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Recherches concernänt lä TnberculiMi.
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$uv fovaleürdiagnostique de la Tuberculine elaquo; tur I'emploi quton ehpeiilfatramp;pourcotnbaure la Tubereulose bovine
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M. le Docteur^ BC Q/!^
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pour combaitre la Tubereulose du bamp;äil. ' - 'r
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le Docteup H.-J. GÖSSE
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liecherches concernant la Tuberculine.
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Sur la vdleur diagnostique de la Tuberculine et sur l'emploi cju'on enpeul faire pouv combaltre la Tuberculose bovine
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M. le Docteur B. BANG
PbOPBSSEUE A L'BCOLB VETEBINAraB DE CoPENHAGDE
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Loi concernant la subvention accordee par l'Etat pour combaltre la Tuberculose du betau.
Loi sur les maladies contagieuses des animaux domesliques.
Traduit et puBut; par
le Docteur H.-J. GOSSE
l'HOPESSEUR A LA FacUI.TE DE MedECJNE DE liENFVE
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GENEVE
IMPRIMERIE S-UISSE, rue du Commerce, 6 : 1805
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a Monsieur DUN A NT,
Conseiller d'Elal charge du Departement de l'Interieur et des Cultes, de la Republique et Canton de Geneve.
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Monsieur le Conseiller,
Vous m'avez fait Thonneur de me nommer en 1893, membre de la Commission chargee de l'etude de la tuberculose du betail, et j'ai fait partie de la sous-commission plus specialement chargee de vous presenter un rapport (Geneve, mai 1894), concer-nant les fnesures qui pourraient etre prises pour combattrece fleau toujours grandissant.
J'ai desire continuer les recherches se rapportant ü cette importante question, et j'ai pense devoir me rendre un compte exact des efforts fails dans ce but en Danemark, dans ces derniers temps. J'ai procede ö cette etude sur place en visitant le
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pays. Le Gonseil d'Etat voulut bien, dans ces cir-constances, me donner une lettre de recomman-dation adressee au Ministre des Cultes et de l'Ins-truction publique.pour faciliter mes investigations. Gette lettre d'introduction m'a ete des plus pröcieu-ses et je tiens a remercier d'une facon toute particu-liere, Monsieur A.-H.-F. Goos, remplissant alors ces hautes fonctions, pour sa tres grande bienveil-lance a mon egard et les facilitösqu'il m'a procurees dans ces circonstances.
Apres avoir sejourne un certain temps dans le Danemark et avoir recueilli le plus de renseigne-ments possibles, concernant la lutte contrela tuber-culose, qui n'est nulle part aussi active que dans ce petit et si remarquable pays, je tächai, ä mon retour, de condenser dans un travail, tous les faits que j'avais pu recueillir, tous les enseignements. qui etaientvenusäma connaissance. Eneffet, il estneces-saire de connaitre exactement les armes employees ailleurs, pour que nous puissions ä notre tour les utiliser pour lutter contre un fleau qui, apres avoir, croyons-nous, tres gravement atteint notre agriculture, vient par dessus le marche decimer notre population.
Le travail a ete presente par moi ä la Glasse d'a-griculture de la Societe des Arts de Geneve, dans une des seances que cette societe a consacrees a l'etude' de la tuberculose (5 Janvier 1895), et ä la-quelle vous avez pris part.
Lorsqu'ä propos du Danemark, on parle tubercu-line et tuberculose, il est impossible de n'avoir pas
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tout de suite dans l'esprit le nom de M. le Docteur Bang, professeur ä l'ecole veterinaire de Copenha-gue. Get homme si eminent, auquel ses savants et nombreux travaux ont donne une notoriete euro-peenne, joint ä une modestie sans egale, une bien-veillance et une complaisance sans bornes.
Comment pourrai-je le remercier de la maniere plus qu'aimable avec laquelle il m'a communique les resultats de ses dernieres investigations, mon-tre les pieces qui composent la superbe collection de preparations qu'il a creee, expose tout ce qui se rapporte ä la tuberculine, aussi bien le mode d'ope-ration que les details minutieux de l'application, etc. ?
Ge savant a, depuis lors, public une brochure sur l'emploi de la tuberculine dans le Danemark (^ et a lu au Congres d'hygiene et de demographic term ä Buda-Pest, un memoirs sur la valeur diagnostique de la tuberculine et sur Temploi que Ton en pent faire pour combattre la tuberculose {-).
Ges deux travaux, remplis de faits interessants, de fines deductions et de conseils precieux, quoique faisant quelquefois double emploi, se completent Tun Tautre et montrent par des details precis,.minutieux, avec quel soin ces observations ont ete faites. Ils representent bien mieux les idees de Monsieur Bang que ne le pourrait faire meme I'analyse la plus exacte.
i1) Om Tuberculinundersogelserne i Danmark, Kjübenhavn 1894.
(2) Publie dans le Journal de inedecine veterinaire et de zootechnie, Lyon, octobre 1894.
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Dois-je dans ces conditions publier le rapport que j'ai presente ä la Classe d'agriculture de la Societe des Arts de Geneve, qui n'est en definitive qu'un travail de cette nature ? Je ne le pense pas et j'estime que ce que j'ai de mieux a faire est de publier ä nou-veau ces brochures elles-memes, dont Tune parue en danois est beaucoup moins connue qu'elle ne merite de l'etre. Je serai bien heureux si je puis vulgariser ainsi ces remarquables travaux, auxquels le nom de leur auteur et sa reputation scientifique donnent une valeur incontestable. Leur lecture montre tout particulierement, et c'est un point capital, combien dans toutesces recherches on est soucieuxavant tout des interets de l'agriculture et que ce sont ces interets que Ton defend, puisqu'ils indiquent les magnifi-ques resultats obtenus dans la reconstitution de troupeaux composes d'animaux sains. 11s ont en outre le merite d'une franchise absolue, indiquant aussi nettement les succes düs ü l'emploi de la tu-berculine que ses insucces, mais montrant aussi que ces derniers ne se sont produits que dans des limites tres restreintes et ne peuventd'aiicune facon contrebalancer ses immenses avantages.
Monsieur le professeur Hess, a Berne, vient de publier dans le compte-rendu annuel pour l'agriculture de la Suisse (l) un travail sur cette question, dans lequel il arrive ä des conclusions en opposition avec celles des professeurs Bang a Copenhague et
(') Ueber den Wert des Tuberculins in der Rindviehpraxis, dans le Landwirtschaftliches Jahrbuch der Schweiz, vol. VIII, 1894.
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Nocard ä Alfort, il lesappuie sur 30 injections et 13 autopsies.
Les brochures que nous publions sont la refutation pleine et entiere de son travail. C'est sur les resultats obtenus grace a 19472 (dioc-neuf mills qua-tre cent soiocante et cloiize) injections faites seule-ment dans le Dänemark que le professeur Bang ap-puie ses conclusions, semblables ä celles du professeur Nocard, lorsque celui-ci dit: laquo;Nous avons en la tuberculine un moyen simple, efficace, peu onereux en somme', de nous debarrasser de la tuberculose bovine; profitons-en raquo;(1).
Voici, du reste, comment M. Damman. qui presi-dait la seance du Gongres de Buda-Pesth oü fut dis-cutee cette question, en a resume les debats :
laquo; Les rapporteurs sont unanimes pour admettre que la tuberculine est un moyen des plus precieux pour s'assurer de l'existence de la tuberculose, car les quelques erreurs de diagnostic jusqu'ici consta-tees sont sans importance dans la pratique (2) raquo;.
C'est done avec raison que Ton pent repondre ü M. le professeur Hess : laquo;II ne faut pas tirer de conclusions d'observations si peu nombreuses raquo;.
J'ai pense devoir joindre a ces brochures la tra-duction des deux lois promulguees en Danemark, le 14 avril 1893, qui m'a ete demandee par plusieurs personnes. Nos legislateurs pourront peut-etre en
(') La Tuberculose bovine a l'Ecole nationale d'Agriculture de Grignon. Annales d'hygiene et de medecine legale. Paris 189i.
(-) Berliner Thierürztliche Wochenschrift. N0 43.
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tirer parti. L'une concerne la subvention votöe par I'Etat pour combattre la tuberculose du betail, I'autre les maladies contagieuses des animaux domiestiques.
Le 111 de la seconde loi se rapporte ä la tuberculose et indique les regies qui ont ete admises, con-cernant soit les expositions ou rassemblements de bestiaux, soit Texportation, soit la vente des animaux, soit enfinla vente du lait des vachesatteintes de tuberculose mammaire.
Je voudrais par cette publication, attirer de nou-veau l'attention du public et de nos autorftes canto-nales et föderales, sur ce qui se fait ä cet egard a Tetranger.
Ne voyons-nous pas en France s'etablir une ligue contre la tuberculose et le professeur Bollinger ne vient-il pas de publier :
laquo; Les mesures energiques que le gouvernement danois a commence ä prendre, pour lutter contre la tuberculose du betail, la maladie du betail la plus repandue et la plus dangereuse, meritent certaine-ment d'etre appröciees ä leur juste valeur, et c'est un exemple qui devrait 6tre aussi suivi en Allemagne oü la maladie... a certainement autantd'extension que chez nos voisins du Nord. raquo;(^
Nous ne devons pas agir comme les autruches qui se cachent la tete lorsqu'elles voient qu'il y a du danger. Ilfautque nous connaissions a Geneve et en Suisse Tetendue du peril qui nous menace pour que 1'onpuisse prendre ä temps les mesures qui s'imposent.
() Ueber Schwindsucht - Sterblichkeit in verschiedenen Städten Deutschlands. München 1895.
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Ne voit-on pas dans d'autres pays cette maladie faire des progres? M. le professeur Bolli'nger ivindi-que-t-il pas qu'ä l'abattolr de Leipzig la proportion a montö de 1888 ä 1891 de 11,1 % ä 26,7 %, et qu'ä Schwerin de 1886 ä 1894, eile s'est elevöe de 10,7% ä 35,0 % ?. Qui oserait nier que la tuberculose bovine ne soit une des causes trop frequentes de la tuberculose chez l'homme, et ne voyons-nous pas en Suisse cette maladie causer, en 1893, 7227 deces sur un total de 61059, soit 11,83 %, et, en 1892, 7804 deces sur un total de 57178, soit le 13,64 %, or il est maiheureusement certain que ce chiffre si eleve, est hien loin d'etre celui qui devrait ötre indique.
S'il est surabondamment prouve que ['on doit donner du lait cuit aux veaux, nedevrait-on pas re-pandre en Suisse des instructions indiquant qu'il en doit etre de meme pour l'alimentation humaine et specialement pour ceile des enfants, ainsi que Ton a commence a le faire pour le canton de Geneve : ne doit-on pas en outre s'efforcer d'obtenir que les laiteries livrent leur lait pasteurise comme cela se pratique dans le Danemark.
Tout le monde sait, Monsieur le Conseiller, avec (juel zele vous vous etes occupe de tout ce qui con-cerne cette grosse question qui touche desi pres aux interets de nos agriculteurs et a la sante de notre population. Je serai beureux si, dans les quelques pages qui suivent, vous trouviez des renseignements que vous puissiez utiliser.
En tous cas, j'ose esperer avoir fait par cette pu-
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blication, el c'est \ä mon seul deamp;ir, oeuvre utile, pour mon pays.
Je vous presente. Monsieur le Conseiller, Tassu-nince de ma consideration distinguee.
20 feerier 1895.
D' H.-J. Gosse, pro/.
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REGHERCHES
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COXUERNANT
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LA TUBERCULINE
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Commanica.tion fails ä la Societe des Veterinaires dctnois, dnns la seance du 29 juin 1894 (^
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Par la loi du 14 avril 1893 et provisoirement pour une periode de 5 ans, il est mis annuellement ä la disposition du ministre de rinterieur. une somme de 50,000 couronnes (70,000 fr.), ijour assister les proprie-taires de bestiaux qui desireraient employer la tubercu-line pour combattre la tuberculose du betail. Ce secours
0) M. Bung estimait (jue dnns ce memoire, bien des parties, s'adressant senlement aux veterinaires, auraient pu Otre elimi-nees, ee qui en aurait rendu la lecture plus facile aux personnes que cette question Interesse, niais qui sont etrangöres ä ces etudes.
J'ai pense, au contraire, qu'une traduction integrale sect;tait desirable, la precision et la multiplicite des details pouvant eclairer notamment liien des agriculteurs. Je remercie done bien vivement M. le professeur Bang de l'autorisation qu'il m a donnee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H.-J. G.
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sera employe par le proprietaire ä Tepreuve de la tuberculine sur les jeunes sujets, et ne sera accorde qu'ä des proprietaires garantissant pouvoir tenir les animaux trouves sains, suffisamment isoles de la partie du troupeau atteinte de tuberculose. A cette loi est jointe uno publication du 31 mai 1893 (^ qui rend coinpte de ce qui doit etre observe concernant les de-inandos de secours ä l'Etat; ainsi que I'instruction que j'ai elaboree pour les medecins veterinaires qui ett'ec-tueront rinoculation de la tuberculine(2). Le secours aux proprietaires de betail consiste dans la fourniture gratuite de la tuberculine et le paiement fait par TEtat aux medecins veterinaires. pour effectuer les injections et prendre la temperature necessaire avant et apres Toperation (3).
Maintonantque laloi est en vigueurdepuis un peuplus d'uno annee, il est interessant d'envoir le resnltat. Tout en en rendant compte (rune maniere sommaire, je f'erai quelques remarques, soit sur certains details
(') Maanedskrifl for Byrlmger (Rerne mensuelle pour les veterinaires), tome V, p. 125.
{-) Maanedskrifl for Dyrlceger, V, p. 251.
(3) Nous achetions d'abord la tuberculine en Allemagne a un prix tres eleve, mais bientöt on put se procurer d'aussi bons produits dans mori laboratoire et comme les frais de production sont en reality assez minimes, on peut la livrer maintenant a un prix relativement modique. Les frais d'emballage, de port, de formulaires et d'assistance n'etant pas tres eleves, on voit que la plus grande partie des 50,000 couronnes revient directement aux medecins veterinaires pour payer le travail qu'ils exöcutent. Je pense que les mödecins veterinaires sont d'accord sur ce point que la taxe etablie par Le ministre est tres raisonnable.
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auxquels il laut prendre garde dans les essais de tu-berculine, soit sur la maniere dont nous devons I'em-ployer dans le combat centre la tuberculose chez les animaux domestiques. J'ai, jusqu'ä ce jour, regu le compte-rendu de 327 troupeaux qui out ete injectes par 69 raedecins veterinaires (1). Gomme en Danemark il se trouve plus de 70.000 fermes et plus de 1800 grands domaines, il n'y a encore qu'une petite partie des pro-prietaires qui aient employe la tnberculine, mais c'est pourtant un tres bon commencement. II ne faut pas ou-blier qu'une grande partie des demandes d'injections qui ont ete accordees n'ont pas encore ete executees, on du moins. je n'en ai pas regu le compte-rendu. II y a en Danemark 450 medecins veterinaires pratiquant. dont environ les 5/6 n'ont pas encore saisi l'importance de la grande question dont il s'agit; or I'interet que les veterinaires portent ä la Intte contre la tuberculose est un element important pour faire penetrer cette idee dans l'esprit de la population. Geci se comprend quand on sait que tandis que la plupart des medecins veterinaires n'ont.en en traitement qu'un seul on quelques troupeaux. il y en a d'autres qui en ont soigne un tres grand nombre.
La grande difference dans l'emploi de la tnberculine suivant les provinces, vient evidemment en grande partie du degre d'interet que les medecins veterinaires y portent. Tandis qu'ä Bornholm 4 medecins veterinaires ont examine 108 troupeaux, 36 en Jutland n'en ont examine que 104. En Fionie et dans les iles environ-
(') Pour les chiffres constatfe le 13 fevrier 1895, voir I'appen-rtice, p. 49.
