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DE LA FIEVRE APHTEUSE
REVUE BACTERIOLOGIQUE.
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Extrait du Bulletin dic l'Agricültüre.
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FlEVRE APHTEUSE
REVUE BACTERIOLOGIQUE
PAR M L GEDOELST
AfinUje ii l'Ücole de MMecine Vcterinaire de iEtat.
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BRUXELLES.
IMPRIMERIE XAVIER HAVERMANS, GALERIE I)ü COMMEIICR, 24-48
1897.
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DE LA FIEVRE APHTEUSE.
KKME KACltRIOLOGlQUG
par L. Gedoklst, agrege ä l'ecole de medecine veterinaire de l'Etat.
L'6pizoolic de fievre aphteuse qiii s'esl duclareo recemmeut Jans nos provinces a attire de nonvean Fattention sur cette maladie si eminenunent contagieuse. 11 nons a paru interessant ä cettc occasion d'etablir l'etät actuel de nos connaissanecs snr l'etiologie de cette affection.
Les premieres tentatives qui out etc faites pour reconnaitre la nature animee des germes infectieux de cette maladie datent de I860 et ont ete entreprises par Hadinger (1), qui exposa le resultat de ses observations au denxieme congres international des veterinaires ä Vicnne.
Cetauteur reconnut danslecontenu des vesiculcs, apparues aux regions buccale, podale et manunaire des vaches laitieres. la presence d'un cham­pignon qui montrait des affinites Ires elroites avec le parasite du muguet.
La presence dun Champignon semblable ä l'Oidium albicans 011 iden-tique ä lui, dans les vesicules aphteuses, fut confirmee quelques annees apres par Fleming (2) et par Spinola (3), qui lui attribuerent un röle etiolo-gique dans la maladie.
La premiere observation d'ordre microbiologique est due ä Bender li\ Cot auteur a reconnu en effet, ä cote de spores de champignon, auxquelles il donna le nom de Tilletia ff/gt;/(M(w/eHc.y,la presence denombrenx microbes qui, transportes dans du lait, squot;y developperent sous la forme de strepto-(•oques (Arthrococcus). Ue la presence frequente de ces coccus dans les pustules des animaux atteints de tievre aphteuse, Bender conclut ä la probabilite du röle etiologique de cos organismes dans cette affection.
Zürn (5) adopta la inanicre de voir de Beniier et montra que si Fon rencontre l'Oidium albicans kli surface des ulccrations apbteuses dans les cas sporadiques de cette affection, on n'obscrve Jamals cc cham­pignon dans le contenu des vesicules lors des epizootics.
Kitt (6), qui a retrouve des microcoques sur des coupes de la peau. jusque dans les papilles dermiques, hesitc toutefois ä leur reconnaitre un röle dans l'etiologie de la maladie. II estime que ce röle ne pourrail 6tre demontre ququot;ä la suite de cultures et d'inoculations.
A partir de ce moment, les recherches se multiplient et aboutissenf toutes ä etablir la presence de microcoques dans le contenu des vesicules aphteuses.
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C'est ainsi que Rivolta (7) signale I'existence dc nombreux microcoques et de divers champignons dans le contenu des aphtes.
Nosotti (8) complete ces observations et retrouvc dans le liquide des vesicules recontes les microcoques de Rivolta. Ceux-ci sont fort petits, doues de mouvcment, lantot isoles, tantot reunis par deux, trois ou quatre, et se colorent aisement par les matteres d'aniline. II constate en outre que, dans les vesicules anciennes, ces microcoques sont associes a d'autres microbes.
Nosotti fut le premier qui appliqua a ces microorganismes les methodes techniques de la bacteriologie. II les culliva dans I'humeur aqueuse et le liquide amniotique. A la temperature de 38deg; et au contact de l'air, ces microbes se developpent rapidement et torment au sein du liquide de petits flocons, oü le microscope revele les meines microcoques et quelques filaments de myceliiim. Ces cultures parent etre reense-meneees a plusieurs reprises et repimluisirent toujours le meme micro-organisme. Inoculees sous la peau des boeufs, elles provoquerent une fievre aphteuse legere qui confera rimmunite. Ces cultures s'attenuent rapidement ä la suite de quelques ensemencements et perdent tonte action speeifique. Neamnoins, Nosotti crut pouvoir reconnaitre ce microcoque comme l'agent specitlque de la maladie.
