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pBLlOTHKQUE ANTHROPOLOGIQÜE
PATHOLOGIE COMPMEE
D£ L'HOMME
etTöes etres organises
LE I)' A. BOllDIEU
Protcsseiti' rte.gcogrrapliie mudicale ;i L'Ecolc (.rauthro^olo^ic
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PARIS
LECROSNIER et BABE. LIBRAIRES-EDITEURS
PLACE DE l/ECOI.K-UE-MliDKCl NKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
1889
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PATHOLOGIE COMPAREE
DE L'HOMME
ET DES ETRES ORGANISES
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#9830;
[mprimerioi reuuics, B, rue Jlignun, 2.
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BIBL10THEQUE ANTHROPOLOGIQUE
PATHOLOGIE COMPAREE
DE L'HOMME
ET DES ETRES ORGANISES
LE DK A. BORDIER
l'iofesseur de geograpliie medicale ä I'Ecole d'antliropoloj;i(!
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LECROSNIER et BABE, LIBRAIRES-EDITEURS
PLACE DE [L'ECOLE-DE-MEDECINE
1889
Tous droits reserves. RIJKSUNIVERSITEIT TE UTRECHT
2321 240 4
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PREFACE
Ce livre a ete ecril avec les notes de trois annees de inon coursi\.VEcole(Vanthropologie: cela suffitkenmon-trer 1'esprit.
C'est en effet une tradition de notre Ecole, quel que soit le point de vue auquel chacun de nous soitplace par la nature et le titre de son cours, de rester dans la plus large acception de VAnthropologie on Histoire naturelle deVhomme. Qu'il s'agisse des caracteres anatomiques, des manifestations sociologiques ou des phenomenes pathologiques, on ne comprend qu'imparfaitement leur valeur, si on ne les etudie pas ä la fois chez les diffe-rentes races d'hommes comparees entre clles et chez les hommes en general compares aux autres animaux. Les phenomenes biologiques primordiaux d'ordre physio-logique ou palhologique doivent en outre sect;tre etudies comparativement chez les animaux ei chez les vegetaux; c'est dans cet esprit que j'ai donne pour titre ä ce livre : Pathologie comparee derhomme et desetres organises.
Est-ilbesoin deprevenir lelecteur qu'ilnetrouvera pas
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iinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRfiFACE.
dans ce volume un traite didactique de palhologie com-paree? — On ne sail que trop qu'une pareille entreprise serait prematuree : notre ignorance de la pathologie des vegetaux et de celle de la plupart des animaux est encore trop grande; — d'un aulre cote, je ne me suis pas propose de coudre bout a boul les notions eparses que nous pouvons avoir sur les maladies de teile on teile plante, de tel outel animal, deshommesblaues, noirsou jaunes, et de confectionner ainsi je ne sais quel melange pretendant ä servir ä la fois lejardinier, le veterinaire et le medecin, saus satisfairelesbesoins d'aucun d'eux. J'ai pense que dans l'etat actuel d'imperfection de nos con-naissances,c'etaitplut6tr^n^tielapathoIogiecomparee que je devais m'attacher ä definir,ses pretentious legiti-mesqueje devais essayer d'appuyersurdes faits observes, ses tendances dans ravenirquejepouvaisessayerd'ebau-cher; il m'a semble que le seul travail actuellement rea­lisable devait consister ä se placer ä un point de vue im­partial au milieu desregnes, desgenres,desespeces, des races, des temperaments, des individus, ä eclairer d'une meme lumiere lous les phenomfenespathologiquesobser-\ es a cette distance equitable et ä les rattacher ä un certain nombre de lois generales.
Qu'il s'agisse de l'homme, d'un zoophyte ou d'une plante, les phenomenes biologiques les plus compliques et les plus eleves sont en efFet reductibles aux fonetions de l'organisme elementaire, la cellule, cc corps simple de la biologic et, enfm de compte, aux proprietes de la ma-tifere elementaire qui sert partout de substratum ä la vie, le pvotoplasma.
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PREFACE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,,,
Gomme en outre les phenomamp;ies pathologiques ne sont pas, apres tout, d'une autre nature que des pheno-menes physiologiques, la premiere partie de ce livre est consacree ä l'etude comparee des phenomenes d'irri-tabilite protoplasmatique et de nutrition cellulaire dans ^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; toute la serie des etres vivants.
Chez les uns comme chez les autres, l'etude primor-diale doit etre celle du milieu interieur, dans lequel sont baignees les cellules, qui sert de theatre h tons les phe-nomfenes intimes de nutrition et do la nature chimique duquel dependent la direction prise dans chaque etre par la metamorphose biologique des principes unmMials, ainsi que la disposition ä subir les maladies ou au con-traire ä leur echapper. Dans tons ces cas il y a des con­ditions materiellement determinees do ce milieu interieur inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;qui decident des phenomenes qu'on croirait au premier
abordlivres au hasard; c'estce queCl. Bernardanomme le determinisme. Les diverses aptitudes et immunites pathologiquesoutoxiques, qu'on rencontre chez rhomme comme chez tous les autres organises, sont determinees par les conditions physiques ou chimiques, toujours ma­terielles, de ce milieu interieur; la pathologic comparee permet done de poursuivre presque dans l'intimitö de la vie cellulaire l'enquöte poursuivie par Yamtomie et par la physiologie comparees.
Aussi bien I'epoque est propice pour une etude du genre decelle-ci; car e'est un des plus heureux evene-mentsscientifiques de no tre temps que lafusion en tre deux sciences, qui n'enfont qu'une, la medecine veterinaire et la mMccine hmnaine, fusion dontrheureux instigateur pre-
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IVnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PREFACE.
cisement bien place pour ce röle, puisqu'il n'est ni me-decinni veterinaire, a plus fait pour la palhologie en general que n'avail fait depuis longtemps aucun patho-logisle de profession.
Une grande part a done ele donnee dans ce livre aux travauxdePasteur: l'etudc des microbesetdeleur culture artificielle dans des conditions de milieu tres exactcment determinees, de leur culture dans le milieu Interieur des animaux et des conditions qui facilitent ou empechent cette culture a en effet completement transforme la pa-thologie. Elle a montre que les tissus de l'animal, de l'homme ou du vegetal sont equivalents pour les parasites grands et petits at fait penetrer dans la science medi-calc, a la place clc la metaphysique des diatheses, du genie epidemique, de la coction des humeurs, etc... des iiabitudes de malerialismc scientiftque, qui manquaient depuis trop longtemps aux medecins.
Certains apenjus meritent, je crois, d'etre signales au lecteur, en raison de leur importanceau point de vuedes doctrines generales de palhologie comparee.
L'elude des granulations elemenlaires dans la tuber­kulöse, dans la morve, dans le cancer, etc., celie des tubercules lepreux et syphilitiqucs, etc., des verrues el d'une fagon generale des lumeurs faile chez tons les ani­maux montre que, de la plus petite granulation ä la lumeur la plus considerable, le processus cst le merne : un nombre de parasites bacillaires plus ou moins grand irrite les tissus el les determine ä faire autour d'eux, jouant le röle de noyau, les frais deneoformations cellu-laires. Dans un erand nombre de cas ce n'est plus un
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PREFACE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; v
bacille qu'on trouve au centre de la tumeur, ce sont des oeüfs de nematodes, de siropteres et d'autres parasites d'ordre macroscopique. Chez les vegelaux l'etude des luuieurs montre dans certains cas un mode analogue de proliferation des tissus autour de certains bacilles; mais, avec une frequence bien plus grande encore, on voit des larves d'insectes deposees dans le tissu de la plante determiner, par le memo processus, des tu­mours dont I'animal parasite devient le noyau et qui sont connues depuis longtemps sous le nom de yallcs vrijclales. Dans tons ces cas le processus est identique et j'ai, sous le nom de galles animates et vefßtalcs, rat-taclie au meme mode deformation les granulations, les lubercules, les tumours des animaux et les galles des vegetaux. Toutes ces formations sont en outre compa-rables ä la formation de ces sarcomes particuliers, de ces fruits charnus formes normalement autour de l'em-brvon normal du vegetal, lequel se comporte au milieu dos tissus commeun veritable parasite; la physiologic et la pathologic mettent done en oeuvre, dans toute la serie, des procedes identiques, comme sont identiques les phe-nomenes de nutrition et d'irritation cellulaires.
L'irritabilite cellulaire ne va pas toujours aussi loin : la formation de tissus nouveaux et stables est parfois rem-placee par une production de cellules caduques, entrai-nees par un liquide: On observe alors la suppuration ou unecoulementsereuxcommedansl'eczema. Les vegetaux presentent de meme sous I'lnfluence de l'irritation pro-duitepar les pucerons et aulres parasites un ecöulement connu sous le nom de micllat, de matifere gommo-resi-
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vinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PIlfiFACE.
neuse, quiestde tout point comparable auxecoulements qu'on qualifie chez les animaux par la terminaison pstv, couler (bronchoiThee,blennorrhec, etc.).
Enfin les phenomenes d'inlegration moleculaire et ceux qui sont relatifs ä revolution des principes im-mediats, ä leur elimination ou au contraire ä leur depot plus ou moins anormal dans rorganisme se presentent dans toute I'echelle biologique avec une remarquable analogic. Le depot de la graisse ou de la fecule chez les animaux et chez les vegetaux constitue chez les uns comme chez lesautres Vobesite.Les reptiles el \esoiseatix notamment, dont les affinites genealogiques sont bien demontrees k d'autres points de vue, presentent une remarquable analogic dans leur tendance ä la formation de l'acide urique et dans leur facile disposition k la goiiUe iiriquc. La youtte urique semble normale chez certains insecles, tant il est vrai que les phenomenes biologiques qui sont/wiAo/o^Mes pour une classed'animaux,peuvent vlvc phijsiolofjif/ties pour une aulre et que ces deux epi-Ihetes que nous leur donnons dans un cas comme dans I'autre ne sont que relatives. Ce qui est physiologique d'un cöte des frontieres artificielles, que nos classifica­tions etablissent entre les etres, pent tire pathologique de I'autre cote, el les lois biologiques, pas plus que les lois morales ou sociales, n'ont rien d'absolu ni d'ubiqui-laire. Certains animaux presentent, comme le pore, la fjotUfe fjuanique;enünles vegelauxnouspermeltent d'ob­server chez eux, par un processus analogue, la goutle sodique ou la youtte omlique.
L'elude des parasites a ete dans ce livre Tobjcl d'assez
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PRfiFACE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vii
longs döveloppements : parasites microbiens ou non mi-crobiens donnent d'ailleurs lieu aux memcs considera­tions; toussemblent guides dans le choixdeleurhötepar des considerations en rapport avec leurs propres.neces-sites biologiques : temperature, composition chimique, densite des milieux, tout doit leur convenir, pour qu'ils lassent election d'un animal ou d'un vegetal et vivent sur lui ou dans lui en parasites. Selon quelesconditions offertes par Thole au parasite sont au second plus ou moins favorables, le premier presente une aptitude plus ou moins grande ou meme une immunite absolue pour la maladicparasitaire : l'aptitude et I'immunitevariables chez les individus divers d'une meme race et dans les diverses races d'une meme espece, comme entre les t'speces el les genres differ-ents, temoignent done de dif­ferences analomiques precises, mais que I'anatomie ne saurait apprecier, enlre les individus, les races, les especes et les genres. La palhologie comparee vient ainsi completer, en les poursuivant plus profondement, les depositions deranalomic comparee.
Cos depositions peuvent etre mises ä profit par les naluralistcs en general et par les anlhropologistes en parliculicr, et elles leur permettent d'analyser avec une extreme finesse les combinaisons de races, les me-lissages divers que presentent les individus. Les nfegres out par exemple des aptitudes et des immunitös spe-ciales : la presence k un degre quelconque des memes specialites d'aptitude et d'immunile chez une race de metis permettra de mesurer la part composante prise par I'element negre dans sa formation. — Les families
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mmmm
Milnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PREFACE.
naturelles, dans lesquelles sont groupes les animaux ct les vegetaux, resolvent egalement des aptitudes patlio-logiques communes ä tons leurs membres une legitima­tion precieuse.
II ne pouvait etre question, dans un livre du genre de celui-ci, des parasites et des modifications que le milieu fait subir aux individus, sans que la question de trans-formisme füt soulevee. Chaque chapitre apporle, je crois, un argument en faveur de cetle seule explication scientifique desphenomenes de la nature. Quele lecteur jne permettedelui signaler particulierement le chapitre intitule: lesmicrobcs el le transformisme, oil conside-rant le grand nombre de generations de microbes quo. peut en quelques heures manier rexperimenlateur, je montre que dans ce monde microscopique oil, toutes proportions gardees, nousdisposonsdu temps dans une mesure qu'il ne nous est donne nulle part ailleurs d'atteindre, nous avonsles prcuves experimentales de la realite du transformisme!
Jene veux pas insister davantage sur la presentation dece livre au lecteur. II m'a suffi d'en montrer I'esprit et la tendance. Qu'on n'y cherche pas une oeuvre didac-tique de medecine comparee, mais bien une esquisse de ce queje nommerais volontiers Vetat d'esprit qui doit presider ;i I'etude philosophique de la biologic en general et en particulier de Vanthropologie.
\y A. Bordier.
Paris, juia 1881).
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laquo;p
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PATHOLOGIE COMPARfiE
PREMIERE PARTIE
CIIAPITRE PREMIER
LE MILIEU INTERIEUR
Rien de plus variable au premier abord que les maladies auxquelles les etres vivarits sont sujets : aussi l'horticulteur, le vetcrinaire et le medecin babitues ä observer les maladies des vegetaux, celles des animaux et celles de l'bonime croient-ils yeneralement operer dansundomaine absolument special ä cbacun d'eux; entre les raedecins meme, celui qui est habitue ä soigner les negres s'est constitue, pour lui-meme, im code de pathologic et de therapeutique, qu'il regards comme tout diirerent de celui de son confrere habitue •ä nevoir que les blancs.
La pathologie comparee a pour objet de mesurer la dis­tance qui separe ces domaines : eile recherche en quoi les maladies des vegetaux, celles des animaux et eelles des hommes different les unes des autres et entre elles; eile s'enquiert, en meme temps, des ressemblances qui peuvent
ÜORDIEB. — Pathologie comparöe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
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2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LE MILIEU INTERIEUR.
Ics rapprocher et compenser, jusqu'ä un certain point, les ilifferences qui sautent d'abord aux yeux.
Les diffdrences sont incontestables. Par une nnit froide, dans la campagne, un corps dc troupe est au bivouac ;laplii-part dos vegelaux qui I'entourent seront geles le matin; quclques-uns auront seuls resiste. Rien de semblable ne sc prüsentera chez les chevmix ou chez les hommes. — Les acci­dents que le veterinaire et le medecin constaleront chez les uns et chez les autres ne rappelleront pas, au premier abord, la fletrissure des feuilles et l'aspect de mort qu'aura pris, en une unit, toute la flore qui entoure le campe-ment.
Dans une meine ecurie vivent cöte ä cöte un äne et une vache, soignes par le meme homme. Qu'un animal morveux soit conduit dans cette ecurie : Vane sera certainement la premiere victime de la contagion; la vache restera bien por-lante et Vhomme aura quelques chances dc prendre la ma-ladie.
Deux hommes, un Europeen et un negre vivent cöte a cöte et dans des conditions identiques, a la Vera-Cruz. Une epi-demie de fievre jaune survient : le negre sera presque com-pletementä l'abri; le blanc abeaucoup de chances d'etre au nombre des victimes.
Enlin deux hommes de meme race, de meme condition sociale sont assis cöte ü cöte, exposes ä un meme courant d'aiv froid : l'un va prendre un rhumatisme articulaire aigu; I'autre sera quitte pour un leger coryza.
Pourquoi ces differences entre lesvegetaux et les animaux, entre animaux d'espece differente, entre hommes de race differente, entre hommes de meme race? Parce que le milieu interieurde tons ces etres n'est pas le meme; parcequ'il pre-sente de l'un a I'autre des differences d'ordre physique et chlmique, d'ordre anatomique, en realite, qui, alors meme
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DfiTERMlNISME DU MILIEU l.NTfiUIE UR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
qu'elles^chappent änossens, sont aumoinsaussiimportantes, que celles que nous conslatons, ä premiere vue el que cellos ([ui nous sont revelees par l'anatomie comparee.
Pour bien comprendre la valeur de cette expression, le müieuintericur, il faut se representer les organismes vivanls, (eis qu'ils sonl en realile, c'est-ä-dire comme un syndicat, eomme une colonie de cellules, d'elemenls anatpmiques, vivaniavec une certaine autonomie el baig-n^s dans un liquide commun, le sue inlersliliel des vegtHaux ou des animaux, qiii est pour rindividn collectif un liquide Interieur, inais qui constitue pour chaeun des elemenls anatomiques baignespar lui un milieu exterieur. Or chaque element anatomique, facteur immediat des phenomenes de la vie, se comporte dans ce sue nutrilif commun, comme le fait lout etre vivant, dans le milieu qui Tentoure exterieurement; ainsi que le disait Claude Bernard, ralmosphere, les eaux, la terre, sont bien des milieux oü se meuveht les animaux, mais le milieu cos-mique reste sans contact et sans rapports immediats avec nos elements doues de vie : laverite est que nous vivons dans nolrc milieu intericur. Qu'est-ce que le milieu interieur, ajoutait-ir.'c'estun milieu liqnifle ; c'est l'cnsemble des liquides in-tersdtiels, la partie fluide du sang et non pas toutle sang, car il y a dans le sang des elements dont il faut faire abstraction; c'est le plasma sanguin, la lymphe coagulable. L'oxygene, l'azote et Tacidc carbonique sont en dissolution dans cc li­quide organiqne, et, snivant I'expressiOn meine de ['illustre [ihysiologiste que je viens de nommer, laquo; les elemenls liisto-logiques respireut directement dans ce liquide, comme les poissons dans l'eau1; raquo;
Chez les vegetaux, aussi bien que cbez les animaux, les plieiiomenesvitauxnes'accomplisscntquesuivantcerlainselats
). Cl. Bernard, De la Uiversile des animaux soumii ä l'experimentäHon. #9632;lourn. de physiohyie, l. II, p. 165.
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I
\nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LE MILIEU INTfiRIEUK.
precis et determines de ce milieu inteneur. C'est lui qui decide, en realite, de tons les phenomenes pliysiologiques et pathologiques; or il v a dans chaque elre des conditions pliy­siologiques de milieu interieur qui sont d'nne variabilile extreme: partout il est forme d'eau, de sels, de graisse, d'albumine, de sucre, de gaz divers, mais les proportions de ces corps varient non seulement dans le vegetal el dans l'animal, mais chez Tun et chez I'antre, suivant I'espece, la race, lavariete, suivant Tage, lesexe, le temperament. Chaque individn a son milieu Interieur, et rimporlauce de ce milieu interieur est capitale, car, suivant l'expression de Robin, laquo; l'accoinplissement desacles de l'ordre leplus elevepar leur complication est subordonne ä celui d'actes d'ordre inle-rieur, la reaction chimiqne,parexemple)),qiiis'acconiplissent dans ce milieu interieur.
L'eau forme naturellement la plus grande partie de ce lifjiiide interieur. Mais le sang de certains animaux contient en outre des principes toxiques pour tons les autres: Van-guille en est un exemple. Mosso a, en elfet, recemment de-convert que le sang de la murene contient une substance loxique ; une goutte de serum deposee snr la langue fait eprouver une sensation acre et brülanle, suivie d'une abon-dante salivation et d'une gene dans les mouvements de de­glutition. II en est de meine avec le sang de Yanguille vraie et avec celui du congre. Une injection de un decigramme de serum faite ä une lt;jfrenlt;miiteparalyse la moelle epiniere. Une injection de 3 decigrammes tue un lapin, apres lui avoir donue des convulsions. II en est de meine sur des souris, des cochons d'Indeel dos pigeons. Le chien et le singe sont lues de la meme facon en quatre minutes. Les effets ne sont pas sans quelqne analogic avec ceux du venin de vipere. Mosso pense qu'une anguille de 2 kilogrammes contient dans gt;nn serum assez de poison pour tuer dix hommes; maisintro-
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SA COMPOSITION CHIMIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
duit dans Testomac ce loxiqneparait elreinoffensil'; chauffe, il perd egalemenl ses proprietes.
La nature et la proportion des sels sont tres variables ; ainsi le carbonate de chaux, d'apres une ancienne analyse de Ferdinand de Barrosatteignait la proportion suivante dans les tissus de divers aniraaux:
P. 100.
Grenouillc................................... 2.45
Lion........................................ 4
Poisson....................#9632;................ 5-3
Poulct....................................... 10.4
Mouton...................................... 19.3
Chez rhomme, la carbonate de chaux augmente jusqu'ä Tage adulte; il diminue ensuite.
Le carbonate et le phosphate de chaux semblentvarierleurs proportions, suivant le sexe : le femur d'un homme de trente ans et celui d'nne iemme du mcme äge ont donne :
Hoiumc. Fcmmc.
Phosphate de cliaux..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;58.32 62.15
Carbonate de chaux..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'J.98nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4.52
Le sexe fait egalement varier la proportion dos matiercs organiques et inorganiques.
T Hommo. Femmc.
Matiere organique...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;31.70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33.33
Matiere inorganiquo..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (J.S.3Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G6.G7
D'apres Iloppe-Seyler le sullate de soude varie dans 1c sang de divers animaux, dans les proportions suivantes :
Coulcuvrc...................................nbsp; nbsp; nbsp; 1.239
Hommo......................................nbsp; nbsp; nbsp; 0.440
Chien.......................................nbsp; nbsp; nbsp;0.325
Veau........................................nbsp; nbsp; nbsp;0.24i
Lc chlorure de sodium a donne les chifires suivants:
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'1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.K MILIEU INTERIEUR.
Couleuvro...................................nbsp; nbsp; nbsp;8.185
Chicn.......................................nbsp; nbsp; nbsp;5.915
Vcau......................................nbsp; nbsp; nbsp;5.390
Hommc.....................................nbsp; nbsp; nbsp;4.920
Los phosphates semblentjouer dans les phenomenes bio-logiques nn role capital * ; le phosphate de soude so trouve principalement dans le sang, le phosphate de potasse dans le systemo nervenx, et le phosphate do chaux dans los os. D'une maniere generalo les phosphates sonl la base, le squelette des tissus, car, an centre do chaquo element histologiqiie, se Irouvo nne molecule de phosphate, sorte de squelette micros-copique. — bos travaux do Ileckel out d'ailleurs montre quo laquo; les phosphatessont, en biologie, on raison directe do I'acti-vite do chaquo organisme et de son degre d'elovalion dans la serie animale on vegetalo raquo;.
La composition du milieu interieur va jusqu'a varier, chez tin memo individu, tin cote gauche au cöte droit : d'apres .Milne-Edwards la malierc inorganique dans les tibias d'nu chat etait de (18.90 ä droito et de 67.85 ä gauche; — chez im hommo de tronte ans, riiumerns droit contenait 00 do matiere inorganique, tandis quol'homologue du cöte gauche n'en con­tenait quo 05.^; chez une femmo do vingt-six ans, la matiere inorganique etait do 07.90 dans I'humerus droit et do 67.55 dans i'humerus gauche,
Le lor varie do memo suivanl les especes animales: d'apres unc analyse do Boussingault, la quanlite do fer est pour 1,000 grammes do sang :
Clicz Iß canard.............................nbsp; nbsp; nbsp;0.3i3
—nbsp; nbsp;I'oic...................................nbsp; nbsp; nbsp;0.307
—nbsp; nbsp; le mouUm.............................nbsp; nbsp; nbsp;0.470
—nbsp; nbsp; 1c becuf...............................nbsp; nbsp; nbsp;0.513
—nbsp; nbsp; riionime...............................nbsp; nbsp; nbsp;0 520
I. Jolly, les Phosphates, — leur fonction chez les Hres vivanls, Paris, 1887.
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AGES. - TEMP£RAMENTS. — DIATHESES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
Quant aux gaz, voici dans quelles proportions peuvenl varier l'oxygcne et l'acide carbonique dans le sang arteriol de divers animaux :
Aciilc
„ ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; carbonique
Oxygenc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.n.
combinu
ct libre.
Chien................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18.59nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;38.63
Moutou.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11.87nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;38.7i
Chat................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13.9nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28.81
Lapin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13.21nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33.91
Poulet..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;48.
Canard..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;51.
Grenouillc...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40.
L'äge influc egalement sur la composition chimique du milieu interieur : ainsi la gelatine abonde chez les animaux jeunes, comme chez les adultes des especes inferieures; Fhemoglobine augmente chez les animaux adultes, eile n'ap-parait que chez les vertebres, tandis qu'elle n'existe pas an bas de Techelle zoologique; il y a lä, entre revolution onto-genique des individus et Vevolutionphilogenique de la serie des etres, un rapport que je signale en passant, puisqu'il se presente ä nos yeux, pour la premiere lois, mais que nous retrouverons dans la suite de ce livre.
Les temperaments meme ontleur caracteristique chimique: pour le prolesseur Bouchard•, Varthritisme resulte d'une constitution chimique speciale des cellules. Pour le D1 Beneke la scrofule seraitcaracterisee par un exces des malieres albu-minoides et par un deficit dans les phosphates et les graisses; la goutte par un exces de matieres albuminoides, de graisse et d'hemoglobine, ainsi que par une diminution deschlorures et des phosphates; enfin chez les cancereuoc on trouverait une diminution dans les chlorures avec Un exces de phos­phates et de graisse.
1. Bouchard, les Maladies de la nutrition.
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8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LE MILIEU INTfiRIEUU.
Entrc les races hnmaincs elles-memes, le sang offre des dillörences appreeiables, dans le nombre absolu et dans la proportion reciproqiic des globules rouges et des blancs. Ces dillerences existent de meme dans leur nature chimique, car le docleur Maurel a signale un fait extremement important: en France, dans nos laboratoires, pour etudier les globules rouges, on les conserve dans un serum artiliciel, dont la for-mule classique comporte une quantite de sulfate de soude egale ä 2/50. Or un parcil serum, excellent pour conserver les globules europeens, conserve egalement ceux des indous, mais ne convient plus si Ton veut conserver les globules d'un negre on ceux d'un Chinois; pour le negrela proportion de sulfate de soude doit etre de 4/50 et pour le Chinois del/50.
Memes differences entre les especes et les races, dans ce qu'on nomme la plasticite du sang. — Celui du chien et celui du moulon sont plus plastiques que le sang de Vhomme; le sang du negre cstplus plastique que celui du blanc. Gelte diflference pbysique est la cause d'une diflerence importante ä connaitre en tberapeutique bumaine comparee. On pent, en etfet, donner anx negres de grandes quantites de mercure et de tartre stibie, que ne supporterait pas aussi bien I'bomme blanc; ces deux medicaments ayant la propriete de rendrc le sang plus diffluent, moins plastique, on comprend que la resistance ou, comme on le dit, la tolerance du negre pour ces medicaments est due ä l'exces relatif de la plasticite de son sang.
11 n'est pas jusqu'ä la temperature, qui ne difl'ere : tandis qu'elle est cbez les oiseaux de -f- 41deg; , eile ne depassc pas cbez les mammiferes -f- 37deg; et 38u . — Une difference plus capitaleencore separe, aupoint devuedela temperature, les vegelanx et les animaux qu'on nomme a sang froid, du reste des etres vivants. — Les variations de temperature du
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TEMl'EnATURK. — ETAT ELECTRIQÜE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'J
milieu cosmique exterieur, qui constituent les Saisons, ne se font sentir avec toute leur rigueur eliez les aniinaux dilsä sang (void et cliez les vegclaux, que parceque leur milieu in-terieur se met en equilibre avec le milieu cosmique.
Les animanx hibernants, alors meme qu'ilsappartiennent aux animaux ä sang chaud, sont momentanemenl dans le meme cas.
Si Ton place des plantes dans une serre chaude, rinfluenre des saisons cesse de se faire sentir; 11 en est de meme pour les animaux ä sang froid et pour les hibernants, landis que les animaux ä sang chaud maintiennent eux-memes leur milieu Interieur, pour ainsi dire, en serre chaude. — Cette difference de temperature est capitale en physiologic et eu pathologic comparees.
Nous constaterions encore des differences considerables entre les ctres vivants, sinous etions mieux renseignes sur les phenomenes electriques qu'ils presentent. Tout le monde sail que les chats se chargent d'electricite, dans certainescircon-stances, en particulier sous l'influence du frotlement, et qu'ils peuventproduire des etincelles. II est vraisemblable queplu-sieurs autres animaux sont dans lememe cas, car II est Incon­testable que certalnes personnes presentent le meme pheno-mene ä un degre plus ou molns grand, dans les temps sees et frolds: on voit alors se degager des cheveux et de la barbe des etincelles accompagnees d'un crepitement caracterlstiquo. Le D'Fere a entretenu recemment la Societe de biologic de faits du meme genre: il a cite une femme, dont les doigts, ä cer­tains moments, atllrent les corps legers et qui a transmls ä son fils cette disposition electiique. Au moyen d'un hygro-metre special, II a pu, avec M. d'Arsonval, conslater que chez la mere et chez le bis, II existe alors une secheresse anormale de la peau; les deux sujets devlent fortement l'electrometre.
II y a dans cet ordre d'Idees lout un monde de fails Ignores
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10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LE MILIEU INTfiRIEOR.
;quot;t decouvrir, dans 1c domaine dc la biologie et de la patholo-gie compareos : les fails si curieux de transfert, de polarisa­tion, de sensibilite elective, peut-etre ceux d'action ä distance, les sensations si etranges que cerfaines personnes parais-sant de bonne foi disent eprouver au-dessus d'une source d'ean cacliee ä leurs yeux, pent-etre les sensations de nous inconnues qui guident les animaux voyageurs, tout cela for-niera quelque jour un cbapitre plein d'interet.
D'une maniere geneiale, l'etude du milieu interieur nous apprend qn'il n'existe pas deux etresidentiques, sous le rap­port de la constitution, de l'etat pbysico-chimique de ce mi­lieu. Tout vegetal, tout animal possedent un ensemble de caracteres propres, qui constituent lour personnalite; eile se retrouve danslamaladie, comme en pbysiologie, et il n'cst pas un praticien qui ne reconnaisse qn'il n'y a pas deux malades identiques.
Cetle personnalite chimique, aussi bien caracteiisee que la personnalite anatomique, est aussi tenace et aussi transmis­sible qn'elle par I'heredite. En 18^4, le professeur Chevreul avait dejä formule cette loi de la personnalite chimique, et il avail al'linne que certains principes chimiques etaient carac-teristiques d'espcces vegetales et animales. M. Gautier vient d'en donner recemment un exemple frappant: l'analyse chi­mique de la rnaliere colorante de deux cepages bien connus des viticultenrs, VAramon et le Teinturier, donne pour I'un 59.50 de carbone et pour I'autre 00.9^ ; d'un autrc cöte, il exisle un autre cepage le Pelit-Bouscher, qui resulte du croi-sement de VAramon et du Teinturier. Or l'analyse de ce Pelil-Bouscher donne 60.24 decarbone, chilfre quin'estautre que la moitie du produit de 59.50 -}- 00.9^. Au point de vue fie sa composition chimique, le metis qui nous occupe est done exactement la moyennc arilhmelique de ses deux pro-geniteurs.
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LA PERSON.NALITfi CHIMIQÜG.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
Les differences que nous venons de constater dans 1c milieu Interieur des etres nous expliqueronl plus tard les differences que nous rencontrerons dans leurs maladies; aussi peut-on dire (pie l'etude du milieu interieur est la clef de la pathologie comparee; mais, malgre ces differences, il y a entre tous les etres vivanls uue reelle communaute, une profonde identite (levant la maladie, qui liennent ä Tidcntite de la mattere premiere de la vie chez tous les etres.
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#9632;
CIIAPITRE II
LA MATIERE ET LA VIE
Entre la mauere mincrale et la mattereorganique, il n'existe point d'autre difference que le mode de groupement et l'in-stabilile molecnlaires. Cela seul caracterise la maliere orga-nique, qu'elle conlient toujours du carbone, souvent de l'liy-drogeue, de l'azote, de Toxygenc, du soufre, du 1er et du phosphore. D'ailleurs, les proprietes des corpsorganiques sonl d'autant plus variees et lern- tendance ä subir des rnodilica-tions est d'aulant plus grande, que le nombre des atonies qui constituent chaque molecule est pins considerable et que leur arrangement est plus complexe. L'etat moleculaire le plus complique et le plus eleve que puisse lormer la matiere, constitue les principes albuminoides: ilsforment la base de toute mattere vivante; mais, entre les corps que nous nom-mons minerauxet ceux que nous nommons organiques, il n'y a point de difference Ibndamentale.
C'est en vain qu'on a voulu faire de l'etat cristallin un apa­nage exclusifde la forme inorganique, car Trecul, en 1805, et Gautier, en 1879, out pu faire cristalliser de la chloro-phylle; d'ailleurs, dans les cellules de l'albumen du ncm, des cotyledons du Berthollelia excelsia, de la pomme de terre, la substance organique sc presente sous une forme cristalloide,
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LA VIE N'A l'AS DE C AR ACTfi RISTIQUE CH1MIQUE. 13
ne diffcrant des cristaux vcritablcs que par la variability des angles. Inversement, la mauere minerale se präsente souvenl a nos yeux avec une apparence amorphe : lemoin le mercure, le soufre mou, l'acide arsenieux, le phosphore rouge.
En outre, cet etat cristallin qui pent manquer dans les mineraux, et quipeut se rencontrer dans le monde organique, neresulteraitpas, d'apres ledocteur CharlesBrame (deTours), d'un simple accroissement mecanique, mais bien d'un veri­table processus analogue ä celui des etres vivants, processus caraclerise par une succession evolutive de formes: la cris-lallisation serait precedee d'un etat embryonnaire qui, dans les corps bruts, aflccterait une disposition uti iculaire exacte-ment analogue ä celle des tissus organiques.
Les corps organiques ne sontd'ailleurs jamaisconstituesque par la matiere minerale dans un groupementspecial, fait capi­tal, que l'analyse avaitrevele et que lasynthese asurabondam-ment prouve le jour oü, en 1821, Woehler apu fabriquer de l'uree, C4Az2ll40- avec trois corps mineraux : le cyanogene OAz, I'ammoniaque Az II3 et l'eau 110. On a pu depuis fabriquer de toutes pieces, avec des corps mineraux, I'alcool G4IIc0-, l'acide acetique G'lPO*, l'acide formique C-IPO'.
Quant a la vie, eile est caracteriseepar le mouvement de la matiere ainsi constitute suivant le mode que nous nommons organique. Cette notion acquisc par la physiologic moderne avaitetedejäformulee par Lamarck.laquo; En donnantl'existence, disait-il, aux corps organiques et en formant differents assem­blages de matieres diverses, ce qu'elle parvient ä foire tantöt par de simples reunions, tantöt par cohesion on par agregation des molecules, la nature a, parmi les corps qui sont resultes de cesoperations, puen former qui soient propresärecevoir les premiers traits de l'organisation et les mouvements qui con­stituent la vie. C'estetTectivementce qu'elle parait avoir fait, j
Encore faut-il ajouter que ce mouvement qui caracterise
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linbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA MATl£l!E ET LA VIE.
la vie, avec echange de malöriaux, changement d'elat, produc-lion (reloclridle, dechaleur, a'estpas, ätoutprendre,inconnu aux corps bvuts; nc voit-on pas im mineral elrc tour ä tour solide, liquide et gazeux'?Un morceau de fer expose ä l'air ne se combine-t-il pas avec l'oxygene par im phenomena d'oxy-dalion, cpii pourrait ä la rigneur prendrelc norn de respira­tion? N'y a-t-il pas dans cette combinaison, production de clialeur et d'eiectricile? laquo; Lespierrcsvivenl, disait Cardan, au xvr siecle, elles soufl'rent meine la maladie, la vieillesse et la mort. raquo;
Les manifestations vitales ne dillerent, en i-esume, des mani­festations physico-chimiques du monde inorganique, qne parce qu'elles sont plus complexes; mais les unes et les anlres peuvent etre ramenees aux memes elements.
II y a longtemps que la science a fait table rase de Tanlique distinction de Linne : laquo; Mineralia sunt; vegelalia sunt et creseunt; animalia sunt, creseunt etsentiimt; homo intelli-git. raquo; L'intelligence des animaux n'estplus discutee dans son idenlite de nature avec celle de l'homme; on constate main-tenant, cbez un grand nombre de planles, sinon chez toutes, la sensibilite et le mouvement;'personne ne doule plus de Faccroissemont des mineraux : il suffil de deposer, dans un crislailisoir, une solution concentree d'nn mineral, pour voir ses ciislaux se deposer et s'aecroitre suivant une forme, un type sp(''ciliques, qu'on qualilierait ailleurs d'hercditaires; pour pen qu'on brise un morceau de ce cristal ainsi forme, on observera un pheiioinene de reparation, qui peut prendre le nom de cicatrisation; le morceau enleve repoussera dans la forme et la dimension exacles de celui qu'il a pour but de remplacer.
11 n'exisle done entre la matiere minerale et la matiere organique vivante, meme dans son plus bant degre d'organisa-lion, aucune autre difference qu'une plus grande complexite,
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I.01S DE LA MtCANiyUE ET MORPHOLOGIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
— mais toutes lesproprielcsdcla sccondc se retrouvent, ä im moindre degrö, dans la premiere. — De part et d'aulre, tons Jes phenomenes observes sont d'ordre physique ou chimique et les actes meme de respiration, de la nutrition, les mouve-ments inoleculaires n'ediappent pas ü cette loi et appar-tiennent aussi hien, ä des degres dillVu-ents, ä la mauere minerale qn'ä la matiere organique et vivante. La vie n'est qu'une forme de la matiere, et comme Gl. Bernard l'a formule lui-merne: laquo; II n'y a pas plus de prineipe vital qu'il n'y a de prineipe mineral, c'est-ä-dire d'enlite distinete des phenomenes eux-memes1. raquo;
II y a mieux : les formes memes qu'on croyait exclusive-ment reservees ä la vie peuvent etre determinees dans la matiere minerale ; des elements figures, presentant tous les caracteres deforme appartenant auxelements organiques, tels que des cellules simples, des tubes ä paroi, ä cloisons, ä con-lenu granule, ontete produitsarlificiellementpar D. Monnier etC. Vogt, dans im liquide approprie, parle concoursdedeux sels formant, par double decomposition, soit deux, soit un seul sei insoluble. Ces deux savants experimentateurs declarent meme, que les cellules et les tubes se produisent lout aussi bien dans un liquide absolument inorganique (silicate de soude) que dans un liquide de provenance orga­nique ou semi-organique (sucrate de cbaux). II ne pent done plus dorenavant etre question de formes dislinctes, carac-lerisant le monde mineral et le monde organique.
Ce sont les lois meines de la mecanique, qui decident de la forme des cellules: dans une experience ingenieuse, Ilollmann insufflant des bulles d'air dans une solution de savon com-primee entre deux parois, les voit prendre la forme polygo­nale d'un bexagone presque regulier el tout ä fait analogue ä
1, Cl. Bernard, Cours de midecine expenmentale.
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16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA MATlERE ET LA VIE.
celle que presenteut les lissus des vegetaux. C'est la meme forme qu'oij observe dans la plupart des lissus oi'ganiques et que tont le moiide a vue dans les cellules des abeilles. On la rencontre egaleinenldans beaucoup de phenomenesnalurels, par exemple dans les colonnes basalliques, dont les formes hexägonale's sont si re^ulieres, qu'elles paraissent avoir ete taillees inlentionnellement. Partout celte forme est la conse­quence de celte loi geometrique, que l'hexagone regulier est le polygone du nombre de coles le plus considerable qui soit susceptible de paver le plan, par suite celui qui se rapproche le plus du cercle et qui presente,des lors, le moindre contour pour une surface donnee.
Tout en etant sous la dependance des lois matbemaliques, la forme de ces elements pseudo-organiques presente ceci de tres remarquable, qu'elle est conslamment la meme pour cbaqne sei cristallise, et aussi speciale pour chaque sei quo Test la forme cristalline pour chaque mineral. Cette forme est meme si speciale, el si caraclerislique de chaque corps, qu'elle pent servir ä reconnailre dans le melange une proportion minimcd'une substance; eile pent elrc employee commemoyen d'analyse aussi sensible que Tanalyse speclrale, et servir, par exemple, ä differencier les carbonates, sesquicarbonates et bicarbonates alcalins les uns des autres. G'est surtout l'acide du sei solide, qui determine la forme de ces elements pseudo-organiques arliticiels ; ainsi les Sulfates et les phos­phates cngcndrent des lubes, tandis que les carbonates pro-duisent des cellules. C. Vogt et Monnier peasent done que les materiaux inorganiques conlenus dans la substance orga-nique jouent un role decisif dans la constitution des ele­ments organiques ligurcs et que ce sont eux qui determinent la forme des elements histologiques.
On comprend des lors quelle est Fimportance de la nature chimique du milieu intericur des elrcs vivants et combien
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LES CELLULES ARTIFICIELLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17
cello nature chiinique influe sur la genese des olemcnls, sur leiir vie, sur leur sanle, par consequent sur leurs maladies. Gelte experience nous montre une Ibis de plus l'impoi'tance de la constitution chiinique du milieu interieur dans I'etude de lamp;pathologie comparee.
Si la forme des cellules est une consequence mathema-lique et chimique, leur fonction n'est pas moins le resultal de phünomenes d'ordre purement physique: les docteurs Monnier el C. Vogt, dans leur remarquable experience, ont en cfTet montre qua les elements artificiels pseudo-orga niques fabiiques par cux sont entoures de veritables mem-branes dyalisantes. Ces elements prescntent un contcnu liclerogeneetproduisent dans leur interieur, apres absorption des liquides dyalises, des granulations disposecs dans un ordre determine. Ils sont done, sous le rapport de lour constitution, comme sous ceiui do leur forme, absolu-ment semblables aux elements ligures dont sont construits les organismes.
Une experience de Traube montre d'ailleurs I'identite do lonction des cellules artificielles et des cellules naturelles de nos organismes. Voici comment il fabrique les cellules arti­ficielles : il enleve ä la gelatine la propriete do se coagnlor par rcfroidisscment, en la faisant bouillir pendant tronte-six hom-es; lorsqu'elle est ainsi prepareo, il en prend une goutto an bout d'une baguette do verre, la laisse se dessecher ä Pair, puis la plonge dans un vase contenant une solution aqueuse do tannin. Au bout do pen do temps, la gelatine do la surface dc la goutte s'unit ä la solution de tannin, pour former une couche dc tannate do gelatine, qui envoloppe comme une membrane le roste do la goutte. Gelte couche membraneusc est d'abord epaisse, mais la solution tannique s'endosmosant dans la goutte etaugmentant son volume amincit cette paroi en la dilatant, ä mesurc quo le volume do la cellule Bcmuiuu. — Pathologic comparta.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
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18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA MATIfiRE ET LA VIE.
augmente par intussusception. D'apres Traube, dos cellules inorquot;aiiiqiiesilece mamp;ne genrepfennentnaissance, toules les fois quo deux subslances solubles mises en presence peuvent former par leur nkmion, une subslance insoluble comnie le tanuale de gelatine.
On ne saurait meconnailre rimportance des experiences de Monnier, G. Vogt et Traube : elles jellent im jour nouveau sur la genese probable du monde organique et de la vie morphologique, du sein de la mauere rainerale ä la surface de la planete.
Sans sortir del'etiule plus modeste des plienomenes actuel-lement presentes par les etres vivants, il est en eflet permis derapprocher la formation d'une couche insoluble de tannate de gelatine ä la surface d'une goutte de gelatine plongee dans une solution de tannin, de la precipitation par Oxydation d'une couche insoluble de cellulose autour d'une goutte de proto-plasma. L'enveloppe dyalisante se trouve ainsi constitute, et l'accroissement de la cellule par intussusception se trouve assure dans la cellule vegetale, comme dans la cellule artifi-ciellede gelatine de Traube. —11 est done permis d'admettrc, avec de Lanessan1, que, dans les cellules vegetales Vivantes, comme dans les cellules inorganiques, la membrane cellulaire resulte de la combinaison de deux corps differents mis en presence : le protoplasma et l'oxygene de l'air. — Le corps ainsi forme, la cellulose se precipite insoluble ä la sur­face de la masse protoplasmalique. Une reaction du meme genre s'opere, par le meme mecanisme, dans la cellule ani-male.
La mattere est doncsoumise aux memes lois, dans les corps vivants et dans les corps bruts, on plutöt ses lois sont les seules qui regissent les corps, qu'ils soient animes ou non,
1, De Lanessan, la Dotanique, Paris, Reinwald.
ül
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DfiTERMmSME DE LA VIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;19
qn'il s'agisse d'un mineral ou d'un homme. La biologic et la palhologie de chaque etre vivanl sonl cxaclcmenL ce qne les feit l'etat determine de la matiere dans chacun d'eux. laquo;. La science des phenomencs de la vie, dit Cl. Ucrnard, ne peut avoii- d'autre base que la science des phenomenes des corps
brnls. raquo;
.
I
1
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CHAPITRE III
I,E PROTOPLASMA
Cost par des nuances insensibles qu'on passe du regne mineral au regne vegetal, et c'est par une transition encore moins sensible qu'on passe du regne vegetal au regne ani­mal. laquo; Lorsqu'on observe, (lit Gcctbe, des plantes et des aniniaux inlerieurs, on pent ä peine les distingner : un point immobile on done de mouvements souvent ;quot;i peine sensibles, voila lout cc que nous apercevons. Je n'oscrais afiirmer que ce point pent devenir I'un on I'autre suivant les circonslances, jilante sous l'influence de la Inmiere, animal sous celle de Uobscurite, bienque robservationetl'analyse semblentl'indi-quer; mais ce qu'on pent dire, c'est que les etres issus de ce principe intermediaireentre les deux regncs se perl'ectionnent suivant deux directions conlraires : la plante devient un arbre durable et resistant; I'animal s'eleve dans riiommc au i)lus haut point de la liberte et de la mobilite. raquo; Le grand poete et philosophe allemand s'eleve ainsi, avec l'ampleur de vue qui lui est habituelle, ä la tbeorie complete de Vevolnlion, sans ancune reserve et avec toutes ses consequences relatives ä l'origine de I'liomme lui-meme.
II n'y a point de difference ä proprement parier, cntre tous les etres vivanls, parce que tons, animaux ou vegetaux.
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UNITE DU PROTOPLASMA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31
sont fails d'unc memc substance, toujoiirs identique ä ello-mome. laquo; II existe, dil Huxley, une subslance commune ä Ions les ctres vivanls, el leurs inlinies varieles sonl dominces par une unite non senlement ideale et theorique, niais encore reelle, physique et materielle. raquo; Cette substance, c'est lepro-toplasma, laquo; base physique de la vieraquo;; c'est la seule forme sous laquelle la mauere jouisse de la faculte de se nourrir, de se reprodiiire, de se mouvoir, de cet ensemble de proprietes qni constitue la vie. Dans lous les etres vivants, c'est cette sub­stance qui represente la seule partie veritablementvivante de l'organisme.
Ce protoplasma est partout constitue par un melange de matieres albuminoides entre elles et avec certains corps mineraux; il apparait sous l'aspect d'une substance molle, gelatineuse; il s'accroitens'incorporant certaines substances elrangeres, qu'il prend dans le milieu ambiant; mais il n'est qu'un etat particulier de la matiere, l'etat vivant.
Sa forme est variable ; tantöt eile est vague, indecise, mobile, indeterminee; on nomme cet etat amibo'ide: il se rencontre chez certains etres reduits ä l'etat de simples masses protoplasmatiques libres et nues, dont Bory de Saint-Vincent avait fait son regne chaotique et pour lesquels llaeckel a ima­gine son regne des protistes, les myxomycetes, les moneres, entre autres le celebre balhyhius Hacckelii. Tantöt le proto­plasma s'entoure d'une membrane enveloppante, mais, dans l'un et dans l'autre cas, son röle et scs proprietes restent les memes. Aucune difference n'existe entre le protoplasma ani­mal et le protoplasma vegetal, l'un et l'autre peuvent etre divcrsement colores; chez les mammißres et les oiseaux, les cellules pigmentees, chez les poissons, les reptiles et les batraciens, les chromatoblastes sont les analogues des cellules divcrsement colorees des vegetanx.
Chez les animaux comme chez les vegetanx, l'aclion de la
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2-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LE PROTOPLASMA.
chaleur et du froid sur le protoplasma est la meme; chez les uns et chez les aulres, la chaleur, Falcool, les acides mine-raux le coagulent, le l'ont contracter, le rendeut dur et cas-saat; partout, en somme, la malierc premiere de la vie est la meine; celte identite materielle explique necessairement t'identite l'ondamentale des phenomenes hiologiques, et, par suite celle des plieuomenes pathologiqucs.
Des mainlenant nous pouvons citer, ä tilre d'exemple, l'action commune que hon nombre de substances toxiques exercent sur le protoplasma de tons les animaux et sur le protoplasma vegetal. Des recherches de Baudrimont, il resulte qu'un grand nombre de substances ont la meme action sur l'hommeel sur les insectes : les alcoolselhylique, laquo;nethylique, propylique, bnlylique, amylique, l'acide carbo-niqne, l'acetone, les enivrent; l'ether, le chlorolorme et le chloral lesendormentet les anesthesient; l'azote les asphyxia; Le fer est tonique pour les planles et pour les animaux; il gucril la chlorose des vegetaux, comme celle de I'homme; le cldoroiorme suspend la germination des graines, comme il suspend chez tous les etres les proprieles du protoplasma; le bromolbrme anesthesie la sensitive en 5-7 minutes; la meme action est exercee par le chlorolorme en 8-15 minutes, par l'oxyde de carbone en 10-12, par l'ether en 10-18, par le sulfure de carbone en 12-20 minutes; la meme dose d'ether eiulort im oiseau en .4-5 minutes, une souris cn 10 minutes, une grenouille en 15; il prodnit la meme action sur repithelium vibraüle en 20 minutes, et sur les cellules de la sensitive en 25 minutes.
Au snjet de l'action comparee des substances toxiques sur les vecßlauxeVamp;üvldsanimaux, de Candolle faitremarquer, ilest vrai,que chez ces derniers les poisons agissent parvoie indi-recle, par rinternukliaire du cceuret du Systeme nerveux, tandis que chez les premiers l'action semble etre locale, le poison
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DIVERSITY DES MANIFESTATIONS ORGANIQÜES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
agissant ctirectement sur l'utricule du lissu qu'il a louche et la delniisant. Reveil lui-meme, dans ses recherches intures-sanles sur l'action des meines poisons cliez les veyelaux, cmct 1'opinion qu'elle n'offre que tres pen de rapports avec ruction des memes substances chez les animaux; mais il y :i hi, il me semble, une erre.ur d'interpretation : Faction fonda-mentale sur le protoplasma est bien la mcme, mais une complication dans les phenomcnes toxiques observes doit ne-cessairementresulter de la complication des organismes; une substance, qui agira par exemplc sur 1c Systeme nerveux d'un animal, donnera des symptömes d'empoisonnement propres ä l'animal, mais determines par le tbnctionncment meine du systeme nerveux trouble; en realite, l'action primordiale sur la cellule nerveuse et sur son protoplasma est lameme quo cliez le vegetal, puisque le protoplasma est le meme; les symptömes de l'empoisonnement seront plus simples chez le vegetal, parce que I'organisme est plus simple, maisTaclion Ibndamentale n'en est pas moins la meme. De Candolle semble meconnaitre cette consequence, lorsqu'il s'etonne que beaucoup de substances excitantes chez les animaux ne le soient pas chez Vhomme. Mais comment pourrait-il en fetre autrement! Peut-on observer des symptömes cerebraux chez unvegetal? II est bien certain qu'unesubstance qui est diure-tique chez un animal ne le sera pas chez un vegetal, et cela pour une bonne raison ! mais la lesion produite par eile sur l'utricule vegetale et sur son protoplasma n'en sera pas moins la meme que cello qu'elle produit sur les elements histolo-giqnes du rein el sur leur protoplasma; il n'y aque le rein qui puisse manifester une action diuretique, mais la lesion elemen-taire est la meme chez le- vegetal et chez l'animal; les eftcts diflerents sont dus ä la difference des organes, mais il y a un effet commun du ä la communaute de nature du protoplasma, qui sert de substratum ä la vie dans l'un ct dans l'autre regne.
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!Hnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LE PROTOPLASMA.
Simplifiee et degagce des complicalions qu'apporte ä son action fondamenlale la complication des organes, la puis­sance des substances actives se manifeste avec une cgalc inlensite : d'apres les recherches de Reveil le chlore en solu­tion etendue active la vegetation; il I'arrete en solution trop concen tree; les sels de soude, depotasse, Varsenic, les chlorates, les iodates luent rapidement un grand nombre de vegelaux ä la dose de 1 ä 2/10ÜÜ; le sulfale de quinine nuit ä la vegeta­tion; la morphine el la nicotine semblent sans influence; Vatropine serait pour la vegetation un veritable engrais; enlin Valcool, Vether et le chloroforme agissent comme des poisons energiques; une dose legere d'arsenic entrave notablement les fonctions de la levure de biere; au bout d'un certain temps eile linit par s'y habituer.
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CIIAPITRE IV
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LA CELLULE
Si, au point de vue chimique, tout se reduit dans les elres vivants au substratum protoplasmalique, on peut dire qu'au point do vue morphologique et fonctionnel, tout se reduit de meme, chez eux, ä la cellulle. C'est eile qui est I'organe ele-mentaire, comme le protoplasma est le tissu elementaire; comme lui eile est partout la meme et rutricule vegetale ne diffiere pas de la cellule animate.
Dans toute cellule la constitution est la meme, et partout on peut rencontrer une enveloppe, un noyau et un nucleole; partout s'observent le meme mode de nutrition, le memo mode de reproduction par scissiparite on proliferation; la constitution chimique difl'eremememoins, que les variations cependant reelles, qu'on rencontre le laisseraient d'abord supposer : c'est ainsi que la cellulose, Gl2II100'0, n'est pas uniquement propre au vegetal : eile existe chez les tuniciers, chez lescrustoceset chez les insectes, dans la carapace des pre­miers et dans les elytres des seconds, sous le nom de chilinc. La carapace de l'ecrevisse et du homard est constituee par de la chitine unie ä l'azote, au phosphate et au carbonate de chaux, ä des pigments verts et hleus, qui sent dctruits par la cuisson et ä nn pigment rouge, qui seul persistc, apres cetle
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2Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA CELLULE.
operation; de lä, la couleur bien connue que rcvetent ces animaux sur nos tables.
La cellule primordiale qui constitue l'ceuf etqui füt nolre premiere forme ä tous, est partout la meme, et la cellule qui sera elephant n'est pas plus grosse que celle qui deviendra souris; elles ne difförent ni l'une ni l'autre de celle qui sera un jour si justcment fiere de son litre A'homme. Le devenir de la cellule originelle de chaque etre ne depend que de la I'aoon dont cette premiere cellule s'associera avec les cellules titles, qui naitront d'elle-meme par voie de scissiparite ; car chaque organisme n'est qu'une association, qu'un syndicat, qu'une colonie de cellules, qui se sent partage le travail collec-tif en le divisantet dont chacune a prisla forme exclusivement en rapport avec la fonction qu'elle remplit. laquo; Tout ctre vivant, dit Goethe, qu'il faut citer souvent, n'est pas une unite, mais une pluralite. Meme alors qu'il nous apparait sous la forme d'un individu, il est une reunion d'etres vivant et existant par eux-memes et identiques au fond. raquo; Dejä, en 1818, Turpin regardait la plante comme un etre collectif et en 1835 Mirbel considerant I'element anatomique primordial comme la base de la biologic, ne regardait les organismes animaux etvege-taux que comme des collections de simples monades, comme la reunion d'individus vivants, jouissant chacun de la pro-priete de croitre, de se multiplier, de travailleren commun ä redilication delaplante dont its sont les materiauxconstituants.
11 est bien demontre aujourd'hui, que la cellule est le corps simple de la biologic et que les animaux, comme les vegetaux, nesont que des federations d'elementsanalomiques. Gette idee a ete brillamment reprise, et developpee; ses consequences ontete raagistralement exposees et demontreesparle profes-seur Perrier, dans son beau livre des Colonies cmimales1.
i. Edinoml Pcrrior, les Colonies animnles.
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FfiDEllATION CELLUL.URE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
Cctle federation n'esl pas d'ailleurs moins reelle olicz les animaux que chez les vegetaux, bien qu'ellc apparaisse plus clairement peut-etrc chez les derniers. Chez les uns et chez les autres, la vie de l'individu resultede la vie agglomeree de ses cellules. Chez les vegetaux cette federation, qui constitue rindividu, se double en outre et se complique d'une seconde federation avec d'autres individus, qui eux-memes composes de colonies cellulaires, viennent avec 1c temps se surajouter an premier individu et se syndiquer avec lui dans un individu total. Ainsi d'apres cette vue brillamment exposee par de Lanessan1, Tindividu isole serait represente par la plante nnnuelle dont tons les organes concourent ä la construction d'un individu : un liseron, un haricot, tonte plante annuelle represente ce premier individu, dejälui-meme collectif. Les plantes vivaces, comme le chene, resultent de ragglomeration, de la succession de plantes annuelles, qui se developpent chaque annee sur les couches superposees des vegetations annuelles precedentes. Un arbre est done en realite un groupe de vegetaux amonceles, sur lequel se repand, chaque annee an printemps, une sorte d'alluvion de seve; le ligneux est forme par les excretions de plantes anlerieures. II en est de meine chez beaucoup (Vanimaux : les polypes hydraires se reproduisent en emettant des meduses, qui en forme d'om-belle isolee se detachent et vont ailleurs fonder de nouvelles colonies polypieres; mais, danscertaines circonstances deter-minees, il pent arriver que les meduses nese detachent pas du polype hydraire leur pere : Trembley a pu obtenir ainsi une famille de dix-sept individus de notre hydre d'eau douce appar-lenant ä trois generations successives, qui, an lieu de se deta­cher et d'aller fonder chacuu uno famille an loin, etaieul restes dans la position oü ils avaient pousse. Le phenomene
i. Dc Lanessan, la Botanique. Paris, Reinwald.
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28nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA CELLULE.
est exactement le möme que celui qui se passe sur un ai'bre : dans l'un cl l'autre cas l'ensemble des generalions ainsi oh-tenues par bourgeoniiement annucl conslitue un veritable arbre genealogiqiie vivant. Dupont de Nemours avail done exprime, par ce qu'il croyait n'e'.rc qu'unc image, im fait absolumenl exact en disanl: laquo; la plante n'est qu'un polypiei-aeriea. raquo;
Ainsi s'expliqnent les dimensions colossales et la longevite apparentede certains arbres.Lorsqu'onprend en consideration leur structure federative, on ne voitplus dans cette longevity et dans leur croissance, une exception aux lois generalcs du protoplasma; on comprend pourquoi la longevite des ai'bres parait en quelque sorte illimitee, lorsqu'on ne considereplus l'arbre que comme une agglomeration d'etres, comme im polype de corail. Comme l'avait vu de Candolle, la tige est en quelque sorte un sol vivant, oü croissent, vivent etmeurent successivement les individus isoles, dont l'ensemble forme l'arbre, veritable polypier vegetal.
Ainsi rentrent dans l'ordre coramun de la biologic les Wellingthonia giganlea delSÜ metres de bautetde^Omelres de circonference et tant d'autres celebrites gigantesques de la flore. liest neanmoins curieux de voir quelle accumulalion de maliere pent etre ainsi lixee pendant des siecles par ces federations Vivantes : il existe actuellement dans roranjrerie de Versailles un oranger de 450 ans; ce serait, d'apres M. Ernest Bergman, le premier oranger introduit en France; il est connu sous le nom de Grand Connelable; il a ete, dit-on, seme ä Pampelune vers 1410 par Eleonore de Caslille, femme de Charles III, roi de Navarre; plus tard, il fut apporte ä Cliälillon, puis ä Fontainebleau', enlin vers i08i ä Versailles. II existe actuellement aux Mayens de Sion, en Valais, deux melezes qui, d'apres un plan leve en 1540, figuraient dejä il y a 343 ans ä la meine place qu'aujourd'hui; chaeun d'eax
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SYMBIOSE CELLULA1RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
mesure plus de 0 metres de circonfercnce ä la base. Tout le monde a entendu parier des celebrcs pins dc Teneriffe, qni onl etc plantes araquo; xve siecle. On eile encore : ä Morgues, en Suisse, un orme de plus de Sob ans. De Candollc parlc d'un cypres, qui avail de son lemps 350 ans; on menlionne un platans d'Orient de plus de 700 ans el un cedre du Liban de 800 ans; ä Madere dans la propriele du coinlc de Carvalhal, 11 cxislc un chälaignier de 50 melres de haul el de Hquot;1 00 de circonCerence ä la base, qui doit elre exlreniemenl vieux; cnlinloullemonde aentendu parier des sequia de Californie de 4,000 ans, des 700 zones concenlriqucs eomplees sur im sapin de Tburinge, des baobab de 5,000 ans, qu'on voilau Cap-Vert, el du f'ameux cypresdu Mexique,auquelon aecorde 6,000 ans et qui n'a pas moinsde 36 melres de circonlerence. Cc nc sont plus lä, ä proprement parier, des individus isoles; ce sont des generationssuccessives, dont les rosles sont amon-celes sous la derniere generation.
On peut de meme considerer avec de Lanessan les rapports entre les parlies vertes et les parlies non verlos d'un vegetal, toulesdeuxrespirantd'une maniere opposee, eommeleresul-lat d'\ine association, d'une reunion sous la commune raison sociale de la vie, comme la symbiose d'une algue verle el d'un champignon.
Gelte union estmanilestementrealisee avec undegrede fu­sion moinsprononce, qui rend rassociationmoinsmeconnais-sable et I'linile moins apparente, dansles lichens, qniresul-lent, on 1c sail, de l'union symbiotique entre unc algue verle et un champignon. Gelte association n'est pas raoins utile ;'i i'algue qu'au champignon, car I'algue d'un lichen vit moins bien, lorsqu'elle vienl ä etrc artiliciellement isolee dc son champignon.
Sans aller jusqu'ä cette federation d'individus de plusieurs generations successives en un seul, la federation en un seul
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30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA CELLULE.
etre de cellules relativement autonomes n'esl pas moins nelle chez les animaux. On a souvenL dit que la personnalile v^ge-lale elait moins nelle que la personnalile animale, qu'il y avail moins (l'unile chez le vegetal que chez l'aniraal et Ton cite, ä l'appui tie celle affirmation, plusieurs observations et une experience de de (landolle : on rappelle combien il esl ireqnent de voir, sur un nieme pied, des rameaux a feuilles panachees ä cole de rameaux sans panachure; on montre la frequence de l'apparition sur un meme pied de fleurs simples et de fleurs doubles, de branches porlant des fruils acides ä cötc de branches dont les fruits sont sucres; on s'appuie siuloutsuiTexperiencedanslaquelledeCandolleintrodnisanl dans uneserre une des branches d'un cerisier, sans la eouper bien entendu,vit la brauche se couvrir de fleurs, pendant que le resle de l'arbre demeure dehors, auquel eile etail encore allachee et unie se couvrail ä peine de bourgeons. Mais ces exemples d'independance locale n'ont rien de special aus vegdtaux ; on en observe des preuves aussi convaincanlcs chez les animaux. Yulpian coupait la queue d'un letard sorti de l'oeuf depuis vingt-quatre heures el laissait celte queue coupee dans l'ean de l'aquarium. An bout de dix jours, la queue ainsi separee avail atteint le meme developpement que celle d'un autre tetard ne le meme jour el conserve intact dans la meme eau.
L'indepcndance cellulaire est partout aussi marquee : eile est masquee par I'union plus etroite qu'etablissent chez les animaux les communications nerveuses entre les regions les plus eloignees; mais partout les phenomenes intimes de nutrition, qui sont la base de la vie cellulaire, se passent dans chaquc lerritoire, dans chaque region, dans chaque organe, dans chaque cellule, avec une pleine autonomie.
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CUAPITRE y
UNIFORMITE DE LA NUTRITION CHEZ LES ETRES VIVANTS
Los phenomenes de nulrilion cellulaire tienncnt dans loin1 dt'pendance toute la biologic, lapliysiologiqueaussihim quo la pathologique; or les procedes fondamenlaux de la autri-tion sont les memes chez tous les etres vivants. Ces procedes sont d'ordre purement physico-chimique et consistent en imbibition, en osmose, en oxydalions on desoxydations, liydratations, deshydratations, transmutations chimiqnes et pbenomenes electro-capillaires.
Le processus nutritif chez les etres vivants se reduit, en somme, toujonrs et partout, ä I'intussusceptioD de la matiere, äsa transformation en protoplasma vivant, ä une serie regres­sive ou evolutive de modifications chimiques, enfin ä Teii-mination de la matiere, qui cesse d'etre vivante et retourne dans Tinepuisable reservoir cosmique.
Lorsqu'on se sert de l'expression quelque pen metaphy-sique d'irrilabilitenutrllivepour designer une propriete, qui serait commune ä toute matiere vivante, on ne fait, en somme, qu'enoncer ce fait, que toute cellule vivante, plongee dans un milieu liquide, presente un double mouvement d'osmose : une partie du liquide exlerieur traverse l'enveloppe cellulaire
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32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA NUTRITION.
et peuülrc dans Tintürieur de cet etre simple; une parlie de lamatiere,quiconstituecelölre primordial, s'echappe par un mouvemenl inverse ä travers la meme membrane dyalisante et s'epanche dans le liquide exterieur. Lorsque les conditions de milieu necessaires et indispensables pour determiner le pbenomenc sont remplies, la matiere ainsi absorbee par in­tussusception passe par une filiere de metamorphoses qui aboutissent ä la formation de matieres ternaires (GIIO), ou de matieres qualernaires(GlIOAz). Or cette premiere periode de la nutrition, qui aboutit ä l'elevation de la matiere am-biante au rang de matiere vivaute, se fait par deux procedes, que la physiologie distingue avec raison, mais qui doivent etre philosophiquement coufondus dans an resume general de la nutrition, comme celui-ci : la Digestion et la Respira­tion. Enfin, dans beaucoup de cas, c'est par simple osmose, sans la moindre preparation qui rappclle une digestion et par des proctkles encore plus simples que ceux de la respira­tion, que se fait rintussusception de la matiere.
Les vegetanx absorbent ainsi la plupart des solutions mine-rales, qui les nourrissent, et un grand nombre d'entre enx absorbent directement ainsi la matiere organique preformee qui les entoure : ainsi font les champignons dans le terreäu, les orobanches, un grand nombre d'orchidees et la plupart des plantes parasites.
Les animaux sont eux-memes susceptibles d'absorber directement les matieres minerales par une simple osmose, qui rappelle ce qu'on observe chez les vegetanx. P. Regnard s'est assure quo les poissons absorbent, par leurs branchies, les divers sels qu'on met en dissolution dans l'eau ou ils vivent, et que normalement ils rejettent par ces organes une certaine proportion de carbonate de soudc.
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GREFFE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3;1
C. REFFE
Gelle sorlc de banalile du principal des plienomenes nntri-lifs esl teile, que la nulnlion d'une parlie vivanle delacliee de l'individu, aiiquelelle appartient, s'effectue volontiers dans le premier milieu dyalisable venu, voire dans le milieu Inte­rieur, dans les sues d'un individu vivanl, souvenl mAme eloigiK;: — la grelle ehez les vegelaux en esl un exemple bien connu. — Du moment que deux parties d'un vegetal se Irouvent an contact, sans qu'une lamelle epidermique les separe, du moment qne I'osmose pent se faire, les cellules ainsi lorluilement mises en rapport fonctionnent comme ä leur place naturelle, produisenl enlreelles el leurs nouvelles voisines des cellules nouvelles, qui elablissent un ponl, une communication enlre les unes et les aulres, el I'union, la cicatrisation sontfaites:—c'esl ainsi que les souduresvegelalcs s'oflrenl aux yeux enlre feuilles, enlre lleurs ou fruits, entre troncs. Dans le greife, teile qu'elleest praliquee par les jardi-niers, on voitune brancbe arracbee d'un arbre vivre des sues d'un autre arbre, sur lequel on la grelle, absoluraent comme eile auraitvecu du propre sue de l'arbre qui 1,'a formee, oil clle vivait el d'oii on Ta arracbee. — De Gandolle dtait ainsi parvenu ä rassembler surun seul pied de sauvageon plusieurs varieles ou especes de fruits; il availnolammenl renni sur un seul poirier toute la collection des poires cullivees.
Ces plienomenes de grefle ne sont pas plus que les aulres propres aux vegelaux : les annales de la Chirurgie nous inonlrent qu'on pent compter sur la soudure du lobule du nez, d'unepbalangelle, si ces organes ampules parun accident sont rapidement remis en leur place. Ainsi dans I'lnde le
Bordier. — Pathologic comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
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3-inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA NUTRITION.
code penal comportait pom- certaines faules L'amputation du lobule du nez par la main dn bourreau; or il arrivait souvenl quo les amis du coiularnne ramassaient son nezct le remel-iaienl eu place, avee assez de bonhem- pour obtenir la sou-dure; le bourreau pril depnis le parti dejeter an feu I'organe qu'i I avail ainsi fail lombcr d'un coup de sabre. II elailde rnemc ari'ive ä Garengeot de ramasser un nez sur le champ de ba-lailic et de le resliluer ä son legitimeproprielaire.
Le grelle pent meme reussir entre regions eloignees d'un meine individu : loul le monde connail les resultats de 1'au-toplastie nasale avec la peau du front, voire incme avec la peau de la fesse, comme dans l'Inde; eile ne reussit pas moins enlre individus differents : en Suede, lorsquc deux hommes veulent sceller enlre eux quelque pacte solennel, chacun s'enleve un lambean de peau sur la partie inlerne du bras el I'applique sur la plaie que l'autre s'esl faile; — si eel echange de peaux greflees reussil, le pacte esl eonclu.
Wiesmann a reussi plusieurs Ibis ä transplanter la peau de piyeon ä pigeon, dc poulel kpoulet. Dieffenbach a pratique, parail-il, beaucoup de greffSs sur les oiseaux; G. Martin a fait de nombreuses greffes enlre canards el vaive pigeons.
On connail depuis longlemps des fails plus singuliers : en 17i() Duhamel avail reussiä implanlcrun ergot de coq sur la crete d'un aulre; Hunter avail fait meine vivre line denl hu-tnaine sur la crele (run coq. P. Bert' elail arrive, dans cette voie, auxn'sultalslespluscuricux : e'est ainsi qu'il avail reussi ä greller les leslicules d'un coq dans I'abdomen d'unepouie ei, aprescertains zouaves, qui lenaient eux-memes la recelle des Arabes on des Kabyles, ä confeclionner le legendaire ra/laquo; troDipc, qui n'etait aulre qu'un rat, sur le nez duquel on avail grelle sa propre queue coupee. — P. Bert avail enfin
I. P. llcrt, la Gre./ß animale.
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G REFFE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3r.
reussi ä greffer, par le venire, im rat sur le dos d'un chat cl l'union entre les deux ennemis'elaU devenue teile, que rinstillation d'nne petite qiiantite d'atropine dans l'oeil du chat faisail dilater le pnpille du rat, ou inversement.
La Chirurgie eonlemporaine est arrivee apres la physio­logic ä desresultats dc grelVe aussi curicnx que praliquemenL nliles : on est arrive ä enlevcr unc dent cariee, ä la nettoyer, äenlcver la partie malade et a remettrc la dent ä sa place (David, Magitot); on est parvenu ä grcffer sur un ceil humain la cornee d'un chien; enlin, apres avoir essaye des grefifes d'cpidermeemprunte parfois ä un animal, pour combler les pertes de substance cutanee (Reverdin), on est arrive ä em-prunter la peau du chien, de h\grenouille, dumouton; on est, dit-on, parvenu apres rainputation de l'ceil sur une jeuno fille, ä greffer dans l'orbite videe l'ceil d'un lapin; Assaky, Monod, Peyrot ont greffe, avec succes, des tendons sur des animaux d'especes differentes. Le Dr Redard a obtenu de beaux resultats sur Vhomme, en greffant sur lui la peau du potilel; les resultats sont plus rapides, dit-il, qu'avec la peau aegrenouille. II trouve a la peau du poulet I'avantage d'etre souple, line, vasctilaire ; — il recommande de la prendre sous l'aile de jeunes poulets; les lambeaux doivent avoir de a 1 centimetre.
Ces resultats sonl conformes ä ce que la tradition de linde nous avait dejä appris. — Ilestd'ailleurs importantde remar-quer tout d'abord que Fanliquile des pratiques de greffe ani-malc ne nous apparait que dans les pays cbauds : — dans ces contrees la grelle animale reussit beaucoup plus facilernent qu'ailleurs; — cbez nous-memes la grelle a d'autant plus de chance do reussir, que la temperature est moins hasse; ainsi P. Bert, dans ses nomhreuses grelles avec la queue du rat, a constate que le temps necessaire ä la prise do la grelle etait:
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nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
Hcurcs. ParSO'do.................................... 5
—nbsp; nbsp;2'2raquo; do.................................... il
—nbsp; 12raquo; de.................................... 2-2
—nbsp; nbsp;8deg; de..................................... 72
—nbsp; nbsp;0deg; de...................................... 108
Voila pourqnoi, ainsi que ccla esl connu de lonle anli-quilü dans rinde, et que le comprennent maintenant les chi-rurgiens, il esl avantageux d'emprunler la peau d'un animal ä sang chaudei notamment d'un oiseau, donl la temperature esl plus haule que celle des mammißres.
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IMPORTANCE DE L'EAU. — R EV1V ISCENCE
On pent dire que le plus important des aliments, pour les animaux comme pour les vegetaux, c'est l'eau; eile constitue 70 p. 100 des tissus de l'hoinme; elleest la base de toutes les humeurs et forme la majeure partie du milieu Interieur des etres vivants. L'importance de l'eau se fait d'ailleurs sentir chez tous les naufragös, comme dans toutes les experiences d'ina-nition : — la privation de nourriture pent etre en eilet pro-longee plus longtemps chez les animaux, si on les baigne, encore mieux s'ils peuvent boire de l'eau, et les jeüneurs celebres, qui font de cetentrainemcnt special un jeuetcomme une profession, out soin de boire au moins de l'eau; — c'est de meme qu'une plantepourraitprolonger son existence dans du verre pile arrose d'eau distillee.
Un grand nombre d'animaux ne peuvent du reste etre plonges dans l'eau, sansqu'il s'etablisseentreleurs tissus et ce liquide un echange osraotique et ceux qui ne sontpas dans ce cas, doivent leur aptitude speciale ä l'epaisseur et ä l'impermea-bilite de la couche epidermique qui les enveloppe. Lorsqu'on
tarn
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L'EAU. — REVIVISCENCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HT
plonge unc grenouille dans I'eau salee, un mouvementexos-motique s'elablit dc ses tissus vers I'eau; eile se deshydrate et ne tarde pas ä presenter des convulsions; — si on vient, au contraire, ä laplonger dans I'eau douce, un mouvementoppose s'elablit ä son profit; eile recupere I'eau qu'elle avail per­due; eile semble se remplir; eile augmente de poids el recouvre la sanle. Les experiences de P. Bert onl meme montre que si le passage de I'eau douce en eau de mer ou le changemenl inverse elaienl nuisibles ä la pluparl des toes, cela tenait ä la difference de densile plus qu'ä la modification dans lacomposilion chimique de I'eau : il etailarrive, en effel, ä faire tolerer I'eau douce dans sa substitution brusque ;'i I'eau de mer, avec la seule precaution de la rendre plus dense, au moyen d'unepoudre inerte.
L'eau est la condilion indispensable ä la vie des lissus; sans eile le mouvement intra-cellulaire s'eteint; or ce mouve­ment, e'est la vie. — On pent meme dire que, dans beaucoup de cas, eile en est la condition süffisante; car les etres, que la deshydratation avail semble tuer, semblent revivre lorsque l'eau vient gonfler de nouveau leurs cellules : les mousses, les lichens, les graines meme dc plusieurs graminees, les tmguillules, les lardigrades el les rotiferes sont connus pour presenter ce pbenomene designe sous le nom de Reviviscence. Tout le monde sail que des grains de hie trouves ä cole de momies egyptiennes onl pu germer apres une bydralation süffisante; les microbes du charbon, ceux de la diphUrie onl pu semer la contagion, apres avoir conserve pendant des annees, dans un cavcan funeraire, une vie latente, qui n'atlen-dait que l'eau pour se manifester ä nouveau.
Leuwenlioeck en 1701 altira rattentionsur lespbenomenes de reviviscence apparente presentes par les rotiferes depnis longtemps dessecbes; en 1834 de Blainvillc pul faire passer dix fois le meme animal par les phases alternantes de morl
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38nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i.A nutiütio:;.
apparciilceldereviviscence; de la terrerecueillie au sommet des Alpes et conservöe seclic depuis quatre ans, a fourni ä Ehrenberg des nemaloides, des rotiferes et des tardigrades. — DesRhabdilisaeeti onteteobtenusparP. Hallez ensemant sur de l'empois frais d'amidon de la colle dessechee depuis trois ans et contenant des oeufs de cette espece. La revivis-cence apparente s'ohservc d'ailleurs chez des etres plus eleves : en 1743 Yeedham constata que des anguillules de la nielle du hie ponvaient manifester änouveau unc vie qu'on croyail e leinte apres des annees de dessiccation; Baker en 17-47 et en 1771 annonea qne la periode de dessiccation pouvait etrc impunemcnt prolongee pendant vingt-huit ans; Bauer avu des anguillules rcvivre apres six ans, Davaine apres quatre ans, Milne-Edwards apres quatorze ans; on a vu des ceuis iVascaride lombricolde germer apres sept ans; des oeufs de cruslaces, d'insecles, ont presentc des surprises du meme
genre; enfin tout le monde sait que la rose de Jericho (laquo;was-tasia hicrochuniina) dessechee pent reprendre sa fraicheur lorsqu'on la plonge dansl'eau; le calice des immortelles pre­sentc quelque chose d'analogue. — Los animaux en hiberna­tion presentent enfiii un certain assechement de leurs tissus, qui n'est pas sans analogic avec les phenomenes que je viens d'exposer.
Pour la memc raisOD des animaux ont pu vivre, contre loute attente, ä la seule condition de n'etre pas deshydrates. Sans accorder creance ä tout ce qui se raconte sur les crapauds trouves vivants dans des pierrcs, il parait incon­testable que le fait a ete observe plus d'une fois par des carriers; Segiiin a presentc ä l'Academic des sciences unnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•
crapaud vivanl, qu'il avait enferme, lui-mcme, dans un bloc dcphitre, dix ans auparavant. Sans aller si loin, il est certain qu'un doigt coupe pent reprendre apres un certain temps de separation, ä la condition d'avoir ete temi au froid et ä I'lm-
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L'EAU. — RfiVIVISCENCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;39
tnidite, la premiere de ces conditions empechant lonh) combustion, tonle depense, la seconde fournissant le plus necessaire el leplus indispensable dos aliments ä la vie cellu-laire. — Tons les ciillivaleurs savent que les plants qu'oa a diHerres at qu'on vent replanter, peuvenl attendre un temps assez long:, pourvu quo lours racines soient plongees dans I'eau ou qu'ils soient places an moins evix-mcmcs dans un endroit humide.
D'unemaniere g^nerale, on pent dire que la resistance an dossechemonl etlacpmplaisancemise paries tissnsäreprendre, sous finflnence d'une nouvelle hydratation, le mouvemenl Vital interrompu pendant un temps plus ou moins long-, suit une sorte d'evolution descendants en partant du monde des protistes pour s'etendre dans deux direr-lions, celle de l'em-branchement vegetalciceWc derembranchementanmaii Les
protistespr^sententan maximum relic reviviscenceapparente; le phenomene est assez persistant dans le rfeg-ne vegetal; — il cst Ires manifeste chez les animaux k sang froid; — ehez les animanx ä saH(/ chaudW devienl surlonl. local.
II est du reste necessaire pour comprendre ces phcnomrnes do biendelinir ce qu'on nomme hydratation. M. Cbevreul, rilluslrc doyen des savants du monde entier, a en ie meritede bienpreciser le role de I'eau en disünguant i'eau (['Organisa­tion ou de cristallisation el I'eau de combinaison: la premiere est chimiquementlibre; commereau-de cristallisation desmi-neraux, celle eau d?organisationesi renfermee entrc les mole-culesorganiques; on pent I'oulcvor sans quo ralbumincdnpro-toplasma perde ses proprietes; an contraire l'eau de combi­naison ou do composition fait parlie de la constitution memo de ralbumine; si on I'enleve, le protoplasma est ä Jamals altere dans sa composition chimique et dans ses fonctions. — Celio-lä los etres no pouvonl on supporter la privation; an contraire, la suppression de l'eau de combinaison ou de
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fiislallisalion a pour eilet de rendre les6tresvivantsbeaucoup inoiiis sensibles ä l'elevation commc ä I'abaissement de la temperature : les rolifcres non dessöches meurentlorsqu'on les
place dans im milieu dont la temperature atteint -f- 55deg; ,
tandis rpie, s'ils sont desseches, ils resistent ä line temperature de -j- i ^0deg; et meme de 145deg; ; c'est de meme ä fortiori que, d'apres les experiences de Sachs, la mort du protoplasmanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;t
animal ou vegetal est plus lacilement produite par la chaleur dans l'eau que dans l'air. — II a montre que certaines plantes supportent, dans l'air, une temperature de -f-511deg; et meme 55deg; pendant IÜ-3Ü minutes, tandis que leur protoplasma meurt en 10 minutes dans l'eau d'une temperature de 45deg; ou .4ü0 .
L'eau d'hydratation empechc une grenouille de supporter im trop grand abaissement de temperature. Lorsqu'en eilet on plonge dans la glace im de ces batraciens, pendant l'ete, au moment oü ses tissus sont succulents, on les cellules sonl abondamment gorgees d'eau, cette eau se congele, augmente de volume et fail eclater les cellules absolument comme le meme phdnomöne l'ait eclater les pierres qu'on uomme gelives. Un semblable accident n'est pas ä craindre chez la grenouille en hibernation; alors seclie et dans une certaine mesure des-liydralee, eile est moins exposec que tout ä I'lioure ä lamort par congelation ; c'est pour lem^me motif que lespiawfesfeer-baceessont tnees par une unit de gelee, tandis que les plantes ligneusesqni les entourentresistent.
III
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IDENTITE DE LA RESPinATION CHEZ LES AMMAUX ET CHEZ LES VEGETAUX
Ce scrail mal comprcndre ressence meme de la nutrition,
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LA RESP1UAT10N.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;il
que de ne pas regarder la respiration comme un des precedes doiit se sert I'organisme pour arriver ä l'^laboration de la matiere exterieure en matiere vivanle. — La respiration meiite done de nous occuper un moment, d'autanl plus que son etude comparee chez les animaux el cliez les vegelaux cst le plus souvent entravee par le prejiisje, qni voit un antago-nisme dans les phenomenes r'espiratoires de Tun et l'autre r6gne.
11 estcepemlant hiendemonlre, aujourd'hui, que cetanla-gonisme n'existe pas: — I'animal, comine le vegetal, respire, comme font tons les etres vivants, en absorbant l'oxygene de i'air, en brulant avec lui le carhone et eneliminant I'acide carbonique prbduit de cette combustion. Cette absorption d'oxygene se fait par les parlies vertes aussi bien que par les parties non vertes. — La feuille respire, en eilet, comme la fleur; mais dans les parties vertes, le plienomene est masque par le lonctionnemenl simultane mais lout oppose de cellules speciales, les cellules de cbloropliylle.
Sons I'mfluence de la lumiere, les cellules de cbloropliylle absorbent de I'acide carbonique, lixent lecarbone el degagent roxygene, plienomene absolnment oppose, en eflot, ä la com­bustion, mais les cellules de cbloropliylle n'exercent cette Ibnclion speciale ä la cbloropliylle qu'ä la condition d'etre elles-memes bien porlantes el en bon etat pbysiologique; or tonte cellule vivante ne pent vivre en sante qu'en respiranl, en absorbant I'oxygene; — la fenille verte respire done, comme tout cequi vit, ct cette fonction comburante est meme la condition sine qua non do I'exercice special de la fonction cbloropbyllienne.
La fonction cbloropbyllienne est nne fonction speciale, comme celle de la fibre musculaire et de la cellule nerveuse; — la lumiere est 1'excitant special de cette fonction speciale; mais eile ne s'exerce qu'ä la condition que lacellule remplira
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1-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
d'abördiesfoncüons communes ii toute cellule vivante,qu'elle respirera.
En un mot, le protoplasma vög^tal, comme 1c protoplasma animal, cxiiio la manifestation du pMnomönefondamentalde nutrition, la combustion respiratoire; — la presence dans le protoplasma de certains organes vegetaux d'nn pigment surajoule, la chlorophylle, vient seulement ajouter une fonclion nouvelle anx plienomenes de combustion, qni sonl partout la base de la vie.
IV
LA CHLOROPHYLLE
A dire vrai, la fonclion chlorophyllienne, intimement liec a la presence d'un pigment, n'existe que chez un certain nombre d'etres: voilä la difference la plus prononcee qu'on observe parmi les etres vivants.
Ce n'est done pas entre les animaux et les vegelaux qu'il cxiste une demarcation trancbee; e'est entre les etres ä chlorophylle et les etres sans chlorophylle. Or la chlorophylle existe dans la plupärt des vegetaux et aussi chez qnelques animaux, {.eh qne VEuglena viridis; landis qu'elle manque diez un grand nombre de vegetaux, uolamment chez Jes Champignons et a pen pres chez lous les animaux. Les etres munis de chlorophylle peuvent, sons I'influence do la lumiere, fabriquer de la matiere organiqne avec des materiaux pure-rnent inorganiques; les etres sans chlorophylle ne peuvent se nourrir qu'avec des materiaux organiques prealablement formes et pris dans le monde ambiant; ils sont, comme on I'a dit, voues, en quelque sorte, an parasilisme. — Ajoulons, toutefois, que bien que les etres ä chlorophylle aient sculs le priviltee de fabriquer dc la maliere organiqne, ccla ne les
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Igt;EtINClPES niMKIMATS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43
empeclic pas depouvoir, comme les6tres sans chlorophylle, puiser autour d'eux lamaliere organique ton to failc; ils onl: mi privilege de plus, voilä tout.
En sonime les animaux el les vegelaux, avec ou sans clilo-rophylle, sont deux laboraloires, oil la mauere suliil dos manipulations semblables; c'esl ä tort qn'on croirait qne clans I'un il ne se fait que des reductions el quedes oxydations dans I'autre; — les vegelaux font de la chaleur comme les animaux : la fleur du lys blanc absorbe en vingt-qualrc lieures cinq fois son volume d'oxygene; cello (\ei Varum maculalum absorbe dans le memo temps Ironie fois son volume d'oxygene; olio degage une quantile docbaleur trös appreciable a la main; dans certainscas memo olle döpassc de -j- 10deg; el IT)0 la temperature do I'air.
METAMORPHOSES DE LA MAT1ERE. —PRINCIPES 1MMEDIATS
Dans le vegetal el dans Tanimal la maliero subil une evolu­tion ol une regression comparablos. Dans le vegetal, I'amidon so produit aux depens do I'acide carbonique el do I'eau, lui-memo se combine avec l'azoto des azolales oudes sols ammo-niacaux du sol, pour produire les malieros albuminoides; enfin cellos-ci se reunissent onlre elles, s'associent ä l'eau et a des sels divers, pour produire 1c proloplasme des cellules, pour former la matiere vivante el ainsi arriver au summun do cello evolution ascondanto de la maliero.
On admot generalomont que los grains d'amidon so for-ment dans les corpuscules chlorophylliens, el quo tout I'ami­don qui s'accumulc dans les ligos ou dans les racines a ele fabrique dans les cellules ä chlorophylle. Tolle est I'opinion de Sacbs, qui regarde ramidon ainsi fabrique comme le
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44nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA NITRIT I ON.
point de depart de Ions los principes organiques immeJials, destines äfigurer dans la composition dn vegetal; on trouve, en eflfet, des grains d'amidon dans les corpuscules chloro-phylliens exposes ;\ la lumiere, et cet amidon disparait quand la plante est placee depuis quelque temps dans I'obscurite, pour reparaitre, do nonveau, dans le corpuscnle de chloro-phylle, lorsqu'on l'expose de nouvcanä la lumiere. L'amidon ne snil d'ailleurs pas toujours jusqu'au bout revolution do la maliere tcrnaire en maliere quaternaire : line partie est immediatement dissoute et consommee par la plante; une partie est misc en reserve; une autre partie enfln se trans-forme en maliere grasse, parfois meme en glucose.
Quellesquesoient les destinees ulterieures de l'amidon, dc Lanessan' ne pense pas qu'il soil toujours et tout entier labrique par la cldoropliylle; il pense qu'il pent aussi resul-terde la desassimilation des principes quaternaires du vegetal et compare ce phenomene ä celui de la production de la graisse et de la matiere glycogene chezles animaux : ceux-ci peuvent, on eilet, produire de la graisse et du glycogene avec une alimentation complelement privee de matieres ternaires et par consequent an moyen de la desassimilation des prin­cipes quaternaires.
D'une maniere generale, il est aise de constater la plus grande identite dans la formation des principes immediats et par consequent dans les plienomenes les plus intimes de la nutrition cbez les animaux et cbez les vegeiaux. Beaucoup de principes vegetaux se formentpar Oxydation : ainsi 1c hois da Bresil doit sa coloration jaune ä deux principes, le morin blanc et 1c morin jaune ; le morin blanc represente, d'apres les chimistes, le principe colorant n'ayant pas encore subi le contact de Fair; le morin jaune serait un premier produit
I. De Lanessan, la Botanique, quot;p- cit.
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PRINCIPES IMMEDIATS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-15
d'oxydation du morin blanc. L'oxydation plus avancße produit le morin rouge.
La memo seriation dans une Oxydation de plus en plus avancee produit de memo dans les quinquinas, avec lo car-Imro Gi0Hä4, la sörie croissante :
Cinchonine................................. Claquo;Hä*Az20ä
Quinino.................................. CWH^AzäOlaquo;
(reside meme que chez les animaux se formenl par une .serie d'oxydations :
Creatine...................................nbsp; nbsp; nbsp; CSHUzSO8
Uree.......................................nbsp; nbsp; nbsp; C*K*AzHP
Acideuriquo..............................nbsp; nbsp; nbsp; CM\l*Xz*0Q
Acide Wppurique...........................nbsp; nbsp; nbsp; Ci8HDAzOlgt;
(Test precisement en raison de cette seriation croissante dans l'oxydation, que la toxicite de certains vegetaux varie avec l'äge et la saison. — Souvent c'est surtout la jeune plante qui est veneneuse; tel est le cas pour le colchique, pour la ciyue; d'autres plantes ne deviennent toxiques qu'en vieillissant, c'est le cas du tabac, du pavot, de la renoncule, de Vif; le cytise est en septembre dix fois moins toxique qu'en mai. C'est par suite d'une Oxydation du meme genre, que ]o tannin C,vIl10O9, qui existe dans beaucoup de cellules vegötales et quiestproduitlui-meme parladesassimilation do substances plus elevees dans reclielIechimique,setransiorine, dans les fruits, en sucre CI2II12012, au moment de la maturite.
Produits par un mecanisme identique los principes immö-diats des animaux et des vegetaux oflrent en realite une composition ä peu pros identique. Ainsi si les animaux produisent la xanlhine C^II'Az'O1, les vegetaux out la theobromine GuH8Az140* et la ca/eine C'6nioAz40*. — Uuree se trouve dans rexcrelion de certaines digues; Vasparagine C4H8Az803-}- II-O, trouvee dans un grandnombre do planfes, a
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iGnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA NÜTIUTION.
d'ailleurs et6 considerec par Boussingaultcomme im principe
excremcnüliel comparable ä I'liree; enlin Bencke a tronve de la choleslerine dans los veyetaux, dans les haricots par exemple, dans presrpie loutes les jeunes plantes et dans les graines; eile exislc dans l'huile d'olive.
La vie est, en general, proporlionnellc en intensite ü l'in-tensile de la combustion : plus cetle combustion est active, moins,par consequent, il reste dans les tissusd'oxygfene libre et non employe. Dans un travail recent, M.Peyrou, apres avoir raontre que l'oxygenc augmente dans le milieu interieur des plantes, lorsqne l'activite protoplasmatique diminue, ajoute : laquo; Ge principe a öte verifie en Zoologie et parait general pour toule la matiere vivante. raquo;
C'est, au contraire, par reduction que l'amidon G19H1001() forme les malieres grasses, dont la formule generale est CnIInOn. Telssonts les ticidesoleique, margarique, capro'ique et hulyrique. La graisse existe en effet dans beaueoup de vegetaux ä Fetatde vesicnles, tantöt petites, tantötvolumi-neuses, dispersees dans la substance protoplasmatique. En-lermee chez le vegetal dans des cellules speciales, eile en est cbassee par rupture et sc trouve ä l'etat d'liuilc grasse dans les huiles ftolive, düamande, de colza, de faine, ou d'huile siccative de noix, de Un, ftmüleUe, de ricin, de crolon. L'huiled'flca/ou, tVarachides, dcBen, decämelm^de Camari, de coco, de carlhame,\e beurre de cacao, de palme, de galam sont des exemples bien connus de la presence de la graisse dans les venelaux. II v laudrait ioindre eüalement de nombreuses cires vegelales.