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nautes. 15 medecins veterinaires ont rendu compte do 57 troupeaux; en Seeland 9 medecins veterinaires ont rendu compte de 10 troupeaux, a Lolland-Falster 4 do 11 et enfln ä Möen 1 de 29 C1).
Le nombre des animaux examines (betail) est de 8401; de ce nombre 5039 se sont montres sains, tandis que 3362 ont presente la reaction febrile. En les placant par ordre de province, on voitque le Jutland a 1553 animaux sains et 1933 qui ont reagi; Fionie 818 et 408 Seeland 450 et 266 Möen 342 et 126 Lolland-Falster 444 et 128 Bornholm 1375 et 477 (2).
Les provinces qui. d'apres cette statistique, paraissent avoir les bestiaux les plus sains, sont Lolland-Falster. Bornholra et Möen oü seulement un quart des animaux examines a reagi. Ensuite viennent Seeland et Fionie. oü environ le tiers a reagi, tandis que le Jutland offre le plus triste resultat, puisque plus de la moitie n'a pas re-siste ä I'epreuveC3). Les chiffres sontnaturellement, pour la plupart des provinces, beaueoup trop minimes pour qu'on en puisse tirer une consequence sur la propagation veritable de la tuberculose chez le betail. mais ils donnent pourtant une indication.
II est interessant de voir quo, pour la plupart, ces chiffres coniirment Topinion que j'ai precedemment enoncee, d'apres les rapports des veterinaires, surtout sur la grande propagation de la tuberculose en Jutland.
(') Ces chiffres ne sont plus exacts actuellement.
(*) Voir les chiffres dans l'appendice, page 49.
(*} Les indications fournies par les injections faites dans la derniere annee, ont donne de bien meilleurs resultats pour le Jutland (voir l'Appendice).
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Pour ne pas faire tort an Jutland, il est necessaire de tenir compte de ce que dans cette province, I'injec-tion a ete faite sur un plus grand nombre de grands domaines que dans les lies. La presente statistique. conflrmo tout a fait I'experience deja faite, que la tu-berculose est dans la regie beaucoup plus repandue dans les grands troupeaux que dans les petits. J'ai le compte des essais de tuberculine faits en Jutland dans 38 fermes qui peuvent etre designees com me domaines seigneuriaux ou domaines de propri eta ires, en See-land, Fionie et Lolland-Falster, il y a eu cinq troupeaux examines k chaque endroit. Mais si nous exami-nons plus exactement le tant pour cent des reactions sur lelevago de ces domaines, le tableau s'assombrit de nouveau en ce qui concerne le Jutland. En effet. tandis que sur les 5 domaines de Lolland-Falster 4, 8. 14, 16 et 27 pour cent de jeunes eleves ont montre la reaction febrile; sur les 5 domaines seelandais : 3, 18, 21. 33 et 61: sur les 5 de Fionie : 6, 30, 37, 65 et 69, les chitfres pour le Jutland sent : 16. 17, 18(3), 20(2), 24. 25(2i. 28(2), 29, 30. 33(2,. 37, 50, 54, 56, 59. 60, 62(2,. 65(2). 66, 67. 68. 69. 72(3), 74. 78(2). 81. 85 et 90.
G'est done bien plus de la moitie des plus grands domaines examines en Jutland sur lesquels de 50 a 90 % des jeunes eleves reagissent.
II semblait resultor des rapports qui m'avaient ete communiques, il y a quelques annees. par mes colle-gues que. tandis qu'untres grand nombre de troupeaux de grands domaines etaient plus ou moins contamines par la tuberculose. en revanche, un grand nombre de
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troupeaux des fermes de paysans etaient entierement exempts de cette maladie. Pour examiner si cette assertion pouvait resister a la critique tres serieuse que sou-ievent les epreuves de la tuberculine, j'entrepris, il y a deux ans, comme on squot;en souvient peut-etre, I'injection de tout le betail de deux assez grands troupeaux de ferme de paysans (de 38 et 39 tetes) a Elkenöre dans Pile de Falster etje lestrouvaiabsolument sains(1); Plustard, j'ai examine encore deux troupeaux avec le meme resul-tat. Tun a Falster, l'auti'edans lesud du Seeland. Comme il me semblait (juil etait d'une importance capitate de savoir s'il ne s'agissait que d'une exception ou s'il se trouvait vraiment beaucoupde troupeaux completement sains dans le pays, j'ai chercbe a determiner quelques collegues ä injector tous les animaux adultes dans les troupeaux des fermes, en meme temps qiTavec la concession de l'Etat ils injecta.ient le jeune betail etj'ai pour cette raison mis gratuitement ä leur disposition la tuberculine necessaire pour tons les troupeaux, qui avec raison pouvaient etre supposes entierement sains. Dans une partie des cas. il a ete prouve que Thypotbese n'etait pas admissible, mais jquot;ai pourtant eu, de cette maniere. le bonheur d'arriver ä posseder ties rapports sur les troupeaux qui sont entierement exempts de la maladie; ä ce cbift're il n'y en a pas moins de 51. Joignant ä ce chiffre les 4 dejä nommes, j'ai ainsi connaissanco en ce moment de 55 troupeaux tout k fait sains.
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(raquo;) Ugeskrift for Landmcend (Revue hebdomadaire des campagnards), 1892, 2 vol., p. 17.
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L'ensemble des troupeaux examines nous prouve qu'il y en a entre 1/6 et */, qui sont tout ä fait exempts de maladie. Do ces troupeaux, 3 comprennent moins de 10 tetes; 25 en comprennent entre 10 et 20, 27 entre 20 et 42.
II est interessant de constater que tandis que la Fio-nie et les iles environnantes presentent 23 troupeaux tout a fäitsains, Bornholm 19,Möen6,Falster3otSeeland!, parmi les 104 troupeaux examines jusqu'ici en Jutland, on n'a reussi a trouverque2 troupeaux indemnes. Tun de 19, l'autre tie 22 tetes. Ainsi les indications pre-sentes nous montrent le Jutland comme la province la plus infectee. L'explication de cette proportion est bien simple, c'est unoconsequence du penchant marque des paysans jutlandais ä läire le commerce (ä troquer), d'oü vraisemblablement le nombre moindre de troupeaux jutlandais provenant uniquementde relevage(1) tandis que c'est le cas pour lesudde la Fionieoü un seul medecin veterinaire. M. Skov ä Vesterskjerninge, a obtenu le resultat de 13 troupeaux tout a fait sains. Quand aux troupeaux pour lesquels le jeune betail seul a ete examine et s'est montre sain, j'en compte 35, ä savoir: 20 ä Bornholm, 5 ä Möen, 4 en Fionie, 2 en Seeland et 4 en Jutland.
J'attache ;i la constatation de troupeaux entierement sains une tres grande importance, c'est pour ainsi dire une preuvo que la tuberculose est une maladie qui se repand par contagion; c'est une refutation de l'idee en-
(') Voyez mon traite Ttiberculose chez les animaux domes-tiques en Dänemark (Tidskrift for Veterinoer, page 225,
1889).
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core si frequente que les bacilles de la tuberculose se trouvent partout, theorie funeste qui peut paralyser tout travail energique pour extirper la maladie. Dans le compte rendu de mes essais a Elkenöre (Revue heb-domadaire des campagnards) j'ai dejä fait remarquer que Tetat de parfaite sante de ces deux troupeaux refu-taitä fond I'opinion si generalement repandue quec'est la disposition particuliere des betes laitieres ä la tuberculose, qui j one le role principal dans la propagation de la maladie. Ces troupeaux se composent en effet en majeure partie de vaches laitieres de belle constitution, qui sont copieusement nourries (animaux dont on ex-trait la viande par la lactation); tons les sujets appar-tiennent ä la memo famille et malgre cola ils sont tout a fait sains parce qu'il nquot;a jamais ete introduit parmi euxd'animaux tuberculeux. Bon nombre des troupeaux trouves parfaitement sains se composent aussi de betes laitieres de belle constitution ; d'autres sont composes d'animaux ordinaires d'ancienne race. Ces derniers troupeaux sont sains parce que dans la regie, ils out ete tenus isoles et qu'on n'a pas travaille a leur amelioration. Pour les bons troupeaux, ce n'est pas comme on Ta dit auparavant en developpant la production du lait qu'on les a rendus tuberculeux, mais c'esten ame-liorant le troupeau qu'on le contamine. A cet egard l'achat de veaux et de vaches de grands domaines a certainement cause souvent de grands dommages aux paysans.
L'indication de troupeaux completement sains et en möme temps assez bien developpes pour qu'on puisse esperer en tirer de bonnes vaches laitieres aura evi-
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demment quelque importance pour l'avenir, et je veux en consequence engager instamment mes collegues a s'efforcer d'examiner de semblables troupeaux dans leur totalite.
Je conseillerai en outre que Ton s'efforce d'obtenir que les proprietaires de troupeaux de nombre moins considerable, fassent examiner le troupeau entier. C'est le precede le plus natarel, et on ne pent douter qu'en general la chose serait facile, si eile n'entrainait pas des frais pour 1c proprietaire, quoique ces frais ne soient le plus souvent que pen eleves. En livrant la tubercu-line de mon laboratoire a un prix tres modere, j'ai dejä obtenu I'examen total d'un grand nombre de troupeaux (1).
Outre les 51 troupeaux dejii nommes qui etaient en-tierement sains, j'ai regu les indications de temperatures de 82 troupeaux completement examines. Ces materiaux contiennent aaturelloment des details pleins d'interet.
De ces 82 troupeaux, 12 seulement se composent de plus de 40 tetes. ä savoir 8 eu Jutland, 3 en Fionie et 1 ä Lolland. Dans la plupart de ces troupeaux, la proportion par rapport ä cent, d'animaux qui ontpresente la reaction febrile est assez elevee; dans ceux du Jutland 40, 5712), 59, 60, 63, 67 et 80; dans celui de Fionie 21, 68 et 69; mais dans ceux de Lolland il est remar-quablement bas, il est de 6 %, 5 reagissants sur 76. Deux seulement des troupeaux du Jutland contiennent un tres grand nombre d'animaux, 225 et 254, (57 et
(') A present, Texamen total est devenu la r6gle non seulement pour les petits, mais aussi pour les grands tsoupeaux (voir i'Appendice, page 49).
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79 % out reagi) tandis que tous les autres ont moins de 100 tetes.
La plupart de ces grands troupeauxtemoignent done d'un enorme developpement de la tuberculose, comme j'ai dejä en roccasion de le mettre en evidence pour deux grands domaines (1).
Si nous examinons les troupeaux plus petits, voici comment iis se repartissent. Dans les 10 troupeaux du Jutland, 8 out un tant pour cent de betes reagissantes qui varie de 9 ä 35 (9-10-12-16-17-18-33-35) tandis (pie dans les 8 autres, il varie de 58 a 89 (58-62-77-79-81-82-88-89). Dans les 8 troupeaux de Fionie les chiffres correspondent entre 7 et 33 (7-ll-14-16-20{2)-30-33) et dans 10 entre 52 et 81 (52-56-60-62-65(2)-68-75-76-84). A Bornholm pour 14 troupeaux. le tant pour cent des animaux qui reagissent varie de 3 ä 43 (3(9)-4-8-9-10-ll-14-20(ä)-23-24-36-43) tandis que dans 12 autres, il est de 50 a 100 (50-57-62-71-73-79-88-92(2)-93-96-100). A Möen, le chiffre pour 4 troupeaux est Interieur a 50 (4-18-31-33) ; dans 2 cas, il est de 61 et 70. A Lolland-Falster, les chiffres sent: 3-13 et 73. et en Seeland, dans le seul troupeau completement examine, il est de 80. On volt ainsi que dans les 70 plus petits troupeaux, qui tous sont atteints de tuberculose, l'extension de la ma-ladie est assez differente. Dans 36 d'entre eux, il y a moins de 50 % de betes atteintes, dans 28 il y en a moins de 25 %, tandis que le chiffre dans les 34 troupeaux, depasse 50 % et meme dans 14 d'entre eux, il s'eleve au-dessus de 75 %.
(') Ugeshrift for Landmcend {Revue hebdomadaire des campagnards), 1892.
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Par ces chiff'res nous pouvons constater que dans beaucoup des plus petits troupeaux, la tuberculose a une extension enorme, comme dans les plusgrands; mais d'un autre cote, nous voyons qu'il se trouveun nombre aussi considerable de troupeaux de fermes, dans les-quels la tuberculose a bien trouve acces, mais n'a pas encore fait do grands progres.
II est difficile d'expliquer clairement pourquoi la proportion des betes atteintes est plus frequemment moindre dans les petits troupeaux que dans les grands.
Cela pent dependre quelquefois de ce que la mala-die est nouvellement introduite dans un troupeau jusquo-lä sain. On pout l'expliquer, de cette maniere, quand on trouve dans des troupeaux oü tons les ani-maux adultes sont sains, quelques veaux on geuisses seuls atteints de tuberculose; selon toute apparence, ils out ete contamines par du lait insuffisamment pasteurise, provenant d'une laiterie. Dans quelques cas. il a ete aussi constate que les seuls animaux qui reagissaient, avaient ete achetes quelque temps auparavant; dans un troupeau de Bornholm, trois va-cbes avaient ete achetees un an etdeini auparavant. Ces individus n'ont done pas encore infecte I'ancien troupeau. Mais de telles circonstances n'ont pas toujours ete constatees. Je suis porte ä croire que I'explication doit quelquefois etre cherchee dans la construction an-cienne des etables. oü les animaux ont la tete tournee centre le mur, ce que Ton trouve plus souvent pour les petits troupeaux que pour les grands. De plus, chez les paysans, on n'a pas l'habitude de faire cbanger les animaux de place dans I'etable, suivant la ration diffe-
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rente de fourrage qu'ils doivent recevoir. II estbien evident que le changement de place, plusieurs fois repete pendant Tannee, expose les sujets ä la contagion.
Quelle qu'en soit la cause, ce fait merite d'etre pris en consideration, en particulier au point de vue de I'injection du troupeau tout entier. II est evident que dans tons les cas oil soulemont un petit nombro de betes sent atteintes, on pent satisfaire plus facilement aux exigences d'isolement, et atteindre plus promptement le but : c'est-ä-dire la purification complete du troupeau, si tons les animaux ont ete injectes. La separation, exigee par la loi. des animaux sains et des animaux malades, pent etre executee de inaniere ä ce que les animaux reagissants soient eloignes de l'etable, tandis que le jeune betail sain est loge dans I'etable avec les animaux plus ages, qui ont satis-fait ä l'epreuve. Gomme I'etable a du etre desinlec-tee k fond si quelque animal a reagi, rinjection doit etre faite au printemps, pen avant le moment oü Ton envoie les animaux au päturago. Dans beaucoup de cas, les animaux qui ont reagi peuvent etre engrais-ses au päturage et vendus pour la boucherie. Lors meme qu'une grande partie des animaux adultes du troupeau devrait reagir, un petit proprietaire est plus vite dispose a faire aussitöt le pas decisif pour ob-tenir un troupeau sain, quand il connait la vraie propagation de la maladie dans tout le troupeau. quelors-qu'il n'a fait examiner que le jeune betail.
Naturellement je considere aussi comme plus avan-tageux que les grands troupeaux soient sur le champ injectes dans leur totalite. maisceci n'est pas si facile ä
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faire ex6cuter. Les frais sont relativement plus considerables, parce que le medocin v.eterinairenepeut gen6-ralement pas suffire ä injector les animaux adultes en meme temps que lejeune betail. Aussi ilneseraquerare-ment possible aux grands proprietaires de se debarrasser d'un seul coup de tous les animaux atteints, parce que le nombre des sujets malades est souvent tres grand dans les grandes exploitations. On est done oblige de suivre le procede lent que j'indiquerai plus loin pour arriver ä se procurer un troupeau completement sain.
Je vais maintenant entrer dans quelques questions relatives aux epreuves et dont la solution pent presenter quelque incertitude.