L'annöe suivante, Klein (9) publia le resultat dos rcelierches qu'il avait entreprises sur la lymplie des pustules aphtouses cbez le mouton. II y ren-contra d'uue maniere constante des microcoques, qui s'y presentaient sous la forme soit de diplocoques, soit de streptocoques. Ensemences dans des milieux nutritifs (bouillon, serum sanguin, gelatine, agar et lait), ces ger-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;L
mes se developpaient en longucs chainetles. Leur developpement sur milieu solide etait fort lent et donnait Heu ä la formation de petites colo­nies, ne s'etendant que faihlement et paraissant constituees par une accumulation de granulations. L'inoculation hypodermique de ces cul­tures ne provoqua chez le mouton ni accident local, id indisposition generale; leur ingestion, au contraire, reproduisit chez ce meme animal tons les symptomes typiques de la maladie.
Klein recueillit le meine microbe dans les pustules de la region podale et constata que le mouton qui avait dejä subi une inoculation sous-cuta-nee ne prenait plus la maladie apres Ingestion. II cn concluait que l'inoculation sous la peau avait confere rimmunite au mouton.
Klein experimenta en outre raction pathogenc de ces streptocoques sur d'autres animaux,iiotammentsur le cobaye. II constata que six cobayes qui avaient ingere des cultures tomberent malades et suecomberent dans l'espace de deux ä trois semaines. A l'autopsie, il reconnut des ulcerations et des perforations en differents points du tube digestif. Malheureusement, les recherches dc Klein ne meritent que pen de creance, car cet auteur n'a pas experimcntöavec des cultures pures et, dans ses essais d'infection artificielle, il ne s'est pas mis dans des conditions telles qu'une infection naturelle n'a pas pu se produire.
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Siegel (10 et 19) pi-ofita d'une ßpideiuie de stomatite qui regna chez
riioniiiic pendant les annees 1888-1891, tandis qu'une epizootie de fievre aphteuse affeetait le betail. 11 allirina des rapports tres elroils enlre ces deux affections el rechercha dans les prganes de sepl individus qui avaient siiecombe l'agent palhogcne de la stomatite. 11 recueillit ainsi, dans le feie et le rein, im baclericn fort delicat, ovoide, inosurant 0,3 micro-millim. de long, qui sc develo'ppaü sur agar el sm- gelatine, sans liquetiei-cette dei'niere.
Ce microbe so montca depourvu de loulc action pathogene sur le-läpin, le cobaye, la souris, le cliien.ot le chat; mais il agit sur le porc et le veau, aussi bien par application des cultures sur la muqueuse buccale que par injection intraperiloueale. II developpe alors des ecehymoses sur les membres, la tumefaction de la muqueuse buccale, la formation de pustules sur la langue et les levres. Deux porcs succomberenl meme ä riufection et, ä leur aulopsie, Siegel retrouva le luemc micfoorganisme dans le foie et les reins tumefies. Siegel identifia les phenomenes quül avait provoques ainsi chez ces animaux inoculcs ä ceux quo Ton constate chez les animaux atteints de fievre aphteuse; L'auteur aifirme du roste avoir retrouve le memo microorganisine dans los organes (foie. et reins) d'animaux qui avaient suecombe ä la fievre aphteuse. Avant remarque dans les cas qu'il avait eu l'occasion dobserver quo la transmission des animaux a I'liomme n'avait pu s'etablir, epic d'autre pari, lorsque celle-ci est realisee, eile ne donne liou qu'ä une apparition locale de pustules, Siegel est porte ä admettre quo la virulence de son bacille s'atteuue dans le corps des ani­maux de la meme maniere quo celle de la vaccine.