Dans beaueoup de graines eile forme üne reserve respira-loire pour la germination, role qu'elle partagc avec la feculc emmagasinee dans les cotyledons, les bulbes et les luber-cules. Au moment de la germination fecule G12ll10O10 et graisse G3eH3*0*disparaissent en effet et sont remplacees par
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PRINCIPES IMMEDIATS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17
du stiere G1-II1-0,2. II eu csl de meine apres la fructification : [jlus tard eu meme lemps que le sucre disparait, la iecule eL la graisse apparaissent de uouveau.
Chez les animaux la graisse est, comine ehe/ les vegetaux, mi produit de transformation de l'ainidon. Kile est contenue dans des cellules polyedriques; nolainineut eile existe dans tons les lissns ;\ parois proteiques dans le foie et dans le lissu cellulaire, tautot liquide, comine cliez les poissms, tantöt molle, comme cliez les oiseaux aquatiques, tantöt dure et alors design^e sous le nom de suif, comme cliez les mlaquo;mm//eres supericurs.
La composition chimique de cette graisse est d'ailleurs variable : partout eile est evidemment l'ormee de glycerine uiiie aux acides slearique, oleique et margarique formant ainsi la stearine, VoUine et Xa margarine; mais la Stearine domine cliez les ruminants; la margarine domine cliez Vhomme, cliez le pore, cliez uu petit nombre de ruminants; I'oleine se rencontre surtout cliez les oiseaux, lespoissons et les vegelaux. On devine riinportance de toutes ces donnees sur I'etat chimique du milieu interieur des animaux el des vf'gülaux, en pathologie comparee.
La graisse forme cliez les animaux des reserves analogues ä celles de Iecule et de graisse qu'on observe cliez les vegelaux, el il est permis de voir 1'equivalent des tubercules leculents de la pomme de terre et aulres renflementsou reservoirs alimentaires des vegelaux comme la racine pleiue de saccha­rose ddabetterave, dans la bosse du chameau, dans la queue charnue des moutons du Cap et dans les fesses mrme du Boschiman slealopyge. L'iililile de ces reserves est la meme que cliez les vegetaux : e'est ainsi qu'un animal gras mis au regime d'abstinence brftle sa graisse Cquot;IIquot;0quot; et la Ivansforme en sucre C'-II'-O1-, landis qu'un animal maigre soumis au meme regime ue pent y resister.
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LA NUTRITION.
hes im'unauxhibernants brüleut leur graisse pendantleuc sommeil d'hiver. Chez tous les ölres les reserves servent ä permettre l'entretien de la vie, sans apport nouveau de com-bustible alimentaire, ä la condilion que rorganisme recevra le moins possible de comburant sons forme d'air oxygene. C'est lä le secret de la faculte A'hibernation ou de sommeil hibernal, qni dispense certains animaux d'emigrer pendanl, la saison, oü le t'roid, laisant disparaitre leur nourrilure habituelle, rendrail leur vie impossible. 11s s'endormont ä son arrivee et mettent en pratique le dicton scientili-quement exact: qfttt dort dine. Tels sont la cAalaquo;i;c-laquo;mm, le herisson, Vecureuil, le loir, le lerot, le muscardin, la marmotte, le hamster, le castor, la gerboise, Vours brun, le blairean, auxquels il laut joindre bon nombre d'animaux a sangfroid, comme lespoi'sso/is, les batraciens, les reptiles et les mollusques. Les vegetaux eux-memes ont leur sommeil hibernal, car il nc laut pas donner un autre nom ä cetle suspension apparente de la vie chez eux pendanl l'liiver de nos climats.
Cette faculte d'hiberner,de rcduirc sesdepenses, quand les i-eceltes sonl nulles et de vivre nniqnement sur l'epargne anterieure, peut meme s'etendre beaucoup plus loin : sans parier du sommeil et de la mort apparente chez la nymplte et la. chrysalide des insectes ä metamorphoses completes, ou pent observer ce phenomene chez certains oiseaux, chez les hirondelles el les martinets nolainment. C'est uue vieille le-gende que, dans le nord, les hirondelles atlardees passent l'hiver dansquelque endroil ignore, oü elles dorment serrees les unes conlre les autres. Gelte legende a etc recemment rappelee avee documents posilifs ä l'appui par M. Leroux, de-vant la Societe des naturalistes; ä l'appui de sa communica­tion, M. Leroux put montrer dans les derniers jours de no-vembre une hiromlelle vivante, dont voiei rhistoire : cclte
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LOCALISATION MOLECLLAIUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19
liirondelle, abattueparle fouet d'un cocherau mois d'octobre dernier, elail tombee dans la Itono et ne pouvait reprendre son vol; eile Alt recueillie par un enlant, lavee et enveloppee dans un rouleau d'onalc qui, depose dans un liroir, y I'ut oublie. Or, ü la bn de novembre, le rouleau bit retire par basard et I'liirondelle bit trouvee vivante, liien qne plongee dans un sommeil lethargique. Devant les membres de la Societe I'oiseau a ete reveille el rendn ä la liberte.
II ne semble pas impossible que des faits de meme genre aient ete observes ebez Vhomme; on raconte ({tie certains lakliirs indous sont capables de rester pendant un certain temps ensevelis sous la terre, dans un veritable sommeil lethargique. L'experience que se propose de faire un anto-
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sperimentateur, dejä connu pour sa resistance ä la privation de nourritnre, serail done parlailement realisable.
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1DENTITE DE l.A LOCALISATION MOLECCLAIRE r.HEZ TOUS LKS ETRES
laquo; Le pins grand desideratum do la pbysiologie, disait Gl. Bernard, c'estlaconnaissancedumecanisme des operations nutritives. raquo; Ce mecanisme semble etre le meme chez tons les etres vivants. Sans donte nous ignorons par quel mecanisme intime les materiauxpnisespar ralimentation on larespiration vontse lixer pour un temps plusonmoins longdäins tel tissn, dans tel organe, dans teile partie d'un organe; mais I'appli-cation de ces lois inconnues se fait avec la meine vigueur et dans la meme direction cliez les animanx et chez les vegetaux. Uncloijieneralelnrmnlee par Gnbler1 sembledn resies'appli-
1. Oublcr, Commentaires therapeutiques du Codex. ßORüiEii. — Pathologie compar^e.
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5(1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA .NUTRITION.
quer ä Ions les eü'os. Cctle loi la voici : laquo; Dans la fixation des materiaux qui, apres avoir etc inlrodnils dans l'organisme, vont faire parlle de i'elöment histologique primordial et y ßgurer ä litre de molecule composante, les substances etraa-g^res ä rorganisme vonl rejoindre leurs semblables on lenrs analognes pour sY'liininer concurremment avec elles. raquo; Cetle loi que (inbler avail formulae ponr la tberapentiqne el dans #9632;le but d'expliqner l'action des medicaments, sembleetre gene-rale et devoir dominer la biologie, ainsi que, par consrqnent, la pathologic compares. Elle nous explique en partie le depart qui se faitentre los materiaux, que la memo portc a fait eutrer dans l'organisme; poui'quoi les uns vont dans im endroit, les autres dans im autre; mais eile no snflit pas nean-moins ä tons les cas : nous somrnos forces de roconuaitre qu'il y a iino election apparente do certains lissus ponr certaines substances; autrement dit, nous ignorons pour quelle cause teile substance va toujoursätelorganeouätel tissu. Pourquoi Vurate dc soude, dans toute la serie animalo oü le pbonomöno s'obsorve, se localise-t-il do prölerence dans los cartilages articulaires, qu'il choisit poury faire dos gisements?pourquoi les facus onl-ils pour I'iodenne affinite specialo'.' Le fucus contienl eneffet une quantite d'iode considerable, relative-inont ä la Ires faible proportion do ce corps, qui existc dans l'eaii de mer.
Cello faculte localisatrice ost generale; eile est propre ä tons les ehes vivanls; on peul meiuo dire qu'elle est la condition indispensable ä l'entretien de la vie. On la constate clioz les amibes, chez les protozoaires; les globules blaues du sangdes mammiferes, globules blancs qui sont onx-mornes des sortes d'amibes, possedenl an plus haul point cello faculte locali­satrice, car dejä dans lo canal thoracique ils localisont les matures propres ä leurdonnor lour coloration.
Qnoi qu'il en soil, la localisation des materiaux introduits
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dans l'organism'e est d'aulant plus facile, eile se fait d'uno manierc d'autant plus accentuee, que I'aclivite physiologique des tissus est plus grande. Les belles experiences de Hecke! • onl montre que les tissus differents des animaux, examines an point de vue de leur faculte localisatriceplusou ruoinsgrande, peuvent se classer dans I'ordre suivant : nerveux, cartilagi-neux, corneen, musculaire, cellulaire.
Or, ainsi que le fait remarquer notre savant compatriote, les tissus conservent ä pen de chose pres 1c meme ordre, si on les classe d'apres la quantite de phosphate de chaux qu'ils contiennent. Si Ton se souvient que le phosphate de chaux conslitue le centre de chaque molecule organique vivante, le squelette microscopique de la molecule organique et comme la cheville ouvriere de la vie, ce sei apparait alors comme la substance wcirice par excellence, dans le mouvement d'inte-gration moleculaire, qui confereauxmolecules prisespar ['ali­mentation le rang de molecules organiqnes et Vivantes. Le phosphate de chaux est en clfet, d'apres lieckel, la substance qui se localise le mieux dans les tissus. Les travaux de Saus-sure, de Boussingault, de Corenwinder out d'ailleurs montre, qnecesel, emprunte directement au sol par le vegetal, est dans le regne vegetal caracteristique de Tactivile fonctionnelle et qu'il se localise, apres migration dans I'organisme, dans les organes dont les fonctions sonl les plus elevees : tres manifeste dans le bourgeon, il exisle plus tard dans lafeuille, puis dans l'ovaire, oü il forme un depot enlrainant avec lui sur son pas­sage les alcaloides, les matieres albuminoides, les substances actives, pour se localiser en derniere analyse avec elles, dans le fruit et dans la graine.
Le vegetal transmet ce precieux sei ä l'animal, cbezqui il se retronve avec ses propriötes stimulantes des fonctions
1. Heckcl, De lu localisation ties substances introiluites dans I'organisme.
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.V2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
vitales el avec sa caracteristique, Vaplitade ä se localise!quot; et ä determiner ä sa suite la localisation d'autres composes clii-miques de cliilereiite nature.
Aussi, coinme il etail permis de le prevoiu d'apres ce qui precede, lleckel, dans scs experiences de localisation de la garaace dans la serie animale, a constate qnc la faculte localisati'ice pour celte substance s'emousse chez les divers animaux, ä inesure que le systeine osseux s'abaisse lui-meme dans son degre de complication constitutive : il n'en pouvait etre autrement, puisque le phosphate dechaux esten quelque sorte l'agent vecleur de cette localisation, et que le Systeme osseux est precisement le premier resultat de l'intonsite avec laquelle ce sei est localise par I'orgaaisme. Aussi les mammi-fcres sont-ils les animaux chez qui la localisation moleculaire en gea^ral est le plus developpee; par une exception encore inexpliquee, cette faculte localisatrice est moins developpee cependant chez les chtiropteres que chez leurs voisins. Lien (pie leurs os soient aussi riches en phosphate de chaux que ceux des oiseaux. Chez lespoissons acanlhopterygiens, cette faculte est plus prononcee que chez les malacoplcrygiem-, ainsi que I'a constate lleckel; il laut beaucoup plus de temps (pie chez les autres animaux pour leindre leurs os, au moyen de l'alimentation par la garance. Le temps necessaire pour oblenir nne teinture revelatrice de la localisation est plus long encore chez la lamproie, chez la raic bouclee, ou il est de trois mois; il en est de meme chez les inverlebres.
11 est inutile d'insister pour faire comprendre I'impor-lance de la lenteur ou de la rapidite de la localisation mole­culaire sur la production et revolution des phenomenes pathologiques. Chez les vegetaux la localisation est d'autanl plus active, que I'individu est pluselevc. Dans chaque vegetal clle semble meme suivre le developpement de la plante el avoir sa plenitude d'aclion dans les organes de reproduction.
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On ne saurait meconnailro non plus rimporlanceonpatlio-logie comparee du choix que certains organes et certains lissus semblent faire exclnsivenient et d'une manierc pour ainsi dire caracteristique, parnii les substances raises ä lour portee.
Giiez les vegctaux, le carbonate de chaux prend sonvenlun röle analogue ä celni qu'il jone chezles'mollusqueset chez un certain nombre d'aniraaux : il se forme une sorte de lest calcaire. Le carbonate de chaux existe alors ä l'etat deparcelles granuleuses, perdues dans l'epaisseur de la membrane cellu-laire; un exomplc de cette disposition nous est fourni par le teg-umentde certaines graines, qui semble former une veri­table carapace calcaire; certaines a/r/ttes, les corallines out lafaculte de s'incruster de carbonate de chaux, au point de devenir dures et cassanles, conime de veritables concretions pierreuses.
D'autres vegetaux localisent principaleraent I'acide sili-cique : chez les gframinees notamment, qui prennent dans le sol les silicates solubles, lasilice se repand ä la surface du chaiime pour y former un endnit vitrenx ä fonction prolec-trice. Quelques/)roitslt;es et uncertain nombre d'aniraaux plus on moins eleves ont egaleraent une aptitude speciale ä loca-liserla silice.
Les belles experiences de Heckel ont utilise d'une facon tres ingenieuse cette faculte,qnepossedentles lissus de recon-nattre, pour en faire choix, cellesdes substances etrangeres qui lenr conviennent. Get experimentateur s'est servi de 1'ali-mentation desanimaux par la garance et de sa localisation spe­ciale dans le tissu osseux, pour determiner, chez les animaiiN sans squelettereel,quels son ties lissus, qni enjouent le röle : le calmar (Loligo vulgaris) et la seiche {sepia officinalis) son! munis ä leur interieur d'un tissu dur et d'apparence ossense, qu'on nomme os de seiche. Afin de determiner si cette appel-
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Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA NUTRITION.
lation etait juste, Ileckel a fait absorber de la garance ä ces animaux, ne doulant pas qu'elle se deposerait dans l'os de seiche, comme dans les osde Ions les animaux, si ridenlili-calion elait reelle; or la localisation ne se fit pas. II demeure done acqnis, que les parlies dures improprement designees sous le nom d'os sont non un squeletle interne, inais une coquille interne, verilables productions epidermiques, ainsi que cela ressortait dejä d'ailleurs de leur composition cbi-inique uniquement calcaire. Au contraire la coloration par la garance se produisit chez la seicbe, dans cette sorte d'anneau qui entoure l'cesophage et forme une loge destinee ä con-lenir les ganglions cerebroides. Get anneau, qu'on nomme avec raison la cartilage cephalique, est doncbien le veritable squeletle par son affinite localisatrice, comme il en remplit les fonclions protectrices du centre nerveux principal. G'est hi une justification de l'idee de Cuvier, qui voyait dans ce röle protecteur des centres nerveux un perl'ectioimement d'organisation, capable de former un trait d'union par les cephalopodes, entre les vertebres et les animaux sans ver-tebres.
Gbez les mollusques la couleur de la coquille reste absolu-ment independante du regime par la garance; ellen'a done rien de commun avec le Systeme cartilagineux on osseux; la coquille est un simple produit dc secretion; organe de pro­tection, eile revet uniquement les couleurs qui caracterisent rindividu. Au contraire les pieces cartilaginenses des mol-1 usques se colorent par la garance donnee avec ralimeiilation; ce sont done des productions qui, capables, comme leurs bomologucs chez les vertebres, de localiser cerlaines matieres colorantes, doivent etre considerees comme un squeletle rudimehtaire.
La meme analyse pent etre faile par la toxicologie com-paree et pent servir ä determiner I'idenlite fonctionnelle
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d'organes inorpholfitiiqucnioiil tngt;s dissemblables dans la serie animale. C'est ainsi que la connaissance puisee dans la palhologie comparee dc la localisation de Vargent dans le foie et dans la peuu, comme de la localisation du plomb dans le cervean et eelle de Varsenic dans le foie, pennet de recon-naitre dans un organe douteux, si sa fonction est hepatique ou si eile est cerebrale, car chacune de ces substances pre-senle pour chacun dc ces organes, Ibic on cerveau, une sorte ile pnklileclion, comme ropinm et la belladone en out nne poui' la cell nie nervense.
Pour le plomb notamment Heckel a constate que partout, #9632;dans tonte la serie, il presente line affinite pour la cellule nervense cerebrale; or cbez Vhelix aspersa, n qui on fail ingerer du plomb dans I'alimentatiou, ce metal se depose non pas indistinctement dans tout le Systeme nerveux, maispreci-sementdans le ganglion qu'on nommait dejä et avec raison cerebro'ide, pour indiquer qn'il jonait le rule non pas dn cerveletmais du cerveau des vertebres. Le nom de ganglions cerebroides, qu'on donne aux masses nerveuses qni consti­tuent une partie du collier cesophagien, est done legitime.
De meme cbez les insecles, la localisation dans les tubes de Malpighi de l'arsenic, qui cbez tons les animaux se localise dansle foie, a permis ä Heckel de reconnaitre que ces or­ganes etaientavec raison regardes par les anatomistes comme i'equivalent du foie.
La palhologie comparee rend, on le voit, des services du meine genre que ceux de l'anatomie comparee elle-meme : le clioixfaild'nne substance toxiqne par un organe permet d'e-clairer la nature meme de cet organe; nous verrons pins lard le cboix fait par un parasite, par un microbe patbogene, d'un animal ou d'nn vegetal eclairerle natnraliste sur la place ii'elle de cetetre dans teile ou teile famille, dans teile ou teile classe, dans tel ou tel ordre.
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Ges consequences de la palliolojgt;ie comparee vont jusqu'ä riiomme inclusiveinent, et cela n'est pas le moindre intörel pliilosophiqne de son etude.
VII
L.V REPRODUCTION EST UN ACTE NOTRITIF PROLIFERATION CELLULAIHE. — ACCR 0 I SS E M ENT DES TISSÜS
INFLAMMATION
La nutrition aboutit, cliez tons les elros vivants, ä la forma­tion d'elements anatomiques nouveaux, les uns destines ä s'ajouter ä ceux qui existent dejä et ä accroitre la masse de l'individu, los autres uniquement destines ä remplacer les elements uses, cliez les animaux comme cliez les vegetaux. Ce double mouvement d'accroissement etde reparation se fail par la mise en jeu d'une faculte commune ä tons les etres vi­vants, lal'aculte de bourg^eonnement, qui s'exerce elle-meme partout suivaut le ineme inecanisme de multiplication des cellules par voie de scissiparite.
Cette faculte de bourgeonnement, tresaccentuee etmani-festement visible dans los groupes infeiieurs du regne animal, ne seinble disparaitre dans les animaux superieurs, que parce que, cliez eux, eile est exclusivement employee ä leur constitution memo. Mais, ä tont prendre, la reproduction, meme cello qui se fait cliez les animaux öleves au moyeii de l'accouplement sexuel, n'est qu'un pliöuomene de bonr-geonnement, I'ovuleet lespermatozoiden'etant, 1'unetl'autre, ((u'unc cellule simple empruntce ä chacun des doux progeni-teurs.
La reproduction par scissiparite, tolle qu'on I'observe dans line grande partie de recbelle zoologique n'est, cela n'est pas conteste, qu'nn procossus idenliquo ä colui do I'irritation
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REPHODUCTION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 57
nutritive, mais I'ovule memc des mammiferes ne precede que par voie de segmentation. Quant ä raccouplement lui-meme, ce n'est qu'un procede, qui ne differe pas toujours beaucoup des precedes vulgaires de l'apport des materiaux nutritrifs.
Les diatomees, par exeinple, ces veiietaux dnicellulaires reniarquables par ieur propriele dc se deplacer dans l'eau et par le test silicenx qui enveloppe leur protoplasma, presentent, dans I'actede reproduction, un plieiiomene qui ne dillere pas de la nutrition par juxtaposition, par addition, par superposi­tion, qn'on rencontre an has de I'echelle biologique : deux indi-vidus se rapprochent l'un de l'autre, se juxtaposent par leur lace laterale; les valves silicenses qui les reconvrent s'e-cartent et leur protoplasma se reunit en nne seule masse, qui secrete deux nouvelles valves silicenses. Ce phenomönc de conjugaisOD est une veritable reproduction sexuee: la fonction sexuelle existe done ici, avant qu'il se soit forme un organe sexuel: une Ibis de plus la lonction fera I'organe 1 cette conjugaison n'est, apres tout, qu'un acte nutritil'.
Mais le procede de reproduction simule encore bien mieux, meme aux yenx, ceux de la nutrition, on pent memedire ceux de l'alimentation, cbez un insecte etudie par Lemoine (de Reims) le sminlhurns fuscus: raccouplement a lieu de teile facon qne le male, dont la liqueur spermatiqne est sucree, prqjette cette liqueur dans la boucbe de la femclle, qui en est friande, comme une lonrmi Test de la liqueur des pu-cerons. — La goutte spermatiqne cbemine tout le long dn tube digestif, an bout duqnel se trouve I'ovaire; — la vnlve jusque-lä imperlbree ne s'ouvrira qne pour donner plus tan! passage, comme dans nne sorte de defecation, aux ceufs le-condes.
L'accroissement normal et pliysiologiqne, qni resnlle dn bourgeonnemenl et de la scissiparite cbez un individu, s'acce-lere, selon qne la nutrition apporte des materiaux plus on
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inoins nombreux, plus on moins solides; il pent, dans cer­tains cas, depasser la mesnre physiöjogique el prend alors, dans les regions on il se localise, le nom d'inflammalion. Mais le mecanisme de L'inflammation prolileralive ne ditlere pas, dans son essence, de celui de Faccroissement normal el physiologique; il n'en dillereque par sa localisation, son in-lensite el son inopportunile. La cause de ce processus pro-lileratif avail ete designee par Lamark par I'expression uu pen metaphysique pour noire temps A'orgasme de Virrita-bilite; appliquant ä l'accroissement normal et physiologique les donnees meines de rinflamination, il pensait que, lorsque certaines regions du corps recoivent, habitnellement, one excitation exterieure plus forte que les aulres, leur irritabilite nutritive, expression reprise par Claude Bernard, est mise en jen, qu'il se produit, vers les points excites, un afflux pluscon-siderable, que I'orgasme devient plus intense ct determine, dans ces points, une organisation particuliere : ainsi, disail-il, apparaissent les organes. laquo; De grands changements dans lescirconstances, ecrivait-il dansun passage qui merite d'etic cite lout entier, amenent pour les animaux dc grands chan­gements dans leurs besoins ; et de pareils changements dans les besoins en amenent necessairement dans les actions. Or, si les nouveaux besoins deviennent constants et tres durables, les animaux prennent de nouvelles habitudes, (jui sent aussi durables que les besoins qui les onl fail nailre. Si de nou­velles circonstances devenues permanentes pour une race danimanx out donne ä ces animaux de nouvelles habitudes, il en sera resulte l'emploi de tel le partie par preference ä celui de teile autre... Lorsque la volonie determine un animal ä une action quelconque, les organes qui doivent executer cetle action sont aussitöt provoques par ['affluence de liquides subtils, qui y deviennent la cause determinante des mouve-ments qu'exige I'action dent il s'agit. 11 en resulte que des
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PP.OLIl'EUATIO.N. — SUPPURATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;59
n'pelitions multipliees devoloppent et meme creeut les or-ganes qui y sonl neccssaires. raquo;
Ces lignes conlienncnt loute la tlieorie non seulement du transformisme des especes ä travers le temps, mais encore celles de 1'evolution par laquelle I'individu se transforme d'äge en age par la production et le developpement des or-ganes, depuis la premiere segmentation dans l'oeuf jusqu'ä la mort. Ainsi se forment chez les animaux, sous I'mfluence du travail, les bourses serenses que la pathologic proressionnelle nous dccele. Le meme processus se produit chez les vegelaux chez qui, ä l'extremite des vrilles des plantes grimpantes, dc veritahles bourses sereuses prennent naissance sous I'mfluence de rirritahilite nutritive.
Selon que le processus irritatif amene la formation d'ele-ments plus ou moins uoinhreux, plus ou moins libres,que la diapedese des liquides se faitavec plus ou moins d'abondance au foyer de l'irritation, selon d'autres conditions encore, dont quelques-unes nous sont connues, teile que la presence de certains microbes speciauXfOn voit survenir, avec plus ou moins de facilite, la stippuralion.
11 y a parmi les homines des individus qui presentent plus que d'autres la tendance ä suppurer, et cela meme dans une seule race. Si Ton compare, äce point devue, les races hu-maiuesenlre elles, on constate que les ncgres out une grandc tendance ä suppurer. Parmi les chevmtx, ceux d'origine nor-mande ou anglaise suppurcnt, d'apres Megnin, moins facile-inent que les autres. D'apres le meme ohservaleur, la suppu­ration liquide est extremement rare chez les oiseaux: le pus, lorsqu'il existe, est, chez eux, concret. Ce savant veterinairea cependant presente commc une observation exln'memenl rare, une suppuration liquide observoje chez un cardinal gris.
Normalement remmagasinement des materiaux apportes par la nutrition pour servir ä raccroisscmentdes jeunes indi-
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laquo;0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
villas se Tail plus on moins vile; chez certains vegelanx il esl cxlrememcnt rapide: certains tam6oifss'allontient,pour ainsi dire, d vne d'ceil. Chez les animaux le mouvement d'accrois-scment cst variable : nn veau pendant sa premiere annee, s'accroit environ de 650-790grammes envingt-rpiatrehenres. Get accroissement pent etre, par vingt-quatre henres, de (Ml 1-700 grammes dans la denxieme annee; de 050 dans la troisieme, el de 625-580 dans la qnalrieme. Vnpoulain s'ac­croit de 1 kilogramme par vingt-quatre henres, pendant les trois premiers mois; de 600 grammes pendant les trois mois snivants; de 500 grammes pendant la seconde annee. Pendant les premiersjours nn ponlain prend done en moyenne en vingt-quatre henres l/5üe du poids initial an moment de sa nais-sance; V enfant prend a la meme epoque et dans le meme temps 1/25*de son poids initial; lec/ueraquo; l/ä^Wsefml/ädecepoids1. Nos races d'animaux domestiques, notamment celles qni sont elevees ponr la boncherie, sont amenees par heredite peut-etre, mais snrtont par nne alimentation intensive, ä par-courir avec plus de rapidite que lenrs cougeneres les stadesde leurdeveloppement: on les wommoprecoces. Elles sontcarac-terisees par nne dentition prematuree et par la soudure pre-coce des epiphyses ossenses avec le diaphyse. Chaque espece animate arrive d'ailleurs ä Tage adulte en nn temps plus on moins long, qui est generalement en rapport avec la durec moyenne de la vie de chaque individu; d'apres Huxley Vorang-oulang est adulte vers l'äge de 10-15 ans.
VIII
ACTION DE LA LUMIEHK
Kn dehors de l'alimentation, les phenoraenes d'integration 1. Colin, Physiologie comparie.
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ACTION DE LA LUMl£RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;61
moleculaire ci d'accroissement sont favorises chez les ani-mauxetchezlesy^getauxpar diiferentesiafluences de milieu.
La lumiere est partout le principal stimulus de ccs pheno-nenes. Les mineraux eux-memes sont entraines, sous Faction de la lumiere, ä des combinaisous nouvelles. Des ceul's de grenouille laisses daus l'obscurite ne se developpeut pas; Ad?, telards places ä l'abri de la lumiere ne se transforment pas, et Ifprotee anguiforme des grottes obscures n'est qu'un animal maintenu par robscurite dans son etatembryonnaire. Dans l'obscurite la vic de tons les etres est moins active : les fjrenouilles maintenues dans nn milieu non eclaire emel-tent moins d'aeide carbonique, parce qn'elles vivent moins, parce qu'elles brülenl moins; aussi perdent-elles moins de poids, par inanition, lorsqu'elles sont maintenues ä l'abri de la lumiere. Les auimaux hibemants ne supportent, ainsi qne nous Tavons rappele dejä, leur long jeüne, que parce qu'ils out accumuledansleurs propres tissusdesreservesalimentaires et que parce que robscurite oü ils se coulinent economise ces reserves en maintenant les echanges cellullaires au minn-mum.
Un berisson, qui, eveille, consonime, en pleine lumiere I lit. 04 d'oxyyene pendant un temps determine, ne con­somme plus pendant riübernalion que 0 lit. 02 du meme gnz pour le meme temps.
Les plantes elles-memes subissent de la meme facon I'in-fluence de l'obscurite, bieu qne l'action speciale de la chloro-phylle mise en jeu par la lumiere modilie en apparcuce les phenomeues. Une plante verte an soleil est en eilet compa­rable ä un animal bien nourri: eile emmagasine du carbone. La meme plante verte, ä l'ombre, est un pen dans les condi­tions d'un animal en inanition : eile briile ses propres tissus. Gela est vrai de la fonction chloropbyllieune; mais comme derriere cette function speciale s'exerce tonjours la grande
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fonction commune ii tous les (Mres, absorption d'oxygene ä la luinit.'re, combustion, usure ä la lumiere, il en resultc qu'eu definitive les plantes dans robscurite absorbent moins d'eau et perdent moins de leur poids.
Gette stimulation, que la lumiöre exerce sur la vie intime des cellulles prolbndcs de l'organisme et par consequent sur la nutrition, eile l'exerce sur les elements anatomiques de la peau ineme. L'eresipele bidleux des moutons produit par Fac­tion du soleil s'observe, dit-on, plussouvent sur les moutons blancsque sur les noirs, etlorsque les moutons sont blancset noirs, la maladie se manifeste uniquement sur les parties blanches. Cost par une raison analogue que la peau du neyre est mienx appropriee an soleil des tropiques que celle du blanc.
Nonseulement lesetres vivants subissentegalement Faction de la lumiere, mais ilsse comportent de meme pour cbacun des rayons du spectre en particulier ; pour tons, les rayons bleus et les rayons violets sont plus Irophiques. Des etres vivants bien differents les uns des autres, tel que des pieds de vi.gne, des tuureaux, des pores et des infusoires places sous des milieux uniquement eclaires par un seul des rayons du spectre, ont tous presente un accroissement et une intensity vitale plus considerable dans la lumiere violette; les lanes de mouche deviennent trois Ibis plus grosses dans la lumiere violette que dans la lumiere blanche.
Gette action differente exercee sur les toes vivants par les rayons du spectre complique meme la question des cli-mats ; la chaleur et Fhumidite d'nn pays ne sont pas les seules conditions capitales pour les etres qui I'babitent; la couleur du terrain el par consequent la nature des rayons du spectre qui dominent a anssi son importance; cctte couleur inline d'ailleurs elle-meme sur la temperature en modiliant la re­flexion des rayons caloriliques par le sol.
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ACTION DE LA CHALEUU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G;!
Darwin, dans im mome lien, oü le thcrmoniölre marquail sous la lentc -\- 48deg; et en plein air -|- iiquot;, a conslale qu'au dessus d'nn sable brun, la temperature s'elevait ä -j- 85deg;. Aussi est-ce ä la conleur du sol plntöt qu'ä la temperature ineme de l'air, qu'il fautattribuer ces coups de soleil de bas eu haut, qui, dans les pays tropicaux l'rappenl paribis des indi-vidus ccpendant munis d'un parasol eteoiffes de casques pro-lecteurs.
IX
ACTION DE LA CHALEUU
La chaleur hate considerablement ce processus de prolife­ration en vertu duqucl les tissuss'accroissent par la scissiparite des elements qui les constituent. Les graines nous Iburnissenl un exemple de la Stimulationque donne la chaleur: cellesdu siitapis nigra mainlenues dans un milieu ä 0deg; germent en 17 jours; dans un milieu ä -|- ^0, elles germent en 16 jours; si la temperature esl de -|- ''5deg;, le temps m'cessaire ä la germi­nation n'est plus que de !) jours; ä 5deg; il lomhe ä 4 jours; a 0deg; a .quot;{jours; ä -j- 12deg; la germination sc fait en 1 jour .quot;Vi-Celanoüs montre comment les climats chauds arrivent äpro-duire cette vegetation exuberante qui les caracterise.
La nature meme des phenomenes moleculaires, dont les elres vivanls sonl le siege, varie avcc la temperature : eu l^cosse la eigne ne renferme presque plus de conieine; Vaco-nitum napellus (tue-loup) devient inoffensif dans les pays l'roids, an point d'y rlre comestible. La digitale perd egale-mentses proprietes dans les pays l'roids; meme dans le midi de la France le Pistada lentisms de Chio ne fournit plus de mastic, et en Europe le Laurus sassafras n'a pas les memes proprietes que dansl'Amerique du Sud.
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L'elaboration des substances actives estegalement entravee
dicz les aniinaux par rabaissement de la temperature : le venin d'une meine espece de serpent devient moins actif; la production de l'acide urique, de l'uree, de la creatine et de glucose varie avec la temperature.
Mais, chez les aniinaux comme chez les vegetaux, si un cer­tain degre de temperature estnecessaire, il estegalement süf­fisant; car an dela la chaleur devient nocive. La temperature de -|- H0 est le maximum pour la graine du sinapis nigra; ä _|_ 17deg; la germination est retardee et dure trois jours; ä ^8deg; le tiers seulement des graines parvient ä germer; ä -j- 40deg; aucune graine de sinapis nigra ne germe plus.
Les aniinaux ä sang froid ne peuvent pas supporter la tem­perature de -|- ;570, qui est celle des mammileres. 11 y a des exceptions cependant, car les lielmintes el d'autres aniinaux inferieurs, qui habitent I'intestin de I'hoinme en parasites, se sent acclimates äcette temperature. Les aniinaux ä sang c/taud ne supporlent pas eux-memes une temperature beaucoup plus elevee que celle qui leur est propre : les animaux de ]gt;etite masse succombent au bout de pen de temps, dans un milieu de 4- 45deg; ä 4-50deg;. La resistance varie d'ailleurs suivant les individus : un experinienlaleur n'a pu rester que pendant 7 minutes dans un milieu ä -(-87deg;; un autre a pu supporter pendant 12 minutes une temperature de -\- 83deg;.
D'une manierc generale, la mort survient chez les aniinaux iisang cliaud, lorsqiielcur temperature normale reste pendant un certain temps snperieure de -|- 4quot; on -\- 5deg; ä sou chiffre nor­mal. Elle a lieu cliez les aniinaux superieurs par coagulation de la myeline, qn i determine l'arret du coeur el celte destruc­tion de relemenl contractile se fait, d'apres CI. Bernard, vers 37deg; ou 35deg; chez les animaux ä sang froid, vers 43deg; ou -j- W chez les mammiferes, vers -f- 48quot; ou 50deg; chez les oiseaux. La plupart des etres ne peuvent depasser la tempe-
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PRESSION ATMOSlMlEUiyUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 63
rature de -\- 05deg; qui coagnlc ralbumine ; cependant le pro-toplasma de certains vegetaux inlericurs, les algues micro-biennes, pent supporter des temperatures veritablement superieures ä ce dernier chillre.
iJien que les phenomenes nutritil's chez les etres vivauts soient dans une certaine mesure proportionnels ä la chaleur, ils persistent neanmoins par une temperature que notre orga-nisme regarde comme tres hasse : les regions sous-marines des mers polaires malgre leur temperature constamment inferieure possedent une l'aune et une flore tres riches. Sur la neige de ces contrees, par une temperature de — 10deg; les voyageurs ont rencontre de nomhreux animaux phosphores-cents; on voit des algues en pleine vigueur par une tempera­ture de — quot;2quot;. Cependant chez les animaux eleves, tandis que l'elevation trop grande de la temperature arrote la nutrition de la myeline et de la suhstance du tuhe nerveux, le froid excessif semhle arreter la nutrition des globules sanamp;uins.
ACTION DE LA PRESSION ATMOSPHEUIQUE
Si les phenomenes nutritifs sont egalement soumis, chez tous les etres, ä l'aclion commune de la lumiere et de la cha­leur, ils ne sont pas moins dans une egale dependancc de la pression almospherique*.
Chez les animaux, le defaut de tension de l'oxygene atmo-spherique, resultat de la decompression ä laquelle il cst sou­mis dans les altitudes, empechc le sang de se charger suffisam-ment d'oxygene etproduit cet etatsi bien etudie et decrit par
1. Pour plus de details sur faction de la chaleur, de la lumiere et de la pression atmospherique voir D. Bordier, Geographie medicate, Paris, Rci i-wald, 188 i.
Bordier. — Pathologie comparec.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
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EB!
C6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
lo doclcur Jourdanet sous le nom d'anoxemie: les forces sont diminuees; les grands Iravaux manuels ou intellectuels sonl impossibles. Cependaat tous les aniraaux ne semblenl pas egalement sensibles ä la diminution de pression : les chevaux el iosbceufs la snpportent mal, comme Vhomme. Les dtals la supportent encore plus mal; ces animaux ne peuvent vivre sur le Goldberg, ils ne peuvent non plus s'acclimater sur les liauts plateaux ties Andes. II est interessant de remarquerqüe le chat est precisement I'animal qui resistait le moins bien ä la decompression dans les cloches de P. Bert. Le lapin, qui supportaitfacilement les experiences du College de France, vit tres bien sur les hauteurs. Les laquo;nessemblent mienx s'accom-inoder que les chevaux; les mulets sont sous ce rapport, comme sous beaucoup d'aulres, intermediaires entre l'änc el le cheval.
Enfin ilya des races humaines, et dans chaque race des indi-vidus, qui resistent mieux que d'aulres ä la decompression barometriqiie. Dquot;apres Jourdanet, la race espagnole, meine lorsque Ion considere les families depuis longtemps Oxees an Mexique, snbit gravement lesatleintes de I'aMoajemie; larace indiennesemhle plus aguerrie; qnantanx metis, comme nous I'avons vu ponrle prodnit de l'änc el du cheval, ils sonl inter­mediaires entre les deux elements qui lenr donnentnaissance.
Un certain nombre d'anlmanx fmissent par s'acclimater ä de grandes hauteurs. Je ne parle pas des oiseanx, qui uti-lisent leurs sacs aeriens, comme le ferail I'liommc qui em-porlerait avec lui dans les airs de Fair comprime1, mais des mammiferes, tels qne : vigogne, lama, alpaca, cerf, viscache, moulon, pore dont les globules sanguins angmcntenl leur iillinili; pour I'oxygene.
I. Voir D.-A. Bordier, IJludesur la röle lt;le la pression atmospherique dans devolution des etres, in Bulletin de la Societe d'anthropologie, 187i, cl ma Geographie medicate, p. 77.
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PRESSION ATMOSlMlfiUIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 67
On observe chez los vegelaux quelque chose d'analogue; en 48^3 Döbereimer a constate que, dans I'air rarefie, I'orge donne moins de brins qu'ä la pression normale; P. Bert a repris ces experiences sur I'orge et a constate que, tandis que, ii la pression atmospherique normale de 0m 76 il obtenait des brins dont chacun pesait 8 milligrammes, il n'öbtenait plus ä la pression de 0m 50 que des brins de 7 milligrammes et ä la pression de 0m 25 que des brins de 0 milligrammes; en outre le nombre des graines levees allait en diminuant, ä inesure que la pression diminuaitelle-meme. P. Bert a cons­tate, dans toutes ses experiences sur les vegetaux, la petitesse etle peu devitalite des plantes, qu'ii avail faitvegeter dans I'air rarefie : ccla du reste est en rapport avec ce que nous savons du nanisme babituel aux plantes alpines.
Les recherches de Ebeermayer montrent combien les phe-nomenes nutritifs sont entraves chez les vegetaux par la dimi-nulion de la pression atmospherique : le hetre, ä la limite superieure de son habitat dans les montagnes, porte, d'apres ces experiences, des feuilles plus petites que dans le has de la montagne, et leur composition chimique indique une diminution de la nutrition. Tandis que les feuilles cueillies dans le has de la montagne donnent 0.97 p. 100 de cendres, celles qui sont cueillies dans le haut, ne donnent phis quo 3.9i p. 100 de cendres. Les grandes altitudes amoindrissent done la fonction du vegetal commc celle de l'animal.
Les vegelaux inferieurs, qui sont les facteurs de nomhreuscs fermentations el de plusieurs maladies infeclieuses, ne sup-portent pas non plus une trop grande decompression atmo-spiieriqne. A Mexico, par 2,200 metres, la fermentation pu-tride n'a plus lieu; le ferment dc la fievrc jaune ne peul vivre; les organismes animes, qui sont facteurs de la veruga et de la pesle, ne semblent pas pouvoir vivre au delä de 000 metres d'altitude.
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laquo;8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
L'augmentatioD de laprcssion atraospherique n'estpas plus favorable aux i'lres vivants quo sa diminution; dans beaucoup de cas ranimal semble ompoisonne par I'oxyg^ne sous one tension forte : le chien succombe ä trois atmospheres et demi d'oxvgene pur, soit dix-sept atmospheres d'air de composition normale. Les sondages du Travailleur nous ont cependant apprisqu'ä 8,000 metres de prolbndeur, sousunepression de cinq cents atmospheres, vivent de norabreux animaux, et non desmoinseleves, tels quedescnts^aces; ony trouveegalemenl de nombreux representants des radiolaires et des foramini-feres. II y a done lä une preuve eclatante de la puissance trans for manle du milieu pour les etres acclimates. Beaucoup d'organismesinferieurs, telsqneceuxquiproduisent certaines maladies analogues aux fermentations ne resistent pas toute-fois ä I'oxygene sous tension forte. D'une maniere generale, les experiences de P. Bert, dans les cloches ä air comprime, lui ont montre qne, Jnsqu'aux pressions de 2 et 3 atmo­spheres, il yaavantage pour les (jramesplacees dans I'air corn-prime ; ä parlir de 4 et 5 atmospheres, il y a desavantage mais surtout pour les graines ä albumen farineux. Les vegetaux resistent plus long temps que les animaux ä l'exces de pression. Les uns et les autres meurent; mais les premiers vers 7 on 8 atmospheres environ; les seconds, lorsque leur sang, an lieu de contenir 18 on 20 p. 100 d'oxygene en renferme 30 ä 35 p. 100.
XI
EQUIVALENCE DES PROCEDES DIGESTIFS CHEZ TOUS LES ETIIES
L'integration moleculaire, qui est le but ultimc de la nu­trition, ne se fait pas toujours directemenl, par osmose.
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IMiOCEDfiS DIGESTIFS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GO
comme pour I'eau: la matiöre etrangere avanl de devenir maliere vivanlc doit snlnr une serie d'elahorations; cctlc sorte de preparation eulinaire, qui se fait dans le milieu in-terieur meine, prend le nom de digestion. Or si le vase dans lerpiel so i'ait cette operation varie, les procedes digestifs sont les memes chez les animaux et chez les vegetaux.
Cette elaboration est indispensable ä l'admission de la moindre molecule au rang de molecule vivante : les racines memes des vegetaux nous ofl'rent aux regards une ebauche de digestion; elles secrelent, en eilet, un sue acide, qui rend solubles non seulement le carbonate de chaux, mais d'autres sels naturellement plus on moins insolubles dans I'eau.
Une foule de fermentations, qui se produisent chez les ve­getaux, n'ont d'autre but que de rendre assimilables et utili-sables les substances qui ne le sont pas de lenr nature; de ce nombre sont le dtidoublement de Tamygdaline par Temul-sine en acide cyanhydriqne et en essence d'amandes ameres, le dedoublement qui se fait dans la moutarde, au moyen de la mvrosine, du myronate de potasse en glucose, en sulfure d'allyle et en bisulfate de potasse, enfin la transformation du tannin en glucose dans les fruits.
Les recherches de Greenwood ont montre que les amibes presentent, eux aussi, une Aeritable digestion; ces organites microscopiques secretent, autour de la substance qn'ils doivent assimiler, un veritable sue digestif, qui, dans I'espace de 2 ä6 heures, dissout les principes assimilables ; ni lachlo-rophylle, ni la chitine, ni les pigments ne sont attaques par ces fluides digestifs ; le blanc d'oeuf est generalement digere.
Les organites associes qui, sous forme de coloniecellnlaire, constituent I'individu, I'animal eleve dans la serie, possedent eux-memes parfois une faculte digestive; ainsi Brücke a trouve de la pepsine dans le sang et dans les muscles; Bretonneau avail de ja constate qu'un morceau de viande place dans une
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plaie sous-culance cst digere; c'est peiU-etre lä I'origine de cette croyancepopulaire, que, lorsqu'on applique des tranches de viande sur un cancer, les cellules qui le composent la digerent et s'en nourrissent au lieu de le faire aux depens de l'organisme.
Le pouvoir de digerer est en somme la fonction essentielle devolue ä la totalite de l'individu, chez les etres primitifs et monocellulaires; plus tard, par suite de la division du travail, toutes les cellules associees qui constituent l'organisme n'he-ritent pas egalement de cette laculte primordiale ; la fonction digestive se localise et se specialise de plus en plus ä mesure qu'on s'eleve dans la serie. Mais, quelle que soit cette locali­sation, tons les etres vivants, meme les vegetaux, sont capables de secreter dans quelqu'une de leurs parties, les principes necessaires ä rendrc assimilables les substances amylacees, grasses, sucrees aussi bien que les matieres azotees. Tons sont susceptibles de secreter la diastase, la pancreatine ou remulsine, le fermentinversifet la pepsine. Ily a doncdesdys-pepsieschez tons les vegetaux, comme chez tous les animanx.
Les vegetaux ont en effet a digerer les reserves d'amidon qu'ils accumulent, comme le solanum tuberosum dans la pomrnc de terre, pour l'utiliser plus tard apres l'avoir change en glucose, les reserves de saccharine, comme celles qu'ac-cumule la bellerave, pour s'en servir egalement apres l'avoir chang^englucose, car toutes ces reserves sont destineesäetrc consommäes par le vegetal qui les a accumulees: laquo; II n'y a rien dans la loi d'evolution de Therbe, a ecrit Cl. Bernard, qui indiqiic qu'elle lt;loil elre broutee par l'herbivore, rien dans la loi d'evolution de I'lierblvore qui indique qu'il doit etre mange par le carnassier, rien dans la loi de vegetation de la canne qui indique que son sucre devra sucrer le cafe de riiomme; le sucre forme par la betterave n'est pas destine lion plus ä enlretenir la combustion respiratoire des ani-
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AMIDON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;71
maus qui s'cn nourrissent : il esl destine a elre consomnn! par la betterave elle-meme, dans la seconde annee de la vegetation, lors de sa iloraison et de sa fruclilication. raquo;
Partout oü ces depots d'amidon G'äiroOquot;' existent, dans les cotyledons de toutes les graines, ä la base de tons les bour­geons, comme dans les tubercules du solanum tuberosum la diastase se trouve ä cöte : sous son influence ramidon se change par hydratalion en dextrine d'abord puis en glucose (CIiirO,o -2110 = Gl!irO); cette diastase apparait dans la pomme de terre au printemps et dans la graine au moment de la germination. Muni de sa diastase, rembryon digere et s'assimile l'amidon, quelle que soit sa source, comme s'il le trouvait dans ses propres cotyledons : c'est ainsi que Van Tliiegem a pu nourrir des embryons de belle de null, en quelque sorte au biberon, en leur fournissant une pate de pomme de terre et de Sarrazin. L'amidon existe chez les vegetaux inferieurs, chez les bacteries; Trecul en a trouve dans le Baceillus amylobacter qui.lui doit son nom.
Ces reserves d'amidon n'existent d'ailleurs pas moins chez les animaux que chez les vegetaux: ramidon on glycogene existe d'abord, au bas de la serie animale, a l'etat diffus, dans tons les tissus; ce n'est que plus haut que, par division de travail, il Unit parse localiser dans le foie du mammifere, qui constitue son unique gisement; chez les larves d'insectes il existe partout; les aslicots sont, suivant l'expression de Gl. Bernard, laquo; un paquet d'amidon, un sac de glycogene raquo;. On ne trouve point de sucre chez la larve ainsi remplie d'amidon; le sncre apparait chez la chrysalide, qui commence ä utiliser les reserves de la larve; il apparaitra completemeut cliez la mouche, qui, heritiere prodigue, depensera les materiaux accumules par la larve, et consommera lout l'amidon legue par eile, apres l'avoir transforme en dextrine, puis en glu­cose, c'est-ä-dire apres l'avoir digere.
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Les (jasteropides, tels que les helix, les acephales, les Imitres, les pectens, les moules, lescoquilles de Saint-Jacques, renferment beaucoup de glycogene : les huitres grasses no sont qu'un amas de cette substance; chez les crmtaces I'amidon existe surtout dans la carapace; lo glycogene existo encore chez les entozoaires, chez les lombrics.
Chez les mamme'/Smramidonse localise dans les cotylMons du placenta, qui rappellent ainsi une l'ois de plus les coty-Irdons des vögetaux; chez le veau la poche amniolique tout entiere est couverte do plaques d'amidon; aussi le liquide amniolique contient-il dusucre.—L'ccüi'de Voiseau conlienl aussi de lamidon, notamment dans la cicatricule; le blanc contient du sucre du ä la transformation do ce glycogene.
L'embryon vögetal et Fembryon animal sont done tous deux places dans des milieux identiques, entoures des memes reserves alimentaires et, comme on voit le petit chene con-
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server encore le reste des cotyledons qui I'ont nourri, on voit
I'alevin despoissons conserver encore une partie dujaune denbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
I'oeuf attache ä une de ses extremites. La germination el l'incubation sont d'ailleurs de tout point comparables.
L'embryon animal hii-meme presente d'abord la ditlusion de I'amidon dans tous ses tissus, comme les animaux inl'e-rieurs; l'ontogenie ä ses debuts rappeile une fois de plus les commencements de la philogenie. A mesure que Fembryon avance en age, la division de travail des organes amene la localisation du glycogene dans le foie, comme on Fobserve ä mesure qu'on s'eleve dans la serie animale.
Quant au glycogene, ä I'amidon lui-meme, il est iden-tique chez les animaux et chez les vegetaux. Chez les uns et chez les autres il prend la forme de grains feuilletes avec im bile; il donne avec Fiode la coloration bleue caracteris-lique et se transforme, sous 1'influence de la memo diastase, en dextrine d'abord, en glucose ensuite. La seule difference
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r.UAISSE. — SUCRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 73
consislc on ce que I'ivmidon animal ne donne pas ce qu'on appelle la croix, ce qui tient uniguement ä ce que ses grains • sonl trop petits; mais ils sont dejä plus gros chez les inver-lebres, ce qui forme, ä ce point de vue, comme une transition entre les vegetaux ct les animaux snperieurs.
La graisse existe chez tous les vegetaux, notamment clans la graine : loutes les graines, meme celles qui ne passent pas pour oleagineuses, en contiennent. Dans la graine du mais 11 n'cxiste pas moins de 20 p. 100 d'huile; on en trouve A p. 100 dans le haricot blanc. Gette graisse possede une double fonction et M. Ladureau pense que la nature nous montre ici une application d'un phenomene hien connu dans I'industrie : toutes les fois qu'une matiere organique se trouve en presence d'un corps gras quelconque et d'une quantity d'eau superieure ä 10 p. 100, cette matiere, au bout
!
d'un temps pins on moins long, subit un dchauffement; les
industriels ne savent que trop que des chiffons gras peuvent
ainsi s'echauffer, au point de devenir une cause d'incendie.
M. Ladureau pense que, dans les graines, la chaleur ainsi prodnite hate la germination et devient ainsi pour I'embryon vegetal un veritable amp;%ent d'incubation, resultant de l'oxyda-tion de la graisse. La temperature d'un grain de ble en germi­nation monte en effet de -f-100ou -j-120; celle de la graine de navet de 20deg;. La graisse est en outre destinee ä l'alimen-tation : eile subit done prealablement une digestion, qui est la meme chez les vegetaux que chez les animaux. Chez les premiers le sue pancreatique, chez les seconds Vemutsine determinent l'emulsion et la saponification des matieres grasses, c'est-ä-dire leur dedoublement en glycerine et en acides gras.
On salt avec quelle abondance le sucre se rencontre dans les vegetaux : outre les fruits que tout le monde connait, il faut citer cerlaines algties, les laminaires, dont les insulaires
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de l'ile do Molcne se servent pour edulcorer lenrs boissons, la eanne, la betterave, le Irene, l'erable, la carotle, les oignons; il existe dans le sang de Ions les animaux; mais lt;?hez les vegetaux el cliez les animaux, la saccharose ne pent ctre absorbee qu'apres avoir ete changee par le ferment inversifen levulose et en glucose. Certains levains qui l'ont lermenter le sucre, la levnre de biere par exemple, secretent un ferment ou sucrase, qui change la saccharose en glucose. Ce ferment inversif, qui se trouve dans l'intestin des mammi-leres, existe egalement dans celui du ver a sole; il existe chez tous les vegetaux. Les meines varietes de dyspepsie se rctrou-vent done chez tous les etres vivants, mais cette partie du domainc de la pathologic comparee est absolument inconnue. fl n'est pas jusqu'ä la digestion des substances azotees, qui ne soit la meine du haut en has de recheile des etres. Un certain noinbre de plantes sonl susceptibles de se nourrir directement, par osmose gazeuse, de l'azote contenu dans rammoniaque, car on a constate que des vapeurs ammo-niacales repandues dans une serre pouvaient nourrir les plantes; mais le plus souvent les substances azotees ne sont assimilables, qu'apres avoir subi une veritable digestion, et les produits de cette digestion sont tellement semblables, qu'ils aient ele elabores dans le vegetal ou dans I'animal, qu'ils peuvent etre indiHereinmenl echanges pour servir ä la nutrition de Tun ou de l'autre : Mayer a monlre que les pro­duits albumino'ides dilTusihles, formes par la digestion des animaux et susceptibles d'etre assimiles par eux, tels que les peptones, constituent une excellente alimentation pour la levure de biere, tandis que les alhuminoides non peptonises ne peuvent servir ä sa nutrition. Mais les organismes vegetanx les plus simples secretent eux-memes une substance capable, comme la pepsine de l'estomac des animaux, de peptoniser lesmatieres albuminoides. Les masses protoplasmatiques les
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MATlEUES AZOTfiES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; V,
plus simples Idles que les MyxomycHes, les Balhibius ler-reslris absorbent la matiere organique azolüe apres I'avoir eux-memes peptonisee; une foule de microbes digeraiil pour leur compte les malieres azotees, executent ;\ notre profit celte operation dans notre inlestin meme, oü ils vivent en parasites, on mieux en serviteurs, en domestiques cliarges de nous aider ä digerer. Les fromages fails sont dejä ä raoitie digeres, quand nous les mangeons, par les microbes qu'ils contiennent et leur caseine affinee dejä par ces vegetaux raicroscopiques est en tout idenlique ä celle qui a ete trans-formee par les sues digestifs d'un animal en lactalion; le vibrion septique, qui vit dans le sang et dans les muscles des animaux, pour s'en nourrir, se sert pour cela de precedes digestifs analogues ä ceux des animaux carnivores; un grand nombre d'autres microbes, qui jouent un role dans la putre­faction et dans la dissolution des malieres animales, secrelent eux aussi une sorte de pepsine; cnlin toutes les graiuesrenfer-ment des reserves tie substance albuminoide, que I'embryon n'absorbe qu'apres qu'elles ont ete peptoniseesantour de lui. Cbez certaines planles la digestion des substances albumi-noides est telleraent importanle, ces malieres jouent dans leur alimentation un role tellement considerable, qu'elles ont recu le nom de planles carnivores. Leurs organes dige-rants contiennent, comme l'estomac des animaux carnivores, des glandes qui secrelent entre les digestions un liquide neulre, mais an moment des digestions, e'est-a-dire en pre­sence de l'excilant, la matiere alimentaire azolee, ce liquide devient acide et riebe en pepsine. C'est ainsi qu'un morceau de verre depose sur les feuilles, qui sont les organes digestifs, provoque une secretion neutre, tandis que si ce morceau de verre a ete reconvert d'albumine, la secretion devient acide cl peptique. L'organisme de ces planles comple d'ailleurs si bien sur la faculle digestive des feuilles, qu'elles n'onl, pour
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7Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LA NUTRITION.
ainsi dire, pas de racines; celles qui existent ne servent, en realitc, qu'ä absorber i'eau. Ges planles ne vivent que d'insectes; elles en digercnt autant qn'on leur en donne, dans une certaine mesnrc an moins, car on a vu de ces plantes carnivores gorgces dc mouclies par un expcrimentalenr pcrir, en qnelqne sorle, d'indigestion.
II y a d'ailleurs, dans les habitudes de ces plantes, une veritable evolution : les unes attirent les insectes pour les prendre, mais elles attendent que la putrelaclion ait mis en liberte Tammoniaque qu'elles absorbent, sans qu'il y ait veritable digestion; les autres digerent reellement avee leur pepsine les insectes recemment pris.
Tout le monde connait les procedes ingenieux dont se servent, pour attirer et capturcr les mouches, la dionoea muscipula (gobe-moucbes), le drosera rotundifolia, le ne­penthes, le sarracena, le cephalothus.
Falkand a extrait des feuilles de drosera une substance tout ä fait semblable ä la pepsine; le nectar des fleurs d'hellebore, le latex du papayer digerent egalement Falbumine, enfin Gorup-Besanes a trouve de la pepsine dans les graines, no-tamment dans la vicia sativa oü ellc digere la legumine. Le sue du ßguief digere aussi Talbumine.
En resume I'unite que nous montre la physiologic com-parec dans les phenomenes nutritifs, dans les procedes meme qui sont mis en oeuvre par les etres vivants pour effectuer leur nutrition, nous fait pressentir la meme unite dans la pathologic. Nous verrons que les maladies de la nutrition sont les memes dans loute la serie et meme que les troubles digestifs sont sous plusieurs rapports comparables.
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CIIAPITRE VI
PIIENOMENES Dt MOTILITE ET DE SENSI15ILITE
Tons les ctres vivants sont, sons certaines influences, sus-ceptibles de conlraclilUe. Elle appartient an protoplasmave­getal, comme an protoplasma animal; tons deux sont done susceptibles d'execuler des mouvements. Toule cellule proto-plasmatique possede an moins la gyration cellulaire et le mouvement sarcodique.
J^exercice de celle proprielc est inlimemenl en rapporl avec la temperature : ä la temperature de 10 l'espace par-conru par un point du tissu de I'amibe mobile est de I dix-mülieme de millimelre (0m,0001) eu 00 secondes; h-\-o0 le meme espace est parcouru en 24quot; ; ä 20deg; en 3quot; ; ä ^'0 en iquot;5 ; ä S70 on 0' 0; l'accroissement se continue jusqu'ä 40deg;; ä partir de ce chiffre le mouvement devient de moins en moins marque ; il devient mil vcrs 55deg; ou oti0. l)e 0deg; ä — 9deg; le protoplasma devient paresseux; ä — H0 le mou­vement devient diflicile ; ä — 15deg; plus difficile encore; il cesse completement ä— 17deg;. Tons cesphenomenesoljeissent ä la meme loi chez les amibes, dans les cellules des algues, dans celles des l'ongeres et dans les leucocytes des animaux.
D'abord dilTuse et generalisee ä tout le protoplasma, la fa­culty du mouvement se localise successivement. — Cette loca-
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78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHfiNOMENES DE MOTILlTfi KT DE SENSU! ILlTfi.
lisation se fait d'abord dans les cils vibratiles: les mollusques, pendant leur vie embryonnaire, sont completemcnt recon­verts de ces cils, qui tombent plus tard. — De meme, dans 1'embryon humain I'oesophage, la bouche, I'estomac, les
venlricules cerebraux et le canal mednllaire sont tapissös d'epillieliuin vibratile, qu'on ne retrouve plus cbez I'adulte que dans les fosses nasales, la trachee, les canaux deferents, rulerns, la trompede Fallope, la trompe d'Eustacbe et les conduits biliaires. — D'une facon generale, les cils vibra­tiles disparaissent dans la serie animale, ä mesure que les muscles et les nerfs apparaissent. Obeissant aux lois de la temperature dont je parlais pins baut, pendant 1c sommeil (i'biver desaniniauxbibernants, leurs cils vibratiles cessent de se mouvoir.
Les veyelaux onl, il est vrai, bcaucoup moins besoin de mouvement que la plupart des animaux: fixes au sol, ils n'ont pas besoin de chercher leur nourriture; ils n'ont pas besoin de se rechercher entre sexes differenls, car les deux sexes sont souvenl reunis sur le meme point et, lorsqu'ils ne le sont pas les insecles se font les entremetteurs suffisants; on pent constater cependant cbez certains vegetaux quclque chose qui ressemble ä la recherche d'un sexe par I'autre : dans les Valismeria, planles aqualiques, la fleur male se de-lacbe et Hotte en suivant le courant; la fleur femellepousse du fond vers la surface jnsqu'ä ce qu'elle rencontre la fleur male. — Ce sont lä des exceptions et cependant le mouvement existe chez tons les vegetaux: Linnc frappe de leur cessation in-termittente avait decrit le sommeil des planies, caracterise par la cessation du mouvement; certaines plantes sont du restc plus que les aulres donees de la propriete d'executer des mouvements : tels sont le sainfoin oscillant (Hedysa-rum gyrans), les plantes carnivores comme le dionoea mus-cipnla, un grand nombre de legumineuses smillhie, ceschy-
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CONTPiACTILITE. — SENSIUILITfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 71raquo;
nomenc, desmanthus, rohinia (faux acacia), mimosa pudica.
Las mouvements dus ä la contractility du proloplasma sonl provoques, chez les vegetaux comme chez les animaux, ä la volonle de rexperimentateur, par rclectricitc, ainsi qne Tont montre Colin, pour les filets des elamines des cynarees, Humboldt pour ceux de l'epine-vinette; Van Marum a cons-late quc VEuphorbe pouvalt etre Ibudroyce par im courant electrique trop intense.
On a essaye de faire l'etude dynamometrique de ces mouve­ments et de voir quelle esl la limite de charge que peuvent supporter les organes contractiles sans faiblir. — Ileckel a apprecic la limite de charge des etamines de Berberis (epine-vinette) ä Olaquo;quot; 03. P. Bert a estime la limite dynamometrique du petiole de la sensitive ä 23 grammes.
Mais chez la plante, comme chez l'animal, un monvement n'est jamais ä proprement parier spontane. — II est toujours provoque par une cause determinante ; il est toujours la re-ponse ä un acte de sensibilile. La sensibilile est d'ailleurs une propriete commune ä tons les corps, qu'ils se presentont ou non, comme le dit justement de Lanessan1, sous l'etat parti-culier quo nous nommons la vie. — laquo; Cette propriete en ap-parence mysterieuse, ajoute-t-il, n'est autre chose que celle dontjouissent tous les atomes materiels d'oheir aux impul­sions qu'ils cxercent les uns sur les autres. raquo; Ainsi comprise la sensibility est l'ebranlement moleculaire conscient ou non, qui precede le mouvemcnt, qui le determine d'une ma-niere coiiscienle ou non, volontaire ou reflexe.
Une inonere, qui se divise. en deux, par scissiparite, dit encore de Lanessan, ne le fait pas plus sponlanemenlqu'un morceau de cristal qu'on divise en deux avec un couteau. Certainescellules ne se divisentque pendant lanuit; d'autres
1. De Lanessan, la Boluniqu?, loc. eil.
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raquo;0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHtNOMtNES DE MOTILlTfi ET DE SEN SllüUTE.
se divisent dans le jour; celte division est liee ä un detcrmi-nisme de lumiere et de temperature et les phenomenes de di­vision que presentent le morceau de cristal et la cellule vi-vante, sont lies ä l'action d'une cause exterieure, le couteau, la lumiere, ou la chaleur, tout aussi bien que le va et vient du piston d'une locomotive ä vapeur est lie ä l'introduction dc la vapeur au-dessus et au-dessous de ce piston. Dans au-cun de ces trois exemples il n'y a ä proprement parier de spon tan ei te.
Le mouvement qui amene la crepitation du soufre qu'on chauffe, ajoute-t-il encore, n'est pas spontane; pas plus sponlanee n'est l'ascension du mercure ou de l'alcool dans le therinomelre. Les mouveinents soi-disant spontanes de la nature vivante ne sont done que des mouveinents analogues aceux des corps inanimes ; ils sont, coinnie eux, determines par les mouveinentsmoleculaires des milieux materiels, dans lesquels se trouvent les elres vivanls, en d'autres termes par des agents exterieurs, tels que la chaleur, la lumiere, I'elec-tricite ou la pesanteur. Les mouvements que nous nommons volontaires ne sont pas plus spontanes que les autres. La re-ponse ä 1'excitation est conscienle, voila la soule caracteris-lique.
La sensibility n'est done pas un criteriuin de l'animalile et e'est a un acte de sensibilite que repondent en effectuant un mouvement, lorsqu'on les touche, les petioles des feuilles de sensitive, i'oxalis, et d'acacia, les fenilles de dionoca mus-cipula, les polls du drosera rotundifolia, le calice du ver-hascum, la corolle de Vypomea sensiiiva et de Vamaryllis sallatoria, les elamines de berberis, de mahonia, de cactus, de sparrmannia, de portulaca, des synantherees, ainsi que les lamelles sligmatiques des bignoniacees, dca scrophula-rinees, el des sesamees.
Toutes lesplantes grimpanlessont douees de sensibilite et
—.
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SENSIBILITY.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
les mouvements de leurs vrilles sont la reponse ä un ebran-lement moleculaire, comme ceux des tentacules des animaux; Mais les mouvements des animaux ne sont souvent pas plus volontaires que les leurs. Les plantes volubiles s'enroulent aulour de leur tuteur toujours dans le meme sens et avec la meme vitesse; les unes toujours de droite ä gauche; les autres toujours de gauche ä droite. Le houblon accomplit une evo­lution complete autour du tuteur en deux heures; la glycine en trois heures; le liseron des haies en une heure et demie; mais les mouvements d'une foule d'animaux ne sont pas plus intellectuels ni plus personnels et variables : les polypes, les eponges, les coraux, les actinies, les holothuries, les balanes, les huitres et les monies ne sont pas doucs autrement.
La finesse de cette sensibilite est extreme: il suffit de 1'ombre d'un nuage qui passe, pour changer dans certaines algues le groupement de la masse verte. Francis Darwin a vu le drosera decouvrir des quantites d'ammoniaque tellement minimes qu'elles echappaient aux sens de l'homme : 3 millioniemes de milligramme, par exemple; cette petite quantite pour nous inappreciable suffisait pour faire remuer les tentacules du drosera; Ils avaient send l'impression et ils rcpondaient. Nous pouvons nommer cette sensibilite spcciale un veritable odoral plus fin que le nötre ä coup sur.
Quant ä la sensibilite que nous pouvons nommer tactile, sa finesse chez le drosera est teile qu'un poids egal ä 822 millioniemes de milligramme fait contracter les feuilles. laquo; G'est un fait certain, ecrivait Ch. Darwin a Lyell, au sujet du Drosera, qu'il existe un organe ä tel point sensible au con­tact, qu'un poids soixante-dix-huit foismoindre que le poids necessaire pour agir sur la meilleure balance chimique, suffit ä provoquer un mouvement visible. N'est-ce pas curieux qu'une plante soit beaucoup plus sensible au contact que n'importe quel nerf du corps humain? Je suis pourtant
Bordier. — Pathologie comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
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82nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHfiNOMENES DE MOTIL1TE ET DE SEIN'SIBILITE.
absolument certain que la chose est exacte. raquo; laquo; Je ne puis, ecrivait-il plus tard ä Hocker, eviter la conclusion, que le Drosera possede une substance au moins ä un certain degre analogue par la constitution et les fonctions ä la substance nerveuse. raquo; 11 va meme jusqu'ä ecrire ä Asa Gray : laquo; Lc point qui m'a paru le plus interessant a etc de suivre le trajet des nerfs. Au raoyen d'une piqüre d'une lancette aigue en un certain point, je puis paralyser la moitie de la feuille, de teile sorte que l'excitation de l'autre moitie ne provoque aucun mouvement. C'est exactement comme si Ton sectionne la moeile epiniere d'une grenouille. raquo;
II n'cst pas du reste necessaire que les vegetaux possedent un Systeme nerveux, pour que nous comprenions leur sensi-bilite. Les nerfs sont un moyen de transmission des mou-vements, mais il pent en exister, il en existe d'autres, et I'origine de la sensibility, c'est-ä-dire le premier contact entre les molecules exterieures et les molecules de l'individu sensible a lieu directement sans I'intermediaire du Systeme nerveux, ainsi que le montre la jolie experience de Wolf sur I'odorat des abeilles. II place sur une lame de verre une goutte du liquide qui recouvre la membrane pituilaire de l'abeille. Ce liquide est constitue par du serum, dans lequel nagent des globules arrondis. II suffit d'approcher de ce porte-objet une lame de scalpel trempee dans une goutte d'huile essentielle, pour voir les globules du mucus pitui­laire entrer en mouvement, par suite de la penetration des molecules gazeuses sur leur surface. C'est le mouvement des globules qui met ensuite en vibration les cils, dont sont munies les surfaces olfactives.
Tons les mouvements ne s'accomplissent pas d'ailleurs chez les vegetaux par le meme mecanisme. II y a des mou­vements qui semblent provoques par I'etat plus on moins grand de repletion ou se trouvent, suivant la lumiere, la
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TOUT MOUVEMENT EST PROVOQUfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;83
temperature ou l'etat hygrometrique, des cellules disposees en arc de cercle : suivant que leur volume augmente ou diminue, Tare de cercle s'ouvre ou se ferme; il se produit par consequent un mouvement comparable ä celui d'un ressort. Ces mouvemenls, les botanistes les nomment spon­tanes et les opposent aux mouvements qui semhlenlprovoques par une excitation, mais je me suis explique sur ce point el j'ai fait comprendre, je l'espere, que les mouvements ne sont jamais spontanes el qu'ils sont toujours provoques par un excitant special.
Quoi qu'il en soil, et sous reserve de cette explication, ä cole des mouvemenls dont je viens de parier el qui semblent dus ;\ l'osmose, ä l'etat de repletion des cellules, il y en a d'autres qui semblent dus ä une contraction comparable ä celle de la fibre musculaire. Les cellules conlracliles, qui au repos pre-sentent leur contenu granuleux dispose le long de leurs parois, presentenl, au moment de la contraction, ce conlenu dispose loin de la paroi, au milieu meine de la cavite cellu-laire. Ces mouvements sont evidemmenl plus comparables que les autres ä ceux qu'on observe cbez les animaux; Us soul, en effet, modifies comme eux par les divers agents cbi-miques : e'est ainsi que relher el le chloroforme, qui sont sans action sur les mouvements de ressort, nommes ä tort spon­tanes par les botanistes, des Rula el des Saxifrages, suspen-dent les mouvemenls par contractility, nommes ä lorl pro­voques, des Mahonia, des Berberis, des Synantherees : dans une cloche de 2 litres d'air 12 goulles de chloroforme eudorment le Mahonia, suspendent le mouvement des eta-mines; 00 goutles luent la plante. Le proloxyde d'azote suspend aussi ces mouvements; il en esl de meine de l'oxyde de carbone, qui agil en 15 minutes, du sulfure de carbone en ^0 minutes; Telher met lv2 minutes et le chloroforme 6 ä arreter lamolilite. Le chloral est sans action. Le chlorhvdrate
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84 PllENOMfiNES DE MOTILITfi ET DE SENSIBILITY.
raquo;le morphine depose sous I'epiderme endort egalement les plantes. Les vapeurs de camphre paralysent les tentacules du drosera.
L'action de l'ether et du chloroforme offre ceci de tres curieux, au point de vue de la toxicologie comparee, qua coinme chez les animaux ces substances produisent d'abord Texcitation des folioles, avant de determiner leur anesthesie; l'action est d'ailleurs la meine, que l'ether et le chlorol'orme penetrenl par les racines ou qu'ils penetrant par les feuilles.
La chaleur semble chez les animaux determiner I'anes-tbesic. Ge phenomene se produit chez les grenouilles lorsque la temperature de son milieu interieur s'eleve ä 37quot;. Vallin, en faisant tomber sur la tele d'un lapin une tempe­rature de 45deg; ä 58deg; determine l'insensibilite et bientöt la mort. Robinson avait dejä remarque qu'en faisant con­verger, au moyen d'une lentille, les rayons solaires sur le corps d'un poisson, on foudroyait cet animal. On admet generalement que, dans ces cas, la temperature agit sur les tubes nerveux. Selon Ilarless la fusion de la myeline a lieu chez les grenouilles vers 55deg; 5; chez Vhomme a 57deg;; chez le/n'jfeolaquo; ä 59quot;.
La pathologie comparee doit done decouvrir et etudier chez les vegelanx et chez les animaux des hypereslhesies et des anesthesies, des convulsions et des paralysies. Les affinites et les differences constatees par la physiologic com­paree nous font prevoir la mesure des affinites et des diffe­rences que nous rencontrerons en pathologie comparee.
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CHAPITRE VII
LOIS GENERALES DE LA PATHOLOGIE COMPAREE.
— DETERMINISME MATERIEL DE l'aPTITUDE
ET DE L'lMMUNITE MORBIDES
I
LOIS GENERALES
Les phenomenes physiologiques etant fondamentalemenl de la meme nature chez tons les etres vivants, il s'ensuil que les phenomenes pathologiques obeissont egalement ä des lois communes. Les lois qui regissent lamatiere inanimec s'appli-({iient d'ailleurs egalement a la matiere vivanle : ainsi la chaleur, le froid, les caustiques, la compression, I'ecrase-ment, les sections ont une action commune sur la matiere quelle qu'elle soit. Mais la cellule etant, dans la matiere vivante, la base de tons les phenomenes physiologiques, c'esl autour des troubles morbides de la cellule que reside presque toute la patbologie comparee.
D'une maniere generale, on pent dire que chez tons les animaux superieurs, y compels I'liomme, les lois pathologiques sont les memes: chez tons, de la naissance ä l'Age adulte, on observe une grande aptitude morbide, une tendance specialc aux maladies des organes digestifs, du Systeme lymphaliqnc et glandulaire; chez tons on constate les dangers de la denti-
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8u LOIS CfiNfiUALES^E LA^PATHOLOGIE COMPARfiE.
lion; chcz tons les manifestations fonctionnelles des organes de la generation entrainent un certain nombre de maladies : ä Tage adulte les affections aiguiis sont plus intenses; les affections genitales arrivent ;'i leur summum. La vieillesse entraine chez tons la raideur et l'atrophie des organes; chez tons les maladies chroniques deviennent plus frequentes; chez tous I'usure insensible des dents amene des troubles digestifs (Roll).
Lorsqu'on parcourt le tableau chronologique des, epi­demics d'apres Ilaser, on voit souvent notees des epidemics et des epizootics comme ayant sevi en meme temps; on trouve, par exemple, des indications comme celle-ci : les annees 1750-1775 sont signalees par des maladies des plantes et des animuux, epidemies de malaria, lievres mesente-riques, epidemies typhoides de la guerre de Sept ans; de 1775-1800 epizoolie, grippe, malaria; 1800-18:20 epizootic, malaria; 1830-1800 maladies des plantes et des animaux. Parfois I'epizootie semble n'atteindre qu'une seule espece d'animaux. Camper cite une grande epidemic qui regna en 17:2:2 parmi les poissons du lac de Constance; il cite une autre epidemic sur les poissons de la riviere de Dives en 1700. On a vu recemment une epizootic sur les carpes des bassins de Fontaineblcau. Souvent plusieurs especes ani-males, y compris I'espece humaine, sont atteintes en meme temps : Bergmann raconte qn'en 1791 des epidemies et des epizootics simultanees firent perir un grand nombre d'hommes et d'animaux; une grande mortalite regnait, en meme temps, sur les abeilles et les vers ä sole. Le meme autenr rapporte qu'en 1712 pres d'Augsbourg une epizootic regna ä la fois sur les chevatix, les bceufs, les pores et les oiseaux de basse-cour; en 1703 et en 1704 il y eut en Europe une epidemic sur les chiens et les oiseaux, notam-ment les pigeons. Le xviie siecle avail etc egalement signale
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£1gt;1D£MIES. — El'IZOOTIES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;87
par la coincidence d'epidemies et d'epizoolies; des medecins comme Ramazzini et Lancisi s'en etaient ineme preoccupes. D'une maniere generale, d'apres Paulet, sur 92 epizootics connues en France, 21 ont ete communes ä I'liomme et aux animaux et sur 21 epizootics connues en Italie, 8 ont ete communes ä l'homme et aux animaux. La chronologic des epi­demics et des epizootics depuis I'antiquite jusqu'au iv siecle de l'ere chretienne offre elle-memc ce fait remarquable, que sur 18 epidemics connues par I'histoire 10 furent communes aux hommes et aux animaux; enfin de Tan 370 apres Jesus-Ghrist jusqu'ii la fin du xve siecle, les chroniques men-tionnent 134 epidemics on epizootics, qui se decomposenten 29 epidemics, 43 epizootics et 02 epidemo-zooties, c'est-ä-dire epidemics communes aux hommes et aux animaux.
Le milieu exterieur a sur tons les animaux et meme sur tons les vegetaux une action souvent commune, et, comme I'a ecrit Camper, la difterence des climats et des lieux, ainsi que les differentes manieres de vivre, doivent influer sur toutes les classes d'animaux et occasionner ou prevenir differentes maladies. C'est ainsi que dans les elangs, sorte dc milieu confine, les poissons sont sujets ä plus de maladies que dans les rivieres; Les anomalies y sont cgalement plus frequemment produites. Les vegetaux ne sont pas moins impressionnes que les animaux par les produits deleteres qui se degagent dans les villes par exemple, ou au voisi-nage des usines. Ainsi les vins recoltes dans le voisinage des fours ä chaux ont une odeur et une saveur empyreumatiques desagreables, qui proviennent des matieres goudronneuses laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;deposees sur les grappes par la fumee de houille. Les ce-
reales, au voisinage des usines, voient leurs feuilles abimees par les gaz acides; elles se decolorent et se roulent sur elles-memes; les epis jaunissent plus vite et quelquefois restent steriles du cöte oü, par suite du vent dominant, viennent le
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88 LOIS GfiNERALES DE LA PATHOLOGIE COMPAREE.
plus froquemmenl les vapeurs pernicieuses; les beiteraves, les pommes de terre, au voisinage des usines, presentent des laches sur leur limbe. Le trefle blanchit, tandis que les leuilles des arbres prennent une leinte plus sombre. Les vegelaux les plus sensibles aux eflels funesles de la fumee sonl le charme, les conißres, les aubepines, les rosiers, les groseilliers el la vigne.
Chez lous les animaux cerlaines maladies sonl dues au milieu que leur creenl leurs habitudes, leur genre de vie; ces maladies sonl, comme nous le dirions pour I'liomme, profes-sionnelles. Teiles sonl les maladies que nos animaux domes-tiques contraclent par le fait meine du travail que nous leur demandons, comme les ruptures musculaires el les affections lendineuses, les affections du coeur ou du poumon pour les chevaux. Meine chez les animaux libres on rencontre d'autres exemples de ces maladies liees au genre de vie habituel : c'esl ainsi que les oiseauxplongeurs sonl sujels aux affections cardiaques, absolument comme les plongeurs malais, qui tra-vaillenl ä la recherche des perles. Les maladies parasilaires des organea digestifs s'observent de preference chez les hommes qui boivent de l'eau marecageuse el qui font usage d'aliments de rebut, comme les chiffonniers de nos villes; elles s'observent de meine, avec une predominance marquee, chez les echassiers, les palmipedes el les populations humaines des pays marecageux. Le canard el le coclion, ces deux confreres dans le netloyage de la voirie, ces deux chiffonniers de nos fermes, sonl tons deux egalement sujets aux maladies parasi­laires des organes digestifs.
C'esl au nombrc de ces maladies professionnelles presen-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
tecs par les animaux, qu'il faul ranger les maladies parasi­laires que l'animal carnassier recoil de sa victime habituelle Vherbivore, donl c'esl la seule vengeance : il sufiit de men-tionnerici les divers tccnias, qui sedeveloppenldansl'intestin
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DßTERMlSISME DE L'APTITÜDE ET DE L'IMMUNITfi. 89
de carnassier et dont la vie de cyslicerque s'ecoule dans le tissu cellulaire de l'herbivorc viclime de ce carnassier.
II
DETER.MIMSME MATERIEL DE L APTITUDE ET DE L [HMUNITE
-
Malgre les grandes analogies entre les maladies dont pcu-vent elre alteints les otres vivants, il existe ccpendant des differences, soit dans ra^t'^rft'des diverses especes animates ou vegetales ä prendre teile on teile maladie, soil dans l'ex-pression symptpmatique meme, au moyen de laquelle l'orga-nisme manifeste son etat de maladie, soit au contraire dans leur immunile pour teile maladie. (Test meine lä la cause de rinteret considerable que presente Tclude de la pathologie comparee; c'est pour ce molif que, au meme titre quel'a-natomie comparee, eile doit apporter son contingent ä la classification pliilosophique et genealogique des etres, qu'elle doit üxer leur parente ou leur eloignement. Dans tous les cas l'aptitude etTimmunite repondent ä certaincs condi­tions determinees materiellement par des dispositions d'ana-tomie, de structure moleculaire, d'etat physique ou clii-mique.
Les maladies varient evidemment avec le nombre, la dis­position particuliere et le fonctionnementdes onganes. G'est ainsi que Camper asignale la rarete de chutes de la matrice ou du vagin chezlajument, la frequence de ces deux maladies chez la femme; il attribue avec raison cetle difference ä ce que les quadrupedcs ayant le corps parallele ä la terre, la pression des muscles de rabdomen surle bassin estmoins considerable cbez eux que chez l'homme. II faut surtout accuser ici la pcsanleur et voir, dans cette aptitude de l'homme äla chute
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90 LOIS GENfiRAI.ES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
des organes du bassin, un inconvenient attache ä Vattitude bipede. II est permis de supposer que plus rorganisalion de rhomme s'est perlectionnee en rapport avec les necessites anatomiques de cette attitude, et moins ces maladies sont deve-nues frequentes.
L'analogie entre le fonctionnement d'organes en appa-rence diflerents, chez plusieurs animaux, doit, en outre, ame­ner une analogic entre les maladies qu'ils peuvent presenter. II y a lä, en pathologic, qnelque chose de comparable ä l'a­nalogie que Heckel a constatöe entre le pouvoir localisateur pour la garance et pour le plomb d'organes en apparence dif-ferents, mais fonctionnellement analogues. Ainsi les recher-ches de Geofiroy Saint-Hilaire nous ayant appris que l'appa-reil operculaire des/m'ssowsn'estautre chose que l'appareil auriculaire des autres vertebres, il serait interessant de com­parer les maladies de ces organes et de voir s'il n'y a pas une analogic entre celles de I'opercule chez les poissons et celles de Toreille chez les autres vertebres. II serait de meme curieux de comparer les maladies du rein observees chez les vertebres avec les maladies presentees par les nephridies, qu'on ren­contre dans chaque segment du corps des vers anneles, par les reins cephaliques des trochospheres et par les tubes excre-tews des rotiferes. Ces recherches de pathologic comparee sont encore toutes ä faire; maison comprend de quelle lumiere vive elles sont appelees ä eclairer la philosophic zoo-logique.
II est bien evident que les individus qui n'ont point d'or­ganes sont sujets ä moins de maladies que ceux dont I'orga-nisation est plus compliquee : un mecanisme a d'autant plus de chances d'etre detraquc que les rouages dont il se com­pose sont plus nombreux; l'aptitude morbide augmente done avec la division du travail organique, qui entraine elle-meme
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APTITUDE MORBIDE DU SYSTEME NERVEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;91
un nombre plus grand d'organes. Un organe a lui-nu-me d'autant plus de chances d'etre malade, qu'il fonetionne davantage : ce sont naturellement les hommes qui seservenl le plus de leurs jambes, qui sont le plus exposes aux maladies des jambes ou des pieds; c'est pour la meme raison que I'liomme est plus expose que les autres animaux aux maladies cerebrales; il est meme permis de prcvoir que l'aptitude aux maladies nerveuses doit suivre la seriation de developpement du Systeme nerveux. — Les masses nerveuses des verlebres les plus inferieurs sont considerables, si on les compare ä celles des invertebres qui en sont le mieux pourvus; les reptiles sont mieux doues sous ce rapport que lespoissons; les oiseaux et les mammiferes sont plus favorises encore; — les troubles nerveux doivent suivre la meme progression. On peut de meme avancer que le cerveau des mammiferes des epoques geologiques anterieurs etant plus petit que celui des reptiles actuels, il y a eu comme une elevation collective ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de tonte la faune dans l'ecbelle de l'intelligence et que cette
elevation a du exposer tous les animaux ä des chutes plus frequentes dans l'alienation mentale.
Toujours est-il que parmi les hommes les affections cere­brales augmentent avec la civilisation. Les negres esclaves et les negres libres fournissent un exemple digne d'etre re-marque de cette loi, quiveut que l'aptitude morbide d'un Or­gane soit en rapport avec l'intensite meme de son fonction-nement: tandis qu'on pourrait croire que les negres esclaves participent un pen de la civilisation de leurs exploiteurs et augmentent ainsi leurs propres chances d'alienation mentale, ce sontaucontraire lesnegreslibresqui, faisantä leurs risques et perils l'usage de leur initiative et de leur liberte et effec-tuant un effort cerebral superieur ä celui des esclaves, presentent au contraire la plus grande aptitude ä ralienation mentale.
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92 LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
11 y a mieux: dans son rapport annuel au gouvernement des Etats-Unis, le Dr Bryce constate qua lalblie a ete en augmen-tantchez les negres depuis leur emancipation : en 1850 la statistique generale de tons les alienes ne comprenait que (raquo;38 negres; en '18(gt;0 leur nombre etait de 706, seit 1 pour 5,799 noirs; en 1870 la proportion est de 1 pour 2,095 et on 1880 de 1 pour 1,090. Si raugmentation se poursuit du meine pas, les noirs arriveront ä avoir, comme les blaues, 1 aliene pour 500 habitants. En d'autres termes les chances d'alienation sont proportionnelles au developpement ou du moins au fonetionuement cerebral.
Toules les manifestations pathologiques des centres nerveux suivent evidemment la meine loi; malheureusement elles sont encore peu connues chez un grand nombre d'animaux. On dit que les poissons sont sujels ä line maladie convulsive, qui s'aecompagne de la perle du goüt et de l'odorat. Existe-t-il chez les animaux relativement inferieurs quelque chose de comparable ä l'alienatiou mentale? Nous n'en savons rien ; mais nousn'avonsaucuneraison de penser qu'ilen soitautre-menl. Lestravaux de Lemoine et ceuxde G. Saint-Remy nous montrent dans le cerveau des insectes un etat de complica­tion dejä considerable et nous sommes depuis longtemps lemoius, chez eux, de phenomenes intellectuelsd'ordreeleve, de veritables phenomenes sociaux
Le suicide, cetle forme speciale de l'alienatiou mentale, a semble pendant longtemps propre ä l'homme. Parmi les homines, il est plus frequent dans la race jaune que dans les auIres races. Mais des fails contemporains permetlent de penser que le suicide est observe chez le chien. En 1859 Bouley apublie, (\ans\eReciieildeinedecinevelerinaire, Voh-servalion d'un cheval qui, prive de son compagnon habiluel, flit pris dc desespoir furieux, a lei point qu'on lecrut en­rage. II se lordail,seroulail,se mordaitetrefusaitde manger.
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APTITUDE MORBIDE DU SYSTEME NERVEÜX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;93
C'est vraisemblablement ä une forme d'alienation mentale qu'il laut rattacher las cas de veritable relivitechez lecheval, celle qui ne tient pas ä de mauvais traitements, mais qui semble tenir ä des liallucinations et ä de veritables troubles cerebraux.
L'elephant adulte est egalement sujet ä devenir fou (must). Lesacces durentplusieurs semaines, parlois quatre äcinq mois. Pendant cette periode, les malades, tout en etant delirants, sont engourdis et somnolents.
Vhysterien'est pas propre ä la femme etil estevidemment permis de rattacher ä cette maladie les troubles mentauoc observes chez les vaches qu'on nomme taurelieres. Ces bctes mechantes, indomptables, agitees, toujours desireuses du taureau, jamais pleines, guerissent par la castration. Elles deviennent alors calmes et propres ä rengraissement. Les vaches ainsi castrees au moyen de la torsion par le vagin des vaisseaux ovariens, prennent le nom de boeuvronnes. Elles sont susceptibles, malgre leur sterilite, de devenir d'excel-lentes laitieres.
Quant ä Vepilepsie, ellene s'observe pas quecbezThomme. Lavache, la chevre, lecheval,le chien, le chat, les oiseaux, presentent des attaques epileptiques, mais qui sont souvent, il est vrai, symptomatiques. C'est ainsi que l'epilepsie symp-tomatique de lesions auriculaires s'observe cbez plusieurs animaux. L'attaque est caracterisee, comme chez l'homme, par le cri initial, les mouvements cloniques, puis toniques, l'ecume.
La choree s'observe chez le chien et chez le cheval: ces animaux executent involontairement, sans but et d'une ma-niere continuelle, des mouvements qui semblent volontaires et conscients; les chiens sau tent sur les chaises ou en l'air.
La catalepsie a ete observee chez le cheval, le chien, le loup.
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91 LOIS CfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPAUEE.
La pathologie nerveuse des animaux est d'ailleurs peu connue. Vhypnolisme cependant se produit chez certains animaux. Tout le monde connait les plienomenes de brea-disme chez Icapoules qu'on oblige, en les attacliant sur une planche, ä ßxer une ligne tracee ä la craie. Les cochons d'Incle, les lapins sont egalement l'acilcment hypnotises. Fait remarquable: les femelles se inontrent des sujets plus faciles ä hypnotiser que les males.
Les phenomenes de contagion nerveuse s'observent ehe/ les animaux, comme chez l'homme. De veritables paniques produites dans ce mode de contagion, par Limitation sugges­tive, sont presentees par les animaux, sur les champs de foire et dans les regiments de cavalerie. En 1870 tont un escadron de cavalerie s'emballa sans motif, et en Algerie on vit une nuit 2,0(10 chevaux quitter leur bivouac.
Les eleveurs A'abeilles assurent qu'il sufßt qu'un de ces insectes lasse entendre au dehors un certain bruit, signe chez lui de la colere, son cri de guerre ä lui, pour que Lessaim tout entier, sans savoir oü est l'ennemi et de quel ennemi il s'agil, sorle de la ruche et fonde sur le premier individu qu'il rencontre. Les foules humaines n'ont pas seules le privilege d'obeir aveuglement ä ces courants inconscients1.
Les chevaux qui liquenl, c'est-ä-dire qui ont l'habitude de conlracter les muscles du cou en prenant avec les dents un point d'appui sur la mangeoire et de rester ainsi sans se nourrir, communiquent cette fächeuse habitude ä leurs voi-sins d'ecurie.
On pourrait etre conduit ä penser que I'liomme, etant l'organisme le plus complique et etant pour le moment au sommet de rechellc zoologique, presente plus que tons les autres animaux l'aptitude morbide. Si l'homme presente,
1, Consultor sur ces questions : la Vie des Socieles, par 1c docleur A. Bor­dier. Paris, Reinwald, 1887.
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MALADIES CßRfiBRALES ET CIVILISATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;üö
en raison memc d'un fonctionncmenl cxagm1, une aptitude morbide plus prononcöe, cela n'est vrai que pour le cerveau et les maladies cerebrales: elles attcignenl en efl'et chez lui une frequence inusitee ailleurs. Mais si I'liomme occupe le rang le plus eleve parmi les animaux au point de vue du cerveau, il n'en est plus de meme des aulres organes. Ni pour la force, ni pour la vitesse, ni pour la nutrition, ni pour aucune fonction autre que celle du cerveau I'liomme n'occupe le premier rang; il n'y a done aucune raison pour que les organes autres que le cerveau soient plus I'requem-ment malades.
Cependant, en 1783, lasociete batavede Rotterdam pensait qu'il en devait etre autrement el eile avail mis au concours le llieme suivanl: laquo; Exposerles raisons physiques, pourquoi rhomme estsujetäplus de maladies que les aulres animaux.raquo; Camper concourut; il repondit que I'liomme n'est sujel ni ä plus ni ä moins de maladies que les autres animaux, mais que la civilisation I'expose a des maladies. On reconnail lä la doctrine de J.-J. Rousseau alors en vogue. Camper n'eul pas le prix, non parce que ses conclusions n'etaient pas celles que la docle societe indiquail prcsque, dans la facon dont la question etait posee, mais onl'accusade materialisme, ce qui etait beaucoup plus grave! On voil que lesmoeurs academiques sonl, en verite, peu sujettes au transformisme.