Pour juger comment on pent, d'apres une serie de temperatures, arriver a savoir squot;il y a ou non une reaction, on doit d'abord connaitre la temperature normale du betail. A ce propos, je feral remarquer que les nombreuses mensurations executees jusqu'ä present, amenent ä la conclusion que la temperature normale de la vacho est un peu au-dessous de 39deg;, celle du veau un pen au-dessusde390. On sail que la temperature peut varier sensiblement cbez un animal en apparence completement normal, mais dans la regie, les oscillations sc maintiennent entre380,2et390,5. Gependanton voit souvent. non seulement chez les veaux, mais aussi chez les adultes, que la temperature s'eleve au-dessus de 390,5, memo eile va jusqu'ii 390,8-390,9 sans qu'il semble y avoir lä quelque chose d'anormal. Chez les veaux surtout. la temperature pent parfois, quoique rarement. atteindre 40deg;. Parmi les nombreuses circons-tancesqui influent sur la temperatunJdu betail, j'insiste-
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rai sur le mouvement, I'agitation, meme la marche rapido, qui peuvent la fairo moater (Tune quantite appreciable (voir ines observations faitos k Brattingsborg, communiquees dans le rapport 24 du laboratoire des rechcrches et dans la Revue periodique des retcrinai-res, 189.1). G'est pourcette raisonque les animaux doi-vent etre tenus dans un repos absoln avant I'epreuve.
Ils doivent. en ete, etre places dans Tetable au raoins un jour et une nuit avant l'injection, et y rester durant toute Tepreuve. Dans une instruction speciale. j'ai donne des explications pour la condnite a suivre; j'attirerai. pour le moment. I'attention sur la necossite de ne pas laisser boire 1'animal immediatemeut avant une mensuration, car cola pent ameuer une baisse notable de la temperature.
Par le mot reaction, nous voulonsdire une augmentation de temperature (souveutaccoinpagnee de signes de malaises : perto dappetit, diminution de la lactation (1), polls berisses. tremblement. quel([uefbis do la toux. souverd un peu de diarrhee), qui se manifeste quelques heures apres Tinjection, dans la regie 8, 10, 12 heures apres, mais bien des fois, 14, 16 heures apres, quolquel'ois plus tot, d'autres fois plus tard. Elle dure plusieurs heures, le plus souvent 10 ä 12 heures, mais aussi quelquefois moins, quelquefois
(') Cette diminution de lait pent quelquefois 6tre considerable. Ainsi le medecin v6t6rmaire Lund, 4 Frederikshavn, me communique que dans un troupeau de 45 vaches, dout 40 iva-gissaient tres violemment, la totalite du lait tomba dans les premiers jours de 100 livres par jour. Je n-ai pas eu moi-memlaquo; l'occasion de remarquer de baisse aussi forte, mais on doit tou-jours y pivparer le proprietaire.
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plus. II arrive aussi, quoique rarement. que la temperature est encore elevee 86 heures apres I'injec-tion. On doit attacher une grande importance a cette persistance de I'elevation de la temperature. On ne peut pas se tier ä une temperature elevee unique au milieu (Tune serie de temperatures normales et, pour cette raison. il est important de no pas laisser s'ecouler plus de 3 heures entre les mensurations, sur-tout dans la periode de reaction la plus ordinaire, qui est entre 10 et 18 heures apres 1'injection.
Dans la plupart des cas. c'est une chose facile ä decider si un animal a reagi on non, mais il y a pour-tantquelques cas ou Ton peut etre dans le doute. Pour cette appreciation, il faut avoir egard aussi bien ä I'elevation absoluo de la temperature la plus elevee qu'ä son elevation relative, c'est-a-dire en raison de la temperature de L'animal avant I'injection. Qnelques examinateurs sont portes ä attacher uno grande importance ä ce dernier point. Si par exemple, il existe une serie de temperatures ayant Tapparence suivante : 38.8 38,4 | 39 39 38,9 39,539,4 | 38,8, ils diront que I'animal a reagi, parce que la temperature a monte de plus d'un degre. Ce j ugement me semble incorrect, parce que toutes les temperatures se trouvent dans les limites des oscillations physiologiques. Plus la temperature apres I'injection se rapprochede 40deg;, plus je considere le cas comme suspect, mais je ne suis pour-tant pas sür qu'il existe une reaction, avant qu'il se soit produit au moins 2 temperatures de 40deg; ou au-des-sus. J'attache done plus d'importance ä I'elevation de la temperature maximale absolue, qu'ä l'augmentatiou
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relative, mais je prends aussi naturellement celle-ci en consideration pour l'appreciation des cas douteux. Si la temperature, par exemple. a ete avant rinjection de 39deg;.7 ä 39deg;,8, je ne considere le cas que comme legere-ment suspect, si, apres, eile est de 39deg;,9 ou une seule ibis meme de 40deg;.
J'ajouterai que pour l'appreciation des cas douteux, il est necessaire de tenir compte des conditions dans lesquelles se trouve le reste du troupeau. Si aucun autre animal ne reagit, je suis porte ä croire qu'une reaction douteuseconstatee sur une seule bete nesigni-fie rien de mauvais. tandis que j'y ajouterai une plus grande importance, si ce cas se presonte dans uu troupeau atteint de tuberculose. J'ai euune tbis l'oeca-sion de faire I'autopsie d'unjeune taureau faisant par-tie d'un troupeau completement sain, sa temperature avant rinjection etaitde 380,6: il presentauneaugmen-tion de 39u,4390,8 et390.6; or je ne lui trouvai aucune trace de tuberculose. mais de l'actmomycose. Men assistant M. Stribolt tit, dans un troupeau entierement sain, I'autopsie d'une vachequiavaitmontr638,538.8 | 39,1 39,2 39.3 39.6 40.0 39.3 39.6 | 38.8. saus trouvor non plus aucune trace de tuberculose.
11 est tres regrettable cpi'ily ait des cas dans lesquels il est impossible de decider s'il y a reaction ou non. Que faire alors des animaux ? Selen mon opinion, il faut diviser les cas douteux on 2 groupos, selon le de-gre du doute. Si la temperature ne s estelevee que tres pen au-dessus des oscillations pbysiologiques, et si l'elevation relative a ete petite, on peut, je crois, per-mettre rintroduetion de l'animal dans l'^tahle saine.
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Dans les cas plus douteux, il faut le joindre aux ani-maux malades. Si Ton veut repeter Teprcuve, on ne doit pas le faire sans laisser ecouler un certain temps. II semble, en eff'et, que Timpressionnabilite ä la tuber-culine est souvent diminuee par une epreuve qui a lieu pen auparavant. Je regarde, en principe, comme con-venable de laisser s'ecouler un mois avantd'entrepren-dre une nouvolle epreuve.
Mais une teile diminution de rimpressionnalite s'ob-serve quelquefois meme apres un espace de temps tres long. II n'est pas rare qu'un animal qui a reagi une fois d'une facon tout ä fait typiqne, ne reagisse plus du tout au renouvellement de repreuve, etf'ectuee apres un certain nombrc de mois ou d'annees. J'ai eu Toccasion de constater ce phenomene dans nies experiences ä Thurebylille. Lorsqu'une annee apres (le troupeau etant divise en section saine et en section malade), j'entrepris rinjection de la section malade, je constatai que la majorite des animaux reagissait comme la premiere fois. mais qu'environ 20 % ne reagissaient pas. L'on pouvait croire que ces animaux etaient gneris. La plupart des animaux qui roagissaient. ayant une appa-rence saine, n'avaient qu'une tuberculose peu develop-pee: quelques-uns d'entre eux n'avaient meme proba-blement que quelques depots caseeux dans une seule glande lymphatique et Ton pouvait penser que la ma-ladie etait guerie, que les depots squot;etaient cornpletement calciües on que peut-etre la resortition s'etait operee dans le courant de Fannee. Ponr savoir sürement si ces animaux pouvaient etre regardes comme sains, j'en tis abattrc 4 et les oxaminai scrupuleusement. Je treu-
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vai que tous etaient tuberculeux ; pour :gt; d'entre oux, les lesions etaient extrömement circonscrites et avaient une apparence tres ancienne (mais cependant pas diffe-rente de cequ'on latronve souventchezdesanimauxqui ont une foi'te reaction). Mais chez le -tm% outre de petits tubercules cretaces, dans quelques glandes lymphati-ques, il so trouvait deux tumours (grosses comme une amande et un neuf) caseiüees et comme cimoutees dans los poumons, l'une dos deux ötait ontoiireo d'un tissu grisätre de nouvello formation et sur la plövre se voyaient quelques tumeurs perl6es.
On no pouvait pas considoror cet animal comme iiiieri: j'en tirai la conclusion qu'il taut so tier ä la premiere reaction ot considoror 1'animal comme tuberculeux, memos'il ne reag-itpasa une epreuve ro-petöe. Lorsque rannoo suivante j'injeetai encore la par-tie malade du tronpeaii do Turebylille, il arriva de nou-veau qu'environ le 20 % des auimaux malades ne reagit pas. Pour la plus grande partie c etaient les monies ani-mauxqui n'avaient pas roagi Fannoo precödente. mais il y en eut de aouveaux, et (jiiol(|ues-iins, de ceux qui n'avaient pas reagi auparavant. pres(;nterent alors une reaction, quoique ä un faihlo dogre. Le medecin veterinairo Gasperson in'a dernierement comrauniquö la liste dos temperatures de cinq animaux qui ont reagi nettemont, et qui. ä nno nouvollo epreuve, deux mois plus tard, n'ontpas montre trace de reaction. 11 n'est done pas doutoux que ce plieiiomoue se produit bien souvent, quoique ce no soit pas la regie. 11 est important de connaitre ce fait, car il pent rendre possible l'emploi des injections do tuberculiae dans un butfrau-
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duleux. Un homme (iiü desire veadre un animal, en speciliant qult;i la bete pout subir Tepreuve de la tubercu-line, pourrait la faire injecter pen avant la vente, et obtenir ainsi que. peut-etre. chez l'acheteur eile ne reagit pas ä la nouvelle epreuve. Des cas litigieux pourraionl survenir lorsqu'un niedecin veterinaire ayant injecte un animal et constate la reaction, la partie adverse. ferait pen apres injecter I'animal par un autre medo-cin veterinaire qui n'obtiemlrait pas de reaction. Uncas semblable m'a.j ustement ete communiquedernierement. Squot;il arrivait (jirun fait de cette nature vint ä se pro-duire souvent, il serait absolumont necessaire (pie les medecins veterinaires s'accordassent pour marquer d'une fayon ou d'une autre les animanx qui out reagi.
Pouvons-nous du reste. (en faisant abstraction du lait qne nous venous do mentionner) etre sürs (pie les animaux qui reagissent out la tuberculose ot que ceux qui ne reagissent pas sont sains ?
En reponsoä cette question, je ferai partde mes propres experiences.
Depuis quo jo les ai commencees sur le troupeau de Thurebylille, 80 animauoc tuberculeux ont eteabattus: j'en ai fait I'autopsie ä ['abattoir do Gopenliague. 73 de ces animaux ont montre une reaction nette, 5 n'avaient pas reagi, mais chez tons ces derniers la tuberculose etait tres insigniliante et chez la plupart tres an-cienne (1). Deux sujets. dont la tuberculose etait tres pen
(') Un taureau avait quelques tubercules eretaces de la gros-seur cTun grain de chenevis, dans une glande du mediastin, dans une glande bronchique, et trois petits groupes de gauglions eretaces dans les poumons. II avait du reste, 7 mois
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developpee, avaient presente one tres petite reaction (douteuse). L'un avait en effet, une annee trois quarts auparavant, montre une elevation de temperature de 380,6 ä 390.8. et une annee et quart auparavant une elevation de 38deg;,!) ä 390.7; l'autre avait montre une elevation de 38deg; ä 39deg;.8.
Du meine troupeau de Thurebylille. 27 animaux sains ont ete abattus. Parmi eux, 23 n'ont pas i-eagi. J'en ai indique 2 comme ayant reagi, mais je me de-mande si j 'ai bien fait de le faire. L'un a bien montre une fois 40deg;.2 mais la temperature ne fut pas mesuree assez souvent, de sorte que Ton nepeut pas determiner si cette haute temperature se rapporte ä une elevation durable ; l'autre (un veau de 6 somaines) montra bien deux fois une temperature de 40deg;, mais il avait montre avantl'in-jection 390,6, ainsi l'elevation etait particulierement mi-nime. Dans deux autrcs cas, il n'ya, par centre, aueune circonstance attenuante ä mettre en avant. L'un etait un veau de 6 mois dont la serie des temperatures etait: 390,6390,2390,3 | 3i)u,540deg;400,7 40o,841u 400,6 | 39deg;.8; l'autre une jeune vacbe de 2 ans
auparavant, montre une elevation de temperature de 0o,7 a 3!)0,4. Un taureau avait un petit depot tuberculeux dans une glande du mediastin, or cet animal avait, l'annöe precedente, montre une elevation de temperature de 00,5 a 39deg;,5. Un taureau montrait dans une glande du mediastin quelques petits ganglions tuberculeux d'apparence assez recente, il fut abattu six mois apres l'epreuve, de teile sorte que Ton peut penser que la tuberculose s'est developpee plus tard. Une vache n'a-vait que quelques petits ganglions caseilies, cretaces, dans une glande du mediastin. Enfin une vache avait un ganglion gros comme un pois et quelques ganglions cretaces plus petits dans une glande du mödiastin.
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3 mois qui, 9 mois auparavant. avait montre 390,3 39,0I390,3 | 40,04 400,6 41M41M | 390,9.
Dans ces deux cas, la reaction etait done typique et forte, et neanmoins, il ne me tut pas possible de trou-ver des traces de tnberculose lors de l'examen des ani-maux abattus. Rappelons cependant que le fait qu'on ne trouve aucun depot de tuberculose, n'est pas une preuve qu'il n'en existe pas. Si la viando d'un animal abattu doit etre utilisee, on ne pent pas. par l'examen, analyser tout le corps, on en est reduit ä examiner les vis-ceres et les glandes lympbatiques facilement accessibles; or, memo si dans la plupart des cas, la tuberculose se trouve do preference dans ces ondroits. on ne pent pas exclure la possibility qu'elle puisse avoir son siege dans une autre partie du corps. II est, en outre, assez difficile dereconnaitre de toutpetits depots tuberculcux, meme dans Tune des glandes lympbatiques visibles. dans le corps d'un animal engraisse que Ton vient d'abattre. Je me souviens, ;i ce propos. qu'uno fois je n'ai trouve, comnie unique preuve de Texistence de la tuberculose, que quelques grumeaux de la gros-seur d'une tete d'epingie an milieu d'une glande lym-phatiquc. Une affection si minime pout malheureuse-ment facilement echapper ä l'attention la plus scrupu-leuse.
J'ai redige tres minutieusement la statistique des autopsies de Thurebylille, parcequ'il me semble qu'une si grande serie d'observations. faites dans une seule loca-lite et entreprises dans des conditions similaires, out un interet particulier. Mais outre ces autopsies, j'ai des notes manuscrites sur une grande quantite d'autres ex-
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periences que jquot;ai dirig6es moi-meme, ou qui m'ont 6t6 communiqu6es par plusieurs collogues; je veuxy joindre les douze cas mentionnes dans le memoire du Professeur Jenson (Revue mensuelle d'avril 1802) de meine que celles que jquot;ai autrefois pnbliees dans mes deux inemoiros sur la tuberculino (excepte les autopsies de Thurebylille). Le tout comprend 112 autopsies dont 62 ont ete dirigees ou controlees par moi. Daus 92 cas, on trouva la tuberculose, 88 animaux avaiont veagi. t ne I'avaient pas fait. Deux de ceux-ci avaientune tuberculose extraordinairement developpee; c'est done un exemple de ce fait que le developpoment enorme de la tuberculose pent annuler rimpressionna-bilitö ä la tuberculine : les deux autres presentaientlos signes d'une tuberculose pen developpee et ancienne, et la dose de la tuberculine injectee avail ete Ires faibie. 20 animaux furent trouves sains et aucun d'eux n'avait reagi.