Les recherchos de Siegel ayaiil rencontre peu de credit, Sciiottelus (11) repritla question et etudia dansun grand nombre de cas lecontenu frais des vesicules chezdesvaches.il eu recueillit la scrosite avee tons les soins aseptiques et y constata la pi^sence de chalnettes plus ou moins longues d'elemcnts arrpndis, detaille variable, auxquels ilhesilc ä reconnattre la nature de microbes, d'amibes ou de plasmodes et qu'il dosigne sous le noin de laquo; Streptocytes raquo;. Ces Clements projetaient souvent despseudopodes scmblables ä ceux quo presenloiil les globules blancs du sang. 11s etaient disposes eu chalnettes, qui etaient fort mobiles cl so coloraient aisemeut par 1c violet de genliane et la methode de Gram
Lour developpement etait fort lent et ne so produisait qua la tempera­ture de 37o-380; le milieu le plus favorable etait un melange de gelatine et d'agar additionne de glycerine et de formiale de sodium. L'inoculation des cultures ä des veaux ou de jeunes boeufs ne reproduisit pas la maladie; l'injection hypodermique determinait, apres douze heures, un
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leger acces de fievre, une diminution d'appetit et de la salivation, mais Jamals la production de vesicules. Bien qu'il n'ait pu ainsi etablir le rolc spöcifique de son microorganisme, Schottelids estime qu'il existe im rap-porl fort etroit entre sa presence et la maladie, car on ne le rencontre que
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dans les vesicules aphleuses et les auimaux seals qui prennent I'infec-tion naturelle reagissent h Fiuoculation des cultures.
Behla (13), en 1893, signala qu'il avait presque constamment trouve dans le sang des bceufs atteints de fievre aphteuse des elements arrondis, entoures d'une aire proloplasmique hyaline, proteiformes et mobiles. Ces elements presentent des dimensions fort variables, sont isoles ou groupös deux a deux. On ne les observe dans le sang que pendant le temps oil se forment les vesicules; ils existent egalement dans la serosite des pustules. L'auteur a retrouve le meme organisme dans le sang d'un pore, d'un veau et de ponies, auxquels il avait transmis la maladie. Behla estime que ces organismespourraionl etre identiqucs äceuxqueSciiottelius avait signales anterieuremenl.Enfin, ces memos elements peuvent se renconlrer dans la salive et le lait des betes malades, tandis que dans aucun cas il n'est pos­sible de les relrouver chez les animaux sains. Bkiii.a n'a pas cultive ces microorganismes a Tetat pur et n'a instituc aucurie experience d'infection sur les animaux en vue d'etablir leur caracterc specitique.
La memeannec, Kuktii (14 et 26) publia une contribution imporlante ä l'etude de l'etiologie de la tievre aphteuse. Get auteur trouva reguliere-ment dans le contcnu des vesicules, ainsi que dans la salive, des microbes divers, parmi lesquels un inicrocoque iinmobilc, dispose en chainettes, entourc d'une capsule fort refringente et auqucl il donnc pour cette raison le nom de Streptococcus involutus. Malgre de legeres differences, il semble, et Kdrtii lui-meme est dispose ä Tadmettre, que ce strepto-coque est le m6me que Sciiotteuijs a signale et la description qu'il donnc de ses cultures rappelle en de nombreux points celle que Klein a donneenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'f
pour son streptocoque.
Kuktii cbnsidei'G sa presence ä ce point constanle quelle pent servir ;i elabiir le diagnostic. Malheureusement, tons les essais d infection avec les cultures pures par application sur la muqueusebuccale normale on aUeree n'a reproduit aucun des symptömes de la maladie chez des veaux et des moutons. L'injection hypodermique n'a provoque qu'un acces de tievre pendant vingt-quatre heures chez les moutons; la meme experience pratiquee sur un veau n'a donne aucun resultat. Kcrtii, en presence dc ces resultals negatifs, pense que ce microbe s'attenue rapidement danssa virulence, lorsqu'on le cultive dans les milieux nutritifs artificiels.
Sanfelice (16 et 24),ayaiit constate que le Streptococcus involutus cons-titueun hole frequent de la cavite buccale des bovides sains et se montre toujours döpourvu de toute action pathogene specifique, n'ayant pas reussi d'autre part a retrouver les Streptocytes de Schottelils, pas plus que les parasites de Piana el Fiohextim, emet une hypothese d'une tout autre nature au sujet de l'etiologie de la fievre aphteuse. Avant ooserve d'une maniere constanle, dans les tissus des animaux atteints de fievre aphteuse, des fibres vegetales provenant de graminees, il croit pouvoir leur attribuer un role dans la pathogenie de la maladie el pense
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que leur presence seule, independamment tie toute action microbienne, pourrait developper les vesicules aphteuses et les erosions qui en resultent
D'autre part, Piana et Fiorextini {22, 23 et 27) decouvrent dans les exsndats, an nivean des vesicules cutances, des organismes speciaux qui, par leurs caracteres, paraisscnt intermediaires entre los schizomycetes et les parasites de la malaria.
Ce sonl des corpuscules de dimensions variables, lantüt liyalins, lantöl tinement granuleux, possedant on non une vacuole, doues de mouvements amiboides ct se colorant aisement par les diverses substances colorantes d'aniline.
