondra tout lt;i la fois sa forme ct sa posilion normales.
Los deux observations suivantos, avoc autopsic, dues ä M. Ledert, donnont une id(?e tres oxacle do robliquitö ulörine au deuxiemo dogrö; en outre, olles dömonlrent, avec la dei'niere evidence, quo lo pari esl impossible lorsquc rintervenlion n'a pas lieu d'uno facon ralionnollo.
Tro Observation. — Arohives vöUrinaires, 1884, p, :i24. —II s'afjit d'unebelle coloiitiuc porlant son Iroisiöme veau, laquolleeul une indigestion deux jours avant lo d6bul du travail. An moment oü M. Ledert ful appeld ä lui donner sos soins, eile s'ötnit drja llvrco a de violents efforts expulsifs, aiilüs paries tractions du propriötaire, le lent sans räsultat.
laquo; L'exploralion du col, fortemenl dilatü el occupd par la lete et los memhres anh'rieurs, me cause, (lit M. Leclei'l, nno vivo surprise, colic do rcnconlrer an ineiiie niveau ot en dessous deux autros membres que je suppose 6tre les poslrrienrs dn illume liütns, mais jo constalo qnu cos dernicrs son! separcs do ma main parlaparoi uiöiine.
laquo; De la asnp])oser une (Iceliirnrc do la paroi inferioure do la malrice, il n'y a (jn'nn pas rapidcnicnt franchi. Sur men conseil, le propriolaiio fait abatlrc sa vache par le bouoher voisiu, on vue d'en expedier la viando h Paris.
laquo; L'ouverlure do la böte no conlirmc pits du tout niou diagnoslic; jo ne constalo aucune döchirure, tuals bien i'incurvation en arriero oi en has do la come uterine gauche, conlenant les membres poslarieurs ot venant s'ap-puyer par son fond stir cello sorto do marclio d'escalier qui rdsulte du point d'iniplanlalion dos niusclos aluloininaux on contro-bas do la sympln'se pu-bienno.
laquo; I.os mombrea poslrrienrs du jeune, complötetnenl 6tendus, sont coinnie enclaves dans la come ; collo-ci ])irsenle a son fond quelques erosions do la iiHifpiouse uterine, erosions dues, sans nul donlo, an frotlemeat dos pieds sur le fond du cnl-do-snc do la corno.
laquo; Le veau, moil dopnis pen, esl voUiininonx, bion conslilne et a lernio; son extraction so sorait, je crois, falle facilcmont dims los conditions normales. )gt;
11deg; OnsHiivATtox-. —Archives, elc, 1884, p. I)2ö.— Vache colonlinc ä son cin-qiuonio veau, ä terme depuis bull jours. Cello vache esl prise d'une grave in-digesliotl, avec surcharge ot moleorisalion, qui neccssile la pond ion du rumen; quelques heures api'ös, le travail du part commence; M. beclerl, rappolo en lonle hale, no pout so reudro aupros do la malade cpio quatro ou cintj heures plus lard.
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Yoyant la löte ot les membreB anlörieurs blen places, ot la vaoho Falsant do violciiis efforts expulsil's, le propriötaire lenle d'extralre le veau, d'abord avrc l'aide des personnes ii son service, puls d'une dizaine de voislas, puis avcc le (our de voilure ; tons cos efforts I'oni a peine avancer le veau do quelques centimölres. — Arrivö sur cos enlrefaltes, M. Leclert trouve la böte expirante oi pout beureusemenl In faire saigner do suite par un garoon bou-cher. I.'ouvorliuo do hi cavilö abdominale lui iiiontio,oiiiio los organes mator-nols ot Aolaiix, des rapports idenliques ii oeux mentionn^a dims la präcödente observation; toutefois, I'appui dos membres sur le cui-de-sac iitörjn so fait ;i la I'uis par le beulet, la region pbalangienne et los onglons; ceux*ci ont dd-tonninö une forte ddoliirure de la muqueuse ulörine, reiais ii laquellene parti-clpo pas la ooucbe musculalre sous-jaceiite.
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Revolution de la matrice sur son axe.
Torsion de la matrice; torsion du col on du vagin.
Sous cos dinV'n'onls noms, on dösigno un accident presque oxclusi-vemetil propre ä la vache, ol (|iii cousislc cu un mouvement do rota-lion (ino i'iilörtis öprouve autour de son axe, de maniöre quo sn 1'aco stipuriouro dcviunt snccossivoniont lalöralo, införionrc, laterale du cole oppose, pour redovenir supörieure quand la rövolution ost compiölc.
Colle revolution peat s'effectuer dans deux sons opposes, la face supdrleure, dans 1c premier lemps de ce mouvement, pouvant deve-nir latdrale droiteou laterale gauche, ce qui conslitue, dans le premier cas, une torsion a droite, — dans le sccoml cas, une torsion A GAUCUE. Nous reviendrons plus lard sur ces expressions, pour en bien prcciser le sons.
Elle peut elre plus on moins complete, el Ton pent avoir une torsion an quart, une demi-torsion, tine torsion aux trois quarts on une torsion complete, suivanl (]uo la face superienre de la matrice s'osl arretco dans sou mouvement ä i'uno on I'autre ties stations que nous avons indiquöes. Un a eilö des cas dans lesquels I'organe avail elTeclue deux lours complels, ce qui conslitue une double torsion^ enlin on a ineme parle do torsions triples, qaadruples, ainsi que nous le verrons plus loin.
On concoil immödiatementquelles doivent 6tre les consequences do ce singuller mouvement: le col utörin el le vagin ne pouvant, ä cause do la lixile tie lours attaches, suivre 1'ulenis dans son cvolnlion, sc tordenl, se cordent, comme lapoignöe tie chanvre que le cordier lienl dans sa main se lord pendant que lourue la roue a 1'axe do laquelle eile csl lix(5e par son extreniile opposöe. — Ue lä une conslrielion de 1'oriQce, d'autanl plus considörrtble que revolution csl elle-meme plus complete, et I'lmpossibilite absolue do I'accoucliemenl si Ton ne parvient pas a restituer h la matrice sa situation normale.
Illatorlaue, — Quolque cot accident ne soil ricn moins que rare, il elait encore presque ignore de la pluparl des vclerinaires francais, lorsque, en ISiri, DfiNOC (do (ilu\lons-sur-Marne) puhlia, dans le Ilecueil de medecinc vetcrinuirc, deux observations qui, bien qu'iucoinploles
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sous quelquea rapports, euront lo prlvllöge d'oxcilnr an plus haut point 1'attention, ot devinrent lo point do döpart de tons los travaux qul out vu lo Jour, depuis, sui' colic inlörosüante question d'obalötrique.
Ccpondanl, avanl \Hi:'gt;, la science n'ölait pas roslec absolmnent mnotlo snr co point. Döjä, on 1766, Hoi.rnoi.i.i:, dans son ouvrage inti-tiiiö Ir Par fait bouvier, avail sigiialö, on lermes snf'llsaininenl clairs el explicites, cette cause dedystocie. laquo;S'il ost possible, dil-il, de passer deux on trois doigts ä IVntreo do la völiöre (l'oriflce du col nierin), ä lorce d'y essayor, on y passnra In main et le hrns; si, an contrairo, on no pout y passer qn'nn doigt, el quo le iron soil en tonrnunt, c'ost marque que la veliere esl renveraöe, c'est-d-dire qu'elte a fait vu demi-tow\ el il est impossible d'y entror. raquo; Voilä, bien clairoment indiquös en pen do mots, les principnnx caracteres do I'accidenl qni nous occnpe : disposition spii'oide de l'orilico ut^ro-vaginal; impossibililö do lo francbir, el, comme consöqnenoe, impossibility do I'acconche-inent. Mais celto iniportante observation n'cnt pas immediateinent les consequences qn'eile anrait pn avoir; soil indifförence, soil incre-dnlite, les vetorinairos n'allacbörent presqno ancune importance ä cetlo remarque, qu'ils avaient meine flni par oublier lonl ä fait. Elle n'ölait ccpondanl pas compleloment toniböe dans l'onbli anpres des gens do la campagne, el i'une do lours grandes preoccupations dans los cas do dyslocie cboz la vacho, preoccupalion que Ton relronve dans tons les pays, c'ost do savoir si ionr vacho n'osl pas laquo; önrree; si olio n a pas la torchn, la vHiire, ou la povHire torse, lorle ou tordue, raquo; sni-vanl los localilös et Icsdialoclos; — toules expressions qni no sonl que la tradnction do la phrase do lioulrolle, anxquollos los völörinaires euront longtemps lo tort do no pas accordor une süffisante allenlion.
Gependant, deux völörinaires, Maurin (du Gantal), et Vieillard jeune (de Brioude), au commencement de ce siöclo, avaient communique ä Rainard chacun une observation sur ce curionx accident, observations qni no roeiirenl alors presque ancune publicilö, jusqu'au moment oil cot anteur lour donna place dans son Trailn da la parturition,
Doja Lecoq (de liayeux) avail fait connaitre un fail de ce genre, observe par lui en I8.'i7, et insörö dans son romarquablo M6moire nur le par! lahorieux, public dans lescomples rendns do \a.Soriel('; vrlerinairc du Calvadosel de la Manche, annco i8.'!8. —• Apres avoir exprime sa surprise dn silence garde par les autonrs do nuulecinc vclerinaire sur un accident laquo; qni so rencontre pourtant do temps en temps, el qui esl inöme assez bien connn des ölevenrs, raquo; Lecoq döerit ainsi les symp-tomes qu'il a observös : la main inlrodnilo dansle vagin etarrivöe pros du col do l'utörus, jo rencontrai uneespöee de valvule qui on obstruait renlreo; jo conlournai la parlie que je prcnais pour une valvule, ol je parvins dans un canal otroil, ayant la forme d'ane vis raquo;gt;. Tja vacho clanl morle le londcmain sans pouvoir ineltre bas, il pul en faire 1'anlopsie, et il reconnut laquo; quo l'utörus ölail complötement renversö, c'est-ä-dire
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quo la face supmcuro. etail dcvcniie infcricure, el que cclte version avail eu lieu do droilo ä gauobe raquo;.
Bionlol aprös, on 1841, deux aulrcs vötcrinaires normands, Mazure el Ponchj', communiquaient ä la memcSociölö, donl ils elaiontmom-bres, plusienrs observalions sur le meine sujot, donl uue, cello de Mazure, est encore aujourd'hui une dos plus coinplöles el des meil-leures ([ue nous possödions.
Ilichnor, prof'ossour ä I'Ecole velöriuaire do Borne, parle ögalement de cello complicalion du pari dans son Tmil6 systämalique des maladies de Vesjiece bovine, paru en 1840, el M. Strebol roveiuli([uo pour eel auteur I'honneur d'avolr, lo premier, consoillö do rouler le corps do la vache pour roincdior ä col accidcnl. Le memo vclerinairo nous apprend ögalement quo, en i8'(4, M. Blickenstorfer, professeur ä Zurich, a ecrii sur la question un memoiro I'orl complet.
A pen pros vers la mömo öpoque, au dire de Diolcrichs, Schmid, ve-lerinaire bavarois, Vix, do (iiosson, irmingor elSchonkor, V(H(3rinairos suissos, Fricke, velöriuaire hauovricn, avaiont cu I'occasion d'observer lo memo accident; co dernier laquo; aurail momo on I'occasion do trailer el gtjerir uue vacho alfoclöe do cello maladle, raquo; en faisanl laquo; cnlravor les quatre pieds deux ä deux, el on faisanl rouler la böle sur ses pieds cnlravds, dans un sens conlraire ä colui suivanl loquol la torsion s'ölait produilo. raquo; Vers ISAO ögalement, Gablisle, velerinaire anglais cil6 par Fleming, aurail decril un cas non doulcux do torsion ul6rine, pour lequel il aurail du pratiquer l'opöration cösarlenne.
Mais, nous lo röpölons, lous cos fails n'avaionl produit ([uo pou do sensation, el co n'osl reelloinonl qu'ä partir de IHi.'i, h la suite des observalions do Denoc, que lo public velerinairo a cle veritablemenl saisi do la question, quo les travauxse sonl mullipliös, el quo d'impor-tanls progrös onl 6tö realises.
Aujourd'hui, cos Iravaux sonl tollcmenl nombroux, qu'il sorail im-possi!)lo do les analyser lous. On on Irouvcra la liste ä pen pros com-plüle ä la fin du chapitro; bornons-nous id ä signaler los romarqnes do MM. Chauvcau (1848) et Goubaux (1H33) sur les dispositions analo-miqnes qui, selon cos aulenrs, rondoul possible, chcz la vache, la revolution do I'lilerus autour do son axe; les observalions do Bordonnat (1846), Gaven, Rossignol (1850), II. Bouloy (1883); los mdmoires do Canu (1846), Wcgoror (1852), Weber do Paris (1886), Goubaux (1839), Liautard (1861), Chambon (1863), Chuchu (ISOli); la Ihöse d'un do nos anciens ölövcs, fionrcy (1869); les trailös gencraux do Rainard (1843), Baumeister et Rueff (1869), Lanzillottl-BuonsantI (1871), Pranck (1876), Fleming (1878), üonoub'ourg (1880); l'ouvrage de Cruzel (I8G',)) sur les maladies dos grands ruminants; la nouvello edition du Diclionnaire
d'Hurtrel d'Arboval (1874-1877), el enün el surtout, 1'importante discussion de 18C0 ä la Sociele ccnlrale de medecine velerinaire, discussion ä laquelle prlrent uno part principale MM. Bouley, Colin, Weber,
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Goubaux, ot dans laquello la question fut cxamindo sous toulcs sos faces.
Teiles sont, cu y faisant conlribuer l'expcrionco personnelle de Tun de no\is, les principales sources auxquelles nous avons puisö pour l'etude do ce grave accident.
PoHKibiiUi'- laquo;ic la torsion. — La premiere quoslion qu'on se pose, en abordant ceüe (5lude, c'est : comment la tnatrico, (ixeo au bassin parsa conlinuitö avec le vagln, ä la röglon sous-lombaire par les ligaments largcs, contonuo, en outre, par les organos voisins, — et nolamment chez les ruminants par le rumen, — peut-elle öprouver ce singulior döplaccmcnt? Et c'est övidemment h la disposition analomique de l'uWrus chez la femellc ploine qu'il faul demander la reponsc ä cotlo (inestion.
Nous avons fait connattre, pages -42 et 43, la disposition de ruterus cliez la vacho; nous n'y reviondrons pas ici ; nous rappollerons seu-lement que, chez cetto femelle, los cornos de la matrice so contour-nont do dessus on dessous, el quo les ligaments larges s'inserent sur le bord inferieur et ennrave de ces appendices; quo cos ligaments, surlout colui qui soulionl la corne dans laquello le foetus so developpe, acquierent, pendant la gestation, tin developpoinenl considerable. — C'est dans eolte disposition quo M. Gbauveau Ironvc l'explicalion do la possibility de l'accidont qui nous oecupe.
Dans l'ötat normal, dit-il, laquo; roxirenütö dos cornos, Uröo par ce ligament, se conlourno en dehors et en haut, de manicre ä ce que le bord inferieur devienno supdriour raquo;. Do plus, laquo; dans la gestation, la pres-que tolalitij du volume considerable do ruterus est duo au developpo-ment, d'laquo;ne sculc des comes, dans laquello so Lrouve le fu?tiis. Or, l'invcr-sion de rextreinitö de la corne utörine, qui so manifeste dejä hors le temps do la gestation d'uno maniöre normale, ecl/c inversion, dans le cas de torsion du ml de l'uterns, arrire tout siinplement stir wie plus gründe echelle. — Si maintonant l'ofi considere que los ligaments out, pendant la gestation, acqnis un Ires grand döveloppement; quo la corne op-poseo ä cello dans laquolle esl contonu lo foetus a ties pen augments do volume, on comprendra I'enroulement do cello derniöre aulonr du ligament qui la soulienl, el la torsion complete du col do I'ulcrus raquo;.
Silos femelles des ruminants elaienl seules siisceplibles d'elre affec-t(!cs do torsion de l'uterus, el si cello torsion n'excedait Jamals un demi-lour, rinlcrpr6lation precedente pourrait etre admise sans con-teste. Mallieureusoment, il n'en esl pas ainsi, puisque col accident a pu fitre observe, quoique beaucoup plus rarement, chez les aulros femelles, el que, d'autre part, I'ulerus i)oul quelquefois etlecluer sur lui-meme plus d'nn tour complel, ainsi quo nous l'avons döjä dit cl que nous 1laquo; revorrons par la suite.
Aussi, cello interpretation n'a-t-elle pasparu salisfaisanle ä M. Goubaux. Suivant lui, laquo; cc n'esl jjas parce qu'une corne de l'ulörus se dove-
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loppo plus quc I'aulre ; ce n'ost pas parco qu'un des ligaments est plus long qiie celuidu colo opposo, ((uo la torsion de la matrice est possible chez lavache; c'ost parce quo, par suite du döveloppement des corncs de la matrice pendant la gestation, ccs comes döhordent boaucoup en avant de leuvs moyousdo suspension ou d'attacho, — pins do 53 cen-tinielres chez la vache, — et que les ligaments suspensours sont re-jetes tout t\ fail on arrierc raquo;. Ailleurs, M.Ooubaux fait encore remar-qucr que, chez la vache pleine, laquo; les corncs acquieront un developpe-ment considerable dans le sens de lour longueurraquo;, tandis que laquo; les ligaments suspensours n'augincnlent i)as de largour dans lo sens anlero-postcricur, lours points d'allache ä la face interne du Oanc ou de niium reslanl invariablement los meines raquo;. Et, comme preuvo ä l'appui de sa maniere de voir, M. Goubaux donno la facilile avec laquello on i)eut produire. sur le cadavre convenableinenl dispose, la torsion, mAme multiple, de la matrice.
Ce que dit M. Goubaux do ruterus do la vache pleine, estäpeu do chose pros applicable ä toutes les femolles doinestiques chez qui I'u-törus gravide, quelle que soil la forme qu'll presenle, se projelte tou-ionrs, ä tin moment doniuj, forlement en avant de ses ligaments. On comprend done quo la partie antörieure, libre de toute attache, puisso tourner sur ello-memo et entratner dans son mouvoment le roste do 1'organe, quel quo soit lo mode d'inserlion des ligaments larges (1).
I.___ Dli LA TORSION UTfiBlNE CUEZ LES PEMEIXES DES RUMINANTS ET EN
l'AUTICÜ'LIEK ClllCZ LA VACUB.
i.tioio-ic. — Quelles sont les causes eflicicntes d'un semblablo accident? 11 y a, ti col egard, d'assez grandes divergences cntre les auteurs.
Les uns, avec MM. Reynal, Weber (do Paris), et quelques autres, considercnt la mötdorisation comme l'imo des causes les pluscerlaines etlesplusfröqnentes do la torsion do la matrice, laquo; solt que 1'expansion du rumen produise dos mouvemonts insolites du foetus, soit que celte expansion agisso diroclemenl sur la matrice et provoquo un dcplace-
(1] Notons d'abord qu'il s'aKit surtout, 'tans tout CO qul prerfcdo, dos comlilioiis (|iii rondont rolatlvement facilo choz la vacho 1'accldont qui ost oludio ici. Ceci poso, il nous paratt 6vldent quo Ins explications do MM. Cliauveau ot Goubaux, non souloment ne sont pas contradictoifos, mais doivent so cornbiner, si Ton vent blon comprondro cclto facility relative. 11 est. clair, on offot, quo si les llgamonts largos suivainnl, dans lour dÄvoloppemont antöro-postöriour, celuide la matrice, ccllo-ci pourrait blen rouler dans Tespecc de lianiac (pii la supporte, mais n'aurait que blon pen do tendance il s'c7i-roulermtoüT de ce liamac. — D'autro pan, il mo paratt non moins evident quo, si I'uierus, au lieu do proimiuev au-dossus du liamac lui'ine par les llgaiuonta larges, etail SIM-laquo;endraquo; au-dossons d'eux, commo cola a lieu ehe/, lajumont, il \iunrvn\i iistdlur faollo-menl il la maniere d'nn pondule, mais n'aurait quo bien pen de tendance il exccutci' le mouvoment de revolution autour do son a\o qui raiacterise I'aecideiit. Sous CO rapport lexplication le iM. ühauvoau conserve done toute son Importance. P. S. C.
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menl dc ccl organe, par suilo dos changements do Situation et de raplaquo; port impri mes aii\ organes abdominaiix raquo;; etun certain norobre de fails seinblcnt rnilileren favour do celto öllologle.
Dans un Ciis qu'il a observe, Hikif a cm pouvoir altribucr I'accidont donlil s'agil ;\ la degenerescence do I'mi des reins, qui avait acquis le poida enorino dc 18 kilogrammes et un diamölre de .'{.'{ centimetres environ, ctqui, en pcsanl sur la matrice, I'uvait deplacee (Fianck, Zun-del). Mais il esl evident quo de semblablos circonstanccs doivent se
presenter tres rarement.
D'autres accusent laquo; les travaux oxcossil's (Ercolani) raquo;, quot; les efforts premalures do la foniolie pour mettre bas avant que le col soit suffl-sainnionldilatö (Gaven, Weber, velörimiire alleinand) raquo;, laquo; les diffürniites et les mauvaises positions du foetus raquo;, laquo; les coups sur lo vontre raquo;, la gene a laquelle on condaninc les vaches pleines quand on les cnlassc en Irop grand iiombrc dans des ölables trop restreintes. L. FBANGK rap-porlo quo dans un grand domaino trop surcharge do betail(on y conip-tait environ 230 vaches), cellcs-ci elaient logöes tellemenl ä l'ötroit qu'elles no pouvaient jamais so couchor ton tos ä la fois: toujours quel-quos-unes devaient rosier dobout pendant quo les autres etaiont cou-chees. Or, cctto annöe-lä, on observa, dans co domaino, sept cas de torsion uterine, tandis quo pendant les annecs pröeödentes et cellos qui suivirent, on cot encombrement n'existait pas, cot accident ne fut pas observe [Thierarztlichen Gebtirtshülfe). Franck, du reste, n'enlre pas dans d'autre explication, et, tout en acceptant lo fait, nous avonons qu'il nous serail diflicilo d'en donner une Interpretation rationnelle, autrementque par dos hypotheses qui, probablemenl, n'auraient aucun fondement bion solide.
Quelquesobservateurs admettent quo la torsion uterine ost surlout frccpionle sur les vaches qui vivent habilnollcmenl aux paluragos, prlnclpalement quand ceux-ci soul accidentds, en pentes raides cou-pees do ravins, commo cola a lion dans les pays do monlagnes, toules clrconstances qui peuvent favorisor les accidents, ot notain-ment los chutes dont nous signalerons ])lns loin I'influence, Par conlro, il on ost d'autres, qui, avec Franck [loco citato) pensenl quo eel accident so prcsonto plus sotivcnt chcz cellos qui vivent en stabulation permanente, et ils appuient lour maniöro do voir sur ce fait que lo reläche-mont des organes du bassin et des ligaments largos do l'utörus, qui se prcsente fröqueniment sur les betes vivant ä l'ötable, favoriso cer-tainement la revolution de l'utörus sur son axe. Franck avoue, du reste, (jue, pour le moment, on nc pent pas prouver cello opinion par la stalistique.
D'autres, avec MM. Colin, Weber (do Paris), Wegorer, attribuent la part principale, sinon meine exclusive, laquo; aux mouvements spontanes et önergiques du foetus raquo; vors la tin de la gestation. laquo; Lour frequence dans les derniers temps do la gestation, alors que lo fcetus chorcho ä
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sortir do ruterus, dit ä co propos M. Colin; la diminution des eaux de I'amnios et de l'allanlolde, qul rend la matrioe ötroitement solidaire des mouvcmentsdujoune animal, donl lo corpsest convert doses annexes commo d'un vötement monillö; tout cela, enlin, oxpliqno trös bion comment le foetus pent s'enroulcr aveclacornequi lo renferme autour do la corne vide, ct ajouter un on deux lours an premier, s'il continue i\ so mouvoirdans lo möme sons.raquo; —Nous avouons no pas oomprendre aussi bion (pie M. (jolin ce rcsuUat des inonvemcnts du fcßtus. II nous semble, an contraire, (pio le li((iiide amnioliquo an milieu duquel co dernier ostplongd doit avoir pröcisöment pour effetde lui permetlre de se monvoir avec line certuino indöpondance. Toutofois, nous no vou-lons pas nier quo la torsion no puisse (inelquefois ötro la consöquence do cortaines Evolutions du netns; nons disons settlement que cola n'ost pas pronve, ot qu'ii nous parail dülieilo d'on douncr gt;ino dömonslra-lion övidente, soit clinique, soit expöriinontalo.
II n'on est pas do mßmo des chutes qne pouvont faire los vachcs en etat de gestation avancco, principalomont des chules sur le (rain poslc-rieur suiuics dun renvcrsemenl sur le dosou sur le cöle. —#9632; La plnpartdes autenrs qui so sont occnpös cliniquement do la torsion ulörino out signale cotte cause commo la pins ordinaire ; Ijoii nombro d'entre enx, Lecoq (do liayonx), iMaznre, üönoc, Bordonnal, Liantard, etc., ont rap-portö des fails qui no laissont uncnn doute sur la röalitc des cffets qu'ils lui altribuent. Tanlöt la vache avail 616 acculee sur son derriöro, puis renversde, en lultant avec uno autre (Lecoq, Bordonnal); lantot olio elait tomböo on voulanl franchir un fosse (Mazuro, Dönoc, Liautard) { on bion, on I'a vuc tomber sur son derriore pendant qu'elle conrail sur uno penle rapide (liordonnal). U'anlres fois, la chute a eu lieu ä l'ecu-rie, la vache ayantles deux pieds dans la creche (Liautard); d'autres fois, enlin, c'ost pendant l'opöialion do la fomiro an travail, quo I'ac-cident s'est produit (Rocco el d'autres). En presence do cotlc prcsqne unanimitödes tömoignages, il nous semble, nous lo ropetons, impossible do no pas admctlre la rüalilö do cotte cause.
Maintenant, comment dovons-nous interpreter son action? Dirons-nous, avec M. Colin, qn'ilcn pourra rösnltor nnc torsion i)lus ou moins prononcee, si au moment do colic glissade ou do cotte chute laquo; la graudc corne est arrivee ä un point plus eleve quo i'autre; si cello grandc corne, no ponvant redescendre h sa place habituelle, prise par d'autres visceres, rolombo sur la petite, puis continue ä descondre pour roprendre uno situation declivo? raquo; —ou hien, admeltrons-nous, avec M. Goubaux, quo la torsion ost la consöquence du laquo; mouveinont oscillaloii'o quo los liquides contenus dans los cnveloppos fuelales com-muniquent ä la malrice ellc-momc, on prolongoant ou continuant le mouvementqui lour a cl6 communiqud par lo corps do la vache, et on donnant h la malrice un mouvcmonl propre dans rintörieur de la ca-vile abdominale? raquo; — II est, eu röalile, trüs diflicile do savoir au juste
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coimnont los choscs so [jasseul on puroillc occmrciico ; mais si nous considörons quo, cliez la vacho, la corno gravide so projette fortoment on avant, do I'antro, (ini no consliluo plus-qu'un appondico on quolque sorte insignilianl, nous aduplerons do prölöionco I'expllcalion do M. Goubaux, d'aulanl plus qu'll n'osl on aucunc laron irralionnol d'admotlre, do la part do I'lilcrus, la conlinuation du inouvoinont do rotation imprltnö au corps entier par la chuio, ot interrompu brus-quement par le contact du sol.
Toulol'ois, si Ton pout s'expliquorla formation d'un quart do lour ou d'un (IcLiii-tour do torsion parune chute, nous devons dire qu'un lei accident nous somldo loul ä fait impuissant ä produire uno torsion plus complöLo, comnic on on a obsorvö do nombroux oxomplos. Cost ainsi (pio les cas ou Ton a constato (pie l'utörus avail effectud uno rotation entiöre el inome uno double rotation sur lui-monio no soul pas abso-lumont rares ; d'autre part, M. Goubaux cite un fail observe par II. liou. ley et par lui-inrnio, oil la nialrico avail döeril /rois lours el demi; eutin Nagoli ayant eu l'occasion de voir, choz uno vacho, la torsion do la nialrico portöo a un dogrö cxugörö, put couslator ä l'autopsio quo I'll-torus avail fait quatre lours sur lui-iuöiao. Bien quo cos fails nous aionl paru quelque pen extraordinaires, nous avous cru devoir les onrogis-trer.
Dans do tolles circonstancos, scrail-on uiiiqiionionl röduil ä adnioltre la roproduclion do raccidciil primitif, — uno nouvcllo chute accom-plic dans dos conditions idontiques? llfaudrait/pour cola, un concours do circonstancos qui nous somblc difflcile ä löaliser. Quanta.nous, nous sotnmes porlös ä croirc (|uo d'aulres causes doivent intorvenir, qui agissent plutöt par la ropotition que par la violence. Voyons quelles soraionl cos causes.
D'apres Lessona el (piciciiics autros, la torsion ulörino pomrait rösulter de laquo;I'habitude qu'ont certainos vachos, lorsqu'elles sonlcou-checs, do so tourner sans so relever raquo;.Enlend-on par lä co inouvoinont do demi-rotation sur 1c dos, brusque el souvent röpölö, avoc dötculo rapide dos moiubros lorsqu'ila soul en I'air, familior aux esiiöcos soli-podcs ? Nous croyons quo la torsion sorait, on od'ot, possible si la vacho so roulail ainsi; mais olio no le fail pas. L'un do nous (F. Sainl-Cyr) a 616 si bien place, dans son onl'ancc, pour couslator cello habitude, qu'ilj pent dire hardiment qu'olle no lui cut point öchappe si olio oxistail röclloineut choz la vacho. Or, pas plus quo MM. Colin, Ghucbu, Weber (do Paris), pas plus quo les bergers ol les cultivateurs, intor-roges ü ce sujot par Mlt; Colin, nous i\'avous Jamais 616 leinoins du fail donl ils'agit. J'our co motif, nous nous croyons autorisös ä consideror cello cause couiiuo absolunient chimöriqiio. Disons copondant, pour no ricn oniellre, quo, dans le fail rapporlö par Nageli, la vacho, an dire du propriölairo, so van trait, so roulail Ires souvonl par lorre an commencement do la gestation.
Saint-Cyd el Violet, — Obsl6lrique,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
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S'aglrait-ll, an oontraire, do I'aclion de sc tournor d'un cold ä I'dUtre en passant snr lo slernnm. ainsi qne (inolfiucs vaches 1c font lors-qu'ollos sonl lourdes et fatlguöos, ainsi ([no beaucoup lo font cga-lement an moment dos premlöres douleurs du pari? Alors, de mdme quo pendant nno chnto du train poslörionr snr Ic sol, rnlerns conli-nuerail lo inoiivcment do rotation commence par lo corps, ou bion encore, il ponrrait roster immobile pendant que ce dernier tourncrait en quelque sorlo anlour tic lul. l-es tentalives do röduction mal dirigöes, qui out mainlos fois augments la torsion oxislanlc, sont nno demons-tration pratique du bien foiule do la derniöre hypothöse. Dans im cas comme dans I'autre, les rapports do Tnlörns soraient changes : il y anrait torsion.
Peut-6tre objectera-t-on que cette torsion no sauraiMtre durable, allendu que I'anomalie produlte par nn changement de cöl6 dans nn sons pent toujonrs ölro delruilo un instant apres par nn inonvemont oontraire? Nous no contestons pas qu'il on soil ainsi dans inaintcs cir-conslances; imiis dans los cas oil la femelle, an lieu do solivrcra ce mouvement oontraire, vient ä so lover, puisse couche t nouveau surle CÖIÖ primitif pour efl'cctnor encore nno domi-rolalion dans lo möme sens qu'auparavant, no conQoit-on pas la possibilitd d'une avigmen-lation do la torsion primitive? Et si Ig fait so reproduit trois, cinq, dix fois, etc., la torsion ne ponrra-t-clle, a la longne, etro d'nn demi-lonr, un lour, un lour el demi? Nous pensons quo les choses doivont se passer ainsi bien sonvcnl.
On voit, par lout co qui prccödo, quo reliologie do I'accident dont il s'agit est loin d'etre encore complötcmcnt elucideo. La torsion cst possible; eile cst inöine relativement facile chcz la vacho, ainsi qu'en tcmoignc sa frequence cliez cette femelle; olio a lieu Ires souvont ä la suile d'une chute, ct plus parlicnliöremcnt d'une chute snr le train posterieur : voilii i pou pros lout cc qu'on sail do posilif ä ce snjet, et ce dont il faul nous contenter, faule do mienx, jusqu'a nouvel ordro. Voyons maintenant quels sonl les cffels et los consötiuencos de cet accident, dont on a döjä enlrovu la gravity.
Sjmiitöme.s. — Cost presque loujours dans les derniers temps do la gestation, — du hnilieine an nenvieme mois, ou pendant la periodc prodromique du part, —quo cetaccident se prodnil. Landel, cite par Zundkl, I'a memo vu survenir pendant lo part, allendu que, laquo; i\ unc premiere exploration, on avail Irouve les voios ouverlcs. raquo; Cependanl, il faul bion admcllro qu'il pent, an moins quolquefois, survenir bean-coup plus lot, — vers la vingliemc semaine d'apres Wegerer etBENZLE, egalemenl ciles par ZuxDia, — si, comme cola parail tout an moins fort probable, cello espöee de secft'on de la malrice pros du col qui constilue ce quo les autenrs Italiens out appelö futerus semi-mobile (V. rupture do la malrice, p. 251 ol suiv.) reconnait pour cause principalc, ct sans doule unique, unc forte torsion de cet Organe. Au surplus, il esl le plus
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souvcnt fort difficile de pröciser avec exactitude l'instant do sa production, car, dans In niajorilo des cas, aiicnn symplömo appreciable, aneun (rouble fonctionncl apparent no Signale cet instant. Meine ä la suite d'une chute amp; laquelle on se croit en droit de rapporter la revolution de I'litorus, on no remarquo, regle tres gönöralo, aueun derangement dans la sante de la fcinclle, et la gestation poursuit son courscoinmcsi rien d'extraordinaire n'ötail arrive.
Le moment de la parturition venu, tout se passe d'abord coinme pour la preparation d'un pari naturel. Les inaincllcs grossissent et se remplissent detail; la croupe s'amincil, la vulvese gonllo et s'agran-diti Gopendaul, on a remarquo, dans quelquo cas, que le gonflement de lavulve est moins prononce; qu'ello parait comme enfoncöe entre les isebiums, et qu'elle reste söche.
Bientöt apparaissent les premieres douleurs. lilies sont genöralement peu intenses, separöes par des inlervallcs de calino assez longs, inter-valles pendant lesrpiels la bete offre tons les signes d'une bonne sanlc: eile mange, rumiue, se tienl debout on couebee dans l'attitude d'une bete bien portante; son ceil est clair, limpidc, son facies naturel, son pouls calme.
Cependant des signes de coliquos se monlrent tie temps ä aulro; les elforls expulsifs se succedent et deviennent |)lus önergiques; mais le travail n'avanco i)as ; la poche des eaux ne se forme pas, el rien n'ap-paralt au dehors. Gela dure sixheures, douze, vingt-quatre, quarante-huit beures et meine davantage, apres quoi, voyant que le pari ne s'effectue pas, on se decide fi demander les conseils de riionune de l'art.
Teile est la premiere pöriode, laquelle pent offrir quelques varieles symptomatologiques qu'il csl bon d'indiquer.
Sulvant Weöbrbr, eilö par Lanzillotti, les symptömes out un carac-tere d'inlensite beaueoup plus considerable : laquo; l'animal est en proie ä de violenls spasmes ulerins et abdominaux; il s'agile avec anxielö, Irepignc par moments avec vivacilö, essaye de se coucher, s'agenouille du devant, resto debout du deniere, so relcve ensuite brusquement, souvent cn bondissant; le pouls s'acceIero,la peau devient alternati-vement chaude et froidc, moile et söche ; les efforts sont frequents et energiques... raquo;
Nous soupeonnons le vclerinaire alleinand d'avoir, ä dessein, unpeu rcinbruni le tableau, afin do frapper plus viveinent I'altention. Toute-fois, il pent elrc exact pour quelques cas exceplionncls ; mais, nous le repelons, dans la genöralilu des cas, l'appareil symptomalologique, pour cette premiöre periode, est beaueoup moins alarinant.
Parfois inöme, au boul d'un temps qui varie suivanl les individus ontre douze et quarantc-lmit houres, tons ces premiers symptömes se dissipent, et l'aniinal scinble recuperer, pour im lemps, tonlos los ap-parences de la sanlö; si bien que Ton pent croire que le moment du
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part n'cst pas encore vcnn, cl qu'on n'a on allairo qu'il do fausses
duulews.
Mais ce calme, orclinairemonl, no (lure guöro; au bout d'un, deux, trois, cinq on six jours, un pen plus, un pou moins, scion les individus, les douleurs reparaissent aveo des caraclcres sur la nature desquels il n'esl plus possible do so Ironipcr; cvidemment la vacho est bion en travail de part; inais co travail est toujours aussi infruclueux ; force esl de s'assuror do la cause qui pent mottre obstacle ä la sortie du foetus, ot c'csl alors, avons-nous dit, (pie lo vötörinaire est appclö.
Celui-ci, apres avoir conslale los symptömes göneraux quo nous venons do döerire, proeöde, suivant los regies ordinaires, ä I'explora-tion vaginale.
La main, convonablement huilöo, peniMre d'abord sans difficult^ dans le conduit; inais bienlöl eile rencontre, dans les cas de torsionpett prononcie, un repli falcil'onne do la paroi utero-vaginale inlörieuro, coinmen^ant en arriöre et, sMtendant obliqucmenl, on s'elargissant, d'arriero on avant et do droilo ä gauche, on de gauche ä droile, suivant les cas, — repli quo la main est obligöo do contourner pour pönetrer dans Tul^rus oü eile arrive habituclloment avec assoz do faci-lite. Quelquefois il en cxisto un semblable ä la paroi supörieure, qui attire moins ratleution ct dont la direction est inverse, (lotto disposition fort remarquable a ötö obsorvee par un grand uomhre do prali-ciens; inais, tandis quo les uns, avec Lecoq (do Bayeux), Dönoc, Canu, Ghambon, Deneubourg, etc., Tont rapportöe i\ sa veritable cause, d'autros, tels quo Schaack, Itainard, etc.. Tout consideree comme un signe do Tobliquilö uterine. Nous verrons plus loin, en 6tudiant la torsion chez la jumont, quo la prösonco d'un repli intra-ulörin a etc ögalement constaleo die/, colte femelle, par plusleurs vctcrinaires, mais sans penser, pour la plupart, qu'ils pouvaient avoir affaire amp; la torsion de l'utörus (I).
Lorsque la torsion est plus accoutuee, ce qui frappe tout d'abord,
(l) Pour so rendro corapto ilo la formation lt;lo en re|)li ot so I'aire, en mftmo temps, uno iilou assoz exacto do sa nature, il sufflt de prendro un sac vide ou ii domi rempll, do fii(;nn qu'dtant couc.luj horlzontaloment sm- uno table, il so montro aplatl ot non cylludriquo (oar lo sac utöl'in est Ini-nieme, pendant la plönitudo, i)liitöt aplati do dessns en dessous). En jelant I'angle drolt do rextreiniiö opposöe h I'observateur par desstis Tangle gauclio, qui n'a pas cliaagd do place — ou, röclproquement, celui-ci iitir dessus celul-lh, — on veil SO former un pll dans rinterieur du sac et h pa paroi supirieuie. Si, au contralre, on fait passer l'un des anglos au-dessotis do I'aulro, en laissant ce dernier immobile, — ce lt;|ui doit arrivcr souvent pour l'utörus, dont la corne gravide pout facilomout, en raison de son poids, so porter au-dossous do celle qui a un moindre diveloppeinont, — llt;! repli so forma h la paroi infirieure, Enfln, si les doo\ angles prennonl l'un la place do 1'aulre, il so forme deux plis qui so croisont en X, Tvin en dessus, Tantre on dessous : or, si Ton iotroduil la main dans rinterieiir du sac. c'ost ce dernier dont on constate particulieromont ot prosquc exclusivemont I'exlstence, — sans douto parelaquo; quo la face palmairo do la main est stirtout dirigee en bus. Lorsque la torsion ost poussoe i)lus loin, los plis s'entre-crolsont do suite, on niöme temps quits s'amolndrlssent oo so niuliipllant, de sorto qu'il n'en ost plus qui attire spöcialoinont l'attontion.
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c'osl lo pen de profondour du vagin. Ghorobant ä s'orifinter, la main constate I'existence do plusleurs jdis qul rötröclssent do plus en plus j'cspace, h mosuro qu'on avanco vors 1c fond du vagin. Vors co fond, les plis convergent en döcrivant im trajot spirolde, dans un sens ou dans I'autre ; si bicn que, pour sulvre co Irajot, la main doit exdcuter, dans lo sous do la spire vaginale, mi inouvomont, do rotation sur I'avant-bras. Si inaiiilcnaulou suit I'mi do cos plis, on volt qu'll affocle line disposition qu'on pout comparer ä cello d'im tirc-bouclion, ou du lilet d'mie vis. — Tel est le Symptome pathognomoniquo do la torsion do rutcrus, sur loquel nous aurons ä revenir un peu plus loin.
L'especo d'inl'iindibuluiu spiroulo dans lequel on vient do pönötrer est plus ou inoius elroit. Tantol, arrive h uno ccrlaine distance, on ne pent plus y iutroduiro qu'un soul doigt, lo([uol möme ne penetre pas bien avant; o'est ä peino si Ton pent senlir lo col uterin, dans loquel il csl impossible d'enlrcr. Taut6t I'ospaco est un peu plus large; on pout, quoiquc avee peine, arriver jusqu'au col, y engager un, deux, ou trois doigts, mais sans pouvoir lo francbir. D'aulres fois enfin, aprcs quelquos efforts et en suivant bien la direction do la spire ou cu contournant lo repli membraneux, on francbit lo col, et la main tout cntuTO pönetre dans I'lildrus, oil eile pent so mcltro en contact direct avecle foetus et ses annexes.
Gelles-ci sont gcneralemont intactes. Kllcslo sont toujours dans les deux premiers degres d'occlusion (iuc nous avons signalös; olios le sont souvent aussi dans la troisieme, e'est-a-dire quaud I'espace est assez large pour qu'on puisse pönötror jusquo dans I'antro uterin. Dans ce dernier cas, loulofois, olios sont parfois rompues, et les caux so sont ccoulces depuis plus ou moins longtemps.
Quant au foetus, on le trouve encore vivant quand on arrive peu do temps apres losprciniöres douleurs ; mais il mcurt assez promptement, ct Ton est presquo assure do sa mort quand on est appele aupres do la malade plus dequaranle-buil beures apres lo debut du travail, (lola du reslo, depend beaucoup de l'intensilö des douleurs; e'est aiusi quo M. B. Thierry a pu obtenir — fail exccptionnel — un veau vivant aprös cinq jours. La position du joune varie. Parfois, quand I'espace est assez large, il est engage en parlie dans le bassin, et Ton pout, non seulement toucber, mais saisir ceux do ses organes qui so presentenl les premiers, ü'autres Ibis il est encore tout ontier contenu dans la cavitö abdominale. Parfois enfln on pout le sentirvers le pubis, ayant un membre, ou la tele, ou celle-ci avec un meinhre, engages dans une Sorte de poche formec par 1c repli falciforme menlionne i)lus haut, et dont, quoi que Ton lasso, — si Ton no reduit pas prealablement la torsion, — on ne parvient quo bien difflcilement ä lo faire sortir. Souvent memo, cc n'esl qu'au prix d'une döchirure do I'literus. Nous nous somtnes trouvd (Violet) un assez grand nonibro do fois aux prises avee cctte difflcultd pour elrc certain qu'ellc est la consequence do
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la torsion de la matrlce. Mais coinmo cctle opinion pout no pas 6tro partagäe parlous los praticions, ainsi quo nous I'avonsvu plus haut,— ot quo, snivant qu'il I'acloptora ou la rojotlera, I'accoucbeur rontlra sa lache aisöo ou, au contrairo, des plus laborieuses, nous croyons devoir l'appuyer de quelques citations.
raquo; J'explorai la tnalricOi laquo;lit Ddnoc. Ma main enlm asset librcmcnt; mnis, ;ui moment ou flic francliissait lu nuiseau do lancho, j'^prouval la scnsalion d'un grand rcpli membvammx qui s'ätendaü de l'cntvi'e de la matvicc a son fond. Ce rcpli flabelliforme me parut appartenir h la matrioej mala oommeje sentls la lölo ot Ics pleds du fcelus en bonne position,je n'altaohai pas d'imporlanco ä cetto ilisposilion partlculiero, et jo cms devoir ilc suite aider la mere. Le bassin etait largo, tout me paraissail assez bleu disposä pour ([uc la pariu-rition so fit vite et lieurouseinonl.
laquo; An premier effort expuisif, j'aidai la mere; les pieda sortirent ot le bout du nez so presenta a I'orifico. J'atteudis un second effort; niais lorsqu'il so proiluisit, ot malgr'ö mon assistance, les parties ongagöcs restdrent dans la
mömo position..... raquo; Pensant qu'il devalt y avoir un obstacle a la sortie du
foalus, Ueuoc crul prudent d'en constater la nature; mais le propriölaire prelendit qu'il no fallail, quo dc la force : atlacliaut un cordeau a la inücliolro Inl'orioiiro el d'antres, sans doute, aux membres, il s'ell'orca, avec I'aido do trols hoiunies laquo; ii formes athlöliques raquo;, d'opörcr raccouchemoul. Le rosuUal fut I'arrachomenlde la nuklioiro du veau. üönoc, qui s'ctiiit reiire, ful rappelö; il parvint, par certaines manceuvres dont nous parlerons plus loin, ä remettre la matrice dans sa position normale, raquo; car la dupllcnturo do son^col n'cxistalt. plus raquo;. Moius d'une beure apros, la vache accouchait toute soulc dc deux veaux (Rccueil do mid. vtitiir., 1840, p. 0).
laquo; Si ta torsion cst incompUte, dit Canu, le vetcrinairo inlroduit d'abord les doigts, puls la main, en la conlournant snr sou plat, et piinölre dans la ma-liice, oti le veau pout ötro encore vivant. 11 laut alors attirer, 1'un aprös I'autre, les membres antörieurs dans le vagin, fixer a cbacun un lacs, aller en fixer un autro h la mächoire inlörieuro, et pendant quo des aides tirent sur ces lacs, SOUlevev avee la main la large bride quo forme lo premier pli du col, afln de falro IVancbir co detroit an front, et le resto du corps prolltera do cet clar-gissement; mais lorsque la main ne peut dilater i'ouverture, ce moyen devient insuflisanl : lo pH du col sorro fortement lo clianfrelu du feutus, ot la traction, qui so fait sur ce pli sculcmcnt, devient inutile et dangereuse (hecueil do mod. väilr., 18 40, p. 107).
Plus loin (page 202), lo inßme vötürinairc s'oxprimo ainsi:
..... laquo; II y avail donii-lorsion du col do la matrice; mes doigls, riunis,
cntraienl faeilcmenl dans le col; en la conlournant, J'introduisis ma main dans la matrice, Le veau ötait encore vivant; j'attirai un des membres antörieurs dans le vngln, puls Taulre; je lixai a chacun un Ines; J'ous alors heauconp do peine a iulroduire ma main pour fixer un autrc lacs ä la nuVchoIro iulo-rieuro; onliu Je reussis. En lirant sur co lacs, nous alliiAmos le noz dans I'ouverture; mais ce ful loul co quo nous pümes oblenir; un larye repli formait sur le clumfrein une espuee de bride, centre laquelle tons nos cll'orts so bri-saicnl..... raquo;
La vache fut niise sur le dos : Canu introdulslt sa main dans la matrice ct saisit laquo; avec force im dos avaut-bras du voau,allii do le tcnir immobile pendant ipi'on versorait Lrusquomeut la mere do droite a gauche, afln dc detordrc,
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si on peutlo dire, le col dela matrioe : ce fm on vain raquo;, ot il fallut so rösignor 5, abandonner la vaohe, qui mourul le lendemain malin.
laquo; Qimvl la lovsion cst pen äemlue, diL de son 0,61,6 Cliambnn, qu'elie n'est quo le rösuüat d'un quart on d'un tiers d'övolution de la matrioe, il y a prosqne loujoura nne dilatation, sinon compiöte, du moins Irös notable, du col nlörin, que la main peul IVanrliir ai.sönu'nl. Dans cos oas, aprÖB avoir tra-vorsö h; doiroii, vaginal, {'on arrive sur im principal repli mmbraneux, dirigÄ obliquement do haul on has ol dn droite a gauolio si rinvolution de la matrioe a eu lion do gauche ä droite; de gaucheädrolto, au contraire, si l'lnvolulion a on lieu do droite ä ganchö. Partanl de I'lntfirieur du vagin ot suivanl la pai'oi införloure do cot organo, ce repli so prolonge jusqu'au dida du col sur lo corps de l'utörus, ot semblo former un rideau qui obstrue complölement le conduit ut6rin. Cependant il ost facile de le sulvre ol de pdnötrerjusque sur le veau, a In sorlie duqucl il s'opposc complitement, Les pleds de celui-ci peuvent encoro 6tro engages dans le vagln, mais il esl Impossible d'y faire parvenir la löto (llccucil, 1800, p. 86).
.....k Qucl n'est pas mon ölonnoinont, dil, encore Chambon, dans la des-
criplion qu'il fait d'un cas de torsion observe par lul, quand, au Hon deren-conlror le col nli'rin, ma main arrive sur unlaquo; duplicature de la paroi infirieure du vnijin, d'antanl, plus remarquable quo oolni-ci ölail plus dilalö, formant un (norme repli contourni, dirigö obliquement de droite a gnuclio et d'arriore en avant. J'essayc de suivre la direction de co repli, el on inllrrliissniil ma inain de haut en has et ii droite, j'arrivo saus diriicnlle notable dans rintöriour
do fulörns..... raquo; Le veau iHaii on position dyslocique; il avait du tourner sur
lui-inönie, et laquo; rulörns ayanl snivi lo niönio mouveinent, sa face supörioure ötnit devenuo latörale droite et peut-6lre un peu införionro (loc, eil., p. 304).
Le rödnction ent lion debout, a la suite do corlaiues manoeuvres qui eurent poiir eilet de ramenor laquo; le veau en jio^ition naturelle et, avec lui, l'nterus. raquo;
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On le voit done : lorsque la torsion ost pen prononcöo, et bien que los passages semblenl largemeRl ouverts, il faut, pour pönötrer dans l'utörus, que la nuiin conlournc ce repli; 11 faut qu'ollo s'inflöchisso tantot dans un sons, tantot dans l'aulre, snivant les cas. Or, ec repli cst bien lo rösullat de la torsion : lo cas, eile par Chambon, dans leqiiel la reduction se lit sur la vache debout, et oü le veau l'ut ramenö en position naturelle, ue peul laisser aueun doule ä cot egard.
La position ([ue 1c veau presente göneralenient vient encore con-linner celte opinion ; ruremout olle est dorso ou lombo-sacric; lo plus souvcnl eile ost r/o/'so ou lombo-iliale, ou plus ou moins renvei'söe,' c'ost qu'il a accouipagne l'utörus dans son inouvement de rotation ; aussi la rödnction a-l-olle pour eilet de lo remettre cn preiiiiöre position anterieuro ou posterioure. Dans les cas assez rares oü il n'en est pas ainsi, il faul atlinellre que lo veau oecupait primitiveinent nne position moins favorable, quo la reduction lui reslitue egalemont.
Si i'on complete 1'exainen par I'exploralion reclale, on pourra cons-taler quo eel intcslin Ini-niöine paratt un peu plus etroil qu'A lordi-naire, quo ie col utörin, louche ii Iravers ics paroisinlestinales, donne la sensation d'unc corde grosso et durc. Assez souvent, au dire des vötörlnairos allomands (V. Franck, loco citato), on pent aussi reconnnltre
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los ligaments deFallope, qui s'enlro-croisent surlo col ol I'dtroignent; parfois mome, dans los cas do lorsion röccnlo, il os( possible de toucher l'artöre utörlno et d'y sontir los battementa du pouls (;gt;/., ibid.}.
Tel est l'etat oil l'on rencontre los parties au moment do l'cxamen praliquä peu do temps apres I'apparition des symplömes du part. Mainteuant, si on abandouno l'nnimal älui-mome, voici co qui arrive.
'rermiiinUoiis. —Los symptömes göneraux preccjdoinmcnt indiques persistent avoc uno inleusite variable scion les cas; c'ost-ii-diro quo los efforts expulsifs continuenl ä se produiro, tantöt faiblos et söparös l)ar do longs intervalles, tantöt rapproebös et avoc un rodoublemont d'Önergie. Mais, dans tons les cas, la vacho no tardo pas ä perdro de sa gaietö; eile cessc de manger et de rumincr; la flövre s'allumo, lo pouls et la respiration so pressent; dos frissons, dos grincemcnls de donls so font remarquer de temps ä autre; la secretion du lait, qui s'ölait ötabliocomme ä l'ordinaire, so larit; les mamolles so llötrissonl, les yeux so cavont, la böte s'aH'aililit; bientot olle roste conslammenl, couchöe, et onlin la mort arrive du troisiemo au dixieme jour. (Jucl-quefois, la malade pout trainer pendant plusiours mois, ainsi quo l'un do nous en a vn quelques exomples; — M, Liautard a m6me pu suivre line vaclio pendant huit on neuf mois, ot I'a vue mourir dans lo marasmo.
Quelques aulours, parml lesquels Chambon el M. Goubaux, ponsont quo la lerminaison par la mort est la seulo possible qnand I'animal est abandonnö ü hii-mömo; ils n'admeltent pas quo le veau puisse, commo lo dit llainard, se momilier dans la malrice, el quo la vache pnisso se rclablir, el möme s'engraisser, JIais cello opinion nous pnratl. troi) absoluc. Sans parlor do Itoiitrollo, ä qui il somblo bion cpio Hainard a fait dire plus qu'il n'a dit en realild; sans parlor memo do Pouchy, donl les observations, copendant, no sonl point aussi döuneos do valour quo veut bion lo dire M. flonbaux, il y a dans la science d'antres fails qui prouvenl que la garrison spoulaiu'-e, par momilication ct racor-nissomont du voau clans la matrice, n'osl pas absolument impossible. Lessona, Ercolani, Itocco, Liautard, Gurlt, entre aulres, onl rapporte, avec phis on moius de details, des observations qui no pouvent laisser aucun doulo sur la possibilitd do cctte lerminaison, relalivemont houreuse. Cost lä, du reslo, une opinion admiso coinmo verile con-ranle en Allemagne, vörilö donl L. Prangk so fail l'interpröte on cos tormes : laquo;Tandis qu'uno issue funesle csl freqncnle qnand la torsion de rutcrns se manifesto pen avanl raccouchoinenl ot no pout etre rcduite, il en est lout autreraent qnand olle so produit pendant le cours do lagrossesso, ol Ton pent dire quo moins cello-ci est avancöc, moins les suites do la torsion sonl dangereuses... Dans cos circons-tanoes, I'accident passe le phis souvenlinaperni... Par suite dll trouble limilfj survenudaus la circulation ulörine, I'embryon succombo 161 on lard; mais, commo il est completoincnl isold du mondo exlörieur, il
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no so piih'(5fio pas: il so viomifle. raquo; Et, commo prouve ä l'appui do colte opinion, Franck invoque la statlstique, ([ni, dit-il, niontro quo laquo; la frdquonce des Ulhopädions csl en proportion avec la ft'dquence do la
torsion do I'ulmis raquo; dans nos diverses ospT'CCS.
Bnfln nous avons, on parlant dos ruptures utörines, rapportd plu-siours observations qui nous paraissont prouver irröfutablement quo ruterus pout so soclionnor au nivoau de la torsion, en donnant lieu ä nno retention donl nous avons fail connallro les suites.
On pout encore observer, quoique bion rarement, uue terminaison plus houronso quo les preeödentes : e'est ainsi quo dans un cas oil la torsion pernieltail l'lntroductlon de la main, et oü los circonstances le forcöronl d'ajourner la röduetion, l'un de nous a vu colle-ci se prodnire spontancment, et l'accouchement avoir lion quelques bcuros apres, sans autre intervention quo de Mgöres tractions cll'ectuees snr lo voau.
—nbsp; Dans une autre circonslanco, M. (iavard a cm pouvoir altribuor raccouchement ä la perforation des parols utfiro-vaginales par les pieds du voau. La lecture do I'observatlon publieo par noire confrere nous laisso copendant des doutes ä cot öyard, et nous croyons plulöt ä un accouchement spontane aprös des tontalives de reduction suivies d'effet, puisquo I'autour nous dit que lo repli membraneux de la par-tie infßrieure du vagin, v. qui ne fait Jamals döfatii gt;gt;, avail, disparu; maislo col etait roste fermö, et il pent livs bion s'otro onvort ulleriouro-ment, commo dans lo cas cite par M. E. Thierry. Cette reduction spon-tanöo do la torsion, — dont les vötörlnaires allemands out ögalenient cito ([iielc[iies rares exeinples (Franck, Saake, Ifaaso, chacun un cas),
—nbsp; n'esl, cvidomniont pas impossible, car, ainsi quo lo dit Franck [toco citato), uno torsion, si bien faite qu'elio soit, pent fort bien 6lre dcl'ailc par uno torsion en sons contraire. raquo; Mais ce sont, la des chances bcu-reusos qui no doivenl se realiser quo fort rarement dans la pratique, et, scion tontes probabilites, sculement dans les cas de torsion incom-plöte. Toulefois, ell(!S devaienl otre signalees.
Dans la rcalile des choses, nous In repelons, cello detorsion spon-tance, aussi bien (pie le relour ä la sanle el 1'engraissement do la mere, coincidanl avec la relenlion et la momiflcation du fcetus, ne s'observo ([u'exceptionnellemonl; an contraire, la inort ä 6clieanco idus on moins rapprochöo on eloignee osl la consequence la plus babilnello do la torsion do ruterus, si Ton no parvient pas ä restiluer ä I'organe sa situation normale.
Autoitsle. — Ce qu'on apereoil lout, d'abord, quand on ouvro I'abdo-men, co sont les traces d'line perilonito pins on moins intense, qui no font presque Jamals (16faut quand la morl a etc precedec do manipulations pour operor l'accouchement, mais qui peuvent manquer si la bete a ölö sacrillee avanl loutc tentative pour oblenir 1c ftelus. Cost ainsi qu'on rencontre dans lo sac peritoneal, opancbe en quanlilö variable, — do ö ou (i ä 18 on 20 litres, — nn liquide sero-sanguino-
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lent, dans lequol nagent parfola quelques flocons fihrinonx. La söreuse csl rong-o, injocloo par places, surtout sur la malrice et dans Ics points en contact avecollo; parl'ois uno exsudalion flbrlneuse so reniar([ue il sa surface el aggluline ensemble les organes voisins.
Mais co sonl les organes genitanx qni odVont les parlicnlariles les plus remarquables. Tour les eludier convonabloincnt, il faul onlover les eslomacs el la
masso inloslinalo, divisor los
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pubis oi, les ischiums parun double Irail do scie, detacher lo plancher du bassln, et enlever la vossie. La malrice et Ig vagin apparals-s(!nt aiüsi coin|)leloinent ä decouvcrl.
On veil alors, lo plus ha-bituollement au niveau du col, un ötranglement, ayant • ' l'aspect d'une grosso corde, \ dnrc, londuo, formee d'nn noinbre variable do torsa-des, gcnöraloinenl inegales, dontlos plussorrces correspondent aucenlro do l'ötran-gleinonl, el qni so prolon-gcut, on divorgeant, d'une part sur l'utörus, d'autro
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part, sur lo vagin, on cllcs
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Flg, ci.
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Torsion do la matrico, il (Rosslgnol) (#9632;;.
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audio
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iinissont par so pordro. Cos
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torsades ou cordons spiroi-dos sont formeos, il ost ii peino bosoin do lo dire, par los parois clu fond du vagin, du col et du corps do la matrico, plissces ot torducs sur ellos-nicines (V. fig. Cl).
11 ost impossible, on lo comprend sans peine, quo les ligaments largos no participent pas au mouvement do revolution qu'a subil'ul'J-rus; ce sonl memo cos ligaments qui, d'apres Meyer ot Frank (v. Thier-at'zll.-Gcburlslt.), produiscnt surtout rctranglcmont des voies gdni-talcs : lo ligament droit dans la lorsion ä droito ; lo gaucbe dans la torsion ä gaucbe. (jCS lions mombranoux sont ordinairomont compris dans les replis spiroVdes, qu'ils concouronl ä former, ot avoc lesquels ils so confondent si bien, qu'ils ne rodeviennent distincts qu'aprcs qu'on a delordu la matrico. D'autres fois, ils sonl simplcmont appli-({ues sur la torsade, sur laquellc ils so croisout en X, et dont ils mas-
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(quot;) 1, Corps de I'uttTlis. — 2, col dc I'ulmis, lordu. — 3, vagin. —4, llgamont ilo I'allopc gaucho.
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qiient ladisposiüon cn corde, laquollo nc dovionl blen apparonto ä la vue qu'aprus qu'on a coupc Icnrs aüachcs ä niiiun.
II semblc, au premier ahord, (ino cot oiirotdemciit dos ligaments autour du col et du corps do la nialricc ne puissc so Cairo saus determiner la rupture do ces lions mombianoux, et cela arrive on etfot c[uol-quofois, mais assez rarement. Le plus souvent, cos ligaments sont distondus, Uraillös; ils ötreignent i'ortemont le col, ä rocclusion duquol ils conlrilmont pour lour part; mais ils sonl intacts, ainsi qu'on pout s'en assuror on detordant la matrice.
En impriinant ä la masse uterine, siluöc on avant do rclranglomont, et ä son conlenu un mouvement de rotation sur son axe dans un sons convenable, on voit cos plis so dolendro, so relaclier, puis onlin s'cffa-ccr; en m6me tompsTeirangieniünt disparalt, et lo vagln rcprond, dans touto son ßtcndno, ses dimensions primitives et sa forme A pen pros cylindriquo. Alors la main introduite par la vulvo dans lo vagin n'y tronve plus ces plis spiroides scntis sur I'aniinal vivant; olio constate, en outre, quo co conduit est rodovomi lihro dans touto sa longueur ; eile arrive aisöment jusqu'au col, ot; si celui-ci est suilisamment dilate, eile pcJnetro sans peine jusque dans la matrice.
Par le nombie dos domi-tours qn'il a fallu lairo oxecutcr ä I'lilorus pour obtenir ce resultat, on jugo aiscment du dogre de la torsion. Le plus souvent on reconnait ainsi quo la matrice avail accompli nno demi-rcvolulion, ct quo, pour rcmoltro totites choscs ü leur place, ila suffl do lui faire faire un domi-tonr en sens contralre, do maniöre ä ramoner vors la colonne lombairo la face siipörieure, qui etait devenuc inferieuro.I'arfoisil suflitd'un quart detour; d'aulres fois,au contraire, il faul lui faire executor trois quarts do tour, ou bionunc rövolution tout entierc. On a m6mo rencontre dos cas (11. Bonloy, Rossignol, Mazure, Gurlt, etc.), oil il a fallu faire opörer ä la matrice qualre domi-tours pour romotlro los chosos en silualion normale, et oil, par consequent, la torsion ötail double. Happeions onlin lo fait observe par 11. Bonloy el M. üoubaux {frois lours et iloni), el cehii do Nagcli {qualre tours).
Que dos torsions reolleinent doubleraquo; puissont so produiro, e'est ce donl ne pennettent pas de dontor dos observations suflisamment explicitos publiöes par des auteurs digncs do touto confianco ; nous devons faire remarquer neanmoias (jnc Franck {loco citato), experi-montant sur lo cadavre do vaclics plcines, n'a laquo; Jamals röussi ;\ executer uno rotation röcllemenl double. raquo; Aussi adlicrons-nous sans restriction a celte r611exion du mümo auteur: laquo; Pour ce qul me con-cerne, jo dois dontor d'nne fagon catögorique (pie des torsions plus que doubles puissont so produiro. Evidommcnt, dos orrours do diagnostic onl dii avoir lieu ä ce propos. raquo; Et nous savons olfcctivomcnt, ii n'en pouvoir doutcr, quo plus d'un observatcur a designe commo torsion complete certains cas dans lesquols la face supcrioure etait devenuo inferieure, c'cst-ä-dire oil il s'agissait en realito d'une demi-torsion. A
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lour insu, ot Irompcs par ccrlaines apparonccs, ainsi quo nous l'expo-scrons ä proposdu trailomcnl, les praticicns onl cloubld lo nombro do lours ofl'oclues par la inalrico. II so pout aussi quo, par des niaureuvros irraliounollcs, on ail quelquclois oxagöre Taccidoul spoulauß. Ccpcn-dant, nous lo rcpölons, nous no rövoquons point en doute los lorsions doubles; nous disonsseulement qu'elles doivonl 6lre forl rares.
La inalrico cl lo vagln prcsenlcnt presqua loujours dos Iracos d'uno asscz vivo inllamnialion, surloul au voisinago do la torsion, l'arfois aussi on conslalo, conuuo complication, unc di'diiruro plus ou moins ötenduo, complcto ou inconiplMo,dcs parois ulörinos. Cello döchiruro osl, ü n'en pas doulcr, lo räsultat do la contraction utöriiio elle-mömo ; olle so fail remarquer, lantöl sur lo corps do l'organe, au voisinagc do la portion lorduo, tan I öl dans lout au Ire endroit, clnolaininonlau point do reunion de la corne quiconlient lo l'oelus avec le corps. On aquelquo-fois trouve ccrlaines portions du fretus engagöea dans cello döchiruro. Quant au foetus lui-inemc, son clal vario suivanl quo sa inorl ro-monlo ä uno epocpie i)lus ou moins reculeo ot quo l'air a eu, ou nou, acces dans la cavile ulörincTantöt on lo Irouvc dans im etal parfait de conservation; ses lissus sonl formes, ses poils sonl adhöronts commo s'il venail de mourir; tantöl son cadavre osl ballonne, ompliysömatoux; sos poils et ses onglons s'arrachont facilemonl,; il repand uno odour fö-tido, etloul indiquo quo sa morl remonte dejä a plusicurs jours.
I'roiioxUf.—De tout co qui pröeöde, il rösidlo rvidoininonl quo la revolution do l'uterus sur son axe constitue, clioz lavacho, un accidonl d'uno Ires grande gravilö. Abandonne !\ lui-möme, il entratne presque falaleinont laperte do la mere el du foetus. Los quolquos cas dans los-quels la vacbo a survöcu doivonl ötro onregiströs au point de vuo de la vöril6 sciontiflque, mais ils n'inflrment pas la reglo göneralo. Tou-tefois, inalgn; sa gravitö, col accident n'csl pas au-dessus dos ressonr-ces de l'arl ; gräce aux progi'ös accomplis depuls uno quaranlaino d'annees, on pent Ires souvent, par one intervention rationnello, sauver lout ä la fois la more cl le produit. Mais, pour qu'il en soil ainsi, il Importe d'employer avec discernoment los manoeuvres propres a, rölablir la matrico dans sa Situation normale; et il faul, pour cola, se rendre un compte Ires exact du genre do deplacemenl quo cot organc a subi. La question du diagnostic, (pie nous aliens aburdor mainlenanl, a done uno Ires grande importance.
ningiiostie. — Cette question comporlo l'examon des trois points suivants : reconnaitrc 1deg; la torsion, 2quot; 1c sens do la torsion, JJ0 lo dogrö do la torsion.
1deg; lieconnaitre la torsion. — Cello partie du problöme n'osl pas, on gen6ral, la plus difficile i\resoudre. Ainsi quo I'expvime si bion II. liou-ley, laquo; quand on inlroduil la main dans la cavile vaginale d'uno vachc donl la malrice a oprouvc surelle-tneme unc revolution plusou moins complete, la premiere sonsatiou que Ton pcrcoit osl cello d'un obs-
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tacle; 1c vagin so rötröcit; la main, cu s'engagcanl do plus on plus, porooit, an fond do cello cavilö, un porluis, danslequel los doigls peu-vont pcnuiror, et, quand ils pönötroni, l'observaloui1 a lo sentiment qu'ils no sulvent pas uno direction rectiligne, mals qu'lls doivent se dovicr ä droilo on amp; gauche suivanl lo cas; ol cnlin, ä mosiiro qu'ils pönölrcut plus profoiulöinoul, on roconnail quo lo porluis dans loquol ils onlrcut airoctc la disposition d'uno spire.raquo; —Tel osl, en effot, lo caractero palhognomoniqUQ do la rövolulion de l'utörus ; caraclere (olloinonl net, ol qui osl perou par la main do I'oxploralonr avoc nno lolle (5vidonco,quc, dans la Ires grande majorilo des cas lout aumoins, sa signification s'impose, pour ainsi dire, forcöraentäl'esprit.
A la verilö on a cil6 dos cas(Stockflet, Ercolani, IUie(r, entre aulrcs), ou, la torsion s'elanl oH'ocluce a la rönnion du corps do l'utörus avoc la come dans laquelle lo foetus ölail contenu loul (uitior, i'involution n'avail produit ni plis ni ressorrcinont dans lo vagin. Cos cas sont possibles, ü loute force, el il osl clair quo lour diagnostic doil olio plus difficile ; copondanl si lo resscrroinonl spiroide no so porcoil pas clans lo vagin, ilcxislo plus loin avoc los monies caracleres, ol, pourvu quo lo col soil dilalö, on le reconnailra corlaiuoniont. Mals prosque loujours c'est au niveau du col quo la torsion so produit, el clio a toujours pour consequence la formation, dansl'intörieurdu vagin, do plis conloiunes en spiralo, dont la presence esl, nous lo repötons, lo signo certain, le caractero univoquo do I'accidentdont il s'agil.
2deg; Determiner le sens do la torsion. — Nous savons quo la malrico pent tourner sur cllo-momo en deux sens difleroiils; quo, pour faire un lour complet, sa face supöHeure, quo nous prenons coinme point do repörc pour fixer les idces, pout devenir d'abord luievale droite, puis infMeure, puts laterale gauche, pom- redevenir en fin superieure; — ou bien qu'ello pout, par un mouvement absolument contraire, devenir successiveinenl laterale gauche, inferieuve, laterale droite, ct enfin superieure. Comment roconnailre, sur 1'animal vivant, lequel do ces deux mouvemcnls s'csl produit ?
Disons-lc lout do suite, c'est, li un des points del'liisloirccle la rövolulion uterine qui onldonnö lieu aux plus nombreuses conlrovcrsos, aux interpretations les plus conlradicloires, el les discussions dont il avail elörobjel n'avaienl guere reussi ä l'ölucider ä l'öpoque oü parut la premiere edition de col ouvrage.
Cost ainsi (pie II. Houley, pour demontrer quo laquo; la direction do la spire vaginale a toujours lieu dans 1c sens memo oil la torsion do la inatricc s'csl elTectuöo,raquo; simule avoc son mouclioirun sac dans lequel il met un corps quelconque qui reprösente le IVelus: il fail exöcuter äla parlie anlerieure du sac ainsi formö un mouvement do torsion do sa gauche vers sa droilo; il oblienl ainsi nne torsion de gauche d droite, el il trouve quo les plis de la spire dumouclioir ainsi lordu sonl laquo; ovi-dommentraquo; dirigesrfc gauche d droite.
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Mais M. Weber n'csl pas de eel avis; ilcroit, au contrairc, quo laquo; la spire du vagin a toujüiirs unc direction inverse de cclle de la torsion de la malrice; raquo; et il csl si peu convniucu par la dömonstration do II. Boiiley, quo, mis cu presence du inouchoir tordu par ce dornior, il declare quo, pour lui, la spire quo lui monlrc II. Boulcy a unediveclion de drohe ä (jauche!...
Puis Renault intervient pour faire remarquer que laquo; la cause du disaccord entre MM. Bouley et Weber dopend excluslvement du point de vuo oü ils se placent raquo;, M. Weber decrivaut la spire d'avaul on arrierc, tandis quo II. Bouley la considörc d'arriero en avant.
11 semblo qu'on soil prös de s'entendre. -Mais voici (pie M. Colin prend la parole ä son lour : de la plupart dos observations publiees, dit-il on substance, on ne pent den tirer sous ce rapport. laquo;Onyparle bien de plis en spirale, mais sans indiquor lour direction; on bien, si cellc direction esliudiquec, celle de la torsion de la malrice no l'ost pas : 1c nioyen de contrulo fait döfaut.raquo; Quelques-unes,äla verite, sont plus completes; telles sont celles deFabry,Bordonnat, 11. Bouley, dans lesquclles laquo; les plis ont prösonle le möme sens que la torsion raquo; ; mais laquo; voici Wegerer, dont i'autoritö paraltgrande dansla matiere, et qui nous dit que la duplicature est loujours dirigöe en sens inverse de la torsion.raquo; Auxquels l'aul-il croire?
Ne pouvant resoudre la question avec los elements fournis par la clinique, M. Colin demande des lumiöres ä l'cxperimenlalion. 11 lord sur elle-meme la malrice d'une brebis pleino et il voll que, laquo; des qu'un domi-tour est fail de droite h gauche, en jetant la come droite par-dessusla gauche, on a im pli surfe vagin, dirige d'arriöre en avant et de droite ä gauche. La prolongation de co premier mouvoment, cn rame-nunt, par-dessous, la come droite ä son point de depart, rend la torsion complete el continue le pli sous lo vagin, mais do gauche ä droite. 11 en resulte que le pli spiroi'de dans son cntier est, pour ainsi dire, forme de deux parties croisees en X : l'iine superienre, ayant le sens do la torsion ; i'autre inlerieure, le sens contraire. raquo; Et M. Colin voit dans cette disposition d'un memo pli, laquo; dont la moiliö supörieure se dlrige en sens inverse de sa moiliö inferieurc, raquo; Texplication des divergences exislanl entre les observalcurs (1).
(l) Catto analyse du phönomöno de la torsion, tout oxacto (lu'ollc ost, roste cc-pendaut incomplöto. Dans le plus grand nombre dos cas, co n'ost pas tin seid pli r|ui se forme, mais plusieurs qul, namp;s do points difldrents et convergeant onsembto vors lo contri! do ia spire, doiveui ndcessalromont avoir des directions dlfrerontos. Quo I'on tordo uu mouchoir, commo II. Bouley, un sac attacliö h uu cerccau comma M. Weber, ou la matrice d'uno brobis, commo M. Colin, loujours on verra se former dos plis multiples, qul, partant d'on haut, d'on has, des parties latöralos, s'onroulo-ront de manlero a proseiiter dans une partle de lour ctonduc, ainsi que lo dit avec rai-son M. Colin, une direction precisoiuont Inverse ;i cello (pi'lls tfTectaient d'abord. Pour plus do almplicltd, oonslddrons seulamont deux do cos plis, lo supdrieur ot lln-fdrieur. N'est-il pas övldont quo, dans I'cxomplo do tout h 1'heuro, si lo pli mpirieur so dirigo d'arriöre on avant, do haut en has et do droile lt;gt; gauche, on verra le pli inferiour so dirigor d'arriore en avant, do lias on haut et du /jauche ü droite? Or,
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Cello expörlonce, quo chacun pcul röpöter avec im simple sac, ainsi quo nous l'avons exposö dans nne nole prdcödcnle, elait tie naturo ä dclairer la question, si, la variant, utl peu, on avail tout d'aljorcl amenö la cornc gravide au-dossous do Tanlre, do fa^on h voir so former raquo;Hlaquo; milivcment un pli sons le vagin, c'cst-a-diro mi pli sotnblable h colni qul s'obsorvc, sinon tonjonrs, an inoins clans lo plus grand noinbre des cas, lors do torsion sponlanöo pen prononceo. N'observant quo celni-lä, on n'aurait pu manquer do so mettro d'accord sm- sa direction, ainsi quo sur la signiflcation qu'il convenait do lui nllriliiier. Malhoureusement, l'expörience de M. Colin produisanten premier lieu un pli sn/' le vagin, d'iine direction conlrairo, no penncllail plus do comprendi'o los descriptions dos praticions, lesquolles so rapportaient presque toujours ä la paroi inlerienre do cello cavilö. Mais il fallt re-connatlre quo los völerinaircs avaient gönöralement on le tort do no pas donner d'indicalions ä eel cgard; en ontro, on 6lait dans 1'igno-ranco do savoir s'ils envisageaiont le repli vaginal d'arrirro en avanl, ainsi ([lie la main lo conslalo naliirolloinent, on, an conlrairo, d'avant en arriero. Ajonlons onlin quo Ton avail complöteinent neglige de dd-üntr los lermos dont on faisail usage ä chaquc instant.
Qu'ost-ce, en efTet, qu'uno torsion do gaurlic ä droilc? Qu'cst-ce (prune torsion do droilc ä r/auchc? Comment so produit chacuno d'elles? Cost co qu'il importait d'ötablir clairement tout d'abord, el, ä ce qu'il semble, co ä quo! personne n'avait songe. Dans la promiöre edition do colouvrago, nous avons rcpare col ouliii.
laquo; Lorsque, disions-nous, dans son mouvemeni de ruvolulion, la come gauche dc la malrice, passant par-dhssus la come droitn, — on, co qui reviont an niomo, an point do vuc special qui nous inloresso acluoile-niont, lorsque la come droilc vcnanl se placer au-dessous de la come gauche, — la face superieure de Vorgane dcvienl successivement lalirale droile, puts infiU'icnre, jnds laterale gauche, pour rcdeccnir superieure (ce qul suppose uuc rcvolulion complete), il se produit unc TOBSION re OAUCHii a DiioiTE, ou, plus siinplenicnl, uue TORSION A DROITE.
Le mouvemeni inverse donne lieu, nalurelleinenl, laquo; une toiision dk
DROITE A GAUCIIK, Oil mieilX, A GAUCIIU.
En d'aulres termes, le passage de la enrne gauche sun la dkoite donne une torsion a DiiüiTii; celui dc la come droile sur la gauche, une torsion a gauche.
Dans toul co qui va suivre, nous cmploierons exclusivcincnl los expressions torsion ä droile, torsion ä gauche, delinies commo il vicul d'filro dil, lout on faisant romarquor quo torsion ä droilc, est synonyme do torsion de gauche ä droilc, do memo quo torsion ä gauche est synonyme do torsion de droilc ä gauche. raquo;
quelle ralson lo praticion qul a la main engagöe dans le conduit vagtnftl a-t-il do pvi-(ever l'un du cos plis ;i I'auti'e, ou ii tout autre partant d'un point diilürcnt do la oirconlaquo; l'ürcnco? (!#9632;'. S, C.)
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Peut-Ötro n'y avail-ll, m6me en iiS7.quot;), rion do blen nouveau dans cos propositions; peut-ötro ne faisions-nous quo diro co quo loul lo monde savuil, co (juo toul lo mondo pensait; on Ions cas, il fallait (juo cola lut dlt uno lois pour toutos, et nous I'avons dit.
Gecl posö, conunonl dislinguera-t-on, au point do vuc puroment (jbjoctif, uno torsion d druile d'uno tursion lt;) gauche! J'lncoro nn point sur lequol on a nögligö de raquo;'entendre, nögligence qul a ou pour rösullal, bion posilivoinont cotto fois, la confusion doiil nous nous plalgnons. L'entente n'ölait copendant pas Lion diflicile, ainsi qu'on va lo voir.
Qu'on jeltc los ycux sur la Ogure 02, oü nous avous fait ropröscnter deux fragments do cordes, dont les lions qul los composont ropi'ösonlont oxactomcnt, mais
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avec plus do notletö, los plis spiroidos du vagin tordu, et, du premier coup d'oell, on reconnaltra sans peino, et saus qu'il soil bo-soin d'analyser la direction des liens, quo cos deux conies suut cordöesen sons inverse. Or, lout 1cmondo dira avcc nous : la cordo A est cordee ä droUc;h\ conlelj oslcordeo amp; gauche. G'esl lä uno vcrilö do convention, si I'on vcut, mais do convention universollemcnl acceplec dans les arts, oil partout on dit qu'iiuc cordo, uno vis, un ecrou, soul cordes ou laraudes w droile quand les cordons do la corde, les spi
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Fig. G? (*).
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res do la vis on do recrou, prösenlenl la dis-
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position do la figure A. Getle determination uno fois acceplee, 11 reste h. savoir si olio Concorde avoc la döQnilion quo nous avons donuee plus haut de la torsion do la matrico, suivant qu'elle se produit do gauche a droite ou do droile ägauche. Or rion n'est plus facile ä verilior; ilsul'lil, pour cola, do repelor la demonstration faite par 11. Bouley avec son mouchoir. laquo; Je simule avec mon mouchoir, dil-il, un sac, dans lequel.jo mots un corps quelconque, qui reprösente lo fostus. L'ouverlure vaginale mo correspond, et la I6le de rauimal est consequoinmoul ä l'opposc do moi. Jo fais execuler ä la partie anlörieuredo co mouchoir un mouvo-ment do torsion sur lui-meme do ma gauche vors ma droite (ou jclanl la partie gauche anlerieure sur la partie droile), do lollo sorto que sa face qui corrospondail ü la table soil devenue superiouro ct vice versa... Voici done, par ce fail, simulee uno demi-torsion el le mouchoir tordu... raquo;, et, d'apres noire definition, lordu u drnile.
Nous supposonsiiuc Icloclouracxecutö, ä mesuro qu'il lisail, tous les mouvements quiviennent d'etre döcrils. Eh bien, qu'il compare mainlaquo;
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(•) A, cordo cordoo ii droite. — D, cordo cord*o a gauche.
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lenant cc qu'il a sous los ycux avcc nos cordos A et B do la figure 62 ; el iinmedialoiueul il recounailra quo les plis du moiichoir allbcleul tout ä fail la direclion des cordons de la corde A, c'csl-ä-diro qu'il cst lordu u droüc (I).
Nous savous done mainlenaut, d'uno manierc exacle, ce (juo c'est qu vine torsion ä droite et unc torsion A guuehe; et si nous jetous les
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Fig. C3. — Torsion do Putirus h gaucho (Gurlt) (*).
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Fig. Ci. — Torsion uterlno ii droitc (Gurlt) (#9632;')•
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yeux sur les figures 61, (i.'J et 64, rcprösenlanl divers cas do torsion de I'uWrus d'aprcs Gurlt ct Rossignol, on n'mira pas de peino ä rc-connatli'e dans les liguros 61 et (ili des exemples do torsion ä gauche, ct dans la ligure (!'lt; un specimen do torsion ä droito.
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(*) 1, corps do I'ulei'us. — :
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utrrin, toriiu it gaucho* —• 3, rectum. — #9632;!
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no urinairo
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fi, symphyso pabionne.
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(**) 1, corps lt;ie l'utärus. — 2, 2, 2, torsion du
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I fi droito, so prolongoanf sur lo corpsi — 3, roc-
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turn. —4, vosslo. — ii. vagiu. — 0, syiU|iliyso.
(I) I'Vauck otnploio, |l0^u• cotto demonstfation, an lieu do bouts do cordes, uu petit appareil assez tngönieux, dont nous aurlous pout-6tro dft roprodulro 1c dossin. Du r(!s(c, tant sur la diHentiuialiim du sens do la torsion ct sur lo diagnostio ohsfetricai do I'acoident, quo sur la maniivo do router In vache pour opiror la detorsion, il arrive aux monies conclusions quo nous, tellos quo nous les avons Ibrniulöes on 187,quot;gt;. — Mi Floniing adopto egaleminil, sans aucune reserve, les solutions proposees par nous. 11 nous sora bisil porniis do eonslater avec une cortaine satislaction quo cos questions, rcsloes si longtemps obscuros, nialgro les lungues ct vives discussions dont elles ont etö Tobjot cntro les savants les plus considerables et les praticiens les plus compo-tents on la matioro, ont onfiu rOQU, h l'öpoque ci-dessus indiquöc, la solution qu'ellos comportcnt. P, S. ('..
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Saint-Cyh ct Violet. — Obstelrique.
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DY8TOCIE MATERNELLE.
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(Icci bion cnlenchi, il s'ngil do savoir comment on pournv dislingucr l'une do raniro, snr losujot vivani. Enooreun point surlequeln'aoessö de rdgner, jusqu'en lH7o, lii plus döplorable confusion, Et culu n'a rlen qui dciivtraquo; ötonner. Les questions ötant mal posücs, les termes mal döflnis, il clail incvilablo (in'ou no s'ontendit point. Nous nous llultons qu'il on sera mainlenant tout autrement; el, sans nous arröter davan-
tage ä discutor los opinions conlra-
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diotoiros ömises ä co sujol, nous allons döduire lo diagnostic dos prlnoipos pröcödemment oxposös.
Supposons la main droitc introduile en pronation dans lo conduit vaginal d'nno vache affectöe d'une torsion quelconque de lamalrice.il est Evident quo, pour suivro la direction dos plis spiroides qu'elle y rencontre, olio do-vra exöcuter, dans un sons ou dans l'aulre, un moüvement do rotation sur lo poignet, mouvement do vrille ou de \is. Si co mouvement cst tel, que le bord cubital, d'abord a droite (flg. ().quot;gt;, position A), devienne infdrieur (position B}, puls interne, do maniöre ä vcnir -en supinalion (position G), lo coudo regardant on bas, on a a/faive ä line TOBSION A DROITIS.
r^a main doit-elle, pour suivro los lours do la spire, exöcuter im mouvement inverse? c'est-ä-dire quo, partant do la position A (flg. 66) oil ello osl on pronation, olio passe par la position B,
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Fin;, oo.
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Fig. 0.j.
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pour arrivor a la position C, oü le bord
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radial regarde en bus, la face palmaire en dehorset lecoude directemenl en baut, ä cos signes, wows reconnattrez
une TORSION A GAUCIIK.
Uans nno locon, oil Ton iioul parier mixyeux, la diimonslralion qui proci'do (ist oxlrömomcnl simiilo; olio n'oxigo, ä la loLlro, (juo deiij; lours de main pour ötre comiilöto ol saisissante. II n'en est plus tout a fait do mrmo quand, pour peindre les chases, on u'a (pie lo seconrs des mols, Gependant, quo le leclour vouille bion refaire lui-memo la diMuonslration, on suivaul a la lottro les indications qui pröcödont; qu'il so serve, pour cola, do la manche do son habit, et quo, aprös l'avoir torduo do manioro a simulor altoruativoment une torsion i\ droite, puls une torsion ä gauche, il s'applique ü en suivro los plis avec sa main, il arrivora Iros vito, nous ou sommes convaiucus, ä se
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PAraquo; CIIANQEMENT DE RAPPORTS DE L'UTliUL'S.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 467
faire uno Idöo (rcVs exaote du double tnouvemont quo nous venons do döeriro, et, par suite, ä so famillarlser avec le moyon do reconnaltre, sur lo vlvant, lo sons exact do la torsion dans mi cas donnö.
Ajoulons enfln quo le repll unique et falciforme do la parol info-rieure, envisage d'arridre en tmant, ost toujours dlrlgö, au moins dans la premiöro partle do son trajet, — celle quo I'on rencontre tout d'abord, — dam le sens opposdd la torsion: s'ötend-il do gauche u droile, collo-ci s'osi elfectuöe do droite laquo; gauche; e'est une torsion a gauche. Invorsoinonl, la torsion est ä DnoiTE lorsquo lo ropli so porte d'arnVj'e en avanl el dn droile ü yauclie.
3deg; Reconnatlra le degrö de la torsion, — Go (roisiöme poinl rolatlf au diagnostic de raccident .qui nous occupe n'est pas susceptible d'une solulion rigoureuse. Nous savons, par ce qui a ölö dit pröeödem-ment, quo la torsion pout 6tre, approximativement, au quart, ä la inoiü(5, aux trois quarts, on complöle ; qu'elle pout niomo 6tre plus quo complöto, et parfois double, et Ton comprend, sans qn'il soit besoin do beaucoup insister lä-dessus, quo lo vagin sera d'autant plus rclrcci qn'il sera plus fortement tordu ; mats par suilo dos difförencos de taillo et de coiif'orinalion dos femelles, il no saurait y avoir onlre lo rclröclssomenl couslalö etlo degre do torsion une relation tellement cxaclo, que Ton puisse conoluro do run ä l'autro avoc uno pröcision malliömaliquo. Sous cello reserve, nous fonnnlorons ainsi cctto par-tie du diagnostic : dans los cas on Ton Irouvera lo vagin et, par suite, lo col encore assez ouverts pour qu'on puisse aisöment enlrer dans la matrice, sentir et saisirquelques-unesdes parties du fcotus, on pourra piesumer qn'il n'y a qu'un quart do rövolulion. —La main parvient-ello encore ä pönötrer, quoique avoc peine, on aura probablement affaire ;i nno domi-rolation, on ä uno torsion aux trois quarts. — Silo passage esl plus otroil, la spire plus somjo, inais permettant ccpendant d'arrivor jusqu'au col, dans lequel il est inöinc possible d'iulroduiro un ou plusieurs doigts, saus qu'on puiase lo franchir, on aura probablement affaire ;\ une revolution complete. — Quo si lo passage est enliöremont intercept^; si, malgrö los plus grands efforts, il esl impossible d'arrivor jusqu'au col, on pourra admotlro qn'il oxisle uno torsion do plus d'un tour.
Uu reslo, il Importe assez pen d'etre exaclemonl lixö sur co point : la question imporlaute, lorsqu'on a dölerminö lo sous de la torsion, est cello do savoir s'il est ou non possible d'iutroduire la main dans l'ulörus, car, si lo vetöiinairo pout genöraloinenl so flatter d'arrivor a reduire dans le premier cas, il en esl tout autrement dans lo second, ainsi quo nous le vorrons plus loin.
TraUtMiiciit. — Nous arrivons a la partio sans conlroditla plus im-porlantc do I'liisloiro de la torsion utöriiic. — Comment remedior äco grave accident? Parquel tnoyen rölaldir le passage oblilöre?
Fondant longtemps cola a paru entiercinonl impossible, ol quand
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un cas de cctlo nature se präsentalt, on no connaissait d'aulro res-smircn quc do liior la vacho, alin do no pas tout perdre, en utilisanl, tantbien quo mal, sa chair pour la consommalion.
Cepcndant Vioillard jeune, an dire do Itainard, aiiraitröussi, au moins une l'ois, ä sauverla more et lo fcutns, an moyen do Vhystrrolomie vaginale. 11 cst vral qu'il y avail on mömo temps renvorsnmonl du vagln, ct quo, ((ruterus ayanl olö repousse en arriero, lecol so prcsonlait ädecou-vorl au dehors do la vulve. raquo; Et cependant, laquo;il eul beaucoup do peino a. prallquer lesdöbrldemenlsconvenablos; los incisions ötondues qu'llfut obligö do fairo furenl suivics do döchiruros, d'hömorrhagie inquiötante el du renvcrsomcnt do la inatrice. raquo; A la verile, laquo;il Iriompha do lous cos accidents, raquo; mais malgrö co succes cl malgro I'approbation donnco par Rainard ä cotte mclhode do trailoiucnt, eile n'a i)as öle imitcc, ct no niöritail pas dol'etrc. Elle no sorail, d'aillcurs, applicable quo dans lo cas, blen exceptionnel, oil, commo dans robsorvalion do Vioillard, la torsion, tivs incomplöto, so compliquerait do ronverseinont dll vagin, co qui permeltrail de voir los points sur lesquels on porle I'ins-trument; et, mome dans cos cas, on doit prclercr ä I'hystei'otomic des procödcs [)lns rationnols et moins dangereux.
La soulo indication veritable, en paroille circonslanco, c'cst de röta-Llir les rapports normanx do la malrico, do resliluer an concluil vaginal sa pevmeahilile, on faisant disparaitre la torsade qui 6lrcint lo col; en nn mot, c'est de delordrc la matrice, — Plusienrs mclliodos out 6t6 proposces ct miscs en ceuvre, avec plus on moins do succes, pour atteindre ce but. Nous allons les examiner sncccssivement.
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1. Taxis abdominal. — L'ideo d'ouvrir I'abdotnen, d'allor ä la recherche do ruterus, do le saisir ä ploincs mains, ct do le dötordro direc-lement, en imprimant k sa masse un monvoment do revolution sur son axe en sens contrairc ä celui qu'il a du eprouver pour se tordre, cst une idee tres naturelle, qui a du se presenter ä l'esprit do plus d'un observateur, cl plus d'un, en efi'et, a ossayö de la metlre en pratique. .Mais il ue faudrait pas croire que cotte idee cst aussi facile ä execuler que simple ä concovoir. Le poids (Jnormo do la matrice et do son conlouu, qui döpasse ordinaircment öO kilogr. ot pent atteindre 70, 73 kilogr.; sa surface arrondio, lisse, polio, glissante, qui no laisse presqnu ancuno prise ft la main ; l'ötroitesse do l'espace oü Ton doit manoenvrer; la gene qu'apporte ä la mauoenvre la presence dos organcs digestifs,tout se rcunit i)our rondrc ropcration cxlremement difficile.
laquo; Au premier abord, dit Mazluk, ricn no scmble plus simple, par le raisonncment, que do saisir avec la main un des bords de la matrice, ct d'en op6rer la bascule, cc qui parail encore d'antant plus facile quo Ton chorchc firamencr I'organe iisa position primitive; mais personne au rnondo, que je sachc, Ji'est capable de lui faire opörer ce simple mouvomenl. raquo;Kl e'estapres I'avoir cssaye que cc praticicn parlcainsi:
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^AIl CIIANGEMENT DE RAPPORTS DE L'UTfiRUS.
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laquo; Nous cssayilmos, dil-il, inon conlVöro ((iossclin) el moi, d'en opörcr la bascule (do la malrico) ; mais ce fill en vain. Tons nos efibrts no sunirent meine pas pour la changer do place. raquo; II. Hoixey n'a pas (516 pins beuretlX dans nn cas on il a cssaye lo taxis par cello inötliode, en 1833. Apres avoir innliloinenl lenle d'anlrcs maiKcnvros snr les-qnelles nons allons revcnir, laquo; en desospoir do cause, il (il nno largd incision an flano droit, a(in d'ossayer si, par le laxis exercö directemont sur la malrico ello-inome, il no serail jjas possible de la delordro. Mais cello lenlative ollo-momo Inl sans rösnllal. I^a matrice, ciiorinement dislondue, remplissail si coinplötomenl la cavihj abdominale, qno les mains avaionl do la peino a s'engager enlre ello ol les parois do I'ab-domen ; el, d'anlre part, la surface do I'lilorus 6lail si lisse, qn'ello n'offrait aucune prise aux doigts do I'opdrateur. raquo; II fallut y renoncer. — Dans nno anlro circonstance, aprüs avoir mis en pratique los moyons les plus rationnels, M. Vbrnant, — qui ölail parfailement familiarisö avec I'accident qui nons occupe, — ful obligö do consentir an sacrifice do la vacho. II on prolila pour lonlor la röduction sur lo cadavro en agissanl dircctomcnl snr l'utörus. Deux homines ue purent d'abord y parvenir J mais i'un d'eux ayant accidenlellcmont occasionne nno döcbirure qui permit 1 oconlement d'une parlio dos eaux, et par suile nno diminution notable dans lo volume do la masse, la reduction put enlln s'effoctuor.
Quelques völörinaires, la plupart ölrangers, Fausol, Epple, Dar-icau, Slocklleth, Diccas, disenl pourlant avoir röussi par co nioyen. Mais les fails qu'ils rappoiiout soul en bicn |)elil noiubre, ol no sem-blent pas inspirer ;\ lours autours oux-momos une bien grando con-liance dans cello nuMliodo oporatoiro. Ainsi, Darreau, parlant d'aprös son expörienco pcrsonnello, rösumo son opinion en cos lormos : laquo; I^o taxis direct, par uno ouvorluro pratiquöe an (lane, a on quolques avan-tages ; j'ai memo ponse un moment, aprös un premier succös, quo ce serait lo soul moyen que j'emploierais doröuavant; mais mallicurcuso-mont de nouveaux cas sent venus döinoutir mos provisions, et il m'a fallu chercher aillours un moyen plusefücace. raquo; Fausel avouo rpio laquo; le poids considerable do la matrice peutötre quelquefois un obstacle iu-surmonlablo. raquo; Sans parlor dos dangers do pmlonilc quo fait inövita-bleiuont courir c(!llo operation.
Malgrö loul, olio semblorail avoir, depuis quelques annöos, rcpris favour en Allenuignc. laquo; Grace, dil Frauck, ä l'önergle do Omen, Diccas, LECtUiEUTNER, llKICIU.INGKIi, puis do SANTONI, MaIIE, PUNK, KOIILBB, PauseloI beaucoup d'aulres, ello a ölö retiree de son oubli, ot a repris la place importanle qui lui apparlient dans le IraUomeut do la torsion uloriue. Los objections qu'on laisait autroCois ä colto operation, ol qui r6sidaienl snrtont dans l'impossibililö, pour I'homme le plus fort, dc soulever, avec un soul bras inlrodnil dans la cavilö abdominale, l'utörus gravide, ces obj(;clions out 61(5 roconnncs mal Coudees. raquo; El I'autour
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DYSTOCIE MATERNELLE.
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ajoii(c quo la slatlstlque cst on röalilö favorable a code operation, liiiis(iuo snr quinte vaches opöröea do cello faron, la ditorsion a pu 6tre ol)loniio Iroizo fois,ol quo snr QQStveiie, ncuf onl guöri. Encore fail-il ol)sei,\,cr quo, clioz los quatre qul I'nront opöröos suns succes, I'opi'ralioii fut faile Irop lardivomonl. — Bion quo la slatlstlque surla-(pioilo s'appule Franck nous paraisse inliniincnl inoins favorable qu'A Ini, nous croyons devoir donner, avoc quelques dölails ol d'uprcs le mönio aulenr, la description du manuelopöratoire,
L'opöralionse faitengönöralsurranimaldeboul. Host ulilede donner ä lapatienteune position teile que lo derriöre soil im pou i)liis öievö quo lo devant. Lo pied droit dederriöre, portö un pen on arrlöro, osl assujetti an moyon d'une corde, conliöo ä un aide, alin quo l'opöraleur no puisso 6tre frappö. La UHo do raniinal cslallachöo court. Un aido intelligent cl Lion renseignd par 1c völörinairo introdnilson bras dans lo vagin ; son role consislo ä suivro el ä annoncor lo succi's do la ddtorsion.
Los choses etant ainsi disposöesj'opörateur fait, dans le. ßnnc droit, unc incision do 15 ä 18 ccnliinolres, c'esl-ä-diro assoz grande poui' pcnnoltro I'inlroduction facile do la main et du bras; olio doit ölre dirigöe do haut en bas ct d'arriorc on avant; la peau, los muscles, lo periloino soul incises snccossivomenl, avee pröcaution, los muscles, antanl quo possible, suivant la direction do leurs libros. 11 importc beaucoup quo I'incision no soil pas faile Irop haul, co qui rendrait l'opöralion beaucoup plus difficile, quelquefois möinc impossible, clioz les bötos de grando laille ct ;\ venire volumineux.
Ceci fait, l'opöraleur plonge sa main, moulllee, metis noraquo; huilec, dans rabdomen, ol la passe au-dessus de l'uicrus, si I'on a affaire ä uno torsion a gal'ciii:, — au-dessous do i'organe, s'il s'agil d'une torsion a DR01TE, ot chcrcho ;\ rötablir la position normale, on pressant el en poussant sur la masse uterine. Si Ton rcussit ä saisir quelque parlic saillante du l'oelns, les mouvomonls ä oxöculor sont facilitös d'antant; rnais, en rögle gdnörale, la röduetion esl laborieuse i)our i'opörateur agissant seal; olio sera singulidrement lacilileo, si Ton fait soulcvor ä plusienrs reprises lo venire do la palionlo par un ou deux aides. Pour atlcindre lo memo resullat, DiCGAS faisait placer sous 1c venire dc la vacbo tin hommo ä qualre patles, loquel soulovait teile ou lollo partio do ['abdomen avec sun dos on scs lombes.
La dctorsion oblonuc, on reunit par unesuture les levies do la plaie, el Ton fixe snr collo-ci des compresses do loile ou d'etoupos imbiböes d'acidc phenique (1 partio d'acido p. 10 p. do glycerine). On renouvelle ce pansoment tons les jours. En general la plaie so cicatrise rapi-doment, et, trois ä quatre jours apres, laquo; les animaux, dil FRANCE, sont comine bien porlants ; raquo; i\ moins qu'il no s'ecoulo par la plaie, au moment de l'opöration, un liquide trouble, rougoätre ct infect, co qui esl uno preuve que lo periloinc cst döja lo siege d'une inflammation scpliqne; dans ce cas le succes n'ostpasä esperer.
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PAIi CHANQEMENT DB RAPPORTS DE I-'l'TKlUJS.
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11 ötait do nolro devoir do döci'irc cotlo opöralion, donl nos confröros d'an doli\ dos A'os^cs discnt oblcnir do bons rögullats; il cst d'aillours possiblo qu'on crola devoir [y rocourlr lorsquo los autrea moyens do traitoment auront ÖA6 ossayös sans snccös; inais nous pensons quo, en Prance et pour los cas ordinaires, on pröföroratoujours, avec raison ii nolro avis, los melhodos non sanylanles do reduelion, donL nous alions parlor maintenant.
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2.nbsp; Proccde Dtnoc. — Ddnoo, ä (|iii rovient rhonnenr d'avoir, li^ premier en Franco, röussi i\ ohlenir la reduction do I'litorus et l'accou-choment heiiroux, pour la more el pour 1c IVotus, par une opöralion non sanglante, döerit alnsi !o proeödö qu'll a mis on usage ;
laquo; Jo fissuspendre la vaclio ä l'aidcd'un sac Ires ötroitquo Ton passa sous sa poilrine; deux poulics furcnt llxöos au mur, ä droilo de la vachc, I'une corrospoudant aux membrcs anlerienrs el I'autre aux membros posterioiirs. [^os bipödes anlöricur et poslcrieur furent cha-cun embrasses par un trait, (juo Ton engagea, en avant et en arriero, dans la chape des poulics correspondantes. Dix bommes divisös en deux groupes furent charges do lirer sur ces traits. Jo parvins ainsi ä placer la vacbo siispenduo dans la position dorsale. J'ordonnai alors ä deux homines vigoureux, places du colö gauche, do ropousser lo corps do la vacbo ädroite, manoeuvre qui lui imprima un mouvemont
brusque de rolation..... J'cxplorai alors avec la main; I'lUorus me
parut avoir cbangö do place; mais, soil, qu'il exisUU une double torsion, soit quo lo mouvemont do rotation imprimö A lalolalite du corps n'eut fait basculer qu'incomplölcmcnt la malrice, la duplicature nxistait encore dans son col. — Je lis oxcrcor une traction nouvolle sur les trails des potdies, ot Ton nxecuta la mcMne manoeuvre quo jc viens de döerire. Getto fois jo fus plus henrcux : je conslatai par I'ex-ploration quo la malrice avait rcpris sa position normale, car la duplicature de son col n'existail, plus. Je laissai la vaclic i\ elle-mömo, comptant sur ses efforts expulsifs pour menerä bonne fin la parturition. Au bout d'une beure, la L6lc rcstant encore inactive, je lui lis admi-
nistrer 16 gr. d'ergot do seigle..... Une houre no s'ötait pas ecoulce,
quo la parturition s'effectuait sans la moindrc dil'ficnlt6. Jo trouvai, en renlrant, deux vcauxderriöro la vacbo. raquo;
Co proccde mörilait de trouvcr ici sa place, car on pout dire qu'il a ele le point do depart do tons los progrös accomplis en France, depuis ISUi, dans le trailement do la torsion do la malrice ; mais il n'est plus usile aujourd'bni.
3.nbsp; Taxis vaginal — Lorsquo la torsion cst incomplete, au quart par excmple, et que le vagin oUro encore asscz d'espacc pour quo la main puisse francbir la coarctation, arriver jusque dans la malrice ct saisir quelqucs-uncs des parlies dn veau, on a quclquci'ois reussi ä produire
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la dötorsion en agissant dircctcmcnt sur lo fcotus. Qamp;ven, GanU) Dar-rcau, Gbatnbon, Hue, out rapportö quelques cxcmplcs do suecös obtenus par co moyen. Voici on quol consisto essonlielloincnl co prolaquo; c^clo :
Aprös avoir roconnu lo sons do la lorsion, on onfonco lo bras dans la matrlce lo pins profondöment possiiiio; on döchlre largement les cnveloppos si cllos sonl encore inlacles, el Ton va ä la rocherchc dos parlies dn fcotus par renlreiniso desqnolles on venl agir. Tonics ne prösenlent pas pour roperalcur les möines lacililes; la tele esttrop volnniinenso el n'ollVo pas assez do prise ä la main; los palnrons, les genoux sont Irop elois'nös du Ironc ct Irop ronds; les jarrels olios coudes sonl les parlies les inienx disposöes pour la maniEiivro rpie Ton va tonler. Si Ton pent alleindro 1'nno do cos parlies, on la saisil forlc-tnent, el Ton s'efforce do soulerer lo corps du fostus, en momc temps qu'on Ini imprime un mouvement do rolalion inverse ä celui que la matrice a du exöcnler pour so lordro. — Supposons, pour bien llxor les idöes, qu'il s'agisse d'une lorsion laquo; droite, el quo lo fnelns, on prö-senlalion antöl'ieuro, so Irouvo, par le fait du quart do rotation öpronvö par la matrice, en posilion dorso-iliale droite, 11 s'agit, on lo voil, pour remettre tonlos choses ä lenr place, do le ramener on position dorso-sacrce. Pour cola, on engage la main droite en supination, sons le corps dn fcotus; on saisil, si on lo pent, son metnbre anlörionr gauche au conde, et, igt;ar un mouvement do bascule imprimö ä son bras, I'opd-raloui' sonlövera lo corps du l'mlus, en lui imprimant un mouvement de rolalion tel, quo lo garrot docrivo un arc de corcle de droile ä gauche, nous voulons dire du llanc droit do la mere vers lo sacrum.
I'arfois, quand le foetus est vivant, il oxeculo, an memo Instant, un mouvement qui vient grandement on aide anx efforts do l'opörateur.
Si lo dogre do la lorsion ot les dimensions du vagin le porinotlcnl, on pout attirer dans le bassin, mömo jnsqu'au doliors do la vulve, les membres dn foetus, et, pendant quo I'accoucheur s'efforce d'ogir commo il vient d'etre dil sur la partie des membres (ixöe an Ironc, un aidejoese sur lour partie libro, co qui produit un mouvement do bascule qui facilite beaucoup la manoeuvre.
Nous röpelous qu'on agissant do cello inaniere, plusieurs völörinairos ont missi ä imprimer a la matrice, par rinterinediaire du foetus, une impulsion qui I'a remise ä sa place, co ([ue Ton reconnalt ä la dispari-tion dos plis du vagin eta co quo lo passage est devenn libro.
Toulefois, cola n'osl pas facile. 11 faul beaucoup do force pour son-lover ainsi el Inuruer on memo temps lo corps du lootus et la matrice; el le bras, serre paries plicalures du vagin, comprimö par la contraction uterine, n'en a que bien pen.
M. Deneubourg decril un procedö h pen pros semblable an preco-denl, loquel, apresune benrc do travail persevöraul, laquo; abonlit loujours, sans do arrands efforts, ä un succes certain; raquo; mais il no s'agit sans
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doute quo do cas do torsion peu prononcco, car I'autonr, — qui avouo n'avoir vu quo raromonl col accident, — dit olro laquo;([iiasi corlain raquo; quo sos tontalivos soraionl sans od'ol lors do torsion complölc. Du roslo, il n'a pas essayö la rcduclion dans lo scul cas do co gonro qu'il lul alt ötö donnä do rencontrer chcz la vache.
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#9632;4. Procedi; Darvfnu. — Cost pour obvicr u I'insufflsance do la force devoloppöo par la main seulo, ipio Darroau a invcnli! un apparoil propre a faire oxecuter au vcau lo niouvomcnl voulu, apparoil auqucl 11 a donne lo nom do rulroverseur utamp;iin (flg. 67), el donl void la dos-
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••^ji'
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Fig. 07
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lielrovoi'scui' du Darrcau.
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cription, lolle qu'il I'a donneo lui-inönio, on 18.V2, dans un inönioiro adrcsse ä la Sociölc contralo do incdocino völörinairo :
laquo; Cot apparoil so compose de Irois ligos A, A', Aquot;, d'nne mnni-velle B, d'uno vis de tension C, avec son ocron mobile I), percc do Irois Irons, otonlin, do Irois cordos E, E', Equot;, avec nne anse V. — L'e.\lre-milö G do chaquo lige, un pen renllee en forme d'olive, esl peveco d'lin troulongitudinalH; I'autre exliemile [prösente un Iron transversal et line cmbase K. t.a manivollcest percde do Irois Irons, on s'cmmanelio colic derniere partie des ligos. L'appareil so pose on detail coinmc il suit:
laquo; Los cordos, d'abord lixdos par lenr anse P dans ies palnrons el la mächoire inferiourcdu veau (nons dirons pins lard comment so lixenl cos lions), vonl scrvir do points d'allacho en momo temps quo do con-diiclcurs aux tiges. A. cot elTel, lo völerinairc les passe uno ü uno dans
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laquo;
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Io trou 11 do chaque lign; puls, d'uno main, il on saisit roxtrömilß 1, oi do l'autre, l'extrömltd (i, dlrlgo cette dorniörejusque sur la partle ü siiisir, on in6ino Icmps qu'un aide tend la corde, qu'il passe niomon-tanöment dans le trou J. (quot;eoi fait, il Inlrodull chaquö lii,ro dans Tun dos Irons do la nianivollo, jiasso los cordos dans chacun dos trous do l'öcrou D de la visC, avec laquello 11 los lond lo plus forteraent possible,
laquo; L'appareil ainsi pose so manoBiivre la vacho ölanl dobont on sur le dos. —En lo tournant en sons conlrairo ä la torsion, la conlro-torsion s'opöre ininiödialcniont, saus dil'licullö ni fatigue pour la mere. Si im pen de resistaneo so prcsonle, ropörateur confle l'inslrument ä im aide, introduit la main dans la malrlco, presse sur la löte du veau, et seconde l'action. — Le part, s'ell'octuo ensuite natnrolloniont. raquo;
(lot apparcil csl assnremonl fort ingonieux; mais il a le döfaut d'etre compliquö et passablemont embarrassant; de jilus il no pout s'appll-quer qu'aux cas dans lescpiels la main pent arriver jnsqu'an fodus, cas qui sont bion ccrlainement'los moins difliciles, et dans iesquels le moyen snivanl donno, cola n'est pas doulcnx, d'aussi bons rösullals.
T). Rotation du corps de la vache. — Le proeödö quo nous allons main-tenant examiner est, sans contredit, lo plus simple, lo moins dange-reux et en meme temps ceini qui donno los moillcurs rösultats. Mömo dans los cas de torsion pen prononcöe, on los passages, largcmcnl onvorls, sembleraient permettre nno sortie facile au foetus, c'esl ä cc proeöde que nous conseillons de reconrir i\ l'exclusion de tont aulre.
Au inomenl on la premiere edition de ce livre a ölt'1 publieo, nous pensions quoFricko, völerinairo hanovrien, 6lait le premier qui l'enl mis en usage avecsuccös; ccla rcsnllaildu moins de la reclamation adros-sde, par Dietcrichs, an rödaclonr du Jlenwil, en favour dos voleri-naires allemands, ä propos do la communication de Dönoc cn 1845 : laquo; M.Pricke, dit, cn efl'et, Dieterichs, a on l'occasion de trailer el de gnö-rir unc vache affeetöe de cello malad io (la torsion dn col)... 11 failentraver lesquatre pieds deux ädoux, el fait ronler la bete sur sespiedsentraves, en ayant soin d'opörer colic manajuvre dans un sons conlraire ä celui snivanl lequcl la torsion s'esl prodnilo. raquo; Dopnis, M. Ströbcl a röclamöen favour dos völörinaires suisses, et nolammonl de liiehnor, professeur h Berne, qui dans le Traüö quo nous avons cito, recom-mande, ainsi que Pricke, de ronler la vache laquo; dans le sons opposö ä la torsion raquo;, mais avec la precaution d'elever lo train poslörienr plus quo ranlörienr. Solon cot aulour, l'inclinaison du corps permettrait ä l'utörus de so dörouler laquo; par sa propre pcsanleur... raquo; —Quoi qu'il cn seit de celle quoslion de priorile, los vötörinaires franoais ontemployö, dopnis, sur nne vaslo öcbellc ce moyen de rödnclion, dont ils onl sn lirer, en general, nn parti Ires avanlageux. — Voici cn quoi consislc Ic procedö opöraloiro :
Aprös avoir roconmi le sens de la torsion, on fail vider, par la mui-
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PAR CIIANQEMENT DE RAPPORTS DE L'UTERUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 47a
sion, les mamellos du htil qu'ollcs conlicnncnl; cclto precaution, in-(li(lii6o par Chainljon, nous parait importanto ; on evile ainsi des contusions, des Iroissemonls do cos organes dölicats, el los maladies graves qui pourraionl on Giro la suilo. En nu'mo temps, on fail pro-purer, dans un endroil sunisanunenl spacieux, un bon HL do paille; — nous rccominandons, afln de facililor les inaiiooiivros ullerieures, do choisir anlanl quo possible un terrain dispose en ponle Idgöre; et e'est sur la parlic la plus ölovce quo Ton conche la vacheavec toules les precautions qu'exigo son etal. — Cola fait, lo vötörlnairo introdui.t lo bras dans los organes matcrnols. S'il peul pdnötrer dans I'litorus, il saisit quolqu'uno dos parties du fcelus, surtout un incmbre : e'est le cas lo pins simple, celui quo nous supposerons tout d'abord. — II commando alors ä scs aides do liror sur les lacs qui tieimont les pieds rcunis, do inanierc ä mettre la vache snrlo dos ; puls do la faire passer loutemeut el sans socousscs sur I'antro llanc; pnis do la soulever par le garrot el par les hancbes, on rapprocbant les mombres du corps, do maniero ä la placer de c/iamp sur son sternum; onliu do la ponsser encore, toujours dans lo momo sens, afin do la ramencr sur lo cole sur lequel ello avail ele abatlue, aprös lui avoir fait faire un lour complot sur son axe.
Pendant quo les aides font executor an corps do la vacbo cc mouvo-mcnl de rotation, lo vetörinairo, avecla main qui tient tin mombre du voau, cbcrche, par un efforl on sens contrairo, ä immohiliser celui-ci, el avoc lui la malrico, on un mot, ü ompochor quo cello derniöro no suive l'impulsion communiqude an reslo du corps.
Si cos manoeuvres sonl bien executfjes, si le völermairo röussit ä immoblliser la malrico; si, surtout, le mouvement rotatoire imprimö au corps de la vache est oirocluc clans le hon sens, l'opörateur sent, ä mesure qn'il so produil, le conduit vaginal devonir i)lns largo el le passage plus libre. Cost un signe certain quo la dclorsion s'opöro, el, quand eile est achoveo, los plis spiroi'des onl disparu, la main pout ponetrer dans l'utörus, ot un (lot de liquide amniotique annonce, en göneral, epie le passage est dovenu libre.
Mais si, an conlrairc, ä mesure quo la vache tourne sur son axe, la main se sent plus fortemenl coinprimec par la spire vaginale qui so rosserre davantage, e'est uneprouve quo Ton agil kcontro-sens; il faul aiToter lo mouvement, ot rouler la vache on sens contrairo.
Parfois il suflil d'un domi-tour ou d'un lour complot dans le sons convenable pour quo la matricc reprenne sa situation normale. Assez souvenl, copendant, on n'obliont, memo par le lour cnlier, qu'un reläehemonl do la spire, mais non son eUaccmont total; il faul alors contlnuer le mouvement rotatoire, toujours dans lo memo sens, jusqu'ä ce qu'on ait obtcnu le rösultat desire (1). — II no reslo plus
(I) Cost habltuollomont en conrptant lo notnbre do tours Itnprlniös au corps do la vaclio, quo lo praticion oppr6clo lo dogl'd do la toraiou utorino qu'il est parvenu a re-
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alors qu'Ä lormincr, selon los pögles, raccouchnmont devcrm possible.
En rösumö, on lo volt par colic description, lo procedö operaloire se reduil, cn diHinitivc, ä ronler la vache snr le lltqul lni a ele prepare commo on roule un tomiüau ; et c'csl pour faciliter celto inaminivro quo nous rocommaudons, si faire se pout, de coucher la patiente surla partio la plus elovee d'uu terrain legeroiuenl incline. Nous avons vu quo llichner cons(;illo inöine d'elever le train posleriour, disant quo rulerus so deroulo par sa propre pesauleur. Nous ne ponsons pas quo la ddlorsion s'en trouve beaueoup facilitde; cependant, nous aurons a reveuir sur cetle precaution qui, dans quelques circonslancos, peut avoir son utilite.
Mais dans quel sens faut-il operer le roukment ? Co point, dont il n'est pas nöccssaire do faire ressortir riinporlanco au point de vue pratique, n'a pas donnu liou ä des appreciations inoins diverses, ü des contestations inoins longUOS et moins embrouillees, quo eclui rclatil' au diagnostic du sens de la torsion.
Los uns, cn clfol, veulcnt que, pour opörer la reduction, on fasse rouler la vache dans lo sens memo do la torsion; los autres, dans le sens oppose. D'autros pretendent qu'on pout reussir par les deux pro-cedes, suivant qu'on maintient la malrice en situation lixe on qu'on la laisse libro dans I'abdomen.
Tout cola so compliquait encore, naturellement, do I'incertitudeoti Ton etait relalivement ä la determination du sons de la torsion, — el nous avons vu combien, sous ce rapport, la confusion elait grandc.
Aussi est-il arrive frequemment quo deux obsorvatours, cn desac-cord complet dans les termes, I'un voulant que Ton rouhU la vacho dans un sens, I'autrc dans un aulre, agissaiont cn delinitive do la memo maniere.
On no s'entendait pas davantage snr la signiflcalien exaclc do ccs mols : voider la vache da droite Vi gauche; — /laquo; rouler de gauche ä droUc; et il nous serait facile de montrer, i)ar l'analyse dos observations pu-blieos, quo ces expressions out eu souvont, dans la boiichc do deux observateurs diU'eronls, unc signilicaliüii diamötralcinenl, opposce.
lleureusemont que cettc ctrauge confusion du langage n'a pas eu sin-la conduite des praliciens une influence aussi funesto qu'on pourrait le craindre. Dans la pratique, il exisle un criterium quiroctUio bienlöt les crreursqu'un langage vicieux aurait pu faire commcllre. Nous I'avons
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dniro ; un tnni' ontler, un tour et doml cst-il nAcossaire, on sora portö h crolre quo la matl'ico avail ovoluo Una fois, unc fois et (loniiß sin' clIo-inümH. Nims no ponsons pas qu'll on soit ainsi, car d clinquo doral-rotation tin corps do la more, la dilorsion, quand olio s'effactuo, ue commonco gönöralemont pas do sniio, mals souleinent vors lo niiliou, ou ii pou pros, do co mouvenioot, ot seulomont lorsqao la rösistanco opposöo par roporaiour commonco ii dovonlr offoctivo. Cotto obsorvation, faito un grand norabro do fois par I'un do nous, nous porte done \ croire que lo degrd do la torsion ulorino n'attolnt gUÖl'O quo la inoiliö dn nomlire des rovolnllons oflicacos qu'il a I'.dlu
imprlmor au corps do la fotnello pour rondro la röduotion complfcte.
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däjä (lit: si In mouvemont rolaloiio imprimö au corps do la vacho ost convenablement dlrigö, la main do I'op^rateui1, ongagde dans lo vagin, sent blentöt los plis so dötondro oi I'espace s'agrandlr; die sent la
spire so rcssorror, an contrairo, ot la compression angmcnlor, si la rotation s'opöro ä contre-sens. — Cost la, nous lo röpötons, un crllerium assurö, un guide certain, auquel bon nomhro do praliciens onl dn do beaux succös, el dont il no faudra jamais nögliger los enseigno-mcnls.
Mais cctto confusion du langago n'en osl pas molns deplorable, lille enleve, on effel, presque louto valour scientlQquo ü dos observations, d'ailleurs inlercssantes, rocuoillios avec grand soin par d'excollenls praliciens; et Ton no saurail douter qu'ello a conlribne pour sa bonne part ä relarder los progrös do la science el do la pratique elle-meme sur cette importante question de Chirurgie obsUJtricalo.
Appliquons-nous a faire cesser cello confusion.
Döjfi nous uons sommos expliquds sur cos mots : laquo; torsion ä droito,raquo; lt;( torsion ä gauche, raquo; el nous nous flallons qu'il no pent plus mainlo-nant y avoir d'equivoquo sur lour vörilablo signilicalion. II roslc ;\ nous entendre sur lo sous do ccs mols: laquo; rouler la vacho do droite ä gauche,raquo; laquo; la ronler do gauche ä droite. raquo;
Si, pour bien fixer les idöos, nous supposons I'animal conchc sur le cole droit, el si nous vonlons, do colic position, lo faire passer sur lo cölö gauche, il esl evident quo nous pouvons oblenir ce resullat do deux manieres diflerenles : 1deg; on le mottanl iVahord sur lo dos el en le laissant, do la, retomber sur le llanc gauche ; 2deg; on lo placant r/V(-bord sur son sternum, ot on lo poussant ensuilo sur lo cöle gauche.
—nbsp;Dans los doux cas, lo resullat definitir osl lo memo, c'cst-ii-diro quo I'animal, couche d'abord sur le llanc droit, so trouvc ensuite sur lo flanc gauche; mais il esl clair comnio le jour que ce resullat a öle oblonu en roulant la vacho dans doux sons dillorents. Supposons, on effot, un hommo place deboul derriöro I'animal ainsi couchd et lo regardant pendant qu'on lui fait executor los mouvemenls indiquos, II esl evident quo, dans lo premier cas, il y aura deplacemont, translation du corps do la vacho de la gauche vcrs la droite do i'observaleur,
—nbsp; ot aussi do la gaüche vers la ilroltc de I'animal suppose debout : — e'est co quo nous appelons roulor la vacho de r/auche a droilc, on VERB la. DiiüiTK. Dans le second cas, au contrairo, lo deplacemcul, lo roule-ment, a öle offoctuc de droite ä (jauche, ou VERS la (ialciie.
On no confondra done pas lo simple changementde cute avec lo rov-lemcnt; ot on so rappellcra quo roulor la vacho, par exemplc, do (jauche k droite, consislo ä on opcrer la Iranslation dans lo sons indiquc, en prcnant pour guide la gauche et la droito do I'observateur place debout, derrierc la vacho, quol ([no soil du roste lo cote sur loquel cello-ci so trouve acluellemonl couchee. Pendant cello Iranslation, olio pivotora nccessairomont ct allornalivement sur le dos, puis sur les
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DYBT0C1E MATERNELLE
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nioiubros, (!l ainsi do suito; inuis coinmc mi doini-lour pout f[iiollt;(iio-fois snffiro, ol quo, d'autl'G part, lo promior do cos inouvcnionls — lo passage sur lo dos — cst plus facile ü exöcuter que le second, nous avons proposö, comme rAgle gönörale, ä laquelle il n'y a auoun motif de döroger, cle commoncor toujoura parcelul-lö, Toutefois 11 osl nßcos-sairo pour remplir cetle indication, do couchor la vache surle cdtö con-venablej c'ost ce quo nous indiquorons dans quelques Instants.
Malntenant n'est-ll pas övident que, pour opörer la dötorsion, il faut qu'on Imprime au corps de 1'animal un tnouvoment pröcisöment ögal ot dans lo moiup sens que colui qu'a öprouvö I'lilorus an moment de la torsion? 11 faul dt; plus, incontostablement, iiuo ce dernier organe no parlicipe lias au mouvement do lolalilö imprimö an corps do 1'animal. Pour cola, il n'y a pas el no pout pas y avoir doux procödös. Si M. Gou-Laux a obtenu le contraire dans ses expörionces, c'ost qu'olles no re-
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Fig. 08.
produlsent pas cxactement co qul so passe sur lo snjct vivant, on qu'olles out 616 mal inlorprölöos. On s'en rondra facilement compte si Ton veut bion jetor los yeux snr la Qgure 08 : en A, on volt deux ecrclos, dont 1'tm, qul simnle la matrlce, est suspendu dans l'intörieur de l'autre par deux ligaments n/gt;, u'//; on B, lo petit corclo a toiirnö sur Ini-inomo dans lo sons indiqud par la Heche, c'est-ä-diro do gauche a drolte. N'est-ll pas do louto Evidence quo, pour rötablir los rapports primillfs dos doux corolos, ii I'audra, si lo polit rcste immobile, quo lo grand tourne lui-möine dans lo mömo sons?
Supposons done, pour liion Qxer los idöos, qu'on ait reoonnu une torsion ü gauche, semblable ii cello roprösonlco par la Qgure 01 (p. 458). On couchora la vache sur la cold t/auc/ie, puis on la fera passer succos-sivement sur lo dos, sur lo colo droil, sur lo sternum, pour la ramouor sur lo cölö d'oti die est partio; c'osl-ä-diro, on d'autres tormos, qu'on la roulera dc la ilruite vcrs la (jauche.
II cst clair quo, si un premier tour no suffil pas, on dovra continuer lo meine mouvcinonl, loujours dans lo möme sens, jusqu'ä ce quo los
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plis splroldes du vagln soient complötomont effacös, et r]Mc la main trouvo im libro aoeös dans la cavltö utörlne.
En soric quo ['indication qu'ii s'ugiL do reraplir iioul ötre fortnulöo do la inaiiiuro suivanlo :
Datis la torsion i'i gauche, il faul coucher la vache sur le cold gauche et la roulcr veri la f/nuc/ie.
Bans la torsion ü ilnnle, il faul coucher la vache sur le edle droil cl la roulcr vers la droite (1).
De ccüc farun, lo roiileincnt diibiilcra toujours par lo souluvcnicnl. dos incmbros ol le passage du corps sur lo dos.
11 csl iiiöiuo possible do simplilior davanlii^e, et nous dirons au pra-licien ä qui lo diagnostic somblerait encore trop diflicile, otqui serait lentö, suivant lo consell de M. Colin, laquo;d'envoyerla science an (liable raquo;;
II faul imprimer au corps da la vache un mouvement de rutution iden-litjue ä celui auquel doil se soumeltre la main pour pänölrer dans l'nlerus.
Nous pourrions, :\ l'appui de cos rögles, citcr ici presque tonlos los observations cliniqucs, döjäsi nombrouses, qui outeto publiees dopnis quarante ans sur la torsion de la inalnce; nous monlrcrions aise-incnt, par los lorincs möinos do cos obsorvalions, — do cullcs du moins qui sent asscz explicites pour qu'ilsoit possible de conlröler le diagnostic et de so rendre compte de la manoeuvre employöe ponr dötordre;
—nbsp; nous monlrcrions aisemenl, disons-nons, quo, loutos les fois qu'on a röussi, on a agi coid'onnement au preceple quo nous venous d'ela-blir. Nous nous conlonlorons d'on analyser briövemeul quel([uos-unes, i\ litre d'cxeiuplo.
lr0 Observation.— Houlky, Wecucü de mid. V(!t.,18b3, p, 409.— II. Bouloy, dans l'obsei'vatlon lies cornplölo cl trös interessante qu'il a comrauniqu6e (#9632;n 18Ö3 h la, Sociitö centrale de Midecine viUrinaive, dücrii ainsi i;i disposilion qu'il rencontra : quot; L'obstacle qui se präsenlail h la main donnail la sensalion (run infundibulum en spiralo, dont Irs spires se dirigcaient de druile d gauche et de haut en bas, raquo; Or, comme nous savons, en outre, que II. Bouley d^crit los spires d'arridre en avunl, nous cn concluons qu'il s'tt^issait, dans ce cas, de cu que nous appelons ime torsion a oauciie. — La vaclie lomba sur le colö droit; eile Tut lixee duns cettc pusäion, et l'opfiralour, niaintenunt la main dans les contours de la spire utörine, commanda, pour assurer son diognostic, do Tiieltrc lapaliehte sur lo cole gauche cn la faisant router sue la colonne dorsale;
—nbsp;e'cst-ii-dire, d'aprös re qui viout d'eire expliqu6, do la rouloruers la droite, — Lorsquc co mouvement tut oxücutö, ii. eot la main comme ktiu.nglkk dans le dktroit du col... II iniloiiua iiiiinedialeiiu'iit de faire roulor la vache en sens eonlrairc..., ol lorsque la bole, eouehie sur le cöii (jauche au commencemonl do cette dcuxiemo manCEUVl'O, OUl ele rainenee sur le cöle droit en la faisant pivoier sur la oolonne vertöbrale, il la lit soulover par lo garrot et par les bandies, et commanda ([u'on acbevdl le mouvement complet de rotation en la faisant tourner sur son ventro, pour la ramener ä sa position initiale, e'est-
(1) Dans la promiöra ediiioii du co Ilvi'O, tout on proscrivant los meines muncsuvras, 1'auteur cu rorraulatt lo manual d'une manläro im pen dilTdronte. t'a oxamen aitenilf ilcs fails nous a döinonlro riilillto do cetto modlflcatlon qui lait ccsser uuo contradiction apparonto outre I'appltcation ot la tlioorie. (Th. V.)
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ü-ilh'o sur le cole gauche; en d'autrss tsrines, il llaquo; fit rouler oelle fois de la droiie vers la ijmichc. — Cotto manosuvre aobeväo, il senlit qu'elle avail pro-diiit le rösullal altendu, car Immödlatemeal slaquo; main pul enirw Uhrcmcnt dans In mutricc, el im (lot de liquide Bangulnolent ol sans odeur ili'Mionr.a aux assistants que la oommunicatlon ötalt davenue Ubre ontre Tulürus el lo vayin. raquo;
Ainsi, torsion de droUe ä gauche; — rotalionde gauche ä droitc, rcs-serrcinonl de la spire; — rotation de droite ä gauche, redaction ffxcilo et complöte : voll;\ on quoi so resume colic observation.
Ghambon, dans un trös bon mcmoiro public on 18(i0, dans lo Itccucil, clonno sopt observations dölaillecs, donl nous n'anulyscrons ([uo la suivanto :
II0 Observation. — Ciiambon, Tiecueü de mi'd. vit., 1800, p, SI-SüS. —II s'aglt d'une demi-torsion. La main, apres avoir franchi le dötroit vaginal, est arrö-töe par uiiu foulo de roplis ilisiioses on spirals, donl, los supirieurs so diri-gonl u droitc ol les infamp;riewrs ä ijaucho. On pcnl, quoique avec poine, frauohlr le col, et, par une exploration trös snignee, malgrö los difdcullös (prelle pre-sonle, an reconuatt quo la corne gauche so Irouve en haul ol un pen ii droiie, el que la droite, qui oontlsnl lo foetus, osl devenue inferieure. En rellöclussanl ä la disposition quo nous venons de döerire, on doit voir clairement qu'il s'agit la d'une torsion a droitc; ol, on clfel, Ghambon diagnostique une demi-torsion de gauche u droitc. — La böte so coucho spoutan6ment, d'abord sur le colo gauche; puis, so soulevaul pöniblemeul sup sos genoux et ses jarrets, olio so renverse sur lo cölö droit. raquo; — La voila done couch.Se sur le cold droit. L'opdrateur, inlroduisant do nouveau la main dans los organes gönitaux, laquo; commande ii ses aides de la pousser par lo garrot et la hauche droite, aliu de la faire passer sur Is ventre pour la renverser sur le cute gauche {roulement vers la gauche). raquo; — 11 soul laquo; augmeuter l'dtreinte formte sur sou bras par les roplis du vagin. raquo; — Par un mouvomout inverse au pre-ctJdeul, il fail, raiueucr le corps do la vacho ä sou point do depart, sur lo cötd droit; 11 reuuil les quatre membres a i'aide de cordes, ot fait operer la rotation on inellant d'abord la bole sur le dos, la renversant ensuite sur le cole gauche, puis la placaul sur le venire, el la laiuenaiil ouliu sur lo cötö droit {roulement vcrs la droitc). Quand le lour osl aclieve, la delorsion ost complele.
111deg; Observation. — Pu. Hku, Recueil de me'd. vol., dSOO, p, 83;i. — Parmiles Irois observations puldioespar ce veleriuaiie, uue soulo poutservir ä öclairer le ])oiut quo nous eludions, c'esl, la Iroisieiue.
il s'agit d'une vache affeetöe d'une torsion de la matrice laquo; uccusee par des duplicatures nombreuses qui partent du vagin en convergeant de gauche ä droitc, de lumt en bus et d'arriirc en avant, pour s'lrradier vers un centre com-uuiu, lo col do I'lilerus, et y former une espöee do spire. raquo; M. lieu diagnostique avec raison une torsion dc gauche a droite, ou, comme nous disons pre-feraljloniout, une torsion a droite. — II fait coucher la vache sur lo cole droll ct ordonne laquo; de ramener les membres sous lo corps el de renverser la vache du cote gauche, en la poussant sur le aarrot, puis ile la ramener sur le cöte Avoit, en la fedsant passer par le dos ; la torsion augmente. — U fait chun-(jer lamanmwre, et, apres un lour oldemi executö dans eolle uouvelle direc-liou, e'est-a-dire dans le sous du de|ilaoeinoul ulöriii, laquo; la main, qui no sent plus d'obstacle, s'enfonce librement dans I'ulerus, ctles eauxfoetales sMchaplaquo; pout h flols. )i
1Vlaquo; Observation. — Liauiabd, Journal de mod, vit. de Lyon, 1801, p. H3-209.
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— Appolö trop lardivemeut aupräs d'uno vacho sn travail da pavt, M. IJau-tard no pGul que constaler une lorsion ilquot; l'uldms; la vaobe mourt quelquos Instants apramp;s, II ''n proQle pour s'dolairer oxpörlmentalomont sur le proofidfi op6ratoire a meltre en usage en paroil cas, — En cousöquence, le cufr ayant t'iii onlevc, 11 fall une large Incision dans cbaque flanc, parlaquello il pulsse (lisöniciiL Introduire la main ot explorer la mali'ice, 11 s'assure ensuile du sens de la torsion, el il trouve i par I'exploralion vaginale, lt;#9632; de nombreux replis ranges en deux I'aisreaiix, donl I'un, le droit, se dlrlgC du droite k gauche, pour peuelrer dans la. spire do Was en liaul et de gaucbe ä droile ; l'aulre, le gaucbe, en sens oontraire; il constate en outre, par I'exploralion abdominale, (pie la corne gauche, qui contionl le foetus, a passd stir la corno droile ol que cetto dornlöro, qui esl vide, esl vonuo occuper le Haue gaucbe.raquo; Ceci eUldil. clairemenl qu'il s'agit d'une revolution ä droite, — M. Liautard fait ulors roulerlo cadavre du Haue gaucJie, sur lequel il repose, sur le Haue droll, en passanl par le dos. Los plis tleviennent plus tendus et se resserrent davan-tage. — 11 fail exöcuter la maiueuvre oontraire, c'est-ä-diro que le cadavre eianl. i)l,iee sue le cdti di'oit, mi le fait passer successivoment sur le dos, sur le llano gaucbe, sur le sternum ol sur Ig flaue droll, Au troisifemo lour execulü dans ce sens, la matrlce se trouve raineuee dans sa situation normale.
V0 Obsehvation. —#9632; Ciiucuu, Recueil de mod. vel., 1866, p. TO.'i. — Parmi les dix observations pubiides par M. Chucbu, nous preuons la sixiemo, dans laquelle i'auteur s'etail. propose d'ossayer comparalivoinonl les ilcu.x proeddds, II s'agit d'uno demi-torsion de droite a r/nnchr, — el I'autour onlcud par lä (p. 706), (|ue la come uleiine droile, passanl par-dessus la corno gauche, cst devenue supörieure, puis gaucbe; e'est ce que onus appelons une torsion laquo; gauche. — laquo; La vacbo esl coueböe sur le Haue droit, el on la roule surle (lane gauche en pas-ant par le dos. Pas de clumgeiuenl. —On fall Oxecnter le mouvenient inverse: la delorsion s'opere.
On lo voll, lous ces fails, recueillis pur ties observateurs difförents, parfailetnent desinlörcsses dans la queslion thöorique, inns unique-merit par le dösir de s'öclairer sur un point conlroversö do cbirurgie obsldlricalo. Ions ces fails, disons-nous, soul on ne pent plus concor-danls; tons jnslilionl los pröeeptes quo nous avons donnes el qu'il esl si facile de retcnir.
En agissant ainsi quo nous venons do le dire, on arrive presque ton-jours ärötablir l'ulöi'usdanssesrapports normauxet ä rendre I'accou-chement possible: dösormais, si le foelus esl on bonne position, el quo la mere ail pen souU'erl, il esl pennis d'on espörer l'expulsiou par les souls olloi'ls do la nature, et celte expulsion, en general, no se fait pas longtemps altondre. Dans h^.s conditions opposdes, I'accoucheur doit, sans perdre do temps, proeöder lui-inoino ä ['extraction du pro-dnil, en so guidanl, pour les indications ;\ remplir, sur les difflcultds parlicnlieres ([ui peuvent compliquer ce deuxicme temps do l'opöra-lion, el que nous elndiorons chacune on son lieu.
Dlffleiilt6gt;. — Le jilns souvent on röussit done assoz I'acilemont, en
ronlant lo corps do la vache, a sauver la more olio produit,ot les consd-
quencos do coll(? sorto d'accouebcmonl laborleux sont a poino pins
graves que cellos d'lin part ordinaire. Mais il faul savoir quo la reduction
Saint-Cyr et Violet. — Obslötrlquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^t
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est susceptible de prcsenler parfois des (lit'licnllf5s scricuses, et, sauf quelques cas exceplionnols, nous croyona pouvolr dire fpie 1c succes depend du degre de llxite (l(^ l'utörus, c'esl-ä-diro do la rösistance quo roperaleur ost capable d'opposer aux mouvemenls de cot organei qui a nalurellemenl plus ou tnoins do tendance ä lourner avec lo corps. Or, nous avons suppose jusqu'ici que la main de 1'opdralQUr, ayant pu l'ran-chir ['obstacle, avail salsi uno partie qucleoiKiuc du Inilus, surtout un inenihre: si l'ou so borne i\ inaintonir celni-ci en agissant snr im rayou parallele il l'axe du vagin, on ne peut, en röalitö, opposer qu'une bien faible resistance, mais cola sufflt quelquefois. Pour rondre colle resistance plus effleace, nous conseillons de llechir le paturon saisi, de facon i\ lui donncr uno direction perpendiculaire ä Taxe du ineinbre; quelquefois on peut agir ainsi sur lo canon lui-mömo,
Enfln, ii arrive que malgrö l'emploi inteiligenl de sa force, le vete-rinaire est absolumenl impuissanl ä immobiliser l'utörus : il lui semble ohteuir un leger rösullal au döbul de chaque domi-tour iinprinui au corps de la vaclie; mais lorsque celui-ci relomlie a plat sur lo sol, la force de l'opörateur devienl insufllsante et il doil coder. Quelquefois il en est ainsi des lo dehnt des tenlatives de reduction; dans d'uutres circonstances, colle-ci avail d'abord marche couvonablomont, puis eile s'ost arretee. (rest alors (|ue suivant la remarque do M. Weber (de Parisquot;), conllnnee par cello de beaueoup do praticiens expörimontös, il laut beaueoup de persistance pour reussir. laquo; Souvent on route la vaebe pendant uno lionro el pins. L'n veterinaire beige, M. Lavigne, a fait parcourir ä uno vache, en la roulant, plus de 180 mfetres. L'opöra-tion est penible, quelquefois doulonreuso pour l'opöraleur; ello exigo des deponses do force auxquellos riiommo le plus vigourenx pent ä peino sufliro. II taut que I'amour-propre soil en jeu pour qu'on so donne autant do mal, et les efforts qu'on a dö ddployer sont tcls que souvent, quand on est arrive ;i un ben resultat, ou ost extenue, hors d'haleine. raquo;
L'un do nous (Ylolol), dans plusieurs cas do ce genre, s'en est tiro avantageusement au moyen du proeödö suivant, qu'il a döjä fail con-naitre par une note adressee, en 1878, ä la Societe velerinairo do Lot-et-Garonne, note que nous reproduisons ici en la copiant dans lo Bulletin do eolte Soci6t6 :
laquo; L'airet, dans le mouvemenl do reduction, m'ayaiit paru devoir 6lre allribue ä l'insufflsance do la resistance que jo pouvaia opposer en tenant un pied du veau, je peusai ii augmontor cette resistance do maniero ä la rondre efflcace.
laquo;A cot eilet, tons mes efforts tendentä amener dans le vagin, puis au dohors, les deux piecls du jeuno veau, que J'attaclie ensemble par un lien circulaire ombrassant les deux paturons; ii coux-ci jo lixo en OUtro deux lacs sur lesquels je fais tirer mi ou deux aides, dans 1c but do tendre inodikemeiit les membres et do les sortlr autant quo possi-
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bio. Pnis, in'i'iiint procurö uno plancbolto dtroite, do ,'{() k 40 coniimö-
Iros do lonKiioui', on, ä dofaul, tin lifilon cyliii(lrii[ii('di; inoino longueur et do 2 äitcoiitimolros do diamötre, JO 1'in troduis onlro losdoiixonnons, ol, m'on servantcomine d'un leviorou d'une manlvellej'iinpritneaux luoinhros — toujours londus paries aides — un tnouvemonl de torsion tlan.s lo sons voulu pour la reduction. An rnoment oö j'öprouve uno resistance modöröe, j(! i'ais exöcuter nu corps do la vacho un demi-tour, raroinonl un lour complet, et J'ai la satisfaction, on Introduisant la main, do trouver los lours do spire ol los plis coinplolomcul ollacös, otr partant, lo passage absolument libro. J'ajoute quo je n'ai Jamals observd d'accidents imputables ;\ celte manoouvre, ni sur la more ni sur lo voan. raquo;
Mais il csl des cas on Ton no ponl pas, d'emblöe, faire pönötrer lo main dans l'ntörus; alors on a vn quelquefois lo rouloment do la vaeho produiro par lui-memo la ddlorsion : c'osl övidemment uno chance donl on pout, i\ la rigueur, 6tre favorisö, mais sur laquelle il csl prudent de no pas trop compter. En pared cas, il resto au vel6ri-uairo i\ inollre on pratique l'un des proeödös suivants ([in, I'un on I'auti'G, lui permettront lies probablementde pdn ötr or dans la matrice :
1deg; Eliüalion du train postdrieur, — U'apivs uno communication do M. Decroix, M. Morel ainö, sans s'occuper du sens do la torsion, obtiendrail laquo; loujours Ires faciloment lo roplacemenl de la matrice en soulovanl la femelle par les membres postdrieurs, a I'aido d'une poulic lixöo a one poutre, jusqu'ä cc quo tlt;nil le corps, si co n'osl la lelo, soil perpendiculaire, la laissant un instant dans cetto position, puis la re platan t dans la position latdrale. raquo; D'aprös noire confröre, la matrice, par co moyen, so rf^oj'rfinstantandmenl, laquo; comme fail un sac pesaul (jiii so dolord immedialoiuenl lorsqu'on le sonlevo on le tenant par le haul. raquo;
On voil quo, dans co proeödö, il s'agit do suspendre la vacbe, ol non plus soulement, comme 1c conscillait tiichner, de metlre le train postdrieur sur un plan plus dlovd quo I'antdrieur. Pour quo I'utdrus so detordo ainsi do lui-möme, on tolalile ou on partio, il faut do loutc ndcessitd qu'il puisse lourner Ires lihremenl dans rabdomon, el nous savons d(''ji\ qu'il n'eu osl pas ainsi ehe/. Ionics les vaches. Dans un cas deja cito, oil M. Vornant avail eu rocours a la suspension, el oil, selon son expression, laquo; le contenu (Mail aussi volumineux quo le conlo-nanl raquo;, — I'liU'rus en qnclquc sorle aussi volumineux quo le corps memo dc la bole, — co vdtdrinaire ochoua complötomont. La vacho ayant cle sacriflde, il put, en renouvolanl I'expdrience sur lo cadavro, constator quo la matrice n'avait aucune tendance ä seddtordre; en outre, la region lorduo — la spire utdrine — tiraillde par le poids considerable dc I'organe distendu, diminuait do volume el devenait plus dure, plus rdsislante.
Entre co cas complötement Irrdductible el coux d'une reduction si
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DY8T0CIE M.U'EUNKl.LU
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facile de M. Mord alnd, 11 y a place pour d'aulres en quelque sorle
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nten
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ödialres, dana losquels la (161
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'.onion, sans e'effocluer complöte-
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nuMil, peut cepen main de pönölrer (
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duiii commencer amp; so produlre, et perraettre i\ la
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pouvail faire aupa-ia suspension pourra done (Mre utillsöe dans quol-L'un do nous (Violel) lui a du aulrefois un tres
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ravau
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I. A
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lilrc
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([ucs circonstances
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on elait l'accident qui nous oecupe, do sorlo qua,
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beau succös. A l'öpoque ofencore pen familiarlsö avec
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l cönstalö de la fa^on la plus cerlaine, chez une vache prlmipare
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ayant
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#9632;obabilitö, n'oxcö-
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l'exlslence d'uno I
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orsion ulörine qui, selon toute pr
crut devoir en conseiller l'abalage, cn pr6-
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dait pas un demi-tour, i'
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ontrerait a l'ouver-
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venaul le proprielairo de la lesion que i on renc
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il appril par co nienie
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luri
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de l'ahdonien. Quelques jours apre
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d'anonnal. Certain do l'exis-
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propiiölaire que 1 on n av
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ail rien Irouve
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tence de la torsion, il en conclul que celle-ci avail, du so reduiro
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sponlaneincn loslerieurs, e
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t, lors de la suspension du eadavre par les nicinbres i il so promil d'utiliserparla suite la le^on que lo hasanl
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1 venal
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anl deja dans
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t de lui doniier. Quelques annecs plus
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lanl,
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de circonstances emploj
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le roulement de la vache avec co d'uno
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nonuiro
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su
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ccös le inenie pralicien so trouva un beau jour en prösen
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ir torsion du col ulerin, qui ne permellait pa^
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lusion complöte i
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l'inlroduction de la main : faisant suspendre la vache paries membres
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main dans le vagin
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ntan! Iui-m6me sur un escabeau, il plongoa sa
et parvint, cclle fois, ä penelrer dans l'ulörus et ä
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bre du veau. Saus lädier prise, il fil descendre la bete
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saisir un mein
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te le roulement, qui lui permit de terminer de la fa^on
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et praliqua ensm
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la plus heureuse, pour la mere et son produit, une operation qui lout
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d'abord lui avail semble a pen prös imposs
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ble.
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Pour suspen
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dre une vache de la mamere qui vien
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dic[iiee,
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il csl necessairede lui placer des enlravons porle-lacs bien sorres au-
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dessus des jarrets
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los lac
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s sont ensuite passes sur des poulles lixcos ä
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une poulreelevee
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- dans une irranffo notamment, — (
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I enfin, enroulcs
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autour d'nn Ircuil on conlie
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;\ des aides suflisamment nombroux.
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2deg; ßldvalion du Irain antärieur, — M. Liautard a conslalö expörl-mentalemenl sur le eadavre quo l'ölevalion du train antörieur, en reportant l'utörus en arriöre, produit un relftchement de la region tordue ; mais c'est h M. Blanc que l'on doll d'avoir appeld particullöre-meiil rattontion sur ce point, en signalant un procede qu'il a vu mettre en usage par 3M. Laroussie. D'apres ce velcrinairo, des quo le corps de la bete esl place ainsi qu'il vient d'etre dit, un relamp;chement iinmediat sc produit dans les lours de spire, et la main qui, il y a quelques instants, rencontrait dans 1c vagin un obstacle infranchissa-blc, peutdesonnais penelrer dans la malrice. Nous croyons ce proeödö digne de rattention des völerinaircs; on pourrait loujonrs, cn cas d'lnsuccöSi recourlr au precedont.
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#9632;il
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PAR CIUNGF.MENT DE RAPPORTS DE l/lJTfiRUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 485
3deg; Diminution da volume fle l'utärus. — Ce procödd, ([no nous n'avons Jamals on roccasion do inellro on pratique, nous osl suggörd par les rösullals des tontalives do röduclion faites sur lo cadavre par M. Veniani, losquollus (V. page 4ü0) n'oni abouli qu'aprös döcblrure accidenlollü de l'utörus et öcoulomünt d'une parlie des oaux.
Dans los cas oü, cn ölovaul soit lo train anlononr, soil lo train posterienr, on no parviondralt pas a pönötrer dans l'utörus, et aprös avoir us6 sans rösullat du roulement simple, pourquoi n'ossayerait-on pas de plonger un trocart dans l'infundibulum voginai, en s'offonjant autanl quo possible do manager los tissus? Si Vow parvonait ainsi a donner issue a une certaino quanlitö do liquide, l'utörus röcupörerait forcöment un pou de libertö, qui pourrait rondro plus frucluousos los tontalives ultörieures.
h'augmenlation relative de la capacitö do l'abdomon et, par suite, uno libertö plus grande do l'utörus, pourraiont ögalemont s'oblonir d'une facon i)liis simple, par la diöle et los övacuanls, cbez los vaches dont l'appareil digestif so trouve momentanöment surcharge.
Nous devons signaler une aulro difflculld de la röduclion, provenant de ce que lo foetus, trös pelil et par consöquont trop mobile dans I'lilorus dislondii, poul lournor sans onlraincr l'organo maternel dans son mouvement de rotation. On doil ä Chambon la connaissance du fail suivanl, lo soul do co genre, croyons-nous, qui ail olö publiö dans nos recueils pöriodiques. La torsion de l'utörus ötait venue se surajouler a un cas d'hydramnios.
laquo; La matrice, tut ct^l auleur, 6lail sxlrömemont distondae par Ic^ liquide ainniolique, ilout la quanlitö filail considörable, Le foetus ölnit petil, chölif, et flollail an milieu de ce liquide, dans lequel il pouvail exöcuter ilrs mou-veraents rotaloires qui lui ötaient particuliers. Aussi, quandje Ils rouler la vache, la rösistauce quo j'op6raia sur lui ne so communiqua pas a la malrice. Je (Ins faire snhir ä oette böte un grand nombre de rdvolulions sur elle-mftrae avanl d'obtenir It; moindre cliangementdans les rapporls de l'ulörus. Ce n'est qu'i force de persistance quoje parvins a elfaoer la torsion. — Jo n'avais pas tie sonile ait hoc a nia disposition; si J't'ii avals on, Jc croia qu'il in'eiH ete ])i)ssil)le d'evaeaer les eaax, et j'aurais singuli^rement abrögö foprralion. )gt; [Ikcueil de mid. vet., 1800, p. 372).
En paroillo circonslance, il conviendrait övidomment d'övacuor, par la ponction dos enveloppes, uno parlie du liquide pour dimiiuier le volume do la matrico : d'une part, clle eprouverail plus do facililö ä so mouvoir dans rabdomen, el, d'autre part, lo foetus no pourrait plus lournor sans I'ontratnor dans son mouvement.
Nous pensonsque, grace a I'emploi judicieux des proeödös (juo nous venous do faire connattre, le nombre des cus irröductibles de torsion so trouvora dösortnais notablement amoindri.
11 nous resle ä parlor d'une complication qui a ötö sigiialco par M. E. Thierry, ct ((no Ton rencontre fröquemmont, sinon dans tons
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loscas, lorsque la torsion osl pronuncco ol quo los efforts oxpulsifs out (h'ja cossd depuls quelque lemps. EUo consistc en uuo rlf/it/iii! partlcu-lirro du col on, pourelro plus exacl, de la region lorclius, qui rend par clhi-nirnie livs dillicilo riiilrodnclion do la main, ot, on cas do mlno-tion, vionl opposer un obstacle sdrieux a la sortie du prodult. Gnlevant (onto olaslicilo aux lissns, oile ponl memo dovenir loccasion do döchi-rnros el, par suite, d'hötnorrhagios inquiötantes, alnsi que cola ost arrivo line fois ä ['un do nous. Nous croyons pouvoir considöror cot ttat particulier comtne lo dohut du travail atrophique qui, ainsi que nous lo savons, pout amonor la rupture on section transversale do rntörus(Voir los observations do Ruptures ulrrbics, pages 261 etsiiiv.(l).
Quoi qu'il en soil, cette rigiditö particuliöre du col vientaugmenter la sonuno dos difflcultös; mais il n'y a pas lieu de formuler d'indica-lions speeiiiles, el s'il n'ost pas possible, quelque persövörance qu'on y modo, d'inlrodiiire la main dans Tu torus, il n'y a plus a comptor, pour la reduction, qnc snr la suspension par le train poslerieur on lo simple roulomont.
La reduction une foisobtenue, on pourra aider äla sortie du Heins, mais sans y mellro do pröcipilatioii, alin do poi'tnellro au passage do se dilator progrossivomeiil, etd'en eviler la ddchirure.
lünfln, lorsquo Von so trouve eu presence d'un cas absolument irredncliblo, il rcsto commo ressonrce exlromo, soil pour sanver le foetus s'il ost encore vivant, seit tnötne comme une dernlöre chance de salut ponr'la mere, l'opöi'alion cesavienne on gaslro-hystörolomie, — Colte operation a ölö proposöe, disons-nous; eile a memo ötö prati-quöe, avec un succös relatif, par M. Lemaire, de Lecelles, dans un cas dösospöre. 11 3r avail on m6mo temps rupture do la malrice; la vacho Cut assommöc, leflanc largemenl ouvert, et le veau, vivant, rapidement extrait do I'litorus, L'un do nous (Violet) a ögalemenl praliquö nno fois colte operation; le veau vöcut; mais la vache (pii, tout d'abord, paraissait devoir rdsister, mourul deux jours apros,
II. — De la torsion de i,a matkice ciiez la jument.
La direclion des comes utdrines ot le mode d'inserlion des lig-amcnls largos sur cos coruos rondraiont exlremoment dil'licile la rotation do la malrice chcz la jument, si pendant la gestation cot organe n'arrivail ä döpassor on avaut, el d'nuo faQon considdrable, ses moyens d'al-
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(I) Si, ronlnnuiiiiieiil h co quo iimis a\(iiilt; pu observoi', COttO I'dsistanco tOUtO spo-cialf, de In I'dgton lorduo na so poncontro quo clicz les f(gt;iii(gt;lli's dont Ics proprlätatros ojit laiss(! passor, sans röclanioi' l'assistanco du veteiinairc, lo moment oil io pan auraii, du s'offectuoi', no sorait-on pas autoriaö u on coaclure quo la torsiou doit habituello-iiiciii na pröcödor ciuu do bien pou raccoucbonient? Aloi's, sauf los cas oil olio ost 1c vosuliai il'un accident lji(!ii connn (chuto), nous pciisüiis qn'ullc poui'rait bleu s'ötrn produlto gramp;co ä 1'agltation laquo;pii ost souvont lo pröludo do la miso-bas, ot par le uioca-jilsiuo quo nous avons exposö (Th, V.),
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Inclio. Col accidonl ost done possililc, ninsi, du resto, quo l'adömontrd oxpöriiiu'iilalonionl AI. Goubaux ; ajoulons — CO qui Ost encore plus (1(5-inonsli'alir—que uns rcnieils päriodiquea en eonüennenl quelques observations. Eliosapparllonnont amp;Tl8sornnt('18'i6), äBelhomme (1850), Elsen et Dehvart (1882), Hamon jouno (1860), Ganu (1861), Schmidt (1863), Deneubourg (1880), et Oreste (1881).
A ces observations dans lesquollos la Torsion de t'ii/ih'us n'ost i):is plus conleslahle quo contestee. nons croyons devoir en jolndro plusiours untres oü, a noire avis, la nature reelle do la cause de dystocio a old mcconnue. Cost d'abord une observation ([lie M. Mulelet(do Nouillon-pout) a pniilii'e sons le tilro de laquo; Rölroflexion d'une des comes utirines c/icz une jument:raquo; e'est ensnite un mdmoiro in! itulö : laquo; Sur une cause pcu connue de dyüocie cliez la jument, raquo; mömoire (pie M. Le Berre (de Lan-nion) a adrossä ä la Societö centrale do mödecino veterinaire pour lo conconrs de IHSti, et (pie lo secretaire des seances de la Societö, M. P. Gagny, a blen voulu, avec one complaisance dont nous nons plaisons ä lo romercior, mottre ä notre disposition, Getto nmse, M. Lo Berre l'a rencontröo vingt-trois fois en seize anneesde pratique; il la considcre a la fois coinme la plus pdniblo pour l'operaleiir et la plus dangereuso pour l'opöree : sur ies vingt-trois juments, il en a, en effel, perdu neuf; en yjoignanl collo de robsorvalion do M. Mutelet, qui a succombd aussi, cola fait la proportion enorme de dix morls sur vingt-quatre parturiantes. Inutile de dire quo les poulains sonl cons-tammenl perdus. — Si, comme nous en avons la conviction, ces cas, silaborieux el en mrme temps si graves, ne sont aulres quo des cas do torsion nliirine, il en ivsulleraiL quo eel accident scrait beancoup plus fröquent qu'on ne l'a cm jusqu'A prdsont.
Voici on qnels lerincs s'exprime M. Lc Berre an sujel do cette laquo; cause iien connne de dystocio raquo; : En explorant les organes mater-nels, laquo; la main arrive ä nn certain endroit OÜ l'utörus, so relleebis-sant, forme un [ill i)lns on moiiis accuse el pins on moins rigide; plus loin, on decouvrc un diverticulum dans lequel pout s'etro logo un inembre on la töte du foetus, do sorle que ces parties so trouvenl ar-retees et sejiarees de l'extöriour par Line sorlo do rempart qui rend la parturition impossible ou du moins Ires laboriouse.
laquo; Ainsi, ä I'l-'xploralion, on pent rcnconlrer dans le vagin la lote et lo inembre anlerienr gauche; I'aulre membre antdrieur so trouve logo dans nn cnl-do-sac, et est sdpard de la tele et du membre gauche par un ropli utdrin d'une Ires grando force, qu'on est snr de ddchirer si Ton tire snr les parties acccssibles sans ddgager d'abord lo membre logo dans lo diveiiicnlniu de lamatrice (Y. flg.00, page 100). La profon-deur ä laquelle on so Irouve force d'operer, los faussos positions qu'on est oblige de donner ä la main el an bras, les efforts et les monvements que fait la jument pendant Topdration rondent les manoeuvres exces-slvemont difflciles raquo;. Lo ropli utdrin dont il s'agit a paru ä l'auleur laquo; so
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demarcation sltudo entre la corne et
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lo corps do I'utörus; poul-6lro qu'en s'arc-boutont sur la lögöre inflexion quiso romarque äcetendroit, le fcetus accentuo cetta inflexion el forme alors uu bourrelot ou un pli plus ou molna salllant raquo;. Dans une note complömentaire, M. Lq Berre, revonanl sur le modo do formation de coropli, se domande s'il osl a possible d'adinollro qu'au moment do la rupture do la poche dos eaux, l'öcoulemenl d'une parlio do cos der-niöres laisse la matrice dans un 6tat do flacciditd i)lus ou moins accusd et plus ou moins prolongö (solon la quantity de liquide expulsö, et variant avec l'önergie des contractions de rulerus pour venir s'appli-quer sur le fostus) el quo, dans ce cas, laut que dure le relächomont de l'organe, l'un des appendices du foetus, soil la töte, seit run dos membres antörieurs, vient s'arc-bouter centre lesparois utörines et, los poussant devanl lui, cause la formation du pli. La violence et la persistance dos doulonrs accent ueraiont colte anomalie, et la rendraient sufiisanto ponr qu'une plus ou moins grande parlio du feetus (lequel est, tonjours contraint k cheminer dans los voles gönitales) vienne s'y enclavor et constituer un obstacle des plus sörieux au part raquo;. Toute-fois, co nesonl la que de simples hypothöses; l'autour reconnalt qu'on pent lour opposcr dos objections serlousos; aussi no los prescnte-t-il quo sons toules reserves.
M. Le Born; joint, a l'appui de son mömoiro, quatre observations tros dötaillöes. Alin do Idgitimer aux yeux du lecteur l'opinion que nous nous sommes falte sur co cas partienlicr do dystocie, ainsi quo la place quo nous lui avons assignöo dans notro travail, nous allons donnor un rosuinö dos observations I, III et IV; qnant ä la 11deg;, nous la laisserons dlt;' cöto ponr I'instant, car eile nous parail so rapporter simplement ä un cas de presentation transversale.
lquot; Odsehvation. — Jumenl propre au trait, Ö.g6e de six ans, 1m,48. Le ve-liTiiKiirc est nppele aussilöl que l'un n eu constald la prösence d'un sout membre dans le vagin. II se rend de suite ii co( appel. La presentation est postörieure, la position lombo-iliale gauebe; le membro gaucho est dans le vagin; lo droit esl allong6 dans le flaue droit clo lamöre et s'y trouve emprl-sonne dans un repli utörin. A In Lauteur du tiers infdrieur de la Jambe, im repli de rulörus pari de la partie supörieure de l'organe el masque la partie inlerienre du membre.., II esl evident que des tractions exeentecs avant de modifier la situation des parlies accossibles, produiruient la döchirure du repli ut6rin qui emprisonno la seolion infdrieuro du membre poslörieur
droit...laquo; Je place, dil roperaleur..... lacs autour de ce membre, lo plus haut
possible sur la Jambe, et j'y fais un nasud coulant... En meine lemps qu'on opere une traction modfSree, je glisse la main ä plat enlre le repli de la malrice el la poinle dujarret, que je baisse le plus possible; jo d6gage ainsi la poinle du calcandum el une partie du canon ; mais lo boulct el lo pled s'accrochenl au repli. Pour arriver au boulet, on est obligö de donnor ä la main et au Inas une position leilemenl fatigante qu'on ue peut la garder quo quelques minutes; on outre, la Jumenl, trös önergique, fait des efforts röpsect;-les, so couebo a chaque instant; on est alors oblig6 de tout abandonner, et los parlies qu'on avail pu dögager repronuentleur position promiörc,cequi fait
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qu'nu lioul d'une heure at demle on n'osl pns plus avancfi qu'en commengant,raquo; L'opärateur ilesariiculc lo merobre posloriour gauclie au jarret, el ropousge lerestedu merabro aprös y avoir Üx6 im lacs; puis 11 renouvelle, mala aveo plus de facilili, sur le membra droit, les manoeuvres pröoädemmenl döorltes : (( Lo jarret est dögagö, In canon suit, el bienlöl j'arrive h saisir le boulel at lo piod dans la main; ja los aDaisso et, los iracllons continuant, ces parties so trouvenl andn sorlies du sac o£i olios dtaient emprisonnöes. raquo; II ne resle plus ipi'a allonger le membrc el a ramenor le troncjon do colui qui a älä dösartl-culö, pour obtenir enfln le poulaiu. La jument, aprös avoir prdsentö quelques symptöraesde aiölrito.öiail lout ii faitrölablie dix jours aprös I'accouchemont.
Ill1' Odseuvation. —Jument do Irail, cinq aas, lquot;',.';:i. — laquo; Le plod ant6rleur droit so trouve entre los lövresde la vulvo; la töte et 1'autre membro nesont pas engagös dans le vogiii ; ils sonl log^s dans un vasto cul-de-sac sdparä du vagin par un ropli utörin trös prononcö. La main oxploratrlce no parvient directemonl qu'aux oreilles et a la moiliö de l'avant-bras. Le poulain est coucliu sur lo colo gaucho ; la prösentalion est done anlörieuro cl la position vortöljro-ilialo droite; il esl vivant ol trös vigoureux,
laquo; II est oviilonl qn'on liianl snr le moinbro anlörionr droll, on ne parvion-dra pas ä obtenir la sortie du poulain, ou si, par extraordinaire, on y parvient, ce ne sera qn'on döchirant la eul-de-sao de l'utörus dans lequel so trouvent engages In töte et le membre antörieur... quot; fgt;n s'efforce, mals cn vain, de rapoussar cos parties; ce que voyant, l'opörateur dösarticule a l'öpanlo le membre sortanl et cherebe ä obtenir la version postörieure. II n'y parvionl pas. II a l'idro de so i'aiic secpiider par un aide : a oet äffet, il confectionne un porte-corde repoussoir au moyen d'un baton d'un mölre de loiif;, snr V contimoli'os de diamolre, percö a l'una de ses oxlnmiilos da deux ouvertures obliques de dedans en clehors; — il passe la corde autour
de l'encolureet, profltanl dos instants do calme de la mnv p.....'pratiquer la
propulsion, il linii par ddgager la löte et l'amener dans le vagin; mais lo membre anterieur gaucho esl rostö omprlsonno jusqu'au liors införieur do l'avant-bras, et c'est aveo beaueoup de peine que l'on nkissii a le d(5gager, apros qnoi lo poulain peut onfiu sorlir. — L'optiralion a durö trois beures.
—nbsp; La muqueusequi recouvre le pli utdrinest döcliiröo ; los aulras membranes ne semblenl pas partieiper ä cedo 16sion; nöamnoins la jument suecombe dans la soiroo du lendemain.
IV0 ODSEBVATiOiN.—Jumenl propre au trait, ägi'e de six ans, taille de lm,i)2.
—nbsp; II y a environ trois heures et demie que les premiöres douleurs so sont manil'ostoos. l,u main trouve dans le vagin li^ membra ani.öriour gauche ol la töte ; la position osl dorso-saeröe ; laquo; on suivant le poilraii ä droite, on rencontre enfln im avant-bras se dirigeant un peu obliquemenl cn dehors, ou arriöre et lögöroment en bas; on arrive difflcilemant au genou. A cello hauteur, on porouil, nettement un repli utirin tics fort, qui s'inllooliil pour venir sans transition so confondre avec lo vagin, et qni söparo le membre antöriour droilde sun congönöre et de la, töte. En ramonant la main dans lo vagin, amp; I'en-Iri'o du bassin, el en pressant a gaucho, on sonl, un corps dur, allonge, söparä de la main par dos membranes plus ou moins öpaissos. Si Ton onfonce lo bras jusques at y compris I'artioulation de l'öpaule, on arrive, on llochissanl la main, ot apivs avoir contournd le ropli iiloiin, a toucher du lioul dos doigls le fond du cul-da-sac oü so trouvent logäs le pied, la couronne, lo boulel ot lo canon (llg, 69). — On acquierl la certiludo que lo poulain osl, marl. raquo;
Si Ton fait lirer snr los parties nccössibles, il osl a craindre quele membre anlcriour droit no produiseune docliirmo du ropli utörin ; il esl done ndcessaire de dögager pröalablemant ce membre. L'opörateur ossayo de lo repousser, taulol de la main droite, laulol do la main gauclie, la jument ayaul ele miso
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dans loutes les posilions, doLout ou couchöo, horizontale ou inollnöe; lors-quo cessent los conlrnclions utörines, on amöne 1q milieu du canon ä la hauteur du bord lilirc dn replli mais le tnoindro sITort de In more auffll pour replacor los parties du festus dans leurs positions respectives, Cependant on
pent en (in, profltant d'un i.....nent do im line, saislr li^ boulet, el, le Uachlssanl,
un parvlent a dfigager lo mombro. Ginq minutes aprös, I'accouohenient 6lalt termind. La jumenl a guöri,
Deux ans apres, celto böte eul one nouvolle parturition dans laquello ,M. Le Berro constata la möme cause do dystocie, laquo; mais code fols du c6t6 droit, e'est-ft-dire que lo cul-de-sac uieiln oä so trouvait omprisonnd le
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membre gauche, ßlail h droite, raquo; L'opöralion I'ul moins laborieuse que la premiere fols (I).
Voici le rösumö de l'observaüon do M. Mutelot [Recueil de mtd. niler., 1886, p. 292).
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(I) Quelquos acoouclioui's sovont pout-ötre disposes h oontostor la torsimt de l'utii'us dans les irols observations qu'on vlent de lire, en slaquo; fondant sur co quo : 1deg; dans aucuao, il n'osl lait nionlion do lo direclion spiro'ide, on tout au moins oblique, du repli (|iii separail los partios rotonuos Ü0 la main do I'opdratour; 1'quot; dans les trois cas, I'accouchomont ost dovonu possible, sans deiorsion prialable, — des quo U^s parties rotonuos out pu 6tP0 dögagöes do I'uspico do (livorllculum on cul-de-sac dans loquol olios ötalent ongagöos. (les objections no nous out pas dclmppö, et nuns avouons mimo qu'ollos nn nous paraissont pas sans valour. I\lais il nous a para, d'autl'O part, nöcos-salro d'appelor fortomont l'altontion des pratlclons sur cctte cause si grave do dystocle, ct pout-etro le. meilleur mnyen do le faire clait-il do rapprochcr cos obsorvations do celles qul so rapportent incontostablemont ii la torsion uterine, avoc lesquellos olios out, an moins, une assoz gpando analogic; prftts d'ailleurs, ainsl quo lo dit un i)cii pins loin notro collaborateur, ii abandonnor I'opiolon iinoco rapprocbomont impHque, si Ton trouvail one molllcuro lutorprötatlon clc cos fails, on tont cas, tics curioux ct trfes intercssants. (F. S. C.)
* Dans cotlo Rguro, on partlo Bcliömatique, dessinäo par M. f,i! Borpo suivanl l'ldöe qu'Il b'os! fiiite du ras partlcultor qn'il (lerrit, on ne volt rion (jui rappolle ä im dogrö quclconquo In torsion du col ulcrin. Cclraquo; s'oxpllquo, puliquo l'auteur n'a jias pami un soul instant avolf alTnlro a colto ilil'liculie.
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l'AII CIIANGEMENT DE RAPPORTS DE I.'l TKIU'S.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 491
C.linz la jimicnl dont il s'afjit, los eaux s'rl.iicnl öcouldes ii 10 lioiii'es (hi iDnii 11; noiro conftöre, appel^ le lendomain seulonicni, na pul se msltre a I'oBuvro que vers 7 houi'es du inaiin. A.vanl In!, deux empiriqueg, laquo;loni mi for! r6pul6 dims In paj's, avaienl tiü, aprös quoiquos lenlalives infruc-i iii'iiscs, abandotinor la parlis. La böto graltall parfois lo sni aveo un pied anlörieur, so couobail ot roslaii forl longlemps tranqulllo, s:iiis plainlo au-cuno et sans efforts expulsifs. A sun arrivde, M. Mulolel la lii lover. laquo; Ayant iiitrmliiii, le plus profondämenl possible, le bras dans l'ulörus, jo toucliais, dii l'opörateur, du huui des doigls seuloniBiil, lo s'enlro du poulain ; a droile les deux grassoLs, ii gauche le sternum el les deux coudos, le toul stir une ligne h poii pros perpondiculaire au corps do la nuuc. Mais jo no sentais pas les plods. Los inombros anl^rieurs ol la löte dtaient situ^s dans le llanc gauche ol en avanl,; lea membres postärlours dans lo Ham' droit ol en ai riöre, Malgrä le peu d'obllquilä du fcelus et sau rapprochement do la Iransvorsalitdfj'avais affaire ä uneprdsonlation poslörieuro, Quanl a la position, eile 6tait comprise entro la lombo-iliule droile ot la lombo-pubienno {lombo-sus-colyloidiennedvoUe). Maislos raembres posldrlours, au lieu de vonirs'engager diroctementdans lo canal pelvien, so trouvaient emprisonnös dans une espöco do poche, dans un v6nlable sac. Colui-ci avail son ouvortura en avanl, ol a une distance teile quo les doigs on percevaient a poine le bord, ot son fond en arriöro, lequel s'on-gagoall assez profondöment dans lo bassin. Los pieds ßtaienl done söpards du vöritable conduit par une double paroi utdrine. L'ensemble prenait la physionomie ropr(5sent6e schömatiquomontpar la tlguro ci-dossous(flg. 70),
laquo;Ace moment,je cms avoir affaire ä un simple repli de I'hIi'tus; les membres [ms-törieurs butanl conlro la paroi ulörine au-raiont donna naissance ii un pelit cul-de-sac, lequel so serail ngrandi de plus en plus sous rinfluence des efforts expulsifs, Jo me trompafs dans mon interpr6tation ; je tlo-vais in'on apercovoir un pcu plus lard... L'indication ölail ndcessairemenl de faire sorlir los membres do la pocho...; un re-poussoir ful appliqu6 dans Tangle du jarrel ot un aide eul la mission d'appuyer forte-tnent. Le jarret recula; mais, avec lui, lo hoid de la poche qui, cl6s lors, no so trou-vail plus a la poi'ldo de la main. La inu-noBuvro, quoiquc ralionnellc, ne donnanl aucun ban resullat, il fallul chorcherautre chose... .lo iis fabriquer un crochet, au moyen duquol on op6ra sin- lo repli uno trac-lion assez forle. iGräie an driilacoiuenl, qui s'onsnivil, jo ])us saisir le canon un peu en tlessous du jarret, mais pas davanlage... Jo combinai ensuile les deux inoyens, la Iraction sur lo herd do la poche el le refoulemenl du membro en avanl ä Taido durepoussoir; losullai mil. II y avail commo une soudure dos parlies | aussitötque la propulsion ötait employde, le bord do la poche parti-cipoitau mouvemenl en avanl, el cola malgrd la nudild complöte des parties, o osi-ii-diro leur degagomont absoludes enveloppes foetales. Jo travaillaisddyft,
dopuis ncpl heures.....\ un certain moment, j'avais fait exöcutor la manoouvro
suivanle : pendant quo je tenais avec une main lo bord antdrieur do la poche, jo I'aisais pratiquer par un aide dos poussöes sur lo fond du sac, a travers la paroi du vagin, Cola n'avail lion doiiiiü non [)lus.
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' Solnjiiia emprunto a I'auteurdo robsorvatlon, — V, vagln, — (',, col aiMa, — v. utirui.
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(i Avnnl tout ossayc'..,, je roviii;; ii la dcniirro maiKBUVI'e ('noiicöo, lo ro foulemenl du sac ii travera la pavoi vaginale, mals cetle fois saus faire do traction sur lo bord antörieui1, refoulemont quo je continual pondant un bon quart d'heure. Ayanl ensuito remis le Inas dans l'ulfirus, quelle ne fut pas ma surprise de voir que la poche avail disparu du Ham; droil et qu'eile avail
passö dans le llano gauci.....I en haul, 1'ouvorturo ae trouvanl 6tre a la
pared supörieuro de la matrico. La poclie devenall transversale, et la main pouvail alms toucher los deux 'piecls. Lo roste de l'opßration ne dovalt plus 6tre qu'une petite question do leraps. En effet, une domi-lieure pins lard, le poulain ötail exlrail du corps de la more.— L'acceuohemenl avail- dura Imit heures! — Lo surlendemoin, dans la matinee, la böte succombait ä raquo;ne vivo inflammation des organes gönitaux. raquo;
GUarchant ft se rondre compto de la nature do I'accidenl centre lequel il avail luttlaquo; si iongtemps et si courageusemenl, M. Mulelel croil qu'ii s'agis-sait d'une inllexion, en liaul el en arriöre, do la corne utörino droile. raquo; Avant raccoucbemenl, dit-ii, le poulain so Irouvaitlogö probablemenl l\ la fois dans les deux cornes ; la gauche logeait une partie du corps et toul le train ant6-rieur;la droile les deux memhres post^rieurs. Ledos du poulain regardait lo bassin do la more, A un certain moment, le foetus a öprouvö une demi-rota-tionsuivanl i'axo de son corps. Lo llano gauche rlait posfi sur la paroi inl'o-rieure do I'utiJrus; le dos l'a romplacö, puls Unalement le llanc droit. CiHail mainlcnani In vrnln; qni so trouvaii en face dn bassin. Les membres poslö-rieurs onl partieipö au mouvemenl; its on! d6cril un cercle do lias on haul ot d'avant en arriöre, probablemont suivant un plan vortical, e( ils onl onlraino avec onx la corne ulörine qui los empiisonnait. Cetle corne, ayant di'cril unanglo do 180quot;,so trouvaii diaimHralomonl opposöeäsaciirectionpremiöre. raquo;
En raison (1(3 l'importanco du sujol, nous avons cm devoir domierä pon pros loxluelloment cl dans loutos loin's parlies essenliolles, les qualre obsorvalions qu'on viont de lire. 11 nous reslo ädömontrer quo la cause de dysloeie dont il s'agit n'esl aulro qu'une torsion iucomplelo de rulenis.
Examinons d'abord les hypothöses ömises par les auteurs mftmes des observations. Colle do M. La Berre est-elle röellement capable de rendro coiiipl(! du phönomöno? Nous ne le pensons pas, allenclu quo le fcclus no peut progresser qu'autanl qu'il est chasse par les contractions do rulcrus lui-iiKJino, — les([iielles sui)poseiitiiiic tension des pa-rois incompatible avec la formation d'une pocAeetdu repliqmen cons-tiluc l'entröe. En d'autres termes, iorsque la ilaccidilö dos parois pour-rait se prelor ä la formation do cello poche, lo foetus restc immobile on, dn nioins, ne possedo que ses inouveinenls propres. Or, ccux-ci nous paraissont insufflsants pour produire un enclavement do la löte on des membres lol qu'il a ele decril. Au surplus, nous avons vu quo M. Le Berre lui-inomc est lout i)rel ä abandonner cetle hypolhesc. — L'explicalion do M. Mulelel, lonlo ingeniouse qu'eile soil, no nous satisfait pas non plus. Nous ne voyons pas bicn en quoi la derniere manoeuvre, qui a porte la poche de droite ä gauche, pouvait dölruire une inllexion do la corno uterine droile qui aurail cu lieu d'avant en arriere. Si cello inllexion avail exislc et si elles'ölaitproduite en nioine temps qu'une sorte do ctilbuto du poulain, il nous somblo qu'eile
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n'anrail pn ötre reduito sans quo lo poulaiu lui-miMno l'AI ontrainö dans lo mouvemont, co qul l'aurait roplacd en prösonlalion dorso-lom-bairo, — la prösonlallon prinülivo d'appös l'auteur. Que Von vouille blon, on öffef, so rappelor corabian rutörus ot lo poulain semblaient unis ot döpondantsl'un de rautre, otl'on sera, croyons-nous, do notre avis. Or, la lacililö do racooiiohoiuoiil, apros \o.s dornlöres manoeuvres, aulorisoä pensorquQ losmembroa postörieurs olaioui reslös ä la portde do l'opörateur. Ajoulons quo cos manoäuvros, ou reportant ä gauche co qui ölait ädroilo, s'accordent trös blon avec l'idöe d'une torsion, ([ue ron peut, d'aprösla position du poulain, prosumcr avoir ötc do gauche ä droite et d'un pcu inoins d'un donii-lour.
l.o rapporteur de la commission chargöo par la Sociölö contrale d'examiner lo mömoiro de .M. Le Berre, a vu, ontre l'observaUon do M.Mulolctot quolquos-unesde cellos contonues dans co mömoire, une grando analogie; il s'est demandd s'il ne serall pas possihlo d'appllquer a cos observations IVxplicalion fournlo par M. Mutelet sur la cause do la formation du repli utörin, Gepondant il a övilö de so prononcer, ospörant que rinterprötation do cotto difflcultö obstötiücale no saurait tardor a 6tre donnöe par les fails, malntenant quo l'attentlon des pra-liciousosl appelöe sur olio.
Los cas ci-dessus rolövoul, avous-iious dlt, do la torsion do Tutörus. Cotto opinion, que nous sonimos nalurolloniont pröts ä abandonner si los fails la condamnont, es( basöe sur les motifs suivauls :
1quot; La torsion, chez lajument, pouvant ötre portöe au poinl que los passages ue laissont pas inöino pönctrcr un doigt (Tissorant, Elsen, llanion jouno), on pout bien, on doit memo admettro qu'olle reste parfois, coiunio chez la vnclio, on docä de co degrö oxlrönie. Du roste, Belhomme, Ganu, Oreste, out parlö de cas de torsion laissant plus ou inoins libroinont peuölror la main.
2deg; Chez la vaclie, la torsion pen prououcco s'accompagnant do la formation d'un repli qui s'oppose presque Invinciblemenl ä la sortie du veau lorsqu'on n'a pas recours i\ la rotation du corps de la more, nous ne voyons pas pourquoi il n'en serait pas do mörne chez la jument. Au surplus, on no saurait niöcounailro outre les descriptions faites, d'une part, par Dönoc, Canü, Chambon, — descriptions (pie nous avons reproduitcs pröcödommenl, — ot los observations do MM. Le Horro el Mutolot uno analogie oxtröniomout romarquable.
.'!0 Los poulalns, dans los observations do cos dorniors praliciens, affectaient les positions sulvantes:
Lombo-iliale gauche, dans la I1'quot; ubservalion do M. Lo Berre; DorsO'iliak droite, dans la III0 observation, id.; Durso-sucriic, dans la IV0 observation, id,; lombo-sus-colylotdienne droite, dans I'observation do M. Mutelet;
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c'est-ä-dirc quo, sur qualrc poulains, un soul ötail on premioro posi-
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tion anli'Tiouri'. Or, nous avons signalti coinmo accompagnant soiivcnl la torsion choz la vacbe, la positionpeu naturolls do son produit. lit si quelques-uns, comme lo poulain do la IV'' observation, font exception ä la ividc, c'ost que, ötanl primitivomenl en position lombo-iliuleow on position plus lt;iu tnoins renversie, ils se sont trutivös redresses par lo niouvonient do l'utörus.
ücsonnais c'ost done aux praticiens qu'il appartient do dücidor, on s'appuyant sur los rösuitats rournis par des tontativos de reduction bien dirigöes, si notre opinion est ou non fond6e.
Loscuiini's do cot accident sont encore plus obscures choz lajument quo choz la vacbe, ot Ins observations qui onl ötü puldieos no fournis-senl, fi eot ögard, aucnn (Vlaiivissciiionl; mais on comprend trös bien que cortaiiios clmlcs accidentolles, aussi bien quo les mouvements dösordonnös, — e(, surtout ici, le cbangoment do cote on lournanl sur lo dos, — aii\((iiols donnent lieu les coliques, puissent los produire. i'cut-etre quo, dans certainscas, les douleursdu part en sont los causes premieres, par l'agitation qu'elles döterminent. Quoi qu'il cu soil, dans les observations connues, la torsion ne s'est rcvelee qu'au moment du termo, el semble parcelamöme ne s'ötre prod idle qu'ö uneöpoque avanceo de la gestation.
Les •ymigt;tömlaquo;8 sont a peu pros ceux quo Ton renconli'o clicz la vacbe; il parait seulement quo la torsion so produit, en yönöral, plus en avant quo clicz cetlo derniero, d'ofi il rcsullo que les i)lis spiroTdos duvagin sont souvent moinsdistincts, plus difflciles äporeovoir, oLiicii-vent memo no pas ctro porous du lout (experiences de M. Goubaux). — L'cxploration roclalo pout, dans ce cas, clre do quelque secours pour lo diagnostic, en permettant de sentir, au niveau du col ntcrin, un gros cordon court et dur.
Lo prouostlo osl plus grave choz la jumenf qne choz la vacbe, nolainmcnt ou co (jui concerne la vie du produit; cola ressort d'uno lacon evidonle des observations connues que nous rcsumons ici.
Belhomme a röussi ä obtenir, par de lories tractions, ot sans reduction pröalable, lo poulain, qui clail niorl, dans un cas qu'il qualilie do demi-torsion) mais il y a trös probabloment erreur sur lo degrö do la I'otalion ulöriiie, car avoc uno demi-torsion, lo part oüt et(3 bien cor-tainement impossible par les souls moyens qu'il indique.
Dans i'observation qui lul est commune avoc M. Eisen, Delwart ost parvenu ä dclordro la malrice par lo proc6dd do rotation qui reussit si souvent cbez la vacbe. .Mais I'intervention avail 6i6 lvo[) tardive; le poulain avail sejournö pies do deux mois dans la cavite ulerino; il etait mort et en plcino putrefaction; il dut ötro arrachö par lambeaux; la jument succomba, onzc jours aprös l'opöration, aux suites do la rö-sorption putride.
Ganu a 616 plus heuroux, Ayant reconnu la torsion do i'utdrus choz une jument, malade depuis dix jours sans puuvoir mettre has, ct qui
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semljlail ;i la donmn'o cxlniinilö, il cssaya do pdliötrer do force dans la malrico. Pendant colic tentative, hi jument tomba vlolemraent, le cute droit do I'abdomen porlant sur la soli La brusque socousso pro-dulto par colic cbule eul un rösullal tout a fait inatlendu ; ello amena la dötorslon i)ros((iio cüinplolc de la malrico, et le part, quoique difficile, devintpossible. — Le poulaln ölait mort, comme on le pense bicn ; mala la jument I'iiI sauvco. Elle (Hail prosque rdtablio, ol cominencait niomc döjä ä Iravailloi'ä la herso, lorsque, lo trentiöme jour aprös l'opöration, olio fut prise d'une tnötrorrbagio, qui la mil do nouveau i deux doigts do sa perte. La nature seulo trlompha do ce douxlöme accident.
M.Deneubourg raconte un fail qui, an point do vue dos circonslances do la mlncliou, ollro beaucoup d'analogie avec lo pröc6dent. Dans un cas de torsion qui no permettait toul d'abord ciuo rinli'oduction d'nn doigt, son pöre, agissant avec douceur et persövöranco, flnit par faire pönötrer la main onliorc; do temps on leiups la jument so laissail lom-ber et so livrait ä do violonls ellbrls expulsifs; mais cbaque fois qu'elle so relevait,I'opdrateur constalaitque sa lache clail facilitöo; — bienlöt il put amener la löte dans le bassin, puis los membros; enfln ilobtint un poulain vlvant qui, malheureusement, monrut quelques heurcs aprös; la jumont no so ressonlil on aucimo I'aron do co part difficile.
MM. Hamon, on France, et Schmidt, en A.llemagne, n'onl pas öl6 aussi houroiix. II csl vrai qua l'ut6rus ölait complötement fermö. C'est on vain qu'ils essayörent d'obtenir la röduclion en roulant los femelles, lanlöt dans un sous, tant6t dans I'autre ; tous lours efforts furonl infructueux, el les juments suecombörent suns pouvoir ineltro bas.
Dans le cas eile parM. Oreslo, lo poulain ölail mort et putröflö, el la jument a suecombö ä une mölrile septique avant que Ton ait pu lonlor la reduclion.
Gierer, eile parLanzillolli, dit (Sgalement avoir rencontrd cello cause de dyslocie, el signale une complication ponrle nioins aussiötrange quo redoutable : dans les deux cas, il aurail vu so produirc une rupluro du pörineo, on, suivaul ses expressions, laquo; une large ouvorlure onlro le rectum et la vulve, raquo; par laquelle s'echappait laquo; une partio considerable dos intestins !... raquo;
Une aulre particularity doil 6tro encore signalöe : M. Goubaux, dans sos experiences sur lo cadavro, a vu que, chez la jument, la portion posleriouro dn colon llollanl ölait comprise' dans la lorsado formte par l'utörus el ses ligaments suspenseurs. Ge fait, qui s'explique Ires bien par la situation do cette portion d'inleslin entro los deux ligaments de Fallopo, doil avoir pour consöquence une constipation opiiHiilro qui, comme lo fait judicieusement romarquer M. Goubaux, pourrait etrc d'une corlaine utilitö pour lo diagnostic, mais qui, on meine temps, doil aggraver sinyulirrement lo pronoslic. Ajoulons
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toutofois quo la constipation n'a pas encore 616 slgnalde comtne I'un dos symptömes de la torsion utörine chcz la jument, dans les obsor-vatlons qul out ctö pnliliocs jusqn'ii co jour.
En resmnc, la röduction do raccident qul nous occupe est possible clicz la jument, Que la torsion soil peu prononcöe on qu'elle soil coniplöto, nous ponsons qu'il fallt so condniro oxacteinonl, coinmonous I'avons indiqiR) pour la vacho. Do inomo quo chcz collc-ci, la rönssite sera subordoiiiu'c ä la resistance quo Ton pourra opposer a la rotation du ponlain el, par consequent, du sac ntorin. Tousles efforts du pra-ticien dovronl done tentlre ä pöiietrer dans la malrico.
111. — Torsion de l'uteius chez les femelles multipares.
Chez los femelles multipares, la torsion uterine est pins rare oncoro quo chcz la jument. La Clinique de l'öcole de Lyon nous a fourni roccasion d'on voir deux cas : un sur la truie el un sur \a chatte; en outre, deux observations out (He publi6es, I'une par M. Vivier, concer-nant une chatte, et l'autre par M, Guilleboau, professeur a I'ecole velerinaire de Berne, relative a une chienne, Ce soul les seuls fails qul soienl parvenus ä noire connaissance, niais ils sufflsent pour demon-trer la possibility do I'accideiit qui nous occupe cbez ces diflerentos femelles, en menie temps qn'ils donnent une idee do sa gravito, car aucune dos malades n'a survecn. — Nous aliens doimer lo resmnc do cos observations, et nous nous efforcerons ensuite d'en tircr quelques aper^us gönöraux.
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Iro Observation. — Iquot;. Saint-cyh. — Clinique da l'Ecole vätirinaire de Lyon. — Une truie cle ran.1 bressane, ftgöe do qualre ans, arriv6e au lerme de la gestation, elail en proie aux tlouleurs du pari depuis environ quatre luuires, lers-que, lout a coup, a la suite d'eii'orts considörablcs, l'on vil sorlii' par la vulve une masse dnorme, que le propriölaire attribua !i un renversement do lama-trice. Gharg6e de suilc ilnus une voiture et concluite a I'Kcole, la nialheu-rcuse böte expirait aussildt apres son arrivde. L'exarrien de la masse heruiöo a fait voir qu'elle elail cousliluee par une des comes uterines porlaul une (IT'diirure elemliie, a, boi'ds döchiquelös el i'eeliymoses. Le catiavre ayaut I'M öuvert, on q vu que l'autre corne — la gauche ~ coulenail deux ftetas volu-mlnoux, iloul I'expulsion avail ele empecliee par un demi-tour do torsion existant äsabase el au niveau du deiroiiauierieur; la torsion ötait de gauche ä droilo ; en faisanl dprouvcr a la corne un mouvement do rotation inverse, on a [in voir les plis s'effacer el I'organe reprenclre sa position uormale,
II no semlile pas douteux quo I'expulsion de la premiöre corne ne rocou-uaisso pour cause l'obstacle apport6 a la sortie des Tieliis par la torsion, — obstacle qui avail provoquö des elt'orts considörables; quant a la deeliimro, on a cm pouvoir I'atlribuer aux manoeuvres do chargemenl de la femelle dans la voiture, oa ii l'agitation ä laquelle olio avail oto on proie.
11'' OusKiiVATiii.N. — Cni.T.KiiKAi'. — Axchiws veU'iiiiinri's, 18S2, p. Ml. — Cue chienne avail eu plusieurs porlecs Ueureuses; arrivee au terme d'une uouvolle gestation, olio proseula les plieuouienes tie raocoucboincul, niais apres
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nouf jours d'alleulc, le travail n'ttvalt pas encore aboull. Una forlc dose d'ergollne admlnlströe 1laquo; möms Jour amoaa snün l'expulsion do deux jieiiis en (Hal do decomposition ; inais la cliienne n'nn flit aueuneniont soulagäe; les eiluris contlnuörenl et, enfln, los forces s'öpuisant pen a pou, olle sucoomba
le dixiome jour. — A I'anlopsie, la come droile do la inatrice i'at li'ouvee vide ct encore Ires pen riHracleo. La oome gauche, Ires volnmincnse, se trou-vait dans la partle droite do I'abdomen; ello dc'-crivail un ore fortemont incurve, connnenoanl oil availt par l'ovaii'ü gauche, altire sur le oAle droil do la colonno vorlebrak; par son ligament oni'onlö snr Ini-rnenio, et so tenninant en arriere an point, de jonction dos deux cornes. A cet ondroil, so Irouvait un etrangloinonl do I'oryane lelleinenl considerable, que la corno etail röduito, sur lino longueur de 3 cenliniotros, ii lY'paissour d'un crayon. Gelte partle, uyant subi uno rotation d'un tour de cercio autour de l'axo principal, ölail coiitoumöo en spirale, Le ligament large participait ä cette anomalie, en for-jnanl uno largo lorsado qul roconvrait entioroment la partle retrficic do la corno uterine; an dola, collo-ci coiilonalt deux foetus inorls et ompliyseina-loux; los parois do I'organe malernel etaiont 6palssies, friables, d'une couleur rouge violacöo, ot presentaiont plusieurs döcliirures par lesquellos les liquides foetanx s'etaiont amp;nhappamp;S dans la cavite abdominale.
Apros avoir dej'onlö, incise el, vidö la corno, il se trouvn qua sa cuvitd iHnlt compli'lemetit oblitdric en arriere, do sorto quo la corne, aussi liien quo le col ulörin, venoient abouiii1 en forme d'ontonnoir a la partle lurdue. L'uldrus avail non soulorneul tournö snr son axe, inais encore snbi, dans sa partle posterieure, uno atrophlo considerable avec obliteration du canal, d'oü resnl-lait nui! Impossibilite complete d'extraire les jeunes autrement quo par rope-ration do la gaslro-hyslerotomio. raquo;
111quot; OnsKiivATiox. —#9632; M, ViviEn. —Archives vctirinaircs, 187(3, p. 424. — Nous laissons la parole ii M. Vivior ; laquo; I'n client arrlva clioz inoi desole, m'apporlant dans un sac uno tres jolio chatte griso, ägöo do deux ans, qui venait d'expi-ror. 11 etail 2 heures de l'aprös-midi, el le matin, la chatte fort gaie avail Ires bien mange. Tout me faisa.it supposer quo j'avais affaire ä un empoisonlaquo; nement.,.; cependant I'agonie avail elö calme, el la pauvro bete ütuit moiie accroupio, sans se di'liallre.
laquo; Je 1'ouvris : les chairs ötaienl oxsanguos; ol oo no fut pas sans surprise qu'npres avoir incise avec precaution los parois abdominales, je vis s'en echappor brusqueraent uno dos cornes do la malricc, qul porlalt les traces d'une violente congestion, Kile offrait un aspect violace...; I'aulre corne, moins votumlnouse, presenlail les memos caractoros. La bete etait morle en elat do gestation.
(i Quand Jens onverl complötoiiient rahdomen, je rcconnus que I'uUrus uvuit accompli deux tows sur lui-mdme, en se lordanl do droile ä gauche. Lc col presenlail la spirale de la torsion, Les ligaments largos etaienl inlacts, et avaient suivi I'uterus dans sa revolution, Les cornes conlenaient ime grande quantite de sang noir.... Men client .m'afflrma quo la bole n'avail pu faire aucune chute. raquo;
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IV0 Observation. — Violet, — Clinigue do I'Ecole viterinairc de Lyon. — Le cadavre d'une chatte est apporle ä Tlicolo pour quo I'antopsie on soil faitc; Oil no sail ii quol allriluier la inorl, qni est survonue on quelques instants. Gelte höto etait pleine d'environ deux semaines: l'ouverture do I'abdomen a fait voir de suite la lesion qul avail delennine la inort, el qui n'elail autre qu'une congestion passive d'une partle importante de la corno droito derule-rns, conseculivc ;i line torsion ou rotation d'un lour el demi qu'ello avail efTectuee sur elle-ineme.
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Saixi-Cvh kt VlOtBT, — Obstelrlquo.
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La corno yauchc conloimil ileux fa'tus annoiicus oxtoriourecnent par iloux i'cnfli'inüiiis globuloux iln volume d'un petil csuf de poulo, söparös par uno parlio i'ötrfioie lt;ih les parols utiSrines n'avaient subi que peu de modifications. La corno droitc pvöseutait cinq rentleraenls somblablos, donl im siluö prös de la blfurcalion ul'Srlno : c'osi la parlie rulröcie de la citiiio placöe en avant de ce renflement fcetal qui iiv^iii öprouvö les effets de la lovslon. Cello par-tie i'iaii au niveau du bovd anterieur du ligament utöro-ovarique, etla corne, trös döveloppöe au deld, puisqu'elle y contenail quatt'e ftülus, fovmalt unc ans.' volumlneuse donl la partie nn'iliann s'avangall au loin dans l'alnlo-men. La torsion 6lail de droile ä gauche, lelignment y purticipalt et formail inn! sorto tie ceinturo, donl la prösence conlribiiait b rendre la conslrlolion plus complöte. On comprcnd done la possibililä d'un embarras, et peul-6lre d'un arröl- cdinpli'i de la riiiulalinii vcincusi1, — d, par suite, la con-quot;oslinn des parols utörines, donl l'fipaisseur avaitatteinl plus d'un centlmötre. Le sang qui gorgeait ces tissus lour avail communiquö une leinte noire et les avail rendus friables ; la membrane sdreuse avail a. pmi pn'is consorvc! sun aspect normal; mais grdee ä sa Lransparonco, on devinait l'6lat ol la couleur des membranes profondes.
Ghez los difförentes fomellea donl il vient d'ötrö quoslion, les fostus ötanl ordinairemont nombreux, les deux cornes utdrines so dövo-loppent presque loujours simultandment, en mömo lomps qu'elles restent indöpendantes ; on comprend done quo la torsion puisse so faire dans le voisinage du col et, par suite, intdressor tout I'organe (111quot; observation), commc aussi eile pent n'intöresser qu'une conic ilr'' et llc observation), el mumo s'effectuer sur un poinl de l'ötenduo de celle-ci (IV0 observation). Dans quelques cas, la femelle survit ä cet accident ; olle atleint m6me le moment do la mise-bas, el parvient ;\ so döbarrasser avec plus on moins do difdcullö dos foetus conlehus dans la cornc uon tordue, cl peiit-6tre aussi do quelques-uns de coux que contient I'autro cornc, si la torsion n'inlöresse pas celle-ci ä sa base moino. ilais los foetus emprisonnös soul relenus el no tardent pas ä succomber; quant a la mere, on doit fatalement prövoir pour ello I'nne ou l'aulre des lenninaisons que nous avons fail connailro a propos dos grandes femelles.
On a vu que les efforts expulsifs pcuvent ölre assoz intenses pour amener la sortie do la corno döbarrassöe de son conlenu. liappelons aussi que la moil pent elrc ainonee a brcl'dclai par l'ötranglementqui rösulle de la torsion. Gelte mort, Ires rapide, no paralt pas avoir 6tö signalde jusqu'ä pr6sent chcz los grandes femelles.
Nous pensons, an moins en ce qui coucerno la chienne el la c/ia/le, que les sanls do has en haul, suivis iinmcdialemenl d'uno clinic, parce qu'il y a ou effort insuflisanl de la pari de la femelle, doivcnl conslituor la cause principale do la torsion utörine. Qu'amve-t-il, en effet, lorsque la chienne on la chatte no tenant pas suflisam-ment complc do son augmentation do poids, ou trahio par scs forces, veut s'elanccr sur un siege, sur line lable, etc.? Xc parvcnaal pas a allcindro sun but, ello relomho plus on moins lonrdeincnl, mais ce
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DIBLIOORAPHIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;499
n'est pas sans fairo tons sns efforts pour retomber SUP 808 pallos, nt pour cola, olle so jollo souvcnl do cötö, en effocluant snr elle-mömo nn ([iiart do Lour OU nn doini-tonr do rotation, L'ulörus, rondn moins nioljilo par son poids, penl, roster indojiondanl do CO inonvoinonl; il cpronvc done nn conunonccnicnl do torsion, (pie le choc resnllanl de la cbnle poutaccentuordavantago.— D'aulro part, qu'une chatte toinbc d'un drbro, d'un promior ötago et quelquofois do plus haut, olio pourra, avant do lonelier lerro, lonrner sur olle-nieinc plusiours Ibis : nne torsion uterine plus on nioins compliquee pourra ögaloment s'eu snivre.
Dans le eas on, (Haut appolö de suile apros nu accident do colto nature, ct eclairo par le volume et la sensihilite du'ventro, on viendrait ä sonpronuer une rotation do I'litorus sur son axe, on pourrait ossayor la reduction en agissant ö Iravers la paroi abdominale. En eas do non-renssile, il resterait la rossourco do la gaslrotomio on laparotomie.
Cost encore äeelto operation qn'il faudrait recourir lorsd'accouche-incnt reudu impossible par la torsion do I'lilcnis ; mais rion n'empö-chorait, dans 1'un commo dans rautre eas, d'essayer tont d'abord le roulomontdu corps de la fomollo, ou mieux encore sa rotation apres I'avoir suspendue par les membres posterieurs. En la tournant vive-nieut, et l'arrölanl d'uno fagon subito, on pourrail peul-etre obtenirla dötorsion. Malheurousemont, il sera presquo toujours fort diriicile do savoir dans quel sens on dovra agir, laute do connattre le sons do la torsion ollo-ni6mo, et Ton dovra tälunner quelquo pen pour operer rationnellemenl.
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IM BLIOGRA PHIE
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i.
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Il llMi; l)K I. UTKIIUS.
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500
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DYSTOCIE MATEltNELLE.
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PnANoä; Hornie partlello do l'utörusi ddvoloppement lt;ilaquo; trols fostus laquo;lans la partio
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TOIISION 1)E L'UTERUS CHEZ LA VACI1E ET T.A IHIKDIS.
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BIBLIOGRAPHIE.
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SOI
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DY8T0CIE MATERNELLE.
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p. 288,
Les ouvragos dc Bauheistrr ct Rubfp, di^ Lanzillotti-Buonsanti, da Flghino, do Franck, font, en outre, connaltro d'autros travnux de ErgolanIi Gieher, Omveho, Les-bomha, Bocoo, Weber, vötörlnalro alleraand, Wbidbmann, VVeqebbR) etc., etc., sur lo intine sujot.
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AI/miATlONS MORDIDES DES ORGANES GENITAUX.
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IV. — ToiiSION UK LUTGRUS (Alt:/. IA JUMENTi
üumiomme; l'roots-vorbaux da la Soc. vut. do I'Vonuo, janvior 1860.— Obsorv. cit6o
par Mi Goluaux, Monographis. CaNU ; ün cas do torsion du col do la inali'ico clioz la jumoiit; In llccueil de mc'd. vM.,
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A la fin do I'articlo. Hamoxj Lottro au rodactiuir; in Iteeueil de mid, vet., 1800, p. 042. Li; BedDE; Sur uno cause pou connuo do dystocio clioz la jmnont; in Bulletin de la Soc.
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1881, p. 48. ScilMlDTi Torsion do l'utörus clioz la Jumont; in Recueil de mcd. vat., 1804, p. 290. —
Voy. aussi, memo recueil, meine annee, p. 714. TiBsiniANT (G,)j Do la rourburo consecutive it la piirturltion chez la jument; in Journal
des vit. du Midi, 1810, p. 337 ; voy. 2quot; observation, p. 34:i.
V. — Toiision DE r.'rniinis CHEZ LE8 PETITE8 ruMKi.i.r.s.
Gvillebeau; Torsion do I'utörus clioz uno cliienno; In Archives vitivinaires, 1882, p. 301.
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CHAP1TRE III
DYSTOCIE PAH ALTERATIONS MORBIDES DES ORGANES
GfiNITAÜX.
Dans co chapitre, nous ötudieronslesobstacles riuc peuventapporlor b. 1'accouchement : 1deg; les tumem-s dövöloppöes dans los organes yöni-laux do la fomollo; 2deg; les hernies do la vossie; 3deg; la tigidilS du col',
4deg; los degenirescenves morbides do ccL organo; 5quot; son obiUcvatlon.
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Tumeurs utöro-vaginales.
Les tumeurs ulöro-vaginales sont rares clioz nos fomollos domesti-quos. L'ouvrage do Rainard, si complet pour l'öpoque oil it parut, n'en contlent qu'une seulc observation, duo ä Jeanroy, et publiöc en I82S, dans 1c Itccueil de inidcclne velerinaire. Depuis cetlo öpoquo, mi certuin noinbre do fails out 616 recuoillis, nolammeut par Gartwright (1849),
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;i04
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nYSTOCIE MATERNELLE.
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Delhayogt;Dohvart(lsri3)gt; Leconte(1856), A.yrauU(i8ö7), Liautard (1809), Howeil (1861),Fleury(1863),Dayot(1877), Barbier et Nocard (1880), etc, qni prouvent (iuo cotlo cause do dyslocio mcriln de fixer ['attention des praticiens.
Nous n'avons pas ä faire ici I'histoiro complele do ces tumeurs; ello apparlionl ä la pathologie ct surtout a I'anatomie pathologique; nous n'avons ä los envisager qn'au point de vue des obstacles inaleriols qu'eiles peuvent apporter ä l'accouchement.
A co point de vuo, ellos donncnt lieu aux considerations generales suivanles :
1quot; Selon lew sier/e, — vagin, col, corps ou comes de I'uldrus, — clles peuvent avoir pour raccoucliement des consequences ties diflVh'entes. — Cellos qui se developpent dans les comes peuvent, en alterant la structure des parois uterines, s'opposor plus on tnoins ä {'ampliation de l'organe, nuire ä la nutrition du fojtus, ct provoquor ineme son expulsion avaut lermo ; inais, si ellos n'ont pas empeche la gestation do suivre sou cours regulier, le moment du part venu, celui-ci pourra s'effectuor nalurellement. Le foßtus, placö en arriere de la tumeur, Irouvc le passage libre, et si l'accouchement esl plus long, [jIiis labo-rieux qu'ö l'ordinaire, e'est uniqunmenl iorsque la production patlio-logiquo a altörö la texture do la tunique musculeuse, d'od peut resuller une diminution dans l'efflcacitö de sa contraction.
.Mais il n'en est plus do nioine qnand la tumeur siege plus posterieu-rement. Si eile est iniplanlee clireclement stir leco/, eile opposera a sa dilatation un obstacle quelquofois insurmontable. Si olle esl situee en avaut du col, mais dans soil voisinage, pour pen qu'elle jouisso d'une cerlaine mobility, eile pönötrera coinme un bouchon dans I'oriflce dilate el reiulra la sortie du foetus iinpossiblo, laut qu'on n'aura pas, par un moyon on parun aulre, dösobslruö cet orilice. Hnliu, si ello occupo 1c vagin, eile rölreclra la flliöre pelvienne, et opposera a l'accouchement un obstacle qui sera ou raison composde de son volume et de sa consislance.
2quot; Suivant leur mode d'implanlation, ces tumeurs peuvent etre en plaques, sessilcs ou pediculees.
Les tumeurs en plaques, gdndralement do nature maligne, soul ex-cessivemenf graves pour la vie do la femelle; mais elles sont rarement la cause d'accouchemenls laborleux. I,e plus souvent la femelle qui les porte ne conceit pas, bien qu'elle puissedevenir souvent en chaleurs; si ello concoit, ello porte rarement jusqu'ä terme; etenfln, si, par basard, olle arrive a terme, le part s'effectue normalement, ä moins quo la tumeur ne siege surlo vagin, ce c|ui esl rare, ou sur le col, ce qui renlre dans un cas quo nous eludieroiis ci-apres (V. Oeijänerescences du col).
Les tumours bien circonscrilcs, mais sessiks, sont, toules choses Ögules d'ailleiirs, beaucoup plus graves quo les lumeuv* pe/llculres. Cos dernieres peuvent elre plus ou moins facilement deplacees; quelque-
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ALTlilUTIONS MORDinrCS DF.S ORfiANES GENITAUX.
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fois cc döplacomont s'ofToctiio do lui-moino; souvent il snffit do los rcpoussor en avant du dölroit antärleur, on de los altirciquot; on dohors do la vulvo, suivant lour point d'implunlation, pour quo raccoucho-mcnt dovionno possible ; et, dans les cas oü cola no suflil pas, les operations quo Ton pent avoir ä pratiqnor surolles sont plus simples, plus facilos et moius dangorouses quo si cos tnmeurs tienuenl aux organcs gönitaux par nno base largo et mal delimitöo.
3deg; Selon leurconsistance, #9632;—11 osldo cos tumours, cominc les fibrdmes, qul sont tellement dnros, quota compression la jdus forte no pent lour faire subir qu'uno reduclion insignitianle; d'aulres, an contraire, comme certains condylomos on papillönies, sont assez mollos pour s'aplatir aisönienl sous la prossion du fdUiis.
Lo laquo;Uns'iiosUr do ces tumours ost loin d'ßtrc toujonrs facile. — Chez la femme, lo niödeciu pout etro qnelqnefois ä meine d'en rechcrcher roxistence et d'en determiner la nature pendant lo cours do la gros-scsse, ct il pout, des lors, so preparor ä l'avanco ä parer aux difücultös qui so presenleronl plus tard. Chez nos fomolles animalos, il n'en ost point ainsi; c'ost toujonrs an niomcnt meine du part, an milieu du trouble qui accompagne inövltablement une parturition laborleuse, qn'on est appele ä so prononcor.
Comme compensation, choz nos grandes foniclles, I'exploration di-rocte osl plus facile quo choz la femme ; la main tout entirre penelro aisc-ment dans les organos gßnilanx; olio pent en explorer toutes les regions, et Ton acquiert ainsi des notions prJlaquo;ilaquo;ases pour le diagnostic, lo pronostic cllo traitement.
Mais il faut quo colte exploration soil, complöte et (rfcs attentive; car les erreurs do diagnostic sont, facilos ot, elles ponvent avoir les plus graves consequences. Malbeureusement, nous no ponvons donner ä cot ('gard quo des indications livs giinerales; e'est a chaqne praticien i\ faire, en son parliculier, I'dduealion de sa main, alin do so rendro un comptc exact des sensations qu'il epronve.
11 s'attachera done ä distinguer, par lo lonelier, la tuincur patholo-gi((no do cello formoo par la poche des eanx on par quelqu'une des parties du foetus couverte on non do ses enveloppes; il s'elforcera d'en determiner le siege, lo volume, la ronsistanco, le mode d'implan-talion, et, antant quo possible, la nature.
Indicationlaquo;. — Los indications fonrnlos par ces sortos d'obstaclos sont assez variables, selon les diverses circonstancos quo nous venous d'c'iiumerer. Tantöt on pent agir diroctemont sur la tuineur, de ma-niere Ji on debarrasser la filiere pelvionuo; d'antres fois, en raison do sa position el do sa nature, cllo öcbappo ä tonte action directo, el Ton u'a do prise quo sur lo foetus.
Lorsqu'elle est situee dans le vagin et assez pros do I'orifico vulvaire, olio est parfois repoussco an dohors ä inesuro quo le frelus s'engago, on bien cllo pout etro saisie, soil avec la main, soil avoc des pinces, et
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amenöe ü l'extörleur. On iiout alors, sulvant les circonslancos, la vidcr, Tcxlirper, on siinploincnl la porter de cölo, do niaiiiLTO ü dögager lo passage.
Si olio csl siluöo au dolä du col, ol si ello jouit d'uno assoz grando mobililö, on pout la repousser on avant du dälroit, dans lequel on attire aussitot los parties du foetus qul sc prösentent, Gelui-ci, on s'cn-gagcant, inaiiiliendra la tumeur reduilc, et souvent cola sufflra pour (pio l'accoucbement devienne possible.
Lorsqu'il s'agit d'un kyste, nno siinjjlc ponetion, ä l'aido du blstouri ou du trocart, pennet I'ovacuation du liquide; la tumeur s'alfaisso, et raecouchoment s'eircclue.
S'agjt-il d'un polype pediculö? On pouts'cn döbarrasser iminediate-ment par l'extirpalion, lorsque, toutefois, lo pedicule csl asscz facilo-tnent accessible. On a alors lo choix entre des moyens assez nom-breux, savoir:
Iquot; La section pure et simple du #9632;pidicule. Ge inoj'en, qui parait lo plus expeditif, n'est pas toujours lo plus avantageux; il expose aux dangers d'une hemorrhagio inlerne, d'autant plus grave qu'il csl fortdifllcile, cu göiiöral, de porler surla iraquo;laio los agents hemoslalicpies.
2deg; La lirjalure du pedicule, soiten masse, soil on plusieurs faisceanx, pröalablemont ä l'extirpation. Ce inoyon, cmployö avec succes par M. G. Floury, M. Dayet et M. Barbier, n'a pas los mömes dangers que l'oxcision simple, et quoiqu'il soil d'une exöciilion plus longue ot plus diffleiie, il mörilc, et de beaueoup, la pröforonce, — surlout si I'on emploie la ligature elaslique.
t{0 Si I'on avail ä sa disposition l'öcraseur de Gbassaignac, ou tont autre analogue, Väcrasement Hnäaire dovrail, ä noire avis, elro preferö ä tous les autros moyens. 11 no nous parait pas boaueoup plus difficile ä executor quo l'excision; il donne, au point de vue de l'hemor-rbagie, au moins aulanl de securilö quo la ligature, et sos suites sont beaueoup plus simples.
4deg; On a encore propose Varrachement de la tumour; mais co moyen no saurait ölre consoillö quo pour les polypes k base Ires elroilc, fragiles, el silues trop proroiulcinont pourqu'on puisse porter sur euxune ligature on rccraseur. On pourrail egalemont nliliser la torsion.
3quot; Lorsque la tumeur ost dure el sessile, les moyens qui precodent ne peuvent plus 6lre employes; mais il arrive parfois qu'elle n'aque des adbörences assez laches avoc les lissus ainbianls. On pent alors faire ä sa surface line longue incision, puis dilacerer avoc les doigls le tissu cellulaire qui I'entoure. On reussit quelquefois ainsi ä Venucleet' clä i'amener an dehors, soil ohlirre, soil apres l'avoir fragmenlöo, si eile csl trop volutninouse pour sorlir tout d'un bloc.
0deg; Enfln, si ces moyens n'outpas nhissi, on si la nature clla position do la lumeur no permoltonl iias d'y recourir, il ne roste plus qu'ä choi-sir entre Vembryotomie et ['operation cesarienne.
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Al.TKItATin.NS MORDIDES nKS ORÖANBS QlSNITAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ö07
Tolles sont los indications yönöralos qul rösullont tie la presonco do liunours morbides dans los oi'ganos do la sönöralion; nous allons rc-vonir, cn quokitios mots, sur collos qul onl döja etc obsorvöos en mödo-cine vötcrinairo, et qul peuvenl domior licu ä iiiie!f[iies consideralions utiles au point do vue pratique.
Cancer, carcinome, sarcome. — Bion quo rare, le cancer do la ma-Irico, — carcinome ou sarcöme, — n'cst copendant point inconnn dans nolro medecine. Plusieurs völörinairos, parnii lesqnels Lcblanc, ricllö, Berger, on out recuoilli dos oxemples; mais leurs observations, ires interessantes au point de vue anatomo-pathologique, n'ont aueun rapport avoc robslelriquo, el nous ne coniiaissons aucun cas d'aecou-chement rondu laborioux par dos tumours de cotte nature siegcanlsur los parois utöriues. Nous no pouvons done rion ajouler ä ce (jue nous avons (lit dans los gönöralitös rclalivoincnt ü celto cause de dyslocio. II n'en ost plus de momo ([iiand la dögencresccnce äsen siege sur 1c col; alors olle devient un obstacle serieux et souvont slgnalö. Nous y re-viendrons i)lus loin, dans un article special.
PiBROMES, — Cotte neoplasio parait etro plus commune quo los pre-cedenlos; et, co qui la rend plus inleressanlo pour nous, c'estqu'elle a öt6 assez souvont la cause do difücnltes plus ou moins graves au moment de la parturition. Nous croyons devoir presenter ici une analyse sommaire do cellos do cos observations qui ollroul lo plus d'intci'fit an point de vue obstetrical.
Iro Odservation. — Jeanroy. — Vache on travail do parturition. — Le veau est cn bomio position ; un empirique, appeld d'abord, avail arrachö la lute. II exlslait on mdme temps une ascito. — Poijclion do I'abdomen, qui donne issue ä 20 litres do liquide. — Par I'exploration de la matrice, on reconnatl laquo; qu'un polype do la gbosseur d'une mesure do la conlenance do 2 litres occupe la rdgion supörieure de col organe. raquo; On porte un blstouri bontonnö jusquo sur la tumeur; on la laquo; coupe on grande pavtie, raquo; ol 1'on exlirpo lo reste par arra-chement. — Pas d'autres details sur rotte operation, qui ful, du roste, suivie d'uii ptcin siioeos. En olTi'l, le laquo; polype raquo; uno l'ois eidovö, Jeanroy put I'aci-lenicnl aiuonor avec la main les restes dn veau. Deux mois apr^s, la vache, complMement guorio, roccvail lo laureau; et, ontin, apros celto operation, laquo; olio a mis has trois fois sans aucun accidentraquo;.
II0 Obsbrvation. #9632;— Lemaitre. — Pouliehe ft.g6e do 18 mois. — Symptdmes föbriles inddterminös; 6couleinent rougetttre par la vulve; coliques, efforts expnlsifs, bien quo la böte ne soli pus pleine. — La main, introiluile dans la tnatrice, reconnatl une masse cliarnue, tixöe par un pödicule ölroil a la parol gauche do l'organe, ä J.'i centimetres environ de I'oriQce, an volsinage do la corne. — Extirpation de la production morbide par rarrachement, combind avec la torsion. — (iiu'rison complole sept Jours apres t'opoiatiou. — La tumeur pesait 2 kilogrammes.
liieu quo la I'emolle no tnl pas en ölal de gestation, nous avons cru devoir donnor place a cello observation, h cause du piocodö oporatuirc cmployö dans ce cas.
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Ill0 OnsF.nvATio.N. — Lkaux. — Varhe, plolne clo sopt mois, so livre u des cfloi'ts expulsllls violents. — Le vagin ost libre; mais le col est resserrö au point do no permellre l'inlroduolion iiuu (run geul doigt. — Expectation! — Lo Ipmloinaiu, la vaclio osl morte; ou trouve dsrrlöre ulki im todis raquo;laus ses on-veloppes et uno lunisur rejelSe spontanäniont sn mönie temps que le l'cutus. — Gelle luiiiour, d'un rouge-brun, mollasse, pouvail iiosur .'i kilof;. Elle pa-rut uiru do nature (Ibreuse. Elle etail cribläe de vaouoles, contenant un liquide seroux.
IV0 Odskiivation, — Cahtwhight. — Co vt'leriuaire a cnlevi'j du vagin d'une vache line tumour polypeuse du poiils de 12 onces (360 grammes), iongiio do 12 centimetres, large de 8. Getle tumour elait lixee, par un pödicule assez large, au plancbor du vagin, d quelques polices en arriöre du meat urinaire. On la lit loinber par l'applicatioti de plusieurs ligatures successives. La gueri-son fut complele.
V0 Obskrvation. — Deluavk, — Vache en travail do part dopuia donzo heures; I'exploi'ation fait reconnattro un polype d'un volume peu commun, obstruant complötement le col uierin, sur loquol il esl implants. M. Delhaye pratique do suite une incision qui lui permol crintroduire la main laquo; enlrc lo eol de la matrice et la substance memo du polype, el, par une manipulation de pen de dnree, il parvicnt ä I'isuler loul a fait de ses adliercnees el a i'attirer au dehors. raquo; l)i.\ minutes apres, la parturition s'eU'ectuail spontandmeut, la mere el, 1c petit elaient en bonne saute.
XT' üiisKHVATKi.v. — Dblwart. — Polype implantd sur I'exlremite pesterieuro do la paroi införieure du vagin. Pendant los douleurs, il vienl faire lieruie au dehors, A premiere vue, il aurait pu faire croire a un renversomönt du vagin ; mais I'exploralion lit reconnaltre la nature do ralti'raliun. 1,'extirpalion en fut des plus simples el suivie d'un pari facile el normal.
VII0 Observation. —#9632; Leconte. — Gönisse de deux aus, en etat de gestation avancee. Polypes multiples dn vagin, si volumiuenx qu'ils font saillie liors dc la vulve quaiul la böte esl couehöe. Le plus gros mosurail 10 a 12 ceulimelres de diametre : son pedicide avail la grosseurdu ponce. Onattencl l'öpoque du part pour en faire i'extirpation; olle a lieu par excision et arrachemenl. — On ne domic pas d'autres delails sur cette operation, non jdus quo sur la parturition et scs suites, qui sans doute furenl beurouses,
VIIIquot; Observation, — Fabry, — Gönisse diquot; vingl mois. — Kfforls expulsifs violents, dont la cause est d'ttbord niocnnnue. I,'exploration (It reconnaltre, ä la paroi superionrc du vagin, une tumeur oblongue, lluctnante, du volume du bras, i'ölreoissanl lo vagin au point do permeltre a peine au doigt do s'ongager au dela du meat urinaire. — Pas de trailomout; la hole fnl sacriliee pour la boucherie. — La lumenr se pivdongoait piS(|u'au col de la malrico ; olle I'on-fennail une matifere purulente, noirAtre, fötide, onkyslöo dans une membrane noirätre. laquo; Les parnis de la malrico exlraordinairement epaissies enserralent un ('norme caillot d'oxsudalion, produit d'uue inflammation anoieune, raquo;
IXquot; Observation. — Fleury, — Vache en travail do parturition depuis neuf heures. A chaque douleur apparait, onlro li's levres do la vulve, en memo temps quo les membres anlerienrs du fnetus, une tumeur splieroulo, volurni-nense. Pour explorer, il faul refonler cello tumour en avaut, jusque dans la malrico. La töle du fcelUS esl renversöe sur le dos ; son mullo louche la region sous-lornbairc do la mere. — On ahaisse colte partic, on applique sur ellc uno
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iinso do corde, pasiöe derrlöro l'ocolpul ft los oreillos; on fall tlrar, et l'enoolaquo; lure s'iilloiiye dans le bassiUi La inaiti ^iiLicho de l'opärateur iiiainliunl la lumour rclouleo dans l'lntörleur de l'ulürns, etl avant du dclioit, pendant (ino les aides, tiraul sur llaquo;s lacs, anu'iicnl sans grands nffuits, grftee ii rninpleur du bassiu ni an peiii volume du liuius, im veau viable lt;'t bien conform^.
Lo pari ainsi beureusetnent lerniinö, il reslu la tumour, qu'on trouvo u alia-chee par un pödicule trös court, niais tres epais, on dedans nl presque sur la marge du roI, on has et sur le cöiö gauebe.raquo; GrAoe ä la mobililä de l'ulörus, eile peul elro aüirec jusqu'au dehors de la vulve. La, eile est fixöe par les mains do doux aides, tandis quo I'opeialeur, anned'un carreleld'emballeur muni dans son clias d'une forte et longue ficelle, traverse le pöilieule dans son milieu, et l'ötreiut forloment dans une double ligature eiiorgii|iieineiil serree. lt;( En deux coups de lustouri, le pediciihi ost tranclie ä '6 coulinuHres en arriero des ligatures, qul, renlraul aussilol, no l.iissonl, plus voir ii rextörieur, coniine vestiges de roperation, quo los l)Oiits des (Icelies, menagöcs longiies ä dessein. raquo;
Lo rosultal l'ut dos plus lioureux : douze jours apii's l'op(sect;ratlon, la vacho 6tait coinpletement retablic.
Comino details analomo-patliologiqnes, nolens les suivanls : laquo; Tumour oblongue, bossueo, dure, resislanto, divisee en deux globes, raquo; reoouvorte par la nmqueuse, qul lui est pen adböroute. Son poids ost do ;i',.')0O; son grand diamolre mesure 26 cenlimötres. Uno scissure profondo la divise on doux lobes inegaux. Incisöe, olle crie sous lo bistonri laquo; comma nu fruit vert et charnu, raquo; et laisse econlor un liquide söreux, jaunälro, sor(i d'une cavilö inlerioure, crousöe pros de l'extreniite opposoe au pödicule. Au pourtour de celto laquo; ca-vcrne, raquo; lo lissu fibreux, mou et rose, fournlt par la pression un liquide gri-siUro, opaque, miscible ä l'ean, laquo;pie Ton rencontre encore dans un autre point de latuincur. Mais les sept dixiemes de la nöoplasie sonl lonnös par un tissn fibreux, dense, blanc mat, dispose on rayons irröguliers ou en lourbillonscon-conlriques, qul rossomblenl assez bien ii des |)olotoi)S do (11, L'o.Nanien micros-oopique n'a pas etö fait; niais il nous somble ijuo, d'apres les caractores qui vienuent d'etre iiuliquös, cetle production doit ölre rangöe dans la classe des fibrömcs.
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X0 Observation. — BMuiRNomii et Arloixg. — Vacho ägee do treizo ans; a mis Las il y a qninze mois; la part a etö natural; ou la croit pleino dc cinq mois, Elle est lomböo malade subitemont. SoupfOnnant un avortemenl, M. Barbenoire introduil son bras dans 1'uldrus, dont lo col, tres rcssorre, a du elre pröalablement debridö : il reconuail la presence d'une enorme lumcur, Ires consislanle, qu'il s'ofl'oice en vain d'extirper. — La böte etant morte le lendeniaiu do cetle exploration, apres quatre jours dc soull'rances, des suites d'une mötrorrliagie survonue saus causes counuos, ou trouvc, ii I'aulopsie, la tumour outierement coutonno dans lo corps do rulerus, a rexcejition d'un appeudicc assez volumineux, laquo; qui se Irouve etrangle a 1'origiue nioine do la coma gaucbe, raquo; dans laquolle il so prolonge. 11 n'est rien (lit du modo d'iu-serlion da nöoplasme sur les parois uterines.
Mlt; Arloing, qui a eludiö cette production morbide, donne ä ce sujet les dötails suivanls ;
Tumour ovoido, mamelonin'e, parcouruc par des scissures ou sillous, dont un, plus prononce, delimite cot appendice imWqnv Yiar M. Barbenoire comme se prolongcant dans la come gaucbe; hörissöe do potils prolongemonts (ibro-vasculaires, par lesquelsello se grodait, sans doule, sur les parois uterines. Sou diametre longitudinal mesure ;t,'icontiinetres;lolransveisal,20 centimiires;son poids est de 6k,0IO. Le tissn qui la compose est dur, ivsistanl, et crie sous le scalpel; ilprcscnte l'aspect ßbraux : sa deusiteost a pen pros pai'toutlameme; sa coulcur est en gönöral d'un blanc mat ou nacre, et dans quelquos points.
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cVun rose lendre, i-oso vlf, carmin on violet, snivanl le degrd do vascularisa-tion. Cette vascularisalion, Ires considörable ii la surface, dirnimio a mosure qn'on s'approcho du centre de la tumeur. Au microscope, la neoplasic so inonlro fünnee, dans loule sou epaisseur, do liln-os lines, loilgues ol paralleles, sar le (rajei descjuelles se voienl lies dilalalions foncöes, röpondant a dos noj'aux que la soude caustique rend visibles. Cos Qbres se rrunissont on fais-coaux, qui s'entre-croisent do diverses inanieros. Oil y ifouve en outre des collides on corps fuslformes et des corps ylohideux a contours loiices et un pmi Irrfiguliers. D'apres cos caractöres, M. Arloiug conclul que cette innienr est un llbröme.
XI0 Observation. —#9632; Howkll. — Nous no connalssons do colto observation que I'analyso ires breve qui en a ete donneo dansles Annalesclemädecins \gt;6U-rinaire (18Ö9). Voici ce qu'on y lit, sous ce litre : Tumeur dans k vagin d'une vache.
u La lumour lii obstacle au part; eile permit ii poine de toucher le col de la matrice. nn tun la var.be, La tunieur, do formo ovo'iclo, mesurail lb ponces do long (0m,373), 7 de largo (0m,17B) el 23 de contour (0m,02b). I^llo pesail 21 livres (9k,4i3), raquo;
XII0 Observation. — Dayet. — Ayimi elö appelo pour reni6dier, chez one vache qui avail mis lias six mois auparavant, a ce que l'on croyail ötre un renversomenl du vagin, ce v6tärlnaire vil an deborsdo la vulve un corps sph6-rique dn volume de la töte d'un homme, do couleur grisä-tre, avec quelques plaques brunes, et ayant en eU'el, ä premiere vue, beaucoup do ressoinblance avcc nu rcuversemeul du vagin dalanl do la veille; toutefois relic masse cl.iii allaclico an plancber inferieur du vagin, b 6 centimölres on avanl du meal urinairc, par un p6dicule cylindriquo, do •gt; centimötros de diamötro, ce qui eloiguaii immeilialomeiii, cetto icl6e. Corame renseignemenl, M. Dayet appril quo, depuis sou völage, la vache avail, souvent rcjelö des niatiercs on decoinposilion ; un pen plus lard, quaml ello elail, coucbee. Oil apercovail I'reijnemineul, eutre los levies de la valve, line tumeur rOUgeAtro ilu volume dn poiug, qui disparaissait dös que la vache si1 levait. Le matin meme, la tumeur s'ötait montröe au debors aprös des efforts expulsifs considörablos.
tue ligature double I'm appliquöe sur lo pödicule, lies pros do la muqueuso vaginale, puls, d'un coup de bistouri, on en lit I'excisiou. La tumeur jiosaii :i kilogrammes ; laquo; eile 6tail formöo d'une substance lardacee, no criant pas sous lo scalpel raquo;, creusfie do troiscavit6s qui auraioiil pii admettre chacune mi a'ut do poule, et laquo;pii 6taient laquo; remplies d'un liquide citrln, limpide, ayant uno grande ressemblance, comme aspect, avec Turine. raquo;
Xlll1' Observation. — llAiuai.ii et Nocahd. — I'mo vache venaitde velor facilc-ment, raais on avail, vu apparattre, prdcöclanl le veau, uno (/rosse boule quo M. Barbier, appelö a rexaminer, reconnut Ctre uno tumeur assez röguliöre-ment evoi'de, donl le diamitre longitudinal ötail do oi centimetres, el le transversal de -#9632;'!. Dun gris rougeiltre, ires dure, rdsistante et insensible a la prossion, eile s'inserait par un courl pddicule h la base et un pea ft droite dn col de l'iiienis. Celui-ci, enlralnd parlo poids do la tumeur, apparais-sail ä l'entrde tie la valve; la vache, fatigudo par les liraillemeuts qu'elle oprouviiii, rest ail de 1)0111 pendant lies peu de temps. — laquo;A I'aido d'une grande aiguille ii suture, dit M. Barbier, je passai une anse double do fouet ehe au milieu dn pedoucnle, otje liai dnergiquemont mes deux chefs de chaque cole.raquo; La section do Id base do la luinenr fill falle hnit heures aprös, et no donna qu'uno faible hdmorrhagie bientöt comprim6e' — La masse morbide pesail li)k,äOO; ello no s'olait Jamals reveleo par des symptdmes blen caruclo-
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risliqiics : im dirr du jiropnrlaire, pai'fols l.'i vacbo nrinail avoo diffloullö, et, ileux ruuis avant lo part, elh; avail eu quelquos ofTorls qui flront craindro un avorleini'iil.
M. Nocard a fait IVxamon anatomique de cello lumour, el a reconnu sur los coii|ios ['aspect du lissu flbreux ancien, d'une density considörable el d'une (lurciij ligiifLisc : o'ötail oe que, on dinique, on aomme corps fibreux du l'utei'us.
Relalivoinonl ä la structure do cos tumours, au sujct do laquelle los observations pröcödentea donnent ddjd quelquos ronseignomenls ulilos, volcl co quo disent MM. Oreslo vl Falconio, dans lours Etudes sur les nöoplasies lt;) inasne distincle chez fes animaux,
laquo;La parlie /iasilt;/ucdo cos tumours osl consliluöo par du lissu connoc-tif, qul peut so prösenler avec los caraclßres histologiques dos variölös areolairo, imiquouso ou tendinouso. l.es übros de ce lissu, fortomenl iulriquccs, eiili'cinßiöcs do corpusculos on cellules do lissu conncclif, sent cimenlöos par uno substance inler-ölömentaire amorphe, plus ou moins abondaate, laquelle contribuo beaueoup {laugmentor la consis-lance du nöoplasmo el lui donne l'aspoct blaue mat ou nacrö, comme s'il elail formö de lissu cartllagineux. Les corpusculos du tissu connoc-tifqui forme ces tumours sont quelquofois considörftblomonl grossls, hyperlrophiös,., Getto disposition so romarque surloul danslosübrö-mes de I'lilerus, lesquels subissonl quelquofois la transformation enr-tilagineuse, ainsi quo l'anotö, on I8quot;).'i, lo professeur Ercolani, dansun libromo uleriu de la vaclio.
laquo; Cos tumours pronnent naissance dans lo lissu connectif sous-mu-quoux ou suus-sereux, ou bleu dans l'öpaissour meine des parois de l'utörus. Daus ce deruior cas, lo Qbröme devientrarement pedicule; il resle presque loujours sessile. Le übrömo de l'utörus qui prond nais-
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iance sous la muqueuso osl iui-m6me d'abord sessile et se montre couvort de la muqueuse utörino; mais, ö mesure qu'il grossit, il se pödiculise... Les (Ibrömes de l'utörus, comme ceux du vagin, sonl tantöt recouvorls par la muqueuso, tantöt exuböranls au dohors de cello-ci. Ils sonl scssiles ou pedicules, de volume cl de consistance variables; lour surface esl lisse ou semblo comme fonnee par la reunion d'une mulliliulc de pelilos tuiiieurs.
laquo; Quelquefois, les librömes pedicules de l'utörus, par suite de l'allou-gemont de leur pedicule, sortent de la cavile qui les conlienl, gagnenl le vagin, s'dcliappenl möme de colui-ci el viennent, ä la (in, pendro derriöre les fesses. Un cas de co genre a olö observe par le veleriuaire (il. Granaveri et eludiö par lo profossour Ercolani. raquo;
Le diagnostic de ces productions pathologiques no paratt pasölre bien diflicile, quand, loulefois, olles sonl accessibles ä la main de l'oxplo-raleur. Kilos onl etc assez facllement lecouuuos par los velerinaires qui nous on onl Iransmis les observaiions. Go qu'il Importe de bien dls-tinguer dans I'oxploration, c'esl d'abord la nature de la tumour, qui
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012nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T0CIE MVTEBNELLE.
pourralt 6tre, quelquefols, confondue avec quelque parlie däformde d'uu foetus monstrueux; c'ost, en second lieu, leur mode d'implanta-tion surla muqueuse. Pourcela, il faut oontournerla production pa-thologique, en passant la main partonl cntro cllo ot rutcrus ou le vagin. On arrive alnsi ä mi point oil la main no pent plus passer; par un examen allenlif, rcpetc plnsionrs fois s'il le faul, on dölimite le pödicule parlequel eile adhere aux organes, el Ton s'assuro qu'elle n'apparlienl pas au foetus.
Les observations quo nous avons rapportcos donnent iiuo idee de la nature et de lagravitc des obstacles queces productions palbologiqnes peuvent apporter ä raocouchement, ainsi quo des indications qui en resnltenl.
Ainsi, quand clles occupent le fond do I'utamp;'us, le part petit avoir lieu naturellement, commc on le voit par l'obsorvation X, oü la vachc avail mis bas sans accident quinzo mois auparavant, c'est-ä-diro äune cpo-que oil la tumeur cxislait cerlainoment d6ja, mais avec un volume beaucoup moindio sans doutc. II pent en etre do meine lorsque la tumeur siege dans le voisinago dn col utorin, et qu'elle cst donee d'une certaine mobilitc (observation XIII) : le veau la cbasse devant lui et la rojotle en debors de la vulve.
Dans I'observationIX, il a snfü de refouler en avant dn delroit an-tcrieur la ncoplasio qui, implautee au voisinago du col, ctait venue so loger dans cet oritice, pour desobstruer le canal etpormetlre au foetus do s'y engager.
Dans les observations 1, V, VI, VII, au contrairo, il a fallu, pour quo le part devlnt possible, enlever d'abord la tumour qui faisait obstacle ä la sortie du produil. Du roste, les operations qui out du etre praliquees dans ces differenls cas sent döerites avec trop pen do details pour qu'il soil possible d'en deduirc des reglos propres ä guider lo pralicien dans des circonslances analogues. Nous sommes done forces do nous en lonir, sur ce point, aux indications gcnerales quo nous avons donnöes au commencemenl do cet article. II faut cependant faire une exception en favour de M. Floury (obs. IX) et de M. Barbier (obs. XIII), qui decrivent assez exactement le manucl opöraloire qu'ils onl suivi pour enlever, apres 1c part, les tumours qu'ils ont rencoulröes, et donl la conduite pourralt etre imitöo ä I'occasioii.
Condvlomes et PAPILLOMES. — Tout lo monde connait cos vögöta-tions molles, fongueuscs ou en forme do choux-fleurs, saignant au moindre contact, so laissant ecrascr avec la plus grando facilitö, quo Ton rencontre si souvent dans lo vagin do la cliionnc, qu'ellos remplis-sent parfois completoinent, el oil olles cntrelienncnt un öcouloment sanieuxpcrp6tuel, des plusdesagreablcs. On pourrait croire qu'il y a lä un obstacle asscz s6rioiix ä la parturition cbez cetle femelle; cependant il ncparait pas on 6tre ainsi. Soil quo lesdiiennes qui pr^scnlcnt
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ALTßHATlONS MORBIDES DES 0ROANE8 GfiNIT\UX.
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ces vögölations avec un certain developpoincnt cessent d'olrc l'6con-doos) soitq\io la faible consislanco docosproduclionslcMir permeile de so laisscr aplalir, ccrasor, par la prcssion do la löto du fciilus conlro los purois osscuses du bassiu, tonjours ost-il quo nous n'avons jamais ronconlrö cotto causo do dyslocie, ot quo nous no comiaibsons aucunc observation qui la signale.
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Kvstus sßiiKux. — Ayrault a ronconlro souvciil choz la vache, unfl soiilo fois choz la juniont, des kyslcs du vagin, laquo; remplis d'uno söro-silö olaire ot limpido, dans laquellc nagent parfois des ilocons albu-minoux raquo;,
laquo; Ges kystes, ajoute cc velcrinairo, tionnont an vagin par line base trös 6troito et pödonculöo; ilsacquiürcnl la grosscur et la forme d'uno Ires grosse poire; ils so inonlront culro les levres do la vulve dans le (lüciibitiis, el rentront quand raniinal esl dobout; quelquefois ils sont assoz gros pour no pas ronlror d'eux-inomes.
quot; (lotto tuineur.,. est lissc, prcsquo Iransparente, et facile h circon-sorire avec los doigts.
m Le Irailement ost trös simple : un coup do lancelto fait sorlir le liquide, quijaillit avoc force; la poche s'aplalit, ot les parois internes, mises en rapport, so cicatrisont sans aucun aulre soin. raquo; Ges kystes no penvent done devenir un obstacle scrieux pour raccouchement. Ajoutons quo Ayrault no les a jamais vus so reproduire. ce qui est on contradiction avoc ce qu'on salt des collections süreuses qui se döve-loppent dans d'autros points do I'organisme.
Les kystes de la malr'm sont loin d'avoir cotto benignitc. Nous avons reproduit (p. 190) line trös remarquable observation de M. Liautard, qui prouvo combien ces series do tuineurs pouvent etrc graves pour la I'omellc qui les porte, en möme temps qu'elle donno une bonne id(;e des diflicultös qu'eiles pouvent apporter ä la parturition. Do meme quo les libröinos, les kystes döveloppös an voisinagodu col pouvent s'engager dans cot orifice, I'obslruer compleleincnt et einpöcher le fo'tus d'y pe-netrcr. Do memo encore, il suf/ira souvont de refouler la production pathologique audolä dudötroil pour rondro librc celui-ci ot pormetlro an fa;tus do s'y engager.
On se rappelle aussi quo M. Liautard prit d'abord la tumeur pour la poclw lt;lex eau.v. G'est la uno orrour qui, on efl'et, pent ölro facilomonl commise, ot qu'il sera toujonrsbon d'evitcr par uno exploration attentive, mais dont les consequences, Dependant, no soraionl pas bien graves. La inöprise, en offel, no pourrait conduire le pralicien qnquot;a 011-vrir la prelcndue poche des eaux ; et l'dcouletnenl du liquide, en pro-dnisant ratfaisscment du kysto, rondrait la libertö an passage el per-inollraitraccoucbement. G'ost-ä-dire quelo pralicien aurait ele conduit ä remplir, sans s'en doutor, la veritable indication.
Les kystes du vagin pouvent aussi devenir la cause d'uno erreur d'un Saint-Gyd ei Vioi.ki. — Obstdlrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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.litnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DVSTOCIE MATEftNELLE,
iiiitio ffonro : ils peuvent ötre pris pour le vagln renversö. Ayrault assure quo colte orrcura 616 souvent commlse, ctil ajoute quo I'aspecl exlörleur de la lumeur, sa forme ovoido, la coulour do son enveloppe permellont de s'y möprendre facilemenl h premlöre vue. Nous verrons plus lard oorament, par un examen attontif, on pent rccliliercclle pre-tniamp;re impression urronöc.
Par conlre, on est expose ä prendro pour un kyslc la saillio que vient faire quelquefois, ;\ rinlcricur du vagin, la vessie herniee a (ravers les parois do eel organe. On comprend sans elforls les consequences re-doulables (pie pourrait avoir une sennblable confusion, el e'estco qui nous engage ä parier des clcplaccments de la vessie, lesquels peuvenl, daillours, elre aussi une cause do dyslocio.
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Hernie de la vessie.
Got accident, qui n'est pas Ires fröquent, a elö surlout conslalö choz les grandes fomelles: Lecoq (do Bayeux), Gaullet, Forthomme, Pressocq, Chariot, Taylor, MM. Ganu pore et Ills, Violet, lliviere, I'ichon, Uonnaricix, Longlen l'onl signalö on en out public des observations interessantes. II pent se presenter sous des aspects divers: 1deg; le renvcrsemenl du vagin esl susceptible, chez la fomelle en elat do gestation aussi bien quo chez celle donl la mise-bas dale de plus ou inoins longtemps, do s'accompagner on so compliqucr d'un deplaceinenl do la vessie : celle-ci arrivant ä franchir la vulve, pent prendre, par I'accumulation do I'urine, un devoloppemonl considerable, qui, non seuleinonl rend difficile la reduction do I'organe hernie, mais pent encore opposer i la sortie du foetus un obstacle sörieux; 2deg; la vessie dans son elal do vacuite pent, par une contraction spasmo-dique de scs parois. so retourner conime un gant ct sortir, ainsi renversce, par le meat urinaire; li0 clle pout s'echappor, sans renvcr-sement prt'alable, par une dechirure reccnle ou ancienne do la paroi inferieure du vagin.
Dans cesdeux dorniers cas, eile vient faire, dansrinlerieur du vagin, quelquefois inöme au dehors, une saillie plus ou inoins voluinineuse, donl los caraetöres no soul pas tout a fait les meines.
Lorsque la vessie s'öchappe par le canal do l'uröthre, —#9632; ce qui n'a encore etc signal^ (pie chez la jinnenl, —on a une tuincur asscz dure, rouge, [ilissee ä sa surface, tenant an vagin par un pedicule court et etroit. Par un oxamen attontif, on ne relrouve plus le meal urinaire, mais on docouvre ;\ la surface do la lumeur deux perluis, qui ne sent autre chose que l'orilicc des ureleres, el d'oii Ton veil, suinler conti-nuellemenl un liquide, qu'ä son odeur on reconnail pour do I'urine; liquide qui pout inöme elre lance avec une cerlainc force lors des efforts expnlsifs auxquels se livre laiiimal. A ces caracleres, on pout done, par un examen bien fait, reconuailrc la nature dc I'accident
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AI.TEUATlüMs M0HÜIDE8 Ulis OKOANES QfiNITAÜX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Bio
auquol on a affaire. Un pareil renversdinont pout gurrenir au debut du part, lorsque, par suite d'uue position tlöl'octueuse du produit, los üfl'oris expulsifsIntenaes et prolongösde la femellesont impuissants ä en ainener la sorlie. I'ichon, qui a vu (rois l'ois cot accident so manifester dans de tolles circonstances, a cru pouvolr i'atlribuer ä une dilatation extraordinaire do I'urötbre, duo olle-tnöme aux manipulations iutempestlves do gens inexpörlmentös (pü, appelös a secourir la böte, avaient pris le moat uriuairo pour lo col utörin. —Chez une jument en ölat de gosiation, mais qui no manU'estalt pas do symp-tömes d'avortement, Pressecq a ögaiement constate cello dilatation excessive del'iirethre, mais sans en indiquer i'origlne. Toutefois, nous devons dire que celte circonstance ötlologiqne no so rencontre pas toujours, do sorte epic, si ello i'avoriso lo renversomonl, olio no serait ccpendant pas indispensable.
Dans les cas on la vessle sort par une öraillure des parois vaginales, o'est habituellement lorsque collos-ci out olö blossees par des crochets, qui, Implantds dans une partle quelconque du foetus, out pu lAcher prise : nous on avons vu un exemple cboz une jument que Ton aniena dans nos inlirmerios, aprös que do nombrcuses tentatlves, avec emplol do crochets, eurent ele failcs au dehors pour en operer la dölivranco. — La plaio vaginale pent aussi resnl-tor, commo cola semble otre le cas dans I'observatioii do M. Uiviore, d'uno errour du propriötaire on de toute autro porsonnc qui, pro-nant pour la poche dos eaux la tumour formeo par le renvcrsement du vagin, — avec hernie do la vessle plus ou moins distendue, — s'efforce do ponctionner cette poc/te ot n'arrivo qu'ii loser les tuniques vaginalos.
Quelle quo soil, du roste, la cause de i'accident, on constate la presence, dans lo vagin, d'uno tumour arromlio, lisso, tkictuanto, dont la couleur blanchätre — au moins dans les premiers instants — tranche sur la nuance d'un rouge plus 011 moins foncö do la muquouso avoisi-nantc. En cherchant ä la dölimiter, on sent tres bien los levros do la dechirure par laquollo olle s'est öchappöe. Ajoutons quo los efforts expulsifs peuvent la projeter en dehors do la vulve (itiviore).
Dans tons cos dcplacements, la vessle pent evideininont constitner un obstacle 11 la sortie du tetus; mais il y a aussi ä craindro, pour co reservoir, les effets des pressions, des tirailloments, qui doivont inovita-bloinent so produiro lorsque la hernie n'a pas öle röduito avant l'ac-couchomcnl.
Lo point vraiment important ici, e'est le dlagnoatlelaquo; c'ost do recon-naitre la vöritable nature do la grossonr. Lorsqu'elle a suivi la muqueuse vaginale dans son döplacement, la vossie so prösenlc ä roxtörieur, sous la forme d'unc tumour globulousc, qui augmonte rapidoment do volume par suite deraccumulation do I'tirine; la fluctuation qu'clle presonte, le pedicule plus ou moins large par lequel ello tient au plan-
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eher du vagill) le meal urinaire quo Ton aporroit cn la soulovant, — tons cos caraclörcs nc ponvonl laissor aueun doutc.
Quand la vossic s'cclmppo par uno decliiniro dos parois vaginales, ello pout, nous lo savons, roster dans le vagln ou etro projotee au dehors. Dans ce dernier cas, la hornie pourrail 6tro confonduo avee la preccdenlo; mais on reconnaüra bienlüt (lu'olle est döpourvuo de membrane muqueuse. Sauf celle dlfförence, ello presente tous los caraetöres quo nous avons indiques ci-dossus. — Soil au dehors, soil dans le vagin, l'enveloppe söreuse do la hernie, — si Ton nc tenait complo quo do co caraclcro, —pourrail aisömont la faire conl'ondro avee la poche des oau.x. Et de fait, cetteerrcura ötö corniniso. Appelc auprös d'une vache qui, depuis trois jours, öprouvait los doulours du part sans pouvoir mottro has, Chariot apercnt, en öcartanl los levres de la vulve, une tumour tendue, blanchalre et (lucluante. L'idco ne lui vinl pas quo ce put otro autre chose quo la poche dos eaux; il eu fit la ponclion... La coulour et I'odeur urineuse du liquide qui en sorlit l'eclairörent, mais trop tard. II reconnut alors, aprös ralfaisscmenl de la tumour, la decliiniro par laquollo la vessio s'etait öchappeo. La Vache etait mouranle; lo foetus vivait encore ; Chariot so döcida ä faire l'opö-ralion cösarionno abdominale; le petit ful sauvö, mais la more expira presque aussitöt.
Enfln, lorsquo lavessie so retournant comme undoiglde gant, s'est echappfJo parlo meat urinaire, eile no saurait prösenter, au moinsdans dans los premiers moments, ni volume considörablo ni fluctuation, car ello no conslituo plus un reservoir pour l'urine, qui est siinple-ment versöe ä sa surface par les uroleres dont on voit les orilices. Gependant M. Lenglen a vu, dans un cas, la tumour devenir volutnl-neuso, elaslique, tendue pendant los efforts expulsifs, — phenomene quo co pralicien n?a pu s'expliquer (pic par la presence, dans la vessio retouruec, do la courbure pelvienne du cölon. Peut-Ötre s'agissait-il plutöt de quelques anses de l'intestin gröle, beaueoup plus mobile, comme Ton sail, quo le gros cülou.
Dans une autre occasion, chez uno jumont dont lo part Int tres la-borieux, et oü la vessie s'ölait ainsi relourneo, le propriclairo, cn es-sayanl de faire renlrer cot organe qui pendait hors de la vulve, et qu'il prenait ponrla inatrico, l'avail mourtri et döchire versson fond. (Juatro jours apres l'accident, (laquo;um, ä bout de rcssources, so döcida ä faire la ligature de la partio de la vessio situce au dela des ureteres. La jumont survecut ä cette operation vraiment extraordinaire; mais eile resta ad'oclec d'une incontinence d'urine incurable.
Co fait et celui de Chariot sufflsent ädömonlrer quollcspcuvcnlötre en pareil cas les consequences d'une erreur do diagnostic, ctqucl sein le velerinaire doit apportcrä l'exanien des tumours qu'il pent rencon-trer dans le vagin au moment du pari.
L'iiuiicatton ii remplir peut se rösumerd'un mot: la reduction; c'est-
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ü-diro qii'il laut romoUro ä sa plaCDTorganedöplacö. Mais cclafisl luiii d'etre toujoura facile. — Daus io cas de liornio vulvairc, la vessio, avous-nous dit, no tarde pas h so romplir d'nrinc, de sorto quo son volume no lui porinet plus de ronlror par ronvorliiro (in! lui avail livr(5 passage (iiiand olle clait vide; dos prossions oxorcöos snr olle ne sul'lisent möine pas, dans la plupart dos cas, ü faire sorlir l'niine par lo canal de l'iircllire, loqnel.rcplie snrliii-ineine d'avanlcn arriere, so Irouvo en oulro compriine par le poids de la vessio. II faul done avoir recours au calhelerisine. G'est cc qu'ont pu faire plusieurs opö-raleurs, et nolamincnl M. Iliviöro; ce dernier n'ayanl pas de sonde ä sa disposition, so servil meine d'iine joune ponsso tie surcau, döbarrassöe de sa moolle, qu'ii introduisit dans lo canal. Une (bis video i\ l'aido de collo algalie improvisöe, la vessio repril aisemenl sa position normale.
Dans im cas ä pen pros semblable, n'ayanl pas roussi ä pratiquer le cathölerisme par suilc du diiveloppemenl considerable qu'avail acquis la vessio, Tun do nous out recours ;\ la ponclion, qu'il praliqua de la inaniero suivanto : pronanl im lin Irocart d'essai, il le lil penölrer obliquemenldans laparoi supörieure, —devonuo inferieure, — de ma-niöre ä lui faire parcourir im certain trajol entre los membranes, avant de rossortir dans l'inldrieur de la pocho, imitant ainsi la tertni-naison des nrolercs. Cello operation eul un plain succes; la vossie, ä poino video ^ moilie, so röduisil pros(|iio spontanörnent; bientöl apres la böte so campa pour minor, co qu'cllo ellectiia iialurollement, sans grands olforls, et sansparailre soulfrir.
Pratiqueo dans cos conditions, — et meine en plongeant perpendi-oulairoinont lo Irocart, pourvu quo celui-ci soil d'un polit calibre, — la ponclion do la vessie nous parail ölre une operation benigne, dont nous n'hösitons pas a recommandor remploi dans les cas idenliques au prfjcödout, c'osl-ä-diro lorsque lo calhelörismo ne peut ötro praliqnö.
On se conduirailexacloment de memo si la vessie, herniee k travers uno plaie des parois vaginales, avail 016 chassöo hors de la vulvo. Une fois vidöo de son conlenu, eile serail facile a reduire; malheureusc-inont, il resto la plaie primitive par laquello ponvent s'insinuor, dans la cavile pcrilonöalo, dos liquides capablosdo devolopper la peritonile. Cost done lä un accident de la plus haute gravilc, inais il n'osl pas fatalement inorlel, — an moins chez la vache, — ainsi qu'il resulte do i'observation publieo par M. Hiviere. Go veli'winairo altribue rimmunile donl a bönefieie sa parturiante ä co (jue la vossie, d'un diamelre plus considerable quo la plaie vaginale, s'elait (ilalec sur cllo, el s'etait opposee i la pönelration dos liquides placenlaiies. Aprts I'accouche-mont, lo röservoir urinaire ayant öle pro.jetö liors de la vidve, noire confrere qui, jusque-lä, avail ignor6 rexistonco de la cystocele, la roinlegra dans le vagin, praliqua le cathelerisme, cl put ensuite faire renlrer I'organe dans l'abdomen; la guörison fut complete.
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BISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T0CIE MATKRNELLB.
Peut-6tre y aurait-il lieu, le cas ('chöant, d'imiter la conduito invo-lontaire do M. Rlviöre, en no vidantpas complöteinent la vessio de son contenn, ot en no reduisant. qu'apres raccouchemont : qnelqnos points do suture pourraicnl ensuile complctor honrcusoment l'opöralion.
Dans lo caa qu'il nous a elc donnc; d'obscrvor choz la jnmont, la vossio, i\ peu pros vide, so monlrait seiilomont pendant les odbrls ox-pulsifa onlro los lovres do la plaio vaginale : la paliente a snecombö aidant ä röpnisoinenl rösullant d'nn part oxlrömemont laborioux ot prolonge, qn'anx suites de cette perforation.
Lorsque la vessio s'est echappöe par le meat urinairo, les efforts ex-pulsifs de la femello peuvont rondre sa röduetion impossible avantl'ac-couchomont. Selon M. Lenglen, il en serait loujours ainsi, landis quo, au contrairo, M. Canu Ills declare avoir constamment reussi ä pra-tiquor cette operation qui, solon lui, s'imposo forcemcnt.D'autre part, M. Plchon, sur trois cas observes choz la jumonl, a pu reduire trois fois; mais la vessio s'elant rolovrnte de nouveau chez une des fomclles, l'aocouchement s'est fait sans difflcultös et la röduetion a eu liou en-suito d'une maniöre definitive. Enfln, M. Dovleoscbouwor, malgrö la presence enlro les levres de la vulvo d'une tumour pirifonno de la grosscur d'une töte d'enfant, sur laquelle se voyaient les orilices des doux uretöros, jngea devoir promler de suite ä l'accouchetnent.
De tout, cola, nous concluons quo la conduito du vetörinaire doit varior selon los circonslancos; s'il est rationnel de faire d'abord des tentatives de röduetion, il ne faudrait eepondant pas s'y atlardor trop longtemps, dans le cas oü le poulain est encore vivant, de peur de n'ob-tenir ensuile qu'un petit eadavro. 11 y a dos circonstances 011, ainsi quo nous l'avons dejä dit, 1c canal do l'uröthre est tollement dilate (jue la röduetion n'offre pas de difticultes bien sörieuses; mais il on est tont autrement lorsque ce memo canal n'a guöro quo ses dimensions normales : ici, il fandra bien imiler la conduito de MM. Lenglen et üovleoscbouwor; nous voulons dire qu'il faudra proeöder d'abord ä l'accouchement; on s'oecupera ensuite dela röduetion. — Lorsque le canal do l'uröthre est tres dilatö, la main suflit pour faire rontrer la vessio; lorsqu'il est ölroit, on ponl, ä l'exemple de M. Degive (ce pro-fosscur a utilisö l'oxtreinitö d'une canne) so servir d'un corps pen volu-.raquo;mineux, lisse et arrondi, ä l'aide duquel on refoule graduollemcnt l'organo par son fond. La reduction se mainlieul habituellcment.
N'ayant ;\ nous oecuper des deplaeementsde la vessio qu'au poini de vuo special des diflicullös qu'ils peuvent apporter ä l'accouchetnent, nous nous bornoronsä ces indications, renvoyant aux Traitis (h, Palho-logio pour les moyens speciaux de contenlion, ainsi quo pour l'abla-tion de cet organo,qiii so sont montrös quelquefois nöcessaires.
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Rigiditö du col. SpAsnio 'In col,
Nous connaissonslo möcanismo de la dilalalion du col Hierin; nous savons qu'il oxistc uu vönlahlo anlagonismo entre los liljros clroulafros du col ot du segment postörieur do la matrlce ot les Qbres longltudi* nalosdu rosle do I'organe. Si la puissance conlraclilo dos premiöresse trouve augmentöe, ol que l'oHorl des seconcJes roslo longtomps impuis-saut 11 vaincre lour resistance, le col roslo fcnnö, ol lo travail n'avance pas. Cost co qui consliluo la rigiditä, le spasme du col utörin.
On a chei'chö ä ölahlir, entre la rigidltö ol l(i spasme, une distinction fondöo sur ce quo, dans la premiöre, il y aurailune rösislanco pu-reraent passive du col, tandis quo !o spasme impliquerait une contraction active do I'organe; inais, on realite, cos deux elats no se dislinguent guöredanala pratique; aussi les comprondrons-nous dans une description commune.
C'esl surtout chez los primipares, sanguines, nerveuses, irritables, quo ron observe cetle cause do dyslocio; mais on la rencontre quelque-i'ois aussi dans des conditions tout opposöes, chez des fcmclles inaigres et debiles, chez les vaclios alleintos de cachexio aqueuse (Didry), el chez d'aulros qui, dßjfi ägöos, out en anlörienremenl dos parturitions tres naturelles. — La vache y esl boaucoup plus cxposee quo les autres femelles, et notamment quo la jumenl. D'aprös tout cola, on voit que cello variölö de pari laborioiix n'esl pas sans analogic avec ce que nous avons döcril pröcedoininenl sous lo nom de Pari iumultueux, dont eile no dillöre, en roalile, que par un dogre plus prononce de constriction du col. Aussi la limilo qui los söpare est-elle difficile ä tracer.
Mympttimt's. — Lo (löbul du travail n'offro rion do particulior; les douleurs so montrent avec lour rögularilöotleur inlonsilö habituelles; rötat geiKiral est bon, ol ce n'esl quo par la duröc insolite du travail qu'on jugo qu'il doit oxisler quelque obstacle i\ la sorlio du foetus. Les elTorts peuvent, cn effet, so prolonger deux, trois, quatrejours clmöme pins, si on no vienl pas on aide ä la fomollo. A mesnre qu'ils so pro-longent, retat gendral s'altöre, la pationto s'aHaiblit, sa physionomie exprimc la soulfranco ; olle pout niömc succoinbor, si eile n'esl pas se-courue ä temps ot par des moyens convenables.
Par I'oxploralion manuollo, on Irouvo lo col fermö el plus on moins conlraclö; göneralcmenl, il conserve encore presque toiito sa longueur, ot son orifice esl tellomcnt serro qu'on pent fi peine y intro-duire un on deux doigts ot qu'il rösistc energiquemenl aux efforts qu'on fail pour I'onlr'ouvrir. Chez lavacho, nous avons rencontre sou-vent le col el lo vagin romplis par une matiöre glutineusc, tenace, s'altachanl aux doigls commo do la glu, ol qui, on collant ensemble
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DYSTOCIE MATERNBLLE.
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les bonls ol los parois du col, augmonlo ceiiaincmnnt la rösistanco do cot organe a la dilalalion.
Le doigt, introduit dans lo col el promcnö a sa surface oxlerno, ro-comiait, cependant, qu'il n'y a ni döformatlon ni Induralion morbide, el il semblo bion (juo la non-dilatation tlent unlquemenl ä la röslstanoe do ses fibres conlrarlilos.
Gontrairement i\ ce qul vient d'ölredit, 11 arrive parfols que lo col osl complötomciil ellacö. Lo fond dn vagln cst alors oooupd parune sorle de boule, a surface lisso, an centre do laquollo on reconnait un pcrluis etroit, par Icqncl on sent le foetus. Cetle espece de boule n'est autro chose quo lo segment postöriour do la matrice, (pji, poussö par la t6to on quelque autro partio du foetus, s'avanco plus ou moins dans le va-gln; le pertuis, e'est I'oriflce du col, effaeö, mais non dilate. Souvent ecl orifice, an lieu d'etre central, cst plus ou moins doviö, ct parfols niftme assez difficile ä trouver. 11 est probable quo, dans cos circonslan-ces, ilya siinpleinenl retard dans la dilatation, —ä moins, toutofois, ([lie les efforts expulsifs ne lionnent h uno autre cause quo lo debut do la parturition : au renvorsement dn vagln, par exomplo. — Deux observations dues ä Dupont, que nous avons reproduilos antörieu-rement (pages 270 et 276), tendont bion ä prouver co quo nous venous d'avancer. Los vaches dont il s'agit, ä terme depuis quelqucs jours, (Maient, attcinlcs de ronversoinont du vagin. Dupont, vu I'etat avancd do la gestation, attribuant co renvorsement aux efforts expulsifs d'un part commoncant, crut reconnaitro que colui'Ct ölait rendu Impossible par rinextensibilitö du col, el on pratiqua lo debridement. GrAcoa cetle operation, nolro confröro pouvait terminer do suite raccouchoinent; cependant il pref6ra abandonner lo travail aux efforts de la nature. Or les vaches, — le renversement ayant 616 rödult, — rocouvrerent un calme complet, et ne mirent bas que deux jours et demi t\ trois jours apres reparation, preuve bien Evidente, selon nous, que le resserrement du col no constituait pas un obstacle ä la parturition, sans quoi celle-ci so fiU effoctuöo aussilöt aprös le debridement.
11 pout arriver aussi que lo col ait eprouvö un commencement de dilatation qul pennot, soil l'inlroduction des doigts rassembles, soil meine lo passage des membresdu fnjlus, accompagnes ou non du bout du nez. Dans l'inlervallo des riW(ws, eel orifice so montro absolument mou; rion ne somble plus facile que de l'ouvrir davanlage, ot cepen' dant, des quo Ton veul tenter loperalion, on öprouve uno resistance comparable ä cello que pourrait olfrir un anneau mclallique. Getto resistance s'exagere encore pendant les contractions. Nonslaquo;e croyons pas l'avoir rencontröe avoc un col aminci; eile est Ires difficile, mais non impossible ä sunnonler.
Diagnostic — II ne suflit pas qu'une femello ploine presenle, ä une epoquc plus ou moins rapprochöe do son terme, des efforts expulsifs
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ALTERATIONS MORBIDES PKS ORfiANES (JßNlTAl'X.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; im
coVacidanl avcc hi non-dilatalion du col, pour quo Ton soil autoiise ä concluro ä la rigidilß do col orllico. Nous avons des raisons de ponsor fjue, dans beaucoup de cas on Ton a cm voir cet ölal morbide, lo diagnostic n'a pas presonto toute la rlgueur scienlilique nccessaire; que, par consequent, on a vu celte cause do dyslocio plus I'requeinmeiit qu'ello n'cxisle en röalite : nous n'en voulons pour prouve (pie rorrour dans laquello il nous scmble bicn que Duponl soil lombe, ainsi qu'on vient de le voir. II Importe done d'obsorver allontivomenl la remollo alin d'etre certain qu'il s'agit rcollement dos premiers pheuomenes du pari, — quo ee sont bien des efl'orts expulsifs lt;iu'ello presente, el non une simple agitation due ä des soulTrances dune autre nature, ä des coliqiws intestt'nales, par exemple; — il faul onlin s'assurer que ces efforts expulsifs no se rallaclionl pas ä une procidonce de I'lilerus, ä la conslipalion, etc. M. Collin (do Wassy) signale aussi commo pou-vanl occasionner cos efforts, la presence, dans le ddtroil antöriour, do la löte ou des mombres du foelus, qui se sonl engages en refoulanl la paroi ulerino laquo; eulro le planclior int'erieur du bassin el los parois vaginales. raquo; Le fetus etanl repoussö dans la cavilö abdominale, les efforts, au dire de col honorable pralicien, cessenl immödialemonl.
Quanl ä 1 olal du col, si nous nous en rapportions aux fails que nous avons observös, nous dirions que tonics les fois que eel orilice est complelemont efi'acö, qu'il esl riiduil ä tin simple anncau, — si la dilatation fail absolumenl dofaul, ou ne döpasso pas i ou 2 centimetres, — c'esl quo lo momenl du part n'csl pas encore arrive. An conlraire, lo col volumineux, choz une fcmello ä termo, serail un indico do spasmo, Toutefois, nous dovons faire une reserve ä col egard, altondu qu'il esl certains cas do dogon(5rosconce librouso, sans deformation do roriflce ulörin, avoc lesqueis la rigidilö pourrait fMro confonduo, A la vöritä, le col contracld spasmodiquemenl se montre, dit-on, chaud, lendu, douloureux; mais nous pensons que sa dilatation ullörieure permet seule de le dislinguor avec ccrlitude de l'ctal flbreux donl il s'agil. 11 sera done loujours prudent, en paroillo circonslance, do fbr-muler le diagnostic avec une certaino reserve. — Par centre, nous pensons quo Ton ne confondra pas la rigidile du col avec sa torsion. (Voir lievolulion de In malrice sur son axe.)
PronoBtlc. — La rigidilö du col, sans alleralion de lissu, — qu'il y ait spasmo ou simplcmcnt retard dans la dilatation, — n'osl pas par ellc-m6me d'uno bien grando gravile; tres souvenl la nature seule en Iriomphe, el apres vingl-quatre, (iiiaranlo-liuil ou soixanle-douzo heures d'un travail plus ou moins penible el laboricux, I'accoiicboinonl (init parse faire sponlanemenl. Toutefois, il serail plus qu'imprudonl do laisser si longlempsla fomello livrec a soseflbrls, sans s'assurer au moins do la nature do robstacle qui les rend infruclueux. Pendanl co temps, en eilet, los complications les plus graves peuvonl se produiro : le fcetus pout mourir, ou bien il esl susceplible do prendre une position
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822nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T00IE M\TERNEU,R.
clcM'ochionso, qu'il sora difficilo dn changer quand on so docidora i\ in-torvcnir; la möro a'affaibllt, la matrice so paralyso, tombo dans I'iner-lio, ot n'aiira plus assoz do force pour expnlser lo fd'lns quand la rösislanco du col sera vaiocuo; on bion, accident bion uutroinonl rodoutable, I'uU'n'iis pout so romprc par suite do I'dnorgie do sos pro-pros contractions. II suit do lä (pio, s'il faut so gardor d'une Intervention trop omprossco ot Irop active, il faut so garder aussi d'une expectation trop prolongite.
Troitoment. — Lorsque les premiers signes do la parturition no romontent pas au dolä de quelques licures, uno on deux pour la ju-inent, cinq on six pour la vacho; lorsqu'on s'ost assure par Toxploration quo les Ol'ganes genilaux, non plus quo lo bassin, no prösentont aucnn vice de conformation, aucuno altöralion morbide, ot quo la rigiditö du col ost la seulo cause du retard qu'öprouve raccouchement; lorscpie d'ailleurs Total general do la more ost bon, on pout, on doit attendro. Co n'est, pour I'ordinaire, qu'unpartnaturel qui so prepare lontomonl, mais ([tii s'oflectuera sponlanömont quelques lioaros plus tard (V. Part tumullueux, p. .'$78). Soulcment, on doit so tenir sur sos gardes, pr6t ä agir si cos provisions favorablos no so realisenl pas.
Si Ton rencontre dans lo vagin ot dans le col cello substance glull-nenso dont nous avons parlö, il laut on debarrassor, autanl quo possible, cos conduits; inlroduiro un doigtdans lo col et en exlraire cello espöee do bouchon : l'adhörence qui röunissait les parois du col uno fois dötruite, sa dilatation on deviendra plus facile el plus promplo. Nous n'avons Jamals fait autre cliose clans los cas qui so sonl presentös a nous, el nous avons loujours vu raccouchement s'effectuer nalurol-lomont pen do temps apros (P, S. C).
Si le travail so prolongc on s'il duro dejä depuis douzo, vingl-qualro heures on plus lorsqu'on est appele el quo lo col resle forme; si les douleurs sonl fortes, si surtoul l'ölat general do la fomcllo dovienl moins satisfaisanl, il faut inlervonir, Gependant, möme alors, des moyens simples reussissont tres generalemenl, et Ton doit viser ä gagner du temps on calmant les douleurs, les faisanl ccssor, plutol qn'ä forcer la dilatation, (rest alors qu'il convient do rccourir aux lavements 6mol-lients, avoc addition do laudanum ou d'oxtrail do belladono, avix injections vaginales do memo nature, on liuileusos, il la pommado ou a Toxlrait do belladono porles diroctemont sur le rol ou introduils dans sa cavite; aux sachets Emollients sur les lombos, aux grands bains Emollients pour les peliles femelles; ä la saignöe gön6rale: moyens recommandes par tons les praticiens, el donl l'oxpörioncc a mainles fois sanctionne l'efflcacitöf
Ltisaignde, cependant, quo Ton omployait beaucoup autrefois, nous a paru laroment nlilo ; nous no lui avons pas trouvö sur les douleurs I'intluenco calmanlo qu'on lui altribuo volontiers, ot son intlnence sur la dilatation du col no nous a pas somblc non plus bion Evidente;
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aussi, croyons-nons que, h moins qn'elle no soil indiqii(5o d'autro part par l'ötat f,rönöral do la fomcllo, on poul parfailomont s'on disponscr.
L'opimn a sur los doiilcurs line influenco plus marquöo ; c'ost done snrtonl quand les olT(jrls oxpnlsifs sonl forts ot röpelös qne co inodica-mont osl hion indiqne. On doll 1c donncr ä assoz hanlos dosos, non sonlomonlonlavomonls, mais on breuvagös, roilörös d'honro on lionro, jiisqn'ä co qu'on obllenne un pon do calme. — Chez la fommo, Jonlin conseillo do snspondro oiiliöroinont lo travail au naoyon du laudanum; salon cot aulour, il cst rare qu'a sa ropriso la rigidite porsislo.
L'un do nous s'ost souvent contents d'administrcr quelquos bon-toillos d'int'usion do tillonl ol do t'ouillos d'orangor.
La bellndona jouil, do temps immöinorial, d'uno grandlaquo; reputation contre lo resserretnent spasmodique du eol. Tout rdcemment, M. Laf-litc pöro (do Puymerol) a de nouveau appolö rattontinn dos vötöri-naires sur los propriötös do colto plante, dont il utilise les produits sons did'örontos formes, aussi bion on brouvagos qu'en applications locales. Tantötil a recours an sulfato d'atropine (80 ätiO centigrammes choz les grandes fomolles, KJ ä 20 choz les fomellos carnivores), qu'il fait dissoudro dans I'oau ot qu'il injoclo dans los organcs gonitaux. Tantöt il utilise la plante, fraiclie on doss^cboo, qu'il traitc par infusion (120 grammes do la promiöre, l.'iO grammes do la secondo, dans 3 litres d'eau pourune grando femolle); 2 litres sont adminislros en brouvagos, ä nno heuro d'inlervalle; lo rosle sort ä fairo dos injections intra-vagi-nales. M. Laffile omploio aussi pour co dernier usage lo sue do la plante I'raiclio oblonu par expression. Pour uno chionno, un quart on un cin-quicrno dos quantites preeddentos pout snl'liro. La relächemonl exige do deux benrosot domio ä trois houres pour so produiro; si ce rösullat n'ost pas obtenu, laquo; e'est qu'il y a dögönöroscenco Hbro-carlilaginouse on squiriiieiise du col, raquo; Comma phönomönos g(5nöraux rösullant do co mode do traitemont, M. Laflile n'a jamais observe qne quelquos sccousses spasmodiques, quelquos tromblomonts muscnlaires sur les membros posteriours; il y a aussi nno assez forte dilatation dos pn-\)l\\cs.{/häkl.in de la Sociclii ccnlralo tie med. reler.; conconrsde 1880.)
Copendant, il faul roconnaitre quo certains vötcrinairos n'ont obtenu aucun elTet do I'emploi do la belladono. l']sl-ce unc raison süffisante pour mettro en donte son officacilö? Nous no lo ponsons pas, attendu ((no cos insnccös pourraiont peut-otre trouver lour explication dans un (Hat de degenöresconce du col qui aurait passe inapercu. D'autro part, il nous somble bion difficile qu'nn si grand nombre d'oxcellonts praticiens, qui out pröconisö cot agent medicainenteiix d'apres lour expörience personnello, so soient fait aussi completeinent illusion sur ses propriöles; il nous somble impossible, ä moins do mettro on douto la bonne foi des observateurs, do no pas admoltre I'aclion utile do la belladone dans une foule d'obsorvations detaillöcs, parmi lesquolles nous citcrons seuleinent la suivante a titre do specimen :
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\mnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DY8TÖG1E MATBRNBLLE.
OdserVationi — Appdö auprös d'une vaobe en travail d'avortsmont depuis la veille, M. Perobaia trouve lo col tellomeiit ressdrra qu'il lui osi absolument ini[)ossiblo d'y iiilroduiic plus do trois doigts rüunis eu cdtw, ol qne Ions scs effoiis no peuvent vaincre la n'sisianro du spbinctsr uterin. Le londemaini ks choses (Hani dans 1$ vume Hal, il fait une onclion avec environ 3ii grammes d'oxlrail du bolladone sur lo col, puis il altend deux henres lt;( sans rien tonter sin1 I'aniinal raquo;. I.esdonx hemos ecoulöes, laquo; In fouilie vaginale permit do cons-taloi' nno dilatation lellement marquöe qu'ii fut possilile d'inli^duire iminedia-tement lonte la main dans i'litoiiis. raquo;
L'inlluoiico dcla belladone nous parail ici trüs evidente, cte'est sans la moindro liesitalion ([lie nous la conseillons dans los cas analogues.
D'aulros inoyens peuvent encore etre mis en usage : nous citerons [Qidouehes ulärines et la dilatation produite direotement, surtout par I'aclion do la main, par Yepongc prepavw, etc,
Los douches uterines constituent un moyen, Ires employe en mode-cine humaine dans ee (lu'on appolle \'accouchement pnhnnture arliftciel, et que nous voudrions voir prendre place dans la pratique veteiinaire pour lo cas qui nous occupe, parco qu'il est simple, olTicace et sans danger. 11 consisle esscntiollomont ä dirigor sur lo col uterin une douche d'eau liedo.
Cost le docteur Kivisch, de Dresdo, qui, en 18/i8, a introduit cetto m6lhodo dans la pratique obslclricale, et dopuis, olio a 6ie employee un tres grand nombro do fois par prosquo tons los accoucheurs do lous los pays.
Voici, croyons-nous, comment on pourrail l'adaptor ä nos inalados,
L'apparoil so composerail tout simplcment d'un seau ou d'un petit tonnoau qu'on pout trouver clans loutos les formes, et d'un asseü long tube on caoutchouc, do 101\ lo niiilimelres dodiamelro environ, tube qu'aujourd'hui on so procurera aisemont partout ü peu do frais. A l'une des extrömitös de ce tube on ajusterait la canulo d'uno scringue ordinaire; l'autro s'adaplerait ä un robinet dont serait pourvu lo ton-neau. Gelui-ci serait rempli d'eau tiede, ä 40deg; environ, puis place a une hauteur suflisante pour donnerau jet uno assezgrande force.
Voilä l'appareil conslruit; pour le inettro on activile, il suffit d'ou-vrir le robinet pour amorcerlo tube, dc porter avec la main l'extrömitö inunie do la canule dans le vagin, et de diriger lo jet sur le col. Chaque douche doit duror environ 10 ä 15 minutes; on pent los faire durer plus longtemps, les repeter loutcs les deux ou trois houres, les rapprocber davantage suivant les besoms, jusqu'a ce que rollet uttondu ait 616 obtenu.
Voici maintenant comment Gazeaux, dont le nom fait ä juste titre autorite en obsletrique, apprticie ce moyen d'obtonir la dilatation du col :
laquo; 1deg; La douche uterine prepare 1'acte d'accouchemenl prematurö avec kplus de menagement possible, au moyen du ramollissement cl de la dilatation necessaire du segment inferieur de la matrice.
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ALTERATIONS MORBIDES HES OHGANKS GfiNITAUX.
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52ii
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laquo; 2quot; Avec ce moyen, lout trailemcnt preparatoire est inutile.
laquo; 3deg; Ge proced6 est tres facile ä employer et nulleinent dösagröablo aUX femmes, puisque rinjeclion d'eau chaude nc produit aucun malaise.
laquo; Aquot; II ne prend pas beaucoup de temps.
laquo; 5quot; Son action pent 6tre graduöc ä la volonlö de l'aocoucbeur, qui pent ä son gre, et suivant les circonstances, augmenter on diminner la diiree de la douche, la lemperalure de l'ean, et varier les points du col snr lesquels il la dirigo.
laquo; 6deg; II no pent jamais, enlin, occasionner do lesions aux organes ge-nilaux, ni aux membranes de I'couf, ni au fcetns. raquo;
II nous semblc que lo jugoment d'un liommc anssi competent (ino Gazeaux est fait pour engager les veterinaires a essayer co moyen, qui, n priori, nous parait s'adapler si rationnellemcnt aux indications ä remplir dans le cas de conlraclion spasmodlque du col. Du rcste, nous avons ä odrir micux qu'uno probability basöe sur I'analogie, si nalurello qu'elle paraisse : un vetörinaire, M. (Jnivogne, a mis trois l'ois cetle mölhode en pratique, et trois Ibis avec un plein succes. Cos observations sont trop interessantes pour que nous hösitions ä en presenter ici un resume snbstanliel (1).
It0 Obsbryation. ~ Ello remonle ii 18Ö0 cl so rapporle ä une vache, dc race A,yr-Bressane, ftgöe de cimi ans, nouvellemenl achoteo, pleine do 7 mois. Trois jours apr'ös radial, oollo böte franchit la barriöre do clolnro (run pre od cllo avail. vXk misn en pülurag'. Quolques hcures apivs, dns coliqucs se manifesten I. L'exploratlon vaginale fait reconnaltre une occlusion complete du col; il fat impossible d'y uilroduire im'nie roxlrömitü du petit doigt. M. Quivogne jugea prudent d'altendre,
Quelques heures plus tard, les efforts dtaient devenus plus frequents el plus dnergiques; mais retntdu col a'avait pas change. Uans la soiree, la situation de la malade s'etait encore aggravec; memo impossibilite do iienelrordans la cavilö du col.
raquo; Jo passai en revue lous los moyens rocomraatules on paroil cas, (lit M. Quivogne; mais Jo nc pus mo decider pour 1'applioatiou d'aucun. J'avais alTaiio ä Un col anatomiquomout sain; faction dc l-instrumenl Iranehant me parut, dans nolle circonslance, une operation imprudente et trop dangorense. lt;Vcst aloi's quejesongeaiaux irrigations d'eau ticde. raquo;
Pour les adininislrer, noire ronl'ivro out l'iilee de so servir d'uue petite pompe h brouelte servant ä l'arrosage du jardin, ä laquelle so trouvail lout adapts un tube en caoutchouc. I.os irrigations commencörenl; olios furent eoiiliiiueos sans desomparer Jusqu'au loiulemain matin, d'abord sous la direction do M. Quivogne, puis par los solus dos gens do la maison souls, k Lc leiulomain, l\ six heures, jo trouvai ma malade IraiKpiillenioul cüuebee et continuant a recovoir, saus so döfendre, la douche, qui a'avait pas cesse do fonclionner... A une nouvolle exploration, je constalai quo le col s'elait dilatö (l'uno manierc sensible : je pus facilement y introduire les cinq doigts de la main reunis en cöne, el il me suflil d'uno legoro pression en avanl pour faire passer a travers celorgane la main tout onliere. raquo;
On repreud les douches, mais pour les ccssor hientot, car les enveloppos ne
(l) Qeivuo.'a:. uote inödite.
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DY8T0CIE MATERNELLE.
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tai'ilci'eiit pas ä so montroi', el, quelc[Ue8 iiisUnts api'ÖS, lo part iHait lioiu'eu-seinont tuiiiiine.
11deg; OOBEAVAYlONi — Kn 1860, li; momo vi'li'iinairu 1'ut appele dans la unit pour uno chcvrci qui ötait aux duulcuis de I'avoi'toinont. L'oxploiatiou, quoi-que difffloile, en rulson ilu l'^trollesse du bassln, permit oependant de consta-ter un iiuuveau cas do rigldiW du coli On so ilücido iiiiiiiödiatoment pour l'oniplüi ilos douches ulörines. Kaute de niieux, on eut rocouis a une seringuo de cheval, avec laquelle on dit'igea, du niieux qu'on put, do frequents Jets d'eau tiede sur le col. lei encore, malgrä I'imperfection du moyen employ^, le rt'sullat I'ut liouroux; le part ötait termiuö, sans aceiiloiits, le Icndemaiu, vers les noul' heuies ilu inalin.
Ill0 ObsbhVATIONi — La inöiiio aimöc, 1800, Mgt; Quivogae fut de nouvoau appelö pour une chevre en travail d'avortement. L'obslaclc k la sortie du foBlus etait cncoi'o la rigidite ct I'occlusion complete du col. Nouvcl cssai du moyen qui, deux i'ois de suite, lui avail si bieu missi, niais en modiliaut le manuel opÄratoire. Apres y avoir bien reflöclii, M. Quivogne arrfita son ciioix pröcisemiMil sur ie moyen (|uc nous avons decrit uous-möines dans le cours do cot article ; laquo; J'installai tout simplement, dil-il, sur le fenil do I'elalilo, un petit ciivior de lossive, ä la bonde duquelj'avais adaple un lulie en caoutchouc d'une longueur suCflsante, ct, apros avoir Fail remplir d'eau liedc mon recipient iinprovise, je comnioiicai iinmediateinenL les douches vaginales, qui furcnt encore suivics d'un sucees complet, apres cinq Louies du plus parJ'ait fonclionnemoul. raquo;
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Ainsi, voilfi trois oxomples remarquables do snccös du anx douches nterinos; et, bien qu'il s'agissc do trois cas d'avortement quo 1'on au-rait pcut-elrc pu enrayer par l'emploi des calmants, ils n'en fournissent pas moins la prouvc de l'eflicacilö des douches pour obtenir la dilatation du col, soit dans le cas do rigidile, solt dans les circonstancos oil I'accouchcnient premature serail rcconnu necessaire. Nous ne doulons pas quo cc moyen si simple ne devienne un jour usuel dans notre medecinc, ä laquelle il rciulra, e'est noire espoir, tie nombreux ct iinpoi'tanls services.
Dilatation graduelle par la main. — Quo Ton ait ou non endnit le col d'extraitou depommade äla belladone, on pout essayer dc le dilator avec la main agissant äla manioro d'un coin. Pour cola, on yinlroduit d'abord un doigl, puis un second; on les (''carlo doucoment Tun de 1'aulre, autant que possible; on fail de celle inaniere place pour un troisiemc, un quatrieme, que Ton öcarle do memo, ot Ton agrandit ainsi pen ä peu le passage. 11 ne faul pas croire que, par celle manceu-vre, on oblienne toujours du premier coup vine dilatation süffisante pour passer la main entiere; lorsque le col est öpais, 1c plus souvent il n'en csl rien ; mais la principale resistance cst vaincue, le branle cst donne, cl la contraction uterine souvent fera le rcsle. D'aillenrs, ä moinsd'ölre faitc avec une brusqucrie, nous ailions dire avec uno bru-lalile dont sont souls capables do grossiers empiriquos, cotte manipulation est absolument sans dangers, ct rien n'ompeche do la röpeter
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UTEIIATIONS MORBIDES DCS ORÖANE8 QENITAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!gt;27
plusieurs fots ü quelques beuros d'lntervalle, jusqn'ü cc qu'on en ob-lienne reflet (Ilaquo;5sire.
Host, avons-nous dit, des circonstances oil le col, apres avoirepronvö un commencement de dilatation qui pennet aux membres ot menio ä l'extrdmitä de la tele de s'engager, refuse do s'ouvrir davanlage, do teile
sorto quo les tractions jointes aux efforts expulsils do la mere, n'aljou-lissenl qu'ä enlralner l utörus en arriöre. Dans cos cas, I'un do nous a constatö qu'il csl prosque toujours possible d'obleuir la dilatation complete, d'une mauiei'o progressive, en agissant isolöinent, d'abord sur la töte et ensuito sur les moinbres. A ceteHel, — ot apres avoir lixe un lacs achacun deccux-ci, el un autre an maxillaire inlerieur, — on refoule les premiers dans l'utßrus cl I'on concentre tons les efforts des aides sur la töte seule ; do son cöle, l'opörateur doit, avec l'extrömitö desdoigts, soutenirles bordsdc I'oriflce cervical, et agir, meine en les repoussanten avanl, tantul sur un point, tantöt sur un autre : aprös quelques efforts il esl babituel do voir la tete sortir. Parfois, cependant, on öprouvo line resistance considerable, ct celte parlio no parvienl pas u so degagor. On pent alors aider eflicacemcnt ä la dilatation en intro-duisant, pendant I'inlervalle qui separe deux doulcurs, la main ä plat enlro les levres du col ct le foetus : an moment dc la contraction, la main so souleve et fait effort dans le sens de la dilatation, — sur-tout an niveau du front, dont la convexite constituc toujours un obstacle assez marque, l'eu ä pen le col cede et bienlöt le degageinent s'operc; il no reste plus qu'ä lirer, l'un aprös Tautro, les membres a soi pour ouvrir completemcnt I'oriliee. On comprond quo cello dcr-niere manoeuvre n'olfrc pas de difiiculles serieuses attendu quo I'ou-verture uterine, qui a livre passage ä la tele, correspond fi rencohire du fa'tus et pent laissor passer aisöment, d'abord le pied et plus tard l'avant-bras; du reste, lo diamötre de celui-ci augmonlant pea ä pen en fait une sorle do coin auquel le col ne pout resister. üesormais l'accou-ehoment se termine ii la maniere luibituclle. — Ces manoeuvres ont toujours ctö completement iuofl'eiisives outre nos mains.
Eponge prcparee. — Les medecins font Ires souvent usage, et avoc grand succes, pour obtenii' la dilatation du col, do co qu'on appcllc I'dpongeprdparde, donlSiobold, Driiuingliausen et Kluge se sont dispute la prioritc, mais dont I'emploi constituc cc qu'on appelle la mithode de Kluge. Getto metbode, deji\ ancienne, — eile parait renionter ä 18lü, — a reQUj dans ces dorniers temps, divers pcrfoctionnemenls, dont los plus röcenls, qu'ils apparliennenl k Sims on h Joulin, cc que nous no sommes pas en mesure de decider, constituent en memo temps des simplilications, el rendent, ä notrc avis, la mölliode parfaitcment applicable ä notrc Chirurgie. Nous on cinpruntons la description qui va suivre ä l'ouvrage de Joulin.
laquo; Je taille, dil-il, dans une eponge raquo;oclie, un pen line el dc qualilc inferieure, deux cones tres allonges, l'un de 8 centimetres de longueur,
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de 3 de diamötre ä la base, et do 1 au sommet; l'autre, de 12 ä 15 cen-timölrcs de longueur, de ü ü la base et de 1 au sommet (nous pensons qu'on pourrait immodiatemonl comiaencoi' par ce dernier chez nos grandes fomclles). Je los prepare en les sorrant fortement avec unc licelle, en ayant soin que tonlos les circulaires soient conligues. Ellos deviennent, par pression, extrömomont compactes, et prösentent l'as-pect d'une grosso bougie, donl la polite exlremilö n'a pas plus de 1 ä 2 niillimötrcs de diametro. On cnlöve la licelle au moment de s'en sor-vir, ce qui pout avoir lieu au bout de deux ou trois hourcs de preparation. L'öponge a acquis alors une rigidite süffisante. Un cordon fixe u sa base pormot de la rotirer ä volonte, et, au moment de la placer, on trampe dans le edrat (ou l'exlrait de bolladonc) la petite extrömitö (1).
laquo; ..... On pousse l'öponge (laus la cavilö du col, avec une pinco ä
polypes, aussi loin quo possible ol de maniero ä ce quo sa base fasse une legere saillic au niveau du musoau de tauche. L'oxtreniile fine et un peu flexible de l'öponge lui permet de f'ranchir l'orifice supöriour
(anicriour pour nous) du col..... Cello manoeuvre doit 6lre execulee
avec une corlaine rapidile, pour que le mucus uterin ne vienno pas, en imbibant l'öponge, lui faire perdre sa rigidilö.
laquo; 11 n'est nulloment necossairc d'employor lo tamponnomonl ou un appareil quelconque pour maintenir l'öponge en place; la portion qui penetre dans I'litorus so gonflerapidement, et au bout de quelquos mi-nutes il faul liror avec une corlaine force sur le cordon qui traverse sa base pour Ten faire sorlir.
laquo; L'öponge appliqueo par ce precede agil simultanemcnldc plusiours manieres : 1deg; Elle dccollc les membranes, ce qui souvenl suffit pour determiner le travail ; 2deg; olle irrile, commo corps elranger, lo segment införieur (postörieur) de la matrice, qui röagit on so contraetant; .'1deg; eile dilate l'orifice cervical supörieur (auterieur) qu'elle traverse; 4deg; olio dilale cgalemenl, en so gonflant aux depens du mucus uterin, le col dans loule sa longueur. raquo;
Ce proeödö osl, commo on le voit, tres simple ; il ost, do plus, tres efficaco ol parfailoment innocent. 11 no prösonle qu'un leger inconvenient : laquo; Si on manque l'orifice ulörin, l'öponge s'iinbibe de suite de mucus, perd sa rigidilö et doit elre mise de eule (Joulin). raquo; — Pour remödier ä eel inconvenient, l'auteur quo nous cilons a fail subir ä la preparation de l'öponge une polite modification : laquo; Au lieu do la ficolor a sec, il la trempe d'abord dans uno solution do goinme arabique, ol, apres I'avoir ficoleo, il la laisso söchar quelquos jours avant de son servir. Elle conserve ainsi unc corlaine souplosse, rnais pout rester une minute ou deux en contact avec le mucus avant do s'imbiber. raquo;
11 nous a semblc quo ce procedö serait susceptible do rendre des services ä noire obslölrique, et nous nous elonnons memo quo personne
(I) Nous nous sommos assures qu'on troilvo dans toutes les Ijonues pliarmacios des eponges toutos prepared pour I'usage dont il s'agit.
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AU'fiUATlONS MOimiDES DES ORGANES QfiNITAUX.
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n'ait ou l'idöe de ressayer. Voilü pourquoi nous avons cm devoir le ilecrire avcc fjuolqucs delails.
lüifin, on cas d'insuccös par I'einplol des moyciis pröcßdonls, on pourrail encore recourir ä la dilatation forcce ou ä Yincision du col, dont nous aliens dim quelques mols.
La dilatation forcce du col a 616 praliriuoo deux fois avec succes par Oschner, velerinaire suisse, sur deux vaches od laquo; (ous les moyens connus raquo; avaient echoue. Voici le precede qu'il a mis en usage :
laquo; II garnil les mors d'une lopiniere (1) avec des öluupes, et, aprüs les avoir enduits de graisse, il les fit peuelror fermös ;\ Iravers 1c col uterin ; puis im aide ouvril yraduellement les branches de rinstrument, co qui produisil la dilatation vonlue... L'inllainination qui survint ä la suite de cette maneuvro dispamt par l'einploi dos calmants apres laquo; quinze jours de traitement raquo;.
Ce inoyen, äcoup sür.ne manque pas d'originalite, ni niöme, dirons-nous, d'une certaino inymiosili;; cependant nous sommes loin de lo consoiller. Outre qu'il doit etre fort douloureux, il peut produire des contusions, des dechimres du col, qui ne sout cortainement pas sans gravity. Nous cu trouvons la prouve dans les tennos meines du rapport d'oü nous avons extrait la citation qui precede. M. Oschner a röussi, cela cst vrai; mais il a ou, ä la suite, unc inflammation assez grave, pulsqu'elle a uöcessilö un traitement da quinze jours; et cela doit clonner ä penser ([n'ou pomrait bien ne pas etro toujours anssi houreux qu'il l'a öle. Du roste, la dilatation t'orcee a aussi cte pro-poseo et pratiqueo chez la I'emine; BüSCH avail niemc imagine un instrument special, un dilalateur ä trois branches, dent le mode d'action etail ä i)eu pros le memo quo la lopiniere d'Oschnor; mais les inconvenients et les dangers do ce mode operuloire Tout fait aljandonner.
Nous ne dirons rion des dilatateurs do Barnes et de Tahnieh, qui ont rondu el rendenl encore des services ä la Chirurgie obstetricale, chcz la remme, oü Ton cst assez souvent dans la necessite do pratiquer raccouehement premature arliliciel, mais dont notro Chirurgie peut, b. noire avis, facilcmcnt so passer.
Quant ü Vincision du col ou ki/slcrotomie vaginale, operation quo nous decrirons plus tard avcc detail, il nous semble qu'ellc doit etre rdservee pour des cas plus graves que la simple rigidite. Nous savons, il osl vrai, qu'elle a etc employee dans bien des cas sans ontrainor do suites la-cheuses; mais nous savons aussi, notaminenl par les observations do Yan-Dam, qu'elle est loin d'ötre toujours innucente; e'est pourquoi nous insistons pour qu'on ne la motte en pratique qu'en cas do necessite bien demontröe.
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(1) Grosso tonaille, il mors longs ct forts, qui sort ii rnottre au fou le lopin ou mor-ccau de feiquot; avec loquel 1c for du clieval doit fctre forge.
Saint-Cyb kt Violet. — Obslötriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 34
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Induration du col.
Sous ce litre un pen vague, nous dösignons tcmlos los alldralions do lissu du col, quelle quo soil lour nature, — librouso, sarcomaleiiso on cancereusc, — (iiii out pour eilet do dötrnire la souplesso de I'organe, tie inoltre obstacle ä sa dilatation, ot, par suite, ä I'accoucheinent. Nous los rönnissons sons une appellation commune, parce qu'll esl souvent fort dillicilo de disiinguer, dans les observations i)iibliees par los au-tonrs, ce qui apparlienl aux unes et aux aulres, el (pie, an point de vue obslotiical, les indications soul les mömes.
Gelte cause do dyslocie, encore assoz fröquente, no so rencontre quo chez la vachc; sur une vingtaine d'observalions quo nous avons de-poniUöos, nous n'en avons pas trouve une soulo qui n'eül rapport ä celte leinolle, et tons los vcterinairos qui en font mention dans lours ecrils, sans cilcr do fails ä l'appui, en parlent comme d'un accident particulier ä Tcspece bovine. Nous serious fort einbarrasses pour donnor do celte preference une explication salisfaisanlc; mais le fait esl constant, el devail 6tre signalö (I).
Symptömea. — Les alterations do la nature do cellos dont il s'agit ici out une evolution lenle; olios peuvent exisler pendant longlemps sans dormer lieu ä dos troubles fonctionnels appreciablcs. Anssi, los vaches qui en sont atteinlos paraissent-elles jouir, pendant toule la duree do la gestation, d'nno assoz bonne santö. Cepondanl un certain nombro d'observaleurs signalent, vers la fin do cello poriode, un alan-guissement, un affaiblisseraent gradual, qui va quelquefois jusqu'ä niellre lesanimaux dans rimpossibililci do sc lever; laiblesso günörale quo Ton qualifle do paraplegie, do lombago, mais qui n'ost pent-iMrc, dans bien des cas, quo I'cxprossion d'uno infection cancörcuse genera-lisce.
Quoi qu'il en soil, eel elalmaladif esl souvent trös pen marque; il n'inspire aueune inquietude, ct ce nest qu'au moment du part quo raltention esl öveillee par rinulilile dos eflbrls que la fomelle fail, pendant plusionrs jours conseeulifs, sans poiivoir incttre bas.
Souvent, pendant cos elforts, on veil apparaitro entre les levrcs de la vulve, surlout quand I'animal esl coucho, une luineur livide, irrcgu-liere, bossclee. Ce n'est antro chose quo 1c col do I'lildrus, quo les contractions des muscles abdominaux refoulenl en arriere.
(1) il. liouloy (note incditfi) nous a fait remarqner autivfois quo raquo; I'lrrltatlon pro-
auit, dans lospocu bovine, dos plieiiomfeiics d'iudurulion bien plus durables quo dans
aucune autre espamp;cej lömoin la söton,qui donne liou,cl]c/. lo boouC, h cos engorgemtnls plasliques si robollos h la suppuration, si lonls il so rcsoudro; tcnioin oDCOl'O cos engorgements dnormes, lt;|u'un remarquo si eouvent k la suitu do I'inoculatlon du virus pöripnoumouique, clc, olc. II soniblo done y avoir lit un /'ait organlque gonoral, dont I'iuduration du col uterin no soi-ait qu'iin cas particulier. raquo; A vrai diro, cotto oxpli-cation n'est quo la constatation d'uu faltj mais, par cotto raisou mönio, olle nieritait d'etre coiibignou ici.
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ALTERATIONS MORBIDES DKS ORÖANES OENITAÜX.
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Si rion n'apparait au dohors, on constate, par lo toucher, que le col, plus on inoins rapprochö do I'ouverture vulvairo, fortne dans le vagln line lunieur voluiainouse, irrögullöre, bosselÖB) ollrant aux doigls, dans quelques points, une resistance, une dnretö conune ligneuse, dans d'autres, une surlaco rugueusd, saignante, ulceröe. L'orifice du col, qu'on ne trouvo pas toujours facilemunt, ost quelquefois tcllement serre qu'il est impossible d'y introduire nn seul dolgt; d'autres I'ois, ii cst un pen plus ouvert, et Ton pent y sentir le nuiseau du l'ojtiis; mais, dans tons les cas, il est irregulicr, deforme, deviö do sa direction normale; sos parois ont acquis uno öpaisseur considörable, el, par lour durete, on juge aiscinent qu'il ne pourra pas so dilator. Cotte duretö et cot epaississoment se prolongent souvonl, soit sur les parois de la ma-trico, soit sur colics du vagin, ä uno plus on inoins grande distance. Enlin, quand, apres avoir tormine cotte exploration, on retire la main du vagin, eile ost parfois couvorte de sang, provenant des surfaces ul-ccrees que lo contact a fait saigner.
Tels sont los symptümes que Ton constate dans les lesions du col que nous ctudions. Us variont n6cessairoment suivant la nature et l'etal plus ou inoins avance do cos lesions; mais il on est qui ne inanquenl Jamals; ce soul la durete commo ligneuse el la deformation du col et do son orifice. Cos caracturos permeltent do distinguer I'induration morbide do la rigidite simple, avoc laquelle il importe surtout do ne pas la confondre. #9632;—#9632; Ajoutons cependunt, pour etrc coinplols, que, dans certains cas oil lo col a siinplcmcnt subi la transformation libreuse, son volume et sa forme ne soul pas sensibloment inodiiios. Cola resulto, du moins, d'une observation do M. ile|)i([uot (do Fir-miny), corroboreo par l'ötude anatomique do l'organe malade, qui a cte failo par ,\1. .Matins, chef do travaux ä l'Ecole velcrinairo do Lyon.
#9632;'rouosUc. — La gravitc des divers etats morbides que nous corn-prcnons sous lo nom coinmun d'indiiration varie Ijoaucoup, scion les altörations de texture quo lo col a subios; il y a, sous co rapporl, une grande difference entre la simple transformation tibrense ct la dego-neroscence cancörouse, par oxcmplc; mais il n'ost pas inoins vrai quo la plus bönigne do cos transformations est encore infiniment plus grave quo la simple rigidite, soit par sos suites immediatos, soit par ses consequences cloignöos. En voici la prouvo : sur 22 observations quo nous avons depouilleos, dix fois I'accouchement a etc plus ou moins inalboureux; dans trois cas, la more ot le foetus ont succoinbe; dans six autros, la more ost morlo, mais lo pelil a pu ölro sauve ; enfin, dans le dixKimo, lo veau a öle perdu, mais la mure a survecu. Cost lä, assurömonl, un chillre de inorlalilö fort clove; et ccpendanl nous do-vons ajoutcr (juo, malgre lo soin avoc lequel nous avons etudiö cos 2-2 observations, nous n'oserions pas aflirmer (jue, dans le nombre, il n'y on a pas quelquos-unes qui se rapportent plutot ä la simple rigidiU?
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(|u'ii I'induratlon du col. 11 n'cst pas tOUjOlirs facile, en efl'et, ainsi quo lo faisait ilöjä remarquer Rainardi tie disoernsr claircment, laute do ilötails sufllsanlS) ä([iiollo cali'^orio ilconvionUle rappoiiorlnlloou Idle observation donnöe par les auteurs avoo le lilro do laquo; col Indurö raquo; ou
moino do lt;( col cancörotix raquo;, —• Ajoutons quo lo rösullat immctlial n'est pas seal a prendre en consideration pour le pronoslic. 11 csl, ou oirot, prouvö quo la gosiailou et les manoeuvres do 1'accoucbenient, toujours laborieux cu pareil cas, impriment aux altörations morbides des organes gcuilaux et du col, mßmo les plus boniguos par lour nature, une gra-vitö exceptionnelle, etqu'un grand nombre do fcmellos, apres un part relativemenl beureux, succombent ensuite promptement aux progrcs do la uiahulio. Or il n'a pas etc tonu compto do cetlo circouslanco dans los observations quo nous avons analysoes.
Anatomie patholofflaulaquo;. — L'histoirc dos lesions organiquos du col ostl'ort loin encore d'6tre complete on obstötrique völörinaire; mais lo point qul laissp lo plus ä dosiror ost, sans controdit, colui relatif ä 1'anatomie palhologique. En dehors do 1'examen microscopique auquel s'est livre M. Matins, la plupart des auteurs qui out ou occasion de faire dos autopsies so boruent ä dire qu'ils laquo; out roconnu la degöne-rescence flbreuse, on squirrheuse, ou cancörcusc du col; raquo; quo cot organe laquo; ötait dur, difiicile ä couper commedu cartilage; raquo; qu'il faisait entendre sous lo bislouri laquo; un cri analogue ä colui d'un fruit vert ou d'uu navct qu'on incise; raquo; ou bion encore laquo; (pi'on rcconnait cos nou-vcaux tissus, squirrheux on cancöreux, h lour forme anormale et noucuse ot a lour durotö cartilagincuso. raquo; — Tout cola, ou on con-viondra, est bien insul'lisaut, bien pen ou rapport avec les exigences de la science actuelle; ol la savanlc Allcmaguo, ä en jugcr par les ouvrages do Ruelf et Beaumeisler, et do Lauzillolli, n'cst pas plus avancee que nous sous cc rapport.
Nous aliens rosuiner les trois observations qui nous ont paru offrir le plus d'inturet. La preiuierc appartieuta F. Lecoq, ancieu iuspecteur general dos Ecoles völerinaires; la deuxiemc est de Gelle; enlin la Iroisicme est due amp; MM. Repiquet ct Malbis.
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lrc Observation. — Äppel6 pour donner des solus ii uno vache qul no pouvalt meltre Ims, F. Lecoq reconnul, en Inlroduisant la main dans le vagln, quo laquo;lo col de la raalrlce oluil äpais, dur, exaclement ferniü; qu'un corps oyliuraquo; (Iroidc de inOmo durolö oxisiaii a la partie sup^rieure du vagln ct so prulon-goail vers I'anus ; sa tnain,lorsqu'il larelira, otuil lelntede sang.raquo; — La dilatation du col riant impossible ci la vache etant sur lo point do tnourir, F. Lecoq la lit sacridor, ot, a 1'autopsie, il constala los lesions suivantes:
laquo; La mombranG interne de l'utdrus ost d'un rouge trös l'oncö, qui devient uoii' vers le col; I'ouverture do celui-ci csl lollcmont rossoiToo, quo le doigt soul y pout passer; sos [)nrüis prösenlcnl un ciigorgeiuonL squirrheux, jau-niitio, dur, crianl sous lo scalpel, d'uno öpaisseur variant do 3 ii ü ceniiinö-Ircs, rcnlorrnant a I'lnlorieur (piolipios petils foyers purulents du volume (run noyau do cerise. Un corps cylindro'ule do inöino nature, long d'onvirou 12 con-
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liinrtros, se einige en aiTiero, ou dimiiuiant graiiiiüllciiiüiit de volume, ü. la partie supärisure du vaglii. raquo;
II0 Oiiskuvation. — Siir une vacho nioi'lo trois snmainos environ apres la parlurltion, mais qul, d'aprös les ronssigaemenU, eiaii souiTranle dopuls qulnze mois, ei qui avail, fallll pörlr h la raquo;uiie du part, Gellfi a irouve, enlre autres lesions, los suivantes :
laquo; Le vagln etait a son etal normal, inais le col de I'utäfUS ('tail envahi par une enorme tnnienr oemoireuse, dnre, inegale, lolndee, ramollie dans plusiours points, exlialanl (sic) par plnsieiirs ouverlures une mal.iere cereliril'oi'mo pnl-lacee, blaue grisiYlre, melüe de lllamenls sangnins, noircissanl la sonde d'ar-genti f'etto matiere s'econlailen polile quantity dans le vagin ; mais eile s'elait epanehöe en gründe rpiantite dans le fond de la matrice, 011 eile ölail plus colorßo par le sang sorti avee eile des ouverlures fisluleuses de la lumcur. La couieur vioiaeöe o( ardoisee, par gi-andes laelies, de la menibranc interne do I'lilerus atlostait la clironicitü de riiillamnialion. raquo;
IIIquot; OnsimvATioN. — M. Bepiquet nyant ötö appele ä visiter une geuisse qui reslait infeconde malgre des chaleurs normales et pliisicurs saillies, eut la jiensec d'cxplorer les organes genitaux. Le ninseau de tanebene lui parut pas plus voliimmoux quo d'ordinalre; mais il etait constilne par im liourrelel dur, eoinmo liltroux. Des lenlalives de dilatation, suivies d'uno nouvelle saillie, n'curent aiicun resnltat. I,e proprietairo s'etant decidi; ä livrer la bete k la boucherie, M. ßepiquet put envoyer l'ulörus a II. Matliis pour qu'il en lit I'examen. Notro collogue reconnut que la l(''sion poriait uniquement sur la muquouse; la musculeuse elait restee saine. Macroseopiqiieiiient, cette lesion paralt constitute excluslvement par du tissu conjonclif condensd. Sur des preparations de coupes praliqures dans dillrrenls sons de la tuineur, ce lissu se presenlc avee la forme partieidierc qu'il revet dans le filiröme adulle, Los couches siipeiliciellos et inoyennes de la muquouse sont h pen pres comple-lement euvaliios par la neoplasio; dans les parties profondes, le lissu de nouvelle formation est peu abondant et mele au lissu normal. Les lubes secreleurs de la muqueiiso out disparu pour la plupart,
Voilä ä quoi so röduisont, jnsqu'ici, nosconnalssancos anatomo-pa-thologiques sur cetto inlcrossanlo question des lesions organlques du col. On voit qu'il y a lä un beau champ otivcrl aux investigations des praticions au couranl de la science moderne.
TraUciiicnt. — G'est siirtoutau [)oint de vuo du traitement qu'il im-porle de ne pas confondre l'induration morbide du col avec la simple rigiditö. Si.enefTel, dans cette derniero, l'oxpectation, aidöoileiiioyens simples, sufütle plus souvent, comme nous l'avons vu, pour conduiro ä bien raecouchement, il n'en est plus de memo quand des produits palhologiques complclement döpourvus de souplesso et d'eiasticite sont venus allerer la texture du col. On ne pent plus compter alorssur la dilalation spontanöe; il faul intervenir, el le plus lot possible, car plus on attend, el plus diminucnl les chances favorables, aussi bien pour la mere que pour le petit.
Ceci posö, on a h choisirentre deux operations, graves tonlos deux, mais non au meine degrö: Vhysterolomie vaf/uttilc cl\a f/astro-hystero-tomie.
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Si, (iiiand on les praliquo sur dos tissus sains, les incisions dn col n'ülTi'onl pas, en göncrai, do grands dangers, il n'en csl pas de in6me quand elles Intöressent des tissus profondöment degeneres. Toutefois, riiystcrotomio vaginale esl lonjonrs heanconp moins dangcreuse pour la mere epic la gaslro-hysloroloniie. 11 esl vrai rpi'elle fait courir j)lus do risquos an i'cctiis, car, apres l'lncision du col, il faut encore des manoeuvres, souvent longuos cl difflciles, des tractions souvent cner-giques, pour amencr cclul-ci an dehors. Neanmoins, commo cctte operation donne l'espoir de sauver l'un et l'autre; commo d'aillenrs, dans la plupart des cas, la valour do la fcmollo romporle sur cello do sou produil, c'esl gdnöraleinent riiyslörolomie vaginale qu'on prcJtere. Inutile d'ajouter quo si, avant d'operer, on reconnalt quo lo IVrtus a cessö de vivro, e'est un nouveau motif d'accordor la pröföronco i\ cette operation.
11 cstpourtant des cas oil il scrait preferable de recourir de suite ä l'opöration cösarionue abdominale. Lorsque, par exemple, des souf-frances prolongöes ont öpuisö la mere, comme il arrive quand le vöte-rinaire n'est appelö aupres de la malade quo phisieurs jours apres lo döbut du travail, alors quo tons les gucrisscurs ont essay6 sur eile lour force el lour habileM; on bien quand, par l'oxploralion vaginale, on a roconnu uncdegöneresccnco cancöreuse avancco,qui vouc la i'emelle ä unc morl ccrtaine el prochaine, ce qui esl d'aillours tout ä fait oxcep-tionncl, lo vörllablo cancel- du col etant fort rare chez nos femclles anlmalcs; dans cos cas, disons-nous, et dans quelques autrcs analogues, si lo fectus esl vivant ct encore vigoureux, il vaut mieux se dd-cider pour la gaslro-hystörotomie, qui diminue, il esl vrai, les cbances do survie pour la mere, mais augmente cellcs du petit sujet.
Dans tous les cas, nous le repctous, quelle quo soil l'opöration quo Ton adopto, ilfaul so luiler; car, si le diagnostic a etc bien ctabli, on ne pout pas compter sur un accouchcmeut spontanö, el chaquo instant qui s'öcoule diminue les chances do succcs.
Obliteration complete du col.
On pent so demandcr, non pas comment une obliteration complete du col ulcrin pout etre line cause de dystocie, mais comment une semblablo obliteration pout se renconlror chez une femclle pleine? Comment, en eel etat, la fecondation a pu s'cffecluer?
II esl certain que 1'occlusion du col rend la fecondation impossible. Si done on la rencontre chez unc femellc au moment du part, il faut necessairement admeltre quo cette occlusion s'est produite apres riinpregnalion.
Or, il parail que la chose n'est pas absolument impossible ; cola semble tout ä fait prouvö chez la femme, par un assez grand nombre d'observalions recueillies par les accoucheurs les plus experimentds.
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#9632;Hi
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ALTERATIONS MORBIDES DES ORGANES fifiNITAUX.
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Clioz nos fomolles domosliqucs ollos-iii6iiifis, il y a im polit nonibre d'observations qui paraissont bion so rapporter au cas dont il s'agii. Ainsi :
Irc OnsEiivATiON. — I.proq (dn Bavonx) appelä en 18113 iinprcs d'line vnclio en travail de pari, out beaueoup do peinn ä irouver Vemplaoemamp;nt do l'oriflce Hierin; net oriliee laquo; n'elait mnnpie quo par im liger mfOncement sum issue, raquo; La vaclie ne put meltre bas; Leooq dul praliquer la gaslro-hyslörotomio; le veau lul relirö vivanl, mais tellemenl l'ailile qu'il nioiirul Ig nieinn soii'. Quant ii la vaclie, olle suecombn ögalement le lendemain, — Malheureusemenl, igt;ecoq no put pas en faire l'autopsie,
IIC Oiiskuvation. — En 1844, Leconto renooiilia mi fail du nienio genre. ha vaclie etail. aux douleurs depuis onzo houros. Par l'exploralion, il trouva, au fond du vagln, une sorie de laquo; eleison raquo;, laquollo, palpäo avoc lenteur et dans Ions les sens, ne lui oll'rit qu'nn rudiment de canal, raquo; dont il donne la description on eos termes : laquo; Sur la paroi uiörine du vagin so trouvait une ospöcc de col, une sorte de bourrelel, creux k son centre et ressemblanl au goulol d'une bouteille. Son ouverture ne parut pas avoir plus de I ä ~ centimetres do profoudeur sur 3 de iargeur, et son fond Mail tennim' par une
membrane solide, resistant a tonte sorle d'efforts.....On senlait lo foetus dis-
tinclomonl ä travors la paroi utörino, Sans pouvoir lui Ironver d'issue que ce rudiment du col. raquo; — Leconte pratiqua lliyslorolomio vaginale; il reussit aisomenl ä extrairo le fielus ; mais il iHait morl, et la möre SUCCOmba une demi-heure apres. — Icl oueoro l'autopsie ne paratt pas avoir ete falte; du moins Leconte no nous dit rien de l'ölal dans lequol se trouvaient les or-ganes de la generation.
Ill0 Odsehvation. — En ISSO, M. Hubert, veterinaire liolge, a publie dans les Annales de mödictnii väerinnire de Bruxeiles im petit mämoire sur cetle question, dans lequel il rapporte trois observations recueillies par lui, la premiere clioz la Jinnent, les doux aulres chez la bieliis. Mais, co qui nous fait nu pen douler do I'cxactitndo dn diagnostic porte par ce vetörinaire, au moins clioz la Jnment ehez laquollo il a recueilli sa premiere observation, c'esl qn'elle nccouclia seule, sans operation, el d'un poulain vivaut, ii la suite, il est vrai, d'elt'orts violenls el repetes, el nprös qnaranto-hnit lieures de souQ'rances. VX ce qui est plus extraordinaire encore, c'osl quo, ajoute M. Hubert, laquo; les suites de cello parturition laboriouse n'olfrircnl rien de fäclioux, raquo; el quo, ranneo suivanle, laquo; celle ineme bete so döbarrassa Ires natnrellomenl d'un nouvoau produit. raquo; Cost la, on en convicmlra, nn resullat bion surprenanl, s'il y avail, leellemonl oblitöration du col utörin.
IVquot; Observation. — M. Gm.um, vel6rlnairo ä Brioude (Haute-Loire), fut appele aupres d'une vaolio en travail do part depuis qualorze a (piinze lienres. Par snilo dos etTorts expulsifs, le col do l'ntörus ölail repousse jusque pros de 1'oriQce vulvaire; l'exploralion de cetorgane falle aveo sein permit, do recon-nattre ä son centre une legere depression sans issue. L'accnuclioment elant impossible dans cos conditions, AI. (iiraiul lit, a droilo du col el un pou en haul, — les efforts violenls do la vacbe ne permeltant pas de bien cboisir lo point ou Ton aurait 'voulu penelror, — une incision d'environ ii ä 0 cenlimeli'es, tpii donna issue aux eaux foelalos el par laquollo s'engagoreut bienlol les pleds anlerieurs el. la tele. L'acconeliement fut Ires rapide, el la vacbe se remit aussi promptement qu'ä la suilo du part le plus normal (I).
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(1) Note coinniuiiiquee oil 1870.
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530
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IVYSTOCIE MATERNELLE.
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Vquot; Observation. — M. Hbpioobt. — Journal de mf.d. vMir. et de sooleohnla, ISRO, p. 120. — lei encore, ils'ugit d'una vaclie. Gelte bole elail en travail depuis deux jours, el les elToris expulsifs n'avaient eu d'autre rösullat que d'amener line procidence de ['ulöruA, (|iii formait une öuonno tumour rouge, bosselde, descendant jusqu'aux jarrets, et h travers les pnrois do laquelle on pouvail reconnaltre par le lonelier la lelo el les menabres d'un veau. Le col de la mn-Irice, silae a la partle deolivo de la tumeur hcrniaire, osl lednit ;i line simple depression pen manpn'e, profoilde d'un demi-eenlimölro; les parois do eel orifice, inliinemonl rapproclii''es, sonl lellemoiil adlu'rontes onti'e elies, qu'il est ahsolumenl impossible d'introduire, soil le boul lt;lu doigl, soil un inslru-menl qnelconqne ]iermeUanl d'operer la dilatation. On ne Irouvo pas la moindre trace d'induration ni do nöoplasie.
Apres avoir refoule el remis en place la tumeur ulörino, roperatenr, a I'aide d'un bistouri ordinaire, fraya une voio an bistouri boulonne avoc lequel il fit ensuilo Irois incisions : deux a. la parlie superienre, une a droile, l'autro k ^auohe, et la troisiöme äla parlie infdrieure. I.o resuliat fut ilcs plusheureux; 11 n'y eul qu'une hämorrhagle insigniflante ; le veau et la mere survecurent
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Si on rapprocho cos fails de ceux du mömo genro rccuoillis clioz la femmo, ot dont raulhcnlicitc n'est pas miso on donle, on sera conduit ä admoltre quo rocclusion du col au moment du part n'est pas abso-Inmont impossible.
Mais, ainsi quo nous en avons dejä fait la rcmarquo, cotto occlusion doit nccessairemont so produirc ä une cpoquo poslericuro ä la fecon-dation. On admct done, pour expliquer co fait, quo des plaios, des dechiruros du col, onl pu ctre produiles pendant un accouchement antoricur; que la lecondalion a pu avoir lieu avant la cicatrisation do cos plaios, laquelle, s'effoctuant onsuite, a amene la souduro des levros et roblitöralion complöle du col. On romarquera cjuo cetto explication est puromont hypothötique; niais e'est la seulo qui puisso rondro compte du fait.