Sur les formulaires euvoyes aux medecins veterinai-res qui doivent faire les injections de tuberculine, il se trouve une rubrique pour les resultats des autopsies. Elle est lieureusement souvent remplie ((iuoi([iie plus rarementqu'on nepourraits'y attendre), j'ai eu de cette maniere le compte-rendu de 61 autopsies. Dans 56 cas, il y a eu reaction (2 Ibis pourtaut tres legere) et dans 51 cas la tuberculose existait. Dans 5 cas on ne trouva aucune trace de tuberculose; pour deux de ceux-ci, il m'a ete envoye des parties de cadavres (veaux) je n'y ai rien trouve non plus. Mais une autopsie incomplete ne prouve rien, et les trois autres cas n'ont aucune importance, parcequ'un resultat negatif obtenu par quel-
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qu'un d'inexperimente, n'a aucune force demonstrative. Dans 5 cas, les animaux n'ont pas reagi, et il ne se montra aucune tuberculose dans 1'autopsie.
Je reunis maintenant toutes ces observations et je trouve en tout 280 autopsies (de 228 animaux tubercu-leux et de 52 animaux sains). D'apres revaluation la plus minutieuse, on peut dire que la tuberculine a de-yu, comme moyen diagnostique, dans 24 cas, c'est-ä-dire dans 7%. Mais en realite cette evaluation est trop ri-goureuse. Dans les autopsies de Thurebylille, il y a eu 4 cas qui ne prouvaient ni pour, ni contre, et que j'aurais ete autorise a ecarter; dans la serie suivante, il y en a eu 2 et dans la troisieme 5. Ces 11 cas ecar-tes, je trouve 269 autopsies arec 9 fesultats nuls; de par ce fait le tant pour cent s'abaisse a 3,3.
J'ai encore d'autres elements de statistique. Derniere-ment nous avons fabrique la tuberculine dans mon la-boratoire, et avant de Fexpedier, nous avons toujours eprouve son efflcacite par des inoculations sur quelques animaux destines a la boucherie. Ces epreuves ont ete executees par mon assistant M. Stribolt, qui, autant que possible, a preside a l'attattage des animaux et en a examine les visceres. Dans 101 cas, les autopsies ont ete faites assez completement pour qu'on en puisse tirer des conclusions, 16 animaux ont ete trouves sains, ils n'avaient pas du tout reagi; 85 etaient atteints de tuberculose. Parmi ceux-ci 70 avaient reagi, 9 assez fai-bleraent, mais 15 n'avaient pas du tout montre de reaction febrile. Cette statistique est done plus defavorable ä la tuberculine que la precedente, attendu que les resultats nuls y sont d'environ 15 pour cent. Cependant presque
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dans tous ces 15 cas, il s'agissait d'un etat maladif insi-gniflant et la tuberculose etait d'apparence tres ancienne; dans plusieurs on ne trouva que quelques ganglions cre-taces de la grosseur d'une tete d'epingle. Les animaux examines etaientpresque tous de vieilles vaches et ilest done vraisemblable que la tuberculose, chez beaucoup do ces sujets, etait eu realite completementguerie. II est aussi necessaire de dire que les animaux, pendant I'ex-perience, vivaient d'une fagon tout ä fait anormale; ils avaient fait, peu auparavant, des voyages plus ou moins longs, pour la plupart en hiver; en outre, ils avaient 6te tenus la plus grande partie de la journee exposes pour la vente, sur un marche ouvert, et ils restaient sans nourriture durant toute Texperience. C'etait done au-tant de conditions differentes de celles qu'on s'eftbrce de procurer aux animaux, lorsqu'on fait les epreuves de tuberculine dans un troupeau, et il est vraisemblable que ces conditions exterieures ont une certaine influence.
Si j'ajoute ces 101 cas aux 280 precedents, je trouve: 381 ens, avec tout cm plus 35 resultats nuts, e'est-ä-dire9,2%.
D'apres ce qui precede, je puis done dire que les resultats nuls ne constituent pas le 10 %; il se mon-trera sans doute ä l'avenir qu'en realite ils n'attein-dront pas 5 %. Les erreurs sont de deux especes. Dans des cas tres rares, Tauimal reagit d'une fagon typique, sans que par Tautopsie on puisse trouver la tuberculose; dans des cas un peu plus frequents, un animal tuberculeux ne reagit pas, mais il presente alors, ou une tuberculose tres ancienne, peut-etre
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tout ä fait guerie et inoffensive, on bien, il souffre (Tune tuberculose progressive generalisee, sur la presence de laquelle, dans la plupart des cas, on n'a aucun doute. Si nous reflechissons que parmi les 90 ou 95 % des cas, sur lesquels la tuberculine a jet6 la lu-miere, il se trouve une masse ecrasante de tuberculoses ä leur debut, tres insignifiantes, rnais qu'aucune autre methode d'examen n'aurait pu nous faire pressentir, nous ne pouvons assez apprecier le secours que nous fournit la tuberculine comme moyen diagnostique.
Dans mon premier traite sur la tuberculine, j'ai communique quelques observations qui pouvaient faire sup-poser que I'injection pouvait occasionner une aggravation aigue de la tuberculose, comme freqnemment il semble qu'on le voit chez I'homme. II s'agissait lä de certaines tuberculoses tres avancees, mais j'exprimai la crainte que la meme aggravation pouvait quelquefois se produire chez les animaux qui etaient atteints ä un degre plus faible. Heureusement cette crainte n'a pas 4U confirmee. Dans la partie malade du troupeau de Thurebylille, il reste un grand nombre d'animaux qui, depuis le mois de mai 1892, out reagi chaque annee apres Tinjection, mais qui, malgre cela. out conserv6 leur apparence saine, ont vele annuellement et donne du lait en abondance. Ges animaux sont sans doute tu-berculeux, mais leur etat maladif est leger; quoique vraisemblablement, chez une partie d'entre eux, la maladie avance secretement, il n'est pas question d'ag-gravation aigue. Ce qui eclaire encore davantage la question, c'est Tautopsie que j'ai faite des animaux qui ont ete ecartes du troupeau, longtemps apres qu'ils put
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^^^#9632;1
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reagi (la plupart environ un an apres la premiere reaction, quelques-uns deux ans apres). Dans la plupart des cas, je n'ai trouve aucun signe de progres rapide de la maladie. Dans i)eaucoup de cas. le resultat de l'autopsie faisait presager un etat stationnaire. II survint aussi quelques rares cas. dans lesquels il s'agissait d'un de-veloppement rapide, mais ce n'etaitpas autre chose que ce qu'on pouvait attendre, c'est bien, dans un grand nombre de cas, la marche naturelle de la tuberculose, meme sans rinfluence de la tuberculino (1). Jene pense pas, par consequent, que la crainte de Taggravation de la maladie doive nous empecher d'employer la tuber-culine. II est possible que la reaction par la tuber-culine pent, une ibis ou I'autre, provoquer une aggravation, surtout pour une tuberculose avancee, mais il me semble que cela n'est pas prouve et jo pense en tout cas que cela ne pent jouer qu'un role assez minime.
L'Etat demande, comme condition pour la fourniture de la tuberculine, que les animaux sains soient tenus isoles des animaux malades. Si Ton n'injecte que le jeune betail, il laut supposer toujours que le troupeau adulte est atteint. Si aucun des jeunes animaux ne rea-git, il est bien possible que le troupeau, dans sa tota-lite, soit sain, mais ce n'est pourtant assure d'aucune fafon, puisque dans la plupart des cas la maladie est plus repandue parmi les animaux adultes que parmi
(quot;) L'inspecteur de Thurebylille a aussi declare que, selon son opinion, la tuberculose n'a pas fait de plus grands progres dans la partie malade qu'elle ne le faisait avant l'application de la tuberculine.
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les jeunes. Parmi les rapports, je n'en trouve pas moins de 20, dans lesquels on voit que le jeune betail s'est montre sain, tandis qu'nn plus grand ou im plus petit nombre d'adultes a reagi. Par consequent, dans le cas oü le troupeau n'aura pas ete injecte dans sa totalite, ce sera la täche du medeoin veterinaire de declai'er si le proprietairo pent separer sufflsamment du reste du troupeau la partie do I'elevage qui, par Fepreuve, s'est moutree saine. Jusqu'oü ira-t-il dans ses exigences?
Je n'ai jusqu'a present pas considere comme juste d'accorder une requete, lorsqu'il resulte de ceile-ci que le proprietaire se contentera de placer le jeune betail sain dans la raeme etable que le troupeau adulte non examine et ne I'isolera qu'en pla^ant les animaux dos ä dos, ou les abreuvera separement ou autrement. Jo pense qu'on pent demander que le proprietaire place le jeune betail sain dans un local isole. du moins dans I'annee suivante. Je n'exige pas qu'il promette d'avance de continuer i'isolerhent dans toutes les annees ulte-rieures. Si on voulait imposer cette condition, je pense qu'on obtiendrait difficilement son execution et j'estime qu'on ne doit pas pousser trop loi n les exigences. J'espere, par contre, que le proprietairo lui-meme s'eflforcera d'ob-server Tisolementaussi longtempsque possible, si apres le renonvellement de l'epreuve, I'annee suivante, il a constate que I'isolement de la premiere annee a veritable-ment reussi, c'est-k-dire que les animaux qui etaient sains le sont encore tous ou ä pen pros tons I'annee suivante. La loi sur la tuberculine ne vise done pas a conduire militairement la lutte contre la tuborculose. mais I'Etat
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veut aider les propdetaires de hestiaux ä combattre eux-memes la maladio. Je desire leur inculquer la conviction que le moyen d'en venir ä boüt est d'indiquer quels sont les animaux atteints et de separer de la fa-gon la plus complete possible les animaux sains des animaux malades.
Partant de ce point de viie, je ne pense pas qu'il soit juste do pousser ä Fextreme I'exigenee concernant Tisolement des animaux sains. Tout homme raisonnable comprendra qu'il est plus avantageux d'avoir aussi pen de personnel quo possible pour les deux categories; si Ton ne pent avoir une personne particuliere, cbargee du soin des animaux sains, on pent du moins sans diffi-culte laisser la meme personne s'occuper d'abord de ceux-ci et l'obliger ä mettre une paire de sabots diffe-rente pour chaquo section. II taut attirer 1'attention sur le grand danger de contagion que präsente l'usage des memes ustensiles de nettoyagc (surtout des balais pour les creches), dans les deux parties de l'etable. Le pro-prietairo comprendra aussi qu'il est plus avantageux de tenir les troupeaux separes au päturage. Si les animaux sont attaches, il sera facile do placer les betes saines ä Tune des extremites do la rangee, ä moins qu'on ne laisse los deux divisions commencer chacune d'un cöte du champ. S'ils sont laissos lihros dans le päturage, il n'est guere possible do maintenir la separation, mais je n'attache pas une grando importance au danger de contagion par I'horbo. L'oxpörience a suffisam-ment prouve que : c'csf la vie en commun dans ratable, dans un espace UmiU et souvent mal acre, qui est une des causes principales du danger de contagion.
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Je pense que le proprietaire, de son propre mouve-ment, fera successivement les sacrifices necessairespour cntretenir Tisolement commence. Tous les proprietaires ne voudront naturellement pas les faire: mais meme dans les fermes oü ilsera necessaire de placer le jeune betau sain, apres im isolement d'un ou deux ans dans la meme etable que le reste du troupeau, le travail ne sera pas tout ä fait perdu, car l'isolement, quoiqu'incomplet dans une meme etable. vaut toujours mieux que rieu; de cette facon, il s'ecoulo un pen plus de temps avant que les animaux soient contamines. Du reste, il ne faut pas oublier que le clanger de contagion, resultant du sejour dans la meme etable avee des animaux tubercu-leux pent etro tres variable. Tous les animaux nquot;oiit pas la meme faculte de propager la contagion. Aussi longtemps que les bacilles restent caches profondement dans rinterieur des glandes lymphatiques, ils ne peu-vent pas nuire ä d'autres animaux dans Tetable. La contagion par 1 etable a lieu quand un ou plusieurs des animaux tuberculeux sont attoints par les formes de tuberculoses qui donnent lieuii une secretion abondante de bacilles (cavernes et autres ulcerations dans les voies respiratoires, lesion intestinale, tuberculose de Tuterus, tuberculose de la mamello, etc.), mais malheureuse-mcnt nous ne savons pas quand de semblables formes se produisent. La vie commune dans Tetable avec des animaux tuberculeux pent bien ue pas iufecter, mais le danger est dejä present et il doit etre absolumcnt evite, si c'est possible i1).
i1) Quand le troupeau de Thurebylille f ut separe en deux sections, on fit d'apres le d^sir de l'administi'atioii, Tacquisition de
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Si Ton execute, ainsi quo je 1'ai recommande prece-demment, l'injection de tout un troupeau. et que le nombre desanimaux qui reagissent soittrop grand pour qu'on ne pnisse s'en defaire d'une seule fois, je con-seillerai (si Ton ne pent pas avoir deux etables isolees) do partager I'etable par une cloison compacte allant du plancher au plafond. La paroi doit etre disposee de teile sorte qu'elle puisse facilement etre transportee ä un autre endroit de Tetable, quand la partie saine du troupeau augmente avec les annees. Une separation entre les deux parties du troupeau pent etre ainsi obtenue dans la plupart des cos. Dans quelques etables, il pent etre necessaire d'avoir une porte dans la paroi separa-trice. Geci est naturellement un assez grand inconvenient, mais si le proprietaire comprend ['importance de la chose et sait exiger que la porte soit tenue fer-mee lorsqu'on n'en a pas besoin, je pense que Ton peut s'en contentor. C'est une tout autre chose que d'avoir des auimaux sejournant dans le meme lieu.
Cependant. pour corabattre la tuberculose d'une fagon efflcace, il ne suflit pas dempecher la vie commune des aniinaux sains et des animaux malades; pour les veaux. il y a encore un plus grand dan-
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deux taureaux sains pour servir aux vaches qui avaient reagi. Ils furent mis dans la mamp;me etable que ces dernieres, mais le dos contre elles et dans des Stalles söparees. La conduite d'eau etait isolee. 8 mois plus tard les deux taureaüx reagissaient et depuis, ils ont reagi a chaque epreuve. Ceci montre la justesse de ce que j'ai dfrveloppe dans la Revue hebdomadaire des cam-pagnat-ds en 1892, snr l'inutilite de l'acquisition de taureaux absolument sains pour un troupeau atteint d'une forte tuberculose.