Ces corpuscules se rencontrent toujours en grande quantite dans toutes les lesions aphteuses, tandis que les microbes y peuvent faire complete-ment defaut, bien que le plus souvent ils s'y trouvent assocics ä des microcoques, des diplocoques et des bacilles. Certains corpuscules pre-scntent une segmentation totale de leur masse. Les auteurs pensent, a raison de ces caractt'res, devoir ranger ces organismes parmi les moneres. Ayant constate qu'ils constituent les seuls elements constants des lesions des animaux atteints do fievre aphteuse, ils les considerent comme les vrais agents palhogencs et specitiques de la maladie, et pro-posent dc leur donner le nom de Protammba aphthogena. Malheureuse-ment, les essais de culture de ces organismes out toujours echoue, circonstance qui a empeche les savants Italiens de fournir la preuve du caractere specifiqne des parasites qu'ils out decouverts.
Moncouvo (23) eut I'occasion d'etudier une epizootic grave de fievre aphteuse au ßresil et soumit ä rexamen et ä l'ötude bacteriologique les liquides provenant des animaux encore vivants. II y rencontra un bacille dont il donne la description suivante : laquo; il se presente sous la forme d'nn petit bätonnef, constituant parfois des chainettes, mesurant 4 ä 8 f* de longueur sur 1 u environ de largeur. se colorant par le Ziehl, le Weigert et le Gram. II existe surtout dans la scrosite des vesi­cules, dans la profondeur des ulceralions, dans la trachee, la salive et meme dans I'endocarde, mais non dans le sang. Ce microbe presente la plus grande analogic avec celui decrif en 1888 par LiNGAitD el Batt dans la stomatite ulcereuse. raquo; Moncouvo nei'apporteaucune experience d'inocu-lation aux animaux avec les cultures pures de son bacille, de sorte qu'il n'en a pas elabli la speciticile.
Behla (28), passant en revue les travaux de Kurth et de Piana et Fiorentini, conclut ä la non-speciticite du Streptococcus involutus, qu'il a rencontrö dans des cas de diphterie infantile, oil aucune contamination avec des produils aphteux n'avail pu s'etablir. II se range a l'opinion des auteurs italiens au sujet de la nature de l'agent specifique de la maladie, auquel il propose de donner le nom de Sporozoon apfitlice epizootica;.
II en est de meme de Jingers (30), qui retrouve les meines parasites dans
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1c sang el le contemi des vesicules aüx regions buccale et ppdale ties bci'ufs encore vivants.
Enfin, il resulte d'une lettre de M. Fuktuna (29), publiee dans les jour-nanx veterinaircs, quc M. Stahcovici, apres des rcclierches poursnivies pendant plusieurs annees ä llnslitnt de bacteriologie dn professeur Babes, a reussi depuis le mois de fevricr 1896 ä isoler des anünaux malades de la tievie aphteuse tin microbe qui, inocule aux animaux bovins par la voie digestive et sous-qutanee, determine les symptömes caract6ristiqües de la ilevre aphteuse. La publicatioB in extenso de ces recherches n'a pas encore ete faite.
II resulte done des donnees que nous possedons aujourd'hui au sujet de la microbiologie de la tievre aphteuse, (pie nos connaissances sur l'ctio-logie de cette maladie sont encore fort ineompletes. La spöeificite des differents organismes qui out etc rencontres dans le contenu des vesicules aphteuses n'a pu elre etablie d'une maniere certaine; tons les essais tendant ä reproduire la maladie par rinjeetiou de cultures pures out echoue, soit quo les microorganismes cultives n'aienl aucun rapport ctiologique avec I'affection, soit quc leurs propri^tes specifiques s'atte-nuent rapideraeut dans les milieux arliticiels, soit enfin que les veritables parasites nc se cultivenl pas sur ces meines milieux. Les aüteurs ne sont pas meme d'accord sur la nature du gerine ([irils sont disposes ä recon-naitre c.oinme specifique Pour les uns, il appartient aii gro.upe des microbes et constitue un streptbeoque particulier (Bender, Rivolta, Nosotti, Klein, Schottelius el Küuth), dont la specificite a cle sericuse-nuent contestec (Sanfelice et Behla). Pour les aulres, les parasites do la fievre aphteuse scraient represcntes par des organismes appartenant au gronpe des moneres (Piana et Fiorentini, Behla, Jüngers).