Quoi qu'il en soil, void les caractores auxquols on pent reconnaltre cct obstacle a 1'accoucbement:
En introduisant la main dans lo vagin, on rencontre, ä une ccr-t-aine profondeur, une tumeur arrondic, lissc, tendue, fluctuanle, qui s'avancc quelquofois jusqu'ä 1'oriflce vulvaire, et ä travers les parois do laquelle on sent la I6I0 ou quelque aulre partie du foetus. On croi-rait d'abord qu'on a affaire ä la pocho des eaux; mais, en glissant la main jusqu'ä la base do la tumeur, on rencontre, au lieu do I'ouver-turo utonno qu'on s'altendait ä Irouvcr, une rainure circulairo, dont les parois, constitutes d'un cote par le vagin, se conlinuenl, do I'au-Ire, sans interruption avee la tumour. Cost done le segment postö-riour do i'ulerus qui s'avancc ainsi dans le vagin. A sa surface, on trouvc, lanlöt laquo; un Idger enfoncement, sans issue du cotö de la ma-trice raquo; (Lecoq [de Bayeux], Qiraud, Elepiquet), lantöllaquo; une sorte de bourrolot sembiablo ä un goulot do bouleille (Loconlc), raquo; mais im-pcrforc, ct qui semble 6lre le vestige du col. D'autres fois, on ne rencontre aucune trace d'ouverturo.
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BIBLIOGRAPHIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .'137
Tols sont les sipfnes do rocclusion du col; mais, avant de lour aecor-dor uno valour diagnosliquc aussi positivo, il conviout do so rappelcr cc quo nous avous dlt pröcödommonl d(^ la deviation utörino ; il no faul pas oublior quo, dans qiiclques cas, lo col |ie\il elro port6 lout ä fait en haut, vors l'angic sacro-vorlebral, et etre, parfois, diflicilomonl aecossibio k rexploralion. II faut done examiner avec, beaueoup do sein la lumeur qui fail saillie dans lo vagin ; et souvent, a la suite do cot cxamen, on reconnailra, dans un point ou dans un autrc, I'ouvcr-turo iitcro-vaginale, qu'on avail pu croire tout d'abord introuvablo.
Si, ccpendant, on no la trouve pas, — ce qui, ä la rigueur, est possible,— il faut nccessairemont ouvrir uno vole artilicielle au foetus, par unc operation dont nous einpruntons la description ä M. Hubert, qui I'a pratiquec, et qu'ont pratiquce egalement avee succes MM, fiiraud ct Ropiquct, ainsi qu'on vienldo lo lire.
11 faut inciser lo segment poslörieur de la matrico, qui vieut faire saillie dans lo vagin. A cot effet, laquo; on pent faire usage, pour prati-quor d'abord uno boulonniöre, d'un bislouri convoxo, donl la laino est niasquöo jusqu'ä cinq on six lignes de sa poinlc... L'instrument csl dirigc sur le point oil lo col est indiquö ou suppose; puis on incise prudemment, couche par couche, jusqu'ä ce quo recouleinent du liquide ainniotique aunonce qu'on a penelrö dans I'oeuf. L'n bistouri boulonnö complete alors Tincision. — Nous croyons (c'ost toujours M. Hubert qui parlo) qu'il faut donner ä collo-ci la forme crucialc ou la faire en T, pour quo chacune do ses branches no prenne pas Irop d'oxtonsion. Quand la tumour est poussee forlement ct rapprocheo do rouverlure vulvairc, les doigls do roperaleur et au besoin ccux d'un aide suflisent pour ccarlor ct prolcgor les organcs voisins; au cas conlrairo, un speculum (?)... pourrait servir a mettro la tumour ä ddcouvert ot permettrait de l'attaquer sürement au moyen d'un long bislouri. raquo;
Nous reviendrons plus laid surcette operation, qui n'esl aulre, on definitive, quo Vhyslövotomie vaginale.
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BIBLIOGRAPHIE
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DYST0C1E MATERNELLE.
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11.
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IlEltNIK DIE LA VESSIE.
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IV,
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INDUIIATION DU COL UTERW.
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Baliestra; Parts laborioux qni out nöcossitc l'oporation cesarionne, par GoniEii;
in Momoires et observations de GoHIBB, t. II, p. 40 et suiv. — V. p. 45, 3deg; observation. Bonnet ; Rapport do M. PnUD'HOlIUG sur los memoiros adressös ;i la Soc. cent, do mod.
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jument et clioz la vaclio; in Journal de mid. vit. de Lyon, 1849, p. 349 ot 448.
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BiO
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DYSTOCIE MATBRNELLE.
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V. — OiiLiTi!,nATioN' DU r.oi, dtkiiin.
IhmunT; Oliscrvalions sur l'oooluslon lt;Io la matrico au niomcnt du part; in Aniintns de
mid, vä. de llvuxetle.t, 1810, p, 118. Lecoq (da liayeux); Memoii'o sur Ic part laboi'ioux ;in Mcm. de la Soc. vet. duCalvmlos
et de In Manclie, nquot; VI, p, 85. Rgpiquet, Occlusion du col niGltant obstacle i'i raccouctjoment, clioz unc vaclin; in
Journal de tned. vet. rl de tootoohtlio, 18S0, p, ISO.
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CHAP1TRE IV
DE QUELQUES AUTRES CAUSES DE DYSTOCIE MATERNELLE-
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Ponr en finir avec los ctiuses de dyslocio döpondantcs do la more, il nous roste ä en signaler encore quelquos-unes, beancoup moins im-portantes que cellos quo nous venous d'etudier, mais qui, cependant, mörilent an moins nnc courle mention.
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Constriction de l'utörus par une bride extörieure.
En 1830, Gelle a publie dans 1c Journal pratique de midecine vnteri-naire robservation suivanle :
I'0 Observation. — laquo; Dans les premiers jours de mars 1829, une vache rocul. pendant la null, dps coups do conic d'nnc aulrc vache. Elle elail an luiilii'mc mois de la gestation. Dös lors, on s'aper^ut qu'elle ctnit malado; olle elait triste et mangeail moins que de coulume. Get i'lal, persista jusqu'au 4 avrll suivant, 6poque ou In maladie, s'aggravant, rvcilla l'attention du propridtaire. Ee lemlcnniin, la vache enl des coliqucs suivies d'etTorls cxpalsils, qui sem-blaient annoncer la parturition, et qui continueieul lo 6 el le 7... Elle ful con-duile ä TKcole veterinairc de Toulouse le it... En arrivant, die se coucba et parut affaiblie. Aprös I'avoir laissec reposer, on la tit lever pour I'examiner attentivement. Lepouls (•in\i concentre el accäldrö...,le venireun pen ballonnd. laquo;Avant inlroduit la main dans le vagin,je trouvai, continue Gelle, l'oriflce do la malricc resserre ; je pensai (jue lo defant de dilatation du museau de tauche et ['absence des efforts indiquaienl de no pas lenler i'accouchement, etd'attendre de la nature un travail preparaloiio iiulispensahlo an succes do roperalion raquo; (on I'atlendoit en vain dopiiis Imil joins). laquo; Je m'assurai quo le veau etail nioi't. L'ötat du pouls nu^ detennina ä pratiquer une saif^nec do cinq livres... Lo 12, lo pouls etait faible et pen appröeiablc; noiivello saiguee de qiiatre livres... A 0 homos, I'aflaihlissemeut elait extröme. A midi, la vache tomba sur la liliero et mourn t qnelques heuros apres. raquo;
Autopsie. — Outre une perilonile asscz intense. Gelle tronva lo foetus logo dans la come droito de I'lilorus. laquo; Ec corps do cet Organe elait engage dans une onverture anorniale du mesentero. Gelte di'icliirni'e existait sur la portion du niösentere qui röpond ii 1'inleslin grele; ses hords etaiont arrondis, epais, d'aspeel (ibreux; olle avail environ !gt; ponces (13 k 14 centimetres) do dia-
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DB QUELQUES ADTRES CAUSES DE DYSTOCIE MATERNELLB.
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iiietro, i) et ('truignait lo corps do la iimlrico ü 8 ii 10 poucos (20 ;i 25 centi-mciros) on avaiitilu col. Ea arrioro de l'ölranKleinent,oetorgans ötaitöpuissi et Uimöliö ; immüclialeiiunil en avanl, ii oxistail nur lo corps de l'utärus une vosle ecchymoso... raquo; Le fcetus avail la li'to repliöe sur l'encolure ä droilo, los deux meiubres llioraci(|iios portäs cn avant et b gauebe, et croisds l'un sur i'auti'c. 1,'ötat do maci'ralioii du petit cadavro, donl los poils so detacliaienl. facilemeut) indiquait une raort döjä ancienne. Tont l'arriöre-faix, üijuido, vaisscaux et membranes, exbalaituuo odeur Irös letide, et preseuiait un commencement do decomposition. raquo; — C'qst l'ötranglement du corps de I'litenis a travel's cetto Ouvertüre du nieseiilerequi avail mis ua obstacle iiiviuciblo a la parlurilion.
Ilainard a rapportö, dans son 'Irailc de la parlurilion, une observation qui lui est porsonnolle, ol qui oll're avoc la prccödcnlo boaueoup d'analogie.
llc Observation. — 11 s'af,'it d'unevoclie do sept ä buil ans, extremeiuent niaigre, et qui portait une licniio au llanc droit.
laquo; Quand jo la vis, dit Raiuard, le travail durait depuis la voillo, et les enux avaient etö rendues apres des tenlatives opöröes par un guärisseur. Couchee snr salitiere, olle se livrait couliiiuelleiiient a de violents elToits. Je parvins ;i la faire lever pour ['explorer. Le col, resserrü sur lui-ineme, permellait ä peine l'introduction dos doigts; II lallut le debrider poury passer la inain. Le veau etait vivant, inais faihle; un des mombros de dovant se presenlail, raulro etait llechi en arrioro, et la löte courbeo au-devant des pubis. Ces parlies furont successivement ddgagäes. Le petit elait en yoiMxon dovso-lotnhaire (c'esl-ä-diro dorso-suiröc); des lacs appliques aux mächoires et aux inenibres permirent de lirei'dessus pendant que la möro se liviail ii des efforts expulsifs. Je recom-ineiirai plusieurs fois saus pouvoir faire avancer la tele. Knlin la mere poussa dos gdmissements plaintifs, eut dos grincements de dents; la respiration s'aecelera, lo corps se couvrit d'uno sueur IVoide, l'cßil devinl lerne, les efforts du part s'arreterent brusquoment, et la leniolle muurut au bout de quelques instants.
laquo; A l'autopsie, nous Irouviimes quo la tunicur hcrniaire etait conslituee par l'öpiploou, leqnel, adböianl au sac hcrniaire, ouvoyait un cordon libroux, öpais el |)eu extensible, qui passait sur la lace superieuro de I'utärus, compri-mait cet organe et I'empöcbait de se dilator. raquo;
11 ost clair quo, dans dos cas pareils, le part est lout ä fail impossible ; d'autanl plus quo ['obstacle qui s'opposc ä la sortie dn foetus pent k peine elro soupconnö. — S'il pouvail Tötrc, il y aurail cvidemment indication do tenter l'opäralion cösarienne.
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Persistance de rhymeu; brides et cloisons vaginales.
Nous avons dlt (page 37) qu'on Irouvait parl'ois, chez nos fomelles doincsliques, ä la limile de la vnive et du vagin, line membrane plus ou moins complete, rappelant tout h fait la membrane hymen de la foinme. La persislance de celle membrane apres la fecondalion peut devenir, pour nos femellcs comme pour la femme, une cause plus ou moins serieusc de dystocie. Non pas pour loules, cependanl; car, dans
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Ü42nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DY8T0CIE MVTBRNELIiB.
Tespöcc chevalino, le penis volumincux de I't'talon, tcrmiiiö par un C'iiornio champignon, doit nöccssairoinont rompro I'liymen choz les jumenls oil cello meinbrano poiirraU oxisler. II n'on esl plus do niönio pour l'espöcc bovine, oü 1c penis long et eillle du taurcau pent Ires bien accomplir sa fonclion sans delruirc cntierement cello meiubrane, on agrandissanl sculement une des ouvcrluros qu'elle prösenle d'or-dinairc.
Mais raccouclicmonl peul aussi elro entravö par des brides d'une aulro nature; dans quelques circonslances, en cITet, on a pu constater soil chez ties primipares, soil cbez des belos qui avaienl cu des iniscs-bas anlcrieures, roxislonce d'une cloison vaginale Incomplete ou meme complete. 11 esl Evident quo dans ce dernier cas, an moins, il ne s'agil pas do I'liymen. Doja, en döerivant lo vagin, nous avons signalc conuno une anomalio possible sa division incomplete en deux compartimonts longitudinaux; inais on pout observer d'autres brides, soil horizontales, soil vorlicales, snscoptibles d'occupor des positions differentos, les lines exislant ä l'entröe meine du vagin, landis quo les autres so Irouvent tout a fait dans 1c voisinagc du col do la matrice, — autre indico qu'elles ne sont pas lonjoiirs la representation do I'liymen, ä moins quo Ton admetlo pour eclui-ci uno anomalio de silua-tion (1).
II resulte de tout cela que, si Ton pout parfois invoquer une anomalio congciiilale,il faudrail dans d'autres circonslances ne voir, dans ces brides ou cloisons, quo le resultat d'adhörcnces morbides, con-söculives elles-mömes ä un traumatisme des parois vaginales (V. les Lesions consiculivcs an part).
Nous allons rösumer les observations relatives ä colic cause do dys-locio qui soul parvonues ä notro connaissanco et qui, toutcs, out trait ä des femclles de l'espece bovine. I'lusieurs d'entrc dies out elö rcunies par M. Ooubaux, dans un mömoire quo nous signalons ä 17laquo;-dex bibliograqhique,
I'raquo; Observation.—(Bride ätenduehorizonlalementäl'entrieduvagiri). —Mionon, Reoueil du mid. v6l6r., 18C3. — Le 28 mars 1803, M.Mignon fut appelö pour visi-ter unejeune vacliu lie deux ans el dem!, dans un etal do gostalion avancoo, et chez laquelle tout annoucail uno parlurilion proohaine, sauf los elTorls oxpulsifs, qui ue so montraienl point encore. — 11s so moutrörent deux jours apios, lo lot avril, ot dureronl quinzo heuros environ, sans que lo part s'ell'oo-luäl; puls cos svmptömos disparurent, et la null so passa dans leplus grand calme. Rappelö lo quot;2 avril an malin, M. Mignon chercha d'abord ä s'assurer, par lo taxis abdominal, si lo veau ölaii encore vivant. — laquo; N'ayant [tn recueil-lirrlen do certain, j'eus recours, dit-il, a l'oxploration vaginale. Quolio no ful
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(1) M. Replquot a tronvö laquo; dans lo vagin d'un fajtusdo vaclie ago do sopt thuitmols,
b. dGUX mlllimötl'BS du col et Ji environ halt cenlinioli-es du siege unlinairo do I'liyiiion, uno cloison verticals InOompIÖtO) placoe dans lo polit axe, c'ost-ii-dii'u on travors, plus large h ses extremiles qu'amp; son milieu oü eile mesurait environ trois millimfetres d'epais-sour sur ciiui do largour. raquo; (licvue veU'riiiairc, 1885, page 'iO1).)
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DE QUULQUES AUTRES CAUSES DE DYSTOCIE MATERNELLE.
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Ö43
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pasina surprise, quand mes doigis rsnoontröFütil un obstaols, pouralnsi dlro,
lt;i l'oiinco vnlvaiio!.,. Ju Ins bienldt h mümc de nie convaincre que cet obs-tacle däpendall d'una large bride, vrai repli de la tnuqueuse vaginale place de cbamp ii l'enlree du vagin, qu'il leriiKiit incomplölement ä la l'aeon d'une cloi-son verlicale, eu se fixaul par ses exlreiiiiles.d'im eöl(5a l'autre, aux paroisde ce conduit, Cetie bride vaginale, veriiable membrane bytnen, apialie d'avant en arriero, plus large ä ses exlreniiles qu'a son centre, ii herds incurves, mesurait 0 centimölres de longueur, i centimölres do largeur a ses points d'insertion aux parois du vagin, et l cenlimölre seulement dans s;i partie inoyoiine. Le vagin, ooiisideraljlemenl röduil de lai'geur par celte bride, pre-gentait deux orifices ; l'un inf^rieur, l'autre supeiieur, tous deux a pen pros d'ögal diainotre ; trois doigts reunis pouvaienl asscz difflcilement y ötre intro-duits.
raquo; Gelte disposition coimue, je m'expliquai facilement l'obstaoleau völage, et j'en deduisis la necossite de l'aire l'incision de la bride, ce que j'exe-cutai aussilot, en portanl la lame du bistouri au centre meine de l'hymen, —#9632; Le vagin, alors degage du lien qui reslroignait ses parois, se diiata largeraquo; ment et livia passage ä un veau tres bien conforme el d'une vilalite par-l'aile. raquo;
11deg; Obsebvation, — (Bride elenduchoiizonlakmcnt dans le voisinuge du colutö-rin.)—Colmk, Archives, 1870, p. öüö. —Appell pour l'accouchement d'une genisse de trois ans, ce velerinaire constate l'existenco d'une bride übreuse, large de 3 ceutimelres, tendue horizontalement el en traversdu vagin, ayanl ses deux points d'altacho sur le pourtour du col de l'utörus, qui se monlre parfailement dilate. Cetle bride parlageail le passage en deux parlies a peu pies cg.dos; par chaeune lies ouvertures, faisait saillie un membre anleiiour. La section de l'obstacle, operee iniinedialoment, no donna lieu a aucune beinor-rhagie et permit de terminer l'accouchement,
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III0 Observation. — {Bride verticale ü l'enlree du vuijin.) — Rolland, Archives, 1870, p. quot;iOO.— laquo; Ce veterinaire a enlevesurunc vaclie primlpare, dans le courant de fevrier 1874, une cloison qui elait dii-igee de haul en bas, h la limiledu vagin el de la vulve, etl'aisail obstacle a la parturition. Kile avail pres de 3 centimetres de largeur d'avant eu arriere dans sa partie moyenne, el elailelargie a cbacune de ses exlremiles. raquo; — lei la disposition de la cloison somble indlquer un commencement de separation du vagin en deux caviles longitudlnales, comme cliez la jument observeo par M. Goubaux(Y. la description du vagin, page 31).)
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IVquot; Observation. — {Bride verticale ü l'enlric du vagin.) — Contaminb. iDcja publiee ;i la page 410, ä propos de l'anguslie pclvienne.)
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Vquot; Obskiivation. — {Bride verlicale pres du col). — VlNCENZO LuattI, Iraduc-lion de Prange, llecueil, 18b0. — 11 s'agil d'une vacbc de trois ans, primlpare, gaie, mangeanl bien, mais all'ectee d'une procidence complele du vagin. —En examinanl les parties, 1'auteur remarqua laquo; une bride ligamenteuse, d'une largeur de B ä 0 cenlimelres, d'une epaissenr de H millimetre's environ, de couleur blanchiilre, I'ortc el resistante, n el qui s'inseiail, en liaul el en bas, sur les parois du vagin, laquo; de maniere ii le termer el ä le caclier completemont aux regards do 1'exploraleur. raquo; Les deux faces de cclle production elaionl parfailement librcs, et M. i.ualti put passer ses doigts de chaque cole, do mauicre laquo; ä les reunir derrlöre la bride raquo; ct a laquo; I'ecai'ter do quelques li-gnes do dessus le museau de lancbe, auquel lout d'abord elle seniblait adliercr. raquo;
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DYST0C1E MATERNELLE.
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M. Luatli iatrodiiisit, ciilre la bride ct le col, aussi haul que possible, uu bis-toari droit, liontomie, ä lame lon^ue el elroito, el iuoisa d'nii soul coup la elite bride, qu'll coupa eusuito pies nie sou insertion inlericure. Puis il re-duisil le vagin renversä, appliqua un bandage conteutif, et altendlt les efforts expulsifs, qui lie se monlniiunt pas encore. Six on sept jours apres, on an-nonca il M. I.nalli (juo le pail s'etait bicn passe, que le veau elail beau et la mere bien portante.
VI0 Observation. — (liride vevliculc dans le voisinage du col.) — M. le profes-seur Baiuhkii, Archives, 1870, p. :i(i3. —Cliez line vacbe ilgec de cinq ä six ans, destinre aux operations ohlrurglcales, et dont les commenioralifs clt; eta-blisseut qu'elle avail du porterraquo;, M. Barrier reconnut I'existenoe d'une bride assez forle, tendne veilicalement sur la ligne meiliane, imnu'dialenient on ar-riere du col nterin, et allant de la paroi superieure a la paroi inferieui'e du vagin, ii la maniere d'une colonne ou d'un veritable pilier. Cello bride etait aplatie d'avanl en arriere, arrondie el lisso sur ses bords, molle,souple eomme une muquense, facile, par consequent, ii dejeter (i droite ou ä gauche de la fleur epanonie. .Sa face aiitericuro etait inimedialemenl appliquee sur le col ulerin, mais on put aiscnionl, on ropoussant la bride en arriere, passer outre les deux. — A 1'aulopsie, on a constatö/qu'elle elail un pen depiimee d'avanl en arriere; sa largeur etait de 10 inillinietres, el sa longueur do 7 cenli-metrcs el deini ; ses deux oxtreiniti's, un pen elargies, se confouJaienl en haut el en bas avec les parois correspondanles du vagin.
M. Barrier pense quo chez cello beto le part avail loujours pu s'ell'ectuer, allondu quo la bride qui vient il'olre decrite pouvail etre dejelee tl'iin cdto ou de l'aulre du col de la matrioe, .Nous nous associons d'aulant mioux h celle idee que l'nn de nous a rencontre deux fois une bride somblable, el a pu ler-miner I'accouchement sans recourir ä i'instrument tranchant.
VII0 Observation! — Gas identique au preeödent, observe par M. Repiquet laquo; chcz une vache d'uno douzaine d'anuöes ayanl cortainement fail plusieurs veaux i); — la bridecbarnue, plus largo a ses bases d'insei'lion qu'ä son milieu, mesurait dans la partie la plus elroile de 3 a 4 ceuliinelres do largeur, sur un ä un et demi d'^paisseur (Revue vMr, I88.'i, p. 400).
VIII0 OBSERVATION. — Aux pröcedeutes nous ajoulerons ccdle-ci, sur la-quelle mallieureuscmenl los details font impoudefaiil. — Un veterinairesuisse, Hermann, a rencontre, en 1849, la meine particularity; il a vu, laquo; sur une ge-nisso, une membrane assoz resisiante metlre obstacle ä la parturition. Gelte membrane divisait, du haul en bas, le vagin en deux parties egalos, el avail une epaisseur assez considerable. On fill oblige de I'inciser, el des lors I'ac-couchemeut devint tout a fait facile. raquo;
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IX'Observation. — [Membmne obstruant oompUtement le vagin.) — Hamm, cas rap|)orte par Lauzilotti-Buonsanti, dans son Manualedi Osletricia velerinaria. —
laquo; La vache observee par llainin avail döpasse do nouf Jours le lormedo la gestation quand commeuceronl ä so manifesler les premieres doulcurs. Aux premiers efforts de i'animal, apparut dans la vulve une tumour ronde, grosso eomme une lele d'hommc, qui semblail recouveiie par la muquense vaginale. En la pressant avec le doigt, on sonlait de la lluctualion. Par un examen alientif, on reconnut que la membrane qui recouvrait cette espöoe do tumeur etait IVtyjnen (?), et, apres qü'on reut incisee, il s'ecoulaune nolable quantite de mucus, qui s'elait rassemblö enlre l'hymeti et l'orifloe de l'ulerus, encore resserro. Pen de temps apros, celui-ci se dilata, et lo part eul lieusans aueuu inconvenient. raquo;
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DE QUELQÜES AUTUES CAUSES DE UYSTOGIE MATKRNELLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; tt4b
xe Omshuvation. — (Membrane obstruant oomplätement le vagin,) — GantonI) Iraduotion lt;io M. Cornovin. Journal de mid, vät'r. et do tootedhnie, — L'au-tcur, appeld pour dnimor sps soins ii nun vadiQ ä,gÄe d'environ qualreans, pluine pour la deumidme fois, et qiü depuls deux jours ötait Infruotueusement ea prole mix douleui'8 iln part, — l'auleur, dlsoas-nous, an iatrodulsant sa main iluns les organes g^nitaux, se heurla blentöl ii mie membrane Iransversale, qui obslrualt complötement la vole naturelle et falsail eine le vagin se temii-nait bi'usquement en eul-de-sao. Vm grattanl aveo l'ongle de I'lndicateur, le pralioien lil au centre de. ee velum mie ouverture par laquelle s'äcoula une certaine quantity de liquide; puls, röintroduisant la main, il röussit a enlever par lambeaux et sans diffloullö la membrane, qui elait ;issi'/ friable, et dont l'dpaisseur alleignait environ i oentlmötres. Peu de temps apres celie ahla-lion, ilyeut expulsion d'un polii foetus, incomplötement döveloppö, et präsea-laut uii commencemenl de putrefaction. La vaclio so retaljlit coinpleloment.
11 est iniililo d'ajoutor aucuil coininontalro a cos observations, qui contiennent ä pen pros tout co qu'on sail et tout co qu'll importe.de savoir sur cello lögöre cause do dystocie. Bornons-nous a dire, avec JI. Goubaux, que dans les cas oil cos brides constituent un obstacle ü la parturition, lour seclion par I'instruraent tranchant ne donne lieu a aucune liöinorrhagio et n'eulraino point de suite rucheuso.
Avant de quitter co sujet, nous signalorons une cause de dyslocio maternelle quo M. Deneubourg dit avoir constatöe i)iiis d'une fois. Elle consislo en une sorle de bandenu fourni par la matrice nl embras-sant le front du fwius. Dans chacun des cas observes par eel aulcur, laquo;le foelus ölait on bonne posilion antcrienrc, los pieds hors do lavulve ct le bout du nez ä l'enlröe do cotlo ouverture; inais la löte ölait re-lonue par un bandeau membraneux charnu ([u'ello entratnait avec olio. Co bandeau ceignait le front en lo coniprimant ä partirdu niveau des orbilos el do 1'origine do la convexiU; frontale, raquo;
JI. Deneubourg' u'esl pas lixe sur la nature do ce bandeau, et so de-inando s'il s'agit d'une dilatation insuflisanle dn col ou do la persis-lanco de l'bytnen. Nous pensons ([uc ce pourrait bieu elrc une bride ölendiio borizonlaloinent dans lo fond dn vagin, —• bride analogue a colics des Observations I cl 11, d'autanl plus quo I'auteur a pu en faire 1'ainpulalion sans inconvenient, 11 no s'est pas bornd, on eilet, ä inciser l'obslacle vors sa partio inodiane ; il lo sectionnait laquo; sur les deux points corrospoiulanls aux cöles du fronl raquo;.
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Atrösie vulvaire.
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il arrive quelquofois que la vulve, par son etroilosso et la rigiditö des lissns qui la ferment, offre une assoz grande rösislance a la sortie du foetus cbez los primiparos; mais cello resistance est raromont bien sörieuso; peu ä peu les lissus s'assouplissonl, la vulve so laisse dis-tondro, el quelques efforts encrgiquos acliövenl do chasscr le petit. Quel-ques praticiens, parmi los([uols nous cilerons itainard et M. Gillis, Saim-Gvh ct Violbt. — Obstfitrlquo,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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DYSTOGIE MATERNELLE.
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assurent cependant avoir c\6 dans la nöcessltö d'agrandir I'orlflce vul-vaire dans dos circonslanccs analogues, prölcranl dos incisions nollos, qtii se clcatrlsent röguliöreraent, a une döchlrure toujours pins ou moins inögale, plus douloureuse aussl, el qui, de plus, pout lalsser a sa suito une cicatrice irröguliöre, dont la presence poul n'ölro pas sans inconvdnlent i)our les parts subsöquents. Toutefols, los occasions on Ton esl Tom; d'aglr ainsi sent fort rares, et, pour noire coinplo, nous no los avons Jamals rcnconlröos.
Mais il est mus aulre cause do dyslocie vulvaii'o beancoup plus sö-rleuse : e'est eolle qui rösulte do cicatrices ancionnes, dures, resis-tanles, survenues ä la suite do plaics ou do döchirures ayant Intöressö les organes exlerionrs do la gönöration. Cos plaics, (lu'ellos se soionl produltes, comme nous venous de lo dire, ä 1'occaslon d'un part a.ni.6-rleur, ou (lu'ellos reconnaissent i)our cause un Iramnalisino qnclcon-(ino, — un coui) do cornc dans les pAturages, une blossure par un clou ou un crochet, ii Föcurio on pendant lo travail, etc., — no sont pas trös rares, et, pour noire compte, nous en avons vu plusieurs oxemples. dependant il faut que cos döforinalions do la vulve n'aient pas une action blen tnarquöe sur la tnarcho du part, car il en est :\ peine fail mention dans los ouvrages sur l'obstötrlque vclerinaire. M. Leconle soul a rapporlö une observation do dyslocie due ä cello cause, ä laquelle on n'a peut-6tre pas donnö une süffisante attention. Void les points principaux do cotlo observation :
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Observation. — M. Leconte fut appelß pour dounci' des soins h uno. jument on travail de part. On lui dit qne, anldrieureraent, cello bole avail rccu, dans un herbage oü olle ölail h pftlurer avec des vacbes, un coup do come qui avail labour^ lo pörinde el, döoiiiiö la vulve jusqu'ft lo cloison recto-vaginale. Col orgaue portail, en oll'ol, les cicatrices d'une solution do continuitö assez olon-duo; il elait (lolbiinö cl relröci au point do m^ permeltre que dirflcilemenl lo passage du poing. Le vagin, lo col, etc., fitaient en bon rial. Lajumenl faisalt do fröquonls olToHs; les eaux s'6laieul 6coul6es, on ne di( pas depuis coni-bien de temps. — Lo Icolus si^ pn'sonla bientöt h I'orince vulvaire, en bonne position, la trio appuyöo suv los deux membres llioraclques; mais la, cos parties rencdutrOi cnl une rösistance 6nerglque. laquo; La nature aurait pout-ötre surmonlo col olislaclc, et lo pari so serail Ires probablemenl elToclue seid, mais avoc des dechiruresplusoumoins considerables. raquo; M. Loconle prelera fa-ciliter la sortie raquo; en opörant coinino dans le cas d'byslerotonno vaginale raquo;. II lit, laquo; sur les parois do la vulve ct do cluupie cole, deux incisions laleralos su-[lerposeos, a une distance do 4 centimetres l'une de l'autre, oi donna a chacune uno otenduo do 3 centimetres environ, ce lt;]ni fournit un espace suf lisaut pour porincllro la sortie facile du jeune sujet. raquo; — Le part s'oH'ocUia ensulte sans accident, et les plaics, pausees comme plaics simples, etaienl ci-caliisees quclquesjours aprcs.
En pareil cas, l'incision do I'aniieau vulvaire est dvidemment la seule indication ä remplir. Cello polite opöration ost simple, pen douloureuse; raccoucbeinent est ensnile promptoinent lormind, et Ton cvito ainsi des dechirurcs sponlances, dont les suites pouvent otro beancoup
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DYßTOCIE FCETALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;b47
plus graves quo colles d'une plaio liinitco et parfaileincnl nelte. — Hainard conseilledo faire colic incision i\ la commissure supörieure de la vulve; mais il est cerlainomcnt preferable de la faire sur les parois laterales, comme lo rccommandenl MM. Gillls otLeconle, untre qu'on a molns ä craindre de voir la solution de conlinuile s'agrandir d'une nianiere fikhonse lors du passage du foetus, la cicatrisation est plus rapide, les tissus ayant, en ces poinls, plus de vitalile. O'est, du reste, cotte mölhode dos incisions laterales qui a prevalu en mödecine hu-maine, oü eile a ctö generalemont adoptee, apres uno etude comparative.
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BIBLIOGRAPHIE
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US PAK im: iiiiMiK EXTBniEOBE
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Gem.e ; Ktranglemont du corps de I'litorus par uno )irido qui s'est opposöo amp; la parturition dans uno vaclio; la Journalprat. de miUl.vi't., 1830, p, quot;2.
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11.
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PbBSISTANCE DB I.'llY.MKN.
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de med. vcl., 1859, p. 842; traduelion do PiiANuf.. MlONON; Obstacle apporte k la parturition, clioz tine vache, par la presence de la mom-
brano hymen; section do cottc membrane; In Recueil de mod. v4t., 1803, p, 707. Repiqubt; I'ilior charuu d'origiuo congenitalc, etc.; in lievue vet., 1885, p. 399.
III. — ArtlESlE VULVAIBB.
Git.i.is; ün cas do dystocio; in Journal des vcl. du Midi, 18G0, p. 141.
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L1VRE II
DYSTOCIE FCETALE
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Les obstacles äla parturition se rencontrent bicn plus souvent, dans la pratique, du cöte du foetus quo du cote de la mere; ils sont ati^si
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348nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIE POST ALE,
boaucoup plus varlös. On pout los partager on doux groupes, assez naturels, sulvant qu'ils rösultent de la constitution propre du prodult
on qu'ils (Icpoiulent do la inmiiciro plus ou moins döfoctucuso (lent il so prdsenle au clölrolt aulöriour.
II esl ü pelne besoin de dire quo ces dlfücultös no soul point exclusives les unes dos autres; qu'il pout parfaltement arrlver, lt;iuquot;il arrive souvent, dans la pratique, qu'elles so combinent entre olios, do nn'ino qu'aveo cellos que nous avons ötudiöea dans lo livre pröcödenl; qua si nous los ötudions une ä une ot söparöment, c'osl, d'abord, qu'il sorait Impossible de prövoir toules los combinaisons dont olios soul susceptibles; c'ost, ensuite, aliu do pouvoir analysercl'uno raaniöre plus coniplete tons les öloinonls du problöme oomplexe quo le vöteri-naire accoucheur pout avoir ä rösoudre.
Les dilTicullös du pari (pic nous aurons a oludior dans co livre sont done, nous le röpölons, fort nombrouses; dans la promiero edition, nous avions cru devoir les examiner dans doux sections ou titres, re-pondant aux doux groupes prlncipaux que nous avions admis. Nous conservons ici la m6me distribution dos matiöres; mais nous y adjoi-gnons I't'tiulo, quo nous avions cru pouvoir nögliger on 1875, dos difii-cuHes dependanles du cordon ombilical.
Ces (lernirres, ä la voritö, sont ä la l'ois assoz rares el assoz pen connuosjusqu'ici; olios merilonl copcudaul do n'etro point passees complötement sous silence. Peut-Ötre mömo conviendrait-il, on rai-son deleur nature, d'en former la matiero d'un livre special; mais co quo nous avons ä en dire so reduil .\ si pen do chose, que nous n'avons pas cm devoir lour donner uno si grando importance. Nous les avons, on consöquence, röunies aux Dyslocios totales, dont elles formcronllo premier litre.
En consöquence, nous dirons quelques mots, dans une promiero section ou titre, dos dillicultös provenanldu cordon ombilical; danslo Hire deuxtenie, nous passerons en revue los dystocies totales indöpen-dantes dos presentations et posilions; eulin le litre iroisiemc sera consa-erö ä l'ötudo si importanto des presentations ot positions defectueuses du foetus ot des dinicultcs qui en resultent pour raccouchemcnt.
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TITRE I DIFFICÜLTfiS DU PART PROVENANT nil CORDON OMBILICAL.
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Pour olre rares en obstctrique velerinaire, les cas dans lesquols le fmlns esl anetö par le cordon ombilical onroulö autour des mombres, de l'encolure OU du corps lui-meme, s'obsorvent cependant quelquc-
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DIFl-lCIJLTES DU PART PROVENANT DU COIinO.N OMIilLlCAL.
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119
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f'ois. Ils pcuvent presenter uno i'öollo gravitd, aussi lo vclerinaire accoucbcur doit-il elro mis en garde conlrc enx. (Vost dans co bill quo nous allons rösuinor les quclques observations, cuncernanLlos grandes remolles, quo nous avons Irouvccs dans nos diU'erculs ouviages ct publications pöriodiques.
l'0 OnsKiivATioN. — IIavoix, filü |iar Itaiiiiii'd, Tl'aitd oomplet de la parturition, etc., t, I, p. 498, — Chez uns vacbe dont on no pouvail oblenir 1q veau, (lavoux rccoiuuit quo eelui-ci su presoiilnit par le dos. I,a vacho, Ires afTaiblie, 6lait coiicliöe; on la pla(;a on posilion dorsal o; dans eel to situation, on ainona dans lo bassin, el l'un apres Taiilie, les deux incinbres auU'i'ienr.s du veau, I.a uHu eUiit retunuo par le cordon ombllioal, lt;pii enlourail I'encoluro (par une anso simple sans deute, so demando Ralnard), En tournanl le veau de l'aeon ä rendre saface supärieure införieure, et röciproquement, on dögagoa I'enoolure du cordon, et la ti'te fut arnenüe daus los passages; l'accoucbement se termina en position dorso-pubienue.
11deg; Observation, — Gaven, 6galement cito par Ralnard, loc. cü. p, 496, — Ge völei'iuaire a vu, eboz unejument donl la sortie du fietus nc pouvait s'ope-rer, lo cordon, extröinenient loudu, passer sur les bunbes et coniprimer la töte sur le llane gauche. iMalgrö la repugnance du maltre de lajmnent a voir porter l'inslruinent tranchant dans l'ul6rus, Gaven en lit la section et l'accou-chement eut lieu pen apres. Ge veterinaire fait la remanpio que, si londu quo seit le cordon, oueprouve, eu raison de la mollesse de son tissn, (juebpio peine ä le divisor. Uli des sabols du poulain, placö dans le voisinage, lui servil de point d'appni. — Rainard dit i|iio l'auleurne fait [ms mention de I'lieinor-rliagie; nous ignorons egalemeut si le poulain a etc obtenu vivant.
111deg; Ohskuvation. — Sacghero; traduetion de Prangt; — in Rccucil de mid, vä. 1839, p. C70. — II s'a^il d'une vacho choz laquelle il y avail torsion de l'u-lerus. Golle-ci ayaut 6tö reduilc, la poelie des eaux sortit aussitöt et les oaux s'ecoulereul. laquo; Nevoyanl point, (lit l'auleur, apparailre b^s |)i('ds du foetus bors du vagin, je dus de nouveau introeluire le bras dans l'uldrua, et lorsque la main fut en contact avec le Heins, je recounus que les deux niembres ante-rieui's etaient, ainsi que ,1a töto,rainenes sur les poslörieurs. Je poussai le foul us en avant, je saisis avec la inain le membre antörieur gauche, qui etail des-sous, et il me fut facile de le porter dans le vagin et do l'y placer daus uno direction convenable; ensuite, avec la meine main, je l'us ä la recherche de la tele, que je Irouvai enfin appnyeo contre la irgiou ombilicale, niais si elroile-ment niainlenue fixee par lo cordon, quo leseul moyen, pourla ilögagordoce lien etait d'en praliquor la section. Adn de m'opposer au danger d'une lui-morrhagie qui pouvail peut-etro priver de la vie le foetus avant de voir lejour, je piis une balle de l'usil prealaldemcut percee d'un trou ; j'y passai une licelle falte avec un 111 double, et je fis un nceud. Je pris cette balle entre le pouce, l'index et le medius de la main droile, et, l'introduisant de nouveau dans la malrice, je la portal sur le cordon ombilieal, ä la distance de sa base avec le foetus d'environ in eentirnölres. Apres lui avoir fail opercr deux tours sur le cordon, tenant avec la main gauche rextremite de la lieelle reslee au deliors de la vulve, je suls parvenu a y liiire un nceud elroit, capable d'einpöcbcr la circulation du sang entre la mere el le foetus, La main aussiiot retiree, je la reiutroduisis iminedialemeut, munio d'un bistouri courbe ; jo conpai le cordon ombilieal h la distance de trois Iravers dedoigl du no'ud, du cAlö de la surface placentaire. raquo; Knfin la löle et le membre autcrieur drolt ölanl mis en bonne position, laquo; en un elin d'uuil le nouveau-ne arrivait snin el robusle raquo;.
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ÜÖO
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DYSTOCIE FffiTALE.
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IV0 Observation. — RocnAßD. —Rccucil de imkl. vittv., isoo, p, 18. — Co
vütöiinairc nsl appolö pourdomier dos soins ;i micjuiiienl ä (ornio, pröscrilaiil quelques coliques, preludes du pari. A son arrlvöe, il consttile rjuo lo pouloin ost cu püsilion lombo-piihioniu', c'osl.-ii-diro on position roiivors(5c do la pi'ö-sentalion postöriouro. Malaie cola, lo poidain paraitrait devoir sorlir aisömont. 11 n'on ost rion cependant, Bt .M. Rochard reoonnall iiuo lo cordon ombilical sntoura complölement le membre posl6rleur droitdu jsune snjol, qui ost, dit-il, cl cheval sur co moino cordon. Ponsanl qua lo poidain ost morl, l'opäraleur se dispose ä faire la section du cordon; cependant il voui, auparavant, faire (juelques tentalives pour dägager lo meinhre arröle. A cet olTet, laquo; je pronds, dit-il, dans lo creux de la main droite Ic sabot de ce membre ; rassoinblanl en-suite ot dirigeanl de co colö loute la sommo do force dont je pouvais disposer, je fais subir, on poussant clevant moi, h chaeun des rayons du membre, une llexioii assez grande pour amener lo sabot an niveau du cordon, queje fais glissor en dossus ä I aide d'nn iöger mouvemeut de l'annulaire et du petit doigt. Cela fail, j'allonge le membre do nouveau, ot, aidantuu pou aux efforts delameie, une minute aprös, le poulain, bion vivanl, Olaitsur lapaille.raquo;
V0 Obskkvation. — Rruondgad. — Chronique du Rccucü, 1879, p, .'i.'iO. — Cello fois, il s'agil d'une anesse eboz qui, au dire du propriölaire, la poche des eaux s'elail rompue la veille, vors midi. Deux heures plus tard, la (elo, los incmbros anterieurs et la moitiö du Ironc du fcelus (en position vcrlöbro-sa-eröe) elaienldobors. On opera alors quelques tractions qui rosterentsansresul-lal, puis on so deeida ä reclamer l'aidc de M. Ueinoiuleau.
laquo; Los renseignements, dit co dernier, qui ine sontfournis sur l'öcoulement dejii ancion des eaux de l'amnios, nie fonlcroiro ä une Irop grande seeberesse des voies genilales, — laquolle, juiiite ä l'iiierlio de l'ut^rus cl h lafaiblesse de la mere, doit elre la cause du retard apporte dans la misc-bas. I'arlanl de celle idee, je veux lubrilioi' los parois du bassin avec de l'huiie; c'ost alors quojo rencontre avoc la main, couebe sur le dos du teUisotrextremite inferiourodirigeo de nioii cöle, un membre posterieur. J'essaye de roniellro ce membre en position normale, on le rofonlaul dans Vabdomen; la clioso in'osl impossiblo; je no puis le deplacer; lo jarrot semble ankvlose. Avec plus d'allenlion queje ne i'avais d'abord fail, el malgre l'elat de faiblesso de la more qui röclame une prompte delivrance, j'exploro do nouvoan le bassin ot eberebe la vörilable dif-ficulte. J'avoue Ires Iraucliemenl qu'il me fut impossible de m'en rondre comple. Cependant i'articuialion lemoro-roiulioiino du membre postörieur doulje viens de parier, so beurte centre le bord anleiicur du pubis de la mere, un pou on dessous el dans la cavile abdominale. Sur cello articulation, ontre eile et le plafond du bassin, repose le piod de l'aulre membre posterieur, dont je nc puis connaltre la position. Me servant alors de la main, quej'introduis commo plan inclinö enlre cello articulation fämoro-rotulienne du petit et lo pubis de la mere (I), je fais operer des tractions qui restenl saus rösullal.
laquo; Je reconnais quo l'accouchement csl impossible dans cos conditions; il existe une cause de dyslocic quejeno puissaisir. La faiblesso de la mere aug-inonle. L'inlroduction do la main n'a provoque aucun effort. Je prends un pou de repos, pendant lequel on adininislre 8 grammes d'crgot de seiglo daus un
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(1) Nous citoiis toxtucllomcut; cependant uous sommes porlös i croirc qu'll y a orroui' dans la clösignaliüii de laiaiculation. Co que dit l'auteur nous scmblorait indbpicr qu'il s'agit plutdt du jarrot, dont la face pustoricui'o pourralt fort bion, on elTot, so tronvor on rapport avoc lo pubis, — a moins, toutofois, qu'il no s'agisse röelloniont de larticulalioii foniuro-rotulicuno, mais qui bulorait on haut contro le bord Interne de
l'lltum.
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DIFFICULTfiS DU PART PRÖVENANT DU CORDON OMBILICAL.
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ööl
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litre do vln chaud. — Uno detnlgt;heure plus lard, je prooödai h l'opöratlon ilc la
nianiöro snivdiito : nprrs avoir altache tino corde an soul membra poslörioiir saisissai)Ugt;, colui eouclu' sur lo dos do l'ilnon, ,j(! sö|)arai lo tronc on deux, le |ihis pros possible dos organos gdnitaux externes de la möro, et le refoulai daus le hassin, en cn operant la version, pendant qu'un aldo tirait sur la corde.
laquo; AussiliM, le membre posl6rieur gauebe, colui sur lequel on avail operö la Iraotion, fui dehors. Le droit olaii alms engagtS, le pied dirlgä ou avant, arc-lieuli' au plafond du hassin, vors lo milieu environ, im pen ädroito ccpeudanl. Uno corde ilxeu daus le paluroa permit, aveo Ulie tracliou qui dul oncoi'o ötre assez forte, d'en opfirer la sortie. A co moment, jo porous um bruit semblable a celui d'uiie döcliiruro. Je eras ä une Irsiuu des parois du vagin par I'exten-sion hop brusque du membre surlequel on lirait. (.'exploration aveo la main mo permit do coustater qu'il u'on ötail riou (le bruit provenail, |uobal)leniout il'iin criiijuomout du cordon ombilical euroule autour des jarrois). I.a position etatl devenue sacro-pubienne(2om6o*|)t(amp;{enne). Quelques legeres tractions ter-iiunoreiit lo travail.
laquo; Examen du fintus. — Ition de parliculier h uotcr dans la töte, lo cou, los uieinbros anterienrs et lo Irene. Los membros poslei'ieurssout otendus en ar-riere, do I'articulalion rotulienne (?) au jarret. Gelui-ci est flödii et imprime au roste du membre une direction en avant. Le canon et lo pied gauches suntcou-chös sur lo rein; le canon et le pied droits presque aecolös au tibia gauche. Le jarret gauche passe sur lo droit et s'ytrouve rortemont atlachö parle cordon qui, descendant lo long do la face interne do la cuisse gauche, s'enroule pres-qu'en huit do chillVo, autour du tibia du mönie cötö et du canon droit. I.es deux articulations lemüro-tibialos ontsubi, par suile d'nno position anormale et for-C^e, pendant la gestation (position com ma ml eo par le nieud du cordon autour iles Jarrets), une deviation trös manpiee daus lenraxe vertical, lequel so Ironvo for-lement incline do bant on has et do droito ä gauche. L'examon do ces deux articulations suflit pour cleinnnlrer faction tros ancionno du cordon comme cause rle cetledeformation articulaire. Dans les derniers temps de I'operation, j'ai du l'orcöment elondre les canons sur les Jarrois pour on operor la sortie; inais, aussiliU la parturition lerminee, ils reprircnt d'eux-memes, ot comme inns parun ressort, la position qu'ils avaient dans la raatrice. raquo;
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Ainsi qu'on I'a vu, par la lecture de ces observations, le cordon ombilical est capable do consliluer un obstacle tros reel ä la sortie du foetus; — ct cot obstacle est d'autant plus sörioux qu'il [lent roster ignore de l'opöraleur. Malgre la facililc avec laqnello so dclachent generalement les membranes placonlaircs chezles femolles solipodes, on a vu aussi quo lour adhörence est capable d'annihilor tons les eflbrts do traction. En presence d'ini arröt du fcelus que rien no parail justifler, —ni l'cxcös do volume do colui-ci, ni Tetroitesse des pas-sagos, ni la position ou la presenlalion, etc., — loperateur doit done faire tousses efforts pour s'assurer do la situation du cordon, et cons-later son etat de tension ou de relachüincnl. L'obslacle une 1'ois ro-connu, on doit, ainsi quo I'ont fail llavoux et Rochard, s'eH'orcer do delniire I'cnroulcmenl; et, si Ton n'y pout parvenir, il roste la res-source do la section du cordon. Mais celte operation, en faisanlcesser la coinnumication qui existo enlre le fcelus el la mere, amenerail fatale-ment la mort du premier, soil par asphyxic, soil par beinorrhagie, si
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S52
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DYST0C1E FCETALE.
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la sorlio n'avail pas lion en quelque sorto imnuklialomont. Cost dire quo, dans los cas oü lo foolns ost vivant, il ost iiulisponsablo do lout disposer ä l'avanco pour quo raccouchoinont s'oiroctuc sans retard h I'aido do quelquos'jtraclions. Quant ä la ligature pröalablo, si ello ovilo riiömorrhagio, olio no mot pas a I'abri do I'asphyxle, car olio inlor-ronipt ögalement touto communication cnlre lo fu'tus et la mere. Pratiquce suivant lo proeödö de Sacchero, et on raison du temps qn'ello
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nxigo, olio nous paratt m6ine diminuor les
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chances de vie du jouno. — No pourrait-on ccpondant beiiöficior des avantages do la ligature, tout en supprimant los inconvönients qui peuvent on resuller? Nous ponsons quo co serait possible par romploi du procedö suivant : Passer autour du cordon uno forte ficello dont los deux chol's seraient ramones an dehors; puts introduire ceux-ci dans les ouverturos do I'ox-treiTiitö antörieure d'un porto-cordo, et arröter l'im d'eux par un nceud, comme I'indique la flgure 71, do facon ä avoir uno anse qui en-loure lo cordon. Lo porlc-corde pousso Jusque sur celni-ci devient un veritable sorro-nocnds, car il suffira do tendro lo lien, — soit en lirant simplement sur lo chef libre, soit on imprimant en outre an porte-cordc un mouvomenl de rotation sur Ini-meinc, — pour suspondre la circulation dans les vaissoaux ombilicaux. Los manoeuvres preparatoircs n'ciilraveraient on rien cello circulation ; el comme la constriction pourrail so faire instantanömont, on n'y re-courrail qu'au moment möme d'opörer la section. Inutile do dire quo lo porte-corde no gunorait nullomont la sortie du foetus, el qu'il ß (i I pourrait m6me I'accompagner dans son mouve-
I ill quot;lfillt-
Avant do quitter ce snjol, signalons, d'aprcs
M. (ioubaux {/terucil, 1873, page 585), Vam-
Flg. 71.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; putaiion sponlanie dos membres comme uno
dos consequences possibles do leur constriction par lo cordon ombili-
cal. Uno cicatrice oxislanl ä I'extrömitö du moignon serait lo signo
caracteristique do cos amputations inlra-ulerines, el pourrail scr-
vir ä los disliiiguer avee certitude dos cas d'ectromclie, — monstruo-
sitc caracterisee par lo dcfaul do dcvcloppemcnt des membres.
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EXCE8 DE VOLUME DU FCETUS.
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883
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TiTKE 11
HYSTOCIES PCETALE8 INDfiPENDANTES DES PRESENTATIONS ET POSITIONS.
La difflculy Ucnt, ici, ä la conformationmdmedu petit suJet; c'esi-ä-dirc (ine 1c bassin et los organcs malornols pcuvont ötrc exempts de loiilo alteration, 1c foetus lui-inemo pout 6tre en bonne position ; inais le part est laborieux, ou meine impossible, soit parco quo le pro-tluit est trop volumineux, ou malade, soit parco qu'il ost mal con-forme, monstruoux, soit parco quo, chez uno femollo ordinairement uniparc, il existe deux ou plusieurs fustus dans la matrice, losquels se genent mutuellomont pour soiiir.
Le tableau suivant rösuinc los diflicultes quo nous aurons a ötudior dans cotte section.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES DY8T0CIE8 FfETALES INDßPENDANTES DES PRliSENTATIONS ET POSITIONS.
E.xcis de volume du fmtus.
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DY8T0CIE PAR.
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i Maladies.
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, llydi'ocöplialio. \ Ascito et Anasarquo. I Cüiitractures. Tiuneui's diverses.
C.elosoinions.
Kusomplmliens et monomphaliens.
Moiiosoniiciis et Sysomions.
l'iilyineliciis.
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' Monslruositijs
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UultipariU.
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CHAP1TRE 1
EXCES DE VOLUME Dl) FOETUS-
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On cito des cas oil le foetus (de vaciie ou de jumont), pesail, au mo-mentdo la naissance, S.'l kilogr. (Leconte), 74 kllogP. 800 (Lucet), 73 ki-logr, (Hamon), 81 kilogr. (Andre, de Flourus), et mGmo 80 kilogr. (Daudin). — Oncomprend done irösbion quo des produits ayantacquis los dimensions qu'un pareil poids suppose, mßmo avoc la conformation la plus röguliöre, no puissent franchir saus difliculte un canal dis-posö pour livrer passage a im foetus du poids de 30 ä 40 kilogr. envi-
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(584nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYST0C1E FOETALE.
ron (voy. p. 10',) ct suiv. lo polda ordinaire du foBtusobez la vaclie ct la jumonl). — Aussi, lo dcvoloppcmcnt exagörö du fa'lus so prcsentc-l-il, dans la pratique, comtne uue cause dcdystocio encore assez froquonte chcz tonics nos fcmellos domosliqnos.
Ciuisph. — Los causes de eel exoöa de volume no soul pas toutcs cxaclcmcnl connuos; il en csl pourtant quolques-unea sur lesquulles il no saurail y avoir aucun doute ; Icllo csl, par excmple, la gestation proloncjee. Nous savons, en eird, quo le prodnil do la conception pout, sans danger pour lui, continuor ä .söjournor dans le soin do sa inero mönic plusiours scmainos au dehi du temps tixe par la nature pour son expulsion; ot non soulcment il continue ä vivrc, niais a croitre el h so döveloppor.
G'osl notamment ce qui osl arrivö dans quelquos cas do gestation extraordinaircnicnl prolongöe, qui out ötö menlionnes par plusiours observaleurs. Ainsi, choz la rachc, Lucet aurail vu la gestation döpas-sor do 3U jours le terme ordinaire, ct Leconte do 40 jours; Numann a constalö uno dur6c de 345 jours; Andre (do Fleiirus), do un an moins huit jours; Grognier, do un an; Glarck, de 02 semaines et un jour. — Chez hijitnient, Hamon a pu voir line gestation de dix-sept inois ot cinq jours; — ct, dans tons cos cas, les produils claicnt encore vi-vanls lorsque los phenoniönes du pari so soul manifestos d'une ma-niörc definitivo.
Toutefois, illaul bien dire quo ce sent lädes fails absolumcnl excep-lionnels; maisil n'esl pas rare quo la gestation atteigne, choz la vaclie, une duröe dodixrnoisot depasse m6me cc chiffrcll en resulleprcsque forcemenl un excös de volume quo 1'on pent qualifier d'al/solu, e'est-ä-dire que le produil ddpassc nolablement les dimensions inoyennos.
Mais il y a aussi cc qu'on pout appeler un exces de volume relnlif : e'est ce quo Ton observe surlout chez ccrtaines jounos femelles qui, n'ayant pas encore acquis tout le döveloppomcnl donl elles soul sus-ceptibles, peuvent cependant donnor dos |)roiliiits aussi volmnineux que los femelles adultes, el, par consöquenl, hors do proportion avec les dimensions de leur bassin. Nous avons plusieurs fois constate ce fail choz des genisses.
De memo, lorsque, chez les femelles mullipares, les porlces sonl pen chargdes, reduitos ä un ou deux pelits, ccux-ci, utilisant ä leur prolit les elements nutrilifs qui auraientdü servir an developpcmcnt do cinq ou six, prennont un accroissement exagörö, qui pout, au moment du part, devenir la source do s6ricux dangers. Cost ce qu'on a, notamment. Ires souvcnl I'occasion do constater chcz les cbiennes, surlout chez cellos apparteuant aux peliles races.
11 csl bcaucoup moins certain que la disproportion existant entre le male et la feiuclle au moment do I'accouplomout ait ä cot egard une inlluence prononcee. Nous savons bien que Delorme {in Uainard) assure avoir vu mourir, sans pouvoir meltrc has, un certain noinbre do
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EXCES DE VOLUME HU F(ETU8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;öä
brebia do la Gamargue qul avalent etö convcrtos par dos boilers do la race do Dishloy, plus ölovös et plus forts quo coux du pays; mais, ü colic observation, on pourrait opposer une multitude do fails con-tralres, observes dans toutos los ospöccs, dans loulos los races et dans tons les pays; on pourrait opposor co qul so voit tons los jours dans i'ospeco hmnainc, do feimncs do polilo stature inariöos ados honimos de laillo prosquo colossalc, ct donl los accouclicmonls n'ou soul pas inoins trus hcurcux. Pour notro coniplo, nous avous vu biou dos Ibis do petitos jumonls bressanes acconplöcs avcc do forts ölalons perlaquo; chorons ou anglo-normands inollro has sans difliculle an tonne ordinaire. — On sail quo Malingiö, pour former la famillo do boles a laiuos i\ laquelle on a donne le nom de race de la Channoisc, a uni les politcs brebis berrichonnos avec los grands boilers do la race de New-A'ent. Or on assure quo sur 2,000 accouclioinonls rösullant do cocroisoinont, un seul fut laboricux. — Un vclcriuairc alicniand, Nalhusius, va inöme plus loin; il pretend quo, dans le croisonienl do polilos brebis mörinos avec do gros beliors anglais, il a observe inoins d'acconchoincnls dif-ficiles (pic dans les troupoaux oü il n'y avail quo dos mörinos (RiioH'ot Baumeister).
11 no faudrait rien exagcrer cependant; et dos exomples qul pr6-cedcnl, nous no voulons pas concluro qu'une Irop grando disproportion des reproductours n'ail aucuno inllucnco sur le travail plus ou inoins facile do I'accouchement. Nous savons, on clfot, quo, dans I'es-pöce canine, chez les chionncs do pelilcs races, King's Charles, bi-cbonno, havanaise, elc, le part cst souvent fort difficile quand on laisso ces fcmellos s'allier ä dos males do races plus volumineusos. .Mais, meine dans cos cas, pout-otrc fandraitil tonir plus do complc de la conformation dn male quo do sa laillo. Rnolfel Baumeister font remarquer avec raison que, dans les cas de dyslocie dont il s'agitici, c'csl prosquo toujours la I6I0 du feelnsqui forme lo principal obstacle; ilsajoutcntque, si Ton observe quolqncs accouchcmenlslaborienxcbez los petiles vaches do lour pays (Wurtemberg), croisoos par des laureaux do la race do Simmonlhal, la cause en est plutdt dans lo mauvais choix des taureaux quo dans lour laillo exageröe; laquo; car on trouvo souvent, dans cello race du Simmonlhal, des taureaux a trop large lolo. raquo;
Uans une nolo manuscrile qn'il nous a remise autrofois, Schaack nous a fait pact d'unc observation qui conlirmc la pröeödente : laquo; II y a une trenlaine d'annees, nous dit-il, los vaches do la localile oü j'exerco (banliouc do Lyon) dlaicnt loulcs saillies par un lanrcan d'une cbarponte osseuso reinarquable. La tote surlout olait Ires deve-loppec, et comme il transmetlait eclto conformation ä la plupart do ses produils, le volume do la tote du foetus rendait bieu souvent la parturition diflicile (1).
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(1) Sciuack; note coinmuniquce inodito.
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ei56nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T0C1E FOETALE.
Bnfln M. (lollin (do Wassy) a ögaleinont constate quo lo volume do la tolo du foalus csl soiivciil nil obstacle ii la parturition chez les vaches, BUrtout ohoz les priiniparcs, dos races bovines ä forte ossatnro appar-tonant an typo jurassiquo.
CerlaiiK! conformation anormale do la tele du vcan, qni la fait qnol-qne pen resseinbler ä cello d'un bonlodogno, pout cgalomcnl reiulro la parturition diflicilo. An dire do M. Villain, vcterinaire h Foncar-inont, qul a bion voulu nons onvoyor le sqnelettc d'nno de cos teles, la conformation dont it s'agitse rencontrerait encore assez froqueimncnt en Normandio, oil ces veaux seraiont vnlgaireinent appeles vcaux ca-mards un bouledogiMS, — En 188,'j, M. le professeur Barrier a appolü 1'attention do la Societe ccntralo sur ces veaux, qn'il propose d'appoler vcaux cijnuccphales. Chez eux, la tote courte, mais tres volmnineiiso, a en effot la forme globiilonse; olio romplit tellemont lo detroit anterionr qu'll osl le plus sonvent impossible do passer un doigt ontro olle et los parois du conduit. Du reslo, los diametros do cello quo nous avons sons les yeux, — bi-lcmporal, Üra,145 ; fronto-maxillaire, 0m,168, pour unc longueur de üni,*-2'2 seulement, — autorisent ä penser que, pourvue do sos tissus mous, olle devait egalorä pen de chose pros cello dn voau do 84 kilogrammes donl nous donnons les dimensions an tableau do la page 859. — Kn outre, chez ces vcaux, les mcinbrcs sont tres gros, tres courts et souvont arques ou dcjoles on dohors, cc qui s'opposo ä co qu'on puisse les amenor dans lo bassin, lors memo quo les dimensions do celui-ci lo pormettraient.
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II n'est pas prouvo quo la maniüre de noun'ir los fomolles en 6lat do gestation ait line influence marquöo sur la frequence des accou-chements laborleux par exces do volume du foetus, On voit, en cf-fct, tres souvont des vaches ot dos jnments parfaitomont nourrios, moltre bas avoc la pins grande facililc dos produits d'un poids moyen ou meine au-dessous do la moyonne; tandis quo,d'autro part, il n'est pas tres rare do voir des fomellos maigrcs el chctivos donner naissanco ä des pclits rolativemenl volumineux.
hurace exerce ponl-olre, a cot ögard, uno influence plus manifeste, quoiquc encore inexpliquäe. Cost ainsi quo, dans la race charolaise, par exemple, los veaux sont gcnoralemont potitsau moment do la naissanco, el so döveloppent ensuite Ires rapidoment, tandis qu'on observe tout lo contraire dans cerlaines autres races. Cost ainsi encore quo, dans la race King's Charles, les fcetus, generalcment en petit nombro, out souvont, on naissant, presque lo memo volume queconx d'une chienno epagncule do tailie ordinaire.
Dluf noBdc. — Quoi qu'il en soil, le diagnostic de la dyslocie par execs de volume no pcul 6tre elabli qu'au moment memo du pari et seulement d'une fa^on approximative, taut par vole d'exelusion, quo par la comparaison quo lo toucher permet d'elablir enlro le volume
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EXCI'S DK VOLUME DU F(ETÜ8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;öb7
du foatus et lo (Ictroii antörle'ur, ä travors lequel, hion qu'll soit cn jirösciitiilioii et position normales, il est impossible au foottu de s'en-gagercondplötoment. Noua ne possödons, on offet, aueun moyon d'ap-pröoier oxactemenl les dimensions du fcßlus encore contenu (laus ses enveloppes. Ala vörile, im vötörlnalre allemand, Nasse, eile par RuelT et Baumeister, prötend avoir fait des recherohes desquelles il rösulterait que, dans Tespecc canine, lo poids do la femelle a augmente d'un tiers a la lin do la gestation normale; quo si l'augmentation döpasse cette proportion et altoint, par exemple, les deux cinqniemes, il laut s'al-tendre ä un accouchement laborieux. .Mais trop d'autres causes, comme l'ctat d'embonpointde la mere, la proportion du liquide amniotiquo, le nombre des foetus, peuvent fairo varier cette augmentation do poids, pourqu'il soit possible do tircraucuno conclusion pratique dos observations do Nasse. IVailleurs, ccs observations I'ussont-ollos exacles pour la chiennc, ce quo nous n'admettons i)as, on n'en pourrait rion conclure relatlvement aux autres femelles,
Une settle circonstance permot do concevoir ä Tavanco quelqncs crainles du chef donl il s'agit ici : e'est, ainsi quo nous i'avonsdit plus haul, la prolongation do la grossesse an deli\ do son tonne uor-nial; encore csl-il bon d'ajoutcr quo, fort heureusemont, ces craintes ne so realisont pas toujours.
En dehors de cette circonstance, co n'est, nous lo röpelons, qu'au moment du part quo le diagnostic pout elrc etabli. —#9632; Si, malgrc dos contractions encrgiquos el soiilenucs, le travail n'avance pas, et si, par 1'exploration, on Irouvc lo bassiu röguliörement conformö, los or-ganes de la mere sans alterations, lo foetus on bonno position, sans vices do conformation el sans monslruosilcs, etc., etc., il faudra bion en conclure que la dil'ücullö du part tient uniquemonl ä l'exagöration du volume de ce dernier.
Chez 1c chien, lo principal obstacle vient de la teto, qui, lorsqu'ello est un pen forte, no pent pas memo pöuölrer dans l'excavation, car olle s'arrete ä Tentree du bassin, au dölroit antörieur, 011 on la rencontre cn pratiquant le toucher. G'est ainsi quo chez une petito chienne ha-vanaise qui nous fut apporteo mouranto, nous avons constate au dölroit antörieur une circonförence de 1) cenümötres seulomcnt, pendant quo la lote du fa;tiis unique en avail 10 et demi. Dans quelques circonslanccs plus rares, c'cst la poitrine : chez une petite chienne de mörno race, apres avoir extrait la tote, qui avait aisement l'ranchi le detroit antörieur, nons avons ete arrete par la poitrine; et le footus, egalemont unique, n'a pu etre obtenu que par lambcaux. — Chez lo veau, ainsi quo nous ravens (lit, co pout etre aussi la löte qui oll're le principal obstacle : tout on elant en bonno position, le front en haut, lo mullo en avant, et aecompagnöe des membres, olio conslituc avec ceux-ci une masse tt'o|) considerable pour pouvoir franchir le dölroit ; —olle y pönetreeependant, grace ä sa forme coniquc; mais arri-
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:i:i8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIE FffiTALE.
v6e an front, eile no pent pas aller plus loin. D'autres fois, leur volume ötanl moindre, on parvlont, par de fortes tractions, ä attlrer la töte et los membres jusque dans lo bassin ; mais, un instant aprös, les articulations humero-radio-cubilalns et scapulo-humöralcs butent centre les bords du dclroit et se refnsontä y pönelror. Arrctö, tantpar ces articulations quo par la UHc et les rayons infdnours des membres, qui so sont cnfoncös ä lamaniöre d'un coin dans lo canal pelvien, le voau ne pent plus avancer, et il est tout aussi impossible de le faire rötrogra-der. On dit qu'll est enclavd. Gette situation oonstltue l'une des plus grandes diflicultcs obstötrlcales (pie 1'on pulsse rencontrer. Ajoutons quo co n'est qu'avoc nno pcino infinie quo la main do raccoucheur parvient h se fraycr un passage, lorsqu'il s'agit do roconnaitrc la nature do I'obstacle. Cost dire que ses efforts pour y reniedier seront fatalement impuissants.
^ Enfln, dans los cas plus favorablos oti les articulations rdussissent ;\ s'engager dans le bassin, la poitrine pourra sans doute se reduire suf-lisaniment; mais on aura ä craindre un arrüt par la croupe ou par les articulations fömoro-libiales.
La töte du poulain, plus longue, plus effllöe, moins grosso quo cello du voau, rencontre beaucoup moins de resistance pour franchir le canal; quant aux regions suivantes, elles peuvont bien quelquefois, de meine que pour le voau, faire obstacle a la sortie. Mais les cas de dys-tocie par oxces do volume du produit sont beaucoup plus rares chez la juniont que chez la vacbo, on raison des proportions plus grandes du bassin chez la premiörc.
N'ayant pas on depuis longtemps l'occasion d'assister ä un accouchement de grande fcmollo, rendu difficile par Toxces de volume du foetus, il no nous est pas possible do donner les dimensions d'un som-blable produit, et de los comparer ä cellos du bassin de la mere; mais nous nous sommes efforcos d'y suppleer en mesurant deux veaux do lait, d'ägo et de poids difförents, quelqucs semaines aprös lour nais-sance. En comparant entre olios les mesuresdu premier do cos ani-maux, prises ä deux epoques de la vie, on verra que le developpement dos organesse fait dans des proportions h pcu pros equivalentcs. Cost pourquoi nous pensons quo los dimensions quo nous donnons ci-des-sous, d'un voau de 88 kilogr. et d'un autre de 84 kilogr., pourraient s'appllquer assez exactement, an moment do la nalssance, ä des ani-maux do möme espöee et do möme poids.
Eh jetant un coup d'oeil sur co tableau, on n'aura pas dopeinca s'a-percevoir quo si la sortie du voau do So kilogrammes cut pu, lusqu'ä un certain point, s'effectuer chez la vacho dont les dimensions du bassin sont indiquöes, colic du veau do 84 kilogrammes cut 616 au COntralre, de toute imposslbilltö, memo chez une vache pourvue d'un bassin beaucoup plus ample que celui do sa mere.
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EXCE8 DE VOLUME DU FffiTUS.
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Öü9
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TABLEAU m'.s mjiENSiONS DB max veaux pnGSENTANT UN kxcks DE volume, compaiikks
A CKI.LES DU BASSIN DK I.KCUS MKUKS.
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IliCIONS UESÜUIiES.
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VACHE
IK 8 A L 8 UB
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VACHE
IC li WI T/.
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'J'iüllo de la mfero au garrot..............
Uiainöiro aaci'o-pubioiii calculä ot röduit
do 0in,01 (V. PelvimdlrU).............
Largour do la cronpo....................
üiauielro l)is-ilia(|iie BUpiriour, calciile ol l-uduit de 0quot;i,()Ua......................
Diauudi'O l)is-iliaf|iio iolorioui', calculi et roduit do (lquot;',OI).').....................
Glrconföronce du doiroit antirloui'i cal culöo ot roduito de 0m,0!6 onviron___
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1.34
0.?:il Q.'M
0.175
0.155
0.G8
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0.213 0.51
0.171)
0.159
0.66
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VEAU UGSUIIE
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VEAÜ AGE
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REGIONS UESünEES
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ii I'dgo
lö JOLIlä.
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CINQ BKUAtNBS.
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laquo;AISSANCK,
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Diamoti'o bi-tamporal....................
#9632;— fi'onto-niaxillairo...............
Glrcouförence do la masse fonoco par la töte et los membres antöi'leurs.........
D'muötro lii-liumoro-radio-cohilai........
Clrconffironoe de la masso cei'vlco-bl-hu-
müro-i'adio-r.ubilalo....................
Diaiiietro coi'vico-hi-scapulo-liuiMoi'al.....
CircouKrenca do la masse cei-vico-bi-sca-
|)uli)-liiim(5ralo........................
Diainotro stcnio-dorsal...................
Dianiölrebi-costalprisaudelinitderöpaule.
Cirainroi'onco scapulo-tli()rac,ii|iio.........
Circonl'ei'ciico prise an luilicu draquo; corps... C.ircuiiförunco do la croupe mesuree aux
hancbes..............................
Dianielro bl-COXO-Mmoral................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bi-lenioru-libial...............
Longueur do la tele.....................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du rayon brachial..............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — antl-brachlal.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nii'dacarpion..........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; coxo-1'üinoral.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; tlblal................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; motatarsion..........
I'oids du foetus.........................
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0.18
0.15
0.58 0.14
0.C5 0.18
0.00 0.28 0,15 0.71 0.72
O.C0 0.19 0.17 0.23 0.22 0.25 0.21 0.20 0.32 0.30
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0.14
0.10
0.02 0.15
0.71 0.21
0.75 0.81
11.17 0.80
0.80
0.72 0.21 0.19
0.25 0.24 0.27 0.23 0.31 0.35 0.32
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0.18
0.19
0.80 0.19
0.85 0.21
0.86 0.34 0.21 0.01 0.92
0.85 0.27 0.21 0.30 0.26
0.29 0.2i 0.35 0.40
0.34
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89ul,6
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kil.
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84 kil.
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Prouostlc. — On concjoit sans peine quelles tloivcnt ölre los consö-quences de cetle disproportion du foetus avec le canal osscux qu'il doit traverser. Les membranes so rompent de bonne heuro ; les parties genitales de la mere, n'etant plus lubrilices par les eaux, qui so soul ecoulees, so dessecbent, s'irritent et devienncnt moins glissantes; le foetus, qui n'est plus protege par la presence des eaux, roste exposö
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B'i8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T0CIE KCETALE.
v6o an front, olle no pent pas aller plus loin. D'autres fois, leur volume ötant moindre, on parvlent, par de fortes tractions, Ä attirer la töte et los tnembresjusque dans le bassin ; tnais, un instant aprös, les articu lations lunnero-raclio-cnbilales et scapulo-huinerales bntent centre les bords du dötroil et so refusentö y pönötrer. Arretd, tantpar ces articulations quo par la tote et los rayons inferiours des membres qui so sent enloncös ä la maniero d'un coin dans le canal pelvien, le vcau ne peut plus avancer, et il es! lout aussi impossible de lo faire rötroirra-der. On dit qu'il est enclavt. Colic situation conslitue l'uno des plus grandes dlfflcultös obstötricales que Ion pulsse rencontrer. Aioutons epic ce n'est qu'avec nno poine infmie que la main do I'accoucheur parvient h se frayer nn passage, lorsqu'il s'aglt do roconnaitrc la na-tnro do 1 obstacle. Cost dire que ses efforts pour y remedier seronl latalcinent impnissants.
_ En/in, dans les cas plus favorables oil los articulations rönssissent h s engager dans lo bassin, la poitrine pourra sans doute se rcduire suf flsarnment; mais on aura ä craindre un arret par la croupe ou par los articulations fcinoro-libialos.
La töte du poulcdn, plus longue, plus cffilee, moins grosso quo cello du veau, rencontre beaucoup moins do resistance pour franchirlo canal; quant aux regions suivantes, dies peuvcnl bien quelquefois de memo que pour lo voau, faire obstacle ä la sortie. Mais les cas do dys tocio par excös de volume du produit sont beaucoup plus rares ehe/ la jnment que chez la vacho, en raison des proportions plus grandes du bassin chez la premiere.
iVayant pas cu depuis longtemps l'occasion d'assister ä un accou chemenl de grande fcmelle, rondu difficile par l'excös de volume du foetus, il ne nous est pas possible do dormer les dimensions d'un sem-blable produit, et de les comparer ä colles du bassin do la mere- mais nous nous sommes efforces dy suppleer on mesurant deux voaux do hut, dago otde poids didorents, quelques semaines apres leur nais sanco. En comparant entre olles les mesures du premier do ces ani maux, prises ä deux epoques de la vie, on verra que le developpement des organes so fait dans des proportions ä pen pros eqnivalentos Cost pourquoi nous pensons quo les dimensions quo nous donnons ci-des sous, d'un vcau de 8ö kilogr. et d'un aulre de 84 kilogr., pourraient s appliquerassez exactement, an moment de la naissance, k des ani-inaux de meine ospece et de möme poids.
Eh jctant un coup d'ecil sur ce tableau, on n'aura pas de poine ä s'a-percevoir que si la sortie du voau de 53 kilogrammes cut pu, jusqu'ä un ccrtam point, s'effectuer chez la vache dont les dimensions du bassin sont mdiquöes, cello du veau do 84 kilogrammes eüt etö au contraire, do toute impossibilite, memo chez une vache pour'vue (1 un bassin beaucoup plus ample que celui de sa more.
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EXCKS DE VOLUME DU FCETUS.
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539
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tmiu-au iiF.s DU1BHSIONB in-; DEUX veuux imihskntant UN kxcks ijh volume, COUPABBBe A i;i:i,i,ks im DASBIN DB i.Kuns MKiira.
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REGIONS UESUREliS,
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vaciii:
DK SAI. i:i(s.
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VACI1E
BC II Wl T Z.
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Tnillo lt;!(; la inei'o au garrot..............
Dlamötro sacro-pubien, calculd oi rödult
do ()iquot;,()l (V. I'elvimiHiic).............
Largeur do la croupe....................
DiaiiH'tn; bls-lliaquo supoi'huu', calculä ot
rdduit do 0mt005......................
DiaimMrc bls-iliaquo iiil'oi'inur, calculü et
riidnit do O'a.OOa....................
Circonrörsnce du dötroit antärlom*) cal-
culoo otrödulte deOm.0!6 environ...
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1.34
o.ru
0.50 0.175 0.155 0.C8
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1.24
0.213 0.51
0.179
0.159
O.GO
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VEAU MESURE
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VEAl' AGE
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REßlONS MESUREES
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a la Kil88ANCB.
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a l'Ago
; lö fODRS.
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CINQ BBHAINBB.
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Diamoti'o lgt;i-tomporal....................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fronto-maxillalre...............
Circdiilöi-enco de la umso fomieo jjar la
teto ot los membres anlcriours.........
Dlamötro bi-burn6ro-radlo-cubltal........
Clrconföronce do la masse corvlco-bl-hu-
möro-radio-cubitale....................
Dlamötro cervico-bl-scapulo-humöral.....
Clrcouföronco do la masso corvlco-bi-sca-
pulo-humöralo........................
Diamötro sterno-dorsal...................
Dianiötrebi-costalprisaudöraiildcröpaulo.
(iirconlöroncc scapulci-tlioraciinio.........
Clrcoiilöronoo priso au mlllou du corps... Clrconförenco do la croupo mosuroo aus
hanchea..............................
Diaiiiotro bi-coxo-l'ömoral................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bi-loiuoro-libial...............
Longueur do la töte.....................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du rayou bradiial..............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — anti-brachial.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — tnötacarpion..........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ccxo-römoral.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ~ tlblal................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — motatarsion..........
Poids du footus.........................
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o.ia
Ü.I5
0.58 O.li
0.05 0.13
0.(10 0.38 0 15 0.71 0.72
0.00 0.19
o.n
0.2:! 0.22 0.25 0.21 0.29 0.S2 O.W
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0.11 0.10
0.02 0.15
0.71 0.21
0.75 0.:!1 0.17 {).laquo;() 0.80
(1.72 0.21 0.10 0.25 0.24 0.27 0.28 0.81 0.35 0.32
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0.1(5 O.IÜ
0.80 0.19
0.85 0.24
0.8G 0.34 0.21 0.91 0.02
0.85 0.27 0.21 0.30 0.20 0.29 0.24 0.35 0.10 0.34
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mafi
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kil.
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84 kil.
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PronoHtic. — On conQoil sans peinc quclles doivcnt clrc los consö-quences de celle disproportion du fcelus avec lo canal osseux qu'il doil traverser. Les membranes se rompent do bonnc heure; les parties gönitales de la mere, n'ötant plus lubrilices par les eaux, qui se sonl ecoulees, se desseehent, s'initcnt et deviennent moins glissuntos; le fuitus, qui n'cst plus prolege par la presence des eaux, reste exposö
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:iOOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIK FCETALE.
direclomcnt aux contractions ulörinos; il on souffre d'autant plus (in'clles soul plus enorgiqucs, ot 11 no tarde pas i\ inourir. La more eile-incinc s'öpnise on ellorts infrucluoiix; ello s'afl'alblit et succoinbo ä son tour, si on no parvicnt pas h la dölivror par uno intervention opportune el bien dirigeo.
Lc pronostic de eclte varicte do dystocio n'est done pas sans gra-vile, puisqu'cllo ainöne fort souvent la inort du foetus et quelqnofois aussi cello de lainrro. — Heaucoiip do chiennes, notamment do cellos des potitcs races, succombont ainsi sans pouvoir mottre bas, on aux suites d'un aceouchement force, loujours extronicmont laborioux; et, sans ötro aussi souvent malhourcux chez les grandes femelles, il s'en faut bion qu'il soit sans dangers pour elles.
IndlcaUona. — Elles variont suivant quo Tobstacle proviont do la töte seuleinent, ou des ditl'ercutes regions du corps el surtoul do la poitrine.
Dans le premier cas, et chez los grandes femelles, nous donnorons avec M. Colliu (do Wassy), — ä qui co procedö a, dit-il, reussi dans plus do deux cents cas, laquo; toulos les Ibis quo des manipulations mala-droitcs n'cu avaiont pas coinpromis lo succes raquo;, — le conseil d'ame-nor d'abord la leto dans lo bassiu et d'y altiror ensuite les membros, lorsque l'encolure du joune, moins grosso quo la töte, r6pond au dia-inölro anlcriour. Isolömont, cos parlies — la tolo el les membros — peuvent franchir le dölroil, alors quo, r6unies, elles seraienl resides au delä, quelque traction quo Ton out cxorcöo sur olios, ou nc so-raient arrivöes dans lo bassin qu'avec des offorls pouvanl compromol-trc la vie du produit, ainsi quo cello do la more.
Pour assurer la rönssito do l'opöration, laquo; il faul commoncer par ap-pliquer le licol do Sehaak, ou loul simplemont un eordeau qui passe derriöre los oreilles du vcau, el dont les deux chefs sonl ensuite tonlus ensemble jusque sous la mamp;cholre införioure; on applique do memo une cordo ä noßud coulanl dans chaque paluron. Lorsque cos ageids do traction soul convenablemenl Iix6s, on refoule los pieds, d6jä on-trös dans I'excavation pelvienne. Cos premieres dispositions 6tant lennin^cs, il est loujours ulilo d'injecter do I'liuilo dans le conduit vaginal, on quantity plus ou moins grande, suivant la secheresso dos passages el les diflicultös quo Ton craint do roncontrer. On opere alors une traction sur la töte qui, ctant soule, parvionl toujours ä franchir lo dötroit antöriour (1), el ou ['engage aussi loin quo possible dans le bassin; les pieds sonl ensuite altirös tres faeilemont parce que le dotroil n'est plus oecupö que par lo cou du veau, dont le volume est bien moins considörable quo celui de la töte. Entin des tractions soul operöes simullanömenl sur cotte dorniöre, qui a döjä franchi la plus grando parlio do la longueur do la filiere pelvienne, el sur les membros.
(I) Comparer, ti co sujut, les diamotres de la töte duvonu do 8i kilogr. aux diamt'trcs ilu bassin do sa more.
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KXCES DE VOLUME DU F(ETUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ÖC1
II est bion rare, si Ics tractions sont bion dlrlgöes, quo I'accouCbe-incnt no so tcrmino pas promptomont (Gollin, note communlqufa). raquo;
S'il n'on ctait pas ainsi, c'ost quo lo volume du corps scrait ögalö-inent disproportionnö; alors on so trouverait dans un tröa grand ein-barras, attendu quo la teto ot Ics membres etnpliraient tolloinont I'cx-cavation qu'il y aurait ä pen pros Impossibility do pratiqucr Vembryo-tomie dovenuo nocessairo. 11 no rcsterait, coinmo unique ressonrco, ([lie \'extraction foroäe. Or, cc moyen cst loin d'etre sans dangers pour la mere, ot il cst ä pen pres inövllablomont niortol pour le loetus (Voy. les Operations obstitricales).
Do tout cola rossort la nöcessitö do rötablissomcnt pröalable d'un diagnostic exact.
Relativement anx veaux bouledogues, il est nocessairo, d'aprös M. Villain, do recourir ä 1'embryotomle : on pout choisir ontro 1'amputation dos membres ct la döcapilation (Voyez cos operations).
Chez la chienne, on on est rednit ä saisir la tete avec lo forrcps-crp/tn-lotribe do Bouirel et h l'ßcraser en diU'orents sens, do lacon ä en re-duire lo volume. En cas do non röussite, c'ost ;\ roperation cösarieimo abdominale qu'il faudrait recourir.
Lorsque I'obstacle provientdo I'cxces do volume do toutlo corps, los indications se rödnisont ä deux :
i0 Apres avoir remis, s'il y a lieu, en situation convcnablo les parties qui so prösentcnl, on Ics saisil solidement il l'aido de moyens appro-pries a chaque ospece, quo nous indiquerons plus lard (voy. Moyens micaniques d'extraction), puls los passages etant convonablcmont lubri-(lös, on exlrait lo foetus do force par des tractions on rapport avec le degrö do resistance qu'on öprouve.
2deg; Si l'extraction forcöc cst jugf5o impossible on dangcreuso pour la mere, il laut sacrifior lo fo'ins ot diminuer lo volume do la poitrine par Vamtlsion d'nn on dos deux membres anteriours, — operation qu'il pent etro ndecssaire do faire pröeöder do la decoüalion. Uno fois la poitrine se-liousomontongagdo, il sera bon d'imprimoran corps inutilö du fretns, et pendant sa progression, un mouveincnt do rotation do facon ä faire corrospondrc son diamölre bicoxo-femoral an dianielro sacro-pubion ilc la more. En cas d'obstacloinsnrmontable, on sectionnerait lo tronc; on repousscrait onsuito rarriere-train dans l'utörus, ot Ton s'olTor-ceralt d'amener ä soi un mombre posteriour, quo Ton arrachcrait ä son lour. La. croupe dhnimiöe de l'une des cuisses pourrait desormais passer; il suflirait d'excrcor des tractions sur lo inoinbro rostant, prea-lablement mis en bonne direction (V. Embryotomie),
Si lo fmtus trop voluminenx so prösentc par le train poslöriour, e'est. encore ä rembryotomic qu'il faudra recourir. — Dans les cas execp-tionnols, oü Ton preförcrait sauvor le jouno sujet au detriment do la mere, on aurait la rossourcc do Yoperalion cemrienm.
SAiNT-Cvn et Violet. — Obst6triqueinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;36
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DYSTOCIE FCETALE.
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Ajcnilons, toutofois, qu'avanl d'cn vcnir ä l'unc ou Taulrc do ces graves oxlrönütös, il sora bon do no point oublior lo pröceplo si judi-cieux et si sage formula par F. Locoq, ä savoir ; laquo; qn'uno force inediocro ol dirigee convoiiablomonl fail souvont plus d'ollot quo dos
efforts conslddrables mal dlrigös et oxorcös on temps inopportun. raquo; d'ost pourquoi il conviont d'essayer lout d'abord d'introduire sa main ü plat onlro lo foetus el les organes do la more, et, agissaul dans lo sens qui oll'ro lo plus do priso, on ossayora do changer les rapports actuellement exlstanls onlro cos organes el les parlies cnclavöcs du petit stijol. Souvont un trös lögor döplacoinont de celui-ci sufllt pour lui permettre do cheminer ensuite pen ä pen dans lo canal, et pour terminer heureusement, ä l'aide detractions moderccs, un accouche-monl qui, auparavanl, paraissaitimpossible.
A I'appui do co qui pröcödc, nous cilerons, mais copendant avec quelques reserves, lo cas do Glarck, qui, chcz une vacho portanl dopnis ciuquanle-doux semaines et un jour, aurait oblonu, vivant, un veau male d'un volume önorme : laquo; Ses dents, sos poils cl ses mombres 6laiont dövolopp6s commo dans un veau do six mois. raquo; — Nous cilerons ögaloinent un article public .dans lo Recueil de mid. veter., du 18 aoi'il 1880, par M. Luccl (do Gourcenay), oil cc völerinaire iudique un moyen qui lui aurait permis d'obtenir, dgalement vivant, choz uno vacho do laillo ordinaire, un veau pesanl ü la naissancc 7ih'',80ü. Go moyen, — lorsque les dpaules ou los handles du voaubulent ct s'oppo-sent ä la sortie, — consislo ä implantor laquo; un crochol poinlu, muni d'un lacs, au nivoau do cos regions el un peu sur lo colö, cl, pendant quo des tractions operöes.sur Ja lolo el les mombres(le vean elant on position normale) out lieu direclement dans Taxe du bassin, je fais, dil l'auteur, lirer obliquement sur le crochet iinplanle. Si lo crochet est place sur le cole gauche do la croupe du foetus, dans lo cole droit dn bassin, par consequent, la traction doit Giro dirigeo ä gauche, le lacs dn crochet croisant Taxe des tractions opöröcs sur la töte el los membres. Sons l'induence de cette traction oblique, combince avee les tractions directes, la partio qui butait s'engage aussilöt dans lo delroil, ol I'ac-couchcincnl ost immediatoinonl terminö.... raquo;
Nous voulons bien croirc au resultat Ires romarquablo oblenu par M. Lucel; copendant nous donlons qu'il soil bien faciled'allerimplantor un crochet, soil surl'dpaulc, soil sur la hauche, alors quo Ton cons tale quo l'arröl est du ä l'unc de cos regions,
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BIBLIOGRAPHIE
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MALAIJIES DU FCETÜ8.
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p. ,r)29. Voy. lrc obs., p. m;!. Lecoq (P.); Part contro nature; In Journ. prat, de mid. ril., 1827, p. Ss?. Lecoo (do Bayeux); Uömoire sur le part laborieux; in Mim. de la Soo, vet. du Calvados et de la Manche, nquot; VI. Voy, p. 7:i. LucuTi Dystocio ehe/, la vaclie, etc. ; OXCÖS do volumo du fietus; in Heeueil de mid.
vet., istraquo;',, p, 010. Minette; Trols cas do dystocio clioz la vaclio; excos do voluino du totusi in liecueil
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CHAPITfiE
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MALADIES DU FOETUS.
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Lo loolns, dans lo sein do sa mere, peut ulre altelnt do maladies, dent quelques-unos sont asscz graves pour amener sa mort et provo-quer son expulsion preinalurco. Ges maladies constituent alors des causes d'avortement; mais ellcs n'ont pas d'inllnence snr la sorlie du fcetus; nous en avons dejä parle ailleurs, et nous n'avons pas ä y reve-nir ici. Mais il en est quelques-unes, en i)elit nombre, qui, par lour nature, liennonl en quelque sorle le milieu entre les maladies verita-bles et les tnonslruosiles, el qui, par l'excös de volume qu'elles donnent a quelquos parlies du pelil sujet, constituent bien röellement des causes de dystocie. Teiles soul Vkydrocöphalie, ['hydropisie ascile, et quelquos tumeurs döveloppöes sur cerlainos regions dtt fajlus, don! nous aliens dire quelquos mots.
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Hydrocöphalie.
L'/n/droccphalic, hydi'ocäphale on hydropisie du cerveau, osl conslituöe par 1'accumuialion d'uno quantild plus ou moins considerable de so-
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j04nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;UYST0C1E F(KTALE.
rositö dans rintöriour du QVtxiQ du polit siijet, co qul donno ä cello
pariio un volume plus qu'ordinaire.
Cotle allcclion do la vie intra-utdrino est encore asscz commune, BVirtout dans les especes bovine ct chcvalino. Tons les cabinets des colloclions des öcoles völörinaires, lous los musöes on possedcnl des specimens plus on molns nombroux el plus on mains rernarquables. Mais cllc semblo u'avoir guere altirö jusqu'ici I'attention que corame objetde pure curiosile; e'est du moins ce qu'on pourrait conclure du pelit nombre d'observalions, la plupart assez incomplelcs, qu'on rencontre (;ä el lä dans nos diverses publications pcriodiqucs. Cependant ce sujet ne manque assuröment pas d'intöröt, soil au point de vue do ranalomio ct do la physiologio pathologiqucs, soil au point do vue de robsletriquo. 11 sorait done ä desiror que nos confröres qui, iil'avo-nir, auraient l'occasion de reucontror dos fails do cello nature, les recueillissent avec soin; ils combleraient ainsi bien dos lacunes quo nous avdns du laisser forcömont, vu l'ölal actucl do la science sur ce point, dans I'liistoire quo nous allons faire de cotle cause do dyslocie.
Deacriiitlon. — L'hydrocöpbalio, clicz lo f.Tetus, est caractdrisco es-senliolloment par un volume oxagdrö, mais trös variable, de la region cränlenne, Tantdt cello region döpasso ä peine do quelques ccnlimö-trcslo plan prolongd do la face; tantot, a partir do la ligno qui joint les doux arcades orbitairos, lo frontal se relovc subilemont ot prcsquo ä angle droil, en m6mo temps que, vers les regions temporales, lo crdne s'6vasc d'une maniöre extraordinaire, ce qui donno äla tele une forme et dos dimensions vraiment monslrueuses, et parfois une certaino ressemblance avec une tele d'oiseau ; d'autres fois, surtout cbez lo veau, avec une Idle d'onfant (1), d'ofi los suppositions, aussi absurdes quo denudes do fondement, qui ont encore un certain crddit parmi un public ignorant. La tumour hydrocdphaliquo, do forme arrondie, quelquefois bilobdo, loujours recouvcrlo dans toutc sou dtonduo par la pcau munie de scs polls el complctemont intacle, mesure dans certains cas jusqu'ä 283 millimetres dans son diamotrc antero-postd-rieur et 2-i-i millimdlrcs dans sou diametre bi-parietal. M. Kopp a memo vu un poulain hydroedphale cbez qui la boile cranionne mosu-rait 35 centimetres de diamdtre. Cello tumeur,molle ct iluctuanle dans certains points, presonle,dans d'autres, une rdsistanco solide, duo ä la prdsonce des os du crAne. Ccux-ci sont, on gdncral, considdrablemont ddformds, amincis, presque papyraeds, ddjolds en doliors do lour direction normale. Ce sont surtout lo frontal, les paridlaux et los temporaux qui subissent ces alterations. Ges os no se rejoignont qu'incomplöte-ment par leurs bords, ct laisscnt enlre eux de grands espacos, do vastes fontanclles, combldes seulcmont par une membrane mince ot
(1) F. Lecoq; Communicatiou inedito.
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MAUDIES DU FCETUB.
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Irauslucitlc, la ilurc-inuri!, qüi so (ronve, en cos points, en contact direct avee la peau, ä laquello olle adhöre rurtcnicnt. Parfols cos os no so rcjoiynont pasdn tont, et la voütc cranionno manquo coniplolcment, comme on le voit piincipaloment chcz 1c veau.
D'autros fois, surtout choz lo ponlain, on voit une sorto de travöe ossouso s't'tendant dos sus-nasanx ä l'occipital, dans la direction de la suture sagittalo, et, c;ä ol la, quelques autros Hots o.sseux, qui renfor-cenl la dnre-möre, ot (jn'on pent latlaciier, snivant lour position, les uns au parietal, les anlres an temporal.
A rintörieur du ordne, on Irouve une sörositö limpide, un pen jau-nftlre on vordätre, on presque absolumont incolore, et dont la quan-litö, en rapport avec le volume do la tuinenr, varie considerabloment, depuls 3 ä 4 decilitres jusqn'a deux litres ct plus. Itainard a pu öva-luer la capacilö du crane d'nn veau hydrocephale qui lui avail 6te en-voyö par Sanvillo, on mesurant exactement lo li(jiiidc qu'on pouvait injecter dans la cavU6 pour la rcmplir; il a Iruuvo qu'elle conlenait deux litres un quart. laquo; Cost, ajoute-t-il, laquantile la plus forte qni ait ctö obtenue; raquo; assertion qui no parait pas exacte, carlJronard, veteri-naire ä Monlbard, a pnblie, en I8'lt;2, uno observation d'bydrocöplialic chez le poulain, donl la let(!, dit-il, laquo; contenait an moins quatro litres et denude serosite #9632;;; — d'anlre part, le cabinet de l'ecole de Lyon pos-sedc une autro tele do poulain, dont nous donnons ci-apres la figure, et dont la capacilö, calcnlee d'apros ses dimensions, pent 6lre övalude ä plus do huillitres;—onfin, dans le cas rapporle par M. Kopp, la capa-ci le do laboite eränienne a etc csliinee ä Ireizo litres environ.
C'cst dans les venlricnles du cervoan quo so produil colle suffusion sdi'euse parfois si considerable. Cost cc qu'on cst en droll do conclure dos dölails, d'aillenrs cxtrenioinent incomplels, lournis par les prali-citurs qui out etc ä meine de faire des autopsies, ct qui onl vu la poche i'ormöe en deliors par la peau, en dedans par los membranes du cervoan, anxquelles adherail une mince coucho do substance cörebrale (Itainard, Taiclie, Chouard), tandis que I'origine do la moelle otail bicn conformöe (Ghouard,Drouard), le corvelet intact (Chouard), on soule-ment un pen rapelisse (Drouard), les plexus choroides conservös (Chouard). Les hemispheres souls soul delruils, mais souvonl d'une maniere complelo.
Chose remarquable, mais qui ne surprend pas cepondant quandon esl quolque pen familiarise avec rulnde des monstruosilös fa3lales, celte lesion si grave d'nn organe aussi imporlantque le cerveau, cl qui dans beaucoup do cas, sinon dans tons, a du commencor a uno periode encore pen avancoe do la vie totale,cette lesion,disons-nons, n'apporto aucune entrave a la croissanco du prodnit, quo Ton Irouve complelc-monl developpe, convert do polls, el bien conform^ dans toutcs ses parlies, sauf la tele, comme unloelnsä terme. 11 n'on esl cepondant pas loujours ainsi, cl F. Locoij a sonvent Irouvö, chez des foetus hydroce-
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ÜY8T0C1E FCETALB.
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phalöS do l'espöOG bovine, un commGncoiiiont d'alrophinrlos momhros, dont les os (Haienl rosles a 1 olat cartilaglneux (1).
Gependant, si ranimal alnsl oonformö a pu vivro do la vie intra-utö-rino, il n'csL pasaplo ä vivro dola vie exlöricnro. Laplupartdes hydro-cöphalos mouront pendant Tacto do raccouchoincnl; qnel(|iies-iiiis viennent an mondo vivants, mats oxpiront presque aussitöt, apres nno on deux respirations (Chouard). On en a vn copemlant (Taiche) vivre jusqu'au builiöme jour, et il ne scrail niömc pas impossible quo la vie so prolongeäl quelque pen davantago quand l'hydrocöphalie est pen prononc6e; mals nous no connaiasons aueun exemple de guörlson do cetlo maladie coniienitale, dont les causes sont d'aillenrs absolnment inconnnes.
Dystooie. — Quant aux difllcuUös du part rdsnUant do cetlo ospeco de diirorinilö, elles sont oxlreinenicnt variables snivant le voinme do
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Kig. 72. — T6tc do poulaln liydi'ocöpbalo (*). t'ig.quot;'!. — Töte da veau hydrocöphaleC*).
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la toto. Tanlut colle-ci, ä peino pins grosso qu'ä l'etat normal (fig. 73), Irancliit sans beanconp do peine la (ilirro polvienne; tantöt ses dimensions, vraiment pbenomenales (fig. 72), opposont un obstacle absolu-inent invincible anx eilbrts do la mere.
Le mecanismc do I'accouchement varic, en outre, suivant quo le foetus s'oll're en presentation anlericiiro on poslerieure.
Dans le premier cas, ainsi que I'explique trrs bien Uainard, laquo; I'hydro-c^phalie ayant doune ä la tele uno forme sphdrique, il en resulto quo cotle partie... a perdu lesavantagcsqu'ello possödait d'agira lamaniere il'un coin pour dilaler progressivemeul lo col uterin. Dös lors, le travail est pins long, s'accotnpagne do plus d'offorts, de doulenrs plus vives et plus durables. — Vm n'est pas ([no le bout do la tote n'ait commence la dilatation, mals d'une maniere tiös incomplöte ; et quand les mäcboires ont franchi l'ürifice..., il y a mi temps d'arret d'autant plus long que
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(1) F. Lecoq ; noto inodito.
(*) Lacapaeltö du ordno, dans cotto (off i** ICIIc est d'fnviron 1 litres (i:iiis cello
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si do 8 ii 0 litres cnvl
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MALADIES DU F(ETÜ8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 807
lo rondomnnt do la t(Ho nst plus fort, et quo la malrico s'esl lassöo par suile de ses contraclions röitercos. raquo;
Dans lo second cas, c'osl-ii-diro quand lo ftrtus arrive on prösonta-tion postdrionre, raeconchoment so fail suivanl lo möcanisme quo nous avons indiqnö cn ölndiant lo part nalnrcl pour cello presentation ; le train postcrienr, pnis lo corps tout ontior, sortent sans dilliculle, et (out semblo faire prevoir uno lonninaison honrouso et prompte. Mais lorsqne la töte so prösonlo ä son tonr, olle ost arrötöe an passage, oil olle ronconlro uno rösislance proporlionni'e h son volume, et qul pent ötro insurmontable.
Enfin, dans beanconp de cas, la dil'ficnlte inhörente ä l'hydrocö-phaiio so complique d'olislaclos tenant ä la position vicienso q\io lo foetus oeenpe dans la matrico, — complication dont il n'esl pas nö-cessaire de faire ressortir la gravitö a Ions los points de vno.
igt;insriiaglt;ic. — Quand lo feßtus est on presentation anlörionro el en position naturelle, l'hydrocöphalie ost encore assez facile ä rocon-nailre : quelquefois la main ronconlro tout d'abord lo mnsean du (Vtstus ; pnis, faisant suite an chanfroin, uno tumour plus on moins vo-luminense, ä pen pros sphöriqno, sur los contours do laquelle on ro-connatt bientöt los oreillos, gönöralemeni fort öloigneos l'une de Fantre; — dans d'autros circonstances (Kopp, Daire), c'est la Inmonr olie-mome qul so prösonlo soule, et qui forme uno saillio bämisph^rique dans lo vagin. — Cello luinour ost de consistanco inegale; rösislanlo dans los points oü existent los os du crane, plus mollo dans los ondroils oü coux-ci font dcjfaut, et oü Ton pout, par uno prossion un pen forte, reconiiailre plus on moins aisömont nne Ihiclualion övidente.
Quand i'hydrocephalio so complique d'une position vicienso de la t6to, 1c diagnostic ost plus difficile, et ce n'esl souvent qu'aprös avoir remediö ä cello-ci qu'on pent roconnailre la premiöro. 11 laut, dans tons los cas, cherchor d'abord la töte, quo l'on roconnail ä la presence de la beuche, dos yeux et dos oreillos; pnis, on protnenant la main ä fa surface de cellc-ci, appröcier, anlant quo possible, sa forme et son volume, et cberchor si olle n'offre pas quelques points llnclnanls.
Dans la Präsentation postörionro, on pout quelquefois reconnaltre riiydroceplialio, alors fine lo foetus est encore contenn tout ontier dans rabdomen,comme cola est arrivö ä M. Conic (do Mivesaltos); mais, lo plus souvent, c'ost senleinonl h uno öpoquo plus avancöe dn travail, ot alors quo lo corps dn foetus est doja engage; dans lo bassin, on mömo lorsqu'il ost complotemont dohors, quo la difliculld apparail, ot qn'on ost appelc ä en rechcrchor la cause. Co cas poul 6tre parfois dos plus oin-barrassants. 11 faut alors essayerde glissor la main ot le bras tout ontier onlro los parois du bassin ot lo corps du foetus, — co qui ost assez facile lorsqne le cou soul dc colni-ci occupo lo canal, mais pout clre fort difficile quand le corps est ongiige dans I'excavalion, qui s'en trouve lout il fait obstrueo; — puis, cello premiörc diflicullö surmon-
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löc, on roconnaitra la nature do l'obslaclo aux caraclöros dejü pröcö-doinnionl indiqiios.
Indications. — Lo diagnostic etabli, les indications varioronlsuivanl les circonstancos. — Sans parlor do cellos qul rösultcnt dos com-plications, quo nous examinerons on lour lion (V. Dystocio. jxxr presentations et positions vicieuscs du fwtus), cellos qui rcsullont do l'hydrü-cöphalie elle-meino dependent surtout du volume de celle-ci.
Lorsqu'elle ost pen considerable, il suffit Ires souvcnl do tractions un pen fortes exercöos sur lo foetus pour lui faire franchir lo canal. Beaucoup do praticiens ont reussi h amener ainsi, tantöt en presentation anlöricurc, tantöt en presentation postcrieurc, des poulains ct dos veaux, — quelques-uns do cos derniers vivants, — dont la löte, rcmplie de liquide, prescnlait un volume et vine deformation assez considörables. Toutefois, dans lo plus grand nombre des cas, il a fallu rccourir ä la ponclion du cr;\ne. Gelte operation, encore asscz facile quand e'est la tote qui so präsente la premiere. Test beaucoup moins quand lo corps est sorti ou lend iisortir lo premier. Dans un cas do ce genre, M. Gonle ayant pu diagnostiquer la nature do I'obstacle avanl tout engagement du foetus, a tonic avec succes la version pröalablc; c'osl-a-dire qu'il ropoussa la croupe, saisil el amona la teto on face du delroit anliiricur, oü il put en faire la ponction avec facilitö. Gelle ma-niero do faire est evidemment ralionnelle, ct devra elre imilee quand cela sera possible; mais les circonstancos oü clle est applicable doi-vont elre Ires rares, el, dans la plupart des cas, la tele devra ötre ponc-tionnde dans la situation oü olio so trouve.
Pour cola, on pout so servir, soil d'un bistouri droit ou ä serpotte, soil d'un trocart assez gros, mais surtout parfaitement affile et dont le rebord do la canule s'adaple Ires exactement ä la tige, alin d'offrir ä la pönetralion le moins do resistance possible ; — I'instrument, quel qu'il soil, est portn sur un point fluctuant do la lumour, qu'il no faut pas craindro de debrider si Ton so sort du bistouri.
11 est necessaire quo la töte seit maintonuo suflisamment fixe pour qu'elle no fuie [las sous la prcssion an moment oil I'on enfonce I'ins-tnimcnl. Dans lo cas de presentation posterioure, et quand le corps est ck'jfi sorti en eulier ou en grande parlie, la traction qu'il exorco sur la löte retenue suffll pour donner a celle-ci la lixite mkossaire; mais il n'en est pas do ineme dans la presentation anlerieure. 11 im-porte, alors, do saisir avec des liens les nicinbres anterieurs et la mä-choiro införieure, et de faire exercorsurces liens une traction moderöe.
Tivs generalement l'dvacuation du liquide suflit pour (jue l'accou-choinent puisso ensuile avoir lieu, sinoii par les souls efforts do la mere, du moins par cos efforts secondes par des tractions conveiiables exercces sur les parties qui s'offrent les premieres. Los os du crt'ine, pri-v6s du souticn quo lour fournissait lo liquide, codenl sous la prossion, s'all'aissenl, et reduiscnt assez le volume do la töte pour qu'elle puisse
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passer. II pout ru'-anmoins arrivcr quo cola nc suffiso pas. On consoille alors d'^crascr la tolc, soil on la compriniant avoc un forceps cephnlo-tribe, soil on la sorranl forlomonl nntro sos mains. Nous forons sonle-mont remarquer quo lo ciphalotribe est un inslrument i\ pen pros inconmi dans nolro Chirurgie, parco qu'il y csl, ä pen pros sans indications, et quo lo second nioycn, snivanl la romarqno fort juste do Rainard, cst bion pen önergique.
Dans un cas do colle natnro, undo nos anciens Cloves, M. Ilanolean, a fait, au moyen du bistouri ä sorpelte, une longue incision sur la löte ; puis, aprös I'tivaciiation du liquide et l'affaissetnent de la Inmcur, il a rcplic sur ello-niein(! la poau excödanlo, laquo; coinnie las feuillots d'un livre raquo;, et le veau a pu ötre oxlrait onsnile, sans grandes diffl-cultcs (F. S. C).
D'aulrcs veterinairos ont on, on paroil cas, recours a rcimbryotomie, ä la dösarliculalion des inoinbros. On coinprend quo l'avulsion des mombres antcrienrs puisse, dans uno cortaine mosure, facililer le passage de la tele; — tonlefois, la ponction quenous venons do decrire n'en resto pas inoins l'opöration la pins rationnelle.
Datei le cas d'hydrocöplialio observe par \\. Kopp, — oü la löte pre-sentail un volume aussi oxcoplionnel quo celui (pie nous avons fail connuttre,— co V(Merinaire no pouvanl ohtenir une reduction sensible el n'augurant rien do bon de l'opöration cesarienue, dnt so resi-gner ä conseiller le sacrifice do la jiinicnt. II lui fallut, pour extralre le foetus, prallquer au Haue do la mere une Ouvertüre qui n'avait pas moins do 70 ä 80 coutimötres de longueur.
Enlln riiydroceplialie pout so compliipior d'uno position vicieuse do la tele, ä laquelle le volume do cello-cl, quoiquo ponctionnee, no per-mcl pas do remddier. Cost ce qui est arrive a M. Gontamine dans un cas oü i'encoluro repliöe se prdsentait par sa base, aecompagnöe d'un soul moinbro antörleur : col habile prallclen no put terminer raccou-cliemonl qu'aprös avoir seclionne rencoluro el altiro separement la löte au dehors.
Ascite et anasarque.
Gomme riiydrocöphalle, quoiquo plus rarement, Va^ilc ou hi/dro-pisie abdominale so monlrc quelquefois chez le bclus; ello pout exislor seulo; mais ello so complique souvont do rinflllralion yenerale du lissu cellulairc ou anasarque} do plus, dans ce dernier cas, II y a ögalement hydrothovax, Presque toutes les observations relatives ä c(!s maladies, qui ont (M6 publieos jusqu'lei, se rapporlent ä i'especo bovine; copen-dant, M. Horran a eu l'occasion d'autopsier une chövre morto laquo; d'un coup do baton assene sur la tele raquo; el chez laquelle 11 trouva deux cho-vreaux dont lo corps etalt completemeiil inllllrc.
Uno particularile roinarquable, qui avail deja frappe llainard el qui niörito d'etre siynalee, e'est quo, dans loulcs ces observations, lo l'uelus
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ölait on presentation antöi'ieure ol on position vert6bro'Sacr6e. Deux fois, cotte position etait compliqudo : dans un cas (observation do Lanusse)) la töte, rotenue en arriöro, etait roslöc appliqneo sur Ifl cötö gauche du thorax; dans l'autre (obs. de Vörel), les quatre nieinbrcs so prosonlaiont on mdmo temps quo la Idle, et, do plus, lo membro anterieur gauche etait alTectd do contractnre.
Tanldt les foetus, expulsös plus on moins longtemps avant torme, avaiont cossci do vlvre avant !o commencement du part; lantöt, arrives h lerme et encore vivants lors des premieres doulonrs, ils out suc-combö pendant I'accouchement, soit par suite do la longueur du travail, soil par lo fait des manoeuvres employees pour losextrairo. Aucun, jusqu'ä ce jonr. no parait avoir etc obtenu vivanl; d'aillours, quand memo ils l'auraionl ötö, il est indubitable quo cos sujets, attelnts d'une hydropisie tonjnurs considerable, n'eussont pas tardd ä perir.
Dans une observation communiquäe ä liainard, Itouchon a constate, outre lo döveloppement du venire, quo laquo; lo scrotum avail acquis un volume önortne, raquo; ce qui est conforme aux observalions failos, no-lammonl par Pranck, en medocino bumaino, et ce qui s'oxplique trcs bicn par la communication do la tunique vaginale avec la cavitö abdominale, (lout la premiere n'est, pour ainsi dire, qu'iin diverticulum.
(Vest ici lo lieu de donner place ä une note tros intörossante, que nous devons a M, Arloing, el (|iii fait connailro une complication de l'ascite, jusqu'ä present non signalöe olioz lo fu'lus de nos i'eniollcs (lomcsliquos.
Iquot; Observation. — Aiu.oim;. — laquo; M. (Iiiilliompty, vrlrrinairo h Cologne (Gers), a ronconlrö (rois fois, dlt M. Arloing, I'liydropisie abdominale condme cause de dyslocic chez la vaclio. Lo fa'lus clail en position normale (voi'te-bro-saoree de la Präsentation antßrieure); inais, les plods une fois dcliors, Ig pari ne pouvail se lerminer, nuilgre les tractions les plus euorgiques el les inieux enleiulnes.
laquo; Dans le premier cas, M. Guilhempey, aprös bien dos difflcuHi's el. des li'iloa-nemenls, parvint ä conslator que le venire elail, dnorme, et (pie, au moment dos ell'oris de la mere on des tractions, cette region semblait se partager on deux masses, separecs par le plan median supeiionr dujeune Slljet. — II reconnut alors qu'il y avail, bydropisie abdominale; il ponclionna le venireii I'aide d'une feuille de sauge double garnie d'dtoupe; une grande quantity do liquide s'eeonla aussitöt, et, par un dernier effort do la mere, le foetus s'ecbappa sans lo secours d'aucune traction,
laquo; Lo second cas fat en lout semlilalile au precedeul.
laquo; Dans le troisieme, la ponction atldnua la diflioullö, mais sans la faire dis-parailre eiimplel.emenl, comme dans les deux premiers, ('.'est que, outre l'hydropisie abdominale, il y avail bypertrophie dos reins et dn foie. L'un des reins pcsaii 2,300 grammes; I'autro, 1,090 grammes; le foie, 2,600 grammes. Le periloine elail e|iaissi el. presenlail, dos traces d'iiillammalion chronique.
laquo; An moment oü.j'ai roou un de ces reins, il ne pesait plus (|ii(! 1,000 grammes ; mais il avail, perdu une grande quanlilö de sang dans lo vase od il avail ete onfenne pour faire lo voyage. II m'a paru avoir environ cinq on six fois le volume du rein d'liu vcau arrive en (\ge d'etre sacrifie par la boncherio. — II laissait voir encore a sa surface les traces do sa disposition lobulcc. — Sa
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capsule propre, doublöe du pdritoine öpaissi, se ddlachail aveo fnriliti''. — Au-dessoiis d'elle, on aperoevait un grand nombre illaquo; points gristllres, un peu Iranslucides, — Sur une coiipi!, passant jgt;iir le plan median, on dlstinguail encore assez hion les deux substances; mals leur teinte 6tait pale. On voyait partout, roais surtoul dans la substance corticate, les points grisätrosslgnalös ()liis haut, donl lo conlenu pouvait s'enlever assez facilenient, en laissanl ä sa place une petite eavite.
laquo; Sup des coupes faitcs apres durcissement dans I'acide chromique, ces points grisätres apparaissaient, h I'examen mlcroscopique, comme autanl do hy$tes remplls par des debris do I'äpitliöllun] des tubes urlnifßres, — Le stroma conjonctif ötait en outre hyperlrophiö, el abondant surtoul au voisinago des papules,
laquo; II s'agissait done evidemment, d'une dägöndrescence hystotde du rein, par atresic des papilies, ddgänörescence qui a amp;16 observ^o assez souvenl dans noire espece. raquo; (V. Wirchow, I'dtholmjic ilcs tumeurs, 1. I, p, 286.)
Cette note nous montre une nouvollc cause, jusqu'ä prösenlinödite, de dystocie totale, par tumeurs internes döveloppeos chcz le prodult; cause de dystocie d'autaut plus interossanle (|ii(! I'anatoinie patholo-gique, faile avec soin, nous rövöle la nature oxacle de cetle dege-neresccncc, assuremonl Ires rare chez lo fielus do uos animaux domes tiques.
Los foci us aUoiuls d'auasarquo peuvent acquerir un volume enorme; l'itn do nous on a vu un qui presenlait en outre un aspect des plus sln-(tuliers :
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II(' Odsbrvation, — Violet, — Couchö sur le venire, aplali do dessus en dessous, les ipialre membres elates ot d6passant amp; peine la circonförence du corps, la (|iioiic Ires courte, l'encolure et prosque loule la lelo disparaissanl pour ainsi dire dans lamasso totale, qui alTeelail assez regidierpment la forme ovalaire,— cefoetus,qui pesail environ 60 kilogrammes,avail en rraliie I'aspect d'une gi-gantesque tortue. La place des yeux elail, indiqu6e par uno forte döpression au fond de laquelle so voyait la fento des paupi6res; mais, en ralson du soalevemoiit do la peau, les globes oculaires so trouvaient öloignös d'au mains C centimetres do la superflcie, Sur le dos, I'iiillltralion avail 10 centimetres d'epaisseur; olio etait beaucoup plus considöralile sur les coles, sans quo I'dii put cepemlanl lui attribuer entieiemeid, la deformation diL corps, car le squeletle prösentail, lui aussi, un nplalissement de dessus en dessous; toutes les cavites splanchniques elaieut remplies, comme le lissu conjonctif, d'une sörositö absoluinont incolore,—Ce fmlus provenail d'une vache pleine do soptamp;huit mois, qui avail etc sacrillde pour la boucberic,
Dystooio, — Les difflcultös ri'sullanl do Vascite varicnt naturelle-ment suivant la quantity de liquide epanche clans I'abdomen, Quolque-
Ibis, le part est encore possible, situjn par les seals efforts do la mere, du moius en vonanl en aide ä ces efforts par dos tractions graduees, Le plus souvenl, apres quo I'avant-train a I'ranchi lo passage, le fmlus est tout ä coup el iuvinciblomont arretc par lo liquide, qui, rcl'oule d'avant en arriero, distend I'abdomen el forme an dela du delroit, une masse spheriquo, irröduclible et d'un diamelrc considerable, Parfols cependant, memo dans des cas do distension exlrömc, l'ac-
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couchomenl pout n'ötre pas absolutnent Impossible. laquo; On a vu, dil Gazeaux, los parois do I'abdomon coder, tie sorte qu'une grando parlie
de la 1111110111' roslail au-dcssus du delroit supöricur, laiidis quo lo tronc descondait pou Ji peu dans I'excavaUon; etlorsqu'uno Ibis uno parlie de I'abdomon elail arrivöo au dchors, lo liquide so precipitail vers co point oil la rösistanco elail inoindre; lo voliuno do la parlie roslöo ä rinlerieur dlminuait progrossivomont, el raccouclioment so terml-nail nalurelloment. raquo; 11 nous paratt fort probable quo c'ost par un inecanisnic semblable quo I'accouchomont a du s'circcluer dans un certain nombro de cas oü des foetus hydropiqnes out elo obtenus sans operation et sans mutilation. Enfln, dans un cas, Courjon a vu c les parois du venire so ruptiirer raquo; jiar les ofTorts quo Ton fit pour oxtraire lo fuelus.
Lorsqu'il y a anasarque, les difliculles soul en rapport avec le volume (ine prösente le foclus, soil par suite do son äge, soil — cl surlout — par suite dc la quanlile do liquide inlillrö dans le lissu conjonclif ot les caviles scrcusos : alors co n'ost plus seulemcnt line parlie qui no saurait francliir les passages, c'esl touto la masse, qui jieul so montrer particulieroment dilforme, ainsi quo nous venous de le voir.
Dlaynostlo el Indications. — Au point de vue du diagnostic, Vascile pent d'autant plus embarrasser lo praticien, qu'elant fort rare, eile cst moins soupconnöe el quo, lo foetus 6tant en bonne position, ricn n'oxplique le temps d'arret quo subit lout ä coui) le travail beu-reusement commencö. — 11 faut alors inlroduiro la main enfre les parois du bassin el lo corps du foetus el aller ü la recherche de l'obstacle. Si Ton y parvienl, lo volume exagerö du venire, la fluctuation qu'on pourra y perccvoir, cl surloul In distension do sos parois qui s'accontue si nellemenl dans les parlies poslericurcs lorsquo Ton fait exercor quelques tractions, — tons cos caraclores pcrmollront de diagnosliquor l'hydropisie abdominale.
Vanasarque se roconnaltra ä l'espöce de bouflissuro genöralc du foclus, qui efface tonics les saillies, Ions los reliefs nalurels; äla facililö avec laquello les lissus so laissent ddprimer, a la sensation tonic par-ticuliöro quo l'on ßprouve en pressant et en palpant les parties ohIc-matices, et enfln, ä I'aspect de cellos do ccs parties qui peuvont etro accessibles ä la vue, et qui parlicipont plus ou inoins ä l'altöration gönerale. Souvont le corps du foetus remplit si bien l'excavation, qu'il cst absolumont impossible d'y inlroduiro la main pour jugor de I'tilat dos parlies postörionros. 11 faut alors dinüiiuor le volume du petit en arrachant sos membros antörieurs, apres avoir pröalabloment fixe la tole (V. Embryolomie), Operation d'autant mieux permise quo le foetus ost souvont dejä morl, et quo, fül-il vivanl, nous no sommes point arröles par les scrupnles qui, dans bien des cas, foul hesiler lo Chirurgien de riiomme.riusieurs praticions dunnent,cn outre, locon-
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laquo;oil—quinousparattbon—d'arraoheronsulto los douxpromlöres coles et do procödcr ii rexploralion on pönötrant duns la poltrine du petit sujet par la porto du thorax ainsi agrandle. On pent alors constator aisömont la distension et le bombement du dlaphragmei repoussd en avant par lo luinido abdominal, et sonlir la (liictiiation.
Le diagnostic uno fois ötabll, los indications cn döcoulent naturellelaquo; inent. Et d'abord, il osl clair qu'on n'a plus aucune raison de nienager lo jenno sujet, en admoltant qu'on en alt cu jusque-lä : il iloit elre Sans pitie sacriliö an salutde la mere. — Coci pose, l'lndlcation cai)i-tale, c'est de diminuer son volume, en övacuant, n'impurte par quel inoyen, lo liquide epanche, mais en choisissant panni ces moyens, ijien ontendn, cenx qui agissontle plus proinptement ol avoc lo nioins de dölabretnents possible.
S'agit-il do Vascile? On donnera issue an liquide par la ponclion ou Pincision do I'abdomen, On pout so sorvir pour faire celtc operation, soil du bistouri droit, soil, ce qui est bion preferable, du bisluuri ä serpette; des quo le liquide s'est ecoule, le venire s'affaisse ctlc part setermine sans lamoindre dillicultö.
Y a-t-il anasarque? laquo; II osl övident, cotnme le dit Rainard, quo ropörallon indiquce consistc ;\ faire de profondes et largos incisions sur toutos les parties quo la main pent aborder, pour donuor issue ä la sörosilö, otonsuilo ä avoir rocours aux moyens m^caniques d'extraction; laquo; mais commo il i)cul y avoir nu memo temps hydropisie abdominale, il est parfois nöcessairc do ponclionner lo venire, co quo Ton fcra do la maniere quo nous venous d'indiquer, ä moins quo la main no puisso pas etre inlroduite assez loin ; dans ce cas, on pout pönötror par la poilrino en enfoncanl I'instrument — un trocart, tie pröföronce—jusqu'ä co rpio le diaphragme soil perfore, ou bion, commo I'a fait Lanusse, apres avoir ouverl la porto du thorax, on y inlroduit la main, ol Ton perfore lo diaphragme avoc le doigt, qui pönelre aisement a travers les libros encore pen resislanles do ce muscle.
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Contracture musculaire.
On dösigne sous le nom do contracture la retraction permanente de certains muscles, qui doviennent do plus on plus roides el durs, on m6mc temps qu'ils diminnenl do longueur el d'epaisscur, do maniere ä former des cordes incxlcnsibles, ne permeltant plus aux parlies conlracturees do reprcndro lour direction naturolle. Cot olat do conlraclion et do rigidile, auquol les muscles n'arrivcnt en general quo d'une maniere lento ot progressive, s'observe quelquefois chez le foolus; il afl'ecte principalcmcnt, sinon cxclusivemcnl, los muscles do l'encolui'e et des membros anlerieurs, ce qui donne ä cos parlies des directions vicieusos, qu'il est difficile do changer, ot qui devicnnent, au moment du part, la source d'ombarras quelquefois assez grands.
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574nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYST0C1E FffiTALB.
Los causes do cos deviations, qui flnissonl par amener do v6ritablos altöralions do structure dans les muscles ot dans lo systötne ossoux lui-memo, sent encore Iros obscures. On incline ä les allribucr ä dos convulsions ou antres maladies des centres nerveux que lo fuohfs peut öprouver h. une öpoque plus ou moins avancöe do la vie intra-ut^rine; peut-6tre l'expression de conlracture ([no nous employons, faute do mienx, n'ost-ello |)as trös oxacle, en cc qu'elle soinblo iinpii-(liier une participation active dos muscles ä la production do la lösion; peut-ölre aussi no doit-on y voir, ainsi quo lo croyait 11. Bouley (1), ((uo le rösullat pureincnl passif d'ane faussc position ([uo le I'a'lus prend el conserve pendant longtemps, ot a laquelle los muscles el les os eux-inomes linissont par s'accoinniodor.
Quoi qu'il on soil, quand la contracture airocte les muscles do I'en-coluro, collo-ci est deviöo lalöralement, la töte est porloe plus ou moins profondöinent vors lo (lane, ou memo vors la hanche du jouno sujet, sur lesquels olio s'appuio; el il ost impossible do la redresser et do lui faire garder une position rectiligne, mönic aprös quo le foetus ost sorli de la inalrice.
11 est difficile d'assigner I'öpoque do la gestation ä laquelle so pro-duit cette deviation ; mais il est certain qu'elle so produit do bonne lieure; car sur plusiours sujols on trouve les os do rencoluro ot do la löte plus ou moins döformös; celle-ci, notamment, s'esl d6viöo, recourböo latcraleincnt, on so moulant, pour ainsi dire, sur les parties sur losquolles eile s'appuyait pendant la vie intra-utdrine.
Gelte döformaliou parait 6tre encore assoz commune dans corlaines localilds ot pendant corlaines anuöos. Ainsi, lloussard a, dans lu temps, Iransmis ä Rainard, son ancien mailro, do nombreuses observations conslatant qu'en Pranche-Gomtö, laquo; on a vu lo plus grand nomine dos jumonls pouliniöres avorlor pros du lormo do la gestation, ou eprouver dos parts rendus trös difflciles ä cause do cello direction ficlieuse do la töte. raquo; — Un aulro veldrinairo, Courjon, a egalomenl conslald la frequence do cello döformalion dans lo ddpar-tement de l'Isörc;— Schaack nous a dil avoir rencontrö, dans sa longue pratique, plusiours cas do cette,nature, dont un chez un veau qui a vöcu malgrö colic diffonuite (i); — M. Deneubourg en parle lui-möme assez louguement; —enfln, en 1883, M. Delhaye a public une observation intöressanle de döformation do l'encolure el do la töte, recueillie sur lepoulain.
La contracture dos membres n'est pas rare uon plus, surtoul cbez lo poulain, oü eile a öle ronconlröe, ä divers degrds, par boaucoup do praticiens, notamment par Favre (do (jonevo), Gaven, Schaack, Vorot, Andre (do Fleurus), olc. — A un dogrc pen prononce, la döfonnation consiste simplement en une arqiire ou une öonlcturc lögöre, qui so
(i) lion.iiv; communication inödlto. {'2) Schaack ; communication inödlto.
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MALADIES DU FCETÜS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;;gt;75
guörlt d'elle-möme, une /bis que lo jouiiü animal, sorti do I'litorus, pout exercer scs membres, et h mesure qu'il prend des forces. A un degrö exirßmc, les membres, — antörleurs on postörleurs, — fortement ilöclüs ;\ iino on plusleurs jointures, no peuvent 6tre redressös, au
point qu'on briserait los ligaments, les tendons, les os onx-niöines, plnlöl quo do les elondre. Knlro cos donx exlrßmos, on peilt trouvor lous les degrös Intormödiaires Imaglnables.
On coniprend iiiseinenl que de semblables defcclnosilös peuvent devenlr, au moment de In mise-bas, la cause d'embarras d'autant plus sörleux qu'il est plus difQcile de changer la direction anormale do la töte on dos oxlremilos uinsi conlracturees.
Quant aux indications, olios ne difTörent en rien de cellos qui rosnl-tent d'une direction vicieuse dos mömes parlies non contractur^es; c'esl done an tituk 111 dn prosonl livre, et aux chapitres consaorös a la description des difücultös rösultant des prösentations et positions vicienses de la leLo et des membres, quo nons ronvoyons pour lour (Jlude. Disons senloment ici qu'il n'osl point rare ((no cos döformations rendent nöcossairc l'operaLion de l'embryotpmie.
Les observations les plus remarquables (jue nons connaissions de co genre de döformations sont cellos do Veröl (do Donllons) ol Andre (de Flenrns). Nous en oxtrayons co qui a trail a la lösion (jni nons occupe ici.
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lr0 Observation. — Veukt. — En exploronl I'utdrus, dit cot habile praticien, je reconnais que lo foBlus csi vivant, et qu'il sc prösente la Löte et los quatre pieds ensemble; I'antörieur gauche csl gröle ol a uu soul onglon; l(^ merabre auquel il appartient offre trois angles de 23deg; a 30deg;, qu'il est impossible de redresser saus döchirer la peau el les muscles üöchisseurs fermant cos angles par leur rötraclion. L'un do ces angles est au boulet, I'autre au genau et le troisiöme au coude. Le veau, — car' c'esl cbez la vacho quo ce cas a ölö observö, — ötait en möme lemps alteinl d'ascile, Lo part fut trös laborioux; nöanmoins, il pul ölre ofTecluö, aprös qu'on cut arrachö los deux membres anlörieurs cl ponclionne rabdomen. laquo; Lu feetus, oulre la mauvaise conformation de son membro anlörieur gauche, avail, le cou trös court et trös gros, lo cartilage xipholdo luii^ de huit pouces (21 ii 22 conlimötres) el courbö on avanl... Le calcauömii du membre poslörieur droll ue faisaitpoint saillie, el Ilaquo; fömur da möme cötd ölait bosselö, raquo;
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llc Obsbuvation. — A.M)iui. — Dans un cas de presentation posterieure dys-lociipio, M. Aadrd, en inlroduisanl la main dans le vagin, rencontra d'abord la queue, puis une masse osseuse dans laquelle il reconnul los ischiums: le veau ölait laquo; assis raquo; dans Iü dötroit anlörieur. — L'opöraleur refoule le tout, el va a la recherche dos membres poslörieurs restösen avanl, inilöchis sous le corps; 11 prend les jarrets l'un aprös I'autre, maisil öprouve unerösis-lauco insurmontable h leur redrcsseinenl, et il lui est lout a fait impossible d'amener los extrömitös dans lo passage; #9632;— ce que vovani, M. Andrö passe un Ines outre le vontre cl los donx membres, puis, dirigeant lus ischiums el la queue, il fail exercer dos tractions qui, bientöl, amöuent la sortie d'un veau vivani, dent lo train antörieuresl bien conformö, landis quo le postörieur oströdnita l'iHal de squelclto. Les os do cotte region, döpoui'VUS de chair,
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mmmmmm
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DY8T0CIE FOETALE.
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sont rucouvoris iirosquo uniquetnsnt pur la peau; los membres postäriours rosiont drvii's en avant; laquo;ils smit givlos vi aSeotis d'une roideur teile quo lours articulations n'sislcut coniplölenient ä la llexiou, raquo;
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Tumeurs adh^reutes au corps du foetus.
Ce genre do complication so rencontre trös rarement; nous en con-naissonscopendantunbel exemple,public en 1864,par Rossignolpöre, dans lo Journal de mödecine veU'rina'we de Lynn. Nous roprotluisons pros-quo on entler, loxtuollomont ct sans commontairos, eclte observation, pour don nor uno idöo de co genre do dystocio, trös rare et encoro peu etiulio.
T0 Observation. — En palpant et en suivaut les membres, laquo;jo reconnus do
suite, dit I'auteur, (pie lo foQlus etait on pramp;enlalion anloiieuro, la tötcrou-versöc et 61oign6e, el quo, de plus, lo petit ölait inort. Cotlo derniero ciroon-stance me d6cida ä mettre cu \isage LmmSdialement I'embryotomie par arrachement; je misect;nageai ainsi la more, döjä trop fatigueo.
laquo; Les deuxmembres thoraciques, attires successivomonl, sont döpouillös et arrachös Tun apres l'autro... La lihortö de nies niouveinoiits s'augmentant des lors de tout le volume quo venail de perdre lo petit sujet, je pus passer une corde autour du cou; cllo ötait disposöe on noeud coulaut, et sorvit ä redres-ser la töte ot a l'engager dans lo vagin, dontolle sortit assez libroment, oböis-sant ä une traction moderee.
laquo; L'accouohement pouvait alors ötre considörö comme lonninö ; il n'en fut rien pourtaat, ;i ma gmnde surprise, car nialgre nies quatro hommes qui reunissaient toutos lours forces, rien n'avancait plus..., ä l'exception de la
pauvre vacho, qui suivait rimpulsion de cetto fraction önor^iqno.....Je l'us un
moment embarrass^ pour prendre un parti... J'allai ä la recherche de la cause de la dil'liculte (co que me l'acilita beaueoup l'arrachemeut dos mom-bros), ct, suivant ii la main le dessous du thorax du pclit sujet, je rencoutrai bienlöt une gi'osso tumour, ferine, arrondle et lisse, sans traces d'oroilles nl de mäclioircs.
laquo; Ello me parut fl.vöe fortement en avant de l'ombilic, niais un peu mobile. Qu'est-ce que co pouvait ötre? Ilcllöcliissant (pi'ä tout prendre, si c'etait la töte d'un aulro ftntus, ou mio tumour adhöronto, l'atllierence devait so rompre 011 augmentanl la force de traction, tout aussl bien quo s'ctaient arrachös les membres aveo l'emploi d'oflforts moindres, la vache maintenue cn coulre-oxtonsion ii l'aido d'un cordage passö derriore ses fosses et teuu solidement par do nouveaux aides, jo fis cause commune avoc les premiers, ot, au signal doniiö, nos efforts röunis ainoneront enfln le foetus, mais sans la tumour, qui s'ctait arraohöe et ötait rostöo dans la matrico. Toutes cos manipulations n'a-vaient pas ilurö plus d'une demi-heure.
laquo; Lo foitus, quoique grand, etalt d'une maigrenr romarquablo. On distin-guait, vers la region ombilicalo, une place do la largour do la main döpouillee do la peau. Cello-ci avail etö arracbee, co qui laissait la t unique abdominale ä dijcouverl, mais pourvne de lilameuls libreux au pourtour do cette espeoe de plaio. Le cordon ombilical, assoz long, ne semblait pus avoir eu d'adheronco avoc la tumour. Getto place etait övideinmout cello do la lumeur ou do la töte prösunioo.
laquo; II no me rostait plus qu'ä aller ;i la recherche deccllc-ci; mais dans I'in-tervallo de l'examen du fuotus..., jo vis la pauvre vache so remettre sur le ventro on bon ddcubilus, ot exocuter quelques laibles elTorls cxpulsifs, qui
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D1BLI00RAPHIE,
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auginsntörsnt graduellament, et se ddbarrasger snfln, saus yßlre aidüe, d'une grossetumeur blanobamp;tre; puisles enveloppes fcstales suiviront.....
lt;( La tumour etaii do forino spln'i'oulalc, blanche, forme, bosselöo, parals-sant fonnrc d'un tlssu (Ibro-adipeux; olio ölait enveloppöe d'une membrane lissc, mince ol rosistanlo, rocouvranl des indices d'un appaicil eiiculaloire nourricier. Uno do sos laces, uu peu aplatie, präsenlau aussi quelques maillos d'un röseau vuincnx, el laissail. voir quelques brides flbreuses, Indl-quant lc point par Icijiu'I eile adln'rail an foetus,Elle pesait .:gt; kilogrammes.
laquo; Quant ä la vaclic, olio so rölalilit complolomont et assoz rapidement, raquo;
Nous avons tcnu ä rcproduiro colic obsfM-valion avec sos principaux (lötails, parco qn'ollc donne une bonno idöo du genre de diflicukös quo cos series do luinenrs peuvent offrir an pralicion, en inßme temps quo de la coiuluile qu'il aurail ä lonir on j)aroil cas.
Nous Irouvoas dans lc Manuel d'obstdtrique do M. Lamp;nzillottl 1'obser-vation suivante quo nous rapprocbons do cello do Rossignol.
IIquot; Observation. — lt;lt; Lüdko a rapporlfi un cas d'un enorme kysle du cou, chcz un vcau, qui mollait obstacle a la parturilion. Co kysle ölait sitm'' dans le tissu conjonctif sous-cutanö du cute droit du con, au-dossous do I'orollle; il avail un pied (30 coulim.) do diamolro et conlenail 30 livres (18 kilogr. ?) do serositö jaimati'o, claire, avoc quelques grumeaux conguli's. Pendant le travail, le kysle ('tail appuyfi sur les mombrcs antöriours, qui s'avanceront dans lo bassin, ct il avail repousse la lele lellenienl en airiero, qu'on no pouvait la trouver dans ruterus.raquo; LiidUo, ayanl reconnu la nature de la tumour, en lit la ponction, co qui rendit laquo; le pari possible et evita lo sacriflce de la vache. raquo;
Tels sonl los souls fails ([no nous connaissions snr cello cause do dyslocio, encore forl peu eludieo.
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BIBLIOGRAPHIE
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I,
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IIvDIlOCliPllAME.
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Saint-Cyb ot Violet. — ObsWtrlquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 37
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DYSTOCIE FCETALE.
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II. — ASCITK. — ANASAnQI'E.
Hbbran; Gas laquo;livers de dystoclo; laJownaldeavöl.du Midi, isßi, p. 05. Voy. raquo;laquo;obs., p. 71.
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Veiiet! Do rombryotomle ; in Recueil de mid. vit., 1838, p. 289. Voy. i0 obs., p. 800.
III. — Co.vni.unrnES mcscih.aires.
ANimE (Urbain); Un cas do dystocie cliez la vac'ne, etc.; in Annales de mid. vet. de
Bruxtlki, ISTquot;, p. 400. Demuvk; Contractnro, etc.; in Archives vitMuaires, 1883, p. 601. Di-puis; Un cas do fracture produlte pendant la vie intra-ntorino; in Annules de mid.
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IV. — Tumeubs nu foetus.
Rossignol; ftiiornie tnmeur Abro-adipouso drveloppöe .'i romblllc d'un foetus chei la #9632;vacbe, et inettant obstacle k la parturition; in Journal de mcd. vit. de Lyon, 1804, p. 400.
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CHAPITRE III
MONSTUL'OSITI'S \)\j FOETUS
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On appelle monsltttosith des anomalies, des deviations organiqnes, plus on moins graves, quo les animaux apportent en naissatit; anomalies loujoiirs apparentes an dehors, loujoiirs i)liis on moins nuisiblcs au\ snjols qui les portent, et qul lenr donncnt un aspect bizarre, insolilo, fort different de celui quo presento ordinairement I'espSce.
Gonsidercs autrofois comme des especes do prodiges — monslra — presages do la colere celeste, les monslres n'ont inspire pendant long-temps quo l'liorreur et l'en'roi. I'uis ils out ölö regardös comme des jenx bizarres de la nature, propres, lout an plus, ii exciter unc vaine et sterile curiosite. do n'est guere qu'ä parlir du xvin'' sifeclo qu'on a commencö ä les etudier un pen scienliliqnement; mais cettc etude
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MONSTHUOSITES DU F(ETÜ8.
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ÜTO
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('(ait reside fort imparfaile, on pout mßmn dire ä poino öbauchöo, lorsqu'Elionnc (leoffroy Saint-Ililaire, et plus tard son fils Isidore (leolfroy Sainl-Hilaire, la roprenant cn sous-fEiivre et avoc des vues plus philosophiques, en (irent uno veritable science, — la teratologio, — science aussi vasle qu'inlcressantc, et qul a jete sur uno multitude do questions de physiologic gen6ralc un jour nouveau et tout ä fait inattendu.
OnconroitLienque ce n'est pas ici le lieu de donner mchne un apercu restreint de cetto science de la töratologie consldöröe dans son ensemble ; e'est aux ouvragos spöeiaux, et notainment ä YHistoire des ano-mnlies de Vorganimünn chez l'hommeet los animaux par Isidore Geoffroy Saint-IIilaire, quo dovront avoir recours ceux qul voudraient s'inilier ä cctte connaissance. Ici, nous n'avons ä considörer les monstntosites qu'au point de vue des dil'liciiltos qu'ollos peuvent creer ati pratlclen au moment do la parturition. Memo ä ce point de vue tout special, ce-pondant, l'ötude theoriquc do cos deviations organiques ne serait pas sans utilitc; e'est a ce point quo nous no croyons pas pouvoir nous dispenser do rappelor au inoins les grands lineamenls de la classiflca-lion adoplöe pour rötude methodi((ue dos monströs par les cröateurs do laloratologiqiio scienlilique, classification dont nous trouvorons ä faire i'applicalion, ot quo nous adoptons de pröferenco, parce qu'ellc est ä la Ibis la phis simple, la plus clairc et la plus methodique de (outcs colles qul out etc proposoos.
Or, Isidore Geoffrey Salnt-Hiiaire dlstribue les monstruositcs, commo on a I'babitude do le faire pour tons les objols dont s'occupe I'histoire naturelle, on classes, or arcs, families, genres, espdees, suivant lours affl-nit6s naturelles.
Cost ainsi qu'il dlvise toutes les monstruositds on deux classics : cello des Monstres unetaires, formes par un soul individu plus on moins d6fonne; et cello des Monstres DOUBLES, constitues par la reunion do deux individus, soudes ensemble, et plus on inoins intimement confondus en un soul.
La classedes monstres unilairos so divise clle-m^mo on troisOrdrest 1deg; celui des Auiosites, ainsi appolös parco qu'ils sont capablos do vivre par oux-meinos(aÜTo?, lui-möme; (jTto;, nourrituro),no füt-ce qu'un instant, lorsqu'ils out quitte lo sein maternol; — 2deg; celui dos Ompualo-SITES (öuKpaXö?, ombilic; ctito?, nourriture), qui no subsistont quo par la communication ötablie entre lo produit et la mere a I'aidedu cordon omblllcal, ot chez lesquels la vie s'eloint forcöment ä l'instant möino oü cosse cotlo communication ; —',{quot; celui dos Parasites (itapi, auprös; ffiTo;, nourriture), oü Ton no (rouvc mftine plus do cordon ombilical veritable, mais seulemont un pödlcule vasculaire, qui s'implante di-rocteinont sur les parois utörincs, sur lesquelles lo produit de la conception, prosque meconnaissable, est grclfo commo une lumeur liarasito.
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DYSTOC1K FCETALE.
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La dasse des monstres doubles so dlvise, cllc, on deux ovaren
1deg; celui des Altositaires, formös do doux individus plus ou moins in-limement SOUdös, inais ;\ pen pros ögalomenl dcvcloppös et concourant lous deux pour vine part sonsiblomonl ögalo ;\ la vie commune; — 2deg; Celui des Pahasitaiuks, dans lesquols Tun des sujets composants, tres incomplet, reduil, lo plus ordinaircnicul, a qaelques parlies, coinmc un moinbre, une machoiro, so trouvo implanlö sur I'autre in-diYidii,a pen pros complulement devoloppe, aux depens duqucl il vil en parasite.
Chacuu do ces cinq ordrcs so dlvise ensuite en un certain nombre de families, otccllcs-ci en genres plus ou moins nombreux, dontles noms, rögullöroment formes du grcc, rappollent lo ou les caracteres les plus saillanls.
Parnii cos families ct cos genres, la plupartnc nous offront aucun inti'rüt an point do vue exclusiveinont obstetrical oil nous nous plagons ici, parce quo les monslniositös qui s'y rapporlent no pcuvent jamais, par elks-mimes, devenir des causes do dystocic. Quant ä cellos qui, an contrairo, penvent donnor lieu ä des cliflicullös plus ou moins sörieusos do la parturition, et qui, ä ce titre, nous inLöressent diroclemont, elles apparliennont ä un petit nombre do families, qu'il esl utilo do con-naitro, et dont nous donnons ici les noms. Ge sent :
Dans l'ordrc dos Autosites, la famillo des Cdlosomiens;
Dans celui des Autositaikes, les families dos Eusomphaliens, — des Monomphaliens, — dos Sysomiens, — des Monosomiens, —#9632; des Syrr-phaliens, — des Monocöphaliens;
Et dans l'ordro dos Pahasitaiuics, la famillc dos Polymiliens (1).
Malgrö co quo cos noms pouvaient avoir do quelque peu iusolito an premier abord, nous n'avons pas hdsilö ä les adopter ct ä nous cn servir dans la promiöro ödilion de cot ouvrage, et nous avons la conviction qu'ils nous out pormis do inottro plus d'ordro et de clarlc dans l'dtude quo nous avons faito dos dystocies par monstruositös. 11 im-portait seulementque cos noms fussenttrös exaetementot tros claire-ment doünis, aün qu'il no püt jamais y avoir lo moindre douto sur lour vdrilable signification, la moindre incertitude sur les objots aux-qucls ils s'appliquenl. Cost cc quo nous nous sommes altachös ä faire.
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A l'ötranger, ot surtout on Alleraagne, dos auteurs d'un grand 1116-rilo, notamment Gurlt, Otto, Bischoff, Leyh, se sont ögalement llvrös avec succös ä l'ötudo do cos anomalies do l'organisation ot ont proposö, pour facillter cotte ölude, dos classifications plus ou moins ingönieuses et ratiounolles. Cello do Gurlt, particuliörement, jouit cn Allemagne, et inemc dans d'autres pays, d'une grantle reputation. G'est eclie
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(1) Voyez, pour plus de dötalU, Lapossb, Traiti depathol, vdt-, 1.1, p. 418 et suiv., et l. Geoffrov Saimt-Hilaiiie, UUtoin des anomalies de I'organisation chei l'liommetl les (mimaux.
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MONSTRUOSITKS DU F(ETUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!raquo;8l
quont adoplcc,dans lours lrailcssiirrobstelriqno,lliien'otBanmeisler et M. Larizillolli; o'est pourquol nous croyons devoir en donncr Id une idee, d'aillcurs tres sommaire.
Comme Geoll'roy Saint-llilaire, GüRLT parlago tonlos Ics nionslruo-sitcs en denx grandes Glassks : cello dos jMgnsthes suiit-ks el cello dos MONSTRES Tiui'Lics on uoLiiLKS, ([ii'il diviso chaciuio en un certain nombre d'Ordrei, ainsi qu'll suit:
lquot; Glasse. — Gomprenant les monströs constitucs par un soul in-ilividu plus ou inoins döformö, divisescn huitordres, savoir:
i''r Onirc. — Monstrespar absence de certainesparties; ox.: monströs arephales, peromelcs (absence d'nnon tie plusionrs membros), etc.
11deg; Ortirv.— Par diminution de certaines parlies; ex.: M. nanncr-phalcs (lete rudimentaire), etc.
Ill0 Oplaquo;Ipc. — I'ar fissure ou division longiludinale anormale de certaines parlies; ox. : .)/. schistosomes, corrospondant ä pen pros a la faraiilo dos Cälosomiens (I*, (i. St-H.), que nous retrouverons bientöt.
IVnbsp; Onlre.—#9632; Par diifaal de division naturelle des parlies, ou par reunion anormale do parlies naturollemonldivisöes; ex.; M.atreloccpliales (absence dos ouvorturos naturelles do la tele, soil la bouclie, soil les yeux).
Vnbsp; Onirc. — Par fusion on coalescence d'organes nalurellomont dis-tincls; ex.: M. cyclopes,
Vlc Onlrv. — /'ar position anormale do certaines parties.
vii'' Onirc. — Par execs de volume de certaines part ics; ox.: ,1/. nu'galo-rrphales, comprenant Yhydrocdphalie, quo nous avons öludiöe prece-demment.
viir Ordre. — Bermaphrodisme,
El0 Glasse.—Gomprenant les monstres triples ou doubles, divisös on six ordres, ainsi qu'il suit:
I01' Ordrolaquo;'—Monstres triples on trig/'nu'nius.
11deg; Onirc. —• M. ccp/ialo-didi/mcs ou ä denx lotos.
Hi'' Onirc.— .)/. cöphalo-conno-didymes, c'osl-ä-dire ätöto double, avec corps entiörement ou partiellement double.
l\'c Onirc. — .)/. cormo-mnlo-didipnes; une soulo leto avec corps et moiubros plus ou uiüins coinpleloinonl doubles.
*'c' Onirc. — .)/. mrlo-didijmes; la löte et lo tronc simples, mais avec plus de quatro membres.
VI0 Onirc.—#9632; M. somato-didi/mes; lete, tronc el membres plus ou inoius compielomeut doubles.
Gotte classification, övidemment, n'est pas sans mörites; toulefois, olio no nous somble pas avoir une superiorite marquöe sur cello do Geopphox Saint-Hilaire et nous ne voyons, on realile, aucune raison sörieuso de la prel'örer ä la classification du savant IVancais, qui fut, nous ravonsdejä dil, lo vörilable cröaleur do la science töratologique. G'cstcotto derniero ([ue nous avons adoptee dans la premiöro öditlon,
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DYSTOCIE FfKTALK.
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el (|iie nous sulvrons encore dims colle-ci, en dounant loutefois, lors-qu'il y aura lieu, la synonymic do laclassilication do Guklt.
Los MONSTiiuosiTiis soul loin d'ölre rares chez nos animaux domes-tiquos; il on ost memo qu'on pent diro frequonles, ainsi qu'en lömoi-yneut les uombieux specimens qu'on peul en voir dans les divers cabinets do collections publics on particuliers. Toutefois, ellcs no sonl pas ögalement communes dans lonles los espöees. Ainsi,8ur740nionj-tres rasseinblös par (lurlt,
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Suivant Baumeister ol Hneff, les nionslros observes it la vachcrio de llohcinhcim auraicnlele dans la proportion do 1/2 p, lüü; c'esl-a-dirc que sur 2Ü0 vcaux venus au monde dans un temps donnö il y en nu-rail on un monstrueux. Les meines autours onl Irouve que, chcz les juments du haras du roi de Wurtemberg, il y a cu !) casde monslruo-sit6s sur 2,3'i0 naissances, soil 1 sur 260. Enfln, toujours d'apres les mömes auteurs, il y aurait eu, dans I'espece ovine, 1 agneau monstrueux sur 7(18 venus an monde.
En compulsanl les livrcs et les jonrnanx vtHerinaires quo nous avons eus i\ notre disposition, nous avons rcleve 71 cas de monstruosilös, plus ou moius complötement decrits, soil au point do vuo töratolo-gique, soil au point do vuc obstetrical, el cos 71 cas se reparlissenl ainsi qu'il suit onlro los diverses especos:
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Veaux...............
Agneaux d1 chovroaaxlt;
Pore.................
Cliat.................
Chien................
Poulaln...............
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16
#9632;1
4
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Total.
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Dans co nombre, no sonl pas compris les cas d'hydrocöphalie ol do cijnucrp/nd/r, que Ton rcunil souventaux monslruosiles, mais quo nous avons etudi6s autrc part; on oulrc, nous n'avons comple quo pour line unile nn nomine indolermuie de monslrcs phocombtes observös par M. Garcin cliez la brebis.
Tons ces cas, d'ailleurs, n'ont pas doiiuelieii ä rinlervention cliirur-
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M0NSTKU0S1TKS DU Ffl'TUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü83
gicalo ; un certain nombro de ces monstres onl 6U'; expulsös nalurelle-incnt ct aiissi facilemcnt quo s'ils avaicnt 6tc regiiliöiomenl conformös; pour d'autreS) enassez notable proportion, los details relatifs ä l'accou-chernont font completcnient döfaut; mais nous savons, d'antre pari, (pic tons les cas oil 1'intervention a ete necessairo sont loin d'avoir 616 publics. En soimne, la dystocie par monstniusite du foutus so prösonte dune encore assez souvent dans la pratique; cllo pent etre en outre, dans Lien des cas, la cause des plus serieux einbarras, et nous pouvons appliquer trös exactement ä robstelrique vöterinaire cette appreciation
do Baudeloque relalivement ä ces sortes d'accoucbennents chez la fin nine :
laquo; Si racconchcincnl a pu s'opcrcr quelquefols par les seuls efforts de la nature, malgrö une conformation aussi singullöre et aussi mons-trueuse, ces exemples, bien loin de nous eclairer sur ce qu'il faudrait faire on pared cas, no font que jeler plus d'incertitude sur le parti ([ue nous devons prendre, raquo;
Essayons cepeudant, en nous eclairant des lumieros do la pratique, do poser quclques regies applicables aux ditTerenls genres de mons-Iruosiles qui peuvcnl so presenter.
Monstres c^losomiens (Is. (!. SI-II.). Monstres scliislosomos on campylorrachls, solon los cas (Gurlt).
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Les monstres do cette famille sont essentiollemont caractorises par I'absence plus ou moins complete des parois abdominalos. Chez cux, la ligo rachidienno, an lieu do suivre sa direction normale, s'incurve et s'indecbit brusquement, tantöt sur l'un dos cötes du corps, tanlol vors la region spinale ; de tolle sorlo que lo sacrum, lo coccyx, les coxaux et les membres postorieurs, ail lieu d'etre diriges en arriere, sont diriges en avant, soit sur l'un des lliincs, seit sur lo dos du sujet
(flg. 7/.).
11 en resulle quo les parois abdominales, no pouvantplns s'inscrcr an bord införieurdn pubis, completomeut renverse, ne so ferment pas par en bas, laissent I'abdomen ouvcrt, et les visceres digestifs libres, flot-tants et sans soutien : disposition singuliere, dont lesllgurcs7ü et 7ß peuvent donner une assez bonne idee.
(leite deformation pent d'ailleurs avoir de nombreux degres. Tantöt la cavite abdominale soulcestouvertc: la poilrine estpresque normale-ment conformöe; los cotes s'appuient sur im sternum comi)let, et 1c diaphragtne, egaloment complet, clüt cn arrierc la cavitö thoraciquOi — Tantöt la rdflexion de la colonnc verlöbraie s'est operec vers un point plus anterieur, vers le milieu de la rögion du dos par exomple ; les cötes ont suivi cc mouvement, et au liou de s'incurvcr par en bas, se sont courbees en sens contraire, du cötö des apophyses epineuses
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des vertöbres, sans pouvoir sorojoimlro tontnfols; le sternum manque on ost divisö en deux dans le sons do sa longueur; le diaphragme a disparu: la poilrine, comme I'abdomen, est largement onvertc, el les visefcrcs thoraciques, comme coux do la cavile abdominale, sont ä l'extörleur du corps et prlvös de soutten.
La peau, dans tons los cas, a suivi ce mouvement; eile s'est rcflecliie de raaniere que les polls sont partout en contact avec eux-memes, et quo c'est la serense abdominale, quclquefois reunie ;i la screuse tbora-ciquo, qui se montre ä rextörieur. Dans qneiques cas extr6mcs, celte sorte d'inverslon du foetus est teile quo la peau, coinpletement re-
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71. — Squoletto dun moustro celosoinicn.
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lournee, forme nnc sorle de sac, partout lapissö ä rintörieur par les poils, sac dans Icquel on tronve la tote et los mombres du foetus, tandis que los viscercs, appendus a la colonne vertobralc, sont libres et llot-tnnls au debors.
Tolle ost la deformalion qui caracterise la famillc dos monströs cc/o-somiens, donl lo nom signilie corps herniö {vJ\ki\, hernie; ^SJfxa, corps), el exprime bien, en cfl'et, cello sorte do mouslrnosilö, laquolle n'cst, en somme, pout-on dire, qu'une immense iventralion,
A collo (5venlralion essentielle otearaelörisliquo so joignontloujours d'autres anomalies plus ou moins graves, comme la deformation du bassin, l'arröt de döveloppement et ralropbio plus ou moins complete
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M0N8TRU08ITEB DU FfflTÜS.
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d'tin on do plnsiours momhros; rimporforalion do Tanns, l'imperfoc-lion ou momc l'absence totale dos organcs gönitaux, olc. Cost d'aprös ces arröts de döveloppoincnl concomitants, comine anssi d'apres la
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forme ol I'dlonduo de 1 ovcnlration, qu'on a ötabli, dans cotlo famillo, dos yenres et dos esprrcs; genres et ospecos qui, du rosto, irinlliicnl
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I'lg. 70. — Monstro cilosomion ('*).
quo mddlocrement sur les difflcultös de raecouchement, et dont, pour cetle raison, nous croyons pouvoir nous dispenser de donner les
(*) V(mu iiionsh-iioiix, do !ii fiunilli? des relosomions (i'tnpruntei' ii l'otivrago de Baumöistcr o( ßuoff)gt; ('*) Voau monstruQux, Ho la riitnillc des cötosoinlcna [ompruntöo ä L'ouvrago de franck}.
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noms ot la caraclerislique, adn do no pas conipliqucr iniililoment nolro (Undo.
Gelte anomalie paratt ßtro l'uno dos plus coimnunos, car sur les SOlxante cl onzo observations de monslruosiles quo nous avons colli-göes, vlngl-trois se rapporlont ä colle-ci; parmi lesquellos vingt et uno ont etö fournios par lt;e veau, une par la chevre cl une par I'agneau; — l'un dc nous on a lui-meme reiicontrd deux cas dans sa pratique. I'cut-etrc cctle abondance relative Ucnt-ellc, on partio an moins, a ce quo, par sa singularity, cello niallbrmalion a vivement frappö les obscrvaleurs, qui se sonl empresses do publier tons les fails qu'ils ont rencontres. Cola est d'antant plus vraiseniblable, quo I'acconche-ment, en parcil cas, elanl tonjours plus on moins laborieux, el les enipiriqncs elanl incapables de rien comprondro ä une semblable anomalie, le völörinaire a du presquo tonjours etrc consulle.
raquo;jNtocic. — Un pout aisömenl so flgurer la surprise el l'eflroi du proprietaire,lorsqiie, pendant le cours d'un accouchement qui n'avait ])resenle jusque-lä rien d'insolito, il veil tout a. coup apparaltro hors de la vulve une masse qu'il croil rcconnaitro pour dos inleslins. 11 s'ima-gine qne sa vacho expulso ses entrailles, el la juge perdue. Le vöteri-naire, mande en loute bate, n'a pas bcaucoup de peine ä reconnaitre I'erreur: ce sonl bien des inleslins qu'il a sous lesyenx; mais, ä lour petit calibre, ä lour gracililö, il juge quo co sonl ccuxdn foetus, cl non ceux do la mere. Mais le cas, pour etrc moins otlrayanl, n'on est pas tout d'abord bcaucoup plus clair pour lui; el co n'est pas sans peine qu'il parvient ä so rcntlro un comptc exact do la situation, lorsqno, inlroduisant sa main dans la malrice, ä travel's ces visceres llollanls, au milieu desqucls il a quolque diflicullö ä s'orienter, il lombe sur une especo de torse dcforniö, qu'il Quit par reconnaitre pour la colonne vertöbrale du foetus, tordue el presquo ä nu,
Le diagnostic est encore plus diflicile quand rien n'apparail au debors ; el les dii'licnllcs varienl alors suivant la position qu'aficclo le fujtus. Tanlöl, on oirct, il csl en presentation anlörieurc, cl la main de l'accoucheur rencontre a la fois la tele cl les qualrc membrcs diver-sement enlreni('i(';s; mais c'osl en vain qu'il s'cirorce dc les separor, do repousser les membres poslerieurs pour rodresser le fa;lus; la rigidile quo la colonne veiiöbralo a acquise dans sa fansse position s'y oppose absolument.
D'anlres fois, e'est dans une sorlc de presentation ventrale quo le fcßtus s'ongago dans rexcavalion; el la main exploralricc rencontre tout d'abord une masse molle, lisse, mobile, formcc par les visceres sans sonlien, dont il est d'aulanl plus diflicile do reconnaitre la nature par le toucher sent, qti'on est plus öloignö de soupQonner uno semblable anomalie. On so Irouvo done dans un grand embarras, el Ton no parvient i\ se rendre un pen exaclement raison de la situation qn'apres avoir arracbe ces urganes llottanls, — co a quoi on se decide
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enfin, im pou ä tout hasard ot on döscspoir do cause. — Dös lors, I'oxploraUon, devenue plus facile, pout fournlr des renseignements
plus exacts sur la position et la configuration du torso qui resto dans I'lilerus.
Lo diagnostic ötaljli, il resle ä proceder ä l'extraction do ce torse dö-l'oi'ine. Getto extraction esl plus on moins diliicile suivant une multitude de circonslances; toulofois, ce qu'il Importe de noter ici, c'est epic, dans les observations qui onl etc publides, il a öle assez souvent possible d'obtenir lo foetus sans lui faire subir d'autre mutilation que i'arrachement des visoöres.
Quand cc sont ccux-ci qui so prescntent les premiers dans lo bassin, aprüs en avoir debarrassö Texcavation, on implantera un crochet dcr-riero la colonno vortöbralc, que Ton rencontre commo une sorle de moignon dans un point quelconque do la cavile polvienne, et Ton cssayora d'obtenir, par des tractions graduöos, lo foßtus ainsi ploye sur lui-memo.
Si c'est, an conlraire, la tote qui so prösentc la premiere, ellc esl accompagnco d'ordinairo, aiusi qu'il a ete dit, par losqualre pieds^ilus on moins irreguliörcnionl inlriques. — On a röussi quelquefois, quand le foetus ost mediocrement dcveloppe, ä attiror 1c lout dans le bassin, el a oxlruirc le produit enticr, lei qu'il sc presenle. Mais cela esl assez rare; prosque toujours il faul disloquerle ficlus, le inutiier. —Cost ainsi que plusieurs praliciens, faisanl lirer sur la tölo ot les inembres antörieurs, qu'ils avaient pu saisir par des liens, pendant qu'eux-niemes repoussaicnt de loutos lours forces les membros poslerieurs, sont parvenus ii luxer, ä disloquer la coionne veiiobralo, an point oil ellc so contourne, ä redresser ainsi en partie le sujet, et ä l'ainener au debors.
D'autres I'ois, une semblable nianamvre ayant öt(5 impossible, il a fallu en venir ä 1'embryolomie. —Pour cela, on saisil comine on peul, lun aprös l'aulrc, les meinbres ([no la main pent altoindro ; on les attire aussi avanl que possible dans le bassin, on iiißmo lout h fait au ilebors, ct on procede a lour avulsion, on so conformant autant qu'on le pout aux regies (pie nous ötablirons en döerivant l'opöralion do I'era-bryotomie. — 11 laut ainsi enlever, suivant les circonslances, un, deux, trois oil los quatre meinbres, ot quelquefois möme la tele en plus, pour que raccouchement devienne possible; c'est-ä-dire quo, dans certains cas, le foetus monstrueuxdoit ßlreverilablomenl arrache parlambeaux do rinleriour do la malrice.
Oi)Nlaquo;rgt;alt;ioiiM. — Tout ce qui i)recede prouve döjü combien penvenl etro variöes les diflicultes quo Ton pout ronconlrer on pareil cas; nous avons ponsc quo quelques fails pratiques no seraient point imililes pour donner une ideo plus complele de ces dillicultös, aussi bion quo des moyens a I'aide desquols on pout en triompber. Mais, pour no point Irop allongcr cetarticle, nous ne düiinorons ici quo deux obser-
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vations : I'nno oil I'acooucbement a clü dos plus facilcs, I'autre ou les
diflicultcs so sont monlroos ü im doyrö extrömo.
I'0 Observation, publUe jiar Rosstgnolpire, — laquo; Lo l!0 avril ISilG, le sieur Sabrel, ouviior (-lifz M. K. dn Loisy, ii Terrans, pauton do Pierre, vint mo cher-cher pour sa vache on travail d'accouohemenl. — Au lieu de faire son vea'u, mo diHl, eile fait sos boyaux. — Alarmü ii jnslo litre de cetlo ddclaralion, j'on augurai, malgrfi le dire contrairo de mon client, que des violences regrettables venaient d'avoir lieu, et avaient drlenninö unc döchiruro grave aux parois raötro-vaginales. Pourtant il n'en ötait rlen, commo on va le voir.
quot; La vaobe, äg6e lt;le six ans, (Hail, ii mon arrivee, concheo snr son c6t6 gauche ; ello ne i'aisail plus aucun oll'ort expulsif. J'observai de suite uu volu-mincux paquet situe au dehorsde lavulve, et compose d'un pele-müle d'anses inleslinalcs legercmenl distendues par des gaz. I.eur couleur, liranl sur le bleuätre, et leur petit diamötre mo reveleront do suite la vöritö: ce paquet ötait essenliellement compost des intestins du fcelus, relies eutro enx par le uu'sentrre. Cost cedontje pus bientöt m'assurer plus amplement.
laquo; En etl'et, ma main, en les suivant dans la vulvo, penelra lacilomcnt dans une grande cavile, que je reconnus pour appartenir au petit sujet: je lou-clials les reins, le i'oie, les rudiments des esiomacs du ftetus. Le deute n'ölail done pas possible.
laquo; Que manquail-il a ce foetus? Uion aulre chose quo les (uniques abdominales, la peau comprise; el comme, du reste, il elait lournfi en prösentalion poslerieure, comme j'avais senti la queue et la pointe des jarrcts, lldevenait facile de 1'extraire.
ii A ctM elfel, chaque membre fut repousse ii son tour, par le soul effort exerce sur le canon, Jusqu'a ce quo la main qui le suivait arrivdt ä saisir la base des onglons. Je tirai alors a moi ct les engageai dans la vulve. Gelte ma-noeuvre fut encore facilitee par la position du petit sujol, donl le dos corres-pondail au plaucber infdrieur do la corno uterine (position loniho-puhieniie). Aussi I'accouchemont fut-il lerminS on moins d'une demi-heure.
laquo; (I'est alors que ce foetus me laissa voir I'anomalie monstrueuse do ce venire sans soulien, qui devalt flotter dans les oaux de 1'amnios, Ln peau manquait coinplölement dcp.uis les irois premiöres coles slernales jusqu'au bossin (V., pour prendre une idee do cetle döformalion, la figure 7,'i); ello adlu'raitanx lomhos sans los döbordor, ainsi lt;pi';i la portion ossonsc des coles ; mais les cartilages do cos dcruieros elaient lolalement h decouvort. C.eux-ci, au lieu de tendre a so rapprocher pour flgurer ie thorax, se recourbaiont au contrairo en dehors. Les coles slernales etaieiit privees do cartilages, J'ajoute-rai, pour terminer, quo cetle disposition anatomique permettait aussi de voir a decouvert les poumons el le cceur.
ti La vache, qui depuis bull jours elail comme paralysee e.t rcstait cons-lamment couchdo, puttrös bien se rcleverquatre jours aprös raccouohemenl, et l'annöe suivanto eile donna un veau )iion venu. raquo;
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C'est bien hi, on n'en saurait doutor d'apramp;s la description qui prö-cedo, nn inoiislrn cälosomienf il on a tons los caraclöros; un soul n'ost pasindiqiK! : c'est la conrbni'c de la colonne vertöbrale. Mais on pout aflirnier saus hösitalion quo code conrbnre existait. Jamals, en effet, ello no fail ddfaut quand existent les autres döformations si claire-menl decrilcs par Rossignol; cost une des lois loraloloyiquos dö-moulrcos par GoolTroy-Saint-Ililaire; el, pour le dire on passant, ce fait, oulro son iulerel praliquo, nous i'onruil encore imo prenve pal-
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pablo de I'utllitö des grands prinoipes scientiflquos, on, corame on dlt,
do la science pure, qni nous pcrniot, i\ l'üccasion, de compleler cer-taines observations inleressantos, mais incompleles sousqiiolques rapports, avec autanl de corlitiule ([lie si nous avions los pieces sous los yonx.
Du roste, dans cette circonstance, lo diagnostic obstötrlcal a 616 promptement ethabilement [lorte ; rextraction s'est faile vlie et bien, sans nintilalion du fostus, et los suites do raccouclieinent out ete anssi lieureuscs quo possible. Cola doit etre atlriliue, sans (Joule en partie, ä la siniplii'ite du cas, mais aussi, ot tres corlainenieul pour une bonne part, a rhal)ilete consoinmeo du pralicien.
L'obsnrvation snivante nous inonlrcra dos difilcultds plus grandes, dontle pralicien a su egaloinent triomplicr, (pioicpio avoc moins do fa-cilile.
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11deg; Odsebvation, puhlidc pur M. Daube. — Joionul des vetevinaircs du Midi, 1801, p, 497. — laquo; Lo 20juin 1859, je fus appeldpour visiter une vacho en etat de parlurllioa. Arrivä chez le propriötaire, je constate des coliques, qui reve-naient par intervalles. Lo propriötaire me döclar i|iiü sa vacho a döpassd de dix-sept jours le terme de la miso-bas; que son ills l'avnil fait travailler lo veille toute lajournße. J'explore ext6rieureinenl la böte, et jo no peux cous-taler aueun moiivnniciiL do la part du foetus.
laquo; La vaobe avail, döjii rejetö au debars imo grande quantity d'eaux ; \() pis s'ötait subltement engorg6, Voyant que la böte n'avait que dos douleurs peu intenses, je conse'ilio au propriötaire d'attendre encore jusqu'au londemain avant d'exlraire to foetus, espörantque la nature agirail sufflsamment.
laquo; Lo lendemain matin, vers los cin(( houres, le propriötaire vient en louto hatc julaquo; chcrciior de nouveau, me disant quo sa vacho 6tait presque morte, qu'elle faisait do grands efforts et (prelle ne pouvait rendro le produit, A raon aniveo, je Irouve la vacho coueböe et dans Telal ({laquo;'on m'avail indique, J(^ precede aussilöt, ä l'accouchement.
laquo; Lorsque j'eus iüiroduit la main dans l'ulßrus, je reconnus une masse infonne, do la position de laquelle jo cherchai en vain a me rendre compte. Je UUonnais de outö et d'aulro, dans tuus los sens ; Je trouvais des convoxi-les, mais Jamals rien de bien dossind. Je cherchai ii saisirun membre, mais cela me fut impossible; tna main glissait conlinuellemenl ontre les ditleronlos enveloppes du foilus, sans rien saisir ni reconnaltro. Cependant, en l'enfon-caut davaiUago dans la cavile abdominale, je Unis par reconnaltre la forme de la töte, co (jui me ütcroiro (pie le tolas se prdsentail par le train posle-ricur.— En revenant en arri6re, je trouvai uno masse dare, youssde assez fortement: c'ötail la colonne verlöbrale, de chaquo cötö de laquelle je sentais les cüles, qui mo reslaient conslannnenl sons la inain. Cette exlirmc difflcultö que jeprouvais pour dislinguer la position du sujet el pour saisir les membres me lit croire quo ma main etait engagee entre la paroi interne de l'ulerus et la face externe du placenta ; et comme ü y avail dejä deux heurcs que jo tra-vaillais a mo reconnailro dans cello masse, Je linis par croire que lo produit etait contouruo sur lin-iuemo ot ontorlillö dans l'arrlftre-faix. Parlant de cotte ideo, jo mo mis on devoir do decbirer cc que je croyuis ftre les enveloppes fmtalos (notons on passant (pic les cuux ölaieiit ecüidees depnis la veille), pensant qa'uue fois celles-ci drcbirecs, Jo pourrais raieux distinguer et saisir les mcmbies, ainsi quo lo restc du sujol. — J'cssaye done cetlc dilaceratiou, apres quoi Je retire la main, et, a mon grand ctoiinoinonl. Je reconuais les intes-
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DY8T0CIB FffiTALK.
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tins du fictus. Jo revlens ii la obargo, et J'extrais Buocegsivement le foio, la rate, les poumons, etc, — 11 me fut moim facile encore dc m'expliquer comment J'avais pit diichiver In peau du fmtus, ol plus J'iillais, plus je ttie Irouvais dans im labyrinlhe incxlricahlo. — Cepuiulant, au milieu do tanl da inauipulatlons, 11 mc sombla, ii la (in, iccomiailro une articulation d'un tnembre, quo jo orus ötre l'articulation coxo-fömoralo. — Quoi qu'il on soil, mo voyanl dans I'lin-possiliilitö, (iprescinq henres dc travail, d'oxtrairo eiilioi' lejoune snjet, jo me decidai ii faire l'oinbryotümie. An grand dosospoir du prupriötairo, et qnoi-qu'il nie pikU d'abandonner la vaobe ä ollo-mßmo, j'annai un bistouri ol jo desarlicalai lo mombro, (|iii etait bien celui quo jo pensais. — Mais son extraction ost gönöe par i'ilium, qui so place ä l'entröe du bassin dans un sens vei'tical ; jo ine trouvo obligö d'amputor ä l'arliouiation fenioro-lihiale. Je repousse lo l'a'tus cn avanl, et, altacliant mio coi'de ä. riliurn, jo Uli l'ais prendre une position borizoutalei et, eu iirani,jo parviensb l'extraire.
laquo; Cec'\ fait, je rovions au membre posldrieur, croyant alors ou Irouver faci-lenioiit rcxtreinilö et avoir plus de facililö pour oxlraiie lo resle du sujet. Mais il n'en fut point aiusi: les inemes difficultcs se reprösenteront sans quo je pusse en döcouvrir la cause. A tnul liasard, jo saisis rextriMiiilü superieuic du liliia, j'y adapte uue for'to ficelle, jo fais lircr nies aides, et jo parvions ainsi ä exlraire taut le membre. Mais il esl dümide do poau; cello-ci s'cst rotounnic comnie un doif^t de ganl, ä mosuie quo nous tirious sur lo membre; je suis oblige, pour lo dägager, d'inciser la peau a la region digitale.
laquo; Je oberche ousuito ä döcouvrir i'aulre membre ; cola m'est encore impossible, Alors j'adaplo uue corde au repli de la peau .de celui quo je viens d'extraire, et ii l'aide d'un croebet eu fer quo je fixe aux parties qui se trouvent sous ma main, je parviens enfin a extraire un voau lout ä fait ountre nature. — Qiiatro homines, aveo moi, avaient tire sur les cordes.
laquo; Tout d'abord, il mo sembla que le veau i'lait encore dans Ic placenta; mais jo vis bieutötee qu'il cn etail. — Co qui mo frappa eu premier lieu, ce furent
les cöles, r/ui formaünt denx ailcs ä la colonne verMrale.....Mais quelle no fut
pas ma surprise, lorsque je constalai: 1'l'extröme resistance dos parois du sac reuferiuant le monslre, et qui n etait quo la peau möme du sujet, formant im sac dos de toute part; 2deg; la position et la forme dos mombres. — Ainsi, le membre antörieur droit etait deiacbö du scapulum, suspendu simplementä la peau et döpourvu do portions charnues, du moins ä fceque j'en pusjuger oxteiieuroment. II conlouruail lo derrioro de la töte, formant commo un collier au pellt sujet. — l,e membre anlörieur gauebe longeail la mamp;choire gauche, en passant par-dessus le prdeödent, se deviait ä droitc en conlour-uaiit les sus-nasaux au-dessus de l'oeil gauche; il y avail meine on cc point uue depression dotoiminee par le susdit membre, dont roxtiöniile inferieure va se placer centre la nuichoiro ilroile. — Le membre poslerieur gauebe se dirige en avanl, eu suivant la direction de la colonne vertöbrale... la queue
ost c'galemcut renversde et dirigeo dans lo sens du membre postcrieur.....
absence d'aniis; du moins jo n'ai pu eu döcouvrir la trace.
laquo; Dans lout cola, cn qu'il y a de plus remarquablc, ä mon sens, c'esl sur-loul la disposition de la peau, renversöc, retourmie et formant un sac dos au veaa lui-indme, parfaitemont conliguo dans loulo son öteiulue. In pailie extericuro davenue interne, lo poll partout en contact avec lui-memo.
laquo; Ce qu'il y a encore do remarquable dansce monslre, commo consöquence du i'ciiversemeut de la peau, e'est la situation des organes pocloraux, abdo-niinaux et pelviens, ßoltunt dans le liquide que renferme le placenta.
laquo;c La bete guei'it saus ollVir aueun phenonemo digno delre siguale. raquo;
Nous avons reproduit en onlicr cello observation de M. Daube, avec ses lacuncs, ses obscurilös, parfois möino ses inexactitudes manifestes,
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sans y rien changer, parcc qne los nnos et los autrcs montrcnt, mieux qu(3 Ions les commentaircs, reinbarras dans lequel s'cst Ironve ce v6~ lörinairc et los difflcultös qu'il a eu ä snnnonter. Sous tons cos rapports, cotte observation nous paroit plcino crenscignemenls.
Aux observations (iui pröcedont nous en pouriions ajoutor plusionrs autros, car, ainsi quo nous l'avons dlt, cos observations no sont pas rares dans la science; inais colles-ci suffisent pour donner line idee des difflcullda quo le pratlcien pout rencontrer on parell cas, et pour mon-
Irerque c'ost surtout dans I'art avcc lotinol il saura olablir son diagnostic el modifier, solon les circonslances, les preceplos generanx, ([no consiste I'liabileto ((ni lo fora Irionqihor do dil'licuUes variant elles-mömcs prcsquo avoc cbaque cas particulier.
Monstres eusomplialicns et monomphaliens (Is. 0. St-H.), Monströs somato-didymes ((jui'lt).
Nous onlrons ici dans I'liistoiro dos monstres doubles, c'est-ü-dire forniös par la reunion do deux individus on un soul. —Ainsi que nous l'avons döjä expliquö, on los appello aulosilaires quand les deux individus reunis sont ä pen pros ögaux et concoiiront egalement ä la vie commune.
Is. Geolfroy Sainl-llilairo tlit quelque pamp;vl{fJistoire des anomalies) quo laquo; les nionstruosites doubles, Lien quo rendant la naissanco plus difli-cile, lui opposont trös rareincnl des obstacles insurniontables. raquo; Quel que soit uotro respect pour I'oplniondu grand naluraliste, nous croyons Ilainard jjIus pros do la verilo lorsqu'il dit : laquo; Dans lo plus grand nom-bre des cas, la sortie du monstro ne pout avoir lieu; sa mort ot quel-((uefois cello do sa mere en sont la suite. — J'ai vu, ajoute-t-il, plu-siours fois des veaux adliöronls obtemis morts, la more continuants vivro ; il ost memo possible qu'on soit parvenu ä on obtonir de vivants, maisjc ne connais aucun fait de cc genre. Jo suis porlöü croire (juo la plupart do ces monstres out etc retires du vontro do la more apres sa mort, le part n'ayantpu s'effectuer. raquo; — Tolle csl aussi noire opinion, ot nous considcroiis la diii)licitö monslrueuse commo uno des causes de dystocie les plus graves que Ton puisse rencontrer.
Go quo nous venons do dire des monstres doubles en göneral s'ap-l)li(mo plus oxactementencore ä ceux dos deux families dos Eusompha-lusns et des Monompualiens, qua nous röunissons dans cot article, parcc qu'on Iroiivo, dans rune et lautre, dos caracleres coinnuins, deux ckesoi deux cor/jspresquecomplötementdlstlncts, reunispar uno parlio qnolconquo et plus ou nioins liinileo du Ironc. — Los monstres do ces deux families sont done les plus complets do tons; ils offrcnl loujours quatre paires do membros, ainsi qu'on pent le voir par la ligure ci-apres.
Mais cos deux families different cnlre ellcs par un caractere inipor-
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;i92nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HYSTOCIE FCETALE.
lanti — Dans colic des EüSOMPIIAUEMS, chaquo iiidividu composant a son oinbilic ä lui, dislinct cl bion conformö (laquo;3, bien\ dttzaikosjOiuöilic), et, par suilo, son cordon ombilical conslitnü comine dans I'etal pbysiologiquo; co sont los monströs los moins öloignäs do la conformation normale ; parfois, la reunion n'a lion (juc par les partiesniolles, el la söparalion pout on elro offoclueo, par uno opöralion cbirnr-glcalOj sans compromettre roxisionco do I'un ni do I'autre individu.
Dans la famille dos Monompda-
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LlENS, an conlrnire ((/.ovo;, sail; op-#9632;f-Ah;, ombilic), il n'y a pins qu'un senl cordon ombilical el nn soul ombilic, comraun aux deux sujcls, quisont, en consequence, toujours rennis par lour lace ventrale, qui ont toujours plusieurs organes com-innns, el, pourle moins, lo I'oic, au-quel, commc on lo sail, so rend lu voine ombilicalo. Le inonstro ropre-senle liif. 77 appartiont ä cello famille.
Mais, quelle cjne soil I'lmporlanco do co caraclore dilferenliel an poinl do vue physiologique, an point do vue obstetrical cos deux families donnenl lieu a pen pros aux müincs considerations : ce sont toujours des monströs ä donx. löles et ä deux corps plus on moins röunis par quel-ques-unes do lours parties.
Dystocle. — Sur los soixantö et onze observations dont nous avons doja parle, sixappartiennent ä l'uno on a I'autre de cos donx families, cl qualro seulomonl, sont accompa-gnöes do quelques details relatifs a
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Fig. 17. — Monsti'c tnonompliolien.
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1'accoucbement.
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Dans cos qualro cas, raccouche-ment fnl extromement laborieux; il fallut avoir recours ä rombryoto-mio; deux fois la mere snecomba aux suites do roperalion; une jn-ment aecouchöe par M. Jeannee, völerinaire beige, so relablil, ainsi qu'nne vachc acconcheo par M. Moroau.
La preiniöro diflicullö, en pareil cas, consistc ä reconnaitro qn'on a affaire ä un accoucheinent rnonslrneux, et non ä un part gcmellaire. On le reconnatt, aveo plus ou moins do peine aux signes suivants: 1deg; on ne poul atliror ou ropousscr Tun des fcolus sans imprimer le
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mörne mouvemont ä l'autro; 2deg; lorsqu'on est parvenu a on mottre un en bonne position et ä {'engager dans lo detroil, on no pout le faire avancer au dolä d'un certain point, bien quo le bassin paraisse suffi-samment large pour pormoUro un accouchement facile : c'ost lo second feetus, soude au premier, qui so place on travors do l'cxcavallon, et s'oppose ä la sortie de eclui-ci; 3deg; la main engageo ontre los doux totus rencontre un point oü olle esl arretöe : e'est lo point oü la poau se roplie de Tun ä l'autro et par lequel s'osl faite la soudurc dos doux individus; 4deg; enfin, un dernier caraelöre pent encore 6tre utilise pour le diagnostic : dam les 7nonslres aulositaires, les deux individus adherent toujours par kurs parties homologites. Ils peuvent ölre röunis dos ä dos, facoä face, ou latdralement; mamp;\s jamais l'union n'a lieu par des parlies dissimilairos; Jamals, par exemple, le dos no so soude au sternum, ni lo sacrum avec l'occipital ou tonte autre region. Si done deux potits so montrent ensemble ä rentreo du bassin et en muino pröscnlation, — antörieure ouposlörieure, —11 n'y a rien i\ enconcluio rolativement ä roxistonce ou ä la non-existence d'une monstruosite, la presentation pouvant otre la m6me pour deux foitus non adherents dans une parturition gomollaire ; mais si les deux produits sont en presentations diflorentes, — antericure pour I'un, postcrieure pour l'autro, — on peut elre certain qu'ili ne sont pas soiules entre eux; car, encore une fois, Jamals 11 n'y a reunion par des parties hetörologues; e'est uno loi töratologique decouvcrlc par Oeoflroy Saint-Hllalro, parfaltemenl lt;5ta-blio, etqui ne soudre pas d'exception. — Nouvol exemplo, entre mille autres, do rulllitö pratique deco qu'on cstconvenud'appeler la science pure, la science sp6culative.
Indications. — Le diagnostic une fois 6labli, — ct ilfaut souvent, pour I'etablir, boaucoup d'attontion, do soin et de sagacitß, — l'indi-cation conslsto ä dimlnuer le volume du monstre, c'ost-ä-dlre qu'il faut pratlquer rcmbryotomie. Mais si I'lndicationost facile ä formuler, eile n'est pas, ä beaucoup pros, aussi facile ä rcmpllr.
L'opöralion la plus ratloniiclle en princlpo consisteralt sans doute h. rendre les dcuxjumoaux indöpondants I'un do l'aulro, ä efTectuor lour separation dans le sein memo do la more, par l'inclsion dos parties par lesquelles Ils sont r6unis. Getto opöration, si olle elait possible, rame-ncrait immcdiatemont raccouchcment aux conditions d'un part gomollaire ordinaire, c'est-ä-dlro pouvanl so faire par les souls efforts de la nature. Mais olle n'est presque Jamals pralicable, soil i)arco quo lo point do reunion sur lequel II s'agirait do porter rinstruinent tranchant csl siluo trop profondement dans rabdomen pour elro attcint, soil, cc qui esl plus ordinaire, parco quo ccttc reunion a lieu par une surface beaucoup trop ölenduo pour pouvoir otro inciseo; soil, cnlin, parce quo la soudurc s'est oU'ecluee par dos parlies ossouses, co qui augmenlo d'aulanl los dif(lcult6s de rombryotomio. II faul done presque toujours prendre une voie delourneo pour arrlver au memo but. Saimt-Cyii el Vioi.kt. —OlislOtriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 38
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DYST0C1E FtETALE.
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Si le monslro so trouvc en presentation anlerioure, on enlevera d'a-boi'd I'une ilcs deux totes, aussi pros quo possible du thorax; puis on procedera a l'avulsion des deux on memo dos quatre membros antc-riours, ce qui cliininuora assez son volume pour que, dans quelques cas, raccouchoment puisso cnsuilo avoir lieu en tirant sur la tote qui reste. Si, co quiarrivera l'röquoinincut, los deux trains postericurs torment une masse trop considerable pour pouvoir passer ensemble, on pourra so trouvor dans robligallon do soctionner lo train antörieur aussi loin quo possible; do repousser le torso dans rabdomen; de faire la version, et do terminer lo part en prösontalion poslörieure. Souvenl cette dernierc partie de I'accouchcmont exigera en outre rarrachemenl dos viseöros abdominaux, l'avulsion do deux, trois, ou mömo des quatrn membros de derricre, a(in do diminuor d'aulant lo volume de eelte double croupe. 11 suffit d'indiquer de parcillcs opörations pour fairo comprendro combion ellcs doivonl otre longuos, dil'licilos, laborieuses, etcombien la more pout avoir il en souflrir.
Quant au produil, il est dejü mort ou incapable do vivre; en tout cas, il n'a absolument aucune valour, si ce n'est au point do vue scien-titique ou comme objet do pure curiosilö. On n'a done aucun motif do le manager, tandlsqu'on a,au contraire, niillo raisons do so hater do dclivrer la mere.
Si le monstrc so presenlo par le train de dcrriüre, les memes manoeuvres, rcpölöcs dans un oidre inverse, permoltront d'arriver au memo resultat.
Nouscroyons devoir donner ici, afln (ju'clle no soit pas perdue pom-la science, une observation inodite que nous dovons ä l'obligeanco do M. Moroau (do Saint-Benin d'Azy), cl dans laquollo les indications nous paraissent avoir etc remplios d'une facon rationnelle.
Obseuvation. — 11 s'agissait d'une vaclio d'assez grande laillc, .Vgiie do hult ans, dout le bassin (Hail spacieux, ct qui n'etait pleine quo do hull mois, de sorte que ['accouchement s'csl allectuü sans tro|) de dilficiillo. laquo; A mon ani-vce pros do la vache, (lit M. Moroau, j'al linuvo sorlant jusqu'ä. la base do la queue! lu train poslörieur d'un foetus on position lombo-iliale droilo, siir lequel des tractions trös öuorgiques avaienl d6jamp; öiö oxorceos. La main inlro-(luilo dans le bassin el promeneo aulour du corps on prüsonlalion, roncontrait liicntöl tvois cuudes attachön au iiiömc tronc; poussäe plus loin, olio trouvait dans lo flaue gauche le train poslörieur d'un second foetus. Malgrö loulcs mes recherches, il m'a 6lö impossible do sentir une töte, et, quoique döjä persuade (pio j'avais bien deux veaux soinles I'un a I'autre (les trois membros anluriours, attaches au menie tronc me l'indiquaieot assez), j'avoue navoir pas pu me rendre compte do la facon dont ils ötaient aoeolös, co que j'atlribue aux tractions qui avalent ete opuiöcs avant mon arrivt'e, et qui avaienl en quelque sorte mis los deux trains de dcrriüre lionl a bout.
laquo; Pour effectuiT raccouciiemcnt, voici conuncnlj'ai precede : j'ai commence, pendant que je faisalstirersurles membres, par couper au niveaudea reins, lo train de dorrieie qui so prcsontail; puis Jo suis alle h la recherche dn second train posU'rieur, quo j'ai attire au debors jusqn'au niveau des reins, oü je le coupai ogalemcnt; — repoussant ensuile lout lo reslant dans rabdomen, j'ai
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pu ti'ouver, dans lo Haue dioil de la vacbe, line l(Me, en arriero de laquolle je jiassai mie anso de corde en nccud coulant; une autre corcle, ])liis pelile, flit aussi placüo ä la niäclioiro inferieure, el, en lirant simiillaneinciit sur les deux lacs, je parvins ii amenor oelte llt;Mo ii l'entrfie du bassln, mais sans pouvolr 1'attirer plus loin. La main, i,'!iss6o au ilelä de cetto leto, en Ironvait iinme-dialemcnt line aulro qui lui etait attaehöo; deux nouveiles cordes, placees autour du oou et h la machoiro, amcnaienl bienlöt la deuxiönie lete dans lo bassin ä cötödo la promiorn. Alors, sans m'inquieler des menibros aiileiieurs, j'ai fait lirersur les deux Wtes a la fois, el, sans grands efforts, deux homines terminaient enfln I'accouchement. raquo;
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Monströs monosoiniens et sysomiens. (Is. G. St-H.) Monstres bicdphalos (Gurlt,.
Nous röunissons dans im inöine article cos deux families do monslres qui ont pour caractfero commun deux teles supporlccs par unsculcorps; on d'aulrcs lermes, co sont des monströs bicöpkaies.
Go qui distingue ces deux families, e'estque, dans celle des Moxoso-mibns, —po'vov seul, cwiia corps, — il u'y a bien vöritabloinent qu'un soul corps, simple dans loulos ses parties, ct quo la duplicito ne commence ä se monlror, pourle plus tot, qu'ä la region ceruicale, ä l'atlas, commo on le veil par la figure 78 ci-apres, et qiielquefois seulement ä la region faciale; landis, quo, dans la famille dos Sysomiens, — auv avec. owfAa corps, — le corps, simple en apparenco, est double en rcalile, an moins dans quelques-unes do ses parlies. — La description suivante, faile par Gnrlt, d'un agneau sysomien fera bien comprendre en quoi consiste cetle monstruositö. laquo; G'est un agneau parvenu ä terme, avec un corps on apparence simple, ayant qualro pieds seulement, mais deux cncolures, deux totes et deux queues, el la peau noriiialomontro-couverle do laine. Le tronc, tant soil pen volumineux, ne laissait pas deviner sa duplicito. II y avail cependant deux colonnes verlöbrales, dont loscötos internes, tronqueos, se soudaient, tandisquo les externes allaient normalcment s'altacher ä un sternum unique. Les viseöres etaienlgeiieralement doubles, seulement ils se confondaient en certains endroits. Un seul coeur servait pour deux poumons, dont Tun n'etail que rudiinentaire; les deux 1'oies ctaient confondus ensemble, et dans quelques endroits les inteslins se perdaienl en un seul lube, pour so söparer de nouveau, et pour linir ensuile en un reclum unique. raquo;
Bn comparant entre olles les figures 78 et 79, on verra facilement en quoi un monstre sysomien diO'ere d'un monosomien.
Les monslres do cos deux families sont encore assozcoinmuns : nous en avons trouve onze cas dans les diverses publications vötörinaires (pie nous avons parcourues; ils onl elö recueillis chez le vcau, Tagncau, leporc, le chienelle chat. Beaucoup do ces monslres sont venus vivahts el onl vecu quelques jours; I'un d'eux, un vcau observe par Ganu, a vecu cinquanto jours; un aulre, une genisse, etait Age de quinze mois quand il a 61Ö observe par P. Bert, qui en a doiinö uue bonne des-
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cription. II csl vrai quo, dans co cas, la nionstruosilö affectait soule-menl la parlio la plus införieuro de la face; en d'aulres lermes, les inächoircs senles ofl'raient des indices do duplicitö.
Les observations publiöcs, assez complütes en general au point do
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Fig. 78. — Monstre double, monosomion.
vue anatomique cl teralologiquo, sonl, au contrairo, pour la plupart, fort incompltjtes, et souvent memo tout ä fait nulles au point do vuo
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Fig. 19. — Woustro double, sysoinicn (d'apres Daumeist or et UuelV).
obslötrlcal. De quelques-unes d'enlre cllcs, comme colle de Canu, parcxemple, on peut conclure quelc part s'est effectuö norinalcmenl; il dit en eifct qu'uno vache... laquo; fit le 4 aoüt IS.'Jl un vcau ayant deux t6te accolees par lours parties superieurcs. On le trouva derriöre olio
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dans l'ötablo, do sorle qu'on n'a pu savoir comment lo part s'cst effec-tuö. 11 ötait vivant ct voulut bien so nourrir indiflVromment par ses
doux bouches.....gt;
Nous allons idsumor los trois observations les plus instruclivos qui aient 616 publiccs sur lo snjot qui nous occupe.
Iro OnsKnvATioN. — Monstre monosomien choz la chatte. — RainabDi — laquo; Le petit vitit par le derriero, en position lombo-sacröe. Tout lo corps ßlnnt sorti, nous (jprouvi'imes do grandes diflicultös pour avoir la teto ; lo doigt Introduil m'apprit qu'clle t'lnit double. Je tirai snr im des inembros, de mauiere ii engager un des cötis du corps, et aveo lui la I6le qui lui coirfspondait; lorsque je l'cus eugagäe un pen plus que l'autre, je la (is saisir aveo des piuces pour la meltre dehot'S, et le part s'accomplit 1'acilement ousuite. Ilt;o petit monrut pendant le travail.raquo;
11deg; Ouskrvation. — Monstre monosomien choz la vacbe. — Mablot Ills. — Recueil da mid. vitir., tRS.'t, p. 331}. — M. Marlot est uppelö pour une jcunc vacho primlpare qui, dopuis plusleurs beures, fait de violcnls el inutilcs elTorls pour völei'. Nous citons textunllcmcut : laquo; D'abondantes eanx out 6t6 rendues, et cepoudant I'abdoinen cst encore trcs devcloppc Iransvcrsalctnent. Le voau qui, parail-ll, s'agitait beaucoup il y a quelques instants, est immobile ü mon arrivöe et somble mott. II präsente an dcbois les deux menibrcs post6ricui's, sortis jusqu'nii-dcssus des boulels, et sur lcs({uels lo proprietaire, aide do ses voisins, avail oxoi'ce dn vnines tractions.
lt;lt; Pensant tout d'abord quo la difliculte pouvait venir de l'oxcös do volume lt;lu vcau, en inöme temps quo de 1'elroilesse relative de colte vacbe primlpare, je fixe un lacs a clinqno paturon ot fids tirer aveo une certaine Energie par plusleurs homnaes. Lo veausortjusqu'au niveau des hancbes, et ä mon grand clonnemeut, s'arrete la, malgre des efforts asscz vigoureux qui, soniblo-t-il, devraienl faoilement aboutir.
laquo; Cost ii cc moment quo la possibility d'uno did'ormile quolconqno de la töte, avec excös de volnnio, me vient ii I'idec.
laquo; Je proeöde ä röviscöraliou et onlevc tons les organcs internes, y compris le cteur ct lospoumons. J'ossayc ousuite, mais on vain, do passer le bras afin de me rendre compte de 1'obstacle, Ma main n'arrive qu'avec une oxlreme dif-ficultö jusqivä la pointo du coudc; impossible d'allor an dolii, bien quo je lasso tirer sur le fcotus.
laquo; Assez embarrassc, jo l'avouc, n'ayant Jamals, dans les accoucbomcnls que j-ai eu l'occasion do faire avec inou pere, rnncontre une resistance aussi considerable, ct redoutant qu'une traction plus violente n'anaöne une d^chirure de la matrice par los parties autericuros du fectus, peut-etre en position vicieuse, jo prouds lo parti de faire la section transversale du corps, puls j'essaye de faire bascnler dans l'utärus lo troncon nnteriour. Mais, dans le re-foulement, j'öprouvo une resistance invincible.
laquo; Neanmoins, lo legor deplaccment ojiere me pcrmet d'arriver avec la main jusqu'ä I'avanl-ljras droll. Je passe un cordeau, je fais tirer, et au moyen du bistouri dont se sort mon pere, jo separe l'epaule et cnleve lo mombre.
laquo; Alors soulomoul, je peux introduire mon bras ot seutir uno teto en tra-vers; puis, du cotß oppose et du bout dos doigts, jo sens les oreillos d'uno seconde tete. Nul donle, j'avais atTaire ä un monstre bicepliale : lei elail 1'obslaclo ä la parturition. J'essaye do rcpousser, do rcdresscr cotte tete, mais sans y parvenir. 11 n'y avalt done plus ä besitcr : jo fixe un lacs au troncon, puls je commaude une forte ct persistante traction. Los tetos disposeos eu Ibrme de T a rextremitö do I'encolure se rapprochent d'abord, puis linissenl
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liar s'appliquor I'lino conlro l'autre et, enfiii, par s'engnger dans lo delroit vaginal, pom', a leur sortie, so redrcssor soiulain eonimo mues par unressort et rcprendre leur position premiure en T, les tetes figurant les iiranchos, et l'en-colure la tigo.
laquo; Cos deux UHcs sont pai'lailemont eonfornu'es, egales en volume, de möme couleur, ayant dos laolies blanches uniforraöment röparlies snr ohacune, au point quo lour ressenililanon cst pail'aile. —• II y a entro les deux nuques un espacodo IB cenlimelios, el, d'uu bout du nez ä 1'autre, iil cnntiiniHros. Cost celle disposition transversale des totes qui foi'mait un obstacle si considerable an pari, — obstacle qu'il a fallu vaincre uniquoment par la force, loutes les manosuvres imposees par la prudence elant dctnouri'es sansresnllat. raquo;
La vaclie, liien qu'ayant ete tres malade des suites do rnccoucliemenl, se ri'tablit assez vile.
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111deg; Observation. — Monstre sysomien chez la cblonne. — M. lo professeur NoCAHD. — Archives vi'ter., 1870, p. 12ö. #9632;— laquo; Le 8 avril 1878, Madame X... conduit a I'Ecole d'Alfort une chiennc terrier, (juatre ans, bringee, pleino do trois iiiois environ, qui depuis la veillo a des eü'orts expulsifs saus resultats.
lt;( Un velrrinaiie de Paris, consulte la veille, a renonce, apres unc lioure d'elTorls, ä accoucher la bole.
laquo; Madame X... pense que la cause probable de la difficulle dc la mise-bas licut ä co que la chienne a ete couverle par un chien do cbasse beaucoup plus gros qu'elle. La böte cst epuisee, essoul'flee, tire la langue; clle reste vaulreo au fond du panier dans lequei on 1'a apportee ; depuis quclques lieuros, ello a cesse de faire des efforts expulsifs; ellu a plusieurs fois refuse de manger.
(( J'cxploro les organcs genitaux, et I'index, introduit buile clans Ic vagin, sent lo col uterin largoment dilate ct occiqie par la tete d'un fuelus placeo en position normale (maxillo-pubienue) ; la tete no parait pas extrememeat vo-liuniueuse; clle repose sur deux membrcs allonges sur le planclier du bassin dans la situation ordinaire. 11 me senible que le jeime a cesse de vivro ; du moins jo no puis saisir aucun mouvement spontane ou provoque.
laquo; J'introduis alors ä l'aide de I'index droit uuo anse mötallique quo je fais glisser par-dessus le crane jusqu'en arriero de la nuque : les deux chefs tie l'anse sont röunis en dessous do la miVcboire par un tube do laiton, dans loquol ils sont introduits et qu'ils traversent dans toule sa longueur; a l'aide do cc licol-forccps improvise , j'oxerce une Iraclion üiiergiquo dans la direction de Taxe du bassin : je n'obliens pas le moindre resullat. — Je serro davantage 1'ansc metaliiquo et je renouvelle la Iraclion en 1'ac-centuant; tout acoupj'eprouve la sensation d'une resistance vaincue I... mais, InMas! l'anse mölallique a decapite le foetus, et e'est seulement la tete que j'altire au dehors. J'introduis alors I'index pour explorer do nouveau I'etal des parties, et quel n'est pas mou elonnement do seutir, an lieu de la surface de section que je m'atlendais ä rencontrer, la tetu d'un nouveau fcotus, OU pour rnienx dire une sccondo tele! Jo recours au niömo jirocikle, et apres plusieurs minutes de traction euergique et bien diiigöe, j'ai enlin la salisfanlion d'attlrer au dehors le petit cjui, depuis la veille, obslruait le passage. Ma surprise fut grande: ce jeune avail six paltes, deux postericurs el qualre antörieures ; el de plus, sur le cöte droit de la tete, existait une plain ä laquelle s'adaptait exaclement la tete quo j'avais extirpöe tout ä I'lieure ; cette tele etait supportee par un cou assez bien distinct, confondu en arriere avec le cou du cöle oppose pour former un soul garrol, une seule colonne dorso-lombalre. Ues lors, tout s'expliquail; la dystocie avail pour rauso la presence de ce monstre, dont la duplicite do la region auterieuro avail rendu I'expulsion impossible. raquo;
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IWchaufTec et raninii'e par I'admlnislralton tie prüs d'un verre devin sucrö, la cliienne, dans lo lissu cellulalre de laquolle oa avail eraquo; outre iiijecto un gramme de la solution d'ergotlne Yvon, mil bas dans l'espace de quelaues lioures six petits vivants et biöd confuniK's. lülo put en nourrir deux qul lui furent laisses, et ello rcvint conipletemonl a la santt';.
11 est clair que lo part sora plus on moins diflicilc, scion quo los doux totes seront plus ou moins söparöes, plus on moins mobiles, plus ou moins volnminouses, et aussi suivanl quo lo fiolus so Irouvora on prö-sentation anlörieure on poslöriouro.
Dans certains cas do presentation antöricnro (flg. 70), il sora possible, a. rexomplo do llainard, d'ongagerlcs deux totos succcssivomont, ct do lerminor racconchomont sans mulilerlo fcelns ; —d'autres fois, commc dans robsorvation do M. Nocard, il faudra rocourir ä la decapitation ; —d'autres Ibis encore, cola mömo no sui'lira pas, el il faudra, surtout clicz les grandcs fomollos, pratiqiicr I'avnlsion d'un ou pln-sieurs mombres. Penl-Otro colte derniöre opöratlon pourrait-clle suf-firo h ello seule dans certains cas.
Mais si lo diagnostic est jusqu'ä un certain point facile lorsque la pro-sentalion est antcricurc, il n'en est phisde mömo lorsqu'cllocsl poslö-rieure, car il est blcn diflicilc do so rendro compto do I'obslaclo qui s'oppose ä I'accouchement, Gependant, si par I'exploration on a pu jugor de la nature de cet obstacle, et quo lo foetus soil pen volumi-neux rclalivomcnt aux dimensions dn bassin, on dovra employer d'abord une ccrtaine force do traction on imprimant au corps des directions varioes, — tantöt ä droilo, tantol ä gauche, — lesquelles pormoltronl quolquefols ['engagement isolö dos deux totes; peul-otrc mömo scra-lon assez bouroux pour oblenir lo monstre vivant. Mais nous pensons aussi qu'il sera tres souvonl preförable, dans l'intöröt do la mfcrc, de no pas trop persisler dans celle voic, et do sectionner lo train post6-rlour ainsi quo 1'a fail M. Marlot Ills, alin d'ossayor do changer la pr6-sentation. On agirail onsuito commo nous I'avons dit ci-dessns ä pro-pos do la presentation antöriourc. En cas do non rcussito dans les ton-tatives do version, il sorait ualnrelleinonl indiquö de diminuor le volume du monstre par tons los moyons possibles, surtout par I'arra-chemenl d'un ou plusicurs mombres, — ce qui nous semblo bion dif-licilc, mais qui aurait copondant reussi ä M. Marlot lils.
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Monströs sycöphaliens et monocöphallens. (Is. fi. Sl-H.) Monströs mAlodldymes et cormo-miSlodldynios (Gurlt).
Sept observations, sur soixautc et une rocucillics chez 1c veau, l'a-gneau (3 fois) et le chevreau, so rapportent ü cc groupe, caraelörise par un corps double et une seule löte.
Ce qui dislmgue los deux families de cc groupe, c'est quo, chez les MoNociii'iiAUUNS,— ((^vv|, seule, une; laquo;ya),/), tote), — la töte est röcllc-
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ment simple, comme on lo voit dans los figures 80 et 81; tandis qua chez les Syciöphaliexs, —(obv, avcc, ensemble; xs^-aX^, löte), — cette pai-lie, simple on apparence, offre en röalite los elöments anatomiques de deux totes plus ou moins confondues. La distinction est done, commc on lo voit, facile ä etablir; eile est do plus fort importante au point do vue analomiquo et physiologiquo; mais eile n'offre pas la möme importance au point do vue de l'obstötrique, et voilä pourquoi nous rönnissons cos deux families. Cost on offettoujours lapartie \6-ritabloment double, — la croupe ou plusexactemont los deux croupes, qui, so prösentant ensemble pour francbir le canal polvion, eröent des diflicullös ä raecoucheur. Ajoulonsquo Ton peut, quoique tres ra-
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Fig. 80. — Monstro double, monoccplialien.
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rement, rcnconlrer dos monströs triples (fig. 82), co qui mulliplie cos difdcullcs, mais sans on changer la nature.
Los observations contenues dans nos annales sur los monströs de ce groupe, trös complutos pour la plupart sous le rapport do la description analomiquo, — ainsi qu'on devait raltendre d'analomistos comme MM.Joly, Gurlt, Lavocat, Hering, qui nousontdonnö cos descriptions, — manqnont prcsquo absolument do details sur la maniere dont s'est effoclne l'accouchement. Uno soule a ölö publieo par le völerinaire accoucheur lui-momc, — Olivier, de Saint-.Maximin; mais olio est tel-lemcnt incomplüte, tcllemcnt obscure, qu'il est ä pen pros impossible do la comprondro.
Co qu'on pout conclure, toutcfois, do la lecture do cos observations, e'est quo, quatro fois sur cinq, lo part a oto laborieux; deux fois il a fallu avoir recours ä rembryotomie, et trois fois lo monstre paralt
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avoir pu 6tre obtenu entier. Enlin, deux lois la more a succombö, et Ton est sans ronsoignement sur les trois aulres.
Toutes ces observations sont absolument muettcs sur los difficultös du diagnostic, i\ rcxcoption de ceile d'Olivicr, oil nous lisons ce qui suit: laquo; Los picds postorieurs avaient franchi la vulve; le foetus 6tait en deuxieme position (lombo-pubicnnc) le dos en bas.... Je tirai done au dehorsles pieds postoriours ; les efl'orts de la mere, quejc seeondais, amencrent bientot deux anlros picds do dorriere.... Convaincu alors de
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Fig. 81. — Monstra double, nionooophalleiit
la difficulte de raccouchcmcnt et faliguö do tentatives infniclucuses; considörant, de plus, qne j'avais un cas do nionstruositö, et non une portco double, jo proposal au propriölairo I'embryotomfe. raquo;
On voit qu'on no pout pas lircr boaucoup de liuniöre d'un fait ainsi raconlö. Du roste, on coinprcud ä priori quo les diflicultcs doivont va-rior solon quo lo foetus so prescnte par le devant ou par le train pos-tcriour, et qu'ellos doivont tHro ä pen pros les niomes quo cellos dont nous avons parlc ä l'article dos monströs eusompbaliens et inonom-phalions, article auqucl nous soimncs cgalement forces do ronvoyer
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pour ce qui csl rolalif aux indications ä rcmplir, faule de rensoigne-menls plus pröcls, Copcndant, pour l'acqiiil de notre conscience, nous rapporterons ici la (in de robservalion d'Olivier, malgre l'obscuritd ct les erreurs evidentes qui la döparenl.
lro Odsehvation. — raquo; L'iiTipossibilitS de l'uccouchement övldemment demon-tröe, jo fus aulorisä ä pratiquer rembryotomio, qui fut commeucce par l'abla-lion des membres posldrieurs, cn ddsarticulant la töte du femur. — Les unW-riews f'urent disarticults au carpe; Ic tronc pelvien aperccvaülcjusrju uux dernicres vsrtdbres lombaives, Cela fall, je li-xai im lieu sur los dsux autros cxlrömltös poslericurcs, quo je pus gaisir aprös avoir prolih; de quelques faiblcs efforts de la niöre... J'introdulsis alors ma main gauche formöo ol luiiiöo pour aller ä la recherche des deux untres membres aiMrieurs; je les saisis fortement et ordon-nai h l'aide do lirer sans spcousso et avec force sur lo lion quo Jo lui avals confiö. En mi instant, nous obtimnes im fcelus aeiphulc, donl lo train antö-
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Fig. 83. — Monstra triple, syc6plialien,
ricur fortement arrondi prescniail une letc conlournöe do gauche ä droile, ce qui donuailä ce fcelus moustre une forme do T. raquo;
Nous livronssans commentairos colte observation, dont nous renon-(jons ä eclaircir les obscuriles; lieureux si le locteur pout en lirer quelque prolit. —Dans les suivantes, qui n'onl point recu de publicitc, l'accouchement a etö extremeincnt l'acilc.
II0 Observation.—Le 27 aoöt 187:5, M. Marniesse, vötöriuaire a Mcaux, ötait informö, par un exprös, qu'un veau laquo; extraordinaire raquo; venait de naltre cbez im de sos clieuls. Sy otautroiulu, II apprit que la mise-bas avail eu lieu promaluromonl, — environ une dlzaiue de jours avanl le toriue prösumö. Aprös l'öcoulomoiil dos eaux, los membres anlörieurs el la löte so soul mon-tres ii la yulve. Quelques tractions onl amenö la soiiie du ftelus, ol c'cst alors seuiement que l'oii s'esl apercu de l'anomalie qu'il prosculait. Le cordon omblllcal. Ins voliiiiiiiicux, s'öliiit airacbe de l'abdomeu au moment de la naissance, laissaul uue Ouvertüre d'environ un döcimetro de diamotre, par
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laqnolle rinlcslin s'ulail anssitöt ccliappe. I,c monstro (dg.'SO), qui otait vemi an mondc vivant, succombait (juelqnos miiuitos ajues.
Le pen tie dt'iveloppoinenl des deux bassins, dont his os ötaiont laquo; rudiinen-taircs raquo;.pent cxpliquor la facilild avee laquelle I'aecouoliomcnl s'ost eiTeclud. I.'un dos trains postmours raquo; otait attache par un ligament flbreux qui faisalt snilo, on arriure do l'öpaulo droilo, aux tissns aponövrotiques, Le loulelait ro-cnuvort par la pcau. (!c (rain postörionr pouvait so ilöplacer facilement, — so piaquer, pour atnsi dire, sur le premier, on roster pendant sur le cüte droit. raquo;
III0 OnsERVATioN. — Au commencement d'octobre 1873, nous avons roeu de MM. Anior, velerinairos ii Sainl-Sympborien-sur-Goise (Rhone), le oadavre complot d'un agneau monocäpbalien, que nous avons fait repräsenter fi;;. 81, ct au sujet duquel M. Anior lils nous a transmis an pen i)liis tard les rensei-gnornonls suivants :
laquo; La brebis, mere do cc monstro, ost uno bonne Initiero, kgamp;e de trois ans, iichetöe, il y a qiiolqnes mois soulemont, d'un marcliand stranger, en sorte qu'on ne sait rien sur son passe. Au moment du part, eile a mis has natnrel-lement ct sans grands efforts, d'abord trois agneaux parfaitement bien consti-tues, qui out surveen el qui vivent, avec loutes les apparences d'une bonne sanle, puis le monstro quo jo vous ai envoye. L'expulsion de ce dernier ftelus u'a pas 616 bion difdcile ; il etait en presentation anlerieuro, position verte-bro-sacree. Connne il lardait un pen ä sorlir, on a exerce sur lui, avec la main, une legere traction, qui a sufli pour I'amener au debors. La ferraiere, qni a assiste ä la mise-bas, assure qu'il a donne des signes do vie dans la ma-trice, mais qn'il a peri pendant le travail; il no doit pas avoir v6cu bors du sein nialcrnel. — (Eflfectivement, I'examen quo nous avons fait du poumon a drmontre qu'il n'avail pas respire). Quant ä la mere, ello a ete piomptement remise des fatigues ct. des douleurs do la parturition. raquo;
Nous engageons vivement les völörinaircs qui possedcralcnl doscas somblables on analogues ü en publierles observations.
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Monstres polymöliens. (Is. G. St-ll.)
On appelle ainsi dos animaux qui presenlent un on plusieurs membres surnmneraires plus ou moins dcvoloppes, — %okU beaucoup, [*Ao? membre, — scnl vestige d'un individu parasite implanle sur le stijol principal, d'ailleurs bien conlonnö ct viable.
Cello monslriiositc n'est pas rare; pour notre comple, nous en avons vu plusieurs cxcmples, ([110 Icurs proprietaires monlraicnl, moyen-nant une faible retribution, coinmo objels do curiosile. MM. July ct Kilholonldoiuiö d'un do ccs monslres, du genre/raquo;///owr/t/, — nwy^i fesse, ^s'Xo; membre, — qu'ils out ou I'occasion d'observer ä Toulouse, une description trös dctaillco.
On comprciul que ces membres surnumeraires puissent, en se mel-lant on travers du conduit pelvion, dovenir une cause dodyslocie; ce-pondaut ccla parait rare, ä en juger par lo silence absolu ([lie tons les auteurs garden! sur ce point. Aussi, est-cc sculoinenl, pour allirer sur cello cause possible de dystocie l'atlenlion des praliciens qui vien-draient ä la rencontrer, quo nous l'inscrlvons ici, ä la suite dos autres dyslocies par monstruosile.
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demid. vit., 1880, p. 305. VüLWAN; Note snr un cliat inonstriioux (double, inonosomien); in Annales de med. vit.
de llruxelles, 1855, p. 220. Wilson; Uiironnites ayant aniünö uno difliculto de la parturition; in Journal des vit. du Midi, 1809, p. 321.
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COG
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DYSTOCIB FCETALE.
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CHAP1TRE IV
DYSTOCIE PAraquo; ML'LTIPARlTli.
Pour terminer cc qui a rapport aux dystooies foetales independantos de la presentation, it nous roste a. dire quelques mots des diflicultes do la parturition gömellairo chez los fomelles unipares.
Cos diflicultes sent assoz rares. — Le plus ordinairement, Tun des foetus occupe le corps de Tutörus, rautrerunedescornes; ils seprösen-tent l'un aprös l'autro ä l'enlröe du bassin, et franchisscnt successive-mentco canal avec autant do facilitö quo s'il n'y en avail qu'un soul, ou infimc avec uno iacililö plus grande, en raison do leurmoindre volume.
Lc iiR'canisino du part, dans ce cas, qui, nous lo röpötons, estle plus ordinaire, n'offro rien do particulier, si ce n'ost quo, apres la sortie du premier nclus, il so produit un temps d'arnH, pendant lequel I'uterus, considcrablemont descmpli, rovient sur lui-memc, s'applique sur le second foolns, et so prepare ä de nouveaux efiorts.
Tons ccux qui out eu I'occasion d'observer lo part double savonl quo, pendant ce temps d'arrct, la fomollo resle inquiete, et n'accordo aucun soin, no fait prcsquo aucune attention an petit qui vient do naitro, ct quo cette indillcrenco, cotte espece d'oubli momontane des senlimontsdo lamatornite, ost un indice prcsquo certain do rexistcnco d'un dcuxieme foetus dans la matrice.
Dureste, ce lemps d'arrct estd'ordinaire assoz court; bicntotlos contractions uterines so reveillont, le second fontus cst cxpulse, et los soins quo la more donne ä ses deux petits annoncentquo tout ost termine.
Tel cst raccouchemont gömellairo completement normal. Mais les choses no so passcnt pas toujours d'unc manioro aussi heureuso. Par-fois, apres la sortie du premier produit, l'utöl'US tombo dans une veri-lable inei'tie, ct le travail roste suspendu pendant plusieurs jours.
Pendant cetle suspension, qui pout elro do doux ä six ou huitjours, la fcmcllc, sans olre prccisement maladc, rcslo inquiete; eile trepigno do temps a autro, dirigc fr^quemment sa töte ot son regard du cutö de son ventre, qui cst rcstö voluminoux; on remarque do temps i\ autro quelques signes do coliques, quelques legcrs efforts cxpulsifs. Enfln, suivanl uno remarque do M. Peuch, son lait conserve toulos les qua-lit6s du colostrum, jusqu'ä l'expulsion du second foetus.
Lc söjour do celui-ci dans la matrice dans cos conditions, pour pen qu'il so prolonge, lui est presque inövitablemont fatal, et nousne con-naissons dans la science aucun exomple do part geinellaire dans lequel lo douxiöine produit ait öle obtenu vivant, —memo chez la vacbo, oil los fuctus jouissent, on le sail,d'une vitalilö boaucoup plus persistante
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DYST0C1E PAR MULTIPARITE.
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que choz la jnmcnt, — quaranle-hiiil heuros aprcs la sortie da premier.
Gotle suspension du travail, sur laquelle nous insislons maintenant coinino ölanl un fail assez fröquont dans lo part double, cst presque constamincnl la consequence d'une mauvaiso position du fcetus qui se prcsentc lo second. II en resulte quo la deuxieme partie du part est ordinairement laboriouse, el exlge l'lntervenllon du völerinaire. Nous nous bornons, pour 1c moment, i\ signaler colle particularity; bicnlöt nous aurons ä cludier, en detail, la dystocio par mauvaise position du petit; ici, nous n'avons ä examiner que les difflcuitös r6suUant de la mnltiparitö ellc-mömc.
Or, ces dlfflcullös, quoique assez rares, sc rcnconlrcnl cependant,
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Fig. 83. — Part gomollairc (*).
ct ellcs pouvcnl elre tres grandes, comme le prouvenlles obsorvalions publices par MM. Ganu, Uehvarl, Liaulard, Hertsen, etc.
Cela arrive loulcs les fois que les deux produils, places ä peu pros ä egale distance du col (flg. 83), se pröscnlcnl ensemble au delroil autörieur. On comprond qu'ils no sauraient rranchir en memo temps le canal pchicn, dans lo{[uel les contractions uterincs londent ä les engager simullanemcnt. De lä des diflicullGS qui vjiricnt suivanl la si-lualion relative des deux I'ckIus l'un par rapport ä I'autre.
Gelte situation pout ölre tolle que la main de 1'accoucheur, engagee dans loxcavaüün pelvienne, rencontre, ä des hauteurs variables : — 1quot; la tele d'un iVjulus avee les mombrcs anlerieuis de i'autre; — 2deg; quatre membres antörieurs on postörienrs; — 3quot; deux membres an-
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•) Les deux fielus, on prdsontatloQ dlflttrento, toadcnl :'i a'engagor onsotnblo dans Ic basstnlaquo;
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tdrieurs ct doux poslerieurs;— -4deg; deux lotos sans membres, etc., etc.
Dans tons cos cas, los indications auxquelles il faut satisfaire sont les suivantos:
d0 Ucconnaitve qu'on a affaire ä un accouchement g(5mellaire ;
2quot; Detcrininor, panni Ics parties qui so prfisontent, celles qui appar-liennenl ä im fectus et cellos qui uppartiennonl ä l'aulre;
3deg; Ucgagor ronlrce du bassin, on fefoulatlt vors 1c fond do l'utörus Tun des petils;
4deg; Altircr Tautre dans l'oxcavalion ct I'extraire;
5deg; Aller ä la recherche du second, le niettro en bonne position s'il se presente mal et I'extraire a. son tour.
On conceit quo tout cola peut ollrir, parfois, do tr5s grandes dif-ficultcs.
Göneralemont les deux fa-tus qui se prösenlcnl ensemble se trou-vent superposes. Or, il sera presque loujours plus facile d'obtenir, en premier lieu, la sortie do celui qui occupe un plan supericur, car rautre,reposant sur les parois abdominalos, affecte line direction trop inclinöe do bas en baut ot d'avant on arriöre pour s'engag'er ais6-ment; do plus, il est gene par la pression qu'il 6prouve do la part de son jumeau, lequcl tend loujours, quoi quo ron fasse, ä s'ongager en meine temps. L'indication consiste done ä repousser le fojtus situ6 au-dessous, et ä mettre l'aulre en bonne position pour lui permettre de s'ongager franchomonl; sa sortie s'efrocluera ensuile sans diflicullö.
Lorsquo les foetus sont sur le meine plan, M. P. Gagny (1) donne le conseil, s'ils no sont pas encore trop engages, do leur laisser, a eux-memes, laquo; le soin do faire leur choix raquo;, en les liranl avec pröcau-tion, puls les repoussant altornalivcmont et ä plusieurs reprises, jus-qu'ä ce quo Tun d'eux passe a\i-dossous. Celui-ci est repouss6, el rautre ainene ainsi quo nous I'avons dit precodemmenl.
11 peut arrivor quo le foetus situe en dossous se trouve tollemonl avancö qu'on ne puissc pas le repousser dans la matricc, ct quo, d'autro part, les tractions pour le faire sortir reslent absolument sans effet. En pared cas, il est indique do mettre la vache sur lo dos, ce qui change les situalions respectives des jumeaux et peut pormettre ä l'accoucheur do repousser celui qui est devenu införieur. — Si cetto propulsion etait ögaleinent impossible, il faudrait roplacer la femelle sur sos jamhes, et — ainsi quo l'un do nous I'a fail avec succes — sa-crifler par decollation lo fectus lo plus avancc. Grace ä cetto operation, il dovient enlin possible do le refouler clans Tutcirus.
L'un des cas les plus embarrassants est celui dans lequei les deux produita so presentent do teile soi'te quo la tetc de l'un s'engage en inöme temps que los pieds antöriours do I'autrc. — Tout somblo alors dispose comme pour un part simple et nalurel; on croit qu'il n'y a
(I) Cotnittunlcation inödito.
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qn'un totusj il paratt en bonno position ; 1q retard ä la sortio somblo do unicjnoiiient ä son oxers do volume; on pense quo la diCdcullö sera aisemont snrmonlce par des tractions encrgiqnes, et les elforls quo Ton fait pour lavaincro no font ([ue I'augmenter. — En elfel, ]oisf[iio, convaineu do rinutilitc dos tontatives failosponi'siinnonlor ['obstacle, on so decide fi nne exploration plus complöto, los parties fetales, fortement engagöes etcomme enclavöes dans lo bassln, rendent oxtrö-momenl penibles et cotle exploration elle-inomo el les tnanueuvres 116-cossaircs pour changer la prösentation et dögager l'oxcavalion.
Quelqucs observations prises panni cellos qni out öle publiöes foronl comprendre, mienx qu'une longue description llieoriquo, co genre do (lirticulle et la inaniöro d'y reuiedior.
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lrdeg; Observation. — Van Qerisbn, — Annales detnädeoinevitirinaire de Btwoelles,
1804.— Le snjet do cotlo observation ölait nne belle vache bollamlaisi;. I'lcinc et h torme do son qualricino voau, cette vaclic olait en plain travail d'accou-chcmcni depuis nne heure. Les deux membres antörieurs el la t6lo du veau se monlralent al'cnti'öo do la vulve, et, nmlgrä des tractions änerglques l'aitcs par six lioinincs au moyen do lacs appliques aux membres et a la inäcboire Införleure, il avail ötö impossible de l'extraire. Los tractions avaienl presque arraclic la mäclioiro iulerieiiro; la vache olait coueliöe et tlaiis l'unpossibilitö de so lover.
laquo; Eu tnlroduisant la main liuileo dans les parties gfiuitales, je reconnus, (lit I'auteur, quo la lote ut les doux niombres dn IVelus, engages dans la vulve, eUiicnl fortement serrös dans la eavite du vagin : e'esi. au point qu'il me fut impossible do les contournoi' avec la main; ä peine si Je parvenais k faire pt5ne-trer deux doigts jusqu'au jniliou du vagia. II fallait done, repousser lo veau dans la cavitö ulorino, afln do reconuailre I'obstacte (pii s'opposail h sa sortio; mais les efforts quo jo lis dans cc Iml furent inuliles; c'eluit oomtne si je potis-sais cunlm un mur. — Faire do nouvelles tractions sur les membres et la leto me paraissait inutile: cos parlies mesemblaientindiquerun veaud'unvolume ordinaire ct proporlionnd ;i colul de la more; l'obstacle ü son expulsion devail, düpendro d'une autro cause. — L'embryotomie me parul indispensable, et je procSdai immfidiatement a cello operation. — J'enlevai d'abord la mä-cboire inlcrieure, deja desarticuleo; puis jo pus, quoique avec beaucoup de dirticulto, atleindre rarticulation occipito-alloldienne, on incisor lo ligament et. separer complölement la tele,quo j'ameuai au deliors. Je m'abslms do couper les membres: je pouvals avoir besuin plus lard d'y appliquer des lacs... Jo luulai do uouveau lo refoulement du foslus. .Min de pouvoir, h cet eilet, de-ployer loulo ma force, jo me coucliai a plat venire dorriorc la patienle; puis, prenant un point d'appui avec mos plods sur un poleau, je saisis de la main droite la pronüero vortöbre cervicale du veau, el de la main gauche les deux membres auteriours et je poussai de tonlos nies forces. — Tout a coup, ia partie tenue do la main droito renlro dans la matrico, mais les membres ne bougent juis de place. — Pouvant dos Iocs inlroduirs facilement la main dans la caviir uterine, je consiatai qu'olle renfermalt doux veaux, places I'un au-dessus dr. ranlro. — Les membres engages dans la vulve apparlenaienl ä l'in-t'erioui', dent la tele ölait encapuchonnöe en bas, sous lo sternum, outre cos membres, do mauloro quo lo eou appuyait coulre le pubis do la mere.— Lo veau superieur laquo;Uait comine a cbcval sur 1'aulre; c'esl. sa Irlo qui s'elail prö-
sonteo an dehors. — It .....im alors facile d'extraire successivemenl les deux
voaux; jo n'eus besoin pour cola quo d'un soul aide.
Sawt-Cvr el Violkt. — Obstötrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;:)9
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k Lo vciui infi'riour n'etait pas ciicor(! mort; niais ilexpira aussilöt apres son oxtraclion. — Unit jours aprös cotlo operation, la vache itait parfaitement rötabllsi raquo;
Gomme on le voit, dans ccUo observation, les deux fcßtua se sont engages ensemble dans rexoavalion, lt;iu'ils remplissaient si oxactement quo rexplorallon, et partant 1c diagnostic, no soul, devenus i)ossil)los qu'apres lo refouloment do l'un dos produits. On voilaussi combience refoulement Iui-m6me a (51(5 difficile. — Dans I'observaliou suivante, la prösentalion du second I'euliis n'est devenue nn obslaclo quolürsquele premier avail döjö, IVanclii l'excavation par loul son train antörieur.
—nbsp; nbsp;Elle se distingue en outre par plusieurs particnlarilös interessantes, qui ressortironl sut'lisanunont d'elles-meines, sans qu'il soil besoin do les indiquer noininalivetnent.
II0 OnsiiisvATioN'. — Liautaud. — Journal de nn'decine vilirinaire de Lyon, 1840,
—nbsp;Getto observation a 6lö recueillie chez une jumenl apparlenant au 3deg; esca-dron du train, suillio accidentellement au bivouac, par tm ohoval orabe.
laquo; A inon airivec aupres cle la malade, dit M. l.iaulard, die est dans im elat anxioux; ellu porte la liHo do droite h gauche surla pollrine, et cherche ä se d6barrasser, par lo frotloment, d'un fields qui no sori qu'ä demi, et dont Ilaquo; train post6riour fournit un obstacle qui s'oppose a son expulsion; ello y porti; les dents sans i'atteindre, s'agile beaucoupetse livre a des contractions expul-sives desordoniK'es; puis s'acculo sur scs menibres posl(5i,iours, so couclic sur la liliero en faisant entendre uno respiration plaintive, se rolöve presque aussilöt, lieimil el frappe lo sol avec impatience,
laquo; Le Aetus so prescnte dans une position convonable; les envelopjics sont dötruitos el les oaux (5coulees; les membres antörimirs, degages, nppuiont sur les (esses do la jumenl; la tele, loinbaiil entrc les deux incmbres, porte quel-qucs contusionssurlechanfrein et l'arcado orbitairedroite. L'animal viloncore.
laquo; Dcu.v hommes, places ä la tete retienncnt lajumciit; un troisiemc leve le pied antörieur droit; nn aide intelligent, debout ä men cölö, mo sccoiulc dans les manipulations. Los contractions sect;nergiques do la mere empechent tout mouvement rßtrograde do la part du foetus, mouvement auquel son expulsion trop avancee oppose d'ailleurs un obstacle insurmonlable. — Apräs maints efforts inuliles, ma main, introduite a plat, sur lo cote gauche du foolus, par-viont onfln avec difficult^ jusqu'au museau do tauche, el me donno, par le toucher, un indice certain do la bonne direction des inembrcs posteriours ct de la conformation normale du foetus. Le col n'est le siege d'aucune anoma-lio; mais un corps dur, mobile, que ma main repousse avec peine, a cause de la difficult^ de 1'introduire plus avant, est engage dans le detroit, oü il rovient des que cesse la pression. Par nnexamen atlenlif, j'acquiersbienlötla certitude quo ce corps est un second I'gdIus, qu'il faul rcpousser pour metlre un lerme aux penibles elforts de la parturition el la rendre possible. A eel cfTct, le repoussant autanl que possible, Jo fais operer par inon aide une traction prompte el enorgique, en memo temps quo je degage vivement mon bras du vagin. Une forte contraction de la part de la more achövo 1'expulsion. raquo;
—nbsp; ISientOt apres, un second foetus, morl, encore convert de scs enveloppes, est rejele presque sans efforts.
Ce deuxieme t'cetus paraissail avoir cesse de vivre ä peu pros vers le cin-quieme niois de la gestation, el son petit volume explique comment il avail pu s'eugager eu pai tie dans le bassin aloi'S ([uo ce canal elait deja occupe par le premier.
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Quant ä celui-ci, il rnourut lu ({ualorziömfi jour aprös sa naissauce, des guiles d'uno hernis tnguinale qiii g'älait produite pendant lo part, s/ms doule nor suite de la compression qu'avalt öprouvöe la ramp;nion abdominale au moment de son passage dans I'espace relreci par la presenec du second f'aUus.
Ill6 Observation, — Canu. •— Reoueil de mödeoine völMnaire, is;)?, p, 4i-2.— Cue liello vache, ägöe de cinq ans, pcsanl 300 kilograimiios, präsenla ce cas, assez rare, u Jo ti'ouvai a men arriveo, dll I'auleur, uno löte et six membres, lellenient entrolaces, qu'il elail difflcile de distinguer los antörleurs des pos-teiieurs. La löte n'elait qu'a moitie sortie; les mumhres anterieurs du fcetUS le mieux place no soi'laiont [las plus que ceux tlu second; les efTorlS de la mere poussaiont egalement ce dernier, et, comme il occupail un tiers du liassin, le travail n'avan^ail uullement. Pourne pas m'y troniperde nouveau, j'attaohai des cordons de couleur diH'er'ente ii l'un et ii l'aulre totus. M'elTorcaiit alora de refouler, de ta main dioito, celui qui pirseniait les quatre membres ä la füis, je lis lirer surl'autre; mais ce l'ul en vain ; pendant que je repoussais le devant; le derriere so presenlait et vice veraa. Je las obligä de mellre en menie lemps les deux mains dans lo vagin. Mo l'aisanl soutonir les bras par un aide, jo saisis d'une main les membres anteriours, de l'autre los poslärieurs, et je poussai de loules mes forces, Deux aides, liranl au moment oü la vache venail de faire un grand effort, lireiil avancer le premier foetus. La poilrino ine l'orca de retiror mes mains, mais il no larda pas ä venir entieremout. Pour
avoir l'autro fcelus.....jo lixai deux lacs aux membres posl6rieurs; je placai
bien la queue; je saisis los avanl-bras au-dossus des genoux, el les refoulai dans la matrice, Los aides lirerenl, la ci't)iipe se döploya et i'accouchomeaf fut bioutiM lermine.
laquo; Le veau premier vonn, qui etait le plus pelil, mourul le memo jour; le second fut eleve par lo propiielairc. La vache fui peu de jours ä l'dlable, x
IV0 Observation. — Violet, — Ctinique dr l'Ecole vötirinaire de. Lyon. — Une vache de race Schwitz, agöe de hull ans, faille moyenue, saillie le lii juin I88i, nous est conliöo pour la mise-bas dans la premiere quinzaine du mois de mars suivant. Jiisqu'au jour do l'accouchement, rien n'a pu hure supposer que cettc vachepouvail porler deuxveaux. Les promieics douleurs se manifestenl pendant la null du 18 au 19; ä six heurcs du malin, la poche amniolique se rupture, et bientöl apparaissent a la vulve — presque au möme niveau — rexlrömile de la töte et trois pieds, parmi tesquels deux appartiennent a des membres poslerienrs, ainsi que Ton s'en assure par I'exploralion; la tote et l'unique memhre anterieur — qui se Irouve elre lo gauche — soul ii peu pres eu position normale,ijuoicpie legerement inclines sur le cole droil, eile canon croisant en X ceux des membres poslerienrs; ceux-ci sont eux-mömes diriges obliquemenl dans le vagin, d'avant en arricro et de droile a gauche; en oulre, leurs pieds out la face plantaire lournee vers la droile de la mere. En pour-suivant l'explüralion, on rencontre au niveau du pubis le genou complelement llechi de l'autre memhre anterieur. Done, en lout, une lele et quatre membres, parmi lesquels deux anlerieurs et deux postörieurs. Ces organes appartieu-uonl-ils lous au meine sujot, qui serail. couclie sur le llanc. droit etdont la töte relevee aurail pu s'engager on meine temps que los membres? i'roviennenl-ils au coutraire de deux veaux? C'est ce que rönne saurail dire, vu l'lmpossibilitä d'enfoncer le bras sufflsamment loin; du reste, on ne met pas trup do persis-lance a ölueider ce point de diagnostic, altondu que l'indication ä remplir sorait toujours la memo : repousser, soil lo train anterieur, soil le train poslcrieur, dans le hut do permellre l'engagemeni complel el la sortie de l'un d'eux; — s'il n'y a qu'un veau, la manoeuvre lo redressora; s'il y en a deux, ils sorliront successivement. — On so decide a repousser la lele avec
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1c membra qui I'acoompagDO, d'autant que 1'aulre membre ant^rleur so ]ir6-sente par 1laquo; genou, qu'll faudralt ppöalablement redresser si Von agtssait dlflfö-
leniiuent. — Apros avoir lixö mi hies ii cliaciin chss Irols iiicmhros qul parais-seiit, plus mi qualrlöme au col lt;lii inaxlllalre, l'opöratour so mot done en tlevoir de repousser la löte qul, d'abord, code lögörement; mais la poltrine ne bouge pas; pen ii pou, copendant, grA.ce ados ponssöcs suconssives qu'll fait colnclder avec l'lntervalle dos ofl'orls expulsifs, ropfiraleur, laquo;pii a pu prendre mi point d'appui snr lo sternum, sent quo l'entröe du bassln osi sufflsamment dögagöe pour que !laquo;' train posl^rleur puisse pönötror, Uno U*aollon exercöesur los lacs qui y sojit altachös no (ardo pas, on oll'ol, h l'engager röollomenl. l,o fictiis avance; mais il esl voslö coucliö sur le llanc droit: I'opfirateur sai-sissant los caissesä ploinos mains ot aglssanl dans le sons vouln, pendant quo los aidos conliiiuont a liroi', ramono aisomont lo voau on position lombo-saci'öo; bientöt I'expulsion ost comploio.
A co moment, Ton s'aperooit quo lo Jcimo snjot no porlo iioinl do lacs au col du maxlllaire, non plus qu'ä l'un des membres anUrieurs; cos lacs pendent au cnnlrairo par la vidvo, ol nno lögöre ti'aotlon opörce snr cux dönoto do suite qu'lls no so sont pas dölachös ot qu'un douxiome voan oxisto. On trouve, on olfot, colui-ci döjä engagö dans rexcavation el en position dorso-sacroo; lo merabre flöclii tout ä l'heures'est redresse do lui-mömo,ct la sortie s'efTectue avec la plus grande facilitö. — Los deux voaux ötaiont polits, mais irös vlgoureux.
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Los observations qui precedent nous paraissent lout ä fait snffl-sanlos pour donncr unc idee des dil'liculles propres au part gömoliaire ainsi quo des manipulations variecs que ces diflicullds exigent. Nous ajoulorons que si Ton etait assoz lieureux pour arriver auprcs do la femello avanl lout engagement, alors quo les deux foetus sont encore clans I'abdomen, les diflicultes soraient cortaincment beaucoup moin-dres et les manipulations beaucoup moins compliquees.
Dans ce cas, apres avoir roconnu la mulliparile, el apres avoir fait choix du Heins clout la position semble la moins clefoclueuse, il fau-drait saisir sa I6le on ses membres ä l'aide do liens couvonablcinenl lixes, moltro cos parties clans line bonne direction, ol faire tirer dossus par des aides, en inCino temps qu'on refoulerail I'autrc foetus 1c plus loin possible du dötroil anteriour. Une fois le premier ongagö dans I'excavation, roperaleur pourrait rclircr son bras sans craindre do voir le second s'y iulrodnirc ä son lour, el 1'exlraction so forait sans obstacle.
1! ne resterait plus cnsuilc qu'ä aller ä la recherche du deuxieme produil, dont rextraction se 1'erail facilcmcnt d'apres les regies orcli-uaires.
11 no sera pas ^uperlln do rappeler ici un couseil quo donno M. Andrö (de Flourus). Selon col honorable pralicicn, en prösenco do nos grandes fomelles, qui son!, coinme Ton sail, genoraleincnt uni-pares, el apres I'expulsion d'un on memo de deux foetus, il esl. do louto prudence de ne pas s'eloigner avanl de s'ötre assure si la malrice n'en renferme pas encore un autro. laquo; Dans lo cours de ma pratique, dil M. Andrd, j'ai etc bien des fois appcle a olerun bandage,
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ÜIDUOfiRAPIIIE.
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on ü couper uno suluro vulvaire, placös dans lo but do prövonir im rcnvorsomont, alors (pio pour fairo cesscr les cfforls oxpulsifs, il sufQsait do romottrc on position convonablo un second produit rcslö dans la cavil6 ulcrino. raquo;
En elTct, faule de collo pröcaulion, co sera, dans los cas heureux, le propriölairc ou un voisin qui lerininera l'accoucboment; OU Wen on s'oflbrcora do rcmcdier coinmo ci-dossns aux efforts cxpulsil's sans faire cesscr la cause röollo ; le veau pent inonrir, la vacho aussi; et lo vötorinaire on sera rendu au moins moraloincnt rosponsablo.
Avant de quitter co sujot, mentlonnons, — mais seulement lt;\ titre de curiositö sciontiliipio, pulsque le part a pu s'efCectuer de lui-muino, — l'obscrvation rapporlee i)ar M. Morot, de six chats vivants, tons rßunis par l'oxtröinite torininalo do cliaquo cordon ombilical. L'auteur pensn quo le placenta, le chorion, l'ainnios et rallanloido dovaient ötre uniques. 11 rappollo d'aulres observations scmblables, concornanl, ögaloment des pclits chats, dues ä Pflster, üzebrctslcovski et Dan-benton; —dans les deux premieres, los jeuncs etaiont aussi au nonibre do six. Les döplaccmcnts propres ä chaeun d'oux ötaiont lolloinont 11-inilös quo l'on so doinande comment la parturition avail pu s'ef-fectucr.
BIBLIOGRAPHIE
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614nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYST0C1K F(ETAI.E.
TURK III
DYSTOCIE PAR POSITIONS ET PRßSENTATIONS ANORMALES DU F(ETUS.
Co genre de (Uriicultes so rencontre trcs souvent dans la pratique votörinairc; si souvent que, lorsqu'on parlo de dyslocie foctalo, dans notre mödecine, sans en spöeilior la nature, la premiöre idöo qui vienne ä Tosprit est presque loujours eclle d'uno mauvaise position on presentation du foetus. Gela etablit uno din'orence capitalo entro l'obstölrique vöterinaire et la meme science considerce chczla femme, ou Ins accouchements rendus laborieux par ces causes sont relalive-ment rares, el, on general, beaucoup moins compliques qu'ils no lo sont ehe/ la vache ct lajument.
La raison de cette diflörencc est facile h comprondre, car, indöpen-dammentdes prösontations transversales,qui ne sauraient permettre raccouchemonl, la presentation ant^rleure ot la postirleure — les seules ([VLi soiQnt naturelles — sont susceptibles, ainsique nousl'avons deja fait pressentir (page 350), de devenir cllcs-inemes laquo;??o)'W!laquo;/es ou dystociques, (quot;hez le vcau et chez lo poulain, les membrcs et 1c cou sont, en eilet, ä la fois tres longs et trcs mobiles; lo tronc lui-möme jouit d'uno grandc sonplcsse, et cbacune de cos parlies pout se replier do mille maniöres, prendre dans la matrico uno foule do positions el directionsvariöes, s'enlremelcr avec les parlies voisincs. Do la rösul-tent, on outre Acs positions anormales, un Ires grand nombro do pre-sentalions plus ou moins compliquccs, tonlos dcfavorablos h divers de-gr6s, el pouvant entrainei', danscerlains cas, soil la perto du produit ou la inort de la more, soil memo la perto dos deux.
Parmi cos causes de dystocio, la plupart peuvenl se rencontrer chez la vache, tandis qu'il en est un certain nombre quo Ton n'obscrvo quo tres rarement chez lajument, et plus raremont encoro chez les petitcs femolles; — 11 est m6mo quolques-unes do cos dil'liculles auxqiiolles on n'a jamais ä rem('idicr chez ces doridöros. Los mauvaises positions et presentations du foetus dovant exister egalement chez tonlos les femolles, uno somblable diHerence ne pout s'expllquer quo par les dimensions variables des passages par rapport an volume dos produits. Or, nous savons quo, parmi les femolles ä produit habituelleinent unique, la vache est cello qui, loutes proportions gardcos, possöde le bassin le plus ßtroit. II n'ost done pas surprcuant quo les accouche-menls rendus laborieux par une position anormale du foetus, ou par uno direction viciouse do la töte ou des oxtrcmites, soient plus frd-quents chez olio que chez I'Anesse, la jument el la brebis. En co qui concerne les femolles mullipares, lo petit volume dos foetus coincidaut avec un detroit aux grandes proportions, lour pormet souvent do parcourir la iiliero pelvienno dans dos positions et sui-vant cerlaines presentations qui auraicnt rendu raccouchomcnt dil-
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DYSTüClE PAll POSITIONS ET PRfiSENTVTIONS ANORMALES DU FOETUS. 61S
licilc ou möme impossible choz la jumcnt, el smiout clioz la vacho.
L'etudo quo nous cntveprcnons on co moment est done do la plus bailie importance, —surtoutcn co qul conccrno ics grandes fomelles. — Nous no nögligcronsrionpourla faire aussi complüto quo possible. A I'occasion do chacuno do cos nonvclles causes de dystocie, nous nous occuperons d'abord do la jument ol do la vacho ; nous signalcrons, en terminant, los parlicularitös relatives aux diffcrentes autres femollos.
Lo tableau suivant resume les dlfücultös quo nous aurons ;\ clu-(iier dans cctte section.
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TABLEAU SYNOPTIQIIK 1)1laquo; DYSTOCIKS FCETALE8 DBPENDANTE8 DE8 POSITION3 ET PRESENTATIONS ANOUMALKS. ( Dorso-pubioriiic.
/Po^laquo;ojMflaormato.(Dor.go.sug.cotyloWionnos ((lroita ot gauo,lo;i
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NATUnEl.LE.
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(\Obuade* pvovenan*
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Los nicmbros postärleurs, itendtlS, sont rote-par lours articulations föinorü-tibialea.
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Ed
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#9632;lt;
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des wembves Plaquo;s-jLeil lnembl.üs postörleurs, (Wohls sous lo
tencurs..........( col,pSi p^nötront avoo lui dans lo bassin.
, Los mombros sont places sur la iiuc|uo. Obstacles pt'OVenanH Les mombros sont inconiplclcmcnt otomlus
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Dvstociqiie,
POUVANT
SE
RBNOONTBEd
DANS TODTES LBS POSITIONS.
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des 7nemli)-es (m-Ui'iettvs,.
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dans hi bassin.
(
Los membrcs sont llöcbis aux gououx. 1a!S mombros sont complotomont rctonus.
/ La toto ost oncapnebonnoo. I La t6to ost llccbio sous la poitrino. I La töte est portiio sur Tun dos colös du corps. La toto ost itonduo sur lo das.
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Ohstncles provenanl Ue Id ttHe........
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; La töte ost retenuo, et, avoc olio, un ou los obstacle! combinis, \ doux membreg anl6riourB.
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La lole 6tant retenuo, ou l'un des mombros aiitörioiirs, l'un dos postoriours a pönctrö dans lo bassin.
Lombo-pubicnno. Lombo-sus-cotyloidiennos {droito et gauche).
L'oncolure est aiTectöe do contracturn. Los mombros anloriours, accoltis a la poitrino, ponolrcnt avoc olio dans lo bassin.
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S5 O
lt; H B W tn •w cs
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/Naturelle.
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provenunt de la tile el des mam-tres.............
Pusitiotis Miormalcs,
I Obstacles provenanl
I de la Ute on des
membres anlc-
riews...........
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u 1 Dystooiqub,
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POUVANT SE RENGONTRBR f Obstacles proveuant \
dans ( ('ra tnsnbres pos- #9632;
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Los mombros .^ont incomplutoment olondus
dans lo bassin. Los mombros sont llöcliis aux jarrots. Los mombros sont complotcmont rotenus.
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tirteurs.
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TOUTB8 LES
POSITIONS.
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PRESENTATION tRANSVERSALBt
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' DORSO-LOHDAIRB. — I'osilions.. .
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( Cöphalo-illalos (droito et gauche). I Cöplmlo-sacröe.
\ Cöplialü-ilialos (droito ct gaucho). ( Copludo-sacroe.
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' Stebno-abdohinalei — Positions,
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i
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laquo;10
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DYSTOCIE I'CETALE.
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CHAP1TRE I
DimCULTES DU PAIIT D^PENDANTES DE LA, PRESENTATION
ANTEIUEUUE.
Ainsi qu'on a pu lo voir en consultant lo tableau precedent, ces dil-(iciiltös sont (res nombrenses. Tantöt la presentation anlcrieure esl simple, naturelle, inais la position esl l'uno de cclles quo nous avons appelöos renoersöes;—on bicn le foetus esl en premUre position, la plus favorable de loutos, mais des obstacles surgissent do la part dos membrcs poslerieurs. Tantöt, au contraire, c'est la presentation qul, ('#9632;tanl clle-memo anoma/e/peut se combiner avec les diirerontes positions que nous avons fait conrialtro.
Min de meltro plus d'ordro dans noire description, nous ctudierons isohimont cliacnne do ces diflicuUes; puis nous nous edorcerons de prövoir quelles indications nouvelles pourraient surgir de la comlji-naison des prinoipales entre elles.
A. — PRÄSENTATION ANTÖRIEURE NATORKLLE.
Rappeions quo la tele, clendue, se trouve rapprochec des membres anlerieui's, lcs([iiols, elant eux-memes porles en avanlet en clat d'cx-tension, la depassent do loulo la region phalangienno.
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ART. l.
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ODSTACLES PROVENANT DES POSITION'S ANORMALES.
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Cos positions, diles renvcrsees, sont au nombrc do Irois : la dovao-iiuliicnnlaquo; el les deux dorso-sus'CotyloVdlenues.
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Position dorso-piibienne.
Dcscriptiou lie lo rtifiu-iiUlaquo;'. — Dans cclle position, de möme quo dans la premiere anlcrieure, le diainelro stemo-dorsal d\X foetus correspond au diainelro saero-pubien de la mere; mais les diainelres cervico-hi-scapulo-humeral et bi-coxo-fdmoral, — c'esl-a-diro les plus grands dujeune sujet clans le sens transversal, — se trouvenl on ä pen pros on rapport avec le diametre his-Hkitjuc inßriew do la mere. Or, si nous jelons les youx snr les tableaux des pages ;JC2 et .'{quot;3, nous trouvcrons pour ces dilferents diamelres les chilfres comparalifs suivants:
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Diam. bis-iliaquo Infdr.. Diiini. corvico-bi-sc.-liura. Diam. bi-cüxu-foinoral...
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Jurni'iit
S I4mra218mm20J l,quot;n lii)quot;1111 TH) T'J) 210 180 210 200 220 180
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Vaeho,
lfiVT1quot;llliimquot;115:)mquot;115111111 100 180 180 100 ISO 180 190 100
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OBSTACLES PROVENANT UliS POSITIONS ANORMALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 017
L'otude de cos chiffres nous demonlrc que chez los Irois premieres juments, — colles ä bassin large, —le poulain auraitpu passer sans difricullö notable. Par conlrc, choz la qualru'ino, oil le passage maternel csl inl'erieur do 3 contiinelros aux dimensions correspon-dantes du fuelus, raccouchemonl cut 616 trus laborioux on peul-(Mro meine impossible dans cette poüiliou. — Scinhlable conclusion s'im-posc on ce qui conccrno los ([natrc vacbes oü Ton constate les monies disproportions. Et il doit en etrcainsi pour tonlos los fomollos do cetlo espoce, car nous savons quo, choz olios, dans la premiere position anteriouro, — la plus favorable de loutes, — les dimensions du voau excedent dejä bion souvonl cellos du bassin qui lour correspondent.
On voit, d'apres cola, quo la position dorso-pul/ienne doit rcclamer plus souvent 1'intervention do I'liomme do I'art chez la voolie quo choz la jiimcnlaquo;. Une slalislique des accouchements laborioux pratiques pendant un certain nombro d'annöos par M. Collin (do Wassy) vicnt conlirmer cello appreciation tonte tböorique. Ce vetcrinairo n'a, en effel, observe qu'un cas de position dorso-pubionno chez la jumenl contro vingt-deux chez la vacho.
Mais la disproporlion que nous vonons do signaler ontre les passages matornols ct le foetus qui doit les parcourir, no constituc pas la seule diflicullö de la position dorso-pubienne; il faut y joindre aussi cello qui resulte do la direction genöralo du foetus, et notainmcnt do la direction do sos membres. Dans la premiere position antöriouro, le corps du jeune, reposant d'une facon immediate, par sos membres abdoininaux plus on raoins completeinent llöcliis, sur les bas-fonds do I'abdomen do la mere, so soulevo par I'autre exlremile pour gagner rentreo du bassin : la ilexibililö de rencoluro, la disposition do I'arti-culation occipito-atloidienne, cello dos arlicnlations des membres anteiieurs, pormetlent ä cos parties de s'inllecliir suivanl Taxe du bassin, et de 1c parcourir sans on labourer les parois. An contraire, lorsque le fcotus ost en position dorso-pubienne, il repose par la croupe sur la paroi abdominale inferioiiro do la mere, do sorto quo son corps affecte, pour gagner l'entröe du bassin, une inclinaison Ires peu favorable ü la penetration. En outre, la courlmro naturelle du corps du foetus ost pröcisemenl inverse do cello du Irajot qu'il doit parcourir. Pour s'accommudor autant (pie possible a celie-ci, il faut quo tonlos los articulations du premier so motlent on extension forcöo. Dans dos conditions aussi dofavorablos, les membres ct la tele olleineino, donl rextrömite osl dirigee en haul, n'ont aucune tendance ä penetror dans 1c bassin, ou, s'ils y arrivent, ce n'est qu'en labourant la paroi supe-rioure do colte cavil(5, dont les membranes pcuvent m6me olre per-foröes paries pieds :les cas no sent pas rares, on eilet, oil les membres, apros avoir traverse les parois du vagin et du rectum, sont venussorlir par I'anus.
Los inconvenicnts resultant do la direction du corps du foetus sont
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C18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIB FCETALE.
I^gbrement atlömu's par lo döcnbilus ventral do la more; maiscolanc modifio en rioa I'inourvalion ilu corps ct lo sons do la llexion des momlires.
niaflrnoatic. — Dans la position dovso-pubienne, los pieds dn ffBtus onl lour face plantairo tonrndo en haut; mais los piods do derrioro so prösentant do möino dans la premibre position posterionro, co caraelöre serait, ä lui soul, insnflisant pour pormcttro do porter vin diagnostic exact. II conviont done d'oxplorcr los mombros visiblos au nioins jusqu'au-dessus du canon : la formo du genau, dont la tloxion s'eirectue dans lo möme sons quo celle du beulet, sul'lit pour eclairer. Ghnmin faisanf, on aura, dans le plus grand nombro des cas, rencontre la t6tc. Indications. — lieconnuo ä temps, c'cst-ä-dire avant I'ongagement do la poitrinc, la position qui nous occupe pogt;it etrc aisöment trans-formeo en une plus favorable, ot c'ost ä co rösultat quo doit toujours tendre I'accoucheur, — au moins clicz la vaelie. — 11 suffit, npres avoir lixö des lacs au col du maxillaire ct aux mombros, et apres avoir repousse la tete au dolä du dötroil, si döjä olle l'avait franclii, d'im-primer avoc la main un moiivcmont do rotation au corps du lietus, qui lo motto au moins on position dorso-iliale, Faisant ensuito cxercor de legöros tractions sur les lacs, do facon ü rapproclior la töte et les mombros du bassin, on forcera la premiere ü s'engager le front en dessus, en la maintcnant par lo maxillaire on par les orbites; — puis pressant sur lo moinbro supcriour, ct, au contrairc, soulovant I'infe-riour, en un mol, agissant sur eux de facon ä lour faire occuper au-dessous do la tele lo plancher du bassin, on obtiendra tinalcmonL la sortie du foetus on premidre position (Voyez, au chapitre dos Operations obsUUricalcs, la Rotation du corps du foetus).
Dans lo cas oil un poulaln pen voluminoux scmblorait no pas devoir roncontror d'obstaclo serieux, on pourraft so borner ä dirigor les mombros afln do protögor les parois vaginales centre l'action des pieds.
Chez la clt^vre et choz la brebls, les passages ötant relalivoinont plus grands quo choz les grandos femellos — mßinc lorsquo le foetus cst unique, — el le dötroit etant plus large en bas qu'en haut, la position dorso-pubienne offro Ires pen do gravitd; il sufflt done, on pareil cas, d'imprimer aux mombros une bonne direction.
Choz la clilenno, la configuration du dötroit rend ögalement lo part aussi facile dans cotto position ([lie dans la dorso-sacrce; on outro, il n'y a pas a so preoccuper do la direction dos mombros.
Positions dorse-sus-cotyloi-diennes.
Cos positions no sont pas plus favorables quo la preccdonle. Chez los femellos ä bassin elroil, olios doivent memo so modifier sponta-nement pendant la sortie du foetus pour dovonir dorsu-pubiennes. 11 y
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ODSTACLES PROVENANT DES MEMIIUES I'OSTfillllUJRS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 619
a done lion do pourvoir aux inßmcs indications. — NalnrollGinont, si 1c garrot du fostus ost, par oxomplc, ä (Iroilo, on rendra d'abord la posilion dorso-iliak droite, pnis dorso-ilco-sacren droite, ot onfin dorso-sacric.
Tticn qu'ayanl classö lef? positions Aorao-UIalea parrnl Ins positions naturelles, nous n'ignorons pas ([u'oilcs pcuvent etro, parfois, {'occasion do diffloultös. Golles-cl out elö indiquöcs p. 3(19 ct suiv.; nous prions lo loclour do vouloir hion s'y reporter.
ART. II. — OBSTACLES PUOVEIUNT DES MEMBRES POSTfiRIEÜRS.
Ali premier abord, il pout semblor etonnant quo los membros poste-riews puissent, faire obstacle ä la sortie du foetus dans im cas de pr6-senlalion anterieinr. Copendanl rien n'est plus vrai, ainsi quo I'a prouvß diiji assez souvent 1'observation cliniquc. La difficulty pent vonir : 1deg; dc ce quo les membres poslöricurs sont retenus par lours articulations fdmoro-tibialos, doni la masse irröducliblo exeöde le diamclro bis-iliaquc införieur du dötroit; 2deg; de cc quo cos meines membres, plus ou moins allonges sous lo corps du foetus, s'engagent en memo temps quo lui dans lo bassin, an lieu do lo suivre on clat d'exlension.
Dans cos deux circonstances, le train anlericur so prcscnte d'imo facon toulä fail normale et presquo toujours en position dorso-sacrce; rien no s'opposo ä son engagement, et le part debute de la maniörc la plus naturelle; les membres auU'uicurs, la lote, roncoluro ct, scion les cas, une partie dc la poilrine ou memo la tolalite jusqu'aux llancs, sortent hors do la vulve. I'liis, au moment oil Ton croyaiU'accouclie-ment sur lo point do se termlner Ires nalurellement, il s'arrelc; les Offorts de la mere no font plus avancer lo foetus ; les tractions exorcecs sur eclui-ci sont sans resultal; il exislc evidemment un obstacle qu'on ne voit pas et donl il importc dc so rendro complc.
Les membres postßrieurs, ötendus, sont retenus par leurs articulations fömoro-tibiales.
Los auteurs qui out decrit cette caiiso do dyslocio, et, avec cux, la plupart des praliciens qui out ou i\ y remedier, en out, croyons-nous, mccoimu la veritable nature. 11s out pense, avec Canu, llainard, Baumeister etRüeff,Lanzilloti-Buonsanti, etc., avoir affaire ä un arrdt lt;lu foetus par ses meutlires pnslürieurs en abduction forcee, et e'est sous co litre quo la diflicullö avail öle decrile dans la premiere ödilion. Une observation plus attentive nous a porles ;i rojolcr oompleteinenl I'abduction forcec pour y substiluer Yarrel par les articulations fenwro'
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DY8T0CIE F(ETALE.
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tihiales trap volumineuses el en ciat d'extension, II Importe done do de-montror I Iquot; que cet arrdt est non seuleinont possible, mais certain; 2deg; ([ne {'abduction fwcee oonstltue une erreur obsteiricalo, ot qu'elle doit ccssor d'elro comprise parmi les causes do dystocio.
d0 Nous no pourrons pas, inalhcureuscmcnt, fournir la prouve do Tarrol du fectus par sos articulations i'emoro-libiaios, an moyen do m'osuros prises direclcmcnt, altciidu quo lo cas ne s'est pas prösonlö ä nous depuis longtenips; nöanmoins nous csperons ([uo cetlo prouve rossortira övidenle dos considerations qui vonl suivre.
On salt quo les articulations fömoro-tibiales du foetus correspondent, pondanl 1'accouchement, au diamötre bis-iliaquo inlericur du dötroit do la mere. Or, void los cbiffros comparatifs quo nous avons reloves sur nos tableaux des pages 302 ol .'(73.
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Diam. l)is-iliaquo inlür. Diam. bis-fomoi'o-tibial.
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Jumont.
21 iquot;quot;11 218m111 '^01 ra 210 190 210
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Vaclie. i l/|lt;)iiim l(;.gt;mm J.'j Jmm 155in'u 1 ,',1111111
nu no luo no no
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Dans les accouchomonls normaux, ainsi qu'on pcul lo voir, los articulations fönioro-tibialos sont roslees ögales on införieuros au diainülrc correspondant du dclroit anlericur cliez les deux promieres jumenls; mais, partout ailleurs, cllcs so sont ronconlreos plus considerables. Gependant, lo passage ayant pu s'effecluer facilement, il laut admellre quo, solon toutcs probabilit6s, les articulations n'ölaienl pas loul;\ fait sur lo memo plan, —l'une surmontant I'aulre, — do luron i\ faire pordro un on deux centimetres ü la masse. Mais supposons un foetus voluinincux on ayant des articulations exceptionnellement forlos; si collos-ci s'engagent sur un mome plan, n'ost-il pas Evident (lu'ollos pourront ölre arrötöes, ot, par olios, lo foetus, puisque lo bassin ne s'ölargit pas scnsiblcinent, et que los articulations cllos-memos no peuvent subir aucune rödüction?
Gependant lo cas doit 6tre rare choz la jument, on raison do la disposition en plan incline dos cütös latöraux du bassin, qui pormet aux articulations trop ä l'ölroil de romontor, alin do trouvor un passage plus facile. Tout au plus pourrail-on l'observer chez los juments dont le bassin est moins largo quo haut.
An contraire, co cas ost assez fröqueul clioz la vaclie, non soulemont parce que lo bassin do colte femelle est moins largo, mais aussi on raison du parallelismo dos branches dos iliuins, qui no laisso pas, comme chez la jument, aux articulations arreteos la facultö de se döplacer. Co soul ordinairement les veaux d'un volume considerable, sortanl lontemcnt, difflcilement, qui, lout ä coup, so trouvont immobilises do la facon la plus complete.
La mensuration du bassin de la mere ot de cortainos regions du foetus dans le sens do la longueur, vient demontrcr d'unc facon en quelque sorte plus palpable I'existence du cas do dystocio qui nous occupe.
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OBSTACLES PROYENANT DES MBMBRE8 POSTfiRIEüRS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 021
Chez In vachs, In longueur raoyenno du bassln, — prise k la hauteur oil passenl les iirliciiliilions, el allant jusqu'äla üiherositc posLerieure de risehiuni, — est do üquot;1^?. (Ihoz lo veau, on inosure, en moyennc ögalement, — lorsque ses tnembros postdrleurs sont allongös en arriere, — de la partie saillaiito de l'artlculation rcinoro-lihialo ä la dorniere cole, C'SSO. Co qui revient a dire que si le voau est arrele comme nous l'admetlons, sa dorniöre cöte döpassera lavulve do (iiiel-ques cenlimolres : or c'esl pröcisöment ainsi quo les choses so passcnt.
Frappö do la sortie Irös avanceo du veau, lorsque I'urrc'l so produil, — cc qul, d'apivs les uiosures quo nous venous do donner, oblige ä laisser do cold toulo supposition d'un obstacle döpendant do la croupe, — el, d'aulro pari, considörant 1c volume enorme des urti-culalious I'einoro-tibiales, l'un do nous avail depuis longtemps reconnu la nature do la difücultö, el s'ölail eH'orce do la surmontor. Nous sommes houroux de pouvoir dire quo, en 187G, un do nos confreres ct amis, vötörinaire fort distingue, M. E.Thierry, elail arrive parl'obser-valion des fails, ä önaettre line opinion identique (!).
2deg; Nous avons dit quo I'arreldu foetus par les mombres öcartös, on en abduction fovece, consliluo une errcur obslelricalo. C'esl unc observation publiöe par Canu, en 18^7, qui, mal intorpreleo, a fait croire k cette cause do dyslocio; mais d'autres observations du memo praticien, qu'il donne comme identiques k la premiere (1800), no lais-sent aucun douto sur la nature do I'accident qu'il a on h combattre. Voici comment s'exprimo Canu lui-möme au sujet do col accident, qu'il dit avoir renconirö une douzaino de fois dans une pratique do trenle annoes, mais beaucoup plus souvent cltnz la vache qnc cliez la jumcut. 11 s'agissait, dans lo premier cas, d'un poulain qui elail sorli jusqu'ii la moilio do la poilrino; des tractions energiqucs n'ayant produil aucun rösultal,
laquo; J'inlroduisis, dit ce v6l6rinaire, avec beaucoup do peino, mon bras le long du sternum, et je trouvai lus cuissos du poulain appuyöes conti'o los bonis du bassln, Je me /lt;; figurai dans la position d'un chien assls, les cuisses irm'tees et un pen lonrm'os siir lenr plat, los articulations fömoro-rotuliennes faisonl arc-boutant cüiitro les parlies laterales du bassln, raquo;
Ailleurs, le memo praticien cherche ä expliquer ce qui arrive sous I'influence des contractions ulerinos, ou des tractions oxlericures:
laquo; Les mombres poslericiirs, an lieu do s'introduire clans le bassln, roslonl el s'öteudcnt sur la surface inMrieure do la matrice; les cuisses, un pen tour-noes en debors ct sur lour plat, appuienl contro les pubis do hiinöro; plus on lire, plus les cuisses du veau so sorrentcentre lo herd eiroil do cos mömes pubis, et la partie infth'ioure des cuisses s'engage un peu sous lo bassln do la mere, do sorte qu'ils semblent fixes l'un a l'autre, J'ai vu des vaches qui, avant mon arrivoo, avaienl elö trainees plusieurs fois dans ic travers de IVta-blesans qu'oneüt pu rienobtenlr.....Kn arrivant, lo vötörinaire crolL voir deux
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(t) Lcttre h M, Salnt-Cyrdu 15 aoftt 187laquo;.
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cad.nrrs lixi's I'mi ä I'autre; lu suul mouvoment du flaue el dos youx lul pi'ouve qu'il y a oncorOi chezla ihim'c, un reslB do vie.
(i En I8bl, un veau, ti'0|i volumlneux pour la müro, ndcsssita uno force con-gldörable pour l'obtenir jusqu'aux reins. Pendant qua I'on Urait forlement, J'entendis un peiit craquoment, Jo fls cessfir anssilöt. La troisiöme verlöbre lombaire s'ülait dülaclii'u di^ la qualriöme; rücailomunt ütuit du J centi-miiii'i'saii inoins; l'opöratlonquoje nn-diiais s'ctail faiti^ d'elle-mönie, et, dans uue incision circulaire, je n'ens plus que la peftu et les tissus qu'elle reoouvro ii couper. Detacher complötement la moiiie du cadavre, refouler le peste dans la maiiice, luifaireöprouverun mouvementde bascule, saisiruudes menibres poslerieurs, puls l'aulre, y üxerdes laoselon faire l'exlraclion; teile est la Serie des manoeuvres auxquellesj'eus reoours avec succOs. raquo;
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Ganu donne encore deux observations, relatives ä des genisses ü Icnne, (iiioi(iuo bieu jeunes, — l'une avail seize mois et Tautre dix-luiit, — et portant des veaux enormes, que Ton parvinl, apres bien des dil'licuUes vaineues, ä sortir jusqu'aux reins; mais il no tut pas pos-sibio den oblenir davaiilage. Co n'estque par une operation scmblable äcelle ([uiviont d'etre indiquöe quo les deux malheurcuses betes fui'Ont enlin delivrees.
Pour nous, il y avail, dans cos difleronts cas, arret du foetus par ses articulations fömoro-tibiales trop volumineuses et cnelat d'extenslon. S'il cn eüt ete autrement, si ces articulations avaient fait laquo; arc-boutant contre les parties laterales du bassin raquo;, si olles avaient ete portecs en avant, comino olles le sont laquo; dans la position du chion assis raquo;, le foetus n'aurait pas pu sortir jusqu'au nivoau des reins, — la clötroncation operöe en celte region sur les trois veaux demontro qu'ils etaiont sortis jusque lä, — car le grassot portö on avant, choz le veau ou chez le poulain, vient rocouvrir les deux ou trois dernieres cötes : c-est done ii peine si la parlie antörieure de la poitrine se scrail montröe au dehors. Mais, dilCanu, laquo; plus on tiro, plus les aines du veau so serront contre le bord elroit de ces meines pubis raquo;, en sorte que lo jeuno pout done sortir davantage? En admettant que I'lune, on plutöt la face interne de la cuissn ecartee, vionno presser les bords du delroit, le veau ne pourrait pas encore soptir jusqu'aux reins, puisqu.e la partio antcrieure de la croupe serait seulc capable, dans co cas, de penelrer dans le bassin. Enlin, on objeetera poul-etre quo, dans sa promiöro observation, Ganu cut quo le poulain laquo; etait sorti jusqu'ä la moitie de la poitrine raquo;. En realitö il l'elait davantage, car, un pen plus loin, on decrivant l'operation qui permit ä son pore de debarrasser lajumont, l'auteur nous apprend qu'une incision fut falle de chaque cole, jusqu'ä a colonne vertebralc, en suivant la derniere cole; puis l'opörateur laquo; separa, de dessous cn dossus, la dornierc vorlebre dorsale de la premiere lombaire raquo;.
Pour cos motifs, — auxquels il faul ajouter que los cas de soi-disant abduction forcöe des membres poslerieurs onl etc observes par les praticiens, comme par Canu lui-meme, ä peu pres oxclusivemonl chez
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OBSTACLES PUOVENANT DES MEMBRES I'OSTlililEUaS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;023
la vacho, — nous coiicluons ijuo cotlo cause de dystocic doit 6lro dösorniais laissöo dans l'oubli, cl quo cello do l'arrül du Iffitus par ses articulations i'einoro-tibialos clcndues doit lui etro siibsliluöe sans röscrvo.
Diagnostic — A inoins d'avoir affaire ä un veau inonstruoux, pre-sentant quelque anomaliedu train poslörleur, — co qui, du roste, ost bleu rare, — on no pent coiifondre la dillicultö obsletricalc (pie nous etudious en co moment qu'avec la suivanlo, — assoz rare aussi, — laquello cst caractörisöe par la pßnetration dos mcmbres postorienrs dans io bassin. Dans cc cas, il arrive parfois quo los picds apparaissenl a la vulve. S'il n'en etait pas ainsi, l'oxploration du bassin seraitlo soul nioyen d'assurcr le diagnostic.
PronosUc. — Le cas ost grave, mais non loujours au niome dogre. Le veau est Ires souvont encore on vio lors de l'arrivec du veturinairo : presque entiörement hors dos voies gönilalos, il respire, s'agite el jelle meine de temps ä autrc des beuglemonls d'angoisse; quant ä la mere, eile no parait sonllrir roellcinent quo pendant los tractions. Si Ton parvenait ä surmonler, on mionx, ä tournor lobstacle qui s'oppose ä la sortie du jeune, il no soraitdonc pas impossible do I'oblenir vivant. Quelquefois la mere n'en eprouvo aucun dommage; d'autres fois clle roste boileuse d'un mcmbro posterieur, on cst incapable de so lever pendantun temps plus ou inoins long, par suite sans doule du froisse-ment des nerfs du bassin; des fractures pouvcnt aussi so produirc qui ainönont la mort on obligent ä l'abatago, ou enflnj rendcnt la fomolio desormais impropre ä la reproduction. M. B. Thierry cite un cas observe parson fröre, M. Henri Thierry, oil laquo; malyre son avis, on a continue ä tirer, ct, avec 1c foetus, on a amenö la maLrico ct les in-lostins raquo;; lui-meinc, dans une circonstanco on pendant deux licurcs el demh: il avail fait lirer par des laquo; forces luiinaines considerables raquo;, s'est vu oblige do rcnoncer ol de faire abattrc la vacho; — dans trois aulros cas oil M. E. Thierry out los voanx, deux vaches sont mortes ol la Iroisiemeest restee paralysce pendant pins do Irente jours. Cann, dans les observations quo nous avonsrösninees cl d'autres semblables a presque loujours du sacrifior lo prodnit. L'un do nous a ele inoins malheureux : dans la moitiö environ des cas, il a pu obtenir le veau sans suites fächensos pour la more; dans lautre moitiö, les vaches sont resides paralysöes on boitouses pendant quolquo temps, mais aucune n'est morle ; quant au jeune, il a loujours vöcu.
Cello difference dans les rösultals, lient certainement on grande parlio an manucl opöraloiro usile par les accoucheurs; eile dopend aussi du volume plus on inoins considerable du veau, comparö aux dimensions du bassin do la more; enlin, les manoeuvres praliquoes antörieurement ä l'arrivöo du völörinairOj ont du avoir ögalement leur part d'inlluence.
Imiicatioiis. — Los articulations femoro-tibiales accolees, rappro-
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chües, formant uno masso trop large lorsqu'elles abordent le dötrolt de ironi, il faul, pour los faire passer, los forcer ä s'engager söparöment. A la pönötration simultanöe, il faut substituer la pönötration sucees-sive : di'S quo la premlöre de cos articulations aura franchi lo dötroit, lautre passeraonsuite saus dlffloultös. Cost lo proeödö quo nous avous constamment mis on usage.
Pour cola, il est nc'cossairo d'cxerccr los tractions sur lo veau, non plus suivant l'axe du bassin, mais, au contraire, dans uno direction trös oblique, soit ä gauche, soil ä droite; do cette laron, los membres ötant tous deux fortement ötendus, l'un devra forcöment pröeöder l'autre et s'engager le premier. Par co moyen, nous avons toujours reussi saus trop de diflicultö, lorsque l'on n'avait pas tirö d'une facon oxcessivo sur lo veau avant notro arrivöc. Dans lo cas contraire, l'extraction devient plus laborieuse, parco quo los articulations fömoro-liljiales, qui ont coinmoucö ä s'engager, so Irouvont onclavöos et tendent, malgrd tout, i\ passer simultanöment. II faudrait pouvoir repousser lo veau, mais c'csl de toute iinpossihilite; peut-ötre röussi-rait-on mieux en s'on'orcaut de repousser l'un des deux grassets si l'on parvenait ä l'atteindre avec la main, eu möme temps quo l'on ferait tirer dans la direction voulue pour faire engager l'autre. Nous n'avons jamais ou roccasion d'essayer cette propulsion partielle; mais, lo cas echcanl, nous n'hesitcrions pas ä y rccourir.
Si I'on a tiro forlcinont et pendant longtemps sur lo fu;tus, la more est döjä tres faligiree lorsque le vetörinairo arrive. Aussitöt quo Ton reprend les tractions, eile so laisse aller en decubitus lateral: dans ce cas, l'opörateur no dull pas hösiter ä prendre le veau ä bras le corps, et ä lui donner uno direction presquc verticale, lout on faisanl tirer do bas en haut. Si Ton n'obtient pas do resullal, on sera probablement plus heurcux en agissant dans raulre sens; a col cSloX, on change la vache de cöte en la faisant passer ou pivoter sur les membres, et ou met do nouveau le footus en position presque verticale. Nous repetons quo nous avons toujours röussi, el nous avons tout lieu do croire qu'tunoins (I'un volume extraordinaire du veau, il en sera do memo cbaquo fois quo I'on voudra bien se conformer aux indications qui precedent.
Un autre proeödö, egalement ulilo ü connattre, est celui qu'a employe M. Hue dans uue circoustance oil la difflcultd nous semblo identique ä celle quo nous etudions en cc moment, car laquo; le veau etait
roslo suspendu ii inoiliö sorli,.....el la resistance etait duo aux rayons
ossoux supih'ieurs des membres de derrirre conlre le bassin raquo;, M. Hue songoa ü imprimer au fcetus un leger mouvemont do rotation sur son axe, et Taccouchement put avoir lieu. Voici comment il a proeödö ; laquo; One corde, doublec, 1'ut passeo sur les reins du petit sujet, le plus pros do la vulve qu'il 1'ut j)ossibIe; les deux bouts furent minis a cheval sur un baton. Ayant fait deux tours, qui eurent pour rcsultat do sangler fortement lo venire, je lis soutenir la partie anterieure du
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OBSTACLES PROVENANT DES MEMBflES POSTEItlEURS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 02raquo;
petit snjel an nivoan de la vnlvo; puis, commandant ilo faire uno version (il laut lire : nno rotation) tic droile h gauclie, en inAnie temps quo j'on cxöculais nno moi-moine dims lo inemosons avoc inon levier (lo baton snr lequel la corde avail clö Höe), aprös quolqiies efTorls, la resistance fill vaincne el le vcan arrivail bien vivanl raquo;#9632;
La rotation (In corps dn tmhis coiislilno certainemenl un excellent inoyen d'fjviter on do snrmonloi' 1'obstacle resultant des articulations femoro-tibiales. Kn inodilianl los rappurls du fcelus ol do la mere, on lavorise la pönetration des articulations retonuos, car on fail corres-pondre le diametre bi-feinoro-til)ial k l'un des diainetres obliques dn detroil, lesquels excedonl do beaucoup lo bis-lliai(uo inlc'iioui'.
Co procede, Canu lui-nißmo l'a mis on usage; nouvelle prenvo, solon nous, do rorrcnr commiso quant ä la nature do 1'obstaclo qui arrelait lo voau : laquo; Lorsquc, dil-il, I'obstacle so prescnto (c'esl-a-diro ce qu'il croil ölre le fcelus dans la position du chion assis, etc.), avanl lout, j'essayo un inoyen qui m'a quelquefois röussi. Lo voau clanl ü inoiliö sorti, on mo faisanl aider, je le saisis par la poilrino et los mombres anlöricurs, et je le touriio sur Ini-memo, on in'olloreanL do lo faire un pen renlrer. Les cuisses, en se versant vet's les reins de la mere, ne trouvenl pas oü s'accroc/ier, ot, on liranl sur lo veau ainsi lordu, on I'oblienl quelquefois. raquo;
Entin, dans lo cas oil Ton viondrail ä echoner par l'cmploi do l'un on lautre dos proeödös qui viomienl d'etre indiquös, nous nous garderions bien do consoiller Vexlraclion forcee, dont on a vu les filcheuses consequences. Nous no con'soillerions pas davantago l'opö-ration suivanle indiquee, mais non praliqu^e par Rainard, pour lo cas oü les membros poslerieurs sont supposes ölro on abduction forcee, altondu quo, dojä Ires difficile, olio serail forcömonl sans efflcaciW.
Col autour recommando laquo; d'cnlevor lo sternum, de rotiror de la poitrine les visceros; puis, aplatissant forteinenl los parois tboiaciqucs I'une surl'autre... on s'ouvre ainsi un passage lateral par oü Ton glisse lo bras jusqu'ä co quo la main rencontre los mombres postörieurs; on los saisil par la parlie anlöriouro el snpöriouro, cl on les rameno clans I'adduction; raquo; cl Rainard ajoule (iuo laquo; si cos manoeuvres no reussissent pas, il n'y a plus pour toulc ressource qu'a o.xtraire lo foetus par morcoaux. raquo;
11 osl nno autre operation ä laqnollo on doit, recourir parce qn'olle a donnc do bons resnllats entre les mains do plusienrs. C'esl cello quo Canu dit avoir ölö pratiqnöo par son pore sur lo sujol de sa premiere observation, ot par Ini-möine sur d'aulres, — operation quo nous avons rapporteo plus haut : seclionnor lo corps du foetus an nivcau des reins; reponsser l'arriöre-train dans la malrice ; faire la version el terminer 1'accoucbement en premiere position poslörleure(V. Embryo-tomic). Pour annulor I'obstacle resullanl dos articulations femoro-tibiales, l'opöratour los attircra I'une apres I'autre dans roxcavulion, Sai.yi'-Cyii et Vioi.kt. — Obstötrtque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40
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628 DYSTOCIE FfETALE. — PRESENTATION ANTfiRIEUnE NATURELLE.
de fa^Ot) ä leur faire franchir isolömcnt lo delroit. On pourrait, ä la rigueur, so conlenler de 1'extension d'un soul inembre; I'aulre passcrail avec 1c rcsle du tronc.
Cost \ä line operation Irös ralionnello, et c'est, par consöquont, la geulequenous recommanderions iorsque les autres lentalivcs auraient 6clioiic. iMiilhcureusoment, le vclörinaire peututrc appclc Ires lardive-menl, ct se Irouvcr dans rimpossibilile de la mener ä bonne fin. C'est ce qni ost arrivö i M. i'euch, dans im cas relatif ä uno vache, oü de violenles traclions avaient elö exercöes sur le tolus avanl son arrivde; on avail iiiüiuc employe le tour de voilurc. Notre collogue pratiqua la section dn tronc au niveau des reins et ossaya, mais sans succes, de repousscr ce qui roslait du petit sujet dans la inatricc.il esl probable quo les articulations qui devaient le retcnir ctaicnl trop enclavoes par suite des manoeuvres anlöricures. Le part fut impossible, et la vache dut elrc sacridce pour la basse boucherie : nouvello preuve.äajovitertttant d'autros, des dangers d'une intervention inopportune ol inintelligente, qui rend trop souvent inutilcs les secours les plus rationnels (1).
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I (i
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Les membres post6rieurs, plus ou moins allonges sous le corps du foetus, p6n£trent en mßme temps que lui dans le bassin.
Cetle cause extremomcnl sörieuse de dyslocie elait dticrite dans la premiere edition sous ce litre : L'arriero-lrain replie sous le corps du fa/us; les membres poslerieiirs engages dans le bassin, Kile n'est pas Ires Irequenle, et cela s'explique, ca'r, pour que les pieds posleiieurs pene-Irentcn mdme temps que le corps dans lo dötroit, il faut qu'ils lui soient intimement accolüs, sans quoi its renconlroraicnt bicntot un obstacle qui les ferait devier el les rejelterait en arriero. II cst cgale-monl possible que le foetus les y inlroduise lui-mome par un mouve-ment analogue ii celui du cheval qui chasse, avec lo pied do derriere, les mouches qui I'imporlunent sous lo venire.
C'esl Ganu qui, en 1837, a signale lo premier ccttc difdcultö, qn'il avail rcnconlrce chezune vache, Dcpuis, cllo a etc obsorvee etdecrite, tant chez la vache que chez la jument, par Donnarieix, Marly, Uossi-gnol, Rochard, Carsten Harms, Andre (de Fleurus), etc.; M. Gollin ^de Wassy) nous a fait parvenir quelques observations qui y sont dga-lemcnl relatives; run do nous (Saint-t^yi) a lui-möme rencontrö cette difliculle une fois chez la jument, en 1849. Panni los autoiirs do Trailcs sur robslälrique vdlerinaire, Carsten Harms, Lanzillolli, Fleming, Pranck, 1'onl clecrite avec plus ou moins do details; Raiuard n'en parle pas, ct iM. Deneubourg la mentionne ä poine.
Deiierlptlon laquo;le ladiffleult^, — Comino dans le cas precedent, I'ac-couchement s'annonce d'abord do la maniere la plus favorable; le fdß-
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(1) Pdooh | conimunicatlon inödlto.
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OBSTACLES l'ROVENANT DES MEMBHHS POSTßniEUUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 627
tus, placd en position dorso-sacrce, so prösenle ä l'enlröe du bassin, la löte allonge sur les membres antörinnrs. II p6nötredans rexcavalion; puis la töte francbit la vulve, suivie biontöt de l'encolure et de la parlie antörieure de la poitrine. Donnarioix et llochard disent inßme avoir vu des poulains sorlir ainsi Jusqtl'au niveau de la dcrniöre vertebre lombaire. Alais, arrive ä ce point, lo travail s'arrelc, et ni los contractions utörines, ni les traclions les plus önergiquea no pcuvent amener la sortie complete du produit, qui pend ainsi, plus ou moins, jusque sur les jarrels de la möre.
Quel est done l'obslacle qui s'oppose ä rachövement du part? Si, aprös des difiicullds qui variont suivant que le fectus osl plus on moins volumineuxet remplitplusou moinsexactomontrexcavalion pcivieiine, on a röussi h introduire la main, on ne tardo pas ä rencontrer, sous le corps du foetus, ou un pen de cole, qnelqiiefois nno seule, et le plus souvenl denx exlrcmiles, qui no sont aulres quo los membres poslö-rieurs, losquels s'avancont plus ou moins loin dans le bassin. Tantöl les sabols s'appuient sur le bord du pubis, qu'lls depassent ü peinc, lout le resle du meinbre etant roslö dans rutörus; tantöl on les trouve plus ou moins avancös et reposantsur le planchordu bassin; tantöl, enfin, les pieds apparaisscnl ä la vulve et peuvent meine avoir franchi cel orifice. Dans co dernier cas, la main de l'explorateur trouve les jarrels lögörementenyagös dansle detroil, lour paiiieinlerlouroct poslcricure pressant önergiquement sur le bord du pubis. En döflnilive, le corps du foßlus csl done aiigmentö du volume des membres poslerieurs, porlös en avant et plus ou moins replies sous lui. llAlons-nous, tou-tefois, d'ajouter quo cello augmentation de volume ne contribue que dans une mesuro roslreinle aux difflcullös du pari : la direction des rayons des membres, en so combinant avec lour longueur, remplit un role beaucoup plus important, ainsi quo nous allons Icxposer.
Lorsquo les pieds s'arrötent ä l'enlröe du bassin, le corps continue nöanmoins ä progresser, de sorte que la parlie anlcrieuro de la poitrine ne larde pas a se monlrerä la vulve. Naturollement, les articulations des membres postörieiirsont du sedechir peu ä pen; mais lorsquo cello flexion osl arriv6e ä sa dornierc limilo, lo foetus s'arrele; les contractions ulörinos sont iinpuissantes a lo chassor plus loin. 11 est pourtanl bieu rare que le volerinaire Irouve los choses en cot ölat, altendu que les personnos presenlos, voyanl lo foetus en prösonlalion et position normales, croient volontiers qu'il n'y a qu'ä vonir en aide aux efforts de la möre; des traclions sont done exercecs, qui linissent, non sans peinc, par faire sorlir le jeuno sujcl jusqu'au niveau dos reins; mais il osl desormais impossible de ramencr plus loin. Co qui s'osl passö dans les organos malerncls va nous rendic comple de cel arrol forcö, en möine temps quo do la nature dos diKicultes quo Ton a cu i\ vaincre pour obtenir le rcsiiital incomplot qui vient d'ötre indi-qu(5. Si la croupo a pu franebir le detroil, c'est parce quo lo lenuir, dont
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628 DY8T0C1E FflETALE. — PRESENTATION ANTEIUEUHE NATUHELLE. l'oxlröinitö lixo est en ce moment au grassot (loqucl csl lui-mßine resld ä qiielquc dislaiice da bassin), lo fömuivlisons-noiis, s'csl ötciuhi snr 1c tibia. Dans los circonstances ordinaires, ce mouvomont s'oll'oc-luo aisömonl, mais en entrainant rcxtonsion du canon, atteiulu quo Ics deux articulations piincipales qui unisscnt cos difl'erents rayons son! solidaircs et no peuvent se mouvoir d'uno lacon indepen-danle. lei, l'extension du canon etanl do louto iinpossibilile, puisque lo pied repose sur le bord du pubis, on comprend (pie le inonvement dans lequel so (rouvc enlrainö le femur no pourra s'eU'ectuer qn'avoc la plus grande dilliculte, d'oü la uccessilö d'agir sur le l'cctus avec des forces considörables. Mais des quo le lemur a 61(5 porte dans I'exten-sion, les efforts, quels qu'ils soicnt, resleront necessaireincnt sans rcsultat utile, en raison do la direction dos membres, qui,ä partir des jarrots, lonnont de veritables arcs-boutants, avec point d'appui ou do resistance centre le pubis.
Lorsque les pieds out pu pönelrer dans le bassin et qu'ils viennenla s'arreter, lo foßtus lui-niAino no tarde pas i\ etre complelomenl iinmo-bilise, car la cuisso, plus rapproclido del'enlree du bassin, nepeut pas, comme pröccdeiument, effecluer sou extension; la longueur du rayon coxo-fenionil, bien su peri eure ä cello du Aiamp;mamp;lVQ saero-pubients'y oppose do la facon la plus absolne. Si, en effet, nous consullons nos tableaux des pages 'M2 et 373, nous trouverons les dimensions suivaules :
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DiamMro sacro-|gt;iiI)iün .. 220,ulquot; 2lOlquot;lquot;2Kllquot;quot;2021111quot; Rayon coxo-lemoral..,. 370 -quot;iöO 310 330
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Vuchc.
222imii 2U2quot;'quot;1 2:iliquot;'n 2i)0quot;quot;quot; MO 280 290 250
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Ce qui rovient ä dire quo le rayon coxo-föinoral est troplong do
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pour quo la croupe puisse penetror dans le canal pelvicn. Lo foetus, donl les pieds so sont engages dans cello cavilö sans pouvoir en sortir, d^passera done moins la vulvo que celui dont les pieds no soul pas alles au delä du rcbord pubien. Ajoulons que, par suite de la flexion dos diverses articulations du membrc posterieiir, les sabols sont for-loinenl crampounes sur lo plancherdii bassin, et peuvent möme trou-ver h so loger en partie dans les ouverluros ovalaires, en döpriinanl les tissus mous qui les recouvrent (lig. 84). G'esl lä unc circonslance qui rend i\ pen pros impossible, pour I'accoucheur, lo refoulement des membres en airiöre (1).
Pour quo les sabols arriverit ä franchir la vulvo, il faul de toule nc-
(1) La fi.unn1 81, fattQ d'aprfts nature, montfO bien quo la, flexion (In JaiTOt cntralnecelle
des articulations tnötatarso-pbnlangiennes | mais, dans le cas special que nous Studions, los pieds rencontrant de la pan du plancliei* pelvicn nno röslstance pins on moins fortR, iinns dovons I'airo roniarqnoi' qne les boulcts n'arnvent pas a un dogro do fluxion aussi pronoiicö quo celui qui est iudiquo.
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I #9632;
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OBSTACLES PHOVRNANT DES MEMBRE8 POSTKIUEUItS.
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620
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cossit6 que los membres soiont bicn allongäs el, on quohiiio sorte, colics au corps. La f'afblo aiigmonlalion dc volnmo ([iii rösiille, pour la poi-trino, do 1'adjonciion des phalanges ol des canons no saurait, sauf le cas d'etroilesse excessive du bassin, elre nno cause d'arrot pour lo feetus. ilais 11 n'en cst pas do luömo des jarrels, qul augiuontent la
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Fig. 8i. — Les articulations dos membres postürioui's sont complotemout llccliios.
cii'conf6ronco dc la poilrine d'onviron im cinqnlömo, et qui, pour ce motif, n'an'ivent jamais ä franchir d'cux-meincs, e'est-a-dire sans aide du dohors, lo dölroit anleriour (I). Si cos arliculations parvcnaiorU ä pdnölror enlioroineiit dans 1c bassin, nucun obstacle sörioux ne pour-rait dösorniais s'opposer ä la sortie du foetus.
Au moment oil les jarrets bullent sur 1c bord anleriour du pubis, 1c tronc continue cependant ii progresser; mais il va 6lro bientöt arrotö lui-inonu! on raison de l'impossibililö ofi so trouve la Jambc d'accom-
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Fig. 85, — Le pled postörleur arrlvant an nlvean du comlo, lo tibia commence h s'lncllner ea avant ct on bas,
plir sa lloxion sur lo canon (flg. 80). Si nous consullons do nouvoau nos tableaux dos pages 'M2 cl ',il'3, nous vorrons, on ellol, quele rayon tibial est encore plus long quo lo rayon coxo-fämoral, et nous savons döjii que colui-ci ost supöricurau diamötre sacro-pubien. Lo grasset no pourra done que butler centre la voule lombaire; mais il ne pöne-trera pas dans 1c bassin, dc sorlo que les tractions oxorcees sur le fa'lus n'auront d'aulro rösullal ([lie do I'enclaver, sans parvonir ä tor-miner I'accouchement. Nous avons dit plus haul (pic si los jarrets no se trouvaicnl pas ar-
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il) Chez un vearaquo;, la cii'conföi'onco do la poitrino, rnii, dans la region correspündant aux dorniores coles slcrnalcs, otait dc (Iquot;1,SO, s'osttl'OUVÖe porttfe b O'SOo par I'adjonc-tion dos Jarrets) — ohez un poulain oxpulaä un pen prömaiuröment, la clrconföronfe lt;le la poltrlne s'ost olevce dans les meiiios conditions do 0m,()0 it 0mi72i
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tgt;30 DYSTOCIE FffiTALE.
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PRESENTATION ANTfiRIEURE NATUHELLE.
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r(M6s par lo pnbis, 1'accouchoment no renconlrcrait plus d'obstaclo sörieux. En ellct, la difliculle du pari no rösidorait plus quo dans le surcroit do volume impose an tronc par I'adjonclion des diderents rayons dos incmbres. La direction et, par consöf|uenl, la longueur do ces rayons n'auraiont plus d'influonco. Nalurolloment, le foetus sorli-rail avoc d'aulant moins do dilliculte quo les passages, loules proportions gardcos, so inontroraicnt plus grands; mais co serait Ires solvent an piix do queique lesion grave : les canons ct surtout los jarrels, on comprimant la poitrine do chaque cole, pcuvonl miiro ä i'organo central do la circulalion ; les articulations leinoro-tibiales, qui viennonl so placer sur los dorniörcs coles el dont lo diamölre, chez le veau, n'ost quo lögeromonl inferiour an bis-iliaque supöiiour do la more, comprinioront ontre olios I'abdomcn ainsi quo la parlio poste-riouro do la cage thoraciquo (flg. 8G), ol pourront produiro l'öcrase-monl du foie. Cos lesions s'obsorveront plutöl sur les produits dos femcllos ä bassin ötroit quo sur les aulros, plutöl, par consequent, sur le *eau quo sur lo pouialuj mais, en dotinilivo, lo foetus — ä moins qu'il no soil douö d'un volume exceptionnel — passera Ires probablo-mont (I). (Juolquos fails connns lo düinontrent. M. Andre (do Fleurus) a pu, do cello facon, oblenir un poulain quivecul; Ganu a röussi do mumo a accoucher line vacbe, mais lo veau mourut laquo; sulToquö raquo; ; M. Rocbard a pu avoir un veau vivant, mais Fun dos mombros avail etö repoussd dans la matrice, do sorte que 1c jcuno sujol passa ayanl I'autre membre allonge sur le cölö correspondant du corps.
iMagnoNiic. —Nous avons dil, on parlant du diagnoslic do I'arrel du foetus par les arliculalions femoro-libiales ötenduos, quo I'cxplora-tion du bassin pourrail soule, ä döfautdc lavue des membres devies, permetlre do dislingucr co cas dystociquo do cclui que nous eludions en co moment; mais cola est surtout vrai lorsque le f(Eliis est sorti jusqu'aux reins. Lorsqu'il n'y a quo la paiiio anlerieuro do la cage tbo-racique qui sort do la vulve, on pent elro certain quo lo foL'tus n'ost pas rotemi par les arliculalions femoro-roliilionncs. Si les mombros n'apparaissenl i)as an dohors, lo toucher pourra soul rensoigncr sur la situation qu'ils occupent ainsi quo sur les Indications h rcmplir.
Pronostlc. — D'une maniore göncralo, il est lies grave, au moins pour la vie du jeune. Dans I'observaUon rapportdo par M. Andre (do Fleurus), bion quo I'on soil inlorvenu prcsque do suite, puisque co pralicien asslstait au debut de l'accouchement, le poulainvinten clal do mort apparenle; mais on put cependanl le rappolor ä la vie. Nous devons ä M. Collin (do Wassy) la connaissance d'un aulro fait oil lo poulain fut egalement oblenu vivant. Mais ces cas bouroux sontexcop-tionnels; dans tous les autres qui ont etc publiös, le poulain ölait
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(i) La circonftSrenco du corps augmentdo desarttcuktlons f6nioro-tlbkles portdos on avaiiiost lügirement Infdi'leuro !i (•.(#9632;lie dc la poltrino augmontöe dos Jarrota : 0,n,02chea lo vnau, ot üm|70 clicv, lu poulain (lout II ost fait mention dans la notfi pröcodeiitc.
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OBSTACLES PBOVENANT ÜUS MliMUKES I'OSTIÜIIEUKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 631
inort ä l'arrivöe du vclcrinaire. En ce qui concerno lo raquo;cim, on n'est pas certain non plus de l'oblenir vivanl, h moins de pouvoir reponsser les niembres: nous avons vu, on efl'cl, quo si l'ou parviont ä allonger ceux-cion Ics lirant h sei, des lö.sions trös graves ponvent elre, pour le jeune, le resullat do la compression exageröe d(3s organcs conlenus dans les grandes cavitos splatichniqucs. 11 y a lieu ögalnment de re-douler l'aspliyxie par la compression prolongec du cordon ombilical. Enlin, ajoulons ä lout cola l'excös de voluino du fcelus et l'impossibi-litö do la reduction, qui s'observent parlois, et qui mettenl dans l'obli-galion de recourir ä rombryotomie.
Le pronostic est beaueoup moins flt;\cheux pour la fomelle, qui a presqne lonjours la viesauvo, ä la condition, toutefois, qu'on iutervionne on temps utile et d'uno fa(;.on rationuelle. Copendant, si Ton voulait faire passer, avec los mombres postörieurs portös en avant, nn ftetus ayant dejä, comparativomenl ä la mere, un volume au-dessus de la moyenne, celio-ci aurait aussi äsoullrir des ellbrts de traction considd-rables qu'il serait necossaire do deploy er pour ellecluer raccouchcmen t. G'esl ce qui serait arrive, croyons-nous, si lo veau, dont il est question dans los notes des pages 0:2!) ot 030, avait du passer dans de lelles conditions. Nous avonsvuque, chez cot animal, lapoitrine augmonleeclesjar-rets presenlait uno circonieronco qui n'ctait pas moindrodeÜ,B,95; c'est-ä-dire quo cette circonlörence ctail superieure de 4 centimetres ä cello do la poitrinc du veau de 84 kilogrammes (V. page 559): or, la circon-t'drence calculeeAa d6troit anterieur de la mere n'altcignait quo ü'quot;,^?.
IndlcaUona. — Deux moyens de reduction pouvoiil elre mis en usage; mais ils no doivent pas 6lre employes indisliuclomonl dans tons les cas. Lo premier, lo meilleur evidommont, consisterait ä rc-pousser les membros posterieui's au delä du delroil; 1'accouchement pourrait ensuile so terminer de la faijon la plus naturelle. Dans le deuxiemc, il laut tirer ä soi les membros posteriours, do facon h cten-dre lours articulations; mais on expose falalement lo fcolus ä subir les prossions excessives dont nous avons signale los dangers.
Donnarieix declare lo premier moyen difficileou impossible ä moltro a cxöciilion, et recoinmande oxclusivomonl lo second. .Mais il no depend pas de roperalour de choisirl'un plutöt quo i'autre, et tons deux peuvent, ü l'occasion, rondre des services, [lappelons quo M. llochanl a pu repoussor l'un des membres d'un veau et allonger I'autre; M. Collin (de Wassy), dans les notes qu'il a bion voulu nous roinellro, nous apprond avoir reussi i\ repousser les deux membros d'un poulain, ainsi quo le mombrc poslcrieur droit dun veau, lo soul du roste qui avait penetre dans lo bassin, Itappolons egalomcnl. quo M. Andr6 a pu allonger dans le bassin los deux membros d'un poulain, et Ganu ccux d'un veau, 11 reslc done ä determiner les condilions qui rendent possible l'une des manoeuvres ä Texclusion de l'aulre, ol obligent par cela inßmc ä y recourir.
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C;t2 DYSTOCIE FfflTALE. — PRfiSENTATlON ANTERIEURE NATURELLE.
Si Ton vent bion jcler les ycux sur la figure 85, on verra que lo pied posterieiir arrivanl au nivoau dn coude du cold correspondanl ost I'indice, chez le veau aussi bion que chez le pouiuin, d'uno direction du tibia legeroinont oblique en bas ct en avant. Naturellomont, lorsque le pied s'avanco plus loin, cette obliquity est plus prononcce. Or, le seul moyon de faire cosser I'enolavoment qul arrcto le foetus, c'csl do porter cette obli(|iiil(1 au drgro exlr^ine en etendant le mnmbrc dans la inesurc quo coinporlent ses articulations (fig. 80),
Lorsque, an contralre, lo pled est rostö ä une cerlainc distance dn COUde, la direction du tibia etanl oblique en bas el en arriere, I'allon-gement du membro, s'il etait possible, no pourrait qu'etre tres bornö, et, on tons cas, ne ferait qu'angmontor ronclavement. 11 serait done indiquö de repousser lo mombre dans ruterus. Mais nous savons quo le pied est cramponnö sur lo plancbor du bassin, ce qui rondra presque toujours cotto manosuvre impossible. Pour qu'elle puisse
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Fig. 86. — Le mombro postöi-ioiir otant allongu on avaut, son pied atteinl. la base de I'orolllO.
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s'eirectuor, il est ovidonimenl ndcossaire quo les pieds soiont rostes sur le bord du pubis, tout ä fail n I'min-e du ddtroit,
Lorsqu'il y aura indication d'otendro les membres, on lixera dos lacs dans les paturons on au-dessus dos bonlets,et Ton fera oxorcor los tractions do bas en haul, la direction opposee ayant pour offol d'aug-menter la pression du jarret sur le pubis, et, partant, la resistance qu'il s'agit do sunnonter. Quelques volörinaircs out pu faciliter le mouvcuienl en introduisant la main ä plat enlre lo [nibis et lo mombro ; nous ponsons quo clans co cas ronclavement no devail pas etro excos-sif, sans quoi une parcillo manoeuvre oüt etö impossible on tout au moins fort dangcrouso i)oiir la main.
On remarqueraque le mombro ötant porlcdans l'cxtrömc extension, le pied atlcint cxactcment la base do roreille, chez le yean ainsi quo chez lo poHiaiii (lig. 86). L'atlirer plus loin ne pourrait 6tro quo nui-sible, on forcaiit la croupo ä s'incurvcr, ce qui rapprochorait le foßlUS de raltitudc verticalo, commc I'indique la lig. 87.
Line ibis les mombrcs posleriours suflisammcnt dtendus, on fait cxerccr los tractions simullancmcnt sur cux ct sur les anlcrieurs.
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OBSTACLES PROVKNAÖIT DES MEMBRES POSTfiRlEUUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;01)3
M. Dns parlo d'un cas oü lo meinbrc poslörieur droit du foetus, portö on avanl et alloiut de conlraclure, passait sous le venire et lon-geait onsutle le 0Ö16 gauche du thorax. Gölte complication ne nous paralt changer en rion los indications; niais il faul dirigcr lo pied pour öviler los lesions qu'il pouci-ail occasionncr aux parois du vagin.
Lorsque lo praticien sera conduit ä essayer do ropoussor los inem-bros, il devra faire pönetror la inain jusqn'ii eux, co qul est parfois rondu hion diilicile on raison du volume du fn'tns. Puls, saisissanl suc-cessivomont los pieds, il s'efTorcora de les soulover pour en diiiunuer l'adhörence au plancher du hassin, tout on los portanl dans ja lloxion a(in de los rcjolor au doli du pubis. Lorsquo le pied cst trop avancö et quo, on inömo temps, lo jarret n'osl pas cornplötcmont ücclii, on
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Fig. 87.
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Los pieds postirlenrs dipassant la base do l'oreille Indlqviont uno incurvation du tronc, qvil rund impossible le passage du foetus.
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\io\\vvi\\l peul-etre mener a hion l'opöration ot rondro on mßmo temps la manoeuvro ])lus aisöo, on portanl, coutro la face anlöiioure du tibia un ropoussoir dont on conliorail l'exlrömitö ä un aide. Nous ropcloiis quo cotte opöralion n'cst guöre possible quo dans los cas oil le pied hutle contro le hord du pubis.
Enlin, lorsquo lo fcclus osl tollomont onclavö qu'il y a impossibilitö pour lo pralicion de romplir l'uno ou l'autre dos indications precö-dontos, il luireslo la rossource de l'embryolomie,
lei, doux mölhodos sont on presonco: cello do Donnarioix qui, con-sidörant quo Ton osl gönö par l'abdomen du jeune sujot, domie le consoil de laquo; l'ouvrir et d'on retirer los ontraillos pour manoeuvrer plus facilement raquo;; il faul ensuite laquo; saisir les doux paturons, isolöment et successivomenl, dans Tanse d'unc corde, et operor, au nioyou d'aidcs, line traction isol(5o ot successive sur chaque niembre, pour on oblenir l'allongement au dehors. raquo; II est quelquefois trös dii'liciic do mener a bonne Qn cotte operation. Dans un cas rapporlö par l'auleur, cllo n'a pas durc inoias do quatro hourcs; il a fallu dösartieuior l'un dos membros postörionrs au jarret pour parvenir ä l'ölendro, co qui ne
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634 UYSTOCIE PCETALE. — I'llESKNTM'lONS ANTiailEUUKS DYSTOCIQUES.
sanrait nous (Honner, d'aprös ce que nous avons expose plus haut, en memo lemps qu'il en ressort la preuve que rallongement dos incmbres n'osl pas applicable ä lous les cas.
Une douxiümc inölhode consiste dans la section du corps du foetus auniveau do la vulve, suivie du relbulemont do la croupe dans la ma-trice, el do la sortie du troncon en position loinbo-pnbienne, les membios postörieurs on avant. Cello opöration dillöro do cclle que nous avons decrite dans Tarliclo procedont, en ce que lo train post6-rieur sort, ici, en position renversöo. 11 a suili, pour cola, de faire offccluor ä la croupe uno veritable culbulo, qui I'a rojotee au dolä des moinbros. — Donnarieix, qui avail, ossaye sans succös ce moyen dans le cas triis difficile quo nous avons resume ci-dossus, — cas ou, avanl son arrivee, le propriölaire avail fait liror par douze liommes sur vine corde passöe autour du con du poulain, — Donnarieix, disons-nous, a pre-loudu plus lard (ine cello mölhode operatoire etail impraticable; que I'espace s'opposail i\ ce que Ton put ronvorser du cölö do la malrico la portion rostanto du tronc. II a cherchc ögalcment ä clemontror cello impossibililö par uno figure geomelrique et dos raisonnemenls qui manquaionl un pou do clartö. Cortes, nous croyons sans peine qu'il cst impossible de renncrser tin cold de la matrice, c'esl ä-diro on la cul-butant dans le bassin, la portion roslanto du tronc; mais ce n'est pas ainsi qu'il conviont do proceder. II est essentiel, au conlraire, de repousser le tronfon fcetal dans Vulcrus; el c'esl dans I'utirus m5me quo la culbulo, ou plnlöl la version doil s'offeclucr, au moment oil les pieds sonl atliros dans le bassin par lo moyen des lacs que Ton a en la procaution d'y placer.
Du roste, los fails sonl contro Donnarieix. Marty, Uossignol pore, M. Uochard, onl prouvö par dos observations dötailloos, recueillies choz la jiiincnt et cliez la vnehe, quo cotte opöralion esl parfaite-ment possible. Cost egalomenl celle mölliodo qui a permis ä l'un dc nous vSaint-Gyr) d'opörer raccouchement d'une jmnonl chez laquollo cello presentation anormale s'ötail i'onconlröe. 11 osl vrai que, dans ce cas, la jument suocomba trois jours aprös; mais colinsuccösno prouve rien centre la mclhode, puisque, on definitive, ellc a permis do venir a bout d'uii accouchement qui, bien certainement, out öte absolumont impossible do lento autro maniöre. Cola no vent pas dire que cello opöralion soil loujours d'une oxöcution facile el sans dangers, bien au conlraire; co quo nous protondons seulomenl, c'esl qu'ollo esl possible, qu'olle esl ralionnelle el qu'ollo pout elre suivie de succös pour la mere (Consullcr, [)oiir plus do dötails an snjol du manuel operatoire, I'art. Embvyolomic) (1).
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(I) Les remanjements quo cct atticlo a subls dans cctm dcuxifemo dditinn font qu'il ne nous ost plus possible d'y roconnaiiro nolri! ponsiie priniilivo. C.eux done qui voudront la conuaitre sout pries de su reporlor ä la premiurc edition, pages 415 et suivantcs.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (P. S. G.)
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OBSTACLES l'ROVENANT DES MEMDRKS ANTßRIEURS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;t)3ä
Nous ne connaissons point do cas ou cctto complication, duo aux inembrcs poslöncurs, ait Ö16 observöe dans l'unc dos posilions laterales ou renvorsöes. Si la diflicultö vonait ä se prodnire, il faudrait, h tout prix, ponsons-nous, ropousser ios mcmbres et ramener, autant que possible, le foutus en premiere position. Jin cas d'impossibilite, on aurait recours ä rembryotomio.
Chez la ohivre et cliez la iirehis, Ins mcinbros postörionrs peuvont ögaloinont s'adjoindrc au corps et en gener la sortie. Si les voies malernolles sont relalivomcnt plus grandes qne clicz la vachc et la jinnent pour livror passage an foetus, il laut anssi recommitre qu'ellos pcrmettent bien dinicileincnt 1'introduclion de la main, en sorle que, dans los cas oü los sabots n'auront pas franchi luvulvc, il faudra pres-(luo necessaircmont rocourir i\ rembryotomie.
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U. — PRESENTATIONS ANriilUEURUS DYSTOCIQUES.
Les difficultös peuvont provenir : 1deg; des mombres anlörieurs; 2deg; do la töte; Ji0 ellos peuvont aussi resulter do la combinaison des directions vicieuscs do la töte et dos membrcs, seit anlörieurs, seit postö-rieurs. Toutes sont suscoptibles do so rencontrer dans les dilTörentos posilions quo 1c foetus pent occuper.
Nous etudierons d'abord chacune de cos difflcultös dans la position dorso-sacvic, la plus frcqucnte do tonics, el, avanl do passer ä la sui-vanle, nous ferons connailre les indications particulieres qui resullcnl do leur combinaison possible avec les autres posilions.
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ART. 1. — OBSTACLES PROVENANT DES MEMBRES ANTERIEURS.
Dans raccouchemont naturel, ainsi que nous I'avons explique en son lieu, la I6le so presente ctondue et appuyco sur les nicmbros anlörieurs, dont rcxtrömilö döpasso un pou 1c bout du noz. Les plods, Ios sabots, sont les premieres parties du foBlus qui se monlrent ä l'ori-(ico vulvairc. S'il en est autrcinonl, si le bout du nez apparait le premier, si les mombres restent en arrifro, leur direction n'est pas normale, et pout devenir la cause d'accidents. II laut done aller ä lour recherche et delruirc Tobstacle qui s'opposo ä leur sortie. —#9632; Us peuvont so presenter do qnalre manieres dilTth'cntos : 1deg; croisös sur la nuque; — 2deg; incomplölomont ötondns; — ',in llechis aux genoux; — 4deg; completcmcnt retonus. —11 ostclair quo chacune do cos complications pout so rencontrer dans toutes les posilions do la presentation anlerieure; en outre, olios no sont pas necossairemont idonliqncs pour les deux membrcs, dont I'un pent memo se presenter convena-bloment.
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636 DY8T0CIB I'fETALE. — PHESENTAT10NS A.NTEH1EURES DYSTOCIQUES.
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Un membre antörieur est crois6 sur la nuque.
Synonymik : l'resontatioii dc la tßto et (Ins membres antörlours; 1'un do ceux-ci est
placö sur la mi(|iiu.
Colte complication n'csl pas Uvs rare choz la jumnnl. IClIc a ctn sl-gnuleo par Favrc (lie Geneve), Itainard, Cai'twright, Lanziiloti. L'un do nous(F. S. G.) l'a rencontröe plusieurs fois. Elle coincide toujours avee la posllion dorso-sacree. Jusciu'ici, eile parail avoir oto observeo plus raromenl cliez la rwelie que chez la Jnmenilaquo;
Le pari soluble marcher d'abord rcgnliörcmenl, jusqu'ä l'instant oil la löte, duiiblöe du membre aulerieur, se Irouve arrelöc par l'elroi-tessc de la liliero pelvienne. Ea oxplorant, on Irouve dans levagln, et jgt;lus ou molns loin do Torilicc vulvairo, la löte et un soul pied. En conlinuanl ses recherebes, on proinonant la main sur les parlies ac cessiblos du feetus, dopuisla t6le jusqu'au garrot, on no lardo pas ä rencontrer l'autre membre, passe surlc bord supörieur de l'encolure, et croisanl la nuque an nivoau de l'arliculation du bonlct.
Gelle complication est genöraloinont pen grave. Hainard a memo vu, clicz une anesse, Ig pari s'effectuer spontanömont inalgrö eile, clcela a du arriver sans doule ä d'aulros praliciens. Gcpendant cllo n'est pas ab-solnmonl sans dangers. Oulro que ia parturition est toujours plus longue et plus laborieuse, rexlrcmilö dn membre devic do sa direclion normale pout butter conlre les parois du bassin, comprimcr., conlusion-nor, et memo porl'orcr 1c vagin cl le rectum, accidents sur la gravile desquels il n'est pas neccssaire d'insister. M. üenoubourg a observe un cas do ce genre sur line jument, donl 1'intestin sortit par la dechi-rure el lomba jnsqn'ä lone. AH'olec par la doulenr, cello bole so livra h des niouvcnienls desordonncs, qui occasioiinerenL do Ires graves lesions intestinales, el no cessörent qu'avec la mort.
La rcducliüti no presenlo, d'aillours, pas de difllculles scriouscs, et pout s'eltectuer dans lo bassin Ini-meme. On saisit le membre devie ä pleine main, un pen au-dessus dn boulct; on lo soulevc, on le tire do Colo, on le romel a sa place, ot on I'allonge an nivcau do son conge-nere. L'accouchcmont s'effectue ensuile par les souls elforts do la mere on ä l'aido de lügüres tractions exercees sur la lele ot sur les membres.
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Membres antörieurs incomplfetement 6tendus dans le bassin.
Svnonvmiu : I'rcscntation de la UUo ot dos membres antericurs; ccux-ci sont iucomplo-tomont dtendos dans lo bassin.
Gelle Präsentation, qui, en apparence, difföro peu de la presentation vraiment normale, constilue ccpendanl un obstacle assez scrieux ä l'accouchement nature!. M. Andrö (de Pleurus) a publiö une bonne
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OBSTACLES PHOVENANT DES MEMHUES ANTEIUEURS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;637
observation sur ce genre do dystocic, quo Schaack a cgalemcnl rencontre qiielqnefois choz la vaohe, toujours avoc la position verte-biosacrco. On la reconnait ä ce ([no le bout du no/ csl ä la haiilenr dos phalanges on les döpasso i)liis on moins. La tele ol los mombres so sont engages dans cette situation; inais les meinbres n'6tant pas siinisainincnl elendus, lours ailiculations supörienres, quidevraient precedor le thorax (voyoz p. 3(11), so superposont ä Ini et en aug-inentenl, sonsibleinent lo diainetre transversal. Les consequences do cet (Hal do chosos sont l'aciles ä prövoir : la poitrino, qui, lorsqu'elle est seulo, doit döjä eprouver uno reduction sensible alin do I'ranchir le detroil, no pent plus so resserrcr suflisainment pour s'accominodcr aux proportions de ce dernier, aussi no larde-t-elle pas ä 6lro encla-vce. Gependant, les articulations scapulo-huincrales, qui recouvroul la parlie la plus etroilo do la poitrino, ou meine se trouvont portöes legöroment en avant, parviennent a penölrcr dans le bassin; niais 11 n'en est pas do monio des arliculalions humero-radio-cubitales : cellcs-ci, placees i)lus en arriore, I'onnonl do cbaque cote uno saillio considerable, qui depasse les bords du dötroit et los oinpecho d'y pönctrer. (rest done surtoul par olles quo le foetus se trouve arretö. II no faul pas oublier, en effet, quo cos articulations presentent ensemble uno epaissenr de 14 ä lü centimetres chez lo ponlnln et do 14 ä 13 chez le tohh (voyez les tableaiix des pagos ;fß^ et .'i73), ce qui porto presquo au double 1c diametro transverse ou bi-costal de la poitrino.
#9632; iKiivatioiiM. —Vouloir lerminer raecouchement, sans remedior ä cotto presentation defeclueuse, scrait, ä coup sur, fort dil'licile etsou-vcnl mörno impossible, ainsi quo nous lo verrons plus loin. L'idße d'excrcer des tractions iiniquemonl sur la tele ne viendrail sans deute ä personne; en töut cas, —surlout choz la vachc, qui prcsenlc ä pen pros exclusivemont ceüe dillicullö du part, ä cause de retroitesso de son bassin, — la poitrine du foetus se trouverail cerasöo an niveau des articulations, car celles-ei no peuvent aneunemont se reduire. Ajou-tons quo ['existence de la mere se trouverait aussi gravemcnl compromise. — En ce qui concerne la clilaquo;gt;raquo;rc et la hrcbilaquo;, le danger serait övidemment moindro ponr olles, ol le foelus lui-meme pourrail avoir la vie sanvc dans certains cas.
D'aprösce qui precede, it n'y a done qu'une indication rationnello : ölondre les membres, afin de los aincnor ä la hauteur (|u'ils doivent oecuper par rapporl ä la lote. C'est cc quo font sonvent d'inslinct, pour ainsi dire, et avec la plus grande facilile, les proprielnires, lors-qu'ilsassistent au döbntdu part. Plus tard,on pent öprouver des dif-licultes pour remplir cello indication, qui paralt si simi)lo. G'esl lorsque de violents efforts expulsifs onl prodnit l'enclaveraent ^le la poitrino; ä ce moment, les tractions exereees sur les membres, — les-quelles dovraient produire l'exlension du bras el, en memo temps.
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fi38 DYSTOCIE F(ETALE. — PRESENTATIONS ANTEIUEÜUES DYSTOCIQUES.
porter en haut la parlie antdrieurc de l'öpaule,— ces tractions reste-raient sans rösultat ulile, au moins en ce qui concerne le poulain, dont lo rayon brachial est loiijours supörienr an diametre sacro-pubien de la mere (voyez le tableau dc la page 3()2). Sous leur influence, I'ar-liculation scapulo-hunierale irail butter contre le plafond du bassin, pendant quelaface postörieure de l'avant-bras presserait fortemenlsur le rebord pubien ; mais le brasn'arriverait pas h perdre son obliquitöen bas et en arricre. Chez quelques veniix, cette evolution serait peut-6tre possible (voy. le tableau de la page 373, troisicme colonne); mais, dans le plus grand nombro des cas, ello rencontrcrail la meine impossibi-lile que pour le poulain.
Ces diflicultes avaient dejä 616 signalees par Schaack, mais sans en donner la raison anatomique. Dans le cas qui nous occupe, lequel, disait ce praticicn, laquo; est le plus simple de tons, on parvient difficile-mentii ötendre completoment les membres, si on se contente de tircr sur cux; les bras, on s'ctendant, cloigncnt los coudes du tronc et les portent h so hourlor conlre le pubis, oil ils s'arrötenl raquo;; aussi recom-mandc-l-il de repousser prealablcment le foetus un peu au del;\ du de-troit anlcricur avant de lirer sur les membres (1); ct c'esl, on effet, ce qu'il conviont do faire.
On degagera done lout d'abord l'entreo du bassin en rcpoussanl dans la malricc la poilrinc du foetus et, avec ello, les arliculalions scapulo-humöralcs. Les membres seronl ensuile allirös successive-menl el sans la moindre difliculle, altendu quel'dvolulion du bras el do l'öpaule peul s'cn'ectucr librement dans la malricc, oil I'cspace nc fail pas del'aut. — Dösormais, l'accouchoment ne saurait plus rencon-trcr de resistance serieuse.
Si le foetus affeclail Tune des positions renversees, il y aurait lieu de romplir les memes indications, ä moins, ce qui vaudraitmicux encore, qu'on put le ramener en position dorso-sacr6e (voyez Position dorso-puhienne, p. (ilO).
Un ou les deux membres antörieurs flöchis aux genoux. Synonvmie : Präsentation do la t6te cl des genoux.