En realitc J.-J. Rousseau el Camper, apres lui, mecon-naissaient l'influence de la civilisation : sans doule il y a une selection sociale, qui conserve el enlretient les faibles el pent ainsi augmenler indirectemenl le nombre des malades; sans doute les agglomerations sont malsaines, el certains organes, comme le cerveau, peuvent etre plus facilemenl malades du fait de la civilisation ; mais, en compensation, la civilisation rend ralimenlation plus certaine, plus reguliere; eile eloigne plus de maladies qu'elle n'cn cree. Ce qui est vrai dc la civi-
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96 LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
lisation de rhomme, ne Test pas moins pour la domestication des animaux. Teiles maladies les condamneraienl cerlaine-ment ä la mort, dans la vie sauvage, parce qu'elles les em-pecheraient d'echapper ä leurs ennemis, de prendre leur noumture et de soutenir, en un mot, la concurrence vitale, qui, en captivite, alorsque I'animal estnourri, soigne, abrite, ontle temps de guerir etpermettent äl'existence de se pro-longer. La verite est que les animaux sont d'autant plusaptes aux maladies d'un organe, que cet organs est chez eux plus developpe : c'est ä ce seul titre que I'homme, sans avoir le raouopole des maladies cerebrales, pas plus qu'il n'a le monopole de l'intelligence, a an moins le privilege du maximum de frequence de ces maladies, parce qu'il est privilegie sous le rapport de l'intelligence.
L'aptitude variable ä prendre certaines maladies est un temoignage des varietes du milieu Interieur qui se rencontrent chez les animaux. Ces varietes se manifestent dans l'aptitude variable qu'ils presentent ä etre empoisonnes par certaines substances toxiques.
Beaucoup de substances toxiques agissent d'autant plus sur un organisme que cet organisme est plus eleve : c'est encore un nouvel exemple de cette loi, qui veut que la morbidite soit proportionnelle ä la complication organique; c'est pour la merae raison que, ainsi que I'a montre Bouchardat, Faction des poisons qui troublent les fonctions du cerveau est proportionnelle ä l'intensite de vie cerebrale des animaux. Dans la serie animale la Belladone, la Jusquiame, la Man­dragore, toutes substances qui donnent du delire, agissent en effet, suivant lui, d'autant plus que I'animal est mieux organise cerebralement, et dans une meme espece animale leur action est encore proportionnelle au degre d'activite cerebrale des individus.
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APTITUDE TOXIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;97
La diversite de l'action des substances toxiques est parfois considerable : le professeur Riebet, etudiant Faction toxique des prtneipaux metaux sur les grenouilles, les avait classes en serie d'apres leur intensite d'action ; or, lorsqu'il renou-vela ses experiences sur les poissons, il se trouva que la seriatlon dans la toxicite etait toute differente : tel metal est tres toxique pour les grenouilles, qui Test peu pour les poissons et inversement. Les exemples de cette variabilite d'action des substances toxiques suivant les especes sortt nombreux : le cylisus proliferus pent etre impunement mange par les ruminants, mais il ne convient pas aux equides, qui, d'une maniere generale, sont de tons les animaux domestiques les plus sensibles a l'action des cytises; Vhomme et les grands animaux sont tues par la fausse oronge, que les limaces mangent impunement; la lupinose tue le mouton, Isichevre, les bovides et les solipedes; eile ne fait aueun mal au lapin et au cohaye. D'apres Pallas et G. Vogt, le herisson avalerait, sans en etre incommode, des cantbarides, etilpourrait etre mordu, sans danger, par une vipere, meme sur les parties decouvertes comme le museau et la langue. La jutquiame tue le cerf, certains singes, les rongeurs, les oiseaux, les poissons et Vhomme; la vache, la chevre, le mouton el le cheval ne sont pas empcisonnes par eile. Lalhebaine est mal toleree par le chien, meme a la dose de 10 centigrammes; les rowgreurs mangent impunement de la belladone; les chevres sont friandes de tabac; le cheval est excite par la morphine; les escargols mangent les feuilles de l-Adigitale. Le coquelicot passe pour etre un poison pour les bovides; le sucre est venimeux pour les grenouilles et pour les versintestinaux; la racine de manioc, qui est un poison pour Vhomme, est impunement mangee par les rongeurs et par les pores, tandis qu'elle tue les boeufs, les chevanx et les moutons; les faines donnees aux chevaux et aux anesprovo-
Bordikr. — Pathologie comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
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98nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LOIS GENfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPAREE.
quent, dit-on, chez eux, des inflammations de la muqueuse intestinale; les bourgeons de sapin, de genevrier passent pour donner des hematuries aux betes bovines; la mercuriale est, dit-on, toxique pour les moutons;\e seigle ergoteYeslponr les pores, il Test pen pour les chevaux et pour les beles bovines. D'apres Collin (de Bagneville) le lotier cornicule est un poison pour les solipedes; lesapindusedulis du Bresil tue les dindons et ne fait pas de mal aux autres oiseaux. — La rubia noxia, nommee aussi langaraeaon herbeaux rate, produit sur ces animaux les memes effets que la valeriane sur les chats. — line espece d'arniea, le doronicum, tue le chien et pent etre, dit-on, mange par leehameau; cet animal passe pour manger les euphorbes; la salsola soda est mangee par les ehameaux et empoisonne les ehevaux; le phellandrie aquatique, toxique pour les chevaux, ne Test pas pour le bcci^. — Vaeonit est sans danger pour les chevaux et pour les chevres; le pore supporte a merveille Vantimoine; on dit que le cafe tue certains oiseaux et qu'il ne fait aucun mal aux moineaux on aux corbeaux; la grive mange les graines de eigne; le faisan, les graines du Datura.
Certaines especes de chiens, a poids egal, resistent mieux que d'autres k la presence de Voxyde de carbone dans I'air : il resulte, en effet, des experiences de Grehant, que certaines especes sont tuces par une fraction de 1/290, d'autres par 1/300, d'autres enfin 1/400. — Tons les physiologistes expe-rimentateurs savent que les deux grenouilles de nos ruis-seaux, ranavmdis et r. lemporaria, sont inegalement ac-tionnees par la cafeine et par la veratrine.
Les poissons sont tues par la seule presence dans un litre d'eau de 2 gouttes des essences de giroße, de cannelle, de valeriane, de cajeput, de ßeur d'oranger. Le mercure, ä dose infinitesimale, les tue certainement. Ils sont egalement tues par Yhtjdrogene sulfure; e'est meme la retention de ce
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APTITUDE TOXIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 99
gaz sous unc couche do glace qui fait pürir en grand nombre les poissons dans les etangs geles. — Neanmoins, les tanches habituees ä sejourner dans les bas-fonds, se sont, par si-lec-lion, plus 011 moins acclimal(;es ä l'action de ce gaz, et elle.s sont, de tons les poissons, ceux qui resistent le mieux ä ses effets.
M. Peyron1 a du reste conslati; que raclion toxique de l'hydrogene sulfure variait chez les animaux et etait d'autant plus ('nergirpie que la respiration est plus active, ainsi que le montre le tableau suivant :
TABLEAU DES DOSES TOXIQUES DE 11 S SL'R DIFFEIIEXTS ANIMAUX.
Oiscaux, moincaux, piiisons............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/200
Grjnouillcs........ ..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 p0UT. joo
Poissons..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 pour ioo
Mollusquos : cscargots, limaces.........nbsp; nbsp; nbsp; 10 pour 100
duslaccs: j .lt;5)Cre™ses................nbsp; nbsp; nbsp; 50 pour 10D
I cloportcs.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/1000
Araiga^es................... ........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/1000
Mouches..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/2000
Sauteicllos............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/2000
Slaphylins...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1/1000
Dytiquos............................nbsp; nbsp; nbsp; -20 pour 100
Vers (lombric)........................nbsp; nbsp; nbsp; 10 pour 100
Enfin le milieu intürieur pent varier avee la couleur mome des animaux, d'une maniere teile, que I'organisme cesse d'etre sensible ä certains substances : e'est ainsi que Darwin assure que les moulons blancs sont tues par Vhypericum cris-pum, tandis que les moulons noirs le mangent sans incon­venient. Dans le Tarentin on n'eleve, parait-il pour ce motif, que des moutons noirs; en Virginie lesporcs blancs sont tues, dit-on, par le lachnanlhcs tinctoria, qui ne fait aueun mal aux pores noirs. Les pores blancs craignent aussi, dit-on, \c pohjgonum.fagopirum. Diverses sortes do peches
I. Peyron, De I'acUon toxique el phijsiologique de Phydrogene sulfure chei les animaux. These ile la Faculte des sciences de Paris.
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100 LOIS CENfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
ä chair jaune souffrent d'une maladie qui n'atteint pas au mome degre lespeches ä chair blanche (Darwin).
D'autres modifications du milieu interieur semblent d'ail-leurs liees ä la couleur. Un grand nombre d'eleveurs s'accordent ä reconnaitre un rapport entre la robe des ani-maux cl leur caractcre : les chevaux alezans passent pour avoir souvent un caractere irritable et malicieux; les Arabes, grands amateurs de cbevaux, reconnaissent des bonnes et des mauvaises marques, et chez nous meme, les balzas servent souvent ;i fonder des pronostics que Texperience verilie : un vieux proverbe qui vise les chevaux dont le museau est blanc dit laquo; que les chevaux qui boivent dans leur blanc sont gene-ralement peureux raquo;.
Jo reviens aux phcnomenes toxiques : parmi les vegetaux, beaucoup, meme parmi les levures, sont intoxiques par Var-senic; cependant certaines laquo;igfuesvivent dans la liqueur arse-nicalede Fowler; enfin on pent arroserdes radis avec une solution de strychnine; ils ne s'en trouveront pas mal, et ce-pendant ils out bien pratique I'integration moleculaire de celte substance, car les radis ainsi arroses deviennent tetanisants pour 1'homme.
Cette variability dans l'aptitude ä consommer certaines substances toxiques n'est pas une affaire de hasard : eile tient ä des differences dans le milieu interieur. Ces varietes d'action ont, en somme, comme tous les pheno'menes biologiques, un determinisme anatomique ou chimique, dans tous les cas un determinisme materiel. J'ai dit, tout ä 1'heure, que la bella-done etait supportee par les rongeurs; un cochon d'Inde du poids de 540 grammes pent recevoir en injection sous-cutanee une dose 0,50 centigrammes, equivalente pour lui a une dose de24 grammes pour un homme du poids de 65 kilogrammes; d'apres Rabuteau cette innocuite tiendrait ä ce que le sang des rongeurs est tresalcalin, et que dans ce milieu, Yatropine se
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DfiTERMINlSME DE L'APTITUDE TOXIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;101
dödoublerait en tropine et en acidelropique. Souveutcertainc disposition anatomique empeche on retarde I'absorption : un poulpe ipml garder pendant plnsieurs heures, sur sa peau, une dose de sulfate de strychnine, dont la dixiemc partie la tuerait, si on la deposait sur ses branchies, G'est de meme que si on lie prealablement le pylore du cheval, on pent lui faire ingcrer impuncment de la noix vomique : Testomac de cet animal est garni d'un epithelium epais, qui empeche I'absorption ; maisqu'onvienneä lücher la ligature du pylore, et immediatement les convulsions apparaitront. Le curare pent etre impuncment introduit dans I'estomac d'un mam-mifere; aucun eflet ne se produira, paree que I'absorption ne se fait pas par cette voie assez vite, pour que I'elimination ne puisse suffire ü empecher I'accumulation dans le sang d'une dose süffisante pour etre toxique. Chez Voiseau, an contraire, I'estomac absorbevite,etrelimination nesuffitpas ä debarrasser le sang assez tot; aussi les oiseaux peuvent-ils, contrairement aux mammiferes, etre curariscs par I'estomac. G'est pour une cause de meme genre, le dcfaut d'absorption, que, chez le canard, le microbe de la septicemie inocule sous la peau ne produil aucun eilet et communique au contraire la maladie, lorsqu'on le depose dans le peritoine.
L'homme va nous presenter un exemple d'un determinisme anatomique, d'oü decoule une immunite speciale : le negre possede un sang plus plastique, plus facilement coagülable que le blanc; les globules rouges sont en outre proporlion-nellement plusnombreux chez lui; or, le mercure a pour eilet de rendre le sang moins plastique et de dissoudre les globules rouges. II resulte de cette disposition speciale du sang que le negre supportc des doses de mercure qui seraient trop fortes pour le blaiic. II en est de meme pour le iartre slibie, dont Faction est analogue, et qui, pour la meme raison, cstmieux supportc par le noir que par le blanc.
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102 LOIS GENfiRALES DE LA PATHOLOGIE COWl'AREE.
Dans plusieurs cas c'est la temperature du milieu inte-rieur d'un animal qui decide de l'aptitude toxique et morbide. Les experiences du prol'esseur Ch. Richet lui ont en eilet montre,qne Faction convulsive de la. cocaine se produit, ä doses egales, d'une maniere d'autant plus intense, que la temperature du milieu interieur de l'animal est plus elevee : apres avoir place un einen dans un bain de -f- 40deg; ou 42deg; on lui injeete 8 milligrammes de cocaine; les convulsions appa-raissent de suite; mais si, le lendemain, le meine animal etant refroidi dans un bain ä-f- 31deg;, on lui injeete 4 centi­grammes de cocaine, dose bien superieure ä celle de la veille, il ne presente pas de convulsions. 11 suffit, pour les faire immediatement apparaitre, d'elever, sans injection nou-velle, la temperature de l'animal en le placant dans un bain ä -|- 39deg;. M. Riebet a constate, d'autre part, que lorsqu'un animal ä sang cbaud est empoisonne par la cocaine, il sut'iit de le refroidir pour faire cesser les convulsions et pour que le toxique s'elimine lentement. Get exemple permet de com-prendre comment la toxicologie et la pathologie peuvent presenter des pbenomenes tout differents, selon qu'on ob­serve des animaux ä sang cbaud ou a sang 1'roid.
Pasteur avail constate un pbenomene de meme genre, lors-qu'il observa que les oiseaux demeuraient refractaires ä l'ino-culation du cbarbon et que pour conferer ä une poule l'apti­tude ä prendre cette maladie, il suffisait de la refroidir par un bain froid prolonge.
Cette question de la temperature normale des animaux a d'ailleurs une grande importance en patbologie comparee. Gbez les animaux dits ä sangfroid la temperature est legere-ment superieure ä celle du milieu ambiant : I'exces n'est souvent que de qnelques dixieraes de degre, mais il pent s'elever ä plusieurs degres. Ainsi Davy a trouve chez la vipere, la couleuvre, la toi'tue, un exces de 4deg; ä 4;
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DETERMINISME DE L'APTITÜDE TOXIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 103
Becquerel a trouve chez les grenouüles an exces de -f- 0o,5 seulement. II en est de mume chez lespoissons, Vanguille, la tauche. Chez certains insectes pris en masse la tempera-lure s'eleve davantage. Une masse de hannelons a dans son centre une temperature de -|- 2deg; superieure ä celle de l'air. Les aheilles peuvent produire assez de chaleur pour porter, par un temps froid, ä -|- 30deg; la temperature d'une ruche..
Les mammiferes ont une temperature de 38deg; ä 40deg;.
Voici d'apres M. Colin • quelques exemples :
Chcval ct une...............................nbsp; nbsp; nbsp; 37deg;5 ä 38deg;
Bocuf......................................nbsp; nbsp; nbsp; 38deg; a 38raquo;5
Belici-.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 39-5 a -iOquot;
Chicn.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 38deg;5 a SGquot;
Lapiii......................................nbsp; nbsp; nbsp; 39deg;5 ä iOquot;
D'autres observateurs ont trouve chez :
Le chacal...................................nbsp; nbsp; nbsp; 3S'3
Lc loup......................................nbsp; nbsp; nbsp; 4U05
La pantherc..................................nbsp; nbsp; nbsp; 3809
Le tigre.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 3702
Lo lievr.;.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 37deg;8
Quant aux oiseaux, leur temperature depasse -\- 40quot;. Temoins les chiffres suivants :
Pigeon.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 42raquo;
Coq..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 4202
Canard......................................nbsp; nbsp; nbsp; 42deg;
Oie..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 41deg;5
Uindon.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 42deg;5
Faucon......................................nbsp; nbsp; nbsp; 40deg;5
Chouctto.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 41deg;4
Corbeau ....................................nbsp; nbsp; nbsp; 42deg;9
Heron.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 41deg;
Eider........................................nbsp; nbsp; nbsp; 42deg;4
Cygne........................................nbsp; nbsp; nbsp; 41deg;
Le nombre des battements du coeur, temoignage de l'acti-(1) Colin, Traue de physiologie comparee ches les animaux.
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104 LOIS CENfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
vitc de la circulation, varie dans le meme sens. Lenombre des pulsations par minute est
Choz l'anguille.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 21
—nbsp; nbsp; la carpe......................................nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; la gicnouillc..................................nbsp; nbsp; nbsp; 80
—nbsp; nbsp; la salamandro................................nbsp; nbsp; nbsp; 77
Les mammiferes donnent, d'apres Colin, les chiflres sui-vants :
Elephant...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25 — 28
Cheval.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;36— 40
Boeuf.......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45 — 50
Anc........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 — 50
I'urc.......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 70— 80
Mouton....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 70 — 80
Chien......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90 — 100
Chat.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 120 — 140
Lapin......................................nbsp; nbsp; nbsp; 120-150
Souris.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Pour les oiseaux on a trouve :
Oie...........................................nbsp; nbsp; nbsp; HO
I'oiilo.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 140
Pigeon........................................nbsp; nbsp; nbsp; 136
Moineau.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 138
Cc que je viens de dire pour les phenomenes toxiques s'ap-plique egalement ä Vaptüude et ä Vimmunile morbides. Des changements tres legers dans la composition, la struc­ture du milieu Interieur lui donnent I'aptitude ou au con-traire I'immunite pour une meme maladie. G'est ainsi que, pour tons les animaux, la receptivite pour les maladies d'un pays est d'autant plus grande, que ces animaux sont plus nouveau-venus dans le pays. Les soldats, qui viennent de la campagne dans une ville de garnison, sont des victimes designees d'avance pour la ficvre typhoide; les Esquimaux amenes recemment ä Paris ne larderentpas ä y prendre une
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#9632;*#9632;#9632;
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APTITUDE MORBIDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;106
variole hemorragique qui les emporta; les chevaux de recrutement n'cchappent pas plus que les soldats aux epi­demics qui regnent dans les villes sur la cavalerie. Dans tons ces cas, le milieu interieur n'a pas encore acquis la dispo­sition speciale qui plus tard lui conferera I'immunite.
Le fait seul d'etre ä jeun augmente toujours la receptivite du milieu interieur : il est de tradition dans les pays mareca-geux de ne jamais sortir ä jeun, sous peine de prendre la üevre; les gens qui boivent de l'alcool avant de manger se grisent plus lacilement que ceux qui ne boivent qu'en mangeant; c'est de meme que, dans les experiences de Cl. Bernard, le chien en digestion Supporte des doses de curare qui le tueraient s'il etait ä jeun.
La densile du milieu interieur fait egalement varier I'apti-tude morbide : ainsi Cl. Bernard enlevant ä un chien une demi-livre de sang constate que I'absorption d'une substance toxique, qui se laisait avant la saignee en 2 minutes, ne demande plus que 30 secondes. II est si vrai qu'il ne s'agit ici que de la densite ou mieux de la tension vasculaire, que, si on remplace la demi livre de sang par une demi livre d'eau, le temps necessaire ä I'absorption n'est plus modifie.
Ladebilite est pour tons les etres vivants une cause deler-minantedel'aptitude morbide. 11 sufiitde rendre un mouton debile et anemique pour que les acarus qu'on semera sur son corps pullulent, alors qu'ils ne pouvaient vivre sur lui auparavantet qu'ils cesseront de nouveau de s'y maintenir, lorsqu'on aura gueri son anemie et fait cesser sa debilite. C'est de meme que les engrais et toutes les causes qui toni-fient la vigne empechent ou du moins retardent I'envahisse-ment du phylloxera, tandis qu'au contraire, la tendance ä laquelle ont obei depuis quelqncs annees les viticulteurs, en plantant la vigne dans des terrains qui ne lui convcnaient pas, n'a fait qu'augmenter I'aplitude au phylloxera de ces
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10G LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMI'ARfiE.
plants d'avance sacrifies par le peu de convenance du terrain.
Le surmenage augmente par lui-meme l'aptitude morbide de I'organisme : la morve atteint de preference les chevaux surmenes, at dej;idansrantiquile,Galienavaitconstalequeles athletes, malgre leur robuste apparence, etaient plus exposes que les autres hommes aux maladies graves.
Dans certains cas I'organisme est prepare par une maladie ä conlracter une autre maladie; l'aptitude pour une maladie est ainsi conferee par les modifications apportees par une pre­miere maladie dans le milieu interieur : un exces de guano altere le milieu interieur de la canne ä Sucre et la rend apte ä recevoir les atteintes d'un cryptogame; celui-ci l'altere ä son tour, et la rend apte ä recevoir les atteintes cette fois mor-telles du borer. C'est de meme que le Un attaque par un pa­rasite, le thrips lini, devient plus sensible ä Faction du soleil, qui determine ce que Ton nomme la brülure; c'est le soleil qui tue, mais c'est le thrips qui a prepare le terrain. La scarlatine atteint de preference les operes et les blesses; de memela^eatose dufoie, le diahete,Valbuminurieo\i\rTeü.l la porte aux complications chirurgicales.
11 est des maladies qui conferent, au contraire, une sorte d'immunite pour d'autres maladies, comme s'il y avait änta-gonisme entre elles: on ditque \amp;lepre preserve de lammte, que la fievre typholde, la scarlatine et la fievre paludeenne sont antagonistes de laphtisie. Pasteur aconstate unreel an-tagonisme entre le bacille de la txtberculose et le vibrion de lapourriture, entre le cholera des poules et le charbon.
Dans tons les cas c'est toujours un determinisme anato-miqueplusou moinsgros, qui decide de l'aptitude oudel'im-munite : si la vigne americaine resiste au phylloxera, cela tient äl'etatligneux de ses racines, que I'insecte ne peut en-tamer. C'est encore un determinisme anatomique, celui-lä souvent inaccessible änos investigations, mais que nous pou-
#9632; -.....#9632;
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DfiTEKMINISMK DE L'APTITUDE MORBIDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;107
vons cependant considerer comme reel, qui decide de l'apli-lude des temperaments, des sexes, des äges, des races, etc. Les immunites inexpliquees quepresentent certains homines pour la syphilis, la vaccine et la variole et qu'on nomme des idiosyncrasies, en sont nn exemple, auquel on pent ajouter un nombre considerable d'antres fails: lepilyriasis versicolor alteint surtout les tuberculeux; Verysipele choisit les conva­lescents; le favus, les arthritiques; tons les chevaux n'ont pas une egale aptitude ä la morve, tons les chiens mordus par un animal enrage n'enragent pas : 2 sur 3 et meme sur 5 seule-ment presenteront I'aptitude necessaire. Nous verrons plus tard que le cliarbon pent etre inocule aux rats nourris de viande, maisnon äceuxqu'on nourrit de pain. L'inlluence de l'alimentation est d'ailleurs toujours considerable : Bidder attribue ä la difference de l'alimentation l'aplitude inegale des carnivores et des herbivores ä la hiberculose.
Si I'aptitude morbide varie chez les animaux avec le sexe, c'est parce que des caracteres sexuels d'ordre physico-cbi-mique, tout aussi tranches que les caracteres sexuels d'ordre anatomique, en decident ainsi : c'est pour cela que les fe-melles des animaux sont plus su jettes aux maladies nerveuses. Les phcnomenesd'/ij/jonoiwmesontplusfacilement determines chez les femelles du cochon d'Inde comme chez la femme que chez le mfile et chez I'homme ; les femmes sont plus sujettes que les hommes ä la scarlatine et le rhumatisme chronique des articulations des doigts leur est pour ainsi dire special. II en est de meme pour les ages : chaque age a sa chimie, comme il a ses gouts et ses plaisirs : dans I'luimanite de 0-5 ans, ce sont les maladies du cerveauelle cholera infantile qui dominent; de 10 ä 20 ans on rencontre surtout \afievre typhoideel]aphtisie. Les^owssmssontrefractairesaucAo^era des powfes et les veaux ne prennent pas le charbon bacte-rien.
,
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10S LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
Quant aux differences d'aptitude ou d'immunitc morbides dues ;i la race, les veterinaires sent plus habitues que les medecins ä en tenir comple, mais pour elre plus manifestes chez la plupart des animaux, que chez les hommes, elles n'en sont pas moins reelles chez eux.
Parlous d'abord des animaux autres que l'homme. Cl. Ber­nard disait: laquo; J'ai constate, dans les diverses races de chiens et de chevaux, des caracteres physiologiques tout a fait particuliers, qui sont relatifs ä des degres differents dans les proprietes de certains elements histologiques, particulie-rement du Systeme nerveux. raquo; Ces differences physiologiques entrainent evidemment des differences pathologiques, qui sont paralleles. Les veterinaires ont constate que les chevaux, suivant leur provenance, sont atteints dans une proportion differente par le farcin et la morve. Les chevaux d'Aurillac sont le plus frequemment atteints, puis viennent ceux de Saint-Maixent, puis les chevaux etrangers, enfin ceux de Morlaix.
Voici au surplus le tableau de la morbidite comparee sui­vant la provenance:
Sur 1000 chevanx.
_, .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Maladies
Farcin.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Murvc.
resplratoires.
Saint-Maixcnt.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16.5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11.9nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21.4
Caen..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16.2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13.7nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19.6
Audi..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14.8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12.9nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 81.9
Villers............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14.finbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16.9nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32.3
GiuSrot et Aurillac..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13.2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10.59nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;96.6
Guingamp ot Morlnix...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12.0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12.07nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17.5
Chevaux etrangers.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11.1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8.91nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20.3
Quant ä la morlalite eile est pour les chevaux de :
P. 1000.
Guingamp, Morlaix............................. 31
Caen, Gueret, Aurillac........................... 51
Auch, Villers................................... 62
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APTITUDES ET IMMUNITfiS DU NEGRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;109
Le typhus des betes ä comes esl propre aux animaux des steppes. Les maladies de la pomme de terre alleignent la vio­lette plus que la jaune.
Les diflerences sont les memes entre les races humaines, lorsqu'on les compare au point de vue de leurs aptitudes ou de leurs immunites pathologiques.
La sensibilite de la race negre est moindre que celle de la race blanche, ce qui tient ä une disposition particuliere du negre, l'aplatissement des coussinets tacliles. Livingstone a en eftet remarquc que les negres supportent volontiers sans sourciller les operations les plusdouloureuses et le docteur Mondiere rapporte qu'il a vu une negresse supporter avec stoicisme l'amputation de la moitie du maxillaire inferieur !
La sensibilite reflexe semble egalement moins developpee chez le negre; la fievre traumalique est en consequence moins developpee, aussi obtient-on chez lui des succes chirur-gicaux, qu'on n'obtiendrait pas chez le blanc. Le docteur Brassac a remarque, dans les pays chauds, la grande tole­rance du negre pour les traumatismes les plus considerables : Les Yoloffs s'ouvrent volontiers le ventre pour eprouver la vertu de leurs grigris, remettent tranquillement dans I'ab-domen leur intestin qui s'echappaitpar la plaie et guerissent sans etre aussi exposes que le blanc ä ce trouble complexe des plexus abdominaux du grand sympathique, que Gubler a decrit sous le nom de peritonisme.
L'action reflexe est plus lente et moins facile ä produire chez le negre que chez le blanc. On pourrait citer beau-coup de preuves de cette lenteur de l'action reflexe : on s'accorde ä dire que l'acte du coit est chez lui plus long que chez le blanc et que I'ejaculation est plus lente ä se produire. D'apres le docteur Lichtenstein Veternuement et le bäillement sont rares chez les Cafres; or ce sont
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110 LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMI'AREE.
lä des manifestations de l'action reflexe. Dans loules les maladies, dans la pneumonie par exemple, cet appareil symptomatique, qui donne ä l'etat general la gravite appa-rente el qui lient generalement aux troubles eveilles de proche en proche par la mise en jeu de l'action reflexe, est extremement reduit: il n'y a que peu de phenomenes gcne-raux, peu de retentissement sur l'economie, et l'affection semble locale.
Le chien est un peu dans le meme cas et les chasseurs savent tons, qu'un chien eventre par un sanglier guerit lacilement, pourvu qu'on ait la precaution de rentrer les intestins et d'enrouler unmouchoir autour de l'abdbmen. Le chat est egaiement tres dur ä tuer; la chevre, le mouton, le lapin etle singe sont des animaux, qui, comme rhomme, meurent au contraire lacilement.
C'est ä la diminution de rexcitabilite nerveuse, que le negre doit d'etre moins sensible .que le blanc ä l'action de Valcool. L'alcoolisme est en eflet moins frequent chez lui que chez le blanc, bien que I'ivrognerie soil plus l'requente et qu'il consomme, sous forme d'eau-de-vie de traite ou de tafia, des doses considerables d'un alcool de qualile plus que suspecte.
Nous ignorons encore ä quelles dispositions chimiques les tissus du negre doivent leur odeur speciale ; mais c'est ä des modifications chimiques assurement qu'il faut I'at-tribuer, de meme que la lenteur relative avec laquelle ses tissus se putrefient dans les amphitheatres d'anatomie.
Le negre presente, en vertu de la specificite de ses tissus, une grande tendance ä sicppurcr : la moindre plaie, une piqure de moustique sera pour lui le point de depart d'une suppuration abondante.
C'est de meme ä une allure diflerente de la nutrition des tissus de negre, qu'il faut attribuer la tendance ä former du tissu fihreux cicatriciel, dit tissu cheloidien. Tout le
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APTITUDES ET IMMUNITfiS DU NfiGRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1H
monde connait les cicatrices saillantes, fibreuses, en relief ac-centue, auxquelles donnent lieu chez lui les plaies et les coupures; c'est ä cette facilite ä produire du tissu libreux qu'est due la frequence du fibrome de Voreille chez les ne-
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resses heureuses de se parer d'ornements lourds, qui de-
chirent et irritent le lobule de l'oreille; la meme aptitude explique chez elles la frequence egalement constatee du fi­brome uterin.
Cette disposition ä faire du tissu cicalricielindure, normale dans la race noire s'observe, par exception, dans la race blanche : eile est hereditaire.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , .
Une tendance et une specialite analogues s'observent chez certains vegetaux : on observe souvent sur les ormeaux, ä la suite d'une plaie, de ces cicatrices saillantes purement fibreuses et peu vasculaires.
D'apresune opinion ancienne les negres seraient moinssou-vent frappes par la foudre que les blancs; le fait merite veri­fication, mais il n'a rien par lui-meme d'invraisemblable : I'ctat electrique normal dans une race ou chez certains indi-vidusdoitavoirune influence reelle surraptitudeplusoumoins grande ä la fulguration : la couleur ä eile seule pent meme avoir une influence, qui se confond avec celle de I'ctat elec­trique, car Heusinger, qui admet, avec Boudin, que les negres sont moins souvent que les blancs frappes par la foudre, rap-proche cette immunite relative dece fait, que, dans les cam-pagnes il serait d'observation, que les animaux ä poll noir sont moins souvent frappes que ceux dont le pelage est clair, et que, chez les animaux tachetes, ce sont les taches blanches, qui sont le plus souvent atteintes par le fluide.
C'est a ses aptitudes et ä ses immunites speciales qu'il faut attribuer la morlalite, faible comparativement ä celle du blanc, que presente le negre dans les pays chauds. II suffit, pour l'apprecier, de jeter les yeux sur le tableau compare de
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112 LOIS GENfiKALES DE LA PATHOLOGIE COMPARf.E.
la mortalile des negres et des Anglais aux colonies de 1817 ä '1830suri00ü.
Anglais.nbsp; nbsp; nbsp;Negres.
Guyanne...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 84nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Trinite....................................nbsp; nbsp; nbsp; 106nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 39
Tabago...................................nbsp; nbsp; nbsp; 152nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 34
Nouvcllc-Gicnado..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 61nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28
Saint-Vincent............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 51nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;36
Barbados..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 58nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 46
Sainte-Lueic..............................nbsp; nbsp; nbsp; 122nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 42
Dominique................................nbsp; nbsp; nbsp; 137nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35
Leur mortalile varie du reste avec les saisons : eile a son maximum, meme dans les pays chauds, pendant la saison re-lalivement froide, tandis que les blancs succombent surtout dans la saison chaude.
Leur morbidite est, dans les pays chauds, moins conside­rable que celle des blancs: pendant Texpedition anglaise chez les Achanlis 100 blancs out fourni 71 malades, tandis que 100 noirs n'en out donne que 55,5.
Nous verrons plus tard la quasi immunitc des negres pour le cancer, pour la cariedenlaire, la rarete chez eux de la con-slipalion', des varices, du diabete, la frequence des maladies du pancreas, au dire du docteur Ghassaniol, enfin, des maintenant, signalons leur aptitude speciale pour une maladie speciale Vainhum.
Celle etrange maladie observee en 1867 pour la premiere fois par le docteur Da Silva Lima chez les negres du Bresil semble speciale aux noirs: noirs du Bresil, noirs de la cöte d'Afrique, de Bourbon et meme noirs Moundas de Pondi-dichery1, noirs Papous de I'Oceanie. G'est presque toujours chez le negre el rarement chez la negresse qu'elle a ete ob­servee.
1. Voir pour plus de details, Geographie medicale, par le docteur A. Bor­dier, p. 468.
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AiiNHUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;na
Voici en quoi consisle rainlmm : sans cause appreciable,
parfois ä la suite d'une piqure on d'un choc, le petit doigl du
pied presente dans la moitie de sa circonference, ä sa base,
un sillon sans ulceration, sans suinternent, sans changement
de couleur; en meme temps le doigt grossit, tend ä devenir
spherique et prend petit ä petit la forme et le volume d'une
pomme de terre ronde suspendueau bout d'un mince pedicule
de 4 ä 5 millimetres d'epaisseur ä la facon d'un grelol. Le
doigt subit la degenerescence graisseuse; I'anneau conslric-
teur est uniquement l'orme de tissus libreux, sans melange
de fibres elastiques.
La maladie semble produite,-sous l'influence de troubles nerveux vasomoteurs, par la contracture des fibres lisses des vaisseaux. L'ainhum se trouverait ainsi voisinde ce qu'on nomme syncope locale, asphyxie locale et, comma ces affec­tions, aurait une cause centrale; I'anneau flbreux serait en outre une manifestation de cette tendance propre au negre ä faire du tissu fibreux; il s'agirait en sommed'un trouble ner­veux trophique d'origine spinale, d'une veritable scleroder-mie annulaire.
Sans analogic dans la pathologic, ramhumpourraitcepen-dant etre rapprochede la gangrene de l'extremitede la queue observee chez certains singes.
Le negre presente encore une aptitude spcciale pour une maladie non moins curieuse que la preccdente, la maladie du sommeil; mais celie-l;'i semble etre d'origine microbienne et nous aurons lieu de nous en occuper dans la suite de ce livre.
II presente encore une aptitude speciale pour le tela-nos, le trismus des nouveau-nes, la hernie ombilicale et la luxation du maxillaire inferieur : pour ces deux maladies il semble exister une raison materielle facilement accessible
Bohdier. — Pathologie comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
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lit LOIS GfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
äranalomiste : la tendance de Tintestin ii sortir par rombilic denote une faiblesse des muscles abdominaux qui lui semble speciale; la luxation du maxillaire semble en rapport avec le grand developpement des muscles masselers chez le negre.
L'aplitude des negres ä la tuberculose et au cholera est extreme; en revanche on constate leur immunite ralative ou absolue pour la fievre palustre, la dysenlerie, Vhepatite, la fievrejaune, la fievre typhoide. Le noir est enfin plus sujet que les autres races ä la pesle, a Velephanliasis des Arabes, ä la lepre.
Meme avec une aptitude egale ä prendre une maladie les races diverses, parmi les hommes comme parmi les autres animaux, ne presentent pas les meines symptömes : le germe est le meme, mais c'est le terrain qui differe; c'est ainsi que, parmi les animaux qui nous entourent, les ruminants sont caracterises par lamarchelente deleurs maladies et que, chez les negres, celles-ci prennent volontiers la forme que les clini-ciens nomment adynamique; chez eux la scrofule, Yarthritis etsurtout lasf/p/wh's prennent un aspect special. Nousaurons occasion, dans une autre partie de ce livre, d'ctudier ces par-ticularites en detail.
On dit que les negres jouissent en general d'une longevite assez grande; on compterait aux Etats-TJnis, toutes choses egales d'ailleurs, plus de centenaires parmi eux que parmi les blancs, mais I'etat civil des noirs nul jusqu'ä ces temps derniers pennet difiicilement une opinion exacte a cet egard.
Les hommes de la race jaune presentent egalement des aptitudes et des immunites liees les unes et les autres ä des particularites de structure ou de composition chi-mique tout aussi caracteristiques que la saillie des pom-mettes, I'etat bride des paupieres, etc. On a note dans la race jaune la frequence de Valcoolisme, celle des epidemics con-
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APTITUDES ET IMMUNITES DU BLANC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;115
vulsives, la grande resistance ä Taclion des purgaiifs, la fre­quence des ophtalmies, de la myopie, de la scrofule, la rarete du tetanos, la frequence du suicide, de la melancolie, des vesanies, dont une forme speciale semble avoir ete decrile sous le nom de maladie des scythes, la frequence encore inexpliquce des abces de la region palmaire.
Dans la race blanche les Israelites out pendant longtemps passe pour avoir une reelle immunile vis-a-vis la peste et pour etre moins souvent que les autres homines frappes par la foudre; si, en realile, la statistique indiquait que la peste et la foudre les atteignent moins frequemment, cela prouvcrait une immunite due moins ä la nature speciale de leur organisme qu'ä leur genre de vie sedentaire et ä leurs professions habituelles qui les metlent ä l'abri de la contagion et des accidents de fulguration. Ainsi le tcenia est rare parmi eux, mais cela tient uniquement ä leur habitude de ne pas faire usage de la viande de pore; le croup et le goitre sont, dit-on, rares chez eux; le diabete, disa.il Bouchardat, est, au contraire, frequent chez eux. lls semblent avoir une aptitude reelle ä la musique et ä Yalienation men­talem
Dans les branches occidentals de la race blanche de grandes differences existent encore au point de vue de l'apti-tude et de l'immunite morbides : les Anglo-Saxons semblent avoir une aptitude speciale pour la suette, pour la scarlatine; les Anglais, en Crimee, supportaienl mieux que les Frangais les grandes operations, ce qui faisait dire ä Velpeau : laquo; Leur chair est autre. raquo;
D'une maniere generale, toutes les Ibis que plusieurs races
1. Consulter pour plus do details sur Ics aptitudes ct les ininnmites iis races humaines, ma Geographie medicale, cbapitre: Pathologie compard,; dos races luimuiiics.
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mm
HG LOIS CE.NfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
vivent cote ä cute dans un meme milieu, leur morbidile et leur mortalite different complfetement: ainsi, dans les asiles d'aliünes de la Guyane, eliaqne race a son chiftre qui lui est propre: les Creoles de linde yfigurent pour 0.4-0 p. 1,000, les coolies pour 0.8:2, les Portugals pour 1, les Chinois pour 1.59. A Ceylan, oü plusieurs races vivent egalement cöte ä cöte, les slatisliques de chacune different completement de cellos des autres. Partout, en un mot, parmi les hommes coinme parmi les animaux, la personnalile chimique des individus, des sexes, des ages, des races s'impose etcree des aptitudes ou des immnnites caracteristiques. M. de Quatre-fages * a resume d'une phrase celte loi de raptilude et de rimmunite :laquo;A quelque regne qu'elles appartiennent, qu'il s'agisse des animaux ou des vegetaux, les races ont leurs caracteres palhologiques aussi hienque leurs traits exterieurs ou anatomiques propres; l'homme n'echappe pas ä cette loi. raquo;
Comment s'etonner qu'il en soit ainsi, quand on songe combien il laut peu de cliangements dans un milieu donne pour que les etres, qui vivaient dans ce milieu, cessent d'y vivre, combien par consequent il doit falloir peu de cliange­ments, dans le milieu Interieur des etres, pour modifier les condilionsde nutrition descellulesqui y sontplongees: il suffit d'ajouler ä un bouillon de culture 1/50000 de zinc pour que Yaspergillus y produise une abondante vegetation; il suffit d'ajouter une quantite de nitrate d'argent egale ä 1/1000000 pour que cetaspergilluscesse de vivre. On comprend done com­ment 1'existence dans le sol d'une quantite infinitesimale d'une substance donnee decide dc la vie ou de la mort des vegetaux, et comment des modifications pour nous inappreciables appor-lees par Tage, le sexe, les maladies anlerieures, ou par la race
i. Dc Qimlrcfagos, I'Espece humaine. Paris, Alcan.
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CLASSIFICATION PAR LA PATHOLOGIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 117
dans le sang des animaux, creenl pour eux des aptitudes ou des immunilcs nouvelles, non seulement pour les maladies parasitaires, mais aussl pour celles qui nc tiennent qu'ä une perversion dans la nutrition des elements cellulaires. On s'explique comment uneminimequantile de belladone intro-duite dans le sang pent creer I'immunite pour la scarlatine, ainsi que cela a ete dit il y a longtemps, et comment le cuivre introduit dans rorganismepeut lemettre ä l'abri de maladies infectieuses, teile que le cholera et la lievre typlioide.
II est besoin, on le coneoit, de bien faibles modifications chimiques pour que la trichine, qui selixe si volontiers dans les muscles d'un mammifere, ne le fasse jamais dans ceux d'un oiseau; pour que le microbe du cholera des poules, qui tue lelapin, ne se fixe jamais dans les tissus du cobaye; pour que le bacille du rougel du pore ne tue pas les pores alle-mands; pourquelabacteridiecharbonneuse, qui tuele cochon d'lnde, la chevre, la vache, le cheval et Vhomme, ne tue ni les carnivores, ni les animaux ä sang froid, non plus que les oiseaux; pour qu'elle tue le mouton merinos et respecte le mouton algerien; pour que le millionicme de goutle de sang septicemique qui sulfit ä tuer un lapin ne fasse rien ä uu cobaye; pour que la morve, qui tue le cheval, fäne, le mulct, etraeme fhomme, soit sans action generale sur le chien.
Ill
VALEUK DE L'APTITCDE ET DE L'lMMUNITE DANS LA CLASSIFICATION DES ETIIES. FAMILLES PATHOLOGIQUES
En somme, en groupant les individus doues des meines aptitudes ou des meines immunites morbides, on ne fait que reunir des etres qui out dans leur constitution physique ct
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*i
118 LOIS GfiNfiUALES DE LA PATHOLOGIE COMPAREE.
chimique un caractfere commun, celui-lä meme qui permet ou empeche tcl ou tcl trouble dc nutrition cellulaire, let on tel parasite. — On forme ainsi de veritables families pathologiques, aussi naturelles que celles que reconnaissent les botanistes en reunissant en famHles les vcgetaux qui pre-scntent un meine produit chimique : e'est ainsi que les sola-nees sent toutes caracterisces par la presence d'un alcaloidc ä peu pres le meine dans toutes, I'atropine, I'hyosciamiue, la daturine, la solanine; —#9632; que les renonculacees possedent toutes le meme sue acre et visqueux; les cruciferes dn soufre et de Tammoniaque; les malvctcees le meine principe emol­lient; les leguminenses une fecule nutritive; les ombelUßres et les lahiees des principes aromatiques.
La preuve que les families pathologiques sont bien natu­relles, e'est qu'onvoit parfois des maladies ne s'attaquer qu'ä une seule famille botanique ou zoologique. II y apar exemple des annees oü toutes les solanees sont malades : en 1830, elles furent malades dans tonte l'AUemagne et sur les bords du Rhin; en 1843,danstoute I'Amerique; eniSiS dans toute I'Europe. D'autres maladies s'adressent ä toute une classe, ä tout un ordre: ainsi la syphilis semble susceptible d'etre ino-cnlee ä tons les mammiferes; la variole semble atteindre les mammifcres et les oiseaux; la pesle bovine n'atteinl que les ruminants; certains parasites des lilas se retrouvent sur toutes \es jasminees : le troene, la Irene, etc.
Ilsembledonc qu'il yaitdelapartdesparasites un veritable choix base sur des considerations plus precises encore quo celles qui determinent les divisions faites par la science : le papillon tete de mort commun dans notre pays y a vecu, on pent dire, de toute antiquite sur les solanees; lorsqu'il y a environ un siecle la pomme de terre fut importee en France, il ne s'y trompa pas et reconnut d'emblee en eile une solanee. Aujourd'hui e'est surtout sur la pomme de terre, le Solanum
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FAMILLES PATHOLOGIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 119
tuberosum, qu'on rencontre ce papillon connaisseur pour son propre usage en classifications naturelles.
L'exemple le plus remarquable qu'on puisse eiler, äl'appai de la sagacitc des parasites meme microbiens dans la determination des groupes naturels, est celui de repidemie de pesle bovine qui sevit en 1805 au Jardin d'acclimalation: apporlec au Jardin par deux gazelles venues de Londrcs, oü elles avaient contracte le typhus dans un \iagon non desin-fecto apres avoir contenu un bccui' atteint de cetle maladie, eile se communiqua dans la population animale. du Jardin aux antilopes, aux cerfs, aux yacks, aux aurochs, aux zebus, aux montons, aux chevres, en un mot ä tons les rumi­nants.
11 y a done dans tons les ruminants un principe commun qui est apprecie par le microbe du typhus bovin; mais ce principe qui permet la vie du parasite meurtrier n'est pas en quantile egale ni de qualite equivalente chez tons les rumi­nants, cardans les epidemics diverses de peste bovine, onvoit les bmufs ne presenter que 7 ou 8 guerisons pour 100, tandis que les moutons en out k peu pres 39.
Les hötes du Jardin d'acclimatation presenterent une seule exception ä cette loi que semble se faire la peste bovine do n'atleindre que les ruminants : un pecari fut atteint. Mais le pecari est un suide; or les suides sont precisement ce qu'on pourraitnommer des ruminants en preparation. Par plus d'un point, au moins pendant la vie fcetale, les ruminants et les suides se confondent : ainsi, alors que le ruminant adulte a pour formule dentaire :
Incisives..................................... ——
4
' 0 Canines....................................... —-
Molaircs...................................... —#9632;
G
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#9632;BHBquot;
J20 LOIS GENERALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
le foetus des ruminants a en germe la formula denlaire suivante :
Incisivcs...................................... _2_
3
„ .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Canines....................................... ___
1
Molaircs...................................... ___
7
Or cette formule est preciscment celle des suides adulles; en outre les suides prescntent un commencement de division stomacale qui, poussce plus loin, caracterise les ruminants : Coudereau a signale chez le foetus du pore un cloisonne-ment en plusieurscompartiments. Ainsi,dans ce cas parlicu-lier, le microbe de la peste bovine areconnu un caractere de ruminant aux tissus du pecari et cette analyse, sans doute chimique, qu'il a pu faire, vient confirmer les recherches recentes de l'embryologie comparee, qui nous montre un lien naturel entre les ruminants et les suides. Les recherches de MM. Pilliet et ßoulart ayant montre chez I'hippopolame une tendance ä la division de l'estomac, il serait interessant de voir comment il se comporte devant la peste bovine.
La pathologic comparee est done un guide plus sur encore que I'anatomie comparee, car ses moyens d'analyse sont plus dölicats. Elle decouvre plus finement encore les traits d'union qui peuvent exister entre les etresvivants. — Lorsque les recherches de pathologic comparee seront plus avancees qu'elles sont actuellement, on pourra done dresser des ta­bleaux naturels, qui montreront quelles sont les families reunies par la meme aptitude ou par la meme immunite mor­bide ; l'arbre genealogique des etres vivants sera alors cons-truit ;i I'aide d'une analyse autrement fine que celles dont nos laboratoires d'anatomie comparee disposent pour le moment.
De quel interet ne serait-il pas, par exemple, de demander
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CRITEU1UM PATHOLOGIQUE DES METIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 121
ä lapathologie comparöe des oiseaux et des reptiles des docu­ments dont la valeur, au point de vue de leur genealogie com­mune, serait plus grande encore que celle des recherches anatomiques? Xous savons qu'ä un age oü les embryons des olseaux different dejä de ceux des mammiföres, c'est ä peine s'ils different de ceux des reptiles; les globules du sang des oiseaux, commeceux des reptiles, sont des cellules munies d'un nucleus, tandis que les globules des mammiföres n'ont pas de nucleus; chez les oiseaux et les reptiles le cräne est uni aux vertebres par un seul condyle et non par deux, comme chez les mammiferes. Tons ces laitsd'anatomie compareesont d'une grande valeur pour etablir la descendance des oiseaux par les reptiles; maiscombien Tanalogie de leurs tissus n'est-elle pas mieux demontrce encore par ce fait, que les uns et les autres sont caracterises par l'abondance de l'acide urique dans les excretions. II y a la pour la pathologic comparee toute une serie de recherches ä faire sur les maladies de la nutrition chez les uns et chez les autres.
II seraitd'autant plus legitime de demander ä la pathologic comparee la clef de la genealogie des etres, que dejä eile est en mesure de nous reveler le metissage d'un individu: ainsi le cheval prend facilement la morve; \'äne moins facilement; le mulet est sous ce rapport intermediaire. Les croisements dans les races humaines nous sont de meme reveles non seule-ment par un melange des traits^ de la couleur de peau et de la chevelure des races composantes, mais encore par un ensemble d'aptitudes et d'immunites loxiques et morbides, intermediaires entre les dispositions respectives de chacune laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;des races composantes. Toutes les races mixtes presentent un
metissage des caracleres pathologiques comme elles pre­sentent un metissage des caracteres anatomiques et physiolo-giques.
Ainsi les Japonais, qui resultent d'un melange de la race
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122 LOIS CfiNfiRALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
jaune, d'amösde race blanche, de negritosdes Philippines et de Malais, prüsentent nne caracterislique palhologique aussi complexe que leur origine: \a syphilis est chez eux beaucoup plus grave que chez les Chinois et rappelle par son intensite cclle des Malais; le Japonais est plus dispose ä la lubcrculose que le sont göncralement les homraes de race jaune; par sa tres grande aptitude au cholera il se rapproche au contraire de la race negroide ets'eloigne de la race jaune; ä titre de membre delaracejauneliest, commele Chinois, sujet aiwophtalmies.
Le Malais est lui-meme le produit de plusieurs races : chez lui, comme chez les peuples de race jaune, lesuicideest frequent; corame au Japon, comme en Chine, on constate chez lui un caractere peu inflammatoire des maladies; il est tres sujet ä la scrofule; or la race jaune est la race la plus scrofuleuse dela terre. En revanche, il se rattache ä la race blanche par la frequence du rhumatisme arliculaire aigu et des affections cardiaques. L'element noir lui adonne, contrairement ä ce qu'on observe dans la race jaune, une tendance extreme au telanos et ä la tuberculose ; comme le negre il a une quasi-immunite pour la fievre intermitlente. La syphilis prend ögalement chez lui les formes negroides (Pian. frambossia, Bouton d'Amboine). La pathologic ma­laise presente en somme les memes traces de metissage que la langue elle-meme, qui renferme environ 20 p. 100 de mots tamouls, vestige de ses racines dans la race jaune et 10 p. 100 de mots sanscrits, temoignage de Timmixtion du sangaryen.
On en pent dire aulantdes Polynesiens qui, a titre de repre-sentants plus ou moins melanges de la race blanche, out une disposition prononcee au rhumatisme articulaire aigu; de leur melange avec le noir papou ils tiennent une aptitude marquee ä I'elephantiasis des Arabes et ä la syphilis ä forme negroide.
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ANALYSE l'ATHOLOGIQUE DE LA FRANCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;123
La memo analyse pathologiqne peut otrc appliqaee ä lous les peuplcs actuellementproduits par le melange deplusieurs races. Pour me borner ä la France1, j'ai monlre ailleursquela palhologie comparee des diverses regions de ce pays venait conlirmer, par ses variations locales, les renseignemenls fournis par Fhistoire sur l'ethnologie complexe du peuple francais. Les Irois grandes divisions que Cesar elablit dans la population de la Gaule de son temps, au nord de la Seine et de la Marne les Beiges ou Kymris, au centre entre la Seine et la Garonne les Geltes, au sud de la Garonne les Aquitains, auxquels il laut ajouterlesLiguresau bord delaMediterranee, sont encore aujourd'hui confirmees par la patbologie com­paree des departements correspondants. La patbologie com­paree des races liumaines fournit ici des caracteres aussi tranches quo ceux de la laille ou de la couleur des cbeveux.
Envoici quelques exemples : lusnetle, dite picarde, semble atteindre de preference les departements oü domine l'ele-ment blond ou kymri. Les epidemies de suette du xviie siecle frappaient surtout la race anglo-saxonne en Angieterre et en Allemagne; en France c'est dans les departements oü domiiie relement blond qu'elle a fait surtout son apparition. La phlisie est de meme moins commune en France qu'en Angieterre, moins commune dans le midi que dans le nord. II y a lä moins une diflerence de climat qu'une ditlerence de race.
II y a longtemps que Boudin a remarque que Vaptitude au service mililaire est moindre dans les departements de race kymrique ou normande que dans ceux de race celte.
La repartition des infirmites en particulier ä la surface du territoire francais est egalement en rapport avecla repartition des elements etbniques dans cbaque departeraent; ainsi
1. Vüir raa. Geographie medicale, op. eil.
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124 LOIS G£gt;£KALES DE LA PATHOLOGIE COMPARfiE.
la myopie est de beaucoup plus frequente dans les depar-tements aquitains el ligures.
La carie dentaire est plus frequente chez les Kymris-Nor-mands, puis chez les Ligures; chez les Geltes eile est plus rare.
Les hernies sent egalement plus frequentes chez les Xor-mands que chez les Geltes. II en est de memedesvarices, qui sent plus Ircquentes chez les premiers que chez les seconds.
Gette etude encore incomplete pour la France et nulle dans la plupart des autres pays est destince ä jeter un jour tout nouveau sur le röle de la pathologie compareedans les eludes ethnologiques. II n'est pas douteux que les diverses races d'une meme espece animale presentent egalement des apti­tudes et des immunites morbides tres diverses: j'en indiquerai quelques-unes chemin l'aisant; mais il laut reconnaitre que la pathologie comparee n'est pas, sous ce rapport, aussi avancee que I'anatomie comparee'.
1. Aux renseignements bibliogiaphiqucs qui ont etc donnes, chemin frisant, il convicnt d'ajouter commc se tattachant principaloment ä la premiere parlie dc ce livrc :
Hales, Statique des vegetaux et des animaux, Trad, par BulTou ct Sauvagc, Paris, 1779.
Buniva, Memoire sur la plii/sioloflie et la pathologie des poissons, Acad. des sciences de Turin, vol. xi(, 1801.
Dutrochet, Reclierches anatomiques sur la structure intime des animaux et des vegetaux, Paris, 1824.
Duges, Traite de phijsiologie comparee, Montpellier, 1838.
Scliwann, IXecherches sur les analogies de structure entre les animaux et Iss plantes, Liege, 1835.
De Dlainville, Physiologie comparee.
Cl. Bernard, Introduction ä la medecine experimentale.
Bouchardat, De faction des poisons sur les vegetaux el les animaux, Acad. des sciences, 1813.
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DEUXIEME PARTIE
L'expose, qui vient d'etre fail, des lois generales de la pathologic et de la bioiogie comparees nous permet d'entrer malulenanl dansles details et d'aborder l'etude non de toulcs les maladies en particulier, mais au rnoins de quelques-unes des principales, de celles qui peuvent le mieux servir d'exemple et qui nous mettront 1c plus ä meine d'apprecier l'egalite dc tons les etres, meme de ceux qui en apparence different le plus les uns des autres, sous le joug commun des lois pathologiqucs, on meme temps que la diversity apportee par les caracteres d'espece, de race ou meme d'individu dans cetle commune soumission.
Le plan qui sera suivi dans cet expose est celui qui nous a paru le plus simple et le mieux approprie ä l'elude des gene-raliles. Nous plaeant an point de vue de la vie des elements anatotniques, nous etudierons successivement:
[quot;Les maladies dues ä wie simple perversion dans la nutrition des tissus;
2deg; Les maladies dues au depot d'une substance toxique dans les tissus;
3deg; Les maladies dues ä des parasites, microbes ou para­sites plus eleves dans la serie zoologique.
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*
CIIAPITRE I
MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE LA NUTRITION
J'engloberai sous un meme litre, ä l'exemple du professeur Bouchard1, les maladies qu'il attribue ä une grande cause commune, la nutrition retardanle : I'obesite, la goutte, le rhumatisme, lagravelle,le lilhiase biliaire,lascrofule,rher-pelisme, le rachitisme, I'osteo-malacie. C'est cet ensemble des maladies que le savant professeur designe encore sous le nom de diathese oligotrophique, pour indiquer que le processus nutritif transforme moins de matiere en un meme temps, on de diathese bradytrophique, mot qui exprime la lenteur du mouvement nutritif: troubles de la nutrition, voilü le point commun de ces maladies generales, caracte-risees par des affections multiples et polymorphes. Le defaut de combustion, l'arret dans revolution, dans l'elaboration des matcriaux amenent un reliquat, un dechet qui, insuffisam-ment enlraine par les principaux emonctoires, surcharge le sang, ainsi que les principaleshumeurs et, veritable alluvion morbide, se depose ca et lä dans les tissus qu'il irrite locale-ment. Ce dechet, cette substance incomburee qui encombre I'organisme, c'est le corps du delit, que les ancienscherchaient
1. D' Bouchard, les Maladies de la nutrition.
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OüfiSITfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;127
en vain et pressentaientsous ce qu'ils nommaientles/mmews peccantes. Ce corps du delit la science moderne 1'a substitue avec avantage mix esprits vitaux älteres obeissant ainsi A ce besoin de materialisme scientifique qui perce aujourd'lmi dans loutes les branches des connaissances humaines. A la place des anciennes diathesesmetaphysiques les medecins el les veterinaires voient maintenant, dans les maladies qui vont nous occuper, l'action malfaisante de corps chimiques anor-malement deposes dans I'organisme, acides organiques, choleslerine, graisses, sucres, acide urique, etc...
OBES1TE
L'accumulation dans les tissus d'un principe normal ä l'etat physiologique est, chez tons les etres, un trouble de nutrition frequemment observe. Cette accumulation se fait soit dans la cellule meme, comme l'accumulation de la graisse ou de la fecule dans certains tissus animaux on vegetaux, soit dans les parois de la cellule, comme le depot calcaire de l'atherome.
L'accumulation de la graisse chez les animaux se fait normalemeut dans certaines regions, temoins la bosse dn chameau, la steatopygie des moutons du Cap et celle du Boschiman. Lorsque le depot est anormalement generalise, 11 constitue I'obesite.
De cette obesite il convient de rapprocher raccumulation anormale de la fecule dans les cellules de la pomme de terre, celle de la saccharose dans la betterave, aussi bien que le depot anormalement exagere de graisse, qui se fait dans cer­tains vegetaux; dans tons les cas il y a accumulation excep-
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128 MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE NUTRITION.
tionnelle d'un element ternaire (C II 0) dans les tissiis d'un individu vivanl, animal ou vegetal. Xos expositions agricoles nous montrent de temps en temps ces fruits monslrueux, veritables specimens d'obesite chez le vegetal, qu'on pi'oduit parune cultureetune alimentation intensives: fruits enormes du bananier, tiyes monstrueuses du sagoutier el du palmier, tiges soulerraines de pommes de terre, palates, ignajnes, racines volumineuses de betterave. Ces reservoirs vegetaux de maliere ternaire produils par la selection et l'educatiou combinees sont assimilables aux enormes animaux gras que les expositions etalent ä nos yeux, a certains pores par exemple,qui arrivent äemmaganiser une quantite de graisse egale de 35 ä 50 p. lüü du poids de leur corps.
Dans Tun et dans I'autre cas, celle accumulation se fait souvent avec une rapidite etonnante : ainsi, pendant 4-5 mois, un bceuf ä l'engrais gagne volontiers 1 kilogramme par jour; les cailles et les becfigues passent en quelques jours de pluie d'un elat de maigreur extreme ä un etat qui les translbrme en une veritable boule de graisse.
Gelte rapidite presentee par l'engraissement de certains oiseaux pwdil etre la consequence du jeüne force, auquel ils ont etc soumis dans la periode qui a precede leur engraisse-ment : on a remarque, en effet, qu'un animal engraissait d'aulanl plus vile, qn'il avail jeüne pendant plus longtemps. M. Seeland ayant fail subir ä des pigeons et ä des coqs des alternatives de jeüne complet el d'alimentation abondanle, a constate que les animaux ainsi traites acquieraient un poids superieur ä celui des animaux temoins, places dans les inemes conditions mais nourris d'une fagon normale. On pourrait d'ailleurs trouver dans le phenomene de la fatigue en general des fails du meme ordre : le resultal immediat de la fatigue est de consommer les reserves de lorganisme et d'aboutir ä une suractivite de la nutrition.
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OB^SITfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 129
Ce serait d'ailleurs un tort de croire,aussi bienen agricul­ture qu'enzootechnie et qu'en pathologie humaine, que I'ali-mentation est le seul facteur de rengraissement: sans doute les eleveurs savent etablir la balance des entrees, des sorties et des reserves accumulees dans I'animal, mais tous les ani-maux ne se pretent pas egalement ä un meme engraissement an raoyen d'une alimentation donnee; il y a une question de race, d'aptitude a engraisser. Aussi bien parmi les vegctaux que parmi les anima.ux, cette aptitude est hereditaire : les moutons anglais engraissent plus facilement que les merinos; le 6cBit/quot;Durham mieux que les boeufs espagnols; les pores du Kentucky, les canards d'Elesbury out une aptitude juste-ment celebre. Parmi nos oiseaux de vollere, le bouvreuil est un de ceux qui engraissent le plus volontiers; on observe souvent chez lui, une veritable degenerescence graisseuse. L'obesite est tellement hereditaire que, dans les races por-cines anglaises disposees ä engraisser, les truies donnent parlbis naissance ä des porcelets qui succombent i la dege­nerescence graisseuse des porcelets.
Les exemples d'un engraissement excessif ne sont pas rares chez I'homme; on cite des obeses dont le poids atteignait 200, 300 et meme 450 kilos! Mais, parmi les hommes, la race jaune presente une aptitude tres speciale ä l'obesite: en Chine les obeses sont frequents, leur conformation est meme aux yeux de la foule une superiorite dontils tirent vanite; cela donne du poids. Certaines populations du Zanguebar arrivent ä engraisser leurs femmes, par suite d'un gout esthetique qui augmente en meme temps la securite conjugale, puis-qu'il s'obtient par la vie confinee, l'immobilite, ä laquelle se joint le regime lacte i haute dose1. II y a la peut-etre le desir de se distinguer du nbgre, dontl'inaptitudeä l'engraissement
1. Voir Bordier, Geographie medicale. D^formalion polysarciquc. Bordier. — Pathologie comparec.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o
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130 MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE NUTRITION.
est notoire, je parle du noir guineen, car cliez les Gafrcs et les Zoulous I'obesite est frequente.
L'aptitude ä rengraissement est tellement une question de race,que raccumulation de gräisse est loin derepresenler une equation avec I'apport alimentaire : les animaux fa-briquenten eflet eux-memes de la matiere grasse, aussi bien que les vegetaux; car le canard fixe une quantite de graisse egale au double de celle que lui apporte ['alimentation; lo pore depasse de -40 kilogrammes le poids de la graisse qu'il a trouve dans son alimentation. II faut bien que le boeuf fasse de mome, quand on songe que le foin ne renferme que 3-4 p. 100 de graisse, lapaille, I'avoine etleson ^-5p.l00, le ma'is 7 p. 100, les tourteaux de colza 8-10 p. 100. C'est cetle aptitude ä fabriquer de la graisse qui varie avec les races.
L'accumulation de la graisse, avant d'etre generale, se loca­lise d'abord de preference dans certaines regions; j'ai dejä cite la bosse du chameau, la queue du mouton du Cap, la region fessiere des Boschimans; chez la femme ce sont la mamelle etlapoitrine qui debutent; le maquereau,enh'wer, accumule de la graisse autour de ses paupieres; au bout d'un certain temps, la graisse envahit tout i'organisme. Ritter a vu, dans le sang meme de I'liomme, la graisse s'elever de 2.95 p. 1,000, qui est sa quantite normale ä 3,58 p. 1,000. Dans le sang de l'oie, son cbiffre qui est normalement de quot; 2,34 p. 1,000, pent s'elever ä 10,04 p. 1,000.
Cbez les vegetaux, comme chez les animaux, la nourriture intensive et l'accumulation des substances temaires dans les tissus out pour resultat la sterilite: les fleurs du vegetal cul-tive dans un milieu intensif deviennent doubles et par con­sequent steriles; lalloraison meme est retärdee. II en est de meme chez lesanimaux: dans les etangs, oü les carpes trouvent une alimentation trop riebe, un grand, nombre d'entrc clles sont depourvues d'ovairesou de laitance. Inversementla cas-
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tration est un moyen d'augmenter l'aptitude ä l'engraisse-ment: rhomme, la truie, les chapons et meme les poissons en offrent un exemple; c'est pour une raison analogue qu'on voit souvent les femmes prendre de l'embonpoint apres la menopause.
Chez tons les etres, toute cause, qui retarde on empeche la combustion, favorise I'accumulation dans les tissus des sub­stances ternaires, qui sont toutes des combustibles. Chez les animaux l'immobilite et l'obscurite realisent au maximum cet arret de combustion ; chez lesvegetauxlafonctionchloro-pbyllienne, qui s'exerce au soleil par la fixation du carbone et relimination de l'oxygene, contre-balance le phenomena inverse de la respiration; il en resulte que I'exposition d'un vegetal au soleil joue le meme role que le sejour dans l'obs­curite pour les animaux et qu'un vegetal pourvu de feuilles vertes est, au soleil, dans une situation equivalente a celle de l'animal ä I'engrais. Arracher les feuilles d'un vegetal c'est done empecher I'accumulation des elements carbones dans ses tissus et par consequent diminuer chez lui la formation delafecule. Un meme champ de pommes de terra fut soumis aux trois epreuves suivantes : une premiere fois les feuilles furent arrachees de bonne heure et la recolte fut da •4.300 kilogr. de pommes da terra ä l'hectare; une autre fois les feuilles furent arrachees plus tard et la recolte fut 10.300 kilogr.; enfin,-dans une derniere experience, oü les feuilles furent arrachees plus tard encore, la recolte fut de 30.700 kilogr.
C'est parce que la chlorose, chez les animaux, empeche la combustion, que, dans certains cas, alle s'accompagne d'un depot de graisse ä laquelle, dans ce cas, le vulgaire donne, non sans raison, le nom de mauvaise graisse. C'est pour la meme raison qu'on voit parfois la mercure, en diminuant le nombre des globules et ralentissant la combustion, deter-
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132 MALADIES DUES A UNE PERVEUSION DE NUTRITION.
miner un certain engraissement. G'est de meme parce qu'il arrete les combustions organiques, que ralcool fait souvent engraisser ceux qui en font usage.
It
GOUTTE
Dans cette ötude de pathologie comparee il convient d'en-velopper sous les noms de goutle les divers depots mineraux qui se font dans les tissus vivants et qui out ainsi une analo-gie plus on moins eloignee avec la goutle urique.
La goulte urique est caracterisee par un exces d'acide urique dans le sang et par des depots d'urate de soude dans les tissus. Normalement I'acide urique existe dans l'urine de tous les animaux, mais en quantite gencralement faible et d'ailleurs variable selon les especes : l'urine des herbivores en contient pen; celle des omnivores, comme leporc, en contient davan-tage; les carnassiers, tels que le lion, le tigre et Tours, en presentent davantage encore. L'homme en elimine environ 0 ffr. 50 dans les 24 heures; les oiseaux en eliminent une grande quantite; les reptiles sont dans le meme cas.
Chez tous ces animaux I'excretion d'acide urique augmente, ä mesure que I'alimentation est plus azotee; ainsi, tandis que les urines d'un canard soumis ä l'abstinence en contiennent Ogr.27 en 24beures,lememeoiseaunourri avecdelagomme elimine une quantite d'acide urique egale a0 gr. 29. Ce chitfre s'eleve avec le casi-um comme nourriture ä 10 gr. 55, avec la gelatine ä 41 gr. 21 et avec la viande ä 18 gr. 91.
La goutte urique apparait, lorsque la quantite d'acide urique du sang dcvient trop considerable; le surplus s'elimine par le rein, par la peau, sans quecesemonctoires soient suffisants pour debarrasser le sang, et se fixe dans les tissus; c'est
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GOUTTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 133
alors que les cartilages articulaires, ceux des oreilles, chez l'homme, s'incrustent de ces depots d'urate qui agissent dans les tissus comme autant d'aiguilles et determinent la douleur, la rougeur et le gonflement caracteristiques de l'attaque de goutte.
Les causes de l'exces d'acide uriquedansle sang sont d'ail-leurs de nature diverse : la premiere est la diminution d'al-calinite du sang; en effet lorsque celiquide est suffisammenl riche en carbonate de soude, l'acide urique y est soluble et s'elimine sous forme d'urate de soude soluble, landis quo l'eau non alcaline ne dissout l'acide urique que dans la pro­portion de 1 gramme d'acide urique dans 10 kilogr. d'eau; c'est pour cette raison que les goutteux se trouventgenerale-ment bien de l'usage de l'eau alcalinee.
C'est par un mecanisme analogue ä cette saturation du sang par l'acide urique, qu'on pent produire artificiellement chez les vegetaux ce qu'on pourrait nomraer une goutte sodique: en faisant absorber ä un vegetal une solution de sullale de soude, il arrive que l'evaporation de l'eau amene une teile concentration, que des cristaux de sulfate de soude se deposent dans les tissus qu'ils irritent et dechirent.
La seconde cause de la goutte urique est l'exces dans la production; I'animal devient, par son alimentation, compa­rable ä ceux ä qui Gigot-Suard donnait de l'acide urique avec les aliments; la goutte eclatait; une nourriture tres azotee arrive au meme resultat. La diminution dans les combustions amene indirectement cet exces d'acide urique, aussi la goutte accompagne-t-elle souvent I'obesite; c'est la goutte du riebe. Un des avantages de l'eau alcaline est encore ici d'augmenter les combustions : cette propriete est meme tellement gene-rale, que le docteur Coignard, dans une remarquable expe­rience, arrosant des radisavec de l'eau de Gusset, put consater chez ceux-ci un accroissement beaucoup plus considerable
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134 MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE NUTRITION.
que chez les radis temoins arroses avec de l'eau ordinaire.
La troisieme cause de la goutte reside dans la diminution du mouvement d'eliminalion : la surcharge urique est ainsi determinee par la ligature des ureteres; la cessation des regies, ä l'epoque de la menopause, amene souvent cette surcharge; enlin il est certaines substances, qui empechent 1'excretion de l'acide urique; teile est'la chaux : on attribue meme l'augmentation de frequence de la goutte dans le Devonshire ä rhabitude toujours croissanle d'employer la chaux dans ragriculture. Le plomb possede egalement cette propriole; sa presence dans Torganisme empeche l'acide urique de s'e-liminer par les reins et amene la surcharge du sang; aussi la goutte est-elle frequente chez les saturnins.
Enfin l'aptitude ä la goutte varie avec la race. Les negres ont rarement la goutte, meme a Haiti, läoü beaucoupd'entre eux vivent dans des conditions favorables a sa production. Elle est dit-on assez frequente chez les llovas de Madagascar et chez les autres Malais. II semble que les races qui habitant le nord soient plus disposees que les autres ä avoir la goutte. Quelle part revient ici ä la race? Quelle part revient au cli-mat? Toujours est-il que sä frequence augmenle du sud au nord.
S'il est des etres predisposes ä la goutte, on pent dire que ce sont les oiseaux et les reptiles. Ils sont, pour ainsi dire, toujours en etat de surcharge urique et d'imminence gout-teuse. Le fait est, que chez les oiseaux, animaux grands pro-ducteurs d'acide urique, le defaut d'exercice el I'abondance de nourriture qui sont la consequence inevitable de la captivite produisent la goutte tophacee. laquo; La goutte appar-tient aux oiseaux, dit avec raison le docteur Larcher, et l'homme pour se trouver dans les conditions necessairesä la production de la maladie, doit avoir subi des modifications plus grandes dans le fonctionnement de son organisme. raquo;
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COUTTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;135
L'autruche en captivite est en effet souvent goutteuse; beau-coup d'aulres oiseaux sont dans le meme cas. Les poules ont parfois des masses calcaires autour des articulations et un cpaississement des tissus fibreux; les dindons sont egalement sujets a celte maladie. Le grand air, I'exercice aclil' sont d'ailleursd'aulant plus indispensables aux oiseaux, qu'ilssont tres gros mangeurs : beaucoup d'insectivores consomment chaque jour une quantite de nourriture egale ä deux on trois fois le poids de leur corps. Les granivores ne mangent guere qu'une quanlitö egale ä leur poids, mais ce chifire est encore beaucoup plus eleve que chez les mammiferes. Ils sont en outre habitues ä une combustion intense entretenue par une respiration acceleree, par une abondante circulation d'air dans les poumons et dans les sacs acriens, dont leurs os sont creuses. II n'est done pas etonnantque, sous I'inttuencede la captivite, qui les prive de toutes ces conditions favorables ä la combustion, pour ne leurlaisser qu'une nourriture plus abon­dante que dans la liberte, leur organisme par lui-meme grand producteur d'acide urique arrive promptement ä la surcharge, qui donne naissance ä la goutte.
Les reptiles dans les menageries sont aussi eux assez fre-quemment goutlcux. C'est lä un rapprocbementde plus entre ces elres en apparence si differents aussi lorsqu'on considere que, comme les oiseaux, les reptiles sont de grands labricanls d'acide urique, on ne pent s'empecher de rapprocber ces aptitudes physiologiques etpathologiques d'unelbule de laits qui nous sont reveles par l'anatomie comparee et de voir, dans les enseignements de la pathologie comparee, une preuve de plus enfaveur de cette proposition aujourd'hui gcneralement admise : les oiseaux sont des reptiles transformes.
Cbez le pore Virchow a trouve, dans les muscles et sur-tout dans les cartilages et dans les ligaments de l'articulation du genou, des concretions blanches, dures, criant sous le
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scalpel, composees de gtianine, prlncipe analogue ä Tacide nrique; on pent regarder cette maladie comme une goutte guanique.
Si Ton prend le mot goutte comme synonyme de depot d'urale de soude dans les tissus, on doit classer sous ce nom un certain nombre de phenomenes qui semblent normaux chez les insecles et constituent chez eux ce qu'on peut regar­der, jusqu'ä nouvel ordre, comme de la goutte physiolog-ique. En 1856 Fabre (d'Avignon) montra, dans le tissu adipo-cel-lulaire d'un grand nombre de larves, la presence de cristaux d'acide urique et d'urate. Ce phenomene se rencontre sur-tout sur les larves de lepidopteres. Le meme observateur a egalement constate qu'ä certains moments, chez la chenille du ver ä soie, I'estomac se charge d'eliminer I'acide urique; celarappelle les vomissements de la goutte et de l'uricemie; dans d'autres moments, toujours d'apres le meme observa­teur, c'est dans le tissu cellulaire que s'eliminent I'acide urique et les urates. Enfin, chez certaines chenilles, I'acide urique s'elimine par la peau sous la forme pulverulente. Ne sont-ce pas lä tons les symptömes de la goutte tophacoe, viscerale ou cutanee!
Plus on penetre dans l'etude comparoe des phenomenes biologiques, plus on se convainc que les limites sont insen­sibles entre le domaine de la physiologic et celui de la patho­logic: tel phenomene est physiologique dans une espece, qui dans une autre devient pathologique, parce qu'il cesse d'y etre normal.
Les vegetaux prcsentent un certain nombre d'exemples de localisation minerale, qu'il estpermis de regarder comme de la goutte physiologique, tant qu'elle demeure ä un certain degre, mais pouvant devenir pathologique, lorsque ce degrü est depasse. J'ai parle plus haut de la goutte sodique, qu'on peut produire artificiellement chez les vegetaux; mais, en
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RHCMATISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 137
outre, les cellules vegetales contiennent frequemment des cristaux, qui, formes dansleprotoplasma cellulaire, occupent soil la cavite de la cellule, soil l'epaisseur de ses parois. Ces cristaux sont souvent constitues par de I'oxalate dechaux; on pourrait nommer cet etat goulte oxalique des vegetaux : un grand nombre de monocotyledones presentent dans leur ca­vite cellulaire des amas de cristaux de ce genre qu'on nomme raphides. Dans les oxalis, rumex, begonia, on rencontre des cristaux semblables de bioxalate de potasse; dans les borrago, blilum, parietaire, herniaria etpolilrychum, les cristaux sont formes de bioxalate de potasse. Dans les equisetum, les bam-busa le depot est constitue par la silice. Certaines cellules des r?'cmMscommttwlaquo;sontgorgeessoitdelt;7?oamp;owtes,grainsde phos­phate double dechaux et demagnesie, soild'aleurone, masses albuminoides renfermant des cristaux d'oxalate de chaux.
Ces phenomenes de localisation des cristaux sont si bien comparables ä la goutte urique des animaux que, d'apres Ghatin fils, on voit parfois ces raphides aquerir un volume tel, que la cellule se trouve completement remplie par cette formation; on constate alors un arret complet dans toutes les manifestations fonctionnelles de cette cellule. Laparoi s'amin-cit, la cellule cesse de s'accroitre et l'ensemble des cellules voisines ainsi alterees tend vers une destruction rapide due ii la formation cristalline. On ne saurait meconnaitre des analogies entre ceprocessus et celui de la goutte urique des animaux.
in
RIIUMATISME
La disposition rhumatismale n'est pas rattachee, comme la goutte, ä un exces d'acide urique dans 1c sang, mais bien ä
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un exces de phosphate de chaux, dont laquantitö dans le sang serait, chez les rhumatisants, quatre fois plus grande qu'ä I'etat normal. On constate souvent dans les sueurs de ces ma-lades les acides formique, acetique et butyrique, divers urates et sudorates alcalins. Soupijonnant chez eux un residu incombure dans leurs muscles, on a accuse I'acide lactique, qui est un produit de la combustion musculaire; I'acide lac­tique injecte ä des animaux a en effet dans certains cas deter­mine du rhumatisme. Tout semble en un mot denoter que I'organisme est encombrc par certains produits incomplöte-ment combures.
On dit que le rhumatisme est plus frequent aujourd'hui qu'autrefois, ä l'inverse de la goutte, qui serait aujourd'hui moins souvent observee qu'autrefois. Cependant les fouilles de Pompei nous ont montre le squelette d'une femme qui etait atteinte de ce rhumatisme deformant encore aujour­d'hui special ä la femme et celles d'Ameghino, dans le sol prehistorique de l'Amerique du Sud, lui ont fait egalement decouvrir un squelette de femme, qui presente les lesions de cette meme affection.
L'aptitude semble plus grande dans les pays temperes que dans les pays chauds et dans les pays froids. Les adultes ont une aptitude plus grande que les enfants. Acluellement le negre nous apparait comme moins expose que le blanc au rhumatisme articulaire, mais plus expose que lui au rhuma­tisme musculaire. Vacne arthritique, frequente chez les rhumatisants de race blanche, n'apparait jamais chez le negre et on n'observe cette alfection que chez les metis : c'est lä un nouvel exemple de l'analyse des races par la pathologic. La calvilie, apanage frequent des rhumatisants dans la race blanche, est rare chez le negre.
Chez les Polynesiens le rhumatisme est frequent. Ils ont du reste depuis longtemps l'habitude des frictions avec le sue
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AFFECTIONS CALCULEUSES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;139
d'un piper, des fumigations et des massages, toutes pratiques qui denotent une antique experience des affections rhuma-tismales.
On pent en dire autant des Malais, que leurs habitudes de plongeur, de batelier et leurs habitations au milieu de l'eau, exposent particulierement aux manifestations arthritiques.
Le rhumatisme n'est pas inconnu chez nos grands animaux domestiques; chez qui on observe l'arthrite rhumatismale et le rhumatisme musculaire.
M. Le Blanc a depuis longtemps rattachc au rhumatisme la synovite ambulatoire du cheval, affection souvent rebelle, tenace, revenantau moment oü onlacroit guerie; eile com-plique souvent iapleuresie rhumatismale, maladie tres grave chez le cheval. Sur un squelette de grand ours des cavernes {ursus spelwus) on a constate les traces d'un rhumatisme chronique osseux {morhus coxcß senilis).
Le rhumatisme articulaire aigu a ete observe chez le coq, le faisan, le canard. Je l'ai moi-meme rencontre chez un s;rin des Canaries, qui, ä l'autopsie, avail une pericardite avec adherence, sous la forme classique chez riiomme : le cccur etait enveloppc d'une membrane fibrineuse rappelantla comparaison avec du beurre ecrase dans le fonds d'une as-siette. Galien avait observe le rhumatisme articulaire chez le singe. 11 a etc observe avec complication de pericardite, chez le chal.
IV
AFFECTIONS CALCULEUSES
La lithiase est une manifestation de meme ordre.que les affections attribuees ä la nutrition retardante que nous ve­nous de passer en revue : dans le foie on trouve des calculs
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140 MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE NUTRITION.
de cholesterine, principe qui, normal dans le sang enpelile quantite (0,0025 ou 0,20 p. 100), se trouve incombureets'ac-cnmulc sous forme de calculs. Dans le rein on trouve surtout des calculs d'oxalate de chaux.
L'affection calculeuse est frequente chez I'liomme en Alle-magne, en Danemark et en France. La maladie est surtout frequente en Lorraine, ou le roi Stanislas avait fonde un ho-pital specialement affecte aux calculeux. Gela semble tenir aux qualites du sol plntöt qu'ä la race des habitants.
Mais il n'en est pas de meme pour le negre: chez lui les affections calculeuses sont extremement rares, meme dans les regions oü I'eau est assez calcaire pour incrusler les tuyaux. Gross, dans une statistique sur les lithotomies pra-tiquees dans le sud des Etats-Unis, trouve 1 negre pour 6 blaues et Martin, sur 3,035 tallies faites en Amerique, n'en-registre que 102 noirs et 31 mulätres. En Egypte, le noir est rarement calculeux, tandis que Varabe Test frequemment. Polack raconte qu'en Perse les indigenes sont beaucoup plus souvent atteints de la pierre que les juifs, les Armeniens et les Mongols. Les Indiens sont, dit-on, tres sujets aux calculs. En somme, de toutes les races, la race blanche est la plus sujette aux calculs et les Anglo-Saxons semblent, dans cette race, avoir 1'aptitude la plus grande. Sans doute le climat, I'alimentation, le genre de vie, contribuent ä modifier I'apti-tude, mais la race a egalement unc importance decisive.
Les calculs sont frequents chez les animaux. M. Bland Sut-ton a observe recemment, au jardin do la Societc zoologiquc de Londres, un calcul d'oxalate do chaux dans le rein du paresseux. Les calculs du rein ne sont pas rares chez le che-val, Vane, le baeuf, le pore, le chien, le chat, qui jouissent d'une alimentation trop riebe. On a observe des calculs sali-vaires chez le cheval, Vane, le mulet et le boeuf, comme chez Vhomme; des calculs spermatiques chez un bouc.
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Certains depots de carbonate de chaux, qui se font chez les vegelaux, rappellentplutöt la localisation analogue quise fait dans certains tissus des mollusques: dans leficus religiosa la paroi de certaines cellules s'incruste ainsi de carbonate de cliaux; dans d'autres cas, ce sont les cellules opidermiques qui, absolument comme chez les mollusques a coquille, ex-cretent du carbonate de chaux; parfeis ce sei ne se depose qu'ä l'extremite des faisceaux (ibro-vasculaires; ailleurs le carbonate de chaux se depose au niveau des stomates. II faut rapprocher de ces phenomenes le depot de la silice ä la sur­face du chaume de certaines graminees, sur lesquelles il forme un enduit vitreux protecteur, ou son depot unique-ment dans les entre-nceuds sous le nom de tabaschirs.
L'exagöration de ce depot arrive parfois a la formation de vcritables calculs müriformes : en effet, d'abord retenu dans lesparois de la cellule, il finitpas faire saillie dans i'interieur de sa cavite et bientöt, ne se trouvant plus retenu dans la paroi que par un mince pedicule, il oscille dans la cavite cellu-laire, comme un battant de cloche; c'est ce qu'on nomme un cystolithe.
Les concretions pierreuscs de certaines poires se forment sans cloute par un mecanisme analogue ä celui de certains calculs animaux.
Dans tons ces fails normaux ou pathologiques de localisa­tion de matiere minerale dans certains tissus, i! faul du resle tenir comple ä la fois et du milieu,— le sol avec les eaux qui lefillrent et le dissolvent, et del'organismc vivant, dont I'ap-titude ä localiser le calcaire varie suivant la race, ainsi que nousl'avonsvu pour le negre: dansunmeme sol, deuxplantes differentes prendront en effet des principes differents. II y a des planles calcicoles ä qui le calcaire est necessaire, le buis, le sainfoin, le tussilage; les planles calcifuges aiment an con-traire les terrains priraitifs pauvres en calcaire; d'autres
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plantes recherchentles selsdepotasse: labettcrave, lapomme de terre, la navette, le trefle, la vigne sent de ce nombre. D'une maniere generale tous les elres vivants, les vegetaux comme les animaux, aiment Ic phosphate de chaux, qui semblo ctre le stimulant necessaire de la nutrition, la charpenle mo-leculaire indispensable, ainsi que nous I'avons vu dans la premiere partie de ce livrc, de toute construction vivante.
Chaque ctre a d'ailleurs une sorte d'appetit special pour certaincs substances : elles lui sont indispensables souvent möme ä dose infinitesimale: e'est ce qu'a montre Roulin. Certains vegetaux veulent une faible quantite de chaux, d'autres de manganese, si bien que, dans un terrain oü cer­tains materiaux seront en abondance et oü certains autres ne seront representes que par une quantite infinitesimalere sont souvent ces derniers qui seront utilises, parce qu'ils sont indispensables ä teile plante donnee, tandis que les autres materiaux, malgre leur abondance, seront peut-etre utilises, mais ne sont pas indispensables. D'une maniere generale, on ne tient pas assez compte dans ragriculture des donnees que Roulin a verifiees dans la nutrition des levures et des asper-gillus : on ne s'oecupe dans les analyses de terrain que des substances largement representees, sans penser que ce qui est le plus necessaire ä la vie d'une plante, ce sont peut-etre ces materiaux oublies representes en quantite minime.
Les materiaux calcaires nesont pas dans cette categoric. Ils sont largement representes dans certains terrains et la sante des etres vivant sur ces terrains exige leur localisation phy-siologique dans les tlssus, par un procede d'integration qui n'est qu'un diminutif de celui que nous montre la patho­logic dans la formation des concretions. Dans plus d'un cha-pitre de ce livre, j'ai d'ailleurs mini, parfois meme confondu avec intention, les phenomenes physiologiques et les pheno-menes pathologiques, pour montier qn'il n'y a point de hiatus
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entre les uns et les autres, mais qu'ils sont au conlrairß unis par des nuances et des transitions insensibles.
Lorsque le calcaire est trop peu abondant dairis un pays, les habitants sont places dans des conditions opposöes a celles qui creent les calculeux dans la Lorraine et voient survenir dansleur sante des troubles graves: les eauxdu Maroni et des autres fleuves de la Guyane sont, par exemple, extremement pauvres en matieres salines etcalcaires; or le docteur Maurel a observe que, chez les enfarits de ce pays, I'ossificalion se fait avec une extreme lenteur, les fractures cbez les adultes ne se guerissent que lentement, le cal etant long ä se produire; les indigenes presenlent souvent meme le phenomene si curieux de la pica et ce savant confrere les surprit plus d'une fois grattant les murailles des salles de l'höpital, obeissant ainsi an memeappetit que les ponies qui mangent du sable calcaire et que les pig'eonsqui becquettent les murs salpetres. Comine ce besoin de I'organisme permettait de le prevoir, le docteur Maurel a constate le succes des preparations phosphatees dans un grand nombre d'alfections diverses.'
Au milieu de conditions analogues realisees dans plu-sieurs pays, qui, pauvres en calcaires, ne sont arroses que par des eaux aussi pauvres et ne produisent par conse­quent que des fourrages pauvres eux-memes en matiere mine-rale, on voit de meme nos vertebres domesliques atteints de cet etat des os mal pourvus de raateriaux mineranx, qn'on nomme la cachexie osslfrage des vertebres. G'est une des formes de cettemaladie longtemps meconnue qui a sevi ily a plusieurs annees stir nos chcvaux en Cocbincliine : les four-rages du pays ne lenr apportaient pas assez de matiere mine-rale ; il a fallu faire venir les fourrages d'Egypte et ceux de la (lochinchine meme n'ont pu etre utilises que lorsqu'on eut l'idee de les (:liauler, ce qui arrivait ä les doter de la matiere minerale qui leur manquait.
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Ii4 MALADIES DUES A UNE PERVERSION DE NUTRITION.
L'espece toyinecontient normalementdans sessucsparen-chymateux beaucoup de sels calcaires; il existe presque nor-malement chez elleunephosphaturie calcaire abondante, sur-tout au printemps, lorsque les animaux sont mis au vert. Les sels calcaires leur sont done tellement necessaires, qu'il suffit d'une annee de secheresse, diminuant la proportion de ces sels dans les fourrages, pour amener chez eux la cachexie ossifrage.
Les oiseaux nous donnent frequemment un exemple des consequences de la diminution du calcaire dans leur alimen­tation. 11s out besoin de reserves assez considerables pour la confection des coquilles de leurs oeufs; aussi presque tons en sont-ils tres avides, et lorsque le deficit est trop conside­rable, les ponies pondent des oeufs qui sont depourvus de coquille. Les amateurs d'oiseaux savent tons qu'il convient de placer dans la cage cette provision de calcaire qu'on nomme os de seiche, et d'ailleurs, il semble qu'une sorte de pica pousse les femelies ä economiser le calcaire dans leurs pontes successives, car, encaptivite au moins, les femellesdespasse-reaux mangent regulierement les coquilles au fur et ä mesure de l'eclosion des oeufs, assurementdans lebutincon-sciemment chercbe d'en faire servir de nouveau les materiaux dans la prochaine ponte.
L'exces de calcaire amene une serie de phenomenes, dont les plus graves ne sont pas ceux qui aboutissent au depot d'une pierre dans une cavite quelconque : plus redoutables sont les concretions moleculaires, le depot qui se fait dans chaque cellule, la substitution d'une molecule mincrale a chaque molecule organique par un phenomene de tout point comparable ä celui de la fossilisation. D^jä les li-maces rouges, qui vivent sur les terrains calcaires, pre-sentent toutes des vaisseaux sanguins ä parois incrustees de carbonate de chaux, tandis que ce caractere n'est pas pre-
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RACHITISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ii5
sente par celles qui vivent sur les terrains siliceux : est-ce la un phenomene physiologique ou pathologique? mais chez I'liomme qui habite les terrains calcaires, lorsqu'il n'a pas pas comme le negre une inaptitude marquee pour I'intc-gration moleculaire du calcaire, on voit de meme la paroi des vaisseaux s'encroüter de plaques calcaires qu'on nomme atheromes; d'abord presque physiologique cet etat devient pathologique, lorsqu'il se generalise, qu'il envahit certaines arteres comme I'aorte ou les arteres coronaires, ou enfin lorsqu'il donne naissance ä des thromboses, qui elles-memes amenent des embolies et des ramollissements ou des hemor-ragies parenchymateuses.
Les phenomenes que je viens de passer en revue n'appar-tiennent plus en propre ä la nutrition relardanle; ils temoignentsurtout d'une perversion dans la nutrition et l'in-tegration moleculaire : ce sont des troubles dysirophiques.
RACHITISME
Une des affections les plus graves qui soit la consequence de la dystrophie est connue sous le nom de rachitisme. II est caracterise par une premiere periode de ramollissement des os, pendant laquelle ils se deforment sous le poids qu'ils supportent et sous les tractions musculaires, ä laquelle suc-cede une periode opposee d'induration, de consolidation qui enregistre la deformation d'une faron definitive. Toute une categoric de bossus, aux jambes arquees et ä la tote grosse, sont des rachitiques gueris et fixes par la consolidation dans la position deformee, prise par leursos pendant la periode de ramollissement.
Bordier. — Pathologie comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
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Les causes de cetle dystrophie sent multiples : d'apres les travaux du professeur Parrot le rachitisme serait une conse­quence de la syphilis. Cette opinion est peut-etre exclusive et il est plus juste devoir dans le rachitisme une consequence de la misere physiologique, quecet etatsoit une consequence du sevrage premature, de la vieillesse des progeniteurs on le plus souvent, je le veux bien, de la syphilis.