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ger dans la nourriture par le lait cru et les produits
de latteries provenant de vetches tuherculeuses. Dans la Revue hebdomadaire des campac/nards en 1892, j'ai fait remarquer que, par Tautopsie de 35 vaches qui avaient reagi vt Thurebylille et ä Brattingsborg. j'avais trouve. dans 2-t d'entre elles. la tuberculose dans les organes qui generalement sont infectes, quand la contagion ost transmise par la nourriture: c'est-ä-dire dans les glandes lymphatiques du pharynx, dans les glan-des mesenteriques. quolquefois dans la paroi intestinale. et dans la plupart des cas je ne I'ai trouvoe qu'ä ces en-droits. Quand los veaux souffrent de la tuberculose provenant de ralimentation. il n'y a presque pas ä dou-ter que la contagion ue soit produite par le lait. Nous savons bien aussi que le lait cru des vaches tuherculeuses pent etre un vehicule daugereux pour la contagion. Si la tuberculose se trouve dans la mamelle, c'est exces-sivement grave, mais lors meme quo la mamelle serait saine en apparence, les bacilles de la vache tuberculeuse ä un haut degre passent quelquefois dans le lait. Heureusement ceci n'est pas general. Ce-pendant, par l'experionce de Tinoculation du lait de 63 vaches tres tuberculeuses, j'ai trouve que le lait de 9 d'entre elles pouvait transmettre la maladie; en realite cela sufflt pour expliquer la frequence de la contagion des veaux par le lait. Dans chaque grand troupeau oü la tuberculose est repandue, on sera certain de trouver une vache qui aura du lait con-tenant des bacilles, fort souvent memo eile aura une veritable tuberculose mammaire. II est en consequence de la plus haute importance de recommander
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ä la population de ne donner aux veaux que du lait cuit. II va sans dire qu'on peutaussi donner le lait cru provenant des sujets absolument sains. Pendant les premieres 24 heures, le veau ne pent que diflicilement supporter autre chose que le colostrum. maisdejäl82,quot;ejour, il Supporte le lait frais cuit. Le colostrum ne peutpasetre cuit; ä Thurebylilleje le faisais chaufferä65deg;G., ce qui diminuait le danger possible de contagion, sans cepen-dant le supprimer completement, neanmoins je a'y attache pas uno grande importance. Les experiences de cos dernieres annees out completement contirme ce qui vient d'etre expose. Non seulement plusieurs autopsies, de veaux qui avaient reagi ont montre la tuberculose transmise par la nourriture. mais dans les domaines oil les veaux avaient recu du lait cuit. its etaient sains, ou en tons cas. si quelques-uns etaient tuberculeux, le nombre des sujets ma lades eta it beaucoup plus petit qu'ailleurs.
Le lait ecreme qui est livrepar les laiteries, est pres-(jue toujours pasteurise et les Termiors, en consequence, auront ä peine l'embarras et les frais de le cuire. II est done tres important (jik; la pasteurisation soit toujours faite tres soigneusement par les laiteries, alin que la temperature soit toujours ameneeä undegre tel que les bacilles de la tuberculose soient detruits, ce que Ton obtient surement ä une temperature de 85deg; C. On a beureusement maintenant un appareil avec le-quel, sans peine. on amene le lait ä cette temperature. Esperons qu'on roussira ä organiser cela comine il faut, car si la pasteurisation n'est.pas convenablement executee. il y aura, parce fait, dans les laiteries com-
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mimes, im grand danger de propagation de la tuber-culose pour les veaux et aussi pour les cochons de lait.
Nous avons done vu que, pour empecher la propagation de la tuberculose parmi le jeune betail, on doit isoler celui-ci de la partie du troupeau atteinte de la ma-ladie et donnor aux veaux du lait cuit. Mais cela peut-il servir a quelquc chose quand les mores et bien sou-vent aussi les peres sont tuberculeux? Gette question sera frequemment posee, d'autant plus que parmi les campagnards, e'est une croyance solidement enracinee, que Theredite joue le role le plus considerable pour la propagation do la maladie.
J'ai dejä souvent exprime mon opinion sur cette question, je precisorai ici brievement ma maniere de voir. La tuberculose pent etre transmise au feetus, et les veaux peuvent naitre avec une tuberculose pen de-veloppee, qui ne so revele pas necessairement par quel-que Symptome, et reste pendant un temps plus on moins long ä l'etat latent. D'autres fois le veau est plus ma-lade et perit de bonne heure. Les cas do tuberculose hereditaire (foetale)ne sont probablement pas du tout rares, quand les meres sonttres Ibrtement atteintes. J'ai vu par moi-meme 20 cas (1) de cette espece et j quot;ai entendu parler.de plusieurs cas semblables. Mais la maladie ne pout passer de la mere an foetus quo si les bacillcs on t circuit! dans le sang do la mere, ce qui n'arrive quo quand on a affaire a une tuberculose avancee (generalisee). La ma-jorite ecrasante dos vacbes. on apparence saines, dans de bons troupeaux, dont le nombrenous effiraie quand olios
(') Actuellenient j'en ai vu 28.
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reagissent fortement par la tuberculine, n'ont cependant pas une tuberculose generalisee. Chez la plupart. par I'autopsie, nous ne la trouvons que localisee, Tetat tuber-culeux est souventpeu avance et ces animaux peuvont se maintenir ainsi plusieurs anneos de suite. Des vaches dans cot etat ne contamiaont pas leur foetus. Voyons inaintenant ce qul a rapport aux taureaux. Ils ne peuvont contaminer le foetus que si le sperme oontient des bacilles, mais cela n'a pas lieu tant que ranimal n'a qu'une tuberculose localisee dans quelques glandes lymphatiques ou dans le poumon. comme la grande majorite do ceux (jui out une apparence saine. mais qui reagissent ä la tuberculine. Si un taureau repro-ducteur est fortement atteint de tuberculose. commo jquot;ai eu I'occasion d'en voir un une fois. ce no pent etre (pie dangereux pour 13 rejeton.
Dquot;apres ma conviction, il n'y a pas la moindi'e rai-son de craindre que bon nombre des voaux sclent nes malades dans des troupeaux, qui. quoique ayant reagi fortement ä la tuberculine, ne se revolent pas comme tuberculeux ä un haut degre. En ce qui concerne la mysterieuse disposition hereditaire dont on parle si souvent, je no voux pas nier la possibility de son existence, mais nous ne savons jusqu'a present rien de certain ä ce sujet. II n'est du reste pas facile de com-prendre pourquoi le rejeton (parfaitement sain ä sa naissance) d'une vacho atteinte d'une tuberculose localisee, dans les glandes mesenteriques, contractee peut-etreen buvant du lait tuberculeux, sorait plus sensible ä devenir malade qu'un autre.
Les experiences, quo j'ai faites ces deux dernieres
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annees sur le troupeau do Thurebylille, ont complete-ment conflrme la justessede ce qui a etedeveloppe plus haut, et comme en meme temps elles font comprendre la moniere dont jo pense qu'on doit combattre la tuber-eulose dans les grands troupeaux, je veux en rendre compte brievement.
Au mois do mai 1892, tout le troupea u, compose de 208 tetes de betail, t'ut injecte. Quoiqu'a premiere vue les ani-maux eussentune apparence saine et quolqueFon ne se Mtpas plaint particulierement de la tuberculose, cepen-dant 80 % de vaches laitieres reagirent, environ 40% de taureaux et 40 % de genisses et de veaux. Apres l'e-preuve, Tetablo fut desinfectee ä fond et divisee en deux parties par une forte cloison de bois, qui, d'un cöte, etait recouverte de carton-pierre. Provisoirement le troupeau fut mis ä l'herbe, oü les animaux sains furent tenüs isoles des animaux ayant presente la reaction et, avant la rentree du betail, on s'arrangea de liianiöre ä empecher, pendant lesejouräFetable, toute communication entre les deux parties du troupeau. Un personnel special fut charge du soin de chaque division avec defense d'aller do Tune dans I'autre. Mais la separation ifa pas pu etre aussi complete que si Ton avait pu cons-truire une etable particuliere pour Tune des divisions dans un autre endiquot;oit du doinaine. Pour arriver ä la division saine, on devait. par exemple, passer devant la division malade, par un chemin pave sur lequel pas-saient des chars de furnier. An commencement, le chemin etait en mauvais etat, de sorte qu'il s'y trouvait toujours des debris de furnier (peut-etre infectes) qui s'attachaient facilement aux chaussures des passants. Plus tard le
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pave fut repare. Ma täche consistait justement a mon-trer qu'on pouvait reussir ä executer un isolement süffisant dans des circonstances assez defavorables. On decida qu'on essayerait d'elever les veaux provenant des vachesqui avaient reagi, aussi bien que ceux provenant des vaches saines. En meme temps, pour deeouvrir si quelquos veauxetaient nesavec la tuberculose. ils furent tons injectes dans ieur jeune age. L'injection eut lieu en hiver, dans un Intervalle de 4 ä 6 semaines, et on injecta les veaux nes pendant ce temps.
Durant la periode qui s'ecoula ayarit cetto premiere epreuvo, chaque veau etait tenu separe dans un espace isole de Fetable dos veaux (espace obtenu par la division des grandes stalles en plus petites). Get arrangement a ete cependant inutile jusqu'a present, vu qu'on nquot;a pas rencontre un soul cas de veau ne tuberculeux. (Dans lo mois de novembre 1894 un seul veau, äge de 6 semaines et demie a reagi a cette premiere epreuve: il a ete tue et j'ai tronve des depots tuberculeux calcifies dans les glandes lymphatiques du mediastin). Le veau recevait, comme on 1'a vu plus haut, des le 2me jour apres sa naissance, du lait cuit et (dans cette derniere annee) le premier jour du colostrum chautte a 65deg; C.
On so decida a faire Tepreuve de la tuberculino sur toute la partie saine du troupeau 2 fois par an, (tout do suite avant lo depart pour le päturage et pen apres la rentree du troupeau) afin de pouvoir, aussi vite que possible, eloigner les animaux, qui, malgre toutes les precautions, auvaient ete contamines. 11 avait ete neces-saire d'acheter quelquos taureaux et quelquos genisses
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qui subirent natureliement l'epreuve de la tuberculine avant d'etre introduits dans le troüpeau.
Nous avons travaille deux ans d'apres ce Systeme et le resultat doit etre regarde comme tres satisfaisant.
A Tepreuve faite dans l'automne de 1892, 7 betes de la partie saine, furent trouvees atteintos, eile etait alors composee de 70 individus, et au printemps de i89'-i il y en avait 10 d'atteints sur 1(W. Mais dans le premier ete, la separation n'avaitpas ete executeeaussi soigneu-semeut qu'elle le fut dans la suite. Relativement ä l'epreuve du printemps, on pent remarquer que le clanger de contagion est beaucoup plus grand dans le semestre d'hiver. Par 1 epreuve de l'automne 189:?, uneseule bete fut trouveo malade sur 107 (outre deux.genisses achetees) et au printemps de 1894,2 sur 122. Aucun des sujets nes dans cetle exploitation apres le commencement de ['experience et dont les meres appartiennent pour la plu-parta la section malade, n'a montre la reaction febrile pendant ces deux annees. (Lors de Tepreuve de l'automne 1894, la partie saine comprenait 119 sujets, parmi lesquels un seul montra une elevation de temperature suspocte, mais comme cette vacbe avait vele immedia-tement avant 1 epreuve, on pouvait soupconner que la tievre dependait de cette cause et lors de la repetition de l'epreuve, 8 semaines apres, on ne retrouva pas la moindre reaction). Ainsi la partie saine est maintenant de beaucoup la plus grande, et il semble demontre : que //on pent clever un troupeau sain directement ä cöte d'un troupeau qui a reagi, separc seulement du premier par une paroi, lors meme gu'iln'est compose essentiellement que de veaux nes de raches ayant
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reagi et dont les peres (pour la plupart) ont aussi reagi. Yoilä la maniere la plus naturelle de se debar-rasser de la tuberculose et aussi celle qui necessite le moins do depense.
Inexperience a certainement ccnite une certaine somme. Elle n'a pu etre executee clans ce troupeau qu'avec I'aide d'une subvention particuliero de TEtat. Mais une grande partie dos fends acoordes ont ete absorbes pour couvrir la perte resultant, seit de Tabat-tage (que j'ai fait faire ä l'abattoir de Copenhague et sous contröle) de tons los animaux reformes, soit des autres frais necossites par Tapplication scientiflque de Tepreuve. Les frais directs de rexecution pratique ont ete naturelloment plus grands qu'ils ne lo seront ä i'avenir. J'ai dejä faitremarquor que. dansun troupeau qui. comme celui-ci. presonte un caractere essentielle-ment sain, on n'a guere ä craindre la tuberculose ti la naissance. On pourra, en consequence, negliger 1'isole-ment rigoureux des tout petits veaux, ainsi que I'in-jection fade dans les premiers temps de leur vie, ce qui diminuem considerablemont les frais. On pourra probablei.nent simplifler aussi sur d'autres points. Nous avons. par exemple, eu un valet charge de la nourri-ture pour la partie saine du troupeau, mais je ne pense pas qu'il soit nuisiblo que le meine individu surveille la nourriture dans les deux divisions, s'il a toujours soin de visitor les animaux sains, avant les animaux malades et de ne pas employer les memes chaussures et les meines habits de dessus (blouse) pour aller dans les deux endroits.
II ne me semble pas que des frais considerables soiont
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aecessites par l'exöcution d'arrangements semblables a ceux que jquot;ai pris pour 1(! service de Thurebylille, et je ne doute pas qu'ils ne soient relativement assez vite compenses. Sans sacrifice on n'obtiont rien.
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APPENDIGE
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AIX
RECHERCHES CONGERNANT LA TUBERCULINE Copenhague, 13 Fdvrier 1895
.le connais jusqu'ä present le resultat des eprouves faites dans 717 fermes sur 19,412 sujets. dont 7378 ont inontre la reaction lebrile.
Voici les chiffres d'apres les provinces :
Juiland.....nbsp; nbsp;-gt;4-2 fermes, '.raquo;a anlmanznbsp; sains, 3835 anlmaux atteints
Fionie.....nbsp; nbsp; nbsp;99 raquo; U28 .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gt; 606 raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Seeland.....nbsp; nbsp; nbsp;77 raquo; HÜ9 raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ., Uö9
Loland-Falster . .nbsp; nbsp; nbsp;15 raquo; 800 laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; - 218 raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Miien......80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 53-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;gt; 216nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Hnrnliolni .... 234 gt; 3502 .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . 1044 raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .
Ces chiffres demontrent sufftsamment que la tuber-culine est de plus en plus appreciee, je puis encore ajouter que les demandes de secours ä l'Etat se multi-
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plient tellement, qu'il sera peut-etre necessaire d'aug-menter la somme allouee si Ton veut pouvoir suffire ä toutes les requetes.
Parmi les fermes examinees, il y en a 106 qui sont parfaitement soines, 10 en Jutland, 34 en Fionie, 5 en Seeland, 11 ä Möen, 3 ä Falster et 43 ä Bornholm.
Dans la grande majorite des cas. on fait maintenant Tinjection de tons les animaux de l'etable. Pour iaci-liter cette epreuve generate, je livre gratuitement la tuberculine preparee ä mon laboratoire (subventionne par l'Etat), pour tons les sujets adultes des fermes dont les jeunes sujets sont, d'apres la loi, examines aux frais de l'Etat. Les proprietaires n'ont done ä payer que Taugmentation de travail occasionnee aux v6teriiiaires par l'examen des sujets adultes.
A la repetition de l'epreuve de cet hiver, on a dejä pu constater dans plusieurs fermes une amelioration evidente de Tetat sanitaire, amelioration analogue ä celle que j'ai dejä signalee ä Thurebylille.
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SIR LA
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VALEÜR DIÄGNÖSTIQÜE DE LA TÜBERCÜLINE
ET SUK
L'EMPLOl QÜ'ON EN PEUT FAIRE pour combattre la tuberculose bovine
Memoire lu au Congres cChygiene et de demographie
tenu ä Budapest en 1894
Par M. B. BANG, professeur ä l'Ecole vöterinairc de Copenhague.
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Nous avons fait en Dänemark uu usage assez grand de la tuberculine comme moyen diagnostiqae. J'ai fait personnellement de norabreuses injections et plus de 150 autopsies des animaux injectes et comme veteri-naire superieur du gouvernement j'ai le devoir d'enre-gistrer tons les rapports faits par les veterinaires sur ce su jet.
Je ine permettrai de resuiner d'abord les resultats de ces recherches en cequi regarde la valeur diagnostique de la tuberculine.