Cello presentation, Irfcs frcquenlc el souvcnl grave, se rencontre ü. pen pros egalemonl chez la vache et chez la Jument. Pour qu'elle se produise, il laut quo les membres anlerieurs aient garde la position qu'ils occupaienl pendant la gestalion, ou qu'ils n'aient eprouvö qu'uri redressement trös incomplet. Dans co dernier cas, les pieds ne peuvent penölrer dans le bassin, de sorle quo les contractions ulcrines, tout en chassant le fajtus, r6lablissenl la flexion du genou,
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(1) Coramuiiication inödito.
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OBSTACLES PROVENANT DES MEMBBES ANTßRIEURS.
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qui dcvient la parlie la plus avancöo du membre. Par suite, 1c canon so Irouve rapprochö de l'avanl-bras, landis quo lo boulel el le pied vonl se mettre en rapport avcc l'arliculalion luimöro-radio-cubilale (fig. 88).
A I'cxploration, on ronconlro tout d'abord la (etc, qui semblc elro seule et dont roxtretnilö dcpasso plus ou moins I'ouverlure vulvaire; puis, un pen plus loin, les gcnoux ßechis, reconnaissables ä leur configuration. Ges derniers ont (ranchi le detroit; mais les mcmbres, se trouvant repliös sur eux-mßmes, prösenlent un volume trop considerable pour quo leur progression soit facile. Pen ä pen,—relalivement au corps qui avance loujours, — ils sent done rejetös en arriere, de sorte que leurs arliculalions superieuies viennent, coinnie dans la
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I'ig. 88. — Presentation do la tite et des genoux (position (iorso-sacrce).
presentation quo nous avons eludice immcdialomcnt avant cclle-ci, se placer de chaque cole de la poitrine, el delcrminent de la möme facon rarret du fcclus. La presence du boulel et du pied, qui soul places pros de rarliculalion du coude, conslilue meine, ici, unc aggravation, car ces regions du membre conlribuent ä augmenler la masse totale du corps. G'est dire (pic, si Ton n'intervient pas, la sortie d'un fcclus do volume ordinaire est impossible chez la Jumcnt aussi bicn que cbez la Taohei mais ello pourra n'elro que difficile chez la chOvre ct chez
la Itn-liiN.
Les membres anlcricurs D'affcclant pas nöcessairemenl ensemble celte direction vicieusc, il va sans dire quo si Tun des deux se pröscnle bicn, les diflicullös s'en Irouveronl considerablemcnl amoindries.
ludicativua. — II esl nalurcllomcnt indiquö d'ölendre le genou et
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040 DYSTOCIE FffiTALE. — PRESKNTATIONS ANTEHIEURES DYSTOGIQUES.
d'anionorlit rögion phalangionno u depassor lo bout du noz. Uno sem-blablo oponilion osl Ires facile ä od'ecluer au debut du travail, lorsquo le foetus osl encore assez mobile pour pouvoir otrc repousse an loin; mais, lorsqu'll y a ouclavoincnl, la propulsion prealable devicnl Ires la-borieuse. Dans ce cas, M. Thomas, so basanl sur la longuour de ce que nous avons appclii le rai/on milacarpiun (voyez p. 115), penso que, chez la vaohe, il serait possible d'öloudro le genou dans rinlerieiuMiiöino du bassin. Si nous coiisultüus notre tableau do la page 'M'i (deuxiöme et troisieme colonne), nous vcrrons, on ell'el, ([lie lo rayon mötacarpicndu voau peul, dans quelques cas, se monlreregal on legere men t inferieurau diamotro Bacro-pubienlt; Toutefois, il fant tenir compte de la presence do la tele, qul s'opposcrait tres probablement ä l'excculion de la ma-noouvre poursuivle, Dans d'autres cas, an contraive (premiere et qua-trieme colonne), lo rayon niölacarpien ölant, comme clioz le poulain (voyez lo tableau de la page 362), notablement superieur au diamölre sacro-pubien, ['extension inlra-pelvienne du genou cst do toute im-possibilitc. Ajoutons cnlin quo, si Ton reussissait ä amenor ä soi les rayons mölacarpo-phalangieiis, on n'aurail, fait quo Iransi'oruicr la dif-liculte on colle cine nous avons ötudiüe precedemmont : la position do l'epaulo et du bras n'en serait aucuiiemcnt modiüee, et les membres restoraient encore incompldtement dtendus dans le bassin. 11 ne taut pas oublier, en efl'et, quo nous supposons le cas—#9632; frequent— oü la poi-trine cst enclavdo.
A nolro avis, base, du roste, sur los donnecs do la pratique, lo canon replie no serait pas capable d'empöchcr l'accouchement si les articulations scapulo-bumerales et bumero-radiocubilales ctaicnt a la place qu'elles doivent occupcr dans touto parturition normale, — on un mot, si elles n'avaiont pas 616 retardeos dans lour mouvement. L'indication dominante consiste done ä los ainener en avant, en exerganl des tractions sur le membre, tel qu'il osl, si Ton no pout obtenir I'oxtension du canon. A cot ell'ot, la main irninio d'une corde souple tlevra se glisser entre la tele et les parois du vagin, aller ä la recherche d'un genou, faire passer dans le pli do eclte articulation le bout do la corde, qu'on ira chorcherdu cote oppose, ct qu'on atlirera au dohors pour le reunir ä l'autre bout; — on s'assurora de memo du second inombre. Tons deux se trouveront, do celto maniere, saisis dans une anse de corde qui ne peut Iamp;cher prise, Une fois ce resultat obtcnu, on repous-sera le foetus dans la malrice, — ce a quoi Ton parviendra tonjours en y meltanl de la persevörance, — et pendant qu'on I'y mainliondra, les aides litevonlsuccessicemeni sur les lacs des donx membres, dont les genoux ne tarderont pas a avancor. Dös que ceux-ci auront otö amencs au point voiilu, les tractions exercöes sur les membres so transmet-Ironl an corps lui-meme, qui avancera en memo temps qu'enx. A ce moment, il sufflra d'aider un pen aux efforts de la mere ])our voir se torniinor l'accouchement.
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OBSTACLES PROVENANT DES UEMORES ANTEUlKl'ItS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;041
An sujot do la prehoiision du niornbro, tollc quo nous I'avons indi-quöe et pratlqudo nous-mötnea, —• oi avec nous beaucoup d'autres praliclons, — M. Thomas faltromarquerque la traolion exercöo sur los lacs tend a produlre ['extension du canon, — d'oi'i une pression d'au-lant i)lus considörable du beulet sur les parois vaginales quo la traction est cllo-inöino plusönergique, et, comme consöquenoo, une augmentation des soufTrances et dos difücultös. Pour remödior a cet inconvönient, notre oonfröro pense qu'il convlendralt de üxer, par un utEud coulant, lo lacs au-tlessus du genou. L'idöe est övidcimnciit bonne; maisello nous paratt d'uno cxecuUon dillicilo; en outre, la pratique nous a appi'is quo lo genou pout progresscr cnölat de flexion, et quo los blessures du vagin, en pareil oas, no sontröellementpasäcraindro. Nous avons aussi constate quo le canon so redrosscsculenientaprös quo lo piod a francbi la vulve, ce qui vient conlirmer co (pie nous disions pins haul do rimpossihilUe d'en produirol'extension duns lo bassln.
Ouclqucs praticiens ontconseillö, aprös avoir saisi le raembre par le pli du genou, do faire tirer siip la corde pour I'amener pros de la vulve, et d'on faire l'ampulalion ä l'articulation radio-carpienno. Une lello op6ration, en permettant l'arrachement de rcxlrcmitedu meinbro, aurait pour rösullal de diminuer d'autant lo volume do la masse encla-vee. Malheureusement, ello oblige an sacrifice du foetus cl, do plus, olio est d'uno execution difficile sur le veati, aussi longlemps quo le genou resle cloignö do la vulve do la more; — et lorsqu'il apparail, an dehors, la dcsarticulalion devient inutile, car, k co moment, le coude a franchi lo dölroil ct renclaveincul n'oxisto plus. J^a plus grando longueur do l'avant-bras du ponlnln permot au genou do so rapprochor do la vnlvo avant que 1'enclavement ne soil d6truil; lorsque lo jeune sujet a cossö de vivre, le vetöriuairo pout done on praliquor la dösarticulation s'il le juge ä propos. Lo Ires faiblo avanlagc quo I'on pout relircr do cello operation nous interdit d'on conseillor 1'usage lorsque le foetus, — quelle qu'en soil, I'especo, — ost encore vivant.
Disons enlin qu'il osl des völerinairos qüi piöförenl au.x cordos les crochets mousses appliquös, comme cos derniöros, au pli du genou. Ils s'en servent meine pouroperor lo redrcssemonl et les appliquont alors au pli du paluron. (.ctto prelöronco no nous paratt pasjuslillöo. Gomme agent de redressement, lamain ost sans contredit lo meilleur de tons les inslrumcnls; et, comme moyen de traction, la corde l'emporte, ä notre avis, et de beaucoup, snr tons les crochets possibles. Elle lienl pen de place; ello s'aecommodo aisement, par sa souple so, aux surfaces avec lesquelics ello doit ötro mise on rapport; eile no pout pas blosscr les organes do la mere; onfin, quand olio csl bien placeo, ellc offrc une prise aussi solide, pour lo inoins. quo n'importe (inol crochol. Nous reviendrons. du roste, sur l'cmploi comparatif des cordes et dos crochets en obslclriqnc velcrinaire.
La prösenlation dyslociquo quo nous venons d'6tudier en position Sai.ni-Cvi\ ot Violet. — Obslelriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 41
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042 DYSTOCIE FfETALE. — PRESENTATIONS ANTER1EÜRE8 DYST0CIQÜE8.
dorso-sarrrc pout, sans doule, so combiner avcc les (mires posilions, noliiinnionl avoc \a. dorso pubienne,'mfxis QQa GOß doivent laquo;Mre assez rares, car nous n'on connaissons qu'un, public par Arnal on 1843, L'observalion en avail 616 lournio par uno vacho arrivöo au nonviömo mois do. la geslalion. (loilo bole snccomba auxsuites d'un avorlement compliquö de döchirure de la matrlce, Lo foetus, en position renver-si'o, avail les mombres antörionrs repliös sm- la poitrine; toutefois, los genoux n'avaiont pas encore pönötrc dans Ic dölroil.
Le di'lant d'extension des inombres conslilue sans donte nnc coin-plicalion do la position dorso-pnbionno, inais uno complicalion on quelque sorlo allönueo, attendu quo la partio do la poitrine olargio par los articulnlions qui soul venues s'y ajoutor correspond an diainöLre bis-iliaque supdrieur, •— lo plus grand dos diamölros transversos du bassin. II sera done assez facile do roponsser le Icelus el d'amener les genoux, apres (pioi lo part so tonninora presque aussi aisemotil ([uc si la posilion renvoi'sco ötail simple. —Si lo foetus ponvailiMro repousse assez loin, I'indication ralionnellcscrail evidonnnenl do le romctlro on position dorso-sacroe, apres qvioi on ainöncrail los piods dans lo bassin.
Un ou les deux membres antörieurs reportös eu arrifere en totality.
Synonyuie ; Prösentation do la tcto scnln, on aecoropagnöo d'un soul monibre.
Gelte Präsentation, qui est toujours grave, so rencontre sonvent chez nos grandes femelles, — pins souvent, d'aprös Pavre, chcz la ju-iiu-iit quo cbez la Tiidic. De inöino quo la pröcedente, olle est, le rosul-lat d'une extension nnllo on insufÜsanto des inombres antörieurs, iorsque lo moment do la sortie du foetus est arrive; et commo, dans le cas prdsont, les genoux no pönolront, pas dans le bassin, les avant-bras so trouvenl reporlcs on arrlorc, et, avec eux, la tolaiite du inombro (flg. 8!raquo; et 00).
Gependani les contractions uterines font avancer le foetus; —apres la tele et rencolure, qui out franchi le detroil, la poitrine l'aborde ä son tour, flanqude do chaque cotc'^ par les epaulos, dont los articulations sont trds saillantes. C.elles-ci bultont done contre les branches monlantes dos iliums, aussi I'dpaule s'inclino-t-elle pen a pou en bas et on ai'riero, pendant quo sa paitie superieure, dovenuo anterieure. pdnötre avoc les premieres cotes dans 1'excavation. A ce moment, la tele osl sm- le point do sortir do la vulve: encore uno contraction sou-tnnue, ot, eel orilice sera francbi; mais si la more roste livröe ä ses propres forces, (die no ponrra |)as en faire davantage, attendu que la poitrine du footus so trouve, desormais, solidemenl enclavee.
Ici, coimiK! dans los deux prösenlalions dyslociques pröeödentos, le volume de la poitrine ölant augmentö do eclui des membns, dont les articulations torment saillic do chaque cote, 1'accoucbcnienl est a pen pies impossible sans delcrminer do graves lesions chez le foetus;
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OBSTACLES PROVENANT DES MEMÜRE8 ANTfiRlEURS
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il no serail pas non plus sans danger pour la vaobei quant a la .{umciit, les dimonsions do son bassln lui permettralent do mieux sup-
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Fig. 89. — Pi'usoutiitiou do la t6to ct d'un moiubro anloriuur (posilloil dorso-sacröo). porler I'cxtraclion forcco; il en sorail do inomo do la oIkmi-p of. do
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FJg, 90. — I'i'usentation do la töto soulo ^posilion dorso-sacröo).
la brebis. NaUiroIlcmonl, los difficnllös soraicnt moindros si un mem-bre accompagnait la t6lc; lo raquo;enlaquo; poniTait olro ohlonu vivant, ainsi
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644 DY8T0CIE FffiTALE, — PRESENTATIONS ANTEUIEURES DYSTOCIQUES.
(|ii(! cola est ari'lvö i^ Tun do nous dans plusiours cas, oil 1'on n'avait plus qu'fii choisir enlrc I'exlradlon forcoo el rembryotomie. —Do son cölö, M. Denoubourg nous apprend que laquo; toujours raquo;il a pn exlcaii'o lo itouiain sans li'op do dülicullc, — qu'un soul inoinhro soil roslö on arriorc, on (pie les deux aicnt öle relemis;— mais nous pensons bieu qu'il devalt lt;Hrc inoil. En ce qui concoruo Tospoce bovine, 1c möme anlonr a pu laquo; assez souvonl raquo; oblonir des voaux vivants, alors qu'un soul mombre oil inönie les dnux ölaionl rostcs en arriöre.
Les mesures que nous avons prises sur plusiours animaux nous onl döiuonlreque 1'adjoncliondes niombresanlerioui's, tolaleinenlrolonus, donnail a lapoiLrino un volume un pen inoindre que radjonclion des meinbios poslerieurs, lersque ceux-ci sonl poclös en avant. Le tableau sulvant resume ces mesures ;
Voaux, Pouloln.
Circonrörenoe sctipulo-thoi'aclquo............... 80om 71''1quot; iwm
Clrconröronco do lapoltrlnerenrorcäsdes tuombros
postcrieui-s................................. !).quot;) 00 72
Circoufdrönco do la poiU'lnG renforcöo dos ruombros
antörleurs.................................. 00 S5 10
Ch'conferoncc de la poltrlno renforcoo d'uii soul
ineinbre..................................... 8't Kü C5
En comparanl ces chiilVos, on rcslera convaincu quo si lo footus peul ölre cxlrail avec los mombros poslerieurs accolos a la poilrinc (voyez p. 030), — an piix, il est vrai, do lesions le plus souvonl mor-tollcs, — il osl dgalement capable do francbir les passages dans la presentation cpif^ nous eludions en co momonl, lout en causaut et en öprouvaut lui meine do moindros dommages. Dans quelques cas exccplionncls, lo veau pourradonc sorlir vivanl, ainsi que I'a observe M. Denoubourg. — Nous repotons que, avee un soul inembro rolcnu, rextraclion sera moins laborieuse encore, et lo rösnltal dclinitif plus salisfaisanl.
Diagnostic.#9632;—Lorsque le völörinairc est appclö, il Irouvc la tele seulo, mais en bonne direction, tantötä rcntree jnome du bassin, lan-lol döjä ongagöe plus on moins avant dans le canal, tantot i lorificc vulvairo, iantöl ondu dejä sortie dos organos genilanx, suivant la pe-riodo du part ä laquollo il proeöde ä l'exploration. Le pelil est assez souvonl vivanl chez la vaehei il est ä pou pros toujours morl cbez la .iuiiipnt. Aucune parlio des membres relenus n'apparalt ni ne pout etre sentie dans lo bassin; its soul rcslcs en totalite dans I'abdomen, ä part ccpendant lo cartilage do prolongcmenl du scapulum, lorsque la poilrinc osl cnclavöe. Si la töte n'a pas depassö 1'excavalion, la main pent rencontrer les membres dans Irois positions dilTercntes, suivant le chomin parcouru par lo foetus : dirigös prcsque vcrticalemenl en bas, los avant-bras bultant con Ire le bord antörieur du pubis; —
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OBSTACLES PRÖVEMNT Ulis MEMBRE8 ANTfiRIEÜRS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C4!i
couches sous l'abdomen; — Eippllquäs oxaclemont conlro los parois Ihoraciquea ei le flmic. iiKiiciitionH. — L'indicalion ralionnelle ost, dvidemment, d'aller it
la rcclioi'cho dos mombres relonus,— apivs avoir repoussö Iq foDtus au dolädu dclroit, s'ilyalieu, — do losälendregraduellement, progressi-vcmcul rayon par rayon; do los amoner l'un aprös l'aulre dans lo Ijas-sin, oldc lonninor raccouchomcnl par dos Iraclious tndnagöos.
Cello indication peul öti'e parfaitement rompiio quand la töte est encore dans i'abdomen ou 11 peine engagöe, ol mäme lorsqu'elle est döjä arrivöe dans 1'excavation J ntais 11 n'en osi plus ainsl lorsque la löle a franebi la vulvo; la propulsion dovionl alors oxlromomonl difli-cilc iioblouir : 1quot; parco quo la poilrine csl onclaviio; 2quot; parco quo la lelo dovant rentrer dans rexcavallon conslitue une difflculld de plus; ;f0 parco fine cello region no fournlt pas uu point d'appui convenable A roperalonr, qui esl dans la nöcossilö d'aller le cliorcher sur ie sternum, el dont lo bras diininuo d'aulant I'espace qui dovrail livror passage ä la lole. 13ieii quo lo repoussoir nail pas co dernier ineonveiiionl, la propulsion ä l'aide do col instrument no sorailguöre moins difllcile.
11 n'en faul pas moins, si le foetus est vivant, lenterde ierepousser, al-tendu ([no c'osl lo soul moyen qui puisso permettre do ramener les tnetnbres on presentation convenable. Donnarieix rapporte, il esl vrai, un cas relatif ä la Jumenlt; oil la lole du ponlaiu mort pcndail hors do la vulvo, cl oil il fut assoz habile pour ainencr snccossivcnient les deux membres pliös aux genoux. Nous pensons laquo;ine, choz la raquo;ache, la manocuvro serait bien difficile, sinon impossible, on raison do I'clroilessc do son bassin.
Mais on pcnl ochouor clans ccs tcntalives do propulsion. En face de celte grave difflcultd, los avis des praticiens soul rorlomenl parlages. Los uns — et M. Doneubourg esl du noinbrc — veulenl quo Ton pro-code ä ['extraction forcöe, en faisant exercer sur la lolo du foclus des tractions önergiques, soil par des aides on nombre süffisant, soit memo ä l'aide du Ireuil, des moulles, olc. Los an Ires prörörcnl avoir recours ii la döcapitation, et ils cilent des fails qui prouvenl quo, aprös cello opcralion, la propulsion esl devenue possible, olle pari a pu so terminer d'une maniöre heurouso pour la more. 11 faul övideminent choisir entreces deux maniöres de faire, car il s'agit do cas dans lesquels le pari esl impossible sans une intoivenlion Ires aclivo, et oü la gravilö des circonslanccs expllque et justifle i'emploi do moyons exlremes : melius anceps quam nullum, Voici, i\ cot 6gard, (piolle ost, la regie do conduitedont nous conseillons I'adoption : 1deg; si la lelo ol une partie de I'eneolwe — accompagncesou non d'un ineinbre—soul sorties de la vulvo, c'osl un iudice, chcz la tachlaquo;laquo; quo la poiliino csl forlomoul engagöe dans le delroit, cl quo des tractions pourront terminer l'ac-couchemenl; e'est done ä ce moyen quo Ton aura recours; — 2deg; si, malgrd les cfforls dc la bole el le temps ecoule, la tele arrive k grand'
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CIO DY8TQCIB POETALB. — PRESENTATIONS ANTKlllKUUKS DY8T0CIQÜE8.
peino ;\ francliir In vnlvo, nosprr'Tcrcnccs, Ijasiics sni'la praliquo, sonl pour la döcapltalion laquo;hi veou, qul so fait sans Irop do dillicullös, et sur-toul sans danger pour la more. Uno Ibis quo lo corps ost ropoussö dans I'abdomon, lo redressement ties membres ost facile, on ralson mome do la suppression do la (olo, donl la prösonco ost loujours, pins ou inoins, une cause do gone pour I'opdraleur.
En ce qui concerne lajumeut, la mort presque constante do son prodult laisse ioui(! latitude i\ I'accoucheur, lt;pii dovra loujours pröfö-rer les moyens les moins pörilleux pour la mere. Nous nous adresso-rionsdonc ä la decapilulion, qul, aidec an bosoin do l'aneslhösie, per-mctlrail la propulsion du ponlain et lo rodrcsscincnt des membres. Cependant il no faul pas oublier qu'il ost souvcnl possible de döbar-rasser plusvitela jument par I'oxtraction forccc, tout en no Ini faisant pas courir sonsiblemont plus do dangers.
La presentation do la idle seule ou aecompagnöe d'un seal membre, venant compllquerl'une ou l'autre des positions htlcralcs ou renversies, rend evidominenl la sortie du fu'lus pins diflicile que dans les cas ou cos positions sonl simples, — D'une mauirre gönörale, lo pratlcien dovra s'eHbrcer tout d'abord de rcinetlro lo jeuno sujol on premiere position aulcrienro; il pourra anssi, en tenant conipto do la forme du dölroit, se contenter do faire correspondre, par une rotation elfoctuec a propos, les plus fortes dimensions du foetus an plus grand diamötre du bassin. Paisons loutefois observer ([no, en ralson dc la largeur plus considö-rable du detroit dans sos paitios superiourcs, la Präsentation dont il s'agil conslituo, do memo que les deux precedontes, uno complication inoins grave pour la position dorso-pubienne (pic pour la position dorso-sacrre. II en resulto quo, si Ton tronve lo foetus deja foi'loinont engage, il serait tres ralionnel do terminer raccoucbcinenl sans essayer do Ini imprimer la moindre mutation.
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M. Daire a fait connattre un cas de presentation do la tele scale, oil les membres occupaiont uno posiliou en quelque sorto inlermcdiairc enlro cello que nous venous d'eludior el la precedentc. Un vcau hydro-ccphalo so presentait par le front; los membres elaiont rostes en arricre. Apres ponclion de la tumour ct Evacuation du liquide, on put remottrc la tete ou bonne position et ramener hors dc la vulvo; inais, ä parlir dc co momout, la resistance ä la sortie du foetus paraisaant insurmon-table, ropcralcur pratiqua la decapitation, repoussa le foetus el put so livrer ä uno exploration renduc plus facile. II reconnut que I'obstacle provonait des membres antericurs, les(piols, croiscs comino les jambes d'un taiileur assis sur sa table, no pouvaient, en raison do lenr direction Iransversale, franchir le detroit. On n'eprouva aucune dll'liculte ä deve-loppor cos membres ct a les engager l'un aprös l'autre dans 1c bassin.
Nous nous bornerons h cello mention, ne jugeaiil pasutile dc con-
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OBSTACLES PUOVKNANT DR LA TETE.
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sacror un arliclo spöcial ii unc presentation roprösontcc par co cas unique ei d'uno röductlon si l'ucilo.
La diriicnllß rpio nous venous d'exaininei' cst, do mihno (|iio les doiix pn'scödoiiles, ä pen pros inconmio chcz los femelles oavnlroroi. Que los membrea antörieurs so präsenlont on tnöme lempsque la töte, ou qu'lls accompagnent la poitrlne, —^ co qul ost asscz habituol, — lo l'ostus passe ögaloment hien lorsqu'il n'a pas im volume excessif. Dans lo cas ufi, au conlrairc, lo döveloppement du fcolus osl considerable, la presence dos mennbres accolös au thorax n'en augmenle i)as les proportions d'une l'acon bien sensible. Nous ne pouvons done que ron-voyer lo lecteur a l'aiticlo Dysiocie par excös de volume du fu'/ns.
AKT. II. — OBSTACLES PROYENANT DE LA TI:;TE.
Si Ics mauvaises directions dos mombres sonl nno cause grave do dinicnUes dans I'accouchement de la vaclie ol de la Jimioul, les devia-lions de la 161c on sonl uno aulro non moins fr^quenle et plus grave encot'o. La telo, en cll'ol, csl Irop voluminouso, surloul chez lo veau, pour qu'en s'ajoutant au volume do l'encolure, et surloul du tronc, cllc ne forme pas, lorsqu'elle csl divorsoment repliöo, un obstacle presqite invincible h la sortie du produit.
Ces deviations peuvent d'uilleurs so rencontrer dans Ionics ou presque toutes los positions do la presentation anlericuro ; (dies pen vent aussi so montrer isolees, c'est-ä,-dire avee les metnbros convena-blcmcnt places, on bien coincidoi' avee une mauvaise direction do cenx-ci. —Nous supposons, dans col article, pour plus de simpli-cile, quo la tele seulo esl device. Elle pent elro : 1deg; llediie sur l'encolure, so rapprochant ainsl |)lus on moins do l'altitude du cheval dil encapuc/wnnd; %quot; porlöe en bas, l'encolure 6tant elle-möme fortement llccliic ; 3quot; dovieo latcralcnicnl el ])orlco plus on moins loin en arricre sur I'cpaulo, cljnsquc sur le llanc du meme cole; i0 renversce et por-leo snr le dos ou sur I'nn on l'aulre eöle de la poilriuc.— Lludions successivement chacun do cos cas particuiiers.
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La töte flöchie et plus ou moins encapuchonnöe.
Synonvmie : Prösontatlon do lo nuquo (Lanzilolti).
Prcsenliilioii des momlires anlmours ot dc la iiuiiuo.
(jotlo anomalie se produil vraiseinblablcmcnt par le mccanisme snivanl. Si, an momenl oil lo foetus arrive k l'entröe du bassin, la Icle no so trouvc pas cxaclomcnt dans I'axo do colui-ci, si eile csl im pou I16cliic, die rencontre par rexlrcmilc du chanfrcin lo bord anldriour du pnbis, conlro lequel cllc s'ai'rclo. Gepondanl, les contractions nlenncs, continuant ä chassor lo Icelus, donl los membrcs antdrlours supposes
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C4S DYSTOCIE FOJTALE. — l'HKSKNTATIONS AISTKIIIEURKS DYSTOCIQUES.
on bonne dirdolion out franchi sana peino lo (l()troit, la löle, retenue
par son cxlremite inloriom'o, so llochil, do plus on jraquo;1iis sur l'encolure, an point quo sa lace anlörionro vionl roposor sur lo planchcr du bassin, pendant tiuo sa face posloriouro s'applicjuo centre la trachoo ; —olio g'engage ainsi, la nitque on avant, lo bout du no/, dlrigd vers lo ster-nnni, ol c'ost dans cello situation que la main oxploratrico la roncon-Irora, pröccklco dos membros cl plus on inoins avancee dans lo canal pelvien (flg, 91), On comprend que la masse resnllanl du rapprochement do la löte, do l'oncoluro ol des avanl-bras, doll offrir un volume tellemenl considörable qu'elle no pent avanoer dans lo bassin qu'avec la plus grande difflcultö. Uno intöressante observation do notre ancien
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Fig. Oli — Prösontalioii des membros aiiti5riours ot do la iiuqne (position dorso-saeröo).
mailro, F. Lecoq, prouve cependant quo, chezlajnmont Ionian moins, lo part n'est pas absolnmonl impossible dans cello position, grace, sans doulo, an pen do volume do la löte du poiilain. laquo; La tote, dit F, Lecoq, ötail tont ä fail oncapuchonnoc el forloinont eugagöc dans le bassin, on olio so tronvail tollomenlcoinpriinöo qu'il ötaitimpossible do repousseriefoetus... Je i'essaye cependant, dit M. Lecoq, en täcbant d'appliquer encore pins immödiatomenl la löte centre l'encolure. Pour cot elfol, jo passe la main snr le cötö do la tele, el jo rolöve taut soil pen lo bout du nez; au meine Instant, la bole redoublant sos efforts, j'aido par uno legere traction, ol le poulain sort dans la position oil il se trouvait dans l'utörus, cl sans qn'aucun dechireinenl ail lion au pöri-1160. raquo; — Lo ponlain olait inort, ce qui est, nous lo savons, la regie dans cello ospöco; inais la jnmonl ful promptement retablic.
Nous doutons qu'en paroil cas I'accouchement soil possible chez la ^raquo;laquo;•iio, en raison, tout a la Ibis, do lolroilcsso do son bassin ol du volume considerable do la töte dn voau.
liMlicatloug. — 11 laut ramonor la lote dans roxlcnsion. Trös facile ä olfecluer lorsque la löte est encore lout enlierc en avant dn bassin
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OBSTACLES PROVENANT DE LA TETE.
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ot, par consöqnont, trcs mobile, cotlo opäraliotl no saurail ütrc prali-iiuöo sans la propulsion prdalable du loclns, lorsque la töln a döja pd-nctrö dans rexcavalion ot s'y ost cnclavec. (Vcsl que, choz lo poulaquo; luin, ot Irös sonvenl, clioz lo raquo;can, cello parlie presonlo uno longueur qni excöde lo diamelrc lo plus considerable du bassin (V. los tableaux des pages 362 et 'M'.i). Copendant, chez ce dernier animal, la loiignonr do la t(He ost quelquefois ögale on lögörement införieure au diametre sacro-pubion : dans ces cas, pout-ßtrc pourrait-on on obtenir I'oxten* sion sans avoir bcsoiu do reponssor lo IVjcIiis dans I'abdomen.
Lorsqu'on no pout effectuer la propulsion, il no reslo plus qu'ä tenter Vexlrnction f'orccc, quolque cbancouso qu'elle seit. Dans 1'im-possibilite on I'on csl d'appllquer lo licol-forceps, comino do passer un lacs ä la inAboiro iulorionre, on se sort do crochets que Ton implanle dans Ics orbiles; ils lionnent Lien, et lo voan n'en eprouvc, on cas do survio, aucun dommago serieux.
La presentation des membres el de la nuque pent cvidemmonl s'ob-server clans dos positions autrcs ((tic la dot'so-sacräe, plus souvont sans doulc dans la dorso-pubienne quo dans chacuno dos autres, en raison memo do la dillicullö quo la tele eprouvo ä s'etendre sut'lisainmont pour laquo;'engager dans le bassin, lorsque le f.X'lus ost place sur lo dos. Dans ces cas, lo praticien devra d'abord reponssor le belns el, s'ell'orcer, s'ily a lieu, — e'est-a-dire si, en raison do son volume, le foetus parait devoir passer difflciloment, — do lo inellro dans une position ponvant permetlre I'accouchement, aprts quoi il se conduira comino nous 1'avons expose ci-dessus.
Chez la laquo;iiivre el chez la brebls, lo foetus sera egalcmonl ropoussö ot sa töte ölondiie. Lorsque celle-ci ost dejä arrivce dans rexcavalion, il n'y a qu'ä terminer raccouchement au moyen do crochets lixds ögaloment dans les orbiles, — ce qui no saurail proscnter do bien grandes dUliculles.
h'e.tlraction forcde An foolus, lol qu'il so prösente, constilue h pou prcslc soul moyen auquol il serail indiqnede recourir chez la chlenne el chez la ehatte.
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L'encolure est flecliie et la töte port^e sous la poitrine.
Synonvmie : Presentation du börd snpericui' do I'cnrolnro (Lanziiolli).
I'resi.'ntation des membros antöriours ot du bord supöriour do I'oncoluro.
Si lo foetus en presentation anterieure aborde le dötroit avec I'en-colure llechie el la löte i)laceo plus has que le pubis malernel, les contractions ulerines auront pour otl'et d'accenlner cello llexion el de faire descendre la tele do plus en plus, tout en la reportant en arriere.
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030 DYSTOCIE FCETALE. — PRfiSBNTATIONS ANTERIEUIIRS nYSTOCIOUKS. Gclle-ci arrivora done sons la poilrinc, pnis sons lo vcnlro (lig. lt;)2); cllo csl inline capable do retnonlor h droite ou ä gauche centre la region costalo, aprös avoir conlonrnc l'un dos avant-bras (Barboy).-
A I'exploration, la main de raccouchour, en suivanl les incmbres, linil done par rencontrer le bord supörieur do I'encolure, ([ni Lntlo oonlre lo pubis, et (|iii csl trös facilement roconnaissable. Quant iV la tölo, il so peul qu'on la Ironvo lo nez el la boncho en haul, snr l'un des cölös du thorax, en arriurc du coudc corrcspondant; — lo plus souvoiil eile osl reslöe dans nno situation döciivc, lo front el lo chan-frein en rapport avee la i)aroi nlorino, de sorle (jnc la main oxplora-trico rencontre successivemenl los oreilles, puis los orbites ct enfln,
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Fig. 02. — I'i'c'sciitatioii des membros antörieurs ot du bord sapdrioar do I'encolui'e
(position doi'so-sacroc).
la bouche et los narines. Ccsdcrniörcs parties no peuvent pas loujonrs elre facilement atleintes, on raison do la profondeur ä laquelle olios sonlsiluecs. Naturellement, les dillicullos sont moindres pour lo veau
(|UO pour le poulnin.
Aiusi ropliö sur lui-möme, lo telns des grandes femcllos ne saurail pönölrer dans lo bassin : Iquot; parce fpie la poitrine renforcee do I'onco-lure conslilno uno masse d'une hauteur trop considerable; 2deg; parce quo, ainsi qn'il osl dil plus haul, I'encolure butlö contre lo rebord pubion, au-dessous duquel eile lend mftme ä s'enfoncer.
liiiiicaiionH. — On dovinc sans peine qu'il landrail rodrosser I'encolure ol ramouor la lolo on avant. Cello operation, reialivemonl facile an döbul du lravail,presen(e, an conlrairo, les plus grandes dilTicullcs, OU mönic devienl absolumonl impossible lorsqnc los caux sc sont
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OBSTACLES PROVENANT DE LA TETE.
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('#9632;eoulccs cn grande parlin, et quo, la inatricc, revonno snr lo fn;(iis lt;quot;i l'enserrant dlroitemenli s'opposn m la propulsion, Blen quo lo foßlus no puissc s'onclavcr, pulsque sa poilriuo roslc on avanl du bassin, il ost iiöaninoius necossairo do lo repousser avanl loiitc; lenlalive de röducllon alln do dögager l'encoluro, qui s'est d'aulant plus avancöe sous lo puljis quo los efforts expulslfs onl cl6 jilus önergiques el jilus prolongös.
Lorsquo los efforts lonlös dans co sons rostciil infniclueux, il n'y a d'auli'o ressourco que Yembryolomie. En co qui concerne la l'omollc donl lo fa;lus cst inorl, — co qui osl prosquo loiijours lo cas pour la Jument, #9632;— nous cslinions inöiuo qu'li couviout d'y recourir le plus löl possible, c'ost-ä-diro dos quo l'exploration, et, au bosoin, quelques tractions auront dömoulrö quo, lout on ölant incertaine, {'extension do l'encolure et de lalolo cluil ontraiuor dos inauu'uvros ä la l'ois pöuihlos pour l'opörateur etdangereuses, par lour duröo, pourla patiente.
Vavulsion d'unet, au bosoin, dos doux mouibros anlöiioui's, suivanl la mölbodo plus on moius modiliöo de lluvollicr, cst lo nioyon a empioyer. A la vöritc, colic operation no change rien ä la position de la lölo; inais olle donne de l'espace pour niaiuruvrer. Grdce ä collo opöralioii, l'un do nous a pn loruiinor un certain nombro d'aecoucho-inonls de collo nature, dont plusiours choz la yuc-iie ol un ebez une Jument, qui eussont 6lc absolumont impossibles jiar d'aulros moj'ons. Choz collo derniöre femelle, ou travaii clepuis plus de quinze heures, ol dont l'ulerus enscrrail le foetus do Irös |)ivs, l'arrachemenl des doux inoiiibros no permettant pas encore lo redressement de l'encolure, il iallut passer uuo eordo dans la coueavile de cello-ci, ol engager dans cello attitude iepoulain mulilö. Sous l'iniluetice dos tractions, la I6I0 se rapprocha el vint prendre, sur l'un des coles, la place du membre arrachc; lo centre do la courbe do l'encolure fut changö, et cello region put culin pönölror dans lo bassin. Pent-ötro lo foetus aurail-il pu, ainsi replid, franchir onlioroinent los passages; inais le cou clant arrive au niveau do la vulvo, on crut plus prudent d'en opörer la laquo;cction ct d'oxtraire onsuile isoleinoul les doux Ironcous. La jument se rölablit Ires vile.
M. Barbey, dans le cas cite plus haut, dul ögalomol recourir ;\ I'dn-bryolomio. Le monibro droit fut arracbö, ce qui laquo; rondil ensuite I'ex-traclion facile. raquo; Enfln, e'est grdce ü cello operation quo M. Collin (do Wassy) put terminer trois accouchements, un chez la vache et doux #9632;chez la jument, — laquo; oü de nombreQses et intempeslives manipulations avaient (5l6 oxorcces avanl son arrivec, ct 011 les voios gcuilalcs claicnt fortement lumcliees (I). raquo;
Lo passage du locliis cn presentation dos membres et du Lord supe-
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(1) Cominunicalioii inciilitc.
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C!i2 DY8T0C1E KiKTAMi. — I'RliSENTATIONS ANTERIEURE8 DYSTOC1QUES.
new de l'encolure, nfl pouvant ölro quo i)lus difflcile dans toulo aulro position ((iK' la premUre tiutericure, il y aura toujoui's avanlage ä replaoei' 1raquo; joune sujol duns cclte posilion. En cas d'impossibililö, o'osl encore a {'avulsion diss imnabres qu'il laiulrail recourir pour diminuor lo voluino de la masse.
Pour tHrc moindres ehe/ los potltea fomollesj en raison des proportions plus grandos des passages, los dil'liculles do la presentation qui nous occupo sonttoujours eonsidörables. dependant \'extraction fovoie
a qnelquos cluincos do reussilo.
Li'encolure est inllechie latäraleinent. et la t6te port6e plus ou molus loin sur Tun des cötes du corps.
Svnoxvmir : Präsentation do la faro droito ou gaucbo de l'encolure (Lanzilotti). Pr6sontation des mombres anWrieurs ot do l'uno dos facos latörales do l'encolure.
(lotto prosonlalion anormale est corlainoinont la plus IrequeiUe de toutos, aussi bleu choz la vaolie (pio ehcz la Jumout) e'est parfois aussi l'uno dos plus graves. Dans noiubre do oas, la tote et l'encolure sont siniplemonl inelineos sur le cötö au lii^u d'ötro dirigöes suivant Taxe du corps. D'aulrcs fois, la prösentation dont il s'agit est la consö-quence forcöe d'une contracture (V. page S73), car on voit choz lo foelus, apres sa sortie dc la inutrico, l'encolure ne pouvoir 6tro re-dressöo ot lu tote presenter, du cotö de l'inflexion, uno concavite pour so moulcr sur la convcxito do la region du corps sur laquolle olio clait appliquöe. II n'est pas douteux quo dans cos cas, dont lioussard, Gourjon, Canu, M. Deneubourg el d'aulres out cite des oxemplos, la döviution no soil ancienno, puisqu'il s'on est suivi uno deformation persistante cl quo les os, les muscles, los ligaments articulairos onl du so dövolopper dans cello posilion.
Description tic la pptaeniatlon. — La main, on p(5n(;tranl dans les organos do la more, rencontre lout d'abord les deux mombres ante-rieurs, plus ou moins avancos danslovagin, ot Ton constate qu'ils sont de longueur inegale, circonslance imporlanle änoler pour le diagnostic, la tote se Irouvant loujours du c('gt;tö do colui qui paratt lo plus court. En pönotrant plus avant,on Irouvo le detroit antörieur occupo par line surface arrondie, qui le remplit pl^s ou moins complötement, au point de rendre quelquefois difficile I'accesde la cavile uterine. (Juand on a franchi cot obstacle, ct quo la main, promenoe on Ions sens, a pu explorer la masse fodalo, on recouuait bionlöt quo la partie qui obstrue rentrce du bassin n'est aulro quo l'encolure, pliöe sur uno do sos faces laloralos, ou, d'aulrcs fois, lo poitrail. Quant i\ la tele, on la Irouvo a uno distance variable (flg. 93, 94et98), tanlol nppliquöo conlrc Tepaulo, tanlol plus loin, sur los parois do la poilrine, lantöt jusque dans lo Haue du petit sujet; parfois möme olle est siluöc si profonde-
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OBSTACLES I'ltOVENANT DE LA TETE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 053
mentqu'il ost impossible do lasontlr, on bicn onne parvieiil ülouchor
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Fig. 93. — Pi'usoiitutiou des incinlji'os amcriours ot du la lace iatörule gauclio du l'oncolui'O; la tüto conti'O Icpaulo droito (position doi'so-sacroo).
que l'extröraltö dos oreillos. I^llo esl ('galcmont pins on moins clcvoo
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Fig. 94. — Presentation des membrcs antericui's et de la face laterale gauclio de l'on-colure; la töte coutrc los parois thoraclqucs, au voisinage do I'ombllld
tantöt prcsque sur lo dos, tantöt prcsqtic sous Ig venire oti la poitrinc. Prouostlc. — Nous avons döjü dil que celle anomalic clait parfois
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684 DY8T0CIE FCETALE. — PUKSENTAT10NS ANTICIUEUUES DI8T0CIQUE8.
1'imo (l(!.s plus graves qu'on puisse ronconlror; mais cela no snl'lit pas; nous dcvons pi'C'cisor ici, antant quo possible, los circonsluneos principales lt;iiii font varier sa gravity dans cbaque cas parliculter.
Chez lo Tearaquo;, dont le con csi court rolaiivoniüiit, c'osi ordinairement an nivcaii do Töpanlo, ot pins on inoins abaissöe vors lo sternum on rolovoo vcrs le dos, quo la töte so rencontre. 11 osl done possible de la saisir avec la main, et de la redresser sans Irop do diriicnlle. Mais la UHo peut anssi se trouver ires öloignäe et, pour ainsi dire, bors d'atteinte. Suivanl la longueur dn bras do l'operatonr et la laillo do la lemollo, la main no pent toucher (pic I'oreille, I'orbilo on la commissure dos levres, mais olio no sanrait parvonir jusqu'au col du niaxil-laire. On comprend combien, dans des cas somblables, la reduction peut 6lre laborionse. Gependant, en s'y pronaul bien, il cst souvont possible do Iriompher des dil'llciiltes, d'autant plus lt;[ne lo veau cst presque toujours vivant, et quo sos mouvements spontanes aident a la reduction. On reussil done encore asscz coniinuneincnl, dans cello especo, ii oblcnir lo IVolns plein de vie. D'ailleurs la röduetion est lout a fait indlsponsable a 1'accomplissement du part, la löte augmen-tnnt lo volume dn Ironc dans des proportions trop considorabl.es pour qu'il puisse 1'ranchir la üliöre pelvienne. Cello regie, comme taut d'aulres, soufTro cependant (piebpios oxcoplions, car il pent arrivcr qu'un veau Ires pelil passe clant ainsi roplie. Ganu parlo meme d'un accouchement do cello nature qui so serait efTectuö sans quo la vache eülelö assislce; le veau sorlit vivant, mais il no vöent quo deux jours. Do son cole, M. (^ollin ((loquot;NVassy),dans les notes qu'il nous a Iransmisos, cite un'cas od il put oxtraire rapidomcnl et sans inconvönient, anssi bien pour la more quo pour le l'üclns, im veau ä tenno dont la töle n'avait pu otro rameneo. J)e lols l'aits doivent ölre enrogislres; mais on les rencontre bien raicincnt, car ils exigent le concours do cos doux circonslances : polilossc du produit et grandes proporlions du bassin.
(Ihc/. le itoulaiii, la lölo osl anssi arretöo quelquefois an niveau do l'öpaule, el, dans co cas, la rednclion est facile, beauconp pins facile möme quo clioz lo veau, surlout si lo pelit osl vivant, ce qui d'ailleurs cst rare. .Mais la longueur do I'encoluro dans cello especo fait (pic Ires souvent la tele so Irouve siln6o beancoup plus profondemont, sur les coles, dans lo (lane, ot jusqu'au niveau do la croupe (lig. 98). Alors la main no parviont pas ;\ la toucher; la reduction cst souvent impossible, möme an prix do manoeuvres laborionses el do longue durco, el comine la vie dn foetus dans cello ospöcc s oleint rapidoment aprös los prcmiörcs doulenrs, il no faul jainais compler snr lo produit, ot Ton no doit avoir on vue quo lo salut do la mere. Heurousenient quo, par nno sorto do compensation, lo bassin do cello-ci est plus largo quo colni do la vache; on outre, la lote du ponlain plus oflilee quo cello du veau pout se logcr clans le ilanc, de sorto quo, grace ä des
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OBSTACLES PflOVEMNT DE LA TETE.
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Iraclions öncrgicpics, lo pelit pout sorlir, quoique dlfflcilement, ainsi pliö on donx.
Cos particularltös ont (5lö bion ötudiöes par los vötörinalres modernes, et sui'tont par Donnarioix, (]iii, dans Ions sos travaux sur l'obslö-Iriijno, a boauooup insistö, ot avoc raison, snr los dill'iii'oncos capilalos (pio piösento, sons C(; rapport, faecouchement consid('n,6 cliez la vaclio ot choz la jnmont. Kilos no doivont Jamals ötre porduos de vuo, car co sont. olles qui diclent an praticion lo choixdes inoyens ä inottre on usage pour loriiunor lo part.
liuiicaUoiiH. — [lalionnellemoni parlant, o(, en so placant u nn point de vne absoln, l'indicalion est de rodrosser la tote, do l'amener cn bonne position dans lo bassin, apres quol, on lo coneoit, lo part sera aiseincnt lenninö. — Nous avons dit epio celto opöralion csl assez facile lorsqne la tele ost accessible ä la main, landis ((u'ollo devionl tres
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Flg. 05. — ProscnUtion (los nimnbres aiilöi'iours et de la l'aco latürallaquo; drolte ilc l'onco-lurc, In löic contre l'öpaule gaucho. Elle so. montre aussl portäo au loin vors la croupe, lo bout du ncz aiTivant prös de l'articulatlon coxo-liiuiofalo (I),
dil'licilc Oll mömo impossible dans le cas conirairc. ü'apres AI. Doncu-boui'g, il y anrait toujnws impossibilile de rödnclion ehe/, la Jnment, lorsqne rcncolnro est incnrveo latöralemont des la base, altondu quo cetto direction vicietise serait l'indicc certain d'uno conlracture, ou plutöt d'uno retraction dos muscles avoc delormation des os. Sur lo poulain sorti, la töte, niuo comme par im ressoil, reprendrait do suite la position dont on l'anrait inoinontanement eloignee. Ganu a publie deux observations oil il en futainsi; l'un des ponhiins fnl memo amend vivant, mais il monrul biontiit. Toulefoia,nous devons dire qne l'opi-nion do M. Deneubourg, formulae comme on l'a vu, nous parail trop absolue.—Paroil obstacle pout ogaloment so rencontrer choz la vacbe. Dans cos cas, il ne roste [ilns qu'ä choisir entre Yexlraclion forcee et Vembryotomie,
Lo poulain succombant de bonno houre, il csl bon de no pas trop porsistor dans los lontalivos de röducUon,qui peuvent determiner une tolle irrilalion des organes malernels, quo la jument elle-memo suc-combe aux suites du part eiroctue dans cos conditions. Pour la conduite
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(1) Chez lo vmu, lo bout du nez n'arrivo quo vors Tangle do la hanclie.
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680 DY8TOCIE FCETALE, — PRESENTATIONS ANTEUIEUUES DY8TOCIQUE8. i tenir, le praticlon s'inspirera des circonstancos. Lörsque lo foetus cst d'un volume moyen par rapport ;gt; la more, — ce quo le toucher fait alsöment reconnattre, — ot quo, chezcelle-ci,losdlatnölres blslliaques du bassln oxcedonl le sacro-publan, ou donnera la pröförence i\ I'extrac-lion foiTÖe. Lo foetus pourra passer sans dominate pour la more, at-loiulu (jiio le plus fortdlamölro do la masse qu'il forme eu (ilanl rc-plio correspond aux grands dlamötros du bassln. Des fails nombreux, recuelllls par Lecoq (do Bayeux), Ganu, Darreau, Dietrichs, et suflout Donnarielx, prouvent qu'il en pout 6lre ainsi. Donnarieix, qui a surtoul bien öludiö celte question, va meine jusqu'ä erigor rexlraction forceo on mölhode gönörale :laquo; Dans cello circonslance, dlt-U, 11 faul näcessai-remciil rolirer lo poulaln dans la position oü il se trouve, car it nest pas possible do remottre la lote dans uno position normale... L'accouchc-tnent par une Iraclion vigourouse est, sinon facile, du moins lo plus souvent sulvi de succös. raquo; Cependant M. Deneubourg qui, lui aussi, regarde rexlraction forede commo le soul moyen ä moltro en pratique, osl loin do la croiro absolumonl inoffensive, car il eslime quo sur Irois juments, deux sent ä pen pros condamn6es ä pörir. 11 reconnait, il est vrai, quo le rösullal pourrait elro plus favorable si los fomcllos n'etaienl pas döjä fatiguöes par des manoeuvres anlörieures, d'aulanl plus nuislbles qu'elles out 6lc plus longues ol phis laboriousos. C'esl pourquoi nous avons cm devoir preciser les cas oil I'exlraction forcee dovra 6lro ulilisco do preference i\ rombi'j'olomio. —On s'adressora, an conlrairo, ä cello-ci lorsqu'il s'agira d'exlraire un poulain voluinincux, surlout s'il doit franchir dos passages ötroils. Lo mombro du cole oppose; i\ colui oil se trouve I'encolure sera d'abord arrachö; ainsi roduile, la poltrlne pourra gcnöraleinonl s'engager. S'il en ctail autrement, on arracherait lo deuxiöme membre; enfln, dans Ic cas oü rarliero-train opposail Irop do rösislancc, on praliquerail la decollation en atliranl pros do la vulvelacourbure do I'encolure. Lo corps seraitensulteextrait en deux troncons, donl, aulanlquc possible, lo polilsorlirail le premier. Chez la vac.iic, rexlraction forcco doil ölre öcarlee dans prosque tons les cas, la longueur el la structure essonliellement osseuse du canal pclvion, lo volume el la forme do la löte du veau rondanl gönöraleinenl impossible, sans les plus graves ddsordres,sa sortie dans celte position. laquo; Jc n'ai Jamaisentrepris cello opöratlon, nous ccrivail Schaack; je no la consoilierais pas non plus, k moins que la position no coexiste avee une conlracture do l'encolurö et no soil par consequent irreducliblc; encore faudrail-il quo le pen do döveloppement du footus donnät l'es-perance de pouvoir la mener ä bonne fin (1). raquo; — Teile est aussi l'opinion de Donnarieix: laquo; Chez la vacho, dilil, rexlraction forcee dans celte position anormale pcul dcilorminor, non seulemenlla inorl du veau, mais encore cello do la more. raquo; Nous nous rallions a I'opi-
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(1) Schaack; note iniScUto.
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OBSTACLES PROYENANT DE LA TETE.
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en?
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nioii de ccs dcux praticicns si compctents on faisant loutofois une exception on favour des cas analogues ä celui de M. (jollin, ou le ftclus (#9632;#9632;liiit petit et los voies gönitales pen irritöes. Bn tonte antre circon-sianco, nous conseiiloi'ions de pratiquor l'embryotoralo. QrÄce ä l'a-vulsion des membros et souvent meine d'un seid, on pourrail renon-veler — cclte fols, avec chance de succös — Lss tentatlves de reduction. II est i\ reinarquer que la longueur dol'encolure du voau, moindro quo celle du poulain, no permellrait pas h. sa base ineurvee de so lapprochcr aulant de la vulve, el rendraiL moins facile sa section. Gependant, ü faudrait bleu y recourir si la röduetion no pouvait ölre oblenue.
I^n rösume, si, dans le cas qui nous oecupe, la reduction est impossible, l'extraction forcöe devient la regle chez la jumenti et rem-bryotomie l'exception; ehe/ la räche, lapremlöre de res operations no doil, au conlrairc, elre employee que Ires oxcoplionnelleinont.
Jusqu'ici, nous avons suppose quo le fostus etait en premiere position, ce qui est eü'ectivement lo cas le phis ordinaire; il pent eepen-dant so faire qu'il soil placd on position dorso-pubienne (rare) ou en position dorso-iliale droite ou gauche (un pen moins rare), ainsi que Thibaudeau, Corroy, (lelle, Arnal, Scbaack, Dupuis, on out rapportö des cxoinples. Main cos positions ne mpdiflent pas sensibloment los indications gönörales rösullaul de la prösentation. Disons seulement quo, dans las positions lalei'ales, la lele peul so trouver replieo en bas, sous le corps du foetus. Dans ce dernier cas, il est indique de coucher la femelle sur le dos, de maniöre ä ratnener la töte en baut, ün aide, en pressant sur olle ä travers les parois abdominales, peutlarap-proeber de la main de roperateur et en faciliter la prehension.
Dös ((no Ton aura roinödic ä ce que la presentation a do derecliioux, on se coinporlera cüiniuo nous l'avons dil ä propos des positions anormales, auxquelles nous renvoyons le lecteur (p. 616 cl suiv.). ICnlin, il no faut pas oublicr ([lie, chez la vaobe, en raison de la forme du detroit anlerieur, l'extraction forcöe, si olle devenait necessairo, serail moins penible pour la mere dans les positions dorso-iliales que dans la premiere ou dorso-sacree.
Chez les petites remeilcH donl les organes genitaiix pnnnetlcnt l'in-troduetion de la main, la reduction peul 6tre tentee. En cas d'insucces, on obliendra lo foetus par l'extraction forcöe ; il en sera de meine chez les femelies de taillo införieure, puisque, chez toutes, le bassin est pi'oportionnellemonl plus considerable que chez les grandes.
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s.mm'-Cvlaquo; el Violet. — Obslätrlque.
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658 DY8T0CIE FCETALE. - I'UESKNT.VTIONS \iNTKIllliUUliS DYSTOClQUläS.
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La t6te renvers^e clirecteinent eu arriöre et port6e plus ou inoius loin, sur le dos, sur les lombes ou vers l'un des flaues.
Svnoxymii:. — Prösontttlon lt;lii burd inCörloui' do l'encoluro [Lanziliotti)lt;
Presentation dos ineuiljrcs ajitoriours et du bord Införleur do roncoluio.
Getto anoinulic, dont les figures 90 et 07 pcuvoiit clonncr unc idee, admise coratne possible par Lecoq (de Bayeux), Rainard, Baumeister et Ruefl', Lanzillotll, etc., cetto anomalie, disons-nous, est exeossivo-ment rare. I'armi les ires nonibrenses observations contemies dans
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Fig, 'J(i. — Prosciitaiioii dos membros antdrtours ot du bord inlöricur de l'cucolure
(positiüii doi'so-sacrco}.
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nos recueils pöriodiques et les ouvragos spöeiaux que nous avons pu consulter, nous n'en avons trouve quo trois qui s'y rapporlenl.
L'une de cos observations appartient ä Charant. Apres avoir intro-tluil avec peinc son bras dans Tuterus, ce veterinaire putconstaterque le poulain laquo; avail la te(e et rencolure renversöes ct allongees sur le dos, rencolure fortcment appuyöe contre le haul du bassin el un pen ä droite. raquo; 11 y avail, en outre, renversement de la vessio et hernie do I'inleslin dans rinlerieur de la vessie renversee. — Le redrcssement de la tele ct 1'extraclion du feetus furent possibles, quoique difflciles, mais la jument mourul des suites des complications signalöes plus haul. — La sccondo observation appartient ä üonnarieix. C'etait chez une vachc. II so borne ä dire qu'il laquo; rcconnut la position de la tele, raquo; el qu'olle laquo; elail renversee sur le dos. u Le veau elait morl; il putfitre
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onsTAcr.Ks imiovenant de la tete.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; o;;9
extralt, mais il fallut du temps ot do la patience pourremettre la tele on bonno tliroction. -*• Kiilln, dans la Irolsiöme observation, (jiii esl duo ü.M. Dupuis, la position clait dorso-pubkitne; lo voau avait la lüte ren-verseo en arriere, sous lo dos et los loinbes, — prise, par consequent, laquo; entro la eolonne verlöbrale du voau cl los parois abdominales de la more. raquo;
Dans cctlo presentation anormale, ce qu'on rencontre tout d'abord en explorant, ce sent les membres anlerieurs, plus ou moins avancös dans le vagin. Plus loin, ä l'ontrÖO du bassin, on tombe surle poitrail, et, immediatoment uu-dessus (dans la position vertöbro-sacrec), lo bord traclnial do I'encolure. Viont onsuilo la tele, qul pout otre siluoc plus on moins prol'ondomcnt, tantot sur lo garrot, ct assez facilemenl accessible ii la main, tantot siir le dos (flg. DG), sur les lombcs ou vors 1'un ou I'autre (lane, genöralement un pen devioc, soit ä droite, soit a gauche, et toujours renvcrsee de maniöre i\ ce que los branches du
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Fig. 07. — Presentation des incmbrcs anterieni's et du bord iuferieur do I'encolure
chez la clucnne.
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maxillaire inlöricur regardant la region lombo-sacree de la more. 11 nous scmble au moins Ires doutoux quo le part puisse s'efTectuer sans reduction pröalable.
Les Indicattona sont oxaclcmont los meines que dans la prösenla-(ion do I'encolure par l'une ou I'autre de ses faces laterales; ot, comme nous les avons etudiees avee detail dans le paragraphe pröcödont, il serait tout ä fait supcrllu d'y rovonir ici. Nous nous bornorons ü dire que M. Dupuis triompha assez facilcment do la diflicultc dont nous avons prccedemnient rösumö les symptömcs, on placanl la vache sur lo dos, et on conllant it un aide lo soin de ropoussor on arriere la töte du voau, quo Ton sentait dislincloment i\ travers la paroi abdominale. Un lacs fut place au col du maxillaire, qui permit do romettro la tele on bonne direction. L'auteur no dit pas s'il a modifie la position du foetus, qui etaitmort; mais il put robtenir aisemont.
En 1873, Tun do nous a recueilli sur la elilenne uno observation rola-
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660 DYSTOC1E F(ETALE. — PRESENTATIONS ANTfiRlEURBfl DYSTOCIQUES. (ive ü colte dyslocie. La rarolö dos fails de cctte espöco nous engage i\ la consigner ici.
(^olto böte qui, la voillo, avail mis has plusieurs i)clits, fnl conduite t la clinique do I'Gcole, parco qu'elle continuait ä falro dos od'orls. L'cxplüralion nous lit rccoinuulro la pieseiico d'un fciUns, asscz forlc-mcnt ongago dans lo canal polvicn. On y sonlaillrös bion deux mem-bres, ot, un pen plus loin, uno surface arrondio, quo nous primes d'a-bord pour la croupe. Nous pensämos done avoir all'airo ä un part en prcsontalion posteriouro. Jo saisis cos deux mcinbres et, tirantdessus, je los ainenai liors do la vulve. Jo reconniis alors que e'ötaionl los membros anh'riours. Une nouvollo exploration no pul faire döcouvrir la töte. Jo continual do tiror, avec pröcaulions, ot jo linis par amonor le füctus, qui avail la tote tout ä fait ronvorsöo sur les reins, coiuino lo montre la liguro 1)7, co qui avail, prodnit sur la rögion lombaire uno (löprossion cüiisiderablo. Lo petit etait mort, bion ontciulu; niais la inure no soulfril pas trop do l'opöration et no tarda pas ä so roinettro coinplötomont (Saint-Cyr),
AKT. 111. — OBSTACLES COMBINES PROVENANT DE LA TETE ET DES MEMBRE8, SOIT ANTKIUEUUS, SOIT POSTßRIEÜRS.
Nous avons passe on revue les obstacles qui pouvent rösultor, pour la parturition, lors do pröscnlation anterieure, d'unc mauvaise direction do la tele on des membros. Nous avons loujours suppose lo cas lo plus simple, celui oil Tune do cos directions vicieuses oxiste seulo; mais olios pouvent so combiner entre olles, et, sans vouloir nous li-vrer ä 1'examen do tons les cas possibles — co qui, du roste, serait fort difficile el n'aurait pas d'utililc reelle — il nous a paru uecessaire do donnor quelquos indications concornani los principales.
La tßte est retenue, et, avec eile, un ou les deux membres
nnt6rieurs.
Synoxymh;.— Presentation (run soul mombre antörloui', — ou Präsentation antörioure,
sans la töte nl les membres.
Quelles que soiont la direction ot la position anormales do la tote et do roncolure, la difficulte pout so compliquor, en effot, Ires frequom-ment de la retention de l'un dos membros anlorieiirs, qui, selon les cas, pout etro llöchi aux gonoux ou rotonu en lotalite. La retention des deux membros, bion quo bcauconp plus rare, n'est copendant pas impossible.
En pareil cas, on rcduit succossiveinont les parties ddviöes, en cora-meuQant habituollomont par los extremitös, dont la prösence dans lo bassin g6ne moins pour les manoeuvres de röduclion do la lete, quo cello-ci ne pourrail nuire clle-inöino pour l'extension des membres, si olio avail 6\6 prealablemont amenöc dans I'oxcavation. Copendant, il
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OBSTACLES PHOVENANT DE LA TETE ET UES MEMIillES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GCI
estdcscircoiistancos on il peuUUro plus avanlageuxd'agir toutd'abord sur la tolo : c'est surlonl lorsqiio colloci ost porleo au loin. On ne pout done pas t'ormnlnr do pröeepte absolu; uno grando latitude dolt, au contrairc, ('tro laissdc ä rinilialivo de chaqnc praticlen, qui pout, solon I'occnrrcnco, modilicr les roglos ctablios, en creor do nouvclies, alin de röpondro ä dos indications qui n'onl pas pu ötl'e prÄVUOg. Faisons romarquor qu'il Importe asso/pen, du roslo, quo l'opöratour com-inonce la rödnction par la l(Ho ou les monibrcs, pourvu qu'll ait eu la precaution de (ixerdoslacs ä tonics les parlies devices avanl d'cn amo-neraucune.Pour avoirnögllgd ce soln, qullul permettraen tout temps de rapprocher cos parties du bassin, il pourra so trouver contraint de repousser los membres, qu'il avail döjä redresses, alin d'ailor ä la recherche do la li'te, — ou, au conlrairo, de repousser cello-ci ponr s'oe-cuper des membres. (iOlle l'ois, du moins, I'opörateur n'oublierait pas d'assujollir des lacs äces organes avanl de les faire rentror dansrnterus. Nous venous d'oxposer ce qu'il conviont do i'airo pour remellro le foelns cn presenlalion normale, lies manoeuvres röussisscnl lo plus souvent chez la vavhe, oil Ton oblienl en outre Ircqneininonl lo veau vivant, Quant ä la Jument, la mort si prompte de son produit — en adineltanl quo, a son arrivöe, braquo; völerinairo lo Irouve encore vivant — ne laisserail guöre le temps de faire, utilement pour lui,une operation aussi compliquee. Cependant, comme il estprobable qu'on ne pourrail pas, sans (langer pour la mere, oblenir le ponlain par {'extraction for-cde, il convicndrail tonjours de faire quelques lenlatives de version. En cas do non-röussile on aurait rocours ä Vi'iuhryolomic
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La t6te etant retenue, ou l'un des membres antörieurs, Tun des membres postörieurs a p6ii6tr6 dans le bassiu.
Synonvmie. — Präsentation dos monibres antdrieurs, — ou do l'an du cos membres et do la teto, avec pönöti'atlon d'un membre postörleur dans lo i)assiii.-
On pent rencontrer un certain nombre do presentations encore plus compliqnces quo colles qui soul (''iioncees dans co litre. (Vest ainsi ((no plusieurs appendices anlerieurs penvcnl elrc retenus, el (ine les deux membres poslöricurs penvcnl, aussi bion qn'un soul, sc trouver engages dans le bassin. 11 serail bien difficile, en raison des elements nombreux dont il fauttenircompte, do tracer des regies precises appli-cables h chaeun de cos cas Ires complexes; nous examinerons done seulement avec quelques details ceux quo comporle noire litre, e'est-a-dirc ceux quo Ton esl plus particnlieremenl expose ä rencontrer. En CO qui concerne les autres, qui doivent clre d'une extreme rarele, nous nous bornerons ädonner quelques indications gönörales, estimant iiue c'est snrlout ici qu'il convientdo laisscr beaucoup ä rinilialivo du praticlen, qui s'inspircra des circonstances pour choisir les voies cl moyens propres ä alteindre le but.
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6C2 DYSTOClli: Ffl-TALE. — PRESENTATIONS ANTßRlEURES DYSTOCIQUES.
Ajonlons que.si les diffloulUta dont il s'agit peuvont (Hre primitives, en d'autres termes, si on pout les ronconlrer alors quo la presentation du fuetus est Iranchement longiliulinalo et n'a encore eprouve aucun changement do la part de I'accoucheur, les cas 011 elles sent consecutives sent de beaucoup les plus fröquonts. Hlles resultent alors d'une mutation imprimöo au foetus, qul ötail primitivoment en presentation sterno-abdominalo, avec les mombres engages en nombre variable dans le bassin.
1deg; iii mpiiilirc unlericiir cst reti-nn, lt;•lt; 1'un laquo;les iiosivrlcura n pi'ni-trp flans le bassin. — Le membre anterieur ponrrait etro flechi au genou, on reports coinpletement en arriere. Uans lo premier cas, il conviendrait övidemment de remellro on bonne direction les mombres devies, on run d'eux au moins, en sc conformant aux indications quo nous avons donnees pr6cedcmmenl,; niais, pour pen que ces operations prösontassent de dil'licultc, on pounait fort bion amencr le foetus tel qu'il so Irouve, en ayant toutofois la precaution d'attirer prealabloinent le genou llechi ä la hauteur de son congenero, et d'allongor le membre postörieur de facon quo son pied atteigne la base do Toreille (Violet). — Dans lo second cas, il serail cgalemcnt iiuli([uc dc tenter la reduction; mais s'il y avail impossibility, on ponrrait aussi, ponsons-nous, faire sorlir le foetus sans changer la presentation, en se bornant sim-plemcnt ä allonger lo membre postöriour, comme il vienl d'Gtre dit.
Si nous comparons la masse foetale ainsi constitute ä co qn'olle osl lorsquo les deux incmbrcs anleriours sent reloiuis, on que les deux posteriours soul engagds dans le bassin, nous n'apercevons, en eilet, au point do vuo du volume et des diainetros, que des differences insigniliantes, — surtout si les mombres deviös apparliennent ä un bipöde diagonal, attendu que ceux-ci so placent de chaque cote du corps. Gependant, lorsque cos mombres apparliennent ä un bipedo lateral, leur chovauchemonl, ponrrait rendre le passage un pen plus diflicilc, en memo temps que pins pörilloux pour lo foetus. Nous pensons done quo Yexlraction forcde pent. iHre 16gitimement employee, h moins d'une etroilesso excessive do la mere; dans cc cas, il conviendrait do diminuor lo volume du foetus par lavulslon du membre antöriour en presentation normale. L'oinbryotomic ponrrait memo aller jnsqu'ä la section du tronc, si Ton renconlrait des diflicultcs insurmontablcs, soil pour atlirer le membre poslörieur on avant, soit pour 1c rcjetor en arriere.
zquot; t.:\ (laquo;*#9632;(laquo;• est rcteilUS) laquo;#9632;• I'mi laquo;les iiieiiiltrlt;gt;K iiostvrieurs a plt;'-itlt;'4rlt;gt;
duiiM !laquo;• baasln. —M. Dus a recueilii, sur la Jiimenl, donx observations dans chacune cles([uellcs le foetus, en position dorso-sacree, se pre-sontait })ar les meinbres antcrieurs ct la face droite do I'oncoliire; la t6te elail portce au loin sur le colö gauche, el les meinbres sc mon-Iraient sortis jusqu'aux genoux; do plus, chez I'lin des poulains, le membre postörieur droit, reconnu plus tarcl atteint de contracturo,
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OBSTACLES PROVENANT DE IA TETE ET DES MEMtlRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;663
s'ötait engage sous 1c vontre, avait franchi 1c col utörin, et, longeant l'öpaule gaucho du sujet, venait butter conlro la paroi droite du vagin; — chcz lo deuxi^mo poulain, un des mcmbrcs postöricurs (on ne dit pas lequol) laissail voir son sabol au dcliors do la vulvo, la face planlairc m has, pendant quo Tautre coinrnencait ä pönötrer dans le bassin. Cos deux foetus ötaient morts, bien (iuc trois beures so fussent a peinc öconlees depuis le commenccmont du travail.
Dans le premier cas, M. ÜUS out lt;lt; d'abord I'inlenlion d'cxlraire le poulain dans sa fausse position, en faisant excrcer sur les membres antörieurs de vigourcuses tractions par un grand nombre d'aides. raquo; I'our cola, il lui lallait tout d'abord ropousser lo menibrc posldrienr engagö dans le bassin; malheureusement, il n'y put parvenir, laquo; ce membre(celui qul elait confracturö) so monlrant telloment rigide quo, comme un ressort, il roprenait sa position primitive des qu'on I'avait lt;16placö. raquo; M. Uus ne tenla pas la memo manoeuvre sur lo deuxicrno poulain, oil clle ei'it probablomont mieux rcussi. Nous pensons, en effet, qu'il ost trös possible de repousser lo membre posterieur dans ce cas, pourvu qu'il soil sain, et, cola, bien quo son sabot nit dejii franchi la vulvo. La raison en est que, par suite do la longueur du canon postörieur ot des phalanges, lo jarrot so trouve encore assez eloignö du pubis pour que les dillorents rayons, ct en parliculior celui do lajambe, puisscnl ovoluer librcment dans I'lilerus. Ajoutons aussi lt;(ue la poitrine du foetus n'est encore que bien faiblement engagce, et no saurait opposer d'obstaclc s(5ricux k la propulsion en masse. — Quoi qu'il en soit, M. Dus crut devoir tenter la version posfcrienrc ;
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Sur le premier pnulain, laquo; apivs avoir ampute les mombros aiUörieurs au uivcau de 1'articulalion radio-carpieune ct les avoir refoules dans la matrice, im ils allerent so lo^er dans le llano drolt, nou loin (In bassin, rcxtreinite libre en baut, Jo los lis tenir en place par rinlerinediaire d'uii repoussoir improvise (une fourche tronqnee), qni prenail son point d'appui a la naissaneo do I'avant-bias dn mernbre anlSrieur \v. pins h proximitd. I.(^s aides devaient dirlger leurs eiforts d'arriöre en avant, do gauche k droite et un peu do haut en bas, pendant quo plusionrs bonnnes liraient de lour ccUe sur lo lacs que j'avais fixe dans le paluron du membre posterienr engage, dont rexlremile so dirigeait on haul ct ii droite, landis (juo la poiutc du jarret reposait sur le pubis. Mais, ii mesure que les efforts de traction raiaenaient celuUcl au dehors, il so routournuit Jnsqu'a so incttro sur plal, la pointo du Jarrot ii gaucho, puls regardant en I'air, connne lorsqu'il y a Präsentation normale.
u Jo (is alors oessor coniplctenient le travail do mos aides pour mo roiulro (•ompte du changement qni sVtait operö : los mombros anterieurs no s'etaiont pas beaucoup 6loignds; ils etaient toujours ioges dans le llanc droll,, le inol-gnon duigr en haut; mais la croupe s'dtait beaucoup rapproeböe du bassin; il otait facile do I'explorer avec la main en suivant le membre quo I'du avait amone an dobors jusqu'a la naissaneo du jarret. Co membre elait lo postö-rleur droit. Le gauche dtail accessible ii la main, situö presque vertlcalement, dans un elat do demi-flexion, un pen inclinö do gauche ii droite, l'exlrömltd digilöe reposant sur los parois ventrales an niveau dos mamelles.
laquo; Apres plusieurs lenlatives tros penibles, il me fat possible do saisir ce
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664 DYSTOCIE FffiTALE. — PRfiSENTATIONS ANTßRTEURES DY8T0CIQUE8.
membre par le Jarrel, dele repousser en avant el k gauohe, ot, enfln, ilo glisser ma main sur lu oaoon, .M;iis ce n'esl qu'aprös des efforts inouls que je snis parvenu a m'emparer de lo röglon digitöe. J'aiiirai alors celle extr6mit^ (Inns le vagiu, el, apres avoir pass6 un lacs dans le paturon, je lis tirer sur ce membre isolc'iuont pour l'ainener au niveau de son congönöro.
laquo; A parlir de ce moment, la oroupe ölant engagöe dans le bassin, Jo li'eus ([ii'ii faire exercer parmes aides des efforts de traction sur les membres pos-terieurs riHmis, ct 1'accouchemenl eul lieu avec uue assez grande faoilil6,
laquo; Le part ne fut pas plus lot effeolud que la jument devint trisle, indifförente a lout ce qui so passait aulour d'elle. Elle refusa do boire el de manger; de plus, la physionoraie ölail anxieuse et los flaues forlemenl afjilös. Cotie habitude exteriomc me ill cruiudre uno lösioii Interne, En elfet, quelques houres apros mon döpai'i, la bole succombait a une hömorrhagie considerable, rösul-lat d'nno döchirure de la malrice. raquo;
L'autour pousc, — ot c'osl aussi notre avis, — ([no eel accident, qu'il attribue a la pression oxorcöe par lo moignon dn Tun des membres amputös, aurait pu ötre cvile par i'arrachoinont do cos niomos membres. Malgrö cola, M. Dus crnt devoir, dans lo dcuxiöinc cas, ulilisor le memo proeödö opöratoirc.
Dcuxirine cus. — laquo; Aprös avoir ampulr los membres anleriours au niveau du genou, jo les refoule dans la matrice, oü je les mainliens avoc mon bras, pendant quo deux aides lirenl sur le membre poslörieur le plus engage, pai l'intermödialre d'un lacs, et l'amönent au dehors jusqu'au jarret. lt;Ie premier temps accompli, Je vais a la recherche do I'aulre membre postöriour, que je rencontre ä l'entröe du bassin; je I'attire dans le vagin, ])iiis a l'extörieur, en faisant tirer mes aides sur la corde quo j'avais fail passer dans lo paturon, pendanl que je continue moi-mome ii empöcher le retour dos membres ante-rieur's. (lotto manoeuvre rönssit complölemenl ä engager le train do demöro dans lo bassin, dans uno posilion normale, o'est-a-diro la croupe en haut (I), .lo n'eus done plus qu'a faire exercer, par mes aides, des tractions vigou-reuses et roordonnees nux efforts do la. mere sur les deux membres posle-rieurs a la fois, poiii' terminer raccouchement, qui out lieu sans clifflcultd.
laquo; Quelques inslauls apros, noire Jument etait dölivreo ot pronait son repas de trös bon appötil. Depuis, sa sante ne s'est pas dömentio. d
On voil done quo M. Bus a combinä Vembryolomie avec la version postörieure, on, plutöt, a on recours ä la premlöre pour mener h bien la seconde. .Malgrö le sneces qu'il a obtenu chcz la detixiöino jnmonl, nous persistons a croire ((no, on paroil cas el I'embryototrrte elanl döcidfio, il seralt pröförable do procMer i\ ravulsion complete dos membres anlörieurs, Sans doulc cello mutilation serait plus longiic, phis laborieuse quo la simple dösarticulalion des genoux, failo au dehors des organes gcnilaux; inais lopöraloiir Ironverail une compensation dans la facility plus grande qu'il aurait, ä effectuer la version; on outre, lo rosnllal, do celic-ei risquerail indiiimcnt moins do sc Iroiivor compromispar une dcehiruro ulerine, ainsi quo cola ost arrivö die/, la
(1) Nous ponsons quo, h olio sonlo, cctto manoouvra aurait cu lt;lo la polne b öiro salflsante pour obtonlr mi tel ramp;mltat; lauioiir, bien qu'il no lo disc pas, a du, a un moment donnö, aider ä la rotation. (Th. V.)
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0615
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proiniörc jumenl. Toutcfois, avnnt d'en venlr ä collo cxlrdinilö, nous (•ssayorions d'abord de repousser lo nicinbro postörlour, opörallon qvii, nous lo röpelous, nous sninblo parfaltemenl possible, et tlonl la missile ne laissorait plus qii'nnn prösentation analogue ü colb; quo nous avons öludiee pages ().')2 et snivantos. Les inemos inoycns lui deviondiaienl naturellement appllcables. On romarquera que si nous conseillöns l'extraction forcec dans lo cas oü deux niernbres — un anlerieur cl un posleriour — seraiont döviös, il n'on est plus do ineine lorsqu'il s'agil do la tele et d'un membre pelvien, dont los rögions les plus lories so corrospondraient vers l'origino du train postericur.
3deg; PrÖNcntatioiis plus complexes lt;nilaquo; llaquo;'.s ppöctMlcntclaquo; {/'rrsrnltilion dn la Irle settle, ou d'un srttl membre ait/crimtr, — ott prdsenlalion anti-rieurc, saus töte ni uieml/rcs, avec pönötrationd'un on des deux tnctiibri-s poslerinttrs dans le bässin), — Dans aueuno de cos presentations, il n'y aurait Heu de tenter Vcxtrctclion foretie, h. moins d'avoir affaire ii un avorton ou ä un foclus cxceplionnelleincnt petit, (ie inoyen ecarte, il reslerait : 1quot; ä essayer de remettre en bonne direction los parties devices, pour terminer 1'accouchement en presentation anlcrieure; 2deg; on ä tenter la version, pour amener lo feelus en presentation pos-lerieure; 3deg; ou, onlin, ;i diniinuer le volume du foetus par 1'embryo-lomie, qui facililcrail los mutations el deplacemenls ullericurs.
Mais pour menora bien I'une ou l'aulro de ces operations — surtout los deux premieios — il serail absohunenl. indique de faire cesscr los efforts oxpulsifs ot do lubrider largemenl les voies malernelles.
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BIBLIOGRAPHIE.
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1866, p. '.'(). BONNBT; Rapport tail k la 8oc. CODtr. (le mod. vet. sur les momoiros (|iii lui onl elo
adröBSÖS pendant rannco 1817, par M. PnUDHOMUE; 111 liecueil de mid, vet., 1817,
p. urn. lionnoNNAT ; Du retrccissnniont du col de la matrice clioz la vache, etc. ; in Joitvnal de
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cours do 1854 sup la question d'obsUtrlque, in Reoueil de mid. vil., 1858, p. in:).
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CCGnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DYSTOCIE FfETALE.
liovEn; Notes sur la ilystocie; Toi-sioii do I'oncolui'c; in llerwil lie ni6d. vol., 1S7!),
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l'encolure; in liecueil demid.vit,, 1830, p. 449.
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D1FFICULTES PUOVENANT DE LA PRESENTATION I'OSTfiRIEURE. 067
.Ieannin ; Part laborioux choz unn jumont; in Journal (In mid. völ. de Lyon, 1845,
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vet., 1855, p. 283.
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CHAPITRE If
DIFFICULTIES DfiPENDANTES DE LA PRESENTATION POSTßRIEÜRE.
Nous avonsvu dans la promiöro parlic, pages 371 et 370, quele part pouvait avoir' lieu sponlanöincnt et de la maniero la plus houreuse, quand lo foetus so präsente par son extremitö poslcricurc et qu'il se Irouvo dans i'une dos positions normales. .Mais, de meine quo pour la presentation anterieuro, il pout arriver ici quo la presentation soit laquo;laquo;/laquo;-re//eelque, an conlraire,la position soit anoma/e;—• ou Ijicn, encore, que la position et la presentation elant tonics deux naturelles, certains
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008 DYSTOCIE FffiTÄLE. — PRESENTATION l'OSTKRIEUUK NATURELLE.
obstacles surglssont de la part des mcmbres anlöriciirs ou de la töte. Enfln — el e'esl co quo Ton observe le plus frcciuemmcnt — la pro-sentatlon elle-möme pout otre anormale, ([ucllo quo soil, du roste, la position occupce par le IVetus. Nous allons passer succossiveincnl en revue cos dilloronls cas.
Quelques auleurs, Locoq (de Bayeux), Rainard, üiotoricbs, Franck, Itossignol i)ero, ücneubourg, M. Gollin (do Wassy) dans los notes qu'ii nous a reraises, signalent des difücultös tenant ä la mauvaiso direction de la ([iioue; mais, d'autro pari, dos praticions trös competents, Schaaok, Donnarieix, ontre autres, assurent no los avoir jamais rcn-contröes; nous n'avons nous-momcs conserve aucun souvenir ä l'ögard de cos difflcultös. Sans contesler la röalile do lour existence, il nous est done difücile d'adnieltro, avec M. Donoubourg', quo la queue, laquo; on se repllant ä sa base, do maniöre ä former un coude qui augniente les dillicultes du part, puisso encore occasionner des blcssures graves, dont la dechlrnre du pörinöe serait la moindre consequence) raquo; mais il esl fort possible, ainsi (jue lo disenl Dieterichlaquo; et M. Gollin, quo, dans la position lombo-pubienne, la base de la queue passe au-dessous dn bard plus ou moins trauclianl du pubis ol dovienno uno cause d'arröl. En tons cas, colte diflicultö esl bion facile ä sunnonler; il suflit d'ötre prcvenu do la possibilitö do son existence; aussi n'avons-nous pas cm devoir on fairo I'objot d'un article special.
A. — Presentation i'ostioiuel'he natureile.
itappolons quo, dans cello pr6sonlation, los moinbros posleriours forteinenl ötendus s'ongagoiit los premiers dans lo bassin, pour I'rayer la voie a la croupe.
ART. Iquot;. — OBSTACLES PROVENANT DES POSITIONS ANORMALES. Cos positions soul an nombre do trois : la lombo-puMonne et los
deux loinlio-sus-fotjlo#9632; ilieunes.
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Position lorubo-pubienne.
Degcriptlon laquo;Ilaquo;- la dlfflenlt6. — Dans colte position, Ic foetus, ainsi quo nous Tavons indique aillours, osl place sur le dos, la croupe en rapport avec le pubis, et los parois abdominales, le venire on regard do la region loinbaire do la more. En consöquenco, les menibres postö-ricurs, qui s'engagcnl les premiers, sonl diriges on haut et plus ou moins allonges dans le bassin. Cost la prcmiöre partic que la main exploratrice rencontre on peuölrant dans le vagin. lei so presente unc cause d'erreur qu'il Importe de signaler : conimc la face antericure du
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OBSTACLES PROVENANT DES POSITIONS ANORMALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;669
-:abot on dos onglons csl sit,ii(5o en haul et la face planlairo en has, on poui'rail 61rc tontö de croirc lt;i uno presentation verlebro-sacree antc-rionre; mais, on poussanl plus loin I'exploration, on suivant lo canon avec la main, on rencontre bientöt rarticulation du jarret, roconnais-sable ä sa I'onne aplatio d'nn cole ü 1'autre, a la saiili(' fonnöe par 1c (•alcanonin slluc en das, et an sens de la lloxion do cello joinlure, au pli dujurrcl, silue en haul, c'esl-a-dire du ntthne cdtd c/ue la /mroi, co qui csl pröcisömcnt le contralre dans le ineinbre anlörieiir, oil lo genou so flechit on arriüre, dans lo sens do la face planlairo. Plus loin encore, la main lombe sur la croupe el no laide pas a döcouvrir la (|uoiio du foclus siluec on lias, du eöle du pubis. t;(!s caraclores soul plus quo sufflsants pour clablir lo iltafnoatici
De möme quo dans la posilion dorso-pubionno (V. p. 616), les grands diamötres transverses du jeune sujol so trouvent en rapport avec le bis-ilinque införiour do la more. A ce point do vuo, les difli-cultös sonl done los mömes quo dans la presentation anlörieurc, ol nous n'avons pas a y rovenir. En ce qui conccrno les membres, lour direction esl aussi pen favorable quo possible ä la pönölralion dans le i)assin : ce sonl d'abord les sabols qui labouronl lo plafond do cello cavilö el pouvenl, comme les anlerieurs, produire dos perforations; ce sonl ensuilo les jarrols qui bullenl conlre le bord du pubis ol s'y arrolonl; onlin, si les jiiods ol, nn })eii plus lard, losjarrels sorionl do la vulve, les losses et, peul-ötre, la ({none ello-möme seronl ä leur lour arrolees par colle memo parlie do la circonl'erence du dcHroil.
Sans etro Irös fröquente, cello posilion dystocique n'esl pas non plus Ires rare. Uonnarieix, qui I'a ronconlreo une vingtaine do fois chcz la jumenl, la considöro, au inoins cboz colle femelle, comme olanl toujours secondaire; c'esl-ä-dirc quo, dans son opinion, au debut du part, le poulain, etant encore vivant, a du s'engager laquo; dans uno posilion normale, raquo; — loinbo-sacreo; — laquo;mais, la croupe opröuvanl de la difficult^ äfrancbirlo dötroildu bassin, il asuccombe rapidemenl. Oböissant alors aux lois do la pesanteur, dans un momcnl de reläche-inent de l'utörus, il s'est tournö sens dessus dessousjraquo; ol il en domic pour preuve ce fail quo les eloveurs, laquo; par suite des avis qu'ii no cesse do leur douner, raquo; it savoir quo dans la presentation postörionre, laquo; la vie dn poulain no so prolonge pas au dolä d'une demi-beure, raquo; — les (ilcvours, disons-nous, laquo; conservcnl la vie au petit en opörant uno traction immediate lorsque cello presentation a lieu; et tons soul veuns lui annoncer quo la croupe 'Hait en haul el le venire en has, raquo; tan-dis quo, dans lous les cas oil il a du intorvenir, laquo; le venire Hail en I'air el le dos en ban raquo;; il ajoule quo, dans cotte dorniöre circonstanco, il n'a 'lt; jamais vu un poulain vivant raquo;. Quoi qu'll en soil do colic explication, il csl certain quo I'opinion do Donnarioix ost, pour lo moins, hop absolue; quo la position lombo-pubicnne, cboz lajnment, aussi bion (pio choz la vache, pout trös bien ölre primitivB, C'est ce quo Don-
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CMt DY8T0CIE FffiTALE. ~ PRÄSENTATION POSTfiRIEURE NATURELLE.
mu'ioix a dö reconnaitre lui-momc it la suite d'uno observation de M. Uocliard, loqucl a moino reussi h obtenir le poulain vivant, chose cxtröinomenl rare, cominc Ton sail, dans cetle espüco. Ajoulons quo M. Collin (do Wassy) a observe un fail idenlique et a obtenu un r(5-sullat tout aussi satisl'aisant.
Au point do vuo des Indtoationai los autours allemands et italiens, — Dieterichs, Baumeister et HucfT, Lanzillotli, —donnent le precepto d'imprimer au corps du foetus un mouveinent de rotation, do manierc ä convertir cetle position en unc position lombo-iliale on memo lumbo-sacree. Nous nous raugeons volontiors ä ce dernier avis en ce qui con-corne la vaobe, choz qui la imitation est d'anlant plus iinpörieusemcnl conunandce quo le veau est plus voluinincux.
Quant ä la Jnment, il serait ogaloiiient rationnel do modifier la position de son produit; ccpeudant, les proportions plus grandes du bassin, chez eile, pcrniolteut do 1'obtenir sans opcrcr cetle mutation, Ot I'accouclicmont est en general asscz facile. laquo; Cost une des opöra-lions les plus simples de la dystocie, dil, avec raison, Donnarieix; un quart d'houre, au plus, sul'ilt pour la praliquer. raquo; — 11 u'y a qu'une attention a avoir, mais olio est capitale: e'est de surveiller trös atten-livomenl les pieds, do les conduire, do les dirigor avec soin jusqu'ä ce qu'ils aient franchi la vulve, afln d'eviter les dechirurcs, les perforations qu'ils peuvent Ires facileinent produire (I). Le manw.l operaloire n'ollVe aucune dil'liculle: 1deg; fixer un lacs a chaque palurou; *2quot; glisser sa main lo long des tendons llechisseurs jusqu'ä la poinle du jarret, qüi, d'ordinaire, butte centre le rebord pubicn; 3deg; faire tirer douce-ment, do bas en haut, sur un membre, puis sur I'autre, pendant quo la main souleve Tun, puis I'autre jarret, qui doivent glisser successi-vement sur eile comme sur un chantier, jusqu'ä ce qu'ils soicnt arrives dans I'cxcavation; 4quot; conduire hors de la vulve les pieds avec la main; S0 continuer ä faire tirer sur les lacs, do bas en haut, de maniere a soulever la croupe et ä faciliter ainsi son entree dans le detroil; (i0 extraire par des tractions proportionnees h la resistance qu'on öprouve. Teiles sont les diverses manoeuvres rcclamees par la cir-constance.
(lliez la cIu'-ypc et la brebts, la position lombo-pubienne n'olfre d'au-tredifücullö que cello qui rösulte do la direction des membres.
Positions lombo-sus-cotyloldiennes.
Les positions loinbo-sus-cotylouiiennos donnant lieu aux mömes considcrationsque leurs correspondanlcsdelapresenlalionanterieurc.
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1) Aussi, pcrsistoiis-nous h pensor, d'accord en cnla avoc beattCOUp d'accouclicui's oxpöriment^s quo nous avons cuusultrs, qu'U est au iiioins inulllo, aussi biun cliez la vacllO 'iuc cliez la jumeut, de cherclici- it modilier cetle position, .si ce n'est dans rjuolquos cas particullors, et pour remptlr quelqaes indications spccialos (F. S. C.).'
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OBSTACLES PHOVENANT DE LA TETE Oll DBS MEMlillES ANTE1UEUKS. 67)
nous no pouvons quo rouvoyer le locteur ii co qui esl dil a la page G18. Nous on dirons aulanl des positions lombo'lllalea qui, suivant la forme du bassin, pouvont donnor lieu h quelquos diflicullös.
ART. II. — OBSTACLES PROVENANT DE LA TETE 01! DES MEMBRES
ANTEIUEUKS.
Cos obstacles sont inoins Iröqueals ot gt'iuJralcinoiil inoins graves quo ceux auxquels pouvont donncr lieu leg meinbres pelvions dans la presentation antörieuro. Cost quo los mcmbrcs thoraciques sont, mal disposes pour pönelrer dans le bassin en mönie temps quo lo tronc; cependant on les y rencontre quolquofois. Quant ä la töte, sans parlor des dii'liculles qui pouvont r6sultor do son volume dans les cas oil le leelus cst hydrocepbalo, ello pout s'opposer i raccoucliemcnt lorsquo l'encolure contracturöe la mainlieut ä proxiraiW du train postörieur.
li'encolure eat afTect^e de contracture.
Gelte complication, pour elre rare, n'on osl pas moins possible. M, Gollin (do Wassy) I'a ronconlree ([iiatrelois clicz lajuniont, el, dans chacun des cas, clle s'ajoutait i\ uue niauvaisc direction des inombros. M, Marlot montionne aussi cot obstacle ;i la sortie du pouiain, dans un cas de prösentation transversale. — La telo, porleo on arriörc et main-tonue dans cello position par la retraction des muscles el des ligaments do roncolure, no doit evidemmont avoir aucune tendance a pönötrer dans le bassin, deji\ rempli par la croupe; mais eile vient butter contre les bords du dölroit et annihile compRiloment les efforts expulsifs. Tout d'abord, une tolle difliculle ne so reconnail pas aisö-menl, carl'arrdtdu fostus pourrait etrodüäune monstruosite. Ilt'audra done explorer le train posterieur. Si on parvenait il le repousser an delä du dölroil, on renconlrerait la tele i\ proximite do la croupe; — d'aulre part, lorsque le foetus ne prcsentc rien de monstrueux etqu'ii n'esl pas d'un volume excessif; en un mot, lorsque l'arröt no s'explique par aucun obstacle appreciable) on pcul soupQonner qu'il s'agit d'une deviation de roncolure. Dans ce cas, il sera pcrmis de faire lirer sur les membres posterieurs en döployant une certaine force, et si la resistance est trop considerable, on pourra diriger les tractions tantot ä droite, tantöl ä gauebe, Tune de cos directions pouvant fitre plus favorable t\ la sortie du foetus. Gelui-ci ne lardora pas ä s'engager do plus en plus, et, une fois raccouchoinenl torminü, on verra 1'encolure reprendre aussilot sa position anormale.
Les membres auterieurs, plus ou moins serräs contre la poitrine, ptinttrout avec eile dans le bassin.
Le foetus so prösentant par le train posterieur, il semble difficile
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(172 DY8T0CIE K(E'rALK. — PRfiSENTATION POSTERlEniiE NATUHELLK.
d'admoltre quo los mombres thoraciques puissent s'iutroduire dans lo bassin en radme temps quo la poltrlne. Gependant Donnarieix recon-
nail plusieurs variötös d'uno presentation qu'il appello mixlo, el. qui est caracterisöc par la penötralion, dans le passage maternel, des quatre membres a la fols. Dans le nombre, il comprend la presentation anlerienre compliquöo de la peiuHration dos membres pelvions laquo; arcboutant sur le plancher dn bassin et plies sons le venire raquo; ; mais le contraire pent arriver si los inoinbres poslöricurs so sont engages los premiers; c'esl alors que so prodnit la complication qui nous occupo en ce moment. 11 so pent aussi quo Ton no rencontre que trois membres dans lo bassin, parml les([nols doux postörionrs el un antö-rieur, celni-ci moins avanco dans sa sortie.
Dieterichs admet ögalement ceite- Präsentation compliquöe, qu'il parait considercr commo une gt;lt; iiosition raquo; transversale, et qu'il designc ainsi : laquo; Deux picas de dewidre, la queue el vn pied do devtuit sont engages duns le passageraquo;. Or, la presence do la queue dans lo bassin semble bien indiquer une presentation postörieure. Enfln, Ganu en parle aussi, mais incidomment et comme ctant lo i'(5siillat do modifications apporleos i une presentation dos quatre membres h pen pros egalement sortis.
La disposition des articulations du membro Ihoracique no lui per-mettant gnero do s'appliquer ctroilement contro le tronc, ainsi qu'il sorait nocossairo pour qu'il put pemHrer on memo temps quo ce dernier dans le bassin, nous pensons que la presentation posterioure compliquöe donl il s'aglt doit etro raroment primitive. Nous I'orions pourtant une exception ))oiir le eas oil le foetus sorait en position lombo-pubienne, parce que les pieds anlerieurs, portös on arriero, pourraient plus aisemenl franchir le dctroit ([lie lorsque le tetus se trouve on position lombo-sacröc on lombo-ilialo. Pour la plupart des antres cas, nous sommes portös ä admottre ([lie celte presentation n'est que socondaire, e'est-a-dire qu'ello n'osl autre qu'une prösonta-lion sterno-abdominale avee pöuetration des membres, — presentation modiliöc par des tontatives do version, ([iii out (tonn6 an tronc uno direction plus parallele k Taxe du corps do la mero.
(Jnoi qu'il en soit, lo praticion pouvant rencontror cotte difflcultö, il Importe qu'il soil en mesure d'y remedier.
Description laquo;le iraquo; illfflculU*. — Le I'mtus, en presentation postörieure et en position variable, a les membres pelvions plus ou moins sortis do la vulve; on memo temps les deux membres antörioiirs — quelque-t'ois un seul — se Irouvont engages dans lo bassin, mais ä un moindre degrö que los preeödents. L'axo du corps du foetus peilt 6tro parallele ä eclui du corps do la mere; le plus souvont il est oblique; cela seul difl'öroncie, on dolinitivc, la prösentation posterieuro compliqueo donl il s'agit des presentations slerno-abdominalüs direelcs; on pourrait done,dans ([uelques cas, en faire une prösentation transversale oblique
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OHSTACLES PllOVENANT DE LA TETE ÖU DES MEMliRES ANTKltlEUItS. 67;raquo;
(V. les Presentations tnmsvcrsules). Nous emprunlons l'observation suivanlo u Donimrieix:
Une jument, k^bn do ouzo ;i douzo ans, est on travail dopuis tloux houros et se Irouve en proio anx plus violenles collques, Les qualromembres du poulain se prösontent; los tleux postörieurs ropusant sur le plancher du bassin, tont saillio hois do ia vnlvo; les tloux anturieurs sont dans le vagin et en rapporl avec lo sacrum. laquo; Je cbercbe, lt;lii l'auleur, ä repousser los membres anlörieurs dans la oavitö uti'ü'ino; lo moindro offorl de la more leur fait i'öprendre lour pusition primitive. Pendant ([uo je les repousse, des aides tirent siir los inem-hres postörieurs assujotlis par un double lacs. Tous cos efforts sont inutilos.....raquo;
Indicationlaquo;. —II somblcrait övidomment rationnol do repousser les membres antericurs dans I'lildrus, ainsi quo Donnarieix a toutd'abord essayo de lo faire; mais ce praticien protend qu'un tel inoyon est impralicable chez la Jnntont, parce que les incmbros laquo; vont arc-bou-ler conlre les iliums, ou le sacrum, on lo pubis, el determiner par lu traction la dechirure do la matrice. Du reste, on ne pout quo momen-tanömont vaincro les ell'orts do la more, dont les contractions uterines ramenent conslammonl les membres dans le passageraquo;. II consellle done de les amputer ä ['articulation humöro-radio-cubitale, apres avoir, par une forte traction sur le rnombre, amene celle-ci ä proximitö de la vnlve. Gölte operation lui aurait toujours röussi, c'esl-ä-dire dans une quinzaine do cas environ. Toutefois, chez la vache, le memo praticien roconnatl implicilement quo les membres anterieurs peuvent etro repousses, car il donne une observation ou cello tentative a öle couronnße de succös.
Dioterichs, sans dislinguer entre les especos, considörant que Ton no pout jamais oblenir un foetus en faisant passer en mßme temps un inembro anterieur et un membre posl6rieur, dit qu'il faul repousser laquo; le pied de devant au moyen du repoussoir ; raquo; — c'est aussi l'opinion de Darreau. Nous avons vu que, d'aprös Donnarieix, cette operation prösenlerait les plus grandes difficulles cüez la jument; quant ä Tassortion de l'auleur allemand, quo deux membres, un antörieur et un poslörieur, ne sauraienl passer ensemble, nous ne la croyons pas fondöe, allendu que les membres anterieurs ne peuvent consliluer ün obstacle vöritablement sörieux qu'autant quo leurs articulations supö-rieures viennent se surajouter au thorax; — et nous savons quo, mßme dans ce cas, le foetus peul encore passer, mais souvent au prix de lesions graves (V. ä ce sujet, p. 042 et suiv.). 11 devrait done sufflre de main-tenir ces arliculations en avant de la poitrino, ou de les y repousser pour que le fcclus pul passer. Souvent rn6me, alles s'arröleront ä l'entrce du bassin, ou, pourötre plus exact, elles y seront arrßlees par les bords lalöraux du dölroit pendant que la poitrino achevera de penötrer. Ajoulons quo ces idees trouvent leur confirmation dans certains fails do la pratique. Chez une Jument, ainsi que dans plusieurs cas non dßcrils, parmi losquels il en est qui se rapporlent ä la vache, Saiint-Cyb fit Vioi.kt. — 01)3t6trique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43
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674 DYSTÜCIE FCETALE. — PRKSENTATIONS HOSTliHIEUUES I3YSTOC1QUES.
laquo;au Heu d'arracher ou de dösarticulerles membres anterieurs, opö-ration lonjours assez longue et bien pöniblc pour la more raquo;, Canu dit avoir employö le moyen suivant: laquo; lixer des lacs aux membres posle-rieurs, empoigner les membres anlerieurs au-dessus des genoux, faire arc-boutanl et les refouler dans la malrice, pendant quo les aides, en lirant sur les lacs, font doployer la croupe; les membres anlerieurs, notlcs sur le venire, ne fonl aucun obstacle. Co procede, ajoute I'auleur, m'a paru plus prompt, et la mere a moins a soutfrir. raquo;
Les difl'erents precedes op6ratoires qui vicnnent d'etre indiques etanl tous susceptiblos de donner, dans certains cas,de bons rösultats, nous n'en prdconiserons aucun a l'oxclusion des autres; nous pcnsons, au contraire, qu'il faudrait les mctlre en usage, ou les essayer succes-sivement dans I'ordre suivant : 1deg; tenter d'abord de repousser les membres antcrieurs dans la matricc; 2deg; si Ton n'y pouvail parvenir, s'efforcer simplcment do refouler au dela du delroit les articulations supßricures; 3deg; enfin, dans le cas d'impossibilite absolue, recourir ä la dcsarticulalion consoillce par Donnaricix, ou plutöt ä rarrachement complet du membre, qui n'exigerait probablement pas do tractions plus fortes que celles qu'il faut mettre en usage pour amener le coude ä la vulve.
B. — Presentations posti^rieuhes dystociques.
Sauf quelques cas tout k fait exceptionnels dontnous parlerons plus loin, les obstacles, dans ces presentations, proviennent uniquement des membres polviens, qui, au lieu d'6tre completement etendus el allonges dans le bassin, peuvent ne presenter qu'une extension incomplete, ou se montrer flechis aux jarrets, ou etro portes tout entiers en avant et plus ou moins allonges sous l'abdomen. De lä des difficultes variables, mais souvent trös grandes pour rachevement du part. On comprend qu'un soul ou les deux membres peuvent 6tre incom-plötement etendus ou affecter line mauvaise direction; on comprend, enfin, que celle-ci n'est pas necessairement la mome pour chacun d'eux.
De meme que pour les presentations dystociques des membres antcrieurs, nous supposerons d'abord le fcetus en position lombo-sacree et nous dirons ensuite quelques mots de la presentation dans les autres positions.
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Les membres postärieurs incompletement etendus dans le bassin.
Svnonyiiie : Präsentation des membres postörieurs; coux-ci sout iiicomplötemont
etendus dans le bassin.
Cettc presentation difföre Ires peu de la normale, et cependanl eile suflit pour rendre le part impossible par les seules forces de la
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OBSTACLES l'ROVENAM' DES MEMHKES POSTERIEL'RS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 675
nature. Elle a occasionnö la morlilo nombreux poulains,dontla sortie n'a pu 6tre facilitöe ä temps, aprös quoi, suivant Donnarieix, le ca-davre ne pouvanl se soutenir tournerait sur lui-mftino pendant le repos de la matrice, et se mcttrait en position lombo-pubienne. Chez la vache, la resistance beancoup plus grandc du foetus pennct tou-jours d'arriver ä temps, ä moins de negligence excessive des propriö-laires. Du reste, la difllcuite ost elle-möme beaucoup plus rare, pour les motifs f|iie nous allons exposer.
Cause.laquo; et nature de la difUcultlraquo;. — Nous avons signalö, en rappe-lant la disposition des os du bassin, le bord antcrieur mince et comme Iranchant du pubis chez la Jumeut, tandis qu'il forme, au contraire, une sorle do plan incline chez la vache; d'autre part, nous avons döjä en l'occasion de comparer le rayon coxo-fcmoral du foetus (1) au diainötre sacro-pubien de la mere, et nous avons vu que le premier 6lait bien superieur au second, llappelons ici les chiffres concernant cos dimensions chez la jument et chez la vache :
JOMENT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;VACHE.
Diametre sacro-pubieu. 220raquo;quot; 210mln 2nmm 202mra 222mm SOSquot;raquo;1quot; 23lnini 200min Rayon coso-fdmoral... 370 350 340 330nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;330 280 290 250
Geci ötant connu, rien de plus facile que de se rendre compte de la suspension du travail par suite de rextension incomplüte des mern-bres. Pour que cette difficulte se produise, il suffitque les,articulations fömoro-rotuliennes se trouvent arrct6es par le bord antörieur du pubis. Or, la forme amincie et comme tranchante de ce bord, chez la Jument, et les saillies inögales que presententles articulations sur leur face antörieure expliquent suffisamment la possibililö de cet arret.
Toutel'ois, si les membres sont immobilisös, le corps ne Test pas, et la croupe continue a avancer, ce qui diminue necessairement le degre d'extension de l'articulation coxo-femorale. Lo femur tend done ä devenir pcrpendiculaire au bassin; mais comme le rayon coxo-fömoral exeöde de beaucoup le diametre sacro-pubien, la croupe est peu ä pen rofoulee vers la voüte lombaire, pourse trouver elle-möme definitive-ment arr6t6e avant d'avoir pu aborder le delroit.
Chez la vachlaquo;, le rayon coxo-femoral tout en se rapprochant davan-lagc des dimensions du diametre sacro-pubien I'emporte encore sur ce dernier, de sorte que la croupe ne pourrait pas franchir plus aisömont le detroit, dans le cas oil les articulations femoro-rotulionnes vien-draient amp; olre arrßlöes a l'entrce du bassin. Si la difüculle se präsente trös rarement chez cette femelle, il faut Tatlribuer ä la disposition en plan incline du bord du pubis, qui doil plutöt favoriserla penötration. Par centre, nous avons vu que, chez cette mömo femelle, la difficulte
(1) Rappoloiis quo lo rayon coxo-foraoral compretid la longueur do la cuisso ajoutec b la hautflur do la croupe; il se mesure do la partie la plus ^leveo do cetto derniero au-dessous do rarticulation lömorotibiale en ctat do flexion.
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676 DY8T0CIE l'CKTM.i:. — l'KKSENTATIONS P08TERIEÜRE8 ÜYSTOCIQUKS.
COrCdspondanle (In la presentation antörieure etait assez fröquenli1, alors qn'elle so inontro oxcoplionnollement choz la jmnonl. Cos diffd-rences, Intöressantes ä conivaltro, Irouvent lour explication dans la forme ol les dimensions speciales du bassin de obaquo espßce.
raquo;iuKiiostif. — Les pieds jiosterieurs so prösentent la face plantaife en haut; mais le canon n'est pas coniplötcmeiit etendu sur la jainhe, et celle-ci est oilo-inßmc restöe on partie (lechio sur la cuisse; entin les articulations föinoro-rotulionnes Inittont contre le bord antörieur du pubis, pendant quo la croupe, encore situöe au delä du bassin, presse fortement contro la voute lombairo. On no constate aucun aulro obstacle qui puisso rondro compte do Tarröt du fectus et de rimpuissance des efforts oxpulsifs.
Indivaiions. — La nature do la difliculle ötant reconnuo, rien n'est plus facile ({lie dquot;y reinödier, et, ainsi quo nous le disions ä roccasion des membres anlcricurs inrompletenicnl ctendus, I'operation est souvenl faite d'instincl, pour ainsi diro, par les propriötaires, qui sont dvi-demment loin de se rendre compte de Ja nature de Tobstacle. — Le foetus semble bien place et il ne sort pas : quoi de plus naturel quo de chercher i\ aider ä sa sortie en tirant sur les membres? Or, il n'on faul, pas davantago pour faire cesser I'enclavement, pourvu quo les tractions soient faites de bas en baut. Si Ton rencontrait une certaino resistance ä operer cette extension, il suflirait de repousser 16gerement la croupe dans l'intervalle de deux elforts oxpulsifs, en mßine temps quo les aides exorccraient des tractions sur les lacs que Ton aurait places aux membres.
L'extension incomplete des membres posterieurs ötant une consequence possible do la position lom/jo-sncree, ne doit pas s'observer dans les positions renverseen; mais ii ne serait pas impossible qu'on la rencontriit, parliculierement chez la vache, en inßme temps que les positions l.ombo-iliales. On n'aurail qu a repousser le veau, ä etendre les membres et h le remettre en premiere position.
Chez la breiiia el la chfevrc, on aurait recours au m6me et tr^s simplo moyen de röduetion.
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Les deux membres sont flechis aux jarrets.
Synonvmie : I'rßsentation dos Jarrets (Lanzillotti).
Pour comprendre le mecanisme de cette presentation vicieuse, il faut concevoir que le foetus, poussö par les contractions uterines, arrive ä l'entröe du bassin, les membres postöriours incompletement etendus (fig. 98). Geux-ci sont arrßtes par le rebord pubien, contre lequel 11s viennent s'appuyer par un point quelconque de la face poste-rieure du canon, pendant que la croupe butte de son cote contre Tangle sacro-vertebral. On voit immediatement ce qui doit arriver :
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OHSTäCLKS PUOVKNANT DES MKMÜHES P08TBRIEUU8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;677
los ellbrls continuanl, rarliculation Ubio-astragaliouno se llcchit com-plölcmont, le canon s'applique conlre la jambe, et les jarrels p6ne-Ironl dans le bassin, la pointe du calcaneum en avanl. La croupe, un moment arrölee par l'anglo sacro-vcrt6bral,suit et s'engage ä son tour, ctbientöt roxcavation se trouve obstruöc par une masse trop considerable pour ponvoir progressci'((ig. 00). Le travail s'amHe.ct la femolle s'öpuiso en efforts Infructueux. II est clalr qu'un seul membre pent ötro ainsi retenu, Taulre elant normalement ötendn, saus (iuo cola change en rien, ni le mecanisme, ni la nature de la complication, ni m6me los indications qu'elle reclame. Si Ton a bicn compris la maniöre dont se produit cette complication
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Kiy. 98.— Presentation (los JaiTOtS ; — lacs passe dans lo pit de Tun d'oux.
du part, on doit voir immediatement quelles sont les consöqucncos qui en dccoulent au point do vue du diaenoBdi;. La pointe des jarrcts ost toujours la premiöro partie epic la main rencontre; mais on pent Irouver cos articulations ä dos prol'ondours variables : tantot tout a fail, ä rentröe du dölroit, le foetus ötant tout onlior dans la eavite ulcrine et jouissant oticoro d'uno cortaino mobilite; tantut — ot cost ce qui arrive dans la pluparl des cas — döjä ongagöes dans lo canal ou trös rapprochees do la vulve, la croupo ayant möme franchi lo detroit an-terieur et so trouvanl plus ou moins cnclavco. De li\ rösultonl des difficultes plus ou moins grandes. En those gönöralc, on pout dire quo, chez nos grandes femelles parvenucsau termc do la gestation, I'accou-cheinonl esl impossible taut qu'on n'a pas modilie cette presentation viciouse.
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678 DY8T0CIE FCKTALE. — I'IIKSENTATIONS POSTfiRlEUHES ÜYSTOCIQUES.
Quelle ost la cause reollo qui, dans ce cas, s'opposc ä la sorlic du foelus? M.Oeneubourg nous paratt I'avoir bion comprise el clai-rement sin-nalöc dans les lignos suivanles : laquo; II est, dit-il, facile de comprendre que ce n'est pas raugmonlalion du volume des parlies ongagöcs, par l'addition dos canons el dos piods, qui fail obstacle k la marchc du foetus; mais bien la region digitee, qui, forlemont llöchie, so trouvo aecrochöe au rebord du pubis. La flexion du pied, ou la resistance dn crochet qu'il forme, est on raison direcle de la flexion du jarrel. raquo; Nous avonsdöjä ou I'occQSion do signaler la flexion du boulet ot dos phalanges comme ölant la consequence forcöe de la flexion du jarret, de mßtne que colle-ci so raltache ä la flexion de rarticulalion femoro-tibialo. Cola rösulle, pour los phalanges, de la disposition des tendons do lours flöchissours, losquels cprouvent, an moment de la flexion du jarret, line incurvation qui produit reffet d'un raccourcissement, el dont le rdsultal ost d'atliror les phalanges en arriere. 11 n'y a done pas d'exageration ä comparer la re-
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Fip. 99*. — Präsentation dos jarrets; — la floxlon des plialan^os s'oppose h la sortie
du fo'tus.
gion digitec i\ une sorlo do croclict place; on avant du pubis, el s'op-posant iiivincibloinenl a la sortie tin foetus. La figure 99 donno une ideo Ires oxacto de ce genre d'obslacle, qui, chcz la vache, est abso-lumont do memo nature.
Indications. — II est naturel de s'efforcer de roinottro le jarrot en extension, ct, aveclui, loutoslesautros articulations dn membre. Cotto operation, trös facile ä executor cbez la vaclie au d(5but du part, c'ost-ä-dire avant quo la croupe no soil ongagoc dans le bassin, presento, dans los meines conditions, boaucoup plus de dirficultö choz lajnment, par suite do la longueur considerable des rayons dn poulain ; mais on pent encore la menerä bien quolquefois, pourvu quo les efforts do la mere no soient pas oxcessifs, ainsi qu'il rösulle de la pratique do I'un do nous (Saint-Gyr), qui a rencontre quatro ou cinq fois la prcsonla-lion des jarrets, el a toujours röussi, quoique avec plus ou inoins do peine, ä dtendre les piods dans le bassin.
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quot; Dans coth1 ßgure, la symphyso Ischlo-pubtonnfl i)r^sento UDO longueur OXQgöröO! par suite dc la position lies mciiilircs, les jancls dovrolont lo dupasscr nolalilemont on arrieic.
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OBSTACLKS l'KOVENANT DES MKMIlUliS P08TERIEUR8.
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Tollo n'est pas, cependanl, I'opinion do Donnarieix, qui affinne que cetle opöralion est impossible chez la jumenl, nu'smo alors que les jar-rets laquo; sonl pen on no sont pas engages dans lo passage raquo;. La diOieulle do la reduction lionl surtout, avons-nousdit, ärintcnsilö et ä la conli-nuilö des efforts cxpulsil's do la mere. Dans de tolles circonslances, ä moins do combattro ceux-ci par ranesthesio, ['extension des mombres pent, on ollet, so inonlrcr impossible, ainsi que nous avons pu nous en convaincro par nous-mAino (Violet). Dans uno note qu'il a bien voulu nous adresser, M. Lo Bcrre (do Laimion) nous dil quo qnand il nc par-vient pas ;\ produire laquo; rapidomenl et faeilomenl l'oxtonsion dos pieds raquo;, — ce qui pennot d'admettro qu'il oblient quelqucfois ce rcsultat, — et quand il a des raisons do penser quo lo foetus est mort, il a imme-diatement recoursä rcmbryoloinio, altendu qu'il lui est arrive nombre de fois, a on voulant lairo cello extension, do produire la döchiruro de rutcrus par la pointo du jarrel, qui fait coin et arrive tres faeilomenl ä perforer les membranes utcriiios. raquo;
Malgro I'opinion absolue do Donnarieix, l'extension des mombres est done quelqucfois possible cbcz la Jnment lorsquo la pointo des jarrels n'est pas encore engagöe, ou n'ost quo pen engagec dans le bassin; mais il on est loul autromenl quand la croupe ello-meme a l)cnetre: son enclavement, la force el la continuity dos efforts oxpnlsifs, rendent inutilcs toutos tentatives do reduction, lesquelleS; conlinuöos avec persislance, (iniraiont m^mo par dovonir fatales a la more. Du roste, le poulain csl mort clans la pluparl des cas, et il est bien prele-rablo de recourir ä uno operation que nous indiquerons plus loin,— operation facile ä praliquor, n'exigeant qu'un temps tres court el n'en-trainanl aucnno soullranco el aucuno fatigue pour la more.
Chez la vnehe, la reduction — lorsquo la croupe est onclaveo — pout ofl'rir parfois degrandes difllcullös. Schaack inclinorailäeroire qu'elles no sonl jamais insurmonlablcs; mais ce n'esl pas lout ä fait noire avis, car I'un do nous (Violet) s'est Irouvö plusiours fois clans la nocossite do mulilor le veau alin do terminer raccouchoment.
Toulos les fois que Ton vcut oblonir lo redressemenl du jarrel, il est indispensable do commenccr par repoussor le foetus lo plus loin possible en avanldü bassin, car l'extension nesaurails'effectuer dans cello cavito, en raison do la longueur considerable du rayon inötalarsion. Chez lo veau, ou ce rayon csl plus court quo choz lo poulain, il oxcedc encore d'onviron 8 ä 10 centinuHros la bautour du delroil.
D'apres Uainard, il arrive souvent que, pendant la propulsion, laquo; lo foetus est repoussö de lelle sorlo qu'il so place en Iravors el quo les parties anlerioures, la I6le, les mombres de devant, se rapprocbent du bassin, oü Ton pent los saisir et faire la version. Par un mouveinenl en domi-corcle, on les ameno ü l'entröe, on les engage el on finit en presentation antörieure un part commence; en presentation posiö-rieuro raquo;. Colic mutation est assurdinenl possible; mais eile doil elro
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laquo;80 DY8T0C1B FffiTALE. — PRESENTATIONS POSTEIUEUKES nYSTOCIQUES.
assez rare; du moins, nous ne I'avons janiais observee, el nous ne I'avons trouvde mentionnte dans aucune des obscrvalions qua nous avons lues. Quoi qu'il en soil, si eile venait ä se produirc, eile n'aurail rien do döfavorable; au conlraire.
Lorsque rcxtension dos jarrels est impossible, ou ,jug6e inutile paroo que le fcctus est mort, il n'y a pas lieu de recourir ä ['extraction forcee. Gelte Operation no pourrait qu'etre prejudiciable h la more en raison de la nature do ['obstacle et des forces considerables dont eile necessiterait Temploi, memo dans les cas oil il n'y aurail qu'un soul incmbrc en mauvaise presentation. Mais on peut praliqucr I'opdration lt;lecrite par Donnarieix : laquo; Saisir d'abord un membre ati-dessus du jarrct dans I'anse d'un bon lacs, I'attiror par une traction vigoureuso au milieu do la vulve, et en opörer pins ou moins compldtement la dcsarticulation. Lo membre est alors (lecbi sur lui-mömo; operer de inßme surle second : teile est l'indication. Ensuile on röunit les deux lacs et on lire dessus. raquo; — La d6sarticulation plus ou moins complete, teile qu'elle est conseillce ici, n'est pas Ires difficile h opörer lorsque le jarret est allire hors de la vulve; mais Donnarieix parle d'une laquo; traction vigourcusc raquo; ä cxercer sur les mcmbros pour los amencr ä ce point. Gelle traction doit etre penible pour los femelles; malgrö ccla, au dire do I'auteur, olles s'on tironl genöralcnicul.
La dösarticulation du jarret est cgalemont conseillöo par Dieterichs, mais il la voul complete, alin de pouvoir eniovor rexlreniile du membre. M. LeBerre (de Lannion)cst egalomenl Ires partisan decelte mclhodc, par laquolle laquo; on fail de la place raquo; dans le vagin (1).
Tonlefois, ce n'est point lä i'opöralion qui a nos pi'öförences, Golle quo nons recommandons h Texclusion de loule aulre, parce ([lie nous cu avons conslalö les bons effels, est bas6e sur laconnaissance exacle de la nature et de la cause de la dil'ficulte. Gonseilloe ögalemenl par M. Dcnenbourg, eile consislo dans la section de la corde du jarret, prös du calcanöum : le tendon des jumeaux de la jambe ötant coup6 laisse au canon la facnltö de se rapprocber davantage du rayon sup6-rieur, et la division du flechisseur superlicicl des phalanges permet a celles-ci de se redressor sensiblemenl, quoique d'une facon incom-pletc, car elles sont encore retenues par le llöchisscur profond. En cas de resistance trop considerable, on pourrait couper egalement le tendon de ce dernier ü son passage dans la coulisse quo lui fournit le tarse, en arriere el en dedans; cependant, nous n'avons jamais eu besoiu do recourir ä colle operation complemenlaire.
Pour praliquer la section de la corde du jarret, il faul lui donner une certaine lixit6; mais il n'est pas n6cessaire d'arncner I'arlicula-tion pros de la vulve. A eel ell'et, on passe dans le pH (lig. 9S) un lacs, qui sera utilise plus lard pour rextraclion du foetus; on lo
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(ii Le Bnnne, notecommuniqudo,
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OBSTACLES PROVENANT DES MEMBRE8 POSTEniEllRS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6SJ
lend modörement et on opere la section iiu moyen du bistouri ft serpette, pendant ([no le pouco prend un point d'appui sur la face opposöo du jarrot. Parcille op6ration est faite, s'il y a lieu, sur I'autre niembre.
La section pure et simple des tendons ost tout aussi favorable ä la sortie du feclus que la dösaiiiculation du jarret, et eile a sur cette derniere I'avantage do la facilitö et do la rapidilö d'exöcution. On remarquera, du reste, que Dounarieix se conlcnte de desarticuler [ilus ou moins completement, en coupant selon toute probability, car 11 ne le dit pas, la corde du jarret; mais il nc sort pas l'extremild du inembre.
Aprös celto opöration, l'accoucbeur repoussei'a la croupe, tout en faisant tirer sur les lacs, co qui facilitera rextension du tibia surle f6mur et de eclui-ci sur lo bassin. Les jarrets sortiront sans difdcnllö de la vulve, et la croupe ne tardera pas i\ suivre.
La prösentalion dos jarrets pout sans doutc s'observcr dans les positions autres que la loinbo-saeröe. Nous savons nolamineiit que M.Gsell a vu un poulain en position loiubo-iliale droitc. Dans ces differonts cas, la croupe va heurter centre les parois du bassin et roste presque toujours en doliors, do sorto quo ronclaveinont est pen ä craindrc. 11 sera done assoz facile, cboz la vadie, do repousser lo fajtus, d'amencr les membros on extension, ct, ou agissant sur ceux-ci, de modifier la position. En ce qui concerno la Jument, colic coudnite serait evi-demmoiit la moilleuro; mais les efforts oxpulsil's peuvent constilucr un obstacle instirinonlable, et, d'autre part, si le poulain est mort, il osl tout ä fait inutile do chercber t\ iHondro les jarrets. On attirera done coux-ci dans le bassin et Ton on soclionnnera la corde; puls, agissant sur eux et sur la croupe, ou fora övoluer le f(i?tus sur lui-m6me ä mesure qu'il s'engagora davanlage. — II est bon de so rappelor quo, cbcz cette femello, la rotation n'ost röellemcnt necessairo que dans la position lombo-iliale, pen favorable, comme ou le sail, ü la penetration do la croupe.
Tout ce que nous avons dil des grandos fcmellcs est egalemont applicable ä la riiÖTi-o et ä la brebis.
Chez la chtlaquo;nne, la presentation dos jarrets ne pout en rien entravcr la mise-bas.
Les membres, port6s en avant, sont completement retenus.
Synonvmie. — Presentation des ischiums ct do la queue; — id. de la croupe. Proscnlation des fosses et prosciitatioii de la croupe [Lanzilotti, Uonoubourg).
Dans cette presentation dyslocique, les membros sont reslcs llechis et plus ou moins allonges sous le corps; e'est done par la croupe que
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682 UYSTOClli PCETALE.
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PRESENTATIONS POSTERIEURES DY8TOC1QUKS.
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le fuctus aborde le iletroit. Lorsque ccltc region, logcremenl tlöchie elle-meme, no so tronve pas dans Taxe du bassin, olio butlo contrele pubis par sa faco snperioure el no parvient pas ;\ s'cngager; placöe din'eroinment, olio penetrc malgre son volume; mais sa progression ost lento el difliciie. Dans le promier cas, la main exploralrice trouve le bassin librc el rencontre setilemcnt an dcla nno region qu'ä sa forme, a son volume, k la presence de l'appendice caudal, il esl facile de reconnailre pour la croupe; les meinbres ne sonl pas Ires 61oi-gn6s, el Ton pent lonelier, lanlöl la region rolulionne, lanlot la jambe el möme le jarrcl. Cost ce que M. Ueneubourg appelle la presentation de la croupe. Dans le second cas, la main Irouvc, ä quelque distance
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lri£. IÜÜ. — Prosentatioa (los iscliiums et tlo la qiii'ui!.
de la vulve, les deux iscliiums et la queue (flg, 100), donlM. Lanzilolll el M. Deneubourg font assez improprement une Präsentation deamp; fesses. Les membres ne peuvent i)as 6tre touches en raison de robstruction complete du dölroit. Plus tard, ä niesurc quo les offorts expulsifs so repetent, la cronpo s'onfonce de plus en plus, an point que les handles elles-niemes peuvent franchir le dölroit; mais cos parlies volumineuscs et mal disposees par lour confortnalion, ne pinetrcnl jamais bien avant, el, quel quo soil le temps ecouledcpuis les premieres douleurs, quand on esl appelc pour porter secours il la femelle on travail, jamais rien ne paralt ä la vulve, si cc n'est quelquefois la queue. Cost dire quo I'accouchemenl spontan^ est impossible, ä moins d'un volume extrö-mement reduil du foetus, car les membres, so Irouvant pen ä pen re-portös el allonges en avant, doivent nöeessairoment passer en memo
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OBSTACLES PROVENANT UES MEMBRE8 P0BTER1EURB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 683
tftmps que le corps, dont ils augincntenl lr6s sensiblement les dimensions.
Si Ton veut Lien y rölldchir un instant, on rcconnaitra que, dans cette prösenlation, le footus est copcndant capable de passer, car la disposition des mcmbrcs et le volume dc la masse totale sont identique-nient les meines que dans la prösenlation anteiieure compliquöe de la presence des mernbros abdominaux dans le bassin, —apres, toutefois, quo ceux-ci ont etc allonges par 1'aCGOUCbeur (fig. 80, p. (Uta). Or, nous savons quo le fcetus ainsi place pent etre extrait, mais avec de faibles chances d'arrivor vivant on do survivre. 11 en sera done de inßme dans la presentation postörieure, avec cette difference, toutefois, qu'il est boaucoup plus difficile d'appliquer les lacs nccessaires aux tractions. — II est presque superflu do dire qu'avec un scul membre portö en avant, le fcetus sortira avec moins de diflicultö.
iniiicaiioiiB. — Ici, encore. Vindication rationnelle consisterait il ra-moner les membres en arriere, ä los elendre dans les voies gcnitales. Chez la vache, lorsque le bassin est encore libre, cette indication ne souffro generalcment pas de trop grandesdifficnlles; mais si la croupe du veau est dejä engagöe, on comprond qu'il soit necessaire de com-menccr par la repousser le plus loin possible, llappelons encore que Ion pent so contcnter d'amencr un soul membre !\ Texlerieur : laquo; Dans tous les accoucbeinonts avec presentation posterieure, a ccrit tres justcmont M. E. Thierry, les deux membres llechis sous ['abdomen, je termine toujours ropcrution tres rapidement avec un soul membre ramone a la position normale, et jamais je n'ai eprouvö plus de dil'd-cultö ä operer la dölivrance avec un seul membre qu'avec les deux. raquo; ü'autro part, Vcret, dans un travail datant de 1837, avait dejä dit qu'il sufiit de lircr sur un pied pour faire sortir le train postörieur; et 11 ajoute : laquo;je dis sur un pied, parce qu'il est plus facile de lorminer l'accouchement on tirant plutot sur un que sur les deux ä la fois. raquo; Lc (i plus facile raquo; nous semblc bien un peu contestable ; mais il prouve, du moins, quo la reduction no serait pas absoluinenl necessaire si un seul membre so Irouvait retenu.
Afln de parvenir üi offectuer l'extension des mombres, M. üeneubourg recommande, comme nous, de repousser la masse foulale dans la malrice aussi profondöment que possible; do plus, dans la prösenta-tion dile de la croupe, cet auleur conseillo l'usage d'un repoussolr particulier introduit dans l'anus du veau. Nous citons textiiellemont : laquo; Nous improvisons un repoussoir, en demanchant un balai d'ecurie, et nous creusons du cotö euchässö, h quelquo 10 DU tö coulimelres de roxtrömite, des ontailles dostinees a retenir des etoupos ou de la blasse, de faQon ä former im bourrelet de grosseur süffisante. Le bout döpas-sant le bourrelet, elant bien raele et huile (et, saus doute, arrondi. ömousse), nous i'inlrodulsons dans l'anus du veau. Nous confions ce repoussoir h un aide, et, pendant qu'il agit sclon nos recommanda-
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lt;iS4 DY8T0CIE FCETALE. —#9632; PRfiBENTATlONS POSTliUlEURES DYSTOCIQUES.
lions, on ponssant en haut et en avant la masse foetale, nous allons rechcrchcr los moinbros. raquo; M. Denoubourginsisto sur I'effloaoitd et l'in-uocuitö de cc repoussoir, on disanl quo, destine ä soulcvcr et laquo; repoussur la croupe, il doit laquo; 6tro dirige de bns en haul et en avant, de sorte que son action porto simpleinent sur los dcnuöi'os parties du rectum; raquo; enfltli I'auteur ajoute quo le jeune siij(;t n'en öprouve aucnn dommage. Malgrö cello assurance, nous hesitons k rccommander I'emploi d'un pareilmoyen, d'autant plus que, sansy roconrir, il nous a 6tö possible, dans un assez grand nombre do cas, do romettrc le veau en presenta-lion naturelle.
Chez la Jnment, les manoeuvres do nsduction sont beaucoup plus difflciles ä pratiquer que chez la vacho; d'autre part, le poulain est raremont on vie lors de rarrivco du vcterinaire; on pourrait done se contenter do convorlir cette presentation on une presentation dos jar-rets, qui permottrait d'obtenir lacilemont le poulain apres section de la rorde ou tendon d'Achille. Sur uno jument, dont le poulain dtait inorl et einphvsönialoux, nous avons pu assez rapidement meuer ä bion colto opöratlon (Violet), (dependant, s'il 6tait impossible d'amener les jarrcts ou I'un d'eux an moitis, ou si le poulain etail encore vivant, on se rappellerait qu'il pout passer, quoique avoc difli-culte, les membros rcslant repliös sous le corps. Au lieu do persislcr dans les tontatives do reduction, il seraitdonc preferable, m^mo dans l'intöret de la mere, d'en pratiquer 1'extraction sans modifier en quoi que ce soil la prösenlation.
Hien quo le bassin do la yache so prole moins ä la sortie du veau ainsi repliö, il y a des circonstances oil roperatour, no pouvant rckluiro, se trouve force d'ulillsor ce moyen. Cost lorsque les eaux sont ontiö-i'cmont ecoulöes et que la matrico enserre ctroitcment le foetus, — chose qui pent aisömcnl et trös rapidement se produire dans le cas oil ce dernier est rest6 au delii du dötroil. Au conlraire, röcoulomont des mux n'est jamais complet lorsque la croupe s'est engagöo, parce ((u'elle constilue un oblurateur eflicace.
(Ju'il s'agisso do la jument ou do la vuelie, que le foetus se trouve iiaturellomenl au deli du d6troit ou qu'il y ait etc repousse, le meil-leur moyen d'en i'acililor la sortie, quand on no pout pas amonor les moinbros, est colui mis on usage par P, Lecoq et conseille plus tard par Lecoq (do Bayeux), Ce moyen consistc ä glisser la main munie d'un lacs outre los parois du bassin et le foetus; h passer au-dossous do la cuisso do celui-ci le bout du lacs, que Ton va chercher ensuite en avant do la rotule, on penetrant entro lo mombre ot le corps du foetus, et a ramenor au dehors lo bout du lacs ainsi saisi (fig. 101).
Cette manoeuvre, tres simple on apparence, präsente cependant par-fois de röelles difficnllös, car la main ne pout pas toujours s'insinuer ais^ment entro le membreet le tronc; I'emploi d'un porte-corde trouve done ici son utilite. Un seul lacs scrait sans doute süffisant; toutefois,
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OBSTACLES PROVENANT DEB MEMBRE8 1'OSTfiniEURS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;685
s'il y a possibililö, on on place un douxii'mo snr 1'autro mombro, alin do rendre les tractions plus diroctos. L'accoiichcur ordonne ensuite de tircr fortement sur los chefs du on des lacs i'6iinis an doliors, en fai-sant coi'ncider les tractions avoc les efforts oxpnlsit's; do son cöt(5, il facililela progression en ellärant avec la main les plis do la imiqnouse vaginale qui tendent ä so former on avant dn fditus.
An lieu d'omployer le procödö qui viont d'ölre ddcrit, .M. Denoubonrg consoille do fixer simploment ä la queue ce qu'il appollo son lacs-forceps, — petit cordon forme do Ills disposös ä pen pros parallole-ment, — qui est capable d'uno prise trüs solide. Co moyen, d'une application plus facile quo le precedent, lui auruit sufli en toutes circonstanccs chez la jumont; une fois, memo, il obtint un poulaiu qui laquo; vivait encore, mais qui mourut pou do temps apres sa sortie raquo;. Quant aux meres, laquo; olios no furent pas plus derangöos quo si le pari
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Fig. 101. — Presentation do la croupe ; — lacs passö en dedans de la cuisse.
s'etait accompli dans des conditions normales. raquo; Le proeöde de M. Deneubourg pout corlainement etrc utilise lorsquo le petit a cosse do vivre; tnais dans lo cas contraire, nous lui prefercrions toujours le pröeödent. Du reste, si les tractions faites uniquemont sur la queue du poulain peuvent etre süffisantes, il n'en serait peut-etre pas de meine en ce qui concerne le veau, dont la sortie est plus diflicilo. Elles seraient cependant ;\ essayer si Ton no parvonait pas ä passer dos cordes en dedans des membres.
Enfln, en cas d'inamp;uccös, on pourrait encore utiliscr les crockels on proeöder ä Varrackemenl des membres posterieurs.
Pour fixer les crochets, quelqucs praticiens ont mis en usage le procede suivant : on debride d'abord largement lanus ct la vulve du foetus; on introduilensuite f/laquo;laquo;.s' le hassinde celui-ci la main armöed'un crochet, quo Ion implante, soil en avant do la symphyse pubienne, soit a l'une des branches montantes do I'iliiim, soit, ce qui nous parait preferable, dans Tun des trous ovalaires du bassin du petit. On a ainsi un point d'appui solide, sur lequel il est possible d'opöror des tractions
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086 DY8T0C1E KCETALE. — PRESENTATIONS I'OSTfiRIEUHES DYSTOCIQDES.
tres önergiques. Ce moyen, conseille el employe par Darreau, Donna-rieix, Dieterichs, Baumeister et llueff, est certaincment ralionnol, et nous le croyons susceptible de donnor de bons resultats, pourvu que 1c volume du foetus ne soil pas excessif.
L'arrachemcnl des inembros poslerieurs a öte pratiquß par Drouard sur un poulaiu et sur un veau; de son cotö, Mlt; Thomassen döcrit un procedö operatoire qu'll aurait utilisö dans deux circonslances. Cost en voulanl extraire le poulain au moyen d'un crochet que le premier de ces praticicns reconnut la possibility de l'avulsion des membres. [/instrument avail ötö passö en dedans du fömur; mais le foetus ne venait pas. Tout ä coup, ropcralour vit la peau ot les muscles coder, le lemur so desarliculer el le membre lui-mßme 6tre arrachß en lota-lite. Malgrlaquo; la diminution de volume qui s'ensuivit, le part fut encore impossible; Urouard dut avracher I'autre membre par le m6me pro-code; aprös ([uol, implanlant un crochet dans chacune des cavites cotyloides, il put extraire asscz facilement le poulain, qui, indepen-dammentde celle fausse position etd'unexces de volume, etail atleint d'hydrocephalie.
On con^oit, sans qu'll soil besoin d'insister, ä quels graves dangers la mere est exposee par ce procedö; mais on peut rendre ropcration inoffensive en substituant un lacs au crochet, ainsi que le conseille M. Thomassen (V. Embryotomie),
11 est evident que e'est en dernier lieu qu'on doit recourir ä ces operations, ct seulement lorsquo les autres moyens sont inapplicables ou insuflisants.
La presentation dystocique quo nous venons d'öludier dans la position lombo-sacrce petit aussi s'observer en meme temps que la position lombo-pubienne. Mais, contrairement ä ce qui arrive d'habilude dans la presentation des jarrets, la croupe peulelre engagee dansle detroit. II scraitindiquede repousserle foetus, de remellreles membres en extension, et, avecl'aide de coux-ci, de ramenerle corps en premiere position. 11 ne faut pas perdre de vuo que la croupe, et, plus loin, le corps ren-fored de chaque cole par les articulations fömoro-libialcs foiment un toutdont la largour excedo notablemenl la hauteur; en outre, dans la position renvcrsee lombo-pubienno, ces derniercs articulations correspondent au diamutre bis-iliaque inferieur de la more. Pour ces motifs, le foetus pourrait done encore passer, lei qu'll se trouve, chez la Jumcnt, tandis que la chose serait impossible chez la wiche, du moins sans 16-sions graves pour cellc-ci. Deux fois nous avons rencontre, chez cotte derniöre femelle, la difflculld qui nous occupe. Dans un cas, nous avons pu opörcr la reduction el obtenir le veau en premiere position post6-rieure; dans I'autre, le foetus etait serre de si pres par la malrice, completemcnl vide des eaux, que la propulsion et, par suite, I'exten-sion des membres jurent impossibles. Nous avons du recourir ä
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OHSTACLES PROVENANT DE JA TETE ET DES MEMIIRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 687
rcxlraction forcöc au moyen du tour de voilure, apres avoir, avec uue peine infinie, passö des cordes en dedans des membros. Le veauesl sorti, mais il etait mort, et la vache elle-ineme n'a pas tardö ä suc-comber (Violet).
Dans les positions lombo-iliales, l'engagetnent du fa5tus so feraitsans doutc plus dillicilemenl. Si la propulsion ölait possible, on e'eflbrcerait d'oblenir la reduction de la presentation vicieuso, apres quoi on amenerail le foetus en f'aisant corrospondre ses dimensions les plus fortes aux plus grands diametres du bassin.
Chez la eb^vre ct chcz la brvbis, les grandes dimensions du bassin permettront gcncralomenl la sortie du produit en premiere position on en position lumöo-pu/nome. On pourrait intervenir au besoin par I'ap-plication d'un lacs ä la queue, ou l'implantation de crochets dans le bassin. Dans les positions lombo-iliales, il ne serait peut-6tre pas impossible de l'obtenir ögaloment; mais il nous parait preferable d'essayor de les convertir en Tune des precedentes.
Le foetus des autres femelles ne pent pas ötre airet6 par cette presentation vicieuse.
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ADDITION AUX PRESENTATIONS POSTfiRIEURES DYSTOCIQUES.
Les obstacles combines provonant de latete et des membres pelviens, ou do ceux-ci et des membres tboraciques, sont tellemcnt rares dans la presentation posterieure, que nous n'avons pas cru devoir en faire l'objet d'un article special. Gopendant, M. Collin (de Wassy) nous fait savoir que, quatre fois chez la jument, il a rencontre la contracturo de l'encolure en inöme temps qu'une mauvaisc direction des membres postörieurs. Nousciterons egalementle cas suivant, que nous emprun-tons ä Donnarieix, et ou toutes les difticultes semblaient reunies :
laquo; La jument est coucheo sur la litiere; le dclivre pond en dehois de la vulve. La main liuilee, introduite, reconnalt In presence des membros ante-rieurs, reposant sur le milieu du plancher du bassin par lours faces ant6-rieuros, la pointo des deux jarrels en rapport aveo le plafond, mais moins engages. Impossible do reconnaitre la position de la lote. Los membres sent redematies, et le dölivre eprouve un commencement do putröl'action...
(c J'ai do, dit ['auleur, saisir succossivement ot isoli'ment les deux membres antörieurs, et l'amputation en a etc faite a I'arliculalion du coude. Un accident s'est |)resente en operant I'un des membres : le radius soul s'ost diHache par la traction, avant cpie la desarticulation ne füt complete; dans ce cas, le cubitus, avec sa configuration slylolde, anrait blcssö inävllablement la malrice on le vagin. Je le saisis alors dans I'anse d'un bon cordeau h son point de jonction avec rbumerus, el, par la traction, je parvins ä le detacber. Gomme ou pent facilement le concevoir, il faul que, lorsque la traction s'exerce, la main de I'Dperateur malntienne los pour conserver son parallelisme a Taxe du membre. Sans cette precaution, le vagiu serait inövitablemont meurtri par sa pointe. Eidin, les deux membres auterieurs sonl amputes, el les moignons repousses dans la matiice.
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DY8TOCIB FCETALE.
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raquo; J';ii dt\\a laquo;lit que les iloux membros poslerieurs se piesentaieat par les deux januts, phis on moiiis engages vuis 1c plafond du bassin. L'accoucho-rnenl, conxine on peul le voir, doit avoir lieu par le train posleriour. gt;gt; Los javreta sent dösartlouläs suivant le prooädd que nous avons deerit antöiieure-menl, d'aprösle meine auleui'. —raquo; Knlin, apres line lienre de travail, I'accoucho-ineiil a en lieu on liiant sur les moignonsdes membros posterieurs, le dos en I'alr, le venire en bus. I.e corps du pouhiin elait u'deinalie, la inäcboire etail devii'o, o'est-ä-dire que son cöle droit presenlait uno surface convexe, et le ccHe gaucho uno surface concave..... raquo;
D'aprös cos derniers caraetöres, on pout dire que, selon toutc vrai-semhlancc, I'encolure elait conlractureo.
II nous paralt inutile d'insislei' davantago sur ces cas cornpliques, mais heurousemont tres rares. Quant aux Indications qui en decoulent, l'accoucheui' n'aura qu'ii s'inspiror do ce quo nous avons ditde chaque difliculte envisagöc isolemenl, ainsi quo des diflicultes combiuees do la tele el des membres dans la presentation anterieure.
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BIBLIOGRAPHIE
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p. Si'.
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D1FFICULTÄ8 DfiPENDANTES DKS PllESENTATIONS TRAN8VßR8ALE8. 68lt;.gt;
Uociiahd; l)c qiicl(|iies crreurs conimiscs dans un travail sur l'obstötrlque vötßi-inairlaquo; ;
in Itecunil tie 7iieil. v4l,, I.S60, p, 18. Schaack ; Quchiuns cas do dystocio clioz la vaclie ; in Juxirnal de iiukl. vlt;H. de Lyon,
)8(!-i, p. 8amp;i, Thomas; l'i'öscntation dos jarrets ; in Journnldn mid. vet. et de tootechniraquo;, 18'!7, p, CO. Vkubt ; Bmbryolomie, etc,; In Reouetl de nu'd. viUr., wm, p. 898,
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CHAPITRE III
DIFFICUI/niS DEPKNDANTKS DES PHfiSENTATIONS TRANSVERSALES
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M. Ooubaux, dans un travail sar p/usieurs fails relatifs ä la parturition {fkcueil de mid. vel., d87;{ ot 1871), a ni(5 la possibililö do ens pr6-senlalions Iransversales chez nos grandes fcmellos. laquo; Quel qne soil le döveloppement de la malrico, dil II, 1c grand axe du tronc du fcelus, meine en le supposanl dimimie dc longueur par suite de I'inclinaison do la t(Me et du cou sur l'une des laces laterales, on par suite de la situation dc la tote au-dessus du garrot, ne pourrail 6tre contonu en travers dans la matrice. raquo; Et il ajoulc : laquo; Je voux en donncr unc teile dömonstralion qu'il ne pourra rester de doutc, a cot ögard, dans ['esprit; do personne. raquo;
Nous avouons quo sa dörnonstration, (jui consiste ü comparer les diverses dimensions du foolus ä cellos de la matrice en etat do gestation, ost, loin do lever tons nos doulos, ou,pour mioux dire.n'öbranlo en aucune facon nos convictions, diamclralcment conlraircs aux siennos.
En effel, cetlo dömonstralion, autant quo nous avons pu la com-prendre par line lecture attentive, so röduit, en d6(inilivc, h coci : quo le corps du fretus, donlla longueur, do quelquo fa^on qu'on le roplie, ne pout elrc reduitc au-dessous de 0m,S00, no saurait Jamals ctre contonu en Iravers dans le corps do la matrice, doul lo diamotre transversal ?laquo;aa?/w?.laquo;laquo; n'estque 0m,360. MaisM. Goubaux nousdit lui-imsme quo, dans certaines altitudes, lo led us no presenlo plus qu'une circouloronce maximum do 0m,S20, tandis quo cello du corps do la malrice, A pen pros röguliüiemcul cylindnquo, pout alleindro iquot;',08ö. Or, il no pnraitra sans doutc difficile ä personne de faire entrer unc masse irrcguiiö-remont sphoriquo de Om,82() dc lour dans un cyliudro creux do I'quot;,080 de circouloronce sur unc longueur qui depasse 2 moires, mosurce en ligno conrbo ((ioubaux, Recueit, 187;?, p. 703 cl 770). 11 no faul pas oublior, en effet, — el ce n'est pas pour le savant direclcur d'Allort, qui lo sail mioux (pie nous, quo nous faisons cello remarque, — il ne faul pas oublier quo l'ütörus n'osl pas un vase ä parois rigides, parlant invariable dans sa forme; qu'il osl, an contrairo, un sac membranoux, ä parois mollos cl. souples, pouvanl, en consöipience, se inoulor SArNT-C-vn ot Vioi.kt. — Ohsltlnquc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 44
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DYSTOCIE F(ETALE.
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aisömcnt sur son contenu, el dont lo diainclrc transversal s'agrandira sans pcine, au besoin, pour colle accominodalion, aux döpcns do son diain6tro longitudinal, si considörablo. ü'aulre pari, le foetus lui-inöine, M. Goubaux 1c sail mioux quo nous, n'est pas une masse com-pacte; il est done, au conlraire, d'une grando (lexibilitö dans toutes ses parties, en verlüde laquclle il pout aisöment prendre les atliludes les plus incroyableincnt vaiiees, se pelolonner sur iui-inöine comrne une boule de maniüre ä occuper, sous une masse donnee, lo moins d'espace possible.
Par ces considöralions, nous admellons sans hcsiler la possibililc de ces presentations transversales, qui, d'ailleurs, soul admises par tons les auleurs classiques, — Fiomage de Feugre, llurlrcl d'Arboval, llenaull, Delwart, Uainard (I), Haumeisler ct lluon', Lanzillolli Buon-sanli, Franck, Fleming; — par tons les pralicicns, Lecoq (de Buyeux), (^anu, Favro (de Geneve), Schaack (2), üonnarieix, Gaveriau, Ilichard, Marlol, E. Thierry, Biol, etc., etc., qui les onl renconliccs, el qui les onl decritcs de rnaniöre ä no laisscr aucun doule sur leur realil6; el auxquels nous pourrions nous joindre nous-memos, si noire experience pouvail ajouter quelque chose au lemoignage nnanime de laut de pra-liciens dislingucs. Toulel'ois, il n'est pas inulile do diro que cos pre-sentalions, sans elrc absolumenl rares, sonl ccpcndanl moins communes que les aulres, cl surloul que la presentation antcrieure.
Ces presentalions Ininsversales soul essenticileinont dyslociques. II est, en effel, bien evident que le foetus qui se prescnte ainsi par le travers ä renlröe du bassin no samait, s'il a son volume normal, fran-chir le canal dans celle altitude, c'esl-ü-dirc doubtö sur lw-meme. Tout au plus pourrail-il le faire dans qnelques cas d'avorlemenl prccoce, quand le produit de la conception n'a encore atleint qu'un devcloppe-ment miniine. Dans tons les autres cas, il laut nöcessairemenl quo l'art inlervienno pour changer la presontalion, el ramener en face du dötroil l'une ou I'aulre des exlrcmilös de l'ovoide que roprösente le foetus ; c'est-ii-dire qu'il laut praliquer la version.
Au (Ichul du travail, lorsqne la niatrice possöde encore ses grandes dimensions, il esl relativemcnl facile d'impiimer au foetus les mutations necessaires; mais les diliiculles nc lardent pas ä devenir exces-sives, insurmonlables möme, car lo jeune sujet ne s'engagcant pas
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(1) Qa'il nous soil permls do (lira, on passant, quo M. QoubailX) qni, dans son travail, so inontro fort sovöru pour RaiQard, no nous pai-ait pas l'avoii' tOUJoui'S tiös lii oi COilipris, Ainsi, la citation qu'il III! einpi'UlltO ^lloc,., IST:!, p. !li2 Ot D43), tiroo (lu Trailö de In PuHuHlion, t. I, p. 30.'), so rapporle aux posilwns verli'bro-iii'ites ilroite el gnuche, do la Piikshntation an'erienre, ot non au sujot qui ost lei on discussion. Sa critique porifl done complo.toinonl !l faux; olio ofil 610, non pas plus foudco, in.iis plus Compräliensiblt), si M. (Jonbaux avail clicrcho, t. I, p. 2:11 ot surtoul. I. II, p. 110, la Veritable opinion do Hainrd sup lo point en liti^o. L'orri'Ur do M. QoubailX viont do co qu'il a nnnligo de dUtlngueP la posilio i do la (ifisettlulion, distinction capilalo, sur laquollo liainard avail tanl insisto.
('2) .Sciuack ; notes iiianuscritos inödites.
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ODSTACLKS PROVENANT UK LA PRESENTATION DORSO-LOMBAIRB. 691 dans le dölroit, oraquo; n'y pönölranl (jiio par les mombres, no pent former obstacle ä rßcoulemcnl des eaur, (|iii sonl rapidcinont expnlsces par les contraclions nlörines. En möme temps quo ces liquides s'öchap-pent, I'litorus (iiminue do capaci((5, so rupproche du tetus, et Lienlöt l'ensorre si ötroilomont qn'il est impossible d'impi'imer ä ce dernier 1c plus löger mouvement indöpeiulant.
Nous avons dil anlericuiemenl (V. p. 340) que Ton pout ramener ä deux types tonlos les piösonlations du Irene : I'une dans laquellec'esl nne rögion queiconque de la parlle supörieure du corps du fosiusque Ion Irouve h rentrce du bassin, — pr^entaUon aorao-lombatrlaquo; | — raulre dans laqnelle c'osl le plan inferieur du corps du fcetus qni se prösonte lout d'abord, — pr^sentatloit s(erno-raquo;blaquo;lomliiale(l). — llap-pelons aussi que le foetus pent ötre elendu horizontalement ou, au conlraire, se trouverdans une sitnalion qui se rapproclio do la verlicale.
Lorsque le fcetus est ölendii hoiizontaleinent, la presentalion pent 6tre direcle ou oblique, e'est-a-dire que le foetus se trouve placö per-pendiculairement ou obliquement par rapport ä Taxe du corps de la more. Les premieres offrent plus de gravite, allondu quo losoxlremitcs do Tovoide foetal sontegalemenleloignöcsdu dclroil,qiianlaiix autrcs, inlcrmödiaires nnlre les pregt;eiitations longlludinales et los transversales directes, ciles soul, övidemment moinsdöfavorables, puisque l'une de ces oxtromil.es, — l'antörieure on la postorieuro, suivant les cas, — se trouve plus rapproclico du passage malernel ot rend la version moins dillicile. Nous verrons plus loin quo les prosontalions obliques sont i\ peu pros seules compatibles avec lu position verlicale du foclus.
Los prösenlations horizonlalcs directes pcuvont assoz sonvent ötre sonpQonnöes i\ Taspoct exlerieur de la femelle, dont le venire präsente nn döveloppomcnl exagerö dans In sens lateral, Ficqnemment aussi, le fmtus pent ölre per^u des deux cöt6s, k droite comme i gauche.
AllT. 1. — OBSTACLES PliOVKNANT DE LA PRESENTATION DORSO-LOMliAUlE. Dans cello presentalion, qui est hourousoment peu frcqticnlc, si Ton
(1) Qu'il nous soit. pormis da faire romArquaf quo M, Dianeuboiirgi qui, ilans maints passages lie son Tmih! pratique U'ohxtdtru/ut:, so iilDiitro Ibi-l suvoj'o pour le nöin', do paratt pas tonjoara nous raquo;volr bien comprU. A I'occaston do ces prösenlations irans-veisales, Doiamment, il lt;iit (p raquo;Ti) : #9632;lt; Los präsentatlons quo M. Salnl-Cyr däslgne de Uomo-lom/iuiri; et de slcrno-alxlominale ne sauralont Okister, raquo; Or, sans nous arfcterii la contHxtureau moins Iri'dgiillöro da la phrase, —quo nous coplnns textaello-
monl, — ces prosoiit.it ons existent, puisqu'i! les docrit exartoineiit cdiihiio nous les avons dÖCriUM nous mftnio. Soulenient, il lour doiine lit) anlre nom : raquo; Lo'8 designations, — (lit-II, — de prosontntions Iransvermles : doran-puhiennc et. slernn-puhienne iUates i/roite ou gauehi diiliniraieiu |)lus esiictoinont, silon nous, la pnsiTION (In pnllt SUJOt, raquo; — A noire tour ile no pas comprondro I'.nminont le pelil sujal \\a\\l presenter k la fois son dos et son puhli il I'ontree dll dot nil, — l/erreur do M, Denoilbourg no provieiidrait-ollo pas do ce qu'll n'a pas sii'nsiiniinont dlstluguä la prise h tali on do la po,s'i/iOK; distinction capitalo, noire avis, mais a la.|iielle M. Deneubuurg n'atta licpas, sans douto, la 11161110 imporlanco quo nous y altachous nous-inöiue.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;F. S. C.
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698nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DY8T00IE l'UCTAl.K.
on juge par le pellt nombro d'observalions publiöos, lo foelus a le corps inourvö en arc cl les mombros diriges en avanl. LorsqiTil est couebö horlzontalement, son avanl main peuloccuper le culödroil on le cöiö jiaucbe de la more, d'oii deux positions qne nous avons dönommöes cäphalo iliale dndic. Qlcäpfialo-Uiale gauche, — ce qni n'lmpllqne pas qne la tölcsoilneeessairemenl en contact aveol'iliuin, car eile poul trös bien so trouver encapnehonnee, on police d'un cote on do I'aulro. Lorsque le fcclns cst place vcrlicaloment, il a le pins souvonl la t6lo en haul ol la croupe en bas, rappclanl ainsi, jusqu'ä un cerlain point, la position du chien assis (tig. 103), fiosition que nous avons appelce c-phalo-sacvec; mais il peul certainemenl aussi, — car loutos les positions sonl possibles, — avoir la löte en bas el, la croupe en haul : cetle position pourrail tHro denommce assez justemenl rnphalo-nbdominak.
Positions cöphalo-iliales. Synonvuie: Prösentatlon dorso-lombalro horizontale, l'avraquo;nt-maln a drolte ouA gauche,
Dtafiiostlo ilc la laquo;lifflenltö. — Loisqu'on inlroilnil la main dans los organos maternels, afin de reconnnttre la situation du fcclns ol la nature de {'obstacle qui s'oppose ä sa sortie, on lombe iinincjdialcment sur une surface plus on moins arrondic, n'otfranl tout d'abord aucun caraclnre special propre ä la faire roconnaitre. II faul done pousser plus loin scs invcsligalions, engager la main plus profondeincnl,. la promencr en Ions sens sur le corps du foetus, chercherquelquos parties qne leur forme permelle do roconnailie plus aisömeul, el d'aprös les-quellcs on deduira la position que le fietus occupe dans la malrice.
Par colte exploration mötbodiqucmenl praliquöo, on anivera h so convaincre que le corps du fcclns, ölendu horizontuletnent cl plus on moins courbö en arc suivant 1c sens do la flexion dos arliculalions inlcr-verlöbrales, prßsente ä l'enlr^e du dctroi' l'une dos rögions do la colonne dorso-lombairo ; quo la tele ot les membros, pins ou moins enlroinAlös el plus ou moins accossibles ä la main, sonl diriges vers lo fond de l'ulörus (fig. 102).
11 s'agira do dclenniner ensuite quelle est au juste la rögion qui se trouve dans Taxe du dölroil. Cola pormellra do [uccisor la nature do la prösenlalion : si olio ost dirccle ou of/Uijun, si lavuit-inain se Irouvo plus rapproebö du dölroil, ou si e'est, au conlraire, rarriöreinain, chose Irös imporlaute au point do vue dos indicalions. Le garrol so reconnattra ä la saillio que fonnent los apophyses öpineuses de eclto region, ä sa surface amincic en forme de coin, qui permot de Tem-brasser outre le pouoe et los aulres doigla so faisanl ojiposition, aux crins de la criniore, qui, chez le poulain, viout so lonninor cu cc point. — La region, lombairn pourra ölre reconnuo ä la largo surface ä pen pros piano qu'elle prösente, aux saillies que formonl, dans le voisinage, les angles exlernes cl internes dos coxaux, ä la depres-
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OliSTACLliS PROVBNANT DE LA PHESKNTATION DORSO-LOMIUIRE. laquo;93
sion du llanc, dont rexploralion conduit sur los regions de la cuisse et du grassel. — La region du dos proprcmcnl dit pourra (Hro dia-f,niosliqii(5e, d'abord par voio d'cxclnsion, ensuile par lo voisinage des cftles, dont ics saiilics, söparöos par dos depressions corrcspondant aux espaces inlorcoslaux, sont, avec un pen d'allcnlion, assez faci-Icmenl senties.
Proiioitlo. — Les antenrs ct les praliciens sont nnanimes h consi-deror la Präsentation dorso-lombairo, — qncllo quo soil, du roste, la position du foetus, —
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comino l'unc des plus fiV-chcuses quo Ton puisse ren-eonlrer, on raison do I'eloi-gnement et de la direction des meinbies, si pen favo-rabios i\ lour pönötration dans le bassin. dependant le pronoslic variebeauconp en gravile suivant lo morn cut de rinterven lion, a insi quo nous I'avons exposi; plus haul, et aussi sni-vanU'ospeco.Tüulos choses etant cgales, le casesl bcau-coup plus sörionx chez la jmncMii, en raison de la puissance et do la conti-nuiie des efforts expulslfs. Au döbut du travail, si Ion parvenait h Ics suspemlrc, ainsi quo cola nous seinhlo possible par raneslhesie, on pourrail, sans trop de dif-
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(iculte, iinpriincr an corps du poulain les mutations
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Fig, 102. — I'losontiition dorso-lombaire, position coplialo-iliale druitc (diipics Fraock).
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nöcessaires, et s'il n'etait pas loujonrs possible de l'obtenir vivant, l'accoucbement seroit, du möins, Inoffensif poitr la mere. Che/ la vaclic, les efforts oxpulsil's pre-senlant plus d'iiilcrmillence, on purvient encore assez sonvenl, lors-qu'll n'y a quo pen de temps d'ccoulö, i\ obtenir le veuu vivant. Parfois monic, los difflcullös de rednclion soul pour ainsi dire insignifldntes. — Miilbeuiciiscmonl, iorsque le |iropriclairc no reclame rinlervenlion do riiomme do Tart qu'aprös plnsiouis lieures, el. suilout aprö'S (in, deux jours on davanlago, les (Iinicull6s sont lelles que, Irop sonvenl, eclui-ci doit so resigner an sacrillce do la I'oinolle, qu'il u etö impuis-sanl ft döbanasscr de son produit.
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C94
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DYSTOClli FCETALE.
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Gelte regle, comme tanl d'anlres, sonlTre cependanldes exceptions, l/un do nous (Saint-Cyr) a pu, en effet, accoucher Ires rapidetnent tine anesse, cliez laquello los premiers signes dn part remonlaienl h Imil jonrs. Miillienrensemcnl, la passivilc de celte bole ct I'inerlie presquc complelo de I'lilonis, qni onl rendn I'Dperation plus facile, avaionl, selon toule |)robabilile, lenr raison d'etre dans Total general Iros grave de l'anesse, qui n'a pas tardö h succomber (V. cello observation, p. GilO).
Intiicntions. — Les indicnliniis, dans ce cas, peuvent so rösumer tonlos on nn soul mot: la version, qni consislc ä placer lo foetus on presentation longitndinalo. Mais on qncl sens cello niutalion doil-elie olre operde ? Rainard donne comme rögie qu'il faul essayer do ratnener ä l'entröe du bassin cello des exlröinilesdn foetus qui en est la pins rapprochöe; quo si lonles deux s'en tronvent ä uno distance h pen pros 6gale, il faul cher-cheräobtoniiTexlreinilö antcrionre,laquo; allondn, dit-il, quec'cslccllequi donne racconchoinontlo plus facile raquo;. Nous accoplons la promiöre par-tie de cette regie, inais non la seconde. Avec Loco(i (do Bayeux), nous croyons quo la version pelvienne est cello (jui, dans la plnparl des cas, offrc le plus d'avanlagos, parco quo, ainsi quo rcxprime trös bien cot excellent pralicien, laquo; aprös avoir opörö la version, l'opöra-leur n'aura ä s'occupor quo des membres du petit animal; landis quo, s'il laisail la version anlörienre, la tele pourrail, par sa position, lui offrir dos dilficullcs qu'il n'a pas a craindre avoc roxtremile pos-tcrioure. raquo; Nous repclcrons, du reslc, quo cello regie n'a rien d'ab-solu ; qu'il faul cliercher ä ramener l'extrömilö qui |)iirail la plus facile ä oblcnir. Nous ajoulons quo le rcsullal est quelqucfois tout different do celui quo Ton voulail produirc, sans 6lre moins favorable. laquo; II m'est arrive deux fois, dit Rainard, qu'on repoussanl la croupe du petit, coluici, par dos mouveinonls brusques ot par des contractions encrgiques do la malrice, decrivit un demi-corcle presquc en-lior, el, an lieu des lombes, ce fnrent son garrol el son encolurc quo jo ronconlrai. L'accoucliement, ajoule-l-il, est plus facile ä lerminer dans ce cas. raquo; Cello sorte d'ivolulion sponlancc n'ost guere possible, on le comprend aisöment, qu'aulant quo le foetus est encore en vie et asscz vigourcux pour aider, par ses mouvemouls propres, aux tnouvemenls quo tend ä lui impritner la main do I'accoucheur.
Tantot, c'ost la croupe on la partie anlcrieure do la poilrine qni se trouve amenöo ä proxiinilf! du bassin ; il convionl, dans ce cas, do com-plclor la version par Textension des membres, alaquelle doit s'ajoutcr cello de la tele, s'il y a lieu. Tanlol ce sonl les membres quo Ton pout atllrer les premiers el quienlrainent le tronc ä lour suite, en lofaisant lourneret pivotor sur lui-meme. —Dans la version poslcrieure, si Ton parvient ä mellre les deux membres en coniplöle extension, les choses sonl övidemment pour lo mieux; mais commo on pent rencontrer do grandos diflicullcs pour oblenir ce rösultat, il est i\ propos de se son-
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OBSTACLES PROVENANT DE LA PRESENTATION DORSO-LOMIIAIUE. 69ö
vonirqu'on pout so conlonter d'amonor lesjarrets, aprösquoi on so com-porlorait comino dans lo cas de presentation primitive do cos organes. Un seul metnbro, complrlomont ölondii on flöchi an jarrel, ponrraitßga-loment suü\ro{y. /Wsentalion desjanetsci Präsentation de la croupe).
Lorsqn'on pratique la version anteriourc, il laut so rappoler anssi qne lo foetus pent passer assoz facilcmcnl avec nn membre Ihoraciqne rotonn; — qu'il passorail, anssi, mais avec pen do chances do survio, snrtont lo voan, si les deux membres rcslaient. aecolös h la poitrine; — cnlin, quo lo ponlain pent passer avec la tftte portco snr l'un dos flaues (V. los dlfflcultös do la Präsentation antärieure), Grace h cos connaissancos, l'aocoucheur nc s'iinposora et n'imposcra ä la l'emelle quo les fatigues indispensables, an grand benelice de Tun et de l'antre.
Qne Ton pratique la version antörionre on la postöriouro, le foilus 6\anl originairemont couche snr le flanc risquora do s'engager dans le dötroit en position dorso on lumho-ilialc, mais il sera facile ä l'opß-ratenr do modifier cello position s'il la jngo de nature ä rendre difficile la sortie du prodnit.
An lion d'agir directemont snr lo fonlus, Diolerich propose nne antre m6tbodo, pour lo moins singuliöro. laquo; On met, dil-il, ä la more des entraves et on suspend la parlie postörienre en la sonlovanl. au rnoyen d'nn trcuil; alors il faul lAcher d'opörer une mutation du pclit par rotation, par dos manipulations du dchors vors lo ventre, en repoussant le petit; mais lout cola depend du talent du vötßri-naire pour le cas special. Si un tel proeödö rcussil el qu'ou gagno une position favorable, il faul faire descendre la böte susponduo ct pro-coder h lextraction dn foetus le plus tftt possible. raquo; — 11 nous est absolnmont impossible do comprendio on quoi cello inclhode pour-rail 6tre avanlageuse, ou, comme dil 1'auteur, comment eile ponrrait laquo; faire gagner une position favorable raquo;. A vrai dire, nous doutons (jn'ello ail Jamals etc mise en usage, el, si olio I'a ct6, nons serions bien plus surpris encore qu'on lui out du im sent snccös. Cost tout ce quo nous en voulons dire ici.
Si la version ölail impossible, il reslorail ä lenter Vembryotomie ou raquo;gt; pratiquor Voperalion ensnrienne. Par la promiöro, on s'elforcorait de seclionncr transvorsalcmenl lo corps dn foetus pour, ensuile, oxlraire scparömcnl los deux IroriQons. Gelte opörution est ä la fois si dölicale el si laborionso quo bcancoup do pralicions jugenl inutile do I'entre-prendre; souveiit, en eilet, on a du la laisser inacbovec. Gopendant on röussit quelquefois ä la conduirc h bonne tin : c'csl ce qni est arrive ä (]anu pour une jument et, d'autre pari, ä Morin, i\ Pavereau, ü l'un de nons el cerlainomenl ä beauconp d'aulres pour dos leinolles do l'espöce l)ovino. — On reseivera Toporalion cösarionne, qni ollre do si faiblcs chances de röussite, pour les cas oil rcloigncment du foetus rend rcmbryotomie impossible.
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696nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIE l-WALE.
Nous croyons devoir roproduire ici quelques observations de presentation ilorso-lomhaire horizontale, ou la version a pn 6lre elTec-tuee, — ais6inenl dans les deux premieres, et avec des difliculles variables dans les deux suivantes. Dans la V, la version a elc tcnlee inulilement. — A I'artiole Emhrijolomie, nous en donnerons d'autrns oil celle derniere operation a etc couronnee de succes.
I'* ObsBRVATION. — BlOT. — Archircs vettrimires, 1878, p. 842. — II s'agit d'une raquo;ache de qualre niis,cii travail ilo parlurltiou depuis la vnilloau nolr; la pocho des caux cst rompue et une pailio du placenta sort deja de la vulve. laquo; J'exploro la malrice, (lit M. Biot, et je constate en avanl du col utörin, lav-goineni dilate, 1'existence d'un veau se presentant par la oolonne vcrtebrale, conche sur le cAlö gauche, ayanl la croupe logöo dans le llanc dioit, la löte dans le flaue gauche, lo ventre ct les qualre nietnhros diriges en avanl. La position dn IVjelns est done aussi transversale que possible. J'essaya de repous-ser la croupe en avanl et h droite, alin do pouvoir ratnener la lelo el les mcmlires iinterioiirs en anifere. linpossilile. Jo prends le parti d'operer en sons inverse, o'est-ä,-dire d'eifeoluer la d61ivrance par le train posl^rieur... Toutes mes lentatives furent vainos. Le veau reslail. fixe, commo onchatonne dans la matrice, on sorte qu'il elait linpossilile, si puissants ([ue fussenl mes etibrts, de hii faire operer lo plus leger niouvenionl do propulsion. J'elais liarasse do fnt gue et presque desespi're, lorsqne, niaehinalemcnt et sans trop savoir pourquoi, je passe nion Inas par-dessus le ftolus, en avanl duquel je sens la ti'to et les membres anlerieurs d'un second veau silue on position normale... Je prends immamp;Jiatenient le parti d'extraire d'abord celui-cl, en lo I'aisanl passer pnr-dessns le premier place Iransvorsalomenl. raquo;
L'operalion se 111 assez aisemonl, api'es ijuoi laquo; la version du fcelUS place eu position Iransversale fut im vörltnble jou d'enfant. Repousser la croupe en avanl el a droite, inmener la tele elies mcmlires anldiieurs on airiere, dans le dctroil vaginal, el Icrminor I'accouchetnenl, fut ralTairo d'un din d'ocil. laquo;
Gelte observation est inleressanle h plusiours points de vug. Nous I'avons surlout roproduite parco qu'elle demonlre combien la version est facile lorsqne I'nlerus n'est pas encore revonu sur lui-inerne.
11deg; OnsKRVATioN. — K. Saint-Gyb. — Le 2 julllet 1852, le sieur Balandon, cullivalour h Vönissieux (Isere), conduisil a I'ecolo voti'iinairo do Lyon une ancssi-, sous poll noir mal leinl, ägeo de 6 ans, au snjel do larpielle il nous donua les renscignements suivauls :
(( Coile Anesse doil ölre a lerme depuis lo 20 jnln. II y a huit jours, c'esl-a-dirolo 2.quot;) juiii, eile a donue los premiers signes (rune parturition procliaine ; cepcndanl, rien n'a paru; les ellbrls onl presque cesse, mais la bete esl lou-jours alleo s'all'aiblissant. raquo;
Au moment de son entree dans les infirmerics de l'Ecole, cello bete esl dans le plus mnuvals dial : fades grippd, exprimanl la tristesse et la sonllrance ; appelil nid ; (lömardio vacillanle; respiration a 32 par minute; pools ä 120. Par la vulve, mi pen lumrliöo, s'ecoule uno inatierc bi'imälreextieiiienieiil infocte.
L'exploiaiion uli'rine apprend co qui suit: — Lo fu:lus est morl et dejü en voie de putrdfaclion ; il esl couchd sur lo cöle droll, le corps combo on arc, les membres enlre-croises, el poiivantelre touch's vers lo llanc gauche; lalelo est poscc sur le cole gauche do la poilrine, oil die pent elre eyalemeiil. seulie; lo dos esl. en face du dolroit antorioiir. Aiicune pirlie du fetus n'csl engagce dans le bassln. Les conlraclions iiterines sont faibleSt
Diaonosi'i #9632;. —Präsentation dados; position cdphato-iUale droite (v. fig. 102).
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OBSTACLES PROVENANT DE LA I'llKSENTATION DORSO-LOMBA1RE. lgt;raquo;7
OptnATioN. — Lu versionposUriiUVO me paralli dans co cas, devoir ßlre pre-fötve. Pour l'obtnnir, je procöde do la maniamp;re siilvanle : Appuynnl mo main ä plai sue le garrotyja repoussß foi'lemnnt lo corps du faiius enavcmt, en bnsel ä droite. Apies pliisieurs laquo;(Toils iidVuctiicux, Je parviens j\ impiimci' im mou-vemenl h la masse tolalo, qui laquo;lisso sur la parol Införieure de I uüJrus. Ce moiivemniil, ditigö dans lo sens qul vienl d'ötre indiquö, a mi pour elFet de modiflor lout h la fois la prösenialionet lo position. La croupe B'eslrapprochöe de l'entrde du bussin, en mdnie temps quo lo garrot son öloignalt; le corps a dprouvö un commoncoinont de rotation; lo venire,qul regardail en avant, regarde maintenant obliquement en haut; et les membres post^rieurs, plus facllement aecossibles a la main, soul en rapport avec I'angle saci-o-vertebral.
Dans un second temps, Jo parviens a passer un lacs, d'abord au paluron du menobre gauche, quej'atllredans le bassin, puisau paturon du membre droit, siiuö plus profondöraent. Ceia fail, jo prends un point d'appui sur le corps du foetus, qne.je repousse u droite, pendaill lt;liio des aides, agissanl sur les lacs ä mon commandement, tlrenl dans l'axe du bassin, on inclinanl un [gt;eu vers la droile. Sous I'influonco do cos olloils combines, les memljres so döploieiil el s'engagont dans lo bassin, le corps achöve son övoluUnn, le garrot s'avanoo vcrs lo fond do la matrico, la croupe so rapprocho du dötruiL et sy engage, en mfinie temps quo le corps lout entior, ('#9632;prouvant nn mouvenicnt de rotation sur son axe, vient so placer on position lümbo-puhienne.
L'övolution esl alors complete; le Pcetus esl en presentation postörieure et en position lombo-pubienne; rion no s'oppnso plus ii sasorlie.et oll'ectivemenl, quelqiies tractions mcnngoosel conveiialilornontdirigeessiinisoiit pourrameoer au dehors, — L'opdralion tout enliero n'a pas duro plus d'un quart d'houre.
Malbeureusernent, (|iiaiid cetto anesse nous fut atnenöe,eile (Hail döjii, ainsi quo nous i'avons dit, dans un clat des plus filclicux ; la piitrofaetion s'elait ompnn'c desenveloppes et du fosius lui-meme; les voies gönitalos dtaienl le siöfie d'uno inflammation dos plus violentes. Aussi, malgro les solus les plus assidus dont eile fut I'objpt, cello böte succotiibat-ello dans la nuit du 5 au 6 juillet, — Irois Jours cl demi apiös lo part, — aux suites combiuöus de l'in-fection putride et de la mötro-pöritonite.
IIIC Observation. — Wuunekt. —Bulletin de la Sooiötd cenirale de wM. v6lir.; Rccueil, 1877, p. 73, rapport de M. Woher. — Pendant toutlaquo; luduive do la gestation, surtout dans les derniois temps, I am pi our du venire (Hail I idle, quo tout le mondo s'accorduil lt;i piomoltro deux veaux. On a conslali', a dillV'ronlcs reprises, dos mouvements dans le (lane gauche et dans le flaue droil. — Le to fe-vriei',laTnehese beurle le venire conlre un piquet; le travail expulsif commence dans la null du 17 au 18 lövricr; les efforts sont pen vigoincux. A I'exploralion, on rencontre lo dos, laquo; rion quo le dos du veau gt;gt;; ddroite, au niveau del'llium, la queue el In poinlede lafessi^; ti gauche, au memo niveau, I'encolureet le garrot. Le veau esl complelemonl on travel's. M. Wemei't teute line inulalion de dessous on dessus pour mellro b; fudus sur le venire. Avcc beaucoup de peine, il parvioni a saisii-nn genou, qu'ilassujcltit 5 I'aide d'unelonge; poussanten-suitc sur la colonue vertdbialo do la main droite, et tirant do la main gauche sur le membra fixe, lopöratour parvienl a fairc toui-nor lögöiomcnl le veau, cc qui lai permel de saisii1 un aulre pied par tesonglons, Arriv6 a cc pointel elant epiiise do fatigue, il dul suspeiulre I'opei'ation pour la reprendi'e une denii-heui'eapres. Les choses olaieut alors dans I'elul suivanl : deux inoiulircs, un anii'rieur et un posiericmr, engages dans le passage! plus loin, on avant el en Iravors du bassin, une bam be. le dos, le giilTOt. quot; Joperai, dit I auleur, une forte traction snr les membres saisis, el, a I'cxploration suivaiite,,ie sentis ü police do la main I'autre genou el le deuxiome jairot; les Recbir el amonor les quatre membres dans le passage Put aussi vite fait que pensc. Dans cetle nou-
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DYSTOCIK FffiT/VLE.
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vcllo position, Ic veau avail exöcutß uu (lemi-lour complet d'urriere en avant laquo;I do has en liant, c'est-ä-dire que, counlu'; primilivement sur le cole gauche, les membrea on avant, je I'avais place sur le cöiödroit, los membres en arplire, A ce moment senlemenl, je pussentir la löte sous lo ventre tin foetus, renco-lure ölant Qächie entrj les membrea anterienrs. raquo;
l/opöiutioii tut torniineo do la manieio suivanle : 1deg; relirer le lacs du pre-mier membre poslörieur sorti et le fixer au deuxiemo anU'rieur; 2deg; ropousser les membres postfiriours le plus loin possible dans la matrice; ;!0 redresser 1'ericolure el amener la Ifilej fixer un aoaud ooulant au maxillaire införleur;
4deg; tractions assez fortes pour oblonir le veau, qui, elant ties fort et gonfle par I'inflllratlon, pr^senlalt ties si^nos do decomposition asses', avancee pour per-meltre do faire rcmonler la inorl a une somaine. — l,a vaclic mourut lo len-domain ; I'aulopsie n'a pas ete falte.
Tout riutoröt de cctlc observalioit reside dans le changement de presenlalion qui a 616 oblcnii : de dorso-lombaire, eile esl devenue sterno-abdominale. La mort el 1'etat do d6coniposilion du fcetus out du augmeiiLer les diflicultes ; ceperulant nous ne saurions approuver toules les mannnivres qui ont el6 cn'octuöes. Pourqnoi, par exemple, exercerdes tractions ä la fois sur un membre anl6rieiircl sur nn pos-terionr? Pourquoi introduiro les qualre membres dans le bassin, alors que Ton sail qu'il faudra on repousser deux, — parlicllcment on en to-lalite,—oulesampuler, pour lerminciTaccoucliement?Pourquoi, en-fin, s'ellorcer d'amoncr lo fcetus en presentation antörieure, alors que la tele occupe une position qui rend si difficile le redressemont del'en-colure? II eul etc boaucoup plus simple, ct, parlant, plus rationnel d'amcuer les deux membres postcriours, de ropousser parlieilcrncnl, comine le recommande Canu (V. page 674), le membre anleriourqui avail servi h faire lourner le foetus sur lui-möme, el do sorlir ce dernier en presentation postoricure.
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IV0 Obsbdvation. — li. TiiiKunv. — Iteoueil do mdd. vdler., 1874, p. 702. — Ce cas de parturition a ele observe sur une vaclilaquo; lt;i terme dopuis dix-sept jours. An moment od M. E. Thierry ful appele, cette böte etait en travail depuis quatorze heures; les ellbrls expulsifs, Ires violents, se sucerdaient presque sans inlerruplion, A I'exploration, noire confrere reconnul quo lo veau se prö-sentait par lo dos; il elait öleudu sur lo cötö droit el fortement incurve en arc do corclo; la löle el les membres anlerieurs se trouvaieiit logos dans le flanc droll, landis ipio la queue et les membres posterieurs elaient dans lo flanc gauche. raquo; Kn essayanl de pousser ma main plus profondement, je glisse, dil M. \i. Thierry, sur les coles poslerieures et sur le flanc gauche du foetus; mon bras, dirigo it droile, no touelio que los coles el no pout arriver ä l'öpaulo ; a gauche, jo parviens il toucher et möme a saisir laitirulation femoro-rotu-llenne gauche, mais il m'esl impossible d'aller jilus loin. — Lo veau (Maitdöjä mort dipuisqiiolqucs jours, car j'ai pu arrachcr facilement quebpies landieaux d'enveloppos fuil/iles qui repandaieut une odour fetido sm generis; en outre, lo poll se dölachait aisemenl.
laquo; J'allai, avec ma main droile, planter, nou sans dc graudes difficultes, un crochet muni d'iju lacs, il la parlio postoricure et inl'örieuro ilu flanc gauche du foelus, le plus pros possible do I'arlieulation femoro-tibio-rotulionue. Je confiai la corde ä un aide. Do la main gauche, je placai un autre crochet tres
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OBSTACLES PROVENANT DE LA PRESENTATION DORSO-LOMBA1RE. 699
lonfraquo; sur la rögion cost.alo, le plus pros possible de I'^panle. Ce dornior crochet hiltordu (tounu'!, sans doute) plusieurs foissur hii-nu'nio, do fiicon ä f;lre Lien flxö, ot Jo le oonflai ;i un second aide. Cnlui-ci ('lait obargfi do rofoulor, ct le premier dovail lirer anssi fort quo possible, do lelln sorle ipio lo foulus, poussd en avaid, dans le llano drnit, liiö en arrioro dans lo llano gauche, la croupe ol tout lo train postoiiour dovaient necossairomont so rappmclior du delroit aiiteriour. Pendant quo mes anlos oxöoutaionl ces iiianccuvros, j(; poussai, do toute la longueur de mon Inas gnuche, ma main dans le (lane fraquo;andie do la vacho, ot jo parvins, aprös dos eiTorls inouis etuno fatigue exlrAme, ä toucher un jaiTol; puis, peu ä peu, los contractions uterinos oxcessivoinnnl violentes aidant, j'arrivai surle ini'l.itatso ol je pus enfln saisirle piedj c'otait lo pos-löriour ^aucho. II no me fut pas possible d'atloindro lo droil. Jo lixai alors un laos au paturon ot je (is llrer plusieurs personnes, apres avoir, hion entendu, onlevö mes cioohois. I,e pied ayanl ötö amend au debors, los aides oontinuörenl lours Iraclions, on los coinhinanl, avec los elTorts expulsifs, pendant quo je lirais nioi-mömo sur la qiioue. — llien no venail, ot cependant j'avais acquis la certitude que la croupe filait prolondemi'iit eogagäe dans lo bassin... Jus-que-la, — et los manoeuvres ci-dessus döcriics avaient dmö environ deux lioures et demio, —la vacho olait restive deboul. C'elait uuo diniculle do plus, car je pensais que, pour amener le resto, il lallail que les tractions fussenl opöröos obliquement de has on baut, Enfln, la pauvre patienle so laisse tombor, et je puis dirlger le cordeau do mes aides dans lo sens indique. [Souveau malbeurl le membre sur lequol on tiro so rompl en brisant lo bassin. Neau-inoins, jo passe nne c.orde dans le trou ovalairo gauche resto encore intact, jo glisse mon grand crochet lo long des lonibes, c'esl-ä-diie enlre le vagin et lo foetus, otle plante — je l'ai vu apres—enlre la douziomo ot la (reiziemecöte. Je glisso on dessous un aulre crochet plus petit, que je fixe en avant du pubis, ol alors, presque sans effort, j'ohtiens un veau enoi me ol. tros hien conforme. L'operationavail,en tuul durö trois heuros. La vacbes'est parfailomonl remise.raquo;
Dans certains cas, avons-nons dil, on pcul ronconlror dos diffl-cultcs insurrnontablos ; 1'obscrvalion suivanlc, rolalivo h la juinont, en cst un cxomple.
V(! Observation. — M. M.uu.ot. — Uccncil de mod. vitir., \8~,i, p. 305 (deuxiemo fail). — laquo;A mon arrivöe, dit M. Mailol, jo Irouve la.luincnl laisant do violcnts ell'orts expidsifs : les eaux avaient 6le rondues, mais rion ne se presenlait, et Ton ne sculail ni membres ni töte dans le passage dejk tros congestiouuö, car un empirique avail, döjä passe et ropasse plusieurs fois son bras. J'introduisis la main avec assez do peine, lollonient la muqueuse vaginale etait iulillröe, el je tnmbai directemenl sur la rögion doiso-lombaire. Je döclarai le cas absoluuient irreductihlo, altendu que le foetus elait en travers el presentail le dos. Le venire do la mere elait Ires developpe dans le sens transversal, he prupriötaire me pria d'essayer de laquo; couper le poulain raquo;. J'introduisis alors lo bislouri ä lame caclu'ie el tenlai de faire la section do la colonno vertebrale en incisant enlre deux vcrlehros ; mais lo rrtrecissemenl du vagin, la congestion considörable ol do plus on plus cnviilussautojagiande taillede la jumonl ot, enfln, 1'exlreme dirticulte d'uue sectioncomplöle du lronc,me lirent renoncer ä une operation d'ailleurs impossible! La hole nioumt le londo-maiu. ho formier mo dil raquo; que le poulain elait posiHoeincnt en travers, ct que mon incision elailjusle sur lo milieu du dos. raquo;
Les indications quo nous avons lormuleos ä roccasion do la ju-ment ot do la vacho sont absolumcnl appllcables ä la chftvre el ä la brebid. Si la version ost impossible, on pourra, avec plus de chances
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do sneers ([lie pour los gnuulcs femellos, rocourir ä l'opcralion c6sa-rienne. U. Dolh^o (do Hocringon), a pu, de eclte maniere, d^livror line chövre; huit jours aprös celloci ölait convalescenle.
Chez la chienne el la chatte^ on tonlorait la version en opörant snr le foetus an nioyen de pinces ä pansoment, dont l'une servirait ä ropoubsor l'une des exlroinitcs, pendant quo l'autro altirerait Tcxtro-mite opposeo. En memo temps, on s'edbrcerail do favoriser la mutation en agissant sur le foetus ä travers los parois abdominalos. Par-fois, celte dorniöro manmuvrc pout suflire ä olle soule. En cas d'insuccüs, il no icstorait plus que la ressource de l'opöration cösa-rienno.
Position cäphalo-sacr^e, SvN(rav.Miii. — PrusiMitalion dorSO-lombalre verticale, I'avant-inaiu en haut.
La qualification do ciphalo-socrie donnöo ä cotto posilion indique simploment quo le train anlöriour du foetus est plus elevö que le
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Kig. 103. — Presentation dorso-lomboire (position caplialo-sacrco).
postdrieur, atlendu que la töte pout fort bion 6tre (löeliic en has, on döjelöo ä droite on A gauche. Cette position est plus rare que les cif)halo-iliafes,
Deserlpdon laquo;t illagniwtle. — A I'exploralion, la main rencontre comme piccedomment la face supörienre du corps du ftctus ; mais la ligo vertöbrale, au lieu do so porler d'un cölö a I'autre, s'clend do hauten has suivant utio direction qui so rapproche davantage do la verticale que do I'horizontale. Dans colic position, il est rare que lo dos so presento direclement on face du detroit; presque toujours l'une des deux exiremiiös foelales est senslblement plus rapprochöe quo I'autre de l'enlröe du bassin ; tanlöt e'est l'extrömitö poslörieure, et la
presentalion so rnpprocho im pen do la poslörieuro lombo-sacrce (fig. KW); tanlöt c'est rextrömite antörieuro, et la presentation lend
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OBSTACLES l'HOVENANT DE LA PRESENTATION DOR80-LOMBAIRE. 701
ii se rapprooher do l'anlödeure dorso-pubtenne. Dans lo premier cas, la main do 1'äCCOUCbeur rcnconlrnra la parlio anldrieurc do la croupe, el pourra peut-olro airiver jusqu'it l'orlgine de la queue; dans le second cas, ce sera la partie aulcrieuro du dos, lo garrot, voirc mßino la naissanco do loncolure.
#9632;#9632;rnnosiic. — F^a prcsontalion donl il s'agil, so rapprochant plus ou moins cicsprösenlatiotis lonyilndinales, sera done göncraloinenl inoins grave quo la dorso-lomhaire horizontale.
Imiications. — On chorchoi'a fi amonor lo foBtus par roxlrömitö la plus rappror.hoe du dötroil. Pour oblenlr ce rösuliai, il osi naturelle-rnenl iiuli(iuö do ropousscr I'autre aussi loin quo possible. F^a position dorsale dounöc ä la more, et qiielquos manipulalioris excrcces sur 1c train poslcrieur du fcrlus h travels los parois abdominalos pour-raient rendro des services, ct facililor la läcbo do ropcralour. Lo train poslcrieur est-il rapproebß du bassin? Un aide le rofoulora vors la rögion lombairo afin d'amoner les ischiuins et los cnissos en face du dötroil; on möme temps, l'opörateur pourra, k I'aido do la main ou du roponssoir, agir sur la region dorsale. FjO train poslcrieur se trouve-l-il plus cloignedu bassin quo ranlcrieur? I/aido lo poussora on avanl el en bas (la femelle est supposco sur le dos) pendant quo I'accou-cbour, so servant au besoin de crochets, ossayora d'attirer ä lui I'en-colnro. — Uno fois la mutation obloniic, le foetus se trouve, dans le premier cas, on prcsontalion postcrioiiro lombo-sacröe, les mcnibrcs jinrtes en avant el complcliincnl 7clonus; dans lo second cas, il est on presentation ant^rieure dorso-pubienne, la leie ci lesmembves comply Icnienl rclenus.
Lecoq (de Bayeux) a pu oxtrairo vivant un poulain qui so presentail, en position cephalo-sacree. Nous roproduisons son inlirossanle observation :
laquo; En 1824, dil Lecoq, Jo ins appelä par M. Le Than de la Rosiöre, proprid-taire ä MonHVuvillo, pour (lölivior une Jument d'un pari loborieux. üepuis trois benres, la;*oc/ic des euux (Hail sorlie.
laquo; La main iulroduite dans l'ulörus, je rencontrai mio masse dc chair, sans ponvoir posllivement dislinguer a quelle parlie j'avais alTaire. Cepenclant, aprös nneassoz longue exploration,je eins reconnailfn le gairol ct la ctinlerc. L'aninial elail presque conche en snpinalion, 1'encolure el la töte reconihöes en aic, de has on haul el d'arrierc en avanl, et se liouvaul en rapport avec la i-egion sacro-lombaire de la mere (presentation du garrot, — position cephalo-sacree).
laquo; Ma main fat armec d'nn crochet poinln, qne jn porlai sur la parlie inoyeiinc do 1'encolure, pros du hotel supriienr; je I'enl'oneai a pen pres d'un pouce dans les chairs; je doinuu rcxireniile de ce crochet a lenir a un aide, tandis quo jo placal niamaiiien supinalion nn pen an-dessous du garret. Je re|)oiissiii le fojtus vers le fond de la inatiice, en le faisanl glissersur les parois ini'övieures de 1'organe, pendant que je faisais tlrer sur le crochet. Soil par I'elTct de celic traction, ou poui-eire par la doulenr qu'occasionnail la blos-siiie du crochet, le poulain (it un raouvomenl brusque qui, seconds par ma main, produisll 1111 deplacement assez considerable,•• Je (Ixai de nouvoau le
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ÜYSTOCIE F(ETALE.
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crocliet pr(''s de la nuque, maisje n'iiitöi'ossiii, celte fois, que la peau. J'ordon-nai urio l^göre tiaction, tumlis que ma main, appuyeo coulre le Bord anlrrieur et supörleur de l'öpaule, lo repoussait sufflsamment pour pertnettre de m'em-parer do la parlie supdrieure de la tftiCjCiisuite do la tnAohoire införleurej de sorte que lo poulain so Irouva place eu Ei0 position dorsale de la lro section (position veilohi'o-puliienno do la Präsentation antörieuro, d'apies notreclassi-lioation), et je toirninai racxonchoinent.
laquo; Lefl blossuros laitos par lo orochet lurent pansöcs avec du vin chaud et la giicSrison no so til pas aUondro huit joins. raquo;
Sans doule, bion que l'aulcnr no s'oxpllquo pas ä cet egard, il dnt aller ä la recherche des mcinbres anlcrieurs, ou de l'nn d'eux au moins, et les amener dans lo bassin, ou so trouvait döjala telo, avant de proccdor h l'extraclion.
Bien quo la l'oHiiiraquo;raquo; edphnlo-nbdomtnale {Presentation dorso-lom-baire verücale, l'avant-main en bas) soll evideinmont possible, nous ne connaissons poinld'observalion qui s'yrapporte. Nous seronsdonc trcs brcl's üson sujel. De inömc (pie dans la position cd/i/ialo-sacree, le corps du roelus doil raieinent afl'ecler une direction l'ranchemont verlicalc ; l'espacc s'y oppose; otcomino la töle, en rapport avec la paroi abdominale, peut se trouvor soil en avant, soil en arrivre, on aura, dans le premier cas, imc presenlation ayaut boaucoup d'analogio avec la postcriouro lombo-pubienne, landis que, dans la deuxieme, cclle pre-senlalion se rapprochera de ranlcrioure dorso-sacrdc.
Les manoeuvres que nous avons conseillcos ä l'occasion do la position cöphalo-sacröe nous setnblent entierement applicables, avec cette dillcrcnce quo cellos du dehors s'exerceronl sur la I6le au lieu du train poslötieur.
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ART. II. — OBSTACLES PROVISNANT DB LA PRESENTATION 8TERN0-ABDOMINALE.
Nous appelons do cc nom une prösonlalion encore assez commune, surloul chez la jumoiil, dans laquelle lo foetus so trouve place de maniöre h ce que lo plan inCorieur, la rögion stcrno-abdominalo, soil en face du delroil, le dos dirigö vors lo fond do la matrice.
Nous aurions pu dösigucr cette prösoiitaiion sous lo nom de presentation dos mombres, puisque ce sont cos appendices quo Ton renconlre fröqueinment les premiers, soil dans lo canal lui-ni6me, soil a son enlrco; inais, oulro qu'on no les rencontre [)as toujours, co nom aurait prölö si la confusion, allendu qu'il pourrait. s'appliquer lout aussi bien anx prcsonlalions anlerionros et poslerieures dans lesquelles les mombres so piesonleiit seuls. Voilä pomquoi nous avons pröferö, i\ I'exemplfl do llainard, preudre notre point (ixe en un endroil plus eloigne el appclor cello presentation sterna-abdominale, denomination acccplöe, d'ailleurs, [)ar Lanzillotli, Baumoisler
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OBSTACLES PKOVENANT DE LA PRfißENTATlON STEKNO-ABDOMINALE. 703
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et Ruefr, et la pluparl des autenrs modernes qui ont cciit sur l'obs-tötriqne vötörinaire.
Getto prösentalion, qui esl boancoup plus tröquento quo la dorso-lombaire, comporto les meines positions, (louche lioiizonlalernent, lo foetus pent avoir ravaut-maiu tournö du cöle droit ou du cöle gaucbd do la mere, d'oü les deux positions cdphalo-iliates, droilaet gauche; — placö verlicalemonl, la löte en haut, 1c fuitus est dans la posilioa cephalo-sacree; nous proposons, comnie dans la prösentalion dorso. lombaire, d'appeler (?e/3//a/o-a6(/omlaquo;ilaquo;/e la position dans laquelle la töte serait cn Las.
Positions c^phalo-iliales.
Synonymik. — Präsentation stornoabclouihialo lioi'izonlale, l'avaiit-niain ä droite
ou ä gauche.
Deraquo;cription laquo;t laquo;lia^nostic lt;ilt;- in. lt;iifiilt;Miitlt;gt;. — Dans ces positions, le foetus, nous l'avonsdil, est
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homonlaloment couchc sur le flanc, lo corps incurve en arc ä convexitö anldricure, — du moins dans lamajorilö des cas, — de sorte qne le venire se Irouve plus eloignö du dölroit que ne lest le dos dans la presentation dorso-lotnbaire. La position ccpha-lo-iliüle gnuche (üg. 104) est beauooup plus l're([uente que la droite, sans qn'on pnisse en donnier la raison. Le plus sou vent, les membres pene-Irent dans l'excavation, mais en nombre variable; ils peu-vcnt mßmo depasser la vulve. Quelquefols, au conlraire ils sont tons repliös contro le corps et reslent dans la ma-trico, ou il n'esl pas toujours possible ä la main do les at-telndre. (Juant ä la töte, eile
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poul ögalement pönelrordans l'excavation ou realer au delü.
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Fig. 104. — Prösentalion stui'DO-abdominalo, portion cöplialo-ilialo gauoliu (d'aprös l'Vanck).
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Dans co dernier cas, qui est (le beaueoup le plus frequent, eile est tantöt clenduo snr lo dos, et taiitöl plao6e sur le cölö supöiieur ou logöe sous le cötö inl'örieur du fuitus. Presque toujours, lorsqu'elle est placeo en dessous, la töte
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704
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DY8T0G1E FCETALE.
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se trouve dßrormöc ot Tencoliiro est allointo do contractnrc. G(gt;Ia, du resle, s'observe ausai quelquefois dans los autres positions do la I6ie, nißtno lorsqu'elle est |)lac(5e cn-dcssns.
Les membi'cs qni apparaissont, il la vnlve, s'ils appaiiionnont aux deux l)ipiulcs (inlöricitr ol jiosltricur, se diriment los uns de droile i\ gauche, cl les autres de gauche i\ droile ; ils peuvent m6me s'cnlre-croiscr. Ils sont ^galemont ou incgalement sortis : dans le premier cas, c'csl un indicc de prösentallon transversale direcle; dans 1c second, lo f(Elus est plac6 obUguernent, c'cst-A-dire quo la presentation so rapproche des longiludinales (positions vertebro-iliales).
On pout conslater la sorlic d'un seal memhre ; —do dntx anterieurs ou postörieurs, ou apparlenanl ä un bipfcde lateral ou diagonal; — de Ifois, dont un antericur et deux poslericurs, ou deux anterieurs ct un postdrieur; — cntin les quatre membres peuvent avoir pcnelre dans l'excavalion. Quant ä la t6tc, eile peul, avons-nous dit, so trouver engagöe, ou, au contrairc, etrc rcsloe dans la matricc. Itappclons enlin quo les prcmiferes voles matornelles sont quelquefois aussi libros que dans la presentation dorso lombairo.
Cost par un exainen allcnlif do la conformation des membres engages, do lour nombre, do lour direction, de leur 6tat plus ou moins avancöde sortie, quo le prallcien elablit le diagnostic do cliacune des varictes caractcrisees par ('apparition de un ou plusieurs de cos appendices. Gependant, {'exploration des parties accessibles du Ironc est aussi de la plus graude ulilitö pour confirmer ce premier jugement ou lo rectifier, s'll y a lieu, commc aussi pour reconnallre si Ton a allairo h un soul foetns ou si les membres apparliennent h plusieurs, —#9632; si le Foetus unique est bieu conloimö, ou s'il est monstrueux, etc. 1! faut cgalemenl so rendre compte de la position qu'occupo la IGle, atin de choisir le mode do version qui ale plus do chance de röussilo.
Lorsqne les memiires du loetus no sont pas apparents ä l'cxtörieur, op pout les rcnconlrcr soit dans le vagin, soit au devanl du delroit, oil ils sont diversomeut enchevßlrös. D autres fois, I'accoucheur doit penetror do toute la longueur dc son l)ras, et ccla surloul chez la Junten*, pour paivouir i\ toucher sculement du bout des doigls le venire ou le slernum du foetus. En enfmicanl le bras obliqucmcut, il touchora peui-Hn, d'un cole, le grnsset, et, de l'aiitre, lo coudc; mais il lui sera iinposgt;iiilc d'acquörir d'autres nolions, uon plus que do saisir une parlie qneicouquo pour etrcctiicr line tenlali\c do version. Uno lello dirflcullä d'exploration, qui se rencontre plus rarcment dans la prösenlalion dorso-lombiiire, nous parait devoir s'expliquer en pailio par I'incurviUion du corps du I'oelus, dont la couvexitc est tournöe en avanl, cl en parlie par les positions divcisemenl repliöes des membres el dc rcncolure, qui viennciit angmcnler la longueur du Ironc,— longueur qui oblige eclui-ci, lorsque la prösenlalion est rrancheinent transversale, üiresleril distance du (lötroit(lig. 105). Chez
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#9632;fl
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OBSTACLES PROVENANT DE LA PRESENTATION STERNO-ARDOMINALE. 70b
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la vachc, Ic venire relalivement i)lns döveloppä dans le sons transversal et la moindro longiicur du foetus pormottent ;\ ce dernior do so rapprochcr davantage du bassin.
I'ronostic. — Avoc tons les accouchours qui ont on I'occasion do rcncontrer cetle pröscnlallon, nous dirons qu'ollo constilno Tun dos cas do dyslocie los plus graves ot les plus dil'liciles qui puissont se rencontror dans la pratique. Copoiulanl, lorsque les mombros pen-vent 6tre saisis, olio ost inoins drifavorablo — loutos cbosos ötant Egales — quo la prösentalion dorso-lombaire.
Quant äla question do
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savoir squot;ii vaut inienxnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;//
rcncontrer les quatre mombrcs, ou trois, ou deux ou un soul, olio n'ost, guöro susceptible d'nnc solution rigou-reuse ; anssi nous bor-nerons-nous ä quelques indications gönörales.
fiO foetus no pouvanl passer qu'autant quo la presentation aura chi inoditieo, et la version posterieuro ötant gene-ralement la plus facile i\ obtcnir, il ost certain (pie la pciiötratlon des mombros pclvions dans le bassin constituo le plus souvent line condi
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tion favorable. Par con-Ire, la presence des mombros Ihoraciqucs
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Eig. 105. — Presentation sterno-abdominale (position cöplialo-iliaquo gauche), (Le poulain, clont les membres sont rostcs h distance du bassin, ost sorrt! de pros par rutoruraquo;.
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no pout 6ti'o quo nuisi-blo, et naturellement, les dmx seront plus gftnants qu'Mraquo; sew/. Cost ainsi quo parlant d'un accouchement oü le poulain so prösentait pur trois membres, tons apparents an dohors, —les deux membres antöriours et un posteriour, — AI. Marlot dit avoc raison : laquo; Lo cas out etc moins difflclle si les quatre mombros fussent venus ensemble, el il cut 6lö, pour ainsi dire, facile si les membres postöriours s'ctaient presentös avee un antörieur seulomont. raquo;
Cos considörations sont applicablos i\ la presentation franchement
transvcvsaln, do memo qu'ä la presentation oblique oü le train postö-
riour du IVctus est le plus ;\ proximitö du detroit. Mais si e'est, au
contrairo, lo train anterieur qui s'en trouve rapproch6, si la löte est
Saint-Cvr et Violet. — übstelrif|iic.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4K
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700nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOG1E FOSTALE.
ddji'i ongagco ou so Irouvo dans une position porniollaiil de rainoner ais^mcnl, la presence dos mcrnbres Ihoraciqucs dans le bassin simpli-(iora la lache do I'acCOUCbeur, tandis quo colic des niembi'cs poslö-
rieurs conslltuora une oompllcallon.
Si les quatre incinbros rostf'-s fi l'entröe du bassin ötaiont d'uno prehension lacile, ainsi quo cola arrive an debut du pari, lo cas serail le plus favorable do lous, alloiuln qn'on amenerait coux quo I'on jugerail ulilo, sans avoir pour ainsi direä s'ocenpor dos anlres.
Lorsque les membrcs sonl iuaccessibles, le pronoslic est noccssai-romonl trös grave, — aussi grave qu'll pnisse lelro dans los cas les plus diriiciles do la prösonlation dorso-loinbaire, — car lo pralicion so trouvc dans riuipossibilile absoluo do faire quoi quo ce soil, ä moins quo lo foetus n'ail conservö une trös grande mobilile, co qui osl ox-Irenieincul rare.
Mais co n'est pas seuloment la position ou la presentation du i'oelns qui iiillue sur lo pronoslic; nous savons quo lo temps ecoulc-depuis lo debut du part, les efforts oxpulsifs do la femelle, les tenla-tives do delivrance donl olio a öle i'objet, Total dos organos genilaux, doivent etre pris en Ires söriouso consideration. Rappelons surloul (juo rontreo du bassin n'ötanl pas obliteröo, les eaux s'ecoulent Ires rapidement, co qui rend dösonnais loule mutation fort diflicile ä accomplir. Dans co cas, l'ulörus so rosserro aulour du foelus comme pour I'enfermer completcinenl, el forme, du cole du dölroil, un double rci)li lateral frequominonl signalö paries accoucheurs, —repli conlre la rcjsistanco duqucl vionnenl souvenl so briser les efforts lontes pour obtetiir la version. — Par suite do rexistonce Ires fröquenlo do ces complications, lo vetörinaire, lorsqu'il rcussit au prix de fatigues inouios a terminer l'accouchement, a trop souvenl lo regret do voir succombor la foniollo quelques heuros ou quolquos jours aprös.
Indications. — Nous avons dit plus haul quo le foetus ne pout passer qu'aulanl quo la presentation a 616 niodilico. 11 faut done opcrcr la version. Pour los motifs quo nous avons fail valoir a pro-|)os do la presentation dorso-loinbaire, on donncra aulanl ((no possible la preference h la version poslerieure. La preiniöro chose ä faire pour y parvenir, c'esl do (ixor les mombres pelviens au moyon do lacs passes au paluron, car les tractions oxorcdes sur eux conlribuenl bcaucoup ä la reussile do la version. Nous savons quo si un do cos mombres so Irouvo dans le canal, on pout nogligor d'amener 1'autre.
Si la tele so Irouvo dejä ongagöc, on devra, dans un second temps, repousser cello partie lo plus loin possible du detroitnde maniöre ä dögager coinplötomonl colui-ci.
En ce qui concerne les membres anlcrieurs, on esl nalurollcmont porlü ä les repousser aussi. Lorsqu'on assislo au debut du pari, — quo l'uterus presonle encore une grande capacilc, et quo los cll'orts expulsifs no sonl pas trop violcuts, — cello propulsion osl possible.
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ORSTACI.ES PROVENANT DE LA PRESENTATION STEHNO-AltDOMlNALE. 707
Malheureüsement, les oonditions soul rarement aussi favorables ct nous avona cl6jü vu que, chez la Jument, la rölntögration dos mcmbros anlöricnrs dans l'utärus ost, d'aprös üonnarioix, choso impossible on extrömement dangereuse. Aflnde ne pas nous röpäter, nous prle-rons lo loctoLir do so reporter a ce (|iii a ölö dil ä l'occasion dos obstacles quo peuvont apporter los merabres tboraclques i\ la sortie du fCBtUS on presentation posteriourc. Ajontons quo Darreau n'approuve pasla desarticulation hiunöro-radio-cnbitale pröconisöo par üonnarioix : laquo; Je l'ai essayöo, dit-il, mais j'avoue I'ranchomontqnc, soit döl'aul d'ox-perience, soil ä cause dos dil'licultes röcllos que presontc le mode opö-ratoire, ce n'ost qu'apres dos peines inouies que jo suis parvenu ä opö-rcr cello amputation, qui a etc göncraloinent suivie d'accidonts graves el parfois morlels. raquo; Darreau, qui no parail pas connallre le procedö si simple, el, suivant nous, si rationnol do Ganu ( laquo; empoigncr les membres anl^rieurs au-dessus des genoux, faire arc-boutant ct les refoulcr dans la matrice pendant que les aides, en liranl sur les lacs lixes aux mcmbros postörieurs, font döployer la croupe; les mmbrei anliricurs coltis sur le venire ne font aucun obstacle; raquo; ) Darreau, disons-nons, prölore s'en tenir ä la propulsion complele des membres, qui, d'aprös lui, commo d'apros Diolericbs quo nous avons cite ailleurs, se Irouve lacililee par l'emploi du reponssoir.
Chez imo jument en travail depuis deux jours, oü le poulain on Präsentation transversale, position cephalo-iliale gauche, avail les deux pieds anleriours ot les deux jarrots ä l'cnlröe du bassin, nous avons pu I'amener facilomenl en presentation posteriourc apres avoir pratique, sans do grandes difliculles, l'avulsion des membres tboraclques.
Quol que soil lo moyon auquol on s'arrolo on qui so trouve impose par los circonslancos, — reinlögralion complele du membro, sa dösarliculation au coude on inömo au genou, avulsion du membro enlier on son mainlien en so bornanl ä reporter au delä du dölroil les articulations superieures, — il convienl ensnite de ropoussor for-lomenl I'avant-main pendant qu'on fail oxercer des tractions sur les membres poslerieurs. Pen ä pen coux-ci pönölronl, on memo temps que le trouc evolue sur lui-möme, el, enfln, la croupe unit par s'en-gager, — Iros souvent en position lombo-ilialo, qu'il ost facile do transformer en position lombo-sacree.
Les tractions exercccs sur les membres pelvicns du foolus soront dirigees obliqnemenl, do droilo a gauche ou do gauche ä droite suivant la position, mais lonjonrs de maniöro a rapprochor la croupe du delroil; si olios avaient lien suivant I'axo longitudinal do la more, la croupe bultcrait centre I'ilium el no pourrait s'engagor.
Lorsqno le train postdrieur est trop öloigne pour qu'ou puisse I'attirer lo premier dans lo delroil, on doit pratiquor la version anlrt-rieure. On s'olforcera done do rcpoussor les membres pelviens. En cas d'impossibililo, on so rappellera quo le foelus pent passer avec un
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DYSTOCIE FCETALE.
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do cos mcmbrcs roplic sous lo corps et mome avec les deux ; thais on devra y lixor des lacs, alin de pouvoir, on temps opportun, los allonger dans 1c bassin. Gelte precaulion prise, et apres avoir atlachd d'aulrcs lacs aux mombros anlörieurs el ä la lete, on s'eHbrcoi'a d'alliror ceux-ci pendant ((n'on reloulera la croupe. —Si la UHe ne pouvailelre remise en bonne direction, il faudrait, suivant les cas, pratiquer la decollation on arrachor au moins un membre postdrieur, — de preleronce, celui qui se Irouverail du cotö oppose h. la tete.
Lorsque le fectus, scrre do trop pros par la matricc, nc pout pas evoluer sans entraincr colle-ci dans ses mouvemenls, on peut cm diminuor lo volume par reviscoration, si loutel'ois Tabdoinon et la poitrino se trouvent asscz rapproches do la main.
Dans les cas, malheurousomcnt encore assez frequents, oil lo foetus a les membres replies el ne pout Clrc louchö lui-meme quo du bout dos doigts, I'accoucheur fera conduire la fomclle sur un terrain incline, dont rarrierc-train occupera la parlie doclive ; il pourra aussi la placer sur 1c dos, dans les meines conditions, puis il conflera ä un aide 1c sein do ropousscr 1c foetus en arriere, au travers des parois abdominales. Co dernier so trouvant rapproebe de la main, peul-elre par-viendra-t-on ä saisir Tun des membres. En cas d'insucces, on pourrail tenter la version au moyen d'un ropoussoir applique sur l'une dos ox-trömiles do rovo'ido foetal el d'un crochet implantc sur I'autre. Mais ces instruments, ties qu'il cessont d'etre guides par la main, devion-nent bien vile d'un usage incerlain el mßino dangereux.
Enfin, lorsque cos dillerenlos tcntalivos n'onldonnö aucun rösultat, il nc resle plus qu'ä pratiquer I'operalion edsarienno (1), car on n'a pas m6me la rossonrce do 1'embryotomle. G'est dire quo 1'existence do la femelle csl trös forlement compromise.
Bien quo nous nous soyons longuement occupes do la presentation sterno-abdominale horlzonlaU;, lo cas offre soiivenldes dil'licullcs lolle-mentgrandes (pie nous croyons devoir resumerici un certain nombro d'observalions, oil cos difflcultös apparattronl sous des aspects varies.
[M Oiiskrvation (ricn n'est encoro engagd dans les passages). — liior. —• Archiven vuivinuircs, 1878, p. 8M-. — L'auteur ayant ete nppele pour une vache qui ne pouvall metlre bas, reconnutqtfe lo veau (Halt en presentation posie-rieure, laquo; lesjarrets coudes ct accrociies on avant du pnliis. Deplicr les mombros posleriours, les ratiiener dans le bassin, cxlraiie lo veau, furent chose elemontairo ot (rune simplicity exlrCme. Jo me disposals a. nie relirei', continue M. Blot, quand la potilesse du veau relalivement ä la grosseur do la more, me III supposcr qu'un second pourrail bien exister. En elfet, la matrice renfer-mail un autre foslus, exaclement place en posilion transversale, ayant par consequent los quatre membres reunis el engages deja dans le col uiei-in, la töte ronversee dans 1c flanc gauche el la croupe diiigee a droile. Je repoussai
(1) En parcil cas, nous no conscillcrions pas cottc operation, qui nous scmlilo sans objet (F. S. C).
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OnSTACLES PROVENANT DE LA PIlliSENTATION STEltNO-AnDOMINALE. 709
los tnembres antöriours on avant el ä gauche; j'altiral it nun la croupe ot les rnembres de dorriero, ct la ddlivranoe so (it prestementraquo;.
G'est 1;\ iin cas non doulcux do prösoiitation storno-ahdominalo borizontalo, oü la reduction n'a ofTertauoune diffloultd, grace aux frös grandes dimensions do l'utörusqul venait d'ftiro döbarrassö d'un pro-
inicr fijßlus. Nous y voyons la prouvo quo la version ponrrait prosquo loiijours 6lro aisdmcnl olfoctuöe au debut du part, lors de la rupture do la pochc amniotiquo. Le cas suivanl va nous montror los diriicultes ((iii rösullonl du rotrail de rulcrus.
11deg; Obsbrvatiom (aucune parlie n'est eugagäe dans les passages). — Dela-
maiirk. — liccucil tie mid. vAtiir., 1 SHii, p, I tu (liutli'tin de la SooUtd ccnlnde), — II s'agit d'uno vnclilaquo; lliunando. Nous laissons parier I'anlour: laquo; Voici ceque Jo constatal. Col de la malrice peu ditatä, laissanl difflcilement passer la main; jo Irouvai uno partie du dölivro litre dans la malrice ot döja pnlrodö; le bras onronoö jusqu'ii l'öpaido, je no pus sontir le i'tclns, mönio. du bout dos doigts,
—nbsp; ii co point quo, croyaid. la vacbe völöo döjä dopuis qnolqnos join's, jo relirai mon bras et explorai lo flaue, ce qui mo permit do constater la presence d'un veau, qu'il ölail lacilo do sonlir anssi bien ä droilo qa'a gauche. Avant rooom-mencö l'oxploralion vaginale, ot ayant detenninö par la qiieli|iios efforts expulslfs, je pus sonlir un jarrci, donl la pointe correspondait juste an col do la matrice, on 11 vlnt, aprrs quelques efforts, s'engager el faire saillio. Ayant contiiuiö mon exploration sur la droito, jo däcouvris la töte el un autre plod, qin ölail ranlöriour gauche. La töte vonail so lof,'or dans lo pli du jarrot, qui ölail aassi lo gauche. — Je mis alors un lion avec uno forte flcollo au monton, el un cordeau an membre anlörieur; je lis lirer en repoussant lo jarrot, qui so prösnnlaii toujours. — Au bout do quelque temps, voyani mon travail n'aboullr absolument a rien, je changeai cotnplötemenl de manauivro; je relirai la corde du monton ct collo du membre autöriour; jo L'appliquai au jarret, puls je la lis glisser polil ä petit jusqu'au beulet, ce qui mo permit, on Caisant lirer trös löyeroinenl et on imprimanl mol-mötno un mouvomont de roeul au jarret, de redresser le membre, qui s'engagea dans le vagin; jo fis la memo manoeuvre ponrle jarrel droil qui s'engagea aussi, et les deux membres se prösonleronl a la vulvo. — Ayant fait liier sur los cordos par qualre liommos (lo veau ölail on putröfaclion avancöe), les deux menihres so detacheionl au niveau dos articulations coxo-l'ömorales. Aprös plusioars lenlalivos, je pus amener au dohors lo coxal, lo sacrum et los lombes, en tirant sur des lambeaux de peau qui s'ar-lachaiout snccossivonienl. Enfln, ayant pu enlourer (run lacs lo paturon du membre autörieur droil, je l'arrachai coraplötement, y compris l'öpaule, et pus exlrairo lo roste du veau en flxant un lien ä un fort lambeau de peau. raquo; La vacho inonrul le ineme soir.
111deg; OiismivATioN (aueun membre n'est engagö dans lo dötroit). — Mahlot.
—nbsp;Reoueil de mid. vücv., 1870, p, 1174. — C.liez laJuiuKiit donl il s'agit, los eaux out elö oxpulsees, rnais aneunu partie du foetus n'apparait au dohors. L'operatour ayant inlroduit son bras do toulo sa longueur no pouvail toucher du bout dos doigts quo lo dessous de la poilrine el le venire; laquo; a gauche, dit-11, jo no pus senlir nvoc poino que la pointe du coude gauche, ä droito, rien. Ainsi done, le icolus ölail. couche sur lo cöte dioil, son venire en lace du dötroit vaginal, ses membros anterieurs logos dans le flaue gauche (jusqu'a co jour, j'ai remarque qu'il on ölail toujours ainsi) dans un repli de l'utörus, el los membres poslörieurs logos dans un ropli somblable dans le flaue droit. Eu elTol, mon bias introduil dans le vagin, commo dans un long corridor, sentait a
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DYBTOCIE FCETALB.
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Iravors lo double ot fort repll nU'ro-vagiual, h gauobe les membres aiit('iiours, ii di'oito Ifs postt'ricurs. Mais que faire? il in'elait impossible d'öventrer le poulain; lo bout de mes doigis touobait h peine In faitus, lellement le dtHroit vaginal avail de profondeur. Jc ntis la Jumont dans loules sortes dn posilion.
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memo sur le dos..... raquo; Cependaiil, avee do la pci'sevenmee, M. Mailol parvlnt
h passer un nOBlld OOUlant autour du membre auterieui' gauche, ;i son exlre-mile stipei'ieni'c. Adaptaul un repoitssoir a ce nieiid coidanl, il (il refouler le ('(eins, ee quj lui permit do sentir lo membre droit el d'}' mettro aiissi line cordo
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en me
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end ooulant, #9632;lt; (Vest alors, dit-il, quo je lis repousser söparäment et sue-
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eessivemenl, puis ensemblo les deux membros anteriours, afln de les dögagerdu ropli ule'rin. Mais impossibilite absolue. I.o repli utöro-vaginal, par lo fait du rel'onlcment, s'allongeail, suivail le fcelus, el mainain ncsentail plusrien dans lo long corridor vaginal. Si je faisais exorcer imo traction sur les cordes, la region sous-pectorale se presenlail seulo ii renlröe do l'ulörus, etd'une maniei'e lollement pressöc sur les plls laleraux, principalciuenl sur lo gauche, quo tonte
tentative d'embryoloraie Itait impossible.....raquo; M. Marlol dut, bien a regret,
so resigner a t'uire abatlro la jumont.
Lo momc aulonr a publio, en 1874, Irois cas semblablcs ä colui qne nous venons de rösnmer. La premiero jumont fut sacrifieo, raccou-chement, ä la suito de tentatlves röitöröes, ayant6tö|jugö impossible;
—nbsp;on pratiqua I'op^ration cosarioune sur la douxiömo aprös avoir fait d'inutiles ellbrls pour obtcuir le poulain; la jumont succomba ä la mölro-pci'itonile ; — enlln, dans lo iroisiemo cas, aprcs cinq beuresde travail on reussit ä mollro le poulain on presentation antericuro, ol la jumont putolro sauvöe; malhoureusomonl, rauteur no decrit pas lo manuol qu'il a suivi. Dans cos trois observations, M. Marlol insiste sur la presence do deux roplis laleraux, formes par la matrice ct em-prisonnant les membres. Nous avons dit, en decrivant la presento dif-liculte dystociqno, quo cos replis 6taient formes par rulcrus se rofcr-mant pen ä pen sur le poulain. — Dans son memoire snr une cause encore peu connue de dystocie, mömoiro dontnous avons longuoinont parlö ä l'article Torsion de Vulcrus, M. Lo Berre a rapportö un cas de parturition tres laboriouso, qu'il compare ü colui dont nous venons d'emprunter la relation ;\ M.Marlot. A noire avis, I'analogie ost aussi grande que possible, ainsi que le loctcur va pouvoir on jugor. Cost dans l'inlonlion de la donuor ici, quo nous n'avons pas resume cette observation de M. Lc Iterrc ;\ propos do la Torsion nlcrine, ainsi que nous I'avons fait pour les trois autrcs do son mdmoire (V. page 488), oslimanl, au surplus, que le ropli utörin qui s'y tronve menlionne, n'est pas do memo nature quo colui des autros observations.
1VC Observation (aucune parlic n'osl engag^e dans les passages). — LgBgrre,
—nbsp;liulktin de la Snciöte ccntruk dc mid. vdtdr,, 1880, p. 003. — laquo;luiucnt propre an gros trail, quatreans, lm,(i,-). Depuis le matin, une petite portion de delivre se präsente enlre les levros do la vulve. Le velörinaire arrive a une beiire cl domie dc I'apres-midi; il Irouvc lc col uterin largoment dilate, I'lilerus se continuant sans transition avee In vagin. Cost on vain qu'il explore les or-ganos genilaux; II no rencontre que des portions decollees de placenta, mais do poulain point. laquo; J'enfonce de plus en plus, dit M. be ISorrc; mon epaulo est
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OBSTACLES PROVENANT DE LA l'RESENTATION STEUNO-ABDOM1NALE. 711
dans la vnlve et jo no Irouvc rion..... Jo lais alors placer la jumonl sur un
plan iiicliii(';, la töte en haut, el j'explore de nouveau on iu'enlonoant le plus
possiMo. J'arrlve sur le cordon ombilical quo je suis jusqu'au ventre; mo rc-
porlunt ii (Iroitc, j'orflonro du bout des doigts les gi'ass(!ls; ;quot;i gauche co sont les coudes. En augmentant l'inolinaison du plan incline, et ä la aullo des olTorts expulsifs do la more, ('exploration devient pins complelo, el voici ce queje constate : rombilic so trouve on face de Taxe du vagtn, le train postlrieur esl dans lo flaue droit, mais telletncnt fMoigne quo je no puls quo toucher les grassets; i'avant-main est logo dans le flano gauche^ La main exploratrice rencontre les coudes et i'encolure, mais no pent que pressentir los membres et la tetc, car cetlo main s'en Irouve separeo par un repli nteiin Ires foit et Ires grand; en llechissant les doigls, apres avoir contonrne ce repli, on sent les membres ct I'encolure qui so portent en arriöre et k gauche, Par la sneens-sion (?) interne, on recomiait egalemont la position des diverses parlies Ingees dans lo diverlicidinn do I'lUerus.
k La presentation est done sterno-abdominale, et la position ccplialo-iliale gauche, aveo cette complication quo les parlies accessiblos, löte el membres anterieurs, sont Ingt'ses dans nn repli nl(5rin qui ompdche lonr pi'elicnsion. raquo;
l/operateur implanto un crochet dans I'epaule gauche du ftelus el fait lirer; mais si celui-ci s'en trouve rapproclie, la bride du repli uterin n'en est (pie plus tendue, el les parlies oontenues dans le diverticulum ulei'in y penetieul davan-lage. II fait done cessor ces Iraclions el essaye, mais en vain, de pousser en avant les parties engagees; il prend alors lo parü de desarticuler ce mßmc membre anterieur gauche au coude, ce dont il vionl ä bout, mais difQcilement.
—nbsp;La tele el rencolure elant pen accossihles, il opero do mdmesur lo membre antöriour droil. — Un crochet est implanle dans I'encolure, lo plus pros possible de la tele, puis un douxieme, un troisieme, qui permet enlin do toucher la gorge du poulain el d'implanler un nouveau crochol dans I'allas; mais les eaux sont ecoulees complotement; l'utärus esl sec, il so colle sur le poulain; les injections mudlagincuses out pen d'action. On prend lo parti do desarliculer la tele; lotites les parlies molles do la gorge soul tranchees. Par suite des fortes Iraclions exeroees, la tele s'elcnd subitement sur l'encoiure : degagee du ro|)li ulerin qui la retenail, elie vionl butter par la miquc centre l'outröedu liassin... Enfln, aprös un travail des plus penibles, qui n'apas clure moins do six heures, le poulain sort. Mais la matrico presenle ä gauche uno dechirure d'environ lo centimetres, et la jument meurt le lendomain.
Vc OiiSKnvATiON (un soul membre anterieur apparail au dehors). — Marlot.
—nbsp; Recueil da mdd. viler., 1874, p. itOO (sixieme fail). — l.'auteur tie fait qu'indiquer le cas suivanl, qu'il qualifle do position semi-transversales nous no lo reproduisous quo comnio example do presentation d'un seul membre : laquo; presentation d'un membre anlerionr, raulro enroule autour do la tele, qui se trouve elle-memo logeo dans le llano gauche, landis lt;iuo rarriere-train est logo dans le flano droil. •Vunicnt enorme. Accouehement aptes quatre heures do travail; moil de la bete le lendemain. raquo;
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VI0 OBSERVATION (les membres anterieurs out peiudro dans le col de la ma-trice). — Coi.i.in (do Wassy). — Journal dc mid. vitvr. et dc zootechnie, 1880, p. 5117. — Uno Jiimcnt ä terme fait do vains efforts expulsifs depuis au moins vingl-quatro honres; les eaux so soul ecoulöes des le döhul; la bete parall epuiseo. A I'oxploialion, I'accouoheur rencontre tout d'ahortl dans le col, Inr-gemenl. dilate, les deux pieds anterieurs; il constate tiuo lo poulain ost couche sur le cote gauche, la region slerno-ahdomiualc eu lace du detroil; lo garret est logo dans lo llanc droit ot la croupe dans le flaue gaucho; i'encolure ost repliee de dossous en dessus, el la tetc repose sur lo cötö droil du foetus.
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DY8T0C1E FCETALE.
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Quaut aux raembres poslärleurs, ils sont Qächis elrapproobäs du venire el de la poilrine, les jarrets et les canons elnnl appliquds sur Ig bord antuiicur du |)iil)is. laquo; Je puis, aveo ma main, dll 1'auleur, saisir les grasscis, leg Jarrets, les
canons: niais jo no puis alleimlro ni les boulets ni les picils, qni sonl logos dans lo flano droil de la mere... I,a version anlerieure parait nalnrellenienl Iiidiqu4e, carj'ai sons la main la töte el les membi'os anteriuurs; inais il iik; sera difflciie de redrcsser l'encolure el d'anioner la töte dans la liliöropel-vienne, car je constate que la deviation est fort ancienne, ipi'il y a contractnre de l'encolure el par consequent deformation des muscles, des os et des ligaments arlicnlaires de cette region. D'un antro cöte, coniinent se comporle-ront les niemhres poslei'ieiirs? II est ä craiiulre qu'ils no pnissent pas s'öteii-dre, etc. Si la version poslerieure etuit possilile, eile olTrirait cerlainetnenl, plus de chances de sneces... J'essaye de repousserles membres antörieurs et la töte pour degagor les memhros pclviens et les amener dans la cavite vaginale; niais, malgie des efforts tres energiqnos, le firtns restc fixe, immobile, comme piis clans un etau. II lu'est impossible anssi de faire executer le plus legor mouveinent de propulsion aux inembres poslorieurs, ijui scmblenl comme soudes an pubis... II fallalt done amener la töte et les membres ante-rieurs dans le canal vaginal. Apres avoir fixe des lacs derriere la nuque et a ohaeun des paturons, jo commandai ä mes aides do tlrer fortement el, sans secousses ; niais la töte n'avancait pas et la jiimcnl elait ontrainee. Je clus fixer celle-ci a la mangeoire aveo dos cordes passöos sur lo garrot et en arriero des coudes. Line traction vigourouse fat ensnitc opöree par un grand nombre d'aidos, ct lo foetus ful amene an dehors. raquo; I.a töte et I'encoliiro etaient del'or-mees. — Lajnment estmorte b^ lendemain ; la inuqueuse ntörine, violeminonl onflamineo, etait inenrtrie, decliiree dans les parties voisines du bassin.
La inorl do la jument (Hail sans doulc inövitable; copendant, nous nous demandons si, avant d'abandonner les lontutivos do version posterieiiro, I'accoucheur n'aurait pas pu sccllonucr la cordc des jarrets, jionr amener ccux-ci les premiers dans le bassin.
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Vlb' Observation (les membres antörieurs sont legrrement engages dans le col). — Collin (do Wassy). — Journal dc me'd. vc'ter. d de zootechnie, I88G, p. 601. — La patiente est line jlaquo;iiiraquo;!ii( do dix-lmil ans, qui a deja en plusienrs parturitions beureusos. II y a cinq it six liourcs que lo travail a commencö ; los eaux sont 6coiili5os; la muqueuse vaginale est rouge, congestionnee; la jument est dejä tres faliguee. En praliquant lo toucher, M. Gollin constate (jue les membres antörieurs sont legerenient engages dans lo col; le poulain est coucbe sur le cöte gauche, la leto repose sur l'öpanlo droite, comme dans lo cas precedent; do plus, eile so immlrc egalemcnt deforinöe et inonlee sur la region oil ello s'applique cxaeloment. Les jarrets ot les canons sonl. presses eonlre le pubis; niais les canons sont flöchls sur lajambe a un degie extreme; I'accoucheur no pout toucher que les boulets. II ost convalncu qu'll y a con-tracture dc cos membres, ainsi que de l'encolure. En pared cas, il ne lui reste plus, dit-il, qua tenter la version posterieiue. Malbeureusemcnt, le train antc-rieur no peat ötre repousse en avant; laquo; il ost impossible, malgie d'enorgiques efforts, d'eloigner le poulain, nieme dc quclqncs inillimeti-es, du bord ante-riourdu pubis auqucl il parail soude. raquo;
laquo; Pour me donnor do la place, continue M. Collin, et facililei' la version, jo pratique favulsion dos membres antörieurs; niais foperalion oll're des difll-cultes, parco qu'il n'est pas also do faire saillir cos membres Jiors de la valve. Uno fois ce resullat obtonu, il faul amener I'un apres fautrc les membres posteriours dans la cavite vaginale; comme il est impossible do les redrcs-
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OBSTACLES PROVEN.VNT DE LA PRESENTATION STERNO-AUDOMINALE. TW
sor, je lt;lois operer lour dösarticulation nu Jarrol. J'ossayc done do passet' un lacs an-dcssLis du Jarfot droll; mais la condacliue du membra est lollo-meilt inüiioncoc (jiie lo canon pai'dtl commo soudö a la Jarnl)o. Apios pliislours lentalives, je nkissis oependant a lo placer el a amener la pointe dujarrel ontre los lövros tie la vulve. La dosarlicidalion opdröe, je proeöde de la mönio l'aron pour le membre gauche, aprös ipioi lo poulain a pu Älre exlrail assez facilement, — Le lendemain, lajument so trouvantdans l'imposslbllilä do so relever, le propri^talre la lit abatlre. raquo;
Ici encore, nous pensons (ine la section do la corde des jarrcls auralt pu rendre des services et aurait lucilile la lilche de l'accou-cliour, en faisanl cosser l'obstacle qui devail r^suller on dernier lien do la flexion exagereo des phalanges.
Vlllquot; Observatiom (los deux membres antörieurs sortentde la vulve jusqu'au genou, les posturiears n'onl pas I'ranclii lo dölroil). — BlSSMAftD. — llccueil (k mid. viiU'r., 1878, p. 1089. — lino JuinciU, ä lormo do son sepliomc poulain, faisail depuis Irois lieuies ih\ vains oll'orls pour inollco ])as; los membres anlo-rieurs du teius 6taient sortis jusqu'au deld dos genoux ; les efforts expulsiTs los cbassaipnt en arriore do Irois a qnalro oonliiiKdrcs au plus, apros ([iioi ils I'cpronaionl, aussltdt lour posilion premiere. A 1'exploration, la main Irouvo, du cötö yauche do la more, lo sloinuni iln poulain, an nivoau duquel une masse charnue et arrondle, ä Incurvation do ilroito ägauche, |)uis do gauche ä droilo et do dessns en dessous, Indiquait laquo; quo l'encolure ölait renvers^e sous 1c Irene, so dlrigeant de gauche ä droite ol on dessous ilu corps du foetus. L'encolure, on so repliant brusquemenl,formait done une convexitö regardant le flaue gauche do la more, oldovait par consäquenl porter la teto vers le llane drolt dn foelus et de la more on niömo temps. Mais, ajoute I'auteur, 11 mo ful impossible do fixer exactement le poinl on sa Irouvail cottc dorni6re, no pou-vanl engager la main sous lo Ironc pour la sulvre... raquo; Quanl aux membres poslörieurs, lours plods bultaienl on has du bassin, et M. Besnard no put les suivre quejusqu'aux boulets, la region digitöe ayant une direction oblique do bas on haul at do gauche ä droilo. C.onsideranl la röduelion eornmo impossible, M. Besnard no fit aucuiio loutalive et couseilla lo sacrifice do la junieul. 11 proeöda ousuile a 1'autopsie apros avoir fait placer le cadavre sur lo dos, et put roconnaiti'O la disposition du l'uetus, (^n'il döerit oinsi qn'il suit : laquo; (loncho perpendiculairement au grand axe do la mere, lo venire faisanl, face a I'orilico de sortio, lo dos regardant en avaul, il repose par lo cole gauche snr la partie superioure do l'iitöriis {infi'rieure lors do la conslatalion nöcropsique). li'enco-lure ost ronvorseo sur I'epaule droilo; la lolo, aHoclant la inento direction, s'ötond sur les londies et depasse la pointo do I'ilium droit du foelus do la lon-guonr des levies (pendant la vie do la more, la Ifllo so Irouvail, done sous lo corps). La croupe, ineurvöe dans le flaue droit de lajument, fail döerire aux membres posl^rieurs un are tres aecontuö, et los pieds viennent s'arc-bouler on dessous do la symphyse ischio-puhieniio, un peu a droilo do cello doruiero, en ta depassant. raquo;
Le cas ötait cerlainomcnl Ires grave ; cependant nous nous deman-dons si, avant do sacritier la jiimont, il n'cül pas elö ulile de faire quelques lentalives de version, apres avoir pratique l'avnlsion des membres antörieurs, et au besoin l'öviscöraliün. Los pieds do dcrriere se troiivaient ä proximilc du bassin; il semblc done qu'il eiit (Ho possible de los y fairo penctrer; ensuite, grace aux tractions exorcees sur
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eux, grilcc aussi i\ l'oppace rösultant ties operations pröccklontos, on soiait parvenu, scion touto probabililo, a changer la presonlation.
IX1' Observation (trois membres, les deux aht^rieurs et un posli^rieur, out
lieiu'trü dans lo vagin). — Igt;i;i.ii.\yk. — Archives vitMnaires, 1883, p. 86i. — 11 s'agit (I'iiiu! junuMii. L'opörateurreoonnatl la presence de trois membres dims le vagln; mais c'esl an vain qu'll oherohe la UHc. laquo; Je louche, dlt-il, les parois abdominales du foelus el i'autre membre posl^rieur — le gauche, — mais seulement par lo jarrot, ([ni vient heurler le hord antörieur do la symphyse pubienne; IVxlremitc infärleure do cc membre est repliöe sous lo ventre et dirigre en avant, Le poulain est, mort. Elant certain d'avoir affaire ä un seal foelus, connaissant la position des membres, j'essaye de faire la version posle-rieure; mes efforts sent inutiles. Je veux alors redresserle membre post6rieur gauche, mais Jo no puis y lixer an lacs. Uu aide, done d'un bras trcs long, essaye, surmes indications, mais ne pentyparvenir. Lajumenl selivrantä des efforts expulsifs Ires violents, il est impossible de repousser lo foetus an dola du delroit. raquo; l/operatear so decide ä essayer rarracliement on la desarlicula-tlon des membres antörieurs. S'elant absents pendant uno heure, ä son rotoiir, il trouve lajumenl raorte, L'autopsie a montrö quo le poulain ölail d'un tiers pins gros que d'ordinairo; le membre posterienr gauche elniL roplie sous le venire; la tote Stall döformöe; l'encolure iiicnrvoe, .quot;i convexile inlerienro, nc pi'esentail (jue la peau entre les vortehros el la cordc du ligament cervical.
X0 Oiisehvation (les quatre membres apparaissenl an dehors). — Rgcordon. — licciicil de mid. vdldr., 1877, p, 20. — Uno vachc avail donne le jour a un veau bien conforrne el vivanl. liien placö, ce dernier elait venu ponr ainsi dire sonl; mais un deuxieme n'avail pas tarde ä se presenter par les momhros, el, avail mis dans la necessile do reclamcr I'interventlon du veterinairo. A I'arri-vee de eclni-ci, les quatre membres apparaissenl h l'extörieur; le veau est eiendn horizontalement sur lo cole droit et transversalement au grand axe de I'nterus; la töte, qui n'osl loucheo qu'aveo difficult^, so trouve reiiverseo en arricro. laquo; Le veau 6tanl morl, laquo;lit M. Itecoidon, je me decide ä faire l'om-hryotomie; Je ponrrais memo dire que j'y suis fon'ö, ne pouvant refouler lo foetus ni dans un sens ni dans I'autre. —J'inlroduis la main droile ai'ineo du histouri a. lamecaohde el jo parviens a enlever I'Spaule gauche (il s'agit, sans donlc, do i'arraohement oiassique); j'obtiens ainsi nne reduction do volume, qui me permet d'arriver a la I6te el do la ramoner vers le dölroit, mais sans ponvoir l'y faire pönetrer. Cost alors qu'avec le secoars de remhryotomo, J'ouvro lo venire du jeune sujet dans tonte sa longueur, et coupe en travers los cAles aslornales. Los visocres s'öchappenl aussitöt, I.a reduction de volume, assez giamlo cette fois, ohtenae par l'arrachement des intestins, me permet do saisir la tele el do l'amener hors du vagln, Uno lögero traction opöree en mdme temps snr cello parlio el sur lo membre anterienr restant donne lieu ä la soiiie immediate du foelus, qui fut rapidement suivi parun Iroisieme veau, en presentation antörieure normale, mais morl. raquo;
L'auteur ne dit pas s'il a repousse lo train postericur; il est tontc-fois possible, surloul on raison de l'ablation du membre thoraciqnc et de reviscoralion qui avaient etc praliquees, qne le foetus ait pu 6tre amene avec les membres postcricurs replies sous le corps.
XI0 OusEnvATio.N (les qualro pieds sorlis au dehors). — RtCUARD, — Rccucil tic mid. votc'r,, 1874, p. 87. — II s'agil d'une Jmin-nt. L'aulour s'exprime ainsi: laquo; Les quatre pieds etuknl sorlis mi dehors, lorsque Je commoncai I'exploralion.
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OnSTACLES PROVENANT DE LA PRÄSENTATION STERNO-ADDOMINALE. 7)5
L'inlroducllon de la main dans lo Vdffin no Inissa pas de präsenter qiiühjnes (lirfii'.uliös, car la oavitö pelvlenne ötall enoombröe dos quatre membres d de lambeaux des enveloppes. Je n'y Irouvai point la löte. Kos eaux elaiont ecou-Uvs; l'ulörus, en revenant sur lui-möme, s'ötail ötrollement applique sur lo
fatiis, auquel ü elait impossible d'impi'imer 1c moindre döplacement.....Ce
IVeliis elait eouehe sur Ic eöte di'nil, la lelo i'envci'see en arriere sin'le garrotlt; l,es quatre piods qul apparaissenl au dehors, du meine niveau, prouvent, ce nie semlde, que le tcßiasdtait cn Iravcrs, sa lelo correspondant an flaue gauohe de la jument, sa queue an flaue droil, et sa colonne dorsale däcrivant unc (#9632;ourlie dont la eonnavite regardait 1c bassin tie la mere... Espärant nrracher les scapulurns dos muscles qul les lixent an thorax, c(^ qui es! I'arile quaud lu fn'tns a suhi im coninicncemont de pnli'öl.u'tioii, Je llxai l'extrömitö d'nnc forte corde a l'un des menibres anlericmrs et i'autre extremito a un ])oint lixe; puls, (i l'aide d'nn h;1lon,Je lis tonlre la coi'do snr elle-in(;ine, de faeon h la racoourcir et amp; exercerainsi unepuissante traction. L'öpaule necöda pas; mais le inomhre s'allongea et je pus on faire l'amputalion ä la parlie superieuro de l'avant-liras. Meines manoeuvres sur ie membro oppose. Cela fait, je pus explorer facilenient le hassin. La teto elait placeo cornine j(? I'ai (lit plus haul. La main appliquee au stornurn, je ponssai vigouroiiscinont en avant, pendant quo des aidos mnnis de cordes tiraiont avoc force sur les membres postö-rieurs. La croupe s'engagea dans le hassin, et hientöt l'extiaclion du foetus eilt lieu. L'operalion s'esl l'aitc snr la jument dehout. Kile a surveeu, et je crois nieino qu'elle a pouline apres. raquo;
XII0.Observation (lesquatre exträmitäs engagäes dans le hassin). —Comkny. — Rccucil de mdd. vetcr., 1878, p, 139. — Uno Jument de trail, ägee de douze ans, csl dopnis pen d'instaiils on travail; deux sabots du feelns s'.ipercoivenl entre les lövres de la vulvo; les deux autres cxtreniites sont engagdes egale-menl dans le vagin et arrivent prosqno h reiitrce do ce conduit. I,es efforts expulsifs do la mere soul lellcmenl pnissanls, et los membres se trouvenl presses si fortement les uns conlrc les aulres, qu'il ost loul d'abord impossible a la main de roperatenr do distinguer les tnemhre anlerieurs des postericurs, faule de pouvoir toucher los genoux et les jarrets. Apres blen des tonlaiivcs infructueuses, lebras seire, engourdi, finit cepeudanl par penetrer, ella main rcconnait que les momhrcs postorieurs, sitnes a droile dn vagin, soul, les plus engagös, tandis quo les anlerieurs, moins sortis, en occupent lo cöle gauche. Par une nouvelle exploration, on arrive ii sentir nelteinent la region ventrale; mais c'usl cn vain que roperalour cherche h glisser la main en arriere des fosses, laquo; qui appnient tiop fortement sur la paroi. raquo; Cost iniililement aussi quo Ton vent alteindre I'encolure el la tete, qui soul trop eloiguees. II s'ngit done hien d'une presentation transversale, dans laquelle le train [loslericur est plus rapproche du hassin quo ranterienr. laquo; Notre conviction est fnile, dit iM. (lomeny, et notro determination prise. Nous devons tendre ä faire basculer lo foetus pour avoir une presenlalion poslerienre. Pour cela, nous fixons aux paturons de derriere un lacs, sur lequel nous faisons tirer mi'tliodiipiemont, sans secousse, par des hommes intolligenls, tandis que nons-memc ossayons do rofonlor les membres anlerieurs. Mais nos efforts sont vains; reprenant haleino, nous recoininencons toujours sans sneces ;... les quatre membres, presses les uns contre les autres, ne peuvent 6lre desunis; il n'y a qu'un ciuin-gomenl depuis le debut :c'osl (jue les oxlreniih's soul sorties davanlage... Nous prenons le parti de recourlr ii I'emhryoiomie.
laquo; Ayanl i'eussi iquot;i saisir les deux genoux, nous anipiilons ä ces articulations les membres anWrleurs ä l'aide d'une feuillede sauge (i); puls, repoussanl les
(I) L'omploi d'un tel instruiuoiit scmblo ilcinoutrer que los genoux avaiont pu 6lro alliros au dcliors.
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710nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DYSTOC1E FCETALK.
ti'üncons pendant qu'on oxerco mie traction continue sur los membres posiö-lieurs, — truclion ilont nous luisons ii chaquo instant vaiier la iliiüction, — nous voyons enfln 1c inouvement de bascule s'effectuerUesavanUbrasrentrenl dans la inulrice; la ci'onpo g'engage dans lo detroit; le Icütus esl oxpulseavec une sorto de projection, et los envoloppos lo suivcnt prcsque aussiltH. raquo; — La jument qui, tout d'abord, paraissait trös calnie, n'en a pas moins suooombä quaranls beures apres le debut du travail. Oulre des ecchymoses, du hour-soulleinont et une Idgöre döobirure de la muqueuse vaginale, on a rencontrd les lesions de la metro-pentonilo.
XIII0 Observation (les qualre membres sortis de la vulve, jusqu'au ilolä des boulets). — liics.xAiin. — Uecueil de mM. vc'k'r., 1878, p. 1008. — II s'agit d'nne jument. Les quatre membres apparaissant it l'extörieur, oommeilvient d'dtre dit, elaient ontre-croiscs do maniere ä former un soul I'aisceau, au milieu duquel il elait impossible do dlslinguer los anlörienrs dos posterieui's. Copou-danl, apros avoir engage lo bras droll dans la malrice jnsqu'ä repanle, I'ope-rateur put laquo; promener la main do la region ingulnale ä l'inler-ars, en sulvanl la llgne mediane de l'abdonien ot du sternum. raquo; La croupe ot lo train posto-rieur corrospoiulaient au llanc droit de la mere; lo poilrall bultait sur Tiliuin gauche du bassln; mais la tete no put etre touclieo. Dos lacs furenl lixös aux deux pieds poslerieurs, puts conlies a des aides places ä gaucbo, c'est-a-diro sulvanl le prolongement de la direction do cos membres. Saisissant ensuite laquo; lo mombre anterienr du dessns en arriorc du coudo, jo lis, dlt M. licsnaid, une forlo poussee en avanl, pendant que mes aides, obeissant an signal donnö, tiraient vigoiireusemont on arriero el a gaucho. Cello maiueuvre cut pour resnltat de reduiro la position viciousc el de la ramener a la presentation posterieure, qui me permit d'obtenir lacilement le poulain. )gt; 11 ötail morl, et, malheureusement la jument, mourut aussi, quaranle-hult heures apros, dos ' • suites d'nne abondanle liemorrhagio.
XIV0 Observation (los qualre membres sortant en dehors do la vulve et a la niömo hauteur, jusqu'au tiers inlorieur du canon). —Giikiiiiosimu. —Arcliivcs vdtdrinaires, 1877, p. 241. — Lajiiment est en travail de parturition depuis la veillo au soir. M. Cliedhomme conslale que le foetus est ctendn transversa-tement au grand axe do la malrice, dans une direclion lögeremont oblique do haut en bai el de gauche ä droite, le train anterienr dans le llanc gauche, le train posterieur dans le flanc droit. Le bras inlroduit de toule sa longueur no pout arrivor ä toucher quo la poinlo dos epaules el les articulations femoro-tibio-rotuliennes. La töte osl inlrouvable, — La jument s'lHantcoucbee, I'ope-rateur flxa dos lacs aux palurons des membres anlerieurs, ct, les conliaut lt;i des aides, lit aineuor succossivcincnt au dehors les deux genoux, sur lesquels il pratiqua la desai'liculation. Pour refouler le train antdrieur, on plaea la jument en position dorsale, puis on la suspondit par les membres de derriere a I'aidc do cordes llxees a un trenil, do I'acou a obtenir il volonle reb'ivatioii ou rabaissement du train post6rleur. laquo; Oetlc suspension, dil i'auteur, a I'avanlage de rendre lo refoulement plus facile, el dotruit on partie los conlractions do la malrice et des muscles abdomiiianx. n La propulsion obtenuo, lo foelus se trou-vait en presoulalion postöriouro. 11 sortil aisemont et la more put se rotalilir.
Tout ce qui a 616 dit rclativemont aux grandes fcmclles nous parait applicable ä la chfevre et ä la iircbis. M. K. Thierry a publie une observation inlcressant ccttc tlcrnioro femollc, qu'il nous parait interessant do reproduire en raison do l'incurvation parlicullöre du
corps du foetus [Annales de zouleclmic el de mod. veler., 1873, p. 231).
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OBSTACLES PROVENANT DE LA PmiSENTATION STRItlVO-ABnOMINALE. 717
laquo; Jo trouvai, dit I'autour, line brebis soulbclwon, de deux ans, ciuicliöe et faisant des cfl'orls oxpulsifs conslunls et si violenls ([lie, ii cliaque fois qu'elle lioussail, on entcndail mi crjujiicment semblable ii celui qu'on produit on so liranllos doif;ls. raquo; Lo debul do la parturition lomonlait (löjä a. doux Jours. La vulvo ötait si etroito quo Topöratour no röusit h faire pinötrer quo i'indox el rnödius. Jugoant le cas irröduotiblo, et, d'autro part, la broliis ölant dans un etat d'einbonpoint Ires satisfaisant, M. Thierry donna lo consoil do la sacri-(ier, co qui lui permit d'en faire raulopsic söanoo lonante. quot; Les doux comes do I'utorus sont ploinos el lollcnienl voluniiiiouses quo jo crois roncontrer deux I'cBtus. Apres avoir soigneusement enlevä les orgaaes gonitaux, Jo los plncai sur line table el dans la position qu'ils occupont dans I'aluionion. J'incisai I'uU'rus el les cornes a lour face supörieiiro, ot jo trouvai un agneau (''norme, on voie do putrefaction ot empbysdmateux. La position, assez difflcile ä decriic, est ä pen pros celle-ci: l/abdonion so prösonlo im anioio, c'esl-a-diro du cölö du dötroil, dans loquel il a pönc'tie en niönio temps quo I'liypocliondie gauche, f^räco ä la forme conique priso par cos regions. L'agneau est repliö surlui-nioino; la löte ot les membres antöriours sont logos dans la come gauche, el la croupe avec los membres postoriours ilans la come droite, do sorlo que le lacliis est fortomont incurvii en ovunt, a angle aigu el rentranl, ä cboval sur la bifurcation do ruterus... II eilt öle curieux de voir dans quel c'lal se trou-vaientlos vcrtebros dorsales ä t'eudroit do la jlcxion ü l'cnvers du racbis, mais j'avonc n'y avoir passongi^... raquo;
Chez la clilenne, la version reclame les inemcs inoyoiis que lors dc prescntalion dorso-lombairc.
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Position c6phalo-sacr6e.
I'röscntation sterno-abdomiaale verticalo, favant-maiii on haut.
Deacrlptlon. — Cello position do la presentation sterno-abdorainale s'observc beaucoup moins fr^quetninent cine les preccklcnles. Gepen-dant Donnarieix, M. iMarlol ct M, Collin (de Wassy) on ont publiö quel-ques cas, pour la plupart observes chez la jtunont. — lei, lo foclus est dans I'atUtndo du chien assis, la croupe en rapport avec les parois abdominales, lo garrot avec la region lombairc, rencolure el la tele portees en arriere ou sur i'un des culös. Quant aux membres, ils son! engages dans les passages ot sorlcnl plus ou moins de la vulvo, leur surface plaulaire regardant on bas. On les rencontre habUuellement tons les qualrc; Donnarieix dit avoir aussi rencontre tanlöt les deux antcrieurs et un poslerieur, tanlöt les doux poslcrieurs et un anl6-riour, el il est probable que d'aulres combimiisons pourraient encore s'observer. Quelqucfois, ils se moulrent ögaloment sorlis, ce qui denoterait que la position du foetus est rranchoincnt verticale ; mais il arrive aussi que ceux clu bipedo anlericur döpasscnt les aulres, ou sont, au conlrairc, döpasscs par eux. Dans ces cas, la position du foetus est oblique ct se rapproche soil dc la presenfalion anldricure, les membres poslihieurs en/aiil priuUrcdans le bassin, soil de la prösentn-llon poslerieurc avec pendtraliun des membres anferieurs {Voyoz cos dif-liculles, p. Crlü el 071).
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718
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DYST0C1E FCETALE.
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ProuosllOi — Si Ton on jugo d'apros les observations quo nous poasödons, la dlffloultä qul nous occupe, tout en 6lanl presque cons-lainmoiil mortclle pour le foelus, pcnncttrail encore assez souvent de sauver la mere.
Imiicntioiia. — Ici encore, il faut recourir ä la version {Y. cetie operation). Goimno precedoinmont, on donnera la pröförence ä la version postcriourc lorsque los quatro inombrcs sent cgalemonl sortis, ainsi quo dans los cas oil les monibres abdoininaux dcpassenl les aulrcs. On devra done ropoussor les membres Ihoraciquos dans l'utörus (Dioterichs, Darreau), ou les arracher, ou les ampuler au coude (Don-aarielx) ou au genou, ou enfln se contenter de repoussor au delü du dclrolt, los articulations supericurcs (Ganu). En rnöme temps, on exercera dos tractions sur los membres posleriours, ce qul permeltra la sortie du foetus en position lombo-pubicnne.
Si les menibres posleriours sont sorlis avec un seul meinbre anle-rieur, la diilicvdtö s'en trouve naturellement amoindrie; mais il peut arriver, avons-nous dil, quo Ton ne rencontre qu'un seul meinbre postoricur avec los anterieurs : dans ce cas, nous pensons que s'il ötait demoutre quo la propulsion complete des membres antöriours n'est pas possible, il faudrail opter inimödiatemcnt pour lour arrache-inent, ct exirairc ensuile 1c foutus sans chercbor ttramener le meinbre poslcrioui' devie.
Lorsque les membres thoraciques se presentcnt les premiers, il scrait Indiqud do tenter la version anlerieuro, qul metlrait le i'aelus en position dorso-sacrfie. (Test uno operation fort difficile, car ellc ncces-sile ä la fois la propulsion, ou I'arracbemcnt, ou la desarticulation des membres poslcrieurs, ainsi que le redressemont do la lOte, ou, au moins, Tune do ces operations ; car nous savons que si lo foetus pent passer avec les deux membres pelviens allonges pros du corps, ou avoc la tote device sur Tun des cötes (le poulaln surtout et, aussi, le Tcnii quelquefois), aucun no pourrait sortiren prösentant ces deux dil(iciill(''s reunios. — Selon üonnarieix, ii sorail impossible, soit de faire rentrer les membres, soit de redresser la tele ; aussi ce pralicien prcfiTe-t-il, dans Ions les cas, recourir ;\ la version poslcrieiire, prö-cedco do la dcsarticulalion au coude des membres thoraciques.
L'öviscoraüon du foetus pourrait, dans tons les cas, rendre des services endiminuant son volume.
Nous aliens resumer les observations relatives a cette prösenlation qui sonl par venues ä notre connaissance.
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Irc Observation. — \)oxx.\v.w.\x. — Mcmoircs de la SociiW ccntvale de med. vol., (omi'V (1801), p. 52. — Uno jiimcut oslen travail depuis dix hourcsdu matin ; I'aocoucheur arrive ii nouf iieures du soir. laquo; Los qualre membres du poulain paraissent en dehors de la vulve, jusqu'au paturon, a pen pros d'ogalo longueur, les deux posleriours sur lo planober du bassiu, los deux aulörieurs on
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OBSTACLES PUOVENANT DE LA PRESENTATION STE11NO-AUDOM1NALE. 719
rapport avec son plafond... I.a Jument ölail lellement öpulsde, par suilo dos vioUnits efforts oxpulsifs i[ii'ollo avail fails, qu'll a ulc impossible do la faire relever...raquo; Les doux membres anWrieurs ayant 616 dusariiculüs ä la jointure Inmu'M'o-radialo, on place des lacs dans le paturoudes deux uutres. laquo; Appuyanl eusuite änerglqueiaent la main sur le si emu m, Popdrateur renverse le poulain; denx aides lirenl sur le double lacs tortiiid; I'accouolionient esl lerinine, le poulain ayant lo dos en has el le venire en I'.-iir. raquo; Apres avoir ete accouchee, la jument esl rcstee sur la liliere pendant cinq a six heui'es, et s'esl cusuito relovec; — eile a surveca. — L'opdration n'aurait dure (pic vlngt minutes,
11quot; OiismivATiON. — Do.n.nahiuix. — Mt'inoircs, elc, p. ;il!. —Une yiicImraquo; ost en travail d'accouchement depuis un temps indäterminö; laquo; loul le savoir faire du hameau et de eeux circonvoisins a e(e mis a contribution. 1-es quatre membres so presenlenl; le veau esl niorl; la böte esl debout el, do temps a autro, fail Jo violents efforts ; les membres tlioraciques soul on haul, les abdo-minaux en has. — Je prends les denx membros posteriours dans Pause d'nn double lacs, et Je fais tirer dossus, landis qu'en inline lemps Je repousse dans la malrice, avee les deux mains reunios, les deux anteriuurs. L'accouchemcnt a lieu ensuile, le veau ayant le venire en Pair. Un quail d'boure a sufli. raquo;
1110 OnsEnvATioN. — Maulot. — Bcciieilde mid. ViHcr., 1874, p. 200. — L'au-teur s'cxprimc ainsi : cc Presentation trunveisale et vertißale da fcelus, avec les quatre membres eugagös dans le vagin. G'est bien la position du einen assis, avec la lele probablement renversöe. Le premier jour, les coliques s'etanl calmöes, le proprietaire, assez negligent, ne s'en preocenpa pas et no m'envoya cheroherque le troisieme Jour, alors (|ue los cllbrls roviureut avec violence, ol qu'enfln on vit apporallre les quatre extrömitös dos membres. Lo part fut impossible; le passage elail fortement oongestionnö et relreei; le poulain bal-Ioiiik'', mdeinalie et maoere; les polls ne tenaienl plus. Lajument snecomha. J'en lls I'autopsle el lo fuetns etait bien reellemeal en travers verlicalemonl. raquo;
IV0 Observation. — Maiu.ot. — Ibid.—Nous copious textuellement : laquo; Position ahsolumont semblable au eas ci-dessus (cbicu assis), sortie des quatre membres. Le poulain etaii mort. Jel'obtins aprös quaranteminutes de travail. Lajument tut sauveo. raquo;
Vquot; Odsbrvation. — Collim (do Wassy). — Journal do im'd.vctev. etdezootechnk, 1880, p, 500. — La Jument, ague de douze ans, esl ii lerme; eile a dejii eu plusienrs parturitions heureuses. laquo; A mou arriveo, dit 1'auteur, la hole ost debout el fait do temps en temps (depuis quatre heuros) de violents efforts oxpulsifs. Ell ecartant les levres de la vnlve, j'apereois, a l'entröe du vagin, quatre pieds, donl la face plantalre est dirigoe on has;... les membres anle-rieurs ocoupaient le plan supörieur. Apres avoir francbi lo co\', Je pus avec la plus graucle facilite proniener ma main du sternum ä la region inguinale, mais il mo fut impossible de lonelier la tele. Le train poslörieur reposait sur la paroi iulerioure de la malrice; le ganol et le poilrail corrcspondaient ä la region sacro-verlebiale. ^ Je lixai deux lacs aux membres posterieurs et les conliai h quatre aides vigoureux chai'ges deprodnire rollet quo Je voulais obtonir. Pius, saisissanl uu des membres anteiieurs pros du coiule, jo nqioussai de toutes mes forces en avant le train anleriour, pendant quo les aides, obeissant au signal donne, tiraient cux-memes I'ortemout en sons oppose. Getto manoeuvre Scholia complolemenl malgre l'ariiveo de nouveaux aides; la Jument olait trainee en arriere. — Jo praliquai alors l'avulston dos membres anterieuis et et Je fis tirer sur les posterieurs; le poulain fut amend rapidement au debors. L'encolure elait conlraclurco ol la tele delbrmeo. La jument u'eprouva pas le plus legor malaise. ;gt;
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m #9632;
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720nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DYSTOCIK FOSTALE.
La Position e('ithalo-ahi\ominale(presettlalion slerno-abdominalc ver-ticalc, I'avanl-main en has), quoiquo possible, doil ötre fort rare, car nous n'on connaissons qu'iinc obsorvalion que nous reproduisons ici. IJlle esl de Donnarieix.
Obsehvaiion. — Memoires de la Socidlc centvule de mid. viUr., tomo V (1861), p. t)2. Notre confrdre ost appelä pour une Jament Ag6e tie dix-huit ans, en travail do part depuls onze luMirns. II oxjiose lo cas on quelques lignes: laquo; Präsentation des deux membres antdrieurs hors do la vu'lve; los deux mem-bres poslärieurs sont engages dans lo bassin. Position : membres aiilöriours snr le planclier du bassin; les deux poslerionrs en regard dn plafond de cclle cavile. Eteiidiie sur la litiero, lajimicnt se livro aux monvcment expulsifs les plus vlolouls. I.'opei'aliou a ete praliqiiöo comme ci-dossiis (c'ost-ä-diro que les mombres aulericui's out ÖI6 desarticules an coude); lo poulain a cite oxli'ail le ventre on bas, lo dos en Pair; roperalion a durö une demi-bcuro. raquo; Donna-vicix nenous apprond pas co qu'il csl advenu do lajunient.
1'our que les membres antörieurs, places en bas, aiont 6te plus avancös que les posterieurs, il 1'aut (jue lo corps du poulain se soit trouvö dirige obliquement, la croupe on haut et en avant, et l'avant-main en bas et en arriere ; en outre, la tele devail, selon tonte proba-bilitö, so trouvor elciuluo snr le dos. Toutefois, il nous semble qu'une direction contraire est ögalemont possible : la croupe en haul, el en arriere, la poilrine en bas el en avant. Cello dcrnifere Präsentation se rapprocherail beauconp de la postcrieurr avnc penelralion des membres Ihornciques dans le bassin, h laquelle nous prions le lecleur de se rcpoiier.
Du restc, tout ce que nous avons dit ci-dessus relalivement ä la position cephalo-sacrce nous parailabsolumcnl applicable a la position ccphalo-abdoininale, ä celte dillerencc pros, que la version postericure a pour rcsultat de faire sortir le foetus en position lombo-sacree.
Au sujet des presentations slerno-abdominalcs verlicales, nous n'avons rien de particulier ä signaler louchant les pcliles femelles.
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Quelques observations de presentation laterale ou costale.
Nous croyons devoir ratlacher ä la presentation sterno-abdominale certains cas de presentation lattaale ou costallaquo; qui out 6lö publics, el dans lesquels le tolus, ayant les membres plus ou moins replies sows le corps, abordait le dötroit par rune de ses faces laterales. II ne nous a pas semblö utile de grouper cos cas dans une presentation speciale. Dans lous, en effet, le fnclus a clc vu couche horizontaleinent sur le venire et les membres phis ou moins accessibles ä lamain de l'accoucheur, de sorte quo les manoeuvres do reduction ue dill'draient pas d'une fa^on appreciable de ce qu'elles eussent etc si le helus cut reposö sur lo cole, avec les membres diriges vers le bassin. Mais nous n'hesitcrious pas fi admeltre et ä döerire separement une prdsenlalion
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OBSTACLES PROVENANT DE LA PRESENTATION 8TERNO-ABDOMINALE. 721
lalamp;rale si nous connaissions d'autros cas oil le fcetus so soil prösonlö (Hcndu sur 1c dos ou dans unc altiludo vorlicalo.
Nous nous bornerons done ü rcsumor les observations dont il s'agit, observations qui toutes paraissent avoir 616 recuelllles sur la vaciie.
V Oiiskrvation'. — Moiun. —Jowiuil de mod. voter., 1846, ji. 11. — L'aulGur ayaul ölö appeli; ;i donnor sos soins a iinu vache do la petite race brelonne qui depula trois jours I'aisail ile vains efforts pour völer, constata, lors de sou arriveo, qii'uuo odeur i'ctidc so I'aisail, döja soulir ä l'entrde du vagilli A I'oxplo-ralion, 11 reoonnut que lo col de l'utärus ölait peu dilaiö; le (oslus, morl et dejä on vole de döcomposition, laquo; ötail oa Iravors, l'avanUmain ä droilo el raniore-maiu ä gauche, Iraquo;; corps porlä plus ä drolte qu'a gauebe, ot la tote plus cu avant quo la cronpo; la colonm; vertt'brnle correxponduit ä la rigion sous-meree de la mere; Ic corps lögornmeiil incline do derriöre eu avant; los membres tlccliiset la lole entre cos dernlers. raquo; N'ayaut pu, malgrä sos teuta-lives, parvenir ä mollre le fcBtus dans la position naturelle, — dilliculte qu'il altribue nux conlraotions de la malrioe, ä la mort et au volume plus qu'ordi-uairo du jouiie sujet, — Morin so döciila ä pratiquor l'embryolomie. II röussit ä diviser lo trono 011 arriöre de la dernioro vciiehi'e dorsale, apr^s quol 11 par-vint, au prix de graudes difllcullös, a oxtrairo d'abord le train poslörieur el enfin lo train antörieur. — La vache guöril compleloment et rapidemenl (Voir pour la description de cello operation l'art. Dclroncution, oü nous donnons lo complöment (lelaille de la prösenle observation).
11deg; Obsehvätion.— Brünct. —nncucil de mid. vitir., 1871!, p. 093.—II s'agll ici d'une Yaelie parllionalse, laille au-dossous de la moyenne, qui fait dos ollbris depuis plusieurs jours, Un empirique a essay6 ä dillorenles reprises de la dölivrer; la bete est ä bout de force; impossible do la faire relever. — En explorant, M. Brunet reconnalt que laquo; le jeune sy\\(*i presentc, son jlanc droil d l'enlrie du hassin; ses membres sont nn has. J'essaynl, dit-il, a donuer au fcetus une position plus lavorable pour son expulsion; nuiis, malgrö toutes mes lon-talives, malgre rinlervention (run repoussoir et du bras d'un bomino, je no pus renssir. raquo; L'auteur couseilla I'embryotomie, qui no fut pas acceptee par le pro-prielairo. La vache fut sacriQäe pour la boucberle.
HIquot; OnsicuvATioN. —Tyvakut.— Annalesdc miderineviUrinaire, I87rgt;, p. 319. — Cost ii propos de la pröcedoute observation quo M. Tyvaort, squot;elonnant que M. Brunet e(U etö impuissanl ii obtenir la version, est amenö h declarer quo. plusicurs I'ois, lo inöine cas de prisentation dil flunc, les membres en has, s'est offert ä lal. Or, cbaque fois, dit-il, jo suis parvenu, sans trop do peine, a offec-tuer l'extraction du foetus.,. J'introduis inou bras dans ruterus, aussi loin que jiossible. Lo merabre gauche, dans ce cas-ci{Io cas de M. Brunet, oü le fiotus so prösenle par le Haue droil), (Hai^t habiluellement impossible ä atlelndre, je saisis lo droil, je l'attire vers moi ot j'y attache une cordo. Jo passe ensuile inou repoussoir (petite fonrclie a dents einonssöos) derriöre IMpaule drolte, en poussant do faeon a lo faire appuyer dans le creux qui separo cotlo region de la parol Iboracique correspondairte. II me suffltalors do lenir le membre liosterieur lixc, pendant qu'un aide pousse sur la fourcho dans imo direction oblique do gauclio ii drolte, pour quo lo foetus so couclio sur le cöt(; gauche et prösenle lo train poslörieur dans une position plus favorable. Je Icrniino I'ac-couchoinenl en attachant une sooondo corde au membre posterieur gauclie. Lo jeune ölre est amenö par lo train postörleur. raquo;
Nous nc doulons nullomenl dos rösnltals obtenus par noire con-Saint-Cyb et Violet. — Obstötrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'iti
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fröre beige; mais il faut, pour cela, otro appelö do bonno hcurc, sans quol 1'iitcrus rcvoim sur lui-mömo no pcnneltrail pas aussi aisomonl an IVclus laquo; de so couchcr sur lo flanc o,
IV0 Observation. — Robcis, —#9632; Itcmcil demcd. vilir,, ISH;;, p, 110. — Dans celte obaervalion, Ires longuo, ties delailleo, .M. Robois ex|)oso los difliculles qu'il a eu h surmonter pour oblenir lc veau d'une vnc-hc qui avail des efforls (lc|uiis (|iu'l(iiifis hcures. Nous u'en (loiuierons quo los parlies ossontiolios. — Le vagin ost bieaouvdrt; la dilatation du col Hierin et la largeur du l)assiii Söul sal'lisanles ; aacan obstacle no s'opposo a la parturition; mais^jiisquoia il n'y a pas trace do fietns. laquo; Jo dopasso, dlt Tauloar, lo dölroil auloricur du liassin; j'arrivo dans lo corps do la malrico. Jo sens une masse rondo, mollo, Uexible, comme uno vessie pleine d'air ou d'eau, qui s'affaisse sous la pression ot reprend sa position quand 1'appui ccssc, comme uno balle elasliquo. Cello boule ctait forineo par los cAlos stornalcs el aslornales du cole droit du lliorax, et so Iruuvait vis-ä-vis du innseau do lancho, sans pouvoir lo fi'an-
chir.....Le vcaic se prcsentait an col tie I'utdnis 23'quot;' la fuce cnslalc droite, qui
formail, pour aiusi dire, lo soinmel d'nno proiuiere cnurburc do la colomie vorlehrale, au nivoan des reins, Dans la fosse iliaque gauche el au ilelä, sn trouve la croupe replieo;... mais je ne peux atleindro les membres postdrieurs forleinent allongfis on dessous ot vors lo fond do la malrico, oil ils doivent se rencontre.r avoc les membres anl^rieurs ot la töte, Dans la fosse iliaque droile, il y a une deuxiemo courbure rachidienno, qui commence ä l'entröe do la poi-li'iue. lillo comprend loute rencolureel la t6le,repltäesen bascl onavaul.ontre les membres anlerieurs etendus et diriges vors le fond do la corno ulörine... Plusieurs Ibis, j'ai vu des positions transversales, dilos dorso-lomliairos ou slerno-abdoininales. Alors le rachis recourbe on arc de oercle ou les qualre membres el lo sternum se prdsentenl ii Fenlree do la cavile pelvienne. Aujour-d'hui, e'est uno houlo qui veul y pönetrer, niollasso, flexible, arrondio paries effoiis qui leudenlä l'introduiredansl'entröe du dötroit vaginal, — boule l'onnee par lo cole do la cage llioracique, co quo Ton reconnalt aisemeul ä la sensation prodnilopar lesespacos intercoslaux el les coles, qui llccliissenl sous la pression des doigts commo des loucbos do piano... raquo; Apres des lontalivcs reilöröes, l'o-pi'ralour dut renoncer ;i ohlenir la version poslerienre. Place comme il vienl d'etre dit, le veau se rapprocliail sans doute beauooup do la presentationdorso-lombaire, do sorle quo ses membres tlaient difliciles ä saisir. I,quot;Operateur so trouva done dans la nöcessilo do faire usage do crochets, qu'il plaea suceossivc-menl dans diflerenls points. A I'aido d'un premier, qui ful implanle dans la region du garrot, on put aiueuor le veau laquo; presipie dans la siluation d'un cliicn assis sur les reins, le dos tounie vors la fosse iliaque gauche, la croupe on bas, la töterecourböe onlrc les meuibres anlerieurs, (lans la fosse iliaque droite...raquo; Do nouveaiix efforts pormiroul do saisir lonieaibrc anlerieurdroil oldo I'intro-duire dans les passages, 011 Ton amona en(iii,cl sueoessivemönt, 1'autre mem-bre auleriour el la lete. — Lo veau, qui avail suecombö pendant roperalion, sorlit on position dorso-sacree.
V0 Oiiskhvatio.n. — P. C.ui.NV. — litillclin da la SocirU cmtrulc do mid. vctir., lS8igt;, ]). lie. — Nous citons textuellement: laquo; En inlroduisant la main, je trouve ä l'eiilröc du bassin, en face du vagin, les cAles droilos du vean) repaulo clroilo so presonlo uu pen ä main droile; le gctrwl, la colomie vertdbrale sont en haut, les membres en bas, les piods hors do la porlee do ma main ; lo restu des cöles et la croupe droile soul ii gauche ; le Irene du veau esl tordu, la con-voxile tourneo da coli'^ du vagin do la more. Jo fais liror sur une cordo placee au milieu du canon anlerieur droit pendant quo Je repousse repaulo; ceci mo pertnet de sentir le pied droit; une uouvollo corde est lixöo au paluron; jo
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IllliLlOGHAPlllE.
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repousse de nouveau 1'dpaule, el lo pied droit est amend au dehors, A co moment, je sens, ;i ma droite, la nuque cl les oreilles. l'röucciipi; des nioyens d'amener la tiHo, Jo ndgllge de fixer h I'aide d'uu lacs le membre gauche : e'est une faule. Je passe imo corde aulour du cou, pros des epaules, el, avaul do la fixer, jo la fais avancor lo plus pros possible des oreilles, puis, ropoussanl lo corps, je fais tirer le cou, qui aiuoue le nuifle du voau ä portäe (le ma main. Impossible ensuite do sorlir lo membre gauche que je voulais fixer, aussiliH le redressenieiU do la Wie effoclue. lleureuscmeiit ((ue laincro etail adulte el le vcau pou volumiiieux; I'exlraction put sefaire avee I'aide de deuxbommos... Lo veau ötait mori, maia bien conformö. raquo;
Indöpendammont des nombrouses observations dont nous avons reproduit los parties ossonliollcs, el auxquelles il est possible de se reporter, on pourra consultcr :
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BIBLIOGRAPHIE
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724nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ol'EKATIONS OliSTETIUOALES.
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L1YRE III
OPlSRATIONS OBSTKTRICALES
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Dans rötudcqno nous venous do fairo de raccouchemciU laborieux, nous avons fait connailro, a propos do chaquo cas, anlanl qu 'il a ele en nous, les indications qu'il reclame. Ces indications nöcessitent sou-vent des operations quo nous n'avons guere faitque mentionner, dans le but d'eviler ä chaque instant des rodites an moins inutiles. A'ous devons done revonir sur chacune d'ellcs, alin d'en faire connaitre avec exactitude los principales parlicularilds el surtoul le manuel operaloire.
Mais, auparavanl, il nous paratt n6cessaire d'appclor I'attention sur unc circonslanco aggravante qui pout se produiro dans tons les cas de dyslocie, et dont nous avons dejä cu l'occasion de parlor ü plu-sienrs reprises, — circonslanco sur laquelle on n'a pas sul'fisamincnl insiste ä noire avis : e'est le long tempi eroule depuis le lUbnl du travail, lt;c Un veterinaire inslruit, dil Villeroy, dans son Manuel de l'tleveur de brles 0 comes, lourne un veau ([ui so presonlo mal el lo place conve-nablcment; il pent memc decouper ct exlraire par inorccaux, sans blesser la mere, un vcau dont la sorlic serait aulremenl impossible. raquo; Celaosl vrai; mais ä la condition absolue qu'il sera appelö do bonne Ikmu'o. Appele Irop lard, alors (pie los oaux soul depuis longlemps ccoulöcs, que I'empirique voisin a epnise sa science; qu'il a aggravd line mauvaiso presentation, irrilö les organes genitaux par des manipulations, des tractions, pour le moins inlemposlives, alors, disons-iious, tonte l'babilelö du praticien le plus oxperiinenle pout elro inutile. II Irouvc les voies g^enilales söches, brülanlcs, gonllöes par rinllam-malion, lo foolus plus 011 moins engage dans l'excavation du bassin, 011 il esl, comme on le dil, cuclavd, e'est-a-dire onfoncd comnie im clou
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OPERATIONS OBSTETRICALEB.
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dans du hois; la matrice revenue surollo-niöine, spasmücliqnoinoineiit contraclec, et si ölroUement appliquco sur le corps dn IVeIus qu'il esl presquc impossible tie passer sa main etilre les deux. Comment ma-uoeuvrer dans un pareil milieu? Comment changer la position vl-cieusc d'un loolus quo les plus grands clloi'ls no peuvont faire ni avancer ni reculer? Comment porter I'instnimenL Iranclmnt et to faire agir avec siircte dans une cavile ulörino oil la main scnle pent a pcine penelrer ?
Ajoulons quo si, en pareil cas, on parvleotenün, au prix de manoeuvres diflicilos ol d'oflorts soulenus el persöveranls, ii donnor an foetus une position qui ronde i'accoucboment possible, sa sortie sera encore extrememenl laborieuse, en raison m6ine de la perte des liquides dont le role en pareil instant est do facllitor les glissemenls; — et si la presentation esl posterieure, si le foetus doit progresscr ä rebrousse-poils, le frottement sera rendu beauconp i)lus rude el, parlant, plus pr^judiciable pour les organes genilau\ do la t'emcllo.
Nous ne saurionsdonc trop recommaiuleraux propriiHairos soucieux de leurs v6rilables intcrets de ne mellre aucun retard ä faire appcler le v6l6rinaire des qu'ils s'aperroivont quo le part no niarcho pas rögu-lieremcnl; de s'abstenir, en l'attendant, de loulo manoeuvre violenle, de toule traction sur le foetus, qui pourraicnt aggraver etrendro irremediable une difticulte souvent facile ä surmonler au d6but pour celui qui sail s'y prendre avec intelligence.
Mais, s'ils ne doivbnt pas intervenir par des maiKeuvrcs direcles, les proprielaires feront bien, en ce qui concerno la Jument, do ne pas i'abandonner tout h fait ä ellc-ineme, attendu quo, chez eetto feinclle, des que le part est cominenco, les efforts expulsifs se succedent avec rapiditö et presonlont line intensile , une violence , devrions-nous dire, qui ne fait quo croitre avec le temps et les obstacles. Dans de tolles conditions, les eaux sont rapidement evacuees, de sorte quo le poulain reeoit dircctcinenl ct sans attenuation les pres-sions uterines; bientöt, en outra, le placenta se döcollc el le jeune sujot succombe (V. page ;J8i). Si Von parvenait ä moderer et, surtout, n suspondre les efforts expulsifs, on retarderait d'autanl ce facbeux resultat. Teile esl, du moins, l'opinion de AI. Deneubourg, — opinion qui nous parait d'autant plus fondee qu'elle s'appuie sur des fails. Cot auteur public deux observations, prises, dit-il, panni un certain nombre, oil, grace ii I'exercice impose aux juments depuis le debut du travail, il fut possible d'obtenir les poulains vivants, six houres et hull beures apres l'^coulement des eaux. L'exercice nous parail agir ici coinme dans le cas de coliqucs; il constitue un derivatif el il attonue les soulfrances, do sorte quo les efforts sont suspendus on rendus moins intenscs. 11 faul, done faire marcher la jument sans interruption, el la siimuler au besoin avec le fouel si ellc s'arrele, so coucbe on se laisse tomber pour so livrcr ä ses elforls.
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726nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS 0RSTETR1CALF.S.
De son cote, le völerinairo doit s'ompresser de röpondre ä 1'appel qui lui cst fait on pareilio circonstance ; il doit savoir que chaque mi-nulo qui s'ecoulo rend le cas, quol qu'Il soil, plus difficile, ot pout coinproincttre I'existence do deux otros vivanls, los inlöröts de l'öleveur et sa propre reputation. 11 doit so inunir des objcls el instruments, au moins los plus usuels et los plus indispensables, — lacs, crochets, lieol de Schaack, — taute desquols il s'oxposo ä laisser perir uno böte qu'il aurail pu sauvor s'il los avail eus sous la inain.
Ceci dit, nous allons traitor succossivcinont: 1deg; des inoyons do prehension, de reduction ol d'cxtraction du fa'tus; 20desopci'alions preli-minaires; ISquot; des operations ayant pour but de modifier la position et la presentation du foetus;4deg; do I'extraction forceo; 5deg;do lembryotomie; 6deg; do I'liystorotomio vaginale; 7deg; de l'opöration cösarionne ; 8deg; de la symphyscotomie ; !)n de raccouchoinent prematurö artiliciel; ot, enlin, dans un dernier chapitro, nous dirons quelques mots dos soins ä don-ncr ä la mere et au jeuno animal ä la suite d'un accouchement labo-rieux.
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GIIAP1TRE 1
MOYENS DK PREHENSION, DE REDUCTION ET D'EXTRAGTION
DU FOETUS.
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Nous groupons dans un seul chapitro tons cos agents, qui. Dien quo diflerents los uns des antres et pouvant a {'occasion, —queiqnes-uns, du moins, —servir ä dos usages vari6s, peuvenl aussi concourir ä dos rßsullals communs, notamment en ce qui coticerno los modifications a imprimor au foetus daus la matrice.
Pour l'accoucheur, la main conslitue ä coup sür le plus parfait des instruments, ot il serail ä dösirer qu'cllo püt suflire toujours. Malheu-reusemonl, il n'cn est pas ainsi: tantöt il faudrait agir sur plusieurs points ot dans dos sens diflerents, ce qu'une soulo main ne saurait aecomplir; lantot la main ne pouvant aller assez profondement est incapable de saisir los parties dcviöes qu'il s'agirait de redresser; tantöt, enfin, eile manque do la force necossairo, etc. II faut done recourirä des moyonscapablosdo remödier ä ces insuffisances; il faut surtout, et le plus souvent, appliquor au foetus une force extractive assez öncrgique el en rapport avec le degre do resistance qu'il s'agit do surmonter. Los instruments qui permoltent d'obtenir ces rösultats sont nombrenx; ils comprennent los (acs, los Hcols ot los lacs speciaux pour roncolurc, los /acs on anses mitalliquei, les portn-lacs ouporte-cordes, etc., los forceps, los crochels, los repoussoirs ot, onfin, los moyens
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DES LACS, DES LIC0L8, ETC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 727
divers propres lt;) devnlopper la force uvfcssaire; — nous torminorons par qnclquos pages relatives ä X'emploi dr celte force dans les accou-chemonls laborioiix.
ABT. I. — DES LACS, DES LICOLS, ETC.
Los lacc sont dos engins extröinomenl simples, que Ton pent inipro-viscr partout, et qui n'eu rendent pas moiiis chaqne jour les plus im-portants services aux accoucheurs. Ils se composent lout sinipleinent d'une corde forte etsouple, de 7 ä 10 millimetres de diamelre, longue de ln,,30 ä l,n,o0 on plus, et ä l'un des bouts do laqiicllo on fait un iHBiul coulaul. Quand il est necessairo d'eH'ocUicr des tractions exigoant I'emploi do forces considerables, on se sort do longos, qui portent, commo Ton salt, une ganse ou ceillet ä l'une de lours extreinitcs; il suflit alors d'inti'oduire l'autre extrömite dans co clias pour avoir uno anso ä laquelle on donno los dimensions voulnos.
M. üonoubourg so sort d'un laquo; echoveau do fil brut, tel qu'en font los menagöres do la campagne, qu'il llxo dans chacun des paturons en passant une des anses dans l'autre raquo;, et, si cos lacs ölaient tro[) courts, on adapterait ft chacun d'eux uno corde pour donner prise anx aides. Celacsparticulier doit 6tre pen expose ä glissor, lout en produisant sur la region uno pression moins douloureuso qu'une corde, puis-quelle est röpartie sur une plus grande surface.
Les lacs servent ä saisir les membres et la löte ; on les utilise aussi quelquofois pour exorcer des tractions sur la queue et inßmc, dans certains cas d'embryotomie, sur le troneon de l'oncolurc ou sur de simples lambeaux de la membrane culanöe. Aux membres, soil ante-rieurs, soil postdrieurs, on pout etre amenö ales appliqnor ä pen pros sur toutcs les regions. Le plus ordinaireinent, choz lo poulaln, e'est autour du paturon ; chez le veau, on cette partie est plus volnminonse et on ineme temps plus courte, nous pröförons los placer au-dessus du boulot. — A la tele, I'espaco inler-dentaire do la nu'ichoire infe-rleure offre aussi uno bonne prise, moins solide, il est vrai, que cello du paturon, mais souvent fort utilo, surlout pour les manteuvrcs de reduction interessant cotte partie. Un pent aussi, lorsqu'ils'agit do dc-veloppor une certainc force, lixer les lacs h la nuquc ct quolquefois en mome temps autour du chanfroin; mais, alors, il devient indispensable, si lo foetus est encore vivant, d'adoplor cerlaines dispositions pour qu'il n'y ait pas compression des vaisseanx du con; les lacs peuveut m6me se Iransformor com|)lötemenl, ainsi que nous le vorrons plus loin en trailant des licols et des lacs spociaux pour I'en-colurc. Pour I'instant, nous nous bornorons i\ onvisagor les lacs comme des instruments susceptibles d'ötreindre les parties saisies avec d'autant plus do force que los tractions sonl ellos-memes plus energiqucs et plus soulonues.
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-•26nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS ODSTKTRICALES.
Nous avons dil quo I'cspacc inlcr-donlairo, on niicux, lo col du maxillairo n'oflrait pas lino prise aussi solide quo le canon on lo paturon. Cost quo, en ofl'ot, il n'exLslo qu'une bien faiblo (lin'cronco do volume entre collo region et l'oxlremitö du maxillairo. Chez lo iioulaiu, cello diU'eronco csl ä peine sensible; chez lo ycau, oü lo col csl plus prononce el le bord incisif pins large, cl, on outre, garni do donls qui I'elargissonl encore, le lion se fixe plus lacilemont el plus solidcmonl; inalgrc cola, on pout aflirmor quo, niome choz co dornior, los cordes usilöos pour les moinbros sont absolumonl inipropres pour la mächoire ; olios no sorront pas suliisainmont el 6cliappont ä la nioinclre traction. Ici, il esl nöcossairo d'en employer do plus delices, qui soionl plus lacilos ä sorrcr ot, par cola momo, embrassonl plus oxaclcmenl la region ; en möino lomps, olios döpriment la muqueuso, ainsi quo la pcan do la barbe olios lissus rnous do la Iftvro inl'erieuro; olios s'y incrnslonl on qnelque sorlo el licniionlsolidomont. Quolque-lois, il osl vrai, olios couponl cos lissus ; mais e'est lä un inconvenient do pcu d'importanco. Tons los accoucheurs sonl nnaniines snr cos (liU'erenls points, et nous voyons chaciin s'ingönier a döcouvrir un lacs qni, loiil en tenant bien, oflre sul'lisainmonl do resistance aux tractions. Cost ainsi quoM.Barbcy omploiecoqu'ilappcllola laquo;licolle a beu),re(?), ayantS millimetres do diamölro environ; olio est doubleo el porle un nceud ä la reunion des deux bouts, et un deuxiöinc ä 1 deini-conli-inolro do I'endroit double. raquo; — M. P. Gagny so sort do la (icello ä pain de sucro, apros I'avoir un pen delorduo pour la rendre moins cou-panle. Nous avons loujours employö gt;iiio cordolctlo do cello nature, en la dötordant egalomentdans la parlio qui est deslineo ä coiistiluor le nceud coulant; par la multiplication dos points do contact, on obtient une adherence plus parfaite el la corde est, en cU'et, moins coupante. — Donnarieix ajoulo au cordeau dont il va se sorvir laquo; uno bonne inoche do cbanvre, qu'il dispose en noeud coulant el qu'il place qnelquel'ois, sinon loujours), chez lo poulain, ä la lövro inforiouro en saisissanl la houppe du inonton. raquo; — Johort (do Montbrison) se servait d'une lanioro do cnir pour saisir la machoiro inforiouro : laquo; olio coupe moins quo lo lacs do oordo, ot I'arrachement do la mächoire osl moins ä craindre (I). raquo; — Enfln, M. Deneubourg conseille I'emploi do co qu'il appelle lo lacs-forceps, on raison des notnbreux services quo pout rendre co tres simple instrument. Cost un petit cordeau Ires sonplo ot en momo temps trös solide, ayant lM,oü do longueur ot lo diamctre d'uno phune d'oic;. Co cordoan. Ires pen tordu, laquo; dont so sorvcnl
les tisserands pour Her lespiöcosdo loilo,__osl forme par la reunion
de quinze ä seize doubles d'un lil do lin on de chanvre, Icl (ju'il sort du fuseau ;... il pout resistor aux efforts d'un hommc do premiere force. raquo; Pour I'usago, on confoclionno un noeud coulant ä rune do ses
(1) Nota comiuuniquäa.
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extrömltös, Uno fois sorrö, cc dernier n'a poini de tendance ä so roluchor. M. üoiieubourg fait io plus grand cas de cot engin si simple, soil pour salsir la mftchoire, soil comme moyen de traction sur la (incue dans les presenlalions postörleures ibrsque los niombros sont reienus, ou enfln, sur los lambeaux cutanös apres l'enibryotomie; il l'utilise aussi pour 1c redressement des niembres, mais, ici, !e lac*-forcepn ne prescnlc aueun avantage sur los autros engins do cello (!spece.
On pourrait toujours confectionner ce lacs particulier avec du lil en echoveau ou avec de la licollc lino, on y inellant im moindre nombre de brins.
Les dölails dans lesquels nous venons d'enlrer ne parailront pas trop pnerils aux praliciens, qui savent de quelle ulilile pout etro, pour la rednclion des positions dyslociqnes de la lote, im lacs (ixe solide-rnent ä la mächoire inlerionre.
Uno longe ou tonte corde munic d'une ganse, — pourvu qu'elle ne soit ni trop forte ni trop dure, — pent, avons-nous dit, otre uti-lisöe comme lacs lorsqn'il s'agit d'exercer do fortes tractions; mais c'est ä la condition, surlout si on l'applique sur un membre, quo les tractions, fortes on faibles, ne scront pas discontinuöes, car l'anso formee so dossorrc tres facilemont. 11 n'en est pas de memo du noeud coulanl, parce quo lo nceud simple dans lequel giisse la corde so ressorre sur cclle-ci, Tötreint ctroitemont et l'empöche de revenir en arriöre. On prelorera done los lacs avec nceud coulant quaml on voudra (ixer provisoiroment nn membre on le maxillairc, parce qu'on sera ä pen pres certain de retrouver cos parties lorsque le besoin s'en l'ora sentir.
Quelques accoucheurs pröparent avec un certain soin leurs lacs k l'avance, ce qui en fait autant d'instruments destines h servir jusqu'ä usure. Nous n'avons auenne objection ä faire ä cctle habitude; mais nous ferons remarquor quo, quaml cos lacs onl servi, ils perdent leur souplosse et sont d'un usage moins facile jusqu'au moment oü ils auront pu sechor ä fond. Cost pour cola quo beaucoup do praticiens improvisent lours lacs an moment du besoin, ot, souvent, avec les cordes qu'ils trouvent chez le propriötaire, — cordes dont ils n'ont plus ensuite ä s'occuper. Ajoutons que, par sa nature, le lacs pent facilement s'iraprögner de maliörns soptiques, de sorlo qu'il est preferable de le dölruire ou, du moins, do ne plus I'litiliser pour les accouchcmenls lorsqn'il a servi ä l'exlraction d'un fectus pulrelie et, snrtout, omphys('matoux.
Tout le monde salt faire un noeud coulant: prendre la corde par une exlremile, y faire un mend simple qui einbrassc en nn point quol-conque i'autre partie do la corde, et 1c sorrer. Mais, pour l'usage de 1'accoucheur, colte maniöre de faire n'est pas süffisante. En eilet, Ic liquide amniotiquc (quand il y on a encore), ot, dans tons les cas, le
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corps gras dont I'aooouobeur s'est enduit la main, ne tardent pas ii improyner le lacs, de sortc que, quand on oHoctuo de fortes tractions, le noeud disparait par suite du glisseincnl do ses diHörentos |)arties los uncs suv les autres, ct tout h\che prise. Cost pour evitor co grave inconvenient quo nous conseillons de comincncer la confection du nCBUd coulant par un simple nocud fait ä l'extremite do la cordo, ct destine ä foi'mer arret par son volume; ensuite, on on fait un dcuxieme imniediateinent apres;mais cclui-ci entoure la corde dans un point qiiclconquc, ainsi qu'il ost dil plus haut, en fonnant une anse ä laquello on donne les dimensions nccessaires.
Schaack, (jui pröparait ses lacs ä l'avance, lixail ä l'extreiTiitß des-tince ä rester au dehors des organes genitaux, une petite poigneo do bois, qui donnait phis do prise ä la main de l'aide charge d'excrcor les tractions (tig. 106). Celte disposition pre-sente uno utilitö röelle lorsqu'il faut döploycr une certaine force. On pent loujours la reali-sor en glissant une choville do bois dans un deuxieme ncoud coulant confoelionnö comme le preeödent, et dispose ä rextremitö du lacs qui doit rester dans la main de l'aide.
Lorsqu'on doit rocourir aux services d'un grand nombre d'aides, on pent, soit appliquer plusieurs lacs scmblables an precedent, soit un soul suflisammeiit fort, mais Ires long, quo Ton dispose on corde ä nccuds, on quo Ton garnit de distance en distance do chevilles transversales, en les insinuant dans le milieu de cos meines nocuds. Pour appliquer les lacs, on s'v prond de la
Fig. 10(1.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. ,
mamere suivante :
Supposons que Ton veuille saisir un mombre. Apres I'avoir amenc en face du detroil on dans le canal pclvien, suivant les cas, on fait glisser la partie mobile du lacs dans lo noBud coulant, de manicro ä former une anse do grandeur proportionnce ä la grosseur do la partie quo Ton vent ombrasser. On place le milieu de cotte anse sur la face dorsale do la troisieme phalange des deux grands doigis, medius et annulairc, de la main droite parfaitcment allonges. Les deux autres doigts, index et auriculaire, ügalement allonges, tixent Tanse dans sa position en la serranl contre les precedents, en meine temps que le pouco s'npplique sur la partie placöe dans la paume do la main (voy. (ig. 108, p. 734), Enfln, la main gauche, on donnant au lacs une tension süffisante, contribuo ü niaintenir I'ansc dans la position qui vicnt d'etre indiquee. Ajoutons que la partie mobile du lacs, cello qui glisse dans le noeud coulant, doit so trouver du edit du pouce, ce qui ilonne plus de facilitö pour agrandir I'anso autanl qu'il en est besoin.
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Les cliosos (Jlant ainsi disposeos, la main est inlrodulte dans les organes gonitaux, do champ, le Lord cubital en Las, on rapport avoc la coinmissureiiiloneuro do la vulve; olio osl portco sur la parlie quo Ton vont embrasser. Alors, le pouce et ['index, quittant leur position primitive, viennent so placer ä l'intörieur do i'anse, qu'ils agrandissent en s'öcartant I'un do I'aulre, on meine temps quo les antrcs doigts, on so flcchissant snr lo motacarpe, ombrassont rexlrömit6 du moinbro, font glissor I'anse snr le sabot, ct la poussent eusuito jusquo dans le paturon on inöme jusquo sur lo canon. Ccci fait, la main droito ap-puyant sur le nanul, laudis quo la gauche tire sur la partie lihro du lacs, I'anse so resserre ot le paturon se trouvo solidomont saisi.
Le lacs so fixe do la memo manlöre ä la machoiro, avoc cotte seule pai'ticularitd digne d'etre notee quo Ton engage I'anse tout d'a-bord dans la boucho, ot qu'on lui fait ensuito contournor la partie inferieuro du menton. Cost surtout dans ce cas quo le ncoud doilötro trös serre.
Le procedö quo nous vonons do d6criro pour placer los lacs est colui adopts par Schaack; il nous paratt Wen pröförable amp; eclui ancionno-ment suivi ct decrit par liainard, ct qui consito a placer I'anse sur le cono forme par tons les doigts röunis; ä la maintonir on place en tlrantsurle boutlibre delacorde; ä embrasser avoc les doigts la partio que Ton vent onlacer, puisji fairo glisser I'anse en llöchissant los articulations des phalanges, on memo temps qu'on ctond an contrairo celles-ci sur le metacarpo, do manioro ä raccourcir lo cone forme par les doigts.
Nous avons employe comparativomont cos deux proeödös, ot nous pouvons afflrmer quo le premier, colui do Schaack, est do bcaucoup preförablo.
II est quclqnos circonstancos oil Ton pent so dispenser d'etroindre, — oil il ost memo plus avanlagoux do no pas etroindre dans un noeud coulant la region sur laquollo on fait tirer; exemplcs: lorsqu'on vout amener un foetus qui se trouvo on presentation dos ischiiuns et do la queue sans pratiquor l'extension des mombres, ou lorsqu'on veut lo faire sortir on presentation anterieure, les mombres roslant ilöchis aux genoux. Dans cos cas et d'autres semblablos, lo lacs place dans lo pli qu'offre la region no pouvant pas lächer prise, on se contento d'y inlroduire l'une do ses extreinites, que Ton ramono au dehors; puison la rapproche do I'autro ot on oxerco line traction qui cgaliso les deux chefs. On pout ensuito neuer ensemble les deux extreinites do craintc quo rune no vienno ä öchappor. La main y trouve aussi une prise plus solide.
Lorsquo, aprös la decollation, il devient necossairo d'appliquer un lacs sur lo troncon do rcncolure, il faut, pour qu'il n'6chappe pas de suite, recourir an moyen suivant: faire avoc la poau de la partie supe-rieuro do la region un pli longitudinal aussi largo quo possible, quo
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Ton ponclionnc porpondiculaircmcnt ä sa base, de facon ä y fairo passer l'une dos exlrömitös do la cordo; etablir le ncBiul coulantdans l(gt;cpiel on comprend l'encolure et quo Ton serre aussi forloment quo possible ; enlin, enlouror, on so servant do la memo corde, la region d'uno deuxiemeanse, qui l'ötrelndraönergiquement enarriöre dolapremtöre. AJnsi fixe, le lacs pourra supporter los plus fortes tractions sans lädier prise.
On procedora de meine quand on so trouvera dans la necessite do tirer sur do simples lainbeaux do peau.
Los lacs, avons-nous dil, rondent do trcs grands services h I'obste-Iriquo viHerinaire. Simples, no coütanl presquo rion, pen encom-brants, facilos ä transporter, pouvant memo elre improvises partout, ils reunissent toutes les conditions do commodilc desirables. Appliques uux membros, ils tionnent bion et permetlent d'excrcor, sans crainle do leur voir lädier prise, los plus fortes tractions. Enfln, par lour souplessc, ils so prßtent admirablement ä toutes les directions que 1'on vout donnor ä la force extractive, ct cela, sans exercer sur les organes do la mere ni pressions ni frottcments dangereux pour ces organes. Aussi sont-ils d'un usage göuöral, nous pourrions dire journalier, dans la pratique des accoucheinents chez nos grandes femellcs domestiquos. Toutes les fois que le foetus, apres avoir 616 place en bonne position, eprouvc quelquo difücuKc b. sortir, soit ä cause do son volume exagöre, soit ä cause do la sdchorosse on de l'irrilation du conduit utero-vaginal, soit onfin ä cause de la faiblesso des contractions uterinos, dos lacs appliques aux membros, et corn-binds, s'il y a lieu, avec les moyens do traction appliques ü la lete, sont d'un secours que savant souls apprdcior ä sa juste valour coux qui out etd souvont aux prises avec les diflicultds do la pratique. Aussi, tons les praticions poscnt-ils en principc, commo un vdritablc axiomc obstdtrical, laquo; quo la premiöre ebose ü faire dans un accouchement laboricux, e'est dc lior les membros s'ils so prdscntent; d'aller ä lour recherche s'ils no so prcsontcnt pas, el de les Her aus-sitot qu'on le pent. raquo; Ceci fait, on pout les roponssor si lour presence devicnt genante; on est sür do les rotrouvcr quand il en sera temps, et on sera en mesure d'agir cf(icacement des qu'il suilira do tirer pour lerminer le part.
D'ailleiirs, les lacs ne sont pas soulomontdcs instruments do traction; on los utilise aussi dans un tres grand nombic de circonstances pour nblenir la reduction do la tele on dos membros en mauvaise direction; enlin, avec I'aide d'aulres instruments quo nous aurons ä fairo con-naltre, ils pouvent scrvir ä roponssor ces monies organes dans l'utörus.
Des licols et ties lacs spöeiaux pour Tencolure.
Le lacs, avons-nous dil, pout se placer ä la mächoire infericure,
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dans l'ospace inter-dentaire, aussl bien qu'aux niembrcs; mais s'il ofl'rc do grands avantages au point do vno de la rö duo lion des deviations de la töte, il n'en est plus de möme quand il laut oxorcor dos tractions un peu önerglqueS) car s'il lient bien — ol il tlendra si l'on se conforme aux indications quo nous avons donneos — on risque fort do brisor la mAchoiro du poulain, ot plus facilemont encore colic du voau. On pout aussi, bion quo souvent l'opörallon oflro plus de difficultös, placer lo lacs autour de l'encolure ä son point d'articula-tion avec latöle; mais alors, il laut empöclior la constriction du cou parlo nceud conlanl, ainsi quo nous rindiquerons plus loin; d'autre part, la töte, tiröe do cotto inaniöre , no so maintient pas allongeo dans la direction du conduit vaginal; olio so devio prosquo forcoment, se mot on travers du canal et no pout plus passer; sans comptor los complications ameneos par lapression qu'clle oxerce alors sur los tis-sus mous du bassin, ot qui pouvenl 6tro fort gra
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ves. Ajoutons quo los crocbots, quo Ton pout aussi appliquor sur la tote, out cgalemonl dos inconvö-nionts, sur losquols nous reviondi'ons bionlut. 11 fal-lait done trouver im organe do prehension, assez simple pour etro h la disposition do tons les accoucheurs, ot capable do saisir solidcment la töte, do la maintonir conslammenl dans uno bonne direction, de rösislor ä dos tractions encrgiquos et sou-lonues, sans faire conrir aucun dangcrau foetus. Un praticion agt;issi modoslo quo conscicncioux, Schaack, do Fonlaines-sur-Saune, a rösolu co problömo com-plexo, ä notre avis, do la maniöro la plus satisfai-
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santo; I'apparoil, tivs simple ot tres puissant, qu'il a
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Fig. (07. Licul do Schaack
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fait connattre on 1848 röunit, on effet, toutes les
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conditions quo nous vonons d'indiquer.C'ost cot ap-pareil quo nous designons, en raison do sa forme ot do ses usages, sous le nom do licol-forceps, ot auquol l'auleur lui-mömo avait donnö colui do tclwre d coulatit.
Un vöterinaire allemaud, Binz, a fait connattre un aulre licol propre a attoindro lo mome but; onliu, Jl. P. Gagny a adoptd line disposition trcs simple, qui pormet aussi do saisir solidomont la löto du foetus. Nous döerirous succcssivomcnt cos dilföronts inoyens d'attache et de traction, ainsi quo les lacs particuliors qui n'agissent quo Stir i'encolure.
i.ii-oi lorocpN tic jBchauckf — (Jet ing(!iiieux apparcil so compose de deux ansos do cordo, i'une 1,1 (flg. 107) formant löliero, Tautro 3, li formant inusorole, röunies par un coulant mölallifjuc, 5, qui pennel de los agrandir ot do les resserrer a volontö.
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{') l, l. lötlöre du liiquot;l; i, i, coi'dos fuisant suite 11 latitldro; i. '#9632;gt;. musarolo du licoli -i, lango unique ratsanl suite nux deus cliofs de In muiorole, qui se riuuissonlj il, coulant ou m6tnl, rdunlssonl les dlvorsos parties lt;!u licol.
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Lo coiilanl, B, qui forme comino la eld cliilicol, est im parallölipipödo on etain ou en soudure do fcrblantier, do 28 millimütrosdo longuour, sur 25 do largenr el 18 d'opaisseiir. II cst porco do trois Irons, dont deux, paralleles enlrc cux, lo Iraversent snivant sa largenr, olle troi-siemo dans lo sens do repaissenr, on passanl enlro los pröeödents. Dans los deux premiers Irons s'ongagent les deux chefs d'une corde, longuo do ;{ inelrcs environ, et ayanl 7 ä 8 millimfctros do diametre, dont I'anse forrnee au-dessus du coulant, 1,1, ost la tederc du licol, et doit s'appliqncr sur la nuquo.
L'un des chefs do cello cordo cst lixe, retenu invariahlcinent par des
bouiTolets en (il circi qui rassujettiscnl an coulant, et qui, en so pro-
longeant du cöte do la tötiero, donnonl ä cette partio uno corlaino
fennole. L'aulre chef est mobile, ot glisse Ires libre-
ment dans lo trou du coulant qui lui cst destine. Un
nceud simple, forme i\ oO centimetres de son extremitö
^1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;libro, permet do distingueraquo;' ce chef du preccident quand
I'apparoil est engage clans les voies gi^nitales.
La muserole, 3, .'1, est faite avoc deux rubans do fil roux Ires solides, cousus l'un dans I'autre, el replies do maniero a. former uno ansc do 20 Ji 2o contimötres; ils so rcunissenl ensuite on un soul cordon, 4, long do I'^So, qui cst engage dans lo trou pcrcc snivant l'öpais-seur du coulant. Lo milieu do I'anse porte une sorte d'ecusson en cuir mince, cousu ä points serr6s sur lo cordon, ot destine ä empecher la muserole do s'echappcr du coulant.
Voici maintenant comment on precede an placement
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#9632;'i
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de cot appareil ;\ la töte du foetus.
Celle-ci etant en face du detroit ot facilement acces-
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108.
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sible ii la main clans toutes ses parties, on commence
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par tirer la muserole ä fond, dans I'ocil du coulant qui lui est destine, el on la retient I'dcusson en cuir dont olio est munie clans son milieu; on donne ä I'anse do la tßtierc uno ouvcrture sufli-sante ; on place 1c milieu do celle-ci ä cheval sur l'oxtrömitö des deux grands doigts, — medius et annulaire, — en observant quo le chef mobile do la cordo passe entro 1c medius et I'mclcx, et le chef flxe entro l'annulaire ct le petit doigt. L'appareil cst maintenu en place, d'abord, par I'index ot I'auriculaire, qui serrent chaque chef centre le doigt voisin, pnis par le ponce, qui les tient appliques tons deux clans la paume do la main, enfin, par la main gauche, qui, en tirant sur les trois cordes rcunies, lour donne le degrö do tension convenablo. Lo coulant doit etre au nivcan du poignol, l'ccusson do la muserole tournö du cotö do la main (voy. fig. 108).
Tout ötant ainsi dispose', la inain pönötro do champ, lo bord cubital en bas, clans los organes gönitaux. Arrivee sur la tele du foetus, olio
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engage tout d'abord roxlremilö du nuiscan dans l'anse do la Ißliöre; eile pousse celle-ci en avant, d'abord sur la face laterale drolte de la töte, je suppose, et jusqno vers la miquo; eile la fall passer derriero l'oreille droile, puls dorriöre roreille gauche; redescendant etlSUlte vers la face laterale gauche de la töle, olle dispose de möme sur ce cute le montanl mobile de la tetirrc, et revient k son point de depart, saisir le coulanl sous la ganache du foetus. La main a ainsi parcoiiru tonte la longueur de l'anse-tctiere, de la partio fixe vers la partio mobile ; et comme eile agissait dans le sens de ccüe derniere, l'anse a pu s'ouvrir aisement, en proportion du volume des regions qui de-vaiont s'y engager. 11 faul maintenant donner ä la tetiöre l'ötondno con-venable. Pour cela, la main droile prend le coulant en metal et le place
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ä la hauteur voulue, au voisinage do la gorge, tandis ((lie la main gauche, saisissant le cordon mobile, roconnaissable an nanul qu'il porte, lire sur ce cordon soul, et rosserre ha teuere autant qu'il ost utilo.
Ilesle ä placer la musorolc, Pour cela, pendant que la main gauche continue ä tenir lendus les deux chefs qui font suite ä la teuere, l'in-dex do la main droile aecrocho la muserole, la tiro do son coulanl, lui donne autant de liberlc qu'il le faul, engage le hont du nez dans son anse, et la remonle ensnilo ä pen pros sur le milieu du chanfrein. Ceci fait, la main droile sort de l'utörus, en suivant et tendant le cordon de la muserole. Les trois cordes sont tendues hien egaloment et reunics par un n.xud commnn, et la Idle du foetus se trouve solidoment saisie. (V. fig. 109.)
Nous ne saurions trop recommander cet ingenieux appareil : son extreme simplicitc, son prix presque nul, la facilile avec iaquello on parvient a le placer avec un peu d'habitude, sa soliditc ä touto epreuve, son innoenite absolue, tout se reunit pour en faire un des appareils les mieux coneus cl les plus precieux de robsletriquc veterinairc. En
(#9632;) l.icol-forccps jilacc'' ;'i hi Mto ilun vonu j — lais plncö nn pnluron du membro nnl^rlcui' drolt du
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ciTot, 1deg; quand il cst oonvenablement place, il ne pout plus hkhor prise, ct Ton pent doployer sans crainlo tons los clegrös do force exi-ges par la circonslance ; ^0 forme de cordcs souples ct pou volmni-ueuses, et d'aillcurs huile commo il conviont avant son Introduction, il nc peut on aucuae farou oH'onsor los organes do la mere ; 3deg; par la inaniero dont il prend son appui sur la uuque, stir la ganache ct sur le chanfrcin, par rinipossibilit(5 oil il cst dc so scrror uno fois qu'il est lixo, il cst absolumcnt inolfcnsif pour le foetus; 4deg; onlln, grace ä la inuserole, il mniulicnt constaminent en bonne direction la letc, qui ne pent plus so devier ct suit forccment la lignc la plus favorable ä sa sortie. Aussi ost-co avec veritö que son inventcur a pu dire : laquo; Sans exagöror, le forceps des accoucheurs ne pout pas mieux convenir pour le foetus humain. raquo;
Cost done avec un profond ölonneuicnt que nous voyons le profes-
sour Lanzlllotti dire quo ce licol laquo; a plus do valour hislorique que
pratique raquo; ; ct nous ne comprcnons pas mieux le rcproclie que lui
cnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; adressent Baumeister et Ruclf, quand ils disent
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quo, laquo; si on tire sur los trois chefs, la muse-
rolc no rosle pas en place, ct, si I'on lire sur
un soul, l'anneau ä coulant so döplaco, so
porte en avant vcrs lo menlon el la muserolc
tombe. raquo; Ges rcproches, nous lo repetons,
sent absoluinent sans fondement.
Nous on dirons autant do colui que lui adressc M. llaynal, lorsqu'il dit quo laquo; son application ne doit pas ctre facile dans tons les cas, par cxemplo dans ceux oü la töte est reii-versöe sur un cote, ou sur Taiitro, ou sous le sternum raquo;. Assurömcnl, dans ccs diverses positions do la lote, l'application du licol-for-ceps n'ost pas loujours facile; tres souvcnl, on paroil cas, il faudra i'abord ramoner la Icle on bonne direction avant do songcr ;\ pla
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rig. no.
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cer le licol; mais cetto critique, si e'en est
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une, s'adresse ä/i^/s losmoyons (Xe prehension, aussi bien, sinon mieux qn'ä colui-ci. Vä\ d'aulrcs tormos, lo licol-forceus n'ost pas un agent dc reduction, mais un agent do prehension et de traction, A cc dernier lilrc, nous n'en connaissons pas qui lui soit supericur.
lilcol laquo;llaquo; Hin/.. — Nous devous dire, en historiens equilables, que, dös 1830, Binz, vcterinaire allomand, avait imaginö un licol ayanl avec celui do Schaack une assez graudo analogie, mais qui en dillere en ce qu'il est forme d'une scale piöcc (flg, 110). En voici la description abrcgee : Pour lo conslruirc, on prend une cordo du diamclrc des lacs or-
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PG8 LXC8, DKS LIC0L8, ETC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 737
(linairos, a l'uno des exlrömites de laqiidlc on fait un lt;Eillel a, si döjä eile n'on est pas poiirvue; puis, ä vine certainc distance (environ 40 centimetres), on fait au moyen d'un noBlld un deuxiöme a'illet h. On engage l'oxtrömltö Ilbre do la corde dans la premlöre de ces on-verlnres, de sorte quo la partle conoprise entre les denx forme uno anse, qni est destinco i\ cnlouror lo con du foetus, ct dont le milieui; devra reposer sur le bord supörieur de l'encolure. Bnün, i'exiremitö libre repasse dans le deuxiötne (Billet, et complete un cerclo qui
peut s'agrandlr ou se pessorror ä volontö, — cercle qui remplira I'of-(ice do mnserole aulour de la partle moyenne ou inferiourc de la töte. — Co licol se place oxactoinent comme celui de Scliaack.
Au lieu de faire le premier oeillet ä rextrömite de la corde, Baumeister lo fait ö une cei'laiuc distance du hont, ce ([iii domie au licol deux longes au lieu d'une, pormel de mioux saisir la lete et donne aux tractions plus d'uniformitö.
Nous reconnaissons volonlicrs quo l'appareil ainsi construil pent remplir les mötnes'indications que celui de Schaack ; nous convieu-drons meine, si l'on vout, qu'il a eel avanlago de pouvoir s'improviser partout; nous devons reconnaltre ögalement que Hinz a evidemmont la priority de Vidce sur Schaack, qui, loutefois, Ignorait complele-ment, nous en avons la certitude ahsolue, l'existence du licol de Binz qnand il a imagine le sien. Mais quant a la supöriorite du premier sur le second, soit pourla lacililö d'applicalion, soit pour la solidile do la prise, e'est un point auquel nous ne pouvons souscrire on auciiue facon. Dans noire opinion, c'cst le contrairo qui ost vrai ; ct, tout enrendant justice ä l'invention du veterinaire allemand, nous no voyons aueune raison de la pröförer ä celle de notro compatriote; au contrairo (F. S. 0.),
Ijümraquo;! de raquo;i. CaRny. — laquo; Uno corde plice en deux, dil I'auteur, esl introduite par-dossus l'encolure ; Tanse formeo est reprise en dessous, amenee au dchors, oü eile reroit les deux oxlrcmites lihres de la corde sur lesquellesje fais tiror; le feetus a done aulour du cou un garrot, forme par deux hrins do corde places cote ;\ cöte et passant dans la meine anse ; avanl de serror delinilivemenl, je los approche tons deux le plus pros possible do la nuque, et alors, je cherche ä faire passer l'un des hrins, celui qui est le plus pros, par-dessus les oreilles el ä I'amener au moins jusqu'aux orhilcs; c'esl alors que je fais tirer; j'ai la mi licol qui facilite le redrosseinont do la töte raquo; el qui, nalurollo-ment, peut etre utilise pour rcxtraclion.
liicol iilaquo; Mchauck simpiiiilaquo;'. — Apres s'etro sorvi pciulaul assez longtemps du Hcol'forceps tel (pie nous I'avons ddcrit plus haul, Schaack lui a fait subir uno modilication qui a eu surtout pour hut do le siinplilier. Cello modilication consisle lout uniment dans la suppression de la muserolo, suppression ä laquelle il a ele amene, dit-il, parcc qu'il a reconnu qu'il valait micux inaiutcnir el conduirc Saint-Cyu bt Violet, — Obst^trlquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;47
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738nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OPfilUTIONS OBSTfiTRlCJU.ES.
le bout du nez avec la main ct conlior le tirago aux aides, que de liier soi-meme. F/expcrienco lui a appris quo le licol, ainsi rdduil ä sa UMiöre, plus simple, plus facile ä placer quo le licol complet, pou-vait en romplirä pen pros toutes los indications (1).
Itneit tie .loiu-ii (do Montbrison). — Pour conl'oclionner ce lacs, un pelil anneau do for el uno cordc souplo, do force moyonne, el do 2 metres do longueur sont n6cessairegt;s. Gelio-ci no doit porter primi-livemenl aucim nreud, inftine ä ses extremitös. L'anneau est tixo, — probabletnent an tnoyen d'un nosucl,— ä environ 20 centimetres du milieu du lacs. Pour son servilquot;, 11 faut porter lo milieu do la corde sur la nuque, soil directemont lorsquc lo noz so präsente en avant, soil on contouniant I'encolure lorsquo la löte se prösente do cöte. Dans l'anneau, qui correspond ainsi an bord inffh'iour do I'encolure, on fait penetrer le cbef lo plus long, que Ton ramöno h lexloriour. Une anse so troiivo done formee, qui entouro I'encolure. On no lui lais-sera que les dimensions nccessairos pour quo cello-ci no soit pas comprimeo ; trop grande, I'anse passerait par dossus la I6te. Ilien do plus simple, du roste, quo do modilier ses dimensions en ti-rant ä soi, suivant le lösultat quo Ton veut obtenir, soit Tune, soit l'autre des extrcmiles du lacs. Afin d'evitor touto variation ullcrieure, los deux parlies do la corde sont lendues d'une manierc ögale, puis on les röunil an moyen d'un noeud, fait sur un point quelconque de lour longueur. Les tractions soronl failcs desormais sur lo noeud liii-iTi6me. laquo; Quolquofois, dit Jobert, on fait aprös le placement de Tapparcil un demi-noeud, soil sur lo cbanfroin, soit entro les deux mächoires (2) ; raquo; en d'autrcs termos, on /jassn la louge sur le chan-frcin on dans la beuche du foetus.
Nous ferons remarquer que I'annoau do for dont parle Jobert n'est memo pas indispensable, car nous nous sommes l'röquemincnt servi d'une corde vers lo milieu do laquelle nous faisions un nceud, mais sans le serrer, — uooud qui remplissail Ires bien I'offlce do l'anneau melalliquo (Violet).
Ainsi disposes, les lacs ont une effleacitö egale u cello du licol de Schaack simpliiiö.
liacs laquo;le Delafoy. — Celui-ci est encore plus simple que les precedents, car 11 consiste on uno corde ä laquelle on no fait subir au-cuno preparation. laquo; Lorsquo, dit M. (lollin (do Wassy), ([in utilise beaucoiip co moyon, jc voux oxorcer dos tractions sur la töte, je place un lacs sur la nuque, dorriöre les oreilles, et j'enroule les deux chefs jusque vers la mächoiro införieure. La corde placeo ainsi no pout changer do position, ni faire courir aucun danger an foetus.... raquo;
lin 18;i2, üolafoy ainc avail consoillö remploi do ce lacs, conune moyen do reduction do I'encolure itillecbio sur lo cotö.
(1) Schaack, note incdito.
(?) Nutlaquo; coimminiquöc iuödito.
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DIlaquo; UC8, DES LIC0L8, ETC.
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Des lacs ou anses mötalliques ä l'usage des petites femelles.
Au licu de lacs en cordc d'un diainolro jilus ou moins cousidd-
raljlo, quo Ton aurail beaucoup de peine ä
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placer au cloIi\ de la l(Ho du (Veins chez les
pelites femelles, on emploie quelquefois des
lacs en (il de lailon ou cn (il de for roeuit.
Nons allons faire connailre los ingeniouses
dispositions adoptees par Defays el par
Breulet. An*laquo; ini-tulliiiuo tie iraquo;lt;gt;i,hgt;m. — L'appa-
reil se compose do deux (ils de laitou ou
do fer rccuit, assez (ins pour se tordre faci-
lement, assez forls, cependunl, pour rcsis-
ler aux tractions qu'on pourrait exercer sue
eux. laquo; Les deux (ils inelalllquos doivent
avoir uno longueur de W centimetres environ, el 6tro courbös par le milieu, do
maniere ;i former deux anses, qu'on applique do la maniere suivante : Le doigt indi-
calonr do la main gauche, introduil dans
lo vagin, sort de conducteur ä la premiere
anse, qu'on dirigo vers le sommel de la
löte et cn arriere do colle-ci; I'autre est
poussco, sous la töte, jusqu'ä la region gutturale. Knsuile, on lord ensemble les deux
chefs qui so trouvont du memo cote. —
Cede torsion s'opere ä l'aide de deux serre-
nmuls ((ig. HI), composes d'unc ligo el
d'un manche. La tigc est mince et so ler-
minc par un petit rondoment pcrcc do deux
Irons paralleles ä la (ige. On passe dans
cos Irons les deux chefs qui doivent ötre
tordus ensemble; on fait progresser le
serre-nceud leplus pros possible dn con du
foetus, ct on lui imprime quelquos niouve-
monts do rotation pour operer la torsion
des (ils. On dögagc ensuite on tenant les
ills immobiles el cn tirant sur les serrc-
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1'ig. UlC).
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nceuds. On forme ainsi, autour du con du
foetus ((ig. 112), uno anse, nnc soi to de collier, ä l'aide duquol on pent
exercer des tractions sur ce dernier, sans craiudre de lui arracher la
löte cl sans exposer la mere h etro blessöo. raquo;
•) AtuaDtfayraquo;; moyondo la pplaquo;porerot do tordre onsomblo les laquo;li do for 41'aldo d'un sepro-nmud
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740nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPKIlA/riONS OBSTfiTRICALES.
(in'icc ä cctto ame mitallique, Defays a pu röussir dans des cas on remploi do son forceps (V. page 741)) s'6lail monlr6 insuffisant.