Dans tons les cas, quelle que soit la cause, la dystrophie s'accuse et s'accroit par une abondante elimination des phosphates : les urines renfermant une quantite conside­rable de phosphates ammoniaco-magnesiens, dont les cris-taux forment, ä la surface du liquide, une mince pellicule donnant asile ä de nombreuses mucedinees et connue sous le nom de kyesleine. Les matieres fecales eliminent aussi des phosphates dans une proportion qui peut atteindre 2 ä 3 p. 100 de leur poids.
ha chimie rattache le rachitisme ä la misere physiologique et ä la nutrition imparfaite, en attribuant la disparition du phosphate osseux ä la presence en exces d'un produit impar-faitement detruit pendant revolution de la maliere vivante dans I'organisme, I'acide lactique.
11 est certain qu'on produit experimentalement le rachi­tisme chez les animaux en les sevrant premalurement et en remplarant le lait par une alimentation qu'ils ne peuvent digerer. Places par Trousseau et par J. Guerin dans les memes conditions que les petits nourrissons qu'on gorge de pommes de terre, les petits mammiferes prennent en effet comme eux un gros ventre, leurs pattes s'incurvent, la diar-rhee les epuise et ils succombent.
En dehors de toute experimentation le rachitisme est frequent chez les animaux places dans des conditions d'ali-mentation calcaire insuffisante: chez les jeunes carnivores de nos menageries, lionceaux, guepards, etc., on observe le
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RACHITISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 147
rachitisme quand on leur donne de la viande complelement desossce. Gelte affection se rencontre egalement chez les poulains, les agneaux, les veaux et les porcelets : la maladie des pores de Westphalie qni s'accompagne de courbure des membres, la. maladie paralytique de jeune age ou maladie paralylique des jeunes animaux observee chez les chiens, les chats ne sont que du rachitisme. Dans toutes ces maladies le ramollissement des os et le gonflement douloureux des epiphyses articulaires donnent lieu ä une demarche et ä une attitude qui simulent en effet la paralysie.
La maladie paralytique des jeunes agneaux prend souvent une apparence enzootique, ce qui lient ä ce que tons les agneaux d'unebergeriese trouventau meme moment dans des conditions identiques. II est enefletd'observationempirique, qu'on evite la maladie paralytique chez les jeunes agneaux, en s'arrangeantde facon que la mise bas ait Fieu en ete : les meres trouvent alors pendant la derniere periode de la ges­tation et pendant I'allaitement, une alimentation meilleure, du vert renfermant une quantite süffisante de sels calcaires; tandis que, pendant I'hiver, si le foin est pauvre en sels cal­caires ou si Ton est force de donner quelques racines, la quantite de sels calcaires cedes par la mere au foetus et celle qu'elle lui transmet encore apres par sonlait sont insuffisantes. La maladie paralytique se developpe plus frequemment chez les moutons que chez les autres animaux de la feme.
On observe egalement dans les faisanderies la maladie des pattes des jeunes faisans, qui n'est autre que le rachitisme et qu'on guerit en metlant du calcaire ä la disposition des animaux.
Le rachitisme semble etre moins frequent chez le negre que dans les autres races humaines ; il est permis d'attribucr cette rarete ä ce fait que ses os contiennent, ä l'etat normal, plus de pliosphate de cliaux que ceux du Wane.
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148 MALADIES DIES A USE PERVERSION DE NUTRITION.
VI
OSTEOMALACIE
Le ramollissement des os chez I'animal adulte differe nota-blement par sonprocessusdu rachitisme desanimaux jeunes. II n'est d'ailleurs pas suivi, comme lui, d'une pcriode de consolidation et d'eburnation.
Cette etrange maladie s'observe chez Vhomme comme sur les animaux : les ciironiques racontent qu'au vie siecle on voyait un Arabe, qui gisait äterre comme nn paquet, n'ayant plus d'os et ne se composant que d'une tete et de quatre extremites molles; lachronique des moines de Saint-Germain des Pros parle r-galement d'un homme qui au xx0 siecle, pendant que Paris etait assiege par les Normands, aurait vu ses os se ramollir et aurait perdu la moitie de sa taille, prenant I'apparence d'un mannequin mou, qui s'affaisserait surlui-meme; enfin, en 1700, la marquise d'Armagnac mou-rnt ä Tage de quatre-vingt-deux ans, les os mous et rape-tissös. Ce sont lä des cas d'ostcomalacie celebres; la science en connait nombre d'autres : une femme de la Salpetriere, alteinte d'osteomalacie et dontla taille etait primitivementde 1quot;178, tomba ä 1 metre; un homme tomba de lm63 ä l-^O. La colonne vertebrale, le bassin, lesos longs, tout s'affaisse; I'os devient mou comme tie la cire, comme du foie; des frac­tures nombreuses se produisent: on en comptait soixante-dix chez une femme, soixante-seize chez une autre. Le bassin se deforme comme ferait.un bassin de caoutchouc; la co­lonne vertebrale s'incurve de plusieurs famous; les os du cräne de la comtesse d'Armagnac etaient tellement mous qu'on pouvait les couper avec une spatule.
Toutes les causes quitroublent considerablement lanutri-
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OSTfiOMALACIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;149
tion et la privent surtout de calcaire, sont susceptibles de produire I'osteomalacie. En premiere ligne il laut noler la grossesse; le foetus agit comme un parasite qu'il est reelle-raent et soutire ä la mere plus de calcaire qu'elle n'en pent fournir. Nous verrons plus tard qu'a beaucoup d'egards, le foetus se comporte chez les mammiferes comme un veritable parasite. Encore ici nous sommes conduits dans le domaine de la pathologic par I'exageration d'un phenomene, qui, maintenu dans certaines limites, reste physiologique : nor-malement en effet le bassin des femmes grosses se ramol-lit, puis, normalement aussi, il se consolide apres I'accou-chement et s'entoure de productions osseuses qu'on nomme osteophytes. La. lactation prend encore plus de calcaire aux tissus de la mere que la gestation : 1,000 grammes de lait de femme contiennent en eflet 3er-M de phosphate de chaux; or un enfant de trois mois a bu depuis sa naissance envi­ron 2i0 kilos de lait; il a done enleve ä sa mere ä pen pres 750 grammes de phosphate de chaux.
Les vaches pleines et les vaches laitieres sont exposees aux memes accidents que la femme ; elles presentent comme eile pendant la gestation des fractures spontanees du bassin. L'osteomälacie de la bete bovine s'observe surtout pendant les annees seches, les mineraux du sol n'ayant pas etc sufii-samment dissous dans I'eau.
La misere physiologique pent amener par elle-meme le meine resultat. Les päturages maigres ou marecageux, comme ceuxdu Palatinat, de certaines contrces de la Saxe, de la Boheme, de l'Yonne, de la Cöte-d'Or et du Doubs donnent aux animaux la cachexieossifrage. Dans ces milieux, la plante, la bete bovine et Vhomme, la premiere elant mangee par laseconde et celle-ci par le troisieme, manquant pour la meine cause de calcaire, sont atteints en realite de la meme maladie et du meme trouble nutritif; mais ce
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150 MALADIES DUES A LNE PERVERSION DE NUTRITION.
trouble se traduit cliez chacun des trois par des symptömes diflerenls.
Les vieillards arrivent ä Vosleomalacie senile, non plus comme tout ä I'lieure, parce que les materiaux calcaires manquent ou sont enleves ä i'organisme, mais parce que celui-el estdevenuinhabile ä utiliser ceux quisontcependant encore ä sa portee.
L'analyse des os confirme les theories qui precedent : tandis que les osdes anirnaux sains contiennent 53 p. 100 de niatieres minerales, ils n'en presentent plus dans I'osteoma-lacieque 30 p. 100. Le phosphate est lombede 83 ou 48 p. 100 au chifl're de 7 et meme de 2 p. 100. Le fluorure de calcium est tomhe de 2 p. 100 ä 0.02.
Enfin, dans certains cas, on note chezThomme comme chez les animaux une elimination excessive des phosphates, un veritable diabete jjhosphaliqve. L'elimination se fait par les urines, qui peuvent contenir jusqu'ä 0 grammes d'acide phosphorique dans les vingt-quatre henres, par les bronches memes. L'urine en est tellement saturee, qu'elle laisse des concretions phosphatiques dans le bassinet, dansl'uretere et dans la vessie.
Dans quelques cas celle dissolution des os a etc mise, comme dans le rachitisme, sur le compte de l'acide lactique, qui a etc trouve par Schmidt, dans les cavites osseuses, ä la dose de plus de 1 p. 100. On a meme pu produire, avec l'acide lactique, une veritable osleomalacie eocperimenlale chez le chien, le chal, le lapin, I'ecureuil: les os devenaient mous, les epiphysesse gonflaient.
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DIABETE SUCRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 151
VII
DIABETE SUCRE
Nous avons vu plus haut qu'on rencontre chez tous les ani-maux. ramidon animal ou glyeogene; c'est lui qui dans la contraction musculaire produit la chaleur, laquelle, par suite de la loi de decomposition des forces, produit elle-meme le mouvement; c'est dans le l'oie qu'a lieu, sous l'inllucnce de la diastase, la formation de la glycose, dont le passage dans le sang donne lieuä im certain degrede glycohemie normale et physiologique.
La proportion normale de la glycose dans le sang varie d'ail-leurs suivant les especes : de 0.90 pour 1000 de sang chez l'homme, cette proportion devient 1.^7 chez le bocuf, 0.09 chez le veatt, 0.91 chez le cheval, 0.50 chez le moulon, \ .M chez lapoule. Le sucre apparait dans l'urine aussitöt que cette proportion atteint anormalement S pour 1000. La com­bustion dans les capillaires empeche, dans les conditions phy-siologiques, le sucre d'atteindre cette proportion dans le sang, aussi la glycosurie apparait-elle dans l'asphyxie.
D'autres conditions peuvent amener la glycosurie; ce sont celles qui peuvent se rattacher au defaut d'emploi, aboutis-sant en somme au defaut de combustion du sucre.
La glycosurie survientfrequemmentapres raecouchement. On pent alors penser que l'organisme s'est habitue ä fabriquer une certaine quantite de glycose toujours consommee par le foetus et que ce dernier etant expulse, le sang se trouve charge d'un exces de sucre qui s'climine par les urines. Chez les nourricesqui suppriment brusquement l'allaitement, onvoit, pour une raison analogue, survenir le meine phenomene.
Chez la vache, on observe, pour la meme raison, la glyco-
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152 MALADIES DUES A ÜNE PERVERSION DE NUTRITION.
surie dans la fievre vitulaire; ces animaux rendent alors par les urines une quantite de sucre qui peut s'elever al 0 grammes par litre.
Dans un certain nombre de cas, ce n'est plus ä un defaut de consommalionou de destruction du sucre que tient lagly-cosurie, mais bien ä un exces dans la production : I'orga-nisme fait alors du sucre, non seulement avec la fccule, le sucre meme et la graisse, mais avec les substances albumi-no'ides apportees par I'alimentation; souvent meme e'est aux döpens des substances albuminoi'des de l'organisme qu'il fa-brique du sucre: le carbone, l'hydrogene et l'oxygene sont arraches ä la molecule albuminoide et groupes en molecules de glycose, tandis que I'azote ainsi mis ä nu est elimine par les urines ; e'est I'azotoriedes diabetiques. Le diabeteazotu-rique, lorsqn'il vient compliquer le diabete simplement gly-cosurique, bäte encore I'amaigTissementetlaperte des forces. Le professeur Boucbard a vu des malades azoturiques rendre 38, 49, 59, 93 grammes d'azote en vingt-quatre heures.
Le sucre, qui est toxique pour les organismes inferieurs, n'agit pas seulement comme toxique des elements cellulaires dohtil retarde etempecbe le fonctionnementphysiologique; il se depose autour des elements anatomiques comme il le lerait autour d'un brin de fil plonge dans une solution sucree ä saturation: le cristallin des diabetiques s'opacifie souvent pour cette raison. La catarade diabetique ne s'observe pas seulementcbezl'homme; on la rencontre aussi cbez lecheval. Une variete experimentale de cette cataracte peut etre produite cbez la grenouille .-lorsque^ar des injections de glycose, on sature de sucre les tissus de cet animal, on voit le cristallin s'opacilierde la meme maniere et pour les memesraisons que cbez les diabetiques. L'opacite du cristallin n'est cependant pas toujours determinee par un simple depot de sucre. Le trouble nutritif, dont I'economie tout entiere est frappee,
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DIABETE SUCRfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 153
conduit en effet ä une degcnerescence graisseuse des tubes el des cellules de cet organe.
Lapolyurie, qui survient le plus souvent chez les diabc-tiques, a pour avantages de debarrasser plus completemenl rorganisme de l'exces de sucre qui entravele fonctionnement physiologique des elements anatomiques; eile tend ä dimi-nuer la glycohemie. Nöanmoins, chez tous les animaux, le fonctionnement physiologique est assez gravement compro-mis par le diabete pour amener des decheances organiques. Chez l'homme et chez plusieurs autres animaux, cette döcheance a pour consequence une aptitude inusitee ä la tuberculose : les tissus deviennent un terrain favorable pour le bacille tuberculeux, ä tel point que la terminaison par phtisie est la terminaison habituelle du diabete, chez l'homme.
Avec ou sans glycosurie, la polyurie est un symptöme grave qu'on rencontre souvent chez le cheval, notamment chez le cheval de course soumis ä un entrainement special par le nitrate de potasse : on voit certains chevaux rendre 10 litres etmeme 20et30 litresd'eauenvingt-quatreheures, quantile qui depasse de beaucoup celle qui a cte ingeree. 11 en resulte une veritable deshydratation des tissus.
Le terrain diabetique est egalement favorable ä la germi­nation des microbes de Vinfeclion purulente, de Veresipele, du furoncle et de Vanthrax. Ges maladies sont frequentes et graves chez les diabetiques, ä tel point que le Chirurgien doit se garder de toute intervention armee chez les animaux gly-cosuriques.
G'est bien parmi les troubles de la nutrition retardante, qu'il convientde ranger cette maladie; eile alterne, dureste, dans la serie hereditaire avec toutes les maladies de nutrition retardante: le professeur Bouchard, recherchant les antece­dents hereditaires des diabetiques, a trouve 54 Ibis sur 100 le rhumatisme, 36 fois I'obesite, 25 fois le diabete, 21 fois la
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154 MALADIES DUES A ONE 1'EKVERSION DE NUTRITION.
gravelle, enfiri environ dans le dixieme des cas la goutte, rasthme, l'cczöma, la migraine et la lithiase biliaire.
L'aptitude an diabete est d'ailleurs augmentee par I'en-semble des conditions qui se trouvent realisöes dans nos so-eietös modernes, cliez lesbommes d'une culture intellectuelle intensive. Gl. Bernard disait que le tiers des bommes mar-quant dans la science, la finance, la litteralure et l'armee ötait diabetique; d'apres le professeur Bouchard cette popu­lation choisie donne environ 1 diabetique sur ^0.
Les races n'ontpas toutes une aptitude egale. Les negres sont beaucoup moins souventdiabetiques quelesblancs. Mais il ne faut pas oublier que la question de race implique sou-vent celle de profession, de situation sociale et de culture in­tellectuelle; nous rentrons alors dans la loi observee par Cl. Bernard et par Boucbard; c'est ainsi que danslesvilles le diabete est extrcmement frequent cbez \esjuifs, qui y rem-plissent le plus souvent des fonctions intellectuelles.
Toutes choses egales d'ailleurs, cette raaladie est commune en Angleterre, en Hollande, en Normandie, au Bresil,ä Cey-lan. Elle est rare en Autriche et en Bussie.
Le cheval est souvent diabetique et presente assez frequem-ment la cataracte diabetique. La soif cbez lui est conside-rablement augmentee; il s'essouffle facilement et maigrit excessivement. La cataracte est frequente cbez lui, meme en debors du diabete. Buini en 1018 parle d'operations de cata­racte reussies cbez le cheval, et en 1775, le baron Yon-Sind operait la cataracte des chevaux avec une aiguille.
La cataracte, due sans doute egalement ä des troubles nutritifs, ä un diabete huileux, est frequente egalement cbez les poissons, le brocbet et le cyprin en particulier.
Le singe est souventdiabetique. Jeparledu singe en capti-vite dans nos maisons, le seul sur lequel nous puissions etre renseigncs. 11 arrive assez souvent que nos singes prives lechent
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SCROFULE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 150
leur urine dans leur cage. Dans plusieurs cas, j'ai constate I'existence d'une glycosnrie, ainsi revelee par Tanimal; e'est de meine quo I'liomnie est souvent averti desa propre glyco­snrie par raviditeaveclaquelle les mouches se preclpitent sur les bords du vase de null. Le regime allmentaire de nos singes f'amillers, I'abseiice d'exerclce doivent etre cause de leur tendance au dlabete, tandls que les conditions Inverses t'aites au negre, surtont ä l'epoque de l'esclavage, donnent peut-etre Texplication de la rarete de la glycosnrie cliez Uli. iJerangcr Ferand voulant mettre des singes au regime de la vlande, alin de les mettre a l'abri de la tnberculose, les vit rapidemenl devenirdiabeliques etperir dephtisiediabelique.
VIII
SCROFULE
La scrofule est pour le moment un ensemble trop com-plexc et trop mal dclini, pour que j'entreprenne d'ecrire un chapitre sur cette maladie. Bien que nous nepossedions pas encore sa caracteristique cliimique, si elleen aune, ce quiest probable, — tons les medecins sont neanmoins d'accord pour reconnaitre une parente entre ces adenites suppurees, ces blepharites, ces conjonetivites, ces otites, ces eczemas puru-lents de l'enfance et les aflections osseuses qui semblent souvent leur faire suite : misere physiologique et dystrophie semblent etre les deux mots qui caracterisent cette maladie g(!'ncrale.
jNous la connaissons cependant assez dans son ensemble pour savoir qu'elle est frequente chez le negre, qui presente nne grande tendance ä suppurer; qu'elle est egalement fre­quente dans la race jaune, ainsi que dans les races mixtes qui en sont derivees.
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156 MALADIES DUES A ÜNE PERVERSION DE NUTRITION.
Faut-ilvoirdans le motffx^oipaunepreuvequele/jorc serait souvent scrofuleux? Les angines frequentes chez cet animal semblent etre une manifestation de cette maladie.
On a observe chez le chat des exostoses vertebrales qui out ete rattachees ä la scrofule.
J'ai observe chez le singe deux cas de necrose du femur qui semblait scrofuleuse : ces os, examines par M. Chudzinski, le savant preparateur du lahoraloire de l'Ecole d'anlhropo-logie, avaient absolument l'apparence de metacarpiens de l'homme atteints de spina ventosa.
IX
SCOnBUT
Aux maladies de nutrition ilconvientdejoindre \escorbut, maladie sans doute determinee par I'absence d'eau mineralisee dans l'alimentation, de cette eau dite de vegetation, qui chargee de sels divers existe dans les vegetaux frais, aussi bien que dans la viande. Legumes frais, viande fraiche : voilä done les preservatifs du scorbut! Cela est plus vrai que d'accuser uni-quement I'absence de vegetaux frais de donner la maladie, car les carnivores ne I'auraient done point? Or les carnivores qui n'ont pas de viande fraiche deviennent scorbutiques, comme les herbivores on les omnivores qui sont prives de vegetaux frais.
C'est surtout le carbonate de potasse qui semble indispen­sable ä l'organisme ; aussi les pommes de terre, les legumes, la salade et la viande fraiche, tous reputes anliscorhutiques, sont riches en sels de potasse.
L'histoire nous apprend assez qu'ä toutes les epoques, toutcs les races humaincs out ete sujettes an scorbut: si les negres out paru indemncs, cela tient ä ce qu'au temps de la
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SCORBUT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;157
Iraite, tandis que leurs bourreauxblancsnourrisde conserves et de salaisons prenaient le scorbut, eux, relegues comme marcbandise encombrante et nourris de quelques poign^es de riz mouraient de faim, il est vrai, mais non du scorbut, parce que leur regime exclusivement vegetal les en preservail.
Beranger-Feraud a observe le scorbut cbez un gorille soumis au regime des matelots, eux-memes atteints du scorbut.
Le pore soumis ä un regime trop exclusivement animal devient aussi scorbulique. II laut ajouter pour cet animal aux causes alimentaires du scorbut les conditions d'habita-tion generalement insalubres, oü le place la negligence de son proprietaire.
Le scorbut a ete egalement observe cbez lechien.
Tons les animaux, l'homme compris, presentent des pete-chies, des fongosites des gencives, des eccbymoses et des hemorragies; cbez tons, on observe la diminution du nombre des globules rouges, lesquels se trouvent souvent reduits de moitie, en meme temps qu'ils sont dilues et deformes.
Le scorbut a ete recemment observe par Magitot sur les gros reptiles de la menagerie : la muqueuse buccale est fon-gueuse, ulceree; les crocbets tombent, des plaques hemor-ragiques apparaissent sous la peau. L'encombrement, I'humi-dite, la mauvaise alimentation sont, ici comme cbez les autres animaux, les causes productrices.
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CHAPITRE II
maladies dues au depot d'une substance toxique dans les tissus
AUTO-INTOXICATION
Chez tons les etres vivants les combustions intra-cellu-laires, les phenomenes moleculaires, qui out lieu dans rinli-mite des tissus, donnent naissance ä des corps derives, qui doivent absolument elre elimines par rorganisme. Les ani-maux dont on a lie les ureteres, ceux dont on a entoure la peau d'un revelement impermeable succombent empoisonnes par les produits ainsi retenus dans leur sang. En dehors de ces conditions experimentales, toules les fois qu'un arret dans les secretions, que la disorganisation de la peau par briilure on par toule autre cause empechcnt I'excretion, on observe des symptömes souvent rattaches ä l'uremic, mais loujours dus ä un empoisonnement par un produit toxique, que I'animal a secrete et dont il devait se debarrasser : I'ani-mal s'empoisonne lui-meme.
Aux causes A'auto-intowication dejä connues, la retention des produits qui doivent elrc elimines par le rein et par la
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AUTO-INTOXICATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;159
peau, il faut joindre, depuis les reccntes recherches de Brown-Sequard et de d'Arsonval, la retention des produits toxiques normalement elimines par le poumon : le liquide produit par la condensation des vapeurs sortant du poumon, administre ä des lapins soitpar des injections intra-veineuses soit par la voie sous-culanee, les fait en effet perir avec des symptömes d'empoisonnement. II ne s'agit pas ici d'un mi­crobe, car si ce liquide a etc prealablement porte ä 100, sa toxicite n'a fait que s'accroitre.
Les travaux de Gauthier puis ceux de R. Wurtz ont d'ail-leurs montre que l'organisme fabriquait, soit normalement, soit d'une maniere anormale et pathologique, des alcaloides extrememcnt toxiques designes sous le nom de ptomaines ou leucomaines. Dans l'etal de sante leur production est foible et leur elimination rapide; dans l'etat de maladie, leur production peutetreaugraentee et leur eliminationdiminuee. Enfin, dans certains etatspathologiques, ce sont des produits nouveaux, ptomaines et leucomaines ultra-toxiques, qui sont fabriques par l'organisme : celui-ci alors, avant que tonte elimination ait eu le temps de se produire, se trouve empoi-sonne par lui-meme : c'est cequ'on nomme auto-intoxication inter slilielle.
La classe autreibis trop ctcndue des ficvres essentielles, reduite ilest vrai tons les jours davantage par la decouvertc de queique nouveau microbe, de quelque nouveau parasite qui en est l'agent, doit done etre malgre tout conservee, dans des limites restreintes, mais enfin conservee. C'est dans les auto-intoxications en quelque sorle essentielles que doivent etre ranges ces etats typho'ides, non contagieux, non inocu-lables, non microbiens, etats essentiellementpersonnels ä l'in-dividu qui les presente, puisque leur cause est un produit toxique qu'il a lui-meme secrete.
Le surmenage amene une production excessive de ces
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160 INTOXICATIONS PAR UN POISON VENU DU DEHORS.
ptomaines et si Torganisme nepeut suflire ä les oliminer assez rapidement, on voit eclaterdes symptömestyphiques, parfois tetaniques, dans tons les cas toxiques qui, chez les animaux forces, ont re(;u le nom generique de mal du cerf, par analogic avec les accidents que presente le cerf force par les chiens. Mais les lievres, les perdreaux, lous les animaux chasses, le cheval et Yhomme ä la guerre presentent ces phenomenes d'auto-intoxication.
La presence de la matiere toxique dans les muscles des animaux ainsi surmenes et forces s'accuse d'ailleurs nette-ment par un gout particulier et par les vomissements deter­mines chez les personnes qui les ont manges. Tons ces pro-duits sont rattaches aux ptomaines, aux leucomaines et aux sulfocyanures alcalins.
Tons les animaux a sang chaud sont susceptibles de pre­senter ces auto-intoxications et si nous sommes dans I'igno-rance a l'endroit des fails d'auto-intoxication chez lesautres, Tanalogie nous permet de penser qu'il en est de meme chez eux.
II
INTOXICATIONS PAR UN POISON VENU DU DEHORS I. — PLOMB.
On rencontre parfois des empoisonnements par le plomb chez nos animaux domestiques, sous forme enzootique, au voisinage des fabriques oü semanipule le plomb. Ils rencon-trent facilement la substance veneneuse sur le sol, surles plantes ou dans les eaux couranles.
Les symptömes de l'intoxication saturnine sont plus pro-nonces chez la bete bovine et chez les oiseaux de basse-cour que chez le pore; on rencontre plus rarementcelempoisonne-
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ARSENIC. — ERGOTISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 161
ment cliez les chevaux, les moutons et les chevres. Ces ani-maux prcsentenl comme l'homme de la constipation; la temperature du corps s'abaisse, le dos se voüte, les membrcs se raidissent. Chez la bile bovine on constate des mouve-ments- de mastication et un ecoulement de salive; les femelles avortent. Les phonomenes cerebraux, avcc dclire, ne sont pas rares.
II. — AU SEX IC.
L'empoisonnementpar I'acide arsenieux, qu'on leur domic parfois pour les faire engraisser, survient plus facilement chez les beles bovines etchez les moutons qne chez \eschevaux. Beaucoup d'eleveurs donnent cependant de I'arsenic ä ces derniers animaux pour rendre leur poll brillant; il reussit en outre dans la pousse de cheval, comme dans l'asthme de Vhomme, ce qui permettrait d'attribuer les deux affections chez Tun et chez l'aufre ä la meme diathese; enfin il estcon-seille par N. Megnin contre la synovite ambulaloire. Mais beaucoup d'empiriques ou de simples garcons d'ecurie dcpassent mal ä propos la dose convenable ou prolongent pendant trop longtemps le traitement et determinent I'arsc-nicisme. Dans les cas qui ont etc observes, on a constate, outre les symptömes des affections cachectiques, la tumefac­tion et la raideur des articulations, ainsi qu'un amaigrisse-ment considerable.
III. — ERGOTISME.
Lorsqu'on melange le seigle ergote ä la nourriture de nos animaux domestiques, ils presentent tons les symptömes du feu Saint-Antoine, convulsions et gangrene. On observe d'abord del'abattementet de la stupeur; ['animal reste cou-chc, il a des convulsions partielles ou gcnerales; enlin sur-
Bordier. — Pathologic comparce.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11
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1C-2 INTOXICATION PAR UN POISON YENU DU DEHORS.
\iennent des gangrenes de l'oreille, de la queue, des pattes,
du bee.
Les effets abortifs sont les memes cbez les femelies de nos animaux que cbez la femrae. Dans les etables Vavorlement epizoolique observe ä cerlaines epoques est cause par la pre­sence de 1'ergot au milieu des fourrages.
Chez les oiseait* les effets de meme genre se font sentir d'une maniere assez curieuse : ravorteraent cbez les mammi-feres est provoque par les contractions que I'ergot deter­mine surles fibres musculaires de l'uterus comme sur toutes les fibres musculaires lisses, celles des vaisseauxparexemple, qui se contractent jusqu'ü resserrer le calibre du vaisseau ; Chez les poules, les fibres musculaires de l'oviducte se contractent comme les autres, et si un oeuf se trouve engage dans ce canal, il est expulse sans avoir le temps de s'entourer d'une coquille. Les poules qui ont mange de I'ergot pondent done des ccufs sans coquille.
IV. — PELI.AGUE.
Un grand nombre d'experimentateurs ont produit la pellagre cbez les animaux en leur faisant manger du mai's altere. A Paris une compagnie de traction a perdu il y a quelques annees plusieurs chevaux, pour leur avoir fait prendre du mais qui etait atteint par la verderame.
Des coqs nourris avec des residus de mais altere ont presente VerytMme pellagreux : landis quel'homme presente cette eruption sur la poitrine et le dos des mains, qui sont exposes au soleil, le coq la montre sur le seul organe qui ne soit pas convert, sur la crete. II y a mieux, le cöte droit de la crete etait seul malade, cbez un coq dont la crete tombait ä gauche, de teile sorte que le cöte droit de cette crete etait seul expose au soleil.
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PELLAGRE. — ALCOOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 163
V. — ALCOOL.
L'alcool doit trouver ici sa place. II est certain qu'on nc rencontre pas chez les animauxl'alcoolisme volontaire ; ils laissent ärhomme ce privilege et cette haute marque de supe-riorite; mais l'alcoolisme experimental, determine chez eux, montre une fois de plus par son identite avec celui de l'homme, combien les organismes des uns et de l'autre sont impres-sionnables de lameraefacon parlesmemes causes.
Les poules ivres titubent et delirent comme un buveur humain; les coqs sont rendus par les fumees du vin laseifs et querelleurs; Laborde, Dujardin-Beaumetzont determine chez le pore de veritables gastrites alcooliques, enfin MM. Mairet et Gombemale, dans une serie d'experiences, ont determine chez le chien un alcoolisme chronique. II ont observe chez cet animal des poussees delirantes, caracteriseesplusparticu-lierement par des idees de peur avec hallucination de divers sens, puis surviennent de raffaibllssement intellectuel et des troubles musculaires d'ordre ataxique et paralytique, qui debutent par l'arriere-train et se generalisent rapidement, comme dans la paralysie generale. A l'autopsie ils ont ren­contre les lesions qui caracterisent cette derniere maladie : inflammation diffuse meningo-eneephalique et dilatations vasculaires des centres cerebraux.
Magnan a depuis longtemps decouvert Faction convulsivante de l'absinthe sur le chien et sur le cochon d'Inde, action iden-tique ä celle que cette substance produit sur l'homme.
Plus curieuses encore sont les experiences dans lesquelles MM. Mairet et Combemale ont etudie sur le chien 1'action de l'alcoolisme des parents sur leurs descendants : ils sont arri­ves ä des conclusions identiques ä celles que Morel avail for-mulces d'apres l'etude des descendants degeneres des alcoo­liques. Voici quelques-uns des fails observes sur le chien : Un
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16t INTOXICATION I'AP. UN POISON VEND DU DEHORS.
chien intoxique chroniquement par I'alcool s'accouplc avec unc chienne vigoureuse, exempte de toute tare, qui donne le jour ädouze chiens, tousmorts dans l'espace de douze jours : deux sont mort-nes, trois peuvent etre consideres comme ayant peri accidenlellement; l'autopsie des sept autres a montre des lesions qui ne peuvent etre rattachees qu'i la degenerescence alcoolique. Dans un second cas, une chienne vigoureuse, intelligente est soumise pendant les trois der-nieres semaines de la gestation ä une intoxication aigue par rabsinlhe de debit. Elle donne le jour ä six petits, dont trois mort-nes. Des trois survivants, deux sont bien developpes, mais pen intelligents; le troisieme a une croissance difficile, desdefectuositesintellectuelleset un notable degre d'anosmie, ce qui pour le chien constitue une grave decheance. Enfin, dans un troisieme cas, il s'agit d'une chienne fdle d'une chienne alcoolique et presentant elle-meme desphenomenes de dege­nerescence du Systeme nerveux; accouplee avec un chien intelligent et vigoureux eile met has trois chiens : I'un offre de nombreux vices de conformation; un second meurt athrepsique avec persistance du trou de Botal; le troisieme est atteint de carreau et d'atrophie du train posterieur.
VI. — MORPIIINISME.
M. Jammes, medecin an Cambodge, a pu decrire chez les animaux non seulement un morphinisme identique ä celui de l'homme, mais une morphiomanie, ce qui implique la recherche volontaire de l'intoxication. II a observe un cer­tain nombre de singes et de chats qui, vivant dans les fume-ries d'opium, avaient contracts un gout prononce pour cette substance; un singe attendait que son maitre eut depose sa pipe pour la finir; les chats se contentaient de respirer la fumee qui se repand autour d'eux. Le morphinisme atteint tons ccs animaux; si on vient a les priver de leur excitant
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M0UPHIN1SME. — ASTRAGALLUS MOLLIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;105
habituel, ils tombent dans la depression, I'abattement, la stu-peur et tons ces phenomenes disparaissent lorsqu'on leur rend I'opium.
VII. — ASTRAGALLUS MOLLIS
II convient dc placer ici une singuliere maladie qui preoc-cupe depuis quelques annees les eleveurs du Texas. Les che-vaux et les bwufs deviennent ataxiques; leur poil est rude; ils presentent des acces d'excitation folle et perdent toute notion des distances et de la direction. On atlribue la maladie ä ce que ces animaux mangent une berbe (aslragallus mollis) pour laquelle ils se prennent d'une passion desordonnec, qu'on compare ä celle de I'liomme pour I'alcool, le tabac ou I'opium.
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CHAPITRE III
MALADIES PARASITAIRES
LE MATEIUALISME SCIENTIFIQUE
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L'idee de rattacher au parasitismeles maladies des animaux et des vegetaux est peut-etre aussi ancienne que I'homme : Elle est fille de Vanlhropomorphisme, de ce besoin qui a de bonne henrepousse rhomme primitif ä materialiser la cause des phenomenes observes et ä lui donner d'abord une forme analogue ä la sienne, puis analogue au moins ä celle d'un animal quelconque. C'est d'abord un Dieu malfaisant, dieu fait ä l'image de I'homme, qui passe pour le producteur, le facteur des maladies, comme un Dieu passait pour tonner dans les nuages electriques, pour souffler dans le feuillage agite par la bise, on pour soulever de son souffle les vagues agitees par la tempote. La cause de ces phenomenes redoutes ne cesse plus tard d'etre un dieu ä face humaine que pour prendre la forme d'un dragon aile, d'une bete fantastique et malfaisante. La mome conception appliquee, memebeaucoup plus tard et dans les societes deja sceptiques a I'explication des maladies fit entrer dans la pathologie une foule de betes
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LE MATfiRIALISME SCIENTIFIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;167
imaginaires, qu'on declara tres petites, puisqu'elles ochap-paient aux yeux et n'etaient visibles qu'avec ceux de lafoi, animaux varies qui rongeaient, mordaient, chatouillaient dc mille manieres les chairs du patient. La conception disparue, les mots qui qualifiaient l'action de cette faune pathologiquc sont demeures et demeurent encore dans le langage du plu* grand nombre.
Plus lard, il est vrai, ä cet anlhropo- on zoomorphisme succeda un spiritualisme amorphe : le dicu ä face humainc n'etait plus qu'un ttveu/xä, un souffle, un pur esprit, une force sans matiere. Un souffle avait sufli ä creer, ä modeler lesmondes; un soniamp;e, Vesprit vital, anfmaii les animaux, et c'ctait la deviation des esprils vilaux qui sullisait dans la pathologic a expliquor les maladies : ä la physique naive des homines incultes succedait une melaphysique aussi erronee, mais moins logique : Les expressions metaphysiques qui encombrcnt encore aujourd'hui la medecine sont un reste de cet age.
Beaucoup plus lard et de nos jours seulement la science revient, et cellc fois ä bon escient, sans naivete, mais guidce par l'observalion el par rexperimentalion, a son premier materialisme, qui cette fois est scientißque. La oü nos an-cetresvoyaientunediai/tese^nnwusa^opieciigrMe,une suspen­sion de la force vitale, nous decouvrons une thrombose, une embolie ; lä oil, dans I'empoisonnement par la tercbenthine, par exemple, nos peres eussent vu une coction, une brülure, M.Poincarreamontre que lesvaisseaux etaientparcouruspar de petites bulles de terebenlhine, veritahlcs embolics d'unc nature chimique particulierc; la fluxion goulleuse n'esl plus due ä une maree d'humeurs peccanles se produisanl dans le gros orteil, mais bien au depot de fines aiguilles d'urale de soude, qui irritant mecaniquement les surfaces articu-laires; un grand nombre d'affections diles rhuinalismalos
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sont aujourd'hui reductibles en maladies dues ä des mi-crobres; enfrn lä oü naguere on voyait une infection par un miasme, une perversion des humeurs sous I'influence d'un genie epidemique on d'une constitution medicate particuliere, Pasteuret ses eleves montrentrenvahissementderorganisme par des parasites microscopiques qui y pullulent, et qui, passant d'un organisme au voisin, delerminent la conta­gion.
Lapathologie ainsi devenue I'oeuvre d'etres vivants, visibles, modifiables, a pris des lors une face nonvelle et gagne une singuliere precision. Les parasites microscopiques, lesmicro­bes aussi bien qua les gros parasites, font choix de tel individu, de teile region; leur presence suffit done pour nous indiquer la nature du terrain; car nous savons que tel parasite choisit le plus souvent tel terrain : e'est ainsi qu'un medecin voyant sur le visage d'une femme lewiasgrteproduit par la presence du pityriasis versicolor sera porte ä croire qu'elle est enceinte ou quelle est tuberculeuse, parce que dans un cas comme dans I'autre, e'est le terrain qui convient le mieux laquo;a pityriasis versicolor. C'est de meme que les anciens augures jugeaient de la nature du sol et du climat du pays oü Ton se proposait d'etablir un camp ou uneville, par la nature des animaux ou des vegetaux qui y habitaient. Le choix que font les parasites de l'homme, de certains animaux ou de certains vegetaux-nous revelera done les differences ou les affmites qui peuvent exister entre les tissus des uns ou des autres.
Les parasites qui vivent aux depens des etresvivantsappar-liennent au regne vegetal et au regne animal. Les vegetaux parasites sont tantöt des champignons, generalement non colores et presentant des tubes de mycelium, tantöt des algues, etres cellulaires, colores et sans tubes de mycelium. C'est aces derniers qu'on donne le nom de microbes.
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MICROBES
Les microbes se rencontrent parlout dans la nature : ils se Irouventdansreau, ilsse trouventdans lesol; touslesphcno-menes qui se passent dans I'humus sont tellement bien I'cBuvre d'etres vivanls, que le clilorolbrme et Tether suspen-dent ces pbenomenes en endormant les etres vivants qui en sont les facteurs. M. Henry s'est assure en eflet que Thumus qui recouvre le sol des forets, matiere que les forestiers nomment la couverlure morte, ne lermente plus et ne fixe plus l'acide carbonique de l'air sous l'action des vapeurs de ces deux liquides. Teile quantite d'humus, qui fixe une quantitö d'acide carbonique egale ä 38r'304, n'enfixe plus avec l'eüier que 0sr732 et avec le chloroforme que 08r'i34. Les pbenomenes de nitrification, de sulfuration dans le sol et dans les eaux sont de meme l'oeuvre de microbes parasitaires et Miintz s'est assure que le cbloroforme arretait ces fermen­tations : il en est de meme des fermentations ammoniacale, lactique, alcoolique, de celles de la viande, de la gelatine et de l'amidori.
Miquel a decouvert que dans son laboratoire certaines pieces en caoutchouc sont detruites par un microbe particu-lier. M. Parize, directeur de la station agronomique de Morlaix, a decouvert que l'alteration des materiaux poreux, tels que les briques en argile, est due ä des organismes microscopi-ques, algues unicellulaires, micrococci, etc. II tire de son oh-ser\Al\on de cetie veritable infectionparasitaire de la brique, cette consequence judicieuse que les germes peuvent se conserver pour ainsi dire indefiniment dans un milieu evidem-ment protecteur poureux: le grattage des murailles estdonc
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utile, puisqu'il supprimela couclie permeable ou auraientpu s'etablir les germes parasites.
Beaucoup de microbes remplissent un role utile cbez les etres cbez qui ils vivent en parasites : dans le sol meme les pbenomenes cbimiques, qui accompagnent et facilitent la germination des graines, n'ont pas lieu lorsqu'il a ete prca-lablement debarrasse des microbes qu'il contient: desbari-cots places dans un sol biologiquement pur, arroses avec de l'eau cgalement depouillce de tout microbe ne germcntpas; les principes secretes par des microbes sont done necessaires ä l'alimentation du jeune vegetal.
M. Jorissen attribue a la presence de bacteries dans les tissus vegetaux la production de la diastase et Bernbeim (de Wurtzburg) a signale dans les cerealcs, les fruits ä gousse et les tuberculcs, la presence de microbes qui, selon lui, se multiplientabondamment pendant la germination etauxquels il faudrait attribuer un röle important dans la production de la diastase.
II en est de meine pour les animaux, on du moins il cst permis de le croire. Pasteur pense lui-memc que le jeune animal alimente avec des substances privees de tout microbe ne vivrait pas. C'est que en effet les microbes deposent dans le milieu qu'ils habitent des principes ä action cbimique puissante et que ces principes, les elres vivants cbez qui ils vivent en parasites, les utilisent dans l'accomplissement de leurs actes moleculaires: le sue gastrique prive de microbes, qui secretent une sorte de pepsine, ne peplonise plus les malieres albuminoides; la salive depourvue de ses microbes normaux ne transforme plus la fecule en glucose. Le tube digestif des animaux est d'ailleurs rempli de microbes et les fromages ont, entre autres avantages, celui de faire con-courir ä l'acte digestif les nombreux microbes dont ils sont abondamment pourvus.
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MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 171
Les vegetaux logent egalement dans leurs tissus des mi-crobes,auxquelsplusieursd'entreeuxdoiventleursproprieles. Une legumineuse, la liane a reglisse ou jequirity {abrus precatorius), contient normalement dans son sue des bac-teries auxquelles eile doit ses proprietes irritantes. Ce sue place sur la conjonctive oculaire amene chez les animaux une conjonctivite bacterienne intense. La medecine utilise meme ces microbes normaux du jequirity : l'application de ce sue dans l'ceil atteint de pannus, de trachome amene ce qu'on nommait jadis une inflammation suhslitulive, qui, aiguc, se substitue ä la premiere affection qui etai t cbronique; en langage moinsmetaphysique, onvoitaujourd'hui entre les elements anatomiques proliferes qui constituent le pannus et les microbes du jequirity une concurrence, une lutte, dans laquelle l'cli'ment anatomique est vaincu par le microbe. Le parasitisme microbien n'est autre chose qu'un duel entre deux etres monocellulaires, I'element anatomique, sorte de microbe, et le microbe lui-meme.
Dans d'autres cas la lutte s'etablil entre deux microbes, Tun et l'autre parasites, sur le terrain de l'organisme qu'ils se disputent: G'est ainsi que Canlani a propose de faire com-battre le bacille de la tuberculose par son ennemi le bacte­rium termo de la putrefaction.
Le röle des microbes est considerable dans la nature ;cette armee de travailleurs microscopiques est l'agent dc revolu­tion de la maliere dans son circulus sans fin, mais devant nous restreindre ici au domainc suffisamment vaste de la patbologie, nous ne considererons les microbes que comme agents des fermentations qu'ils produisent dans les individus. G'est la gloire de Pasteur d'avoir demonlrc qu'un grand nombre des maladies qui s'accompagnent d'une Elevation febrile de la temperature sont dues ä des microbes el que ces microbes fonctionnent dans les humeurs du malade,
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comme fonclionnent, dans les liquides particuliers qui les nourrissenl, les ferments figures, butyrique, acetique,alcoo-lique,de la biere et du vin. Ges maladies ne sont, ensomme, que des fermentations.
Avec une sürete d'experimentateur qui n'a jamais ete de-passee, Pasteur est parvenu pour la plupart de ces maladies ä isoler le microbe vivant dans le sang ou dans les autres liquides organiques, ä le cultiver dans des bouillons artifi-ciels, ä inoculer le microbe ainsi eleve, en quelque sorte comme en serre, dans le sang d'un animal bien portant et ä voir enfin ce semis donner naissance chez I'animal en expe­rimentation ä deux pbenomenes paralleles et correlatifs, la pullulation du microbe et l'etablissement de la fermen­tation speciale qui lui est due, avec ses symptömes patholo-giques, elevation de temperature et perversion variee dans les pbenomenes pbysiologiques.
11 est aujourd'lmi amplement demontre que les microbes observes dans le sang des animaux malades sont bien les facteurs des maladies infectieuses. Chauveau apu en efietdans la lymphe vaccinale isoler les fins corpuscules qui nagent au milieu du serum et les placer dans une goutte d'eaudistillee; La lymphe vaccinale depouillee de ses elements figures etait devenue impuissante ;i conferer la vaccine par inoculation; l'eau distillee enrichie des corpuscules avait au contraire herite de sa puissance vaccinante. Le savant experimentateur a ainsi demontre que l'activite de la lymphe vaccinale etait proportionnelle au nombre des corpuscules qui nagent dans ce liquide, en d'autres termes, qu'elle etait proportionnelle au nombre de chances que possede la pointe de l'aiguille inoculante de rencontrer dans la lymphe un corpuscule qui se fixe sur eile et qu'elle puisse transporter dans le sang de I'animal k inoculer. Chauveau est arrive aux memes conclu­sions pour le liquide de la morve. Enfin Toussaint a pu filtrer
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MICKOBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 173
le sang charbonneux : les globules, grace ä leur forme ami-boide, passaient ä travers le lillre, mais les bätonnets demeu-raient; or, le sang ainsi prive dc ses batonnets par le fdtre otait devenu inoffensif et incapable de transmettre la maladie cbarbonneuse.
Les ferments ainsi inocules circulent-ils dans le sang? Une experience extremement ingenieuse de Chauveau repond affirmativement ä cette question et montre leur role decisif dans les profondeurs meines de l'organisme: la gangrene des tissus est produite par un microbe, qui est dans l'air et qui, lorsqu'il tombe sur les parties qui ne sont pas defendues par l'integrite de la circulation sanguine, determine leur mortifi­cation ; ce microbe, e'est le bacterium termo. Sans lui, pas de gangrene possible; done ä l'abri de fair, pas de gangrene; aussi emploie-t-on pour la castration des beliers le procede du bistournage : il consiste dans la torsion des vaisseaux spermatiques, sans incision, sans ouverture, sans penetration de fair; par consequent le testicule ainsi prive de I'apport sanguin se momifie et unit par se resorber, par disparaitre, mais il ne se gangrene jamais. Chauveau eut l'idee, avant de pratiquer le bistournage, de faire penetrer par inoculation dans le sang du belier ce bacterium termo agent de la gan­grene : rennemi ainsi introduit dans la place, il pratiqua le bistournage. Tout s'est passe ä l'abri du contact de l'air, mais comme le microbe etait introduit d'avance, il est trans­ports par la circulation dans le testitule; les conditions sont done les memes que si le testicule prive desa circulation etait expose a l'air et la gangrene se produit. Si, au contraire, on pratique le bistournage avant d'introduire le bacterium termo, la circulation du testicule etantinterrompue, ce microbe, bien que introduit plus tard dans lesang, ne sera plus conduit par lui dans le testicule et cet organe se momifiera, comme si le bacterium n'avaitpas ete introduit; il n'y aura pas gangrene.
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Ce qui fait la puissance redoutable des microbes, c'est qu'unc fois introduits dans le sang-et circulant dans ce liquide, ilss'ymultiplientavecuneefTroyable rapidite, et que, par con­sequent, il suffit d'introduire dans le sang unequantite infini­tesimale de liquide virulent, pour que le nombre des microbes s'cleve, en quelques heures, ä im chiffre colossal: unegoutte de sang cbarbonneux contient 8 ou 10 millions de bacte-ridies, et un millionieme de cette goutte inocule ä un boeuf suffit ä lui communiquer un cbarbon mortel. Ces vegetaux se multiplient, en effet, par progression geometrique, de teile facon que si on n'avait inocule qu'une seule bacteridie, I'organisme, au bout de 48 heures, en contiendrait plus de 16 millions (16 777 216); aubout de 60 heures, ilen contien­drait 1 milliard; au bout de 74 heures, 142 milliards; en peu de jours, il en contiendrait 47 trillions, si 1'animal n'avait pas dejäsuccombe sous le nombre. Cohn aexprimeces chiffres d'une facon saisissante : laquo; Cherchons, dit-il, le volume et le poids qui peuventresulterde la multiplication d'une bacterie. Les individus de l'espece la plus commune des bacteries en baguette presentent la forme d'un court cylindre d'un millieme de millimetre de diametre et d'environ 1/500 de millimetre de longueur. Representons-nous une mesure cubique d'un millimetre de cöte. Cette mesure contiendrait, d'apres ce que nous venous de dire, 633 millions de bacteries en baguette sans espace vide; or, au bout de 48 heures, les bacteries provenant d'une seule baguette occuperaient dejä la quaran-tieme parlie d'un millimetre cube, mais ä la fin du jour suivant, elles rempliraient un espace egal a 442 570 de ces cubes, ou, ce qui revient au meme, environ un demi-litre. Admettons que I'espace occupc par la mer soit egal aux deux tiers de la surface terrestre et que sa profondeur moyenne soit de un mille, la capacite de l'Ocean sera de 928 millions de milles cubes. La multiplication continuant dans ces
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MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 175
memes conditions, les bacteries issues d'un seul germe rempliraient toute la mer an bout de quelques jours. raquo;
Pendant un certain temps apres I'inoculation, la multi­plication s'effectue silencieusement, sansquelasantedel'ani-mal paraisse troublee : c'est la periode d'incubation; puis lout ä coup, an moment precis oü le nombre des microbes cst devenu incompatible ayec l'integrite des fonctions, la maladic fait explosion. Plustard, I'organismetout entierfinit par etre envahi par les microbes : ainsi lorsqu'on injectesous la peau d'un lapin on d'une grenouille une certaine quantitc de jequirity, les bacilles envahissent au bout d'un certain temps tons les tissus : on les trouve dans les vaisseaux, entre les fibres musculaires; 1'animal en semble farci. Premier exemple, comme I'a dit justement Wecker dans une leltre ä Pasteur, de transmission incontestable d'une maladie infec-tieuse par un vegetal.
Ainsi disperses dans les tissus, les microbes agissent d'abord physiqueinent. Ils obturentlalumiere des vaisseaux, lormant de veritables thromboses et embolies parasitaires. Dans certaines regions l'accumulation des microbes en foyers circonscrits donne lieu ä ce qu'on nommait jadis les abcös metastatiques. Les recherches de Babes et de Cornil out monlrc que les microbes s'accumulent dans le rein et y determinent ces nephrites avec albuminurie qu'on ren­contre dans toutes les maladies infectieuses. Le parenchyme renal, lorsqu'il est sain, sert de voie d'elimination; mais lorsque cet organe, pour une cause anterieure, est devenu locus minoris resistentioe, les microbes s'y accumulent et engendrentdes alterations pathologiques. Ainsi se developpent les nephrites de l'erysipele, de la scarlatine, de la meningite cerebro-spinale, de la fievre jaune, etc.
Les microbes n'agissent pas seulement physiquement dans le sang; ils y agissent chimiquement. Gl. Bernard a montre
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dans une tres jolie experience, lerölc chimique des ferments dans le sang: On sail que dans lesamandes ameres,ramygda-line an contact de remulsinedegagederacidecyanhydrique; or 1'illustre prolesseur da College de France injectaitsucces-sivement dans le sang d'un animal des amandesameres et de l'emulsine : äpeine ce ferment etait-il introduit dansle sang, que l'haleine de I'animal degageait I'odeur revelatricede I'acide cyanhydrique. Injectant successivement dans le sang d'un animal de l'eau sucree et de la levure de biere, il a pu con-stater le degagement d'alcool dans le sang, absolument comme . si l'experience eiit üte faite dans un verre.
Dans le sang d'un animal charbonneux les bacteries de-gagent de I'acide carbonique et consomment de l'oxygene : c'est mcme en soutirant l'oxygene du sang qu'elles deter­minant sa couleur noire et l'asphyxie de I'animal malade. II en est de meme dans le cholera des poules.
L'action chimique des microbes ne se borne pas lä : Ils degagent dans le sang des poisons solubles, alcaloides de la classe des ptomaines, qui viennent ajouter des symptomes toxiques a ceuxqui sont determines directement par le para­site, symptomes quipeuventaccaparer la scene pathologique etyjouerle röle principal. On pent meme penser que les mala­dies infectieuses, susceptibles de clironicite, comme la tuber-culose, doivent ce caractere ä la faible activite ou ä la petite quantite des produits toxiques que leurs microbes elaborent, ou bien encore ä la faible consommation qu'ils font dans I'organisme, pour se nourrir; tandis que dans les maladies infectieuses aigues, la violence et la courte duree des symp­tomes sont dues ä l'activite des microbes pathogenes qui, par la quantite ou la puissance de leurs produits toxiques ou par l'abondance des elements nutritifs dontils spolient I'or­ganisme, empoisonnentouepuisentrapidement I'organisme.
Les decouvertes de la bacteriologie ont done relegue dans
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MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 177
le capul mortuum des antiques croyances metaphysiques, le concept de la contagion mysterieuse et du genie epide-mique; la contagion mediate ou immediate n'estplus qu'une forme plus ou moins masquee de l'inoculation. Le röle que joue dans le laboratoire la lancetteou l'aiguille ä inoculation de l'experimentateur est rempli dans la nature par I'eau, par I'air ou par les insectes, qui charrient les germes de microbes, comme ils transportent les grains de pollen des fleurs. Le bacterium de la pourriture des vegetaux est transports par les insectes des vegetaux malades ä ceux qui sont sains; les moustiques, les mouches sont egalement, dans beaucoup de maladies infectieuses et contagieuses, des entremetteurs in-conscients; ailleurs, comme c'est le cas pour le cbarbon, ce sont les parties piquantes des fourrages, qui inoculent dans la bouche des animaux les microbes endormis dans le sol, oü les avait amenes le cadavre enfoui d'un animal mort du cbarbon.
La fermentation vinique, que ramene cbaque annee la saison des vendanges, a ete elle-meme assimilee par Pasteur a une veritable epidemic sevissant sur le raisin. Au moment oü le ferment vinique est partout repandu dans I'air, il lui a sufii en effet, dans son clos d'Arbois, d'entourer les raisins d'une couclie d'ouate, pour que les grains soient mis a l'abri des ferments de I'air et pour que le jus de ces raisins extrait ä l'abri de I'air soit incapable de fermenter, tandis que celui des grains voisins non preserves par I'ouate en-traient en fermentation comme ä i'ordinaire.
On reconnait dans ce preservatif les elements du panse-ment ouate applique par Alphonse Guerin aux amputes et preservant leurs moignons saignants de tout contact avec I'air porteur des microbes de l'infection purulente, de l'ery-sipele et de toutes ces complications, qui faisaient naguere le desespoir des cbirurgiens.
Bordier. — Pathologie comparec,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
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Les microbes, que nous allons etudier dans leur action comparee snr les organismes vivants, peuvent se diviser en : microcoeci, bacteriacees, bacilles et spirobacteries.
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P E M 1' II I G ü S
Le pemphigus esl une affection caracterisee par une ficvre vive plus ou moins prolongee, bientot suivie de I'apparition de bulles ä la surface de la peau. L'epiderme est souleve par une quantiteplus ou moins considerable de liquide et l'erup-tion, qui rappelle les bulles d'une brülure au second degre ou d'un vesicatoire, siege aux membres, aux mains, a la face, se produisant souvent par poussees successives.
L'aptitude ä contracter la maladie s'observe chez Vhomme, le singe, le cheval, le chien, le mouton, le bceuf, le mulet et probablement chez d'autres mammiferes encore. Chez riiomme on I'observe principalement chez les nouveau-nes et les vieillards. II est parfois epidemique. Observe dans tous les pays, il semble plus frequent en Amerique.
Gibier de Savigny a signale comme agent du pemphigus un micrococcus en chainette de vingt. On le trouve dans le liquide des bulles et dansl'urine des malades. II ne l'a pas encore observe dans le sang.
L'origine de ce parasite est encore inconnue, mais comme le pemphigus s'observe souvent chez les charcutiers et les Iri-piers, il est permis de supposer que c'est dans I'alimentation que se trouvent ses germes.
Vinoculation aux lapins et aux cobayes est restee jus-qu'ici negative.
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PEMPHIGUS. — FLACHERIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 179
II. — FLACHEIUE DES VERS A SOIE
Les vers a soie sont sujets, entre autres maladies, ä une inl'ection particuliere : ä la montee des bruyeres, ä la quatriome mue, epoque ou le ver mange beaucoup et qu'on nomme la grande Freze, le ver noircit, deperit et meurt.
Lorsqu'on I'examine, on constate que le tube digestif et le sang sont remplis par un microcoque en chainette. Le meme microcoque se retrouve sur la feuille de mürier fermentee. C'est lä, en effet, un remarquable exemple d'une maladie microbienne d'un vegetal transmise ä un animal. Les micro-coqnes de la feuille de mürier fermentee sont avales par le ver; aussl I'intestin en est-il d'abord rempli et les excre­ments en rejettent sur les feuilles une nouvelle quantite. Les griffes dont sont armees les pattes du bombyx se cbar-gent de microcoques en se mouvant sur les feuilles dou-blement contaminees et lespiqüres que se font les vers, en montant les uns sur les autres, inoculenten outreces micro­coques dans le sang. Lorsque tous lesorganes sont ainsi infectes et que, bien que malingre, le ver a cependant parcouru toutes les phases de ses transformations, le papillon est tellement farci de microcoques, que les oeufs eux-memes se trouvent ino-cules et que la generation nouvelle vient au monde dejä contaminee par la flacberie.
Cetle maladie communiquee par un vegetal ä un animal devient done chez lui non seulement contagieuse, mais here-ditaire. C'est une veritable maladie infectieuse, dans laquellc le ver, devenu le milieu de culture du parasite, coniere ä ce parasite une puissance nouvelle; c'est ainsi que les micro-cocci cultives dans le ver sont beaucoup plus actifs que ceux qu'on pent prendre sur les feuilles.
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MALADIES PARASITAIRES.
FESTE DES L.VP1XS
Perroncilo a observe chez les lapins, qui vivent dans de mauvaises conditions, dans un clapier ou les vegetaux fer-menlent, une maladie qui n'est pas sans analogie avec la /lä­cherte des vers, puisqu'elle est produite, corame eile, par la pullulalion, dansl'intestin d'un herbivore, d'un parasite qui se trouve d'abord sur les feuilles consommees par lui, lors-qu'ellcs viennent ä fermenter, le criptococcus gultulatus. Ce parasite en chainette de 2-5 remplit l'intestin du lapin. Cette maladie s'observe egalement chez le cochon d'Inde.
IV. — SÜPPUKATION
Les recherches bacteriologiques ont abouti äujourd'hui ä cette conclusion, que toute suppuration est l'ocuvre d'un micro-organisme. Pas d'abces, merae sans communication apparente avec le dehors, qui ne contienne des microcoques dils pyogenes; leur introduction a eu lieu par une plaie ante-rieure ou par les glandes, ou par la base des poils, mais eile a eu lieu.
Lorsque plus haut j'ai parle de la tendance de l'organisme ä la suppuration suivant les Ages, suivant les temperaments, suivant les races, les especes ou les genres, cela revenait a dire que l'organisme est, suivant ces conditions, un bon ou un mauvais milieu de culture pour les microbes de la suppu­ration : si les oiseaux, en general, ne suppurentpas, c'est que leur milieu Interieur n'est pas un bon milieu de culture pour les micro-organismes de la suppuration.
D'une maniere generate on trouve dans le pus des micro-organismes, dontla plupart sont de veritables ferments, qui transforment l'albumine insoluble en peptone; ainsis'expli-quent, par une veritable digestion ä leur profit faite par ces organismes, le ramollissementet la liquefaction du tissu con-
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•
PESTE DES LAPINS. |- SUPPURATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 181
jonclif dans les abces et les phlegmons. Les principaux orga-nisraes qu'on rencontre dans le pus sont d'ailleurs loin d'avoir tons la meme action; ce sont: iquot; le microbe pyo-gene de Pasteur : injectlaquo; ä des animaux il provoque chez eux une suppuration locale; 2deg; le staphylococcus aureus : il existe surtoul dans les abces de lapyhemie, de la fievre puer-perale et de l'osteomyelite : injecte dans la plevre ou dans le genou d'un lapin il le tue dans la nuit suivante; si I'animal survit 24 heures, il meurt avec de grands abces. Le chien survit ä l'injection dans le genou, mais il presente une sup­puration suivie de perforation de la jointure; 3quot; le staphy­lococcus /lavescens : il liquefie la gelatine; il tue les sou-ris en leur donnant tantöt des abces, tantöt une espece de septicemie ; Aquot; le micrococcus pyogenes tennis: les abces formes par ce parasite ne donnent jamais ni fievre ni septi-cemie; 5deg; le streptococcus pyogenes ;c'est lui qu'on rencontre dans le phlegmon; c'est lui qui peptonise le plus I'albumine. Les lapins sont moins sensibles que Vhomme ä son action; il ne leur donne que des abces locaux; les souris sont, au con-traire, atteintes de suppuration avec dissection du tissusous-cutane. D'une maniere generale, il resulte des recherches de Rosenbach que les streptococcus sont les facteurs des abces superficiels e t les staphylococcus ceux des phlegmons profonds. Dansle phlegmon et dans les abces chaudson constate, que les cellules du tissu conjonctifsontdevenues volumineuses et qu'elles sont remplies d'une grande quantite de ces microbes isoles ou associes deux par deux; mais le parasitisme ne se borne pas aux cellules du tissu conjonctif et les capillaires sanguins de la region malade en contiennent toujours un cer­tain nombre : Lorsqu'en effet on depose dans le tissu cellu-laire d'un animal un certain nombre de ces micro-orga-nismes de la suppuration, on pent toujours, avec une goulte du sang de la circulation generale, en faire une culture
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182nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARA SITAIRES.
feconde. Dans loutes les suppurations, meme dans celles qui demeurent locales et qui ne s'accompagnent pas de fievre, on pent trouver les micro-parasites, qui nous occupent, en cir­culation dans le sang; leur nombre est toutefois restreint, car, lorsqu'ils s'introduisent dans le sang en masses consi­derables, ils donnenl lieu ä une fievre intense, ä la pyhemie. Cette infection generaledusangparles microbes parasites, qui y sont semes en trop grand nombre par un phlegmon, par une plaie chirurgicale ou par la plaie uterine normale qui succede ä l'accouchement, se caracterise par le depot de ces parasites sous forme de noyau, dans les differents or-ganes. C'est ä ces epaves parasitaires laissees par la circula­tion d'un sang qui en est charge, qu'on donnait autrefois le nom d'abces metaslatiques.
v.
furoxci.e; anthrax; osteomyelite
Le furoncle et l'anthrax sont egalement l'oeuvre de micro-parasites de \a.i'a.mi\\ednstaphylococcus. Mais le micro-orga-nisme ne se rencontre pas ici dans la circulation generate. L'anthrax et le furoncle en apparence spontanes sont done, en realite, le resultat de l'inoculation du staphylococcus aureus qui est venu du dehors, le long des polls toilets, par les follicules pilo-sebaces : c'est de la meme maniere qu'un furoncle seme ä son pourtour une serie de furoncles auto-inoculcs. Les diabetiques constituent un milieu exlre-mement favorable ä la culture de ce microbe et de ses con-generes; aussi l'anthrax et le furoncle sont-ils frequents et graves chez eux. C'est pour la meme raison que les plaies chirurgicales ou autres donnentsouventlieu chez ces malades ä des complications pyohemiques; c'est ainsi que les an-ciennes conceptions dediathesesereduisent, en fin de compte, ä une question de terrain et de parasitisme.
L'inoculation au lapin ne donne ni furoncles, ni anthrax,
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FURONCLE. — ANTHRAX. — OSTfiOMY ELITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;183
mais uii abces local. Ge terrain ne convient done pas aussi bien au microbe que celui de rhomme.
Pasteur a trouve dans Vosleomyelite le meme microbe que dans le furoncle; celte maladie est done un furoncle de la moelle osseuse. 11 y a longtemps dn reste quel'ostöomyamp;ite etait regardee comme une maladie infectieuse; c'estenn'alite une maladie parasitaire des os. Mais on pent se demander quelle a 6tc la porte d'entree du parasite, puisqu'on ne voit aucun chemin qui ait pu conduire le staphylococcus aureus dans les os. Lannelongue estconvaincu, que laporled'entree du parasite de l'osteomyelite, maladie frequente chcz les en-fanls,consiste dans depetitesulcerations desdoigts, dans des engebires, des eclhymasdu cuircbevelu. On trouve ton jours, dit-il, une porte d'entree ouverte environ quinze jours avant le developpement de Vosteomyelile.
Voilä done encore une Ibis cette cause banale, si souveut invoquee, de rhumidite, du surmenage, etc., remplacee par 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;un determinisme precis, tangible et cultivable.
Le cheval est sujet ä l'osteomyelite et e'est meine chez un poulain que Lannelongue apu observer le cas d'osteomyelite qui a ete le point de depart de ses belles rechercbes. L'osteo­myelite siegeait aux os du crane et le staphylococcus etait entre par la porte que lui avait ouverte une eruption aphtbeuse de labouche. Le staphylococcus envahitegalement le poumon et le pericarde.
L'injection du staphylococcus aurens dans les veines d'un animal (lapin) reproduitl'osteomyelite, maisä une condition, e'est que Ton preparera d'abord un lieu de culture favorable au microbe : il faudra briser un os ou au moins le contu-sionner; e'est lä seulement que le staphylococcus entraine par la circulation generale s'arretera et se developpera en produisantl'osteomyelite. Rien ne demontre mieuxl'influence du terrain, du milieu sur la graine.
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SSI
•8*nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIRES.
Rodetest arrive, il estvrai, ä determiner des osteomyelites expmmentales chez le lapin, sans briser les os; mais il laut alors injecter dans le sang de l'animal des quantiles massives de microbes.
VI. — iRYSIPELE
L'erysipele est du ä un microbe en chainette a peine diffe-renciable du streptococcus du phlegmon : il est cependant specifique, car l'inoculation ä l'oreille du lapin donne une rougeur diffuse, erysipelateuse et non un phlegmon.
Koch est arrive ä produire un erysipele mortel chez le lapin, avec le sang provenant de la septicemie de la souris; le cartilage de l'oreille etait envahi par des microcoques spi'ciaux, mais cette affection erysipelatoide du lapin ne res-semble ä l'erysipele de l'homme, ni par les symptomes, ni par la marche, ni par les micro-organismes
VII.
FIEVRE PLEIU'EUALE
Le microbe de la fievre puerperale de la femme ne differe pas de celui de l'erysipele. Cependant l'inoculation reste sans resultats chez le rat blanc, le cobaye, le chien, le chat, lepou-let. Le lapin est, au contraire, un terrain de culture excellent, dans lequcl la virulence du microcoque est renforcee.
VIII. — MEN1NGITE C ER ED II 0 - SP I X A L E
Cette maladie a sevi ä plusieurs reprises dans le monde enlier d'une maniere epidemique. Elle sevit, dans I'espece humaine, principalement sur les jeunes sujets agglomeres : Les soldats sont, pour ces deux raisons, des victimes tout designees; aussi sur 57 epidemics en France, 39onteteobser-vees sur eux.
Elle est plus frequente chez le negre que chez le blanc.
Le cheval est souvent atteint, surtout en Amerique; eile
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EUYSIPELE. — FIEVRE PUERl'tRALE. — MfiNINGITE. 185
prend egalement chez lui le caractere epizootique. On dit qu'clle atteint de preference lesjumenfs. Elle commence chez le cheval par un catarrhe intestinal violent et une angine intense avec une grande prostration.
Des micrococcus ont ete döcouverts par Ernest Gaucher et par Leyden dans le liquide cerebro-spinal. Gaucher les a trouves abondantsdansl'urine et a constate queleur presence dans le rein donnaitlieu ä une nephrite infectieuse.
IX. — VERRIES
Les productions epidermiques connues sous le nom de verrues s'observent chez Vhomme et chez certains animaux, le chien, le cheval. On les voit souvent chez les jeunes sujets, chez les enfants qui frequententles ecoles.
EUes semblent souvent contagieuses entre voisins et meme auto-inoculables, c'est-ä-dire contagieuses d'un doigt ä un autre de la meme main.
Majocci a decouvert dans les verrues un petit bacille qu'il a nomme bacterium porri. Babes y a decouvert un micro-coque.
La verrue vulgaire a etc observce par Megnin sur la peau d'un poisson, le Jlet (pleuronectes flesus).
X. — BOUION DE nlSKIl.V
Cette maladie est surtoutobserveechez Vhomme, chez qui, apres une periode de prodromes, apparait une eruption de clous ä poussees successives.
La race blanche semble plus sujette que lawoireaubouton de Biskra; du reste il pourrait se fairequ'uncertain nombre de noirs fussent preserves par une atteinte anterieure; I'opi-nion des gens du pays est, en effet, que cette maladie confere I'immunite pour elle-meme.
Elle atteint les animaux comrae I'homme, moins souvent
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18Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASIT AIR ES.
toutefois. Elle a etc vue chezle cheval, le chat, le chien, chez qui eile siege presque toujours sur les parlies mies du mnseau. Elle a ete observeechez certainsotseau^carnivores.
Un certain uombre de müdecins la regardent depuis long-temps comme inoculable. Cependant ä Alepcomme amp; Biskra, les inoculations sont le plus souvent restees negatives; le docleur Weber a neanmoinsreussi ä reproduirele bouton de Biskra en insurant sous I'epiderme la croüte reduite en pous­siere et delayee dans I'eau.
Dejä, en 1875, le docleur Carter (de Bombay) avail trouve dans l'inlerieur du bouton des spores cryptogamiques. Tout portait done ä penser qu'on avail ä faire ä une maladie para-sitaire et meme infeclieuse : les phenomenes generaux qui precedent I'eruplion font, en effet, penser que le sang doit etre d'abord envahi par un parasite; le bouton seraitproduit par l'elimination de ce parasite an dehors. J'eerivais moi-memeenlSSi1: laquo; la lumeur du bouton de Biskra estproba-blement un production pathologique de tissu animal formee par irritation, aulour d'un parasite vegetal. raquo; Ces hypotheses onl etc confirmees par les recherches recentes. Dans le bou­ton meme un microcoque en chainetle de quaranle a ete trouve par Riehl, Bonnet, Duclaux, Chantemesse. Le meme microbe a ete relrouve par Duclaux dans le sang: chez un malade alleint du bouton de Biskra il a trouve dans le sang de la circulation generale un micrccoccus. Les cultures de ce micro-organisme inoculees ä un lapin provoquentchez ce ron-geur uneeruptionäpousseessuccessives de clous gangreneux ä leur sommel, dissemines sur toule la surface du corps. Le lapin, en meme temps qu'il presente ce veritable bou­ton de Biskra, presente des phenomenes generaux d'amai-grissement. On trouve dans le pus des clous les memes mi-
1. Dr A. Bordier, Geographie medicale, op. cit., p. 258.
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1
VERUUES. - I50UT0N DE BISKRA. — VARIOLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;187
crobes inocules. Le microbe cullivö dans du bouillon de veau, inoculü au lapin et injectö dans une veine de I'oreille, ä dose assez considerable, determine la mort en 16 heures avec de lapericardite et des epanchemenls pleuretiques.
XI. — VAIUOI.E
On sait que les Arabes passent pour avoir apporte la variole de la cöte de Coromandel, apres en avoir ojprouve les coups terribles ä l'epoque du siege de La Mecque, et pour I'avoir promenee plus tard avec eux, partout oü ils portaient leurs armes avec le Goran. C'est en somme dans ce milieu somite qu'elle s'est developpee.
II est curieux de constater que, tandis que la variole est la mieux connue des maladies infectieuses, contagieuses et ino-culables, la plus anciennement connue au moins, et qu'elle pent passer pour le type des maladies ä microbes, nous ne sommes pas encore certains d'avoir decouvert celui qui lui est propre. Ghauveau a bien demontre que la lymphe dc la vesicopustule variolique renferme des granulations, ä qui seules appartientle pouvoir inoculant; Goze etFeltzontbien vu dans le sang les memes elements bacteriens que dans la lymphe des boutons; eniin Gohn a decrit un micrococcus en grains arrondis, ovoides, isoles ou associes dans les cavites du corps muqueux; Mais on n'a pas encore reussi ä les cul-tiverä l'etat de purete. Ges granulations n'en sont pas moins 1'agent variolant, ainsi que I'avait vu Ghauveau; Jolyet a constate en eflet que, pendant la periode d'incubation, le nombre de ces granulations dans le sang allait en augmen-tant, jusqu'au moment oü se fait la puslulation; ä partir de ce moment le nombre des granulations dans le sang diminue en proportion de leur elimination.
Parmi les hommes peu de personnes sont refractaires ä la variole; on estimele nombre des refractaires äl surGOpour
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188nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAKASITA1KES.
les enfants et 1 sur 20 pour les adultes, et encore Lacon-damino disait-il : laquo; II n'y a d'exempts de la variole que ceux qui ne vivent pas assez pour la prendre. raquo; Gette immunite, bien que rare, est cependant reelle; eile parait meme ctre liereditaire.
Certains organismes presentent au conlraire une recepti-vite exceptionnelle. Les Chinois semblent etre dans ce cas; ils en sont souvent atteints plusieurs fois; eile n'epargne meme pas les vieillards. Le negre presente egalement une aptitude tres grande pour la variole et eile est chez lui tres grave.
Cette receptivite varie d'ailleurs avec Tage; eile est nulle chez le foetus : ainsi la mere peut avoir la variole sans que le foetus en soit atteint; la receptivite ne se developpe que quelques jours apres la naissance et eile augmcnte jusqu'ä Tage de AO ans environ; eile diminue alors.
Le climat n'est pas sans influence sur cette maladie; eile semble plus grave dans les pays chauds; l'Australie semble peu favorable ä la vie du microbe de la variole.
Chez le moulon la variole est connue sous le nom de cla-velee, de claveau. L'eruption estsemblable ä celle de l'homme; eile peut, comme eile, ctre confluente, hemorragique, gan-gröneuse. La clavelee etait connue en France des 1460; Blu­menbach a meme note plusieurs fois la coincidence de la variole humaine et de la clavelee. On a souvent vu la clavelee transportee d'un troupeau ä un autre relativement eloigne, par l'intermediaire de bandes d'etourneaux qui, passant du troupeau malade ä celni qui etail encore sain, lui portaient, avec leurs pattes, leur bee ou leurs plumes, les elements microscopiques du contage. Les memes elements de contage ont ete en effet reconnus dans la clavelee et dans la variole : Chauveau a trouve dans l'une comme dans l'autre de ces formes morbides les memes granulations efficaces. Tous les
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VAR10LE. — VACCINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 180
moutons n'ont pas d'ailleurs une egale aptilude ä prendre la clavclöe; ainsi les moutons algeriens presentenl pour celle maladic une immunite tres remarquable : ce sont eux qui, sans etre infcetes, apportent la clavelee d'Algerie dans nos departements du midi.
Lavariole est rare chez lac/tevre, on l'y observe neanmoins. Rare egalcment chez le cheval. '
Le ckien est susceptible de conlracter la variole humainc; on a vu des chiens qui avaient leche les mains de leur maitre atteint de variole, contraeterä leur tour la maladie. A I'epoque oil se pratiquait I'inoculation variolique, un paysan avait eu l'idee de varioliser son fils en lui faisant manger un morceau depain sur lequel etait dissimulee une croute variolique. Le pain Tut vole par un chien qui contracta la variole.
Le pore est apte egalement a servir de terrain au microbe variolique. En 1763, le comte de Lauraguais, qui avait observe la maladie dans ses porcheries, avait meme propose d'inoculer ä l'homme la variole du pore.
La variole a ete observee chez des singes qui vivaient dans une famille dont plusieurs membres etaient atteints de cette maladie. A plusieurs reprises des inoculations ont reussi chez le cynocephale et chez le cehus capucinus.
Enlin la maladie sevit frequemment chez les oiseaux; les pigeons, le perroquet, le coq (finde, les palmipedes.
G'est sur les pigeons que Jolyet a pratique ses interessantes experiences. II a rencontre le microcoque dans les vaisseanx lymphatiques, 1'a cultive etapu, avec ces cultures, pratiquer sur les oiseaux d'autres inoculations positives. L'eruption se fait principalement ä la face interne des alles et au cou.
XII. — VACCINE
La vaccine diflere de la variole. Ce sont deux maladies voisines mais dilTerentes, qui peuvent evoluer cöte ä cöte sur
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190nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITAI UE S.
le meme individu; leur terrain de predilection n'est pas le mome; leur processus est dillerent.
Si la variole est surtout la maladie du moulon et de Yhomme, la vaccine est surtout une maladie du cheval et de la vache, mais surtout du cheval; le mot equine ou horse-pox conviendrait done mieux a cette maladie que celui de vac­cine ou cow-pox. La vaccine du cheval porte encore las noms de grease, fteaux aux jambes, de javart. Jenner avail parfailement constate que la grease, qu'il croyait elre la variole, etait communiquable a I'liomme.
Trasbot a montre que la gourme des jeunes chevaux n'est qu'une vaccine avec vesico-pustules disseminees sous le poll et gonflement des ganglions del'auge.L'inoculationdujetage nasal de la gourme du cheval au boeuf lui donne du reste le cow-pox, de meine qu'avec le liquide dejavarl recueilli sur les pustules des jambes d'un cheval atteint de horse-pox (eaux aux jambes), Lafontde Salonique a determine chez un enfant la vaccine. La vaccine des ruminants existe chez le cha-meau le renne; la gourme de Velephant, grandc cause de morlalile pour ccs animaux au Bengale, est la vaccine de ce pachyderme.
Trasbot a egalemcnt montre que la maladie des chiens, dans une de ses formes au moins, est l'equivalent de la gourme des jeunes chevaux et n'est, corame eile,que la vaccine.
On pent egalement inoculer la vaccine au lapin, au rat,
Le micrococcus n'est pas differencie jusqu'ä present de celui de la variole; mais l'extension de la vaccine, dans la serie animale, est beaucoup plus grande que celle de la variole et les deux maladies sont si bien differentes, que lorsqu'en 1831 le docteur Bousquet inocula simultanement ce qu'on nommait alors les deux virus, il vit les deux maladies se declarer et evoluer separement.
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ROlüEOLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 191
XIII. — ROUGEOLE
Le docleur Jamieson (de Shang-IIai) a Signale en Chine, plutöt peut-etre qne chez les Chinois, une forme speciale de rougeole angineuse. Ce n'est peut-etre lä qu'une forme carac-terisee par la localisation principale de i'eruption ä la gorge, comme la localisation sur les bronches a ete souvent decrite en France, sous le nom de bronchite capillaire epidemique.
Le micrgcoccus vu par Keber sous forme de granulations, dans les debris d'epiderme, par Coze et Feltz dans le sang, dans les urines par Le Bel, a ete decrit par Babes, qui l'a trouve dans les secretions du nez, de la conjonctive, des bronches, dans le sang et ä la surface de la peau. C'est un micrococcus en 8 de chilfres. Des ruptures vasculaires le repandent dans les alveoles pulmonaires et on le trouve dans ces ulcerations pulmonaires qui ne sont pas rares dans la forme de pneu-monie caseeuse, qui succede souvent ä la rougeole, avec ou sans bacille tuberculeux.
L'inoculalion de la rougeole a etc pratiquee avec succes au moyen des larmes, du mucus nasal, des debris epider-miques et du sang. En 1847, Michael (de Catone) a reussi 93 fois sur 100 avec le sang et les larmes. Guersantet Blache recommandaient l'inoculation en temps d'epidemie.
L'aptitude ä la rougeole ne commence guere chez Vkomme qu'un an apres la naissance. Certains organismes sont refrac-taires, mais leur nombre n'est pas considerable. Bochoux a cite cependant comme constante l'immunite des Creoles des Antilles; ilen serait de meine des Creoles de Cayenne,etFim-munite dont ilsjouissentdureraitencore pendant deux annees apres leur retour en Europe.
On sait combien la maladie fait de ravage chez les popula­tions qui n'ont jamais ete exposees ä la contagion. 11 en est de la rougeole, en pareil cas, comme de la variole ettoutesles
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MALADIES PARASITAIRES.
autres maladies microbiennes, dont une premiere atteinle est rarement suivie d'une seconde : c'est done ä litre de races viergesjusque-lä de larougeoleet non comme races speciales, que les habitants des iles Feroe furent decimes en 1781, comme le furent ceux des iles Fidji en 1875 el comme le furent plus recemmentlesFuegiens de la Terre-de-Feu.
La rougeole est toujours beaucoup plus grave chez I'adulte que dans le jeune Age. En 1837 une epidemie au Yal-de-Gräce presenta une mortalite de 20 p. 100; la mortalite fut de 31 p. 100 ä Versailles en 1838; ä Paris pendant le siege, la mortalite etait de 33 p. 100.
La rougeole atteint le singe, le cheval, chez qui eile se ca-racterise par un catarrhe nasal avec piquete de la muqueuse; eile est inoculable au lapin etau cobaye; eile donne äces animaux de la üevre, avec rougeur de la peau et conjonctivite.
XIV.
SCARI.ATIXE
La race anglo-saxonne semble avoir pour la scarlatine une aptitude particuliere; en France meme, le Poitou et la Tou-raine, pays longtemps occupes par les Anglais qui y ont laisse des traces, sont particulierement visites par les epi­demics de cettemaladie. Ledocteur Lombard (de Geneve) de-claraitque la scarlatine n'etait frequente en Suisse, que par le nombre des Anglais qui visitent ce pays, car eile est rare chez les Suisses.
II est certain qu'a Londres eile figure pour un chiiYre con­siderable parmi les causes de deces; en 1803 eile causa 5,075deces; 5,841 en 1809; danscertaines regions de I'Angle-terre eile cause la moitie des deces; dans toute I'Angleterre eile cause 15,000 deces par an, autrement dit, eile provoque un vingtieme de la mortalite.
A Paris, au contraire, il y a des annees (1831-1855) oü eile figure pour 0.
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SCARLATINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;193
Elle est frequente egalement en Danemark et en Suede. D'une raaniere generale eile est frequente et grave dans le nord-ouest de 1'Europe, region precisement habitee par rölement blond anglo-saxon.
En Amerique sa frequence et sa gravite semblent egale­ment proportionnelles ä ['element anglo-saxon. Son im­portance au Canada egale celle qu'elle possede ä Londres et ä Edimbourg; ä Philadelphie eile est vingt fois plus fre­quente qu'ä Paris.
La race negre semble au contraire avoir pour la scarlatine une immunite prononcee.
La grossesse, les traumatismes augmentent, toutes choses egales d'ailleurs, l'aptitude älamaladie.
Rien n'est plus en rapport avecceque lestravaux modernes nous apprennent des causes de l'aptitude et de Timmunite que l'opinion jadis adraise, que la belladone etait un pro-phylactique de la scarlatine. II s'agit de savoir si le microbe scarlatineux trouve dans l'organisme un terrain favorable on si au contraire ce terrain ne convientpasä sa vegetation. Or, maintenant que nous savons que l'adjonction meme infini­tesimale d'une substance dans un bouillon de culture suffit pour rendre impossible ou au contraire pour faciliter la vie dans ce bouillon des microbes pathogenes, nous compre-nons qu'une quantite minime de belladone deposee dans la circulation puisse en faire un milieu incompatible avec la vie du microbe de la scarlatine.
Ce microbe ne vit pas seulement dans le sang de I'liomme: il est inoculable au lapin, au cobaye, ä qui il donne une maladie caracterisee par de lafievre, une hyperthermie consi­derable, une desquamationepidermique et enfin delanephrite.
Chez le veau I'inoculation determine de I'hyperthermie, de l'angine et de la nephrite comme chez I'homme.
La scarlatine a ete egalement observee chez le cheval par
Bordier. — Pathologic comparic.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13
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19inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PAR A SITA1UE S.
quot;Welliam; le mucus nasal du cheval malade inocul^ an lapin et au chien determine chez eux I'exantheme, ladesquamation et la nephrite; il v a plus, les animaux ainsi inocules sont rendus refractaires ä une seconde inoculation. Strieker n'a meme pas craint d'inoculer ä un enfant le mucus d'un cheval scarlatineux : l'enfant presenla une legere eruption suivie d'une faihle desquamation; ildevintrefractaireä une seconde inoculation. Enfin, en 1753, ä Chälons-sur-Marne, tandis qu'une epidemic de scarlaline regnait sur les habitants, on yit sur les bceufs une epizootie caracterisee par rhyperlhermie et la chute du poll. II en fut de meme ä une autreepoque en Allemagne. Dans d'autres cas il semble que la scarlatine bovine ait ete transmise ä l'homme par le lait; en Angleterre la scarlaline se repanditdans loute la clientele d'un laitier; or plusieurs de ses vaches avaient presente de la nephrite caracterisee par de rhömaturie. Voici, ä cetegard, un fait qui semble demonstratif: les ehfants d'un officier buvaientcbaque matin du lait bouilli; I'un d'eux dans une promenade s'arrete dans une ferme et boit du lait cru. II est pris de scarlatine; or la vache qui avait fourni le lait avait eu recemment de l'hematurie. Ce n'est pas tout : dans cette ferme vivaient quatre enfants, dont deux seuls buvaient du lait, les deux autres n'en prenaient jamais; les deux premiers seuls eurent egalement la scarlatine.
La scarlatine a etc inoculee au singe.
Klein, Edington ont rencontre un diplococcus scarlatince. La presence de ce microbe dans les articulations donne I'ex-plication de l'arthrite scarlatineuse improprement nominee rhumatisme scarlatineux et son existence dans le rein donne l'explication de la nephrite scarlatineuse. II en est de meme de toutes les nephrites infectieuses : elles sont bacteriennes.
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FlEVRE JAUNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;195
XV. — FIEVKE JAÜ.NE
Les negres ont, pour la fievre jaune, une immunitö presque absolue; cependant, en 1880, il y eut au Senegal un certain nombre de deces parmi eux; ilen fut de memeäla Jamaique en 1878. Mais c'etaient surtout des mulätres qui venaient ainsi charger la statistique des noirs opposee ä celle des Wanes.
L'exemple le plus probant de rimmunite des noirs est cc qui s'est passe ä la Vera-Cruz pendant I'expedition francaisc au Mexique. Tandis que nos soldals succombaient en grand nombre ü la fievre jaune, 453 negres qu'on avait fait venir du Darfour ne presenterent pas un deces; dans nos bataillons de turcos les Kabyles et les Arabes mouraient, tandis que les negres bravaient la maladie. Les faits n'ont done que coniirme cet aphorisme du docteur Nott: laquo; unquart desangnoirvaut mieux pour preserver de la fievre jaune que la vaccine pour lavariole raquo;.
Nous sommes assez mal renseignes sur la pathologic com-paree de la fievre jaune chez les animaux; on rapporte toute-fois qu'un chien, qui s'etait couche sur un paquet de vieilles hardes appartenant ä un homme qui venait de mourir de la fievre jaune, mourut aveclei'omito negro; on dit encore que, depuis que la fievre jaune s'avance sur les cötes du Bresil,les singes ont disparu de cette region; enfin pendant une epi­demic de fievre jaune, le docteur Level a observe chez les chevaux des epistaxis, qui lui semblerent etre un Symptome de l'infection de ces animaux par la maladie qui regnait sur les hommes.
11 est difiicile de ne pas rapprocher de la fievre jaune, une maladie du boeuf, connue sous le nom de fievre du Texas. Gelte maladie des betes ä cornes ne s'observe d'ailleurs que dans les con trees oii regne la fievre jaune. Elle se caracterise
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190nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASIT AIRES.
par la liövrc, rincnrvation du dos, de l'ictöre, des hemor-ragies, une diarrhee liömorragique. Les boeufs du Texas apparliennent ä une vieille race importee par les Espagnols et sont refractaires a la maladie par suite d'une sorle de vac­cination hemlitaire; mais les races importees la gagnent-facilement.
Onoi qn'il en soit, les tentatives de transmission aux ani-maux out le plus souvent echoue. Une commission ameri-caine avait enferme dans un batiment, oü regnait la lievre jaune, i chiens, 2 chats, ti lapins, 1 singe, 0 poules, 12 pi­geons et 2 oies; aucun de ces animaux ne fut malade. L'injection du sang des malades dans la veine femorale d'un chien demeura sans resultats; on echoua egalement en enve-loppant un autre chien dans les couvertures d'un homme mort de la lievre jaune et en faisant boire ä un autre une certaine quantite d'eau, qui avait servi ä laver le linge d'un malade.
Tout semble faire croire que la maladie esl microbienne •, le debut brusque, l'ascension tres rapide du thermometre semblent correspondreäl'envahissementdu sang. La remission qui survient au bout de rl ou 4 jours, semble indiquer le moment oü les bacteries abandonnent la circulation generale, et se deposeut dans les organes.
Cornil et Babes1 ont trouve dans les vaisseaux, dans le foie el dans les glomörules du rein un diplococcus eh chainette, qui semble etre caracteristique. Domingos Freire a trouve le micrococcus dans le sang et dans l'urine. 11 pretend avoir inocule avec succes les cultures artificielles du microbe ä des lapins et ä des cobayes.
I. Pour tonte la partie de ce livre relative k la bacteriologie^ consultcr le beau livre de Cornil et Babes, Les bacteries, ä qui tons les documents employes ont etu einprunles.
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RAGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J07
XVI. — RACE.
Un nombre assez grand d'animaux presente une aptitude plus ou moins marquee pour la rage. En premiere ligne il faut inscrire le chien, le loup, le renard, le chat, le chacal, la hyamp;ne, puis le blaireau, le lapin, le cobaye; les oiseaux, Vhomme et le singe, enfm les herbivores comme le cheval, le bceuf, le mouton, la chevre, le renne, le daim et le pore viennent ensuite. En 1803 le centre de l'Europe eut a subir une epizootic de rage vulpine, qui dura 30 ans; on vit des renards enrages attaquer les hommes dans les villages. En 1824 il y eut, en Suede, une epidemic sur les rennes; enfin, en 1887, les daims des pares d'Angleterre furent declines par la rage.
II s'en faut que I'appareil symptomatique soil le meine chez tons les animaux enrages; cependant il presente dans toute la serie un fonds commun : deux faits dominent la scene effrayante qui se deroule devant les yeux du veteri-naire ou du medecin: Tenrage tend a seservir des armes qui sont propres ä son espece; le chien mord, le taureau frappe du pied le sol et fond tele baissee sur I'ennemi; le cheval rue et se sert egalement de ses dents, qui sont une de ses armes naturelles; rinoflensif mouton lui-meme mord; les coqs se servent de leur ergot; I'liomme se sert de ses poings; parfois il mord ou veutmordre; tantöt il le fait, parce que les dents sont une des armes naturelles des anthropoides et queVhomo sapiens, dans la personne de ceux des representants de son espece chez qui l'atavisme est le plus puissant, les femmes et les hommes primitifs, donne souvent l'exemple d'un ani­mal qui se sert volontiers de ses dents pour se defendre; tantöt I'liomme enrage mord ou menace de mordre, parce que l'idee de rage eveille chez tout le monde l'idee de chien et l'idee de morsure. Un second caractere bien clranse et
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198nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PA RASIT AIRES.
difficile ;'i expliquer, qui est pourtant commun ä tons les animaux enrages, e'est la haine du chien : un animal enrage, s'il est dans un moment de calme, en sortira aussitot et en-trera en fureur, si on lui presente un chien. Get animal, par sa seule presence, est en realite le meilleur reactil'de la rage.
On sail que le chien lui-meme presente deux formes de la rage : la forme furieuse et la ibrme dite mue (muette). Dans la premiere regnent I'agitation, le delire, la fureur la plus violente; I'aboieiuent est caracteristique; la gueule est remplie d'ecume. Dans la seconde, pas d'aboiements, pas d'agitation ni de fureur; ce qui domine e'est la paralysie; Les mächoires demeurent ecartees l'une de l'autre et laissent pendre entre elles lalangue gontlee et violette.
Les symptömes ne sont pas d'ailleurs les memes alaquo;x diverses periodesde la rage: au debuts'observentlatristesse, l'inquietude, un redoublementdansle caracterealfectueuxdu chien et dans son amour pour son maitre; e'est la periode dangereuse pour ce dernier. A ce moment le chien quitte la maison, il court devant lui, tantöt calme et ne mordant que ceux quiTattaquent, tantöt en proie au delire et se precipitant sur lous les etres qu'il rencontre, voire meine sur des etres imaginaires. Gommenous I'avonsvu chez les autres animaux, la vue d'un chien exaspere sa fureur.
Le cheval dans son delire se mord lui-meme.