Je connais 390 autopsies d'animanx injectes. surtout
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de bovides. Parmi co iiombre, j'en trouve en usant de la devniere rigueur 36, c'est-ä-dire un pen plus de 9 %, qui u'ont pas doiine un resultat satisfaisant. Mais on sera pleinement en droit d'eliminer un grand nom-bre de ces cas. Dans 107 cas, les injections ont ete faites sous des circonstances anormales (ä l'abattoir, sur dos animaux (jui out fait de longs voyages et qui ont ete exposes au marohe tonte la jonrnee) et cette serio a donne les moiiis hons resultats. Dans d'autres cas, da-tant do la premiere epoque de mes recherches, la dose employee a ete trop petite; dans d'autres enfin il s'est montre en verite uno elevation de temperature mais si petite qu'elle a'a indique rien de deoisif. Si j'elimine ces cas douteux, il me roste 272 autopsies et parmi ce nombre j'en trouve seulement 9, c'est-ä-dire un pen plus de 3%, qui n'ont pas verilie le resultat de l'injec-tion. Par consequent je declare que la tuberculine, employee ä une dose satist'aisante et dans des circonstances propres, permettra de faire un diagnostic precis de la tuberculose dans plus drraquo; 96 % des cas. Et en se souve-nant qu'il s'agit dans la plupart de ces cas d'une tuberculose encore tres pen developpee, tout ä fait insigni-fiante, souvent bornee ä quelques pelits nodules caches dans l'epaisseur d'une des glandes lympbatiques, on ne saurait trop apprecier la tuberculine conune moyen diagnostique tout en n'osant pas la declarer in-faillible.
Les errenrs sont de deux sortes. Dans des cas tres rares on fait l'autopsie d'un sujet qui a montre uno reaction incontestable, et on ne trouve pas la moindre trace de la tuberculose. J'ai observe personnellement
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deux cas do cette nature. Mais on ae doit pas oublier quo I'autopsie d'un boeuf dent la viande doit etre ven-due no pent jamais etro faite d'uue inaniere complete. II est vrai qu'on pent examiner los organes qui sont le siege ordinaire de la tuberculose, mais on ne saurait nier la possibilite que la tuberculose ne si; soil deposee uniquement dans un autre endroit du corps. Et de plus il est possible que I'observateur le plus habile puisse manquerde s'apercevoir des granulations minimos qui se seront d6pos6es dans une glande lymphatique chez an boeuf eng-raisse.
Un pen plussouvent on trouve b I'autopsie des affections tuberculeuses chez des sujets qui n'ont pas revele une hyperthermie süffisante pour qu'on put afflrmer I'existence do la tuberculose. Mais dans la plupart de tels cas les depots tuberculeux sont tres petits et tres vieux (calcittes) do sorte qu'on pout douter de leur virulence. Dans d'autres cas il s'agit d'animaux qui pre-sentent des affections tres massives et repandues dans la plupart dos organes. Dans do tels cas le defaut do la reaction est saus valeur au point de vue pratique, puis-que les signes cliniques sufflsent ])Our faire le diagnostic.
II existe encore une circonstance dans laquelle la reaction fait quolquefois defaut, e'est quaud Tepreuve est repetee. Et cela peutsurvenir non souloment quand on repöte röpreuve pen do temps apres la premiere reaction, mais aussi quand eile ost repetee au boutd'une annee. Ce defaut do reaction je 1'ai trouve chez 20 de 80 sujets qui formaient la section malade d'uue grande vacherie que j'avals examinee dans sa totalite. Pour
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savoir s'il y avait liou de crpire ä une guerison j'en ai fait abattre 4. Je les ai trouves tuberculeux tous; choz 3 les depots etaient tres petits et tres vieux, chez le 4e I'affection etait pen etendue, il est vrai, mais pas mi-nime, ot son aspect n'etait pas tel qu'il etait permis de croire ä une guerison progressive. Par consequent, j'ai conclu qu'il taut s'en tenir ä la premiere reaction, quand on a divise nne vacherie en une section saine et une section malade.
La tuberculine ayant ete reconnue comme un moyen excellent pour le diagnostic precoco de la tuberculose. il faut recherchor la meilieure maniere de s'en servir dans le combat centre la tuberculose bovine.
La contagion jouant le role principal dans la propagation de la tuberculose. la premiere demande sera qu'on examine tous les sujets d'une vacherie ä l'aide de la tuberculine et qu'on mette les sains dans une au-tre etable que les tuberculeux. Mais que faire de ces derniers ? Est-il absolument necessairedeles engraisser rapidement et surtout de les eloigner rigoureusement de la reproduction, comme I'a exige mon ami eminent. M. Nocard. lors du 3econgr6s de la tuberculose rannee passee? Gette question a tme tres graude valeur pratique, i^arce ([u'il se montrera sans doute dans la plu-part des grandes exploitations que la tuberculose si eile y existe est si repandue que le nombre des va-ches laitieres montrant I'hyperthermie reactive s'eleve jusqu'ä 80%. II est done evident que cela occasionne-rait une perte enorme au proprietaire de destiner ;i la boucberie la grande majorite de ses meilleures vaches laitieres et de se priver de la possibility de maintenir sa
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population bovine sans achat, ce qui est d'une grande importance pour lui quand ses vaches sont bonnes. Aussi un tel precede serait, selon men opinion, beau-coup trop rigoureux. Pourquoi ne pas conserver pendant des annees les vaches apparemment saines qui ne montrent pas le moindre signe de la tuberculose excep-te colui de la reaction febrile apres rinjection ? Et pourquoi done les erapecher de reproduire? La grande ma-jorite de tolles vaches sont affbetees ä un tres petit de-gre ; bon nombre d'elles out seulemeat quelques nodules dans des glandes lymphatiques, et il n'y a aucune raison de croire que la tuberculose se developpe rapi-dement chez de tels sujets. Assez souvent eile restera restreinte pendant des annees; chez quelques-unes il est meme possible qu'elle se guerisse. Au moins j'ai tres souvent trouvo chez des vaches ägeos des depots tuberculeux minimes et parfaitement calcities.
De telles vaches iburniront done pendant des annees dos veaux absolument sains. Pour moi. j'attribue ä The-redite directe c'est-ä-dire ä la contagion de la mere au foetus un role plus grand pour la propagation do la tuberculose que ne le fait M. Nocard. J'ai examine jusqu'ä present 20 cas do tuberculose chez des foetus et chez dos veaux nouveaux-nes, mais la tuberculose ne se transmet Jamals au foetus si la mere n'est pas atteinte d'une tuberculose tres avancee, vraisemblablement tou-jours generalisoe. Quand la vache est legorement atteinte le voau nait toujours sain.
Selon mon opinion il faut done conserver toutes les vaches tuberculeuses apparemment saines et leur per-mettre do se reproduire, mais il faut les tonir bien se-
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Separees des animaux sains et il taut eloigner leurs veaux de l'etable infectee immediatemout apres lenr naissance. 11 faut. de plus, interdire absolumeut l'asage du lait cru comme nourriture des veaux.
Cost lä uu point sur la grande valeur duquel mes rechorches des dernieres annees m'ont eclaire. Les autopsies des veaux trouves tuberculeux par l'injection out demontre que la plupart etaient infectes par les voies alimentaires. cola veut dire par le lait cru. Parmi 35 veaux appartenant ä deux grandes exploitations, j'ai trouve la tuberculoso chez 24 exclusivement ou du moins prödominant dans los glandes retropharyngeales ou mesenteriquos et hon nombre d'autres autopsies ont donne le nieme resultat. II est done absolument ne-cessaire d'interdire l'usage du lait cru pour les veaux. et je suis convaineu que cette mesure tres simple eloi-gnera une tres grande partie de la tuberculose bovine. II est vrai qu'il laut ajouter que les veaux nouveaux-nes ne peuvent se passer que tres difficilein.ent du lait co-lostral pendant le premier jour de leur vie, mais dejii le second jour ils supportent tres bien le lait cuit. Quant au colostrum, on ne pent pas le cuire, mais on pent le chauffer jusqu'ä 65deg;, ce qui ne tue pas les bacilles mais ce qui diminue lour virulence.
Je suis dans la situation de pouvoir demontrer par one experience pratique la verite des assertions que j'ai emises.
J'ai entame il y a deux ans une experience ayant pour but la purification successive d'une grande vacbe-rie atteinte par la tuberculose. IIs'agissaitd'une grande exploitation en Seland dent la vacherie comprenait en
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tout 208 sujets de la race rouge dauoiso. Pendant des ;iiinees on y avait trouve dos cas de tiiberculose, mais pas plus que dans la plupart des grandes vacheries, et il n'y avait que fort pen de sujets qui n'oflrissent*un aspect parfaitement sain. Xeanmoins par l'epreuve de la tuberculine 80 % des vaches laitieres. 40 % des tau-reaux et 40% des veaux et des genisses out moatre la reaction fehrilo. Apres une desinlVvtion scrupuleuse, jquot;ai alors fait diviser I'etable par une cloison de bois: les personnes qui gardent les sujets malades sent tenues de ne pas entrer dans I'etable des sujets sains et vice-versä, et on a cherebe ä eviter autant que possible la communication entre les deux parties, soit directement. soitpar intermediaire. On s'est decide ä elever les veaux nes des vaches malades aussi bien que ceux dont les meres etaient saines. Immediatement apres leur nais-sance les veaux out ete transport's dans Tetable saine et des le second jour on les a nourris de lait cuit. Pour eloigner aussitöt (pie possible les sujets (jui seraient tuberculeux des leur naissance, j'ai fait injecter tous les veaux ä l'äge de quelques semaines. maisjusqu'a present mil de ces jeunos sujets ne s'est montre ma-lade.
Tons les ans j'ai inject' deux Ibis la tuberculine aux sujets de I'etable saine: an printemps avant la niise en päture et en automne immediatement apres la stabula-tion. La premiere annee la separation entre les deux parties de la vacherie doit avoir ete maintenue d'une fa^on insuffisante, car rinjection a chaque fois produit riiypertherinie chez environ 10% des sujets que j'avais mis dans I'etable saine. II est inutile de dire que ces
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individus ont ete eloignes aussitot. A Teprouve d'au-tomne, 18 mois apresle commencement de l'experienco. 1 soul sujet parmi 107 a montre de l'hyperthermie, du reste pea marquee, et l'epreuve de ce printemps a ren-du 2 individus parmi 122 suspects de tuherculose. Nul des sujots qui sontnes ii l'exploitation apres le commencement de rexperience. et dont les meres appartiennent pour la plupart ä la section malade, n'a montre la reaction febrile pendant cos deux annees. .11 me semble done demontre que i'on pent clover im troupoau sain dans la möme ferme oil so trouve le troupoau malade et separe du dernier seulemont par une cloison do bois. et quo cola pent reussir, möme si Ton elöve los veaux nes des vaches malades. Void la maniere la plus naturelle de se döbarrassor de la tuberculoso et aussi cello qui coute le moins.
Getto exp6rience est faite aus frais de l'Etat, inais l'Etat danois a fait beaucoup plus pour assister les pro-prietaires dans lour combat centre la tuberculose. Da-tant du inois d'aoiit iSO'i nous avons une loi (jui met ii la disposition du gouvernement prealablement pendant cinq annees une somme annuelle de 50,000cou-ronnos. destinee ä porter secours ä ceux qui desirout faire usage de la tuborculiuo. (Adaterdel'etö 1893toute la tuberculine employee en Dänemark a etc preparee dans men lai)oratuiro). A condition de pouvoir etablir une separation satisfaisante entre los sujots sains et les sujots malades, los proprietaires peuvent obtenir Tö-preuve gratuite de leur betail par des veterinaires paves pour faire l'injection et pour surveiller la temperature des aiiiniaiix dans le temps nöcessaire avant et
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aprös ['injection, Selon la loi. ce sont seulement les jeunes sujets qui seront eprouves gratuitement, mais les propvietaires qui desirent faire injecter en meme temps tout le troupeau peuvent y parvenir avec une assez petite depense, et moi i[ui preside ä la distri-liutiou de la tuberculine. je favorise autant que possible l'application de cette mesure. surtout dans les vacheries de moyenne grandeur. Aussi dans la plupart des vacheries des paysans rest cette mesure que l'on emploie.
Jusqu'ä present Tepreuve a ete taitc dans 327 fermes sur un nombre total de 8401 sujets dont3362 ont mon-tre la reaction lebrilo. Je ne puis faire mention de tous les resultats qu'on peut tirer de ces experiences. Je me bornerai ä en citer quelques-uns.
II s'est montre que la tuberculose est repandue d'une maniere tres difterente dans les difterentes parties du pays; eile est comme on pouvait le prevoir beau-coup plus repandue dans les contrees. oü Ton change souvent les bestiaux, que dans celles oü on ne le fait pas. Elle est en general plus repandue dans lesgrandes vacheries que dans celles de moyenne grandeur, plus parmi los vaches laitieres que parmi les jeunes sujets. Le nombre de sujets atteints dans une etable est tres different; souvent il s'eleve ä une hauteur offrayante. qnelquefois il est tres petit, surtout dans les etables des paysans. Mais ce qui me semble offirir le plus grand interet. c'est qu'on trouve un nombre assez grand de vacheries qui sont parfaitement saines. Je connais a present 52 de telles vacheries dont le nombre des sujets varie de 10 ;i 12.
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L'existence d'un grand nombre de troupeaux abso-lument sains dans un pays, ou la tuberculose est tW's repandue. demontre d'une fagon tres nette que I'hypo-these de Fulnqnite des bacilles tuberculeux est fausse, hypothese dont I'adoption paralyserait tons les efforts pour extirper la tuberculose bovine aussi bien que cede de l'homme.
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CONVKRNANT
LA SUBVENTION ACCORDEE PAR L'ETAT ponr combattre la tnberculose du betail
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Dh 14 Avrü 1893
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Nous Christian JX. par la grace de Dieu, Roi de Baneniarh, etc., faisons savnir quc leRigsdag a dccrett la loi suivante, quc nous avons ratifice pai- notre (icqvicscetiwiit.
Uno sommede 50,000 couronnes, inscrite au budget annuel des finances, sera mise ä la disposition du mi-nistre de l'int6rieur pour aider ies proprietaires de bes-tiaux desireux do faire usage de la tuberculine ou des autres moyens diagnostiques fournis par la science, pour combattre la tnberculose parmi lo betail. La subvention sera employee par le proprietaire ä faire l'epreuvede la tuberculine sur los jeunes betes, d'apres les regies lixees par le ministre; eile ne sera accordee qu'ä des proprietaires garantissant pouvoir tenir les
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animaux reconnus sains ä l'examen. separes des indi-vidus malades.
De plus, le ministre de l'interieur. sous la meine garantie, aura le droit d'employer une partie de la dite somme ä aider les associations pour l'elevage du betail, qui voudraient faire Tepreuve de la tuberculine sur des animaux speciaux.
Les demandes des pruprietaires ou des associations pour l'elevage, qui desireront proüter des epreuves de tuberculine offertes d'apres la dite loi, devront etre faitespar rintermediaire des reunions agricoles,et ces demandes seront ensuite remises an ministre do rinterieur.
Gette loi sera valable jusqu'a la fin de l'annee tinan-ciere 1897-98.
Donne ä Amalienborff, le 14 avril 1893.
CHRISTIAN.
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LOI
SIU
LES MALADIES CONTAGIEUSES
des animaux domestiques
Du 14 Aoril 1894 3
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Nous, Christian IX, par la grace de Dieu, Roi de Dänemark, etc., faisons savoir que le Rigsdag a de-cretela lot suirante, qne nous avons ratifice par notre acqu iescen le nt.
sect;1
Les iTukleeins vetei'iaaire.s diplOmös, squot;ils veulent se servir de lour droit do pratiquer, doivent avoir an re-gistre legalise par le bailli du district dans lequel ils demeurent (a Gopenhague par le directeur de la police); ils peuvent se le procurer ii Gopenhague et dans les autres villes, au compto de la caisse comrnunale et ä la campagne ä celle de la repartition des tbnds du bail-lage.
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Daus ce registre, le mödecin vetevinaire doit inscrire un court rapport des cas de maladies infectieuses des auimaux domestiques. qui doiveut etre l'objet de sou exameu on de ses soins, eu ineme temps que ce qu'il propose ou present pour empechef la propagation de
la maladie.
A Teg-ard de ces maladies, les medecins voteriuaires doiveut se conformer aus instructions qui seront dou-uees par le miuistro de Tinterieur et satisfaire, nou seulement aux indications particulieres dounees par le veterinaire appele. mais aussi ä celles du bailli ou du maitre de police.