Anse llrlaquo;ulelt;. — La piiblioilö donn6o par \qs Annnlns de nirflecine vitMmire (1870) ä co moyon vraiinonl ingönieux a amenö M. 13roii-let, de Marche (Belgique), ä Cairo oonnailro par In mßmo voie mi autre procödö, fondö sur lo m6me princlpe, mais pins simple encore que le pröcedenl, et dontvolci la description : — Toni l'appa-
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reil so Compose d'un petit tube (en Lois de sureau, on jene, en corne on en inclal, — le tube d'un trocart par example), long do 10 centimetres environ, et d'un lil do for recnil de 35 ä 40 centimetres de longueur. On rccourbe le til de l'er par son milieu, do maniöre ä Uli donner la tonne d'une anse demi-circulaire; puis. laquo; le doigl indica-teur de la main gauche le pousse dans lo vagin, derriere le sommot de la lote, et l'y maintient, tandis quo la main droile rassemble les deux bouts, les inlroduit dans le tube et dirige celui-ci jusqu'ä la region gutturale. Arrive äce point, I'opcrateur reprend les deux bouts, les tonrne sur I'indicaleur do la main droite, et place le pouce sur rextremite du tube. Un pen do traction, et le foetus arrive, presque loujours vivant. raquo; II nous semble qu'il y aurait avantage ä tordre ensemble les deux
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^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Fig. I IMquot;*I-
chefs du ill de fer, en se servant, ii cet eilet, du scrro-nceud do Defays.
{*) Anss Defays pkoeo sur In Wlodu frolus. — (quot;) Anslaquo; Bnulet prdpttröo, — (*quot;) Ansa DnuUt on placo.
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DES P0RTE-LAC8, PORTE-CORDESi PA88E-LAC8, ETC.
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74 t
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ART. II. — DES PORTErLAGS, PORTE-CORDES, PAS8E-LAC8, ETC.
Dans la plupaii dos cas, lo placomonl du lacs avoc la inain, lel qu'il a (5(6 döcril, n'oll'rc pas do bien serieuses dtfücultösj avec do l'aUen-tion et un pen d'habitude, on en vlent raoilement ä bout, quo lc metnbro soil d6jä hors de la vulvo, ou dans le conduit vaginal, on plus loin, dans la tnatrice el au dolä du dötroit, pourvu qu'il soil accossihle i\ la main. Host tonlefois des circonslanccs oil los dil'licnltös do co placement sont asscz grandes, oil la main no pout pas ponelrer hi oil devrait passer la corde : par excmple, cntro I'oncolure re-plic'se et le tronc; on Lien, dans la presentation pos-terieure, ontre celni-ci ctle mombro abdominal porte en avanl. Pour snrmoaler cos difflcultös, on a imagine divers instruments appeles poHe-lacs, porte-cordes, etc., qui peuvent ä l'occasion rendre des services. Nous allons passer en revue les prinoipaux.
Portc-cortlcs .ilt;- raquo;aprean. — Cos instruments sont an nombrodo deux, un droll ot un cowie. Nous en empriintons la description ä nn rapport do Dela-fond ä la Sociöte centrale de mödecine vöterinaiie.
laquo; Le porte-corde droü (lig. 118) est forme d'une tige en for doux et flexible, do 6 ä 7 millimölres do dia-mötre et de 80 ä 80 cenlimfetres de longueur, termi-nöe ä l'nno de sos oxtrömites par un manche en bois, et ä I'autre, par un petit renllement cylindrique de 14 ä IS millimölros de diamötro. Ce renllement est porc6 d'nne ouverturo longitudinalo destinee an passage do la corde, qui s'y trouve maintonuo par I'anse ou la ganse dont eile est pourvne. raquo;
Lc povte-corde courbe (fig. 116) ne diffore du prö-cödent qu'en ce quo la partio lorminale, destinee ;i recovoir la corde, est courböo ä angle droit stir la pj~i H5 pj_ 1j0i tige.
lt;lt; Pour so servir du porte-corde droit, poursuit Delafond, que nous continuous ä copier, l'opöraleur passe le bout do la corde oppose ä 1'anso dans lo conduit dc {'instrument, et rcduit cctte anse autant qu'il ost utile pour engager lo pied ou la mtichoire införienro dans son on-verlure ; il la tnaintient alnsi au moyen d'un III passe dans roeil de la , corde el qu'il none an porte-corde. L'anse ainsi tonne ouverte, l'opö-rateur passe los quatre doigts ot lo ponce dans son ouverturo, la fait glisscr dans le pli du paluron 011 la parlie rctrecie do la niachoiro el la serre en ponssant lo manche du porte-corde.
laquo; S'il s'agit do fixer la corde sur la parlie d'un inembrc dcplacö et fortement porleen arriöre, parexemple, l'opörateur, apräs avoir passö
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742nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS ODSTETIUCAI.ES.
la cordo dans le canal du porle-corde courbe, l'arröle comiue pröcö-demment. [/instrument ainsi muni de sa cordo, le vclcrinaire I'inlro-duit dans I'lilorus, Tapprocho du inembre, el le rotourno de maniure ä lui faire coulourner le mcmbre et ä la faire rossorlir du cölö o'pposö. Saisissant alors l'op.il de la corde, il y passe un doigl, ol, par uno traction legöre, amene la cordo ainsi passee en dehors du vagin, retire le porte-corde et forme I'anse qui doit saisir le mernbre h ramener dans uno position normale. raquo;
Teile est la description quo domic Dclafond dos
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porle-cordes de üarreau. Getto description laisse peul-6tro bion quelquo chose 11 d6sirer sous le rapport de la clartö; cependant, on la lisant avec attention, on s'aidant surlout des figures qui re-liresentenl cos instruments, on arrivera, ponsons-nous, assez facilement ;\ comprendre 1c mcca-nismo et le mode do fonctionnoment do cos ap-paroils, assez simples, assez ingenioux, ot qui ont nne reelle ulilitö.
l*ortc-corlt;le constrictcur de AI. Tliomns. — 11 ost coinposö laquo; d'uno tigo en for do ()Q1,70 de longueur, stir 0quot;',01 de diamötre environ ((ig. 117), courböo en arc de corcle ä uno extremitö, et ter-
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uiineo par un Itigor renfloment allonge transver-salement et percö do deux trous; l'autre extremitö porte un manche do Oquot;1,!^, muni d'un neillel on anneau do meine diamölro quo los trous pre-ciles. Un cordeau d'une longueur do 2 metres environ, glissant facilement dans los trois ouver-turos do rinstrumont, est suflisamment grossi (par un nccud) h. Time de ses cxtrömiles pour l'empöcher do traverser Tun des Irons dans le-quel il est engage; uno petite anse do corde oc-cupe le centre do la courbure, pour quo le lacs roste accolc k la tigo do I'instrument. raquo;
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L'article auquel nous avons einpruntö co passage est accoinpagne do (igiircs qui ne repondont pas completoment ä la description qu'on viont de lire. Dans uno lettro adrossoe ultericurcmont i\ M. Saint-Gyr, I'auteur dit quo cos figures ont el6 insoreos par crrour, car laquo;elles representent un
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V\a. in
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perfoctionnement qu'il aabandonne comnie ctant trop dispendioux, trop complique et d'une appli
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cation rcslrointeraquo;. Pour los meines motifs, nous nous absliendrons done d'en parier. Notre figure 117 reprcsonte lo porte-corde tel qu'il est. Sa qualification do constrictew est jusliflöe
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DES PORTE-LACS, POItTE-CORDES, PASSE-LACS, ETC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 743
par co motif, quo la rögion ä saisir ötant ciubrassöo par l'anso qui s'6-chappe dos deux ouvorluros antöricurcs do I'instrnmonl, l'opörateur appuie cclui-ci contro colle rögion, pendant ([lie I'aido lire snr I'ex-tremite libre do lacorde, qn'on arrole dans l'annean voisin du manche par un nooud boucle et bien sorrö. L'instrumont osl ensuilo laquo; tournc sur lui-meme, do maniöre ä lord re l'anso retrecie; apivs im on deux tours, la pression est sufiisanle... raquo;
Lo porlc-cordo de M. Thomas no sorvirait done pas uniquomont a fairo arriver le lacs an point voulu, — ä le faire pönötrer la oü la main no saurait passer ollo-m6me; — e'est aussi laquo; un instrument do traction, do propulsion ct do reduction raquo;. Nous aurons done h le citer encore, ä propos do cos dernieres operations.
Porte-conie dlaquo; Jobert (do Alontbrison). —(Juancl il lui etait impossible do passer les lacs avoc la main, co praticien so servail des porte-cordes do Darreau, modilies on co quo le manche ctait rcinpiace par un anueau do S a 6 centimötrcs do diamölre. laquo; Cot annean sort d'abord ä raccoucheur de lovior, au moyen duquel il agit sur rinstrumont mioux qn'avec un manche; on outre, on pout y allachor lextrdmite libre du lacs, quand on so sort do rinstrumont commo repoussoir; on peut egalomont y fixer une cordo pour exercor dos tractions quand plusiours aides sont indispensables. Dans tons los cas, il laut quo cot anneau, formö par Tincnrvation do rextremite do la tige, soit bion soude et non simploniont fermö par approcho. raquo;
Jobort so servait aussi laquo; d'un porte-cordo pourvu egalomont d'un anneau on guise de manche, ct presontant ä sa parlie antoiiouro un autrc anneau suflisamment grand pour laissor passer un pied du jeune sujet on la müchoire införieuro. Le contour do cot anneau est creuse ext6rieurement en gorge do poulio, snr laquolle on ölablit l'anso du lacs toute formcc, qu'il est facile ensuite do porter ä l'endroit voulu. J'ai, continue I'auteur, deux porto-cordes do cette espoco, un droit ct un convbc, qui ne different I'un do I'autre quo par la direction de I'anneau antoriour : dans le droit, celui-ci ost place do tollo facon quo la tige do rinstrnment prolonge en qiiolque sorte un do ses diami)-trcs; dans le courbe, I'anneau, soude par un point de sa circonföronco h l'oxtrömitö do la tige, ost perpondiculairo i\ cello-ci. Cos instruments m'ont rondu do grands services, surtont pour saisir la mächoire införieuro, quolqucfois tollomont cloignöo lt;nie rextremite des doigts do raccoucheur la louche ä peine (1), raquo;
I'orte-cordc repoussoir tic SI. I^e llcrre. — Cot ilislruinont CSl OU
hois; on pout rimprovisor ä pen pros partout laquo; au moyen d'un bälon do I metre do long sur 4 contimclres do diainetrc, quo Ton perco ä Tune do ses oxtrcmites do deux ouvorluros obliques de dedans en dehors raquo;, c'osl-a-dire partanl du voisinage do Taxe du baton et allant
(I) Note COramuniqnÖS incdilo.
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744nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OPERATIONS OliSTKTUlCALES.
sorlir ä quelques centimetres |)his loin, snr les deux faces opposecs. Ces deux onvertures reniplissent le memo rule que celles du ronlle-inent transversal du porte-corde de M. Thomas.
Passe-laos tie Uraquo; Uonquet. — M. le professeur Uessarl, de l'Eoole velerinaire do Curcghem, a döcril sous le nom do passr-lacs, un instrument du i\ .\i. Bouquet, vötörlnalre beige, qui, depuls longtemps döjä, s'en servail avee succös pour faire passer laquo; un lacs aulour de cortaines parties du foetus, dovieos do lour direction normale, surtont lorsque ces parlies occupenl lo fond do la cavitö uterine raquo;, — cas oü souvenl laquo; la briövete du bras do roperatour rend la difliculte presque insurmontable raquo;. Le passe-lacs so compose do deux parlies, un mandrin on tige rigide en bois, et un lacs particulior dit lacel conduclciir. l^a lige est arrondio, sa longueur esl do I metre, son diametre do 2 centimetres et demi; rexlrcinilc destinee ä penölrer dans los organos genitaux est lubuleuse. A 2 cenlimetros et dornl do cello oxlremitö, so trouve, — mais d'un cote seulemenl, — une ouverturo dirigce obliquement, qui so raccordo avoc le fond de la tubulure; enlln, ä 7 centimötres de cotlo ouverturo, une douxiömo oxisto, qui traverse lo mandrin do part en part, obliquement aussi, mais suivant line direction opposee !\ la preeödente, de teile sorle, qu'uno tige flexible et 61asti(iuo penetrant par cette ouvorture puisse etre dirigee vers l'aulre, y p6n6trer ol par-courir la tubulure pour sorlir enfin au dehors, mais on consorvanl en partie ['incurvation qu'elle prösente forcemenl dans la derniere partio du trajot quo nous venous d'indiquer.
laquo; Lo lacel conducteur est long do im,70. II est forme dans sa partio anlörioure, sur une longueur do 70 centimetres, par une baleine etroile, trös llcxible et parfaitomont cachoo dans une galne on cuir. Gelte gaine se continue avec la partio poslörieure du lacel, qui y est solidomcnl atlachee ol se trouve formeo par une longuo tresse, funi-formo, on III do chanvre ecru, et torminöe par une ganso garnie raquo;. Cotlo ganso, ainsi, du roste, quo lout lo lacel, doit pouvoir passer aisömont dans les dilloronles parties du trajot quo nous avonsindiquö plus bant.
Pour so servirde cot instrument, il faulau pröalablo lVlaquo;';Mlt;?r, c'esl-ä-dire lo disposer pour l'usag'e immödial. A cot en'ot, on inlroduit la par-tie flexible ol claslique du lacel dans I'ouverture qui traverse le mandrin, puis on la fait penölrer par i'autre ouverturo dans la partio lubuleuse, dont eile doit döpassor lögöremonl l'extrömitö. L'accoiicliour voulanl placer un lacs autour d'une partio döviöe, roplide sur elle-mfimo, on sorree contro le tronc, — par exemplo, lui faire franchir le pli do l'aine, lors de presentation dos iscbiums, ou la courburo formeo par l'inflexion latörale excessive du cou,— I'accoucheur, disons-nous, s'y prendra de la maniore suivanle : laquo; Tenant une main sur le point oü il desire passer son lacs, il y porlera rextrömitö auterioure de 1'ap-paroil armd ol huiM, on lui faisanl suivre, ä cette fin, lo bras inlroduit
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DES PORTE-LACS, P0BTE-COR0E8, PA88E-LAC8, ETC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 74ä
dans l'ulörus. A co temps do la manoeuvre, la main dejä placee dans lo viscero saisira cotle extrötnilö et la mainliondra an point d'eleclion. Puls, racconcheiir, avec I'anlre main rodovenue llbro, prendra la portion engatnöe du lacot, vcrs le point 011 ello so continue par la partie funiforme, ot la poussera lenleoient onlre les surfaces sorreos on le lacet doit passer. Solon quo Ton vondra diriger lo hont do celni-ci en haul, on has on lalöialoinenl, h gauche on ä droito, on
lo tournera dans l'imo on Tanlrc do cos directions..... A la favour de
son polil diamelro, do sa grande (loxihilite, do son ölasücilö et de l'oh-Insion de son bont, cello baieine, engainöe h dessoin pour la rendre absolumenl inollensive, s'insinue non seniemenl avec facilile enlre les surfaces, mais ello en snil inevilableinent les contours. Cost quo, impuissante ä penölror dans les plans qul lui font rosislanco, olio s'y inllechil, glisso sur onx, el comme en delinilive, le plan lo plus eioignf) qu'elle puisse roncontrer, c'esl la paroi utörine, il on rösnlle qu'elle fail retour vers ollemßino, conscquemment vers un point plus üi porleo do la main do raccoucheur. La direction forccmoul oblique OU courbe quo donne a la baleine ongainee, an momenl oil eile emerge du mandrin, le Irajet intleclii on sens inverse — en forme d'S allongö — qu'elle parcourl dans ce dernier, i'avorise sans doulo singuliörement, cello action... II sufflt presque toujours quo la baleine engaineo ail d(5passe scnsihlemcnt lo nivoau des parlies (jn'olle a con-tourneos, pour qu'elle puisse 6tro saisie par la main de ropöralour qui osl ;\ sa recherche, ol rameneo dans lo vagin, entrainanl avec olio la portion funiforme, qui passe ä sa suite ä travors la filiere du mandrin.
laquo; Apres avoir ramonö dans le vagin, on meine h l'extörieur, les deux chefs du lacel condnctcur, on retirera lo mandrin, en le faisanlglisser le long de celui do cos chefs qui esl muni d'une ganse. On passera dans le chas de cellc-ci le lacs qu'on desire placer. Cela fait, il est evident qu'il n'y aura plus qu'ä tirer sur I'autrc chef du lacel conduclour pour inlroduire ce lacs dans I'antrc ulerin, antourde la partie ä einhrasser, et l'atnener do nouveau an dehors pour le doubler on lo faire servir ä un noeud coulanl, selon (pio le pralicion le Jugora convonable. raquo;
N'ovis avons decrit avec details rinslrumoul do .M. Bouquet, ainsi quo la maniero do I'lUiliser, parce qu'il merito roollement le noiu do pdsse-lacs quo lui a donne M. Dossart, el nous semble bien supericur ä tons les engins similaires.
Kondlaquo; porte-corde lt;ie Blnz. — C'C pralicion a propose uno somlo do grandes dimensions, rectiligne dans la plus grande purlin do son ötendue, aplatie et recourböe sur champ ä sou extrömitd aulörieuro qui, en outre, esl percöo d'un chas allonge. Grdce ä ses dimensions, cotle sonde pourrait inemo embrasser I'encolure.
Porte ct Mcrrc-iiraquo;Miil court laquo;le II, Tyvncrt. — Col instl'umonl. Ires
simple et de faibles dimeusions, laquo; que le premier venn pent improvi-
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sor et fabriquer sur-lo-champ, se compose d'un fil de fer assez court, recourbe en arc de cercle, du volume approximatit'd'une plumc ä 6crire ordinaire. La longuour et la courburo de rinstrumonl varient avec le volume et la forme de la parlio que Ton veut enlourer. L'une des ex-tremU(''s de la tigo prösenle un anneau peu d6veloppe; l'autre esl re-courböc de maniöre ä former un petit crochel un pen plus long que large. raquo; Uue corde 6lant lixöe ä I'anneau, on passe la tige metallique autour de la partie ä saisir. Le crochet, place on avanl, recoil ensuite le lacs, qui forme avec la tige elle-meme une sorte de cercle autour de la region saisie. Ge petit instrument pent 6tre ulile quand il n'y a pas ä cxerccr de fortes tractions. Dans le cas contraire, son crochet ne tar-derait certainement pas ä s'ouvrir.—(Test surtout au cou et aux jar-rctsqu'il s'applique facilement.
A tons les instrumenlsdontla description precede, joignons la pince h torsion de Charlier, pour la castration dos vaches, dont Zundel dit s'otre servi quelquefois ; mentionnons aussi le porte-corde ä ressorl de Günther, instrument tres ingenieux, mais trop complique et dont, pour ce motif, nous n'ontreprendrons pas la description.
Portc-lacs :i l'iiNugc lt;Ie la cliieiinc, de Jobert (de iMonlhrison). — laquo; Pour la chienne, dit cet auteur, je me suis bien trouve de l'emploi de l'apparcil suivant : il consiste en uno ficelle dite de fouet de 0m,60 ä Gm,7r) de longueur, el deux potits porto-cordos munis, ä une extremite, d'un chas appropriö au diamötre de la licelle, ctä l'autre d'un anneau servant de manche. Los porte-cordos dans lesquels est engagee la licelle sent port6s, joints et paralleles, au delä de la nuque du foetus. Les öcartant par leur extrömitö antörieure, on fait decrire ü chacun d'eux, et en sens oppose, un mouvement circulaire, qui amene cette extre-mitö sous le cou, tont en entouranl cetlo region du petit lacs. Ghacun des chefs de colui-ci est fixe, tendu, ä l'anneau qui lormine en dehors le portc-corde correspondanl. 11 sufüt alors de faire chevaucher deux fois cos porte-cordes snreux-mömes, pourqu'il se forme, sous la gorge, une espece de nceud. Dösormais, on peut tirer sur le tout, en prenanl son point d'appui sur los anneaux. raquo;
Nous ne saurions cloro cet article sans parlor d'un moyen qui, bien quo no pouvant pas 6trc ((ualilie du nom de porte-corde, est capable de rcudre des services, lorsqu'il s'agil de passer un lacs entre deux parlies resserreos. laquo; üepuis trenlc ans, nous cci'it M. Gollin (de Wassy), je ine sers d'un lacs qui porle ä l'une de ses oxtreinites, un rnorceau de plonib du poids de 70iH0Ü grammes. Go rnorceau de plomb pout avoir la forme d'une olive, ou d'un coin, etc. Quelle que seit la forme qu'on lui donne, il facilile singulierement par son poids, le placement du lacs autour de l'encolure, dans le pH du jarret, etc. raquo;
M. Pavereau dit qu'un cordeau muni d'une balle de plomb ü l'une de ses extremilös ne quillo Jamals sa boito d'instrumenls de velage.
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M. Vandorhoydouck, dans dcux cas de prösentation anlcrioure avec la töte replieosui' le cöte, s'esl egaloinonl servi de ce rnoyen et s'en esl bien trouve. Nous prenons la Iiberl6 de lo roconiinander ä nos lecleurs.
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ART. III. — DES FORCEPS.
Le foreeplaquo; usitö par los accoucheurs de la lemme est une espece de forte pinco, composce de deux branches ä peu pres soiublables, röu-nies par une articulation mobile, dont les mors ou cuillers, largeincnt fenßtrees, presentent une double courbure, l'une sw cluniip pour s'ae-commoder a la forme du bassin; Tautre sur plat des(in6e ä s'adapler exaetement ä la convexite de la löte loelale.
Nous n'en dirons ici quo quelques mots, parce que cot instrument, d'un usage si general el si avanlagcux en medecine humaine, est ü peu pros sans applications chez nos grandes femellos. Cost on vain que liurtrel d'Arboval assure laquo; qu'il est des circonstances oü Ton pour-rait en tirer un grand avanlago ; raquo; quo laquo; le secours de eel instrument esl peul-6tre le meilleur moyen d'opörer la parluriliou quand eile no peut se terminer nalurcllemcnt ; raquo; son opinion n'a pas pr6-valu ; el cola, non commo il le dit, parco que laquo; les personnes pröve-nues centre les innovations, quolquo uliles qu'elles soient, aimeront loujours mieux avoir recours aux autres proeödes, raquo; mais parce quo laquo; ces aulros procedös, raquo; donl nous venons dejä do faire connaitre les plus usuels, sent reeliement prel'erables.
Rainard a parfaitemont resume, dans les considöralions suivantes, qui sont d'une grande justesse, l'ospöco d'indiHerenco des vcleri-naires pour un instrument qui a opöre une veritable rövolulion on obstölrique humaine:
laquo; Les mödecins seronl etonnös que jo ne mentionno pas le forceps dont ils retirent de si grands avatitagos. Get instrument, qui a prise sur une töte sphörique commo coile do I'enfant, oil chaque cuilier s'applique exaetement dans toule son etendue, en a beaucoup moins sur cello des animaux, qui est allongee, aplalie sur los cötes, et du roste peu döpressiblo. Lorsqu'on applique le forceps sur le poulain et le veau, il glisso et devienl inutile. Du reste, la facilito quo Ton a d'at-tacher dos cordes sur la machoire inferieure et sur les membres est bien aulrement preferable i\ celle d'app'liquer cot instrument. Que fait le forceps, sinon ce que font nos lacs, qui out en outre eel avanlago de ne point tenir do place dans {'excavation pelvionno ? Lo bassin do nos animaux ost prosquo rccliligno ; nous tirons en ligne droilo avoc nos cordes; ä quoi sorvirail de plus le forceps? raquo; Esl-il besoin d'ajouter qu'il n'est pas do forceps au monde capable de donner une prise aussi solide el en möme temps aussi inoffensive qu'un bon lacs passö dans lo palnron ou un licol de Schaack applique convonablo-ment ä la tele? Ce n'est done, pas par prevention, mais par un senli-
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mont li'ösjiislo de co qul esl bon et utile, que les vötcrinaircs n'ont pas adoptd le forceps.
(dependant, on Allomagno, on paralt s'Atro beaucoup everlnö ä la recherche d'instrinncnls de ce genre, propres i\ I'acililer raccouchement chez nos grandes i'emelles, el les ouvrages de Rueff et Baumeister, de Lanzilloli-Buonsanli, de Fleming, donnent la description de forceps invenles, modifies on perfeclionnos par Jörg, liinz, Günther, etc.; mais l'nUlilö de ces appareils, dont le inoindrc defant est d'etre volumineux, encom-brants, et d'nn prix relativement 61ev(5, ne nous esl pas sufflsamment demontree pour ([110 nous croyions devoir les döerire ici avec detail.
Tout co qne nous venous do dire, ahsoluinenl vrai pour la vaohe el la Jument, no s'appliquo pas aussi bicn a l'accouchement des petites especes. Chez la chtcuno el la chatte, le part est souvenl rendu difficile par le volume do la löte 011 celui do la poitrine, el nn bon nioyen do prchensiou, permettant ä l'occasion do re-dniro les dimensions du IVetus, aurail, dans bien descas, une tresgrando ulilile. Rainard a reprcsenlc des pinces qui ne dilTörenl de cellos diles ii anneaux 011 ä pmsemmt cpio par la disposition do leurs mors on forme do cuiller, dont la face concave prösenle des asperiles rappelant celles do la ri\po. On en a couslrnil dont los branches sonl rectilignes, el d'anlres chez lesquelles cos branches sont incurvöes sur champ, ä la faron des cnillers du forceps uliliso chez la femme. Les unes et les autres peuvent prösentor des dimensions varieos pour s'accommoder k la taillo ögnlcmonl trös variable dos femollcs. — Ces instruments onl une prise trös solide sur les organcs, tels qu'une patte, lo maxillaire iriförieur, etc., qu'on esl parvenu ä saisir; mais il esl rare quo cola sufliso pour amoner le fnolns dont la tele on le corps presenle un exces do volume, attondu que la partio saisie n'od're pas assez de r6sislance et s'arrache; — d'aulre part, il est fort difficile d'embrassor la t6te avec ces pinces, car les cuillers, qui penetrcnl ensemble, bnllonl conlro cello partle el la repoussent au lieu do s'insinuer enlre eile el los parois ulörines; et, lors uiömo qu'on parvien-drait ä la saisir. on no sorail pas encore certain d'ob-lenir le foetus, puisque la tele elle-memo pout s'arra-Flg. us. ciici, si ]a poitrine a des dimensions trop considerables.
Plnce do Wobei*. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• • 1
Ajoulons qne 1 Operateur pent, a son msu, saisir la
malrice el occasiouncr dos dechirures.
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Los pinces k anneaux out los mßmos inconvönieiils t|iio los pnictt-tlentes; en outre, leur prise cst inoins solide,
l*incc dc Weber. — La pincc de M, Weber (flg, 118), qul n'esl, coinme il lo (lit liii-meine, qu'une modlflcallon (rune aulic pince ein-ployöe depuis longtemps par Leblanc pöre, et invenläe par Hunter pour un autre usage, ge compose laquo; d'uuo tigo do far, longue do 28 centimölres environ, adaptöe par l'une de ses extr^raitös sur un manche on bois, ot so tcrniinanta 1'aulre par deux mors, qui ronncnl pince- Un long lube on miJtal glisse sur la (ige, et porlc ä rextremite placce pros du manche üne vlrole en forme do disque, grace ä laquelle le pouce de la main qui lient I'inslrunient pent pousser le tube, et, dejceUc facon, former la pince. Un ecrou, qui marcbe sur un pas do vis de la ligo, est destine a venir en aide ä la pression du pouce, lors-qu'elle est insullisante. Un doigl do i'autre main de l'operateur, intro-duit dans le vagiu, guide rinstrumont el permct dc saisir la partie du foetus quo l'operateur veut attelndre, solt pour I'amener an dehors, soil pour changer la position du petit sujet, solon les indications (Weber). raquo;
Gel instrument, employö par Leblanc pöre, MM. Benjamin, Weber, G. Leblanc, a döjä rendu des services. Gepondant, il no resout pas encore completemonl le probleine. Un veritable for
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ceps, modilio avec intelligence, non souloment dans
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ses dimensions, mais surtout dans sa forme, voilä, a noire avis, quel sera it le progrös ä realisor.
Lo profosscur Delays, de l'öcole de Bruxelles, el M. Bourrel, do Paris, out teilte chacun do leur cole do r6alisor ce desideratum.
Furceps ile raquo;efayH. — Par un examcn attontif dc la cavite pelvionne choz la chienne, laquelle ne prösente, comine on sail, ni deux bassins separös par le grand
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del roil, ni deux axes differents, coinme chez la femmo,
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Uofays est arrive h cette conclusion que le a forceps dont le vctcrinaire se sort pour accoucher los p(gt;tilos femelles ne doit pas etre unc simple reduction de celui employe chez la femme, raquo; ni prösenter la deuxieme courburo donnöe ä cot instrument par Levret; mais qu'il doil avoir plulol laquo; la forme genö-rale dos lenailles do Pallin. raquo;
laquo; Une autre particularite (iue la pratique nous a egalemcnl r6völce, continue Delays, c'esl lu difliculle
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g. 110. — For-ceps de Defays
pour I'accou-
chemont de la chlonno.
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d'appliquer sur nos pelits animaux rinstrumont tel qu'il est copiö do la Chirurgie humaine. En clfel, le fojlus des carnivores a le con Ires voluminoux; la diffe
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rence de diamölre outre la tele el le cou n'esl pas ä beaucoup pros aussi grande que chez i'enfant. Or, lorsqu'on applique le forceps, rextremite des cuillcrs presse sur lo cou el glisse sous
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la gorge on vers la nuque, el la löte öehappe. Pour remedier ü ces Imperfections, nous avons öohanorö roxirömitö dos cuillers (v. (ig. 119) et nous avons remplacö les crochels par une piöoe qni permet do maintenir les branches rapprochoes. Par ces modilicalions, le ecu esl lemi laleraloincnt cntrc les deux öchancrures du forceps, et la töte est suriisanunenl coinpiiinöo [jour ((n'on puissc'opörer uno certaino traction, sans exposor la vie do la inöre, ni cello dn fa'tus. raquo;
La flgure qui accompagne la description trös soinmairo de 1'instru-rnent, et quo nous reproduisons ici, pourrait donncr h penser quo Defays a modilie egaleinont le systöme d'articulation du forceps, et en a uni les deux branches (rune manioro inseparable. S'il en etaitainsi, I'inlroduclion do col instrument el son adaptation ä la tele serai ml tout aussi difflciles quo cellos dos pinces prccödcininenl decritos, car nous considörons 1'introduction successive dos branches do ['instrument, — quelle que soil la forme qn'on adopto, comme une condition do reussito. Cello reserve faile, nous rcconnaissons quo rechancrure do l'extrömitö antörieure präsente uno utilite reelle.
l/ecolo do Lyon possode dans sa collection d'instrumonls un petit forceps quo l'un de nous (P. Saint-Cyr) avail fail confeclionnor d'aprös celui do Defays. 11 so trouve roduil aux deux mors du pröcedent, les-quels sent susceptibles d'etre reunis ä lour oxtreinitö poslerieurc par une articulation Ires simple, draco a lour independance, ces doux pieces pouvenl etro introduiles söparemcnt, ce qui permet do les glisser entre le frclus el la paroi uterine, sans crainle de pinccr cello-ci. Une lois on place, on les articnlo alln do les maintenir cons-tammont a la nifimo hauteur; puis on saisil ä ploine main lout ce qni depasse la vulve, en proporlionnanl naturollomont la pression a 1'effort do traction, pour quo la pince no lache pas prise. Tres facile i1! placer, ce petit forceps a ['inconvenient de ne pas toujours permottro une pression süffisante, car la main agil sur un bras de lavier plus court que celui de la resistance ol so fatigue proinptemont.
Forelaquo;!raquo; compressciir laquo;le iionm-i. — M. Bourrel, qni s'est consacro exclusivement a la mödocine el ä la Chirurgie des petits animaux, a fait rcssortir, dans un memoirc prosentö ä la Sociölö contralc de mode-cine vdlörinairc (1874), quo, par l'emploi dos instruments usites jus-(|ue-lii pour rextractlon du fostus, on röussissait raremcnl ä l'ob-tenir vivant; lt;iue, prcsque toujours, on ne parvonail ä I'extraire que par lamboaux, et que, en definitive, on pratiquait le plus souvent une veritable embryolomie. Ires penible pour la mere, en raison des tractions inlonses ol reitöreos auxquelles on clail conlraint dose li-vrer. Altribuant, dans la plupart des cas, ces difficullds ä l'exces do volume du foetus, el s'inspirant sans doule d'nne operation (cepbalo-tripsie) pratiquee dans des circonstances identiqiies par les accoucheurs sur la tele do ['enfant, M. Bourrel a en I'idce do diminuer lo volume du fcelus, laquo; de le lamincr eu quolque sorte, comme lo fail
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pour sa proio le boa constrictor, a(in de pouvolr ringurgiter raquo;, co qui lui a pormis do supprimer laquo; Topöralion giislro-hystörotoiniquo et rombryolomio, qui, dit-il, no sonl jamais coiironn^os do succös, möme lorsqu'olles sonl pratiqucos h temps. raquo;
Afln d'arriver ii co r6siiltat, M. Bourrei a fall construire im forceps
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(fig. 1^0) a mors prolong(5s, lonni-n6s par une parlio elargio, (Iispos6e en cuillor et fcnelröo dans sa partio centralo. A pen pros reclilignes dans unegrande partie do lour longueur, cos mors s'incurvent sur plat et snr champ ii lour exlrcinilc ölargio. A l'extrömitö opposöe , los branches sont pourvues d'unevis do pression ; ajontons qu'ellcs sont unies par une articulation qui ponnct de los s6pa-rer pour losinlroduiro isolcinont.
Gomprenant avec raison qu'uu seul instrument nesaurait convenir ä loulos les fomelles carnivores, de taillcs si varides, M. Bourrei a fait (Stabllr des forceps dc cinq longueurs dill'ercntes, — do Om,Al, 0m,38, O-'^S, 0m,24 et 0ra)22; — les trois premiers sculs sonl pourvus do la vis de pression; on a cm pouvoir la supprimer pour les autres, en raison do la moiudre resistance quo doivent offrir les foetus ä la reduction.
Pour so servirdoces instruments, il faut d'abord söparcr les branches en ramonantla vis dans le prolonge-ment de cello qui la porte (brauche dite male), ot en tournant la töte plate du tonon d'arliculatiou dans la direction de la mortaise quo prolaquo;
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sentc 1'autre hrancho (brauche dite
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Kig. 120. — Forceps do Uoui-rol.
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femelle). Puls, lachionne ötant pla-c6e sur une table et reposant sur Tun des cöles ou mome sur le dos, — apres avoir reconnu, par roxploraliou, la presentation ct la position du foetus, — on introduit success!vement les branches du forceps prealableinont froltöes d'huilo, en les inclinant do fa^on quo Tex-tremitö de la cuiller glisse sur la paroi ulcriue el no fasse pas saillio du Cülc du foetus. La concavile do la courbure sur champ est gönöra-
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VMnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTETRlCUES.
lement lournöe du c6tö do la sytnphyse. Si lo foetus a do la tendance ä fulr, un aide s'oppose ä son döplacement par nno pression möiho-dique exercüo sur 1c venire. Les deux branches dn forceps, inises en place, soul arlicul^os; recartoment des poignees indiqne que la (ele on toute anlre region so Ironve saisio; la vis osl placeo, puis serrco, co qui clel(gt;rinine I'aplatlssemont de la partie saisio. Semblable opera-lion est faite dans lo sens perpcndiculairo, apres (juoi on exorco do 16göres traclions, qui, peiil-ölro, aineneronl la soilie dn fcolus. S'il en ölail anlroinenl, il conviendrait de 1c Ifnn'mcr d'uno faQOD pins coni-plolo on I'aisant agir lo forceps sur des regions plus anlorieurcs. Pour cola, M, Bourrol (i) conscillo d'inlroduirc un douxieiuo lorceps, plus long quo le pröcödont, pendant que, grace h ce dornior, on maintient lo foetus en arriero, L'ölroilesso dos voies inalernolles rend sonvonl cello manoeuvre difficile on mömo impossible ; dans co cas, on rolienl lo foetus an inoyon dune örigno, do pinces a pansomonl, etc., ot Ton porle le forceps an delft des parlies primitivement saisies, pour opöror do la memo facjon que sur cos dernieros. Cela fait, il no rosle qu'ä amener le foelus, qui so reduira sans diriicultcs söriouses aux proportions du bassin ol sortira tout entier.
L'idce trös juste do M. Bourrel ol la pratique qui en decoulc nous paraissent dignes de loule l'attention dos velerinaires aux prises avcc les diriiculles do l'accouchement dos potiles fomollcs.
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AltT. IV. — DES CROCHETS,
Los eroohets soul dos tiges do for do dimensions variables, recour-lieos vers rune do leurs exlröniilos, qui so lorniine on outre par line poinlo mousse on plus on moins aiguo (fig, 121. 122, J23 el 124).
II sont d'un usage Ires fröqnenl en obslölriquo völerinaire, et ren-denl journellement d'importants services ä la pratique. A la v6rilö, on doit lour pröfercr les lacs ot lo licol-forceps tonlos los fois qu'il y a possibilitc do placer conx-ci ; mats, cello reserve I'ailo, les cas n'en sont pas moins noinbreux oü los crochets pcuvont remplir do tres ulilos indications.
Los formes et les dimensions do cos instruments sont oxli'omoinent variöes. II en est do courts, d'autros longs ; il on est dout la poinlo est mousse, d'autros oil eile est aiguö, aiTondie, on plusou moins tran-chantc ; mais cos dorniers (flg. 121) ne sauraient etre considörös comme des inoyens de prehension ; ils ne convienuent guöre que dans l'embryolomie, et encore ! — 11 en est qui sont arlicules dans lour partie rocourbco, de maniöro ä teuir moins do place dans la main, quand on proeöde ä lour intromission. Los longs presentcnt ä
{1} Communication ineclitc.
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lour oxüömiiö opposde ü la poinio, im manche, nno polgnöej snr la-(|iiollo on pent lircr sans antre inlorinödiairn; los courts offrcnl ä cette möme oxlremili'i im Iron, mi onil, une anso, oü poul se fixer une cordo, an moyen do laquello on oxorco los tractions. Nous don-nons, coinme spöeimon, la lis'nro d'mi certain nornbro do cos cro-
A
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Fig, 121.
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Fig. \11.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig, IM.
Crochots divers.
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Fig. 124
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chots, ce qui nous dispensera rl'en donner une description pins ötendue.
[jcs praticiens no soul pas d'accord snr la pröförence ä accorder ä chacun do cos crochets : les uns pröförenl los courts, parce ([u'lls pouvent so caclior onlioronicnl dans la main pour 6tre portös dans los organes gönilanx, et que la cordo dont ils soul munis permet do don-nor anx tractions la direction la pins favorable, landis quo la longue ligc dos autres gone los manoeuvros ultörieures ol pout, on outre, idossor los organes maternols; — d'autres praticiens pröförent los crochots ä manche, qui lour paraissont plus facilcs ä placer, nno main Smnt-Cvh ft Violet, — Obstätrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i8
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7äinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS ORSTliTniCALES.
aglssant sur lo manche, tandls quo l'autre main conduit la polnte dans l'inl^rieur des organes do la möre. Ces preföronces dependent saus doulc beaueoup de l'lialjilude quo cliacnn a acquise de so servir des mis on des aulres do cos instruments. Jl n'y a pas, ici, d'exclnsion ä prononcer, et chaque prallclen doit avoir, dans son arsenal obsl6-trical, plusieurs do ces crochets, do forme el do dimensions variees, alin de pouvoir choisir an besoin celui qui s'adapte 1c micux. aux indications ä rcmplir dans cliaquc cas particulicr. Ajoutons quo M. Roger (do Roulmix) a fait connaitro imo combinaison qui reunit les avanlages des uns et des aulres. Son instrunient se compose : 1deg; laquo;d'une lige de ferde 70 cenlimelres environ, lenninee ä nne exlrö-mile par im arc de cerclo pouvant servir au besoin de repoussoir, ä l'autre, par une ospece de mortaiso destineo ä recevoir I'anneau dn crochet; — 2quot; d'un crochet ordinaire long de 10 cenlimelres environ, dont I'anneau porle-cordo est entaille ä sa dcini-circonfcrence inlc-rieurc, de faron ä penölrer ä frollement dans la morlaise de la lige. laquo; l'our s'en servir, on fixe ledil crochet dans la morlaise, et on lend vigoureusement la corde le long de la lige, l'arrßtant par qucl-ques lours et un noeud ä l'arc de cerclo terminal : on conslitue ainsi tout simplemcnl le crochet ä longue lige et on l'einploie comine il est d'usagc pour celui-ci. Une fois l'instrument bien lixc dans l'or-•Äk bite (M. Roger se tronvc Ires bien de ce point d'appul, et n'a Jamals constalö la moindre lesion
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du globe oculaire), on dcfail les quelques lours
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qui allachenl la corde ä la lige, mamlonant g6-nantc ; on retire cellc-ci el on se trouve avoir trös facilement place le crochet court ä lacs, qui, d6-sormais, reslo seul. raquo;
Dans Ions les cas, la partie rcconrbee du crochet no doit pas avoir do trop grandes dimensions; moins ellc est volumineuse, el plus facileincnl eile pent etre introduite sans danger do blesscr la mere ou roperateur ; eile doit pouvoir se ca-chcr facilement dans la main ; e'est pourquoi nous ne I'aisons pas mention des crochets multiples qui ont 616 figures par Itainard. Quelques praliciens, avanl do porter le crochet dans l'nlö-rus, ont la precaution d'enfoncer la pointe dans un bouchon do liege muni d'une longuo licclle, qui rcsLe hors do la vulve el permet do rclirer le bouchon quand on est arrive sur lo point oil
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Fig. 125. Oorhets tic Darreau,
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le crochet doit elre implanle.
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Darreau a fait subir ä la courbure du crochet lino modlflcation qui parall devoir elre adoplee : au lieu de lui faire decrire un dcmi-cercle ä pen pros regulier, il recourbe cello partie
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DES GUOCIIETS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 755
ä angle aigu (voy. i\g. 138), el cello simple inodilicalion a pour ed'et, tont ä la fois, de facilitor rimplantation et d'assnrer la soliditti de la prise.
Lieux d'implantation des cnociiicTs. — Los parties du fffitus oü Ton peut iiupliinter dos crochets soul tres nombronses; nous allons los passer en revue, on indicpiant les avantagos et los inconvönients quo prösente le choix de chaeun de cos points.
ideg; Les chairs. — Tontes los parties charnnes du loetus, nolainment roncoliire, la cronpe, les t'csses, prösonlent nno surlaco commode pour rimplantation ties crochets. .Mais, si la prise est facile, eile n'ol-l're pas nno grando solidite. fle mode d'implantation pent cepondant reiulro dutilcs Services quand on n'a pas bosoin do döployei' une grande l'orco detraction, et Ton s'en servira parl'ois avantageusement, ä l'exemple de Lecoq (do Bayeux), pour redressor cerlaines parlies dc-viöes, notamment rencolure. Mais il faut (pie la main de roperateur ne quitte pas le crochet ; qu'elle lo surveille atlenlivement, aün d'eviter les accidents redoutablos qui pourraiont so produire, — et qui so comprennent trop bion d'oux-mömes pour qu'il soit bosoin de les speciüer autrcmenl, — si le crochet venail ä lacher.
On eprouve quelquel'ois une certaine repugnance ä implanter des crochets dans les chairs d'un petit quo Ton reconnait vivant; cepen-dant, si Ton rcllcchit qn'on ne craint pas, dans los meines circons-tancos, do les implanter dans la symphyse maxillaire, dans i'or-bito, etc. ; (pie memo on ne recnle pas devant la nöcessitii do mutiler, do tner le foetus dans lo sein de sa mere pour sauver cello-ci, nous ci'oyons qu'il n'y a pas h hesiter, lorsqu'on a I'espoir fonde do sauver la more et lo petit, an prix d'une plaie mnsculaire, dont la cicatrisation ost d'ailleurs gcneralement facile ot rapide. — Inutile d'ajoutor quo cos scrnpules n'existent pas quand on a la certitude quo le petit ost inort.
^deg; Alaquo; trie. — La töte prösento plusionrs points qui so protcnl faci-lenieut ;\ rimplantation des crochets ; lols sont, notamment, la symphyse du maxillaire, l'orbite, la voüte palatine.
La symphyse maxillaire oll'ro nn point d'implantation commode, mais pen scjlido. On pout faire pönelrer lo crochet do dehors on dedans, on porlant sa pointe sons le monton, ol on Ini I'aisant percer d'abord la peau, pour la faire ressortir dans la boucho ; oil luen, au conlrairo, do dedans en dehors, en introduisant lo crochet dans la boucho, ol en piquant lout d'abord la muquousc. Le premier pro-cedö est preferable.
laquo; 11 fut un temps, dit Rainard, oil les pralicions onfoncaiont un crochet dans les chairs, onlre les branches du maxillaire införiour, au niveau de lour rönnion. On y a prosque ontiörement rononce do nos jours ä raison du pen de solidite de co point d'appui, quo des tractions un peu fortes font coder, ot do 1'doartement do la symphyse
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OPERATIONS OliSTKTRICAUiS.
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qui on rösullo, onsuilo du clöcliircinoul des chairs. raquo; Tonlos los fois qu'un lacs pourra oü'o placö an col du maxillaire, on dovra done le prö-förer an crochet.
Vorbite oflVe un point d'appui beaueoup plus rösislant. liainard gemble crolre qu'on no pent planler Utl crochet dans ce point saus eiidoinmauer gravement le yiobe ocnlaive ; anssi, no conseilio-l-il do le Cairo laquo; quo dans le seid cas oü le l'a;liis ost mort raquo;. Gependant, ajoute-l-il, laquo; lorsqn'il n'y a ((no co moyen de rodresser la tele chez un veail vivanl, il taut le tenter raquo; ; car laquo; inieux vaut avoir un vean bor-gne et vivant, quo mort avoc sos deux yeux intacts raquo;. Los craintes de liainard sonl exagerces ; des fails nombrenx pronvont qn'on pontpar-laitoinent implanlcr un crochet dans les orbitos sans löser le globe de reell', qui so rötracle au tond de sa cavilo, par Faction du inusclo droit posterieur, quand il sent le contact d'un corps etran-ger. Sans douto que cot benroux snccös depend un peu de rhabilcte de roperateur et nn pen aussi du basard. Mais, düt-on crever un oeil au petit, co n'est pas un motif süffisant de so priver de co moyen, qui a rcussi dans beau-coup de cas, entre les mains de noinbreux praliciens.
Schaack, en partlculler, a fait un frequent usage du crochet iinplanlc dans Torbito, pour l'extraction du fffilus de la chevre ctdola brobis, chez Icsquolles l'ötroltesse du bassin ne permel pas d'appliquer le licol-foreeps. Voiei comment il operait : laquo; Lo crochet dont jo me sors, dil-il (v. lig. 126), csl a lige ; la pointe cn est ömousseo et lege-remcnl aplatio. S'agil-il de lirer sur la tote d'un ebovreau ou d'un agneau? Ue la main gauche je vals d'abord saisir le museau, et j'implante l'extreinitö de l'indcx dans l'or-
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Fig. 126.
Crocliot do
Schaack.
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bitc droile; de la main droitc, je porto ensuitc le crochet dans Torbite opposöe ; lo pouce de la main gauche l'y inain-
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tieut implants, en tenant sa tige joinle conlre lo chan-Ireiu. De cette facou, je puls tiror ä deux mains, unc sur cbaqno or-hito. tout en maintonant le bout dn nez en bonne direction (1). raquo; Schaack ajoule que Jamals il n'a vu la pointe du crochet produire la moindro lesion oculaire, bien qu'il Uli alt fallu, dans la plupart des cas, exercer de fortes tractions; aussi dil-il encore, avec sa modoslic ordinaire, que laquo; co moyen lui paralt röpondre assez bien aux indications raquo;. Nous sommes certains quo cenx qui en feronl usage ratilie-ront co jugemont.
La voiili'. pa/a/ine fonrnit encore une prise solide,que plusieurs vele-rinaires out quelquefois mise ä prolil. — On so sort pour cola d'un crochet ä lige un pen longue, que Ton inlroduil dans la bouche du petit sujet; on le failglissera plal sur la languo, jusqu'ä ce qu'il all
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(11 Schaack; communicatton inödtto.
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DES CROCHETS,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;781
tlöpassö le voiln du palais ; on le rolourno alor.s, la |)oinln on haut, et l'on accroche, cn lo rotiraul, la base du vomor. laquo; Gelte numiore de faire, dit Schaack, a donnö do bons rösullats; ollo osl facilo ä exöcuter ol son action osl plus süro, plus diroclo, quo cello du crochet dans uno orbite ; olio n'a point encore prösentö d'inconvamp;iients (I). raquo;
(Vosl surtout choz lo veau, lorsqu'il ost mort ou non viable, ct qu'il importo do terminer rapidement lo part, quo ce moyon d'extraction a ötö omployö avoc succös par divers praticiens. Nous croyons qu'il pourrait 6tre ögalcmont mis on usage choz lo poulain, ot qu'il n'est pas absolument contro-indiquc choz lo fectus vivant, lout en rocon-naissant quo son application pout produiro dos lesions du voile du palais et inoinc de lavoüte palatine, qui rendraient difficile la succion ol par suite l'aliinentation du jeuno animal pendant los premiers temps do la vie.
On comprend quo, pour pouvoir implantcr le crochet comme il vient d'etre dit, il faul quo la tele soil on bonne position, ä l'entröe du bassin ou dcj;\ ongagee dans lo canal.
Quel quo soit, du reste, lo point do la töte oil Ton implante les crochets, il laut so rappeler quo les tissus, möme le lissu ossoux, n'on'ronl pas, chez lo foetus, une bion grando resistance ; d'ou I'indi-cation do n'employer Jamals (ine des tractions moderöes, et do no Jamals abandonner complölement cos Instruments ü cux-inömos.
;{0 Lk rac/iis. — Apres l'embryotomie, les diverses asperiles de la colonno verlebralo, los cötos, les apophyses transverses dos vorlöbres lombairos, offronl aussi des points plus ou moins favorables pour l'implantation do cos instruments. Du roste, cos parties no donnent lieu ä aueune indication particuliöro, ot il sullit de les menlionner purement et simplement.
4deg; Le bassin, — Lorsque lo foetus est en presentation posterieure, et qu'il est besoin d'oxcrcer sur lui de fortes tractions pour l'amener au dohors, lo mieux ost assurement de lixer un lacs ä cluvque membro et de lirer dessus ; c'osl ä la l'ois lo moyon lo moins dangereux et lo plus effleace. .Mais si ce moyon no pout 6lre employö, soil parco quo los membres roslont retenus dans l'abdomen, soil parco ((uquot;on a ötö force de los cnlover, pour uno cause ou pour une aulre, il faul blen y supplier ä l'aide de crochets. — I^o bassin du foetus offre alors plusieurs points qui peuvont ölre avantagousemcnl utilises pour lour implantation.
Apivs l'ablalion des membres, les rtiuifrs colyloides, par lour pro-fondeur et lour resistance assez grando, soul bien disposoes pour recevoir cos Instruments, sur lesquols on pout exorcor d'assez torlos tractions sans trop do crainlo do les voir coder. — On pout on mel-tre un dans chaque cavile.
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(I) Schaack; communication In^dite.
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758nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPIilUTIONS 0BSTfiTRIC\LE8.
II cn cst do niöme du trou ovalaire et do Yarcnde puhicnnc —Ponr cos deux dornicrs points, on s'y proud difKrommont, sulvant quo los monibros poslörieurs out ctö enlovös on non. —Dans lo premier cas, los os du bussin ayanl ölö plus on moins denudes, on pcul implantor los crochets do dohors on dedans. —Dans lo second, il faut d'ahord incisor largoment snr lo polit sujot tons los tissus, dopuis lo coccyx jusqu'ä l'arcadc ischialo ; introduire, par colto ouvortiiro, la main dans son bassiu et on arrachor los viseörcs ; puls, dans colto cavitö ainsi döbarrassco, reintrodniro la main armee du crochol, quc Ton lixo, seit aux robords du trou ovalaire, soil au bord anlöriour do la symphyse pubiennc.
On voit quo, dans tons los cas do prösonlalion poslörieurc, l'emploi des crochets suppose lo sacrifice du foetus, tandis quo, dans la presentation anldrieuro, on pout oncoro assoz souvonl, I'oblenir viviint.
AVANTAf.ES ET INCO.NVKNIK.NTS IIKS CBOC.IIETS. — Los Crochets COHSti-
tuontuu inoyon simple ol oxpödilil'do saisir l,c foetus; leur implantation pout so faire sur des points nombrcux et variös; olle csl possible dans bien des cas oil lo placement des lacs, et ä plus l'orlo raison du licol-forcops, no poul so faire, lis peuvent servir, non seulement ä tiror sur lo foetus tol qu'il so prOsonle, maia oncoro fi opörer diverses mutations, ä ramener on face du delroit teile partie qu'il Importe d'on rapprochor, el quo la main no pout saisir on csl Impuissante a döplacer toulc scnle.
Mais, ä ciMc; do cos avantages considerables, ct qui lour assignent uno place imporlanle ou obstötrique völörinairo, los crochets out dos inconvenionls serioux, quo lo pralicion no doil jamais pcrdrodo vtie. — Et d'abord, lour introduction dans la matrice n'est pas chose aussi simple qu'elle pout le somblor au premier abord ; les contractions do co viscero engourdissent la main qui porte I'instrumenl ; il poul s'6-cbappor desdoigls; sa poinlo poul so devicrol blesser Topörateiir. Leur emploi ontraiuo nöcossairomont uno lesion dos tissus, sans importance aucuno quand le polit osl morl, mais qu'il convienl d'öviter aulanl (pie possible si le foetus esl vivant. Mais on pout presque dire quo ce soul h\ los moindros do lours inconvenionls. En effet, los tissus dans lesquels on los implante n'ollVont jamais qu'une resistance mediocre, si bien qu'on ue pout employer avoc oux qu'une force de traction nio-döreo, insufflsanto, dans bien dos cas, pour vaincro la rcsislance qui s'oppose i\ la sortie du f(Elus. Si on I'oublie, si on tiro Irop violoin-niont, les tissus crdcnl, le crochet s'ochappe, el va labourer les orga-nes do la mere, oil il produit des lesions graves, des dechirures clonduos, auxquelles eile succombe ires souvent. D'autres fois, e'est la main ou le bras de l'opörateur qui ro^oivont les allointcs de cos instruments dangcreux.
Co ue soul point lä dos raisons docisives pour renoncor aux avantages qu'on pent on relircr; mais ce soul des motifs qui doiveut rcu-
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DES CK0CI1ETS.
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(Ire prudent dans lour cmploi. — Toutos los fois quo la chose sora possible, 11 faudra lour pröforor los lacs, lo licol-forcops, qni n'odronl aucun do cos dangers el qul ponnotlont de döployor une force de traction aussi önerglque qu'on pent la ddsiror. Si le cas exigo qu'on ait reconrs aux crochets, il fant (pie I'accoucbeur, la main inaiiilonno constamincnt ä lour porlöe, snrvoiilo attentivcmont lour aclion; qu'il dirigo avoc intelligence la force dos aides, la proportioimo ä la resistance dos lissns, ol rurreto dös qu'il s'apcrcoit quo lo crochet menace do lAcher prise. A cos conditions, on pent, nous lo repölons, on obtonir dos avanlagcs nombronx el incoutostublos.
Pincc Aiuirraquo;gt;. —Pour en fiuir avoc los nioyons do prohonsion, nous dirons quelqiies mols d'uu instrument assez ingx'mieux, inventö par M. Audni, vötcrinairo beige, ä l'usago dus grandes femelles, etauquel il donno lo nom do pince-forceps ou encore d'accroche-fostus.
Cost imo pinco (flg. 127) assez somblable par sa forme gcn6rai(; ü cotlo autro pinco appolöo mouchette, donl on so sort pour mattriser el condnire les tauroaux mechants. Ses mors sont laillcs en bisoau el munis dc rainurcs. Sur l'un des mors, so Irouvo un petit Iron, dans lequel vient so llxor uno ficelle qui s'engage dans rooillct do la brauche opposce, ot sur laquelle on tiro pourouvrirla i)inco. FjOs deux branches do cellc-ci, tres courtos, portent chaenne un (cillot ä travcrs loquol passe uno corde dont les deux chefs so röunisscnt hionlöl en uno corde uni-quo. Qnand on (ire sur collo-ci, los mors de la pinco so rapprochent ot tionnont les objets qu'ils onl saisis, d'autant plus solidomonl quo la traction csl, plus forte.
Pour so sorvlr de cetinstrument, on lo proud dans la main, les quatro doigts sur les branches; on Tintroduit dans la matrico; on (ixo les doigts sur la partio ä accrochor; on tire, du dohors, sur la (icello qui fait ecarlor les mors; on pousso rinslrumont contre la region quo I'on vent sai-
sir; on lire sur la corde qui fail, rapprocher los inors, ot la partio so Irouvo prise ol flxee assez solidomonl. — Du roslo, M. Andre reconnail quo son instrument n'ost pas un moyon do traction bion cnergique, mais plulöt un moyon do contention, do fi.vile; mais ä ce litre, il croit qu'il pent rondre des services. 11 l'a appliqud mainlos fois ä la mil-choiro införionre, ä la snpörionre, ä l'oreille, pour amener la löte en bonne position; ä la corde du jarrct, pour rolovcr 1c membre postc-
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riour, quc la main soulo no pouvail raiucnor dans lo canal; anx membres do dovanl, etc., olc, ot lonjours 11 a en ä so loner dos cfCels qu'il en a oblcnns. — G'ötalt nn molif süffisant pour no pas passer celte invonlion coinplolonient sous silence.
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ART, V.
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DES REP0U8S01R8,
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Los repoussoirs sont des instruments doslinös, ainsi quo lour nom l'indique, ä repoussei' vera lo fond do l'utörus cerlalnes parlies donl la prösence, ä proximile du dölroil anlönour on dans co doli'oit lui-nunne, conslilue nn obstacle ä la sortie du foetus. Co sont oxclnsivo-monl dos agents do reduction.
Formes csscntiollomonl d'uno ligo rigide do 70 ä 80 cenlimölros de longueur, los repoussoirs prösentont ;\ lour cxtrömilc antcriouro uno disposition variable, qui pormot do prondrc un point d'appui snr 1c fcB-tus; lour extremile poslcriouro ost pourvue d'uno poignee, qui en fa-cilito remploi.
Lo mcillour ropoussoir est assuröment la main, qui a sur ious les Instruments possibles d'inappreciables avantagos : olio sent les parties sur lesqucllcs olios s'appuic ; olio porcoit la resistance qu'elles lui offrent et avertit l'opörateur du degrö de force qu'il devra deployor pour la proportionner ä cotte mömo rcsislanco ; olle s'adaple mieux quo n'lmporte quel instrument aux surfaces plus ou moins arrondios ot ordinairement onetueuses, glissantes du corps du foetus; aussi n'a-t-on pas ii craindre los ickappiei et, avec collos-ci, les lesions parfois fort graves de l'utörus, qui en soul fr^quemment la consequence. Cost co qui explique quo certains praticiens rejetlont complölemonl l'usage du ropoussoir. Scbaack etait de co nombre : laquo; Pour mon complc, nous disait-il, je no trouve aueun avaiilngo i\ operor la propulsion aulremenl qu'avec la main. Si mos forces seules no sont pas süffisantes, ot si j'öprouve lo besoin d'ölrc secondö, jo commande a un aide de me prendro lo bras droit, avec uno de sos mains, d'ap-puyer l'autre sur mon opaulo gauche, et de pousser avec moi (1). raquo; — Par co moyoii, qui parail avoir toujours sufli ä son auleur (lequol, il faut lo dire, n'a guöro opörö quo sur cl(!s vaches), raecouebour peul ccrlainoincnt developper une force plus considerable ; mais cela n'augmente pas la longueur do son bras, qui pout elrc msuflisanlo; d'autre pari, il ost parfois neccssaire do maintenir en place les parlies ropoussecs, alin do pouvoir menor a bion quelque aulro opera-lion, teile quo la fixation d'un lacs, roxtension d'un inembre, etc. ; dans des cas semblablcs, il serail necossaire (pic l'opörateur cut scs deux bras dans los organos gönilaux, ce qui csl absolumonl, impossible dös qu'll faut agir i\ tine cerlaino profondeur. Lo rcpoussoir, — blen
(I) Goromnnlcatlon inöditc
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DES REP0Ü880IR8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;761
quo la prösenco cTunc ligo rigide dans les organcsgönitaux soil quelque pougenanle pour le bras dc ropcratour, —pennct do snrinonlei'colli) difücultö.
Nous pensons done qu'on fora Wen de so servir du repoussoir le moins possible, do s'en lonir ä la main loules les fois qu'elle pourra sufflre seule ; tnais nous pensons aussi line le repoussoir no saurait 6lrc coniplelement banni de la pratique.
Un veterinaire, M. I3ninel, a ou cependanl ritlce de remplacer eel instrument par le bras d'un aide, ä qui il conlio la hiebe de mainte-niren place les parties repoussöos,
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pendant (ju'il romplit lui-nieme les autros indications. Cost la un excellent moyen. A roperaleur d'apprcciei' squot;il doit le prdlercr an repoussoir ; mais il n'onbiiera pas que, daus la pratique dos accou-chements, il ost toujours bon de se suflire ä soi-meme.
llcixiusNoir iirliruli'. — L ai'SO-
nal de Chirurgie do l'ccole vetöri-naire do Lyon possöde un de ces instruments, qui se trouve repr6-senle par la ligure 12S. A son extrö-mitö antöricuro, co repoussoir ost pourvu de deux pieces articulees et disposeos do teile sorle qu'ou pout ä volonte les rapprocber de t'a^on ä en rendre 1'inlroduction el la sortie faciles (flg. 128, a), ou
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les mettre dans uno direction per-
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pendicnlaire ä la Iige, lorsqu'on
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Vie. Iraquo;raquo;. Repoussoir arliculc.
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Fig. 129. Ropoussoll' simple do Diirroau.
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veut utiliscr I'instrument.
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Plus complifpie et plus eher que le suivanl, ce repoussoir ne nous paraitcependant i)as plusavanlageux.
Uepoiisgoir simple laquo;le raquo;ttrrcnu. — Ce pralicien se servait do deux ropoussoirs, donl un, dlt ä olive, sur leqnel nous revieiulrons un pen plus loin. L'aulre (flg. 12!)) n'est ([u'une simplilicalion do celui qui vient d'etre decrit; il siniule unc petite fourcbe ä dents Ires courles, et se compose d'une lige de for piesentanl ä une exlrcmile une piece transversale de quclques centimetres do longueur, incurvee en forme do croissant; I'autre extreiuile est pourvue d'un manche. 11 sul'lit de jeter un coup d'oeil sur la ligure, ci-jointe pour coinprcndre les usages ot la manoeuvre de cet instrument trössimple. IJ'op6rateur saisit d'une main la parlie act do I'instrument, qu'il introduit avee precaution dans les organcs maternels, et qu'il melon rapport avec la region du I'oeUis
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702nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OüSTETHICU.ES.
qul so präsente dans le dölroit ; il saisit, do I'autro main, la poignde b, appuio sa poitrino contro roxtnJinilc cvasee c, ol pousso avoc une force on rapport avoc la resistance qu'll s'agit do vaincrc.
Boancoup do praticions iinproviscnt nn roponssoir qul pent rcm-placcr celni do Uarroau en sciant, ü qnelquos contiinotros do la bifnr-ration, les deux dents d'nno fonrche on bois. M. Lo Dcrro scie quel-quefois inögalenaent cos dents, laquo; rime presqu'au ras, 1'antro plus loin raquo; ; la plus longuo est introduce dans I'anus ot la plus courlc liorlc snr la symphyso, lorsqn'il s'agit do reponssor on do maintonir au loin le train postcrionr, — snrloul dn ponlain niort(l).
#9632;li-lioussoirM i\ anneau on li Itilhoqiicl. — QuclqUCS
v6l6rinaii'os remplacent 1c croissant dn roponssoir do Darroau par un anneau mötallique de S ä !) conlinie-tres de diamötro, lixö porpendiculairenicnt a l'extl'ö-milö de la ligo. Ainsi constrnit, rinstrninent rosscin-ble assoz au possairo ä bilboquet (V. cc mot). II s'appliquorait tres bien sur los surfaces arrondies ct saiilanlos du foetus, Idles quo Tangle do l'öpanlc, celui do la haneüe, la pointo du jarret, etc., ct il anrait I'avantage do glisser moins i'aciloinonl quo le repous-soir preccdemmont docrit (2).
Hinz a proposö, pour agir snr la töte, un roponssoir particnlicr. G'est un gobclot do bois dans loquel pout se loger lo musoan dn feclus, el qul est terminc par une longue tigo avoc manche (Zundel).
itrigt;oiiNsect;oir fi oiivlaquo;gt; laquo;le Darreau. — ('ot instrument a elö invente parlicnliercmcnt pour ropousser les membres, snr les rayons inl'ericurs desquols il n'ost
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gucrc possible de prendre un point d'appui solide avoc
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le roponssoir ordinaire. 11 no diflere dn porte-cordo droit du mönic auteur quo par radjonction d'nn anneau sur lo eulö du manche (flg. J.'IO). Pour agir sur un nicinbro, on 1c saisit au paturon au moyen d'un
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lacs dont on passe ensuite lo chof libro dans I'ouver-turc de l'extrömitö olivaire do rinstrumonl, pnis dans l'anneau du manche, oü on lo llxe solidement.
Nous avons döerit anlörionromont un porte-cordo
roponssoir do M, Thomas, qni a beanconp d'analogio
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Fig. 130.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; avoc colui-ci; il en dilfrro Dependant par la disposi-
Repoussoir ii ollvo \-um (i0 SC)n cxlreinite anlöriouro, qni portc donx do Oarreau,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,. . .
ouvertures. On peut, grace a coltc disposition, serrer
plus elroilomoiit le membie qu'il s'agit do reporter au loin,
Le poi'te-corde roponssoir do M. Lo Uorro peut otro place sur lo
(1)nbsp; nbsp;\oin coinlt;nuniC|uä6.
(2)nbsp; JuiiKiiT (da Montbrison) ot Gollin (illaquo; VVassy)j notes connuunlqados.
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MOYENS PROPBES A DEVELOPPBR hK FORCK.
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mdme rang quo los precödents ; comino oux, il n'oxpose pas aux echapptes, ol, de plus, il pout s'improvisor ais(5mont.
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ART. VI. — DES MOYENS PROPRES \ DfiVELOPPER Ik FORCE NECESSAIRK
EN OIISTETRIQUE.
Lorsquo los voios maloruollos onl des dimensions trop räduites, on quo lo frclus prösonle un cxcös do volnmo, soil on raison dc son devoloppcinenl on do sa conformation inonstnionso on inahulive, soit par suite do la inanvaiso direction do la töte on dos niombros quo i'on no pout rödniro, il dovionl ncccssairo, pour lui fairo I'ranoliir les passages, d'exercer snr lui dos tractions qui peuvent ejdger i'emplol do forces considerables. 11 en est do memo lorsqu'on vent pratiquer i'avuision d'un membre, — operation quo les circonstances imposent li'ö([ncinment,.
Cost habitnollomont ä des aides que Ton a roconrs ; lo nombre on ost proporlionnö ä la rösistance qu'il s'agit do snnnonlcr. II ost bion (liKicilo de fixer co nombre, atlondu (pie roffort nlilo dövcloppö par chaenn d'onx depend do plusionrs circonstances, tolles que la solidilö do la prise sur lo lacs, la stabilile plus on inoins grande de i'appui, la position droito on pencheo quo Ton doit occupor, — circonstances auxqnellcs il convicnt natnrelloinont d'ajonter la force individuelle, qui est trös variable. A notrc avis, les nombros tixös par los öcrivains vcterinaires no signilienl done absohunent lion. Pour des motifs laisscs i\ l'appröcialion do I'accoucheur, qui prel'ero, pour lo cas par-licnlier, l'emploi de la force ä I'embryotomie on ä l'opöration cösa-rienne, lo foetus devant passer tel qu'il ost, nous croyons qu'il no pout y avoir d'antro regie cine colle-ci : röunir un nombre d'aidos süffisant pour vaincre la resistance qui so prcsonto, avoc eclto attention, tou-lefois, do n'opörcr I'cxlraction que lontemont, progrossivemont, alin (pie les passages puissont so dilator ot le fenlns so röduire dans la niesnre du possible (Violol). On dovra ögalement faire coincider les tractions avec les eflorts expulsifs, quand il s'on produit encore.
Mais il pout arrivor que les aides dont on dispose soiont trop pen nombroux. Dans dos cas somblables, on a quelquefois ulilisi'; la force d'un cheval on d'une pairc do beenfs. Ge moyen semble brutal, el il lo serait, en oll'et, an plus haut dogrc si Ton so sorvait d'un cheval ardent, emportö, qui no cossorait do tircr qn'aprÖS rarracbemont du icotns. Un lei proccklo conslilnerail uno veritable abdication de I'in-lelligence an profit do la force brutale. 11 n'ou ost plus lout ä fait do inßme lors(|iio lo cheval ost docile, qu'il appuie lentement sur lo collier ot qu'il s'arreto an coinmandcinent; c'esl, du roste, do colic fa-con que 1c beeuf utilise lui-meine sa force. Lorsquo cos conditions sent reunies, nous no voyons pas do diflorencos sensiblesentre Tolfort produil et colni qui rösnlto do raclion siinullanee d'un grand nombre
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OPßRATIONS ODSTETRlCALliS.
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d'aides. Tonlofois, ou dovra toujour.s prel'örer ä ce moyou l'un dos sui-vants (Violet).
On emploie ögalement lo cabestan, 1c treuil, — surtout lo lour do voilure, — la roue d'une brouelle ou autre vöhicule, autour du
moyou do laqiiollc s'ouroulo lo lacs. On peul döveloppor avoc l'aido do cos machines uno trös grande puissance, dont l'action lonte, sou-tenue, est susceptible do so graduer ä volontö.
On pent ou dire aulanldes moudcs (flg. 131), moycn ögalomont Irös puissant, moins priraitif peut-ötre quo le treuil, plus öloganl, dirons-nous, ol qui parail ölre on favour aupres d'un assez bon nombro do velerinuiros. laquo; La moufle, nous öcrivait M. Verrier, de Ilouon, ä la dale du .'i novembro 1873, parail devoir distancer lous los autres agents de traction ; chaque velerinairo, aujourd'hui, on a loujours une pelito paire duns le caisson de sa voilure. (Test M. Bourgeois, de Reuen, qui est le promoteur de co moycn. raquo;
Quel quo soil colui de ces moyens qu'on mello en usage, commo
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Fig. 181.
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la resislancc ä vaincre est souvent trös grande, il arriverail ordinaire-ment qu'au liou d'exlrairc le foetus on enlraincrail la more, si Ton no prenait la pröcaulion do rimmobilisor; ii faul done praliquor la contre-extemion. Pour cola, il sorail Ires dangoreux, on 1c cornprend sans peine, d'atlacher simplement la femelle par la löte ou par 1c cou ; il fuul fixer lo train postericur, ä l'aide de cordes, do platcs-longos, ou do cello partie du harnais qui poiio le nom d'avaloire, G'esl uno complication, mais uno complication absolumenl indispensable, avec los proeödös d'extraction ordinaire.
On övitora col ombarras par i'emploi de la machine ohslclricale do Baron.
lt;%Igt;parciI ii lt;rnc(ioii soufenue laquo;lc Karon. — Co VÖlÖlinairo a en ellot invente, on 1838, uu appareii trös ingenieux, pour exlraire le HjoIus dans les cas diflicilcs, qui, prenant ;-on point d'appni sur le derriöro do la femelle, non seulcment dövoioppe uno Ires grande force extractive do la maniere la plus douce el la plus InoiTensive possible, mais opöre lui-mOme lacontre-exlonsion dans une mosure exactoment pro-
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MOYENS PROPRES A DßVELOPPER LA KORCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 705
porlionncllc. Nous ompruntons an rapport de Garreau ä la Sociclö cenlrale de tnödecine vdtörinaire {Bulletin, iB.'iS), la description de cot ingnnicux Instrumente
laquo; Les parties principulcs de eel instrument sont : un collier, A, (dg. 132) avec trois tiges, 13, C, l), inlermediaires entre ce collier el un 6crou lixo Ei, dostinö ä recovoir une vis mobile, II, portant mi crochet tournanl et uno chaine K, et so fixant par un autre crochet an lien auquel ost attache le fu'lus.
laquo; Lo collier, fait en plusieura pieces de bois leger superposöes, est consolidö par un eercle de for applique ä plat snr sa face posterieuro. ile cerclo de for ost perce de trois trous tarandes, disposes en triangle, el destines ä recevoir los tiges de for. La face anterieure de ce collier
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Fig. 133. - Apparoil h traction soutonua dc Baron.
(!sl decoupeo do facon ä cmboiter partaiteinent le derriftre do la femelle, on laissant un passage do riO centimetres de diamölre pour lo foatus.
lt;c Les tigos intermediaires on dc transmission, 13, G, 1), an nombrc de Irois, sont en for; olles servent ä transmeltre an collier la prossion oxcrcöe par l'öcrou. Elles out lm,.,tO do longueur. Cbacune d'elles csl lonnöe do deux pieces, I'nne crenso, 'i, .'i, C, Tantro ploine. I, 2, 3, s'engatnant parfaitement dans la premiere, et s'emmanchant par roxtr6mit(5 opposcc dans los ouverturos de la roue I''. de l'ecron. line vis de pression 7, 8, 9, lixc la tigo ploine dans la tige cronse, dont In partie antörieurc s'articnlo an collier.
laquo; L'ecrou, en for on on cuivro, cst solidomeut Mxe an centre d'une roue en bois E, do 20 ccnliinelres de diannMre snr 8 d'epiiisseur. La circonfcrenco de eclte roue portc doux especes de fonrchetles en lor, F, G, pouvant s'enlevor h volontc, ayant 18 centimetres do Ion-
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gueur, ol placcos on face l'une de I'autre. Elles sont destinöes a main-lenir solidement 1'apparell.
laquo; La vis en fer, H, est taraudee ä droite (la figure la reprösento ta-raiulöe ii gauche) el porte des lilels carrös. L'une de ses extremiles s'arlicule avcc le crochel lournaul 1. Lllo est taraudee en sons inverse do la vis principale, pour qu'elle no so dövisse pas pendant I'opera-lion. Son aulre extrömitö porlo un moulinot ä quatro branches J, qui so demonle ä volonle. Quant ä la chaino K, olio s'adapto par un crochet an lien L lixe au i'eetus äexlrairc. raquo;
Voici maintenant comntent on dispose el manoeuvre I'apparoil :
On coucho la 1'emelle ; on lixe, suivant los röglos preeödenunent in-diquöos, dos liens aux parlies du foetus qui so presenlenl. Lo moulinel est mis en place; la vis osl introdiiile dans l'öcrou el vissde jusqu'au bout J ; le collier est applique sur la croupe do la fomello, el les ligos do transmission, ddployoesdans loule lour longueur, sont lixces, d'une part au collier, de l'autre ä la roue do I'ccrou. Un aide nuiinlient I'ap-paroil on öquilibre, en appuyant une main sur l'une dos fourchotles, landis quo Tautre proud un point d'appui solide sur le sol. Un aulre aide lourne lenlemont le moulinot dans lo sens convenablo pour rap-prochor do I'ccrou rexlr6milc 1 de la vis, pendant quo laccouchour surveillo la marcho do I'operalion.
On voit par cetle doscriplion, el mieux oncoro par un simple coup d'oeil jelo sur l'appareil ligurö en place (I), quo le mouveinent im-primö ä la vis par lo moulinot a pour effet d'operor une puissanle traction surle foelus, en meme temps qu'il transmot ä la croupe de la fomello, par rintermediaire dos liges, une pression proporlionnolle. En d'aulres termes, eel instrument ingenicux produit lout a la fois rcxton-sion el la conlro-exlension, en moine temps qu'il pcrmel d'oxercer une traction soutenuo, sans saccados el sans socousses, el aussi puissanle qu'on le desire.
Garreau, charge par la Sociötö centrale do inedecine vöterinairo d'examiner cetappareil, no s'ost point conlonle deretudier au point do vue theoriquo; il a voulu le voir ä l'oeuvre ; il I'a applique un assez grand nouibro do fois dans des cas do parts laborioux, ot e'est apres lui avoir fail ainsi subir I'liproiivo do la pratique, qu'il s'est prononcö en sa favour dans un rapport Ires elogieux. Nous appuyant sur I'aulo-rite d'uu hommo aussi coinpelontcpiü Garreau, nous n'hesitonsdone pas ä recommander eel appareil, tout en faisant remarquer quo son poids cl surtoul ses dimensions en rcndcnl le transport assez ombarrassanl.
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(i) Notoiis copeudant qu'il uc pout guoro s'etnployer quo sui' lafemello couchöo.
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EMPLOI DE LA FORCE DANS LE8 ACCOUCIIEMENTS LABORIEÜX. 707
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ART. VII. — DE L'EMPLOl DE LA FORCE DANS LES ACCOUCIIEMENTS
LABORIEÜX.
Nous üxaininerons succossivonioiil: la direction, puls Vintensüö dos Torces ä employer, el nous lermlnerons par un court parallele ontro los forces manuelles et les forces mdcaniqms, consldöröes au point de vuo obstetrical.
Oirei-iiou lies traeUoiM. — Dopuis l'invcnlion du forceps, dont l'u-sage osl devenu si general on obslelriqiio huinaine, la queslion do la direction ä donner aux edorts exerecs par son inlennödiaire sur le f(Etns n'a pas cess6 un soul instant de preoecupor vivement los mede-cius. G'estque, chez la femmo, elleest ofToctivemont, tout ä la fois, trös iinportanto et trös dil'licilo ä rösoudrod'une maniere conipletoinont sa-Usfaisante, du moins dans la pratique, Le bassin de la femme roprö-sente, en offot, un canal irr6gulior lt;|iio la töte du foetus doitparcouriren prösentant toujours son plus grand diainötre au plus grand diametre de l'excavaUon. Eliedoit, en consequence, executor, dans co parcours, im inouvomenl de rotalion, dans un sons ou dans l'autre, suivanl les presentations, inouvoment impörieuseinent conimande par la disposition des surfaces ou, coimno disont los accoucheurs, des plans de l'oxca-vation. üe plus, ce canal est curviligne, el son axe est reprösentc, non par une ligne droito, mais par une ligno courbe, dont la forme et la direction sont, en outro, inodilloos par les deformations du bassin, si fröquentes et si varieos cliez la femme, et qui conslituent l'une des prineipalos indications du forceps. On coinprcnd, d'apres ce simple önoncö, tonte la difliculte qu'il doit y avoir ä dd'torminor d'une ma-niöro rigoureusc la direction dos tractions ü exorcer avec cot instrument. Kn priueipo, tout le mondo ost d'aecord sur ce point quo ces tractions devraieriL so faire suivanl Taxe du bassin ; mais on fait, on n'ost pas memo d'aecord sur la direction röello de colui-ci dans un bassin bicn conform^ (v. sur cc sujet Gazoaux, Jouliu, Saboia, qui donnent cliacun do cot axe line figure diflercuto); a plus forte raison I'incertitude scra-t-elle graude, s'il s'agit do bassins plus ou moins dö-formös, dont le genre el le degrö de deforination sont si diflicilomonl apprdciables sur lo vivant. Aussi, M. Ghassagny (de Lyon), qui a ötucliö (oulos los questions relatives an forceps avoc un grand soin, une graude compölonce, et en apportant a cello öliulo touto la rlgueur de la möthode expörimentalo, M. Ghassagny pose-t-il en fait qu'on no pout jamais connaltro d'avance la direction vraio de Taxe du bassin choz une femme donnöe, et quo, la conniit-on, il serait absolumenl impossible d'exercer, avec lo forceps, des tractions dans la direction do col axe. G'ost ce qui I'a conduit ä modifier le forceps usuol et ä ins-liluer une nouvellc möthode (möthode des tractions soutcnues) pour rösoudro, ou mieuxpeut-ötre, pour lourncr la diflicullo, en appliquant
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la force extrocllve au nivoau du centre do la tote, et on l.üssani aux
braiuiios du forceps louto lour lihortö, afin qu'ellcs piiissont prendrc d'elles-mömes la mcillciiro direction, teile qu'olle est coiiHnandöc par la forme du canal pelvien.
choz nos femelles anlmales, lo problöme ost beaucoup moins com-pli(piö. Lour bassin a nne forme sonsibloment ovalaire, et, dans toute son ötcnduo, les diainötres conservonl ä pen pros leiirs proportions; son axe, ä trcs pen do chose pros rectiligno, pout rtro aiscmont dc-lormine par une lignequi, partant du centre do la circouföronce aule-rieure, aboutirail au centre do la vulve dilalee. D'uno manicro gone-rale, c'osl suivanl cot axe (AB, tig. 133) plus on moins fortoinenl incline on bas et on arriere, lorsque la femelle ost deboul , quo doivcnl ötre exercces les tractions, ct cola n'ollVe chez nos femcllos, grace h. la sonplcsso dos cordos qui, pour nous, romplacent 1c forceps, aucuno diflicullö sörieuse. 11 est vrai qnocetlo direction nosanrait olro inva-
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Flg. 138.
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riablo, ainsi quo nous l'avons dejä expose on ötiuliant 1c möcanismo du part natnrol, et plus loin en faisant connailre les indications qui rc-sultent des noinbreux cas fournis par la dystocie. Taiitöl, en efl'ol, on doit tirer do bas en haut, tantöt it fant tirer obliquemenl, soil h droile, soil a gauche, et, sous co rapport, la force fournie par les aides a le tres grand avanlagc do pouvoir so plier instantanöment ä toutes les exigences. Quant aux tractions effectuöes au moyen des agents mc-caniques, il n'estpas loujours aisö de lour imprimer les changements do direction uccossairos; avec rappareil Baron, cola parait memo do tonto impossibility, puisque cot appareil fait en quelquo sortc corps avec la femelie. Avec les moulles, le treuil, etc., on parvlenl cependanl ä rendre les tractions obliques, lorsque la femelie ost de-bout, on la faisant tourner a droite on ä gauche scion qu'ilestnöces-saire, el en I'appuyant pour la maintenir dans la position vouluo. Mai-houreusoment, qnand il faul ddvoloppcr une grande force, la bete es! presque loujours ötcnduo en decubitus lateral complet, cton en est rö-duil ii la trainer snr nn point on sur nn autrc, ä soulcver le lacs on ä
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EMPL01 DE LA FORCE DANS LES ACCOUCIIEMENTS LABORIEÜX.
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presser dcssus, de faqon ä lui donner la direction nccessairn. Dans loulcs cos mana'iivres, l'opörateur osl guidd par la nature do la dil-(icnitö; son objecllf invariable doit 6tre d'engager les parties dans lo dötroit on atlönuant, anlaiil quo possible, los obstacles qu'll no pent faire disparaltre, ol do lour faire ensuilo parcourir lo liassin en röpar-tissant ögaleincnt los pressions snr tons les points.
iiituusUlaquo;- tics irurtions. — En cliominant dans i'intörleur de iaflliöro polvienno, lo i'octns suhit mio compression en rap|)ort avoc la force, — contraction ntörino on traction cxtcrienro, —• qui (lölerinino sa progression. 11 röagit on möino temps ct prodnit centre los parois do la cavitö une pression excentrique proportionnelle ä colk,' qu'ii epronve Ini-möme. Quols sont les efl'ots do cotto pression snr la more ot snr lo produit? Quel ost lo degrd do force quo Ton pout employer pour vaincro los rösistancos qui s'opposent ä la progression du petit? Quel cst cellli qu'ii Importe do no pas döpassordans i'intördt du petit cl surtoul do la möro? Tolles sont les questions quo nous anrions ä rüsoudro ici, mats pour la solution desquolles nous no possedons encore que des donnf5es insuffls'antes.
Les experiences de Joulin, d'une part, do MM. Deloro el Poullct, d'autre part, peuvent cependant donner une ideo do la force do resistance, do la ceinturo polvienno aux pressions oxconlriquos. 11s onl Irouvö, en oflct, que si on cssayc d'engager dans le bassin d'une fomme un corps arrondi, coinmo une boulo, la tote d'iin foetus, ä I'aide do tractions dont on pout mesurer la puissance au dynamomötro, il no taut pas moins qu'une force roprösontöo par 170 ä 200 kilog. (Foullet et Uolore), ot memo 28S kilog. (Joulin), pour produiro dos lösions osseuses graves, commo la fracture dos os, la rupture des symphyses.
II n'en faudrait pas conclnre quo des tractions aussi öncrgiqucs peuvent6tre employees impunöinout dans raccouchemonl do la fomme: Jamals lo foetus no sortirait vivant; savio ost dojfi gravomont compromise chaquc fois que los tractions, — oxercecs i\ l'aido du forceps, — (lopassout GO ä 70 kilogr. (Ghassagny, Joulin, Deloro). Pour quo lo Inissin do la fomme rösisle lui-mome ä do paroils efforts, il faut, on outre, dos conditions qui no sont Jamals röalisees dans la pratique ordinaire (Ghassagny) ; il faut, notamment, quo les pressions soienl trös egalement repartios sur tous los points do la ceinturo osseuse on contact avoc la tele fcctalc.Dr, e'est co qui n'a pas lieu avoc lo forceps ordinaire, lequel, outre les mains do i'accoucheur lo plus habile, n'agit pas seulement commo agent do traction, mais so transforme fatalo-moul, ;\ un moment donne, on uu levior du premier on du dcuxicmo genre, d'une puissance incalculable, ot qui, prenant son appui sur deux points opposes do la circonferonco polvienno, pent la faire öclator, alors quo lo dynainometre n'accuserait qu'une puissance do traction relativomont faible (Cbassagny).
D'ailleurs, cc n'est pas seulement des os qu'ii faut so preoccupcr; il Saint-Cyb et Violet, — Obslötrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;isect;
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fmii songer aux parllos raollos, qul, presaöos entre la t(He fajtalo et la circonföreiice ossouso du bassin, peuvont 6trc meurlrles, contusion-ik'os, broyöes, lt;i dlvors degrös, si la oomprosslon döpasse certaines liniiliis. Or, cotte prossion osL toujoura eonsidörable; lorsqu'on oxcrco imo Iraction de BOkilogl'. sur uno töte do IMns huniain saisio avcc un forceps ordinaire, on pent calouler quo cbaquo oentlmötre carrö de surface des parois du bassin en contact avec la töte supporte une pression de 1,800 grammes dans los conditions los plus favorables. (lello pression pout, dans certaines oirconstances, s'ölever ä (i kllogr, el plus; maison pcul, par i'emploi d'un forceps mieuxconslruitet par des tractions mieuxfaites, la reduire ä n'olre plus quo do 800 graoiraes pourchaque centlmötre carrö de surface (Chassagny).
11 en rcsullo quo la traction ä exorcer sur lo foetus no doil jamais döpassor 55 a 00 kilogr., parce quo, au dela, la vie do I'enfant csl gpandoment compromise, elqu'il est rationnel do no pas faire supporter aux organes maternels une pression dont I'enfant ne doit pas be-nölicier ^Chassagny.)
Cos nolions, qui tendent ä donner a l'obstölrique un cachet tout parliculier de pröcision et de rigueur scientiflque, soul assuremcnt pieiues d''inlerel, et c'cst pour cola quo nous avons cm devoir en presenter ici un Ires rapide apercui; muis nous avons hale d'ajouler qu'elles ne soul quo Ires indireclcinont applicablos ä I'obslelriquc velerinaire.
Sans parlor do la puissance do la coinluro osseuse du hassin, hien autrement grande chcz la vache el la jument quo chez la femme, hien d'aulros circonslauccs porinetlonl do conqncndre coinmonl cello cein-ture osseuse pent supporter, chez cos fomellcs, dos tractions qui parat-traient insensees si on los juyoail d'aprös les principes qui guidonl eldoivenl guider lo mddecin-accoucheur.
Aiusi, grace aux nioyens do traction en usage parnii nous, — lacs el cordes, —#9632; nous n'avons jamais a craindre do voir cos instruments se transformer en leviers, comme peutle faire le forceps, dont I'aclion esl, a juste litre, si rodoulee do Al. Ghassagny. Go soul dos agents de traction, exclusivement, el, sous ce rapport du moins, noire Chirurgie csl depuis longtemps en possession d'un progrös dont M. Ghassagny pour-suit, avec un zolo el nno persövoranco si louables, la realisation en obstsect;lrique humaine.
Chez nos femelles, comme chez la femme, lo foetus, on passant dans la liliere pelvieuno, ost presse par ello ot reagitsur ses parois,amp; la ma-niöre d'un coin qui tendralt it les faire öclaler; inais ici encore, quelles dilferencos capilalesl U'unc part, c'cst une parlic osseuse, dure, pen rcduclihlc, — la tele, —qui presse conlro les parois du bassin, aux-quelles olio transmel, piesque sans döpordilion, toulc la pression qu'clle suhil elle-inöaic; d'autrc part, c'cst une cage osseuse, — la poilrine, — I'onnöe de piöccs nombreuscs el Ires mobiles, pouvanl
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EMPLOI Uli LA FORCE DANS LE8 ACCOUC11EMENTS LABORIEUX. 771
sublr sans danger de grandes delbnnulions, recouverte de parlies molles facilcinenl depressiblcs. En l'aul-il davantage pour faire com-prendro cotnbien doil elro allönuäe, par ce fait, la prossion excentri-(pic oxercöe par le passage du totus?
(Je n'est pasloul eepoiulaul. La lole de l'enfant esl spbärique; c'osl done par im cercle, ou, an pins, par nne zone iHroite qu'eile se met on contact avee le bassin, M, Gbassagny evalno a (JO centimetres earres la surface dn bassin en contact avec la tclo feetale, et c'ostä eelte surface limileo (pie la tele transmel I'lnlegraliLe dos pressious qu'eile supporle. D'apres des experiences lifcs ingönieusenaentinstitutes, lomenic auleur eslime (pie, pour une traction de 60kilogr. exercöe, dans les conditions les plus favorables, avec son forceps, snr la tele du foolus, chaque cen-limelre earrö de la surface dn bassin en contact avoc eile doit supporter uns pression d'environ SOU grainmcs. Nous avons vu plus haul, d'apres le inßinc expeiiiuenlaleur, (pie, dans de nioius bonnes conditions, cello pression pent inontor bcaucoup plus baut. — Le bassin do lavache ou de iajument pent avoir, d'aprösquelques mesures 4110 nous avons eirecluöes, environ 1,600 centimetres carrös dc surface inte-rieure, ctc'ost surcetto surface (pie sc reparlil, d'une inuniere presque uniforme, la pression excentrique que la poitrine du feel us transmet aux parois du pelvis, sur lesquelles il se inoulc tres exacteinent au inoment du passage. Si done nous admeltons, avec M. Gbassagny, que cetle pression excentrique lolale a pour niosurc la inoitie environ d(! la force de traction exercee sur le loelns, il nous sera facile de trou-ver, par un calctil tres simple, la pression deparlie a cliaque centimetre carre. Supposons (pie la lorce de traction soil de 7ÜI) kilogr., ce qui revient ä dire (pie sept ou huit hoinmes tiront de loute leur force sur les lacs (1), la pression sur cliaque centiiiirlre carre sera de ä-fl^ss ail) grammes, c'ost-ä-dire infericure de plus de inoilie ä celle exercee sur la meine etendue de surface, avec une traction de (it) kilogr., chez la fcuune, d'aprös M. Ghassagny.
Nous ne prelcndoiis pas que ces calculs donnent la inosure rigou-reuscment exaetc de ce qui se passe dans la realile des cboses ; mais nous croyons qu'ils peuvent, jusqu'ä un certain point, aider a com-prendre certains fails d'obstetrique comparee qui, sanscela, resteraieut dif/icilenient explicables : comment, par exemple, 1'accoucbement na-turel, toujours si douloureux chez la femme, Test si pen, comparati-veinent, chez nos grandes femelles ; comment des tractions, donl la seuie idee est faito pour öpouvaiiler les iii6dcciiis, soul souvoul si bion supporlees par nos malades.
Du resle, il laut 1'avouer, nous sommes loin d'etre encore parfaitc-
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(1) Los expöi'ionces da Joullraquo; ct cellos do M. Delora dömontront qu'un liomme llrant sue les brandies du forceps, en pmiant Utl point d'apput do immih'O i dt5vclopper louto sa Force, produit un effort qui, mesuce au dynamonaötre, vane cntro 80 ot du kilogr.
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OPfilUTlONS OBSTIJTRICALES.
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incut ronscignes sur lo dogrö do force quo Ton pent employer chez ellcs, aussi bien quo sur celui qu'il scrait dangoroux de döpasscr. Sur cc point, commo surbiond'autrcs, il oxistodo jjrandosdissidoncoscnlro Ins praticiona los plus autorlsös, Los uns sont pour I'emploi do Irac-lions inodöröos: doux, trois, quatre homines an plus, liraul ensemble sur los lacs do manifuc ä deployor toules lours forces, lour seinhlenl line puissance capable do sufflre dans tons les cas, si olle est bien employee, ot qu'il seralt lömeruiro et dangereux de depasser(Schaack el beaucoup d'aulres). D'aulros no craignenl pas d'avoir rocours i\ des Iraclions beaucoup plus cnorgiques, el, no reculenl pas dovant l'idöo d'employer les forces reuniesdosix, huit, dix homines vlgoureux(Don-narieix, Deneubourget d'aulres); its sontconvainous quo la femelle au-rail beaucoup plus ä soud'rir do la longueur du travail quo do renorgie des Iraclions (Donnarieix), et bien souvonl le succes a jtislidö co qu'on pourrait 6tro lento d'appelcr lour lemörilö. — Ajoutons, loutefois, quo ['ignorance quo nous accusons ici est moins pröjudiciable qu'on no pourrait otre lonle do le croire aux iutcrets des propriclairos do uos parturientes, car le völerinaire no se decide ä rocourir ä des tractions dont I'intensile i)cut tuer non seulemcnlle foetus, inais quelquefois la more elle-meme, ((ue quand il se trouvo dans l'impossibilitö de dimi-nuer le volume du premier, el qu'il lui roste seulemcnt la ressource si precaire dc la gastro-byslerotomie. Ges Iraclions sont, on dölinilive, imposöes par los circonstancos, ot on no les utilise qu'ä delaut d'unc operation moins perilleuse.
On a compris quo ce qui precede s'applique surloul aux grandes femclles. En ce qui concerno los pelites, telles ([ue la chlenne, I'opc-ralcur agira toujours par lui-memo avec asscz do force pour n'avoir jjas besoin do rocourir a des aides (si ce n'est pour lonir la paliente), el encore moins ä des machines. Souvont meine, il devra modorer ses efforts sous peine d'arracher la partie saisie. Uno traction moderee, mais soutcnuo, fcra done plus pour I'oxtraction du IogIlis qu'une traction trop önergiquc. Cliez la chienno, dil M. le professeur Dcssarl, ei lenir, voilä l'essenliel, rien ne s'arrache, et, ächaque poussöo de la mere, repond un achomincincut do quelques millimetres detinitive-ment acquis raquo;. Nous sommes absolument do cet avis. Ajoutons cepon-dant quo I'arrachement devient souvonl un proccde embryotomique, quand il s'agil de morceler un foetus trop volumineux.
ComparaiHon ontre la force inanuellc el les forces meranluiiCH.—
L'emploi des machines qui mulliplieul la force, pour extraiie lo foetus chez nos grandes feinellos, remonte certainement ä unc cpoquc Ires reciiUJe. Ce soul d'abord lesempiriques qui, souvent avec pen d'intclli-genco, out cinployö le treuil, le lour do voituro et autrcs moyens analogues, quo leur puissance memo peut rendro redoutablos entre des mains inhabiles on imprudontcs. Aussi, les premiers vötcrinaires furent-ils ä pcu pros unauimes pour repousser cos engins qu'ils quali-
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EMPL01 DE LA FORCE DANS LE8 ACCOÜCHEMENT8 LABORIEUX, 773
liaicnt do cruolsol de mcuiiricis.laquo; II cst cruel, dilFromago de Fengrö, d'altacber imc corde au veau et de le faire tlrer par le treuil ou cabes-
tan, on par des chcvaux qu'on y aüolle. II vaut iiiicux, la vacho elant allachee par los cornes, faire lirer la corde par des homines, dont on emploie la force avoc plus de precauliou el de meiiagomeiit. raquo;
(( II ost des personnes, dil de son cölö llurtrol d'Arboval, qui vont jusqu'ä faire tirer la corde qui tient le poulain ou leveau par 1c mou-linel, lo Ireuil ou le cabcstan; co procöde n'cst pas seuloinenl cruel; sa violence fail ordinairemcnt pörir le foetus, occasionue souvoul des de-chiromenls, dos Idcssurcs graves et lo ilöplacement de la matrice. raquo;
laquo; Qu'on so garde Lion, dil ü son lour Renault {Maison Rustiqm), d'excrcor sur le foetus de violoulos tractions au nioyeu de caboslans, de boBufs et de chevaux alloles s\ir los cordoaux qui liennenl los incm-bres et la löle du foetus, car ces mauoouvrossonlinövilableinonl suivios de la inorl du pelil et de la mere, tandisque, par los operations cileos plus haut (erabryotomlo, operation ccsirionne vaginale ou abdominale), il esl presquo loujonrs possible de sauver l'un ou l'autre. raquo;
Assimiler, commc le font ici Fromage de Feugrc ol Renault, las Iraclions par un oheval adele au foetus ;\ cellos exorceos ä l'aide du treuil, esl evidcmmenl abusif (F. Saml-Cyr); c csl, ou tont cas, con-fondro rinlensitö dos Iraclions avec leur soudainotö, lour violence. L'intensitd ne dopend pas de l'opörateur; elio cst, dlsions-nous plus haul, imposee paries circonslances, c'ost-ä-dire par la rösistanco quo lo foetus eprouvo ä Irancbir los passages, — resistance qu'il n'est pas au pouvoir de raecoucheur d'amoiudrir. II n'en esl pas de niöine de la facon donl los Iraclions soul ulilisöos; ol il esl iuconlcslablc que les moulles, le Ireuil el aulres agents sinülaires, agissent plus lentcmenl quo lo oheval, — et, ajouterons-nous, que los aides, — donnant ainsi loul lo lemps neecssairo au foetus pour so reduire el glisser sur les parois des organes maternels, au licu d'enlratner ceux-ci avoc lui et de determiner des lesions irremediables, comme cela peut arriver lors-qu'il esl exlrail avec Iropdo precipitation, —Quoi qu'il en soil, Taulo-rile de [lareils hoinmes devail rallier ol rallia en effol l'opinion de la graiulc inajoritö des praliciens. Tons ou prosque lous se prononcereid centre lomploi dos machines, force brutale ol aveugle, disuil-on, ol en favour de la force manuelle, force intelligente, quo Ion peutgraduor a son grö, dont on pout modifier ä volonle la direction, de maniere ä opöror toujours dans lo sens le plus favorable.
Gepcndanl, d'excollonts praliciens laisaienl, de temps ä autro. on-tendre des reclamations en faveur des puissances mecaniques : laquo; ... Je propose lo inoulinel,disail Locoq (doUayeux). en 1838,comme opöranl uno traction boaueoup plus douce et moins saccadee que ccllo qui esl obleuuc ä force do bras. raquo; Et il ajoute : laquo; J'ai pour moi l'opinion et {'experience de la plupart des veterinairos qui habitenl nos contrees. raquo;
laquo; li'cmploi du moulinel, dil Uarreau (1852), donne uno traction plus
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774nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OPKRATIONS OBSTETRICALES.
röguliöre et plus soutonueque colic des aides, aussl vigoureux otanssl intelligenta qu'on les suppose;... en 1c tournaut lentement, on opöre
nnc traction graduelle et conlimic; les öpaules et le corps du fectus s'allon^cnt.les cotes s'aplulissont sous la pression, et le part s'effectue le pins sonvent sans accidents... Par co precede, on renssil huit fois snr dix.
Dans nne deses noinbronses et interessantes observations, M. Ayraull dit (Ker.udl 1837): laquo;Je mo decidai lt;i employer tin moyen quo j'avais sonvent Ires dnremont qnalilie cntre les mains des empiiiqnos, ci qui n'esl verilablemenl barbaro et brutal qu'en raison de l'ignorance de cen\ qui Tappliquenl: jo venx parier du (our do charrotte on Irouil... 11 m'est bien demonlre anjourd'lini quo co moyen obstetrical, si pen sednisanl ä premiöro vue, est le premier ontre tons les moyens do traction dont le veterinairo pout disposer; — pourvu toutel'ois qu'ii raquo;'assure avoc beaucoup d'atlention... qu'aucune partie du fretiis no fait arc-boutant conlre les parois du bassin ; car le trcuil no connalt pas d'obslaclo qu'il no juiisso surmontor. raquo;
Apres avoir soumis an controlo do la pratique l'appareii de Baron, Garreau termine par les conclusions suivantes son rapport, tres favorable of tres consciencioiisomenl ctudiö {Rapport ä la SocUti cenlralc de mddecine vötdrinaire, 1838) :
laquo; Ho ce qui preeöde, i! rösulto, apres oxamen do toutes les parties do cet appareilobstetrical, quo le mecanisme en est simple; qu'il ma-no3Uvre bien el facilement; quo sa puissance est au moins egale ä cello du moulinet, Ireuil on cabeslan ; quo son action s'cxecule d'aprös les lois de la mecanique; quo la traction qu'il opöre ost tcllemont douce, lente el, rejrulierc, qu'ello ost sans danger pour la mere; quo son em-ploi affrancbit d'un soul coup do tons les moyens do conlro-oxlonsion nöcessairos avoc tons los untres agents d'oxtraction ; quo le collier transinot d'uno maniero ögale sur toute la partie inlerieuro et postö-rieure du bassin de la femelle la pression qu'il recoit do l'6crou ; qne cello pression, dissöminöc sur tout le dorrierc do la femelle, est pro-portionnellement moins forte et, moins doiilourense pour nne traction d'une intensite donnee... En resume, jo ponso quo noire honorable confrere. Baron, meritc beaucoup d'elogcs pour avoir introduit dans l'obstötrique vötörinaire un instrument utilc... II arendu un veritable service a sos confreres. raquo;
Terminons par les reflexions suivantes de M. Desaart (1887) : laquo; Est-il done besoin de faire remarquer, dit avoc raison le professeur beige, quo l'antlnömie : force aveugle, force intelligente, traduit ici bien i)liis nne richesse do langage qu'ello n'ost I'expression d'uno ponseo juste. En eilet, la force mise en activitc par les engins particllement ennineres tout i\ I'lieure n'est-ellc pas, tout comme la puissance musculaire directement appliqnce sur les lacs, soumisc ä la volonti'; du praticien qui commando la manoeuvre? Et n'y a-l-il pas on plus ä l'actif do la
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EMPLOI DE LA FORCE HANS I.ES AGCOÜCIlEMENTß LABORIEUX. 775
force mdcaniquo dirigcc par co dornior rmiiformili, c'cst-ä-cliro la rögularitö el la Constance dans son döploioment? raquo;
Nous pourrions mullipller cos citalions; mals olios sufflsen! pour prouvcr ([uc los tractions möcaniques avaient toujours conservd parmi nous tics partisans convalncuset autorisös, ol quo los prlncipaux avan-lagcs de celles-ci sur les tractions manuellos — lontour, rcgularilö, action soulouuo, ol partant offlcacitö plus gramle amp; puissance cgalo — no lour avaient poinl öchapprt.
Or, pendant quo cette methodo reprenait ainsi favour en obstötrique vötörlnairo, olio essayail do s'introduire on obstötrique humaino, sous lo patronage do deux accoucheurs distinguäs, — M. Gbassagny (1), do Lyon, et Joulin (2), do Paris,— l'un et l'aulre inventeurs d'appareils destines ä pcrmettro do substituer la traction mccaniqnn ä la traction manuelle cliez la fciuine en travail de part; et cos deux hono-rables et savants accoucheurs, divisös ä pen pros sur tout lo roste,— choix du forceps, mode d'application do la puissance extractive an foetus, forme do I'apparoil, lieu ot mode d'application sur la more, direction a donnor aux tractions, etc., etc., — sent, en parfait, accord au sujet de la superiority de la force möcanique sur la force manuelle.
Co qui fait la supöriorilö do la premiere, dil. en substance M. Clias-sagny, e'estque I'cffort pent otre incessant, non interrompu, progres-sivement croissant, mais croissant avec lonleur, de manierc A n'arrivcr aux forces extremes qu'aprös avoir pris le temps do bion oonstaler I'impuissanco d'elforts moins considerables.
De cette maniero, on ost certain de no faire supporter aux organes matemels quo le degrc de pression nöcessaire ä la progression du feelus. — (_)u pout, on doit arrotcr do temps ä autre la traction ä nn certain degrö, et Ton peilt l'y inainlenir pendant un certain temps. Or, pendant co temps d'arret, on remarquo souvonl un plienomönc tres digne d'attention : la tension diminue ; los cordes so relftchent; preuve evidente qu'il s'est produit un löger mouvement do progression, sous l'influence de celt(! traction soulenuo.
Ce qui prouve encore la superiorite do cc mode d'action, c'esl ([u'unc töte qui pout etre engageo, et qui pent doscendro dans lo bassin avec uno force mecanifjue do 40 kilogrammes, dövoloppöc par line action lontement progressive, pent tres bien n'(Mre jias möme clnanleo par uno force manuelle de 60 kilogrammes brusqueincut döveloppöe.
Cost qu'en eilet, la force manuelle alteint iminedialenionl, loute son inlensilö, pnis se fatigue bientöt, et n'agit plus quo par uno succession do secoussos, sans offet utile pour la progression du foetus, mais Ires fatigantes pour la mere. Ou bion, la progression du foetus no s'oblient que par des mouvements do laleralite imprimes aux branches du for-
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(I) ClUSSAONY ; Uu forceps k traclioii SOUtonuo et. h pression progressive; Gazette mCdicale de Lyon, 18(!l. (#9632;.,) Joui.in; Note sur I'aide-forcops; Paris, l8(i'J.
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I itl
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cops, qui Iransfonnonl cot iiislrninenl on lovier, ct qul sonl, par coin möme, exlrömement dangerenx (Chassagny; Methode (/es tractions
sonleiiues).
N'ollort huinain, dlt do son colö Jonlin, no pout (Hro gradnö anssi oxacteniont qiie la force niöcaniqno, donl I'aclion ost lonteniont progressive. L'eflbrt musculaire donne lout d'abord son maximum d'ö-nergio ct va ensuite on s'affaiblissant.
(.'lioinmo le plus vigouroux no pout soutonir son effort au dola do quelques minuteslaquo; La traction so compose onsuito d'uno succession do socousses saccadoes qui so suivonl a do courts intorvalles. Cost line grando illusion ([uo do le croire regulier et continu (1). En röalitö, co n'ost qu'apivs une succession do deini-repos ct do socousses violentos, appieciables soulemcnt au dynanometro, quo 1'extraclion a liou.
L'effort möcanique est entieremont dillViront : tröa faiblo au debul, il s'accroit lonlomont ct progressivement; son maximum no so manifeste que tout ä fait ä la fin ctproduit tout sou olfet utile. La patiente no supporte quo pendant un temps tres court lo maximum des tractions inecaniqucs, qui est d'ailleurs trös inferieur ;\ colui produit par la main. La dillercnco pout ölro do 30, 40, 50 kilogrammes memo, on favour des tractions mecaniquos (Joulin; Trnile complet d'accouche-ments).
Uos propositions anssi nouvoilos, anssi inaltondues, aussi contraires ä toutos los idces roQiios on obslelriquo luimaino, dovaient necossai-rement roncontrer une vivo opposition parmi los mödecins accoucheurs. Los opposants out, on effel, 61(5 nombroux, et non moins considerables par lo savoir et rhabiletö pratique que par I'ardeur ot la sinccrile do lours convictions; et leur baute position oldcielle, lour competence incontestable ot inconlosleo donnaiont ä lour parole une grando autorilö. A lour tote, so dislinguait nolammont le prol'esseur d'accouchement do la Faculty do medocine do Paris, M. lo docteur Pajot, qui, ä propos do I'invenlion do M. Chassagny, — laquo; espöee do Ireuil desliuc ä s'altachcr aux jambos des fommos ot i\ s'accrocbor a, un forceps raquo; qu'un laquo; mödocin do province, des environs de Lyon, croil-it, est venu lui monlroi',raquo; s'ecrie ; laquo; Jo jure que Jamals, non Jamals, je n'accouchorai los femmes ni avoc un trcull, ni avec un cabestan. Cost inon dernier mot. raquo;
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(I) JI. pendant
(lull, (;t
Aprös
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Joulin a lait, pom- dömontror cotto proposition, l'expörlence saivante : U a tiro
deux minutes sui' un djnamoiuotro, en notant do temps a autro I'ofTort pro-il a irouve que le dyiiamonieti'c marquait :
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;i secondos.......nbsp; nbsp; nbsp;(iOnbsp; nbsp;kiiogr.
10 - .......nbsp; nbsp; nbsp;45nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-
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37 — .......nbsp; nbsp; nbsp;40nbsp; nbsp; nbsp; —
ii — .......nbsp; nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp; nbsp; —
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Aprös 67 secondes...... 20 kiiogr.
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EMPLOI DE LA FORCE DANS LE8 ACCOÜCHEMENT8 UBORIEUX. 777
11 sorait au moins inutile d'insislor aujourd'hui sur cos polömiques ardentes, ot pas toujours courioiscs, auxquolles a donnd liou, il y a uno quinzaino d'aundos, — et qul so poursuivaioul encoro trös vivea au moment do l'apparilion de la promiöfe ödlllon de cot ouvrago,
—nbsp; celte question dos tractions soutenues, Depuls, le temps a fait son oßiivre d'apiiisoinont, cl roxpörionco soinljio avoir fail ä chaque choso otä chacun la part tiui Ini roviont dans colto discussion, ot nous nous croyons anloriscs ä formaler ainsi qu'il suit notro opinion actuolle sur cettc question tanl cl si vivomont coutrovorsde.
La nicthodo dos tractions soutenues, a I'aido do moyons möcani-ques, — quels quo soicut d'aillours los pcri'colionnonionls dont cos moyons puissent ötro 1'objet, — no deviendra sans doulo jamais une inölliodo usuelle, s'appliquant aux cas los plus simples comine anx plus dil'licilos, ol nous croyons, pour notre part, qu'elle n'a jamais cu cetto prölention. .Mais nous croyons aussi quo, pour les cas oil il deviout uecossaire de döveloppor unegrando force, sa siipöriorite sur les tractions manuelles est incontestable. — Que colte supcriorite no soil pas encore rcconnuo par la inajorilö dos accoucheurs parisions, cola, on vciillt;5, n'esl point fail pour nous surprendro; inais, co que nous pou-vons aflirmor, c'esl que colto methodo n'inspire plus, ä l'heure actuolle, ni repugnance ni prevontion aux accoucheurs lyonnais, les-quels n'hesilonl pas ä recourir a son emploi chaque fois qu'elle lour paralt röellement indiquöe, c'est-ä-dire, ainsi quo le dit 11. le pro-fesseur Boucbacourt, avec la grando autorile qui lui appartient, dans les cas intormediaircs ontro cenx oil le forceps ordinaire suflit el ceux qui röclamoraicnl l'emploi du forceps cöphalotribe. — Nos previsions k eel egard, lormuleos en 1873 dans la premiere edition do col ouvrage, so soul done röaliseos : la melhode des tractions souleuues a gagn6 son proces, dans la mesurc du moins oil il lui elait possible do le gagner; clle a conquis sa place, cl uno place qui nous paralt im-portante, dans la pratique obslölricalo; cl cela, disons-le hien haut, grace aux couragcux et persevörants efforts de M. Ghassagny.
Terminons done lotilc cello discussion, — poul-elro un pen longue,
—nbsp; commo nous la terminions en 187.'): Faisons on sorto, nous, vötc-linaires, qu'on n'oublio pas qu'un do nos confrörcs, Baron, avail, dös 18d8, t.rois ans avant M. Ghassagny, quatre ans avanl. Joulin, realist l'une des idees principales de cello melhode, par 1'invention d'un appareil oü la memo force est employee ä l'extraction du foetus et ü la centre-extension, en prenant son point d'appui sur la fomelle elle-möme. J']l pour cpio cello justice, fi laiiuclle il a droit, lui soil renduo, no laissons point lomber dans an injusto ouhli une invention, susceptible sans doute do perfectionncmenls, mais ingüniouso, utile, rcm-plissant bleu, teile qu'elle est (Garreau), le but en vne duqucl clle a etc crece, el dont le prix (do (il) ;\ 100 fr.) n'est pas assez öleve pour etro un obstacle ä sa vulgarisation.
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BIBLIOGRAPHIE.
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Aniiiik; Pinco-forcops; inAnnalesde mid. vt't, de llrnxeltes, \HM, p. 415, ot ISM, p. ,r)85. Aviiaui.t; Revno clinlquo trlmosti'lolla d'un pratloloni in Itccueil de mid. igt;el., 1857,
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de mid, vol., 1884, p. ?81, lUnoN; Rapport tin M. Gaiibeab A la Soc. cent, de m6(t. vut., suv uno macliiuo obstc-
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forceps it traction soutennc et lo forceps ordinaire commo agent do cos lesions;
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et la vacbe, et l'einploi de nouvcaux instruments inventes par M. Darreao ; rapport
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concliomont des cbiennes do pelito taille; in Annales de mcd. vit. lt;le llviLrelles,
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domostiques; in Mim. de la Soc. cent, de mid. eil.; T. V, passim. FnÖMAGE in: l''i;f(iiii:;; Diclionnairc universcl d'agricnlturc pratique do I'abbo llozior;
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CONTENTION DE LA FEMELLE.
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Lebuno (C); Gäpbalotrlbo; in Bulletin de la Soo, rfni. de mäd, vt'l., I87.r), p, üoi. LgCONTBi Memoiro sur l'obstdtriqus vuterinairc; in Mrm. tin la Soc. cent, de m(lt;d. vcl.:
T. V; voy. p, 249 6t suiv. Lecoq, de Bayeux, Mömoire surle partlaborleux; in Mem. r/^ la Soc. vel. ilti Calvados
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med. de'Lyon, isgi, p. 20i. Poiiij.et; RuptUl'O (los sympliyses du l)assiii poiidaul raccouclicmenl; in Journal de
mid. de Lyon, föviioi' ISO'i, p. 128. Pouu.et; Dos divorses ospfeecs do I'orcopK; lours avantages ot luurs inconvomonts;
Paris, 1883. IIknaui.t; Maison nistiquo du xixc sidcln, p. •JSI) ot suiv. ItEYNAi,; Rapport ii la See. cont. da mod. v6t. sup la lötioro iicoulant do M, Schaock;
in Hecueildc mdd. vit., 1849, p, l.rgt;(!. Rilobn; Sur t'necouobement par la presslou au lieu do la traction; in Journal des
vclirinaires du Midi, I8.r)7, p. 2(15. HoGiän; Tu nouvoau crochet; in Archives viStcrinaircs, 1881, p. ':)quot;. SghAACk; Homarquos sur l'omplol dos enrdes et dos rroc.liots pour saisir ot tirerlo footus
par la töto; in Journal de med. vöt. de Lyon, 1848, p. 5, SciiAACKj Do l'usage de la töticro h couiant commo uioyon de traction dansla parturition dos anlraaux do l'espöco bovine; in Journal de mi!d. vcl. de l.'jon, I8.r)2, p. 241. Thomas; Porte-corde constrlctour; in Journal de med. vit, et de raquo;ooteoh., 1877, p. 5'J. Tvvaert; Dystocic, otc. ; in Annales de mid. vit. de Bruxelles, 187(1, p. :i20. Vandebuoydouok; liallo de plomb attachöe au lacs (analyse); in Archives vitdrinoires,
1880, p. 200. Webbb, do Paris; Notos sur uu Instrument pour facilitcr l'accouchement choz la
cble'nne; in Bulletin de la Soc. cent, de mid, vet., I860, p, 28.
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CHAPITRE II
DES OPEIiATIONS PRÖLIMINAIRES
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Nous allons trailer successivomont dans co chapitre: 1deg; do la contention de la femello el do la position ö lui donnor; 2quot; de Fexploration des organes gönitaux; 3deg; des moyens de romedier ä la söcheresse de ces organes, et enfin, i0 des moyens de coinbatlro les efforts expulsifs.
ART. I. — CONTENTION DE LA FEMELLE. — POSITION A LUI DONNER PENDANT LE3 MAN(EÜVRES ODSTfiTRICALES.
L'accoucbeur ötant contraint de so placer ;\ proximilö des membrea
posterieurs pour effectuer les matueuvres qu'exigo lo jjart laborioux, pout se croire oliligc, alin de se preserver de toute alteinte, de recou-rir aux moyens de contention usiles communement dans la pratique des operations. A ce sujel, itainard fait reinanpier avec raison que laquo; les douleurs de la parturition rendent traitables los t'cmellos los plus farouches raquo;. laquo; F^e bras el la main, (lit do son culö M. Deneuboill'g, par
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lour presence dans lo vagin ot au col de rutörns, activent losdouleuis do la parturition el portent la fomollo fi Cairo dosofl'orts expulsil's, plu-lötqu'ä so ddlciulre par des vuades. raquo; II ost done assez rare que Ton seit obligu do recourir ä des moyens do contrainto rigoureux. Chez la Jumciit, il sufflra souvent de faire lever un pied do devant pendant la pcriodo d'intromission de la main; I'application da tord-nez pout cga-lemcnt avoir sonulilile ; olio conlribue, du resle, ä calmer los ellbrls expulsil's. M. Deneubourg dit quo trois aides suflisent pour mainlenir la jument: un ä la bride lui ticnt la töte haute, en la caressant do la main el do la parole; il csl bon que ce posto soil ocenpo par unc per-sonne habitueoä soigner ou ä conduiro la böte; — los deux autres aides soul places run a droito, l'autre ä gauche de la croupe, ot appnienl chacun une main sur la hauche correspondante, pour empßchcr la pa-liento do so joter do col6; de la main rostöo libre, l'un tient la queue sur laquello il peso, lout en l'ecartaut de maniöro ä decouvrir la vulvo ; I'aulre pince la region des loinbes quand la femelle fait des efforts expulsifs ou menace do ruer. — Dans la plupart dos ciroons-tanccs ot surlout lorsqu'il s'agit d'une jument commune, co mode de conlenlion ost övidemmonl bien süffisant; mais plus d'un prati-cien, s'il etait placö derriere unc bete sensible, irritable, so trouverail sans doule mediocrcment garanti contre les ruados. En admeltant meine que les coups de piod ne soiont nnllcment a craindro, il devra lonjours compter avec les mouvemonls desordonnes, les chutes vio-lentes ot soudaines sur In sol, qui sent dötermiues par la doulour, el qui peuvent lui faire courir do graves dangers, ainsi qu'aux assistants. En pareil cas, il faudra metlre Ics enlravos et couchor la pationte sur un lit do paille, ou on la mainliondra ä la maniöre accou-tumöe. Donnarieix semble avoir constamment operö sur la jument couchöe ol nnlravöe. — Chez la vacbe, il suffit de faire tenir la tete, qui reste attachee, par un aide fort et babilue ä soignor cos animaux : prenanl d'une main la corne du cöte oil il est place, il saisil le mulle do l'autre, soit avec les doigts introduits dans les narines, soil en se servant do la pince mouchetlo ; — ce moyen, employe on memo temps quo la pression des reins, conlribue aussi pour boauconp ;'i annibiler les efforts expulsifs. Toutefois, il est en outre nöcossaire de faire appuyer la vachc aux handles, afln d'ompocher qu'ello no so porlo d'un cöl6 ä l'autre ; il faut cgalcment faire rclever ot porter do cote la queue, aulant pour 1'immobiliser que pour decouvrir I'ouverture vulvairc.
(Vest donchabituellement sur la bete debout qu'on opöre ; lo vete-rinaire, dcbonl lui-möme, ost ainsi boauconp pluslibro do scs mou-vomcnls. Cependant, lorsqu'on est appcle un pou tard, on trouve troj) souvent la fomollo fatigueo, epuisee, insensible ä loute excitation el incapable do so lever, ou refusant lout au nioins de faire le moindrc effort pour y parvenir. Coci se rapporte surlout ft la vache.
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CONTENTION DE LA FEMELLE.
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Quant ä la jument, il ost assoz rare qu'elle rösisle a la voix, aux gos-tes, et au besoin ä quelquos coups do l'ouct ou de cravacho. Pour faire lever la vacbe, Schaack a propose un moyen qui lui a souvent rönssi, cl dont, malntes fois, nous avons pu constater l'efflcacltö! il consiste ä faire approcher un chieii,donl la vuo produit sur la femolle ime excitation surprenante. II n'est pas nöcessaire, comme on pour* rail le snpposcr, do lancer lo chien contrela patienlo, —encore moins de la faire mortlrc : il suflit {|u'elle le voie et, surlout, qu'cliole soit'-, un chien de petito iaillo ou trfes jeuuo produit autant d'effet qu'un l)lus gros, si Ton prond soin de mettre les deux aniinaux noz ä noz. La vacbe oubliant ses soullrances, sa fatigue, s'elance pour IVapper colui qu'elle prend pour un ennenai, et, on un clin d'(eil, so trouve debout. (Test, comme on le voit, un precede aussi simple qu'original, qui dispense de l'cmploi des coups et autros inoyens douloureux, tels que la torsion de rcxlremitö de la queue ou son froissoment entro deux batons, — moyens auxquels on a trop do tendance ä recourir, cl presque loujours, en pure perte.
Si cependant la bete se montre insensible on no pent rosier debout, il faul bien en prendre son parti. Independamment do la gene qui re-sulte pour roperateur de la position coucbee qu'il est lui-memc oblige de prendre, lo döciibitus ventral ou lateral de la femelle produit une compression de l'abdomen, qui en diminue la capacite et nuit beau-coup aux manoeuvres de reduclion. On romedio ä col inconvenient en placant la vacbe sur le dos. Four I'y maintenir, ou passe une barre sous les enlravcs et on en conlie les cxlreiniles ä des aides, qui ont pour mission de la soulever. Le meine moyen pout elre ulilisc pour la jument; mais il conviendra presque loujours de le completer en conflant ä d'autres aides lo soin de tirer, les uns clans un sens sur lo lacs, et les autres dans le sens oppos6 sur une plate-lougo (ixee outre les quatre onlravons. Ajoutons que Ton facilite la lache des aides, tout en obtenant une immobilite plus complete, en cidaitl en quelque sorte la bete par des bottes do paille placees do chaque cote de la eolonne vorlebrale.
Dans certains cas de presentation transversale oil le foetus ne pent 6lre atteint, ou est ä peino louche par la main, et, en general, tonlos les fois qu'il pourrait elre ulile do rapprocher le foetus du bassin, ou se trouve bien do placer la femelle surun plan forlement incline, dont le train postcriour occupe la partie declive. Dans les cas oü, au contraire, il serait avanlageux de reporter le foetus on avant, on favo-risera le deplacoment en elevant co m6me train posterieur. Si la pa-ticnte no pent se lover, on donnera au corps l'inclinaison n6cessaire, soit en prodlant do la declivitö du terrain, soit on accumulant la litiere sous la region qu'il s'agit d'clever. On pout meme recourir ä la suspension du train poslericur. M. Uoyer se lone bcaucoup de l'cmploi de ce moyen pour facilitcr le redressoment do rencolure cl de
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OI'EUATIONS OliSTKriUCUES.
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Id lele : o Uno plate-longe ou une cordo ordinaire cst, dil-il, atlachöe aux deux mcmbres pelviens; on la fait passer au-dessus do la poulre do travoo, el on souK've I'aniinal do maniore quo lo train posleriour cosso do reposer sur lo sol. Un aide suflit (?) ä retenir le bout do la cordO) la manoouvro de la reduction no devant durer qu'une on deux minutes. raquo; — Nous avons vu quo M. Morel aine, M. Vernant, etc., out employö un inoyon analogue dans le cas do torsion du col de la matricc.
Bien quo i'operateur soit bcaucoup plus ä l'aise lorsque la loinelle est dcbout, il se rencontre cepemlant des circonslances oü les ma-noöuvres itnposöes par la dil'liculto exigent qu'ollo seit couchöe; dautres fois, ainsi quo nous I'avons vu, c'est la sccurite de I'Dpcrateur et de sos aides qui 1'exige. Nous croj'ons inutile d'insister sur les pro-cautions ä prendre, lorsque la böte devra otre renversco sur un lit do paillo, pour qu'olle tombe le plus douccment possible. \in ce qui concerne la vaehe, il nous parait bon do signaler un inoyon simple de la coucher, on plulot do I'amener a se coucher, donl on doit la con-naissance ä M. Poisson jcuiie, et qui röussit presque toujours. 11 con-siste ä plior un drap do lit en plusieurs doubles et 5 le passer sous le venire, en avant des mamelles; deux aides saisissent cliaque oxtrö-mite et font effort comme pour soulevor la vachc : laquo; Immediatomenl, celle-ci se laisso glisser sur le cole, el le train poslerieur tombo Ires (loucement sur la litiere. Un autre aide, qui lient la tele, acheve do la coucher sansaucunc difliculte. raquo; Nous dovons ajouter qu'il est neces-saire, pour que la vachc se laisso aller ainsi, quo le drap soil cons-tainiuenl tcndu, sans cpioi la bete so rcdresserait immedialeinent.
M. Thomassen, völörinairc beige, se sert du procedö suivant : laquo; On prcnd une longue corde, pourvue d'un nccud coulant ä l'uno de ses exlremiles. On passe ce nocud autoiir des comes el on dirige la corde le long du bord dorsal de I'encolure. Un premier enlaccmenl est place sur la base du cou, un second tlerriero les epaules el un Iroisiemo au-tour du venire. Le bout de la corde est rnaintenu en arrifcre, 1c long du sacrum. On exercc une traction lonle el progressive ; ranimal ne larde pas ä se coucher de la maniere la plus naturelle en llechissant les mcmbres anlörieurs d'abord, puis les membres poslerieurs. Un aide place a la tele renverse l'animal ü droile ou ä gauche, au grc de ropcralour. raquo;
Nous ne pouvons que menlionner ce proccde, que nous n'avons i)as soumis a rexpcricnce.
La contention des pcliles femelles est Irop facile pour que nous nous y arretions. En les faisant mellre sur une table, I'operaleiir agira avec plus de surete et moins de fatigue; il pourra egalemcnl, selon les cas, les placer sur le dos, elever la partie anterieure du corps on la partie posterieure.
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EXPLOIUTION DES OROANB8 GENITAUX.
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ART, II. — EXPLORATION DES ORQANEß QßNITAÜX.
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Arrlvö aupiös do la malade, qu'il abordcra avec douceur on la llaüanl, la carcssaul de la main, le veleriiiaire procödera ä son oxanien, saus perle de temps, mais saus pröcipitatlon, II eludiera l'hu-bltude gönörale du sujot, l'ötat des forces, celui du pouls; la nature, la fröquoncc, I'lntonsito dos eirorts expulsils. II deiuaudera dopuis combien de temps le travail csl commence ; si les eanx so sont ecoulees et dopuis combien de temps; si la l'emelle est a sou tonne, si olle I'a depasse; si olle est primipare ; si ses accoucbements aute-rieurs out ete heureux, et d'autres renseiguemouts analogues, qui pouvent lui etre Ires utiles.
Cot cxamon lermiue et cos renseiguements oblenus, il proeödora ä l'exploration direote des voies gönllales, ou, commc on dil on langage obstetrical, au toucher. Pour cela, il est necessaire de luottro habit bas ol de rotrousäor los manches de la chemise aussi baut quo possible; cola rnöme no suflil pas toujours ; souvent, on ell'ot, on ost oblige d'introduire dans les voies genitalos nou seulemeut la main ct I'avant-bras, mais le bras lout ontier, jusques et y compris I'articulalion scapulo-humorale. Aussi Schaack donnait-il lo cousoil de depouiller memo la chemise, afin d'avoir plus do facilite. — II pout no pas plaire a loutle inondo de so decouvrir ainsi el, cepondanl, il est utile d'etre pen vein; e'est pourquoi, dans noire opinion, il serail bou quo le vetörinairo fill pourvu d'une blouse sans manches ä l'usage special dos accoucbements, laquelle, loul en le protögeant contre le froid pendant la saison rlgoureuse, ot contre les piqüres de mouches pendant ret(5, lui penueltrait do rolrouver ses velemonls sees el propres apres l'operaliou. 11 devra on outre s'eutourcr do plusieurs tabliers,
Le dos do la main ol I'avanl-bras soroul graisscs avec do I'huile ilouco, do I'axongo ou du bourro, aliu do los rendro plus glissants et en faciliter I'introduction. Cello precaution a do plus l'avantage dc preserver roperalour contre la penelration dos niatieres sepliques, lorsque le foetus osl mort ol plus ou moins putrelie, emphysömateux. C'est ordinairement la main droite que Ton iniroduitdans les voies genitalos; mais il (;st bon d'etre ambidexlro, cerlaines manipulations elant plus faciles ä executor avec la gauche qu'avec la droite. Du roste, la fatigue d'un bras met souvent dans la n^cessite do recourir äl'aulre.
Les doigls elant reunis on cone, lo pouco faisanl opposition aux quatro aulres doigls, la main est inlroduite avec precaution, le Lord cubital on bas, d'abord dans la vulve, puis dans le vagin. On saisil pour cola un instant oil la bete ost calmc ot no fail pas d'efforts. On poussodoucement, droit devantsoi, dans l'axe du vagin, en imprimant do temps h. autre ä la main un legor uiouvcmenl de rotation. On s'ar-
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784nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPEIUTIONS OBSTläTRlCALES.
r6to, s'il lo faul) quand les ofCorts cxpulsils, qui sc rövcillcnt aussilöl, deviennent Irop önergiques, et Ton altend, pour poursuivre, quo la femelle so soil un pen habitude au contact do la main. — Quand olio a uno 1'ois IVanchi la vnlvo, collo-ci so trouvo ä l'aiso dans le conduit vaginal, et l'avant-bras pönetro plus 1'acilomcnt.
On explore alors tout lo vagin, ainsi quo I'excavation polvionno, en cherchant äse rendreun comple exact do letat do cliaque region. On constate si le vagin est libro, on relreci, ou plus on moins oblitere par la torsion, par dos adhörencos, par des membranes; s'il est vide, ou s'il contient döjä quelques parties du fmtus ou des annexes, et qnellcs sont cos parlies; s'il oxisto quelque tumour, sollen dedans, soil on dohors dos parois du conduit; quols sont le volume, la nature, le siöge do cos tnincurs. On s'assuro si lo bassin a sa forme reguliere, ou s'il osl plus ou moins delorme, rötröci par dos exostoses, des fractures, etc., etc.
Cos notions acquiscs, on portora l'extröinitö des doigts, de nouveau rcunis, sur 1c col nterin, dont on (3liidiora avoc soin la disposition. — On verra s'il fail encore uno saillio dans lo vagin, ou s'il est complö-toment ell'ace; s'il est forme ou entr'ouvert et (piol est son dogrö do dilatation; si son lissu est forme ou mou, sain ou altere par des degöucroscenccs morbides; s'il est dans la direction de l'axo du vagin on sc monlre, au contraire, plus on moins devid.
Si lo col prcsento dojii un commencement de dilatation, on essaycra de lo franchir et do penetror dans la matrice, co qui doit se faire sans brusquerie et sans violence.
Parvenuc dans la cavitö uterine, et sauf los cas rares oü 11 s'est öcliappe par nno döcbirure, la main rencontrera necessairoment le foetus, si olio ne l'a dejä ronconlrd. — On s'assurera tout d'abord dc Total des membranes; si olios sont inlactes ou rompuos. On recon-naitra ensuile la situation du foetus, la presentation, la position, les complications, s'il en oxisto. — Chaque region du corps du foetus quo Ton pourra attcindre sera dislingueo ä l'aido dos caraclores qui lui sont propres : la tite, h la presence do la bouche, des youx, dos oreillcs ; Vencolure, ä la presence do la criniöro cbcz 1c poulain; l'e/jaw/e, ä cello do I'acromiori; la poilrinc, h cello des arcs osseux des cötes, laissant outre eux des depressions facilcs ä scnlir; la croupe, h sa forme ar-rondio el ä la presence des organes gcnilaux et surtout do la queue; les memhres, au sens do la (loxion do leurs articulations, en sc rap-pelant quo, dans le mombre antcriour, le boulot ct le genou so (löchis-sent dans le möme sens, landis quo, dans le mombre posl6riour, le boulot so (locbil on sens contraire du jarrol, lociucl est roconnaissablo, en outre, ä sa forme aplaticd'uu cole ä I'autre et ä la saillio quo forme la pointe du calcaneum.
Colic exploration doit so faire, ä peinc osl-il bosoin do le dire, avoc lonte I'altention ct ladoucciir nöcessaires pourn'on'onsorni les organes
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REMEDIER A LA BEGHERE88E DES ORGANES SENITAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;78!i
do la more ni le petit sujot. Elle doit, de plus, ulre complete, do rnanirre ä fournir tons los elömonls d'un bon diagnostic obstötri-cal, duquel so diklniront ensuite faciloment los indications a remplir. Anssi, no saurions-nous trop repöter pour coux qul debutont dans la
pratique: explorez mötbodiqueinont; mettoz-y lout lo temps nöces-saire; rendez-vous compte do toutos los particularitus que vous rencontre/,; no vous rogurdez coniine sulTisamment öclairös que lorsquo vous vous reprösentorez la situation du fcutus dans la matrico commo si vous levoyiozde vosyeux, pour nous servir de 1'expression trös juste do Pavre (do flcnevo). Alors, niais seulement alors, vous sorez en mesuro de proeöder ä l'accouchement, c'csl-ä-dire do remplir los indications qui rösultent du diagnostic 6tabli.
ART. III. — DES MOYENS PROPRES A REMEDIER A LA sfidlERESSE DES OR GAN ES GE.MTAUX.
Au debut du part, l'utörus csl nöccssairoment d'uno capacite beau-coup plus considerable quo no I'oxigorait lo volume du foetus, puis-que, en möme temps quo celui-ci, il conlient los liquides allantoidien et amniotique, dont la quantity ost toujours assoz considerable. La pocho des eaux venant a so rompro, cos liquides s'öcoulent on partio et I'litorus s'en trouve dctondu; niais il conseive encore, au moins momentandmont, sa capacite prcmiöre; et Ton pout dire que, ä co moment, i'accouoheur pourralt, — grace ä cetto capacite el ä la mo-bilitö dont jouit lo foetus, — triomphor avec une facilitc relative des positions et presentations los plus difliciles. Alalheurcusomont, le ve-terinairo n'est que bien raromont aussi favorise.
Bientöt, oneflet, rutörusrevient surlui-meme, et scs contractions ne tardent pas i\ agir sur le foetus dont, le plus souvont, quelques parties s'engagont dans le bassin. Si le detroit anterieur ost oxactoment rempli par le jcune sujet, et si co dernier ne progresse pas trop, lelaquo; enux qui no sont pas encore sorties pourront söjournor assoz long-temps dans I'utcrus, qui, par co fail, arretö, limitö dans son retrait, conservera une capacite superioure au volume du fuotus. Gelte capacite pourra permottre au vctcrinairo appelc ä temps d'eloigner celui-ci du bassin, et de Uli imprimor encore sans trop de dilJicultös les change-menls ncccssairos |)Our rendre possible sa sortie.
Mais, dans bien des cas, il esl encore trop lot pour qu'on appelle I'hommo do l'art, et le foetus au lieu de rosler äl'entröe du bassin pout, y pendtrer plus ou moins; souvont des tractions intempestives ramc-nent i^ un point d'oii il no pent plus olro deluge, soil en avan^ant, soil on rötrogradanl. Du roste, Tulerus ost rovenu sur lui-möine h mosuro quo lo foetus progrossait, do sorte quo, reussit-on ä ebranler ce dernier, il sorail encore bien difficile do le rcinl6grer dans la ma-trice, ä moins que los liquides, trouvant par suite des manipulations Sai.yi'-Cyh el ViOLBT. — Obstöirique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bO
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786nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTfiTUlCALES.
une issue pour s'öcliappcr, no lui cödent l'cspaco qu'ils occupont, — co qui, fort hcureusemont, arrive quolquefois.
Nous avons suppos(5 jusqu'ici que le foetus rcinplissait exaeteinent lo detroit anlerieur; mais trcs souvent il laissc un passage libre ä la sortie des eauraquo;, qui, clmssees paries contractions utörines, s'öcoulonl jusqu'ä la derniüro goutlo. 11 en rösulto quo I'lUorus, continuant ü so rcssorror, vient s'appliqucr ötroitemont sur lo produit, ä la facon d'un gant sur la main, on d'un maillot sur le corps. Dans cet etal, comment pourrail-on imprimcrle moindre mouvement do recul an luetus, lequel so trouvo pouss6 el 6nergiquenient maintenu dans on contre le bassin par l'utörus, qui I'enserre do louto part? Comment, surtout, pourrail-on modifier sa position d(''feclucuse, puisquo co n'ost qu'avec la plus extreme difflcultd que Ton parvient ;\ insinuor la main entro lui el la paroi uterine, el que, lino fois lä, celle main est bientöl reduite i\ I'impuissance par la fatigue qu'elle eprouve?
Mais co n'est pas tout; de plus grandes difflcultös peuvent encore ülre rdserveos au vetcrinairo-accouchour. On comprond bleu quo s'il n'a pas 616 appelc jusqu'alors, co n'est pas que le proprietaire soil domcure iiidin6rent ou inactif; dans la pluparl descas, ce dernier est au contraire intcrvenu pour essayerde debarrasser la bete ; el, en cas d'insuflisancc, co sera le voisin, ou le inaröchal, ou le marchand dc bestiaux, ou enfln 1'empirique. Cbacun est vonu ä lour de role essayer son savoir...; co qui a eu pour effel do multiplier les contractions ulc-rines, d'en augmenler I'önergie el la duree, el do comprimer do plus en plusle foetus, dont le poll incessauuncnt pressurö a perdu lout le liquide comme mucilagineux qui 1'iinpregnail, el qui devait remplir un röle si utile en facilitant les glissements. En outre, cos explorations et manipulations reitörecs, souvent brutales, ont profondement irrite les organes : on trouvo la vulve gonfleo, les parois vaginales dessö-chees, tuuiellöos, meurtries, quelquefois deebiröes et pcrinetlant ä ^eine le passage de la main ; — parl'ois l'utörus lui-möme est les6. Puis la bete est 6puis6o i)ar ses ell'orts, par la souffrance...; do sorte quo si le veterinaire, aiguillonne par l'amour-propre, parvient au prix de fatigues inouies i\ triompber d'un parcil 6tat) il y a malheureuse-ment bleu des chances pour que la bete suecombe.
Le retard en matiere d'aecouchoment, surtout lorsqu'il est aggravö par des manipulations ininlelligcntes, est done absolument pr6judi-ciablc ü tons los inlenMs. Cost co quo les vetürinaires doivent s'ell'or-cerdc faire comprendre a leurs clients, en ne leur mönagoanl ni les consoils ni les averlisseincnts. En attendant quo ceux-ci aiont porl6 leurs fruits, nous sommes dans la n6cessil6 de prendre les chosos tolles qu'elles sont, et de nous efforcer d'cn liror le parti le moins defavorable.
II existe un moyen de romedier, dans unc corlaino mesure, ä la pertc des eaux. Ce moyen, qui adoucil los contacts, facilite los glisse-
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IIKMKDIKU A LA BfiCHERESSE DES ORGANES GlSNITAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;787
ments, ct alldnue I'lrritatlon resultant dos manoeuvres de röduclion, c'cst rinjoclion, dans 1c vagin et Burtout dans la maltice, d'im liquide liuiloux on muoilaglneux en trös grande quantilö. On so sort avantageu-seraent, pour cos injeolions, d'un tube do caoutchouc donl unc oxtre-milo ost porleo aussi profondöment quo possible, pendant quo I'autre recoil la canule de la scringue qui sort ä cbasser lo liquide.
Tons los accoucheurs rccoimnaiident el praliquenl cos injections lubrlflantes, mais beaucoup les emploient avec troj) de parcimonle. Schaack a hieu insislö sur ce point: qu'il no laut pas opurgner le li-quide; qu'il laut l'injecter abondamment, h la dose do six, huit, dix litres et plus; quo ces injections n'ont, laute leur efdcacitö qu'a la condition d'etre assoz copicuses pour eloigncr, si pen qua cc soil, la surface interne do la matricc do la surface externe du petit, sur lequel eile est intimcment appliquöe. Dös qu'on cst parvenu ä vaincro cette intime adhesion do l'utörus aveclo produit; dös qu'on aröussi äobtenir un premier döplacement, si faihle soit-il, l'opöration rcclamee par Tctal, la position, la prösentation du foetus, devient possible; nous oserions meine dire facile... relativoment.
An lieu do mucilage, qui exige un certain temps pour sa preparation, et ahn de no pas faire do Irop grandesdeponsos enhuile, Schaack injectait d'abord un verre do ce dernier liquide, puis do l'eau liamp;do, et lermiuait par un nouvcau verre d'huilo.
On tic lira peut-etre pas sans intöröt la note suivante, relative ä ce snjet, qui einane do M. Barboy (de Mostes), et qui, tout, on confirmanl ce qui pröcöde, donne quelques indications pratiques utilcs :
lt;i Jquot;oin]iloio souvent, trös souvent möme, l'eau liödo, ou plutöt, lorsque ccla m'est possible, l'eau do graine de tin ou de guimauve, additiotmöe quelque-fois d'uue certaine quantite d'huile d'olive (ou aulre), Ce proc6d(5 inn rend de Ires grands services, on facilitant rnormrmenl lo travail de parturition, pour Vopirateur ct pour les parluvientes,
laquo; Cc moyen Lion simple est surtout d'une grandeutilitfidans les ras suivants; foelus emphyseinateux, caux amniotiques äcoul6es dopiiis longtemps, travail long pour roperalüiir, etc., etc, It mi faut pas craindre d'en injecter tics quanliles consiilerablos: 8, 10, lb litres et plus. Au bosoin, si le travail iltiro longiemps, it faut renouvelerces injections, Jeconseillo quelquefois doles coni-mencer avanl mon anivüc.
laquo; Je n'ai Jamals eu qu'a mo louer grandement de ce moyen, pins du'ra-peutique quo I'on no ponse, el qui produit de tics bons effets chcz toules les lemelles domestiques. Lorsque je manque do seringue, je fais placer ma ma-lade sur un plan, le plus incline possible, et Jo fais mon injection ä 1'aide d'une bouloille ; ccla me domic encore do Ires bons rcsultals. raquo;
Los injections intra-ulörines peuvent rendre les rnemes services chez les pctiles femellos quo chez cellos dos grandes ospöces. On emploie aussi avoc grand avantage, chez los premieres, les bains de siege ou les baius generaux: prolonges, qui assouplissent les tissuslaquo;, en favorisent le rclächoincnl, et rendonl possible la sortie de foclns relativeiuenl volu mineux.
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MIT. IV.— DES MOYEN8 PROPRES A 8USPENDRE LE8 EFFORTS EXPUL81F8, OU EN DIMINUER L'INTENSITE ET LA DUllfiE.
Les diflicuUcs, si graves qu'cllcs soiont, quo nous vonons do faire connaltre, et qui soni inhörentes ä l'ctai dos organes de la fomollo, ne sont pas los soulcs quo l'accouchcur cst cxposö i\ renconlrer. üisons micux : cos dillicullös, on parvlondrait souvent ä los vaincro, si ron n'avait pas ä comptcr avcc los efforts expulsifs quo provoquenl la pröscncc de la main dans les organes gönilaux, et surlout les ma-noDuvres qu'elle s'efforce d'y aceomplir. Tanlöt cos efforts opposent unc resistance insurmontable t\ tout changement, en memo temps qu'ils fatiguent rapidement la main, ie bras de roperateur, et los para-lysont cn quolque sorle par lour önergio, lour durec et leur succession presque ininterrompue; — tantöt ces eiforts röduisent amp; ndant, enquel-ques secondcs, les resultals oblenus au prix de longues et fatigantcs manipulations. Enlin, dans des circonstances encore trop frequentes, les efforts expulsifs deviennont la cause officieuto de dechirures vUöriiies et autres accidents göncralcment tres graves. Cost surtout chez la .liimeutjcLino et vigourouse quo ce pbönomenc laquo;'observe; dans respece bovine, on rencontre egaleinent, oä et la, quelques boles qui out bleu vile epuisö les forces do I'operateur; mais les cas en sont inflniment plus rares.
Ajoulons quo pendant la duröe dos elTorls expulsifs, tout travail Mlt;j/e est rendu absolutnent impossible, tandis quo dans les moments de calme, I'lilerus, si r6duil qu'il soil dans ses dimensions, so laisse encore dilator et pnrmoUreffecluer plusoumoins pcniblcmontquelquos mutations : d'oü cello premiöre consequence, (pie, si los efforts sont incossants, l'opörateur no peut obtcnir aucun rcsultal; elcotle autre que, si les douleurs otaiont momentanement suspenduos, l'opöration durerait Inflniment moins longtemps, au grand bönölico do la patiente et do 1'accoucheur.
On peut rendre les efforts expulsifs moins intenscs, el en oloignor le rolour par les diHoientsmoyons do derivation utilises dans la pratique des operations chirurgicales : l'applicalion du lord-ncz chez la jument; l'application des pinces-inouchettcs, ou simplcmenl rintroduction des doigts dans les narinos do la vacbe, et la compression du mufle el de la cloison nasale. Chez cette derniere femelle, il esl aussi parliculierc-ment indiquc d'empechcr la voussure des reins, par le pincement ou la pression. La position inclince du corps do la vacbe, en bas cl cn avant, conlribue bcaucoup, sinon ä diminuer les elTorls, du moins ä en annihiler on parlie les eU'ets.
Lorsque, par la simple contention dobout, laquo; nous no parvenons pas, dit M. Doneubourg, a obtenir des intervalles do calme assez longs pour accomplir noire travail, nous faisons promencr la jument surun terrain doux et en pento, ou sur le furnier do la cour, on la forQant
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d'avancer si ello fait mine do s'arrölor, pour sc livror ä des efTorts expulsifs ou so laisser lomber. Nous avons ainsi bcaucoup plus do facililö pour exöculcr les mana'uvros, principalomonl lorsqu'olles ont pour but le rcfoulcmenl on 1c döplacemcnt du IVpIiis. raquo;
Nous tenons pour exaele rallirmalion do 1'iiubile pralieien beige, tout en faisont romurrpiei' combien il est dil'ücilo de so livrer an travail donl il s'aglt en emboitant 1c pas ä la böte, qul, souvent, marche tres vite; mais il no suflil pas d'avoir repousse 1c ftt'lus, et nous savons par experience qu'il ost absolumont impossible de fixer un lacs, de prali-quer la version on une mutation rpielqne pen dil'licile dans des conditions semblablcs.
On a souventessayö d'affaiblirlaferaelle parla saignöe; mais il faut enlever boaucoup dc sang, moyen quo nous n'approuvons gnero; on peul aussi recourir i\ l'cmploi des narcotlques, comme nous avons indi-quc do 1c faire dans les cas do partlumultueuxOüddrigidilä du col utcrin. Nous ponsons, en ce qul concorno la Jument, qu'il conviendrail tnfl-niment mieux de recourir ä I'anestjii'jsie. Quant ;\ la vaohe, il no faut pas oublier que l'usage de l'öther, et probablcmcnl aussi du chloro-fonne, rend la viande impropro ä l'usage aliinontaire; mais il faut dire que l'emploi de ces agents, fait ;\ propos, evilerait peut-6lre dans bien des cas la facheuse nccessite du sacrifice de la femelle.
Cost an professeur Simpson (d'Edimbourg), ([uo revient la gioiro d'avoir inlroduil ranesthesic en obsletriquo bumaine, et cela dös le lendcmain, peut-on dire, do ladi5couvcrlo des mcrvcilleuscsproprielös de i'etlier, car e'est en Janvier 1847 qu'il administra avec succös co medicament a une femmc chez laquelle la version ctait n^cossaire. Quelques mois plus tard, le möme Chirurgien decouvrait les proprictes du chloroforme, dont I'einploi conlribua ä la vulgarisation do la nou-velle methode.
Depuis longtemps, cellc-ci est enlree dans la pratique usuelle des medccins-accoucheurs en Anglcterrc ct en Amerique; mais eile a fait dos progrös moins rapides en Prance, oil ello no fut accueillie tout d'abord qu'avcc une certaino defiance. Aujourd'hni, on est revenu do cetle prevention, ct, dans les cas d'accouchomenlsvraimentlaboricux, comme aussi lorsqu'il y a nöccssitö de pratiquer uno operation obs-tetricale, il n'est pas un accoucbonr qui bösitc ä employer le chloroforme, alin d'cviler h la pationlo dos soud'rances qui pourraient n'ölrc pas sans danger pour sa propre existence.
Jusqu'ä present les vct6rinairos n'onl pas, ou du moins, ont trfts pen eniployö ranesthesic. Nous ne connaissons qu'uno observation dalant de 1874, et due ä Cözard (de Varenne). En la publianl, ce jounc ct distingue confröre, enlevö trop tot ä la science et ä sa profession, avail pour but d'appeler l'altcntion des völcriuaires sur les services que pourrait rendre l'anesthösie, lorsqu'il y a lieu, chez la jument surlout, de changer ou modifier une prosenlalion.
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Döjä, en 1859, Rosslgnol pöre avail 6ims l'opinion quo Ton pourrait peut-ölre lirer quolques avantages dos aneslhösiques pour cotnbaltre los efforls expulslfs violents do la jument; mais 11 n'a pus, quo nous sachions, mis cotlo idöo on pratique, l'lus lard, en 18quot;!), nous voyons M. Lapölre regretter do n'avoir pas do ohioroforme ä sa disposition, pour combattre, choz uno jument, (Jos eirorls expulsifs tellement violents qu'ils occasionnöroni uno rupture du diapbragme.
Dans lo cas rappurlö par Gözard, ce völerinairo 111 pendant phis do deux beures do vains efforts pour opörerle redressement do la löte el do 1'encolure. Gonvaincu qu'il n'en pourrait venir ä bout, il so döcida ä anoslhösior la jument en suivant lo procddc uliliso par II. Bouley : laquo; Je verse, dit-il, I'dthor par pclitos portions snr des ötoupes plaoöes i\ l'entröe des narines ; j'en use environ 200 grammes en cinq ou six minutes pour obtenlr la cossalion dos efforts expulsifs do la jument. Je prolile do eel (Hut pour opdror la version do la tele, ce quo jo fais non sans poine, mais asscz rapidenioul; quolques minulos plus lard, l'accouohement ötail torminö. raquo;
Gözard ajonle quo la jninenl a succoinbö au boul do huil jours ä une mclro-pöritonito; mais il fail observer avoo raison quo, selou louto probabilitd, cello alloction no serail pas survenuc si 1'accouche-ment avail durö doux lioures de moins, grace ä l'emploi do rclhcrisa-tion dös lo debut.
Getexemple nous paraltoncqurageant; nous regreltons do no pou-voir en cilor d'aulros, ol siuloul do n'en avoir pas do personnels; mais depuis longlemps les occasions propices nous out absolumenl fait del'aul. Noils cilerons copondant los fails suivanls, bien qu'ils no se rap-portent pas ä hi parturition; mais il s'agit d'efforts expulsifs calmös par l'öther ol le cbloroforme. Le premier osl relatif ä nno vieille jument d'experiences, surlaquelle Tun do nous pratiquait la castration par la melhodo vaginale. Gelte bole so livrait ä dos oflbrls expulsifs enorgiques ol soutenus qui devenaient Ires genanls : I'inspiration d'une pelilo quantitö de cbloroforme sufflt i\ la calmer d'une fa^on complöte, do sortc quo la castration put so terminer rapidement sur la bole deboul. I.es autres fails nous soul fournis par Ganu, qui nous apprend quo dans plusieurs cas do renversement do la vessic observes sur la jument, laquo; rötluhisalion lui a permis do paralyser les efforts expulsifs, si fali-gants pour l'opärateur ol si dangereux pourl'opöröe, ol d'arriver plus promptement et plus suremenl an but cherchö, la reduction. raquo;
Lorsqu'on approche uno femelle pour i'assister dans un accouchement, on constate bien parfois I'exlstence d'nd'orls expulsifs spontanes inlenses, prolongös et frö([uemmcnl rüpölüs; lo plus souvent, copondant, cos contractions sont assoz espacöes les unes des autres, olquol-quefois möme lout i\ fail nnlles si le foetus csl mort; mais ellos se rc-vcillent des ([no le contact el les mouvemonls de la main se font son-tir, surtout dos quo cello-ci s'efforce d'imprimer au foolus quelque
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mutation; et il osl permis do penser,— du roslo, los observations rö-sumöos plus haut conliimont bion eot a priori, — quo si co contact et cos mouveincnts n'etaiont pas penjus, on no l'ötalent quo d'une ma-nioro vague, confuse, los contractions dont il s'agit, sournisos au moins on parüe ä la volonlö, nc so produiraienl pas.
Or, ranesthösio pnnnnl d'obtonir co rösullat, do memo qu'ollo immo-Ijiliso l'aniinal sur loquol on pratique nne operation en lui ütant, ou simplomonl en diminuant dans une forte proportion la perception do la douleur.
Chose romarquablo! reconnuo du roste par tons les accoucheurs, rcmploi dos anosthösiques, tout en faisanl cosser les efforts oxpul-sifs inutilos, c'est-;Vdiro sans resultat pour la sortie du foetus, no nuit en rien ä ccux qui pourront so produirc ulilonionl plus lard, ü la condition, toutefois, do n'avoir pas elö pousse trop loin.
II n'estdonc, en aucune facon, nöcossaired'obtenir l'anesthösle complete; la fcmello pout roster debout, et il suflit docontinuor les inhalations jusqu'au point voulu pour quo le contact, do la main soil lolörö.
Nous croyons devoir terminer cos considerations par lo resumö Ires sommaire d'un imporlanl travail du au D'Campbell (1874), dont les conclusions nous paraissent do nature ä cucourager les veterinaires i\ cssayer de Yancslhcsie obslelrknle :
L'auteur pose comme reglos de no Jamals donner le chloro-formo (qn'il parail prelerer ä l'öther) pendant la premiere periode du travail — periode do dilatation, — si co n'est laquo; dans los cas, rares d'ailleurs, oil, des lo debut, eclalonl des contractions violcnles qui peuvenl aller jusqu'ä 1'affolement d'une fomme liyst6rique raquo;. 11 aurait alors rinconvöniont laquo; d'anioindrir rintensite, d'eloigner le retour des douleurs, raquo; el parlanl, do retarder la dilatation du col. — Go moyen doit done etre reserve pour la periode expulsive. — L'aneslhdsie no doit jamais etre poussee jusqu'ä I'insensibiliUj complöte, profomlo, chirur-gicalo; olio doit roster dans leslimitos oü eile procure unc demi-insnn-sibilite : e'est lä, ä proproinenl parlor, Vanesthisie obstötricale. — Main-tenue ä ce degrö, clle pout etro prolongeo pendant longlemps sans inconvonionts ; le 1)'' Campbell a variö sa duröo eutre 10 minutes el 12 heures, avoc des interruptions, bleu entendu, quand eile a du depasser plusiours heures. — Pour cola, on fait les inhalations au commencomontdechaquo douleur el on les suspend dans los interval les.
Praliqueo avec cello prudence, la mclhode aueslhesiquc n'a i)oint d'inconvönienls et bcaucoup d'avaulages. l)o 1847 ä 187^, Campbell l'a mise en usage pour 942 accoiichemenls, sans avoir on a döplorer laquo; au-cun accident altribuablo aux anosthösiques. raquo; L'enfant no parail pas s'en ressonlir, et la fomme s'en trouvc bion. Los douleurs de l'enfan-toment no sont pasabolios; inais olios sont considerablementaltönu6es; lo pörinöe el I'anneau vulvairo perdent de lour rigidity, el lour dilatation est plus prompte, plus facile ct moins doulourouso. L'auteur re-
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OPERATIONS OIlSTlh'lUCALES.
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connalt ccpcndantqu'il y amp;possibiHt4 de dangers; aussi rccommando-i-il la [)lns grande prudence, une surveillance altcnlivo du pouls el de la respiration.
Nous croyons, nous aussi, qu'il convient do donnerla pr6f6rcnce an cbloroforme, gurtout en raison de son action plus rapide. Quant a la possibililc do dangers dont parle I'auteur quo nous venons de oiler, nous ponsons qu'ellc ne pent pas im soul instant arrßter le vetörinaire, surtout si rancsthesie n'est pas poiissöe au dolä des limilos qui onl ötc indiquües.
Quant au modo d'administralion, l'animal dovant inspirer un inu-lango d'air et do vapours do chloroforme,— ct non cellcs-ci pures, — il suflit do maintenir äproximile des narinos, mais non dedans en raison do raction locale irrilanto de 1'agent medicamenteux, uno polite öponge imbibeodo colui-ci. On depose l'öponge dans une capsule, pour (5viter la pertodu liquide, et Von jotto siinpleincnt une couverturo sur la töte do la patientc; do cotte facon, les vapours anosthesiqnes ne so pordent pas trop dans ratmosphöro, ol I'air pent arrivor libremont.
On pourrail egalonicnt ulilisor avec succös uncsorte do musette analogue ä cellos qui sorvcnl ä faire manger l'avoine, dont le fond susceptible de s'ouvrir ä volontö pour placer l'öpongo ou riiumector, serait conslituö par une loile inctalliquo, qui laissorait ä l'air un librc accös.
Tronic ä soixante grammes do chloroforme suffisonl pour determiner chez la jnnienl une anosth6sio süffisante. Du roste, les inhalations doivent 6tre suspendues des quo la fcmelle lolere les manceuvres opera-loires, pour 6trc reprises aussit6tque reparaissentles ofl'orls expulsifs.
A defaul d'öllier ou do chlorolormo, qu'on n'a pas loujours sous la main, on pourrail peut-ctre avoir recours ä Vinebrialion par I'alcool, suivanl la mölliode de Van-Doinmolon, quidonnerait sansdoulo aussi do bons rösullats. (V. ronversoinent do l'utörus) F. S. C.
BIBLIOGRAPHIE
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in Journal demdd. vet. dc Li/on, 185',), p. 30^. Thomasskn ; I.'onihrjolnniio cliez les grands animaux doincstiiiuos; inoyen do conclicr
la vacho ; In Anncdcs de med. vet., 1881, p. 9.
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UK LA PROPULSION.
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GHAPITRE III
DES OPfiRATlONS AYAM POUR BUT DE MODIFIER I.KS PRESENTATIONS ET POSITIONS DEFECTUEUSES DU FCffiTUS.
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Nous avons vu pröccidemmont combion cos prdsontalions ot positions sont nombrcuscs et variöes, et nous savons quo los efTorts de racconcheur doivent tenclro h. les transformer on d'autrcs moins ddfa-vorables, qui pourront ponncttrc la sortie du foBtus. Or, tout mouve-ment iaiprimö ä ce dornicr dans lo but do favorisor I'accoucbement conslilue ce ([iie, on langagc obstetrical, on appolle unc mutation, Celles-ci sont assoz iKjmbreusos, ol ellos interossont, soil le corps tout entier, seit la löte ou los membres. Cellos qui sont relatives an foetus dans sa totality pouvont 6trc groupies sous les trois titros suivants : 1quot; la propulsion; 2deg; la rotation, ot .'i0 la version; — la lote el les membres sont quelqnefois repoussös isolöment; mais la mutation la plus importanto qui les concerne cst : 4deg; lo rodrcsscment ou extension.
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ART. 1. — DK LA PROPULSION.
On appcllo ainsi uno manoeuvre obstötricale qui consisto, soit a ropousscr do l'excavation les parties qui y out pcnclrc, soit h. cloignor du dötroit uno region quelconque du foetus, do faron ä la reporter au loin dans la cavitö abdominale. Gelle manoeuvre est tres souvont in-diquec. Cost ainsi quo dans la presentation nntdrieure, il faul quelqnefois repoussor les membres thoraciquos qui onl ponötrö dans 1c bassin, el qni gönent lo bras de l'opcraleur allanl it la rccliorche do la töte; d'autres Ibis, c'ost la presence de la Idle qui nuit pour la recherche dos membres. Dans un cas comme dans I'autre, 1c tronc lui-mdme doit souvent dire ropoussd, soil pour ddgager lo ddtroit, dans lequel il est plus on moins onclavd, soit simploment pour Ton dloigner, aim de permcltrc 1c rodrossoment des parlies ddvides. Los membres pelvicns, qui viennont parfois compliqnor colic presentation on penetrant dans le bassin, doivent aussi, dans certains cas, dire repoussös. — Dans la presentation posterli'itrc, lorsquc les membres sont lldcbis aux jarrets ou so trouvenl compldtoment relonus, le tronc doil dire dloignd on masse, qu'il soil ou non engage dans hi ddlroil, alin de rondre possible rextension des extrdmitds. La propulsion est ulile, mdmc lorsque les membres sont elondus d'une facon incomplete. — Enfln, dans les presentations transversales, la propulsion do la parlie antdrioure ou poslcrioure du foetus conslilue l'une des manoeuvres dc la version, qui a pour but de rapprocbor du ddlroil laulre cxtremite.
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794nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OUSTßTUICALES.
En rüsumö, quölle ((uo soil la position ou la prösontation qn'il s'agit de changor ou d'amöliorcr, los mutations nücossairos no pouvant pas, ^encialoniont, s'oflcclucr clans le bassin lui-moine, il faut, avant lout, dögager roxoavation, on refoulant la parlie ä redresser on la masso foslale ontiöro jusquo dans rabdomon, oil Ton trouvera asscz d'espaco pour maiuouvror ä l'aise, et des parois assoz souplos pour so pruter aux mouvemenls divers qu'on vent irnprimer au fectus.
Quo la femollo soit debout au coucluJo, la propulsion sera toujours facilitee par I'lncllnaison du corps ou bas et on avant.
On a invente, pour praliquer la propulsion, do nombroux instruments quo nous avons succossivoment passes on revue; mais nous Savons quo la main constituo le incillour des repoussoirs, et nous avons dötormine dans quollcs circonstances ceux-ci pcuvent 6trc utilises (V. Repoussoirs, page 700).
Dans certains cas, nolamment lorsque le (octus osl onclavci, qtie ruterus est revonu sur lui-meme, quo los olTorts expulsil's soul incos-sants, la propulsion pout etro tres laborieuso. Pour la praliquer, lo vetörinairo applique la main sur la partie qu'il vent 61oignerdu bassin, ot pousse de fncon Ji vaincre la resistance. Lorsque la femelle estcou-cböo et que l'opörateur osl lui-mßmo ötondu sur lo sol, il a fröquem-inont bcssüin do s'arc-boutor du pied contre un corps resistant. Quei-qucfois co sent les piods memes d'un aide qui lui fournissont lo point d'appui, sans loquel sos efforts n'auraiont qu'une portöo insuflisante.
Scbaack conscillail d'agir par socousses repdtees, losquollos produi-sont boaucoup plus d'oH'et qu'une poussee continue, et n'ont, quoi qu'on en ait dit, aucun incoavönient (1).
Quand on fait usage du ropoussoir, il faut lui chorcher un point d'appui solide, atin d'eviter los glissades, les echapptes, qui pourraient determiner do graves lesions utörines. On donnera la preference aux repoussoirs porle-cordes toutes les fois qu'il y aura lion do repousser un membre, ot que lo bras n'aura pas la longueur süffisante.
Los membros sont quelquefois repousses d'uno fa^on directe; tres souvent, il y a avantago ä llecbir les nnes sur les aulres lours diverses articulations. La propulsion, dans cos cas, n'est plus qu'une simple flexion.
Cost naturellcmcnt dans l'intervalle dos doulours qu'il faut exorcor les poussdes; mais, pendant la duree des efforts do la femelle, I'opcra-teur no doit pas roster inactif, et s'il no faut pas qu'il lutto dirccte-monl contro oux, sous peino do no rion oblenir et de voir bientöt ses forces s'epuiser, sons peino surtout de s'exposcr ä produire unc döchirure uterine, il doit cependant resistor ä cos etTorts, afin do ne pas perdre i\ co moment lo buiKJIice, quel qu'il soit, du deplacement si laboriouseinont obtonu. Enfln, la propulsion no sera considöree
(1) SciIAACK, communication inudito.
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DE L\ ROTATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;70;i
comme süffisante quo lorsque le faclus aura 616 refoiilö ontiorement du bassln tlanslacaviio abdominale, — toutäfaltau dolä du dötroitanlaquo; U'ricur. Mors sculoinont, l'opörateur pourra songor äprocödor ä d'au-ircs mutations. N'oublions pas de dim quo, pendant cos derniöres, il devra bion souvent encore suspendre les mancBuvres commoncecs, pour rcvenir ä la propulsion ronduc do uouvoau nöcossaire par los efforts do la patiente, lesquels auront rapprochö du bassln lo corps du fcßtus qu'on en avait momentanäment 61oign6.
II est une rocommandation iniportanlo qui doit Irouvor place ici. 'I'oulos los fois qu'll y a lion de repoussor los mombros ou la töte qui so prösonlont bion, on doit fairo on sorto do pouvoir les rotrouvor ä volonte, afin do los rainoner dans le bassin lorquo lo inoiuenl on sora vonu. Dans co but, los premiers seront saisis par un lacs passe autour du paluron ou au-dessus du boulet; on s'assurora de la lolo an moyon d'un autro lacs llxö üla maclioirc införieure, on au moyon du lieol de Schaakou du lieol de Binz. (rest lä nno regle invariable, do l'iinpor-tance de laquollo doivcnt bion so pöncUror los jounes praticiens.
AUT. II. — DE LA ROTATIOX.
On donne ce nom änno manceuvre qui consislo k imprimer au corps du foetus, dans la malrice, un monvement plus on moins etendu do revolution autour de son axe longitudinal. (Tost une mutation qui a pour but et pour olfot do changer los rapports do la partie qui so präsente avoc los contours du bassin, on, en d'antrcs tormes, do modifier la position, sans toucher i\ la prcsentalion. Kile osl incliquöo ehe/, toutes los femelles, et en particulier chez la vache, tonlos los fois quo lo fce-lus so präsente de maniöre ü offrir son plus grand diamötro au plus petit diametre do l'oxcavation, e'est-a-diro dans la pluparl des positions laterales, dono ou lombo-iliales, Voici, d'une nianicro gdnerale, comment on doit y proccklor.
Apres avoir repousse en avant du detroit antcricur lo corps du foetus, mais non los mombros, s'ils sont on bonne direction, on engage la main et l'avant-bras, en supinalion, assez avant, entro lo corps du produit et loplan inl'ericur do la matrice; puis, prenant un point d'ap-pui sur lo pubis, ct agissant avoc lo bras comnio avoc un levicr, on soulevo et on pousso lo corps du totus, do maniöre ä porter en haut et en dehors (ä droito ou ä gauche suivaut les cas) la region hctale sous laquollo la main ost cngageo. Pour facilitor cctlo manoeuvre, Hainard consoillc, quand les mombros sont dans lo bassin, do les reunir par un lion ot d'ongagor entre oux un biUonnot, dont on so sort
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comme d'un levier pour imprimer ü la masse totale le mouvement quo Ton voul obtenirj ou bion, co qui esl tie beaucoup prölerable, dc condor cos appendices ä un aide, lequol, agissant d'aprös les instructions do I'accoucheur, saisira cos parties ä pleinc main et leur impri-
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796nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTßTKICUES.
mora im mouvement combine do torsion ct do bascule dans lo sons indiquö par ropörateur, dont les manipulalions sont ainsi secondöes d'une maniürc trös eflicace. L'opöration estterminde quand, par cos manoeuvres, on a röussi ä ramonor lo grand diametre du foetus en face du diamötro sacro-pubion de l'excavation, ä convertir line position verlf5bro-ilialo droite on gaucbe, par oxciuple, on une position vcrlebro-sacreo. 11 n'est memo pas nocossairo quo le changement soit aussi complet, il suffit quo la position devionno vortöbro-ileo-sacree, antörleure on postörieure, car colle-ci, ainsi quo nous l'avons dejä dit (pages 369 et HH) on etiidiant le möcanisino do raccouchemont nature!, cst aussi favorable quo la vertöbro-saerce ello-möme. Une fois quo le ftetus ost ainsi place, on volt freqnemment la rotation s'ache-ver d'ello-inomo a mosure qu'il progrcsso dans la (ili(''ro pelvienne. G'est, an surplus, pendant col to progression, quo I'accoucbour peut agir avec lo plus d'eflicacitö. Pour cola, il lui suflit d'utiliser encore, et do la memo facon, le batonnct do Rainard ; on bion, — ce qui vaut inioux, — il pout introduire perpendiculairoineiit ot do bas on haut, aussi pros que possible do la vulve, les deux avanl-bras entre les membres du produit; puis, saisissant ä pleines mains le plus ölovö do ceux-ci, il presse dessus en memo temps quo les avanl-bras font elfort en sons oppose sur I'autro. Cot effort, combine avec les tractions, ne tarde pas ä produire le rösultat attendu.
Lorsque le tronc du fcctiis cst sorti en partic, on peut agir sur lui en recourant au proccdo do Hue, que Ton trouvera decrit ä la page G2'(.
On a quelquefois propose, pour facililor la rotation, do so servir d'un levier, c'esl-a-dirc d'unc lige rigide, que Ton engage outre la ina-trice etlo corps du fcolus, atin do le soulevcr et de lo faire tourner sur son axe. Nous n'avons jamais cu recours ä co moyen, que nous croyons dangoreux, et, si nous en fuisons mention, c'ost uuiquement parce tjuc nous pensons, avec im grand nombrc de bons praliciens, qu'il doit etre absoluinent rejotö.
ART. III. — DE LA VERSION.
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On cntend par version nne mutalion qui a pour but et pour effct do changer on modifier la prösontation cxistanto, lorsqu'elle cst do nature ä rendre raccouchomcnt impossible ou seulemenl plus difficile.
Pour les accoucheurs do la feinme, qui n'ont pas lors do presentation do la tele ä faire sorlir les bras en memo temps quo cclle-ci, et qui, dans la presentation de rcxlremitö opposee, n'ont pas davantago ä s'oecuper des membres pelvious, dont la direction, quelle qu'elle soit, ne constilue pas un obstacle a raccoucheinont; —pour cos accoucheurs, disons-nous, la version consisle simpleinonl a amoner au
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DE LA VERSION.
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dölroit siipcriour une dos deux oxlrömitös du foelus, la leto ou l'oxlrö-milc pclvienno, — celle-ci, (outefois, par los pictls, en raison de la prise facile qu'ils ollVenl ä la inain. De lä denx cspuces de version ; la version cuphalique el la version pelvienne, La prcmiörc n'est pratiqneo que dans des cas rares, et seuleinent lorsque la lelc est ä proximilö du dclroil ou so trouve mal engagöe ; en dehors de cos clrconstances, c'esl i\ la secondo qu'on donno la prölerenco.
Kn obstetrifjuo veleriiiaire, ropöralion ({lü a pour but d'amoncr en lace du delroit la partie antcrienro do I'ovoltde total s'appclle, pour cette raison, version anteriewc. La qualification de cSphalique no sauruil pröcisemenl lui convcnir (I), car 11 laut aussi so preoccuper des mom-bres. Quant ilia uemonpe/üwnne, on pout luiconsorvor ce nom,puis-qu'elle est on tout semblable ä cello quo praliquenl les accouchcufs sur I'enfant; on I'appelle aussi version poslerieure. On comprond que ['indication de cos oporalions no pout guöro resulter ([tie do I'exis-tence d'une presentation transversale.
Mais le velörinairc rencontre souvont dos prösonlalions anlörieures ou posterieures qui sont rendues dystociques par une manvaise direction do la tote ou des inombrcs, ot dans lesquelles il suffit de mo-dilier cette direction. On pourrait sans donte qualifier do version ciphalique I'operalion qui consisle, lors de presentation dos mem-bres antöriotirs et d'une rdgion quclconque de l'encolure, ü rodresser celle-ci et ä ramener la löte cnavant, operation absoluinenl semblable, du resto, ä cello quo praliquent les medocins dans la presentation de repaule, par exemple, on il laut dögager lo dötroit et aller onsuite ä la rechercliedo la lote. Par analogic dos manoeuvres el des rösultals, le mot version pourrait pout-ötre s'appiiquer aussi ä lous los changemonts do direction iinprinics aux niombres, soll anlcrieurs, soit posteriours, dans le but d'en amener l'extrömitö libre dans lo bassin; mais cos changemonts de direction ne consliluant, en deflnilive, qu'uno extension du membre entier ou de quelques-uns do ses rayons, nous les designorons de pröference sons los noms d'esitension, de rodressement, quo nous appliquerous aussi aux mutations do la töte el de l'encolure. Do la sorle, nous r6serverons le nom de vei-sion aux mouvements de totalitö du foetus.
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quot;Version antörieure et version posterieure.
Nous avons dil on quoi consistent cos mutations. Chacune d'ollos a ses avantages et ses inconvänients; toulefois, ä moins d'indicalions
(i) Nous croyons, pour notre part, que ['expression do version cöphallque, que nous avions employee dans la premioro edition, pourrait trfes liien etro conservöc on iii(S(lo-cine veterinairo, no sorait-cc ([uo parcc qu'ello est admiso en medecino humaine, et ä sculc lin do rendre plus faeilola comparaison Ontre losdoux modecinos, on applitpiaut lo iiißuio uom itdes cliosos qui, en defiuitive, sont au loud paifaitement identiquos [V. S. C).
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Ol'ISHATIONS OB8TETRICALE8.
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spöcialos, — rösullant nolaniment pour la version anloricurc de la proxiinilci phis graiulo de ravanl-main, — on preförora toujours la version polviemiü, parce que, dans la prösonlalion ([u'elle pormot d'oblonir, on n'a ä s'inquiäter que de deux appendices : los meinlm's. Au conlraire, dans la version antx'rieure, 11 laut se preoccupcr non seulemcnl des mombres, inais encore de la tele, donl la silualion d6-favorablo peut 6lre la source de Ires grands embarras.
Quelle que soil colle de ces opcralions qu'on so döcidc a pratiquer, il est necessaire, pour la moner h bicn, d'agir sur les deux extrenulüs dc I'ovolde fcetal, mais dans des sens dillercnls. Pendant qu'on s'effor-eera d'altircr ä soi celle qni dolt s'engager la premiere dans le bassin, on repousscra I'aulre aussi loin quo possible, cc qui facilitcrale mou-vement de pivot que le petit sujet doit cITectucr snr lui-m6mo. Inutile de dire que cc inouvernent sera d'aulant moins diflicile ?i obtenir quo la capacite do l'utörus sera plus considerable, quo les eaux exis-toront en plus grande quantitc, quo les efl'orts cxpulsifs soront plus laibles el plus espaces. Jlalhoureusement, ce sent les conditions oppo-söos qni se rencontront 1c plus souvent; alors la version devient l'une des operations les plus laborieuses quo Ton puisse ctre appele ä prati-quor.
Dans les presentations stcrno-abdominales, on exercc autant que possible les tractions sur les meinbres de rextremitö qu'on veut engager et, s'il y a lieu, sur la toto. Dans les presentations dorso-lom-baires, on agit de mörne lorsqu'on peut saisir un ou deux mernbres; si cetle rcssourco fait del'aut, — ce qui arrive; souvent, — on pout 6tre dans la ncccssile de tirer sur dos crochets que Ton a fixes aussi loin que possible, el donl le point d'iinplantation change ä mesure que le inouvernent so dessine. (Juanl ä la propulsion, ello s'exerce au moyen do la main ou de repoussoirs appropries; e'est la Iftcho qui incombe ü ropcrateur lui-mömc, apres qn'il a font dispose pour la traction. Ccllo-ci est conlieo ä des aides; cllo no doit pas avoir lion paraliöle-nient ä Taxe du corps de la fomello, mais, an conlraire, suivant uno direction oblique, celle quo l'opörateur jugera la plus favorable h la penelration dans lo bassin.
La traction el la propulsion devront 6lre simullances, ot coincider autant que possible avee los intervalles des efforts expulsifs. Pendant la duröe de ceux-ci, la matrice s'applique d'une facon trop intime sur le corps du foetus pour quo ce dernier puisse effectuer des mou-vements indöpendants.
Lorsque cos manoeuvres combinees auront cle couronnöes de suc-ces, il restera, dans les presentations dorso-lombaires ou Ton n'a pu amener aueun appendice, ä completer l'opöration par l'extension dos membres, el on outre par cello de la tele, s'il s'agit de la version an-terieure.
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Redressement, extension de la U'-to et de Tencolure.
Gelle operation a pour bill do roincllro la löte el roncolnre on bonne direction. Kile doit presque loujours 6tre pröcedee de lii propulsion du fffitus a(in do permellrc ä ces regions do so deployer en avant du bassin.
Nous savons quo la tele pout dtre : 1deg; encapuchonnee; 2deg; Hechle sous la poilrine ; 3deg; portöe sur l'un dos cölös du corps; 4deg; clcndiie sur le dos.
1deg; Vote eiivaiiucii(gt;iinlt;-c. — Si Ton arrive assez tot, e'est-a-diro si la tele esl encore lout ontiöre en avant du bassin, el en memo temps un pen mobile, la reduclion s'opöre aisömonl. II faul alors glissor la main en suplnation ct forlomont clonduo sur I'avanl-bras, ontre lo pubis et le clianlrein, depasser lo bout du nez, recevoir celui-ci dans la paumo do la main arrondie on cuiller, ölever roxtremito ainsi suisio au-dessus do la symphysc pubienne en la porlant de cüte, de fucon ä rendro presque transversal Taxe de la töte, et tirer ä soi. Uno f'ois le bout du nez sur la symphyse, il ost trös facile d'etendre la töte en totality dans lo bassin et de terminer le part.
Ce qui pröeöde s'applique spöcialement au poulaiu, dont la töte presente uno longueur trös notabloment supörieure ä edle du diamö-Ire sacro-pubien (V. page 3(\i), ce qui ne lui permeltrait pas de pene-trer dans 1c bassin si sa region oeeipitalo portait conlro la voüte lombo-saerce. En cequiconccrne le veau, dont la tete,beaucoup plus courte, excede cepondant encore le diamölre sacro-pubien (V. page 373), uno legörc obliquite, qulpermet ä la rögion oeeipitalo de se diriger vors le flaue, est egalemenl nöccssaire.
Au lieu d'agir sur l'exlremitc de la tote, reejue, comme il vient d'elro dit, dans lecreux de la main, on pout introduiro le pouce dans la beuche et appliquer los autres doigts dans l'espace inler-tnaxillaire : tenant ainsi la machoiro ä pleine main, on pout döployer plus do force el imprimor plus aisömeul ä la tele la direction qui convient.
Lorsque la nuque a döjä franchi le dclroit, on comprend qu'il soil de loule necossile de la repousser au delä; mais, commc eile tend h reprendre immediatcmenl sa position premiere, il devient dif(icilc d'appliquer le manuel precodont. Pour mener h bieu Toperation, I'ac-COUCheur est dans la nccessitc do recourir ä un aide, ou d'utiliscr ses deux mains ä des maiuBuvres dilferenles; mais dans un cas commo dans I'autrc, il doit fixer I'anse d'un lacs au col du maxillaire, ou, mieux encore autour do rextröinitö de la tote, ä la facon do la muse* rolle d'un licol. II liondra ce lacs d'une main ou le conliera ft un aide. Gelui-ci devra tirer, en mome temps quo roperatour s'efforcera do repousser la nuque en la dirigeanl vors le flaue dont eile est le plus rap-prochöo; peut-etre sera-t-il obligö de cesser un instant la propulsion
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OPERATIONS OBSTETRICALES.
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pour soulever lo Lout du noz au-dossus de la symphyse. Uue fois dans colic position, la leto ne tardcra pas i\ se deployer.
2quot; Tole lleuhic nous la iioUrlne. — Co cas offre plus de diflicultö ([uo lo pröcedcnt; cependant, la reduction cst encore possible si on arrive pen apres le debut du travail. On doit fixer iaimcdiatement au col du maxillairc un lacs dont on conlie rextremitc libra Ji un aide. Prenant ensuite un point d'appui sur la partie anterieure du tronc, on s'eflbrce de repousser celui-ci pendant ([uo I'aide tire lui-meme sur le lacs ; la töte se d6place un peu, lout on pivotant sur elle-iuöme el en donnant lieu ä un coinincncement de torsion de 1'encolure : e'est (pie le col du maxillaire, qui ötait dirigö en arriöre, et sur loquel s'exerco directement la Iraction, se trouve ramone en avant, pondaul lt;iue le maxillaire lui-meme resle en haul, el que lo front continue ä rcgarder en has. Biealül la manoeuvre est arrclee, soil par reifet de cette torsion, soil parco que le bout du nez rencontre quelque obstacle. Aussitöt, la main de ropcratour doit cesser la propulsion pour venir guider l'extremilö de la tele, en meme temps qu'clle fait cesser la torsion en relevant le front. Agissant ainsi d'une lacon alternative, tanlol en repoussant le corps, taiitöt en yuidanl la tele, I'accoucheur finil par en amener I'extremile en face du dölroit, oü olle ponelre ensuite aisement.
Mais si, lorsqu'on est appele, les eaux sont öcoulees depuis long-temps, si on a lirö sur les pieds, si la matrice s'esl appliqudo etroile-ment sur le corps du foetus, les dillicultös devienneut exlremement grandes, pour no pas dire insurmontables. II esl vrai quo, dans cette situation, reng-agement el parlant I'enclavement soul presquo impossibles; mais, contraircment ä co qu'on pourrait croire au premier abord, plus les douleurs se prolongent, plus la tele s'eloigne du bas-sin, et plus il devient diflicile de la saisir avec la main. II rösullo, en effet, do mesures que nous avons prises sur le cadavre d'un poulain, de taille au-dessous de la moyenne, — apres avoir fortemont llüchi rencolure el porle la tele au loin sous le venire, — que la distance qui separe le bout du nez de la partie anterieure do la courbc lor-rnce par I'encolure, est do 0,o,42 : si Ton ajoule k ce chiffre Oquot;1^.quot;) pour la longueur moyenne du canal pelvien chez la jument, dans lequel rencolure ne saurail penelrer, on arrive ä un total do 0m,G7, qui approche beaucoup de la longueur moyenne du bras de I'liomme. Or, il ne suflit pas de toucher avec l'extrötnit^ des doigls pour agir utilement; il faul pouvoir samV, et, d'autre pari, le poulain el la mere peuvent otre d'une taille superieure a cello qu'indiquent les chiffres d-dessus. Ajoutons que 1'on doit aller chercher la I6te au-dessous du corps du foetus, ce qui oblige le bras a s'incurver el en diminue encore la longueur; — et comma la matrice, etroilcment appliquee sur le jeune sujet, I'lmmobilisa d'une maniere presque absoluo, en meme temps que ses contractions paralysent 1c bras de ropöratcur, on
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DE LA VKItSION.
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comprend qu'il a du arriver h plus d'un völdrinaire, comme ä M. Ar.-bry, de g'öpulser on vains efforts ot, ünalement, d'ötre obligö de se relirer, laquo; confus et dßscspörö raquo;, parco que, laquo; faule de quelques millimetres et d'un pou do vigueur, la main n'avait pu s'accrocher ä la machoirc raquo;. — laquo; J'ai cherchö, commc tant d'autrcs, ajoute ce vßteri-naire, ä m'aider de certains instruments; j'ai essayö plusieurs de ceux qui ontetö recommanclcs,ot je n'en ai trouvö aueun qui remplisse tou-jours son indication. raquo; G'esl encore hi uno reinarquo que tousles pra-ticiens sanetionneront de leur adhejsion.
Cost dans cos circonstances, vraiment penibles pour le vcLerinairo, qu'il pourra ötre avantagoux de mettro la femellc sur le dos, — comme le conseillont Lecoq (de Bayeux), Kaumeister et Ilucff, Schaack et beaueoup d'autrcs praticions, — et d'entonner dans la malrice de grandes quantites do liquide mucilagineux, afin de remplacer les eaux ecoulecs et eloignor quelque peil les parois de l'organe du corps du füßtus. Repoussant ensuito co dernier en haut, en has, ou de cöte, ou s'ctTorce d'alteindre le col du maxillaire, (nie l'on rapproche, s'il est possible, en s'aecrochant d'abord aux oreilles, aux orbites, ä la commissure des levres. Dans le cas oü l'on n'y pourrait parvenir, si le foetus est encore vivant, il faut tentor de provoquer chez lui quelques mouvoments, dont le rösultat pourra etre une modification favorable. Pour cola, on excrce dos tractions sur les membres, puis on repousse le foetus et on recommence. laquo; Ouand la presentation est defec-tueuse, nousecril.M. P. Gagny, et que ron n'y petit remödier, tircz quand mömo (mais avee prudence) sur ce qui se präsente; puis re-poussez, etc.; il y aura un döplacemcnt, et, neuf fois sur dix, vous trouverez une amelioration. raquo; — Enfln, lorsqu'on est parvenu ä saisir lo col du maxillaire, on y place un lacs, apres quoi on tennine comme il est (lit ci-dessus.
Toutefois, nous dovons faire l'aveu que ces tentatives, tres longues, tr^s laboricuses, sont rarcment couronnces de succes chez la Jumcni; — en ce qui concerne la Tache, les dilücultös soul moindrcs, bien qu'ötant encore considerables.
3deg; La tete est iucliiu'c sup 1'un ting cölra du corps. — NOUS Savons qu'olle pent 6tre restce dans le voisinage de l'epauic, ou bion se trouvcr portöe au loin vers le tlanc. Dans le premier cas, si I'utcrus n'est pas encore revenu sur lui-mßme, on pent rdussir ä redresser la tete avec la main seule, et sans qu'il soit besoin de döployer beaueoup de force. 11 sufllt de la saisir solidcmenl par l'une des branches du maxillaire, et de la maiuteuir 1c fronten haul, pour pouvoir, entre deux efforts expulsifs, l'amener dans le bassiii. Lorsque la telo est porlöe vers IVpaule gauche, on so sort de la main droito, ot veci-proquement; le pouce pönetre dans la bouche, du cöt6 de la conca-vitö de l'encoluro, et los autres doigts s'appliqucnt sur la brauche correspondante du maxillaire. — .Mais lorsque l'utörus est retracte, Saint'Cyr et Violet. —Obstölrlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;51
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g02nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTfiTRICALES.
ol snrlüiiL lorsquo la löte csl cloignöo, il esl indispensable, pour pouvoir röduire, d'appllquer un lacs mi col do la mäcboire inffhioure. Pour cela, on dolt faire penclrer la main en passant au-dessous de i'encolure el en dehors do sa convexitö, — entre celle-ci ct la paroi utörino, — do soi'le quo los tractions agissent dans lo sons voulu pour deployor i'encolure, o'csl-ii-dirc pour ouvrir Tare de corclo formö par ello. Silos plods, döjä ontrös dans rexcavation, gönont l'opöraleur, on los repoussera, aprös avoir (ixö, au pröalable, une corde ä nceud cou-lant dans chaquo puluron. Uno f'ois la inächoire saisio, il no suflit pas do tirer sur lo lacs, car, ainsi quo SchaacU le fail observer avee raison (1), ct, ainsi quo nous Tavons dejä vu ä propos de la I4le flechte et portie sous la poilrine, en agissant de cette maniöro, on tend ü pro-duiro ndeessairoment une torsion do I'encolure, qui, outre qu'elle rend la reduction Ires difücile, pout bien n'ötrc pas sans dangers pour le foetus. 11 faul done s'y prendro autrement, et voici, ä noire avis, comment il faul procedor :
La reduction doll se faire on trois temps.
Premier temps. — Hofouler le foetus dans la matrico, do maniöre a degager l'entröe du bassin, en prenant tfn point d'appui sur lepoitrail, el en poussanl, non dircctement dans Taxe du bassin, mais oblique-ment, du cötö oppose a celui oü se (rouve la töte, de numifcrc h. rap-procher celle-ci de l'ouverture pelviennc.
Beuxiemi' temps. — Cola fait, il faul impriinor ä la tele un mouve-ment do conversion qui amfene en haut sa face införieure el recipro-quement. Voici comment Schaack, qui a bien voulu nous remettre une note ä ce sujol, decrit celle manoeuvre : — laquo; Cost par i'extrömitö des machoires qu'il convient do ramenor la I6le ; non on abaissanl le menlon el on tirant ensuitc inf6rieureinenl an con, mais superieure-ment, au contrairc, aprös avoir forcö la ganache et le menton ä so retourner do dessous on dessus el do dedans en dehors (lo foetus est supposö en premiere position). Four cola, des que la main pent al-leindre rextremile des müchoires, on porle les doigts dans 1'auge, el, appuyant sur l'une des branches du maxillaire, on oblige la töte d se tourner laquo; la renverse, de dedans on dehors el de bas en haut. raquo; Une 1'ois la tele ainsi renversce, il sera facile de la meltre en bonne position, on lirant sur rextremile libre des machoires, parce quo los tractions agironl alors pröcisöment clans lo sens dos articulations inlcrvertebrales et atloido-occipitalc, landis que, opöröes sans ronver-somenl prdalablc, ces tractions tendent, nous le r6pelons, t\ tordre I'encolure.
lt;( Veut-on, continue ce pralicien, moltrc en Evidence la differenco qui exisle entro les deux methodes que nous venous do metlro en parallelequot;? Que Ton pronne un nouvoau-n6, vivant ou mort, qu'on lui
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(1) N'oto iu6dito.
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replie l'encolure ot la töto sur lo colö, lo bout du noz dirigd on arrtöre;
qu'on essaye tie lircr sur roxtremilö dos inächoires lo menton on has; — Puis, pour comparer, qu'on coininenco par ronvorser la löte, et qn'on tire onsuito sur lo menton, alors sitnö sur le cou, de nianiöro ä la llechir sur colui-ci; et Ton vorra snr-Ic-chanip par laquelle de ces doux maniöres on alteint le mioux lo but dösirö (I). raquo; Nous avons rö-p6tö cetto expörlence, et olio no nous a laissö aueun deute sur la sup6-riorltö de la rnctliode pröconisöe par eel honorable ot habile praticien.
7'roisiöme temps. —La tote uno l'ois renvorsee ainsi quo nous vonons de le dire, il roste ;\ l'ölendro et h l'amoner en face du dclroil. Pour ccla, il faut quo l'aide tire modörörnent snr le lacs, on nißmo temps quo l'accoucheur maintient le foetus aussl ('#9632;loignö quo possible du bassin. Do temps on temps, il s'assure quo rexlremile c^phalique conserve uue bonne direction et n'est gfinoe dans son döplaca n i il i aucun obstacle; puis il facilite son glissemont'sur la paroi ntdrinc, qu'U protögo au besoin centre los atleintos des incisives du vean, on couvrant colles-ci avec la main. Enfln, apres avoir una dorniore fois ropoussö le foetus, l'opörateur conduit la lote jusqu'ä l'entrde du bassin, oü olle ne tarde pas ä pöndtrer.
Avant d'allor plus loin, nous dovons faire romarqiier quo 1c renverse-ment de la t(Mo, tel quo Schaack le conseille et le ddcrit, — s'il est Ires rationnel, — n'est pas toujours facile a oxecuter. Dans ces cas, yoici comment il convient de proeöder. f.e lacs ötanl altachc au col du maxillaire, los tractions combincos avec la propulsion amönent facilc-ment un dcplacemont do rcxlrömilo CÖphalique, qui bientöt so Irouve couchöo ä plat, 1c front on dehors, el 1c maxillaire en dedans; quelque-fois nifeme, la demi-rotation est complete ; il y a done torsion de l'on-colure. Le mouvement commoncö en est rendu plus difficile ; souvent la töte s'arrete lout ä fait, soil qu'elle se trouve sorree entre lo membre antcriour et la paroi uterine, soil qu'elle bulle contre les contours du dötroil; parfois aussi, I'lili'-rus se plisse en avant de colte partle du foetus ot forme une sorte do gros bourrelet que cetlo dornirre ne pent francbir. 11 Importe de rennklier ä la torsion et d'eviter on surmonter les obstacles; i^ eel effet, roperateur cessaut la propulsion saisil la lelo a pleine main, on prenanl, sos points d'appui dans les cavites orbitairos on sur le maxillaire lui-möme, et lui imprime le mouvement voulu pour dölordre, c'est-ä-diro qu'il relövo le frontet abaisso le maxillaire; puis, iulerposant la main outre le bout du noz ot le bourrelet utdrin, il fait disparailro celui-ci ou aide ;\ Ic franchir; ä I'occasion, il passe u cöte des aulres obstacles, el, linalomenl, il romet la tele dans la direction du bassin. Dour opörer cos difförenlos manoeuvres, I'accou-cheura souvent besoin de faire cesscr les tractions; dös qu'il a oblenn le resullat desire, il les fait rcprendre el ronouvelle lui-möme les pous-
(I) Schaack, note inodite.
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söes sur lo corps du foetus. liientöt, il constate quc I'onoolure achöve do se döploycr, en memo temps quo la töte, en penetrant clans lo bas-sin,lo force quelquofois ä rctirer pröcipitainment le bras, doulourou-sement comprimc.
Tout ce qui prccöde s'appllque aux cas oü la töte cst facilcmont accessible ;\ la main de ropöruleur; mais quand ello cst si profondement siluee q\io la main no pout I'attelndre ou pout ä peine la toucher, on comprend qu'il est une indication prönlable ä remplir : c'ost do rap-procher d'abord assez cetto region pour pouvoir inanoeuvrer sur ello.
Nous avons vu pröcodemment (page 801) quo M. Paul Gagny propose do provoquor les mouvomcnts du voau par des tractions et dos poussees alternatives; d'autres onl conseilld de faire soulever le venire de la femelle; do la niettro sur un plan forleiuent incline d'avant en arriere; de la couchersur le dos, puls de lirer sur les oroilles, d'im-planter des crochets dans l'occiput, dans los orbitos. laquo; Cos derniers moyens, dit encore Schaack dans la note qu'il a bien voulu nous re-mellro, romplisscnt tlifllcilenienl le but qu'on so propose ; ils ont, d'allleurs, un defaut capital : c'ost de no pas aglr sur le point conve-nablo. Co n'ost, on offel, ni sur los orcilios, ni sur l'occiput, ni mömc au voisinago de ia tote, qu'il faut appliqnor los tractions; c'est sur le point inöino oü lo cou so trouvo repliö. II faut done introduire sa inain dans ce replidu cou, et, par dos tractions, par dos secousses repetöes, le forcer Ji s'ouvrir et ü so reformer sur un autre point plus voisin de la lote, sans oublicr de repousser de temps en temps la masse foelale,. aün do l'eloigner du pubis. raquo;
Bien quo cot honorable praticieu, dont l'expörience et par consequent rautoritc sont si grandes en cetle matierc, assure qu'en agissant ainsi on röussit toujoun ä rapprocher assoz la t6le pour pouvoir ma-noeuvrer sur ello, nous pouvons afflrmer qu'il est des cas oü la main seulo serait insufüsante. Cost pour cos cas queDolafoy aine a propose,, en 183:2, un proedde opcratoiro qu'il decrit en cos lermos :
ce Aprös avoir introduit ma main dans ruterus, pour m'assurer par le toucher du sons dans lequel a lieu le renvorsoment (il vout dire I'in-clinaison laterale do la töte), et reconnaltre la position exacte du foetus, je la retire, ot jo l'introduis de nouveau, en tenant enlrc mes doigls l'extrömitö d'un bon et solide cordeau, long d'environ douze pieds (qualre mötres), auquel je pratique un noeiid pour conserver prise. Jo glissc co nocud, quo jo tiens a rexlrcmit6 do mos doigls, lo plus avant possible, entre l'encoluro du fmlus et le thorax. Lorsqu'il est ainsi place, jo l'abandonne et jo porte de suite ma main du cöte oppose do I'encolure, pour le saisir do nouveau outre mes doigts; puis jo lo retire, en sortant ma main do ruterus, pour lo rapportcr an dchors, do ma-nierc ü ceciue le milieu du cordeau embrassodans I'anse qu'il a formee I'encolure, qvii clle-meinc forme une espece d'anse, recourbco quelle cst sur les cötes du thorax. Le cordeau el roncolurerepresonlent ainsi
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•deux anscs qui so correspondent par lour concavilö. Ce cordeau ainsi placö, j'inlroduis do iiouveau ma main dans la matrico, et je m'oecupe do porler l'anse qu'il decril le plus pros possible de la U)lo, on lo sou-lonant avoc mos doigls. Dans ceUe position et au möme instant, j'or-donnc ä un aide de tordre los deux branches du cordeau, qui sortent au dehors, jusqu'fi co qu'il soit parvenu ä serror fortoment l'ondroit oü il a etö plac6. Pendant quo cette torsion s'exöcuto, j'ai sein de m'as-surer qu'il no so trouve pas compris dans la torsado quolques portions du placenta, ou des cotyledons, si c'est sur uno vacho que j'opi'ro. Cos nioyens ainsi disposös, je place ma main sur la partie anlerieure du sternum ou surl'iine des epaulos du footus, et, pendant que je refoule lo corps pour lo porter lo plus loin possible vors le fond do I'lilerus, je proscris aux aides qui tiennonl la torsado de tiror sans secoussos. II rö-snlto de ce mouvemont bien dirigö le rapprochement de la lolo vera le col de Tutörus, oü olle devienl accessible h la inain do l'opörateür, qui la prend pour la ramener dans la position naturelle. raquo;
Nous ajouterons, a la citation qu'on viont do lire, quo lo temps #9632;difficile de l'opöration consisto ä passer la cordo enlre le tronc cU'en-colure. Si la main est insnffisanto, c'est alors qu'on peut s'aidor des differonts moyens quo nous avons fait connailre preeödemment sous los noms de porte-cordes, pnssc-lavs, etc., ou momo d'uno simple ballo de plomb.
Lo procede de Deldfoy, quo co pralicion assure avoir mis on pratique un grand nonibro do lois, et toujoursavec succös, csl assiiremenl rationncl, et no merite pas le jugement trop sövöro que Locoq (do Bayeux) a porte sur son cotnpte. Si cc praticien distinguö, qui a fait si longlomps et ä juste litre auloiitö en obslelriquo vetörinairc, n'on a pas obtcnu, comme il lo dil, los memes resultats quo Delafoy, d'autres lui ont dii do beaux succös.
Ainsi, P. Lecoq nous dil, dans uno dos pröcieusos notes qu'il a bien voulu nous remeUre :
laquo; Lors de mon söjour ä Solre-lc-Gliäloau, je fus appclö un matin pour uno vache on travail dopuis la veille au soir, el qui avail passe la nuit on efforts iiuililes, nialgrö l'intervention plus quo probable du proprie-laire et de ses voisins. —Jo reconnus imniödiatemont la position do la löte, qui 6lait rotourncc vers lo llanc, el assoz loin pour quo mes doigts no pussont saisir sou extrömitö inferiouro assez fortoment pour la ramener dans la position normale. Jquot;y parvins bicnlol par un inoyen Ires simple : jo passai, de bas en haul, dans la coneavitö formöo par 1'on-coluro, uno corde, dont le bout, ropris on haut el ramenö au dohors, 1'ul mis, avee lo bout oppose, enlre les mains d'un aide, Un offort mo-dörö do celui-ci atlira le fmtus en arriöre, el jo pus, avocla plus grande facililö, opörer le redrcssomentde 1'encolure, en saisissanllamächoire. Lo part s'acheva imniödiatemont.
laquo; Los efforts qui Tavaienl pröeöde amenörenl, quolques heures plus
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lard, mi reiivci'scmcnt do I'lilerus, quo je röduisis hourousemoul cliiue jeinaiuliiis au nioyen du bandage do corde(i). raquo;
l^lus recemmeut, Leconle, dans sou oxcollent mömoirc couronnö [rar la Socidtö cenirale de Medecine vetcriuaire, se nioulrc partisan do cc luCiao proeöde, el Uuraul (d'Auvillars) a publiö dans lo Ilccueil line nouvellc obscrvalion oil il a file employe avec un pleln succes; enlin I'uu tie nous s'en esl 6galeraent bien trouve dans plusieurs circons-tances. Nous croyons done qu'il esl permis d'on appeler dujugement de Lecoq (do Bayeiix)ol nousn'besilons pas ä recoinmandor aux prali-cieus ce moyeu si simi)le el si ralionnel, qui no poul yuere se mon-Irer insullisaul quo dans les cas do conlracliu'O.
Aquot; liraquo; ietv vat laquo;'leiuluc sur lo laquo;los. — Lo redressoincnt doil so faire d'apres les inenics principes que lorsquo la lüle esl police sur Tun des coles; nous n'avons done rien a ajouleiquot; Ji ce qui a ele dil precedom-menl.
Extension des membres antörieurs.
Indöpendamment do lour position sur la nuque el de lour extension intfomplöte, donl nous n'avons pas ii reparier ici, ces membres peuvent elro : 1deg; Oechis aux genoux; 2deg; eoniploleinenl rclcnus.
1deg; J^cs moiUbreB aulerU-urs sout Ht'-cliiH aux genOUX. — Qlie Toil
rencontre les genoux dans lo bassin, on soulement ä l'entröe do la
cavile, il esl toujours necossaire tie les repousser ä uno cerlaiiio dis-lanco on avanl du dctroil pour en moner h bien I'extension. 11 no sau-rail y avoir d'hesilalion ä eel egard au sujel du poulalu, donl le rayou melacarpien esl bien superiour a cbacun des diamölres du bassin de la more (page 3(52) ; —en ce qui concerne le veau, bien quo ce 11161x10 rayon, parlois un pen superieur au diainelro sacro-pubien, puisso aussi se monlrer egal on m6me legörcnionl iiifeiieur (page 373), la presence do la tele dans lo bassin rend egalomenl la propulsion necossaire dans tons los cas. C.elte operation preliininaire accomplie, #9632;—ce qui suppose quo lo fcclus jouil encore d'uno corlaino mobilile, — rien n'osl plus simple quo d'amener les pieds. Si I'avant-bras n'osl i)as ölendu horizontalement, il convlent do le mettre d'abord dans celte posiliou : a eel effet, la main I'ayanl saisi aussi [ires quo possible du genou, le souleve el aineno colui-ci dans la direction du bassin ; c'esl lii le premier temps de l'opöration. Dans un second temps, apres avoir do nouveau repousse lo foetus, que les contractions ulerines onl prosquc toujours rapproebö du pubis, on saisil le canon ii ploinc main, el, par un mouvement vigoureux du poignet, on Intend sur I'avant-bras, tout en porlaul sou exlreinilö iniörieuro dans {'adduction, en möme temps' quo le genou esl lui-inemo dirige en haul el en debors, — ce qui ameno le beulet el les pbalanges en faco du dötrolt. Min d'edecluer
(1) 1''. Loooq, uoto incdito.
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avec i'acililö co mouvoincnl comploxo, la inain droilc, —- si c'osl ollo qui agil, — osl placco le Lord cubital du cöU; du houicl, pourle membre drolt, ci du cöiü du gonon pour lo mombre gauoho; si c'ost la main gauche eile sera placöo invorsomont. On passe alors au troisidme lemps, qui consisto a snivro avec la main lo canon jusqu'au botilot el an sabol, i\ saisir celni-ci dans la face palmaire, ä llecbii' lorhmient les articulations du boulct et du palmon, et ä atlirer, par im effort vigou-reux, 1c pied lenu ainsi toul cnlior dans la main, jusque dans le bassin. 11 ne reslc plus ensuilo qu'a l'allongor dans lo canal, co qui conslihie le quatriäme temps.
Au lieu de flöchir los phalanges sur lo canon, ii nous est arrive sou-vent, on operanl sur le venii, de los porter dans rcxlonsion; mais nous avions toujours lo soin do coiffer en quelque sortc le pied aveo la main, afln d'övilor les lesions qui auraiont pu rcsiiller do son frolle-mont contro la paroi uterine. On pent aussi, choz lo memo sujot, alti-rer le membre quo Ton tient par lo canon sans so prcoccuper tin pied, parcc quo les phalanges so (16chissent naturollemonl dos qn'elles vion-nent ä roncontrer los bords du detroil. 11 n'en serait pas de memo, ainsi quo nous le verrons plus lard, pour lo pied posterienr.
On comprendra l'utiUy de la recommandation quo nous avons falle do diriger le genon on haul el en dohors, pondanl que l'extrömitö in-lorioure du canon est portc'e dans Vadduclion, si Ton compare la longueur du rayon mölacarpien h cello dll cliametro sacro-pubion. Le boulct, en eilet, no pönetrerait pas dans lo bassin si lo gonou, dirige en haul, venait ä butler contre la voüle lombo-sacröe, qui est sensi-blomenlsur le memo |)lan quo le plafond de la cavile polvionno. II en est toul aulremonl lorsque cello derniöre articulation va porter contre lo flanc, qu'elle repousse ou sonleve sans diilicullo.
Les monies manoeuvres sonl rdpelcos snr I'autre membro, si lous les deux claient retenns, ot on terminc en ranuMiant la lelo dans lo bassin. Grace au lacs rpio I'on a du lixor an col du maxillairo avunl de la ro-ponssor, on n'eprouvc aucune difflcullä pour la rotronvcr el la moltre en bonne posilion.
Leco(i (de liayonx) a decrit un anlre proeöde do röduclion : laquo; l'ope-ralonr. dil-il, glissora la main dopuis la tele,.,, ct colle-ci, placöo on supinalion, il saisira le pied avec los doigts, do maniöre quo le palu-ron so trouvo en rapport avec la pauino do la main el le beulet avec le poignet, Aprös I'avoir ainsi saisi, lo völörinaire/ew un mouvemenl de röpulsi'on par In force du poignet (sic), on möme temps qu'il llechira forlemenl i'avant-bras sur lo bras. Arrive ä la hauleui' du col do I'litc-rus, il empoignera le paturon et attirera le membre ä lui avec force. raquo; — L'exp6rience a prouvö qite cello melbodo do redressemenldu membro on masse, el d'un soul coup n'est applicable quo dans dos cas loul a fail excoplionncls, oü le foetus jouit encore d'une grande mobilito at oil roxlremile libro du mombre est assez rapprochec du bassin pour
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ölrc faciloment accessible. L'extüiision progressive, teile que nousl'a-vons ddcrite on premier lieu, ado{)l6e d'ailleurs par tons los pralieiens, (loildonc rester la metliode gencrale.
II pent arriver quo ruterus döja rcdnil do capacitö rende la propulsion dil'licilo, el quo, pour le niöine motif, raccoucheur soil irnpuis-sant ä accomplir, avec sa main scule, los maiKEiivros do röduetion. Duns ce cas, il devra appliquer un lacs au paluron, on, s'il y a impos-sibilite pour le moincnl, sur le canon, quilte ä le faire descendre dans le paturon lorsque la position sera plus favorable. Un aide sera charg6 do tirer sur co lacs, pendant que le völörinaire s'olforcora de porter comino pröcödeininont le genou eu haut, en dehors et möine en ar-riüro. üe temps on temps, sa main cossera cette manoeuvre pour diri-ger la region phalangicnne vers le bassin, oil il Uuira enlin par la faire |)oii6tror, on prouaut, toutefois, les precautions indiqueos plus haul l)Oln• öviler los frotlomonls Irop rüdes du pied conlro los parois ulero-vaginalos. — Co lacs doit presquo loujours etre applique chez la .iumciit, oil, ä difllcultcs supposees ögalos d'aulre part, la longueur sonsiblemenl plus grando dos rayons du loetus rend constammonl les manoeuvres plus laborieuses.
2deg; lies niRinlircs antöriciirs soul coinpItXcmciit rctcnus. — Apres avoir repousse la lote au dolä du dölroil, ropcralour doil s'efforcor d'amener ä lui lo genou en flechissant l'avant-bras, aprös quoi il eten-dra le canon commo dans le cas precedent. Au döbut du part, cello manoeuvre cst facile, — du moius chez la vache, — pour pen que Ton louche I'avant-bras. Plus lard, il n'est pas loujours possible do le sai-sir assoz forlemonl avec la main pour en changer la direction. 11 faul alors, commo Dolafoy I'a conscillc pour ramenor roncolure doviee, passer un lacs cnlre lo mombre cl le corps du foetus (avec ou sans l'aide des porte-cordes, passe-lacs, etc.), en röunir los deux chefs au dehors et los cordor ensomblo, pendant quo raccoucheur fait glisser aussi loin (pie le pormel la longueur de son bras, c'ost-a-diro aussi pros quo possible du genou, I'anse qui enloure I'avant-bras, Lorsque cclui-ci esl solidemenl clreint, raccoucheur repousse la partie supö-rieuro du membre olio tronc lui-memc, avec la main appuyee ä plat sur rarticulation scapulo-humorale, el fail simultanömonl exorcer des tractions, qui onl pour rösullal d'amener le genou a proximite du bassin. II no reste done plus qu'ä elendre le mölacarpo, suivant le manuel dccril plus haul.
An lieu d'uliliser lo lacs do la facon qui viont d'etre indiquoo, on peut, aprös l'avoir passe en dedans do I'avant-bras, faire un nooud cou-lant, qu'on rapprochc egalomont autant quo possible du genou; — on pout aussi so sorvir d'une longe, dont l'oefillet roste on dehors sort ä recevoil' 1c chef oppose. Cost dans des cas do co genre quo le porte-lacs constricteur do M. Thomas pourrait rendre quelques services.
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DE LA VEHSION.
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Extension des membres postörieurs.
L'extension de ces mombres duns la matrico est beaucoup plusdif-licilo (|ue colle des anteriours, par suile de la longueur pins grande de leurs rayons (V. p. 302 et 373;, el. surtoul de la disposilion de lours principalcs articulations, donl ancnne ne pent ell'ecluer un mouvoment qnclconqno sans entrainor chczlos aulres un mouvemcnl idenlique. 11 en rösulte que, si Ton veut etendre lo jarret, on ölend forcöment aussi la jambe sur la cuissc. II faut done plus d'cspace pour manauivrcr, d'oü la nöccssite de refoulor lo foetus plus loin encore quo quand il s'agit dos membres anlerieurs.
La longueur des rayous, notablemcnl plus grande chez 1c poulain que chez le voau, — pres d'un ([uarl pour lo rayon libial; prös d'un tiers pour le rayon mitalarsien, — rend aussi l'opöration boaueoup plus laborieuse chez la Jument que chez la vadie.
Los membres posldrieurs peuvent elro : 1deg; llechis auxjarrets; 2quot; com-plötemeut relonus.
1deg; I^ca iiiciulircH postvrleurs se pri-sentent par lei Jarrets. — Don-narieix considere comme impossible la reduction do ccUo presentation chez lajument. Nous avons dcinonlrö prccedommonl quo cotte opinion est exagöröc. Mais nous dovons faire remarquerque le poulain etant presque loujoursmort, sauf los cas tres rares oü Ton assislc lout ii fait au debul du pari, la soelion de la corde desjarrets devra ölre preföröe comme olant moins pröjudiciable ;\ la mere quo los manoeuvres longucs el penibles qu'exige la reduction. Quant ä la Tuche, chez •qui les difdcultös, — pour les motifs que nous exposions ci-dessus, — sont rtielleincnt moiudres, on pcul loujours amouer rextröinile du membro, pourvu quo Ton parvienno ü repousser la croupe et les jarrels au delä du delroit. La longueur du rayon mölalarsien en fait, du roste, chez toules les femcllcs, uno nöcossitö absolue.
Cost done par la propulsion qu'il laut döbuler; Irös facile parfois, celle operation pout aussi, mome chcz la vache, so montror exlrßmc-inont laborieuse. Au dire de Schaack, olio pourrait cepoiulant olre coustamment oblcuue. laquo; Aux premiers efforts que Ton fail, dit-il, la resistance paratt presque toujours insurmontable; mals, si i'on per-siste, en ayant soin do pousscr par secousses dans los inlervalles dos doulours, on arrive pen ä pen ä prendre le dossus et ä reporter le vcau en totalilo dans l'abdomen, ä une distance süffisante du pubis pour ne pas 6lre gene dans los manoeuvres do reduction (1). raquo;
Une fois ce rösullat obtenu, la jambe sera aincn6e on inaintonue dans une direction horizontale : e'est le premier lemps de la röduc-tion. Dans un deuxieme, on placora un lacs au paturon, et, en cas
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(1) Scliaack, noles intSditcs.
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OPKIIATIONS OltSTßTIlICAI.ES.
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d'lmposslbilltö, versle milieu du canon ; oette pröcaulion dont on pout quelquefois se passor, au moins chez la vaclio, quand il s'ag'il d'elen-dre le gciioii, ost, ici, prosque toujours intlispensablo. Le troisidme Irnips consiste ä elondro lo canon et h amener lo pled u proximilc du delroit; pour cela, il fallt quo la partio Införleure du meinbre döcrive un arc de cercle, avec rarüculalion du jarreL commo centre, et touto la longueur do la region inctatarsionno coinino rayon. 11 Importe done quo le jarrel soil aussi eloigno quo possible du bassin, ct ce n'ost pas uniquement en haul qu'il convienl de le diriger, parcc qu'Il buUcrail contre la voiMc lombaire et empecherail lo pied de s'elever ä la hauteur du pubis; ilfaut surtout le porter Wi leflanc, tanlüt d'un cöte, tantöt de Tautre, suivant les cas et la facilitc plus grande qu'on a de donner au canon uno direction transversale so rapprochant do I'hori-zontalo. Cclte facililo depend do la position plus ou inoins oblique qu'occupe lo folus, et qu'il csl göneralenicnt ais6 do lui donner : cst-il incline a gauche? la pointe des jarrets sera dirigöedeco cötö, et l'extl'Ö-mitö des moinbres vors le flanc droit; la position rcste-t-elle invaria-blcmont loinbo-saerco? on dirigora roxtremitö de cliaquo incmbre en dedans, tandis quo la pointe du jarrel sera repoussöe vers le flanc le plus rapprochö. Cost la lache de l'opörateur, qui agil sur lo calca-nöum coimne sur le manche d'un repoussoir, pendant quo l'aido lire avec moderation sur lo lacs. 11 faul craindro les prossions trop fortes de la pointe du calcanöum sur la malrice : de nombrouses dechirures utörines n'ont pas eu d'aiüre cause; aussi l'opcralour devra-l-il augmenter l'ötendue de la surface de pression en coi/fant avec la inain cclte region. Si lo pied viont ä butler centre les parois utürinos et quo le mouvement s'anete, raecoucheur esl obligö do quitter le jarret pour modifler la direction de rexlrömilö et lui faire surmonter l'obs-taclc; si les phalanges out de la tendance ä se redressor, on les re-metlra dans la flexion, car le pied pourrait produire dos dechirures. On pourra, si cela n'a pu etre fail plus löt, placer ä cc moment le lacs dans le paluron. Enfln, la propulsion et los tractions soront reprises jusqu'ä eo que le boulet se trouve Ji proxinülö du delroit. Dans un quatrUme et dernier lemps, raecoucheur clove rextremile au-dossus du puliis et rallonge dans rexcavalion. Pour cela, sa main descendant lo long du caiion, laquo; vient saisir le pied par sa face anlörieure ; lo pouce el l'index, en so faisant opposition, le sorronl a la couronne. Lapince so trouve alors dans la paume de la main, qui force ainsi les phalanges i\ se llechir fortemenl sur le boulet. Puls, par un clfort vigou-reux, soconde s'il y a lieu par l'aide, on eleve l'exlrömitö ainsi Ikichie au-dessus du rebord pubien, et on l'amene dans lo passage, ou il ue roste plus qu'i l'ölendre (1). raquo;
On opörora de la inöme facon lo redressoinent du douxiöme mem-
(I) Scliaack, communication Inödito.
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DE L'EXTMCTION l'OHCKE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 811
bre, apnis quol, pour terminer le pari, il ne restera plus qu'i tlrer sur los deux pleda de derrlöre.
2deg; Idea nieinlircg igt;osect;tfrricurraquo; soulaquo; (#9632;uin]illt;Mcinlt;gt;n( petcims. — Icl
encore, la reduction osl inliniinont plus laboriouso chcz In Jmuent quo chez la vache. Commo dans lo cas precedent,, on doit coinmoncor par la propulsion, aprös quoi on s'efforccra do (lechir la jambc sur la cuissc pour avoir uno presentation des jarrets. Lorsque lo fuelus jouit d'uno asscz grandc mobilite, cello flexion esl facile ä obtonir; 11 suftit do gllsser la main jusqu'üi la Imuleur du grassel, el d'embrasser avec les dolgts la face anlcriourc du mombro, en t'aisanl effoii pour rallirer ü soi. Si Ton renssil, la main descend ensuile le long de la jambe, qu'll est aise do llechir.
Lorsque I'accoucheur rencontre de la rösislance ä 1'accomplissc-inenlde cello premiere manuouvre, tons ses efforts dolvent lendro ä ctrcindrc lo mombro dans un lacs, eomme nous avons indiquö do le fairo pour lo membre antcricur, ot ä faire descendre ce lacs aussi bas quo possible, c'esl-ä-diro Ires pros du jarrel; — apros quoi, rcpoussanl fortcment la croupe, ii commando aux aides de lirer. Si lo foetus elail serre do pros par I'lilerus, la poinle du jarrel pourrait, ici encore, produire uno dochiruro; un bourrelet, un repli pent aussi so lormor on avant, qui l'arröte dans son mouvemonl. L'opdralour doit done fairo conlinuer la propulsion par le bras d'un aide, on au moyon d'un repoussoir, et, glissant la main jusqu'au jarrel, il I'insinue entre celui-ci ol la paroi ntörine, qu'll protege on donl il fail dispa-raitre la plicalurc, Dös (pie lo jarrel ost arrive a proximitö du bassin, il ne restc plus qu'ä agir do la maniere qui a etc indiquöe lors do la presentation do cello parlic.
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CHAP1TRE IV
DE [/EXTRACTION FOllCKK
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Vextraction forcie esl uno operation qulconslste ä arrachcrlc fuelus do force dans la position on il se trouvc, quand il n'a pas etö possible do romödicr k la cause, quelle qu'elle soil, qui rend la parturition ir-regulioro.
iiidiciitioni. — Nous avons en frequcmmenl I'occasion do renvoyci ä cello operation : l'ötroitesse dos voies maternelles, le döveloppement oxcossif du foetus, son volume anormal par suite do maladic uu de inonstniosilc', les positions dyslociqucs irreduclibles de la töte on dos moinbres, sent autanl do circonslancos oil il pout elro indique do rccourir ä 1'exlraclion forcee.
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OPERATIONS OBSTfiTRICALES.
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Nous disons qu'll pout ötro indiquö d'y rocourir, parce quo Taccou-chour pourrait tonl anssi.bien pratiquor Voptration cesarknne, et, Irös souvent, mais non loujours, Vembryotomii, Pour qu'il donne la pröfö-ronco ä roxlraction forcöo, il faut quo lo passage du foetus — vivant on mort — lui scmbio possible sans occasionncr de graves lesions aux organcs malernels. Lc pralicien devra tenir compte, dans son appreciation, do la position, de la presentation, ainsi quo du volume du fretus, comparö aux dimensions du bassin do la mere; de plus, il s'inspirera des excmplos fournis par la pratique, et que nous avons fait connaitrc en ßtudiant los cas do dystocie oil cetto opöralion a pu 6tre pratiquec; enfln, il n'oubliera pas que, enraison des [ilus grandos proportions du bassin de la Jnment, I'extraction forcec presente plus do chances de reussile chcz cette fomelle que chez la vaolif.
.Ilanucl oporatoirc. — Voici quellcs sent les principales indications ä remplir :
1deg; 11 faudra, dans la mesure du possible, adoucir les contacts, di-minuer les frottcments, qui no pouvent manquer d'ßtre excessifs. Dans ce but, si les eaux sent öcoulöes, on fera done des injections luiileuses on mucilagineuses abondantes (Voyoz p. 785);
2deg; On s'efforcera an debut, ainsi tiuc pendant la duröe de l'opöration, de faire correspondro, par im mouvementde rotation effectue ä propos, les diametros los iraquo;liis grands du foetus avoc ceux du bassin matornel;
3quot; La direction des tractions sera toujours combinöe de teile sorte que rengagement et la progression du foetus s'on trouvent favorises;
4deg; Los tractions seront clfectuees d'uno faejon lente et soulenue. Rien no pent etre plus pröjudiciable que l'arrachement sublt, instan-tanc du faitus. En parcil cas, les voies inatcrncilos et le ('ieIus lui-mcine n'ont pas le temps, les premieres de so dilaler et le second de so reduirc; ajoutons que celui-ci no peut glisscr sur los parois utc-rines et vaginales, et qu'il les entraine foredment avec lui: d'ofi des lesions plus ou moins irreinediables, tellcs quo fractures du bassin, dechirurcs de ia vulve et du perinee, renversemont du vagin et de l'utörus, etc.
Dans les cas oü l'emploi d'ufte force considerable paratt devoir etre neecssaire, et pour los motifs que nous avons fait valoir preeödem-ment, on donnera la preference aux agents inccaniqiios tels que mou-lles, treuil de voiture, appareil de Baron, etc. (Voycz page 7ßf), et on se souviendra que l'emploi des premiers, aussi bien que celui des forces luimaines, oxigeque Ton pratique la contre-extonsion, au moyen d'un drap plie, ou de cordages passes derriero les fosses et Ilxös i la man-geoire, ou (onus par des aides suflisainmenl nombreux qui doivent se borner ä resistor, üu se gardera surtout, comptant sur la rösistance que pourrait ollrir la longc, de laisser la bete attachee, en raison des graves lesions qui seraienl susceptibles de se produirc.
L'extractiou forc6c constituc bien souvent line operation trop dou-
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HE L'EXTIUCTION FOItCKIC.
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lourcuso pour quo la paticnte la supporto en reslanl deboul. Cepeu-dant, la juinenl cominune so monlro parliculioremonl courageuso, et rdsistc parfois ä des Iraclioiis tres cnergiqucs. On n'cn doit pas nioins la soutenir pour lui dvitor un recul, qui forait perdre en grande partie le bönclico dos tractions anlörieures. 11 sera, pensons-nous, toujours preferable d'enlravor ct do couchor les jnmenls trts irritables, qui, soit deboul, soil coucböcs, peuvent, sous i'inüuence do la douleur, so livrer ä des mouvemcnls dangereux pour les assistants et pour elles-inomes. A I'exemple do cc qui so pratique chcz la I'emnio, on pourrait, pour cos bötes öininemnicnl nerveuscs, faire usage d'inba-lations dc cbloroforme, puisque, pendant I'expulsion, les contractions utcrines ne cessent pas do so produiro.
Lorsqu'on se sort du treuil ou tour do voilurc, cc qui arrive lo plus souvent, on place la foinelle en face la porto do I'dtablo; cello position conviont cgalomenlbien lorsqu'on utilise les forces do nonibreuxaides.
Donnarieix decrit ainsi qu'il suit roperalion ü pratiquer sur une ju-nient, dont le poulain aurail la lote ijortoo an loin dans lo llano :
laquo; La jtiment ost couchöo pros do la porte do I'öcurie, los fosses conlro lo seuil, par la saillio duquol dies soul retenucs; unc avaloiro, une plate-longo, lixöos au nuir ou lenuos par dos aides peuvent, au besoin, servir ä inaintenir la foinelle on situation fixe. — Des cordos ä nceuds coulants sent Ilxces au paturon dc chaque moinbro anlcrieur du foetus, ot conllces ä des aides, dont le noiubre varic suivant le degrö do resistance; qualro au inoins sent nöcessairos; il en faut quelquefois six, et m6ine hull. Au commandoinent do roperaleur, les aides tirent sur les lacs, lontcnionl, graduolloment, sans secousses, mais avec force, et d'une maniero bien egalo sur les deux inembrcs. Le petit s'engage ; mais il arrive souvont quo, ä un moment donnö, il cesse do clieminer dans le bassin. Cola tienl ä ce quo la matrice s'est plissee et forme un ourlet ou bourrelct saillant, qui s'oppose ä la progression. 11 faul cessor les Iraclioiis, mainlenir soulement 1c foetus au point oil il a etö amene; introduire la main, en la faisant glisser entro le petit el la malrice, la raquo;face dorsale conlre cclle-ci; cLcrchcr Tobstacle el le d6lruire en soulcvant le dos do la main. De nouvelles tractions ainönent bienlöt 1c petit au dohors. Un quart d'houre, dix minutes, moins encore, sufliseiil gcnöralemonl pour ac-complir cello operation. raquo;
Cello description osl, ä pen do chose pros, applicable ä tons les cas A'cxtraction forcce.
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OPfiliATlONS ODSTliTRIC.VLES.
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CHAPITRE V
DK L'EMBRYOTOMIE
Nous appelons Embryotomie loute operation ayant pour rösultat la mulilalion du loeius. C'est lä enrealiiö nno sorted'expression gönöriquo, s'appliquant ä des operations fort dlfförentes les uncsdesaiilrcs.otqui n'ont sou vent rlen de commun entreelles, sice n'est de permettre la sortie du produit, cnrüduisanl son volume, ou cn favorisant unc mulalion.
Ges operations peuvent se praliquer, lantöt sur la töte ou l'encolure, lanlöt sur les membros, tanlöt sur lo Ironc, suivaut cello de ces regions qui fait obstacle ä la sortie. Dans tous les'cas, olles entrainent nöcessairement la perle du jeune; on ne doit done y avoir recours que quand on est decide ä sacrilier celui-ci dans l'ospoir de sauver la more. Nous n'avons pas, en incdecine veterinaire, ä nous pröoecuper do ces graves questions de lögalilö, de morale, do religion, qui onlfaitdisculer si longlemps en mödocinc humaino la lögüiinitc de rcmbryolomio sur 1c petit vivant. Pour nous, lorsqu'il y a ä choisir enlro la vie du pro-duit et celle de la more, loute la question so reduil ä savoir laquelle de ces deux existences mises cn balance a le plus de valour effective pour le propriölaire, et, dans l'immense majorile des cas, la rdponse ne saurait 6ti'c doutcuse. Cola no veut pas dire quo I'embryotomie doive otre pratiquöe ä la lögere : independammonl de la repugnance bien naturelle qu'on eprouvc toujours ;i porter rinstrumonl Iranchant sur un otre encoro vivant, pour le sacrifier de parti pris; ind6pen-dainincnt des intönHs du proptiötaire, dont la conliancc nous impose le devoir de faire tons nos efforts pour sauver les deux existences confiees ä noire habilcle, il ne faut pas oublier (pie I'embryotomie esl uno operation grave, qui, lout en luant le foelus, fait parfois cou-rir i la more des dangers trös sörieux. Mais enfin, nous le repölons, nous n'avons point ä nous poSor ces graves questions qui s'imposenl en pareil cas h la conscience du Chirurgien, et qui peuvent faire büsiler sa main. Unc soule doit nous preoccuper: lequel a le plus de valeur, conunercialemcnt parlant, la more ou le produit? lit Ton coin-prend quo, post5e on cos tonnes, la question pout et doit.otre vile el, facilcmonl resolue.
Du restc, lo plus souvent, on n'a pas möino ä se la poser, le fectus ötant mort depuis un certain temps quand on a amp; prondro une determination. Nous pouvons memo dire qu'il on iera toujours ainsi pour le ponlain, donl on connail la faible resistance vitale, et qu'il en sera fort souvent de möme pour le voau, dont la vio so prolonge davantago ä la verity, mais sur lequel on a gendralement öpuisö toutes les aulres ressources de l'art quand on se decide ä en venir a cette cxlrömitö.
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DE L EMBRYOTOMIE.
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Dans ces cas, (jui sonl los plus nombroiix, on no sanrait done avoir aueun scrnpule, puisqu'on a la certitude d'agir sur un cadavro.
Mais, lorsque lo fontns osl vivanl, et qu'on n'a pas de fortes ralsons pour allachor plus de prix ä sa conservation qn'ä celle de la more, on pourrait hösiter entre l'extraction forcöe, i'etnbryotoraie etropöration a5sarienne. Nous avons vu dans quellos circonstances on doit s'adres-ser ä la prcmiöro do cos op6ralions. Quant a la gastro-hystörotoraquo; inie, eile esl trop souvent suivie de mod, pour qu'on ne donno pas dans la plupart des cas oil rexlraction forcee esl ju^oe impossible on trop dangereuse, la preference ä l'einbryotomie, au moins chez les grandes femelies, oü celte derniere Operation ost presque toujours possible. Chez les petites femelles, rembryolomie sera 6ga-lement pröferee lontos les fois qu'elle pourra elro praliquöc. Nous re-viendrons, du roste, sur cetto question, quand nous traiterons de l'operation cesarionno.
#9632; iMiicatioii* — Dans Tötude quo nous avons faite pröcödemmenl des cas de dystocie, nous avons döjä fait connaitre les indications de cette operation; nous les rappclons brievement ici ä la mömoire du lecleur.
Les deformations du bassin, qu'elles soient congönilalos ou acquises, conslitutionnclles ou accidentclles, lorsqu'il en rcsulle unc angustk tresprononcee, indiquent cvidemmentrembryotomio. Mais cette indication, qui se rencontre si fröquemmeut chez la I'ommo, qui esl meme presque la seule, pourrait-on dire, se rencontre, au conlraire, trös rarement chez nos femelles domesliquos, chez lesquellcs l'obslacle h la sortie existe bion plus souvent du cote du foetus.
Parmi les causes do dystocie foclalc qui reudcnl rembryotomio souvent nccessaire, les plus ordinaires sont: l0le volume exagdrd du feetus, comtne cola arrive quand il a vecu un pen longlemps aprös le terme, dans le cas de gestation prolongeo ; quand il y a eu disproportion trop grande entre le male el la femelle, etc.; 2deg; la 7no),t du fcelus, quand son s6jour un peu'prolonge dans la matrice a amenö I'etat emphysemateux h. un degi'6 prononce du petit cadavre; ;i0 certaines ninludies, comtne Vkydrocephcdic, Vascite, la conlraclurc de rcncolure ou den nxlrcmitis, qui no permoltent pas le redrcsscmeul de ces parlies pour les rcmetlro en bonne direction; 4deg; presque loules les monstruosiles ([\\o nous avons ctudiöes precödemmenl dans un chapitre special; ö0 certaines presentations et positions defectueuses, au nombre dcsquelles nous cilerons Vinßexion laterale de la tele, la retention ahsolue des membres anterieurs, quand ces positions vicieuses sont ä un degrd qui les rend irröducliblos et que l'ötroitesse du passage rend impossible I'accouchement force; certains cas de presentation desymreis, des /esses, et enlin, loutes les presentations transversales oil la version n'a put etre cffcclu6e.
Comme on le veil, ces indications sont assez nombreuses; inais les operations qu'elles r6clainenl prcsentent des dillicultös bien variables,
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OPERATIONS OBSTETRICALES.
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que nous aurons ä signaler ä propos do chacune (Teiles en particulior, Parmi cos difßcultes, il on ost loutefois qui pcuvent se rencontror dans tons les cas, et sur lesquollcs nous devons d'abord appoler I'at-tention. Ellcs feront Tobjel do noire article premier, dans lequel nous traiterons aussi dos instruments propres ä praliquer l'einbryotomie. Dans les articles suivanls, nous ötudierons successivement les operations relatives : 1quot; ü la tek; 2deg; i\ Vencolurc; 3quot; aux membres; 4deg; au Ironc lui-memo, on nous limilant ;i cellos qui peuvent rendre des services reels, et qui, en mönio temps, sont pralicables, au moins dans certainos conditions düleriniuecs.
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ART. 1. — D1FFICULTES GENERALES DE L EMBRYOTOMIE; INSTRUMENTS PROPRES A LA PRATIQÜER.
Ces diflicultes resulteut: 1quot; de la retraction do rutcrus; 2deg; de la presence du delivre ; 3deg; du del'aul do lixite dos tissus qu'llss'agitd'incisor.
itvtruetion laquo;le l'utörus. — La rölraction de l'utörus, dont, ä d'au-tres points do vue, nous avons dejii signal^ les tres graves inconv6-nionts, ne rend pas seulement difficile ou meine impossible la lache du Chirurgien, mais eile rend encore l'operation dangerouse pour la mere. Comment, on edel, pönelrer, tin instrument tranchant ä la main, onlrc la matrice el le foetus, s'il n'oxisto enlre cux aucun espace libre? Comment surtout divisor, soctionnor ce dernier sans risquer de loser l'utörus? Cost ce qui arrive notamrnenl quand l'opöration porto sur 1c Ironc lui-m6me; alors, non seulement les chances de blossnres de l'organe maternel sont trös grandes, mais les diflicultes op6i,aloires peuvent se montrer insurmonlablos. lleurousemenl quo, dans boaucoup de cas, il pent suffire do praliquer des ampulalions do membrcs en quelquc sortc sous-culanecs, e'est-a-dire ne compre-natlt quo les os el les muscles. Grace ä cello m^.thode opfratoire, I'embryolomie, — quand on pout y recouiir, — devient rclativomenl facile et, on inßmc temps, ä pen pros inoffensive pour la mere.
PrcHcnce lt;iu lUliTPe. — Dans la pliipart des manoeuvres ou operations obslölricales qu'il faul cxöcutor dans les organes gönilaux, les membranes placcnlaires — lorsque les eaux sont 6coul(5es el que I'utd-rus est rcvoiui sur lui-meme — peuvent so monlror tres nuisibles en. s'atluchant aux doigls dc I'accoucheur, ou en adhöranl hux parties quo Ton vent saisir. Mais, c'osl surtout dans les opörations d'embryo-lomie que cet inconvenient se fait senlir. Si la region que Ton veut inciser se Irouvo envoloppöe par le delivre, il est presque impossible do faire mordre rinslrumont tranchanl, ([lie celui-lä, on raison do sa mobilil6, de Vdsemi-ßuidiledö son lissu, fail incessanimentglisscr.
L'oporalour doit done faire tons ses cfTorls pour se döbarrasser de ce voisinage gßnant, mais cela n'ost pas toujours facile. Lorsqu'il veut pendlrer dans I'utdrus, si la Idle ou un membre se liouvent sorlis, it
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INSTRUMENTS D'EMBRYOTOMIE.
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doit en profiler et suivre le long de cos organcs sans perdre le contact de la peau; 11 gagno ainsi pen a pou la rögion sur laquelle il vent opörer. Si le delivre vient ä le gener de nouveau, il lui faut revcnir ä son point de depart et recommencer la mameuvre. Bnfln, dans certains cas, on pent arracber un lambeau de delivre qui embarrasse ; mais le peu de prise quo Ton a rend souvent co moyen ino.Niculable. BKiaut tie flxitfe des tls.sus. — Tons los cbirurgicns savent (pie les tissus organiques, et en particulicr, la pcan, so divisent avec d'anlant plus do facilitö qu'ils sonl inicnx lixös, mieux tendus. Si cctto condition n'est pas realisee, les tissus sent simplemenl deplacös par I'instruinent, qui les entraiue, les deprimo, mais ne röussil pas ä les entamcr. ür, e'est cc qui arrive dans un grand nombre de cas d'cin-bryotomie, par suite de l'impossibilitö oü se trouve le Chirurgien d'uliliser ses deux mains. II ne pent y supplccr que par des tractions excrcöes au moyen de lacs, que Ton applique sur les regions h incisor ou dans leur voisinagc; d'autre part, le cboix do I'instrument tran-chant n'est pas sans avoir une Ires grande importance. Coci nous amene ä parlor des instruments dont les operations ä pratiquer pcuvent reclamer I'emploi.
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Instruments d'embryotomie.
On on a conseillc un grand nombre el des formes les plus variees. Nous nous contenlerons do parier de ceux qui nous paraisscnt les plus utiles. Parmi cos instruments, il en esl qui soul propres ä incisor les parlies molles : 1c bislouri ü serpettej d'autres pcuvent servir i\ divisor les os : le secateur de Günther et les seies; enfln, il y a un instrument qui ost ulilisc pour la dilaccralion du tissu conjonctif : la s/ialule. Nous repoussons complelemont l'usage des crocbels Iran-chants, quo nous considcrons commo Ires dangcroux en raison des echappecs qui peuvonl so produirc.
#9632;tistuuri ä serpettc. — L'embryolome par excellence, c'esl le bis-touri i\ serpolle. II ])eul etre ä lame decouverle, commo le bistouri ä queue ä l'anglaise que possödent tonlos les trousses, on i\ lame cachee, comme le bislouri pröconisc par Gharlior pour la castration de lu vaclic, leqnel rappolle un peu celui de Thibaudoau. Les dimensions de ces instruments sufflsent loutcs les fois qu'il s'agil d'inciser la peau ou les tissus mous; mais il est utile d'en posseder un autre, h lame un peu plus forte el plus recourbee, on en mot, formant davantage la serpelle, pour les cas oil il y a lieu do desarticulcr dans un point quelconque la tigc vert6brale, — operation qui, le plus sou-vent, no peul etre aulro chose qu'une section mi-parlio osseuse et ligameuteuse.
'fout en permeltant plus facilement l'incision des tissus mal Qxes, Ja forme de serpetlo a le Ires grand avanlage de rondre moins dange-Saint-Cyr ct Violkt. — Obst6trlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^2
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818nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTETRIGALES.
reuse rintroduction de rinslrument dans les organes gönilaux, et cela
aussi bien pour I'opdrateur que pour la paliente. On a apportd ccrtaines modiflcalions au bistouri i serpetto : e'est ainsi quo fliinlher en u suppriin6 le manche,
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et l'a rcinplace par deux anneaux fixes au dos de la lame, et destines ä rintroduction de l'in-dex; M. Contamine en a fait aussi conslruiro un sans manche, pourvu, en avant, d'un an-
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neau mobile, et, en arriere, d'une courroie destinöe ä entourer le poignet, etc. Ne recon-naissant pas une utilite bien grande h tontes ces modilications, nous nous contenterons de les menlionner.
L'introduction du bistouri ä lame cachde n'offre aucune dil'flculle; mais celle du bistouri ä lame dccouvcrle exige quelques precautions. L'instrument doit 6lrc tenu do la maniöre suivante : apres I'avoirouvert olarme, on saisit la lame ä plat entre le pouce et l'ar-tioulation de la premiere et do la deuxifeme phalange de 1'indcx ; lapointe doit 6l.re cachee cnlieremenl, et le tranchant tourne du cotö de la main ; l'index et les autres doigts se ferment sur la lame etsurle manche, sans que, cepen-danl, colui-ci soit pröcisement tenu ä pleine main, car il ferait une trop forte saillie au de-hors, et gönerait la penetration ; on doit done doriner ii rinslrument une direction plus parallele ä Taxe de l'avant-bras, en placjant le manche dans 1c sillon qui söpare les eminences thenar et hypothönar. La main est, par consequent, inlroduile fermde, le pouce et la premiere articulation de l'index en dessus, et for-mant on avant, par une legere inflexion du
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poignet, une sorlo de poinle mousse favorable ä la pönetration. Une fois dans la inatrice, le bistouri est lenu comme un couteau de table, c'est-ä-dire ä pleine main, l'index allonge sur
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le dos de la lame; quand il y a des parties dures
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Fig. 134. Söcatenr do Günllicr.
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;\ divisor, on le tient egalement ä pleine main,
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mais il est utile de se röserver la facullö de
prendre un point d'appui avec lo pouce. Pour sortir l'instrument des
organes genitaux, on le tiendra coinme pour l'y iutroduire. raquo;icatcur laquo;le laquo;Unthcr. — Cot instrument ((ig. 134), est laquo; forme de
deux branches, longues de (T/JO environ, glissant l'une sur l'autre
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INSTRUMENTS D'EMDRYOTOMIE.
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entre deux viroles; chacune de ces branches porle traii.sversalomen( une lame courbe dont le tranchant esl opposö ä celui de lautre; ces deux lames sont rapprochecs ou ccarteos ä l'aide d'un petit tourniquet ä crömaillere situ6 h l'autre extremite des branches, et qui est d'unc tres grande force, de ma-
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niamp;re ä permcttre au söcalour de couper des os (yuiidel). raquo; Col instrument nous inspire une certaine con/inncc, et nous semble posseder lo Ires grand avantage de ne pas cxposer aux lesions des organes maternels. Commo il
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serait sans doute impuissant h diviser la peau, on devra prealablement inciser cetto membrane.
Seles. — Gomme instruments propres ä divisor, ä a6-parer les parlies dures, on a conseille l'usage des scies. M. Thomasseil, ä qui nous avons empruntö los figures
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Fig. 135.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 186.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig- 137.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Flg. 138.
Fig. 13ö.Scie de Hiuze. — Fig. 130.(1/3 grandour naturolle).— Fig. 137. Scio aiticulcc.
Fig. 138. Scie arliculöe (grandeur naturelle).
135 et 137, parlc de la scic de Hinze, et d'une scie articulöe ou ä chainette. La premiere ((ig. 133), laquo; montöe sur une longuc tige pour-vue d'un manche coudö, est formöe d'une lame allongee, h tranchant
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convexo, prösenlant h. sa baso line largour de 't centimetres. La longueur de rinstrument, mesure de la pointe de la scie ä rexlrömilö du manche, est de 75 ä 80 centiinelres. raquo; Au point de vue des services qu'on peut en atlendre, celte scic ne nous semblo pas irr6pro-chable; son exti'6init6 aigue est dangereuse, el sa longueur evidem-menl exageice en rend lo maniement peu sur. L'extremilö devrait done (Hro arrondie ; quant ä la longueur, nous pensons que GO centimetres sufliraient, cn y comprenant la poignee et la lame. La partie dentee de colle-ci pourrait avoir de 11 ä 1:2 centimülres (lig. 136) : ce serait süffisant pour scicr la colonno vcrlebrale lors de prescnlalion dorso-lombaire, ou les vcrlöbres cervicales lors d'inllcxion de l'enco-lure, les seuls cas, ä noire avis, oil cet instrument puisse etre utilise dans les organcs gönilaux. En outre, la lame devrait presenter par elle-mcmo une cerlaine rigidild, et son 6paisseur serait plus forte du cotö des dents, aün ([u'elle püt passer facilement.
Pour introduire celte scie, on devrait la tenir dans la main de la möme maniörc que le bistouri ä serpotle : rextremitö ä plat entre le pouce et la premiere articulation de l'index, les dents enveloppces par la paume de la main et reposant en arriere dans le sillon qui s6pare les deux fortes eminences de la face palmaire. L'autre main tiendrait la tige.
La scie arliculöe aurait ctö, d'apres AI. Thomasscn, preconisee en obslelrique par le völdrinairc suedois Petcrsen, et, d'apres le memo auteur, le professeur Sjostedt (de Stockholm), en ferait mention dans son Truhe iCubslelrique.
Nous manquons de renseignemonts sur les dimensions de celte scie (fig. 137), qui ne peul guere trouver son emploi que pour la section de la tige vertebrale de l'encolure, dans les cas oü celle-ci se trouve iiiflechic en haut, en bas ou de cöte. Une longueur de 30 centimetres nous parait sufüsante ; quant ä la largour et ä l'öpaisseur, cos dimensions devraienl, pensons-nous, se rapproeber de cellos crime forle chaine d'ecraseur, donl chaque article porlerail un certain nombre de dents (iig. 138). Du cöte de ces derniöres, lascie, comme la pröcedenLe que nous pröconisons et pour le möme motif, aurait egalemont plus d'öpaisseur.
Pour placer cette scio, on inlroduil d'abord im lacs, au(iuel il sullit de fixer l'une des cordes qu'elle porle ä ebaeune de ses exlremiles.
M. Thomassen indique un complcnient ulile des scics, pour le cas oü Ton opere dans les organes genilaux. G'est un tube mctalliciue, — sorte de speculum, — destine i\ proleger les parois utero-vaginales, et dans lequel la scie doil elfecluer son mouvcmenl de va-el-vient. Ge tube, sur lequel M. Thomassen ne donne aueun detail, si ce n'est que sa longueur est de 2 döciinelres environ, devrait, pensons-nous, etre legörement övasö ä sa parlie anterieure et presenter dans le rcsle de son ötendue un diamelre d'environ o centimetres. Un aide, dit Tau-
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leur beige, ost charge do (onir le tube par une main introduilc dans los voies gönitalcs. On pourrail (5galement y adapter une poignöe, qui permettrait do le maintonir du dehors.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; r—^
Nous devons dire, en terminant, quo ces scics diverses, quolque ingönieuscs qn'elles soient, nous ins-pirent pen de confiance, et nous dontons quo l'obstö-trique vötörinaire soit appelöe ä en retirerbcaucoup do profit (P. S. C).
Upainle. — Parmi los autres instruments qui peu-vent 6tre de quolque utilitö dans la pratique do lem-bryotomie, nousmentionnerons la spatule, usitoo par quelquos praticions pour dilacörer le tissu conjonclif sous-culane. Get instrument (fig. 13'J), d'une longueur totale d'environ GO centimetres, est form6 d'une tige de for du volume du petit doigt, portant ä une extre-milö un large anneau pour servir de poignco, et, ä l'autre, une partic aplatie en forme do spatule do 4 centimetres de largeur. En avant, cottc parlie olargio ost lögeremont concave, afin de pouvoir s'arröter do-vant les attaches conjonclives, ot do permoltre de los rompro par la prossion ; sur les deux cotes on sur un seul, eile ost echancrdo do manioro a former une sorto do crochet, qui permet do dechiror ces monies attaches en tirant ä soi. Une spatule plus courto que cello-ci pourrait ßtre utile lorsqu'on commence ä döpouillor les momhres.
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Des differents instruments que nous vonons do passer en revue, le bistouri ä serpetle ost cortainoment loplus utile; e'est, comme nous I'avons dejfidit, 1'em-bryotomo par excellence. Secondö par des lacs, des portc-lacs et dos crochets, il sul'fittres souvent ä lui soul pour mener ä bion, choz los grantles femellea, des operations trös difficiles. Parfois, copendanl, il pourrait y avoir avanlage ä poss6der Tun des autres instruments do division. Chez la ohftvre et la brebU, dans les organos desquellcs la main no pourrait sans
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danger introduire un instrument tranchant, on so conlenle do pratiqner rarrachemont pur el simple;
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dos lacs et des crochets suffisont pour cotte operalion,
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que permet la moindre resistance des tissus du fujtus. Enfln pour la chlenne et la cliatte, le forceps do Uourrel, les i pansement, los anses mclalliques sufiisont gönöralement.
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OPERATIONS OBSTETRICALES.
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ART. II. — EMBRYOTOMIE INTERESSANT LA TETE, OU CEPIIALOTOMIE.
La cephalolomie comprond toute opöration ayant pour but de dimi-nuer le voluino de la löte, ou plutöt du crüne, quand cette partio, par ses dimensions exagörces, s'oppose ä la sortie du foetus.
Gelte indication ne se presentc gu6re, chez nos grandes femelles, quo dans le cas A'hydrociphalie. Chez la chiennc et cbez la chatte, eile peut exislcr memo avcc une conformation reguliere du foetus.
La cephalolomie comprend d'ailleurs plusieurs operations distincles, que Ton peut employer simullanement ou isolöment : la ponction simple, Vincision et le broiemcnt des parois cräniennes ou cephalo-tripsie.
En ce qui concerne la ponction el l'incision du crAne, nous n'avons rien a ajouler a ce qui a dl6 dil ä propos de Yhydrocephalie.
Cöphalotripsie.
La cep/uilotripsie, broiement ou ecrasement de la töte, est une opö-ration que Ton pratique quelquefois en obstßtrique humaine, comme complement de la cräniotomie, afin de röduire autant que possible l'cxtremitö cöphalique par l'expulsion de la matiöre cerebrale. On se sert pour cela d'une espece de forceps, le forceps cep/ialolribe, a mors tres puissants, que Ton rapproche pen ii peu, au moyen d'un m6ca-nisme variable adapte aux branches do rinstrument, quand une fois la töte a 616 saisie entre les mors ou cuillcrs. Nous nous bornons a mentionner cclle operation, qui n'a jamais 616 pratiquee jusqu'ici sur les pelits ties grandes femelles. Du reste, les indications en seraient assez rares, et se rßduiraient a certains cas d'hydrocöpbalie, oü, commc dans cclui qu'a cilö M. Kopp, le crane est tellement volumi-neux, ot les os qui en constituent les parois tellement resistants, qu'il est impossible d'obtenir par la main seule une reduction süffisante. Malheureusetnent, nous ne possödons pas d'instrument appropriö ä colte destination, et exislüt-il, que, en raison de la rarolö de son emploi, bien pen do praticiens seraient sans doute disposes ä en faire l'acquisition. Chez les petites especes, oü, commc nous I'avons dit, la töte forme assez souvent un obstacle scrieux h I'accouchemenl, on se sert du forceps-compresseur do Bourrel, dont nous avons indiquö le mode d'utilisalion (page 751). Ilappelons seulement que l'opöration comprend trois temps : 1deg; introduire isolöment les branches de l'ins-trument; 2quot; articuler ccs mömes branches; 3deg; placer la vis et serrer. La compression doit otre renouvclöe dans un sens perpendiculaire au premier. Ainsi Iraitde, la tote se trouvo rcduito en une masse pulpouse, apte ä prendrc toutes les formes et ä subir toules les reductions.
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EMDRWTOMIE INTERESSANT L'ENCOLURE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;823
ART. III. — EMBRYOTOMIE INTfiHESSANT L'ENCOLURE : DfiCAPITATION, DECOLLATION.
La decapitation ou decollation est une opöralion qui consiste ä sd-parer completement la tele du tronc, do maniere a los amencr isole-ment au dehors.
Gelte opöration est indiqu6c lorsqu'on a ä extraire un monstre ä deux tfites, monosomien ou sysomien, et dans certaincs positions vi-cieuses irröductiblcs des membres ou de la t6te elle-meme. Assez facile lorsque cette derniöro peut etre sortie de la vulve, la decapitation devient fort difficile quand on doit la pratiquer dans les organes g6nitaux. Dans le premier cas, l'opöration se fait dans la contigiüle de rarticulation atloi'do-occipitale; e'est une simple dßsarticulation; —si Ja tote ne peut sortir de la vulve, on opero dans la continuite, sur le point le plus accessible de l'encolure.
Däsarticulatlon atloi'do-occipitale.
Getto operation exigc quo la töte soit amende hors do la vulve. Sauf les cas de monstruositß, il faut, pour qu'on se dßeido ä la pratiquer, #9632;qua la presence do la t6to soit absolument nuisible aux mancBiivres de reduction. Cost ce qui a lieu, notamment, dans la presentation de la löte seule, lorsque celle-ci ctant trop avancce ne peut etre repoussee au delä du bassin.
Ghez la ciiiennc, la decollation, en pareille circonstaiice, no pre-sente aucuno utilitd. Par suite do la fragilite des tissus, eile s'effectue mome assez souvent malgre l'opörateur, qu'clle prive d'un point d'ap-pui pour les tractions ä exercer, et sans modifier en rien I'obstacle qui se trouve plus profonddment.
L'opöration etant decidde, la töte doit otrc sortie suffisamment pour que, en öcarlant les lövres do la vulve, on puisse meltre la nuque ä decouvert. A cot effet, des tractions sent excrcöes sur un lacs fixe au maxillaire, ou, au besoin, tenant .\ des crocbels implantds dans les or-ibitos; — il est habituellement inutile de pratiquer la contre-extonsion sur la more. Le soin do relever les bords do la vulve est confiö ä un aide dntelligent, qui suit avec attention les mouvoments do ropdrateur. Dans un premier temps, celui-ci, arme du bistouri ii serpette, incise circulai-a'ement la peau et tous les tissus mous tin pen en avant des apophyses transvorsos do I'atlas; afin do ne pas 16scr la vulve, l'opörateur pro-cede ä polits coups, et on ayant la precaution d'inclinerla töte du cotö oppos6 ä celui oü agit rinstrument tranchant. II arrive ainsi jusque sur I'articulation qu'il s'agit d'ouvrir, laquclle ne possöde, comme Ton salt, qu'un ligament capsulairo. Le denxieme temps consiste, — la tote lt;5lant portde dans Toxtension, — ä donncr sur la face inferieure de
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824nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OPfiRATIONS OBSTETRICALES.
1'arliculation quelques coups do bistouri, qui no manquont pas do I'ouvrir, en incisant lo ligament capsulairo. II no reste plus qu'il com-pl6ler cello section en pönßtrant dans Tarticlo, et en longoant scs surfaces miscs ä nu. Un mouvcmcnl do torsion imprimö ä la tote pout facilitor ce troisicmc temps do reparation. Au moment oil les derniörcs attacbos soul coupöes, la l6to tombe, et lo tronc rentre subitement dans le fond du bassin, comine altirß par un rossort puissant.
Section de rencolure.
Pratiqu6c sur une region quelconquo do rencolure, la decollation deviont uno operation trös laborieuse, car eile doit forccmont s'effoc-tuer dans l'intßricur des organes genitaux ; dc plus, en raison do I'or-ganisation compliquöe des articulations intcr-vertöbralos, il est beau-coup plus simple dc trancber sur un point quelconquo, c'ost-tVdire dans la contlnuitc, quo de eborcher ä obtenir la dosarticulalion.
Gelte operation est surlout indiquce lorsquc la tele est portöo on arrierc, seit sur le dos, soil sous la poitrine, soil sur Tun des coles, et qu'il y a impossibililö do reduire, par suite do conlraclure ou do loulo autrc cause.
Pour la pratiquor, on doit rapprocher autant quo possible do la main la region incurvee de rencolure. Dans ce but, on passe un lacs dans la concavil6 dc la courbure, et on en amone au dobors les deux cxlrömiles, sur lesquelles on fail excrcor do fortes tractions. Grace i\ celles-ci, la peau el les lissus mous, — surloul du cole convexe, — se trouvent fortement tendus ct so laisseront facilcment enlamer. La main, armöo du bistouri ä scrpetlc, pcnelrc ensuile dans les organes gönitaux el va s'insinuei' entro la paroi uterine el rencolure. Dans un premier temps, l'opörateur s'efforce de faire la section d'unc moiliö do cello-ci, en commen^anl naturellemcnt par cello qui lui olfre lo plus do facililds ot qui expose le rnoins aux debappecs; le bistouri doit raser 1c lacs de trös pros, el faire la section on allant de la concavile do rencolure vors la convexilo; il passe autant dc fois qu'il est nöccs-sairo pour divisor tons les lissus mous ct cnlamnr fortement la tige verlöbralc; autant quo possible, roporalcur devra prendre un point d'appui avec le poucc pour rcslcr inailrc de son instrument. Dans un deuxieme temps, on agil de meme sur Taulre moilid de rencolure. A un certain moment, la region, sans ctre complelement divisöe, so trouvo tcllemenl affaiblic, qu'elle cede sous les tractions el se rap-procbe beaucoup dc la main. Le troisieme el dernier temps consisle h achever pen a. pen la söparation, qui n'est complete quo quand lo lacs s'öcbappe au dehors. II no reste plus qu'ä exlraire les deux tron-Qons. Dans un cas oil nous avons pratiquö cetle operation cbez la jumenl, le tronc s'esl engage lo premier el a pu sortir sans difücullö; la main seulca suffi pour exlraire la töte.
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BMBRYÖT0M1E INTßRESSANT LES MEMBRE8,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 82:1
Teile csl l'opöration quo nous conscillons parce que nous ravens praliquöe, ainsi, du resto, que la pröcßdnnto. M. Thomasson pröconise une autre mölhode. laquo; Aprös avoir, dil-il, incisö circulaii'Gmenl la peau du cou, on pcul faire l'oppralion, soit au inoyen de la scio de Hinze, soil h l'aide d'une scie ä chainollc (fig. i38 et 137). Une fois la poau incisöe, roperatour adapto la scie sur lo point ä divisor, puis opöre la seclion par le mouvomnnt ordinaire de va-cl-vient. Pour övilor los blossures dos parois du vag'in, on passe (si Ton se serl de la scie arli-culee) les deux bouts dans une gaine en for, de la longueur de deux dö-cimelres environ. raquo;
La peau ötant incisöe, et la scio articulöo miso en place, on aurait sans deute rapidernent raison de la rösistance des vertobres, ä la condition quo Ton no cossät pas les tractions.
Nous nous bornerons ä ces indications, n'ayant pas appliqu^ nous-mömes cctlc methodo opöratoirc. Ilappelons onlin quo lo söcalcur de Günther, on tout autre instrument do cette nature, pormottrait do soc-tionnor la tige ccrvicalc plus aisöment, et avoc moins de dangor pour la mere.
ART. IV. — EMBRYOTOMIE INTfiRESSANT LES MEMBRES.
Quandlcs membres genont, soit par lour inauvaise direction, qu'on ne pout modifier, soit par lour presence dans le canal, oil ils s'opposcnt aux manoeuvres ncccssairos pour changer line position dörccUicusc, on s'en döbarrassc on les enlevant on tout ou en partio. Quant aux autres opörations qui Interessent les membres, nous nous bornerons ä rap-poler en passant la section de la cordc du jarrel, completöe au besoin par la section du perforant, donl I'indicalion est donndo par la presentation irreductiblo dos jarrcls. Lo manuol, des plus simples, du roste, on a etc decrit ä propos de cette presentation.
Avulsion des membres.
L'avulsion dos membres consisto ä romprc, par dos tractions öner-giqucs, les attaches musculaircs ot ligamenteuses qui les fixent au Ironc. Quant a la peau, qui offrirait unc resistance ä pen pros insunnonlable et, seien tonlos probabilitös, incompatible avoc la conservation de la m6ro, cllo doit 6trc prealablemcut detachec, ä moins qn'on no so con-tcnte do favorisor la separation par des incisions mclhodiqncment rö-parlies, ainsi quo nous lo verrons plus loin.
Colic opöralion, l'une dos plus utiles quo Ton pnissc praliquer, el, on memo lomps, rune des plus inoffonsivos pour la mere, sorait connuc, parail-il, depuis assoz longteinps. D'apres M. Thomasscn, on la trouverail mentionnee dans un ouvrago sur la race bovine hollan-daiso, du ä Lc I'rancq van Uerldioy et datant do 1804. Col autour parle
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dedeuxpraticions dupays.dontl'uii, J. Blanken, seservait cl'un bistouri cache ä ressort, et employait une spatule pour dötacher la peau; I'autre, J. Lauvven, utilisait un petit couteau ou bistouri h lame concave et h manche court. Quoi qu'il en soit, c'est h Iluvellier, vßleri-naire ä Alen^on, quo reviont le meritc d'avoir le premier (1830), fait connaitre en Franco cc procödö d'ablation applique aux membres an-törieurs, et, d'aprcs lui, destine i permettre de remödier aux döviations de la töte et de l'encolure.
Depuis cette epoque, rarrachement des membres a 6le ulilisö fort souvent et pur un grand nombro de velörinaires, parmi lesquels nous citerons Lccoq (de Bayeux), Vöret, Ganu, Drouard, Jeannin, llossignol pöre, Günther (de Hanovre), M. Deneubourg, M. Thomassen, etc., etc., qui l'ont omployd, tantöt en se conformant exaetement aux indications de Iluvellier, tantot avec des modifications plus ou moins importanles, si bien qu'aujourd'hui ce proeödo a fait ses preuves, et conslitue l'une des operations les plus gönöralement adoptöes et les mieux reglces de l'obstMriquc veterinaire.
L'avulsion peut s'appliquer aux membres ant^rieurs et aux membres posterieurs. Examinons les denx cas successivement.
Avulslou laquo;les membres antericurii. — Indöpendamment de l'indi-cation formulöo par Huvcllior, cottc operation est encoro utile toutes los fois qu'il s'agit de diminnerla circonf^rence de la poitrine, comme par exemple, dans les cas d'exces do volume, de mort et d'emphysüme du fa3tus, — de membres surnumöraires, de duplicitö de l'avant-main, et dans certains cas do prösentalion transversale oü les membres met-tent obstacle ä la version pelvienne, elc. On so ferait diflicilement une idee, avant de l'avoir constate par soi-mcino, de l'espaco libre qui rö-sulte de rarrachement d'un de cos membres,
L'opöration so fait sur la fcmclle debout ou couchec; mais eile exige que les membres ä enlevor soiont, au moins cn partie, sortis hors de la vulve. Si done ils etaiont encore dans I'utörus et en mauvaise direction, il faudrait, avant l.oul, les redresscr et les amener dans le bassin. Ceci fait, on fixe un lacs au paturon de chaquo membre. On choisit celui que Ton vcut arracher d'abord ; on fait lirer sur le iacs qui lui est attache trois ou quatre aides vigoureux, de maniöre ä le faire saillir le plus possible hors de la vulve, dont un aulre aide öcarlcra les levres. L'opcrateur fait alors pres de cet orilice, mais en dohors, une incision circulaire, avec l'atlention de n'intdrosser quo la peau. (Jlissant cnsuile dans le vagin sa main armee du bistouri, et remontant aussi haut quo possible le long do la face interne du membre, il fait descendro sur cette premiere incision une incision longitudinale, apres quoi il dötache la peau, soit en se servant du bistouri, soit en dilaecrant avec la main le tissu ccllulairc sous-culanü. II arrive ainsi peu ä pou sur l'epaule, qu'il disseque pour ainsi dire on continuant h pousser aussi haut quo possible sa main engagöo ä plat
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entre cnir et chair. Qnand il juge la dissection assez complete, et qua le membre ne licnt plus au thorax quo par ses muscles, il prend un point d'appui sur le foetus pour produire la contre-extension, et com-mande aux aides qui tiennent le lacs do tirer fortoinont, inßme par petitcs secousses. Bientut de petils craquemenls se font entendre; les muscles cedent et so rompent; 1c membre s'allonge, puis il arrive au dehors tout entier, y compris lo scapulum, recouvort do tons ses muscles, et cela avoc beaucoup moins de peine qu'on no serait tente de le croire, grace au pen de tdnacite do la fibre muscuiaire ä cot age.
Tel est le proc6d6 employe par J. Lauwen, lluvellier ct, avec quelques variantes, par Veret, Lecoq (de Bayeux), Leconte, llossignol pore, M. Deneubourg. Cost ainsi quo Locoq et Leconte font I'incision lungi-tudinalo sur la face externe, et de baut en bas, tandis quo V6rct, llossignol, AI. Deneubourg incisont sur la face interne, mais de bas en baut, en prolongeant cctte incision ä mesnre que la peau se delache. Quo ce temps operatoire s'efTectueen dedans ou en dehors du membre, c'est lä un detail de pou d'importance, l'essentiel dtant d'agirde fagon ü ne pas blesser les orgaues maternels. Gependant, nous croyons qu'il faut gcneralement pr6f6rer le cötö interne, qui est presquo toujours serrö de moins pres que l'externe par Tutörus; nous pcnsons aussi quo I'incision peut se pratiquor plus süreinent des parties supörieures du membre vors les parties införiourcs. En la faisant, on n'a pas ä craindre de blesser la matrice; mais, dans Tun comme dans l'autre cas, il est inutile de se preoecupor des lesions qui pourraient interesser les muscles ou les articulations dans le sens longitudinal, car cela ne diminue en rien la rösistance du membre ä la traction; il n'en sorait pas de möino si les muscles, les tendons, les ligaments articulaires etaiont divisös en travers: le membre pourrait coder dans la contiguitö d'un article, ce qui rendrait impossible, ou tout au moins beaucoup plus diflicile, son arrachement complet.
Quant ä I'incision circulaire fade immediatement par tons les au-teurs cites, si eile rend plus facile, au debut, le depouillomont du membre, alors qu'on pout so servir du bistouri, il n'en est pas de memo lorsque la dissection doit se poursuivre dans les organes g6ni-taux, oil I'emploi do riustrument tranchant n'est plus guere possible. A cc moment, la main qui chorche ä s'insinuer entre la peau et les tissus sous-jacents n'y parvieut quo bien diflicilement, ct no fait sou-vent que relever la premiere en glissant sur sa face interne. Cot inconvenient qui, au dire do Zundcl, a etc signale par Meyer (do Berne), nous I'avions constate des les premiers temps de notre pratique; aussi ne faisons-nous la section circulaire do la peau qu'apres avoir pouss6 aussi loin que possible le döpouillcment du membre. (Violet.)
Ladildceration du lissu conjonctif peut aussi 6tre odectuee au moyen do la spatule (lig. 139). Bien quo nous n'ayons jamais utilise co pro-cedö, il nous semble laquo; priori mcritcr la preference sur la dissection par
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la main. Void comment M. Thomassen le ddcrit: laquo; Avant de proeddor au decollotnent de la poau, on pratique sur chaqne face laterale du membre, im pou au-dessus du beulet, une incision culanöo longitu-dinale, longue de S cenlhnfctres. A la favour de ces ouvertures, la spatule osl introduite sous la peau. On procfede alors h la dilaceration du lissu conjonclif qui unit 1c tegument aux tissus sous-jaccnts. Pour cela, on fail d'abord tirer sur le lacs, afln d'6lendre le membre aulant que possible; puis l'opörateur ticnt d'une main la spatule et lui im-prime des mouvements de va-et-vient, tandis que de Taulre, placde en dehors do la peau, il so rend compte de la position de l'instru-menl el de la direction ü lui donner pour no pas appuyer sur le tegument au point de le porforer. On pousse ainsi la spalule d'un cole jusqu'au garret, el de l'aulre jusqu'ä la region de l'ars. En cc dernier point, on pourra utilomenl agir avee un pen plus de force pour divisor les muscles (pectoral superficiol el pectoral profond) qui atlachent le membre ä la paroi thoracique. raquo; Une fois co resullal oblenu, I'opd-raleur fait k la face interne du membre une incision culanöo qui doit s'clendre de la rögion sternale au boulol; puis laquo; il passe la main sous la poau el s'assure qn'ellc esl bicn delachce dans tons ses points; s'il resle quelques peliles brides, il los dechire facilemont avoc les doigls. Ce temps operatoirc est complöle par uno incision circulaire do cetlc membrane un pou au-dessus du boulet raquo;.
A döfanl do spatule, nous avons loujours employe uno sorte de pro-code mixlo, quo nous croyons devoir docrire en quelques lignes. Glis-sanl la main armöe du bistouri ä sorpelle k la face interne du niombro ä retrancher qui esl prcalablemeut elendu, et avancant, s'il csl possible, jusque vers 1'articulation scapulo-humcralo, nous faisons sur cello face une incision qui so prolonge jusqu'ä 12 ou 13 conliinelres au dehors de la vulve; e'est le premier tpmps do I'opcration. Dans un deuxidme temps, nous commenrons ä dcpouiller les regions voisines en nous servant du bistouri; puis ddposant celui-ci, nous inlroduisons la main qui so fraye assez facilemont un passage ; quelques brides resislantos, surtoul autour du genou, peuvent cepondant metlrc dans la ncccssile do rcprendre le bistouri; mais on I'inlroduit facilemont el sans danger sous la peau. On continue ainsi la dissection sur tons les points acccssiblos, el quand eile est achovce, on peut ossayor, — loujours par la voio sous-culanee, — de divisor les muscles poctoraux. Enlin, dans un troisidme temps, on incise circulairement la poau dans le bas du membre, apres quoi il ne resle plus qua proeöder ä l'arra-chomonl.
Au dire do Uuvellier, deux aides sufflraieut pour romprc les der-nir-res adhcrences, ce qui nous semblo trop pen. D'apres AI. Deneu-bourg, il faul do sept ä huil hommes pour arracher les membres antc-rieurs d'un veauj luiit ou dix seraient necessaires pour le ponlalnj cos chiffres, lout en se rapprochant davantage do la vöritö, nous paraissent
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copendant un peu exagörös. 11 est vrai quo lo m6me autour ajoute qu'il est preförable d'avoir un ou deux aides en plus qu'en inoins. — Afln de döterminer approximalivemcnt la force qu'il est neccs-saire de dcvolopper, nous avons pratiejue l'opöration qul viont d'etre döcrlte sur un veau ä terme, bien constituö, pesant 48 kilogrammes, qui, etant roste trop longlemps au passage, avail suecombö presquo de suite. Pour produire I'arrachement d'une laron lenle, graduelle, sans sccousscs, il n'a pas fallu moins d'uno force de -225 kilogrammes (Violet). Cela dömontre la nccessite de soulenir la lemelle par la centre-extension, ct, d'autre part, I'utililo qu'il y a aussi de soutenir le veau pour eviter un exces de pression aux organcs matcrnels.
M. Deneubourg a fait connattre une aulre inölhode opcratoire, ä la fois plus prompte ot plus simple que cello dont nous avons decrit difförents proccdes; — mölliodo qu'il utilise laquo; lorsqu'il n'y a pus nccessite do mönagcr la peau pour faciliter I'exlraction ullerieure du foHus raquo;. Elle consisto ä inciscr clrculuiremcnl cette membrane le plus haul possible, puis longiludinalemenl depuis l'ars jusqu'ä la premiöre incision. On ne s'occupe pas do la dissection ou dilaceration du tissu conjonclif sous-jacent:laquo; le membre so dechausse et s'enleve aussi faci-lement et complötement que par I'aulre methodo; raquo; mais il n'est pas douleux que les tractions ndcessaiies pour obtenlr ce rösullat ne doivent elro plus considerables que quand le membre est depouille. Dans l'interot de la mere, la mclhodc do dissection prealable nous paralt done möriter la preference.
L'arrachement d'un seul membre produit dejä dans les organes ge-nilaux un vide considerable, qui suflit souvent pour assurer la lermi-naison du part. S'il en ötait autrcmenl, on opererait sur le second membre commc sur le premier, el Ton so donnerait ainsi des facilites plus grandes pour aller ä la recherche de la tetc device, pour opercr la version, en un mot, pour exöcutcr toutcs les manoeuvres reclamces par la circonstanco. Nous repeterons ([lie cette operation a ele prali-quee nombre do fois par des vötcrinaires do tons les pays, pour les cas de dystocie les plus divers, et presque toujours avec un plcin succes pour la mere.
AvuInioii des membrca iraquo;ostlaquo;'plenps. — 11 pent otrc uocessaire do praliquer cette operation : 1deg; sur le membre qui apparait ;\ la vulve en bonne prösentation; 2deg; sur lo membre repliö en avant ct abordantle iletroit par sa parlie supärieure.
1quot; La premiere mention do l'arrachement d'un membre poslcrieur en prösenlation normale est duo ä Yeret (1837), qui a eu recours a. ce moyen pour diminuer le volume do la croupe. 11 pout, en outre, 6tre indique d'y recourir dans certains cas de monstruositö avec dnplicile de la parlie poslörieurc du corps, lorsquele monslro tend ä sortir on presenlant sa double croupe a l'enlröe du bassin ; puis dans la presen-
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tation slorno-abdominale, lorsquo la prösonco des membres pelviens s'oppose uux differentes manoeuvres da la version anlörieure, etc.
L'opöralion so pratique d'apres les monies principes quo pour Tavul-sion dos membres anlöricurs; mais eile est un peu plus longue, plus diflicilo et exige des tractions plus fortes. L'adhörence de la peau aux tissus sous-jacents csl en edet plus intime, et sa dissection, partant, plus diflicilo; les muscles qui rolient le membre au tronc sont plus nombreux et plus puissants, d'oii la nccessite de les enlamer avec I'instrument tranchant; enfin, qnand on est parvenu ä faire tout cela, 11 resto encore h vaincre la resistance des ligaments pubio et coxo-femoral. Ajontons que la croupe se trouvant surtout arrötee par son diametre bi-coxo-fcmoral, il est indispensable, pour qu'un ft5mur puisse 6tre arrachd, do la repousser au delä du bassin, sans quoi l'utö-rus, le vagin et lo bassin lui-möme auraient beaucoup ä soufTrir.
M. Deneubourg ostime que dix ou douze aides sont iit5cessaires pour arracher un membre pclvicn chez le poululu. La rösistance a. vaincre peut, en effet, dire plus considerable chez ce petit sujet que chez le raquo;eau, qui ne possedc pas de ligament pubio-femoral; neanmoins, le nombrc d'aides indiquö par notre confröre nous semble un peu eleve. Nous avons, relativcment ä l'avulsion des membres postßrieurs, renou-velö, sur le möme cadavre, l'expörience dont il a etc fait mention ä proposdos membres antörieurs; nne force do 233 kilogrammes (30 kilogrammes do plus que pour le membre thoracique) a sufli pour pro-duire I'arrachement.
2deg; Lorsquo les membres pelviens sont retenus dans I'abdomen, l'avulsion semble devoir en etre bien difficile; nous dirions memo impossible, si nous ne savions que Drouard l'a pratiquöe sur deux foetus, un poulain et un veau (1842), et si, de son cote, M. Thomassen, qui en decrit le manuel, n'anirmait avoir fait deux fois la meme operation.
Drouard est lo premier, croyons-nous, qui ait arrache les membres postörieiirs sur des foetus so prösentant par la croupe. En etudiant cette presentation, nous avons eu dejä l'occasion do dire qu'il dut le premier resultat au hasard; depuis, il ne paralt pas avoir modifie son proeöde, qui etait trös imparfait. Gelui do M. Thomassen est inflni-ment pr6f6ral)le; il difföre surtout du pröcedent par l'incision prealable de la peau, et la substitution d'un lacs au crochet destine a amener le femur. Nous citons textucllement cet auteur:laquo; J'ai d'abord fait une longue incision verticale ä travers la peau et les muscles qui recouvrent la face posterieure de rarticulation coxo-femoralo. Cola fait, j'ai introduit la main et j'ai dötachö los muscles de maniöre ä mettre ä nu le fömur pros do son oxtrßmitc supericure. J'ai alors lixö un lacs autour de cetto cxtrßmilö, et, tandis quo deux aides liraiont sur le lacs, j'ai cherchc ü incisor les muscles et les ligaments, et par-ticuliörement le ligament capsulaire, qui relient le fömur au coxal.
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En agissant de la sorte, le fömur s'ost desarticulö et lc mombre s'est arrache en se döchaussanl complötemenl. Une incision circulairo de la peau terminait I'opcration. raquo;
Malgrö la simplicile apparonte de ce manucl, nous no pouvons nous (iinpöchor de prevoir de bien grandcs difficultes dans son cxoculion; il nous parait, du resto, impossible quo doux aides puissenl. suflire; ajoutons, cnlin, quo 1'auteui1 ne mentionne pas la nöccssite, — ccpcn-dant indispensaijle, — do pratiquer la propulsion a(in de maintenir la croupe au dola du delroit.
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D6sarticulation des membres.
La desarlictilalion ou ablation partielle dos membres a et6 praliquöe par quelqucs vcterinaires. C'est ainsi quo, assoz souvont, Donnaricix a dösarticulc le coude et le jarret; d'autres ont ampule le membre anlöriour au genou, et le membre postciriour ä l'articulation f6moro-tibialc; r^commont, M. Minette a dösarlicule l'epaulo. Ges operations devant toujours 6tre effectuees dans les organes genilaux, prösentent, par cela ineme, des difficultes sörieuses et no sont pas exemptes de danger. Pour cos motifs, nous preförerons toujours l'avulsion du membre fi la dösarticulalion de l'öpaiilo, du coude ou de l'articulation fömoro-tibialo. Ajoutons aussi que rarrachemont complot du membre fait beaueoup plus de place dans l'utörus et dans lo bassin. Quant ä la dösarticulalion du jarret, preconisöo par üonnarieix dans laprösen-tation de cello region, nous avons vu ([u'elle peut ölro avantageu-sement romplacöe parla section du tendon d'Achille et, au besoin, du perforant; entin, ramputation du membre au genou no nous semblo guöre utile.
Nous devons cependant indiquer, au moins d'une maniöre gencrale, le manuel de cclte operation, manucl trüs simple cn prineipe, mais que los conditions habituelles de son execution viennent singuliöre-ment compliquer.
L'operateur devra tout d'abord faire executor de fortes tractions sur le mombre, aulant pour ramoner le plus possible au dobors, que pour tendre les tissus et rendre les incisions plus faciles. L'instrumentä pre-föror ost encore lo bistouri ä serpette.— Dans un premier temps, le bis-touri etant tonu ä pleine main, etle poueo prenant autant quo faire se pout un pointd'appui, on incise circulairoment autourde l'articulation la peau et los muscles sous-jacents. Dans un deuxieme, on s'efibrce de seclionner les ligaments lat6raux ainsi que los tendons quipeuventcon-courir ä la consolidation de la jointure; — pendant cos manoeuvres, le ligament capsulairc se trouve toujours interossö; en co qui concerne rarticulation scapulo-humörale, on se rappellera quo les tendons en-vironnants tiennent lieu de ligaments funiculaires. Sous rinfluence combinöe des tractions et des incisions, lo membre s'allongc peu ä
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pou, des craquomonts so font entendre. Pour achevcr la separation, ropöraleur, dans un troisiemc temps, flechil les phalanges porpendicu-laireinent an canon et, s'en servant commc d'un levier, imprimc aux rayons snpdrienrs un mouvement do torsion, qul souvent amene la rupture dos parties nou divisöos. Si cetlo rupture n'a pas lieu, les surfaces arliculaires so trouvent au moins separees, et les ligamontsou aulres lissus qui lionnont encore doviennent [)lus i'aciles ä seclionnor.
Nous complctorons cos dounöos generalos en omprnntant ä Don-nariex sos descriptions do la dösarticulation appliquec au coude et au jarret.
UöHiirUculation au gouiIc. —Nous supposons qu'on a affaire ä une presentation abdominale, avoc prösence des quatre niembres dans lo vagin. — laquo; Trois cordeaux souplos sont prepares, ainsi qu'uno forte cordo. L'ansc dos cordeaux ost passöe successivement dans lo paturon do trois mombres, qu'elle assujetlit solidcmont, puis, surle inembre ä dcsarliculer, la forte cordo, qui est conlioc ä cinq aides. — L'opera-teur doit elre muni do deux bistouris ä sorpetle. — Los trois mom-bros sont repousses autant quo possible, pendant quo les cinq aides tirent sur lo membre ä dcsarliculer. Le gonou, I'avant-bras paraissont, mais on n'ost pas encore sur la jointure. Le vel6rinaire incise la peau circulairement, en faisant rolever par un aulro aide los Ifevres do la vulvo. — Uno nouvolle traction est alors opöröo; los muscles so döchi-rent et Ton arrive pen ä pou sur 1'articulation. — L'opcralour coupe les tendons et los ligaments. Pour tormincr, il fait tordro lo membre et tiror; onlin, il etablit delinilivement la solution do conlinuile par un dernier coup do bistouri. raquo;
raquo;vsurliculation au Jarret. — Getto operation est toiljours aSSOZ
difficile on raison do l'etnboltement profond des surfaces arliculaires; olle le deviont parliculiüremcnt dans les cas pour losquols Donnarioix l'a pröconisöo (la presentation des jarrets). Voici co qu'en dil co pra-ticien: laquo; Saisir d'abord un membre au-dessus du jarret dans I'anse d'un bon lacs; rattircr par une traction vigoureuse au milieu do la vulvo, elen op6rer plus ou moins complelomont la dcsarliculalion. Le membre est alors llöchi sur lui-mömo; opcrer do möino sur lo second. Ensuile on röuuil les deux lacs ol on lire dossus.raquo; — Colle description est un pen laconique sans düiite ; olle suflit cepondanl pour bien faire coinprondre on quoi consiste ropöralion. Lo point capital osl d'alliror le membre ä amputor aussi pros quo possible do la vulvo, alin d'operer adecouvorl; on reinarquora, d'autro pari, quo Tauleur parlo de dcsarliculalion iilus ou tnoins compldte, co qui prouve qu'il ne licnt pas ä oxlrairo isolömonl le canon et les phalanges. Mais, pour faire cette operation incomplite, il coupe certainement les tendons qui constituent la cordc du jarrel, — el il pratique ainsi, on quolque sorte a son insu, la sculo operation rüellcmenl ulilo.
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ART. V. — EMBRYOTOMIE INTERESSANT LE TRONC.
On peut avoir a diviser transversalomcnt lo Ironc en deux parlies : c'ost ce que nous appclons la dötroncation, Dans d'anlres circons-tances, il csl n6cossaire d'on diminuor le volume, e(, laissant de cold l'arrachenient des membres, on poul, dans uno cerlaine inesuro, obtonir ce r^sullal par la sortie des visceres ou ce quo nous nommons I'evisrcrntioti.
D6troncation.
Les indications de cotte operation sont surlout fournios par cer-taines complicalions de la presentation antdrieurc, et par quelques-unes des presentations transversales. On la pratique anssi sur les monströs doubles, ot dans quclquos cas oil le fostus prösente un excös de volume du train postcrieur. — Dans la presentation antörieure, il y a lieu de sectionner le tronc en travers lorsque le foetus etant retenu par ses articulations femoro-libiales, ou se trouvant arr6te par suite de la mauvaise direction do ses membres poslerieurs, les mancenvros dont nous avons precedemment conseille I'emploi n'ont pu etro exö-culees ou sont rost6es sans resultal. Dans ces cas, I'operation, relati-vemont facile, se fait en dehors des organes genitaux. II en sera de möme lorsquo la sortie du foetus est arrfitee par le volume exagöro du train posterieur ou par sa duplicite. Parmi les presentations transversales , ce sont les dorso-lombaires qui rcclament cotte operation lorsque la version no peut elre obtenue; ici, la section du tronc doit so faire dans la matrice, aussi est-elle tres diflicile et souvent m6me impossible.
Dvtroncutlon ii l'cjitprlciir.—La premiere mention de cette operation remonteä 1837; eile est dueä V6rel, qui la pratiqua sur un vean tres volumineux auquel il avail döjä du arracher les deux membres antörieurs. Quelques mois apres, Ganu publiait une serie d'obser-vations d'embryolomic, parmi lesquelles deuxse rapportenl ä la d6-troncation. Uepuis, eile a ete pratiquöe par un grand nombre de vetc-rinaires, nolammcnt par Marty, Uossignol pöre, M. Rochard. Nous l'avons pratiquöe nous-memo (Sainl-Cyr), en 1847, et nous la conside-rons comme trös rationnellc dans les cas graves dont il s'agit.
On doit y proccder de la maniere suivante :
On commence par placer un lacs au paturon de chaque membre an-terieur el, a la t6to, le licol-forceps; on fait exercer sur ces liens reunis une traction encrgique , lento, graduee, de maniere a amenor an dehors, non seulement I'encolure, mais aussi la plus grande parlie du corps du petit sujel. — S'annant alors d'un bistouri fort et bien Iran-chant , l'opörateur incise circulairement le corps du foetus, le plus pres possible de la vulve, dont les levres doivent etre tenues öcar-Sai.nt-Cyr ct Violet. — Obgt6trique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;53
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834nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPERATIONS OBSTETR1CALES.
leos par im aido. Getto incision doit 6trc commencco en Las, par ies parols abdominales (on Ihoraciques, si le ventre n'a pu etre amenö au dehors); cela pormot d'allonger la colonno vertcbrale, qni doit 6tre divisee en dernier lieu, et le plus pros possible des lonibcs. On la prolongo ensuito du cöte du dos, on incisant snccessivemcnl la peau et les muscles. Une fois arrive sur les vertöbres, on engage la lame du bistonri entre lo corps de deu\ d'entre olles, et une traction plus forte, aidee d'nno petite secoussc, combinee an besoin avec nn mou-vemont de torsion, achöve la separation.
Un detail qul a son importance : — II serait bon d'inciser la peau ä une certaine distance en avant du point oü Ton vent diviser la co-lonne vertebrate, et de la disseqner avec les doigts en la refonlant en arriere. Qnand la section serait achevee, on reunirait cette peau exce-dcnle et on la lierait sur lo moignon conune nn sac de bl6. On pent cependant se conlenter d'une disseclion moindre, ponrvn quela peau libre soil capable de recouvrir les os mis ä nu. On evite de cette maniero que l'utörus no soit blesse par les aspdrites osseuses dn rachis pendant les manoeuvres siibsequcnles.
La dötroncation achevee, on repousse dans la matrice, par une pression vigonrense et soulenue ce qui roste dn corps du foetus, ct on amene les membres postericurs en procedant comme nous I'avons indique en ötudiant chaquc cas en particulier.
Dctroncatlon ilatts les orffanes maternels. — Pour metier ä bicn une semblable operation, il faul, do toute ncccssite, que la main puisse aborder ais6ment le corps du foetus et meme le contonrner. Deja remplie do difficultes lorsquc cette condition est realisee, la dötroncation devient impossible lorsque le foetus pent a peinc etre louche, ainsi que cela s'observe particulieremcnt chez les fcmelles de grande taille.
Les instruments necessaires sent: 1deg; un fort bistouri ä serpette; 2deg; des lacs; 3deg; des crochets. M. Thomassen conseille en outre I'usage de la scie rigide ou articulce pour diviser la colonne vertcbrale. Get ins-Irument serait avantageusement remplaeö par le secateur de Günther.
Le foetus etant suppose en presentation dorso-lombaire horizontale, le manuel pent etre d(5crit ainsi qu'il suit: L'opörateur doit d'abord faire cesser les efforts expulsifs, s'ils sont Irop violents. 11 introduit ensuite aussi loin que possible la main armde dn bistouri, en I'insinuant entre la paroi uterine et le cole superienr du foetus, puis, tour-nant en has le tranchant de rinstrument, il divise les tissus en se rapprochant de la colonne vcrtebrale. — Le bistouri penetrerait assez facilement dans un intervallo intercostal; — il divise avec plus do difficulte la paroi du (lane, en raison de sa mobilite, et e'est cependant cette region qu'il laut attaquer de preference si on pent rattcindre, attendu qu'on n'a pas äs'occuperdu sternum et que, d'autre part, I'ex-traction des visceres abdominaux est rondue plus facile, Cost ainsi.
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du resle, que I'lin de nous (Violet) a procede, el c'est le cas que nous supposerons tout d'abord. — Glissant ensuito la main au-dessous du foetus, etla portant egalemcnt Ires loin, I'operateur fait une deuxieme incision qui continue la precedonte et qui s'arrßte ögalement sur les vertebrcs. Pour donneruue ccrlainc fixito aux parois addominales et, en möme temps les rapprocher de la main, on se serl utilement d'un crochet. Tel est le premier temps. Le deuxieme consiste ü extraire tons les visceres que Ton pout saisir. Dans un troisicme temps, ropörateur passe une corde en avant do la colonno dorso-lombairo, pour I'attirer ä lui et en faciliter la division, qu'il elfeclue dans un quatriemc temps. Getto division so fait, avons-nous dit, an moycn du bislouri ä ser-potte. Elle serait probablement plus facile par la scie pourvue d'uu tube vaginal protecteur, — plus facile aussi et surlout plus sure par le söcateur de Günther; cependant il faudrait, avant de faire agir l'un ou I'autre do cos instruments, completer l'incision de la peau an moyon du bislouri. A ce moment, le foetus se trouve done partage on deux tron^ons qu'il s'agit d'extraire. Dans un cinquihne temps, on llxe un crochet ou mieux un lacs a celui qui est le plus rapproche, et, pendant qu'on repousse I'autre, on s'efforce d'ongager le premier dans le bassin. Le sixieme temps consiste a extraire le deuxieme troncon. — Afin do preserver les parois maternellos de toutes lösious, la main do roperateur devra, dans cos deux derniers temps, s'intorposer entre elles et les surfaces osseuses, qui sent toujours plus ou moins irrö-guliöres.
Dans le cas ou les deux troncons no pourraiont pas s'engager isole-inent, on en diminuerait la longueur en arrachant do part et d'autre quelques vortebres, (pie Ton saisirait successivoment au moyen d'un crochet implante dans le canal rachidien. Les cotes suivraient cellos de la rögion dorsale. On pourrait aussi inciser deux espaces inter-costaux correspondants ou deux espaces intcrtransvorsaires, plus la la peau et les autres tissus mous qui recouvrent les vertübros; puis on passerait dans les ouvertures un lacs qui servirait ä vaincre les dernieres rösistances. Le secateur de Günther pourrait encore rendrc ici de grands services.
Lorsque la section du trouc ne pent se faire que sur la region dorsale il est ogalement ulile d'arracher quelques cötes et, quelques vertebras, soit sur les deux troncons, soil sur un seul, ahn de rendre coux-ci plus indöpendants. La region sternale est ensuite rapprochee de la main au moyen d'un crochet, puis seclionnee.
Au lieu d'etre place horizontalement, le foetus pourrait so Irouver en presentation dorso-lombairo verticale; il pourrait inomo aborder lo detroit par le cölö, ainsi que nous aliens en rapporler un oxemple. Lo manuel s'en trouverait legerement modifie dans les d6tails; mais les principes restoraient les mömes.
Nous croyons devoir complöter la description precedonte par un
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rösiuiic dos opöralions de dülroncalion que nous avons trouvöes dans nos öcrits poriodiquos.
T0 Observation. — MontN. — Journal de möd. vdtör. de. Lyon, 1846, p. ö. — II s'agil (l'mie pi-esentalion transversale des cötos, ohez uno Taclie; la 00-lonnc vertebrale correspomlait ii la region sous-sacieo de la mero, l'avaiil-inaiu se Irouvail ä drolts el rariiero-inain ä gaueho. Le döbul du part romon-tait ä tioisjours; le fuetus, d'un volume plus ([u'ordmaire, etail niort. L'opöralc'iir n'ayanl pu, malere ses lontalives, impiimer ii ce cadavre le moindre obangement de posilion, sc döoida a pratlquer l'embryolomie, Arme du bistouri de trousso, dit ä queue ä I'anglaise, il lit laquo; sur le cötr droit de rabdomen du foetus, de bus cn haut, une longue et prol'oiule incision ;gt;, par laquelle il arraeba tons los visceres, laut ecux de la poitrine que ceux de rabdomen. laquo; Go travail fini, dit l'auteur, je me rearmai de rinslrument tran-chanl pour complöler la division de l'abdomen et, on möme lomps, faire colle de la oolonno öpiniore, ontio la derniero verlobro dorsale et la premiöro lom-bairo. Gelte dorniere operation Tut faito lieureusemcnt, quo'ique prösontant assez de dangers pour moi commo pour la vaclie, en raison de la force que j'etais oblige de deployer et des efforts auxqncls la böte se livrait. J'introduisis ensuite la main dans la matrice poursaisir los promieres vertobres lombaires du foetus, et oblenir ainsi rextraction du train poslörieur. Mais vnins efforts 1 La rösistanco provenait snrtout de la division incomplote de la poau et des muscles abdominanx. L'ayant roudue complete,... je passai un nosud coidant entre los apopbyses transverses do deux vertobres lombaires, et conflai le bout libre du lacs ä un aide inlelligenl. Tenant dans ma main la corde et los premieres de cos vertobres, j'ordonnai ä l'aide de tirer avec moi et sans saccade, au moment oil la vache avait des clforts expulsifs; malgre cetli' manoeuvre plusiours fois repelee, je no pus faire avancer rarrioro-train, parce que les vertobres lombaires uvaient cc'di a la traction. Impulse paries tongues el penibles tentalives que j'avais deja failes, je sontis le besoin de nie reposer im instant,... aprös quoi, no pouvant avec la main seule sortir le train postericur qui so prösentait toujours le premier au passage, je passai le bout d'une corde, auquol j'avais fait un nceud lixe, entre les cuisses du cadavre; je portai ensuite la main du cöle oppose pour saisir le nooud et le faire suivre; celafait, je röunis et tordis ensemble los deux chefs de la corde, et les confiai ä deux aides. J'introduisis de nouveau la main dans la matrice, et, apres avoir trouvä un point de resistance dans les ouverlures sous-pubiennes du Ibetus, j'ordonnai aux deux aides de tirer pendant quo j'agissais do mon cote. En un instant, jo pus onfm extraire le train postörieur.
laquo; Dans co moment, la vacbe qui, jusquo-la, otait reside debout, se laissa lomber el no voulut ou no put se relevor. Je me mis alors il genoux el intro-duisis la main dans l'utörus, pour saisir et extraire I'aulre moilio du fcetus. Ke pouvant encore ramenor ni la töte ni les mi'tnbros, fentevai avec la main les fausses cotes, afin quo le thorax presontiU moins do volume ot, par conse-cjuent, moins do rösislanco... raquo; Knlin le train antörieui' fut amenö avec accompagnement des enveloppes. Aussilöl delivröe, la vaclie so roleva seulo, chercha sa progöniture en mugissant, et parul enliörement 90ulagöelt; Elle ne I'ut pas sensibloment incommodee dos suites do cette grave opöration, car eile putraquo; reprendre le taurean bull jours aprös raquo;.
II0 Observation. — G. Gam;. — Reeueil de mdd. vdtamp;r., ISCk), p, HI. — Une jument faisait depuis plusieurs heures de vains efforts pour mettre bas; eile
etait cöuverte do sueur; les caux ötaient öooulees et rien no paraissait au deliors. ISous copious textuollement : laquo; Quand on chercbait a inlroduire la main dans le vagin, lout son corps so conlractait avec une teile violence que
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Ton enlendail un Ijruit sourd, line espece dp biuissomont complaquo;)'a6(e d ce/ui lt;iuc fait entendre le pnon qui drcsse st'.s- plumes. Voy.int qu'il öluit impossible de la soulagcr, jo lui (is mie forte saignöe dans le but de raflaiblir. I,es eirorts (lirainuurent un pen, mais no cesseronl point. Le ponlain prösentait les reins ; la colonne veilebrale, legeroment coudee, s'introdnisait un pen dans lo hassin. Je eras k une din'orniiti'. Pendant plus d'une beure il me fnt impossible do rien changer a sa position... Force de prendie uu moment de ropos, j'apemis lout ä coup a la vulve uue porlion d'inleslin : elln nppartenait au ponlain. Les elToits do la more avaientfuit deobiier le flanc; ma main put penotrer dans le venire et en extraire tons les orpanes. Je scnlis alors que la colonne verlebralc 6lait enti'ouveite apres la derniere vertobre dorsale. Avec inon histouri a sorpetle, J'aohevai celte desunion. La position, malgrä mes efforts, elait loujours la mtlme. En dösespoir de cause, j'implantai un de mes crochets dans la prcmiero vertobre lombaire ; pendant que je le tenais en place, on lira avec force otla vertebro so detacha assoz aisement. Kncourage, j'en agls de möme avec la derniere dorsale, qui sorlit avec ses deux cötes; enfin, je pus arraclier successivement toutes les verlebres lombaires. Etant parvenu a toucher une des cuissos, jo rofoulai un pen la partie anterieure du corps, et j'implantai mon crochet dans le pli de la I'esse gauche. Comme la traction so l'aisait de cotö, la töte du lemur so delacha do la cavitö cotyloide et le membre sortit depouillö jusqu'au sabot. Le crochet ayant etc fixe au bassin, I'os se brisa sans resullat; dans une nouvelle tentative, le crochet tint hon et la croupe s'engagea dans le detroil. Un autre crochet fut Mxe au sacrum, et, par une traction progressive, lo reste du train posterieur parut au deliors. A oe momenl, la valve et riuterieur du vagin lumeties et de couleur foncöe rondaient 1'introduclion du bras plus dilTicile. raquo; Apres un instant d'etTorts et de recherches, roperateur put Irouver un genou qu'il parvint ä etendre, puis I'antro qu'il amena egalemcnt dans le vagin et, enlin, la löte, au maxlllaire de laquelle il altaoha un petit lacs. Le reste du poulain ne larda pas ä sortir, et le delivre suivit do pres. La mere s'elail laissce tomber pendant les dernieres manoeuvres; on l'entoura de soins et on cut la satisfaction do la voir se retablir rapidement.
IIIs Observation. — Favereau. — Wecueü de mvd. vitir., 1885, p. 339.— Une -raquo;uclic avail expulse ses cuux quelqnes heures auparavant, ot rien n'appa-raissait ä la vulve. L'cxploralion permit de coustaler, ä n'en pouvoir douter, laquo; une Präsentation transversale par lo dos, le train anterieur ä droite, le train posterieur ii gauche, raquo; tons deux egalemenl distanls du delroit. A droite, on touchait IVpaule gauche; ä gauche, I'articulalion femoro-rolnlienne et la hanohc gaudies. Croyant a la possibilite do la version, 1'accoucheur essaya vainement do saisir, soit le jarret, soil un membre anterieur, soil la tete, Dans les tenlatives do propulsion, le loelus resistait et semblait butler contre un obstacle invisible,M. Favereau s'arrfita h I'idde d'un part gömellaire, dont le second foetus s'opposait a lout döplacemcnt cu avanl du premier. A bout do forces, il so decida ä praiiquer la detroncalion, qu'il decrit ainsi qu'il suit : laquo; La main droite armee d'un histouri a serpette, Jo praliquai d'abord la desarticnlation do la lige rachidienne en introduisant la lame do riuslrument cntre la dcruiere vertebro dorsale el la premiere lombaire, operation fncilc, en raisou memo de la (ixilö du fiel us. Apres avoir elargi i'ouverture en prolon-geaut I'incision le long do la derniere cAle, jo vidai complelement la cavite abdominale, la masse des visceres genait ['action du histouri et rendait la section des parois do la cavite difficile ct dangoreuse pour la mere. Malgre cello pröcanlion, j'avaucais Ires lenlement; les parois Masques de l'abdomen fuyaient sous I'lnslrutnent tranchant, et bientdl je dus m'arreler, laissant la section incomplete. II me vint alorsl'idec de prendro dans un noBud conlant ce
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qui reslnil ä incisor, aliu d'oblenir la lixitö, faule de laque'lle j'avais du inlorrompro roperalion. Pour cela, je passai, en avanl do rabdoiuen, un cor-deau muni a rune do ses extremites d'uiie balle de plomb et d'un anneau; le plomb enlrainant cetto exlremito, je la saisis par l'anneau et renga^eai dans l'üeillet quo porlait Tautre chef de la cordo. Jo senai fortement co qui reslait dos parois abdominales commc dans une ceinture, etj'obtins ainsi un faisceau tres ferine qui, elant maiutenu par un aide, no pouvait plus fuir. Quelques coups de bistouri ii cötö du nceud coulant pris commo guide, et la section fut complete. L'exlraclion des troncons so fit tres facilcment; je passai un cor-deau dans une double Ouvertüre pratiquee de chaque cöllaquo; de la colonne vertebrale, entre losdornieros el avant-dernieies cotes pourle train antörieur, qu'une legere traction fit soitir, et entre les apophyses transverses do la premiere et de la deuxieme veitebre lombaire pour le train posteriour. laquo; Confor-nifSment au diagnostic porte, un deuxieme fcetus existait et put etre facilement araen6. La vacbe ne se ressonlit pas do Topöration.
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^viscdration.
L'6visc6ration consisto äarracher de l'abdomen et nißme de la poi-Irine tous les organos que conlicnnont ces cavitös. Elle a pour but de ditninuer le volume du Ironc. On 1'uliliso pen dans los presentations longiludinales, atlendu que le venire du foetus bien conl'orme et exempt de maladie passe ton jours facilement; el, en ce qui concerne la poitrine, on en reduit le volume d'une maniero beaucoup plus effi-cace par I'avulsion d'un ou des deux membres anlericurs. Parcontre, 1 evisceration trouve son cmploi dans les cas do presentation transversale. G'esl ainsi que nous j'avonsvue accompag-nerla detroncalion dans les presentations dorso-lombaires; — eile estögaloment utile dans les presentations sterno-ahdominales, soit qu'on la pratique seulo, soil qu'on la fasse pröceder ou suivre de l'arracheinent d'un ou plusieurs membres. Grace h clle, lo foetus, qui 6tait serrc de tres pics par I'uterus, se trouve plus au large, et la version, qui ne pouvait s'eirectuer, de-vient souvent praticable.
KviMciTufion ahdoininale. — Reduite, commc opdration essentielle, aux cas do presentation sterno-abdominale, I'cvisceralion ne pre-sente röellement aucune dil'ficultc, i\ la condition, toutefois, que le venire du foetus soit accessible ä la main de ['Operateur, [/instrument a prcferer est encore le bistouri ä scrpette, avec lequcl on fait dans le voisinage de l'appendice xiphoide et suivant la ligne blanche, s'il est possible, une incision qui permotte librement Ic passage de la main. Si la paroi abdominale, trop relAchce par suite de la position du foetus, ne pouvait sc divisor, on se servirait d'un bistouri droit, avec lequel on ferait une ponction suivie de debridement. Get instrument demando ä etre manio avec une certaine prudence, car il pent 6lre dangereux, aussi bicn pour I'opcrateur que pour la paliente, en rai-son de l'etroitesse de i'espace dans lequel il faut manoeuvrer.
Une fois l'incision faite,onintroduit lamain dansrabdomen,on saisit et on arrache tous les visceres,rintestin,restomac, le foie, la rate, etc.
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On profile möine de cette ouverture pour pcrforer le diaphragme avec les doigls, et pour arracher de la poilrino le poiunon et le cceur.
ETisccrution tliorncique. — Cette opöralioii a 6lo pratiquöe assez souventd'unefaQon inddpondante de l'eviscdralion abdominale, dans la prdsentalion antdrieure d'un 1'netns ä poitrine trop volumineuse ; mats il s'en fant de beaucoup qu'ello soit assujettie ;\ des regies fixes. Chaque accoucheur paralt avoir operd ä sa maniere et, ä ce qu'il nous seinble, nn pen ä l'aventure. En coinparant cntre elles, antant qn'on le peut (I'aprds los descriptions fort incomplötes qui en ont ctd donnces, toutes ces nianiöres do faire, voici, ä noire avis et sauf los amdlioralions qui pourraient y etre apportdes, le proedde qui nous paralt pidfdrable. C'est ä pea pros eclui que M. Lanusse, de Tonneins, a mis en usage quatre fois avec succes pour la femellc.
Si la töte et les membres sont ddjii dans le bassin, on les saisit avec des lacs et on faittirer dessus, en les dcartant a(in do faire de la place pour la main de l'opdrateur. Si la lete gone par trop, on pratique la decapitation. Si eile est profondöment retenue, et si c'est eile qui forme I'obstacle, il n'y a pas ä s'en occuper pour le moment; on se borne a faire tirersur les membres, ainsi qu'il vient d'6tre dit. — L'instrument ä prdf6rer nous parait dtre un scalpel, ä manche long, un pen fort, a lame pas trop longue, dtroite, mais forte et parfaitement aiguisde, ä pointe un pen convexe sur tranchant. — Une main introduite dans le vagin, entre les deux jambes du foetus, lui sort de conducteur, et di-rige sa pointe contre le poitrail, vers le point dit la porle du thorax, le tranchant dirigd en haut, contre roncolure du foetus. On enfonce hardi-mont la lame entre les deux premieres cötes et on la fait pendtrer de toute sa longueur dans la poitrine. On agrandit I'ouverlure, en la pro-longeant en haut, jusqu'aux vertebres du garrot. On retire I'inslru-inent; on engage la main dans I'ouverture; puis, avec un ou deux doigts ilechis en crochet, on saisit l'une apres I'autre les deux premieres cötes sternales. 11 parait que, grace au pen de resistance des tissus, elles cedent sans beaucoup d'efforts et qu'on les arrache faci-lement. — On agrandit ainsi suffisamment I'ouverture pour qu'on puisse y passer la main, qu'on introduit, par cette voic, dans la cavite thoracique. On en arrache successivoment les dcuxpoumons, le coeur et le thymus.
La poitrine ainsi vidde s'affaisse ddjä beaucoup, et so rdduit souvent assez pour pormeltre le passage du foetus. Si Ton juge que cela n'esl pas suflisant, on pousso son bras jusqu'au diaphragme, que Ton creve par une pression brusque. On pendtre ainsi jusque dans Tabdomen, el Ton en arrache tons les visceres.
Bien que celte operation ail etc lentde plusieurs fois avec succes, eile nous parait d'une exdeution difficile el non sans danger; aussi, croyons-nous qu'il ne faudrait pas rontreprendro h la legere, el sans avoir bien refl6chi a ses consdquences possibles, d'aulant quo, presque loujours,
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OPERATIONS 0B8TETR1CALE8.
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eile pent Atre avantageusement remplacöo par l'avulsion des incmbros (lioraciquos.
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HYSTKROrOMIK.
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naire el nr/rieule de lli'li/if/ue, IS'iS, p. 482.
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CHAP IT RE VI
IIYSTEUOTOMIK. Operation cäsarienne vaginale, — llysiörotomie vaginale.
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Sous le nom d'hystdrotomte, auquel on joint assez souvent rcpithcto do vaginale, ou encore sons 1c nom impropre, h noire avis, d'opöration resarienne vaginale, on dcsignc une operation qui consistc a inciser le col utcrin quand il no pent so dihiter pour donner passage an foetus.
G'cst le prolosseurCioiiicr qui parail avoir, lo premier, fait connaitro, en mcdocino völörinaire, par la publication d'une observation de Bai-leslra, cette operation, qui, depuis, a 6te souvent pratiquöe, avec des succes divers, par bon nombro do v6terinaires.
En etudiant, p. S.'iO, Vinduralion du col, nous avons fail connaitre, par cela meine, les indications, on plntcil I'unique indication de cello operation; il ne nous resle done plus qu'aen eludier ici le manne I cl les suites ou conse(|uonces prochainos el eloignöos,
llnnulaquo;! opürntoire. — Un soul iustrumont csl, ä tonte rigucnr, nö-cossairo : e'est un bislouri droit bonlonnö, iquot;i lame ctroite mais lorlo el parfaiteinent aiguisee, car les lissns qu'il s'agil d'inciseront souvent une grande r6sistanco. On pout copendant se servir aussi d'un bistouri a lame cacbee exactemenl somblable ä celui qui seit quelquefois pour Toperalion de la taille el qn'on appcllo litholome, Bnfln, Bordonnat (do Belloy) a inventö, en IH'di, pour praliquer celte operation, un instrument special. (Vest une espöee de litholome a qnalro lames, cacheos dans un lube forinö ä son exlr6mil(3 anterioure par une olive poinlue. Cello cxlremito ost porceo do quatre ouvorlurcs ctroitos, d'uno longueur pruportionnee ä la lame qui doit passer dans chaenne d'clles. Los lames, cacheos dans lo lube quand rinslrumcnt ost formö, sont pouss6es an dohors par une lige en fer, se monvant sur le tube an moyen d'une vis !\ pas allongö, et parcouranl dans ce dernier une longueur egale ä cello des lames. Quand olles sont entiörement sorties do lour gaino, ces lames foment une sorte do double croix, et los deux
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842nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OPfiKATlONS OBSTETRICALES.
qtii sont diamötralomont oppos^es mesurent un ecarlement de six h sept centimetres, üordonnat assure qua cet instrument, qu'il a essay6, lonctionno parfaitement el rend l'opöration plus simple, phis facile el plus sure ; mais il esl un peu compliqu6; il n'est pas exempt de tout inconvöniont, ainsi que nous le dirons bientöt, et commc, en somme, on pent Irös bien s'eu passer, il n'a pas et6 adopte dans la pratique usuelle.
Quant a l'opöration elle-memo, eile varie un peu dans son manuel, selou les circonstances.
10I1 peul arriver, ainsi que nous l'avons cxpliqu6auchap. m du liv. 1 de cette deuxieme partio, que les efTorts oxpulsil's aient ainene la propulsion du vagin, de sortc que le col induro se montro i\ l'extörieur ou tout pros de l'oriflce vulvaire. Dans co cas, I'operation est simple ; on voit los tissus stir lesquels il s'agit de porter I'instrument; rien n'est done plus facile que de faire glisscr dans le conduit du col la lame du bis-touri boutonne, et do le döbrider par des incisions convenablement disposees et proportionnees par leur nombre ct leur etendue aux alterations des tissus.
2deg; D'autros fois, le vagin n'est pas renverse, mais il jouit d'une assez grande mobilitö. On pout alors porter la main gauche dans ce conduit, introduire I'index dans le col, accrochcr cette parlie en recourbant le doigt ct 1'attirer douccment jusqu'au voisinage de la vulve. Faisant alors ^carter les levrcs de celle-ci par les mains d'un aide, I'operaleur faitglisser la lame du bistouri, tenu de la main droite, sur I'index gauche, I'engagc lenlomenl et avee precaution dans le col, qu'il a sous les youx, lourne le tranchant du cote qu'il a choisi poury faire l'incision, et incise les tissus peu ä peu, par de legers mouvements de scie combines avec une pression graduee.
3quot; Mais le plus souvent Tinduration du col, en se propageant aux parois du vagin, donne a ces dernieres une rigidity qui no permet au-cun deplacement. Le col esl alors dans sa situation normale, et il ne pent pas 6tre attire au dehors comme il vient d'ßtie dit. II faut done le d6brider sur place, et porter, en consequence, I'instrument tranchant dans la profondeur des organcs g6nitaux. Dans ce cas, on s'y prendra de la maniere suivante :
Nous supposons qu'on veuille se servir du bistouri droit boutonnö. On le prend dans la main droite, I'index ot le mödius allonges sur le dos de I'instrument, dont la lame se Irouve en grande parlie cachde enlre ces deux doigls, le pouce appuy6 sur la face gauche de la lame, les deux derniors doigls llöchis sur le manche, le boulon terminal ar-rivanl au nivoau de rexlr6mite de I'index. On porte la main ainsi ar-moe dans le vagin; on chorche rorilicc du col, dont, au surplus, la position exacle a drt etre reconnue par une exploration prealablo; on y engage le bistouri, en le faisant glisser peu ä peu dans la main par un mouvemenl allernalif des doigls ; on le fait pön6trer h la profon-
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(leur voulue; on tourne le Iranchant du cötö oü l'incision doit 6tro laite, et I'on incise comme il a ßte dil ci-dossus.
Si Ton se sort du lithotome ou bistouri cache, le inanuol esl encore plus simple. On commoncc par arreter, au moyen du regulatenr dont est muni le manche dorinstrumonl, le dogrö d'ouverturo ([ue Ton veut donner ä la lame; on introduit 1c lithotome ferine dans le vagtn, on le fait p6netrer dans le col; on appuio le pouce sur lo levier qui fait saillir la lame hors de la tigo conduclrice, et Ton döbride en retirant rinstrument.
Gelui de Bordonnat se manoeuvre ä pen pros do la meine maniere, h cetle difförence pres que, pour faire saillir les lames, unc fois la gaine introduite dans le col uterin, on fait mouvoir la vis qui les com-mande, puis on incise en retirant a soi rinstrument, comme on le fait avec le lithotome.
Host rare qu'une seule incision suftiso; presque toujours il en faut deux, trois ou meme quatre, quo Ton dispose on rayonnant au pour-lour do I'orilice. II vaut mieux, du roste, multiplier les incisions que de les faire trop profondes; il faut qu'ellos permettent un certain degre do dilatation, mais il faut 6vitor qu'elles inldressent jamais toute l'öpaisseur du col, k cause des accidents graves qui en pourraient resulter.
Sous ce rapport, Tinstrument do Bordonnat, qui permet de faire d'un soul coup quatre incisions limitees, semble, au premier ahord, offrir quelques avantages; mais, suivant une remarque fort juste de Uieterichs, si on ne reussit pas ä donner du premier coup aux lames juslo le degre d'ouverturo nöcessaire, s'il faut reintroduire rinstrument pour agrandir les premieres incisions reconnues insuflisantos, il est presque impossible do lo placer cxactement dans la meme direction quo la premiere fois, et Ton est presque force de faire, un peuau hasard, UD grand nombre de scarilications, dont la mulliplicile pourrait, en tin de compte, n'ötre pas sans danger. La m6me remarque s'applique, avec quelques restrictions que chacun comprendra, au lithotome ca-ch6; ensorlequo, en dehnitive, I'avantage reste au bistouri droit bou-tonne, qui so trouve dans toutos les trousses, que Ton pout toujours, avec un peu do precaution et d'adresse, porter juste sur le point precis que Ton veut incisor, et que Ton gouverne mieux ä son gr6.
Quant aux points sur lesquels on doit faire los incisions, les prati-ciens ne sont pas, jusqu'ici, parfailement d'accord. La plupart, copen-dant, sont d'avis qu'il faut öviter de les faire i\ la partio inferioure, a cause du danger de blesser la vessie ou le canal de rurelhre, qui sont en rapport immödiat avec la face inlorioure du vagin, et aussi parce que, si l'incision ost trop profonde, si lo p6ritoine est inl^resse par olle ou s'est dechire au moment du passage du foetus, on ost exposd a voir les oaux foetales et les produilsde secretion des organes irritös tomber dans la cavitc abdominale et determiner une peritonite morlelle. II y a moins
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flo dangers ;\ inciser la paroi superieurc dn col; 1c rectum, dans l'ötat normal, ost phis öloignö et moins intimemont tini an vagin que la vessie. Toulol'ois, lorsqno le col ost morbidemont altöre, le lissu con-jonctil' ost souvcnl cnvahi par la nöoplasio; los parois contignös des deux organes peuvent etre assez intimemont confonduos pour qu'll soil diflicile d'apprecier la litnitequi los snpare. Unoechappee est done encore possible de ce cöte. Aussi, bien (pie beaucoup do praliciens indi-(liient la face superieure du col comme lo lieu d'election pour la premiere incision, et tout on reconnaissant qu'elle a etc faite en ce point bon nombro de fois sans le moindre accident, nous nous rallions sans hesiter ä Topinion do ceux qni veulout (iue Ton prefere les faces laterales, toutes les fois que les incisions peuvent 6tre limitees ä deux. — Si olles devaient 6tre au nombre de quatre, ce qui arrivera le plus souvent quand I'liysterotomio sora vraiment iiidi([uee, nous donnerions le conseil de les disposer de maniörc a ce qu'elles se correspondent deux ä deux suivant les diametrcs oblicpies du bassin, et do manicre ä figurer par leur ensemble, non uno croix de Malte, mais une croix de saint Andre on une sorte d'X.
Aocottohement applaquo;^8 I'op^rntion. — II faul se garder, avons-nous dit, de faire des incisions profondos, interessant tonte repaisseur du col; il suftit ([lie la main, memo on forcjant un peu, puisse s'y introduire et penötrer jusquoduns la malrice. On saisit alors les parties dn ftetus qui so prescntent; on les mot on bonne position si cela est necessaire, et on les attire doucement jusque dans la cavite du col. Parfois, chez les betes jeunes, en bon 6tat ot vigonreusos, lo part s'effoctuo ensuile naturellement, par les seuls efl'orls de la mere. Mais dans la plupurt des cas il n'en est point ainsi; quand on se decide ä faire celte opera-lion, le travail dure depuis longlemps, depuis un, deux jours et meine davantage; la femelle est epuisöe, les contractions ulörines sent faibles et tout ä fail insuffisanlespour chassor le foelus. II faul alors placer des lacs aux mombres et h la lete dn petit sujet et terminer le part par les moyens mecaniques (rextraction ordinaires.Nous ferons seulement rc-marquer (ine les tractions, dans co cas, doivent etre soutonues, mais modernes, graduees el lenlement progressives. 11 laut, en effel, laisser aux fibres du col, dont la principalc rc'-sistanco vienl d'ölre vaiucuo, lo temps de s'assouplir, de so distendrc, de s'accommoder ä la pression excentrique qui agitsur eile. Agirautromenl, avec force el brusquerie, e'est s'exposer ä des dechirures etenducs, presque aussi graves que les incisions profondes dont lout le monde s'accordoiireconnaitre les dangers. A la vörile, il est impossible quo le feclns, en forcanlle passage, n'agrandissc pas les incisions; mais il est bien facile do comprendre que les dechirures, inevitables, seront d'aulant moindres, et consequem-ment d'aulant moins dangerouses, qu'on procedera ä rextraction avec plus de managements et de lenteur.
Suites tie I'operation. — Nous avons rasseinblö iO cas d'liyslcro-
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tomie, compienanl, croyons-nous, tons ceux qui ont 6te publids di'puis le commencement do co sid'cle, en Franco et en Belgiqne. Cos 40 cas ont donnö les resnltats suivanls:
14 Ibis, la muro et le produit ont eto sauviis; !) fois, la more a survöcu, OH ignore le soi-t du petit; 5 fois, la ni6i'0 seule a pu 6tre sauveo; G fois, le produit a sui'vecii, mais non la more; 5 fois, la nifero est morte, le sort du fuitus n'est pas indiqu6; eufin I fois, tout a oto pei-du, la infcro et lo produit.
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Kn röstimö, sur -40 vachcs opöröos, 28 ont survecu; 12, c'est-fi-diro 30 p. 100, out snccombe; et, pour lo inome nombre de prodnits, 20 sont vomis vivanls et ont vecu, (raquo; ölaiont morts; on manque do ren-seignomonts sur les 14 autrcs. En d'autros lormos, sur 80 existences plus on moins compromises, 18 pour lo inoius,c'est-ii-diro 22 1/2 p. 100, n'ont pu 6tro arracheos ä la morl par cetto op6raliou. Encore osl-il bon do faire remarquor quo, si tons los succös out (He publics, il est plus quo probable (pie plus d'un revers est rest6 discrolomont en portefouillo. Et ce qui nous confirmo dans cello appreciation, co sont les observations pnblioes on 1871! par M. Bugniet, ot les rölloxions, aussi courugeuscs epic justes, dont il los accompagno. laquo; Dos völeri-naires dislingues, dil-il, ont publiö des observations interessantes sur cello iinportanle question d'obstötriquo; mais jo in'omprosse de dire quo cos habilos praticions onl elö plus boureux (pio tnoi; car jo n'ai, pour inon compte, ä relalonpio dos insuccös, et je n'hösite pas a le faire, dans l'intöröt do la science. raquo; Suivent, on effet, trois observations d'bystörotomie terminöos par la morl des femelles, puis M. Bugniet ajoute : laquo; Cepcndanl jo procodai avoc uno extromo prudence ; une fois les incisions failes, jo no procodai qu'avcc une oxtreino lonteur. Debri-doinont, dilatation, accouchement, dolivranco, tout cola fill conduit, j'oso lo dire, avoc circonspection et sagesse; el tout cola pour aboutir a une issue fatale. raquo;
Nous n'on conclurons pas, bien corlainement, quo riiyslörotomio doit otro bannic do la pratique; nous savons, nous avons inontrö par la statistique, qu'ollo a rendu des services, ot, nous croyons qu'olle en pout rondrc encore; mais nous on conclurons qu'il no faul pas,coinnie ä une corlaine epoque quebpies praticlens ont cte lentes do le fairo, la prodiguer, möme pour dos cas do simple rigidil6 du col; qu'il faul la rcserverponr ceux oü il y a bien recllcmcnt induration morbide de l'organe, et oü, par consequent, la dilatation no pout jias otre oblenuo par des inoyens plus simples el surlout moins dangoreux, quo nous avons fail connaitro en lour lieu (v. p. 519 ot suiv.).