Ghez Vhomme la scene presente un caractere inoubliable pour ceux qui en out ete temoins: e'est d'abord de la tristesse, de l'angoisse, one gene particuliere de la respiration, un be-soin incessant de cracher; puis surviennent les spasmes et les acces d'hydrophobie separespar des periodes de calme, pen­dant lesquelles le malade tourmente du desir d'embrasser les siens y resiste de peur de les mordre et verse des larmes de desespoir, qui rappellent ä nouveau I'acces d'hydrophobie, le delire et le spasme.
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Le bocuf se couche d'abord et se releve ä chaque instant, comme s'il etait en proie ä des coliques; les sens semblent exaltes;la temperature s'eleve; — les epreintes surviennent; la paraplegie se montre de bonne heure. Dans certains cas, on observe une veritable intermittence dans les symptömes.
Le cerf devient sauvage et agressif; il eprouve des hallu­cinations, car on le voit soudain cesser de brouter, lever la tete, flairer l'air et partir au galop, chargeant dans la direc­tion de l'ennemi imaginaire. Alors meme que le mal a atteinl la phase paralytique, le cerf conserve son caractere agressif. 11 a bien fallu renoncer til'idee de la rage spontanee, qui ne comple plus maintenant qu'unpetit nombre de partisans, car iln'est plus permis aujourd'hui de'croire ä la spontanöitö des maladies infectieuses. La contagion a lieu le plus souvont par la salivo. La salive de Vhomme lui-mcme est virulente: en 1813 .Magendie et Dreschet ont pu, en eflet, communiquer la rage ädeux chiens en leur inoculant la salive d'un homme enrage; Earle inocula de meme avec succes la salive rabique de l'homme ä des lapins; Youatt eut le meme succes sur le cobaye. 11 est cependant demontre que la salive de Vhomme et celle des herbivores sont moins virulentes que celle du chien. Les larmes, le liquide pancreatique sont, dit-on, egalement virulenls. La virulence du sang est contestee; cependant Lussana aurait reussi ä donner la rage au chien avec lesang d'un homme enrage. Le lait n'est pas virulent. Le maximum de la virulence reside dans le Systeme nerveux. Dejä, en 1805, Dossi avail aflirme que la virulence (Halt ä son plus haut point dans les nerfs ; Duboue (de Pau) avail ete hii-meme conduit plus lard ä la meme conclusion. Pasteur inocula enlin la rage en inserant sous la peau un fragment du nerf pneumogastrique; puis il est arrive ä demontier experimen-talement que les points les plus virulenls de tout I'organisme sont le cerveau, le bulbe el la moelle.
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200nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITAIRES.
Cetle connaissance de la localisation de la virulence dans certains points du Systeme nerveux permet demettre en pra­tique ce materialisme scientißque qui caracterisel'esprit mo­derne; eile a permis de donnerlaloi decettevariabiliteappa-rente des symptömes de la rage. La localisation de la virulence se fait-elle dansle cerveau? la rage est furieuse. Dans la moelle? eile est paralytique. L'asphyxie commence au mo­ment 011 le bulbe se prend; si l'asphyxie ne manque jamais, dans aucune forme, chezaucun animal, e'estque le bulbe est, en eflet, toujours virulent.
Le mode d'inoculation peut done faire lui-meme varier les symptömes. L'inoculation est-elle faite ä la tete? les phe-nomenes cerebraux apparaitront les premiers. Si eile est faite au tronc, les phenomenes medullaires predomineront. Ce qu'on pouvait prendre pour une aptitude essentielle, vague, mysterieuse est done, encore une fois, le simple resultatd'un determinisme anatomique precis. Je ne saurais trop insister sur ces considerations, quimesemblentcapitalesdansl'elude de la pathologic comparee.
Le Systeme nerveux se trouve, en realite, etre la meilleure porte d'entree de la rage. Puisque cette maladie delate au moment oü la matiere inoculee sous la peau arrive au Systeme nerveux, il est clair que I'incubation sera d'autant moins longue, que l'inoculation aura ete faite plus pres du Systeme nerveux. C'est ainsi que Pasteur est arrive au maxi­mum de rapidite dans la production de la rage en inoculant la partie la plus virulente du Systeme nerveux, le bujbe, dans le cerveau mis a nu an moyen d'une couronne de trepan. Yestea et Zagari (de Naples) inoculent dans un tronc nerveux meme.
Le siege de l'inoculation fait done varier la duree de I'in­cubation avec une precision en quelquc sorte mathematique. C'est ainsi que, d'apres Bauer, chez Vhomme, apresles mor-
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sures ä la tete, l'incubation est de 55 jours; eile esl de 74 jours lorsque la morsure a ete faite au membre superieur et de 81 jours apres la morsure du membre inferieur.
Ges conditions tout mecaniques, ce determinisme special dela morsure decident d'une grandepartiedes phenomenes; mais il y aaussi ledeterminisme anatomique du milieu Inte­rieur de chaque race et de chaque animal, dont il laut ega-lement tenir compte. La duree de l'incubation varie done aussi avec la race.
Chez le chien l'incubation est de 00 jours dans 80 p. 100 des cas; de 30 jours dans AS p. 100; de plus de deux mois dans 17 p. 100; on a vu l'incubation depasser trois mois.
Chez le cheval le minimum de l'incubation est de 2 on 3 semaines, le maximum de 15 mois. Elle dure 00 jours dans 00 p. 100 des cas.
Chez les ruminants eile est de 20, 60, 70 jours; eile est de 40jours chez la brebis.
D'une lacon generale, prenant en bloc les diverses es-peces, on pent dire que l'incubation de la rage est de 2 mois dans 70 p. 100 des cas et de plus de 3 mois dans 5 p. 100 des cas.
Chez I'homme la rage eclate le plus souvent dans le cours du deuxieme mois; quelquefois dans le cours du troisieme mois; rarement au delä du troisieme mois.
Toutes choses egales, d'ailleurs, la duree de l'incubation varie avec la quantite de virus deposee dans les tissus; ainsi ä un lapin on injecte 2 gouttes de virus; ä un second le 1/4 de cette quantite; ä un troisieme le 1/10; au quatrieme une quantite egale ä 1/04; au cinquieme 1/128; au sixieme 1/152 et l'incubation qui est de 8 jours chez le premier lapin, devient de 1) jours chez le second ct successivement 10, i 1, 13, 10 jours chez les suivants. Sa duree est inversement propor-tionnelle ä la quantite de virus absorbe. Chez le chien, avec
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20-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIRES.
lOgouttes de virus, l'incubation est de 18 jours, avec 1/100 de cette quantite l'incubation devient de 35 jours, avec 1/200 le chien n'enrage pas.
Cela nous permet de comprendre pourquoi les morsures de tous les animaux ne sont pas egalement dangereuses pour rhomme. On a dit souvent que la rage de loup etait plus virulente que celle du chien; la morsure du loup est, en effet, plus dangereuse, mais cela ne tient qu'ä la profondeur plus grande des morsures faites par cet animal; si la rage humaine consecutive ä la morsure du loup ne presenteguere qu'une incubation de 39 jours, cela tient uniquement äce que les plaies faites par cet animal plus robuste que le chien sont plus nombreuses, plus larges et plus proibndes. C'est pour la meme raison que les morsures faites sur les parties decouvertes sont plus graves et que l'incubation de la rage qu'elles pro-voquent est moins longue quelorsque la morsure a ete faite ä travers les vetements, qui ont enleveune partie du liquide vi­rulent.
La virulence de la rage tient ä un microbe, ä un micro-coccus, mais, fait digne de remarque, toutes les recherches de Pasteur reposent sur l'existence de ce microbe, toutes sont basees sur la vie d'un microbe et pourtant, ce microbe, Pasteur ne I'avait jamais vu, alors qu'il executait ses memo-rabies experiences, ou s'il I'avait vu, ilen avaitabandonne I'e-tude pour se livrer ä de plus importants travaux sur la rage. liest vraiqu'il avail fait mieuxquedele voir, il I'avait devino et, sans le connaitre, il avait conduit ses experiences comrae s'il le connaissait.
Ce microbe a ete etudie par Gibier, par Hermann Foil (de Geneve), par Babes; par Gibier dans le liquide cephalo-rachidien et dans la matiere cerebrale, sous la forme de gra­nulations accouplees deux ä deux. C'est Hermann Foil qui etudia surtout ces granulations, les rangea panni les micro-
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RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 203
coccis, lea observa dans la nevroglie, entre le cylindre d'axe et la gaine. II fit mieux, il lescultiva; de 8 animaux inocules avee la premiere culture, 5 enragerent; de 8 animaux inocules avec la deuxieme culture, 4 enragerent. Babes cultiva, ä son tour, le micrococcus de la rage et put faire des inoculations positives avec la troisieme generation.
Quelle que soit la gravite terrible de la rage, tous les or-gaaismes ne succombentpas fatalement sous ses coups et il est bon de dire que la guerison spontanee, pour etre tres rare, n'estpas absolument impossible. Decroix en a citeOcas: combicn d'autres out passe inapercus et out ete mis sur le compte de toute autremaladiequelarage, uniquement parce que la mort n'etaitpas survenue! M. Decroix cite la guerison chez 1 cheval, chez 4 chiens et chez 3 hommes; le docleur Menecier (de Marseille) a cite aussi un cas de guerison. L'un de ces fails relatifs an chien est absolument hors deconteste, puisqu'il s'agit d'un chien inocule, qui devient capable de fournir une salive inoculante, experimentee avec resultat positif sur des lapins et des chiens et qui guerit cependanl lui-meme en 7 jours.
XVII. — RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU.
C'est le propre des recherches bacteriologiques de sortir petit ä petit du cadre vague de l'arthritisme et du rhuma-tisme une foule d'affections, qu'onn'avait classeeslä que faute de connailre leur etiologie et leur nature.
Ainsi cette maladie si speciale, d'allure infectieuse, que nous observions jadis sous le nom de rhumatismearticulaire aigu, avec arthrites, complication de pleuresie, d'endocar-dite, de meningite, est maintenant une infection parasitaire par un micrococcus, qui circule dans le sang (Grancher), qui se localise dans les articulations, dans la plevre, dans les me-ninges, surlesvalvules du coeur. Maislanotion del'ctatarthri-
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204nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PAUASITAIRES.
tique predisposant ne perd d'ailleurs rien de sa valeur; I'ar-thrilique est un bon terrain pour le microbe : voilä qui demeure acquis. Le rhumatisme articulaire aigu est rare chez le negre.
XVIII. — MALADIE DL' PEUROQUET.
Eberlh a decrit une maladie du perroquet caracterisee par de la diarrhee, une grande faiblesse, des convulsions el la mort. II a trouve dans tons les organes un micrococcus spe­cial. Cette maladie tue, dans les traversees, des cenlaines de ces oiseaux.
Gruna decrit une autre maladie du perroquet, caracterisee par des inflammations sereuses, des echymoses, un catarrhe intestinal, des caillots fibrineux dans le Ibie; le sang contient des bätonnets. Cornil et Babes ne pensent pas que cette ma­ladie soit celle d'Eberth.
XIX. — MAMMITE COXIAGIELSE DES VACHES.
Cette maladie s'observe chez les femelles domestiques, principalement chez les vac/ies; eile est connue dans certains pays sous le nom de cm. On sent dans la mamelle de la vacbe une tumeur pierreuse; le lait qui sort de cette mamelle se caille de suite et exhale une mauvaise odeur; eile est epizoo-tique.
Nocard a trouve qu'elle etait causee par un micrococcus qu'il a cultive etinocule. La chienne est refractaire; lachevre ne presente pas d'induration, mais l'alteralion du lait est la meme que chez la vacbe.
XX. — FESTE BOVIX E.
II semble que le typhus bovin ou pcste bovine soit I'ana-logue de la fievre typhoide de Thomme; les lesions des plaques de Peyer se rencontreat dans les deux maladies et
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PESTE BOVINE. — BLENNOURHAGIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 205
cependant, alors que le cheval succombe aux epizootics de fievre typhoide en meme temps que I'liomme aux epidi'mies de cette maladie, on ne voit jaraais le typhus bovin el la fievre typhoide marcher parallelement. D'ailleurs 1c mi­crobe est different. Semmer en 187i a trouve dans la peste bovine un micrococcus qui, inocule en 1883 par Ar-changelski ä un mouton, lui donna la peste. Les cultures des micrococcide ce dernier inoculerent avec succes unveau. La peste bovine .presente cette particularityremarquable, qu'elle est speciale aux ruminants. J'ai dit drjä comment, dans une epizootic qui sevit ä l'acclimatation, eile alteignit tons les ruminants, rien que les ruminants, sauf une excep­tion; cette exception tut precisüment un pecari; j'ai rap­pele que le pecari est un suide et que l'anatomie de l'embryon rattachait theoriquement les suides aux ruminants. J'ai fait remarquer que I'analyse pathologique faite par le parasite possede une finesse tres grande, puisqu'elle apprecie des rela­tions que l'anatomie compareelaplussavante amislongtemps ä decouvrir.
XXI. — BLEXXOUllHAGIE
Depuis les travaux de Hallier et de Neisser la blennorrhagie a pris rang parmi les affections microbiennes; le parasite est un microcoque, le gonococctis. C'est lui qui determine I'in-flammation de l'urethre et grace ä lui on s'explique les migrations et les complications jusqu'alors inexplicables de la blennorrhagie; c'est lui qui penetrant dans les canaux sper-matiquesdeterminerepedirfymi'teWeHnorr/ta^ueetquiportc sur la muqueuse conjonctivale cause Vophtalmie blennorrha-gique et l'ophtalmie purulente des nouveau-nes. L'arthrite blennorrhagique attribuee au froid et toujours inexpliquee est suffisamment caracterisee par la presence constatee des gonococci dans le liquide articulaire.
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206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITA1RES.
D'ailleurs, l'inoculalion du microbe en culture ä la qua-trieme et cinquieme generation a ete faite sur plusieurs etu-diants par Bekai, par Bockhart chez un aliene et par Brumm chez une femme, ä laquelleileutrimprudence d'injecter dans I'lirethre une solution de cette culture.
II est incontestable que certains jeunes gens out plus d'aptitude qued'autres äcontracter la blennorrhagie etquela meme femme atteinte d'urethrite pourra avoir des rapports avec plusieurs personnes qui ne prendront pas toutes la ma­la die.
II est certain egalement que toutes les urethrites ne sont pas microbiennes, mais la vraie chaudepisse est l'ücuvre du gonococcus.
La blennorrhagie a ete observee chezl'homme, chez le clden, chez le cheval, chez le lievre.
XXII. — OPHTALMIE GRANIjI.EUSE
Cette ophtalmie, frequente en Egypte, est eminemment contagieuse. M. Pelresco pense qu'elle est due a un micro-coccus qu'il a trouve dans I'epaisseur de la conjonclivc et qu'il a isole.
Les chiens, qui presentent aussi I'ophtalmie granuleuse, sont passibles du meme microbe; d'apres Fröhner1 le chien serait le plus sujet de tons les animaux domestiques aux ophtalmies. II decrit chez lui la forme catarrhale, puru-lenle, croupeuse, folliculaire. D'apres lui 40 p. 100 des chiens seraient atleints de conjonctivite folliculaire.
1. Archiv f. Thierheilkunde, vol. XIV.
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CHOLfiRA laquo;ES POULES.
II
BACTERIACEES
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I. — CHOLERA DES POULES
C'est hi ä coup sur une maladie celebre et, si eile a ete une des plaies des eleveurs, on pent dire qu'elle a rachete ses mefaitspar un service signale, pulsque c'esl une de celles qui out ete le plus utilesä Pasteur en le mettant sur la voie do ses immortelles döcouvertes.
Dans celte maladie, qui scvit sur les volailles, I'oiseau devient triste, l'aile tombe, les plumes se herissent, la tele est basse, I'animal est dans un etat continu de somnolence, la crete est violette, enfin la diarrhee apparait et la mort arrive fatalement.
Le microbe n'est plus ici un micrococcus, mais une bac-terie vue en 1870 dans le sang- par Perron, revue en 1878 par Toussaint et etudiee en i 870-1880 par Pasteur. II est aerobie; il s'empare done de l'oxygene du sang, c'est pour cela que la crete de I'oiseau devient violette.
Lorsqu'on I'inoculedans le tissu cellulaire, ils'infdtre entre les cellules; lorsqu'on le depose dans un muscle, il se repand d'abord entre les fibres musculaires, les entame ensuite et penetre dans leur interieur; il finit par se substituer ä elles et les gaines ne contiennent plus alors que des microbes : la fibre musculaire a disparu.
Les lois du parasitisme sont partout les memes et les pe-ripeties de la lutte entre les cellules de l'organisme et les cellules parasites, que representent les microbes, sont tou-jours les memes, quel que soit le parasite. Si, en effet, on inoculeä une poule les bacilles du jequirity {abrus precato-rius) dont j'ai deja parle, on observe un certain nombre de
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208nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASIT AIRES.
phenomenes raortels, qni rappellent les symplömes du cho-lera des poules ct les microbes jequiriliques se comportent absolument de la meme maniere que ceux du cholera : 1laquo; sjing se remplit de microbes et les muscles sont, en realite, dcvores par le bacille, qui se subslitue a la fibre musculaire.
Lorsqu'on fdtre une culture du microbe du cholera des poules, le liquide ainsi sterilise ne donne plus le cholera des poules, mais il provoque le sommeil ä la facon d'un narco-tique. Pasteur en conclut, avec raison, que la somnolence, qui est un des symptömes de la maladie, est due non direc-tement au microbe lui-meme, mais ä une substance toxique et narcotique qu'il secrete dans les tissus.
Cette maladie infectieuse est, en outre, hercditaire; chez les mammiferes ä qui on I'inocule, les microbes passenten effetde la mere au foetus par le placenta; chez les oiseaux, ils sont inclus dans l'oeuf et le sang- du jeune poussin en est dejä rempli, ti tel point qu'un de ces poussins dechire et mange par une poule bien portante lui donne le cholera.
Nousavons dejä vu dans l^flacherie et nous verrons, plus tard, au sujet de la pebrine, que les microbes passent egale-ment dans la graine et que la maladie infectieuse devient ainsi hereditaire; tant il est vrai que les lois de la pathologic sont partout les mcmes!
Tons les terrains neconviennent pas egalement au microbe du cholera des poules; ä l'inverse de beaucoup d'autres mi­crobes on ne pent en faire des cultures dans le bouillon de levüre; il ne vit bien que dans le bouillon de poules.
Inocule au chien, au cheval, au cobaye il ne donne lieu qu'ä un abces, accident purement local; il reste lä comme dans une bouteille fermee, ne se repand pas dans I'orga-nisme, mais il conserve tout son pouvoir, pour le ceder a la lancette qui viendra le chercher lä, pour I'inoculer ailleurs. Get accident ne demeurera local qu'ä une condition, e'est
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CHOLfiRA DES POULES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;209
que l'enkystement sera complet dans la poche du lissu cellu-laire bien fermee surle parasite; si le pus sort de la poche et vient, avec les microbes qu'il renferme et qui s'y cultivenf, ä passer dans le sang, alors, meme chez le coehon d'Inde, I'infection aura lieu et le cholera des poules se drclarera chez ce mammifere.
Cela nous donne la clef de ce qui se passe dans un grand nombre d'autres cas d'auto-inoculation microbienne; c'est ainsi qu'un homme pourra porter un lupus bacillaire pure-ment local, qui demeurera tel jusqu'au jour oü un accident amenant une plaie ouvrira la porte par laquelle le para­site entrera dans la circulation et iniectantl'economie deter-minera une tuberculose generale. Un ani/iraa; restera de meme local, jusqu'au moment oil une incision faite mal äpropos fera penetrer le staphylococcus aureus dans le sang- et amenera une infection generale.
Le coehon d'Inde, grace ä ce privilege d'enkyster le mi­crobe du cholera despoules, estpeuapteäprendrelamaladie. Au contraire les pigeons, les faisans, moineaux, perroquels et poules ont une aptitude certaine; mais de tons les animaux celui qui montre le plus d'aptitude pour le cholera des poules, comme du reste pour beaucoup de maladies parasitaires, c'est le lapin.
C'est ce singulier privilege que Pasteur cherche ä mettre ä profit, en I'utilisant pour debarrasser l'Australie du lapin qui I'envahit. On sait que ce grand continent des kangourous ne contenait pas de lapins ; plusieurs chasseurs avaient propose jadis d'en faire venird'Europe, mais lasocieted'acclimatalion de Victoria s'y etait opposee prevoyant qu'un jour viendraif, oi'i les lapinscherementamenesdeviendraientunfleau. C'etait connaitre les moours de ce prolhique rongeurl En depit des bons avis, le lapin fut introduit en Australie par M. Austin de Barown-Park; il s'est acclimate merveilleusement; sa taille Bordier. — Palhologlc comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14
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s'accroit et il tourne au kangourou : saluons, en passant, cct cxemple de transfonnisme sous Taetion du milieu! A I'heurc actuelle I'Australie, dans certaines deses parlies, est detruite par le lapin, fleau plus destrucleur encore que ne seraientdes bandes de sauterelles : les jardins maraichers sont dofonces. M. Pasteur s'est done propose d'utiliser I'aptitude du lapin pour le cholera des poules et de lui inoculer, en Australic, cette maladie mortelle; I'expijrience a dejä reussi en petit aux environs de Reims, dans un pare de 8 hectares apparlenant ä madame Pommery et oü pullulaient les lapins: le foin qu'on distribuait chaque jour ä ces animaux, pour les empecher de ronger les arbres, fut arrose d'une culture de microbes du cholera des poules; le lendemain on trouva 13 cadavres, le surlendemain H,puison ne vitplusde lapins; la neige quire-couvrait alors la tcrre ne portait aucune empreinte, lesbottcs de foin demeuraient intactes et plusieurs terriers examines conlenaient 5 ä 10 morts. On cstime que plus de 1,000lapins out ete ainsi detruits d'un seul coup. Resultat digne d'encou-rager les projets formes contre les lapins d'Auslralie!
De la maladie qui vient de nous occuper il est difficile de ne pas rapprocher la maladle du sommell, Lalangolo dc la cöte d'Afrique, dadan des Yoloffs, egalement nommee Ncla-van. Elle semble speciale au nccjre et s'observe sur les cötes du golfc de Benin, ä Sierra-Leone, au Congo, au Senegal, en Egypte et meine aux Antilles, maistoujourssurlesnegres.
La cephalalgie et le sommeil sont les principaux symp-tomes, les malades dorment toujours; si on les secoue ils se reveillent un instant et se rendorment; en quelques mois ils maigrissent, prennent la diarrhee et meurent.
On observe la maladie pendant l'hivernage, c'est-ä-dirc pendant la saison chaude et humide, chez les noirs mal nourris; on la voit parfois s(}vir sur les membres d'une
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MALADIE DU SOMMEIL — CUOLfiRA DES CANARDS. 211
nieme famille et l'opinion qu'elle est contagieuse est assez repandue; eile passe meme pour etre hereditaire. Frappe du Symptome dominant, la somnolence, qui est aussile principal Symptome du cholera des ponies, le docteur Talmy s'est demande s'il ne s'agissait pas dans les deux cas d'un mome microbe ou du moins d'un meme principe toxique et narco-tique verse dans le sang- par deux microbes analogues; on s'est alors souvenu que les noirs attribuent la maladie, dans quelques villages, ä l'usage de certains poulets ! est-ce une coincidence ? Toujours est-il que M. Bosch, missionnaire ä Dakar, a gueri un cas de sommeil par l'acide phenique ä l'interieur.
Enlin peut-etre faudrail-il rapprocher du cholera des ponies et de la maladie du sommeil une maladie du cheval, Vimmobilile. Elle sevit sur les chevaux de race commune, de temperament lymphatique; eile est occasionnee par une mauvaise alimentation, par la chaleur excessive, par une ecurie insalubre, chaude et humide; voilä plus d'un rapport avec la maladie du sommeil. Le cheval devient somnolent, hebete, il reste indifferent ä tout cc qui I'entoure, mange maladroitement, plus souvent encore oublie de manger, enfin mcurt dans le marasme avec des convulsions.
Ce double rapprochement, que je viensde faire, ne repose, j'ai bäte de le dire, que sur des hypotheses, mais elles me semblent assez legitimes pour provoquer les travaux de bac-teriologie ä chercher dans cette direction.
II. — CUOLLHA DES CANARDS
Le cholera des canards est une maladie distincte du cholera des ponies. II lui ressemble cependant.
Une epidemic ayant sevi cet ete an jardin zoologique d'ac-climatation, MM. Cornil et Toupct I'ont etudie.
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21*nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITAIRES.
II est caracterise par de la diarrliee, un aflaiblissement progressif, des tremblements musculaires; I'animal constam-ment couche sur une flaque de mauere sanguinolente, qui s'altaclie ä ses plumes, succombe au bout de ^ ou 3 jours.
MM. Cornil el Toupet ont trouve un bacille en batonnel qui ressemble ä celui du cholera des poules et ä celui de la sepliccmie du lapin ; on le rencontre dans le sang, dans le coeur, le foie, la rate, la moelle des os, I'inteslin, dans le peritoine, on trouve enfin des ecchymoses pericardiques.
An jardin la maladie n'a alteint que le canard domestique et ceux du Labrador; les canards sauvages et les canards cvotiques ont etc epargnes.
L'inoculation du sang ou des cultures est negative chez les poules et chez les pigeons; eile ne tue que le canard seal. Les sarcelles, canards Pilet, canards siffleurs ont une moins grande aptitude, mais ils sont cependant inoculables. le canard Pilet a gueri; les lapins nesont inoculables qu'avec une haute dose de virus.
MM. Cornil et Toupet regardent le cholera des poules et le cholera des canards comme deux maladies differentes. Si loutcfois, disent-ils, il fallait reunir les maladies en un seul groupe, il faudrail dire que le virus est fixe, dans rorganisme du canard, ä un degre constant et inferieur ä celui des poules.
111. — UKMOG I.OBIXfUIE B AC T E IU E.\ gt;'E DU BOELF
Cornil apresente ä 1'Academic de medecine, au nom de l!al)es, une note sur cettenouvelle maladie du bocuf, observee en ce moment en Roumanie. Les urines sont couleur de sang; on trouve ä I'autopsie une hyperhemie de touteslesmuqueuses et des infiltrations des reins.
liabes a trouve une bacterie dans l'epaisseur meme des glo-Imles rouges, qui dcviennent transparents par la perle de leur lii'maliiie.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I
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HßMOGLOBINURIE — FlEVRE PN El MONIQLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;213
La maladie est inoculable au lapin et le tue; le cobaye et le pigeon sont refractaires.
IV. — FIEV11E PNEUHOXIQDE
Jereunis avec Intention, sous cettc ancienne appellation la pneumonie de Vhomme, cettepneumonie classique, c\ clique, pneumonie dite a frigore, qui fut pendant quelque temps le dernier retranchement des cliniciens ennemis rcsolus de la bacteriologie, et la peripneumonie des betes ä cornes, celle-lä de tout temps regardee par les veterinaires commc une maladie generale, infeclieuse, dont I'bepatisalion pulmonaire etait une des manifestations locales.
Dans la pneumonie de I'liomme, Friedlander a trouve un bacterium enveloppe dans une capsule. Ge parasite se ren­contre dans les exsudats fibrineux dont sont remplies les alveoles pulmonaires, dans les pericardites qui compliquent souvent la pneumonie, enfin dans le sang meine des pneumo-niques. Poels et N'olen (de Rotterdam) out retrouve le meme microbe capsule dans le poumon et dans le sang des betes bo-vines alteintes de peripneumonie conlagieuse. .Neanmoins Cornil et Babes, sans nier que les deux microbes soient les memes, declarent ne pas pouvoir encore se prononcer.
A supposer que le microbe ne soil pas le meme, il esl evi­dent que le processus est tres voisin et que, sous ce rapport mais sous ces reserves, il y a utilite ä rapprocher, comme je le lais ici, les deux maladies sous le nom, qui ne prejuge rien, de fievre pneumonique.
Des experiences de Lucatello sur le microbe de la pneumo­nie de I'liomine, il resulte que ses cultures, alors meme qu'elles sont slerilisees, sont encore inoculantes. Celarevienl ä dire que le microbe a laisse dans le liquide une ptomaine toxique, cause probable de la plupart des plienomenes gene-raux.
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214nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITAIRES.
L'aptitude de Vhommek la pneumonie varie, ainsi que cela s'observe pour toutes les maladies infectieuses aujourd'hui rattacheesauparasitisme: lesindividusqu'onnommeailliri-tiquesysemblentparticulierement sujefs. La peri-pneumo-nie des betes bovines alteint de meme moins souvent la vache bollandaise que les autres. Cette notion de parasitisme et d'aptilude n'enleve d'ailleurs absolument rien au role du froid si souvent indique : les partisans de la conception qui fait de la pneumonic un accident local invoquent volon-tiers ce röle du froid; les partisans de la graine micro-bienne ne le nient pas, bien qu'il seit aise de montrer qu'on abuse un pen de ces explications banales, qui mettent volon-tiers toutes les maladies sur le compte du chaud ou du froid, de la secheresse ou de rinnnidite, mais ce ne sont lä que des causes occasionnelles, qui peuvent determiner l'aptitude. En realite tout le monde n'est pas en etat d'aptitude ou de recip-tivile pour le microbe capsule de la fievre pneumonique: les artliritiques sont un bon terrain. Encore faudra-t-il qu'une bronchite, une indisposition legere aient prepare au dernier moment ce terrain, et puls il pourra bien arriver que la sen­sation du froid, ä laquelle le malade ratfache le debut de son mal, n'ait etc elle-meme que le premier Symptome qui se de-clarait deja et qui se serait declare, meme si le malade ne s'etait pas expose ä ce qu'il appelle le froid.
La contagion de la pneumonie de Vhomme ä I'homme n'est plus aujourd'hui douteuse: de nombreux faits d'epidemie de maison, de casernes, de famille out ete publies par Massa-longo, par Artigalas, par Dreschfeld et par d'autres encore. G'est dans un de ces cas que 101 pneumonies s'etant declarces en peu de mois dans une prison, oi'i elles avaient cause 40 di­ces, le microbe de Friedlander fut trouve dans lesplanchers : inocules auxanimaux, ils donnerentdes pneumonies;lesplan­chers furent laves et les pneumonies ne se montrerent plus.
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PERIPNEUMONIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;215
Quant ;\ la peiipncumonie des beles bovines, eile est cem-lagieusc entre animaux, eile est de plus communicable ä riiomme, par le lait, ainsi que les docteurs 0. Leeuver et Dupre en out cite des cas non douteux.
La peumonie est inoculable : la contagion n'est d'ailleurs elle-meme qu'üne inoculation deguisee ou plutöt meconnue. Des crachats de pneumonique pulverises, absorbesen inhala­tion par des souris, leur donnent de la pneumonic. Elle s'ino-cule par des injections sous-cutanees ä tons les mammifercs et meine ä tons les animaux ä sang chaud. L'inoculaüoa eeboue chez lagrenouille.
L'inoculation peut se produire ä tres longue echeance, menie pendant la convalescence; car Netter a trouve le mi­crobe de la pneumonic dans la salive d'un malade qui etait ä la fin de sa convalescence.
Strachan (de Kingston) a public un fait Ires curieux de con­tagion de la mere au foetus; ilesl relatifa unefemmeenceinte de huitmois, qui contracte une pneumonic dont eile gueril, mais eile avorte d'un foetus mortavec hepatisalion pulmonaire. A supposer que les bacteries capsulees no pussenttraverser le placenta, les recherches de Lucatello, qui tendentä montrer la presence dans le liquide des cultures de principes sul'li-sants pour faire reussir l'inoculation sans la presence des bacteries, nous permettent de comprendre le mecanisme de Tinfection du foetus par la mere. Daus la peripneumonie des vaches 1'avortemeut est d'ailleurs trcs frequent.
Mais chaquc milieu dc culture, chaque organisme animal modifie plus ou moins la forme de la bacterie : c'esl la une preuve nouvelle de rinfluence des milieux. Nous consacrerons tout ä l'heure tout un chapitre ä cette transformation. Chez le lapin la bacterie est plus petite que chez l'homme et la cap­sule qui renveloppe est plus grande; chez le chien la bacterie est plus grosse et la capsule plus petite.
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216nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIRES.
V. — ACNE COSTACIEISE DU CHEVAL
On donne ce nom ä une eruption qul survient sur le dos du cheval, au niveau de la seile. Elle commence par une vösico-pustule, qui ne tarde pas ä faire place ä une ulceralion et ä une croüte. Elle est produite par une bacterie en forme de bätonnet etudiee par Dieckerholfet Grawitz.
Elle est inoculable au chien, an mouton, au lapin, au cobaye; ce dernier animal est d'une extreme sensibility pour ce microbe, qui le tue enSiheures. Lasoims est refractaire.
II est vraisemblable que e'est dans une categoric bien voi-sine que doivent etre rangees les aftections de l'bomme, connues sous le nom d'wicem de divers pays (roHÄ-iH, Turkes­tan, ulcere de Bassac, de Mozambique, d'Orient, etc.).
Dans l'ulcere du Turkestan MM. Heindenreicb et Suski ont constate que la maladie commenoait, chez les cavaliers cosaques, par une lache rougeätre induree, ne lardant pas ä s'ulcerer, ä suppurer et ä se reunir ä d'autres ulcerations voi-sines. Ces deux medecins ont pu cultiver une bactorie spe-ciale.
Dans l'ulcere du Tonkin MM. Baudot et Nimier ont egale-ment trouve un microbe, mais I'inoculation au chien est restee sans rcsultat.
II serait curieux de rechercher s'il n'y a pas analogic entre ces maladies et l'acnö contagieuse du cheval.
Dans Tun et dans I'autre cas la question de terrain a au-tant d'importance que celle de la graine; ce sont les chevaux mal nourris, surmenes, mal atteles, qui presentent Tacnc contagieuse; ce sont les soldats fatigues, extcnues, mal ha-billes, qui presentent surtoutles ulceres dont il s'agit ici.
Le docteur Dantec a egalement trouve un microbe dans Vulcere annamite. Les indigenes croient la maladie conta-
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ACNfi CONTAGIEUSE — GhNGlVITE INFECTIE USE. 217
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BACILLES I. — C1XGIVITE AUTHnO-DEXTAlUE IKFECTIEUSE
Galippe et Malassez ont decrit un bacille qui, vegclant au collet des dents et dans leur racine, ameneleur ebranlement, leur deviation, enfm la suppuration de ralvcolc et la chute de la dent.
Ces bacilles agissent ici, comme beaucoup d'algues micros-copiques qui, au fond de la mer on dans les eaux calcaires, attirent ä elles I'element calcaire, par une sorle de selection moleculaire, et s'incrustent de calcaire comme le lerait un polypier. La presence d'un grand nombre de ces parasites coiistitue sur la gencive, au collet de la dent, des assises cal­caires, qui ont le meme mode de production que ces im­menses bancs cre.taces qu'a formes l'afcumulation de vrgelaux microscopiques k test calcaire.
Ces assises plus modestes constituent le lartre dentaire, le-quel contribue lui-memeä l'ebranlementdeladent. C'estpar unmecanisme analogue, d'apres Mace, que le cladolhrix di-c/iotoHia,bacteriefilamenteuseabondaiitedansleseaiixdouces, determine dans les tuyaux, autour de ses longs lilaments, la precipitation des sels do chaux formant une coucbe analogue au tartre.
Vhomme, dans certaines conditions de nutrition mau-vaise, est sujet ä ce parasitisme, qui unit par faire toinber ses dents.
Chez les animaux la dbmesticite, la captivite, lout ce qui laquo;mpeche le fonctionnement des dents creenlde meme une apti­tude ä ce parasitisme, dont les consequences sont les meines que chez rhomme. C'est ainsi que les chiens d'appartement.
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218nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAR ASIT A IR ES.
qui menent line existence contraire ä celle qni leur est propre, qui ne lonl pas usage de leurs dents, puisque des preparations culinaires innsitees chez leurs semblables libres les en dispcnscnt, sent sujets ä celle affection.
Galippe pense qu'elle doit egalemcnt se rencontrcr dans nos menageries: eile s'esl en effct rencontree chez Velephant du .Museum qui perdit, par suite de celle maladie, une dent del,792 grammes, dans laquelle on reconnulle meme bacille qne chez I'liomme. La nutrition de eel elephant devint lellc-menlgenee elinsuriisante,qu'ila suctombe,cesjours-ci, dans le marasme.
11. — MALADIE DES LAUVES D'ABEILLE
Les larves des abeilles sont atteinles par un bacillus qui les fail perir. Gelte maladie est connue en Angleterre sous le nom de foul-brood.
Isoles el cultives par Cheshire et Clieyne ils donnent ä la souris un oedeme mortel en ü heures. Le cobaye meurl en 5-6 jours, avec une necrose du muscle inocule.
III. — DIAIUIHEE PAItASlTAIIlE DES X 0 U IUII SS 0 X S
Ilayem a trouve dans la diarrhee verte des nourrissons un bacille, cause de la maladie.
Matins (de Lyon) aisole de meme un bacille, qu'il assimile au premier, dans la diarrhee el les vomissemcnls qui font perir souvenl les jeuncs chiens, au moment du sevrage. La maladie est conlagieusect enleve parfois successivementtous les petils d'une portee.
IV. — dysextehie, hepatite
Nous ignorons quelle est ['aptitude ou rimmunite que pre-senlent pour ces maladies les diverses especes animales. Mais toutcs les races humaines qui habitenl les pays chauds, leur
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DYSENTERIE — llfil'ATITE — MALAD1E Du FÜRET. 219
airc geographique de pnklilcelion, sonl loin de leur clre ega-lement sujetles.
Les namp;gres compares aux blaues representes par les Angiais ont pour l'une comme pour Tautre une immunite relative, epii est encore plus marquee pour l'hepatite que pour la dysenteric. Le tableau de la mortalite comparee des negres et des Anglais, par dysenteric et hepatite, donne du reste les chiffres suivants :
DYSENTEI1IE.
Anglais.
Negres.
Anglai-s.
Nbgrcs.
Guyana ......
Triiüte.......
Tiibago.......
Saint-Vincent.
Rarbade......
Sainte-Lucie.. Dominique....
8.0 17.9 21.0 24.2 20.8 39.3 70.3
5.8 5.5 4.8 4.2 12.1 7.1 7.4
1.0
1.1
2.0 1.0 1.4 1.0
1.7
0.3 0.8 1.0 0.0 0.9 0.9 0.0
Chantemessc et Widal ont trouve dans la dysenteric un hacille en batonnet qui, eultive et inocule ä des cobayes, donne des ulccrations intestinales.
V. — HALADIE MICnOBIEXXE DU FÜRET
Eberth et Schimmelbusch out observe chez les furels em­ployes aux environs de Halle ü la chasse du lapin une maladie caracterisee par une pneumonic lobaire ou lobulaire et le gonflement de la rate. Ges organes leur ont presente un ba-cilleqai rcssemble ä celui de la fievre typho'ide etqu'ils ont eultive.
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#9632;
220nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITA1UES.
L'inoculation quot;de ce bacille tue le moineau en 24 on 30 heures, ä la dose d'une goutte de culture, et produit des abces, de la pleurcsie, de lapericardite; les poules, \ea la-pins et les cobayes se montrent refractaires.
VI. — OEDEME MALIS DES LAI'INS ET DL: BLAIUEAU
Petri a observe chez les lapines pleines, et ä la suite de raccoucbement, une maladie earacterisee par un ccdemc ötendu de la peau avee peritonite.
Le liquide de rcedeme et du peritoine est rempli de ba-cilles, qui ressemblent ä ceux de Vocdememalin experimental de Pasteur.
La maladie est indeliniment inoculable au lapin.
Eberlb a decrit chez le blaireau une maladie qui semble otre la meine que l'oedeme malin du lapin.
VII. — CHARSON BACTKIUDIEX
Une des maladies les plus terribles parmi celles qui sent communes aux homines et aux autres animaux est celle qui va nous occuper : quelques auteurs pensent qu'elle figurait parmi les lleaux dont I'histoire a garde le souvenir sous le nom de plaies cVEgyple. Elle sevit dans le monde entier et prend parfois d'eiYrayantes recrudescences: e'est ainsi qu'on 1804-1800, sous le nom de pesle de Sibcrie, eile fit perir des milliers d'hommes et qu'ä Nijni Novogorood, en 1867-70, eile tua plus de 1,000 hommes et plus de 50,000 tetes de betail. Kile est connue, en France, sous le nom de maladie du sang des betes ä laine, de sang de rate, de mal de mon-tagne en Auvergne.
On voit par ce qui precede qu'elle sevit surtout sur les moutons; ces ruminants tiennent en effet le premier rang' au point devue dei'aptitude. Elle sevit egalement sur lachevre; les rongeurs ne la prennent guere que par inoculation sous-
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CH.VUJiON KACTfiUIDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 221
culanee; le cochon d'Inde est d'une susceptibilile extreme ä son endroit; le bceufa. peu de tendance ä prendre le charbon par voie sous-cutance; la maladie est rare en France chez le chcval, mais eile est plus frequente chez lui en Algerie, en Sardaigne et en Russie. On I'observe en outre chez le cerf, le dairn, le chevreuil. Uours en est parfois atteint et sa peau pent communiquer la maladie ä 1'homme.
On observe d'etranges immunites: ainsi le moulon algerien est presque completement refractaire au charbon, j'entends parier du mouton de race barbarine; aussi les peaux de Maroc qii'on amene ä Marseille ne communiquent-elles jamais le charbon aux ouvriers qui les preparent. Sur -47 inoculations qu'il a pratiquees sur les moutons algeriens, Chauveau a IrouvcSO refractaires.
Vdne d'Afrique et le boeuf d'Afrique presentent de meme une immunite relative; on a cependant observe des epizootics au Senegal.
D'une maniere generale les carnivores jouissent d'une sorte d'unnumite pour le charbon, mais l'aptitude et l'immunite dependent toujours d'un determinisme anatomique; il n'y a la rien de mysterieux ni de mystique et, dans I'espece, I'im-inunite des carnivores parait resulter de ce que les bacteridies qu'ils peuvent avaler en mangeant de la viande charbonneuse sonl detruitsparlesuc gastrique. Quellequesoitl'explication, le fait est que des rats qu'on nourrit avec du pain sont aptes ä prendre la maladie, tandis que ceux qu'on nourrit de viande acquierent une reelle immunite.
L'immunite des carnivores n'est pas d'ailleursabsolue; on a vu des lions prendre le charbon, dans des menageries oü on leur avait fait manger de la viande charbonneuse; le chut präsente une immunite moindre que celle du chien qui peut impunement manger de la viande charbonneuse; la maladie ost rare chez leporc, qui d'ailleurs est omnivore.
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•22nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES I'AKASITAIRES.
Les oiseaux sont egalement inaptes ä prendre le charbon. Pasteur a echoue dans de nombreuses tentatives d'inoculation et ffimler sur 28 canards n'a roussi que 9 fois, encore a-l-il fallu praliquer des inoculations repctees. Ici encore rimmu-nitc tient ä un determinisme pliysiologique capital, la tempe­rature du sang- des oiseaux, qui est trop elevee pour convenir ä la culture des bacteridies charbonneuses; cela est sivrai, qu'il asuffi ä Pasteur de refroidir, parun bain froid prolonge, les poules jusque-lü röfractaires aux inoculations charbon­neuses, pour leur voir perdre toute espece d'immunite. Lc cbarbon ne se declare, chez I'oiseau, que si la temperature de son sangs'est abaissee au niveau de celle d'un mammifere; il suffit meme, lorsque la maladieest encore a son debut, de re-cbauffer la poule, de lui rendre satemperature d'oiseau, pour voir I'immunite reprendre ses droits et le cbarbon s'arrcter; la bacteridie cesse de pouvoir vivre.
C'estlä une importante decouvertedepatbologiecomparee, qui nous donne la clef de tant d'aptitudesou d'immunites, qui semblaientetranges, lorsque I'esprit n'en saisissait pas le de­terminisme. Mais il est, ä coup sür, digne d'etre note que ccttc revelation inattendue n'a fait que confirmer la pratique cm-pirique d'un veterinaire du Jura, M. Louvier : ee praticicn, qui s'est fait depuis longtemps dans la contreeunc reputation racritec dans le traitement du charbon, procede chez les rumi­nants, les moutons et les bceufs par la methode du surchäüf-lage; il entoure l'animal de couvertures, le frictionne avec de la terebenthine, I'echauffe, en un mot, de teile sorte, que la temperature de son sang s'eleve; le charbon qui se declarait s'arrete. L'experience de Pasteur nous lait maintcnant com-prendre ce resultat.
Les animaux ä sang froid sont refractaires an charbon, mais pour une cause inverse de celle qui protege les oiseaux : ici la temperature est trop basse pour convenir ü la bacteridie
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CUARIiON BACTfiRIDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 22:J
cliarbonneuse. Gibier a done fait, avecsucces, la contrcpartic de l'experienee de Pasteur sur la poule : il a porte la tempe­rature de la grenouille ä 35deg; ou -f- 37deg;, en la plongeant dans un bain chaud, et il a vu ce batracienprendre, au meme titre qu'un animal ä sang chaud, I'aptitude au charbon.
La variabilite du milieu intcrieur des animaux ne deter­mine pas seulcment I'aptitude ou I'immunite. Ici, comme pour toutes les maladies, ä aptitude egale, les symptumes presentes par les divers organismes sous Faction d'une meme cause sent differents.
Le cheval soufl're de coliques, il se campe, les crins s'arrachent facilement; on remarque une tendance ä la para-lysie du train posterieur. L'animal esl en proie ä une surexci-tation dangereuse pour ceux qui le soignenl; les battements du coeur sont violents, le pouls est petit, les muqueusos sonl noires; la temperature atteint ä la fin de la maladie -|- 41deg; ou -|-.42deg;; la mort survieut brusquement au bout de 12 ou de 24 heures.
Le fccew/'pousse des longs mugissements; la maladie plus foudroyante que chez le cheval le tue en 12 ou 18 heures.
Chez le mouton la marche est absolument foudroyante: Ic malade suit mal le troupeau, pisse un pen de sang et meurl brusquement, sans que le berger ait pu prevenir I'accident.
La gravite dilfere elle-meme suivant les animaux: chez le mouton la mortalite est de 100 p. 100; eile n'est que de 50 p. 100 chez le bceuf. Lochien, lorsqu'il prend le charbon, ne meurt jamais; tout se borne ä un accident local.
L'homme presente une forme de charbon qui lui est absolu­ment speciale, la pustule maligne ou charbon externe, dont la gravite est d'ailleurs variable : en Ilongrie et dans la vallce de laTheiss ces accidents sont frequents etsouvent benins.
La pustule maligne esl pendant 2 ou 4 jours un accident local; les bacteridies restent conccntrees dans la pustule et
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dans la zone induree, plus ou raoins etendue,qui I'entoure.Ge n'est qu'au bout de cette premiere periode (4 ä 6 jours envi­ron) quo les microbes passent dans la circulation generale et conferent ä lamaladie une gravite nouvelle.
Cette pustule maligne est le resultatd'une inoculation: une domcstique nettoie des soulierssouilles de sang charbonneux et prend une pustule maligne de la main; le cocher d'un veterinaire donne une poignee de main ä un des hommes qui vienncnt d'aider son maitre ä faire l'autopsie d'un animal charbonneux et prend une pustule maligne. On pourrait mul­tiplier les fails de ce genre. Qu'il me suffise de dire, que les professions qui exposent ä cette inoculation sont aussi celles ou Ton rencontre la forme de charbon qui nous occupe. Teiles sont les professions de berger, marechal, megissier, sellier, cordonnier, cordier, peltier, gantier, savonnier, aplatisseur de cornes (les cornes servent maintenant, en efiet, ä remplacer les fanons de la baleine devenue rare pour la confection des baleines de corsets). Dans I'armee russe on ajoutait il y a quelques annees ä l'uniforme des troupes des parements en peau de mouton ; des cas de pus­tule maligne se montrerent chez les soldats.
En sorame ilrcsulte, de ce chapitre sur la pustule maligne, que chez Vhomme le charbon reste plus souvent local que chez le mouton et chez les ruminants. C'est en realite ä une sorte de pustule maligne du poumon ou de l'intestin qu'on pent rapporter les cas de charbon interne decrits chezl'/iowme.
La maladie des chiffonniers en est un exemple : eile appa-rut en 1878 ä Vienne sur les ouvriers employes ä trier des chiffons de laine venus de Pologne et de Russie. La maladie des trieurs de laine de Bradforl en est une autre : en un an on n'observa pas moins de 30 cas dont 19 mortels, ä Brad-fort, chez les ouvriers occupes ä trier des laines mohair et alpacca.
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CHARBON BACt£RIDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 325
C'est en 1850 quo Roger et Davaine virent pour la premiere fois dans le sang d'un mouton mort du sang de rale laquo; de petils corps filil'ormes ayant environ le double do la lon­gueur du globule sanguin et n'offrant pas de mouvements spontanes raquo;, et c'est Delalbnd qui eut le premier Tidee, pour s'assurer s'il s'agissait de vegetanx parasites, laquo; de leur faire donner des spores et des grainesraquo; : il ne reussit pas. Ce n'est qu'en 1863 que Davaine, s'inspirant, ainsi qu'il le declare lui-meme, des recherches faites en ISIil par Pasteur sur le ferment butyrique, inocnla le sang d'nn mouton cbar-bonneux an lapin etvitpulluler dans le sang de l'animal ino-cule les corps qu'il avail observes treize ans avant et qu'il nomma bacleridies.
Dans le sang d'un animal cette bacteridie, qui est aerobie, prend I'oxygene, d'oi'i resulte la coloration noire des muqueuses. Les amas de bacteridies forment des tbromboses et des embolies microbicnnes, qui donnent naissance ä des bemorragies; enfin elles secretent nn principe toxique, sorte de ptomaine, qui donne naissance aux pbenomenes loxiques cardio-pulmonaires observes chez tousles animaux.
L'existence de la bacteridie charbonneuse explique suffi-samment le röle de la contagion. La quantite inoculee pent etre infinitesimale : ainsi que dans un flacon de bouillon prepare pour la culture on mette une goutte de sang charbonneux, qu'on prenne une goutte de ce melange pour la mettre dans un second flacon de bouillon, une goutte de ce second flacon pour la mettre dans un troisieme et ainsi de suite 20 fois... on pourra avec une goutte de la vinglieme culture donner le cbarbon ä nn mouton et faire pulluler dans son sang des milliers de bacteridies.
Le cbarbon spontane n'existe done pas. II n'y a pas de mala­dies microbiennes qui soient spontanees, pas plus que les plantes, qui poussent entre les pierres d'une cour ou d'un
Bohdier. — Pathologic comparöc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
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2i6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIUES.
mur, no sont spontanees : one graine a loujours cte deposce par im oiseaü ou par 1c vent ou par nn homme. II est arrive, • en Brie el ailleurs, qn'apres avoir mis beanconp d'engrais artificiels, apres avoir en des recolles süperbes, on voyait les moutons prendre le sang de rale. On ne manquait pas dc dire : cesanimanx sont trop bien nonrris; ils out la maladic. du sang. Laverite c'est que, sons pretexted'engrais artiticiel, on avail misdans le sol dn sang desseche, des raclnres de chair on des debris de laine et que, dans chacnne de ces circon-stances, on avail seme snr le sol des spores de la bacteridie charbonncnsc.
Le prelendn charbon spontane doit, dans d'antres circon-stances, elre mis snr le comple des mouches qui, alors memo qu'elles ne sont pas armees pour piqner, penvent transporter avec leur trompe des quantites plus que süffisantes de bacte-ridies. Ilaimbert a fait, sons ce rapport, nne demonstration peremptoire: Ilaenferme des monclies bleues dans nne cloche avec nn pen de sang charbonneux; pratiqnant cnsnite des coupes de la trompe, des alles ou des pattes, il a inocule ces fragments sous la peau de cochons d'Inde et determine chez eux le charbon. A defaut d'inoculation, line simple excoria­tion suffitpbur ouvrir la porte d'entree de l'organisme.
Enlin le pretendu charbon spontane doit, dans beaucoup de cas, etre mis snr le compte d'une inoculation par I'alimen-talion: la porte d'entree dn charbon est toujonrs facile ä cons-tater, car eile est indiquee par le gontlement des ganglions lymphatiques les plus voisins; or Tonssaint snr 12 cas de char­bon dit spontane, chez le mouton, a trouve 11 fois la porte d'entree dans la boucheon dans le pharynx. Si I'alimentation contient des substances dures et capables de piqner et de dechirer lamuqueuse, commecelaa lien lorsqn'on fait paitre sur un chaume, on devine que les chances d'inoculation sont plus grandes encore.
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CHAUBON SYMPTOMATIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 227
Pasteur a d'ailleurs montrc ;quot;i quoi tenait Ic triste privi­lege, qni valait a-certains päturages le surnom de champs maudils. II a tnontre que si, memc depuis plusieurs annees, un animal mort du charbon avait ete enfoui dans le sol, les vers, ces obscnrs travaillcurs dont Darwin a mis en evi­dence la formidable action de retournement du sol, se char-geaient d'amener ä la surface du sol les spores long temps latentes des bacteridies jadis enfoncees avec le cadavre entern''.
Une Ibis de plus a done ete demontre que la spontaneile des maladies infectieuses est un mytiie !
VIII.
C H A R B O X S Y M I'T 0 M AT I Q U K
Cette maladie ainsi denommee par Chabert, qui voulait la disting-uer dc la fievre charbonneuse ou charbon essentiel, diflere en eflet completementdn charbon bacieridien. Tandis quo ce dernier esf du ä une bacteridie immobile et aerobic, la maladie de Chabert est due ä un bacille mobile et anae­robic.
Ce microbe decouvert par Arloing, Thomas etCornevin est un batonnet renfle a son extremite en battant dc cloche. Etant anaerobic, il ne vit pas dans le sang mais dans le tissu cellulaire sous-cntane et intermusculaire. 11 en resulle que, si on I'inocule sous la peau, il donne lieu ä une tumeur rapidement grandissante, constituee par une infil­tration sereuse et par le degagement de gaz dans I'interieur des tissus, d'oü l'etat de tension et de sonoritc de ces tumeurs lorsqu'on les percute : I'acide earbonique constitue presque ä lui seul la masse gazeuse dont les tissus sont infil-tres. II en est tout autrement du charbon dit essentiel, dont I'inoculation sous-cutanee ne donne qu'un cedeme liquide, circonscrit.
Une autre difference capitale entre les microbes : e'est
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228nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAR ASIT AIR ES. •
que, taiulis que I'moculation de la bacteridie charbonneuse
dans le sani; donne rapidement la maladie mortelle, an contraire rinjeclion dans le sang- de ce microbe anaerobic ne produit ancnn effel; die ne serait dangereuse qne s.i une rupture vasculaire venait ä se produire et ä mettre ainsi 1c microbe en rapport avec le tissu cellulaire, qui est son mi-lien de culture, lambs que le sangne Test pas.
C'est surce caractere si interessant qne Cornevin, Arloing el Thomas onl fonde un mode dc vaccination preventive : en injectant le microbe dans le sang, I'animal n'eprouve qne peu de cbose et se trouve mis ä l'abri des consequences mortelles d'une inoculation sons-cutanee ulterieure.
Cctte maladie propre anx especes bovine et ovine est inoculable anx cohayes; mais le lapin, le chien, le dial et la poule onl pour eile une immunite absolue.
Kile n'attaque generalement que les animaux jeuncs.
IX. — DII'HTEIUE
Le bacille de la dipblerie a etc mis hers de doule par Löffler. 11 a la forme d'un bätonnet et produit des spores prises d'abord pour des microcoques, qui ont une grande importance au point de vue dc la persistance et de la diffu­sion de la contagion. Les bacilles disparaissent d'ailleurs assez vite cbez les malades et les symptömes graves de la diphterie semblent provoques surtout par les corps toxiques secretes par eux dans Torganisme.
Les cultures arlilicielles reproduisent bien le microbe qu'on trouve dans les fausses membranes. Les souris et les rals resistenl ä son inoculation; les cohayes sont au con­traire tres sensihles. Les lapins succombent ä rinoculation avec formation de fausses membranes, mais cette inoculation reste souvent negative, si Ton se borne ä deposer les bacilles sur la muqueuse saine, sans I'avoir prealablement rendue
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DIPHTfiUIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2-29
malade on saus l'avoir entamce. Ileubnor a nieiue constate que, si Ton injecte du liquide bacillaire dans les veines d'nn lapin, la diphterie n'apparaitra que sur les mnqnenses qn'on anraprealablementiiTitces parpincements, contusion, trau-matisme qnelconqne : c'ost la un fait qni rappclle ce qni arrive apres l'injection veineuse du microbe de l'ostöomye-lite; il ne sc developpe que dans I'os qn'on aura prealabie-inent fracture on irrite. Nouvelle preuve de rimportance du terrain, qni doit etre prepare ü recevoir la graine.
Chez Vhomme l'aptitude ä la diptherie est surtout marquee pendant l'enfance, de nn ä dix ans, mais eile a son maximun de un ä quatre ans. L'aptitude est souvent hemli-taire et certaines families presentent une receptivity parti culiere.
],es oisraux onl une Ires grande aptitude ä rette maladie; les epizootics sont tres communes el surtout Ires graves sur lespoules, les faisans, les perdrioc et moinemtx. Kile porte. chez eux le nom de pepie. En Angleterre le mot croup sert ä designer la diphlerie dc I'liomme comme celle des oiseanx. Tantöt la dipiiterie ravage les ponlaillers sous la forme de diphterie conjonclivale envahissant plus tard l'orbite; tantöt ce sont l'angine et la laryogite qni predominenl, la mortalite est alors de 80 p. 100; tantöt la diphterie est inteslinale et le mortalite est alors de 100 p. 100.
Le bacille est le meme chez les oiseanx que chez rhomnie; la difference dn milieu le modifie cependant qnelque pen : il est generalement plus petit.
Chaque espece animale presente, dans la diphterie comme dans tonics les maladies infectieuses, des variations de siege et meme de nature.
Les vecmx sont souvent en Allemagne alteints de celle maladie, qni, en France, est inconnue chez eux.
L'identite de la nature de la maladie, chez les divers
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230nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PA UASITA IRES.
animaux, csi du reste amplement demontree par la facilite avcc laquelle la contagion passe de chez eux ü rhoinme : en 1875 vine epizoolie de dipliterie regnait en Ilanovre sur les veaux: M. Damman, directeur de l'ecole veterinaire, placa un morceau de fausses membranes du veau sur la muqucuse buccale d'un agneau de quatre jours, qui mourul de dipli­terie le qualriemc jour; un lapin ful egalement inocule et mourul le lendemain; deux autres agneaux furent inocules ä la conjonclive : ils eurent l'un et l'autre un gonflement enorme avec formation de fausses membranes sur la pau-piere; enfin un veterinaire et une fermiere, qui soignaient les veaux malades, furent pris d'angine grave, avec forma­tion de fausses membranes d'nn gris verdätre.
D'apres Flemming et un certain nombre d'autres observa-teurs, on aurait vu coincider des cpidemies de dipbterie cliez rhomme avec des epizooties du gargol chez la vache, caracterisees par une mammile microbienne et secretion de lail rouge.
On cite egalement la coincidence d'une forme speciale de gourme du einen, bien que le chien, d'une maniere generale, semble pen dispose ä la dipliterie. Xeanmoins, en 1800, pendant qu'ä Saint-Pierre sevissail une epidemic d'angine couenneuse sur Vhomme, on observait ä Miquelon une epi­demic dite de gourme (?) qui (it perir ä pen pres tons les chiens.
Mais ce sont surtout les oiseaux qui semblent elre les principaux propagateurs de la dipbterie. A Naples Cozzolino a relate la coincidence d'epidemies de croup humain et d'epizoolies dejjep/esurlesvolailles.RecemmentäFrancfort-sur-le-Mein une epidemic de dipbterie, qui fit perir beaucoup d'enfants, a etc attribute äla contagion d'un epizootic qui depeuplait les poulaillers, ainsi qu'au lait de vacbes qui se trouvaient dans le voisinage des poulaillers infectes. Niceti,
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TETANOS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 231
ä Marseille en 1878 et 1879, a constate t'echange tie ladiph-terie cntre les poules et les evfanls. M. Menzies a cite de nom-brenx cas du meine genre observes en Italic : il attribue lenr frequence ä la presence de colonies de dindons, de ponies, de pigeons, qui habilent sur les toits plats des maisons : les excrements de ces animaux sont enlraim's par les pluies dans les citernes et beaucoup de personnes sont infectees en buvant cette can. Dans un grand nombrc de cas M. Menzies a constate qne les foyers de diphterie etaient pla­ces dans le voisinage de poulaillers, de tasde fumiers et de depots de guano. M. Panlinis a relate I'bistoire d'une epide­mic de diphterie qui survint dans nne petite ile greeque, l'ile de Skiastos, on la maladie etait inconnne : eile avait ele apportee par des dindons rnalades, qui monrurent de diphte­rie bien et dument constatee. Quelques jours apres la diph­terie attaquait les enfants et se repandait dans Tile : snr 4,000 habitants il y eut H5 cas et 36 deces. Les fails publii's chez nous par le D''Delthil ne sont pas moins probants. De son cöte M. Teissier ä Lyon a constate qne dans le voisinage des malades diphteriqnes, souvent sous leurs fenetres, se trouvaient des fumiers, des depots de chiffons on de pailles contamines par les volailles, poules, pigeons.
X. — TET.VXOS
L'aplilnde pour le tetanos varie dans les races bumaines. Les JStyres out nne aptitude particuliere pour cette maladie; la statisliqne des Etats-Unis, pour 1,000 cas de tetanos chez le blanc, donne i,50G cas chez le negre.Kn dehors dc I'apti-tude de race, les climats chauds on du moins nn certain nombre d'entre eux semblent particulierement favorables ä sa prodnclion.
Le clieval parmi les autres animaux präsente egalement une grande tendance an tetanos. On voit cette maladie se declarer
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232nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAR ASITAI RES.
chez liii,-apres lespiqüres ou blessures du pied, comme chez rhomme apres les plaies de la main ou du pied. On le voit souvenl egalement apres l'operation de la castration.
La bete bovine a moins d'aptitude que le cheval. On voit chez eile le tetanos ;i la suite de \a.fievrevilulairc, ä la suite de la castration, ou de manipulations pour l'ablation de l'ar-riere-faix.
Le moulon partage avec le cheval le privilege d'une grande aptitude. La castration est aussi la cause la plus I'requente.
Tousces animaux sont egalement susceplihles de prendre le tetanos Iraumatique et celui qui se nomine spontane ou en­core rhumatismal, mais il faut maintenant raver ce mot spon­tane et ne voir dans les cas ainsi designes que des tetanos Iranmaliques; le tranmatisme minuscule qui a ouvert la porte d'entree a passe inapenju.
Les recherches modernes out d'ailleurs complelement metamorphose les idees des veterinaires el des medecius sui' la notion du tetanos et nous ont forces ä prendre en consi­deration les caracteres neltement infoclieux que presente cette maladie. Tonles choses egales relalivement an climaf, il y a certaines regions oit cette maladie se presente avec tons les caracteres de l'endemicite; en outre, dans tons les pays, c'est sonvent par series qu'on voit survenir les cas de tetanos; c'est egalement par series que se developpe le tetanos sous les yeux des veterinaires. Tout porlait done depuis long-temps ä admettre son caraclere contagieux.
En 188^ M. Th. Anger, signalant une petite epidemie dc tetanos qu'il avait eu occasion d'observer ä I'liopilal Cochin, se souvint, qu'etant prosecteur ä Clamart, il avait vu mourir du tetanos une chienne avec ses six petits, qui hahitaient dans une ecurie, oü deux chevaux etaient morts du tetanos.
Entin des experiences recentes ont monlre que le tetanos etait inoculable : tin mecanicien se piqua le doigt avecun pe-
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TfiTANOS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;233
tit eclat de bois et mourut du tetanos. Beumcr prit de tres petits fragments de bois, au lieu meme ou le mecanicien avait ete blesse, et les introduisit sous la peau deplusieurs lapins et de plusieurs souris; tous ces animaux perirent du tetanos. De son cöte, le Dr Shakepere (de Philadelpliie) inocula avec succes le tetanos ides Jtf/misenraclantdansl'eau le cerveau, le bulbe ct la moelle de chevaux et de mulels rnorts du teta­nos et les lapins moururent de cette maladie. Leur cerveau servit ä son lour ä inoculer d'autres lapins. De lapin en lapin, la duree de I'moculation alia toujours en diminuant. Enlin recemment M. Larger communiqua ä la societe de Chirurgie un fait qui devait lancer les recherches dans une direction nouvelle : une lemme tombe dans sa cour devant I'ecurie; eile se fait une legere blessure au coude et meurt du te­tanos ; or pen de temps auparavanl deux chevaux elaient morts du tetanos dans cette ecurie.
M. Verneuil, frappe de ce fait,appella rattenlionsur le role que semblait jouer le cheval dans la transmission du tetanos, et de plusieurs cötes sont venues des observations oil le che­val on le fumier de cheval semblent jouer le röled'agentsino-culants. Les partisans du röle du cheval ou du fumier de cheval dans la production du tetanos purent voir un encou­ragement dans les experiences de Nicolaier : il resulte de ces experiences que tandis que la terre du sol des jardins injectee dans le sang d'un animal produit un cedeme raalin, le sol des rues, toujours plus ou moins souille de fumier de cheval, donne aux cobayes, aux souris et aux lapins une maladie identique au tetanos humain. Le fumier et les divers objets qui ont pu elre en contact, dans un temps plus ou moins recule, avec un cheval atleint du lelanos seraienl, done les producteurs du tetanos humain. Le microbe, dans les cas dits spontanes, entrerait par une plaie minuscule. Mais le cheval n'a pas seul le tetanos : on ne voit done pas
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231nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .MALADIES PAK ASIT A I RES.
pourquoi 1c moulon nc pourrait pas le communiquer äussi bien que lui.
Mais le microbe du letanos existe-l-il? Nicolaier a decou-vert un bacille anaerobic, qui introduil dans rorganisme de plusieurs animaux provoque cbez eux le letanos. Ce bacille a pu elre cultive par Rosenbacb, et les animaux aux-qnels cette culture a ete inoculee sont morts aussi du teta-uos. Les chiens sont refractaires ä cette inoculation. Les recherches de Nocard et celles d'autres experimenlatenrs n'ont pas etc aussi heureuses. Mais Nicolaier et Rosenbacb reconnaissent eiix-memes la rarele du bacille dans Torna-nisme des tetaniques; ils pensent ineme qu'il depasse rarement la region localisee delaplaie qui a servi de pocte d'entree; mais ils admeltent qu'il secrete des ptomaines toxiqucs qui sont prises et repandues par la circulation. Les ptomaines diverses secretces par le Bacillus lelani traumatici out recu les noms de lelanine, lelanoloxine et de spasmoloxine. Quoiqu'il en soil on voit souvcnt plusieurs cas de letanos clans la clientele du meme velerinaire comme si le Chirurgien elail lui-meme l'agent de propagation du contage.
XI. — en qt m. re 11 k
La coqaelnclie est aujourd'hui rättachee ä la presence d'un bacille. Apbanassieff I'a decouvert dans les cracbals. M. Semtschenko assistant du professeur Apbanassieff est arrive de son cole aux conclusions suivanles :
1.nbsp; La bacterie decrite par le professeur Apbanassieff esl specifique de la coqueluche.
2.nbsp; Elle se monlre seulemenl dans les secretions de la mn-queuserespiratoireauquatriemejourde la maladie, quelque-fois plus tot.
3.nbsp;Elle se multiplie graduellement dans 1'organisme, sui-vant aussi la marclie et les recrudescences de la maladie.
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COQUELCCHE. — RODGET raquo;ES l'OUCS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;235
4.nbsp; La bach'rie de la coqueluche disparalt avant la fin de la maladie.
5.nbsp; L'inllammalion calai rhalo du poumon dans la coqueluche s'accompagne d'nne production enorme de bacleries speci-fiques dans le mucus.
6.nbsp; La pneumonie dans la coqueluche est distihete de toutes les autres formes de pneumonic.
7.nbsp; La bacterie de la coqueluche possede une valeur ä la Ibis etiologiqne et pronbstique.
La culture de ces organismes introduite dans le larynx ou dans le lissu pulmonaire des lapins provoque cbez eux des qUintes de toux convulsives. Le microbe se retrouve sur les muqueuses bronchique el laryngee des animaux.
On ['observe cliez lonles les races humaines.
XII. —#9632; 110LGK. T Tl KS 1'OIICS
Les eleveurs connaissent el redoutent depuis longtemps celle maladie. Des epizoolies, qui out laissü des souvenirs de leur intensile, onl sevi en Suisse en 1763-1765, en Alle­mag ne en 1790-1861-1865-1879, en France en 18-2-2, en Flandrc en 1844; en 1881 le departement du Vaucluse a perdu 20,000 pores; la perle ne s'est pas elevee, dans les deparlements de l'ouest, ä moins de Irois millions de francs; en 187.-5 les Etats-Unis onl perdu 900,000 pores.
Gelle redoutable maladie eslconnue sous les noms d'ery-sipi'le malin, de mal rouge, de fii'vre cnlerique, de pneumo-enlerile, de cholera des pores.
Les symptomes presenles par le pore malade consistent en laches rouges culanees, en pneumonie, pericardite, pleuresie, perilonite et en uleerations des plaques dc Peyer, cc qui explique comment la maladie a pu etre confondue avec la fievre typhoide.
Löfller et Schütz out determine exactement le bacillepro-
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^mm^mmmmtmrnKmrnm^mmmmt
236nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIKES.
ducteur : on le rencontre dans les vaisseaux, surlout aulour des globules que les bacilles entourent comme de verilables parasites, dans les broncbes, dans tons les organes.
L'aptitude n'est pas la m6me chez tons les pores; les plus sujels a prendre la maladie sont ceux des races porcines d'Anglelerre, surtoutde celle de Suffolk. — Les soum, les lapins, les pigeon's presentent egalement de raplitude pour le rouget du pore. Chez le mouton et la chevre la maladie cst plus grave que chez le pore.
LVtomme est, celle Ibis-ci, du cöle des refraclaires. Non seulement la maladie ne lui est pas inoculable, mais la culture artificielle du bacille ne pent reussir dans la gelatine faile avec la chair humaine. II parlage ce privilege de rimmunile avec le cobaye et avec le chien. L'aptitude du rouget varic evideininent suivant des modifications hien minimes du milieu de culture, car, alors que le microbe du rouget pul-lule dans un bouillon recemment prepare, sa culture est impossible dans un bouillon vieux, sans que rien puisse faire apprecier ä nos instruments imparfaits en quoi les deux bouillons different.
XIII. — VERUCA
Cette etrange maladie est limilee ä une etroile bände comprise dans l'Amerique du Sud, entre 9deg; et 10quot; latitude sud et 75deg; et 81quot; longitude ouest.
Kile I'utsurtout observee dans les vallees elroites oü tra-vaillaient les ouvriers du chemin de fer de Limaä Oroya qui, partantde Limaä 130 metres d'altitude, arrive ä Oroya par 3,714 metres en passant par Yeruga (1,700 metres) et le tun­nel du sommet dc la courbe (4,661 metres). Tons les ouvriers furent atleints; sur qnaranle ouvriers anglais trente mourn-rent el sur dix ingenieurs cinq succomberent.
Cette maladie,connuedejä avail! la conquetedansla mcune
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VEKLCA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 237
localilö, debute par de la lievre, de la dysphagie, Symptome caracleiislique, des douleurs dans les jointures, dans lesos des membres que les malades senlent, disent-ils, eclater, comrne avec un coin; c'est la fievre d'Oroya. Puis au bout de im ä Irois mois apparait une eruption qui semble apporler nne dächarge, une detente, un soulagement : cette eruption s'annonce par des demangeaisons ; une nodosite se forme; d'abord sessile eile se pediculise, passant du volume d'un grain de millet ä celui d'un neuf de pigeon et meme de poule; latumeur ainsi formee, rouge, quasi erectile, parfois lluctuante se recouvre de croütes; c'est le veruga. Elle est le siege d'bemorragies souvent abondantes, qui anemient le malade. On rencontre ces verrues en nombre variable, trois, quatre, dix ä la Ibis, aux membres, sur les muqueuses du larynx, de l'estomac et de l'uterus. Celles-lä donnent lieu ä de l'asphyxie, ä des hematemeses on ä des metrorra-gies.
Le veruga sevit sur toutes les races humaines, mais surtout sur la race blanche. On I'observe, en meme lemps, chez le chien, \cchat, le mulel et chez les gallinaces.
La cause est demeuree longtemps inconnue et en 1884 j'ecrivais, ä litre d'hypothese1, comparant le veruga, que je proposals de nommer boulon des Andes, au boulon de Bis­kra, que peut-etre la premiere de ces alTections etait para-sitairecommela seconde. laquo;Le boulon de Biskra, disais-je, et la maladie que je propose de nommer boulon des Andes sont, sans doute, deux maladies similaires; toutes deux semblent duesä un parasite vegetal qui, absorbe par les muqueuses, cheminerait dans l'economie et serait, apres evolution, eli-mine par la surface cutanee. raquo; Les recberches ulterieures sont venues confirmer mon bypothese et le Dr Yzquierdo (de
I. A. Bordier, Geographie medicale.
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#9632;
238nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAUASITA1RES.
Santiago) a trouve qn'il s'agissait bien, en efTet, d'unparasite vögelal, d'nn 6aa^eproJnisant des spores.
L'inoculabilite de la maladie a ete en outre malheureuse-ment demonti'eepai'un jenne et heroiqne medccin, M. Ca-rion (Daniel)qui, se proposant de faire sa these sur le quot;veruga, s'inocula la maladie. Apres vingt-trois jours le courageux experimentateur fut pris do la ficvrc de Oroya; apres quinze jours delievre, Ircnle-huit jours apres rinoeulalion,ilmourut au debutmemede Teruplion, qui commeneait.
XIV. — moiive
Le microbe de la inorve estun bacille decouvertparLöfiler et Schütz et cultive par Bouchard, Capitan et Gharrin. Ils out pu en faire des cultures jusqu'ä la cinquieme generation, et apres avoir communique la maladie successivement et inver-sement du chat an cohaye, I'inoculer au cheval avec succes.
L'aplitude ä prendre la morve est Ires variable : I'aptitude par excellence se rencontre chez le cheval, le mulct eXVane, d'une facon generale chez les monodactyles; mais parmi ceux-ci il est encore des differences et tousles chevaux n'ont pas la meme aptitude : ceux de Saint-Maixent et de Gueret passent pour offrir une receplivite plus grande; viennent ensuitc lamp;cMvre, le moulon, le läpin, le cobaye, le mulot, le cochon d'Inde et Vhomme. Le chien ä qui on inocule la morve ne presente que des accidents locaux; le biruf, le pore et la souris blanche sont refractaires.
Nous ignorons encore quel est le determinismeanatomique de ces etranges immunites. D'une facon generale, comme pour la plupart des maladies infectieuses d'ailleurs, le sur-menage, l'epuisement sont des conditions qui augmentent la receptivite. C'est lä l'excuse des anciens veterinaires, qui croyaient la morve sponlanee et qui I'attribuaienl au surmc-
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laquo;#9658;-
HORTE. — Fl£VI!E TYPHOIDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;239
nage et ä la fatigue excessive. Ce sont des conditions qui augmententle receplivite, voilä tout!
Meine lorsqu'elle est inoculee avec succesä im animal, la morve ne prend pas lonjours eliez le meine animal une al­lure idenlique : tantöt, meine chezlecheval, l'äne et le mulet, eile donne im simple ulcerc local, comme chez le chien; tantöt eile donne une infection generale avec manifestations locales diverses. Plusieurs chevaux rennis dans une meine ecurie presenteront tantöt une eruption farcineuse limitee, tantöt im jelage nasal avec gonflement des ganglions de l'auge, tantöt des lesions locales du poumon, tantöt une ma-ladie generalisee avec des nodules pulmonaires et avec des abces dits metastaliques dans tons les visceres, dans les ai'ti-culations et dans les muscles. laquo;Ainsi, disent Gornil et Babes, les denominations de farcin aign et chronique s'appliquant auxsymptömesexterieurs(ulceres, lymphangite, bonlons), de morve aigueou chronique designant les lesions des organes internes, lesions qui aboutissent si rapidement ä la mort dans la morve aigue, n'ont plus aujourd'hui de valeur scien-tifiqne. raquo;
xv.
F I E V II E TYPHOIDE
La fievre typhoide a son maximum, en Europe du moins et chez Vhomme, dans la zone temperee, mais eile esl plus grave dans la zone chaude et dans la zone torride. Elle existe h peu pres partout, d'ailleurs, et c'est eile qui est celebre en Amerique sous le nom de fievre den montagnes rochcuses. Elle est rare an Japon.
L'aptitude de Vhomme a son maximum de vingt ä vingt-cinq ans. Cette maladie aflectionne les temperaments ro­bustes, ainsi que cela a ete souvent observe; les malingres, les chetifs 'sont souvent epargnes, comme si leur milieu inte-rieur n'etait pas un milieu de culture ä la convenance du
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r*
240nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAUASITAIRES.
microbe parasite, qui est le producteur de cette mala-die.
Toutes les races humaines ne sont pas egalement soumises ä son tribut. D'apres le D Lyons les [ndous ont pen d'apti-tude; d'apres Rufz de Lavison les Negres et aussi les mulalres ont pour eile une immunite marquee.
La forme varie suivant les races : la forme alaxique est surlout frequente cbez les Polynesiens.
La fievre typho'ide s'observe egalement chez un certain nombre d'autres animaux, chez le cheval notamment. Elle donne lieu, comme chez l'homme, ä l'ulceration des glandes de Peyer; cela a ete demontre par Servoles. Elle est epi-zootique et contagieuse; en 1881 la compagnie des omnibus de Paris perdit 1,500 chevaux.
La contagion semble se faire par le furnier comme eile a lieu souvent chez l'homme au moyen de l'eau souillee par les matieres locales.
La iievre typho'ide semble inoculable par le mucus intes­tinal ; l'inoculation du sang est demeuree jusqu'ici negative. Pasteur a pu inoculer le mucus nasal d'un cheval ädeslapins qui ont presente une alteration des glandes de Peyer. 11 est vrai que les plaques de Peyer ne sont que de simples gan­glions, dont le developpement nesaurait etrecaracteristique, car il est produit egalement par le Jequirily.
Le furel presente, d'apres Megnin, une maladie analogue caracterisee par un sang couleur de müres et par le develop­pement de la rate.
L'inoculation est la meilleure demonstration de l'identile de deux maladies : or Chantemesse a retrouve le bacille de la fievre typhoide dans la rate d'une souris qu'il avail soumise ä l'inoculation d'une culture de ce bacille. Les memes cul­tures inocnleesdans le peritoine sont demeurees sans resullat chez le lapin, le poulet, le pigeon, le rat blanc. Des brebis,
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^^
FlEVRE TYPUOiDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;241
un jeune chat et un chien onl ete plus ou moins malades; enfin le cobaye est foudroye en vingt minutes.
La fievre typhoide n'est point, comme l'a prötendu Mur-chison, produite par un empoisonneraent par des matieres putrefiees quelconques; eile est I'oeuvred'un microbe special, specifique, le bacille d'Eberth, caracterise par la forme enra-quette de ses deux extremites. On letrouve dansle sang, entre les follicules dos des plaques de Peyer, dans les glandes en lube de l'intestin, dans la rate, le foie, le rein, le poumon, les capillaires, dans les ventricules du cerveau. C'est la loca­lisation du bacille dans teile ou teile region qui determine les formes Ihoracique, abdominale ou cerebrale.
Le meilleur liquide de culture artificielle du microbe d'Eberth se fait avec l'intestin du veau. Si Ton ajoute au bouillon de culture im sei de cuivre, de potassium ou d'ain-monium, le developpement du bacille n'a pas lieu : c'est l;i un exemple de plus des conditions chimiques, souvent inlini-lesimales, qui decident de l'aplitude ou de rimmunite, qui font en un mot que les liquides organiques sont de bons ou de mauvaisbouillons de culture pour les microbes pathogencs. €e sont, en un mot, les conditions variables du milieu Inte­rieur des animaux qui font varier le tableau que nous ofire l'etude comparee de la pathologic des etres vivanls. II est particulierement interessant de voir l'opinion si obslinement, si patiemment soutenue par Burck sur rimmunite des ouvriers qui travaillent le cuivre, recevoir une confirmation peremptoire dans les experiences du laboratoire. Ces experiences confirment egalement l'usage oü etaienl depnis longtemps les cliniciens de donner de la quinine aus typhiques : eile agit en effet ici non seulement comme anti-thermique, mais comme parasiticide, car les travaux de labo­ratoire ont montrequel'addition de cetalcaloide ä un bouillon
rendait impossible la culture du microbe de la fievre typhoide. Bobdier. — Palh'jlog:e comparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ki
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242nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAUASITAIRES.
XVI. — CHOLERA
La nature bacillaire du cholera a ete demontree par Koch. Le bacille en virgule se trouve dans les glandes de l'intestin et infdlre la muqueuse ainsi que la couche sous-muqueuse. Koch a retrouve le meme bacille dans I'eau, cc qui implique pour la propagation du cholera la meme marche par I'eau potable que pour celle de la lievre typhoide. Le bacille hccrete en outre des produits toxiques et Bouchard a montre que rinjection intraveineuse de l'urine des choleriques deter­mine des accidents choleriformes mortels, an bout de trois ä ((iml re jours.
[Ine semble pas que lesanimaux autresque Vhomme aient quelque aptitude naturelle pour le cholera et les recherches de Koch en donneraient la raison; le bacille cholerique ne se di'.eloppe pas, dit-il,dans les milieuxacides, et c'est I'acidite gastcique des animaux qui les met ä l'abri du cholera, leur estoraac detruisant les microbes que I'eau potable pent intro-duire dans sa cavite. La richesse en acide chlorhydrique du sue gastrique du chien et du moulon les met ainsi ä l'abri du cholera, dont les microbes seraient detruits dans I'organe qui par excellence les recoil, I'estomac.
Ge serait hi une nouvelle preuve de cette loi, souvent enon-cee dans ce livre, ä savoir que l'aptitude et l'immunite patho-lo^iqnes resultent toujours d'un determinisme anatomiquc precis. On expliquerait ainsi comment les troubles digestifs pciivont,endiminuantencore I'acidite gastrique chezl'homme, creer brusquement, au milieu d'une epidemic, une aptitude, une condition de receptivite, qui n'existaient pas la veille.
LMmraunite de certains animaux n'est cependant pas al)Soliie; eile pent etre vaincue soit par l'abondance des bacüles absorbes, soit par une diminution dans I'acidite nor­male do I'estomac : en Belgique M. Crocq a reussi ä donner
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CHOLfiRA. — IMPALUDISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;213
le cholera morlel ä plusieurs chiens en leur faisant absorber des dejections choleriques. M. Lefebvre a vu, egalement en Belgique, dans un village dont la population fnt decimee par le cholera, un cliien qui avail mange les dejections d'un malade succomber au cholera.
Ce sont hi en realite des faits exceptionnels, qui liennent sans doute ä ce que les conditions dereceptivite stoinacale ne sont que rarement realisees; mais dans les experiences de la-boratoire, si on injecte le liquide baclllaire dans I'intestin alcalin ou si on fait preceder I'injection dans Testomac de rinjection par la sonde oesophagienued'une solution alcaline, on reussit alors ä donner le cholera aux lapins, aux cohayes, aux souris el aux chiens.
Nous ne savons pas jusqu'ä quel point, dans I'estomac, ces conditions de receptivite peuvent se realiser, mais peut-etre est-co ä leur realisation fortuite qu'il faut attribuer ces epi-zooties surles oiseaux on sur les poissons qui, ä plusieurs epoques, dit la legende, ont precede I'epidemie cholerique; le röledeTeau dans I'mfection cholerique permettrait peut-etro d'ajouler foi A ce que Ton a dit de la mortalite des poissons comme signe pn'curseur du cholera,
XVII. — IMPALUDISME
Les races humaines sont loin d'oflrir une egale aptitude ä l'impaludisme et c'est lä un fait important ä connaitre et ä mediter, car de tons les obstacles ä la colonisation l'impalu­disme est le plus considerable : l'aptitude et l'immunite im-paludiquessont doncsouventsynonymesd'aplitude ou d'inap-titude ä coloniser.
La race jaune est beaucoup moins sujette ;\ limpaludisme que la race blanche, mais plus encore que la noire; les Chi-nois, les Malais et les Indiens d'Amerique resistent assez bien; dans la Floride, oü les marais sontabondants, lesSemi-
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2laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASIT AIR ES.
noles sont tres vivaces. Quant aux negres, seuls ils soul capables de defricher les pays palustres; encore leur immu-nite n'est-elle pas absolue; eile est neanmoins relativement considerable, ainsi que le prouve le tableau compare ci-dessous de la mortalite palustre des Anglais et des notr$, dans les colonies anglaises.
Jamaiquc • ...
Guyane......
Trinite......
Maurice.....
Ccylan.......
Sierra Leone.
ANGLAIS.
NEGRES.
101.9
8.3
59.2
8.5
61.6
3.2
1.7
0.0
21.6
1.1
410.0
2.4
Le docteur Maurel donne, pour la Guyane, uncxemple qui confirme ces donnees : le personnel de nos etablissements penitenciers de l'Oyapok etait, en 1853, exclusivement com­pose d'Europeens; lamortalite etait de 41.53 p. 100. En'1854 on admit un grand nombre de negres dans ce personnel et la mortalite tomba ä 21.60 p. 100; en 1855 le personnel lut uniquement compose de noirs, la mortalite tomba ä 5.07 p. 100; en 1856 eile n'etait plus que de 3.29 p. 100.
Gette immunite est dejä sensiblement attenuee cbez les mulalres.
Si la race blanche presente dans tons ses rameaux une ap­titude ä pen pres egale, la forme que revet la fievre n'est ce-pendant pas la meme dans toutes; ainsi, en Algcrie, lä oil le Kabyle prend la fievre quarte, VEuropeen presentera le type qnotidien. D'apres le docteur Cbassaniol, la fievre quarte ne figure que pour 1 p. 100 des cas d'impaludisme chez I'Euro-
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1MPALUDISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2i3
pcen; eile figure pour 70 p. 100 des cas chez le Kabyle. La (ievre estegalementplus frequente chez lui. Or nous verrons tout a I'heure que la rapidite dans le retour periodique des acces est liee ä la rapidite dans revolution du parasite cause de l'infection paludique; un retard dans la periodicite prouve done que le terrain est moins favorable ä la culture du para­site ; c'est un acheminement vers 1'immunite.laquo;Celane prouvc-t-il pas mieux que toute analyse chimique, dit Darwin, une difference dans le sang, le Systeme nerveux ou les tissus? raquo;
Un grand nombre d'animaux sont aussi sensibles que rhomme blanc ä la maladie. Lorsque les Romains, avant d'etablir un camp, faisaient interroger par les Augures les entrailles des animaux de la contree sacrifies sur I'autel, ce n'ctait point pour obeir aux prejuges du parti clerical d'alors; les Augures, et cette fois-ci sans rire, cherchaient si la rate et le foie des animaux ne portaient pas les stigmates de 1'impa-ludisme. En Algerie et dans 1'lnde, leschiens, au dire du doc-teur Mac Culloch, sont sujets aux acces periodiqucs. Dans le Dekkan le docteur Graham a vu un cheval qui, emplove aux lerrassements, avait la fievre tons les deux jours, ä la meme heure. Les moutonsel les chevresde laSologneontunegrosse rate comme les habitants et la mort par rupture de cet Or­gane n'est pas rare chez eux. 11 en est de meme des chivres dans la campagne romaine.
Chez le cheval, la fievre prend souvent une forme larvee; c'est ainsi que I'ancienne fievre ataxo-adynamique du cheval est maintenant regardee comme une manifestation dc I'impa-ludisme.
La fievre vilulaire de la vache serait souvent aussi une af­fection malarique. Dans tons les cas, au dire de M. Arles-Dnfour, la fievre pernicieuse bovine serait frequente en Algerie et empecherait dans certaines regions I'acclimatement des races bovines d'Europe.
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älOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PARASITAlllES.
D'autres animaux ont une reelle immunite : Velephant, le rhinoceros, Vorang-outang de Borneo, la loutre, le rat d'eau, les öiseäux tie marais, tels que la becassine, le canard, le courlis et meme encore le bamfä tongues comes de la cam-pagne romaine ont acquis, par selection, une immunite ä pen pres complete.
Dans beancoup de regions plutöt que dansplusieurs groupes humains, la (ievre palustre se lane sous un masque, qiii la rend souvent meconnaissable. II suflit deciter ici Vophtalmie epi-demique de Madagascar, la hronchile palustre de la basso Abyssinia, la fievre de CAyprecaracterisee par des sueurs pro-I'uses, VAlymphangitepernicieuse de Rio-de-Janeiro,la/fewre bilieuse melanurique du Senegal et du Gabon, \a fievre ictero-hemorragique de Madagascar, de la Reunion, du Senegal et des Antilles. On pent ajouter ä cotte liste le pretendu iclere catarrlial epidemique de nos contrees, enlin la veritable colique seche de Cayenne, non celle qui n'etait qu'une mani­festation saturnique et qui a disparu de la marine, mais la colique par malaria, qui sevit encore et qui, preuve de sa na­ture impaludique, epargne la race noire. 11 n'est pas jusqu'au cretinisme impaludique, observe danslaSologne, qui n'existe egalement cbez les animaux, comme manireslalion de la cachexie paludeenne.
La nature parasitaire de la malaria ne fait de doute au-jourd'hni pour personne. A desepoquesdiverses, les travaux deRasori, debancisi, de Salisbury, de ATan der Corput ont etabli la nature materielle, transportable et, pour ainsi dire, captable de ce qu'on nommait jadis le miasme paludeen. L'embarras vient anjourd'liui non de rincertitude sur la nature parasitaire de la cause, mais de l'hesitation sur la pefsonnalite nu'me du parasite, du trop grand nombre de parasites qui ont ete successivement donnes comme facteurs principanx on uniques de la maladie.
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CARCISOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 247
La nature dece livre essentiellement consacrc ä la compa-raison des maladies ne me permet pas d'entrer dans I'etude bactcriologique de la malaria, ni des autres troubles morbides; jemebornerai ä mentionner, comme ayant vraisemblablemeuf mis la main sur lesveritables parasites, les travaux de Tomassi Crudeli, de Klebs et de Laveran; les deux premiers out isole un bacillus malarice, qui administre ä des chiens et ä des lapins leur a donne la fievre. 11 semble meme acquis quo le nombre des bacilles augmente dans le sang-, jusqu'au mo­ment de racccs,qu'ildiminueensuite, pour augmentcr encore., dansun temps egal et determiner unriouvelaccesperiodique. Nous retrouverons plus d'une Ibis, dans les maladies para-silaires, ces acces, ces intermissions liees ä des oscillations paralleles dans la production des parasites. D'ailleurs il est permis de penser, ä l'exemple dejä ancien de Uoucbardat, qu'ä l'action, en quelque sorte pbysique du parasite, so joint faction cliimique d'un poison secrete par lui.
Toujours est-il que la fievre palustre est inoculablo, ainsi que l'a montre Gerhardt en inoculant du sang de paludique ä des personnesbien portantes etprovoquant chezcesdernieres un acces, ainsi que l'a encore montre Mariotti, en determinant des acces chez un homme jusqu'alors exempt, par 1'injection inlra-veineuse du sang d'un paludeen.
XVIII. — CARC1N0SE
-
G'est parmi les maladies consecutives an parasilisme d'un bacille qu'il faut ranger la carcinose et, d'une mauiere gene-rale, ces tumeurs malignes qui rongent les tissus ä la faron d'un crabe (KocpyJvog).
On croyait jadis ä une cellule specilique du cancer; on pensait que le cancer etaitetranger ä rorganismeetsurajoutc ä lui, comme si la tumeur cancereuse etait ölle-memc et dans sa totalite un enorme parasite, alors qu'elle n'est
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218nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'MALADIES PARASITAI RES.
qu'une production faite par l'organisme, avec ses moyens ä lui, avec ses ressources personnelles, autour d'un parasite microscopique. On croyait que les elements du cancer elaient des cellules etrangeresärorganisme, alors queces ele­ments sont ses cellules normales, anormalementdeveloppees, par irritation, autour d'un parasite qui, seul, estetranger.
Dejä en 1880 le docteur Rappin, medecin des environs de Nantes, avait rencontre dans les cellules d'un cancer et dans ce qu'on nomme le sue cancereux un grand nombre de gra­nulations qui resistaient aux acides, ä l'ether, et qui se colo-raient par I'aniline. II avait cru reconnaitre des micrococci röunis deux ä deux et separes Tun de l'autre par un espace imperceptible. Notre compatriote ne s'etait pas borne a cette observation; il avait cultive ce microbe dans I'humeur aqueuse et il I'avait vu pulluler dans cette culture. II avait meme reussi ä inoculer ces microbes cultives ä un lapin; une tu-meur s'etait I'ormee au point d'inoculation, et avec les microbes recueillis dans la nouvelle tumeur, microbes identiques aux premiers, il avait ensemence avec succes de nouveaux milieux de culture.