II est delendu ä d'autres qu'ä des medecins veteri-naires diplömes. de prendre le betail d'autrui en traite-meut pour quclque maladie contagieuse que ce seit.
sect;2
Les maladies des auimaux domestiques qui devrout etre soumis ä des soins ofliciels particuliers (maladies malignes contagieuses) sont: le sang de rate chez tons les bestiaux, la lievre aphteuse chez les bestiaux ou-gules sans exception, la clavelee. le pietin et la gale chez les möutons, la paraplegie infectieuse, lamorveet le farcin chez le cheval. la tievre catarrhale maligne, la peripueuinouie et la peste bovine chez le boeuf, la diph-terie porcine (diphtorie porcine aiguö ou peste des porcs. diphterio chronique ou inflammation intestinale caseeuso) et le rouget chez le porc.
Si quelque autre maladie contagieuse du betail pre-uait un grand developpement et un caractere plus malin, le ministre de Finterieur est autorise a decider si
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ä l'avenir, cette maladie doit etre comptee au nombre des maladies contagieuses malignes; en ce cas un avis ofliciel doit etre publie.
Si quelque maladie contagieuse attaque des animaux autresque des animaux domestiques, dans des circons-stances qui pourraient offrir un danger de contagion pour les homines ou les animaux, le ministre de l'inte-rieur est autorise ä mettre en application les regle-ments contenus dans les sect;sect; 3 a 7 avec les changements que necessiteraient les circonstances.
sect;3
Si quelque animal domestique est atteint d'une des maladies susdites, ou si on a quelque raison de le sup-poser, son proprietaire, ou celui qui, en son nom, a la surveillance des animaux, devra faire attention, ä ce qu'aucune piece du troupeau ne soit emmenee avant la venue du veterinaire; il devra aussi, dans un delai de moins de 24 heures apres la constatation de la maladie, faire venir le veterinaire autorise, ou communique!-le cas au maitre do police ou au maire. Ce dernier, s'il apprend la chose d'une autre maniere, doit imm6-diatement la communiquer au maitre de police.
Quand la peste bovine est declaree, chaque proprietaire d'animaux ruminants, qui demeure dans la cir-conscriptiondetermineepar le ministre de l'interieur au-tour de l'endroit contamine, ou celui qui a la surveillance des animaux, sera tenu d'annoncer aussitöt au maitre de police, au maire ou au veterinaire chaque cas de maladie interne qui survient dans le troupeau.
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sect;4
Si le medecin veterinaire trouve que quelqu'un des animaux examines par lui est atteint d'une des maladies mentionnees dans le sect; 2, on qu'il on suppose la possibility, soit qu'il ait ete appole par le proprietaire ou envoye par le maitre de police, ou qu'il soit devenu attentif d'une autre maniere a Tetat de l'animal, il de-vra. le plus promptement possible, le faire eloigner des animaux sains, autant que la nature de la maladie I'exi-gera et que les circonstances le permettront, ä moins que le proprietaire ne donne son consonteraent ä ce que l'animal soit abattu sur le champ, sans indemnity. Le medecin veterinaire est en outre autorise a defendre qu'aucun animal du troupeau qui pent 6tre atteint de la maladie en question (meme si cet animal n'est pas suspect de maladie) ne soit transporte de ce lieu, et a ordonner, si e'est necessaire, que les endroits oü l'animal malade s'est tenu et les objets avec lesquels il a ete en contact soient convenablement nettoyes; il doit aussi faire observer les regies de conduite provisoires indispensables pour empecher la propagation de la maladie; le tout doit etre conforme aux instructions que les ve-terinaires out regues ä ce sujet.
Lorsque le veterinaire aura inscrit dans son registre les indications prescrites dans lesect; 1, c'est-ä-dire la date de la visite, le nom du proprietaire et de sa demeure, l'espece de l'animal, les signes particuliers, la nature de la maladie contractee et les regies de conduite prescrites, ce proces-verbal sera lu a haute voix devant le proprietaire ou celui auquol incombe la surveillance
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du traitement de Fanimal. Par sa signature au-dessous du proces-verbal, le proprietaire s'engage ä suivre les prescriptions qu'il a regues, lors meme que cela Fobli-gerait ä porter plainte ä l'autorite superieure. Si la signature est contestee, le medecin veterinaire peut s'adresser: dans la ville au maitre de police, ä Gopen-hague au directeur de la police et ä la campagne au maire de la commune, qui devront sans delai prendre les mesures necessaires.
Quand le veterinaire est tombe d'accord sur les arrangements ä prendre avec les personnes que cela con-cerne, il fait le plus promptement possible un rapport complet au maitre de police; ce rapport, accompagne des propositions sur les regies de conduite ulterieures qu'il juge necessaires, contient en outre des explications sur ce qui a ete fait. II doit etre envoye sans retard, par le bailli, au ministre de l'interieur. Dans des circonstances particulierement menagantes, notamment en cas de peste bovine, de peripneumonie du boeuf, de fievre aphteuse, de diphterie aigue du pore, et quand e'est le premier cas d'une des susdites maladies dans la contree, le medecin veterinaire doitaussitöt telegraphier directement an ministre de 1'interieur et informer le plus promptement possible le maitre de police et le bailli de ce qui aura ete fait.
sect;5
Quand le medecin veterinaire, dans son rapport au maitre de police, affirme que la maladie est l'une de celles qui sont mentionnees dans le sect; 2, ou que la chose est probable, le maitre de police est oblige de mettre,
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par an proces-verbal, tout letroupeau sous surveillance offlcielle (ä l'exception pourtant des animaux qui ne pen vent pas contractor la maladie indiquee) et simultane-ment, meme les troupeaux qui sont sous une suspicion semblable d'infection, ä moins qu'il y ait un doute suf-tisant, sur l'exactitudo du diagnostic du medecin vete-rinaire, pour qu'il venille prendre sous sa propre res-ponsabilite les dispositions ulterieuros, jusqu'a un nou-vel examen auquel il sera procede aussitot. Dans ce cas, les dispositions prises provisoirement par lo medecin veterinaire, seront maintonues jusqu'a ce qu'enfln la question soit tranchee. Toutelbis, si plusieurs mede-cins veterinaires out eu une consultation, et que, parmi eux, il y ait eu divergence d'opinions sur la nature du cas. il sera admis provisoirement que la maladie contagieuso existe.
Si le maitre de police, par une autre voie que par Tintermediaire du veterinaire. a eu connaissance de la presence vraie ou supposee de quelqn'une des maladies contagieuses montionnees dans le sect; 2, il est tenu de faire, sans delai, examiner la chose par un medecin veterinaire et apres cela de prendre les dispositions ne-cessaires.
Dans descirconstancesexceptionnelles. en particulier quand la maladie se repand dans plusieurs juridictions d'un baillage, le bailli, ou, dans le cas oü le ministre a envoye ä cette occasion un expert particulier, cet expert lui-meme, pent se charger des fonctions du maitre de police.
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sect;6
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Quand un ou plusieurs troupeaux sont ainsi places sous une surveillance offlcielle, le maitre de police peut, non seulement prendre les mesures necessaires ä la stricte observation des ordres relatifs a la separation et ä la desinlection des animaux atteints (notamment a. leur maintien ä une distance convenable des autres animaux dans une enceinte süffisante, leur reclusion ä l'etable, l'enlevement de leurs dejections, Temploi pour leur usage d'ustensiles particuliers, la desinfec-tion ou la destruction des objets qui out ete employes pour eux, la nomination de domestiques qui leur soient affectes, le renvoi de toutes personnes non-qualiliees, la desinfection des personnes qui out ete on contact avec les animaux malades, l'enfouissement des cadavres en leur totalite. ou des parties qui ne peuvent pas etre employees sans danger de propagation de la maladie); mais en outre, le maitre de police est encore autorise ä defendre qu'aucune piece du ou des troupeaux. bien qu'elle ne soit pas elie-meme atteinte de la maladie, soit eloignee de la propriete. soit introduite dans une autre propriete, ou passe sur un chemin public. II sera neanmoins, si la chose est possible, permis an proprie-taire de conduire ses bestiaux sains dans ses propres champs, pourvu que ceux-ci soient situes aux environs de la forme.
Si la maladie declaree est la peste bovine, la peri-pneumonie, la llevre aphteuse, la diphterie du pore ou le rouget, les animaux qui pourraient en etre atteints, ne doivent pas etre introduits dans le troupeau. En cas
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-TO-de diphterie du porc, le ministre de l'interieui' peut de-fendre que le troupeau soit augmente par Televage. Le maitre de police peut faire marquer sur la peau un signe convenu, mais 11011 permanent, qui ne pourra, sans sa permission, etresupprime ourendu meconnais-sable, tant que Tanimal cst sous surveillance officielle. Des infractionsintentionnelles aux prescriptions ordon-nees. entrainent, outre une responsabilite penaled'apres le sect; 16, la privation du dedommagement auquel le pro-prietaire a droit eo cas d'abattage de Tanimal (sect; 8).
Si la maladie prond une plus grande extension on presente un caractere malin particulier, lo bailli defon-dra par une annonce imprimee dans les journaux les plus repandus de la contree, toute fojre, exposition ou rassemblement d'animaux qui peuvent contracter la maladie. Une semblablo defense sera toujours faito on cas de peste bovine, de flevre aphtheuse et de diphterie porcine aigue.
Quand la peste bovine sevit. lo ministre de rinterieur peut ordonner risolement du district attaque et interceptor aussi les relations entre les habitants de celui-ci .et ceux des districts environnants, dans le circuit ne-cessaire, pour empecher la propagation de la maladie. Cependant dans certains cas pressants, le maitre de police peut permettre une exception ä cot isolomont, mais ordonner alors tonlos les reglos de prevoyance neces-saires. tolles que los directions pour la disinfection ur-gonto. Quand la maladie contagieuse maligne repan-due parmi le betail fait craindre une plus grande extension, le ministre do rinterieur pout ordonner que le lait, le petit lait et la battue no soient livros par les
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laiteries et les commerces de lait, qu'apres avoir ete soumis ä une elevation de temperature d'au moins 70deg; Reaumur.
En cas de flevre aphteuse, le ministre de rinterieur sera autorise ä ordonner, dans une plus ou moins grande etendue du pays, que tous les chiens soient tenus attaches ou conduits en laisse, de sorte que les chiens errants seront saisis et tues d'apres les regle-ments du sect; 9.
Le maitre de police decide d'apres les declarations du medecin veterinaire et les autres informations revues, de quelle maniere les mesures du sect; 6 doivent etre appliquees et quand elles doivent cesser. Autant que possible il examinera lui-meme sur place, statuera sur l'execution des arrangements ä prendre et surveil-lera l'application des ordres donnes. Si les proprietaires sont recalcitrants, le maitre de police pent faire executer les mesures decretees au sect; 17. Si le proprietaire se croit lese par les mesures prises, il pent exiger un examen du baillage.
Si Ton pent supposer que la contagion est importee d'un autre endroit, ou qu'elle peut s'etre transmise ä d'autros troupeaux, il sera pris des renseignements precis lä-dessus et les mesures necessaires seront executees sans delai.
En tant que la trace de la contagion peut etre suivie dansd'autresjuridictions, lesmaitres do policede celles-ci en seront informes.
Si le ministre de l'interieur envoie un veterinaire sur
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place, la responsabilite du medecin veterinaire de la localite est couverte.
sect; 8
Si Ton suppose que la maiadierepandue dans le trou-peau est la peripneumonie du boeuf, la peste bovine on la diphterie du pore, le maitre de police fera abattre quelques pieces de betail et en ordonnera I'autopsie pour arriver ä la certitude de la chose.
Les animaux qui. d'apres la declaration du medecin veterinaire, seraient atteints d'une des maladies men-tionnees sect; 2 (on d'une autre maladie qui, ä 1'avenir, devrait etre comptee parmi les maladies contagieuses) peuvent etre abattus par ordonnance du ministre de Tinterieur. Do meme. le ministre de Tinterieur peut, quand de semblables repressions de la maladie sent ren-dues necessaires, ordonner que les troupeaux dans les-quels la maladie est declaree soient abattus en tout ou en partie.
Tout cheval qui, d'apres la declaration du medecin veterinaire est infecte de la morve ou du farcin, doit etre abattu. Si Ton soupconne que la morve a atteint un troupeau, et s'il y a lieu de craindre que la contagion s'est repandue dans un grand nombre d'autres troupeaux, le maitre de police, a condition que I'avis du medecin veterinaire superieur ou celui du comite des epizooties soit conforme au sien, peut faire abattre le ou les cbevaux suspects pour arriver ä une certitude de la chose.
Si un troupeau de cbevaux est isole sous suspicion de morve, le proprietaire peut exiger que dans l'espace de
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4 semaines, il soit pris une decision relativement a la levee de l'isolement ou ä l'abattage des animaux suspects. En pareil cas, l'animal malade doit etre soumis officiellement ä l'epreuve de la malleine; si l'animal succombe ä la suite de I'experience, le proprietaire est autorise ä demander une indemnite, comme si l'abattage avail eu lieu.
Les animaux abattus devront etre autopsies et les re-sultats obtenus envoyes sans delai an ministre do I'in-terieur. Le proprietaire est autorise. en attendant le delai lixe par le maitre de police, pour chaque cas, ä ap-peler un medecin veterinaire diplome pour assister a l'autopsie et prendre part a la decision relative ä l'etot de l'animal. S'il y a un doute ou une divergence d'opi-nion entre les medecins, la question sera trauchee par le comite des epizooties.
Avant l'abattage, le maitre de police fera taxer les animaux par trois personnes qu'il designera. La valour des animaux est estimee d'apres leur etat lors de l'abattage, sans qu'on tienno compte de la maladie conta-gieuse vraie ou supposee qui le necessite. La sommc determinee sera entierement payee au proprietaire, si l'autopsie donne comme resultat que l'animal n'etait pas atteint d'une des maladies susdites; en cas con-traire, le proprietaire ne recevra que les 4/5 de la dite somme. Dans le cas oil la maladie serait due ä la negligence du proprietaire. celui-ci perdra le droit k I'in-demnite qu'autrement il aurait recue.
L'indemnito, ainsi que les frais de taxation et d'a-battago sont payes: moitie par la caisse de l'Etat. moi-tie ä la campagne par les fonds du baillage. ;i Copen-
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hague et dans les autros villes, ils le sont par la caisse communale. dont les debourses, sauf pour Copenhague, sont ensuite I'objet (rune repartition entre les villes du district.
Quand ä la lin de l'exercice annuol, les frais d'un lraquo;aillau;o out un oxeedant de 10 ores pour chaque tonne de grains, base de revaluation cadastrale du district, Fexcedant est remis au haulage par la caisse de l'Etat. De meme. pour la ville de Copenhague et les autres villes, la caisse de l'Etat couvre la partie des frais dont il s'agit, lorsque dans l'exercice annuel, ils depassent un montant de 2 ores et demie par individu denombre.
Pour Bornholm, la caisse de TEtat couvre la partie des frais qul manque aux fends du baillage, lorsqu'ils depassent une somme de 11 ores par tonne de grains, base de revaluation cadastrale de l'ile.
sect;9
Si un chien est suspect de rage, ce cas sera signale sans retard: ä Copenhague, au directeur de la police, dans les autres villes au maitre de police, ä la cam-pague an ma ire de la commune, qui aura ä veillerä ce que Tanimal soil aussitöt solidement attache et enferme et i\ ordonner qu'il soil examine le plus vite possible par un veterinaire. Si Ton ne pent ni Fattacher, ni 1'en-fermer, il doit etre immediatement abattu.