Si colte regle de conduile etait adoptee, la statistique donnerail sans doute dos cbilfrcs moins brillants; mais lo passif do cello operation ne serail pas grove par la morl do quolques femelles, que, peut-otre.
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Temploi de moyens plus doux aurait pu sauver, tandis que tons les succes soraient bien et düment acquis i\ son aclif.
Co qul a pu porter quelques praticiens i s'ecarter un pen de la ligne de conduite que nouspreconisons, c'estque cetlo operation se montro parfois d'une innocuilö vraimenl surpronanle. Cortaines vacliosparais-sent i\ peino s'en apercevoir. II y a, i\ sa suite et pendant huit ou dix jours, un ^coulement mucoso-purulent paiia vulve, un pen plusabon-dant qu'ä l'ordinaire; mais la fcmelle mange, ruinine, donnc du lait, et ne sernble presque pas plus souflrir qu'ä la suite d'un part ordinaire. Mais I'operation pent aussi etre suivie d'accidcnls graves, de complications mortellcs.
D6jä nous avons signale la blessure des organcs voisins, du rectum et surlout de la vessie, rendue possible par la propagation de la lesion du col au tissu conjonctif qui unit cet organe aux precedents, Un autre accident non moins grave rösulte de la division complete des parois du col, y compris le pcritoine, soit par le fait d'incisions trop prol'ondes, soit par suite des dechirures etendues qui peuvent se produiro lors du passage du foetus. Farces solutions decontinuite, los eaux de l'amnios, les liquides du part peuvent s'öpancher dans l'abdomen et donner lieu ä une peritonite trfes intense et promptement morlello.
D'autros fois, e'est Vhemorrhagie qui est surtout ä craindre. II est impossible qu'ä la suite de ces incisions il n'y ait pas un pen d'ecoulement sanguin; mais souvenl cet ecoulemenlest pour ainsi dire insignifiant; il s'arrßte de lui-m6me au bout de quelques instants. D'autres fois, par contre, il devient inquidtant par son aboudance et sa durec; il jctto les animaux clans un ötal de döbilite, d'anemie extreme, d'oii Ton a bien du mal ä les tirer; enlin, I'hemorrhagie pent 6lro assez grave pour entrainer la mort. Gelte fächeuse complication est surtout ä craindre quand le col est profondement d6gener6, sarcomateux, carcinomateux, et que, par ce fait, son lissu est devenu beaucoup plus vasculaire.
Cet accident, s'il vient ä se produire, doit appeler loute la sollicitude du Chirurgien ; il oblige ä terminer rapidement le part, aprös quoi, il sera combattu sans retard par des lotions et des injections astrin-gentes, ct mieux encore par lo tamponnement, en portant dans la cavite du col et en maintenant en contact avec les surfaces saignantes pendant lout le temps necessaire, des etoupes ou une eponge imbibees de perchlorure de fer.
D'autres fois e'est la metrite ou la melro-vaginitc qui empörte les ma-lades. laquo; J'ai etc, dit M. Bugniet, suflisammcnt öclairc ä eel egard par deux autopsies: toute la muqueuse, depuis le fond des cornes uterines jusqu'ä l'entree du vagin, dtait considerablement epaissie, rouge bru-nätre; les cotyledons elaicnt sans consistancc ; (luelques-uns so re-duisaient on bouillie;... un liquide sanieux, rougedtrc, iuodore, en petite quantite, otait öpanche dans I'literus; les lövres de la vulve
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etaient fortemenl oedömaliöes et inflltröes; la niuqiieuse vaginale, rcnversee, infillröe, cpaissio el brunälro, I'aisait saillie an dehors. I'ointde pöritonile; point do lesions de la inoelle, ni de ses enveloppes, ni de l'origine des ncrfs lombaires. raquo;
Comme on le voit, les complications possibles sonl variccs et graves. (Test un motif do plus pour no jamais se departir do la circonspection et do la prudonce quo nous avons conseillees. Toutefois nous devons dire, on (inissant, que la inort, lorsqu'ello surviont, n'est pas toujours imputable ä l'operation elle-memc, mais bion plutöt, dans beaucoup do cas, ä Total göneral grave de la femello, ä repuisemenl norveux, a l'irritation dos organos genitaux, consequences necossaires d'un travail penible et infrnctueux, qui duro döjä depuis longtemps quand on se decide onlin k intorvenir.
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BIBLIOGRAPHIE.
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Auunv; Do quelquos cas de dystocio; in Hecueil de mid. vet., 18.r)9, p. 721. —
Votj. lro et 'o' obs. BONNBT; Operation cesarienno vaginale chez la vaclio; in Hecueil de mid. vit., 18i8,
p. 397. Boiuionnat ; Du retrecissoinent maladif du col do I'ulorus chez la vache ; invention d'un
nouvel iustrumoiit pour facilitcr l'opüration roclamöe en pareil im; in Journal de
med. vet. de Lyon, 1846, p. -188. BoORtUU.) Part tumultueux; liystorolomie; In Jouniat des vit. du Midi, 1846, p. 385. Uuunii'.tj Clinique bovinoj in Hecueil de mid. vit., 1873, p. 280; — Voy. Occlusion
du col do l'utörus, p. 288. Donnaiueix; Quelquos cas do part contre nature chez la jument, la vache et la chfevre;
in Itecucil de mid. vet., I8,-)9, p. 321 ; Voy. les olis. des p. 329, 331 ct 335. Donnaiueix; Obstötrique voteniiaire, etc., in Hecueil de mid. vit., 1874, p. 511; voy.
Occlusion du col, p. 512. Favbe; Note sue riiystei-otomic vaginale; In Journal des vet. du Midi, I8G1, p. 252. Favhb, do Gentvo; Le votcrinairo campagnard, p. 322. Gavbn; Obstacles h la parturition provenant du col do la matrico chez la vache; in
Journal de mid. vet. de Li/on, 1850, p. 80 et 114. GouiEii; Parts laborioux qui out nccessile I'opei'ation cosarienne; in Mem. sur la clii-
rurr/ie, etc.; t. II, p. 40; Voy. p. 43, obs. do BaLLESTIU. IIai.i.; Occlusion du col de I'litorus chez line vache; in Hecueil de mid, vit., 1857, p. 50. HUBERT; Observation sur I'occlusion do la inalrico an moment du part; in Annales de
med. vct.de. Itruiclles, 1850, p. U3. HuiiTiiEi. d'Arboval; Diet, de mod., do chir. et d'hyg. vol.. 2'' edition; t. Ill, article
llysli'rotumic. Lbgoq, de Hni/cux; Meinoiro sur lo part laborioux; in Mim. de la Soo, vet. du Calvados:
et de la Manche, nquot; VI, passim, Mignot; Volage rendu impossible par un engorgement squirrheux du col do I'utorus;
operation cesarienno vaginale; in Hecueit de mid. vil., 1833, p. 289. Oi.ivieii; Incision do la matrico dans la vache; in Journal lt;les vit. du Midi, 1840,
p, 1C3. Vaes; llysterotomio vaginale; in Journal vit. ct atjric.de Uehjique, 1847, p. 133. ViinET; Do roinbryotomie, etc.; in Hecueil de mid. vit., 1837, p. 28ö et surtout p. 295.
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OPEHATIONS OB8TÄTRICALE8.
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CHAP1TRE VII
DE L'OPfiRATION GßSARIENNE.
Gasti'O-liystoi'Otomio.
On appcllc operation cösarienne, gastro-hi/sterotomie, Iqjsterolomic abdominale, line operation qui consisto ä ouvrlc le vontre el l'utörus do la fcmello pour on extrairo le fnelus qui no peul sorlir par les voies naturelles.
Cetto delinilion sufflt pour faire comprondro immödialomoiit com-bion doit (Mro grave unc tolle operation, ct Ion no doit point s'ötonner si eile a ctö raromont pi'ati([uce on mödeeino vötörinairo. Elle l'a ete cependant quelquefois, plus souvent möme qu'on no serait tonte de le croire an premier abord. En fouillant dans nos publications pcriodi-qucs, nous en avons trouvö quarante ot un cas, qui so röparlissont ainsi qü'il suit :
Chez la jumoin.......................................... ;i fois
—nbsp; nbsp; la vacho (on y compronant un cas qui est particullor
^ I'un (In nous)...................................nbsp; nbsp; nbsp;ISnbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; la bl'ebis fit la chovrfi, cnsomblo......................nbsp; nbsp; nbsp; jnbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; la tmifi.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; la chlonne..........................................nbsp; nbsp; 13nbsp; nbsp;—
Total.............................. 41 fois
#9632;liMtoriqiifs — Suivanl un passage do IMino, le premier dos Cksar aurait 6te tiro par line incision du sein do sa more, etco serait de cette circonslanco, a cwso malrls alero, qn'il aurait pris son sumom, qu'tl a Uansmis ii ses descendants. D'aprrs le memo auteur, Scipion rAiricain el d'autres personnages plus on moins illustres do i'ancienne Itome, auxquels on donnait le sumom do cmones, auraient vu le jour do la memo maniere. Quoi qn'il en soil, les noms iV en fan lerne nt cemrien, parlna cvsareus, operation eesarienne, paraissonl 6lro Irös anciensdans le langage medical.
Pour ce qui concerno la medocine veterinaire, il parail. bien de-montrö (pie lo grand physiologisto llaller s'esl (romp6 on allribuant aux völerinaircs grecs, Absyrlc, Ilicroclös, la connaissance et la pratique do cello operation chez les fomolles do nos animauxdomestiques. Boui'gelat paratt avoir, le premier, conseillö celle opöralion, pour le cas on laquo; uno jumont pröto ä mettro bas, sorail surprise par line maladie formidable el dösesperee. On se deciderait alors h la sacritior pour conserver le poulain, quo Ton rolirerait rapidement do I'jit^rus pour lui eviter les dangers des passages raquo;. Mais, ainsi quo le fait romarqner llainard, il no somble pas quo ni Uourgelal, ni Urugnone, qui la con-
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DE L'OPfiRATION CfiSARIENNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;849
seille aussi (1781), it pen pros pour röpondre aux mömcs indications, aienl jamais tent6 unc semblable operation sur lo vivant.
Go sont Morango (1813) et, pou apres, Gohier (1810), qni paraissent avoir fait les premioros tcntatives tie co genre, tentatives qni, durestc, ne furont pas hourcuscs. II faut dire, cependant, quo la vacho op6r(5e par Morange scinlilaitcn bonne voie de guörison, lorsqu'elle succomba, quinze jours aprüs l'opcralion, ä uue indigestion causee par i'impru-dcnce du proprietaire ä satisfaire son app6tit.
Depuis lors, la gaslro-hystdrotoinie a 616 praliquöe avoc des succcs divers, par quelqucs velörinaires, panni lestjnels nous cilerons AIM. Chariot, Glirelien (1824), Pradal (1832), Lecoq, do Bayoux (1833), (iarreau (1848), Thierry (1873), Poupion (1883), et quelques veteri-naires ötrangers. Hohlwcs, vetcrinairc prussicn, cit6 par Dietericbs, I'aurait meme pratiqnee chez la jument; llayer, cite ogaloment par cet autcur, I'a failo chez la vache, la chienne ot la truic; Morgan, chez la truie; M. Degive chez la chienne, etc., etc.
On voit done, par ce rapide resume, que, ainsi quo nous le disions plus haut, cette operation a deja cte Tobjct de tentatives beaucoup plus nombreuses qu'on ne serait teilte de le supposer laquo; priori, quand on ri5Ilccliit k son extröme gravitd.
Quant aux rösultats qu'elles out donnös, ils ont et6 les suivants pour les 41 observations quo nous avons dcpouillees :
Sur 3 jumonts,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 soul mortos ou ont otu sacrifices;
18 vaclios,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
5 cliövres ou brcbis, 4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
2 truios, aucuno n'a succombe; 111 cliioimcs, 8 ont suecombö.
D'autrc part, nous avons public aux articles Gestation extra-uterine et Reienlion du fmtus, un certain nombre d'ohservations relatives ä des brobis el ä des chovres, dont la plupart avaient pu gudrir.
Los fcetus sont inorls on trüs grand nombre, mais nous manquons de donnees pour elablir une statisticjue cxacte (1). Toutefois, dans l'observation de llohhves, relative ä une jument qui ne pouvait faire son poulain, celui-ci Put oblenu vivant; — il en fut de möme du poulain extrait, par M. Dolhaye, d'une jument ä tenne qui venait do se fracturer la jainbo; — M. B. Thierry et M. Lehnerl, dans des cas röclamant l'abatage de vaches ä terme, ont pu ögalement sauver les veaux.
(I) ISicn no prouvo niionx quo cctto absence si Wquente do rensoigncmonts sur lo foetus, ()nn nous avons döjk notoo ä propos do I'liystorotoniio vaginale!, combicu la vio lt;lu petit tlont pen do place, on gönoral, daus les preoccupations des propriotaircs. Ello conlirinc, IndiroctOtneut mais trös positiveniont, ce precopto que nous avons pose cominc regie, que, lorsqu'd faut clioisir cntre la more et lo loolus, h part do trös rares exceptions, c'ost co demier qu'il faut sacriflor au salut do la more. Au point do vue sciomifiquc, et nißino pratique, cette absence do renselgnemcnts n'on cst pas moins regrettable, ot nous no saurions trop engager les vetärinaircs a no pas laissor, h I'avo-nir, cotto lacuno dans los observations preciouses dont ils enrichissent la scionco.
Saim-Cvh et ViOIjETi — Obstötiique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;84
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Si nous faisons abstraction des cas do ce gonre, ou l'opöralion n'a pour but quo de sauver le füetus, pour nous en tenir aux accouche-menls dystoclques dans lesqnels l'opöration c6sarienno intorvient comine (leruiöro ou unique ressource, alin do debarrassor la more qui a bcaucoup plus de valeur quo son produit, nous voyons quo les resultals. on ce qui concerne les grandcs fomelles, sontpcu fails pour enoourager le zb\o dos accoucheurs. El cependant, quand on ctudie de pros, comme nous avons du le faire, los observations publiöes ; quand on voit dans quelles conditions doplorables ces operations onl 616 pratiquöes, on ne pent s'empecher de trouver ce resultal encore relativeineul favorable. Cost, en effet, prcsqne toujours ä la dorniöre cxlreinitc, aprös avoir epuisö tons les autrcs moyens do dclivror la fe-melle, quand cclle-ci etail exl(5nuee par la soull'rance el dojä presque mourantc; quand le foetus hii-meme, aprös avoir supporle do longues manipnlalions, 6lail mourant, ou mort, parfois depuis plusioursjours; c'est alors, disons-nous, qu'on s'est cnfin döcide, on dcsespoir de cause, i\ reconrir ä roperation c6sarieniio. Quoi d'ütonnanl, des lors, si les resultals n'en ont pas etc plus brillants?
Ils ont cU5 plus satisfaisanls sur la cliicune el sur la truic. Cost quo la juinent ol la vache ont, contro clles, retendue considerable de la plaie neccssaire au passage du foetus, en meme temps que le poids des organos digestifs : d'une part, la contention de coux-ci est diflicile el, d'autro part, la cicatrisation exigo beaucoup do temps el de soins pour 6tre conduite ä boune fin. En presence de ces difliculles, on comprcnd que la plupart des proprietaires et les Operateurs eux-memes pr6f6rcnt sacrilier la bete de suite el nc pas courir les chances d'une guerison aussi incertaine. Pour cos motifs, nous pensons que la gastro-bystcrotomie rcslera toujours, relalivemcnl aux femelles dent il s'agit, une ressource extreme ä laquelle il ne faul reconrir qu'a la dernifcrc extremite. Mais alors, quand il est bien dömontrö que tenter I'accouchement par les voies naturelles, c'est sacrilier süremenl la mere el le foetus; quand ce dernier est vivant et qu'il reste encore une chance de le sauver, nous estimons qu'il vaut mieux courir la chance d'une operation, bien perilleuse, bien aleatoirft sans douto, inais qui peul cependant etre couronnee de succes, plutöt que de se croiser les bras, ou do so livrer ä des manoeuvres d'extraction forc6e que Ton salt devoir etre incvitablement fatales.
Par conlrc, nous croyons roperation ccsarienne appeleo i\ un certain avenir chez les femelles des pctiles especes, el en parliculier chez la cliionne. Get espoir est base sur les magnifiques rösultats que donnent les pansements antiseptiquos en Chirurgie humaine, el aussi, bien quo dans une mesure plus modesle, en Chirurgie vete-rinaire. Grace ä ces pansements, qui prdviennent la plupart des complications des plaies, notamment la suppuration, on craindra moins les suites do reparation donl il s'agit, et on la pratiquera
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plus t6t, au grand bönöficc dos patlentes et du Chirurgien lui-meme.
Iiidleatlons. — A notro avis, l'opöraüon cösariennc doit 6lro re-servöe oxclusiveinent pour los cas oü la sortie du fetus par les voies naturelles nc pouvant avoir lion, il csl Impossible de pratlquor l'em-bryotomie, 011 trop dangoreux de rccourir äl'oxtraction forcöe, qul, en sacriliant aussi lo produit, ferait courir ä la möre presqne autant de dangers quo la gastro-hystcrotoinie elle-in6mo. Sont dans Tun ou l'autre lt;le cos cas, los deformations du bassin par oxostoses, fractures, etc.. ayant amene uno angustie polviennc considerable; les tumeurs, mela-niques ou autrcs, inoperables et romplissanl l'excavation pelvienne; les hornies ulörinos, quand l'ouverlure herniairo est manifestomont trop etroitc pour quo la reduction soit possible, la gestation oxtra-utcrine, si eile pouvait etre diagnostiquoo; la retention du fnitns; certains cas do torsion do la matrice irrtklucliblcs par la rotation ; les presentations transversales dans lesquelles le foetus ost hors do la portee dc la main, etc. — Quant au relrdcissoment et meine ä l'obli-tcration complete du col ulörin, nous croyons qu'll y aura presque toujours avantage ä pröferer Vhysterotomie vaginale, ä moins quo le proprielairc ne soit bien decide ä sacriüor immediatement la mere, pour sauver le produit.
De toutes ces indications, la plus favorable, sans conlrodif, est la rötenlion du foetus, lorsquc la corno uterine a contractö des adherences #9632;avec les parois abdominales, — ce qui, sauf lo cas d'abcös abdominal, n'est malhoureusemenlpas facile ä roconnaitre ;—joignons-y lahernie Utörine, surtout chez les pctites feiuclles, oü l'opöralion pout ötre faitc sans grands dangers, memo pour la more, comme le prouve une observation de M. Macorps, vöUsrinairc beige, ä la condition quo la position #9632;de la femello n'aura pas 616 aggravöe par des manoeuvres intern-pestives de reduction.
L'espece de la femelle doit etre, en outre, prise en grando consideration. Cellos qui sont aliinentaires, comme on le dil, pouveut 6tre sacriliees iminedialomenl et livrdes ;\ la consomination, et, si 1'on est assez heureux pour obtenir le petit vivant, la perte pout so rödiiire ä pou do chose pour lo proprietaire. Pour la jument, an contrairo, dont la chair n'a aucune valour, tons les efforts doivent tendre an salut -de la mere, d'aulant quo, dans cetle espece, le pen de vilalitö du produit laisse bien pou d'ospoir do lo sauver, h moins qu'on ne so d(!cide ä opcror dos l'apparition des preiniöres douleurs. Aussi, Bourgelat nous parait-il avoir trös bien saisi et excellommenl formula les indications tie {'operation ecsarienne pour cette ospöce, lorsqu'il dil quo cctle operation doit etre tentöo laquo; seulcment dans le cas oü la Jument, portant un poulain ä lorme, de race prdcieuse, sorait alteinto d'une maladie lolloment grave qu'll no resterait aucun espoir do la sauver, el oil Ton so deciderail ä la sacriller pour conserver le poulain. raquo;
Chez les multipares, la chienne, la truio, la gaslro-hystörotomie
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aurait, avons-nous dit, plus de chances de succös, m^me pour la more; c'est du moins ce qu'on pent induiro, pour la chionne, des nombrcnses experiences laitos sur cclte espüco dans le but d'otudier lo devolop-pement du feetus, et dos observations cliniriues de M. .Macorps, do M. Dogivc (([ill a en trois succes sur six operations), do M. Pen-pion, — et, choz la truie, des curicusos observations rapporlees par Chanel (1828) et Surillon (1820) relatives ä la castration do truios en 6tat avance do gestalion, ainsi quo des observations obstötricalcs do Bayer et Morgan.
Dans tons los cas, ropöralion uno fois resolue, il fant so häler de la pratiquor le plus tot et le plus rapidement possible. On sail coin-bien ost fragile la vie du poulain, combicn olle s'6toint rapidement apres les prcinieres doulours, et Ton comprond, des lors, quo lo moin-dre retard pout faire perdre l'unique bönöllco qu'on attend do cetto operation. — Bien qu'on puisse so presser un pen moins choz les autros femellcs, il cst Dependant tros certain (pie la toinporisalion ne pout 6tre quo funoslo, non sculoinenl an foetus, qtli succombe Ires souvent aux tentalivos d'extraclion paries voios naturelles f'aites avant d'en venir a I'opcration, mais aussi ä la mere, (|ui supporte d'autanl moins bien collo-ci qu'elle cst plus epuisöo par les souHVances antö-rieures. — De lä la necessite pour le velerinaire do so rendre, avant do rien enlrcprondrc, un compte tres exact do la situation; d'olablir le diagnostic oi le pronosticde la dystocie avoc toute la precision, toule la rigueur quo permet l'ctat actuel de la science.
Huiiiivi opöratoire. — IJouigelat, qui n'avail en vue quo la jument, ct pour qui le but elail attcinl des qu'on avail oblenu le foetus vivant, donne do cetto operation la description suivanle :
laquo; II faut, pour cet effet, renversor la cavale avoc loutes les procau-lions possibles, la couchcr sur le dos el I'assujettir do maniore ;\ n'en pouvoir 6tro hlesse. On fait ensuile une incision cruciale ä la parlie moyenne el inferieure du bas-ventre; cetlc incision doit otre d'un pied ct demi environ (50 conlimölres), el so terminer aux os pubis. Si le gros inlestin, poussc hors do la cai)acilö par les efforts que susci-teront'lcs doulours vives auxquelles la jument est en proio, so pre-sentc, on aura soin do rccarler, el Ton apercevra bionlöl I'lilorus; on y pratiquera, mais avec beaucoup do clrconspection, ct dans la crainto do porter atleinte au foetus, uno ouverlure ({iii repondra amp; la pre-miöre; on ouvrira aussitot encore les membranes qui conlionnenl le poulain ; les eaux qu'ollcsrenfermenls'epancheront oH'onrelirera sm-le-champ l'animal. Le succös de cello enlrepriso döpendra do I'atten* lion qu'on aura ä prevenir la morl de la jument more; plus on allen-dra, plus le fcolus sera döbile, el Ton a d'autanl moins do temps ä perdre quo, si la cavale est morle, il est certain quo le poulain ne lui survivra quo do quelques instants. raquo; On fail ensuile la ligature du cordon ombilical a quatre ou cinq pouces (12 i\ 14 ccnlimetrcs) du corps
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ilu poulain, aprös quoilaquo; il n'est plus question que de procurer au pou-lail) les moyens de s'allailer pour entrotcnir une vie que Ton vient, en quclque fa^on, de lui rendre raquo;.
Uainard fait remarquer quo laquo; Rourgclat ne fait aucune mention de la suture de Tulörus et des parois abdominales, ni du bandage contcn-(if, ni d'aucun des soins qui sont nöcessaires apres l'operation. Pour lui, son but est alleinl des qu'on a obtonu le foelus vivant; la möre est voult;5e fatalement ä la mort, raquo; et il ne s'en occupo pas.
Ge procßdö, calqud ä peu prös sur cc qui se pratique sur la fomme, est tres defectueux. II est evident quo, si Ton voukiit essayor de con-server la fomello, aucune suture ne serait capable de resistor au poids des masses intestinales qui peseraient sur olle; e'est done avee raison qu'on lui a subsütuö le proc6d6 suivant, qui consisle ä faire l'incision sur le flaue, et qui est le meme pour les grandes comme pour les petitos fomolles.
^'operation a 616 quclqucfois pratiquce sur I'animal debout; mais nous estimons qu'il vaut toujours micux coucher la fcmelle sur le flanc gauche, si e'est une vacbe, une chevre ou uno brebis; indif-feremmenl sur Tun ou l'autre cütö, si e'est uno jument, uno chienne, ou une truic. 11 sera memo bon de relheriser, si e'est possible, ct cola, tout ä la fois, pour la söcuritö de l'opörateur el de l'opörce. Si on ne le pout pas, il faudra bicn fixer les membrcs; fairc porter en arriörc ct maiutenir solidomenl le membre poslerieur place en dessus, afin de mettre bien ä ddcouvert la rögion sur laquelle onopere et de n'etre ni gone ni blesse par lui.
Les instruments necessaircs, qui doivent etre prepares d'avance et disposes do mauiere ä ötre sous la main de roperateur, sont deux bis-touris ordinaires, donl un droil et uu convexe, un bistouri droil bou-tonnö, une sonde cannelce, des pinces, des crignes, des fils cirös, de la soio ou du catgut, des ciseaux, an moins deux aiguilles ä suture, des chevilles en bois ou en baleine pour la suture, une ou plusieurs eponges, quelques boulettcs el plumasseaux d'eloupes, enfln un bandage do corps, nn drap do lit pli6 en quatre suivant sa longueur, pour nos grandes femelles.
Les instruments scronl passds legeromenl ä la flamme d'une lampe ü alcool, pour les steriliser. Les öponges destinees ;\ fairo la toilette de l'utörus, du peritoine et dos levres de la plaie, ainsi que les etoupes qui doivent etre en contact avec celle-ci scronl aseptiques; ä defaut, on les plongera dans une solution de bichlorure de mercurc au mil-lieme. Enfln, il sera bon egalement de se pourvoir d'iodoforme ou d'un melange ä parties egales d'iodoforme et de sous-nitrate de bismuth, pour en saupoudror la plaie, une fois la suture faite.
Tout etant pret, roperateur coupe les poils de la region qu'il doit entamer, puis il la nelloie avec de l'cau liedc et du savon, ct il ler-minc par un lavage ;\ Teau bouillie, qui, pour cet usage, esl tout aussi
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efficacc qu'auoun autro liquide antiseptique. L'opc'ratciir s'on ser^ ögaletnont pour sos mains. S'armant alors du bislouri convoxe, il incise, d'un premier coup de bistouri, la peau et les tissus sous-culanes jusqu'aux in\iscles, qui pouveul memo Giro enlamös sans inconvßnieut. Cello incision est failo dans le llanc droit, au-dessous, en avant et asscz loin de la tuberosilö externe de niium, afin dVvilcr l'artöre cir-conflexc, dont la blessure pourrait genor ro])eratcur. Si cotle arlöre ou loute autro im peu volumineuso 6tait blesseo. il faudrait la Her imm6-diatcmenl. — L'incision aura uno direction oblique, de haul on bas et d'arriöro cu avant, dans le sens des fibres du muscle petit oblique del'abdomen; eile doit avoir une asso/ grandc ötendue, ä peu pros cello du diametre sterno-dorsal du foetus, 30 äJlo cenlimötrcs environ, chez les grandes espöees.
On divisera cnsuite, par pclits coups menagös, les couches muscu-laircs jusqu'au periloino, auquel on l'cra une pelile ouverlure, avec l'attentiou de ne pas loser les viseöres abdominaux.
Par rouverlure peritonöalc, on engagera immödiatement los deux premiers doigts de la main gauche, la face dorsale lournce du cote do l'abdomen ; on saisira do la main droite le bistouri boulonn6, dont on fera giisscr la lame dans I'mtervalle des deux doigts, el avec lequel on incisera le peritoine et les muscles, jusqu'aux limilos de l'incision cutaneo. Un aide iiilclligent sera charge do maintenir les intestins qui lendent 11 s ochapper par colte vasle ouverlure. — Chez les petilos-femelles, on pout döbrider le peritoine au moyen du bistouri droit et do la sonde caimelee.
Co prentler temps do I'Dporation accompli, I'operaleur plonge son bras dans l'abdoinen el va ä la recherche de l'utörus, qu'il ramene en face de rouverlure, si toulcfois il ne s'y presente pas de lui-mömo. — Deux aides, comprimanl avec lours mains los parois abdominales, de chaquo cute de l'incision, mainliennent celles-ci on contact avec les parois ulcrines.
L'opeialeur incise alors I'lilerus lui-mßme, lentcment, couche par couche, do maniere, autanl que possible, ä ne pas rompre les membranes. — Dös qu'il le pent, il insinue scs deux doigts enlro celles-ci ct la face Interne de l'utärus, dont il agrandit l'incision avec le bistouri boutonne, de nianiero ä lui donnor a peu pros la direction ct retendue do l'incision des parois abdominales. — Tel cst le second temps.
Dans un Iroisieme temps, il rompt largoment les membranes si elles sont encore intacles, plonge hardiment scs deux bras, an besoin, dans la cavilc. iit6rinc, saisit le fentus par les premiferos parties qui so prösentent el l'amene rapidement au dehors. Puls il rompt le cordon, le lie s'il osl necessaire et conlle le pel it a des aides, qui doivcnl lo söcher, le ranimer, 1'envelopper dans des couvertures chaudes, el enlin le presenter a unc femelle nourricc, pendant que lui-mdinc s'occupe de terminer l'opöralion.
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II faut, cn ed'ot, operer imnu5dialoinonl la delivranco, ce qui ost facile chcz la jumont, inais Loaucoup moins chez la vachc, dont il faut detacher un ä tin avcc la main tons los cotyledons encore adhö-rents. II cst vrai quo co sein n'osl pas indispensubio, si Ton so decide ä la sacrifier immödiatemont. Bn ce cas, roenvre du Chirurgien cst accomplic ; cello dn Ijouchcr doit conunoncer. — Chez los l'oinollos innltiparcs, los enveloppcs do cliaquo foetus sont eiüeveos avant de passer ii l'extraclion du suivant.
Au lion d'ainenor, choz la chionne, rutörus h proximitö dtgt; la plaio abdominale, et do comprimor los lövros do cello-ci pour que los liquides placentaires ne so röpandent pas dans le pöriloino, M. üesivo sort presque complüleinent cot organe : laquo; J'allirc au dehors, dil co profossonr, une grande partio do l'uno des comes do l'organe; do celte facon, l'iiicision uterine et l'extraclion des foetus pouvent so faire avoc facilitö, sans donner lieu au moindre epaiichemonl... Pour sorlir la corno uterine, on amene d'abord son extremilii libro dans rouvcrtiirc abdominale; la traction directo combin6e fi la pression sur l'abdomen sufflt amplement pour la faire sorlir au degre voulu.. Une seule incision snflit g(5iicralement pour exlraire lous los foetus conlenus dans la matricc. Elle doit ötro pratiquec longiludinalement sur la face supörieuro de l'organe, ft une petite distance do i'inser-lion du ligament largo, on un i)oiiit on les vaisseaux no so montront pas trös döveloppös...raquo; — La conduile de M. Degive nous parait bonne äimitor; nous ajoutorons qu'il cst prudent do disposer un lingo propre pour recevoir l'utörus, au lieu do l'ötaler surle poll do la böte, oil sa surface pourrail ölro souillöe.
Lorsqu'on desire conservor la fomelle, il faut, apres avoir döbar-rassö la malrice do son contenu, et absorbö le mioux possible avec röpongo los produits liquides qui peuvont encore s'y trouver, not-toyer minntieusemont sa surface ext6rieuro ainsi quo les levres do la solution do continuity qui rinteressc. La plaio musculaire ot cuta-noe sera 6galement döbarrassee dos caillots sanguins et do toute souil-lure. On so sorvira, pour ces soins do propretö, d'eau rccommont bouillio on d'eau distillöo conlcnant dn bicblornre dans la proportion indiquco plus haul; puis I'litorus— s'il avail 61Ö sorti —sera rdintegrö dans 1'abdomen. La toilette du pöriloino et des plaios consti-tue lo cinquiemc tnmps; de sa bonno oxöcution dopend on Iros grande partio la röussito de l'operalion.
Dans un sixüme tnmps, on proeöde aux sutures. Cello precaution raquo; pout otre nögligeo pour la plaic uterine, surlout lorsque collo-ci slöge dans 1c voisinago du ligament largo ; du rosle, la retraction do l'organe no tarde pas ä en njduiro considerablomenl los dimensions. On röunira los muscles, sans s'oecuper du pöriloino, au moyen de (iiiel-ques points söparös, fails avcc la soie aseptique ou lo calgut. Enön. les levres de la plaio culaneo seronl mainlouiies on contact, choz hi
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petilcs femcllos, par une suturo ä surjet ou h points separös; — chez les grandes feincllcs, la suture cncbevillöc sera preföröe comme pre-sontant plus de soliditö.
Dans un dernier temps, ropöratour luvera do nouveau la region opöröe avoc lo meine liquide que pröeedonuncnl; puls, il couvrira les levres de la plaie et los points de suture de poudre d'iodofürme pure ou mölangee de sous-nitrale de bismuth, et il torminora par l'applica-tion de boulelleset de plumasseaux aseptiques, qui seront mainlenus par un bandage de dimensions appropriees.
Les soins ultericurs consisteronl dans radministration de breuva-ges toniques et stimulants; par exemple : qnelques cucilleröes de vin chaud ou de vin de quinquina ä la chienne, une boulcille de vin, de eidre ou de biere ä la grande fomclle; — mais, soulement, lors-lt;[u'il y a chez elles une grande depression des forces. Plus tard, on presentera un peu de lait ou de bouillon ou quolques litres d'eau tiede blanchie par la farine, le tout, suivant l'espöce. La liberlö du ventre sera entretenue par quelques lavements; le regime sera sevörc pendant les trois ou quatrc premiers jours; enün, la malade scra cou-verte chaudement en hiver, legörement en elö.
Quant ä la plaie, on la visitera et on la pansera de la möme facon (pie la premiere fois, — mais sans toucher aux sutures, — dös que l'appareil so monlrera luimectö par les liquides secretes, ou que Ton percevra la moindre odour. En cas d'absence de cos signes, le premier pansement sera leve au plus tard le surlciulomain, pour continuer ainsi tous les deux ou trois jours jusqu'ä guerison.
On voit, d'aprös celtc description, que l'opöration cesariennc, ä ne la considörcr qu'au point de vue purement chirurgical, est encore i'une des operations les plus longues et les plus difflciles de la Chirurgie vclerinaire. El si Ton tient comple de l'elat particulicr dans lerpiel so trouve la femelle, de ce qu'on a appclö Vital #9632;puerperal, aggrave, dans {'immense majority dos cas, par les manceuvres anlerieures faites pour extraire le fuelus par les voles naturelles, on n'aura pas do peine ä comprondre son extröme gravilc. Et cepondanl, nous le röpolons, eile a röussi quelquefois avoc les anciennes methodes chirurgicales. On est done en dioit d'ospdrer encore do mcilleurs resultals, lorsqu'on s'ap-pliquera ä rendre la plaie aseptique.
Observations. — Gomme il s'agit d'une operation encore pcu con-• nue, nous croyons devoir donnor ici un resumö tres succinct, mais cependant subslantiel, des observations quiontctö publiees; de cellos, du moins, qui sont venues ;\ noire connaissance.
It0 ObsehvatioN, — Goimkr, —Ilrebls aux doulours depuis douze houros ; les plods autuiieurs du petit sorlent par la vulvc d'onviron trois pouces \% centimetres); la löte est repliäe vers lo garret; olio csl rnmciiüo en bonne position; dus tractions encrgiqiios no I'oussissent qu'ii detacher les momlires
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du Ihorax et Ji los arracher. GoLior so dücido alors u faire roperalion cosa-lionne. II falt ä la poau et aux muscles uuo incision d'cnviiou cinq pouccs au-dessous du llancdroit; il öcarte les intestius; la matrice so prcseute; eile est incisüe h son tour, el roperaleur en retire le i'njlus, puis le placonla. Les intestius sont remis en place ; la plaie abdominals est rcrnn'o par la suture des pelldicrs; un bandage de corps ost applique par-dessus, et Ton fail prendre a la patiente plusieurs verrees de decoclion de gentiano, pour relever ses forces. — Le lendeinain ello etait morlfi. — L'autopsie apprit ([ii'il y avail a rilium une ancienue fracture, consolidee, niais avec deforniation obliciue du bassin. Cost contre le cal, siegeant an nivcau de la cavite cotyloide, quo la töte de ragneau s'etail arrolce (Mdmoires dv Golncr, t. 11).
Ilquot; OnsEaVATioN. — MORANOE, — Vuclie ayanl ddpasse son lornic do tronte-sopljours; col ulörin rosserrö, probablomont alterö, puisque le part osl jugö impossible; veau morl; oporaliou cesarionno lentöo dans l'espoir de sauver la mere. — Les parois do rabdomon incisees laissenl öcouler une önonne quan-(ilö de sörosile rougoälre. Le fnolus osl extrail, ainsi quo le placenta; les plaies sont reunies par la suture. Dos le londomain de roperation l'appötit etait revenu... Quinze jours s'etaicnt ecoules ot lout annoncait mi succes complel, lorsque le propriötaire, fatigue de voir sa vacbo soulfrir de la faini, lui donna inconsideröment une corlaine quantilö do luzorne. II on resulla une indigestion, qui devint promptomcnt mortelle [Ibid.).
Ill0 OusicRVATuiN. — Cu.vuLOT. — Vache en travail depuis Irois jours, tros faible; part impossible, inalgre de penibles olTorls. Tumeur vaginale, d'appa-icnce flbrouse, (]ue Ton proud pour la pocbo dos oaux,que Ton ponclionne, ot qui n'est autre cbose quo la vessio urinaire bornieo !... Col do I'litorus indurö. La femello 6lanl jugeo absolumenl perdue, roperation cesarienue abdominale ful pratiqude, dans l'espoir do sauver le veau ; celui-Ci Cut retire vivant; la vacbo expirade suite aprös; le veau a vecu (Journul prat, dc mod. vvt., iHiti).
1VC Observation. —Cuuktikn. — Vacbe on travail de part depuis trois jours,
presquo epuisec; induration du col do I'uterus, gonllenient inllainmaloiro des oiganes genilaux. On regarde la vacbo comine perdue, cl Ton propose roperation cösarionne dans le soul but do sauver le veau. Le flaue droit osl ouverl, snr la vacbo deboul, a deux polices en avant dc Tangle do la bauche; l'inci-sion est diiigöc de baut on bas el d'arriere on avanl; son etendue ost de sept pouccs (17 äl8 cenlimotres); I'ulerus so presento; on l'incise ä son tour; le foetus est extrail vivant; le delivre suit; une portion dc I'inteslin s'ecbappe par la plaio du venire ; ello osl reduilo; la plaio uterino ost icuuie par la suture a points couliuus ; le sang öpanebe dans rabdomon osl enlevo avec soiu; uno double suture ü points contiuus rdunil, d'abord los muscles, puis la poau. — La vacbo mourul buit boures apres roperation; le veau paralt avoir vecu llbid.).
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Vquot; Observation. #9632;— Le mdme. — Vache aux douleurs depuis six boures. I^llc avail ele trailöo, un an auparavant, d'une fracture do rilium, dont ello etait guerio, mais on restaut boileuse; le cal clt; bouchait d'un tiers la cavite pol-vieune raquo;. Les deux jambes du fa'tus sorlaiont par la vulve ; la töte elail I'C-leiiuc on airiere, sur le ilos. Ello ful ramenee en bonne position, puis dos tiaclions dnergiques furent exom'es sur le foetus, mais sans pouvoir lui faire franchir le r6lröcissonienl. L'operalion cesarionno ost jug(;o indispensable; eile est pratiqude SÖance tonaulo, par le proeödo decril dans la procodento observation, avec cello soule dilleronce qu'on laisso ä la partio inlörieuro de laplaie abdominale, reunio par la suture, uno Ouvertüre, alin do pennottrc I'dcoulfl-
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OF'KUATIONS OliSTETHICALES.
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mpiii dos li([iikles morbides qni pourront su formet1 dans I'abdomen. — La vache se rälablit. — On no dll pas si le veau lut obtenu raorl on vivanl ni s'il a survecu ii roprialion [Ibid,),
VIquot; Observation. — Lc mbne. — raquo; laquo;raquo;in- ayant döpassö son tormc do vingt-sept jours; aux douleurs depuis vingUqualre liourcs. I.e t'ceius ost un monstre Crloaumien, qui no poul (Mro cxlrait par los voios naturelles, Voyant I'iimtiliU'; do sos efforts, Chn'tion, an lion de faliguer la more par dos manoeuvres im-puissanles, jugea qu'il valait mieux recourir ä l'opöration o6sarienne, Kilo fut pratiquöe par le proccdö döjä döcril. L'extraolion du monstre futdiffloile; II fallut lo divisor, et extraire soparemont d'abord la partle anl.örieure, puts lo train postoiiour. La vaclio fut abattuo le londoniain par le bouchor, dans la crainle do la voir succomber aux suites do l'opöi'ation [Ibid.).
VII0 Observation. — Phadal, — Vadie on travail do part depuis quaranto-huit heuros. Quaiul la vache ost couchöe, on nporroit, en ecartant los lovros do la vulve, le segment poslöi'iour de i'utörus, qui s'avance dans le vagin, pres-que jusqu'a ['orifice vulvairo; quand eile ost deboul, la tmnour rontro dans I'abdomen, Le col ost tumoliö, indurö, laquo; de consistance presque cartilagi-neuso raquo;; sa dilatation parait impossible, Le foetus es I d'ailleurs vivanl el vi-goureux, ainsi quo I'attestent les mouvemenls auxquels il so livre. Pradal propose roperaliun cösarienno abdominale (il nous semble quo, dans ec cas, riiysloi'otomie vaginale cut el o preferable; ello offrait presque a u tan I de chances favorables pour le fcelus, et la mere, qni etait en bon ötal, encore vigourouso, etqui n'avait pas beaucoupsoiiffortjusque-lä, eul, pu elresauvöe. Quoi qu'il eu soit, I'opi'ration fut accepleo par le proprietaire). Lo llano droit, puis I'literus, furcut largement ouverts; lo fcetus en I'ui rapidement retire, et la more fut immediatement tuee parlo boucher, qui avail ete appelepour cot oi'lloe. Quant an petit, il fnt presonte ä line vache nonrrico, qni I'adopta sans diflicullö, et par laquelle il fut elove [lieciicildc mdd. v6t., l8:i3K
VIII0 Observation. — Lkcoq, dc Bayeux, — Vaoho au völage depuis plus de vingl-qualro heures, triste, abaltue, aiTaiblie par les elTorls, qui conlinaent toujours. laquo; L'ocolusion complelc de la fhmr epanouie gt;gt; ölait la cause do I'im-possibilite dn pari. Lecoq, saus dire lo niotil'de cetle preleronce, so detonnino ä faire ropi'Talion cösarienno abdominale, plutöt quo riiystorotomic vaginale, quo rion, dans son obsorvaliou teile qu'clle est rapportöe, ne somblait centre-indiquer. Incision dans le milieu du flaue droit, de haut en bas ol d'avaut an arriero, surune longueur de 7 pouc.es environ (18 ä 20 cenlimetres); incision de l'uterus; extraction assez facile du foetus, donl les envoloppes etaionl tolle-ment epaisses et rösislanles qu'il fallul les diviseraveo l'instrument tranebant; delivrancc iininödiate, qui fut assez difficile; sulure des parois abdominales. — Malgre les soius les |)liis iulelligenls, comme on devait les attendre de Lecoq, le petit, qui ölail fälble et souffrant au moment de la naissance, suc-comba le soir jnemo, et la more, le leudeinaiu, vingl-quatre henres apres roperaliun [Mimoivcs de la Soc. v6l. du Calvados cl de la Manche, nquot; VI).
IXn, Xa, XI0 et XII0 Faits, — Rainard. — laquo; J'ai fait, dit cot auleur, quatre fois cetle operation, sur la lirebiilaquo;, la clii-vre et la cliiemic, et Je n'ai jamais pu conserver la vie au foulus, ni ä la more. Cola tient peul-elre k ce quo je no m'y deeidai qu'apres avoir execulö tonlos les manojuvres imaginables pour extraire le petit par les voios naturelles, la mere etant alors dans un (Hat desespöru [Traite comptet de la parturiliotl).
XIII'' Observation. — Garreaü.#9632;—Woche,a son quatrlöme veau, ayanl döpasse
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DE I,'OPERATION CESARIENNE.
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son tcrmo dopuis quiiizo jours; ayant eu, ii (crtne, dos efforls nxpulsifs, qni so soul dissipM, pour no reparaitro (|uo quinze jours apios. L'obslacle ii l'acoou* clienicut esl cettc ch'viation parliculiöre do la matricc quo nous avons d6-cu'ite page 430, compliquün d'iino induration morbide du ooi. Garreau ne vlt d'autre moyen de remödier ä co cas que la gastro-hystörotomis, qu'il ue voulut cependant paspratiquer. Abaudonnüe ix clle-niflme, cetlü l)i*te survccut, L'omme nous savous que cola arrive quelquefoia quand l'air' n'a pas eu acoös dans la caviW uterine. Trois mois apres, la vaohe etant dans ie memo etat, Garreau est rnppoie, et prie de faire l'opöratioii c^sarienne, qu'il juge loujours 6lre la seuie chance do salut. L'nperation est faite, ä pen pros scion Ie precede deja decrit; Ie foetus esl exlrait, la plaie abdominale est r6iiiiie par la suture cnclievillöe. — Dieto severe; quelques laquo; panades ferreos, raquo; rendues plus toniques par l'extrait de genliane. Cinq gemaines apres, celte böte elail compleleinenl remise. Enfln, hull mois plus lard, eile fill voiuluo raquo; parce (prelle ne temoignail plus le desir de sentir le laureau. raquo; (Re-cucil, iHVii).
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XIV0 Odseuvation. — Young Husband. — Vnchc, en travail de parturition dqpuis longlemps. On reconnail par i'exploration que le col uiörin est com-pleternont ohslrue. La bele etant lout a fait epuisee, el le foetus paraissant morl, M. Young Husband conseilla de la faire abatlre, el, sur le conseiile-meiit du proprielairc, il insnl'fla de l'air dans la veine jugulaire. Au moment oil la vaclie allail expiier, le fcetus fltun mouvement brusque. M. Young Husband s'arma iminediateinenl dun long couteau, el, d'un seul coup, il incisa les parois du flaue, peiietra dans la matrico el en relira un foetus qui vivait encore. On parvinl ä le rauimer avoc de bons soins, et au bout do deux jours il pouvait boirc du lait sans aucune assistance. II s'eleva pnrfaiteinent bien [liecucil, 1883).
XV0 Observation. — Roulwess. — Dans In rnemoiro do Dieterichs sur l'obstölaquo; trlque völeriuaire, couronnö par la Societe cenlrale do inedecine velerinaire, et public dans les Mimoires de celte Societe, on lit : laquo; Uoblwcs. velerinaire d'un haras prussien, communique dans son ouvrageDas Ganze der Ihkrhcü-hunde [Le Tout de l'art vdlrinaire), un cas dans lequel la Jament ne pouvait pas faire son poulain. Rohlwes 111 coucher la juniont sur le dos ol atlacher les qualre pieds ä des poleaux, ouvrit lo ventre a la ligne blanche, trouva le poulain vivaut el I'expulsa avoc 1c secours d'un palefrenier, Ce poulain fut nourri par une aulre jumenl el a servi plus tard comrae etalon du haras. raquo;
XVIquot;, XVIIlaquo;, XVIII0, XIXlaquo;, XX1', XXI0 et XX110 Faits. — IIaykh. — Dans le nieme meinoire dejä cite de Dielerichs, nous lisons encore ; laquo; M. Hayer, vrle-rinaire anglais, assure avoir fait celte operation avee succes sur deux vuclies, sur une chienne el sur une truie. Trois autres vaches operees sent mortcs (The veterinarian, 1840). raquo; — Aucun aulre detail; aucuii reuseigiieinent, notainnient, sur co quo sont devenus les pelits dans cos sept cas.
XXIIl'' Observation. — Moroan. — Truie en proie depuis plusieurs heures
aux doulours d'une parturition laborieuso. laquo; Uejä eile avail mis has deux pelits, qu'on avail exlrails avec peiue. M. Morgan en trouva un troisieme engag6 dans le delroit anlerieur; il lui implanla une erigne dans la tele et put I'amener au dehors. Un quatriome ne put etre saisi, ct comnie la betesemblait preteä perir, l'opöratlon cesarienne fut decidee. On 111 une incision de deux ponces au crtle droil do 1'abdomen, puis, apres avoir fendu la corne du meine cöte sur une longueur do six ponces, on retira un pelit. F.,0 delivre fut enleve el, l'hö-rnorrhagie arrötec par des allusions d'eau froide. La corne recousuo el re-
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OPERATIONS ODSTETKICALES.
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placeo dans lo vonlro, l'opürateur pratiqua unn suture aux parois abdominales. Le loiidomaiu, un purgalif fut administrö; deux jours apros dos matieres gru-meleuSdS 8'äooulörent dn la vulve; la hilo mangoa le ciuquiemc jour ol revinl h la sank'!. Apres qu'elle eul nourri sos pelils, juste deux mois apres I'opera-lion, eile fut sacriflee comme impropre ä la reproduction. M. Morgan, qu| assistait ii Tautopsie, vit quo la corno utörino druite adherail a une porlion d'inteslin. Kn outre, 11 s'etail forirn; un abces, lendant ä s'ouvrir dans une laquo;nse inteslinale, d'aprös la direction qu'll prdnait. L'ovaire droit etait atro-phie. raquo; (llccucil, ISüiS.)
XXIV0 Observation. —Macorpslt; — Chieune portant au flano gauche, au niveau de l'avant-demiöre mamello, une lumeur de la grosseur du poing, qui s'etait montreo ilepuis six semaines environ, s'ütait accrue pen ä pen, (l'une nianiei'c insensihle, et ne montrnit ni chaleur au toucher, ni douleur ä la prossion. On la pril pour une neoplasie mammairo et on so mit on devoir do I'exlirper, Hue largo incision faite ä la peau mit a nu un corps blanclmtre ct bossolo, (jue Ton reconnul aussilol pour Vutirus heitlid, Au lieu do le faire rentror dans 1'abdomen, cc qui eül prösente des difficultös et du dangor, M. Macorps pr(''fera attirer complöternent au dehors la corne horniöc, jus-qu'au niveau du col, appliqua on en poinl une ligature, et extirpa l'urgane. Quelques points do suture formiTent la plaie culam'e; la tranquillity, un regime dietetiquo, quolques lavements sufürent pour amenor la gudrlson. Dix-liuit joins apres reparation, son matlre ouvrait la chasso avoc cetto chienne, parfaitomoiit reiablie (Annalesda mid. vtil. de Bruxelles, 1862).
XXVC Observation. —Thierry.— Vnche de 3 ans, ä terme, frajipöe, ä deux jours d'intervalle, d'une double luxation des articulations coxo-femoralos, saus causes connuos. L'exploration rectale et vaginale ayaut fait ddcouvrir uno legere eleforination du bassin, M. Thierry ponsa, des ce moment, a la cachexie ossifi'dgc (ostöomalacie), diagnostic quo la suite devait coullimer. Quelques jours plus tard, on effet, uno nouvolle exploration fait decouvrir une fracture du bassin, qui parait s'elre produito spoutanement. i'lnfiu les symptomes du part apparaisscnt; mais il ne pout s'efTectuer; la fracture retrecil Icllemont lo bassin, qu'il osl prosquo impossible d'y faire ])eiietrer la main. Apres diverses tonlatives infructueuses, 11 fallut renoncer ä obtenir le foslusparles voios naturelles; l'opdratlon cesarieuno fut rösolue et pratiquöe; eile permit de sauvor uno jolio genisso, qui vint tres bien. I.a mere fntimme-diatement saciilic'o. A 1'aulopsie, on trouva les fractures el los luxations dia-gnostiqudes pendant la vie.
(^o fail consliluo un bei exemple do la maladie quc nous avons dd-crile pr6c6deniment (page 204), laquelle, ä un moment clonnö, pent devenir uno cause lrt;s söriouso do dystocie.
XXVIquot; Observation. — Ory. — M. Ory, velerinaire ä Feurs (Loire), fut appele pour accoucher uno vache, qui, depuis sept ou huil houros, faisail des efforts infrnclueux pour meltre has. A son arriveo, il la Irouva eteiulue sur la liliore et dans I'iinpuissanco absolue de so lever. Kile elait, dopuis huil jours, altoiutc d'une paraplegic complelo. Los eaux s'etaient öcoulocs depuis environ deuxheures; les contractions uteriiios etaient faibles'; la vache, eu bon etal d'embonpoint, elait presque mourante. L'exploration vaginale apprit que le foetus, qui olait vivant, s'offrait en prösenlalion antiiricuro, la tele renversöe sur le garrol, los deux pieds anlürionrs complelomenl retenus et allonges on arriere. M. Ory so mil on devoir de reduirc cello position viciousc; il reus-sil h raraener les deux mombros dans le bassin; mais I'elal general de la
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DE L'OPfiRATION CfiSAmiiNNE.
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t'enielle s'aggravail d'instant ea inslaul; la mort otuit imniineiile; en essayant de ramener la tele du veau en bonne position, on s'oxposait d'une maniere piesqne cerlaine ä perdre la mero et le fuetus. M. Ory prit rnpidenienl son parli. (-e boucher etait präsent; il Uli cominandü d'assommor la vache, Lo coup de massue aussitot donm'', M. Ory, d'un seul coup de hislouri, ouvre largement le venire de la femolle. Par im second coup, il incise la matrien, el en retire immediatemont lo fuetus. C'elail une genisse, bion coiifoi'ineo ct blen vivante, qui s'eleva parfaitenicnt et deviut une excellento vaclie, quo M. Ory a pu sinvre pendant ouze ans.
Quant ä la more, aussilot lo foetus exlrait, olio fut saignee et sa viande uti-lisee pom' la nourrilure des pauvrcs de l'eiult'oit (Commwiicution im'ditv).
XXVlIi: Obsbrvation, — Orv. — Lo 20 mal 1870, le mdmo vdtdrinaire fut
appole, ä 2 lieuies du matin, pour une vieillo Jument qui avail une paiiurition luborieusiraquo;. Gelte Jumout en ölait iison onziemo poulain ; les cfTorts auxquels ello se livrail dopuis doja plnsieurs beiiros etaient tellemenl violenls qu'ils avaient arneue le rouvorseniout du rectum, M. Ory röduit Torgane renverse el pratique lo toucher; il Irouve le col ulerin lellemonl resserre qu'il no pent y introduire qu'un doigl. .\prus do longuos lentativos, il parvient k on faire pi'netrer trois; mais il est impossible d'aller plus loiu. II döbride le col. Une nouvelle difflculle so presenle alors : le fuetus remplit si exaclcnieut Tulerus, qu'il est impossible de glisser sa main enlre les deux. M. Ory pout copoiulant reconnaitro qun le petit so präsente par les qualre pieds el qu'il doil otre vlii en deux sur lui-meme. 11 no dounu, d'ailleurs, aucun siguc do vie. M. Ory juge inimi'iliatement tjuc le part sera impossible; cependant, pour l'acquil de sa conscience, plulol quo dans I'espoir d'un succes, il essaye 1'aocouchement par les voies naturollos. Ses tentatives, conlinuc'es pendant plus do deux heures, jusqu'd fipuisement do ses forces, n'aboutissent ä aucun resullal. Alors, la bole ötaiit Ires vieille et de peu do vuleur, il se dolormine h la faire abatlro; mais avaul, el pour essayor do sanver le poidain, si, par impossible, il vivait encore (M. Ory n'y comptail pas), il voulut proceder a I'opi'ralion cesariouno. Elle fut oxöculöe avec facilitö, de la möme maniöre que sur la vache de l'observatlou pröcedonlo. Gomme 1'avait prevu M. Ory, le fcetus elait mort. II lo trouva repliö sur lui-möme, uon pas en deux, mais en trois. La tele ('tail placoe s'w I'epaulo gauche; la croupe sur la löte. II forraait ainsi im vori-lablo poloton, une vraie boule, sur laquelle la matrico elait exacloiiieiita|j-pliquee. I.os qualre pieds etaient, oomnio il a dejii ole dit, diiiges vers I'orilice ulerin.
La jument fut luöo aussitot I'nperation tormim'e. La maliicc olfrait uuo (lis])osiliüu Ires remarquaido, el qni, crnyons-nous, n'a pas encore ölö signa-I6e ; lo corps soul s'olait developpe par lo fait do la gestation; il avail une forme glubuleuso, spherique, rappelaiil assez bion I'uterus do la femme. Les conies ötaienl lies pen developpocs et formaiont, ii la parlio anterieuro do I'organe, deux appendices ä pen pros 6gaux, longs do luiil continielres environ [Cuinmunkalion inddile).
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XXVIII0 Observation. — F, Saint-Cyh, — Chleune, aux doulours dopuis la vellle. — Kile a drja expulse un foBtus; mais dei)nis douze heures le travail s'esl arröle. Au moment oü eile nous est presentee, juin 1874, les efforts ex-imlsifs sonl mils; par i'exploralion vaginale, on pent h peine touebnr du bout, du doigl le fuelus le plus avauce, qni n'est, nullement engage. Le volunic du venire porte ii penscr qu'il on exislo plus d'un dans la malrice. — LV'tal gonö-ral est encore assez bon. — Jo me decide a tenter loperation cesarienne, en incisanl le flaue droil, oü Ton sent lo mieux les fujtus par I'exploration abdominale. Trois feelus soul extrails de la corne droile, par uuo seulo incision.
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OPlilUTIONS OBSTfiTRICALES.
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Deux sont moils; un donno des signes de vie el peut (quot;'Ire raiiiine. La delivrance esl cU'ectuee compK-teinent; la corno uteriiio est roplacee dans lo venire, sans suinrc; la plaie abdominale esl röunie par la suture a poiula separes; bandage (h^ coi'ps. — Apirs roperalion la chienne esl Ires failde; eile inonrt 18 houves apri's; I'aulopsie inoutro los si^nes de la nii'-lro-perilüiiile ä im degr^ modere. Le chien cxtrail vivant de l'ulcrus est mort le (piatiicmo joui'j je crois qu'avec de hons soins il amait pu elre sauve {Cliniquc de l'Ecole de Lyon, 1871).
XXIX0 OnsKiivATioN. —Violet. —Ayanl ele appele, le 23 mal 18(17, poar aider a la parturition d'une Taobe ä leime, qui, depuis quelques heures, se llvrait saus auoun resullnl ;i do'violonls ell'oiis oxpulsifs, je reeoinuis I'exis-lence d'mio torsion du col. Celle-ci fitalt porlöc ä un toi degrä qu'elle permel-tait a peine ['introduction d'un doigt. N'etanl jias encore, ä cetta öpoque, bien familiarise avec los mancBUvres de reduction, je proposal la gaslro-liysleroto-mio, qui mo paraissail le seul mojen a mcllre en igt;rali(iiip. L'opßralion ful pratiquee seanec tenanle, suivanl le nianuol usile. Lcvoati ful retire vivant et vecut; quant ä la vache, qui paraissait toul d'abord se trouver dans les conditions les plus satisfaisantes, eile suecomba le surlondemaiu.
XXX ä XLC Odseuvation.— Nous avons resume los observations de M. I.elmerl, deM. Degive (six cas), el de M.Delhaye; iiuiiile d'y revenir. —Ghezune raquo;•hi^re, qui devait mettre bas depuis deux mois, M. Firlefyu a pu exlraire im festus pu-trelie gräce il rincision des parois abdominales, avec lesquelles l'ut^rus avail contracledes adherences. Une fois debarrassee, la bele n'a pas larde ä guerir. — Dans im cas de presentation transversale, M. Dolbeo a delivre une ciugt;raquo;rc par ['operation cesarienno; buit jours apres, cello bölo laquo; elait couvalos-cente raquo;. — Enfln, M. Hill a public une obsorvalion de gaslro-bysterolomie pratiquöecboz la chlenne : colle-ci n'y survecul pas.
Nous avons public (page 261)) une obsorvalion reeucillio sur une bro-bis, el do tons points idenlique a cello do M. Firlofyn. Uans los deux cas, il s'agil d'une rclention anormale du foetus par un obstacle reslc inconnu, avec ctablisscment d'adbcroncos ontro I'utörus el la paroi abdominale, ce qui onlovait ä roperalion une grande parlic de sa gravile.
XL10 Ohsehvation. — Psupion. — Kccueil de mid. vi'töv., 188,'), p. 41b. — II s'agil d'une cliit'iine ludl-terrier. Ires jeune et primipare, ([ui, apios avoir fait •deux petils, 1c 10 mai 1884, a ueul heures du matin, osl reslöe pendant loule la journee avec im Iroisieme au passage. Uans la soiree, on fait sur la parlie visible — la t(He — des tractions qui n'ont d'autro resultal quo d'en produire 4'ariacliemenl. M. I'eupion, appole, roconnail I'iinpossihilile d'avoir par les voics naturelles co qui reste du fa'lus. La chienne esl ('puisee, insensible ä .toutes les excitalions; la gastro-hyslerolomio conslitue uue derniere i'essource. M. Peupion pratique cette operation et juge utile de rapprocher, par des points separes, les levros de la plaie uleriue; les Ills do cette suture sont places dans la commissure inferieure de la plaie dos parois abdominales, et ame-nos a 1'exUrieur. Traitement: laquo; Thd additionnä de rhum trois Ibis par jour; sinapisme; calomel en suspension dans du lait; injections phöniquees par la vulve. — 12 mai: La bete s'est Iev6e seule pendant la unit pour se livrer ii sus Evacuations naturelles. Continuation du mömo traitement; on fail prendre, en outre, do force, quelques cuilleieos de bouillon grus... — id mai : Le sinapisme n'a pas produit d'ellel sensible; cependant la pbysionomie esl assez bonne; le pouls, moilleur, est descendu ä 13b pulsations (de liü — tiiO). L'appülil est toujours nul et on est oblige de donner, de force, un peu de lait
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et im ptm de houillon. Ecoulement tres lölide par la vulve. Continuation du mdme ttaitoment. — 14 mai : Lr nez est moins chaud, mais l'inappötence esl encoi'o compliHe. Les hords de la plaie du flaue sont rüunis par de ia serosite plaslique coneröteo. U y a im peu de diarrliee noiiätre rjue l'on altiibuo au calomel. — {quot;gt; mai : La bete a pris un peu de lail d'clle-möme. L'ecoulernent do la vulvo a diininue, mais il resle toujoiirs fijtiilo. Uno collection purulenle sous-cutaneo s'ouvre im passage eutre les poinls de la suture du QanCi On continue lo mßme Iraitomont. Soins de proprele el can phe-nicjnee sur la plaie. — 10 mai : Tres pen d'appiHit encore. I,'aspect general esl assoz satisfaisant et le nez est humide. La plaie du flaue suppure; le flux vaginal diininue. On supprimc le calomel. — 17 mai : La malade marclie l'acilemont ponr rclourner a son lit; eile prend avec plaisir un peu de viande crue et du bouillon. — 18 mai: La chieune a enleve la suture exteiieure en lecliant la plaie... raquo;
A partir do ee moment, la malade enlre franchement en Cünvalescenco ; eile a un peu de lait qui est tele par Tun des petits qu'on a conserve en le nourrissant au biberon. Les tils de la suture uterine n'onl pn ötre relires quo le 23 et le 24 mai. — Depuis sa guerison, cette chienne a ete couvcrle et a donne six petits ii sa deuxieme porlöe.
Tols sont los cas ä nous coniuis jusqu'ä co jour d'opöraüon cesa-rieniie pratiquee en mödecine velörinairo. Leur resuin6 succinct nous a paru clre, dans I'dtat aclucl do la science, lo complement iiulispensablo dos considerations quo nous avons presentees dans co chapitre sur cello opöration si grave, si raremcnl indiquco, mais quo, pomiant, lout völerinaire pent, ä un moment donne, ötre ap-pole ä praliquer, el sur laquelle il Importe qu'il ail, en consequence, los donnees aussi oxactos et coinplöles qu'il esl possible do les avoir acluellemonl.
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BIBLIOGRAPHIE
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HounGEi.AT; Traitö do la conformation extöricnro du choval; 8deg; ediuuu. Paris, 1832,
p. S'JS. liriuoNONE; Trattalo dolic razzo dci Cavalli, f781, p. 400 ct suiv. CllANBLi Observation sur l'oxtirpation incomplüto de l'utcrus dans unc truie pleine ;
in Hecueil de mid, vet., 1825, p. ?ii7. Chahlut; Observation do cystocölo vaginale; in Journal prat, de mid. vi't., 1826, p. 105. Oihetien; Do lopcration cösarienne pratiqueo sur los fomolles dos auimaux domosti-
quos; in Journ.prat. de mid, vH., 1820, p. 221. Degive; Operation cesarionne choz la chieuiio; in Annales de mid. vlt;!t. de Uruxclles,
1878, p. HI. Deliiaye ; Quelqucs faits do pratique obstölricalo ; in Archives vötc'rinaires, 18S3, p. 561. Dotiihe; Presentation transversale chez uno chevro (analyse) ; in Archives vcUrinaires
188l,i). 297. Fim.EFVN; Operation cösarionuo singuliöro (aualyso); in Annatcs du raquo;led. vet. do Bl'UxdltS,
1878, p. 406. FOOLIATAJ Contribution ii l'ötudo do I'amputation do la matrice, etc. (analyse); in Re-
cucildemiid. vit., 1870, p. 580. Garheau; Observations pratiques sur quelques maladies on accidents peu connus do
la matrice dos vaches; in Hecueil de mid. vdt., 1845, p. 512; Voy. I'o observation,
p. 513.
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OPERATIONS OBSTETIUCALES.
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Gei.lk; Palliologio boviue; t. Ill, p. (gt;18.
QOHIBKI I'ai'ts laborieux qul ont nöcossitö l'opöi'ation cösarieiino; in Mdm. sw hi c/tir.
el la mid, vät.; t. II, p, 40. HlU,; Operation cosarionne choz uno chiouuo (analyse); iu Annalcs de mid. vit., 1878,
p. sia.
UunTuEi. h'Kwnmw.; nictionnaire de mid., de chir. et d'liyg.vet., 20ö(litioii; t. II,
art. Gaslro-Hyslii'Qtomit, Husband (Young); Cas d'op^ration oiaarlenno sur uno vactae; in Uecueil de raquo;raquo;erf. vit.,
1853, p. •,gt;:!•gt;. Luc'.oy, do Bayoux; Mömoire sur le pari laborioiix; in Mim. de la Sue. Mit, du Calvuilos
et de la Manche, uraquo; VI; Voy, p. 87. LeUNERT; Operation cesai'ienno cliez uno vaclic; in Annates de med. vit., 1875, p. 290. Macoiu's; Lettre an redacteur des Annales de med. vet. de llruxelles, 1802, p. 137. MonOAN; Operation cösarieiino pratiquie sur uno tmic ; In Reeueil de med. vit., 1858,
p. 270. Pradal; Vfilage rendu impossible piiv l'ötat squirrheux du col do I'utorus; Gasto-hysto-
rotomio; conservation du voau; in Reeueil de mid. vit., 1833, p. 105. BoniLLONj De la castration dans los truies ploinos; in liccueil de mid. vit., 1829,
p. 638. TbIBRRY; Fracture comminutive des coxaux s'opposant ä la parturition cliez uno vacho
do trois ans; Rapport par M. C. Leiii.a.nc; in Bulletin de la Soc. cetlt. denied, vit.,
1818, p. 283 et suiv. Vatei, ; filöinoiits de jiatliologio volörinairc; t. II, p. 0quot;2.
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CHAPITRE VIII
DE LA SYMPHYSfiOTOMlE.
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On appelle aiusi unc operation qui consisto 11 diviser dans toute sa longueur la syraphyse ischio-pubienne, afln d'oblenir, par i'ecar-Icmonl des os, I'agrandissemenl des diametrcs du bassin et de rendre, par la, possible le passage du foetus,
Pour donner uno juste idee do cctte operation, nous ne pouvons mieux faire que d'emprunter ä Cazeaux la description de son manuel tel ([n'on rcxecule cliez la femnie.
laquo; La feinnie, placee dans la meine position quo pour rapplication du forceps, estconvönablement raaintenue par des aides; on vide la vessie, on laisse la sonde dans I'liretre, et Ton s'en serf pour ranger le meat urinairedu cote droit afin de le mettro ä l'abri de I'lnstrument tranchant. L'opörateur, pressant sur la peau qui rocouvre le pubis, reconnail le lieu precis oil se trouvc la symphyse. Un aide tire la pealaquo; de maniere h la rcmonlcr en haut lepliis possible. Le Chirurgien fait uno premiere incision, qui doit commoncer ä un cenli-mötre au-dessus de la symphyse et so prolonger jusque au-dessus du cliteris et un peu i gauche. Cello incision, qui doit comprendre loules Ira parties nwllcs, doit tomber sur le milieu de l'articulation.
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BIBLIOGRAPHIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;868
On incise ensuilc le ligament inter-pubiim avoc menagemont, afin d'e-viter la lesion de la vcssio, et qnaiid il osl presquo compli'itement dlvlsö, on redouble do präcaulions. Gelte seclion, nne Ibis operee, est prornptement suivle de röcartement du publs, On conlie lo resio de racconchemcnt ä la nature...raquo; Et quaml la symphyso est, ossiliöo, — ce qui est, com me on lo sait,la regle chez lesanimaiix,— il fautseservir de la scie pour operer la division!
On voit quelle plaie, quols delabrements! Et cela, pour obtenir une augmentation de quclques millimetres pour le diametro transverse!...
Quant aux resultats, c'est Joulin qui va nous les faire connaitrc : laquo; Sur A'J operations, lü meres out succombö, ce qui donne une mor-liüite de .'i2,(i pour 100... Parmi celles qui ont echappe ä la mort, plus de sept out conserve des infirmitös persislantos, tolles que: claudica-lion, iistules urinaires, prolapsus de rutcrusraquo;... laquo;Dana les cas les plus heureux, ajoutc Cazeaux, ce n'est guörc qu'apres Irois ou qualre mois quo la consolidation de la symphyse a 61amp; complete. On a vu des femmes chez losquelles on ne I'a jamais oblenuc.raquo;
Enfln, le memo auteur, apres avoir pese tons les arguments pour el centre cede operation, termino ainsi: laquo; Si nous envisageons la question ä son point de vue pratique, nous arrivons ä pen pres for-cement ä cetlc conclusion, que la symphysöotomie n'est plus pra-licable dans I'elat actucl do la science, raquo;
Et n'oublions pas qu'il s'agit de la femme, pour laquelle on pout employer une multitude de ressources donl nous sommes prives en medecinc velerinaire: repos prolongö au lit, immobilisation absolue do la malade, etc., etc.; pour laquelle la vie sauve, meine au prix de longucs et cruelles souU'rances, m6me au prix d'intirmitcs aussi durables que I'existence, esl encore un succes. — 11 est done facile do comprendre que Lafosse ait pu porter, il y a juste un siecle, sur celte operation, ce jugement pen encourageant : laquo; Non soulcment je ne la regarde pas comme avantageuse, mais jc ne la crois pas sans dangers, et je ne pense pas que personne ose la tenter sur le vivanl. raquo;
En voilä cerlaiiiemenl assez pour faire apprecier de quel sccours pout etre, en obstötrique velerinaire, une operation quo jamais personne n'a pratiquöe chez les animaux, et que personne, tres pro-bablement, ne sera jamais lente do pratiquer.
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BIBLIOGRAPHIE
Imlcporulamment des trailos speciaux, consultcz aussi :
Desohmhaux et P. Druois; art. Symphysöotomie du Dlotionnaire do tnädedae ru so vol.;
t. XXIX. Lafosse; Observations zur raccouclicuiuiit do la jumont, etc; lo Bibliolhique v6le-
rinairc du liccueil., 1819, p. •.'S.i.
Sai.nt-Cvh ot Violet. — Obslelrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; öö
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OPfillATlONS OBSTßTRICALES.
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CHAPITRE IX
DE L'ACGOUCHEMENT PUEMATUHfi ARTIFICIEL.
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Aprös avoir passe en revue les differentes operations par lesquelles on pout, d'une falt;J0n plus on inoins salisfaisante, remödier aux difli-cultes de la parturition, il nous a paru utile de parier del'Accouchement prematuri' arlificiel, gncc auquel on pourrait provonir quelques-unes de ces difOcultös.
#9632;raquo;laquo;#9632;lt;i nit ion. — On appelle ainsi, en obstetrique humaine, I'accouche-ment provoquö par I'art avant le lerme lixe par la nature, et ä un moment oil le foetus est viable. Gelte derniere condition est de rigueur, sans quoi l'opöralion ne d6terininerait plus qu'un simple avortement.
laquo; L'accouchemeat provoque est cerlainement une desgrandoschoses que nous ait leguees le siecle dernier. Depuis 17uG, Macaulay, Kelly et les accoucheurs les plus recommandables de la Grande-Bretagne le considörerent comme une precieuso ressource. Feu ii peu Topfiration se repandit en Allemagne, on Hollande, en Italic, tandis qu'en France, I'opposition systematique do Haudclocquo et de sesöleves lafrapperent d'un veritable ostracisme. Go n'esl qu'en IS.'U, et grace ;\ la courageuse initiative de Stoltz, de Velpeau et do P. Dubois, quo I'accouchement provoque prit droit de cite dans la pratique fran^aise (Joulin).raquo;
Aujourd'hui, tous les accoucheurs acceptent cette operation. Sur une statistique comprenant un total do 2,064 cas reunis par Joulin, i,(J67 femmes ont survecu ; 97 sont mortes (proportion 4,7 p. 100); el sur 2,051 cnfants, 1,20!) sont nes vivants, 782 ont succombe (proportion ; 47,8 p. 100).
Ges rcsultats sont tellemenl encourageants ((ue nous nlidsitons pas ä conseiller l'introduction de I'accouchement prematurö artificiel dans noire pratique obstetricale, oü il est ä peineconnu jusqu'ä present el oil il nous parait appele, cependanl, ä rendre de veritables services. Du resle, les indications concernanl nos fomelles domestiquesetanl moins variees que celles quo les medecins reconnaissent chez la lominc, il est, a priori, permis d'esperer que les rösultals seraicnt pour le inoins aussi salislaisanls.
f^e but que se proposentd'allcindre les accoucheurs cstaussi louable que rationnel, car il s'agit, dans la plupart des cas, de soustraire la femme aux dangers prochains d'une parturition dans laquclle il y aurait une tropgrande disproportion enlre le volume de I'enfant el les diamelrcsreduits d'un bassin diflormo; —parturition qui meltrait dans la necessity de sacrilier rcnfant au salut de la meiv, on d'cxposor la vie
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des denx ölrcs par l'operation cesaricnno survonant aprös de values tonlalives d'extraction. Or, on sail que raccroissement du foetus est considörablo dans los derniers temps de la gestation, et que, d'autre part, il pent vivre, il est viable des que ses organes, — notammentle pouinon et l'appareil digestif, — out acquis un dcgrö süffisant de perfection pour lour pennettro d'entrer on fonction. Coci 6tant hors de douto, qnoidoplns ralionnol que de provoquer raccoucheincnt lorsque lo foetus, pouvant döjä vivre de la vie extörienrc, cst encore incapable par son volume de metlre en pöril l'existence de la more? En agissant ainsi, on pourra peul-etro sauver lesdeux elres, ou au moins et i\ peu pros surement la mere; — en abandonnant, an contraire, les choses a leur marchc naturelle, on com prom ettra non moins surement la vie de Tun ou del'autre, et pcul-etre celle des deux. Nous pensonsque, entre cesdeux lignes de conduite, l'hösilation n'est pas possible.
#9632; nciicntioiiB. — Chez la fomme, ces indications sont assez nom-breuses. Nous citons, d'apres Joulin : les rötrecissements et les lumeurs (liibassin,lesh(5morrliagies, lesvomissements incoercibles, l'öclarnpsie, i'uremie, la mort du fcctus avant terme dans des grossesses antörieures, — et, d'autre part, rhydropisie do Tamnios, les maladies du coeur et desgros vaisseaux, la luberculisalion pulmonaire, I'infiltration sdreuse f,r(5neralisee, — ces derniöres affections determinant des troubles graves de la respiration.
Chez nos fomellos domestiqucs, les rötrecissements et les tumeurs du bassin constitucraient egalemenl dos indications de raccouchement prcmaturö; mais nous devons reconnaltre qu'elles no so prescnteront pour ainsi dire jamais, attendu que les femelles rachitiques ne sont pas livröes ä la reproduction, ct que, dans les cas d'cxostose ou de cal (lefectueux du bassin, ces circonstances sont ignorees du propriötaire, qui, nalurellement, laisso arriver la gestation ä terme.
Mais cette operation pourra preserver des difficultes auxquelles donne lien l'cxces de volume du foetus, — quo cet exces de volume soit absolu on simplement relalif. C'est ainsi qu'on pourra provoquer la mise-bas chez la fomelle qui depasse notablement son terme et qui no donne aucun signe prochain do parturition. On pourra egalement faire v61er ä partir do huit mois ou huit mois et deini la genisse qui a etc couverle Irop jennc, et dont le developpcment nc pcrmet pas d'esperer, an terme normal, un völage facile. L'accouchoment premature pourrait encore 6tie mis on pratique sur les fomclies qui ont ölö couvcrtes par des males do taille trop disproportionn6o, ou chez cellos qui appartionncnl ä dos races ä lete volumineuso. — Aux indications qui precedent, nous joindrons la sortie du vagin avec prolapsus exagerc de l'ulerus gravide, — la paraplegic qui menace I'cxis-lence, — Teclampsie et la congestion encephalique, qui prösentent bicn quelques points communs, — I'epuisement premature de la mere par line gestation gömellaire, —et enfin, les cas de presentation trans-
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OPERATIONS OUSTETRICALES.
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vcrsale que Ton pourrail soupQOnner ä la largcur excessive du venire de la mere, el dont la röalltö auralt öle conlirmöo par l'exploraUon interne. Dans co dernier oas, la version serailsans douleconslammenl possible, puisque l'accoucheur assistcrail aiidcliul du travail.
Ivpoiiiit- a, laiiiicllc il 00llvieNlt; laquo;le I)po\olt;hicp l'atri-ouvIiKment. —
Nous avons vu (page 281) qu'on pent qualifier d'avortementi'expulsion du fcolus lorsqu'elle se produit:
Chez lajaraont, avant lo 300laquo; jour du la gustation;
—nbsp; nbsp; nbsp; vaclio,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 200quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; brebis, — 130laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; truio,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 100deg;
A quoi nous pouvons ajouler:
Clioz la cliiciimo, avant 1c 50' jour tio la gestation,
En d'aulres lermes. le fuelus quivientau monde apres les epoques sus-indiqueos peul 6tre considöre coninie viable; mais il ost ä peine besoin de dire quo sa resistance sera d'aulant plus grande qu'il aura öte expulse ä une epoque plus rapprochec du tonne nalurel.
Les accoucheurs de la feinmo peuvent apprecier assez exaetement les dimensions de la tete de renl'ant d'apres l'epoque de la grossesse ; de plus, la pelvimctrie lour rcvele les dimensions du bassin. La pratique aidant, il leur csl done possible de determiner le moment oü raecouchemont doit ölre provoquö pour reunir los chances les plus nombreusos on faveur do la mere et de l'enfant.
Une teile precision nous serait sans doule difficile i\ alleindre ; mais si eile est ä desiror, olle n'est cependant i)as indispensable, allendu que les intörets qui nous sont confiös sent bien loin d'avoir l'impor-tance de ceux qui sont remis entre los mains des medecins ; en outre, ainsi qu'on l'a dejä coinpris, il ne sera presque Jamals necossairc, pour nous, do provoquer l'accouchement de suite apres lo lerme do la viability; nous pourrons, an contraire, nous rapprocher boaucoup de celui de la gestation normale. Cost ainsi qu'en provoquant, suivant lescas, raecouchemont:
Chez la jumeut, do 20 ä 40 jours avant lo tonno suppose;
—nbsp; nbsp; nbsp; vaclie, do 15 it 80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; clnonno, do 10 Ji 16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
on aura, pensons-nous, dos produits trös viabloset sensiblcment infe-rieurs en poids et en dimensions h co qu'ils eusscnlete s'ils avaicnt at-teint le lermo. —Ainsi se trouveront conjures los dangers quo peuten-tratner Toxces de volume total ou partiel du foetus. (Juant aux autres indications quo nous avons I'ormuloes, on coinprcnd que c'osl le moment de leur manifestation qui decidera de l'epoque de raccouchc-ment. Manuel opcratoire. — Dans raccouchement premature artiliciel,
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DK I.'ACCOUCHEMENT PREMATURE AHTIFICIEL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;801)
1'art intcrvienl shnploinonl pour faire nallro lo travail, qui s'accomplit onsuilc h la maniero accoutuin6o. Pour cela, il suflit do commoncer la dilatation du coi ulerin. Des quo co rcsultal est obtenu, la [loche des eaux so forme; los contractions utörines, puis les elTorts expulsifs apparaissenl ot achövcnila dilatation ; enfln lo foetus ost expulsö.
En eludiant le spasmo du col, nous avons passö on rovno losdiffö-ronts tnoyens propres 11 dilater col orifice ! labolladono, — les douches utcrinos, — l'öponge preparöo, — raclion do la main. Nous ne pouvons quo renvoyer lo loctcur t\ ce qui a elo dit ä cotte occasion.
Chez los grandos remolles, on pourrait, do preierenco, so servir do Töponyo pröparee et compkUor onsuilo la dilatation avec la main ; lorsque la lomcllo est trös pros do sou termo, la main suflit a olio ioule. On pourrait aussi decoller lögörcinenl et meme perloror le cho-rion pour facilitor la formation do la poche des eaux. —Chez les pe-liles feinclles, remploi do l'öponge necossiterail l'usage du spdculum. Peut-6tre devrait-on, dans ce cas, donner la pröl'örenco aux douches uterines.
Pour tonnincr cot article, nous donnerons, d'apros les Annales de medecine vcierinaire {i87T, p. 156), le resume suivant d'une observation due ä M. U. Andre :
laquo; Unc jumeiit pleine de onze tnois, pesanlc, etait couidieo depuis quatre Jours, el, malyre lous les inoycns, ne pouvait se rolover; eile so döbaltait, so contusionnait do tous colas. M. Andre provoqua If; part en placnnt d'abord la bete en plan incline d'nvanl en arriere; puis, a Iaido d'un doigt, et pins lard de la main, il dilata le col utcrin el put enfln oblenir i'expulsiou d'un gros poulain vivant. On laissa la Jumont tranquillo, au barbolage, et eile se releva sans dil'liculte environ deux houres apres le part. Elle allaila son poulain, quijouissait d'une excellente sanle. raquo;
Cost lä nn fait Ires interessant. Lorsqu'on rcllöchit ;\ la gravity du ilöcubitus prolong^ choz les grands animaux, on resle convaincu quo raccouchomenl provoquö a sauve la more el son prodnit d'une mort a pen press cerlaine.
Nous avons döjä rapporlc (page 247) quo, dans deux cas de recul exagerc de la malrice, nous avions pu combattre l'accident et oblenir dos veaux vivants — qui) du reslo, ont vecu — en provoquantl'accou-choment. La dilatation du col s'etait laito ä la main avec la plus grande facilite.
11 existe Ires probablcment d'aulros cas d'accouchemont provocpiö; mais ilsn'ont pas du roccvoirclepublicile, car nos onvrages periodiques n'en font pas mention.
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OPERATIONS OB8TETRICALE8.
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CHAPITRE X
DES SOINS (iliMiRAUX RfiCLAMfiS PAR LA MKUK
ET PAR
LE IEÜNE SUJET AÜSSITÖT APUES ÜNE MISE-BAS DYSTOCIQUE
Sans nous occupor cncoro des lösions diverses qui pcuvcut sc pro-duire dans le cours d'uno parturition laboriouse, nous croyons devoir consacror quelques lignes aux soins göneranx iinmödiats qu'il convienl de donncr ä la mere et ä son prodnit, lesquels, Ires souvenl, ont eu plus ou nioins ä sonffrir.
Soins ä. la märe.
Dans beauconpde cas oü les manoeuvres de la parturition n'ont 616 ni trop tongues ni trop douloureuses, ces soins no diflerent en rien de ceux qui doivonl suivre un accoucheinent normal; mais it arrive Ires souvenl que la tniso-bas dystocique est pour la femolle uno cause de de souffrancos vivcs et prolongees; en mßrne temps, eile fait uno depense considörablc de force. Parfois, celle böte seinble oublier instanlan^meut et sa fatigue el ses soulfrances; aussitöt racoouche-ment termine, on la voit se lever el chercher son petit avec sollicitudo; dans d'aulres cas, an conlraire, eile reslo com me öpuisee sur la liliero : clendue en dccubitus lalöral, eile so monlre indifferente h tout ce qui Ventouro; chez eile la sensibilile est obtuse, la respiration accelöröe, ie pouls petit et rapide, etc. Kile peul meine etre en 6tal dc morl apparenle, ainsi que M. Barbcy a pu le voir cbez line jument, apres un accoucheinent Ires penible, avec embryotomie : laquo; La jumenl, trfes faliguöo, (lit ce praticien, paraissail morte quelques minules apres : lempöralure du corps encore normale; pas de inouvements respiratoircs; pas dc pouls; les inouvements du coeur ne sonl plus perceplibles; panpieros demi-closes; {'application du doigt sur le globe de l'oeil ne produil aucunc sensation; niuqucuscs apparentes pales, bien qu'il ne se fül pas prodnit d'hcmorrbagie s^rieuse pendant les nianoeuvres dc la parturition; inoitcur de la peau ; souplesse des muscles el des articulations; exlröinilcs froides.raquo; M. Barbey croyail ä une morl rccenle,lorsqu'il constala quelques 16gcrs inouvements con-vulsifs dos levrcs el un pen d'exprcssion dans 1c regard; I'idee d'unc syncope lui vinl i\ 1'espril. N'ayanl pas aulre chose sous la main, il fit pratiquer des frictions d'essence do lerebenlhinc ;laquo; un quart d'lieure aprös, la jumenl faisalt quelques mouvemenls, el trois quarts d'heure plus lard, eile 6tait deboul.raquo;
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#9632;
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DES SOINS KliCLAMfiS l'AR LA MfiKE ET PAH LE JEUNE SUJET. 871
En rösumö, lout accouchement laborieux entralne ä sa suite une certaine prostration, c'est-ä-diro uno fatigue plus ou moins grande, quo des cllorts de longua duröe et des soull'ranccs prolongces font comprendre sufüsanuneul. Quelquefois cetle prostration pout aller, coinme dans ['observation ci-dessus, jusqu'ä l'fjtat de inort apparenlo. M. Cagny, rapporteur de la commission de la Societö cenlrale de me-decine vet6rinaire chargec d'examiner cetle observation, a pensö qu'il s'agissait lü, non d'une syncope, mais laquo; plutöt d'un elat comateux pro-l'ond, donl la cause clait repuisement nerveux consecutif lt;ä une parturition qui avail eu une duröe totale do plus do six heures.raquo; Peut-ötre pourrait-on assimilcr cot ctat au choc Iramunlique, c'est-ä-dire aux phenomenos d'inhibition qui se manifostent apres les Iraumalismes graves.
Quoi qu'il en soit do cos interpretations, nous devons faire remarquer que lajument präsente generalemont une trös grande resistance aux souffrances de la parturition. Des qu'elle a cesse de s'oecuper de son poulain, ou si eile no pent s'en oecuper parce qu'il esl mort, olle cherche desuile ä mangor; aussi M. Andrö Urbain a-t-il pu ecrire avec raison que laquo; quand, aprfes l'accoucliement, unejument refuse de boire et de manger, c'est un signe presquo certain de mort pro-chaine, raquo;
Indications. —#9632; Avec lous les auteurs, nous recommandons de bou-chonncr soigneusemont la femelle, de la couvrir et de lui administrer, suivant son ctat plus ou moins grand d'epuisement, une ou plusieurs bouteilles de vin chaud, de eidro ou de biere. Min d'ötanciier sasoif, on lui prösentera en outro un deuiisoau d'eau tiede blancliio par la farine, que Ton fera suivro ;\ brof delai d'une pareille quanlitc dans le cas oü la premiere serait insuflisanlo.
üonnarieix dit qu'on no doit Jamals troubler lo ropos d'une böte aecouchöe ;laquo; c'est un ropos röparateur ; c'est le sommeil d'un laborieux enfanlemenl. raquo; (lopondant Veret et M. Thomassen recominandent de la faire lover si la chose es! possible. D'apres le pralicien beige, cola pennet aux orgaucs gönitaux do reprondro plus facilement lour position naturelle.
A noire avis, aucun do cos conseils ne saurait 6tre suivi constam-raent ä l'exclusion do I'autre. En gönöral, la grande femelle qui n'est pas trop öpuisöo so love volonliers dös qu'elle osldebarrassco, et sans avoir besoiu d'y ötre excitöe; quant ä celle qui esl ä bout de force, nous pensons, avec Donnarioix, qu'il esl pröförable do la laisser reposer paisiblement. Getto rögle nous paratt comporler uue seule exception, relative ä la bete chez laquelle il y aurait iiieiiace do leuversemonlde l'utörus. En pareil cas, I'accoucheur ne devra rien nögliger pour arri-ver ä la mellrc debout.
M. Paul Gagny recoramande, chez les vaches öpuisöes paruu völnge un pen pönible, l'injecliüu sous-cutanöo de vcmlrinc (4 ;\ 5 grammes
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(i'nno solution alcoolique an 1/25). Sons 1'influence do cotte mödica-lion, les symplönios do faiblesso disparallraient promptümonl.
Quelqncs femclles Ires ncrvenses conlinnenl ü donncraprüs I'accou-chemont des signcs de vives sonffrances; restant concheos le pins souvent, clles prösentont ceperulant nno cortaine agitation; lenrl'acies est grippö; lorn' respiration, tres acceleree, ne parvicnt pas ü se rcgnla-riser. A ces betes, il conviondra d'administrer qnelqnes narcotiqnes, SUrtout lo laudanum en breuvages on en lavements k la dose do S ä 10 grammes, qn'on pout repeter jnsqn';\ offet. Un sachet emollient snr les reins constitne un adjuvant utilo.
Enfin, des qne la bete pent so lever, on approche le petit de la ma-melle; s'il n'a pas survecn, la mulsion csl pratiqnee, le plus lot possible.
Ges premiers soins seront completes par un examen des organes genilanx, que Ton trailera selon quo leur etat I'exigo. S'il y a, coinme cela arrive souvent, mcurlrissnre de la muquense do la vnlvo el du vagin, on fera quelques lotions liödes sur les parlies extörieures. A eel cgard, les uns consoillent les emollients, tandis quo d'autres — el nous sommes du nombro— preicrent les excitants, les lorliliants; par exemple : nno infusion de fleurs de surean additionn6o d'un pen de vin. — M. Thomassen utilise laquo; un mölango ä parlies egales d'ean el do vinaigre. raquo; M. Gonlamine fait o lolionner Ires souvent les parlies sexuelles qui sont rouges el Inmeliees avec de l'eau froide ü laqnelle il fail ajonler de la leinturc d'arniquo des monlagnos; cos lotions lui procurent toujours d'excellonts rcsnltats. raquo; — Nous sommes pen partisans des lotions froidos ä cause de la reaction qui suit leur emploi. Dans le cas on lo foetus aurail etc extrait en olal de decomposition, on soumettrait immodiateinont la cavitö uterine ä une irrigation desin-fectanlc, ainsi qu'il sera (lit ä l'occasion do la non-deliorance {\. co mot).
Soins au jeune sujet.
De meme quo la fomelle, celui-ci souHVc parfois ä pcine des manoeuvres de i'accouchement. On pourra done, dans ce cas, se borner ä le dölivrer immediatcmenl des lacs qu'il pent porter, ct qui exercent toujours une constriction plus on moins forte. Les coupuros de la muquense buccalo prodnitos par le lacs placö an maxiilairo gnerissent generalemcnt sans soins; il en est ä pen pros de in6mc des blessures faites par les crochets; en tons cas, clles no röclament quo les soins que Ton donno göneralement aux plains simples.
Quclquefois lo col du maxillairc est fracture el le veau pent survivrc. On dovra rhabitner ä Loire, car il est incapable do tetor, et on lelivrera äla boucherie. Nous croyons qu'un poulain qui naitrail dans cos conditions no s'elcvorail pas;en tons cas, il n'y aurail aueun interöt k es-sayer do le conserver.
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11 arriveparfoisquo lo jeunosujot,quoique paraissanten boniiesanl6,
ne pent ni se lover ni rosier debout. Cola rösulle saus doule de soul-
liancos musculaires on articnlaires, qui out leur origins dans los Irac-
ilons ou les mancBuvres de reduction. Cetötat no dure gönöralement
pas au dcla d'un jour OU.deux. Qnclques friotions rösolutives pouvenl ülre conseilleos.
Dans le cas do inorl, apparente, indöpendamment des moyens quo nous avons fait connaitro ä la page 3Ü2, on pourrait encore utiliser la vdralrine, en injection sous-cnlanöe ä la dose de un ä deux cenli-grammes. Co moyon aurait donnd de bons resnltats entro les mains de de M. P. Gagny, qui lo preconise on outre, chez lo jeune animal, contro la faiblosse prolongöe qui suit quelquefois l'accouchement laborieux.
Apres avoir tonnine heuronsoinont uno parturition dystocique chez lavache, Tun do nous a vu le veau presenter les symplömes suivants: ßtendu sans respiration et saus mouvement, — si ce n'est qu'il ouvrait parfois la bouche commo pour aspiror l'air (}ui so refusait ä enlrer dans sa poitrine, — les niuqueuscs apparenies coinplölcmont oxsangues, tandis quo le cceur se conlractait avec uno rapidile et uno violence oxlrömcs, ce jeuiie animal paraissail sur le point do suecomber. Le placant promptoinont prös de la porle ouvorlo, on lui mit la tote en contre-bas pour appeler lo sang qui semblait faire defaut aucerveau, et on lui lit de vigonreuses frictions sur les membros, en inßino ternps qu'on effecluail, d'uno faron iutermilleiUe la compression des parois thoraciques. Malgrä ces soins, la respiration ne s'ötablissait pas et le cceur tout en continuant ä baltre, s'aH'aiblissait. Quelques deini-cuil-lerces ä bouche d'eau-de-vie pure, administrees avec pröcaulion.rani-meront le jeuno animal; la respiration s'6lablit ol l'ölat si alannant qui vient d'etre esquisse ne tarda pas ä disparailre.
II nous est ögalement arrive de praliquer dos vßlages dans lesqucls lo petit,arrelö au passage, avail la töte oiiparlio hors dolavulve elölail restö ainsi pendant, plusieurs heurcs. En paroil cas, la göne öprouveo par la circulation do la töte et de l'cncolure ne tarde pas ä produiro un gonflementdes tissus, et nolammonl de la languo, qui se projotte, tnrgide, au dchors de la bouche. Lorsqno raecouchemont est torminc, on voit quo le jeunc sujet respire avec uno extrßmc diflicultc, et il suc-coinberait trös probablement si on ne lui portait secours. Quelques inouchcturos l\ la languo et ä la peau de l'ospace inlermaxiilaire, aidees, au besoiu, de l'applicalion de sinapismos sur les membros, remedienl presquo toujours ä ce grave accident (Violel).
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BIBLIOGRAPHIE
Andre, L'rijain; ObStaclCSamp;la parturition; in Annulcs de mc'il. vet., 1873, p. 416i
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ACCIDENTS C0N8ECÜTIF8 AU PART.
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llAiinRv; Syncopu chez uno jumont; in Bulletin lie la Sociiitc vcnlrale lie med. vgl., 1881, p. ?80.
Casny, Paul; Emploi da la v6i'atrlne comme excitant da cosai't In Hecucil de nwd, vät.,
1884, p. 466; GAONYj Paul; Kmplüi do la vöratrinü chez les vaclios öpuisöes par un vftlaglaquo; pdniblo;
in liu/lelin de la Sooiili!centrale de nu'd. nit,, 1884, p. .'i33. (;anii; Parturition contra nature chez la Jument; nl licc'ueil de nu'd. vill., 1803, j). ill
ct 112. CONTAMINB) Cas reniai-f|ual)l(! de tlystocio ot do tdratologlo; in Anitalca de mi!d. vät.,
1873, p. 140. Donnakikix; Ktudes tluJoriqucs ot pratiques sur la parturition des grandos fomellos;
in Mcrnoires de la Sooiili anträte de mod. vet., tome V, p. b'i. 'I'homassen; L'embryototnie cltez los grands animaux domestiquos; mAnnalesde mid,
ret., 1881, p. liiO. Vkret; De I'embryotomte, etc.; in Kecueil de med. vift., 1S37, p, 280 ot 293.
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LIVRE IV
ACCIDENTS CONSiCUTIFS All PART
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[/accouchement dystocique,döj4 fort grave parlui-m6me, ost encore aggravö bicn souvenl par des complications do nature trüs diverse, qui peuvent se produire, soil pendant le travail, soil immödiatemontapres, soit seulement aprös qnolques jours ecoules. Ces complications, que nous devons ötudicr maintenant, sont do deux sortes ; les fiKTM/ew/s et los maladies.
Nous reconnaissons que la distinction que nous clablissons cnlre ces deux cal6gories do complications n'est pas tort rigoureuse ; qu'il n'est pas trös facile de tracer nottoment la lignc do demarcation qui les se-pare, el surtout qu'il esl plus aisö de la sontir quo de la marquer par une dölinition precise. Nousl'adoptons copendant, comme nous I'avons fail dejä lorsque, dans la premiere parliede cot ouvrage, nous avons eu ä 6liidier la Pathologie de la gestation, el par les memos motifs.
Nous 6ludierons done dans co livre, sous lo litre (Vaccidents conse-cutifs an part, des complications qui offront quelque chose do moins cssenliellcmont pathologique, dc plus forluil, si nous pouvons ainsi dire, qua celles qui feront, sous le nom de maladies, l'objet du livre suivant, el qui, dös leur döhut, afrectenlla forme d'un procossus morbide veritable et bion detorinin6.
Nous devons ajouler que quelques-unes de cos complications peuvent se monlrerä la suite d'un part parl'aitcment physiologique ou de ravortcmeut, tout aussi bion qu'.i la suite d'un part laborieux. A co litre, leur 6ludc oul pu trouver sa place dans la premiere partie, soit aprös l'accouchement naturel, soil aprös I'avortement; mais, outre
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1)E L'llEMOKRIIAGIK PENDANT KT Al'lifiS LB I'AUT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;875
qu'il y aurait en plus d'inconvönienls quo d'avantages äscinclcr ainsi noire (itude, nous avons considörc que lout part qui se complique ap-partient en röalilö ä la dyslocio, au nioins |)ar sos consöquoncos, et nous avons pr(5fer6 ötudicr ici toutes les complications dont cet ado ost suscopliblc.
Les accidents da part, qui t'onnont la maliöro do co livro, sont assoz nombreux et assoz varies; ils comprennont : 1quot; les pertcs sanguines plus on moins considerables par les organos genitaux;-2quot; les lesions traumaliques do cos organes, et les lesions des organes circonvoi-sins;30 les döplacoments de ces meines organes et lour hernio ti travel's 1'oriflce vulvaire ; hquot; le sejour anormal des enveloppes f(Blales dans I'uterus, on la noti-didivrance et ses suites. Tels sont les diireronls litres sous lesquols nous avons cru pouvoir les grouper el I'ordic dans lequel nous allons les examimer.
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CIIAPITRE I
DE L'HßMOHHHAr.lE PENDANT ET APRES LE PART
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L'heinorrhagie ulerine pendant ct i\ la suite du part ou de l'avor-lemont, si l'röquente el si redoutable chez la femme, est,au contraire, uno complication extrömement rare chez nos animaux. Gela lient 6videmmenl ;\ la difl'örence d'organisation do la muqucuse uterine an niveau des insertions placenlaires, ä l'absence, chez nos lemelles do-mesliques, de ces önormes/ae.s- sanguins que nous savons oxisler chez la femme, et donllcs parois, si minces, si fragiles, so rompent neces-sairemenl quand le placenta se detache, ce qui rend si grave, dans noire espece, Vinerl.ientcrinPy dont nous avons ä peino i\ nous preoc-cuper chez nos malades.
Gependant, la science a enregislre quclques fails do mctrorrhagie chez ces dernieres; fails dont on trouvcra le resume ä la fin de cet article.
ictiologic. — En parcourant ces relations abregees, on vena que les causes do la mölrorrhagio peuvent 6tre classees en trois categories : 1deg; traumatisme do rutcrus; 2quot; deiivrance ä la main, delerminant parfois, chez la vache,I'arrachement do quelques cotyledons; 3quot; elat parliculier de I'uterus, inconnu dans son essence, donnant lieu ä des heinorrliagies qu'on pout qualifier de s/miitanres.
1deg; Panni les Iraumalismes, nous voyons (|ue les raquo;lonchntures prati-quees pour degorgor I'lilerus invagine el en facilitcr la reduction ont occasionne la mort do la jument ([ui presenlait col accident (Obs. 1). Une rupture des parois vaginales sous I'mlluence d'efforts cxpulsifs
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87laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACC1DKNTS CONSECUTIFS AU PART.
considerables, donl r.'iction sur lo fa;liis so trouvait noulralisec par sa prösentation dystooique, a ögalement deienninö nne hämorrhagie sulvie do mort chcz deux jtimcnls (Observ. II ol III). Kulin, d'autres lesions moins graves, notammenl. la (Ukhimre du col apres röduclioii taidivo do la torsion nlerine, ont ötö constalees ou admises avec beau-coup do vraisemblanco chez trois vaches, qui, du rcsto, out guöri (Observ. IV. Vet VI).
2deg; La delivranco ä la main a (He suivio d'lieinorrliagie clioz trois vaches et trois jumenls. Chez los premieres, il y avail on arrachemenl de ([uelques cotylödons, mais co fait est si lieqiient quo nous no croyons pas devoir lui attribuer la mort des doux boles qui out suc-coinhd (Observ. IX, X ot XI). Deux jumenls soul niortcs egalemcnl; or, on ne saurail invoquer ici une lesion do mßme nature (Observ. XII, XIII el XIV). I'onr co motif, nous serious assez porles a conl'umlro an point do vue eliulogiquc cos fails avec les suivanls, oil riiemorrhagie semblo onliereinent spontauce.
^0 Panni les derniors fails, all nombre do six, il en est ofi aucnne lesion n'a ele constatee apres tamort,et d'autres ou l'hömorrhagie ayant succede ü nn part normal el facile, il est pormis d'admettrc quo les or-gancs genitaux ötaienl egaleinent indomnosdo toiiles lesions. Onelques praticiens, remarquant I'absence d'efforts expulsifs, out cm pouvoir accuser l'inertie de la matrice. 11 est, en efl'ot. Ires admissible quo quand eel organe se rcsserre, la tendance aux liemorrbagios doit diminucr ; mais d'autre part, nous savous, pour I'avoir constate bien des fois dans les cas do renversement, quo rulerus pent conserver tie graudes dimensions el rester flasque sansqu'il y ait la moindre perle sanguine. La palbogenie do cot accident, qui a ele observe sur des betes maigres comme sur d'autres chargees d'embonpoint, nous echappe done quant ä prösent. Sur les six feinelles (deux jumenls, deux vaches el deux chövres), une de chaque espece a succombe (Observ. XV ä XX). En nous röcapitnlant el en montionnanl unejument el une vache (Observ. VII et VIII), donl la premiere a succombe et pour lesquclles on n'a pas de donnöcs relalivemonl fi la nature do riiemorrhagie, on aura nn total de 2ücas, donl 11 so sont lermines par la mort. On voit par ces chiffres que le pronostic de la metrorrha-gie no manque pas de gravite.
SymptwmvK. — Ilelativement ä la symplomalologie, les observations sonl forlloin d'etre complfeles; cependant, en les rapproclianlles unes desautres, on peutvoirque les symplömes de la mötrorrhagie sont en defmitivc tons ceux des graudes liemorrhagios : frequence ctl'aiblcsse du pools, ((iiidevienl do plus on plus petit, (ilant,el s'cllace tout ;\ fail aux approches do la mort, en memo temps que les batlemonls du cocnr deviennent forts el tumulluoux ; paleur de plus en plus grando des muqneusos ; affaissement des vaisscaux superticicls ; faiblesse de plus en plus marquee de l'animal, donl la marchc devient do plus en plus
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DU L llfiMORRHAOIE PENDANT ET APRES LE PAHT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 877
pdniblc, vacillante, donl la slalion olle-mömo est d'abord malassuree, puis impossible; refroidissement et enün clmte ei mort apres quelques
convulsions, qui rappollcnt l'agonie (los aniniaux qu'on tue par ell'n-sion de san^- A cos symptomos gönöraux, il faul joindro l'äoouloment sanguil) qui a lieu par la vulvo. Tantöl le sang s'ecoule liquide et avec plus ou moins do force ; lanlol, s'ötanl prenlablemenl anlasse dans la cavile utörine, oii il s'est coaguld ä inosure de son ecouleinonl, il est loul ü coup expuisö par quelques efforts de la bete; lanlol enfln, la perle, coininc on dit en medecine huinainc, reslc inlerne, el rien, sinon les gymptdmes ^öneraux, n'en Irabil l'exislence ä l'cxlerieur. Dans ce cas, il dovionl necossaire, pour asseoir son jugement, d'ex-plorer les organes geuilaux.
'i'ruiicmcnt. — L'(;coiüoinenl sauguin claut gönöralemenlabondant, la mort survienl Irös vile si on n'y rem6die pas au plus tot. On pout recourir au tamponnement avee doslinges imbibes d'eau froide conle-nant ou non du perchlorure de fer. Ce moyens'impose iorsque le sang jaillit avec force. Dans un cas oü la vache expulsail nne masse de sang coagule, l'un de nous (Violel) s'csl borne ä faire des affusions froides sur la croupe et les fesses. Un velerinaire beige, M. Leclcrq, s'inspirant de ce qui se fait en obslelrique bumaine, a employö la compression de l'aorle. Ce moyen, tout ralioimel qu'il soil, nous parait insiiflisant, k lul seal, pour comballre nne hemori'hagie Iraumalique grave. Du resle, nous ignorons sur quelle espece de femelle il. Leclerq a opere; nous ne savons pas davantage quel proeödö il a employö, attendu quo les Annales du mödecine vätdrinaire (1878, page 070) gardenl le silence sur ces points importants.
Nous ne conseillons guöre les bemoslaliques administrösä l'inlörieur ou \)a.v la voie sous-culanee. Si rhemorrhagie esl faible, les moyens indiejucs ci-dessus sufflront; si eile est considerable, la bole sera morle avant quo ces agenls mödicamenleux aienl agi, d'aulanl plus qu'on les a rarement sousla main.
Nous donnons cepondanl la formule siiivanlod'une injoclion sous-cutance anlimcli'orrhagiqne, conseillee par M. Lucas Gbampiomiiere :
Ergotine Bonjoan.................................. 2 grammes.
Glycerini'......................................... 15 —
Ilyilrolat de laurier-coriso.......................... 16 —
Faitns dissoudi'O. On peut ajoater nne faiblo finantite de salicylato de 90Ude pouren assurer la conservation. Oliez la ferame, do 1 ii ;? grammes de cottc solution sous la
peau lt;lo la cuisso pour provonir ou arrttei' I'llOmOlTliagle. On a pu dans dos cas d'liö-
niorrhagiepnsl-puerpöraledonner quatreot cinq Injections sans inconvenionts notables. (Kxtrait du Recueü de mril. rft., Ilaquo;82, p. 1064).
Pour nos grandes feiiieilcs, on pourrait porter los doses ä 10 el möme 18 grammes. On pourrait ögalement administrer le seigle ergole par les voiosdigestives; tnals son action esl beaueoup moins rapide.
En meme temps qu'on s'elVorcera d'arreler I'ticoulement du sang, il
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faiuira, au rnoyen de brouvages stimulants, relcvcr les forces de la malade. Etcomine il s'aglt surloul do fairc vile, on donnera un premier litre do vin lei qu'il se trouvc; puis on en lera chaufl'er tin douxieme, qu'on aduiiuislrera dix, (iiiinze minutes apres, et enfin, un troisiöme s'il u'y a pas d'amelioralion. L'ergot en poudre, si on so decide a rutiliser, sera mis en suspension dans ce vin. On y pourra mellro ega-lemenl du quinquina, do la gentiane, etc.
II est presque inutile de dire quo, chez une bete qui succombe a riiemorrbagio, la saignöo doit etre absolument proscrite, bien (pie Gcllo ail cm devoir y recourir (Observ. IX).
Les soins consöculil's consistei'ont ä fournir ä la femelle les moyens do reparer la perle qu'elle vienl do fairc, en lui donnant des aliments d'cxccllentequalitö, dont on regie la quantite d'apres l'etal des forces el l'appelil de la inalade. Lo vin pur, Ic vin de genliano ou de quinquina donnes avec mesure häteronl le relablisscmont. Celui-ci, en general, no se fail pas trop allendre.
Apres vingl-quatre ou quaranle-buit heures, selon la violence do rhemorrhagie, on pourra eniever le tamponnemenl. Par scs contractions, rulerus so debarrasse pen a pen de son conlenu. Si celui-ci se monlrail par Irop odorant, il y aurail avanlage amp; praliqucr un lavage anliseplique, comme dans le cas de non-dölivrance.
Nous comphilcrons eel article par un resume sommaire des observations publiees sur ce sujet.
Irc Observation. — F. Salnt-Cyii. — Nous avons observe, eu 1847, un cas d'Mmorrhagie uleiiue, dans les circonslances suivautes:
G'etail line belie Junicnt de 3 ans, primipare, dont lo part, qui avail ete assez laborieux et avail donnä un poulain mort, fut suivi du renversement de rnlerus. Lorsquo nous arrivArnes aupres do la femelle, 1'organe, entierement sorll, pendail jusqu'aux Janets, el lormail nne tumour beaucoup plus grosse qu'ut) grand seau ordinaire; la juinenl se livrait ä des ell'orls sans cosse renou-veles. Desesperant do-faire rentrer ä sa place cette enorme masse, nous eumes ridec, conformeineiit, du reste, ä ce qui elait rocommande dans les oavrages classiques, d'y faire quelques mouchetures. Eo consequence, nous enfon^ons ilix on doazo Ibis uuo laneetlc ordinaire, ä nne profondour d'un demi-cenli-melro environ, dans cette muqueuse cxtraordinairemenl rouge et Uuueliee. .•Vussitot, le sang se met a couler cu abondance; la luineur diminue de volume; eile esl bientöt assez diniiuuee pour que la mlncliou puisso elre ten-lee; nous nous luUous de 1'eireotuer, comptant sur le retrait de I'organe pourarreter cette hemorrhagie qui no luisse pas de nons inciuieter. Notre espoir est deou; le sang coiitiiuie a couler; bientöt il distend I'literns ct provoque de nouveaux efTorls expulsifs, qui chassent nne sccoude Ibis la matrice an dehors. G'est en vain qu'alors nous essayons d'arreicr rhemorrhagie par d'aboiulanles affusions d'eau froide fortemeut viuaigree; lo sang coule tOU-jours; la bete s'alfaiblit, eile chancelle, tombe et meurt, saus qu'il nous ait ete possible do nous rendre tuailre de cette epouvanlable höiuorrhagie. Tout cela n'avait pas dure plus d'uno domi-heure. G'elait au debut, de noire pratique, el ce fnt pour nous un terrible euseigneruent sur les dangers des niou-chetures, — au moins chez la jumenl, — dans le cas do renversement de I'u-terns !...
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II0 ObsbrVATION. — V. Gai.tieh. — Un cas clo dystocio sur ime juimml, etc.; in Becueil de mid. velcr., 187ö, p, iü. — Appsld pour voir unc Juinvnt, qui, depuis environ scpt houros, s(gt; livrait ä lies eiforta plus ou moins öner-f,'iqiies, 11. Gallier [itirtit en toutc iiüln; mais quand il arriva, la böte ölait morte clcpuis une lieure. L'inteslin grdle et h'. eolou Uollant passes ü travers les parois du vagin, qui avaienl amp;i6 rupturöes, avaienl frauclii la vulvc. On U'OUva dans i'alidomeii une grande (inaulitü de san^; 11011 ooagulä, provenant de l'hömorrhagie qu'avait dälorminäe la plaie vaginale; celle-ci, assez gründe pour livrer passage au polng foi-ine, s'eiaii produile sur lafaee laterale gauche et iniinediatonient en arriero de la lerminaison du canal nteriii dans le vagin. Le leetus f'ut Irouve en position dorso-sacree, l'enuoiure llecliie sur ellc-uieme et le clianlrein appuyant centre le pubis.
Ill6Observation. — Gsell. — Un cas de dystocie fuelale sur unejument, etc.; in Reoueil de tm'd. vc'tdr, 1877, p. ii49. — Pendant les inanoenvres necessities par la presentation anormale du poulain, la parlie droile du vagin futchassee au-deliors paries efforts expulsifs, et formait une saillie arrondie grosso comme la töte d'un enfant.Toui ä coup, sous l'influence d'un elTort plus considerable, cotle masse fut rupturee, et l'operateur se sentit inonde d'un jet de sang. Par la plaie, qui pennettait l'inlroduclion de la main, il constala, laquo; la presence de la partie lloltanto de l'intestin. raquo; Dix minutes apres, la böte expi-rait. — A l'aulopsie, on vit que la cavite abdominale contenait une grande quantitö de sang. Le poulain etait en presonlalion dos jarrets, position lombo-ilialc droite.
IV0 Observation. — Gr^oory. — Hemorrbagie apres le part; \\i Annales de mt'd. vetcr., 1878, p. 43. — Ce cas fut observe sur une genisse, primipare, apres mi accouchement laborieux, L'hömorrhagie elait due k une raquo; laceration raquo; de la inuqueuse vaginale et nteriue. On put l'arreter par le tamponnerneiil.
Ve Observation. — Coquet. — Un cas de (orsiou du col, etc.; in Journal de mM. vdk'v. et de zootechnie, 1870, p. (IG. — II s'agit d'un cas de torsion pour lequel les socours du veterinaire ne fureut demandes que ein(| jours apres l'apparition des premiers ell'orts expulsil's. Le col etait pen extensible; on eilt de la peine ä oblenir le -raquo;euu, et, aussiLol apres, M. Coquet vit s'ecliapper laquo; par la vulvo un Je! de sang aussi fort que celui qui sort de la jugulaire au moment de i'ouverture de re vaisseau. Le tampoiineinent fut praliquä au moyen de linges mouilles dans l'eau froide; l'bemorrliagie parut s'arreler; mais la vacbe, loiijours couebee, sc montrait indillerenle h tout ee qui se passait aulour d'elle. Un lilro de vin cband sucre lui fut admiuislre ; Irois quarts d'benre apres, eile sc releva, mais sa faiblesse etait extreme. raquo; Cepen-dant, le lendemain eile allait mienx, et eile put se relablir assez vile.
VIquot; Observation. — Violet. — Avant eu ä remedier ä la torsion du col de la matrice chez une tucIk; qui avail presente les premiers efforts expulsil's ipiati'c jours anparavant, je constatai, avanl comme apres la reduction de la torsion, que le col presentait cet elat partkulior de rigidite, d'inextensibilite (pie nons avons signale a la page l-S.'i. La sortie du veau necessita de fortes tractions, apres quoi la vacbe put cependanl so lever el regagner l'etable, cd eile se recoueba aussitot. Triste et ne s'oecupant luillement de sou veau, eile ne tarda pas h donner des signes de coliques; ties efforts expulsifs suivirent, qui, en un instant, amenerent Texpulsion d'une inasso de saug coaguie, pou-vanl elre evaluee ä 7 ou 8 kilogr. Je lis iininediatemeut couvrir la croupe et, les orgaues genitaux externes d'un drap replit^ et Irempe dans l'eau froide; [mis on adininistra, de deini-beuie en demi-beurc, trois litres de vin chaud. U'bemorrliagie s'arreta et la vacbe so retablit complctement.
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ACCIDENTS CONSECÜTIFS AU PAKT.
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11 y a, comme on a pu lo voir, la plus graiule analogic onlro co fail ol lo pnködont. L'inoxtonsibilite du col ol la resistance qn'il a opposöe ä la sortie du voau dans un cascomine dans l'autre nous anlorisentä penser qu'il devait 6tre lo siögo d'une döclüniro. Le jot eanguin signaUS parM. Goqnct conlirnic aiisoliuiienl cetlo manirTC do voir.
VUquot; OnsnuvATioN, — Cox. — l'n ras d'UAniorrhagie ulärine apres la parturition ehe/, la vache; in Uenteü de mdd, vdlör,, I8.'i.'), p, 078. — Cc vdlSrinairo a ohsci'vr im ras d'hömorrbagie ul6rine apres lo part chez uns raquo;ache. Cdlo-ci rlait exlrenicmoiil atTaiblie lorsqu'il l'ut appi'lr ä Uli donner des soins. l.o traitement consista dans rintroduetion dans la malrlce d'imo äponge Itnbib^e d'une petite quanlilö de vinaigre opiac6, ui dans nno Irrigation froido conti-nuelle snr la region des reins. En oulro, dos toniques furenl administrds :quot;i rinlrrleiir. La vache guöril parfaitetnent, II nquot;osl rien dit dos causes de cello int'lrori'liacie.
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VIIIquot;
p. 716.
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Obseuvation.
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Besnard. — (Observation rapporlöe präeödemtnent,
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IXraquo; Observation. — (iia.i.K; in Pathologie bovine, I. III, p. b39. — En 1822, Gellö cut ä donner des soins a iiue vache ijiii perdail heaueonp de sail},' par la vulve. — La böte, qui avail völe l'avanl-veille, uo s'elall pas encore dclivröe 1c surleiuleiiiain du part; ce quo voyaiil, 1c proprielaire s'elail mis on devoir de la dölivrer lui-mOmc; inais, comme il avail apporle a cette operation plus de bonne volonlc que de savoir, il avail arraeüö, non seulement los enve-loppes inais hon uonihre de cotyledons. Do la l'liemorrliagle. Quant (idle vil cede liele, laquo; un lilel de saug, de la grosseur d'un brin de paille, coulail par la vulve; raquo; le pouls clail fort et plein; la vache laquo; tres agilee. raquo; Gelid tit aussi-t(U uuo saiguee de 4 kilogr., ordouna des lavements et des injections dans le vagin avec de l'eau l'roide. Uu peu plus tard, il explorn la matrico et eu retira environ le tiers du delivre, que le propriÖtail'C y avail laisse, et quelques caitlols; il tit coiitiuuer les ineiiics soins et prescrivil de leni:'l'animat a la diäte. Le loudcuiaiu, la vache etail guerie.
X1' d Xlquot; Observations. — Schaack. — De la deiivrance retardöe, particuliöre-
ment chez la vache; iu Journal dr mnl. vdtär,, 1831, p. I'.t,'!, 2ÜI et 28(1; voy. p. 293. — Deux fois il esl arrive a Schaack, en liraiil sur rarrierc-t'aix pour opercr la delivrauce chez la vaohe, d'arracher de gros cotylt'dous. laquo; Gel accident a ete suivi d'hömorrhagie, de tremblements musculaires; ensulte s'est developpe un etal de soull'rance, de la lievre, de la luinet'action au pour-lour de la vulve, et, au hout de huil a dix jours, la uiori. raquo; Schaack fail remarquer que ces deux cas sc sollt preseutes pendant les fortes chaleurs de IV'te. Nous ajouterous que la morl, dans ces deux observations, parait avoir ete la consöquence de la metrite sepliquc, plulöl (jiie de riieniorrliaf,de olle-mcuie; mais que, tres vraiseuihlalileineut, cello-ci u'a pas ele elrangere au devetoppement de ccllc-lä.
XII0 Observation. — Vernant. — Delivrauce par des tractions operecs sur les enveloppes apparentes; hömorrhagie; morl; iaHecueü de nv'd. vdldr,, 1872, p. Ü23. — M. Vernant l'ut appole, en avril 18(17, laquo; pour unejument aecouehüc dans la null, (!t qui penlait uue enorme quantilö de sang par la vulve. n l/hemorrhagie s'ötait dcclaree a la suite de la delivrauce operee par lo proprielaire, en exercanl dos tractions sur la partie pendanto des enveloppes. Queique diligence que put metlre M. Vernant ä so rendre a i'appel ([ui lui
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DE L'BEMORRHAGIB PENDANT ET APRES LG PAKT.
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rlait fait, et quelque failile qua fiU la distance ii paroourir (6 kilornötros), quand il airivn la juinont ßtalt morto.
XIHquot; Observation. — Le mkmu. — Relation sommaire d'un deuxiäme fait
rxactotnuiit paroil au präc^denl, observd on 1872, aussi chuz nne Junient qnl avail etc deiivrec arlillcielicinent ä la suite (run part normal.
XIV'deg; Obsekvation. — Mac-Gillivbay. — Triple gestation ootnpliquäe d'lie-morrhagie chez une jument (analyse); in Jhxueil de mid, vötör,', 1881, p, 201).
—nbsp;Sous ce litre, I'auteur fait connaltre qu'une Jument, agee do vinglet un ans, avorta a neuf mois de trois luitns. La patienle continuant a faire des effoils cxpulsifs, M. Mao-Gillivray crut devoir procöder ä I'extraclion ile Tarnere-faix. Colte operation presenta quelques diflicultrs ot fut suivie d'uue heinor-rhagiß tres abondante, qne run comliallit par une injoctiou sous-cutauee de quatre grains et demi de morphine (environ 24 centigrammes). Les efforts el rhi'morrhagie eesserent presque iiistantanrment.
XV0 Observation.— Colson. — Un oas d'hemorrhagie pendant lo part; in Annales de mkl. vüir., 18811, p. 43. — 11 s'agit d'une Jument en travail de parturition. Les douleurs sout violentes, le faoies grippe, le corps couvert de sueur. La main qui a explore la inatrice est relireo couverte de sang vermeil coagule. La bete snccomhe avant la fin de raccouchement. — A I'aulopsie, faite de suite, M. Colson trouva du cöle gauche, entre la paroi uterine et les onvcloppcs fcstales, un amas de sang ([u'il orul pouvoir evaluer ä douze litres environ. La paroi uterine semblait inlncte.
XVIC Observation. —Peuch. — Le II mai ISCi;), nous dit notro collegue, je Ins inande en toulo Li\lo pour une Jument qul ne pouvail. faire son poulain.
—nbsp; Arrive aupres de la malade, vors 3 heures do rapres-mldi, je la trouve dehout, la ttHe hasse, lesyeux ädemi formes; eile parait Ires ahaltue; eHe laquo;-(, dfl j)/u,s', fort maigre. — Le proprielaire me dit qu'elle se livre de temps a aulrc ä des ell'orts expulsifs qul n'aboatissent pas; les eaux se sonl, ecoulees depuis le matin (vers 7 heures). J'introduis ma main dans les organes ma-(ernels et je trouve les memhres postörieurs engages dans le vagin; je les saisis I'un apres I'aulre, puis, aide du proprielaire soulement, jo parviens aisöment, par dos tractions d'ailleurs moderees, ä exlraire le poulain, qui a cesse de vivre. Mais nu moment oil raccouchement vient d'etre termine, la jument s'allaisse sur le sol, et en memo temps jo vois sorlir par la vulve une niasso voluiniueuse qui grossit a vue d'aiil et glisse rapidement Jusqu'aux jdrrets; en un mot, il vient de se former sons nies yeux, et en quelques secondes, un renverscniont do la matrice des plus complets. Ce n'cst pas tout: a la surface do la muqueuse devenue maintenant membrane externe, le saug s'echappo en abondance, il ruisselle partout et presonle une couleur rouge, rulilaute comme du sang arteriel. — En presence do cello hemorrhagio formidable, il n'.v avail pas nn instant ä perdre, Je commando au proprielaire, qui etait mon soul aide, de faire relever la jument, ce i(iii a lieu, fort heu-reusement, sans Irop do diflicultes; je saisis aussltdl la matrice avec nies deux mains et jo parviens, en quelques minutes, ä la reduire complelemenl. — Des (pie la reduction est operec, riiemorrhagio s'arretc. I'onr prevenir une reci-dlve, je laisse mon bras dans I'lilerus pendant un quart d'heure environ ; puis |e le retire avec precaution : le sang ne coule plus. — Je fais prepare!-alors une bonne litlere, inclinee d'arriöre en avant, sur laquelle on conduit la jument, quo j'allache an ralelier alin qu'elle ne pnisse so coucher, mais jo ne place aucun bandage. On la survoille du roste pendant plusieurs heures, et pour touto nourriture, on lui doune un harhotage clair.
Saint-Cvh ot Violet, — Obstdtriquoinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;86
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ACCIDENTS C0N8ECÜTIF8 AU PART.
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l,o Iciuleiiiain, 12, Jo fais, moi-möms, min injection do perchloruro defer öloiulu d'eau et Jo proscris, pour Id jouniöo, ilos injcclions avec la (löcoctioii (i'öctgt;rco de saulo. — Pour nourritnre, barbotages farlneux addilionnes d'a-voine cuito.
Le 13, la jmnciit ost rölablio; jc reconmiando un regiiue tonique.
Qnclqiies inois plus (ard, cotto jumenl Cut veiulue (1).
XVilquot; et XVIII0 OnsKnvATio.N. — L.wir.Ni:. — MtHrorrliagio aprös 1c part; in Annahs dc mid. viitör., 1878, p. 071. — l/aulcur expose un premier fait rclalil' ü uno tiicIki die/, laquello, apres un vdiage facile, so produlsil line iieiiionlia-yie teile ipie, croyanl h uno döcbiniic ulörine, il conseilla le sacrifice de la bete. A laulopsiO) il trouva le delivre dötaebö; (jiioliiues eecbymoses se voyaienl sur la muqueuse vaginale; l'utörus no presentait aucuiio lesion.
Le doiixienie fait coiicoine uno vache qui etait alteiute de torsion uterine. Aprös reduction, le col se monlrait largoment dilate, niais il n'y avail aucun eU'ort expulsif. On dut lirer sur le veau pour le faire surtir, — ce (]iii, du roste, no presonta point de diflicultö. Presque aussilüt, on vit so manifester une böinorrliagio assez forte, pour laquelle il fallut recourir an tamponne-ment. Dans ce cas, comme dans le piöcödent, l'auteur explique riniinorrha-gie par rinortio do la matrice.
XIXquot; et XXC Ohskrvation. — Godfhin. — llömorrhagio apres le part; in Annules dc mod. vtHi'r., 1878, p. 078. — l.'auleur fait connaitro un premier fall rolatif il une clilaquo;gt;*pe, (|ui, aprös uno parturition ct uno delivrance tout ii fait normales, sans intervention, out tout ä coup une bömorrliagio uterine Ires abondante, ii la((uelle olio no tarda pas a succomber. Los organes geni-laux ne presentaient auouno lesion; M. Godfrin altribua I'accident a fetal de misere pbysiologique dans loquel la bete so trouvait.
Le möme veterinairc obsorva encore line liemonbagie sur une autro chevre apres un accouchement normal. Mais cette bete, qui se monlrait aussi chai-geo d'embonpoint quo I'autre etait miserable, put so retablir.
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BIBLIOGRAPHIE
Cox; Gas d'hömor'rhagle uterine apres la parturition cliez la vache; in Recueil de mcd.
Vit,, 1855, p. 678. Ecu; ßpanchemenl sangaln entre les mombrauos söreuse et musculeuse do la matrlco
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p. 655. Veiwan r; Delivratico par des tractions opuroes sur les enveloppes apparontos ; hemor-
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Lyon, isci, p. 187.
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#9632;:
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(1) I'kucii; Conmiunication inedile.
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CONTUSIONS, PLAIE8, DfiCHIRÜRES ET ItüPTUltKS DE LA MATRICE. H83
GHAPITRE II
UiSIONS THAU.MATIQUES CONSECL'TIVKS All PART
Dans ce chapilre, nous oliulierons les lesions qui intöressent les organes gönitaux : contusions, plaies, döchiniros oi ruptures de la ma-trice et du vagin, Ihroinbus de la vulve, relächemont dos symphyses; nous dirons aussi quelques mots de cellesqui peuvenl se produire sur diirörents aulres organes: l'intestin, le diaphragmo, le coeur.
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ABT. 1. — CONTUSIONS, PLAIES, DßCIllKUKES ET RUPTURES DU LA MATRICE.
Les solutions de conliiuiite de la matrice qui so raltachonl direcle-inent au part intöressent la muqueuse seulement, ou tonte l'epaisseur des parois de cet organc. Elles peuvent se produire : 1quot; au moment meine de raecouchement; 2deg; plus ou moins longtemps apres l'expul-sion du foetus.
I. Pendant le tbavail. — ^tlologie. — Quelques cas de dtchirure de la nmqueuse ut6rine ont el6 observes apres les aecouchoments labo-rionx, dans lesquels le foetus s'ctait trouvö arrelc par im repli de la matrice (V. p. 480, IIP observation ; Le Berre), ou lorsque le foetus, cn presentation dyslociquc, avait öle engage de vive force dans les passages (V. p. 711; CoLLiiV). En pared cas, surtout lorsque Ics caux foetales sent ecoulöes, le froltemcnt pout 6tre assez rude pour quo la muqueuse n'y puisse resistor, — La contusion uterine doit aussi 6trc extreme-ment frcquente dans les accouchemenls dystociques, et, bion qu'elie n'ait jamais beuueoup attire Tattention, eile n'en presenle pas moins, a nos yenx, unc certaine gravilö lorsque la sereuse ello-meme se trouve intöressee.
11 pent arrivcr quo los autres membranes ufdrines parlicipent ä la decbirure de la muqueuse, ainsi que M. Coiliu (do Wassy) I'a constate dans deux cas de torsion du col; I'observation de.\I. Le Ilerre (page 710) nous en olTre egalomcnt un exomplo. II resulte, d'une plaie do cctte nature, une communication entre rinlörieiir do la ma-trice et le peritoine, qui doit toujours faire craindre la pdritonite. 'IVes souvent ces solutions do continuity roconnaissenl comme causes los manoeuvres monies du part. Go sent les crochets, qui, implantes pen solidemenl dans quelques parties du petit sujet, ont lache prise pendant qu'on opörait des tractions et ont labourc les organes mater-nols en produisant dos lesions plus ou moins etendues (Lecoq [do
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ACCIDENTS C0N8ECÜTIFS AU PART.
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Bayeux], Leconte, de). D'aütres fois ce sont les pinces, avec les-quelles on s'eü'orco dc saisir le foetus choz les pclites fcmolles, qui prennont on memo lemps les parois nlörinos, les inenrU'issonl ol los döchironl; ou bien ce sont los instruments tranchants que Ton introduit dans I'lilerus pour pratiquer rombryotomio, qui don-nonl lieu i\ ces blossures, par un mecanisme trop facile ii com-prendre pour qu'il soit bosoin d'y insistcr. Dos ruptures par perforation peuvonl aussi 6tre produitcs par des repoussoirs qui perdenl leur point d'appni, giissenl ct passent ati travcrs de l'iitcrus; — ou bien C(! sont les membrns eux-memes, entiers ou mutiltfs, qui, etant repousses ct no porlant que par unc surface exlgufi contrc la paroi uterine, la transporccnt ögalemont. Dans les mutations imprimöes aux membres, #9632;— surloutrextonsion des poslörieurs, — dans loredros-semenl dela tctcetde I'encolure, si le pied, ou la pointe du jarret,ou lo bordincisifdu maxillairo viennentäoxercer centre la paroi uterine une ' forte pression execntrique, on pourra encore voir so prodniro une perforation. C'esl pourquoi nous recommandons instainment, dansle but d'evitor ce grave accident, d'onvelopper, de coiffoi1 en quolque sorto ces regions avec la main, lorsqu'clles doivent appuycr uvee plus ou moins de force contre les parois do I'organe inalernel.
Outre ces ruptures dont los causes sont, comme on le voit, assez noinbrcuses, il en osl qu'on appelle sponlanees, indiquant par lä qu'elles se produisent on dehors do touteinlervontion de raccoucbour, et par la senlo önergie des contractions du plan charnu do la matrico. Precedemment (page 248), nous avons vu que I'litorus pouvail aussi sc rupturcr pendanl la gestation ; mais, dans cc que nous avons appcle la rupture longitudinale on plus ou moms oblique, la seule qui ait de l'ana-logie avec la rupture spontanfa (juo Ton voit so produire ä l'occasion du part, une predisposition,c'est-ä-dire un afl'aiblissemcnt des parois ut6-rines, resultant d'un traumutisme anterieur, nous a paru nöcessaire. lei, rien do semblable; les contractions du plan cbarnu sufdsent. Lo moment delamise-bas etant arrive, deseH'orlsexpulsifs se produisent; d'abord pen intenscs et tres espaccs, ils augmentent biontüt en Energie et so rapprochent de plus en plus... Mais un obstacle existe, qui s'op-pose ä la sortie du foetus (induration ou torsion du col, presentation anormale, etc.) : si la femelle estjeuno, impatiente, energique, scs efforts sc multiplient ct augmentent en intensite, surtout pendant les manoeuvres do reduction, jusqu'au moment oil la tension des parois ulcirinos depassaut les limites dc leur resistance, unc rupture d'ötendue variable vient ä se produire. II est presumable quo la solution do con-tinuitc a toujours lieu dans un point oü rutörus repose sur une par-tie sailllante du foetus; mais lo fait est assez difficile ä verifier.
(Test tres vraiscmblablomont h un accident de ce genre que sc rap-portcnl quelques-unes des observations qui out etc publiocs, notam-ment par Anfri, Ghapmans, Saussol, Lecoq (de Bayeux) ot quelques
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CONTUSIONS, PLA1ES, DliClllRUHES ET RUPTURES DE LA MATRICE. 88a
autros. Vlgney cl Dcvaux out al'lirniö ä Locoq avoir rcnconliNi soulaquo; vent cotto lesion chez des vuches stir lesciucllcs on no s'etait livre a aucunc manoRiivro; — M. Gollin (do Wassy) I'a constaleo sur une ju-ment dans les m6mcs conditions (I). Toutefois, nous pensons que la rupture rösultant do la contraction du muscle iitörin doit surtout so produire pendant la durec des manceuvros ncccssilccs pur le cas dys-tacique, inanccnvres qui, nous le savons, ont toujours pour edel do rcvcillor les efforts expulsifs et d'on augmenter I'inlensitd. L'un do nous a observe un cas dc cc genre sur la jument, que nous croyons devoir consigner ici.
Observation. — Violet. #9632;—#9632; Clinii/ite dc I'Ecolo vi'ierinaire de Lyon. — J,o 21 mars 1884, ä 10 houres du matin, uiio Jument do f;ros trail, agöe de quatorze ans, nous ost presentüo parce que, depuis deux jours, eile rend par la vulve dos mucosilös sanguinolentes. Le 19, ellc a blen eu quelques coliques; mala on n'y a atlachd auoune imporlanoe, car le propriotairc n'ayant pas fail couvrir celte bete, qu'il possöde depuis onze mois el donl 1c venire n'est pas Ires developpe, n'a jamais senge k la possibility d'uuo gestation. — Par la vulve, dont les iövros sont fortemeiil relacbees, s'öcoulent eu effet des mucosiles sanguinolentes. I.es mainollos, moyennetnent gonflöos, conlicnneut du lall blanc. En prösenco do phönomeiies semblables, et bleu que la jument n'ailaucun ofl'oit expiilsiC, on explore los organos gönitaux, od l'on trouve un l'cetus en presentation slerno-abdominale horizontale, ravant-main ä gauche et los deux membres aniörlouis s'avanQant jusque prös de la vulve. La töte ne pent ötre rencontröe; ii droitc, ou parvient avec peine a toucher la pointo des jarrots. Les eaux sont ecoulöes et I'literus est complelement revenu sur lui-möme.
Alin d'epargner ä la femelle los fatigues que no pourraionl mauquer d'en-Irainer les manoeuvres dc röduetion connnandees par la circonstance, on se döcide immedialeuient pour l'avulsion des membres anlörieurs. On aurait donnö la preförenoe a la section de la corde dos jarrets, si cos membres se fussent trouvös plus a porlöc de la main. Au debut de l'opöration, qui a ete olfectuee trös rapidemonl, et pendant les tractions quo nöcessitait l'avulsion du premier membre, des efforts expulsifs d'une intensity extraordinaire se ma-nifestörent, lesquels arrachaient ii la patienle dos cris aigus et prolonges. On songeail ä ranoslbösic, lorsque lout ii coup cos efforts cessöronl pour ne plus roparailre. L'enlövemont des doux membres antöriours ayanl produit dans la rnatrlce un grand vide, on put facilemcnt, — n'ölant pas gönö par les offorls expulsifs, — amener les membres postörieurs et lerminer raccoiichomcnl.
AussihM aprös, la patiente se montra triste, aballue, ossoufllce. Soupcon-nant quelque lösion grave des organos gönitaux, on introduisit do nouveau la main, el on constala ii gauche, pros du plan inlörienr, une vaste plaie longi-ludinalo, donl la commissure anterioure pouvail ä peine ötre atleinte, et qu'on Qtlribua sans hesilation, aux contractions iitöriues elles-memos, en raison do la facilitö relative avee iaquelie s'ölaienl elfecluös les divers temps oporatoircs.
Aprös avoir presenU',eii memo temps quo quelques coliques, iossjmptdmes (rune hömorrliagio interne — notaminent une pAleur do plus en plus grande des muqueuscs ot uu souflle enrdiaque, — la böte expira le soir meine. •— L'nutopsie montra I'lilerus, dont les Brandes dimensions avnient porsisti', de-
(1) Koto iiiöitilc.
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88tgt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSfiCUTIl'S AU PART.
cliire snr unc longueur ile prts de 0lu.,.'i0; les bords ile la solution ätaienl (''paissis el couvorls do petits caillols satiguitis. Kidin, une grande quanlit6 do sang etait ii'pandu dans In periloinc.
Nous retrouverons plus loin la cause que nous venons d'invoqiier — les efforts expulsifs inlcnsos el prolongos — dans la production de quelquea-uns des accidents quo nous avona encore ä ötudler.
De quelque faeon que se produise la solution de conlinuitö, eile pent ölre assez grande pour que le ftelus s'echappo par celte voie et tombe tout entier dans la cavitö abdominale, on on le rolrouve, convert on non par ses enveloppes, en faisant I'autopsie de la fe-melle (Anfri), on bicn, une parlie souloment du petit sujet s'engage dans rouverture accidcntelle, et il pent (Hre extrait, avec plus on moins de dillicultös, paries voies naturelles Ghapmuns, Lecoq); par-fois mt'inc, le i)arl a pn s'cfTectner, ä ce qn'il scmble, par les seuls elTortsde la nature, ot Ton n'a eu connaissance de la dechirure qu'ac-cidenlellement, rnlerus s'ctant renversö ä la suite du part (Saussol).
Araquo;)-inptraquo;mi*8 et iiingnoütic. — Les decbinircs et autres plaios interessant soit la muqueuse seule. soit tonte l'äpaisseur dos parois utc-rinos ne sont indiqudes ä rextörienr par ancun signe palbognomo-niqne. La feinelle peul bien se montrer abattne on manifester do vives donleurs, se lever, se coucber, tr6pigner, regarcler son tlanc, se livrcr ä des inouvements dösordonncs; unc bömorrbagie pent meme so pro-duire; mais ces symptömes no se rapportent pas nöcessairoment ä la rupture de I'merus. L'exploration decet organe pent seule fournirdes indices certains snr la siluation, rötendne, la profondenr de la lesion ; encore peut-il arriver quo celle-ci soit situöe dans un point inaccessible ä la main.
Copendanl il pent se faire qu'on ait connaissance de l'accident au moment memo oil il se prodnil : par exemple, lorsqu'un crocbet läcbe prise, on lorsquc dans une manoeuvre de reduction un pied on la pointe du jarret passe ä travors la pare! de la matrice. II se pent meme qu'on entende un bruit analogue ;\ celni que prodnit la dechiruro d'unc etoffe (Ghaprnans). En ce qniconcerne les ruptures spontanies, on doit rcdouter lenr production lorsque la femollc so livre äces etlorts puis-sants ct sontenns dont nous avons parlö, surtout lorsqu'ils s'accompa-gnent do cris aigns on, selon l'expression de Lecoq (de Bayeux), de vö-ritahles burloments. La rupture est probablement accomplie lorsqu'un tres grand calme succede tout ä coup ä ces efforts, bicn que la situation dn foci us n'ait pas encore 616 sensibiement modilice. Ajoutons que, dans quelques cas, ce calme succede aussi ä la production d'autres accidents graves : rupture du vagin, du diapbragmo, etc.
En torminant, nous signalerons, cliez la vaclio, une expression symplomalique que M, Thomassen considore comme 6tant laquo; assez caractöristiqne de la rupture utörine : la bete, dit-il, ouvrc la boucke el chassc In tangue an dehors, sans faire aueun effort cxpuhif. raquo; Ajoutons
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CONTUSIONS, I'UIES, DliCnirumES ET UUPTIJIIES DB LA MATllinE. H87
quela mulade 6tend la tole, s'agito et fait entendre äcliaqno expiration une Sorte doplainte. Nonsavons fröiiuoinmont renconirö cesymplome, laiulis (jnc la rupture uterine ne s'est od'erlo que bleu rarcrnenl a noire observation; nous no saurions done lui atlribuer nno signiflca* lion aussi determin6o que I'auteur beige dont nous venons de faire connaitre l'oplnion, mais nous croyons M. Biot Ires pros do la verite lorsqu'il (lit quo lo Symptome dont il s'agit laquo; caracleriso et catögoriso on quclque sorte tons les accidents aigus, inh^rents i\ la parturition chess la vache, avant, pendant et aprös la mise-bas.raquo;
Ainsi que nous lo disions plus haut, le diagnostic ne pent done etrc etabli que par la constatalion do la lesion oIle-in6me. Dans quelques cas, le ronversemenl ayantsuivi la rupture, celle-ci a pu otre constatöe de visu au inomcnl de la reduction (Saussol, Ohapmans, etc.).
Pronostic. — La gravite des lösions de I'litorus est exlröineinont variable. Tantöt on voit la mort survonir apres dos lösions qui sem-blaient n'intörossor quo la muqueuse, ou s'aecompagnaient seulement de meurtrissure dos autres membranes uterines, conimc dans les observations de Le Jterre (page 489, IIIquot; observ.) et de Collin (page 711). Tantöt, au contraire, on voit des döcbirurcs laquo;ülendues qui n'entrainent aueune suite (acheuse (Chapnians, Saussol, Dandrieux), de nißme qu'il on estd'aulrolaquo; (jiii amönent la mort dans im dölai rapprochö. La position oecupöe par cos solutions do continuity doit contribiicr dans une largo inesure ä amnner I'une ou I'autre do cos terminaisons. Toutes clioses etant ögales, cellos qui occui)ent la paroi inf6rieure sont 116-cessairoment plus graves que les autres, en raison de la facilitc avec laquelle 1c contenu de la malrice pent s'6coulcr dans le p6riloine; d'autre part, il faul dire que los plaies do la paroi superieuro pre-disposent davantage h la sorlie do I'intestin; mais les unes comine les autres peuvent offiir des voies do pamp;i6lralion aux agents do ('infection seplicömiquo (Voy. Mitrite el imliQ-peritonilc). La direction de la decbirure, suivanl qu'elle est parallele ou transversale ä cello des gros vaisseaux ulerins, doil avoir cgalomonl une inlluenco considö-rable : dans le premier cas, les vaisseaux d'un fort calibre etant res-jieclos, rhömorrhagie sera sans gravite; landis (pic, dans le second, ello pourra 6lre Ires rapidement inoi-lolle. Ainsi peuvent s'expliquer les terminaisons si dilferentes qui onl ötö signalees par les praticiens, el qui, au premier instant, paraissent absoliiment contradictoires.
Complicntioiis, — Los principales complications par lesquelles la moii pout survenir onl etc succcssivcment indiquecs. Go sont :
1deg; h'/iemorrhnijic. — L'(5normo vascularite do I'ulerus au moment du part rend sufdsamment compte de la frequence el do la gravito do cello complication. Nous avons dit comment il so fait qu'elle n'osl pas cons-lammenl mortollc; ajoutons quo les plaies par d6chirures donnenl conslammenl moins do sang que colics par incision. Quo! qu'il en soil, quand l'hömorrhagie csl abondante, on voit la mort survenir plus ou
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888nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS C0NSECUT1FS AU PART.
inoins vite avoc Ions los syinplömcs qui accompagnont les grandos pertes sanguines (voy. ci-dessus HdmotThagie nprts te part).
2deg; La hernle des inlestins. — II n'csl pas alisohnnent raro, quand la plaio ntei'lno od'ro une cortaino ötenduo, de voir les inlestins, pousses par les contractions des muscles abdominaux, s'engager dans cello plaio, pcnötrer dans le vagin, el s'cchappcr au doliors par la vulve. Dandricux, Youug-llusband, M. Gollin (do quot;NVassy), quelques aulrcs encore, ont cito dos oxomplcs do cello complication, dont la gravite saute aux yeux. On a vu, en pared cas, la masse intcstinalo pendre jusqu'ii terro, la femello ou ses voisinos picliner, dcchircr ces organes et Mler ainsi la terminaison funesto. Mais on a aussi des exemplcs dans lesquels la hernio a pu ctre heureusement reduile et oil la malade a survecu, malgn; cotle redoulable complication (Dandrieux).
ao La piritonilc. — Elle pout ctre primitive ou secondaire. — Primitive, ellc est la consequence frequenle do la penetration, dans lacavite pöritonealo, du sang, des eaux fcetales, des debris desenvcloppesoudu foetus lui-meme; clle so produit aussi ä la snilcde meurtrissnre do I'or-gane ntcrin, el bien qu'il n'y ait pas do perforation. — Secondaire, clle pent rösultor, soil de l'extension de rinflainmationiitörine ;\ la sereuso abdominale, soil do la cbule dans la cavitö de celle-ci des produits s6cr6t6s ullörieurement par la face interne do la malrico, lochios, pus, etc.
Traitcninnt. — Nous avons mallieurouscmcnt pen do cbose ä dire sur co sujet. Lorsqu'une terminaison heurouse so produit, I'arl n'y a ä pen pros aucuno part: la nature seule fait tons les frais de la cure. On conceit, en effet, combien doivent 6tro bornös, pour no pas dire nuls, les secours des agents Iherapeuliques sur la lesion principale. En realile, I'arl n'a quolque prise — el encore! — quo sur les complications qui peuvent so produirc en memo temps. — Ainsi, ellectuer raccouchement, si le foetus est encore dans la malrico; faire rentrer le plus vite possible el avec les precautions necessaires les inlestins dans I'abdomen, s'ilsse sent cchappös do cello cavite; arreler les hö-morrbagies par les moyens quo nous avons indiqucs prccedemment, calmer les efforts expulsifs par lopiuin donne ä hautes doses; com-battre la fievrc el prövenir la perilonile par les moyens appropries (Voy. MiHrite el Mclro-prrilonäe) : voilä ([uellos sont les indications h remplir. Quant ä la plaio des parois uterines, envisag6e simplement comme solution do conlinuile, il n'y a pas ä s'en occuper, aucun moyen eflicaco no pouvant elrc mis en oeuvre pour en lii\ter la cicatrisation.
II. Aphks le paiit. — Les solutions do continuity do la malrico quo Ton observe plus ou inoins longtemps apres le part no peuvent sc produirc ([u'ä la condition quo I'organo aura 616 prealablcment ddplace, puisque c'esl alors seulement qu'il pent so trouvor expose aux injures des corps vulnörants quels qu'ils soicnt. C'esl done, ä propre-
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CONTUSIONS, PLAIES, DECUIRUUES ET RUPTURES DE LA MATRICE. 889
mcnt parlor, uno complication dif rcnvcrseinonl do l'iitönis quo nous avons ä ötlldler sous co litre : coinplicalion ^r.avo el inulheureusemcnl encore assez fröqucnlc, ainsi qu'en lömoignonl los fails dejä nombreux epars dans nos diverses publications periodiquos.
Au poinl do vuo de l'Hioiogie, les circonslances dans lesquollns ces lösions so produiscnl soul assez varides. Tantöl c'ost un aide, mieux inlonlionnc qu'habile, qui, voyant le dölivre apparaitre ä lavulve, s'ef-forco do le ropoussordans rinlerieurdu bassln (P. Lecoq), en mourtris-sanl, decbiranl les organos dans ses manteuvres inteinpcstivos; tanlot, au contraire, voyanl sortir la malrice el lemoin des elTorls expulsifs quo faitlufoinclle, iljuge qu'iln'y arien de mieux ä faire quo do I'aider ä se debarrasser do cello masse do chair, sur laquello il so mel ä lirer de loutes ses forces (Saussol). U'autros fois, ce sont dos animaux vora-ces,des cbions, des pores, quelquefois dos rals,qui s'introduisonldans Tccuiie on Tötablo do la femolle nouvelloinonl accouchce, el qui alta-quent ä belles dents la malrice qui viont do so i'envorsor(Serres, Dar-(juie eilö par Gelle, Bary). üu bien co sont les animaux voisins do la malado qui, pendant, son döcubilus, piolinciiU'organe herniequi s ctalo dorricre eile sur la liliere (Young-Husband); etc., etc. #9632;— Mais le plus souvont peut-otre, cost le Chirurgien lui-meme qui, dans les mancBUVres do la reduction, dovient Tagent involontaire do la perforation. Pour fairc rentrer I'organe deplace, il applique son poing fermö a la partie la plus declive, et pousso avec force dans Taxe du bassin; ä ce momenl survienl un efl'ort expulsif plus puissant quo les autres; prossees par deux forces ögalomonl önergiques et opi)os6es (la contraction des muscles abdominaux, qui tend i\ chasser la matrico an dehors, ct le poing do loperateur qui le refoulo en avant), los parois utörinos, rendues friables par rinllammation, cedonl, so döchirent el le bras s'enfonce dans Tabdomen, landis quo la malrice ost do nouvean chassde violom-tnentau dehors, Öes praticiens dislinguös (Gellö, Lhuillet, Klöouol) onl fait connailrc dos fails do ce genre qu'ils avaiont ou ä deplorer dans lour pratique; ct combion do ces fails, rosles ignores, out du so pro-duirc entrc les mains do cos ompiriqucs grossiorsqni, presque partout, usurpent le traitemont des animaux malades, au grand detriment des proprielaires, encore plus quo dos vel6rinaires!... D'anlrcs fois la reduction a 610 faito sans accident; comme moyen do contention on fait choix d'un pessairo, colui-ci cst mis en place ct lixe solidoment. Bientot dos contractions survionucut; le pessairo tionl bou, inais les parois ulerines se döchirenl; le pessairo pönötre dans l'abdotnen et la malrice so ronverse do nouveau. Get accident, quo Dandrieux a vu se produire sur uno vacho traitöo par lui en 1835, a du arrivcr a plusiours autres, cl sa possibility n'esl pas lo moindro argument h invoquer contre Tusago despossaircs comme moyen do contention du prolapsus ulcrin.
Dans tons les cas, le dlafnoktlc est ici rclalivcment facile. Les cir-
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890nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSKf.UTIFS AI! PART.
Constances dans losquelles l'accidenlsc produit sont, ä dies seules, un indico snnisammont clair ot signilicalif. De pins, on a la lesion sons los yenx; on pent donc'facileinont en approcier I'olondue, la situation, la direction, et los autrcs conditions qui penvont on modifier la gravlW.
Chose sin^nliöro eldont nous no nous charg-oons pas do donner une bonne explication, les lesions qui so font ainsi sur la matrice sortie do sa cavilö paraissent Ctro d'un prouostlo moins göneraleniont l'ächoux que cellos qui so produisent surl'organe resto en place ; c'osl du moins ce qui senibie resulter des observations suivies do gucrisons, d6jlt;i pas-sablcmont nombreusos, pnbliöes par Lhuillet, fiiiiilanmin (cit6s par ltainard),Dandricnx,Serres, Elöouet,Geilö, Young-Husband, etc. 0lt;iel-quos-unos do cos observations sont möme tellement cxtraordinairos, qu'on a quolque peine ä les comprendre, sinon a les admetlro. Teiles sont, cntre autros, cello do Darqui6 ot cello de M. Louis, quo nous re-sumons brievemont, pour justifier noire assertion.
Iri! Observation. — Dahquiic. — Rapporläe par GEutA^alhologiebovine, t. HI. — Maiulö pour reduire un leaversoment do I'uWrus, survonu chez une vache do quatre ans, Irois Jours aprrs la parturilion, Darquiä (it la reduction ct ap-pliqua nn bandage conlenlif. Mnlgrö cela, los elforls continuörent, ot, le quatriemc jour apros la röduclion, l'un dos cliefs dn bandage s'^lant roinpu, le renversement so reproduisit. A.ppelä do nouveau, ce pralicien Irouval'^-tdrus (''iiormi'mont lumödi'', la inuqucuse so detachanl par lamlicaux. litant sorti do IVtaldo pendant qu'on allait ohercher dos aides, 11 negligoa do luen fertner la porto. Deux gros chions s'y introdulsirentet so mirent a dövorer 1'u-li'ius. Quand on vint revoir la vache, une demi-houre apres, on la tronva i)ai-giianl dans son sang, el ayanl la matrico prcsquo ontiurcment drlnnto, .jus-qu'aux bords do la valve. Darquie, craignant los suites do flu'moriliagie, so piepiirail a lior en masse co qui reslait do I'organo, quand la vache so leva laquo; ot lout rentra dans le bassin. raquo; II se borna done ä presorire des injections acidub'es dans le vagin, une dieto sövere et quelques soins bygieniques, ot, laquo; au bout do quinze jours, la femelle ötait complötement guürie! raquo;
11deg; Observation. — boms. — Uccueil, 1801. — Appelc aupres d'uncjuniont priraipare qui venait d'avorter, M. Louis conslata, a son grand ötonnoment, laquo; quo la matrico etait sortie avec le delivre, et qu'eilo etait nqituree dans les deux tiers do son diametre anlöro-posl^rieur, c'est-ä-ilire lateralomont. quot; trölail la partio gauche (sans doute la corne gauche); eile avail elo cxpuhec minies enoeloiipss ('.)... laquo; Lajument faisalt dos efforts considerables pour ex-pulser la portion restunte do la matrice, tjui apparaissail au dehors do la vulve. raquo; C.otle laquo; portion reslaote raquo; fill reduile; un bandage on corde ful applique et la jumeut guerit apros 20 jours do traitomont.
Toules les observations ne sont pas aussi extraordinaircs que cellos qui precedent; mais prcsque tonics teinoignent d'une singuliöre tolerance do la matrice pour les plus graves lösions. Nous disons : prcsque toutes; car, ä cole de celles-li\, nous en rencontrons d'aulres oil, au contraire, nous voyons la mort survenir i\ la suite de lesions du meine organe inlinimont moins graves on apparence; et cctlc contradiction,
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CONTUSIONS, PLAIE8, DKCIIHUJItES ET RUPTURES DU VAGIN. 891
au moins apparento, cnlre des fails do memo ordro, ne serail pas la circonslance la moins cmbarrassante dans I'liistoire nosologiqno de l'accidont qni nous occnpe, si ron ne connaissail rinlervontion, dans certains cas, dos micro-organismos do la seplicömio. Quoi qu'il en soil, co qni rcsnllo le plus clairoment do lout co qui vionl d'etre expose, c'est qu'on pout voir se lerminer par la giicrison des lesions do riitörus dont Tissue semblait, au premier abord, devoir 6tre inevi-tablemcnl fatale; d'oü rindication do no pas desospf5i'er trop vile du succös d'nn trailcinent hicu dirigo.
Quant an mode suivanl ieqiiol s'effectue la guörison, la plupart des auteurs qui rapportenl ces fails oxlraordinaires sont d'un laconisme \raiment dösosperant; ils so bornent jiresque tons ä dire que la malade gucrit complötoment, au bout d'un temps variable, mais gönö-ralemont trös court, vingt, quinzo, dix, huit jours, et memo moins encore. (Juelques-uns, üandrieux, Hlöouel, par exemple, nousappren-nent qu'll y a eu, pendant qiielqucs jours, par la vulve, un ccoule-ment plus on moins abondant; que cet ccoulemenl, d'abord sanieux et trös fölidc, est devenu ensuite bianc, purulent, puis muqueux et inodoro, et qu'il s'ost tari. Par d'autrcs, Saussol, Young-Husband, nous savons quo la plaio uterine se cicatrise tres bien, et que la cica-' trice pout acquörir assoz de solidilö pour permnttre, par la suite, une nouvello gestation suivie d'une part parfaitomenl heureux, el c'est tout.
On concjoil, du restc, que, ici comme dans 1c cas precedent, c'est la nature qui fait a peu pros tons les frais do la guorison. On s'esl domando, il ost vrai, s'il n'y anrait pas lieu do r^unir les bords de la plaie utih-mo par la suture, avant d'etl'octuer la reduction; quelques-uns, M. Leconlo par exemple, le conseillent ;#9632; mais la plupart ont neglige co soin qui, en ed'et, nous parait snperdu, par les raisons oxposecs ä ['article gaslro-hysWrotomie (voy. cot article, p. 848), ä moins quo, par son ötendue et sa position dcclive, la solution de con-linuile ne fasse craindre un öpancliemenl trop facile des produits de la söerclion locbiale dans la cavit6 du periloine.
ART. 11. —CONTUSIONS, PLAIKS, DfiCHIRURES ET RUPTURES DU VAGIN.
Plus freqnentes et prosque aussi graves (pie les biossurcs do la matrice, cellos du vagin se produisent, soil dans Tactc do la copula-lion, seit dans colui du part, spontane on effectuö par I'intervention du Chirurgien. C'est de ces derniöres senlement quo nous devons nous occupor ici.
litloilaquo;gilt;gt;. — Lo passage d'un foetus trop volumineux pent pro-duire une excoriation circulairo do la muqueuse vaginale, capable d'amener, par lo möcanisme do la cicatrisalion immediate, une adherence outre les parties denudöes.
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892nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSfiCUTIKS AU PART.
Los pinces, forceps, crochets qu'on emploie commo moyens de prehension et d'extraclion; les instruments tranchants dont l'accou-chour anno sa main pour opdrer rembryolomie, sont frequemment les agents de ces lösions; mais plus sonvont oncoro co sont los organos saillants du frelus lui-memo, los pieds principalemeni, qul les pro-duisent. Lorsquc ces dorniers sont on mauvaise direction, et quo, poussös par les contractions dnergiqnes de la matrice, ils vienneut s'arc-boutcr contre les parois osscuses du canal pclvien, les parlies inolles peuvont epronver en co point une pression teile quo leur force de resistance so trouvo surmontco. De la resultent des lösions tres variables, pouvant sieger on haul, en bas ou sur les parties laterales; vors le fond du vagiu ou an voisinage do I'orHice vulvairo. Lour etcn-due varic depuis quolques conlimetres jusqu'ä uu, denx, trois doci-mMrcs el plus; elles pouvonl interosser los parois vaginales soules ou altoiudro en memo temps les organes voisins, la vessie, 1c rectum. Do lä aussi une gravile et des symplömes Ires diffei-onls suivant la sim-plicilö ou la complexitö dos lesions concomitantes,
La döchinire du vagin pent aussi so produire sous la sonlo influence des efforts oxpulsifs, ainsi quo M. Field, M. (laltier et M. (isell I'onl constatö sur la jument. Dans les trois cas dont il s'agit, la presentation dyslociqne du foetus no lui permotlaul pas do coder aux efforts expulsifs, c'ost I'lntestin qui, en raison do sa mobilile, s'est trouvö refoulö en arriore el a penölre dans le bassin, en faisant effort sur le cul-de-sac pöritonöal. Co dernier ayant lini par coder on tin point, I'lntestin a pu s'engager entro les parois du bassin el le vagin, a soulovö celui-ci, et, surmonlanl finalemont sa resistance, en a detcrininö la rupture.
Les observations de M. Gallier ot do M. Gsell,que nousavons donneos ti la page 8quot;9, font parfaitemont comprendre ce mccanisine, onticre-menl different do celui des ruptures ulcrinos. Nous resumons ici cello de M. Field.
Odseiwatigx. — Field, 18(H. — Une jumenl, encore joune, qul devait pon-liner vers le IB mars, avail etö placöc dans une grange. De l'autre cöle de I'aire etait uno aiitrc jument, en (Hat tie gestation inoins avancee. Cus deux juments etaient liion separöos et lie pouvalenl so loucliei'. Le soir, on faisant saronde, le palefrenier n'avalt rien remarqud d'extraordinaire dans l'eiat de ces deux bdles. Le lendemain matin, il trouva morle celle qui 6lail a terme. La moi't remontait a quolquos heures; ellc etait due ii une hernie des intes-lius par lo vagin; la Jument avail marche stir scs inlcslius et les avail dechi-res. Le poulain n'avalt pas elö expuls6; il fill Irotivö dans la matrice, bieu clöveloppö, mais on mauvaise position, la lele fli'diio le long do la poitrine, los membres auterioitrs conrlies sons lo corps. L'inteslin, dans les violonls efforts expiilsils fails par la more, avail passe enlre lo rectum ol lo vagin, puls decliire co dernier organe, — L'autre jumenl, irotibleo, ctlVayeo par 1'agonie do sa compagno, avail avortö.
D'aulres fois, la solution do conlinuilc, an lieu d'tHro primitive
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CONTUSIONS, PLAIES, DfiCHIRÜRES ET RUPTURES DU VAGIN. 803
coinmo nous venons de le supposer, est secondam;; e\[o resulle de la ineiirtrissure qn'oprouvcnt los parties niollcs quand lo t'celus, par une cause quelconque, reste trop longtomps an passage. Dans ce cas, la compression prolongöe amöne rancmle d'abord, puls la mortlflcation dos tissus comprimös. Cos lesions secondairos, encore asse/ com-innnes chez la femme, le sent beaucoup rnoins chez les animaux; ellos ne sent cependant pas impossibles, et e'est tres probablement ainsi quo s'est produito une listulo vösico-vaginale observee par Dnpont, de Bordeaux, sur laqnclle nous anrons i\ rcvenir ci-ajni's.
Lorsqne les escharos sent tombees, des adbörences peuvent encore s'ölablir entre des points opposes des parois vaginales.
raquo;iu^nogtic, pronoNtic, eompIioaUonlaquo;. — Situeos moins profond6-ment, dans un organo plus accessible ä la vue et au toucher, les lesions traumatiques du vagin sont d'un diagnostic moins difficile que cellos de la matrice, quoique encore passablement obscur dans certains cas.
(juant a leur gravitö, eile varie considörablement, et dopend beaucoup des complications plus ou moins immediates qui peuvent surgir, et parmi lesciuelles nous signalerons parlicidiörement les suivantes :
1deg; L'Mmorrhagie, moins frequente et genöralement moins grave quo clans les blessurcs do I'literus, mais qui pent cependant elre quelque-i'ois assez abondanlc pour occasionner la inort de l'aniinal, ainsi que los observations de M. Gallier etdeiM.fisell en fournissent dos exemples.
2deg; La hernie de In vessie, qui pent survenir quand la plaic du vagin existe ä la face inferieuro de cot Organe, et dont M. Riviere a fait connaltre nn exomplo Ires interessant, que nous allons resumer.
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Ohskkvation. — UivninE, 1867. — C'est chez imc vaclic que ce cas a ete observe. Le part, rondu difficile par une inflexion laterale de la töte, ful etl'ec-tue assez vile par eel habile praticien. Auciine parlicularile lemarquablc ne se presenla pendant Toperation, qui ne dura pas plus d'un quart d'heurc. Les cnveloppes suivirenl imiuediatenieiit le fcstUS, qui elail Ires gros el pesail 07 kilogrammes. Un quart d'heure apres, des eiTorts expulsifs Ires violents se niaiiinisterent, et amenörent, au bout d'un instant, i'expulsion d'un liquide rougeätre. Puis une tiimeur, de la grosseur d'une tele d'enfant, se montra hors do la vulve. Son examen lit recounailrc qu'clle elail formeopar le fond de la vessie. L'exploration manuelle fit dilcouvrir, a la face infrricure du vagin, une feilte Ipngue de 8 cenlimelrcs environ, par laquollo la poclie urinaire s'elait echappee. A quel momcnl et par quelle cause s'ölail procluite cotte dö-chtrure? On i'ignore; on sail seulemeiil quo le propriötalre avail cssaye, la veille, de delivrer sa vacbe, el qu'll avail perce la jioeAlaquo; des cunx. Quoi qu'il en soil, la vessie herniee s'ötait remplie d'urine, el, a ce moment, on ne pouvalt ni la faire renlrer, ni la vlder par des pressions oxercees u sa surface; il fallal la sonder au nioyen (rtme Jeune pousse de sureaii dehnrrassre de sa moellc. une fois la vessie video, la reduction devint facile, el la vacbe se retablit en moins de vingt join's.
Klanl donnöe la döcbirure, M. Hiviero estimo que la cyslocole ful une cir-conslance heurenso dans ce cas parliculior, car, dil-il, si I'ouverture n'avait pas öle oblilöreo par la presouco do la vessie, le liquide qui ful expulsö nn
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ACCIDENTS CONSECUTIFS All PART.
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pen aprös 1c part, aurait Bftrement pönetrö dans la oavitd abJominalo, et n'au-rait pas rnanquä il'amoner la nioit.
La hornic do la vessie ä Iravcrs uno perforation des parois inforioures du vagin ost loin do se terminer toujours d'une facon anssi heureuse, car l'un do nous a vu siiccomhor uno jumentqui presenlailcel accident. Nous avons döja signals co fait cu trailant dos hornics do la vessio com me cause do dyslocic (p. oli et suiv.).
3deg; La hernie de iintestin, qni no pout so produire quo quand la dechiruro siöge tout ä fait an fond du vagin ct inleresso le pöritoino, etdonl Uainard, Shipploy, Field, (ialtior el quelquos aulros ont public des observations plus on moins dötaillces.
4deg; La perilonile; — oquot; ie phlegmon du bassin, — complications toujours trös graves, qui ponvent ctre la conscquonce, soil do I'extonsion do l'inflammalion vaginale aux tissus voisins, soil de l'intiltralion des produits sepliques on Inflammatoires dans lo tissu conjonctif du bassin ou le sac peritoneal, et qui sont surtout ä craindro, evidommont, quand la solution do continuity oxiste h la face införieuro du conduit vaginal.
ß0 La ßslule vaginale, que Ton n'a pas encore signalöo el qui, an dire de M. Paul Gagny, serait neanmoins assez frcquonte : laquo; Frobable-ment causdo par une dechiruro, cello flstnle so rencontre le plus souvont en bas et sur los colös; son orilico unique permel facilonienl rintroduclion d'un doigt, qui constate quo lo canal llslnloux n'ost pas roctiligne el n'a aucune communication avoc le rectum ou la vessio. Go canal se remplit d'un pus jaune, epais, qui s'ecoule d'une fa^on intoriniltente et simule un catarrho vaginal. — Lo traitomont consiste ä döchiror avoc lo doigt la paroi supcrticiollo du canal fisluloux, do fa-con i convertir celui-ci en uno plaio simple, qui no röclarno ensuite quo pen de soins (1). raquo;
Tout co que nous venons do dire permot do comprendre quo la gra-vitö dos traumatismos du vagin esl genöraloinent on rapport avec lour situation ct leur prolondcur. Los plaios inlöressanl la partio antörieuro, lapisseo par le pöritoinc, sont plus graves ä cause de la possibililö des hernies; cellos de la paroi infericurc ont plus do gravitö que les aulros i\ cause des infiltrations possibles, soil dans lo lissu conjonctif, soil dans le periloine. Cependanl on a vu dos plaios du planchor vaginal interessant la söreuso qui n'ont pas öle mortolles; l'obsorvation de M. Riviöro quo nous avons rapportöe ci-dossuson fournit un cxomple.
M. Gollin (do Vassy) a fail connailre un cas vraiment extraordinaire do perlc do substance do la paroi supörieuro du vagin, compronanl, en outre, la lövre gauche do la vulve, lo perinöo, le sphincter do I'anus, et memo lo rectum dans une 6londuo do iü centimetres! M. Gollin suppose quo eel accident a eld produit par un chien, qui, ctanl en-
(1) I'aul Cagny, note inodito.
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forme dans Tölablc, so serail jet6 sur la vache au ddbut do raccoucho-mcnt, alors quo tons cos organes laquo; ontrainös par la presonco du veau dans la (iliöro pclviouno el chasscs par los ollbrts expulsil's, iaisaiont uuo forte saillio on dohors. raquo; II n'y out point d'höinonhagie, ot collo epouvantablo plaio tinit parse cicatriser. L'auleur ne dil inalhourousc-mout pas ce qu'il advinl dos ouvorturos naturelles. (]ela est d'antant plus regrettable quo, dans dos cas Ijoaucoup moins graves, oil il n'y a point do pcrtc do substance, la fcinello — on supposanl qu'ollo ne suc-combo pas aux suites immödiatos do Taccidont, reste tres souvent adocteo d'inliriniU's graves ot incurables, qui lui onlevont prosquo toutc valeur. Parml cos infinnitds, nous citorons particulieromonl la fistule recto-vaginaln, la rupture du perinee et la fistutc vcsico-vayinalc, dont nous allons dire quolques mots; onlin nous lerminorons cot article en appolanl I'atlention sur une complication dos plaies vaginalos qui n'a etc signaleo quo dans cos derniors temps : nous voulons parier de Vncctusian complete du vagin.
Fistule recto-vaginale et rupture du pärin£e.
Nous avons dit ci-dossus comment, dans certains cas, les parties saillantos du foetus, les pieds particulieromont, pbuvaient blosser les parois vaginales. Si la pression so fait on haut, vers le sacrum, ot si ä co moment lo rectum so trouve rempli d'excrömonts, lo vagin et le rectum lui-ineme peuvent etro perfores, et Ton ne tarde pas ä voir quelque region du foetus se montrer ä 1'oriflce anal.
Si Ton s'aper^oit ;\ temps do celto complication, il est quelquofois possible de repousser les parlies ainsi mal engagees, de lour faire refairo on sens inverse le trajet qu'ellos ont parcouru ot do torminer I'accouchetnent par los voies naturelles. Mais la cloison qui söpare le vagin du rectum n'en a pas moins ele perforce, el la consequence ordinaire, prosquo inevitable, do I'accident est une communication permanente do cos deux reservoirs, c'est-;Vdire une fistule recto-vaginale.
Si on no sen apcr^oil pas, on si on ne so rend pas bien comple de la situation, le produil s'engago do plus en plus dans la voie anormale qu'il s'ost i'rayöe, l'anus so dilate, son sphincter el tousles tissus interposes ontre lui ella vulvc, violommenl dislendus, se ddchironl; lo foetus est rejetc au dohors, quelquofois mort, d'aulros iois plein do vie, mais an prix d'immonses dilaccrations, ä la suite desquollos la vulvo et l'anus ne forment plus qu'uno grande lento non interrompue, le rectum el le vagin, une vaste cavit6, vöritablo cloaque oü viennenl, s'ouvrir en commun les organes digestifs et genilo-urinaires ä lour torminaison. — Tolle est la rupture da perinie.
Ajoutons toutel'ois quo, si la destruction du perinee est la suite ordinaire do I'accouchetnent par l'auus, olle n'en est cependant pas la consöquenco inevitable. Parfois, qtioique rarement, les tissus qui for-
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mont lo sphincter 'inal ont assez do sonplesso pour so prötcr, sans dila-ccration trop considerable, äl'önormG distension qu'iis ont ä subir; ou hion, si dos döchiriiros so prodiiiscnl, olios out lion dans un sens tel ([ue le perinöo ost öpargnö, l'anus el la vulvc roslont distinels, el loul so röduit, ici, encore, k une lislulo roclo-vaginalo, mais plus large et plus grave quo colle quo nous avons supposce on premier lion.
On veil do suilo Ionic la gravile do paroils accidents, henrciisemenl rares, mais non point inconnus dans noire mödecino; il a 6tc rocueilli ol public par divers aulcurs un certain noinbre d'observations ayant trait, soil k la lislulo recto laquo;vaginale, soil ä la rupture dn perinee. Le moillenr moyen de bien faire connaitre cello fächeuso complication du part, c'esl, ä noire avis, do resumer ces observations; e'est ce quo nous allons i'airo, en les gronpanl sous los deux chefs quo nous venous d'elablir.
Premier groupe. — Observations relatives laquo; la fhtule reclo-vaginale,
Irl' Obskhv.viion. — Ciu'/.kl. — Kn juin 182G, on lit voir iquot;i Gruzel line vnclic qui, a la suite d'un avortumout, avail conscrvu un Iron fisluloux, coinniuiii-quant du rocluin an vagiu. line partic des malii'Tcs föcaies sVcliappait par ceiie ouverture, ce qui entrelenail le vagin dans un 6tal d'irritation constantelt; Getto vaclio elait dans le marasmc; on la lit aballre.
II0 Obsehvation. — FAVRK,de Geneve. — bo inairc du Graiul-Saconncx mon-tra a Favro une Junient qu'il possedait depuis plusieurs annees. Lo cocber avail reniarqu6, en faisant le pansage, qu'un on deux marrons do croltlns se pr6sentaient comme enchalonnäs dans la vulve, et qu'aprös les avoir onleves, il s'en presontail encore plusieurs autres a la suilo. II n'y avail nulle lösion apparente a I'exl^rieur; mais il existait, ;i la paroi infärjeure du rectum, a ciii([ travors dn doigt de l'anus, une fenle longiliulinale do cinq ä six pouces (13 a 16 centimetres), donl les herds (Haient cicatrises ol se lenaient rappro-ches dans l'elat de väouitö da rocluin. La paroi superienre du vagin ötait de-ehireodans le meme sons. I.esabords do la solulion do continuity otaicnt raquo; reu-nis outre eux, cicatrises ensemble, ohacun de son cole, et formaient un passage lies libre, une communication diiocle outre lo rectum ol le vagin. raquo; Aucun traitement no ful essaye. La cause do eel accident ost restee iu-connuo.
Ill1' OBSERVATION. —Mongaü. — Co veteriuaire ayant elö appole pour accou-cbor unejument, trouva la position du foetus enliereinoni vicieuse. La tele, lo con et un membre antörieur passaient ä travors le rectum; I'autre jambe do devant sortait par rouverturo naturelle. M. Mongau ful assez houroux pour pouvoir roponsser dans le vagin los parties engaßSes dans l'ouverture anormale, remettre le feetus dans sa position nalurelle et l'attirer an dobors. Pen de temps apres, la jument fut assez bien retablio pour qu'on pot la vondre. —^ M. Mongau ajoute quo ce nest pas la promieio fois qu'il a ouä traitor un cas somblablo, el il a roniarqne que, quand la more survil, la (löchirni'o du rectum no so rofernio pas entioreniont; il reslo tonjours une ouvorlure par laquello des matieres fecalos passont dans to vagin.
1VL' Ohskiivatio.n. — DüPONT, de liordeaux. — Dupont fut consulte, on 1848, an sujet d'uno Junient que lo palefronier do la station d'ötalons do Bordeaux n'osailplns faire saillir, parcc quo cbaque fois, apres I'actc, le membre
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dd miUo sortait du vasin couvcil de matieros cxcr(5inontiliellRS. — A l'oxtö-rleur, la region ano-vulvaire ne preseiii(3 rien de partioulier. La main, intro-diiiiR dans levagin, constate, iraquo; la paroi supörleure du cet organe, une ouverlaquo; ture dans laquelle on pout engager faoilemenl Irs doigts. A co moment, la luHe laquo; se conlracto; raquo; on sent passer la masse fäoale, el la main, retiree, ra-meno dos debris oxei'emcnlitlols. La flslnle exisle a la parlio moyenno dn plafond dn vagin; ollc inesnre environ 6 a 7 cenlimelres. Dans I'elat do va-cnitö du rectum, ses bords sent (res rapproches ; ils soul epais, inegalomonl hourgeonnes; los bourgeons sonl nions, variqueux; la simple pression du doigt les fail saigner. I'as d'anlres rciisoignernonls ; la malade n'a pas elo revue apres cctte prcmiöre et unique visile.
V8 Observation. — (Jmois, Ills. — Un oultivateur des environs d'Amiens I'm leveille dans la null par une de sesjiimentlaquo; (^n travail do part. 11 so mit aus-
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sitöt ä lirer sur le poulain, qui paraissail deja. L'opöration fut longue el dif-licile ; mais il parvint enlin, aidö de deux voisins, h obtenir \(gt;. fetus, qui fut suivi do ses enveloppes. Cv no fut quo le londomain, ä midi, dou/.o liouros apres le part, qu'on s'aperout quo celte böte avail pouline par 1'anus. Mamie aussitöl, M. Griois constata les symptdmes suivanls :
L'anus, par lecpiol pendaient encore des debris dos enveloppes, presentait dos dilaceralions Ires noinbreuses el en lous sons, surtout ii la partle inferiouro; il etait le siege d'un engorgement considerable. I,a vulve, par contre, n'of-frail rien d'anormal, pas möme la moindre inflllration. La main, introduilo lans le rectum, percevail, ii Hi centimetres dc l'anus, une döchirure a bords
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iiquetös, longue do 28 centimetres au moins, el correspondant ä une d(''-
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iruie semblable do l'utörus (?), do sorto quo par I'un do ces organes on p6-netrail dans ranti'o el rive vrrsd, el par lous les deux on penelrail dans la cavite abdominale, oü Von sentait tliijä des malieres cxcrementiticlles ichappöes du rectum (!).
M. Griois lit la suture des parois du rectum et proscrivit pour le resle, un traitement approprie. Lc succös fut lei quo, lk oNziicMK jour, laquo; l'inlestln elail entieremonl cicatrise ; on sonlait soulemenl mio eöte sinueuse, represenlant la plaie premiere(!). raquo; Quelques mois apres,on avail, parail-il, l'espoir deVen-(Ire cetlc böte 700 francs.
Vlc Observation. — Lecoutürier. ~Chez une Jumenlaquo; qui, deux mois apres le part, presentait une demarcho cbancelanle, de la raideur lombaire, de la difficulty pour se lever, el eboz laquelle la dölocalinn so faisail avoc peine, M. Lecouturier constata, par rexploration reclale, une lumeur siegoanl a la |iartio antöi'ienro el gauche du bassin, qui refoulail I'intestin a droite. l.'ox-ploration vaginale fit ensulto döcouvrir, au poinl correspondant a la lumeur, une solution do conlinuitd des parois vaginales. Du fond do celto plaie, I'au-teur ramena un debris d'un coagulum librineux, ([u'il ne parvint pas a sortir en entier, memo apres avoir döbridd la plaie; mais il reconnul la perforation de la cloison recto-vaginalo. II proscrivit le vert, des lavements6mollienls, des injections vaginalos lögörement excitanles. Six semaines apres, la flstule ror-to-vaginale etait cicalrisec. — Y avail-il bien lislnlo rccto-vaginale dans ce cas-la ?
VII0 Observation. — Xwm-^delHewm. — Unejumeiri do quatre ans faisail de grands efforts pour mellre Ims, lorsquc lout ä coup les mombres aiitö-licurs du poulain apparuront, I'un par la voie ordinaire, I'autre par l'anus. Le proprielaire, se Irouvant auprcs de sa jumenl, s'emprcssa do refoulor les deux membrcs et do ramener dans lo vagin rolui qui faisail fausse roulo. Le part enl lieu ensuite luuireusemenl. — Maudö aupres de la malade, .y. Andre s.u.\t-Gvh ct Violet. — Pbsl6trtquegt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1)7
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ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PART.
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so borna h presorlre un regime doux et dos onotiona aveo du saindoux, irois I'ois par jour, dans le vagin. La cicatrisalion, saus tistulo, etait coniplöte le dix-soptioino Jour'.
Vlll0 Ohskrvation. — Ohy (1). — Appolö, le 18 mal 1872, pour doimor des soins a line Jument do 6 ans, qui avail mis has la veillo, M. (Jry apprit co qui suit :
Dopuis Irois somaiuos, cello jumciil presonlait do loinps ii aulrc dos symp-lömos de coliquos sourdos, reveuaiil par acces, principalemoul la nuil. A parlir du 12 mai, oes accos devinreut plus frequents el plus inlcnsos. Dans la Journöo du 17, on en a coniplö jusqu'ä sopl. Vers los dix heuros du soir appa-raisscnl onlin do vöritahles ollbrls expulsifs. Itionlot I'anus so dilalc d'une ma-niöre extraordinaire, el ron voit apparattre par cot orifice los extrömitös dos deux inonibros anlerieurs. Pen aprös la töte so montro ä son tour: sous I'in-fluenco d'un oll'orl encore plus violent, I'anus, clont la dilatation a atleinl sos exlröincs liniiles, so döchire, el livre passage ä un poulain ploin do vie et bien conforniö.
M. Ory trouva la malatle dans un grand (Hal de prostration. Le sphincter do I'anus ost decbirö dans line cloiuhio do dix contiinetros. Cello doeliirure, dirigäe obliquemmenl, de baut on bas, do dedans on deliors, el de droile ä gauclie, inlerosso la peau et met ii mi line portion du muscle domi-meni-braneux gaucbo (iscbio-tibial interne do Girard), mais a rospecte le perinee, iiui est intact. En introduisanl la main dans le vagin, on constate quo colui-ol et lo rectum no ferment plus qu'une seule ot vaste cavite, conlenaiil une oerlalne quantitä de crottins bien moulös. L'anus, si violetnment distendu, ost toujours lioant.
M. Ory n'ossaya pas do reparer, par la suture, cos enorinos ib'sordros; il so borna ii faire extraire aveo la main, trois fois par jour, les crottins tomhös dans lo vagin; ä noltoyer du mieux possible cello cavitö et ä y faire des injections avec un melange d'liuile d'aiillolto, d'acide plienique ol d'infusion do lleurs do suroau, pendant quo la plaio oxtorieurc ölail lotionnöo avec une döcoclion d'ecorce do cliöne addilionnöe d'acelalo de plomb. — Sons I'in-fluence ile ce traitement continue pendant une quinzaine do jours, la gnorison otail, lo :i juin suivant, aussi complöle qu'on pouvait I'esperer; c'esl-ii-dire quo fötal general est salisfaisant, la plaio oxtoriouro en grande parlie cica-trisoe; mais le vagin ot le rectum sont toujours reunis en une seule cavitö, formanl uno espöeo de cloa((uo, oil s'accuinnlont los oxcromonls.
Le propriolaire assure quo, depuis cot accident, la jumont no pout plus 6tro bien ulilisöe ([ua une allure lento, aux Iravaux do la culture. Dos qu'olle trolle, eile fait entendre un bruit do sifflement, du ;i fair qui s'ongoulfrc dans lo cloaque recto-vaginal; alors, la jument so ballonne et manifeste de logöros coliqnos. Alors aussi les crottins et l'urine sont quelquofois rojetes simulla-nömont par I'anus, toujours Iros dilatö; landis que, quand la böte osl reposöe, l'urine sort par la vulvo et les excrements par I'anus.
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IX0 Obsehvation. — Vebnant. — L'auleur ayant ötö appeld pour donner ses soins ii uno Juinciil priniipaic qui venail, disait-on, d'aecoueber par fanus d'une pouliche vivante, conslata que la laquo; vulvo etait Ires ölroite, rosserreo, pou lumöfiee, saus aueune excoriation, n'iiuliquaiit point, on un mot, un ac-couchement röcent. L'anus, au contraire, prösentäit un d6veloppement anormal, extraordinaire. 11 ölait beani, döcliirö lögorement ii gauebe, dans de tolles conditions quo i'esprit no so refusail plus ii admettre la possibility du fait on question. raquo; Bxpiorant successivementle rectum olle vagin, AI. Vernant con-
(1) ünv; communication iiidiliin.
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stataunedecliiriiredolatloison recto-vaginalo qui comiuencait äenviron0m,30 ilolavulve el avail min longueur do 0m,i;gt; a 0m,-gt;0, nello, saiislainhuaux. II put s'assurerque le päriloine n'avall pas 616 lösö, Sans se prononcer encore sur la gravltö de ['accident, M. Vernanl oonseilla l'usage de barbotages lledes et proscrivit le foin afln de röduire la masse des excremenls. L'anus Cut lave plusiemsl'ois pai'jouravecdu viu. Labeie, paraissant guärie dans la quinzaine, ful ramende ä la ration compliie, el put 6ire vendue un an aprös,
Deuxikme ghoue'e. — Observaliom relatives ä la rupture du perinee.
lro Observation.— Crüzel. — UneJument avorlaii dixmois, d'un muletque Ton reconnut vivant. Un mcmbre de ce petit animal avail transperce le rectum ;i sou oiigine. Un velerinaire voulul d'abord opfirer I'extraotlon (par quols moyens7 Gruzel ne le dit pas), el, ne pouvant y parvenir it cause de I obstacle que pramp;entait cettu position du membre, il prolongea rouverture jusqu'a l'anus pour ramener ce membre dans le vagin. — Lajument mourul le leiulemain.
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Hc ObsekvatION. — Le m^mk. — laquo; J'ai vu, tlil encore Gruzel, une ftnesse qui porlail an tiers posteiieur du reclum une solution de continuity qui se pro-longeait Jusqu'a Tanus. Kile n'en ütail ]ias sensililoment incommodee. raquo;
III0 Observation! — Dltoxt, dc liordeuux. — lei, la dechirurc fut I'oBUvre d'un empirique qui, appele au secours d'une Jument en travail el voyanl les pieds du poulain sortir par l'anus, ne Irouva rien de niieux a faire que de tirer dossus, de maniere h tenniiior I'accouchemenl par celte voie insolite. Quatre jours apivs, Dupont fut appele aupres de la femelle, qu'il trouva dans I'etal suivant :
La defecation n'a pas eu lieu depuis Irois Jours; laquo; il existe ä la region ano-vulvaire une tumefaction considerable; de l'anus ii la vulve, tons les tissus soul decliires el sanglants; les bords exlerieurs de celte plaie chevauchent I'un sur l'aiilre comme de gros boudins hosseles ; les parlies inferienres de la vulve sent baignees par recouloiuent permanent des excretions vagino-intes-linales. Tout cela exbale une odour fetide. raquo;
On fait ilebanasser ä la main le rectum et le vagin d'un monceau de crot-tins qui encombre laquo; ce vaste cloaque, raquo; et le mal apparall dans toute son rteiulue: laquo; Depuis le col de i'utdrus, jusqu'au plancher superieur de l'intes-tin, le vagin el le rectum soulconfomlus en un vasle cloaque. An loin, lamp;ßeur epanouie inontre ses plissures epaissies, noiralres, dans lesquelles soul incrus-tes des dehr'is exci'ernenliliels. I'lus haul, le reclum apparall branl, aspirant I'air comme un piston de machine. La ligne qui reprdsente la cloison recto-vaginale divise le cloaque, et flgure un petit bourrelet ä base large, ron-
gei\lre, irregiiliercment deconpeo..... La niuqueuse est eecliyniosöe el Ires
congeslionnee ; le. museau de lanche snrloul est gravemenl enllamme. )gt;
Peiulanl quinze jours, on se borne ä des soins de proprete pour tout trai-lemenl. Ce temps rconle, les parties soul, ii un nouvel exainen, Irouveos dans I'etal suivant:
laquo; L'inflammalion des bords de la plaie exl6rieure est dissipec; un travail de n'paration s'est fail le long de la decbirure perineale; a linlerieur, les mu-queuses sent revenues ä leur etal a pen pros normal; il ne reste presque plus rien du diapliragme vagino-rectal. I.es tissus presenlenl une resistance conve-iiiibh^; aucune ulceralion sur les bourgeons; aiicun vestige de suppuration. raquo;
(Vest alors que, s'inspiranl des Iravaux de .loberl (de Lamballe), Dupont enlreprend la reparation de ecs graves desordres au moyen dc Vautoplastic, suivant, la nu'lliode dilo melhoilc indiennc.
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OCCIDENTS C0N8ECUT1F8 AI' PART.
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laquo; J'lntroduis, ilit-il, lenloment ma main gauche dans lo vagin; je IT'tale tout ouverte clans cello cavite, en exertanl une assez fovle pression laterale sur ses parols, La main droite armäe ilc ciseaux dont les brainohes lines out IS cenlimetres do long, J'avivo Jusqu'au sang les boids de co qui roste do laclois'on. Co premier lamps accompli, Jo saisisnno aiguille emmancljeo mu-nin d'uii III clrö, el je pratique la suture (I), en commen$anl par le fond et en rapproclianl les points le plus possible. Ces |ioinls sonl au noinbre do huit. Quand cello parlie de l'opöration est terrainöe, je badlgeonne la suture avec un petit pinoeau imbibe de bäume du Gommandeur.
lt;( Je jiasso onsuiteä la dochiriiio peiinealo. Je dctiuis avec les cisoanx tout le bourgeonnement jusqu'ii la peau. Jo pratique la suture, en oonsolidanl chaquo point par nn noeud distinct, comme dans la sutum vaijino-rectalc;'\v panso avec le bamno du Commaiulenr el jo depose ä rextei'ieur une coucbe epaissc do collodion. raquo;
Les soins les plus minutieux furent piis ensuite pour assurer le snccös de cctte restauralion si liardinicnt ontreprise el si liabilomont exeeulöo. Pendant huit jours, tout parut aller le mieux du monde; mais lo nonvieme, ons'aper-coil quo quelques points tic la suture recto-vaginale onl coupe los bords tic la plaie, laquelle no s'esl pas reunie. Deux jours apres, lous les Ills sont turn-bis on conpt's sans qu'il y ail cu la mointlre reunion. Toul osl a recom-mencer.
Sans so laisser ilöcowragor par ce premier eclioc, noire eonl'rero se remel ä I'oenvre. Line nouvelle suture esl pratiquöe et, quand une Ibis los bortls sont rapproclies, il laquo; tlivise, avec un bistouri eonrbo, la miupicuso vaginale paral-löloment ii la suture, mais a quelques lignos an-dessous (In plafond. raquo; — 11 ospörait rendro ainsi plus facile I'alTrontement des bortls, tout on tliininuanl la lension ties Ills. — Pendant quinze jours, tout alia pour le mieux, el Ton commencail a esperer un^ncces, quand on vinl annoncor a Dupont quo tout elait a recommoncer. Du|)ont y renonca, el la jnmonl, qui tl'ailluurs so por-tait ii merveillo sopt mois apres cello double tentative, a tlti etro conservee avec son inlirmile.
IVC Obskrvation. — Andiik, de FIcuviis. — Lo 2:1 döcenibrc iHiV.l, M. Andre ful appelo pour h aider ii la parturition d'nno jument do dix ans, laquelle, au dire tin connnissionnaire, oxpulsail son ponlain par I'anus. raquo; Lorsqu'll ar-riva, clle elail dölivrce et no paraissait nnllomonl indisposoe. Son ponlain etait. doboul, gai et bien portant, [/accouchement, tout sponlane, paralt avoir etö Ires rapide, puisqu'il esl dit quo le tlomesliquo, ayanl vu un pied du foetus apparaltro par I'anus, courut aussil6l en prevenir son mailre el quo, lorsqu'ils revinrent, laquo; la jument ötait parvenue ä so döbarrassor do son ponlain. raquo;
(i En examinant los parlies naturelles de la more, on remarqua d'abord la döcliirni'o complete tin pdrinöe, et par suite, ['absence do louto separation outre I'anus ella vulve,qui no formaient qu'une grande ouverture.On conistata ensuite (pie cotte lesion inleressait, dans line certaine etenduc, les parois contignes du vagin el tin rocliim. C.'etait au point qu'en ('carlanl les levi'es do la vulvc, on ponvail aporcevoir le miisetutde timchc. — Los croltins expnlsös passaienl par la vnlvo.
Aucune tentative de reslauration no ful faile; on so borna ä conjuror l'in-llammation ties parties lesoes. Un mois apres, les plaies elaient cicalrisecs,
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(1) Dupont appollo ä points passes la sulurc qu'il a mise on usage; mais cost, en i-oalito, ainsi qu'ün va lo vole par la description qu'il en tlonnc, la suture ä points ,laquo;lt;!-pares. Cost, du rosto, uniquomont au point do VUO do l'oxactltudo du langago toch-niquo quo nous faisons r.ctlc rectilication, qui u'a pas d'autre importance.
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CONTUSIONS, PLAIE8, OliCIIIlUIIIKS ET RUPTURES DU VAQ1N.
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001
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inais non I'i'uiiiios, coinnio on In penso bleu. La santö göni'ralo ölail hoiino, niais la ilrfikiition se faisail par la vulvo, phis sonvcnt qu'a ['ordinaire et in-volontairemenii
V0 Oosebvation. — Jouet. — Jouet raconlo, avec, de ttombreux details, I'liistoii'o cI'iiik! Jument apparteiiiinl an Prince Noy do la Moskowa, el dont lo ponlaiii laquo; pendant I'aocouchemenl, no pouvant sortir par lo vagin a canslaquo; do son dlroltesse (?), brisa lo plafond rectal et (it sun entrfie dans lo monde par I'anuSi raquo; Ho ces nombrenx details, nous retiondrons seulement cc qui suit :
Environ dix-luiit mois apres ['accident, la solution de conlinnite ([iii faisail communiquer la rectum avec In vagin n'avait pas moins do 2.'gt; centimetres ; laquo; ello formail un infnndibnluni dans lequel s'accnmulaiont les croltins pout' sortir par la vnlve; l'anus paraissait inerte et no fonctionnait plus; sa cloison, decliirön, no formait qu'uno sculo ouvorturo avec la vulvo [sic). raquo; Lo clitoris Stall liypertrophie.
Malgre son infirmiti'', cetto jument vöcut encore plusieurs anneos, ne lais-sant rien a dösiior an point do vuo de la sante g6nerale, ot n'ayanl rien perdu ilo sa vigueur, qui etaii extreme. Elle fu( meine saillio sans accident, el f6con-dee, griico a l'liabiletö du garde-Stalon, qui sut bien diriger lo niömbre du clioval; ello out un part beureux. Dans une soconde saillio, lo membre de l'etalon, mal clirigS, lit fausse route : a la suite do cet accident, la jument de-pörit, toniba dans le marasme et s'eteignit Icnlemcnl.
VI0Observation. — F. Saint-Cyr. — Le 0 juin IST't, la clinlque interne de I'Ecole velerinaire de Lyon recut dans les höpitaux de I'Ecole une Jument da cinq ans, primipare, (jui avail, rendu son poulain par I'anus dans los circons-ces suivantes :
Dans la unit du III mai an 1quot; juiu, cetto jument, qui etaif. ä tonne, donna, les premiers signes d'une parturition prochaine. Vers los il heures du soil,, les efforts, qui n'avalent Jusque-Iä Hon prösontö d'insolito, au dire du pro-prietaire qui survoillait lui-möino sa jument, amonerent ä 1'oriflce vulvaire los deux pieds anteriours du foHus. lüontot apres lo inuseau apparut ä son tour, non par la vulvo, mais par le fondcmcnl. LITraylaquo;', ä bon droit, par cctle eirconslauco extraordinaire, lo proprielairo monlc sur unc autre jument el, court en touto bäte cbercber le veterinniro lo plus voisin, dont la rösidence, mallieurousemonl, est ä 12 kilometres do son liabitalion. Copendanl, los dou-lours continuant, at, vers minuit et demi, lo part so termine spoutanöinent, sans qu'aucune traction ait ötö exorcöo surle foetus. Celui-ci donno queiques signos il(! vie; mais le travail a ete long, — environ deux lieuras, — le poulain a beaucoup souuerl; il maurt un quarl d'heure apres son expulsion. Quand le velerinaire arriva aupros do la malade, vers les trois heures tin matin, tout, elait done lennine depuis longlemps, ot il un put quo constator une vasle decbirure, eompronant le pörim'o ot toute la cloison reclo-vaginalo. Du resle, la femelle no paraissait pas trös allcctee; olio prit avec aviditd un scan d'eau blanche qu'on lui presonta, ot se mil ii manger avec appelil environ quatre livres do foin qu'on jela dans son rälelier. Apres avoir constate r.c qui viont d'etro expose, lo veterinairc se retira, on declarant qu'il n'y avail rien ä faire. V,n consequence do cctle declaration, lo proprielairo so decida a conduire sa heto ä 1'Kcole, lo 0 juin, six Jours apres 1 accident.
Kilo esl placco dans uotro service, el nous couslalons a (•(! moment los synip-t6mos suivants ; — Maigrcur assoz prononcöe, inaiselal general salislaisanl: pas do fiövrc, appölil hon, graiules fonclions regulieros; rien qu'un pen d'engorgcnienl du niemhre posleriour gauche, determinant line claudicalion assez marquee. En soulevant la queue, on remarquc d'abord une tumefaction
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ACCIDENTS CON8ECÜTIP8 AU PART.
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prononceo de la valve et de l'aims, puis une tlechirnre complete du perinee, decliirmo irreyidiere, siegeant ä droite du plan median, et qui reunit I'anus et la valve en une soalo et aiöine longue lento. Si Ion eoarto les liords de cetto fenle, le regard penelro dans une vasle cavite, qui, une fois debarrassöc de I'anias do croltins iiu't'tlo contient, laisso voir vers sun fond 1'orifloe, encore entr'ouvert, da col uterin, ot, a sa partie superieure, les debris de la cloison reclo-vaginale. (lelle-ci a ele detrulte dans toute sa longueur, si bien que le rectum el le vngin coinmuuiqueut libremont ensemble daiis une etenduo de 15 cenlimelres au moins, el forment par leur reunion un vaste cloaque, dans lequel les excrements s'accuniulent pen a pen. Les hords de la decbirure conimcncent ii bourgoonner. II existe, en outre, sur la paroi inlerioiiro du vagin, not) loin du bulbe, deux autres plaies, de quelques centimetres d'eten-due, interessant la nuiqaoiise dans toute son epaisseur, siegeant l'une a droite, I'autre a jauche, et qui fouruissent une assez notable quantity de pus.
Plutöt dans an but d'instruction pour les elevos ([lie dans I'espoir d'un gu6-risen, nous teutons I'antoplaslie par le proeede si bien decrit par Dupont. Les debris de la cloison reclo-vaginale sont avives et reunis par la suture a points sepaivs. Six points de suture sont ainsi ötablis sans do bien grandes diflicultes, et, quand l'opörallon ost acbevee, les bords de la döcliirure s'af-fronlent cxactement, et la cloison reclo-vaginale so trouve retablie. C'etait la partie la plus difficile de {'operation, car la suture de la jjlaio perineale devait etro et I'nt en effet (rune execulion facile, li'operalion tenninee, les cavites rectaleel vaginale se tronvent do nouveau sepaiees, comme dans I'etal normal.
Mais si le resultal immödiat paraissait assez satisl'aisant, il n'en fut pas do mßrae du resullat delinitif. Dans lajournöe, la böte parut soull'ranle, inquiete ; eile no put expnlser spontanement les matieres locales; on fat oblige do la fouiller piusieurs fois; on tirailla ainsi les Ills, on faligua les tissus, et, dös le Icndemain matin, piusieurs points do suluro avaient manque, l.es bords n't^taiont plus oxaetoment en contact; les matieres oxcrementilielles s'inlorpo-saient outre eux; il fallait recommencer loperalion on renoncor a la rostau-ration. — Cost h ce dernier parti quo nous nous arretämes. Nous nous bor-nämes, en consequence, ä des soins do pi'oprotö, et la cicatrisation s'oll'ectua sans autres particulaiites dignos d'otro noleos qu'un abces intor-muscalaire, ([ui so developpa ä pou pies vers le milieu de la jambe droite, fournit une grande quanlile dc pus et guörit assez lenlemenl. Apres un mois de traito-ment, la guerison pouvail 6tre consideree comme complete an point de vue do la sante genei'ale, mais la bete a conserve une irremediable inlinnito, qui lui enlevo prosque toute valour venale (1).
Si Ton jolio un coup d'mW d'ensemble sur les fails quo nous venous do rapporter, il sera possible d'on liror quelques conclusionsgeneralos, qui no soronlpas döpourvucs d'intördt pratique.
On sera d'abord frappe de co premier fail (jue la jumont parail otre beaucoup plus exposee quo la vachc äces sorles d'accidcuts. Sur les quinze observations qui precedent, une sonic, en effet, a 6te fournie par la vachc; une par Vdnesse, el les treize autres par Ibjument, Pcut-etrc la longueur des membres, agents les plus ordinaires do cos per-forations, choz le poulain, et, du cole de la femelle, l'dnergie des con-
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(1) F. LeCOO nous ii signalo encore un f:iit du infiinc genre, qu'il a vu dans les in-lirmci'ios de M. havoroau, h Versailles. La rupture de la cloison rectO-Vaglnale etait dijh aiicienno ; aUCUDO tentative de restauialioii n'avail (He I'aite. (quot;ost dune, eoiunie on voit, un accident assoz frequent quo celei-IJi (F. Lgooq, note iuedite;.
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CONTUSIONS, PLAIES, DfiCHIRURES ET UUPTURES DU VAGIN.
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003
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Iractions ulörines el la rapidity du travail, plus grandcs chez la jiuncnt que chez la vacho, peuvont-ellcs rendrc complo, jusqu'ä un certain point, de cetlo parlicnlarile.
Un autre fait non moins remarquablc, et ä coup sür Lien inatlendu, c'est la faible mortalite qu'ontraincnt dos lesions parlois si ötendues et toujonrs si graves en apparence. Snr los qninze feinollos dont nous venous de rösuincr I'liisloiro, une seule a succombf; aux suites immedialos do I'accidonl; toutos les autres se sent retablios plus ou moins vito ot phis ou moins coiiiploteinont; qiiolqncs-unos inomc onl paru ä peine afl'octees au point de vuc do la santc gönöralo (Andre, — Saint-Gyr); toutos ontpu nourrir cl clever leur produit, quand colni-ci est venu vivant, coqni parait avoir ou lieu dans la grande inajorito des cas iquelqncs-unesmemo out pu ötro onsuito livrces ä la reproduction, en pronant quelques precautions pour 6vUer les crrcurs do lieu do la verge de l'ötalon, erreursde lieu faciles.etdonton connait les dangers, du moins chez la jument. Enfln, la plupart do ces betes semblont n'avoir rien perdu, par lo fail do I'accident, do lour önergie el do leur ardeur, lönioin surtout la jument do Jouet; cependant, on a cru remarquer chez quelques-unes uno corlaiue disposition aux. coliques el uno aptitude moins grando pour les travaux cxigeant des allures rapides (Ory).
Mais si, an point de vue de la vie et de la santögoneralc, ces accidents semblont beaucoup moins graves qu'on no serait lento de le croire ä priori, il n'en est plus de inömo au point de vue do la lesion locale. Presquo toujonrs les bords do la solution de conlinuilö so cicalrisent isolemcnt, les lissus no se r6nnissent pas, el la fcmelle reste ad'octcie pour lo reste do sa vie d'une inlirmito plus ou moins grave scion l'ötendue de la lesion primitive, qui rend son utilisation dösagröablo, et lui enlöve, dans la plupart des cas, presque toute valour commer-ciale. — Dans loules les observations resumöos ci-dessns, nous ne Irouvons quo trois exceptions ä cello regie, qui donne, en definitive, uno si grande gravile au pronoslic; encore, dans la premiere, cello do Lggouturier, n'est-il pas bien certain qu'il y ail eu perforation do la cloison reclo-vaginale; — dans la cleuxieme (Axitiii:) — 1'auteur dil qu'il y out cicatrisation sans fistule, mais il no nous semble |)as que le fait ail etc constate avec toute la rigueur vouluo, — el quant ä la troisiemc ((liuois), — olio est lellement extraordinaire sous tons les rapports qu'il nous parait impossible dc baser sur eile aucune conclusion.
Quant au trailemenl, louslesauleurs classiquos, llainard, Haumoisler cl lUioir, Lanzillotti-Buonsanti, parlent bien do la restauralion du pörinee et de la eleison reclo-vaginale par la suture, mais plutut d'a-pres ce qui so fait en pareil cas chez la femme quo d'apres lour experience personnelle. A Duponl, croyons-nous, revieut I'honneur d'avoir essayc, lo premier, cello operation chez les aniinaux. Nous l'avons es-
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ACCIDENTS CONSECUTIKS AU PART.
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sayee nous-ini^me (F. S. G.), cl on a vu avec combion peii do succös. Dupoul non pins n'avail pas rtiussi; il n'on a pas inoins ouvorl la voie ; il a monlrc quo I'opdration est faisahle; il n'y a done pas lieu do dösespörer des progrös do la science. Pent-etrc, en clTol, maintcnant que ['attention csl 6veilloe stir co point, finira-t-on par döcouvrir nn procede qui pornietlra do röussir, au inoins dans quelqucs cas inoins graves quo celui conlro leqnel est venue echouer rtiabilete pratique incontcslablo do notre conlrere do Bordeaux.
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Fistules v^sico-vaginales.
Lorsquo la solution do continuity porte sur la paroi införioure du vagln, il pout arrivcrqne le col do lavessio, on les parois meines do la pocho urinaire soicnt iii((''resses.
On coinprcnd iinniöcliatoinenttouto la gravitö d'uno seniblablo complication. L'urine n'ost plus retenue dans la vessie; eile s'öpanclio, s'in-(illre dans le tissu conjonctif du bassin; de lä dos dösordres inllam-maloires intonses, des abch urincux, pros()ue inf'ailliblcinent cl tres prochainement inortels. Le inoins qui puissc arriver, c'osl que l'urine, trouvant un ccoulement lacile par ievagin, s'echappe on eflet par cottc voie, sans s'epanchor dans les tissus ambiants, niais sans pouvoir 6lre relonno dans lavessio. La vie, alors, est inoins gravement compromise; mais it en resulte nne incontinence d'urine ol une indam-mation intense du vagin d(Hcrmineo par le passage incessant de ce liquide irritant. — Cost ce qui constitue la ßslulc uüsico-vaginak.
Getto fistulo pout encore s'etablir d'uno autre maniere : — lorsquo le foetus roste trap longtemps au passage, la compression (in'il determine sur les tissus inous intorposös ontrc lui et la paroi osseusc du bassin pent etre assoz forte pour determiner la mortification de ces tissus, jusqu'au col do la vessie compris. Si la femelle resiste, il se produit, a la cbute de i'eschare, une perte do substance qui met en communication dlrecte le vagin ct la pocho urinaire privee do son sphincter. Do lä encore une listulo vösico-vaginale avec tonics ses consequences.
G'est, tres vraisemblablement, par ce inccanisme que s'est produit i'exemple unique do lislule vesico-vaginalc que nous connaissionscho/, los animaux, exemple dont nous devons encore la connaissance ä Dnpont, el quo nous rcproduisons ici.
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OSERVATION. — DüPONT, de hnnlCMUC.
poul, a qui nous lalssoquot;quot;
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gt; .. agent du marcho, dit un-
c signalc, le 24 avril 1846, tiaiis les
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t'lahles d'niidu iiiair.liö p
j'ordonno naisc, ftgöesatist'aisant.1'air amhianl
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conimissioiinalro, a liordoanx, nne vaohe (|u'oii tonail eloignrc arce qu'elle a raquo; uno mauvalse maladie. raquo; J'arrive duns I'^lable; ;inicner la vaclio an grand jour, G'est nne böte de race garon-(1(! quatre ans, fort hollo, fort dislingude, et (ran etnbohpoinl Lllc empörte avec eile une odenr acido Ires pönetrantc, qui Infeclo . La queue est entiörement döpildo; un vaste ulcere occupe lonlos
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CONTUSIONS, l'I.AIKS, DECIIIRURE8 ET RUPTURES DU VAGIN. 900 los rdgions posldrieures, depuis la commissure införieure do. la vulve jus-
qu'aux oxtn'milps di^ili'-cs.
lt;c Apres d'abondantes ablntions d'eau cbloruräo, j'examine attontivement. La queue resserable h un bamp;lon pelö sur une de sos faces; IMpiderme ost remplacd par uu bourgeonnoment rougeiUre, ties Irrägulior et saignanl; eile (#9632;st doude d'une sensibility exquise, sea dimensions out atteiut le double du volume norniiil.
laquo; A parlir de la vulve jusqu'aux talons, le lissu cutane, sur une largeur da 12 continielics, dans la direction de la lace interne des cuisses, des jarrels et du canon, presente I'aspect d'un vaste nlceiation. Son reflet esl d'un f^lis nrgenlö; son loud est brunamp;tre, presque livido.
laquo;Je mo decide, apres avoir fait do nouveau largemeiit asperger aveo do I'eiui chlornree loule la region malade, ä porter la main dans les organes gdnitaux, Quelquos secondoa d'exploratio^ me snfliscnl. pour constaler i'exis-leuce d'une large plaie a la surface införieure et posterieure de la cavile vaginale, dans la ligne niediane. De grosses vögötations iriM'guliei'es, dechique-lees, la dissiniulont en parlie. Des inalieres puru|entes, line secretion epaisse, plastique, une couclie fine do sols, donnant an toucher la sensation d'une poussiere calcaire, occupenl lo fond do cette plaie, liaignee par un suinte-nient permanent d'uiine.
laquo; (Juand cotte partio du vagin est bien nelloyee, je constate qu'il y a une pcrle considerable de substance; 7 centimetres environ de la symphyse is-chiale soul ä nu ; les herds irreguliors de ce qui reste du vagin dominent tout autour, de plus do 2 centimetres, la surface osseuse; de gros bourgeons mobiles, llasques, rcconvrent en parlie la symphyse et paraisscnt ölre lo siege d'une suppuration abondaute. Au dela, plus dans lo fond, on sent la vessie retractee, du volume d'une aubergine. La muqueiise vaginale est d'un rouge vif, et ulcereo sur loute la surface införieure. La place occupee par les pieds poslerieurs de la vache durant une exploration do quelques minutes est imbibeo d'uriuo.
a Je borne la moii examen. J'interdis momontanemeut la vente de I'ani-mal. — Le londeniain, on I'avait ronvoyee ä son proprielaire, et je n'ai pu recuoillir aucun renseignement sur I'etiologie, ni sur la date do cotte grave lesion. raquo;
Bien quo los circonslancos n'aiont pas permis ä Dupont do com-l)letor son observation sur cos deux points imporlanls, nido fairo I'au-lopsio do I'animal, cello observation n'en prdsonle pas moins un Ires grand int(5ret. Cost 1'oxeinplo unique jusqu'ä ce jour, nous le röpetons^ d'une listule vesico-vaginale obsorvee cliez nos animaux; clle nous niontre cot accident dans loulo sa gravity, ainsi quo son analogic aussi complete quo possible avoc co qu'on observe choz la fommo; eile nous apprend, enlin, quo, quelque grave qu'il soil, col accident n'est pas incompatible avoc l'existencc ol meine avoc un certain ctat do sanle, puisque la vache qui en elail aU'ecleo avail laquo; un embonpoint salis-faisant. laquo;
Quant au Irailomoiil, 11 esl clair qu'il no pouvait elrc que nul: des dösordres coininc ccuxdont on vienlde lire la description elaient l)ieii •#9632;viclcminent au-dessus do loulcs les rossources do i'arl.
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9 Oft
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ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PART.
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Occlusion du vagin.
.M. Uiol (de l'ont-sur-Yonnc) ost jusqu'ä prcsonl le soul qul ail sigiialöceüo singuliöre complication des plaios vaginales, sous le lilro de : laquo; Curieux accidoil consöctttif ä la parturition chez la vac/te, raquo; el en ait, en memo temps, indiqiie la pathogönie reelle, ainsi quo le seul trailoment applicable,
D'aulres praticiens, tols quo Hamm et (Janloni, onl aussi fait con-naitro dos cas d'oblllöration complete du vagin, — mais choz des va-chos pleines, — par uno sorte de diaphragmo qui s'opposait absolu-menl ä la parturition. Nous avons pröcedeminont (pages 544 et 545) publiö ces observations, dans losquolles la cloison signalöe nous pa-rail absolument de memo nature quo colle qui se forme apres le part, c'ost-;i-diro qn'elle rösulterait, comme cetto dorniere, d'adberences morbides consecutives ä une denudation du dormo on ä des plaies plus profondes. Ajoutons enfln (pie M. Lafosse a constate, en 1854, une adherence partielle dos parois opposöos du vagin cboz uno vicilie jument.
Nous röduisons a ses parties essentielles la Ires iiilörossauto observation de M. Biot, qui nous tiendra lieu de description :
Lc 20 mars 1879, noire confröre ayanl öle appelä pour asslsler une vaohe eu travail de parturition depuis plusieurs heures, arriva au moment oil lus efforts reimis el pcrsüvürauls do quiilre honinies venaienl enfln do faire sorlir le veau. Tout paraissant aller au mieux, lu völörinaire n'avait plus qu'ä se retirer, — co qu'il ill, en conseillant de laisser la vache dölivrer irauquillement.
A dix jours do la, lo propriölairo roclamaitclo uouveaii son iutervonlion, car depuis deux jours la inßuio vache so livrait conlinuellemenl ä dos efforts expub sifs. A part ce symplömo, olio pi ösontail lous los sigiies ordiuairos do la sanle : olle mangeatt, ruminail et donnail sufflsammenl do lait, Au dire du propriölairo, ello avail parfailcmonl döliviö quolquos hoiiros apros sonvolage;au moment do la visito, rien ne s'ecoulail par la vulve, dont los lovros elaiont, ainsi lt;iuo la base do la quouo, exomptos do touto souilluro. Cioyanl simplc-monl avoir affaire ä uno dolivranco iiicoraplöle, M. Hiot prosciivit quolquos loniqucs, des injections öniollionles cl une Dourriture substantielle.
Trois jours apros, on lo fll revenir. laquo; La vaohe, dit M. Biot, allail do mal eu pis. Les efforts llaient continuels et d'une violence extreme. La patiento n'avail pas un soul iuslanl de ropes: olio [liolinail, so couchait souviuil; souvonl aussi olio so frappait lo vontro avec los niembros postörieurs, L'appölit avail consi-dörablemonl diniinuö ot la siVnHiou lacleo otait prcsquo larie,
u J'explore los organes gönitaux ; la vulve esl a peine franchie quo la main so trouve aussiliU arrötöo on avaul du moat raquo;rinairo et logöe dans un tres court infundibulum dispose eu entonnoir borgne.'fJtts de vagin', partant, plus do communication entre la matrice el lo doliors. Co conduit osl liiiöralouionl ohslrue ii rpiol([uos coulimotros en avant du möal qui, ;i cliaquo effort, laisse ecouler quelques goulles d'urine normale. A I'endroil do i'ocolusion, la mu-(Hicuso porlo des plis longitudinaux (jui la rideut, convergent eu avant, affec-tanl la disposition dos plis d'un (litre en papier. La, au point do reunion de ces sortes do fronces, los parois vaginales sout accoloes et soudöos ensemble de tollo facon qu'il osl nialoriollomcnt impossible d'aller a la recherche du col do la matrice,
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CONTUSIONS, PLAIE8, DKCllllU'ltES ET RÜPTUIIE8 DU VAGIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 007
u l/icliic nie vinl lout naturellemont de proceder a ['exploration de la malrice et du vagin en fouillant la bete par le reclum.Jo senlis aloi's,niais d'une faeon tres manifeste quui([uc mediate, au moyen d'une palpation mdnagöe, sous la paroi
ird'eiieure ilu reotum, amp; rcndioit du vagiu, je soulls, dis-Je, uns lumeur dure,
renitente, partout fluotuanle, grosse comroe une ouigse d'homme et mesurant
de 40 a U0 centinielios de longueur, tumeur limiteo en aniere par l'aiTronte* ment des parois vaginales et cu avaiit par le col de la malrice complötement ivtraele.
(( Pour m'assurer que je n'avah pas allairo ä une röleution d'uriae et ii la irpleüon de la vessie, j'evacuai cette derniero avec une sonde en caoutchouc; j'olitins environ deux litres d'urino; nialgce celle Evacuation, la tumeur cn (|iiestion cönserva les monies caracteres de volume et de consistance.
laquo; A quelle affection avais-je affaire? Point de retenlion urinaire, c'ötait certain. La position de la tumeur, siluee iriimcdialenionl au-dossous du rectum et faisanl contimiile au col retracle de la malrice, mo fit diagnostiquer une collection de debris placontaircs dans le vagin lui-inenie, clos de loules parts.
laquo; Mon parli fut bienlöl jiris: au moyen de l'indicateur droit, je dechimi doucement, par la vulve, le (issu cicatriciel de nouvelle formation qni all'rou-tait les parois du vagin et je parvius, non saus difticulte, dansle vagin lui-meiuo inormement dilate. J'agraiulis ensuite l'ouverlure, au moyen d'un debridenient par di'chirure de 7 ä 8 centimetres et de bant en bas; j'eus imniediatemont im jet de liqiddc qlaireuoo et sanguinolmt d'abunl, pids jaunc trouble, tres fetide et inHaniß de dibris de cotylädons plaeentaires; lamp; quanliti de liquide ecoulö fut de dix h douze litres environ.
u AussihU les efforts expulsifs cesserenl comma par encliaiitement et la vacbe se mit a manger sa litiere. J'ordonnai pour lout trailement qnelijues injections d'eau tiöde legerement alcoolisße.
(i Comnient celto collection de liquide belerogene s'est-clle produitc? Voici l'explicalion qni nie semble ralionnelle. La muqueuse du vagin, uu pen eu avant du meat urinaire, a öle exeoriee pendant la parturition, qni a etc longue et laborieuse. La plaie circulaire qjii en est resultee, s'elant Irouvee partout en contact, avec ellc-menie, a provoque la soudure adliesive des parois rappro-cliees. Par' suite de cot all'ronlerneut immedial par premiere intention, loule communication de la malrice avec l'exiei'ieur a ete inlerrompue; los debris placentaires, les produits de la muqueuse ulerine forlement congeslionnee apres le pari, les locbies eiilin, n'ont pas Irouvede voie d'ecliappemenl et se sont colligös dans le sac vaginal desormais l'ermö, donl les parois subirent une dilatation extreme. C'etait une nMcntion de matieres placentairos et de liquide lochial, avec celle particularity que son siege, au lieu d'etre dans liitei'iis, etait dans lo vagin lui-meme, clos de partout.
laquo; Je dois ajouter quo la grelle de la niuquense vaginale sur elle-meme a dö s'effectuer imniedialemeut apres la delivrance, car, an rapport du proprie-taire, sa bete n'a jote aucune salelä par sa naissanee et no s'eslt; jamais purgde, raquo;
Six semaines apres, la vachc ne se ressentail en aucune facon de sou accident et de 1'operation qui I'avait suivi.
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Ainsi qu'on I'a vu, nous adoptons complötement ropinion ciniso par M. Iliot an siijel do colle soudure des parois vaginales. Nous pen-sons quo teile doit clro 1'origine, noii seulemonl dos cloisons com-plötcs dont il a ele fait mention plus haut, mais encore de quelques-uncs des brides que ron rencontre ä un part iilleriour ol dont nous avons cilc do nombreux examples (p. Mi el suiv.) Seuloment, dans ce cas, radhörenco no s'ölablirail qu'cnlre doux surfaces circouscrilcs.
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ACCIDENTS CONSßCUTIFS AU PAKT.
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AKT. III. — THROMBUS
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LA VULVE ET DU VAQ1N.
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Sous ce notn, (|iio nons oinpruntons a l'obslötrique et ä la Chirurgie humamos, nons dösignons les lumntrs sanguines qui se dövoloppenl parfoisdans l'dpaisseurdes Uwes de In vulve et le titsu conjonetif du vcigin.
Get accident a clö fort pen öliuliü, on, pour niieux dire, presque coinplöloinenl nögligö ou meconnu par les vötörinaires : Samson, völ6rinairo ä Motz, est le premier qui l'ait positivemenl signald, dans un article interessant inserc dans le Iteeueil de medeeine veleritmire, annöo ISdiJ. üepnis, en 1878, M. Gollin (de Vassy) cn a l'ait connaitre deux cas fort intöressants, et dans les notes qu'll a eu l'obligeance de nous transtnettre, il en sjgnale deux cas nouveaux. (Test tont co qui a etc pnbliö sur cet accident, qui ne doit cependant pas 6lre tres rare, et dont les suilos ne manquent pas de gravitc. laquo; Une longue experience, dit Samson, m'a pöremptoirement dömontrö quo, par le fail inßme du pari laborieux, dos caillols accumules dans la cavile pcl-vienno, autour du vagin, suffisont pour amener des consequences graves, et quo, dans la inajoritö des cas, ils amönenl la inort, ([ue ron impute ä torl ä rinllanunalion de l'utörus,raquo; —11 y a penl-ötre un pou d'exagöration dans cello opinion formnlöo d'uno maniere absolue; nons ferons loulofois remarquer qu'ollo concorde assez bien avec co qn'on observe cliez la fomme, oü raccidenl dont il s'agil, longlomps meconnu anssi, a clö bien etudie, depuis 1S;{0. par Deneux, Horvez de Chegoin, Volpean, Blot, olc.
Le mecanismc de la formation du thrombus est assez facile ä com-prendro : dans le pari laborieux, lorsque le feetus, trop volnmineux ou en mauvaise position irreductible, exige, pour Giro amenö au dehors, des ellbrls do traction considerables, il comprime les lissus du vagin contre les parois csseuses du bassin.jiisqu'äccraserun certain nombio de vaisscaux, landis quo les tractions ollos-inemos, faisant glisser les parois vaginales sur les parties voisincs, amenenl la dechirure du lissu conjonetif. Hien des vaissoaux doivent etre ainsi divises dans cos lissus devenus si vasculaires parlo l'ait möme de la gestation, et Ton conceit qu'une extravasation de sang plus on moins considerable, une litmeur sanguine plus ou moins volumineuse, on doive elro la consequence frequente.
(jliez la femme, ce parait 6trc surtoul, quoiqne non cxclusivenicnl, dans le tissu dos grandos levres que se forment cos ihrom/nts. Chez nos feinelles (loinesti([iios, au conlrairo, c'cst de prebhence dans le tissu conjonetif sous-vaginal, ainsi que cela resulto des observations do Samson; toutefols, dans un des cas observes par M. Gollin, la vulvo etail le siege d'une tumefaction considerable, qui laquo;s'elendait k l'anus, aux cuisses et ä la croupe raquo;, et il put en faire sortir au moins 3 llt;i-loürainmes d'un saiiir noir coa.srnle.
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THROMBUS DE LA VULVE ET DU VAQIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'J09
Suivanl Samson, la prösonco de ces caillols cst facile ä roconnai-Iro : laquo;11s se Irahissenl par tlesbosseliires qu'ils impriincnt surlos parois du vagln; reell los döcöuvre facllement, et la main, en Ins palpani, porroit une sensation analogue ä cello que vous epronvez en palpani nn morceau de pounion. raquo; De plus la iniupiense vaginale redelo nne coulenr bleuamp;trOi violette, on noire, coinmo dans tonte eccliymose siögeant snr nne partie ddpourvue de pigment; les levres de la vnlve sont considöraldoinenl tnmölides et donnont an toucher la inöine sensation specialo signalee ci-dessns. linlin, rengorgeinenl, snrtout dans les cas graves, pout se prolonger snr les cnisses et jnsqnc sur la rroupe.
Les consequences se devinent.Si 1c sangepanche est en petite quan-tite, il pent 6tre rösorbo et tont rentre dans l'ordre physiologique au liout de quelques jours. Mais si le thrombus est volumineux, il n'cn est plusainsi; 1c sang s'altere, il provoque une inflammation grave, qui pent aller jusqu'ä la gangrene, et l'on a i\ redouter tous les accidents de la r6sorplion septique, dont la mort n'est que trop souvent la suite inevitable.
Pour parer a ces dangers, Samson recommande unc operation laquo; anssi simple que leconde en rcsultats, raquo; et qu'il d6crit ainsi qu'il suit : laquo; Les levres de la vnlve ctant tenuos ccartoes par deux aides, piongor le bistouri, comme pour ponctionnor nn abcos, dans les parois laterales droitc el gauche du vagin, y praliquer une ouverture d'une etendue et d'une profondeur en rapport avec la quantile el la situation des caillols; comprimer pour les faire sortir. raquo;
Suivant 1'auteur que nous citons, eel te operation ost d'une remar-quable innocuite; il va jusqu'ä dire qn'ello no peutjamaisötrenuisible, co qui paraitra sans doute exager(5 ä quiconquo connail les dangers do faction do i'air sur le sang cpanchn dans les lissus vivanls. laquo; J'ai le droit de lui allribuer, dil-il, la conservation d'uu hon nombre de fe-melles des especes chevaline el bovine; depuis (pie je l'ai mise en pratique, el cela dans unc foule de circonstances graves, jo n'ai cu ä de-piorcr la perte d'aucune mere. raquo; Ajonlonsque, del'avisdeschirurgiens qui out le mieux eludio eel accident en imklecine hnmaine, laquo; Vlnrision est, en definitive, le remedc cfßcace des tumours sanguines de la vulve et du vagin qui out rösiste an Irailemeut rösolulif on qui, soil parlour volume, soil par les accidents qn'elles provoquonl ou qui les compli-qiicnl, no perincltont pas la temporisation (Velpoau). raquo; de sonl lä, on en conviendra, do scricux motifs do preudre on consideration l'opö-lation pröconisöo par noire confrere do Motz, en favour de laqucllo il rapporlo d'aillcnrs deux observations detaillees, remanpiables par la gravitc des accidents qu'il out ;\ combattre et par le succös complet el rapide dont fut snivio roperation.
II va sans dire quo, pour prevonir les dangers do rinfection putridc, loujours ä craindre on pared cas, on devra rcconrir, apres I'operalion,
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ACCinKNTS CONSfiCÜTIFS AU PART.
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aux ablulions, lotions, injections detersives el anliseptiques, avoc les solutions do cblorures alcalins, d'acide pb4nique, do permanganate do potasse, et d'aulres substances dcsinfeclantos.
Inutile do dire aussi que les accidents göncraux, intlammatoires ou autrcs, seront combattus, solon les cas, par les moyons approprißs quo la therapeutiqne genörale met i\ notre disposition, el sur lesquels il sorait superllu d'insister.
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ART. IV.
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RELACIIKMENT DES 8YMPHY8ES.
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Cot accident, dejü rare chez la femme, Test encore davantage cliez les animaux; nous n'en connaissons que doux exemples dont nous reproduisons ci-dessous los observations, car ellcs donnont uno id(5e trös nette des syinptömes par lesquels so döcelo ce grave accident.
Ainsi quo nous I'avons vu en parlant do rosteomalacio, l'elat de gestation predispose au relächement dos symphyses ; le volume excessif'du foetus ou sa sortie cu mauvaise presentation dovient hi cause occasionnello do cot accident, qui, s'il n'est pas rnortol, neparait pas non plus susceptible d'une guerison compliHe. (Vest tout ce que nous en pouvons dire pour I'instant.
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lro Observation. — Gillis. — !,o 28 mars 18il8, les soins de M. Gilis rurent rcclniiK'S pom' uno raquo;ache agrnaise, de liuil ans.
i.o 29 du inenie mois, cello vaclie, elant an labour, laquo; out inaiuts ofl'orts pour völor. raquo; Tout a coup, vers los dix iicuros, elie s'arrcte, beugle, flochil sur les mombros antörieurs, veut so coucher, fail do nouveaux otl'orts. G'esl alors seulement qu'on la delollo el qu'on iaranionoa son ctable, oii, trois heures apros, olio donne le Jour ä une genisse. laquo; Lo part, rolardö do dix-nouf jours, fut assez nalurel. raquo;
A partir de ce momeni, la böte roste presque conslamnient couchöe el ne so love qu'avoc uno gramle ilit'Iioulte. laquo; Sa marcho osl pönible ; olle vacillo du train posh'iieur, et les iliuins s'ölevonl el s'abaissent suivant quo lo nieniliio correspondant ost au soution ou a 1'appui. raquo; La main, ougagöo dans lo rectum, laquo;lro use rarliculation sacro-iliaque douloureuse h la pression. raquo; Pas de seu-sibilitö ä la symphyse Ischio-pubienne; raais lorsque I'aniinal marche, raquo; le doigl indtcateur appuyant sur l'un dos pubis oi le nmlius sur 1'aulre, on soul im mouvement alternatif de cos os, s'harmonisant aver ceux des ilimns. raquo; Le dianu'lro sarro-puliien du hassin parail dlminud, laiulis quo lo bis-iliaquo laquo; duit 6tre augments, raquo; mais cola osl pen appreciable. —Autant qu'on pout comprendre I'observation, doul la rädacliou ost trös obscure ou ce point, les anglos internes des iliums, qui ferment lo sommel do la croupe, font uno sail-He de 8 centimetres au-dessus dos apophyses äpineuses du sacrum, (|iii parais-sent cnl'onceos d'aulant onlre les deux os pröcilös. Ce slllon so prolonge dans la direction du coccyx, en diminuant graduelletnent do profondeur.
D'aprös ces syniptömos, M. (lillis diagnostiqua un roliUdiomoul de la sym-pbyse isiliio-pnliionno el des articulations sacro-illaquos. II Jugea lo cas inru-rable, et conseilla d'engraisser la vacho et do la vendre au boucher lo plus promptemenl possible. — Plusieurs mois apros, la bole otait dans le meme etat.
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RELACHEMENT DES SYMPHYSES.
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11deg; Odskhvation. — .Mou.kuicau. — Lb snjol de ccitto observalion ost. Sga-lement une gt;achlaquo;. Ag6e ilu cinq mis, ello donna un veau önormdi doni il lallnl favorisor la sorlie par des traoliona fortes el souteiuics. Aussitfit aprds, la bole, qui, jusquo-la, ötait t'estöe deliont, se laissa lomber sur la litiure, paraissant epuisüo par Ics efibrts qu'elle laisait depuis trop longteinps.
l,o Icndoniain malin, celte vacbo etait (Henduo en decubiUis lalöral h la möme place oa, la voille, eile s'etait laissee tomber. Excitüe ä se relever, ello so soulevailsur los mBmbres antärisurs; mais le train post^rieui'reslait inerle sur lo sol. A chaqne moiiveinent ((u'elle executait, on enlendait seproduire an niveaii du bassin des oraquements, ({u'il eiait facile do percevoir ä distance et qui paraissaicnt provoquer une cortaine douleur; il sufflsait, du roste, pour determiner öes crepitations, do faire nionvoir la croupe avec la main. — Le ponls etait ploin el fort, la respiration vite, le mnllo soc et la rumination sus-pendne.
I,o 10 mai (cinqnienie jour apres le vela^o), I'etat febrile avail disparn; mais rimpossibilile do so relever persistalt, et los molndres mouvemenls deter-minaient loujours des crepitations au niveau du bassin. Cot etat persista jus-qu'au 19, jour oil la bole fut tronveo debout. a Le train postätieur,dit M. Mollo-reau, ost chancelant; il ost impossible do I'obliger h se döplacer, les pieds do derrioro somblont rivös an sol; a la nioindro prossion sur la croupe, la vacbo menace de tombor el le balancement du train posierieur determine ces oraquements au niveau du bassin qu'on entendait lorsqu'ello ötait conchöe. En l'oxaminant, jo fus etonnö do remarquer un affaissement asscz considerable dos vortöbros lombairos el du sacrum, qui parail abuisse dans le bassin. L'n sillons'pst cronsenntre lesdeux angles internes des iliunis, qui foul, ainsi quo les bords antörieurs do ces os, une saillie de ö a 0 centimetres an-dossus dos vortöbres lombairos. I.'oxlremite postörieure du sacrum et les premieres ver-tobres cocoyglennes paraissent plus ölovecs; la base de la queue forme une courbe assez accnsee, qui l'eloigne dos parties genilales. Jo remarqual egalement que ([uand on obligeait colic böte, on poussanl docötö le train poslörieur, as'ap-puyer plus forloment sur un mouibre (pie sur I'aulrc, Tangle interne (lolilium oorrespomlanlau inombro surlequol I'appiu etait plus considerable, s'ölovaitnn pen au-dossus do son congönöro. A i'exploralion, je conslalai rabaisseinent du sacrum dans le bassin, donl lo dimnölre snero-pubion paraissail diniiniie dans do notables proporlions; je conslalai egalement qu'il exislail un rchlcliemont assez grand do la symphyso iscbio-piUiionno pour permellro aux pubis do s'eiever et do s'abaisser alternativement, suivant ((ue I'un on i'autre membre noncourait davanlage ä Tappui. Cetle mobilite des pubis esl Ires reslreinte; copcndanl ello ost facileinenl porcuo lorsqu'on fail reposoron meme temps un doigt sur cbacun do ces os el qu'on fail balancer la croupe ; on memo temps que les pubis s'elevcnl on s'abaissent, il so produil de la cröpilalion au niveau de la sympbyse.
laquo; Dans les premiers Jours dejiiin, Tölal gönöral de cette böte ötait dos plus satisfaisants; ello so levait plus Cacilement; mais ollo sedöplacail encore avoc beaueoup de dil'licnllö, en Iralnanl les pieds sur le sol; lo train poslörieur etait loujonrs vacillanl, (#9632;(•pendant on no voyail plus s'ölovor ni s'abaisser los angles Internes des illums, el on n'entendait plus de cröpilalion so prodnire au niveau du bassin. Toutefois, la deformation de la croupe öiait beaueoup plus aecusöe; los vorlebrcs lombairos et lo sacrum ölaionl encore doscondus; le sillon forme ontre les angles Internes des illums öiail profond de ö iiO centimetres else prolongoait on diminuanl de profondeurjusqu'aux preiniöros vertebros coecygiennes avoc uno largeur de ii coiilimölres. Le sominet de la croupo et los bords antörieurs des iliums faisaieut uno saillie de 10 cenli-mölrcs sur les corps des vortöbros lombairos el des apopbysos transversos de ces verlebres.
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012
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ACCIDENTS CONSICCUTIFS AU l'AUT.
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laquo; Vers lii lin de septembre do la int^mo aimen, la iiKiicho ötail loujours (lirilcilo ol, [a balancometit du train posleriiuir trüs acconliu-'. Pendant la locomotion, Ics piuds |iosli5rioiii's otaioul trninus sur le sol, et on (Halt oblige do SOUtenir la böle do ohcmue cötö do la croupe pour övitor los chutes. A celle öpoque, olio oonlraota la päripueumouie et dnt ötre aballue.
A I'autopBie, Mi Mollereau put oonstaterlaquo; lt;]iie la gymphyse iscblo-pubinnnn t'taii enliörement ressoudäe oi quo, en avant et sur la face infärieure, au ni-veau do rinserlion des nuisoles court adduoteur do la janibo el pecline, il sV'lalL doposö uno quantitö assez grande de lissu spongieux, (ju'on pouvait facile-ment divisor1 avee le coiileau. I,os muscles lossiois ötaient atropliies ot avaienl perdu beaucoup de leur volume. raquo;
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ART. V.
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ACCIDENTS DIVERS.
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Nous avons vu quo sous rinduenco d'oHbrls cxpnlsifs d'une grande intensity, l'inlestin, pressö do toutea parts, pouvait parfois determiner une rupture des parois vaginalos ot s'echappor an dehors. II pourrait egalemonl t'uir pard'aulres dechiruros on par los ouverturos naturelles en donnant lieu ä des hernios diverses. Cost ainsi quo M. Lapotre a vu so produire dans do soinblables circonslaneos, sur uno junient, la rupture du diaphragme ot, sur uno antio, cello du rectum, par laquolle s'esl öchappe I'lntestingröle; .M. Gollin (do Vassy) a rencontre un cas semblablo ä ce dernier. Cos deux praticiens out dgalement observe l'invagination du rectum ot d'uno partic considerable du colon llottant. Schaack a vu nn cas singulier do docbirure do la portion mobile do l'inlestin. — Signaions onlin, commo possible, la rupture du Coeur, quo M. Leconte a obsorvöe sur uno vachc; ici, los ert'orls expulsifs so sont compliques d'uno chute subite el violente surlo sol.
Nous aliens rösuinor quelquos-unes do cos observations qui mon-trent bien les dangers dos efforts expulsifs exagöres, el font rossortir la necessilö do los calmer par l'anesthösie, ou par l'inäbriation alcoo-lique (Salnl-Cyr), souls moyens quo nous ayons de prövenirdes accidents qui sont presque loujours irromödiablos.
Iquot; Observation. — Lapötrk. — Rupture du diaphragme. — Appelö pour accouclier une jiimeiit on travail depuis environ deux lieures, .M. Lapotre la Ironva debout, I'aisant sans resultat do violcnts efforts expulsifs. Cette böte elaiit excessivcmeiit irritable, M. Lap6tre profltn d'un moment ou eile s'ölait ooufhoe pour so rendre complo do la nature do I'obslacle qn'il allail avoir a surmonler. laquo; Mais, dit I'auteur, moil bras i'ut ä peino iiitroduil dans le vagin quo la böte so livra a des mouvements expulsifs telleraent intenses —.jo puis dire commo Je n'en avals Jamais vu — que je dus renoncer pour le moment ä poursuivre plus loin mon investigation. La jument reprit, du resto, aussilöt la position debout, mena^ant do ruades ceux qui auraient tentö do I'approclior. raquo; En presence (rune teile situation, M. Lapotre songoa a I'anes* lln'sio; mais n'iiyanl pas d'elhor el no pouvant s'on procurer qu'avec beau-coup do temps, il prit le parti d'assujoltir la böte dans la position couchöc an moyen des eutraves, puis il sY'lloira do nouveau d'introdnire le bras dans la matrico. Tont d'abord los elTorts expulsifs so renouvelerenl plus violents encore; cependant, aprös un instant d'attente, il so produisit un peu do calme,
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ACCIDENTS DIVERS.
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913
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qul permit cnfin de pi'ocödor h 1'e.vploration. I/opcratiHir rccomuil qu'll s'agis-suit d'une pri'sonlation des jarrets, posilion lombo-sacrüe. laquo; Homettre, dit-ii, les mombres en extension ne me parul pas impossible et döjit j'avais place ii cet offet un lacs sur la partie inferienro dn canon do I'un deux, quand lajmnent se livra tide nonveaux efforts expulsit's plus violenls que jamais. I'nis, tout a coup, lo proprittairo qul tonait la tiHe assujettie me dit; ii Monsieur, la böte innuit. raquo; Cette declaralion subile me surprit... Jo dus cependant blen vile odder ä l'ävidence et me ranger a l'avls du propridlaire... L'aulopsie montra, interessant le diaphragme, une large döchirure ä bords IVangös, ayant son siege sur le cötö gauche de la portion ciiarime periplie-rique de la cloison, et dont le plus grand diametre (12 centimetres environ) nffectait une direction de haul en has el d'arriere en avant. raquo;
Ilc OusKnvATioN. —Golun, — Däohirure (hi rectnni. — An dire du propridtaire tie la.luineut, il aurait assislö aux premieres douleurs. u Les coliques, d'abord rares et legeres, prirenl sondiiinement une grande inlcnsite; les efforts elaient excessivement violenls. Redoulanl une posilion vioieuse dn foetus, il s'approcha ])Our explorer les organes genilaux; mais, au moment on il aliait introdnire [q main, il vil sorlir par Tanns une anse d'inteslin, laquelle, malgre ses efforts et oeux do quelques aides qui I'assistaient, augmenla en longueur et no put fllre refouli5e dans le rectum. Bientöl apres apparurent entre les levres de la vulvo la töte et les pieds anterieurs d'un poulain vigoureux, qui ful expulse lies facilement. raquo;
Croyanl avec raison la mort in6vilable, M. Coliin jugeait inutile de so deplaeer; mais il dul cöderaux instances do son client. Arrive auprös de la bole, il constala la sortie, par 1'anus, d'une anse d'inlestin gröle longue de 2 ü it metres; dc plus, la Jnmeiit elait paralysee du train posh'rienr depnis la mise-bas. La malheureiise liele fut abaltue sur-le-champ. — A l'ouverture du cadavre, faite do suite, M. Coliin trouva laquo; une decliirure do la paroi inf6rieure do toulo la portion pre-jieritoneale du rectum. raquo; — l.'autear explique eel accident do la maniere siiivanle : laquo; Lorsque le rectum esl renipli do crotlins, ses parois dilalees sont amincies el n'oll'renl plus ([u'line faible resistance aux violences qu'elles peuvent subir. Le poulain so trouvanl en position verlebro-sacree antörieure, il est probable que la nuque ou un des membres est venu arc-bouterau nivcaudu delroit anlerieur, sur la masse di^s crotlins durs donl le rectum elail rempli, et que, sous I'inlluenee d'efforts energiques, il a oxerce une pression violente sur la paroi rectale aminoie, qui a cede et s'est ddchirde quoique etaul prolegee par la matrice, laquelle n'a eprouve elle-memc aucune lesion, ii
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Dans lo cas do dechinirc du reclmn rapporlc par M. Lapötre, le poulain elail en posilion dorso-sacroc avec la tele oncapiichonnöc, etlanuque i)oi'lant conlro le bord supörieur et aiitöriour du bassin; auloiir dc la döchiniro, due sans doule u la pression de la nuque, se voyail une largo et forte cccliymose. — L'observation qui suit est du tnötne praticien.
Ill'quot; OiisKnvATioN. — Lapötre. — Invaginalion du rectum et d'unepavlie du colon ßollunl. —#9632; Lajumout donl il s'agit elail, au moment de l'arrivee du veterinairc, dans un etat de calme relatif; mais ee qui IVappa celni-ci, ce ful de voir laquo; le rectum et une parlio du cölon tloll.ml, l'orloment occbymosös, sortis par l'anus et descendant pour ainsl dire jusque sur le sol. raquo;
Le travail dcla parturition avail dehnte par des efforts expulsil's Iresinlenses, bienlot suivis du prolapsus du rectum, qui avail rapidement pris le döveloppelaquo;
Saint-Gyii et VlOLBT. — Obstetriiinc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;08
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91V
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ACCIDENTS C0N8BCUTIF8 AU PAIiT.
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nuMit qu'on lni voyail. Depuis unc lnMiro, la böte ötöit Iteaucoup plus calmo.— 'I'mii en la consid^ranlcotnino perdueraquo; Mlt; Lapölreorul oependant devoir lenleF quelquo chose. Lepoulain i'iaii en Präsentation postdrieure, position lomho-sus-ootyloldienne gauobe, Ics membrea döjäengaffös dans I'excavation ct loasabots appuyanicoutre la pai'oi supörieure du vagin. II I'utassez prompletnentremis en position lonibo-saoröe, apräs ipiui l'accouohenient out Wen sans difdcultös. Laröduction de I'invaginalion ne ful pas non plus trop pönlbie. Toutd'abord la bole alia trös bien, prenanl volontiers los boissöns blanches additionnöos de suifate de soude qui lui ölaienl prösentäes; eile ciU mdme mangö la ration si la diölo la plus ngoureuse n'eül 6t6 prescrite. Malheureusement, dans la soiree du iiii'ino Jour la liuvre s'alluiua, et vingt-quatre beures aprüs la malade succombait.
ii L'autopsie a rcvrli', nou pas nu rosin d'invaginatlon comme on aurait pu le croh'e, mais une enlörite ^önöralisöo, traumatique cu l'espamp;ce, aveo pöri-lonite el dächiruredu poriioino, occasionnöe saus deute par le döplacement considerable qu'avait subi 1'inteslin dans ses rapports anatomiques, raquo;
Los deux cas d'invagiiialion roctalo observes par M. Golliu sc sonl ('galcnicnl loriniiies par la inort.
Dans I'observalion qu'on va lire, 11 s'agit d'une ddchirure de l'in-teslin, — probablemont 1'intestin yrele, — qui s'csl produite pendant un vfilagfl dyslocique, auquel Schaack avail precede avec sa prudence habituelle. On verra qu'il lui (Halt övidemnient impossible do prövoir et, par consequent, de conjurer eel accident, unique jusqu'ä present, el qui no pouvait ([n'etre morlcl.
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IV Odservation. —- Scuaack. — Ddchirure de fintestin. — line Tadio fnisail inulilement depuis plusieurs beures des efforts poLir vfiler; on avail ügalement saus rösullai tlrö sur los deux membres qui so presoutaient. — A l'arrivöo de Schaack, le veau ost encore vivanl; il y a Präsentation dos membres antoriours et do la iiiupio; la position ost dorso-ilialo gauche, par cousö-quenl le veau ost coucliö sur lo cötö droit; le chanfrein butleconlre lo pubis et le lioui du ihv. regardele sacrum. Loseauatfoetalessont complötemenläcouläes; lo vngin a perdu son enduit muqueux; enfln I'litarns est dans un dial de spasme gdnöral qui permel ä peine de mouvoir la main exploratrice.
Pour remötlier ä eel otat complexe, Schaack fail placer la bole de lelle sorte que los pieds de dcrriöro soioul beaueoup plus olovös quo ceux da devant; puis, a l'nide d'un gros enlonnoir, il fait coulor dans l'uldrus aidant d'eau tlöde qu'il on poui eutrer; il y verse aussi, avant et aprös, deuxverröes d'huile pour lulirillor le conduit. La rdduclion exigeant que la femelle soil, placde sur le dos, on la couche avec los prdcaulions convonables, Le veau esl remis saus irop de peino en prdscntatiou et position normales; maisil faul dos tractions souteuuos pour l'amener au dehors el, aussilöl sorti, il expire. La vache, loin do paraitro soulagde,laquo; so tnoi a battre des (laues el resle dlendue sur la liliore. Par moments, uoanrnoins, eile so liout sur lo sternum, regarde sou ventre; mais, quoi qu'on lasse, olle s'obstine ä rester couchde. On ost obligd de la trainer pour la remeltre ä sa place, Un instant apres, on lui prdsente une soupe, qu'elle refuse, aiusi quo loute espöeo de boissöns el de nourrilure. Au boul de quatre heures, olle se luve d'elle-mömo el boil quelques gorgdes d'eau blanche; mais olle so reconcile prosquo aussilöl. D'ailleurs, loin de s'amdliorer, sou dial parall dovenir plus inquidtant, et l'on mo fait prdvenir de nouvoau, comme il avail, did convonu. Arrivd prös d'elie, ja lui trouvo le faeids trisle; Tariere est dine, le pools vile; los muscles des ouisses tromlilonl par moments;
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llinLIOOKAPIHE.
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In respiralion csl toujouis accuh'Teo. (lomnii! l'arriöre-falx se Irouve encore dniis rutenis, j'opcre d'abord sou exlraclion, qui so fail sans difliciilte, les cotyledons n'ayant plus aucuno adliörcnco; Je porto de nouveau la main dans I'litmis, j'on explore les clifferents points; mais je n'y dislinguo ancmie lüsion... Vers ii lienrcs du soil1 (environ dix lieures apres raccouclicnient), le proprielaire voyanl sa vache aller de mal en pis fait appeler uu bouclier, qui i'abat sur-lc-oliaiiip. A l'ouverture, on tiouve dans l'abdomen un äpanchetnent de maliei'o fVicalo provenant d'uiie dechirurc de l'intestin.
laquo; Comment celle lesion a-t-elle pu so produirc? Assiirement laquo;; n'est pas la chute de celle hole sui' la lilieie qui a pu la determiner, car eile a eUi ren-voi'seo aussi doucemcnl que si eile se füt couchee d'elle-inenie. II nie parait ]ilus probable que c'est pendant l'extractioii du foetus quo cclte decliimre a (li^ se faire. Una anse d'hilesliu remplio de matieres, ayant penetrö dans le liassin, aui'a pu se trouvei' compiiniee cjuand le foetus y a ele engage de vive force, et se rupturer sous l'influence de la pression qu'elle a du subir alors... raquo;
Vquot; Observation. — Leconte. — Rupture du caiur. — II s'agit, celle fois^l'uue vnchc jeiuie, vigoureuse, en trös bon elat d'embonpoint, qui, depuia la veille, se livrait ä de violents elforts pour vßler. Pendant ces efforts, eile etaitlombee tout ä coup sin- la litiöre et n'avait pas fait de tentalives pour se relever. A son arrivee, Leconte put constater que les contractions ne reparaissaient que tres faibles et ä de longs inlervalles; la bete presentait les signes de la plus grande faiblcsse ; laquo; coucbeo surlo sternum, eile avail les inonibres thoraciques porlcs en avant, la töte et l'encolure affaisses, les yeux tornes, les paupieres abaissees, los oroillos froides et tombantes, le inulle froid et sali de poussiere, ainsi que reniree dos naseaux, los imupieuses ties päles et bleuälres; le pouls etait petit, misörablo, intermittent; on ne voyail rien du cölo de la vulve; lorsqu'on souievait un membro, il retombait sur la litioro comme un corps inanime. raquo; Du 16ger d^placonicnt ayant ele imprime a la malade, on la vit bamp;iller plusieurs fois et enfln expirer. — L'autopsle fit voir que la mort eiait duo ii une deehirure transversale du ventricule droit, de 2 centimetres environ de longueur.
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BIBLIOGRAPHIE.
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ACCIDENTS C0NSECUT1FS AU PART.
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Lyon, 1851, p. 227.
(Consulter aussi la liihliograpliie do la page 278).
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2deg; Contusions, plates el dichivuves da vagin.
Andre; Observation do perforation et d^cblruro vaglno-rectale pendant le part; in
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RENVERSEMßNT DE L'UTßRUS.
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Schmidt; Rupturo du vagin; in Annales de. mcd. vtil. de Hruxotles, I8C7, p. 2(!8. Hini'i'i.EY; Döchiruro du vagin pendant le part; niort de la jumont; oütraction du pou-
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3deg; Tltrondßus du vayin.
C.oli.in (deWassy); Quolquos accidents consecutifs au part, etc.; in Journal de mid.
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vet., 1881, p. 151.
4deg; lietuchemenl des symphyses,
Gims; Reläcliomont do lasympliyso ischio-pubienno ot do l'artlculation sacro-iliaque; in Journal des pel. du. midi, 1858, p. •478. Moi.leiikaii; Relamp;choment du la symphyse ischio-pubionno ol des articulations sacro-iliaques, etc.; In Archives vilirinaii-cs, 1881, p. 850.
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Uquot; Accidenls divers.
C.oli.in (do Wassy); Quelquos accidents consecutifs au part, etc.; in Journal de mcd. vit. et de zooteclinie, 1878, p. 384 et 387.
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Lkconte; Memoire sur robstetriquo vötcrinaire; In Mimoircs de la Sociile centrate de-mid. vit.; t, V. Voy. p. 105.
Sciiaack; Quolques cas do dystocio chez la vaclio; in Journal de me'd. vit. de Lyon, 18G4, p. 1raquo;.
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GHAPITRE III
RENVERSEMENT DE L'UTERUS.
Prolapsus, chute ou proeidenco de la matricc (1)
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Sous ces denominations diverses, on designe une sorlo de hernie de l'organe Hierin qui, cn so rclournant en dedans de Ini-inemo ä la ma-niöro d'un bas donl on reloulcrait lo pied dans la jambe, vionl, former au dehors de la vulve une lumeur plus ou moins volumincuso.
Getto dclinilion s'applique au prolapsus complol; nous vorrons bien-töt quo le renvcrsemenl pent elrc dejä considerable sans qu'aucune
(I) Nous croyons devoir prevonir le lecteur quo cet arliclo et lo suivant ont eto rc-vas par nous, alln d'assumor seul la responsabilito deserrours, s'il y on a.
F, SAiNT-Cvn.
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918nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PAUT.
partle do I'organo n'apparaisse au dehors ; niais, dans tous les cas, I'accidiMil est do inömo nature, ol nous no croyons pas qu'il soil Lion utlle de nous arrelor, autremonl quo pour les signaler.aux distinctions qu'on a voulll quolquofois elablir cntro los difTörenls degrös do cetlc lösion.
De tonlos nos lemellos domostiquos, c'esl la vache qui est la plus cxposöe ä l'accidont dont il s'agit, Vioul ensuile la jument, inais ä uno assez grando distance; puis labrobis, la chövre, la truio, la chienne et möme la chatte, chcz los(|uolles on robsorvo aussi quolquofois, mais boaucoup plus raremont.
Chez tonlos, il prcsentc uno grando gravilö, ot cntraino rapidcment la inort de la l'omollc qui en est attointo, si eile n'ost promptement secourue.
SijrmptAnics.— Cost toujours par lo fond de l'organe, le plus ordinal-remenl par la grando cornc, oü le fa;lus etail on parlie contenu chez les femolles uniparos, quo 1c ronversomcnt coinmcnco. Soil sous l'in-lluenco de lapression oxorccc par la masse intestinalc sur rutcrus, non encore snflisainment rovonn sur lui-rneme ot roprösenlant im sac vide (Denoubourg), soil par lo fail du liraillcincnl produil par le poids du dölivre, en grando parlie sorti des organes gönilaux, mais encore attache au fond des cornes par quolques cotyledons, soil sous rinlluonco d'une conlraction irröguliöre et comme spasmodiquo du viscöro, sa parlie anlörieure so replie comme le pied d'un has qu'on refoulorait en dedans de lui-möme, pönötre dans sa propre cavilö, s'avance dans le corps, franchit le col nlcrin. döborde dans le vagin, ontrainaul ä sa suite le corps de l'organe, qui so ronverse lui-möme pour suivre le mou vom out.
D'aprös ce mccanisme, on voit quo lo renversemont pent, ainsi quo nous venons de lo dire, lt;Hre döjä considerable, bien que rien n'apparaisse encore au dehors. Mais cola no dure gnöre. Ccllc sorte de re-fouleuient du viscöro en dedans do lui-mömo determine, en effot, un sentiment do gone et do douleur qui sollicite la contraction de ses plans charnus ot cello dos muscles abdominaux. De lä dos efforts ox-pulsifs qui, so snccödant ä inlervalles rapproches, no tardent pas a pousser la matrice tout ontiöie au dohors. C'est alors qu'il y a renversemont complot, chuto on prolapsus do rutörus, donl la face externe est devenue interne et vice versa.
A cc moment, I'organo hornie forme 11 rextöriour uno enorme tu-meur, ayant la forme d'une grosso poire, ou mieux, d'uno calobasse, qui pond culro les membros postörieurs do l'animal. La grosso cxlremite, arrondio ot silueo en has, descend quelquefois jusqu'au niveau des jarrets de la femollo; on y remarquo, sur I'un ou Taiitre cote, une sorte do depression, qui n'est aulre chose que I'orifice do la cornc non renversce. L'autre extremitö, rölrecic, atlönuce on une espöeo do pedi-
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RENVER8BMENT DE I/UTfiRUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 919
culc, tienl ü la vulvo, dans rinl(;ricnr do laquollo ello pdiiotro ä mie certaine profotuleur et oü ollo so lermine par un veritable cul-de-sac drculaire, que Ton pout aisömonl reconnaitro avec lo doigt, engage ontre la vulvo el la tumeur.
La surface do cello lumeur, f'ormöo par la muquouse uterine, csl niolle, douce an toucher, mais irrögnlioro, fortomont cliagrinöe dans loule son etendtie chez la jninonl, ä cause des innoinhrahles depressions dans lesquolles s'enronoaient les villosilcs placenlairos, — höris-söe de mamelons, d'cmiiioncos fongifonnos, fonnöcs par les cotj'le-dons, chez la vacho. — Irrilöo, salie par lo fumier, la litierc, les excremonls, dont des parcellos lni sont encore adhörontes, die se inonlre violeininenl congesüonnöo, d'un rouge fonce, cramoisi, violacö ou hninätre. O'l el lä so voiont des excoriations, des ecchymosos plus ou moinsgrandes el plus on moins nombrousos, indico des violences que I'organo a subies, soil pendant, soil apres le part. Tres souvent chez la vache, plus rareinent chez la jument, on trouve a la surface de I'organo hernie des fragments du chorion encore adherents anx cotyledons. Souvent aussi un certain nombro do ceux-ci sont profonde-mont alleres, grisälros, inollasses, gangrenös.
11 osl facile do comprendre que do tels d^sordres locaux doivent ne-cossairement s'accompagner do troubles genöranx. —Dos le debut do I'accident, el avant nißine que rion n'apparaisse ä rexlerieur, la femelle alToctee d'un renversoment de rulcrus se monlre inquiele, agileo, anxieuse; eile ptftine des membros poslerieurs, agile la queue comtne pour chasser des insecles, se couche el so relöve frcquenimont cl se livre ä des efforts expulsifs plus ou moins enorgiques, qui so snccödenl i\ des intervalles do plus en plus rapproches.
A cc moment, il n'y a pas encore de liövre veritable : lo pouls csl calme et, dans les intervalles dos efforts, la femelle s'inqüiöle do ce qui se passe autour d'ello, s'occupe do son petit, et cherche memo ä manger. Mais eel elat relalivomenl salisfaisant n'est pas do longue duree. Pen apres que I'organe osl coinplötemont sorti, la (ievres'al-lume, lo pouls s'accelere, la temperature s'6lövc, lo (lane s'agilo, le lacifes exprimo une douleur el une anxiclö do plus en plus giandcs; les efforts, qui se succedont presquo sans interruption, cpuisont les forces do la femelle; bionlot, incapable do se mainlenir debout, olio se couche, el refuse do se lover, malgrö les oxcilations les plus ener-giques. En memo temps, rulcrus, serrö ä sa parüe supörieure, se congostionnc do plus en plus, el, si on no reinddio pas promptomenl h cot elat de chosos. la inorl no lardo pas ä arrivor, soil par (^puiscmcnl nerveux rösultauldes souffrances quo raniiualeprouvc, soil par suite de rinllainmalion ulörinc, inflammation ([iii pent aller jusqu'ä la gangrene.
Cot accident, dejä si grave par lui-mftme, pent etro encore aggravö liar les complications qui peuvent survenir.
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praquo;
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020nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSECUT1FS AU PART.
Parmi ccs complications, nous signalerons d'abord raccuinulalion des maliüresfocales clans le rectum et surtout celle de Tiirine dans la vossie. — Gelte derniöre mörilo particulieroment de fixer l'attention des praticiens, ä cause de sa fröquence et de sa gravite. — Ainsique le dit trös bion llurlrcl d'Arboval, laquo; en se deplacant, I'litorus, par son propre poids, onlraine aveclui levagin, donl la partie la plusenfoncee so trouve replieo sur la partie la plus voisinodu col; la vessie et la pa-roi int'erioure du rectum sont entrainees au centre de l'excavation, et occupent la place que rutörus a (juittee ; le meat urinaire se trouve ployö sur lui-möme, allaissö, comprimö, de maniero que recoulernent, de l'urine no pout avoir lieu; aussi, coinmo les uroteros continuentä apporter b, la vessie le liquide secröto par les reins, le reservoir no tardo pas i\ s'emplir et ä se distendro. raquo; II en rßsullo une nouvollo cause de gone, do soufl'rances, d'efforts, ajoutoo iV cellos qui existent d6j;\; en mönio temps par son volume, ello pourra, un pen plus tard, apporter un obstacle sörieux ä la reduction. Los intestins oux-mömes peuvent venir se loger dans la cavild de t'uicnis relonrno : nouvelle ot tres se-rieusc complication, que M. Violet, entre autres, a eu occasion de constater.
Enfin la matrice, exposee aux injures do l'air, des corps extörieurs, des animaux carnivores, omnivores ou rongcurs, qui parfois s'al-taquenl äl'organe herniö, trop souvent aussi h cellos des empiriques sans instruction, pout (Hre blessee, mourtrio, döchiröe : tons accidents qui, s'ils ne sont pas toujours inevitableinont mortels, aggravent dn moins singulieromont la position do I'animal.
I'ronostic. — On pout dire quo si cot accident etait completcment abandoniu') h lui-m6me, il serail toujours et tres promptemenl mortel. Parfois on a vu la mort survenir en moins de 24 heures; dans les cas les plus ordinaires, eile serail un pen moins prompte, otarriverail du troisieme au cinqui^me jour; quelquefois momo, du moins chez la vacho, olio pourrait so fairo altendro un pen plus longtemps, clSubini, veterinaire Italien, a cil6 une observation on le trailomenlne fat cntre-pris que le sepliömo jour; mais on pout dire quo e'est lä un fait rare el tout ii fait excoptionnei. Cependanl, si grave que soil col accident, lorsqu'il est traitö ä temps el par des moyens convenables, il guerit fort souvont, el aucun autre cas pathologiquo, peut-etro, n'est micux fail quo celui-lä pour dömonlrorrutilitö el la puissance do I'art inter-venant ü propos.
Toutefois, il est bon do fairo remarquer que le pronoslic n'est pas ögaloment favorable chez loutes los espoces; qu'il y a, sous ce rapport, nolammenl entre la jumonl el la vacho, des differences considerables.
Ainsi, choz la Yaohe, M. Donoubourg, qui a eu souvcnl i\ traitor cot accident, n'a perdu aucunc doses malades ; Donnarioix, sur une ccn-laiue do cas, n'a on que ;t moils; Moens, sur 27, n'en a pas ou une
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#9632;
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RENVER8EMENT DE L'UTERUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;921
seulo. M. Bai'boy (do Mosles), sur environ 200 cas de renverscmcnl qu'il a ou ä trailer dans l'espace de vingt ans, n'a perdll que Irois malades. D'autres ont (Ad im pen inoins henrenx : (inillaiime (d'Issöudun), cit6 parQellö, a perdu 3 vacbea sur 42 ; Loyer (de Nemours)) 0 sur 27; .Maznre (d'Ostburg), llollandc, 1 sur 4. Maisces chiffres, mömo les plus malheureux, n'approchonl pas de co qul s'obsorvo chez la jument, oil nous constatons des morlaliles de 8 sur 8 (l)onnarieix), 3 snr 3 (Cnizel), 1 sur 1 (MoetlS) nous-ineino), 1 sur 2 (Schaack). Ccla no venlpas dire (pie, meine danscoUe espöce, le ronversemont de la malrice soil cons-lammenl, mortcl; cola pronve seuleincnt, ainsi quo nous l'avous dit, qu'll osl toujours plus grave chez eile quo chez la vache. Zundel [Diet. d'Hurtrel, 3quot; edition), adnnetque, laquo; avec les inoyons dont dispose au-jonrd'lnii la science, et si le v6t6riiiaire est appele ä temps, cet accident guörlt 97 l'ois sur 100 chez la vaclu:, et environ öO fbis sur 100 senlement chez la jument, n
11 serait interessant et utile qn'iin certain nombre de praliciens vonlussenl bien publier la stalislique exaeto et complete de /olaquo;s les cas qu'ils ont pu observer cliez nos diverses espöees, avec les resultats du traitement; ce serait le vrai moyen d'oclairer eulte question si impor-tanto du pronoslic. Kn attendant ces statistiques rögulieres, qui font encore deraut,nous avons essayö d'y snppleer par la comparaison des fails qui ont etc publics, soil chez la vache, soil chez la jument, et voioi le resullal que nous a donne ce depouiliemcnl :
Nous avons pu l'lt;$unir268 cas de rcnversoinenl de la malrice chez la vache, sur lesqucls 38 se sonl termines par la mort; ce qui donne une morlaliled'un pen plus do 13 p. 100.
Chez la jument, nous n'avons pu reunir quo 23 cas ayant trait an möme accident, sur lesquels 17 ont ete mortcls, soil une morlalile doü8 p. 100
II est bien entendu que nous no donnons poinl ces rapports comme exacts, comme rcprcsentant lldelement ce qui a lieu dans la realite dos choses, mais seuloment comme un premier jalon, ou mieux encore, comme une simple indication provisoire, on attendant ces stalisliqnes leguliöres dont nous parlions plus haul, el qui, nous le savons aussi bien quo personne, onl seules une verilablo valour dans la question.
En attendant, r6petons encore que 1c ronvcrscment do ruterus est incomparablement plus grave choz la jument quo chez lavacho, etcetle conclusion ne sera point infirmec par uno serio de fails malheureux rocueillis chez cello dernierefomelle par uuauteur anonyme (v. Journ. de mid. vet. de Lyon, 1847), Cet aulcur rapporto, en ell'et, avoir eu connaissance, en 1835, de dix cas de renversoinent do ruterus chez la vache, qui so seraient montrcs dans un Ires court espaco do temps et dans un rayon pen ölendu, el qui tons se seraient lerininös par la mort, ä I'excoplion d'nn soul, qui I'utrcduit avocsnccös apres 48 beurcs de sejour des organcs hors de leur cavile. Mais cot auteur a sein de
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022nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PART.
lairo remarquer (luo co resullat döplorable dolt etro iinpule ä l'igno-rance des proprictairos, qui laissörcnt inourir leurs boles sans secours, ot laquo; donl rötonnement fut an coinblo quand ils appriront que la mödecinc n'etait pas sans ressource ü cot ögard. raquo; 11 cst, en eflet, Ires probable que la plupart do ces beles eussenl pu 6tre sauvecs, toutanssi bion quo la dixieme, par line intervention opportune, pilisqu'elles laquo; ne monrnrent qu'aprös HO ou 40 heures de sonfl'rances. raquo;
Les observations, encore pen nombrensos, relatives au renversement do rulerns ehe/, la chiennc prouvent que celte fomollopeutvivro deux, trois el meine qnatre jours dans cot^tal. Ilsemble cgalemenl, d'aprcs les observations pnbliöos, que la truie rösisie moins longlcmps au ineme accident; e'est ainsi que l'un de nous (Violet) a pu voir cbez une truie coiuluile ä la cliniquc de l'Kcole völerinairo de Lyon pour un renversement do I'litorus, la mort survonir six heures apres ia production do 1'accident, avant m6me qu'on ait pu intervenir pour y re-inödior. Cependant, meine dans celte espece, la procidonce do la ma-trice cst susceptible do fnierir, si les secours pouvont elre donncs en temps utilo.
CnuiicN. — (;iie/ les femelles multipares.oii chaque corne forme, pour ainsi dire, une matrice independante, on comprend, h la rigucur, que I'une d'elles puisse se renverser isolement, les foetus contenus dans la corne opposee, et restcs en place, continuant ä y söjourner pendant un temps qui, du reste, ne pent jamais so prolonger beaucoup sans les plus graves dangers ; mais chcz les femelles unipares, il ne sernble pas qu'il en puisse ötre ainsi. Comment, en effet,!'uterus pour-rait-il so renverser sans (pie Ic produit do la conception fut rejote au dchors? — Cependant, M. Aubry a public I'observatlon tros curieuse d'une vacheallectee, pendant lagestation, d'une rctropulsion du vagin, qui, arrivee a torme, presenta un renversement complet de la corne gauche, ct chez laquello le foetus, logo dans la corne droitc, vivant et bien a tonne, conlinua d'y sejourner deux jours cntiers. 11 fallut m6me intervenir pour ed'ccluer raccouchemont, qui, du roste, fut immedia-toment suivi d'un renversement total do I'organe. Ce fait, d'ailleurs lout ä fail exceplionnel (nous le croyons memo unique dans la science) ne poutdonc pas nous empöcher d etablir commc regie quo le renvcr-somcnl do I'litcrus cst absolutnent incompatible avec la prolongation do la gestation,
D'autre part, pour que I'litcrus so renvorse et vionne faire hernie au dehors, il faul quo le col soil au moins entr'ouverl; d'ofi il suit que cet accident ne saurait se produire chez les femelles qui no sonl pas li-vrees i\ la reproduction ; ct, en effel, nous n'en connaissons pas un seul cxeinple.
(Tost done au moment möme du part ou do I'avortement, ou bien immödiatomenl, ou pen de temps aprös, que cet accident so produit.
Un certain rolAchemenl des ligaments sous-lombaires est, en oulre,
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necessaire pour pcrmoUre ä cos ligaments do so prötor a un sem-blable döplaciöinenl.
II faul aussi (prune cause d'irritalion, persistant aprös la sortie du fo'tus, entrelienne dans le muscle utörin un ötal de spastno qui solli-cito les ollorts et amone l'expulsion de l'organe. Mais quelle ost cclte cause? c'est cc qu'll n'esl pas loujours bien l'acilo do dire.
Tres souvent, la gestation s'esl accomplie dans los meillourcs conditions, la l'omelle esl en bon 6lat, raccoucbement a cle l'acilo et natu-rcl, les suites semblent devoir cn ßtro aussi simples que possible... quolques efforts se produisont... eU'ntörus esl chasse au debors !
On a chorche ä expliquer cos fails par le lomptiramenl lymphalique dos femellos, i)ar la laxitö des lissus qui cn esl la consequence; on a cousidöre surloul la retropulsion du vagin pendant la gcslalion comme une cause au moins predisposanle du prolapsus utörin apros lo pari. Bien quo l'observaUon de M. Aubry, donl nous avons parle plus haut, et quelques aulres puissent etre invo((iices ä l'appui de cetlc these, nous avouons qn'olle no suflil pas pour nous convaincro. 11 no nous pa-rall pas dömontrö (pie la chute do la matricc aprös lo part soil plus l'röquenle chez los femellos atfoctees de retropulsion vaginale que chez les aulres. Nous avons vu et suivi, pour noire pari, un Ires grand nombre de vaches affoctees de celle incommodile, et celles, au nornbre de qualre, chez lesqucllos nous avons obsorvö la chuto de la malrice n'cn claionl point atlointos, et notre collaboraleur, M. Violol, a fait une remarqne absolument parcille. Nous n'en concluons pas, bien cerlainement, quo les fomelles alfoctöes de retropulsion du vagin sont moins exposeos quo les aulres au renvorsomonl uterin, mais soule-mont, nous le röpelons, qu'il n'esl pas demonlre pour nous qu'elles y soient plus exposeos.
Lo pari laborieux. les manoeuvres qu'il necessilo, les tractions enor-giques oxereees sur le foetus, qui no pout sortir par les souls efforts de la mere, sont encore indiqucs comme dos causes frequonlos do I'accidenl qui nous occupo. 11 est certain qu'on I'a vu assez souvont survenir dans ces conditions. Les tractions violentos, on particulier, exorccos sur nn foetus Irop volumineux on mal place peuvont tres bien avoir pour rösullat d'enlrainer la matrice on memo temps que le foetus Iui-in6mo, auquel eile esl souvont si otroilemenl accolee. Et Dependant, combien do fois n'a-t-on pas vu los manipulations les plus longuos, les plus penibles, les plus violonlos, n'ötre pas suivies do cot accident? Gombion do ftctus n'a- t-on pas arrachös cn faisant t irer six, huit hommos vigouroux el deployant tonlos lours forces, ou cn employant le treuil, le tour do voilnre, sans quo le deplncement do la matricc ail etc la consequence do ces manoeuvres? — Et, d'aulro part, combien do fois n'a-l-on pas vu ce dcplaccmonl so produire, ainsi que nous le disions loul i\ I'houro, ii la suite d'accouchoments, on appa-ronce au moins, tres nalurels? II y a done quelque choso qui nous
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924nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CON8ECUTIF8 AIJ PART.
echappo dans l'ötlologie do co grave accident, ct inioiix vaut, ä noire avis, avouor I'ranchomont nolro ignorance quo tie la voilor sous des explications, spöcieusea peut-ötre, mais insufiisanies.
Noire collaboralcur, M. Vioiel, Signale, commo une cause prödis-posanle Ires puissanlo el qu'il a eu souvenl i'occasion dc conslalcr, la circonslance suivante : — Dans les derniers jours de la geslation, on a l'habitude de laisser s'accumuler lc fumiersous le train de dorriere de la vache, dans le but d'eviler la r6tropulsion du vagln. Aussilöl aprös le vöiage, on se hate de l'enlevcr, en meine lemps que los liquides dont il esl improgno, pour prevonir la mauvaise odeur ((ui ne larderait pas a s'en exhaler. On relait une liliere propre, mais sanslui donner son in-clinaison primitive, ou mieux, en lui on donnanl une toule conlraire. De lä, sans doute, une invagination jjartielle de l'ut^rus, el, en deux OU Irois ell'orls, tout est sorli.
Le sojour des onveloppes fajlalos dans la malricc au delä du lemps prescrit par la nature, nquot;a pas loujours, ainsi que nous le dirons dans un chapilro subsequent, des consöquences bien f;\cliouses; copendant, ce corps deveuu ätfanger fatigue loujours les femeilcs, irrite la surface interne do Tulerus, provoque la contraction de ses plans charnus, et lout cola pent avoir pour consequence l'invaginalion de I'cxtremile d'uno corne en dedans d'elle-inßme, c'est-;\-dire un commencement de renversement, qni ne tarde pas a se completer. Get efl'et est encore plus a craindre lorsqne, comme on lo faisail souvenl aulrefois, comtne on le fail encore, mais beaucoup plusrarement aujourd'hui, on pend un corps pesant ä la porlion dej;\ sortie des enveloppos. Alors, h I'irrita-tion locale dont nous avons parl6 vienl so joindre le tiraillement qni, s'exercant surtout sur le fond do la corne, I'allire en dedans de l'ule-rus, el produit d'une facon tonte inöcanique ce commencement d'in-vagination par leqnel d6bute I'accidenl.Le poids soul des onveloppes, lorsqu'elles sont sorties en grandc partie, mais qu'une adherence trop solide los (ixe encore au fond dc la corne, pout sufliro ä produire ce resullal. Schaack, Donnarieix, Barbey, etc., sont meine disposes ä croire (pie teile esl la cause la plus ordinaire de 1'accidenl dont il s'agit, el nous sommes loin dc conteslcr cctte cliologic; nous ferons seulo-ment remarquer que, ici encore, une cerlaino predisposition de 1'ani-mal esl necessaire, predisposition sans laqucilo la cause occasionnelle resle sans efTet, comme le prouvenl los cas nomljroiix do non-dolivrance qui ne sont pas suivis de renversement. Or, cello predisposition, d'oü provicnt-cllo? qu'est-cc qui la dovcloppe ou la produit? Cost, nous le repctons, ce qu'on serail fort ombarrasse dc dire. Teile parail 6lre, an surplus, l'opinion des praticions les plus cxperiinentes : de Donnarieix, qui formule ainsi qu'il suit ie resullal de ses öludos sur cello question : laquo; II m'est bien difliciio do remontor aux causes do eel accident; copendant, depuis Lien longlcmpsj'ai eul'espril temlu pour lesdecouvrir; raquo; —dell. I'.Cagny, qui, apresavoirrapporto quatrc observations, ajoute:
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laquo; Au point do vue des causes du ronversemenl, je n'en ai Irouvö aucune; dans un cas, j'aisignale l'inclinaison du sol, mais eile n'ölail pas Ires prononcee. Dans tous les cas, il s'agissail de vaches dans de bonnes conditions liygiöniques, mulliparos, vivant depuis plus (Tun an dans la nißme maison, ayant donne, sansrintervenlion de l'homine im veau ä terme et vivant; raquo; — de MM.Barbey, Weber, etc., qui expriment, en d'autres termes, une opinion ä pen pros semblable. — Nolens seu-leinent que M. Gagny aurait conslalö, chez les vaches snjoltcs au ronversement ulorin, uno mollesse plusgrande doslissusdu col, rcst6 on general largemont ouvert; (jue d'autres ont signal^ laquo; la largeur des passages, denotee par la largeur de la couperaquo;, et concluons eu disant que colte question de l'ötiologie appello oncoro de nouvellos rocher-ches.
Une femelle qui a ou un promier renversemont de l'uterus est-elle, par cola m6nie, predisposee au mßme accident dans ses parturitions subsöquentes? Personne, il y a seulcment quelques annees, n'eüt pens6 ([lie cette question püt seulement 6trc posöo; on, si eile l'ertt 6te, personne assuröment n'eüt hesitö ä y repondre par un Oui des plus affir-inatifs. Ge n'est pas que la demonstration en eüt ete donnee par des laits rigoureusement obsorvds, c'6tait plutöt une de ces opinions que l'on admet d'abord parce qu'olles sont vraisomblables, et qui tinissent par avoir cours dans la science coimne des vöritös dömontrdes, parce que personne ne les contredit. üejä cependant Saussol (1828), Sou-millo (1845), Olivier (1847), et peiit-6tre quelques autres quo nous ou-blions, avaient publi6 quelques excmples de vaches ayant mis bas heu-reusement aprös avoir ete gueries d'un prolapsus uterin complel. Mais cos faits, d'ailleurs pen nombreux, ötaiont passes inaporcus, quand. en 1832, Schaack osa poser forinellement la question, donnant ainsi une nouvelle preuve de ce judicioux esprit d'obscrvation qui le distin-guait. laquo; Les femolles, demande-t-il, uno fois bion rötablies du renver-vorsemenl de la matrico, sout-elles oncoro propres ä la reproduction de respeco? Est-il vrai qu'a un autro part un nouvoau renversemont esl fort ä craindre? raquo; Gölte question, il ne la rösout pas; il sait qu'eile no pout 6tre r(5soluo que par des fails, et avoue n'avoir pu, jusquo-lä, en recueillir aueun, laquo; los proprietaires s'clant rol'usös ä garder un lemps suflisant les femolles qu'il a ou l'occasion de guörir; raquo; mais il ponse quo la chose demando laquo; une nouvelle information raquo;, ol il engage los vöterinaires a publierlos fails qu'ilsauraionl ete a m6ine do recueillir. Serres(deToulouse), et M. Reynal (1834) furont los premiers ä röpondre ä cot appel du praticien de Fontaines. Noire collegiie de Toulouse,si compölent en ces matiöres, rösumail en ces termes son opinion döduite d'observalions noinbrouses faites sur Tespoce bovine : laquo; Le renversemont de la matrico n'apporlo aueun obstacle bien appreciable ä la fecondation... La cecidive ost ä craindre lorsquo la conformation dola vacho l'y predispose, ou lorsqu'olle esttenue dans dos conditions
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ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PART.
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favorables ii cet accident; niais loulos les fois ((nelerenverseinont esl lo resultal d'uno cause tlctcrininanto, on n'a pamp;aä le redoutcr, amoins quo celle cause no so reproduiso, ce qul doit arrivor Irös rarement; pour noire coiupte, rtOUS n'avous pas eu a le comtalcv une seule fois. raquo; M'. Iloynal s'oxprime ä peu pros do la nifinie maniere : laquo; Lo rcnverse-ment do l'utörus, dit-il, no rend pas les fomellos sleriles; nous en avons vu plusieurs des cspecos bovine el canine roproduire ot inotlro has sans renversoment do ruterus ; loutelois, nous savons quo des pra-liciens qui oxerccnl dans des pays d'6leve ontouronl de quelqucs soins particuliers les fomellea qui onl eproiiv6 cet accident. Nous croyons ces soins d'autant plus utilesqno nous possedons des observations qui prouventque le renversenaent de ruterus est susceptible do röcidiver, sans toutefois prötoudre ölablir une correlation absoluc entro un premier el, un deuxieme renvorseinenl. raquo;
Vers le inöme temps, Young-Husband (1884), AndeKingor (1835) fai-saiont counaitre des observations plus ou inoins detaiI16es relatives ä des lemolles qui avaient ou des parturitions tres naturelles et tres hou-reuses, aprös avoir 6te gucrics du prolapsus utörin. Do son cute, Schaack, quo cette question n'avait cessc do pr6occuper, rocueillait dans sapratique plusieurs faits döposant dans lo m6me sens, ct publiail en 1862 deux do ces faits, trescirconstancies et tres probanls,dosquels il conclnl quo laquo; Ton pout employer ä la reproduction les femollcs ayant subi cet accident sans avoir plus ä le craindre qu'auparavant. raquo; (lotto conclusion a paru Irop absolue ä quelques vetcrinaires, notamment ä .M. Collin (do Wassy) (pii lit counaitre, la memo annee (1862), trois cas de recidive, et qui en tira cette conclusion quo laquo; les vaches afl'eclees d'un renversement do la inatrice, aprös un part non laborieux, son I rcelloment plus exposecs quo d'autres ä cet accident pathologitpio dans les parturitions suivantes. Mais ces tails, d'ailleurs trös intcressants, nous paraissont, comme ä Schaack, beaucoup moins probants qu'ä l'äuteur. Ainsi, dans le premier, la vachc, adbctöo d'un premier renversoment en I8;)'t, estatlciule du second en I860, six ans aprös; ct dans rintervallo eile a fait laquo; plusieurs voaux sans aucun accident raquo;. list-ce lä le fait d'uno predisposition bien pronoueöe? Pour la secondo, lo premier prolapsus a lieu en 1888; en 1856, le part est nature!; c'esl en 18o7 soulemenl, ä la Iroisieme parturition, que laccident se repro-duit. Bnfln, choz la troisieme böte seule, nous avons 1'exemple (i'lin renversement utcrin scO'ectuant spontanemonl dans deux gestations successivos ot tcmoignantd'une predis[)osilion reelle, mais oü pciit-6tro lo premier accident n'a pas ötö stranger ä la production du deuxieme.
D'autres faits out ele publics depuis 1875 notamment par M. P. Ca-gny (1878), qui ciio deux cas dans losquels le renversement no s'est pasrepruduit ä la parturition suivantc; par M. Harboy (1880), qui a re-cuoilli plusieurs observations du m6me genre, taut choz la vache quo choz la jumont; par.M. Gonstantin (1881), etc. Dans I'exemplo rapporle
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RENVERSEMBNT DB L'UTKRUS.
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par co dernier il y avail, on outre, gangröne dos colylödons; cos orga-ncs furent ton* onlovös, si bion quo, apivs l'opöration, laquo; la matrico no prösonlait plus, dans louto son elendue, qu'ujie surface nniformeinonl, lisse, (Tune teinlo nn pen rosee. laquo; Malgrd cola, la vaclie guörU; olio fut livroe au lauroau, ot laquo; milbas, l'unmio siiivanto mi Ires joli voau raquo;, sans nouveau renversoraent de I'uWrus, car, s'ils'ötait reproduit, M. (Jons-tantin n'aurait cortainement i)as manquö do le signaler, co qu'il no fail pas.
Sans pnHendro Iranchor dclluilivoinont cello question do la recidivo, qui demande encore do nouvclles ötudes, nous croyons ponvoir dire, d'apres les fails comms jusqu'd co jour, qu'on squot;olail cortainoiuent heaucoup exagörö aulrofois les dangers do livrer ä la reproduction les lemelles ayanl epronve un premier roiiverseiucnl de rulerns bien rö-duit et coinplölenienl gueri.
VraUement. —Quelles (juo soiont les causes, connues on inconuuos, do 1'accldent (jni nous occupe, sa marclie rapide et sa lenninaison proiuploiuont inoilelie, qnand il osl aljandonnö a lui-ineine, font uno loi d'y remc'dioi- anssi vile quo possible. Le traitoinenl comporlc d'ail-louis plusieurs indications iuipoilantes, quo nous allons examiner avec loule raltonlion qu'ellos exigent.
I. Soins preliminaires. — La femelle osl. qnclquefois deboul, lo plus souvenl conchco. Dans co dernier cas, il faut essayor do la faire lever. Pour cela, on so rappelleia quo I'approcbe d'un chien est, choz la vaclie, un moyen do stimulation qui icnssit souvent quand tons les autres sonl restös sans effels. Si, malgrd tout, eile ne pent pas so tenir dobont, force sera bien d'opercr dans la situation oil ello so Irouvo. Dans co cas, pour roniedier anlanl que possible ä co quo cello position a do genaut pour l'opörateur, il faudra relever fortement le train pos-ferieur, en placant sous la croupe line on plusieurs boltes do paille, el creusor la litiere, en enlevanl le fuiuicr, dans la parlio sur laquelle repose le venire, alin que les visceres abdominaux soient moins com-primös. Quelquefois, ä l'exemple de MM. Cosse el Thyvaert, ä qui co moyen a Ires bien renssi, on sera oblige do placer la fcinolle sur le dos. Mais, nous 1c repötons, dans le decnbilus, Toperation est toujours plus difficile, plus penible, et, loutes les fois epic la cbosc sera possible, il sera preferable d'opörer sur I'animal ileboul. C(!la s'applique aux grandes fomellea; pour les pelites, la chatte, la chienne, la brebis el inöino la cbevre et la truie, il vaul mieux les placer sur uue table, couch^es sur lo (lane, ou, pirlerablement sur le dos, avec la precaution de faire clover sufflsamment les niembres postörieurs.
Si 1'accident est recent et ne dale pas do plus d'uno lieuro ou deux, on pent reduire immödiatement; inais s'il est igt;lus ancien, 11 est prudent de s'assurer au pröalablede l'ötat de repletion du rectum el sur-loul di^ la vessie. On debarrasse facilemenl lo premier des exrremeuls qui pcuveut y 6tre accunmles 11 n'esl pas aussi facile de vider la
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828nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS COKSfiCUTIFS AU PART.
vessic. Pour cola, il faut faire soulevor la malrico par des aides, cher-chcr, h la face iiiförioure de Torgane, 1c möaturinairo et inlroduire un ou deux doiglsdans son intörieur. Souvoul cela suflil; sinon, il faudra faire pcnölrcruno sende, parlo canal dornröthrejusquo dans lavessie.
Lorsqne les onvcloppos fretalcs adherent encore, en lotalite ou en partio, h la muqueuso uterine, il faut les enlever avec precaution, en ayaut l)ien soin de rospeeler autant que possible les cotyledons. On saisitun ä un chaque tubercule placontairc äsa baso.entre le ponce et l'index, oten pressant un pen, on möiiie temps qu'on renverso la main, on en delennine rönuclcation. Getto operation, quand eile est bien faite, ne doit amener aucune effusion do sung. Si Von rencontre, chomin laisant, quolques cotyledons inoltasses, flölris, dejä niortifiös, il vaüt mienx les enlever iininödialonienl avoc les ciseaux lt;nie d'en con-fler relimination aux soins do la nature; mais tons ceux qui conservent encore un pen do vilalite doivent ölre respectes.
Cela fait, il Importe do debarrasser par des lolious la matrico do toutes les immondicos f[iii adherent ä sa surface. On so sort pour cela d'uno 6ponge liii(gt;, ou, a son döfaul, (l'une poigniSe d'eloupes bien inon-docs, ou d'un lingc fin, ([lie Ton tronipo dans un liquide approprio, ct avec leqnel on fail d'abondantes irrigations. Le liquide dont on so servira pour ces irrigations variera scion les circoiistaiices : du lait tirde, une decoction mucilagineuso do mauve ou de graine do lin, si I'organe est vivement irrile; une infusion legerement stimnlante, do I'caii vineuse, si Ton jnge quo sa vitalite a besoin d'etre ranimöe; un liquide astringent, du l'eaii plus ou moins chargce do sous-acetate de plomb ou d'alun, une döcoctiou de feuilles de ronce ou de noyer, une solution pins ou moins concontreo do tannin, si Ton croil ulile do di-minuer par ce moyen lo volume de I'organe herniö. —Quelques pra-licicns font mOmo tremper, pendant quelques instants, I'organe tout entier dans un soau rempli d'un des liquides prociklonls, et ce nous paratt elro une bonne pratique. — EnQn, si le volume de la inatrice est tellomont considerable qu'il somble impossible de la faire rentrer en cot ctal, on s'assurora d'abord ([no cet excös de volume n'est pas du ä la presence dos intestins dans la caviti renversee do I'organe hernia, puis on pourra faire h sa surface quelques scarilicalions : recoulement sangnin qu'on obtiendra ainsi produira un degorgemont qui facilitera beaucoup la räduclion, Mais on n'oubliera pas qu'une homorrliagie grave, memo mortolle, pout etre la consequence de ces mouchclures, ainsi quo nous en avons rap|)orle, an chapitro precedent, un exomplo qui nous est personnel. 11 imports done d'etre tros prudent, tres röservö dans I'emploi do ce moyen; de faire les mou-cbetures suporlicielles, en |)etil nonibre a la fois; do surveiller atten-tivement l'6coulement sangnin, et de so tenir prßt il I'arroler an bo-soin par les moy ens hcmostatiqiies que la Chirurgie met ä noire disposition et notamment par le perchlorurede for.
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La lt;liminiiüon de volume de la matrice pourra otre oblenue d'iino maniere au inoins aussi etlicaco ol avcc inflnimont nioins de dangers par la compression nt^thodique de l'organe. Gelte mätkode, — car eile nierito Lion co nom, — h pen pros ignoröe do la Iros grande majo-ritö des pratlolena il y a tine douzaine d'annöes, el qul lend de pins on plus ä prendre dans la pratique courante la place a laquelle ello a droil, coniporto deux prooödes principanx, que nous allons faire connaltre.
1deg; i'riM-.-.i.- Coculet. — G'esl en iHCci qne GocuLET a fail connaltre lo procede qui porlo son nom el qni depuis, inais surlont ü parlir de 1873, a cU; employe asscz souvenl, avoc quelques modifications dans Ins details, soit par I'auteur, soil pard'autres velerinaires. A'oici en (inoi il consisle osscntiollemont : on prond un lingo do loile sec el propre, ayant environ 1 metro do long sur 70 centimetres do large; on engage ce lingo on dossons de l'organe deplace jnsqu'ä la vnlve ; on replie son oxtrömitö iiiierienre par-tlessns l'organe; puis, l'nn des colös est ra-mene ä la I'aco superiouro, lanl qu'il pout s'elendre; enfin, Taiilre cote est ramene ä son tour sur lo premier, de maniöre ä le couvrir. En un mot, on emmaillotle rutcrus dans ee lingo comme un enfant dans ses langes. Do I'ean tiodo est ensuite versee incessammenl sur lo maillot, que Ton serre do minute en minute, on appuyant une main a plat par dessous, ot on tirant avoc 1'autre sur le bout de dossus. Tolle clait, du inoins ü rorigine, la maniere de faire do noire confrere; dopuis, il a en l'idöo do coudre sur doux baguettes les bords lateraux do son maillot, ce qui a I'avantage do inaintonir cos bords lendus et de rendre I'enve-loppcment plus facile el la compression plus ögalo el plus efllcace. Quoi qu'il on soil, la compression douce, ögale, soulenue, exercee ainsi sur tout l'organe, amöne bientöl une diminution notable do la tumour ol rend sa reduction beaucoup plus facile. — Ilepölons quo ce moyen a ete employe avoc succös, laut par Coculet lui-meme quo par d'autres velerinaires, notamment par jM. P. Cagny, ot qu'il a donu6 de bons ivsnllats.
^0 Proct'fltVil'I^Hinnrch. — ha. mctliode d'Hsmarch, mclhodo generale dont la compression do l'ulörus renvors6 n'ost qu'une application par-liruliere, bien (pie proeddant d'une idee dillörente, pout conduire au uiome but quo lo proced(3 Coculet. Comme cello melhode est encore pou connuo en medocine vetörinaire, bien qu'elle soil souvenl employee dans la Chirurgie do 1'hotnme, nous en donnerons ici une courte description, d'aprös un travail do M. le doclour Marduol, de Lyon, publie en 1874.
laquo; Au mois d'avril 187.'{, dit M. Marduol, le professeur Esmarch, de Kiel, a fait connaltre lt;i ses confreres allemaiuls, röunis en congrös, une mölhode imaginee par lui pour arriver ;\ pratiquer un certain nombro •I'operations on evitant an malade toule, ou du inoins prosquo toule perte do sang; I'idee premiere remonle iX 1853. Ayant, vers cotlc cpo-s.unt-Cyh ot Violet. — Obstölriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü'J
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quo, pratique uno ainpulalion de cuisso pour un voluinineux osteosar-coinc, Ksmarch Cut öpouvautcj de la quanlile do sang encore coiilonn dans sos vaissoaux. raquo; II chorchu, dös lors, un moyen pour laire relluor dans la circulation genöralo la jilus grandlaquo; quaiilitö possii)lo do ce lluido, ol voici lo nioyon auqnel il s'arrela apres bion des ossais divers : — laquo;S'ayil-il d'unc amputation do cuisso on de jambe? il enronle 1'or-toinent autour dn inernbrc, depnis les orteils jnsqn'ä la partio supo-rienrc do la cuisso, line bände de caoulchonc; on oblionl ainsi lo reflux dans la circulation gencralo du sang contenu dans los vaissoaux du inombro; pnis, pour ompechor I'acces par les arteres d'unc nouvelle quantity do sang, il passe par-dessus ce bandage, ii la partio stipörieure do la cuisse, un tube do caoutchouc do la grossour dn pouce et le serro iorlemont autour dn inombro, de manicre ü suppriincr coinplölement la circulation... On onlövo alors la bände roulee ot Ton commence I'amputalion. On a sous les yenx un inombro romplelomenl anem'u', palo, et Ton opero tout ;i fait ä sec. On pontaiusi laire uno amputation de cuisse sans perdre pins d'uno cuilloreo do sang (MABDUEL, Uenioslasc dans les operations; by. in-80, 1874).
II n'ost pas nocessaire d'insister pour faire comprondre comment, avoc quelques legöres modiiications do details, cotte methodo pent s'ap-pliquor ä la reduction du renversoment do l'utärus, ainsi quo les avan-tagos (ju'on pc\it en rotirer. Go n'ost h bien prondro, comrne on I'a dit avoc raison (H. Bouloy, discussion ä la Sec. cent, do Mod. vol. Bulletin, 1880, p. 418), qu'une modification perfectionncie du proeödö Coculol et colui-ci, nous I'avons vu plus baut, a döjä fait sos preuvos dans notro Chirurgie. Grace ä cos moyens employes avec intelligence, il est il croiro quo desormais la pratique no rencontrera plus on presque plus do cas do renversoment do la matrice irreductiblcs.
II. R6duction. — Los chosos elant ainsi preparees, il s'agit main-tenant de remettre la matrice ä sa place. Pour cola, qnatre aides sent n6ccssairos: un ;\ la töte, pour contenir la fcmolle, quo nous snpposons debout; un ä la queue, qni maintient cot organe relevö sur la croupe, en momc temps quo, do I'aulre main, il presse sur les lombes pour (liminner les efforts expulsifs, et un de chaquo cötö do la croupe, pour soulevorla matrice an fur eta mesure qu'il en ost bosoin.
Tout etant ainsi dispose, on place la matrice, parfaitoment neltoyee, sur un lingo propre et doux, trompe au prealablo dans nno decoction fortomenl mucilagineuso, ot Ton donne cliaque extrömilö du linge i\ chaeun des deux aides designcs pour cot ofTico. On aconsoillö do nouer les bouts du linge derriore le con dos aides, dont les mains doviennent alors libres et peuvont, au bosoin, seconder ropöralour; mais cotte manicro de faire a plus d'iuconvenionts quo d'avantages reels.
L'un de nous (Violet) a reconnu depnis longtemps quo le lingo clas-sique no remplissait qu'imparfaitement le role qu'on lui destine, et qu'il etait preförabie do so servir, pour soulover la matrice, d'uno
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planche longiio d'environ 1 metre, large dis 30 fi 3,') centimetres, couvei'lo d'nn lingo, et donl chaque hont est conliö ii im aide.
L'opöratenr se place alors directement en arriere de l'animal, en l'aco de l'organe deplace, et se inet en devoir d'on o|)erer la reduction. — lei, nons sommes en presence de plusleurs proeödös, qu'il conviont (l'appi'öcier.
Premier procöiilaquo;'-. — Suivant ([iielques accoiichcnrs, i\ la tete des-(|iiols on doit placer Itainard, c'esl par le fond di; Vorgane qu'il faul cqmmencer la räduetion, L'operatenr, dil-il, laquo;commence par la corne la plus volumineuse. II roduitd'ahord le bout do la corne et la fail rentier successivement (en dedans d'elle-rneme) coinine un doigl do gant qu'on reHverserait. Arrive an podicule do la tuincur, ruperateur rencontre pins do resistance, car il faul que cette corne franchisse le col pour rentrer i\ sa premiere place. La corne replacöe, on passe an corps dn viseöre. Pour cola, les uns se servent du poing ferme, qu'ils appliquent sur la partie la plus large dn corps, et pousscnl (droit devanl oux) en haut el en avant, avec precaution, avec lenteur, pour evilor des contusions et des dechirures. — D'autres se servent du pessaire h bilboquet. Ils font porter la cuvette sur le fond do rulerus el le repoussent en appliquanl I'autre cxtremile centre le venire on la poitrine, en mömo temps qu'ils so servent dn lenrs deux mains, devenuos libres, pour di-riger le viseöre dans la vulve el le vagin. raquo;
Co procckle do reduction en bloc n'est applicable qu'aux souls cas oil la matrice renverseo no forme en dohors da la vulve qu'une lunieur pen volumineuse. Alors, en reponssanl l'organe lout entier, avec le poing appliquö centre su partie la plus conlrale, on pent, en eilet, rcussir ä le faire rentrer, d'nn soul coup, dans la cavile pelvionne d'abord, el, do lä, dans 1'abdomen. Alais, quand la tumcur est volumineuse, quand eile descend jusquo sur los jarrels, ce proeöde est dangeroux, on tout ä fait inexecutablo. Aussi, csl-ce sans hesitation ct sans restriction que nous accordons la pröferenco au proeöde suivant.
Ucuviciuf igt;roc6dlt;-. — Co proeöde, sur la preeminonce duqiud Schaack a beaucoup insists, ot quo la plupart dos praticiens onl d'ail-leurs pleinement adopts, consiste ä faire rentrer d'abord les parties les /)Ihs voisinr.s de la vulve, ct dne rcpousser directemetit le fond que lorsqnc la plus gründe partie de l'organe est de ja replaeiie dans le bassin, —-Pour cola, les aides places do chaque cöto do la croupe soulövent I'litorus, do manierc ä le rapprocher do la vulve el k lo maintenir dans l'axe du hassin. En mömo temps, l'opörateur pressanl doucemont, avec scs mains i\ plat, sur les parlies voisinos de la vulve, los refoule et les force ä rentrer pen i\ pen dans l'excavation pelvionne. En agissant ainsi avec patience et precaution, en s'opposanl, autant qu'il est possible, ii ce quo los parlies d6jii reduiles soient repoussecs au dehors lors des efforts expulsifs auxquels, de temps h autre, so llvre la femelle, on voil peu ä peu la lumenr diminuer de volume, el il ne serail pas impos-
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sible do la Wkluirc ainsi tonl enliere. Mais cola n'esl pas nöcessaire; quand on a fait renlrer do collo lacon les deux liors on les trois quarts do la inasso lotalo, il osl plus oxpödilil', et il est alors sans clangor, d'ap-pliquer son poing fenuö sur la partie la plus ddelive, et do pousser di-roclcinenl dans Taxe du bassin, do maniere h refouler vcrs rabdomen el a retourner d'un soul coup tout ce qui rosto da la Inmeur.
Quand I'litorus a 616 replace dans la cavito abdominale, lout n'ost pas encore lini pour ropöralonr. 11 pout so fairo, il arrive rröquemment, quo roxlroinile do I'uno on I'autre corno roslo oncorn invaginoe on dedans d'ello-inönie ;quot;i un certain dogrö. La röduclion n'ost done pas complete, et si on laisse les chosos on Telat, on no lardora pas h voir des efforls so manifester ol le ronversoment so roproduire. 11 suffit, pour lo comprendre, de so rappclcr co ([lie nous avons dit an com-inencement do ce cbapitre sur lo mode do production do cot accident. Getto particularity, sur laquelle Schaack a fortement insistö dans plusicurs do scs ecrils, mörite toulo l'attention du praticien, 11 doit done, avant de retlrer sa main do la malrico, la promener dans lous les sens, on explorer toutes les parties, et, s'il rencontre qnolquo rcpli, quelquo invagiiialion cominencanlo, il doit la rolbuler doucement, I'dtondro, la dcplisser, remottrc lout i\ sa place, on so rappelant, dans ces manipulations, la disposition si dilförente dos comes ulerines dans lajument et dans la vache. Cola tail, on maintiendra oncoro quelques instants la main dans la matrice, jusqu'ä ce qu'on la sente se contrac-ler et revenir sur olle-möme, indice prcsqne assure que tout osl bien en situation normale.
Chez les pelitos lemelles el mftino cbcz la truio, il n'esl pas possible, ä cause do rclroilesse du bassin, d'inlroduire la main dans les organes gönitaux pour opöror ce deplissemont exact do I'lilerus. Prick, völöri-naire suisse, rocommande lo moyen suivant, qui, i ce qu'il assure, lui a toujours reussi : apres avoir röduit la malrico par los proeödes ordinairos el en faisant soulovor, comme nous I'avons indiquc, la pa-lienle par les mombros de dorriörc, il laquo; injoclo un liquide mucilagineux liödo, jusqu'ä co quo l'ulörus ol le vagin soient romplis, co qui exigo environ 12 5 10 lilies de liquide; il pratique onsuito uno suture aux lovres do la vulvo. raquo; — lividemmont lo liquide agil ici d'nnc manit'ro mecanique, en forcjant I'litorus ä s'ölendre, ä so deploycr, ;\ s'elaler dans toutes scs parlies; on un mot, en dötruisant 1'invagination qui pourrait encore exister, et e'est Ires probablomont on ccla quo consisto I'litililo do cos injections, donl la pratique, du rcsle, n'a pas encore sanctionno sullisainmont l'efflcacitö.
Nous dovons dire cependanl quo M. DenbüBOURö, dont l'autoritä, en pareille matiore, no saurail otro contosteo, approuve cello maniere dc t'airo el I'emploie m6mc cbez les grandos fomollos, notammcul clioz la vache. — laquo; La malrico otant renlrce, dit-il, ct replacee clans toulo I'e-tenduo quo la main pout atleindro, an moyen d'unc espöee d'ontonnoir
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pröpare avcc tine corno de bneul', nous versons dans sa cavile, aussi ropidement que possible, deux on irois seaux do döcoclion imidlagi-neuso do graine tie lin. Pour cola, la fcrnollo elanL toujours inaiiileniio sur Ic plan incline', nous introdiiisons la come dans la vulvo, el, h I'aido d'nne marinilc tnbulöo on d'nne tele, nous laisons vcrsor d'nn senl coup lout lo liquide quo conticnt lo vaso. Nous rocoinmonc;ons, sans intor-niption, (lonx on Irois t'ois de suite, on versant plus vile oli)lus abon-dammenlaiors qn'un bruit d'aspiralion so manifoslo, moment pendant lequol lo conteim d'uu seau serait engloutl en im cliu d'OBÜ. Nous fai-sons cesser do versor lorsque apparaissent des efforts expulsifs qni rojoltent uno certaino quantitii dn liquide inlrodnit, ct quo nous roin-plaijons anssilot quo les ell'orts out cossö, on recomnionoant jnsqu'il ce quo lo liquide expnlse, do inoins on moins cliarge do inatiöros sangnino-lentos, (inisso par otro rejot(5 prosqne avoc la transparence qn'il avail avant son introduction. Alors, l'opöratlon osl tormlnce et Ton remella femelle ä sa place. raquo;
M. Denoubonrg trouve i\ cotte pratique do nombroux et serionx avantagea : laquo; 1deg; lo liquide verse rapideinentet on abondance, entraino cet organe par l'effet de sa chute et do son poids, etjpar la facilitö avec laqnolle il so ropand dans toutes ses parlies, il elend ses parois et les points qui n'auraient pas clecüinplotoniont rödnits, ct los rotablit dans lour position ;... 20comme baindölorsif, il balghe los parois ntörinesjes lave, les nelloio...; 3quot;coinine bain antiphlogistique, il assonplil les tis-sus, les rclAcho, calmo I'irrltation dont ils i)ouverit Giro lo sit'go, etc. raquo; Et, en dellnitivo, M. Deneubourg ne seinble pas öloignö de croire quo c'esl i\ cottc pratique qn'il doit, en grande partio, los succös dont il pent so prcvaloir ii juste litre.
Nous röpötons quo l'opinion de co confröre merile d'ötro prise en trös serieuso consideration ; nous sommos pourtant oblige do faire amp; cot 6gard quolques reserves, et de dire qu'un hoinmo dont le sens el riiabiletö pratique nous out toujours inspire uno livs grande conliance n'appronve pas ccs series d'injoctions. Dans uno note inannscritc qu'il a bien voulu nous remettre qnelque temps avant sa inert, Schaack, de Fontaines, s'cxprime, on eiret, ainsi qu'il suit : laquo; Los in-joctions do liquide dans la matrice, aprös la reduction, peuvent avoir dos suites fAchcuses. Glicz los quadrupödes herbivores, on effet, la jjosition do I'litorus mot los liquides injecl6s dans le cas de söjourner dans l'intörieur du viseöre, et de provoquer, coimne les öpanche-inents sanguins et antres, dos troubles plus on rnoins sörioux (I). raquo; Ajoutons qu'il n'est pas impossible, — on on a, parait-il, quolques oxemples chcz la femme, — quo le liquide, pouss6 trop forlemenl on en trop grande abondance, force 1'oriflce des trompes, et so rö-pande dans 1'abdoinon. On comprond quols lerriblcs dangers pour-
(1) Sghaack, noteinodito.
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raionl otre la consequonce dc cet accident, s'il vcnail A so produirc. En lout cas, c'esl evidcmtncnt ä l'exp^rience qu'U appartiont dc pro-noncor sur cottc question encore controversöe.
(Juol quo soit In prooödö omploye, ropcralion du taxis ost gönöralo-nienl une operation longue el laligante pour ['Operateur, quidoit vain-cre, non soulemcnt lo poids considerable de l'organe d^place, mais encore ct surtout les efforts expulsifs par losquels la malade lend h
rejeler an dehors los parlies qu'on est parvenu ä faire rentror avec tani
do poines et de dil'liculles. Pour anioindrir cos diniculles, il y a indication d'al(eiiiiprlesef(orts o,\pulsil's,en delonrnant {'attention de i'animal ä l'aide des moyons ordinaires, conime le tordnez,le scrre-oreille,etc.;
do pincer les lorabos avec les doigls, ou mieux d'exeroor sur eolte
region une prossion continue avec une harre, le manche tie la lourche ou du halai, quo Ton conlic h un ou a deux aides. On n'ouhliera pas que rapprocbe d'un einen ))res du nez de la vachc constilne, selon l'exp6rienco de Schaack, l'un des meillenrs nioynns de detournor son attention el de Cairo cesser ses efforts, mais qu'il pout avoir aussi rinconvijnicnl de provoquer, chez la lemelle, des monvements desor-donnes pendant lesquels rnlerns echappo aux mains des aides.
Dans quelques cas, rares ä la vöritÖ, mais qui ponrlanl peuvent se presenter, Ionics ces pratiques peuvent etrc insufflsantes, el les pous-sres do la femelie sonl si violenlos quo la reduction en devient presque impossible. On a conseillfi d'avoir rccours alors a divers autresmoyens ; tels scut: la saignäe, qui nepoul ölre employee que chez les holes torlos, en hon clat, plethoriques, el qui, encore, n'alteinl pas loujours, lant s'en taut, le but propose; — To/mraquo;laquo; ä haute dose, qui, chez les ruminants surtout, augmente souvent I'agitation au lieu do la calmer, et qui, donnc! ä dose v6rilablenient natrotique, ne sorait pas sans danger, etc., etc.
Dans un cas pareil, Andelflnger, vöt^rinaire wurtembergeois, a eu rocours avec succes ä relherisalion chez une juinenl. 3^0 grammes d'elhcr furent employes pour ohlenir l'anestbösie, qui m6mc ne ful Jamais complete, mais qui amena le dccnhilus an hout d'nn quart d'heure el la cessation des efforts expnlsifs. On put alors rcplaccr I'n-terus. La jiimcnl no se rcleva (pie douze heurcs aprös; eile rendil une assez grando quantild d'urine et d'oxcrömenls, sans presenter la moindre trace do spasmo. Quinze jours plus lard, cllo put 6tre remise a son travail ordinaire.
Oe moyen, quo conseillenl egalement Baumeister et Rueff, est ccr-tainemenl Ires rationnel; mais il conviendrail penl-ötrc mieux chez les petites femelles quo chez los grander, a cause de la quantile considerable d'ötlier on do chloroforme n6cessaire pour aneslhc-sicr ces derniörcs. Oepcndanl, II. Bouley, qui a souvent employö ranesthesie pour ropcralion do la hornie inguinale elran^leo, nous disail qu'il ne taut pas plus do 250 grammes d'elhcr convenahlemenl
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reollflö pour anesthösicr le choval lo plus vlgoureux (i). Kvidem-monl, cola ivest pas excessif, el la deponsc uo pcul pas (*;tre tin obstacle a la gcncralisalion do ce procödö ; niais il roslo la difflcultä de so procurer de l'öthor assez pur et on (|uaiililö suflisanlo, diflicultö qui pout ßtro grande quand on doit, conune il arrive d'ordlnaire, opörer'dans los fermes isolöes, loin do lout coulro populeux ol de toulo pliarmacie. Gependant, nous devons dire quo, dans cos derniöres annöos, l'anos-Ihcsio, parrethor on par lo cldorolormc, a fite cmployeo pliisioursfois avec un plcin succes par plusiours vötörinairos, panni lesquols nous
clterons Ritz (1872) et M. Barbey, de Mostes (1880).
Van-Domtnelen, volerinaire hollandais, emploie, pour arrivor au memo rösultat, un procedö qui nous parail plus commodo, et qui, selon nous, mörilerait la pr61eronce. II consisto ä l'aire prendre en breuvage ä la femelle une forlo dose, —un demi-lilro ä un litre, — d'eau-de-vie ordinaire pure. laquo; Glnq minutes environ apres ['administration de ce breuvage, dit Van-Dommolen , la böte scmblo 6prouvor une espöee d'etourdissement; olle fjtond fortement la töto, ou la tourno vers l'un, de sos (lancs; los efforts oxpulsifs diminuent; biontol on los voit cosser entieremcnl et la reduction s'opere avec une grande facilite. raquo; Van-Dommelen assure avoir employe avec succes co moyon un grand nombre de fois, et n'avoir Jamals observe aueun accident qui puisso lui ('Ire impnle. On comprond d'ailleurs, sans qu'il soil, besoin de le dire, quo l'eau-de-vie agil par Vivresse qu'elle determine, c'est-ä-diro en produisantun commencement d'aneslhösie et en amenant, comme eonsequonce, la resolution musculairo. A ce litre, lo chloral, pourrait aussi etie essaye comparativomont.
Depuis 1876,quolques praticiens francais ont mis a profit la methode du volerinaire hollandais, et s'en sont bion trouves. I'armi coux-ci, nous citerons partic\ilieromonl M. P. GagnY (1880), qui parail i'avoir employee plusiours fois et qui declare laquo; preferor 1'engourdissement par les alcooliquos raquo; ä raueslhcsie par l'öther, lo chloral on I'opium, qu'il n'aJamals cus sons la main an moment oil ilslui auraienl 6X6. ne-cossairos, tandis laquo; qu'on trouve aujourd'hui partout un liquide alcoo-liijue raquo;. C'esl exactemoul ce quo nousdisions dans la proiniöre edition de eel ouvrage, ot M. Gagny ajoute cette röllcxion Ires juste el qui a son Importance : laquo; (|uo I'ölher a, en outre, des inconvenionts, si Ton est oblige do sacrilier la malade el do la voiulre pour la boncberio. raquo;
Nous devons monlionnei' encore, commo moyen do facilitor la rö-duction, la position quo Ton pout donner ä la femelle. Nous avons dit phis bant quo, pour les petilos femelies, le mioux etail de los coucber sur le dos, surnne table, en ayanl soin do faire elover le train poste-rieurpar un on deux aides, qui soulevonl los deux membres do dor-riero. Le inöine moyen pout, ä la riguour, etro employö pour les
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grandos femollos, et l'a inline ßle döjä quelcniofois. Ainsi, M. Poret, vötörinairc mililairo (1877), l'ut appelö ä vedniro un rcnverseinont do I'iiU'tus olio/, uno jutnent. L'indocililo do ranimal ot la violence doses efforts expnlsits avaient rendn vaines loules les tentatives do redne-lion. Co vetörinairo (it placer alors sons le venire do la jumont, en avant des membres postörieurs, uno plate-Ionge qul fut attachee au plafond do recnrio. En nißnie temps, les meines membres furont fixes par dos ontravcs dont le lacs fut egalemont onroulöautonr dos pontros du plafond. laquo; igt;a jumenl se debat violommont.casso son licol et tombo sur le cötö; tout le train postericur, soutenn par la plate-longe, resto soulove, la vulve präsente uno grande ouverture böante... raquo; L'auteur moiite sur un colTro ä avoine place lo long du mur, ot, prenant les cornos par leur oxtrcmile, soulövo, avec l'aide d'un maröchal, tonte la matricc, qu'il place, avec la main droite, perpendicnlairement ä la vulve, en möme temps que, avoc la main ga\ichc, il facilite la rontree do I'organe. laquo;Cetto rontree s'effectue sans efforts, prosque par la soulo force do la posanteur. raquo; — Ajoutons (|ue los suites furont assoz simples, ot quo la jumont fut promptement hors do tout danger.
Co que M. Porot a fait involontairomont, MEROKT, do Kemptcn, I'a-vait fait avant lui (IS75), el de propos delibörö. En presence d'un cas do prolapsus utorin qu'il n'otait pas parvenu ä röduiro, il so rappela l'ap-pareil qu'emplolent les bouchers pour soulever lo cadavre des bötes abattues, et il cut rccours ;\ un appareil somblable : laquo; il lit soulever la böte par los jarrots, jusqu'ä ce qu'elle no touchäl plus le sol que par la tote el la pointe du poitrail, et il parvinl ä replaccr facilement I'organe, dont auparavant la reposition no lui reussissait pas. raquo; Dopuis lors, Merckt a eu plusieurs fois recours ä ce moyoii,toujours avec suc-ces, ot Adam, d'Augsbourg, qui rapporto le fait dans son journal (ffocAerescÄn/V, 1878), dlt avoir essayö aussi ce proced(5 opöratoire et n'avoir en qu'ä s'en louor. Du roste, M. Haubngr, de Dresde, fait re-marquor que cc proeödö n'ost pas pröcisement neuf; qu'il a ete Signale döjfi dos I8'*4, dans le Journal de Kreutzer, et qu'il a etc men-lionne dopuis ä diHercntos reprises. M. llanbnor ajouto que cc precede lui paralt quelque pen barbare, ce on quoi nous sornmes bien, ä vrai dire, un pen do son avis. Aussi, nos pröferencos seraiont-cllos pour lo procedö COCULET, compiöt6, si on on a la possibility, par la compression metliodique d'EsMARCH, comino moyon d'oblenir la diminution do volume do I'organe, — et pour l'anesthösle on, prcferabloment encore, pour Vinibriation (qu'on nous passe ce barbarismo) au moyen des al-coollques, comme moyen d'annuler les cllorts expulsifs do la fomello.
III. Contention. — (Juand on a fait rentrer la malrice ä sa place, ot quo, suivant lo pr6cepte (jue nous on avons donnö, eile a raquo;3le bien elemlun, ölalec, de maniöre ä delrnire los moindres vestiges d'intus-susception, la femelle cprouvo imincdiatcmont un sentiment do bien-etre qui se traduit par des signos facilcs ä saisir : la pliysionomie perd
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RENVEU8EMENT DE L'üTfiRUB.
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cello expression d'lnqulötude el do soudranco qu'on y lisait quolques inslanls auparavanl; les spasmos cossenl, i^t I'opöraUon serail lermi-neo si la prudence ne iaisail iino loi do prondre fiiiekinos precautions conlre le retour possible do I'accident. II reslo dona ä inollro en usage los moyens propres a inainlenir I'lilerus dans sa position normale. Cos moyons sent nombreux olde diHeronls genres : cesonl los pessaires, les sutures ol les bandages, que nous allons passer succossivemenl en revue dans cet ordie.
A.Pessaires,— On appelle alnsi des Instruments do forme varieo, raquo;Hie Ton inlroduit el que I'Dn niainlienl ä doiuenro dans les organes gönitaux, alin de s'opposer a un nouveau döplacement de rulcrus aprös sa reduction. On en a imagine un grand nombre; nous nous bor-nerons amp; indlquer les prlncipaux.
1.nbsp; iN'MHiiire ä pelote. — Co possairo (flg. 140) a öle döeril pour la premiere fois par Dorfouillc. Ilconsisto en line tlge debois cylindriquo,
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do 80 a 00 centimetres do longueur, perceoäl'unc de ses cx-tr6miles d'un Iron dans loquel on fait passer unc forte licollo, quo ron none dc manierc a former une anso do 18 a 20 centimetres, et portanl ä 1'autre ex-tremile une sorte do poupöo spberiquode S ä 10 cenlimölres do diametre. Celto poupee, on pelote, esl formöe d'une loilo douce, dans laquelle on enferme du chanvre, dos ötoupes ou du linge use, el qu'on lie solidomcnt sur roxlröinild do la tige, oil se trouve une rainure circulaire pour arrfiler el maintcnir le lion.
Pour placer cc pessaire, on trempe la pelole dans do i'huile ou dans do lagraisso fondue; on I'introduit avec precaution dans le vagin ; on la porto juste stir le col ulerin ; puis, an inoyen de
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cordes engag6es do ohaque cölö
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HUP Fig. 111). Pessaire ii poloti
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Fig. 141. Possairo ü anneau.
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dans i'anse dont I'autre exlre-
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mil6 csl pourvue, on lixo 1'ap-pareil äun surfaix, maintenu parun poitrail.
2.nbsp; PeMnlre ä annean. — G'est encore a Dorfeuilie (ine Ton doit la description de ce pessaire, d'une construction 6galemciil assoz simple (voy. flg. HI).