Le docteur Domingos Freire trouva, ä son tour, un bacille, c'cst-ii-dire un element en forme de haltere, qui peut egale-ment donner l'apparence de deux micrococci reunis deux par deux; enfin, de son cöte, M. Scheuerlen trouva un bacille l'orme de deux boules colorees, reunies par un trait d'union pen visible et donnant par consequent l'apparence d'un di-plococcus on de deux micrococci reunis, ainsi que I'avait vu le docteur Rappin. M. Scbeurlen cultivale bacille qu'il avait observe, il inocula ce liquide de culture a une chienne et la chienne eut une tumeur du sein, oü il put recueillirles memes microbes.
Avec la carcinose nous arrivonsä des microbes, qui different asscz notablement par leur action de ceux qui nous out
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CARCINOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 849
occupe jusqu'ici. Les microbes qul vont nous occuper sont en effet ä aclion lente : au lieu d'evoluer rapidement dans i'organisme et d'y determiner des accidents aigus, compa-rables en beaucoup de points ä des fermentations, ils ne donnent lieu qu'ädes accidents chroniques, soitqu'ilssecretent rnoinsde substance toxique, soit qu'ils pullulent plus lente-ment, soit que pour se nourrir ils epuisent moins rapide­ment que les autres I'organisme oil ils vivent en parasites; ils sont en un mot plus longtemps compatibles avec I'integrite apparente du fonctionnement physiologique.
II est maintenant facile de se rendre compte de l'infection cancereuse generalisee'; lä ou Ton voyait jadis une diathese, comme on disait alors, un etat general avec des manifesta­tions locales multiples, des floraisons locales, consecutives par consequent ä un etat general preexistant, on voit maintenant la propagationd'un mal d'abord local; l'infection,au lieu d'etre primitive, est consecutive. Le parasite, d'abord localise a un point, se propage aux ganglions voisins, comme la molecule d'indigo dans le tatouage, en suivant la voie des vaisseaux lymphatiques; les ganglions deviennent eux-memes, par la meine voie, le point de depart d'unenouvelle poussee, d'une extension nouvelle; dans d'autres cas, la propagation se fait par les vaisseaux sanguins, notamment par les veines : c'est alors qu'apparaissent ces phlebites bien connues et juste-inent redoutees chez les cancereux; c'est alors qu'on voit, complication ultime, se produire I'endocardite cancereuse, avec fixation du microbe du cancer sur les valvules du coeur.
La meme notion du parasitisme permet de se rendre compte des cas d'auto-inoculation, oü Ton voit un homme porteur d'un cancer ä la langue en prendre un autre ä la joue, ou ä l'estomac; ou bien encore un homme atteint d'un cancer de la joue en prendre un ä la main, sur laquellc il a l'habitude de s'appuyer la joue pendant son sommeih
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250nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES PAUAS1TA1UES.
Au resle la contagion du cancer ne fait plus de doule maintenant pour personne : le D^ Blyth rapporte I'histoire de trois personnes qui, ayant habite successivement la memo maison, etaient devenues cancereuses ; un ctranger, qui venait souvent en visite dans cetle maison, I'ut egalement atteint de cancer; sa niece fut prise ä son tour. On cite plu-sieurs cas de cancer du col de Tuterus chez la lemme cor-respondant ü un cancer de la verge chez le mari. Le docteur Arnaudet a relate la frequence du cancer dans une petite commune de Xormandie; les cas semblent suivre un ordre geographique regulier. II pense que le vehicule est ici I'eau el peut-etre celle qu'on met dans le cidre.
Langenbeck avait pratique depuis longtemps, avec succes, des inoculations aux animaux: une tumeur cancereuse enlevee ä un komme etait trituree dans un mortier; une injection de ce liquide etait faite dans la veine femorale d'un c/iie/i et CO jours apres le chien presentait un cancer du poumon. 11 a public deux cas semblables. Follin et Lebert ont reussi egalement ä produire un cancer du poumon chez le chien, 15 jours apres avoir injecte dans la veine jugu-laire une certaine quantite trituree dans Teau d'un cancer cnleve chez Vhomme. Des resultals semblables ont etc observes par Goujon sur le rat blanc, par Quinquaud sur le cochori cVInde, par Colin. Chatin et, avant lui, Dupuytren ont essaye en vain de developper le cancer chez le chien, en faisant manger ä cet animal une certaine quantite de viandc cancereuse.
Le cancer est frequemment hereditaire, chez Vhomme au moins. Est-ce le cancer lui-meme qui est transmis par le pere ou par la mere au fils, sous forme de bacille inclus dans I'ovule ou dans le spermatozoide? Est-ce plutöt l'apti-tude ä recevoir le bacille qui est hereditaire? ce qui est certain, e'est que, dans un grand nombre de cas, I'heredite
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CARCINOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 251
n'est pas douteuse : on dil que 13 cas sur 100 sont here-ditaires; le Dr Varren a cite le fait d'une dame morte d'un cancer ä la levre, dbnt les trois filles mourürentdun cancer au sein et dont les deux petites-filles eurent un cancer I'line au sein l'aulre ä l'uterus. liroca a cite une autre dame morte d'un cancer du sein; eile cut 4 lilies, cjui mourürent dc cancer, et ces -4 filles eurent 18 enfants, dont 7 devinrent can-cereux; soil 14 cancereux sur 23 personnes.
Le cancer n'est done que le resultat d'un simple pro-cessus irritiatif autour de l'epine representee par le bacille; cpine qui outre son action physique, outre la lutte, la con­currence pour I'existence qu'elle soutient avec les cellules normales du tissu, secrete encore des principes toxiques ou irritants. Ainsi perit le dogme de la diathese cancereuse. La cellule dite cancereuse n'existe done pas; ce qui constituc le cancer c'esl crime part le parasitisme des bacilles, de l'autre la production par I'organisnie qui se defend de cellules nombreuses autour de ces bacilles. Les biologistes n'admel-tent plus lagenese de cellules ex nihilo; elles naissent toutes, parproliferation, de cellules preexistanles et cetteproliferation resulte elle-meme ici de l'irritation produite par le parasite microbien. Cette loi est generale : chez les vegetaux, comme chez les animaux, la vie cellulaire est la seule base de toutes les variations physiologiques et les tumeurs des vegetaux n'ont pas d'autre mode do formation que les tumeurs des animaux. Les tumeurs qu'on rencontre sur le tronc des ormes, et de beaucoup d'aulres arbres, tumeurs qui suc-cedent souvent ä une plaie faite ä l'arbre, sont vraisembla-blement produites par des parasites microscopiques du meine genre. Le processus est, dans tous les cas, le meme : toujours il y a proliferation anormale de cellules normales slimulees par l'irritabilite pathologique; nulle part il n'\ a production de cellules nouvelles et speciliques.
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20raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIRES.
Les vegetaux nous donneront en outre, lorsque nous otu-ilierons plus loin les gros parasites, un exemple de ce que pent produire rorganisme autour d'un corps etranger qui I'irrite physiquement et chimiquement. Les galles qu'ils produisent autour des larves d'insectes ou des insectes adultes eux-memes sont, en realite, comparables aux tumeurs formees chez les animaux autour d'un bacille. Le processus est le meme : dans les deux cas, l'organisme faitautour de la cause irritante les frais d'une proliferation, qui lui est propre. Autour d'un puceron, qui secrete un liquide irritant, autour de la larve d'un cynips le vegetal forme une tumeur absolument comparable ä la tumeur que forme I'animal autour d'un bacille et cette production est si bien personnelle, que, pour les nombreuses especes de cynips qui peuvent deposer leurs larves sur un ebene, la galle sera toujours la meme sur le meme ebene; eile varie de nature avec I'arbre, non avec le parasite. Ces tumeurs qui nous occupent chez les animaux, en particulier les cancers, sont done en realite des galles animales.
Si la feuille du pechcr produit une tumeur de la nature des galles, une coqxie autour du liquide irritant secrete par les pucerons, on pent aussi produire ebez les animaux un pro­cessus analogue avec un liquide irritant: ledocteur II. Martin injectant dans la veine jugulaire d'un qhien une certaine quan-tite d'huile d'amandes donees additionnee de 1 ou 2 p. 400 d'buiie de crotone avu se produire dans le poumon, autour du noyau irritant d'huile de crotone, une tumeur hyper-plasique, un veritable epilhelioma muqueux.
Le liquide dit cancereux n'est que le sue normal des cel­lules secrete en quantite plus abondante, comme la gomme de la tumeur d'un cermer n'est que I'hypersecretionpatholo-gique d'un prineipe normal chez le cerisier.
L'aptitude a la formtaion d'une tumeur autour du bacille
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CAUCINOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;253
cancereux varie d'ailleurs avec les individus, les ages, les temperaments, la race et l'espece. En Europe I'aptitude a la carcinose est chez Vhomme beaucoup moins grande quo I'ap­titude ä la tuberculose: tandis que cette derniere maladie tue en Europe, chaque annee, 6 on 7 individus sur 1,000, la pre­miere n'en tue que 0.9. La frequence du cancer semiile d'ailleurs augmenter depuis quelques annces: tandis qu'il causait, en 1875, 448 deces pour i million d'habitants, il en a cause en 1879 sur le meme nombre d'habitants 505.
Le milieu de culture que represente l'organisme de la femme convient mieux que celui de Vhomme au bacille du cancer : sur 1 million d'habitants, si on trouve 240 hommes cancereux, on trouvera 325 femmes. D'une facon generale, sur 100 cancereux on rencontre 32 hommes et 08 femmes.
A l'inverse de la tuberculose le cancer atteint le riche plus volontiers que le pauvre. D'apres Marc d'Espine, si le carci-nome represente 0.058 de la mortalite generale, eile est cgale a 0.106 de celle des riches et ä 0.072 de celle des pauvres. Si sur 1,000 decedes dans l'ensemble de la population, le cancer figure pour 52, il atteint le chiffre de 101 chez les riches. Ce soul les cancers du foie et de l'eslomac qui sont les plus fre­quents chez le riche.
Certains temperaments presentent de meme un milieu de culture plus favorable que d'autres : on dit que le cancer est lie souvent ä Vherpeiisme, ä Varlhrilisme, plus rarement ä la gotitte.
Lesnegrresont vis-ä-vis le cancer une immunite iudiscutöe. Lastatistique americaine donne, pourl ,000 Manes cancereux, 034noirs; ce serait dejä le temoignage d'une aptitude moindre que celle du blanc, mais il ne faut pas oublier que, avec les idees americaines, tons les mulälres sont englobes sous la rubrique : negres. Or les mulatres ne beneficient plus qu'ä moitie de l'immunite des noirs pour le cancer. Chez les noirs
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25inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASIT A IRES.
sans melange, au Senegal, le docteur Iluard et le docteur Girard n'ont jamais observe de cancer; le docteur Chassaniol au Senegal et le docteur Landry (de Montreal) n'en out vu qu'un cas et c'etait chez des mulätres.
Le cheval est assez souvent atteint de cancer. On observe surtout chez lui la variete melanique et le sarcome. Le cheval blanc serait, dit-on, plus sujet que les autres ü la earcinose.
On observe chez lui des tumeurs dans les centres nerveux et c'est lä parfois une cause de vertigo; on en observe dans le rein, dans Testomac.
Le cancer est tres frequent chez le chien; la mamelle, le foie et le poumon sont le siege le plus habituel.
Chez le chat on observe le squirrhe. Chez \es ruminants on a vu le cancer des os. Mais le cancer [est plus frequent chez les carnivoves que les herbivores.
Chez le singe Vepillielioma semble frequent comme chez Vhomme.
Rayer et Rufz de Lavison out signale le cancer du testicule chez le coq. La earcinose a etc egalement constatee sur d'autres oiseaux, le perroquet et le kakatoes; eile est plus frequente chez Fes oiseaux de proie.
De cetapercu rapide de la pathologic comparce de la earci­nose il resulte done que rhommeftiancetrhomme noir, con-sideres comme terrain de culture du bacille cancereux, dif­ferent plus enlre eux que Vhomme en general compare au chien.
XIX. — GALT, ES BACH. LA IRES
Je ne saurais mieux faire, pour faire bien comprendre la valeur du rapprochement que je fais entre la production dite cancer aulour d'un bacille et les galles des vegetaux, que de placer ici la maladie observee recemment par M. Paul Vuillemin sur le Pinus alepensis des Alpes-Maritimes et des
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ALLES IJACILLAIRES — LEUCEM .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 25.quot;.
Louches-du-Rhönc. II a constate sur ses rameaux des excrois-sances, qui atteignent la taille d'une noix, d'un ccuf de poule et qui, lisses au debut, se crevassent ä la fin. Or, de l'etude que M. Vuillemin a pu faire sur de nombreuses coupes de tumeurs de ce genre provenant de Couraze, pres de Nice, ä 1,000 metres d'altitude, il resulte que ces excrois-sances sont le resultat d'une proliferation pathologique des cellules autour d'un bacille et que ce sont en un mot des galles bacteriennes, qu'il nomme bacieriocecidies.
XX. — I.EUCEMIE
Cette maladie est caracterisee par l'augmentation perma­nente et progressive du nombre des globules blaues dans le sang, s'aecompagnant le plus souvent de rhyperlrophie de la rate-et des ganglions lymphatiques, de teile sorte que le rapport entre le nombre des globules blancs et celui des globules rouges devient inverse : chez I'homme par cxemple, au lieu de 1 globule blanc pour 300 rouges, on finit par trouver 1 globule blanc pour 100 rouges et plus tard 1 blanc pour 50 et meme 20 rouges; plus tard enlin 1 pour 3 et meme 2 pour 1; en meme temps il y a diminution absolue des globules rouges et augmentation de l'eau.
Tons les animaux ne sont pas egalement disposes ä cette production de globules blancs : les mollusques et les articules n'ont pas d'autres elements que les globules blancs en suspen­sion dans leur sang; cbez \es herbivores, ruminants, solipedes et rongeurs les leucocytes sont plus petits que chez I'homme; chez les carnassiers ils sont aussi un pen plus petits que chez I'homme, mais la ditference est moindre; chez les reptiles et les poissons osseux les leucocytes sont tres nombreux.
Nous ignorons si ces variations dans I'etat normal consti­tuent des predispositions plus ou moins grandes ä la leuce-mie; eile a etc jusqu'ici observee chez le chien, le cheval, le
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256nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITA1RES.
pore; on la recontre secondairement chez le mouton alteinl dc cachexie aqueuse; chez un chien Nocard a constate que les globules rouges etaient tombes de 7 millions, chiffre moyen normal, ä2 millions et les globules blancs ä 32,985, soit 1 glo­bule blanc pour 85 rouges; tons les ganglions lymphatiques etaient hypertrophies; la rate pesait 390 grammes au lieu de 150 son poids normal; le foie 1,080 grammes au lieu de 465.
La nature de cette maladie a ete jusqu'ici difficile ä deter­miner, mais plusieurs fails permettent de la ranger parrni les maladies microbiennes. M. Maffucci, chez un komme atteint de leucocythemie avec augmentation du nombre des ganglions lymphatiques dans le sang, a vu une hypertrophie progressive Je tout le Systeme ganglionnaire; le sang contenait en outre un nombre considerable de microcoques et de diplocoques; le malade mourut et Ton put constater la presence des meines elements dans les ganglions lymphatiques. On fit des cultures avec ces microcoques et ces cultures injectees ä des animaux produisirent des abces chez le chien, des dermatites erysipela-teuses etdes arthritespurulentes chez le lapin, chez \ecobaye des hypertrophies des ganglions lymphatiques rappelant les tumeurs primitives et contenant le meme microcoque.
M. Bard (de Lyon) a emis de son cote cette idee, que la leu-cemie n'est autre chose que le cancer du sang. Considerant en eifet, que ce qui constitue le cancer, e'est la pullulation rapide, progressive et indefinie des elements d'un tissu deter­mine, arretes ä des stades rapproches de leur etat naissant, d'elements embryonnaires, il voit dans la presence d'un grand nombre de globules blancs la production d'elements embryon­naires surabondants dans ce tissu liquidequ'onnommele sang.
XXI. — MYOCOSIS FOXGOIDE
Rindfleisch a vu dans les tumeurs cutanees de cette maladie (lymphadenome de Ranvier) les capillaires cutanes remplis
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LfiPUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-2Ö7
de streptococci. Les memos microbes existaient en grand nombre dans le loie el dans le poumou.
Durante dans un cas de mycosis fongoide a trouve egale-inenl des microcoques, qu'il apu cultiver et qni, inocules ä an singe et ü deux lapins, out provoque chez ces animanx la formation d'abces contenant le menu' microbe.
XXII. — Lfci'iu:.
Cette maladie si ancienne et si tristement celebre dans I'histoire est aujourd'hui nettement rattachee anx maladies parasitaires. Les docteurs Armauer Hansen (de Xorwegc), Kklund et Neigser (de Breslau) onl, äpenpres enmeme temps et chaenn de lenr cute, fait la decouverte du bacillus lepnv.
On le trouve dans les tubercules, sons l'epiderme encon-intact; il est contenu dans des cellules geantes vues jadis par Virchow, oü il jouit d'unc certaine mobilite ; on le trouve aussi dans le tissu cellulaire dont il determine la sclerose, dans les glanlt;les oü il amene la compression, dans les nerl's oü il determine egalement la sclerose cause des troubles tro-pbiques qui caracterisent la lepre; enlin on le trouve dans le foie, dans le rein, dans le testicule.
La presence du bacillus lepres dans le testicule explique l'hereditesi souvent constatee de cette maladie; c'esl de meme (pie lapebritie du ver ü soie est bereditaire, parce que le pa­rasite envahit aussi lui les organes genitanx; cela legitime donc,au point de vnepurement medical dnmoinsd'nsageasse/. repandu jadis, comme pretendu moyen de traitement, de la castration des lepreux.
La decouverte de hacillc donne enlin raison ä l'opinion ancienne que la lepre est contagieuse. Les l'aits d'ailleurs, meme avant la decouverte du bacille, parlaient assez baut en faveur de la contagion. Checkley ä Saint-Vincent, Rügen ä la liarbade out cite de nombreux exemples, on la contagion eil Bordier. — Pathologie comparäe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17
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258nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAUASITAIRES.
indiscutable. II serait trop long de mentionner tous les fails connus : c'est unejeune fille, citcepar le docteur Aquart, qui, surprise par un orage, partage le lit d'une jeune lepreuse et devient clle-meme lepreuse; ce sont deux jeunes Europeens devenuslepreux ä la Guyane, apres avoir joue avee un petit negre iepreux. G'est par voie de contagion que la lepre a ete semee aux Canaries par les Espagnols, ä Madere, aux Aeores el aux des du cap Vert par les Portugals, ä Maurice, en Aus-tralie, aux Etals-Unis, etc. On pretend que, dans certains cas, la lepre a ete semee par le vaccin.
L'inoculalion chez ['komme est possible, nous le savons ruaintenant.
Les aniinaux eux-nieines n'y sauraient echapper, car on cite un cas de lepre chez un boeuf\i\a.nt dans un asile de Ie­preux; on cite plusieurs chats etchiens devenus Iepreux pour la nieme cause; on eile meme uneperruche qui, habituee h venir prendre des graines entre les levres de son maitre Ie­preux, aurait eile meme contracte la maladie et serait morte avec des tubercules dans le pharynx. On dit enfin que, dans certains lacs de Norwfege, sur les rives desquels la lepre humaine ost frequenle, on trouve des poissons reconverts de nodosiles, qui finissent par deformer les ou'ies, les levres.
Toujours est-il que Leloir a echoue dans ses tentatives d'inoculalion de tubercules Iepreux au pore et au chat.
XXIII. — TUBEUCULOSE.
Le hacille luberculcux est tres voisin de celui de la lepre; il est cependant plus petit. II se presente sous forme de ba-tonnets et se reproduit par spores. On le retrouve dans les crachats des tuberculeux; il apparaitmeme avec I'urine dans les cellules de la vessie. II debute dans les poumons par les vaisseaux, dans lesquels il determine un coagulum fibrineux el dont il allere la paroi. Autour de ce point d'arrivee, on le
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TLlilC neu LOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;200
rencontre dans des cellules geantes analogues ä celles de la lepre.
Nous voilä loin de rancienne doctrine de la granulation tuberculeuse elementaire, reunie ä d'autres granulations scm-blables, pour former.un noyau tuberculeux, autour duquel apparaissait une zone inllammaloire et dans le centre duqnel le ramollissement amenait la suppuration, la caverne et IV'pui-semeul, ä moins que le depot de matiere calcaire produisant cc qu'on nominait chez les aiiiinaux la muliere perlee n'ame-uat la guerison locale. Et cependant la vieille description de Laennec et des cliniciens est toujours vraie ; la decouverte rccente du bacille de Koch n'a fait que la vivifier et faire comprendre son processus.
Au centre de la granulation et commc point de depart de sa formation, k la lacon de ces corps elrangers qu'on voit au centre des calculs, se trouve le bacille. II est lä, comme le bacille du cancer au centre de la granulation cancereuse, comme la larve d'insecte au centre de la galle vegelale. La granulation tuberculeuse, comme le tubercule lepreux, comme la granulation cancereuse, est done une veritablegra/Je animale. Le processus est toujours le meme : il est encore le ineme dans ce qu'on a nomine les pseudo-tuberculoses, c'est-;i-dircdans ces casassezmal delerminesoii, au lieu du bacille de Koch, Malassez etVignal chez Vhomme, Nocard chez \apoule out trouve des zooglees qu'ils ont nomraes phlisie zoo-fileique; il est encore le meme dans ces cas oü Charrin et Roger ont trouve un bacille different de celui de Koch et inoculable aux lapins et aux souris, mais non inoculable au chien, au chat et ;\ Vane. Nous verrons plus loin qu'il est encore le meme, lorsqu'au centre du noyau phtisiogene on rencontre, au lieu du bacille, lesoeufs d'un nematoide; ce n'estplusalors I'ana-logue d'une galle qu'on observe, e'est une veritable galle ani­male.
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200nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAH ASITAU'.E S.
La phlisie resulte done de l'extension d'unparasitismed'a-bord local; e'est ainsi que le baeille de Koch localise dans les gaines tendineuses donne ces kystes synoviaux ä grains riziformes etudies par Terrillon; que dans les articulations il donne la coxahjie luberculeuse etudi(ic par Lannelongue; dans les os la carie vcrlebrale, comme dans les ganglions lymphatiques, il donne Vecrouelle luberculeuse, comme lo­calise dans la peau on dans une muqueuse il donne le lupus cutane ou muqueux.
II semble cependant probable que dans cos tuberculoses locales, ce sont les spores qui vivent en parasites, d'une ma-niere discrete, jusqu'au jour 011, jetees dans la circulation, olles s'y changent en bacilles et infectent alors reconomie.
Quoi qu'il en soil, la luberculose, localed'abord,deviendrail souvent generala par une auto-inoculation consecutive : M. Doutrelepont cite le yrattage du lupus comme une des causes qui peavent faire passer dans le sang le baeille ou ses spores ct deteiminer, par Tintermediaire de la circulation, une bronchite on une meningite luberculeuse.
Mille moyens sontcapablesde Iransporler le baeille tubei-culeux : Gallier a signale le sang des abattoirs comme capa­ble, lorsqu'on l'emploie ä clarifier les vins, dc deposer les bacilles dont il esl cbarge el que I'alcool lui-meme est ini-puissantä delruire. Ge sangest en eilet riebe en bacilles et Toussainta reussi ä rendre unporc tuberculeux, enlui ino-culant le sang d'un komme alteinl de luberculose.
Les mouches se cbargenl frequemment du transport des bacilles. Spilimann et Haush'alter (de Nancy), examiuant cell es qui s'etaienl posees sur le crachoir d'un tuberculeux, out trouve dans la trompe el dans I'estomac un grand nombrc de bacilles. La nature monlre au naluraliste el an philosophe une faible diversile dans les moyens; si les moucbes joueiil ici, au point de vueetroit el personnel oü nous nousplacons,
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TUBERCDLOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;id
im role quo nous Irouvons mauvais, cllcs font oeuvre absolu-ment äquivalentemais bien diU'erente ä nos yeux loisquc, bu-tinant tic fleur on fleur, olles transporlent le pollen dos Hours malessur lo pistil dos femelles et assurent ainsi la fecondation d'un grand nonihro do planlos.
Solon lo cliemin quo lo bacille aura snivi pour etro conduit dans rorganisme, la inaladio tuberculeuse soradiU'orento : si ['introduction du bacille a lieu par lo poumon, on observera la tuberculose pulmonaire, la plus frequente chez Vhomme; si I'intestin a servi de porte d'entree, la tuberculose sera ganglionnaire et intestinale; si I'introduction a lieu par la peau, la Inberonloso sera d'abord locale ot ne se göneralisera que plus lard.
On se demande, aujourd'huique tousces fails sont connus, comment la contagion de la tuberculose a pu etre si long-temps moconnuc et niee par les medecins, alors que le vul-gaire y a cm de tonte antiquite. Les faits cependant n'onl pas manque, ainsi qu'on pent s'on convaincre par un regard retrospectif: Laennec, qui est morl luborculoux, s'etail pique, dans sajeunesse, en faisant I'autopsie d'un luborcu­loux; outre epoux la contagion n'est que trop frequente; en 1870 le Dr Compric on a reuni cent onze cas, oxtronieineiit probants. On a signale de tout temps deveritables epidemics de maison et los Polynesiens, comme tons les penples qui n'onl fait que dans un temps rclalivement recent la conuais-sance des Europeens, temoignent par lour mortalile tubercu­leuse que celte pretondue bonne fortune a etc pour oux cliöroinont payee par l'envahissement de lour pays par la tuberculose quo nous lour apportons.
Du reste, mome avant la decouverle du bacille do Kock, il avail bien fallu se rendre ä revidence : dejä en I8.'raquo;!l le lgt;r Mai in avail inocule la tuberculose aux animaux; en 1843 le Dr Klenke avail obtenu le mome rösultal. Cos fails avaient
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202nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PAR ASITAl H KS.
passe inapenjus etetaientabsolnmentoublies, lorsqu'en 1805 Villemin revela la possibilite de rinoculalion du tubercule cruaux coc/fowi d'Inde et aux lapins, decouverte plus tard confirmee par Parrot, Ilerard, Cornil. Les objections ne nianqiierent pas; mais de nouveaux faits furent apportes par Cbauveau. Ciuquante animauxde premier choi\,bocufs,mou-tons, furent places dans de beaux paturages, dansd'excellentes conditions; iis furent divises en trois lots : au premier on inocula des tubercules et tons les animaux, qui le compo-saienl, dcvinreut tuberculeux; au second on inocula diverses substances putrides et les animaux n'curent que des abces, sans qn'aucun devint tuberculeux; le troisieme lot ne ful point inocule et ne presenta pas un seul animal tuberculeux. Dieulafoy, Krisbaber reussirent ä leur tour ä inoculer la tuberculose ä des singes.
L'inoculation est aujourd'bui un fait bors de tonte contes­tation. Paul Raymond et Hanot out meine reuni deuombreux faits d'inoculation cutanee : unphtisique se pique le doigt, ii suce la plaic ct un tubercule local, un tubercule analomique comme oa disait autrelbis, prend naissance au point lese. Un homme se pique le doigt puis lave avec ses mains le era-choir de sa femmc tuberculeuse; il prend egalement un tubercule local au point qui avail etc pique.
L'inoculation inteslinale a etc bien mise en lumiere par Cliauveau : des vcaux de lait, auxquels il faisait prendre des boulettes, dans lesquelles etaient masques des tubercules pris sur Vhomme, devinrent tous tuberculeux et le savant experi-meutateur a pu dire : laquo; Sur cent veaux de lait issus de pa­rents sains pas un n'est tuberculeux; mais sur cent veaux de lait issus de parents sains et nourris avec de la matiere tuber­culeuse, cent deviendront tuberculeux en six semaines. raquo;
L'experienre de Bollinger (de Municb) n'est pas moins de­monstrative : il prend unclruic ctses buitpetits: quatre sent
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TUBERKULOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;203
nourris par ime vachc tuberculeuse, quatre soul nourris par unc vache saine; les onze animanx sonl abattus : la Iruie, la vacbe r(';putöc saine et les quatre pelits que son lait a nourris sont sains; la vache repntee tuberculeuse et les quatre petits cochons qu'elle a nourris sont tuberculeux.
Le Dr Lamalleree a vu une leinme qui etait devenue tuber­culeuse apres avoir mange onze ponies tuberculeuses, dont eile mangeait le foie pen cnit. Les poules elles-meines deviennent tuberculeuses en mangeant sur le sol les crachals des tuberculeux; eufin l'hospice de Berck, qui beberge taut d'enfants tuberculeux, fournituue experience pleine d'inte-ret : un grand nombrc d'enfants, qui sont atteints du tuber-cnle osseux, le couvrenl de cataplasmes; ces cataplasmes sontjeles aux ordures, mais les rats s'en nourrissent avec avitlite; or tousles rats qu'on prend dans cet höpital ont des adeuites du coü et sont inl'estes de bacilles. Le professeur Verneuil a nnMne eu l'idee de faire servir rcxperience de Berck ä la destruction des lapins d'Australie et d'inoculer ä cesrongeurslatuberculoseau Heu du cholera des poules pro­pose par Pasteur. La tuberculose debarrasserait peut-clrc l'Australiedeseslapins, mais il serait ä craindre que cette ma-ladic, pour laquelleriiomme ettantd'antresanimaux ont une aptitude marquee, se communique et n'aille au delä du röle qu'on se proposerait de lui faire jouer.
La voie pulmonaire est egalement chez lous les animaux une voie d'introduction frequente :Trepeimereii maintenaut onze chiens dans des chambres closes, oü il pulverisait des crachats de tuberculeux, diluesdans reau,a reussiäles rendre tons tuberculeux.
Quelle que soit la valeur de ces experiences, elles n'en-leveut rien ä Timportance de l'aptitude ä devenir tuberculeux. La graine a son importance, mais le terrain a aussi lasienne; c'est ainsi qu'une manvaise alimentation, l'existence d'une
ocr page 280
2fiinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PA ll.VSITAl UES.
bronchfte äncienne, qui permettra aüx bacilles d'adlirrcr da-vaniagc surlesbreaches, disposerontäla tuberculose. Brown Soquard a montre que, lorsque \oscobayes sont biennourris, sont pourvus d'une bonne liliöre et places au grand air, ils out souvent la chance d'echapper aux fiinesles consequences (rune inoculation tuberciileuse. La graine est partout, mais I'aptitude manque iieureusement ä beaucoup d'individus.
Landouzy a constate que certains individus repondanl, ä Paris du moins, ä un type particulier,araientune grande ap-titude ä la piitisie; ce sont, dit-il,les hommes ü la peau Manche et line, marbree de veinulcs; leur iris est generale-nieiil (a Paris) de coulenr bleue; le Systeme pileux est roux; les sueurs sont laciles; les chairs molles, les formes non sans elegance. Ils ont rarement des cicatrices strumeuses. M. Lan­douzy donneä ce typele nom de typevenilien. Lorrain regar-dait, de son cöte, comme candidatsä la phtisie les hommes ä type un peu ellemine, ä barbe pen fournie et caracterisee par ce qu'il noinmaitle coup de sabre, consistantenune inter-ruption entre les favoris et la barbe du menton.
M. Landouzy a egalement constate que le fait d'avoir eu la
ANGLAIS.
NECKK3.
Jamaiquc.........................
7.5
8.3 0.4 4.9 5.3
10.3
10.8 17.0 10.5 43.0
Coylan..........................
Gibraltar.......................
vaviole augmentait considerablcment les chances de tuber­culose, ä tel point qu'il refuse tout intirmier qui porte des cicatrices de variole.
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TDBEBCDLOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2li5
Les Negres h l'egard de cette aptitude sont singnlierement mal partages. Us outpour la tuberculose une aplitndeextreme, ainsi qne le profive le tableau precedent, qui exprime, pour mille de ehaqne race, la mortalite comparee par phtisie des Anglais et des Negres, dans les colonies anglaises.
La race yauwc präsente au contraire une faible tendance ä la phtisie.
Au Perou cette maladie, sur mille de ehaqne race, lignre
-
corame cause de mortalite dans los proportions snivanles :
Clicz les Iinlie:i8.................................nbsp; nbsp; nbsp; 1.7
Mötis....................................nbsp; nbsp; nbsp;13.:,
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Dianes...................................nbsp; nbsp; 3i.;t
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Negrcs...................................nbsp; nbsp; 48.5
II importe, d'ailleurs, do faire dans la race blanche des differences : ainsi, d'apresles DDrs (Ihaumery (d'Alexandrie), Nachoc (du Gaire) et Engel, les Fellahs et les Arabes de l'Egypte sont rarement atteints de phtisie. On s'accorde, d'ailleurs, ä reconnaitre les Arabes et les lierberes comme pen sujets ä cette maladie; leur aptitude augmente, pour ainsi dire, ämesure qn'ils sont francises : parmi les tirailleurs algeriens et les spaliis ce ne sont qne les vieux soldals qni deviennent tuberculenx.
Quant aus animanx, il ne fautpas, an point de vue de Tap litude, confondre la tnbercnlose experimentale, qu'ils pren nent dans nos laboratoires, et la phtisie en apparence spontanee, Men qu'elle soil en realite tout aussi inoculee, qu'ils prennent en dehorsde toute experimentation.
En dehors de l'inoculation experimentale le singe devient souvent phtisiqne; lo lapin rarement; 1c cobaye tres rare­ment; le c/wew jamais; les gallinaces, les bovides somcnl. En realite la Inberculose est, par excellence, la maladie des bovides; toutefois le becuf, le buf/le algeriens semblent avoir une aptitude beauconp moins grande. D'apres Trasbot les
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266nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITAIRES.
vaches laquo; qtii onl beaucoup de blanc raquo; out unc grande ten­dance a contracter la tuberculose : le savant professeur de l'ecole d'Alfort a d'allleurs constate que les animaux de ce pelage avaient one grande aptitude ä toutes les maladies conslitnlionnelles, la melanose nolamment. Cela estvrai, dit-il, des cltevaux, des chiens et des chats ä pelage blanc. Rela-livement ä la tuberculose, M. Trasbot a remarque que dans les races bollandaise, flamande et normande, qni 1'our-nissent le plus grand contingent ä cctle maladie, ce sont ge-neralementlesbctesqui ontle plus de blanc qui sont atteintes. Les boeufs blaues du centre de la France echappent ä la pbtisie dans les paturagesdu Mvernais, oü ils sont bien nour-ris, mais s'ils les quittent, s'ils sont exposes ä etre moins bien alimentes, s'ils viennent par cxemple dans le Berry on la So-logne, ils deviennent pbtisiques; le cheval a pendant long-temps passe pour exempt de tuberculose; mais la maladie, qu'on prenait pour un lymphadenomepulmonaire, a cepen-dant ete reconnue bacillaire par Nocard et par Trasbot. Le cheval tuberculeux est essouffle; il urine beaucoup; on dil qu'il a la pisse. II maigrit beaucoup et comme il devient anto-phage ses urines, au lieu de renfermer de l'acide hippurique comme loute urine d'berbivore, deviennent riches en acide urique, comme l'urine des carnivores.
Chez les oiscaux, la tuberculose, qui est frequento, en-vahit de preference le foie, dont les cellules sont remplies de bacilles. Les symptömes affectent volontiers la forme de lahes cardlaque. Ceux qui sont le plus souvent exposes ä trouver des bacilles tuberculeux dans leur alimentation, comme les rapaces, les gallinaces, les echasslers, les palmi­pedes sont naturellement plusfrequemment tuberculeux que les passereäux et les grimpeurs. J'ai dit plus bant que le poulel devenait frequemment tuberculeux, en tronvant par terre ou dans les fumiers des crachats riches en bacilles.
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SYPHILIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2C7
La peritonite tuberculeuse n'est pas rare choz les oiscaux.
Le chien, qnoiqne pen (lisposö, dcvient parlbis tubercu-leux au contact de rhomme; on a vu dos cliions, ä qui les lu-berculeux donnaientleurs assiettes ä lerher, prendre la ma-ladie de leurs maitres.
Le milieu Interieur de chaque especene fait pas seulemenl tarier l'aptitude ou rimmunile. 11 decide des symplömes. Chez la bete bovine la phlisie a une marche lenle, cbez le porc une marche rapide, analogue ä la forme galopnnte de Vhomme.
Mais ce qui montre bien la difference des organismes et des tissus, ce qui prouve bien que ces appareils hiologiques diffe­rent nY'Iaborent pas leurs materiaux de la mcme maniere, c'est rinfluence quechacun d'eux exerce sur la virulence des microbes qui ontele cullives en lui : ainsi lorsque le bacillc lubcrculeuxapasse par l'organisme du bneuf, qu'il a ete cnl-live dans le milieu inerieur du beeuf, il est moins viruleul pour le cohaye que lorsqu'il aetö cultive dans l'organisme de Vhomme; le laphi est au contraire plus sensible au bacille du bonif. Quant au bo2u/quot;lui-m6me, tandisque l'inoculation d'uu bacille du 6agt;raquo;/'provoque cbez lui une infection g^n^ralisäe, l'inoculation du meine bacille pris chf/.Vhomme ne provoque cbez lui qu'une action locale. Nous aurons occasion de reve-nir sur ces considerations de la plus baute importance, lorsque nous etudierons Valtenualion des virus.
XXIV. — SYPHILIS.
Je n'ai pasä faire ici l'histoire de la syphilis : qu'il me suflise de dire que, comme tontes les maladies virulentes, eile estplus grave cbez les races qui n'ysontpas habituees que cbez celles qui sont depuislongtemps exposees ä ses coups.
Lc Negre est moins facilement syphilise que le blaue. La maladie prend cbez lui le plus souvent la forme qu'on a de-
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ifisnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES I'A IIASITAIUES.
signi^e sous le nom Aopian. Lepeu de profondeur constitu-tionnelledupian, son caractöre superßciel, sa courte dur^e
s'accordent aver le nk-it de plusieurs voyageurs, qui recou-naissent le pen d'aptitude du negre pour la syphilis.
LcsKabyles out, commeles Kuropeens, vine syphilis grave, prol'onde.D'apresle D' Martin, sur lOdeces d'enfanlseu Kaby-lie, 0 sont das ä la sypiiilis. hes lesions osscuses sont i'n?-quentes chez eux, landis qu'elles sont rares ehez les negres.
Les inoculations d'Auzias Tiirenne out montre que la sypiiilisetait inocnlable an singe, an chat, au chien.La. maladie semble nieme avoir, suivant I'espece animate, des sieges de predilection : chez les singes on observe snrtout Tophtalmie, le gonflement des ganglions, comme chez le Negre; comme. cbez lui encore les inuqnciises sont inoins souvent prises que la peau; d'ailleurs lesCebiens, moins rapproches de riioninie, semblent prendre la maladie moins facilemenl que les Pithe-ciens. La forme de la maladie chez le singe rappelle le pian du Negre.
Martineau et llamonic out renssi ;\ iuoculer la sypiiilis au singe et au pore, mais I'moculation du pore au pore ne semble pas reussir.
Chezlec/iatVemois et Malgaigneont constate des exostoses-syphilitiques. Chez le chiev, la chhre, le cohaye il est, impos­sible de reproduirc la syphilis.
Mais toutes ces syphilis sont experimentales : le senl animal qui semble contracter la syphilis par la voie naturelle, s Ton pent ainsi dire, est le cheval. On donne le nom de Dourine ä la syphilis transmise au cheval : on la nommc encore morbus a coilii. Elle sevit en Algerie, oü eile atteint les etalons, les juments et les anesses. Elle serait communi-quee par TAowtflie se livrant aux pratiques de bestialite sur la jument; celle-ci contaminerait ä son tour I'etalon; les poulains Tapporteraient en naissant. L'inoculation par la lancette failraquo;
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CARIE OE.NTAlllE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2C9
par Pauaechmidt et Hertwig la transmet d'un cheval ä mi autre.
La maladie, lorscpi'elle esl contractee par les voics naln-relles, debute par des ulcerations genitales, puis eile evolm1 par une serie de tumeurs .sous-cutanees, qui ne s'ulcerenl pas; eile gagae rapidement les centres nerveux etleurs enve-loppes osseuses; on voil alors survenir des paralysies totalem et l'anima] sucombe dans 1'emaciation.
Le microbe de la syphilis decrit par Lustgarten est uu bacille assez semblable ä celui de la lepre et ä celui de la tuberculose. II a ete trouve dans le chancre indure, dans les srommes.
IV
SP1RODACTERIES. I. — CAR IK DENT AI RE.
Parmi les nombrcux parasites de la bouche Mille a indique en 1883 an spirochele qui penetrc dans les canalicules osseux ct determine I'alteration connue sous le nom de carie. Ces #9632;.spirochetes, ainsi que Wignall I'a constate, cxercent dans la i)Ouclie et pins tard dans restomac, on elles sont entrainees ])ar la salive, des actions chimiqnes qui ne sont pas sans importance sur la digestion.
La nature mcme des liquides salivaires, la constitution du sujet ne sont pas indifferentes pour la culture de ces orga-nisines dans laboucbe; anssi la carie dentaireest-elie souvenl bereditaire : eile est beaucoup plus frequente en France dans les departements oil la population presente une origine kyin-rique que dans ccux oü domine relement celle. Ainsi tandis que le nombrcdes consents elimines jadis pour carie dentaire x'tait de 1,917 pour 100,00(1 dans les departements kymriques
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270nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES P AUASIT All! ES.
de la Picardie et de la Normandie, il n'etait que de l^t sur 1()Ü,ÜÜÜ dans les departements cellcs de l'Anvergne et de la Bretagne. Elle semble avoir ete frequeule, dans notre pays, siir les populations de l'epoque prehistorique.
Kile est rare chez les Negres, chez les Polynesiens et dans les races colorees.
Kile est rare chez les animaux. On I'observe cependant chez leporc.
II. —• T V P II U S A H E C H U T E S.
Les symptöines de cette inaladie chez Vltomme sonl'mli-mement lies ä revolution du microbe qui les provoque : an bout de cinq ä six jours Tetattyphique qui avait ouvert la scene disparait, le pouls et la temperature tombcnt, la gue-rison a I'air d'etre obtenue, puis tout äcoup rechute; encore une fois, guerison apparente; puis nouvelle recliule etainsi de suite pendant deux mois.
Le microbe est un spirille on spirochele decouvert par Obermeicr et caracterise par sa mobilite, ses ondulations, les courbures, an moyen desquelles le parasite se meut au milieu des globules .sangnins, sa sensibilite ä la chaleur. On le trouve abondant dans le sangjusqu'au maximunde I'acces; puis il disparait; pendant la perioile de calme, on n'en voit plus. II reparaitencore jusqu'au nouvel acces, etainsi de suite.
Cornil et Babes pensent que le micro-organisme introduit dans le sang est tue par la temperature elevee de la fievre et qu'il laisse derriere lui des spores, lesquels mettent huit jours ä se developper. La fievre revient alors sous 1'action des spirochetes adultes, inais eile les tue de nouveau et ainsi de suite pendant deux mois.
Obermeier et Carter ont inocule le spirillum ä des singes (semnopilhecus et macacus); ils ontvu cesparasites multiplier dans le sang de ces animaux et provoquer les acces febriles.
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TYPHUS [A UECHUTES. — KE P. IliK I! I.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;271
I
III. — BKHIBEIll.
De recenls travaux m'autorisent ä classer definilivemenl le beriberi parmi les maladies certamement microbiennes. M. de Lacerda dit avoir trouve dans le sang des malades un bacille analogue ä la bacteridie charbonneusc. Le meme bacille a ete vu dans une epidemie qui sevisait anx Indes neerlandaises, par le Dr Janssen, Cornelissen eL dc Augenoya. II a ete vu egalement ä Bahia par le Dr Pereira. Ce bacille est long environ comme le demi-diametre d'un globule de sang-, souvent il est en spirale. II est tres mobile.
Des cochons d'Inde et des lapins inocules avee ce microbe moururentavec de l'cedeme, comme dans le bcriheri, et pre-senlercnt une pullulation abondante du meme microbe. L'ani-mal presente des symptörncsqui rappellentceuxqu'on observe cliez I'bomme. II devient lourd sur ses pattes et tout son corps devient oedemateux.
Des spores abondanles furenl trouvees localisees dans la moelle, ce qui donnerait la clef des pbenomenes medullaires qu'on constate dans le beriberi. Tons ces points out ete con-linnespar le Dr Gouty, Silva Aranjo et Moncorvo. Les lapins inocules par M. Pekelbaring avec les microbes dc culture ont presente une degenerescence des nerfs peripheriques, accentuee surtout aux extremites posterieures.
D'apres M. le Dr Lacerda ce bacille serait nalurellemenl cultive dans le riz avarie.
La localisation du microbe dans le Systeme nerveux serait d'autant plus importante, que les autopsies ont montre une lesion du Systeme jierveux caracterisee par une desagregation ile la pulpe ncrveuse et une proliferation nucleaire dans la gaine de Scbvann. Ed'Ogata a rencontre les bacilles arretes dans le nerf tibial.
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272nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES PARASITA1RES.
On a egalemcnt raltache le beriberi au myxccdeme tie noire pays.
Les Malais, les Japonais onl pour cette maladie une apli-tude speciale — eile est connue, au Japon, sous le nom de kakke. Vlndou colore est egalement sujet au beriberi; on {'observe aussi cbez lesJctvanais, lesSumatrais, les Tagals : les Negres aux Antilles out egalcment de raptilude au beri­beri.
D'un autre cute dans TAinerique du Siid,ä Marajo, il existe snr les chevaux une maladie, la quebrabunda, qui esl carac-lis^'e par une paralysie du train posterieur et qui, d'apres Grevaux, n'est autre que le beriberi du cheval. Une maladie seinblable existe aussi chez le cheval dans l'lndeet en Cochin-chine.
II est difficile de ne pas faire nn rapprochement entre le beriberi et la maladie tremblanle ou prurigo lombairc du moulon et parfois de la chevre.
Les principanx symptömes de la tremblante consistent daiis nne sensibiiite des ncrfs spinaux. Les animaux sont peureux, liebctes, ce qui rappelle la tristesse et l'bypochondrie des ma­lades atteintsde beriberi. Le train posterieur se paralyse, les membres posterieurs sont raides, un prurigo lombaire force les animaux äse gratter etä semordred'unemaniei'e continue: la peau s'epaissit, l'oedeme survient. A l'autopsie on constate de l'oedeme dela moelle epiniere, les ventricnles sontremplis d'eau. La maladie sevit surtout dans les pays humides; eile semblecontagieuse.
L'aptitude, dans aucune race, ne se declare avant Läge de quinze ans; les femmes sont moins exposees que les homines, I'etat puerperal el la lactation constituent cepeudant une predisposition.
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^•S^^^^Tr^
•
GOITRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;273
V MICROBES rROISABLKS
C'estlü un chapitre provisoire, donlles elements sont appe-les ä disparaitre devant les progres de la Bacteriologie pour aller prendre place dans rune quelconque des divisions des microbes.
I. — GOITUE.
II est difficile de ne pas classer le goitre, I'endemiecretino-goitreuse a cöte de l'endemie palustre, bien que le microbe du goitre soit encore inconnu. Tout ce qu'on salt des terrains ä goitre, des sources goitreuses dont les eaux perdent leur propriete par le simple depot, tout ce que Ton connait de l'inlluence du drainage, de celle de la culture et de l'ame-nagement du sol sur la disparition de l'endemie goitreuse, porte ä penser qu'elle est, comme l'endemie palustre, produite par le parasitisme d'un microbe.
II est meme difiicile de ne pas voir une grande analogie dans les effets produits sur I'organisme par les deux microbes, dont Tun d'ailleurs est encore hypothetique : Tun porte son action sur la rate principalement; I'autre principalement sur le corps thyroide, organe dont les fonctions semblent ctre an moins analogues ä celles de la rate. Les deux cachexies se ressemblent en outre par plus d'un rapport et se terminent toutes les deux par le cretinisme.
L'action du parasite hypotlietique qui cause l'endemie goitreuse produit en somme un certain nombre de symp-tömes, qu'on peut provoquer artiticiellement par I'ablation du corps thyroide chez les animaux et chez I'homme. Les experiences de Reverdin (de Geneve) et du ü' Kocher ont, en effet, montre que I'ablation du corps thyroide amenait
Bordier. — Pathologic coinparee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18
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-2-iinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MAL.VUIES PARASIT AIRES.
chez Vhomme de la laiblesse, de la boufflssure, dc la sechc-resse delapeau, un etatcassantdescheveux, tous symptömes •qu'on retrouve dans I'cndemie cretino-goitreuse et enfln 1c rrelinisme lui-meme. Chez 1c singe l'ablation du corps thy-roide amene de meine la bonffissure de la face et le creti-nisme.
Quelles que soient les causes qui produisent i'endemie igoitreuse, lesanimaux n'y echappent pas plus que l'hömme.
Dans le A'alais, la Maurlenne, en Autrichc, en Russie, partout oü riiomme devient goitreux, on voitla maladie sevit-en meme temps cliez les chiens, les pores, les becufs, les chevaux et les mulels. A Modane, au moment du passage de la commission d'enquete sur le goitre, sur 20 mulcts reunis #9632;dansune öcurie 19 etaient goitreux; ä Allevard sur 55 mulcts 45 etaient goitreux. En Siberie il existe uneantilope presque toujours goitreuse; si hien que les naturalistes, prenant pour un caracterephysiologiqne ce qui n'est que pathologique, lui •out donne le nom ä'Äntüope gullurosa. Enlin on a cite des chevaux, et des chiem goitreux, qui devenaient cretins.
11. — S UETTE.
G'est parmi les xasAaAi^ prohahlemeni microbiennes qu'il Taut inscrire la suclte. 11 est vraisemblable que sa place sera bientöt legitimement acquise parmi les maladies certaine-ment parasitaires, mais en attendant il est de quelque interet #9632;de la faire figurer dans une etude de pathologic comparee, parce qu'elle semble trouver dans les races humaines une aptitude differente.
La race anglo-saxonne semble mieux encore que pour la scarlatine avoir pour eile une reelle specialite. Je ne veux pas refaire ici l'histoire de lasuette1. Qu'il me suffise de dire que
1. Voir ma Geographie mcdicnle.
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mmmme^m^^^^~
SUETTE. — FIEVRE Al'HTEUSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 275
des son apparition en 1458 jusqu'ä la demifere epidemie en lör)! eile avail surtout sövi en Angleterre, ce qui Im avail vain lenom dcsuetle anglaise. Elle avail egalcincut louche lo Qordde rAHemagaelögitimant, dessinantraptitudecerlaine
de la race anglo-saxonne. laquo; Gelte maladie, disail Jean Kave, nous suit, nous autres Anglais, comme noire ombre, eile allein I loulee qui vivendi ralione el consueludine factum est britannicum. raquo; La predilection de la snelle pour les races
blondes s'affirme encore dans cediminutif de la suelt;/ealaquo;^a we qu'on nomine suelle picarde, qui semble sevir en France, en proportion de la representation de relemenl kymrique dans la population.
111. — FIKVIIE APHTEUSE.
Le microbe de cello lievre eruplivc esl encore inconnn, mais il ne serail pas lemeraire d'aflirmer son existence.
Ueauconp d'animaux sontaptes a en clre atteints : Vhomme, le bceuf, la nwulon, le pore, \c cheval, lesoismux, tels que lapoule, i'oie, le canard.
Chez tons eile esl caraclerisee par la fievro, par une erup­tion vesiculo-aphleuse dans la bouche, entre les doigts cbez rhomme, pres du sabot chez d'autres animaux, sur la mem­brane interdigitale des oies, ce qui rappelle bien le siege in­terdigital de rernption chez l'homme, ä I'origine de la corne du boeuf, comme ä lacretedes poules, au pis de lavache. Rien ne monlre mieux I'equivalence non-seulement des lissus, mais des regions dans les differentes especes, meine dans' celles qui sont, en realile, le plus eloignees.
Elle esl grave chez les femes animaux el chez les enfants, car eile les tue souvent, moins grave chez 1'adulle. Elle a cependant une importance considerable par le dechet qn'elle occasionne chez les animaux, qu'elle fait maigrir el qu'elle enleve momentanement au travail; enlin eile Interesse la pa-
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laquo;TCnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MA.LADIE8 PAUASITAIUES.
thologie comparee, parce qne la contagion s'exerce chaque jour ä son sujet de l'honune anx animaux eomme inversement tie ceux-ci ä 1'homme.
La contagion des animaux a Vhomme la plus freipienle s'exerce parle lait, moins peut-etre par le laitlni-meme qne paice qua les vesicules dn pis out arme le lait ä son passage dn microbe contagiföre. Dans d'autres cas, eile s'exerce par I'intermMiaire d'objets qni ont ete souilles par la salive des malades alteints d'eruption Imccale. Souvenl Tinocnlation a lieu par des gercures des doigts, des coupures, etc... L'ac­tion du lait comme porteur de la contagion n'est pas don tense; dans toutes les epizooties, les personnesqui font usage du lait des betes malades, soutatteintes de fievre et de Teruption ca-racteristique. La contagion de l'bomme ä l'animal est moins 1'reqnente; neanmoinson a vu des fourrages, sur lesquels un homme atteint de fievre aphteuse avait crache, communiquer la maladie aux booufs. Dans une epizootic, dont la relation a etefaitepar le Draquo; Gudsmuth de Seebausen, le premier cas s'est declare cbez un chevreau, qni avait ete lui-meme con-tamine par un enfant, qui jouait avec lui continuellement et qui etait atteint de stomatite apbteuse.
Quoi qn'il en soit, rien n'est moins rare qne la coincidence d'epidemiesde stomatiteapbteuseavecles epizooties de fievre apbteuse; en 1827 la cocote, qui est encore le nom sous lequel on designe cette maladie, regnait en Bobeme. laquo; II estbon de remarquer, dit un veterinaire dans son rapport officiel, que pendant tout ce temps il y eut dans Pespecebumaine et sur-tout cbez les enfants une fievre rbumatismale, avec erup­tion apbteuse dans la boucbe, parfois exantheme varioliforme avec abces etulceration des membres inferieurs.raquo; Un medecin du district Levitzky se souvint alors laquo; que pendant I'epi-zootie il avait soigne plusieurs servantes, qui presentaient une eruption apbteuse de la voute et du voile du palais. raquo;
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I'ESTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;in
Dos observations analogues furont failes, ä diverses reprises, en Belgique, en Ecosse.
IV. — I'KSTE
Le microbe de la pesle cst encore inconnu; mais on pent, sans beaucoup s'avancer, penser qu'il ne tardera pas ä elre deconvert.
On a de tout temps et partout remarque que les negres avaient pour la peste line receptivite marquee. Apres eux, vieunent les Derberes et les Arabes, enlin lesEuropiens, el parmi cesderniers ceux dnNord auraientplusd'aptitude que ccxixduMidi.
LesJuifs passaientau moyen age pour avoir une imnumiti; i-eelle pour cette maladie; mais cette immunite n'etait vrai-semblablement qu'apparente et tenait ä leur sobriete, ä leur isolement et ä leurs habitudes casanieres.
11 ne semble pas (pie les animaux ecbappent ä la peste. An Yunnan dans toutes les maisons pestil'ereeson voyait, dit-on, les rats venir mourir äla surface du sol. On cite egalement des cas de peste, dans le meme pays, chez les buf/les, les moulons, les daims, les pores, les chiens, les chevres. Bocace qui a decrit la peste raconte, laquo; qu'il a vu deux pores qui secouerent du grouin les haillons d'un mort; une petite beure apres ils tournerent et tombercnt; ils etaient morls eux-memes raquo;.
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CIIAPITRE IV
THEORIE ClhNERALE DES EPIDEJIIES ET DES EP1ZOOTIES
MARCHE DES EPIDEJIIES ET DES EIMZOOTIES
Les eludes de bacleriologie, auxquelles je viens de faire allusion, nous montrent tous les etres vivants confondus dans une meme passivite vis-ä-vis les microbes, ces etres microscopiques mais puissants par le nombre. Ces ennemis s'attaquent en eflet non ä l'individu colleclir, liomme ou animal considerablement plus puissant qu'eux, mais aux organites rudimentaires comme eux, qui reunis en vastes associations, en colonies de cellules, constituent l'etrc tout entier. Ces eludes nonspermettent en outre de comprendre la marche des epidemics et des epizootics, leur periode d'aecroissement et d'etat, puis de declin : un microbe est d'abord eultive dans quelques organismes, qui sonl pour lui de bons milieux de culture; il s'y renforce, prend ä cbaque nouvelle culture une force nouvelle et Tepidemie ou l'epizoolie va crescendo. La progression n'est pas toujours rapide: eile s'inscrit 1c plussouvent par une ligne oblique as-cendante, plutöt que par une ligne lirusquement vertieale.
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fiPIDEMIKS. - fiflIZOOTIES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 27*
parceque tousles individusd'une population n'ontpasune
aptitude eyale : les plus aptes sont les premiers pris, puis les moins aptes le sent ensuite et aiusi do suite, jusqu'ä ce que tous ceux qui ont quelque aptitude, grande ou petite, aient paye leur tribut; puis, comme les maladies infectieuscs n'atteignent pas deux Ibis le meme individu, comme elles creentpoui' elles-memes une iramunite, comme elles vaccinent contfe leurs coups ullerieurs les individus qu'elles outline premiere Ibis 1'rappes, il arrive un moment, ou la population ne comple plus que des individus qui possedent un defaut d'aptitude innee, une immunite innee etd'autres individus qui ont acquis I'immunite en payant leur dette ä la contagion :. a ce moment repideinie s'arrete.
Lorsque toute une population presenle une grande apti­tude, ce qui arrive lorsque la maladie n'a jamais paru en­core dans le pays et qu'elle n'a jamais frappe ni aueun des individus, ni aucun de leurs ancetres, alors le debut est brusque; le grapbique qui inscrit la marcbe de l'epidemie n'est plus une ligne oblique ascendante, e'est une ligne brus-quement verticale.
Si l'epidemie revient une seconde Ibis, auboutd'un temps assez court pour que la plupart des individus aient assiste dejä ä sa premiere apparition, alors la plupart ayant ainsi une immunite plus ou moins grande, la maladie n'est plus, qu'une ebauche d'elle-meme; ce n'est plus une variole qu'on observera, par exemple, ce sera une variolo'ide. Lorsque une population a acquis ainsi une immunite definitive, parce que depuis plusieurs generations les individus qui la com-posent ont ete plus ou moins vaccines,- l'epidemie disparaitet souvent pour longtemps : ainsi out disparu de nos pays la suette angiaise, la peste, le cholera meme. En revanche on voit tout ä coup apparaitre des epidemics inconnues jus-qu'alors, soil qu'elles soientapporteesparune invasion, comme
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S80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TllfiORIE DES MALADIES 1gt;A1!ASITAIRES.
la variole et la rougeole ont ete apportees en Europe par les Arabes, comme nousavonsnons-memes porle ces maladies en Amerique; soil que le microbe envahisse pour la premiere fois un organisme vivant, qui le cullivera etle communiquera
)
Les microbes, en eilet, appartiennent aux eclielons les plus inlerieurs de la biologie; ils existaient done ä une epoque, oü les organismes au milieu desquels ils vivent maintenant en parasites, n'existaient pas encore; leurmilieu de culture etait alors I'eau dans laquelle infusait le cadavre de quelque animal en decomposition, I'air, le sol humide; il se pent meme que quelque microbe, qui vit actuellement dans ces conditions de culture, n'altende qu'une occasion pour etre depose dans les tissus d'un animal, pour y jeter les substances toxiquos qu'il fabrique, agir en un mot sur lui comme viru­lenten produisant ce que les medecins qui etudient I'animal, ainsi devenu l'höte du parasite, nommeront une maladienbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; M
virulente de cet animal.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; t,
Nous savonspar exemple que le bacillus sublilis qui vit dans une infusion de foin, peut, s'il est cultive dans une macera­tion de viande, devenir le bacillus anlhracis, e'est-a-dire prendre des proprietes virulentes qui se perpetueront par la culture dans toute sa descendance. On peut supposer que le charbon a pris naissance, en apparence spontanement, en realite par acclimatement ä une culture nouvelle, lejouroü le bacillus subtilis, qui vivait dans quelque marecage oü fer-mentait un vegetal, a ete inocnle par accident, par piqüre ibrtuite on par une plaie, ä un animal, qui est peut-etre venu tremper son pied blesse dans la llaque d'eau oü vivait ce ba­cillus sublilis. Cultive depuis dans I'organisme d'un animal que I'a communique ü ses voislns, il est devenu le germe encore vivant des epizootics de charbon qui se succedent.
Les maladies experimentales, que le laboratoire voit
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I
SEPTICtMIES EXPElllMENTALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;281
naitre de toutes pieces, par rinoculation dans les lissus d'un animal d'un microbe que les liasards n'ont encore jarnais arnene dans pared milieu de culture, nous donnent chaque jour l'exemple de maladies nouvelles qui, creees en quelque sorle dans le laboraLoire, pourraient se repandre et se genera-liser, si les animaux qui en out en quelque sorle la primeur, elaient laches etrendus ä la liberty. Voyons, chemin laisant, quelques-unes de ces maladies.
II
4
MALADIES EXPERIMEKTALES I, — LA SEPTICEMIE EXl'EKI.MENTALK
Coze et Felts injcctent sous la peau du chien et du lapiu des matieres animalcs en putrefaction et voient se derouler des symptöraes inlcctieux. En inoculant successivement une serie d'animaux avec le sang du premier qui mourait de l'inoculation. Us ont vu que la mort arrivait de plus en plus vite, bien qu'on diminuat la quantite de sang inocule, ct que les memes microbes se reproduisaient d'un animal ä l'autre.
II. — SEPTICEMIE EXPERIMENTALE DES SOI HIS
Koch injecte ä une sourls de maison cinq gouttesd'un sang putrelie; la sourismeurt au boutdevingt-quatre heures. II se developpe d'abord une conjonctivite, puis les mouvcmenls deviennent lents, le dos se courbe, les extremites se con-tractent; ä I'autopsie la rale est gonflee, le sang est rempli de bacteries, qui penetrent dans les globules blancs. Si on injecte ä une souris saiue 1/10 do goutlc du sang de la souris prece-dente, la meme maladie se developpe et la mort arrive en oinquante heures. II en est de meine chcz le lapin.
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282nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES EXPfiRIMEiNTALES.
Cette maladie experimentale nous donne un curieux cxcmple d'immnnite. Les souris de maisonsontles seides qui soient suscepübles de contracter cette septicemie; les souris des champs {mulols) en sont indemnes. Or Koch a remarquö que le sang des premieres dill'ere de celui des secondes, en ce que co dernier ne presente pas de cristanx par la dessiccation, landis que le sang des premieres montre, quand il se des-seche, des cristanx d'hemoglobine. Nouvelle preuve do ce fait quo rimmnnite et l'aptitudereconnaissent loujours un deter-ininisme anatomique.
III. — NECROSE PROGRESSIVE UE LA SOURIS
Quand on injecte du sang putrelie ä une souris de maison, on ne trouve dans le sang qu'une seule espece de bacterieraquo; celle dontil vient d'etre question. Mais on voit souvent, au-tour de la petite plaie de l'oreille, un pen de liquide qui contient des microcoques.Sion injcclccesmicrocoques exclu-sivement, on ne produit plus les memes accidents qn'avec la bacterie precedente : la region envaliie pai' les microcoques est completement detruite, comme par de lapotasse; toutle tissu est necrose.
Les mulols comme les souris de maison sont aptes ä prendre cette maladie.
IV. — ABCES PUOGKESSIKS DU LAPIX
Le sang pnlrefie est riebe en microbes divers, dont chacun trouve pour ainsidirel'organisme qui leur convient le mieux, comme terrain de culture. Ainsi le sang putrelie injecte dans Toreille d'un lapin sans passer prealablement par un autre organisme, lui donne des abces generalises, qui le font perir an bout do qnelqnes jours. Dans la paroi de ces abces, dont le centre est caseeux, se voient des amas de zooglees. Koch a inocule des quantites de lapins en serie, portant le microbe
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•:
NfiCUOSE DES SOIUIS. —SEPTICEMIE.l'YEMIE DES I,A1gt;INS.283
recolte sur Tun dans l'organisme du suivanl ol a Loujours obtenu un resultat identique.
Les autres animaux sont rclVactaires.
V. — I'YEMIK EXPEKIM ENTA.LE Ul I.APIX
Koch faitmac^rer dans I'eau distillee un morceaude pcau d'une souris morle de septiccmie; il iajeclcce liquide sous la peau du dos d'mi lapin : rauimai meurt an bout de cinq heures avec une infiUration purulente du dos. La rate est tumefiee; le poumon presente des noyaux d'iiepatisation; le foie a des taclies grises. Dans toutes les parties malades on trouve des diplocoques. L'injection du liquide infiltre dans ces organes faite ä un lapin i'eprodnit la meme maladie mor-telle et une serie de lapins inocules les uns par les autres rcproduit exactement la meme maladie.
VI. — SEPTICEMIE EXPEHIMEXTAI.E DO LAPIS
Koch avait produitdans une des experiences precedentes de l'cedeme chez im iapm, autour de laplace d'inoculalion. II inocnla specialement le liquide de cet (cdeme, pensanl qu'il renfermait peut-etre quelque microbe particulier et reproduisit un oedeme infectieux avec gros microcoqncs, qui n'existenl. pas dans les organes. L'animal meurt empoisonne par lenrs produits toxiques.
L'inoculation en seriereproduil tant qu'on veut la maladie ainsi fixee cbez le lapin.
VII. — ERES1PELE EXPERIMENTAL IP U I.APIX
Apres avoir injecte dans I'oreille d'un lapin le sang de la septicemie de la souris, Koch produisit un eresipele local de I'oreille. L'inoculation en serie de lapin ä lapin rcproduit I'eresipele. On trouve une quantite de bälonriets autour des carlilages.
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28inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES EXPfiUIMENTALES.
Cette affection eresipcloide du lapin ditlere, par ses symptömes, sa marche et la forme des microbes de l'erösipele de Vkomme.
VIII. — SEPTICKJIIE CONSECITIV E AL' CIIAIIDON
Charrin a couslale que sur le cadavre de lapins morts du charbon bacteridiea, il se developpait, quelques heures apres la mort, un microbe qui, iuocule au lapin, le luait en quaranle-huit heures, avec lievre, albuminurie, convulsions. Ce microbe se retrouve dans le sang- et dans les visceres.
L'inoculation fixe la maladie dans des stnies de lapins. Klle reussit cbez le ral, le moineau. Le chien, la pottle, la grenouille sont refraetaires.
IX. — SEl'IICKMIE DE PASTEUR
Dans le liquide musculaire et dans la serosite peritoneale des animaux morts de septicemie, Pasteur, Joubert et Cliam-berland out isole un microbe, qu'ils nomment vibrion sep-lique. Si on l'inocule ä un animal, il viten anaörobie dans les tissus et met en liberte de l'acide carbonique, de l'hydrogene et des gaz putrides, de sorte qu'il se produil cbez Tanimal vivant une veritable putrefaction. L'inoculation d'animal ä animal reproduit la maladie.
G'est cette meme maladie que Corneviu a etudiee sous le nom de yangrene foudroyanle. Les animaux a sang cbaud, sauf le heeuf, out de l'aptitude pour eile. Corneviu classe les animaux, d'aprös leur reeeplivite pour cette maladie, daus l'ordre suivant : cohaye, äne, cheval, puis moulon el pigeon, lapin et coq, enfiii rat hlanc, puis chien, chal, canard. Gbaque organisme fonclionnant comme milieu de culture imprime ä la virulence le cacbet qui lui est propre : ainsi le virus cultiv.'- de cohaye cn cohaye presente une virulence extreme et tue tons les animaux que je viens de nommer,
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SEPTIC£me. — 0;i)£ME MALIN. — J£QLIUITY.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;285
tandis quo cultivö de rat blatte en rat blanc, il tue les cobayes, ne fail mourir qu'uae partie des lapins et des pigeons et assez lentemeat; il ae fait plus riea au canard, au chien et au chat.
X . — OE l) K M E M A LI X
Dans les fosses oü 011 a euseveli quelque animal charbon-neux, on trouve, ä cot'' des bacilles du charbon, des bacleries capables de donnev seidement im (raquo;deme sous-cutanemalin. On trouve les memes bacteries dans les poussieres de foiu, dans les cadavres morts par asphyxie. Si Ton injeete ces substances au eobaye, on produit im cedeme malin.
XI. — INFECTION MICUoillENNE PAR LE JKQLIUITY
La maceration de jequirity (abrus precaloria) donne nais-sance ä des microbes en hätonnets, tres mobiles, sepresentant sous la forme de battants de cloclie ou de spores isolees etudiecs par Gornil. L'injection de ce liquide dans le tissu cellulaire d'un hrpin ou dans le sac lympbatique d'une gre-Howi/it! donne ä ces microbes un caractere pathogene : injeetes alors dans le tissu du lapin ils developpent en 24 heures un phlegmon; la surface de la peau, au niveau du phlegmon, laisse sourdre une liquide sereux. L'examen des coupes de la peau montre que le microbe sort par la gaine des polls; plus tard le tissu cellulaire intermusculaire est farci de microbes. L'animal meurt le quatrieme jour et montre des microbes dans le peritoine, dans la plevre. On trouve dans le foie de veritables infarctus.
Gbez les grenmüles les liquides et les tissus sont farcis de bacilles. Le lapin elimine les bacilles par rurine. Chez un Ä-ommelepreuxque Cornil avail traite par une injection locale de jequirity, il y eut un petit phlegmon local. Inocule ä une poule, le jequirity donne des accidents qui rappellent anato-miquement au moins, ceux de l'inoculation du cholera des
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-J8Önbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -M A I. A lgt; 1 E S EXPfi R1M E N T A LKS.
jioules. Mais ce qui esl le plus curieux, c'estque la poule döjä inoculec par le jiVpiiiity devient relVaclaire ä nne seconde inoculalion; c'est done une veritablemaladie infecdeuse ainsi creee de ion les pieces.
Xll.
PKOUl CTIOX I) U.\E [NFECTION .laquo; 1C II 0 Bl EX N E PAH I, V CVCLAMINE KT PAH LA P A !• A YO TI XE.
Ces deux substances monti'eat desph^nomenes plus curieux encore : les grenouilles bien portaates couLiennent souvent danslenr sang une grande quantitede microbes, quiparais-seni inoffensifs; elles out cela de commun avec lespoissons. Or Yiilpian a deconverl (pie sous I'influence d'une iujeclion de cyclamine faite ä la grenouille, ces microbes deviennent pathogenes et delerminent une veritable infection. Cela est si bien une inaladie inlectieiise, que ces microbes devenns pathogenes, ensemences dans une autre grenouille, pullülent chez eile et determinent son infection.
Rossbach a remarqne de sou cote, que le lapin conlient souvent, aussi Ini, dans l'etat de sanü' apparente, des microbes dans son sang. Une injection de papayotine die ces lapinsen nne benre avec. nne multiplication colossale de ces microbes.
C'est lä nne forme nouvelle de microbisme latent: tandis lt;pie le pins souvent le microbisme latent attend qu'une rup­ture ccllnlaire ouvre la portc de la circulation a un parasite jnsque-lii maintenn a l'etat local, ici, les microbes attendent dans les vaisseaux meme, ([ue Tinjection d'u.ne substance chimique lasse du sang un milieu de culture favorable pour eux.
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IMHUMTG ACQUISE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; quot;287
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IM.M UNITE ACQUISE
Nousavonsvuquerop^udeet Vimmunile mluveUeyaricnl suivant les especes, suivfint les races ct meme suivant les individus; queleslois en sont lesmemes cliezriiommecl chez les animaux; quechez tons raplilnde et rimmmiile corres­pondent ä nn deter mini sme net et precis, que nous connais-sons souvent, maisqui parfois nous echappe. Ces dispositions lt;le Torganisme sont normales et constantes, comme leurcon­dition anatomique est normale et constante.
Nous allons voir maintenant que l'aptitude et rinnnunite penvent etre acquises par nn individn qui jusque-lä ne les avail pas possedees; teile modification anatomique anormale pent snrvenir, qui les determine tout ä coup. L'immunity pour les maladies microbiennes est, par exemple, acquise par rindividu quivient d'etre Trappe d'uue de ces maladies; ime premiere atteinte confere en ginieral, pour plus- on moins longtemps, line immunite absolne. II n'y a lä rien qui lasse exception aux regies generales de la biologic : les maladies microbiennes ont ete en eilet comparees avec juste raison ä des fermentations; or les liquides snsceptibles lt;le fermenter, snsceptibles d'etre alleres par la vie d'nn ferment, deviennent inaptes ä line nouvelle fermentation, ä une nouvelle manifestation du meme ferment qui les a dejä une fois alleres : si Ton met de la levure de biere dans nn vase d'eau sucree, la fermentation alcoolique s'etablit; eile s'ar-rele lorsque la proportion d'alcool atteint 18 p. 100. On mettrait alors en vain une nouvelle levure dans le vase d'eau sucree; eile n'y delerminerail plus la fermentation alcoolique : le vase d'eau sucree a acquis Yimmunite pour
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iüifnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TllßOUIE DES MALADIES PAR AS IT A1UES.
cette maladie. Qu'on cultive un microbe pendant longtemps dans un bouillon de culture, qu'on liltre et qu'on ensemenee de nouveau avec le memo microbe, il ne se developpera pas. Les microbes de la putrel'action s'emparent d'un mor-ceau de viande et le font putrefier, mais, au bout d'un certain temps, les phenols qu'ils secretent et qui sont toxiqnes pour eux, lestuent; la putrefaction s'arrete alorsetdenouveaux fer­ments seraient en vain semes; la viande a acquis Vimmunile pour la putrefaction. II y a hi quelque chose de comparable ä ce fait que le champ qui depuis longtemps produit du ble ne pourra plus produire cette cereale; il y faudra semer autre chose; c'est ce qu'on nomme pratiquer Vassolemenl. Cette coutume a sa cause dans Vinaptitude d'nn terrain ä nourrir deux fois le meme parasite; car la plante vit bien dans le terrain oü on I'a semee en veritable parasite.
L'immunite pour une maladie bacterienne peutetre acquise ä l'embryon, meme par une atteinte de sa mere par cette ma­ladie, pendant la gestation. Ce faitn'est pas constant: il com-porte d'ailleurs plusieurs explications.
Si l'embryon a acquis l'immunite, c'est que les microbes ont envahi sa circulation; ilsontdonc traverse le placenta. Mais les cotyledons placentaires passent pour etre un fdtre impermeable, aucune communication normalen'existantentre les cotyledons fuetaux et les cotyledons maternels; aussi ce passage a-t-il ete nie tout d'abord. Cependant les microbes ont ete reellement constates dans un certain nombre de cas: dans la variole (on a meme vu des foetus pustules), dans la scarla­tina, la morve, la pneumonie, I'eresipele, la fievre recur-rente, le charbon, la fievre typhoide, le cholera et plussouvent encore dans le charbon symptomatique, lecholera des ponies inocnle au lapin, la septicemie des lapins, la pyemie, le rougetdu pore. II est vrai que dans tons les cas, les microbes du foetus sont toujours en tres petit nombre.
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IM M UN IT £ ACQUISli 1gt;AU L li FOETDS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;289
tfne explication clonnec par Malvolz semble devoir inellre d'accordceux qui, loi-isde leurs observations, croientaupas­sage des microbes ;i travers le placenta et ceux qui, s'autori-sant de I'absence d'ouverture faisant communiquer les vais-sanx foelaux avec les vaisseaux tnaternels, sonL d'un avis con-traire. Dc scs recherches il resulte quo le passage des microbes ü travers le placenta est toujours lie it des lesions anatomiques dc cct organe; d'apres lui les alterations placen-taires, inconstanlcs dans le charbon et variables d'une espece animate ä l'autre, ce qui expliquc les resultats en apparence contradictoires obtenus par les experimentateurs, seraient an contraire la regie dans le charbon symptomalique el surtoutdans le cholera des ponies du lapin, cbcz lequel la transmission du microbe au Icetus a etc le plus regulierement constatee. Le betas sera menace, cbaque fois qu'il se sera produit une alteration capable de rompre la barriere du pla­centa : cette alteration sera tantot un point hemorragique dans la variole, tantöt le ramollissement d'une nodosite dans la tuberculose, tantöt un foyer purulent dans la pyemie. Les observations anatomiques de Malvolz lui out bien monlre qu'ä 1'etat d'integrite, cbez tons les animaux, le placenta comine le rein est un liltre parfait; inais, dans la plupart des maladies infectieuses, raccumulation des microbes dans ces organes provoque des ruptures vasculaires, qui rompent la barriere parl'aite qu'ils constituaient et deviennent ainsi des portes de sortie pour les microbes quand il s'agit du rein, des portes d'entree chez le foetus, quand il s'agit du placenta. L'explication est d'autant plus vraiserablable, que le passage , ties bacteries n'a pas lieu cliez tons les pctits d'une meme por-tee : sur les 4 foetus d'une temelle dc cobaye, il n'y a guere qu'un seid qui presentera des microbes.
Ajoutons que dans beaucoup d'autres cas les substances toxiques secretees par les microbes tnaternels passant facüe-
BonDIEIt. — Pathologie coinparcc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I!l
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-JODnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TUEOltlE DES EIMOfiMlES ET ENZOOTIES.
mcnl ä U'avers le plac'eala ä l'etat tii.ssous peuvent ainsi conlerer l'immunite, sans quo le passage des microbes soil aecessaire,
L'immunile peut enlin dans certains cas elre conferee par la mere, alors meine qu'elle l'a acquise pour elle-meme par une premiere atteinte anterieure ä la lecondation. Cola rappelle un pen les phenomenes i'impregnation par le male, en vertu desquels les chiennes une premiere Ibis lecondees par un chien donnent plus tard naissance, apres un accouplc-inent avec un aulre chien, ädes pelits qui, an lieu de rappeler leur pere, ressemblenl an premier chien qui a jadis couverl leur mere. Quoi qu'il en soil, Ghauveau elToussainL onlvu des brebis vaccinees contre le sang de rale, puis lecondees cnsuitc, Iransinellre leur immunite ä l'agneau : c'est ce quc les deux experimentaleurs out nomine la vaccination ovu-laire. G'esl eile qui nous donne la delquot; de l'immunite acquise par certaines races pour les maladies qui sevissent depuis longtempsdans la conlree qu'elles habitent: elles la doivent ä une vaccination ovulaire longtemps transmise par here-dite. C'est pour cela que le negre echappe a la lievre jaune ; que les oiseaux et les autres animaux des maraisechappenl ä rimpaludisme.
Ce qu'on nomine en pareil cas raccoulumance n'est autre chose qu'une serie d'inoculations vaccinanles ä petite dose : dans un pays oü regne le charbon symptomatique, les ani­maux nes dans la contree sont pea atteints; car la plupart, ainsi quc I'onl niontre Arloing, Cornevin et Thonuis, out subi des inoculations laibles, mais successivement reiterees. Les Parisiens de naissance sont dans ce cas, relalivement ä la lievre typhoide; les Mexicains sont dans le meme cas vis-ä-vis la fievre jaune. Chauveau a en effet montre que de trespetites doses d'un virus suflisaient ä conlerer l'immunite, alors qu'elles etaient insullisantes pour donner la maladie grave :
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VACCIMATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 291
il injecle ä tics inuuloiis 1 coiiliiiietrc cube de sang cliurhon neux, soil 1.0011 bacleridioscloblicnt sur iinoculcs 4moils. II injecte 000 bacleridies : quot;2 moulons inoculcs, 1 mort. II injecto de 100 ä 50 bacteridies : ^ moutons inoculcs, 0 mort. Ces 4 moutons ctaient encore 0 semaines plus lard rcl'ractaires ä une grossc dose de virus.
En somme le moyea que doivent cbercber les medecins et les vetcrinaires pourconferer rimmunite aux hommes et aux animaux, e'est dcdoiiner la maladie assez faible pour qu'elle soil sans danger, mais assez forte cependant pour que eclte piemicre alleinte, bien que Ires legere, soil süffisante pour conlercr rimmunite : c'esl ce qu'on nomme d'unc maniere generique vaccination, cette operation ayant pen­dant longtemps eu pour type rimmunite conlerce par la vac­cine pour la variole.
Les moyens d'arrivcr ä ce resullat sont varies. 11 sullit, dans certains cas, de modifier la porte d'entree : au siecle dernier la variole qu'on inoculait par la peau etait moins grave que la variole dite spontanee, qui clait, en rcalile, le plus souvent une variole inoculce par le poumon ou par rinteslin. La cluvelee inoculce est, pour la meme raison, moins grave que la clavelee dite spontanee. La peripneuinonie inoculce ä la queue est moins grave que celle qu'on nomme encore spon­tanee et qui est sans doute inoculee par le poumon. J'ai dit plus baut, ä propos du cbarbon baclerien, que rinoculation intra-veineuse n'etait pas morlelle et conferait rimmunite, tandis que I'inoculation dans le tissu cellulaire sous-cutane etait mortelle. Au conlraire, dans lamiüamp;die pyocyanique des souris, rinoculation intra-veineuse est morlelle, I'inoculation sous-culanee est benigne. On connait la cause de ces pbeno-menes : lorsque les microbes sont anaerobies, I'oxygene les tue ; ils vivent done mal dans le sang et la maladie ainsi com-muniquee est benigne. Lorsqu'ils sont aerobics, I'oxvgenc
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i'Jinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; llltOKlt ItliS El'lDtMItS ET EHZOOTIES.
les viviüe, et l'moculation dans 1c sang est morlellc : c'esl 1c cas de la variole, de la peripneumonie et de la maladie pyocyanique des souris.
Pasteur, dans sa magistrate recherche de VaUenuulion des virus, a eu I'idee d'attenner les microbes aerobics, en les laissanl vieillir dans Toxygene meme; ils perdent ainsi leur virulence proportionnellement an nombre d'heures ([u'ils out passees dans I'oxygene. G'est ce qu'il a fait pour le cholera des poules et pour la rape.
Arloing est Jirrive au meine resultat en iaisanl agir la lumiere solaire. II oblient ainsi des microbes allenues, desarmes d'une partiedc leur virulence, mais assez capablcs encore cependant dedonnerla maladie pour quc cetle alleinle legere coulerc rimniunite.
G'est avec 1c menie sneces que Chauveau a applique ä la bacteridie cliarbonneuse l'action de la clialeur : en laissant les hacteridies pendant nn temps variable ä la temperature de -f- 50quot;, il obtient des microbes d'autant plus attenues, quc i'exposiüon ä la clialeur a ete plus grande; apres 8 minutes, le virus est ä peinc attenue; apres 10 minutes, il Test davan-tage; apres 18 minutes, il est a peine virulent; apres 20 mi­nutes loutes les bacteridies sont tuees et le virus est mil.
On pent encore attenuer les microbes en faisant agir sur eux certaines substances toxiques, qui, sans les desarmer completement, ailaiblissent progressivement leur action.
Ainsi avec-TTjs-'d'acide phenique additionne ä un bouillon
de culture, la bacteridie cliarbonneuse est tuec; avec une dose
reduite ä -stjjj- , clle pent encore devenir lilamentcuse, mais
ncdonne plus de spores. Les spores elles-memes sont tuees par
une quantite d'acide suüurique egale a -raj-; le bichromate
tie potasse ä la dose dc -^^ on ]5UU- les attenue aussl.
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ATTENUATION DE LA VIRULENCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;29S
Enfin, et c'est lä un point bien interessant pour la patho­logic cotnparee, on pent attenner les virus en les faisant passer par certains organismes, quisontponr eux demediocres milieux de culture, oü par consequent ils s'abatardissent, degenerent et s'attenuent.
C'est ainsi que la vaccine en passant du cheval on de la vache ä Vhomme perd de son energie; de lä rutilite d'avoir recours de temps en temps au vaccin jennerien pour relever lavirulence et, par consequent, lepouvoir de eonfererrimmii-nite du liquide vaccinal. La hacteridie charbonneuse, iraus-portee du bocuf chez les rongeurs, perd sa virulence dans leur organisme, et reportee au boeuf n'agit plus sur lui avec la meme activite. Le microbe du rougel du porc, cultive sur les rongeurs (le lapin), perd egalement sa virulence, ä tel point, que, reporte sur le porc apres plusieurs cultures dans le milieu interieur du lapin, il lenr donne nne maladie benigne et par consequent vaccinante.
Au contraire, certains milieux vivants sont des cultures favorables, qui augmentent la virulence; le microbe du rougel du porc, lorsqu'on le cultive dans le pigeon, prcnd un accrois-sement de virulence tel que, reporte au porc, il est plus virulent pour lui queceluiqui vient d'un autre porc. Le microbe de la rage du einen, cultive dans le lapin, acquiert de meme une plus grande virulence et reporte sur le einen, demande, pours'ydevelopperetprovoquerla rage, une incubation moins longue que le virus recolte sur le einen enrage lui-meme.
Enfin, il est un autre procede pour conferer l'immunite pour certaines maladies, c'est de donner ä l'animal nne maladie incompatible. Certains microbes en eflet ne peuvent vivre lä oü certains autres sontelablis. Cela est frequent dans l'liistoire des parasites. On dil que ces deux microbes sont in-compatibles : ainsi qn'on cullive le microbe du ehnlera dex
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39inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THEORIE DES fiPIDEMIES ET fiPIZOOTIES.
poules dans un bouillon de culture, qu'on fillre ce bouillon qui se trouveraainsi debarrasse du microbe du cholera despou-les, qu'on l'ensemence avec le microbe du charbon et ce dernier ne se developpera pas : le premier microbe a laisse dans le bouillon de culture quelque chose qui estincompatible avec la vie du second, ä moins qu'il n'en ait enleve quelque chose qui etait necessaire ä la vie du second; dans les deux cas le resultat est le meine.
Ce qui se passe dans un tube ä experiences alien egalemenl dans les organismes vivants, et un animal qui vient d'avoir le cholera des poules a acquis, par cela meme, Timmunite pour le charbon; de meme le lapin ou le cobaye ä qui on inocule le microbe de Veresipele de Thomme, devient retraetaire ulterieurement ä rinoculation du charbon : sur 0 lapins ainsi inocules de l'eresipele, 7 sont refraetaires au charbon, tandis que 9 lapins temoins non inocules de l'eresipele prennenttous le charbon. L'eresipele est done la vaccine du charbon. Si on fai.t ä un animal ainsi vaccine une injection considerable de bacteridies charbonneuses dans le sanfi-, quarante-huit heures apres, on n'en retrouve pas une seule : elles ont loutes disparn.
II \ a longlemps que lescliniciens avaient constate indirec-temenl et saus s'en rendre compte cet antagonisme, et qn'ils avaient remarque que cerlaines maladies, coinme le lupus et autres dermatoses, sent queries par la survenue d'un ere-sipelCi
Pasteur a constate de meme que les cultures du micrococcus aüreus du furoncle ne sont pas capables de servir a la culture d'autres microbes. Un hommeatteint deluronclesseraildonc. pendant ce temps, refractaire ä un assez hon nombre de mala­dies microbiennes. L'observation vulgaire avaitdejä fait voir, sous une autre forme, que le furoncle estlaquo; un gage de saute raquo;.
L'antagonisme le plus anciennement connu, mais non le
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I
VARIOLE. — VACCINATIO.N.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 295
plus anciennement compris, c'estcehii de la vaccine et de la variule. Ges deux maladies sonten effet diflerenles : si on les inocule en meme temps, elles evoluent cöte ä cöte, chacune suivant la marche qui lui est propre, ainsi que l'avait dejä constate le docteur Bousquet en 1881. La vaccine n'est pas la variole, eile est son antagoniste.
On dit de meine que la lepre est antagoniste de la variole, de la tuberculose, de la pneumonic et de l'eresipele.
IV
DE LA VACCINATION DANS QÜEtftüamp;S MALADIES MICIIOBIENNES
Dans l'usage conrant, le mot vacciner est devenu syno­nyme de creer rimmunite, saus indiquer quel est le procede employe. Le fait est que ce procede differe suivant les mala­dies. Le plus souvent, sauf dans le cas de la variole prevenue par la vaccine, ce n'est pas ä l'antagonisme qu'on s'adresse, c'est ä Valdenuation du pouvoir virulent des microbes. #9632;
I. — VARIOI.E
Pour la variole on ne pratique plus Tinoculation commeau siecle dernier, puisque c'est la lY/ccme qu'on fait intervenir. L'inoculation variolique tuait encore 1 homme par 800 el cliaque inocule devenait un foyer de contagion. Mais pour la clavelee on a recours ä l'inoculation de la clavelee meine, tandis que la mortalite de la clavelee dite spontanee est de ^5 ä 50 p. 100, eile n'est plus que de 1 p. 100 dans la clavelee inoculee.
.Mais dans le midi de la France il est souvent arrive qu'on iuoculait trop de claveau et qu'en meine temps on inoculait le seplicemie; lamortalitedesmoutons clavelises finissait par atteindre50p. 100. M. Peuche'a doncavec raison propose de
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290nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TllfiOKlE DES fiPIDÄMIES ET fiPIZOOTIES.
(liluer le claveau, ce qniest un mode d'atteimalion. II le diluc
11.. an -tq- aquot; -j^ ct diminuc ainsi la mortalite.
II arrivail en outre parfois que les moutons inocules ä la queue devenaient un I'oyer de contagion. Suivantle conseil de M. Pourquier, on coupe maintenantla queue sur laquelle on fait rinoculation, le onziemejour aprescette operation, c'est-a-dire la veille de reruplion, laquelle sefait ledouzieme jour. L'eruption, en effet, ne sert ä rien, eile ne se produit que comme manifestation de l'infection microbienne qu'on se proposait de determiner.
II. — FIEVRE JAUNE
Le doctenr Range croit avoir trouve le moyen d'attenuer la virulence du microbe de la (ievre jaune, en le cultivant dans le cobaye et en le faisant circuler par series de generations dans une serie de cobayes successifs.
Quoiqu'il en soil du mode d'attenuation, d'apres Domingos Freire, P. Giber et Rebougeon, sur 6,524 individus vaccines par la culture attenuee de la fievre jaune, la morlalite en temps d'epidemie a ete de 1 sur 1,000, tandis que sur les non vaccines eile a ete de 1 sur 100. Alors que sur 25 mede-cins23 out succombe, 400 personnes inoculees out vu perir lout le monde autour d'elles sans rien avoir.
Les coamp;rtyeseux-memes une premiere fois inocules devieu-nent refractaires ä une seconde inoculation.
L'habitude de sejour dans les lieux visites par la fievi-e jaune confere, par une serie de vaccinations minimes et suc-cessives, un etat de quasi immunite qui ne permet plus que d'avoir une forme ebaucbee de la maladie, etil parait probable que ce qu'on nomme cbez les Creoles fievre d'acclimalalion n'est qu'une forme ebauchee de la fievre jaune.
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FlfiVUE .! AUNE. —C.IIOLfir.A DES POU I.ES. —VACCINATION. 297
III. — CHOLERA DES PO IT. ES
Bion que le microbe de celte maladie soil aerobie, precise-ment meme pour ce fait, Pasteur aconen et execute le projet de l'attenuer profondementpar I'oxygene.
En effet, si Ton enferme dans nn tube sceli(' ä la lampe, avec une mincecouclie d'air laissee au-dessus du Itonillon de culture, le microbe du cholera des ponies, on le voitse deve-lopper pendant trois jours grace ä I'oxygene de l'air enferme avec lui, puis, quand il a lout consomme, il tombe au fond du liquide; maisan bontde dixmois,ce microbe en etat d'hibev-nation, dirai-jepar metapbore, a conserve toutesavirulence. Qu'on fasse une autre preparation semblable, mais dans un tube onvert et communiqnant avec l'air, le microbe se developpera beaucoup mieux, mais sa virulence au bout de pen de temps diminue cbaque jour davantage; au bout d'un certain temps eile est devenue nulle. Le microbe dans cetle derniere experience meurt d'inanition, consume par I'oxygene, comme mourrait une grenouille en hibernation, c'est-ä-dire sans alimentation, mais placce en pleine lumiere et en plein air oxygene, tandis qne la grenouille bibernante, comme la marmotte, comme le microbe du tube scelle ne consomment rien, cela est vrai, mais ne sont pas consommes par I'oxygene.
Pasteur obtient ici, suivant la duree de l'exposition ä l'air, une serie decroissante dans la virulence du microbe. II pra­tique alors, avec un virus tres attcnne, plusieurs inoculations successives, qui finissent par amener une immunile com­plete. Ainsi sur 20 poules vaccinees une fois avec du virus faible, 6 ou 8 resistent seules ä l'inoculation du virus le plus fort, — tandis que sur 20 poules vaccinees deux fois, ä buit jours de distance avec le meme virus faible, le nombre de celles qui resistent au virus le plus fort est de 12 on 15 et que sur 20 poules vaccinees trois on qnelquefois (/laquo;a/rtf fois avec
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i'Jlaquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THKOIilK DKS fil'IUfi Jl I ES ET fiPIZOOTIES.
le virus faible le nombre de celles qui onl acquis riinrnu-niie complete conlro le virus fort est de 21!