Si le veterinaire declare le chien enrage, Tanimal sera tout de suite abattu, puis on en fera Tautopsieet les resultats seront. sans deiai, communiques au bailli (ä Copenhague an directeur do la police). Tout animal qui aura ete mordu par un chien enrage, sera abattu. ä
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moios que le ministre de Tinterieur n'octroie une exception. Pour d'autres animaux domestiques que des chiens ou des chats, le proprietaire recevra un dedom-magement d'aprös les reglements du sect; 8, pourvu ce-pendant que ranimal soit toujours considere comme atteint de la rage. La viande de ranimal abattu ne doit pas etre employee pour la nourriture dos hommes ou des betes.
Quand il survient dans la contree un cas isole ou quclques cas de rage canine, le bailli peut (ä Copen-hague, le directeur de la police) par une proclamation ofticielle. ordonner quo, dans le district signale, tous les chiens, qui ne sent pas ä Tattache, soient jusqu'ä la levee de cet ordre munis d'une museliere. Tous les chiens. non ä l'attache, qui ne seront pas munis de la susdite museliere pourront. par ordre de la police, etre pris et tues dans le courant de trois jours, si dans ce delai ils n'ont pas ete reläches centre le paiement des frais.
Si la rage canine se propage, de teile sorte qu'elle prenne un caractere alarmant, le bailli ordonnera (ä Copenhague. le maitre de police) par une proclamation : que, dans le district signale. tous les chiens soient te-nus attaches ou soient abattus. A Copenhague et dans les autres villos, d'apres les ordres de la police, tous les chiens qui ne seraient pas attaches ou enfermes seront pris et tues. A la campagne, dans un cas sembla-ble, il est permis ä chaeun de tuer un chien qui ne se-rait ni attache ni enforme et le maitre de police pourra, s'il le juge necossaire, engager des gens pour cet usage.
Quand la rage canine est repandue, ou supposee Tetre,
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dans le pays, le ministre de rinterieur est autorise ä ordonner par une proclamation offieielle, que, dans line plus on moins grande partie du pays et aussi hors do la contree oü la maladio s'est declaree, tons leschiens soient onformes ot attaches.
Quand dans les districts Irontieres du pays voisin la rage canine est declaree, le ministre de rinterieur pent faire une ordonnance semblable dans les juridictions avoisinantes quo cela concerne.
Pour ce qui a rapport ;i la capture et ii I'abattage des chiens qui sont trouves orrants centre rordonnance du ministre de rinterieur, il sera precede suivant les ordres donnes par les baillis.
sect; iO
Les maladies moins contagieuses des animaux do-mestiques se ropartissent ainsi:
A.nbsp; La pneumonie maligne
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L'anasarque
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du cbeval.
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La devre catarrhale epizootique
(influenza erysipilatense) Le charbon symptomatique du bpeuf, ainsi que toute maladie des cbevaux, dos b(jeufs, des brebis, des che-vres, des pores, de caractere typhoule on putride.
B.nbsp; La stomatito pastuleuse et la gourme du cheval.
L'affection pustuleuse des organes genitaux du cheval et du boeuf.
La variole et la gale (sarkoptes et dermatokoptes) des animaux domestiques autres que les brebis.
L'berpes tonsurans.
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La gale folliculairo du chien.
Le cholera dos poules.
A l'egard des maladies designees sous les lettres A et B, lo proprietaire on colui qui a la surveillance des animaux, a pour devoir, quand il est a craindre qu'une de ces maladies soit declaree :
1deg; d'avertir le maitre do police ou le maire que cela concerne ou un medecin veterinaire diplöme, quand quelqu'une des maladies nommees sous la lettre A, sur-git dans son troupeau ou quand quolqu'une de celles nommees sous la lettre B so propage dans son troupeau;
2deg; de ne pas laisser conduire aus marches des animaux attaints de cotte maladie, pas plus qu'ä des expositions de betail, ni sur des päturages prives ou publics, ni dans des etablos etrangeres ou dans d'autres lieux de rassembloment de betail pour Texpoi'tation ou pour quelqu'autre but.
Si le maitre de police le juge necessaire, il fera faire une enquete sur place de la maladie et des circonstan-ces qui I'aceompagnent, par un medecin veterinaire, et sur Tavis de celui-ci, il rendra une ordonnance concer-nant les mesures d'isolement et de desinfection k pren-dre, ainsi que sur l'emploi de la viande, du lait, ou des autres produits des animaux malades. Pour les maladies comprises sous la lettre A, le maitre de police pent de plus, si les cas ou les circonstances I'exigent, de-fendre que quelques pieces du troupeau atteint ou suppose Tetre, meme si I'animal n'est pas malade, soit eloignee de la propriete ou en sorte, ou passe sur un des chemins qui y conduisent; pour cette defense, le
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maitre de police doit toujours demander l'avis du comite des epizooties. S'il est possible, la defense ne doit pas etre faite avant que le comite se soil prononce.
sect; 11
En ce qui concerne la tuberculose du betail (y com-pris la tuberculose raammaire du betail) et celle des pores, le proprietaire ou celui qui a la surveillance des animaux sera tenu ;
a)nbsp; a ne pas conduire des animaux atteints de tuberculose manifeste, ä des foires, ä des expositions d'ani-maux, dans des päturages etrangers ou possedes en commun, dans des etables etrangeres ou dans d'autres lieux de rassemblement de bestiaux, soit pour Texpor-tation, soit dans n'importe qucl but, et ä ne pas vendre ces animaux malades, si ce n'est pour la boucherie;
b)nbsp; a ne pas vendre et ä ne pas employer pour la nourriture des hommes, la viande des animaux atteints d'une tuberculose manifeste, ä moins que les animaux abattus et leurs intestins n'aient ete examines par un veterinaire et que celui-ci ait donne un certiflcat en permettant 1'usage alimentaire;
c)nbsp; a ne pas vendre le lait des vaches atteintes de la tuberculose mammaire; ä ne pas Pemployer ä la nourriture des hommes ou a la fabrication du beurre et du fromage, et ä ne Temployer qu'ä Tetat cuit pour la nourriture des bestiaux.
sect;12
Le bailli doit prendre des mesures pour que dans les marches de chevaux et de boeufs, ainsi que dans les
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expositionsd'animauxtenues dans le district, il setrouve un medecin veterinaire, qui, officiellement, exerce une surveillance sanitaire et recherche si, parmi les ani-maux rassembles, il y en a qui sont atteints de quelque maladie contagieuse (sect;sect; 2 et 10) ou qui souffrent osten-siblement de la tuberculose (sect; 11). II doit aussi veiller ä ce que les animaux rassembles dans im patorage public, soient examines auparavant par im veterinaire. En outre le bailli sera oblige, quand les circonstances le motiveront, ä faire desinfecter les etables publiques et les lieux oü les animaux domestiques out sejourne.
De meme, quand le danger de la contagion est ä craindre, un medecin veterinaire devra proceder ä une enquete generate sur tons les animaux domestiques d'une certaine espece, dans une aussi grando partie du district que le bailli le jugera necessaire.
Lorsqu'on craint la propagation de la maladie dans la localite, le ministre de rinterieur pent ordonner la surveillance sanitaire sur les boucheries de pores et sur les laiteries tenues en commun dans lesquelles sont tenus des pores, sur les etables des marcliands de betail et sur d'autres commerces oft'rant un danger special de contagion.
Les frais occasionnes par la surveillance du veterinaire sont converts par la caisse de l'Etat.
sect;13
En ce qui a rapport aux lieux de decbarge publique des immondices, oil la diphterie porcine pent facile-ment se propager, le ministre de l'interieur, apres une deliberation sur ce sujet avec le comite des epizooties.
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Soest autorise ä defendre l'elevage des porcs ainsi que l'emploi des constructions destinees ä cet usage. Seule-ment, dans les endroits oü l'elevage du pore a existe avant remission de cette loi, une indemnite sera aecor-dee aux personnes atteintes par cette interdiction. L'in-deranite, qui est fournie par la caisse de l'Etat, n'est payee qu'aux particuliers et pour une perte directe. En outre le ministre de rinterieur, quand il ne trouve pas une cause süffisante pour mettre en usage la susdite mesure, pourra ordonner, pour empecher la propagation de la maladie, les modifications necessaires ä l'egard de l'industrie porcine dans los endroits nommes, comme Tinspection des porcs tues, la defense de vente ou de transport de porcs vivants, excepte pour l'abattage immediat.
sect;14
Quand il yadesraisonsd'admettrequequelquemala-diecontagieuses'est declaree parmilesanimaux domes-tiquesd'un pays, ie ministre de rinterieur peut interdire l'importation de ces animaux ainsi que celle des pro-duits bruts tels que: crins, peaux, graisse, viande. II pent egalement defendre d'introduire d'autres animaux ou des objets au moyen desquols la contagion pourrait se communiquer.
Quand la maladie est declaree dans une region, le ministre de rinterieur peut defendre soit l'exportation de l'espece des animaux atteints, soit celle d'autres animaux ou d'objets qui pourraient propager la maladie, de la region (le district on la partie limitrophe decelui-ci) oü la maladie a ete constatee, dans d'autres par-
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ties du pays. Squot;il no juge pas necessaire d'interdire ab-solument le transport, il pent imposorcomme condition ['attestation de sante des animaux transportes.
sect; 15
Tons les animaux qui pourraient etro atteints de quel-que maladie contagieuse maligne, seront, ä leur entree dans le pays, soumis, aux frais do l'importateur, ä une inspection sanitaire, d'apres les i-eglements qui seront prescrits par lo ministre do Tinterieur. Gelui-ci fixera aussi les conditions ulterieures relatives ä Timportation des animaux de memo especo, ainsi que celle de pro-duits bruts provenant de ceux-ci, qui pourraient in-troduire la contagion dans le pays.
Quand la peste bovine est declareo dans les districts frontieres des pays voisins, le ministre de l'interieur, sans tenir compte si quelque cas de maladie s'est declare dans le pays meme, doit ordonner, dans les districts frontieres. Texecution des reglements indiques au sect; 0.
S 16
Les contraventions aux prescriptions de cette loi, ou leurs consequences, geront punies par une amende variant do 4 ä 500 couronnes, a moins qu'elles n'entrai-nent une penalite plus grande selon d'autres lois; en cas de recidivo, I'amende sera doublee. Celui qui par sa negligence a ete la cause que la maladie a eclate dans son troupeau, perd son droit ä rindemnite offl-ciellequ'il auraitdü recevoir par le fait de cette loi. Celui qui, en contravention avec la defense concernant
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l'ünportation, fait dos acquisitions on secret ot intro-duit de Tetranger des animaux vivants, sera puni de prison d'apres la loi penale, sect; 25.
Tontes les contraventions faites a la presente loi seront punies commo affaires de police. Lo produit des amendes revient a la caisse coinmunale quo cela concerne.
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sect; 17
Toutes les depenses resultant de cette loi, qui sont causees par Fentretien des animaux domestiques ma-lades ou supposes malades (isolement on desinlbction d'animaux, disinfection d,eta])les. d'instruments on d'autres objets, enlbuissement d'animaux morts) sont a la charge du proprietaire. Mais le proprietaire sera indemnise par TEtat des Ira is occasionnes par los prescriptions de la police velerinairo, concernant en particulier les moyens de disinfection (eau plieniquee. solution de chlorure de chaux. etc., etc.) conforme-ment aux regies etablies dans le sect; 8.
Au cas oil, pour empecher la propagation de la ma-ladie, il est necessaired'aneantir des objets infectes tels qua : peaux d'animaux morts do maladie, loin, paille, ustensiles d'ötable et autres, le proprietaire (^st dodom-mage d'apres une estimation faite, avant quo la destruction ait lieu, par trois personnes dösignees par le maitre de police. Les frais des travaux necessites, or-donnes otTlciellement on semblable occurence, ainsi que la construction d'enceintepour I'lsolementdes animaux infectes, quand une enceinte do ce genre ne se trouve pas sur le domaiue, la reparation du pavage, le
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chaogement des charpentes, etc., etc., sont aussi rem-liourses entioroment au proprietaire.
Quand un troupeau a ete isole offlciellement etqu'on reconnait (pie la maladie presumce n'existe pas, le proprietaire est dedommage, d'apres las reglements, de la perte qu'il pout avoir subie. Quand ä devaluation du dedoinmageinent. le maitro de police, apres discussion avec le proprietaire lese, soumettra une proposition au baiili, [aquelle sera trausmise au ministre de l'interieur ({iii decidera la question. Pour la ville de Copenhague, la proposition sera soumise au directeur de la police. Aucuue reclamation coucernant undedom-magement de ce genre tie pent etro introduite devant les tribunaux. Pourtant celui qui n'est pas satisläit de rindemnite reyuo. peutdemander que la sommo en soil lixee par nno taxation laite par trois personnes nom-mees par les tribunaux. Les frais de taxation sont Supportes par I'Etat. Tons les frais des mesures executees par le medecin vetorinain!, d'apres les reglements ofti-ciols, y compris les affaires coucernant le sect; 4 de cette loi, sont paves (sauf dans les cas pour lesquels il a ete donne plus haut d'autres prescriptions) a la campagne paries fends de repartition du baillage, a Copenhague et dans les autresvilles par la caisse communale dont les debourses. sauf pourtant pour Copenhague, sont re-partis plus tard, entre toutos les villes du district. Suivant ce mode, les frais sont payes d'avance dans les cas oii le maitro de police a ete oblige de faire executer des mesures, qui devaient etro ä la charge du proprietaire. sect; 7.
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sect; IS
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Pour l'execution tie services ot'liciels. le niedecin v6-terinaire recoit 4 couronnes pour chague demi-journ6e tcomptee ä 5 heures) qu'il y a consacree; cette somme est aussi acconleo quand I'affaire a demande un temps plus court. Dans la regie, un medeeiu veterinaire ne doit pas toucher plus de 8 couronnes par jour ; pour-tant il pent lui etre accorde offlciellement 12 couronnes, quand, dans des cas particuliers, il doit achever un travail de plus de dix heures par jour. Pour les frais de deplacement, il regoit 75 ores pour chaque demi-mille direct, autant pour le retour, et une somme sem-hlable, quand la distance depasse undemi-mille entier. Le bailli est autorise ä reduire le compte, mais d'une fagon Equitable, lorsque Fattaire et le voyage occasionne par eile, n'ont pas eu lieu par ordre lormel de Tautorite.
S'il est necessaire de se servir du chemin de fer, on emploiera la deuxieme classe.
Pour I'autopsie dun chien on d'un autre petit animal, le medecin veterinaire revolt 4 couronnes; pour celle d'un cheval on d'un boeuf, 6 couronnes, pourtant, pour plusieurs autopsies entreprises au meme endroit, dans un jour, il recevra cette somme entiere pour la premiere autopsie, et la moitie pour chaque autopsic suivaute.
Le compte des autopsies, faites ainsi dans la memo journee, ne doit pas depasser 30 couronnes. Pour les certificats et les rapports dresses a l'occasion de ces affaires oflicielles, le medecin veterinaire ne resect;oit au cun paiement particulier.
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sect; 19
A Bornholm, los frais occasionnes par les prescriptions de la presente loi, qui ne sont pas ä la charge de la caisse de l'Etat ou des proprietaires des animaux, sont Supportes par les fonds du bail läge public dos villes otdos districts de l'ile.
sect; 20
La loi du 29 decembre 1857 sur les maladies conta-gieuses des animaux domestiques, la loi supplemen-tairo ä la susdite loi du 12 octobro 1892; la loi du 14 decembre 1887 sur les dispositions ä prendre centre la diphterie porcine, ainsi que la loi du 30 octobro 1876 sur les dispositions ä prondre en cas de rage, sont abolies ; en outre, l'abolition qui avait ete decretee de la loi du 29 decembre 1857, du decret du 30 novem-bre 1778. du decret du 28 novembre 1806, de l'affiche du 4 octobro 1815, lettre A, et de Tafflche du 3 avril 1844 ost maintenuo.
Getto loi n'est pas appliquable aux ilos Ferroe.
En consequence, doivent se conformor ä cette loi toutes les personnes qui y sont interessees.
Donne ä Amalienborg, le 14 avril 1893.
CHRISTIAN.
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