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m #9632;
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MSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSfiCUTlPS AI' PAKT.
11 ge compose : 1deg; d'un anneau en bois, ou inioux en fer, dc 6 ä 7 centirnötres (1(^ diainMre, percö, au\ deux oxlremilös oppos^OS dp Tun de scs diametres, de deux trous allonyes on mortaises; 2quot; d'une (ige en bois resistant, longiic da 80 centiinelres environ, fendue on deux jusqu'au milieu de sa longueur, et lieo en cet endroit avec line forte licelb; oiröe on avec un lil de lor on do laiton. Los cxtremit6s des branches, A, A, s'engagent, par un tenon, dans los mortaises do I'an-neau, oü ellos sont solideinenl tixees. L'aulre extremilf), b, aplalie, ost reciK! dans rouverlure centrale d'une Iraveise TT, longue d'onvi-ron 2()cenliinelrcs, et porlant ä chaque bout uno ouverluro, 0,0, dans laquelle s'engagent les cordos on courioies destinöes a tixer I'ap-pareil.
Pour placer I'inslrument, on commence par enveloppor I'aiineau d'un Huge lin, deconpö en laniercs, et ronle aulour du corcle, de ma-niere ä lo recouvrir bien unil'ormönieut, alln quo cette piece soil moins irritante pour le col uterin, avec lequel olio doit elre inise en contact. On liempo ensuite cotle partie dans rbiiile; on rinlroduit jiisqu'au fond du vagin : on la dispose de maniere quo le col soit bien en face
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ile rouverlure centrale do I'anneau, lequel doit prendre son point d'appui sur le cul-de-sac dn vagin, el on lixe ensuite 1'appareil, commo le precödont, ä un surfaix, au moyen do cordes on dc courroies ])assees dans les mortaises 0 0, existanl aux deux exlremiles do la traverse.
3. Possalre a bllboqnet. — Cost tlhabort qui a invente, on lout an moins decrit co possaiie (flg. 142), lt;|ui a avec le pröeödent do grandes analogies.
U so compose : d'un anneau AA, en ferou en acicr, arrondi. do 5 ä 6 cenlimelrosdc diamfitre A intcrienr, sur lequol s'elevont porpondicnlairc-ment trois liges b.li.li, lesquelles, parvenuos ä uno cciiaine hauteur, a lo on a 18 centirnötres environ, so rennissent, so soudent, i)oiir ne plus former qu'une ligo unique, TT, terminee en vis sur unecerlame partie do sa longueur. Sur cetto vis s'adaple uno traverse CG, reiii'orcöo et ta-raudöe dans son milieu en maniore d'(^i;roii E,
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Fig. iv,'. Pessalro A bllboquot,
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el percce i\ ses deux exlremitös, 0,0, d'onvor-lures pour reccvoir les courroies qui fixoront
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lapparoil.
Ainsi constitue, lo pessaiic n'ost pas complet; il roste ä rendre les parties qui seropt misesen conlacl avec les organes maternels moins durcs el moins conlondanles. Pour cola, on trempe, ti dill'eronles reprises, I'anneau et les branches, jusqu'ä lour point de röunion en unc
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RENVßRSEMKNT DE L'UTßRÜS.
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tigo unique, dans do la circ fondue. On laisso refroidir el figcr la premiere couche do ciro, puts on fail une socondo Immersion. La dciixicme conche figec et refroidie sur la promiftro, on donne une (roisieme, uno quatriöme immersion, ot ainsi do suite, jusqu'ä ce f(uo le corps de i'instrument ait acquis un volume süffisant, ot quo I'an-neau central soil röduit ä i centimetres do diann'tre environ.
Ainsi prepare, ce pessaire so i)lace el si; fixe oxaclomcnl comme le pröcedent, I'annoau central omhrassant dans son onvorlure le col de la matrice.
4lt; PcHmiirlaquo;'laquo;ii rondelle, de lioblane. — Peu salisfait do tons cos instruments, U. Leblanc on a imagine un autre, qui lui a donne, dil-il, ios rcsultats les plus satislaisanls, ct qn'il drcrit ainsi qu'll s\iil:
laquo; Co pessaire est un cönc tronquö, crenx, forme avoc do la loilo sup-porteo par deux rondelles en bois blanc, qui sont elles-inemes fixcos par lour centre snr une tigo do bois dur, solide. Cotte lige, qui est laxe du cone, se prolonge an dola do la plus petite rondclie, et oltre dans cette partie plusieui'S trous, dans I'un desqnols on passe une corde qui est dostineo ä,flxerI'instrument au reculement. Los rondelles son! d'incgalc grandeur : I'nne, colle qui csl vers rexlreinitc do I'axc qui porto les trous, est la plus petite; le pourtourdos deux rondelles est airondi dans tons les sons. Pour adapter la (oile sur les rondelles, on no doit pas so sorvir do clous. Apres avoir choisi un morceau do toile, on couvre, avec une do sos extremilos, la circon fere nee do lit grande rondelle; on applique ensuite en divers sons sur la surface exlerioure de eolte rondelle rextrcmitc du torchon, quo Ton a losoin, prealablemonl, do faire döpassor la circonföronce de la rondelle. On lixo celto extröniilö de la toilo a l'aide de plnsieurs points de cou-Uirc trös solides; on renverso l'espöce do sac formö par la toile do nia-niere ä ce quo les parlies inegales du lend, qni elaienl cxlerieurcs, deviennent Internes, On introduit do nouveau la rondelle dans le sac, qui est alors renverso, puts, tendant la loile, on enveloppe la seconde rondelle, ct Ton lixe l'exträmilö libre du torchon sur Taxe, pros de la rondelle, ä l'aide do plusiours tours de licelle serres avec force. L'espace qui separo cos rondelles varie selon la construction do la bete ; mais il est presque loujOUl'S nccessaire qu'une do ces rondelles soulionne le fond de I'ulerus et quo I'aulre soil un peu au dolä do la vulve. raquo;
(Juanl ä la maniere do placer ce pessaire, vmci comment s'exprime Leblanc : laquo; On enduit la loile d'builc d'olive on do mucilage, puis on engage lo pessaire par la vulvo dans lo vagin ct dans l'ulörtts, immedia-lomoul apres avoir relirö le bras. L'inslruinenl, une fois introduit, no conserve plus sa forme promiöro; la toile, quoique lendue, so prAlc h la compression dos organes qui renlourcnl; cependanl, le col do I'u-l^rus est tonjours lenu onvcrl... Pour quo I'apparoil soil bien solide, il csl necessaire (jue la sanglo do reculement (a laquelle I'apparoil est
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MHB
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ACCIDENTS C0N8ECÜT1F8 AU PART.
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sans doute aitudiö; I'auteur no (lit pas do quölle manlöre)SOU lixec sur los cülös par mi surfalx, on avant, sur lo poilrail, par une bricolo, on haul ot on arriöro par des laniörcs do cuir. raquo;
do possairo a, snivant Loblaiic, pour avaulagos : laquo; d'ötro logor; d'of-frir aux divers organes contre loscpicls il cst appliqu6 dos surfacos largos, polios ot luullos; do pouvoir prondro tonlos los longueurs vouluos; do n'oflVir aucun obstacle ä la sortio do l'urino ot dos oxerömonts; de pouvoir ötro fabriquö dans quelque ondroit qu'on so trouvo, car partout il y a un bout do plancbe, un baton, do la toilo, de la (icollo ot un Instrument trancbant, raquo;
o. Uue bontollle. — On a oncoro consoillö do so sorvir, on guise de possairo, d'une boitteille ordinaire, on verro, a loud rentrö ot parfaite-inont uni, afln qu'il no blesse pas le col ntörin, qui doit venir s'y loger. — L'n baton introduit dans le goulot, en guise do bonchon, pennet do la (ixor comine los autres pessairos. Cclui-ci a 1'inconvcnienl d'etre lourd, do fatiguer les t'omolles par son poids, sans comptor los dangers tros graves qui pourraient resuiler do sa brisuro, si lo baton fixateur force Irop on porte ä faux. Aussi, co possairo, quo AI. .Molinie s'ost ollorce de rajeunir, en appolant do nouveau sur lui l'attenlion dos vetörinairos, no nous parait-il pas appole ä une bien grande vogue, inalgre les succes quo ce pralicien pretend en avoir obtonu. — Nous on dirons autant do la laquo; bouleille on bois lisse et porcee dans lo fond raquo;, par laquelle notre confrere propose do reinplacer, dans certaines circonstances, la bouteille ordinaire en vorro.
G. Une veitle tie cochou. — On a ögalemont employe an memo titro uno vessie de cue/ton. lUielf et Baumeister disont (juo Wilberg, völeri-naire alletnand, a conseillö lo premier ce genre do possairo on 182.'$. Cola n'est pas exact. Snivant llainard, on clfct, laquo; les veterinaires grocs du Bas-Empiro employaient dejä co moyen raquo;; ot, sans romonter si haut, on lo trouve Ires oxplicitemcnl mentionne dans lo Cours d'agri-culture do l'abbö Itozior, 2deg; edition, Paris, IHIo, t. I, article Accouchement, Voici, on elfot, ce qu'on y lit : laquo; Uno autrc I'acon do bon possairo, c'ost do Her la gueule d'une vessie do cochon on do boeuf au bout d'un baton de sureau creusc, long de .'J2 ä 40 centimetres au moins, d'introduiro la vessie dans la matrice, puis do la soul'llor par le bAton quand clle esl introduito, et de fermor cxactcmenl lo trou. raquo; Snivant Itainard, ce n'est pas dans la matrico, mais soulemont laquo; jusqu'au fond du vagin raquo; qu'il faut pousser la vessie. A noire avis, le premier mode serait peut-ßlro pröförablo. La vessie no sorait, sans mil douto, pas moins bidraquo; toloreo par la matrico quo par lo vagin lui-mömo; eile sorait moins sujctlo ä so deplacor, ot generait corlainoment moins la defecation et la miction. Mais il faudrnit pour cola que lo tube do sureau auquel la vossio est lixee fut assez long pour diipassor lo col, afln de pouvoir insnfllor d'abord la portion contonuo dans rutcrus, puis, en relirant le tube, la portion restöo dans lo vagin; I'insufilalion do
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RENVER8BMENT DE L'üTfiRÜS.
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collo-ci seulo pourralt,en oiTei, dansquelquescas, devenlr Insufflsante pour ^oiillor la pi'ciniöi'o portion, par suito du rossorroniont du cd. — Quand on jugo le moment venu d'enlever l'appareil, il sufflt d'öter le boüohon du tube ; l'air s'öchappe, la vossio g'affaisse, et Ton pent aisö-ment la retirer.
7.nbsp; ivssiiirlaquo; de laquo;raquo;arici. — Co pessairO) lt;iui pourrait ä la riirnoiir, 6tre considerö coininc vin porrcctionnoinont du pröeödent, ost essenlielle-mont constilnö par une vossie on caoutchouc, munie (l'un long lube de inömo matiöro, terminö par nn robinot. et anqnol s'adaplo uno poire h insufflation, aussi on caoutchouc. II so place exaetement comme la vossie de coclion; c'osl-ä-diro qu'on Ironipe dans une decoction lortemenl mucilagineuse (los corps gras attaqnent le caoutchouc) la vessie-pessairo ; on l'introduit, vide et aflaissco, jnsque dans la matrice, pnis, au moyon de la poiro ä insufflation, on la gonfle au dogre convonable; on ferine le lobinet, on retire la poire et l'appareil tient en place sans aulre soin. Quand on vent retirer le possairo, il suffltd'ouvrir le robinot dn tube : la vossie s'aH'aisse, et uuo traction sur le tube ainene tout l'appareil an dohors.
8.nbsp; PcsBuirlaquo; h cuvette. —-Tons los possaires qne nous venons do d6-crire ont 616 imagines pour servir, choz les giandes lemelles, la vacho ol la jumont; ils ponrraient aussi, du moins Ics trois premiers et celui dofiariol, etre employes choz lesfomolles do polite taillo, en modiliant lenrs dimensions; tontofois, chez ces dornirrcs, ct en particulicr choz la chienno, e'est surlout \q pessaire n cuvette, \mii6 de colui du meme nom en usage choz la I'omnie, qui a 6te conscille. — (Vest un corps rond ou oblong do 3 ä S centimetres de diametro, ;i surface arrondic lisse ot polio, percö a son centre d'une ouvorturo pour logor le col, labrique en gomme, en caoulchouc, on giilla-percha, quelquefois en liege ou en ivoire. — Ilainard, qui a fail plusieurs fois usage de co possairo choz la chionue, decrit ainsi qu'il suit la maniore do le placer : laquo; On l'introduit, apres I'avoir huile ou graisse, par I'un do ses petits bouts dans le sens do la hauteur do la vulve; on le pousso avee les dqjgts jusqu'ä co qu'il soil parvenu an dela dn bulbe du vagin. Alors. au moyon de l'index, on lache do le placer verticalcmenl; le Iron ])ercö ä son centre permet d'y introduire le bout du doigl ou Ics bees d'une pinco ä pansemenls pour le placer j^u centre do la vulve, les deux bouts otant alors retonus paries branches monlantes de l'ilium, co qui n'est pas loujours possible, mais au moins on avant des ischiums et du bulbo. raquo; — Ge sont done, d'apres cola, los parties osseuscs do la rirconl'eronce dn bassin lui-meme qui servcnl do point d'appui ä l'in-strumenl et le mainliennont en place.
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B. Sutures. — Beaucoup do praticiens pr6feront aux pessairos, les sutures, qui, placöes en dohors dos organes gcinlaux, no les irritonl pas, no provoquont pas d'oll'orls oxpulsifs. — II en est do plusieurs
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ACCIDENTS CONSECUTIFS AU PART.
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sorlos; les unos portent diroclomcnt sur les ievrcs de la vulve; los autros prennent leuv point d'appui sur la pcan dos fosses; les unos soul riiilosuii inoyen do lils v6glt;Haux; d'autres ä l'aido dc lils inelalli-(Iiies. Nous aliens dire nn mot des pins usilöes.
1quot; Suture ordinaire. — Sous co nom, nous oompronons los diverses ospöcos de sutures par lesqnelles on ronnit, an inoyen do lils dechan-vre ordinaires, los lövros mömos do la vulve. Colics quo Ton pent employer sont: la suture a pointssrpares, — cello dito ä hourdonnels, — el. la suture enrhcvilli'c.
Voici commont Hainard docrit la promiöro de cos sutures :
On so sort d'unc aiguille d'omballeur on d'une aiguille ä manche, dans I'obü de laquollo on a passö uno licolle de fouet, plusieurs bouts dc gros til bien cire ou un rnban do lil. laquo; Lo vötörinairo, debout der-riöro la I'einollc, saisil d'une main la lövrc droito do la vulve, ont'once I'aiguiUe ü sa parlie supörieure ol dc dchors on dedans; puis, pronant I'autre levro ä sa parlie införleure, il y fait passer I'aiguiUe do dedans en dohors. 11 coupe la licolle et n'en garde quo la longueur süffisante pour quo, avoc les deux bouts, il puisso I'airo un nooud et nne rosette sur la parlie moyenne dc I'espace qul separc les deux piqüres. Une deuxifcmo ligature ost placce do la parlie supörieure do la levro gauche ä la partic införleure de la levro droito. Ces deux ligatures obliques imilent I'X. — On fait quelquefois uno troisiomo ligature transversale. raquo;
La suture ä bottrdonnets cl cello dilc enchcvillce so pratiquont d'apres les regies indiqucos dans tons los traitös de Chirurgie.
2deg; Suture laquo;lei feaselaquo;. — On a roprochö ä la suture ainsi faito, sur les levres mömos do la vulve, son pen do solidile, et Ton a imagine de la pratiquer sur lapeatt des /'esses. On so sort pour cola do I'aiguiUe h bonr-donnols; le premier point so fait au niveau do la commissure supörieure de la vulve, on piquant la poan vors la pointe des iscbiums; on fait ainsi, solon les cas, deux, trois, quatre, ou un plus grand nombre de points, do maniero ä couvrir la vulve d'une sorto dc grillage plus ou moins serrö. La suture pent so faire ä points separcs ou contini^s; paralleles ou cmisos en X; olio pout etro arrötöo par dos bourdonnets ou par des rosoltos. Tout cola varie solon los idoes de chaque prati-cien ot n'a pas uno grando importance. On comprend, du rcsto, quo chaque point dc suture doit traverser deux fois la peau sur chaque fosse, ot quo la suture aura d'aulant plus do solidite quo I'aiguiUe aura parcouru un plus long trajct sous la poau. — Itaiuard fait judiciousc-ment retnarquer que,laquo; dans l'etat de vacuitc de l'utörus, la vulve so Ironvc en avant do la saillie des fosses, et par consöquont onfoncee do tolle sortc quo les bouts do ticello passoraiont on arriöre sans la toucher immediatomont; mais que, apres lo part, la vulve ost gonllöe, l)lus voluniiiiouse ; qu'ollc atleint on memo döpasso en arriöre lo niveau des fosses. raquo; La suture pout done s'appuyer sur olle et möme la
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RENVERSEMENT DE L'üTßHUS.
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comprimer. Aussi. lo meine iinlciir conseille-t-il delaquo; remplir d'ötoupos los excavations qul se Ironvenl enlro la face externe des levres et los isebiums, raquo; afln d'öviler une compression douloureuso.
.'$quot; laquo;laquo;iuiurc #9632;•lt;-iilt;-iiigt;oiir-; (1). — Parmi laut de proeödös divers, prosque anssi nombreux que los praliciens qui out omploye ces moyens de contention, et que, pour celte raison, nous ne pouvons lias songer ä döerire tous, nous reproduirons ici la description de la suture que M. Deneuboübg enaploie apres im renversement a^u de la matrioe ou du vagin; et, pour ne pas 6(re accuse de denalurer les idees de l'auteur, nons la reproduisons texlueilenienl, malgre sa longueur.
laquo; Nous prenons, dit M. Deneubourg, une aiguille parliculiere, de la grosseur d'une aiguille d'omballeur, ropresentant assez bien, on petit, la lame d'une aiguille ä selon. Elle cst legereinenl courböe sur plat, percee d'un ceil arrondi ot inunio d'un manche. Pour ligature, nous oinployous une laniero de cuir blanc de Hongrie do la grosseur ({'environ un tuyau de plume ordinaire; nous donnons la preference a cette ligature parco que, ölanl plus forte et plus resistante que lautes les licelles, eile a sur elles l'avanlage de moins döchirer les tis-sus. — Saisissant d'abord la lövre gauche de la vulve avee le pouce et les doigls de la main gauche, le pouce en dedans de cette ouverturo, uu niveau de la commissure superieure, el les doigls en dehors, la face dorsale appuyee sur i'ischium, nous enfoncons de dedans en dehors I'aiguille en rasant le pouce^ el nous la faisons sorlir pres de I'index, do maniero quo cette premiere ligature sc trouve au niveau et memo un pen au-dossus de la commissure superieure de la vulve. Puis, nous faisons enlrer le bout do la laniere dans l'ceil de I'aiguille, et, en retirant celle-ci, la ligature est amenee avecelle. —• Prenanl alors la lövre droile comme la pröcedenle (seuleinenl, ici les doigls sont en dedans de la vulve el le pouce en dehors, I'articulation iippuyöe sur i'iscbium), nous enfoncons I'aiguille de dehors en dedans, avec la precaution de no pas blesser inulilemenl la levre oppos^e; nous faisons passer la laniere dans I'ocil, el nous laltirons de l'autre cülö en ramenanl I'aiguille. — Nous placons, on suivanl le meme proc6d6, deux autres ligatures : une vers la parlie moyenne de la vulve, et l'autre vers la parlie inferieure, un pen au-dessus du clitoris, pour ne pas alloindre eel organe. — II est plus expeditif ot aussi facile dc praliquer celte derniere ligature en passant d'un seul temps I'aiguille ä Iravers les deux levrcs (la disposition de ces parlies en cet
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(1) Los appreciations peu blonvolllautos, — ilopassant trop suuvent la liniitlt;; d'unu
crltlqno pormlso et allant parfols Jusqa'ii I'lnjuro porsonnelle, — qu(! AI. DBNKttBouna fait en mainto occasion do noire livro, dans cdui qu'll a publiö on isso, no nous ont pas ompöcho jusqu'ici, cl ne nous ompMioront pas davantago par la suilc, do rondro ft co praticien la Justico qul lui osl due, do niotlro h prolit, qnand 11 y aura llou, les enseignenioota do sa grande oxpärionce, et do nous appnyor, au besoin, sm' I'auto-
rilo K'nilinic donl il jouil on obstätl'iqUO votorinaii'O.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;K. S. C.
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944nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS C0NSECUT1FS All PART.
endroit le permot), — Nous röunlssona ensulle les deux bouts de chaquo ligature par )in ncQud droit solide, en face de l'entröo de la vulve, eu serraid assoz fort pour rapprocher les levres, mais de I'acon A permellrc la sortie dos urines (et l'injoclion de liquides mucilagi-neux dans la inatrice). — Lorsquo ces trois ligatures soul bicn i)lac6es ct l)ien nouees, nous les röunissons eulro olios do maniöre ;\ leur (loimor une plus graude rösistance. Nous prouons un bout do la ligature siipörioure, — supposons celni quo 1c nooud dirige ä gauche, — et nous lo uouons avec lo bout do la ligature moyonno qui ofl'ro la inßino direction ; puls, pronanl un bout de ce nci'itd, — colni qui so dirigo en bas et qui doit appartenir ii la ligature moyenno, — nous le notions avec le bout do la troisiömo ligature, ot onlin nous faisons la inßine chose do I'autre cote. — Getto ligature, lorsqu'elle sera bion i'aitc, quand, par limiditö, on n'anra pas passe los points trop pros du bord des levres do la vulve, quand, an contraire, eile ouibrassera toulo röpaisseur de ces organes jusque pros des iscliiums, presenlera une solidite ä toute eprcuvo. — Aprös deux f'ois vingt-quatre heures, on pout enlevor cette suture purement et siinploinont; les plaies ne rcclanient aucun panscmenl ulteriour raquo;.
Bcaucoup d'aulres sutures out encore ete proposees; nous aurons k revonir sur quelques-unes ä propos du renversement chronique du vagin; pour le moincnt, nous croyons en avoir assoz dlt sur ce mode do contention, et nous passons aux bandages, quo boaucoup do prati-ciens preförenl aux sutures.
G. Bandaöes. —#9632; Les bandages sont des apparoils composös d'un assemblage ])lus on moins ingoniouseinont combinö do cordes, do sangles, do pieces do toile,quc Ton applique sur la vulve, de maniöre ä la maintonir fermeo et ä s'opposer h la sortie de l'utörus, sans mottre obstacle ä l'expulsion do I'lirino.
Ces apparoils sont trös varies do forme; ils pronnont leur point d'appui, lantöt sur le thorax, tantöt sur les epaulos el la base do I'en-colure. Nous ne döerirons quo ceux qui nous paraissent offrir le plus d'intöröt, soit par lour simplicity, soit par leur ingöniositö.
1. llaiKiaglaquo; laquo;ic Delwart (1). — Go bandage (flg. 143) laquo; se compose do deux longes en corde, quo Ion reunit par un mend double qu'on no sorre pas, de maniere ä laissor, ä cette reunion, une ouverlure ovalo qui embrasse la vulve on la comprimant lateralomont el en laissant libro la commissure inferieure pour ponueltrc l'expulsion des urines et des autrcs matiöres. Go bandage, donl on pout garnir les bords avec des ctoupes on du lingo tin pour prevenir lo froissement des
(1) Nous laissons :'i ce bandago Ilaquo; nom do Dohvai't, sous loquel il ost };'i|1cralom0111 COUDU, parCQ qne c'ost cot autoui' qui I'a decrit 1c premior; mais co u'est pas lui qui J'a iiivonto. F. Lecoq, qui I'a omployo avoo saccts dos 1S2quot;, ne se souvicnt pas par qui il on avail on coiuiiiissancc (note inedilo).
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raquo;KNVERSEMENT DE L'UTEUUS.
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94Sgt;
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(issns qn'il comprimc, va so fixer par sos qualro oxlrömilcs ä une sangle qui coinl la poitrine ; les donx siipc'irioiiros cmbrassent la
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Fig. U8, — Bandage dc Dolwart.
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queue el vont se fixer sur le dos, ä droilc el ä gauche ; les deux inf6-rieures passonl entre les mamolles el le membre du cöle correspon-danl ct se (ixcnl sur les parois lalerales du thorax. raquo;
2. liuiiiingc lt;ic la laquo; iiaiNon rustique raquo;. — Henaull a döcril dans la Maison rustique ilu \\x''siecle un autre bandage, ögalemonl Ires simple el qui od'ro plus de solidilö que le preciklenl. 11 se compose d'un collier de cuir muni d'une boucle ä ardillon et d'nne corde do la grosseur dll pelildoigl ou un pen moins, el longue de 8 ;\ 10 metres environ, un pen plus, un pou moins, sulvant la laille de l'animal. Los guides en corde donl on so sort pour cunduire les chovaux do charruo, el qu'on Irouvc dans loules les formes, un cordoau i\ etendro le lingo, convion-nent Irös bien pour cot usage. Le collier en cuir n'ost pas indispensable, mais il est utilo pour donner plus do (ixilö i\ I'apparcil. On pour-rail, au besoin, lo retnplacer par une corde un pen plus grosso quo la preccdento et qui ombrasserait 1'encolure ü sa base.
Pour moltre ce bandage (flg. 144), laquo; on place d'abord lo collier ä I'origino do roncolnro ; ensuile on pile la corde en deux parlies egales, on la place a cheval sur la parlie poslerioure du garroldo ma-uioro ä laisser chaque portion lombor sur les parlies laterales el an-I6rieures des coles, pour passer sous les ars anlorieurs. En arrivant ä la parlie anlerioure du poilrail, chaque portion do cello corde se conduit, cello do droile ä gauche, cello do gauche ädroile, do maniere Saini-Ovi; nt Violet, — Obstötriquo-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
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946
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ACCIDENTS CONSliGUTIFS AU PART.
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qu'll y iiit croisoinent. De co point, cha(|iie porlion, se conduisant lon-jours separcinniil, suil la parlio antöricure des öpanles, on passant,sur le collier, do dossons on dossus; pnis ensnite Tune ct I'autre porlion de la corde so rönnissenl. a la parlio supeiiomo de l'origine do I'en-coliiro par mi ncBlld simple, snsceplibhs d'Olro sorrc OU rolilchö ;i vo-lonle. A 2ri on 30 ccntimolrcs do co ncend, on en clablit mi autro plus solide, puis plusleurs aulres, sulvant la taille de la vacho, et tons a peu proa a ögale distance, jiis((ir;\ la parlio supcrieiirc du troneon do la queue, oü on pratique mi lucud siiii|)l(!, coniine celui du garrot; pnis un second pareil au-dossous (In Iron^on do la queue. De lä, chaiiuo
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Fig. 144. — Bandage de la Maisonruslique.
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porlion do la corde so parlage de chaque cole do la vulve el se reunit a la commissure införieure par un nceud simple. Pour toriniiier, la corde se divisant encore en deux portions egales, chaenne d'elles passe snr los ars poslerieurs (ontre le membre et le quartier de la inaiuolle qui Ini correspond), et de Ii\ sur le flanc, pour etre lixöe ä l'un des noends qui so Irouvent anx environs des lombos, par nnc boucle trös facile i\ defaire au besoin (Renault, Maison rustique). raquo;
3. Ititiiiliisu en aanyle. — Unaiitre bandage, (5galeiiieiil, Ires commode et IWss simple, consisle eu line loiigno conrroie en sangie de smiaix, por-lant i\ l'une de ses oxtremilös un surfaix pour ernbrasser la poilriuc, et qui, vers le milieu de sa longueur h pen prf's, se divise en denx bandes, eulre lesqnelles vieul se loger la queue. Un pen plus loin, ces denx chefs sont röunis par qualre on cinq bantles transversales, plus elroiles, lormaiit nne sorte de grillage, qui doil s'appliqner sur la vnlve; puis olles se separeul de nouveau et restent libres Jusqn'a lonr extremile.
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RENVGR8GMENT DK L'UTERUS.
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ün applique ce bandage de maniöre quo le surfaix correspondc an garrot, et la courroio longiliidinalo h la ligne dos apophyses öpineuses des vort^bres; on conduit cotle courroie lout lo long do la colonno vortobralo ; on fait passer la queue dans I'anglo do la bifurcalion; on applique le grillage sur la vulvo; on passe chacun dos deux chefs
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outre la cuisso el 1c quartier corrospondanl do la mamelle, el on vienl les arreter ä une pioco transversale lixöo en croix snr la bände prin-cipalo, an nivcau dos lombos, et loriuinöo a chaqne bout par une boiicle h ardillon qui per-niet do dormer h Tapparoil lo dogrd do tension convonablo.
D'aulros bandages, ([iii no diU'orout quo par dos particularilos pen imporlantos, out encore öle (lecrils par Morand, Villeroy, Günther, Binz, Baumeister, etc. Nous ne croj'ons pas nöcessaire d'en donnor ici une description dötaillco.
4. Ilaniiu^e iilaquo; IjuikI. — l'n völörinairo da-nois, Lund, a proposo tin apparoil (flg. 148 el
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146) qui inerito d'ölro connu, car il est rcolle-
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Kig. Ii.quot;). — Piece prinoi-pale du bandage de Lund,
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menl Ires simple ol Iros coiuiuode. 11 consislo
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ossonliellemont en une ligo de for do 3 inilli-inolres de dianiötro environ, soudöe par sos cxlr6rnilt5s el replicc sur olle-möme, de inaniore ä former un triangle isocolo, dont la base, un
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Kig. Uli. — Jlamlagede I.mid vu en place.
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pen ineurvöo du cole du sommel, aurait i\ pen pros o h (i ccntimötres, landis quo les coles 6gaiix, i\ pou pros droits, pouvonl avoir 10 ä II con-
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948nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACC1DKNTS CONSÜICUTIFS AH PART,
limctrcs. A chaque angle so (rouvont do pelfts crochets auxqncls vicnneiU so lixer les liens doslinös k consolidor rupparell. Ces crochets peuvenl 6lre romplacös avec avanlago par des espöcea de trous que 1'on fait tout simplement en roplianl sur olles-mßines les extrömitös du triangle (v. lig. 148),
Ge pelil apparoil remplaco lo trelllage dn bandage precedent et s'ap-plique sur la vulve de la fomelle, la base du triangle sous la queue, la pointe on has, au niveau de la commissure inforionre; il se (Ixe d'ail-leurs, au moyen de cordes on de tresses, ;\ un surfaix ou t\ un collier, comma lo bandage do Dolwart ((ig. 146),
L'appareil dlt;; Lund, dit Dietrichs, laquo; surpasse lous les anires bandages contentifs, car le far no change pas de forme, landis que les cordes el lo cuir cu changent faciiement, Chaque bon forgeron pout faire col instrument, qui pent (Mre faciiement employe au moyen du harnais de cheval, ou du surfaix, et il n'osl pas couleux. raquo; Cos eloges nous paraissent lout ä fait meiiios, et nous engageons vivemenl les vetörinaires francais ä essayer CO pclil insirumetit, qui so rccom-mande ä oux par sa simplicilö (il la lucilile do son application.
5. Moiiiflriiiiwn Arucii. — Gomme tonics les inventions, l'appareil do Lund ötait susceptible de recevoir quelques modiflcalions plus ou moins heurouses, Parmi toutes cellos qui out el6
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proposöos, nous inontionnorons seulemoul cello que lui a fail subir M. le doclour vctcrinairo Aiujcii, do Pise, qui est la plus röcente (fovrior 1881)) el qui nous parait vraiment ingönieuse et ulile. Nous on emprunlons la description h une brochure ex-trailo de la Clinica velcrinnria do Milan (n0 (gt;, annee 1886), que rauteur a bien voulu nous adressor. —
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Nous traduisons aussi oxaclemenl quo possible.
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Kig. in. Apparcii Arucii
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(i Modifier l'ingötiieux ferrement do Lund, dc ma-
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#9632;
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niöro ä le rendrc faciiement applicable que! quo soil le diamolro du bassin, ä lui permettre do circonscrire la forme ovoVdale do la vulve, ä pouvoir I'allonger ou lo raccourcir, le rölröcir ou I'olargir selon lo besoin ; h permettre d'cnlever ol do remplacer les öloupcs donl ou a pu le garnir on laissunl en place les li.-ns ([iii I'assu-jeltissort, it rondro on mfime temps co constriclour ölasliquo ol solide, sans lui faire subir do modilicalion diflicile et coülcuse, sans rion sacriflerde son admirable simplicity primitive : lollo a etc inon intention, el jo crois y elre parvenu do la manioro suivanlo :
lt;( Lenouveau consiricleur do la vulve so construit avec un simple (il de for, dc la grossour, ä pen pros d'uue plume d'oie, long do 70 cen-limölros environ, Ge (il do (or...., vers le milieu do sa longueur, so recourbe, so contourno deux fois sur lui-momo en spirale, do manioro ä former unanneau parfailementrond ((ig. 147, A), assezgrand pourqu'on puisso gt;• passer le petit doigt, De lä. los deux branches du lil se conti-
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RENVER8EMENT raquo;E l.'liTEIUIS.
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94!raquo;
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nnenld'nn cölö ol do l'anlro^'lastiqiics, robustes, ilivcrgcnles.fonnant enlre ellos un angle aigu, donl lo soinmol ost represeMte par I'anneau susdit. Chacuno do cos branches, longues do 23 cenliinolrcs environ, so replie ä son oxlrömilö, ot on dohors, on lormo do S do chidtc, do maniöro tV f'ormor, do chaqne cölö, deux aulros annoanx simples non s]urales. A parlir do roxlrömilö annolöo, la divergence dos branches augmonlo, on sorlo quo, inömo on ressorrant consldörablement colles-ci an point do luiro so toucher los annoanx snpörictirs, olios laissont loulolois un espaeeoü la queue pent se loger. Le ressorl pre-sente ainsi ä pen pros i'apparonco d'nn V, mais en prenant, ii inosure qu'on s'approcbe do rextrömilö supörieure, la forme d'un ovoido allongö. 11 a, en outre line courbure tollo que, plar,6 sur un plan, il ne porte quo sur deux points homolognos des branches; ii oscille cornrne une barque, donl sa conrbo rappolle la forme. J'insisle sur colte courbure, qui conlribue beaucoup ü la facile adaptation do l'appareil el, uno lois ])lace, il son inamovihiülc.
laquo; Dans I'anneau inreriour jo lixe un porfamousquelon (lig. 147, B), de ccux donl on so soil pour les colliers des chions, — ol, dans I'obU de colni-ci, jo passe uno cordo, ;\ la maniöro d'uno aiguiliöe de 111 dans le chas d'une aiguille; dans los tleux anncaux latöraux (supericurs on inlerionrs solon quo je voux alionger on racconrcir I'appai'uil), jo fixe direclcmonl deux aulros cordos. — Jo pose lo fcrromcnl sur la rögion vulvairo, de maniöro que les deux branches embrassent les grandes lövres ; jo croise cos deux cordos sur la region lombairo, do fa(;on h pouvoir les arröler sur un collier, la cordo do droilo du cölö gauche, et vice versa. Los deux chefs de la corde införieure sent conduits Tun ä la region inguinale droile, I'autre ä la rögion ingui-nale gauche, ct vionnent on dernier lion, sc fixer an mömo collier, mais un pen plus has. (loci fail, ,je passe une forte ficollo danslcs deux anneaux superiours ; jo la serrc (do maniöro ä rapprocher les deux branches au degrc voulu) ot jo la noue. Do cello maniöro jo poux i\ volonlö el lacilomonl rölröcir on elaigir I'apparoil, qui proud une forme ovoido el donl les branches exercent une pression uniforme. Lo porle-mousqueton esl utile, mais non indispensable; il pormol, en Touvranl, do soulovor le forreinont, qui, inainlenu dans uno position hori/onlale, permct do changer rapidoment les ötoupes, sans döl'aire les liens on onlovor lonl l'appareil. raquo;
Cello modilication do l'appareil do Lund nous parait ingönieuso el ra-tionnellc, el nous pensons qu'olle möritc d'ötro adoptöe dans la pratique.
6, llantlajre trian^nlatrlaquo; illt;- llninnnl. — Tons les bandages quo nous venous de döeriro sont applicable:) aux grandes femellcs, mais tic pourraionl convonir pour los pelitos espöeos, donl les mouvomouls, trop nombroux el trop vifs, deplacoraicnl ccux qui seraiont losmieux fails el los mieux appliquös. llainard propose, on consequence, do les remplacer, chez ellcs, par lo bandage suivant :
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gt;J50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSECUTIKS AU PART.
laquo; On proud unc piecn do toilo forte, (in'ori plio en forme do triangle ; legrand cötö de co triangle est applique snr los lonibes do la femelle; on le rabat surlos Hancs ot on ramöno les donx bouts sous le venire, en avant des matnellos ; on rennit les deux bouts par un nfiend. La pointe du triangle est rabattue snr la croupe el la vulve; on fait un Iron pour lo piissagc do la queue; on en fait un antrc au niveau de l'anus... La pointe tin triangle est cnsiiite ramenöe ontre les cnisses, et, au moyen de deux rubans, on va I'altacber aux chefs qui ßlaient döjü neues sous le venire. raquo;
Appreciation. — Mainlenant, quelle est la valour pratique dc ces moyens do contention, el auxquels conviont-il d'accordor la pref6-renco? Cost ce quo nous devons examiner ici en pen do mols.
Uisons d'abord quo lorsque la reduclion a etc bien faile, quand, suivant le conseil do Scbaack, on a eu le soin de bien ^lendro, bien d6velopper la matrice, do detruire jusqu'au moindro vestige d'intus-suscoplion, lo renversement n'a (|ue pcu ou meine pas do tendance ä se roproduiro. Cost lä un fait aujonrd'hui av6r(5, reconnu par les praticiens les plus auloriscs, au nombre desquels nous nous borne-ions ä eiler Scbaack, Deneubourg, P. Gagny, Barbey, Gonslantin, etc. On pourrail done, ä la rignour, dans la plupart des cas, so dispenser do tout appareil contcntif, el do fail, plusieurs des praticiens quo nous avons nommös s'en dlspensent. Cependant la plupart croient encore devoir y recouiir, pour plus do security et peut-ölre autant dans le but tie rassurer le propriolaire quo par suite do la conliance reelle quo leur inspirent cos moyens. 11 convient done do faire ontre eux un choix judicieux.
Los pessaires, ([uelle quo soil leur forme, nc nierilont guere, ä noire avis, la favour dont ils onl joui fi unc cerlaine epoque ot que quel-ques rares praticiens paraissenl leur accorder encore. Ils irrilcnl les organes, fatiguent les malades, enlrolicnnent des contractions, des ellorls expulsils, el cleviennent en rcalite la cause provocalrice de rcchules que lour application avail pour but do prevenir. Nous les avons employes plusieurs fois, surloul choz les pelites fomolles, et nous avons eu si pen ä nous en loner quo nous n'liös-itons pas un soul instant ä les proscriro dune manicre absoluo, d'accord on cola avec les praticiens les plus nombroux el los plus auloiises. Si nous devious faire une exception, ce serail en favour do la oessie de cochon, qui se trouvc partout, qui n'exige d'aulre preparation ([lie I'assou-plissemenl do ses parois par un pen d'oail liodo inlrodnile dans son inU'iiour, tandis (|ii(' sa surface exteiiriiro est Iroltöe dliuile douce; dont les parois donees ot molles ne peuvent pas offenser les organes avec lesquels on la met en contact, qu'il est facile do porter jusque dans la eavil6 uteiinc, si on le juge apropos, el ö laquelle, onlin,on pout donner, par l'insufflation, lei degrö d'ampliation (jue Ion desire.
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RENVER8EMENT DE L'UTERUS.
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9olaquo;
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—nbsp; Pour tons les aulrcs-, nous 1c ropölcrons, quelquo iiigenieuso quo soil I'irlde qni a preside h lour confection, nous ne les juyeons pas seulement inuliles, nous los croyons tiangoroux.
i^es sutures el les bandages n'oul pas los meines inconvcnienls; ni les uns ni les aulros no pouvent produiro I'lrrilation des organes internes, ni provoquer dos efforts expulsifs. Mais il csi facile do volr
qu'ils no pouvonl en aucune raeon inellro obstacle au renvorsomenl interne do rulönis; (jii'ils s'o|)posont uniquement et encore non d'uno inaniöro absolue, ft ce (pie I'organo soil rojole au dohors el rcsle, par suile, expose pendant un temps plus on moins long aux injures do lair, h faction irritanle dos corps exlerieurs, aux atla-ques des carnassiers et des rongeurs, etc., etc., avant qu'il soil possible do proeedcr i\ nno nouvello reduction. Ajoulons que cos moyens, en mainlouant closes los lövres do la vulve, s'opposenl a I'iiilroduclion do lair dans rinteriour dos organes genilaux et pouvent prevenir ainsi i'lrrilation qui en serait la cons6(iuenco. Disons enfin (ine quelques praticiens atlribuent h ces moyens, — par une action donl il serait sans doute bien difficile d'indiqncr lo mocanisme, — redet do prövenir les eflbrts expulsifs ct parlanl la röcidive.
(Juoi qu'il en soil do tons ces avantages, — dont peut-6tre lo principal est do donner au propiietairo et au praticion lui-mftrno uno plus grande securitö, — comme ils ne soul contrebalances par aucun inconvenient inajour, ils doivenl 6lre pris en consideration, el les moyens do contention dont nous parlons mörilcnl, ä noire avis, do rosier dans la pratique.
Quanl äla pröferonce ä accordor, soil aux sutures, soil aux bandages, eile est encore fort controvorsce ontrc los praticiens. Los uns (Deneu-bourg el d'autrcs) onl plus do conlianco dans les sutures, qui, une fois en place, ne sonl pas suscoptiblos do se deranger; d'autrcs (Weber, de Paris, elboaiicoup d'autrcs) piöföront les bandages, qui sonl plus simples, peuvent s'improvisor partout, remplissenl Ires bien ['indication osscntiollo quand ils sonl bion appliques, dispensent d'uno operation sanglanle, toujours plus coulcuse el (Hoignonl la chance, toujours possible, d'uno dc;cliii'uro des parlies molles, au moins desa-greablc, si olle n'osl pas dangereuse. —Nous n'avons pas la prelenlion do trancher cello question, encore pendante, nous lo repelons, entre les praticiens les plus auloriscs; nous reconnaissons que les sutures,
—nbsp; entre iosquciles cello do M. Doueubourg aurail nos preloronces,
—nbsp; pouvent 6tre dans certains cas, plus avanlageuses; nous ferons co-pendant remarquer qu'il s'agit d'un appareil provisoire, place on vue d'obvior aux inconvenionls d'uno recidive qui ne so produit presque Jamals quand la reduction a öle bien falle (ne pas oublier qu'il s'agil ici d'un renverse/nent aigu, recent de la mairice), (|iii ne doll rosier que pen do temps on place, qualro, six, liuiljours au plus, el quo, des lors, un bandage bien mis nous parail tout ä fait sul'lisunt. (Juanlau clioix i\
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952nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDKNTS CONSfiCIITIFS AU PART.
I'aire cnlrc los diverses formes qul ont clö proposeos, nous avouotis qne cela n'a pas i\ nos youx uno bion grande importance : le succes dopend, en ellol, bien moins de la (orme el do la matiere do lol on lei bandage qne do sa bonne application. Si ponrlanl nous avions ä manifester une pröferonco, olle serait en favour du bandage do la Maison rmliquc, on mieux encore poul-etre en faveur Vajipurcil de Lund mo-diflö par M. Anuc.ii, de Pise.
IV. Soins ultörieurs. — Quand on a remis Tulörus ä sa place, qunnd on a pris ses precautions contro uno rcdiulo possible par I'ap-plicalion de Tun dos moyens contentifs quo nous venous do passer en revue, il no faul pas encore abandonuer la femelle il elle-möino; eile a au contraire besoin de quebjucs soins, losquels, du reslo, sent en general fort simples.
Si le temps est beau, la fomolle en bon elal, la fievre nulle on pres-que nulle, il sera avanlageux tie la promener lenteinent, au pas, pendant quelques instants, sous une bonne couverlure. La promenade distrait la malade, regularise la circulation generalo ot calme les efforls expulsifs. Inulilcdo dire quo si le toinps cst froid ou la böte soulfrante, il faul renoncer ä cc moyen, qui aurail alors plus do dangers quo d'a-vantages.
S'il y a de la li^vre, si le pouls cst frequent, grand et dur, si en meine temps la bOtc est encore vigoureuse, il pouna 6lro nlilo de faire une saignco proporlionnöe a la laille et äla constitution du sujel.
lin m6me toinps, on prcparera la place que doit occuper la femelle dans rclable ou Tecurie, en accumulaut en arriere le furnier ol la li-liöre, de maniere que le train poslörieur soil nolablemenl plus eleve lt;iue l'antärieur.
On meltra la malade ä la diele, au moins pendant ie premier jour; on lui presentera des boissons liedes, hlancbies par la farine d'orgo ou deseiyie, en petile quanlilö äla lois, mais souvonl. Les jours suivanls, ä mesurc (|iie I'appeiil se reveille, on donnera des aliments choisis, de facile digestion, Ids quo raves, better.ives, cuiles el mölangöes aux boissons, loin ou regain do bonne qnalile, d'abord pen ä la fois, puia en quanlile de plus en plus grando, do maniere ä ramencr peu ä pen la malade ä son regime babituel.
tjnclques praliciens conseillent — el cola pent avoir son ulilitc — d'atlacher la femelle bant el court do maniere qu'ollc ne puissc se coucher pendant un jotir ou deux.
Souvenl, ä la suite de cet accident, il se produil de la constipation ; il faudra la prevenir ou la cornbatlie par quelques demi-lavemenls d'eau liede, auxquels on ajoulera, s'il y a lieu, une pincce de sei de cuisine ou nn peu do savon.
II faudra s'assurer aussi que la böte urine normalement. II cst rare qu'on soil dans la n^cessitö de la sonder pour 6viter 1'accumulation do I'urine dans la vessie; cependant cela pout arrivcr, el si, vingl-quatre
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RENVEItSEMKINT DE L'üTßRUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0(13
hourcs apres l'accidnnl, la mulatlc n'a pas oncorc nrinö, il no laut pas h(5siler;\ lo faire. On so rappellera alora la disposition diHcrente de la valvnlo ur6llirale clioz la vaeho et chcz la Jninent.
Trcs gönöralcmenl, ces soins fort simples sufilsent pour faire disjja-railre lonte trace do mahidie au boul de Irois ou quatre JOUI'S, II pent, cepcndantse faire (ine lo renvorsemetil de l'uläl'US so COtnplique cl'an-ires agt;'ci(lenl8 forts graves, luls que blessures, döchirures, ruptures de la rnalrice on du vagin, lösions des organes voisins, metrite ou mölro-p6l'itonile, etc., etc. Nous renvoyons aux chapitros cousacres ä chaonu de ces accidents pour les indications qui s'y rapportent. Disons souic-mcnt ici quo Ayrault a rencontre Irois l'ois, commo coniplicalion du rcnversement nterin, nno boiterie assez l'orto, sans gonllument articu-lairo, mais avec houielure dos deux lionlets postöiicurs : complication qui, du reste, disparnt spontaneinent avec l'accident i\ l'occasion du-quel olle s'etait manifeslöe.
V. Excision ou Ablation de la Matrice. — llegle ties gönörale, en s'y prcnant bien, en appoilanl ä l'op6ralion du temps, de la patience, de l'adresse, on rcussit presque tonjours ;i obtenir la reduction de rutörns renversfj. laquo; Depuis quej'exerce, öcrivait Schaack, j'ai ötö appeiö im bon nombre de fois pour remedier ä ce genre de deplace-ment, etcequej'ai vu me fait croire quo l'impossibilitö de röduire vient moins des difficnltes dos cas qne des l'ausses manoeuvres que Ton pratique. Toutefois, il faut on oonvenir, le developpement de la hernic et la rigiditc des tissus sonl quelquei'ois tels, qn'il faut avoir une ccrlaine conllance en soi pour ne pas se deconcerter ni se rebu-ter... Pour en venir h bout, il faut insister, insister malgrö tout, en s'appliquant amp; saisir ä point cliaquc alternative de reliichemenl, pour engager pen ä pen I'organe dcplace dans la vulve, en cominencant d'abord par ce qui se Ironve pros de celte ouvertnre, puis successivc-ment tout le reste. raquo;
Done, nous le repetons, en these gönörale, la reduction est possible, el les cas d'irreductibilite absolue doviendronl certainement de plus en plus rares, ä mesiireque se genöralisera le proeöde Cuenletou En-march, seconde par röthörisation ou Vinibriation alcoolique. II pent cependanty avoir fi celte regie qnelques rares exceptions. D'anlre part, i'organe herniö pent etre dans un tel 6tat (pie, fül-elie possible, la reduction n'offrirait absolument ancune chance de guerison. Cela arrive notamment quand i'ut^rus est rcslc longtemps an dehors, qu'ii a ele mcurlri, bioye, diiac(5rö par des mains ignorantes et maladroites el que, par suite, le ramollissement, la grangrene möme, sont devenus inevitables. D'un autre cole, nous avons dej;\ dit, et nous insistons de nonveau sur ce point, que lorsque la reduction a etc bien laite, les ro-chutes sont pen i\ craindre ; mais (]nc lorsque, au conlraire, on n'a pas ou le soin de bien ötaler tont I'organe, lorsqu'on a laissc an fond d'une come un reste d'invaginalion, celle-ci a unc tendance fatale k se com-
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ACCIDENTS CONSfiCllTIFS AU PART.
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plcler.etlo rcnvorsenienl so roproduil en döpit detous les moj'ens con-tenlils possibles. Or, ü la suile de ces reclmles encore, rutörus esl parfois tellemenl endommage qn'on ne pent plus esporer son retour ä l'clal normal; sss parois sonl si ramollies, si friables, qn'elles ne peu-vent supporter la moindre pression, et so rompenl au moindre efl'ort que I'ou tail pour repousser la matrico h sa place.
Dans ces cas, on a en l'idee de rocourir h I'extirpation complete de l'organe liorniö.
Nous n'avons pas besoin de faire remarquer combien une teile op6-ralion oflro de gravite ; nous devonsdire cependant qu'elle a ötö prali-quee avec sneers nn bon nombre do fois, non sculement en Fiance, mais encore en Belgique, en Allerna^ne, en Suisse, en Ilalie, en Angle-terre ; quelquefois sur la chienne, la truie, la cbevre; 1c plus sonvent chez la vacbe. 11 n'esl done pas pennis do la passer sons silence.
Manuel oi'khatoire. — Le inanucl opöiatoire a beauconp varie, et Ton pout dire qu'on n'estpas encore pariaitemenl 11x6 sur le procedö a preferer. Nous allons Indlquer les principaux.
1.nbsp; i.isigt;tup€-en masNP —On prend une solide licclie de fouet, quc Ton cire forlement; on iait le noeud do la saignöc ; on engage dans ce nteud l'organe döplace et Ton porle la ßcelle jusqu'au pedicnle do la tumenr, aussi pies que possible des levres de la vulve, aprös s'elro assure quc la vessie n'est pas herniee, el en ayanl bien soin do respecter le meal urinaire; on serre, non point biutalement, mais lenle-ment, graduelleinont, en faisant tirer sur chaque bout de la llcelle, de maniere ;\ interceptor coinpl6tement la circulation dans la tumenr; puis on (ixe la ligature par un noBiid droit.
Ce procedc opcraloirc esl le plus ancien; c'esl aussi celni qul parail avoir ötö le plus sonvent employe. 11 a etc cependant blAm6 par Hai-nard. quot; 11 est dangereux, ditcet auleur, do lieren masse un corps aussi voluminenx; toutes les parlies ne sonl {)as egalemenl et assez enorgi-quement comprimees pour eli'e t'rappöes sur-le-champ do mortification, ('olios qui n'onl pas ölö assez sorröes conservenl encore un peu de circulation capillaire, s'enllainnionl et foul eprouver de violenles douleurs. raquo; Aussi prelore-l-il le proct'de suivant:
2.nbsp; Ligature double. — laquo; Une licelle solide el un pen longue est en-Iil6e h une grosso aiguilled'emballage(on peul so serviraussi (rune aiguille a bourdonnels)jusqu'ä ce quo le chas do ['aiguille ocenpe la partie moyenne du 111. On aplalit lo |)ödiciile de la lumeur de dessus on dos-sons: on lo traverse avec raiguillo do sa face iiderieure lt;i sa face supe-rieure, en lo söparani en deux parlies egales,droile el gauche. La ficelle sera ensnite coupöeau nivcau du cbasde raiguillo, do laoon ä ce qu'on ail ainsi deux ligatures, une droile, une gauche. On les seire, chacune ölranglanl aussi fortemeni qu'on lo peut la parlie du pedicnle qul lui correspond. raquo;
Ge proeödö opöratoiren 616 mis en usage pardaverie; mais 11 y out.
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UKNVEHSEMENT DE l/UTERUS.
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apros I'amputation do la tumeur, une hömorrhagio asscz abond.inte pour quo Toperateur crüt ulile lt;le placor sur In moignon nye nouvclle ligature en masse, en iirriero de la premiere, elde priilicpier sur ie point de I'incision une caulerisalion an fer rouge. Aussi, 11. lloulcy csl-il d'avis qua co proc6ile doll, 6lre abandonne. 1! pense, el, selun nous, avecraison, (iiio le sang provenail, dans ce cas, laquo; non pas du Ironeon de-i parties liöes. mais bien de l'ouvertiire l'rayne ä travers I'epaisseur de I'organe parraiguille ä bourdonnets. raquo; 11 croit done qu'il laquo; vaudrait
rnieux lierd'cmljjce la tolaliti'; do i'organe liernie raquo;, soil par le premier procede, soil par lo suivant, (juo M. fienee, do Dol-de-Bretagne, a mis en usage avoc succes.
3. LiiKiitiireparcaaNenn. — Pour fairo connailre co procödö, nous no croyons pouvoir rnieux faire quo do laisser I'auteur exposer Iui-m6me la maniero donl il a opere. laquo; J'employai, dil-il, mi casseau on bois de saule pliant, de la grossour do deux centimetres et de la longueur de 23 centinielios environ; jo I'appliquai sur le vagin au point lo plusrap-lgt;roche dos levrcs do la vulvo; je lixai los deux parlies (les deux bouls) du casseau avec deux bouts de licolle, et ainsi la compression, bien fHablie, isola complelemont l'ulerus du cor|)s do la vachc, raquo;
i. tAgoture cnustiquc. —#9632; Co n'est pas seulcmont chez les animaux que IVxlirpaliou do I'lilerus a 616 praliquöe; ello I'a etc ogalctnent cbez la lemmo, nolamment par Valelle, ancien professour de cli-nique Chirurgieale ä l'Kcole pröparaloiro do medccine de Lyon, avec un ploin succos. Gomtne le procödö employe par l'babile Chirurgien lyonnais dill'öre de coux dejä connus el qu'il nous parail trös sus-copliblo d'applicalion ä nos malades, nous allons le faire connailre en pen do mots.
Valelle s'est servi, pour elablir la compression, d'une especo de clmnp, lorme de deux branches arliculees en formo do compas a I'une do lours extremiles, el dont cbaque brancho osl crousce, ä la face in-lorne, d'une gouttiere do deux millimetres environ do largcur el do profondeur, deslinec n recevoir uno baudelelle de pale do chloruro de zinc(causllquede Canquoin fort en honneur dans les hdpitaux civils de Lyon). Le pediculo de la lumour lul saisi au-dossus du col uterin, enlrc les deux branches do rinstrumeiil, qui I'urent scrreos iorlemenl. Pour emp6cher le relraitdu pödicule, quutre öpingles longues el fortes fureni placcos au-devant des brandies. Cola tail, le Chirurgien enleva loule la lumeur, en I'incisant h un cenlimelrc environ en arriere du clamp. II ne s'ecoula pas une goullc de sang. Des precautions luronl prises pour jirotögor les parties voisinos, la vulvo, lo vagin, contre la diffusion du caustique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
La femme chez luquelle celte operation futpraliquöe lei4mars 1870. clait malade depuis deux ans; olle portail une double lumeur ulerino: I'une consliluee par un polype libreux, la seronde, plac6e au-dessus, lormce par l'utörus complölement relourne. Bile ötail proloiuleiuent
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\CCIDENT8 CONSECUTIFS All PART,
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anömiöc, atnaigrie, accabläe par des duuleurs continues qui, depuis
sc|)t mois qn'ollo elait aliloo, lui avaicnl fail perdre lo somtnoil. En un mot, son 6lal clait j,rravo, inline alannant, L'eschare so dölacha lo 2!) mars; lo 8 avril, la malatio so lo vapour la pmniörefois ; lo 20 olio put sorlir ilo I'liupital, eomplölomonl rötablio. Um an aprös l'operalion, cctto lommo so porlait a mcrvoillo.
Pour rendre coprocödö anssi facilennent qu'äconomlquetnent applicable h notro Chirurgie, il sufflrait do retnplacer le clamp par notie long cassoau courbo onusago pour I'oporalion do la hoinie, donl on garni-rail la rainurc, soil avec lo canquoin, commc lo Chirurgien lyonnais, soil avec du suif saupoudrä do sublim6 corrosif, comme nous avons coutume do 1c faire dans l'operalion do la castration par casseaux.
Une fois la base do la tumour bien comprimco par l'un des moyoiis precedents, il roste ä la söparer completomcnt. lei encore les praticions no soul pas d'accord; los uns altendent, pour efTccluor colto söpara-lion, quo la matrice soil lout h fait moilidee, on memo la laissont so dclaclier d'ellc-meme. Ils ailegnent, pour jdslider cotte maniero do i'aire, lo danger do riiemorrhagic, loujoursä craindre quand il s'agil d'un organe anssi volmnineux el aussi vasculairo quo rulörus ail mo-menlde la parturition. Los aulres, i'rappös snrtont des dangers rösul-tanlde la pcrsistanco d'un corps aussi voluminenx, qui rcslc appendu derriöre l'animal, veulent qu'on l'enlöve immödiaiemont. Les tiraille-monts incessanls (ju'il oxerce par son poids surle vagin, I'odeur inleclo qui s'en dögago, lo contact dos produils sopliqnes rösullant de sa gan-gröne avec des surfaces absorbanles, cxposent, discnt-ils, la lemcllo ä des accidents rcdoulablos, auxquols il Importe de la soustrairo lo plus tot possible par I'ablalion immediate do rulerus. Cos dangers sont, en eilet, des plusscrieux; el comme rcxpörionco prouvoque I'liomorrhagie pout 6lre övilöo par une constriction süffisante, nous croyons qu'il esl preferable do praliquer, dans tons les cas.rexcision iinmödiate, ä quel-ques cenlimötres en arriöre de la ligature ou du casseau.
ö. lörritNcment lineuirc. — M. Trasbot, dans un rapport ä la SociHe cenlrale de medecine velerbmire (1870), a signalö ce procedö comme ayant ele mis en usage, sans succös, il esl vrai, par un v6l6rinaire donl le nom esl restö inconnn. Bien quo les suites do l'opöralion n'aicnt pas 616 heureuses, mil doutc, copcndanl, quo röcrasement linöairo ne puisse elro omployö, dans ce cas, avec le morne avanlago quo pour I'ablalion dos aulres tumours, du champignon, par exemplo (II. Bouley), des lumenrs mammaircs ct aulres, pour lesquellcs il a 6te dejä souvenl employ6 avec un grand sneces. II iinporlerait scule-ment de no pas oulJlier, au cas on Ton vondrail essayer co moyen, rön'ormo vascularitö do la lumeiir, d'oii resulte l'indication de ne divisor quo lentemenl les lissus, de ne pas so presser, de faire mouvoir la crömaillöro avec lentenr, en laissant un inlervalle do temps sufli-saul cnlre chaque cran. Du reste, on pourrail enibrasser avec la chaine
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IIENVERSEMENT DE L'UTEUUS.
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le pödiculo cnliei, roinmc clans la ligature on masse, ou bletl on deux fois, comine dans la ligallire double, en Iraversant la liunonr a sa l)ase par une aiguille assez (ine, ä laqnelle on auralt lixft pr6ala!)lo-ment la cbatnelte do r^crnseur, el qul i'entratnerail avec elln. (Vest tonl ce quo nous croyons devoir dire pour Ic moment de ce proeödo, qul nous paratl rallonnet, mais donl I'exp6rience n'a pas encore sanc-lionne reffleacilö dans le cas special qui nous occupe. Nous signale-rons toutefois un inconvenient sinon certain du mains possible, et assu-rcnicnl grave de ce moyen d'exörese : Apres l'alilalion de la inalrico, il rcstera forcötneut uu rond dn biissin une large ouverture beanie, par laqnelle les inleslins pourraienl facilement s'öchapper, accident donl 11 n'esl pas necessalre de faire ressorlir his tenibles dangers, s'i! vonail h se produire (Violet).
6, i^igaturi- laquo;'#9632;luHtiquv. — 11 est un aulre moyen de diirese, connu dejä depuis vingl-ciuq ans (18H2), mais qui n'esl cnlre delinllive-ment dans la pratique courante quo depuis une douzainc d'anneos (depuis 1874) : c'esl la ligature $lasliquet(\\i\ a 616 döerite po^u, la ju'e-mierc fois en mödecine völörinaire dans la premiere Edition de cot ouvrage. Voici en (|iioi co procckle consislo :
On applique auloiir du pödicule de la Inmeur quo Ton vent, faire lomber un lien ölastique, forme avec un do cos lubes en caoutchouc que Ton emploie pour le drama^e c/iirurgical, el quo 1'on trouve toul pr6par6s ehez les bandagisles el les fabricants d'inslrumenls de Chirurgie. Co lien doil (Hre sulTisamnienl long el Ires solide. II s'applique, comme loul aulre lion circulairc, ä la base de la tumeur. II doil 6tre forlcmenl scrre etsolidement arrelö parun double neeud. laquo; La section des lissus est produite par la pression continue, qui ameno I'obli-tdration des vaisseaux el partant la suppression complöle do la nutrition. Le caoutchouc no produit pas do suppuration, el il se fail une surface granuleuse an nivean de la section. Le proccssus de separation se i'ait en trois ü quinze jours, suivanl repaisseur du pedicule et la densile des tissns. raquo; La douleur causee parcette constriction continue parail elre en somme pen intense (Maiiduhi., Uömostase dans las opeya-Hons).
(Vest un medecin allemand, le professeur Dm'EL, de Vienne, qui a, dans cos dcrniers temps, ramone I'attenlion sur ce procede; mais il n'en est pas I'lnventeur, Un Chirurgien Italien, Qranuesso Silvgstri (1862) parail avoir essayö le premier co moyen, qui a el6 ensuito employe, ou Franco, par An. IUciiaiid en 1863, en Anglelerre par Lee en 1lt;S70, el enlin en AHemagne parDirna, en \Hl',i. Depuis eolte derniere dale, ce moyen d'exöresoest entr6 largomonldansla pratique, aussi bien en Chirurgie velcrinaire qu'en Chirurgie huinaine; 11 a reeu do nom-breuses applications, presque toujours beureuses, dans des cas exlre-memenl varies; il a 6le, en parliculier, utilise deja assez souvenl pour l'exlirpation de In malrice reuvorsee. quand des circonstances exeep-
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ACCIDENTS CON8ECUT1F8 All PART.
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lionnnllos ronclaiont, impossible la reduclion do 1'organo, notamment par MM. BrUamp;GIi) cliez la vacho (1877), NOCARD, Uossigmol (ils, chez la chionno (1877, 1878), Hmssor, choz la brobis (1885). Aussi, pouvons-nous dire avec M. RAILLIET (1880) : laquo; La ligature elasliquo n'esl plus la ligature de l'avenir, des inninlenanl eile a pris droit de cil6 parrni nous, el les quelques iuconvetiients ((u'clle peut presenter sont large-inent coinpenscs par des avanluges incontoslables. raquo;
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La plupart do ceux qui out, öcrit sur rampulation de la inalrice ne disenl rien de ses suites immediates, ce qui pourrait faire supposer qu'olles sont, en general, assez simples. II n'en est cependant pas tou-jonrs ainsi; nous lisons, en eilet, dans une observation de M. Ledru : laquo; Pendant une lieure, la vache (qui venait de subir ropcration) I'ul prise d'acces vorliginoux ä/jouvcmtables, Ello so couchait, so roulait, baltait des piods, montail dans range. Les yeux lui sortaient, de la l(;le ; eile llechissait, du train de derriöre comme los chevaux frappös de pa-raplegie : impossible do I'approcher. raquo; II est vrai que ces dösordros se dissiperenl pen a pen, el quo la vache gueril. Go fail n'en est pas inoins la preuve que l'opöralion peut causer quelquefois do violenles douleurs. D'anlre part, nous lisons dans une observation do M. (ioffi quo, laquo; pen apres l'opöralion, la malade s'agita violemmonl el se livra ä des ellbrls expulsil's;... que le quatrieme jour il y avail une (ievre trautnatique intense, etc., etc. raquo; La vache se rötablil cependant, el, le Irenliemo jour apres ropcration, olle pulölro laquo; envoyee au paturage.raquo; — Eulin, la morl ellc-menie el une morl qu'on peul appoler suhile, peut, dans quelques cas, elre la consequence de cetle operation, ainsi qu'eu Uhnoigne une observalion piibhöe par M. BßlSSO'f, de Suippes. 11 s'agil d'une brobis alteinle d'un renverseinenl que 1'auteur ne par-vinl pas i\ rcduire, el pour lequel il eut recours ä I'extirpation par la ligature ölasUque, I-'opdralioti ölait a peine praliquee laquo; que la malade ne souU'rail plus : inslantanöment olle avail cossö do vivro. raquo; La inort lul attribute, dans ce cas, ä la soustraclion d'une trop grande (pianlitö de sang, par suite do l'ablation de l'orgaue 6norm6inenl lumeliö, et peul-ölre, comme lo fait rcinarquer 11. Bouley, l'emploi du proc6d6 Goculet-Esmarch aurait-il pr6venu une terrainaison funeste.
Cependant, s'il fallait s'en rapporter aux observations dejü nom-breuscs qui ont ölö publiees, le rösullal deliuilif serail souvenl trös heureux. Cos observations ne donnenl pas moins do vingl-trois guöri-sons pour trente operations pratiquöes. — .Mais faul-il admeltre sans restriction cetle proportion si favorable comme I'expression exacte do la vörile? Nous ms lo pensons pas. S'il est, en cilol. Ires probable que Ions les cas de succös ont, 6lo livr6s ä la publicile, il est an inoins doulcux que les Operateurs inoins heuroiix aienl mis lo mömo empres-semenl, ä publier lours rovers. Aussi, inalgrö ce que la stalisliquo pa-rail avoir d'oncourageunt, nous n'licsilons pas a consiclerer cello op6-
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BIBLIOGRAPHIE.
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ration conune exccssivcmont grave, comme une ressource extrfimo, ä la(|iiullü il n'est i)crinis do rcconrir quo lorsque la reduction n'offra bien rcellemoiil plus aticuno chance favorable. laquo; Si fälble quc soil 1 espoir de gudrir, dirons-nous avec Scliaack, il esl lonjonrs bon de reduire. raquo; laquo; Phisieurs (bis, ujoulti cel liabilo pralicien, j'ai oblenu la gUÖrison (en rödulsant) dans des cas oü je l'espörals bien pen. Mais quand le manvais Hui des tissus ne laisso plus aiicnn doule sur l'in-curabilllö de la maladle, on peut loul essayer. raquo; Cost, ä noire avis, ibrinnler on quelques mots, el do la lacon la plus oxacle, los verit.ibles indications de l'ablation de la malrice dans Ic ronversoinont de cot organe.
Termlnons ce qui a rapport ä celte operation par une observation ([iii nquot;osl pas sans inlöröt au point de vue physiologiqnc. I'lusiours ob-servateurs ont romarquö (pio los vachos, une l'ois guöries, pouvaient, dans quelques cas, donnor encore dos signes do chaleurs, Co fail, qui au premier abord paralt ötrange, s'explique cependant Ires bien, si Ton rellochit que, choz cos femelies, los ovairesavaient öle conserves. Ur, comme lo dit trös justement H. Bouley, une femelle dont la malrice sonle a öle excisöo, et qui conserve sos ovaires, n'est on röalitö pas plus c/intree qua le indie dont lo penis a el6 ampntö. Ilien d'elon-nant, des lors, qu'elle puisse encore enlrer en chaleurs.
Enlin, la vache alnsi iniitilöo [raquo;out encore donnor du lait apres sa guörison. F. Lecoq a ou oonnaissance d'uue vache opöree avec succös par un emplrique, et choz laquelle la lactation s'est contintice abon-dante pendant deux ans (1).
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BIBLIOGRAPHIE
La plupsrt des auteurs qui so sont oeenpös ttu renvei'semenl de la mali'ice ftyant traitö on mfinio tomps du renversement du vagin, raquo;ous donnerous, au cliapitre sui-
vant, la bibliosrapliio coniplelo do cos cioux accidents du pact. Ici, nous nous borne-rons ii sigualor los travaux orlglnaux a\ant tcail h l'oxtll'pation de la malrice.
Bahuey; In Bullelin de laSoccent, de mid. vät,, isso, p. laquo;7; Rapportdo M. IUii.i.kt. — (Voyoz aussi la discussion qui a suivi hi lecture de ce rapport.)
Block; Amputation de l'atörus sur deux cliövres et, une vacho; In Journal de mid, vil. ägt;' Lyon, ix.Vi, p. 183.
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linudKi,; Glironlqne votorinaire du Journal de mid, vil, et de zoolech,, 1878, p, 12.
CIiAVEDIb; i'.xcision complete de la matrico cliez uno vache; in Journal des Vil, du Midi, IMK), p. 535.
Konstantin; NouveaUX fails d'ablalion do l'utörus en cas de renVOrsement irreductible;
in Archives vitiHnaireSf 1881, p. Vgt;b'i.
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(I) P, LbOOQ; nolü iiiodito.
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ACCIDENTS C0NSEÜUTIF8 AU PART,
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Clnos; lU'iivorsciDiuit de l'utörilt BUP raquo;no cliiuiino; llgaturo fit SXtirpation do cot Organe; guörlson; In Recueil i/e mid, vt., is;i2, p, f)',)!).
Cnc-zi:!,; Traitu des maladieä do rc-poce bovino, p, K|8 et suiv.
De CbdstGR; Gas d alilatiüii de In matiicn clioz uno vacho; In Annules de mid, vet. de
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mid. vet., iSCll, p. Km.
GoFFi et Toiuiktia; Douk cas do ivnvorsomoni do l'utörus avec amputation de I'organej
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lleli/it/ne. 18IS, i) ~H. Lafossi ; Excision do I'nlorus clioz lacliionno; in Jmirnal des vet, du Midi. 1800, plH4. Lediiui üiisorvation d'ainputatlon do l'utörus chez uno vaclio, guörison; in Heciie.il de
#9632;med.vrt.. 18(10, p. 115. Mazimu: (d'OoHburg)i Obsorvations rolativos tt I'atnputatloa de i'atörus; in Journal vet.
et (if/r. de lleli/ii/ue, 1848, p. 78,
IVooaud; l.lgaturo ölasiique on vötörinairo, otc.i in Archives vitirinaires, 1877, p, 419. Rossionol (do Melun); Ctarnnique vöiörinairo du Recueilde mnd.vei., I87H, p, icic. SicmiKs; Excision do l'utörus cliez la vaclio; in Journal des vet. du Midi, I8;!8, p. 277. ScniNi; Mötrotomle cliez uno vaclio; in Jonnml des vol. du Midi, IH09, p. iV.gt;. TiiAsnoT, Rapport sui' los mcinoii'os onvoyos pour lo concours do Chirurgie; in Bulletin
deiaSoc. vent, de mid, vet., annöe 1870-187 1, p. I8;gt;. Turqukt; In nouvoau cas d'amputatioil do l'utörus chez ia vaclio; succcs; in Becueil
de tned vet., I8i!8, p. Jd, Van-Dommki.kn ; lionvorscinont do l'utörus; amputation do cot organe; in Journal vdt.
et agr, de ll'lgii/ue, 18iS, p. 77. Van-IIackkn; llonvorsomoni do la matrirc; extirpation do cot organe; in Annales de
mod. viil. de liiu:relles, ISUS, p. #9632;.'.#9632;)',). Vai.bttb ilol)'';; Extirpation do l'utörus ronversö (chez la roninie) an nioyon do la
ligature causliquo; in Reeueit de mid, vit., 1811, p. 123.
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CHAP1TRE \\
RENVERSEMENT DU VACIN Procidence, chute, prolapsus du vagtn.
On dösigne ainsi une hernie du vagin par I'orifico vulvaire analogue a cello quo nous vonons dMludiöi' pomquot; I'lileriis.
II arrive (res souvent, duns lo prolapsus do co dornier organe, que le vagin lui-ineinc osi enlruind au dehors h la suile de la matrice; mais cola n'ajoute rien ni au mode d'expression symplomatologiqne, ni a la gravilö de {'accident; 11 n'en rösulte non plus nucune indication parlicullöre; on sorte quo e'est a peine si la sortie du vagin pout elre regardoo coinmc une complicalion de Paccident principal. Mais il csl des cas oil la malrico neu renvorsöe, poussöe par la contraclion des
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#9632;
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RENVER8EMBNT DU VAfilN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Oi.l
inusclos abdominanx, rof'onlo dovant eile lo coiidiiiL vaginal, vionl prendre sa place dans rexcovation pelvienne et ie force ä g'ächapper par la l'cnte vulvaire, apres s'etre relourne snr hii-menie comino im gant. Alors, le vagln se montre ä l'extörleur, et dans ce cas son prolapsus consliliie bleu reellenionl un accident parliculler.
On conceit qne, pour qu'il en soit ainsi, il faul que Ie tissn coii-jonetif qul unit Ie vagln aux organes circonvoisins elaux parois du bassin soil plus 011 moins dilacere. C'est precisemeut celle dilac^rallon du lissu conjonetif qui fait la gravity de ['accident; c'est eile aussl qui etablit entre la chute du vagln teile epie nous la coniprenons et la re-tropulsion du meme organe, que nous avons etudiee comme accident de la gestation, line dillerenco iniporlanle.
Nous insistons surce point, parce qu'il esl vraiment essenliel. Toni, en eilet, dlfföre dans les denx accidents : les causes, la nature, le modi' de production, la gravite. Tandis que la retropulsion ne rcconnail, comrne il a ete 6tal)li dans la premiere edition de cet ouvragc, qu'une seule cause cfliciento : le refoulement de l'organe par l'ulörus gravide ne so montre par consequent ipie sur les vaches en 6lat do gestation plus on moins avancöo, et disparait spontanömenl une fois le part accompli; le renvcrsement veritable, an conlraire, est,dans rimmense majorite des cas, comme celui do I'ulörus que nous venous d'etudier, la consequence plus on moins prochaino d'un part on d'un avortement röconts ; il ne se reduit Jamals spontanement, et sa gravite, pour 6tre moins iminedialc, n'est pas beancoup moindrc que celle du renvcrsement de l'iitörus. Nous n'ignorons pas que la v6rilable procidencc du vagin pent, dans quelques cas, 6lre la consequence de la rötropul-sion; llainard, Loyer (do Nemours), Schaack el d'autres praticiens en ont rapportf5 des cxcmples que nous connaissons; mais d'abord les falls de cette nature sont rares, exceplionnels, compares ä la frequence do la retropulsion; si rares qu'on pent dire en tonte vörile qu'ici I'exception conlinne la regie, bien loin do la detruire; puis, dans cos sortos de cas, I'accident primilif s'efface, en quelquc sorte, devant la complication, et le cas rentre des lors dans la categoric des fails auxquels nous consacrons le pr6sent chapitre. Pour tons ces motifs, otd'aulrcs encore qu'il scrait Irop long dededuire ici,noiiscroyons done devoir maintenir, en principe, plus fermement quo Jamals, la distinction quo nous avons etablie en 1873 cntre la ritroptdsion et le renversement du vagin, distinction qui a öle adoptee, du reste, par beancoup do bons osprits (voycz, entre autros, une trös bonne dissertation sur cc sujot, an point de vue rmklico-lcgal, par M. Peuch. — Itevac vitirinaire 1881, p, 449)) et c'esl do ce dernier sculemenl qu'il sera question dans ce chapitre.
Ainsi compris, I'accident dent nous nous occupons ici est beancoup plus rare que le renversement de l'utcrns el surlont quo la retropulsion du vagin ; mais il est inllniment plus grave que celle-ci.
Saim-Cvraquo; H Violbti —Olislölrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fit
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Oöanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSfiCUTIFS AH PART.
Symptumcs.—Coinmc le ronvcrsoineiil. ulärin, la chute du vagin se caracterisc par uiiü luineiii' qul, s'öclinppaul d'ontre les lisvrcs do la vulve, descend pins on nioins bus derriero les l'esses de l'animal; niais los caracleres de la Innienr ne sonl pas los mömes dans les deux cas. Dans celni dont il s'agil loi, la tnmeiir ost do forme cylindriqno, rap-pelaiil assez bien nn gros sancisson; sa surface, formee par la inu-queuse vaginale, ost lisse, d'un rouge plus ou moins loncö, marbröo de laches pins sombres, couverte d'un mucus blanchfttre, cpais, quolqnc-lois d'apparence pseudo-rnembraneuse, irrllce, excorieo, salio paries excrements el d'autres corps ölrangers; mais on n'y voit Jamals au-oune trace de colyhklons on do follicules ayant servi aux attaches pla-cenlaires. En sonlovant la tnmonr, on voit a sa face inlerionro une depression longitndinale, une sorle de goutliörc, qni conduit ä I'onfice dn canal do rurethre. — Son extremite infericuro, sonventconiine tron-quee obliquomont, presenle une ouverturo circnlaire dans laqnclle on pout engager le doigt, et qni conduit jusqn'a l'oriüce posterieur du col ulorin, quo Ton trouvo tantül coniplölemont clos, lantöt, ot pins souvent, legeromont cntr ouvort. Son extremilö snpörienre, atlönuöo en pödiculo au point oü olle sort de la vulve, präsente des plis longitu-dinaux, des especes de froneures, rösullantdo la constriction exorcöe par la vulve sur l'organe deplace. En engageant le doigt entre celni-ci ot los parois vulvaires, on penölre dans un sillon, tenninö en cnl-dc-sac dans tont son pourlour, et qui indiquo qne la tnmenr est partout en continuity diroetc avec la muqueuso de la vulve.
Res caracleres ponnettent de distinguor facilement le prolapsus du vagin de colui de l'utörus. 11s ponnettent aussi de le distinguor des aiilrcs lumeurs dos voies gönilalos, notainment de cos kystes sereux du vagin, signales par M. Ayrault, el dont nous avons parle ailleurs, el de la tumour formte i)ar le renversemenl do la vessie, qui ponrrait egalomont donncr lieu ä uno errour de diagnostic dont les consö-quences seraient des plus graves.
Notons,en outre, quela vessie peut tres bien, quoiqne moins souvent pent ölre que dans le renversemenl do rnterus, avoir cte onlratnee par le vagin ronvorsö, et qu'unc uyslocHe vayinale peut, dans bien des cas, compliquer l'accident principal. Or, cello complication, sur la-quolle M. Violet a beaucoup insisle, avee raison (v. Journal de med. vet. el de zoolech,, 1881, p. 24), cette complication est grave ol meritc touto l'attenlion des praticiens. laquo; Si, on on'ot, le deplacement porsisle un certain temps sans (Mro reduil, — par oxemplo loule uno nuit, — cetorganeaugments notablementde volume,etdevient,par cela möme, diflicilcment rednclible. raquo; En memo temps le besoin d'urinor, — qui ne pent etro satislait, — ajoule aux soullVancos de la malade, et contribue pour une bonne part aux efforts expulslfs, qui so röpelenl incessamment, aussi bien dans co cas quo dans colui du ronvorsomonl do l'utörus. Cost done lä, nous le repelons, uno complicalion söriouse,
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RENYERflEMENT DU VAGIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 903
a laquello le praticien ne saurail donner unc trop grande atlention. — Dm resto, a on so rend facilemenl coinplo do ce quo peul ßtro line tiunenr se monlrant ä la vnlvo el lorinoo par la vessie distendue, recouverle ou non par les parois du vagin : cette tumeuFestglobuleuse on Icgerenient ailonj,'eo; eile präsente une lluclnation inanii'esle et olio ost altachee an planchor du vagln par un large pedicnle; son volnnif augmenle Incessamment. Si co dernier n'ost pas trop considö-rable, on pout la minire, et olio disparait coinplcteinciit; dans le cas contraire, tons les efforts sont vains, parco quo si Ton |)rosso d'un cotö, lo liquide so porte simpleinonl de l'autre, et la tumour ne diininue pas (Violet, loco citaio), raquo;
Comme anlros symploincs plus on inoins cloignes, nous signalerons — outre los ollbrls expnlsil's, dont nous avons parlo, — la reaclion febrile, qui pent otre plus ou inoins intense, inais qui, dans certains cas, pent aussi faire coinpleloniont dölaut.
Abandonne ä lui-mome, le renvcrscment complet du vagin ost sans doute moins grave quo celui de rutörus,en ce sens qu'il compromol inoins diiecloinenl ot inoins procliainement la vie do I'animal qui en est allectd. Dos loinollos ponvont möme vivre pendant nn temps pour ainsi dire ind6lini avec cette dögoülante inlirmitö. laquo; J'ai vu, dit Itai-nai'd, dos jiimonts que dos rnaqiiignons prösenlaienl sur tonlos les foires et les marches do Lyon et des environs, ot quo l'autoritö elait obligee de Cairo aballre pour mettre (in ä un trade scandaloux; j'ai vu souvent dos vaclios et des chionnos choz los((iiolles cette affection du-rait depuis plus de six mois, sans que rien n'annoncat la gnerison. lt;gt; Si done cot accident est moins immediatoment compromellanl pour la vie quo le renverscment do rulerns, il n'en ost pas moins, sous un antre rapport,d'une tres grande gravilc. Sans cesso exposöe au contact do l'air, do I'lirine, des excröinonts, do la litioro, aiix IVotlemenls do la queue et des corps oxterioiirs, aux piqüres des insoctos, etc., etc., la miiquonse vaginale s'irrite, s'excoric, s'indure, s'intiltre do produits piasliques; unc secretion mncoso-purulente plus on moins felido s'ö-lablil ä sa suiiaco; le tissu conjoncUfdu bassin, dilacere, so cicatrise; de nouvelles adhftrences s'etalilissenl, (ixonl l'organe dnplacö dans sa position anormale, et ces adhöroncos opposent un obstacle parl'ois insiirmontable, sinon a la reiluction, du inoins ft la contention, et partant amp; la guörison. Abandonneos ä elles-inenios, les femelles dejie-rissonl pou h pen; la llevrc liectiquo les mine, ot elles linissenl par succomberdans le tnarasme.D'aulres fois, l'organe hornie s'enflamme violenimenl, la (ievro s'alliime el la I'cmello succombe u une vaginite aiguo, simple on compliquöo de mötrite, presqiio aussi rapidomont qu'a la suite du renvorsoment, de l'utcriis lui-meme.
Cuunch. — On observe quelquefois la chute du vagin choz les fe-inollos qui ne sont ni pleines ni nouvolleinent accouchöcs; Rainard en cito un exomple, du ä M. Daprey, quo nous avons reprodnit dans
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964nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSßCÜTIFS AU PART,
la premlöre ödltlon. Depuis, quelques nouveaux fails do ccüe nature oiil üte publlös, par MM. Aiulr6 Urbain (1877) et (laignard (18^0); el, clioso romarquable, ions cos fails sonl relallfs ü l'espöoe chevallne, ol les causes provocatrices de ees accidents sonl rcslees absoliiinonl inconnuea des velerinairos (pii los onl observös. D'ailleurs, cos cas sonl rares, on penl meine dire lonl ä tail oxceptionnels choz los grandos femolles. 11s se coniprendraionl mieux ehe/ la chienno, dont lo coil eat, comme on sail, adherenl, el (|iii sonl quolquefois, h cette occasion, en butte a dessevices bien propres ä enlrainer le ronversc-ment de l'organe copulateur. Gependant, meine cliez celle fomollo. l'accidenl esl rare dans cos conditions, Moins rarement il peut survenir pendant le cours de la gestation, surtoul vors la (in; dans co cas, il esl loujours pröcödö de la rötropulsion de l'organe,laquelle doilölro considereo, des lors, comme la cause prcdisposanlo. .Mais, dans la plupartdes cas, c'est apres le part qu'on l'observo, et ordlnairemenl apres an part laborieux, ayanl exigö do grands olforls ol surtoul dos tractions energiqnes. C'est co qui arrive notammenl lorsqu'il y a uno trop grande disproportion enlre los dimensions du canal et lo volumo du teliis, soil par oxces do volume do colui-ci, soil par anguslio pel-vlenne, quelle qu'en soil la cause ; on blen encore quand, pour une raison on pour une autre, le foetus ost resle trop longtemps au passage aprös 1'ccouleinenl des caux, et quo le part csl sec, siiivant I'ex-pression consacreo. Duns Ions cos cas, le foetus, au lieu do glisser snr la muquciisc, rofoulo le vagin ; los parois do cot organe se plissont, so froncont; le llssu conjonclif qui I'unil au bassin se dechire, el l'organe esl rcjolo au dehors, soil immcdiatcmenl, on memo lemps quo lo I'cbIus, soil quolquc lemps apres, a lasuilo do nouveaux efforts, pro-vocpiös par la dölivrance par oxomple.
D'autres fois, c'esl un pen (ilus tardivomonl, qualre, six, Imil jours aprös lo part, quo I'accidonl se produil. Farmi los onuses adjnvanlos ou meme eflicicnles, Tune des plus ordinairos osl alors la faliguo. Ainsi, autrefols, avanl quo los chemins do for eussent pris 1'exlension qu'ils ont priso do nos jours, on voyail souvenl do grands oonvoisde vaches, les nnes pleines, les anlres fraiches velees, etc., parcourir nos routos pour so rondre dos pays do production aux foiros los plus ronoinmöes. Souvenl cos grands deplacemonls cxigoaienl hull ol qninzo jours do marche, et ron deviuo la fatigue qui en eliiil la conseqnonco pour cos pauvres holes, el surlout pour colics on clal de goslalion avancoe. II n'elail pas rare do voir alors qiiolqnos-unes do cos dernieros mot Ire bas snr les routes. Le polil (Mail recuoilli dans une voiluro (id hoc, el la more contimiail son chomiu avoc lo roste du convoi. II osl facile do conccvoir les nombroux accidents qui dovaienl rcsuller do co rögimo antihygiSnlque; or, parmi cos accidents, l'un des phis souvenl signales osl le ronvorsomenl tie I'lileriis, el surloul dn vagin. — Do tndtne, dans les pays do polite culture, oü les Iravaux agricolos se font
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IIENVERSEMENT DU VACIiN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 06t5
presque tons ä l'aido do vachos, 1c mßnie accident i'ösulle aussi, bien souvenl, do Tabus dos forces physiques do cos procionx auxiliairos, ([iiand, par iinprevoyanco on par nöcossilö, on los mol ä la charmo hop tot aprös lo vdlage. Enlin, siynalons cncoro la trop lorlo inclinai-gt;oii d'avanlon arriöre du sol do l'ötablo, dont, nous avons ditla läcbonse inllucnco ü i'occasion do la rolropulsion du vagin (voy. premiore partio, p. 2il et sniv.).
'rruitcmcnt. — Uo tout ce qui pröcödo, il rösulle qu'il imporlodc porter remöde ä cot accident le pins promptemonl possible, non seu-lemont ä cause dos dangers immedials, ctparfois trös grands, qu'il fait courir ^ la fetnelle, mais encore parco quo plus on attend ot plus il est ä craindro qu'il no devienno irromödiablc, par rimpossibilitöde main-tenlr I'organe en place apres I'avoir r6duit.
Lo trailement ofl'ro d'ailiours los plus grandes analogies avoc celui du ronversemont de la inatrice,co qui nous dispensera d'entrer, ä cc sujet, dans de longs developpomcnts.
Ainsi, les soins priliminaires son! absolument los nißmes dans les deux cas.
La i-eJuction s'cfi'ectucra d'aprfcs les inomes regies, c'esl-a-diro en faisant renlrer d'abord, par dos manipulations sagcment indnagees, los portions les plus voisines do la vulve; i^ moins que la tumour no soit pou volnmineuse, auquel cas on sera autorise h tenter la reduction en masse, en poussant en ploin centre, avoc 1c poing appliquö sur la partie la plus declive. Ici, comme pour la matrice, il no sut'fit pas dere-l)ousser la masse horniaire dans le bassin; il faut encore s'assuror que toutes les parties ont bien ropris lour forme et lour position normales. 11 arrive, en eilet, que la muqueuse vaginale forme, particulieromenl vers le fond do I'organe, un gros pli, qu'il faul faire disparaitro sous peino do voir bientot des efforts expulsifs so manifester et le ronversemont so reprodnirc. 11 Importe done do bien etaler le conduit d'un bout fi I'autre, d'effacor avec soin tons les plis qu'on pent y ronconlrer. Schaack a beauconp insistö sur cette precaution indispensable. Dans la reduction, dit-il, il y a aulro chose ä faire laquo;que de ropousscr lo vagin jusqu'au fond du bassin ; il laut encore s'appliquer a etendro ce conduit membraneux d'un boul ä I'autre, puis autour du col de i'uldrus, on insistant surtonl sur le point qui parait lo plus döformö, et, si une premiere fois no sullisait pas, y rovenir, plutot (luo do chcrcher ä tamponner avec un pessaire, comme on l'a conseillö Uourn. do. mid. vet. de Lyon, 1869).
Dans une des notes inedites qu'il a bien voulu nous communiquor, ce praticien reviont sur celte question, ä propos d'un nouvcau fail observe par lui : laquo; Si, aprös une premiere reduction, nous dit-il, les efforts conlinuont, cela annonco qu'il rcste quelqucs points non v6-(iuils; il faut, sans hesiter, non pas avoir recours ä l'emploi des pes-
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ACCIDENTS C0N8ECUTIF8 AU PART,
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sairns. — inoyon ovidiMnmont plus nuisiblo qu'utile, — tnais reporter la main dans lo vagln; en parcounr lout rinlöiioiir, ol s'appliquor ü
ötaler ddflnilivement lout cc (|iii paralt 6lra incompl^tomont rcduit.
Quand la rcduclion esl compliMo, los ollbrts nn so röitöronl pas, el. la vacbe no monlre bientdt plus uucun signe do malaise, du moins si la rcduclion est faitede bonne liouro, le jour mAuic de 1'accident, el si la parlie renvorsöo no ports aiicuno hisioii grave (1). raquo;
Dans le cas cionl il nous parlc dans sa note, Sdiaack i'onconlra, vers le loud du vagin, et i\ la parlie Införieure, une sorle de gros ourlel. annoncanl qu'en co point laquo;los parties avaient sub! une distension plus forte i); il fallut gt;lt; appuyor dossus avec le poing (ernie, el les faire dcs-cendre un pen on conlro-bas du pubis, pour qu'ulies so trouvassenl suffisainnienl ('dalecs. raquo; Mais, cola fail, les efforts cesserent, el le ren-vcrsement no se reproduisit pas, bien que le bandage en corde, appli-([Ult;5 par mesure do precaution, n'ait 6lö laissö en place ((uc quatre benres. 11 y a, dans ce fail.Min enseignement pratique qui n'öchappera a personne.
Quelques-uns pensent que si la ddlivrance n'est pas encore ollec-tuöe, il faul la praliquer avant de proeöder a la reduction. Nous croyons qu'il est preferable de r^duire d'abord el d'operer la delivrance ensuile; ä moins que les adhörenecs ne soienl assez rclilchees pour qu'il soil possible d'oblonir le placenta par de faibies tractions oxer-cees snr la portion sortie des onveloppes el sans qu'il soil bosoin de meltro la main dans Putörus. Dans lo cas contrairo, il nous parail, plus avantageux, nous le röpötons, de no proeöder ä I'extraction du d61ivre qu'apröslaröduclion. Cclle-ci n'en est pas plus diflicile, et, une lois qu'elle est elfcctnee, il est boaucoup plus facile dc piJnelrer dans rulerus ßl d'opörer lo dccolleinent des placentas. — En tons cas, il serait imprudent d'abandonner la delivrance aux seuls efforts de la nature, les onveloppes provoquant nöcossairoinenl par lour presence des contractions de rulerus, des efforts expnlsil's, qui anraient pour consequence ä pen pros inevitable nn nouvean renversement.
r^e vagin une Ibis romis en place, on aura reconi's,pour I'y mainlonir. aux moyons de contention que nous avonseludies dansle chapitre precedent (voir p. 036 el sniv.). Mais, comine il y a ici une cause; qui predispose singuliörement aux rochutes, — nousvoulons parier de ladila-ceration du tissu conjonclif, qui existe loujours clans une cerlaino me-sur0) — ij Importe do tonir compte do cello circonslanco dans le choix des moyons ä employer pour remplir cello indication.
Les uANnAGF.s divers, qui onl toules nos pnHVTenccs quand il s'agil du renversement de l'uterus, on ils ne doivent demeurerque quelques jours, seraient peul-elre trop sujels ä so döplacer dans les cas de chute du viighi, on ils doivent, en göneral, rester en place plus longlemps.
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(IISchaack; note ineditc.
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RENVERSEMENT DU VAOhN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Üü7
NOUS comprenons done que, pour eel accident, beaucoup do prali-cions aimonl inioux les sitckus ol rochcrchonl de prdfaronco cellos qui donnont l(!s plus soricusos garantios do solidilii, coinino collos, par oxomplo, qui, au lieu de so bornor aux levros do la vulvn, |ironiioiit lour point d'appul sur la poau des I'ossso, on hion encore los sntures fiielal/.icfues einployöos par un corlain nombre do bons pralicions. I'anni cos dorniöres, nous nous bomerons h döerire los deux sui-vantes, qui nous paraissenl les plus rocommandahlos.
A. Suture Deneubowg, — Los objcls nficossairos pour la pratiqUer sont: 1deg; une aiguille d'emiballeur, i\ lame lögörement aplalio, convoxo sur plat, percee d'un coil arroudi a quelques centiinetros do sa pointo, et dont l'exlreinitö opposöe est flxce dans un inancho; 2deg; une polite pincc ordinaire ;\ mors ronds; 3deg; un (11 do fer on do cuivre nquot; I't on l.'i, recuit et aussi souple quo possible ; 4deg; un second 111 do fer plus ininco, n0 17 ou 18. — Tons cos objots ölant ä la disposition du prnlicien, On procedo ä l'opöralion de la mnnu're suivanle :
On fait avoc la pince un ocil fi roxtrömilö du iil de lor ou do cuivre, — coupe do longueur convonablo, —et on roplio I'autro bout on forme do petit crochet. — On saisit la levre gauche de la vulve cnlro le ponce el les doigts de la main gauche, le ponce en dedans, au niveau do la commissure superieuro, los autres doigts on dehors, la face dorsale de la inain appuyöe sur I'iscbium; on plonge I'aiguille do dedans en dehors, au ras du ponce, en la dirigeant un pen obliquemont do bas on haut, do maniero ä la fairo sortir pros de l'index, un pen au-dessous de la commissure supörieurc; on inlroduit le petit crochet du til do fer dans le Iron do I'aiguille, que Ton retire par un mouvomont brus-qnc, et qui amöne le Iil do lor avoc olio. — On prond onsuito la lövre droite, le pouce en dehors et los autres doigts en dedans, ot on la traverse do dehors on dedans ä la mömc hauteur, ot on donnant ä I'aiguille une direction Idgt'Tcmont oblique do haut on bas. — Le crochet du 111 do for ost do nouveau recu dans le chas de I'aiguille et attire au dehors do la memo maniöre. — Le premier itoinl. do la suture se trouvc ainsi on place. —#9632; Un second point est pbice do la memo maniöre, un pen au-dossus de la partio moyonno do la vulve. — Knlin, on on met un troisieme ä quelques conlimetros au-dessus de la commissure inforieure; mais, ici, on traverse d'un seid coup les deux levros do la vulve.
Lostrois tils do for 6lant ainsi places, on fait ä chacun d'oux, ä I'aidc do la pince ;\ mors ronds, ä roxlrdinito atliröe par I'aiguille, un reil semblablo il colui do rexlremileopposöe; puis laquo; on travaillant dos deux mains, on s'aidant au besoin do la pince, raquo; on courbo chacun des lils •le maniere ä lour donner la fortne d'uno ellipse, dont lt;( le venire so trouve precisömont en face do la vulve et de l'embrassement des (Bils qui ferment la suture. raquo; — Enfln, on complöte l'iippareil on rcu-nissant les Irois pieces priucipales par un Iil metalliquo d'un diamötro
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I. !
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068nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSECDTIFS All 1gt;AEIT.
uioins forl, — iraquo;quot; Iquot;? on \H, — ainsi ({u'il suit : — laquo; On proud mi houl dö ce id (jui, pliu on donx, soil mi pou plus long ([lie la liaulüiir dos Irois sutlireaj on inlrodiiil cluujno brancho dans clmcun des ceils do la suluro, on procodanl do haut on bas;... on rapproche les branches en los croisant ot les serrant fortement conlre les ceils; raquo; on les lord ensemble sur line longueur suflisanlo, outro chaquo point do suluro, pour rnainlcuir ceux-ci ä la hauleur et ä la distance voidues, ot enlin on los arrßte, en les tordant de la memo maniere. — L'appareil, une lois en place, no doit exercor aucun liraillement sur les parties qui le soutiennent.
Tolle est la suture do M. Deneubourg, donl nous avons resumö la description aussi exaclemenl et aussi clairement qu'il nous a ete possible de lo faire. Quant ä ses avantages, voici comment 1'auteur los ap-precie : laquo; Einbrassanl beaucoup de tissus, les efforts les plus considerables do la femelle no sauraient röbranler; par sa nature moins alterable quo les ligatures, eile pout rosier on place pendant six, huit mois cl plus; olio n'exeice aucune tension sur les parties qu'elle pö-netro et qui rentouront; eile r6sistc aux clTorts expulsils sans quo les dechirures ou 1'inftatnmation soient ä craindre : un engorgement considerable pourrait memo avoir lieu sans quo l'^tranglement füt a ro-douter; onlin, I'action eliminatoire est presque nulle, et les dangers oxprimös h propos de l'övacuation des urines sont chimöriques. raquo; (Vest aux praticiens qu'il appartiont do prononcer en dernier ressort si cette suture possede bien tous ces avanlages.
B. Suture Slrebel. — M. StrebeL, vetörinaire ü Fribourg (Suisse), propose de son colö une infilkode simple el Ires pratique de boucler les uac/ics attelnles de prolapsus vaginal, que nous croyons devoir met Ire en regard de cello do notre confrere do Belgique.
laquo; Pour ex6cuter cette suture, dit M. Slrebel, il faul trois poiules, six petits disques en cuir et une pinco, qui sort en mönie temps comme bee do corbin.
laquo; heraquo; poiules, qui doivent etre en 111 de lailou, do la grossour d'unc plume de pigeon, no serout ni trop tendros ni trop dtires... L'un des bouts est aminci, Lien tranchant, ot so tormino par une poinle aigue, ayant la forme d'un for do lance; I'autre bout est roub; deux fois sur lui-mGme, do maniere que le rouleau ainsi forme ait un diametre de 2 centimetres environ, et so trouve plac6 perpendiculairemcnt ä la tige. Les poinles out une longueur do l',i a Iß centimetres. — Los disques on cuir, du diamelre do 3 centimetres environ, sont en peau do veau sul'lisammont solide, et percös ä lour centre d'un petit Iron rond.
laquo; Apres avoir enfile un do cos disques par ehacune dos Irois pointos, roperalion commence... Ij'operaleur saisit de la main gauclie ot pro-rondemenl la parlie superieure des levres do la vulve; avoc la main droite, et d'un coup rapide cl sür, il pousse la poinle de droite ü gauche
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RENVER8EMENT DU VAOIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 909
h travels los deux lövrcs, en ayant soin (jue l'enlroo et la sortio de la pointe se irouveni öloignöes d'environ 3 h 4 oonlitn^lres du bord llbre ilos levi'cs de la vnlve. —On place aussilöl et de la meine manierc la (louxieme et la troisieme pointe, on m^nageant enlre elles im Intervalle d'environ .quot;( centimetres. Los pointes line lois plao6es, on y enlilo im de nos disqnes de poau ; enlin, apres avoir COUpÖ la parlie Iranchanle de la pointe, on plie le bonl reslant avec une pince a Ijoc do corhin, jnsqn'a cc qne cetto especc de spiralo tonche la jiiece de cuir. raquo;
laquo; Notre appareil, continue M. Strebei, applique a une prot'ondour süffisante dans los levres de la vulve, lionl toujours pendant qualre ä cinq mois; il incommode fort peu l'aiümal; il so maintient propre et no provoque qu'une inflammation et une suppuration des plus insi-gniflanles; enlin, los disques de cuir donnent aux aiguillettes ou i)oin-les nno solidite siifllsanto, lout on empecliant cellos-ci de dechirer prematuröment los levres de la vulve. raquo;
Nous lie meltons pas en douto quo la pratique no puisse retircr quelques avantages des moyens de contention que nous venous do Cairo conuailre; copendant, pour dire toute notre pcnsiJe, il nous somble quo cos moyens doivenl avoir plus d'eflicacite centre la pro-pulsion du vagin, qui a ete etudiee dans la premiere partie do cet ouvrage, quo centre le renversemenl veritable, que seul nous avons en vue ici. Kn tout cas, dans ce dernior accident, lorsqu'il ost curable, il sera certainemenl inutile do laissor la suture en place pendant six ou huit mois, comme l'indique M. Deneubourg, ou möine pendant qualre on cinq, comme le dilM. Strehel.
Quant aux pcssaires, e'est sans aucune hesitation et sans restriction quo nous les proscrivons, pour I'accident qui nous occupe ici, aussi bien quo pour le renversemenl de la matrice, et nous croyons ferme-menl quo ces appareils doivent etrc absolumont bannis do la pratique.
Nous avons dit un peu plus haul que la dilaceralion du lissu con-jonclil' du bassin, qui existo toujours dans une cerlaine mesure lors do renversomont du vagin, cr6e uno söriouso predisposition aux rechu-los, ol quo c'osl dans ce fait qu'il laut chorcher la raison do la gra-vil6 de l'accidonl qui nous occupe. Cola est vrai, memo pour le renversemenl recent, auquol on est appolö a remedicr presquo do suil(i apres sa production. A plus lorlo raison en est-il ainsi dans les ronver-sements anciens, qiiand le tissu conjonclif dechirc a ou le temps de se cicatriser, el lixe I'organe dans sa nouvellc position. Alors, ou pout bien encore, quoiquo non sans difliculte, reinettre a sa place i'organe döplace, mais il ost i\ peu pros impossible de l'y mainlcnir; la reduc-lion amp; peine opureo, on veil les efforts expulsifs so reproduiro, ol le vagin est de nouveau chasse au dehors.
Ce sont des fails de cetle nature, qui n'claienl pas Ires rares aulre-I'ois, qui deviennent do moins en moins communs, ä mesure que nos
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970nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS CONSltCUTIKS AU PART.
nlilos auxiliaircs soul, l'objätde soins mioux eompris; ce soul, ces raits, (lisons-nous, qui ont donne I'iiliio d'oxlirper complöteinonl. le vagin dans |e cas do rfiiivorsemont irramp;luolible.
(rest Rainacd qui paraft avoir praliqua lo premier cetto operation bardie vers \H'.iH. laquo; liassö do faire dos tenlatives infmctnouses pour guörir cctle hernio chez dos cbiennes (|uo lours mattres tenalent ä con-server, jo pris, dii-il, le parti d'enlever la lumeur. raquo;
II lit d'abord la ligature en masse, au voisinage de la vulve; mais, ropcjraliou ayant dounö lieu ä uno vivo inflammation, avoc (iövro, el la guörison ayant 6tö suivio d'une incontinence d'urine, il modilia, par la suite, lo proc6d(5 opcraloiro. An lieu do coiiiprondro loulo la linnour dans la inöinc ligature, il divisa lo pcdiculo on Irois parties, qu'll lia söpar^mont, do sorte qu'en dölinilivo chaque ligature no coinprcnail plus qii'un tiers do la masse totale. Apivs avoir sorrö les Ills, il ahan-donna la chienne a elle-m6me, so bornant ä dimiriuer la nourrilure ot ä fairo faire des injections öiuolliontcs dans le vagin. Los doiilours I'lircnl beaucoup moins vives ol moins prolongäes que la promiöro fois; la luinour loinhn au bout do cinq on six jours, ol la guerisou s'ohtint sans accident, llaiuard a repölo cetto operation un certain noinbro do Ibis, sans perdro aucune do sos malades; il consoillo copondant do resöquor au-dessous dos ligatures la portion des liuneurs quo Ton vout faire lorn bor.
Dans une observation qu'il adrossa ä Hainard, M. Oaproy, do la Gdte-d'Or, a döeril un proeöde un pen dilFöront, qu'il a mis en usage, avoc succes, cboz une potdicbo do deux ans, laquello avail un renver-sernenl du vagin, sans avoir jainais ölö saillio. La luinour, dalanl do quinze jours au moment do l'opöration, avail lo volume do la löled'un hommo. On no dil pas si des tontativos do röduetion avaiontelö I'ailes auparavant; on dil, seulement que lo volume, la couleur brunätre, l'in-lillralion, la lonipöraturo dejä froide do la tuinonr, l'agitalion, l'ölat Kbrilo do la femcllo, faisanl craiudro la gangrötio el la morl, on so decida ä fairo i'ablation. Voici (|uol fut lo proeddö suivi pouigt;cello operation :
M. Daprey pril un long 111 ciro, muni d'une aiguille a cbacun de ses bouts. raquo; Puis, ayant saisi la lumour on has ol sur le col(5 do rurothre. il commenca uno suture de bowrelier, Uno dos aiguilles Iravorsa louto röpaissour du lissu, lo plus pros possible do l'entröe du vagin, ol le III ful allirö jnsqu'ä ce quo sa parlio moyonno füt engagöo dans la polite plaie. Cola fail, il piqua ä cötö ot, ä uno petite distance do la precö-donle piqfire, les doux aiguilles passant par la memo ouvorturo, I'uno ayant pique par la face interne, I'autro par la face externe. Aprös chaque point, ropöralcur sorrail forlemeiit. les deux bouts du Ml. II con-linua ;\ coudro ainsi loul lo pourlour do la lumour. Arrive au point par oil il avail coinmoncö, il s'arrela, resserra l'ensemble dos points en (irant fortcment sur chacune dos exlrömitös du III, de maniörc ä fron-
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RENVER8BMENT DU VAGIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;971
cor tonte la circonloronco, cominn on forail do l'ontröe d'un sac a ou-vrage, et il fixa lo lout par im tlOQUd.
laquo; L'opäration terminöe, la jutnont fut reconduite a sa place; on eul
soin de lenir lo derrioro do son corps plus ölovö qua lo dovanl; on III sur la tmnonr des lotions avec do I'oan cblorurdo el vlnaigr^e; on donna de I'eau farineuse et iniellöo; los aliments, d'abord fortomenl diminnes, liiront pen ä pen rondns,i\ mosnro (|ne I'appiHil so löveilla. Du sepliömc an hnilieme Joiir, la Innienr so scpaia du pedicnlo; I'e-conlemont (limiima d'ahondance et do lolidilö. Le dixierno jour, pres-(pio lout avail, disparu (IIainabd, Parlurilion), raquo;
Bernard, ancicn diroctenr do l'Ecole do Toulouse, a e^alement public nno observation d'excision du vagin, opöröe par une autre nnHliode. II s'agit d'nno ancsso afi'ecleo d'un ronverseinont dn vagin, dalanl d'un inois environ, ([iiand olio fut vendno ä l'Kcole pour lo conrs d'opöra-tions. Plusieura tonlalivos do reduction fnront lailes sans sncces; c'ost-ä-dire qne, des qu'on onlevait le bandage conlenlif, le prolapsus so roprodnisait. (Test pourquoi, dans tin but oxperimonlal, on so decida a 1'aire I'amputation, par nne incision circnlaire pratiquöe ä la base do la lurnonr.
laquo; An premier coup do bislouri, Jo m'apercus, dit Bernard, quo la muqueuse, qui elail tros öpaiase, so dötachail faöilement des autres parties. Alors, je pensai qu'au lion dc I'amputation totale, il valait mionx faire celto excision partielle; on dissöqua done lout ce tissu dans IMtendue do qualre .\ cin(| ponces (11 ä 14 centimetres). La partie enlevoe avail la forme d'un bonnet greo. L'hcinorrhagio no fut pas considerable; copondanl, comme olio conlinua longtemps, il y out une especc do syncope (övidommont, dans nne opöralion söriousc, il out lallu faire, an fur et ä mesure, la ligature des artcrioles divisees), ou plulöt do faiblosso, tolle ((no, dosespcrant do la bete, on la porta an cours d'anatomio. A noire grand iMonnemont, olio no tarda pas ä so relcver d'olle-memo, el, chcrcha ;\ manger. On appliqua un bandage on cordos, pour attendro röveneinent. Pendant environ huit Jours, il y out un peu d'öcoulement purulent, mais Ires pen considörablo. On enleva 1c bandage et I'animal l'nt guöri {Journal df* vlt;H. du Midi, 1840). raquo;
Plus tarcl, en pratiquant l'oxploration vaginale, on roconnnt i'exls-tonce laquo; d'un bourrolol circnlaire, öpais, mais dilatable, au Iravcrs du-qucl on passa d'abord un doigl,piiis deux, olenlin trois. gt;gt; (Je bonrrelot exislait ä la partie inoyenno dn vagin. Au deliY, on sonlait que le canal avail toute son ainpleur. — Bernard on conclutque I'animal n'anrail plus pu servir ä la roprodnclion. Peut-Mro cello conclusion osl-ello trop absoluo. Puisque lo bonrrelot cicatriciel eluk dildtahle, il est permis do penser qne des lenlalivosde dilatation röpötöes, lailes avec precaution, eussent pu r^ussir ä donner ä cctlo parlie du vagin une largour sufti-sante pour admettre le membro du miilo et permetlre la fecondation.
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y-2
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ACCIDENTS C0N8ECÜTIFS MI I'AIIT.
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Reste i\ savoir si la cicatrice seraitdevenue assez souple pour pertnettro mi accoucbefnent facile.
(Jnoi qu'il en soil, les fails qui prüc^donl prouvetlt quo l'oxcision du vagin pout (Mro faite avcc succös, do inauitTc i\ pcnueUro d'utiliscr encore assez avanlageusement dos anlmaus qui, saus eela, seraient absolument inulilisables.
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liliU-HX.HAI'lili;
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Cot article comprend l'indication des travaux ayant trait: 1deg; au reri-versement dc la matricc; — 2deg; au renversemmt du vagin; — 3deg; au recul du vagin.
Andelfinui-;!; ; Ivtlicrisatioji d'unc jument afTectäo d'uiio cliuto do I'litorus; in Journal
de rifid. vet. tic Lyon, IS.VS, p. 1181. Andiie (Urbaiu); Hcnverseniont ilu vayin; in Annales de mcd. vit., 1877, p. I.r)8. Audiiy; Do qui'lques cas do dystoole; in Hecueil de mid. vet., 18M), p. 721. Voy. Xquot; otgt;-
servation, p. 181. Ayiuult; liovuo clinique trlmosti'iello d'un praticien;in Recueil de mtd. vät,, 1857,
p. 721 ot 819. Voy, p. 72;t. Darbet; Renversement do l'utörus, causes et traitement; Rapport do M. IUii.i.iet; in
Buitttin de la Soc. cent, de mcd. vet., 1880, p. GG. Discussion sur co rapport. Barbby; Commanicatioa sui'lc renvorsomont do la matiico; M. liailliet, rapporteur;
Discussion; in liuUclin dc la Soc. vent, de mod. viit., 1880, p. 414. fiAny; r.onvorsoincnt do l'utörus chez Una vacllO, etc.; in Annalex de mod. v6t. de
Bruxelles, Isiö, p. 225' BbrNARD; Chute du vagin ot du col de la matiico; excision d'une parlio de la nm
quouse; in Jimrnul des vit. du Midi, IS'iO, p. 43. Block; Aniputalion do I'litorus sur deux cllövi'OS ot uno vaclio; in Journal dc mid.
vit, de Lyon, 1853, p. 183. Bouley; Analyse d'uno observation do M. Ciavebie; in Recueil de mid, vet., 18G0,
p 1024. Bouley; Morsure par un cliion sur lo vagin d'uno vache renversfi; in Hecueil de mifrf.
vet., 187'J, p. 741. Boulby; Sur lo procedö Coculgt; in Hecueil dc raquo;led. vet., 1879, p. 050. Boissou; I.otlro au rodacteur do la Hevue vcterinuiie, 187G, p. 59. Brissot; Renversement do l'utörus et du vagin choz uno brebls; ligature olastique, otc.;
in Hecueil dc mcd, vit,, 1885, p. 401. BrOOELI Amputation do la niatrico; ligature olastique; in Journal de mid. viU. et de
zoolech,, 187laquo;, p. 12. Gaony; Note sur lo ronversemont do la matrlco choz uno vache; in Journal de mid, vifl.
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vi'irinaires, p. 172 ot suiv. Ciiapmans; ilupluro ot ronversomont do la niatrico chez uno vaclio; in Hecueil de med.
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Midi, 1800, p, 535.
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BIBLIOGRAPHIE
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moires de la Sue. cent, du luiid. vil,, t. l-\, p, 866, Cocii.rrr; Communication h la Soc, cent,de mid, vcl.; Rapport do M. Wedeh; in Bulls-
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de la Soc. vift. du Calvados et de la Manche, nquot; IX, p. 171.
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074
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ACCIDENTS CONSECUTIFS AU I'AliT.
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PayRE, de Geneve; Lo votoi'iuaii'C! campaynai'd, p. 301.
Festal; ün mot sui' lo reiiversemenl laquo;lo rutorus ohoz quo vaciio; in Jownal lt;/es vit,
i'ic Midi, M%, p, 207.
Fkstai.; Do la mätrite qul accorapagne quelquefols lo ronvorooment tin I'utdrus ohez la
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In liemeil 'in mill, vil., isso, p. oso. Gki.m';; Pathologic bovlno; t. Iir, p, .mt. (iiiNKi:; RoaversoineDt de l'utörua suivl do l'ampntatton de cot organei 'quot; Itfcucil de
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1850. p. 380.
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HIDMOGUAl'IIII'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lgt;7!i
Mbybr| TrnltAineiit Iiydi'0tl)öi'apiqu6 du renvsrsemenl vsglno-utdrin j in Journal de
tnM. vit, de Lyon, I8H8, p. iso. Mbybr (Fr.)i 'quot; yuijnzin für die geiammte, m.'iO. Moens; Gas d'ablatlon de la matrloo clioz la vaclie; In Aimulr* de raquo;u'd, ret. de Hru.re/-
les, I8CI!, p. .'..SS. Moi.iNMi; I)laquo; la bouloillo (jinployoo coinmn pßssairi', etc.; in Itcruc vel., 18KU, p. I.VJ.
MunnAy; RonYortomBiit illt;! la matrlos dans la tniic; in Itccuril lie raquo;led.vri., I850|Pgt;160. Nicolas; Du t'ODVOrsemont du vaglnj in .hiurnal lies vet. du Midi, ISW, p. ;!'I8,
818 et 'i-:raquo;. \icoiir.BAu; lloiivcirsiMiioiit COOtplet du vagln consi'xutif ii unc iiidi(;os(ioii; in Journal
lies vet. du Midi, 1808, p. VST. Nocai;raquo;; Ligature ölastiquo cigt; vetui-inairo; nun emplol dans in traltoment clus renvei'-
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ROSSIONUL Ills; De la ligature elastiiiuo conime nioyon d'excröse; in Hecueil de med. vet., 1878, p. 1185.
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Sciiaack; Observation sur lo renvorseinont do l'utörus; in Journal lie mid, vel.de Lyon, 1802, p. 2i.
Sciiaack; Kncoro quolques observations relatives au renvorsoinont de l'utörus clioz la Vache; mftme Journal, 1802, p. 103.
Sciiaack; Qitclqnos cas do dystocio clio/ la var.ho; mßnio Journal, 18112, p. 3,r)l.
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1850, p. 387.
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I
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070
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ACCIDENTS CONSßCUTIFS All I'.UiT.
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I :
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Smuius; Kscisiou de I'liti'Tiis OhOZ la vadio; in Journal des vi't. du Midi. 1S:|8, p. 377. Skuhks; AnalygQ duraquo; iiiöiiiüiro do M. Sc.iiaack sur lu reiiviM'sonu'rit (to I'litonis; iiiöiik' Jminial, IS.rii, p, 131.
Smuii-s; Renvorseraent du vagln ot do la matrlco; mama Journal, 1850, p. S80 ot 387. Skiuiks; Cllalquo dlaquo; I'Gcole votiVinaire do Touloaio; ineiin! Journal, 18110, p. 60, Shhnton; Du renvorseraent de l'utöruscliez la vache; in The Veierinnrtan,Rasier I8,ri(i, Sdi'Mii.i.H; Rouvorsomunt draquo; l'utörus et du vagin aveo adbit'onoe do rarrlöre-falx ohez
iiuc vache; In Journal de imid. v/H. de /.yolaquo;, 1845, p. 5t5i — La mümo observation
cst reproduitQ dans l(! lieciieit de mi'd. vet., 1850, p. Uli). SniKiiKf.; Mötliodo simple et trös pratique pour boucler los vachos atteintos du prolapsus
vaginal; in Journul de. med. vil. el de zou/ech., 1878, p, 215. Subini; Mälrotomie cliuz uno vache, in Joumat des vdt. du Midi, 18()1), p. 174. .Sui..laquo;on ot Db Mkbstbr ; Ohacun un cas d'ablation de la matrlce renversöo; in Annettes
de Died, eet., 18]], p, 158, TuiBnny; Ronversomeot du vagin choz uno vaciio pleine, etc.; In liecueit de mid, vet.
1863, p. 425, Togoo; Uciivci'sonioiit do I'litorus; In Journal des vit, du Midi, 1809, p, 546. Touuhtta ; Renversomont lt;lo l'utärus; amputation do I'organe; in Journal de mid, vet.
et de zoolech,, I87(i, p. 5S5. Tba^bot; Rapport sup los möraolres envoyös pour ie concours do chirurgio (IS71); in
Bulletin de la Soc. cent, de mid. eel., 1870-1871, p. 185. Toili.et; Renaorquns pratiques; in Correspondance de FhomaokdeFedoiiä, t. IV, p. 108. Tobqobt; Un nouveau cas d'arnputation do I'litdrns chez la vache; succos; in liecueit
de raquo;led. vel., I8ii8, p. '.'O. Tvvahiit; Procode inlailliblo pour la reduction do la matrice et du vagin ronvoi'sos:
in Annales de mod. vel. de Hru.reltes, 18(11, p. 27. IJiiuAiN; Embryotomie, chute do la matrico, olc.; in Jouennl de mid. vet, pratique, 1830. Vai.kitk: Kxtirpation de I'lilorus roiivcrso (clioz la foinnio) an moyon do la ligature
caustiquo; in liecue.il de mid, vtll., 1871, p. 122. Van Dommelen; Renversemont de l'utörus; amputation ile cot. organe; in Journalviti-
rinaire et agricole de Hetgique, I8i8, p, 7 7. Van IIakkun; Renversemont de la matrico; extirpation do cot organe; in Annalcs de
med. vet. de Oruxelles, ln63, p. 2.rgt;!). Vatki.; I'.lduionts do patbologie vdtcmiairo; t. 11, p. 508 ot 570. Vatfi,; Rapport h la Soc. cent, do mod. vdt. sur ie renversemont du vagin et do I'utd-
rus; in liecueit de med. vit., 1847, p. 81 et suiv. Vhhet; Sui' Ic renversemont du vagin; in liecueit de med. vet., 1831), p. 300. Violet; Quelques relloxions sur les ddplacoinonts do la vossio, etc.; in Jouennl de
med. vdt. et de zuotech., 1881, p. 2i. Wai.havens; Quelques notes pratiques sur to renversoment chroniquo du vagin ot du
rectum chez los divers animaux domestiques; in Annales de med. raquo;it. de Bruxelles,
is:gt;7, p. 561. Weidbnkgller; Reduction prompte et i'acilo do la matrico chez la vache; in Annales
de mid. vit. de Brunettes, 18.')i, p. 03. quot;' Uxulcoration d'uno corne do l'utörus dans la vaciio; in Journal de mid. vit. de
Lyon, 1861, p. 220. **' Analyse do I'art. Avovtetnent do M. (au./.Ei.; in lieeueil de mid. vet,, 1832, p. 075.
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On lrou\.....ii outre, dans les journaux vdtörinaires, un grand nombro d'ar-
ticles consaerös aux monies accidents envisages exclusivoment an iioint do vuc da la Qaranlie commerciule; nous n'avons pasjugd ä proposde los mentionner ici, noii phis qne les ouvrages späciaux sur la Jurisprudence vetciinain; el ios discussions sur los vices iridhibiloires i\iü out, a diverses dpoques, occupd la Sociote cenlrale de mödocine vötörinairo.
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NON-DiaiVHANCK.
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CHAPITRE V
DE LA NON-DELIVRANGE.
Dolivranro retai'delaquo;; — KcHonUon laquo;In dÖlivi'O,
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Lc snioiir anormalement prolongö dos enveloppos I'oelales, — arrüre-foix on dilivre, — dans l'utörus aprös la sortie du fcstus conslitue la rötention du ilelivre ou la non-däliwunce, Cetle dcrnii'ro expression est la plus genöriiloinenl ndiniso. Anssi est-ce celle (pie nons adopterons dc preference el presque exclnsiveinent.
Nymptömcs et connöuucurcilaquo;. —• (lot accident n'osl pas ejialoinetii frequent chez tonlos los espöees. Trös rare chez lajument, rare aussi die/, los femelles mullipares, oü les enveloppes du dernier fcotus, on tont an pins des deux dorniors, peuvent senlos otro retennos, — chaque tVetns chassant Ibrcemont devant lui les enveIopj)CS do celui qui 1(gt; precödail, — pins frcqnonto chez la chovro at la brebis, la non-deli-vrance acquiert dans la vache son maximum do frequence. La disposition dn placenta chez cos diverses femelles expliqno trös bien los dii-leronces (pie nous remarquons ä cot 6gard,et nons no comprenons pas quo dos esprits sörieux, M. Lanzilotti, par exemple, aient pu öleverdes dontos rolativomont ä cotte explication si naturelle, adniise jusqu'ici par tons les accoucheurs vötörinairos.
Maissi la vache est la pins oxposeo a I'accident qui nous occupe, par une sorlo do compensation, e'est olio anssi qui en est le moins in-commodee. II n'ost pas rare do voir des vaches qui, quatre, six, hull jours, et meine dix etdouze jours apres I'expulsion dn fontns, no sent pas encore ddlivröes, ot qui conservent ienr jjaiotö, lenr appötit, conti-nucnt i\ rnmincr et a donncr du lait, comnie on parl'aito sante.
Senlement, ou veil de temps ä antre ces femelles se camper, lever la queue el faire dos olforts comnie pour uriner ou pour (ienter, ot reje-ler alors par la vnlve une cerlaine quuntile d'une maliöre sanieuse, göncraiement Ires (elide.
(les efforts, iudice dojranc/wes,do contractionsut4rines,d'ailleurspeu inlonses et de comic dnree, se roprodnisent ä des intervalles qui u'onl lieu de regulier, mais tonjonrs plusieurs fois dans la mßme joiirn^e.
Indepoiidammcnl do ces signos ralionnols, on veil presque lonjours sortir par Torilice vnlvaire une portion |)lns ou moins considerable des annexes footales. Tantöt c'ost soulomcnt le cordon ombilical; lantöt ce sont les enveloppes ollos-inemes qui formont un paquet plus on moins volnmincnx et pendent derriere les fessos, jusqu'anx jarrets, ou mfime plus bas. Ouelquefois ccpendant, rien n'apparait au debors : Saint-Gvh el Violet. — Obstötrique,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 62
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978nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCiniiNTS C0N8ECÜTIF8 AL' PART.
line portion dos aiuioxes so ronconlro alors dans rintei-icur du vagin, OUbien, el cola n'esl pas Irfcs rare, rarriri'o-l'aix tont enlicr roste dans l'niöriis. Dans ce dernier cas, aprös le iroisiöme jour, le col ul6rln so referme, et lo dölivre so irouve etnprlsonnd on (|iiolqiio sorle, on. coninio on lo dil, söqnoslrö dans rinlcriour dc la malrice.
Dans lo premier cas, c'est ä dire quand imo portion dos enveloppes, engagöe dans lo col, s'oppose i'i I'ocolusion complöte do eel orilico. 11 arrive fr^quomment que la vache so dölivre sponlanöment, aprös un lomps variable. Suivant M. Deneubourg, cotte d6livrance spontan^o s'accoinplirait a dos pöriodes pour ainsi dire lixos, et, suivant son expression, laquo; assoz r/'gnlioreinonl liorcees raquo; ; c'ost-a-dire que si olio n'a pas on lieu dans les prciniorcs 24 honros, eile aurail lieu le troisiöme jour ; ol (pie si olio no s'ost pas eiTecluöe le troisiöme jour, laquo; olio sc Co-rail losixieme, lo nonvieino, lo douziemc ou lo quinzioine, etc., mais lo plus souvent lo neuviome raquo;. Quoi qu'il on soil, do cotle roinarquo, dont nous no nous portons point garanls, le delivro nnc fois cxpulsö, tout ronlro proinpteinenl dans I'ordre physiologique.
Gependant il no faudrait pas croire que les choses so passent t(ju-jours d'uno manioro aussi simple el aussi favorable; souvent, au con-Iraire, la non-dclivrance a des cousequencos seriouses el quelquet'ois lorl graves. Los enveloppes, devenues corps etranger, enlroliennonl dans les organes oil eiles sojournonl une irritation permanente qui, amp; un moment donnö, poul rovelir les caracteres d'une vöritaldo metrile. Ou liien, soumises au contact do l'air, ellosse pulröliont, d'aulanl plugt; rapidomenl qu'ellos sonl plus imprögnees de liquides ol (|ue la temperature ambianle osl jilus 61ev6e; elles repandoid alors une odour nau-sealjonde, d'uno puanteur insupportable; une maliore putrido, fonneo dos debris dos membranes olles-nißines et des lluidos soorötös par les voios gönitales irritcos, alt6r6s par lour conlacl avec l'aii- oxlöriour, s'ÖCOllle par la vulvo, salil les cuissos, los jarrcts, les crins do la queue : eel ecoulcmont so manifeste surloul aux moments ofi I'animal so campe pour urinor, ct exhale, comme les membranes ollos-mömes, une odour dime extreme letidilö.
Alors, lafemelie perd pen a pen sa gaiele, son app6tit, sa viguour: son tail sc larit; olio maigril do plus on plus, et si le dölivre Unit oulin par etro oxpnlse, la vache n'eu conlinno pas inoins a rejetor pendant longlemps des maliöres qui deviennent pen a pen muco-purulentesou inßmo purulontos. Pendant tout ce temps, olio n'entrc pas en chalours on no pout pas elro fecoudeo; souvent möino, la matrice resto alteiute do catarrho chronique, el la femelie perd ä lout jamais sos facultös re-prod net rices.
Dans quelques cas, la vache linil par succonibor, dans le marasme lo plus complet, dos suites do la resorpliou seplique, i)lus ou inoins rapide, mais loujours inevitable dans do paroillcs conditions, si on n'y rem6die pas avant que lo mal ail fail trop do progres.
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NON-DßUVRANCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 97l.gt;
La non-delivranco n'cst done pas, commn on voit, un accident sans gravil6chez la vaobo. Kilo est encore beaueoup plus grave, ou, pour inicnx dire, plus rnpidcmenl grave choz les aulres femelles. Nons avons vu, ponr nolro comple, uno helle Jument snecomber en moins de huil jours ä une melrile due ä la rctenlion du ddlivre, et donl In cause avail öle möconnne (F. S.-C).
Ciiiixeraquo; Alaquo; la nontlAliTranoe. —II parail,aver(M|iiela nen-delivrance so presenle plus souvent ä la suile de l'avorleinenl qu'ö la suite du pari ä lernio. Mais on peulaussi I'observer, ni6ine assoz fröquemment, apivs une parlurilion lout ä fait physioiogiqne, coinme apres un pari plus ou moins laljorienx. On a ele conduit ä en rechercher la cause dans une adherence anormale du placenta ä la nialrice, el rolle inter pietalion nous paratt d'autant pins admissible qu'on a signalö depuis longtemps chez la femme celte inline particularity, et quo, d'autre part, nous avons pu constaler hien des lois, dans les operations do doli-vrance artiQcielle (|iie nous avons en i\ praliquer choz la vache,des dil'-t'erences considerables dans lo degred'adherence des placentas aux co-lylödons; maison nc sail lionjusqn'ici, des modilications analoiniqiies survenues dans la texture do ces organes, pour produire cello adherence anormale.
L'occlusion rapide du col nlerin, apres la sortie du foetus, d'oii r6-•lt;ii!tc Vincarcfaalion du dßlivre dans la malrice, esl encore nne anlre cause do non-dölivranco ; rnais on ne connail pas davanlage los conditions sous I'influence desquelies cette occlusion rapide so produil. Toul co qu'on a dit ä eel egard nous paralt etre le produil do conceptions tlitoriqneslaquo; priori, hien plus quo le rösnltat de I'observation pratique, et, en realile, on ignore lout h fait ipiolles soul les causes prochaines ou efflcienles de la letenlion du delivre. laquo; Gönöralement, dit Schaack, en allrihue la non-delivrance i\ la vieillessc, A un (Hal do maigreur ou lt;le faiblesse produites par un exces de travail on par nne mauvaise nourrilure; h I'lnfluence des mauvaises Saisons, au regne des brouil-lards et de la pluie, anx maladies chroniques, anx parts rapides el promalurös, anx parts Irop longs on douloureux, etc. Dans lous ces cas la non-delivrance pent hien so rencontrer, mais cos diirercnts elats ne paraissent pas pour cola exercer unc influence hien spöciale ; car la non-delivrance se fail ögalemenl reniarquer dans des conditions tout opposees.
quot; Dans les localiles oü nous exercons, ajoule eel excellent ohserva-lenr, les vaches sonl Ires bion nourries; la plupart sent gardöcs ä l'e-table uniquement pour lo lait; nöanmoins, hull ä douzo Ibis par annec, on nous fait appeler pourextraire le delivre. Depuis plus do vingt-cinq ans que nous exercons, cola csl toujours arrive ainsl. inciislincleinenl, dans loules les saisons, sous les dillerenls etals do ralmosphöre el de la temperature, commc aussi pour des sujelsviHOureux.jeunesou dans la force de Tage, el aprös des parturitions Ires naturelles. D'apres cola
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98(1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSfiCUTlFS U! PART.
mo somnics-nons pas fondc ä dire quo I'oUologiO do, la iion-d61ivianc(gt; (lomando cncoro uno nonvollc ötiulo? raquo;
II y a plus de tronlo ans quo cela a 6X6 ocril par Tun des praticiens les plus hahiles, l'un dos obsorvalcurs los plus conscioncloux quc nous conuaissions, et nous no voyons rlon ;\ y changer eucoro aujoiird'hui. Nous ajoulerons seulemenl laquo;luc, cerlaines annces on pendant une cer-taine pöriode do temps, sans qu'on sacho pourquoi, on voil la non-d^livrancc Clro trös commune, tandis (|uo, dans d'antros pßriodos, ol sous nnc constitution almosplieriqne en apparoncc gemblabie, cot accident devient Ires rare. G'est, du reste, ce qui so fait remarquer pour la plupart dos maladies, inömo les phis ('#9632;vidommenl spora-dicpios.
Parmi les causes phis on moins prohlömatiquos do la non-döli-vranco, il enosl une donl nous n'avonsjamais entendu parieren France ettini paralt assez göncralomont. accredittio on Alleniagnc: laquo;On admet, dit Baumeister, quo cot, accident, rcconnait pour origine I'ingestion d'oan froido sitöt aprös la miso-bas, ou rirrilation des mamolles par la succion ou la mulsion. G'est pourquoi on nelaisse pas töter lo petit, on no trait pas la vacho, avant quc la delivrance soil oporeo ; car au-treinent, col aclo important Iraine on longueur. raquo; Nous donnons, bicn entendu cello opinion pour co qu'olle peut valoir; sans la garantir, ni rinlirmor, car, quolqne extraordinaire qu'olle puisse parailio, eile pout cependant avoir un fond do v6rit6.
Vraltement. — l.orsqu'on lit lonl co qui a ötü ecril surla non-dö-livranco, on osl frappö des divergences qui existent sur co point ontre les meilleurs praliciens. Us no sonl d'accord, ni sur le moment lo plus opportun pour inlervonir, ni sur les moyensi\ employer do prölerence; et tons, cependant, s'appuient sur lour experience personnclle el les i'ösullats do lour pratique.
Ainsi, il est des praliciens qui prölondoul quc, chez la vacho tout an moins, la rötenlion dos annexes n'osl jamais dangcreuso par olle-m6mo, el que, a moins de complications, la delivrance doit, dans tons les cas, etro laissöe aux souls efforts do la nature (Donoubourg). D'au-tres, an conlrairo, ponsenl qu'il y a danger, el qu'il I'aul en consequence inlervonir aclivemonl, si, 48 heures on, an plus tard, Irois jours aprös raocouchomeul (Schaack), lo dölivre n'osl pas sorli. Ces opinions nous paraissenl beaucoup Irop absoluos : il est des cas on Ton pent, sans mil inconvenient, allondro quatre, six, huit jours I'ox-pulsion spontanoo ; il en osl d'antros oh une expectation anssi pro-longee anrail des consequences fort graves. Mais quols sonl, ces cas? A quols signcs pout-on reconnaitro qu'il est temps d'inlervoiiir ou qu'on pout, an conlrairo, altondre encore? II osl, nous on convenons, forl diflicile d'elablir ä ce sujel des regies lies pr6cisos; I'habitude, rcxperienco acquise, le tact du pralicien sont des guides plus sürs quc les prdceples les plus rigoureusomenl dödiiits do la tluiorie. Cepon-
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NON-DISLIVRANCE
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dant, on pout au moins poser quejquesjalons propres a dlriger la con-duito du Jeune praliclen ilans collc voio dif'licilo. i'.ii gänäral, quand raccouobemeril a ctö naturel, quo la vaobe ne
paratt pas soullVir, quo ics elTorlS auxqncls ello se livre de temps ä aulro soul rares et pen iutetises, (]u'elle conserve son appelit, sa gaielö et (pio la lactation s'ülaljiit i)ion; quand, en meine temps, une portion notable dos envcloppes sort par la vulve ol, quo la temperature extörienro est douce et modöröe, il n'y a anciin ineonveniont ä atton-dro, mßine pendant line somaino et quelquolois plus, la dölivrance naturelle. Quo si, au contraire, i'accouchecnent a ole dillicile, si les organes gönitaux son! irritös, s'il y a do la liisvrc, si la bete soufTre, pieline dos pieds d*^ derriere quand eile est debotit, si les ellorls d'expulsion sent frequents et forts, si la icmpörature ambiante ostöle-vce, et surtout si döjä le liquide qui s'öcoule par la vulve repand une odeur put ride prononcoe, il ost temps d'intorvenir, (inel que soit le temps 6coul6 dopuis la sortie du l'netus.
A. cos rögios gönörales, on pent joindre quelques remarques particu-liores, qui out lour interöt el lenr utilile. Ainsi, loi's(|iie les enveloppes torment un gros paquet on dohors do la vulve, on pent, prosquo tou-jours compter snr une dölivrance spontanec et plus on rnoins pro-chaine; ccpendant, il est des cas on la portion pondanlo du döiivre exerce, on ruison mönio de son i)oids, un tiraillement douloureux sur la malrico, qui fatigue la t'oniollo, provoque des efforts, sans amener 1'expulsion. Presque toujours alors on trouve quelque gros cotyledon enlace !\ sa base par un ropli des enveloppes, et e'est cet enlacemcnt qui s'oppose ä la dölivrance, ä laqucllo il faul proeöder iimnödiate-ment, sous jjeine de voir so produire des accidents (Schaack). — D'au-tros Ibis, tout paratt 6tre dans I'oi'dre physiologique; mais la böte est jeune, impatiente, irritable, et la presence de l'arriere-faix dans les organos geniiaux excite dos contractions önergiques et repötöes. Ici encore il y aural! danger ä temporiser, et Ton tloit proceder h I'extrac-tion du döiivre des qu'on constate ces symptoines, l'üt-ce le Jour niöine ou le lendemain du part (Schaack).— Quand apres la sortie du foetus, on no veil apparaitro par 1'orilice vulvairc qu'un cordon grftle, forma uniquemeni par les vaisseaux ombilicaux, cela indique presque ä coup sur une forte adberenco des placentas aux cotyledons, ct Ton pout pre-voir dos lors quo la dölivrance sera longue ä se faire et quo probable-ment olio exigera rintervenlion do I'art. Ce n'est pourtant pas une raison süffisante pour intervenirde suite; il vaul mieux, ä moins d'in-dications contraires, laisser le temps aux placentas de seramollir quelque pen, aux adhörenecs de se roläclier; mais il laut survoiller ia femelle el se tenir pret ä agiron temps opportun. — Knlin,dims lt;pjol-ipies cas, ainsi quo nous I'avons (lit plus haul, rien no paratt an deboi'S. On doit craindre alors co que nous avons appolo, avoc lous les accoucheurs, la sequnstralmi. \'iiirlt;irci;rnlion du placenta. II n'en resulte pas
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082nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSECUTIFS .VU TAUT.
1'indioalion lormclle do ddlivrer itntnadiatement l;raquo; vaobe, mala au
moiiis collo de i)r(3V(!iiii' In rossurromoiU dti col et sou occlusion sur le (hilivre. II taut ulors inlroiluirc la main dans I'uUinis, ol, si on Irouvo
los enveloppes pen adhörenles, d6jä en parlie detachöos, los extraire. Dans te cas contraire, il I'aul, rassembler tout co qu'on pent do cellos-ci, los r^unir en un sonl laiscoan, los engager dans le col, les atlirer dans lo vagln, ot les lior ensemble par un lien sonplo et assez long, qu'on laissera pendro liors do la vulve. Alnsi, le col sera tnalnlenu entr'ouvert et Ton aura un ill conducteur, si, plus tard, il devient ne-cessaire de pratiquerla döiivrance artißcielie.
ü'antres particularites pourraient encore Giro signalees; nous les indiquerona au fur et h tnesure qu'elles so prösenteront i notre oxa-men; abordona maintonant l'ötude dos moyena ä mettro en usage dans le cas do noii-deliviance.
iquot; Emmönagoguei. — Quelques agents pharmaceuliquea, los mödi-cuments dits emmäaagogues on uldrins, commo la rue, la sabine et quelquea aulres, passcnt pour favoriaer l'expulsion du delivro. ISn Alle-magne el en Suisse, les carbonates alcalins jouissent d'uno assez grande i'cpnlalion sons ce rapport, (lost ainsi (|ue Baumeister et Ruef cou-seillent lo carbonate do potasse, dünne ii la dose do 43 grammes par jour, en trois fois, dans line infusion de camomille, do millefeuille ou dc sabine; Hummer (do Scliaffouse), prescril le möme sol ä la dose de 90 grammes rciteröe trois.jours do suite. II est egalcment recomniando pour lo memo usage par Herlwig, Lund et d'aulres; il fait la base do la potion do Hering contrc la non-dölivrance, dont voici lu formule :
T£ Carbonate iIr potasso.................... 15 grammes.
Konilles do sabine....................... uo —
Faitos Infuser ci^ mölanfjo clans euu ftOO grammes; passez et administrcz ticdo; donnoz une doso semblable toutea les six liouros.
Zundel (do Strasbourg), so lonait bcaucoupnbsp; do la preparation sui-vanto :
If Bales do laurlor........................nbsp; nbsp; nbsp;300 grammes.
t'ononil................................nbsp; nbsp; nbsp;2ii0 __
Bicarbonate de soude...................nbsp; nbsp; 5ÜO —
Mälangoz exactement.
11 adminislro colte dose entiore en cinq Ibis dans 1'espace dc 'Mt heu-res, el il assure que reffet döairö so ^voAnii ginerakment au bout de 2i heures.
Garreau donne la pröförence ä la teinture uterine de Garamija, dont voici la formule, d'apros Tabourin :
^ Saiiinn pulvHi'iscü...................... ,'?,-(o grammes.
'J'lioria(|iio............................. 190 __
Cumin pulvvriso....................... 125 —
Essence de Ruh......................^
id. do Sabine................... j (tt 80 —
Alcool................................. 2 kilogr.
Traitoz par deplacemcnt.
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NON-DKMVEUNCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;08:i
(iarrcan presorit coltlaquo; telnture ü la doso do 100 grammes dans dfiiix litres d'lllfusion (llt;! Sabine; il assure que ce breuvage lni a. loii-joiirs nhissi, mdme sur des vaclios (|iii n'elaionL pas encore delivrees deux mois apies l'accouchement.
Gruzol presenle egaleinent commo dos romedos d'nne el'licacile assui'eo des brenvages laquo; composes par decoclion, dans im litre et (lemi d'ean, de .'iO ä 40 grammes de nie vcrtc, on de 10 grammes de seigle cnjote et '20 grammes do sabine en pondro. raquo;
Mentionnons enfln im breuvage dont la lonnulo a 616 communiquöe a la Sociele ccnti'alo de niedocino velerinaire, par M. Vorrier aim; (de Honen), qni dil l'avoir proscrit im millior do Ibis sans avoir jamnis ontendu dire qu'll so soil montre inefflcace.
Ge breuvage osl ainsi composö :
^ Absiiitho vorto OU südic.............. iimi poi^noü;
T6te d'ail ontiere.................... uquot; I ;
Joiiims poussos illaquo; buls............... uno poignöe;
Sei gris............................ ,
Chönovis on grains..................\ amp; llnu l,otquot;n Jomt00-
LiO clioni'vis et la töte il'ail sont legri-oment coiitusionnös, puls le tont, placö danraquo; unc terWnn st arrosö de .r) liires lt;!laquo; viu, eidro ou boisson, est mis sur des condres.
Cliaque matin on administre une bonleille de ce breuvage ii jenn. Souvent la delivranco so fait dös los premieres doses; inais on n'en doit pas moins donner toute la medecine, (jui aide la matrice ä so quot; purger raquo; complc'tement.
Toutofois, il est beaucoup do praticiens qui n'accordent ä tons ces re-mödes qu'une conflance exlrememcnt liinil6e. M. Deneiibonrg no lenr reconnatt guero d'antre vertu (pie cello do laquo; faire prendre patience au client raquo;, en attendant la delivranco spontanee, qui no manque pas do se produire ä son houre. Aussi, pour lui, los moins actii's sont les ineilleurs et cenx qn'il present le plus volontiers. Schaack n'6tait pas non plus grand partisan des uleriiis : laquo; I'observation, disait-il, no constate pas ([tie la delivrance se termino plus promptement et plus heu-rensement sous lour exoitation quo par les soules ressources do la nature; il y a plus, l'aclivilö do ces agents aggrave sonvont cet ölal. 'routes ces raisons doivenl, ce nous semblo, faire abandonner Toinploi do tels moyens. raquo; — Quant ä nous, nous avons do tout temps employe les emmönagoguos (rue el sabinc), ol il nous a scinbl6 qu'ils n'etaionl pas sans oflicacitö; cependant, en raison de l'aclion irrilanto do la plu-part d'cnlre eux sur la muquouso uterine, nous avons toujours cru devoir en rejolcr I'lisagc lorsque la non-delivrancc se compliquait do metrile (Violet).
2deg; Tractions sur lr. ddlivre. — Tout lo monde connalt ce moyen, cer-taiuement trös ancien, passablement leinte d'empirisme, mais ipio rc-commandc encore ä noire attention 1c grand nom de Chabert, et qui consislcä atlacher un poids aux cnveloppes qui pendent horsde lavulve
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ACCIDENTS C0N8ECUTIF8 All PART.
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pour en solliciler hi sortie. Nous n'appronvons pas boaucoup I'nsage do cepoids, qui gone la vache quand ''He esl debonl, el, devionl absolmnenl inulilo (|iiaiid eile estcouchee. Cependanl, tions sigiuilei'ons en passant la modilicalion (jne Favre (de (ieneve), avail fall subir ä ce procedö;
modlQcatlon qut consUtalt tout, stmpiement ü rduntr en un soul fais-ceau tons les lambeaux d'enveloppes pendants hoi's de la vulve, t\ les tier avec un lien de clianvrc an niveau do col orilice, ä les couper ä quelques Cflntlinötres nu-dessous du lien, et a atlacber a colui-ci le corps pesant destinö a enlrainer pen k pen le delivre au deliors, el dont le poids no doit Jamals oxcöder 500 ou 7Ö0 grammes.
Un autre procede opöraloiro consiste on des tractions inonucUes oxcr-cios du deliors sur la portion des enveloppes visible ä l'oxleiieur. On peuly procöder de plusieurs inanieres. La premiere el la plus simple consists asaisir ä pleinos mains, soil direetemcnt, soil avec un lingo use, les enveloppes dejfi sorties, el h tircr doucement sur olios, alin d'ame-ner au deliors les portions encore contenuos dans la cavile utorine.
Cos tractions sont sans inconvenient cbez la jumenl, la truie el la cbienne, dont le placenta esl toujonrs decollo en grande partio apros la sortie du fentus el adhere d'ailleurs laibloinenl daus les points qul llennent encore ä la inatricc. Aussi, chez cos lomelles, la delivranco est-elle toujonrs facile, pourvu qu'on puisse saisir uno portion qnel-conque des enveloppes, soil avec les dolgts, soil, pour la chienne, avec des pinces ä mors plats. 11 sut'lil de lirer sur la partio qu'on pent saisir pour quo le reslo vienne avec facilil(;.
11 n'en esl pas de inöine chez la vache. Chez eile, les adherences multiples et souvonl Ires fortes des placentas, d'uno pari, rextreme friability des membranes, d'autre pari, no permeltont pas d'eH'eclner la döli-vrance aussi facilemenl do cello maniere. Si on lire un pen trop fort, on laquo;'expose ä irriler la malrico, a arracher les cotyledons, ä determiner un commencement d'lnvaglnation des comes, qui poul so lorminer l)ar un renversement complet do I'organe, on, tout au moins, ä rompre les enveloppes, co qul aura pour eilet do rendre la delivrancc beau-coup plus dil'licile. Aussi, des pralicicns Ires autoriscs reponssenl-ils absolument cello maniöro do proceder a la d61ivrance chez la vache.
Gependant, cello opinion nous parall trop absolue, el nous croyons quo, memo chez colto I'cmolle, lorsqu'une notable portion du delivre pond ä rexlerieur, il n'y a pas d'inconv6nienl a essayer sur lui des tractions modernes. Souvent les adherences sont assez faiblos, assez rolilchces, pour qu'on puisse I'amener ainsl au dehors. Beaucoup do velerinaires I'onl fail, (il nous I'avons fait nous inemes plusieurs Ibis avec succes. Mais cos tractions doivent ötre eiuployees avec beaucoup do clrconspectlon. Des qu'on 6prouve une resistance nolablo, dös qu'on sent quo le delivre nc vient plus, des qu'on percoil quelques petils craquements, indiquant quo les enveloppes so romponl, il faul s'arröter pares qu'en insislanl. on s'exposerail ä des accidents
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NON-DfiLIYBANCB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;08S
qui) ainsi quo nous l'avons dit plus liaut, pourraient ötro fortgravos.
An liüii de se sorvir de hi main pour opöror ces Iraelions, M. Do-nöubourg a emptoyd lo procedö suivant, dont il assure avoir obtonu los ineilleurs resuitals, cl doul. nous lui cuipniiitons ia descriplion.
laquo;Nous prenons le cordon enlro deux batons de la longueur ol de la grosseur d'une canne ordinaire ; nousle serrons de maniöre ä bien le relenir, et lo roulons juscpi'au niveau do la vulvo ; lä, par im moiivo-monl cireiilairo, doux, löger, nous promonons sur los bords de la vulve et les parois du vasin la portion du cordon engngöe dans ce conduit. \m chatouillemenl, la lilillalion quo celte manoeuvre pioduit oxcitc la femelie a se camper comme pour uriner, acte qu'elle accomplit presque toujours, Pendant co temps, nous conlinuons a rouler l'ar-riöre-faix sur los batons au fur et a mosure qu'il vienl, et, lorsqu'll esl tcjiil ä fail dötachö, ce qui a lieu le plus souvent vors lo sixiomcjour, on l'amöne ainsi facilement et cntiöromenl au debors. Si nous öprou-vons de la resistance el que nous sentions quelque chose qui casso, qui craque, c'est, qu'il oxisto cncoro dos adhörcncos : nous nous arre-lons. Mais alors, par im mouveinenl saccade ol'assez rapide de va-el-vient, nous communiquons ä l'utörus, au moyen do l'arriöre-faix qui lui esl adherent, des secousses plus 011 moins forlos, suivant l'elal dans lequel so Irouvo cot organe.
laquo; On no doit pas craindre d'employer une cerlaino force dans la pratique do cos mouvomenls... On peul agir forleracnl mais avec douceur, c'osl-a-dire lenleinent, progrossivcmcnl. Un bruit, line sensation do quelque choso qui craquo, qui so döchiro, qu'on porcoil facilement, avertil qu'on a döjä öle trop loin el qu'il faul s'arrßlor. raquo;
Nousadmollous sans peiiie, avec M. Deneubourg, que code maniöro de faire, priidoininonlomployöo, n'a rion do dangereux; nous no don-tons pas non plus des nombreiix succös que co völörinairo dit on avoir obtenus; mais ce que nous no pouvons admetlre, c'esl (pie cc proced6 [iiiisse se subslitiier loujours el dans lous les cas, coinme scmhle lo croire sonauleur, ä la nuHhode d'extrnclinn direcle, par enucleafion des coiyUdons, donl nous allons mainlonanl nous occuper.
;iquot; Exlraclion direcle. #9632;— (leite mölhodo, trös anciomio, antörieure, bion certainoinonl, ä la fondation dos ecolos vöÜM'inairos, consisle ä introduire la main dans l'ulörus el h dölaclier avec les doigls, ä enu-cleer un ä un tons los colylödons, de maniörc ä dölruiro Ionics les aiihöroncos enlro la miiqueiise ulörinc el los enveloppes fatales, pour ensuite amener celles-ci au debors.
Lorsqu'elle est laborieuse, la dölivranco a la main dölermine falalo-monl uno cortaino irritation do la inuqiioiiso; aussi ponsons-nons (jue celle operation, do meine que l'emploi des emmönagogues, doit 6Ire röservöe pour les cas 011 il n'existe aucun symplöme do mölritc.
Nous avons di'ja dil qu'il n'y avail rion d'absolumenl lixe, quanl ä I'epoque oil la delivrance doil otre praliquee; que cela dependait do
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ACCIDENTS CON6ECÜT1F8 AU PART.
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rüiai gänäral do la mahuloct du degrä d'adböronce de l'appareil i)ia-oenlaire. Gependant il convlent gänäralement d'altendre environ quarante'buit beures avantd'y prooödor, — im pen plus lut en öle, im pen plus lard en hiver.
An moment oü l'on esl appelö ä pratiquer la däiivrance, il pent anivcr qu'ime portion des enveloppes pende on dohors de la vulvc, ou qno rien n'apparaisse ä I'exloriuur. Dans lo premier cas, la portion apparente de l'arriöre faix sort de 0011(111010111' ä la main pourpe-netrei' dans I'lilorus, dont lo ool, rosle oiilr'onveii, n'o|ipose pas a cotlo intromission uno graiule resistance. Dans lo second, an conlraire, si Ton est appclö im pou lardivomonl, le quatriöme 011 sixiömo jour aprös l'expulsion du fajtus, par exempie, le col cst rovomi snr lui-memo, presque lerme, et il n'osl |)as tonjonrs faoilo d'y onlrer. II fant alors inlro Iniro d'abord im doigl dans lorilico ; ]Miis dcnx, puis trois; los öcarler doucement afln de l'enlr'ouvrir; y yiissor les aulres doücls a mosnro ([iie I'espace le pennet; pnis, les röunissanl on cone, forcer doucomenl lo passage, en lonr imprimant im mouvementde te-rebralion, jusqu'ä ce qu'enfln, apres avoir vaincn la resistance du col, la main tont onliöro pönölro dans i'ulörus, Getto operation pröliminairo est quelquefois assez difficile el longue; il faut y apporter los m6nage-menls convenables pour no pas irriter, meurlrir, blesser I'organe de-lical dont il s'agit de vaincre la resistance. II esl rare cepcndanl qu'on n'y parvienne pas, avec do la patience, du temps et de la persövörance.
Quo la main ait Irouvö lo col onverl ou fermö, une fois ([ii'elle cst parvenue dans la cavilö nlerino, il roste ;\ exöcuter la parlie la plus iniportante de l'opöralion: le dötachement des cotyledons. Voici com-menl 011 y prooede : '
On giisse la main ontre la muqneuso uterine et lo chorion, la l'aco dorsale centre lamuqueuse; 011 la proinöne doucemenl ;\ la surface do cclle-ci; on no larde pas äy roncontrer de nombrenx ttiherculos pediculös, qui no sont rien iiulre chose quo los cotyledons. Quelques-uns sont libros; d'anlres sonl encore recoiivorls et comme coillös par les placentas coiTospondants du chorion. A mcsuro qu'on rencontre cos derniers, on on opcre rönucleation. Pour cola, on presse logöroment lo colykklon ä sa base enlro lo ponce ot I'indox, en ajoulanl, s'il cst bosoin, acotte douce prossion, un leger mouvement dos doigtsl'un sur I'autre, commo celui qu'on excculo pour faire sortir nn bonlon d'habit do sa hoiitonnu'rc. Lo placenta se ronverse; les villositös so dösongrö-ncnl cl le cotyledon devicnt libre. On passe ä un aulre, et ainsi de suite. — On trouve parl'ois des colylödons telloment adhöronts quo la manoeuvre que nous venons do deciire no sul'lit pas pour los döcha-lonner. Schaack conseille alors do laquo; faire agir l'extrömilö du police ou cello des autros doigts, do tnaniere ä soulcvor avec l'ongle im dos bords adhörents, quo Ton deverse, quo Ton öcarlo ensuite, pour achevor lo decollement snr lous les points do la surface adherentoraquo;.
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On voit, par ce qui prdcüde, que l'op(iralion ost iiecessairemeiit loiigno, puisqu'elle doit se räpälei'stir ions los colylödons adhörents, doiii lc noinhi'c s'(5l(quot;)vo quelquefois ä plus de cent, Kilo osi souvent iinssl faUganle. et Ton esi parfois obllgöd'y employer alteroattvenient
rime cl I'uulre main : raquo; lion soulomniil parce que cola repose, mais paroo lt;nio I'op^ratiou 1'exige parfois, raquo; ainsi cjuu lo dilSchaack.
A mosnro qu'on a diitachö mi certain nombre do cotylödons, on repousse la parlie desenveloppes devenue lilu-o danslo vagiaetjusqu'au dehors, oü I'anlro main la saisil et oxorco sur olio nn certain degrö do tension qui favorisc la marclio do l'opöralion. Pen h pen cotle parlio augmente ot bienlöt nn moment arrive od, au lion do lirer sur eile, il laut la soulenir an contraire, alin que sonpoids no produise pas des Uraillomonts douloureux sur lo fond do la malrice, on la rupture des enveloppes qui y soul encore contenncs.
A mesurc qu'on avanco dans lescomes, les colylodous so mnllipliont ol il doviont plus diriicilo de les altoinili-c, ;i cause do la longueur in-sufflsante du bras. Des tractions modöröos exercöos sur la parlio des enveloppes deja delachöe peuvent bien faclliler ropöration, en rappro-chanl do la main les parlies sur lo-quollcs olle doit opercr, mais on no pordra pas do vuo (juo ces tractions tie soul pas cxemptes do dangers; elles peuvent amener la rupture dos membranes, l'arrachement dos colylodous encore adhöronts, rinvagination de la corne corrospondanle, dont le ronvcrscmenl complol de lamaliico ponrra clre la suite. Anssi Schaack repousse-t-il absolument cello manceuvre comme impru-dente et dangereuse. Peut-Ötre celts prohibition ost olio nn pen trop absolne; mais il faut convenir quo, crnanantd'im liommo donl la pratique elait si ctendne el si Jndiciousc, eile osl failn pour inspiror, tout an moins, uno grande relenue. En pareil cas, an lion de lirer sur les enveloppes pour atleindro cos adhöronces trop profondes, le memo pra-ticien prelorait altcndrc leur separation naturelle, laquo; en ayant la prö-caution, toutet'ois, do licrpres do la vulve la portion du delivro oblenno ol do conper ensuite roxcedent. raquo; Nous appronvons cotto mauiöre de Cairo, altendu que dans plusienrs circonslanccsoü nous avonsdn laisser ainsi la dölivrance inachevöe, — non do parti pris, nous devons I'a vonor, mais parce que nous n'avions pu faire autrement, — nous avons vu les adliöronces so ramollir, so drJlacher sponlanömcnt, ol (inalemonl co qui reslail de l'arriöre-faix etre rejete sans nouvelle intervention an bout do deux,quatre ou ciiui Jours. II nous a semblö que los prcmioros lentatives faitcs prodnisaicnt sur la muqueuse nlörine une excitation qui augmentait sa secretion ot favorlsait le dölachement des cotyledons reslanls.
Nous avons dejä signalö, tonjours d'aprös Schaack, qui a öludic loules ces questions relatives ä la delivranco avoc nn grand soin el une grande competence, un accident consistant en cc que un on plusienrs cotyledons se Irouvenl accrocbes, enlaces a lour base par un
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98Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ACCIDENTS CONSIiCUTIKS All PAUT.
repll ilos nicinbranos footalos j it Importe d'y fairo atlenlion. laquo; Plu-sicurs fois, dil col excollent obscrvatonr, nous avons vn quo le (ieli-vre (Halt d'abord doscendu en grande parlie; puis la dölivranoe on etail rostöo lii, malgrä le volume oi jo polds lt;los membranes. Ge poids paraissait exeroer un liraillement douloureux, car cos vaohes refu-saioni de manger, so lenalent presque conslamment oouchäes, et, quand on Jos rorcail a so lonir debonl, olios tröpignalent du dcrriöre el no lardaient (raquo;as ä so coucber do nouveau. — Pour mettre (in ä ce malaise, nous avons achevö la dolivrancc, ol il (Hail temps : presque tonjours lo dölivro lonait un on deux gros cotyledons enlaces dans l'anse d'une dupllcature de sos membranes; quelquefois los tirailte-ments avaient amenö cos cotylddons jusqu'auprös du col ol inömo jus-qu'au dohors. Kvidemmenl il serall arrivö quelqne accidonl si ron eül tardö plus longtemps. — Dans cello dil'licnllo, dil-il encore, nous nous sommes bien trouvö do conper avcc dos ciscanx ol pros do la vulvc la portion pendante du dölivro; cola fail, il nousa(5lc phis facilo do döga-ger los cotyledons enlacös. raquo;
La d6livrance, lorsqu'elle esl bien lailo, n'ainöno aucnn öcoulomenf sanguin. Nous savons, en cllol, quo los deux syslömes circulatoires — ntoro-colylödonairo et io'lo-placontairo, — n'onl onlro oux aucune communication; le delachoment, dos placentas peut done, doil done so faire sans rupture vasculairo, ot partanl sans hömorrliagio. S'il en esl autrement, si du sang s'ecoulc on qnaulilö notable, e'esl quo les colylculons n'onl pas öle snllisainmonl inenagös. 11 arrive, on olfel, tropsouvent, quand colle opöration osl lailo par line main maladroilc on brutale, comine colic do certains empiriqnos, quo qiiolqnos-uns do cos organes dölicats sont froiss6s, mourlris, on möine comple-leinonl arrachös. Cost tonjours uno complication grave; d'aulanl plus grave qu'un plus grand nonibre do cotylödons onl ölö loses. II en rösulte ordinaireinonl, soil nno h6inorrliagio, soil uno irritation do la muqueuse ulerino, uno veritable mölrilo, ponl-etro niömo, comine lo ponse M. (ioubaux, une inflammation des vaisseaux, uno veritable phlebilo ulerino, lo\ijoiirs Ires seriousos el qui inömo peuvonl (Mre mortelles, comme il serail facile d'en Irouver des exemples en fouillo-tant nos annales. dependant, les consequences do I'arrachemenl dos cotylödons no soul pas loujours anssi läclieusos; Qellö, Blavette, Soumille, Jannicb, Strubel ol I'un de nous, onl rapportö I'bisloire do vaches chez lesquelles cos organes out öle arrachös en Ires grand nom-bre ou en lolalile, ol qui onl survöcu a colle ablation; quelques-unes out memo pu elro cnsuiÜ! lecoudces el porter lour fruit ä lernie (Janich, Strebel, Violet). Mais co sonl hi des fails, Ires inlörossanls sans donle an point do vuo do la physiologic, mais Ires excoplionnols, ol qui n'onlevonl rion ä la gravilö de l'accident considön; au point, do vuo pratique. A co point do vue, M. tioubanx a cerlainomenl raison do dire qu'une laquo; vachc a laquollo on aurail arrache lous les cotyledons
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NON-DELIVRANCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 989
dcvrail mourlr, soil par suite do riiömorrhagie, soil par suile dc I'in-(lainmation dos vaissoaux raquo; ; qiie, si, par extraordinaire, olio survlvait, raquo; eile seraildans rimpossihilitö de so reproduire raquo;. Neul' fois sur dix, an moins, ii en sera cortaincmenl ainsi.
Nous devons signaler ici line p'ralique usitöo par M. Gagny dans le hut de l'aciliter lo döseiigrenemenl des placentas, el dont raclion, plus dirccto, n'osl pas sans quelque analogie avoc collo dos medicaments uterins. Elle consisto ä injector ä la surface du vagin, sur lo col do la matrice etjusquedans la malrino meine, 2 grammes d'une solution alooolique do veratrino au l/^o0. Dos ellorts oxpulsifs so produisonl, qui duroiil. asscz longlemps. Quelques houres aprös (cinq heuros, clans un cas cito), uno lögoio Iraclion sul'lit pour obtonir la delivrance complete. Au momenl de sa communication ä la Sociotc ccnlrale, M. P. Oagny avail employe six Ibis ce moyen, — (oujours avec suc-ctNs. — Mcntionnons aussi les injoctions intra-ulörinos do grandes quantilös d'eau porlee ü la tempörature du sang, losquellos d'aprös Hohne (do Konitz), facilileraient hoaucoup la delivrance : laquo; Plusl'utd-rus so trouvo dislendu par I'eau, plus facilemont s'opere l'enlövement du placenta. raquo; Sans vouloir contostor colte assertion, nous i'erons copondanl remarquer qu'il n'osl guero pratique d'opöror le döcollo-menl do I'arriero-I'aix lorsque ruterus osl plein do lif|uido, — a moins (jn'il ne soil iiulifliiront a ropörateur d'etre inonde i\ chaque effort expulsit'. M. Gollin (do Wassy), qui emploie quelquefois ce moyen, se contente d'injcclcr .'i ä 6 litres d'eau liede, qu'il fail arrivor au moyen d'un tube en caoutchouc au loud dc ruterus (I).
La delivrance uno lois oH'ectuec, Chabcrt donne le consoil do s'as-surer quo le dölivro a 6lö expidse en enlior, el fait connaitro en memo temps lo moyen do le inettre on pratique. laquo; Le delivre, dil-il, osl uno grande vessie qui, dans IVHat nature!, est close et ferinöe de toulo pari; olle reprösente en gros la forme de la matrice; eile osl con-tournöe en for ä choval; ello a deux branches el un corps. Gclui-ci osl la parlie la plus large; il rcpond ä la pince du for, el c'ost pröci-sömonl cot cndroit ([lie le foetus döchiro au momenl do sa sortie, do dechiremenl s'opcrant sans depordition do substance, il est facile de s'assurer si cotlo poche est ontiöre : il suflit d'ou rapprochcr les parties döchiröos, raquo; ce qui se fait on elalanl los onveloppos sur le sol on sur une table. Nous croyons que cello conslatalion, possible, mais inutile lorsqu'il s'agit du dolivro expulsö spontaneinenl, (gt;sl do toule impossibilito on ce qui concerne celui qui osl, oxtrail par lambeaux. Teile csl aussi ropinion do .M . Gollin (do Wassy) : n les lambeaux, dil-il, soul, hoaucoup Irop nombreux ol loujours deformes [-2). raquo;
Aprfts I'exlraclion du delivre, on trouvo toujours dans la matrice, on plus on moins grande abondanco, un liquide trouble, epais, diver-
(1) Note incdilo.
Ci) Communicailon inödite.
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090nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS C0N8ECUTIF8 AD PART.
somenl colorö, lo plus souvent grisamp;tre, plus on moins odorant, pro-veuanl ties eaux I'cElales, du sang qui s'cst cconlö par lo cordon ail moment do sa rupture, ol des annexes döjä en partie decomposöes. Le söjour de co delrilus dans la matrico no poul ('Ivc quo nuisible ; aussi, doil-on 1 ovacuer autant quo possible, en I'amonant an dehors avoc la main a demi-fermee, Un lavage inlra-viterin, pratiquö commoil esl dil ci-dossous, complölera lioureuseinenl celte operation. M. Gollin (do Wassy), nous dil qu'ii injecto ä eel efTet 10 a lc2 litres d'eau conlenaul quelques grammes do boralo do soude (1).
Quand la dölivrance a öle falle en temps opportun el avoc les prö-cautions convenables, la vacbe la supporlo Ires bicn ; le plus ordi-naireinenl, olio on est h peino incommodöe, et los soins consöcutlfs qu'ello exige so reduisent ä pen do chose. Une legöre promenade, si lo temps esl beau, pour calmer rinqnuUmle de la femelle et faire cesser les elTorls expulsifs qui continuenl ä so produire; le repos dans une ecurio nn pen sombre el convenablemenl aeröe; une couverluro sur lo dos si lo temps est I'roid; quelques lavements pour combaltre la constipation et entretenir la liberle du venire; un regime donx el dßlayant, des boissons tiedes' blanchies avee du bon son on un pen do farine : voila ä (iiioi ils so reduisent, el cola pendant deux on Irois jours.
4deg; Injeclions antisepliqves, — Si la delivranco, par la faule du pro-prietairc, no pout ölre pratiqu^e (|uc tardivcmeiil, alors quo les envo-loppes onl on lo temps do so pulrelier dans la matrico el qu'ii existe par la vulve un ecoulcmenl abondanl cl I'etide, le eas esl phis grave et appelle toule l'altonlion du praticien.
Dans do telles conditions, la dölivrance ä la main esl deveuuo une operation ahsolument repugnanlc, cl qui nest pas sans pr6sentor des inconvenients asscz serieux pour la sante do celui qui la pratique ; en outre, la vacbe so Irouve Ires exposec ä i'infection. II nous parait done absolumonl indiqiuj de desinl'ecler d'abord le contenu do la malrice ; el rien ne convienl mieux quo les irrigations inlra-uterines pour oblenir ce resultal.
II. Bouley semble avoir 616 le premier qui ait employe co moyen, pour lequcl il se servait d'un grand calböter melalliqiie : laquo; Ce mode do faire, disait-il, donnait lo temps d'alteiuire c|ue la desunion du placenta loelal ol des cotyledons ulerins se lot ellbctuee, ol il no I'al-lail plus ensuite un grand ellorl de l'opörateur pour quo le delache-ment lül complet. raquo; — D'aprös cetle citation, il semble qu'une Ibis la d6sinfection obtenue, II. Bouley no se pressait pas d'enlever I'ar-riere-laix.
Cetle methode a pris do I'extonsion, car M. Sanson nous apprond qu'a Grignon, depuis 1872, on n'opere plus la delivranco ä la main; on so conlenlc do suspendre an delivre un poids de 280 amp; MO gram-
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l) Communication Inödito
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NON-DliMVlUNCK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OIH
mes, ct on fait plusiouvs lois par Jour dans la cavile uterine dos injec-lions anlisepliquos ä l'eau phtiniquöo.
Au diro do M. Cagny, on aurail ('^alomonl coss6 do pratiqncr la dölivranco dans lo duello do Hade. A I'aidc d'nn long tube ol d'nn lonneau, on cmplit la nialrico d'oan liödo addilionnöo d'uno solnlion de snblimö dans 1'alcool. Co lavage sul'lil ä dötacher los enveloppes; los insuccös son! oxccssivomcnt rares. L'oxistenco do la möliilc ne conslitue pas une contro-indicalion a roiii|)l()i de cos injections. Uo son cölö, M. Ghassaing a Tail, savolr ä la Sociölö centralo qu'il l'ai-sail faire des injections intra-nlörinos avoc la solution d'acitlo boriquo ot qu'il ne pratiquail plus la dölivranco ä la main.
D'apivs co qui pröeöde, io lavage do I'liloriis au moyen de liquides desinloclaiits aurail done lo triple avantage : 1quot; de tarir la source de rempoisonnenionl septique si pröjudiciabie ä la vache, ou, si Ton voul, de prövonir ot meine do comballro los suites de la non-döli-vrance ; 2quot; de lacililer lo delacliemonl de l'arriöre-faix; 3deg; de mellro l'opörateur lui-mömo a l'abri de l'infection. — On no sera pas surpris de nous voir recommander cetto opöration, donl le manuol est, du roste, oxlrömemcnl simple.
Uno sende cßsophagienne pour besuf, ou un lube do caoulchouc ayant h pen pros los mömes dimensions, conslitue avoc un cnlonnoir lout 1'appareil ndcessaire. Le tube (ou la sondo) ölant introduit par uno do ses oxtremitos dans I'lilorus, pnis pousse Jusqu'au fond de cet Organe, i'entonnoir est adapte ä I'autre extremitö, qn'on clove un pou au-dessus do la vulve. On pourrait aussi lixer cette extremitö ä un rdcipient place ä la hauteur do la vaclie. Plus on elövera ce recipient ou rextremite librae du lube, plus la prossion sera forte. Toutcfois, nous pensons quo celle-ci doit roster faiido, car il ne faul pas s'exposer ä sur-inontcr la resistance dos trompos utörincs, sans quo) nno veritable injection de maliero septique aurait lieu dans le peritoino. — Le liquide verso dans I'entonnoir,ou arrivanldireclement du recipient,sera done porlö au fond do I'litorus, delayera los liquides qui s'y trouvent, lavera larriore-faix el ressortira plus ou inoins souillc, plus ou moins infect. L'irrigation no devra cesserque quand le liquide reparaltra limpide et non odorant. A ce moment, on pourra en debarrassor coinpietement I'ut^rus en abaissant au-dessous do la paroi införieure du venire l'extr6-mil() cxlerieiiro du tube maiiitemi plein, qui fera I'offlce do siphon.
La matrico et son contonn t-o trouvanl ainsi dösinfecles, on pourra, ii volontö, proceder ä rexlraclion du deiivro ou altendro sa chute spontanöe ; mais, dans co dernier cas, il conviendrait poul-6lie do renouveler chnque Jour los injections.
Quant au liquide destine a cet usage, on pout, se servir d'eau pure jiortoe a la temperature du corps pour entrainer la plus grande masse dos liquides putrides. On terminera par une solution egalement tiede d'acide phönique ;\ 2 ou 3 p. 100, on une solution de bichlorure
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do mercnre, donl le litro pourra varier do 4/1000quot; ä 1/1000deg; on rnöino 1/2000deg; solon los cas. — Btl obslötrique humaine, le Dr Braun
constiille la solution merourielle ü 4/1000quot;, notamment dans los cas d'expulsion du fool us on ölat, do maceralion; mais {'irrigation no doit pas döpasser la duräe d'nno minulo, do crainle do I'absorption qni pout s'eiTecluer avec unegrande racilllö, (^t il Importe do la faire suivre d'nno injection abondanto d'ean distillöo. Le D1' Laänneo a cinployö avoo snecös cos inöines injections dans dos cas ä pen pros identiqnes. D'autre part, le 1)'' llutyra, professenr A l'Ecole völörinaire de Rnda-I'cstli, nous apprend quo le professenr Vogel (do Stuttgard) a oblonn do Uvs bons ollols do la solulion ä l/SOOOquot; dans les affections ulörines ü caracleres soptiquos ou pntridos.
(Test alin de prevenir I'absorption par un contact, trop prolong^ do la liqueur mercuriello, que nons conseillons do commencer le lavage avec do I'eau ordinaire. Si 1'on a affaire au drtlivr(! pulreliö, on omploicra ensuile la solution h 4/1000os, el aprös on avoir debarrassö l'utörus, on pourra terminer I'opöration, non avec do roan dislillöe, mais avec do I'eau ordinaire simpiomont bouillio, qu'il esl pins facile do so procurer el qni ost tout aussi eflicaco. Pour les irrigations nllerioures, — quo Tarriere-faix ail ötö on non extrait, — on utilisora la solulion ä 1/1000quot; ou ä 1/2000deg;; mais aprös avoir fail rossorlir presquo tout le liquide de ruterus, on pourra so dispenser do faire un lavage ä I'eau bonillio.
Co que nous venons do dire du bichloruro do morcure est ögale-mont applicable i\ l'acide phönlque, donl, I'absorption en ccrlaino quan-tile n'esl pas non plus sans dangers.
Ce Irailemeut local sera secondö par un traitomonl interne dos-tinü ä combatlre les cllels de riufeclion. On relövera done les forces genöralos au moyen des toniques, des excitants, des anlipulrides, tels que la gonliane, le quinquina, l'oxtrait de gonievro, les alcooli-quos a faiblos doses, les sudoriQques, tols que les Hours de tilloul, de sureau, etc.; on stimulera i'app^tit on presentant souvont et pen ä la fois des aliments choisis; entin, on excitora les fonclions de la poau par de frequents pansages et do bonnes couvertures dc laine.
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II est un autre danger, non plus pour la femelle. mais pour eclui qui pratique I'opöration do la delivranco arliliciollo, —danger qui se presenlo aussi dans les cas do parturition on le foetus a succombo depnis un temps plus ou moins long, el donl nons devons dire au moins un mot pour terminer co chapitre. Tanlöl e'est uno espöee d'cruplion pusluleiiso, tres doulourenso, qui survicnl au bras do I'op^ralcur, ot a laquelie on a donne le nom d'oclbyma do la parturition [ecthyma parturiiionis). Getto eruption, qui n'ost pas tres rare, a etc decrite par plusieurs veterinaircs, nolamrnent par MM. Matliiou, Benjamin, Patle, etc. Jusqu'ici eile no parait pas avoir eu jamais do suiles funes-les; mais eile a donnö parfois d'asscz sörieuses inquietudes. — Tanlöl
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NON-DKUVHANCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;993
cc sont dns fnronclos (|iii appuraisscnt plus on moins nombrcnx. On attrlbue cos eruplions an conlacl du li(|ui(lo sanioux ot pulrido, (lord nous avons parl6 ; cependaiil, olios ont eie obscrvöcs aussi ü la suite dos manronvros d'unc parturition dil'licilo, alors quo los liquides qui baignaiant los bras de l'opörateur n'avaient rien de pulride. Dana ces cas, suivant M. Thomasson, la muqueuse aurait ötö laquo; laut soil pou gonflöe et enflammöe.raquo; II n'est pas loujours nöcessalre, pour quo
cos accidents suiviennonl, quo la peau du bras präsente des lesions apparentes; pendant los manipulations diverses quo conoporle le cas dystociqne, repidenno pent so trouvor ramulli, aininci m6ine, do lacon ä permeltre I'absorption. —II pout arriver aussi qu'on so blosse on pra-liquant rembryolomie, on bien, ainsi quo cola csl arrive a M. Conla-inino (de Pernwolz), on so servant do crochets. Co pralicien, qui avail ü oxtrairo un veau pulröliö, s'cnl'onca, par suite do la maladresse d'un aide, un crochet inlccle ä 4 contiinotres do profoiideur dans I'eini-nence thonar do la main droite. Los suites trös graves do cctte blessnre no piircnlßlre conjureos quo par un traitoment önergique d'nno (inin-zaine do jours, et ce no fut quo longtemps apres que M. Gontamine repril le complet usage do son bras.
Lorsqu'on aborde une vacho chez laquelle l'arriöro-faix ost pulröliö, on pout m6mo s'lnloclor par les voios respiraloires, ainsi quo cola csl arrive ä I'nn do nous, dont restomac so trouvait peiil-ölre dans un elat trop complet do vacuite (Violel). A peine ropcralion etail-elle lormineo quo nous nous senlimes envahi par un malaiso indö-linissablo, avoc prostration, naus6es, troubles do la vue, etc., accidents qui ne priront fin que par une v6ritable crise intestiiiale, dont los pro-duits avaient I'odeur inlecte du dölivre exlrait.
Pour so preserver d'un cinpoisonnoment do ce genre, il sera bon de no pas aborder, ötant ä jeun, de seniblables malades. En cc qui concerne rabsorption ciitanco, on no dovra Jamais inlroduiro son bras dans la malrico que part'ailemont onduit d'unc epaisse coucho pro-toctrice d'une substance non miscibleäroau— huile, beurreougraisse, — et de renouveler cot onduit aussi souvenl qu'il ost, necessairo.
M. Decroix propose meine do so servir d'ongucnt do pied ou de gou-dron, ccs substances resislant davanlage que I'liuilo. 11 ost certain, en offet, quo dans le cas do pulrel'aclion du fcotus ou du dölivro, l'hiiilcso trouve non senlement ossuyooparlosfroltoments, mais encore saponifiöe par les liquides aminoniacaux qui souillenlle bras. Malhou-rousomont, on so döbarrassorait Irop dildcilemeut par le lavage des corps dont remploi ost consoillo par Al. Uocroix. Le mioiix cst done do recourir do nouveau ä I'liuilo dös que le bosoin s'on fail sonlir. On propose aussi, ;\ litre de pröservalit, 1'emplol d'un brassard el d'un gant en caoutchouc. N'ayant pas utilise ces objels, nous ne pouvons ömettre ä lour cgard une opinion motivee; nous nous bor-neronsdonc ä expriiner la crainte que le gant ne nuise beaucoup an Saint-Cyk laquo;t Violet. — Obstctrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 63
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994nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDliNTS CONSfiCÜWS MJ PART.
sons du toucher, dont la (lölicalosso esl si nooossaire ä l'accouclieur. II esl ü pcino bosoin do diro ipio, nno fois roporalion lenninöc, on dcvra se lavor avcc soin on so sorvnnt do savon ot d'eau tiöde en abondanco; on so dösiiifoclora onsuilo au rnoyea d'eau pheniquöe ä 2 on 3 p. 100.
BIBLIOGRAPHIE
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MALADIES DES FEMELLE8 APRES LE PART.
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Gsei.l; Des injections ititra-merinos, olc. (Rapport do M. Tiasbot); in liullctin de la
SoniiW emlralo lt;ie milt;i. vit., I87s, p. iw, ot IMmoires iie la SooUt4, i. x. IIkimng; Potion pour lairo soitir la dclivro; in .lonrnal ilg* vet. ilu Mi li, I8JS, p. Kil. IIoiink (do Konitz); l/onlevoniont do l'iirriM'o-faix pnirftlio cllQZ los vaclioa (analyse de
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LarnNBO (Dr); Note sur l'emploi des injnclions vaginales antiseptiques dans los cas
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mid. vit., 188Ü, p. 137.
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LIVRE Y
MALADIES DES FEMELLES APRES LE PART.
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Nous avons fail connaltrc, a l'occasion des suites du part (v. V parlio, livre IV, chapitre iv), l'clat pliysiologiqne d'unc. femello qui viont de mellre bas; nous avons signalö parliculiöremenl ä rallcntion du lec-leur, la plclltorc, qui resiille de l'cspece de reflux dans la grantle circu-liilion de tout 1c sang qui jusque-lö avail servi ä raiiinenlalion du
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996nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMEM.ES APUKS LB PAKT.
foRlus, et Vebranlcment nerveux, coiisötiuence des ell'orls cl dos dou-leurs do la parturition. II est facile do comprondro quo. on raison do cetto disposition organique, la f'einello doit 6tre paiticuliercmonl iinpressionnalile aux causes inorbiliques et, par suite, exposöo plus
qu'une aulre ä diverses maladies, losipiolios etnprunteront en outre
ä YiHal puerperal uuo gravitö exceplioniiolle; e'est, on elTel oe (ini a lion. A la verile, les maladies qui sent sons la döpoudance inini(5dia(,e du pail ne sonl ni anssi nombrsusos, ni anssi fröquenles, ni anssi variöes chez leg I'emellos do nos animanx domesliques quo chez la fomme; olios tiennent copendanl encore une assez large place dans notro pathoiogio vötörinaire, el möritent iticontestablomont tonte noire attention. Go sonl olles quo nons allons elndior dans ce livre, en limitant noire etude tl cellos qui rcconnaissenl övidemmont pour cause predisposnntc essentielle Velal puerperal. Tolles sonl la vaguiite, la ini'lrite, la melro-perilonite, la fourbure suite du part, les elawli-catio'is,hi parapleyie, Veclam/isie, la fieurc vitulaire ot enlin la inammite, quo nous allons passer successivement on revue dans 1'ordrc qui vient d'ölre indiquö.
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CHAPITRE I
VAG1NITE.
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La vaginitc — inllammation do la mnquouse du vagin — csl assez rare, eomme maladie isolce, ä la snilc du part; prosque toujours eile accompagne la mölrile, el dans ce cas, c'ost cello derniere, lonjours boancoup plus grave, qui absorbo ä bon droil toutel'aUention du pra-licion. Toutefois, 1'inflammation du vagin pout aussi exisler soule. De nature tranmatiqno, eile reconnaitalors pour causes amp; pen pros exclu-sives les manoeuvres plus on moins tongues et penibles d'une parturition laborionse, le passage d'un telns trop voluminoux, les IVolte-menls prolonges do la main do i'accoucheur on des instruments d'obs-lölrique, les plaies, los döchirnres, les pressions opöröes par les uns ou les autres do cos corps sur la muqueuse vaginale; parl'ois aussi le contact d'un corps mis h demeure, d'un pessaire par exemple, dans la cavilö du vagin. II n'ost pas impossible non plus qn'olle soil determinöo par un refroidisscmonl subit do la peau, ou i'ingeslion accidenlelle d'une can trop froide, on tonte aulre cause capable do supprimer on do troublor les lonctions de renvcloppc eulanoe; mais cela est Ires rare. Le plus habiluellemenl, ces dernieres causes produisent une mölrito, une melro-vaginite ou une metro-peritonile, plutül qu'une simple vaginite.
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VAGIN1TE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;997
Un gonllemont plus on inoins considöruble des 16vres de la vulve, la rougeur vive, cramoisioi brunfllre on livide de la muqueuse vaginale, des inarbnires, des ecchymoses, des excoriations; parl'ois, rnais rarcmenl, dos phlyctenes on ni^inc dos oschares snr cello ineine inu-qneuse; la chaleur brülanle pcrcnc par la main engagee dans le conduit vaginal, la sechei'osso do ses parois, tols sont, ail debut, les symptftmea essenliels de celtc maladio.symplumes auxqiiols se joignent prosque loujours de la dysurie, do la constipation, une ardour pruri-ginouse, que l'animal manifeste en chorchanl k froltor son derriere conlro les corps qui sonl äsaporlöe, et onlin une ftwe plus on moins intense solon les cas, mais en genöral modöreo quand la vaginile exisle scule.
A pros un on deux jours, la secborosso fail place ä une byperspcrölion do la mnqueuso, qui so tradnil par un tjcoulement vaginal, d'abord se-reuXi clair, liuipido ou lögorotnonl sanguinolenl, lo(|uel s'epaissil peu ä peu, devient söro-purulent, ou inucoso-pnrulonl, s'iillaclie aux ciins de la queue, qu'il salit, ainsi qu'ä la face interne des cuisses et des jarrols. Cot ecoulemenl, qui devienl bionlöl lo symplöme dominant el pour ainsi dire palboguomonique do la vaginile, est parfois assez acre pour irritor los parlies sur losquellcs ii tombe, et produire leur depi-lalion ou rnome lour excoriation.
En general, la vaginile aiguö sim|)le, tolle quo nous venons de la döerire, n'esl pas une ad'ection bien grave. Aprös huil ä douzo jours, ses syinplömcs diininuoffl pen ä peu, et olio se termine par resolution, soil sponlanemonl, soit a I'aide do quolqnes snins. llappelons cepen-dantcoque nous avons dit on parlant des lesions Iraurnaliques : que les parois vaginalos avivöos pouvaient quelquefois contracler enlre eiles des adherencos.
Mais 11 pout arrivor que la vaginile ad'octe une forme boancoup phis grave quo la pr6cedonlo. Baumeisler I'a vue reveiir la forme diphthe-vitique chez une vacho qui avail mis bas quelques jours auparavant. Cctle vache mourul lo Iroisieino jour, et, ä l'aulopsie, on Irouva non soulemenl le vagin, mais encore l'utärus, remplis de productions psoudo-membraneuses. Do plus, une aulre vache, voisino de la premiere, qui avail völö dopuis quatro somaines, conlracta, pen do jours aprös, la möme maladie, dont eile mourut ögalement. II semblerait done, d'apres cida, quo, sous cello forme, houroiisomenl fort rare, la vaginile aurail dos propriölös contagieuses, conlro lesquelles lo pra-licien devrait se tonir on garde.
Une aulre lenninaison, encore assez commune, do la vaginile e'est le passage d l'vtat chronique. Dans ce cas, los symplümos aigus se dissi pent peu a peu; l'appöliL ronait; mais röcoulement vaginal porsisle ou augmcnle. Ordinaircmcnt blanchälre, muqueux, (ilanl, inodore, ce qui conslilue ce qu'on appelle la leucorr/iee, il pout roster öpais, purulent, ou sanguinolenl, acquörir une odeur aigro, ou fade, ou plus ou
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098
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MALADIES HES PCMELLE8 APRE8 LE PART.
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II
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moins ropoussante. Lo i)liis haliilnolloinent conlinu, eel ccoulement pent anssi fttre inlermiUenl, el il so inonlro alois ])his particuliöroinonl, quaiul la fomelle urine, ou bien petulant la marclio, smtoiit ä nnc allure un pen rapide.
Sous colic forme, la va^inilc pent persisler presquo imlölinimont. Pendant longlemps la sanle göneraie ii'en osl pas soiisihlomont airecloo; copondant, l'irrilalion permanente dont les organes g^nitaux soul lo siege finil par amener dos troubles assrz graves; la femelle maigrit, son loilditninue, eile enlre souvent en chaleur et n'est que dilllcileincnt fecondeo ; en un mol, la vaebo aH'ccloe do vaginilo chronique peut devenir taureliöre, Bnfln, les lissus pcuvenl s'induror et acquorir uno consisUmce comme lardacöe.
C'esl encoro ä la vaginilo chronique quo Ton doil rapporler, coinmo h lour cause, ces produclions fongueuses si fröquentes dans le vagin de la chienne, quo tout lo monde connail sous le nom do condylamp;mes. La cause la plus ordinaire do cos neoplasies osl peul-ölre lo coil, •— adhdrent, comme on sail, cho/ le chien (\), — el les violences aux-quellos sent si souvent en butle los animaux acconplös dans cello espöeo, plulöl quo la parturition elle-mdme; colle-ci peul copotidant aussi avoir sa pari dans leur production, el nous avons du en consci-quence les signaler ici. Quoi qu'il on soil, les anatomo-pathologisles ne sonl pas encore parfailoincnl d'accord snr la nature reolle de ces fongosiles; les uns los considöronl comme dos papillömes; los aulres comme des SpilMUömes, MM. Orcsle el Paloonio, qui adoplonl celle dorniöro opinion, les decrivcnl on cos lermos :
quot; L'f-jiilhnlidmc qui so developpc dans le vagin de la chienne a line forme particuliere; lanlol il esl limilö ü imsoul point; lanlöl il est rö-pitndu sur uno multitude de points; nous en avons observe qui lapis-saionl loulc la surface du vagin, älaquolle ils donnaienl l'aspocl vil-leuxel mamelonnö.. Quelle quo soil la forme sous laquelle so prescnlo la neoplasio, eile a une coulour rougo de chair musculairo, qu'clle no pord qu'aprös avoir elö scpareedn point sur loqucl olle 6tail implanlde et aprös avoir söjournö sept ä huil heures dans l'eau. Kilo devient alors blanchätre, ou mienx, d'un blanc mal. La consistance de cos produclions esl molle, el olles ollVont si pou de resislance qu'il esl difücile de los maintenir avec los ongles ou les pinces pour on faire l'exlirpalion. Kilos saignentau moindre attouchement...
laquo; La structure do cos nöoplasics rösulle d'uno partio fondamonlalc et do parlies accessoires. La parlic fondamenlale esl reprösonleo par rölömonl cpilholial (cellules paviinciilenses il divers degres dedövelop-pemenl, opilhelium nucleairc, noyanx libros, cpilliölium cylindriquc) plus OU moins mölö ä de la substance amorphe. La parlie accessoiro
(I) Nous avons do l'ortos ralsons de croiroji la nature conlagieuso da cos produclions v^gcunios, qui alTeclent, conuno l'ou sail, les orgurios {.'ctiitaux du inälo aussi blon que ceux de la l'enielle (Tb. V.).
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VAQINITE.
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009
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osl, formic de lissu fibreux hyalin, qui consliliio 1c slrotna du ndo-plusmo, et de vaisseaux aanguins. Dans röpilhöliöme miclöaire du vagin de la chienne, lo slroma (ibreux csl, cxlieineineiit rare, landis quo les vaisseanx sonl Ires abondanls; c'esl, co qui fall quo collo nco-plasio saigno an plus löijer aUonchemont, el ce qui lui donne sa con-leur rouge de chair mnscnlaiio. raquo;
[jO iraitctnenl do la vugitiilc aiguä est, Bimple, facile ot prosqne lou-jours suivi de succos. (Jucl(|iios soins bygiänlques, la dlöte, la domi-(lioto on nn röginio deiayant, suivanl los circonslances, uno pclito sai-gnöo, dont on pent m6me so dispenser le plus souvent, lels soul les moyensgönörauxä meilre en usage. Gommemoyenslocaux, dos injec-tions vaginales öinollionles ol calruanlos, avec la döcoclion do mauve, de morolle, de tßlos de pavol, auxqtielles on i)eul ajouler quelques goulles do laudanum, Injeulions quo Ton röpölo inadn ot soir ot (jno Ton nonlinue jusqu'ä co ([no l'erölhisine inllainmatoirc soil snlllsatn-menl afiaisö; puls des injections rendnos l^göretnent aslringenles par 1'addllion d'un pen d'exlraitde sal nine, d'alun on do sutfute do zinc, pour larirrecoidcmonl vaginal; un pcud'iicidephöniqne, de permanganate de potasse, do chlornre do sonde, etc., en romplacenicnl des substances pr6codontos, s'il s'agit do Cairo dispnrailro la manvaise odour do reconloniont: lols soul les inoyens Irös simples qui, presque tonjonrs, sufflsent pour oblonir la gnörison de la vaginite aiguä (I).
Quand la maladio est döcideinenl passöo a Total chroniquo, la gne-rison est tonjonrs boanconp plus dillicile. Cost encore aux astringents qn'il laut s'adrossor dans cocas; sonlomenl, on les omploiora plnseon-contres ct on porsislera longlomps dans lour emploi. Parfois, il sera avantageux d'avoir recours ädo lögers calhöröliques, uno solution au 100quot; on an oO0 do nitrate d'argent par exemple (nitrate d'argent 10 on 20 grammes par litre d'ean). II ponrra möinc ötre nlile d ctablir nn pointdc dörivation loin du siege dn mal, ä l'aide d'nn söton an poitrail on do lout aulre tnoyen analogue. Si Ton a recours anx vösicatoires, on so rappellera quo I'action irritante do la canlharidine so porto, on vertu d'nne sorle d'aflinite olcclive, de pro lere nee snr les organesge-nitaux. ct Ton remplacera, dans le vesicaloire, la canlharide par d'au-tres opispasliques, lols (jno le garon on le lhapsia par exemple.
Knlin, si röconloinont vaginal est enlrelenn par dos productions 1'onguenses — paplllömos on öpilböliumos, — si communes dans la chienne, il est clair quo la promiöro indication consislera dans la dos-
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(1) F.es injections vaginales, si rationnellos qu'ollos soiont, out cspnndant, au molns
clicz la viicln', nn InCunvdnlont quo nous no pouvoilS nous ilisp(Misi'.r do si^nalor. Kilos
provuquont des offorts oxpulslfs trös IntenseR, tr6a penibles, qnl so contlnuont Jusqu'ä sortie compioio du iiquide d'lajection. (ios oiTnrts B'expllquent J\ la lols par la station horizonialH dlaquo; la malade, qui no so pr6te nuiro a Tdooulerosnt spontand dos liquides contonus dans lo vagin, et par la foible puissance comiaclilo lies parnis do cotio ca-lito. Nous y vem'ons un motif do n'utltlser los injections vaginales quo clans les cas oü l'omploi des antiseptiques osl iinpcriousomonl rcclamo ('I'll. V.).
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lOOünbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADlliS DKS FIDMEM.ES APRES I.E PART.
Iruction do ces uöoplasios; mais on n'oubliora pas avec quelle eton-nante l'acililc dies repulliilcnl sur place, möino apres l'exlirpaliou la plus complele cu ai)parcnce, alin de no pas proineüre lö^örement uno guerison qui, en cas paroil, n'esl rien inoins que corlaine.
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I
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tiiin-n.iin-. — Dans ce qui precede, nous avons considere la vagi-nile exclusiveinont comme maladie consecutive au part : c'est pour-([iioi nous n'avons rien dil, ni de l'öruplion pustuleusc qu'on observe quelqnerois au pourlour des organes genilaux de la jnment, crupüon gönöralemenl dösignöe sous le nom d'exanthdme coiial et qui n'esl, 1c plus sou vent, sinon loujours)ainsique l'undc nous (F. S.C.jl'a demon tr6 [Jotir. (In mnd. vet, de Lyon, 180S), qu'uue des formes du horse-fox; non plus quo de la viiginile qui csl l'un des modes d'expression de la. maladie du co'it. C'est quo, on edel, loules ces maladies sonl trös dill'i4rentos de la vaginile posl parlinn, et ne rontrent pas dans le cadre que nous nous sommes trace. II on esl de meme de celle vaginile amlagieuse, essentiellemont diflercnle des deux alTections prccedenlcs, qui a ele döerile avee plus on moins de dölails et d'exaclilude chcz la vaclie par Morier el (lohicr, chcz la jument par Laulour el Sajous, el que nous nous bornons egalemonl ä mentionner lei.
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BIBLIOGRAPHIE
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is I
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MBTRITB ET METRO-PERITONITK.
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1001
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GHAPITRE II
MfiTRITE ET MßTRO-PfiRlTONITE.
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Nous clöcrivons ici, dans im minnc chapilrc, la melrite ol la milro-perilonite. Co n'csl pas quo 1'inflammalion do la nniqiieiisc ulörino ne pnisso exislcr sans cello du pöriloine ; rnais cos deux maladies coexistent si souvenl u la suilo du pari, il y a ontre olles lanl cl do si grandos analogies au point do vne do la syniptomalologie, il esl sou-vent si difficile do los distingnor sur le sujet vlvant, enfln, olios ont tant (l'indications semblaliles, (ine, apres müres rölloxions, nous nous sommes decide ä los reunir dans line description commune. Nous övi-Icrons ainsi des r(5()etitioris pour le moius inuliles, et dos distinclions, justiliees peut-etro en lliöoiio, mats donl, la pratique no pourrait tirer, acluellemonldu moins, ancun profit.
Par contro, nous separons tres neltcmenl la metro-p6rilonite do la li('vvevi(ulairc,(\uc nousetudierons clans un des chapili'essuivants. Nous savons quo nous nous eloignons ainsi de l'opinion suivio par beau-coup d'auteurs allemands et Italiens, pour lesquols lamelro-pöritonite n'est qu'une forme do la (iövro vilulairo ; mais, tout en rendant pleine justice ä lours Iravaux, dont nous avons largement prolitö, nous ne pouvons, sur ce point, adopter lour maniere de voir. Eux-memes re-connaissent, du roste, que cc qu'ils appellent fihre de part aveccarac-tires inflainmaluires prddominants (lliiell' et Baumeister), forme, inflam-matoire du processm pMr!?7gt;e)'a/(Lanziilotli-Uuonsantil, n'est rien aulre chose qu'une maladic do nature purernent inllammaloire, une mclro-pcriionile; landis quo la forme torpide, nerwuse, paralytique (los noms varienl suivant les auteurs) du inömo procossus dill'ere do lapremiferc par ses symptomes, sa inarchc, ses lesions, sa nature. N'cst-cc pas une raison Süffisante pour separer complötement, comme nous le l'aisüns, cos deux formes morbides; surtoul si nous considerons quo la premiere — la melro-peritonile — pent so rencontrer, et so rencontre en ed'et, clioz toutes les especes animates, landis quo la deuxiome — la lievrc vitulaire — n'exislc quo chcz la vache seule (F. S.-C).
De memo, nous nous rolusons absolument ä elabliiquot;, soil enlro la in(Hro-p6ritonite do nos femellos domosliquos, soil enlre la lievro vitulaire do la vache, et lamp;ßevre puerpdrale de la femme, aucune analogie, aucun rapprotchement(l). Sans enlrerici dans la discussion approfondle des motifs qui nous portent a refuser ce rapprochement, si souvenl es-saye pard'aulres, nous dironsque la lievre puerperale do la 1'ernme esl
I) Voy. la not/' addiAonwIU; ä cot ai'liclc, p. 1014.
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MALADIES DBS FEMELLB8 APRE8 LB PART.
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cotisidöröe aiijoui'd'hiii par los aiitenrs los pins autorises commo raquo;mo maladio sprcialu, absoliimont, didi-ronto do la rnelro-ijörilonilo avec
laquelle olio a öAv irop longletnps oonfonduoi romarquabio par sa len-
danco a rovülif lo caraclörc epidömi(|iie, ol jouissanl—cola n'osl plus contoslö atijourd'hui —do propriolos conlagieuscs. En voilä plus qu'U n'en faut, ä noire avis, pour ölablir une li^iic de dömarcalion Iran-cli^'O outre coüe maladie el cellos auxquelles on a vouln rassimilcr, faule de connaissances sufUsonlos en palhologie comparae.
Nons pouirions cleveloppcr plus longuement les consulöralions qni precodent; mais cula snilil, ä noire avis, pour bien elablir el aussi sans donle pour jnslilier 1c point dn vuo auqucl nous nous pla^ons dans I'elndo (pic nous allons faire de la mölrile el de la mclro-pcrilonilo des femelles nonvellcinenl accouchocs.
Ainsi comprise, celte double maladio esl loin d'elre rare; olio pent so monlror choz ton les nos femelles domoslicpies; olio passe pour 6lro plus fr^quenle choz la jumenl el surloul clioz la vache, sans que, peut-6tro, colle opinion soil appuyöe snr des slalisliques cliniquea bien rigoureuses; c,e qni eslcerlain, en loul cas, c'esi (pie les aulres especos n'en soul poinl ä I'abii. Ge qui esl egalemeul incontestable, c'esl quo c'esl loujours une maladie grave, ä marcho rapide, el Irös sonvenl morlolle.
Symptdmes. — Qu'il s'agisse d'nne rnelrilo on d'une melro-pöri-lonile, la maladio debulo, nn, deux, Irois jours apres le pari, quel-quefois cinq on six, mais raromenl plus lard, par un frisson lobrile plus on moins apparent, suivi bionlol d'une ölövalion nolable do la loinperalnre. En inöme lem|)s I'animal devienl Irisle, l'appölit dispa-rail, la rumination cessc, le poil se hörisse, 1c pouls s'accöloro (60, 70, el jusqn'ä 100 pulsations par minute chnz la vache el, la jumenl); il devient pelil ol dur; la respiration so presse, la bouche esl, chaudo, plus on moins pälouso, les muquenses apparenlos sont injocllt;ies; la söcrolion laclee devienl moins abondanle ol bionlol so larit loul a fail, les mainolles diminuent do volume el devienncnt llasiiucs. Dos coliques se monlrenl, (pie I'aniinal manifesto par ses tröpignements, par I'agilation do sa queue, par son regard dirigö vors le llanc, ct assez sonvenl, par dos eflbrls expulsifs plus on moins önergtques. Un auiro symplöme trös signiflcatif et cpii ne manque jamais, c'esl la lu-möfaction des organes externes do la genoiation ol l'öcoulement i)ar la vulve d'un liquide do nature variable snivant la p6riodc do la maladio, D'abord söroux el pen abondant, do couleur claire, janndlre on rougeälre, ce liquide s'öpaissit pen i\ pen, augmente de quanlilc, els(! modillfl snivant les terminaisons diverses vors losquelles marcho la nui-ladio. La main introduite dans lo vagin lo trouve brnlant; sa muqncuse esl rouge, gonllee, trös sensible, surloul vors le col, qui esl engorge, chaud el Ires douloureux. II n'est pas donlenx que la lemelle n'opronvo do vives soulfrancos dans le venire el le bassin; sa physionomie, son
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MliTUITE RT MKTHO-PEUlTONITIi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100:(
regard anxioux.son atlitndo, sn respiration plaintive, 1'indiquent assoz; mais. quoi qu'en di^cnl los auleurs, qni se räpölent lous les tins les anlres Ires fidelurnenl, 11 n'osl, pas tonjonrs facile do döceier ces don-Innrs par la pression oxorceo sur rahdomon ; souvent m6ine I'explo-ration roclalo no donnc ä col cgai'd fine des ronsoignemonls incor-lains; parl'ois copendanton trouvo, parce dernier mode d'oxploralion, le reservoir nlerin plus volutnineux qu'il no dovrait rölro ot pins on moins distendn par des guz. La juinenl alteinto do mctrile on do me-Iro-p^ritonite reste dehonl, les reins vonssös el inflexibles; les antres fcmelles so couchent presquedes le debut, et restent, en gönöral, oou-clie(!s lanl quo duro la pöriodo aigue de la mahidie, soil qu'elles no vcnillonl, soil qu'elles no puissent so relever. (lola esl surlout remar-quable cbez la vacbo, clu.'z laquelle pr(gt;s(pie tons les auteurs signalent lo deenbilus comme nn symplöme iialil' el constant do la meliile, symplöme qu'ils attribuent ä Is. p'irafysie du train poslirieur. Cello in-teiprelation n'osl ponl-etre pas tres exaele; peiit-etre le decubitus ost-il du ä l'epiiisoinonl norvonx prodnil par la violence du mal, pliilöt qn'ä line paralysie veritable; quoi qu'il on soil, la bole, uno fois coucbee, tantöl reste tranquille, comme anöantie par la douleur, tanlol s'agile i)liis on moins sur la liliero; eile incline de temps i\ aulre sa löte sur lo colö el la dirige vers le llanc, comme pour indlquer le siöge de ses sonUranccs.
Quelques aulres symplömes se joignent ordinairement ä coux ((ni prccödcnl. Parmi ces symplömes accessoires, les plus importants son! des eructations et mömo des regnrgilalions acides, le ballonnement du rumen chez la vache el la brebis, uno constipation opiniätro clioz lous les animaux.
Quand la pörilonilo so joint ;i la metrile, il so fail toujours, el tres rapidemenl, nn epancliomenl do serosile dans la cavile abdominale. Lorsque col öpanchement est un pen notable, on pout lo rocoimailre a la ibrmo du venire, qni roste plein, arrondi, aprös plusionrs jours do diöie absoluc, comme si l'animal venait de faire un ropascopicux, —A la iTiatil6 do I'abdomen pcmito dans les parlies döclives, contrastanl avee la resonuance tympanique dos regions superioiires, vers les-qucllos out etc refoides les iiilestins remplisdo gaz,—ol enfln an mou-vomont do flol du liquide, percu quand uuo main roste on ropes, appliqinie ä plat sur un point do I'abdomen, pendant quel'aulre frappe un coup sec sur un point oppose. Mais, nous lo repdtons, il faul, pour percevoir cos symplömes, quo le liquide existe en notable quantite; quand il est pen abondant, cc qul esl la rftgle, rien no docelo sa piö-sence, et la peiitonite no pent elro quo soupconnöe, d'apres la gravite des symplömes observes.
'IVrininaisoiiN. — La mavchc do la mahulio esl, toujours Ires rapide ; on quelques jours olle arrive ä son apogee ot se lermino do I'une on l'autre des manieios quo nous allons dire.
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1004nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FEMELLUS ACHES LB PART.
1.nbsp;_ Quelque sravc 'I116 soil la mötrite, —etc'estsans contredil Tune des maladies los phis graves ([iii pulssotlt atloindre les lemellos aprös le part, surlout lorsqu'elle s'accompagne do p^rilontte, — oilen'esl ce-pendant pas toujours mortelle. II est inßmo remarquable do volr avec
(|Uollo rapidile Wunilioralion so prononco parfois, surlout choz la va-clie. Quelquea lieures sufitsent soiivenl pour amener dans I'elal do la malade un changoment lei, qu'on a quelque i)eiiica s'en raironnoidee quand on n'en a pas elo lemoin; c'esl au poinl qu'on se demande si c'esl bleu ä uno vöritable metrilo quo Ton avail aflairo on pareil cas. Le soir, en effet, on avail laisso la femelle dans nno silualion des plus graves, presque descspöiöe, ot. In londeniain matin, on ost lonl etonnö do la Irouver debout, I'a'il limpido, la physionomio libro ol ddgagöe, prodiguant ties caresses ä son potil (in'ollo avail döduignä on repousse jiisquc-lä. lille n'esl pas guciie, sans donle ; mais olio esl hors de danger, ot quolques jours do soins achoveronl do la retablii' trös rapi-domont (1).
2.nbsp;—.Mais il s'on laut bien quo cello lieureuse lenninaison soil la plus Iroquouto ; bien plus souvent c'esl la morf qui vienl mottre tin i\ la scene morbide, (Iciin, quatre, six jours aprös lo döbul do la maladic, parl'ois un pen plus hud.
Mors Ions los symplömos s'aggravenl; la lumefaclion des organes g(5nilaiix augmenlo el sc propagc aux inamelles, aux inombres abdo-minaux; la vulva so couvre do laches ecchymotiques, so rolioidil; l'^-coulement vaginal dovicul brtinälro, ichoroux, et rcpand une odour putride des plus inlccles; la lompöralure s'abaisse brusquemenl, le corps se couvre d'une snenr froide et glnauto, surlout choz la jument, el la rnalade expire, tanlötdans nno adynamio prolondo, lanlöt au milieu des convulsions.
La mort, quand ellc arrive, pent 6tro dctormince, soil par la violence möme de rinllammation el son extension ä la söreuse peritoncale, soil par la gangrene do la malrice, tormiuaison plus rare qu'on no le croyait aulrel'ois, mais cependant possible; soil eulin [gt;av snpiicemie, c'esl-ä-diro par l'absorplion dos produils pulrides exislant dans la matrice, lour melange avec lo sänget rompoisounement veritable de loule I'e-conomio par ces produils (hniuommenl dölelöres.
üu roste, dans Ions les cas, la marclie do la maladie roste ä pen pros la mömo et los symptomos soul, pen diU'crents; si bien que les meilleurs praliciens avouent quo, malgre I'obseivation la plus allentivo, il lour a 6le liabilnolloment impossible do prädire, avanl l'autopsie, quelle etail cello do ces terminnhons qui avail amene la moil (Vigney, etc.).
3.nbsp;— Knlin, dans d'auties circonstances, la maladie passe a Vital chro-nique. Alors les symplömes los plus alarmants diminuent pen a pen, la
(0 En pareille drconttanoe, 16 doute est en ('ITet bien permis, et, pour noire compte, nous croyona rei'ineinent que cc qu'on avail prls pour uno motrita n'otait autre qu'un cas plus ou raoins grave do Aövro vilulairo (Tli. V.),
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MET1UTE ET MltTRO-I'ElUTONlTE.
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bete se relevo, parait inoins abaltue, rclroiivc un pen d'appclit. Mais la convalescence no s'ctahlil pas iranclieiaonl; los mamnlles reslent fla-qnes clvides; la vulve so (lelninölie, mais roconlemenl vaginal persisto ou aiif,rmonle; il csl, tanlot blancbamp;lrOi glaireux, leucorrhri'/ue, — lantül grisälre, granuleux. ressembiant pins on moins ä du lall caillc, — laniöl, rougeälre, brunftlre, sangulnolenl;—loujours plus ou moins odorant, et sonvonld'nno (otidilö oxlrömomont ropoussante, surtoullorsqu'il esl entretenUi comme 11 arrive assez souvenl chez la vache, par ie söjour et la döcomposilion, dans l'inlörieur do l'ulörus, des envoloppos on do quelquos parlies du fostus lui-möme (V. iVoraquo;-d^/j-vrance et Rätention du foetus),
Dans quelques circonsiances, bion que l'irritation do la muqueuse nlerino porsislo, son col so rossoiro, los produils de la söcrolion mn-coso-purulente dont ello osl Ie siöf,re no soni plus versös inunödiate-ment an doliors, ils s'accmnnlont dans la cavilö utörino, et l'oconle-mcnl vaginal se suspend moinenlanöment. l'uis, apros tin tomps plus ou moins long, l'oi'gane disteiuln röagit, so contraclo, Ie col s'on-tr'ouvre, el le pus est rejole an doliors on grande abondanco. Gobier, Ghouard, el quelques aulres ont eile dos exomplosde colte slnguliöre forme de la mölrile clironiqne; ils onl vu dos juinenls evaener ainsi Ions les quarante jours, tons les mois, el niöino ä dosinlervallos encore plus rapproches, chaqne Ibis huil, dix, douze lilre de pus.ä la suilede quelques coliques, suiviesd'efforts expulsil's plus ou moins prononces.
Dans les premiers temps, la femelle alleclöe de metrite clironiqne ne paratt pas beaueoup souffrir; cependant olle no tarde pas h deperir ; olle perd l'appelit, son poll so pique, ses forces baissent, son lait larit; assez souvent l'irritation dont les organes genilaux sont le siege se tra-duil par un relour frequeiil des chalenrs; la femelle devient nj/mpAo-mane, taurcliere; olle no pent ötre fecondeo ; olle maigrit cousidöra-bleinenl, et finit par suecomber dans le dernier degre du marasme et de lYpuisemenl, si toulefois on no se decide pas a la sacrilier, avant ce lemps, pour la basse boucherie. Quelquefois cependant, ;\ force de soins, par im Irailement energiquc el ralionnel, seconde par un bon regime, ello Unit par so rolablir au bout d'un lemps trös long.
Mstonsanaiomtques. — Les lesions osscnlielles se renconlronl dans I'litorus et sur le periloino. Ces derniöros manqnent s'il y a eu simplo-ment metrilc ; ellc soul parfois predominantes, au conlrairo, dans certains cas de m6lro-p6riloiiilo.
1deg; Ulrrus. — Dans la cavilö uterine, on trouvo constammont une sorle do pulrilago lio-dc-vin ou grisätro, forme ])ar du sang öpanchö, des debris do membranes fcclalos, des produils de la sccrelion do la muqueuse, lo tout dans un clal de döcomposilion pulride plus ou moins avancee et repandant une odour infecle des plus ropoussanles. La quanllld de ce liquide putrlde varie considdrabiement suivant les cas: laniöl il on existo ;\ peine un demi-litre; lantöt on en trouvo
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MALADIES DES FEMELLE8 APltKS LE PAKT.
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jusqu'^ raquo;lix, donzo litres, ct 111611)0 davantage; Qurlt, cil6 par Lanzil-lolli, assure en avoir ronconlrö jiisqn'a IÜÜ litres, ce qui cerlainc-nicnl parfilda cliriicilc i\ croire ä lonl lo monde.
La malricc n'ost rovonue sur ello-m6(no qiietl'äs incompletemenl; aussi la lrüiive-1-oii avcc un volume deux el Irois I'ois plus considerable (|iie celui qu'elle dovrail avoir si les choses s'lilaicnl passöes nor-malemenl aprcs Ic pari. Losparois sonl epaissos, frialjlos, ramollies, lies rouges, infill roes de serosilc sanguinolenle, de prodnils iuflam-maloiios, de globules pnrulenls ])his on moins abondauls. On dil niOine y avoir renconlrö de verilablcs abces pidcgtnoiicux (Spinola), les(|iieis s'ouvriraienl soil dans I'lilerus, soil dans le pßriloine. Sui-viinl d'autros obseivalenrs, nolammenl (iicisberg, ces prelendus abces ne serulent rien anlro chose quo des caiilots librineux dovelaquo; loppes dans lesveinos ulerincs, el plus ou moins rauiollis, sur lesquels nous aliens revenir en parlant do la phlöbite.
liii muquouse ulerine, öpaisse, livide, ramollie, cccbymosee par places, se montre couverle Qä el la d'exsudals (ibrinenx oudipblherili-quos, do caiilots eanguins, quo Ton Ironvc principaleinenl ä la surface on a la basedos colylödons (cbcz la vache), caillolset exsudats en voie plus on moins avancee de döcomposilion pulride. Ailleurs, ce sonl do verilables oscbares gangreneuses, sous lorme de plaques verdätresou grisälres, spongleuses, donnant an doigt la sensation d'un morceau d'amadou; dcscolyiedons mortilies, grisälres, exsangues, mollasses et sees comme ramadou, en partie delacbes de la muquouse.
11 n'esl pas rare de renconlrer les grandes veines ulerines remplies par des caiilots, ou, comme on dit aujourd'hui, des thrombus, solides, blancbamp;lres ou jaunfttres, adberenls par quelques points de leur surface ä la paroi interne do la veiue, el se prolongeanl plus ou moins loin vers les gros Iroucs veincux, jusquc dans I'liypogaslrique, le tronc pelvien ct mumo la veine cave, oü, dit-on, on les a quelquefois rencontres. — Parfois ces caiilots se ramollissent, subissenl la decomposition ichoreuse, el, quand on divise los parois ulerines, ils apparaissenl sur la coupe de maniereä ligurerdes foyers purulents, du volume d'un pois a celui d'une noix, qn'on a pris ;\ tort pour do vöritables abces (Gleisberg).
Le vagin, los trompes de Fallope participentA l'inllammalion, et Ton pent trouver, nolammenl, ces derniers conduits dilatös, leurs parois epaissies, inlillrccs.leur muqueuse rouge, gonlleo, couverle d'exsudals (Förster, cite par Lanzillotli).
2deg; Piritnine. — Lorsque la perilonile complique la melrilc, on voil s'ccliapper de l'abdomen, des qu'on ouvre celte cavitc, une plus ou moins grande qiianlite dc serosilc rougeätre, trouble, dans laquelic nagenl dos (locons libriuonx jaunillres plus ou moins volumineux. La sereuse abdominale csl d'un rouge intense, paicourue par delresnom-breux vaisseaux gorges de sang el parsemecä sa surface de productions
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psiMido-mombraneuses analogues aux llocons qui nagonl dans le liquide. Les dlfförenla organea qu'ollo lapisso oni conlraclö onire cnx
des adhörences encore pen solides, mais qui font cependant oiiloiidro nn leger craqnement qnand on vent les separer les uns des anlrcs. (Vest ainsi quo sent rennies par uno sorte de glu (ibrino-aibuininouse les diverses circonvolulions du colon, soil entro ellos, soil avoc la vessie, soil avec les coines el le corps do la malrice.
Parfols ces lesions, indices do rinllammalion perilonöale, so fonlio-marquer sur loule l'ölendue de la söreuse; mais, bien plus souvent, ellos sonl tocalisres, bnrnöcs h la portion du poriloine qui tapisse la malrice ct les organes circonvoisins.
11 n'est pas rare quo linflainmalion s(! propage an lissu conjonclif du bassin. On trouvo alois ce tissu rouge, injeclö, itdillre do produils inltainnialoiros et möme de pus, si la maladie a durö assez longteinps. C'est ce qn'on appelle le phlegmon du bassin, complication grave, encore pen elndico chez les animaux, mais bien connue choz la femme, öd eile est trös redont6e des accoucheurs.
Enlin, on pent tronver dans les organcs parenchymatoux, dans 1c fole, la rate, les reins, le poumon, descmbolies.des inl'arctns, desabeös metaslaliqtics, lorsqne la maladie s'ost compliqueo de phlebile ou ter-minee par rcsorption pnrulente.
Teiles sont les lesions de la mötro-perilonile aignti; quant ä cellos do la mölrile chroniquc ; ellos onl cle moins bien eludiees. Les anteurs so bornent ä signaler la presence dans la malrice d'une colloclion pnru-lonle ou mucoso-pnrulcnle plus ou moins considerable, do conleur blanchälie on grisälre-salo, d'odeurpulride plus on moins peneliantc. Ils slgnalent aussila couleurgrise ou noire, röpaississemenl, le ramol-lissement de la muqueuse uterine, rinlillration. le ramollissement ou, auconlraire, l'induralion des cotyledons, sa degönerescence lubercu-leuso (Violet), rcpaississement et l'induralion de la muqueuse vaginale, el, dans quelquos cas, l'induralion lardacee du tissn conjonclif am-biant. Nous avons constal6 assez souvent dans les abattoirs, en m6mo temps qu'unc collection d'aspect laileux, la disparilion complele des cotyledons, el, une Ibis, leur incrustation calcaire (Violet).
M. Arch. Robinson tils, völerinaire ä fircenock (Ecosse), nous a communique une observation de melrito chronique choz la vache, interessante surtoul en ce sens qu'elle ajoute quclques nouveunxdölnils ana-toino-palhologi(|iies ä ceux qu'on vient do lire. Voici cotle observation, mallicurcusemenl un pen incomplete sous quelques rapports, ainsique l'auleur le reconnatt lui-mftme dans la note qu'il a bien voulu nous remetlro:
OiisiaivATioN.—Arch. Robinson.—Unuvadin, acheieo dans un ötat de gestation avancoo, mil has nalureliement el sans aide, trois setnaines apris I'achat. L'ai'i'iöre-falx fat rejelö cotnnie n I'ordinaire. Lo veau 6taltb|en portanlet vi-goureu]!; mais la vache no so remit Jamals complMetnent ties suites du part •
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MALADIES MKS PGMELLEB Al'nßs LF. PART,
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eile restn malade, pei'dtt l'appälili mai^ril, el lie t.irdii pas ä rondro par In Vlllve, qui 6tail rcstt'e tumelieo, im liquide bluncbdlre,qul, plus tard so mon-tra sliici do sang.
Quand M. Robinson la vit, eile i''t,ait arrives au dernier degrä d'amaigrisse-tneut; Ic pouls elail petit el ballail72 feis par niinule ; les eonies, losoreilles, les extn'-mites, sans ötie bien IVoides, elaient cepeiidanl atl (lessons de la temperiiliue noiinale; la vaeiie mangeail mal ; eile avail, par cnnlro, une soil' insoliablo. Par la vulvo s'öcouialt im liquide purulo-sanguinolent; les urines, le plus ordlnairement claires, eiaieut parfois reu dues troubles par lour melange aveo le fluido precitö.
M. Uoliiiison diayuosliqua une mStritechronique, Jugeant la maladio incurable, il conseiila do faire luor I'animal, Son conseil no Cut pas suivi, mais oe qu'il avail provu arriva : la hfilo muurul une semaino apros sa visile.
A I'aulopsio, il Irouva line uloeraliun de la muqueuse laquo; s'l'tendanl nur loulo la surface de 1'uUrus, raquo; dont les parois eiaieui considörablement äpaissies. La vessio el les urelamp;res elaienl egalement opaissis; ceux-ci, nolanimenl, avaionl acquis pies do di'ux cenliinoros de diamotro; le droit elait un peu innins volnmineux qno i'aulre, l-es reins elaicMil enormes, pros lt;le qnalre Ibis plus gros que dans les conditions nalurelles; ils conlenaient plusleurs abces renl'ermanl un pus epais el Jannäiie, möle d'un pen ile sang, — Kien autre a signaler, sinon les caraclöres tros accuses de Vandmie, donl il u'a 616 feuere necessaiie de parier d'ailleurs apres ee qui a ele dit de I'elat general du sujot(l).
II est plus qne probable qn'il y a on, dans ce cas, phlöbile uterine; qne quelques fragments de thrombus, detaches des veines enllammeos et emporles par la circulation, aiironl pöiietrö, par un monvemcut de reflux, jusque dans les divisions des veines renales. La, ils out du s'arreler, determiner des obstructions capillairos, des infarctus, dos inflammations, en un mot tout le cortege ordinaire des accidents qui accompagnonl Vembolic. G'esl ainsi, pensons-nous, quo peuvenl s'ex-pliquer rinflammation el les abces des reins Irouves ä l'autopsie, et qui doivent 6lre, sans aucun doute, consideres comme la cause pro-chaine de la mort.
Causeraquo;. — La cause prödisposante essentielle de la metrite, e'est Vetal de part, 11 est au moins douteux que celle maladie ail jamais ele observee chez une femelle qui n'ötait ni pleine ni nouvcllement ac-coiichee ou avortee; tandis qu'elle est commune apres I'avorlcinent ou la parturition.
Quant aux causes nccasionnelles, les unes sont directes, c'est-iVdire qu'elles agissent sans interniediairc sur ruterus pour provoquer {'irritation, les an Ires sont imlireclos.
Parmi les premieres il faul cilcr : les manoeuvres necessities par un part laboiienx, surtOUt quand ellos ont ele tongues, pöniblcs et eHecluces par une main inhabile on inexperimcnlce; les operations ohslolricales pratiquees sur Ig fneliis, les blessuros des organes göni-
(ii A. Robinson; communication In6dlte, — M, Arch. Robinson, do Groonock (I'lcosso), a injqui'iiio I'ficole viidplnalre de Lyon pendant la plus grande partis de l'annöa 1874. (;'ost l!i (pic nous I'avnns cotinn, et c'nst ä cctte cpoquo qn'il a Men voulu redijjer poui' nous, d'aprds scs souvenirs nncoro röconts, I'obserVBtion qu'on vient de lire (F. S.-Cl.
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lanx qui on sont quelquefois la consöqncnce; lo rcnversomonl do la malrico ot son exposition pendant nn temps plus on moins long ä l'acüon irritantodo I'air, do la paillo ol dos aulrcs corps ötrangors avoc Icsfinols sa surface Interne osi mlse on contact; los tnanipulations. parlois si laborieuses, auxcjuelles on doit so livror pour obtenlr sa röduclion; onlin lo s6J0UP, dans la cavitö uterine, des envoloppes ftotalos on do quelqucs portions du f(X'tiis lui-meine qu'ii n'a pas etö possible d'extraire.
'routes cos causes sc comprennont trop bion d'ellos-möinos pour qu'il soil bosoiu d'insistor sur lour mode d'action. Mais il arrive sou-vent ((tie lo part a old dos pins l'acilos ol des plus licnroiix, quo la dölivranco s'osl ellectuöo spontaueinent et ä l'öpoque voulue, et ce-pendant on voit, deux, quatro, six jours apros lo part, la feinello per-dre I'appelit, la vuive so tumöfler, la flövre s'alluuior, en un mot, lous los symptömes d'nno mötro-pöritonite grave so manifester. Cost, pour l'ordinaire, ä quelque imprudence ayant amend une perturbation dans los fonclions do i'cnvoloppo cutanco qu'il faut attribuor co lacLeux rcsultat. Tanlot la femello aura ete sortie trop tot, conduite ;\ I'abrouvoir, h la promenade ou au pAturage, eL sc sera Irouvee ainsi exposeo ä l'impression d'un air trop froid, d'uno pluie d'averse, etc. On bion, dans l'öcurie meine, eile so sera refroidie, parco qu'on aura nögligö do la couvrir convenablement, on par suite do la mauvaise disposition do l'öcurio oü pcuvent so produire dos couranls, des vents coulis, comme on los appelle encore. Ou bion, par accident ou fauto de soins, olio aura ingerö des boissons trop froidos. Tres souvent la mötrito et la mötro-pöritonite reconnaissent pour cause I'une on lautre do cos infractions aux reglos de I'liygienc, et le propriötaire doit y fairo d'autant plus attention quo los suites on sontpresque tou-jours funostos, en raison memo do la susceptibility morbide des femelles aprös le part, et qu'il depend do iui de los öviter avec un pen do soin.
11 osl pourtant dos cas oü cos causes occasionnollos no pouvont dlvo invoquees, ot oil copondant on voit la mötro-pöritouilo irapper, dans un court cspaco do temps, plusieurs femelles dans uno localitö deter-minee. Cos metro-peritoniles simnllanöos, parlois asscz communes pour justilior i'epithöte d'öpizootiques qu'on lour a donnee, out ete altribuees a quelque changement survonu dans la constitution do ratmosphore, ä la presence dans I'air do miasmos d'uno nature par-ticuliero ot encore inconnue (la plupart des autcurs allemands), ou, comme on dit en Franco, ä uno constitution mödicale ou epizootique spocialo. — Autant vaul dire quo, dans cos cas, los causes do la ma-ladie n'ontpu 6tro encore decouvortes. N'est-il pas prölörablo, en eilet, d'avouor francheinent notro ignorance piutöt quo do so payer de mots, sonores si i'on veut, mais tout ä fait vides do sens?
Traitemcut. — Nous l'avons deja dit, et il n'est pas inutile do le Saint-Cyh ot Violet. — Obstötriquo.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
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^010nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMELLEB APHES LB PAIIT.
rcdiro : la m^trilc cl surtout la m^lro-pöritonilc qui survicnncnl apres le part sont des maladies d'une gravitö extreme, ä marcho tres rapide. 11 Importe done de leur opposer des le debut un traitcmcnl ralionnel et onergiqiic. Touts toinporisation pent 6tro funesto, en laissant ü qucl(]ues-unes des c.ompliealioiis si graves qne nous avons önumöröes — gangrene, phlebite uterine, seplieemie •— le temps do so produire.
La premiere chose it fairc en pareil cas, e'est de s'assurer qne I'litenis ne contient pas dans sa cavltö, seit quelqüe portion du dö-livrc soit des produits sopllques, soit des caillots sangnins, soil, tout aulre corps ctranger, dont la presence cause on entretienH'inflamma tion et devienl la source des plus graves dangers. On fera meme bicn do no pas s'on rapporter sur co point aux dircs du proprietaire, ct do s'assurer soi-meme, par I'introduction do la main, de l'ötat des parties. Nous nous rappelons avoir perdu, au delmt de noire pratique, nne fort belle juineut, pour avoir neglige cette precaution. Kile ne parais-sait pas tres malade; le proprietaire nous assurait qu'elle avait parfai-tement delivre; nous crnmes pouvoir nous dispenser d'inlrodnire la main; nialgr6 le traitement antipblogislique mis en usage, la maladic s'affjrrava, ctla jument snecomba on moinsde buit jours. ATautopsio, on trouva presque la totalitc du dölivre dans la matrice (P. S.-C).
Des soins hygieniques bien onlemlns, nne liliere dpaisse, douce autant quo possible cl Ires propre; un air pur, so renonvelanl aisö-menl, sans couranl d'air; une temperature douce et uniforme; de bonnes converlures envoloppant bien tout le corps de la femello ; des bouchonnemenls fröqnenls, seront d'une incontestable ulilite.
II ost inutile de dire que la fomelle devra Ctre mise ;\ la diele; mala on lui prcsentera souvent et pen ä la fois des boissons ticdos et adou-cissaulcs, faites avec la döcoclion d'orge, de cbiendenl, de graino de lin, do parielairo, ednlcorees avec le miel ou la melasse, blanchies avec un pen de farine d'orge on de froment, additionneos d'nn pen do creme de tartro, do sulfate dc soude ou de magnösie.
Comme dans tonic maladie inflatnmatoire, la saignöc gönerale pout 6tre utile, mais senlemcnl au debut. Passö le dcuxieme el surtout lo troisieme jour, son cflicacilo csl au moins tres douleuso. Elle ne saurait remödier aux graves alterations qui dej;\ out eu le temps do se produire, et eile augmenlc l'adynamie qui vicnt si souvent et si rapidement compliquer la maladie. La saigneo se pratique ordinaire-ment ä la jugulairc; mais, chez la vacbe, il y a avantagc ;\ la fairc ü la veine mammaire, si developpde chez colto femello apres la parturition. Inutile de dire que la qnantitö dc sang ;\ cxlraire doit 6tre proportioun6e ä la laille, ä la vigueur do la malade, aussi bien qu'A 1'intensile du proccssus Inflatnmatoire.
Apres la saigmje, les rcvulsifs ne doivcul point etre nöglig^s : largos sinapismes sur Ics dpanlos ou le poilrail; frictions et lotions sinapi-
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s6cs sur differonls points dn corps, cl 11161110 snr loulc la surface cuta-nöe; frictions ot applications vösicantos, scion les cas. On n'oubliera pas, dans lo choix ä faire de cos dernirros preparations, quo la cantlia-ridinc pent 6lro facilemcnt absorbce par la pean avec laqnelle eile est niiso en contact, et qu'ello porle son action irrilante tout spöciale-menl snr les organos gönito-urlnaires; on accordora consoqueminent la i)rcf(h'enco aux preparations epispastiqnos quine conlicnnent pas de cantharides.
Les antiphlogistiquos locanx tienncnt ensuile tin rang ölevö parnii les moyens propres ö coinbattre la mölrito. Chez les potitcs femelles, les calaplasmes de mauve, de furine de lin on do mie do pain, arroses de laudanum, frequemmcnl renonvclös el niaintenns constaniinont sur le ventre; les grands bains röpetös chaque jour el meine deux fois par jour, avoc la precaution de ne pas laisscr refroidir la femolle au sorlir du bain, rcndronl de grands services. Chez les grandes femelles, on roinplacera ccs moyens par des sachets emollients sur les lombos, dos fumigations, des fomentations emollientes et narcoliquos sur les parois abdominales, des lotions, des injections de meine nature sur la vulvo el dans le vagin.
A rinterieur, les sels neutres, dont nous avons dejä parlc, scront donnös ;\ doses fraclionneos, mais asscz clevöcs dans les vingl-quatre heures, afln d'enlrelenir la libertö du venire. — Nous avons dit, en effet, quo la constipation accompagnait loujours la melrite; il y a done lieu de se preocenper de cc Symptome et de prövenir l'accumu-lation des niatieros dans le rectum. Aussi, iiub'pendammcnt des sels neutres, doit-on donner de frequents lavements, rendus legörement laxatifs par l'addition d'un peu de mielou de savon, suivant les cas.
l/öcoulemenl vaginal doil aussi appeler toulo l'attention du prati-eien. Dös qu'il prend uno mauvaise odeur, cela indique que les pro-dults contcinis dans la niatrice se putredent, et il Importe de s'opposer h cclle putrefaction, source de dangers si graves pour ranimal. II est done indique de faire dans le vagin, el jusquc dans la cavild uterine des injections detersives ct anlipulrides avec une solution legere de chlorure do chaux on de soude, d'acidc phdnique on do permanganate de polassc (8 ä 10 grammes par litre d'eau). II sera meme utile, si recoulement est abondant, d'iutroduire la main dans I'utörus, afln d'en extrairc autanl que possible les produits sopliques qui y sont accnmules; apres quoi, on poussera douceinent dans sa cavitö la solution dösinfeetanto. — Les meilleurs praticiens insistent, avec raison, sur la näcessitö de mttoyer la surface interne de rutörus. laquo; IJüimez de la quinine autanl que vous voudrez, dit dans ses Icqohs le professeur Schronn (cit6 par Lanzilloli); mellez sur I'abdomen tons les oataplasmes possibles, vous n'arriverez a rien, si d'abord vous n'avez nettoyö ii temps et comme il convient rutörus de toulcs les malieres qu'il contient, el qui, par leur pulröfaclion et leur absorp-
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MALADIES DES FEMELLES APltES LE PAIIT.
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lion, donnonl lion ;\ la pj'oemio. raquo; Les praticiens no doivenl Jamals oublier cello remarquo si vraio du profossour allomand.
Pour II. Bouley, coimno pour Schrömi, 14 cst oficclivemonl I'iu-dicaüon capilalo. La prösoncc des matiöros pulrides dans rulörus cst on clfel la source d'nii double danger : d'une pari, cos matieros, extrö-memonl irrilanlcs, coinme lo demonlrent les experiences de M. Ghan-vcau ol les fails cliniqucs, engendrent on aggravent la phlogoso locale ; d'autrc pari, une fois absorbes, los produils do la putrefaction detenni-nont im vörilable ompoisomioinent, sur la gravile diupiol nous avons dejä plusiours fois insisl6. C'csl done conlre cos deux dangers (|ne doivenl elro diriges tons les inoyens IMrapoutiques. En coiisöquence, dötorger la innlrice par dos injections anliseptiqnos fröquentöS, des irrigations continues, jusqu'fi co ([no lo liquide ressorle limpide el sans odour; puis combattio la soplicemio par dos tisanes anieros, addi-tionncos, on proportions convonablcs, d'acide suifui'ique, d'acido ph6-niquo, do lointure d'iodo ol autresdisinfectants : Ids sontlcs inoyens qui lui paraissont ralionneilcinont indiques. — II pouso inöino —car, nous dil-il, bien dos audacos sonl permises chez les aniinaux quand il s'agil d'une maladio si grave, — il pense ((no, pour assurer el rendre plus prompte l'aotion antiputride de cos medicaments, el en particn-licr de 1'iodo el de l'acidc phcniqno, on ponrrait les administrerpar injection inlra-vcineusc. Les essais tonlos dans ce sens par lo doclour Declal ol par Ce/.ard (do Varcnncs-cn-Argonne), conlre les maladies cliarbonneuses, le portent ü croire quo ce mode cnergique do medication pourrail otre efficace pour coinballre i'infection putride qui pro-code do i'utdrus (1).
Cost encore cello inöino ponsöo qui a conduit un grand nombro do vetörinaires ä essayer conlre cello rodoulablo maladio une foulo do medicaments divers —le camphro (Lai'oro, Baumeister), rcssonco do tcrdbenthine, lo quinquina, lo sulfale do quinine (beaucoup de vetörinaires ailemands), l'acelato d'ammoniaque, Yarnica monlana, los mor-enriaux (plusieurs vetörinaires beiges ot francais), —donl, inallioureu-sement, l'expörience ost loin d'avoir tlömonlre I'efiicacilo.
La medication mercurielle nuirilc cependant de nous arreler un instant.
Cost äVolpeau (1827) (ju'est du I'emploi ralionnelde cello medicalIoti. On connalt los proprietös antiplasliques dos mercuriaux aclministres ä haules doses; Velpoau so proposa de faire absorber iinmcdiatoment do tres haules doses do morcure, do maniörc ä produiro aussi rapido-ment quo possible la cachexie mercurielle. laquo; Par lä, disonl Trousseau et Pidoux, ä qui nous oinpruiitons la description do cello mclliode de trailoment, par lä, il voulail inetlro en pen d'heurcs le sang dans des conditions tolles, qu'il devint impropro h. devonir relemcnt d'uno
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(I) UtBODLBY; communication inötiitc, 1371.
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phlegmasie grave; ct cela lul semblait d'autant plus nöcessaire que, dans les peritonitcs pnerpöralos, les accidcnls phlegmasiqu68 marchent avoc une effroyablo rapidity. II donna done lc mercure sous tonics les formes el ä des doses önornies. 11 lit faire des frictions on memc temps sur lo ventre, sur les cuisscs, ct il adininistra le calomel a rinlerieur, do maniere ä produiro on pen d'instanls une infection mercuriellc pro-foiidc. 11 insisla sur la Incdicalion jusqu'ä ce que survinssent les signes do la saturation hydrargyrique, c'osl-ä-dire le gojidement des gencives ct une abondante salivation. raquo; — Ainsi, loin de rodouter les accidents d'infoclion morcuriollo, on los recherche, au conlrairc, dans ccUo medication, comme uno condition do succes. Tous les auleurs qui I'ont misc en pratique, en mödecino humaine, insistent sur ce point. — laquo; Ge sorait mal comprendre, disent notamment Trousseau et Pidoux, la medication mercurielle dans le traitement de la peritonilo quo do I'appliquer molleinenl. Si une fois on a laisse marcher rinüammalion et s'öpancher les produits morbides dans la cavile periloneale, le moyon devient, sinon impuissanl, du moins d'une utilite fort contes-tablo. Ge n'ost pas tout de donner du mercure; il faut en donncr au-tant qu'il le faut ct comme il lo faut. raquo;
G'cst en s'inspiranl plus on moins exactemont dos idöcs qui vionnent d'etre oxposecs quo deux vötörinairos beiges, MAL Van don Hide (18i;{) et Clcinont (1844), out ossayo do transporter dans notre mödecino la mclhode do traitement do la melro-peritonite par les mercuriaux. Ges deux veleiinaircs, ayanl cu ä traitor Tun etl'autre, ä un an do distance, une sorto d'epizoolio do mötro-pöritonite fort grave, ct dans laquolle le traitement antiphlogistique pur etait restö sans succes, curenl I'idee d'cmploycr, ä l'iinilation de Vclpeau, lapommado mercurielle on frictions snr I'abdomen otic plat des cnissos ct lo calomel iM'intcriour, ä la dose do 16 ä 32 grammes par jour, on quatre prises. 11s paraissont avoir obtcnu d'asscz bonsresultals do co modo do traitement. Malheu-reusement les observations do cos deux honorables confreres sont dejä ancionnes, ct il n'ost pas ä notre connaissance que d'autrcs plus re-cenlcs soient venues les corroborer. II est done probable que cctto me-dication n'a pas tenu toutes les promessos que ses premiers partisans avaient cm ponvoir faire en son nom. Tonlofois, la iiKHro-perilonite est une maladio si grave et nous soinmcs si mal armös pour la combat-tre, qu'il scrait pen digne do praticiens inlolligonts do nous priver du sccours d'une mödicalion qui pout otre ulile, par eclte soulc raisou qu'ello n'ost pas infailliblo.
Le traitement de \a. me trite citron ique est tout autro fine coin i do la me-trite aigue, (ino nous venons de faire connailre. — Debarrassor rutcrus dos produits morbides qu'il pout contenir; modifier la surface do I'or-gane par des injections, d'abord anodinos ou simplomont detersives, puls legercmont stimulanles ou antipulridcs, si ces produits sont odo-rants; tarir la secretion pathologique par des injections astringentos,
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do plus en plus forlos, et möino, s'il on cst bosoin, trös logörcmcnt ca-therötiqucs: tannin, — ahm, — snlfatc do zinc, 2, 3, 10 grammos par Hire d'eau; nitrate d'argont, .quot;iO centlgramraes, 1, 2, B grammes par lilro, par exemplo, — En memo temps, soutonir los forces par un bon röglme, ranimer la nutrition par un bon pansage, un oxorcice modere, en rapport avec les forces dn snjot; enlin, lo verl en libortö, si lu saison le pormel : lelles sont, on qiiolqnes mols, les i)ases dn trailoinonl ä appliquer dans cos cTis, tonjoni's difliciles, el oil le succös esl loujours long ä obtenir et fort incertain.
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.Xolaquo;e addUionnolle. — Depuis quo col article, aiiqnel il n'a cle ap-porle aucune modiflcatlon importante, a old public dans la premiere ödition, dos travanx nombrenx sont vemis jetor un certain jonr sur la nature des affections puerperales do la femme. Dejfi, en ISfit), M. Tarnier avail constatö la nature contagieuse do la Qövre puer-pöralo, el MM. (lt;oze ot Fell/, avaient deinontrö la virulence du sang cboz la femme moiie de cello maladio, mais sans delorminer la nature de i'agent virulent. Depuis cotto dpoque, dos recberches dans ce sens out etc laites par plusienrs savants, qui no sont pas encore parvenus ä s'entendro complötement. Cost ainsi quo laquo; M. Pasteur et M. Doleris croiont qu'il n'y a pas do fievro pucrpörale h proprcmont parlor el quo, sous cotto denomination, on a decrit plusieurs cMats morbides dont chacun correspond ä i'introduction dans I'organisme, par le canal utöro-vagiual, de microbes dilfürenls, non spöcifiquos. M. Pasteur en admel trois; M. Dolöris quatre.
laquo; M. Masini admet quo toutes les formes do l'intoxication puerpö-rale, depuis la llevre do lail jusqu'ä l'infoction septique, soul dues ;\ I'introduction dans lo sang, ä dosus cliff evening, do micro-organismos vösiculeux, piriformes et punctiformes, identiques ä ceux des aulres proccssus septiques.
laquo; M. Ghauveau reconnatt quo tonlos les varietös do la scpticemie dite puerperale pouvent elre produites par un soul micro-organismo, qui affecte, dans le sang des femmes mortes do cetto maladio, la forme do points simples, do points doubles on do clialnettes analogues i\ des bacilles seginontes, et ponse quo cot agent peutsc rencontror dans les complications chirurgicalos on dehors do la puerperalitc.
laquo; M. Ghauveau a vu quo ce virus rcspecte habiluellement lo cobayo, et laisse survivre quelques lapins, qui, aprös avoir presentö dos abeös peripberiques, out acquis do ce fait unc iinmimito contre les suites d'unc autre inoculation.....raquo;
Enfln, M. Frronkel cst laquo; disposö ä admetlro des relations outre les cocci do rörysipelo phlegmononx et ceux do la pcrilonito puerperale. laquo;
Do son coW, M. Arloing, ä qui nous ompruntons lo r6sumö qui precede, a reconnu, dans les lochies ot dans la sörositö purulcute el les
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MliTlUTE ET MfiTRO-PfiRlTONITB.
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faussos membranes du periloinc de la femme qul asuccoinbc ä l'infec-lion puorperale, laquo; des micro-organismes puncliformea, isulds ou asso-ci6s par deux ou en cbatnetto, de diamelre inegal, rapproches en es-saims ou mobiles dans lo champ do la pn'paralion. D'auires simulant au premier a bo rd. des bacilles mouvanls; mais si Ton dessöcho une preparation sur la plaque porle-objct, on ^'apercjoit, aprös coloration par lo violet d'anilino, (pic les micro-organismes bacilliformcs sont composes cnx-mumes de cocci noy(5s dans une gangiio proloplasmi-
que.....Quant au sang, il conlicnl simplemeiil de rares microcoques
isoles ou do courles ot greles chalnettes mobiles, plus (Ines el beau-coup plus difllcilos i\ eludier (iiic cellos du pus des sereuses. laquo;
En injcclanl ces liquides dans le pöritoino de diU'ereuts animaux, M. Arloing aconstale que le lapin succombe/oiy'owrs ä ces inoculations, tandis (iiic le rat blanc, le cobayo, le cbieii, le chat, lo poulet, le canard, n'onl jamais elö atleinls morleilomonl. laquo; Surle lapin, la inaladio dure de 2 u 7 jours; ellc s'accompagnc d'uno diarrheo abondaule, d'une grande prostration et presque toujours do paraplögie. A I'autopsie, on rencontre, soil une pcrilonilo pseudo-membraneuse, soil une peri-lonile purnlonlo, suivant la durcc de la maladio. raquo; Le virus on passant par I'organlsme do col animal acquiert une plus grande aclivilc.
Dans les cultures auxquelles il s'est livre, M. Arloing a reconnu que les microbes prennenl, des les premieres generations, des caraclercs morphologiques plus uniformes : laquo; los grosses cliainetles ([uo Ton voyait dans le pus peritoneal olios loclnes disparaissenl; lo diamelre des aulres devient moins considerable. Dans les gcneralions d'un nu-mcro ölevö, laplupart des lines chalnettes so resolvent en diplocoques; los plus longues out rarement plus de i i\ 5 cocci. raquo; M. Arloing a cga-lement conslalö quo les micro-organismes laquo; ölevds dans lo bouillon do becuf sale sont plus aclifs ([uo ceux des sörosiles humaiues, alleudii qu'ils lucnl les jeunes lapins en dix-huil ä vingt hcurcs, les adulles en vingt-qualrc ä trcnlc heuros, el nieme un certain nombre do cobayes, animaux qui rcsistcnl babituellemont ä I'lnoculation du pus pörito-nöal. raquo; Los cultures faites dans lo vide on dans I'acide carbonique donnent des microbes moins nombreux (ine ceux des cultures aerobics, mais possedanl en revanche une plus grande aclivilö; la loinpe-rature ä laquelle son! failes les cultures inline aussi sur l'acüvile du mi' crococcus septicus puerperalis : laquo;Silos lapins soul inoculös avec le virus tresaclif cullive dans le vide, ils mourenl on prescnlant lousles signes d'un empoisonnemenl soptique, sans suppuration. S'ils son! adulles cl inocules avee le meine agent cullive ä l'air, la muladie evoluc plus lentomont, ct s'ils out rcQU du virus affaibli par la culture dans un milieu pen favorable, la maladio esl encore plus longuc et la suppuration s'clablil dans les sereuses. Nous avonsvu, conliuuo I'auteur quo nous cilons, quelques virus affaiblis engendrer, surtout quand ils 6laient döposÖS dans lo lissu conjonclif, de nombreux abces dans lous les
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poinls du syslöino musculairo. Dans lous les cas, on rencontre lo mömc microbe, comme en tömoignent los cultures. On pent doncä volontö provoquer l'une on railtre tie ces formes morbides, donl lo tableau correspond ä celui dos formes que Von observe chez la femme. raquo;
Ajoutons enfin quo, parmi les lapins inoculös avec les cultures qui ont old cbandees ä 43deg;, qnclques-iins echappont ä la mort el out do co fail acquis l'immunitö contre dos inoculations plus virulentes, ainsi, du rcsle, que M. Chauveau I'avuil dej;\ observe.
De ses reclierches, M. Arloing croil laquo; pouvoir affirmcr : 1deg; quo los diffdrentes formes do la septicömie pnerperale reconnaissenl, comme I'admettait M. Chauveau, un soul agent qui, suivanl son activilö, pro-dnil rune on I'autre; 2deg; (pie, s'il est dömontrö quo co mlcro-organlsme est unique, il n'esl pas prouvö qu'il soil special ä l'elal puerperal; seulement la puerpöralitd rdalise ties conditions favorables ä son in-Iroduclion cl ft son evolnlion dans I'organisme huinain. raquo;
Tel esl l'ölal de la question en co qui concorno la femme. La fievrc puer/iömle, la pöinlonite puerpamp;rale, la mölro-pirilonite ue seraient done en dclinilivo quo des formes diffdrentes d'nnc möme raaladie de nature microbiennejd'une seplt;ec^wte, dontlesgermos,venantde I'extd-ricur, pönelrent par les voies gcnilales el, do la, infoclenl I'dconomie entidre, en ddterminant des lesions en rapport avec la duree do la ma-ladie, —laqnello durcc osl elle-möme subordonnce au degre d'aclivile tres variable d'un agent unique (Chauveau, Arloing). On bien ce sc-raionl des varieles, dos espöeos diverses de sepliccinie, dues ä des microbes differenls venant cgalomenl du dehors (Pasteur, etc.).
Eu esl-il de möme, chez nos fomelles domestiques, deco qu'onpeul appeler la peritonüe on la melvo-penlonilc de parlurüion? Bn prineipe, cola ne nous parail pas douleux, bien qu'il nous soil impossible, pour l'instant, d'appuyer colic opinion sur des Iravaux anssi nombreux et surtout aussi importants que ceux qui onl cu la femme pour objol. An surplus, cello opinion no nous est pas specialo, car, dös 187C, nous voyons quo M. Engel (do rAssocialion des vdtdrinaires du Palatinat) distingue nellemenl la septicamp;mie, c'esl-a-diro Vinfectionputride proci-danl des organes gdniiaux, de la fiävre mtulaire propremenl dile, qu'il qualiüe de paralytique, lout en faisant remarquer quo Ton confond souvent cos deux affections (el parmi ccux qui commellent cetle confusion, nous citerons parliculiörement Zundel).
Nous devons mentionner comme dtant de nature ä juslifier Tidde d'une septicdmie de pariuntiont un important mömoirc de M. Colin (d'Alfort), lu ä I'Acaddmio do mddecine, dans sa seance du 1-4 octobre 1871), el oil il fail remarquer qu'on laquo; voil souvenl sur les petitcs fc-mcllos domestiques, aprds une parturition nSgulidre, une expulsion compldte du ddlivre, en presence d'un relrail normal do la malrico el en I'absence d'ccoulemenl fdtide, survenir des maladies diverses qui no s'expliquenl pas par rinfluence des causes ordinaires. Dans les meil-
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METRITE KT METRO-PERITONITE.
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loures conditions bygiöniqueg) par des temps douXi nn'inn chauds, il so devcloppo, tantutunc pöritonite, une pöricardite, uno pnomnonio ncdö-niateuso; lanlöl nno paraplögle, uno maladio arlicnlairc on dos dials ncrvoux avcc döliro, qul portent la more ä abandonner, ä disperser ou ä tuer sos pclils. Ilion en cola, an premier abord, n'övellle l'idöe d'nn clat du sangeomme cause des accidents constates.
laquo; Mais on y regardant de prös, rötlologie oxtcrienro etant ecartöo et la pari de la susceptlbllltö de certains organes faite, on arrive, par voio d'(;liiniiiiition, äincriminor lo sang', ä hü altribnor lo rolo principal dans revolution des accidents dont je parle. Le sang altörc, ([ni dans les inoculations provoqne si souvent des peritonites, des congestions in-teslinalos, des engorgements do la rate, dos pleurisies avcc epanchc-ments on fausses membranes, ne ponrrait-il donncr lien anx meines elats morbides snr les fomclles ä la suite de la parturition? raquo;
Examinant, immedialoment apres la mort, le sang d'une lapine qui avait suecombe dans cos conditions huit jonrs apres la mise-bas, et qni avail präsente los lösions d'nno pleurösio double avoc epanchement serenx d'nn cöto et purulent de l'autro, M. Colin y vit laquo; dos corpnscnlcs irreguliers, päles, changeant assez promptement de forme et d'aspect, corpuscules animes d'iin monvemeut brownien parfois assez rapide ponr elro considöre comme im monvemenl propre. L'alteration du liquide, d'upivs ces apparencos, ne pouvait 6tre miso en doulo. raquo;
Plusieurs animaux, parmi lescpiels un lapin, l'nrent inocnles avoc le sang, tandis qu'un antro lapin reent, an lieu de sang, deux gontleleltes de la serositc de röpancliemont plcnreliqne. M. Colin no dit pas ce qn'il advint des premiers; mais lo deuxiemo lapin mourut ä la tren-tiemo henre, demontrant ainsi la virulence du liquide de repanche-ment. Un nonvoau lapin, inocule avec lo sang du precedent, mourut apres vingt-cinq lieuros; ce dernier servil ä en inocnler un troisiöme, qui suecomba h son tour on vingt-quatre henres. •— On voit qn'il s'agit ici d'une septicemio ä marclio Ires rapide, qui tue lo lapin aussi promptement quo le virus l'orl oblenu par M. Arloing. Ce caractere, rapproche de la courte description que fail M. Colin du micro-orga-nismo qu'il a vu, permot de rapprocher ce dernier de eclui qu'a etudie etcidtivöM. Arloing, Vcut-etre s'agil-ild'un soulolmömo agentvirulent.
A ce travail, nous on joindrons un antro do M. Brnsasco iulitule Scpticrniie purulenle clicz la chdvre, dans loqucl 1'auleur rend compte dos recherches qu'il a faitos ä Toccasion de cc cas interessant observe par lui, ct donl voici les conclusions :
laquo; 1deg; Lo virus do la sopliccmie puerperale cst ropresonle par do tres petils, mais tres mobiles baclcricns, qui so trouvont isolös ou disposes en cbainettes, tant clans le sang quo dans le liquide peritoneal, la pulpo spldnique ot le putrilage do I'uterus;
laquo; 2deg; Le bacterium seplicum jmerpcrale ost inoculablo seulomcnl au lapin ct non au cobaye;
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1018nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FEMELLES APUES LE TAUT.
laquo; 3deg; .....;
laquo; i0 L'anlivite du virus do la sepücüinie puerpörulo s'allenuo par des passages successifs au lapin, et i\ parlir do la troisirmc el do la qiialrieiuo generalion, la pluparl des inoculalions rcstent sans rösullal;
laquo; u0 Los baetöries do la scplicemio envahlssont lo sang- avanl la morl; nn exaincn microscopique fait ante Mortem pent ecluirer le diagnostic, raquo;
On remarqucra qu'il s'agit ici d'un Ijactörien qui, loin d'anginonler en activilo par son passage dans rorganisino dn lapin, conune les microcoques do .\1. Arloing el do M, Colin, s'aiTaiblit au contrairo et s'nsc (res rapidement. — Get agent de la septiccinie consöentivo ä la parturition chcz la chevrc est done reolleinenl different des deux autres. Est-il parlicnlicr ä la ditvrc? t'ent-on on renconlrcr d'autres sur cetto ineino femclle ot dans los meines circonslancos? Co sont lä des questions auxquelles il est acUiellement impossible do re-pondre.
D'apres ce (ini preeöde, il nous semble qu'on pent, sans trop do te-mörite, admetlrc la nature uüerobienne do la peritonile do parturition chez toutcs les femelles domestiques, comme on 1'admet aujourd'hui sans contestc chez la foinmo, ct comme on adinot aussi la nature mi-crobienno de la pöritonilo quisuceöde, chezl'homme comme chez les animaux, aux opörations dans lesquelles lo periloinc a el(5 exposö ä I'air. Les resultals heurcux obtenus par les chirurgiens qui font do lantisepsie uno pratique raisonnce no peuvenl laisser aucun douto ä cot dgard.
En cc qui concerno la nature do I'ageiit virulent, nous somines encore, il laut en convcuir, dans une ignorance ä pou pros com-plöte. Get agent csl-il le müino pour toutes les femelles? On n'eu sail rien, mais c'esl pen probable, puisquo celui do la femme, qui tue le lapin, est sans action sur quantito d'autres animaux. Chaque fcmelle pcut-elle presenter plusieurs varietes on especes do sepliccmio do parturition, ou, an contrairo, n'ohserve-l-on quo des dogr6s d'une mßino affection? Encore une question a laquelle on no sanrait actuelleinent repondre.
Si la maladie quo nous proposons d'appeler ;gt;(,r?7ogt;u7c ou mHro-prri-tonite de parturition, ou mienx seplicimie de parturition, est vörilablc-ment une septicemic, on pout so demander comment il so fait que la vache no la prcscnte pas plus souvenl lorsqu'ello no s'est pas debar-rassöe de l'arriere-faix, qui se pulrcde si vile, alors quo la femme no rösisterait probablemont pas i\ une semblable cause d'infoction. Nous pensons quo la plaie saignante laissee chcz cctte dernierc par lo dela-chement du placenta maternal, —plaie par laquelle le sang pent etre infecte direclomenl, — suflit pour expliquer eelte dilfürencc; mais on comprend quo les trauinatismcs accidentels do i'utdrus, si fröquents
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METIUTE ET MÄTRO-PfiRITONITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1019
ohez nos grandes fomollos domesliques, pourralent romplir le m6me
rule (iiie la plaie placentaire de la 1'eimuc, — de ineme ((no los perforations do eel organs ou les contusions graves interessant, memo dans une ölendne limilee, toule repaissour do ses parois, rendciil suffisam-menlcompte de la penölrution dos germes Infoctioux dans le peritoino, oil its trouvenl, d'apres les experiences de M. Arloing, des conditions si favorables do döveloppcment.
En rösumö, nous pensons qu'il y aurait lieu do distinguor : 1deg; uno melrilc simple, muladie puroment inflammaloire, pouvant survenir apres un part normal, sans traumalismc uterin , ([ii'il y ail on ou non delivranco, ot, cola sous {'influence de causes banales, rofroidis-sement,etc., (page 1000); 2quot; uno mdtrile iraumalique, consecutive aux manoeuvres d'un part laborieux, laquelle, Iimil(k! d'abord aux regions blessöes, osl susceptible, tout en restant simple, de so generaliser par le dclaut de soins hygiöniques; plus souvent clle devionl soptique et infectieuse; c'esl alors : 3deg; la mdtrO'pdrilonite, \amp;pamp;)'itonite, la sepHcdmie de parturition, qui cst probablement susceptible de revetir dillerontes formes.
1deg; La m6tvlte simple s'annonco par le gondemont do la vulve, la rougeur et la cbaleur du vagin, la difflculte de la miction, la diminution ou la cessation do la secretion des mamelles, des efforts expul-sifs fröquenls, la perto do I'appetit, un elat febrile marque, mais sans tristesse trop prononcöe, sans prostration Irop graiule. Elle offro ge-neralemenl pou de gravitö ct cede presque toujours au Iraitement antiphlogistique et aux revulsifs. S'il y a non-delivranco, les injections emollientcs combindes avoc quelques tractions do l'extörieur nous paraissent prefcrablos ä la delivranco manuelle qui, h noire avis, no pout qu'augmenter l'irritation de l'organe malade.
2deg; La iiu'-tritc traumotlqnlaquo;, lorsqu'elle reste localiseo aux points blesses, dcveloppc ä peine quelques symptömes göneraux et guerit souvent sans Iraitement special. Lorsqu'elle so generalise tout en restant simple, on la traite comme la mclrite non Iraumalique, dont ello offre los caracteres exteriours; mais, dans un cas comme dans I'autre, il conviendrait dc prendre ä. l'avance, c'esl-ä-dire aussitot apres I'ac-couchomonl, quelques precautions preventives centre uno Infection toujours menaijanto. Si 1c fa;tus a etc exlrait vivant ou n'a suceombc quo pendant les manoeuvres du pari, — si la delivranco s'est effecliiee rapideincnt, I'infeclion nc pouvant guamp;re provonir (|ue du dehors, il sufflralt Ires probablement de faire, plusiours fois par jour, dos lavagos antisepliquos do la vulve ot dc la face inl'ciieurc do la queue. Copon-danl, les injections inlra-utcrinos do memo nature olfriraient plus do garantio. Quelques medecins soiimctlont memo prevenlivement toutcs lours accoucböos ä cos injections; il suflit alors de l'emploi dc solutions d'un litre Ires faiblo. Suivanl le Ur Dakin, colic do sublime a t/iOOO0 serait assoz antiscptiquo ct aurait I'avantage dc moins exposer
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aux accidents d'inloxlcation. —Pour los cas oil 11 y aurail cu expulsion (I'mi fcelns pulieliö, ainsi que clans ccux oil la dölivranco so lerail atlendre, il convlendrait d'employer los liquides d'un tilro plus elcvö qul out öle indiqucs ä I'arlicle ISon-dclivrance (p. 990 ct suiv.).
Inutile de dire quo los irrigations soul inapplicablos lorsqn'il y a perforation do I'uUSrus; on parcillo occ\irrcnce, si I'accident presentait quolques chances do guörison, on dovruit necossairomont so borner aux lavages exlöriours.
3deg; La inoiro-poriioiiHo on #9632;epttofanle tic parturition so dövcloppo et marcho avoc rapidilö. Sa lermlnaison presque fatale cst la mort ä bref dölai. Tres-souvcnt los symplömcs de la metrile ont ä peine eu lo temps do so manifester; aussi, los symplömes locauxnc presentont-ils gönöralement pas plus d'intensilö, — ou möme prösentent moins d'in-tonsilö, — (ine dans un cas do uiclritc simple ou do metrile trauma-lique non compliquöo. Quelquefois, cependant, on observe los symp-tönies do la gangröne septique (p. 1004). Quant aux symptömes gönö-raux, ils dönotent do suilo uuo maladle trös grave. La vacho, surtout, so montre particuliöremont anöantio, otic decubitns presque constant qu'olle garde bienlöt, avoc la töte porlec en arriere ou reposant sur le sol par lo mcnlon, a pu souvont faire confondre la peritonito do parturition avoc la fievre vilulaire (Voy. le diagnostic do cello dcrniüre affection).
Cost surtout alors qu'on doit s'efforcer d'oblenir l'asepsie dc I'u-tdrus, on memo temps qu'on ulilisera les divers moyens indiquds pages 1012 ol suiv., nolammonl la quinine olios morcuriaux, puisquo lo virus a pris, ou menace dc prendre possession do lout I'organisme. Malheureusement, co sera presque loujours en vain, car si Ton ost autorisc ?i croire qu'on pout provcnir la soplicomio dc parturition, le moyen sür do la guörir esl encore ä Irouvcr, memo chez la fommo.
(Tu. Violet.)
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BIBLIOGRAPHIE
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Soc. vet. duCatvndos el de la Manche; nraquo; III, p. 205.
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1022nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FEMELLE8 APREB LE PART.
CHAPITRE III
FOÜRBURE DE PARTURITION.
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La jument est sujetle ä contracter, quelques jours apres le pari, uno maladie grave, üvs douloureuso, ofTrant lous los symptömes de la fuiirburc classique, el n'en dlfföranl que par cello parlicularile, d'ail-lours bion remarquablö, qu'elle doit 6lre övidenament rallachöe ä la parturilion comme ä sa cause pathogönlque cssonlielle. C'eslä cello maladie quo nous donnons lo uom de Fourbure de parturilion,
C'osl M. (quot;#9632;. Tlsserant, völörinaire ä Charmes (Vosges), qui, lo premier, dans im memoire lies biet) fait, insöre an tome IX du Journal des vilcrinaires du Midi, a fail connallre, en 1846, cello complication (In pari parliculierc ä la jnmonl. — Dnpuis cello öpoque, olio a 6le signalöe parGloag, völörinaire anglais {77ii; veterinarian, IS.'iO), par les völerinaires beiges Fabry, Loconlnrior, Guilmot, elc. [Annalcs, 1860-1861), par M. Ayrault [Recueil, 1806) cl enfln par M. Deneubourg (Anualcs, 1808), qui la considerc comme ölanl la cons6qnoiice do la suppression dos lochios, cl donl le travail osl, aprös cclni do M. G. Tis-soranl, lo plus complet quo nous ayons sur co sujet.
Chose singuliörel chacun do cos völerinaires soluble croire avoir old lo premier ä reconnallre les rapports do cello afTeclion avoc la miso-bas; M. Deneubourg lui-ineine, le dernier en dale, par ordre do pu-blication, la donne comme uno maladie laquo; inconmie jusqu'ici raquo;, ignorant, ä co qu'il semble, co quo sos compatriotes on avaient dil avanl lui dans le journal ineine oil il ecril. — Quant aux aulours classiques, Beaumeisler ol Rneff, dans lour ouvrage sur les accoucheinonls (Die Thierarztliche Geburlshülfe, 180!)) n'en clisenl pas un mol, cl M. Lan-zillnlli Buonsanti, qui en parle assoz longuement [Manuale di Oste-tricia veierinaria, 1871, p. -i.'iiS), ne parail connailro (jue lo soul Ira-vail do M. Deneubourg. — Ni los uns ni les aulrcs ne somblentnienio so douter do l'existence du mömoire de M. G. Tisserant, locinol n'en esl pas moins cependant, non seulement le premier en dale, mais encore, jiisqn'i\ present, le plus comitlel cl le mieux fail quo nous ayons sur co sujet. On a si souvcnl aecusö les völerinaircs francais d'ignorer ce qui so fail au dola do leurs frontieres qu'il doit nous olro ponnis, pour une bjis, do revendiquer haulornenl pour un do nos compatriotes, aussi instruit quo modeste, la priorile qui lui appartient incontestablement dans cello question quo toul lo mondo s'accorde ä proclainer Ires digno dinlercl. — Cela dil, abordons I'elude do la Fourbure do parturilion.
Hymptömes. — Cost toujours pcu do temps aprös lo pari on I'a-
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POURDÜRB DG PARTURITION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1023
vortemonl, lo dduxiöme, troislöme on quatriemo jour, raremcnl plus tard, quo so manifesto la niahulic; dans quelquos cas, on l'a memo vuo commencor pendant la durco du travail, on quelquos hoiires seu-lemenl apres l'expuhlon du IVetus, inais c'esl I'exceptlon. f^e travail lui-möine pout d'aillours avoir elö parl'ailcinonl naturol, pliysiologi-quo, ou, au conlraird, plus ou inoius laborieux. Toutofois, 868 suites seinblaionl devoir 6lre favorables, lorsquc lout ä coup on voit la lirle devenir iuqniöto, soudVanle ; los pieds devenir chauds, la station difficile, on un mot apparattre tout le cortege de symploines qui accuse la foiirburo la inioiix caracterisöe. Lo döbut de celle affection esl done brusque, soudain, et eile acquiert de suite tonte son inlensiie. Cost du nioins ce qu'oiil remarqud MM. Tisserant et Guilmot; suivant M. Deneubonrg, au contraire, la congestion du tissu käralogöne serait pröcödöe de quelquos prodromes, (eis quo porte d'appctit, soif vivo, grand abaüement, sigues de fatigue, respiration agitöe, pouls ploin, dur, vile, artero tendue constipation, etc.; cos prodromes auraient unc duree variant entre quelquos hoiires el un, deux, et inßmo trois joins; aprös epioi, selon unc expression de la vieille bippiatrie qui platt assez ä MM. Tisserant et Deneubonrg, la fourhire tomberaü dans les sabots; co qui rovient ä dire quo, d'abord gönerale, la inaladie nc tarderait pas ä so localisev sur le tissu reliculaire du pied.
Quoi qu'il on soit, cotte variölö de fourburc pent frapper les quatro pieds ou scnlement deux d'ontre oux ; dans co cas, qui est lo plus ordinaire, ce sont los anterieurs suivant JIM. Tisserant et Guilmot, los postörieurs d'aprös M. Deneubonrg, qui sont le plus souvont alleints. Elle ost remarquable par l'intensitö des douleurs (lu'elle dötermine et la gravitö des symploines röaetionnels auxqnels eile donne lieu : station debout ä pen pros impossible; faeiös crispe, anxieux; respiration aceöleree, sacCadee, plaintive; pouls tendu, dur et vite, peau brillante, göneralement converte de sueur, qui rnisselio sur tonte la surface du corps. Inutile de dire qu'en cot 6tat, le sentiment de la malornitc a complötement disparu ; cependant, suivant M. Deneubourg, lajument appelle jiarfois son petit par laquo; un heunissement court, es|)ece de cri ötouffd, emproint d'uno tristesse extröme. raquo; — Un autre symptdme important, c'esl le tarissement rapide et complet de la sejeretion lac-löo. Du jour au londemain, los mamellos, la veillo encore gorgeos de lait, nc donnenl, ä la mulsion ou ä la succion, quo quelques gontles d'un liquide clair et roussälre (Guilmot), bien qu'ellos conservent souvont lour belle apparence et leur developpomont normal. Aussl, le poulain qui, laquo; jusque la, so sauvail anx approches de l'homme sous la protection maternelle, maintonant so familiarise avoc lui et s'on approche, comme pour lui demander co quo sa mere no pout lui don-ner ; la nourrilurc et la vie (Deneubonrg). raquo;
La durie dela maladio vario onlre quatro otliuil jours.La terminaison la plus habituelle ost la gudrison; copondant colle-ci n'est pas toujours
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1024nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DBB FBMELLE8 APRE8 LE PART.
compK'to; parfois des lesions chroniqucs, dos foni'iiiiliöi'os,(lcs croissants, des cercles, peiivcnl so produiro, coinino duns la fourbure ordinaire ; ou bien laquo; los pieds roslenl lo siögo d'une scnsibilile sourdo, lenr forrnre exige des precautions specialos, ct la marchc dos animanx sur los terrains durs, rocailloux, est penible (Tisseranl). raquo; La morl pent meine arriver, (inoiiine assez rarement, soil par epuiscmont nervoux,;i cause des donlenrs oxcessives qu'enduro l'anitnal, soit ü la snilo do mi'laslascs snrle poumon, lo ccrvoau ou d'autrcs organes (becouturicr, Gnihnot, Deneubourg).
Dans tons les cas, nn signs pronostique important ost fourni par I'c-tat des inainollcs : laquo; Si cos glandes restcnt tarics, dil M. Gullmot, on no parviendra i)as ä maltriser la congestion metastatique dont les pieds sont le siege ; tandis qu'on pent espörer im retour vcrs la sant6 quand, apres quelques jours, los mamellos doviennont do nouvcau lo siege d'unc congestion pbysiologique, dont la secretion laitenso est la consöquence. raquo;
Causes. — Uno grando obscurite regne encore rclalivcmcnl ä l'e-tiologic et ä la pathogenic de I'alTeclion. A la veritö, Ions les obsorva-tours, dejä nombrenx, qui out on l'occasion do rctudier, s'accordent ponr la rattacher i\ cetetat particulier on so tronvo l'öconomie des l'e-mellos aprös la miso-bas, qu'on appelle en medecino Immaine WHat puerperal, et quo nous avons appcle Vrlnt de part. Tons voient dans cetetat la cause prödisposanleessenliello; mais ils varient qnanl ;\ I'in-terpretation do la manicre dont cello cause agil pour produiro sos cO'ets.
M. G. Tisseranl repousse laquo; ces ideos physiologiques etroites qui font do chaque Organe un indlvidu pour ainsidire isole; raquo; considerant, an contraire, I'organisme comino formant laquo; un tout dont les parties supportent des solidariles diverses, sont reliees entre elles par des sympathies evidentes raquo;, it voit dans 1'especo do balancemont fonctionuol, laquo; lantot houreux, tantot funeste, qui lend i\ s'etablir loutes les fois quo requilibre a etc rompu, raquo; la cause de la maladie. En ell'et, apres lo part cl snrtout apres ravortemont, il y a bien inanifeslemenl rupture do I'^quilibre fonciionnel; il y a, comme le dil Uainard, laquo; surabondance generalo du sang, raquo; el par suite, imminence do maladie, jiisqn'ä co quo laquo; requilibre cntrc lu production cl la consommaliou so trouve retabli. raquo; G'est, nous lo röpetons, do col elat general (jue M. G. Tisseranl fail deliver la fourbure, qui lui apparait volontiers comme laquo; uno fievre tombde dam les sabots, raquo; suivanl l'expression pittoresque dos an-ciens hippiatres.
Gelte idöe d'unc fievre ou mieux d'une affection primitivementgönö-rale, localisco bientot sur les tissus du pied, est egalemenl cello qu'a-dopto do preference M. Guilmot. laquo; On dirail, dit-il, quo, du vide laisse par lo foetus, il doivo nöccssaircment r6suller uno s6rie do phenomenes insoliles, dont lo point de depart est peut-etre le trop plain sanguin diverse dans la masse circulaloire apres la parturition. gt;gt;
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FOÜRBUBB DE PARTURITION,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 102S
La conception do M. Denoubourg eat im peu plus complexe, on, si l'on pröiöro, cd auteur s'efToroe d'aller nn peu plus avant dans l'inlerlaquo; prötalion du pbönomöne. II no repousse pas l'idöe d'une affection ge-
ncrale primitive, d'une /ierre; hio.n au conlrairo, 11 voitdansla maladio qui nous oecupe et la firvrn vilulaire do la vacho, deux modes d'oxprcs-
slon dldöronis d'un ineme ötat morbide gönörai. 11 trouve, comme M. Tisserant, que l'expression, ä la fois önergique et pittoresque de fowbure tomböe dans les sabols laquo; älteste la justesse d'observation des anciens hlppiatres. raquo; Mais 11 eberebe, de plus, quelle pcutölro la cause proebaine de cette localisation morbide, et il pensn la trouver dans la suppression brusque des lochies. —laquo; Los grandos fetnelles, dit-il, ne sont point exemptoH, aprös le part, du travail döpuratoire qui sYlaldit ä la surface do la matrico choz la lemine apirs raecouchoment, et fin'on designe sous lo noin do lochies; el sa suppression brusque donne liou ä im trouble, a line fiivre, epic les mödecins appellent fihrepverpirale cl Ics veterinaircs, fidvrevitulaire (1). La maladie propre a la vacbe... est, scion nous, la ßdvre vitulaire simple, qui,... en se concentrant sur les tissus tendinonx, arliculairos, el peut-etro musculairos, pnutdevenir line fihvrn vitulaire r/tunin/ismnle... Colic do la jument, encore incon-nue jusqu'ici, est evideinment duo ä la memo cause; on ne peut lui nicr dos traits de parentö avec les ßevres vitulaires quo nous connais-sons lt;;licz la vacbe, ot nous proposons do la designer sous lo noin do fourbure vitulaire, pour la disbinguer do h\ fourbure essentielle raquo;.
Lnlin.II. Bouley incline ä penser (ine laquo; la fourburp da part pourrait (Hre rtipprocbäe do cotlo autrevariötö de fourbure rpii succede si com-muneinent aux congestions inlostinalcs do cause accidentclle ou de-tcrniineos par les purgatifs drastiques, et quo I'une ot i'autre pour-raienl bien etro le resultat de la paralysie mouiculance des ncrfs vaso-moteurs de l'appareil köratogöne, sous 1'influence d'une action profondemont depressive (2).
(Jucl quo soit le jugement qne Ton portc sur ccs explications thdo-riqncs, un fait en rossort jusqn'A l'övidence : e'est le lion elroit qui, dans i'opinion unanime do Ions les observateurs, rattacbo celto va-riötd do la fourbure au part ou ä l'avortement comme ä sa cause predisposanle essentielle. Quant aux causes occasionuelles qui metlent en Jen cetle predisposition, elles sont, jusqu'ici, fort obscures.
laquo; Ni I'etat d'ombnnpoinl des femellos, (lit M. Cl. Tisseranl, ni un ro-pos prolong^ a l'öcurie, ni des travanx excessifs, ni uue ferruro vi-ciouse, uue noiirrituro trop substantielle dounöo en grande quantitd pen avant rapparitlon des symptömes, enfln, aucune des causes aux-quelles on attribue babituellement la fourbure chez les solipödes
(1)nbsp; Nous avons vu quo la fiovro puorporalo n'ost autra chosn qu'unn spplircmlo; la fiövru viuiUüi'c! ost au contrnira une affoction congcstiTo, comoia la toarbure elle-möme il son döbut (lli. V).
(2)nbsp; II. BootBY, comnmniration iniilitc.
Saimt-Cvii ct Violet, — Obsti5triquc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fiö
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1026nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES raquo;ES FÜMIiLLKS APUliS LE PART.
n'a pu 6tre invoqueo spöcialoinniit pour expllquer Iß developpemonl de la maladio.
Mi Deneubourg conslalo egalcmenl qu'elle allaque laquo; loute pouli-niöre, sans distinction d'ago, do constitution, d'ölat d'ombonpoint, de clrconstances hygläniques.raquo;
Gependant, M. Gulltnot auraitremarquö que laquo; losjumenls soumises äun travail modörö el qul rcgoivenl une nourriluro en rapport avec ce qu'on exigo d'elles no seraioul pas allectöes de cottc maladio; landis que cclles qul sont nourrios de grains, epaiilrc ou avoino, lui ontollort los cas qu'il a obsurvös. raquo; Los causes qui out pour elfet d'exagercr la plethoro ä la (in de la gestalion auraiout done, d'aprös ce völörinaire, une certaino influence sur lo developpoinont de raffeclion. Cost un point qui demaude de nouvellos rechorebos.
Nous en dirons aulaul de l'influence quo pcnvont avoir les condilions dans losquolles s'esl eH'octuo le part. Tandis, en effet, quo M. Tisseranl a observe la fourbure do parturition, laquo; dans la grando majorite des cas, sur dos juments qui avaiont avort6 ä une periode assoz avanceo do la gestalion, ou dont i'accoucbement avail 610 laborioux ou roudu Ires dilTicilo par une position vicieuse du foetus, ou par quelque obstacle provenant do la more, raquo; M. Deneubourg, au contraire, l'a observee laquo;ä la suite do parturitions operöcs dans los meiileures conditions, comme apres ravortement ou un part difficile; choz les juments qui avaiont bien dolivre de l'arriere-faix, comme cbez cellos dontl'arrioro-laixelait encore rclonu dans la matrice; mais jamais aprös un part laborious ayant cxigo des manoeuvres plus ou moins longues et cruelles. raquo; Gependant, il ajouto quo son fröre en a observe* un cas ä la suite d'un accouchemenl laquo; laborioux el arlHicicl raquo;. M. Gollin (do Vassy) aflirme, do son cole, n'avoir jamais observe cello maladio apres un part nalurel (1). La question demande done ä etrc examinee do nouveau.
Truitcincnt. — Nous avons dil plus haul que la fourbure do parlu-riliou guerissail göncralomenl; mais on comprend quo c'ost ä la condition do lui appliquer un traileinent convenable. En those gönerale, ce trailement ressemble assoz i\ celui do la fourbure ordinaire; il oUre cependant quelques parlicularites qui mcrileut d'etre signal6es.
MM. Tisserant, Locoulurier, (iuilmolrecommandcnl, comme moyen principal de combattre la cougeslion sanguine, la saignce gönörale, largemcnl deplölive el reil(5reo s'il en est besoin. Cola semble assez ralionncl, et rösulte, pout-on dire, naturollement, des symplömes qui caracleriscnt ceüe maladio, symplömes sur losquels, nous 1'avons vu, tons les obsorvaleurs soul d'accord. Gependant M. Deneubourg a vu, cbcz plusieursjuments qui avaiont elö trailecs par do grantles saigneos, la maladie passer ä Tetat chronique el etre suivie d'alllaquo;5ralions graves dans les sabols. Aussi proscril-il absolument les emissions sanguines,
(1) Note iuuditc.
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DIliUOGUAPUIK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1027
ou, s'il los lolörc par oxccplion, c'ost sciiloinont pour les cas laquo; oü lo nourrisson n'exislo plus, cl oü la cavalu osl d'un loinpöraincnt sanguin, plätliorlque; raquo; et encore, ä la coiulilion de ne rotirer ciiaiiue fois qua im h deux Hires de sang, sauf pourlanl ä repölor la saignce dans la journöe, si le cas l'exige. II y a lü cnlre des praticions cgaleniont ro-cominandablos, etsurun point d'nno gründe Importance praliquc, une contradiction fAchcuse; contradiction que nous nc sonunos inalheu-rcusemcnt pas en niesure de faire cessor, faute d'uno experience pcr-sonnolle suflisante de la maladic: nous n'avons vu qu'unc l'ois la fourbure apres le part; nous n'avons pas saignö; la juinont a guöri. (F. S.-C). f^a question doit done ölre röservöe, jusqu'ä ce iiuc de nou-volles observations pcnncltent de la trancher dans un sons on dans l'autre.
Les velcrinaires qui ont ou souvent l'occasion de voir cettc inaladie recommandenl de no pas sepurcr le poulain de samörc, malgre le peu de lait que fournissont alors los maincllcs. laquo; La succion, discnt-ils, ost un puissant inoyen de provoquerle retour de la sccrölion lactöe,raquo; et nous avons dit plus haut quelle importance pronostique il faul attacher au retour do cette secretion.
Pour le restc, le traiteinent rcssemble boaueoup ä celui de la fourbure ordinaire: bains, lotions, cataplasincs froids et astringents sur les sabots; frictions excitantes ou irritantes sur les canons, los genoux, los jarrels et les avant-bras; sols neutres ä rintörieur, ä doses tempo-rantes; lavements pour combaltrc la constipation ; frictions cutanßes, sachets excitants, bonnes couvertures pour enlretenir les fonctions do la pcau; tel est, en quelques mots, i'ensemble des moyens qui doivent 6tre mis en usage. — A cos aioyens, M. Deneubourg ajoute des infusions legörement stinuilantes avec le safran officinal ou d'autrcs plantcs excitantes, — Bureau, camomillo, armoise, — dans le but de rappeler la secretion lochialc, dont la suppression est pour lui la cause essentielle du mal, et donl le retour est, ä ses youx, un signe assure de gucrison.
Voilä ä peu pros tout co qu'on sait sur cette maladie, qui n'est ni rare ni sans importance, mais qui scmble avoir ete un pen trop negligee jusqu'ici par les veterinairos fraiiQais, et sur laquello il y aurait, sans aueun doutc, de nombreuses et interessantes observations ä faire.
BIBLIOGRAPHIE
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de med. vt'i. de, Rruxcllcs, 18(10, p. iOI ; voy. p, #9632;412. (m.oag; Avoi-tomont suivi de foui-lmro; in Itecueil de mid. vel., 1852, p. 319.
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1028nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMBLLES APnßS LE PART.
QtllUlOT) r)o la fourbure oonsdoutlvo au part clioz la jiunpiit; in Annak's lt;le raquo;idi/, vt't. (U llru.relles, 1801, p. 711.
Lecouturier; Rapports lt;ios vät^rlnairos beiges sur l'dtat sanltalre des anlmaux j in
Anmles de mdd, vit, de Ihuxel/es, ilaquo;CO, p, ilS el 040. TlSSEnANT fGOi De la roufburo consecutive b. la parturition chez la junuMit; in Journal
des v4l, du Midi, 1840, p. 837. WlNDELINOK; Rapports des veleriuaices beiges; in Annales de mod. vet, 1801, p. 604.
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CHAP1TRE IV
CLAUDIGATIONS DES MEMBBES POSTEBIEUBS SE RATTACIIANT A LA PABTUBITION.
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Cos claudicalions, de causes tr6s diverses, sont immädiates on se-condaires,
AUT. I. - CLAUDIGATIONS IMMfiDIATES.
Lorsqu'on estobligö do recouriramp;une force d'exlraction considerable pour oblenir tin totus trop volumineux, on arrölö par ses articulations föiTioro-til)ialos, on dont la direction anormale de la lölo on dos membros n'a pu 6tre röduite, on observe assez souvent die/, la vacbo et quelquefois chez la brebis (nous n'avons pas en l'occasion de cons-tatorlo mönio fail cbez los autres femelies), dös les premiers instants qui snivont lo pari, une tiiflicullo d'appui ol do mouvements, en un mot, une claudication d'un dos membres postörieurs. Pendant la station debout, co mombro est place en debors do la ligne d'aplomb, et 11 participe pen ä l'appui; pendant la marche, il decrit une courbe en debors et so porte avec diflicnlte on avanl; enlin, pendant le döcubitus, lorsque la vacbo est conebco sur le c6tö oppose, ce qui arrive souvent, ce mombro est lonjonrs lonn Ires öloignö du corps. Sur une genisse quo nous avonspu snivre, et h laquelle le proptiötaire avail arracbe do vivo force un veau do laille disproportionneo, la dif-ficullfj do la marche el do l'appui etait lollo, que, redoutant vino fracture du bassin, nous avons procode ;\ son exploration par la voie reclale, ot nous avons pu nous assurer qu'ii n'existait ancuno lesion do colic nature.
Une teile claudication duro presque lonjonrs fort longtemps; deux, trois, quatre mois ot möme davantago. 11 pent m6me arrivor qn'cllo ne guörisse pas complötement. Lagdnisse dont nous venous do parlor a flni parguörir; rnais olio a prescnte pendant longtemps nn ainai-grissomont considörable, presque une atropbiedu mombro malade, — lo posteriour gaucbe, — appreciable snrlont ä la croupe. — Une aulre gönisse, qui avail eu k gouffrlr do I'exfraction d'un fuelus arr6t(5 par
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CLAUDICATI0N8 IMMEDUTE8.
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stis articulations ftSmoro-tlblales, et (iiü prdsentait los inönics symp-tötnes quo la pröcödente, ddnotant, on apparenoei los monies losions, a coiisorvü une certaine dlfflcultö dans los mouvements, en inoine temps que l'artlculation coxo-fämorale — la drolte — restait sonsiblc-
meiil plus salllante (pio sa congönero.
^tlologilaquo; lt;#9632;lt; natuve. —Nous pensons ([no la compression, la contusion mdme, des nerfsqul parcourent un certain trajetdans le bassin, on ils reposent pendant une partio do ce trajet sur un i)lan ossoux, constltue la löslon la phis fröquente panni cellos (]ue pent produiro lo foetus volumineux an moment do son passage. Cost ainsi quo la compression du nort obturatew', a son passage snr la face snpörienre du pubis, poul ainonor la paralysio pins on moins dui'MQ doVobturatew* erlerne, dos adducteurs de la cuisse, dn pecllnc ot dn rourl adduclcur de lajambe, — tons muscles proposes a I'adduction, — co qui expli-querait l'impossibililö, quo nous avons signalöe chez nosdeux malades, do ramoner le moinbro on dedans. La compression des nerfs fessiers et dn (jraiul fdinoro-popliti: cunh'c rilinm pent amener la paralysio des muscles fessiers ot d'un grand nombre d'autros.
Maiscetlo lesion n'osl cortainement pas la senlo (jni pnisse so produiro. Sans parier des vaisseaux satellites des nerfs, qui sont egale-ment susceptibles d'etre int(5rosses, lo bassin Ini-mtime n'osl pas h I'abri do Ionic lesion, malgrö sa force do resistance. Nous avons vu qu'il pent y avoir relAchcinont on öcartement g6neral des symphysos, par suite d'niio forte pression excontriquo : no ponrrait-il so faire quo sous rinlluence do la memo cause une fracture dn coxal so produisit? Nous nous conlontons do poser la question, n'ötant pas, pour I'mslant, en mosure do la resoudro.
Uno aulre lesion, qui nous seinblo ögalomont possible et qui pour-rait expliqiior la maladio articulaire evidente de la denxiöme genisse dont it ost fail mention pins haul, e'est une sorle do repoussemont, — pout-ötro une fracture incomplete el Ires limileo, — du fond do la cavito colyloi'do. Si Ton examine cello cavitö sur un coxal de vacbe, on constate quo la depression profondo (ini sort ä l'implantalion du ligament coxo-femoral, correspond ä une partio saillante do la circon-ference dn delroitantöricnr el quo, do pins, la cavite articulaire n'osl söparöe do colui-ci qne par une lamello ossense mince el Iranslucide. Klanl donneo cello particularity anatomique, — qui n'existe pas chez la jumont, — il ne nous semble pas impossible (ine la lamelle du fond do la cavilo cede sous une forte pression, so reporto vers lo centre, so Cracturo memo, ainsi qne nous l'avons döjä (lit, — d'oü une arthrite, avoc tonics scs consequences possibles : — exoslosos, deformation des surfaces articnlairos, etc. Co qui donne il cello hypolhöso une grande vraisemblance, c'ost ([ne les articulations fcmoro-tibiales tin voan passent preciseinont ä la hauteur do la parlio faible des parois do la cavite cotyloido; el Ton sail (inellos diflicultös ces articulations
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1030nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMELLE8 AP11ES I.E PART.
öprouvcnt parfois ä francliir lo drHroit ot, par coriHCfiucnt, quelle pres-sion önornie doit so produiro aux points de contact.
Nous appelons sur ce point I'altention de nos conlröres praticiens, h qul nous saurions grö do nous fairo connaitre les resullats de I'au-topsio do vachns qui nuraiont prösont6 ä la suite du part une boiteric persislante, avcc saillic anormale on deformation de Tarticulation coxo-fcinoralc.
Nous ne dirons rien du traitoment, le temps et le repos devant faire ä pen pros tons les frais de la guörison des affections quo, faute de documents suffisants, nous avons plutöt mentionnöes que döcrites. Quelques applications rcsolulives pourront copendan', 6tre mises en usage dans los cas de maladic articulaire.
ART, II.-— CLADDICATIONS SEC0NDAIRE8,
Nous mcnlionncrons, commc pouvant donncr lieu i\ ccs claudica-tions, le phlegmon pro fond de In evou^e, et Varlhrile femoro-iibid-rolullenne.
Phlegmon profond de la croupe.
Get accident, que Cauvct a observe sur une jument de pur sang, parait avoir elö la consequence d'une vaginito traumaliquo. No con-naissant pas d'autres fails, nous nous contenlorons do rcsumcr l'observation tres intörcssanto, publieo dans le Journal des velerinairen du Midi (1851, page 97), par I'auteur que nous venons de citer.
Apres un acconclicmciil lr6s laborieux pendant Icquol so produisirent, onlre antics lesions, de larges ecchymoses vaginalos, et qui fut suivi d'lin ncouienienl muco-purulent abondant, la jument dent il s'agit fut prösentöe ä I'l'talon alors quo les organos gcnilanx n'rtaicut pas encore revenus ä leur etal normal. Deux snillios euronl lion dans la mümo jonrneo. laquo; A la proiniero, le niembre sorlit lü^ereniont recouvert do sang, et la jument en rejeta aussi par I'uMvorUire gdnitale. La secondo fois quo la jument fut presenlee ä l'öta-lon, cclui-ci besita d'abord a la couvrir; cependant I'accouplement cut lien, et du snug on pins graiule abundance sortit do la vulve et eonviit le penis du male. On s'on tint l;i ; mais drja des desorilres avaienl dö s'accoinplir. Comete (c'etail le nnm do la jument] devint triste; I'appetit so perdil; la vulve se gonlla de nouveau; lo vagin pril une teinle livido; un grand nonibre do petiicliios so nioiilreroiil sur la muqueuse grnitalo; la fievre se declara; les excretions mucoso-purulentes reparurent, et souillörent par leur abondance la queuo cl les cnissos.
a On pratiqua une saignde, plus lard une aulre; on lit des injections d'abord lt;!mollienlos et iiaicoliqnos dans le vagin, des onctions d'onguent i)npiileuiTi SUr los lövres do la vulve. On donna des lavements emollients; un ealaplasme do memo nature, toujours liede el humide, fut longlemps maintenu sur les reins. On prit dos soins ininiitieux pour le ivginio ; on donna des opiats adon-eissants, etc...
laquo; Le gonflement do la vulve diminua un pen ; il y cut des slgnes d'amelio-ration, mais rcllc-ci no pci'sista pas; les parois du vagin reslaienl livides et pointillees de noir; l'appötit s'eteignait; les pertes par la vulve elaionl
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0LAUDICATION8 BEC0NDAIRE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1031
inqui^lanles; rdniaigrissoinciit arrivnit, Ltt malade reslait presque loujours couchfie, oüiisuinee par uno (levre persislanto.
laquo; On modilia les injc'dioiis, dans lesquellos on njoula do la liqueur de Labarraque, et comme il y avail a oralndre une Infection purulenle, les opiats fnrcnl rendus anlUeptlques. Alors, continue I'auleur, la malade pre-senla uti Bymptötne nouveau auquel JVUais loin de m'allendre, Pendant la duree d'une lie ces exacerbations felniles, lorsqne l'appölit n'existail plus, que les Tüiccs vitales semblaient dteintes, le membra postörieur fjauche devintle siege d'un engorgement, qui apparut d'obord ä la croupe et envabil peu a peu la cuisso, la Jambe et enfiii loute rcxlremitö. Trös cbaiid dans la region des fessiers, col engorgementpr^seutait dans ses parlies inlViioures lous les caraeleres de rauleme. raquo;
La situation elail des |)lus graves, lorsque Cauvel cut I'idee do recourir a l'emploi du sciglo ergots. Le Iroisii'me Jour dc I'usage do re mödicanienl, Total des organes genitaux s'ölait sensihleinent atnelioie, el laquo; le plileginon, qui elail dillus, profond, presque Insaisissable, parul d'une maniere plus visible, plus clrconscrite, i)lus saillauto ä la croupe; raquo; puis lo mouvement febrile se ralenlit el I'appelit comnionca ä ronailre. Uienlrtt on senlit une fluclualion profoiule ; n Tabces do la croupe lut ouvcrl, et fournil une quantity considerable do pus (8 a 6 lilres); on praliqua une contre-ouverture ä la fesse, el I'on did, pour cela, traverser les plans inusculcux do la rdgion, I.a suppuralion, qui avail une issue, continua a s'ecouleiquot; en qnanlile considerable. Kile se fraya en outre deux autres issues vers la partle inKrieure du membre. A parlir do ce inomcnl, Comete commenea ä prendre appui sur le membre inalado,et il se manilesla on eile des sigues sensibles d'anielioration. raquo;
La jument Unit endn par guörir complötciTiont. — 11 ost regrettable que I'auteur n'ait fourni aucune indication sur la duree de celte interessante maladie.
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Arthrite fömoro-tibio-rotulienne.
Cello maladie, vulgairement appelöc dans certains pays la goutte des vaches, affecle une inarcho chronique on du inoins subaigud, Elle a 6le decrilo par M, Patilcau [Recueit de med. vitir., 181)9, page 428), comme uno complication frdqnento du part et de ravortement chez la vachc. Cepcndant, cot anleur fait intervenir dans son cliologie les mauvaises conditions hygieniqnes des ötablos. Ces causes no snfli-raient peut-(Hre pas ä expli([iier la frequence dos cas observes par iM. Pauloau (plus de S00 dans uno trentaino d'anuees), le soul qui, rl noire connaissanco, ait ccril sur colic question, dont Gruzel et M. Lafossc ne parlent pas. L'uu do nous, dans une pratique rurale do plus de vingl aus, n'a vu lui-meme que quelques cas Ires rares d'ar-thrite fömoro-libio-rotulionno, mais sans quo ses souvenirs lui per-mcttont do dire s'il oxislait cnlro cctle affeclion el le part on I'avor-temenl une relation quelconquo. Ajoutons aussi quo, d'apres M. Pau-leau, ravortement pout suivre le devoloppemont dc la goulle, preuve Evidente que celle-ci no dopend pas necessairemont de celui-hi, ol quo certaines conditions eliologiqiios cntiöreineul locales onl du Ires pro-Ipablemenl öchapper ;\ robservation do I'auleur.
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MALADIES DES PEMELLE8 Al'lifis LE PART.
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La gouiie das vaches jjouI Inläressoi' non seulomont I'su'liculalion, mais encore la gaine qui sort au gllssement du tendon du fossier superflciel, au-dessus du condyle exlenio du lönuir. Gependant l'arti-culalion et colle gaine soul susooptibles d'ötre aH'ocleos isolömont. Un soul inciubre cst ordinaimncnl allaque ; mais on volt aussi les deux devenlr malades en memo temps.
Les Byinpt6mes consistent en plusieurs tumöfaclions niollos, (luc-tuantes, dont I'une, veritable hydarthrose du grasset, siege on dedans ct un peu en avanl do I'arliculalion. trosl la pins volumineuse; (iiiol-quefois olle so montre bilobde. Uno autre lumeur, prösentant les inemes caraclores, so montre sur la face cxlorno du grasset. (Ihcz Inno comnio chcz 1'autro, lo tonehor perQOit pen do cbaleur ol döve-lojjpe rarement do la douleur. L'apparition do cos tumours synoviales est annoncöo par line claudication d'abord legere, qui no tardo pas ü s'aggraver. Avecle temps, la malade unit par roster coucbdo, commo si ello etail paralyseo, — surtout si les deux membres sonl atloinls; puis, eile perd l'appötit, maigrit el unit par mourir dans lu ma-rasme. laquo;Cerösultat I'alal arrive en dix-huit inoisou denxans an pins, d
Abandonnöe k sa marche nalnrclle, la maladie donL il s'agil com-porte done nn pronosUc lout ä fait grave;.
Triiiifiiit'iit. — Los moyons emplojes liahilnollonionl conlro los alTections articulaires no donnent ici aucun rcsnllal. Cost aprös avoir conslalo lour insufflsance que M. Pauleau a ou I'idee do recourir a I'acide sulfurique. Get agent, qui, solon hii, constilue uno soiio do sp^ciflquo do la goutle des vaches, doil laquo;Hre employö de la inaniero snivanlo. Nous laissons la parole äTauteur:
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laquo; On prepare a I'avance lu lopique ä appliquer (1) denrii-däcilitre environ d'aclde sulfurique du commerce), que Ton verse dans une assiello creuse, ol Ton confectionne, pour faire l'application, une sorlo de pinceau avec un bä-lonnetdu volume lt;hi doigt, lung de 0m,i0 environ, an bout duquel on lixe un lampon de vieux linge fin, qui döpasse un pen l'exireniile du bäionnet.
.lt; La vache, ötanl. sorlio do rein hie, est iiltachöe ;i nne bouele ou ä une roue de voitnre; on coupe les poils aussi ras quo possible sur les lumeurs apparonles. Un aide lixi^ la löte do I'animal en lui tenant le nez; un autre, place du cole oppose ä eelui sur loquel on opero, saisit la queue d'une main, los trayons de l'autre, et allire ainsi k lui, le pins qu'il ])eul, la niamelle, pour LYloignor du membre malade et permeltre ['application do l'agent mö-dicamenleux sur la lumeur interne, en soustrayanl le pis an contact do eel agent. Une precaution a prendre, c'osl do graisser avec du bourro la partie do la mamello qui sera miso on rapport avee i'acide.
laquo; Le vetrriuairo pent alors procedor ä ['application principale. II inil)ibe son pinceau d'acide sulfurique ot en frotto la surface des lumours. Co n'est pas une simple embrocation qu'il faul faire, mais une veritable friction durant uno minute environ.
laquo; On proud les precautions nt'eessaires pour quo le liquide no se repande pas au delä des parties malades, et surtout no lombe pas clans rinlervalle inter-di^ite... Si lanimal cst altoint des deux cötös a la fois, il est prelerablo do n'operer le second membre quo qnatre ii cinq jours aprös lo promiep.
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I'AIUPLEGIE CONSfiCÜTIVE A LA PAHTÜRITION.
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J'cijouloiai, dil I'auleur, que quand la hvln a le piod en I'air, qu'elle acouse des douleura lanoinanles de I'arlioulatioii raalado, Jo commence par faire queU Hiios fricliona sur la partie malade aveo un peu d'alcool oampbt'ö, el re raquo;'est qu'au bout do quatre uu cinq jours, lorsque I'appui commence h so faire, que j applique le traitement radical. Dans ions les cas, l'opävation faite, la böte ost reconduite u I'elahle, oti eile est atlaeböo de court afln qu'elle ne so löcbe pas pendant quinze minutes. On peui, ajorös ce lamps, la laisser alier aux champs, si eile marobe assez facilement..i
laquo; L(!S plienomenes lucaux ((iii suivoill I'opiSration HO soul pas aussi ellVayauls que poxirrait le faire supposer l'äuergie du causLique potentlel qui en fait les IVais. Deux jours apres la friction, la luineni' externe est totalement aplatie, I'interne a seulement diminuä de volume. La peau, eschariflöe, paralt comme lamiee; on dirait un äpais morceau de ouir. Cost b peine s'il exisle une Idgöre tumefaction autour de I'escbare, h moins que les bßtes ne soienl Ires lines de peau, auquel cas la limiel'aclion devient trös manifeste el descend le long de la jambe... Je mo borne ü proscrire des frictions d'eau-de-vie camphree avee addition dun pen d'ainmoniaque (I partie sur 20).
laquo; Quinze joins, Irois semaines, quelquefois nn mois el plus se passenl sans que les eschares tendenl ii se detaelicr, ce (iiii arrive pins tol en ele qu'en hiver. Ces escbares ne comprennent quo les couches superflcielles de la peau; cependant 11 pent arriver quo le t^gumenl soil deli-uil dans loule son epaisscur. II ne lauljamais s'eiTrayer de ccs eludes de peau, qui surviennent surlout a la lace interne de i'arlicuiation, on existent pendant la marcbe des frollemenls continuels... J'ai eu ainsi sur liuit v.aclies des plaies do 0m,18 on hauteur surOm,10 en largeur, des plaies au fond dosquelles les ligaments elaieid, a docoiivrn't : cos vaclics out parfaitemonl gm'ri... Kn 616, les plaies soul pansees avoc do I'huile empyroumaliquo, pour öloigner los mouches; en hiver, j'emploie ia teinture d'aloös ou l'essenoe de tdröbenthine. Quant au rö-sidtat drlinilil'du traitement, e'est, io plus souvent, une guörison radicale dos holes malades... raquo;
Ajoutoiis, pour flnir, quo M. Pauleau traite quelquefois la lumeur
externe, (iiiand elie cxisto seule, par le solon laquo; passe d'outro en outre raquo; ; mais ce nioyen ost laquo; impuissanl raquo; dans I'liydarllirosc de la face interne. Nous croyons qu'il serail en outro dangereux
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rjI.\lgt;lT|{E V
DE LA PAHAI'LEGIE CONSECUTIVE A LA PARTURITION.
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En etndiant la paraplögie qui s'obsorve si souvent chez la vache dans les derniers temps de la gestation (Voy. page 223), nous avons (lit quo, I'impossibilile de se lever, — si eile no cede pas en quelquos jours, — disparatt, du moins dans la tres grande niajorile des cas, aussilöt on peu de jours apres la mise-bas. Clioz cortaines betes, il en est tout aiilremcnl. Bien porlanles el plus on moins agiles jnsqu'au moment de la parturition, elles se monlrent incapablcs do se relover, soil immediatcment, soil plusieurs jours apres raccomplissement do cetlo importanto fonction.
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1034nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DBS FKMELLES APRfiS LE PART.
C'est de cetautre dicubitus ford que nous allons nous occuper, el c'cst avec intenlion quo nous avons employe celte expression, usitöe par Franck pour caractöriser la paraplögio ante partum, car, apres commo avant raccouchemeul, lolal maladif dont il s'oglt n'a pas loujonrs, (ant s'on faut, son point de döpaii dans une altörotion de la moelle on des norfs. Si nous conservons a cot article lo litre de paraplcgie, c'est pour nous conformer h l'usage qui cousiste ä dönom-mer ainsi I'lmpuissance de se lover ou de se mainlonir dobout, quelle qu'en soit la cause, pourvu que cclle-ci rdside dans le train poslerieur.
Sauf quelques observations de paraplögie apres le part que conlient le mömoire de Garreau, et d'aulrcs relatives ä des parls laborieux, oh les pralicions attribuont göiicralcment l'impossiljililö de se relever, qui a suivi, an froissemeni des nerfs ou des vaisscaux du bassin, — sauf, enfln, quelques cas publics oü I'onaconfondu la simple pai'aplögie avec la (iamp;vre vitulaire, on a pen ecrit sur la paraplegic consecutive ä raccouchetnent, bleu quelle se prösonte souvent ä 1'observatlon. C'est ainsi que M. Lafosse soconlonte de dire que la congestion ou I'inflam-ination do la moelle peul 6tre produilo par une parturition laborieuse. — Cruzel a docrit une para/i/sie apres le part; mais cette maladie ne parait pas dillörer de la fiivre vilulairc, car il en place les lesions aussi bien dans lo cerveau que dans la moelle, — lesions, du reste, esscntiellcinent congestives. — M. jAlolloreau (de Gharentou) a signalö une paraplcgie qu'il observe assez souvent cbez les vaches laitieres, mais sans la ratlacbor h la parturition, bien qu'elle puisse, ainsi quo nous l'avons conslalö, so developpoi' pen do jours apres cot acte important dans les circonstances qu'il indiquo, c'est-ä-dire aprös une congestion do la mamello. —Toutefois, en 1879, M. PizoLa nettoment dislingu6 la paraplegic consecutive an part de la (levre vitulaire. La memo annöo, M. Hartenstein a fait la möme distinction, ot, en 1884, il cst do nouveau revenu sur co sujet, considerant cot 6lat (la paralysic) laquo; comme unengourdissement produil par la slase sanguine dans les gros vaisseaux veineux du train posterieur raquo;.
En 1883, dans lo Nouveau Diclionnaire pratique, noire collogue, M. le professeur Trasbot, a longuement traitö de la congestion de la moelle chez le cheval et chez la vache. En ce qui concorne la femelle chevaline, cot auleur ne ineniionnc pas la parturition an nombre des causes do la paraplegic; par contre, il reconnait rinlluence du part chez la vache; mais il ne söparo pas la congestion de l'encöphale do celle do la moelle : scion lui, la congestion do la moelle, souvent mo-connuo, serail la plus froqiicnle; cllo prcccklerait toujours celle dc I'cu-cephale et serait la lesion dominante, en memo temps que la base, ressence dc ce qu'on nomme la fidvre vitulaire.
On verra, lorsque nous nous occu[)erons do celle derniere maladie, qu'elle n'est, an contraire, qu'une liypcrcmic dc renc6plialc(pouvant 6videmmcnt se compliquor do mycMitc), laquclle s'accompagne seule
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PARAPLßGIE CONSBCÜTIVE A I.A PAIlTL'niTION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 103ö
d'albuminiirie, tandis quo, de l'avon do M. Trasbot, I'lirino dos malades ä Taiilopsie desquollos il n'a trouvo qu'unc congestion, — avec on sans hßmorrhagie, — de la mocllc lombaire, n'a Jamals prösenlo trace d'albuiiiine. Cello difTerenco, pour no cilor cine collo-ln, nous parail fondamcntale ; et c'cst pourquol nous ötudiorons ä part la parapldgie post partum, laqucllo, ainsi (jne nons l'avons di'Jadil, si ollo est parfois uno maladie de la mocllc, so raltacbe plus sonvent peut-otre ä des Idsions d'aulros organes.
Ktiolu^ie et nnture, —#9632; Nous n'avons observö lo döcnbilus lorcö apres la parturition quo cbez la vaohe ; M. ßarlonslein l'a, de plus, conslalö (rois fois chez la Jament ol denx fois chez la truic. En ce qni concornc les femellos autres quo la vacho, M. Trasbot nons apprend que laquo; la congeslion de la inoello öpiniöro peut se manifester encore chez laehvvre vivant enfermöe raquo;. — Dans celle öltulo, nons nous oecu-perousdunc ü pen pros uniquoinenl de la vacho.
1deg; L'impossibilife de se lever pent diipcndre d'iuir conyeslion de la moelle.
D'apres M. Trasbot, la plölhoro y predisposerait, et la vive excitation de la moolle, nöcessaire pour la mise on jou tres active do tous les muscles qui conconrent ä l'accomplissement du pari, — celte excitation, socoiulce par la repercussion rösnltant d'uu rcl'roidisseinenl exlöi'ienr, devicmlrait la cause occasionnello.
Nons nous rallions volonliors ä celte opinion, tout en faisant remar-quer que la plethore et le rcfroidissoinent combines doivent avoir, dans la production de la maladie, une part plus grandc quo I'excita-tion mcdnllairc, attendu que los fomelles qui s'lt;;pnisonl en efforts ne paraissent pas elre pins souvent frappees de paralysie que les autres.
Nous avons dit que la fievre vitulaire peut se compliquer ou s'ac-compagncr de myclile; quelquefois, los symplömos C(ji'ebraux carac-tei'iBti((uesdo la premiere disparaissonl el la parapl^gie porsiste.
M. Mollereau, qui a vu apparaitre la congestion de la moclle ;\ la suite do la mamrnite, rallribne ä la plethore qui resulle do la suppression moinenlanöo de la secretion du lait. A cola, nous objecterons que la (liminiition de l'appctil so trouvanl dans un rapport assez etroit avec la gravitc do la mammito, la plöthoro dont il osl question semble pen ä redouter. Pour nous, qui avons vu la paraplegia apparatlre dans ces conditions denx ou trois jours apres lo v^lage, nous croirions phitöl ä une melaslase sur la moclle, par suite de la disparition trop rapide do la congestion mammaire.
2deg; Uimpossibilili de se lover pent ienirä la lösiond'organes autres ijuu la moelln.
Ces lesions sont colics que le fcelus trop vohimiueux, ou en mau-vaisc position ou presentation non rcduilcs, esl susceptible do determiner lors de son passage. Le relächement des symphysos est de ce nombrc, ct le premier Symptome par lequel s'annonce col accident
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1O30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MM.ADIKS DKS FEMBLLE8 APliUS LB PART.
esl pröcisötnent l'impossibilitä tlo so rolever. — Los lüsions quo nous avons signalöes (voy. page 1020) commo pouvant donner lion ä une forle claudicatlon d'un tnetnbre postörlour, so traduisent dgalemenl par 1c döoubltua foroö dös fin'ollus intörossonl los deux cutcs du bassin, et par suilo les deux membros au liou d'un soul, — II on esl do nu'ino do la youlle iVunoro-lil)io-i'olnlionno. — AJoulons cnlin qne, apres le pari coiiimo avanl, la vacho peut contraclei' nn effort do rein, par suite de glissade on d'efforls infrucluoux pour so rolever, lors-qu'elle esl ä bout do lo,nge on couchöe la leLo tröp pros du mur dc face (voy. page plusmn;2',)).
M. Laurent a fait connaltro un cas de pseudo-paraplögie du ä une double luxation coxo-lVnnorale. D'aprös les ronseigneinenls qn'on lui lournil, laquo; au moment de la sortie du foetus, la bete, epuisßc, tomba sur lo sol, les membros largement ecartes. 11 y avail rupture des liga-menls coxo-fömoraux, et la löte de chaque femur etail sortie de la cavitö colyloi'de correspondante.
Che/. quelques vaches, la non-ddlivrance s'accompagne aussi d'un (hicubitns permanent, par suite sans donlo de quelques lirailloments douloureux räsultant du poids de l'arriere-faix, et il snllit d'extrairc ce dernier pour voir anssitöt la vache so relevor. Enfln la paraplegio complique souventla mötrite, et constamment, dans les derniersjours, la peritonilo de parturition.
Symptdmos ot laquo;tlagnostie. — La vache esl dans rimpossibilile de se lever, par impuissance du train poslerionr. Tel esl le principal, souvent l'unique Symptome (lu'on puisse saisir. Daus bien des cas, on ne croirait pas la bete malade en l'abordant; le deeubilns esl naturel; 1c facies n'exprimo pas la souH'ranco; Tappelil est conserve, etc. L'af-fection ne se rövele ([no dans los moments oti la vacho, soil sponta-neinent, soil, apres y avoir cl6 excitce, fail dos ellorts pour se mellrc deboul; el alors, ainsi quo lo fail remarquer M. Pizot, 1c train pos-lerieur seul n'obölt plus. Nous avons dejä döcril (voy. page ^27) co qui se passe en pareil cas ; nous n'avous done pas bosoin d'y rovenir.
II esl geiieraloinnnl necessaire de reconrir aux ronscigneinonls pour so faire une idee de la nature intime de la maladic. Si cello derniere ne s'cst declaree que quelques lionros, un, deux ou Irois jours aprös le pari, saus quo la vache ail epronvö d'accidonl, il esl probable qu'il s'agit d'une myelile. La probability se change presquo en certitude lorsque la nialadie survienl do suite apres une nuuninile. Daus co cas, la sensibilite des membros esl un pen obtuse. — Si la vache, qui s'csl bion levöo aprös raccoucheinonl, a fail, dtant mal placöc, de nombreuses et inulilos leutativos pour so inetlrc deboul, ilcslJipeu pros certain ([u'elle souffre d'un effort dorso-lombairo. Ici, la sonsibi-lilö dos membros n'a subi aueune atteinte. —Enlln, si l'accouchement a 6le laborieux, s'il a faliu devclopper une force considerable pour extraire le foetus, si la bete esl reside snr la litiörc aprös l'opdration,
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PARAPLfiGIE CONSfiOUTlVE A LA PARTURITION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10117
il s'ngit övidemmont do lesions ayant lour sirgo dans lo bassln ct l'intöressant lui-möme, on interessantles norfa qui sc distribuent dans les moinbi'os. 1,'exploration falte par lo rectnin on los organes gönllaquo; taux pcrniotlra do roconnailro los fractures; on pourra aussi quelque-fois conslalerla crepitation, la mobility anormale, cio. Dans la donhlo luxation coxo-fomoralo qu'il a obsorvön, M, Laurent ayant fait son-lover la vache, roeonnul cine les membrcs so laissaienl anlomatiqne-ment porter dans tons les sens.
En parlatit do la flövre vitulaire, nous insisterons sur los symptömes qni en font une maladio ossonliellement distincte do la paraplögle.
Lorsqu'il y a congestion do la moollo, comnie anssi dans le cas on la feinolle öpronvo une vive soullranco, on constate nn certain etat febrile, la force et la plenilnde dn ponls, l'injection des muqueusos, etc.
Ldsloni annioiiilinu's. —#9632; Nous avons pen do donnees relativoment ä l'anatoime palhologique. A l'autopsie de deux vaclios frappöes do congestion do la moollo cpiniero et sacrifices aussitöt, M. Trasbot a Ironvö los lesions snivanlos: laquo; Dilatation et engouement des vaisseanx caplllalros do la moelle, döcbirnres de ceux-cl, hömorrhagies inter-stiliclles. Chez l'nno des bötos, lo caillot sanguin retnplissait la canal central dans la region lombaire. raquo; Le möino autenr cite Binz coinmo laquo; ayant line fois Irouvö les racines des nerfs do {'abdomen entouröes d'nne legere infiltration sercuso. raquo; Gela pourrait penl-elre s'expli-quer par certaines manoeuvres de propulsion, do version, etc. II doit sans doute en etro de meine ä la suite du froissemonl des nerfs du bassin. Sur trois vaches mortes de paraplögie, M. Hartenstein a ren-conlrö des caillots consislants et en parlic decolores dans les veines femorales. II csl regrettable quo I'anteur no disc pas si cos caillots se prolongeaient dans les veines iliaques externes, car on pourrait aussi voir dans cctle lesion une consequence dos manoeuvres du part.
Tcriiilnaisoiis. — I'limosiic — I^odecubilus force du a la congestion de la moello porsisle raremonl an delii do quelques jours ; Dependant, il y a des cas incurables: ce sent coux dans losquels la congestion so compllque d'hömorrhagie. II est h pen pr6s impossible de distinguer des le döbut cos cas dfis autres, attendu quo la sensibilitd du train post6rieiir no fournil quo des indices tres vagnes. On doit craindre qu'il n'y ait heinorrbagio lorsquc la parapldgie persiste an delft de trois ä quatre jours; cependant, cette dureo prolongöe ne doune pas encore une certitude absolne, car il pout arriver quo la böte, —par suite sans doute d'un ongonrdissementdes membres, — no fasse aucun effort pour so lever, meine on y etaut fortement excilee.
Lorsqu'il y a lesion des nerfs dn bassin, le deenbitns est susceptible do persistcr pendant plusiours semainos. Tro'p prolonge, il ('mil par se compliquer d'eschares, do plaies diverses, d'ent^rite, etc., et conduit fliKilcmont ä la mort on oblige an sacriticc do la bete. 11 pent arriver ögälement quo cello-ci, apres etro roslöc quelquos jours sur la
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#9632;
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MAUDIliS DES FEMELLE8 APRKS LE PAKT.
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liticrc, se roleve cl se inontro impolculo d'im inombre pelvion : c'est lorsquo la lesion inlöressant lo cöt6 oppose; avail peu de gravilö. — Nous avons vu anssi quo, dans lo cas do rolächomcnt des symphyses, la malade peut so lever sans qu'il y ail consolidalion.
Traltement. — Dans la paraplegie qui suil, comine dans cello qui precudo le pari, il Importe d'abord de s'assurer dos forces do la malade on essayanl do la mellro dobout. 11 imporlo surlout do no Jamals on consoillor lo sacrilice sans eli'e renseigne sur cc poinl. Les moyens ii omployor pour excilor la fomollo ä so lover sontceux quo nous avons indiqucs precedemmont (page 23Ü). Ils peuvent cependanl elre insufli-sanls, ainsi quo nous I'avons conslalo Irois fois.
Obskhvatio.ns. — Violet. — lquot;r Fcdt. Choz une vache Men soignee, ol cu bon iHat d'ciulmiipoint, qui avail pu so lever Immödiatement aprus lo part, offecliKi sans anlre seconrs que quelquos Iraclions des f^ons do la maiscm, ayanl cru reconnatlre une congeslion do la mueilu, jo praliquai une saigiiüe el rocom-maiulai de faire quelquos friclions rfisolutives sur la region lombalre. A qtielques jours de la, le mouvement febrile du debat avail disparu, la vache se changealt racilement de cöle, el tonl faisait espörer qu'elle se leverait bienlol. II u'fii fat rien cependanl; les nioiivemenls sponlaiies so montrerenl moins ficcjiieiits, puis cosserenl loal ä fail; la vacbe devint de inoins en nioins sonsiblo a (onto exeilalion, ini'ino au chien; soalevoe, eile no faisail aucuu niouvoinoiil, aucun effort ;eiiliii, blcssee de tonics parts, olle Unit par succoinbor an boat d'une quinzaine do jours.
2deg; el 3'' Fails, — Le soconde vache so comporta et fmit de meme que la prccedeate. La troisieme, niaKiiilique bole nonnaiule äg6e de qnalro ans, Tille de la secoiule, mollait bas son troisioino veau un an apres la niorl de celle-ci, el, commo die, se monlrait atleinle de congestion lt;le la moelle quelques heures apres raccouchemenl. Les inemes soins lui 1'urenl donnes, snivis, apres deux on Irois jours, dos monies resullals salisfaisants; puis, la malade, au lion do se lever, Qnil par s'engourdir coinmo la premiere vache, el, coninic sa more elle-inOmc. Rdsistanl ä lonle excilalion el demcuraut inorle lorsqu'on la soulevail, ello scrail morle comme los autres, si je n'avais on recours au moyen suivanl; Un drap plie fnl i)asse sous la poilrine, el deux gros echeveanx do (11, tels qu'il s'(;n fail ä la campagno, vinrent prendre un point d'appui dans chacune des regions inguinales. Le. drap el les echeveaux fnienl relies ä des cordes qu'on passa au-dessus des solives de l'elablc, el la vacbe put elre soulevöe el ameaee presque li sa banlour normale. Jnsqne-la eile n'avail fail ancun mouvement; ses membres restaient
inertes, d.....i-flechis, el ne scrvaient en rien k 1'appui. Me servant alors d'un
jeuiie chien de berger äge de deux mois, je le mis nez ä nez avec la vache. D'abord indiffilrenlc, celle-ci se preoeenpe enfm de la presence du chien. Tont ä eunp, eile fail le mouvement de s'elancer sur lui; mouvement pendant loquel ses pieds renconlrenl le sol et y prennenl un poinl d'appui. La vache 6tait rdellement debout el y restait, quoique en tremblant un pen. On bouchonna les membres longtemps et forlement; les cordes furenl disposöos pour qne la malade pint y trouver un point d'appui en cas do fatigue, car il semblail pen prudent de la laissor recoueber immedialeinoiit. Le lendemain, eile se trouvait si bien qn'on pul enlovor les moyens de suspension. Kilo se eoucha, puls se releva, d'abord un peu pdnlblement, puis plus facilement. Kientöl, toule trace de paralysie avail disparu. —Je suis Ibrteinent convaineu quo cette vache n'aurail pas (aide a suecomber, si, au lieud'utillserun chien, comme on vientde le voir, on l'avaitluissee relomber purementet simplemenl.