IV. — CUARBON IIACTERIDIEX.
Lorsquc Pasteur a voulu appliquer le nieme procedc de l'oxygene ä rattenuation du virus charbonnenx pour obtenir un agent vaccinant, ii s'est beurte ä une difficulte inatten-duc : le microbe du cbarbon differe en effet de celui du cbolera des ponies, en ce que, si dans le sang d'un animal vivant il se reproduit par scissiparite, dans le sang- d'un animal mort, dans rinimeur aqueuse, dans le serum, dans le bouillon de culture, il se reproduit par spore; d'une maniere generale, il se reproduit par spore toutes les Ibis qu'il a de l'air et qu'il est expose ä une temperature qui pent varier entre -(- 18quot; et -|- 42deg;.
Or ces spores resistent ä tout, ä la privation d'oxygene, comme ä l'exces d'oxygene; rien ne detruit leur virulence, ;'i moins de les detruire elles-memes. Pasteur ne pouvait done plus les detruire par I'oxygene. 11 tourna la difficulte : au-dessns de -(- 42quot; les bacilles du cbarbon ne produisent plus de spores et sont eux-memes älteres progressivement dans leur virulence par la cbaleur. — II placa doncle microbe du cbarbon dans une etuve ä -j- 48deg; : les spores cesserent de se reproduire et les filaments perdirent leur virulence d'autaul, plus facilemenlqu'ilsetaieutcbaull'espendant plus longtemps. Aveo le microbe cbauffe ä -|- 42deg; pendant 15-20 jours, il obtint un virus qui pouvait etre inocule impunement aux lapins et aux cobayes, mais qui Wait les souris. —Le virus cbauffe pendant 10-12 jours seulement tuait encore les souris, mais tuait aussi les cobayes; il rendait lelapinnduho malade, mais ne le tuait pas. G'est ce virus qui, inocule ä un moulon, lui donne un cbarbon Ires attenue, mais süffisant pour lui conferer rimmunile.
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ClIAltBON liACTfilllDlEN. — ROUGET. — VACCINATION. 399
LToxperience celebre do Pouilly-lc-Fort a montrc I'ex-cellence de la vaccination avec les cultures ainsi attenuees. 50 moutons et 10 bceitfs sonl amcnes : unc moitie de ces animaux est vaccince avec le bouillon de culture attenue; I'autre moitie n'est pas vaccinee; tous les animaux sont ensuilo inocult's avec lo sany d'un animal raort du cliarbon : quarante-buit beures apres, tons les animaux vaccint5s sont bien portants; tous les animaux non vaccines sont morts! Meine sncces ;i Chartres, oü, au lieu de culture attenuee, on so serl du sang meme d'un animal cbaulTe jusqu'ä attenua­tion.
Un autre mode de propliylaxie par antagonisme a etc decouvertpar Zagari. — II a constate que la bacleridic char-bonneuse, cultivee dans des milieux dejä utilises pour la cul­ture du bacille du cholera, perdait sa virulence en proportion de l'äge de la culture employee. — Avec du virus charbon-neux ainsi attenue il a pu vacciner des cohayes et les metlre on ötat d'immunitf'' conlre les injections cbarbonneuses les plus virulentes.
La bacteridie pent encore etre attenuee par le bichromale de pnlasse et il se passe ici quelque cbose qui montre bien ä qnoi pent leuir Taptitude : ainsi attenuee eile tue encore les moulons ou les rend au moins Ires malades; eile ne fait plus rien sur les lapins ou les cobayes, taridis que, lorsqu'on I'a attenuee par la cbaleur, eile cesse d'etre virulente pour les moutons avant de cesser de l'etre pour les pelils rongeurs. #9632;
V. — HOLT, ET DU I'ORC.
La preuve qu'une premiere alteinte confere rimmunile est donnee pour cette maladie par les experiences meine do laboratoire : le microbe se cultive dans la gelatine, mais lorsque la gelatine est faite avec la viande d'un pore mort de rouget, le microbe ne s'y trompe pas, si Ton pent ainsi dire.
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300nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THEORIE 1gt;ES ft PIDfiM I ES ET ßPIZOOTIES.
el ne se dcveloppe pas : le bouillon a acquis rimmunite. J'ai ditplus liaul que Pasteur et Thuillier avaienl obtenu raltenuation en cultivant le microbe dans l'organisme du lapin elenle faisant degenerer de lapin en lapin. De pigeon en pigeon ils obtenaient au contraire une augmentation de viru­lence. C'estavec le microbe cultive chez le lapin qu'ils onl pratique leur vaccination; or depuis que dans Vaucluse et dans le grand-duche de Bade la vaccination esl pratiqueo chez les porcs, la mortalite qui etait de 20 d 30 p. 100 esl lombee ä 1.7 p. 100.
VI. — KAGE.
C'cst peut-etre dans la rechercbe de raltenuation de la rage que Pasteur a le mieuxdeveloppe son merveilleux genie experimental.
II avail d'abord chercheä attenuer le virus de la rage en lui faisant Iraverser quelque organisme autre que le cliien ; lesingßlni availdonnel'organisme cberche. L'inoculationdu chien au singe puis de singe ä singe donnait un virus dont la duree d'incubation etait beaucoup plus longue que lorsqu'on prend la maliere inoculee directemenl sur le cliien. Mais, outre que raltenuation etait peu considerable, le retard dans l'explosion des pbenomenes, la plus grande duree de l'incu-balion etaienl un inconvenient serieux pour la poursuile d'experiences suivies, qui exigeaient ainsi un lemps beaucoup trop long.
Le lapin lui presenta les conditions loules contraires d'un agent de renforcement dans la virulence de la rage du chien. L'inoculalion du chien au lapin puis de lapin en lapin don­nait en efl'et un virus dont la periode d'incubation etait de plus enplus courte, ämesure quelaserie des lapins etait plus considerable: l'incubation d'abord de 20 jours, tombail ä 18 jours, ä 15 jours; au centieme lapin, le virus se fixait
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ISAGE. — VACCINATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3U1
ä uno incubation dc 7 jours; avee un nombre plus con­siderable de lapins, le virus n'exigeait plus pour lairc eclaler la rage qu'unc incubation de 5 jours.
Ainsi arme Pasteur etait loin d'avoir un virus altenue, mais il avail un virus qu'il etait aise dc mttnicr danslc labo-ratoire, parce que le temps necessaire ä l'incubalion etait fort court et quo le lapin estplus facile ä se procurer que le singe : e'est done sur le virus du lapin enrage qu'il allail desomiais chercber l'attenualion. Lamoelle du lapin enrage, soumise au contact de l'air, perd progressivementsa virulence comme lait en pared cas le microbe du ciiolcra des poules : au premier jour la moelle du lapin est ultra-virulente; apres quinzc jours d'exposition ä l'air, eile nc Test plus du lout; cntre le maximum de la virulence el sa 'disparition s'eche-lonnent done des moelles, qui sont allenueesdans leur viru­lence proportionncllement ä leuranciennete.
Pasteur commeiiQa par inoculcr ä un cliieu la moellc dc (|uinze jours quin'etait pas virulente; puis le lendemain colic de quatorze jours, qui I'etait un peu; le surlendemain colic de treize jours, qui retail un peu plus... et aiusi de suite. II arriva au quinzieme jour k inoculer au meme cbien, succes-sivement amene par gradation, la moelle ultia-virulcnte dc un jour. Xon seulement le chien n'enragea pas, mais il deineura refractaire aux inoculations de rage do rue qu'on pouvait desormais faire sur lui impunement!
Cinquante cbiens furent ainsi amenes par Pasteur ä Tim-munite complete : soumis avec cinquante autre cbiens non vaccines aux inoculations de rage des rues par une commis­sion composec de Pedard, Pouley, P. Pert, Yulpian et Villo-min, les cinquante cbiens refractaires furent en vain mordus, inocules par trepanation; ils demeurerent refraclaires. Les cinquante cbiens non vaccines eurent 00 p. 100 d'entre eux
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Smnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THEORIE DE.S £lgt;ll)E.MIt.S tT KIMZOOTIKS.
G'estfort de cello experience decisive quel'asleuiajtjtliqua pour la premiere Ibis snr riiomme son precede de vaccina­tion par quinze moelles de lapin siiccessivernent el de plus en plus virulentes, au jeune Meister, qui avail etc horri-blemenl niordu par un ciiien reconnu enrage. Le jeune .Meister aujourd'hui bien porlant apres plusieurs annees, s'inscril avec laut d'autres ä la tele de la liste dejä nom-breuse des liommes quill a arracbes ä la morl certaine par la rage.
La vaccination de la rage dill'ere on le voil de ce qu'on esl liabilue jusqu'ici ä appeler dece noni. Au lieu d'etre preven­tive eile n'a encore ele appliquee chez rhomme, sauf jeerois par quelques eleves de Pasteur sur eux-memes, qu'apres la morsure d'un animal enrage : dans ces conditions les insuc-ces devaient se produire el ne manquerent pas, quoiqu'en nombre relalivement petit.
Pour des mobiles divers, nobles ou non, une teile decou-verte elail d'ailleurs de nature ä soulever plus d'une objec­tion : on ne manqua pas do direque les gens qui etaient moils aprcs avoir etc mordus d'abord par un animal enrage, puis vaccines ensuite avec la moelle des Iwpins, avaient suc-combe ä la rage du lapin, qu'on nommait an.ssi la rage paslorienne. Rien n'elait moins fonde ct il elail aise do le prouver : la moelle de lapin arrivee au point- de culture on Pasteur Temploie, developpe en eilet la rage chez I'inoculc, ct cela avec une exactitude mathematique, en sept jours; si done c'etail bien rinoculalion de moelle de lapin qui determinail la rage, celle maladie devait eclater sept jours apres la derniere inoculation faite au laboratoire Pasteur; or aucun inocule n'est morl apres un delai aussi court; done ce n'est pas la rage du lapin mais bien la rage du chien ou dn loup qui a tue.
On s'est base enlin sur une nouvelle lorme de rage qu'on
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RACE. — VACCINATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;303
croyail avoir obscrvec ol qn'on croyait propre au lapin, la raije paralyliqm. A cello objection il csl aise dc rcpondre quo jamais on n'avail si bien observe la rage quo dans ces dcrniors lemps et qu'il n'est pas surprenant quo des formes jusqu'ici iiieconnuesapparaissenl; on pourrait memo ajouter quo la rage paralytiquo elail, d'ailleurs, dejä connue; enUn il convieiil de dire, c'esl lä un point capital en pathologic compuree, ct les pages qui precödent Tont sulTisamment dc-montre, je l'espöro, quo dans los maladies ä microbes, ic terrain oü le microbe a ote cultive pout bien inQuer sur la virulence, mais quo los symplömos prosentes par cliaqno malade dependent de lui et do lui seul : d'ou quo vienno la graino, le terrain qui la rocoit reagit ä sa maniere propre el pas autremenl.
Recemment Pasteur a fait connaitro uno aulremetliodc dc vaccination : il soumetla moelle virulenlo du lapin pendant 48 beures ä la temperature de -{- SSquot;. Deux cbiens trepaaes et inocules avec cette moelle n'onl pas pris la rage et cepen-dant ils sont devenus röfractaires ä cette maladie, car ino­cules dcpuis, par trepanation, avoc la moelle bulbaire dun ciiien mort do rage furieuso, ils ont resistc. M. Pasteur croit quo les microbes ayant ete detruits par la cbaleur, il sagilici d'unvrttüttt chiniiquo, d'un principe toxique laissö par eux.
Galtier (de Lyon) a demontre, do son cöle quo Tin jcclion do virus rabique dans les veinos d'un herbivore (inoutan, chi'vre) non seulemonl no donne pas la maladie ä cot animal, mais encore lui conföre rimmunile contro les offels du virus inlroduil posterieurement, simullanement ou meine un pen anterieurement (un jour avanl).
Au surplus pour juger la valour de rinlervenlion de Pas­teur, il faul so demander quelle a ete jusqu'ä lui la morlalile des liommcs mordus par des animaux enrages. D'apres Boulcy
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301nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TU£ORI£ DliS gPIü£Ul£S ET El'IZQOTIKS.
la mdrtallt^ par rage chezlesAommes mordusestde47 p. 100. line slalislique du Wurlemberg donnc le chiffre dc 1(3 p. 100. D'aprcs Uenault la morsure du chien enrage donnc la rage ä riioinine dans la proportion do oo p. 100 el cello du loup dans la proportion de 00 p. 100.
11 laut d'ailleurs tenir complc de rage : au-dessous dc vingt ans on Irouvc ol enrages pour 100 inordus; au-dessus dc 20 ans 02 enrages pour 100 mordus. En moyenne la morsure du chien enrage donne la rage ä Fhomme dans la proportion de 38.4 p. 100.
II importe enlin de tenir coinpte du siege des morsures. Les morsures au visage donnent 88 morts p. 100; ä la main 07.25 p. 100; au membre supcrieur 30 p. 100; au membre inlericur 21.21 p. 100; sur 1c corps 31.81; en moyenne i7.09 p. 100; or la statistique de Pasteur donnait, au 25 Janvier 1887, pour 2,082 inordus et Iraites, 31 morts, soil 1.15 p. 100.
Mais, dit-on, tous ces gens Iraites au laboratoirc n'avaient pas ele reellement mordus par des animaux enrages? 11 laut bien cependant admcttre la morsure par animal enrage, lorsque le bulbe dc cet animal inocuie a un lapin produit la rage; or la mortalite chez cette dassede mordus, pour qui la preuve a etc laite, a etc de 1.71 p. 100.
Si maintenant on lient compte du siege des morsures, on voit que ccux qui ont etc mordus ä la tele ou ä la face, l;'i oil I'absorplion est plus sure, plus proche du ccrvcau, ont pre-sentc unc mortalite de 4.66 p. 100; les blessures ä la main out fourni uue mortalite de 1.22 p. 100; les blessures au tronc unc mortalite dcO.OOp. 100; en moyenne 2.18 p. 100!
En resume 2,682 mordus auraient du donner, d'apres les statistiques les plus favorables, 16 p. 100 de deces soit 509. 11s ont donne 31 inorls. Pasteur en a done sanve 478!
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TUBEBCÜLOSG. — CHOLKKA. - VACCINATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;y05
VII. — TUBE IICU LOSE.
L'attenuation du microbe de la lubemilose esl moins avaneee. Las tentalives n'ont pas etc lieureuses jusqu'ici : ä 50deg; ractivitc du bacille est encore maintenue; ä-}- 75 Martin a cm constater qu'il a perdu sa virulence, el cepen-dant il tue encore le cobaye, sans que rien explique la mort.
Certains medecins se demandent mome si la vaccination centre la luberculose par un virus attenue est possible, car ils allegucnt qu'une premiere atteinte ne conferc pas l'im-munite : un lupus, par exemple, n'empecbera pas line luber­culose pulmonaire ulterieure. II est vrai que M. Morfan croil au conlraire que le lupus et les ecrouelles, qu'il considere comme une forme de luberculose, empechent souvent l'ino-culalion secondaire. A supposer que nous fussions fixes sur ces points, il se pourrait neanmoins que la prophylaxie de la phlisie soil non dans un virus attenue servant de vaccin, inais dans Tinoculation d'un virus attenue aulre que celui de la luberculose et incompatible avec lui. La luberculose ne serail pas d'ailleurs le seul exemple d'une maladie infec-lieuse dont la premiere atteinte ne melle pas ä l'abri d'al-loinles ullerieurcs. La pneumonie, Veresipcle soul dans ce cas,
VIII. — CIIOI.EU.V.
On doit au docteur Gamaleia la decouverle de la vaccina­tion preventive du cbolera. Les cultures ordinairesdu vibrion
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bolerique n'onl qu'une virulence minime, ä lei point que rinoculalion aux animaux est difticile; les eleves de Pasteur, en Egypte, n'ont reussi qu'une seule fois ä donner le cholera ä une poule. Or M. Gamaleia a trouve le inoyen de douerle microbe du cholera d'une virulence extreme; ce moyen Cönsiste ä le cultivcr dans le pigeon, apres l'avoir fail passer Bnnnmi. — Pnthologiö compar^e.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
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303nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;illEOUIK DES f; PI DK M 1 ES ET ElM ZOOT 1 E S.
par Ic cohaije; il luealors los jjigeons, en Iciir donnanl tin cliolera sec, avec exfoliation do repillielium de l'iiilesliii. Lc miciobe apparatt alors menie dans le sang de i'aniiual. A pros quelques passages dans le pigeon, i goulles do cullure du microbe du pigeon luenl Ions les pigeons en liuil-douze heures; une goulte tue les cobuyes. M. Gamaleia cut alors l'idce de chauffer ce virus ultra-virulent ä -|- 120deg; pendant virigt minutes. Tons les microbes sont ainsi tues, mais on constate que le chaufl'agc a laisse subsisler dans la culture sterilisec une substance toxique, qui determine des pbe-nomenes caracteristiques chez les animaux en experience : i centimetres cubes de bouillon sterilise injectes au cohaye determineut en eilet un abaissement progressif de la tempe­rature et la mort en vingt-vingt-quatre heures. Les pigeons sont tues aussi, mais par une dose de 12 centimetres cubes. Mais si Ton injecte ä un pigeon cette dose de 12 centi­metres cubes en quatre-cinq jours, par petites doses frac-tionnecs, I'oiseau ne meurt pas; le cohaye ne raeurt pas nou plus, si on met quatre-cinq jours ä lui injecter 4-0 centime-Ires cubes. On constate alors quo les pigeons 'et les eobayes ainsi inocules sont devenus refractaires ä Taction dos virus ullra-virulents du pigeon. Les animaux sout vacccines. M. Gamaleia estpret a experimenter sur Vhomme.
IX. — I'EUII'XELMO.NIE.
Kntrevue par üdier (do Geneve), en 1810 rinoculation de la peripneumonie a etc pratiquee il y a liente ans par le doc-teur Willems. Elle est mainlenant obligatoire en Hollande.
Si I'onjirend le sue exprime du poumond'unevacbe morle de peripneumonie et qu'on l'inocule ä une vacbe sainc, dans une region riebe en lissu cellulaire, comnic au fanon on dans la goulliere dc la jugulaire, il se produit une tume­faction considerable et la mortesl la regie; mais si Ton ino-
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M£CAK1SME DK LIMMUNITK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^U7
culc ä roxlröiiiite do la queue, alors ['accident rcslc local et la vachc a acquis rimmunite.
I/iuoculalion du coccus do culture do la peripncuinonio a cte falle sur des bumfs. II on resulta deux magnifiques Itustulos et une Iroisieme moins reussie, ä cause peut-elie de certains vices dans la inethode de conservation ou d'ino-culation. Depuis lors, de nombreuses inoculations ont etc pratiquees avec succes. Dans le liquide des pustules ainsi döveloppees, on retrouve en abondanco le microbe. 11 faut done admetlre quo l'agent actif de l'inoculation preventive esl bien le microbe observe et decrit. Dans aucune do ces inoculations Ton n'a vu se produire los accidents phleg-moneux qui se developpent do temps on temps ä la suite de l'inoculation de la lympbo pulmonaire, accidents qui pouvon! so propager de la queue a la croupe elan tissu cellulaire dos lombes et des fesses, et determiner do longues suppurations accompagnees d'amaigrissement et de fievre, qui ontrainent parfois la perte do la bete inoculoo.
MECAN1SME DE L IM.MUiMTE ACQUISE
Trois tbeories sont en presence pour expliquer le meca-' nisme do rimmunite acquise par une premiere alteinte do la maladie.
La premiere est celle de Vepuisement: le microbe a epuise tout ce qui pouvait 1c nourric ou nourrir les microbes sein-blables ä lui, qui pourraient venir apres lui. C'est la tliooric de Vassolement, en vertu de laquelle on seme une luzernc quand on pense que lout ce qui convient au hie est epuisö dans le sol.
La seconds est celle du conlre-poison : rimmunito esl due,
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308nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TIIE01UE laquo;ES EPIUEMIES ET E l'IZOO 1 IE.S.
suivanl eile, ä ce que le microbe a laisse dans I'orgaiiisnie une matiere loxique pour lui comme pour les microbes seni-blablcs älui, qui viendront apres lui.
La troisieme voil entre les microbes et les cellules dc I'orgamsme, veritables microbes aussi elles, une lutle, un duel, dans lequel Tun des deux est tue par I'autre. — Si les cellules sont les plus fortes, les cellules filles qui les rem-placcnt dans I'incessant mouvement de renovation molecu-laire, heritent de leurs qualites et resleront toujours plus fortes que les microbes.
La verile semble ctrc dans I'adoplion des trois llieories, qui nc soul uullemcnt exclusives Tune dc I'autre.
La theorie de l'cpuisemenl fut adoptee excltisivemcnt par Pasteur; il a etc amene depuis ü renoncer ä la regarder du inoins comme geiierale el exclusive.
La llieorie quiadmet que le microbe laisse dans rorganisme une substance loxique esl due ä Chauveau. Combaltue d'abord par Pasteur, ellc est mainlenant adoptee par lui. C'est en 1879 que Chauveau constata pour le cbarbon que memc alors qu'il n'y a pas eu passage des bacteridies par le pla­centa, meme lorsque les brebis pleines ne sont pas morlcs du cbarbon, qu'ellesn'ont eu que des accidents legers, carac-terises par un ties petit nombre de microbes dans leur propre sang, mais cependant suffisants pour leur inlerer rimmimite, il a constate, dis-je, que toujours, lous les agneaux dont le sang u'avait jamais conlenu de bacteri­dies naissaient avec l'immunite de leur mere; done, disail-il, les microbes dc la mere out labriqne une substance so­luble, qui a passe par le placenta.
Depuis lors, d'aulres experiences non moins concluantes sont venues se joindre aux siennes, et Cbauveau, qui n'avait jamais abandonne ses convictions, a eu la satisfaction de voir Pasteur et ses eleves les adopter, apres les avoir combaltues,
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VACCINS CHIUIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;309
el devenir, apres lui, los promoteurs dos vaccins chimiques.
Gharrin a montre, en effet, que lorsqu'on inoculc 1c microbe de la maladie cyanique au lapin, apres lui avoir injecte dans le sang une culture fillrie qui a servi ä cultiver ce microbe, c'esl-ä-dirc qui n'a pu introduirc dans le sang epie les substances toxiqucs laissees par ce microbe, la morl survient beaucoup plus tard que si Ton n'avait pas fait celte injection. G'cst done un commencement de vaccination.
D'un autre cote, Pasteur, Joubert et Cbamberland ont con­state, que si on injecte a un cobaye une culture de vibrion septique, chauffceä-|-l 10deg; pendant cinquante minutes, e'est-ä-dire privee de tout element vivant, l'animal, apres avoi r m tre quelques symptomes qui raprquot;')! • ' #9632;. ... . si leta-blit rapidement et a ac lis rimmunite centre la epticemie, maladie toujours raorteiit:; pour lui. — II feut dorn qu-microbes aient laisse quebpnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; stance tosique jL vaccinante,
dans le liquide oil ils oni ete cultivfe.
Pasteur est arrive de meme a chauffer le virus rabique ainsi que je l'ai dit plus baut et a pu amener ainsi rinfection süffi­sante pour vacciner, mais insuffisante pour tuer, en ne lais-sant plus que les produits toxiques.
Pour le charbon il est arrive au meme resultat: avoc I'aide de M. Perdrix, il a confere ä des lapins rimmunite pour le cbarbon, en leur injectant une petite quantite de sang charbonneux frais, mais cbauffe pendant plusieurs jours ä 4. W 5.
D'un autre cote Boucbard a montre qu'en injectant ä un lapin les urines filtrees d'un cholerique, on determine une intoxication speciale, absolumentdifferente de l'empoisonne-ment par l'urine normale et qui reproduit les symptömes du cholera : cyanose, algidite, crampes, diarrhee, desquamma-tion de l'intestin, albuminurie graduellement croissanle, anurie, urcmie et mort en trois ä quatre jours. II est done evi-
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311)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THEORIE DES £lgt;ID£MIES ET KI'IZOOTIKs.
dent que les urines conliennenl un principe toxique elimine par le rein que ce principe toxique secrete par le microho possede la meine action que lui, et qu'il amcne une infec­tion vaccinante.
Appliquant le meme proccdc de recherches ä la maladie pyocyanique du lapin, Bouchard a pu completer les re-clierclies de Charrin et determiner chez le lapin l'immunite pour cette maladie en lui injectant l'urine flltroe de lapins infecles par eile. L'avenir semble doncs'ouvrir pour les vac-eins chimiques, qui seront d'un maniement beaucoup plus precis, plus facile et moins dangereux que les vaccins vivanls. Mjä Cliantemesse et Widal sont parvenusä rendre des souris refractainnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'le de la ßevre typhoide, en leur injec-
tanl [ueilt; lenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;metres cubes d'une culture de bacille
lique,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; r, es microbes avaient ete tues par la cba-
icui. Eaüunbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iOux et Yersin ont demontre, dans les
cultures du bacille diphteritique, un poison qui tue rapidc-mentlesanimaux etleurdonne laparalysie diphteritique, sans intervention de microbes vivants. — Introduit aux doses de 2 ä 4 centimetres cubes sous la peau des animaux, le bouillon de culture filtre sur la porcelaine ne les rend pas malades ; il ne contient done pas de microbes vivants. Maisä la dose de 35 centimetres cubes dans la cavite peritoneale d'un cobaye ou dans les veines d'un lapin, il entraine la mort apres cinq ä six jours, avec production de tons les symptömes paralytiques. Les cohayes, avec une forte dose de liquide toxique, meurenl en vingt-quatre heures; les rats et les souris qui resistent bien an bacille de Klebs, resistent egalement ä son principe toxique.—L'activite de cette matiere toxique estdiminuee par la chaleur, meme moderee; I'air semble cgalement I'alterer.
On salt que la presence d'une substance chimique deter-minee decide de l'aptitude de l'organisme ä teile ou teile maladie microbienne, en faisant de lui un terrain pins ou
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CONC.UUKKNCK EMT.K LKS MICROBES ET LES TISSUS. 311
moins favorable ä la culture du microbe; MM. Nocard et Roux ont en efiet reussi ä vaincre la resistance naturelle du lapin au charbon symptomatique, en introduisant avec le virus une petite quantite d'acide lactique. — Les poisons secretes par un microbe pcuvcnt de meme determiner I'aptitude on rimmunite de Torganisine pour un autre mi­crobe : si, par exemple, on injecle ä un lapin 1 on 2 cen­timetres cubes de culture du Bacillus prodigiosus, le re-sultat cst negatif; meme resultal negatif, si, sur un autre lapin, on injecle un certain microbeseptigue; mais qu'i un niemc lapin, on injecte en meme temps le B. prodigiosus el le vibrion seplique et il mourraen vingt-quatre beuros. — Dans ce cas, le poison secrete par le vibrion seplique Jone le meme role que lout ä I'lienre I'acide lactique: il deter­mine I'aptitude. — Nocard s'est assure que le B. prodigiosus secrete en eilet de la trimethylamine, dont la presence suffit ä determiner I'aptitude des tissus ä la culture du vibrion septique. — II est permis d'entrevoir un moment, oü deux microbes au lieu de s'entr'aider, se nuiront au contraire et oü deux parasites dangereux deviendront par association deux microbes inofTensifs.
Quoi qu'il en soit il y a, en realite, bataille entre les cel­lules qui composent I'organe atteint par les parasites et les parasites microbiens eux-memes : cette lutte entre un batuf on un komme et un microbe microscopique cesse de pa-raitre disproportionnee, lorsqu'on songe qu'elle s'etablit non avec le bceuf ou I'liomme, mais avec les globules du sang ou avec les cellules des tissus, elements eux-memes microbiens et monocellulaires; la lutte pour Texislence a lieu, en rea­lite, entre des elements microscopiques normaux el d'aulres elements microscopiques aussi, mais anormanx, qui scut entres dans Forganisme en inlrus, en parasites. Les uns el les antres ont les meines besnins el disposent des meines
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312nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THEORIE DES EPIDEMIKS ET fil'IZOOTIES.
moyens pour les satisfaire et il faut souvent peu de clio.se pour faire pencher la balance du cöte du parasite : un homme porte dans ses alveoles pulmonaires un certain nombre de microbes de pneumonie; il ne s'en apenjoit mßme pas et il est probable que ceux-ci ne vont pas pulluler et periront bientot, vaincus par les elements anatomiques aux depens desquels ils veulent vivre; mais que cet homme s'expose ä un refroidissement, que les phenomenes de bio­logic interstitielle soient un instant troubles et, le parasite profitant en quelque sorte de ce faux pas de son böte, la balance pencbera du cöte du microbe, une pneumonie eclatera. Ainsi que l'a dit Grawitz, il s'agit de savoir lequol affamera l'autre, du microbe ou de l'element anatomiquc normal; cette lutte se voit d'une maniere qui semble scbe-matique, mais qui est cependant reelle, dans une maladie parasitaire a laquelle sont sujettes les daphnees: ces crus-laces sont transparents; il est done possible d'observer ce qui se passe dans l'intimite de leurs tissus. Ils sont alleints parfois d'une maladie, dont le parasite est un champignon presentant des conidies et des spores; les conidies entrenl dans I'inteslin, le perforent et passent dans le sac perintesti-nal; la, ils rencontrent les leucocytesen circulation; on voit alors ces leucocytes entourer chaque conidie et la digerer, la faire progressivement disparaitre; les spores sont attaquees dememepar les leucocytes, mais la lutte change de face; elles secretent un liquide toxique qui detruitles globules blancs el cette fois la victoire reste au parasite: la daphnee succombe. L'etat d'immunite pour une maladie microbienne est la consequence d'une lutte de ce genre, dans laquelle le microbe parasite est toujours vaincu. Voyons, comme exemple, ce qui se passe chez la grenouille, animal naturellement refractaire au charbon, lorsqu'on insere sous sa peau un petit fragment de viande charbonnense : les leucocytes I'entourent, comme
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CELLULES l'H AGOC VIES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;313
lout ä rheure chez la daphnee; la lutlc s'etablit enlie ciix et les bacteridies et au bout de quelque temps, le fragment de vlande charbonneuse ne contient plus line seule bacteridie ; elles ont toutes ete detruites par les leucocytes, si bien detruites, qua si on enleve ce morceau de viande aux tissus de la grenouille et qu'on I'insere ensuite sous la peau d'un animal qui ne presente pas d'immunite pour le charbon, cette inoculation demeurera sans resultat; le fragment de muscles charbonneux a ete sterilise dans la grenouille.
II en est de meine pour les animaux quiontacquisl'immu-nite. Si Ton fait i'experience precedente sur un lapin vac­cine,le resultat est le meme que chez la grenouille : les leu­cocytes font disparaitre les bacterides inserees sous la peau, tandis que ce sont elles, au contraire, qui triomphent dans la lutle, si le lapin n'a pas ete vaccine.
Les choses se passent de meme dans tons les tissus et meme et surlout dans le sang: si, chez un monlon qui a acquis, par vaccination anterieurc, l'immiinitö pour le charbon, on injecle 70 centimetres cubes de culture charbonneuse, c'est-ä-dire environ 300 ou 500 milliards de bacteridies, un quart d'heure apres on n'en trouve qu'un tres petit nombre dans le sang; deux ou six heures apres on n'en voit plus une seule. D'apres Metchnikoff, Pawlowskiet d'autres experimentaleurs, les leucocytes isoles ou associes sous forme de cellules geantes dans lesquelles les microbes semblent loges, comme dans la lepre, dans la tuberculose, etc., representent les de­ments phagocytes charges de devorer les microbes ennemis.
Cette propriete phagocylique n'a (Tailleurs rien d'excep-lionnel; eile renlre dans les lois generales de la biologic ce n'est qu'une application de la digestion intra-cellulaire con-statee dans les cellules mesodermiques des eponges; e'est en vertu delamßme loi, que lesamibes ingerent les substances avec lesquelles ils sont en contact. D'ailleurs chez les vn-
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3Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THEORIE DES fil'IDfiMlES ET ßPIZOOTIES.
lebres meine, loules les celhiles ont la faculle d'enlrer en activite digestive, loutes les fois qu'il s'agit de resorber des cellules voisines aflaiblies ou mortes. C'est ainsi que, d'apres Ranvier, sc resorbent les cellules nerveuses mortifiees e! ijue se resorbe la queue des lelards.
Mais on se demande comment Timmunite pent se main-lenir dans un memc individu ; on cherchc on quoi la vic-loire remportee aujourd'bui par scs elements anatomiques assure la victoire que remporteront dans unan, dans dix ans, sur des microbes semblables, des elements anatomiques qui no seront plus les meines, puisque l'individu se sera renon-vole plusieurs fois d'ici lä. On explique le lait en disant que la selection enlre elements anatomiques et l'lieredite, c'est-ä-dire ie transfert anx cellules filles issues des cellules meres, des qualites pliagocytiques des parents, assurent la victoire des elements anatomiques; mais il est fort probable que le secours d'une substance toxique et vaccinante laisseo par les premiers microbes vient se joindre ici.
La lixalion de qualites acquises, ä un moment donnc, par les elements anatomiques, dans la serie des generations d'elements anatomiques qui se renouvellent cbez l'individu, n'estpas du roste un fait exceptionnel : nous avons dejä vu qu'il n'y a point de faits excoptionnels en biologic et en patbologie comparee; les lois sont les meines dans tonte In bauteur de recbelle, parce que l'element anatomiquc pri­mordial est partout le meine. Ainsi Darwin nous a appris que chez certaines peuplades de TAmerique du Sud, lors-qu'onveut cbanger, pour toujnurs, le plumage de certains oiseaux, on leur inocule sous la peau, une certaine quantite de venin de crapaud : Les plumes qu'on a soin d'arracber repoussent alors et presentent une couleur nouvelle pour olles, d'un jaune brillant, etsi on les arracbe de nouveau, olles repoussent encore avoc la memo couleur.
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GHAPITRE V
LES MICROBES ET LE TR A NSFOR MISME
11 me scmblc difficile de quiller Pelude des microbes ct deleur action comparee sac les divers organismes, sans nous arreter un instant sue la portee de toutes ces experiences nombreuses et minulieuses, que j'ai du citer cheminfaisanl, sans avoir le temps de nrarretcr ä aulrc chose qu'ä leurs consequences immediates. II Importe de ne pas laisser passer cet ensemble de documents peut-etre unique, en lavcurd'une these, dont la justesse s'impose chaque jour davanlage aux esprits non preveuus, jo venx parier du Iransfonnisme.
Malgre l'abondance des exemples qu'on pent leur citer, les adversaires du transformisme font en effet une objection, qui n'est pas sans valeur : ils nous montrent, sur les bas-re­liefs et les peintures de l'ancienne Egypte, desanlmaux iden-tiques ä ceux qui vivent encore aujourd'hui dans ce pays. Ils recherchent dans les diverses contrees le type des anciens conquerants etrangers el le retrouvent, souvent encore vivace el non transforme par le milieu. Ils en concluent que les es-peces ne changent pas.
La reponse ä cette objection esl cependanl peremploire : il
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CICnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.ES MICROBES ET LK TRANSFORMISMK.
est certain, en eflet, que Ic tomps ecoulc depuis io debut de l'eporpie bistorique est trop court pour que dc pro-fondes transformations aient pu se produire, car laquo; les modi­fications ne se font qu'ä l'aide de beaucoup de temps raquo;, disail Lamarck et laquo; dans la nature, ajoutait-il, le temps n'a pas de limites; en consequence, eile l'a toujoursä sa disposition raquo;.
Que conclure, en eilet, des observations que I'liomme a pu faire? Parlerons-nous des documents, rares d'ailleurs, qni remontent ä trois mille ans? Mais en comptant, par siecle, quatre generations de vingt-cinq ans chacune, cela fait cent vingt generations! De ce que des changements profonds n'ont pu se faire en si peu de temps, il n'est vraiment pas per-mis de conclure a I'impossibilite d'un cbangement au bout d'une longue serie d'annees.
La paleontologie seule a etc jusqu'ici en mesure de re-pondre ä ceux qui demandaient qu'on leur fit voir des trans­formations importanles, car eile seule, en etudiant la longue serie des etres, dont les debris fossiles sont superposes dans les assises geologiques, embrasse une penode de temps süffi­sante, pour que des transformations profondes puissent se produire. En comparant les especes des couches les plus pro­fondes, c'est-ä-dire les plus anciennes, ä celles des couches les plus recentes, on constate, en eilet, que malgre leurs grandes differences apparentes, chacune ne differe en realite de ses voisines immediates que par des nuances peu sensibles. G'est par une lente et graduelle transition, due au developpe-ment successif de caracteres d'adaptation, que chaque etre se relieäceux qui le precedent comme ä ceux qui lesuivenl. Alors on comprend que la superposition des fossiles corres­pond bien ä leur genealogie; on reste convaincu que ceux qui sont en dessus sont bien les propres fils de ceux qui sont dessous.
D'ailleurs, si des hiatus nous apparaissent encore dans celte
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OBJEVTIUSS AU TIIANSKOKMISJIK UKUTEtS I'AU LKS MICROBES. 317
Iraasformation, qui, insensible dn jtere an lils, nous semble considerable, lorsqu'on compare deux generations separees par un grand nombre de siecles, la paleonlolojde les coinble precisemenl cliaque jour. On comprenait dirticilenienl com­ment les oiseaux avaient pu nailrc des reptiles par unc serie tie transformations suceessives, jusqn'au jour oü le calcaire lithographique des SolenholVen nous a monlre raniinal dc transition, Tintermediaire entre le reptile et l'oiseau, 1'laquo;raquo;'-chieopteryx qui a des plumes comme un oiscau, mais qui, au lieu de croupion, presente une queue do vingt-deux vertebres garnies de plumes, qui a des ailcs comme un oiseau, mais desailes termiuees par trois doiyis libres et munis d'ongies, qui enfin a un bee d'oiseau, mais muni de dents de reptiles. Entre la hyene et la eivelte, le hiatus semble considerable ; cependant les fossiles trouves par M. Gaudry le coinblent en partie. La girafe nous laisait jadis l'eöet d'un type isole; des intermediaires decouverts par M. Gaudry dans le sol, entre autres Vhelladolheriuin, la rattaclient maintenant aux daims el aux antilopes. En sommc, plus la paleontologie lait de progres, et plus se conlirme cette prediction faile en 17(i8 jiar un precurseur beureux plus que savant, mais enfin pre-curseur, sorte d'enfant perdu du transformisme qu'il a en-trevu, par Kobinet: laquo; La loi de continuite, observec unil'or-mement dans Teclielle des etres, en Ibrme un tout infiniment gradue, sans ligne de separation reelle;... il n'y a que des individus el point de regnes, point de classes, aide genres, ni d'especes;... cette grande el importanle verite, la base de toulc philosopbie, acquerra cbaque jour plus d'evidence par I'elude el la connaissance de la nature. raquo;
Eh bien, il esl une brauche des eludes modernes, qui esl appelee, mieux encore que la paleontologie, ä demontrer cette verite; cette brauche, e'est la microbiologio on etude des microbes. Jusqu'ici nous avons pu monlrer ä ccux que
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318nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i-KS JlK.KOlfES Ei LE I It AN.SI 0 li.M ISM E.
nous vouiions convaiucre un nombre sans doute toujoui's croissant d'^tres transformes yiiu- le milieu; inais les scep-liques nous demandaient on vain de leur faire voir un 6tre se transformant. Yoilä enlin des ctros vivants qu'il nous osl donnc de juendre en flagrant delit de transformation. Les microbes sont aujourd'hui bien connusdepuis les beaux tra-vaux de Pasteur et de ses eleves : ce sont des vegetaux, des algues dont les dimensions varient entre un demi, un, deux, lout au plus trois inilliemes de millimetre, lls babitent lair, les eaux, parfois en parasites nos bumeurs et nos tissus ; ils sont cultirables dans des liquides on sur des solides, milieux de culture artiticielle qui en rendent I'elude facile, lls out surtout cet avantage d'un baut interet, au point de vue oü nous nous placons ici, que, se multipliant avec line grande rapidite, ils donnent, en un temps pour nous tres court, un nombre de generations considerable, si bien que nous embrassons chez eux un nombre de ces generations qu'il no nous est permis d'observer et de comparer dans aucunc autre categoric d'etres vivants. lls nous offrent le temps et son im-mensile en reduction.
En se servant de leur etude au poiul de vue du traiisl'or-inisme on use done d'un artifice analogue ä celui qu'em-ploient aujourd'hui les astronomes en photograpbiant les astres; aim certain eloignement de la terre, les astres no nous envoient plus que des ondes lumineuses non impres-sionnantes pour notre retine; nous ne les voyons done pas; inais ces ondes impressionnent encore la plaque sensibilisre sur laquellc nous voyons alors l'image des cori)s don elles emanent. Notre horizon optique se trouve done ainsi recule.
La population de ces bacteridies double en effet en deux beures, tandisque celle de la France double en l.^S ans I L'observateur qui contemple une population de bacteridies pendant li heures, en connaitdonc revolution, comine I'bis-
Ä
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NOiMi!Ki;usi;s (;k.m:; u.vTio.Ns i;.n igt;i;i in; TEMPS 319 Itjricii connaitrait celle lt;Iquot;iiii peuple, sm- qui il aurait imc seric non iuterpompue lt;le documeats pendant5,i0üans, et,ä supposerque laduree moyeune d'unegineratiou de microbes soil proportionnellement au mouvement de la population dans le iiienic rapport que cliez I'hoinme, ce qui nous donne suns doute im chiffre au-dessous dc la realite,on pent ad-mettre qne ce sont ^OU generations de bactMdies qüi out passe sous les yeux de notic observateur pendant 74 heures! One sera-ce si I'observation est continuee pendant unmois I II se produira alors, sons I'ueil de Pobservateur, ^,000 gene­rations de microbes. Le ineme nombre de generations d'hommes cxigerait nne duree de .'raquo;0,000 annees! Si I'obser­vation dureunan, l?observateur connaitra 24,000 generations de bacteridies, qui, s'il s'agissait d'hommes, exigeraient 000,000 annees ! Si enlin I'observation dure qualre ans, ainsi ([ne j'on citerai tout ä l'heüre un exemple, il se sera produit 03000 generations. Le meme nombre de generations liu-inaines ferail nne duree de 2,400,000 annees, plus qu'unc epoque geologique. L'experimentateur manie done ici celle puissance formidable, le Temps, ä des doses colossales rela-tivement ä Telrc vivant qui esl en experience, et Ton pent dire de lui comme Lamarck disait de la Nature: laquo; One pour lui le Temps n'a pas de limiles el qu'en consequence il la toujours ä sa disposition.raquo;
LTn certain nombre d'etres nous out sans doute habitues ä leurs /He/amorp/toses;noussavonsqn'äcbaquc age, ä chaque ctape dc leur vie, ilschangent ä la Ibis de forme ct d'habitat: le cysticerque du lissu cellulaire deviant ver rubanc dans I'intestin; hiPurciniagraminisonnielledublcdevientl'ffict-(/üiHtsui repinc-vinelle el invcrseinent I'QScidium dcl'epine-vinette seme sur le ble se transforme en Puccinia graminis. LJueespece tres inferieiire,nn foraminifere receniment etudie par M. Kunlzler (de Bordeaux) dans la vase du bassin d'Arca-f
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350nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MCS MICROBES ET LK TUANSFOISMISM H.
clion,revctsucce,ssivoin(.'nt, auxiliversospliascsdesondövelop-pemcnt, des formes ties diverses, qu'on avail regardees jusqu'ici coinme propres ä des especes distinetes. Mais cc qui parait ailleors n'etre qu'une exception devient la regle chez nos algues microbienncs; la l'acilile avec laquelle eiles se transi'ornient selon lenr age nous fait meine presagcr la grandc malleabilite de leur organisine sous l'iufluence du milieu: ainsi le meine microbe nous apparait successivement comme un micrococcus, commc an diplococcus, commc an microbe en chapelel, commc un merismopwdia, comme unc sarcine, commc unc zooglce, comme unc baclerie, comme an bacillus cloisonnö 011 non, mobile on non, comme un leplo-thrix, comme an vibrion ä projection vibraute, comme un spirillnm. Ges frequents cbangements de forme et d'apparence ont meine donne naissance ä unc foule d'erreurs et sont chaquejour la cause de differences d'appreciation entre les micrograpbes, qui, croyant avoir decouvert des microbes differents, se sont, en realite, trouves en presence des phases diverses d'un meine individu.
Le polymorphisme, auquel les microbes semblent si dis­poses se manifeste encore mieux en presence des changements dans le milieu. Davaine avait constate que, lorsqu'on inocule ä divers vegetanx le microbe de la putrefaction, sa forme, au bout dun certain nombre de generations, cbangcait sui-vant le vegetal envabi: il prenait la forme micrococcus dans la Spatelia (jrandiflora; eelle de bacterhim dans la Spatelia europeca; celle d'un long bacillus dans VAloe variegata.
Labacleridie du charbon,qui prend dans le sang des ani-mauxla forme dun court tacferäerw.sepresenle, dans les cul-turesartifieielles, sous la forme de longs filaments. La forme bacterium varie elle-meme, selon l'animal dans lesangdnquel eile est cultivee:courte et brisee dans le sang du beeuf, plus longue chez le robai/e, eile esl iilamenleiise chez la sourls:
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POLYMORl'HISME DES MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;321
eile est chez Vhomme plus courte que chez les rongeurs.
Le vibrion septique,court et ramasse dans les muscles d'un animal, prend dans son sang l'aspect de longs filaments. Enlin MM.Guignard et Charrin out vu le microbe du pus bleu, suivant qu'on ajoutait ä la culture de l'acide pbenique, du thymol, du bichromate de potasse ou de l'acide borique, prendre la forme d'un bacterium, celle de longs filaments, l'aspect feutre, la forme de bacille en virgule, ou enlin ceile de spirilles, et recemment M. quot;Wasserzug- signalaitle polymor-pliisme du micrococcus prodigiosus, qui A la temperature de -f- 55deg; prend la forme d'un bacillus. Dans tons ces cas, nous voyons le milieu ranger le mome individu dans ce que nos classifications regardent comme des especes dilferentes.
Grossissons par la pensee ces exemples de transformisme: supposons qu'au lieu de se produire chez des etres d'un mil-lieme de millimetre de long, ils se produisent chez les grands vegelaus de nos forets ou chez les animaux qui vivent ä nos coles, lefaitnoussembleraitinvraisemblable. 11 nousfautdonc reconnaitreque les limites du transformisme semblentdepas-ser chez les microbes celles oii restent contenus les change-ments chez les etres plus eleves. Nous savons bien, en effet, que, selon la qualite et la quanlite de nourriture qu'on donne aux larves des abeilles, des termites ou des fourmis, on pro-duit des males, des femelles ou des neutres; nous savons de meine qu'une nourriture precaire donnee aux tetards de gre-nouille augmente le nombre des femelles et que, pour la meine cause, une population humaine en voie de decheance voit augmenter le nombre de ses naissances feminines; nous savons que dans les cavernes obscures de l'Ariege on trouve des insectes aveugles; mais toutes ces transformations sont moins profondes que celles que nous observons chez les microbes.
Ges vegetaux microscopiques nous presentent, en effet,
BoRbiEn. — Pathologic cornpäröe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
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3ä-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LES MICROBES ET LE TRANSFORM'ISME.
dans certains milieux, line niodilication plus importantc encore; je veuxparier de l'augm^ntatiön ou de la diminu­tion de leur virulence.
La virulence est le mot par lequel noüs d^signons 1'ensemble des proprietesmalt'aisantesque nousrencontrons chez les mi­crobes, lorsqu'ils vivent en parasites dans le sang on dans les tissus de Vkomme on desautresrtHtmau^. Or cesproprieles de­pendent du nombre des microbes, par consequent, de l'energie variable avcc laquelle ils se reproduisent, de l'abondancedes materiaux qu'ils prelevent dans nos tissus pour leur nourri-ture ou leur respiration, par consequent, de leur sante, de leur appetit, dirais-je volontiers, enlin de la quanlite et de la qualite des substances vcneneiises alcaloides connues sous le nom de ptomiünes et de leucomaTnes qu'ils secretent. Eh im mot, la virulence est proportionnclle ä la vitalite des mi­crobes; eile expriine dans ses variations des difl'erences pliy-siqueset cliimiques survenues dans leur structure et leur conrormalion. Or il est des microbes qui produisent des ptomaines ditlerentes, suivant qu'ils vivent dans la chair d'un mammiferc ou d'un poissön. De meme le bacillc du charbon symptomatique injecte dans les veihcs d'un bceuf s'j Ai\e-. loppe mal; il y vit ä peine; sa virulence ne se manifeste done pas et le beeuf est ä peine malade : mais qu'on injecte le meine bacille dans le tissu cellulaire et alors il y pullulera; sa vitalite et par consequent sa virulence atteindront leur maximum et le beeuf suecombera.
Autre exemple. Le microbe du rouget de porc vit ä mer-veilledans cet animal qu'il fait perirpar l'energie de sa viru­lence : transplante dans Torganisme du lapln il y deperit, il v devient, par consequent, de moins en moins virulent, ä tel point que, reportc du lapin sur le porc, il ne le tue plus. Le milieu interieur du lupin l'a done transforme. Cultive au contraire dans le sang du pigeon le meme mi-
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ACTION DU MILIEU DE CULTDRE.quot;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;323
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crobe acquicrt pour le pore une virulence plus grande.
Enfin la bacteridie charbonneuse, prise dans le sang du boeüf et cultivee dans le sang d'une serie de rongeurs, y perd sa virulence et pent retourner au bceuf assez attenuöe par sou passage dans le sang du rongeur pour ne produire, chez lo boeuf, qu'une indisposition sans gravite.
C'est un transformisme du meme genre, bienque moins accentue, qu'on voit se produire chez certains animaux ou chez certains vegetaux, sous rinfluence du milieu : M. Megnm a reconnu que la sarcopte de la gale presente chez certains animaux une taillc plus grande, des details anatomiques plus accentues et meme une salive plus venimeuse que chez d'autres. On voit de meme l'odeur et les proprietes chimiques de certaines plantes modifiees par le climat oü alles vivent: c'est ainsi qu'en Ecosse, la cigue ne contient plus de conicine; que dans les climats froids la racine dc Vaconitum napt'llus devient inoffensive et qu'en Angleterre la rhubarbe ne pre­sente plus les proprietes medicinales qui la font recherchcr dans la Tartarie chinoise.
On voit en outre rinfluence du milieu decider du choix dans le mode de reproduction et donner ainsi lieu, chez les microbes, a des phenomenes de diyenese ou de generation allernante, dontlc determinisme reside manifestement dans l'action du milieu : ainsi, dans une culture jcune et dans le sang d'un animal vivant, la bacteridie du charbon se repro-dmlfarscissiparile; mais lorsquelaculturevieillitoulorsque I'animal, dont eile habite le sang, asuccombe, tue par cllo, lorsqu'en un mot la bacteridie a epuise tons les elements as-similables du liquide oü eile a vecu et que celui-ci est rendu inhabitable pour eile par les produits qu'elle y a deposes et qui sont toxiques pour elle-meme, alors il se forme des spores dans l'interieur de la bacteridie. Ces spores resiste-ront ä toutes les vicissitudes qui eussent fait perir la bacteri-
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321nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I.ES MICROBES ET LE TRANSFORM ISME.
die; dies gardcront le flambeau de la vie, pour ainsi dire, ä l'etat latent et plus tard, lorsqu'elles auront trouve un ter­rain lavorable, elles donneront naissance ä dos bacteridies. Ces bacteridies se reproduiront, elles, par scissiparite, jus-qu'au jour 011, apres avoir ä leur tour epuise le terrain, elles donneront aussi naissance a des spores.
Au sujet de celte curieuse alternance dctermineepar le mi­lieu dans le mode de reproduction des bacteridies, M. Milne-Edwards se demande si les plienomenes do generation alternante, dont les naturalistes connaissent de nombreux exemples dans lesetres les plus eleves, ne sontpas, eux aussi, determines par des modifications dans la temperature ou la composition du milieu. On sait, en eflet, que des meduses sort un amf, qui donne naissance ä un etre d'aspect tout diffe­rent de la meduse, \Aplanule; la planule setransforme elle-meme en une hydre; enfin I'hydre donne naissance par scis-siparite ä une serie de petites meduses qui, a leur tour, produiront des mifs.
Cette alternance dans le mode de generation des bacte-ridi.es est si bien sous la dependance d'une alternance dans le milieu que, si Ton maintient I'action continue d'un milieu delävorable ä la sporulation, on n'observe plus que la repro­duction par scissiparite. Ainsi, lörsqu'on maintient des bac­teridies soit a une temperature inferieure ä 10deg;, soil ä une temperature superieure ä -\- ASquot;, soit encore dans un liquide contenant 1/200 de bicbromate de potasse, dans ces trois conditions le pouvoir de produire des spores se perd au botil de huit jours. Or, d'.apres le calcul approximatif que nous avons fait precedemment, buit jours pour les microbes equivalent ä plus de 13,000 de nos annees et a plus de 500 ge­nerations d'hommes. Cela commence ä compter pour le transformisme.
Aussi pouvons-nous monlrer aux adversaires du transfor-
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FORMATION D'ESPECES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;325
misme un fait nouveau et de nature ä les convaincre. Ils re-pelent souvent: laquo; Mais nous ne nions pas quo le milieu ac-complisse de grands changements dans les individus; nous reconnaissons leur realite, mais nous les declarons fugaces et superficiels, car ils ne se fixent point dans la suite des gene­rations; ils ne font point une espece transformee; celle-ci immuable reprend toujours ses droits etreapparait; eile aussi fluctuat nee mergitur. raquo; Or voici I'espece elle-merne qui sombre apres de nombreuses fluctuations : en eifet, lorsqu'en la placant dans un milieu determine on a empeche la bac-(eridie charbonneuse dese reproduire par spores, eile donnc uniquement par scissiparite des bacteridies comme eile. Eh bien, meme si vous les placez dans un milieu repute favorable ä la sporulation, ces bacteridies d'une nouvelle espece ne recouvreront jamais le pouvoir de sporulation; elles continueront ä se reproduire comme leurs ancetres, uniquement par scissiparite. C'est done bien une espece nouvelle, une bonne espece, qui a ete formee par Pasteur, dans 1c laboratoire 011 il cherchait a empecber la sporulation de la bacteridie pour pouvoir I'attenuer ensuite.
Arretons-nous un instant sur une des consequences de ce transformisme des etres monocellulaires, suivant le milieu ou ilssonl plonges.
II est bien demontre aujourd'hui que les etres vivanls les plus cornpliques, Vhomme comme les autres, sont formes par un groupement, par un agregat, par des colonies, c'est le terme consacre, d'etrcs monocellulaires, qui vivent avec une autonomie relative, soumis ä la seule loi de la division du travail dans cette sorte de republique federative que repre-sente I'individu dont ils sont les elements analomiques. — Plonge dans lesang ou dans les humeurs de rindividucollec-tif, auquel il appartient, chaque element anatomique se nourrit, respire et fonclionne laquo; comme le poisson dans
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l'eau raquo;, suivant l'expression de Cl. Bernard, cornme le mi­crobe dans le bouillon oü nous le cultivons, et dans les liquides et tissus animaux, oü il vit en producteur des mala­dies virulentes. 11 est done absolument legitime d'appliquer aux elements analomiques les eonclusions lirees de l'etude du transformisme chez les microbes. Or nous avons vu ees organites microscopiques prendre une forme particu-liere, suivant qu'on les cultive dans im liquide artificiel ou dans un autre de composition differente, suivant qu'ils liabitent le sang d'un animal ou celui d'un autre, et meine suivant qu'on les place dans le sang ou dans le liquide inter-ccllulaire du meme animal. — Les elements anatomiques prennent de meme une forme speciale suivant les humeurs qui les baignent, soil dans les diverses regions d'un meme individu, soil dans des individus diflcrents; il me suffil de citer les formes d'epithelium pavimenleux, cylindrique suivant les regions, la forme variee des globules sanguins suivant'les especes animales, etc. — Certains microbes prennent des cils vibratiles au moment meme oü il est necessaire ä leur existence de venir ä la surface du liquide, oü on les cultive; de meme les elements anatomiques s'al-longent ou se cloisonnent, se munissent de cils vibratiles lorsqn'ils en out besoin comme moyen de protection, ainsi que cela a lieu pour röpitbelium des voies respiratoires, ou comme moyen de locomotion, ainsi que cela a lieu chez les spermatozoides ä la recherche du micropyle de la cellule femelle.
Les secretions des microbes varient, nous i'avons vu, sui­vant le milieu oiiils vivent; nous voyons de meme les cellules de nos tissus varierleur secretion suivantles regions: les uns secretent de la pepsine, d'autres du mucus, de la diastase, d'autres de la maticre grasse, etc.
Nousn'avonsvujusqu'iciquedescliangementsdanslaforme;
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nous allons rencontrer maintenant le transiormisme dans la fonction. II esl plus important, car il suppose un changement materiel. N'est-ce pas la fonction qui fait I'organe ? La sou-plesse d'organisation de ces etres si facilement polymorphes leur permot de se plier aisement ä deux modes d'existence pour eux tres ditl'erents : la vie ä l'air libre ct la vie sans air. Le passage de l'une ä l'autre implique cependant des condi­tions peut-etre plus opposees quene 1c ferait pour un animal le passage de la vie aerienne ä la vie aqualique.
II n'est pour ainsi dire aucun animal qui puisse brusque-mcnt passer de la vie completement aquatique ä la vie comple-tement aerienne; cependant M. Jobert a fait connaitre un p lisson, le Callichtes, qui babiteau Bresil l'eau des torrents. — Lorsque le torrent vient ä manquer d'eau, ce qui arrive souvcnt, le poisson, empeche de se servir de ses brancbies, utilise certaines bouppes vasculaires quo presente son intes-lin; il deglutill'air sec et cette sorte de poumon temporaire, dont son intestin joue le role, suffit ü prendre I'oxygene, jus qu'ä ce que le retour de l'eau lui permette d'y plonger ä nou-veau ses brancbies. — II est interessant de rappeler iei que, dans la serie evolutive, qui va des poissons aux ampbibies, c'est la vessie natatoire d'abord plus ou moins reliee ä I'in-teslin qui, sous la sollicitation du milieu aerien substitue au milieu aqueux, se transforme en un poumon.
Quoi qu'il en soit, ce n'est qu'ä litre d'exception etcommc metamorpbose de croissance correspondant a un changement dans l'babitat, qu'on voit des larves, tetards, jeunes sala-mandres et axolotls du Mexique vivre dans l'eau et respirer par des brancbies, tandis que le meine animal adulte, gre-nouille, salamandre et amblyslome vit dans Fair et respire par des poumons.
A la verite cependant, chez un certain nombre de ces ani-maux, la souplesse de Forganisme devant 1c milieu esl assez
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3-28 LES MICROBES ET LE TR ANSFOR MIS ME.
grande pour donner lieu, dans certains cas tout a fait rares, ä im curicux transformisme experimental. Ainsi, on a vu des salamandrcs conserver les branchies de leur premier age, lorsqu'on les obligeait ä rester continuellemenl dans I'eau : 1c Protee anguiforme qui, dans les grottes obscures oü il ne pent sorlir de I'eau, garde ses brancbies a un moment oü ses congeneres les echangent centre des poumons, a meine ete pendant longtemps pris pour une espece a part, alors qu'il ne prcsente qu'un arret de developpement sous I'in-fluence du milieu. — On pent encore citer la Salamandra alra : vivipare elie accoucbe en plein air de pctits pul-mones comme eile, parce qu'ils ont perdu, au moment de nailre, les brancbies qu'ils portaient pendant leur vie fcelale; mais, lorsqu'on la force a accoucher dans I'eau, les brancbies des petits persistent apres leur naissance. — Le plus curieux exemple de transformisme experimental est celui qu'a reussi ä provoquer MlleCbauvin :un amblystomedu Mexique, c'est-;i-dire un animal aduite et pulmone, replace dans I'eau, presenta des brancbies, en d'autres termes redevint axolotl comme dans son enfance. Ce n'est pas tout: cet axolotl, place dans l'cau bouillie c'est-ä dire non aeree, force de se pro­curer l'oxygene de l'air, redevint amblystome pulmone. Ce sont ici des faits absolument exceptionnels; mais, chez les microbes, ils sont la regie. Nous allons le voir.
Un grand nombre de ces vegelaux inferieurs, qui nous occupent, sont organises pour respirer ä Fair libre : e'est ce qu'on exprime en disant qu'ils sont aerobies. 11s absorbent alors directement l'oxygene de l'air: ainsi vit VAspergillus ii la surface d'un liquide, dans I'interieur duquel il plongc seulement son mycelium; ainsi vit egalement la levure de biere, maintenuc ä la surface d'un liquide. Qu'on vienne ä maintenir VAspergillus ou la levure plonges dans le liquide meine qu'ils surnageaient tout ä l'beure, et les voila dans les
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conditions d'un elrc aerien qn'on force brusquement ä de-venir aquatique. En pareil ras, I'animal se noie; le vegelal lui-meme est asphyxie; seuls quelques privilegies peuvent lentemcnt s'accommoder au milieu nouvcau. Ici, dans le monde dont nous nous occnpons, le privilege est ge­neral .
h'Aspergillus, s'il est maintenu plonge dans une solulion de tannin, est force par la necessite de trouver une organisa­tion nouvelle, qui lui perinette de prendre l'oxygene, dont ii ne pent pas se passer, non phis dans l'air, puisqu'il est sub­merge, non pas meme dans l'eau, oü l'air serait dissous, comme 1c font les etres aquatiques, mais bien dans les com-binaisons chimiques oü l'oxygene est engage. Notre champi­gnon se transforme alors, de maniereäpouvoirdisloquer les combinaisons oxygenees, ä en enucleer ä son probt le gaz qui lui estsi necessairc : dans la solution de tannin oü je le sup­pose plonge, il decomposcrale tannin, qui contientbeauconp d'oxygene, en acide gallique, qui en contient peu, et en glu­cose, qui en contient une assez grande quantite; il prendra tout l'oxygene de la glucose et, quand il l'aura epuise, il se rabattra sur l'oxygene de l'acide gallique. On caracterise cette nouvelle vie de VAspergillus ä l'äbri de l'air en disant qu'il est devenu anaerobic, et cette maniere violente de prendre, de vive force, son oxygene en decomposant les corps oü il est engage, se nomme laire oeuvre de ferment. Dans le cas parli-culier VAspergillus, devenu ferment, a determine la fermen-lation lannique.
La levure de biere aerobic de tout ä l'heure, devenue clle aussi anaerobic, c'est-ä-dire plongee dans un liquide sucre, au lieu de flotter ä sa surface, agira ä son tour comme fer­ment; forcee, sous peine de mort, de se procurer de l'oxy­gene, eile prendra une partie de celui qui se trouve dans la glucose, laquclle, ainsi desoxydee en partie, deviendra de
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XiOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LES MICROBES ET LE TU AN FOKM IS ME.
I'alcool. La levurc devenue ferment aura determine la fer-menlalion alcooliqne.
Mais permettons ä Tun ou ä l'autre de ces Jvegetaux sub-merges de reprendre savie ä \ASurfacc du liquide, au contact de l'air, et tons deux, oubliant leur recent metier de ferment, d'etre anaerobic, repremlront leur ancienne fonction de vegetal aerobic.
Toule cellule vivante jouit d'ailleurs de cette souplesse in-counue aux autres etres. Ainsi, dans 1'air alniospherique, les fruits, par rinlermediaire de cliacunc des cellules qui les constituent, absorbent une certaine quantite d'oxygene et eliminent une certaine quantite d'acide carbonique; mais, lorsque, a l'exemple de Dumas et de Pasteur, ou place du raisin ou des prunes dans une atmospliere d'acide carbo-niquc, on constate, au bout d'un certain temps, que le Sucre a disparu de l'interieur des cellules du fruit et qu'il y a etc remplace par de I'alcool. Que s'est-il done passe ? Les cellules du fruit, ses elements anatomiques, brusquement prives il'oxygene, out faitcomme la levure de tout a I'lieure, elles I'ont arracbe coule que coute ä la combinaison dans laquelle il etait engage, ä la glucose meme qui las baignail, et il n'est plus resle dans ce liquide que de I'alcool.Les cellules aerobics des fruits, forcees de devenir anacrobies, se sont done transformees en ferments et ont effectue, dans le fruit qu'elles constituent par leur reunion, la fermentation alcoo­liqne.
Lorsqu'un microbe, qui vivait ä l'air libre, en aerobic, so trouve introduit dans le sang d'un animal ou dans ses lissus, \1 devient dc meme ferment anaeroble; il s'empare de l'oxy-gene du sang et des tissus, decompose les elements ehimiques et produit une fermentation palbologique, ii laquelle nous donnons le nom de maladie infeclieuse, contagieuse, inocu-lable, virulente, etc. II a fallu pour cela que le milieu que
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LA FERMENTATION RESCUE DTNE ADAPTATION AU MILIEU. 331
represenle pour lui 1c malade transformal l'aerobie cn un (Hre anaerobie, en un ferment.
Cette transformation dans 1c mode d'existence ä l'air on sans air amrne une consequence bien rcmarquable : le Ba­cillus anthracis ou microbe du charbon vit dans le sanir d'un animal cbarbonneux, comine ferment, comnie anaero­bic; i! se nourrit et respire I'oxygeue ä ses depens. Greenfeld eutl'idee de l'arracher ä ce milieu et de le cultiver ä la sur­face d'un liquide, l'humeur aqueuse de l'a-il, ä l'air libre. Le vegetal fut done force de cesser son role deferment: e'etait un etre aquatique qu'on rendait aerien. Or petit ä petit, inais au bout d'un grand nombre de generations, le ferment de tont ;i I'lieure avait completement perdu le secret de vivre sans air, de vivre en ferment; il etait devenu incapable, par consequent, de vivre comme tont ä l'beurc dans le sang d'un animal. Si on tenlait de l'y injecter, le microbe, qui tout ;i I'lieure prcnaitl'oxygene du sang, qui versait dansce liquide ses ptomaines toxiques, qui, en un mot, secomportailen fer­ment et delerminait cetle veritable fermentation, la maladie charbonneuse, etail devenu incapable de vivre dans le sang. Son injection ä un animal etait devenue aussi inoilensive quel'eüt ete celle d'un baciile innocent, de forme d'ailleurs semblable, le Bacillus subtilis des infusions de foin.
Buchner reprit l'experience de Greenfeld et arriva au memeresultat, mais il la complela : il forca le Bacillus sub-lilis inoffensif, qui vit ä la surface d'une infusion de foin, ä vivre ä l'abri de l'air, immerge dans un bouillon de viande. Le Bacillus sublilis etait des lors force de prendre son oxy-gene a la maniered'un ferment, de se faire ferment anaero­bic, de fonclionner cn un mot comme le Bacillus anlhracis le fail dans le sang. Buchner vit alors, au bout d'un grand nombre de generations, l'injection dc ce Bacillus sublilis jusqu'alors inoffensif, mais acluellemenl transforme en fer-
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33inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.ES MICROBES ET LE T R ANS FORM IS.ME.
ment, donner lieu, dans le sang des lapins et des söuris, ä unc üevre charbonneuse mortelle.
En somme, seien 1c milieu qu'on fait intervenir, on voit tour ä lour le Bacillus anthracis se transformer en Bacillus sublilis et le B. sublilis en B. anthracis; on voit un vegetal inofleusif devenir virulent et un vegetal virulent devenirinol-
fensif.
Mais pour arriver ü ce resultat, il faul des cenlaines de ge­nerations; encore faut-il recoanaitre que le changemenl de la vie aerobic en vie anaerobie, ainsi d'ailleurs que 1c chan­gemenl inverse, ne se fait pas toujours sans que le vegetal conserve, au moins dans sa jeunesse, un besoin de retour ä sa vie premiere; la cellule forcee de devenir anaerobie, surtout si cllc est jeune, eprouve le besoin de revenir, pour un temps, ä la vie aerobic; clle respire ensuile d'autant mieux dans le liquide oü eile est iramergee et qu'elle fait ainsi fer-menter, qu'elle s'est d'abord, pour un temps, comme revi-vitiee en respirant a I'air libre. II est interessant de constater que rempirisme a fait preudre aux brasseurs I'habituded'ae-rer les jeunes levures, avant de les plonger dans I'eau.
11 est permis, en outre, de rapprocher de cc fait I'exemple des jeunes grenouilles, qui ne peuvent se passer pendant quelque temps de I'eau leur premier element, et celui des jeunes torlues on des jeunes phoques qui, cux, pour la meine raison, ne peuvent se passer de la terre ferine.
11 est cependanl des cas oü Ton voit le transformisme s'ac-cenluer, sans espoir de retour en arriere au pretendu type de l'cspece. Un moyen d'arriver sürement ä cetle transforma­tion radicale de 1'espece, e'est d'agir sur ce qui represente ici la graine, sur les spores : il suffit de placer pendant un certain temps les spores de la bacteridie cbarbonneusc dans I'eau d'une temperature de -f 35quot; additionnee de 2 p. 100 d'acide sulfurique, pour que les bactcridies auxquelles elles
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FORMATION D'ESPECES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;333
ilonnenl naissance soient ä tout Jamals depourvues de lour virulence. Gelte surele d'action de rexperimentateur, quand il agit sur les spores, est ä rapprocher des experiences de Dareste : elies montrent, en effet, que les plus legers tronliles apportes dans l'oeul' de la poule donnent prcsque sürement naissance ä la production des raalformalions, de troubles analomiques chez le poussin.
Maisce qui est particulierement interessant pour nous, dans cette action du milieu sur les spores de la bacteridie, c'esl queles generations de bacteridies, qui naitront successivement les unes des autres, alors meine qu'elles seront placees dans des conditions de culture normale, seront frappecs, comme la graine d'oü sont sortis leurs ancetres, d'un caractere inef-l'acable de decbeance dans la virulence : en agissant sur les spores, on donne done naissance ;i de veritables especes de microbes ä Jamals degenerees.
Au surplus, M. Pasteur emet des especes nouvelles, mome sans agir sur les spores: c'est lä un fait capital, qui ressort (Le ses beaux travaux sur l'attenuation de la virulence par l'oxy-
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ene de l'air.
Le microbe du cbolera des ponies, lorsqu'il vit dans le sang de la poule on dans ses tissus, joue le röle de ferment; mais lorsque Pasteur le eultive ä l'air libre, ä la surface d'un liquide, il absorbe alors l'oxygene de l'air et cet oxygene, qu'il trouve en abondance et ä des doses non en proportion avec l'alimentation dont il dispose, le brüle en realitc. La situation de ce microbe mal nourri mais largement oxygene devient comparable ä celle d'un animal hibernant, qui respi-reralt beaueoup d'oxygene, ou d'un animal soumis ä l'inani-lion, sans qu'on ait eu soin de diminuer sa combustion respiratoire. A ce regime, le microbe du cholera des poules s'amoindrit. Les generations successives dep^rissent, perdent rinlensite de virulence ; elles voient diminuer leur nutrition
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comine leur respiration, ainsi que la quanlite et la puissance des ptomaines secretees; elles perdent, en un mot, leur virulence et chaque generation descend dans cette voic plus bas que celle qui la precede immediatement; chaque jour volt naitre des generations nouvelles plus declines que celles de la veille qui leur ont donne naissance, si bien qu'au bout de quinze jours, les microbes contenus dans la culture sont devenus completcment inoflensifs. Cette degradation crois-sante exige done pour se prodaire', toujours d'apres le meine calcul que precedemment, un temps qui equivaut, toutes proportions gardees, ä plus de 2i,000 de nos annces et ä pres de 1,000 generations d'hommes.
Or, et e'est lä ce qui nous Interesse ici particulierement, chacune de ces generations de microbes de moins en moins virulentes, lorsqu'on la seme dans un milieu favorable, oil eile est soustraite ä l'action nocive de l'oxygene, donne naissance ä des microbes qui demeureront au point precis d'attenuation dans la virulence oü etaient descendus leurs parents; leurs descendants resteront eternellement ä ce meme point, si bien qu'on pent ainsi former chaque jour et voir s'ecbelonner d'une maniere decroissante, pendant que la culture voit en quinze jours sa virulence tomber de son maximum äzero, de veritables especes de microbes, dont rattönuation sera precisement egale ä celle dc la generation mere.
MM. Pasteur, Chamberland et Roux sont arrives aux meines resultats d'attenuation et de creation d'especes attenuees en soumeltant la bacteridie charbonneuse ä l'action de sub­stances toxiques: lorsqu'on cultive cette bacteridie dans un bouillon additionne de 1/600 d'acide phenique, eile pcrd progressivement sa forme; ses filaments deviennent plus rares, plus courts et se deposent en gnimeaux sur les parois du vase; la virulence decroit progressivement et an
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Application aux Elements anatomiques. wo bout de douze jours de bouillon phenique, c'est-ä-dire ä la 830quot; generation environ, la culture n'est plus virulente pour le bmif ou pour le monlon; mais eile tue encore le cobaye et le lapin; au bout de vingt-cinq jours (2,000 generations de microbes et 48,000 de leurs annees), la culture a cesse d'etre virulente, meme pour le cobaye et le lapin.
Enfin, comnie tout a I'heure, nous notons encore ici la lormation d'especes attenuees : cbacune de ces generations successives et decroissantes de bacteridies, replacce dans un milieu favorable et non toxique, donne naissance inde-linimenl ä des generations qui reproduiront indefinimonl le degre d'attenuation ou etait arrivee la generation mere. En d'autres termes, les moditications anatomiques, im-primees par les toxiques aux organismes rudimentaires soumis a leur action, ont ete fixees par beredite dans toute la descendance de ces organismes, meme en dehors de la per-sistance du milieu toxique. 11 y a done, par le fait de la dege-nerescence de I'ancetre, formation d'unc espece cbez qui la degeneration devient normale.
11 nous est permis, des maintenant, de faire l'application de ces derniers fails aux elements anatomiques, vcritables microbes reunis en colonies pour former I'individu. Que se passe-t-il, lorsque les elements anatomiques sont soumis ä l'action trop prolongee d'une substance toxique, de l'alcool par exemple ? Ces elements sont älteres; des moditications se produisent dans leur structure, dans leur composition cbi-mique, dans leurs fonctions, et ces alterations fixees, comme tout ä l'lieure, par I'beredite, se transmettent aux cellules lilies, aux generations d'elemenls anatomiques, qui vienncnt successivement prendrc la place des elements qui les ont engendres dans I'incessante renovation moleculaire, dont Torganisme estle Iheatre. Cette degenerescence des elements anatomiques se perpetue, en outre, dans la lignee meme de
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rindividu, puisque chacun des individus qui forment cetic lignee resulte du developpemciü d'un clement anatornique special, I'ovule ou le spermätozoide,lui-memeprimitivemont translorme par I'alcool.
Lesplienomenesde degencresceuce hemlilaire par I'alcoo-iisme no sont que trop communs chez riiomme. J'ai parle plus haul des experiences i'ailes chez le chien par MM. Mai-ret et Combemale, experiences dans lesquelles une ciiienne intoxiquee par I'alcool et couverte par un chien sain a donne naissance ä douze petits, qui sont tons morts dans l'espace de soixante-sept jours et presenterent des lesions cellulaires laquo; qui ne peuvent etre rapportees qu'ä une degenerescence al-coolique raquo;, La cellule ovariennc de la mere, transformee par I'alcool qui I'impregnait, avail donne naissance, par une scis-siparite en quelque sorte indefmie, ä des cellules lilies qui, veritable espece alcooliquc, reproduisaient exactement le degre de transformation oü eile etait elle-meme parvenue. 11 en est de meme dans toutes les intoxications chroniques, dans toutes les diatheses des parents, qui produisent, par cc mecanisme, des enfants degeneres.
Fixons encore notre attention sur les elements anatomiques consideres comme de veritables microbes. Nous allons pou-voir expliquer par le transformisme hereditaire de ces ele­ments anatomiques le mecanisme de Vimmunile morbide, acquise par les individus vaccines. Nous cornprendrons comment I'immunite acquise par un individu pent etre trans-mise par lui ä ses descendants.
L'immunite morbide resulte, en efTet, d'une alteration subie par les elements anatomiques: ce n'est plus, comme tout ä l'heure, I'alcool qui a etc la substance toxique ;cesont les ptomaines, les leucoma'ines secretees par les microbes alors qu'ils ont une premiere fois envahi, legerement peut-etre, mais enfin envabi I'organisine. Or ces substances sont
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APPLICATION A LIMMLMTfi ACQUISE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;337
loxi(iue.s pour les microbes memes qui les ont secretees, ab-solument comme I'acide carbonique que nous exhalons finit par rcndre une atmospbere confmee inbabitable pour nous-mcmc; ralleralion toxique subie par les elements analo-miques les met done ä Tabri d'une nouvelle invasion do mi­crobes, aussi longtemps qu'elle persistera. Gelte alteration sera precisement transmise par ciiaque element anatomique aux elements qu'il engendrera par scissiparite et qui sont destines ä le remplacer dans la renovation moleculaire ince— sante; il se formera done une race nouvelle d'eiements ana-tomiques transformes, qui apporteront en naissant ralteration structurale ou cbimique vaccinaate, et ii en resultera que, pendant de longues annees, bien qu'il ait plusieurs fois re-nouvele ses tissus, I'individu sera compose d'eiements en realite vaccines, qu'il sera par consequent vaccine lui-meme et qu'il jouira de celte immunite pendant toute sa vie. 11 y a plus: de meme que les alcooliques engendrent des enfants, qui, sans avoir bu eux-memes, sont exposes a presenter des lesions d'origine alcoolique, les individus doues d'une immu­nite morbide acquise transmettent souvent ä leurs enfants une partie du privilege dont ils jouissent eux-memes.
D'ailleurs la transformation apportee dans les elements anatomiques par I'action toxique des ptomaines et l'beredite de celte transformation ne sont pas seules en cause, pour pro-duire la persistance de 1'immunite pendant la vie d'un indi-vidu et pour lui permettre de la leguer ä ses enfants; il y faut joindrela selection. Pendant revolution de la maladie infec-lieuse, si legere et si attenuee soit-elle, il s'elablit entre les microbes et leurs congeneres les elements anatomiques une veritable lulte pour la vie: les uns et les autres pretendent ä vivre aux depens du meine milieu alimentaire ; il faut done que les uns ou les autres succombent. La lutte cst souvent lellemenl evidente, qu'elle aboutit a l'absorplion des mi-
BoiioiEn. — Pathologie compiirde.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2i
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crobes par les elements analomiques, qu'on a nonimes dans ce cas phagocyles (de tfaym, manger). Ceux des elements analomiques qui ont e:e vaincus ont done disparu et ils ne conlribueront plus au renouvellement moleculaire; ce dernier ne sera plus eflectue, dans I'avenir, que par les elements analomiques qui auront ele vainqueurs. II y a done une ve­ritable selection, qui assure dans I'individu la persistance des elements vainqueurs des microbes.
Ainsi on s'explique, par ce double mecanisme, comment, lorsqu'une maladie virulente sevit depuis longlemps sur une population, eile finit, apres avoir frappe cruellement les ancelres, par devenir de plus en plus clemente pour les descendants; ainsi on comprend comment, au contraire, lorsqu'une de ces maladies attcint pour la premiere Ibis une population, eile fait sur eile des ravages considerables. La syphilis, la rougeole, la fuberculose meme se sent altenuees avec le temps, dans notre race; la variole, la rougeole, la luberculose sonl au contraire bien plus meurlrieres cbez les populations ä qui nous avons assez recemment apporte cos maladies, les Polynesiens, les Fuegiens, etc., qu'elles ne le sonl cbez nous.
Nous venous de constater quelle etait la sonplesse de l'or-ganisme des microbes; nous avons vu avec quelle faciiite ils sonl modifies par le milieu, de fa^on ä pouvoir s'adapter ä toulc nouvelle condition d'existence: ils s'acclimalcnt done facilement, car s'acclimater, ce n'est pas rester immnable dans un milieu nouveau, maisbien se modifier, se transfor­mer pour s'adapter ä ce milieu. G'esl done a tort que lo reve d'un eleveur on d'un borticulteur serait d'babiluer une espece ävivre, sans subir do changemenl, dans un climat different du sien: une espece ne s'acclimate queparcequ'ello se Iransformc et qu'autant qu'elle se transforme.
Grawitz a donne un exemple remarquable d'acclimatation
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ACCLl.MATEME.Vr DES MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 339
des microbes: il cst parvenu ä acclimatcr un champignon inoflensif ä vivre dans le sang d'un animal et ä s'y Irans-l'ormer en ferment virulent. Tont le monde connait la moi-sissure qui vögete sur les parois humides, sur les aliments, les feuilles, les fruits: c'est le Penicillium glaucum, dont les spores absolument inoffensives sont partout repandues dans l'almospliere. Ce vegetal est habitue ä vivre et ses spores l'ructifient clans un milieu solide, acide et ä une temperature de 10deg; ä 20deg;; il n'y a done pas a esperer le voir vivre tout d'un coup ä une temperature de -j- 38deg; et dans un milieu alcalin et liquide: si on le seme, en effet, dans le sang-, il de-perit rapidement. Grawitz a done precede par etapes succes-sives: il sema d'abord les spores du Penicillium sur du pain mouille et mit ce pain dans un appareil cliauffe progressi-vement jusqu'ä 40deg;. Les spores des generations ainsi ob-tenues furerit ensemencöes, a leur tour, sur du pain ramolli en bouillie claire et maintenu a la meme temperature; on ensemenea, avec les spores ainsi obtenues, une solution de peptone faiblement acide, en ayant soin de diminuer rapide­ment I'acidite dc la solution jusqu'a larendre neutre d'abord, puls progressivement alcaline. On arriva enfin, au bout de trois semaines, ä de nouvelles generations capables de vivre et de fructifier dans un milieu liquide, alcalin, et ä une tem­perature dc -j- 38deg;.
Si nous voulons encore, pour fixer I'esprit, employer le calcul tres approsimatif qui nous a deja servi, l'cspace de trois semaines necessaire ä cet acclimatement esl comparable ä une duree de 34,000 annees pour nous, e'est-a-dire au temps necessaire ä l'apparition de 1,400 generations d'hommes. C'est done bien ce qu'on nomme un pelil accli-gt;Hlaquo;lt;emeMlt;;cliaque generation n'a fait qu'un tres faible pas dans 111 voie parcourue, ct si le point d'arrivee cst treseloigne du point de depart, ce sont do nombreuses generations qui se
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sont parlage la peine de le franchir. Du resle racclimatement est complet; car, lorsqu'on injecle dans le sang d'un lapin ces spores, dont les aieulcs etaient inoffensives, onvoit, apres une incubation do 24-48 heures, Tanimal devenir triste, perdre I'appetit; son urine devient albumineuse, enfin il succombe. On trouve, en 1'ouvrant, les organes parcnchy-mateux, poumon, foie, reins remplis de spores en voie d'evo-lution.
Lc professeur Döilinger a donne recemment une autre preuve de la faculte d'acclimatement des microbes: il se pro­posal d'acclimater ä une temperature elevee plusieurs cspcces de/lagellees appartenant au genre Tretamitus el Monas: il ima-gina de cultiver ces monadesdans unliquide nourricier main-lenu a une temperature progressivement et ires lentement croissanle. 11 dcbuta par une temperature de -f- 15quot;5 qu'il mit (juatre mois aeleverde-j-505. Cela ne produisit dans les mo-nades aucun changement appreciable. Pendant les trois mois suivants il eleva la temperature de -f-106; eile atteignait done 2206. Un grand nombre de monades perirent. L'experi-mentatcur maintint alors la meine temperature pendant deux mois; au bout de ce temps les monades avaient repris leur vigueur; ilpoussa doncjusqu'ä -f 2306 : nouvelle souffrance, qui'disparut au bout de quatre jours; la temperature Tut alors laissee conslante pendant six semaines, puis elevee pen a pen pendant cinq mois, jusqu'ä -f 25quot;5. La mortalite des monades devint enorme et il fallut, a plusieurs reprises, abaisser, puis relever la temperature pour arriver ides gene­rations capables de vivre a 2505. Sous l'influence de ce cli-mat nouveäu il se produisit une modification considerable dans la structure apparente des monades; elles se vacuolerent. .Mais e'etait moins, sans doute, un phenomene d'adaptation qu'un trouble morbide, car les vacuoles disparurent et les monades garderent leur aspect normal pendant les cinq mois
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ACCLIMATEMENT DES MICROBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3il
qu'on mit a gagner-j- ^, pour atleindrc 20o6. Elles se vacuolerent de nouveau, lorsqu'au bout de neufmoisonattei-gnit -f- 33quot;5. La temperature fut alors portee en trois semainesä 4105, en sept mois a 58quot;3; on dut rester slationnaire pendant douze mois; enfin on put alteindre 65deg; puis -f 70deg;. Malheureusementun accident brisal'appa-reil et cette curieusc et paliente experience fut brusquement interrompue.
En somme, dans cette longue ascension du thermometre, on avail realise chez les monades un acclimatement don I celui d'un animal polaire qui habiterait sous I'equateur no donnerait qu'une idee imparfaite. Mais qu'on n'oublie pas qu'il a fallu pros de quatrc annees, l'equivalent de plus de 2 millions de nos annees et pres de 100,000 generations!
Le temps, voilä la condition de tout transformisme! Savons-nous quels cliangemenls apportcront deux millions d'annees dans la constitution de l'homme lui-meme? Et cependant, en fait d'acclimatement, nous nous batons souvent de con-clure au bout de quelques annees! Pour que les oies, qu'on porla d'Europe sur le plateau de Santa-Fe de Bogota, cessassen t dc pondre des ccufs clairs ou de donner naissance a des petils qui n'etaient pas viables, il a fallu vingtans. Ce n'elait pas encore de l'acclimatement, mais c'etait un acbeminement. Or vingt ans pourdes oies, celafait 20 generations, qui,pour des bommes, feraienl 500 ans.
L'acclimalement ne pent done se faire qu'avec du temps, beaucoup de temps. Toutes les fois qu'on opere trop brusque­ment, on echoue: ainsi M. Chauveau chauffant la bactcridie cliarbonneuse ä 50quot; pendant quelques minutes seulement missit ä attenuer sa virulence; mais cette attenuation n'est pas hereditairepour les generations successives de bacleridies auxquelles elles donnent naissance.
Les microbes ne s'acclimatent pas moins aux substances
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Uinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.ES MICnOBES ET LE TRANSFORMI:SME.
toxiques qu'ä la chaleur. M. Kossialcoff cullivanl diCKreiife microbes dans los liquides oü la dose d'anliseptique est pro­gressive et les soumettant ensuite ä unc dose mortellc, con-jointemenl avec d'autres microbes non acclimates, s'estassure que la dose d'anliseptique neccssaire pourluer les microbes acclimates estsuperieure ä celle qu'il faut employer pour tuer les non acclimates.
Enfin, quel que soil le milieu, du moment qu'il est lonji-tcmps soumis ä son action, le microbe s'y acclimate, s'y for-tilie ct y accroit sa vitalite. Un microbe virulent, par celascul qu'on en cultive de nombreuses generations dans le sang d'une meme espece animale, s'acclimate tellement au sang de cette espece, qu'il devient pour eile de plus en phis viru­lent. Ainsi le microbe de la sepiicemie du lapin, inocule suc-cessivement de Tun ä l'autre a une serie de lapins, tue d'abord tout lapin ä la dose d'une goutte el fmit par arriver ä une virulence teile, que la dose morlellelombcä l/1000degoutte. 11 en esl de meme du baccille de la tuberculose qni, ä mesnre qu'on I'inocule sur le bamf ou sur le lapin, prend, pour cbacun de ces animaux, une virulence croissante, signed'un acclimatement progressif du microbe an milieu inlerieur de chacun de ces animaux.
Xous ne devons pas laisscr passer ces fails sans en tirer un enscignemcnt sur la genese des maladies virulentes. Nous savons, en eH'et, qu'elles n'ontpas toujours existe: le cliarbon des raarnmifcres et teile maladie virulente des vcrtebres n'cxistaient evidemment pas, lorsque les mammifercs ou les vertebres n'avaienl pas encore paru, et cependant, si le cliarbon, la fievrc typlioide ou la tuberculose n'existaient pas, parce qu'il n'exislail pas de terrain animal capable de servir decultureau microbedu cliarbon, dela fievre tbyplioide ou de la tuberculose, les microbes de ces maladies, eux, cxislaient, car ils appartiennent ä la serie de ces orga-
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GENESE DES MALADIES VIRULENTES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 343
nismcs primairesqui ont etö les premieres ebauches dela vie sur la planete. C'est de meme que les vers cestoides existaient avant qu'il se renconträt un seul de ces intestins de mam-miferes, qui devaient plus tard leur servir d'liabitat. II a fallu que le ver cestoide el le microbe renconlrassent rintestin ou le sang, milieux nouveaux pour eux, et qu'ils se transtbr-massent de maniere ä s'y acclimater et ä y vivre en parasites. Le Bacillus subtilis, ainsi que nous l'avons vu plus haut, cxislait sans doute avant les mamraiferes; il vivait sur l'herbe humide, en aerobie, jusqu'au jour ou il lomba submerge dans quelque infusion animale, peut-etre une flaque d'eau, dans laquelle macerait le cadavre d'un animal mort. Devenu brus-quement anaerobic, ferment, il a fait ce que M. Buchner luia fait faire dans ses experiences: il s'est transforme en Bacillus anthracis. Unmammiferepassait; il s'inoculaparuneblessure qu'il portait au pied une goulte de ce premier bouillon de culture charbonneuseeteet animal futle premier mammifere charbonneux.Deslors,lemalse repandit ensuiteaux animaux de la meme espece; le microbe prit dans celte culture une force nouvelle. et nous mourons encore aujourd'hui de ce eharbon ainsi produit, comme nos brasseurs font encore leur biere avec la levurc qui nous vient des anciens Egyptiens. Peut-etre egalement quelque champignon aerobie a-t-il pu vivre pendant longtemps dans l'air, jusqu'au jour oü, comme le Penicillium de Grawitz, il a fini, dans quelque pays chaud, par s'aeclimater ä vivre ä une temperature elevce, dans un milieu alcalin, liquide, et ä vegcterdaiis le sang d'un animal.
Si le detail des circonstances que je suppose est imaginaire, cn realile les choses ont du se passer ainsi. Or ce qui s'est pro­duit se produira encore, ctil est possible que quelque cham­pignon obscur et inoffensif de l'heare presente soit destine ä emetlre une spore, laquelle fera fortune, en ce sens que,
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3U LES MICKOBES ET LE TR A Nquot;S FORM ISME.
de venue ferment dans le sang d'un homrne, eile fera dispa-raitre un jour I'luimanite.
Je suis assez souvent revenu sur I'analogic entre les microbes et les elements anatoraiques pour qu'il soil facile de comprendre que l'acclimatement des individus et des races resulte, en realite, du transformisme des elements anaquot; tomiques sous l'influence du milieu.
Les globules du sang, par exemple, qui se comportent pres-que;\ la maniere des ferments, puisqu'ils se cbargent de 1'oxy-gene dissous dans le sang, onl une limite de capacitepource gaz. En eifet, quelle que soit la quantilc d'oxygenc qu'on fasse respirer ä un animal, I'liemoglobine dechaque globule n'en fixe pas un atome de plus: eile a une limile de capacite qu'elle ne saurait depasser. Ainsi sur les altitudes, lorsquela tension du melange gazeux et par consequent la tension pro-porlionnelle de l'oxygene est diminuee, la vie perd do son intensite chez les animaux qu'on y conduit, parce que, dlanl donnee la capacite normale du globule pour l'oxygene, la quanlile de ce gaz absorbee par le sang reste insuffisanle. Pourtant il existe des animaux, indigenes sur ces bauleurs, qui y vivent parfaitemcnt bien. Cela tient, ainsi que I'ontmontre les experiences de P. Bert el de Jourdanet, ä ce que la capacite de leurs globules sanguins pour l'oxygene est augmenlee. Ils fonclionnenl avec plus d'intensite, et s'il s'agissait de microbes, nous dirions que leur virulence est accrue. Ainsir landis que 100 ccntimelres cubes du sang de nosmammiferes batlus au contact de Pair absorbent, a Paris, 10 ou 12 cenli-melres cubes d'oxygene, le sang des animaux qui viventaccli-mates ä la Paz, dans les Cordilleres (3,700 metres), envoye ä Paris, absorbait 20 et 21 centimetres cubes d'oxygene. Le globule du sang de ces animaux, par une lente adaptation au milieu decomprime, s'est done babitue a augmenter sa capa-cile pour l'oxygene. La selection a d'ailleurs, dans chaque
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L'ACCLIMAT. DES INDIV. RfiSULTE DE CELLE DES fiLfi.M. ANATOM. Siquot;)
animal, assure lasurvie, des globules ainsi dresses äprendre plus d'oxygene, et, dans chaque espece animale, celle des individus le mieux munis de ces globules.