Malgre ces lacunes, divers auteurs out essaye de procurer rimmunile aux animaux centre cette maladie infectieuse.
Les premieres tentatives sont dues ä Beiila (12), qui a experimentc la valeur immunisantc du serum sanguin des animaux qui avaient eu la maladie. II se servait ä cet eft'el de ponies, mais les resnltats dc ses essais fui'ent inconstan.ts. Dans certains eas, le serum se montrait done de pro-prietes immunisanles, dans d'aulres an contraire, il en etait deponrvu, eomme le demontraient les inoculations do contröle. Beiila recueillit alors la bave el la serosile des vesicules des boeufs malades, sterilisa ce melange par filtration, i'additionna de 0..')]). c. d'acide pheniqne et pratiquaavec ce liquide des injections hypodermiques sous le bee cliez les ponies : le premier jour, il injectait 0,5 cc, le 2quot; jour, 1 cc. et le 3quot; jour, 1,5 cc. La reaction fut pen acensee : an point de rinocnlation, il seproduisit ä peine de rinflammation. Apres G ä 8 heures, on observait de rh\pertbermie, une indisposition generale, de l'inappötence, tons symptömes qui dispa-raissaient apres 24 heures.. Les inoculations de contröle, entreprises 6 jours apres, resterent sans resultat. II en fut de meme chez nn pore et un mouton.
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Schütz (18) echoua dans un essai d'inimunisation avec le serum sanguin de bovides qui avaient ete recemment atteints de la maladie. Les deux animaux qui recurent l'injection pfirent la maladie 22 jours apres.
II en fut de möme de David (17) et Zernecke qui opererent sur neuf ani­maux qui recurent en deux fois des quantites de serum qui variaient de 30 ä 100 grammes. Les neuf animaux injeefes et 6 animaux de con-Irole prirent la maladie quelque temps apres.
Kitt (20) n'obtint pas plus de succes dans les divers cssais qu'il entre-prit en vue de procurer rimmunite contre la maladie.
En presence de linteret considerable qui s'attache ä celte question, il importerait done quo d'aetives recherches puissent etre institutes ä I'effet de i-esoudre le problemc etiologiquc de la tievro aphteuse. Le gouverne-ment allemand semble I'avoir lieureusement compris : il a mis pour I'exercice 1897-98 h la disposition de l'institut d'iiygiene de Kocn unc sonimc de 33,000 Mark ä rettet d'etudier cette maladie. Dejti en 1893, le gouvernement prussien avait institue un prix de 3,000 Mark destine ä recompenser celui qui decouvrirait i'agent infectieux dc cette maladie et etablirait sa specificite
11 n'est pas douteux (jue, si les divers gouvernement sencouragcaient les travailleurs par rallocation de semblables credits, le probleme eliologique de la fievre aphteuse recevrail une solution definitive dans un avenir prochain.
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- 12 — Littärature.
1.nbsp; Hadinger, Amtlicher Bericht des II. internationalen Kongresses der
Thierärzte zu Wien, 180o.
2.nbsp; Flehikg, Ecz-ema epizootica; Tlie Veterinarian, vol. 42, 1869, p. 883.
3.nbsp; Spinola, Ueher die schädliche Wirkung pflanzlicher Parasiten auf
die Gesundheit der Thiere; Annalon d. Landwirth. Wochen­blatt, 1870, p. 131.
4.nbsp; Benoeh, Blutuntersuchungen beim Milzbrände und über das Gift der
Maul- und Klauenseuche; Hallier's Zeitschr. f. Parasitenk.,
I, 1869-70, p. 185. u. Zürn, Die pflanzlichen Parasiten. 2. Aufl., Weimar, 1889, p. 309
et 621. 0. Kitt, Histologische Untersuchungen über Aphthenseuclie; Oesterr.
Monatsschr. f. Thierärzte von Koch, 1883, p. 49.
7.nbsp; nbsp;Rivolta, Bollctino del Comizie Agraria di Pavia, 1883.
8.nbsp; Nosotti, Sulla genest e natura dell' afta epizootica e sugli innestri;
La clinica velerinaria, 1883, p. 101.
9.nbsp; Klein, Die Aetiologie der Maul-und Klauenseuche; Cntrlbl. f. d.
med. Wiss., 1880, p. 33. — On the etiology of the Foot and Mouth disease; 15th. Report of the local Government Board, 1885.