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PARAPLEQIE CONSECUTIVE \ LA PARTURITION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1030
Inutile de diro qu'ello nu pouvail rostei' lünf,'leiii|)s suspendue par les aines, rar il en devotl rüsuUor uno compression incompatible avecla libortö de la rirculatiüii.
La vache paraplogüjue qui cst capable do rosier levee pondanl un instant, — quello que soil, du resle, la nature do son aircclion, — pent, h noire avis, 6tre considoree coinmo guerie. Bile so levora plus volonliers uno autre fois, reslera plus longlcinps deboul, olc. Quelques frictions d'alcool cainpbrö ou do liniment anunoniacal sur les reins sufflront pour tout trailemenl.
Quand nous disons que la vache levöe est guerie, nous entendons par li\ qu'ello esl dösormais ä l'abri des dangers du decubitus pro-iongö ; mais une claudiculion pout persister plus on moins longlomps.
Lorsquc la malade no pout ni so lover ni roster deboul, on aura rocours ä la saignco si l'ölal do la circulation I'indique, — qu'll s'agisse, du resle, de congestion medullaire ou d'un traumatisino quelconque, — puison fera des frictions comino nous I'avons indique ci-dossus.
An lieu do frictions do cello nature, M. Hartenstein conscillo les applications d'oau froide, ä i'aide d'un sac do grosso toilo place sur les lombes ol les cuisses, ol lenu conslamincnt mouillü. 11 ajoulo h cola un purgalif öuergique compose do :
'^ Alofts........................................nbsp; nbsp; 30nbsp; h 40nbsp; grammes.
Assa festida...................................nbsp; nbsp; 10nbsp; it 15 —
Aiiimoiiiar|iio..................................nbsp; nbsp; nbsp; önbsp; ä 10 —
l'.au bouillanto................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5U0
L'ammoniaque est desiiuee ü rendre I'aloes soluble.
On ajoute h ce melange :
lluilo douce....................................... ?50 grammes.
Disons enfin que M. Hartenstein saigne ä la mammairo. D'apres quelques fails qu'il a publies, la guörison s'oblicndrail rapidoinent, — si rapideincnl memo, dans quelques cas (une bcuro, deux houres el domie), que Ton esl lonlö de so demander si radminislralion d'un purgalif aussi compliquc, ct dont I'ageul principal — I'aloes — agil si lentement, ost bien nöccssairo. — On pout egalomcnl se demander si la paraplegic elail bien röclle.
L'arriöro-Iaix sera extrail chez les vaches qui no soul pas dolivrecs.
Los beles qui no pouvont pas se changer ollos-memes do cole scront relourndes, comme nous i'avons dil ä la page 231. A lour cgard, on pourra consorvcr quolquc cspoiraussi longlcinps quo Tappclit so main-liendra ot qu'il no so protluira point d'escharos Irop profondes.
M. Hartenstein a suspendu les 3 juments qu'il a en i\ trailer; en oulro, il a saigne aux saphfenes et fait des applications froidos sur los reins; frictions seches au train antörieur ou repassage an for chaud;
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lO'iO
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MALADIES DES FEMELLES APUKS LB PART.
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h rintöiioiir, vin ai'omali(juo cluuul. (iuörisoii absolue, dil-il, an bout d'une houro ou deux an plus. (Vest ä so dcmaiuler encore s'il y avail reelle in cut piivaplegic.
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BIBLIOGRAPHIE
1Iahtk.\sti;in ; Lo juiraplpyio, suite du part, clans I'pspoco hovino ; in Archives vilcri-
naires, is?,gt;, p, ,riCl ot 080. Hadtbnstbin; L'hydrothörapio, brochuro in-8, Paris, 1884. Lauhentj Fmcturo lies deux femurs clicz uue pdnisso, h I'occasion do la parturition (il
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t. XIII, p. itf, ot spccialomcnt p. IG.'i.
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CHAPITRE VI
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ECLAMPS1E.
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On donnc en inöclecinc humaine lo nom A'öclampsie lt;i uno maladie convulsive qui so manifeste par dos attaqaes semblabies ä cellos de l'öpilcpsio, donl olios no dillV'rcnL qu'en co (ju'ollos so röpötent ä dos intervalles Ires courts, et fpio, une Ibis Vital de mnl passe (nous no disons pas l'accös), si la malade y resislo, on n'a i)as ä cralndre de los voir so reproduire, coinino cola arrive infailliblement pour l'öpilopsio propremeni dilo.
D'une trös grando gravitd, o( malheureusement fröquente chez la femme enceinte ou en couches, cello maladie est, au confraire, encore bien pen connue en mödocino velerinairo. Ccpondant, un certain nombro de praliciens, — Elertwig, Boissonneau, Zundel, le professeur Mauri (do Toulouse), Calmelles, Loucou, lienaud, Landrin, Laflile pöre, Barbey, Gagny, etc., — ont observö chez la chlenne, chez la Yncho, el memo chez la ciu-yrc (un soul cas) dos accidents ([u'ils out decrils plus ou inoins longuement sons lo nom d'cclampsie.
M. LafQte pore (do Puymirol) a conslatö cos accidents sur trois chiennes en elal do gestation plus ou inoins avanceo; tons les aulres cas intöressaient dos femelles ayant mis has dopnis quelques jours et memo depuis un mois (Mauri). Est-ce ]!i uno maladie analogue a röclampsie do la femme? (lela parait ölro, au moins pour certains
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fiCUMPSIE,
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cas. Disons, copendant, quo Franck no paralt pas 6(ablir dc distinc-lion enlre röclampsio cl la livvvc vilnlaire, ä laquollo il donno, panni d'autros noms, celni d'Eclampsia pucrpemlis.
Afin quo le locleni' puisso jugor en connaissanco do cause, nous reproduisons ici, on abr6gö, la doscriplion des symplüines de l'öclam-psie, tollo qu'elle so manifeste ehe/ la fonuue. Nous oinprunlons coüo description äl'ötude si naagistralenaent faito de cello maladie par M. le
professeur Dcpaul, dans sos /.epnns de clutu/ne ohsletrknle.
Ghez la foinmo, l'aocös öolatnptlque so divise ou trois pörlodes,
1deg; Periode d'invasion. — Iax UHo so balance ä droite, ä gauche, par un mouvomenl trös irrögulior ; los youx sent animös; ils roulont dc haut on bas et de gauche ä droite ; laquo; un frömissement gönöral court sous la poau du visage et scrnblc attaquer do pröferenco los alles du nez, qui biontöl so relövent cl s'abaissent eu dilataut ol rossorrant suc-cossivement los narinos; los niombros rocoivenl des socoussos inter-millonlos comnio colles qui soraient produites par un courant galva-nique, puls los bras so retournent ou pronation...
2deg; Periode des convulsions loniques. — laquo; Los mouveineuls de va-et-vient de la löte et dos yeux s'arrölonl; coux-ci sonl dirigös du colö gauche, la löte inclinöo sur l'öpaule droile, la face cnlraiuce du cölö oppose... L'ceil esl fixe, sans expression, si ce n'est poul-OIro cello de Tepouvanlo, la pupillo dilalce, la bouche enlr'ouvcrto... Tons les muscles dc la vie do relation soil on prole amp; la convulsion tonique; les bras, los jambes so raidissonl dc plus en plus... gt;gt;
3deg; Periode des convulsions cloniques. — line dölenlo gönörale s'opörc, puls, soudain, laquo; lous los inusclos do la vie de relation sonl souinis h dos secoussos convulsives; uno agitation progressive, un va-el-vieul de lous los uieiubros remplaco la pöriode preeödeuto. La face offre le spectacle lo plus saisissant: ses muscles orbiculaires so conlraclenl ot so relamp;chent alternativement, cl Ton voll les paupiöres supörieures s'abaisscr el so rolover avec uno cxlröme rapidilö. L'ocilesl lo plus sou-venl lerne ot roulo dans l'orbite, uiais do temps eu lemps le regard s'allume pendant un Intervalle exlrßmomcnl court pours otoindre aus-silöl. C'est a cause de ces alternativesque le nom d'öclampsie a cle donne ä eeltc maladie, d'uu mol groc qui signilie eclair. L'orbiculaire des levres agissant sans cosse, la malade scinblc marmollcr quelque chose, ot la bouche rojelle souvont uue öcumo sanguiuolenle [)roduile par le passage dc la salive enlrc los dents, qui onl serre la langue el l'onl de-chirec. raquo;
L'accös ainsl caraclcrisö a uno duröo de deux ä scjil tninutes, puis succede uno pöriode do coma, plus ou moins prolongdo, mais qui, on regle trös gönörale, n'est pas encore lerminee quaud survionl un nou-vcl neces. Coux-ci so röpölenl ])lus ou moins souvenl, loules los deux ou trois houros, loules los houres, el möme, dans certains cas, tons les quarts d'hourc. Leur nombre est extrömomont variable, de 1 a 160 par Saint-Cyk et Vioi.f.t. — ObstitrlquSinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
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1042nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FEMELLE8 Al'RES LE PART,
oxcmple; en moyciino de 15 il 20. Dans I'inlervalle, la femme poul röoupörer en lout ou en parlio la acmibilitd ü la douleur, niais il est exccplionnel qu'elle reprenno coinplöloinünt connaissance, el cela n'a Jamals lieu qu'aprös les premiers accös.
En face do cetle description, nous allons metlre cello des symp-tomes (in! out ele observes par los aiitenrs que nous avons cil6s. Nous nous ocenperons d'abord do la obtenne, qui a iourni le plus grand notnbre do cas, et sur la maladie de laquolle on a en premier lieu appele rattenlion ; nous parlorons ensuilo do la vuclic, qui vienl aprös la chienno au point de vue do la fröquence.
Myinpionies laquo;Ilaquo; la maladle observ6e cliolaquo; la clilenmei — D'aprös Herlwig, laquo; chez los chiennes qui nourrissent ot surtout chez cellos qu'on lienl dans la chamhre, ot qu'on nourril forlement, il n'est pas ires rare d'ohscrver un elal de raideur tölanique et do paralysie in-complöte, oil Ton rcmaique los symptomes suivants : Les animaux commencont subitcmont par so montrer inquiets, anxioux; ils out les yeux hagards; la conjonctive n'est pas beaucoup plus rouge qu'ä Telat normal ; la muqueuse buccalo un pou plus rouge ; quelquefois le nez csl cbaud ; la respiration est Ires courle et trös vito ; niais ä la pression de la poid'ino ou du venire, les animaux no temoigncnt aucune douleur. Pen do temps aprös, quelquefois döjä au bout d'un quart d'houre aprös i'apparition do la difQcultö de la respiration, ils no sont plus capables do so lenir sur lours Jambes; ils tombent sur un cötd ct res-tent couches avoc les jambes ötendues; memo lorsqu'on veut les rcplacer sur lours jambes, ils tombent do suite et restent couchös sur un cöl6. La respiration s'accölorc encore davantago, do faQon qu'on pent compter do fit) ä 100 respirations par minute. Le pouls est petit, dur, irrögulier, el bat jusqu'ä 100 fois par minute (1). La connaissance scmble se maintenir, mais los animaux rofusent toute nourriture et boisson, et les excretions alvines et urinaires sont suppriinöes. Les glandes mammaires sont fortement gonllces, plus cbaudes et abondam-ment pourvues do lait, dont la qualitö parait no pas 6tre alteree el qui ne somble pas nuiro aux jcunos. Cos derniers continuent ordinai-romentä toter comme d'habitude, — Get 6tat dure, lorsqu'il est aban-donnd ä lui-m6me,jusqu'ä quarante-huit heures et amöne alors, d'or-dinaire, la mort par apoploxie ot par paralysie ; copeiulant, par un traitement convenable, on pout loujows on triompber assez vito, raquo;
(HeBTWIGJ Maladies des ehiens.)
M. Mauri note dans plusieurs observations des symptomes sembla-bles, ct insiste sur la difflculld do la respiration qui est, dit-ii, laquo; trös accölcröe, courle, irrcguliöre, brnyante, et s'oxöcute par socousses
(1) Cenombrede lOü pulaations par minute est tout ii fait normal chez beaucoup do chions, chez (jui le pouls est ögaleraent tort souvont irrögulier et surtout intermlttont, l.es caractcres quo M. llortwi^ assiguo au pouls dans la maladie qu'll docrit n'oat done absolument rion de spöeial; nous pourrions niünio diio de jiatliologiiiue.
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ECLAMPSIK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iOW
ol sans aiiciin ordrc; les colos paruisscnl liornöos dans lours mouvo-monts, coniino on lo constate choz los chevaux atloints do tetanos. raquo;
La doscription do Zundol rcssomblo beaucoup ä celle do Hartwig; mais ellc ajoulo an tabloan prlmltif quelques trails qul no sonl pas sans intörßt, notamniont les convulsions musoulaires, qui rapprochenl davantagc la maladio obscrvöc do l'öclanipsio de la reinine.
laquo; Nous avons lonjonrs vn, dit Znndel, la maladio prondrc les chions sans prodromes... Alors, les animanx no penvont pins so lonir snr lours inembres ; ils sont concliös snr un (;ölö, avec les mcinbrcs (iton-dns et raidcs, plus raromont convnlsivemont contractcs... II y a dos convulsions tonigues, avec secousses cloniques s'etendant rapidoment ä tout le corps; qnelipicfois il y a trismns avoc grinccnienl des dents; constammont do l'öcume blanche expuisöe par la houche el troin-biemonts nmscnlaircs dos jouos. Los extrömit(5s sonl froides. raquo; — Le pouls et la respiration sont döcrils coinmo par llertwig; Znndel ajoute cependant (pie cettc derniere esl sleHoreme. 11 constate aussi, coinmo le profossonr do Berlin, quo laquo; les animanx no paraissont pas avoir perdu tont ä fait connaissancc ; raquo; mais il ajoute quo laquo; lour sen-sibilitd est bien diniinnee. — Appetit, soil', defecation, oxcrötion uri-nairo, ctat dos mamellos et qnalitös du lait comino dans llertwig, apres (pioi I'auteur dit, d'apres ce qu'il a vn Ini-inemo : laquo; 11 y a des cas on reclampsie no parait quo partielle ot n'atteintquo lo train pos-lerieur par exemple ; I'animal so rodresso sur ses jambes do dovant; alors aussi la löte esl libre el I'animal so plaint. Nous n'avons pas constate la remittencc des acces signalce ep medecino humaine; choz tons les animanx ([no nous avons vus, id maladie avail un caraclcre da ronlinuUe ct. I'acces elait unique,' mais il durait lougteuips, de un ä deux jours. raquo; Memo gravite, memo lerminaison constammenl fatale de la maladio abandonneo ä olle-möme, qui tue les animanx laquo; par congestion sanguine des meninges raquo; on laquo; par asphyxie apres un spasme giotti(ino ; raquo; memo facilite do gnörir ce mal, si grave en apparonce, et qui laquo; disparait comme par enchantomcnl aprös l'emploi d'un traito-mcnt approprie. raquo;
Dans unc observation quo nous croyons devoir reprodnire, les convulsions sonl nctteinenl indiquöes par M. Mauri, qui signalo on outre la deviation des axes visuels h gauche.
Observation, — Mauri. — Unc polite chionne, ft.göe do imlt ans, laquo; qui avail mis has depuis douze jours ct qui nourrissait qualre i)olils chiens, avail 6le reconnue malade ä !(• lieures du matin. Transportöe immddiatemenl a I'Ecole, on a constate ce qui suil : conchuc on ddcubitua lateral, eile so met quelraquo; quefois snr le sternum, mais no peut se lever; eile est lialctante, la gueule, largement ouverle, laissc ecoalor beaucoup de salive, el la langue esl pen-dante; les mouvemenls respiratoires sonl, ires accelcres, mais ires bomes dans leur elcndne. Los yeux sont ires ouverts el les deux axes visuels un ))elaquo; diivk's it gauche. De violcntes convulsions semblables (i des dteharges ölcelriques agilenl les membres el les mettent dans une extension tbrcee. Si Ton saisit
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1044nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMEbLES APUKS LE PAKT.
h pleino inairi mi groupe (lc nuisi.lcs oxlensours, Ins rolnlinns, par ftxemple, on sent dos secoussos Ires vivos qui so räpölent avec mm certaine i'apiclilo. On ne constate rien de paroil ilans les innscles flöobisseurs. — L'.'S sms sont parfaitement conscra't. — L'urinQ do cfllle böte tiaili'c par la clialeiir et l'aoide cizotique n'a priSsenW auoune trace d'alliiiniiuc... Vers midi, les convulsions out diiiiinuö de nombro el. d'intensile; enfln, ä deux hemos, I'ani-mal ne donnail [)liis signs do maladio. raquo;
Jusqu'ici, nous voyons la maladio consister en nn scul accfes d'nne duröo plus on moins long'iic. Dans donx cas, M. l-aftilo pöre, cilc par M. Mauri, a constate plusieura accös snecessifs. Chez unc chiennc qui avait mis bas depuis deux jours, el qui allailait sos pctils, ce veleri-nairc, apres nn premier accös qui avait durc lontc la jonrnöe, en vit survenir nn denxieme do pins courlo duree lo surlomlemain, puis, le quatriöme jour, un troisiömo et dernier, plus faible encore qne le precedont. Gelte böte gueril; mais quelques jours aprös, ses deux pctils ouront des acces convulsil's paroils aux siens, quoique moins intenses ct do moindro .diirec ; chez Tun, ces accös so renouvclerent trois Ibis le premier jour et autant le second ; la mort s'ensuivil ; — chez I'aulre, il n'y out que deux accös dans uno mOine jonrnec et toul rentra dans I'ordro. — (jhoz nne deuxiöme cliicnne, le möme praticien a conslate vers cinq beures du soir, quatre jours apres la niisc-bas, (( des convulsions cloniques dans tons les muscles; la ma-lade agile la mäcboirc, salive bcaucoup, respire difflcilement, etc... Dans la nuit, les convulsions ccsscnl, el la malade, quoique un per somnolente, paratt guöric. Le lendomain, ä dix benres dn matin, un nouvel accös siirvicnt, qui quot;se termine par la morl dans la soiree. raquo;
On remarquera quo l'accös unique ainsi que les acces repötes que decrivent les auteurs cues, out unc durcc do plusieurs bcuies. Nous n'avons jamais constate ce fait, on bicn nous lui avons donnö une autre signification, car il tie nous en resto aucun souvenir; mais nous avons vn, stir des cbiennes cl sur do jounes chions, plusiours cas ou des acces trös nombroux ot do courte duröo so succödaient i\ de fai-blos inlorvalles. Dos quelques notes quo nous avions prises, nous ne relrouvons malheureusetnent ipie cellos qui out trait ä une petite cbienne qui nous fut presentee on juillet 1885. Nous en donnons I'ob-servation.
OnsunvATio.x. — Violet. — Cello bete, de tres petite laille, a mis bas il y a deux jours; I'accouchetnent, nous dit-on, a ele long, difficile. Depuis, la chienne n'a pas mangä; eile ost constamment (risto. A I'examen, nous cons-latons que le ventre est douloureux ; il y a rejet, par la vulve, de mncosites sanguinolenlos; les mamelles ne contiennenl presque point de lait. — Groyant ä une melrile, on prescril I'applicalion sous lc ventre d'un cala-plasine emollient et quelques soius appropiies.
Deux jours apres, la chienne nous est de nouveau prösontee. La veille, an dire ile sa mailresse, eile a eu de nombi'euses crises. Devant nous, dans I'es-pace d'un quart d'lieure, ellc en prend deux dune extieine violence. Cou-chöe dans un panier, almlhie mais tres calme, cette petite böte agile tout a
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liGUMl'SlE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lOiü
coup la UHe ; en inunie lomps, l^s paiipii':i'os s'ouvroiit, puis so i'efi;iineiU alternalivemeiil aveo rapidity; il en usl do rodme Jos lovros, qui, succossi-vernent anssi, ddcouvrent ou oaobent los donls. En ([uelipics secondos, Ics convulsions gagnent los membres si enfln lout le corps. Lös musclss antago-nistos aglssant d'uno faoon altsrhatlve et par conlraclions subitesi vio-lontos, prroipilöos, lonlos los parlies du corps, Ics mombros compris, so trouveilt agitöos, socoiu'os, soulevocs, Jclöes ii ganclio, a druile, en haut, on has, dune facou efFrayanle, on en tons ras trös penible ä voir. A co inoinonl, mio have moiissouso sort on abondanoe de la houchc et so trouve projetöe de tons cüLos par I'air expire, qui soil hriiyaniinoiiL do la poitrine ä cbaque con-traotion brusque des puissances expiralrices. AprÖS uno dur6e d'environ uuo minute, los convulsions so succedoul ii des iulorvnllos moins rapprochfis, puis cossent completomont; enfln la böte, anöanlio, so laisse aller en docn-bitus lateral, pendant quo les memhros sont lenloment porlos dans I'exten-sion. La malade so remet ainsi pen a pen, jusqu'au inomenl oü eclate le doiixiemo acces, eix tout semblahle a celui ([ue nous venous de decrirc. —II nous a parii impossible de constater si, pendant I'acces, la malado avail ou non perdu connaissanco,
La pioprietairo ilösirant soigner eile-ineino sa chionno, nous avons prescril uno potion composöe do sirop do chloral 30 grammes, bromure do potassium 1 gramme, dissous dans 18 grammes d'eau, —le tout adminislre dans la joiinioo, a raison d'uno cuillereo a cafe parhoure. On devail aussi continuor lo trailement dc la mölrite.
^ous n'avons mallioiirousomont pas revu la malade, el nous iguorons si eile est nioi'lo ou guerio. Nous eroyons plutöl a uno tormiiiaison hVclieuse.
Sjiiiptonu'Nilt- la niulatlif oliscrW-e chc-/. la vaclie. — Lft IlUlladic donl.
il s'agit osl encore si pen connuo chez cctlc femollo, quo nous eroyons devoir reproduire les principalos observations qui la concernent, partnl ecllcs qui soul parvenues ä notro connaissanco.
Irc Obsehvation, — BoiSSONNEAU, — Trois jours apres lo pari, qui avait 616 natui'ol ot sponlanö, une vache tomha malado sans cause conmio ot presonla les symptömes suivants: Tristesse, abatlemenl, pouls plein, accelere; artore lendue, respiration geneo, oreilles chaudes, muflo sec, raideur geiierale, fai-hlosso ties grande du train posleriour; iniiquouso vaginale Ires rougo etinlll-troe ; ocoiiloment par la vulvo d'une maliere lie-de-vin ties inrectc.
Le leuilemaiii, nil quarl d'heure apres uno saignee pralicpiee dans le but do comhatlre la melrilo, ii laquelle on crui, avec raison, devoir rapporler les symptömes änumör^s plus haul, on veil la Mte lömolguer uno anxiele Ires grande; la respiration devienl lahoriouse, do plus en plus j)recipitee, comnie choz les chevaux pris dc ckaleur, Puis les memhros s'öcartenl, comme pour agrandir la base do sustontalion; la töte s'appuie sur la mangeoire, laquo; le corps so balance par un vöritable mouvement oudulaloire, laniöl sur le hi-pöde diagonal droit, lanhH sur lo gauche. raquo; liienlot 1'animal so laisse lomher comme une masse inerte, los membres roidos et immobiles. A co momont, laquo; lo glolie de l'ceil est renvorsö en arriöre et fixe; la bouebe ost enlr'ouvcrte et la languo pondante; la malade inord les objets qui so Irouvenl ii sa portec ; los commissures dos levres donnonl ecoiilomont a uno salive visqueuse. raquo;Gel acces, pendant lequol laquo; toul.es los l'aculles iiistiuclivos et sensoriales semblent aneanlios, raquo; duro environ 2[gt; ininulos.— Cinq aecos somhlahles so reproduisont dans La mömo jonniöo. — Le londoinaiu, on on compte soulomont trois. — Le quatrieme jour il n'v on a plus quo deux. — Le cinquiemo se passe sans acces, el Ton so croyait en droit de compler sur uno guerison complete ot
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proobaine quand, le sixiomejour, les aooös reparaissent aveo les tndmes üa-ractörss qu'au döbut. Au milieu d'un de cos aocös, la vache slaquo; prlt sous la creclu; el, n'ayanl pu sedögagerii temps, eile s'ötrangla.
A I'autopsie, on trouva du sang noir el epais epaiiche dans les vontriciiles c^röbraux, les enveloppss du oervoau oongestionn^es el la subslance ile I'eu-cephalo (Ule-meme raniollic.
Ces lesions so rallachent-elles ä la maladie on sont-olles lo rcsullal do la strangulation? Kllcs participent sans donte do cello double ori-gino, car, d'aprös plnsicurs aulcurs, la fommc qui succombo prompte-menl ä la snilo d'un accts d'eclainpsic prescnle Irös sonvenl (l)opanl), on meine dans tousles cas (Stollz, cilö par Chailly-Hoiiore, co dernier lui-nu'ine, elc), les lesions do la congcslion cercbrale.
IP Observation.— Mauri. — II s'nsit d'une vache ftgde de qualre ans, primi-pare, qui avail v6lamp; la veille, el s'etait complötemenl dölivrde deux- beures a[)i'es. Le rnalin, vei's neuf heures, eile esl prise de licmblemenls et refuse toule nourrilure; do plus, ello so montre forlemenl essoufflee, et on remarque que sou regard esl Ires anime. Le train poslerieur est faiblo; plusieurs l'ois eile a failli lomber dans un petit trajel qu'elle a du parcourir pourse rendre au pamp;turage. La presence de son voau la laisse complelemeut iudillereiile.
Vers deux heures de l'aprös-midi, la malade lombe, M. Mauri la voll, a cinq beures el conslalece qui suit:
laquo; La vache, placeo sous un hangar, est eteuduo sur le ciUedroit; la respiration est enlieremciil diapliragmatiipie, car il est liieu dil'licile de constaler les mouveinenls des coles. Le pools est imperceplilde, los battements du coeur forts. La langue pend on dehors do la bauche, et fair qui est chassö par l'expiration entralne une grande quantitö de salive mousseuse, I.es sous paraissent oomplötement abolis; les globes oculaires, fortement diviis en haul, sont d'une flxili remarqudble, l.os membres soul lenus dans I'extension el iprouvent sonvenl, uinsi (/nc le tronc, des soubresauts qui ehraulent le corps sans le deplacer. I,cs mamclles ue soul nulloment fletries; on eu fait I'acile-ment ecoulcrim lail de bonne quality.
(( Vers six heures el deruic, pendant qu'on se dlsposail, (lit l'auleur, h oxecuter mes prescriptions, la böte se relevo et se dirige en titubanl du cöle de l'elahle oil se Irouve sou veau. Dans la nuil, eile a mang6 el nimine.
laquo; Le lendemain matin, a hull heures, nouvel acccs. I.es prodromes on! dure une demi-heuro ; la bole esl reslee couchee jus(pi'a neuf heures et doinie. Daus l'apres-rnidi, ello no preseulait plus aucun de signe do maladie. raquo;
Gelte attaque I'ul la derniöre; Le propri6taire ayant vendu sa vache deux mois apres, il lut impossible ä M. Mauri de I'observer a la parlurition sni-vante.
Ill'Observation. —Galmettes, cite par M. Mauri. — La vache, qui esl ägee do qualre ans, a mis has nalurellcmeut h Irois heures du matin. Dans la jouruee, olle a rendu sou delivre et, jusqu'ä six heures du soir, n'a rien pre-sente do parliculier. A co moment, ello s'est mise a trembler; eu ineiue temps, eile se monlrail faiblo du train poslerieur, au point do no pouvoir so deplacer qu'avec la plus grande difliculle. Vers une heuro du malin, la bete se laisse toinbcr el reste en decuhitus lateral.
Les membres sont coinpletemenl allonges. laquo; De temps on temps, des convulsions so font remarquer dans tons les muscles extenseurs; dans les interlaquo; valles, si Ton saisil les membres avec les mains, on pent les tl.;cliir, les porlcren avant, eu arriure, dans rabducliou; mais abandouues ä eux-niöines,
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ils reprennent aussiiöi leur prernlöre posiiion. La senslbtltld gönoralo cst (Smousseo et la peau tres froide. On pBUl iiiipuiiöiiicul piquert inoiser cellogt;oi sans provoquer le moindre mouvemenl, L'cbII, qul esl gänäralement lixu, pi-ronelio de temps en temps dans rorbile; il iifi disllngue rien, et son insensibilil^ est lollo, qu'on pent Ic lüiielior directemunl sans provoquer le iridindro mon-veineul; de plus, la liöto no pcrroit aucuti bruit. La respiralion est a pen pros normale (cjuant au nombre); I8ii^0 pai'minute. Pendanl ['expiration, on constate io souflle labial, et la salivo, rendue dcumeuse, s'echappe abon-damment par les commissures des levies. Le ponls est petit, imperceplihlo; les battements du coaur forts; les muqueuses plulöl [lilies tpic rouges, le mufle sec, etc, — La böte est reside dans cet etat pendant six lioures, c'est-ä-dire jusqu'ä sept lieurcs du matin. A ce moment, les muscles out etü pris de convulsions, qui se soul elendues a tout le corps; [mis, tout il coup,coinme par encliaiiteinent, la bfite malade s'est placee sur son sternum, tenant la tfitc en posiiion normale, et enfln, eile s'esl relovee, bien qu'avec assez de dil'lieiilte. Pendant une lieure environ, eile est reslee dans un coma assc^z profond, raquo;
Dans la soiröe, une socondo attaque cut lieu, mais no dura quo trois lioures. Le lendemaiu do ce jour, rien ne pouvait faire supposcr que la vaclie eut presente quelques teures auparavant des symplömes aussl graves.
Ayant demande des renseignements sur cetto böte, M. Galmettes apprit que, quinze mois auparavant, huit jours apresla mise-bas, eile avail en une premiöro et unique attaque d'une dureo do deux heures et denue environ.
IV0 Ohskrvation. — Laffite, eile par M. Mauri. — lt;c Uno vache a mis bas vers deux heures du matin, dans les meilleuros conditions. Quatre heures apres, on roinarquo qu'elle est agitöe, inqiiiete; bienldt apparalssent des convulsions dans les muscles du tronc et des membres; une grande I'aiblesse so manifeste; la station devient impossible. La langue est souvent projetde en dohors de la bouchc, et un liquide spumeux s'econle par les commissures des lövres. Totijours duritnl le cows tie ccs acccs, la mulude a conserve' la faeuUe de vüir et d'entendre. Le pouls est intermittent, et la respiration moderee... Au bout do dix heures, la hetc so rcleve et reprend pen a pen ses fonctions, — Deux jours apres, uouvel et dernier acces d'une duree de trois heures. raquo;
Vc Observation. — Laffite, cite par M. Mauri. — laquo; Tue vache a mis has depuis quelques heures, lorsqu'elle est prise do convulsions persistanles, et d'une grande faiblesse generale, ijui rend la station impossible; en un mot, eile präsente tons los syinplömes constates dans les autres cas. Ce premier acces (lure trois heures; un autre alien dans la memo jounieo. Apres un jour de rcpos, les acces se multiplient el, acquiereut une tolle iutensile (pie la heto meurt as[diyxiee. raquo;
Chez aucune des malades dont Ics observations viennent d'ölre resumecs, on n'a rcclicrcliö s'il cxislail do i'albuminiirie. Colic lacune a öle coinhlec plus laid par M. Lafflle, ä l'occasion d'un aiiirc cas, oil 1'acces uiii(iiio paratl avoir (lure trois jours, — cas nientioimö par M. Bonjamain dans son rapport ä la Sociol6 ccnlralo. In dans la scanco du 8 mai 1884. laquo; L'albuinine, (lit 1c rapporteur, qui avail cle rcchcr-cheo cl constalee dans I'urine raquo; pendant la crise, avail disparn an moment on l'atnölioraUon so prodnisit.
VI0 Observation. — Basbey. — II s'agit d'une vache, en bon etat d'embon-point, iigeo do six ans, völiio de son qualrieiue veau depuis qnaraute-liuit
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luHircs, an inoinoiit oü appartiront les preiniors symplbmes. Kilo commcnoa pai' (lüiinor du lail; [mis, solon rexprossion du propriulaiio, ollc so montra tri's gravemont d tres drökmeiii malade, — M. Barbsy fait do son elat lo tableau suivant:
k La vaohe osi debout, appuy6e le long du mur. Son fncies a une expressiou toute piulii'iilioro; la löte porte au vent ot s'appule par la menlon dans rem-brasure do la porte; I'oeil osi Qxe, terne, sans aucune expression; la pupille est dilatöo. J'approobe la lumiöred'une bougie, ou je fais passer rapidomenl ma main ä queiquea ccnlinudros do i'oBil sans (|uo colni-oi lasso aucnn mon-vemont; il yauno perle complete do la vuo. La malade a un mouvement des märlioiros commo nne vaclio priso de la eocolto, et il y a i'galomont do recuino lie I'Laquo cölö des levres.
laquo; II y a des conlraclions subites des muscles des dilTörentes parties, sur-tout de la region des inombi'os. Si la vaclio n'olail pas appuyöo, je snis pcr-suadö qu'elle tomberail. La respiration, viteet saccadöe, paralt difßciie. Le ponls cst poiit; Tariere Tuurnit 70 pulsations a la minute, 1-es ronctions de l'inleslin et do la vessie soul aneti'es depuis le dehnt; depuis ce inoment anssi, la hiilo n'a pris ni aliments solides ni boissons. I,a temperature do la pcan paralt plutöt basso qu'61ev6e.
laquo; Tons ces symplomes semblenl se calmer pendant quelques instants pour roprendre bientot toulo lenr inlensile.
laquo; Jo fais metlre un licol h la vaclio ])oiir la faire aller dans le milieu do I'elable, bicn garnie do paille. Co rösullat n'ost oblonu qu'avec beancoup do lioine, ot ilonno lieu ä nne exacerbation dos syinpliiines. La respiration de-vioni plus vito ot plus difficile; le mouvement des nificlioiros augmenle ot s'accompagne de grincements de dents ; i'dcume entoure labouche.., Enfln la vaclio tombo, son poitrail portaut conlro lo mur; los janibes out une roidonr l^lanique, il est presque impossible de los faire tldcliir.
laquo; Jo dis quo la vaclio a son poilrail appuyö au mur : olio love la löte ot le cou aussi baut quo possible, el, au moment on se prodnisenl do violentes contractions inusculaires, presse ce mur avec force, enmme si ollc voulait gravir le long do sa paroi... La crise dura six houres. Pendant les trois Jours qui snivirenl, on soumit la vacbe a une demi-ilioto; apres ce temps, loulo trace de maladio avail disparn. laquo;
Aux observations qu'on vicnl dc lire, nous joindrons la suivante, que son aiilcur inclinait ä consitlörcr commo un cas do meningile, — quo M. Bouley a appelö uno forme vertigineuse do la fiuvro vitu-lairo, — ct ((no M. .Mauri assimile aux cas d'cclampsic qu'il a lui-inomo
dccrils.
VII0 Obsbrvatiok. — Itr.NAiD. — II s'agit d'une vache normande do bonne COnslilulion, dgeo do cinq ans, velee depuis trois jours, qui, contrairoment ä son babilude, donnait pen do lait, no mangeait pas ot buvait pen.
Voici les sympldmes observes par M, lienaud :
laquo;La scMrotique 6tail couverte do diets sanguins, fortomcnl saillanls;la conjunctive pourpre; lo pouls plein et vite, le flanc legeroincul accelerö, el l'elal göneral celui do rinquieludo.
laquo; J'otais depuis quelques instants dans l'ötablo ä observer mon sujot, lorsque j'apcrcus un mouvement tout parliculier du globe de I'ceil: il pivotail dans I'orbite, Ge mouvement, d'abord lent, s.e pr6cipila; la tfile elle-mSme y par-licipa bientöt; puis la vacbe se jela ä droile, a gauche, on avanl, sans ancun management: ello etait vdritablement folle et aveugle.
laquo; Je no parvina (lu'avcc les plus grandes diflicullös ä pratiquer une sai-
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gnüe, queje lis oopieuse (9 Miros). Ayanl faitgarnir uvöo de la paille la man-
geoire el les nuns, Jo (is BOlidsnient altaoher 1ft inaUuin ii doux lonf^os par un licol enoadratll la töte. Des lingos mouilles el sonvenl laquo;rroses d'oau froide furoiit aii|)li(|iies sur lo front, et Je lis adiniiiislicr on quatre fois dans la Journöo une dose do 120 grammes d'aloes. Kidin, j'ous roi'ours ä des inhalations etlierees, rtipelees ciiii| ou six I'ois dans le memlaquo; laps de temps. Lavo-meiits emollionis ot boissons blanobes trös claires.
quot; Lo lendeiiiiiin, leger mieux. Saignee de i! litres el administration de 00 grammes d'aloes. Möme rögime.
laquo; Lo snrliMidemain, mieux sensible, L'obÜ ne sanlait pins dims I'orhite, el la vache reoonnalssait son veau, qu'elle avail, faiili tuer la veille et I'avanl-veille... La guörison a 6i6 compl6to, La vache, qui, ies unndes pr6c6dentes, donnait ä'.i Wives, en a donne 28, quinze jours apres son retablissoment. raquo;
?laquo;5hi|i(öiucs tie la malnilie oliserTi-c vlivv. In. clieyre. — NoilS II on
connaissons qu'un seul cas coustatö par M. Lafflte, ot rapporte par M. Mauri, ainsi quo par M. Boujamaiii. Nous donuons ['observation teile qu'elle a ölö rösumäe par M. .Mauri.
Observation. — Lafpite. — Apres un part centre nature, une chovro est aliclnte do metrite, pourlaquelle un trailement appropriä ost mis on usage. Deux Jours plus tard, cette bole paralt agitde; son regard a uuc expression inquiele. I)(!S eonvulsious so manifeslent dans tons los muscles, el parli-culiiTomeut dans coux de la inäelioiro; les yeux pironettonl dans los orbites; la salivation ost abondante; la station impossible, etc. — Get acccs, qui fut unique, dura plusieurs heures. n
l'jii rösuinö, la maiadie, tclio qu'elle a ölö obsorvöe ehe/, la ehienne, la vache ot la chevre, a döbutö, doux, Irois, quatre, dix, quinze jours, un mois möino, apres raccoucheinent, chez la ehienne, — apres qucl-qucs heures, un, deux, Irois, quatre, cinq, dix jours, chez la vache, — apres deux jours, chez la ch^Tre. Kilo s'est amioucöc par de ranxiele, do 1'agitation, quelques convulsions des muscles de l'ceil el des mächoires, quelques secousscs inusculairos dans les membres, — lo tout s'accoinpaguanl d'uno graudo faiblosse el (inissaul par amc-mer la chute sur le sol. La dureo do cello periodo prodromique ou d'invasion a variö do doux heures chez la ehienne, ä cinq ou sept heures chez la vache.
Cost alors quo so produit l'accös proprement dit : mouvements des lövrcs cl des mächoires avec salivation abondante; oeil immobile ou pirouettant dans i'orbite, ou convulse en haul ou do cAle; respiration accölöreo, diilicilo, hruyanlo; conlraclioiis subiles (it insLaulanees dos extcuseui's ou contractions alternatives des oxlonscurs el des ilechis-sours. Chez la vache, abolition, dans la pluparl des cas, do la sensibi-lilc göiKJralo, dos sens do la vue el do I'oulte, ainsi ipic do I'intelligence et des facul[(5s alleclives. (ihez la ehienne, les facultös inlellecluelles sonl conscrveos, bien quo sonsibleinenl alTaiblies.
Souvenl eel acccs est unique, el, alors sa duröc esl gcnöraloment Ires longue, — de qualre, ciiuj, six, huil licnrcs, el möme, d'apres
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Hertwig ot Zundel, do quarante-buil houres chcz la ciiiennei — de six
i\ dix hcuros, jusqu'fi deux, trois jours chez la vacbe,
Les accös peuvenl aussi so ronouvolor; dans ce cas, ils durent moins longtetnps ct roparaissent, soil dans la mömc journöe ot les jours suivants, soil, soulomont le londeinain on lo douxieuio jour. On no les a Jamals observös en aussi grand nombre quo chez la foinmo, si ce n'ost, dans lo cas quo run do nous a rapportö. Boissonneau en a compt(5 six dans unc journöo; c'osl, parmi les autros observations, le chid'ro lo plus ölcvc qui ail 616 signalö.
L'inlensilö el la duröo do ces crises vont liabituellomeut en dimi-nuant d'uno facjon progressive lorsque la maladic doit so lennincr favorablement. II on ost do mömc du nombro des acccs quolidiens, — Gbacun do conx-ci ost suivi d'nno pöriode do coma en rapport avec sa durco ct son intensity.
On conviondra qu'il oxiste onlre co labloau et colui qu'a trace le profcssour üopaul d'asscz notnbreuses analogies. Happclons quo M. Lallito a vu la maladie se declarer sur des chionnos en etat de gcslalion (v. p. 232); lo mCmo pralicion a constald la pröscnco do ralbumino dans I'urino do plusionrs do ses malades. Co sont 1;\ aulant do caractores qui rapprochent encore davantago do I't'clampsio do la fornino la maladie obsorvöo chez quolques-unes do nos femollos domestiques,
L'analogio — sinon une similitude parfaite — outre cos affections, qui ne somblo pas douteuse ä Hertwig, ä Zundel, ä M. Mauri, ä M. Laf-fito, etc., a öle ögalomeiit admise par la Sociölö ccntralc do nmlocinc völörinairo on cc qui conserve la Toclie. Ilelalivoment ä la clilennlaquo;, MM, Weber ct Leblanc out fail des reserves au sujet do certains cas, oil, selon oux, il s'agirail simplement d'un pen do fatigue ou d'opuiso-menl norveux, no demandant quo du repos pour guörir.
L'absencede I'albumine dans los urines de quelques malades, et le manque de recherches chez d'autres ä ce sujel, no sembleraient pas suflisanls h. M. .Mauri pour rojotor l'analogio qu'il admol, atlorulii qu'on ne trouve pas d'albumine dans I'urine do loules les femmes 6clampliques ot que, d'aulre pari, tonlos los femmes albuminuriques ne sont pas nöcossairomonl frapp^es d'äclampsie.
Uue objection assez söriouso soinblorait pouvoir otro liröe dc la longueur extraordinaire des accös. II ost possible quo, sous co nom, les praticiens vötörinairos aicut compris commo quelques mödecins, — ainsi rpie nous I'apprcnd M. Dopaul, — non soulemont l'accös convul-sif lui-mömo, mais encore la pöriodo de coma. Peut-6lre aussi, qtiel-ques-uns ont-ils decrit pour un soul accös des series d'accös trös rap-proches, car il ost pen admissible que la malade puisso resistor ä une crisc ininterrompue do six, huit heurea, ot encore moins do deux ou trois jours. II y a lien, croyons-nous, do faire do fortes röserves ä cet dgard.
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Uno autre difference i1raquo; rioter osl ccllc-ci : chcz la femme, les cas les plus nombreux d'dclampsie s'observenl pendant la grossesse, landis quo la plupart de ceux qui ont 616 signaios choz nos I'einoilos domes-liqnes so sonl manil'esles aprös, quelquefols mümo longtempa apivs racconcheinent.
Signalons onfin la porsistaiice do 1'intelllgeuco, do la eonnaissance, qui a 6iö gönöraletnent noioe chcz la cbienne.
des clillöronccs tiennonl iicul-ötro ä des difförences d'organisatlotl.
II no nous röpugneralt done nullcmcnl. d'appeler du nom d'ec/amp-sie certains cas, coinme les deux quo M. Laflito a observes chcz la cbienne, ct quo nons monlionnons plus haul; — coimnc ceux quo lo meine pralicicn a vus chcz des fcmellcs de la inönic espöec, dans le cours de la gestation; — comma ceux (pie M. Mauri el I'un do nous out constates chez la cbienne ögalement; — coinino ceux enlin quo MM. Boissonneau, Mauri, Caimellcs, Lafllle, et meine MM. Barboy et Monaud out observes sur la vache; mais, avec MM. Weber et C. Leblanc, il nous parait nöcessaire de faire des reserves pour les autres, oil, alnsl que cela avail döjä, öle dit dans la premiere odiliou, la maiadie semble elre plutöt sous la dependance de la lactation quo do la parturition.
L'attenllon elant desormais alliroe sur ce point, nous ne donlons pas que do nouvelles observations, plus completes, no viennent bienlüt dissiper les doutes qui peuvent encore subsister.
fitlologle. — Nous sommes ä cot egard dans une ignorance h pen pros complete. D'apres llertwig, les causes do eel clat particulicr scraient : laquo; des rel'roidisscments, la perle de plusiours jeuncs, et, par lä, la stagnation du lait; des affections morales, surtout le chagrin de la perte do lours jeunes, mais aussi do la perle do lour mailrc. raquo;
Suivant Zundel, laquo; la maladle n'affocte que les chienues nonrri-ces. Jamals il ne I'a conslaleo dans d'autres cas, nolammeiil chez les femolles pleines. 11 n'a pas conslale non plus l'lnfluence de la primi-pavile; il a meine connu deux chienues qui, apres cbaque mise-bas, ont et6 prises do colic singuliere affection. raquo; Les chiennes des peliles races, grill'ons, ratiers, lous-lous, spitz, lui out paru elre parlieulie-remont alfectees. Contraircmont i\ llorlwig, qui dit quo cette maiadie so voit surtout choz los animaux qu'on lient dans les chambres, Zundel I'a ohservce aussi souvent laquo; sur des chiennes entretenues an grand air, dans des cours. raquo; Mais il csl d'accord avec le professour allemand sur ce point qu'elle se monlrorait loujours laquo; sur des animaux bien nourris, recevant do la viande dans lour nourriluro ordinaire, et con-sequemineut uu pen plethori([uos. raquo; Quant ;\ la cause prochaine, Zundel serait asscz dispose ä adinettre laquo; une influence do la cas6ine renfor-möe dans le sang, raquo; el il appuio sa maniere de voir sur les recherches de Panum, qui monlrent laquo; ([lie co principo immediat est plus abon-dant dans le sang des fomelles nourricos pen do temps apres la parlu-
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rition ; raquo; mais laquo; on aucnn cas, il no saurait admotlro qnelque rapporl avcc I'albuminurie ot ruremio. raquo; A-l-il fait dos recherches specialos pour ötayer son opinion? II no lo somblo pas, on du moins son mömoiro n'on garde aucune trace.
Pour M. Mauri, I'einbonpoint sembleralt favorable h IMoIosion do la maladie, attendu qn'il no I'a jamais constaldo sur dos fomollos mai-gros. Dans la plupart dos observations, los auleurs montionnont sou-vonl, on diel, lo bon ötat d'ombonpoinl do la malade.
Solon M. LalTitc {/{upport tie M, Benjamin), la nourrituro trop sub-stanliollo serait dgaleinent la cause do la maladie ; do plus, Yalbumi-nurie s'obsorvorail loiijours, co qui osl on contradiction formelle avoc 1'opinion do Zundel, el avoc los rösultals d'une recherche i'aito par M. Mauri. Du roste, co syinplöine, auquel los inödecins attachent line importance considerable, manque quelqucfois, ainsi quo nous I'uvons deja dit, chez la femmo clle-meino.
Dlayuoade. — l/oclampsie, bien (pio los prodromes qui pröeödent l'attaquo no s'obsorvent pas dans Vdpilepsie, pourrait bien ötre con-fond\io avoc cetto derniore affoction; d'un anlrc cote, son apparition dans un moment rapprochö du part, soil avant, soil surtout aprös, risquerail de la faire conlondro, sur la vache, avcc la fievie vkulaire. Los renseignements pourront souvent apprendre si la femelle ost e[)ilopti([iic. Dans quolquos cas, on pourra savoir quo, lors d'un part pröcodonl, la böte a etc prise d'accös semblables ä ceux qu'on observe dans lo moment. A dcfaul do renseignements precis, la longue duröo d'un premier acces (ou les nombronses crises dont so compose ce qu'on docrit commc un accos), la röcidive survonant ä bref delai, dans la journeo memo, ou lo lendemaiu, lo snrloudemain, — cola, so rencontrant chez vine roinolle preto ä metlre bas, ou ayant accouche depuis pen, permetlra do reconnailre ä pen pros süremont l'öclamp-sio. La disparilion sans retour des acces viondra plus tard conlirmcr co diagnostic. Uätous-nous, du roste, d'ajoutor que I'erreur no pout en rion 6tro prcjudiciablo ä la malade.
Rclativomonl a la fihre vilulaire, In confusion no nous parait röel-iemont possible ([lie dans la piiriodc do coma, qui succedo ä Tacces eclampli([ue. Si, parfois, dans la llovre vilulairc, la vache ost ou proie ä uno certaino agitation, les inouvemciils presque inconscieuls ou absolument inconscients auxquels eile se livre no rossomblont göne-ralemont on rien ä dos convulsions. Gependant, on no saurait se refuser a voir, nntre les deux allectiuiis dont il s'agit, do nombroux points do contact.
Pronostlc. — Chez la ehiennelaquo; la gravile do la maladie serait sin-guliöremonl variable, si Ton on juge d'apres la divergence dos juge-monts portes par les auteurs quo nous avons cites. D'apres llcrlwig el Zundel, la maladie des chiennes nourrices, commc ils la dösignent encore, abandonnöo ä ollc-meme, amönerait la mort laquo; ordinaire-
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ment raquo;, dit le premier, laquo; constainmcnl raquo;, dil lo second. Nous pensons quo ces auteurs, jugeant sur quelques cas malhoureux, se sont un peu trop hätös de gcnöraliscr, d'autant plus qn'ils döclareut Ions deux la maladio fucileinenl curable, — ct, cola, par des moyens did'öreiüs. — Selon M. Mauri, cetlc affection sorait, an conlrairc, d'unc trös grande bönignilö, ot guerirait sans trailomcnt.
En co qul concorno la vudiu, sur onze malades dont los difföronls auteurs font mention, et parmi lesqnolles qnolqncs-unes soulement ont etc traitees, il y a en Irois cas de mort, en y compronant cclui do la vacho de M. Boissonneau, qul s'est ötranglce. Nous no ponvons, en ce moment, quo mentionnor ces chiffres.
Chez la femme, reclampsie pout anssi guerir sans traitement; mais olle est souvent mortelio; aussi son pronostic cst-il tonjours d'uno grande gravity.
Traitement. — Nous trouvons ici les memes divergences qu'au sujet dn pronostic, car, tandis quo M. Mauri declare inutile tout trai-lement, Uortwig el Zundol attachent, an contraire, une grande importance ä celui qu'ils pröconisent, et grace auquel, scion eux, la maladie gnörirait tonjours. Si cette dcrniere, abandonnec ä elle-meme, etait aussi fatalement mortelle qu'ils lo disoul, ii sorait sans doute permis do donler un pou d'unc paroille eflicacitc.
Quoi qu'il en soil, laquo; lo traitement, d'aprös Herlwig, exigerait unc prompte saignöc ot l'emploi do moyens rafraichissants et cvacuants raquo;. La saignce se pratique ä la jngulairo; la quantity de sang ä extraire varie selon la taillo et I'embonpoint dos chionncs malades, ontro deux oncos (GO grammes) et une livro (300 grammes) — (on voit quo la marge est largo); son eflicacitc sorait teile quo souvent laquo; tons los syinptomos diminuonl consideraljlomont et disparaisscnt mome pendant que le sang coule encore. raquo; Apres la saignöc, on donne loutes les hcures, aux petites cliiennos une cuillerce ä thö, aux grandes une cnilleree ä Louche, el cela pendant quatre on six heurcs, d'une solution do sol do nitre dans la proportion d'un gros (-4 grammes) pour trois onces (90 grammes) d'eau. Si, apres ce temps il n'y a pas on encore d'övacualions spontancjcs, on termine la cure par un lavement d'eau savonneuse. laquo; 11 no faut pas d'aulres romödes. raquo;
Comme le professcnr do Berlin, Zundol a reconnu les bons effets do la saignöc; mais cette opöralion prösonlant dans la pratique ccr-laines difficultes, — qu'il nomunöre pas, — il y a renonce et il a eu recours a un autre traitement, qu'il trouve plus simple et non moins certain ; le sirop do chloroformo, laquo; qui fait disparaitro la maladie comme par enchantcment raquo;. II agile 1 gramme do chloroformo dans 100 grammes do sirop simple, et fait prendre h la chienno ce melange par cuilIor6es, d'abord do quart d'heure en quart d'heure, puis, aprös quatre cuilleröes, de deux heures en deux hcures. — Apres I'administration de l'anesthösiquc, laquo; les unimaux sont un peu assou-
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pis; ils n'onl plus leur gaiotö habituelle ; cepemlant ils so donnent du mouvemcnt, röpondoul i\ l'appel, mangent et boivent. raquo; Zundel recherche el prolongs cetto domi-anesthösie, dans le but de pröVenlr lo retour des acces. linfin, il tormiuo la cure par I'administratlon d'un laxatif, lo sull'ato de soude par oxomple, ot d'un on deux lavements ä la melassc.
Le sirop d'ellior produit lo memo efl'ot cpie celui do chloroformo, mais moins vito ot moins süreraent.
Bnfln, Hertwig et Zundel s'accordent ä dire quo los frictions irri-tantes font plus de mal quo de bion.
M. Landrin traite avec lo meme succös l'öclampsie par le bromure de camphro, un granule au centigramme tons les quarts d'houro, dans une cuillcröo d'une dissolution do chloral (1 ä (i grammes de chloral p. 100 d'oau).
Chez la clileime egalomonl, M. Laflite, ainsi quo nous I'avons vu ant6riouremonl (p. 233), conseillo d lo rogimo lade et 10 centigrammes do fuchsine pure, matin et soir, dans lo tail ; matin ot soir cga-lemonl, lavements ä l'hydrate do chloral raquo;. Kc traitcmonl conslitue-rait, scion i'auteur, une sorte do specilique do la maladie, attondu qu'il guörit toujours, tandis que les autres moyens auraient presque conslammcnl echoue entre ses mains. On pout so demandor si, do memo quo Hertwig et Zundel, M. Lal'fito n'aurait pas rencontrö des series de cas diflerents, — les premiers malhcuroux, ct les dorniers do pou do gravity, comme ont oto coux do M. Mauri.
En ce qui concerne la taclie, les praticions qui ont fait connattro le traitement mis en usage par oux ont ögalement songe ;\ utiliser los s6datifs du Systeme nerveux, seconilös ou non par la saign(;o el los purgatifs, (I'ost ainsi que M. llonaud ol M. Laflite ont eu rocours h la saignöo, mömo rcpeteo. A co moyen, le premier a joint un purgatif öncrgique, puis des compresses d'oau froide sur la tülo ainsi que des inhalations d'öthor et des lavements emollients. M. Laflite, ä qui los occasions out peut-ötre manque pour employer la fuchsine, qui Ini reussit si bion chez la chionno, a adniinistro le bromure do potassium el l'hydrate de chloral on brouvages; puis, il a proscrit des lavements cinölises, et des fomentations sous le ventro; dans uu autre cas, cetto medication, deja passablemont complexe, s'est augmcnlce do I'admi-nistration du calomel.
iM . Barbey a utilise simplement lo chloral do la maniöre suivanle :
^i Hydrate de choral................................ loo grammes.
Kau (listillcc...................................... 500 —
Fait os dissoudre.
Pouv fairo dix admiiiistrations, cinq en lavements (chaquo lavement compost d'un litre d'oau do son fmido), et cinq en breuvagos (cliaquo breuvagoconiposo dodoux vorros d'oau sucree fi'oilt;lo).
Uu breuvage ot un lavement soront dounÄs au meme instant, et renouvelös do deux heures on deux lieures, jusqu'i amelioration.
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UlIil.lOGlUI'IIlE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1005
Tonninons, enfiii, on faisanl romarquer quo parmi los malades qui oigt;i gneri plusieura n'avalent subi aucun traltenaent. Nous ne pröten-dons pas on införor quo le völörinairo doit so bornor ä roxpcctation p\u'0 ot simple, car nous croyons, an conlrairo, 'qu'il no pout pas roster imiqueinont spectaleur, on pr6sonce dos syniptumos si graves qu'il a sous les youx. 11 doit done agir, mais sans mottro en oenvro tons les moyens do la thcrapouli(juo. lia saignoo, si olio ost indiquöe par l'ötat do la circulation, et les södalifs du syslömo norvoux (anoslhö-sifines, antispasmodiquos), nous paraissonl devoir constiluor la base du üaitoinonl. La libertö du venire devra toujours 6tre assuröo, au moins par radministration do quolqnos lavements.
Dans lapremidrs Edition do cot ouvrage, nous laissions clairemenl entrevoir (|uo, Buivant nous, la maladle dociite par Zundel et Herlwig sous le nom d'dolampsie puerpövale die/, la chienno n'avait avec cello decilie sous le mdme nom chez la femme (jue des analogies trop loiiil.iincs pour qu'on püt ülablir uue assimilation enlre dos otais morbides si dilTeronts. Les observations uou-vellns publiöos (üi iiii'docine votörinairo depuls ISTil, ot dual on a pu lire la relation dans les pages qui preeödeut, out un pen inodillö, mais non chaugö coiiiplelenieut aotre opinion. Nous croyons, unjourd'liui, (pie röclainpsie peut li'os bion so niontroiclioz nos feinollos on iHiil ik part, ol l'obsorvatlon de M, Violol inppoiteo plus haut, nous parail en etre un exomple; poul-6tio on csl-ilde mönio, quoique d'une nnmiero plus douteusc, pour uuo on deux aulros pnrnii cellos ipi'on a pu lire. Mais il on est tout auLreinenl do la lies giaudo niajorile dos autros. Les nnos, — cello do M. ISuissonnean par excniple, — so rapportent övldemment ii une congestion avec bömorrhagie c6r6brale; d'aulres nppartioniient, comme 1c pensail II. lioulov, a la liovi-o vilulairo. — Les aulres soul trop inoomploles pour qu'il soil possible de dire, surtout en I'absence do tout detail nöcroscopique, ä ipiello eniile palhologique olles (loivonl etro rappoiieos. Mais ce qui ne saurail ehe douloux pour personnc ayant quelques notions do palbologie compaioo, c'esl quo tonlos oelles do cos observations 011 la conservalion des sens et de l'inielligence a ele notee doiveul ölre, sans liesilalion, ölimineos du cadre do 1'dclampsie, puisque la perte de la connaissatute est le symptdme fondamental do cello maladie,
P. Saint-Cyh.
BIBLIOGRAPHIE
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lOliCnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES KEMELLES AI'RES LE PART.
Mauiu; Do l'öclampsio clioz los .mimaux; in licuue vilcrhmire, 181C, p. 15, 04, 150, 301
et 202. Maurii fiolampsie ct Dosimotrio; in Revm vdtirinoire, istj, p. .190. Renaui); Chronique du Heeueil de mod. vol., 1875, p. 02 I — cito ögalomont par M. Mauri;
in lievuc veterinairi-, 1870, p. 207. Weber et Leblano; Discussion Jv la Societo contralo do mod. veil.; in Bulletin, etc.,
1884, p. 241). ZuNDELJ Do röclampsio clioz los chionnos noun-icos; in Ilccueil de mid. vet., 1871,
p. 801. ZuNDEt; DiotionnalrO do mod., do chir. ct d'liyg. vot., par HoRTKEL ii'AnuovAr.; 3deg; 6di-
tion, rovuo par ZllNDBi; t. I, art, Eelampsic.
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CHAPITRE VII
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FlfiVRE VITULAIRE. CollapsuSi — Apoplexie du part.
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Pen do maladies ont old, en medocinc vclcrinairc, l'objet dc Iravaux plus nombreux que celle donl nous allons nous occuper dans cc cha-pitre, el cello abondancc do malcriaux ne rend pas, loul s'on faul, son hisloire plus facile ä Iracor. Symplömos, lösions, causes, nature, Irailemcnl, lous ces poinls ont öle longuement öludics et disculös, et sur lous on trouve, dans los auteiirs los plus autorisös, dos divergences d'opinion, des contradictions singuliercs, plus propres ä embarrassor l'esprit qu'a faire briller la vörilö. Gela licnt, en partio, i\ co quo, ainsi quo nous l'avons dil dans l'un des chapilres pröcedents, boaueoup d'auteurs ont röuni la (iövre vilulairc et la melro-pöritonito dans une description commune, commo constitunnt do\ix formes on deux varietös d'une memo affection. Mais, möme aprös qu'on a lacliö do rcstitucr, autant qu'il ost possible, ä chacuno do ces deux espöees morbides co qui leur apparlient on propre, loulo difficultc n'a pas dis-paru, et il roste encore, sur dos poinls csscntiols, bicn des opinions divergentes, qu'il est difficile do concilier. Toutefois, au milieu do ces contradictions, un certain nombrc do poinls nous paraissent ac(iiiis ä la science, et ce sont ces points surtout quo nous nous offorcorons do mottro on luiniore.
il est bion enlondu qu'il ne sera question clans co chapitro que de la ficvre vilulairc vraie, do ce qu'on appcllo encore la forme nerveuse on paralyliqtie dc la fiövre vilulairc, ölaguant do noire description lout ce qui apparlient a la melro-pöritoiiile, sur laquelle nous n'avons pas ä revenir, et ä la paraplegic post partuni, quo quelques vetörinaires confondont encore avoc la fiövro vilulairc.
iK'iinHiun. — Ainsi comprise, la fiövro vilulaire est une maladie
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grave s'obscrvant suiiout chez los vaches nouvelloment accouchoos, dont l'invasion est brusque, la marcho rapide, pendant laquelle les malades, comme alteinles de paralysie generalc et plongöes dans un engourdisscment, im collapsns profond, reslenl conslainmonl ötendues sur la liüere, —maladie qui se termine en pen de jours, soil par la inort, soil par line guörison prosquo aussi soudaino qne l'invasion elle-meme, et dans laqucllo, par consequent, il n'v a presque point de convalescence.
L'alTaissement general avec engourdisscment dos sens et des facultös intellccluolles, constitue pour nous le caractere pathognomonique de la maladie; lä oü ce caraetdre n'existe pas, la veritahk fievre vitulaire fait di'faut (voir ä ce snjot la note A, qui fait suite ü cot article, page HIS).
Nous venons de dire quo cette affection s'observe surtout choz les vaches nouvollemont accouchees; ajoutons quo MM. Fischer, Deneu-bourg. Roll, etc., croient quo la chövre pout en 6tre atteinte cgalo-ment; do son cote, Franck dit qu'il a constate la lievro vitulaire chez la truie.
laquo;jnoujiiii.- — Getto maladie a rcQii des autours qui l'ont etudiöo un Ires grand nombro do noms differents, et döjü Ton voit apparaitro ä co propos quelques-unes do cos divergences d'opinion dont nous par-lions plus haut et sur lesquollos nous aurons ä revenir. Ainsi, outre les denominations de fiövre vitulaire, collapsus du part, qui lui ont 6te donneos, la premiere par Villkhov, la scconde par Favue (do Geneve), cl qui sent le plus göneralement adoptees on Franco, eile a recm les noms do paralysie vitulaire (Fölizet), Fievre laiteme (Lafosse), Fievrn puerpcralc (divers), Processus puerperal (Lanzillolti), Typhöse puerpc-rale (Allemani), Apoplexie pucrpcrale ou vitulaire (Festal et autres), etc., etc. Los Allemands lui donnont le nom de Geburtsfieber (fievre du part) (Baumeister et Hüoff), Kalbßr.her (flövre de veau), Wurf/ieher, Milchfieber ((ievre do lail), etc.; los Anglais, ceux de ntilkfever, parturient apoplexy, clauivos equivalents. — Pour nous, nous omploierons, a I'exclusion do tons les autres, les noms do fievre vitulaire, collapsus du part, qui sont les plus gencraloment adoptes, ct qui ont Tavantago do no rien pröjugor rolativement ä la nature do la maladio.
nistorlque. — Go sont les veterinairos allemands qui, les premiers, ont connu eldöerit la fievre vitulaire, et Jörg passe pour on avoir donnö la promiöro description dans son livro sur les accouchemonts, dont la premiere edition remonte ;\ 180H. Kn France, c'esl par Payre (do Geneve) quo cette maladie a etc d'abord connue {Le veterinairc campa-ynard, Geneve, IS.'Jquot;), bien qu'on allribue generalemcnt la priorite a Villkhoy, dont le livro {Manuel de l'eleveur de betes ä comes) no parut cependant qu'on 18M. Uepuis cette cpoque, comme nous 1'avonsdil en commenQant, et comme on le verra on jotant un coup d'oeil sur la bibliographie placee ä la lin de ce chapitro, olio a donnö lieu a un tres Saimt-Cyh et Violet, — Obstötrlqueinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 67
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1058nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MAUDlliS DES FBMELLE8 APRES LE PAKT.
grand nombre de iravaux en Allemagne, on Suissc, on Belgique, on
Franco, on Anglolorre, on Italic. Panni cos Iravaux, nous citeronspar-ticnliorcinont coux do Wwnww {Traitecomplet de In parlurilion, 1848); SOBAACK (laquo;/OMnt. dfl märf, Vät, de Lyon, 1849); Fischer {down. vet. el agric. de Belgique, 1845); Noqlet [Bulletin de la SociöM centmle, 1833); Dehbubouro (laquo;/oum. v4t. ei agric. de Belgique, 1831, et Ann. de med. vit. de Itruxelles, 1870); Koune (Magazin, 1833); GARSTEN Harms (Lohrl). der Ihierärzt. Geburtshülfe, 1807); Baümeisteb-Rüepp (Thlerärztlicho Geburtshülfe, 1869); Stockfletu (Wochenschrift, 1870); Cesare Allk-mani iJourn. des vel. du Midi, 18(39); Lanzili.oti-Uuonsanti (.Manuale dl (Jstolricia voter., 1871); ABADIE (Äecuei7 de med. vit., 1874). L'articlo do M. Lanzilloüi, en particulier, est, sinon lo plus original, du moins im dos inioux falls ol dos plus complets quo nous ayons Ins, et nous n'bösitons pas i\ declarer qu'U nous a cle d'un grand secours, surtout on raison de la richo erudition donl il esl rempli, et gnko ä laquello nousavonspu nous faire, des Iravaux do recolo allornando snree point, une idee beaueoup plus complötc quo nous n'aurlons pu le faire sans lui. Aussi I'avons-nous mis largemont ä contribution dans tout co qui va suivre (F. S.-C).
Depuis la premiere edition de co livrc, la litlöraluro velörinaire s'est onrichie du Traits d'obsletrique do Fiianck (1873) ct do colui de Fleming (1878). L'un de nous a public sur la question un memoiro auquel nous ferons aussi quelqucs emprunls (Violet;/om?'laquo;laquo;/ de med. veler. et dezootec/inie, 1880); do son cötö, M. Trasbot a decril la fievre vitu-laire souslo titre do congestion do la moolle (.Vohi). Diet., T. XIII, 1883); enfin on a ögalement beaueoup öcrit au sujet du trailemont.
Ajoutons quo, depuis cetle memo epoque, uno decouverte impor-portante a öto faite par M. Nocard rolativement i\ la composition do 1'urino dos malades, —döcouverlc conürmöo par nos rochorclics par-ticuliercs (Violet).
WymptOmeN. — I.a (icvrc vitulairo frappe d'uno manifere soudaine, sans prodromes. Vingt-quatre, quarante-huit, soixante ou soixanto-douze Iieures aprös un part heuroux, facile, souventmume plus rapide quo d'ordinaire, et qui a etc suivi d'une dölivrance naturelle, la vache perd toutä coup l'appötit, cosse de ruminer, devient indifferente pour son veau, parait inquiöte, agiteo ; son regard, ;\ demi voilö par los pau-piöres, est totalomentdöpourvu d'expression ; il ya de la somnolence et de la paresse des sens; si on interroge lo pouls, on le trouve pou modifiö, pou different de co qu'il doit ctre apres lo part normal; dans quolquos cas, le pouls voineux so montre trös fort (Gagny); la respiration ost pariois plaintive; la station ct la demarche dcvionnenl pou solides, vacillantos; bientöt la malade no pout plus so tenir sur sos jambes; olle so couche ou se laissc tombor sur la litiere, sur laquello eile restera probablement ctendue jusqu'a la lin de la maladie.
Tous cos cbangomonts se produisent avec une grande rapidite, si
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FIEVRB VITULAIRB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;K)ä9
bicn (jue I'animal passo en quelquos heures de l'elat de sante lo plus salisfaisant ä l'ölal maladif le plus grave, el qne souvent 1c proprie-taire ne s'apercoit de la maladie (|iie lorsqu'il trouve sa vache concheo ot dans rimpossibilitö do so lever. II en rösulle lt;liie le vötörinairc assiste rarement an debut de rallection.
Dans cello position, la vacho, insensible aux excitations, aux coups, aux piqures, resle en general assez tranqiiille. Placöe en (bicnbitus sternal et ordinairement du cötö droit, eile a la töte inclinöe, reposant par sa face gauclie sur I'epaule on los parois costales du mönie cole, on bien olle la tient ötondue et la laisse appuyer par le menton sur le sol, comme si eile n'on pouvait pas supporter le poids. De temps ä au Ire, eile fail quelques efforts pour se lever; rnais ces efforts sonl faibles, mal coordonnes, et eile no röussit qn'ä se trainer sur lo sol. 11 lui arrive cependanl, (iiioi(|ue rarement, de se romctlre sur les jambes, mais olio no pent s'y mainlenir bien longlemps; ellc retoinbe biontot el resle celle fois dölinilivemont elondue sur la litiere.
Apartir do ce tnomcnl, la deföcation el la miclion doviennenl rares on se suspendent tolalement; Turino s'accumule dans la vessie, les excröincnts dans lo rectum, oil ils se durcissent. La secretion laclee, an contraire, se continue au moins pendant quelque temps et, parfois, jusqu'ä la fin ; le produil on estsensiblement diminuö; mais lo pis n'en resle pas moins volumineux.
Cependanl le pouls a pen variö; il est reslo grand, souple, un pen mou, dormant 50, 60, rarement plus do 70 pulsations par minute; les muqueuses. Ires injeetöcs parfois, sonl dans d'autres cas ä peine ro-sees; la respiration est calme, profonde, rexpiralion prolongöe, comme colle d'une personne profondement ondormio. La temperature de la peau n'est pas exagerco; Ires souvent meine eile est nolablemont abaissee ; d'autres fois incgalement repartie, de teile sorlc que cer-laines parties du corps sent brillantes el d'autres comme glacees. La temperature rectale, au debut, n'est Jamals au-dessus de la normale; eile serait plntöl au-dessous, nous dit M. Cagny (I); cependanl nous avons constate 39deg; (Violet).
La inuqueuse buccale ost pale, la boucbe froidc el baveusc. L'ani-mal refuse absolumenl les aliments et los boissons, do quelque nature qu'ils soienl; il ne pent möme deglutir quo difficilement les breuvages qu'on lui adminislre, lesquels, si on n'y prond garde, font facilemont fausse route el tombenl dans la trachee. Knlin, il n'est pas rare d'ob-server un pen de tympanite el des Eructations plus ou moins frc-quentes. Ce Symptome n'aumit jamais fail defaul ä M. Abadie ; mais beaucoup do praticiens, panni lesciuels I'un do nous (Violet), I'ont observe bien moins fröquemment.
Tel est le tableau que präsente la malade atteintc de ßevrr vilulaire,
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lorsque rad'eclion peul encore elre considöröo comme bdnigne. Ajon-tons qne, de temps ti aulro, la vache s'agile comme sousl'empiro d'une douleur inlöricurc vaguement ressentie, se souleve legörcmenl, change de cote on rampo sur le sol d'une fagon tout aulomaliquo. Ges moments d'agitation, que nous croyons pouvoir rapporter Ji rclal de distension de la vessie, sonl toujours suivis d'une acceleration passagere dc la respiration.
La maladie pout no pas depasser ce degrö; il esl möme possible qu'olle reste en dcqh; ct nous avons vn des vaches, incapables de so lever ou de restcr debout, continuer ä porter la tote d'une faQOD ä pen pros normale, lout en ötanl plongees, quoiquo ä un moindre degrö, dans cot ötal do somnolence ou d'engourdissomcnt donl nous avons parlo, otquo nous no cosserons do donner comme le caraclore vcrila-blement distinctif ou pathognomoniquc de la maladie. A cc premier degre, oü los 6vacuations no sont pas encore totalemonl arr6leos, I'affec-tion n'esl {)as grave et guöril conslammont dans I'espace do deux i\ douze ou tronte-si\ houres.
Mais les choses on roslent rarement lä; la somnolence devient do la torpour; un sommoil lourd, qui no pout se comparer qu'au narco-tismo ou ;\ la pdriodo do coma do I'ivresse alcoolique, s'emparo do la malade. Uien no pout la faire sortir do cot 6tat, pendant lequel la respiration, lout en restanl profondo, devient stertoreuse. Lesfacultös in-telloctnelles ol instinctivcs n'oxistcnt plus; la vue, I'ouie, la sensibililc tactile, sont egalement abolies; on pent metlre le doigt sur la cornöo sans quo la malade rcagisse. A ce moment, olio ne pout plus conser-ver le decubitus sternal: ellc se renvorse sur le c6t6, ot roste etenduo tout de son long, la löte comme le reste du corps reposanl äplal sur la liliore. Nalurellement, les Evacuations font completomont defaut. Si Ton fouille le rectum, on le trouve toujours rompli par dos malleres dures; d'autres suivront probablement colles-ci ot so montre-ront, i une exploration ultörieure, trös odoranles, fötidcs en möme temps que coifl'eos d'un mucus glaireux, abondant, de couleur blanc jaunätre, i)arfois mßmo slriö de sang. Si Ton introduit le doigl ou une sondc dans rurolhro, I'urinejaillit avec force.—L'ötat intollectuol do la malade rend compto do la retention do cos produits excremontitiels. Incapable de rapporler ä sa vöritable cause la sensation qu'olle öprouvo du fait de raccumulalion do ces produits, olio no saurait vuuloir, on, si Ton veut, consenlir a s'en debarrasser (1). La deplötion do la vessie procure gcnöralement un soulagemenl marquö.
(I) Cliez I'liommlaquo; frapplaquo; d'apoplexie cnrcbralc, il y a ögaloment retention d'urlno ot constipation ; mals, dans los cas d'uiK; gravltö excoptiounellei on observe souvont, des la il6l)Ut, des sellos involoutairos et un(! emission egalement involontaire d'nrino, par suito do la paralysio des sphincters. Paroils accidents pouvent aussi se proiluiro dans les aulres cas, i i'approche do la mort. — Nous ignorons si cos sympiömes, d'ujio irl'S liaute gravite,oiii6te observes dans les mimes conditions choz les malades atteintcs d(! Iie\re vilulaire.
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Tcrininnisona. — Dhim'c. — II n'y a quo dflUX terminaisons possibles : la guermm on la mort.
Si la malade doit guerir, los mouvemonls penslalliqiies do I'inles-tin no cossent i)as un instant, et des malieres excrüincntitioiles vion-nent, aprös quelques henros, remplacer cellos qul ont 616 extrailes pi'ec6{lemnient; Lienlüt möino, aprös uno duröo (Tun, deux, trois, raro-mentquatre jours, los övaouatlons out Heu spontanönasnt; pnis, sans quo d'aulres modifications nppräciables so soient produiles, la vacho semble sorlir tout a coup do l'etat do lorpeur dans lequel eile etait plongce : eile relöve la teto, sa pliysionomio est bonne, son regard lim-l)ido, naturel; eile s'occupe de co qui passe autour d'elle, recherche son vean, l'appelle par ses mugissements afleclueux, le loche, le ca-resso; eile prcnd avec plaisir los boissons qu'on lui presento, cherche dans la litiöre quelques brins de fourrage qu'cllc se met ä manger. Uniin, eile cssaye de so lever et le plus souvent yparvient. Debout.elle est encore faible et vacillante, mais eile ne tardcra pas äs'aifermir sur les jambes. Et tout cola so produit avec uno rapiditc tolle, qu'elle sur-prend toujours, mßme les pcrsonnes los plus familiarisees avec les allures de cetlo singuliöre maladie; si bien qu'en vingt-quatre heures, la vache qui, la veille, etait dans la situation la plus alarmante, est, non seulement sur pied, mais guörie. On pent direqu'il n'y a pas eu a proprement parlor de convalescence.
Cepemlant, ainsi (|uo le fait remarqucr M. Abadie, le retour ä la sante n'est pas toujours aussi subit; souvent ä la suite des cas graves, la malade cbancelle sur les membres poslorieurs et se trouve bienlöt iorcöo de se coucher pour se reposer. Quelquefois la rumination et rapp6tit ne roviennent que quelques jours plus tard. II arrive aussi que certaines malades reslent paralysecs du train posterieur apres guerison de rafleclion cer6bralc : Noquet, Benjamin, M. Abadie, etc., en ont observe des exemples.
Lorsque la maladie doit se terminer par la morl, l'agitaUon devient incessante; les membres, allonges perpendiculairement au corps, se llöchissenl de temps en temps avec violence, commo pour frapper avec les pieds les parois abdominales; la tete, presquo sans cosso agil6e, est lenue dans I'cxtension sur le sol, ou rejetee violennnenl contre I'epanle, sur laquelle eile reste appuy6c (Abadie); la respiration est lillantc, irreguliöro, embarrassöo; le pouls devient petit, faiblo, inegal, et do plus en plus frequent, —00,100, 120 pulsations par minute; la temperature du corps s'abaisso; parfois la tympanite devient considerable; enlin I'animal Unit par s'eteindrc, soit an milieu des convulsions, soit dans lo calme le plus complet.
II pout arriver aussi, — et e'est surtout dans les cas ä marche tres rapide, — quo la mort survienne brusquemenf, sans agitation ni convulsion, par une atlaque d'apoplexie (Schaack), c'est-ä-dire par li6-morrhagie cerebrale. On voit alors la malade soulever tout d'un coup
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la (tMe, labaltre sur la liliörc, se conchor tout du long', si eile ötail anpnravant en döciibilus slerno-costal, ölondro convulsivomonl les membres, commc si olle ötait sons 1'aclion d'un conrant öleclriqne, ronversor la l(Mo sur 1c thorax, et mouiir snliiloinent, par cessation do la respiration.
Que la vacho snccoinho on qu'olie rovienne h. la sautö, la maladio n'est jamais de longne duree; douze, vitigl-qnatre üi Irente-six beures dans los cas tres bönins, coinnie dans les cas rapidement niorlois, — deux, troisou quatre jours dans les antros. Toulefois, M. Deneubourg cite nn fait oil la maladio dura onze jours et oil, cependanl, la vache guörit.
Tels sont, dans leur ensemble, les symptomes ct la marche ordi-naires do la fievre vilulairo; nous aliens rovenir maiutenant sur quel-ques particnlariiös qu'ollo pent presenter dans son cours, particula-ril6s quo nous avons dii negliger, dans la description gönöralo, mais qn'il est bon de connailre pour avoir nno idee cxaclo et complete do cetlo singuliöro affection.
Invasion, — Nous avons dit quo la flevro vitulaire döbulait du deuxiemc au quatriöme jonraprös le pari; e'est, on offet, laröglo trös göneralo. Cepondant, suivant Fuscb, Carsten-Harms, Hering, eile pent quelquofois apparaitre inimtkliatemonl ou soulomont quelques bonres aproslepart; laquo;c'ost, ditM. Denenbourg, de la douzioine ft la vingt-quatriöme henre aprfes lo part, quo l'apparilion de la maladie ost lo plus ä craindro raquo; ; l'un de nous l'a vue aussi se declarer apres six beures. D'un autre eöle, Rychner, Breulet, Carsten-Hanns, Heiss, l'au-raiont vue se manifester huit, dix et mönie qnatorze jours apres l'ac-coueboment, mais ce sont lä des faits exceptionnols. (Voy. ä co sujet la note B, qui fait suite ä cot article, p. 11:20.)
Frissons. — Spinola, Alicmani, Saake et quelques autres, parlonl do frissons tres intenses, se inontrant comme phenomöne initial, an döbut de l'ad'eclion. Beaucoup d'obsorvatonrs ne mentionnent point ce symptömo : M. Abadie, notammenl, dit qn'il laquo; n'a jamais pu posi-tivement savoir si lo cortöge symptomatique avail etö precede de frisson raquo; ; mais, avec beaucoup d'aulrcs, il parle du refroidissementsubil de la peau eoineidant avec les symptomos du debnt. laquo; Les vacbes, di-sail aussi Scbaack, devionnont plus ou moins froides. raquo; Pour quelques-uns, co refroidissomont ne se manifestcrail qu'aprös quelques heures ; M. Hartenstein signals, avant que la vache no soil tombee, laquo; la peau brülanto qui sera froide tout n l'heitre. raquo; Pour run de nous, le refroidissomont no so montrerait pas d'une facon constanto, on du moins il serait parfois pen appreciable; maisil est des cas oü il est ancontraire trös prononce, et nous avons note cbez une vacbe, non seulement quo la peau, los cornes, lo mulle etaient froids, mais quo l'air expirö lui-möme semblait froitl ä lamain. Quant au frisson initial, nous ne l'a-
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vons Jamals constatö, ot, pas plus quo M. Abadic, nous n'avons Jamals eu de ronselgnements precis i son sujot (Violet).
Agilation, mouvemcnls convuhifs, — Nous avons dil quo les malailes roslaienl gonöralemont trauquilles, plongees dans un elatdo collapsus, do prostration romarquable; inais il y a anssi ä celte röglo quolquos oxceplions. Avant de tombor, dil Laiizillolti, laquo; ranimal sc mout conli-nuolloinont d'un cole a l'autre, frappo avcc los piods poslöriours ot los jollo conlro lesparois abdorninalos raquo;. Uno fois tomboes, gt;lt; quelque-fois los malades restcnt Iranqnilles, d'autros lois olios sent trös agilees, ol meuvenl continuollcinoul la loto ot les membros, faisantdos efforts pour so lever raquo;.
Ouolqucs-unos, dil do son cote Schaack, laquo; s'agitont uu pen, so soulövent par moments sur les avant-bras, jetlont la töte de part et d'aulro.puis relonibeiil, i\ plat, on bien so romotteiil sur le sternum, tenant la töte contraclee contro uno epaule raquo;.
Colle inclinaison si romarquable du cou sur repaule, quo tons les autours out signal6o, est consideröe par Saako coinmo Teirot d'une contracture, d'une crampe tonique dos muscles cervicaux du cöte do la coneavilö: nolle so prescnto dös le principe de la maladie, alors quo ranimal est encore doboul; le cou acquiert uno rigidite qu'on no pout vaincro par I'extension lorcee ; la tempöraturo ost dislinctomont aug-montöe du cotö do la crampo. raquo; Enlin, le möme aulour signale encore des niouvomenls convulsil's revenant par acces, ce qui rapprocherait cescas do coux qui out öle döcrils sous le nom d'eclampsie.
Parali/sie. — Nous avons indiquö, commc Tun des principaux symp-töines, lo döcubitus force, rimpossibilite absolue oü sont los malades de se lever et de se maintonir dobout. Boaucoup do praticiens voient li\ unc VÖritable paralysio, laquolle atleindrait non soulomenl les nerfs do la vio animale, inais encore ceux do la vie vögetalive, et e'est par eile qu'on explique, non seulement rabolition dos mouvements volon-lairos, abolition qui progresse lenloinent d'avant en arriere (1), mais encore l'arröt do la circulation dos maticres alimentairesdans le tube intestinal otla coiisli[)alion, l'ari'ßt de la miction et la repletion do la vessie, qu'on aurait vuo quelquofois se vidorpar regurgitalion (Kobne). Suivant quolquos autours, la cessation do la rumination, la dilliculte ot memo rimpossibilite do la döglulilion, seraient encore les consequences do la paralysio do l'oesopbage, du voile du palais et möme do la langue, el Ton expliquorailainsi la facilile avec luquelle dos liquides versös dans la bouche peuvont faire lausse routo el tombor dans la Irachöe.
PourStockfletb,au conlraire, il n'ya pas de paralysio; rimpossibilite
(1) Saake (lit avoir observe des ca^s dans lesqucls le train postörieur jouissait encore do mouvements, et oü il y avail paralysio du train anlorieur. Ces cas doivent 6tre l)ieii rares, et nous no croyons pas quo personne autro ail riou constate dlaquo; somblable.
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do so lever on do so maintenir debout sorait lo rösultat pin- e(, simple du grand aballcmont des forces, d'une faiblesse radicale do toulo l'öconomio. Nous somines absolurnent do cot avis on ce qui concerno les cas les plus ordinaires, oil il y a simple hyperemie des vaisseaux do rencephale. Alors il n'y a qn'une f'ausso paralysie göneralo : nous n'cn voulons d'aulro preuve quo ragitalion, les monvemenls desor-donnös auxquols so livrenl do temps ä antre les malades. Cello pseudo-paralysie est identique ä cello (|u'on observe choz I'liomme dans certains cas d'apoplexie ceröbrale, el quo Ton considöro comme elant, disent Schiilzenberger (do Strasbourg) el Hecbl, laquo; subordonn^e ä la suspension ou ä rinerlio des fonclions psychlquesraquo;. Lo malade n'exö-cnte pas de monvements, mais rexcilalion pent en produirc ; ou Ic malade execute par moments des mouvementsautomatiqucs, qui prouvcnt la persistanco des conditions essentielles de la molililö [Diclionnaire encyelopedique du D'Dechambrb). Cost absolumcnt ce qui se passe dans les cas les plus nombreux de raffection qui nous occupe. Quant ä la difflculte do deglutition, eile s'expliquo suflisamment par I'abolilion des sensations; I'animal no deglulit pas parce qu'il n'a pas conscience de la presence du liquide dans sa bouche (Violet).
Gependant, une paralysie g^nörale pent exister r^ellement et interesser les nerfs de la vie vög6tative anssi bien que ceux do la vie ani-male. C'esl lorsque riiyperemie ccrebrale est porlee an plus haul degre, — qu'elle s'accompagne ou non de rupture vasculairc el d'h(;-morrhagie. Dans les deux cas, la paralysie genörale s'explique par la compression excessive de l'organe encephalique. On comprond que la guerison, si eile est encore possible tant que les vaisseaux no sont que dislendns, ne pout plus avoir lieu quand il y a rupture.
On pourrail observer aussi, comme chez I'homme f'rappe d'apoplexie, des paralysies locales — hömiplegies ou autres, — par suite d'hamp;nor-rhagies n'int6ressant qu'une region circonscrite des centres nerveux. M. Devleeschouwer (de Londerzeel) a observe comme consöquence do la fievro vitulairo une hemiplegie incomplete (Contamino).
Secretion tactee. — II y a divergence entre les autenrs relativcmenl h l'ctat de la secretion lacl6e dans cette maladie. Pendant que, suivant les uns, cette secretion est constamment diminuce ou abolie, que le lait n'arrive jamais au quart de la quantile que la vache en donnail avant de tomber malade, que ce phenomene pr6cede toujours 1'elal paralytique des muscles volontaires (Kohne), suivant d'autres, la quan-lile de lait se monlre, pendant tout lo cours de I'afTection, egale et quelquclois superieure ä ce qu'elle etail avant son invasion (Pavese). Voici ä eel egard comment s'exprime Schaack, dont I'opinion, con-I'orme ä cello qui resulte de nos propres observations, nous parail ötre Texacte expression de la verilö pour la grande majorite des cas : laquo; Clicz loules nos malades, lo pis avail une belle apparence; souvent il donnail assez do lait pour nourrir le veau; mais quelquefbis aussi,
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malgrd coiie apparence, la söcröllon du laitdtait presque cntiöremcnt
supprimec, raquo;
On a encore signal^, comme symptomes plus on moins constants de la mahulio, lo lavmoiement, le trouble de la cornee, qui paratt comme depolic, le slrabisme, la dilatation ties pupilles, la suppression des /or/iies, etc.; mais ces pliönomüne.s paraisscnt 6tre moins constants et moins (lirectement lies an processns palhologlque ((uo nous etiulions,
ComplirutioiiH. — iNons dcvons signaler nne complication qni, finotre avis, doit souveni entratnev la mort; c'cst la congestion pnlmonairc on inline la pleiiro-pnenmonie, resnltanl du passage dans la trachöe des breuvages mödicamenleux ou farineux qu'on oroit devoir administrer anx malades. Par suite de rinsensibilitc et de l'inertie de celles-ci, les breuvages, avons-nons dit, font aisemont fausse route s'ils ne sont pas donnos avec de tres grandes precautions, c'est-ä-dire versos en petite qnantite dans la honche, pendant que l'extrömUö do la I6te est mode-remenl 61evec. Trös sonvent, les personnes chargees de soigner les malades commottent la faule de verser ü pleln goulot le contenn de la bouteille, et elles aggravent cctte faule en clcvant autanl que possible rextr6inite libro de la t(Hc. Le velerinaire devra done insister sur les dangers de cello manicrodo proceder, qne nons avons vne amener la mort d'animaux non alleints de la fiövre vitnlaire, et chez lesqnels la deglutition ponvait s'eircctner librement (Violet).
Unc aulre complication se manifeste dans qnelqnes cas, aprüs la disparition des symptömes prineipanx. G'est une impossibilite de se lover, qui pent lenir simplemenl ä Tinertio de la malade, on r6snller d'nne congestion mednllaire persistanle, ou enfin, d'apres les v6leri-naires anglais 13arness, Elam et Cyclop, il une alteration de certains muscles des membres posterieurs, nolammenl des adduetenrs dn fömur et du tibia, dont quelques fibres seraient döchiröes ä peu de distance de lour insertion ä la symphyse pubienne. D'apres M. Cyclop, cette 16sion serail due aux efforts violenls, mais vains, auxquels l'a-nimal so livre pour se lever (on ne dit pas ä quel moment). Quant i\ nous, nous l'attribuerions plutdt ;\ rabduetion exagerce des membres — ü nne sorte d'ecartelement, — qui se produit quelquefois lorsque la malade, se livrant ä des mouvemeuts inconscients, vient a retomber sur le sol aprös s'etre soulevee legerement. Quol qu'il en soil, cetto lesion, qni n'a pas etc signalise par les v6terinaires francais, est incurable el oblige ä sacrilier la malade. C'est peut-etre ä eile quo doivent ötre altribues les cas de paraplegic persistante el incurable signales par qnclqucs anteurs (Abadie et antres).
l^-sioim. — Centres nerveu.r. — Kn presence des symptomes qni in-diquenl d'une faron si Evidente nn 6tat maladif des centres nervenx, surtoul de l'encöphale el de ses enveloppes, il semble qu'il devrait y avoir nnanimite parmi les anteurs an sujel des lesions rencontrees ä l'anlopsie des cadavres. 11 n'en est rien cependanl, certains ecrivains
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passant oomplötoment sous silence l'ötat dos centres norveuxi tandis
quo d'auIres, —Roll, Fll8ch,Kohne, Fisoli er,— declurent n'avoir trouvö auciine alteration palbologique digne d'altonlioii, ni dans rencephale, ni dans la inoelle, ni dans leurs enveloppes.
Nous pensons quo lo temps exi^e pour faire une bonne aulopsie des centres nerveux esl la cause principale du silence des premiers; quant ä I'assertion des autres ecrivains, nous la tenons pour vraie, bien qu'clle soil do nature a nous ölonner un pen, et nous aurons h essayer de la concilier avec les rcsuitats tout ä fait opposes qu'ac-cusent Festal, Saake, Noquet, Bragard, Lecouturier, Fabry, Engel, Violet, etc., lesquels out renconlrö les lesions de la congestion et do l'hömorrhagie. Ainsi, Festal, dans un cas a inarcbe foudroyantc sur-venu sans signes pr6cursenrsel qui occasionna la mort en troisbeurcs, rcnconlra: 1deg; un caillol sanguin considerable, qui siegeait sousle lobe anterieur droit du cerveau, ol n'avait pas moins d'un pouce (28 milli-niölres) de long et autant de large, trois lignes (7 millimetres) d'epais-seur sur certains points, et une dcmi-ligne partout ailleurs; — 2deg; un autre caillot sous la lace inferieure (In cervelet, qui ctait aussi largo que le precedent, nuiis Irös mince ; —.'i0 un troisieme caillot plus petit et tres mince egalemenl, qui cxistail sons la protuberance; — 4deg; une grande quantitc de serosile sanguinolenle, qui occupait la cavitc aiacbnoidienne el s'est ecoulee ä I'incision; —5deg; enlin, une injection considerable des vaisseaux de la pie-more.
D'apres Noquet, les möninges sont toujours fortement injectees, et les vaisseauxsous-araebnoidiens gorgesd'uiie grandequantitö de sang. Gelte lesion intercssc quelquefois (igalemenl le cerveau el la moello 6piniere; mais dans d'aulres circonslances la congestion domine, soil au cerveau, soil ä la inoelle; dans cc dernier cas, c'esl lonjours a la region lombairc qu'clle a lieu, el le plexus loinbo-sacro parlicipe il la lesion. La substance uerveuse est poinlillee de rouge, nolamment la substance grise, qui, on outre, parait moins consislanle que dans l'ötat normal.
Saake a rencontre, dans un cas, un caillol de 3/4 do ligne d'e-paisseur couvrant la inoiti6 gauche de la inoelle allongee, et un exsudat sereux dans les ventricules laleraux; dans un autre cas, il a trouve un exsudat inflammatoire sous la moite droite du cervelet, qui tMait, en outre, manifestenicnt ramolli.
Bragard, cite par Rainard, a constamment trouvö dans ses autopsies l'injection du cerveau et des meninges. — En ouvrant le crane d'une vache qui avait succombc a la lievre vilulaire, Lecouturier a vu s'ecouler unecerlaine quantitc de serositc trouble ; les veineseräniennes ölaienl injectijcs; la coulour des meninges ccrcbrales lui a paru plus o sombre raquo; ([u'a rclal normal; 1c cerveau ctait un pen ramolli ä sa surface. — Fabry a egalement rencontre de la serositö dans la cavitö de l'arach-noide et, de plus, des caillotssaiiguins äla base du cerveau. —M. Conta-
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mine a vu quelquefois los lesions ilo la congeslion cörohralo, avoc ou sansöpanchcinont sangiiin. — M. liiigol a Irouvölesveiiiosde lapio-mcre lorleinont roinplies; la congestion veinouso s'ölondaU sur lo corvoau, le corvelel ot la inoollo allongeo ; arl'ois il y avail dos liemorrhagies resultant de la rtipliire do cos mernos vaissoaux; onlin il a roncontie anssi dos oxsudals pen considerables sons la dure-iruTO el dans los venlri-cules lalöraux. — M. Abadio a vu l'araobnoltde inOltroe, öpaissie et ron-due opaque par un li(|uidc qui la colorail d'unc leinlo roussätre. Lo plexus choroide participait ä cello altöralion. Lo inöino pralicion a ron-conlre aussi de petilos laches brunosdissöminees, mais Jamals do sang extravaso.
L'un de nous (Violet) a renconlrö los lesions suivanles ä l'aulopsie d'une vache rnorle environ soixanle-six teures aprös la miso-bas, el chez laquollo la maladie n'avait guöro dure quo trente-six houres.
laquo; Dans In region lombaire el sous le periioine, Ipgoro infiltration jaunlUre, sSro-albumineuse, de la largeur des deux mains leunies; nlle no s'etond pas au dela du tissu rollidiiire sous-söreux; les muscles n\ participeut pas. — Vessie voiumineuse, contenanl liieu H lilies d'une urine Iransparenle el presque inoolore. — Uterus ayanl les dimensions do celui d'une vache arriveo au troisieme mois de la gestation. Gome gauche pen developpee, la droite eiant heaueoup plus considerable. Daus l'inlörieur, gaz infects conlribuant a lui donner son volume et, de plus, sanie rougeamp;ti'e, boueuse, dont la quan-tite pent ötre evaluee a 3 litres; I'odeur est celte du delivre en pulr^faclion dont, cependaut, on ne retrouve aucune pareelle. Cotyledons ayanl la moilit'' (Iu volume normal au moment du völage; queiques-uns sonl ramollis et ont leui'S couches superlicielles reduites a l'etat de puli'ilage; d'autres sont. noi-rätres, mais plus formes. i,a muqueuse est pale et prend rapidemeiil uno teinto hleuälre des qu'ello subit le contact de l'air; il no parait [)as y avoir d'lnflainniation. L'ötat des vaissoaux ulorius n'a pas öle nutö. Le col est res-serrü el permcttrait a grarui'poiuo I'lntroduolion du dolgl (la vache n'avait pas expulse le döllvra au moment de l'invasioi) de la maladie; do simples tractions sufflrent pourl'amener lorsde la premiere visile), —Dans le fouillet ct I'in-teslin,des matieres dnrcies elquelques traces d'iidlaniination sur lainuquouso.
Le cervcau cl lo cervelet etanl enleves do la boite cianienno, on constate que les vaissoaux do la pio-mero soul gorges d'un sang tros noir ; I'injection ([ui on resulte donne a l'ensemble de l'organe une teinto hrune Ires fonceo, particulioromonl dans les sillons qui separent les circonvolutious. Los plexus choroides sont e^alemeut gorges de sang. Do la grande veine de (iahen, J'ex-trais nn long caillot noir qui la remplissail en ontier; uno petite quantite do serosite Ires rouge existe dans les grands ventricules; la substance oncepha-liquo, divisöe dans tonti^s ses parties, laisso voir inumSdialemenl — aussi liien dans le cervolot que dans lo corveau — uu poiutille rouge noirätre qui (iwj-menle rapidemenl, en ce sens que quelqucs instants aprcs I'inclsion, les points paraissent heaucoup plus gros; indice evident, pensons^nous, do la distension des pclits vaisseaux dont lls indiquent la section. Ce pointilli; est genorale-ment plus prononce ;i gauche ipi'a droilo ; il est surtout plus considerable quo partout ailleurs dans les tuborcules bi-gemines de ce cöle (gauche). raquo;
Kaute de temps et d'instruments convcnables, lo canal rachidien n'a mal-heureuseinent pas etc ouverl; mais riujeclion diniinuant considerablenient en arrivant sur le bnlbe, il nous a jiaru que, a une faible distance, la moello de-vait etre exenipte de lesions.
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A coüe observation nous joiiulrons les Irois suivanlcs, absolumonl conlirmalives de ce quo nous avons vu en co qui coucerno les lesions ceröbrales, ot qul, en outre, donnent dos indications precises snr letat do la moello. Klles onl etfi recucillies i\ {'abattoir de Dijon, dans le cours do la prosenlc annöe (1887) , par Tun de nos an-ciens cloves, M. Guinard, qui a on i'obligeante attention de nous les transmettre.
lro Obseuvation. — ii La vache qui fail I'objet do cctto observation avail völö dcpiiis irois jours, lorsquo so manifeslörent los premieres aiteiutos do la maladie. Toniböe promplement sur la litiore, olio s(! Irouva tont aussitöt dims rinipossibilitö do so romellro dcliout. — Amende oa voilure ä raballoir, olle en ost däobavgöe sans parallre s'apercevoir des manipulations dont olio est I'objel; sa prostration ost extröme; eile präsente tous les syraplOmes classiques de ce qu'on designs ordinairement sous le nom do fldwe vitulaire, — Afln d'övitor une Ldmorrhagie dans la ijoile cränionne, ordre ost donnä do no pas assommer I'animal.
laquo; \ I'aulopsie, los onvelo|tpos do la moello ot la moello ello-inöme, dans les dillV'ronlos rögions du canal raoliidion, soul trouvöes inlactos. Apros extraction do la masse oiicöpUaliquo, on a ohsorvü 11110 eoiigeslion övidonte des vais-seaux do la pie-mero, qui soul rernplis par im sauf; noir; la veino de Galien osl (lisleiulue ; les plexus soul injocles. A la coupo, la sulislaiice ct5rebrale so präsente avec une couleur gris noiramp;tre, ot oll'ro im piquotö remarquablo; dans cortaius points, on a igt;u voir do pelilos gouttelettes do sang perler sur la surface do seclion. Le corvelel osl aussi inauifestement coiigeslionnö; la substance grlse oll'ro ä sa surface I'aspect d'un caillol sanguin.
(i Le roclum otait rempli d'excröments, el la vossie distendoe par I'urine.
11deg; Observation. — laquo; La vache dont il s'agit a etc conduite a I'abattoir do
Dijon lo soir iiiöme du jour oil eile osl tombee sur la lilioro ; olle avail mis bas la veille,et, au diro da proprielairo, I'acoouohomcut s'ölait fail sans au-ouno difficulli'. Pendant los manceuvres effeclui'os pour la sortir do voiture, la malade a eu quelques legors tnouvemonls do dofouse, paraissanl dus ä une sorle do lotlexe iuconscioiit. Inlroduite dans l'öc liaudoir, olio roste etendue sur les dalles sans faire le moindro mouvemonl; sa respiration, reguliere, rappello cello d'uno personue qui dort profondemout. Complölomcnt insonsible, olle no bongo pas pendant qu'on la saigue, bleu qu'on u'ait pas fait usage do la masse, nt niouit sans convulsions.
laquo; Comme dans le cas pröcödenl, nous avons constalö une congestion intense do toute la masse oncöplialiqne : gontlomont et dislensiou des vaissoaux, coloration rouge do la coupo, olc. Par conlre, loule la pai'lio racbidioune des centres nerveux otait Intacle : dopuis la region corvicale jusqu'ä la region lombairo, nous n'avouspas trouve un soul point congoslionnö. — Ce soul la les seulos lesions quo nous avons ohservöes; la bete ölail en parfail otal do cbair et do gralsso, el afourni une viande de premiere qualilö.
Ill0 Obsehvation. — laquo; Cette obsorvalion osl poiit-6lro nioins demonstrative quo los pröcödonles, car la vache qui on fail I'objet a ete assommoo el a iccu do nouibreux coups do masse, qui out gravenienl endommage les cen-, lies nerveux encöphaliques. Ccpendaiit, aprOs comparaison du cerveau do cello bole avec d'aulres tres nombroux provonanl ('galoment d'animaux assommös, nous avons pu nous convaincro qu'aucun cle ces derniers n'ollrait ilia coupe lo poinlillö rougeälie ol la congestion Ires marqueo dos plexus du cerveau de la vache malado. — Un point ögalomont tros ovident, dans ce
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(li'rninr cas, c'esl Tolat iiideimie tie louto la portion rachidienne dos centres nervcux. raquo;
Knfin, voici ce quo nous (Violet) avons rencontre ä I'autopsie d'une rache non plcine, ayant velc depuis plus d'un an, qui avail presente ious les symplömes do la lievro vilulaire, el dont robscrvalion se trouvc ä la paye 112-2 :
ilt; II exislc des (races d'enl^rite; la mnqueiiso de I'inlosllii gröle esl, dans quelqiies poinls, assez hyperhemiee pour que sa coloration rouge se montre ä Iravors lu periloine. Le ponnion gauche presente, k sa partio infi'riouro, line assez forte congestion due, soil ä la position dans laquolle la vaclie a suc-comhe, soil plutöt, pensons-nous, au passage dans la Irachee d'une partiedes hreuvages qui onl etc administres.
clt; Les centres nerveux sont mis a decouverl. I,a pie-mere cei'ehiale se inontre trus richetnent injecteo, siirtout a la face inlerieure de I'organe; dans les vais-seaux d'un certain calibre, on remarque do nombreusos bulles gazousos, comtne dans lo cas do mort par introduction d'air dans les veines. Cos Indies seraient-elles dues h l'elat dejä avancc de decomposilion du cadavre quot;.'!Squot;aii-raient-elles pas plutöt pi'netre par les vaisseauxcoccygiens (1), dont l'hömor-rhagio s'est arretöo d'ellc-rneine? (Gelte böte avail ötö saignec par section do ces vaisseaux). Nous penchorions pour cette dorniero hypotbese, qui expli-querait laroort soudaine de la malade.
laquo; Les coupes pratiqui'es ch el lä dans la substance ci'n'bralo montienl celle-ci tacbec d'une multitude do points noir.Uros, qui s'elargissent rapide-nient et deviennent autanl do goutlololtes de sang. Dans les venlricules late-raux se voit line petite quantity ile serosite fortement coloree en rouge; clle semble avoir transsude des plexus cboroidos, qui se monlrent gontles el trcs l'oncös en coulcnr.
laquo; Les lesions congostionnelles diminuenl Ires sensiblement au niveau do la protuberance annuluire, el disparaissent tout a fait au dela dubulbejle cervelol esl lin-meme ä peine inleresse. Lu moelle tlorsn-lnmhuire est absolumcnt ilepourvue de toutes lesions. raquo;
Far ce qui pröeöde, nous voyons quo si quelques auteurs n'onl point renconlrö de 16sions cöröbrales, d'avitres, on beaucoup plus grand notnbre, ont pu constater lour existence.
Apparcil respiratoire, — Coenraols et Vanderschueren auraient observö des lesions du cöto do la plevre, du poumon et meine du peri-cardo; nous avons aussi rencontre de la congestion pulmonaire; inais nous croyons pouvoir l'attribuer au passage d'une partie des breuvages dans la trachee (Violet).
Apparcil digestif. — Tons les observaleurs signalent la repletion des organes digestifs par des matieros dures et sechos : amas d'ali-inents durcis entre les lames du fcuillot, oü ils fonneul des plaques coinpactes, quo Ton a comparees ä des gaieties de pain d'öpice ou de tourteaux de colza; matieres föcales moulöes, seches, dures, de con-
(1) ün toi accident no geralt pas saus precedent : Brognloz l'a constato doux fois sur lt;los sujots cm! subissaient l'opöration dito de /laquo; queue ä Vanglaise; d'autres laits analogues out ilk rapportös par Loisct (Peccu ot Toussaint ; l'reeis de. Chirurgie veliri-naire, 2deg; edition, t. II, p. 20).
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MALADIES DES PEMELLES APRES LE PART.
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slstance presque plerreuse, dans les dernlöres portions du gros intcsiin ot en parliculior clans 1c rcclnin. Mais Ions n'atlachont [)as i\ ce fait la iik'-iho importance. Les uns, commo Fischer, Coenraels, Dcnenboiirg, Villeroy, Garter, ayant Irouvö en möme temps des traces (I'inllamma-tion inleslinalc plus on moins ötorulue et plus on moins intense, sonl disposes h voir la la lesion initiale, essentielle, de lacjnello derivont, dircctement on indirectemenl, tonles les manifestations morbides ultericnres; d'autres, — Schutt, Abadie, —y trouvent la prcuve d'un trouble gastro-inlcslinal primitif, d'uno indigestion, par excmple, cause premiere do ralfection; le plus grand nombre entin, comme tiering, Schaack, Kohne, Müller, etc., ayant constate la parfaito inl6-grllö des organcs digestifs, ne considerent raccumulation et lo durcis-sement des matiöres contenues dans ces reservoirs que comn)e un phönoinüne socondaire, dont ils cherchent I'explication autre part, — dans la paralysie du Systeme nerveux ganglionnaire, par exemple.
Organci genilaux. — Quelques-uns disent avoir trouve des traces d'irritation plus ou moins vive dans l'nterus et ses annexes; Slockfleth, on partlculier, dit avoir rencontre constamment des alterations dans cet organo : llacciditö de ses parois, augmentation de son volume, rou-geur do la muqnense, masses d'exsndats ä sa surface, [accroissemenl des cotyledons, qui sont spongieux et do coulcur obscure, caillots noirs et diffluents dans les veines, qui contiendraiont, en outre, une quantity variable do pus. .Mais nous avons deja dit quo cot auleur ne distingue pas la (ievre vitulaire de la nietro-peritonite, ou plutöt que ces deux maladies sont, pour lui, identiques; en sorte quo les lesions qu'il decrit, tres reelles si on les rapportcä la metro-peritonite, nose rappor-lent nullernent au collnpsns du pari, quo nous avons soul on vue dans ce cliapitre. Et do fait, la Ires grande majoritc des obsorvateurs fran-cais, anglais, beiges, allemands et italions, Schaack, Felizet, Carter, Coenraels, Fischer, Deneubonrg, Fnschs, Kohne, Müller, Roll, Alle-mani, etc., etc., disent n'avoir jainais rencontre aucune lesion dans la matrice; quelques-uns memo, coinino Noquet, Sanson, Haynaud, Abadie, Font vue plutöt pale qu'enllammee ; mais le plus grand nombre ne lui ont trouvo d'autres caracteres que cenx qu'elle doit avoir ä la suite d'un part recent.
Appareil de la circulation sanyuine. — Tons les auteurs qui par-lent de l'etat des vaisseanx s'accordent ä dire qu'ils sont remplis ä l'exces d'un sang noir etepais. Pour quelques-uns, M. Bietet autres, la difliculte do la circulation qui resnlle do celto repletion rend bien compte de la congestion des centres nerveux.
Modificalions äprouvöes par l'urine. — Dans lo mömoire qu'il a pnblio en 187^ surla lievre vitulaire, M. Contamine, vetörinairo beige, fait connnllre cpie l'urine do plusicurs malades qu'il a examinee etail albnminense. Doux Ibis il a pu s'assurer lt;iue I'albumine diminuail an fur el ä mesure quo la tnaladie s'aUenuait, ot qu'elle disparaissait
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FIEVRE VITULAIRB.
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entlörement lorsquo la vache ötalt gnörie. Par conlrc, Kohne döolare qu'il n'y a jainais albnmimiric.C'est cgalcmeniropiniondo M. Trasbot.
En 188quot;), M. Nocard a communique ä la Sociölö ccntralo de m6cle-cino velörinairo les resultals fournis par l'analyse do I'lirine provonaiil de six vachos allcintesdo lievre viliilaire, la(|iielle lui avail etc adressee par plusieurs do nos coufrörcs. Dans la pluparl des cas, on avail con-slatö la presence do ralburnino; mais dans lous, sans exception, I'urlne renfermail une proportion variable do sucre. Quelques mois ajirös, Tun do nous (Violol) ayanl eu roccasion de voir line vache atleinle de fievre vilulairo, remit une cerlaine ((uanlile do son urine ä noire collegiio, M, Petoaux, qui voulul bien se charger do ranalyser. Lo resnltal do cos recherches, qui a etc Iransmis egalemenlä laSocicl6 ccntralo, confirinc plcineinonl cc qui avail etc annoncö parM. Nocard. Depuis, un autre cas do licvro vilulairo observe par M. Faivrc, alors röpötilour h l'Kcolo vclörinairo do Lyon, a permis do faire les monies conslatalions ; ajoulons eudn (pie I'urlne do la vache donl i'observation se trouvc rapportco a la page 1122, conlenail egalomont du sucre el do ralburnino. Dans cos deux derniers cas, on s'csl bornö ä faire l'ana-lyso qualitative du liquide soiimis ä l'ötude.
Nous avons condense, dans io tableau ci-dessous, les donnces prin-cipales de cos diverses recherches, rapportees ä un litre d'urine. Les nos 1 i\ 6 out trait ä la communication do M. Nocard.
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Ajoulons. a litre do ronsoignoiucnlscoinplemenlaires, quo les vachos n05 1, 2, o ol 7 out gucri. Co soul cellos donl I'lirine conlenail la plus faiblo proportion do maliöre sucree. L'avenir nous dira s'il y a lieu do lirer do ce fait des indicalions pronostiques; loutefois, pour quo celles-ci aionl une valour indiscutablo, olios dovraient, pensons-nous, olre basöes sur dos recherches portanl sur i'urine evacuee sporilan6-menl par la nialadc, on extraite par le calliölcrismo do la vessio non distendue.
L'albuminurio revcleo par les recherches de M. Contamine, do M. Nocard et de nous-memo permel d'otablir enlro 1 oclampsie et la fievre vitulaire un certain rapprochement. Les resullats contraires signales par Kohne, ainsi quo par M. Trasbot nous autorisont ä douler quo cos auleurs aieut on affaire ä la lievre vilulairo teile qne nous la compronons.
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MALADIES DES KEMELLES APRES LE PART.
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Pour Icnniner, nous signalerons lo singulier phönomene suivanl, quo l'nn do nous a constate sur une vacho atteinte de fiövre vitulairc.
Ayant eu uno promiöre fois, chez cotte malade, a faire 6vacuer lo contenu do la vessie, on romarqua quo I'lirine sortait avoc uno cor-taino force, co qui fut mis simplement sur le compto do la distension du reservoir. Du resle, il I'aisait nnit, Töclairage etait mauvais, et Ton ne soni^ca nulleincnl, ä so rendre compto do l'etat du liquide övacu6. Le loiulomain, la vessie se trouvanl encore distendue, on introduisil uno somle, et tout aussitöt, I'lirine sortit avec inipötuosite. do li(iuide, au sortir de la sonde, parait blanc, .\ lei point quo los l'emmos präsentes disont quo c'cst du lait. En ayant recuoilli dans le crouxde la main, jo suis (Uonn6 do voir qu'il osl mousseux ct effervescent; une fois I'efTervescence i)assöo, I'urine est jaune vordälre et ä pen pros transparente.
Trös surpris do co phenomone, jo dcmandc un vorre, qui s'omplit en un instant d'un liquide mousseux ayant Taspocl du champagne on do la biere fermenlöe. Un quart d'houro apros, jo constate (|uo la mousse s'esl s6paröe du liquide et occupe presque lo tiers superiour du vorro; olle so dissipo pen ä peu, laissant a peine aux deux tiers le vase quo j'avais rcmpli jusqu'au bord.
Cinq jours apres, la malade se Irouvait scnsibloincnt mieux, bien quo n'ayant pas encore reussi ä so lever; ä ce moment, I'urine pre-scntait encore une legere effervoscenco. Co phwnoinene no disparut complölomont quo quolqucs jours plus tard (Violet).
Ciihscn. — Tons los observalours, de tous los temps et do tons los pays, sont unanimes sur cc point quo la fievre vitulaire frappo do preference los vaches, sinon grasses, au moins en bou ctal do chair, bonnes lailiores, otquiont mis bas Irfss naturelloment. laquo;Dans tous los cas quo nous avons vus, dit Schaack, los vaches venaient de voier tres naturelloment dopuis un ou deux jours; olles ötaient tenues ä ratable po\ir le produit du lait et passaient memo pour en donnor beaueoup; la plupart avaient de Tembonpoint, mais aueune n'ötait maigre; raquo; et cetto citation resume, nous le repötons, tres (idölomenl l'opinion de tous ceux qui, avant ou depuis, onl eu l'occasion d'obser-ver la memo maladio. 11 taut done admettre quo los conditions phy-siologiqucs dont il s'agit constituent, — nous no dirons pas une cause predisj/osanle, — il est impossible de voir dans de semblables conditions uno cause morbifigue, — mais bien une predisposition ä la fiövre vitulairc.
Quant aux circonstancos qui mottent on jou cette predisposition et font, ä im moment donne, eclater la maladio, olles sont exlrememont obscures, [/imagination avail des lors beau jou ä se donner carriero, et eile n'y a pas manque; aussi, voyons-nous chaque observalour, chcr-chanl, avec un zele assurernent des plus louablcs, ä se rendre compto des conditions de dcveloppemenl de cot elat morbide, arriver ä des
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FIEVRE VITÜUIRE.
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conclusions did^rnntcs. Nousn'avons pasl'intonlion rle passer en revue toules les causes plus on moins hypolh^tiqucs, anxquelles on a tour ä
lour atlribuä la flövre vilulaire; nous nous boruerona ä signaler rapi-
dement ccllcs qul, ä un tilro quelconque, nous paraissont möriter do fixer 1'atlcnlion.
1. Nousavons (lit quo la maladie soinblc frapper de preference lea vaclics grasses on lout au moins en bon elat d'embonpoint; on en a conciu quo tout ce qul favorlse la plät/iore prödispose par cola niömn au collapsus du part, ct colic opinion, parlagcta par un ires grand nombre d'observaleurs, s'appule sur des fails qui nous semhleni avoir une assez grande valcur. Ain.si, ce sorail principaleinonlsur los vaches quo Ton enlrelienl aux environs des grandes vilies pour la production dn lail, qui sent, en consequence, abondammenl nourrios, qul ne sorloiit jamais ou presque Jamals de l'etable, quo Ton pousse encore plus fortement on nourriture aux approcbes du part; ce sorail sur ces vaches, disons-nous, qu'on observerait lo plus souven't la maladie. Cela no veul pas dire quo los vaches d'nn embonpoint mediocre ou möme maigres no puissent aussi la contractor; mais, presque tonjours, si on öludie avoc soin lour bygiöne, on trouvo dans celle-ci une cause de plöthore qui a pu Irös biou agir commo cause do maladie. Ce sont, par exemple, des vaches qui, ayanl souflert do la penurio dos fourrages pendant un long hivor, ctaicnl mieux nourrios dopuis quelque temps, grrAce au retour du printcnips, qui a ramene I'abondance; ou bion, ce sont, des vaches qui, acholees maigres, elaionlsoumisesä une moilleure alimentation par ieurnouveaupropriölaire. Kohneafail, ä cesujet, des observations intöressanles, et qui conflrment cello öliologie. En moins do trois ans, il a eu I'occasion d'obsorver quatre-vingts cas do tievre vilulaire, h Kemper (Prusse Hhcnane); or, la pluparl de ces cas Ini onl 6tc lournis par des vaches qui, achetees maigres en Hollande quelque temps avant le part, avaiont passö sans transition dos päturages liollandais dans les ölablos des nourrisseurs rhenans, oil elles rece-vaienl uno forte ration. Höll el Garsten Harms sont ogalement d'avis qu'un changomenl rapide dans ralimenlalion pent donner naissance h. la maladie. Noquct, de Maroillcs (Nord), 6mcl la memo opinion : laquo; Dans ma iocalitc, qui possode do nombreux ct trfts fertiles pdlnragos, nous cerivait co confröro pou de temps avant sa mort, les vaches sont ren-trces i\ retable ;\ la (in do novembre, pour 6lre remises en päliire dans le courant d'avril. 11 se produil bien dos cas pendant I'hivernage; mais e'est snrloul sur les vaches qui völenl dans les pAturages en mai el juin, alors quo rhcrbeost Ires abondaulo etsucculonte quo s'obscrvent les cas los plus nombreux ct les plus graves... Pendant les moisde juil-let el aoiH, alors quo la vögölation est generalemcnl moins active, les cas sont beaucoup plus rares et odrent moins de gravilc. En septembre el octobrc, lorsqu'il plenl apres les chalcurs, I'hcrbe repousse vigou-reusemenl, el les cas redevionnent plus nombreux.raquo; — Parcontre, on Saint-Cvr ct Vioi.kt. — Obslötrique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 68
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a rcinarqui) qu'uno nourriliiro uniformo, luömo abondanlo, est moins dangorouse sous lo rapport qui nous occupo ici,
II csl une autro circonslanco qui nous parail bien propre ä favoriser la plethoro chcz la vacho qui csl snr lo point do inottrc has. Cost la cessation de la söcrelion lactöe quelque temps avanl lo völago. Parmi los Ires bonnes, ot nieme les bonnes laitiercs qui sont, avons-nous dit, plus cxposccs que les autros, il en est qui pourraienl donner du lail en assez grande quantity jusqu'au velage suivant; mais I'obscrvation a appris que c'ctait trös souvent au detriment de la production qui dcvait suivro ce part. Aussi, lo propriötairo fail-il tons scs efforts pour tarir la secrolion six semaines ä deux inois avanl lo lonno do la gos-talion. Desonnais, si, coimne il arrive souvent, la vacho recoil la mcme ration, eile enimagasinera ce qui aurait du etre translonnö en lait, son embonpoint sera augments, ses vaisseaux seront plus remplis; en un mot, i'animal offrira ä tin degre plus on moins prononce les signos de Vdtat phithorique (Violet).
Le repos absolit, la slabulalion permanente, sorait encore une autro cause, agissanl dans lo möme sens, ainsi quo par I'etnbarras do I'ap-pareil digestif qui en estfröqucmmcnt lo rösullat (1). (Test ainsi qu'on avail ötö jusqu'ädiro (Kohno) qu'on n'avait jamais vu la lievre vitulaire sur les betes qui vivenl au paturago ; mais il aetereconnu qu'il y avail lf\ une exageralion manifesto, otla citation, emprunleo ä Noquel, qu'on vicnt de lire, le dcmonlre.Toulofois, sa frequence plus grande chez les vaches qui vivenl en slabulalion permanente que chcz cellos qui pas-scnl lour vie au päturago, n'on parail pas moins choso demontreo. 11 suffit memo parfois de faire cesser la slabulalion pour voir la maladie disparaltre ä pen pros coinpluleincnl. M. Abadio cite ä eel 6gard des exemples : il n'est pas douteux quo, dans ces cas, I'aclion favorable de la mise au pro ne soil due a la disparition do Tembarras gastrointestinal, donl nous parlions plus haul.
nelalivemcnl ä l'influence du travail, nous Irouvons entroles auteurs dos dillörences d'opinion qu'il semblo pen facile do concilior : landis one Cruzel lo considere comino olant laquo; jusqu'a un certain point un preservatif do la (iövre vitulaire, raquo; M, Conlainine dit qu'il voit Ires souvent survonir colic maladie chez des vaches travaillant presquo tons les jours.
Nous admettons sans difOculte les causes dont il vicnt d'ölrc parle,
(1) Pour so fairo une idoo dos incoiivoiiiciils do la slatiidalion, il laut savoir jusqu'oii olio pout otro poussoo. It ost dos vaclios qui passcut loutlaquo; loui' vie il l'ctaljlo et n'eu sortont quo mortos ou pour allor a I'abamp;ttoir; durant lour existence, olios n'ont eu d'autres mouvemonta quo ccux quo permet la longueur do rattaclio,si co n'ost qu'on los
a fait sortir UDO fuis par an pour les conduiro au male. Sont-co done lamp; los conditions
normales do I'existonce? Sous I'lnflnence d'une immobility aussi prolongoe, le tube di-gestif doviout parossoux; lea matiorcs alinieutairos ou excrcraentitiollos s'accumulout dans sos diverses parlies; il on rcsulte uno g6no dans la circulation du sang, et par suite, uno toudanco de colui-ci h congostionnor corlains organes lorsquo surgit uuo cause occasionnollo (Violet).
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l)ien que, i\ vrai dire, lour Influence soil loin d'öLre absolue, soil quo la liövro viüilaire apparaisso sur dos aniinaux choz lesquels il ost impossible do domonlrer lour action, soil quo, au conlrairo, olio ne so manifesto pas alors qii'olles out incontostablomont agi.
2.nbsp; II ost vrai quo, ponr expllquer celte excoption a la regie, on a la ressourced'lnvoqueria predisposition individuelle, I'ldlosyncrasle par-iicnliere di'.s su.jols, donl I'influence no saurait pas plus otrc nißo pour la llevro vilulairo quo pour loute aulro maladic, bien lt;iu'il soil impossible do dire on quo! consisto cotto idiosyncrasio. Commo prouvc do I'influence do cctle predisposition parliculiero ä certains individus, on cite los cas oil Ton a vu la mömo vacho 6tro attoinlo do (levre vitulairc apres plusieurs parts consöcutifs. (los faits ne sont pas tres communs, ä la verite; mais ils sont incontestables; Carsten Harms, Kohne, Scliauck, etc., on out cito des cxcmplos.
3.nbsp; On pout rapprochor do la condition öliologiquo pröcödonto l'in-fluence quo paraissent exorcor sur le d^veloppement de la maladio les parts antörieurs, mAino parraitemont lieureux. Ainsi, Kohne assure ne l'avoir Jamals obscrvco sur les primipares; Carter va plus loin, et protend qn'elle so manifesto raremont avanl le troisiemo velage; Doneu-bourg, Conlamine, Coenraots, etc., et Tun de nous ont fait la mömo obsorvalion; enfln Haycock a constalö quo, sur vingt-nouf vaches trai-t^os par lui, .'i etaicnl (lovenues malades apres le troisiöme part, 3 ä la suite du ([uatriemo, 16 apres le cinquiemo, 2 apres le sixiemo et .'i apres le huitiemo, ce qui viont encore ä l'appui de l'especo d'immunitö donl joulraient les primipares. Toulofois, il y a lout lieu do croiro quo cello immunilö n'osl pas absolue.
#9632;i. Enreglstrons ici les reinarquos suivanlos failcs par M. Gagny : laquo; II ost, dil-il, un fait bionconnu aujourd'hui en nKklecine humaino, el qui no poralt pas avoir etc signale jusqu'Icl dans noire medecino : c'osl lt;iue, choz les fomelles en elat do gestation, il y a loujours hypertro-
[ibie du co.'ur, co qui cause une predisposition ä l'apoplexie..... Le
pouls velneux, nous 6crit d'aulro part noire confrere, ost fort choz beaucoup do vaches ä la fin do la gestation; il s'est montre tout ä fail exagere dans les deniiers jours choz dos vaches qui ont ou plus lard la lievre vilulairo sous la forme foudroyanlo.raquo; (loci pourrait expliquer certaines congestions passives.
Nous slgnalons cos fails ä rallenlion dos praticiens, pour qu'ils puis-sont fi I'occasion en vdrifior I'exactitude.
Ö. I'armi los causes qu'on pout appelor occnsionneUes, les refroidis-semenls complent un grand nombre do partisans. — Fischer, Ayraull, Sanson, Baumelster, Stockfletb, LanzillottI, etc., etc., admettentcette cause; mais tons n'inlcrprelonl pas son action do la memo maniere. Hour les uns, los refroidissomeuts produiscnt la lievro vilulairo choz les sujols predisposes, commo ils produisent choz d'aulros unc pneumonic, une pleuresio ou toute aulre maladio inflainmaloire: laquo; Tout cc
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qui provoque la suppression des fonclions culaiiees el nne repercussion du sang vei'S les parlies cenlrales du corps, disenl Baumeister el lined', peul contiibuer ä produirc la tievre do parturition, el cela d'au-lant mieux que ces etals anonnanx coincidoiil ordiuaireiueiil avec le part,; les couranls d'air, le defaul de liliöro, lo döcubitus sur un sol t'roid, les hoissons fruidos donnees iminödiatetneiil apres le part, agis-sontd'aulaulplus faeilemenl el d'autaiil plus falalemeut que riulegrite des fonctioas do la poau esl indispensable pour assurer l'övacualion des liquides morbides accumulös dans I'literus, el qui provocpieraicnl cerlaineinent line infection generalo, s'ils sejouniaionl nn pen long-temps dans eel organe. raquo; Gelle inlerprölalion est ä pen pros cello qu'adoptentFischer, Stockfleth el en general tons ceux qui considerent le collapsus du part, ä son origine, soil comme uno endo-melrilo, soil comme uno congestion des centres nerveux.
ü'aulres, lout en admoltant la cause dontil s'agit, inlerpretenld'uno maniero loule din'erenlo son action sur rcconomie. —• Pour les uns, laquo; le depart brusque et total du sang contenu en abondance dans la muqueuse el les cotyledons utörins, — depart qui, physiologiquement, doit s'effectuer avec une cerlaine lenlour, — force le liquide ä se re-pandre dans les vaisseaux voisins, el ä les surcharger outre mesure; d'oii le collapsus (Sanson). raquo; — Ou bien, en s'inlrocluisanl dans la ma-Irice eile-meme par le col resle enlr'ouvert, I'air froid crispo son tissu, refoule vers les an Ires viscercs lo sang dont il est imprcgne, arröte brusquement la secretion locbiale, el fait nailre ainsi la maladie (Ayrault). — Ce dernier effet, cello suppression des lochies, a surlout nne grande importance anx yeux de quelques autrcs. laquo; Quand I'alten-lion des observatcurs aura etc mieux eveilloe sur ce point, (lit le pro-fesseur Lanzilloti, on s'expliquera mieux le mode d'action dos refroi-dissements el cetlo cause acquerra plus d'importance dans lo cadre eliojogiquo du proccssus puerperal. raquo;
Gomme on lo voil, les explications thooriques sont aussi nombreuses que varices. Maintenant, si nous ajoulons qu'on voil souvenl la maladie se produire dans des circonslances oü il est impossible d'hivoquer I'action d'un refroidissemenl comme cause occasiounelle, tandis que, d'autre part, ceux-ci peuvent, non moins souvcnt, donner naissanco ä tonte aulre maladie qu'ä la lievre vilulaire, on comprendra que beau-coup de praliciens, — parmi ceux qui onl lo mieux eludie colic afTec-tion, — so rcfusent ä adniellro cello cause comme deliuilivemonl dc-monlree; aussi trouve-t-on des obscrvateurs serieux pour qui il parait an moins lt;; douleux que les rcfroidissemenls puisscnl elro considöres comme cause occasiounelle du processus puerperal (Roll). raquo;
I). VA do fail, on pout voir colic maladie se developper dans les conditions almosplieriques el climaleri(jiics les plus diverses; on pout la voir sevir avec une plus grande frequence, tanlol pendant les froids les plus rigoureux do Thivcr, lanlöl pendant les jours les plus chauds
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de l'ötö, lantol pendant les Saisons lempörÖOS o.l plus ou inoins v;i-riablos dn printemps on de rautomno. A corlains inoinonls, on voit so multiplier d'une maniöre extraordinaire los cas de Qövre vitulalro; |)iiis ullc disparatt sans qu'on sacho pourquoi, et Ton peul pester plu-siours mois sans on ronconlror 1111 soul cas; el cola a conduit ä cher-cher dans la constitution atmospkamp;rique l'explication de cos sorlos do pdriodes de fievrc vitulaire,
II esl bien certain (|ne lout changeinonl dans la sanlö des aniinnux suppose im changement corrälatif dans les conditions qui iniluentsur les manifestations do I'activitö vilale; et coniine, enlre loutes cos conditions, i'atmosph6re lt;ini nous entoure ost, ä la fois, la pins gönörale et la plus modifiable, il ost nature! do chercber dans les modiflcations qu'eile peutöprouver la cause dos cbangements survenus dans la santc. Mais en lt;inoi cousisle celte modiflcalion? En d'antres lorinos, quelle ost cetle constitution atmosphdHque favorable au doveloppemont de la flövre vitulaire? Cost ce qu'on ignore jusqu'ici absolument. laquo; Jo n'ai pas pu, (lit Kohne, etablir en quo! consisle cetle conslitntion alino-spli6riqiio. gt;lt; Co qui ne l'empöche jias d'ajonlcr iinni(5dialeiiiont aprös : laquo; II ost certain quo lorsque ramp;gne nne de ces periodes de fibvre vitulaire, nn changement atniospherique se produit ou est en train cle se pro-duii'o; toutefois, la nkiproque n'est pas vraio, c'ost-i\-dirc quo, lors-([u'on voit se produire nn changeincnl almosplienqiio, on no peut pas prödire uiic pdriode de flövre vitulaire. Mais, s'il arrive quo divers cas do cetle maladie se succedont iinmcdiatoinent pendant une constitution attnospbörique dominante, on pent pr^sager avoc assurance nn changeniont do temps. Ce changement consisle le plus sonvcnl dans le passage d'nn temps serein (avec predominance des vents du nord, du nord-est on de Test) ä un temps pluvienx (avec predominance des vents du sud, du sud-ouest on de 1'ouest), amenant nne diminution dans la jn'ossion barometriquo. raquo;
Sans garantir en aiicuno lacon I'exactitude do cos remarqnos, nous avons crn devoir les faire connailre, parco-qn'oiles paraissenl avoir un certain credit on Allemagne, et aussi pour meltre ä memo los völeri-nairos francais do verilier ce qu'elles penveut avoir de fonde ou d'illu-soire. — Ajoutons quo, d'apres Noqnet, (jue nous avons d^ji cito plus haut, laquo; on peul, d'aprös le temps qu'il fait pendant la hello saison, prcdire de loin si Ton aura boauconp de cas ou pen : s'il fail un temps humide et chaud, de facon ä faire poussor ['herbe vigoureiiscmonl, les cas soront Ires nombronx; dans le cas contraire, ils soront plus rares. Ainsi, ajonle-t-il, dans les annöos de söcliorosse qui so sont prodniles vers 1870, les vaches out pn veler dans los pilluragcs sans accident (Ij. raquo;
7. La frequence relative do la maladie, dans un temps donnö, sa
(1) Nouukt; CoiiiuiuiHcatioii iaötiito.
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gründe rarete ä d'autres opoqucs, pouvaienl conduire a rüchorcher si la contagion on Vinfcction no jouoraiont pas tin ccilain ruin dans sa propagation. Do fait, plusioursecrivains vötörinaires, assimilant, tont ä fait ;\ tort, suivant nous, lo processns puerperal do la vauho ü la ficvre pucrpörale de la fcnimc, maladio bien övidoinuicnt infectieuse ol conlayieuse, avaiont ctö conduits ä ömoltro ectto idöo quo cctto affec-tion pourrait bion jouir dos mömes propriötes, ol (pio, si on n'a prcs-((tio Jamals l'occasion do los constatcr, cola pout dopondro do co quo les vachos nouvellomont acconcböos sont rarcmoul rounios on grand noinbro dans un nioino local, et quo, par consöquout, manque la condition do l'extension de la maladio dans les ntalernilcs, c'ost-ä-dire l'en-combrement. A coci, Stocklloth röpond qu'il oxistc ä Gopenbaguo do re-ritables malerniles jiouv les vaches, dans los((uolles accouchcnl cliaque an-nee plusieurs centainos do cos femelles. lilies so trouvont done placöos, dans cos cHablissemonts, an point do vuo do rinfoction ct do la contagion, ä pen pros dans les mömes conditions quo les femmes en cou-cbes dans les bopitaux. Or, i! pout so passer plusieurs annöos conse-cutives sans qu'on y observe un soul cas da ficvre vitnlaire. Ajoutons que, dans les grosses formes des pays do grande culture et cbez les grands nourrisseurs, on rencontre souvont des etables qui conliennent quinze, vingl, trente meres vaches, lesquelles donncnt lours veaux dans lespace de quolques mois, ce qui ressomblo beaucoup, on en con-viendra, aux vialerniles dediees aux femmos on coucbes, et quo, si la contagion jouait un role dans l'ötiologie do la liovro vitulairo, ce rtMo aurait diClicilomont passe inapoi-QU (F.-S.-G.) On pout done on conclurc quo cello maladio n'osl ni contagieuso ni infoclieuse.
8. Enlin, une derniöre cause, quo la plupartdosaulcurs tie menlion-nent memo pas, mais ä laquelle quelques praliciens atlaclieiit une grande importance, e'est la perturbation morale qu'iprouvent les vaches auxquelles on enleve lenr vena immediatemenl apres le pari. Günther (de Hanovre) parait avoir et6 le premier ä indiquer cello cause de la (lövro vitulairo; mais e'est surtout M. Felizel qui, do nos jours, a insisle sur los consöquences, selon lui, perniciousos d'uno seinblable pratique. Pendant six ans qu'il a oxorce on Champagne,, laquo; oil partout on a la bonne habitude de laissor au moius pendant cin([ on six jours le veau pros do sa mere, raquo; il n'a pas observö un soul cas do cello maladio; dopuis qu'il oxorce dans la Seino-Införieure, oil, laquo; regie gone-rale, sans exception, il n'est pas un soul propriötaire qui n'onlöve immediatemenl 11 la vacbe qui vienl do mottro bas son veau, raquo; sans le lui laissor laquo; ni löclior, ni voir un soul instant, raquo; il se passe pen do mois sans qu'il soil appelo a voir, pour le inoins, deux ou trois cas do cotte maladio. Or, pour lui cela n'osl pas douleux, cello dillerenco licnl uni-quernenl ä la maniero diU'eronte donl sontgouvorneos les vacbes aprfes lo part dans les deux pays. 11 rcmarque, en offot, que, parmi les vic-limcs les plus ordinaires do la paralysic viiulaire, sont, laquo; par-dessus
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tonics les aulres, les vachos ä (iiii la nature parlo plus vivcmenl, c'esl-ä-dirc qul lönioignent les plus aidents sonlimonts d'afreclion pour lour jeunc progöniUirc; raquo; et si Ton objoclo 11 M. Felizcl, qu'll l'ait Jouer im bien grand röle aux affeclions morales chez les aiiimaux, il röpond quo, laquo; gencralemeiit en vcHerinaire, nous ne tenons pas assez complo du moral de nos malades. raquo;
Lc langage de M. l^ölizot osl cohii d'iin liommo profondement con-vainen ; mais, il laut le dire, jnsqu'ici, 11 n'est pas arrive ä faire parta-ger ä boaueoup de praticiens ses vuos öllologiques. C'est qne, d'uno part, commc le fait remarqiior avec beancoup do raison M. Ayranlt, los cas nombreux de fiövre vitnlaire qui so produisent dans los pays du Ton osl dans l'nsage de ne pas söparer les nouveau-nös dos inöres, d'autrc part, cet autre fait, bien conslatc par F. Lecocq (1), quo, dans tout le nord de la France, oü le veau est cnlove i\ sa möre des sa nais-sance, la maladio dont il s'agit n'est copondant pas plus fr(';qiienle qu'ailleurs, inlirment tont ä l'ait les opinions de M. Fclizot, au moins en ce qu'elles ont de trop absolu.
En resume, la (ievre vitulairo attaque los vaches fralchos voices, qui ont mis bas depnis im ä qualro jours et quelquefois, mais plus rare* ment, le jour möme, dont le part a ölö nature!, facile, on indmc plus rapide qu'il no Tost d'ordinaire, dont la delivrancc a öt6 naturollo, qui sont grasses on en bon ctat d'oinbonpoint, plus on moins plöllioriqucs, et, trös gcncraleinent, bonnes laitiörcs : voil;\ ce qu'on salt do positif touchant l'ötiologio do cette maladic. En dchors do cela, on ne salt ricn on prescjuc ricn ; toutes les causes auxqucllos on I'a atlribuec sont pro-blematiques ctsujottes lYde si nomhrouses exceptions quo, bien loin de laquo; conflrmer la regie, raquo; on scrait tentc do dire ([u'clles la dctruisent. (Voy. la note G, p. 1123).
Nature dolamaladlo. — Pamp;vnature (rune maladio, nous onlondons la connaissance do sa cause efficiente et do la manicrc dont naissent et se subordonnent los uns aux autres les phöuoinönos morbides — symptomos et lesions. — Coci pose, il cst clair (pic du moment oü, dans le cas parlicniicr qui nous occupe, on ne s'entend ni sur la cause efficiente, ni sur la lesion osseuliollo, primordiaio. il no pout y avoir accord sur ce qu'on appello la nature do la (ievrc vitulairc. G'est ce qui arrive en effot; chacun so fait do la maladio uno idöo parlicnliere, ct e'est ici le cas do dire qu'il y a autant de maniörcs de la couccvoir quo d'auteurs ayanl expriin6 uno opinion. Nous ne passorons point en revue loules les theories qui ont etc cmiscs ä ce sujot; un paroil travail nous enlrainerait beaucoup trop loin, sans grand profit pour le lectour ; nous en signalcrons seulcmenl quebiues-uncs, a(in de don-ner uno idee des efforts lontös par nos confreres pour arrivcr ;\ la decouverle do la vöritc.
(1) F. Lecoq : communication iiicdite.
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I. Boauooup d'autourSi surtouton AllstnugnS) sont tentäsde ne voir dans tons los etats morbides qui se döveloppent aprös lo part cliez loutos nos femellesdomosliques, quo l'expregsion variöod'un processus unique, qu'iU assimilent plus ou moinäcomplölement ä \i\ fieompucr-
perale de la Ibmuio. La plupart recounaissenl, il estvrai, ä cc procesmi unique, au moins deux fonnos principales : la forme inflammatoire, qui n'est aulre chosc q\ie la mitro-pörilonite, et la forme nerveuxe ou paralytique, qui est la veritable fieviT vitu/airc, spiicialo filavachc. Nos leetcurs savent que nous n'atlinetlons pas cetto niauiöre de voir, el, en comparant la description quo nous vonons de faire de ces deux maladies, ils sont cn mesnre de se faire eiix-memes une opinion per-sonnello sur co point, sans que nous ayons kiulhiencer leur jugoment dans uu sens ou daus l'autre.
Quoi qu'il en soil, ceux qui adincllont celte opinion devaieut iHre logiquement conduits ä placer lo point do depart des mauirestalions morbides dans I'litorus, ä ne voir dans la maladic qu'une metrile, ou, tout au moins, une consequence de la mötrilo. Cost ce quo boaueoup font, en eflol, plus ou moins expliciteinenl, mais aueun, pent-ötre, aussi resolümeul que Stocklleth, Pour le savant prol'essour de Co-penbague, il oxiste loujours, comma fail primilif, une metrite ou mioux une enrlo-mclriln, dont la consöqucnce est rcinpoisonnemont du sang par l'absorption d'un poison soptique qui se forme dans la inalnce, par suite de la decompositiün des debris de tissus, des caillots sanguins, des liquides seerölös, qu'on rencontre toujoursen plusou moins grande abondance daus cot organe apres le part. Co poison serait de nature deprhuanle, et e'est par celte action speciale quo l'auteur expliquo los troubles graves qu'on observe dans cette maladie du cöte de l'innor-vatiün, troubles qui out ötö |)ris gtjueraloinout pour de la paralysio, mais qui seraient tont simplement l'expression de la depression pro-fondo du systöme norveux. Dös lors, la distinction qu'on a l'liabitudo de faire entro la forme nervonso et la forme inflammatoire du processus no serait plus jusliliee; il n'y aurail, eulre les deux, qu'une difference de ileqre, suivant que le systöme norveux sorait plus ou moins forte-ment alteint par le poison septique.
Nous ne dlsculerons pasavecdehulcetle tlieorio du savanl professour do Copenbague; nous nous bornerons ä faire remaiquer que la dispa-rition soiidaiue des symplomcs, quand la nutlade guerit, s'aecorde mal avec 1 idee qu'on se fait d'ordinaire d'une ad'ection veritahbiinent in-llammaloire. D'ailleurs, los partisans los plus declares de l'nniie du processuspuerpiral roculent devanl. cetto consequence extreme de la doctrine. laquo; II n'est pas douleux, dit ä co propos M. Lanzillotti-Üiion-sanli, que la Ibeorie de Ötockllotb est tres söduisante; eile resout cer-
lainos qucslions qui, autremenL, restoraient inexplicpiees;..... mais,
outre quo cette Ibeorie conircdit (uutes les observations sinombreusBS qu'on possöde sur ce sujel, eile ne peul subsister, parco que la liövre plus ou
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FIEVRE VITUF.AIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1081
moins intonse, avnc ]os variations propres ä la septicömio, manque ehe/, les roinellcs malades, co (|iii esl constalö, non soiiloninnt par les
observateurs anlörieurs, mais par Stookflolh lui-m6me, qul, en d('ii-
nitivo, ne döcril pas la mahidie aulrcmont qne los antics...... Done,
jusqu'u co rpic los recherohoa do Stockflelh aient öuj conflrmöes sui' uno grande öchelle, nous röpölorona qu'j7 esl nvcissnin; lt;/lt;; dislinguer, en diniqite, la forme nerveusc de la forme inflammatoire du processus
piierpöral. li(!lativonicnt ä la soconde, c'est-n-dlre n In nuUro-piirilonite puer/n'tra'e, il no peut y avoir aucun donlo snr sa nulurc. Quant a la prciniöro, nous nous croyons anlorisc h la rogardor, dans l'ölal aclucl do nos connaissancos, commo nno aH'oclion cssontiollomenl localisiio sur lo cerveau et la molie öpiniöre... sans la croire cependant tie nature purement inflammatoire. raquo;
2. riollo localisation do la maladio sur Irs centres nerveux a on do loul temps ot compto encoredo nombrcnx partisans. Tons conx qul, commo Bragard, Brilbouet, Fischer, Festal, Noquet, Coenraets, Mnller, Violet, etc., ont tronvö, dans leurs autopsies, dos alterations övidonles do ces organes si importants, ont clö naturellement conduits ä volr dans ces lesions le fait capital et ä lour snbordonner tont lo roste. 11s ont done considöro la lievre vilulairo, tour ä tour, coinme line congestion cevel/rale on spinale, — nno ence/tlni/i/e, line mi/elite, nne meningu-en-cephalite, nne apoplexie cerebi-alr on medullairc, suivant la nature on le siögo des lesions roncontreos par chaennd'oux. Cependant il faut bion tenir com|)to des eas dans lesqnols les centres nervenx ont paru exempts do lesions.
D'apres Franck, la lievre vitulairo consisterait laquo; cssenliellomont en une aneinic niguü du cefvcan, suivie do troubles brusques do la nutrition de cet organe. raquo; Cotle opinion, malgre les apparonecs contrairos, pout cependant elre rapprochec do la prec6deiite. Nous laissons äl'auteur lui-memc lo soin de developper sa thöorio :
laquo; Lo sang, choz les ruminants, n'arrive pas au cerveau par un vais-seau de gros calibre (la carotide interne), mais par un certain nombre do polits vaisseanx; de plus, coux-ci no se reiulonl jj.is diroclcmont dans la masse cöröbralc, mais Us torment un resenu admirable duquel nait do nonveau un tronc coinmun, qul lournit les •arleres ceröbrales.
lt;( II paralt resnlterde eetle (lisigt;osition paiiiculieri! des vaisseanx :
laquo; 1deg; Que l'apport du sang au cerveau se fail d'une maniöre Ires uniforme;
laquo; 2quot; Qne les variations do pression dans le systöme aortique ne so transmettent quo difflcilement el lentement aux arleres cöröbrales. Dos qne, ponrtant, une augmentation d(^ pression dans le Systeme aortique a dötoruüne un accroisscment de pression dans los arlörcscere-brales do cos animaux, colui-ci se inaintiendra assez iinil'ürincinonl
pendant nn certain temps...... Or, il resulte des experiences do Bidder
qu'une augmentation do pression do courle dureo n'enlraine pas do
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coma, mais quo los inaiiifüstations comalcuscs snrviciinont cortaine-inont si colto aiiEfinontalion so mainlionl pendant un certain temps. L'existence (hi reseatt admirable csl done ici la cause prcdisposante materielle a i'cedeme, cjiii, en raison des rapports anatomiques de ce reseau, se localise surtout dans les hemispheres. Getto derniöre cir-constance nous explirpie la preponderance des phenomönes comatenx dans reclampsie do la bete bovine et [a rarete des convulsions.
laquo; (Hie/la truie, oil il cxiste ögalement un reseauadmirahte #9632;ala.ha.sa du crane, on rencontre une maladie analogue i\ la lievre vitulairc, le Ferkelfieber (flövre des porcelets). raquo;
Et comme conclusion, Franck dit quo la flevre vitulairc laquo; consiste cssentieilement en utic anemic aiguii du cerveau, suivie do troubles brusques do la nutrition de cct organe raquo; ; cctte anömio etant göncra-lemenl determinde par IVedeme du cerveau survenu consecutivement ä une congestion cerebrate (Extrait des Annales de vied, voter., IH1G, p. 701; traduction do M. Wehenkel).
Nous ne savons ce que pent avoir do fondö cette theorie elrange, qui attribue au reseau admirable la faculte fächeuse de rendre plus durable, sinon plus intense, la compression de roncephale; et, en ce qui conccrue l'ojdöme dout parlo Franck, sans en nier l'existence, bieu ((lie porsonne nc. I'ait encore signale, nous dirons que nousavons peine ^ comprendre pourquoi I'auteur allemand faitfl cette lesion I'lionneur de la considcror comme etant l'origine des manifestations quo nous connaissons, alors qu'il dit lui-mdme quo I'opdeme est survenu consecutivement ;\ une congestion cörebralo. Et comme il reconnatt que raugmenlatioii do la pression intra-vasculaire ayant quelquo duröc — c'esl-ä-dire la eongextion — determine ögaleinent le coma, nous sommes logiquement endroit de conclure quo, dans la penseemöme de Franck, la fievre vitulairc est due, au moins dans l'origine, h la congestion cercbralc. Plus tard, cette congestion venant a se dissiper, le coma persisterait, en raison meine de l'existence de i'inflltration scrouse qui s'est produile sous i'influenco do la tension anormale des vaisseaux. Ainsi, penl-etrc, ponrrait s'expliquer Tabscnco apparente de lesions signalde par quelques observateurs : l'cDdöme, pen appreciable, etant passe inapcrru a un examen superlicicl.
Apres avoir fait connaitre lopinioii do Franck, nous ne pouvons que la faire suivre de ccsrellexions, qui appclleront sur eile {'attention des observateurs.
',i. M. Trasbot considöre la fievre vitulairc comme etant do nature essenlielloment hypereiuiquc : laquo; une congestion seulc, dit-il, pent avoir cette terminaison prompte et radicale (la guerison instanlanee) raquo;. Mais noire collogue so refuse äy voir une maladie de rencöphalo ; pour lui, la (irvre vitulairc n'est qu'une paralysie,iinc congestion de la moelle.
Döjä, nous avons cu I'occasion do le dire : dans la paraplegic do cause quelconque, si intense, si complete qu'cllo soil, les sens ct I'intellcct
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sonl intacts; la tote cst portöcnorinalerncnt; lo fades a son expression habituelle ; presque toujours I'appetit n'a subi uiicmio atlointe; part'ois enlin, I'aniinal pent soulever le train anlerionr, ce qui n'avvivG Jamals dans los cas de (ievro vilnlaire tanl soit pen evidente, oil la malado pout ä peinc porter sa töte. Ici, le train posterieur se montro, il est vrai, anssi faibleque ranterieur, mais il ne Test pas davantage.
L'erreur dans laqnello est toinbe M. Trasljot nous parait imputablo aux circonstances. En declarant fonnelloinent, ainsi qu'ill'a fait, (jao, dans la maladle qu'U prend pour la (ievro vitulaire, I'lirine ne contionL point d'albuinino, notre collogue d'Alfort a avouc iinpliciteinenl qu'll n'avait vu que des cas de paraplögie post partmn. line circonstance ctiologicpie qu'll invoquo ne pent quo nous conlirmer danscette idee. I'arlant de la rapidite du part, qui cst si souvent signalee parmi les commömoratifs de la tievre vitulaire, AI. Trasbot en cxplique I'influenco ainsi qu'll suit: laquo; Dans cos conditions, le travail impliquo une miso en jeu tres active de tons les muscles qui concourent ä son accomplisse-ment, laquello suremont est reifet d'une Ires vlve excitation do la rnoello, dont la raisou reside dans la vigueur ct la force des betes exposecs ä 1'accident. Est-ll rien do |)lus simple?raquo; (jO raisonncmout scrait inatlaquable si la rapidite du part, chez los bötes qui presentonl, les symptömes de la liövre vitulaire, pouvait etre attribucc aux efforts exceptionnellement 6nergi((ucs et soutenus do la mere; mais il n'en cst rien. Le IVetus passe aisement et rapidemenl, non parce qu'U est chasso avec vigueur, mais parce quo scs dimensions sont sensiblemcnl infericures ii cellos du bassin, lequel, presque toujours, se montre tres ample. Au surplus, si l'eucrgie des contractions de la mere pouvait avoir im pareil rösullat, no vorrail-on pas la lievre vitulaire plus fröquem-inent aprös les parts laborieux qu'apres les autres? Or, loin qu'il en soit ainsi*, on a pu dire (pie eelte maladie ne s'obscrvail Jamals apres un part dyslocique,
A. Nous avons dlt quo Hinz avail (rouvc les nerfs do la vie vegetative ontourcs ä leur origine d'une malirrc gelatineuse epaisse; e'est sans douto sur co fondement ququot;a elö ediliee une aulre Iheorio de la fievre vitulaire, d'apres laquello cette maladie ne serait rien autre chose qu'ime apitmli/sie du systhme neroeux ganglionnaire, qwi, dans le cours ulterieur de la maladie, s'clendrait a la moelle öpiniere et au cerveau lui-meiue raquo;. Dans cette thöorie, developpce parlvohne, et adopli;e plus ou moins ex[)licitemcnt par Carsten-llarms, Wannovlus, Fusch, Roll, llaumeislor-lluelf, etc., on expliquerait la patbogenio do raffoclion do la manierc suivante : Un part trop facile laisserait inulilisc'e, sans cm-ploi, une certainc quantile do la force nerveuse destiueo a I'accoin-plissemenl do cetacte. De l;\ un defaut do proportion enlrc la tension polaire de la force dont les nerfs sont les conducteurs et Tirritabilitc musculairc, el, commo consequence, un obstacle ä la couduetibilitö des nerfs charges do distribuer cette portion en exces de la force nerveuse.
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Dein nattrail la tnaladiel...raquo;II y an rail suns doute beaucoupä laquo;lire sur cotlp lliöorio; inais, pour la disculor ä fond, il laiulrait ßtro sür do la comprendre, et l'on conviondra quo la clarlö n'est passaquallld domi-nanln. Et puis, IvdIiiio Im-möme nous dit qu'olle esl laquo; forl lu/iiothe-iiqueraquo;; qu'il no laquo;l'admet qu'ädöfaut d'une meilleure raquo;. En presonco d'nn paioil aveu, la critique so sont dösannöo.
.quot;i. A cette Uicorio on pourrail peul-ötre ratlachor I'opinion do coux qui (Schnll et d'antros), sans aller ä nno teile prolondenr, voient lout simplement, dans le collapsus du pari, une fiamp;nre gastrique grave. Ils appuient leur tnaniöre de voir sur ee (ino robstruolion dos viscörcs digestifs, la diirclc des malieres contonnes dans le feuillel et los autres reservoirs gastriques, esl nn fail constant, d'aulros disent le fait pri-mitif, primordial, dans cello maladie. Mais, on adniotlant qu'il on soil ainsi, il reslerail ä expliquer comment et pourquoi so produit subi-tement, comme consequence du pari, celte obstruction des organes digestifs, et comment en derivonl les aulres plienomenes morbides si graves el ä marcho si rapide qui caraelörisent ralleclion.
6.nbsp; G'esl aussl, et pins direclemenl encore, a la tiieorio allemande do Kolmo et autres (pie serallache cello de M. Gontamine, oxpliquanl la naissance do la maladie par laquo; une reserve d'inllux norveux qui n'est pas depensöc chez les boles qui veioul facilomenl, el qui, par nn mouve-mont imMIoxo, porte son action d'abord sur la moelle öpiniöro,elonsnito sur I'enc^pbale raquo;, Iheorie qui no nous paralt ni plus clairo ni mieux juslifido quo les prccedentos.
Yiennent ensuite un certain nombro do theories qui placent lo point do depart de ralloclion dans nno modification du sang on de la circulation,
7.nbsp; nbsp;Pour los uns, laquo; le collapsus du part ost la consöquence d'nn trouble snbil dans I'etal physiologiqno do la malrico aprÖ% ie part, trouble consistanldans lo depart brusque dn sang qui la congestionne en col 6lal (Sanson) raquo;. On fail romarquer, ä l'appui do cello interpretation, (pie, pendant la gestation, d la plus grande parlio do la masse sanguine se dirige vors la region dn bassin qui loge I'litorns raquo; ; — quo, aprös lo part, la mnqnoiiso uterine el les cotyledons, laquo; devanl passer d'nn travail Ires aclif au sommeil Icthargique raquo;, doivent 6lre laquo; döbar-rasscs raquo; de l'önorme qnanlile tie sang qu'ils recevaienl naguöre ; (pie laquo; ce monvemenl do recul do la circulation raquo; no pent laquo; s'effecluer brus-qnemenl, snbilcmenl raquo;, sans dangers pourl organ ism o; ((no c'eslofl'ec-tlvementquot; sous I'influence d'une cause amonant le depart trop brusque des sues dont l'utörus esl gorge, rompant lout d'nn coup rci|nilibre fonclionnel si instablo a ce moment, chassant en masse le liquide san-guin r^pandu dans les organes do la gestation el le I'orcanl ii se repandre dans les vaisseaux voisins el ä les surchargor outre mesuro raquo;, quo le collapsus so produit; el Ton donne, comme preuve de l'cxacli-Inde do cello interpretation, co fail quo Ton Irouve (oujuurs, dans les
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autopsies, laquo; la muqueuso Utörlne, ses colylödons si nombronx et si dövoloppös, oomplölement exsangues el d'une pamp;Iour jaunamp;lre (San-son). raquo; ilais on objoclo k cello conception Ihöorlque ([lie la cause (|iio Ton invoqne comme ainenant co laquo; rocul du süiij,' •gt; de l'utörus clans la graiule circulation, — les refroidissoincnls culun6s, — a pour cirel ordinaire de produire des congestions et dos inllaimniiUons des organes Internes et non leur anömie; que Ton comprendrait quo (;elte cause produisil unc uuHrite, one niötro-perilonilo, mais non le collapsus du part, oil Ton trouvo, dil-on, la malrice laquo; complötcinenl exsangueraquo;.
8.nbsp; Pour d'autres, laquo; la maladio resulterail, selon toules probabililös, do co quo le sue blanc, laileux, s(5cr6tö par los cotyledons et absorbe l)ar los villosilös choiiales pour la uulrilion du foatus, n'elant plus se-partj du sang par l'aclion dos glandos placentail'es apros la mise-bas, les t'leinonts do co lluicle roslonl dans la masse sanguine et y surabon-dent jusqn'au moment on les mainolles en delerminenirelimination ; lorsque cos deruiöros glandes operont rapiileinenl celte separation, le inouvcment föbrilo ost inaperQU on ä pen pros mil; mais si la t'onclion des mamellos tardo ä s'operer, alors nail un trouble morbide plus on moins intense, dopendant surf out do la presence dans le sangd'un pro-duit ctranger ä sa composition normale (Lafosse). raquo; Mais, outre quo e'est une pure bypolheso, qui ne s'appuie sur aucune prouvo, sur auciine analyse du sang, par exomple, des vaches l'rappöos do lievre vilulaire, comment concilior cello thoorio avoc cc fait d'obscrvation quo souvcut les mamclles consorvont toute lour aclivile?
9.nbsp; D'autres placonllo point de depart do la /u'scrc vilulaire damp;na la fiövre de lall, laquo; dont rintensitö, activöe par im part facile el rapide, ost on raison do l'ampleur ct do la puissance seeröloire des mamellos raquo;. laquo; Lo trouble qui en rösulte so repaud dans tonic reconoinio, el, favo-ris6 par la röplölion des estomacs, par la pletbore preexistanle, subi-temcnl accrue do la masse du sang qui, pendant la gestation, so por-tait ä la malrice, el par 1 olat du syslömo norveux general, quo les socoussos et les douloui's du part out surcxcilc, suscile, au sein des grandos et importanlos fonclions de la digestion, de la circulation, de l'innervation, une perturbation profonde, aggiavöe brusquement par reffet l'un sur l'aulro dos elfots qu'elle produil. raquo; De lä des dösordres laquo; daulaut plus soudains el plus graves qne la röpleliou des estomacs et la plölhoro sanguines sonl plus consitlerables, (pie le sang osl plus riclie et plus plastiquo, ct quo rirrilabilile du syslomo norveux —• du syslömo ganglionuaii'o surlout, — a öle plus vivoment aclionnee. raquo; Et voilä comment cello maladie nailrait laquo; certainement d'un trouble fonc-lionnol general rösullant de ruction congeslimnairc do tout lo Systeme norveux cörebro-spinal ol trisplanclmiqno ou ganglionnulre (Doneu-bourg). raquo; Mais, coinine recrivait avoc laut de raison II. liouley, est-co bion lä une explication? El la pathogönie de ['affection en devionl-elle
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pins clairo? Kl puis, si comme nous croyons l'avoir dömonlrö (p. 398), la fiivre de lail n'cxislo pas clioz la vache?
10. D'anlres so sont dcmandö si la lencocylose, c'osl-a-diro la sura-bondancc des globules blancsou loncocytesdans le sang, no serail pas le point do depart do la llövro vitnlaire; si cetlo maladio, on d'autres lenncs, ne sorait pas tout simpleniont uno leuoooytMmie, Allemani, par oxcmplc, semble adopter et rojeter lour ä tour colto inlcrpröta-lion. Aprös avoir fait remarquer quo cotle surabondance des globules blaues, dans les derniors temps do la gestation et apres le part, csl un fait normal et pbysiologiqiie, il ajouto: laquo;mats lour nombre est encore bieu plus considerable clioz les fomcllos malades quo choz les autres femolles qui out mis bas ou qui sont arrivees an dernier tonne de la gestation. 11 pent done so faire quo dans la lyphoso vitnlaire il y ait Impossibility d'une transformation des globules blaues en globules rouges ; quo les syinptomos do la maladio survicniient ä la suite d'uno insuflisance do nutrition, de la diminution el, plus lard, do la suspension do raclivile fonctionnelie dos grands centres norvoux. Dans colto circonstanco, lo sang sorait depourvu do relemont le plus ndcessaire a la vie organique, — loxygene, — qui circule dans des combinaisons chimiques delerminees, spöcialcment avec los globules rouges ; et tout le mondo sail quo les cffels determinös par I'absenco do cot element so font senlir d'abord sur le cerveau raquo;. Puis, aussitöt aprös, il ajoule qu'il no donne son idöequo coinmo uno liypolhese, qui möme ne le salisfait pas beaucoup. II va ineme juslt;pi adirc qu'en (In do compte, eelteliypolhese Ini parait inadmissible, laquo; parcc qu'elle no donne pas uno explication plausible do la pathogenese do la lyphoso puorperale; co qui no I'empecho pas do rovonir un pen plus loin sur cello idee, A laquollo il lient poul-iMre, plus qu'il ne voul so l'avouer Ini-müine, en faisant remarquer ([uo, laquo; dans ses rechorchos microscopiques, il n'a pu cons-laler qu'une augmentation considerable des globules blancs. raquo; En somme, e'est une hypolhöse, et rien do plus, ce qui nous dispense do disculor ä fond cetlo opinion.
1 i. Enfln, pour un certain nombre, le collapsusdu part seraitlo re-sultat d'une intoxication, d'un empoisonnemenl seplique; seulement, la nature el le point de döparl do eel empoisonnemenl no seraient pas les meines pour lous. Suivant les uns, la maladio aurail, pour originc I'ab-sorption des produits sepliques resultant du sejour et do rallöration des lochies dans la malrice, sous I'influence d'une almosphero miasma-liquo chaudo et humide (Itaynaud, de Gaillac),raquo; opinion qui, comme on volt, reproduitiipeu pros, sous d'autres lormes, celles doSlocklleth et do Lanzillotli. Mais, s'il en elail ainsi, le collapsus dovrait ölre suriout fräquent ä la suite do la non-delivrance, et e'est pröcisemenl le conlraire qui a lieu. D'autres placont dans les organes digestifs la source des gaz mopliitiques qui, laquo; pouvant penritrer dans le lorrenl circulaloire, doivent allerer lo sang, et subsidiairemenl apporler le
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trouble ot la stupöfaclioii dans los fonoliona Jo tons los organes(Aba-dio)(l). raquo;
i~2. Ln fieore v'Uulaire est unc apoplo.rie. — Aprös avoir exposö les principales opinions, si tlifföroiilos los unos dos antros, (ini ont clö Giiüsos sur la nature do la lievro vilulairo, nous dovons ä nos loclours do lourfairo counaltre la nötre (Violet).
Dans notre memoiro concornant celte maladio, nous elisions quelle n'ost autre chose qu'une congestion da l'enoäphale avec ou sans hrimor-r hag in :
D'une part, l'invasion subito do lamaladie, sa marcho rapide, sa dis-parilion non rnoins subito et prompte dans los cas hoiireux, la inort souvout Ibudroyante dans les autres,— tons cos caractercs nous pa-ralssaient sufflsants pour justifler I'opinion do la nature hypörömique do I'allection, dont les ruptures vasculairos et, partant, les hemorrba-gies sent des consequences possibles.
H'autrc ]iart, los symplümos tout particuliers qu'ou observe : I'abo-lition plus ou moins complele des sens et do rintollect, lo sommeil lourd dans ioqucl est plongöe la malade, la respiration profonde, stor-toreuse, la cessation des evacuations soumisos i la volonlc, — tons
(I) Dans la promlöro edition du cot ouvrago, nous faisions suivro I'exposo qu'on viont do lira des nonilirousos tlieories finises par les aiueurs rolalivomoiit k la nature da la fierre vitulaire dos considerations sulvantes qui nous paraissont avoir encore lour ä-propos :
laquo; Co nc sent pas, connno on lo volt, les tlieories rpii manquent. II y on a pour tons los goöts, ot chacun pent, suivant la tournuro particiilioru do son esprit, cluiisir, dans le nonibre, cello qui lui agree davantago. Tout co quo nous pouvons dire, en ce qui nous concorne^'est quo aucunone noussatisfait ontiorinnent; quo toiites nous seinblent passililes d'ohjoctions graves. gt;ous ne nous ari'ötorons point copomlant it los discuter plus longaoment, ii on faire rossortir les cOtos faibles, qui, au surplus, pour la plu-part d'ontro ellos, ressortont assez d'oux-inönios. Peut-6tre inönio trouvera-t-on que nous avons accordo h. ces conceptions puromoiit lliiorlques troj) do place ou ögard ä lour iitilile roollo. Toutefuls, elles font, en definitive, partie do la science, — ne fusso qua litre AHmptdimenta, — ot, a ce titro, nous avons dir no point les passer tout i fait sous silence. Mais, par-ilessns tout, nous nous gardorous liiou d'en proposer line nouvello, qui risquorait fort do n'ötro ni plus clalro, ni plus utilo quo cellos quo nous venous do passer en revue. IN'ous nous bonioruns 4 faire, .quot;i ce sujel, uno simple et derniöro rclloxion. — Nous avons (lit quo, clioz la foiinnc, dans les derniers jours do la grossosso ot pendant les premiers qui suivont raccouclienioni, les urines coiitioniioiit souvont nne forto proportion d'albuinine, et lt;|u'il parait y avoir, entro cot elat anormal do la socrelion urinairo ot certains accidents nervoux qui, trop souvont, siirgisscnt alors, une olroite relation. 11 y aurait done it uotrn avis, mi reel intoret h laquo;'assuror do l'ötat dos urines chez los vaclies atteintos do tievro vitulaire. raquo;
La reserve que nous.croyions devoir nous imposor il y a qu.itorze ans, sur co snjot si difficile do la nature do I'affeclion qui nous occupe, nous parait encore do mise aujoui'd'hui, inalgre los travaux publies dopuis, ot dout nous somnios bleu loin do iin'oonnaitre riniportance. — Kn tons cas, nous no pouvons que nous folicitor d'avoir appclo, sur la composition do I'urlno dans la (ievro vitulaire, l'attcutiou des observa-teurs, puisque, dopuis cotle epoquo, il a ote doiiiontre par los rocliorcbes do MM, No-card et Violet, quo co liquide contient habltiielletnmt, sinon dans tons les cas, non seulement dc I'atbumine, niais encoro du i/tuco.ie. Ajoutons que chez uno malade obsorveo par M. Irasbot, dopuis la redaction do son article Congestion de la moetle, cet autcur a cgalement constate la presouco du sucro dans I'lirine (07 grammes par litre).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; F, Saint-C.yb.
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10S8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FEMBLLE8 AI'llKS LE PAKT.
cos syinplömos qul indlquent si bien la suspension dos fonclioiis de rencdphalo no nous permoltaient pas do placer aillours que dans los centres nerveux 1c siögo de la Qövre vitulaire.
(Vjoutonsque los lösions cöröbrales rencontnJes par un grand nombre do pratlclens ot par nous-mfime no peuvent quo justifler et conflrmer I'opinion laquo;[ui vientd'olro rappeldO) couceniantla nature oL lo siög'e do la maladio.
Nous ne inöconnaissons pas quo la moolle est suscoptiblo d'etre lesöe en möme temps que l'encöphalo, on oonsöcutivement, ol c(da qnelquefols ä un degrö poul-elre plus clove, puisque l'imposslbilitö do se lever pout porsislor apres la disparilion des syinplömos ceiöbraux; niais nous no cessorons do soutenir quo lorsque coux-ci existent, e'est-ä-dire lorsqu'il s'agit reellomonl do ce qu'on oslconvonu d'appolor la lievre vitulaire, la maladie ne reside pas uniquement dans la moolle.
Cependant il est, dil-on, des cas oil les lesions d'bypörömle font defaut. En dehors do ceux ofi ra'döme signale par Franck pourrait ('#9632;tie reconnu, il ne somblo, en efTet, pas impossible qu'on en ronconlro d'autrcs on il n'y ait aucunc kision appreciable dos cenlros nerveux : laquo; L'uröinie, disent Schützenberger (do Strasbourg) ot llochl, pent exccptionncllement produiro 1'attaque apoploctiformc. Lo plus souvenl, ce sont dos manirostalionsconvulsives eclampliques; mais dans des cas rares, la convulsion pent Cairo döl'aut, et subitement la sichJralion ccrraquo;5-bralo pout se traduire par unc atlague apopleclique de forme comaieuse. Co fait pout se produiro en dehors do tout epanchement söreux, ot chez dos malades qui n'ont point en jusquo-lä d'hydropisio. raquo; — Plus loin, les monies autenrs ajoutent: laquo; l^xisle-t-il des apoplexies norvenses? Si par cotte dönomiiiation on outond dösigner des cas do suspension subito de l'aclion ceröbralo, sans lesion analomiquc du tissn nerveux ceri-bral, el sans lesion inlra-crdnicime appreciable, la rcponso ne saurail etro doiileuso. L'aponlexie urömique est en ce sens une apopkxie ner-ve'use {Diclionnaire Encyclopödique du l)r IJechainbre). raquo;
Pent-ölro so ronconlre-til sur qnelqucs vaches des cas do tievre vitulaire duo ä laquo; l'apoplexie urömique raquo;? Do nouvclles rocliorchcs pourront, sans doute, nous eclairer doliiiilivemeni ä cot 6gard.
La maladio quo nous ölndions ayant done bien röellomonl son si(Nge dans roucepbali;, quelle denomination conviondrail-il do lui imposer?
Sans abandonner cello do Congestion enciphalique, Congestion cere-brain, que nous avions omiiloyce dans notre travail publiö on 1880, et qui nous somblo justomenl applicable, au moins dans la trcs grande inajoritc des cas, nous croyons devoir luisubsliluer lo nom d'Apoplexie qui est do nature ä rallier tons les suflragcs, allendn qu'il a I'avanlago de curactoriser trös cxactcinent Tötat do nos malades, sans prejuger en quoi ([lie cc soil la nature intime do I'aiTection.
laquo; L'apoplexie, (lit Jaccoud, est nn syndrome caraclerise par la porle subito do la connaissance, el rabolilion plus ou moins durable, plus
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on moins ölcnduo do la motililö volontairo, uvoc porsislanco do la ros-piration et dn la circulation ; co dornior caractöro distingue l'apoploxic de la syncope... Si l'apoplexio paralt plus ordinairomonl 11(50 ä l'hö-inoi-rhagio ccröbralo, c'cst (pio collo aHocliou osl trös fröquente ; mais ii n'csl pas une maladic de l'encöphale qui nc pnissc prösenter ä un moment quelconque l'apoplexie au nombre do sos symptömes, et, d'un autre cöle.les maladies de l'encdphale peuvent soulos döterminer cetaeeident, parceque,8eules, ellespeuvent produlre au memo instant et la porlo do la connaissance et ['abolition pci'sistanto des mouve-ments volontaires, sans arr6ter ics fonetions de respiration et de circulation. raquo; Pour cos derniers iiioiifs, et d'aprös ie möme auteur, le mot apoplexie osl omployö ä tort comino synonyme do congestion pulmonaire subito.
laquo; Nous dösignons, disont do lour cöl6 Schutzenborger et Hecht, sous ie nom d'apoplexie, la suspensionsubite, complete ou incomplete, per-slstante ou transitoire de i'aetion cöröbrale, produlte par une cause inlerne aglssant directoment snr lo cerveau, raquo;
Aiusi (lu'on l'a vu par cos citations, lo mot apoplext'e ayant un sons bien döliui et no signitiaut pas liemorrkagio, comino quelques-uns sont portes ä le croire, convient rdollemont mioux que tout autro pour designer raffecllon lt;pii nous oecupe, — laqueilo, aiusi que nous l'avons dömontrö par des fails, pent se manifester avant lo part, comme immödiatoment ou longtemps apres. Franck dit qu'on peut l'observer möme chez lo boeuf, et nous n'y conlrodirons nullement, car, depuis longtemps, nous uous soinmes ollbrce de dömontror qn'il y a analogie de symptömes entre la (iövro vitulairo de la vache et la congestion cöröbrale des autres animaux et de l'homme lui-meme.
Nous aurioiis done : 1deg; Vapoplexie de la gestation chez la fomello pleinc (V. p. 233); i)Q Vapoplexie dupart chez cello ((ui viont do meltre bas (Partwienl apoplexy des Anglais); 3deg; Vapoplexie pure et simple chez le male, ainsi quo chez la lomelle non pleino et ayant mis bas depuis trös longtemps (V. la ll1'observation, p. 112^).
IK. Existe-t-il chez la femme enceinte ou en couches une maladic analogue ä la fievve vitulaire? — Si cetle aflection n'est qu'uno apo-plcxio, olle doit prohablement s'observer chez la femme enceinte comme apres l'accouchetnent, et on l'y rencontre en etl'et. Le plus souvent, aiusi quo le disont Scluitzenberger et Itechl dans le passage que nous avous reproduit plus haut, l'uremio doune lieu a lies manifestations convulsives eclamptiques, c'ost-a-diro ä Vdclampsie; laquo; dans dos cas rares, la convulsion peut faire del'aul, et subitemont, la side-ration cerehralo peut se Iraduiro par une atlaque apoplectique de forme comatcuse raquo; : c'est l'apoplexio uWuniquo, l'apoplexie nerveuse, on d'aulres lerincs, l'apoplexie sans lesions.
Mais la femme enceinte au en couches pent aussi prösenter une apoplcxio sanguine sans manifestations coimilsivos. A la verile, les SainT'Cvr ft Vkii.kj. — ül)slulrii|iie.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 69
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cas on sont pen fmiuenls, car, dans los aiiiclos snr I'apoploxio, la grossesse ot la parturition sent rarernent slgnalöes au nombro iles causos do co grave accident. 11 en osl de inöine dans los traites d'obs-lötrlque, oil Ton s'occii|)o boaucoup de röelainpsie, landi.s (jh'od ne inontionne gneie l'apoplexle qu'ä propos du diagnostic cliflorentiel, ot parce quo Total comatenx qui suit Tacces 6clamptique ponrrait 6lre confondu aveo cetlo maladic.
Quelques incdeciiis ont, cependant, appcle antrefois 1'altenllon snr co point : laquo; Le professeur Däsortneaux, — öcrivait le Dr Meniöre, qui avail rasseinble un certain nombre d'observatlons d'hömorrbagie cdvö-brale survenue pendant la grossesse, pendant et api'ös I'accouchement, — lo professeur Dösorineanx indique forinolloinont riiöinonhagic cöröbrale comme nno dos suites do la plclhore des fennnos enceintes, el donne los conseils los plus judicieux pour prövonir co terrible accident. Mauriceau prescrit ögalomont la saigneo en paroil cas, et son pröeepte vient ä la suite d'un fail consignö dans son llecnoil d'obser-vations. Anloine Polit parlc de l'apoplexie des fommes enceintes ; il dil quo l'ouverture dos cadavres a fait voir la substance ecrebrale rein-plie do caillols do sang extravasc. uoleurye a ögalomont vn des 6pan-chements sanguins, mais il considöre eel accident comme Ires rare. M. Gardion, dans l'articlo GfOisesse, du Did. des Sciences Medicalcs, dil quo l'apoplexie arrive en gönöral dans los trois dorniers inois do la grossesse, mais il ne cite anenn fail. raquo;
Parmi les observations colligcos par lcDr Moniere, dont uno analyse du travail est, par hasard, tombeo sous nos yeux, il en est uno, qui, i\ noire avis, rappclle absolumcnl los cas d'apoplexio du pari, ou fiövre vitulaire. Nous croyons devoir la porter ;\ la connaissance do nos lec-leurs.
laquo; Uno femme de trenle-cinq ans, primipaie, de taille moyenne et peu ro-husln, tounnenU'c depuis six somainos par un ooJenio consklerablo dos raem-bres införieurs, onira ä l'Hötol-Dieu le t8 novembre 1824. Kile (Hail a terine el le travail avail commence d'ime mariiörc roguliftro. Aprös la rupture dos membranes, une seule douleur out lieu, et malgre quo ce füt uu premier nccou-clieniont, que la femme cut (renlo-cinq aus, el que lesgrandes lövres fussent oiioi'iiionienl goidlöcs, le foetus et l'arriöre-faix furenl cxpulses en masse. I.'enfant se poitait bien j I'lileiiis revint protnplemenl ä un volume oonve-nahle. Uue niediocrc quanlite ilo sang en parlie coagule s'ecoulo du vagin ; le pouls osl caluie, la malade so irouve bleu, olle se fölicito de son beureuse dö-livrance, Seulement, i'expression do sou visage el la vivacile de scs paroles indiquent une cerlaine exaltation dans los idöes. Qualio beures aprös l'ac-üouchemenl, la malade perd connaissance, saus qu'on ait aporeu aucun plienomeue pröcurscur. Respiration Slertoreuse, face päle, uon deviee. Los paupiöres sont forteiucnl rapprochöes, los pupilles conlraclöes; une salive öcumeuse sort de la Louche; peau gändralemenl insensible; flexion el roideur des avant-bras, (Sinupisnws aux moltcts, compresses imbibdes d'oxycrut snr lit ti'le.) Moil dix beures apres l'invaslon des symptömes cerebraux. — A l'ouverture du corps, on Irouve le cei'veau volnininoux : il distend les membranes d'cuveloppo; ses vaisseaux exleriours sont vidos, los circouvolulious aplaties
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et edacßes. II ya i'videmmi'iit compression de doiliiiis 011 dehors. La septum int'diaii est di'lrnil, el |es deux veiitlicules lateraux sont largemonl distendus par inie grancle quanlilä de sangen parlle coaKuld. La oouobo oplique gaucbe, profond6menl döchiröe, est la soured do rctie hömorrhagie, l.es aulres cavitös n'ont rieu offerl d'anoriual. laquo; (Journal de mideoine et de ohirurgie pratiques, 1820, p. 848).
On remarquera dans colic observation : 1deg; roxlrömo rapiditö do raecouchoment, quo nous avons slgnal^e au nombre dos causes do Tapoploxie du part, et donl nous nous sommes enbree d'expliquor le mode d'aetion (V. Addition d PäHologie, p. H24); 2quot; les symplömos, identiques ä coux (|uo nous avons donnös comme caraclörisliques de la (iivro vitulaire; '.iquot; enlin, rbötnorrbagie, qui rend comple de la terminaison fatale et de la rapiditö avec laquolle ello esl survenue.
ü'aprcs co qui precede, el sans qu'il soil besoin do nientionner d'anlres faits, nous nous croyons aulorise ä dire qu'une maladie analogue a la lievre vitulaire poul s'observer chez la fommo. Toutefols, les cas en paraissenl aussi rares que ceux d'eclampsio le sont eux-mömes choz nos femelies domesliques (Violet).
Dloynotdo.—La fiövre vitulaire pent ötre con fondue avec Väclampsie; olle a, en outre, Irop souvent donnc lieu ä une confusion regrettable avec la parapUgie, la melrile et la perilonile de parturition.
Franck n'ötablit pas de distinction entre l'eclainpsio et la fievre vitulaire, qu'il qualilie, du roste, A'eclainpsie pncrpörule. On ne saurail cepondant so refuser h admettre corlaines differences, au rnoins oxte-rieures, entre cos deux affections : en effet, tandis quo la premiörc so manifeste par des acces successifs, suivis ebaeun d'une pöriodo de coma, la lievre vitulaire produit d'emblee ce dernier 6tat. Toutefois, nous reconnaissons que les dillorences inlericures ou anatomo-pallio-logiquos sont plus difliciles ä saisir, car üepaul, Stolz, etc. nous ap-prenncnl que la malade qui suecombo pendant la periode do coma eclamplique ne presente pas d'autres lesions que cclles do la congestion c6rebralo. Certains autcurs regardont memo cette derniöre comme la cause immediate do reclampsio. — Uappclons que l'albu-minerie se rencontre dans les deux affections donl il s'agit. Quant ä la glycosuiie, nous ignorons oncorc si eile exisle dans l'öclampsie.
Dans la paraplegic post parlwn, tolle quo nous l'avons eludiöe, la vacbo no prösente reellement qu'un seul Symptome : c'est l'impossibi-lilc oü eile esl de se lever et de se maintenir debout. L'intelligoncc et les sentiments alTeclifs n'ont subi aueune atteinle; l'appötit est conserve, etc.
Chez la malade attointc de mölrite en mCme temps quo de para-plögic, il y a perle de l'appetit; mais l'ölat des organos gönitaux et la lievre qui cu esl la consöquencc juslilient suflisamment ce Symptome ; djoutons que l'inlelligence et les sens sont completement ä l'^tat normal.
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11 en ost de meine ponr ccs racullös dans la pmlonito ; aussi ne faut-ll pas so lalssor Induiro en erreur par la position quo proud quelquefols la vaclin pendant le döciiijiliis : nous vonlons parlor do la toto inclinöo ii droito on ä gauobe, Qt venant roposer sur la poltdne. Uappolons
enfln que la tbortnomälris pourra toujours faire disparallre los der-
niöres liösitalions (Voy. aussi la noto A, p. 1118).
ProuoBtio. — Quoi qu'il on soit do sa nature, la (iövre vitulairc esl övidenimont unc maladle grave, c[ui ainöiie trös souvont la morl. — Dans quelle proportion cette lachense tortninaison so produit*aile ? Cost ce qu'il n'ost pas possible do dire oxactomont dans l'ötat acluel do la science, faule do statistiqnos sufflsanles. D'aiilenrs cola varie coiisidorablomonl suivant line Ibulo do circonslancos, dont tonics no sonl pas encore sufflsamtnent connucs. Voici cepcndanl quelques cliiU'res, omprunles ä diU'eronts anleurs, qui pourronl coinmencor ä öclairor un pen cette question du pronoslic :
IIavkcoc.k, sur 29 malades, en a perdu 17; Hering, dans uno premiere sörio, a en i morts sur 1 i malades; dans nne deuxiöme, 24 morts sur 64; SciiaaCK, dans nne promiero sörio, accuse S morts sur 8 ma-lades; dans uno deuxiöme I morl senlemenl snr-i;}; — (Iaii/iwhuiht declare avoir perdu tonlos scs malados, sans indiquer le nombro do colics trailoospar lui; enlin Stockpletu, sur 1 40 malados, on a perdu 7!t. Si nous rönnissons Ions ces chiflros, pour en dodniro nne inoyoiino do mortalitö, nous oblenons un total do SOG malades, sur lesqueiles 133 unl succombd, soit uno mortality de 80 p. lüü.
Depuis l87o, mi grand nombre do völörinaires Iranoais out faitcon-nailre, — on m6me temiis quo lo Irailcment auquel les a coiuluits lour experience, — les rösultats qu'ils obtonaient, grace ä oe moino trail(;inoiit. Or, ccs rdsnllats sent bcaucoup [ilus encouragoants (pie ccux qui viomionl d'etre enoncös, el varionl ontro cinq giiorisons sur 8 malados (Faveroau), 6 sur 8 (Noquel), 8 sur 10 (Abadie, Barbey), ct, enlin, la totalite on la prosque lolalitö (Biot, Mathö, Hartenstein, Lefebvre). Le lout donnerait nne moyenne d'environ 7 guörisons sur 8 malades. Nous savons bion (pie, parmi cos malades, il on esl qni n'avaiont quo I'apparence do la lievrc vitiilairo ; mais, tout en I'aisanlla part do I'erreur qui iiont resuller do ce fail, on pout encore fixer approximalivoment aux 6/8 (73 p. 100) le nombro des gneiisons, — nombro qui nous sembie bion pros do la verile (Violet), el qui esl beaucoup plus rassurant quo le pröcedont do 80 p, 100. Ajoutons (pie tons les cas de morl ne sonl pas neccssairemenl imputablos a I'hype-römio encöphalique, el qu'un certain nombro doivent olro attribues ä l'artection pulmonaire rösultant de radministration maladroile do substances mödicamenteuses on do boissons.
1'Lxisto-l-il des sigiios pronostiques assez conslanls el assez lidamp;les pour pormctti'o de porler, dös lo debut, un jiigomonl assure? INous n'en connaissoiis pas. Tons ceux qui onl eludiö cliniquenient lo
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collapsus du part onl üii^ fruppös do rextrömo difflcultö du pronosllc dans cetle maladio, non souletnent ü son ddbut, inais encore pendant louln sn durde. laquo; II n'y .1 pas, ü la riguour, de crilerium d'aprds lequel on puisse sans aucun donlo concluro qu'ori obliendra la guörison on la morl, dil JI, Lanzlllolli, ol Lion dos Ibis il est anno que I'issuo do la maladio a conlredlt le pronostlc portd. raquo; laquo; J'ai vu, dil do son cole Allemani, dans los circonstances los plus favorables pour croire ä unc lonninaison lieurouso, survonir sübltoment nno aggravation, sans cause connue, et la mort; d'un autre 001(5, lorsque las sympiömos los plus graves so munifestalent dans loute lour intonsUö et faisaient pr6sager une morl prochalne, je los ai vns dlsparaltre I'un aprösl'autre cl la guörlson so produlre; raquo; ol, il n'est aucun pratlclon qul n'ail eu roccasion do falre do semblables remarques.
LY'ludo attentive dos malades peut cependant fournir quelques in-dioos (|iii, s'ils no sonl, pas Infallllbles, doivonl ponrlaiit, faute do micux, 6tre prls on consideration. Ainsi, on pout admettre, avec M. Doneubourg, laquo; qu'une invasion brusque, foudroyanle, un rofroi-dlssemenl rapide ot gdn6ral, un fort ballonnement do la pause, des convulsions violonlos, sont, en gducral des slgnes d'un mauvais au-gure, raquo; L'adynamle prononcöe, un rdlemuqueux profond dans la tra-chöo ol los bronches, l'apparence terne desyeux, I'inertle complete du lube digestif, reconnalssable ;ico quo lo rectum resle vide apres avoir lt;5te vide avec la main, doivonl, ögalement falre cralndre une terminal-son fimoslo (Schaack). La paralysle de rcosophnge el, commo cons6-qnenco, I'iinpossibilite do la döglulltlon, la mdtcorisalion, le gi'inco-menl des dents, un abalssement notable do la tempdrature aux exlr^-milös cl sur loclos,ol quelquefols la suppression do la sdcrdtlon laclec sonl, ordlnalrement dos indices d'uno lermlnalson morlelle (Lanzil-lolti).
Par centre, (los syinptömos moins alarmanls, la chalour du corps conscrvcjo ot mioux roparlic jusqu'aux extrdmltds, nno coloration normale 011 ä peu i)rös normale dos muqueuses, l'expiilslon assoz facile des urines, soil naturelle, soil provoquco au moyen du dolgt inlrodiiil dans I'urdthre (Doneubourg-, Kobnc), un mode do respiration dans lequel laquo; raniinal roliont un Instant I'air expire pour lo laisscr debapper par 11110 expiration longnc et lögöremenl plaintive (Schaack), olsurloul le rdveil do la conlraclililc iuloslinale, sont des signes qui permellent d'espdrer la gudrlson.
Go dernier Symptome, on parllculler, a une grande Importance; boauconp d'obsorvalours lo signalont, avec raison, on insislanl sur sa valour : lt;lt; Cost un bon signo lorsque, aprös avoir vide lo rectum, do nouvelles mallöres y arrlvent les jours sulvants (Schaack); raquo; — laquo; Quaiul 011 parvicnl ä combaltro la conslipation, e'est le premier signo do gudrlson (Lanzilloli); raquo; — laquo; II faul, pour que la gncrison so produlso, qu'll y alt expulsion d'urine et d'excreinenls (Pusch); raquo; —
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laquo; Si, en prali(|uiml, la fouillo roctale, on Irouvo cliac(iio fois do nou-velles quantilds d'exoröments, o'ost un how aigno (Baumeistor el lliio(l). — Ces citations snl'lisont pour monlror I'accord unanimc des praliciens rclativemcnl fi la valour pronosliquo de co Symptome.
i.a diiree do la maladio doil ötro priso aussi en consideration. Sui-vant Roll, Kohtie, ol (ineliiucs anlros auteurs allomands, laquo; si la maladio döpasse deux jours, il scraii ä craindre quo sa lerminaison no
fül fatale; raquo; inais co parail elrc uno errour; Ijcaucoup d'aulrcs oli-servatours, el M. Deneubourg esl de co nombre, pcnscnl au contraire quo les chances de guörison augmontent ä inosnro ([tic la maladie se prolonge.
Mais n'oublions pas, quand il s'agil du pronoslic do cette bizarre maladio, quo la sagacite du prulicien le [ilus exorcö peul etro miso on döfaut, soil quo la morl survienno quand on so croyail on droil de compter sur uno gu6risou prochainc, soil quo la guörison so produise, au contraire, conlro loute ospcii'anco. Ge dernier fait, surlout, a vive-ment frappe les observateurs : — laquo; Nous avons vu plusieurs cas oil une vachc, öteiuluo sur la litiero, paraissail n'avoir plus uno houre lt;l vivre; on la quiltait dans cello crainle el, quolques houros aprös, on la rotrouvait sur scs jambes, ayantl'air do se dcinandcr co qui s'6lail passe. raquo; Ainsi s'exprlmeM. Deneubourg. —M.Dayot(de Paiinpol)dit do son cül6 : laquo; Mainlos fois... alors que toul pouvail faire croiro a une issue fatale, j'ai vu la bole relevcr la töte, j'ai vu son oeil s'eclaircir; jo I'ai vue s'inquielor do co qni 1'entourait, se sccouer, faire un effort, quolqucfois impuissanl, puis lo rocommoncer avec succos, ol lout etuil fini. laquo; Fabry, Cauchie el beaucoup d'autres praliciens onl rap-porte des fails semblables; on pourrail inörno dire qu'il n'esl pas dc völerinairo ayanl observe un certain nombre de cas do fievro vilulaire qui n'ail en l'occasion do faire la möme observation.
Frappödo cotle incorlitude du pronoslic comine do l'un des desl'/c-rala les plus rcgretlablos de la science, 11. Bouley se demandail el de-mandait surloutaux praliciens, s'il n'y aurailpas possibilile do comblor colic lacune. laquo; Esl-ce, dil-il, quo dans cos cas oil les apparencos sonl do si mauvais auguro quo la morl semblo imminenlo, ii n'y a pas des signes, ceux, notammcnl, qui sonl fournis par le pouls ol la chalonr conservee, qui controdisenl ccs apparencos ol allönnenl lour signili-calion? A Tapproclio do la morl, bs pouls s'effaco loujours ol devienl itnporcoplible; en moino temps, la lomperalure baisso assez sonsible-menl pour quo le corps donno i\ la main uno sensation do froid rolalif (le tlionnomotrc, dont I'lisago so rcpand do plus on plus, fournirail des indications encore plus precises). Mais lorsqu'un animal no fail (pie sembler d'etre en train do mourir, el quo toutä riiouro, il va so relcver el manifester par des signos non douloux le revcil do sos forces el do ses appelits, j'inclino ä croiro que le pouls doil indiqucr col elal, par uno inlensilö el une elendue dc pulsations bien autres quo co qu'elles
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scraionl si la morl otait rcelloiuenl proc.haino, cornme los apparonces I'lndiquent. II doil done y avoir, dans les pulsations et la (omperalure, des slgnes pronosliques quo lo praticlen doil connatlro et qul dolvent lui inspircr sa li^no do conduilo. d
A nolro avis, l'ölal d'incorlitudo dans lequol rcslo sonvent lo prali-cion, los surprises quo lui procuront ses malades, les demcnlis qn'elles lui donnenl, aussi l)icn dans un sons quo dans I'anlro, s'oxpliqnonl par la similitndo dos syniplömes quo presonlonl cos malades dans les cas Patalement tnorlels— ccux par hömorrhagie cöröbralo — cl dans coux 011 la comprossion du corvoau n'ost duo qn'ä line distension excessive des vaissoaux, sans qu'il y ail encore rupture. Dans Ions ces cas, ainsi quo nous I'avons expose pröcödoinmcnt, en jjIus do Paboiition do I'in-lelligence el des sons, il y a paralysio göncrale, arröl du inouvemenl do l'inlestln, diminution on suspension do la söcrelion du iait el do l'urino; mais laguörlson reste possible dans los derniers, aussi long-lcni|)s qu'il n'y a qu'liyp^romie cncöphalique, ce qu'il cst inalheuron-seinonl impossible dc savoir.
Si la guerison cst possible encore dans ce cas exlioino, h plus forte raison rcsl-ellc lorsque la paralysie gencralo n'existe pas.
Un fait digne d'ötro uotö, c'esl f|ue la gravite do I'apoploxie csl presque toujours on rapport avec la laillo el surloul I'elal d'ombon-poinl dos malades.
Voici, en rcsuinö, les slgnes anxquels on reconnailra la gravity pins ou moins grande do 1'affection :
Aussi longtemps (jue la somnolence csl pen prononcee, quo les rna-incllcs soul gonllöes, ct quo les Evacuations s'effectuent spontanömcnl, la maladie osl pen grave;
Aussi longtemps quo les mamelles reslenl modördmcnl londuos, que lo rectum cl la vessio so remplissent aprös avoir cl6 ddbarrasses do lour conlenu par la main ou la sonde, on doil conserver boaucoup d'espoir;
Si le rectum et la vessie n'ont plus bosoin d'ötro aides dans lours fonclions, parco qn'ils so vidonl s[)onlanöment, lo pronoslic pord loulc la gravity qu'il pouvait avoir, car lo röveil — c'est-Ä-dire la guerison — csl proche; souvenl inömo on a döjä constale ([no la respiration osl moins profonde, moins bruyante, co qui csl un indico certain du degagomonl du ccrvean ;
Quand, an conlrairc, les mamelles dovionnonl (lasqucs, — quo lo rocliim debarrasse no se rcmplil pas do nouvcau, — quo Telal sopo-riflque augmente, — quo la paralysio göuöralo n'esl plus seuloinenl apparente, mais röolle, il y a heniorrliagio ou menace d'hemorrhagie inlia-cri\uieutio. Dans le premier cas, la mort osl Inevitable; dans lo second, la guerison cst encore possible; mais nous no connuissons pas encore, el no connaltrons probablement Jamals do slgnes qui pormellont dc dislinguer ces deux etals. Faisons cepcndanl reraar-
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(Hut (|iio l'bömorrhagle osl d'autant molns a cralndre ((uo la naaladle
a marchö moins vilo (il que l'apparoil digostlf ost molns oinl)arrass6 ; aussi, la inet(5ürisalioii, ([iii pout la lavorisor, consülue-l-cllo loujoui's line complication suncuso. (]'csl dans ccs cas dontoiix, vraimcnt embarrassanls, qu'on pout lalssor sacrlfler les malados, encore bonnes pour la boucberie si on n'a pas use do modicainonts suscoptiblos,
commo I'essence do toroboniliiuo, de rendre la viande Impropre ä l'usage alimentaire (Violet).
Vraltoment. — Si I'ou ticnl coinpto des thöories si diverses par les-quclles on a ehcrche ä expliquer la palliogönio do la liövre vilulairo, on no sera pas suipris tie la divorsilö non moins grande des inoyens de traitemlaquo;nl qui out ötö preconisös pour la combaltre. Gbaque prali-ciou a du, en eilet, choisir dans I'arsenal lherapcuti(|iie les agents qui lui paralssaient le mieux en rapport avee I'idee parlicnlioro qu'il s'ctail faite do la uialadie. 11 esl ciair, par exempie, ([ue celui qui voil eu ello uno congestion active lies centres ncrveux, on un tronljlo circulatoire delerininö par le reflux subit du sang de ruterus dans la circulation gönörale, no doit pas la trailer de la nißine inaniöre (jue celui qui la considero comme une aH'ection septicemiquo, vine liövro lailcuse on uno pure növroso. VA coinme chacune dos inetbodes Ihörapeutiques in^tilnees en consöquence do ces idees pent s'appuycr sur un certain nonibro do cas tonnines par la guerison, cela n'a pas peu conlribinS ä enlretenir l'espöce do confusion au milieu de laquelle nous nous debaltons encore. An surplus, il no I'aut pas trop s'ötonner que des traitcments dill'erents, parfois opposös et conlradictoircs, aient pu donner des resultats on apparenco egalemont lavorables; il en est do la (ievre vilulairo coinme do beaucoup d'autres maladies : ellc n'a pas partout et ton jours la memo gravitö; parfois ello guorit soule ot sans trailemenl; d'autres fois ello entralne la inert, quel que soit le traitc-ment mis en usage; ou, commo lo dit Viborg, cito par Hering, laquo; parfois tout guorit, d'autres fois rien no guörit. raquo;
A. — Prophylaxie, — Quelle quo soil l'idöc thöorique qu'on se fasse do la nature do raffeclion, il osl un faitacquis: c'esl quo l'apoplexie du part frappe do preference, — on pourrait memo dire prcsqno exclusi-menl, -— les vacbes grosses mangouses, bicn noiirries, en bon etat do cliair et dont les mamelles donnent beaucoup detail; c'esl, coinme on I'a dit, la maladie des bonnes raches. 11 y a done lieu de lenir compte do celle predisposition spöciale, el de rögleren consequence le regime do ces femellos pendant la deruiero periode de la gestation el cello qui suit inunediatement 1c part. D'uii autre cute, lo repos absolu, la stabulalion permanente, paraissant avoir une reelle influence sur celle maladie, on devra lenir comple do celte circonstanco. Enlin, s'il n'esl pas absolumont dcmonlre quo les rcfroidisseinonts agisscnt comine cause occasionnellc incontestable, il est du moins certain qu'ils sont toujours nuisibles ä loutos les fcmelles en elal dc part. 11 y
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FIEVRE VITUU1RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;101)7
a dond la dos sources d'indications in''s positives ni irös pröcises, qul
no (lovront jamais olro pcrduos do vno. En consequence, diiiiimior nn pen la ration aux approches du pari; foumir aux i'oinollos dos aliments plus facilement digestibles, plus aqueux, moins encombrants,
—nbsp;des raolnes, du son monillö, do I'liorhe vorle si la saison lo permet;
—nbsp; evilor on combattre la constipation ä la(iuollo los vaches pleines, nourrles an sec et tonnes ;\ l'ätablo sont assez sujettes, et qul ost, sinon lo point do d^parl, coinino quelques-uns Tadmeltent, du moins unc complication constanto el grave do la maladie; — lour procurer autant que possible, chaquejour, un pen d'exercice, toujours si salu-talre ä tOUtes les fomelles on elal do gestation; — evilor avoc soin los courants d'airol lout co qul pout produiro les troubles des fonctions culanees : voilä corlaiiieniont des precautions tres simples, Ires ra-lionnelles, et sur l'ulililö doscpiellos on csl geiKJraleniont d'accord. laquo; Nous avons reussi, dil Roll, chcz les boles hovines enlrolonuos ä noire inslilut völerinaire, ä faire disparailro, par suilo do rappliealion de cos mesures, ä pen pros complölonionl la liövro vilulairc, qui, aupa-ravanl, attaquait presque toutes les vaches (I). raquo;
11 esl d'aulres pratiques, plus spcciales, qui out cl6 recommandees par quelques auteurs, lo plus souvent en raison do quelques ideos th^oriques, ct donl, par cela 11161110, riililile esl. plus discutable. Ainsi, les uns croienl que Ton övlterait la fiövro vilulairo, si Ton prcnail la precaution do vider les mamelles par la mulsion quelques jours avant lo part (Fischer, Barlow); precaution jugoe inutile par la plupart el rormellcment hlAmee commo nuisible par d'aulres (Heckmeyer, Haycock). Sans croire precisemonl ä l'aclion proservalrico do la mulsion, nous pensons cepemlant (prelle pent avoir son utililö lorsque la mamelle, trös voiumineuse, ost gonflöe ä l'oxcös. — D'aulres con-soillonl certains medicaments, — la noix voinique (Kohnc), le larlre stihiö (Harms), le sol marin, le nitrate do polasso, la eröme do lartre, les sulfalos de soude et de magnesio (divers), auxquols ils allribuenl des vertus preservatrices qul sonl loin d'etre bien demoiilröcs, et qui, s'ils pouvenl ölre uliles, — ce quo nous admellons volonlicrs, pour les doruiors surtoul, — n'agisscnt Irösprobablemcnl qu'en vorlüde leurs proprieles laxatives, en prövenant on comhallanl la constipation. 11 est des velörinaircs (Coenraots, Gonlamlne) qui administrent un pur-gatif salin au commencement du travail de raccoiiohemcnl, prölen-dant quo, plus tot, il ne pröservc pas. — Quelques auteurs (Festal, üelwarl, Lafosse, clc.) consoillcnl la saignfie falle dans lo mois qui precede la mise-bas, tandis quo d'aulres (Abadle, Barhey, Gonla-mine, etc.) disenl n'en avoir ohlcnu aueun rcsullat. — M.Fölizet con-sidoro la pröcaulion de laisser lo petit aupivs de sa möre, au moins pendant los cinq on six premiers jours apres la naissanco, commo un
(1) Roll; Manueldspalhologie el de thirapeuliquedes animauxdomesliques.
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MALADIES DEB FBMELLE8 APRES LE I'AllT.
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moycti infailliblo do prövenir cctle maladle; inuis il osl, jusqu'ä prc-sont, seul dc son avis. — Signolons etlfln I'applicalion d'nn sinaplsme sur les reins, conseilleo par Jl. P. Qagny dans 1c cas do pari trop rapide. Nolro coni'röro dit avoir renssi par I'oinpioi do ce moyon; niais il so doinande avec bonne foi, cl il reslo, en clfel, ä savoir si, ä dcfant do cello pröcaullorii la maladie so serail inanileslöe.
ESn resume, le traitomcnl pröservatii' doil avoir pour but de prövenir I'dnbarras de l'appaieil digestif, qul onlraino a sa suite une gone do la clrculallon abdominale, et de prevenir egalomont los elfels do la plethore.—Le regime dclaj'ant, socondo par los lavements, convienl Ires bion pour remplir la promiörc indication ; un purgatlf salin donno an (löbut du travail nous scmbie aussi une mesuro parfaitemcnt ra-tlonnelle, parcc qu'il aglra comme revulsif an moment opportun, el, en cas d'apparitlon do Tapoplexie ä bref delai, il favorisera los evacuations, — rc5sultat quo lo purgatlf administrö dans lo cours dc la maladie n'a pas toujours le temps ni la possibilite de produiro. An lieu do donncr le purgatlf au debut du part et indislinctoinonl ä toutes les fenu'lles, on pourrait cortainement so contenter de l'adminlstrer de suite cipres le jtart aux vacbes choz losquellcs rembonpoinl, la pld-lliorc el la rapidile de la mise-bas feraient craindre plus particuliore-mont I'apoplexle.
En co qui concerne la douxicme indication, la saignee constiluc ('#9632;videmment un Ires bon moyon do combattro la plclhoro; aussi, pen-sons-nous qu'on aurail tort do la rayer systemaliquomenl du nombre des moyens prövenlifs; mais nous reconnaissons qu'on aurail tort cgaleinent do I'employer dans tons les cas. II faul done la rescrver pour les fomelles qui se montrcnt recllomenl plclhoriqucs, ot choz losquollfis on conslato, en möme temps quo la force el la frequence du pouls, I'lnjection des muqueuses ot le dcvcloppemcnt dos vaissoaux sous-cutancs, notammont des vcinos qui rampent k la surface do I'o-roille. Dans do tolles conditions, la saignee no saurait otre nuisible : nous I'avons assez souvent mise en usage pour osor nous en porter garant; el, si cello operation n'est pas faile trop longlcmps avant la parturition, olio pent certainement avoir une influence favorable. A cot eilet, nous conselllons do la pratlquer tout ä fail i\ la (in du neu-viomo mois; plus lard, eile nous a paru callable do provoquer une mise-bas premalureo (Violet).
L'observation ayant appris quo la liövre vilulaire frappo raroment les boles qui out eu ;\ soulfrir d'un part laborioux, c'esl-ä-diio cellos dont los organes gönltaux soul plus ou moins irrilös, I'applicalioii d'un sinapisme deslinöä produiro uno irritation locale arliliciollo nous pa-ralt assez ralionnolle, lorsquo l'ötat plölhori([ue do la vachc et la rapidile du part pouvent faire craindre le döveloppemont do la maladie. An lieu do la surface rostreinle des reins, cboisio par M. Ca-gny, oil un sinapisme d'unc corlaine 6paissour determine facilemenl
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des (ares, nous conseillerious pliilöt l'ttpplicatlon lt;Ic la moularde en conchc mince nur unegrande ötenduedu (rain poslärieur i parexem-
plo, sur les I'esses, los cuissos ot la croupo. Toutofois, nous oraignons bicn quo l'agilalion (lölcriniiiöe choz lafemello hiou porlanto \)nr I'ac-lion irrilanlo do cot agent, no dovionno bioii soiivcnt 1111 obstacle ä son oniploi coinnio rnoyon provoulif.
B. — Trailement curalif. — C'oslici surtout quo los cssais out 6lö nom-breux, nuiltiplles presquo a 1'inflni, Prcsque tons los agents do la thc-lapeuliqno, diversomenl assocics, onl etf5 mis en oeuvre, el il esl assoz ditticilo do discerner, au niilion des contradictions des auletirs, ceux (jui paraissont jouir d'uno oflicacitö röello. Nous allons passer on revue les principaux, pnis nous ferons connaltre les trailemonts mis en usage par quelques-uns des praticiens qui discnt avoir oblenu le plus do succös; entin nous lorminerons par I'oxjjosö do colui qui nous pa-rail le plus rationnel, conlbrinement ä l'opinion quo nous avons ölö aiucnes ä formuler sur la nature et le siege; de la inaladie, et en tenant compte do sos principaux syinptümes.
1. Saignce. — Tons ceux pour qui la fiövro vitulairo consisle essen-tiellemont on un trouble circulatoiro, soil en uno sorte de ])lötlioro rösultant du reflux du saug de rutörus dans la grande circulation (San-son), soil en un ctat congestioiinel on itillaininatoiro do quclqiio Organe important, particuliörcmcnt du Systeme nerveux (Festal, Noquet, Ayrault, Cauvet, Denoubourg, Honaud, Bartenstein, Biot et beaucoup d'aulres), soit memo en une simple mclrite ou endometrito (Stockfleth ot aulres), dcvaienl övidomnient considcrcr la saignce commo le premier des moyens indu/ues pour lacombattro. Et, eiTectivemont, clle a compte el compte encore do nombroux partisans. Cependanl, eile a perdu un pen de la contiance quelle inspirail autret'ois; sos partisans les plus declarös eux-memes avouenl ([u'ello no pout ölro utile quo tout ä fait au debut; aprcs dix-huil heures, eile serait sans elfica-oitö (Ayrault); bon nombre d'cxccllents praticiens no la mentionnent mftmc pas (Roll, Contamine et d'aulres); plusieurs (Schaack, Aba die, Baumeister et lined', Allemani, Lanzilloli, Barbey, etc.), la l)roscrivcnl formellemcnl au nom do rcxperience, qui lour a demontrc (in'ello olait plus souvent nuisible qu'utile. — Nous no pouvons quo röpöter, ä propos do I'omploi do la saiguöo commo moyen curalif, cc (juo nous en avons dil lorsqne nous 1'onvisagions au point do vue prc-venlif : eile no doit (Hrc ni employee dans tons les cas, ni rcjcl.ee sys-tömatiquement. Nous lacroyons utile lorsquela plöthore osl nottement aecusöo; olle csl inutile, pcul-ßtro mömo nuisible, dans les circonstancos opposces. Du roste, nous comprenons Ires bien que quelquos vctcri-naires, comme.M. Barbey, parexcmple, aientrononcö fila saignöo : laquo; Au debutdera(lection, dil ce v6t6rinaire,j'ai fail etj'ai vu faire dessaignecs oül'on faisail sortirS, 10,12 ot mome li litres do sangd'une scule fois; quelquefois on en pialiqnail uric plus polilp Irois ou quatre botircs
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lquot;111nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMELLE8 APRIgt;S I.E PART.
apivs. raquo; II y avail h\ mi abus reel, (ini ne pouvait olre sans inconvc-nicMits el qui, löl oil lanl, devail amenor une röacUon. Collo-ci, coinino toujoura, a döpassö In but; aprös avoir trop saignö, on a renoncä a liror du sang, möme raodöröment. — laquo; Toules los fois, dlsent Schiit-zenbergor et lleclii, que l'altaque apoploctiquö reconnalt pour cause principale ou accessoire une hypörömie cöröbralo, la premtöre indica-lion, la plus urgenle, estde produire uno döplölion sanguine rapide el sufllsanto dans lo systemo circnlaloiro intra-eränien par la saignöe gö-nerale, qui esl surloul indlquäe quand, oulre los phönotnamp;nes conges-tils de la lace, le pouls est i'ort, plein, resistant cl ralonli. Kile n'ost pas contre-indlquöe quand, avec los symplöines d'hypörömie passive voi-neuso, le pouls estpelit, plus fröquent, meine im pen irregulioret Tein-barms de la respiration accentuö. Dans co dernier cas, le pouls se relevc souvent pendant lecouloment du sang, si les symplöines d'adynamie dependent d'un commencementd'asphyxie en coincidence aved'engor-gement sanguin, la dilatation du coeur droil. Dans los cas d'hypcremie intense, la saignde sera faito largomcnl, par uno Ouvertüre süffisante permettant line deplölion rapide... Uno deuxiemo saignöo pent deve-nir nöcessalre apres six, hull heures et möme plus, si los accidents persistenl on so reproduisent; uno troisiemo n'esl qu'cxceplionnollo-meul ulile, quelquefois dangerouse... raquo;
Nous n'ajoulerons qu'un mol: c'esl quo, si Ion s'adrosso h la jugu-laire, le lien qui entoure I'encolure pent elro nulsible el contribuer ä augtnenterla congoslion; il pent m6nio, en portant la tension vascu-laire ä l'oxces, determiner uno hömorrhagio. Pour cos inolifs, nous conseillerions done do preference la saignöo ä la mammairc ou i1raquo; d'au-tres vaissoanx supeilicicls. En tons cas, si ron s'adrosso ä la jugulaire, il faut ouvrir rapidemenl lo vaisseau cl enlevor de suite le cordon cons-triclour, en y subsliluanl, pour favorisor l'öcoulement du sang, la compression digitale.
2. Evacuanls, — Pwgatifs, — Nous avons dit quo la constipation ötaitun symplöme constant et grave dans cette maladio ; quo le rövoil do la conlraclililö inlestinalo annoiiQait el pröccdail presqne toujours le retour rapide a la sanlö. 11 y a done \h. uno Indication qui, bien qu'elle no s'adrosso pas ä la nature möme do la maladic, mais ?i un symptöme, n'en est pas moins importanto. Du reste, aucun praticien n'a inöconnu cello indication; ils no varienl quo sur lo choix des moyens pour la remplir. C'esl ainsl qu'on a pröconisö cl employe lour ä tour : la manne, I'huile do ricin (Schaack, Hering, Stockfleth, Lanzillotti); lo sulfate do soude, le sulfate do magnesio, la creme do lartre (Schaack, Noquet, Pdllzet,Fischer, Hiring,Kohne,Baumeister); lo tarlre slibiö (Kohne, Garsten Harms, Wober, Roll); ripecacuanha (Abadie); I'aloes (Ayraull, Festal, Draper, Wannowins); le croton-li-gllum (Draper, Kohnc, Slockllclh, Carter, Schult, Saake). Leplus sou-vent, du roste, on no donno point cos medicaments isolcmcnt; on les
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PIfiVRE V1TULAIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HOi
associo, an coiilrairo, soilonlro eux, soilavec d'aillrea substances donl il seru queslion ci-aprös. Vuici, ü litre d'exemples, quelques^unes do ces associations dont on pout, du rosto, varier los fortnules suivantles circonstances:
1quot; if Mamie grssse......................
Iluilo do ricin....................' X\\ :i()0 granmitis.
Sulfate de soude..................
Adininislrcr on Irois Ibis, on I'cspaco do six honres, dans trois iilres d'nno infusion aroinalique tiotlo, on d'nno ddcoction muoilagineuse. 2o y, Aloös............................... oo grammes.
Tartrn stibio......................... ]•gt; —
Sulfate do souds.................... :ioo —.
Faire dissomlro dans lo vöhiciiio pröcödenl, on inienx dans une in-fuslon de sönö, ot adtninistrer do la inönio maniöre ol dans ie möme temps quo oi-dossns.
3quot; 'if N'oix vomtquo.......................nbsp; nbsp; nbsp; Iquot;, grammes.
Tartre stil)li5........................nbsp; nbsp; nbsp; 80 __
Sulfate do soudo......................nbsp; nbsp; ,r)0ü —
Soldo ciiisine.......................nbsp; nbsp; nbsp;1V0 __
Palre boulllir io tout pendant un (jnarl d'heure dans environ deux Hires d'eau ; faire prendre ensuiteft la malade, ä ladosed'un demi-lilro toutes les honros on tonlos los deux heures. Co reniedo, dont la lor-inule cstdnc äKolinc, parailjonird'nn grand erödil on Allemagne.
iquot; '}£ Ipöcacuanllil..................... lö ii 20 grammes.
Sulfate do Boudo.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;;!0i) __
Docoction do gralno cl(! Un........ i ji 2 litres.
On admlnistre co breuvage avec precaution el en une seule Ibis (Abadle).
Quandon vent encore augmenter l'activitö do cos breuvages purga-tifs, on y ajoute dc six i\ douze goiittcs (30 l\ (i() centigrammes) d'hnilo do croton-tiglium, comme on lo fait trte souvent on Allemagne, on do I'essenoe do terdbonlhino (10 ;\ 18 grammes), comme qnolqnos-nns I'ont faitquelquefois on France.
Los jours snivants, et dans 1c but do sonlcnir I'action purgative dn breuvage, on donne la eröme de tartre, Ie sulfate do soude on le sol do cuisine, i\ doses mod6rces, plulot lompörantes que purgatives.
Enlin, on so rappellera quo, dans cello maladio, I'msophage ol lo pharynx participent i\ 1'lnertie du lube digestif; que la döglulition est, en consöquence, dlfQcile, et que les breuvages font faciloment fausso route. II en resulle i'indication d'adminislrer ceux-ci avec precaution, e'est-ii-dire ä potiles gorgöes, pour ((n'ils puissent elre ddglnlis.
3. Laoments. — Les lavements sont lo complement natural et pour ainsi dire indispensable de la medicalion övacuante. Tons les prali-ciens insislenl avec raison snr lour ntilile, el pour quelqnes-nns, Schaack et d'autres, its constituent sans contredit la portion la pins
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1102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALAD1B6 raquo;KS FEMELLIS8 APRßS I.li PART.
Ulilede la inodicalion. On los renonvellü loulos los doux iionrcs, toules los heurcs, quelquefoia toules les domi-hcures, jusqu'ä ce quo lo tube iiitcslinal semblo se röveilior do sa torpour. Ces lavements sont d'ailleurs ömollients, buileux on plus ou moins
oxcitauls. Pour los roudro tols, ou ajoulo au veiiiculo aqucux du savou, du sol do cuisine, dos sull'alos do soudo ou do magnosie, do I'aloos (Goenraets, Baumeister), du tabac (Deneubourg), do I'essence do 16-i'öboiiüiitio (Baumeister), du campbre, etc., etc. II ost inömo arrive a Schaack, dans quelques cas graves, do porter direcloinont dans lo rectum uno ])inc('!e do camphro en poudre, aliu de sliniulor plus forte-mont ce viscero, quand les moyons ordiuairos n'avaient pas r6ussi ä vaincre sou inerlio.
4. Excitants.— Soitcomme complements ou adjuvants de la mödi-cation övacuanlo, soil pour r6voillor ou soulenir les forces do ranimal, soil dans lo bul do rappoler la chaleur ä la peau en excitant la circu-lalion pcripli6ri(iiic, on a trös souvent recours aux cxcilanlsgöneraux, dils dill'usiblos.
Parmi les plus employes h co litre, 11 Cant citer en premiere ligne les planlos aromaliques indigenes, — menlho, absinlhe, arniquo, an-golique, anis, lenouil, camomillo, lilleul, suroau, calamus avomalicus, — que Ton donne, soil en infusions aqueuses simples, soilon inCusions vineuses, ou plus ou moins alcoolisöes. — Cilons aussi lo cal'ö noir, qui a ete adminislre avec succes par lloussey (1), Violet, el sans doule par d'aulros pralicions.
Cos infusions servont souvent de vehicule auxpurgalifs; d'aulros fois elles sont adminislrees soulcs, ou bien on y ajoulo dos substances plus actives, commo le carbonate d'ammoniaquc (Willi, Wan Dommc-len), le cblorhydrale do la inömo base (Blnz), la Iberiaque (Scbaack, Carler), ou bien enlin des anlispasmodiques.
ö. Antispasmodiques. — Les moyons de eel ordro, bien que peut-6lre leur ulililö ne soil pas complölement demonlree, complent do Ires nombreux partisans. Los plus employes soul: l'ölhor, ou mieiix, 1'clixir d'Hoffmann (other sulfurique alcoolis6) (Rychner, Quntber, Giesker, Adam, Allemani), le campbre (Villoroy, Bragard, Fischer, Gunlher, llowald, Schaack, Adam, Slockfleth), la valeriane (Gregory, Binz, Landel, Hering, Schaack), Passa-foolida (Bragard, Deneubourg), I'es-senco dc ler6benthine (Scheler, Adam, Dieterichs/Saake). — Adam (d'Augsbourg) a prcconiso lo melange suivant, duqucl il assure avoir obtenu do nombreuses guörisons ;
^ Ethor sulfurlquo, ou inleux ölixir d'llolTinauM. 4 gi'aiiinios. Nirj lilanr................................. 180
iniiisioii d'absimho refroldis................ aoo —
Pour un brenvage; on admloistror un semblable toutos les heurcs.
(1) RoOSSBV [do Mailloy); CommuuicaUon indditc.
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Hill
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FII'VIIK VITIUlllK.
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A colto mödicaüon interne, on ajoiitc ilos frictions sur lo dos ot, les reins avcc Talcool campbrö, l'ununoniaqno liquide, ressenco do lör(5-benthine, otl'on donno, touteslos heures, un lavement savonneux.
Allemani, qui a essayö cemoyen de traitement, ra^galementlrouv^
avantagcnx (qnatre guörisons sur cimi malados). laquo; Jo dois loulof'ois prevenir, dil-il, qu'on no doit pas suspcndrc Tomploi du remodo jus-qu'ä complolo guoiison; car si on cosso d'y avoir roconrs pendant quelques beures, les gymplömes, qui avaicnt diminuö d'inlensild, re-prennent lour violence primitive, et la vie do la malade so trouvo do nouveau compromise. gt;gt; — Le m6me auleur fait remarquer quo co traitement no conslilue pas uno nouveautä (jnanl aux medicaments mis en usage, lo vin, l'öthcr ayanl depuis longlcmps 6(ö recoinmandös conlie la (( typhöse puerperale ; raquo; c'ost done dans lour association et le mode d'administration qu'il laut chercher la raison des succös rk-cemment obtenus?
C. D'anlres medicaments internes, doues de propriötes Irös diverses, ont encore 616 employes, dans quelques cas parliculiers, sans doulo pour remplir quelques indications spöcialcs, qu'on no döinolo pas lou-jours claireinent dans les öcrits de ceux qui les onl preconises. Tols sont le datura (Günther), l'opium (Keilh), lo quinquina, la gentians (Pavose, Allemani, Schaack), le seiglo crgolö (I'avcse). Gauvot a em-ployö, avec quelque succos, parait-il, dans les cas les plus graves, un hreuvage ainsi compose :
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#9632;if Teinture do quinquina, — do di};italp...
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aii GO grammes.
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ä adminislrer loutes les deux 011 trois lioures, suivanlles circonstancos, dans une infusion de camomille. En meme temps on pratique do vi-goureusos frictions sur les lombos el los mombres avec un melango d'essonce de törebonthino el d'amraoniaque, et Ton donne dos lavements avec une ömulsion campbröc.
Nous avons vu plus haut quo la noix vomiquo enlrail dans lo remodo do Kohne, qui lui atlribue la pail principalo dans I'aclioii curative. Getto substance a ct6 egalemont employee par Fischer et Lecon-lurier. — Dans cos derniers temps, M. Barbey (de Moslos) el M. Bouillol (de la Societe de möd. vetcr. de Naimir) onl donnö la prclcrence ;\ la stt'yehnthe{y,, p. 1110, le traitement utilise par M. Barbey).
M. Demesse (do Lens), MM. Loclercq ot Simon (do la Socielö do med. voter, de Namur) donnent ü l'intärieur I'elleboro noir ;\ la dose do deux grammes, rcpelee six Ibis par jour. M. Purnode (do la memo sociele savantc) prcfere la vdralrinc, qu'il parail adminislror par le tube digestif, tandis quo M. P. Gagny et M. Fuslhinaier conseillonl l'emploi de cet alcaloidc on injections hypodormiquos, M. Purnode pröconise aussi le suljale d'tserine, qu'il donne ä l'intörieur ü la dose de dix centigrammes.
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Enfin, M. Laiiicnl a cniployo coiiciirremiiioiil jilnsioiuvs aloaloldos: digitaline, vevnirine ot slrychnine! ces deux domiöres substances en injeolions hypoderipiquos.
7. Quelle (|uo soil l'idöo (in'on so fasse do la maladio, la conconlra-tion des forces vitales ü l'inlörieur, inaiiifesteo par lo rolroidissonient cniaiie, fomiiit niic uouvolle indication, dont les praticiens n'ont pas noii plus nicconuu 1'importance: rappeler la chaleur el la vie a lasur-faco du corps. laquo; llt;]u gönöral, les dillerouls iiiedicaniculs vanlc's dans lo trailoinent do la liovro vitulaiio, disonl Baumeister el llueff, so sont monln's actifs alors seulomeiit ([no les fonclions culances avaionl ötö rdvcillces par d'anlres nioyons. raquo;
Pour oblenir ce röveil des fonclions cutanöos, on a employe lour ä lour ou concurremmont les couvertures do laine, lesbriques chaudes, les sachets excitants sur les lombes, les frictions vigoureuses de la pean, — söches ouavoc l'alcool camphrö, levinaigre chaud.otc, elc,— le bain de furnier, elc.
M. Itaynaud (deGaillac), cilöpar.M. Abadie, emploic laquo; la bassinoire chargäe de charbons ardents, que Ton proineno sur la surface du corps, on faisant des poses sur chaquo point, jusqu'fi ce que la main, quisert do tliorniomotro, eprouvc line sufQsante impression de chaleur.raquo;
M. Abadie pr6före,,comme du roste beaucoup de völerinaires, laquo; line friction d'ossonco do löroboiilliino faile sur le train postörieur el les exlremilcs. raquo; Puis lo corps est enveloppö laquo; d'une couvorliiro do laine, pardossuslaquollo on jotle do la liliore fraicho, do maniöre i\on former line couche Ires epaisso sur et tout autourde l'animal. Plongo clans ce bain, il ne larde pas ä so röcbaulfor. S'il so lourmonlc, une personne est charuöe do lo roconvrir quand il a, par ses mouvcinents, rcjetö la paillo qui I'enveloppait.raquo;
S. M. Abadie n'est pas le soul qui ait eu recours aux rävulsifs ciiln-nis; beaucoup d'autres praticiens out employe, avec plus ou moins do sneers, les frictions sur les membres, los lombes, etc., avec la loin-luro do cautliaiides, I'ammoniaque, ressenco do t(5r6bonlliino, soulos ou mölangees en diverses proportions; les sinapismes sous toutes lours formes; les solons, les Irocbisques aux fosses, au fanon, ä la iiuque, suivant l'idöo qu'ils s'ötalent faile du siöge du mal. Un velörinaire, M, SculTorl (de Chaulnes), a joint aux frictions d'essence de törebon-lliino rapplicalion sur los reins de cataplasmos cbauds cl inömos ar-roses d'oau bouillante, — Mais, si nous approuvons l'emploi des frictions excitantes, mömo irritantes, siirlout conime moyen de röveiller les fonclions culaneos et de rappeler le sang et la chaleur a l'oxle-rioiir, nous dovous dire (|ue l'emploi dos exuloires nous parail moins bien juslifiö. Tello est, du roste, aussi ropinion de Scbaack : laquo; Cos moyens, dit-il, no nous donnörent aueun bon ramp;ultat; los trochisques d'ellöbore no produisirent pas mömo lour action locale habituelle. laquo;
9. Un grand nombrede praticiens pröconisentles applications rclii-
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PIEVRB VITULA1RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ilO;!
i^erantes sur la I6te (Fclizet, Gontamine, Baumeister, llonaud, Violet, etc.), ou Lien on möine temps sur la töte el surla colonne vor-tebrale (Hartenstein), tandis' que d'autres (Ayrault, Barbey) dtklarent y avoir renoncö. Lo premier a meine vn ccs applications cntrainor des suites graves (angine, coryza) et quelquefois morlollcs. M. Hartenstein, qui esl grand partisan de l'emploi de l'eau froido, a vu une pneumonie mortelle resnlter d'uno application qu'il dit avoir etij trop prolongee. L'nn de nous a vu egalemeul, dans un cas, so devolopper un coryza assez intense. Toulefois, il faul rocommUre que ce sont lä des exceptions, et si quelquos vötörinairos n'emploient pas Tcan froide ou onl cru devoir renonccr ü cette medication, il en est, par conlre, qui lui doivent de beaux succus. Nous citerons notammenl M. Hiot (de I'ont-sur-Yonne), qui, se trouvanl hicn de la saignee et de qiielques frictions irritantes, considerail les applications I'roides comme inutiles : dans im cas oü, malgre le traitement habituel, la vache paraissait devoir succoinbcr, notre confröre eut recours, en d6sespoir de cause, ü l'eau froide et cut la satisfaction de voir quelques lieures apres sa malade hors de danger.
Comment agit l'eau froide appliquee sur la peau ? Tres probablc-mcnl en excitant, en revelllanl, pour ainsi dire et par voie rellexe, lu tonicite, la contractility des parois des vaisseaux et surtoul dos capil-laires de l'encepbale. II suflit, en eilet, que ces vaisseaux, distendus ä l'exces, reviennent legerement sur eux-memes pour que, tout aussi-t6t, la compression des centres nerveux diminuc, et que, simultanö-mont, une amelioration esctMeure se produise chez la malade.
Dans lo traitement de l'apoploxie, laquo; l'application du 1'roid, disent Schützonborger et Hecht, oxerce sur les libres elastiques et contractiles des parois vasculaires une action astrictive qui, diminuanl le calibre des vaisseaux, empeche l'arrivee du sang, l'expulse des vaisseaux trop dilates, raquo;
D'aprös les m6mes auteurs, le froid employ^ sous forme de compresses souvent renouvelees, de vessies contenant de la glace pik''e,etc., pent etre laquo; largement utilise comme adjuvant des emissions sanguines ; raquo; mais son emploi ne devra pas cesser bnisquement: on rcm-place la glace par l'eau des quo la sensibilit6 reparait, et l'eau froide ellc-m6me par Teau ä une lemperatnro de moins en moins basse (nous pensons qn'il pourrait pcut-elre suflire do ne plus changer les compresses; elles s'echanH'eraient ainsi graduellemont). Enfln, d'apres les auteurs cites, on pent supprimer les compresses si 1'am^lioration persiste, el si le malade, ayanl repris connaissanco, so plaint de la sensation de froid qu'il eprouvc. — Nos malades n'expriment pas lours sensations par la parole, mais elles secouent la tele et s'efforcent de se debarrasser de co qui leur procure une sensation desagreable.
laquo; Les applications froides pcuvent ctro utilisecs seules, satis emissions sanguines prealabtcs, dans les cas nit. celles-ct seraient contrc-indiqudes Saint-Cyb ot Vioiht. - Ohst('lri((iie.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 70
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MOOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMBLLE8 Al'ltts LE PART.
par Vital general; mais alors aussi lo fpoid osl applicable sons uno anlrc forme, colic tic douches froidos. Gcs douches constilnent dans lo Iraitemonl do l'aUuque apopleollque un tnoyen ihörapeidique puissant, quelqueFois höroiipie. D'une part, dies agissenl par lo l'roid et produisont la 'constriction du systöme vasouiaire doul nous venous de parier; d'aulre part, par 1c choc el surtoul par lirnpression snbile qu'ollosproduisontsur les nerfs pörlphäriques, ellesstimulenl lesysldme nerveux, ramp;oeillent son actvm avec force ct rajtUili jmque dans les centres, lid donnent en c/nelqite sot'le un coup de fouct snltt'aire.
u I,es douches froides sent indlquöes ; {a) quand, avec des ph6-nomönes d'hypörömie cöröbrale se manifeslent des symptömes de torpeur, non soulement dos fonotlons cöröbrales, suspendues dans toules los allaques graves, mais plus spöcialement des systömes circu-lalolre et respiratoire; —(b) quand il n'exlste pas de symptömes con-gestifs intonses, mais qu'il y a lieu do son|iQonner des irr6gularit6s de la circulation, dos slases enlretenuos par lo dölaut d'^lasticilöet de contraclilitö dos vaisseaux.
lt;lt; Los douches soront d'aulant plus 6nergique8 qu'ollos seront plus ahondantes et inoins divisöcs, quo la hauteur du niveau d'ou ellos tombent sera plus considerable, quo lour lempöralnre sera plus hasse,
quo leurdnrce sera plus longue.....En donnant los douches troj) foi'tes,
on court lo risque do determiner une stimulation Irop energique el
do depassor lo but.....Uno reaction suil radmiiiislration do la douche;
aussi doil-on lui faire succoder l'applicallon du Iroid d'une maniöre continue,dans la prevision do la reaction congestive qui est ä craindre (Schülzenberger el Hecht). raquo;
On veil, par ce qui pr^codo, que Ton aurait tort do se priver de l'action des rölrigeranls, e'est-i-dire d'un moyen reconnn capable de revcillcr la coniraclilile des vaisseaux de t'enc^phale, ot do produire sur rciicöphalo lui-möme lino puissanto excitation, utile surlont pour les cas on la congestion ost moins Evidente.
II). La lympanile, qui se montre si sonvent comme consoqnonce do 1'iuortie des organes digestifs, dans le cours do cello maladie, doit toujours appeler toulo {'attention du pruticien. On la combatlra par les moyons ordinaires: infusions sllmulantes, ammoniaque liquide, ether sulfuriquo, etc. Ouelquolois, ainsi epic lolait remarquor M. Gon-lamine, il sufflt pour la lairedisparallre, de changer la malade de cötö; en cas d'insucces, le mome pralicion utilise gen^ralnnienl la sonde oesophagienne. La ponclion du rumen ello-möme n'est pas contre-indlqu^e par Total gonßral, el pout, au contralro, rendre do grands services, comme I'a dcmonlre la pratique de Schaack, qui a fail celle operation plusieurs fois avec un plein succes dans dos cas veritablo-nienl Ires graves.
II. Eulin, citons, pour no rion onblier, Vclectricite, par lacpiello un vetörinaire anglais, Holden, (lit avoir ohlcnu une gnörison compete,
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FltöVRB VITULAIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HOT
dans im cas considero coimne incurable. Pour cola, co völcrinuire employa la fiouteilllaquo; de Leyde : deux döohargea rappelörent l'unitnal ä la vio. — Un anlre völörinairo anglais, Furniwal, f'crail usamo dopnis viu^'t, ans, dans 1c traitomonl do lu (iövi'c vilulaire, d'uno ballerio gal-vaniqUQ doux lois parjour. Faroe moyon, il a gu^ri lautes scs malades en ü'ois ä clnqjours, cinqjours au maximum (Exlrail de The veterinary Journal, (radnolion de M. Döle, Annales de rned. viler.y iNSO, p. 2H4).
Si l'on voulait essayer co mode do trailement, nous pensons quo los appareils d'mduction, — coux de GaifTe, par example, — d'un em-ploi pins commode, et pins faciles ä graduer dans lenrs oll'ets (jue la bouloille do Leyde, devraienl tive pnMVJres. II. Bouley croyail k l'uli-lilc de la faradisation (I). laquo; II so ponrrait, nous disail-il, que la (iövre vilulaire ne fül qn'uno fnusse paralijsie, eonsislant uniquomonl dans une impuissance musnulaire actuelte, sans lösion nerveuse qui la commande. Dans co cas, l'eleclrisalion scrait un moyon puissant de mctlro cn jou la tonicile mnscnlairo, on memo temps que la douleur qu'elle {letermino serail un excitant 6nergique de la volition, raquo; II lon-dait son opinion, principaletnont, sur los bons oflcts qu'il avail laquo; inainles (bis obtenns des frictions iirilantes et des excitations cnla-nees par losqnelles il forQait a se relevei' des chevaux qui, sans cola, seraienl morls avec tonics les apparcnccs de la paraplögio, mais qui n'ölaicnl, en realile, quo dans limpnissance de se mouvoir, laute dquot;uii eommandemmt sufflsamment önergique imprimä aux muscles par le syslöme neivou.x, afl'aissö, siderö, mais non allöre matericlleinent (-'). raquo;
Cost a rexp^iionce qu'il appartient de prononcer sur la valour de ce mode de liailemenl, qui somblerait agir ä la lacon des douches.
I'.vposr dos trnKemenllaquo; nlaquo;''raquo; •l'apri-s leurs aiileum, ont prociira- Ilaquo;
iiIun f^rand nombrc iic ^urriiioiiH. — Apres avoir passe en revue cha-cun des moyens Iherapoutiqncs utilises contre la (iövre vilulaire, nons allons les revoir dans les associalions plus ou moins hctireusos qui en ont ölö Cailos par qnelqucs pralicions.
1deg; Trailement de NOQUET (1883).
L'auleur däbute par la saignöe, et s'adressc de pröförence ä Tartörc coccygicnno, qui lui donno do six ;\ huit litres de sang. II lall cnsuito frictionner les lombes avec ressonco de I6r6benthinc ou lo vinaigre chaud, jusqu'ä sonsibilile extreme do colle parlie. Le front et la iiuque sont reconverts de compresses enlrelcnues Ires (roides. A l'int^rieur, il administre d'abord Tölhor ä la dose de 30 grammes; puis, d'beure on heure, pendant six ä huit henres, un melange de :
^ Camplirc.............................nbsp; nbsp; tlo .r)0 .i (iO grammos.
Am-Coetlda.......................... 100 h 120 —
S('l de nitre..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 i 120 —
Sulfate do soiullaquo;...................... 200 ii 5:,u —
(1)nbsp; Mot par lequel on ddslgno l'omploi ratlonnol dos coumnts induits, du aoni de Kahadav, qui a le premier rtiuliö cos courams.
(2)nbsp; 11. BOULBV, note inedite.
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UÜ8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MA LA ül ES DES FEMELLES Al'HliS LB PART.
suivaul la force dos malados, — le tout dissous dans nnc infusion de camomille ol divisö en six ä huit, doscs. — Lavements irritants ot (5moilionts altornativcment, los premiers avec unc döcoction de tabac, ies antres avcc loan do son. — On trait sonvcnt la malado, ot on a soin de la relourner d'un cötö sur ['ailtro de temps en temps, pour diininnor la fatigue ot prövenlr los excoriations.
La lendeinain, s'il n'y a pas do mioux, la inöme medication est re-p6t('!o, en variant los doses des medicaments snivant les ofl'ots qn'on veul obtenir.
Par ce traitemont, Noquet disail obtenir (i guörisons sur 8 malades (75 p. 100).
Nous nous permetlrons de trouver excessive la quanliy des breu-vages adininiströs ä une böte ehe/, qui la deglutition se fait si mal; de pins, nous ne comprenons guere l'utilit^ de faire alterner des lavements ä propiiol(5s anssi diroctement opposees.
2deg; Trailemml de M, GONTAMINE (1873).
laquo; Si la böte est encore atlachee, surtont par le con, j'ai soin, dit l'auteur, de Uli faire öter ses liens et de lui faire donner beaueoup d'es-pace, fdin de pouvoir l'approcber et surlont la retournor facilement...
lt;i Je fais mettre sur lo chignon et sur le front un grand ossuio-mains pli(i en plusienrs doubles, on mieux un bandage matclass6, que Je fais lenir antour des cornes, soil ä l'aide d'une licellc, soil, en y pra-tiquant deux Irons dans lesquels je fais passer cos organos, recom-mandanl de le mouillcr continuellemonl avcc de Teau froide. Pour cola, un aide eslchargö de le prendre et de le plonger souvenl dans un seau qui se trouve ä sa portee, plutöt que de l'arroser. On evite ainsi de mouillcr lo cou, les mombros anterionrs et la litiero.
laquo; J'ordonno sur-le-champ le breuvago snivant, qn'on doit verser doucement ol ä petites gorgees, pour eviter d'en faire passer dans la tracheo, precaution que, dans la liövro vitulaire, il faut prendre chaquo foisqu'on cn administre:
'2f Camphro.....................................nbsp; nbsp; nbsp;10 grammes.
f.tlior sulfuriqui'..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 conlilitrcs.
Jaune d'oeuf..................................nbsp; nbsp; Nquot; I
Sulfiit.!: do sondo..............................nbsp; nbsp; nbsp;80 grammes.
Aloes suecotrin...............................nbsp; nbsp; nbsp;20 —
Eau communo................................nbsp; nbsp; quot;.r)0 —
laquo; Je fais dissondro lo camphre dans rölher, puis j'y mölange le ja\ine d'osuf, ot jo verse ensuito l'eau tenant on dissolution lo sulfale de soude et l'aloes. Je ronouvelle cetle ordotmance toutes los huit ä dix heuros.
laquo; A (later do la preniiöro administration, jo fais donner ä l'animal, (outes les trois ä quatro heurcs, un litre environ do decoction do grains do lin.dans leqnel on a fait dissondro unequinzaine de grammes de sulfato do sonde.
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FIEVRB V1TUUIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U09
gt;lt; Frictions önorgiqües de quatre on quatro beures, quelquefois h.
de moindres iiilcrvalles, sur la colonnc vciiöbrale, dcpuis les deux demiercs vertöbres dorsales jiisqu'aux deux tiers environ de la croupe, et do temps en temps sur les cotes dc rencolure, avec le liniment suivant:
'#9632;£ Anummiamio liquldo...................... #9632; • / laquo;
#9632; ,, .' , ,,' ., .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;m 10 gi'ammes,
I'.ssoik-c ilu torebontnino..................... )
Hullo oommuno............................. 800 —
laquo; Lavements avec des dßcoctions emollientes on avec de l'eau de son; bouchonnemenls souvent röpetös avec des torchons de pallia, on mieux avec une brosse trös rude, de chiendent ou aulrc.
laquo; Une precaution que je ne saurais trop rccommantler, c'esl de
sonder plusieurs fois par jour la vessic des malades..... Faire trairo
de deux beures en deux beures, quand meine on n'aurail presquc pas de lait.
laquo; Une autre precaution, e'est de retourner dc temps en temps la vache, on ayanlsoin de la laisser toujours un peu plus longtemps sur le cote 011 elie parait mieux etre : je remarque quo e'est souvent lo
droit..... Je fais arranger pour y laisser reposer la töte une espece
d'oreillor avec des boltes dc paille non dcliees.
laquo; Si la maladie parait arrivee au dernier degrö, je Fais quelquefois alterner le breuvage suivant avec le premier que j'ai ordonne:
if Ac6taic d'amniODiaquo.......................... :!j grammes.
Dernction do graino de lin..................... quot;gt;() —
quot; S'il y a une forte möleorisation, je fais passer la sondo tesopha-giennc; si clle cst moindre, il suffit quelquefois de retourner la vache. Si ccs moyens ne rcussissent pas, je fais la ponction du rumen.....
laquo; J'ai quelquefois 616 oblige, lorsqu'il y a paralysic dc la langue ou de l'arriöre-bouche, d'inlroduire dans Poesophage, par rextremilö la plus mince, la sonde dent j'ai parlö plus haut, pour verser les breu-vages, alin d'en eviter l'öcoulement dans les poumons.
m Le plus souvent, apres radministralion du deuxiemc brcuvage camphrö, il s'opere uno crise que la plupart de nos cultivateurs con-naissenl parfailernenl; alors il y a quelquefois exacerbation dans les syrnplomes, mais eile n'est que passagere. S'il faul avoir recours ä plus de Irois breuvages, — ce qui arrive tres raremenl, — on doit avoir soin de diminuer la quanlite des medicaments qui y ontrent.
laquo; Au bout de trente-six ä quarante-huil beures, on volt la malade comtnencer ä porter un peu la tele, surlout si on vienl de la retourner..... raquo;
M. Conlamine döclare que, grace ä ce trailement, ou toutcs les indications sont si bien lormulees, il lui m arrive rarement d'avoir uno perte ä enregistrer raquo;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lt;'
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(HOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES FBHELLE8 AP11ES LE PART.
3deg; Traitcmenl do M. Ahadik (187^).
Co Irailcrnonl, a 6lö iiKli(iii6 döjii on paiiic. 11 consisle : 1deg; ä rame-nor la chalom' ä la surface du corps par los inoyens iiuliques cidessus (p. 1104); 2deg; ä rüvoillor raction (lij,rcslivo par lo brouvago dont la lor-mule a ötö donnöe p. 1101. Uno lienrc aprös, M. Abadio fail adminis-trer laquo; nn lilro do lillunl, addilionnö d'nn cinquioino do vin et do donx cnilloröos ä büiicho do cassonado. Uno heuro |)liis lard, on donne un lilre do tisane do grainc do lin, tenant en dissolution .'!0 graimnos do sulfalo do soudo, el on allerne ainsi d'honro on henro cos deux breu-vages pendant douze heures, an bout doscpiollcs on fail nne nonveilo friclion d'ossence de löröbonthino. En inöino lomps quo les breuvages, on adminislro, Irois fois par jour, des lavements tildes do decoction do graino do lin, ot Ton fail aussi dans lo vagin de lögöros injections de la mßmo substance.
laquo; Puls la vacho ost laissoo on rcpos, sous uno surveillance assiduo, afin do la rcconvrir si ello ecarlait los convorlurcs ct la paillo qni 1'cn-veloppent.
laquo; Aprös dix on douzo honrcs, on recommence les bronvages altornes, les frictions ct les lavements, pour ölre conlinnös commo il a ötö dil, el ropris plus lard, aprös un nouveau repos, jusqu'ä la (in de la maladie, qn'elle so termine par la morl on la guörison. raquo;
Ce traileinent donnerait ä M. Abadie les 4/8 de guörison ^80 p. 100).
Do m6me quo dans lo traitcmenl do Noquet, el pour lo meme motif, nous ponsons que les breuvages sent adminislres un pen trop M-quemmont.
4deg; Traitcmenl do M. Darbey (1884-1888).
laquo; Aprös avoir fail placer la malade dans les moilloures conditions hygieniques, M. Barbey la fait vigoureusemonl boucbonncr, sur touto la surface du corps, avec do rossence do torcbenthine ou touto autro substance excitante, susceptible do ramenor la chaleur ä la peau (I)...
laquo; Puis il fail adminislrer, ä pctites gorgöes, ie melange snivanl dis-sous dans I'eau tiode :
O/i Sulfate digt; magiK-silaquo;...................... loo ii goo grammes.
Sol do nitro............................. 40 il 75 —
Aloös liopaliquc (quulquolois).............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'JO
Arseniato do stryclinino..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0.10
laquo; L'auteur explore onsuite lo rectum el lo vide; il constate l'ötat do la vessie, la vide aussi s'il en ost besoin; onfin, il fait faire loutes les deux heures des injections d'eau do guimauvc dans le vagin, et fait donnor des lavements.
laquo; Comme complement essentiell il fait preparer la potion suivante. dont on devra donnor loutes les heuros on, au moins, loutes les deux
(1) Dans tin article publio plus tard sur lo Traitemi-nl de hi fi'cvre vitutnire, I'AUtetir dit qu'il n'cmploie plus quo des frictions söches.
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P1EVRE VITÜLÄIIIB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Uli
henrcs im dixiiime, dans unc lasse do cafo on un vorro d'ean do son, suivant l'elal d'excilation on de coma do la malade :
If Ars^niato do strycliiiino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 tt quot;.' graoiDlOS (!}#9632;
Alcool additicMinö do quolquos gouttes d'acidu acötiquo..................... '.'00 ii 100 —
laquo; Si la inalade se rolöve avant radminislration de la potion onliöre, on en cesse I'ernploi. Si la malade, ayanl lonL absorbö, ne so relöve pas encore, I'auteur en prescril nne nonvclle, mais avee uno quanlilö moindre d'arsenialo do strychnine. II lui arrive ägalement de faire donnor uno noiivello dose de Sulfate de magnesio.
laquo; Sous 1'abdomen, Iriction avec un melange d'onguent mercuriel et d'onKUent vesicaloiro (3ü ä Ai) grammes do cbaque), auquol on ajoule quelques grammes d'exlrail de belladono et dix ä vingl goullcs d'huile do croton.
laquo; Enlin, si la vache n'est pas dölivree, M. Barboy lui fait prondre son premier melange purgalif dans uno decoction d'ergol de seigle, ot fait faire en outre des injections vaginales avee du permanganate de polasse ou de l'eau pliöniqu^e.
laquo; En cas de sacrilico, la viando esl livn5e ä la boucherie... raquo; (Bulletin de la S'icieli; cenlrale de mod. neler.; rapport do M. P. Gagny, 1884, p. 230).
Par co traitcmenl, I'auteur obtiont 80 p. 100 de guerisons.
A propos do co traitement, el, on co qui concerne los malades livrees ä la consommation, nous nous demandons, avec le rapporteur do la Sociöte cenlrale, s'il n'y a pas lieu do temrcomple de lenormo quantity de slrychninc qui lour a etc administrce? En second lieu, nous d6clarons ne pas bien saisir I'litilito do la friction sous-abdominale, qui somble destineo ä comballro une pöritonilo qui n'oxisto pas. M. Barbey, qui voil, parait-il, une cenlaim; de cas do lievro vilulaire par an, — nombre qui nous somble bien elcvc* pour uno clientöle, si (ilen-due qu'elle soil, — M. Barboy trailerail-il done sous ce nom plusieurs affections difföronlos? Un passage tie sou article, ä propos do radminislration de la slrychnine, nous portorait a lo croiro : il consoillo, en offel, ä litre do vehicule, le cafe ou I'eau do son, suivant Viilat d'exci-tation ou de coma do la malado. Qu'est-ce done quo i'excilation dans la lievre vilulaire, maladiequioslossentiolloinenlcaractörisöoparlecoina?
5deg; Traile.mcnl de M. HARTENSTEIN (1884).
Ce pralicion fail i la veine mammaire une saignce de .quot;gt; kilogrammes, qu'il renouvelle aprös quelques beures, mais en se conlenlanl, cetle fois, de faire couier 3 kilogrammes de sang.
II prescril ensuile radminislration d'un purgatif, composö do :
V. Alofes.......................................... ;t0 grammes.
Assa-foctida..................................... 10 —
(1) M. Barbey, dans son article I'taileuienl de In fievre vilulaire, indiquo I it;) gr.
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Enlin le trailemenl est complete par ce quo l'auteur appelle des douches conlimtes sur la tüte cl la region dorsale : laquo; Un sac de loilo esl a tout moment trompö clans I'oau i'roidc et appliquö sur le dos.raquo;
Des que la malade relöve la tele, on cesse cos applications röfrlgö-rantes, et on la röcliaußo laquo; par tons los moycns possiblesraquo;.
Si Ton on croit M. Hartenstein, ce traitement si simple produirail les plus heuroux rösultats. La guerison serait möine la regie constante, car ce praticien (lit n'avoic obtenn (jue des succös. II ost vrai qu'il a pordu nno malade; mais laquo; eile est morte ffu4ri$ de la fievre vilnlaire raquo; : eile asuccombö ä uno pneumonie due aux affusions d'oau froide, que Ton s'elait obstinö ä continuer, bien laquo; que la malade s'cn döfendtl raquo;.
Ce traitement pounail, an besoin, etre reduit aux douches, car si l'auteur emploie la saignde laquo; comme un adjuvant de la plus grande utilit6, raquo; il s'engage cependant laquo; ä gu6rir sans saignee, avec les simples douches raquo;.
Avant ce qu'il appelle sa laquo; döcouverlo raquo;, M. Hartenstein pretend (i qu'on no guerissail pas la fiövro vitulaire raquo; ; depuis qu'il I'a fait con-naitrc, il laquo; a en beaucoup d'imitateurs et il a enregistre beaucoup do
felicitatidiis. mais pas I'ombro d'une critique..... Cost presque döso-
lantl raquo;{L'hydrothirapie appliqude ü lamedcdne des nnhnaux, p. 47 et 48).
Ce langago est emprcint d'une exageration manifeste, et il est vrai-mcnl regrettable que M. Hartenstein fasse aussi bon marchc dos tra-vanx de scs devancicrs et des resultats obtenus par enx. Nous venons de voir, en ed'et, que Noquct, M. Contamine, M. Abadio, M. Barbey out enregistre do nombreuses guerisons; nous aurons aussi, en sui-vant l'ordre chronologique, ä signaler un pen plus loin les resultats favorables obtenus par M. Mathe et M. Biot; enfin, nous croyons pou-voir rappcler quo Tun de nous ecrivait en 188Ü, apropos du pronostic de la fievro vitulaire : laquo; Aujourd'hui, pourvu que nous soyons appele dös le debut, nous croyons la gudrison possible dans la grande majo-rilö des cas. raquo; [Contributionä /'etude de la congestion encamp;phalique, etc., page 15).
Co que M. Hartenstein appelle laquo; sa decouverte raquo; se reduit en döfini-Uve ä ceci : au lieu de faire des affusions froides uniquement sur le crane, ainsi que le conseillent Noquet, Contamine, Violet el beaucoup d'autrcs, il les otond fi la rögion dorsale. Cost evidemmont quelqne chose, et nous n'hesitons pas u döclarer que cetle pratique nous parait utile pour certains cas, — pour le plus grand nombre des cas, si Ton vent. Cependant, ct bien que son autcur declare n'avoir obtenu quo des succös, nous n'on conclurons pas ä l'infaillibilitö de la methode, d'abord. parce qu'il y a des cas oil la maladie est absolument incurable, ot ensuite, parce que la saignöe, surtout repetöe, no convient pas ä toules los malades, pas plus, pensons-nbus, que les affusions froides.
Du resle. la clinique a dejä prononce dans ce sens. Un certain
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nombre de vetorinaires ont in is mi usage 1c Irailement pröconisö pai1 M. Hartenstein, et, s'il en est quis'en montrent partisans ot döclarcni qne, avee lui, on inöme avec l'irrigalion senle, la gnörison ost la regle a pen prös absolue (Haas, do Metz], il en est d'antres qul n'onl oblenn que cinq garrisons snr huit (Favereau, t883), on memo deux guärisons snr hult malades (Delainarre, 1883). Ajonlons que M. Barbey (1883) a perdu denx vaches qn'il avait somnises a ce Iraitemonl, et qne .M. Ladague (de Mäziöres) en a vu mourir une autre qul, lonl d'abord, semblait pen gravemenl, atteinle (1885).
6deg; Traitement do M. Matiii;: (188i), grace anqnel laquo; la gnörison est la regle göneralc cl la inorl la grande exception raquo;,
laquo; Avant de commencer aueun Irailement, dil ce vötörinaire, il faul d'abord remettre de force la vachesnr son vontre, conchee comme dans l'elat normal, les membres flecliis sons le tronc, la lelc redressee ou appuyee snr l'antre cote de la poitrine, et la maintenir ainsiä l'aidc
de bottes de paille, pendant douze i^ quinze benres environ.....(Vest lii
le plus difflclle du traitement.
laquo; On opere ensuile de la maniero snivantc :
#9632; lt; 1. Faire une vigonronse friction snr le dos, les reins, la croupe el les flancs, avec nn mölange de moilie alcali, moilie essence, auquel on ajoutc une cuilloröe d'linile pour fuciliter l'emnlsion. Cetle friction est faite ä l'aide de brosses de racines; la peau doil devenir saignanle en plusieurs endroits, et alors il faut bien couvrir la bete avec une con-verturo de laine.
laquo; 2. Faire prendre ä la malade tontes les benres, el pendant cinq lieures consecutives, un inölangedc : une bonteille de vin (et de preference de gros vin du Midi), un decilitre d'ean-de-vie, un decilitre d'aeetate d'ammoniaquo, et, depuis quelques annöes, j'ajoutc encore ä ce mölange cinq ä six goutles d'aeide pbeniqno. Les memes potions sont ensuile conlinuces de cinq heurcs en cinq honres, et cela tanl quo la bete ne s'est pas relevce d'ellc-meme (i).
laquo; 3. Injections dans la matricc, trois fois par jour et pendant denx jours senlement, avec un mölangc de vin tiede, 1/2 litre, chlornrc de chaux see, 23 grammes, quelques cinllerees d'huile camphrec et anssi quelques goutles d'aeide phenique.
laquo; i. Cinq ou six fois par jonr, donner des lavements avec de l'eau chaude et fortement salee.
laquo; Le deuxiöme eile troisieme jour, je fais faire sur le corps quelques
frictions avec du vinaigro bien chaud.....Et puis, voilÄ lout.....j'enivre
nies malades, mais je les gnöris..... raquo;
D'apres M. Barbey, co Irailement etait mis autrefois en usage par Poisson aine, dans rarrondissement de Valognes; lui-m6mo l'a essaye
(t) Co paragraphs n'est pas trös clalr. ^olls pensons que la potion dorn la formula vient d'fitrc donniSo doit 6tro aclministree entiöre et d'heuro ön heure, pour recom-nicnccr apres cinq lieures de repos.
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UD grand nombro do Ibis; mais tons deux out du rabandonnor. dependant M. Dnyot dil s'ötre bien IronvA do son emploi.
7deg; Traitcment de M. 13iot (1885), grftue auquol ce v6terinairo n'a |)erdii quo 4 malades sur pins do 201) qu'il a eu ä trailer :
1.nbsp; Large saignc-o do 5 ;\ 8 kilograinines suivant la taiilo, l'ägo el I'elat d'embonpoint des aniinanx ;
2.nbsp; Seclion du bout do la queue, qu'on laisse saignor le plus long-temps possible;
3.nbsp; Frictions ruböfianfes sur prosquc tout lo corps, avoc uu liniment oomposöde parties egales d'huilc ordinaire, d'ossence de törebenlhinc et d'ammoniaqne ;
4.nbsp; (Jnelques lavements laxatifs.
Ce trailemenl a nalnrelloment contre Ini tons les adversairos do la saigneo, ct il nous paratt anssi qu'il no saurait couvenir pour toutes les malades. — Rappeions quo, dans un cas,M. Biol dul le complötor par les affusions Croides.
Eu ce qni coucerno l'amputation do rcxtröiuitij de la queue, ä laquolle, dans beaucoup de pays, les propriclaires ne consoiitiraient pas (Saint-Cyr); on pourrait, ponsons-nous, la remplacer par une incision longiludinalo, qni donnerait peut-elro moins do sang, mais n'au-rait pas rinconvenient do priver I'animal d'une parlio do ses crins.
Traitcment nitiomiel lt;llaquo; I'npoplcxic laquo;In part. — Nulls nuns sommes efforce d'etablir dans le cours de ce travail quo la liovro vilulaire esl une apoplexie; c'osl done cette alloction qu'il fant combattro ; mais ä ccla no so bornent pas les soins quo röclament los malades.
Voici ce quo nous croyons devoir conseiller :
1deg; La snignee, now dans tons les cas, mais soulement loi'squ'ello est indiquce par l'injection des muqneuses, la force du pouls et la pleni-(ude dos vaissoaux snporliciels. La quantity do sang soustraite sera proportionnöe ä la laille et ä l'etatdo la malade, sans Jamals laquo;Hre excessive. Nous proscrivons done les saignöes do 8, 10, 12, 14 kilogrammes pratiquees par qnelques vöterinaircs, ainsi quo nous I'avons vu pr6ce-demment, ct nous conseillons do sc borner, selon les cas, a ',i, 4 ou 8 kilogrammes. Kxceplionnellement, il pourra ötreulile de renouvolcr reparation, soit dans la möme jonrnee, soil lo lendemain.
Nous avons fait connaitre les inconv(?nicnts du lien constricteur place autour du cou pour permotlre la saignöo a la jugulaire. 11 est done prel'6rable do s'adrosser a. la mammaire, h la saphöno externe ou ä I'artere coccygienne inferieuro.
2quot; Les npplicaliuns refrigevnnles sur la t(Ho, rencoluro et möme, comme le rocommaude M. Hartenstein, sur la region dorso-lombairc. Bn excitant, en revoillant par voio rcllexc les contraclions des capil-laires distendus, ces applications favorisent la circulation de l'encö-phale etcombattent directcmenl la slase sanguine.
Nous savons qu'on pent employer I'eau froide sous forme do com-
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presses arrosüos conlinucllement, ou sous forme do douches. Au lieu d'arroser frequemment les compresses placoes ä deineiu'e, co qul rie refroidil pas tonjours la parlie qul csl on contact avee la peau, il esl pröferalde de les Irempcrde tompa eu temps dans I'oau el do les reap-pliqucr iuslanlatiemenl. L'excilalion prodnite stir los cxlremites uer-veuscs p(iripheri(|ues, et par coulro-coup sur les vaso-conslricleurs, doit(Mre plus (Snergique el, parlant, plus eflicaco. — Nous avons vu (|ue les applicalions froides ne dolvent pas etre supprimeos brusquc-inent. En general, on pent cesser leur emploi lorsque la malade no les supporte plus paliernment: äce inoment, on doit socher la vache par dos frictions, aprösquoiou l'enveloppe cliaudeinenl; puis on renouveile la liliere, qui csl loujours plus ou moins huniido.
En ce qui concerne les douches, nous avons vu qu'olles doivent lt;Hrc prefcroes dans les cas oü la saignce est contre-indiquöe. 11 nous semhio Ires ralionnol d'appliquor ce mode de traitement ii nos ma-lades, lorsqu'olles so Irouvont dans les conditions snsdiles. — Quand on cessora les douches, on les fera suivro de l'applicalion de compresses.
3deg; L'ean froido ne jouit pas sculo du privilege d'exciter les contractions des capillaircs. Depuis longtemps noussavons que les veterinairos anglais traitenl la congestion du lissii keralogene par des applicalions chaudes aulour du pied ; en outre, il resulte de rccherchcs röcentes faites par M. Milne Murray (d'Hdimbourg), el dont le resultal a etc communique par lui ä l'Edinbwgh obstetrical Society^ que l'eau porloe äi la temperature lt;le Hl) ä 120deg; Fahrenheit (de 45 ä 50deg; cenligrades environ) fait contracter les petils vaisseaux seclionnfo et arroto I'he-morrhagie.
En ce qui concerne les vaches chez lesquelles la peau el, quel-(juefois miime, I'air expire accusent ä la main un abaissoment marqu6 de temperature, el oü il semble si bien indique do röchauller les malades, nous conseiilerions done volonliers les applications d'eau chauffceh 50deg; cenligrades, qui, lout en combaltanld'une faQon direcle le refroidissement, pourraiont aussi remrtdier ä la congeslion des centres nerveux.
Etant donnees les conditions precitees, I'emploi d'un tel moyen esl cortainement tnieux indique que celui de l'eau l'roide ; il nous parait egalement preförable aux frictions irritantes poussöes jusqii't\ I'exco-rialion, — preferable snrtout ä I'emploi de l'essence do törebenlhine si souvent conseillee, laquellc, en cas de sacrilicc do la böte, pout faire rejetor la viande de la consommation.
Les applications d'eau chaude se feraiont de memc que cellos d'eau l'roide et sur los mötnes regions.
4deg; Dans tons les cas, la moutarde pourrait 6lre employ6e comme r6vulsif, ä la condition do I'appliquer sur lo train posteriour et aux extrömiles.
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5deg; Dans les cas de pldthorc cvidcnle el oü, par consequent, I'hype-römio cörebrale no somble pas (loulonse, il osl indiquö d'clcver la tele anlant quo possible on glissant do la i)aillo au-dossous. Cello posilion cst Irös propre ä diminuer l'afflux sanguin, (pio la posilion Lasse no pout an conlrairo quo favoriser.
Gquot; Les purgatlfs, möme önerglques, n'agissant g^näralement qu'aveo lenteur, ne nous semblent pas avoir une aclion bicn inarqueo sur Tissue de la maladie, el no pcuvonl qu'lrriter1 inulilomcnl 1'appareil digestif; cependant on doil s'efforcer do prövenir autant quo possible le dessöchoinent des maliores contonues dans lo leuillet. Döslo döbul, on donnera done tin Hire d'/mile grasse, qu'on versera dans la bouche avec lonlcur el en petile quantity ä la lois, pour que la malade puisse d^glutir cl quo lo breuvage ne fasse pas fausse route.
7U Alin d'exciter lo lube digestif, on pourra adminislrer, en prenanl les meines precautions qui viennent d'etre indiquöes, (mis ott quatrc litres de cafe noir, h raison do nn par houro. Cclte subslanco convient en onlro d'une facon loule spöeialo pour eombaltre Total de lorpeur, (Tassoupissemenl dans lequel esl plongee la malade. Un cas do pcrsis-tance des syrnplömes, sans amelioration, une nouvcllc dose do cale pourrait etre administrce apres du ou il2 houres.
8deg; En cc qui concerno les malades chez lesquelles lo coma Ires pro-nuncö ne permel pas la deglutition, nous ponsons qu'il convient de s'abstenir de loule administration de brcuvages, quols ([n'ils soicnt ; mais il esl indiquc de recourir aux injections sons-eutances de vera-trine, conseill6es par M. P, Cagny ol dejä employees avec succes, no-lanimenl par M. Fuslhmaier. — II va sans dire qu'on peut 6galemenl les uliliser dans les cas de moindre gravilc.
En injections liypodermiques, dil M. Kaufmann, laquo; la vcralrine pro-dull une aclion ronstriclive sur les vaisseaux el determine la paleur des
nuiqiieuses.....On observe aussi frequemment, chez tons les animaux,
une expulsion copieuso do malieres f6cales,d'abord inolles, puisde plus en plus fluides..... raquo; [Precis de Therapeutique vvlcrinaire: Vkiiathine).
On peut employer la veralrinc on ses sels, nolammcnl lo sulfale, qui cst soluble dans Teau, tandis quo la veralrine elle-tneme esl insoluble dans ce liquide, mais sc dissout bien dans l'alcool el Tölher. — Les doses de Talcaloide ou du sulfato ne doivenl pas depasser de 0Kr,ü5 ä ()Br,tü; mais on peut les rcp6ler (1). La dose loxiquo pour les grands animaux serail de O'^fiO (Kaufmann).
L'eserine, donl les efl'els physiologiques ressemblenl beaucoup ä ceux do la vöralrine, pourrait egaleincnl 6tre utilisöe. La premiere a mßrne sur la seconde Tavanlago de n'occasionneraucune soufirance au point
(1) M. Fusllllllaicl• laquo; ost allö Juspu'ä 2 ddolgrammos cu deux fois, ii quinze minuteraquo; d'lntervalle. Sur dnq vaclics trailoos, quatre so rolovoront apr6s la duuxienio injection ; la cinquitmlaquo; ne se mit debout qu'un |)eu plus tan). Chez toutos, la guöi'ison fut com-ploto raquo; (Trad, de M. KaurmannV
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d'injeclion. — Lo snlfato cl'ösßrino, ögaloiuenl soluble dans 1'oau, pout 6tre injecte sous la poau aux doses indiquees plus haul. Kn laisanl usage do cello solution, il conviondra de se souvenir qu'ello est assez rapidcmenl allerablo.
Unfin, la strychnine a aussi uno action marquee sur la circulation artörielle et capillaire, el pourrail etre ulilist'ie ä döfanl dos alcaloides precedents. Kile lour osl cependanl iiilcrieure. car olio no provoque pas d'evacnations, Lo sulfale, qui est trös soluble dans I'eau, sera ulilisö aux doses indiquees ci-dessus. —• On se rappeliora quo I'elimi-natiou do la strychnine exigo environ troia jours, el qu'on pent dolor-miner I'empoisonnement par l'accumulation dos potites doses admi-nistreos ä do courts intervalles. — Chez lo bcouf, la doso toxique serait de 08t,20 ä ()h-l',i() (Kaufmann), oequi nous paratt bien un peu faiblo.
II osl ä dösiror quo I'avonir juslilio les osperances quo font naitre les proprkites pbysiologiques de ces divers agents mödicamenleux, el quo semblenl deja confirmorquolques ossais heureux.
!)0 Les lavoinents no faliguant pas los malados, on en donnera un loutes les deux heures, avec la decoction de graine do lin, de mauve, do guimauve, etc.
10quot; Lorsquo los övacuations no se font pas sponlanemonl, —ce qui, nous le savons, s'obsorvo dans tons les cas do quelque gravild, — on devra, deux fois au moins en vingt-quatre heures, döbarrassor ä la main le rectum de son contcnu. Deux fois par jour egalomont, on pratiquera le calhötörisme do la vessio, en ayanl soin do guidor la sondo avec 1'index, afln do lui faire franchir la valvulo donlon connait la disposition.
11deg; Matin el soir, la malade devra ölro changöe do cote, dans le but d'eviler les excoriations qui ne manqiioraicnl pas de so produire si I'on negligeail ce soin. On la fera lourncr sur les membres, apres avoir rapprochö ceux-ci du corps. La malade sera ensuite snrvoillec pendant quelques instants, alin do romedicr an ballonneinont qui ponrrail se produire; nous savons qu'il sul'lil souvont de la remetlre sur le cAlö primilif. Si ce Symptome no se dissipail pas, on pourrail, ä I'exemple do M. Contamine, inlrodnire la sonde ocsopliagicnne, ou memo prati-quer la ponction du rumen,
l'I0 Lorsquo les malades sont enlin sorties de leur 6tat do coma, il suflit gcnöralemenl de survoiller le rcgimo, en prenanl pour guide Total do I'appareil digestif.
Si rimpossibililö do so relevor porsislail, on agirail comme nous l'avons dil ä propos do la para/dei/ie npren le part (p. 1033). Ajoulons que M. Benjamin pore a combattu avantagcusoment cette sorle do paraplegic —qui est plulol do I'inertie — on adminislrant un demi-litre d'essenco do töröbenlhinc on lavement : laquo; 8 fois sur 10, dil eel honorable praticicn, j'ohlenais uno guth'ison presque inslanlanee. raquo;
Tu. Violet,
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Notes additionnelles. A. — Ce f|u oh aloit fiitonilrc par lllaquo;'raquo;rlaquo;' viluluiro. — 11 Ost VÖrita-
blement snrprenant de volr quelle confusion rögne encore parminous a IVgard de celle maladie. Tandis quo beaucoup de vötörinairea qua-liflent de ce nom loulcs on h pen pros tonlos los alloclions qni suivien-nent aprös 1c pari clicz la vache, 11 en esl d'autres qui ne vonlenl volr lu liövro vilulaire quo dans los cas los pins graves quo l'on cst susceptible de ronconlrer. Nous cilons dos exenaples pris parmi beau-oonp d'autres:
d0M. Fönte croil laquo; avcc son inallro, M. lo profcsseur Trasbol, que la liövro vilulaire consislo surlout en uric congestion do la inoollo opi-nicrc raquo;; aussi enregistre-t-il cotnmo cas de guörison de la premiörc inaladic des guörisons de simple paraplögle, aiusi (pie le denote l'ob-sorvalion suivante, que nous rolovons dans los Archivus vetcrinaires, ann6e 1884, p, 722 :
Irc Obsbbvation. — Vache flamande, qualro ans, apparlenanl h M. Hon-uaire, cultivateur ä AuvilleVs. Je snis a[)pcl6 lo i'2 octolne 1882, a huit beures da malin, quatre heures environ aprös le d^but de la maladie. Paralysio
eoniplöle du train de derriero; la tiUc rsi encore honnc; lu bete rumiue pur i/itervulles.
Trailöc par la saignöc el les douches, cello böte so roleva 1c troisiöme jour.
M. Eloiro, pour qui la vraie lievre vilulaire csl une maladie d'une oxlröuic gravilö, qui empörte les malades on pen d'heuros, quel que soil lo trailoment omployö, donne l'observation suivante, qu'il a re-cuoillio lui-meme, el quiauraü /m, dil-il, elve prise pour la fifivre vilulaire et guäiie comme teile, si olle elail survenue apres la parturition :
11deg; OiisnnvATioN.— (( M. Meunier, ä Lerzy, me fait demander pour uae vache qui va mellre bas el qui osi deja par/ilysee. Le malin, celle böte a etä trodvee dans IVcaiio sous l'auge en bois. La UHn inaintRiiue sous range par la lodge trop courte qui I'atiache, (^lU; avail fait des efforts violents pour 86 relever sans y parvemr; on la dölache avec peine el on la met en nirillenie position, lillo esl lonl essoiirn(',(', sc li nine sar les gononx sans pouvoir slaquo; lever; eile rail des efforts inutiles, le train do derriere resle Inerte. Je recommnnde do la laisser tranquille, de lui dtnnrr a boire el a manger el do la sinveiller oar 'aider a rneltro bas. l/accodcb' menl a lieu quelques liemes .npres; on vide les mamelles le mieux possible, .le prescris comme trailemenldes linges nioiiilles sur les reins. Lo lendemnin matin, la vacbe est debout, compleie-
nienl gneiio de sa paralysis avaut le pari..... raquo; {Ikcueil de med. vilir., 1886,
page 492).
M. Kloirc donnc line deuxiemo observation ä pen pros idenlicjue ä colle-ci, ol quo nous jugeons inulilo do reprodnirc. On volt qu'il ne s'agil quo d'un do cos cas d'oll'ort dorso-lombairc donl nous avons parl6 on Irailanl de la paraplögle avanl le part.
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FIEVRE VITÜUIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1110
i0 Voici In tableau quo fait lo memo piaticien do co qu'il appolln la jievre vilulairc /no/irenienl d'le: laquo; Döcubllus latöral complet; hallonno-mont; ouvorturo do la vnlvo böaiilo, violaceo, (Voidc, laissant öcoiiier un mucus glaircux; ouvorlure boantodo I'anus ; agitation do la queue el dos membres; beugionienls; grincemenlsdedonts; l6to ronvorsdo, elondiio sur I'encolure; oqII prööminont, fixe, insensiblo; respiration plaintive, courte; quelquefois, langue pendante bors de la boucbo; peau lioido; mamelles vides et (lotrics, etc., etc. A premiöre vue, quiraquo; conquo u'esl point prövonu pent trös lacilomoiit conlondro la maladie avee le lölanos. Los contractions sonl röelletnent tötaniques, mais olles scut iminedialoinonl suivies do rolaclicinenl; los niäcbüiros no sont serröcs quo par instant, et on dix bcuros an plus la inorl Icnninc ce lamentable spectacle. raquo; (Jiecueil de m4d, vätär,, 1885, p, 277).
Nous avons qnclqnc peine ä reconnailre dans ce tableau la lievro vitulaire. Avoc la meilleure volontö, nous no pouvons y voirque I'agonie d'uno böto plus ou moins vigoureuse, surprise on pleine possession do sos lorces par la 16sion qui tue.
Cost conlro ces tendances absolurnent contraires, mais cgalement exagcrees, quo nous voudiions lengiiquot;. Ainsi quo nous lo disions precö-dcnimont, ce qui caraelörise la (iövro vitulaire, e'est la soiniiolorno, le collapsus, X'apofileocie; e'est raHaiblissemciil ou la perto plus ou moins complolo des facullös intelloclucllcs et des sens, qui s'accompagne toujours d'uno cerlaine resolution musculaire. Quund ces phetiomenes morbides, evidemment d'origine certUivale, n'exislml pus, il n'y a /icts /iamp;ore vitulaire. Farconlre, la maladie ])ostcrieiiro an part, dans laquelle ces symptöines so rencontront laquo; quelque degrä que ce soil., — depuis la simple somnolence jusqu'a lan^anlissoinoiit lo plus complet des sous el do rintellect, — est et no doit etro quo la lievre vitulaire.
La description qui csttailo dos sympl6mes(page 1058 et suiv.) pcr-mettrado reconnailre aiscmont los cas graves. Nous allous consigner ici I'observalion d'un cas benin, dans lequel les plienomönes morbides — trös reels cependant— ^taicnt aussi pen accentnös que possible.
Observation. — On vienl mo prler dans la unit du ;gt; au 6Janvier I8C;gt;, d'aller
volr chez M I..... metinier ä S..., une varhe qui, ayant völö tri's facilement
dans la matinee, a l)ion peu mangi'' depuis cc moment; de plus, aprös avoir paru asspz fälble sur les membres, oette böte s'esi laiss^o toraberel csi drsor-mais tont ä fail incapable do so relever, — Jo vois uno magniflque vache normande, agolaquo; desopt ä liuit ans, doude d'un embonpoint plus qus sniisl'ai-sant, couclieocn position normale, tenant bien la töte, mais no faisant aucuu mouvemeut el demeurant complötemenl insensible ä ce qui se passe aulour d'eile; les gambades do sou vean, qui cst tool pres de sa töte, no la tiienl inAmo pas do son apalhio; on un mot, eile seiulilo dormir les yeux lt;lemi-ouverts. — Les muqueuses sont injeclccs; lo pouts, assez tori, n'esl pasac-celerü; les mamelles sont gonfloes; les dojeclions solides et liquides so font sponlanöment; il nquot;y a rion du cöiö des organes gönitaux ; la peau a conserve sa lenipöiatuie normale ; l'appetit esl absoiiuuent perdu, et la rumination ne se fait plus.
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MALADIES DES KEMELLliS Al'UES LE PART.
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L'etat do somnolence, ii lui soul, m'autoriso a diagnosliquor la congestion oiicöplialiiiuo, on fiiivre vitulaire, (|ne J'aUrilnio a la slaliulation permanente, ä la plellioi'o, üt aussi ä la rapidite du pail.
fronostio, — s'il r'si possible do maintenir la maladte dans los llmltes aclaquo;
luelles, il y a tonl lieu d'esperer une lerininaison lavorablf!.
Traitemunt. — Saigneo de :t kilogrammes ii la jugulaire; compresses froldes
sur le front; infusion legere do tin; aveo addition dn 300 grammes do suifate de soude; lavements ä I'eau salee; nmlsion frequcnle; eouvertures.
Lo 6, FiHat roste alisohiinenl le meine pendant toute la Journee; toujours memo somnolence, meine immohilitö ; mais la malade no s'ost pas ronversee sur le cute; eile continue ä bien porter sa tete et les evacuations out toujours lieu sponlanenient. II y a done lieu d'esperer qu'un inieux sensible ne lardera pas a so dessiner.
I,es meines soins sont continues, sauf toutefois la saignde, i(ui u'(!st pas rcnouvelee.
Le 7, la malade est n'vcillcc et a pu se lever d'elle-meme; eilt) s'oecupo de sou vcau, cberche a manger, accepte aveo avidite les boissons qu'on lui pre-seute. On pent considercr la guerison comnie certaine ; el, en etl'el. eile ne s'est pas deinentio.
Nous croyons devoir insislor sur ce point, quo toujours nous avons VU les syniplömcs cnccplialiqiios apparattre des l'originc do la maladie : au conlraire, nous no los nvons Jamais vus so manifester d'uno facon secondaire,c'est-ä.(iire apres la paraplögio. 11 ost vrai quo, dös le debut, la vache chancelle stir los mombros; mais e'est ä la facon do i'hominc ivro. Nous no nierons pas, cependant, la possibility do la cooxistenco de I'afTection cörebralc et de la myelito ; nous nous gardorons bicn egalement do dire fine la paraplegio ne ])cul pas pröcödor la maladie do I'encephale; mais ces dernierscas, s'il en e.xisle, tloivenliHre oxtre-momenl rares.
On pourra done presquo toujours roeonnaitre des les premiers instants si Ton a affaire ä la lievro vitulaire, c'est-ä-ilirc a l'apoplexio cörö-brale. Plus lard, on no conl'ondra pas l'etat quo nous nous sommes efforce do caracleriser, aveo ranöanlissoiuent dos forces inusciilaires qui s'observe dans certains cas de pörilonilo infoclieuso on septicemie de parturition et qui, cctle fois, coincide aveo la conservation dos sons. Cependant, la vache porle aussi la töte vers 1'cpaulc et l'y inainlient. Si Ton eet dans I'incertitude, la temperature interieure t'dovöo, 41deg;,quot;) el memo ^quot;.S (Kriedberger, Bollingcr, etc., citös par Zundel), qui existo dans la peritonite infectiouse. pourra scrvir ä la distinguer do la üövre vitulaire.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Tn. V.
B. — L'affeotiOU laquo;lite fllaquo;gt;Tre vitulaire ue peut-clle raquo;'obserTer qu'apreK la parturition: — Dans noire incmoiro sur la Congestion cncejtfialiqufi chez la vache, maladie improprement appcler fievre vitulaire, nous disions quo colte affection pout attaqucr les vachos avanl la miso-bas, ainsi qu'un certain temps aprös, et nous ajoulions qu'ello se presenle alors avec les memes symptomes quo quand eile suit de tres pros i'accouchement. Doja, nous avons donn6 (p. 234 et suiv.1)
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KIKVIUi VITÜUIUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1121
deux observations dc cclle maladie, recucillies sur dos vaches avanl le part, et Ton a pu voir quo les syinplomes dtaient ideiiliquos a ceux qu'on observe apres la misc-bas. Nous aliens en donner deux anlres: la premiere a ctö fournle par uno vache ayant völö depuis plus do vingt jours, et la socondo a 6te recueillie sur une vache raquo;onelaquo; lt;;lat de gestation, dont la dornierc parturition remonlait ä plus d'un an.
tM Oiiskbvatio.n. — Vaclie de race Sohwllz, Ague d'une douzaine d'annees el appurtenant ä M. X..., lailier ä la Ooix-Roussc.
Cetle l)öto a ete acliolee 11 y a quinze jours; an dire du pi'o|irietaii'e actuel, son veau pouvail, avoir ä ce moment euviiou une semaiue, ce qui permet dn faire romontei' lo part a viugl et quelques jours. I.a delivrauce avail 6t(5 complete.
Dans lajourutio du ill I'evrier 1880, eile a pen mange; 1c 20 an matin, eile a refuse presqac conipKitemont la uourrilure el a donne boancoup inoius de lail qne les aulres jours. Le proprielaiie croyanl que sa vache avail cpronve nn refruiclissement, car la lemperalnre de la pean elait basse, la couvril foi-lemont el Ini admiuislra du via cluuul — environ nn litre; puis, comma eile elait pen solide sur li^s jauihes el qu'ellc restait longtemps conchec, il I'en-loura de furnier chaiul. Malgre ces soins, la position, loin de s'aau'liorer, ne 111 qne .s'aggraver de pins en plus.
Vac ä six heures du soir, la malade presento les symptönies suivanls : Coucheo sur leeöle dioil, eile a l'encolure repliee ä gauche et la tele appnyee sur l'epaule de ce cöle; eile est dans uu älal de somnolence loulparticnlier; les yeux soul dcmi-clos el sans grande expression; par instants, eile retlresse la tele el saisil quelques paroelles de Iburrago qu'elle mäche d'une facon lout automalique, comme fail le cheval alleint d'immobililc. Le mulle esl sec el donne une sensation de froid a la main; les conjonctives soul injoclües, les vcines aniiculaires modereinenl saillanles; le pouls esl fort, l'artöre teiulue : on complc soixante-huit pulsations par minute. II y a imHeorisme de la pause; pen d'cxcremenls se voient derriere la malade, ce qui fail presnmer (|u'il y a constipation! Sous la oouverture, la pean a repris sa choleur accou-tumee. La snnsihilile generalo esl eniDiissec : des piqüres faitos sur les mem-
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bres avec la poinle d'un bislouri soul ;i peine sentios; il en esl de memo d
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deux saigueos praliqnees, rnuo ä Tariere coccygieime el Taulie a la veine saphene externe, cöle droit. La malade est iinpnissanlo k se lever : sous ce rapport, eile roste insensible anx excitations; niais parfois, eile fait spontane-ment quelques elTorts qui aboutissent slmplement ä la changer de place ou de cöle; le train anterieur ne se soulevc pas plus que le poslerieur. Ivdin, il y a des instants oü la malade ne pent inemo pas porter sa löte, el oCi clle s'etend complelement sur le cole.
ßlagnoslio, — Congestion eiicejihalique absolumenl. identlque aux cas observes immediatenient apres lo velage.
Etioloißc. —#9632; Le regime, qui est devonu plus snbstanliel, la Constipation, peul-elre le M'froidissemonl culaue, soul autant de causes qui peuvent eti'e invoquees dans le cas present.
Promstic. — Difdeile ä porter lout d'abord; cependanl, si la maladio resle dans ses limilcs aCluelles, il est pcrmis d'esperer qu'on en Irioniplicra.
Truiinnent. — Saiguee aux vaisseaux coceygiens, pres la base'de la queue, et comme le sang s'arrele bientöl, j'ouvre la saphene droile externe ;j'oxtrais ainsi environ 3 kilogrammes de saug. Compresses d'eau fraiche sur le front, avee addition d'eau sedative (uu verre pour deux litres d'eau); friclions sur les reins avec le liniment ammoniacal an cinquiemo; application de mou-larde aux extremites ; lavements ä i'ean sales, avec addition d'huile grasse, Saim-Cyh et Vioi.rt. — (tl)slclri(pii'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;71
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MAUDIläS Hllaquo; FEMELLIäS A.PRES LG PART.
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Enfln, deux litres de o^W noir oonlenant ~oo grammas do sulfate de soude seroni adminislräs eu deux fois, ä una heure d'intervolle.
Vers neuf bauras du soir, lu vache s'esl lovöe seulc et esl i'cstüo dcboul uiie parlie de la tiuit : ii parttr du moment oü eile s'cst recouchee, on a ronstalü im inieux manifesto dans l'expression du regard.
La 27, iisept hauras du matin, la bete esl couchee en position slernate et dans line altiludo lout a fait naturelle; rceil esl (#9632;oni|ilM,enieiit ouvert, et ie regard intalligenl; la muflo esl humide el d'une chuleur tempöröe; ily aeudes Evacuations; la nieiöoiisalion a disparu et, enfln, la malade rumine tranquillement.
Ou donuera encore quelques lavements et, de plus, im litre de eafe noir dans la inatinee.
Aueuno complication n'est venue retarder lerötablissement, qui a ete extre-menicnl rapide; cependaul la söcretion du lull esl reslee pendant quelque temps peu abondanle.
11deg; Observation. — Le 20 mai IKSi), M, Gaubet, qui exploile la ferme. expäl'imentale annexe de l'Kcole velerinaire, fail charger dans line voiUire el nous envoie, pour qu'une aulopsia ininulieuse en soil faite, une vache qui presenle des sympti'imcs tellement graves, el cliez laquelle la maladie ä fail des progres si axceptionneliamant rapides, qu'il ne pent croirc ä une alTeclion ordinaire. 11 craint un ciiipoisonncinenl, el il esl bien convaincu que la bele sera niorle ä son arrivec.
Renseignements. — Celte vache esl dgi'^e de qualre ans; alle appartient ä la race Schwitz el, bien qu'olle ait mis has dcpuis un an, eile n'est pas pleiue. D'un caraclere lies doux, on la faisail quelquefois leter par les veaux tie ses compagnes quiavaient besoin d'un supplement de nourriture.
[)e|iiiis quelques jours, cello bele mango moiiis bien que ile coulmne ; bientöt on a rcniarqiie un peu lt;le somuolonce, de coma. Le 2S mai, dans I'apr^s-midi, apres s'elre levee difficilemenl, eile s'esl montree peu solide sur les membres; en so deplaeanl, eile a perdu I'equilibre, esl loinbee, et depuis ne s'esl plus relevee. Insensible it lout ce qui I'enlourait, eile s'esl bientöt laissee aller en döcubitus lateral gauche, (lu'elle a loiijours conserve depuis co mo-menl. Le proprielaire no pent signaler aucuno circonslance qui rende complc du developpeineiit de cello affcclion.
Sympldmes, — A son arrivöe, lo 20, a huil hcures du inalin, la vache ne fail aucun mouvoment; on la fait glisser de la voilure el ou la tratna dans un local approprie, oil olle esl de suilo chaugeo de cöle, sans qn'ollc paraissc s'aperccvoir des manipulations dont olle esl l'objet. Sa töle esl elendue sur I'encolure; ses membres soul allonges porpendiculairemcul an corps; il n'y a chcz eile d'aulres mouvements spontanes que cou.x do la respiration. Ce qui frappe surtout, c'esl I'olal comateux dans lequol eile esl plongoc. Paraissant absolunient insensible iquot;i lout ce qui l'enloure, eile agile cependant faiblcinent les paupieres lorsqu'on approohe le doigt de l'OBil; si Ton met pros do son nez une poigneo de foin, eile löinoiguc jiar quelques mouvements des levres el des nariues qu'elle en percoit — sans doulo faiblemenl — rodour. l^a sensi-bililr geuerale esl forlenienl einoussoe ; a poine les jiiip'ires de la pcau des membres provoquenl-cllos quelques bigers niouvenieiils do ccux-ci, — inou-vemonls reflexes sans tloule, car la tele roste loujours immobile. La respiration esl calme, rögiilicre, l'expiraÜOn prolüiigi;e, rappelanl celle d'une per-sonne profondenient endormio, on plus exaclenionl, d'une persoiino qni subit les ell'cls d'un narcolique. Le inulle esl sec; los conjonclives soul injecloes, do plus, dies comnicuceul a presenter la couleur foncee de l'asphyxie. 11 y a strabisrue convergent. Le pouls, assez faible, est a 7Ü; la leinperaluro reclale ;'i 30quot;. — Pendant ijiion la döchargeait de la voilure, la mabulc a laisse erhappcr quelques excreinonts solides.
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FIKVltlO VITUIAIKE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Il?a
Pur lo oalbätärisme, Oll retire do la vossin environ :! litres d'une urine rpaisse, vis(juouse, foncee en oouleur Bl d'odenr forte. I.es nianiellcs, malgrö nn dial general anssi grave, sent encore gonlleos par ]o luit; co dernier ne presenle, dn moins en apparence, aucune altfiratiou. II n'y a igt;oint de ballon-nemnnt. I.'cmlionpoint esl plulot ini'diocre.
Nous avons porie le diagnostie Baxvamp;tit: paralysie gmcmle due, selon toulc pivbabititc, d me oongeslion de l'encdphale, suriout des hamp;miitpMves cdrdbramt li'etat comateux do la malade, l'abolitlon presque complete des sens, de la sensihilile genoralc et de rintellecl, la iniirclie Ires rapide de I'alTecUon : tels sont les mutifs (|ui servant de base ii cette appr6cialion,
Nous ne manquons pasd(! dire a nos eleves, h qui nous n'aurons probable-ment pas l'ocoaslon de nionlrerki maladie dile ficvreviliduirc, quo I'afTeotiori (pi'ils out sous les yeux pent lenr en donner line idee tres exaclc. Nous n'a-percevons, quant ä nous, d'autro dilTöronce cjue celle-ci : noire malade, au lieu d'avoir mis has tout recemment, a vele depuis plus d'nn an,
Traitcment. — Enraison de la faiblesse du |)ouls et de la nuance aspbyxique des muqueuses, on se contento de seclionnner les vaisseaux coccygiens iule-rieurs, qui, du resle, ue douuent qu'un jet conlinu de sang fonce en conlour. Töle tenue elevee autant que possible en glissant do la pallia au-dossous; compresses d'eau froide sur le front et rocciput, Slnapismes aux quatre ex-Iremites. Breuvages avec infusion legere de tilleul, additionuee de snlfate do soude. Lavements savonneux. Convertures snr le corps et los membrns.
La deglutition des breuvages so fait avec difliculte; los lavements ne sont pas rendus; la moutarde produit unn agitation assoz forte des mombres.
Daus l'apräs-midi, on administra dix grannies d'ars^niate do slryobuine, — deux chaque demi-heure, — afln d'essayer d'agir sur la tonicite des capillaires du cerveau, (jue Ton suppose distondus.
Lesoir, le pouls est äSO; la temperature rectale aurnit plutöt code (38quot;,8), mats on croit devoir attrilmer ce faiblo cbangemont h 1'aclion locale des lavements. II semble que la torpeur soit un peu moins prononcee. Toule-fois, le rectum fouille ne coutieut point d'excrements, ce que nous conside-rons commo un signe facheux. On essaye de donner ä la malade un peu d'eau blanchie par la farlne d'orge; mais, par suite de la dlfflcultd de la deglutition, lo bi'euvage fail fausse route ot provoque la toux. II laut done y renoncer,
Itien de parlicnlior ä noler pendant la null.
Lo '27, pas d'amelioralion; la malade n'a point rendu d'excrements, el, le rectum est roste vide; peu d'urine dans la vessie. — On change la vache de cötö et on s'cll'orce de la maintouir a peu pres en position stornale on la calant avec dos bottes de paille. La tete ost egalemont appuyöe; le front est elove, le mufle dirigö en bas, k quelque distance du sol, co qui pennct d'en approclier un vase contenant do 1'eau blanche, do faeon que les lovres trcm-pent dans le liquide. On observe alors un curieux phenomene ; la vache, toujours dans 1c coma, fait do frequents mouveinenls do deglulition comme si ellebuvait; mais cos mouveinenls out lieu pour ainsi dire it vide, car le niveau du liquide no baisse pas.
La böte succombo subitement vers qualre heures i\o raprös-midi, pendant une absence qu'avaiont du faire les eleves charges dc lui donner des soins, ct sans que rien n'cftt fait pressenlir cette (in si rapide.
Les lesions Irouvees a I'aulopsio out pleinemont confinne le diagnostic. Klles on! 616 di'crites a la page IÜG9.
Analyse de Vurine. — Cette analyse a ete faite par M. Guinard, attache au lalioratoire do cbiinie, sous la direction et avec los conseils de noire collogue, M, le professeur Peteaux. Elk a rivi'li la prisenee de I'albimine el de la ma-Here sucree.
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1124nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DBS KEMELLES AIMIKS LE PART.
Nous pensona tine les deux cas donl on viont dc lire la relation, — le dernier surtout, en raison des r6sullats foumis par l'analyse dc 1'urine, — ne peuvent laisscr aucun doute sur cc point, ä savoir : que si la inaludio appeiee fiävre vilulaire s'observe plus souvonl dans les deux on trois jours qui suivent le part, eile pent aussi se rencontrer dans d'aulros circonslances; d'oi'i celte conclusion que l'clat de part nc pent avoir sur son devoloppemenl d'aulre inlluence que cello d'une predisposition. Tu. V.
C. — Addition ä rHiologle. — Nous n'avons pas toujours constate le relroidisseinenl dc la peau chez nos malades, el jamais nous n'avons vu lo frisson initial. Cepondaut nous sonimes porte ä croire que quand le premier survient, — s'il ii'esl pas lui-meme ießct plutal que la cause de la maladin, — il doit aglr conuno rüpercussil'. Cost alors (juo, clioz uno vacho fralche velee, ayant en un part laborieux, et donl les organes sont plus ou moins raligues, conlus, endoloris, il so döveloppora presque infailliblement uns möirile. Chez uno aulre, au conlraire, donl le part a (Ho Ires facile, mais qui avail subi anlcriouroment I'in-llucncc des causes prödisposanlos donl il a cle fait menlion plus haul, la congeslion se portera de preference sur les centres nerveux. Pour-quolsur ces organes plulol que sur d'aulros? Cost co que nous ne saurions dire.
Quoi qu'il en soil, I'observaUon demontre, en eilet, quo la metvite (coinpronons-y cgalomont la vaginite) ot la /irvre vilulaire sont, pour ainsi dire, exclusives l'une do I'autre, el que les premieres semblont 6tre un pröservatif assure centre la seconde. Voilä sans doulc pour-quol la lievro vilulaire no se montre i)as aprös les parts laborieux, — pourqnoi, d'aprös Garter et Coonraels, auxquels nous pourrions joindre d'aulros lömoignages el lo noire on particulier, la memo maladio n'ap-parait jamais apres la premiere parturition, et s'observe lout ä fait exceplionncllemcnl apres la seconde, losquelles sonl toujours plus ou moins laborieuses. Mais dans tons cos cas, ind6pcndamment de l'etat do soulfranco des organes gönitaux, qui est la consequence presque forc6e du mode d'accoinplissement du part et qui constilue un deri-vatif, il y a encore ä tenir complo de la lenlcur du travail, dont I'in-tluence lieurensc rossorlira — nous l'espörons du moins — des considerations qui vont suivre, touchant uno cause occasionnello tres importanle, que M. (lontamino a döjä signalde, et que beaucoup d'aulros se sonl borncs ä faire connallre coinmc unc simple particularitc du part : nous voulons parlor do la rapidile exce/itionnellc do ce dernier.
11 pourra sembler paradoxal que nous signalions, avec d'autres, le part trop rapide, et par consequent trop facile comme line cause de rnaladic, car cot acle devant s'accomplir, on pout croire que moins il durera do temps, micux s'en trouveront el la mere et le produil. 11 n'en est cepondant pas ainsi, du moins en ce qui concerne la mere. Scion nous, le part Irop prompt n'est plus physiologique, et s'efl'eclue
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PlßVRE VITUUIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Il2:i
cl'uno fa^on particuliöre sur laquolle los antonrs — quo nous sachions tin moins — n'ont pas encore appold l'attention.
Par accouclioiiiont rapide, il no faul pas entendre seulement l'ox-pulsion du jeune dansun temps trösbref, mais blen la sortie do l'oeuf entler. Or, co demier so composo des envoloppos, dos liquides et du foetus; ot.suivanl, l'ordre dans lequcl aura lieu la sortie de cos diverses parties, raccouclieinont seravraimont normal on, an contrairo, s'ecar-tera dos lots naturelles.
Pour quo raccouclioinonl soil tout a fait normal, 11 convient quo las eaux s'öcoulent en grande partio los premiöres, quo lo fmtus suive ot quo le delivre forme lamarclio, Dans ces conditions, aussltdt la pocho dos eaux rompuo, un Hot plus on moins considerable do liquide s'6-clmppe, d'oü rösulto dejä une diminution do pression, qui pcrmet au diaphragmo do so reporter logeromont on arriere; puis, apres un temps plus ou moins long, pendant loquel la malrico reviont lonte-ment sur elle-meme, chassant do temps ä autre un pen de co mßme liquide, le fcetus s'cngago et sort plus ou moins rapidcment; entin, le delivre suit ü quelques heures on quelques jours do distance. — La deplötion s'ost done op6ree gradiiollomont, sans secousso, ot do facon ä pormottrn l'adaptalion des organes h l'ordre do chosos nouvoan qui so proparo ot doit porsisler.
1! arrive parfois quo lo joune s'engage on mßme temps quo la pochc amniotiquo, et sort avoc olio sans quo cello-ci soit ruptur6o. Lo plus ordinairomont, Dependant, la poche so rompt et une trös petite quantity de liquide s'öchappe, parco quo le veau romplitcomplötement l'ou-vorlure du col dans laquello il est engag6. Los efforts expulsifs se continuant, le veau sort ot, aussltdt apres, tombe un Hol do liquide quo rion no rotiont plus, et dent la quanlitö est sujette ä do grandos variations. Parfois lo dölivre so dolache aussi, do sorlo quo, en quelques instants, tout ost tonnino. II y a done ou döplölion trop rapide, et Ton pent dire avoc raison quo, clans do somblablcs conditions, le part a röellomenl cossö d'etre physiologiquo.
Chez los petitos ospßces, le part Imp prompt est nöcossairement in-connu, car los fomellos portent toujours un nombre plus ou moins considerable do foetus, dont la sortie doit avoir lieu successivemont, ce qui les preserve d'une d6plölion trop brusque.
En quoi cette derniere, — ou, si Ton veut, en quoi la rapidite trop grande du part, qui I'a occasionnee, pcu(-elle contribucr an developpe-mont do la liövre vitulairc? Nous pensons quo e'est on determinant nn trouble passager dans la circulation, c'esl-ä-diro un döfaut d'harmonie ontre lo coenr et les capillaires. Pendant la gestation, le coeur s clait bar bituö üsubir la compression qui r6sultait, pour lui commo pour tons les organes contenns dans lo thorax et l'abdomen, du devoloppemont progrossif do rutörus; il s'etait ar.commodc insonsibloment ä cot etat, et les vaisseaux fonctionnaient ä l'unissou. La miso-bas venantä s'ef-
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I I #9632;.'(•'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAUIHKS DEB I'KMKI.LKS Al'MKS l,K PART.
I'eotuer d'une lucon on quelque sorte Instantanöe, le coour fonctionne subitementavec une amplour ä laquelle los capillairea ne sonl pas ha~ iiiLiios. Surpris en quelque sorlo, ceux*oi so laissent pou ü pou dis-tendre, et In congestion so produit.
Cello llioono, ([uo nous avons exposee dans nolro Mämoire snr la maladie dont il s'agit, a 616 traitöe d'ötrange par nolro coilöguo, Jl. Trasbot, qui so declare impuissant ä comprendre quo la congestion so produise parce (iue la circulation devient plus r^gulidre. II n'est pas douteux quo, si la malade survit, cotte fonction reviendra ä son ötat normal; niais nous uvons on vuo m moment de transition, oil 11 nous soinblo qu'olle doit 6trc troublöo. Co cas scrait-il done lo senl oil le retour trop brusque ä I'ötat normal auralt des inconvönients? Nous no lo pensona pas. 11 nous sufflra, par exemple,de rappelor ce qui arrive pour les organes atleints do froiduro, qui sont trop promptement rö-chauirös; — oo qui arrive aussi lorsquo les collodions liquides do la poi-trine et do l'abdomon sont övacuees trop vile on trop compluloment.
Au surplus, nous faisons bon marchd do celto tliöorie. Une rcmarque a 616 faito par tons los praliciens : c'csl quo la liövro vitulaire allaque toujoursdes vaches qui ontmisbas livs facilement, trös rapidement aussi, sans assistance d'auenne sorle. Nous nous soinmes simplonient demandö quelle relation pouvait exister entre ces deux fails. Si une explication plus salisfaisanle ost donnöc, — surtout, si on pout I'ap-puyer de preuves expörimentales, nous serous lo premier ä nous y rallier. On objectera pout-GIre que la jument ot la brebis, dont la gestation ost gcnöralement simple, ne prösentent pas d'afloction analogue ä la liövro vitulaire; at copendanl, chez olios, 1'accouchement pent aussi s'effectuer dans un temps livs court. Nous no connaissons pas suflisamment los maladies consöculives au part do la brebis pour rö-pondro ä robjoction toucbant cette femello; quant ä la jument, on sail qu'ello poul ölre altoinlo do fourburo, et, s'il esl vrai quo I'organe interossii no soit pas l'encöphaie, comine cbez la vacbo, los deux affec-tions — la lourburo et la lirvro vitulaire — sont. dn moins, do nature identique. 11 nous paratt done, conformöment ä l'opinion ömise par M. Deneubourg, qu'on ne saurait dönier ä la lourburo laquo; dos traits de parenlö raquo; avec la (iovro vitulaire.
La plöthore, ((nolle qu'on soit I'origine, la stabutation prnwanente, le refroidissement, au mnins dans certains cas, lo part trap rapide, tolles sont, croyons-nous, les causes qui, diversement combinöes entre elles, peuvent faire dövelopper la (iövro vitulaire. Dans quelques cas excep-lionnols, Ionics peuvent elro röunies; mais on coinpromlra, sansqu'il soit besoin d'insislor, quo l'uno ou rautro puisse manquer: e'est ainsi que la predisposition resullant de la stabulation permanente et le vö-lago trop rapide peuvent lui donnor naissanco ; le rol'roidissement et la pliUboie peuvent sans doute ögulement sufflre; de möme la pldlbore et |a parturition rapide, etc.
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BIBLIOGRAPHIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;UiT
li y a lieu aussi do lonir compto de la presence de ramp;lbumlne dans los urines. On pent, il ost vrai, so domandcr si l'albuminurie est anlürieuro fi rinvasion do la maladio, on si.commo üepaul l'a cons-tatö dans doux cas d'öclampsio cho/, la fcinmc, ollo no^ so mani-feslorail pas conseculivoinont. On sail, du resle, par los experiences de Poucault (184i) ol, celles do Ralbiani (1884) sur los endults iinpor-meablos do la pcau, que la suppression des fonctions de cello-ci fail apparailre l'albumine dans les nrincs. Penl-ölro la cause dötenninanto du phönomamp;ne choz nos malades n'esl-cllc anlro que 1c relroidisso-monl si reniarquahlo qu'elles presontonl ä un moment donnc, el pendant lc(iiiol Ins fonctions do la membrane tcgunionlairo doivont ölre singuliöreinent ralonlies, sinon snpprimeos? Nous posons la question; mais nous no sommos pas en mesiiro do la resoudre.
En co qui concerno la glycosurie, on ost tout aussi pen avancö. Kxiste-t-elle conslamniont? Est-ollo cause ou od'ol? Nous I'jgnorons absolumcnt. Ccpendant, les experiences do Gl. Bernard nous autori-sent, ä priori, ä penscr qu'ollo pourrait bien otre la consecpience de l'irritation du centre glycogönique dont on lui doit la döcouverto.
Tu. Violet.
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Los ouvrages de Beaumbisteh et Rüeff, Lan/iixoti, llor.i., Fleming, Pranck, ainsi quo ['article de M. Allemam, nons out, en outre, fait con-naltre dos travaux importants de plusieurs autres auteurs strangers, principalement allemands, tine nous avons aussi mis ü profit.
Parmi ces auteurs nous citorons Binz, Tlieorcliselie-I'raetisclic Gehwlthiilfe; — Car-•iwuKiiiT; — DtiAPBit, The veterinarian, 1818; — Elletti; — Günther, Lehrbuch der Pratischen Veterinär Gehurtshiil/'e; — CARSTEN HARMS, Lehrbuch der Tliierarzttietwn Gebwtshütfe; — Mi-cKMinnn; — Merino, Repertorium, 1853; — Howald, Repertoritim, 1840; — Jöiui, lialionnetlen Gchurtshidfe; — Komm;, Magazin, 1855; — KroOMANN, liepertorium, 1855; — LANOEL, Repertorium, 1853 lt;^t 1859; — PAVE8E, Giornnle di ve-
terinaria, 1851; — Reiner ; — Ryciinelaquo;, linjntril,-, IH4I; — Saakb; — Schutt, Magazin, 1850; — Bnnola, Pathologie urfWW/iafre,* — Stockpletii, Tidikrifi et Woehensohrift,
1871; — StoHRGR, liepertorium, 1842, etc., otc.
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M.VMMITK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ulli
Cl IA PURE VIII MAMMITE
A I'excoplion do quolques espöces, la vache, la chevrc, quelquefois la brebis et l'änesse, chez lesquolles l'indtistrie de I'liomino esl parvo-nue ä rendre la lactation h pen pros permanente, la secretion mam-maire esl une fonction essontiellement Intermittente : la glande entre en activity ä l'öpoque du part et cesse de fonclionner i\ colle du sovrago. Or, e'est pendant cetto pöriodo d'activilö fonctionnellc que la rnamelle est le plus exposöe aux maladies, et particuliörementäl'inflammation, ä laquclle nous allons consacrcr ce dernier cbapitro.
L'inflammation de la mainelle, inammite,mastoquot;Ue ou mastiie, est une maladie inflammatoire, souvent fort grave par ses consequences, i\ la-quelle toutes nos femolles domesli(iues sont cxposees apres le part. Tres frequenle chez la vacho, oü eile est en inßme temps fort grave, ä cause do l'iinporlanco öconomiquo des produits de la secrelion laclee chez celte fomclle, clle est dejfi moins commune chez la chövro et la brebis, ct plus rare encore chez la juinent. Elle est pcut-6tre moins rare chez les petites especes, ct notamment chez la chienno, oü eile de-vient assez souvent l'occasion de degenorosconces do la glande, do neoplasies de nature diverse dont nous aurons ä dire quolques mots. Toutefois, c'csl la mammite consideree chez la vacho que nous pron-drons comme type dans la description qui va snivre, et toutes les Ibis que nous aurons il signaler quelquos particulariü'-s imporlanles chez les autres femclles, nous aurons soin d'en avorlir le loctcur.
NymptuincN. — La mammite no se montre pas toujours avec les meines caracleres, ni la memc intensity. Cela depend de retenduo de la partie affectee, ainsi que du siege primitif de l'inflammation. Ainsi, sous le premier rapport, on sait que, chez la jument, la brebis el la chevrc, la masse mammnirn est, formeo de deux glaiules accolees, mais parfail emcut distinclcs ; que, chez la vache, le pis estcoustitue en realile par quatro glandes, qui prennent le nom do quartiers; que chez la chionno, la chatte et la truie, les mamellos, plus noinbrcuses, restent distinctesles unes des autres, inßme k l'extörieur. Or, la masse mam-maire tout entierc pent 6tre affeetöe ä la fois, on bien une soule glande pent dovenir malade, sans que la on les glandes voisines participent en rien !i l'ötatpathologique. 11 y a plus : en raison do la structure par-ticuliöre de ces glandes (v. p. 48) il sc pgut qu'un certain nombre d'acini seulemont soient enllammes. De li\ rösultsnt, dans le mode d'exprcssion symptomatologique, des variiHös qui se comprennent d'elles-mÄmes sans qu'il soil besoin d'insister.
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MAUIMKS DES FKMKI.LKS AI'ltKS I.K PART.
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D'autres variätäs, plus Importantes, röaultent anssi, comtne nous venous do lo dim, du slöge primitif do I'inlliiininalion. Colle-ci, on offet. pout döbuler par la membrane muqnouse qni lapisso les conduits et les sinus galactopliores, ce qul conslilue lumammite calarrAalej oü bicn lo tissu conjonctif do la glande osl le siege primitif dn mal, el ron a nn phlegmon de lamamellc. une mnmmile phlegmonciisc, laquelle prend encore lo nom do mnmmile inlersiilielle quand c'ost le tissn conjonctif rounissant entrc oux les ac/nide la glande qui est malade ; enlin, le tissu propre do la glande, les cuk-dc-sac glamhilnires, dont la reunion forme les acini, peuvent s'endammer tout d'abord, cc qui conslilue \a mnmmile parenchymateuse; ct Ton coneoit (pie les consequences do rinllamma-lion de ces diverses parties tie doivenl pas etre tout ä fait les memos, Toutofois, il est bon do dire que les formes que nous vonons de dislin-guor restent rarement isolces pendant toule la duroe de la maladie. Le plus souvent rinllaminalion se propnge, soil des sinus galactopliores, soil dü tissu conjonctif, aux acini enx-mömes, el vice vevsi'i, et Ton a, comme r6siillanlo, une forme complexo, dans laquelle prödomine plus ou moins, tantöl Tune, lantot I'autro ties formes simples el primitives. 11 n'esl done pas loujours facile do dislinguer cliniquemenl ces trois formes do la mammile; cependant cola est souvent possible, du moins au döbul, et cela n'est pas uidifl'öront pour le pronostie, hi memo pour le Iraitement. C'esl pourquoi nous d6crirons separomont ces trois formes do la mammile ä la periode de döbul (1).
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A. Manunile catarrkale. — G'est, avons-nous dit, rinllammation de la muqueuse dos trayons et des sinus galactophoros. Kile debute par ce qu'on appelle, chcz la vacbe, Vempissenmil, \'engorgement laileux des mnmellcs. Lorsque, pour une cause ou pour une aulre, le lait söjourno trop longtemps dans les sinus galactopliores, il s'altere, se coagulo, comme il pourrait le faire dans un vase inerte; los caillols qui pren-nenl ainsi naissance devionnent une cause d'in'italion pormanenle pour la muqueuse, et la maladie so döveloppo. Trös souvent les deux trayons du möino cöle soul pris en meine temps; quolquefois un seul, quelquefois trois ou meine tons los quatre pouvent Tetre, mais ordi-nairomenl ä des degres difTörentS.
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(I) Cettc division n'est pas adinisn par M. Trasbot, dans I'articln qu'il consacro aux muliidifs des mamellos dans lo t. XII du Notiveau diclionnniri' de medecinc, de Chirurgie et d'hygiine vUirinaires} nous croyons devoir nranmoins la consorvor, parce
qu'ello nous paralt bicn riipnndrn aux formes cliniques qu'afl'eclo la nialadilaquo; an do-bul, tolln qu'il nous a ötö donno de l'obsoi'voi', et SUrlOUt tcllo qd'elle nous ost apparue dans los trös nombrcuses o/jserrtilirma publieos par les praiicions quo nous avons du dopouiller ot lire avec la plus grando attention pour la composition do cot article lors do la premi6ro edition do cet ouvrago. I! nous a tetnbld alors, — ct il nous scmble en-cor(! aujourd'hui, —quo la description gdnoralp on ötaitrondue plus clairo, et qu'il ctait plus facile do fairo rentrcr dans son cadre, tons les laits, assez disparates au premier abord, contprla sous lo terme Konöriquo de mammito, dont nos recueils periodiquos abondont.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; V. S.-C.
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MAMMITK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1133
La maladie ne s'annonce pas lout d'abord coinino devanl 6lro trös grave ; la lievre est nulle on pen inlcuso ; I'aniinal conserve encore de rappolil; il rmnine; en nn mot les grandes fonotions ne sont pas on prcsqne pas troublecs. Mais la inamello a acquis mi volume cxagere; la pcau qui la reconvre esl lendue, luisante, ainsi quo lo rna-melon, qui esl volumineux, dur el tres sensible, sans qn'il y ait cepen-dant une rougenr bien manifeste de tonlos cos parlies. La donleur esl plulöl soiirde, gravative, (jue violonte, el, si la femelle est d'un carao-lere docile, on pent encore toucher la mamclle sans qn'olle so defende. Par la palpation, on reconnail tin pen d'empalement, et, profondement, un pen de durolc du lissu glandulaire ; an voisinage du trayon, on constate rexistence de bosselures plus on moins fortes, produiles par des gruincanx do caseum. Par la mulsion, on fait sortirun jail decompose, caillebolle, möle de grumeaux casceux, ct souvent aussi legöre-ment leinte de rose on ronillc, ce qui est dii au melange do ce liquide avec nu pen de sang exhale par la muquouse.
Si, encelötat, on a soinde trairelavachc fr^quoinmenlct ;i fond, avec les pr6caulions convenables, la maladie se lennine souvent en trois on quatre jours par resolution el sans laisser de traces: la söcretion laclee, d'abord considerablemcnt diminuee et alterce dans son produil, ne tarde pas ä rcprendro louto son activity; loutelois, le lait conlient pendant plusiours jours encore do nombreux globules do colostrum ot de pus, dont la()uunlil(! diminue graducllcment, el qui linissent par dis-paraitre tont ä fail apres hull ou qninze jours, suivaut la gravile des cas,
Mais si la maladie est abandonnöe ä elle-meme ou trailce d'une ma-niere irrationnellc, ello pent prendre un caracterc bcancoup pins grave: lanlöt rinllammation so propage au lissu glandulaire, el Ton a alors une mammi/e parenchi/maleiise, dont nous vorrons bientot les sympto-mes et la inarcbe; tanlül, lout en reslant localis6e, rinllammation s'aggravc; la secrolion laclee diminue considerabloment dans la partle an'ecleo; an lait corroinpu quo fournit le trayon malade se mule le produil de secretion de la muquouse, lui-momo exagörö et altör6, et, par la mulsion, on ne fail plus sortir qu'un melange de muco-pus el de grumeaux casecux cxhalant une odour fortement ammoniacalc.
Gel etat catarrhal do la muqueuse pent persisler plus ou moins longlemps; il pout se faire aussi que la inaliere contenue dans les sinus el les canaux galactophores s'epaississe, ne pnisse plus sortir quo trös diflicileifieiit, s'accumule dans Jos conduits, el forme \h un veritable depot, parfois considerable, moilie laiteux, moilic purulent. Lorsqu'ellos ont acquis un certain volume, ces colleclions s'ouvrcnt spontanöment, soil par rorilice du mamelon, soil par l'ulo^ration du conduit; ou bien, ce qui est preförable, on les ouvre avec le bistouri, el il en sort une grande quantitö de matiere d'une odcur dösagreablc. Des lors, les ph6-nonienes generaux disparaissent, la tumefaction el la sensibility dimi-nuent, la suppuration du conduit persiste encore quelque temps, puis
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MALADIES Ulis FEMELLE8 APRES MC PART.
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se laril peil ä pcu, en niömc (emps eine la söorötion lailcuso ropivml graduellomsnt ses caraotöres normaux.
D'autres l'ois los sytnptömes gönuraux se calmont, rinllammalion de la inamollc so dlssipe presque tout h fait, la söerdlion laiteuse cllo-nicino se rolablit; mais los grumeaux casöoux persistent j ils so durcis-sont, forment nne masso solide, veritable orfnoj^^ondu volume d'un pols ä celui d'une noisottc, qul finil par aequerir unc consistance comme pierreuse, on mieux la consistance du l'romagc clurci, dont eile a la coinpositioii. Cos convrüams laitettses, qnclquofois cylindriques, allon-geos, moulees sur le canal laclü'öro, plus souvent arrondies, sont ordi-nairetnent mobiles, et peuventötredöplacöes par lamain de latrayeuse ou du marcaire dans Tacte de la inulsion. Ellcs t'orment im obstacle plus ou moins grand i\ la sortie du lait suivant la place qu'elles oecu-pent; siluöos amp; l'extrömitö ini'örieuro du mamelon, elles l'obstruent prosque tout i\ fait; placeos plus haut vers la mainclle,olles perniellent encore au lait de passer enlrc ellcs et los parois du conduit, mais en petite quantite, et Ton no peut quo diflicilcment epniser le quartier correspoiulanl; si bleu que, suivant la remarque fort juste de Ilainnrd, laquo; aprös avoir öle produites par l'empissomenl, ellcs lo produisent a lour lour. raquo;
La prösonce de cos concretions est asscz facile ä conslater : on prond le mamelon entre deux doigts, on fait glisser coux-ci de haut en bus, en pressant legereincnt sur celui-lä, el Ton sent une durete au niveau du corps elranger, qu'il est möme possible de dcplacer, en le refoulant, soil on baut, soil en bas. Lours suites ponvent etro fort graves : ce sont tantöl des collections purulenles, de vöritables abees dans l'int^rieur du mamelon, lantöt la mammite parenehymateuse avec toulcs ses cons6(iueiiccs.
La mammite catarrhah peut encore se presenter sous une autre forme, bien etudiee dans ces dornieres annöes par M. Nocard, qui lui a roconnu, en outre, lo caraetöre contagieux. — Sous cotte forme, quinze jours, trois semaines, un mois apres l'introduction d'une vache dans nne ötable infeetdo, unc inamelle commence a se nouer, c'est-ä-dire qu'un noyau indurö se dcveloppe dans la glande. Le lait conserve encore son aspect el sos curaclcres normaux; il diniinue senloment de quanlilö; puis, il so coagule plus vile, an point qu'on no pent plus le conserver. Enfln, il devient s6reux, grumeleux, do conleur jaunatre, parfois d'odeur felide, cc qui oblige ä lo jeter. Son melange av'ec le bon lait determine la coagulation rapide do la masse cntiere. Sa reaction osl nettement acido. Lxaminc an microscope, cc lait n'a pas prcscnte tarco du bacille do Koch (microbe do la luberculose); mais il a laisse voir, dans loules les preparations un bacille special, sur lequel nous reviendrons plus loin. — U'abord limitee ä la imiqueuse du trayon, I'lnflammation so propage peu ä peu au tissu conjonclif interstillel, qui s'hypertrophie el s'indure, do maniore ä amener, l'atrophie des
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acini ^iundulaii'cs corrcspoiulants. — La saulu yenörulo no parail pas sonsiblomcnl afloctöe; copondanl on a coiista((! quo lesvaches malades elaieiil plus dares ä l'engrais. — Taut (pio la maladic est bornöe ä un sen! quartier, la vaclie pent encore 6lro nlilistSo pour la production du lait, Lien quo cette production soit diininueo d'nn quart; mais quand deux quarliers sent pris, il faul livrer la bole ä la bouohorie, 1c rondo-ment dos deux quarliers sains no componsant plus la depensc laito pour la nonrrilure {Arch, vötör,, 188i).
B. Mmnmilc phlcrjmoneusc. — Getlo fornio do la mauiinile osl tou-jours plus grave quo la prcccdcnte; eile est annonccepar un ensemble de symplömos febriles, generalcmcnt tres accus6s: la fomello devient triste, perd l'appölit, ccsso do nmiiner; le pouls devient frequent ct dur, la temperature s'cleve, elc. Ces symplömes gencranx, d'aprös MM. Lafossc, IJaumeister-iVuell', Lanzillottl, pröcödonl do un ä Irois jours I'apparition des symptömcs locaux; ils diminuciaicnt meme sen-siblement quand ces derniers so monlrenl; mais colic regie estsujolto ä beaucoup d'exceptions. Gc qui ost constant, c'esl l'intensitö de la reaction g6n6ralo qui marque le debut de la mammile phlegmoneuse.