10.nbsp; Siegel. Die Mundseuche des Menschen (Stomatitis epidemicu), deren
Identität mit der Maul- und Klauenseuche der Hausthie.re und beider Krankheiten gemeinsamer Bireger; Deutsch, med. Wochenschr., 1891, p. 1328.
11.nbsp; Schottelius, frber einen bacteriologischen Befund hei Maul-und
Klauenseuche; Cntrlbl. f. Bakter., XI, 1892, p. 75.
12.nbsp; Beiila, Zur Schutzimpfung bei Klauen- und Maulseuche; Berlin.
thleräretl. Wochenschr., 1892, nquot; 49, p. 577.
13.nbsp; Beiila, Die Frage der Klauen- und Maulseuehe, nebst Bemerkungen
über die acuten Exantheme der Menschen; Cntrlbl. f. Bak-tcriol., XIII, 1893, p. 50.
14.nbsp; Ki htm, Bacteriologische Untersuchungen bei Maul- und Klauenseuche;
Arh. a d. K. Ges.-Amte, XIII, 1893, 3, p. 439.
15.nbsp; Joiink, Sammelreferat über die bez. des pathogenen Mikroorganismus
der Maul- und Klauenseuche bisher veröffentlichen Arbei­ten, etc.; Deutsch. Zeitschr. f. Thiermed., XIX, 5-6, 1893. p. 450.
16.nbsp; Sanfelice, lieber einen Befund an von Maul- und Klauenseuche
befallenen Thieren; Cntrlbl. f. Bakter., XVI, ndeg; 22, 1894, p. 896.
17.nbsp; David, Blutseruminjectionen bei Maul-und Klauenseuche; Berlin.
thierärzt. Wochenschr., 1893, nquot; 10, p. 114.
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— IS­IS. Schütz, Impfvermche zum Schulze gegen die Maul- und Klauenseuche; Archiv f. wiss. u. pi-akt. Thierheilk., XX, i, 1894, p. 1.
19.nbsp; Siecel, Die Mundseuche des Menschen und die Maul-nnd Klauenseuche
der Rinder; Deutsche med. Wochenschr., nquot; 18-19, 189i.
20.nbsp; nbsp;Kirr, Monatshefte f. prakt. Thierheilk., 7, p. .325.
21.nbsp; nbsp;Fora. Zusammenfassender Bericht über die neueren, für die Thier-
lieilhunde bedeutungsvollen Fortschritte auf dem Gebiete der Bacteriologie und Seuchenlehre; Deutsch. Zeitschr. f. Thiermed., XXI, 1895, p. 229.
22.nbsp; nbsp;Piana et Fiohentim, Untersuchungen über die Aetiolögie der epizoo-
tischen .Aphthen (Maul- und Klauenseuche); Cntrlbl. f. Bacter., XVII, 13-14, 18915, p. 4ü0.
23.nbsp; nbsp;Piana et Fiorentini, Ricerche sull' ctiologin dellafta epizootica; II diü-
derno zooiatro, 189-i, V:, ]gt;. 83.
2-i. Saxkki.ice, lieber einige Infectionskrankheiten der Jlansthiere in Sardinien ; Zeitschr. f. Hyf?., XX, 1, 1895,
25. MoNcmtvo, Note sur In pathoyenie de la jievre aphteuse; Comp. rend. Soc. Biol., nquot; 29,1895, p G72.
2C). Kurth, Bemerkung zum angeblichen Vorkommen des Streptococcus involutus beim gesunden Vieh in Sardinien und Mitthei­lung über weitere Befunde desselben; Cntrlbl. f. Bacter., XK, 4-5, 1890, p. 1C8.
27.nbsp; Piana et Fiorentini, Xiiovo contributo allo studio della morfologia e
delta biologia del protozoa patogeno (Protamoeba aphtogena) dellafta epizootica; U-moderno zooiatro, VII, 12, 189(i, p. 230.
28.nbsp; Behla, Der Streptococcus involutus und der Erreger der Klauen- und
Maulseuche; Berliner thierärztl. Wochenschrift, 1896, n0 45, p. 533.
29.nbsp; nbsp;Fürtüna, Rec. de med. veter., 1896, n0 21, p. 709.
30.nbsp; Jungers, Beitrag zum Wesen der Maul- und Klauenseuche; Berlin.
thierärztl. Wochenschr., 1896, nquot; 53, p. 629.
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