Los symplömes locaux ne soul pas moins prononcös : du jour au iendemain, la mamelle acquiert un volume considerable, quelquefois Enorme ; chez la vache, olio pout descendre jusqu'au niveau des jarrets et memo an-dessous. Cot engorgement est mou, päleux ä la surface ; il conserve l'empreinte du doigt pendant un certain temps, quand on I'a deprimö; il presenle, en un mot, les caracteres de rauleme, mais dc ru'deme chaud, inllammaloirc ot Ires douloureux. Get cedöme s'etend bien au dclä des limilcs do la glande; — en arriere, jusqu'au voisinage de la vulve ; en avant, jusqu'aupres do l'ombilic, ot parfois jusqno vers le sternum, surlout chez la juineut el la brebis. — Au-dessous do cello premiere couche oedömateuse, on sent, par une exploration bien faite, la glande clle-memo, tuincliöo, durc, tendue el plus on moins bossoloo par places. La peau de la mamelle et du mamelon est rouge, (endue, luisanlc, et cxtremomenl doulourcuso; 1c moindre aUouchcmcnt fait cprouvcr ä l'aniraal de vives souffrances; aussi los femelles los plus donees dovicnnent-ellos irritables, so defendent quand on veul los toucher,si bien qu'on ne pout souvent ni les Irairo ni memo les appro-cher. La marohe est devenue difiicilo; la fomeilc öcarle avec pröcaution les membres postericurs ct surlout celui du cole malade; eile so tient deboutle plus possible; si olio so couche, e'est sitr lo cole sain; eile portc alors forlemont on arriere lo membre poslericurdu cole malade, aQn d'öviler aiilant quo possible toute compression, lout froisscmeut do I'organe souffrant.
La secretion lact^e se larit presque tout ä coup, el, par la pression du mamelon, on ne fait plus sortir quo quelques grumcaux de casöine, möles i\ un liquide roussätre, quelquefois stric dc sang.
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Toua ces symptönios s'accroiSsent pendant quatrc, six, huil jours, selon los circonslancos, puls la maladio s'acliemine vcrs rune on I'äutre des U'i'iuinaisons rjn'ello pent aH'cctcr. Ces lenninaisons sent : la rfao-lution, la suppuration, la gangrdne et Vinduration. Comme elles sont communes ä cotie forme et ä la mammlte parenohymaleusei nous les eludiorons quand nous aurons fail connaitre les caracleres de celtc troisieiuc forme de la maladio.
(I. Mammite parmchymateuse. — Dans cctto forme do la mammite, les symplömes röaclionnels soul yenöraloinonl moius aecusös que dans la precödenlc : l'appölil esl diminuö, mais rarcment lout ä faitaboli; la soif csl vivo; I'animal rumine encore, mais Icntemont el avec une sorlo de nonchalauce ; I'oeil el la physiouomie exprimcnl nne doulenr sourde, profonde, plut6t que vivo el intense; le pouls estgrand, plein el accel6rc; trös souvent il y a constipation,
La mamelle a augmenle de volume, mais I'engorgemont n'est point nedcmaleux comme dans la forme prdcedente ; la peau conserve ä pen de chose pros sa conleur naturelle, olio n'est pas epaissie ; on voil se dessiner fortemont en relief les veines sons-culanees snr lonle la surface do la mamelle. Celle-ci osl non seulement angnientde de volume, mais dnrc, renitente, au point de donncr au toucher la sensation d'nn corps dur comme du bois, el cela, des le debut de la inaladic. Cctle durele caraclorislique pout se faire reinarquor sur loute la masse mam-maire; mais eile est toujours plus grande sur un cote que sur 1'autre, el Ires souvenl sur un seul quartier. On a dit que les quarlicrs posle-rieurs elaient plus souvent atlcints que lesantiJricurs; mais nousavons constalö 1c contraire asscz souvenl pour etre en droil do dire ((ne colte regie est au moins sujelle i^i do nombrensos exceptions. — Dös le debut, le lait est complelement lari dans le quartier malade et considc-rablement diminue dans les aulres; la mulsion ne donnc plus qu'nne trös polite quanlile d'nn liquide caiilebotle, rongeätre, mele de sauget, dans les cas les plus aigus, du sang prcsquc pur. — La sonsibilitö de la partie est sans doule exagöree, mais moins, cependanl, que dans la mammite phlegmoneuse.
La marchc do la maladio est encore plus rapide que dans la forme prccedentc : en moins de qnaranle-hnil heurcs, quelqnefois en moins de vingl-quatre, eile est arriveo h son point culminant; olle se resout alors ou resle stationnaire pendant trois ou quatre jours, avanl de passer ä l'une ou l'autre des tt-rmiuaiKona qui lui sont habilnellos. Cos lerminnisons sont la resolution, Vinduration, Vatrophie, la suppuration el la gangrine, e'est-a-dire, h pen de chose pres, les memes que dans la forme prectklente. Go sont elles que nous aliens tHudier maintenant.
1. Ittisulution. — Lette torminaison, la seule qui soit vraimonl ol com-pletenient houreuse, ne pout 6tre obtenue (|u'aiilaiit que la mammite est combattue, des le dtbnt, par un traitement rationnel et suflisam-
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ment önergiquo. — Dans la mammitc parcnckymnlemc, il cstraremenl permls do l'espörcr oompUte aprös le deuxiömo jour. — Dans la mam-mite p/ileymoneuse, on robticnl encore du qualriüino au sixiömo jour; inais eile ost tres rare apres le huiliüme. — Kile s'annonce par la diminution graduelle de tous les symplömos inflainmaloires, generaux et locaux. — Panni ceux-ci, la douleur esl la preini6rc ä disparaitre ; puls la tuniöfaction et la durele diminuenl i lenrtour. La durctö sur-lout a une grande importance au point de vue du pronostic. Si olle persiste au dolü des termos que nous avons fixes plus haut; si, apres quarante-huit hourcs pour la mammito parenchymateuse, apres six jours pour la mammite phlegmoncuse, la mamelle n'a pas notable-ment perdu de sa consistance ligncuse, il est fort ä craindre que la resolution ne s'ed'octue pas d'unc maniöre complöte, que quelques points de la glando ne restonl indures, on m6me qu'elle s'atrophie en partic ou en lotalitd. 11 ne faut done point s'en laisscr imposer par la disparition do la (ievrc, la diminution apparentc du volume do la mamelle, etc. Sans doute co sont lä de Ires bons signes; mais ils no suffisont pas, nous le repötons, pour autoriser ä affirmer que la ma-ladie gu6rira sans laisser aucuno trace do son passage. II vaut meme mieux que le volume diminue pen pendant les premiers jours, pourvu quo son tissu reprenne sa souplesse, que si c'ötait le contrairc qui out lieu.
Le retour do la secretion lactee par le trayon correspondant au quartier malade est cgalement un trd's bon signo. Mais le lait ne reprend pas immediatcment ses caracteres normaux. I'endant plusieurs jours,
—nbsp; hull, quinze et ni6me davantage, — il restc söreux, caillebotle, mßlö de noinbreux globules de colostrum, plutöt albumineux que casdeux,
—nbsp;c'est-;i-dire qu'il se coagule facilomontpar I'ebullilion, — pen riebe on eröme ct pou sucrc; et ce n'est que pen fi pen, el parfois assoz len-tement, qu'il reprend toutes les qualites d'un bon lait. Sa quantitö augmente aussi graduellement et, quand la resolution a et6 complete, le quartier ad'ectö fournit bientöt, engcnöral, la meme quantitc do lait que lesautrcs quartlers. Getter^glo, toutcfois, n'est pas sans exception, el il arrive encore assez souvent quo 1c quartier qui a et6 malado, malgrö qu'il ait repris le meme volume ct la in^mc consistance quo les autres, ne donne que pen do lait et ne reprend loule son activile fonctionnelle qu'ä l'occasion d'tine nouvelle gestation.
2. Atrophie, de laglande. — Dans certains cas, tous les symplomcs qui annoncenl la resolution se sont montres, mais d'une maniero un peu tardive; neanmoins, on se croit en droit de compler sur une gue-rison complete, et eircclivemenl, {'amelioration semble so prononcor tous los jours; cependant la seerötion lacteo ne s'ctablit pas. Los culs-de sac glandulaires, eloudös par la proliferation du tissu conjonetif ou oblitöres par l'exsndalion plastique qui s'est faite dans lour intericur, sont incapablos de reprendre leurs fonetions. Puls, ä mesure que les Saim-Cyh nt Vioi.et. — Obst£trlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; li
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proiluils inllainmatoircs sonl resorbcs, lo quarltor malade diininuc de
volume, la mamelle se deforme, devient asymdlrique, 1c mamelon se
relractc, picnd uno direction anormale et nedonne plus de lail ou n'ou domic qu'une Ires pclile quanlitä. A la place do la masse glandulairo disparue, le toucher fait recomiaili'c un lissu Ires serre, (ros dense, donnantla sensation du Ussu conjonollf indurö, au milieu duquel on rencontre parfois quelques nodules isolös ayant conserve la cousistaiico glandulaire, qui ne sont, bicn övidemraent, autre chose que des lobules demeurcs inlacls et dont la pröscnce explique la petite quanlitö de lait quo pent fournir encore le trayon.
Quelques personnes pröteiulenl que ces vaches, que Ton appello maraquo;-cheltes ou miens: mancholtes dans quelques pays, peuvent fournir encore, malgrö lour inlinnite, dirai-jc, la meme ([iiantite de lait qu'olles fournissaient avant, les quartiers restös sainssupplöant, par uneactivilö fonctlonnelle plus grandc, fi rinaclivilc decelui qui est alruphie; mais l'expörience prouve qu'il y a constamment, dans ce cas, une diminution notable du produit. C.ette diminution cepondant n'cst pas toujours proporllonnelleärölenduedela partie alleröe; iasupplöance est reelle dans une cerlaine limite, et de tres bonnes laitieres, ayant ainsi perdu tout un quartier, out pu encore rlre consenees avec profit pour la production du lail. malgf^ eel accident.
Du resle, cello terminaison de la mammito, Irös commune chez la vacho, ne nuit en riea ä la saute de l'animal, et nous n'avons Jamals constatö qu'elle lüt le point do depart de ces alterations mainmaircs, — sarcome, carcinome, etc., — si communes chez d'autros cspeces, mais qui sont surtoul la consequence do riiuluration.
;j. Induration. — L'induralion est une terminaison do la mammite egalement Ires frequente, surtout chez la vache el chez la chienne, et qui, chez celle dcrniere femelle, devient fort souvent le point do (l(5parl de dögeneresccnccs varices ot graves.
On doit craindre celte terminaison loulesles fois ([no 1'inflammation pcrsisle avec une cerlaine aciiilö au dela du sixieme ou du huitieme jour. Alors, en effet, on volt bien so produire une notable am61ioration; la lievre tombe, l'appötit renalt, la douleur locale diminue, I'didome, s'il exislait, so rösorbe ; mais il est inflnimont rare quo la resolution ait lieu d'une maniere complete ct ([lie la giande malade röcupöre tuule son integrile. Dans les cas les ijIus heureux, i'inflammation se dissipe, les produils morbides so resorbenl en parlio, mais non en lotalilö, et quand la mammite pent elrc considerdo comme gu6rie, on trouve cä et lä, dans röpaisseur de la glando, des noyanx plus ou moins volumi-neux, faciles ;\ limiter, ordinaii'oment de forme arrondie, qui conser-vent une duretö ligneuse et adherent manifesteinent aus lissus am-bianls. Ces noyaux indur^s, auxquels on donne dans quelques pays le nom de durillons, ([uc les Allemands appellent Milchknoten (noeuds ou durillons de lait), sonl evidemment conslitues par les lobules
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glundulalres reslös indurös au milieu de lobules voisius revenus ä leur ctat normal. La söcrcüon laclöe ost touJoUrs notablemont diminuöo dansle quartier (1(gt; la mamello oü l'ou constate lern- presence; ils sent un tömolgnage irrecusable et Indölöbiled'une Inflammation mammaito
anterieure.
D'autres lois l'inflammatlon a öle trop intense, l'exsudation trop abondante pour que cotte resolution partielle puisse elle-meinc avoir lieu. Les symptönies febriles se calmont, la (louleur locale diininue, mais la secretion laclee ne se retablit pas, la glande conserve sou volume exagörö, et la durete caractöristlque, loin de diminuer, augmente par l'organisation des produits inflammatoires, qui acquiörentde jour on jour uue densilö plus graude et dlonflcnt par leur proliferation le lissu glandulaire. Inutile, des lors, d'ajouterque toutes los parties de lamamelle ainsi altöreos sonl irrövocablcmeut perdues pour la secre-lion lactee.
Enfln, partielle ou gönßrale, rinduration pent devenlrle point de depart de dögönörescences plus ou moins graves, de nöoplasies do nature variöe, que Ton rencontre trös fröquemment choz la chienne, mais qui sout, au contrairo, assez rares chez los autres l'emellos.
i. Suppuration. — La phlegmon de la mamelle pout sans doute so tonuinor par resolution, nuiis cela ost rare; lo plus ordinairement il aboulit ii la formation du pus, lequel se mssemble en foyers plus ou moins volumineux et plus ou moins circonscrits.
i-o siöge de cos abees varie : tantöt ils se forment immödiatement sons la peau, entre cclle-ci et la tiini([iio Qbreuse jauno qui envoloppe la glande; tantöt dans le lissu conjonetif qui söpare les deux glandes on les deux ([uarliers voisins; d'autres fois dans le lissu conjonetif interlobulaire lui-möme; d'autres fois enfln, dans colui qui existe entre la masse glandulaire et les parois abdominales.
Lorsque cette terminaison doit avoir lieu, lous los symptömes, au lieu de diminuer amp; l'öpoque ordinaire, augmentontd'intensild, la Qövre redouble, l'engorgemont s'aecroit ainsi que la douleur,
Si l'abces eu voie de formation est superßciel, la douleur et la rou-geur so concentrent pour ainsi dire eu un point limilc;; en ce point, la peau prend uue leinte d'abord plus rouge, puis violacöe; on im'me temps co point s'elrve, devionl proeininent et s(! circonseril de plusen plus. Bientöt on y sent distiucteineul de la fluctuation; le tdgument s'amiucil, s'ulcere et livre passage au pus, en supposanl qu'on n'ail pas ju^ö preferable d'ouvrir l'abcös avec le bistouri. .Mors les symptömes lübriles diiniuuenl, Tappetit renait, la rumination so relablil, la douleur locale est moins grande, la ddmarche plus facile. En möme temps la mamelle se ddgorge, so deseulie; l'abcös Ibiirnil pendant lt;piiii/.e a vlngt jours nne suppuration assez abondante, puis il so cica-Irise. La mammite est alors guörie, non toutofois saus laisser, dans In plupart des cas, comme trace de son passage, un ou plusieurs do cos
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MALADIES DES FEMBLLE8 APRfiS LE PAKT.
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nodulüs inclurös, do cos durillons dont nous avons parlö pins haut, ot qui altcslenlquo lo tissu glandulairc lui-m^me u'avait pas cle complL'-teinont öpargnö.
Teile csl la forme la plus simple ot la moius grave do co que nous avons appele la mammilo plileymoneuso. Quand lo phlegmon esl pvo-fond, lorsqu'il a son siege dans lo tissu conjonctif, intorposö entre les deux mamelles ou les deux quartlers voisins, ou bien encore dans colui ({tii reunit la mamolle aux (jarois abdominales, lo pus trouvo plus do difflcuUö pour se rcunir en foyer; il fuse au loin, partout on il rencontre moins de resistance ä vaincre, döcollo la peau sur do grandes surfaces, dissrque la mamello on clelruisant ses adhcrences aux parties voisines, et provoque ainsi souvenl sa morlilication et son Elimination totale, apres que la suppuration ost onlin parvonue ä se frayerune ou plusicurs voies d'ecoulemenl au dohors.
On.concoit, sans qu'il soil bosoin de le dire, quo cette forme de la suppuration est loujours plus grave quo la pröeödentc. Tandis quo, dans le premier cas, la guörison ost la regle ct no so fait pas longtemps atteiulre apres I'ouverture do I'abces; qu'ollc pout meine Olio com-plete et suivie, ä la riguour, du retablissement do la söcrolion lacteo dans sou intögrite, si la capsule lilneuse a et6 rcspectöe,il n'en est plus de mömo dans le cas d'abcös profond. Ici on doit s'cslimer heureux si on peul conserver la vie ü la femelle, au prix do la perte totale de la partie malade do la glamlo. La mort pout, on effct, survenir, seit par la violence do rinlhunmalion et rinlensite des douleurs qu'elle provoque, soil par l'öpuisement organique, suite ct consequence d'uno suppuration abondante el prolongöe.
Le phlegmon interstidel, c'est-ü-dire ayant son siege dans le tissu conjonctif inlerlobulaire, esl poul-etre [)lus grave encore. Cost ici sur-lout quo les douleurs sont atroces, ä cause do la dil'liculle fine la nature des tissus oppose an gonflement inllammatoire. En outre, le pus ne pent se reuuir en foyer quo par la destruction d'un certain nombre d'acini glandulaires; enlin, cos foyers, situös profondement dans la glande, ne peuvent etre rcconnus que tardivemenl par la (Inc-tuation, ce qui laisse h la suppuration lout le temps do produire les plus graves desordres. Quelquefola ces abees s'ouvrout spontanöment dans l'lntörieur d'un sinus galactophore, ce qui fait cesser l'ötran-glement, diminue la douleur, mais no dispense pas do fraye.rune voic-au pus avoc le bistouri; plus souvenl il faul les ouvrir hi situ, quand on esl parvenu ti reconnattra la fluctuation obscure par laquelle ils annoncenl lour formation. Dans ce cas, on (rouve, au milieu du pus mal lie el souvenl odoraut qu'ils ronl'erment, des lamheaux de tissu conjonctif morlilio, des fragments plus ou moins volumineux dc tissu glandulaire, maccre, rainolli, mais encore reconnaissable. — lia mort u'est pas la consequence inövilablede ces abces; mais leur cicatrisation est lenle, dillicile; souvenl ils donneiit lieu ä des ßstules laclcesr
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dont il n'esl pas facile d'obtenir la cicalrisalion. Knlin, la ports do la fonclion, soil de la mamelle tout enlierc, soil au moins du quartier flffcctö, est encore la consequence assez irequente de cette terminaison lt;ie la mam mite.
3. Gangräne. —• La gangrene de la mamelle est une aulre terminaison egalement Ires fröquente de la inaladie quo nous ötudions. IVaprfcs le prolessenr W. Willams, d'Edlmbourg, lesvaches 6troilosdii dorriero y seraienl surtout exposees, ä cause de la pression que les cuisses, trop rapprochöes, exorcent sur la mamelle gonflee par I'in-llammalion. La gangivne pout so presenter sous deux formes diffe-rontcs : cllo pent elre limitee on did'use.
La gangrene circonscrite sucevdo frcHiuemmont, ä la suppuration, aux abees diffus ou profonds que nous venons d'ötudier. Dans ce cas, lo pus, avant de se frayer une voie ä I'oxtöriour, fuse tout autour d'un dos quartiers do la mamelle, detruit ses adhörenecs aux tissus am-bianls, 1c disseque en quelque sorte, si hicn quO'loi'sque Taboos s'ouvre au dehors, le quartier ne tient plus aux tissus vivants quo par un lt;5troit pcklicule forme par les vaisseaux maiumaires. Gcux-ci, baignes par la suppuration, s'ennamtnent ä. leur tour, s'oblitörenl, et la mamelle, qui no reijoit plus de sang, ne larde pas ä so mortifler. Bientöt les deruiors liens qui rattachaiont ä rorgauisme se romponl; clle de-viont libre dans l'espöco de poche purulenle en laquello sa capsule colluleusc se trouve convertio, ot pent y sejournor longtemps si I'ou-vcrture qui donne ecoulemenl an pus est trop ötroite pour lui livrer passage. Enlln, soil qu'on agrandisse cette ouverture avec lobistouri, soit qu'elle s'agrandisse spontanement, la mamelle s'y engage ct tombo sur le sol, entro les pieds posteriours do la femolle, qui ne pa-rait pas s'apercevoir dc cette separation (Locoq, Parent, llobert, etc.).
Ainsi, riiiflammation disjonctive (jui s'etablit lout autour dc la mamelle cnllammee et frappöe de mort pent suffiro ä son elimination, el, malgn; 1'eteudue des desordres cl rintensite de la reaclion qu'ils suscilont micessairement, la gucrison n'est pas impossible : I'animal reste mulile, si 1'on pent ainsi dire, mais sa sanlc gtjneralc se rctablil, surtout si Tart intervient ä propos et avec intelligence pour aider la mature dans l'acte de separation devenu necossaire. Les velörinaires #9632;sent nombrcux qui ont eu I'occasion d'extirpcr ainsi avec un plein suc-ces des mamelles morliliees, soil chez la vachc, soil chez la jumenl. .Mais il est presque inutile d'ajouter quo, pour qu'une pareillo operation r(5ussisse, il Importe non soulemont (iuquot;ello soil praliquöo amp; temps el par une main cxercöe, mais encore sur des animaux vigou-reux et en bon elat. Les animaux debiles, d'une mauvaiso constitution, en elTct, succombent sonvenl, soil aux depcrditions resultant do la suppuration abondanto cl prolongee que nccossile la reparation de parcils dösordres, soit ä rinfeclion septiquo.
Alaquo; gangn'mc diffuse de la mamelle est, par conlre, conslamment
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1U2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES 1'EMELI.ES AI'ltES LE PART.
mortcllo. 11 ost possible qn'olle so rencontre clioz Ionics nos fomellcs, notamnienl chcz hi vachc et In jmnont; mais olio est parlicnlierement frequcnlo ct grave chez la brcbis. — Chez celte derniero, on ello a ötö bion 6liicIi6o par Yvart, Itoche-Lubin, Lafosse (de Toulouse), ct plus reccminent, par Rivolla (1875) ct M. Nocard (1887), cllc constiluo inöinc une espece ou varietc distincte,que Ton a decrite sous los döno-nünations diverses do mammile scpliqiw, mammile gangröneuse, arai-gnäe, et donl voiei les prineipaux cai-acleres, resumes d'aprös les autcurs cites plus haut:
Mammile gangrimuse de la brebk. — Los symptömes attoignent dös le döbut uno intensitö extraordinaire; los forces sonl deprimees, la physlonomie abaltue, l'appctil nul, la nunination suspondno, les liattemonts du ccour forls et li-cquents; parfois il y a dos grinecinents do dents ct des socousses convulslves. En memo temps les mamolles deviennent le siege d'un engorgement enorme, qui s'etcml rapidomont sous le ventre et vors le perineo. D'abord oedöinatoux, cliaud et oxtrö-mement douloureux, cot engorgement ne tarde pas it devenir emphy-semateux, froid et insensible; la peau, d'abord d'un rouge intense, devient successivement violacöc, puis grisätre, plomböe ou noirälrc, on momo temps quelle so rol'roidit; on voit surgir ä sa surface des phlyctönes renformant de la sörositö limpido ou roussätro; la glando mammaire est facile ä cuuclcor par uno incision faito ä la peau qui la recouvre. A cc moment les symptömes gönöraux sont encore plus graves; los malades sont dans un etat do prostration cxtrßinc; des tremblemonls continuels so font remarquer; le pouls devient imperceptible; l'aninial s'affaisse, s'etend sur la litiöre ct meurt, quolquofois on moins de dix ou douze heuros, d'autrcs fois apres quelques jours do maladie. Presque aueune des botes frappdes n'en röchappe.
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Anatomte pathologlqne. — 1,'anatomic patliologiquo de la mammile
esl encore foi t peu avancöc. On connait assez bion, il est vrai, les tumours do la mamello, qui pouvent ötro considerees conirne des consö-quences eloiguees de rinflammalion de celle glando; mais quant aux modifleations quelo processus inflammalolre lui-möme imprime a son lissu, on a, jusqu'ici, beaucoup trop negligö leur 6tu(lo, ot cola, aussi bien, parait-il, on inedccino humaine qu'en mödecinc vetcrinaire, on Allomagno, en italic, on Angloterre commo on Franco. Nous u'avous ahsolumcut rien Iroiivö sur cc sujot, ni dans Baumeister ct Rueff, ni dans Lanzillotti, ui dans Willams, que nous uvons cousultes. Voici co qu'en dit Rindfleisch, dans son TraU6 cThistologie pathologique :
lt;lt; Los tumours do la glando mammaire, dit-il, out ötö de bonne houre I'objot do recherches histologiques si nombreuses, qu'on pent dire i\ juste litre qu'elles out ötö la source dos etudes d'Jiistologie iia-thologique. Malgrd tons ces efforts, les alterations microscopiques de la niastile sont encore Ires peu connues, ot on so contcnto gönöralc-
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inent d'appliquor ä la glando manunairo los connaissnncos ac(|iiises pour d'autros glandos d'une structure analogue, par exetuple, pour los plandos salivaircs, et d'y rechercher l'explicatlon dos difförentea formes do la inastiic.
laquo; Los inflammations aigm'is survenant pendant la lactation sont on diffuses ol 6tendues ä toute la glande, on bien cllos forment dos noyaux circonscrits do la grosseur d'un amf do pigeon et au delL Cer-taines inflammations di//'ases, appelöes mastites, n'övoluent pas röol-lomenl dans la glando mönio, mais dans lo lissu ccllnlairo lache qui recouvre ses faces anteriourc el poslerionre. Kilos so terminent ordi-nairement par la formation d'aboös el so rangent, au poinl de vue liis-tologique, dans la caleyorio d(gt;s phlegmons dn lissn ceilnlairo. Dans los noyaux inflammatoires, 1c tissn inlerstiliel paratt aussi particuliö-romenl. alloctö. Quand 11 oxiste reoliemenl nnc rölentlon dn lail dans los conduits excrclenrs du lobe giandulaire atteint, eile s'expliquo par nne infiltration inflammatoire dn lissn conjonctif enlourant cos oa-naux, ot osl analogue ;\ cello que Ton observe dans la formation des kystes par nHonlion. ü'ordinaho la tmnenr s'ahcedo on plnsionrs on-droits fi la fois, el ponl-6lro ronssira-l-on nn jour ä pronvcr quo la suppuration döbiilo dans les lobes glandulaircs isolös; mais nous man-qnons encore d'observations positives sur la inanirro donl 1c paron-chynie sccrotoiro se comporte dans cettealteration,
laquo; Une obscurild i)liis grande encore que cello qui exislo pour la maslile aiguö rögno sur la nature hislologiqnc do cos noyaux indnres, do la grossenr d'une noix on moins grands, existant souvent pendant des ann6os, ol qni linissenl par so rösorbor, so ramollir on se transformer en sarcomes el en carcinomes. 1! s'agil probablemont, dans cos cas, d'une infiltration plastiqnc ol ceilnlairo dn tissn conjonctif, conslituant, comme nous le savons, nn ctal laquo; ncnlre raquo; et indifferent, (pii pröcödo la plupart dos neofonnalions palhologiqnos. raquo;
Tolles 6laionl, on 1870, los donnöos, Irös incomplötos comme on volt, que Ton possedail snr I'anatomie pathologique do la mammite. Los Eläments d'auatomie pathologique de Laiiouluknic ol 1c Mnnuel iVkisto-login pathologique dc Goiinil el Raxvieu (2deg; edition), pnbliös depuis, \\\ onl rien ajoulö. Itöcommenl, des Iravanx assoz imporlants, dus ä MM. Strebol, Mathis, Nocard, onl cle faits snr ce snjot. Nous lour omprnnlons ce qni suit, comme un complöinenl nccossairo :
1deg; Lesions macroscopiques, — laquo; Cclles-ci varienl snivanl 1c degre cl la phase do la maladic. Choz les vaches abatlncs dn troisiome an sixiöme jour, on trouve les lobules glandulaircs pins on moins forto-monl injeetös et inüKres. Sur dillörentos coupes, on remarque des extravasations sanguines, et möme par places quelques pclits foyers do gangrono. Le lissu conjonclil' so Irouvc ä pen pros partout Ires for-tement inflltrö d'une maiiöro gölatineuse jaunfttre. Do la surface do section, qni rappelle beauconp cello du ponmon d'un bovidö attoinl do
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[icripnoumonie, s'ccoule unc quanlite plus ou moins grando cl'un li-qillde rouge-jauniUre röpandant parfois une odeur letido. — Dans les ras de pluslongiio dureo, on trouvc le lissu conjonctif inter-lobulaire dans nn etaldc carnification, dur et plus ou moins foi-lcmcnl epaissi, — alteration qni, par sa prcssion, fait atroplüer les lobules glandn-luires. Parfois on remarque aussi sur les coupes la presence de petits abces. Le tissu cellulaire sous-cutane so trouve, dans la regle, forte-ment infiltre d'nne masse gelatincuse (Strebel). raquo;
2deg; Lesions mioroseopiques. — laquo; La mammile parenchymaleusß se pre-sente avec les caracteres d'nne lymphangite des petils vaisseaux, les alterations de röpilbölium n'oecupant vöritablement quo le second
rang..... Dans im lobule inainmaire sain, la plus grande masse est
oecupeo par les acini aux formes variees, ronds, ovales, allonges, serres lus uns centre les autres, et hüssant peu de lissu conjonctif entre eux; ici, an contraire, malgre qiünze fois raugmentation de la masse dr. lobule, les acini ne liennent qu'nno place inümc; ils sont isoles, com-primes et presquo tons en voie de destruction. 11 laut ceperulant dis-liuguerdeux cas : dans un premier, les cellules ghmdulaires ne parais-sent pas avoir eu de reaction nutritive; elles sont potites, Jaunes, rata-tiuees, granuleuses, dötacbees de la paroi et paraissent ne constituer qu'un debris; — dans un deuxieme cas, sansque Ton puissc expliquer cette difference, quelques rares acini ont vu leurs elements epilheliaux segonder, peul-etre se multiplier et romplir en parlic ou en totalitc la cavite glandulaire; ccs cellules sont granuleuses, mal delimitöes, pren-nent une teinlo oereuso par le picro-carminate d'ammoniaque, et prö-sentent toujours un noyau bleu net et franchement colore; on trouve in6me, au milieu dos debris des difförents acini, des noyaux assoz bien conserves, ce qui atlesteraitleur plus grande resistance aux metamorphoses involutives. Quant aux conduits galactophores, ils sont d6-pouilles de leur epithelium dans la majorile des cas, et conlionnent une substance caseilormc, analogue i\ celle qu'on rencontre dans les gros conduits.
laquo; Autour de chaque acinus, on constate une accumulation considerable do cellules lymphatiqucs; cctte masse est lollo, en certains cn-droits, quelle cache les limites vraies do la cavite glandulaire et se confond avec les restes de lepilhelium. Kile est relioe aux autres masses semblables par des trainees qui ont pour siege les vaisseaux Jymphaliqucs, ce qu'un grossissement suflisant permel do conslatcr. 11 est ä noler que les röaetifs colorants se comportent differemmenl avec cos produils indammatoircs, suivanlqu'ilssont peu abondants ou lasses. Dans le premier cas, ils reslent franchement coloros en rouge par 1c picro-carminate d'ammoniaque; dans le second, ils prennent une leinte ocreuse, ce qui indique un etat granuleux de degeneres-ceuce. Cello teinlo, accenluee autour des acini, en gene la delimitation facile, et, tandis que par un premier examen on attribuc ä la prolife-
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ration 6pi(hclialo la masse cicrcnse lout cntiöre, on rcconnail, aprös, qu'elle n'en conslitue qu'iine ininhne parlie centralo, isolee par un trail net, qui est la mombrano basalo.
laquo; Le long des vaisseanx rouges et des canaux galactophorcs, les glo-IjuIcs blancs sent anssi accninul6s, en suivant nalurelloinent la voie ties lymphaliques; mais dans cetle cat6gorie des conduits, la qiiantit6 des leucocytes est d'autant plus grando qu'on se rapprochn phis du centre du lobule; aussilöt quo scs limites sont franchies, on n observe ii peu pros plus rion d'anormal do ce cote. Do mome, le reseau pcrilo-l)ulairc somblo otre la limite du cbamp d'altci'ation, el dans beaucoup d'endroils, il csl h poine allere; quant aux vccteurs principaux do la lympbe, qu'on trouve dans les grands cspaces inlerlobulaires, avec les arteres, les veines, les nerfs, les canaux du lait, ils ne paraissent pas bien allerds, et tons ces organes semblent plulöt plongös dans de t'cxdemo que dans un tissu intlainmatoire; cei)endanl ralleration dos ganglions inonlre quo 1'inflaminatioQ s'est propagee jusque-lä. Gelte lesion est absolumcnt de meine nature; Taspeclii I'osll nu le fait dejä supposer, el l'ötude microscopique le confirrne. On rclrouve dans les coupes des ganglions le tissu inler-acineux de la mamelle avec sos amas ocreux, ses Iraineos, etc., ä tel point que la confusion est complele.
laquo; En resume, la mammito connue en v6l6rinaire sous le nom de p/wenchymaloiise, consistc, non pas principalemcnt en une inflammation des acini giandulaires, mais bien en une inflammation du tissu conjonclif qui les separe, ayunt pour caraclere d'inleresser surlout le Systeme lyinphatiquc. Gelle derniere consideration pout faire supposer qu'il pourrait bien s'agir d'une maladio infeclieusc (Mathis). raquo;
.'i0 M. Nocard ayant eu, comme nous I'avons dit, l'occasion de voir une sorle d'enzootie de mammile, sur laquelle nous aurous encore ä revenir, el plusieurs des vaches atteinlos ayant etc livrecs h la bou-clierio, cc professeur a pu faire une elude complete des alterations •eprouvees par la glande malade. Voici quellos ont 6le cos alterations, qui se rapportent evidemmonl ä la mammile chronique :
laquo; Fcrme. dense, criant sous rinstrument tranchant, le tissu malado offre tons les caracteres physiques de i'induralion, de la sclorosc; ces caracleres tranchenl nellemcnl avec ceux du tissu roste sain i son voisinage, lequel conserve sa souplesse, sa mollesse, sa spongiositö normales.
laquo; Le sue laiteux rccuoilli ;\ I'aide d'un tube offile dans l'öpaissour d'une glande indurce apres cauterisation de la surface, fourmille do chapelets absoluinent analogues ä ceux qu'on avail observes dans le lait. Par conlrc, le sue oblcnu de la inßme facon dans röpaisseur d'une mamelle sainc, est absoluinent depourvn de tout organisme et son enscmencoment demeuro sterile.
laquo; L'examen microscopique de coupes fines de Torgane malade montre qu'il s'agil bien d'une sclerose de la mamelle : bypertrophio et
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inlillralioti uucloairo considorablo ile tons los ölömoiils conjonotlfs do la jflande, partiouliöretnent aoousöa autour dos canaux exoröteurs; — proliföration abondante dos cellules öpiiliölialcs dos acini glandulalres, dont la caviUJ estoomblöe do lours dobris ; —dosquamination presque compläte dos conduits galaotophores, dont la paroi est oonsidörable-ment epaissio ot ooiiuno fonduo avec lo tissu Qbreux pöriphöriquo. — Qh et lä, dans cos cananx, on Ironvo mi ainas do dobris collulairos, an milieu desquels les chapetets apparaissent avec une coloration Intense. En soinnie, los lösions sonl colics (rune selöroso consöentivo Jl I'in-llaminalion calarrhalo dos conduits oxcrölonrs do la fflande. raquo;
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Quand la maladie s'esl terminöe par hi (janQrcnc oirconscrite et l'öli-mination de la partie malade, si on examine la portionqui vientd'ötre oliniinöe, on voitqu'elle forme unc masse plus on moins volumlneu.se, dont le poids pout s'ölever h 1,Ü()0, 1,800 et menio 2,000 grammes, chez la vache. Olio masse prösente une. forme asso/. röguliörement ovoido chez colto mömo foinello, nn peil aplatio et commo (liscoi'de chez la jument; sa couloiir esl janno pins on.moins francho on lavee; sa consistancc est mollasse, sans elasliuite, ct cependant assez forme pour quo io dolgt no la pönölro pas sans nn certain effort; ello offro assez blen, on nn mot, suivant l'oxpression de Rainard, l'aspect du liege on du bois pourri. Ala surface de la masse on lomarqnc des sil-lons pen profonds, indice do la division do la glando on lobules. Si on la fond clans toute son 6paissonr, on retrouve snr la coupe, cl d'uno inaniere plus dislincle, cos meines lobules, scparcs los uns dos autres par dos travöes do tissu conjonclif inallerö ou trös pea moditiö. La substance qui forme ces lobules, d'un jauno pur, ou lögörement rose, on plus pale, snivantlcs endroils, so monlro, ici, encore assoz forme, lä, plus seche, plus spongieuse, plusraröflöe, ctpouvant etre comparec, soit pour Taspecl, soil pom- la sensation qn'ello donne aux doigt, ä do la moelle de Jone. An milieu des travöes conjunctives, apparaissent cä et lä des onverUiros nombreusos, qu'il est facile de rcconnailro commo apparlonanl, soit ä dos vaisseanx sanguins, soit ä des cananx lacli-feres. En nn mot, la masso öliminöo prösente encore, faciloment re-connaissables, tons los caracteres de laglande mammaire. Mallienreu-sement, l'examen histologique do la piece qui nous a permisde cons-tator cos lesions macroscopiques n'a pas öle fait.
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Nous avons dit qu'au lieu d'etre circonscrite, la gangrene ponvait otre diffuse; voiei commonl M. Lafosso, qui ä en l'occasion de faire plusieurs autopsies, decrit les lesions qu'il a trouvees dans cos cas :
laquo; ün trouve le tissu glaudnlaire coulour de lie de vin, ramolli, con-tenant des foyersde maliörc commo boneuse; los canaux ct les sinus sont oeenpes, obslrnes meme,par du lait coagnle, dn pus, de la sero-sito, diversoment colores; dans les voines existent parfois des caillots
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sangiiins, do consislance varieo et de couleur allaul du brim an grla el an blanc, el indlquant una formation plus on molns anoionne; dos gaz ct une sanic fetidc s'üchappunl sur les coupes des incisions; les a'dömcs sont conslitues par dos infiltrations do sörosile jannatro, au sein desquelles on distingue des Irainees brunes on verdälres. raquo; — Ici encore i'examen histologique fait dofaut; mais nous pouvons heureu-semont y suppltier par les renseigncinenls suivants, founds par M. Nocard, qui a eu recemment, avons-nous dit, I'occasion d'eludier la mainmile gangrenense de la brobis, el qui dccril ainsi qu'il suit les lesions Irouveos par lui ä raulopsio d'uue do ces t'eniclles morte do cello afTeclion :
laquo; Infiltration considerable du dcnnc et du lissn collnlairo sons-ciilanö do touto la region införiouro du lrünc,dii perinec el de la face inlerieure des cuissos; le liquide üodemaleux a une leinte rouge accu-söc; 11 esl inodore.
laquo; Les deux mamellcs, Iripliios do volume, onl snr la coupe une leinte violaceo due ä l'infiltration par la sörosile do tons lours elements conjonctils; les lobules do la glande sonl isolös commc par une veritable dissection hydrototnique. raquo;
Ayanl rocueilli, des le premier jour do la nialadic, du sang oldu lail des deux inamellos, alors qu'une seulo, — la droile, — 6lait aU'ectoe, l'auteur a pu constater quo ces liquides pulses dans laquo; la mamolle gauche no prcsonlonl ricn d'anormal. Klales en couches minces sur dos lamclics secheos cnsuilc, coloröes ol monlees suivanl les procedds classi(pios, ils no renfermenl pas trace d'elemonts etraugers. Enso-mencös dans des milieux appropnes, ils no donnonl lieu ä aucune culture. Au conlrairc, le liquide roussalre exlrait do la mamolle malade so inontre rempli crime quantity prodigieuse d'un microcoque oxlrememcnL petit, isole ou associe on zoogleos, comme eultivö ä l'ötat de puretö. La serosit6 de I'üedemo so montro ögalement riebe cn microcoques. — Ensemonces dans du bouillon de poulc ou de veau, le lail malade et la serosilö de l'oedöme donnonl, en moins de vingl-quatre heureis, unc abondanlc cullurc, pure, d'un microcoque abso-lument scmblabio ;i colui qu'on y observe. raquo;
Enfln, nous avons dit quo l'inflammation, quand olle passe ä l'ötat chroniquo, pouvail devonir le point de depart de ndop/osies diverses. Notre intention ne pcul etro d'en donnor ici une description complöle ; mais nous no pouvions pas non plus los passer tout i fail sous silence. Nous nous bornons ä reproduire une note quo M. Peuch a bien voulu rödiger sur noire demandc, pour la premiere edition do cot ouvragc :
Timicurs mmnmaii-cs. — Les lumeurs mammaircs quo Ton rencontre chez la chiennc sonl do diverse nature. On parviont ä los dislinguer les lines dos aulros par roxamen microscopique. — Pour noire pari, nous avons on I'occasion d'observer, Ji la cliniquo do I'Ecole do Lyon,
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MALADIES DE8 miEU.ES APRES I,E PAKT.
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des adihiomcs, dos sarcomcs, des carcmomcs, des ouchoiulroines et des fibromes de la mamelle. —Nous allons sommairement exposer les caracleres de ces diverses lumeurs.
A. AnfixoMEs. — Ces lumeurs sont fonnees par I'liyporlrophie pure et simple des culs-dc-sac glandulaires ou des acini. Kilos so romar-quent quelquefois sur des mamollos Inguinales, ventrales ou pecto-ralcs, et n'cxcödcnt jamais lo volume d'uno noix ou d'un petit couf de poulc. — Les adöuomos fonnont de petitos tumours bossoleos, saus adherence ;i la peau et prescntent partout unc consislance uniforme, #9632;saus ollVir do parties ramollios. — Lc tissu qul les compose cst blan-chälre ou blanc jaumUre et se confond inscnsiblemont avec lc tissu
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1 ls. — Adöao-soi'come de la mamollo (chlunuu) f).
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propre de la niainello qui n'est pas encore envahi par le neoplasmo dont il s'ai;i(. — L'cxamcn microscopique montre, sur des coupes Cratches, une hypertrophie des culs-de-sac glandulaires. — Ces organes sont lo si^ge d'une proliferation tivs active do I'opitholium qui les tapiase dansl'ötat physiologique. — Gelto proliferation esl teile quo les culs-de-sac sont forlomont distcndus et hypertrophiös, et la Iraine conjonclive qui, dans I'etat physiologique, les isolc los uns des aulres, est amincic, mais n'offro, dans los adenomes mm-, aucuno prolileration des cellules dos espacos plasmatiques. Nous dovons faire remarquer quo cetto tumour, caractörisöo exclusivemont par la proliferation epi-Ihelialo dos culs-dc-sac glandulaires el ä laqucllc on a donnö le nom
{') AiJi'mi-smcnmc //.#9632; la mamellraquo;! I. I, I, I. culi-dolt;i(ic gltindalairoa en volo d'nlvopldo i — 2, ^culs-de-sac donl le contoau Aplthöllal a 616 snlovi par lo pincgau; — 3, 3, 3, llssu conjouollf Inter-glandulalre don) les ölömonts laquo;mbryonuidros raquo;ont on volo do prolildratlon active; —4, i, i, Jiiiiiics dos kyslea; — ,;i, coupo d'un vnlstaaai Orosslsioment, iko dlamilrcs,
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MAMM1TE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1149
iVad'Jnomc vrai, cst asscz rare chez la cliienne; copendant nous I'a-vons renconlrce. Ordinairement I'liyporplasio dont les oleinents giandulairos sont 1c siege cooxiste avec un semblable processus dans le lissu conjonclif p6ri el intra-yiandulairo. Cu tissu devient alors le siöjje de nöofonnalions diverses, leilcs que sarcomes, onchon-droines.clc.—Dillrolh a donnölo nom d'adöno-sarcoine ä une tumeur formte par los clemonls dos doux nöoplasmes quo ce nom Indique {Jig. 148). Gornil et Ranvier n'adinollont pas cette dislinetion, et ils ponsenl quo, quand la proliferation ccllulairo a envahi le lissu con-jonclif, la tumeur ne meiile plus le nom d'mkhiome. Nous croyons copendant qu'il osl Ijou nombre de tumours des inamelles chez la cliienne qui oflVent plulüt les caraetöres de radönome quo ceux du sarcomo. Ge sonl dos lumcurs inixtes, so rapprochant davanlage du premier de ces nöoplasmes que du second. Gelte dislinetion offre une grande Importance sous Ic rapport du pronoslic. En eflet, tandis quo los adönomes ne reeidivent pas apres l'ablalion, los sarcomes au con-traire, — nous le disons par anticipation, — se reproduisent et se ge-nöralisent dans beauooupde cas. On comprend, des lors, que la gra-vile d'un adöno-sarcomo so deduira des transformations plus ou moins nombreuses eprouvöos par lo lissu conjonclif inler-acinoux, par rapport ä la proliferation epithölialo dont los euls-de-sae soul lo siege. Que si, par cxemple, cette derniere remporte sur la prolileralion du lissu conjonclif, on aura affaire ä une tumeur tout aussi bönigno que l'adönome vrai le micux caraclerisö. Dans lo cas contraire, la lumeur devient un sarcomo, un enchondrome, ou l'un des nöoplasmes que nous allons öludior.
li. Sarcome. — Gornil et Itanvier ont döfini lo sarcome une lumeur constitute par du lissu embryonnaire pur ou subissant une des pro-miöros modiflcalions qu'il prösontc pour devenir un lissu adullo. Or, do toulcs los tumeiirs des mamelles, choz les chionnos, le sarcome nous a paru etre la plus frequenlo. Getto tumour prend naissanco dans lo tissu conjonclif pöri-acineux, qui devient le siöge de diverses möta-morphosos, suivant l'espöce qui se produit. Vj'csl ainsi quo nous avons observe, chez la chienne, dos sarcomes fascicules, muqmttx et cnccp/ialu'ides.
Quelle (|uo soil Tespöco ä laqucllc appartientlo sarcome qui se prö-sonlo ä l'observateur, on remarque toujours que los lumcurs de ce genre olfrcnt un plus grand volume que los adönomes ; de plus, lacon-sistance dos lumcurs sarcomaleusos n'est pas uniforme. Dans quol-([ues points, cn edel, la tumeur clonlils'agil est mollo, llucluanlo; eile a öprouvö un ramollissement qni a donuö naissanco a des kysles de capacite variable. — üc ces kysles, les uns pourraient ä peinc loger une noisette; d'aulres contiendraienl aisöment une amando, une noix et memo un ceuf dopoulc. —11s sonl simples ou uniloculaires, souvont mulliloculaires, el, dans ce cas, divisösen comparlimenls pardescloi-
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IttlOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DBS FEMELLES AI'llKS LE I'AUT.
sons on biidos qul s'öloiuleiil cl'iine paroi ü Paütl'e. Lour conlenu ost Cormo par mi liquido jtuinalic, ronssätrc on chocolat, riclio en nuicino ol on clivorscs nialiörcs albuminoMes I il conlicnl dos granu-lalions graissonsos, libros ou rönnios on potils anms, dos cristanx la-buhiiros de choloslörino, et Ics malirros salines du sdriim du sang; paiTois on y Irouvc des globules do colostrum et des döbris dY'pilhö-liuin glandulalre. On y rencontre encore dos hömalios en plus ou nioius grando quantilö. Le liquide ronlormö dans los kyslos do la ina-mello devlent de plus en i)lus abondant au fur el ä mesure quo lo temps s'econle; dos lors la prossion qu'il oxorco sur los parois dos ca-vilös qui lo renferment augmente peu ä pen, et il vlent un moment oü lapeauqui constituo lo revöloment extörleur du kyste, aminclo outro mesure, s'ulcöre, ol lo liquide so fait jour an dehors par un uiöcanismo semblablo äcelui quidonne öcoulomentau pus renfermö dans los ab-ces, quand conx-ci sonl abandonnös üi eux-niömos et que lo Chirurgien n'inlervient pas. —#9632; Alors uno llstulo so forme; l'air pönötrelargement dansla cavilö kyslique; du i)us so produil ol no lardo pas ä acqu^l'ir uno odour pulrido (1(!S [ilus prononccos. Toulofois, la membrane qul lapisse l'intörleur du kyste forme uno barriöre qui s'oppose a l'absorp-lion des ölemonls granuleux ou infoclanls du pus, car nous n'avons Jamals vu so produiro ni l'infeclion purulente ni la septicömie dans los cas do co genre, bion (|ne los kystcs nlcörös fussent dcvcnus purulehts et röpaudisscul uno (Klonr lolido. Apres cos göneralilcs, uous pourrons ölndiorlos diverses ospocosdo sarcomcs dos mainellos.
Sarcome fascicule. —#9632; C'osl la liunour ä cellules flbro-plastiques tlo Lebert. — Los ölömouls plasmatiques du tissu conjonclif, raquo;pros avoir donne naissanco ä du lissn embryonnaire, deviennent fusiformes et so röunissent en faisceaux, Lo lissu conjonclif subit de la sorle uno hypertrophie; il forme dos bandes ou travöes dont l'öpaisseur augmente peu a peu, ollacant ainsi Ics culsdo-sacs glandulaires ol los conduits galaclophores, qui ünissent par disparaltre pour faire place au nöoplasme dont il s'agil.
Los cellules des sarcomcs fasciculös oflVont en moyonuc 18 a ^D iiiillii''iiies de millimetre de longueur; olles peuvent, commo llind-(lotsch ol d'autres Tont constatö, acquörir de (ilus grandos dimensions, environ 100 millicmos de millimölre (Gornil ol Hanvior). Le lissu qui Tonne los sarcornos fascicules do la mamelle est blanclialro, riSsistant, comme Iranslucide ; il est rönne par des faisceaux dirigös en difförenls sons, et il osl parcouru par do nombreux vaissoaux qul, dans quelquos points, lui donnent une leinte rosde.Quelques-uns de cos vaissoaux so brisoul parfois et produisent ainsi dos kyslos sanguins; d'autres fois Ics elements du tissu conjonclif 6prouvent la dcgeneresccncc muqueuso ou collolde. La tumeur se montre alors creusöe de cos kyslos dont nousavons parlö preccdominont. — Kemarquonsque, dans los sarcomes dos mamelles, il n'y a Jamals de lissu adipeux au milieu de la masse
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MAMMITR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HD I
morbide; c'est, lä un excellent caraclero pour didihoncier ä l'a'il nu ces tumeurs des carcinomes, oü 1c lissu adipeux est consort.
Sarcome miKjueux. — II csl caraclörisö par la transformation mu-queuse dos cellules du sarcome. Cello transformation determine la destruction des cellules cl la formation do caviles kysttques plus ou moins volumiiieuscs, remplios d'uno niatiöre transparente, gölatlnl-forme, Ires riche on ntucine. — Touto la luineur pout elrc creuseo de kystes, et quelques autours lui onl donnö, dans cc cas, 1c nom de kysto* sarcome.
Sarcome mcrp/ioloiife. — On lui a donne autrelois le nom de cancer cncephaloldc, do [umeur cnif/ri/o-plnatiijnc. Le lissu qul compose cette lumeur est blanchätre ou blanc grisAtre, plus ou moins translucide; les vaisseaux y sont noinbreux; fröquemment Us so brisent ol produi-sonl aiusi des kystes. La disposition du tissu de cello espöee de sarcome rappeile, jusqu'ä un certain point, les circonvululions de l'encö-phalo, d'oii le nom qui lui a ele donne.
Par le raclagc, on oblient, sur los tumeurs fraiches, un sue limpide, qui no tarde pas ä devenir lactescent, ce qul a fait penser qu'il etait semblable au snc cancereux.
L'examen microscopique montre quo les cellules de ce sarcome sonl generalemcnt potilos et rondos, el n'offrent pas la divorsilö de formes des cellules du carcinomo, dont nous parlerons plus loin.
Los sarcomes encöphalol'des peuvent acquörir le volume des deux polngs et menio d'une töte d'enfant. Ils recidivonl aprös l'ablation et so gönöralisent souvent aux organes parenehymateux, comme le foio cl le poumon.
(). Garcinomk. —G'estune lumeur caraclerisöo par la presence cl'un slroma libreux, formanl des alveoles ([iii communiquent cnlre enx et renferment des cellules de diverses formes. — Nous avons observe'1, dans les mamelles do la chiennc, deux especes do carcinomes, savoir: le carcinomo ßbrenx et le carcinomo muqueux, — Quelle que soil l'cs-peco de carcinomo ä laquelle on ait affaire, on rcmarque quo cclle luineur so dövcloppo dans les espaces plasmatiques du tissn con-jonclif. En faisanl durcir prealablemonl la luineur dans I'acide chro-mique ou 1'alcool, imis examinant an microscope des coupes conve-nalilement faites, on reconnail ([lie les espaces plasmatiques sont on voio d'agrandissement et formen!, par la proliferation des cellules qu'ils conlionnent, des alvdoles carcinomaleux, —On observe, en outre line proliferation de l'öpithölium dos canaux et dos culs-do-sacs glan-dulaires, puls, pen ä peu, ces organes sonl detruits par les transformations qu'öprouve lo tissu conjonctlf ([iii les entoure.
Aiusi ((iie Coniil et Itanvier l'onl fait roinar(|uer })oiir l'espöce hu-maiue, nous avons conslalö quo, dans le carcinomo de la mamello, chez la chienno, le tissu cellulo-adlpeux esl conserve : la lumeur s'ae-croit aux döpens du tissu conjonetif des travees qui söparenl les ilols
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MALADIES DES FGMELLE8 APRES LE PART.
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da vesiculos adipeusos, et colles-ci restent trr's longtcmps intactes au milioii de la masse morbide. — laquo; Getto conservation dos cellules adi-peuses s'explique parco que, dans la inamcllo, lo carcinome so döve-loppe surlout aux dcpens des Iravtes fihreuses, et non aux depens d'un tissu einbryonnairo formtj au prcalable (llomil et Ranvior). raquo;
La proliferation epilheüalo, dont los canaux galactophores sont le si^ge, fail quo cos organes apparaissonl, sur uno coupe, comme des oylindres pleins. Frequomment ils epronvont la degencroscenco mu-(pioiiso on colloi'de et foment ainsi dos kystes plus ou moins volu-uiineux.
De lontes les tumours dos mainollos, los carcinomes sont los plus graves, attondu quo cos nöoplasmos röcidivent apres Tablatian et se gönöralisent ä (ous les organes, notamment au l'oic et au poumon.
Carcinome fibreux, — On lo dösiguait autrefois sous le nom de squirrlu;. — Dans le carcinome libroux, les travces de tissu conjonclif qui forment les parois des alveoles sont epaisses et resislantcs; ellos ont eprouvö uno sorto de condensation. Les cellules contenuos dans les alveoles offrent, dans lo carcinome tibreux, comme du roste dans tousles carcinomes, une polyinorpliio roinarquablo; les unes sont rondos et inosurent de quot;J ä 10, jusqu'A 20 et inßme ^0 millieinos de millimetre de diametre ; il on esl qui sont polygonales, ä angles mousses ou ä angles tres aigus; tellos sont les cellules ü queue on en raquetle ; d'autres sont fusiformes comme cellos des sarcomos, etc. Cos cellules nagent dans im liquide lactescent, quo Ton oblient aiso-inonl par prossion ou par raclage, et qui consliluo le sue cancereux ; olles renferment un ou plusieurs noyaux, contenant eux-memes plusieurs nucl6oles brillanls. Lc stromaest forme par un tissu libreux dans loquel exislenl des arlöres, des capillaires, des veines, formanl un reseau ties regulier, en raison do la forme dos alveoles.
Lo carcinome libreux n'ollre souvent qu'un potil volume; mais il envalut assez prompLemcnt los mamelles voisinos et les organes internes. L'engorgement ganglionnaire est constant dans cotto especc de carcinome.
Carcinome muqueux. — On la encore appolc carcinome colloide. — Dans ce nöoplasme, los cellules so cliargcnt do fines goutlelelles do mucine, deviennent sphöriques et flnalement so dölruisent. Les alveoles so romplissent d'un liquide muqueux et prennent une forme röguliereinent spheri([ue; parl'ois les travöes de tissu conjonclif sont infiltrees et ramollies.
Le carcinome muqueux a uno consistance molle; il a, comme le precödenl, une tendance onvahissanlo et se generalise aux organes voisins.
1). Encuondbome. — On desigue ainsi des lumeurs formees par du cartilage. — Virchow ponse quo les enebondromes des mamelles sont exlraordiiiairemont frequenls cliez la chienne. Nous avons cu l'occa-
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MAMM1TS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 113:)
=ion d'en observor quclqucs cas, mais il nous a paru (ine cos tuincm-s quot;'#9632;laient moins fröquöfttQS raquo;1110 los sarcoinos.
L'oiiclioiulroiiic so inoulro parfois sur doux inamollcs, (jni sonl alors onjfloböos parle nooplasino. A I'obII nu, cotlc tumour so monlrc ibrinee, ainsi quo nous avons pu lo conslator, d'abord avec 1c doctour Kieneret plus tard seul, par des nodules, dont quelques-uns aiiei-gnent lo volume d'uiio noisette. — Los uns paraissent eonstituüs par uii lissu do consistanco cartilagiueusc; los autres out öprouvö une transformation partielle ou totale enun lissu do durelö osseuso, d'as-pect traljöculairc, spongleux et vascularise ; d'aulros cnlin soul ra-juollis ot transfonncs eu une niatiero Lruno ou sirupeuse. — L'examon inicroseopiquo demoutre (pio les nodules qui u'ont eprouve ni Iransformalion osseuso ni ramollissement, soul formes par un tissu libro-cartilagineuX) et (pie le lissu flbreux, qui sort on quelque sorlodo raa-trice ä la formation carlilagineuso, est manifesteinent dövoluppö aus döpons du lissu inlorstiliel do la glande.
On trouve cä et 1;\, outre les nodules cartilagiueux, des vestiges de culs-de-sac et de canaux manunaircs, remplis d'epitlidlium eu voio de dögciiöroscencc graissouso, et qui formoul de petites masses d'appa-ronce cireuse. La transformation on lissu osseux s'efreclue suivaut un mode comparable ;\ oe qui a lieu dans le developpemeut normal de l'os aux däpens du cartilage, el aboutit ä la formation d'un tissu osseux parfait quand il s'agil de Venchondromä ossi/iaul. D'aulrcs l'ois il se produit une simple calcidcatiou, c'ost-ä-dire une sorle de tumeur os-löoTde. La maliere qui forme los lobules ramollis se compose de mucine, de debris cellulaires, de granulations graisseusesetdo crislaux de cholesterine.
Ges tumours ne röcidiveut pas aprüs l'ablation ; olles olfrent bcau-coup moins de gravitc que los sarcomes et surtout quo les carci-nomes,
E. Fiiiuo.ME. — Commc son nom l'indique, cetle tumour est formüo par du tissu libreux, c'est-ä-dire par une substance fondainentale fas-ciculec, au sein de laquelle soul disseminöos des cellules plasmaliques anastoiuosces. Nous avons trouve cbez la eliienne deux series de libroines : le libroine fascicule et le librome lacunaire.
Fibrome fascicitU {corps ßbrr.ux de la mamelk, Cruvcilbior). — (le neoiilasmc offro parfois un grand volume; il est constitue par un lissu blanchiilro, crianl sous le scalpel, presentant une agglomeration de lobules durs, formes eux-memes par un empelotonnement de übrilles conccntriqucs. — Au microscope, on observe des faisceaux libreux entre-croises, conlonant des cellules plasmaliques, avec des prolonge-meuls, coinme dans le lissu conjonclif, jeuue ou adulle. — Ün observe fröquemmenl la transformation calcaire de ces tumours.
Fibrome lacunaire. — Quand on a affaire ä une tumeur de cetle nature, on observe quo lo lissu conjonclif inlerstiliel do la glandc Sai.nt-Cvraquo; ct Violet. — ObstötriquOinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 73
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1134nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMELLE8 Al'ltKS LE PART.
öprouve la transformation Qbreuse; en mümo temps, röpitbölium des
ciils-de-sacs glandnlaircs et des canaux galactoplioros prolilere avec activitö. Cos organos se distendnnt ct se transforment on kyslcs lacu-naires, duns lesquels nc tardent pas ä faire saillic des vögötations übreuses, riches on vaissoaux cl couvcrtes d'öpithölium ä lenr surface.
Ce nöoplasino pout acquorir un grand volume; mais, do m6ine que le pröeödent, il ne röcidivo pas aprös 1'ablation ol no so generaliso pas. II so place done, sous lo rapport do la gravilo, apres radönomo, qui ne presontc jamaisun volume aussi considörable, et dont rexlirpalion offre conseqiiemmont moins do diClicultes.
11 nous restoraitä parlor mainlonant dos vi.jxowcs et des lipomesdes-mamelles, qui ont clö obsorvös dans 1'especo humaino; mais, comme il no nous a pas ctödonnö de los constator chez la chionne, nous nous absliendrons de los decrire, et nous renvoyons le locteur aux Irailos spöciaux d'anatomio palbologiquo humainc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; P. Piacn.
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II
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Causelaquo;. — Au premier rang des causes prödisposantes do la maladio que nous öludions, il laut placer d'abord la lactation. Los cxomples averös do mammito devoloppeo chez dos femellos dont los glandes n'ölaient pas on pleino aclivitc ronclionnolle sent, en oflbt, d'une extreme raretö ; et, pour ce qui est do I'espfeco bovine, rexpörience-prouvo quo ce sont les vaches mcilleures laitiöros qui y sont les plus exposees. Cost surtoul au moment oü celte activile s'evcillo, quolques jours avant ou quelques jours aprßs le pari, quo la predisposition morbide existo au plus haut degrö; et Ton pout dire sans exagöration quo, dix-neuf fois sur vingt, la mammito so declare dans le mois qui suit la mise-bas.Aprösl'öpoquo du part, viont cello du sevrage comme 6poquo do plus grande frequence pourcetto maladio, du moins pour les fomelles dont on n'utiliso pas le lait, et qu'on separe brusquomonl ct sans pro-caution do lours petits. Quant aux circonstanccs exlöriouros do climat, do saisons, do nourrilure, ou aux conditions internes de tompcramont, d'ombonpoint, etc., leur influence est pen marquee, on, si olio existe, encore mal connuo. Itycbnor, h la v6rite, dit bien avoir observe, en Suisse, la plus grande fröquence docette maladie pendant los journöes cliaudos et orageuscs de l'etö; mais la conclusion quo Ton pourrail tirer do cotle remarquc se trouve infirmde par d'autros obsorvateurs qui, dans d'autros localilos, ont constate tout le contraire. 11 faul done, sur ce chapitre dos causes prödisposantes, s'en tonir ;icelles que nous avons indiquöes plus haut, et qui seulcs, jusqu'ici, sont dömontrees.
(Juant aux causes occasionmdhs, cellos sur lesquelles on est gene-ralomonl d'accord sont : lo sejour prolong^ du lait dans la mamelle, soil par la faiblosso du nouvoau-n6, qui n'öpuiso pas la glande du lait qu'ollc conlient, soil par la mort do celui-ci ou sa separation trop brusque d'avec sa more, quand on n'a pas la precaution do soulager de temps on temps I'organo par la mulsion; soit enlin par la mauvaise
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MAMM1TE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; llöa
habitndo, encore Irop rcpaiuhio, do laissor sans los trairc, pendant douzo, vingt*quatre hcnros, quelquefois raquo;pros leur avoir lie ou oblilörö los mainclons, los vaches quo Ton veul oxposor on vonlo, a(in do les falre parnltre mellleures laitlöres, pratique qno Ton oonhalti dans certaines localil6s, sous lo nom d'empisspment; — l'aclion dircclo du IVoid sur la glando mammaire, par los couranls d'air qul out lieu dans los elablcs et öcuries mal disposeos, mal closos; lo döcnbitus dos femolles nouvollomcnt acconchöos sur los dalles nues, humides el froides; lo passage brusque d'un milieu chaud dans un aulro dont la temperature osl basso; lo paoage pendant les temps brumoux, plu-vioux ct froids; les lotions trop froides quo Ton fait parfols snr la mamello, dans un but do propreto, etc., etc.; — les coups do tlaquo;Mo quo le nourrisson donnc souvenl ä la mamello, pour activcr la sorlio du lait; la mulsion pratiqu6o sans precaution et d'uno maniöre brutale, etc.
Toutcs cos causes ne sont copendant pas admisos sans conloste par tout le monde ; ainsi, Itichnor croit pen ä rinduonce des ölables froides, des couranls d'air, etc.; il fait remarquer quo tres souvenl, pendant la mauvaisc saison, des vaches sont conduitos aux foires ot aux marches et exposöes ä des refroidissements, sans qu'elles soient atfectees de mammile. Par contre, M. Lafosso, qui a vu celle maladie regner aveeune fröquonce insolitc sur les vaches des environs de Toulouse, pendant lo mois de juillet 1830, n'h6sile pas ä l'atlribuer aux vents frais du nord, du nord-est et du nord-ouest, qui onl rögnö en permanence ä la möme dpoquo. — Lanzillolli, s'appuyant sur rauloril6 de Billroth et de Uoser (en mödecinc humainc), esl presque dispose ä revoquer on doulo l'aclion do la slaso laileuso dans los canaux galacto-phores, cause jusqu'ici admiso sans conteste par la gönöralitö des pra-liciens. II est Ires vrai quo les causes dont il s'agit ne produisenl pas la mammile chez loutes les femelies qui sont exposöes ä leur action; mais il nous semblo quo c'estse montror beaueoup Irop absolu quo do leur denier loute influence nuisible, par cela soul quo colle influence ne se fail pas sentir chez tons los animaux qui y sont exposes; il fau-drail, pour etre consequent, nier l'öliologic tont entiere.
ü'aulrcs causes, moins göndralement admises, onl encore die signalöes par quelques auteurs. Ainsi, Hyclmer a vu la maladie se declarer SUrlout ä la fin des jours d'616 se lorminant pur des oragos, et il croil qu'il faul prendre on grando considöralion l'influence de releelricite, ce qui est possible, mais n'a pas elö jusqu'ici demontre d'une maniore certaine par un nombro süffisant d'observations bien failes. — M. Lafosse signale, comme cause prineipalo de la mammile gangröneuse qu'il a observdc sur les brebis des environs de Toulouse, la temperature elcv6e des bergeries ct les miasmes quo colle tempöra-ture ct leur inalpropretö y font constarnmenl döveloppor. — lloche-Lubin, qui a döeril un des premiers la mastoite gangreneuse de la bre-
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1188
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MALADIES DES FEMELLE8 APRE8 Lli PART.
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I
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bU, s'acconlo avcc M. Lafosso pour roconnaitro ü la malproprelö dos bergerlos uno Influenco prononoöe sur son däveloppement. 11 Signale, on outre, Vaction de soubattre lc pis, o'est-ä-dire de produlre de bas en haul sur les glandes mammaires une succession d(3 chocs avcc la main, en (rayant la brebis, alln d'augtnenter la qnantilc et de modifier la qualitd du lail par vine expression plus complete de la glande, (Roche-Lubin a fait scs observations dans les environs do Itoqueforl, oil les brebis sont entretonues commc laitieros pour la production du fromage si renommö do co nom); it a vu les bergers so llvrer 5. cettc mana'iivre avcc tanldc violence, quo la brebis en 6tait prise de dys-pnöe, quo son train do derriere chancelait, et que parl'ois cllc tomluut inGine do doulcur. — Un ancien praticien, Bardy, de Urassas (Tarn), a communique dans le temps a llainard la relation d'une sorte d'epi-zootie de mammile cboz la vache, dont la cause parut ctro ä ce v6teri-naire I'usage alimentaire des renoncules laquo; qui 6laicnl tres abondantes dans les pros que frequcntaienlles vaches. raquo; Les habitants de la loca-lito assurerenl ä Bardy ([tie lo mümc fait se roprodnisait constamment dans les anuecs oil los päturages se trouvaient infestös de cello plante. Peut-ölrc cot cfCet, ä supposer qu'il soil r6el, pourrait-il etre allribuda l'öliminatlon par la secretion lactöe du principe acre des renoncules ct a I'irritation qu'il produit sur le lissu glandulaire avcc lequel il cst mis en contact. Nous ignorons si d'aulres (pie Bardy out eu, depuis, I'oc-casion de faire des observations semblables ou analogues. — Suivanl llainard, des causes pins gönörales, laquo; des maladies döveloppecs ail-leurs, raquo; vaginiles, inotrites, pcritonitos, etc., metlant en jeu les laquo; sympathies morbides, raquo; pourraient el devraienl encore etre invoquees pourcxpliqucr ['apparition olsurlout la gravitö de cerlaines masloites; mais nous devons dire que ces causes nous paraissenl pour le moins bien probl^matiques,
Comme causes di'terndnantes, on pent oiler Ions his Iraumatisines, — les plaies, los contusions, — produits par les chocs, les heurls, — les coups do pieds, do corncs, de fourches, — les morsuros, etc., etc.
On pourrait meine, amp; hi rigueur, faire renlrer dans ce cadre la mor-sure de la vipöro, dont Chanel a cil6 dans le temps quelques cxemples; les eruptions diverses ayant pour siege hi inamelle, — cowpox, aphtos, etc., — dont nous n'avons pas i\ nous oecuper ici, et qui, dans la realitc des choses, no tiennent qu'uiie jilace fort restreinle dans l'etiologic de la maladie dont il s'agit.
Elnfln, une dorniere cause qui n'ötait pas nißme soupeonnüe il y a seulemenl quelques annces, et qui appelle des maintenant la plus sörieusc attention ties praticiens, c'esl la contagion ou, si I'oil prefere, ['infection par rintcrmediaire d'un microbe ou bacille special.
Dos 187o, lo professeur llivolta avail cu I'occasion d'cludicr une mammile qui rcgnail sur les brebis des environs de Pise, qui lui parut dislincle, par sa forme, de la mammile gangreneuse, et qu'il n'hesila
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MAMMITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;W6~
pas ä qualifier do mammilo scpli{iiio, parco qtio, dil-il, lorsqu'ollc dö-bnlo par certaincs parties de laglande maiDinairo, on remarquö, dans los points corrospondanls do la peau ot do la glande elle-möme, des signes de pnti-cfaction, et, dans le iluidc sdro-sangulnolenl qui baigno le lissu conjonctif do la glande, des elements Ires actü's du processus do la piitröi'aclion sous forme do microcoqucs et do baclerics. 11 ajoute (pie, quant aux causes, il regne oncoro uno ccrtaino obscurite relative-monl ;\ la coiitagiosilö do cette maladio, mais que los bergers out genc-ralcmont la precaution d'isoler los malades, et qu'il semljleraitquc, en agissant ainsi, rafTeclion se limito aux animaux priinitivoment altelnls. II ponse, en consequence, qne cette forme do mammile est prodnite et cntreteiuio par un microbe, — microcoquo on baclerie, — sp6cial, qui pcni'tro dans la glande, soit par los trayons, soil par qnclque partie de la peau qui la recouvro.
Vers la memo epoque, L. Franck cineltait line opinion sem.blable; il va memo plus loin, cl n'bcsiic pas ä regarder comme cause princi-pale de la mammilo, möme presque comme cause unique, Vinfeclion s'opcrant par I'introduolion do bacterios dans la mamelle par 1c canal du trayon; ct il a fail des experiences qui viennont lt;\ l'appui do sa maniere do voir. Ainsi, il a a plusieurs reprises injeetc clans les trayons d'unc vacho bion porlante du pus provcnanl d'tino mamelle malade, ot il avu, en raoins de vingt-quatre heures, so dövelopper une inflammation aigue dans le quartier correspondant an trayon dans lequel on avail fait 1'injection. Les mains du marcairo, la litiöre souil-leo sur laquollo les vaches si1 coucbent, la bouche du veau, etc., seraioul, suivanl Franck, les moyens de Iransporl les pins ordinaires de l'agenl inl'octieux.
Plus receinment (1884), ces vues out (He conlinnees de la faron la plus complelo paries remarquables recberches do M. Nocard. Co pro-fessour ayanl on I'occasion d'eludier, avoc M. Mollereau, uno veritable enzoolle do maramite qui rcgnail depuis six ans dans I'elablo d'un nourrissour do Gbarcnton, constata, dans le lail altere extrait des quarliers alTeeles möme ä un faible degrc, la presence, en laquo; nombre considerable, d'un organismo special, unique, comme cnllivö dans le lait iX Fetal do purete, affectant la forme d'un long cbapelet ties irregu-lior, do Ires potilcs dimensions, dont chaque grain, legercmont ovoido, do 1 milliemo do millimetre do largeur sur 1 millirme I ''lt; do milli-inelro de longueur, lixait önergiquemonl les diverses couleurs derivees do I'aniline. — Ensemencö avec les precautions do rigueur dans du lait sain, du bouillon do poulo, etc., le lail malade cttlliva avec facilitc, soil an contact, soit a I'abri do I'air, ot reproduil on Ironte-six oil ((uarante-liuil boures uno proportion considerable do cbapolcls semblables ä ccux precedoinmenl decrils. raquo;
II reslait ä s'assurer que cc microbe etail bion I'agiMit do la maladio : e'est co que III M. Nocard. en injeclant le liquide de la douziemc cul-
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IIB8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES MKS FEMELLE8 Al'ltl'CS LE I'AHT.
lure dc rorganismo en chapclcl : 1deg; tlans lo Irayon d'un quartier do la mamelle (rune vieille vacbe en bon 6tat, ;\ la dose de 1 conlimi'lre cube; 2deg; dans colui d'nne cbövro aecouchöo dopuls quinze jours, ä la dose deun domi-conlinu'lre cube; aquot; älainömo dose, dans la mamelle ingulnale drolte d'une cbiennc.
Cello dcrniero inoculation rosla slerile ; mais il n'en fut pas do memo chcz la vacho ot chez la chevre. — laquo; Dös le premier jour, les mamelles inoculöes, — chez cos derniöres, — fonrnircnl mi lait tres riche en cbapelcls, el, pendant tonte la duroe do I'oxpih'icnce, on put faire la meine constatalion. Le lait devinl acidc; il presenta rapidc-ment, — chez la vacho, — de •pelits grumcaux do cascine...; la mamelle ne prösenta pas dc noyau indnre, mais, h la lin do roxperiencc, son tissu paraissait en masse plus forme ot plus dense quo celui dos glandos qui n'avaient pas snbi roperaliou.
Nous avons parlö pröeödemment de la nature microbienne de la mammite gangröneuse do la brebia; or, M. Nocard a vn le lait malade gt;lt; injecle dans les conduits galactophores d'nne brohis saiue, a la dose do cinq gouttes, reproduire la mammite gangröneuse et döterrainer la mort on quaranle-deux beures. raquo;
D'aprös ce qui precode, il n'est done pas doutcux quo, sous quel-ques-unes do ses formes, la mammite no soil uno maladie de nature infectieuse, microbienne, comme on dit aujourd'bui, et, comme teile, capable do so trausmcttre par contagion. Cost im point (jni nous parait dölinilivement acquis a. la science, et quo les pralicieus ne do-vronl jamais perdre de vuc.
Trattemoiit, — M6me quand eile sepr(3sente sous ses formes les plus Idgeres, par exeinplo sous la forme d'un simple engorgement laitcux, la mammite pent avoir des consequences graves; eile pent aboutlrA la destruction de l'organe ou d'une partie de l'organe, ou möine occasiou-ner la mort. I^lle ne doil done jamais etre neglig(5e, el non seulement il faut la traiter dans tons los cas, mais il faul la trailer sans retard, la maladie pouvant produire dans I'espaco do deux ou trois jours des lesions qui no permetlent plus lo retour de l'organe ä sou elat primilif. Les proprielaires no doivent jamais pordro de vuc cetle vcrilo de-inontree par l'expörienco. On comprend, du reslo, quo le traitement doit varier suivant cbacune des formes que peul revötirla maladie.
Lorsqu'il n'y a encore qu'engorgemenl laileux, on on triomphera trös göueralement par uu traitement simple, lei, I'indicalion capilale et qui domino loulcs les autres consiste h vider ä fond la mamcllo du lait qu'clle contient, el dont la stase est la cause premiere du mal. La mulsion doit done 6lre opcrec souvont, ciiu[ on six fois dans la juurnöe, ou memo tonics les beures ou tonics les deux beures, comme le re-coinmaudent quclques pralicieus ; on aura soin d'öpuisor cbaquo fois
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MAMMITB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;llli9
complötcment la inamolle, et coinmo I'organe cst toujours douloureux, roperalion devra etre falle par uue main habile, avcc douceur et mö-nagements, afin d'öpargner ä la malade des souffranccs qui aggrave-raicnt necessairomont son ötat. Peul-Ötre se lrouvcrait-on bicn d'efTectuer la mulsion au ntioyon des tubes trayeurs {fig. 149).
Tout ce qui precede s'appUqne aux quartlers malades; pour ce qui esl des rpiartic s gt;.iins, il suflira de les Irairo comme ä l'ordinaire, en ayant soin d'en retircr bleu complelement tout lo lait ([u'ils contic-uncnt.
Dans quelqucs localites, on a I'liabitudc, en pareille cir-constance, de faire tomberlo lait, au sortir do la mamello, surune pellerougieaufeu. Quelle que soil I'idee quidi-rigc ceux qui cmploiont cetle pratique, clle nous parait bonne, ä la condition, bicn entendu, qu'on prendra toutcs Jos precautions rcquises pour oviter lout danger d'incen-
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die; on donne aiusi h I'organe aflccte unc fumigation
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Fig, no.
Tuho traycm'.
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einollieule et rcsoiutivc qui nc pent etre que salutaire. Le vinaigre, quo ron fait vaporiser de la mönie maniüro sous la ma-inolle, remplit d'ailleurs le tndme office et offre ä pen pros les memes avantages.
Souvent ces soins Irös simples, quand ils sent employes dös lo debut, sufllsent pour arrelcr le mal et ompeclicr de graves complications. S'ils no sufflsent pas, si, apivs unc mulsion bien faitc, la mainollc rcstc encore cngorgce, dure, tendue el doulourcuse, si les veines qui ramponl ü sa surface sont volumineuses, gorgees de sang, le moyen 1c pluseffl-cacc de faire cesscr cetle tension, due evidcminent ä un etat conges-iionncl, consisle ä pratiquer unc saignöc ;\ la veino mainmaiio corrcs-pondanle, toujours Ires grosso et livs apparente chez la vacho en etat tic lactation.
Le nourrisson, si la fcmollonourrit, devra ulre ccarlc, au moins taut ([u'il y a sonsibilile exagerce do la mamello, c'est-a-tliro pendant un jour ou deux. On sail que los pelits qui lottent out l'habitude de donncr j\ la mamello do violenls coups de UHc pour provoquor la sortie du lait. Cos coups font souffrir la femelle el augmontcnt rirritalion do la glande. —Dös quo la sensibilitö morbide a en grande partie disparu, la succion operöc par le nourrisson esl, au contraire, le mcillour moyen dV'puiscr la niamolle et do s'opposor h la stase laitouse. Cost au pra-ticien soigneux et attentif qu'il appartientde döcidcrä (jucl moment lo pclit devra etre rendu h sa mere.
Ces rnoyons simples, oil la pharmacic n'a, comme on voit, absolu-ment rion a faire, seront secondes par quelqucs soins goneraux, tout aussl pen compliquös. — llvilcr les courants d'air, enveloppcr I'aninial d'une longue et large couvcrturo, qui lombc jusqu'fi terre et protege la mamello conlro Taction dirccle de l'air froid; diminuer ou suppritner
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MALADIES DES FEMELLE8 APRfiS LE PART.
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lolaloment lo foin tic la ration, 1c rcmplacor par dos barholagos, dos bolssona liedos, blanchics par la farino, epaissics par des racinos ou des tnborcides cuils ot ecrasds, et additionnös do sulfale do soudo (180 h 200 grammes), do nitrate do polasse (10 fi 15 grammes röpötös trois Ibis dans la journöo), administror quelquos lavements pour com-batlre la constipation : voilö, ce qn'il convient de fairo on paroil cas.
Par ce traitomont employö i\ pmpos el d'nne maniöre Intelligente, on previendra presque lonjoiirs les complications, notamment la formation de cos grumeausosolides, de cos conerölions casöeuses qul peuvent (levenir, ainsi r|ne nons I'avons dil, la cause d'accidonls tros scrieux.
Si lour formation n'a pu (Mre 6vitöo, soil parce qu'on a 6t6 appclö trop tard, soil par tonic anlre raison, il faul les cxtrairo.
Pour cola, il faul d'abord les mobiliser, en los faisant allornalivcmcnt montcr el descendre dans l'inlöricur du mamolon, par dos prossions donees et mönagöcs. Puis, quand le corps ötranger so döplaco avoc faci-litö, on le fail glissor, en compriinant douceincnt, do haul en has; on I'anu'ne jnsrpi'au bout du Irayon, ot on le force ä sorlir par un8 pros-sion plus önergiqne. En agissant ainsi qu'll vicnt d'6lrc dil el on faisant dilator l'oriflce du mainolon par un aide intelligent, Duplesmo a pu exlraire raquo;ine de cos conerötions ayant ä pen pros la grossonr d'uno noisette ordinaire.
Si la concretion ost trop volumincuse ot qu'on no puissc pas I'obto-nir do colic maniöre, il faul döbridorlcmamelon. Pour ccla, aprös avoir amonö le corps Stranger aussi pros quo possible do roriflce, on incise lo conduit do dohors on dedans sur lo durillon lui-inomo; ou bien ou in-troduil dans ce conduit une sondo cannclöe bien huilee, on fait glissor la poinle du bistouri droildans la rainuro dc la sondo eton incise d'un seul coup. Lo roslo do Topöralion se lorminc ensiiito commo il a cle dit plus haul.
On a proposö plusieurs instruments plus ou moins ingöiiienx, soil pour aller saisir lo corps Stranger dans I'lnWrleur du conduit galacto-phoro el I'extraire, soil pour lo broyer sur place; mais aucun n'a 616 jusqu'ici sanetionnö par la pratique, et, pour ce motif, nous nous dis-penserons de les d6criro.
Quelques mönagöres el certains ompiriques, quand ils voient que lo tail no coulo pas par un Irayon, n'iinaginont rien do mieuxquc d'inlro-duiro dans le canal oxcreleur nne aiguille h tricolor, a(in, disont-ils, de ddboucher le Irayon. Cost la nne pratique essenliollement vicieuse el dangereuse, qu'on ne saurail proscrireavoc trop dc scverild. Tres sou-vent, äla suilo do cos manoeuvres intempestives, rinflammalionsepro-page a la giande, et 1'on transformc nne mammile catarrhale simple ct facilement curable en une mastoitc parenchymalcuse, dontla tormi-naison trop fr6quenle esl la gangrono du quartier corrcspondanl, ainsi qu'on pout on volr do nombreux examples en parcourant les observations do mammile publiöes dans nos recueils pöriodiques.
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Nous avons vu plus haut quo, chez la vachc, la mammito catarrhalo Hail due parfois h la contagion; quo celte forme, habilucllemont chronique, do la maladie ötait caraclörisce par la presence on abon-dance, dans le lait extrait du quartier malade, d'un bacille sp6cial, tres facile ä reconnailro. M. Nocard recommando, commo trailemonl curatif pour cetto forme do la mahulic le moyen suivaut, ([u'il a essayö avee un plein succes:
Injections parlo trayon do chaque quartler malade avec 100 grammes d'une solution tiede d'acidc boriquo a i p. 100. — C.etle injection doit 6tre faite imm6diatomont apres la traito du soir; — clle doit (Mre re-nouveleo deux ou trois fois, ähuit jours d'intorvallo.
Sous I'lnfluence de ce traitemonl assez simple, M, Nocard a vu I'in-duration do la glando diminuor pen ä pen, lo lait roprondro ses ca-ractoros norniaux, ct ne plus üllrir, au bout do quelque temps, aucuno trace do Torganismo special qui produit la maladie.
En outre, pour 6viter la propagation de raffection, quelques prö-cautions doivont etrc prises, que I'auteur formulo en cos termes:
laquo; Avant la traite, la personne chargöe de cctlo bosoguo devra se lavcr les mains et laver lo pis do la vachc avoc uno solution phöniqueo ä Up. 100;
laquo; Ce double lavago sera repötö chaque fois (pie lo trayeur appro-ohera d'un nouveau sujet;
laquo; Les vaches malades seront liaitos en dernier lieu ; lour lait sera recuoilli h part et ne devra servir qu'ä l'aliincntation des pores. raquo;
La mammito aiguc non speciliqno — phlegmoncusc ou parenchy-ma/ense — doit etrc atlacpice des son d6but par un traitement (hier-giquc. 11 Importe, on ell'el, an plus haut point dc ne pas lui laisser le temps do produire quclques-unes de cos altörations si graves quo nous avons etudiöos precedommenl, et qui arrivent avec une si grande rapid ite.
Pour alteindre ce but, nous ne connaissons pas do meillour moyen ä employer, chcz la vuche, que la saignöe ä la veinc mammaire currespon-chutte. Co^le vcine, livs facile ä alteindre avec la llamme ou la lancello, permet, par son volume de faire une saignöe aussi copieusc qu'on le desire, et le sang qu'on retire ainsi direcleinent de la glando congos-tionnöe produit un dögorgemeut rapide, qu'on demamlerait en vain ä tout autro moyen. Les bons effels que nous on avons oblenus en mainles circonstancesne nous ponnetlenl pas do conscrver le moindre doute sur son olTicacite, et nous ne comprenons i)as quo quelques pra-liciens puissenl lui pnMerer les mouchetures, qui ne donnenl qu'unc quaulile do sang relativomont presque insigniliantc.
Chez Id jument, la disposition touto dilferonte do la voine corros-pondante — veinc honteuse externe, — qui va so dögorger dans la veino cruraie, rend co vaissoau lieaucoup Irop dillicilement accessible
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1102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DBS FK.MELLES APUKS LE PART.
;\ la lancctle pour qu'on puisso, en 1'ouvrant, se donncr, comme chez la vacho, le bcnölicc d'une sai^nöo ü la fois locale et gönöralo. D'un autro cötö, la saignce simplemcnl genöralo — fiu'on la pratique i\ la jugu-laire, ä la sous-culanee Ihoracique ou ä la saphene — est trös loin d'offrir les inömos avanlagcs. Nous compronons done quo, cliez cello femellc, on chercho ä oblcniiquot; lo dögorgoment direct de la glande par des mouchetures et des scariflcatlons. Cost un pis-aller auquel il laut bicn so rcsoudro, laule d'un moyen plus officace.
Pour les pntiles femelles, la chövre, la brebis, la chienno, il scrait ra-tionncl tie rocourir aux sangsues, quo 11. Bouley a souvent fait appli-quor on pared cas,non soulemenl cboz cos fomollcs, niais encore cbez la vaclie, avoc un grand avanlago. laquo;(Vest un moyen Irop pcu employe, nous dil-il, ot qui donnc d'exccllents resullals (1). raquo;
Commc dans le cas d'engorgemenl lailenx, il Importe de rider les ca-unux galaclophores, ot il n'est pas nccossairc dquot;iiisisler sur les precautions avec losquollos cello operation doit clro faile, en raisonde 1'ex-trßmo sensibility do l'organe malade. Novis ferons seulementretnarquer quo l'einploi dos lubes Irayours scrait, dans co cas, moins ulilo quo dans la promiöre forme do la mammite; ([lie ni6me lour söjour i\ de-mouro dans lo conduit laclil'ore no serail pas sans inconvenieiils.
Vicnnenl cnsuile les topiquca divers, quo Ton pout employer sur la glande, pour calmer i'inflammation on la I'aire avortcr, el ici nous n'a-vons, on verilö, quo l'embarras du choix. On a, en ciret, prcconisc lour ;\ tour les astringents, les lempcraiils, les ömollieuts, les narcotiques, les rcsolulil's stimulants, les fondants, voire möine les irritants. Nous nous bornerons h signaler ccux qui, ü un lilre quelconque, möritent uno courte mention.
IjOS astringents — can froido addilionncc d'exlrail de sahirno on lotions röpölees, — lorre glaise, delayfe dans le vinaigre, etonduo on couche conlinuo sur loule la surface do la mamolle, — boue des remouleurs — cloupadc do Moscbali, etc., etc., — no nous paraissent convenir c[uc clans les mammilos legrros el tout ä fait au döbut, alors qu'il n'y a encore ([ue simi)le congestion. Dös qu'il y a inflammation verilablo, avec exsudalion do produits plasliqucs, cos agents accrois-sonl la douleur, augmontent la lonsion el la durole des lissus, el sont plus propres h aggraver la maladic qu'ä la comballrc. — Plus lard, quand la resolution esl en bonne voie, ([uo la douleur est on grande parlie calmec, ils peuvent do nouveau avoir uno cortaine ulililc.
Los tempörants, les Emollients, les Hrlaquo;To(laquo;Vy?(cs,employes isolemenl, ou mieiix,ralioiiiiellomonlassocies,nous paraissenl, comme au plus grand nombre des praticiens du roste, de beaucoup pröfttrables. —Onpeut les employer on calapiasmcs, lolions, onclions, embrocations, elc.
Les cataplasmes — do farilie tie lln,de mauve, do mie do pain, elc,elc,
(1) Uouu.v, communication inedito.
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MAM MITE.
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— arrosös d'hulled'oltve, do laudanum, d'eau blanche, suivant les cas, addilionnös de laudanum, d'oxtrait d'opiutn ou dr; bolladone — sont tresacloucissants,favoriseiil 1c gonflement iullammaloire ct cahncnl la doulour on diminuant la tension dos tissus ; mais ils sont d'une application diflicilo, en raison do la position deciive do la region, et, pour cetle raison, ils soul raremenl employes. 11s pciivenl Tetro cependant si on so sort,pour les mainleniren place,d'un bandage ou suspensoir, commeiions lo clirons ci-apres. Suivant M. W. Williams, du college vö-terinairo d'Editnbourg, lameillcure matiero pour lairoccs cataplasmes serait le houblon desseche. laquo; Ils sont tres lögers, dit-il, absorhenl beau-coup d'bumiditc et peuvcnl 6tre aisöment changes quand cola est necessaire ; do plus, ils sont Ires adoucissanls, et no dcviennenl pas irritants en so dossecliant. raquo;
Los loliom avec les decoctions do mauve, do morollo, dc bolladone, de totes de pavots, etc., agissent commc les cataplasmes, mais d'uno ma-niere moins el'ticaco, en raison do lour contact moins prolong^ avee les tissus malades. Cependant, la facilite do lour emploi fait quo beaucoup do praticions leur accordent la preCörence. II laut so resigner alors ä unc grande assidullö aupres des malades, car il laut röitörer Irös souvent los applications, si on vent en obtonir dc hons ellets. Voici quelle ötait ä cot ögard la pratique de Schaack, dont nous aimons ä invoqucr I'autorlte en toute circonstanco :
Apres avoir ossayö de divers moyons, ce pralicicn avail fini par accorder la preference auxacidulos, eau vinaigrce, decoction d'osoillo oil do planlos ömolliontes, auxquellcs on ajoulc du vinaigro en süffisante quantitö. laquo; Je los l'ais, dit-il, employer en lotions souvent reilo-rees, memo pendant la nuit; je rocommandc surtoul d'avoir soin que lo liquide soil employe aussi chaud qn'il est possilde do le supporler. Uno temperature clevöe ajoule, en eilet, beaucoup ä l'action de cos lotions... Pour les pratiquer, il vaul mieux sc servir do la main soulc-inent, que rt'une epongo on d'un lingo; au moins on n'a pas ü. craiudro d'employer lo liquide trop chaud. VX juiis, a\ec la main, on fail ton-jours do donees frictions en memo temps qu'on arrose, eta refl'el dos ablutions s'ajouto, do eclte maniero, rollet d'un massage doucement mönage, qui n'est poul-ölre pas Tagont le moins ellicace du traitc-menl.— II Importe aussi de s'arranger de maniöro ä entretenir le li-quide toujours sufilsammenl chaud, el arroser los dlfförents points de la lumour sans discontinue)', quot;pendant lout le temps necessaire, sauf quel-rjues interruptions qui ne doivenl pas ctve dc plus dc quiuze u vingt minutes chaque fois. Si Ton n'a pas trop altendu pour commencerco trailemont, il est rarement necessaire do prolougcr cos lotions au-delä de ipia-rantc-huil n soixante-douze /teures. raquo; Ce traitomeiit, on le voit, est assez assujeltissanl; mais, d'un aulre cole, ses avanlagos sent assez sorieiix pour qu'on passe sur cot inconvenient: laquo; Employ4es au commencement de la maladie, dil Schaack, cos lotions pour ainsi dire iniulerrompues
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out produit, snr un bon nombro do siij(3ls choz lesquels j'ai eu I'occa-sion do los mettro on usage, dos ofl'ots antipblogistiques dos plus re-marquables. En vingt-quatre ou trente-slx heures, la marche progreslaquo; give do rinlkuiimution a clö arrotöo. La tumefaction desglandes s'ost dissipee onsuito en un jour ou deux, el la s6cr6tion du tail s'ost trou-vöo aussitöt rcJlablio. raquo;
Les onolions et embrocations, — avee I'buile do belladono, do jus-quiame, do morphine, on campliröes, — 1'onguent do lauriei', 1'onguenl populcum, diverses pommades dans losquellcs entront lo laudanum, I'oxlrail d'opium, I'exU'aitde belladono, — sont, ;\ laverilö, d'un emploi beaucoup plus commode, et noussavons qu'un grand nombro do pra-ticiens y out rocoursde pröförence ; inais nous n'oserions garantirque lours ollbts soiont aussi süra et aussi rapides quo ceux que Scbaack obtient du traitement qu'li preconiso.
Parmi los fondanls, nous citerons d'abord les alcalins, qui, parail-il, soul d'un usage fröquent en Suisse. Dös quo lo marcairo rcinarque lo nioindrc cbaugoinontdans lo lail (annonranl I'invasion do la inasloile), (lit Itychnor, ii proud uno poignöo do condro do bois, qu'il arroso avec lo lall Iui-m6me, et, avec cc melange, il fait une lotion ou uno friction sur lo pis. —L'auteur quo nous venous de citor atlribue los bons elfols do ce mclango ;\ I'aclion do la potassc conlenue dans les condrcs sur le lait, dont eile ompßclio la coagulation. Cost, enoHbl, la coagulation du lait dans le pis qui est, pour le prolcsseur do Berne, lo poiul do depart de la maiadio, sou phöuomonc initial. Partanl de cello idee, it a oherchö uno combiuaisou qui permit 1'emploi commode de la polasso, ot il s'ost arrolö i\la suivaute :
Falles cllssoudro potasso..................... I partlo.
Do ns (mu ordinaire................... 2 parties.
Batioz raquo;vnc imllo d'ollvo.............. .'gt; parties.
AJoutcz encore eau................... -i uu ,'gt; parties.
ct battez de maniöre ;'i obtonlr un liniment savuimcux, quo I'on omploie en embrocations sur le pis, deux lois par join'.
II assure quo, do tousles reinodes pronds jusqu'ä co jour, aucun no donne autant do sneers. Dans les inflammations qui n'ontpas encore attaint lour plus haul degrö d'iiilensilö, souvonl apros cinq ou six heures, quand d'abord il no sortait du pis que du petit-lait mölö do grumeaux casooux, on obtient par la nuilsion uno masse blanche jau-natro, plus semblable ä du pus qu'ii du lail, co qui porinelde porter un pronostic Ires favorable.
Un autre fondanl souvonl employd, el qui merito do retro, c'osl la pommade mercurielle double, appliquöe on coucho cpaisso sur loutela surface de la glande malade. Tout lo mondo connall I'aclion calmaulo de cello preparation dans toules les inflammations Ires aiguös, avoc tension cxtromo des tissus et douleur intense ; jamais olio ue saurait done olio inieux indiqu(5c que dans lo cas present. Inutile do dire que.
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MAMMITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IIOj
si on emploio cctlc medication, il faul survoillcr aUcntivemcnt l'öUit pöneral, afln de prdvenlrou decombattre ä icmps los cfleis dc I'lnfec-lion inercurielle. Quant an nonrrisson, ccllc complicalion n'esl pas ü craindre chez lui, puisqu'il osl Lien entondu qu'U ncdoil pas tclor sa mamp;re jusqu'ä complete gudrison.
Nous no devons pas oublior de signaler ici le collodion, qni a eu un moment de si grande faveur dans lo Iraitemcnt do la mammite chez la femme, quo preconisent aussi Baumeister et Uiioll', et dontM. Gilli-bert a obtenu, il y a une trentaine d'annees, un si remarquable sneces chez unc chövre. — Un elend hi preparation avoc un piuceau, de ma-nierc a former snr ton to la surface de l'organe malade nne couche con-liruie, blen egale ct d'une certaine 6paisseiir. —#9632; Lo collodion agit, tout ä la fois, par le froid qui rcsnlle do I'evaporation do rellior et par la compression qne produitle retraction de la couche emplastique,
On emploie souvent aussi les lotions rüsoluliocs, avoc les infusions chaudes de tlenrs de sureau ou d'autrcs plantos aromatiques ct exci-tantes; nous les approuvons, ct nous pensons (pie, raises en usage suivant le proeöde do Schaack, elles produiraicul h pen pros les monies ollets quo les lotions acidulos.
Mais nous ne saurions approuvcr en aucunc faron, pour cette pd-riode do la maladio, les topiques irritants— frictions aveo I'alcool camphrö, — lo liniment ammoniacal ordinaire ou camphrd, — la tein-turc de cantliarides, — I'onguent vesicatoire soul ou melange ä la pommade inercurielle, etc., etc., — qui out etc vantes par quelques praticions, soit comme resolutifs, soil ä titre de rövulsifs, et ([iii ne nous paraissent propres qu'ä accroitre 1'inflamtnation et ä hiUor la venue de complications qu'il faut mettre tons ses soins ä prövenir.
Ce traitement local sera secondö par des moyens t/encmux propres ä combatti'c la lievre, comme dans toulcs les inflammations graves. Ainsi, i'animal sera mis a une diete encore plus severe ((ue dans la forme calanhale; on lui donnera quelques boissons temperantes et raiVaichissantos, avec le pelit-lait, la decoction d'orge, de chiendent, d'oseille, de parietaire; on ajoutera, soit ä ses boissons, soiti\ ses breu-vages, des sels noulres, — sulfate do soude ou do niagiiesie, nitrate de potasse, creme de tartre, bicarbonate de soude (Tabourin), tartre sti-bid, —aux doses ordinaires; on lui donnera quelques petits lavements, pour combatlre ou prövenir la constipation. — Inutile d'ajouler qu'on prendra les precautions necessaires pourprövenir les refroidissements de lapeau et Taclion dirccte de l'air froid sur les mamelles, (|iii devronl, en outre, etre tenues constammeiit bien süches et dans un parfait etat de proprelö.
Dans lo but d'6viter le refroidisscment do ces organes, quelques au-leurs recommandent de les entourer completcmcnt d'une couche öpaissc d'ouate ou de coton cardö, et nous jugcons cetlc recomman-datiotl cxcellonte. On maintientces corps, mauvais conducleurs du ca-
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nCOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMEILES API1ES I.E PART.
loriquo.autonr de la mamolle an mojen d'un siispensoir. Cost une cs-pece de bandage ayant la forme d'un sac on d'un bonnet, assez grand pour rccevoir ais6nienl touto la mamellc, percö de Irons pour lo passage des trayons, et muni do liens qui vont so fixer sur les lombes, apres avoir passe, les deux antericurs on avant dn grasset, les deux posteriours ü la face interne dos cuisscs. Go suspensoir n'a i)as seule-ment I'avantagc do maintcnir la ouate on lo coton; il supporto on oulro la mamolle, et previont ainsi dos tiraillomonts oxcossivoment douloureux.
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Lo Iraitoment dont nous venons d'oxposer les principalcs regies est applicable au debut do la mammile; il a pour but d'on oblenir la resolution. Quand il n'est plus pennis d'esperer cetle heureuse termi-naison, quand la suppuration, par exomple, paratt inevilablo, il faul avoir recours a d'aulres agents. II faul alors, par tons los moyens possibles, bätcr la formation du pus el sa riinnion en foyers superli-ciels. Pour cola, les emollients, comme les cataplasmes do farine do lin, de feuilles do mauve, si on troiive 1c moyon do les tenir oxactemont appliques — les maturatifs, comme riiuilc dc laurier, la pommade morcurielle, los cataplasmes de eigne — pourront etro continuös. — (Test ä ce moment aussi quo les resolntifs irritants, comme le liniment ammoniacal, ordinaire on camphrc, lo mölange d'onguent vösicatoiro et de pommade morcurielle, pourront avoir lour utilite. Baumeister et Hueffrccommandent, entre autrcs, lu preparation suivanto, qui, ä vrai dire, no nous parait pas, ä priori, avoir une superiority bien marquee sur cellos ordinairemenl employees en Franco :
^J Ilnile do jnsqulamo................. 8 parties.
Atumonlaquo llquido................. 2 parties.
Camphre............................ 1 partle,
laquo; La jusquiame, disenl-ils, calmo la doulourcU'excitationnervouse, mais surtout la suractivile des glandos; I'ammoniaque provoque la re-sorption dos produits inllammaloires et determine une irritation ext6-rieure substitutivo; le camphre doit prövenir l'induralion et la gangrene. raquo; — C'est ä rexpörienco qu'il appartient do prononcer sur le merile do cette composition.
Nous avons dit quels dösordros pouvait enlraincr la suppuration; il Importe done do lui donncr issue do bonne heure, en ouvrant los abces dos qu'on pout y rcconnaitre do la fluctuation. Getto Ouvertüre so fait ordinairemenl avec le bistouri ou la lancette h abcö.s; quelques prati-ciens cependant, Schaack onlre aulres, prefürent le cautöre actuel; ils trouvent qu'avcc lui on a moins ä craindre rhemorrhagic, parfois inqui^tante, qui pout resulter do Touverture des vaissoaux mammairos par rinstrument tranchant; quo la cautörisation favorise davantage la fönte des parlies induroes; que I'ouverlure fournit au pus un 6coule-
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MAMM1TE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1107
moiil plus libro ot plus facile, ot quo, plus lard, la plaio se cicatrise plus facilement. Toulofois, ä tort ou ä raison, lo plus grand nombre des praticions s'on tient au bistouri.
Uno l'ois ouvert, l'abcös doit etro parish suivant los rftglcs ordinaires, c'esl-iVdire par des injections detersives on excitantes— can vinouse, — vin aromatiquo, — teinturo d'aloes, — ou antisepliques, — eau chloruree — pheniquec, etc., — suivant les indications.
Quand les abees siögcnt dans repaisseur de la mamelle ou dans le tissu conjonctif profond, il est rare quo quelques canaux excrdteursde la glando ne soient pas intöresses par rinstrument tranchant. II on rösulte des fislules lactees, par losquellos le lait s'ccoule en partie, ot qui sent parfois difliciles ä cicatriser. II pout etre nccessaire do raviver les bords do la fistulc on les touchant de temps ii autre, soit avec la teinturo d'iode, soit avoc le crayon do nitrate d'argent, soit m6me avec le for rouge ; encore n'arrivo-t-on pas toujours sans peine ä un resultat satis-l'aisant, et Baumeister et Hueff paraissent avoir vu des cas oü la guori-son de ces lislules n'a pu etre obtenue qu'aprös la suspension de la secretion lactec.
Pour ce qui est du traitement general, il ne diflere pas de celui que nous avons expose ci-dessus.
Nous avons dit que la mammitc pouvait se terminer par la rjangrene limilde, amenant la destruction complete el I'elimination en masse d'une portion plus ou moins considerable de la mamelle. Quand ce cas so presonte, on pent attendre I'dlimination spontanee do la par-tie mortiflee, en se bornant ä surveiller la marcho do la nature, h. sou-lenir les forces do la malade, en memo temps qu'on favoriso le travail de l'inllammation disjonctivo et qu'on s'oppose ä la stagnation du pus et ä la rösorption des produits septiques, — par des conlre-ouvcrturcs et des injections detersives ct antiputrides; — mais on pent aussi, a l'cxemple de Lccoq, de Bayeux, et do boaucoup d'autres praticions, hater le moment do la separation par I'extirpation dc I'organe morti-(ie. — Voici comment Lecoq decrit celte operation :
11 est quelquofois — mais non toujours — nöcessaire de couchor l'animal et de le fixer comme pour la castration du cheval.On agrandit ensuile I'ouverture par laquelle s'öcoule la suppuration ; puis laquo; on de-chire avec les doigls, par petites portions, raquo; les tissus qui font encoro adhörer la glande, laquo; en 6vitant avec soin lesvaisseaux arteriels vivants,raquo; quo Ton lie, au besoin, au fur et a mesure qu'ils se prdsentent. laquo;Lors-([iie la separation sera complete, on fera la ligature des vaisseaux prin-cipaux (situes a la base de I'organe); ropcratour, par prudence, vu la iragilile de lours parois, qui se rompent facilement, mettra un noeud supdrieur d'attente; la ligature employee devra 6tre un ruban de lil ou une tresse d'unc largeur süffisante. Lors de la section du vaisscau, si le sang coulaitavec une certaine force, on serrerait un peu la ligature
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H08nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES FEMELLE8 APRES LE PART.
supörieurc, el rexlremilö du vaisseau soruit canlörisco au moyen du cautero ä olivc iutroduil dans sou canal (aujourd'hui, on einploierait, dans le möinc but bamp;noBlalique, lo percblorure do for).raquo;
L'opöratlon tonninöo, on pausom la vaslc i)laiG qul on rösulle par des injccüons dölorsives el dösinfoclantes — avee los chlorures d'oxy-desalcalins, I'acido pb^niquo, lo perchloruro de for, la poudro de char-bon do bois, do quinquina, etc., — jnsqu'ä cc qn'ollo cesse de dormer nnc niauvaise odeur; puis avec les topiques cicalrisantsordinaircs, vin aromaliquo, onguent digestif, teinturo d'alors. Eu möiue temps on soutlendra les forces do la femello par les loniques — genllane, öcorce de saule,— quinquina; les antiputrides — campbre, ac6talo d'ammo-niaquO) —les acides miuoraux, etc., dounös ä rinteriour.
Si la maladie menace dc so termiucr par la gangrine diffuse, il faul, s'ellbrcor de l'öviler, en InsislanL surlc traitement anliphlogistique que nous avons indiquö plus haul. Si les signes iiulicalours do la gangröne apparaissont, il faul loul inellro en ouivre pour la circonscrire el en limiler les progres. On couseille, pour cola, de faire dans 1'engorgement do profondes scariflcations, par lesquelles on fail aortir la serosilö sepliquo qui imbibe loslissus; do plonger dans ces lissus do nombreuses poinles de feu, alia dc rappeler en eux la vilalilö pros de s'öloiudro ; de faire, dans le mume but, des frictions irrilanles avec le liniment am-moniacal, ressonce de leröbeulhiue ou de lavande, seulos ou uioJangecs avoc l'alcool cainphrlt;;; do tracer lout autourde 1'engorgement gangrö-meux ime raie de feu, afln de lo circonscrire; de l'inciser largement, #9632;etd'eii exlraire le plus possible les produils döjil alleres; d'ömicleer la glandc morliliee, de caulörisor la plaie avec le for rouge ou los acides, puis de la panser avec les absorbanls el los antiputrides les plus ener-giques — les poudres de chaux, de charbon, de quinquina, le cbloruro de chaux, l'acidepbönique, ressonce do töröbonlliino, le percblorure de fer. — En memo temps on doiine ä linleriour dos loniques et les exd-'lanls anliseptiques, — le campbre, l'eau de Habel, ressonce de töre-benthine, los poudres vegelales e.xcilanles, le quinquina, le cblorhy-drale OU l'acölale d'ammoniaquo, etc., etc. — Tons ces moyens sont rationnels, et doivenl elre mis en usage avec ijersöverance,mais, helas! sans grand espoir de sucers!...
Lors de la premiere edition de col onvrago, Tidöo nous avail 6tö Miggcrec par 11. Bouley quo, pout-elre on relirorail de moillours rcsul-tats dos injections dans les tissus malades de cos substances anlisep-tiques — permanganate de polasse, toinluro d'iodc, etc., — dont Uavaine avail constate el mesttrö expörimontalemcnt la puissance comme agents destruclours du virus charbonneux, et dont (lizard, völßrinaire ä Varcnues-en-Argonne, avait oblenu un si remarquable succes dans un cas d'oedeme ebarbonneux eboz I'liomme. La tein-lure d'iode nolamment, dont la solution s'csl montree active jusqu'il
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.U.UlMITIi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11(39
imo dilution au j^, (Davaine), ot n'osl döju plus irrilaiilo an j,1,,,quot; (Ce-zard), nous paraissait iiouvoir C'Aro. injcctöo ä diverses profondours dans les lissns malades, par dos piqüres multiples, au moyen de la serlngue Pravass.
Mais nous dovons 1c dire, Texperienee n'a pas sanctionne ces vues tlicoriques. laquo; Tons mes essais dc tiaitenicnt de la niammito gangrc-neuse clioz la brobis, dit M. Nooard, sont restös infruotueux; c'ost en vain (iiic j'ai injeetö par le trayon de la glande malade, les liquides antiseptiques les plus aclifs : solution d'acide borique a i p, tot); do sublime ä 1,2 el ^,:i p. 100; d'iodo ä 1 et 2 p. IÜÜ; de sull'ate do cuivre ä 2, .'$ et i \). JÜO; d'acide phenique ä 2 ct ;{ p. 100. — Ces injections, repetöes ä couiis intervalles, poussees avec force do I'ncon a distendre tons les canaux exeröteurs, ä penölrer jusqu'aux acini glandulaires, n'ont produit aucun bon resultat. raquo; lit en dclinitive, le soul moyen do sanver, non pas la glande, mais la vie de la leinello, est encore, au dire do noire eminent collogue, celui que les bcrgors mettent en pratique depuis un temps immomoiial, ct qui consiste ä faire une incision cruciale comprenant loute l'öpaisseur do la glande, ä oxlirper par arracliemont les lamboaux ot;\ pansor la plaie ainsi lormöü, soil ä l'aidc d'uno solution do snlfatc dc cuivre, soil avec une pommade composoe do sulfate do cuivre iinomonl pulverise, 10 parlies, vaseline, 100 parties.
Lorsque la inatnmile so lermine par mduvalion, la vie do I'animal n'est pas.compromise, du moins immödialcment; mais la parlic in-dur6e de l'organe osl perdue pour la secretion lactee, et les chances sont bien minimos pour qu'elle recuprre jamais ses fonctions. On a conseille, pour rösoudre I'lnduration, d'insistor sur les fondants appliques en Crictions sur la partie malade, Coux qu'on a employes le plus souvent dans ce but sont : la pommade mercurielle double, la pom-made de ciguö, colic d'iodure do plomb on dc mercure, ot smiout la pommade d'iodure do potassium ioduröc. En m6mo temps, on domic ä rinlörieur lo calomel on mienx I'iodure do potassium a doses alte-rantcs. Mais co Iraitement, d'ailleurs rationnel, n'est quo bien rare-menl conronno do succös, meine lorsqu'il ost suivi avec lo plus dc perseverance. Nous avons dejä dit quo parl'ois, mais exceplionnelle-inent, une nouvclle gestation t'aisait ce que la Iherapenlique la [ilus in-lolligento n'avait pu faire, el relablissait la secreliou lactee dans son iidegrilö.
I'jnfin, s'il survieut qiiolqucs-nnes do cos dögönörescences qui soul parl'ois la consequence do la mammil(!, le trailement medical n'a plus rien ä faire; c'ost i'l la Chirurgie que I'arl doil demandcr ses ressoiircos, et nous n'avons pas a examiner ici les reglos des operations ä prali-quer dans ce cas. (P. S. G.)
saim-Cvii ri Violvt. — Obstötrlqus,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;74
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1170nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; mm.muks ni'S miiii.U'-s ,U'HläS i.k I'AHT,
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Gercures ou crevasses clu mamelon
I'our lenniner cg i|iii a trail ii la pathologie des femelles nouvolle-niunl accouchöes, il nousresle un mot it iliro sur un accident gönörale-ment pen grave, maia qui poul pourtanl, si on le nöglige, avoir dos consöquencos assez sörieuses; nous voulons parier Aosgerpwes on crevasses du inaineloii.
(Jn appelle ainside petilesplaiessuporücielles, ötroites ul allongües, qui se dövcloppoiil sur la pnau iln inaineloii.
G'est ordinairement pen do jours aprös lo part, cho/. les leinollcs qui aliaitent, plus souventchez la vache que chez los autres, quo Ton voit se former cette polite läsion.
Pendant rallaitement, hi mamelon est allerimtivomenl distendu imc lolait quigonfle la mamelle, ramolli, niacörö par los liquides chauds qui baignent la cavilc buccale du nourrisson, puis rclraclö, plissö ä sa surface, quand la glande a (Ho doscmplie par l'aotion de löter. 11 est facilo, d'apivs cola, do comprendre comment se forment les gercures donl nous nous occupons. An fond des plis dont nous venons do parlor, repidermo reste humide et no so raiTermit [)us; s{!s cellules so gonflent, adherent pen los unes aux autres, se dissocient et ünissent par former, an lieu crime coucho continue capable d'abriter le denne sous-jacent, une bouillie blancMtro, onctueuse, qui s'accumule an fond des plis. Lacrevasse estalors formäe, et, los m6mes causes con-tinuant ä agir, elie ne tarde pas a s'agrandir. D'autres causes contrilaquo; buent encore i\ aggraver le mal; lels soul l'impression du l'roid, qui crisjio 1c mamolou el augmente la profondeur do scs plis nalurcls, la malpropretö, lo contact do la litiöre, du fumier, lt;nü irritentcet organe si delical, les tiraillements qu'il eprouvo a chaque succion ou niul-sion, qui öcartent les bords do la gergure ol döchirent son fond jus-qu'ü le faire saigner.
Gelte lösion se prösenle sous la forme d'une I'enle ölroile, allongeo dans le sons de la circonloronco du mamelon, plusou nioins longue cl plus ou nioins profonde suivant son anciennelö, ä bords opais, öloves, durs cl calleux, a loud grisäire, on rouge et enflammö, et conlenant toujours, en quantilö variable, cello maliöre onctueuse et blanchätre dont nous avons parlö. A premiöro vue, le mamelon n'estpas sensi-blement döformd, ol, surtout quand il ost rcHracle. aprös la mulsion, ccs gor^ures pourraient facilemenl passer inapercues a un examen pen allentlf. Pour Lieu l(!s voir, il faul lirer doucoinent sur lo bout du mamelon, de mauicrc a öcarler los bords de la.fissure, ce qui la rend plus apparente.
Lorsqu'elles sonl superlicielles, elles soul encore assez facilement supporlöes; mais quand olios sentprofondes, irrilöes, saignanles, dies sonl exlrömonienldoulourousos, pnrfois an poinl que In Icuiello refuse
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MAM MITE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1171
ahsoluiiieiil de se laissor trairo on lelür. A cc degn;, on le Cüiiiprunil, olios peuvent devenir la cause ot le point de depart d'acoidents ires graves; lo laii,sejoumo forcöment duns la raatnello; il la distend, s'altcro, c.i produit nn engorgement lailenx, donl rinilainmation de la glande poiii 6tre lu oonsöquence. liainard rapporte deux cas do mamtnite grave duo i\ cello cause, donl I'iiii so tennina pur la morl do la roinollo.
Quelque logore qu'olle paraisso, cello lesion no doit done pas Slro nögligöe.
On previondrait süroinonl eel accident si on avail soin do laver el bien essuyer la rnamelle chaque fois lt;ino lo petit a dni do leler; tnais e'esl lä nne preeanlion ininnliense, ;\ laquolle il osl dil'lieile do s'as-treindre dans lesgrandes exploitations. II taut an moins öviler quo le niamolon, nionill6 par la bonche dn nourrisson, sorel'ioidisso, c'osl-ä-dire övilorlcs courantsd'air dans leseeunesou los ätabieä,couvrir les femelles aveodos couvertures qui descendentassez has pour abriterla glande, no jias los faire sortir par les lomps rigoureux.
Coinnio inoycns curatil's on a propösü les lotions ömollieutes, et le liquide öinollient le ineilleiii' est sans contredit lo kit lui-niönio soi-lanl de la rnamelle, avee lequel on lolionne longtemps el plusieurs Ibis par jour le inamelon malade, on ayanl, soin do Lien I'essuyer, apres chaque lolion, avoc un lingo lin. .Mais, coiuino le fait remarquer avee raison Hainard, les lotions öinollienles, (iiiellcs qu'elles soient, sent pen eflicaecs. II vaut mioux avoir rocours inunedialenienl aux pommades, aux cörats dessiccalifs et astringents. Cellos de ces pröpa-rations qu'on emploie le pins habituellement sont le coral saturnö, lo cerat calcaire, les pommades au pr6cipil(5 blanc on an tannin, donl nous donnons ici les formules.
1quot; #9632;amp; Pi'otochloruro do mercuro........ 3ü centigfarainss.
Axongo......................... 10 grainraos.
Molangez bien exactement.
Slaquo; '^ Tannin.......................... i ii :lt; graiiimoü,
Gau..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Axongi'.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2') —
Dissolvez le tannin dans 1'eau; ajoutez-y la graisse el melez.
Cos diverses pommades out rinconvenicnl do rancir el do devenir irrilantes; aussi iaut-il los enlover de temps en temps par des lavages au savon. On pent encore remplacer la graisse par la giycerino on la vaseline, qui olTrcnt aulanl d'avantages ol n'onl pas les mdmes incon-\ onion ts.
Si les crevasses sont prolondes, lies doulonreuscs el rcljelles, il y aura parfois profit ä eauleiiser leur fond avee le crayon de nitrate d'argenl laille Ires lin, do maniero a ce quo la poinle alteigne suic-menl le loud do la lissnre; car la caulerisalion des bords seuls n'aurail absolument aucun sneces.
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IIVJnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES Ulis KKMBLLE8 APRfiS LE PAKT.
Eiiün, si les gerQures rösistent aux moyens pröc^dents el si Ics douleurs sont tcllcmenl grandcs que rallaitcmcnl dcvienno impossible, il faudra sevrer lo pellt, ou lui donner uno anirc nourrice. Lo repos do I'organe esi, on effet, 1c moyen curatif par excellence, d
souvent dos crevasses cxlröinoiiicnl robclles so guörissent Ires vite, sponlaneinoiil, dös (|iio lo inamolon n'oslphis incossamincul niouilic ct tiraiile.
BIBLIOGRAPHIE
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iiliiModUM'iiii:.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 117:1
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#9632; I
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minbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MAUDIKS MKS FKMKM.KS AI'ltKS 1,K PART.
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Addition amp; l'article u Avortement infectieux raquo; p. 314).
Depuis rimpression de I'articlo consacrd h I'avortetnent infdclieux, M. Nocard a publld le rösultat do recherchea entreprlses dans lo but do determiner la nature do cette afTection, rösultat qui conflrtne ploi-iioincnl la conclusion ä laquolle nous avalt conduits Töludo dos conditions dans lesquelles so prodult cet avortement. Nous croyons ulile, avant do rösumer l'important travail do M. Nocard, do rappelor cello conclusion, formulöe ainsi qu'il suit par Mgt; Saint-Cyr :
laquo; Tlexiste rhoz h mrhc. un avortement (Id lt;) mi agent späcißque, infec-ileii.r, transmisxihle des femelles oijctnt avnrlr i) celles qui soraquo;/ plemes, no. favaisamp;ant pas lir (Vuno manidra ndcessawe ä la putrdfaclion des envn-loppns, et rapahle (In cltlonniner par lui-mfi.me et sans I'intervetltion d'aucune autre cause {'accident dont ils'agit, raquo;
Sachant quo la vache qui doit avorter no paralt pas memo indispo-s6o, M. Nocard a lent d'abord älimind l'hypothöse d'une maladio genorale do la more. Mais ravortomont pourrait Atre la consequence d'une maladio flos organes gönitaux; il eMail important do vorilicr co quo collo supposition pout avoir do I'onde. Dans co but, M. Nocard a pratique : 1deg; I'autopsie do vaches venant d'avorter; 2deg; I'autopsie do vaches sur le point d'avorter et primipares autant quo possible; 3deg; rautopsie do vaches ayanl avorlö l'annöe pröcödenlo el n'ayant pu (Mro fecondöos dopnis,
1deg; Sur une vache primipare, ayanl avorlö lo matin möme et n'ayant pas ötfi dölivröo, on a trouvd dans rutdrus uno inaliörc lihrinonso, muco-purulente, do couleurjaunevif; los villosilös placentaires dtaient öpnissos, d'un hlanc sale, ol coinmo inliltriJos do pus on macörfjos ; par la pression dos cotyledons, on faisait sourdre des goutlelettes de maliöre purulenle.
La maliero puriforme. le sue colyledonaire olun sue lailoux, homo-gone, analogue an sue cancöroux, ohtenu par lo grallago do la muqueuse uterine, sur uno section nolle laissöo par lo bistouri, sont examines an microscope aprös coloration par lo bleu do molhy-
10110.
An milieu (run amas do cellules öpithöliales at de leucocytes ompri-sonnös dans im rösoau do (llamonls muqiioux ot flbrinoux, la matioro puriforme ronlorme un grand nonibro do niicrocoqnos isolös, göminös ou assoeiös en courtes chalnelles do ,'i, A ou ,quot;1 articles: on y Irouvo aussi quelquea baciiles courts, 6pais, isoles oil assoeiös deux ;i deux.
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mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmammmmii^
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ADDENDA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; II7K
Dans lo sue colylrdoiuuro, CO soul ces (Icrnicrs bacillcs qui doini-nont ä ['exclusion presque oomplöle lt;los microcoques,
Enlln, le sue lalloux renferme ces deux orgaulsmes on quanlitd iquot;i peu pros ögalo.
Ces difförenls produits soinös dans du bouillon out, donnä, aprös quaranlfi-huit lioiiri's, uno culture abondanle dos microorganismes qui viennont d'ötre signalös. Dans la gölatine, ils so sont ögalement ddve-loppos, sans la liquöQer.
Dos cultures semblables tontöns avec le sang el lo lall sont restöes slörilos
2quot; Uno vacbe primlpare, prösentant les signes pröcurseurs do I'avor-tetnent, est abattue, I5n apparence, I'cBuf est intact; la pression des cotylödons fait sourdre une matiöre homogöne, erömeuse, rosöe. (lello matiöre est semöe dans du bouillon ot dans dos tubes de göla-lino. On agil de mOme avec du li(|iiide amniotique et du sang. Los tubes contenant le sang restent slörilos; le sue cotylMonaire donne los bacilles courts döjö dderits; onlin I'eau de i'amnios a produit lt;k' lins microcoques on anias on on courts chapelets irröguliors, analogues ä ceux dos grumoaux punilenls do l'utörus de la vaclie prö-cödenle.
3deg; Vache de doux aus et demi ayant avorlö liuii mois auparavanl; depuis co moment, eile a demandö le taureau chaque semaine saus pouvoir elre föcondöo. — On la sacrilio. — A l'autopsie, on trouve la muqueuse ut6rine rosdc, souple, humide, laissant ä peino voir uno trace des cotyledons; lo li(iiiido obtenu par le räclomont est tres lögö-rement aeide; il fourmüle de microbes et on produit abondamment par la culture.
M. Nocard a examine aussi l'utörus de six vachos normandes abat-tues pour la boucherie; quatre d'entre olles ötaient pleines. Chez au-enne lo mucus ulörin no s'ost inontre aeide, et ilnerenfermait point de microorganismes.
Oho/ quatorze avortons non viables, M, Nocard a trouvd le contonti intestinal plein do microbes varies, facilement mis en evidence par les diverses mötbodos do coloration ot do culture; or, Jamals, sur un foetus normal, n'ayant ni bu ui respire, le lube digestif no ronformo do microbes. L'auleur (pie nous analysons croil done, pouvoir altribuer fi ces inflniment petits la mort des veaux qui, nds ö forme, succombenl deux on trois jours apivs la naissauce, a uno diarrliöc incoercibli\
Enfln M. Nocard a conslale par la imHhode des cultures I'exis-lonce, dans le bulbe des avortons, d'nn microcoque quo sa forme, ses dimensions, ainsi quo Faspect, oxlörieur do ses cultures dans la gelatine, permcUent do rapprocber de celni iiui existe dans le liquide amniotique et dans les grumeaux purulents de ruierus.
Des recherches fort intöresaantes dont l'exposö aommaire vient d'etre fait, M. Nocard conclut quo laquo; I'avortemenl öplzootique semble
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MALADIES DES l'KMKM.KS AI'IIKS I.K ['AMT.
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bii'ii (Mrc unc nmladic inicrobionno du foetus o( de sos envoloppes,
maladle ä laquelle la more reale absolunaent ötrangöre raquo;; mals il reconnatt qu'avant do donnor h cette proposition un caraclöre abso-lutnent afflrmallf, il lul landrail avoir reprodult la maladie sur dos vacbes salnes, par I'inoculalion de run on l'autre dos microbes quMl
a i.solos.
Consldöranl comtne non douteuse la contagion do la maladle, I'auLeur pense quo lo virus doit pönötrer directement dans los organes genitaux do la more; cependant il no sorait pas Impossible quo les microbes palhogönos pussent pönötrer par los voios digestives on resplmtoires dans I'orgnnisme do la more, sufflsamment armö pour rösistor ä lour action, et, do la, passer an foetus Insufflsamment rösis-lant. L'expörimentation sculo pourra öclalrer ä co sujot. En attendant, M. Nocard ponso qu'il ost possible d'instituer dös malntenant la pro-phylaxie do l'avortement öpizoolique, ol consellle co qui suit :
0 1deg; Ghaque semaino, lo sol do l'ötable sera grattö, nettoyö ä fond el arrosö avec une solution desulfate decuivre (vitriol bleu) ä40grammes par litre.
laquo; 2deg; Ghaque semaine, on löra dans lo vagin dos vacbes pleines une vigoureuse injection avec une senngue ii cheval pleine du liquide lüde ci-apres :
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^ Rau dlstillöe (ou can de pluie]
Glycci'inc...................
Alcool ii lidquot;................
Bichlorare de mercure......
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20 litres. 10(1 grammus. Ill
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laquo; Falre dissoudre le blchlorure da morcure tlans 1'alcool pt la glycörtne; mt\ar ii l'oau et agiter fortoment.
'. Ootte soliiiion doit 6tre consorvao dans un vaso en bois, barll, seau, baquot, at nilso h l'abri des attointes dos onfants et des animaux,
n Uquot; Ghaque matin, an moment du pansago, on lavera soigneuse-mont avec une öponge imbiböe do la meine solution tiödo la vulva, l'anus et la face Införieure do la queue do toutes los vacbes pleines.
clt; 4deg; Enfln, dans lo cas on une vache avorterait, il faudrait: — A, la delivrcr imineclialemonti'i la main; —B,dötruire immödlatement aussi, par Icfeu ou I'eau bouillante, le Indus et lo döllvre;—G, Irrlguer la cavitö utörlne ä Iaido d'nn long lube de caoutchouc conduit k la main jusqn'an fond do I'Drgane, avec H on i() litres de la solulion tiödo indi-quöe plus hautraquo; (liochorclies sur l'avortement öpizootique dos vacbes. ßecueiläemäd. völdr,, 1880, p. 669).
Quelques mois aprös la publication dn travail qui vient d'etre resume, M. Nocard a ajoutö quelques details complementaires concer-nant Ic traitement, (l'est ainsi qu'il conseillede laquo;commencer le traitc-menl propbylaclique le plus tot possible apres la saillio et le continuor jusqu'a la mise-bas; il sorait memo prudent do faire nno injection vnginale deux on trols jours avanl la saillio. pour 6tre bjen stir que lo
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ADDENDA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iiTI
sperme n'entratnera pas avec lui dans ruiörus les germes do contage (|iii pourraient avoir pönötnS laquo;lans le vagin.raquo; —Quelques vötörlnaipes
onl obsei'vo, h la suilo dos injections intni-utörines praliqnöos sur los vachos avorlöos, des olforls expulslfs violonls. .M. Nocard, altri-bnant coux-ci ii nno vivo donlour probaldomont rosscnlio par la loinello, pense qu'on pout,laquo;sans craindre nno däsinfecllon insufüsante, dimi-nuer do moitid lo litre do la solution omployöc pour I'irrigalion do la cavitö ntörino, c'est-il-diro y ajontor quantity ögalo d'oau tiöde; mais il faut consorvor la solution an I 2000quot; pour los injections vaginales hobdoinadairos ot pour les lavages quotidiens do la vnlvo et do la queue. raquo;
M. Nocard no donto pas, u si Ton suit oxaclomcnt los proscriptions iiidiqnßos, (pi(gt; tonlos los vachos no vclont a lermo ot cpio l'ötable no soil onlin dolinilivoment assainio. raquo; {Hecueil de mid. vrter,, 1HS(1, p. 890.)
Nous n'hesilons pas ä dire cpio nous parlagcous cctto conliance en l'efflcacilö probable dn Iraitomont; inalhonreusoiuont, co dernier est d'uno execution assoz assujeltissanlo ot, do plus, les injections var/hinlrs onl rincouveniont do donner lien ä des efforts d'expulsion tollemenl violonls et prolongös, quo lespropri6tairos eO'rayes no tardent pas ä en cesser i'emploi, Nous connaissons un vötörinaire, M. Barry (do Moxi-mieux), qui, pour co motif, no put obtonir des propriötaires qu'ils en conlinuassent i'usage. Cola no saurait nous otonncr, car nous avons signals dans line note pröeßdonte (p. Qil'J) cet inconvenient des injoc-lions vaginales.
I'enl-ölro pourrait-on , sans compronaettre 1c resultat du traitonienl prophylactique, supprimer cos injections ot so contonter, pour les soins individnels h donner aux vachos on etat do gestation, des lavages quotidiens do la queue ot do la vulvo. M. Nocard n'est pas cloigne do lo penser aussi (I); mais c'ost ä l'expörience de prononcer.
Frappös desdiriicnltes dn traitoimuit dont nous venous d'oxposor les details, — Irailomenl qu'ils s'ctaienl empresses do nieltro on pratitpio, — ct, d'aulre part, convaincus avec raison, pensons-nous, do la pos-sibilile do la transmission do la maladie par le uullc, deux grands propriötaires do l'Ain, AI. do Monicault el M. Richard, out rononce ä com-battre i'avorlement infectieux et so sont decides a faire subir la castration aux vachos qui l'avaient pr6scnte. Nous inclinorionsä croire quo co pourrait bieir elre lä lo nioyou le plus rationuel A metlre en usage dans la circonstancc.
Knlin, pour etro complots, mentionnons lo moyen prevontif assez singulier sur lequel M. Bouchet, velerinaire a Ghalais (Gharento), a appele {'attention. Ce moyen consisto dans I'introduclion dun bouc dans l'ötable inl'ectee. M. Rouchet cite deux fails dont il a etc tcmoin.
(I) Comrnuntcatlon npale,
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U78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MAUD1R8 DES l'EMKI.LRR VI'liKS |,K I'aht.
et on edle pratique a oolfnotclö avoc des rdsultaU hourouN; il incline inöino u crolre qu'il y ;raquo; n\i plus qu'uno simple coincidence.
Ainsi (|iii1 lo ilii M. Nocard, l'expörience d'un tel rnoyen esllaquo; facile a faire ol ne coütera rien, sinon de relarder d'un an l'applicalion de mesures, moins simples h coup sür, mais probabjotnent plus effleaces, que l'ötal actuel de la science nous permat de recommander.raquo;[Hßmeil de mid. vMr., 188(1, p. 891.)
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Emphyseme du foetus,
l'ariui los causes de dyslocio iidierontes au foetus, no.ns avons omis de faire lignrer Vemphysöme gönörat des tissus, indico de ninrt et de dö-composilion,
En Irailant dos Ruptures de la mahnce pendant la gestation, nuns avons rapporlö plusieurs observations (Pötot, p. 280; DegivOj p. 257; Ladague, p. 2.quot;)8 ; Dabert, p. 25!); Violet, p. 200), on ce grave accident, so trouvait compliquö de la mort el de romphysöme göndralisd du fielns. Nous rappelierons qno, cliez ce dernier, romphysöme n'csl pas toujours la consequence de In morl (V. Rilention du feßius) el ([iie, d'aulre pari, colle-ci ne suppose pas nöeessaireinenl de graves lesions utörines, Quoi qu'il en soil, on pent elre appelö, ainsi que cela esl arrive a l'un de nous (Violet), dans dos cas on l'emphysömo du produit conslilue la senle diflicidle, laquello n'esl puere mointlre quo cello qni rösnlto do I'anasarque.
Gependant, s'll no s'agissait qne do cello difflculld, peul-elre n'eus-sions-nons pas jugö ä propos d'ajonler lo prösent article. Si nous I'avons fail, c'ost parco qno romphysenie pent, selon lonles probabi-litös, faire courir ä l'accoucheur de graves dangers dans lo cas ofi, acci-denlelleinenl, il viendrait l\ s'iiiocnlor dos liquides provenimt du foetus. II importail done do le mettre en garde contre do semblables accidents.
Aucune recherche, (|iie nous sachions, n'ayanl öt6 I'aile jusqu'A prösontsnr la nature do la däcomposilion eprouvee par le foetus eniphy-söinalenx, il esl ponnis do so domandor s'il n'y anrait pas lä un phono-meno analogue ä celui qu'ont detorminö expöriinenlaloment MM. Chan-veau ol Arloing, en injectanl dans les veines d'un boiler quelques goutles do sörositö provenant d'un animal mort de seplicömiegangrö-neuse, et pratiquant ensuite le bislournage. On' sail ce qui arrive en pared cas : les loslicnles, souslrails ä la circulation, no lardent pas ä snhir une verilaldo di'composilion pidride, donnanl lieu, par propagation de proclie on proclie, .quot;i une gangrene gazeuse morlelle (1).
11 imus semble 'ine le foetus mort et, par consequent, soustrailaussi
(!) Chauviuu ot Ant.oiNc; ßtudo sxpörlmontalo sur la septlcömlfl ganaränouso; in Jour,ia/ de unit. vit. et tied eioznethe, 1884, p, 3B7.
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\l)l)KMl.\.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I nil
ü toule cii'culatioi), peul blen 6lre, jusqu'ö mi certain point, asglmüö aux testiculelaquo; du bölier ; un agent septique miaärobie ayant pönötrö (Inns lo sang du fcötus, oü il resterail sans action pendanl la vie lt;lo co dernier, retrouverait toute son actlvilö aprös ia mort et amöneralt la (li'coniposilion gazeuse. — Co microbe, quel ost,-il? Bst-ce le vibrion septigue (Vlo Pasteur), i'agenl do la gangröne gazeuse on septicömie gangröneuae chez rhomme, lequel pout passer do la more au fostus, et possöde lonln son activity choz lo cheval, I'amp;ne, lo mouton, lo pore, le chien etlo chat (Ghauvean ot Arloing) ? La chose est possible, on cequi concerne les footna do cos diverses espöces; mais il n'en ost sans doute pas do momo (;hoz celui do la vache, attendu que, d'aprös los mömes expörimentateurs, le vibrion septiquo seralt sans aclion sur los ani-maux bovidcs.
Qnoi qu'il en soil de ces suppositions, il esl acquis, d'aprös les decouvorles modernes, que toute fermentation, decomposition on transformation esl l'oeuvre d'inflniment polils. Or, si nous no connals-sons pas raclion, surl'homme vivant, dos germes qui out amene la do-composition du roctns dans I'organe maternel, nous sommes autorisds ä cralndre cello aclion, qui pent ölro funeste, el c'est pourquoi nous eonscillons au völei'inaire do rodonbior do pröcautlons lorsqu'll pro-cede ä un accouchement laborleux do cello nature. La main ol le bras seronl done ineessainmenlondnils d'nn corps gras, ainsi qu'll a (tit dit ä l'artlcle Non-ddlivrance, et, en cas de blessure, on so rappellera que, centre le vibrion do la gangrene gazeuse, laquo; l'aclde phönlque a I! p. 100 (I), portö el, niainlonn ä la lomperaturo de ;!00 centlgrades, so monlre un parfait antlseptlque, apros vlngt-quatre heures do contact (Chauveau et Arloing). raquo;
Dlngnostio et InAictitious. — En abordant une femelle dont le fretus esl emphysdmateux, on osl d'abord frapp6 de l'odeur l'iiide rpii so dögagc dos organes gdnitaux, donl la muqueuse a pris une teinte jaune-roiigeAtre plus ou moins marquee; los onveloppes sonl en voio do putrefaction ot souvent eröpitantes elles-mömes; les liquides out disparu. Los difförenles parlies du fmtus, nolammenl la löte et les membres, pr6sentent un volume exceptlonnel; par la presslon, ce volume so rednil, en mßmo temps qu'on pereoil une crepilalion duo au deplacemenl dos gaz qui gonflent les lissns.
De simples scarilications interessant la |)eaii snivanl loule son epais-si'iir no sauralent g6n6ralement suffire pour rendre possible la sortie du foetus; presque toujoura on devra, dans laprdscnlalion antörienre, arracher un on les deux membres thoraciques; le ventre sera ponc-tionn6 s'il esl trop ballonne ; puls, si le train poslörienr no pent fran-cbir le ddlroil, on devra pratlquer la diMroncalion, reponsser le Iron-
(l)C'ost la solnllou .nini^iisn qutdoltötro cmployoo ; les sdlulimis nlCOOliqnos ODt le grave iiicorivenient do (lulorniiiioi' des brfilurns parfois prorondos, pnrep qui' I'alcool, on so volatilisant, laisso 1'acido conrontre en contact avoc los tlssus.
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1180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES MKS FBMKLLE8 APREB LE PART.
con etratnener en prösontation postörioure, apröa avoir arrachc l'un dos mombros pelvienslaquo; — [nulile de dire (ine to\iios cos mancsuvres auront ölö präcödäes dos Injecllons bulleuses on mucilagineuses destinies h lubrifler les passages malernels,
L'accouohement ötant terminö, on se comporlera comme dans le cas do non-d(;livi,anco avoc pntröfaclion do l'arriöre-faix.
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I' i N •
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TABLE METIIODIQUE DES MVTIEUES
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Avorlissoinont pour It douxiömo edition ............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;v
I'rcfaclaquo; do la premUire laquo;lition.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;mi
Introdugtion...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I
Iti/ilior/rap/iii:..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'i
PREMIERE PARTIE
EUTOC1E
L1VRE I. — Notions d'anato-
mie obstötricale............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
CHAPITRE I. - Do BASsia.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
AiiTir.r.K I. — üos os du bassin,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(!
Coxal.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(i
Sacrum...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Coccyx.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!t
Di/firences.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1)
Amici.K II. — Dilaquo; ai'ticulations
du bussln.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
Articulation sacro-lomboirc ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Articulation sacro-iliaque.^..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sympliyso iscliio-pubioiino...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; II Articulations saoro-coccy-glenne et Intor-cocoygion-
nos....................,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
Differences.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; II
Ligament gacro-sclatiquo.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
AnTicr.E 111, — Du canal polvlon.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1^1
Difft'rences seloil les cupeces.,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Differences selon lc sexe.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2:1
Ahtici.e IV. — I'elvimeti'ie.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35
Bibliographie...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 86
CHAPITRE II. - Uks oboanbs
UKMTAUX DE LA I'UMUI.LE.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'M't
Ahtici.h 1. — Do la vulvo......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Jlli
AiiTici.K II. — Du vagin.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
AdTIOLE III. — Do I'uterus.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Diffirenoes.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'i'i
Ahtiole IV. — Dos trompes ou
ovlductss..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i'i
AnTiCLB V. — Des ovairos.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'm
Airi'ici.i; VI. —Dos niamollos..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iquot;
Bibliographie........... ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;W
L1VRE II. — Notions de physiologic obstötricale...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.riO
CHAPITRE 1. - DB8 eiiM.irns..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,Vgt; AiiTici.K I. — Signos ou synip-
tönics dos cbalcurs..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ii'i
|
Aurici.i: II. — Maturation ot (16-biseence dos vosiculos do do
Graaf..................... .rgt;.:)
Bibliographie............... 58
CHAPITRE II. De i,a kbcoxda-
tlon.......................... 59
Uibliographie.............. (i'Z
CHAPITRE III. - De i.'okli fk-
co.nue........................ (gt;:!
Ahtici.e I. — I'roinici's change-iiionts obsoncs dans I'oBuf apros la föcoiulation......... 63
Article II. — Formation des annexes....................... (i,r)
Aimr.i.K ill. — Däveloppemont
do rombryor............... (is
Bibliographie............... quot;i'i
CHAPITRE IV. - Da i.'oixi- a
teiime........................ 7:1
AuTici.K I. — Annoxos do Toetus. 7:1
Cliorion el placenta......... 74
Amnios..................... laquo;7
Allantoide.................. 89
Vosiculo ombillcalo.......... 04
Cordon ombilical............ 0,quot;laquo;
Ahtici.e II. — Du foetus....... !)8
Garactöres du IVelus anx dif-fei'onls iquot;ig(laquo; do la vie intra-
utörlne................... 98
Foetus dejumenl............ 08
Foetus de vaclie............. 101
Fmtus de brebis et lt;lf clibvre, 101 I'ai'tioularilös anatomiques... H)'i I'oids ot dimensions lt;lu fcetus an moment do la naissancegt; 109
I'oii/s....................... 109
Dimensions................. I lii
Position du (cbIUS dans la ma-trice..................... 117
Bibliographie............... 118
CHAPITRE V. — De i.a cestation. 1'20 Ahtici.e 1. — Modifications ana-tomtquos et physlologiques
(lötoiinincos par I'litatdo gestation ...................... 120
Ahtici.e II. DiagBOStlO do la
gestation................... 124
signos ratlonnols............ 125
Signos sensibles........... ISO
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UK-:nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;T.Mil.K MliTHOUIQU
Ai. rii;i.i: III. Uui'ce ilü la j;!quot;--
tatlon...................... i 'iti
(^lii1/, la jiniii.'iii............. 141
Clioz la vaclia............... 144
Clioi'. la ollivfo Ot la Invbis... I i,ri
Chez la trulo............... HO
Aimci.i: IV. — Gesiatlon Kquot;1110'-
lalro........................ 141
liiblioqraiihie............... 165
CHAPITRE VI. - II\(.ii;m; Ulis fE-mi;i.i i:s i-x ktat m-; ousi.vnuN.. 158
Blbliogvaphiß............... 104
I.IVIll', 111. — Pathologie tie la
|
\i DKS MAMKIIKS.
Ar.nei.t: I. — AvorteiUOUtspoi'U-
iliiiuo...................... .'Hli
\iitii;i.i: II.— Avtiiiemunt iniee-lioux ou epizootniuo.. :ili ot lll'i
BibHogiviMe............... Mil
l.l\Hi:iV. -De I'accouchement
naturel..................... ;i2S
CHAPITRE I. — Phk.nomkm-s em
sioloqiqubs on i'aiit............ 330
AiiTici.K I, — SymplöiuBs et
mat'clia du travail........... wu
AiiTici.t; 11. — Analyse des prin-cipaux pheinnnenes (1lt;! la pai'-
turition.................... 3;t4
AbtICLE III. —De la delivrance. 'Mi
CHAPITRE II,nbsp; nbsp; nbsp; #9632; I'MKNOMk.XHS
PHYSIQUES BT MKOAMolKS DB I.A
PAIITUIUTION..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;341
AhtiCI.E I. — Proseiitations ol
positions................... :liquot;
Presentations............... 3)8
Positions................... 350
Aiitici.i; 11. — Mceanisineilu part. 360 Clir: lo junient :
Presentation anterieine..... 300
Presentaliüii poslei'ienre..... ;iquot;l
Chez In vache
Presentation anti'rionre...... 313
Presentation postorieure..... ;i70
Chez /es peliles femelles..... 311 CHAPITRE III. -De l'intbuven-
tkin DAKS LB t'Alir NATURRL..... :i77
Article I. — Soins Ji la mere.. o7s ARTICLE II. — Soins aunouvcau-
lie.......................... 388
CHAPITRE IV. - Des suites m;
part......................... 398
Article 1. —Modifications Tone-
tionnolios.................. 393
Article II. — Modiflcatious or-
ganiques.................. loH
Bibliographie.............. ilO
DKU.MKMK I'MtTIK
DVSTOCllä
Ginsideralioiis generales..... 412
LIVRE I. — Dystocie mater-
nelle.......................... Hi
CHAPITRE I. Dystocie palaquo; av
UUSTIE I'ELVIBNNB.............. 414
Üöformation totale du bassln.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;415
Exostosos...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;417
I'lactures..................nbsp; nbsp; nbsp; 418
'rumours mölaniquos et autl'09
de i'excavation............nbsp; nbsp; nbsp; 123
Diblioyvaphie...............nbsp; nbsp; nbsp; 434
CHAPITRE II. -Dystociis iau mi-PLACEHENT ou CRANOEHEKTS DK
RAPPOnTK RE L'UTlSnUS..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i2.'gt;
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gestation...................
CHAPITRE I, - Anomalies db \..k
BBSTATION.....................
AllTICLE I. — Supcilctalion... .
Ahticlb II. Gostallon extra-
utörlno.....................
Aimcr.K III. — Kaasso gestation.
Moles......................
Kyslos utörlns............
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Ki:.
105 106
170 18quot; 187 100 IDS
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llydnunfetfi'................
liibliographie............... 105
CHAPITRE II. Maudies des
KliMEIJ.ES EN lilAT DM SESTATION. 191
AnncLB I. — Influenco de la t;cs-tatlon sur les maladlos ordl-naires...................... I1'quot;
Articlb II. — Maladlos partlcu-liöi'os aux fomellos on ctat do
gestation.................. ~l).2
Constipation ............... •••'i
Coiiquos.................... 2ü:t
Pica; malacia............... 'J03
Caelicxic ossilVagc, osteoma-
lacie..................... 204
llydi'opisio do i'anmlos...... 313
OEdörae.................... 216
Mammite.................. 219
Colostram rouge oucruentö.. 219 Uötrorrhagio pendant la ges-
talion................... 230
Crampes............. #9632; #9632; #9632; 222
Paraplägie.....#9632; #9632;. ........ 2'i3
Amaurose.................. 232
Eclampsle................. 232
Congestion cörtbrulo Apo-
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ploxlo de la gestation;.....
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TM
238
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Bibliogvaphle...............
CHAPITRE III. - Accidbnts üb
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I A OESTATION..................
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240
210
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Hoi'nlo de i'utörus..........
Recul do I'nterns ot propul-
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•2'il
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sion du vagin.............
Uupturos de la matrlce pen-
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dant la gestation..........
Rötention anormale du fcbtUS.
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248 200
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üibliographie.............. 218
CHAPITRE IV. Di; 1,'AVonTE-
MKNT....................... J8I
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TMil.K MlaTllODlQUE
Höfule da I'litdrus.......... i3amp;
Dövialion lt;Je l'utörus........ 136
ilüvolution dt! in matrloe sui1 snii axo; torsion cliicol.... 143 Ghoz la vachO) 1laquo; brebls ot
la chövra............... 1 Ki
Cljoz la Jumoat........... 180
CIkiz les reraolles tnultlpa-
rcs.................... 106
üibliograpltie............... 400
CHAPITRE III. ÜysTOClB pah
Al.TliliATIO.NS UOKOIDSa Uli8 OnOA-
MäS IIK.MTAIX.................. jo:!
Tumours uiöro-vaginolos.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;103
Uoralo do la vossie.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IM
Itifiidiio, spasms du ccil.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;510
Induration du col...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ö-!0
Oblilöratlon complöto du col.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;534
BiolioffVüphie...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.');{7
CHAPITRE IV. - Di; QUELQUBB AUTI1ES CAUSES DE DYSTOGIB MA-
TEUNBLI.E......... ............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;540
Constriction do i'utörus par
uiio brldo oxtöriouro...... 540
Porsistaiicu de l'liyiiion; hi'i-dos et cloisuns vagiaalos,, 541
Atrdsie vulvalro............. 545
Bibliographie.............. 647
L1VHE II. - Dystocie faätale.. 547 T1TRE I. Dirüouitdg du part pro-
vouant du cordon ombilical...... 518
TITRE II. — Dystoclos fciiialus in-ddpendantes des prösantatlons st
positions....................... 553
CHAPITRE I. — täxofes de volume
DO koktiis..................... r).r):i
Bibliographie............... igt;'gt;2
CHAPITRE II. Maladies du
FOBTOS....................... 563
Hydrocöphailo.............. .'iii:f
Ascite et anasarque......... 5(!!i
iMiipliysömi!................ I lquot;S
Coiitracturo inusculnirs...... .'gt;quot;:!
Tumours adhdrsntss au corps
du rcOtUS................. .:gt;quot;li
Bibliographie............... .'gt;quot;*
CHAPITRE III. — Mo.NsiiiLosiTKS
DU lOliTUS....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .r)7S
Monströs cclosomions....... 58:!
Monströs susomphalions ot
|
DES MAl'li.liKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I is:;
poudantas lt;los positions et prdsan-
tatitms anormalos............... öl 1
CHAPITRE I. Dinn:!!,!!laquo; DU
l'MIT llKI'KNUANTHS 111; I.A l'llli.SKN-
TATION .wniiuKi'iu;............ OKI
.#9632;I. Prösentatmi anlörieure niiln-
reite......................... 010
AnTIGLE I. — Obstacles in-n-vouanl des positions anormalos ...................... (116
Position dorso-pubionno..... (iiu
Positions dorso-sus-cotylol-dleunes.................. 018
AnncLG 11. — üljstacles provo-nunt dos inonibres postt!-rleurs...................... tiii)
Los meinlnes pusterieurs, etendus, sont rotsnus par lours articulations lemoro-
tlbiales.................. 019
Los membros postörlours,
plus uu niuins allunyes sous lo corps du lostUS, penotrent on iiioino temps i|ue Uli
dans lo bassin............ 026
li. Prdsenlalions auldrieures dys-
tociques...................... 036
AnTiei.ii I. — Obstacles piove-
nanl des inonibres antoi'ieui's. Gli,rgt; I ii iiioinbi-o antoriour ost
croise sur la nuquo....... (i:i(gt;
Membros autörieurs incom-pleleniont etiMidus dans le
bussln................... (vU)
I n ou los doux iiiouibres an-
lörieurs llecliis aux genoux. igt;'w In on los doux niombros au-
tei'ieurs roportes eu arriörc
eu lotaliiö................ 642
Article II. — Obstaciss prove-
nant de la tote.............. (üT
l.n tote lleoliie et plus ou
inoins oncapuclioiiueo..... 01quot;
L'oncolure est lleclüe et la
tote portee sous la poitriue. 649 L'encoluro ost inileoliio lato-
ralemont, et la tote portöo
plus im iiKims loin sur Tun
dos cütos du corps........ 653
La töte lonvoiM'e direeteniont eu arriiu'O et portoo plus ou niuins lulu, sur lo dos, sur los louibos 0U vors l'un dos
llanos.................... 058
Aimci.n III. —Obstacles oomlii-iii'S provouant de la löte et dos moiiibres, seit aiiteriout's, seit
postörlcura................. (iiio
La toio, est rotouui'. et, aveo
olle, un OU los doux mcuiquot;
bros aiiloriours............ (;iio
|
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51) I
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raonomphaiisns...........
Monströs monosomisns ol sy
somions..................
.Monströs syccplialicns ol niu-
|
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nooäphallsna.............
Monströs polyinöliong.......
|
500 003
|
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Bibliographie............... 004
CHAPITRE IV. • DvsKK.n: nn
MCI.Tri'AllITK................... B08
Bibliographie.............. 618
TITlii; III. — Dystoclos totalos d6-
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1184
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TAULE METUODIQUE DES MAT1ERE8.
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La lötü ötant rcilu'iuK!, im l'un dos meiubres antörlouvs, Tun dos membres postögt; rieurs a pönötnS dans le
bassin....... ............
Bibliof/vapliie..............
CHAPITREII. DiKFiai.TKs nii-
l'KNDAMHS DE L* I'IIKSK.NTATIGN
POSTfiRIBOUG..................
A, Präsentation postärieuvenaturelle........................
Aihici.kI. — Obstacles provona nt dos positions aiionnalos.....
Position lotnbo-publennOi... Positions lorabo-suS'Cütylol-
dionnes..................
Aiiric.i.t: II. — Obstacles prove-Haut do la t6tc on dos membres ant'jriom's.............
L'oncolUl'O ost all'octoo do coo-
tracture..................
I.cs naembres antöi'leurs, plus OU nioins serrös coiui'o la poilrino, poiieti'ont avcccllo
dans lo bassin............
/;. Prisentalions postiriewes
dijslociquet..................
Los membres poslöi'ioure in-compltnoniont olondus dans le liassin.................
Los doux membres sont Bdchls aux Jarrets...............
Los membros, portös en avant, suut coiiiplöioiuciit rote-nus......................
Addition aus prösentations post^rloures dystooiquos...
Bibliographie...............
CHAPITRE III. - Dimou.nis
DKl'r.XIlANTKS DES i'llKSUNTATIONS
TBANSVBnSALBS................
Autioi.u 1. — Obstacles provo-nant do la presentation doreo-
lombairo,...................
Positions coplialo-ilialcs.....
Position copbalo-sacröo......
Position copbaloabdoiniiialo.
Vhtioi.k II. — Obstacles provo-nant do la prösentation ster-no-abdominale..............
Positions coplialo-ilialos.....
Position copbalü-saci'Co......
Position coplialo-alxlominalo.
Quelques observations do pro-sontation latoralo OU i'ostalo.
Bibliographie...............
L1VI\I. III. Gpörations obstö-
tricales.......................
CHAPITRE I. MOVEN8 ÜB i'in-;-
I1KNS10X, III) IltlltT.TlON BT ll'UX-
TIUGTION DU kih;TIS............
|
061
666
|
Anrici.u I. — Des lacs, dos li-
cols, otc.................... 727
Des licols et des lacs specianx
ponr l'encoiura........... 7:12
AnTic.i.K II, — Des porte-lacs,
porto-oordos, passe-lacs, etc, 7-11 Artigle HL — Dos forceps.... 717 Amici.ii IV. — Dos ci'ocbets... 752 Article V. — Dos repoussoirs, 700 Article VI. — Dos moyens propres h, (levoloppoi' la force ne-
cossairo cn obstetriqno...... 703
Article vii. — Do l'empiol do la force dans los aoeouolio-
inonts laborionx............ 707
Bibliographie............... 7 78
CHAPITRE II. - Di;s oi'iiiiATinxs
IMIKLIMINAIIIKS.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 77!)
Article 1. — Gontontlou do la
feniolle ; position il Ini donnoi'
pendant los manmuvres obstö-
tricales..................... 770
Article II. — Exploration des
Ol'ganOS KOnilanx............ 7.S3
Vrticle III. — Dos moyons
propres li reniedier ä la secbo.
rosso dos organes gönltaux.. 7X5 Article IV. — Dos tnoyens pro-pros n suspendro los efforts exiiulsil's, on on dimiiuicr I'iu-
tonsito ct do la durco....... 788
Bibliographie............... 702
CHAPITRE III. — Des oikiiatioxs
AVANT POOR HUT HE MODIFIER I.BS I'lUCSEXTAIIONS BT I'OSITIOMS I)K-
PBCTOEQSES DO roKlliS.......... 793
Article I. -- Do la propulsion.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;!)3
Aiitici.b 11. — Do la rotation,..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;106
AuTici.i: ill,— Do la version. #9632;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;106 Version antoriouro at version
Ijostorieuro...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7'.)7
liodrossoniont, oxtonsion ilo
la tiHo et do I'oncolure. gt;••nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7'.)U
Extension dos meiubres antö-
i-ionrs.................... 800
Extension dos moinbros pos-
toriotips.................. 800
CHAPITRE IV. - De l'bxthao-
tion koiici;:i;................... 811
CHAPITRE V. — De [.'emdiwoto-
mii;.......................... 814
Article I. — Dlfflcultös gdnöra-los de l'ombryotomie j lustra-monts propres ii la pratiquor. 810
DlfliCUltÖS goneralos......... 810
[DBtrnmentS d'ombryotomio.. 817
ArticleII. -Embryotomieinto-
rossant la löte,on repbalotoinio, 822
Article HI. — Embryotomlc interessant i'encolure : döca-pitation, döcollation......... 823
|
|||
|
tun
068
668
(iüS
laquo;quot;Ü
(171 laquo;71
G71 614
674
070
081
687 688
080
|
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601 692
700 702
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7112 71raquo;:! 717 720
720 723
72''i
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726
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^mm
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TABLE METI10D1QUE DES MATlfiUES.
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1185
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Dösarticulation atloido-occipi-tale......................
Section do I'encoluro........
Article IV. — Erabryotomie in-
tdressant los monabros......
Avulsion dos mombros......
Ddsarticulalion dos mcmbres. Article V. — Kiubryotomie in-
Wressaut le tronc...........
Delniiiciil ion..............
I'! V i SCCTat in 11................
BibUographii...............
CHAPITRE VI. — Hystkrotouie.
BibliogTdpMi...............
CHAPITRE VII. — De l'operation
CESAIIIKNNE...................
Bibliographie...............
CHAPITRE VIII. - De la 8YM-
mYSEOTOMIE.................. .
Bibliographit...............
CHAPITRE IX. — De laccouche-
MENT PUftMATUIlfi AmiKICIEL.....
CHAPITRE X. — Des soins gene-
BAUX HfCLAMES PAR LA MERE ET PAR LE JEUNB SUJET AUSSITÖT
AlMiES ONE MISE-UAS DY8TOOIQUB.
Soias a la more.............
Soins au jeuno sujet........
Bibliographie...............
L1VUE IV. — Accidents consö-
cutifs au part...............
CHAPITRE I. — De liiemoiiiiha-
G1E I'ENOAiNT ET APRES LE PART..
Bibliographie...............
CHAPITRE II. — Lesions TRAU-
MAT1QUES 0ON8ÄC0T1VBS AU PART.
Article 1. —Contusions, plaies,
döcliiruros et ruptures de la
matricc....................
Pendant le travail..........
Apres le part...............
Article II. — Contusions, plaies,
dochirurcs et ruptures du va-
gin.........................
Fistule recto-vaginale et rupture du pörince...........
Fistule vesico-vaginalc.......
Occlusion du vagin.........
Article III. — Thrombus de la
vulve et du vagin...........
Article IV. — Heläcliement des
symphyses..................
Article V. — Accidents divers.
|
823 824
825 825 8,'ll
833 833 838 840 841 847
|
liiblioqvaphk...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;915
CHAPITRE III. — Renvbhseuent
DE i.'iitkrls...................nbsp; nbsp; nbsp; 917
lUldiuqraph ic...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;059
CHAPITRE IV. — Renverskment
bu vagin.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;960
Bibliograph U...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;912
CHAPITRE V. — De la non-deli-
VRANCB......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 977
Bibliographic...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;994
LIVRE V. — Maladies des fe-
melles apramp;s le part.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;995
CHAPITRE I. — Vagixite......nbsp; nbsp; nbsp; 996
Bibliographie..............nbsp; nbsp; nbsp;1O0O
CHAPITRE II. — Metiute et me-
TRO-PERITONITE................nbsp; nbsp; nbsp; 1001
Note additionnelle..........nbsp; nbsp; nbsp;1014
Bibliographic..............nbsp; nbsp; nbsp;1020
CHAPITRE III. — FominuiiE be
PAIITURITION...................nbsp; nbsp; nbsp; 1022
Bibliograph ie...............nbsp; nbsp; nbsp;1027
CHAPITRE IV. — Clawucations
DES MEMHRES POSTliniEURS SE rat-
TAC1IANTA LA PARTURITION......nbsp; nbsp; nbsp; 1028
Article I. — Claudications im-
mcdiales...................nbsp; nbsp; nbsp;1028
Article 11. —Claudications se-
condaires...................nbsp; nbsp; nbsp;1030
Plilegmoii profond do la
croupe...................nbsp; nbsp; nbsp;1039
Artbrite femoro-tibio-rotu-
lionne....................nbsp; nbsp; nbsp;1031
CHAPITRE V. — Paraplegie consecutive A LA PARTURITION. .., .nbsp; nbsp; nbsp;1033
Bibliographie...............nbsp; nbsp; nbsp;1010
CHAPITRE VI. — Eclampsie. ...nbsp; nbsp; nbsp;1040
Bibliographie...............nbsp; nbsp; nbsp;1055
CHAPITRE VII. - Fievre vmi-
LAIRE........................nbsp; nbsp; nbsp; I05G
Notes additionnellcs.........nbsp; nbsp; nbsp;1118
Bibliographie..............nbsp; nbsp; 1127
CHAPITRE VIII. - Mammiie....nbsp; nbsp; 1131 Gcrfures ou crevasses du ma-melon....................nbsp; nbsp; nbsp;1170
Bibliographie...............nbsp; nbsp; nbsp;1172
|
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803
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864
8C5
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860
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870 870 872 873
874
875 882
883
|
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883 883 888
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|
891
895 90 i 900
908
910 912
|
||||||
|
ADDENDA
Addition \ 1'article laquo; Avorte-ment infoctieux raquo;......... 1174
Empliyscme du foetus, cause do dystocie............... 1178
|
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Saint-Cyii et Violet. — Obstetrique.
|
75
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TABLE ALPIUBETIQUE DES MAXIERES
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Ar.ciiiBNi's de la (iestation, 240. — Hornle do Tutörus, 240. — Recul tlo l'ulorus ot propulsion du vagin, 241. — Uupturo dlaquo; la matrico, 248. — Rotoiitioii du foetus, 2CC.
AOCIDBNT.S CONSKCÜTIFS AU l'AUT, 874. —
Ilömoi'i'liaglo, 87:'), — Contusions, plaies, döcliirurcs, etc., de la matrice, 883. — Contusions, plaies, döchii'uros, etc., du vagln, 8i)l. — Fistulo reoto-vaglaale et
rupture du pdrinöe, 895. — Kislulo vesico-vnginale, 904. — Occlusion du vagln, 906. — Thrombus de la vulve et du vagln, 908. — Relamp;chement dos
syniphyscs, 910. — Accidents divers, 912. — Uenversoment de rutorus, 917.
—nbsp; nbsp;Ilonversenient du vagin, 900. — Non-dölivrance, 977.
AccoucHEun (Infection possible clioz 1'),
277, 992 et 1178. Accouchement, ;!28. — Accoucliomeiit na-
tnrel, 328. — Accoucliomeiit laborloux
(Voyez Dystocie). Accouchement riiEMATimf: (V. Avortcmcnl,
281). Accouchement I'liEMATiinii AirriFiciEi., 806. Accouchement uetahde (V. Bxcis de volume
du foetus, 5f)3). Aoenomes de la mamclle, 1148. AllantoIde, orlglne et dövoloppomont, 00.
—nbsp; Usages, 67. — Forms cliez los divers animaux, 89. — Liiiuide do l'allantolde, 92.
Amauiiosf., maladie de la gestation, 232.
Amnios, sou dovoloppemont, 05 ; — sa forme daus los diverses especos, 87. — EaUX de i'amnius, 88. — Ilydropisie de l'amnios, 212.
Anasaiiqur clioz lo foetus, cause de dystocie, 509.
Anatomie obstötricale, 5; — du bassin, 5;
—nbsp; des organes gönitaux, 30. Anestiiesie, pour combattro les cITürts
expulslfs, 788 et 934. Anuusth'.I'elvienne, cause do dystocie, 414. Annexes bu foetus, leurdöveloppenient, 65;
—nbsp; lour disposition choz le foetus ätormo
|
dans los diverses especos, 73 ; — constituent le d^livre ou arriire-faix, 71 ; — lour expulsion naturelle apres lo part, 34i ; — lour rötention dans l'utörus ou non-delivrancc, 977.
Anomalies de la gestation, 165. — Super-fetation, 160. — Gestation extra-utörine, 170. — Fausso gestation, 187. — Möles, 187. — Kystos ut6rins, 190. — Hydro-metro, 193.
Anses mötalliques pour les accoucliements : do Defays, 739; — de M. Breulet, 740.
Antisepthjues ; — lour cmploi aprös l'ex-traction d'un foetus on 6tat de döcom-position, 278, 872 et 1180; — dans la pratique do I'operation cosaiienne, 853 ; — dans le cas de non-dölivranco, 990 ; — dans le cas do mctrite traumatiquo, 1019; — dans le cas do mötro-porito-nite ou septicomio de parturition, 1011 et 1020 ; — dans le cas d'avortcmenl infectieux ou öpizootique, 1170.
Al'OI'I.EXIE DE LA GESTATION (V. CoUf/Cslion
ciribrate).
Arori.ExiE du p-art (V. Ftivre vilulaire, el speciiilement, p. 1087).
ArPAiiEii. genital do la femello, anatomic, 30. — Modifications qu'i! lt;5prouve pou-dant la gestation, 120; — apres la parturition, 406.
Appaheii. do Baron pour I'extiaction du foetus, 764; — do Darreau, pour opöror la d^torsion de l'utorus, 473.
AiinAciiEMENT (V. Avulsion).
AiiniEiiE-i-Aix, 73 ; — son expulsion naturelle, 341; — sa retention, 977.'
Auticulations du bassin, 9; — sacro-loin-bairo, 10; —sacro-iliaque, 10; —iscliio-pubieuno, 11; — sacro - coccygienno, 11.
Ascite choz lo foetus, cause do dystocio, 509.
Auscultation appliquöe au diagnostic do la gestation, 135.
Avoutemknt, 281 ; — sporadique, 283. — Avortemont dpizootiqui: ou infoctioux, 31i ot 1174.
Avulsion des membres du foetus, opdration obstötricale, 825.
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TABLE ALPIIABfiTlQ
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1187
tion, 122; — sa dilatation au moment du part, 881 ; — sa refonnalion aprfes le part, 409; — sa deviation, cause de dystocie, 430; — sa torsion, cause de dystocie, 442 ; — sa rigiditö, cause de dystocie, 519; — son induration, cause do dystoclo, 530; — sou obliteration complete, 534.
COLLAPSUS hu PAKT, 1050.
lloi.osTmjM, 400; — rouge ou cruento, 219.
GONOBPTION OU fdcondatiüii, 59.
CowiKSTioN ciinEBiiALE, maladio de la gestation, 233.
Constipation, maladle des I'emolloB plel-
nes, 202.
Contention de la femolle pendant les manoeuvres obstötricales, 779.
CONTRAGTION uterine, nature et caractfero, 335. — Agent essomiel do I'expulslou du fuotus, i'nd.
CoNTHACTUHE MUSCCLAIIIE cliez lo foetUS,
cause do djstocic, 573.
GoiinoN o.mdilical, description, 95. — Sa torsion, 90; — sa rupture au moment du part, 343. — llomon-hagie par le cordon 344. — Ligamp;ture du cordon, ibid.
Coups iaunes, origine et signilication, 57.
CoTvi.tDDNs, organos de connexion de la mere avee le fcetus cliez les ruminants, 75.— Leur disposition cliez la vaclie, ibid.;
—nbsp; clioz la brebis, 79. — Existent dejii clioz la femolle non-fecondee, 43 et 75. — Dangers de leur arraclieniont en opc-rant la döllvrance artifloielle, 988. — Leur reproduction apräs arraclieniont, 70 et 98laquo;. — Posslbllitö de la fecou-dation el do la gestation apres I'arra-cbement d'un grand nombre do cotyledons, ibid.
Coxal, os du bassin ; — cliez la jument, 0;
—nbsp; clioz les autres feniellos, 9. GraUPBB, maladies des femelles pleines,
222. Oiianiotomie, 508 et 822. Ciievassus du niamolon, 1170. CiiDciiHTs pour l'extractiün du fcetus, 752.
|
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|
I!
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HANDAOKSConlontil'.s controlc renversoniont do t'utörUB et du vagia, aprös la reduction do ces organos, quot;Jii. — liandaKo do Delwai't, 9i4 ; — dn la Maison rustique, 945; — laquo;11 sanglo, 046) —de Lond, 1)47;
—nbsp; do LdnD) modlflü par Anucii, 918; — de IUinaiu), 849.
Uassin, .r). — Os, 0. — Artloulatlons, i). — Bassin dans son ensomble, 18.— Detroit antonenr, 14, — Diametios, 10, 17, 18.
—nbsp; nbsp;Detroit postiriour, ü). — Differences solon los espöeos, 20; — sclon le sexe, 23. — Doteniiiuatioii approxima-tivo des dtamötres sur lo vivant (Pel-vinieti'io), 25. — Axo du bassin, 7GS. — Deformation RÖneralo du bassin conimo cause do dystocie, 410. — Exostoses du bassin conuno cause de dratOole417. — Fractures, id., id., 418. —Relaclieinent des sympliyses, 910.
Itiui.iooHAi'llit; (iKNiiiiAi-K, 4. — Bibliographies specialos (V. ä la lin de cliacjue cliapitro).
Bistouiu ii sorpotte pour pratiquoi' l'em-bryototnle, si7.
lii.ASTODKhMn, 64, — Sa formation, 64. —
Modifications qu'il öprouve : fouillot sö-reux, 02; — l'ouillet muqueux, OB. liimiEs et cloisons vaginales, causes de dystocie, 641.
|
|||
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(JANW. l'KLVIKX, 18.
CacRBXIB ossifhaok, maladio de la gestation, 204.
'Ianceii ou CAnciNOMQ de l'utcrus, 507 ; — du col Hierin (V. Induration du col); — do la niamelle, 1151.
Oiit.oso.MiENs, genre de monsti'uosiles, 583.
C.kpiialotomie, 5G8 et 82S.
Cepiiai.otiiii'Sie, 822.
GftsAMENNE (opdration), 8't8.
Ciiai.kuus, deliaitioii, 52. — Signes des clia-lours clioz los diverses especes, 52; — lour cause pliysiologiquo (maturation des vösiculos do Graal'l, 55.
CiiomoM, sa formation, 05. — Description clioz los diverses ospocos, 74.
CmrrE de la matrico, 2 41.
Circulation chez le fictus, 104.
Ci.audications, suites du part, 1028.
CuToiiis, 37.
Coccyx, '.).
CcBIIR (rupture du), accident do la parturition, 915.
Coi. de ruterus; anatomic, 41. — Modili-catious qu'il öprouvo pendant la gesta-
|
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I)
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|
DECAPITATION, DECOLLATION, operation
obstotricale, 823. Deciiiiuiies (V. Hup I lives). Dei.ivhe ; Demvhance naturelle, 314; —
relardeo, 977. Oebcbnte DE LA UATRICE, 241. DETROITS laquo;ii uassin : antcrleur, 14; — pos-
terleur, 19. DfiTDONCATION, operation obstotricale, 833. Deviation uterine, cause do dystocie, 430. DlAQNOSTIC do la gestation, 124.
— obstetrical, 784.
|
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1188
|
TABLE ALPIIADETIQUE DES MATURES.
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Diametbes nu bassin, Hi — Lour (lÄtorini-
iiation approximative sur lo vivant
(V. Vclvimilrie). Diamethes du FdETUs (V. Dimensions). DiAPiniAGME (Riipturo du), accident do la
parturition, 012. DiFFicuLTEä goncralos do reinbryotomio,
817. Dilatation DU coi. uteiun : naturelle, 331 ;
—nbsp; anificielle, 523.
Dimensions du fw.tus an niomont do la naissance, 113. —Tableaux (livers rola-tifs tt ces dimensions comparöes ä cellos du bassin matornel, 110, 302, 373, 5M).
Douches utkiunes, utilisöes centre la rigi-ditc du col do I'uKSrus, hli; — pour provoquer raccouclieraont prtmaturo, 8C9.
Dolleuus , expression par laquello on designe les contractions utcrines, et, par extension, los efforts oxpulsifs des femelles on travail do part, 335.
Dvstocie, titro general de la 2e partie; ce qu'clle comprend, 412. — Tableau syuoptique des causes do dystocie, 4U.
—nbsp; nbsp;Dystooie maternelle, Hi; — par an-gustie pelvienne, 414 ; — par exostoses et fractures du bassin, 417 el 418; — par tumeurs do I'excavation, 423; — par heruio do I'uterus, 425; — par döviation do I'uterus, 430; — par revolution do la matrico sur son axe, 442 ; — par tumours ntero-vaginales, 503; — par hernia do la vessie, 514; — par rigiditö du col, 510 ; — par induration du col, 530 ;
—nbsp; par obliteration complete du col, 534 ;
—nbsp;'pal' constriction de l'utörus, 540; — duo ii la persistanco de riiymen, 541; — par atrosio vulvairo, 545. — Pyslocic fatale, 547- — DiKicultos provenant du cordon ombilical, 548. — Tableau syuoptique des diverses espfoes de dys-tocios foelales, 553. — Difllcultös par execs do volume du foetus, 553 ; — par ascite et anasarquo, 5C0;— par empliy-scmo, 1178;— par hydrocöphalie, 503; — par contracturo musculaire, 573 j — par tumours adlierentos an corps du foBtus, 5')(jj — par monstruosites fcetalcs, 578 (V. Monstruosites et Monstres); — par multiparito, COlaquo;. — Difficultos par presentations et positions anormales, C14. — Tableau synoptiquo do ces presentations ct positions, 615. — Difficultos dependant do la presentation antcrieure, C1G.
__A. Presentation antcrieure naturelle,
et positions anormales, CIO et 018; — obstacles provenant des membres posto-rieurs, (lt;19 et 02C. — B. Presentations anterieurcs dystociques, G35 : — par d6 faut d'extension ou mauvaiso direction I
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dos mombros antorieurs, 030, 038 et 042;
—nbsp; nbsp;par mauvaiso direction de la tftlo, 047, 049, 652 et 658 ; — par obstacles combines provenant do la t6to et des membres, CC0 et 6C1. — Difficulles di-pondant do i:. presentation post6-rioure, 667. — A. Presentation posU-rieure naturelle el positions anormales, 008 et C70; — obstacles provenant do la tfcte ou des membres antorieurs, 071.
—nbsp; B. Presentations postenewes di/s-tociques, 674 : par dofaut d'extension ou mauvaiso direction des membres posterinurs, 074, 670 et 081; — par obstacles combines provenant do la t6to et des membres, 087. — Diflicultos dependant des presentations transversales, 089; — presentation dorso-lombaire, C91; — stenio-abdominale, 702; — costalc, 720.
E
Eethyma parlmHtionis, 992.
Eaux ; on appollo ainsi les eaux do I'am-nios, 88; et de l'allantoide, 92. — Poclie des eaux. sa formation et su rupture, 342 et 385.
ßci.AMPsiE avant lo part, 232; — aprfes lo part, 1040.
ßciiASEMENT LiNEAiiiE applicpio h. I'exlirpa-lion des tumours utcrines, 500; — do I'uterus ronvcrsc, 950.
Kpforts expulsifs, les combattro par ranestli6sic, 788.
Kmuhvon, premiers lineamonls, 03. — D6-veloppomont, 08. — Moment oil il prend lo nom de foetus, 73.
Kmufwotomie, 814; — (instruments d'), (V. Instruments). — Embryotomie interessant la t6to, 822; — I'encolurc, 823;
—nbsp; les mombros, 825; — lo tronc, 833. I'mimivseme nu fcetus, cause do dystocie,
1178.
ENc.noNnitoME do la niamolle, 1152.
I'.nolavement du foetus, 558.
Eponoe rn^PAnEB, pour lacilitor I'accouclio-ment, 527.
Eusompiuuepjs, genre de moiistruosite,591.
Eutocie, titre general do la premiere partie do I'ouvrage. — Sa signilicatlou. — Em-ployo d'abord par Vclpeau, 3 et 5.
Evisceration du foetus, operation obst^tri-calo, 838.
Excision do la matrice, moyen extr6mo do remödior au venversement de cet Organe, 953. — Procödös opcratoires : par ligature en masse, 954; — par ligature double, 954; —par casseau, 955; — par ligature caustique, 055; — par ccrase-ment Uncairo, 956; — par ligature ölas-tique, 957.
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TABLE ALPHADfiTIQUE DES MAXIERES.
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1189
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ExosTosES du Liassin, cauao dlaquo; clystocio,
417. EXPLORATION pour reconnaitre la gestation :
BXploration abdominale, 131 ; — vaginale,
132; roclalo, 133. —ManoGuvre pröpara-
toiro de l'accoiicliomont, 783. Extraction fohcbe du fuitus, operation ob-
stötricalo, 811. — Moycns d'extraction,
726.
F
FfcoNDATiON, 59; — moyons de l'assui'or, 01.
Fibromes de l'utönis, cause de dystocio, 507; — de la inamelle, 1153.
Fievhe do lait, 395.
FlEVirn VITVL/tlREi 1050.
FlSTULBSi i'octo-vaglnalos, 895; — vosico-vagiualos, 004.
Foetus, produitde la conception. — Moment oii il preitd co nom, 73. — Caracteros aux diflorents äges de la vie intra-uterine : fcctus dejument, 1)8; — de vacbe, 101;
—nbsp; de brebis el do cliövre, 102. — l'ar-ticnlaritös auatoniiques qu'il prösente, 103. — Circulation choz le fuotus, 104. — Poids et ilimonsions a la naissance, 109.
—nbsp; Tableaux divers des dimensions du Couliis companies ä celles du bassin nia-tornol, UC, 30-J, 373, 559. — Sa position dans la inatrico, 117. — Sos mouvements actifs pendant la gestation, 130. — Sa retention dans la matrice au dclä du temps normal do la gestation, S66. —
—nbsp; Signes fournis par la more, indiquant la mort du fcetus ainsi rotonu, 270. — Mfll't du loctus coiumo complication du part, 381. — Son excfes de volume, cause de dystocio, 553. — Foetus en-clavö, 558. — Sos maladies, 503 : — Hydroccpbalie, 503 ; — Ascite et anasar-quo, 509; — Empliyseme, 1178 ; — Con-tracture musculaire, 5731 — Tumours adborentes, 570. — Monstruositcs (V. Monstrcs et Monsiruosilis). — Foetus en mauvaises presentations ot positions (V. Dyslocie, Prisentations et Positions), — Son extraction par la force, 811.
Force. Moyens propres h developper la force uocessaire on obsl.otrique; force manuelle, 703; — force mecanique : Trouils, moufles, apparcil a traction sou-tonuo do Baron, 764. — Emploi do la force on obstetrique, 707. — Direction dos tractions, 707. — Intonsito des tractions, 709. — l'arallöle entrc la force manuelle ot les forces mocaniqucs, 772.
—nbsp; Conclusion, 777.
Foiicei's; son peu d'utilite choz les graudes foniolios, 747. — I'ince do Webor, 749.
—nbsp; Forceps do Dofays, pour la chionne,
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749. — Forceps compresscur do Bour-rel, 750. Fractuiies du bassin, cause de dystocie, 418; — de la base de la queue, 420.
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Gastho-iivsterotomie, 848.
Geueli-aiiie (gestation), 147; — cause de dystocio, 000.
Genbration, appareil de la generation do la fomolle, 30. — Plionomenes physiolo-giques de la generation, 50.
Gestation, etat de la feniolle qui a coikju, 120. — Modifications anatomiques et pbysiologiques (ju'ello ameue, 120. — Son diagnostic, 124. — Sa durce chez les diverses ospfeces, 140. — Geslution gtmtllaire, 147. — Hygiene des femellos on etat do gestation, 158. — Anomalies do la gestation, 105: — Geslution extrn-utC'ine, 170; — Fausses gestations, 187. — Accidents do la gestation (V. Accidents). — Influence de la gestation sur les maladies ordinaires, 197. — Maladies particuliöres aux fomellos en 6tat do gestation, 202. — Gestation prolongöe (V. Execs de volume du fwtus, 553).
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II
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11i';moriiiiauie : par lo cordon ombilical, 344 ; — utörino avanl lo part, 220; — utörlne pendant et apres le part, 875.
IIkunie de l'utcrus, accident do la gestation, 240; — cause do dystocio, 425. — 11. de la vessie, cause de dystocie, 514; -- accident du part, 893.
lllPPOMANES, 93.
Hvduocei'Iiame, cause do dystocio, 503.
MvDiioMiiTRE, simulant la gestation, 193.
Hvdroimsif. do I'amnios, maladie dos fo-melles pleines, 212; —• du foetus, cause de dystocie (V. Anasarque, Ascite, By-droct'iili(die).
HvGiENE des femelles en etat do gestation, 158.
Hymen, sa presence cliez les femelles do-mestiques, 37. — Son imperforation, 37. — Sa porsistance, cause de dystocio, 541.
IIVSTEROTOMIE, 841.
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1
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Induration du col utörin, 530.
Influence do la gestation sur les maladies
ordinaires, 197. Injectidns intiia-ut£rines, pour facilitor la
dölivrance, 989. (V. aussi Antisepti-
ques).
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1400
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TAIILE ALPIUBETIQUE DES MATlftRES.
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Instruments pour la pratique do I'embi'yo-tomio, 8I7i — Histomi h sei'polte, 817.
—nbsp; Secatour do Gimtlior, 818. — Scies, 819. — Spatnlo, 821.
Intkstin (dodiirure do I'), accident do la
parturition, 914. Invaoination du rectum ot du colon llot-
tant, accident de la parturition, 913.
K
Kystes uterins simulant la gestation, 190.
—nbsp; Cause do dystocic, 513.
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— Claudicationdcsmembresposterieurs, 1028. — I'araplegie, 1033. — ficlampsie, 1040. — Fiövro vitulaire, lO.SC. — Mamlaquo; mito, 1130. — Crevasses du mamelon, 1170.
Mameli.es, anatomie, 47. — Modifications quo lour imprinie la gestation, 127. — Lour fonctionnoment anormal chez qucl-(|ues jeunes femelles, 127. — Lour louc-lionneuiont pliysioiogique apres la parturition, 400. — Maladies des inamollcs, raammite, 1130. — Tumours manimaircs, 1147.
Mamelon (Crevasses du), 1170.
Mammaiiies, lumeurs, 1147. — Adcnoraos, 1148. — Sarcomes, 1149. — Carcinome, 1 löl. — Enebondromes, 1162.— Mbromes,
1153.
Mammite ou Mastoite, 1131. — Ses diverses formes : catarrlialo, 1133 ; — pldegmo-neuso, 1135; — parencliymateuse, 1130.
Manoeüviies obstetiucai.es (V, OpdraHons),
Matkice (V. Uterus).
Matiiicb (Clmte, descentc do la), 241.
Meat uiiinaihe. — Sa disposition cliez les diverses espfeces, sa vaivulo, 37.
Melanose, cause do dystocie, 423.
Memhiies, causes do dystocie dans la prö-sentation antcrieurc, 019, 02laquo;, 035, 030, 038, 012, COO; — dans la presentation posttrioure, 071, 074, C7G, 081, C87. — Lour avulsion, operation obsletricale, S25.
MtTiin-E, 1001 et 1019.
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L
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Lactation, son ötaljlissomcnt normal cliez les fomellus meros, 400; — son insuf/i-sanco, i0r,\ — moyons propresi lairo cos-ser cette secretion, 'i0!i; — son abon-danco, cause prodisposante de la fievre vitulaire, 1079; id. de lamammite, 1164.
Lactation cliez les jeunes femelles, iTi.
Lacs et licols pour I'extractiOD du fcetus, 727. — Laca spociaux pour rencolme, 732. — 1'ortc-lacs, 711.
Lait, 403. — Kicvre do lait, 39,rgt;.
Lait uTEniN (V. Liquide plaoenlaire),
Licols et lacs speciaex polii l'encohiiie, 732. — Licol-lorceps de Scliaack, 733; id., simplilid, 787. —Licol lt;lc Binz, 730. — Licol de Cagny, 737. — Lacs do Jo-Bert, 738. — Lacs do Delafoy, 738.
Lioatuhe appliquee h l'extirpation dos tu-meui'S utörinos, 50(i; — i/t. h l'extirpation de l'utcius, 854: — ligature en masse, ibid., — double, ibid., — par casseau, 065, — caustique, ibid., — 61astif|UO, 957. — ficrasement lineaire, 950. — Ligaluro appliquee h I'excision du vagin, 970.
Liquide placcntairc, 8(1; — amniotique, 88; — allantoidien, 92.
Lociiies, 3yi.
M
Malaiiies parliculieres aux fomolles on otat do gestation, 202. — Constipation, 202. — Coliques, 203. — Pica, malacia, 203. — Osteomalacie, 204. — llydropisio do ramnios, 212. — OKdome, 2IG. — Mam-mito, 219. — Colostrum rouge on crucnlö, 219. — iMetroi-rliagio, 220. —
Crampea, 222. — Paraplögio, 223, —
Amaurose, 232. — ßclampsio, 2.,)2. —
Congestion cdrdbrale (Apoplexie do la
gostaiion), 233. Maladies des femollos aprösle part, 095,— Vaginite, 90(!. — Motrito ot metro-peri-lonilc, 1001. — i'ourburo du part, 1022.
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Metiio-
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I'eiiitunite apr6s le part, 1001 et
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1020. METUouiiHAniE, pendant la geslation, 220;
—nbsp; pendant et apres le part, 875. Moles, 187.
JIdnocbimiai.ikns, genre do monstruositds, 599.
Monompmaliens, genre tie monslruositos, 591.
MONOSOUIENS, genre do inonstruositos, 505.
MOMSTBES. — Deliuition et classilication, 578. — Celosomions, 583. — Kusomplia-liens, monomphaliens, 591. — Monoso-miens, Sysomiens, 595. — Syceplia-liens, Monoceplialiens, 599. — Polyme-liens, C03.
Monsiiuiosites foetales. — Froquenco relative, 582 (V. Monslres),
Monr DO foetus, son diagnostic il'ajiros Ic^s signes fournis par la mfcre, 270; — son diagnostic pendant I'aCCOUChoment, 381.
—nbsp; Plus rapide cliez le poulain quo cliez le veau, 384. — Difllcultds qu'elle ap-porte au part, 385.
Monr APi-AriENTE du noiiveau-ne; soins quo
cot olat reclame, 392 et 872. Moyens do pnSliension, do reduction et
d'extraction du foetus, 720.
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TABLE ALPIUntTIQUE DES MAXIERES.
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U91
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Moyhns propres h dovnlopper la force no-
cossairo on obstötriquo, 1C3. Movens propres a roniodicr amp; la scchoresso
des organcs g^iiitaux, 186i M0TBN8 propres b. snspendro los cirorts
expulsifs, 788. Min.Tii'Aiirrft die/, les femellos ordinaire-
mont unipares, 147; — cause do dyslo-
Cie, 00laquo;.
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PaTHOLOSIB do la gestation, 165. — Maladies particulioros aux feuiolles eu ötat do gestation (V. Maladies). — Influence de la gestation sur les maladies ordinairos, 197. — Pathologie du part (V. Accidcnls ct mnladies). — Pathologie du foetus (V. Fa:lus).
Part ou Paiitiiiution, dolinition, 328. — Part nalund ou pbysiologique, 328. — Pli(5nom6nes pbysiologiquea du part, 330.
—nbsp; nbsp;Pbonomönos physiques et mocani-ques, 347. — Miicanisnio du part chez la jument, 300. — /'/. chez la vacliß,373.
—nbsp; nbsp;Hole do I'aocoucheur ilans le part liatureli 377. — Part tumultuoux, 378;
—nbsp; nbsp;Id, languissant, 380. — Suites du part, 393. — Part laborieux (V. Dyslo-cie). — Accidents consecutifs au part (V, Accidcnls). — Maladies des femolles h la suite du part (V. Maladies).
Pei.vien (Canal), 13. — Differences selon los ospöces, 20 ; — scion le soxe, 23. V. Bassin ot VclvimHrie.
Pr.i.viMETurE, 25. — Polvimctrio externe ou imlirecte, 25. — Determination du ilia-mötre sacro-pu/jien do la juinont, 28 ; — du diametre bis-iliac/ut' supttrincr, 29;
—nbsp; nbsp;du diametre bis-iliarjtce infir'w.ur, ibid.: — de la oivconfirence du dotroit antorieur, 30. — Dölermination des dilTorents diamfctres et do la circon-ferenco du dötroit antorieur cliez la vaclie, 31; — chez la brobis et la chfevre, 32. — Tableau des cooflicionls, 33. — Pelviinotrio interne ou directe, 33. — Applications, 34 ; — it l'ötude du part nature), 301 et 373 ; — h la dystocie, 558, G1C, C20, O'.'S, 037, 030, 044, 049, 050, 050, 009 ot 075.
Pehinee, sa rupture pendant lo part, 895.
PÜUTONITB apres le part, 1001 el 1020.
Pessaiiies, lour emploi dans le roculdcru-torus, 240; dans lo renversemont de l'utö-rus, 937; — /'/. du vagin, 909. — Pes-saire Jl peloto, 937, — h, auneau, 937, — it bilboquet. 938, — it roudellcs, de Loblanc, 939; — constituö par uno bou-toille, 940, — uno vessicde cochon, 940.
—nbsp; P. ii cuvette, 941; — P. do Gdrlel, 941. — Lour utilitc contostablo dans certains cas, 950.
PitLtEiiTF, uterino, 1000.
I'nvsioi.or.ii: obstctricalo, 50 ; — du part. 330.
Pica, maladio dos femellos plcinos, 203.
Pincks pour les accouchomonts, do M. Weber, 749 ; — do M. Audio, 759.
PLACENTA, sa disposition dans los diverses espfecos, 74. — Sa rotontiou (V. Non-dclivvancc).
Placenta mateunei,, placenta uterin, por-
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NoN-iiii:i,iviiA.\CE, 977. Nouvb4d-n£ (Soins an)
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388 Pt 872.
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OiisTKriui,iiiB : partie do la science qul a pour objot l'ötude do raccouchomont. — Dolinition, division, 1.
OhstjStiucai.es (V. Operations),
Occr.usioN du vagin, 37, 544, !)()(!.
()Er)iä.ME, maladio des fomollos ploincs, 210.
OEuf des mammiföros ou ovule, iO. —QEuf amp; tonno, 73.
Omiiimcai. (Cordon). — Description 01107. les diverses ospucos, 95. — Sa rupture an moment du part, 343. — Sa ligature quelquorois nocossairo, 344.
OmBILIOALE (Vosicule). — Sa formation, scs fonctions, fiG. — Sa forme chez los diverses ospöces, 94.
OPERATIONS obstetricales, 724. — Moycns do prölionsion, do röduetion et d'oxtrac-tion du foetus, 727. —Operations prelimi-naires, 779. — Op6ralioiis ayant pour bill de modidor los presentations ot positions döfoctuousos du foitus, 793. — Extraction forcöo du Cootus, 811. — Em-hryotomio, 814. — Hystcrotomio, 841. — Operation cosarionne, 848. — Symphv-seotomic, 8fi4. — Accoucliement premature artiflciel, 8fiG. — Soins generanx reclames par la more ot par le jeuno su-jct, apres uno mise-bas dystocique, 870.
Os du bassin, 11.
Osteoci.astie, OsteomALAoiE, maladio do la gestatten, 204.
Ovaiiies, organes cssontiols do la generation, 45.
OVIDUCTES on Trompes do Fallope, 44.
OviJi.i: ou (Hilf des mammil'cres; sa constitution, 5(i. — Ovule fäcondö, C3. —Pre-iniois cliangements qu'll öprouve aprös In focondalion, 03. — lt;)Euf h torme, 73.
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I'aiiapi.eoie. -nes, 223 ; -accoudiees,
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lgt;
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Maladio des femellos plei-dos femellos nouvellement 1033.
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1192
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TADLE ALPIIABfiTIQUE DES MATIERES.
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tiou niateruollo du placouta, 81 ; — so resorbe cliez la jument, la vacho, la bro-bis, etc., 408; — ost iSlimiii^ avee |e placenta foetal cliez les caniassiors, 'iO'J.
Poche dks eaux, sa formatiou et sa rupture, 342 et ;t8,rgt;.
Poi.YMtfuENS, genre de monstruositiSs , ()03.
Polypes du vagin, cliez la cliionne, 998.
PoilTE-CORDES, l'onTE-LACS, PASSE-LACS, 741.
—nbsp; nbsp; Porte-corde de Darreau , 741. — Porte-corde constricteur de Thomas , 742. — Poito-cordo de Jobert, 743. — Porte-corde repoussoir do Lo lierre, 743.
—nbsp; Passo-lacs do Bouquet, 714. — Sonde porte-cordo de liinz, 745. — Porte et serre-nceud court de Tyvaert, ibid. — Porto-lacs ä l'usage de la cliionno, de Jobort, 74G.
Position ä donner äi la fomolle pendant les manoeuvres obstiitricales, 779.
PntSENTATIONS ET POSITIONS, — CO qu'oil
doit entendre par lii; — distinclion ii laire entre la presentation et la position, 347. — Diverses pri'senlations ; detonni-nation et dönoniinatioR, 348. — Diverses positions; deterniination et denomination, 350. — Positions do la prösontation anterieure, 352; — Positions de la presentation postorieure, 355;— Positions do la presentation dorso-lombairo, 3j6;
—nbsp;Positions do la presentation slorno-abdominalo, 3.')8. — Tableaux synoptiques des prösentations et positions du foetus, 359 et 360.
PltESENTATIONS ET POSITIONS NATURELLES
(Accoucliemont dans ies) ;
Chez In jntnenl, Presentation ANTIiniBUnB, 300. — Position
doreo-saeröe, :I0I. — Positions dorso-ilou-
sacroes, 3C!). — Positions durso-iliales,
369. Presentation posTEniEunn, 371. —Position
lombo-sacreo, 871. — Positions lombo-
iloo-sacrees et lombo-iliales, 372.
Chez la igt;achc,
PflESKNTATION ANllcniEUBE, 373.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•
I'REStNTATION I'OSTEIIIKURE, 376.
Chez les autres femn/les, 377. Presentations et positions ovstociques (Accouchement dans les), 614.
PlltSENTATION ANTERIEURE NATURELLE ET POSITIONS ANOiiMALEs : — Position dorso-pu-bienne, 616.— Positions dorso-sus-coty-loidiennes, 618.
PR^SKNTATION ANTERIEURE NATURELLE ; —
Obstacles provenant dos membres postö-rieurs : Les mombrus postorieurs, (iton-dus, sont roteuus par lours articulations lomoro-libiales, 619. — Les membros pos-teriours, plus ou moins allongös sous le
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corps du fcotus, pönölront on mömo temps quo lui dans le bassin, 62G.
Presentations antSrieures dvstociques : — Präsentation de la töte et dos membros antöriours. Tun de ceux-ci est placö sur la nuquo, 636. — Presentation de la t6te et des membros anterieurs, coux-ci sont incomplötoment ötendus dans Ic bassin, 636. — Presentation do la t6tc et des gonoux, 638. — Presentation de la töte seule, cu aecompagnee d'un seul membre, 642. — Presentation des membres anterieurs et de la uuque, G47. — Presentation des membres anterieurs et du bord snp^iieur de roncolure, 649. — Prösontation des membres anterieurs et de l'une dos faces laterales de roncolure, 652. — Presentation des membres antöriours et du bord inforleur de roncolure, 658. — Presonlation d'un soul membre anterieur, — ou presentation anterieure, saus la tMe ni les membros, 660. — Präsentation dos membres antlt;S-rleurs, ou de l'un de cos membres et de la tote, avec pönotration d'un membre postöriour dans le bassin, 661. — Pro-sentations plus complexes que los pröcö-dentes, 665.
Presentation posteribure naturelle et
POSITONS ANORMALES : — Position lombo-
pubienne, 608. — Positions lombo-sus-cotylüidiennes, C70. Presentation posterieiire naturelle ; — Obstacles provenant de la tfite ou des membres anterieurs : L'encoluro est affectoo de contracture, 671. — Los membres antöriours, plus ou moins ser-rös contre la poilrine, penötrout avec olle dans lo bassin, 671.
PRliSENTATIO.NS l'OSTEIUEURES DVSTOOIQUES I
— Prösontation des membres postö-ricurs, ceux-ci sont incomplttement öteudus dans le bassin, 074. — Prosou-tation des jarrots, 676. — Presonlation des iscliiums et de la queue, — presentation do la croupe, 081. — Autres presentations postöriouros dystociques, 687. Presentaiions transversales : — Presentation dorso-lombairo liorizontale, I'a-vant-main ii droite ou h gauche, 692. — Presentation dorso-lombairo verticale, I'avant-main on haut, 7üo. — Präsentation dorso-lombairo verticale, Tavant-maiu on bas, 702. — Prösontation stornoabdominale horizontale, ravant-main :\ droite ou h gauche, 703. — Prösontation stcrno-abdominalo verticale, ravant-main on haut, 717. — Prösontation storno-ab-dominale verticale, I'avant-main on bas, 720. — Quelquos observations do prösontation latörale ou costale, 720.
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TABLE ALPHABETIQUE DES MAT1ERES.
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1193
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Pholapsus de l'utörus, du vagin, 241, 917
et 9C0. Propulsion, manoeuvro obstötricale, ses
indications, son manuol, 793.
PUIIEHTE, 50.
Pueupkrale (Fiovro), termc employö pour dösigner la flövro vitulaire, 1050.
n
Rectum (dochiruro et invagination du),
accident do la parturition, 913. Relachejient dos sympliyses du bassin,
—nbsp;accident du part, 910. Renveusement do la vessie, 5I'4; — de l'u-
törus, 917; — du vagin, 900.
Rotation, manoeuvre obstötricale ; ses indications, son manuol, 795.
Rotation ou Revolution de l'utcrus sur son axe, 442.
Rtipri'UKS, de la poche des eaux, S85 ; — do la matrice pendant la gestation, 248;
—nbsp;id. pendantlo travail,883; — i'rf.apifes raccoucliement, 888. — R. du vagin, 891;
—nbsp;du pörinöe, 895; — des sympliyses, 910;
—nbsp; du diaphragme, 912; — de l'intcstin, 913 et 914; — du ccour, 915.
Retention du foetus, 200.
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TAtB du foetus, son volume exagörii, cause do dystocie, 555. — Sa mauvaiso direction, id., Ml — Op6rations qui se pra-tiquent sur eile, 508 et 822.
Thuomuus de la vulvo ot du vagin, comme accident du part, 908.
TOCOOBAPHB (lo), 337.
TORSION do l'utörus et du col, cause do dystocie, 442. — Chez la vaclio, 440. — Chez la jumont, 480. — Chez les femel-les multiparos, 490.
TouciiEn, moyen de diagnostic obstetrical, 783.
Tkactions h exercer sur le foetus (V. Foi\ce, de son emploi en obstetrii/ue),
TnANCiitES, 393.
Tiiavail, nom donnö k l'actc m6me de raccoucliement, 330. — Symptömes et marche du travail, ibid.
Tuompes, organos de lagöneralion, 44.
TiiMEtms molaniqucs du bassin, cause do dystocie, 423 j — utöro-vaginales, cause de dystocie, 503 ; — adbörentos au corps du Icetus, causo de dystocie, 570; — fongueusos du vagin chez la chienne, 998; — des raamelies, 1147.
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ü
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S
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Uiiine, cliangoments qu'cllo 6prouvo pendant la gestation, 129.
Uteiius, Organe de la genöration, 40. — Differences anatomiquos seien les es-pöces, 42. — Müdillcatlons qu'il sublt, pendant la gestation, 120 ; —i'l. apres Ic part, 400. — llornie de l'utörus, accident de la gestation, 240; — Id., cause do dystocie, 425. — Recul, descente de l'uterus, accident de la gestation, 241. — Rupture de l'utörus pendant la gestation, 248. — Deviation do rutorns, cause do dyctocio, 430. — Revolution do l'utörus sur son axe, cause de dystocie, 442. — Tumours de l'uterus, cause do dystocie, 503. — Kystos de l'utörus, maladle do la gestation, 190 ; — Id., cause do dystocie, 513. — Cancers, car-cinömes, sarcömes, fibromes utörins, cause de dystocie, 507. — Son renvorse-raont, accident du part, 91quot;. — Son excision, moyen extreme de remedier au renversement, 953. — Sa rupture pendant et aprös le travail du part, 883 ot 888. — Son indammation, 1001.
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Sacho-sciatiqce (Ligament), 12.
Saciio-vehtecduai. (Angle), 10.
Saoiuim, os du bassin, 8.
Sahcomes de la maraello, 1149.
Scies, instruments d'embryotomio, 819.
StcATEun de Guntlicr, instrument d'embryotomio, 818.
Septic£mie de parturition, 1020.
Soins a donncr it la fomolle, pendant lo part, 378; — irnmödiatemont aprfes le part, 387. — Soius au nouveau-ne, 389.
Spaiule, instrument d'embryotomio, 821.
Stemmte, moyensde la combattro, 01.
Supeuketation, ICO.
Sutuues, comme moyen de contention, dans lo renversoineut de l'uterus, 941 ;
—nbsp; du vagin, 967. — Suture ordinaire, 942; — suture des fosses, 942 ; — sutures miilalliques de Deucubourg, 943 et 907 ;
—nbsp; suture do Strobel, 908. Sycepiiai.iens, genre de monstruositös, 509. Sympiiyses du bassin, anatomie, 11. —
Lour reläcliemeut i la suite du part, 910.
SVMPHVSEOTOMIB, 8G4.
Svsomiens, genre de monslruositüs, 595.
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Table mStiiodique, 1181. Taciie emuiivonnaiiie, 03.
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Vagin, organo do la generation, 39. — Propulsion ou rötropulsion, 241. — Kystes du vagin, 513. — Renversement du vagiu, 900. — Plaies et döchi-
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1194
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TABLE ALI'IIABETIQUE DES MATlftRES.
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i'uros du vagtn pondaiil ct apvds ](! part, 801. — Fistulas rooto-vagtnalos, 8'.gt;j. — F. VOsioo-VBginales, !)04. — Thrombus du vagln, aos. — Inflammation ou vagi-niio, 996.
Vaqinitd, 'JS)0.
Vniisio.v, manosuTro obstötrloale, sos indi-
calions, son manuol, 797.
Vksicules laquo;e Giiaak, anatomie, #9632;iO. — Maturation ct doliisconco, 55,
\ essie, sa hernie comme cause do dysto-cie, 514 ; — commi; accident du part, 893.
VessiE raquo;e cociion, comme possairc, 940.
Vn'AHTii du foetus, uno lois le travail commence; dill'öronces quo presentont sous
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co rapport lo poulain et le veau, 38'i (V. aussi p. 72,i).
Vitki.i.us, 4rgt;; — sa sogmontation, 6i.
VnuLAinE (Flövre), I05fl. — Coqu'oudnit ontondre par liftvro vitulaire, 1117. — La liiivro vitulaire est uno apoplexio, 1087. — Uno affection idonliquo pout so
montror pendant la gestation (V. Colaquo;-gestion cerebrate, 2V.\), ainsi quo long-tomps apios la parturition, 1120. — Cettc mdme affection paralt oxister cliez la
fomme euceiuto ou en couches, 1081). Vui.ve, organe do la giSnäratton, 30. —Son atrosio, cause do dystocie, 545. — Thrombus de la vulvo, 908.
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t?83lt;-80, — Corbiii. ImprlmorlQ r.ftftTft,
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—nbsp; nbsp; nbsp; purgative...............................'*quot; — 2nbsp; nbsp; nbsp;..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 raquo;
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mi •. 1 . • — „—!...............legros — 1nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; a 1 acide plii5niqun Renault................le petit — ..nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 „
,. — „ Tquot; .....................Ingres — 1nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; sulfureux Renault........................lo petit —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;] raquo;
„ . .. . —. ,— ......................legros — 1nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
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Prix courant de la Maison RENAULT aino et PELLIOT
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MEDICAMENTS DIVERS O
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Accitute d'ammoniaquo........le kil.
—nbsp; nbsp; de cuivro pulvöi'isä..... —
—nbsp; nbsp; de morphine...........lo gf.
—nbsp; nbsp; de ploinli liquide .... lo kilog. Acido EtCÖtiQUQ................ —
—nbsp; nbsp; areöiuoux putvärlsii...... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — eil |iiiq. de 1 Rr. ä 1! (tr. Ic cent
—nbsp; nbsp; boriquo............ le kilog.
—nbsp; nbsp; clilorliydriquo...... —
—nbsp; nbsp; niti'iquu............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; phuniquo cristallise......—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — liquidecoloi-ci... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — blanci .. —
—nbsp; nbsp; salicylique............. —
—nbsp; nbsp; sulfurique.............. —
—nbsp; nbsp; tartrlquo granulö ....... —
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(lafcUorriSnö.mölango d'amaf.lo kilog.
Calomel A la vapour..........nbsp; —
Canioniille flours.............nbsp; —
Camplire ral'lino..............nbsp; —
Cantliarldes pulvörisdes (rares)..nbsp; — Caoutchouc pour irrigations et
ligatures ...............
Carbonate d'ammoniaque . . lo kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do (or............nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do magnäsle........nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do potasse..........nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do soudo cristalliso..nbsp; —
Cassoaux.............
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raquo; 211
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Cövadillo on pondre...
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lo kilog
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Cbarge resolntivo .............nbsp; —
Chloral hydrate..............nbsp; —
Chlorate do potasse............nbsp; —
Chlorhydrate do morphine.....nbsp; nbsp;lo gr
Chlorolorme............... lo kilog.
Chloruro de chaiu sec......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'oxydo do sodium... lo litre
—nbsp; nbsp; nbsp; do zinc dquot;ssi5clio... lo kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— liquide.......—
Collodion...................le litre
Collyro Renault contro la fluxion
perlodlque.............. lo flacon
Coriandro................. lo kilog.
Couporose blanche,...........—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bleue puheriseo.,.. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;verte.............. —
Griiino do tartro pulvärtsde..... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — soluble pulvdr, —
Creosote...................... —
Crocus pulvörisii.............. —
Cumin do Malte.............—
Dextrine.....................—
Digitale on poudro...........—
Bau d'Alibour.............lo litre
—nbsp; do Cologne extra ....... —
—nbsp; contro lo pütiu ....... le flacon
—nbsp; nbsp;do cnivro.............. lo litre
—nbsp; dentifrice, dito deBotot... —
—nbsp; distilliie................. —
—nbsp; do flour d'oranger........ —
—nbsp; de Javel ........... —
—nbsp; do Rabel................ —
—nbsp; do rosos................ —
—nbsp; nbsp;sanitairo pour la dosinfoct —
—nbsp; do-vio allemande......... —
—nbsp; de-vie camphri5o, lion gout, —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;mauvais gout. —
—nbsp; lavando.ambröo........... —
—nbsp; vulueraire............... —
Ecorces do racino do gremulier, le kil. tflixircalmanlcontrelescoliquos, le litie ßmiHiquo pulvörisii........ le kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en pelits paqnots.
Emission do eoaltar........ lo litre.
Encre noire................ —
ßponges...........................
Espbces aromatiques...............
lissenco d'aspie. pure........lo litre
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ordinaire.....—
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Aleali volatil............... le litre
Aloaloldes pour injections liypoder-
mlques.................. lo Ulfe
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Aleool, 90 degrös, rectifii!......—
—nbsp; nbsp; campliee, bon gonl....... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— mauvais goüt.. —
—nbsp; nbsp; ddnaturii............... —
—nbsp; nbsp; mytliylique (niüthyleiio) . — Alets des Barbados........lo kilog.
—nbsp; nbsp; du Cap, dit siiccuU'in.... — Alun calcine................. —
—nbsp; nbsp; de glace............... -
Analyses cliiniiquos................
Anis vert................ le kilog.
Antimoine dlapliorötlque...... —
Aigt;niolros-PharnMM!tos((!.emander
la broolmre spöolale)......... • •
Ai'suniaio do SOUaO pur.....lo kilog.
Assa-IVclida entioe............ —
Axnnge....................... —
liadiaue...................... -
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Haies de goniovre.........
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—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 fiO
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—nbsp; nbsp;do laurier...........
Balance Roberval, force 5üu gr...... to no
la sei-ie de polds (onivrel.........nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
Balano • Roborval, force i kiloge.....nbsp; nbsp; 12 raquo;
la sörie de poids (cuivro)..........nbsp; nbsp; nbsp; li raquo;
Baume astringent de Terratcontro lo
plötin................le flacon. 2 raquo;
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Baume du comraandeur,,,. lo litre.
—nbsp; nbsp; nbsp; tranaullle............. —
Benzine rectiCiec.............. —
Beurre d'antimoine concrot,, lo kil.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — liquide — Bicarbonate de soude en pondro —
Biloduro do morcuro,,......... —
Bot dlurötlque...............la pifquot;
—nbsp; nbsp; nbsp;purgatif anglais......... —
—nbsp; nbsp; tonlque................. —
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—nbsp; nbsp; vermifuge............... —nbsp; nbsp; nbsp;quot; 78
Borax pulvdrisa............ lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3 n
Boncbons..........................nbsp; nbsp; nbsp; raquo; raquo;
Bronuiro de campbru.... logrammenbsp; nbsp; nbsp;raquo; 15
— du potassium..... le kilog.nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo;
Bryone on poudre............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Ca'fo Bourbon vert........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ß raquo;
—nbsp; nbsp; Martinique—.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;B raquo;
—nbsp; nbsp; Moka.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 25
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Essence do lavandc (Ino
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10 Prix courant de la Maison RENAULT ain^ et PELLIOT
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Galanga..................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; nbsp;raquo;
Qontiana, raclne coupöo...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;nbsp; 00
Glycdi'lne blancho ofnolnale,,, —nbsp; nbsp; nbsp; nu tonn
— blonde............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;nbsp; nbsp; raquo;
Goninio arabique blanclie,.,, —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Tinbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;arablquo blanche pulv. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iinbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;gatto pulvdrisöe...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16nbsp; nbsp; raquo;
Qoudron liquide............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lt;gt;nbsp; nbsp;ho
—nbsp; nbsp; nbsp; par füldc 00 kü. cnv. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;nbsp; 50
Gralne de lin................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;nbsp; oo
Graigso t\ voltureraquo;............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;nbsp; 80
Granules d'aconitlne i un denii-milllgi',
Ifll. ilr'iOOgiiin.nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
#9632;— d'ai'sönlatedetlrjtclinino —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
#9632; i— d'atropine......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; de cicutino...,..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; laquo;
#9632;— de brucine......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; do colcbiclne...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
•— de datuiine........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; raquo;
d'hyoscyamino..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dosulfalu d'alrojiini' —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; nbsp;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632;— de strychnine —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de vüratrine....... #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; quot;
#9632;— d'aeide arsönieux a
1 mill............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— pliosphorique #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arsoniatc. il'iNiliniuiiic —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; nbsp;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — defer....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; BO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632;— de polasso... —#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; nbsp;50 (Turitai (b quinine, lo A. deSOOgrnn* 2nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de soudo..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de brotnhydrate do
morplilne........le llaconnbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; di'cafeino......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
calomel .......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; 50
clil 0 rliydrate do
moTphlne....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; digilaliTii'......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp;50
—nbsp; nbsp; nbsp; hydroforrooyanate illaquo;
ulnlno.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; iodofonno......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; biiodure du uiorciire —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
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fr. c.
Granules koussüino............ le fl.nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; dc narcdine ........... —nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
#9632;— pliospluii'i! de zinc..... —nbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; quassinc.............. ^nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; scilliline.............. —nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;aclde saltoyliquo....... —nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
•—. — tannique........ —nbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; bromliydrato de quinine —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp;bromure do ciunphre... —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; carbonate! do litliino.... •—nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo; #9632;— cmetique.............. —nbsp; nbsp; nbsp;150
—nbsp; nbsp; nbsp; crgotino.............. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; kermts............... —nbsp; nbsp; nbsp;1 DO
—nbsp; nbsp; nbsp; podophyllin........... —nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
#9632;— protoiodui'o do. muroui'O lt; •—nbsp; nbsp; nbsp;2 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; salicylale de soudo..... —nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; sanlonine............. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; Sulfate do quinine...... —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; sulfure do calcium..... —nbsp; nbsp; nbsp;i 50
—nbsp; nbsp; nbsp; valörianate de quinine. • —nbsp; nbsp; nbsp;3 5o
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — do zinc..... —nbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; (I'liyosrianiine i\ I mill.. —nbsp; nbsp; nbsp;l\ 50 •— do sulfate d'alropino amp; 1 m. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'(5sei'iiie a 1 inilligr.... —nbsp; nbsp; nbsp;/1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; do vöpatrlne i\ 1 imlllgr. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aconitino ;V 5 milligr.. —nbsp; nbsp; nbsp;;) 5o
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arscn.df sliyrliniiio ii 5 111. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ilccbliiHi. ilr nioi'pli. ii 5 in. #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; do digltallno h 5 milligr. —nbsp; nbsp; nbsp;3 BO •— denltr. dopllocarp, iiSm. —nbsp; nbsp; nbsp;5 75
—nbsp; nbsp; nbsp; de scilliline a 0 milligr. —nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'arscniato do for raquo; i c. —nbsp; nbsp; nbsp; 1 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — do quinine ill c. —nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'iodororme a 1 centigr. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; do quasslne h i cohtlgr. —nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; dc brom. lie camjiliro ii 5 c. —nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; de sulfure do calcium Ii 5 c. —nbsp; nbsp; nbsp;250 Gutta-percha on plaques., . lo kllog,nbsp; nbsp; 12 raquo; lluile (1) d'atnandes doucos.. le litrenbsp; nbsp; nbsp;ii raquo;
—nbsp; nbsp; tie cade ordinaire...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— do genevrior.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; de camomille cumpliriie.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U •lt;
—nbsp; nbsp; camphrdo............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
—nbsp; nbsp; do canllinrides.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de croton tiglhnn,.,. lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;40 n
—nbsp; nbsp; empyroumatique..... le litrenbsp; nbsp; nbsp;1 25
—nbsp; nbsp; dc laurlor pure.....le kilog,nbsp; nbsp; nbsp; 4 75
—nbsp; nbsp; d'ollvea, surflnO) douco,. lo litrenbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — parlS litresnbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; do piitrolc i'puri!e.....Ic litrenbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — noire...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; do pieds do Ixeuf...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 SO
—nbsp; nbsp; de foio de morue...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; de ricin.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 75
Instruments de Chirurgie............ raquo;
lode..................... lo kilog.nbsp; nbsp; CO raquo;
lodofornic.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;00 raquo;
lodure do polassiuni........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45 n
—nbsp; nbsp; nbsp; de plomb........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; go raquo;
lodure de niorcure.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GO n
Jalap pulvcirise............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü raquo;
Journaux v(!t(5rinairos.
Jus do tabao................ le litrenbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
Kermis niineral pur.......lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo;
Kousso pulverisi!.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 raquo;
Laudanum do Sydenham..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 raquo;
(t) PotlTtOUU laquo;luaulilo d'an inoinH 10 klloff. raquo;i'liiii; mtme
laquo;orte, rdductioo di; piix de 0 fr. tif) par kiliiKr.,nbsp; nbsp;OXOoptd puur lea bttllea dc caiic, emiiyrcumaiUiuc el de pölrole.
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Prix courant de la Maison RENAULT aine et PELLIOT 11
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fr. c.
Laudanum do Rousseau......lo kilog.nbsp; 32 raquo;
liibrairie....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; laquo; raquo;
Liqueur de Villatto.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 25
—nbsp; nbsp; nbsp; ''quot; Koudron.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 ii
—nbsp; nbsp; nbsp; utörino.............lo Utronbsp; nbsp; nbsp;fl raquo;
Linimont nmmoiiiaral........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
Litharge pulverisöo.........le kilog. 1 20
Magnamp;io calcinöe............ —nbsp; nbsp; nbsp;ü raquo;
Magnfeic carboimtrto......lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;2 50
Wanne eil sorto (rare)..............nbsp; nbsp;au tours
IfluilicnmcntH lt;liraquo;isi'-s (Voir plus
loin la nomenclature)............... raquo;
M(!lasso de lietterave.......lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; l\0
Melasse de canno.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;60
Mercurc........................... an conrs
Microscopes.
Miel de Bretagne.................. au foniü.
Mortier de 250 gr. avocpilon........nbsp; nbsp; nbsp; 5 50
—#9632; de 500 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7 ii
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de 1000 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 50 Moutardo dÄgraiasöe........ le kling. ;i raquo;
— noire............. —nbsp; nbsp; nbsp; 1 n
Muscadcs..................le kilog.nbsp; nbsp; 10 n
Naplitol..................... —nbsp; nbsp; .'lO raquo;
Nitrate d'argentfoiidu oucquot;'... le gr.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 25
—nbsp; nbsp; nbsp; aeide de mereure.. ..lo kilog.nbsp; nbsp; 15 ii
Noix vouiiques rapiSes........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 80
Onguent d'altlitea............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 320
—nbsp; nbsp; nbsp; busilicum........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 20
—nbsp; nbsp; nbsp; chaud rßsol. fondant. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — avec subllmönbsp; nbsp; nbsp; 9 50
—nbsp; nbsp; nbsp; cilrin............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/l 50
—nbsp; nbsp; nbsp; contrclesardeurs..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 80
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — les crevasses.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — la gale des chevaux—nbsp; nbsp; nbsp; It 50 ~ — — raoutons—nbsp; nbsp; nbsp;igt; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; du due............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; (igyptiac............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp;fondant Girard....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; gris................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de laurier........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; mercuriel double..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la mfere.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; do pieds............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 20
—nbsp; nbsp; nbsp; populeum.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 20
—nbsp; nbsp; nbsp; beihidonö...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de Roydor.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de Soleylles......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de Styrax .. .. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.'1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; vamp;iicatoirc........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— anglais... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24 raquo; Opium titrii, it 10o/c de morpli —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;75 raquo; Oxyde do for................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;120
—nbsp; nbsp; de zinc.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
Pavots...... ..............lo centnbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
Papier blanc.............. le kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 1 25
Perchloruro de fer......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
l'liarmac'Ics v£t£rlnnircN (ilr-
maniler In lirochurr).
Phiinol sodique.............le litrenbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ............ le flaconnbsp; nbsp; nbsp;raquo; 75
Phosphate de cliaux........le kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
Pilules.
Plantes aromatiques.......le kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
Poivre blanc................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp;long................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;noir................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 i)
Poix blanche................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;80
— noire.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;70
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fr. p.
Poix rßsine................le kilog.nbsp; nbsp; raquo;50
Pommado antidartreuso .., ... le potnbsp; nbsp; nbsp;1 50 Pommade au bi-ioduro de mercure ä
/i/.iO............ le kilog.nbsp; nbsp; 15 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au bModure de mercure 4
1/0 A la vaseline ... le potnbsp; nbsp; nbsp;1 n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; belladoneo......lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;Ii 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;augondron...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 , n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au pröcipitö rOUge —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; soufree.......... —#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'llelmcricli..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
Pots faiences.
— gramp;B.
poudre d'abslntho......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 '|0
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aeonit........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 11
—nbsp; nbsp; nbsp; adouclssantoäl'aconitn labollenbsp; nbsp; nbsp;2 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; d'alofes des üarbades, lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 7 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — du Cap, dit suecotrin.nbsp; nbsp; nbsp; /1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'alun calcine...... lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — doglace...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 80
—nbsp; nbsp; nbsp; d'anis von......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 80
—nbsp; nbsp; nbsp; appötissante........labottonbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; d'assa-footida.......le kilog.nbsp; nbsp; nbsp; (j 50
—nbsp; nbsp; nbsp; astringente de Knaup. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aunee.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 40
—nbsp; nbsp; nbsp; de baies de goniivre,. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de laurier.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 25
—nbsp; nbsp; nbsp; böchlque..........la holtenbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de bclladone.........Ic kilog.nbsp; nbsp; nbsp;3 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de bryone........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; do catnomille........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de camplirn.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de cantharides..............nbsp; nbsp;au omirs
—nbsp; nbsp; nbsp; de cövadille.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; cordiale.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 80
—nbsp; nbsp; nbsp; de creme dp, tartre. ... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ft 50
—nbsp; nbsp; nbsp; cynophile......... lo paquotnbsp; nbsp; nbsp;raquo; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; desinfectaiito....... le kilog.nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de digitale........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
diurötiqne.......... la holtenbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; centre l'agalaxie...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— l'henuiturlo.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; d'elldbore noir ou blaue, le kilog.nbsp; nbsp; nbsp;2 80
—nbsp; nbsp; nbsp; engraissaiito........le kilog.nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ........la boitenbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'enphorbe.........1c kilog.nbsp; nbsp; nbsp; ft 50
—nbsp; nbsp; nbsp; de fenugrec.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 20
—nbsp; nbsp; nbsp; do fougere male...... —#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 so
de gentiane......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 60
—nbsp; nbsp; nbsp; de gingembre........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; de gomme arabique... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;575
—nbsp; nbsp; nbsp; de guimauvo......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;150
—nbsp; nbsp; nbsp; d'ipiScacnanha....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; d'iris................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 ftO
—nbsp; nbsp; nbsp; do jalap............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;O raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de litharge........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de noix vomique...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;de pavots blancs...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 so
—nbsp; nbsp; nbsp; purgative...........1 a boitenbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; do quinquina gris... le kilog.nbsp; nbsp; 10 raquo; —1 doquinq. jauue ordinaiie....nbsp; nbsp; 12 gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— jauno royal., le kilog.nbsp; 10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; do quinquina rouge ... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de röglisse............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;120
—nbsp; nbsp; nbsp; de rhubarbe de Chine. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; derue............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;de sabine............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; do santal rouge....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de sei ammoniac...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 811
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12 Prix courant de la Maison RENAULT aine et PELLIOT
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Snllate de potasse...........le kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; de qnin\ne............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de sonde............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — par füt du 100 kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — colorö ou divisö par
250 i\ 500 grammes .
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — colon! ou divisö par
50 i\ 1O0 grammes..
—nbsp; nbsp; nbsp; de stryclmino., .. le gramme
—nbsp; nbsp; nbsp; de zinc............ie kilog.
Sulfliro d'antiinoino pulvirisß.. —
—nbsp; nbsp; nbsp; de potasse........... —
Tannin de l'elonso........... —
Tapioca du liresil............ —
Teiiiturc d'aloes (1)......... le litre
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arnica........... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de belladono....... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de cantliarides.., .. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'eupboibe........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de digitale........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'iodc............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de quinquina...... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;utorine de Carnndja. le Oacon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; le litre Terebentliinc ordinaire .... Ic kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de Vcnise....... —
Tlu'! noir .................. —
—nbsp; perk! fin................ —
Tlitfriaquefinc.............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ordinaire.......... —
Trebucliet. pour petites pesfcs......
Vaseline blanche...........le kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; blonde............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; rouge............. —
Vert-de-gris pulvc'risö...... —
Yin de malaga, le frtt de 10 litres. ..
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ............ le litre.
—nbsp; de gentiane............ —
—nbsp; de quinquina au bordeaux —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— au malaga,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Vinaigre des Quatre-Voleurs.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; scltlitique.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; steruutatbire.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; de toilette.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
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fr. c. 2 i)
au rours 11 25 11 20
raquo; /t0
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lr kilog.
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80
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Pondrc de soinon contra. ..
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2
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—nbsp; nbsp; nbsp; do slapliysaigi'C., .,
—nbsp; nbsp; nbsp; tluirincale..........
—nbsp; nbsp; nbsp;tonlque et fortiflante.
—nbsp; nbsp; nbsp; iiturino.............
—nbsp; nbsp; nbsp; ds valcriaiie .........
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8
— 10 la boito. 2 . —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
3
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—nbsp; nbsp; nbsp; vermifuge............laholle. 2
Pi'(5cipitu rougc pulvC'risö ... !(• kilog. 10
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50
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Quina Renault............ le flocon
Quiiiquina gris ontior...... 1c kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;jaunu cntier ordinaire —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — royal ... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; rouge cntier......... —
Huban h Batons............la plöco
I\iio en pondrc............. le kilog.
Safran du (ialinais..................
iSalicylatc de SOU de........ —
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1 8
10 l.'l 1(1
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00
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1
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3 gt; an tour
30 )
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Savon A. l'acide plii5ni(]ne, le |iolil uoreeon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; le ^ros —
—nbsp; nbsp; arsenical de Bcccmir.., 1c kllop;.
—nbsp; nbsp; augoudron.., le petit morceau
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ... Ic gras —
—nbsp; nbsp; sulfnroux..... Ic pellt —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ... le gras —
—nbsp; nbsp; von................Ic kilog.
#9632; par liaril d'environ 10 kilog
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raquo; SO 1 50 raquo; 50 1 50 raquo; 80 03
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Seigle crgotd.....................,, au eonn
Sei do nitre cn poiulre.....le kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 1 80
—nbsp; nbsp;purgatil diisliydnilu blanconcoloriSnbsp; nbsp; nbsp; raquo; HO
—nbsp; nbsp; — — — On divisionsnbsp; nbsp; nbsp;u CO
Sei de Satnrne............le kilog,nbsp; nbsp; nbsp; I 50
Senü fouilles............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 20
Silicate de potasse liquldelt;lt; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 50
Sinapismcs Renault los LOO fcnillcs. .nbsp; nbsp; nbsp; ü raquo;
Sirop antiscorbutlque.......le litrenbsp; nbsp; nbsp;3 60
Sirop de gomme............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; d'lodure de fer....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;h raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;d'ipecac.nanlui........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;dencrpriin........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp;doquluc|ulna......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ii 50
Sous-nltratO de bismntb,...........nbsp; nbsp; 25 raquo;
fgt;ipclaquo;-i:raquo;lilt;laquo;s de la mai-on (voir ci-dessus)
— en depot (voir pins loin)..
Strychnine crlstallisäo... le grammenbsp; nbsp; nbsp;raquo; go
Sublime corrosif pulvörise. Ic kilog.nbsp; nbsp; 12 raquo;
Sulfate d'äsärine.............. —nbsp; nbsp; nbsp; 12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; defer............... le kilog.nbsp; nbsp; raquo; ftO
de morphine..........legr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; ^o
—nbsp; nbsp; nbsp; de magnesic.........le kilng.nbsp; nbsp; raquo; /|0
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(!) Toules nos totnturOS laquo;fiiil taltcsavoc (in I'alfonl lin.Snr demande. nous IWreroM, pour l'usaRC nxterne, des tointnres r.il(cB ti l'alOOOl döQaturä) avec Uli rnlnU de 1 fr. par litre.
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ARMOIRESPHARIVIACIES
A CASIERS DEVELOPPANTS
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#9632;#9632;iiAim/tcii:^ vi'ri^itiK/iiRKüi poh 1 11 i¥s;s
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TROUSSE POUR INJECTIONS HYPODERMIQUES
Moclclo RENAULT Aine et PELLIOT, a PARIS 3?ri:x: : 28 fa?. — -A-lcaloalcles exx. Squot;u.s
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ENVOI rtUNCO Still DBM4NDE
du Vrlx-Conranl (jrneral de llrogucrlc l'lt;!lt;crlnnirlt;; et des Nolices lllmlrees de ms
PlinrnineicM iiortnllvcs et ArnioircN-PliarinneicK brevctecs
GB ANDES FAGILITliS DJE PAIEMENT
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Prix courant de la Maison RENAULT aine et PELLIOT 13
PRIX-COURANT DES MEDICAMENTS DIVISES
do la Maison RENAULT amö et PELLIOT
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franco de port pour Jos commandes depassant 5laquo; fr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;f'111
r rnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; *nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vasc compns
Oiiantitesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fr. c.
Aoldu arsiinioux, par 1 gramme.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; los 100 paquets.nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr. 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a gr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
Aleali volatil..........................................lo flacon du l//i litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; /|0
Alcool camphrö........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/8 litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
Charge rtSsolutlve......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Iß deml-lltre,nbsp; nbsp; nbsp; i 75
Crfeinn (i(! tai-tro soluble................................ lo paquet de 10 gr.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 06
Kau-de-vie caraphreo...................................le (Incou de 1/8 litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— l//i litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;90
Klixir calmant.......................................le llncoii de 1 decilitre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 00
Emiiliqiie pulverise!..................................... lo paipict do 6 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 05
—.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 10 gr.nbsp; nbsp; nbsp; i.07
Essence de terebontliiiie................................lo flacon do i/li litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 50
Ktlior suirurique......................................le flacon de 1 dCcilltrc.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 60
Extrait de Saturno.......laquo;............................. lo llacon de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 35
Glycerine oilicinalc....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 60
Goudron de Norwöge................................... le pot de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; .25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 250 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 40
lluile de cado vraie....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lo flacon 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 35
—nbsp; nbsp; nbsp; empyreumaüipiu.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;30
—nbsp; nbsp; nbsp; de laurior....................................... la boito do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;GO
—nbsp; nbsp; nbsp; de ricin............................,............ lo flacon do CO gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 35
Kermüs mineral pur.................................... lo paquet de 5 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 06
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;11
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;20
Liniment ammoniacal double............................le flacon do 1/4 litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 65
Liqueur do Villatto..................................... Ic flacon de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 40
Noix vomiquo pulverise................................ lo paquet de 5 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 04
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;07
Ooguent basilicmn..................................... la boite do 50 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — .....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; (|0
—nbsp; nbsp; nbsp; centre la gale.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;60
—nbsp; nbsp; nbsp; Ogyptiac...................................... le pot do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;50
—nbsp; nbsp; nbsp; de laurier..................................... la bolte do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; mcrcnriel double............................... le pot do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 120
—nbsp; nbsp; nbsp; do pieds...................................... le rouleau do 250 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— .........................,............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 120
—nbsp; nbsp; nbsp; populcum..................................... la bolte do 50 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;30
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ .....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;50
— bclladon6............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;60
—nbsp; nbsp; nbsp; resolutif fondant............. ................ le pot do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; viisicatoire.................................... la boite do 50 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;70
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;130
Oxyde de fer........quot;......'............................ lo paquet de 30 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 04
I'ommade d'Helmcrich.................................. le pot de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au biiodure do mercuro !Wi/30................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 50 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 0 75
Sei de nitre........................................... le paquet de 15 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 03
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;OG
— purgatif dösliydratö.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;08
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;15
Strop de norprun..................................... lo flacon de 60 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 35
Sulfate de soude blanc ou colon!........................ lo paquet do 250 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 10
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;500 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;20
Sulfurc d'antimoino.................................... le paqnet do 30 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 06
Tointure d'alote.......................................lo flacon de 1/8 litre.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 70
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(i'arnica......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;80
Knvoi franco du Prix-Courant gcnöral de Droguerie veterinaire
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14 Prix courant do la Maison RENAULT aine el PELLIOT
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SPECIALITES DIVERSES EN DEPOT
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Baume caustique do Gombault........................ lo llacoii
—nbsp; nbsp; nbsp; Fleurot alnö................................... —
Caustiquo Vivier...................................... —
Coaltnr saponind de Leboeuf............................ —
tlollyro Uousso contra la fluxion pörlodlqne.............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— .........lo dorol-flacon
Eau de Jouaimo.......................................le flacon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—..................................lo (lenii-llaeoii
—nbsp; nbsp;vorto de Lofobvra...............................In bouteillc
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;............................la 1/2 —
Feu anglais de Lolong.............................. la boutelUe
—nbsp; nbsp;franpais do J. Olivier........................... la boutellle
—nbsp; Cliapart de Olianlilly.................... la boite do a flacons
—nbsp; nbsp; bongroia de Ghastaing........................... le flacon
—nbsp; nbsp; iinivei'scl de. Bornardm......................... • —
—nbsp; nbsp; Vivier........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Fondant Bomardin.................................... lo llacon
Huile sinapisöe et vösicante de Älinoi.................. —
Liniment Boyer....................................la bouteille
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Geneau....................................lo flacon
Liqueur ignßo de Cabaret...........................la bouteille
Liquide Artus contre lo mätdorismo..................... le flacon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — .............. lo denü-rtacon
Liqueur de Gilis...................................... le flacon
Medicaments dosimütriqucs du professeur Burggraevo.............
Moutarde de Uigollot...................................la liolto
Onguent de lliivid...................... la boite do 500 grammes
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ............................la boite d'un kilo
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nec plus ultra de Duisson........................le pot
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Feu du doctenr Darand........................la boite
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; rouge M6t6................................... la boite
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vesicant anglais scion James..........le pot do 1 once
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 16
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; contro le crapaud, do Bernardin.................le pot
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;............le domi-pot
l'äto pliospliordo Slciner............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Phönol lioboeiif....................................... le flacon
Pommade antidartrouse pour les clnens, do Cliastaing......lo pot
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de Martin Gbapuis........................... —
Poudrc Dolabro....................................... la holte
—nbsp; nbsp; de Hemmel contre la maladie des cliiens......... le paquet
—nbsp; nbsp; du bonhomme d'Orgf'rcs........................ la boite
—nbsp; nbsp; nbsp;pectoralefil'aconit, de Martin Chapuis.. lepaquot de 9 doses
—nbsp; nbsp; do VVatrin..............................................
Protccteurs Larombe................................la douzaino
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ................... la demi-douzaine
Regönöratcur Tricard, pour les chovaux couionnös....... le flacon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — .. Ic (Icmi-flacon Savon sulfuroux do A. Mollard, pour les chevaux...... lo rnorceau
pour les cliiens..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Spdcidquo Bornet..................................... le flacon
Sinapismo Savnry.............................................
Topiquo portugais de Bouxel...................... ... lo flacon
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Lacaze, contre les cors...........................le pot
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Chirurgie v6t6rinaire GRAILLOT, boul. St-Martin, 4, Paris IS
gata£ogue raSTRimTS DE CHIRIIKGIE VKTJRINAIIIE
Ancienne Maison Virtel-Mericant
FÜSIJKE EX 1783
GRAILLOT, Succr de SALLES
D11KVETI5 S. G. 1). 0.) VI1ANCK EI KTnANCER
Paris. — 4, IlMiilevanl Saint-Martin, 4. — Paris
Vi'iis le Tlicätrp ilo l'Aoibigu
XT sine ä, -va^eur : Cito Ki-verin, B (rue die Bondly, V-ä)
Füiiniisscur du Aliuisli'ie de rA-grioultutd. des linoles v6Urtnaires d'Alfurt^ Ljuu et Tuiilouse
des llaiMS, des Socieles d'Agricultiii-e et d'Boolus ötrAngbres
Mlaquo;(iaiiic d'Argeni — BspoBltlon uitlverraquo;elle i8'$
avis. — Veiitc eielusivoment au oomptanti prliiro d'envoyor un maiulat-ijostc en ftitant la i)ominande(j)
aTm d'cviter los frais de icmbuiirseinriit.
11 n'est doiuui suite aux Ol'dres venant de l'6trangor qn'antant qu'ils sont aceonniagiies d'un maii'la International ou d'une luitre de obango sm- l'aris.
Pour les objets qui uäoossitont uno ituiie, tels quo tube ä traclieotomie, tlierinonietre, etc., ajouter 50 c. pour la bolto; remballage ot le transport etant toujoura aux frais, risquesot perils du destinataire.
Les marcbandlses son! consid6r6es oomme venduos le londemain de la livraisou.
Toutes les inarobandisea sout venduos garantiosdo tous döfauta caches nuisant ila solidite.
I.es instruments ne portent pas mon uoiu on entior dolvontötra consid6rös commo ne sortantpasde nies ateliers.
K\[gt;ö(lilloiis — Friere de douuer son uoiu et sou adrosse bion lis-ihU'ment, indiquer par qnelle voie ou desire recevotr (voituros, messager ou obemin de far), si je dels expedier eu gare ou ä domicile. Qnand le clieTuin de l'er ne dessert pas la localite, Indtquor ä qxiöi correspondant le eolis doit etre adresse.
Pour rölrangor, Indiqner les llgnos corropondantes, maritimes uu autres et ports d'arrlviSe.
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Abatage et Contention.
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Apparrll A slnapUme.................
Collier aiili-lli|ueur................ 7 et
l.icol anti-tiqueur................lö, 20 et
laquo;#9632;leiioiiillere tissu elasUque, la [piece......
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; en caoiitcluutc, la pairo.......
liuClic en cuir pour protegerle bas de la
Jambe, la piece..........................
(iuClre eil raoulclioiie, la piece........
nraeelet eil caoiiU-liouc de i\l. Eloire, liour les clievaux qui sc eonpent cn mar-ebant, 3 grandeurs (uiesures iuterieures), 7, 8, il eelltinietres................ i, b et
llraeelet eu caoutobouo avec boucle—piece..
rroiecicurs co caoutchouo de M. Lacombe,
les 12.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lese.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — au public les 12. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;les(!.,
caouleliouc (Mod. deM. Beuclor) la paire.
Travails pour clievaux el lueiils...........
Appareil eicctrllltie,oompronanti brosse, evcitabnir, plaque et acccssoircs, le tont en hohe ebene.............................
illors ^leelriques pour ferrer les clievaux i'etifs et le (Lrossage.(Mod. de M. le eapitaino
de Place.) Go mors avec pile Volla laradique itrevete s. g, d. g. doune des rcsultats certains et reiuplace les travails daus la l'errure du cheval, l'appareil complet eu boiie tri-s porlatif............: ...................
#9632;luiidanes de Uonrgelat,prix suivautmodelc.
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fr. 18 16 25 10
8
10
7
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Apparell pour onlever, oouober et forrer les
cliovan.v uieehauts , pour le chargoinont des
navii'e.s, ete., systeiue de M. Uuplossis.....1
Le meine, modele adupte daus l'anuoe (saus la oharponle nl rails).....................l
T.e menu', pour iulirmerie, modele (Iraillot.... La paire de inoiilU'8, garnis de leurs agres.
t'oulic dill'ereutiille avee eliaino...........
Aliparril du M. Bütol pour la oontention
conclo'e.................................
iiipixraquo; raquo;.laquo;sso de MM. Raab et Lunel pour
maltrisor el coucher les cbevaux..........
Eulravons compiets, eompr, les* entravons,
le lacs aveü eliaiue et la plate-louge,
iiutravoUB aveesys. a vis, pour desentraver.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;les memes, capitouues.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;les memes, pour |iourys.......
mnruvoiiH anglais,uiimeemnpositiou que
ci-dessus.......#9632;...........
— t'raueais, moilele Graillot.....
Traverse en bois, avec entravons aux bouts.
Kinravonraquo; mcuIh, les 4 pieds simples....
Les memes avee sysliuue a vis.
Hlale-loime en eorde,............ ii raquo;et
Lacg cu cordc avec eliaiue.........11 gt; et
— cn coide avec douillo eu l'er sc liiaiita
l'eutravou.........................
Clff d'eillravons eu acicr remplacant le
porte-mousquetou, dernier modele.........
c;aigt;ote d'abatage........................
llnsquc de M. Itruueau, iiour l'abatagc des
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30
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boeufs
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etc
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neglc-AllureH, de U de Place...........
Amputations.
Coupe-qiiciies.braucliescn acicr, p, cheval.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nioutes en hois...........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;eu aeier, pour chieu.......
nrOle-Qncnes en fer....................
Le meine, deux usages...................
Pltices ilmllallves pour couper Icsoreilles des chieus, la piece b fr., les deux.........
le mandal avec la commamlo.
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Apparril a leu, de M. Slogmund, pour tau-
toanx, boufs oi oliovaux................ raquo;nbsp; nbsp; raquo;
Apparoil de M. Ilaviau, ponr coueber les
Clievaui {eimditlons sjieeiales)............. raquo;nbsp; nbsp; •
Appareils divers.
I.leol lt;lc lorce.......................... 18nbsp; nbsp; •
—#9632; fnmigatoire........................ isnbsp; nbsp;raquo;
Collier A chapelcl en buis oi'diuairo..... 3nbsp; nbsp; •
(1) Escomple C •/• au-dessuraquo; lt;lo SO Francs, cn envojanl
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16 Chirurgie vetörinaire GRAILLOT, boul. St-Martin, 4, Paris.
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Nouvellc plncc gniilc, ritaoicr^icn'inaillero de M. Aiucggiü pour couiier Ics oroüles des
OhienSi Cclte iiiuce :i lo grand :iv:mtago du diHeiMuinfr auloiiKtliqneiiiciit la forme et l:i grandeur : unc graduation par centimetre
ronseigne roperateur..................... 2b
Scle a amputat.i monture acier, S lames 20 et 2b
—nbsp; nbsp; saus dos............................. 0
—nbsp; nbsp; ä dos iixe, grande dimension.......... i'-'gt;
iMiicecoupe-nelponr lareseetion desos lüä 2U
—nbsp; nbsp; pour eonper la eorne.......... ÜO et 25
l'inee ä ligature et ä torsion d'arteres...... 1
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;- ä cremaillere, 3 et 4
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Appareilsä marquerles moutous et les ooeufs.
I*lnce emporte-piece, difft'ients dessins..... 1
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; en fep. aveo 4 marques
diltV-ruutcs............ 3
La nieme, cn aoter, plus (ine............... 4
ft*tiielaquo; powr msrnuer par le latouago uortant nno leurn..............'......... 2
Uno iettre on |iliis ou im Blgno,.....
i*incc ä oadran (portant 9 chlffros) pour mar-quer par le tatouags.............. 5
—nbsp; nbsp; nbsp; i oomposteiir pour marquer par le talouage, avocSstnosdecliiüies et ac-oessoires. lgt;e tont dans nne Loite en
diene ,,...........................|(
La mömo avoo 2 Jeux de chitTres.....i
Ces plticos soul adoptees par le Alinistere de L'agriouUure ponr marquei les aniptaus pri-
inos dans ies ennennrs.
lllar(|iiCft ä cluiuil, nn Jen de t-tiiftVes, Iian-
tenr de 0,017 quot;'/'quot;........................ I
de 0,050 m/m...................... ;
Forces ä. londro. iamos droileg, longnotir de
Omtl k OmSr..................de 3 A 1
#9632; quot;Oi'cosä marquer les Iiesliai.x, LotlffUPUI* de.
0mi7 a 0ni2ö.............de 3 00 ;i
l'OinposU'iir pour marquer snr n'importe quelle paiiie du corps par le tatonagfl (modele drposi')........................ (
Ageuda du Vötörinaire Praticiei
PAIIA1SSANT 1.E t!i Dl'.Ci;MUKE DE CHAUOE ANN
L'AOKNDA cailoime........................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; prepare pour Älre mis en porleleniJle.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; avee porlefeiüllc.en motllon 0liagritl6, Ce dernier mudele ösl dispose do lacoii ä sei\
besoin de pellte trousse de poclie par I'addition
plateau se mettant dans l'uufl des poclies du 1
feuille, et recevaiit les inslniments les plus m
eitle polite dimension.
Lo plateau seul enplns.....................
Le plateau garui des instrninents sniYants : 1 (lamme etni rive manelie bnllle, I bislouri sim|dc tlroit, I elseau couibe, Isoudeeaune-lee a spalule. 1 pinee-iienls dd rat, I lancottti t
Nonveau modele de porteleuille avee agenda COntOltant Uli grand uomlii'e d'iiislrnments. !
liouolcmciit. Aniicau ä demcnie pour tanreaus :
J'elit modele rund........................
Urand niiRlele rüin].......................
Aniicau ä demouro ovale.................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä ecron, de M. Pereliennt.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ft. Bistouri se plaeant still........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ä donlile vis,sans'operation.......
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä moudiette \ vis, sans opd'ation..
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; a mouchetto et russort tout nickel a. demoure. nuidele Itrdand.......
irocari pour la poso des nnnoaux.........
#9632;Muce emporte-pieco, pour peroor la cloisou
nasale............................. '
Aruiaiure de bdton-conductour...........
Breuvages et Bols.
#9632;liidoiiK brettvago ordinaire........... ..
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— a.vec camile injectaut
jusdu'au pharynx......
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a ivseivoir en enivrc, A
robinet...............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — le mt* mo en fer blaue... Mors ä breuvages(mnd.dnillnl), avee dessns
de tele en cuir et rallonge eu caoutchouc garnii' (i'nne njuslnre en cuivro se montant sur nne swinguo........................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— modele de M. Colin.....
IMlullCrc de M. Lobas....................
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ii ressort, modele Salles.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— iiiüdelo iMcrieaut.......
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— k dents de rat. DlBlourl eci'pcllc ponr
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la qti
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a langl.
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Anasarque.
Helevearraquo; des iiaseani,deM. Prangt, ]esf2. 4nbsp; nbsp; quot;
Hp^culuins lt;Ilt;'H naxcaux, lesdcnien bois. linbsp; nbsp; gt;
Vube de M. Hey, ponriniootlon nasale...... lunbsp; nbsp;•
••ulvCiisateiir en melal niekile........... Iraquo;nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;modele ä levier.... #9632;......22nbsp; nbsp; u
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ä vapour (voir injeetiuns). unbsp; nbsp; i
Autopsie
laquo;'OiHCdilx i aidopsie, de..........l,2rgt;i 0nbsp; nbsp; raquo;
Mclrraquo; a dos mobile, 3 longuourii, de 8, 11 et 14nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; sans dos......................... Orl 8nbsp; nbsp; laquo;
4;o8io(uiiie......................de 12 ä 25nbsp; nbsp; •
MarlCiiii manolie en fer i crochet......... 7nbsp; nbsp; #9632;
HachfMIf' ponr le memo usage............ 8nbsp; nbsp; quot;
Tulip llliulflaleur i robinol, grand modele 8nbsp; nbsp; laquo;
KavliiluiiK* a epanlement................ 6nbsp; nbsp; gt;
Seie Ä dos Ixe..................... 8, i-ietis •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— mnntnreaeierä lamemoldle.2UA2li raquo;
• Muraux entörotomes..................... 6 gt;
lraquo;luct' laquo;•onpi'-ncl pour la resection desüs.12 a2ü raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; a amonsie, avee garde ponr les cas tlangeiens, deM. Varnosson.............. 18 quot;
laquo; ais-e Caissc seulo on rlicnc renferinant le
tont............................... 40 150nbsp; nbsp; raquo;
ISCiti rachltome, amp; den.\ lames paralleles..... 55nbsp; nbsp; raquo;
laquo;•OHfle cranienne......................... 25nbsp; nbsp; raquo;
Anatomie
TROOSSE BE DISSECTION, MOIIEI.E DE M. GOUEIAUX :
:gt; NralpcU varies de l'urmos. la piece.......nbsp; nbsp; 1 25
1 Ltvc-derme..........................nbsp; nbsp; S •
1 l!lraquo;eau droit...........................nbsp; nbsp; 8 •
1 Iraquo;iiice a dissection......................,nbsp; nbsp;S 60
1 Kriyne polutuit........................nbsp; nbsp; '
l 'ruhe InsuTUateur.......................nbsp; nbsp; '
1 Stylcl.................................nbsp; nbsp; '
t Ikuhan metrique..,. ..................nbsp; nbsp; *
'i Ai((iij!les en acier.....................nbsp; nbsp; quot;
i/onvcifippc pouvant contenir le tout......nbsp; nbsp; '
i.vi irouBse garnle......................nbsp; 20
Vroussit de oissoction, d'analom,, d'hitftolo-gic etd'histoiro natnrollo, coinpren, 42 ins-trnmonts, modöle de M. le profess. Harrier
(adopUS poiirlecnle d'Allorl) (Mod. döposi).nbsp; 55 SerhijHieh ponr injections anatomiqnes
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No), eonlenant )!i grammes.........
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0
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8 12
lit 18
30 3(t 4'raquo; 00 G
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#9632;toltinri a vis OH ä frotloinent............ 6 TB
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pour potlton soringuos........... B bC
Canalesraquo; grossenrs varlöos......... 2 EiO.-i ü b
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; courbos......................... 4 quot;
Tahlc en ßhöno tnontöe h roulottes fmodölos
d'Älfort)......................... 120 1
—nbsp; nbsp; nbsp;11 Chariot.......................... *gt;oo i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — DVOC nvant-lrain........... ÖU0 raquo;
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Prix courant de la Maison
fr.nbsp; nbsp; nbsp;c.
Castration du chaval.
raouicliouc poup llgat,, le mhirc... #9632; iBo, i lnbsp; nbsp; lt; iiuitin'H en oaoutcliQuo pour lablallon ties ohamplgnonti vcmie!, cic,
liiwlilc n* I l.i aoiualno.... •nbsp; 8Q
-- n'i 2 — ...raquo;nbsp; 60
„ „o 3 — . #9632;. •nbsp; nbsp;OB
_ no 4 — ... 1nbsp; nbsp;80
PlBMB on for poup sorror los oassoauj......12nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; cn acier.......................... *6nbsp; nbsp; quot;
— i crcniailleiT.............. 20nbsp; nbsp;•
—nbsp; nbsp; nbsp; on for, i dem usages, uioilclc de
M. Tmbot................ 14nbsp; nbsp;•
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 4 onSoiaUISro.............. 18nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp;en acier, a dem usaKes, modele de
M. Trasbot................ 18nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— avec cremaillere........... 22nbsp; nbsp;#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; on hots.nouv. mod. (do M. Trasbot), 18nbsp; nbsp; laquo; #9632;üaa mod. de JI. Konle, pour opiror sans aide, Unbsp; nbsp; • (UKtieaux ivisenacier, de Mi Magne, pour
agneaux....... 12nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — pour beliers... tinbsp; nbsp;•
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — puiir tauream.. 16nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i touret, de M. Braolt, la iiairo. 2nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de M llraull, gariiis iiour la cas-
tration par 1c fen, la jiieee...... 3nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ordiu. eu bois, snr h'ois grandonra
la piiee............. 20, SS ot lt;nbsp; nbsp;3u
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; eourlirs, la piece................ 1nbsp; nbsp; *
IIuhiii-h eu miilal uiekcle. pour serrer lesdils,
lapii'ce................................. quot;nbsp; nbsp;00
plnceide M. tUyaal pour la castration par torsion avec eremaillere, ies deux cn
l'er forge......................... 40nbsp; nbsp;#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ies dem eu aciep................. 45nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;petit modele pour la castration des
porös et pelitsauimaui, Ies ileux. 20nbsp; nbsp;raquo; Plnces-nnles, de AI, lieaulils, pour opercr
la torsion sans aide, en acier forge......60nbsp; nbsp; 1
#9632;#9632;luces de M. llraull, penuitlanl d'opcrcr soul par los easseanx, la torsion et
le feu, routillage complet en acier., 33nbsp; nbsp;d
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä dem lirauelies, (pUislenrs modöles pouc la castration par le feu)...... 15nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; eu acier......................... 20nbsp; nbsp;u
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; on bois, da M, Flaux............. 10nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; on acier ä 3 hrauclies, de JH. Unart, lionr la castration par io fco, garnlos
en bois et ä crcmailleio............. ^0nbsp; nbsp; a
#9632;ilKioiiri conrexe pour la castration. 2 gt; et 3nbsp; so
—nbsp; nbsp; nbsp; rasoirnouv. modele de M. Mjfille. 4nbsp; nbsp; o
—nbsp; nbsp; nbsp; convc\c pouc pures.............. 2nbsp; üO
—nbsp; nbsp; nbsp; rond ponr tniies................ 2nbsp; 50
Alyullles ä siitiires pour tos pores......... nnbsp; 50
Castration des vaches et autres femellos
PRoeceK dp. M. ciiARLii:raquo;.
#9632;ixlenHCDr vaginal (deruirr modele)....... ISnbsp; nbsp; raquo;
#9632;#9632;Ince i torsion.......................... 25nbsp; nbsp;lt;
Ixlirpaleiir ovarien rrmnlaraiit la pime
dernier peifcctioiiuenient tie ,\1. Cliarlicr... ISnbsp; nbsp; #9632;
(.'laeaiix i traueliant limite............... 20nbsp; nbsp;raquo;
iilHiourl serpette amp; coulisse.............. 9nbsp; nbsp; raquo;
nolflller en inaillcclioi't................... 3nbsp; nbsp; 1
Aliueuu a vis, pour tenir l'aiiimal pendant
roperalion..................... f,nbsp; nbsp; raquo;
llollc contenaat l'appareil eoniplet... 'JllellOOnbsp; nbsp;raquo;
IMUiCKIiC DB M. COLIN.
#9632;raquo;Ince i torsion so demontant.............. 30nbsp; nbsp; r
HlHloarl convexe avec cn rseur............ 9nbsp; nbsp; raquo;
#9632;#9632;liier limitative äanneanx................ 0nbsp; nbsp; raquo;
Bolle en ebene contenant l'appareil eoniplet. COnbsp; nbsp; raquo;
Castration des coqs.
PnOClillB DE U, NoCABll
srlane dliatnirice....................... 13nbsp; nbsp;raquo;
liisloiirl convevc........................ 3nbsp; nbsp;raquo;
#9632;#9632;luce a torsion.......................... (inbsp; nbsp; raquo;
Plnce amp; dissection........................ 3nbsp; nbsp; raquo;
nolH contonant l'apparoll complot......... 33nbsp; nbsp; raquo;
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RENAULT alne et PELLIOT 17
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Cauterisation. Oonltre-VOierinalre, de MM, Faqnolln et
Do l'laee, eu boito avec ses aeeessoircs. oon-
tenantuncauteroä aiguilles et six aiguilles. 05nbsp; nbsp; .
T^le de oautbre en raieon plus............ ünbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— eu polntO (ordinaire on pe-
netraiile)................ bnbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— brftlo-quouo............... 8nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ä alguillo do roohango..... 5nbsp; nbsp; raquo;
La deini.dnn/.aiiie d'atguiilcs................ 2nbsp; nbsp; n
t'aulCrcH cntellaircs, nu en raies.......... snbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; en pointe....................... 2nbsp; nbsp; d
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — penetrante.............. 2nbsp; nbsp; t
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— avec douillo Isotatrice..,, 5nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ä lioule avec pointe,...... ;inbsp; nbsp; ,,
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— a olive............. ... 2nbsp; nbsp; i
—nbsp; nbsp; nbsp; ä gntta en roseau................ 8nbsp; nbsp; raquo;
— on plate-fui'ii............. 3nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — en seini-roiidaeiie........ 2nbsp; nbsp; nbsp;d
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a la ganlet...................... 3nbsp; nbsp; nbsp; laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ädonille ä enti'imoir............. 5nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—. annulairc ou briile-qneue. ... 4 et f,nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; l.e memo a deux usages.......... 7nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; splieri.|uo....................... 3nbsp; nbsp; nbsp;.
—nbsp; nbsp; nbsp; a roulette....................... 4nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;semilnnaire en rondaelie......... 3nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; aaiguilleen acier,mod.de .M.l''üiielie. 3nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; avec bonle conser-vant le calorique.............. 4nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;avec aiguille en plaline.......... 0nbsp; nbsp; nbsp;#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; a aiguille de, recliauge, modele de.
M. Rosslgnol................. 5nbsp; nbsp; lt;
—nbsp; nbsp; nbsp; pennettaut de graduor Palguiile
de M. Kloirc................. Hnbsp; nbsp; i
—nbsp; nbsp; nbsp; de M. Doussot.................. SBnbsp; nbsp;ii
—nbsp; nbsp; nbsp; diidocteur l'aiinelin. so niaiiiteiiant ä la ineiiii'. lemperatiire pendant tonte la dnree de {'operation, coiitenant detix cante-resen plaline^ontnn cn pointe, im en pale
et aeeessoires, le tont en boito...........135nbsp; nbsp; laquo;
#9632;#9632;orle-ultratc avec pince, argent (In...... 2 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;avec puiee eu platille........ 7nbsp; nbsp; quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;le meine, etni argent, avec
pinee en platine......ISA 25nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en ebene, extra-long........ 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nonveau modele a rallongp,
cn matHeohorl........... B BO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;le iiienio ä plnco tnobiic..... ti BO
*ilaquo;Jiillle en platine remplaceo............. 3nbsp; nbsp; raquo;
Instrumeuts a dents.
fipticalutn buccal de M. Gb. Martin...... 12nbsp; nbsp;laquo;
pas-d'Ade on for, 4 vis................... 3unbsp; nbsp;•
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lout acier..................... 40nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nonveau moilele ä mors mobile,
eu l'er,..................... 35nbsp; nbsp; 1
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; imiiveaii modele tont acier...... 4Bnbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a eremaillere, mod.(Jraillot.afier 40nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4triple potgnäo, cn for forge.. 40nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; le meme eu acier forge......... !)0nbsp; nbsp; laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; p. garnirles morsen cnir. eu plus 3nbsp; nbsp; lt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; jionr cbiens, mod. de .\l. llouri'ei. 20nbsp; nbsp; nbsp;•
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour chats Id......20nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ponr perroqnels id......15nbsp; nbsp; raquo;
de M. Drognlos................ BOnbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.le M, Maury.................. 35nbsp; nbsp; .
^^Cn^e8selll• de M. Reynal,ponr ccartcrles
Jones et ee.biirerla bonclie............... 12nbsp; nbsp; n
laquo;raquo;l)lii;iiiiiosi(gt;|)i' grand modtlo........... 25nbsp; nbsp; #9632;
C'lefde Oarengeot, se, deinontanl et mnnie
de 3 crochets en acier.................... 35nbsp; nbsp; •
T.a meine pr ineisives. inod.de M. Ilai'be\ 15nbsp; nbsp; 1
Cletde oarengeot, avec tige condnolrlco pour
faireinantBtivrcrlecrochot,modöleMericant. B0nbsp; nbsp; quot;
OlOfde (i.iieiigeot pr deuts lininaines. 4 50 a 12nbsp; nbsp; gt;
igt;lril-de Itiche................... 2 60.1 3nbsp; nbsp; 1
#9632;•Ince a anneaux de W. Üelamarre ponr Ies
dents cadiupies du elieval de 3 ä 4 ans..., 30nbsp; nbsp; •
#9632;lavler de.M. Flasse cn fer acieie.........40nbsp; nbsp;raquo;
Le. mime, tont acier.................... 50nbsp; nbsp; #9632;
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Ilaquo; Chirurgie vöterinaire GRAILLOT, boui. St-Martin, 4, Pari
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'#9632;'In*' rccavanl irni.s supports punr fuirobas-culer i.i nlnoo........................... 8 i
Davier*cle( de 11. Boaloy.................n:; i
soc;ii!'iu- pour la röseotioQ iIcr donts, par oomprossion............................. ''3 i
ronpe-cleiilraquo; poiir la risoction iles InoislveSi 35 /,('wr/Hf1, ;i manivollo.................... lt;t0
S'OlllH'-llf'llfK ninil.lii'aillut.iioui' li'smolain-s, (15
Dnvierspovi'losmolaii'es.mocl.do M.Trasliot
18, 20 ol 2quot;.
—nbsp; nbsp; nbsp; pourincisivoadroit ou courbo. in a \-2 i
—nbsp; nbsp; nbsp; pour chien..............,,.4 5U a 12
Plnee coiipo-ilenls pour ohieos............. 12
fticle articiilä1, pour llt;'s molatres modöle laquo;llaquo;1
iM. Chuolui............................. 40 i
Gotto srie no peui fonctionnor (jirä riildo
il'uti flletd'oau continu pondant toiilo la duröe
de l'opötation.
mäiii'H a denls, avooborda latiraux........ 8
—nbsp; nbsp; nbsp; nonveau modöle^ngulaires.......... s
modtlo du AI. Dolamarro........... 0
plate et angulaire so nioutant sur la
iiinun ttge.......................nbsp; nbsp;18
—nbsp; nbsp; nbsp; uouvellos avec litinos de roebango,,,nbsp; nbsp;11
iluliot odontrltour fdornier modtdo)........nbsp; 28
tJhcnu ä dents de Itrogniez...............nbsp; 3o
Oonu^Bäbordslatöraiu pr6viter ladöviation.nbsp; 12
Kcics ä Incisives..........................nbsp; nbsp; 8
Lo sciage d'uno dontne iicut s'opörer {pi'/i L'aide d'uu ßletd'eau continu pendant la dnröe
#9632;nbsp;It; Popöration^
#9632;nbsp;Jinr ponr termlnorVopt'rat.on los ögallsanl. r, #9632;laquo;'liiiliaiit1 laquo;le pftpc8(plato ou angiilairo)., 3 :. TOlialllefoarto-langne,......I. laquo;le .M. llaiuln .. 0
miiihxks DE M. lei:i;i.ui:r. iquot;;ih Iranlaquo;* ä double polgnöe amp;raors mobilo ui
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;doruior modölo, plnssolgne..... 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;garni en oairt on plns ......... 11
#9632;#9632;iiici; it extraction a vis et volants ador.,., !i!i
/.// mniir', an fer.........................nbsp; nbsp;IS
Tinlaquo; portanl im supiiort ,i cliaqno boutvarii'i
1I11 grossour pour fairo basonlor la iiinci'. 3 anbsp; nbsp; ö
#9632;raquo;Ince a aiiiipitiix pr onlflvorlosdentscatluqupsinbsp; :io
Dissection microsoopiquo et antre (Voir Histologie) Embryotomic
Ilisiom-i do M. Marlol Ills................nbsp; nbsp;12
i|.! M, h'irz....................nbsp; nbsp; nbsp;8
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; a annoau.......................nbsp; nbsp; :t ;
tlo .M. Obariior..................nbsp; nbsp; S
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do M. Andr(!(do Uruxellcs.......nbsp; nbsp; b
Ferrura.
Korques ä orampons pour la ghee, la garniture composöe lt;!laquo; quatre socqnes ^n fönte maltäablonolroiopour los 4 pleds......... 20
crninpoiiK d'aoier4e rechangOj tout socquesgt;
lecpiil..........................nbsp; nbsp;2'i
Tni'aai] on acior trempd pouV h's posor soi-
mSrao..................................nbsp; nbsp; I
Bontolrs aeier fondn..............4 #9632; otnbsp; nbsp;!gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— um' lamo st'tile.2 laquo; clnbsp; nbsp; 'i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— p, fer'laquo; do M. Gbarllornbsp; nbsp;6
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— tame de reohango.....nbsp; nbsp; 8
nrociiolrplusirins taodMes....... 1 • olnbsp; nbsp; 5
laquo;iiniii'pii'UB............................nbsp; nbsp; 1
laquo;;oiiteau raquo;nulniit.................2 75 anbsp; nbsp;3
itrtpcs Ar marC'Clial....................laquo;nbsp; K
Macochlaquo; de mariohal............... 80 inbsp;40
••hue lii'i'-rlniis on acior poli.............nbsp; nbsp; 6
cliaisc-cionB............................nbsp; nbsp; 1
•#9632;'i'rri-ilci', IskÜM au-dess, de 8 icll.) , i-inbsp; nbsp; nbsp;1 naliloebe angl,, au-dossusde8 kil.j •
Mrnirllcii caonirlioiic..................nbsp; nbsp; 5
nadn^anjilaNi'iviiles, la palredu nquot; I an n'O:
8 fr. 75. rt SBo.en plus par ciiaquonumßro,
jnMpTan no n.
Trlcblseraquo;...........................6 clnbsp; nbsp; 6
TroiiHse cn ('nir, ä emilissr..............nbsp; nbsp; I
TI'OUHse inai-iclial, roulec.................nbsp; I*
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4gt;iiiia piaii' la ftTi nre, le kilog............
lli'ttoelct on caoutchouc de .\1. lilolre, d
niMir Int4rloiir,0raquo;gt;i00, 010,01, Qm.08 ; -1, h
liir.Ui'l; 1 a\ SO boilclOi pii'Ci'.............
laquo;•roU'cM'urs Lacombo..................
Cnoiltcliouc, muili'li' de M. Ucuclcr, In pn #9632;tonoUcS Kuldep.laferruro,do M. Charlloi
laquo;.'(isaU'au ii'anrais, on reiiotto ointröo.....
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—quot; ä 2 tranchantB.........
raquo;111II mart'clial de W, 13olp4rlar.......
laquo;'oiisshit'iK pi'uli'clcui'K 111 caonteboue
liloimcs 1......1. do M. Volant), la pniro d
ä 2 fr. 20, suivanl grandeurs (doinandi1
rl'ipliim illustl'i'i').
Ferruro de M. Gharlier.
IBlMltoIr ;l K'i'ili' ponrfairo IVanpiai;quot;1. iln f Geboutoir so fall dn trols largeurs, sulvi la grosseur dos plods 1 pctlt22 oiiiihn. deiar moyen, 27 miliim; grand,32 iniilim. La mJi raonturo pout recovoir snecessivement l-r lajiit's de dilferontos largours, ün nouvi porfoctlannomout a 1SI6 appnrte a cot Insti lurul. on ijiinl Iniro avanoer lalamo au fui ä mosuro du bosoin.
Gliaque lamo de reohango... ..........
RöoeUeäguide pour faire l'eniplaceinntdu
wocholr lögoi......................
iamp;A|i4k ourröe ponr alnster Ins fers ä l'roiil.
dloiiH pour la ferruro, lo cont..........
Trleolsc spöolale......................
Collections de fers Colloeilon ciimpiciiaiit 40 forspoUlaquo; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 40 fers nolrcis,. D'liaiiui'fer, prls siSpar^ment, pull......
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; noircl... Nota.— Os forssont ih's modilesen Ion
blo otsont raunisd'nn annoau pour los sn Designation des fers
Parml lesquels on pourra ohoisii' 1......#9632;
collection qua l'on ioslro, ou indimianl le d'ordro Sur la demando, jo mo charge di onllcctlons snr mi tableau ou cliine poll c nniroli Go tableau asten dobors des prix II varle de 30 ä K1') fr, suivant l'ornemen ,Nigt; 1. fr'er ordinaire,pled da devantlaquo;
2.nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— pied de ilerriiM'i*.
3.nbsp; nbsp; _ it ptnoe tronqute, pled de den
4.nbsp; nbsp; — cviilü eu pince, face snperi cheval qul forgo en place.
quot;1. — ä l'anglaise, pied de devant. 1;. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — nled da derrlere.
7.nbsp; nbsp; — ertbopode (de M. Bouley),
apres la lenotOmiS.
8.nbsp; nbsp; — ilcsencasteleur de 51. Uefays. 0, — evidö a l'anglaise, ponr lourl
nique ou pieds plals.
10.nbsp; nbsp; — apantoulk'expaiisive.pMiiililiilal
11.nbsp; nbsp; — ä planche, pour blelnaes ( pied de devant.
12.nbsp; nbsp; — äplanche idomoure et a pa pansoment du javart, pied
i;i. — ä caraetere, pour les pieds pied ile devant.
14.nbsp; nbsp; — ä caraelere, pour les pied pied de derriere.
15.nbsp; nbsp; — J la tnrqne, ponr cheval qul an talon, pied de devant.
IC. — ä la tnrqne, pour cheval qn an talou, pied de derrii'ie.
17. — Maturque, pourolieval qni f inamelles, pied de devant.
is. — Maturque, pour cheval qni 1 mamelles, pied de deniini
19.nbsp; nbsp; — a javart, dernier modele, pou le pauseinent, pied de dev
20.nbsp; nbsp; — i javart, dernier modele, f tonir le panseiufiut, pied (
id — i dessolure, pied de devant, 22. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pied do derriere.
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Chirurgie v6terinaire GRAILLOT. boul. St-Martin, 4, Paris. 11)
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S,1. — ä pincn prolongiti Voa' snime en piuce,
niod (lo ilcvaul. 24( — amp; plnoo prolongöO) pouv seiniG snplno^i
pled itquot; dormro, S'i. — k bumf, onliiiaive, pied de. dfivant. iti, —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pied dederriere.
Ü7. —laquo; de course, ü ranplaise, pitd de difvant, y8, —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pied de den'itTe.
Ü9, Fei* Moorcrot't, pour les vieux clievaiu (jnise
conpent, pied dedevant.
30.nbsp; nbsp; — Moorcrott, pour les viem clievam qm se
coiipent, pied de den'iere,
31.nbsp; nbsp; — jiour cheval qni so hlesse an coude.
32.nbsp; nbsp; — a croissant, de M. I.afosse, poiu'dilalcr
les talons, pied de. dovanl.
33.nbsp; nbsp; — 1 lunette simple, ponr clieval qui a des
oi^nons, pied de devant.
34.nbsp; nbsp;— !k lunette double et 6vld4, pour oheral
qui a fies otgnonSf pied de Jevant.
35.nbsp; nbsp; — jjiiicani a'i pincoiis \joiir soiinccupiiice, so. — (Wsenoasteleur, de Mi l'ourlis. (Ce ter ne
pent etie c.omprisdansces colieclions, ce modele etant. de 10 fr.}
37. — de Jl. Cliarlier, pled de devant.
38gt; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pled de derriere.
99, — a hcenf de M. Cliaillcr, pied de devant
40,nbsp; nbsp; nbsp;— —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(ilcil (!#9632;#9632; derritire,
41,nbsp; nbsp; — ileM.Lannehic, Ä.'i etampnres pinJdedeiaiil. /i2. — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pied dederriere, 43, — jiour clieval qni se e.roise,
44-40.— desencasleleur de. ,M. Raverel. 40, — erainpons pour la ^iace. n. — Ires ciinvi'il.
U, — deU.Deucltr,prIn divlationdo ia rotulo, ,V,i. — ilcsi-ncasleleur, de M. Laiiuerriere. :iiinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ili.ili'ctlon plastiqno dos foprutes de
cheval , .....dilos do .M. Dolp6rlor,
nolleotlon i.....vello...........880 #9632;
SallOts imirs, lec ar^oiile. 0 fr. So Pll plus par piftco.
I no piece si'iilr................ - •
[Envoi frttnco de la description.) ül, - ModMe de AI, Nafosso, amlnel en talons, VJ. — Cui'vili^iMMic M. llriliecide Nillie'-s1.
Ferrures ä glace, mobiles Systeme de ai. Auheogio
/or Sgslfmenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IV, o,
lt;iilaquo;vllU's :i \is. s,-inse|ianleiiii'nl.....looenl 12 #9632;
Wtcesgalrepoiir rotirer la vls............. 4 raquo;
i i orer ))oiir percor les fers ä fpoid........ raquo; 71raquo;
l WnrauÄ poup flletor los trous.......... I i'*
Squot; Siislcmi' ClhOVillC coiiique.cacrecs'adaplanl (laus nne elampiire lög^remant oentque pac coniquo et se retiranl avec nue clef appllquöe sue la trie carree de la cheville. laquo; lievillc coniqno carree nquot; 1, p'grlaquo; Iits.Jc rml s n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Iio 2. [''quot;iietils iiTs. — T ii POlllfon pouc alvöolor les fors............ 2 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; coniquo calibrc poUP tenniuer les alveoli's................................ 2 it
XorA,— i.es truus coniques p-nvcnl i'teo pra liqnes ä IVoid avec le forel alÖZolre et lernii nes avec lo poincon coniquo calibre. WÄceraquo;raquo;raquo;tro ouClof p'rotlrer los chevlllesi, i raquo;
#9632;i'n Syildtue C'liovlllc civee dans nne etanipiire a malgre, liniile. et a fond, praliqnce avec l'ctanipnro ordinaire. .\quot; 3. Ohevilles rivees pr eins elievanx.. .Iptil, o 811 2. — — clievaux inovens — d 90 I. ._ _ |6Kcr8 . — 1 #9632; 0. — - lersusesdcs linns- 1 10 l'cr niüdeln avec im des 3 specianx do ferruro a glace................................. 3 .
SVSliiMH 11E Mi DF.l.liliRIKll
Ülous, le kllog.............................nbsp; nbsp; inbsp; iiraquo;
Fer inodMc...............................nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; raquo;
Modide piastique..........................nbsp; nbsp; inbsp; nbsp; raquo;
(.Intil uiarcchal............................nbsp; nbsp; snbsp; nbsp; quot;
|
Hernies.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n. o
ncrnlolonio do M.Bonley................22 raquo;
de M. Kerre.................nbsp; nbsp;SOnbsp; nbsp; nbsp;gt;
de Ai. lliiivk..........,......nbsp; nbsp;SOnbsp; nbsp; nbsp;raquo;
#9632;Ilsioiirl-Iicruioioinc de .M. (Iniin.......nbsp; 12nbsp; nbsp; •
itlgiourl-houluiinlaquo; a oonlant...........nbsp; nbsp; tnbsp; 50
••lucc de AI. liihiard pourla lieruienmliiliealenbsp; 25nbsp; nbsp; raquo;
Iraquo;lilce plus legere de ii, Amiol —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; tunbsp; nbsp; •
— de M. Harlot — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12nbsp; nbsp; raquo;
l*lll(|lil' ' /.Ine 1I11 nieme..................nbsp; nbsp; Inbsp; nbsp; 1
Aiguille puiir la suture de la liernie.......nbsp; nbsp; •nbsp; nbsp;SO
PlucedeM, Bonrrel, ppntoliten!..........nbsp; 12nbsp; nbsp; gt;
Cassoiiui'1'mi lies, la piece................nbsp; nbsp; Inbsp; nbsp; gt;
Hippomfitre. Tolse A poieuce jiour niesnrer les ohevaui ctlcs liommes................. 18 #9632; cl 21. .
laquo; anlief. lllppoui6llilt;|llR8 :#9632; potence, IS :i j|| , ä double rallonge pouvant inesnrer 2 metres................... SB a 3Si laquo;
llulraquo;aii(lel)oinba!le,ä niesnrer les h iiufs,pour
en savoit le poiils............... 2 2:1
jinteiqiie punr peendre la hanlcnr
dosohevaus.................... 9 BB
Histologie et Histoire naturelle
VrOIUSe do M. le peufessenr Darriec......nbsp; liünbsp; nbsp; n
WasolP du nieini', pmic coupes liistologlques,nbsp; nbsp; snbsp; nbsp; 1 Itasoh's ponc niiei-otoine ä con^elatiuii, lös i,
onLoltos avec monturo..........nbsp; nbsp;21raquo;nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;p1quot; in\ ci'ütnine ä cnnlisse, nind. 11quot; t.nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; mod, 11-2. äraquo; raquo; nosmoblloen nickel pour faflllage des dlts .. laquo; HO raquo;iipiin'iih micrographiques cl microscopes, raquo; #9632;
Incision.
BIlBtOlirldroit 011 conve.xe, inanehe en bnltle
ordinaire,....................nbsp; nbsp; ~ '#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; ä eonlanl poll iln..................nbsp; nbsp; 3 HO
le i.'irtni'. pins grand..............nbsp; nbsp; 4 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en linlfle, plus pclli.... 3 #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; en ecaille............. !i h
les nieincs, ilroil et convexe, ilans
le iiietne manclie................ 6 n
—nbsp; nbsp; nbsp; serpclte. ä l'anglalsO et a coniaiit... 4 1
—nbsp; nbsp; nbsp; boutonnc h coulanl........ .'i TS cl 4 BO
laquo; iseauv veteriuaires coui'bes ile.... 3 BO Ä 4 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;droils de......3 #9632; ft 4 •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iiicdeciiiscimi'licsctdi'oils,. 2 bO a 3 •
Inoculation. — Injections.
Alflullle. ii inoeuier.......................nbsp; nbsp; I 10
l.ancrUe - caunelee...............nbsp; nbsp; ) 7fi
KlulAliioriilallonportautl aigiiilloetlalaiicdlgnbsp; nbsp;':gt; •
#9632; .anceHe gradnee, de lielafoml............nbsp; nbsp; ü 11
Npaliilc cauneleenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;............nbsp; nbsp; 4 raquo;
I/Kluiseiii...............................nbsp; nbsp; 2 gt;lt;
Le tont eonipiet.........................nbsp; nbsp; !l #9632;
laquo;.aiiiTlle concave, nonvean nindelo de AI,
Hobels................................. #9632;' raquo;
TiiliCHenvei're ponr laconserv.duvirns. le cent. 3 d
raquo;iHKucii a transfusion du sang.......... H raquo;
si'i'lii((iii' I'rava/., inailleclinct nickelc ea
lioite, 2 aianillcs ciml. I granmio,.. 1)511 _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ' —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 — ... Ii so
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,3 — ,., 7 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 — ... S quot;r.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 - ... M 60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 — ... 14 •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — Ib — ... d8 raquo; flbaqne aiguille de rec.liango...... 1 SB cl 1 50
scrliiguc i'ravaz, 1 gr. en rtni nlckelö
ponr IronssR................... 12 1
La meine en boite metal grave 011 uni, avec
flacons de reserve................ IG ä 20 raquo;
fdiaqiie liacon en plus.................... 2 50
Kn eanntelioiie dniei ! i\o 1 — IHgrainmos,......... 8 laquo;
—nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp;- 30 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;..........nbsp; nbsp;12nbsp; nbsp; nbsp;1
—nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; nbsp;— BOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;--nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;..........nbsp; nbsp;14nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp;4nbsp; nbsp; nbsp;— 70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;..........nbsp; nbsp;IGnbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp;5nbsp; nbsp; — 120nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; - -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ..........nbsp; 20nbsp; nbsp; 11
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20 Chirurgie veterinairo GRAILLOT, boul. St-Martin, 4, Paris.
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fr, i Sf rliiQiie pistiin oulr, boutrenforoii pour le
iavorl........................... 2
I..i niciiir, piston ordlnairo....... l
Troussc liy|ioiIlt;Maiiiiqii(,(iii.i(|l'l(: Gralllolj, ii Uontonant : l soringua, 8 gr,, avoo 9 airaquo; Ktiiliog, '2 flacons graduös ;'i forniöture mö-failiriue s'ajnBtanl surla seringuoi l llaoon graduö bouchä b l'öuiorl, o ll;ieniis ponr granulös, grand modMs, 10 ilaoons uotlt luodMo, Ncrluuue ponr l;i pdripnauraonio (modtlo do M. Laqaerriamp;re) cn bottocontonant 4 aigulllos...................... I!i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pour vacoination charbonnenso (inuilM.' de M. Pastour)........... SS
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Iiniir If clmilmii sympliiiii;Ui(|iii'.... 2amp; poui'Injutions tracliöalos (modulo
do M. Eloiro), contonant 20 gram, 28 sci'Iiiiiiu' inoili'le de M, Ic profosseur Colin, .t injections sous-outan^eS) on boite, avoo 3 armaturei priSsorvant le ccistal, oont. 2ü sr. 30 AspIrateurdeM, Dieulafoy, oickoUen boHlaquo; 45 — pour vötörinairOtmod.doM^Landrin, d'tuie ooatonancfi do l kilograromOi servant ;i vidor if.s übcüs, poolios, etc. et ä Injector dn liquide. On pönt recominoncor plusiours fots 1 operation sans oraindro l'lntroductlon do l'air. LTn tnbe on vorro perinot de s'assurorde la nature du Uquldo qul sort.. Egt;n Asplrateur (du Dr Potaln), 4 double olfot,. 88
Douches, Pulverisations, Lavements Irrigations
Stfiiwjiic ä lavements pour cbevaux, oonte-
nance 1 k. BOO................. 12
2 kllogc...................... IS
Boltodc collnago pour la priSserver......... 1
Meringue 3 anneaux, piston cuir, contonanoe
200 grammes................. 12
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;La nieme, avec trocart ä lüt'inet
de M, Guorin, poor injections
indecs.................'.......22
T.o trocart snil avec Canute ä robinet..... 12
Sei*lii{|Ult;' 3 anneanx, piston cnir, moyenne,
pour ulalos,contenanco 120 gr,,laquo;, to Ln memo avec trocart ordiiiiuro,,, 14 Sei'liHnii' ; anneaux, piston cnir, polite, pour
I laics, conteuanco70 grammes,,., 7 PnlvirlsateiirBno i. simple a rablnot mar-chanl nnc licurc avce m6cho modiSratcur.............. 30
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä vapour no 5, ä I robinol poor Papplication de la me-liiodo do Lister, marchanl lino licnre el dcniic....... 85
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11quot; 6, a 2 roblnots, Iclom, marcuant deux beiiron..... iT.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11quot; 7. a 3 robincts, idem, niarcliant Irois iionrcs___ 110
la' ntrinc. avec. man.....fetre........... 12.')
Irrlflalcur pour chevanx, agissant simulta-
neinont on altenialivenienl snr les qnatic
menilires............................... 2a
Tube en oaoatohonc p,Irrigation, io kil.iS a Ifp ItiiceordH ä plusiours branches poor rennir
le oaoutohouo........... 1 fr., 1 ft, 50 ct 2
lgt;lt;)iii|ilaquo; a .jet cnnliini pour douches........ 25
laiuiimolf pour injector du liquide dans les
vcines ..........',..................... 12
Tulie de M. iley, cn gutla-pcrclia, poor
injections nasales .........,............. io
I'oiupe a jet eonliiiii, enc.nivre........... 13
fnlvtrlBateuri mdtai Nlokei............. ts
Lithotritio, nrlae-Plcrro ft lovior (modele Oraillot),.,,iB0 Tenette liroycuse ile ,M. Ilonley. on aoler. 40 Teneiic pour la eystotomieifor ou aolcr, 20 i 88 Mätöorisation, (Esophage.
Trocart do .M. ilnraunl.— lie trocart nmiii d'nno poire cn caoutchouc, pcrmct an formier d'inti'oduire de i'eau ammoniacale
|
dans la panse do ranimal gonfliS, sans so pröoecuper de la sortie des gaz, co i/ui iui pcrmct de trailer a la I'ois 1111 grand ninnlmi . d'animaux, Get instfumont cn tnalllcchort, p.irlaitenient conditionnc, sert cgalement
pour les moutons, par ladjonotion d'une
1M1111I0 limitative.........................nbsp; 25nbsp; nbsp; raquo;
'#9632;'ritcurl pour laponction dn rumen do liiunl',
avec canntc. cn cuivre.............nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; u
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iniidöle ordinaire, avec canule en ler
bla ne.............................nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour le mouton.................nbsp; nbsp; nbsp;inbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour le mouton, petit modble......nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; tiO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dit de Cnltivateur, pour trousse...nbsp; nbsp; nbsp;4nbsp; nbsp; raquo; C'aiuile seule, der modtde, sans beuuhon
(pour bfflufs)...........nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Sdeg; modMe (pour bumfs)____nbsp; nbsp; nbsp;raquo;60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— lor modele, sans bonclioii,
(ponr moutons).........nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 3e inodi'lc, sans boncbon, par
douzaine 'pr moutons)...nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; nbsp;25 Trocart pour Ic rumen du boenf, Systeme rentraut dans Ic manofiGi avec
canule en maillecliort.............nbsp; nbsp;12nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aveo canule en oulvro............nbsp; ionbsp; nbsp; raquo;
Trociiri rentrant dans le maneho, pour le
rumen du mouton, avec la canule
on malllechorl..................nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;avec canule (11 enure.............nbsp; nbsp; nbsp;8nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
ordinaire ponr le ciecnm du clieval..nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de .M. (lliarlier, ä anneaiK , 5 a etnbsp; nbsp; (inbsp; nbsp; • .quot;raquo;iiiKle ivsopliaKienne de M. Tissorand, en
cnir, avec bouts en
come, pour liceuf. .15nbsp; nbsp; raquo;
— — pour mouton.....nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; n
isaiiili'lii on baloino pour sonde...........nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; u
Biaillon pour piöservorla sonde...........nbsp; nbsp; nbsp;tnbsp; nbsp;50
llcpoiisKUirdRHUpliugtpiicii baleinc, so dc-vissant eu 2 pieces pourrefouler les corps
iStrangors arrotäs dans I'cBsophage... 25 anbsp; 30nbsp; nbsp; u
Le mi'me so devissant en quatre pieces....nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; raquo;
I.e meine en jonc, en doux pieces.........nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; n
l.e nieme, en acier trempe recuiiverl on caoutchouc duroi.........................nbsp; nbsp;18nbsp; nbsp; 11
Une seule piece en lialeine...............nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp; n
Une senle piece cn jonc..................nbsp; nbsp; nbsp;8nbsp; nbsp; 11
Bxtroclenr des corps strangers dans I'cesn-titiage.r.-iisant sonde el reponssoir (modele
Gralilot)................................nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; 1
Plncc de .M. Gh, .Martin pour I'evtraction
des corps etrangcrs dans le pharynx..nbsp; nbsp;15nbsp; nbsp; •
(Eil artificiel.
i!aii\ (Dlloncaontohoncdnrclprchevalborgnenbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; raquo;
ürifliie pour les placer...................nbsp; nbsp;inbsp; 75
|)lapialoor doBrognloz..................nbsp; nbsp; 7nbsp; 50
PlnCO de quot;Wald.im........................nbsp; nbsp; 4nbsp; 50
,raquo;l!)uillos a cataracte.....................nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; 50
laquo;u'lilcan de II ich ler......................nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de draft........................nbsp; nbsp; nbsp;8nbsp; 80
laquo;iirclle.................................nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; 80
Kystotoine..............................nbsp; nbsp;4nbsp; nbsp;laquo;
Pauscmcnts.
laquo;raquo;itice a pansemenl, a annean, do 1'ean,
petit modide,.nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — grand — ..nbsp; nbsp; 4nbsp; 80
—nbsp; nbsp; en losange, petit modide.............nbsp; nbsp; nbsp;6nbsp; nbsp; n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-- ' grand modide............nbsp; nbsp; nbsp;7nbsp; nbsp;50
I'lnceraquo; ä anneaux 4 mors croises..........nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;petit modide.....................nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ä prosslon continue................nbsp; nbsp; nbsp;4nbsp; nbsp; raquo;
riHeaux conrbes pone veterinaires.. 8 50 amp;nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; b
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;conrbes pour medecin...... 3 raquo; Anbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;droits ponr veterinaire.....8 raquo; ,inbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; ^
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;limits ponr medecin....... 2 50 Anbsp; nbsp; 3nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; h tenon droit ou cimibe..,. 3 50 amp;nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; laquo; somles cannelees acicr...................nbsp; nbsp; Inbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — argpntii.............nbsp; nbsp; nbsp;2 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — maillccbort..........nbsp; nbsp; Inbsp; it
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;bougies cn gomme........ I 50 elnbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; #9632;
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Chirurgie v6terinaire GRÄILLOT, beul. St.-Martin, 4, Paris 21
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Söndvraquo; en S avec lame................... 3nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ceil am deux eitrfmilcs,. 3nbsp; 50
Spalullaquo; i pausement de M. Imlin....... 2nbsp; 50
Monde 6n ploml........... .............. •nbsp; 2;;
Cucbc-Orclllcs pour cliieus ayant dos
chancres........1 2:i ol Inbsp; nbsp;DO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Nouvcae inodclc, tisse avec
musoroUo et collier er
niir suivant laillu 4, li et 6nbsp; nbsp; raquo;
laquo;JOilOillllorc en tissu clasliijiic, ]picce....... 10nbsp; nbsp; #9632;
-Salmt en cuir, garni d'mi ler............. SOnbsp; nbsp; •
Pansage et Tonte.
Ciltcaux .Serins.......................... 3nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ä tondre........................ 4nbsp; SO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a lii'anclios conlrccoudccs......... 5nbsp; nbsp; u
Pelgne* en ouivro........................ inbsp; nbsp;80
urrtlolrBsiiiiplos, de..............2 SO et 3nbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä robiuet....................... 5nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au gaz.......................... raquo;nbsp; nbsp; raquo;
laquo;'ure-pleds ;i ui.-iiiclii'fixe................. 2nbsp; nbsp; •
mrllle.................................. inbsp; nbsp;50
laquo; oiil'ltii a cliiücnr............... 3 #9632; ei inbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lo inline, ciiilre................. Snbsp; nbsp; gt;#9632;
TOUdCime ordinaire, de............ 6 gt; a 8nbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; |ro quatlW (L.G)................ 10nbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;se retoimianl pour it- paliinm.,.. 12nbsp; nbsp; n Ropassage dopuis....................... inbsp; nbsp;so
i'cidiilaquo;quot; rcnipl.ice................. 3 laquo; ol 4nbsp; nbsp; raquo;
ToiifleilftC pmir inonlnns ;i lames inidiilcs,.. 8nbsp; nbsp; n
forces poni'tondrr, de............ 3 a ;i 10nbsp; nbsp; raquo;
ParUirition.
Crochet aclicole, pointo ou mousso....... snbsp; nbsp; gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— plus petit aclov.......... 7nbsp; nbsp; raquo;
Los meines noii articnlos acior............ 4nbsp; nbsp; raquo;
Crochet ä manclio fixe iiointn acior........ 5nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— monsse ;icicr....... Bnbsp; nbsp; u
Hcpoiissolr a bequille ach r.............. 6nbsp; nbsp; raquo;
rorle-corde droil acicr.................. 6nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; coiidc acicr.................. 6nbsp; nbsp; •
raquo;loiillire recevant 2 crochets et I repnossoir,
de inaniere ä so logef dans nn etui....... 20nbsp; nbsp; t
I.'OUii. le prix varie sniv. la ([nalite du Cllir. CrochclS ü^es, niüdülc de M. Barreau, le Jen
de 3 ineces............................. ISnbsp; nbsp; n
llrassard prescrvalenr en caontchoiic.6 gt; et 8nbsp; nbsp; •
Oant pour to möine usage.................. snbsp; nbsp; u
forceps poer juineiit.................... 60nbsp; nbsp; lt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; a anneaii.ponr chiemie....... 7 ä 15nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; motlöle de ,M. Hourrcl, en aoier,
avoo vi^ A volant, 5 grnndours
de.................... 20 . a 30nbsp; nbsp; laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä couiant de .\1. Weber (pour
petites especes)1.............. 15nbsp; nbsp; raquo;
llysICrolome de M. Delamaie, doux lames
conpantes en sens inverse............... 22nbsp; nbsp; n
nlslourl ä lame cachee ponr l'embr]Otomlo,
doM. Charller...................quot;....... 0nbsp; nbsp; laquo;
/,('mif/i/c, de JI. Marlol lils................ 12nbsp; nbsp; gt;
l'CHsalie en eamile. pour \aelies eljnmenls, 12nbsp; nbsp; i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— p. eliie. nes et lirebis.. 4nbsp; nbsp; s
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de Cdiaherl, on aolel'............. 25nbsp; nbsp; •
Solides trayenses arnenl, le Jen de 4.. 10 tl 12nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;~ niailleeliort..........li ei 8nbsp; nbsp; *
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ä rainnre (mod.
de.M.Ciuilherl). .8nbsp; nbsp; .
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — en ivoire................. !jnbsp; nbsp; n
Trayonolome pnur dehrhler les Iravons... 2nbsp; DO
SOndesniudidee.\lra-lolij.',arKeiil,l:ipi'ece. 4ä 5nbsp; nbsp; n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— mailleeliorl, la |Hece. 2nbsp; h0
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ivoire, la tiiecc.,, 2nbsp; nbsp; •
I.lcoldc 11. Schark, en nieliel............. 10nbsp; nbsp; laquo;
nandage pour vaches, pour le renversement
de la inatrice, appareil modifie par
M, llenand..................... 18nbsp; nbsp; .
Teiines en eaontchonc modi'ie ordiiiaiie..... quot;nbsp; 60
l.cs niemes renlorces ä lionnelet........ Snbsp; nbsp; quot;
Nccau avec tetine pour faire boire les vcaov
et les poulains........................ 15nbsp; nbsp; raquo;
|
Perioslotomie.
Bolle com|ilete, manciie ivoire bean poli.. 45 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;inanehe ebene............. 30 laquo;
(leite boltO contiiut : 1 lt;;isaillc pout inciscrla peau. 1 nisiourl Bxe,
1nbsp; I'criosloloinc.
2nbsp; Aiuullles comhes dont nnc l^ontonnee, se inontaiitsnrniimanche ä coulisse,
Instrumentspourles operations de pieds.
#9632;lenclles, a clou do nie, manche a virole, gorge de 2 a 12 millim. de diametro, sole
fonguö et rivee..........................nbsp; nbsp; 2 7,-1
Les ineines gorgos, manche plato-semello,,,,nbsp; nbsp; 2 sn
noueile i sonder les pieds, mod. do M. Petit,nbsp; nbsp; 2 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ponr leorapaud,mod,doM,Trashot,nbsp; nbsp; 2 so
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; plale-seincllc, mod. deiM. Cdnichnnbsp; nbsp;2 50 NOTA, — Les nnmeros des gorgesröpondont
a celiii de la ronetto, soil ä virole, soit ä plale-seinelle.
ncneit(8 9 blolmos do M. Charller........nbsp; nbsp; 3 80
de M. Legris on mod. e.\tra-lonf;.nbsp; nbsp; 3 75
manche en come de ceiT.........nbsp; nbsp; 3 raquo;
raquo; oulciin fraiicais nn renotto cinlree, a im
ou dotu tranchants......... 2 so. 2 75 etnbsp; nbsp;3 raquo;
Coiiteau anglais, manche ebene..........nbsp; nbsp; 2 TS
— #9632;— en corne de cerf.nbsp; nbsp; 3 n #9632;tenelle a guide de M. C.hacliei-, manche
corne de cerf..................nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä guide, iiianche ä semelles rivees,nbsp; nbsp; 8 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; sauge ferinaiite, manche Inifle ä
coulanl.......................nbsp; nbsp; nbsp;f, raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; sauge fixe, manche ehene 4 virole..nbsp; nbsp; 2 75 La ineme, a droite, ä gauche on double..,nbsp; nbsp; 2 #9632;
rcnille laquo;le saune, manche ebene a virole.,nbsp; nbsp; 2 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ä semelles rivees.......nbsp; nbsp; 2 SO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fermanle, manche en
bnfllc a coulanl......nbsp; nbsp; li •
• -Oii((c pour la corne et les os..............nbsp; nbsp; 2 75
IMuce a dents de souris ou de rat.....,,,,nbsp; nbsp; 3 i
—nbsp; nbsp; nbsp;a sonder les pledlaquo;, on for forge.,.'.nbsp; 12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;J ilessolurc, de M. Brognlez, eu for
forge, la palre...................nbsp; 50 raquo;
, — la meme, acier forgü..............,nbsp; 60 raquo;
•^rlfliie A javart manoho 1 virole...'...quot;.nbsp; nbsp; ä 75
Ulaildrseneasleleiirde.M.lJefays, acier forg'iquot;.nbsp; 40 raquo;
—nbsp; nbsp; de .Meriealil, en fer aciei'e........\]nbsp; 2b n
—nbsp; nbsp; de Mericant, eu acier.............quot;nbsp; nbsp;30 „
lHlalaleur des talons, de-MJarrier...'.quot;'[nbsp; 20 raquo;
Le meine, moililie par M. Sallo, en acier'.ünbsp; 20 raquo;
BtlialeiirK avec clef se delacbant..........nbsp; 20 n
#9632;tapes aWeimeSjde iM. Charller..... '4 60 iinbsp; nbsp;1; •
l.cvc-sole 011 elevaloire, de M. Alier......nbsp; nbsp; 4 „
Silylel passe-meche pour javart, deil. Quer-
rapiu....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 r
Caoalchono on plaque.......... lo kllog!nbsp; li raquo;
iraquo;ailiis nnglttlg (Voir Korrure). nonrrelct on caontcliouc, ponrchevaui qui
se ooupont, de M. Eloire, diamelre inlii-
rienr, t, 8 ol 0 centimetres....... 4, 5 etnbsp; nbsp;6 raquo;
E'roU'clciirs l.acoinbe...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632; .
daoutcliono (mod. de M. Bender)'la p'airö!nbsp; nbsp; 3 80
nraceleten oaoutchonoavecbouolo.lapliico.nbsp; nbsp;3 50
Ontta ponr la torniro, le kil..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 ,
Kerlnnues a javart, de............ I quot;laquo;quot;Änbsp; nbsp; 2 #9632;
Cameres el Spalules pour ['application
de la gutta..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 tjo
none A bain en gnttaavecrobinet.','.',!!! 1nbsp; 60 „
Talllc-corne pour les pieds de buiifs, 20 änbsp; 25 .
laquo;Jcnoulliere en tissu elastique... la pii'cenbsp; nbsp; 10 gt;
laquo;tieiresenculr................. la piece.nbsp; 10 raquo;
sauol en cuir garni d'un fer..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 raquo;
coiisfinels prolecteurs pour les biessin'eV.
(Voir Femre),
Plessimetro. I'lraquo;'ssliinvlrraquo;'raquo;, cuvette ivoire, marteau niailleeliort, manche buflle...nbsp; 12 laquo; — avec cuvette en buflle......nbsp; nbsp; 9 #9632;
le marteau sent............nbsp; nbsp; c #9632;
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22 Chirurgie vöterinaire GRAILLOT, boul. St Mariin, 4, Paris
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fr.
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#9632;•lessinirlri'M, OUVOttQ BOUlß, in lyolro,
mod. doM. Tmbot,. B laquo;'t. igt; n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cuvotto ivoiro, avcu orolllos
arttoulöoSi pourtrousso,*laquo;, ö #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lo mömo ttveo pluciuo on
oaoatobouo durci plna solaquo;
liih' quo Tivoire.......... 4 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;OUVQtte onliiuiiiü eil uaout-
ohouo durol............... i amp;0
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;martoau cuivre niokolöj in;iii
die bois................nbsp; nbsp; onbsp; nbsp; a
Pouctlou.
Trocari poiir ie rumeu du bcEtuf.........nbsp; nbsp; igt;nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;oa tnailleohort..................nbsp; nbsp; nbsp;Rnbsp; nbsp; nbsp;laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; mod. ordinairo avoc oanulo Corblancnbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp;laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pOUT moutüu.....................nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;poui1 monton, petit modöle.......nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; bO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du do oiilttvateur...............nbsp; nbsp; nbsp;4nbsp; nbsp; laquo;
iamiU's eu plus, ier modölo, i'oui' bitiifü,
saus bouobon.................. - UO
8quot; modölo....................... raquo; oo
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; par döuzlaquo;, iormodöle, pquot;1 moiUon, 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^o modele, prinoutonlaquo; 1 2[i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ajusiei' uno canuto sur un trooart, raquo; m Trocart de M. Dumont, Co trocart, mimi
d'une poipo en oaoutcbouO) pormet an formier d introduire l'eau ammoniacale dans la pause de ranimal gonllö, sansse pröooouper de la sortlo dosgazi ce qui lu) permel da Iraitfr mi grand noinbre d^animaux, Gel lustrument; en maillochorti parfaitoinout condilioimö, seil ögalement pour los inon-lons par l'adjonotion d'unocanulo limitativelaquo; 2'i raquo;
Trocari pour lo rumen du bceuf, syst6mo
rentrantdans ie manclie, en maülechortlaquo; i- gt;#9632;
Trocari on ouivre....................... lo raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour lo luuiiton, on m.iillocliort.... 10 o
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cn ouivro........ 8 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour ie ccßcüm du oheval.........nbsp; nbsp; nbsp;4 #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do M. Charilor, ä aunoaii.... b otnbsp; nbsp; 6 raquo; Trorart d'essai drolt.....................nbsp; nbsp; 4 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'ossai courbo...................nbsp; nbsp; nbsp;4 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;oxploratonr ou oapillairo......... 8 n
Lo möine, on argen!..................... ^ *
Trocart plat, avoo robinot^ se montant sur
nne seringue................... 18 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;courijo, pOUf Iiyoveilelu'Oloinio.... ii #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; innd. avec robinett pour molelies
et vösigons.................... 10 gt;
Appftrcllaspitatourdc M.Üleuiafoy, nickolÖ,
cn bolte...................... 45 gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; mod. Landrin, d'nne coutenance d'nn litre, servant ä vlder les obcfes et ä injccler le liquide me-dlolnal sans inlrodtu'tiun d'air. I'apparoil en boitO'diÄno........ 'jo #9632;
ABOlruteiir du !gt;'• Potaiu, ä double eircl,., 86 n 1,. luiuH', dläposo pour aspirer ot injootor. Oil quot;
iroavuitMi pour noUoyurles trocarts...... #9632;• 19
Saiguees. i'lauiiuvN, 6tuia rives, Imllic ou ouivro,
i l.'UU'J. . 'raquo; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; - 2 lamos. !i laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — ;t Lamos* lt;gt; #9632; Li memo, .iveo bigt;l,igt;iii'i eu plus.......... 1 BO
rlumilie; clnionv.,niaDchlaquo;bDtnp,kOD|lellek 1 laiiK b #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 lames. Ii n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 3 lames. 7 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;etui onvrant ä vis, garnitnfo ä
platine, maillociiort i iamo.,nbsp; nbsp; nbsp;7nbsp; nbsp; #9632;
La meine ä 2 latuos......................nbsp; nbsp; nbsp;8nbsp; nbsp; nbsp;laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä 3 lamos.....................nbsp; nbsp; 9nbsp; nbsp; raquo;
vtamnio de pcohOi M lame...............nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 lames se deiuoutant.. 8 n
—nbsp; nbsp; nbsp; i rossort, etni hullle............ 1b raquo;
La ineme, ä ressurt, etni melai uickele.,.. SO i
Celto flamme a lo grand avantage de ne
peiuHrer qu'ä ia prol'oiulcur Hxen d'avance et (raquo;ouvant varier au grö de ['Operateur. I laiumos gradnant ä toutcs dimensions, etni luaillocliort ou Imllle................ 8 raquo;
|
IBOS ita l laniiiic, sadaptant sur le corps dos lames poiu1 trapper avec la inain......
I lummr ä saigner au palais...............
La memo, modöle ile M, Sallos..........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;modide do AI. Sorei............
i-aiiociti-s vÄUrlo*laquo; grain d'orge ou abcös,
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ä vacciu ou i inoctiler.,
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour eliien (plus peliles). 1 25 ä llftlou ä saigne^Se devissunt..............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ä tlffä reutrante..........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— se de\ issanl, avoc etui dans
^ llaquo; manclie pour contenir des öplnglßfi.....
Kplligtct* d'acier trempö en ressort, lo cent,
de t 30 ä #9632;#9632;oric-^plngles ot aiguilles, de M. Gourdon.
Lenxfime, avec etui daus lo manche.......
I'dilO laquo;'pinoles modöle tlraillol..........
laquo; as-e-rpinjiK'f* de, M. lloujainiu..........
roupc-^piiiKUs modfeie Graillot ..........
POI ä saignor, eu for blaue, sraduösulvant la
oonlonanoe, de 3, 6ou 8 litres,*laquo;, 4 raquo; ä
Corde äsaignor de M. Beaufils.............
— nniivean modele de M. C.agiial,......
iiöuiatouiiMrc de M. Delafond............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;centesimal de M. Colin.....
Seiines
iMiii'e ik si'imv de M. Vachetto, pour placer les agrafes, moüitiei'par Halles, avoomors de reoliange pour agrafes de Irois grandeurs..
CauliTC pour faire romplaeomonl des agrafes, chaque grandeur....................
Vii i'irs le cent.........................
LOS agrafes se OOtnptoilt par trois grandeurs
NM, Nol 1/2, Nquot; 2. Fil 16, 17, 18 dolajaugode Paris.
Vrlllftpour barrer los seimes...............
#9632;#9632;Oi'lc-foret pour le meine usage, avec denx lorcts.......................
GhaQue foret en plus......................
Vrlllcs (ModMode M. Gagnat) pour barrer
Los seimos par uu clou...................
Seton.
Aiyuillesa s6tOD enacior, 2 piöccs..........
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50 SO
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4 50
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—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ä i'epaulo, 2 lames.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ä manclie..........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— saus manclie.......
— on balciuo,avoc lame acier.
en aclor, pour cuiens...........
Inttlnc OH mölal. pour preserver la polnto
a'artae-MUou on acier.....................
—•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en balohic,dc........3 BO ä
KEuhaBi ä seton, la pieee..................
Stöthoscope. AtlAtbOHCope cu bois decedre......... 2 ä
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en ebene............... 8 amp;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; avec tube caoulcbonc permot-
taut de snivro. les inmive-meuts dol'anlmaU.. 3 bO ä
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä double courant............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pour I'anrte.....,..........
Suture.
a Ijinillih ä suture, variees de fonnesdc 40 c. ä
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ponr la bernie.........
~nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;;\ bonrdonnets a manclie fixo.....
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä eonlaul........
%ii|iiiiir do Uevordln, lame A coulisse.....
Porlc-algalllesotöpinglesdeM. Gourdon.
— avec etui mail lecliorl, con tenant des epingles......
PONS-ftptnOlCB raodöle Graillot...........
W^m'-llnPK, ditler. modides, pii'ce.. 1 50 ä
Hole fiorne etcouleur, rdchovoau...........
Fll de nickel; les 100 grammes............
coupe-^|iliraquo;f|lffs, modolo Oralllol.........
Tenotomie.
#9632;Vnoi(raquo;isu- droit aponction................
— concave mousse................
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50
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Chirurgie veterinaire GRAILLOT, boul. St-Martin, 4 Paris 2J
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fr. c.
Thermomötres superieurs
i'heriiimiit'ii'c gr. mod., maxima,ötui boisnbsp; nbsp; *nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;p. mod oentlgr. au morouronbsp; nbsp; fraquo;nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;p. modele, mauna.......nbsp; nbsp; 7nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; centigrade grnnd modölo,,nbsp; nbsp; nbsp;7nbsp; nbsp; nbsp;#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;maxima grand modMo.....nbsp; nbsp; 9nbsp; nbsp; •
Nuuvoau mnileli'vi'-tiriiKiirr :
En rlni bois, o mtigrado.............nbsp; nbsp; 7nbsp; nbsp; raquo;
- - — maxima................nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; h
Ktni nickolö........................... .nbsp; nbsp; *nbsp; nbsp; #9632;
litui volours...........................nbsp; nbsp; -nbsp; nbsp; u
Tracheotomie(i). üiiIm's ii domouro ön cuivro argontä.
—nbsp; nbsp; nbsp; ;\ clavotto mobile ouvort ou tv-mit-avoc \is, dö M. Trasbol........... 19 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;doubloSf sans vis, de M. Ynchetto,,,, i^ raquo;
—nbsp; nbsp; doubles entlörement formes do M. Im-
lin, servant dajis les cüs de bourlaquo; geonnemenl....................... 1laquo; *
—nbsp; nbsp; doubles, do AI. ivmh.............. iü .
Les mömes portanl uno ^v'iWf. prösorvatrice
ompöebant l'lntrodnclion dos corps cIimh-
gors, en plus......................... 3 raquo;
Tons les tubes dösignds oi-dessns, en nickel |)o!i, lequol si l^ivantugo de roster tou-
join's dans lo möme 6tat lt;lc pi'oprätä..... I #9632;') i
Tiilic simple dit provisoire, ouivro av^ontö. ö n
Lo in6mo, on fer blano.......... ....... 3 raquo;
l'ulic so Kraduant, de M. Leblanc.......... x gt;
Viibttö aluminium___..............80 ot 8b •gt;
Tons les tubos portent les numöros, de 5 ;'i il. Cea numöros röpondont au nombro de ocntiitu'tres declrconferoucodu tube [Intädeur i{nand ils sont doubles)laquo; tiMiu|ii(* en zino so plaijant au tube pour en
agrandlr provlsoiroment lo pavilion........ i raquo;
Vrocart portant son tube pour la traoh6o-
tomie provisoire......................... i- #9632;
B':rff|iic dilatatricoj de Bi. Vacliette, pour
opfirer cans aides............... s raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; A muneboj los deux ä virolo........ 0 quot;
Trayonotomie.
vrayotiolome de Si. Guilbert............ 2 no
Mondesi trayousoSj du möme, en malllecbort, le jou do quatro......................... *lt; igt;
Trepan.
Arbre de vr6|raquo;au, ä engrenages, aveo py-
ramide ct couronne servant, aussi de porte-foret pour percer les os 45 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632;— ;i vilclirc^iiiin remplissaut
lea meines fonetions.,nbsp; 40nbsp; nbsp; raquo;
D'crjiiiim- aveo pyramido et couronne.......nbsp; SSnbsp; nbsp; gt;
l^yramllaquo;]^ avoc couronne sc montantsuruu
viiebrO(]uin ordinal) e........,..........nbsp; 20nbsp; nbsp; #9632;
raquo;#9632;'laquo;rci pour pei'COV les os..................nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; raquo;
BiiEfglne poiutUfl.........................nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; raquo;
4'ouU'aiG ionticuiaive......................nbsp; nbsp; Jraquo;nbsp; nbsp; raquo;
Kltvatolrc double........................nbsp; nbsp; 3nbsp; bO
Vlre-fODd äanne.iu....................... 4 HO
vrinlaquo; d'essai pour ['exploration des sinus., 4 BO
GoarottDQ du trdpan seule............... it •
La iiotte complete, aveo deux couronnea do
grandeur diilorentr......................100 h
|
Trousse nquot; 2.
Gomposee de 9 instnnnents , grandeur ordiicure, inanclies 6hbno ä virote, 1 laueette et 2 aiguilles i suture.................... .40 •
La trousse vide............................ 7 bo
Trousso ndeg; 3.
Coiii[iosee do 11 instrumenls............... /|5 *
La trousse vide,.......................... y d
Trousso ndeg; 4.
Troussc-iioiletouille,;! eatiicr, coniiiosio de S iiistruinents do petite dimension, manches iliimo a virolo, plateau mobile contenanl 2 laucetles it Si aiguilles a suture......... 'iü i
La Trousse vide........................... 1 o gt;
on velours.................fquot; Jg b
La nieuic.vrai inaroqnin, interieiir en velours 2i i Trousse nquot; 4 bk
Tniiisse-portelenillc, la nieiun quo lo nquot; 'i, mais avee Agenda du Veterinaire pralioieu on plus............................,.... 2 ,
Trousse nquot; 5.
Guiuposee de 15 instruments grandeur ordinaire, mauclies ebene ä virote, 2 lantellcs et 2 aiguilles äi suture.................... 64 #9632;
La trousse vide............................ n .
La nieme, vrai inarequin intcrieui' veluni's.,. 30 i Trousse nquot; 6.
(loiiiposee do 18 iustruuienls grandeur ordinaire, mauclies ebene a virolo, 2 lanccttes et 3 aiguilles i suture.................... -,5 gt;
La trousse vide............................ 15 u
Vrai maroquin cl velours,...............,. 3ä gt;
Trousse ndeg; 7.
Gomposeede 32 iiistruiu. grandeur ordin.,iiian-elios cbi'iii! a virole, 9 ianoftitos et 3 aisiiillesA suture. Mudele adopte par I'Eoole d'Allort.., 100 laquo;
La trousse vide ........................... is n
Vrai inaroquin el velours..,.............. 40 raquo;
Trousse nquot; 8.
Noureau modide ä plateau mobile,garni en velours, enveloppc en metal reconvert de inaioqiiin, composec de 10 instruments petite dimension) manches ebene ä virole, I lancotte et 3 aigulllesi suture. (Co mo-dele est d'une trcs-grandosolidite.)........ 68 •
La trousse vide vrai inaroquin.............. 20 raquo;
t'.e. ninilelo est nn des plus avantagcu.veoinnie prlx et des moins embarrassants.
Trousse nquot; 8 his
Meine (b'sign.'ition quo la pröeödentc, aver cetie, dillerence que I'onvelonpo pent contenir 14 iiistriiinents.iilorselie s'eieve an pri\ de, 75 ,,
Go iiieme modele so fait plus grand, aliu do Contenir (los instruments do grandeur ordinaire ; nieme composition, en pins........ 10 N
L'enveloppc senlo.......................... 2S laquo;
Trousse nquot; 9
Modele, do M. (ionbaiu, dite trousse do dis-BOCtlon, contenant 5 scipeis, i leve-dcrme, I erigue, 1 oiseau droil.l pincedissection, I tube insulllaleur, 3 aiguilles, 1 sUlel passe-meelie, plus nn metre en etolfe...... 20 •
L'cnveloppe scule......................... ö #9632;
Trousse Nquot; 10.
Modide adrqile par le Mlnistro do la guerre
poui'MM. les vdlerimiires milltaircs...... 50 #9632;
La composition est dötermlnöe pat oraonnanoc ininisleiielle.
La nieme intenem'velours.................. ^ü „
L'enveloppe soiile, sans velours............. 12 ,
(ii her lie pour reeevoir cello troussi.', eon vertu re comprise............................... 45 laquo;
Trousse nquot; H. Trunsse dite I'arisienne. Cello trousse a la n'emeeii velnppo quo lo JS'o 8, mais par le (lemontage des lames (iiii vontloutos siirdeux manches, eile con-tient plus dn double des instruments contenns dans la trousse Nlaquo; 8#9632; Frii............... loo raquo;
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TROUSSES.
l.is troussfts varient dans hmr conipositiou, rüiumc (tans lo prUtPQl' le pUiaou moins tin Inxft des iiistriuncnt.s. Void le )Uquot;ix des Troiisses geinTM-loment dsraandtesi (4)
Trousse nraquo; 1. stotil^e dite servi'tte, compos^o de 8 inß-trumduta, maoolioa ebene rives, ü
ai^nitlcs ;quot;t suture...............25 raquo;
La tmnsse vide.................... 5 raquo;
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(1; Lei luhcM itoiil vtixtuHlü fr, pour välöiioalicraquo;, (S) CuiiHlrucitoii do trOUMOl stir (leiiiallilc.
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2li Chirurgie v6t6rinaire GRAILLOT, boul. St-Martin, 4, Paris.
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fr.
Trousso ndeg; 12. Dc |ioclie,coinposce ile8 instruments de petite dlmonsioil) manciics ebene ä virole, i lin-
cetlo el i aiguilles ä suture...............38
La trcnsse vide............................ ^
La mtiine, vrai maroquln ol velours.........lb
Nquot; 13. Trousse de berger.
Composee de ä inslrunieuts.................35
Nquot; 14. Trousso do chasseur
Composie do b iiistruments avec llacons pour subst. pliannacculiqucs, plus 2 lancellos, 3 ligullfes .i suture et lil, dc.....30 • a 40
Nquot; 15. Trousse da piqueur.
rctitc dimension.................. ile 15 a 19
Nquot; 16. Trousse de cultivateur.
Composue do 9 inslrumeiits, plusunc lancetto, deux aiguillosa suture el tin paqttflt d'epiu-gles en acier............................ 35
Nquot; 17. Trousso de pödicure.
Coniposce de 10 iiistrumonls, mauelioolu'iic on ivoire, de...................... 35 o ä 40
Trousse Ndeg; 18
bolto de naturallsto, do............ 35 laquo; 50
Trousse Nquot; 19 Trousse d'anatomle, histologifl el lilstolro iiatu-rellc, modele de M. le prolesscur Harrier (adople par I'Eoolo d'Alfort)............. 55
Trousse nquot; 20.
Composeodi'riinstrnnirnts; lrenotto.1 sauge, i aiguille Bourdonnot, l poi'te-nitrato, I ai-
guille selun, .1 pieees, I iiiuelaquo; disseclion, 1 sotldo enS, I sonde spatulo, I aiguille scion pour eljicns, 1 bislouri droil, 1 lliiume, 2 lamos ouvrantes, 1 riscan courbo a lenon,. it
Trousse nquot; 21. Composed do 13 instnimenls petit modele, trousso iuterienr velours, eoiuposee, do : 1 reuetle, 1 bislouri droil, 1 plffuillo de Hcverdin, I pinco a pansoraonl, I bislouri eonvcxe, 1 sondo caunclei1, 1 Ibenuoinetre, 1 pince ä verroll^ 1 ciseau eourbe ä lonon 1 llanune, 2 lames ouvrantes, 2 aiguilles BUturo, 1 sorlnguo I'ravaz en etui metal... 84
Trousse n 22. Goinposjo do 10 Instriunonts ; a r^nottos, l Ä sauge double, 1 tpocart choval, 1 blstonrl
'' droil, 1 llarnme, 1 I. ne ouvranle, 1 ai #9632;lille Bourdonnot, I sondocannolöe,! pineo, 'nls
souris, 1 aiguille selon, 3 |iii'ees.......... 40
Trousse nquot; 23. Iiijcetions liipiioderiiiiqnes. (Vuir tnjectlons.)
|
It,nbsp; nbsp;c. Ablation des tumeurs. I'.crascnr lineaire do iM.CIiassaignac,a cre-
inaillerc, grand modele. 65nbsp; nbsp; i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — moyen — 5!inbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — petit — 45nbsp; nbsp; #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — A vis, de .M..Mericaul,Br,iuoJ. 45nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — — pel. — 35nbsp; nbsp; •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 1 eliaine seule, niekete.,. 12nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä rochet, modele Halles, fouetion-nant dc deux manieres, avec on sans frottc-meut, siiivaulla mauiere dc placer la corde. 25nbsp; nbsp; raquo;
Corde mdtalllquo, beaucoup plus solide quo
la ebaine, par la raison quo la modicite de sou jiriv permet dc ne la faire scrvir qu'a
line senle operation...................... „ 50
Scrre-mBUds a rochet................... 12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pour les tumours ovarlques,
modolo Oratllol...........20 raquo;
CuoulcllUUC pour ligatures, le melre (lubu-
iairc) de........... a 50 a 1 .
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ple-iu, pour ic niemc usage, le
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metre.............. n 45 ä
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00
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#9632;laiiui's pour ('ablation des cliaiupiguons on
verrues (Voir Cuslrulim). Caoatclioiic pour garrot, 1c kilog.........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pour draissage, Ic metre..,,..
Vaccination.
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iMnco de M. Ubambon...................
l.anfPll*'................................
Guretic................................
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i 50 3 • 8 10
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Vessie
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MomleH pour la vessie, double, tissu gomme niiiiulrln en balolne pour la vessie........
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; en aeier, avec bout olivaire......
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a raquo;
3nbsp; nbsp; raquo;
4nbsp; 25
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MOIKlCK on raaillerborl, pour vacbc, iu-
meut on ebeval,droite on courbc, dc.................... 5 raquo; a G
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;dc llrogniez.aiermandrinen aeier 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Bougies variecs de grosseur,
de.................. 4 50 ii 2
(Yoir a In LiHiolrilie.) Reparations itopn-.si'.iie deraquo; instruments i
On soul traueliant....................... ,,
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Douxtranoliants,saugo,llamme,la)icotte^oto*
ilcuelte mi soil Iram-hanl................
Itcuelle ä deux tranrliants...............
Cisoau,
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raquo; 25 raquo; 05 raquo; 30 • 30 4 laquo; 1 50 3 . It gt; 3 50 G a
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PlCrpO d Ali
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pour
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3 el
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laquo;ratiolr
i,nmi' de rabol..........................
raquo;.miillc avee lame......................
Ili'lailliiili' do r,i|ie....................
ItApt' loiiruie sue line aneieuue inonturo,,,
'I'Oilc d'dmeri pour netloycr les iiistriiment
Je metre..............'................,
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OMamp;UEMT IIBU Ili:%Hi
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PRIX SPfiCIAUX pour les Veterinaires sur letir ordre direct adrosse ä la maison
RENAULT Aine rlt;- PELLIOT
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Par fill de 100 a 170 kilogr. environ........... Ic kil. 1
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10 35 40
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Par caisso conlcnant 1 botlo de 50 kil'11;!'....
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i i
la caisso 48 — 60
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—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 boltes de 25 k.iOgr,..,
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— yo boites do 1 kilogr,,,
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—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 60 boites do 1/2 kilogr,
AU DETAIL l
La bültc de 500 grammos___ 1 fr. 25
— de 1 kilogr......... 2 IV. 50
Transport k la charge du destinataire
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ft. c.
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1. (15
45 I. 4b - 3S . 12
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i 50 3 • 3 EO
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raquo; 30 . 30 4 . 1 BO 3 #9632; II b 3 50 ß laquo;
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