Aussi bien queles microbes, les globules et les auties cel­lules de nos tissus s'habituent de meme a vegeter dans un milieu toxique, en un mot, s'y acclimatent. Nous voyons tons les jours les elements nerveux du morpbinomane, les ele­ments anatomiques de l'arsenicophage s'acclimater et vivre dans des sues imbibes de substance toxique, qui seraient mortels pour eux s'iis n'y etaient nes, fils de cellules qui y sont nees elles-memes, si, en un mot, ils n'etaient accli­mates. G'est lä le secret du mitbridatisme.
L'accilmatement d'un individu on d'une race dans un pays nouveau n'est pas lui-meme autre chose que le resultat des modifications anatomiques et fonctionnclles des transforma­tions qui s'operentdans les elements anatomiques constituanI I'individu. Si racclimatement est lent ä se produire chez I'individu, e'est qu'il faut non seulement que les elements anatomiques aient le temps de se transformer, mais en outre que, dans le renouvellement moleculaire, ils aient le temps, comme les microbes de tout a l'beure, do donner naissance ä des generations successives qui reproduisent exactemenl leur degre meme de transformation. M. deQuatrefages a bien reconnu la valeur et la necessite de cet acclimatement pro-fond, lorsqu'il a ecrit:laquo; 11 est bien evident que, dans raccli­matement, il n'y a pas seulement acclimatement des formes primitives; I'organisme est modifie dans scs elements, qui s'accumulent et s'associent differemment selon les races. Ces elements eux-m6mes sont souvent atteints. dans ce qu'ils ont de plus intime : la diminution et la disparition de certains acides, leur remplacenlent par le Sucre, la saveur, le parfum qui se developpent etcaracterisent certaines race? de legumes et de fruits, attestent que les forces vitales de ces planles ont
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:HG LKS MICROBES ET LE TUANSFOUMISME.
('prouve des modifi(?ations tres reelles, fidelement transmiscs de generation en generation. raquo; N'etait I'expression forces vitales, qu'on remplacerait avec avantage par cellc ^ele­ments anatomiques, l'eminent professeur du Museum a presque formule l'opinion que je souliens actuellemcnt.
C'est parce que la composition chimique des sues Inte­rieurs et celle des elements anatomiques sont changees cliez Tindividu acclimate, que les microbes des diverses maladies infectieuses ne trouvent plus cliez lui un milieu de culture aussi favorable que chez le non acclimate. Les microbes ne sont, d'aillcurs, pas seuls ä apprecier cette difference; car, pour nc citer qu'un exemple, nous verrons tout ä I'lieure que la cbique on pulex penetrans attaque, sous les tropiques, les blancs recemment dcbarques, de preference aux blaues Creoles.
D'une maniere generale, on pent dire que chaque element cellulaire fonctionne, chez I'acclimate, autrement que chez le non acclimate : les cellules du rein fonctionnent raoins dans les pays chauds que dans les pays tempercs; celles du foie et de la peau fonctionnent davantage; les cellules nerveuses, celles de l'encephale fonctionnent mal dans les pays chauds, an moins chez les individus qui n'y sont pas completement acclimates : de lä celte nonchalance, cette inaptitude au tra­vail et cette irritability de caractere qu'on observe chez les Europeens transportes dans les pays chauds.
Kn resume nous ne voyons pas seulement des especes microhiennes qui etaient redoutables pour I'homme, assou-plies, cullivees, domestiquees ct rendues bienfaisantes : c'est lä le cote utilitaire qui n'est pas ä dedaigner; mais nous voyons en outre, et c'est lä le point dc vue scicntifiquc, des organismes profondement transformes par le milieu, toules les fois que cc milieu agit d'une maniere continue sur un nombre considerable dc generations, c'est-ä-dire pendant un
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TIUNSFORJUSME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;317
temps prodigieusement long. Cette transformation n'esl pas superficielle, car eile change dans des proportions conside­rables, non seulement la forme, la taille, mais le mode de reproduction. Elle change ce que nous appelons hvirulence, c'est-ä-dire la manifestation de la vie. II y a mienx : chacune de ces formes ainsi modifiees fait souche de microbes trans-formes comme eile, en donnant naissance ä des microbes qui reproduisent exactement son degre de metamorphose. Ce sont, en realite, des especes qui sont formees.
Nous avons assuremcntle droit de tirer de ces faits relatiis aux microbes les memes consequences que s'il s'agissait d'etres plus considerables. Nous avons le droit de conclure de la meme fagonque si nous assistionsä des transformations proportionnellement (''gales dans la forme ct le mode de reproduction d'etres eleves; car si ces demiers ne semblent pas nous oflrir le spectacle de pareilles transformations, ccla tient h ce que nous ne le voyons pas; cela tient ä ce qu'ils se reproduisent trop lentement pour que nous ayons le temps d'assisler ä revolution des formes, dans la suite de leurs generations. Pour embrasser chez eux un si vastc tableau, il faudrait, en effet, comme dans ces contes de geants, oü le grossissement de l'observateur rapetisse I'observe dans les proportions de Lilliput, pouvoirnous eloignerassez pour que notre regard saisisse ä la foisautant degenerations d'animaux supcrieurs que nous voyons de generations de microbes en quelques heures.
En realite, nous ne ferions que grossir les personnages sans rien changer au fond de la scene d'cvolution, si nous disions, qu'en elevant des viperes dans un certain milieu, on Unit au bout d'un grand nombre de generations par voir leurs crochets tomber, leur venin se tarir, leur mode de reproduction faire place ä un mode different, leur forme se modifier tellemcnt que les classificaleurs hesitent a ranger
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dans la meme espece, dans la memo classe d'animaux, deux individus dont I'un est transform^ et dont I'autre est mainlenu dans son premier etat. Nous pourrions ajouter : les viperes ainsi transformees par le milieu donnent naissance ä des cxpi'ces de viperes qui reproduisent exactement les formes et les propriel.es ainsi acquises par leurs ancetres.
An surplus, cette grossiere image est superfine : Yarchoio-jilerix, dont je parlais plus haut, nous montre precisement. comment un reptile selransforme en oiseau, ct la realite nous montre un transformismc Lien plus considerable encore dans To'iif des vertebres, oü une simple cellule, un microbe, une monade donne naissance par scissiparite, par secjmenla-lion, par la reunion en colonie des monades ainsi formees et par une serie de transformations successives, a VHomo sapiens lui-meme.
Cetle evolution ontogenique des cellules dans I'oeuf n'esl, d'ailleurs, elle-meme que la reduction de la meme evolution plii/logenique des etres dans la suite des temps: e'estpar des monades, par des protococcus, par des etres monoccliulaircs analogues aux microbes, que la vie a commence sur la (erre. Leur malleabilite leur a permis d'etre modelcs de mille facons par les changements de milieu, qui se produisaient plus encore que de nos jours a ces epoques beroiques de la planete; cbacune de ces formes a pu devenir le point de depart de lignees divergentes dont on reconnaitrait difficile-menl aujourd'hui la commune origine. La reunion de ces monades en colonies animales et la soumission de cbacune des monades de la colonie, c'est-ä-dire de chaeun des ele­ments anatomiques de l'individu ainsi forme, ä une selection implacable qui elimine les moins adaptes, nous permetlent de comprendre le cbemin parcouru depuis la premiere monade jusqu'ä ram/)Ä/oiPifs, jusqu'aux gvands vertebres, qui perdeDt progressivement Taltitude quadrupedo et relevent
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I) A R W IN E T PAST E V R.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 i'J
progressivement leur face, jusqu'a YHomme doni Vossublime (ixe les cieux el y contemple, ä la place des dieux de son enlance, la science et la verite.
C'est en interrogeant les elevcurs et les agriculteurs, en observant nos animaux domestiques les plus communs tels lt;jue les pigeons, que Darwin est arrive ä edifier le transfor-misme. G'est en etudiant, ä cole des veterinaires et des medecins, les maladies contagieuses les plus communes que Pasteur a ete conduit ä la decouverte d'une sorte dc iiionde nouveau, dont la connaissance a change la face des clioses rnedicales. Partis de deux points de vue difierents, le savant anglais et le savant francais sont arrives au meine resultat: la transformation indeßnie des especes, sous Vinßuence lony-lemps prolonyee du milieu1.
1. Cousulter pour les maladies infoctieuses: Ferchault ilo licounuir. Den galles des planles el des productions analogues; Dclafond, Truilc des mala­dies du sang des beles ä lainc, Traile des maladies du sang des heteshovines. Archives de medecine coinparee {passim}; Lafossc, Traile de palhologie velerinnire; Hmtcl d'Arboval, Diclionnaire dq medecine, de Chirurgie el d'hygiene veterinaires: Heusiogor, Recliercltes de patliologie compareci vol. in-iquot;; De Saunier, la I'arfaile Connaissance des chevaux, 17;U; Signol, Fierre lyplwide de Vhomme et du cheval, These de Paris, 18ÖÖ; M^gnin, Maladies 'les oiseaux.
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•
CIIAPITRE VI
P.USASITES NUN MICKODIENS
Les gros parasites jouent dans la path.ologie un role qui n'est pas moins important que celui des parasites microbiens.
C'est surtout chez les vegctaux quo lt;?e role a ele d'abord apprecio, ä l'epoque oil parurent les travaux de^ Barry, vers 1847. Les travaux de Robin, de Davaine ont montre plus tard que leur etude n'interessait pas moins la pathologie ani-male1.
Les parasites sc rencontrent partout, chez les animaux comme cbez les vegetaux, si bien qu'on pent se demander si le parasitisme, que cliacun des ctres qui en sonl victimes a sans doute do bonnes raisons pour regarder comme palbologique, n'est pas dans la nature, ä juger les cboses plus largement et de plus baut, un phcnomene pliysiologique. Certains parasi­tes sont en effet aussi normaux que le lenia chez VAbyssin, on cbez la becasse et les poissom. Certains naturalistes ont meme vu dans le parasitisme un phenomene de Symbiose,
1. Coiisulter puur 1'ctuilc dc cos parasitds: Mojnin-Tamlon, Botanigue medi-cuk, Zoologie medirtile; Davaine, Traile des entozoaires; Noamann, Trails iles maladiesparasitaires; Van Bonedon, Commensanx el Parasites; Robin, Ifislnire naturelle des vigeUmx parasites qui croissent sur I'homme et sur les animaux domettjiques.
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LE I'.VRASITE DANS LA NATURE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3r.l
d'association normale entre deux etres vivanls, coinmc celle qui nouec entre un champignon et une algue lorme les lichens.
II n'ost pour ainsi dire pasd'msede qui n'ait des parasites: les chenilles des lepidoplcres, les lanes des dlpleres sonl toutcs attaquees par des parasites, qui rares au printemps sont tcllement nombreux en automne, que presque toutes les larves en sont atteintes et perissent : le professeur Blanchard ayant recolte 200 chenilles sur des choux nc vit eclore que 3 papillons; les 107 autres chenilles ctaienl attaquees par le microgaster. Les aphides ont pour parasites les larves d'hemerube, cclles des syrphes et des coccinelles.
Les insectes sonl encore devores par les larves des ichneu­mons, des chalcidiens, des braconiens ou des proclulrupiens. II enresulte meme, dans ce qu'on nommait jadis rharmonie de la nature, une sorte d'alternance. Quand les insectes phylophacjes, dit M. Blanchard, sont devenus tres nombreux, leurs parasites se multiplienl au delä des limiles naturelles; ils en aneantissent une quantite enorme. — Mais I'annec suivanle les femelles des ichneumons, des chalcidiens, des proclolrupiens ne trouvant plus assez abondammcnl I'especi' ([ui leür convient pour effectuer le depot de leurs ceufs, meurcnt a leur tour, saas pouvoir assurer rexislencc de leur progeniture el les parasites deviennent rares : les insectes phytophages se multiplicnt alors de nouveau outre mesure, jusqu'ä ce que le point d'arret de la nature vienne de nouveau se faire sentir I
Lenombre des parasites qui peuvent vivredans unindividu est parfois colossal : il suffit, pour s'en rendre comple, de considerer qued'apres les calculs de Leuwenboeck deux pens lemellcs peuvent en pen de semaines donner naissance ä 10,000 pous et que d'apres Gerlach un sarcople de la gale pent donner naissance en trois mois ä six generations reprc-
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352nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PAU ASITES VEgETAUX.
scntanl environ 1,500,000 individus. Le lenia solium do Vhomme nc produit pas moins de 150 millions d'oeufs en unc iinnee; pour etrc raoins rapide que cellc des microbes eelte progression n'estpas moins effrayante : fort lieureusemenlla lutte enlre parasites n'est pas moins meurlrierepoureux que la lutte entre microbes et l'böte se trouve soulage d'autant par les dissensions dc ses ennemis.
Aussi bien surles animanx quesurles vegelauxon observe ä la Ibis des parasites animanx et des parasites vegetaux.
l
P A li A SITES V li G E T A U X
EPIPHYTES EXTERNES I. — H0ÜILLE DLquot; UI.K.
On donne ä cettc maladie le nom dcpieiln, parce que 1c mycelium sous-cpidermique, qui la produit, sii'ge aupicdde la tigc, oil il apparait sous la forme de taches rousscs.
Ce champignon cst susceptible dc metamorphoses :lorsque ses spores tombent sur Vepine-vinetle, elles donnent lieu ä la formation d'un champignon du genre oecidium; aussi le voisinage des epines-vincttes suffit-il souvent ii contaminer les bles.
On doit lapprocher dc cette maladie unc aulre qui est causee par un parasite analogue sur les cerises anglaises, les higarreaux ot lesmcr/ses; une maladie des poires, surtoutde cellesde la variete dite dc Saint-Germain; la poire devient noire par places else fendille; une maladie des betteraves dont le champignon diminue le rendement de cette plante en sucre; une maladie du ma'is.
11 faut encore rapprocher dc ces maladies cclle qui sevit
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ROUILLE DU BLE. — OIDILM TUKEItll.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;353
sui los cafeiers, notamment sur ceux de Liberia, qui presen-lent surtout {'aptitude pour ce champignon; la fumaggine. des citronniers et des orangers; Vurocislis desoignons; le lut'itnier des laitues et des Qeurs de mauve.
Enfin on pent ranger dans ce chapitre Vanlhracnose de la quot;(f/He caracterisee par des tachesbninessurlafacesuperienre de la feuille produites par le mycelium du sphaceloma ampe-linum.
II. — oi'Dd'M TUKEItll.
(le champignon parasite de la vignc apparut pour la premiere fois en Angleterre dans les vineries, oü le raisin est I'objet d'une culture un peu artificielle.
II est ä reraarquer que les vegetaux, comme les ani-maux, ont d'autantplus d'aptitude ä recevoir les parasites, qu'ils sent I'objet d'une culture plus perfectionnee, d'un elevage plus artificiel, qui arrivent ä force de soins a fabriqaer dos individus peu vigoureux et manquant par eux-memes de iiisticite : chcz I'liomme, la selection sociale maintient de meine une l'oule d'avortons, que I'implacable selection na-lurelle cut impitoyablement elimines et qui sont la proie loule designee des maladies parasitaires, microbiennos on non.
Uoidium Tukerii nous donnc une nouvelle preuve de l'in-lluence du milieu sur les parasites : cet oidium est une eri/-#9632;iiphee; la fructification des erysiphees possede au moinscinq formes diflerentes; or colles qui ont ete observees die/. I'oidium de la vigne sont des formes iaferieures; de tello sorte qu'il est permis de croire que la vigne n'est pas le terrain de predilection de cette erysiphee et que des formes plus completes de la meme erysiphee vivent en parasites sur quelque plante d'une autre espece.
Rohdieii. — Palliologie comparce.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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;t;,4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'AISASITKS V K.t.Rl A IX.
III. - oiiu.i'n \ i. bii; \n s.
Gelte maladie, qu'on designc aussi sous lenom de blofic, de murjuel, est caracteriseo par des ainas de mycelium blanc lt;ur la langue, les levres et la muqueuse digestive. Le myce­lium se presente sous la forme de iilaments incurves de 3 ä i a de lärgeur.
La condition essentielle de son developpement est racidile de la bouche. Sans avoir de gravite par lui-meme, il revelc done im trouble souvent grave dans les secrelions digestives, surtoul aux deux extremities de la vie.
On Tobscrve surles enfants ä la maiimielle,qui sont attcints d'alhrepsie, et dans les meines conditions sur les veaux, les poulains, enlin chez les adultes malades.
La contagion peut s'etendrc aux poules; elles'exerce gene-ralement par la bouillie, qui rejelee par un enfant atteint du muguet sert de paturcaux volailles.
IV. — TEIOSE TCIXIIVNTE.
On designe sous le nom de teigne plusieurs maladies para-silaires du cuir cbevelu ou de la barbc chez I'liornme et de la lotalile du poil chez lesanimaux. —Elles ont ete decrites d'abord par les medecins arabes, surtoul. Aly-Abhas. Le mol Tinea a ete employe dans sa traduction par Etiennne d'An-tioclie en 11^27 et Guy de Ghanlieu parle de la teigne, laquo; cette rongne de la teste raquo;.II la regarde comme la principale des laquo; passions des polls raquo;.
La teigne tonsurante ou londante est due au Tricophyloil (onstirans dont le mycelium brise en articles contienl des spores, qui se transforment en chaines de spores.
Le parasite a etedecomert en 1842 par Gruby suiVhomme, piis par Bazin sur le cheval, par Gerlacb sur le bmif ci le chien, puis chez le chat, le moutm, le pore, la cMvre.
A
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OlDIUM ALBICANS. — TEIC.NE TONDANTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :!:.:.
Sar la robe de ces animaux, comme sur la tete de Vhommc, la maladie se caracterise par des plaques rondes, oil le poil d'abord herisse devient cassant, puis lombe.
L'böte de predilection de ce parasite est le veau. La maladie siege chez lui autour des levrcs, oü eile forme des croutes, sous lesquelles le derme s'ulcere : sa marche est centrifuge; c'est lä du reste le propre des maladies parasi-taires : c'est pour la meme raison que la cuscule parasite de la luzerne forme dans les champs des places rondes de-nudecs.
La plaque de tricophyton tonsumns atteint chez le veau la largeur variable d'une piece de i franc, de 5 francs, (rune assiettc. Cc qui la caracterise surtoul ct la differencie de ce qui s'observe chez Vhomme, c'est que rinflammation esl profonde; ellc cmbrasse toute la gaine du poil, oil s'elahlit nne suppuration plus ou moins abondante.
Le veau contamine souvent la vache, et comme il donne frequemment des coups de son museau sur le llanc de sa mere, c'est sur le Üanc de la vache qu'on voit surtout les plaques de tricophyton.
La femme, qui a rhabitude de traire la vache et de s'asseoir ä cöte d'elle, la tete appuyee contre le flanc dc I'animal, prend ä son tour des plaques tonsurantes au front.
Chez le cheval la maladie siege surtout ä l'encolure, au dos, sur le rein, au flanc; rinilammation est moins profonde, que chez la vache et, tandis que chez eile les spores s'observent surtout dans la gaine du poil, chez lui les spores se voienl surtout dans le poil lui-meme, dont les elemenls sont disso-cies.
Chez le chien, qui est rarement pris en France mais souvent en Allemagne, c'est sur le sommet de la tete qn'on remarque surtout les plaques.
Tandis que chez Venfant on n'observe la maladie que dans
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856nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PARASITES VfiCfiTAüX.
lc cuir clievclu sous la forme benigne de tonsure, chez Vkomme adulte le parasite s'observe au menton et a la mous­tache; e'est ce qu'on nomme le sycosis. L'inflammation est alors profonde et provoque la suppuration du bulbe, comme chez [eboeuf.
Sur les parties glabres on lout au moins garnies de duvet, Fallection prend la forme d'herpes circinne caracterisee par un cercle toujours grandissant du centre ä la circonference de vcsiculos d'herpes.
Remarquons en passant cette influence de terrain, qui, chez le meme individu, donne ä la tete, au menlon et sur I'epaule les apparences si diverses de plaque tonsurante, de sycosis el d'herpes circinne.
Dans les especes diverses l'aclion du milieu modifie la forme ou lout au moins le volume des spores :plus grosses chez le boeuf, qui est leur terrain par excellence, elles dimifiiienl chez le cheval et le chien et deviennent plus petites encore chez Vhomme.
L'action du milieu se manifeste encore par ce faitsinguher, quo les poils blancs ne sont pas envahis par le champignon et quc chez le buuif, on les voit sains et normaux traverser et simnonter les croules, alors que lous les aulres sont tombes on cassis.
Chez lous les animaux la jeunesse creo Taplilude; I'agglo-iiK'ialion I'etend : une epizootic sevit en 1871 sur les veaux, qui avaient etc en grande quantite rassemblcs ä Lyon. C'esl surtout l'hiver, pendant les longues stabulations oü les indw vidus sonl aggloincres, que la maladie sevit dans les elables; il un est de rnemc, ctpour les memes raisons, pour les enfanls dans los ccoles.
La contagion s'exerce enlre animaux de la meme espece, lui-ufs, chevaux, chiens, hommes, dans les casernes et dans les pensions; eile s'exerce egalement entre animaux d'espece
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TEIGNE KAVELSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;357
diffcrente : le boiuf la communique au cheval, au chien, au mottton; dans les paturages tous le communiquent ä Vkomme et chez lui-meme les races noires semblent avoir un grande aptitude ä la teigne tonsurante.
V. — IEIGXE F A VED SE.
La teigne faveuse est due ä Vachorion schoenleinn, Elle ^'observe chez Vhomme, 1c rat, la souris, le chat, le lapiti, le c/uelaquo; ct la poule.
Chez tons la maladie est caraclei'isce par des croutes creu-sees ä leur centre, en forme de godet; le centre du godet est traverse par un poil.
Le dial presente los croütes ;i la tele, ä I'ombilic, aux oreilles; elles sontjaunes, poisseuses.
Chez [a poule elles occupent la crete, les orcillons; chez Vhomme la tete.
Le milieu montre encore ici son action eu diminuant la dimension des tubes de mycelium depuisle chien, chez lequel ils sont les plus gros, jusqu'ä Vhomme, chez qui ils sont les plus petils.
Le champignon est d'abord sous-epidermique : il forme autour dupoil une saiilie toujours croissante, sauf au centre 011 le poil retient l'epiderme et I'empeche de se soulever, de se distendre, comme il le fait a la circonference; teile est l'origine du godet. Dans une deuxieme periode l'epiderme se rompt et la croiite, qui cesse d'etre emprisonnee, perd sa forme de godet.
L'existence du champignon sous l'epiderme explique com­ment la contagion ne se fait ici queparpiqure ou par plaie : il laut quo l'epiderme soit dechire.
La souris ct le ral sont par excellence le terrain favorable ä Vachorion schocnleinii et ces animaux sont cependant refractaires au Tricophijlon. Ledocleur Draper de New-York
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'JOSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PARASITES VKGETALX.
a constate la contagion de ceux-ci au chat et de ce dernier a Venfant, A Lyon les souns sont sonvent faveuses; on observe aussi un grand nombre de rats faveux ä Paris, sur-lout dans la partie des egouts qui correspond au 1quot; arron-dissement; le boeuf, le cheval sont refractaires.
La maladie est frequente cbez Vhomme en Cocbincbiue et Ton accuse les poules dc Cocliincliine de l'avoir apportee en Europe.
II faut rapprociier de la leigne faveuse la teigne de Toke-lan ((iii regne a Samoa, ä Malacca, dans toute la Malaisie.
VI. — TKIGXE PELADE.
La teigne pelade est eile parasitaire? la question a ete mise au concours par l'Academie de medecine pour 1890. La reponse est importante, car, les ecoles se fermant devant les enfants atteints de leigne, il serait desastreux de priver les malades de l'enseignement, si la pelade n'est pas parasitaire. II est probable qu'il y a deux sortes de teigne pelade : I'une non parasitaire chez Vhomme et chez le cheval; I'autre parasitaire due ä un microsporon chez Vhomme et peut-etre oliez les oiseaux. Chez leperroquet s'observe une pelade parasitaire due au microsporonpterophyton.
VII. — T EIGNE DU I. .U'l.V.
Cette maladie fait tomber les polls du lapin tout autour de l'anus. Elle est contagieuse et se nomme leigne lycoper-doide.
EPIPHYTES INTERNES.
I'armi les champignons, qui sont epiphytes sur la surface interne, jc me bornerai ä citer le suivant :
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PELADE. — PNEUM0N1E. PEKONOSPOUA INFESTANS. 359
S XC C II A ft Cl M V C E S Ci 1111 I. V ITS.
11 habile lo mucus infcstinal du moulon, du bwuf, du lupin, dujuoic. II jouo dansce liquide le role de ferment et donne lieu chez ces animanx divers ä des troubles digestifs phis on moins considerables.
EN DOl'll VIES.
Lcs endophyles envahissent profondement les tissus.
I. — PXEUMO.N 1 K ASPKItGILL.VIHE.
II s'agit ici d'un Aspergillus, qui envahit les poumons du chcval, de la varhe et des oiseaux; chez ces derniers il penetie jusque dans les sacs aeriens, dent les os sont creu-ses: on I'a rencontre chez le geai, lo jlamanl, Yeider, le goe-land, la ciyogne, Vaulrurhe, lepluvier, laperruche, le bou-vreuil, le corbeau, Veffraie, ]? faucon, hipoule, le faisan, le pigeon, Voie, le canard, le cygne.
II. — I'EBOXOSI'OUA INFEST ANS.
Ce champignon vit en parasite sur et dans les feuilles de la pomme de terre {solanum tuberosum). Les spores apportees par le vent entrent par les sloinales; le mycelium penetrc dans les profondeurs du parenchymo et les lilaraeuts fructiferes charges de conidies sortenl ä leur tour par les stoinates. Leurs spores sont enfin portees par le vent sur les plantes voisines.
Comme tout ä l'heure pour I'o'idium Tukerii, rinlluence du milieu interieur de l'höte se fait sentir sur la confor­mation et meme la physiologic du parasite : les travaux de l?arry ont, en cflet, monlre que cerlaines peronosporees transportees, par ensemencement, sur des vegelaux aulres
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360nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PARASITES VfiGETALX.
que ceux qu'elles ont coutume d'adopler, s'y dcvcloppciil jusqu'ä un certain point, lorsque ces especes sont voisines de cellc qui constitue leur hole naturel, mais que leur evolution s'arrete : tantot, apres avoir penetre dans line stomate ou dans une cellule epidermique, le filament de mycelium s'atrophie et peril, tantöt il gagne les espaces intercellulaires et continue de croitre; mais le mycelium fertile avorte el aucune spore, aucune conidie ne se pro-duisent. D'une maniere generale, quand on seme une peronosporee sur une plante qu'elle n'habile pas spontaiu''-menl el qui n'a que peu d'affinitc avec celle qui sert liabi-tuellement d'höte, les germes se comporlent comme s'ils avaienl ete cultives sur une lame de verre.
De Barry ayant, par exemple, seme la peronospora infes-tans du solatium tuherostim sur le solanum dulcamare, vil bien le mycelium s'etendre dans le parenchyme, mais les ramcaux conidiferes ne se produisirenl qu'en petit nombre, ils furent Ires tenus et Ires pauvres. Sur le solanum nigrum il n'oblinl pas de conidies du lout.
Du reste les peronospurees prcsentenl un phenomene ana­logue a celui de erysiphees : elles possedenl deux ordres de corps reproducteurs, dontl'un a la predominance sur I'autre, les conidies el les oospores; or la peronospora infeslans ne possede jamais que les corps reproducteurs du second ordre; done, en conclut de Barry, le solanum tnherosum n'est pas son terrain par exellence, puisque ce n'est pas lui qui lui permel d'atteindre son devcloppement complel.
III. —PERONOSPORA V1TIC0LA.
L'ne autre^eroMosporeevitsuiiavigne. Elle estbienconnuc sous le nom de Mildew ou encore de Broiiillard, Berouee, Neble.
Elle se developpe en mai et juin par les temps chauds et
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PERONOSPOUA VrriCOLA. — BLETISSURE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 361
pluvieux qui la favorisent. Elle envahil les fleurs, les feuilles el les vignes. Elle se comporte, dans la l'euille de la vigne, comme \a peronospora infestans dans celle de la pomme de terre.
Tons les cepages n'onl pas la meme aptitude; tons nc con-viennent pas egalement a son developpement : la vigne tie Kabylie resiste au Mildew, le Portugals bleu, leplantDurif et le Riparia americain ont egalement pen d'aptitude, tan-dis que la maladie se declare facilement sur le col, le gre-nache et le carignan.
Certains fails de la pathologie animale peuvenl etre rap-proches de cette penetration d'un parasite vegetal au sein meme des tissus de son höte: Tizzoni, dans im cas de gangrene seche de l'orteil, a vu le mycelium d'un champignon, dout les sporanges apparaissaient ä la surface de la parlie gangre-nee, penetrer dans les vaisseaux lymphatiques correspondauls et les suivre jusqu'au ganglion voisin. Lebert a vu de meine, apres avoir depose des spores d'un champignon sur la cornee, les liiaments de mycelium se faufiler entre les cellules do cette membrane.
IV. — CUAMP1GSOXS DE LA BLETISSL'UE DES FRUITS.
Le processus est encore ici la meme el peut etre rapproclic des precedents.
Dans les pommes, les poires, les nefles le lube calicina. reste permeable : les spores du champignon de la bletissuie penelrent done par lä jusqu'au co^ur du fruit, alors memo que la peau demeureintacte; le mycelium se developpc et se ramilie en ramollissant les tissus, en y produisanl une fer­mentation speciale, recherchce de quelques personnes et dill'erente absolument de la pourriture, e'est la bletissure. Gelte proliferation du mycelium so fait ä l'abri de l'air.
Lorsque la peau est Ires mince, comme dans la llgue, ou
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iiliinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PAUASiriCS VfiGßTAIX.
(ju'elle est trouee acoidentcllemcnt, comme cela arrive sou-vout dans les poires, alors les tubes ;'i liiictilication s'echap-pant par les orifices ainsi crees, sortont du fruit et appa-raissent au deliors sous la forme de duvet veloute; dans les oranges les glandules de la peau se diHruisent et e'est par leur oriliee que sort la fructification.
Cette maladie est inoculable : si on depose des spores sur nne feuille de plante grasse, le myceiiuui penetre par une sto-mate dans le parenchymede la feuille, s'y ramifie ä l'inlini et ses tubes fructiferes sortent par un autre stomate : le proces-sus est, on le voit, le meme que tout äflieurecelui desPero-nosporees.
V. — MAI.ADIK DKS CAIll'KS.
C'est vraisemblableinent un phenoinene pathologique de meme ordre, qui se passe cbez quelquespoissons et qui a ete observe recemment sur les carpes de l'etang du chateau de Kontainebleau par M. Rousseau. Ces animau\ etaient con­verts de mucus et on apercevait, en outre, dans de nom-breux points, de.? tacbes rouges, livides, resultant de suffusions sanguines ä la peau;apres cinq ou six jours chaque ecchymose se transformait en une petite eschare el se recouvrait de filaments blancs, longs de 5-8 millimetres, que I'examen microscopiquc a fait reconnaitre comme etant ie saprolegnia ferox. Quelques jours apres les escbares se detacbaient et laissaient ä leur place une plaie creuse, qui s'est ensuite cicatrisee cbez les carpes qui ont survecu. Toutes les carpes malades avaient des escbares surlesyeux; l'intestin rempli de mucus sanguinolent presenlait des eccbymoses semblables.
La maladie n'est pas inoculable aux mammiferes, maiselle Test aux poissons.
M. Megnin la regarde comme frequente cbez les cypri'
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MALAim: raquo;ES CAßl'ES. — ENTOMOPHTOUA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 363
nides; son processus rappellc beaucoup celui dos perotw-sporees. Le saprolegnia ferox et Vachlia ferox, champignons parasites des poissons, cansent souvent des degäls conside­rables. Non seulement elles forment la vegetation nuagense, que les piscicultcurs connaissent sous le noin de mousse, maisle mycelium disseque les iissus et produit dessutlüsions sanguines et des ulcerations. Les piscicnlteurs qui rcdoulent, non sans raison, cette maladic, ont coutume, qnand les poissons de leurs aquaiiums sont envahis par la mousse, de brosser les malades avec une brosse douce trempee dans Teau salee.
L'aptitude ä la maladie augmente avec fonles les condi­tions mauvaises : dans l'epizootie de Fontainebleau c'etait le has niveau des eaux qui avail determine l'aptitude; il a sul'li d'elever l'eau pour faire cesser la maladie. Les saumons dela Solway aux environs d'Edimbourg sont sujets ä la meine maladie; eile est attribuee ä l'ecoulement dans la riviere des eaux d'egoutde la ville.
VI. — K .\ TOM raquo;PHTOU.V.
11 est interessant de rapprocher les unes des autres les maladies que nous venons d'eludier chez les vegetaux et cbez les animaux. II convient d'y adjoindre un parasite vegetal des insectes, Venlomophtora.
Pour apprecier l'analogie de ces maladies, ilfautd'ailleurs se rendre comple d'une certaine ressemblanee dans le sub­stratum qui est oflert ä ces parasites par les vegetaux et par les insectes. A coup sür la diflerence est grande entre l'or-ganisation d'un vegetal et celle d'un insecte, et cependant certains points communs sont ici particulierement interes-sants : les vegetaux sont creuses de canaux aeriens, dans lesquels en realite se ramifie le mycelium ; ces canaux sont, dans la lige, les Irachees apres qu'elles ont servi ä l'ascen-
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IP—quot;
361nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PARASITES VKCfiTAUX.
sion de la seve, el dans la feuille les lacunes aeriennes, qui communiquent toules entre elles ct avcc les slomates, qui leur servent de portesd'entrceou de sortie. Les insectes soul, aussi eux, parcourus par un Systeme complique de cananx aeriens, les Irachees, qui communiquent enlre elles ct avcc ]esstigmates, qui leur servent cgalement de portes d'cnlicc et de sortie. Les memes conditions donnentlieu, chez les vegetaux et chez les insectes, ä deux processus parasitaires tres voisins : les tubes de mycelium et Vcnlomophloru se ramifienl en effet dans les trachees, comme ceux des pero-nosporees dans leslacunos aeriennes de la feuille, et les fruc­tifications sortent par les stigmates des insectes, comme par les stomates des feuilles. L'inoculalion est possible d'insecte ä insecte, comme cclle des maladies analogues Test de vegetal ä vegetal.
Les mouches que nous voyons en automne mourir sur les carreaux de nos appartements et rester collees ä la vitre, au milieu d'une zone circulaire de poussiere blanche, meurent precisement de Venlomophtora dont le mycelium penetre leurs tissus dont les spores forment la zone blanche qu.i les entoure.
Pasteur avait songe ä appliquer l'ewtomop/i^orrt ä la des­truction des insectes nuisibles et notamment du phylloxera, comme il avait songe ä appliquer l'inoculation du cholera des ponies a la destruction des lupins. M. Charles Brongniart a cgalement appele I'attention sur les services que les enlomophtorees pourraient rendre ä l'economie rurale, poür la destruction des insectes nuisibles. On a, en effet, essaye de detruire ces derniers avec de la pebrine, avec de la levure cle Here, sans pouvoir reussir, tandis que Venlomo­phtora pourrait, dit-il, etre semeesurles larves de mouches: ces larves luees par le parasite seraient sechees, pulverisees, et seraient repanducs dans les champs comme on y repand
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MUSCAUIUN'E. — ACTINOMYCOSKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3Gi
reugrais chimique ; les spores durables tiinsi repanducs par iiiilliersdiUruiraientäcoup sur les inseclcsredoutes desagri-culteurs. Brefeld a dejä prouve qu'il sul'lit d'arroser la chenille de \apieride du cftowavecde l'eau dans laquelle on 9 dilue les spores de Ventomophlora sphcerospermu pour la detruire. Brongniart a done, avec raison, propose la creation en Algerie de verilables usines ä enlomophlora pour la des-truction des insectes. Gelte idee, comme cela est souvent ar­rive, a eterealiseeä I'etranger : depuis 1884ilexisteä Irnelia, province de Kieff, una veritable usine, oü oncultive en grand les spores d'un champignon parasite des insectes, Visaria destructor; il tue surtout les coleopleres nuisibles ä la bet-terave, tels quo le cleonus punctivenlris; on repand sur le sol les poussieres de spores ainsi obtenues; en quatre mois Vusine produit 55 kilogrammes de spores; 8 kilogrammes siit'lisenl pour ensemencer 1 hectare et pour tucr surement SO p. 100 des cleohvs.
VII. — H USC A HD I XE.
A cüle de Venlomophlora doit trouver place le bolhrilis dc Bassioa muscardinedesvers äsoie; l'aspectpulverulent,que prend alors la chenille, est du aux filaments fructiieres qui lui torment comme une enveloppeveloutee. Les ravages fails par la muscardine dans les magnaneries sont d'autant plus con­siderables que, comme les precedentes, la maladie est ino-cnlable et conlagieuse.
VIII. — ACTI.NOM VCO SK.
La vegetation cryplogamique pent s'allaquer aux animaux superieurs eux-memes : Vactinomycosj en est un exemple.
Cette maladie s'ohserve chez le bwuf, Vhomme, le cheval plus rarement, le kangourou,le chien, le pore, le lapin par inoculation; on I'a vue, en un mot, chez des omnivores cl
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386nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'AIIASITES v'fiGETAUX.
chez dos herbivores, jamais encore cliez des carnivores.
II s'ajiil ici d'un champignon, f|iii so prösente en forme d'eloile. II cst forme d'un faisceau rayoniuuil de Slamcnts do mycelium, dont chacun est termine par un appendice pjTi-forme, qui ostla gonidie frucliloro. Cos!, Vaclinomycesbovis.
II sedeveloppegeneralement chezlebosiif, souslaformo d'une tunieur sicgoant surl'un dos angles du maxillaireinfö-rieur; parfoislamaladie siögo sur la langue, e'estco quo los Allemands nommentian'gue debois (Holzzunge)et los Italiens mal de crapaud (mal del Rospo); cette forme ostsurtout fre-quentc en Angletcrre. D'anlres fois eile onvahil le bonnet, (lonxiöme estomac dos ruminants, los naseaux, los simis frontaux, donnant quelquefoislieu ä uneerreurdediagnostio qui le fait prendre pour la mono, le larynx, le [)Oiimoii; chez le pore seulement on l'a vn envahir los mammelles. Dans une periode ulterieure, si ranimal n'est pas abattu avant, la generalisation so fait.
II y alä quelque choso de comparable ä ce quo nous avons vu chez los vegelaux, choz los insectes et dans lo mycelium de Tizzoni qui avait envahi los ganglions lympliatiquos. Los prineipaux viseöros, la rale, le corvoau so prennent, los parois des veines sont aüaqnees ä lour lour; ellos son! pei'forees par los spores envahissantes ömises par lo cham­pignon du centre de la tumeur initiale; il se forme alors dans la voino, autour du bourgeon cryptogamiquo, une coagulation, qui pourra devenir embolique, et los spores trouvent dans la circulation un chemin tout trace, qui los conduit dans de uouveaux points de l'organisme onvahis ä leur tour. — C'estsurloul chez Vhomme que se voit cotto göneralisation, par cotte simple raison que les animaux son! abattns avant d'arrivor ä cette periode.
Les formes de la maladie variont d'ailleurs suivant lo point qui a servi de porto d'entreeä Vaclinomyces. Si la lumeur
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ACTI.NOMVr.OSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;:!ü7
initiale apparait generalement au cou, c'esl que la pbrle d'eiitreo ost le plus souvent dans labouche : c'esl une piqüre tie la raiiqueiise, on une dent cariee, ou une lislule den-laire. Lorsquc le champignon a fait son entree par la voie pulmonaire, la rnaladie prend, ä s'y meprendre, I'apparence d'uiie bronchite tuberculeuse avec expectoration aboii-dante, dans laquclle on trouve les spores de Vaclinomyces. lesparois thoraeiques linissentellcs-memes paretre envahies. Si rinoculalion a etc faile par I'intcslin, ce s'jnL les organes abdominaux qui sont pris les premiers et les parois abdomi­nales ellcs-memes se prennenl.
Quel que soit le siege de la tumenr, eile presente a la coupe 1'aspect d'une masse dure, creüsöe de vacuoles remplies par les ciiampignonset par lepus. Des listules font commimiquer ces vacuoles avec rexterieur et la tumeur tout cnliere sup pure. Dans le pus se rencontront les elements filamenteux ou Iructileres du champignon. Les cloisons fibreuses qui separent les alveoles sont souvent, chez le bo^uf surlout, le siege d'un depot calcaire : J'ai dit dejä combien le milieu interieur des bovides etait riebe en calcaire et avec quelle facilite, dans \a. pommeliere comme dans toutes les ddgene-rescenccs cbroniques, leurs tissuspatbologiques itresentaionl seeondairement la degenerescence cretacee.
J'ai dit egalement, au sujet de la carcinose et de la lubercu-/ose,quelle identite il y avail entre ces productions animales et lesgallesdes vegetaux;ilen est de meme ici : aulour d'un (euf ou d'une larve le vegetal, par suite del'irritation dont ses tissus sontle siege,l'ait les frais d'une formation plus ou moins volumineuse; cette formation est tres semblable ä un fruit, c'est-ä-dire ä celle qu'il fait autour de ses propres graines ä lui; eile en a la composition cbimique, parfois meme la coulcur. II suffit de rappeler ici la galle du chene, qui a |)lus d'un rapport avec le gland, le hedegor du rosier colorlaquo;! de
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368nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PARASITES V£g£TAUX.
brillantes coulcurs et couvert de villosites comme les roses moussues. Autour d'un bacille du cancer ou de la luber-cnlose, ou de la morve, autour d'un mycelium sporifere, comme celui de Vactinomyces, autour d'ceufs dquot;aniniaux parasites, ainsi que nous le veirons tout a I'lieure, I'orga-nisme animal, par suite de ['irritation causee dans ses tissus par le corps etranger, fait les i'rais, aussi lui, d'une forma­tion nouvelle, qui constitue la granulation tuherculeuse, cancereuse, morveuse... et, dans I'espece, la lumeur laquo;c//laquo;o-mycosique.
Dans Tactinomycosc nous trouvons toutefois une diffe­rence, qui tient a Tissue dilferente de la luttc entre les ele­ments anatomiques et les elements parasitaires : dans la nodositr tuherculeuse les elements normaux succombent rapidement devantla concurrence des baciiles tuberculeux; dans raclinomycose il en est autremenl : les cellules nor­males, qui entourent les parasites, gardent plus longtemps qu'eux leur vitalite, et quand l'accroissement de la masse parasitaire a accumule sufiisamment les causes d'imlation, c'est uue suppuration qui se produit et non la metamorphose caseeuse, ia necrose des elements.
II existe encore cette autre dilference entre Vactinomycose el la tuberctdose on la carcinose, tfesiqueYaclinomycosis so generalise moins vile, parceque le volume plus grosdu para­site lui permet moins facilemenl d'envahir la circulation sanguine ou lympliatique.
Si un nouvel exemple etaitnecessaire pour legitimer ccttc coinparaison, qui reviendra encore sous ma plume, entre les productions patliologiques des animaux autour d'un bacillus, d'un parasite quelconque ou d'un corps etranger el \csgalles des vegeaux, je cilerais l'exemple suivant, relatif ä un cas de molluscum chez le lezaid. M, lilanchard a regu d'Espagne un lezard, qui porlait sur le dos une lumeur diagnosliquee.
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PIED DE MADURA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.10laquo;
molliiscum. Or unc section mödiane de la tumeur permit de decouvrirä son centre, quoi? line graine vegetale! C'elait bien une veritable galle animale.
I X. — I'IK II DE .MA DL It A
G'cstencorc dans lameme cat^gorie qu'il laut ranger cette curieuse maladie du pied, qu'on observe chez Vltomme dans le Penjab, ä Bombay, ä Madras, ä Pondicbery, ä Karikal, A Cochin.
La maladie debute par unc uodosile survenant en un point quelconque du pied; autour de cette premiere en vienl une secondc puls une troisieme et le pied, sur lequcl se juxta­pose une serie de tumeurs inegales, corame si quelque scuipteur tantaisiste grellait sur un pied normal une serie de boulettes de terre superposces, prend line npparence dirtbrme; puis chacuue de ces tumours se ramollit, un petit pertuis (ist.uleux apparait sur cbacune, le pied lout entier lt;rible de fistules fournit une suppuration abondantc, qui epuise le malade. Le pied ä la coupe offre Taspect uniforme d'unstromacreuse d'alveolespleines de liquide purulent.Dans ce liquide le docteurvan Dyck Carter a trouveun champignon du groupe du mycosporees, le chioniphe Carlerii.
Cette maladie presente, on le voit, le plus grand rapporl *ivec Tactinomycose et il n'est pas besoin d'insister sur les analogies que ces tumeurs presentent, aussi elles, avec les (j alles.
II
PARASITES ANIHAO-X
Los parasites animaux se recrutent dans toutes les classes: on y voit des protozoaires, des mollusques, des inseetes, lielaquo;;
r.OHDiEit. — Pathologie compardc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •2\
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370nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PSOKOZ0A1UKS.
crustaces. Us out pour holes indificremnieut dos animaiij el des vegetauv : en gem'Tal les molhisques jouent eotnme parasites sur les animaux aquatiques le meme role que les insectes sur les animaux aeriens.
I. — PSOROZOAIBES
Les psorozoaires sont des protozoaires parasites. D'une structure elemenlaire ils soul composes d'une cnliculc el d'un noyau. La culicule s'emplit de spores, un orifice so prod nit a la surface el les spores s'en echappent.
11s luibitent tantöt dans repitheliuin, tantöt dans le lissu sous-muqueux de rinlestin, tantöt dans le pounion, tantöt dans les muscles.
I'SOROZO.VIR KS KIMTIIELI.VU \
1. — coci; i nit: (i l i'S(in osi-EitM 11; ovifouäk
Decouverts en 183(.t ces protozoaires avaienl d'abortl ele pris pouiquot; des ceufs d'helniintho, de lä leur nom d'ovilornie.
11s habitent repitheliuin des voies biliaires chez le lapin, le chat, Vhomme, les yallinaces domestiques.
La coccidie est d'abord incluse dans la cellule epillieliale memo; plus tard eile la perfore {coccidie perforanle) el lombe dans le canal biliaire. Elle se remplit alors de spores qui. mises en liberte sous le nom de corps falciformes, tombeut sur la litiere des animaux, des lapins nolamment, on el les sont avalees par les animaux encore sains. Elle va s'enkyster dans repitheliuin de leurs voies biliaires.
Le lapin est le terrain par excellence de la coccidie. Son foie apparait alors crible de points blancs jaunaties, de la liTosseur d'unegraine de cbenevis; ranimalmaiprit.perdson
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l'SOKOSI'Kli.MIKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;371
poll, devient cachectiqueet mourt; c'esi ce qu'on aomme la phUsie coccidienne dulapin. En presence de cettc aptitude
speciale du lapin, M. Meynin aeu I'idee do donner la coccidie ovifonne aux lapins d'Australie, an lieu du cholera despoules proposö pat' Pasteur. Cela aurait l'avantago de ne pas offrk le danger de la contagion pour les volailles. Dans tons les cas, e'est lä une nouvelle application d'une methode qui peutetre feconde et dont j'ai dejä parle plus haul, rutilisa-lion des parasites en economie rurale.
La presence de nombreuses coccidies cliez le lapin, sur les muriucuses du nez, du pharynx et de la caisse du tym-pan, determine une rhrnile verminense, souvent grave, connue sous le uom de ßevre calarrhale, maligne et conta-gieuse du lapin.
Cette psorospermie hahite repithelium des villosites iutes-tinalcs du heeuf, du vcan, du porc.
111. - CTTO SPERM IE DE LA 0 HEMP U 1 1.1 K
Elle hahite repithelium intestinal de la grenouille.
IV. — CYTOSl'ERM IE DE L.V SOUR IS
Elle habite repithelium intestinal de lasoum et aussi celui des passereaux et memo des poissons.
V. — C Y T O S P E 11 M I E DE L ' H 0 M M E
Elle habite dans repithelium des villosites de i'enteslin d'-Vhomme.
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mnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PR0T0Z0A1KES.
rsonozOAiitES du tissu sous-muquelx
I. — COCC1DIE 0 U GREGA1UNE DES OISEAIX
Elle habile Ic tissu sous-muqueux intestinal des gallinaces, du merle, du corbeau.
Les spores introduites avec les aliments peil'orent la mu-queuse et vont s'enkyster dans le tissu sous-muqueux.
Ils detenninent dans I'intestin une ponctuation blanche avec diaiThee, tristesse, marasme et mort.
II. — COCCI DIE CL'TANEE UES 01 SEA. OX
Elle habile la poule, le pigeon. Elle siege dans le tissu sous-muqueux de la commissure du bee, de la muqueuse nasale, du mcatauditif et aussi dans la peau du con.
Elle apparait sous la forme de nodositcs jaunatres, qui simulenl la diphteric des oiscaux.
PSOROZOAIRES DU POÜMON
I.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I'SonOSPERMl UM VIIUUE
On la nomine encore psorospermie de Paulicki. Elle siege dans les alveoles pulmonaires de certains singes {cebus rapucinns, maeffigue); eile y determine des noyaux d'hepa-lisation, par un mecanismc d'irrilation cellulaire autour du parasite identique ä celui (jue j'ai decrit sous le nom de tjalle an imale.
Gelte psorospermie du singe serait, d'apres Chauveau, heaucoup plus frequente qu'on le pense generalement et ce serait ä eile qu'il iaudrait rapporter un hon nombre des pre-lendus cas de tuberculose observes chez cet animal. Dans tons les cas le processus est le meme el I'erreur csl moins
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PROROSPERMIES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 37;t
grande qu'on pourrail le croire : il s'agit dans un cas d'uno granulation an centre de laquelle existe le bacille lubercu-leux, dans I'autre d'nne granulation idcntique an centre de laquelle existe un animal, une coccidie.
II. — GREGAKINK PDIMONAIRE DE L'ROMHE
La meine erreur est souvent commise chez Vkomme. An Japon il existe une forme tres f'requente d'hemophtysie pul-monaire, dans laquelle, au lieu du baciile tuherculeux, c'est une psorospermie qu'on trouve. Une grcgarine speciale ä ce pays habite en eflet les alveoles pulmonaires de l'homme.
PSOROZOAIRES DES MUSCLES Oü SARCOCYSTES I. — BALBIANIE GEANTE
Elle liabite les muscles du kvuf, du bufße, du cerf, de la chevre, du pore, et surtout du moulon. Sur 900 moutons cliampenois pris au hasard 272 avaient des balbianies dans les muscles. C'est surtout dans les muscles de la cuisse et de l'oesophage qu'on la rencontre.
Elle parait sous forme d'un kyste allonge, du volume d'un grain de hie ou d'un haricot. Son enveloppe est epaisse; I'in-terieui' est rompli de spores fnlcifornm.
II. — SARCOCTSTE DE HIESCHER
On le trouve dans les muscles deporc. 50 p. 100 des pores allemands en sontatteints. Il existe aussi dans les muscles de l'oeil du keuf, dans les muscles du moulon, du chien, du chat, du poulet, sous la forme d'un kyste cloisonne; dans chaque cloison se trouvent les spores ou corpiiscules semi-Innain s.
Tout autour du kyste existe une inllammalion du lissu
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#9632;#9632;#9632;
374nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PROTÖZÖAIRES.
eellulaire des muscles, unemyosite interslilielle, qui abontit ä la suppuration, si bien quo le kyste Unit par sc trouver au milieu (run pclit abcös. On reconnait encore ici le meme mecanisme de l'irrilalion provoqüee par un corps etranger parasitaire.
in.
AltCOCVSTK DEL IC AT
Ce parasite, sarcocysle lenella du moulon, se trouve aussi chez la chevre, le cheval et le bceuf. Sur 100 moutons cachec-tiques 99 en sont atteinls; sur 100 moutons bien porlanls no en sont alleinls. On le trouve die/ la chevre 3 fois sur 12.
IV.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PSOROSPERMIE UES POISSONS
II convient de joindre a celte liste les psorospermies des poissons (myxosporidees) et les psorospermies des arlicules {microsporidies). Des tuberculoses cütanees ont i'te obser-vees par Muller et par Megnin, sur Yepinoche, sur le veron. Dans ces tumeurs existent des corpuscules allonges, cylin-
driques, presentant unelongueur de ^
500
de inilliinetre et
une largcur de -=^- ; ce sont des psorospermies.
üne maladie semblable a ete observce par Raillet et Ladague (de Mezieres) sur les harbeavx de la Meuse, sur lesquels eile sevissait avee les caracleres d'uue epizootic redoulable: la surface du corps de ces poissons devienl d'un jaune grisätrc; ils sont comme buileux et glisscnt facilement dans les mains. Leur corps est, äla surface, parseme de bos-selures, lt;|ui donnent lieu plus tard äune ulceration sanguino-lente. Dans certains cas Tabdomen est en outre dilate, et les viscercs presentent des clapiers analogues ä ceuxde la surface.
Le contenu des tumeurs et des abces contient, outre du pus, des globules de graisse et des concretions diverses, une
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P£ BRINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 37 j
enorme laquo;luanlile de corps lenttculaires, qu'il etait facilo lt;le reconnaitre pour ces psorospermies, auxquelles Butscliill a donne lo nona ilc myxosporidies.
V. — P £ 11 H I .\ F. Ji 0 V i: 1! A S 0 I E
C'esl parmi les psorospermies que doit irouver place la pebrinc du ver ü sole. Les corpuscules du Noscma bombycis vus par Guerin Menneville, Lebert, Cornalia, Osimo et Pasteur envahissent la graine el le ver vienl au monde farci lt;Ie psorospermies. La maladie esl done hereditahv; eile est, en oulre, contagieuse par la peau (piqüres que se font les vers), par I'intestin (excrements contamines et deposes sur les feuilles de mürier).
On sait que le procede dit pasteurisation consiste ä exa-iiiiner les papillons et ä ne laisser pour le grainage que cenx qui ne prcsentent pas de corpuscules.
II. — UELMIXTHES
Les liehninllies sonldes animaux ä metamorphoses. Leur evolution, au lieu de se faire dans uu meme milieu, se fail dans des milieux qui sont dilTerents pour chaque age, el, comme ils sont toute leur vie parasites, il s'ensuit qu'ils ont recours pendant leur vie ä plusieurs hötes successifs qui forment comme autant de relais dans leur existence.
L'homme figure dans ces relais i.ommc toutautre animal, au meme titreque Tun quelconque d'entreeux. Ilnaaujuge-ment du parasite ni supeiiorite, ni inferiorite. Le parasite, ä l'heure du relais, le change conlre un autre animal, sans paraitresedouter qu'il conl'ondsiiiie\ei,eniieusement//omo sapiens avec lecommun desbeles.
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ilönbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMfNtHES.
Los Helraiathes comprennent les ceslodes, les treymlodea el los vemolodes.
I. — CeMtodcs.
Los ceslodes so divisenl eux monies en lamias et en bo~ Ihriocepholides.
T .K N I A S
Les tcenias se divisent en cysloteniens, cyslo'idoleniens, anoploteniens.
Les cysloteniens passenl genöraloment leur etat de larve dans un herbivore ou un omnivore, par exception dans im carnivore; leur etat adulte, sous la forme de Iwnia, se pass^ chez un carnivore.
Solon Total do. lour lane ils so divisent en cystotöniens ä cysticerque, ä caenure, ä echinochoque.
Comnienoons par los cystoteniens ä cysticerque.
La larve cyslicercus pisiformis habito dans le pöritoine du lievre on du lapin et dovient tmnia serrata dans rintcstindu chien.
Cyslicercus lenuicollis duplaquo;h'iloine des ruminants domes-tiques el du /jorc dovient T. man/inala du chien.
Cyslicercus du renne dovienl T. Krabbeidwas rintestin du chien.
Cyslicercus fascicularis du l'oio du rat, do la souris, du mtilol, da campagnol et du rdtd'eau devient T. crassicollis du chut.
On ignore oil vivenl los cysticerques des T. infundibuli-formis de la poule, du faisan;du T. cuneala de Vdpovle; T. c.vilis dc la pottle; T. lelragone deleipoule; T. fascicularis de la poule el du canard; T. ceslicillus do la poule; T. pro-
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CESTODES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .'(77
glolina de la pottle; T. cantanlana du dindon, du faisan; T. crassula du pigeon;T. simtosa du canard, de l'oie; T.co-romda du canard; T.megalops du canard; T. lanceolala de Voie; T. du cap de Bonne-Esperance de Ykomme; T. lopho-soma do Yhomme; T. gracilis du goeland de Laponie; T, fi-laris du pluvier; T. trilineala du canard de Laponie.
iS'ous sommes mieux renseignes sur les suivants : un cys-ticerque d'un mollusque du genre Htlix devient le T. bo-Ihrioplilis dans l'inteslin de la poule; un cysticerque de la perche devient T. gracilis du canard; le cysticercus cellu-losoi du pore devient T. solium de Yhomme; le cysticercus bovis devient T. medioncanellata de Yhomme; le T. nana de Yhomme passe sa vie de larvedans les tissus d'un insecle; le T. algerien de Yhomme passe sa vie de cysticerque chez le monlon. Les mollusques logent un cysticerque qui devient T. variabilis de la becasse; les cysticerques iricuspidaria et nodulosa onkystes dans certains poissons dcviennenl Uvnias dans I'intestin d'autros/wissons carnassiers, qui mangentles prehiiers. Enfin lo cysticerque du dauphin devient Urnia du reqnin.
Parmi les cysloleniens it ccemire je citerai le coenurus ce-rebralis du mouton, du bwuf, qui devient T. cerebralis dans Yinle*ünduchien;\ecn'nnrusserialis du tissu conjonctif des rongeurs{lapin, eci(reuil},qui devientT. serialis du ehien.
Pour les echinocoques Yhomme cstte fois logo le cysti­cerque larvaire. II partage ce privilege avee le singe, le chat, la mangousle, le Inpin, Yecureitil, le pure, le sanglier, le boeuf, Yargali, le mouton, la chi'vre, hgirafe, le chameau, le dromadaire, Yelan, Yantilnpe, le chevreuil, h' rheval, le zehre, le tapir, le kangourou, le dindon. Sorli de l'un quel-conque de ces tissus Yechinococcus veterinorum devient T. echinococcus du chien.
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-.178nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HKL.MINTIIES.
Les cyslohloteniens vivtent ä l'ctat lavairc, cd parasites dioz les invertebres: ainsi la larve cryptocyslis Irichodecli vit dans le potlaquo; du chien (Trichodecliis latus) et decent adulte dans riiileslin du chien sous le noni dc T. cocumerin. Lo T. lillerata An clueraquo; el du renard, le T1. elliplica du c/i-a/ cl de Yhommc sembleat avoir une oriquot;iiie analogue.
Les anoploleniens vivent tons ä I'elat dc taenias chcz les herbivores.
Le cheval ena trots dontla formecysticerque csl iucouaue: T. perfoliata, T. mamillana, T. plicata.
Le bosufma trois, ä forme de cysticerque egalementin-connue : T. denliculala, T. c.rpansa, T. alba.
Le mouton en a di\ : T. expansa, T. alba, T. de van Beneden, T. aculeata, T. ovilla, T. girardi, T. C. vocjli, T. cenlripunclala, T. globipunctala.
La chevre deux : T. expansa et T. denliculala.
I.e lapin et le lievrc logeat le T. peclinala.
Los /(('laquo;raquo;as dos otsmwlaquo; sont, en general, pen connus, rnais pour la plnpart en dehors des groupes quo je vions de mon-tionner.
BOT II RIOCEPB M-l DEi
Panni les bolhriocephalides la larve du B. lalus vit ä l'olat de cysticerque probabiemenl dans la lolle, le brächet, la per ehe, le lavarel.
Quant aux autros bolhriocephalides leur larve est inconnue. Les tsenias connus sont : li. cordalns chcz le chien du Grocin-land, lo phoque, le morse etl'homme; B. fuscuschez lechien; B. fclis du chal; It. longicollis Aa la poule.
U K I. M I S T 111 A S F, C 0 M I' A II E E.
Au milieu de celte longue enumeration il cslbon dc s'ar-reler sur quelqucs points.
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HELMim HIASE r.OMI'AUKK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -IVJ
Certains auiinaux somblenl parliculieremcnl aples ä loger des teenias : le chien est de cc nombie. ALvonsur laquo;Si chiens, 24 avaicntlc T. serräla,Ai Ic T. triarginala, 751c T. cuciimc-rin. Chez les animaux la presence du taenia dans rinteslin laquo;lonnelieu ädcs symptoincs qui onl unegrandeanalogicavcc ceiix qui sont presentes par I'liomme en pared cas.
Le chien presente des mouvements spasmodiqucs des levres et des demangeaisons dans le nez comme Vhommc: comine lui il a du prurit anal et on Ic voit sonvent se trotter I'amis raquo;onlrc Ic sol, en rampant dans unc situation caraclcristique.
On a note cliez Vho'mme rerlains cas de rautisme ccssant bnisqueinent aprcs 1'cxpulsion d'un ticnia; des cas identiques out etc vus cliez le chien, qui cessait d'aboyerjusqu'au mo­ment oil il etait debarrasse de son ticnia.
Chez le chat, le lamia cmssicollis donna parfois lieu ä des accidents graves de cachexic vertninense en raison des de-chi'ru'res qu'il fait sur la muqueuse de rinteslin. On oh-serve chez lui de la surdile et lt;le In cecite, comme chcz V ho mine.
Le moulon est souvcnt allcint du cojuuius cerelralis, dout il prend dans Fhcrbe les csufs tombes derintcsliu du chien ; les merinos presentent, ainsi quc lour metis, unc aptitude toutcspceialcpourcc parasite. La raison en estloute dans les habitudes des merinos, qui coupent I'herbe jusqu'au collet lt;lc la racine et sont ainsi plus exposes ä avaler les oeufs tombes sur le sol. L'aptitude tient toujours, je l'ai dejä dit, ä un determihisme qui,cetle fois, n'est pas anatomique, maisn'csl pas moins materiel; e'est de meine que l'aplitudc des Alle-mandspour la Irichine s'cxpliqne par rhabitudequ'ilsontde faire pen cuire la viande du pore.
Lc moulon est en outre sujet ä unc grand variete de lamias, dont la lane babitc les mollusques, qu'il avale avec I'lierbe sur laquelle ils so liennent. Cestceniasle rondent souvcnt ties
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;W0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; UK L.MI NTH ES.
malade ; sa laine devienl cassanle, les villosiles de la muqueuse inteslinale sonl irritees.
Cliez tons les animaux, les parasites intestinaux donnerU lieu ä un ensemble de phenomenes reflexes dont les conse­quences meritent de fixer un moment 1'attention.
Un dicton populaire accorde aux gens qui ont laquo; le ver soli­taire raquo; la necessite et la facultede manner considerablement. (le n'est pas toujours exact, mais cola Test quelquefois, non pour la necessite de manger boaucoup, mais pour le besoin delet'aire: la presence de parasites intestinaux commence en elVel par stimuler l'appetit; e'est de memo qu'agit la graine de moularde; e'est la memc observation qui a ete faite par les Abyssins: on sait qu'ils ne sont, pour ainsi dire, pas moins atlacbes ä leur Uenia, que le ttenia ä eux.
Leseleveurs connaissenl d'ailleurs fort bien ce pbenomene dc slimulation de l'appetit au debut de I'lielminlbiase et ils rulilisent souvent pour faire faire ä leurs eleves destines a la boucherie desprogres rapides dans I'engraissement. Les ele-veurs pour la boucherie mcltent egalemenl ä profit une conse-quence analogue de la fecondalion ä ses debuts et il n'est guerc de fcmelle ä l'abattoir dans l'intericur de laquelle on ne trouve un embryon : la bete destinee ä la boucherie a ete fecondoe ä seule fin de stimuler son appetit et de Uli per-nieltre de prendre en quelques semaines un embonpoint süffisant.
(Vest lit une analogic de plus entre les parasites el le fietus dos maniraileres : ä certains egards il agit chcz la mere commc un veritable parasite qu'il esl en realile, carles mam-miföres sont absolumeut parasites de la mere, pendant leur vie embryonnaire. Le fcetus donne d'ailleurs lieu, conime les aulres parasites internes, ä des actes reflexes, tels que les vomissements, la pica, les troubles vesaniques de la gros-sesse Ires analogues ä ceux de rhelminlhiase. Pour les memes
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LES CESTODES ET LE TRANSFORMISMG.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 381
raisons, an debut de la grossesse, il y a souvent stimulation de i'appelit et tendance ä l'engraissement.
LES CESTODES ET I. E T R A X S FO K M I S M E.
II esl dil'ticile de quitter ces parasites Stranges, doul Ics metamorphoses ont lieu dans des hotes souvent si dill'crcnls, sans s'arreter un instant surlesconsequences de leui'elude, au point de vue de la doctrine transformiste.
Les microbes nousontdejä foumi, dans celte direction, des documents de la plus haute importance: les considerations auxquelles les Uenias et les bothriocepliales donnenl lieu ne sent pas indignes des premieres.
II evident que, comme les microbes, quoiqu'ils leur soienl posterieurs, les cestodes exislaient longtemps avant les liötes dont ils habilent maintenant I'mtestin. I is se rappi'oehaient sans doute des Turbellaries et ils vivaicut libres dans I'eau, qui devait leur offriralors la temperature de -|-3fr'oii -j-40deg; qui leur convient. Ils grouillaient alors dans la boue de ces epoques geologiques lointaines, comme aujourd'hui dans le liquide epais qu'ils recherchenl dans ''intestin des vertebres ct au milieu duquel ils se nour-rissent, par endosmose, puisqu'ils n'ont point d'organes di-gestifs.
Mais lorsque, par suite du refroidissement progressit, res conditions ont change, ii leur a falln disparailre on se resoudrc ä vivre en parasites; cette occasion s'est oflerte lorsque l'eau, oü ils vivaient, les a entraines dans un tube digestif. Ils n'ont, il est vrai, pas du s'y maintenir tout d abord et les moüvements peristaitiques ont du les chasser souvent; il est vraisemblable que ceux-lä seuls sont restes parasites inlestinaux qui, par selection, avaient.acquis des crochets capa-bles de les reteniraux paroiston,jourscontracteesd'un inl.es'.in qui lendait ä les expulser. Co qni semlde prouver que les cro-
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382nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11 EL.Ml.NT 11 ES.
diets ont du apparaltre dfes Itfs premiers temps de leur vie para-sitaire c'est que, quelles qne soient les modifications subies depuis par les Uenias sans crochets ou inennes, leurs em-bryons sont encore hexachantes, c'est-ä-dire armes de six crochets, comme ceux des Uenias armes.
Ce n'estque plus lard que les crochets disparaissent die/, les tenias qui vivent dans l'intestin des herbivores : ils sont tons inermes. Ces crochets eussent, en dfet, etc tout ä faif inutiles sur la muqueuse epaisse ct repilhelium garni d'un plateau, comme corne, des herbivores; les ventouses leur sont ici d'un jdus grand secours.
La regie veut que la larve cysticerque habite le plus soavent le tissu cellulaire d'un herbivore, tandis que, une fois devenue tsenia, die habite l'intestin d'un carnivore, qui a mange 1'herbivore, böte de la larve; mais la regie a des exceptions frequentes et la presence de crochets chez la larve meine, disposition qui lui perraetde resister anssi bien que le tsenia aux mouveinents peristalliques, permet dans certains cas ä des larves, h des cysticerques, de ne pas ha-biter le tissu cellulaire, comme cela semblait elr; icur des-tim'-e, mais d'habiter dans l'intestin meme, comme lerait un üenia. Ainsidaiis rinlcstin da hi per ehe \'a un cysticerque, qui devient T. yracilis dans l'intestin du canard, lorsque ce dernier a mange rinlestin de la perche; dans l'intestin dt; Vepinoche vit un cysticerque qui devient tcettia dans l'in­testin de la perche, lorsque celle-ci mange I'epinoche.
11 y a plus. M. Megnin, dans une Serie de remarquables tra-vaux dontcc chapilreest le resume, a montre que le passage d'un premier böte dans un second n'etait pas absolument in­dispensable ä revolution ducysticerque qui doit devenirttenia. Ce qui Importe, c'est que la nourrilure dc la larve soit assu-ive : die evolue n'importc ou, pourvu qu'dle mange! Si le lissn cellulaire oü die habite vient ä passer dans I'intesliu
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M:s CEST-ODES ET LE Tttik NSFOUMISME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 383
d'un carnassier, c'ost dans eel iatestin qu'elle aeheveia son döveloppement; si ee tissu cellulaire n'est pas avale par uu carnassier, eile ne se devcloppera pas, parce que la nourri-ture lui manquera, ä moins qu'elle ne trouve une issue, qui la lasse sorth' et la conduise dans rinteslin du ineine ani­mal. Eaamp;a si dejälalarve habiterinleslin,elles'\ devi'loppeia, sans changer de milieu, absolnmenl eomme eile l'ciit fail dans rinteslin dn carnassier, si ce carnassier avail mange rinteslin oü eile habile. Ainsi dans la lanche vil nne ligule, qui s'acheve sonvent dans le canard, lorsque celui-ci mange la lanche; mais si la lanche n'est pas mangee, eile s'aehevera dans la lanche meine. La larve qui vil dans rinteslin de Ve]ii-noche et qui doil on pent devenlr T. grdcilis dans le canard accomplira sa metamorphose dans l'intestin meine de l'epino-che, si ce poisson n'est pas mange par le canard. 11 existe de ineme dans le foiede la pcrc/te une larve enkyslee, tricuspi-daria nodulösu: si la perche csl mangee, cette larve s'aehevera dans l'intestin dn poisson carnassier, mais si la perche conti­nue de vivre, la larve achevcra son developpenient dans l'in­testin meme de ce poisson.
Autre exemple qui fera hien comprendre que la senle con­dition ä realiser e'est que la larve trouve a manger, parce que la ou eile mange, eile est bien, el que lä oü eile estbien, ellc acheve sa metamorphose : sur les branchies du telard do gre-nouille vilunelarveparasitaire.le^o^s^wlaquo;)raquo; inlegerrimum; eile devienl adulte dans la vessie de la grenouille, oü eile se rend en suivanl le canal digestif; elleabandonne les branchies alors que celles-ci s'atrophianl,le telard va devenir grenouille; mais, comme eile ne les abandonne qu'au moment oüelle n'y reQoit plus qu'une nourriture insuffisanle, il arrive que, si le parasite a ete seme sur les branchies d'un telard Ires jeune, il aura le temps de sedevelopperavantque les branchies s'a-Irophient el son developpement coniplet s'effectuera alors
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#9632;raquo;1^*!
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sans gagacr la vcssic de la grenouille. II sc fera loul enlier sur les branchies du tetard.
Les crochets dont est muni rembryon hexachante ne lui solvent pas toujours ä se lenir le long des parois do I'in-teslin; ils lui servent ä perforer les tissus et ä aller ehercher un abri dans le tissu eellulaire. 11 se troüve alors enkyste, et oet enkystement -a pour cffet d'enraycr l'apport nutritif el par suite le developpemcnt de la larve, tant que les desti-nees de son hote ne l'auront pas enleve ärimpasse de tissu eellulaire oü il se trouve, pour Tamener dans l'intestin d'un carnassicr, oü son developpement pourra s'aehever.
Dans ce cas seulement le parasite a besoin de relayer, de prendre un second böte; mais toutes les t'ois qu'il pourra trouver dans le premier böte des conditions d'alimentation süffisantes, son developpement s'aehevera dans ce premier böte.
C'est ainsi (jne les eboses se passent cbez les herbivores. On se demande, en eilet, et c'est la question quo s'est posee M. Megniri au debut de ses reeberebes, oü les herbivores, cbez qui les tienias ne sont pas rares, peuvent prendre ces parasites, si la loi de la succession de deux botes, un pour la larve et un pour le tamia, est toujours vraie : les herbivores ne mangeantaueun animal, comment peuvent-ils amener dans leur intestin, pour en faire un tamia, quelque cysticerque inclus dans le tissu eellulaire d'un autre animal? Des faits dejä assez nombreux ont fait voir ä M. Megnin que le toenia cbez les herbivores resultait du developpement d'un oeuf de tsenia qui, introduit dans l'intestin, s'etait dcveloppe en cysticerque larvaire, non dans le tissu eellulaire, mais dans quelque diverticulum glandulaire ou autre, communi-quant avec l'intestin. La, biennourri, le cysticerque evolue et n'a plus, lorsqu'il deviendra Uenia, qu'ä revenir, par le che-niin qui I'a di'-jä amenö, dans l'intestin, son point de depart.
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TUE.MA TOD ES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;385
C'est ainsi que M. Megnin a pu constater qu'un tcenia perfo-liala du cheval s'etait devcloppe dans un diverticulum meme de l'inteslin de Tanimal; c'est de meme qu'ua cysiicerque pisiformis peut se developper dans un kystc pöriloneal du lapin et s'acheminer ensuite sous forme de tcenia pectinata dans l'intcstin du meme lapin; si le lapin, qui nourrissait le cysticercus pisiformis dans sonperitonie, avail ete mange par un chien, c'est dansl'intestin de ce einen qu'il se serait deve-loppe sous le nom de tcenia serrata.
Des recherches de Megnin il resulle done, et c'est lä une preuve nouvelle de l'action transformante des milieux, que 1c meme cysticerque, selon que les destinees le dirigeront chez un herbivore ou chez un carnivore, pourra devenir un toenia inerme dans le premier cas, im leenia arme dans le second. Est-ce ä dire que le plus souvent la loi de succession des hötes, qui est classique dans revolution des cestodes, ne soit pas l'expression de la verite ? Nullement; mais cela resultc uniquement des hasards de la guerre qui font que l'her-bivore est souvent mange par le carnivore. Si l'herbivore a la chance d'ecliapperä la dent de son ennemi naturel, les destinees du cestode ne sont pas par cela meme brisees; il se developpc dans l'herbivore comme il I'ciit fait dans le car­nivore.
II. — Trematodcs.
Les Irematodes sont des helminthes plats, foliaces, non segmenles, hermaphrodites.
Leur evolution est assez compliquee: un ceuf de trematodc tombe dans I'eau; II en sort un embryon cilie, qui vit dans un raollusque; lä il s'enkystc ct passe ä l'elat de sac germina-lif, onsporocysle, ou redie ou cercarigere ; autrement dit, il so remplit, par un bourgeonnement interne, de corps qu'on prcnait d'abord pour des parasites, et qui sont les cercaires.
BoitDiEii. — Pathologic comparje.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
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La cercaire est agame encore; c'est une phase larvaire : ello a une queue, des vcnlouses, mais pas d'organes gcnilaux. Elle sort du mollusque et s'enkyste sur une plante, sur I'herbe des pres humides. Mangee alors par un animal superieur eile devient adulte dans son Ibie on dans son inteslin. Elle s'accouple lä et ses oeufs fecondes tombent au dehors en suivent la filiere que je viens d'indiquer.
Les trematodes se divisent en monostomes (monoslomes, holostomes, hemistomes), endislt;oraquo;ies(distome,ainphistome, gastrodisque), et en bilharzia (bilharzie).
1. — MONOSTOMES
Parmi les monostomes je menlionne ici :
Moiiostoma vermcosum qui habite le csecum de la jwnle et du canard;
Monosloma caryophyllum qu'on trouve dans l'intestin de Vepinoche et dans celui du canard;
Monosloma mutabile dans le sinus orbitaire ct dans les losses nasales de Vole domestique;
Holosloma erralicum dans l'intestin des oiseaux aquatiques, du cygne;
Hemistoma alatum dans l'intestin du einen, du renard el du loup.
II. — DISTOMES I. — DISTOMES DIVERS '
üisloma echinalum chez 1c ehien, le canard et les oiseaux domesliqiies' D. oxyeeplialum chez le canard; J). armalum chez lapoule; D. trunealmn chez lephoque, le chal;
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MO.NOSTOMES. — DISTOMES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 387
D. sociale en colonies dans 1c renard d'Amerique ;
Z). campanule chez lechien;
D. clavigerum dans les muscles du jxyrc.
II. — DISTOME DES ECUEVISSKS
C'est, lui qui cause la maladic, qui, sousle nom depeste (hs ecrevisses, depeuple depuis 187-4 les coursd'eau dc I'Europe. Getto maladie a detruit presque tous ces crustaces dans la region comprise entre la Mouse et la Saöne ä l'ouest, cnlre I'Oder et lo Danube a Test; eile a debute dans la Spree. Un pisciculteur de Munich a vu perir 25,000 ecrevisses en quatre semaines.
Les principaux symptömes notes par Zundel sont la rai-deur des pattes; I'ecrevisse ne se sauve plus, olle evite les trous et reste au milieu du bassin; lorsqu'elle est placee sur le dos, eile ne se releve plus. Ces crustaces se battent alors perpctucUement entre eux et la presence dans I'eau d'ua grand nombre de pattes arrachces denote meme souvenl l'existence de 1'epizoolio. L'abdomen, vulgaircmentla queue, est gonfle et I'animal meurt en 8-10 jours.
Harz (de Munich)a decouvert dansle muscle de rabdomen un distome agame. L'ecrevissen'est done pas le terminus dc son evolution. II y a un böte intermediaire qu'on no connalt pas, mais qu'on suppose etre la carpe, la lanche, Vanyuille ou le rat cFeau.
HI. — DISTOM.V PULMOXALE OU KINGEIU
Ge distome babite le poumon de Vhomme. Iln'a encore ete observe qu'ä Tamsine, de l'ile de Formose et au Japon dans l'ile de Tokio. II est rare en Ghine.
II provoque des hemoplysies abondantes; le sang aimi rendu conliont de nombreux coufs, qni tombent dans l'eau,
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et donnent naissance ä des embryons, qui, apres une evolu­tion inconnue, reviennent avec I'eau, danslabouche, dans le poumon de Vhomme.
IV. — DISTOMA JAPONICÜM
II se trouve dans le foie de l'/iommeetau Japonseulement, dans deux centres dilTerents : dans la province de Okayama (Tokio) il regne dans quelques villages balls sur un sol fangeux, jadis convert par la mer et aujourd'hui transformc en rizieres; lä 20 habitants sur 100 en sont atteints, I'autrc centre cst un village de 200 habitants silue ä 7 kilometres de lä; la moitie des habitants sont atteints.
On le trouve egalement dans le foie du chat.
V. — DISTOMA SINENSE OU CKASSLM
11 existe en Chine et dans I'lnde, dans le foie de Vhomme; la larve habite un molhisque tres estime des Chinois.
VI.
DISTOMA IIEPATICUM. CACHEXIE AQUEUSE DU MOUTU.X
On le rencontre chez les ruminants, surtout chez le mouton, le veau, ]ecerf; ou I'a vu chezl'homme, chez lelievre; on ne 1'a jamais rencontre chez le chien, ni chez le cheval, ni chez le cochon.
II habite les voies biliaires, on il se nourrit de sang.
L'oeuf et Tembryon cilie vivent dans I'eau; le sac ä ccr-caires se rencontre chez les lymnees (L. trunculata, L. pa-htstris, L. auricularis; L. peregrina). Les cercaires viven sur les fcuillesde rumex, depisse en lit, de cresson; c'esl lä que le mouton et Vhomme sont exposes ä les avaler. Ce sont lesjeunes moutons, etpendant les annees pluvieuses, qui pre-sententia plus grande aptitude ä cette maladie connue sous les noms de cachcxie aqueuse, pourriture, douve, phlisie vcrinineusc,cachexieictero-vermi.neuse.VÄ\e a fait, ä diverses
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ÖISTOMES. — CACI1EX1E AQLEUSE DU MOLTON. 389
epoques, des ravages considerables : En 1552 enllollande, en 1663-64-65 dansleduche de Cobourgelleenlevalesamp;refo's, les moutons, les veaux, les genisses de deux ans, respecta les vaches et les boeufs; les lievres et les cerfs mouraient dans la cam-pagne; en 1743 eile lua tousles mow/ons de laplaine d'Arles; en 1761 eile detruisit les troupeaux de l'Aveyron; en 1762, annee trespluvieuse, ceux du Boulonnais; en 1807 ceux du Beaujolais et du Lyonnais; en 1812 ceux du Rhone, de l'Ile-rault et du Card; en 1825 Montmedy perdit 5,000 betes ä cornes, Verdun 2,000 bovides et sect;0,000 moutons. En 1880en Alsace eile litperir 90 p. lOOdemowtons: laperte futestimee ä 2 millions de francs; en Egypte eile detruit chaque annee apres la crue du Nil, environ 15,000 moutons.
Les premiers symptömes sont souventcaraclerises par unc augmentation de l'appetit. J'ai dejä dit au sujet du tcenia que ce phenomene etait general dans l'helmintiase et qu'il etait mis ä profit par les eleveurs, dans l'engraissement des animaux. Le celebre eleveur Bakewel avait precisement coutume de demanderau dislomehepatiquedu mouton cette stimulation d'appetit, sur laquelle il complait pour com-mcncer Tengraissement et il faisait inonder des pres spe-cialement, pour y conduire les moutons qu'il destinait ä la boucherie, certain qu'ils yprendraient le distome, maisayant soin de les guerir ou de les tuer avant qu'ils soient arrives ;'i la cachexie.
Cette premiere periode de Stimulation ne dure pas en effet: les femelies ne tardent pas ä s'avorter; l'animal devient pa-resseux, il s'cedematie, garde la tetebasse et, comme Toedeme obeit ä la pesanteur, il estsurtout prononcesous la ganache, ce qui forme une tumeur comparee par les bergers ä une bouteille, qui disparait pendant la nuit, lorsque l'animal est couche. Cet ojdeme en bouteille est en somme l'analogue de IVdeme des malleoles chez Vhomme: la difference d'attitude
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390nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HELMINTH ES.
des deux animam fait smile la difference. L'ielerese declare et l'aniinal succombe dans la cachexie, s'il n'a pas ete abattu avant.
VII. — AMPH I STOME
L'A. explanatnm se trouvedans levesicule biliairedu zebrc et du hd'uf cl l'A. dc Collhis dans cclle ducheval,ai\\ Indes; les symptömes sont pen appreciables.
VIII. — GASTROOISQUE
Gelte espece exotique liabite l'intestin du cheval, de Vane et du mvlel, en Egypte, au Senegal et aus Antilles; le cheval unit par perir sous les succions multiples de millions de ven-louses; la mortality causce par ces parasites est souvent con­siderable.
III. — BILIIARZIA
Ce trematode deconvert yavBilharz[DWiarziahematobia) habile dans la veine porte etdanslesvaisseaux mesenteriques de I'liomme; son embryon habite un moliusque abon-dant dans certaines eaux, nolamment dans celles du canal Mahmoudieh, en Egypte.
Ses oeufs pondus dans la veine porle vont dans les vaisseaux mesenteriques, descendentdans les branches de petit calibre et arriventdans les plus petites divisions, qu'ilsoblileren^une rupturealieuet riiemorrbagie se faitjourdans lereinoudans lavessie, produisantla maladie connue depuis long temps sous le nom (Vhcmalnrie des pays chauds. Des hemorrngics, qui ne peuvent se faire jour au dehors, se produisent dans les parois meines de lavessie; lesoeufs tombant eux-memes dans la cavite vesicale y deviennentle point de departd'uneW/mwe vcrmineuse, cliaqne petit calcul ayant un ceufä son centre, el produisent un calarrhe vermincux de la vessie; leur presence
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NfiMATODES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 301
dans les parois irrite les tissus et produit I'liypertrophie de l'organe; des phenomenes analogues ont lieu dans le rectum.
Ge parasite est tres frequent en Egypte : la moitie des Fellahs en sont atteints et il figure pour une part importante dans les causes de la mortalite. On I'observe au Cap, ä Natal, ä Madagascar, ä Bourbon, a Maurice, au lac Nyassa, sur les rives du Zambese et dans l'Amerique du Sud, notamment au Bresil.
Le kett/'peut etre egalement atteinl de la bilharzia. Elle donnc lieu chez lui, dans I'lnde notamment, ü de I'liematurie, comme chez I'homme.
Les singes y sont sujets; les moutons la prcsentent ögale-ment.
III.
N^matotlcs.
Ces helmintes comprennent les slrongylides, les ascarides, les oxyures, les Iricocephales, les trichinides, les filariades, les gnaloslomes, les anguilhilides.
STRONGYHDES.
11s comprennent \es custrongylides, les slrongylides, et les sclerostomes.
I. — ECSTnOXGYLUS CIGAS.
Le male mesure 13-14 centimetres de long, la femelle ;20 centimetres. On le trouve enkyste dans le rein du chien le plus souvent, puis viennent Vhomme, le cheval, le bwuf, le loup, le vison, la marlre, le ptttois, la louire, lephoque.
II etait connu dejä au xvie siecle et Jean de Ciamorgan,
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392
HELMINTHES.
dans son traite de la Chasse cm loup, le prend pour un ser­pent : laquo; 11 y a une chose, dit-il, qui n'aeteescrite par aucun, au moins que je I'aie lue ou ouy dire: que, dedans les rognons d'un vieil loup s'engendrent et nourrissent des serpents... Ils font mourir le loup et deviennent serpents et beles fort venimeuses. raquo;
Ces prelendus serpents donnent lieu a de rhematurie et ä des abces du rein.
ii.
STRONGVLLS FILAHI.V. — BROXf.HITE VERMINEUSE.
Ce nematode s'observe cliez les petits ruminants, nolam-ment chez le mouton, la chevre, le dromadaire, le chevreuil, 1c daim, Vargali, la gazelle.
Les ceufs ou les embryons, qui sont tombes sur I'lierbc, sent avales avec eile. L'animal devient adulte et se fixe sur les bronches, ou il produit du catarrhe et de la bronchite.
II est ovipare: les ceufs sont done expulses au dehors avec le pus de la broncbite et la maladie ne suit pas une marcbe fatalement progressive.
Les jeunes agneaux sont surtout atleinls. Une epizootic, dont les ravages elaient considerables, a etc obseivi'-e en 1768 par Daubenton.
III. — SIRONGYLUS RUFESCEXS. — PNEUJ10N1E VE R M I XE U SE.
II s'observe chez le moulon et chez la chevre. Tres compa­rable au precedent il produit des symptomes differents, parce qu'il est vivipare. II en resulle, qu'au lieu de produire des ceufs qui seront expulses comme les precedents, il produit des petits vivants, qui, aulieudese laisserentraineraudebors, cheminent dans les alveoles pulmonaires, ou ils produisent une pneumonie chronique, qui tend conlinuellement ä s'ac-croitre.
A ces deux parasites il faut joindre divers strongylides
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STRONCLES. — PHTISIE VERMINEUSR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 39,'!
qui produisent plusou moins la broncho-pneumonie vermi-neuse.
S. paradoxus chez le sanglier, le pore chez qui il esl fre­quent a Paris, le mouton.
S. pulmonaris chez le veau.
S. Arnfeldi chez Vane, le cheval, le mulel.
S. eommutalus chez le lapin, le lievre.
S. micrurus chez le boeuf. II elait connu des ilAi et a cause, ä plusieurs reprises, des epizootics graves.
IV. — SIROXCVLLS VASORUH. — PHTISIE VERUIKEUSE.
Ce parasite s'observe chez le chien. II vit adulte dans le coeur droit et dans l'artere pulmonaire, oü les concretions (ibrineuses que sa presence provoque, forment une espece dc nid, qui le met ä l'abri de la poussee du courant.
L'accouplement a lieu dans ces vaisseaux et les oeufs son I entraines dans les ramifications capillaires de Tariere pulmo­naire, ä la base du poumon, oü les dirige la pesanteur.
Leur presence amene lä une multitude de petites granula­tions de la grosseur d'une tete d'cpingle, dont rensemblc donne ä la surface du poumon un aspect chagrine. Au centre de chaque granulation se trouve un oouf d'abord, un embryon ensuite; I'embryonperceplus tard la granulation et s'echappe dans la cavite de l'alvcole pulmonaire.
(lette fois I'analogie avec la galle vegetale est complete: Une larve est au centre d'une tumeur formee autour d'elle; I'animal devenu adulte dans sa prison, la perce et s'en echappe. C'est absolument comme dans la galle d'un vegetal.
La granulation vermineuse ainsi produite rappelle comple-tement comme aspect la granulation tuberculeuse; mais tan-dis qu'au centre de la premiere se trouve un eeuf on un em­bryon de nematode, c'est un bacille qui se trouve au centre de la seconde. La difference est petite, aussi le processus
A
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massi
394nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HELMINTHES.
pathologique est le meme dans les deux cas. II aboutil ä la l'onte, ä la degenerescence caseeuse et a la phtisie envahis-sante, ou bien ä la crctification, au depot calcaire et a la guc-rison. M. Laulanie a insiste avec raison sur l'identite des lois qui reunissent dans une meme phlisie le processus bacillaire etle processus vermineux.
Le chien atteint de ce nematode presente de l'asphyxie, qui öftre ce caractere de revenir par acces. Cette sorte d'inter-mittence se relrouve chez l'homme et chez les animaux, dans une foule de maladies vermineuses. Elle est due ä une cause loule naturelle, I'arriveesuccessive, brusque etnaturellemenl intermittente d'une grande quanlite d'a?ufs ou d'embryons pondus au meme moment.
Si cette explication de l'intermittence, explication toutc materielle et anatomique, est vraie pour les gros parasites, olle ne Test pas moins pour les microbes et le yenie inter­mittent, commc on disait jadis, est depuis 1 ongtempsrelegue dans le repertoire des metaphores mystiques, cheres ä la metaphysique; il est rcmplace par la notion de generations de parasites, qui se succedent avec intermittence : la fievre inter­mittente, le typhus a rechutes en sont des exemples, auxquels on pourrait en joindre d'autres.
Le meme parasite s'observe chez le chat, chez lequel, comme chez le chien, il produit.la j}^me vermineuse.
I
SIR 0 X C. Y I, US AR Jl AT 1' i
.VSEVRISME VERMINEUX.
II se rencontre chez les equities : le cheval, Vane, le millet, Vhemionc.
II habite 1'artere mesenterique, mais ä I'etat agame, e'est-ä-dire ä I'etat tfembryon. Sa presence dansl'artere, toujours par le meme mecanisme gallogcne, qui est le meme chez les* animaux que chez les vegetaux, donne lieu ä un epaississement eta une induration des tuniques: I'externe devientadherente
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STRONCLES. — ANfiVRYSME VEUMINEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :Ji)5
aux tissus voisins et induree; lamoyenne s'epaissil de 2 cen­timetres; I'interne subit Iadegenerescenceatlieromateii.se; des caillots se ferment etne laissentplus qu'un canal central etroit : c'est un anevrisme vermineux. Dans cette poche so rencontrent huit ou dix vers agames, longs de 3 centimetres, que Rayer avait pris pour des adultes et auxquels il avail, donnc le nom de S. armatus minor.
Ces anevrismessont extromement frequents chez le cheval. Ruysch les avait dcjä observes en 1605. On dit qu'ils existent actuellement chez 95 p. 100 de nos chevaux. Semmer dit quo tous les ponlains de Dorpat en presentent. D'apres Bollin-ger cliaque cheval en aurait meme plusieurs: 35 chevaux lui out montre 60 anevrismes do ce genre et 100 chevaux lui ont donne 453 anevrismes.
Les symptomes de cet anevrisme vermineux sont variables. Le cheval est expose ä des chutes brusques, a do la paralysie du train de dorriore et paribis ä une rupture avec mort snbite. Leplus souvent lamaladiosc traduit par des coliqnes, dont le mecanismc est fort simple: sous I'influence d'une fa­tigue on d'un trouble leger dans la digestion, Yhydraulique de la circulation mesenterique se trouve legerement modi-bee, un caillot se brise el dötormino une embolie : Alors touto uno arise intestinale se trouve ischömiec; les secretions s'ar-retont; en mSme temps une circulation collaterale avee hyperbemie s'etablit dans I'anse voisine: tandis que la pre­miere est anemiee et mince, celle-lä se gonfle, s'irijecte, s'hyperhemie; les secretions augmentent, les mouvemenls peristaltiques deviennent desordonnes; la colique eclate.
Les embryons nc demeurent pas eternellement dans la poche anövrismale : se laissant entrainor par le courant, ils arrivent dans l'cpaisseur mome de la muquense du coecum ; lä, toujours agame, cbaque cmbryon determine une tumeur, par proliferation gallogene aiitour do lui : la muqucuse est
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396nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HELMINTHES.
alors parsemee de petites tumeurs arrondies, hemisplic-riques, dont chacune löge et nourrit un embryon. Dans cetle prison momentanee Tembryon agame devient un adulte sexue, qui perfore la galle et sort dans l'intestin, oü il reslo attache par les crochets dont sa bouche est armee. La ont lieu l'accouplement et la ponte des oeufs bienlot expulses au dehors.
VI. — DIVERS STRONGLES ISTESTINAUX.
Plusieurs autres strongles se bornent ä la seconde phase embryonnaire du S. armalus precedent. Au lieu d'habiter d'abord dans les vaisseaux mesenteriques, qui le conduisent loujours ä l'etat d'embryon, dans les parois de l'intestin, leur embryon ne passe pas dans les vaisseaux et, a peine amcne par les eaux dans l'intestin de l'hote, il s'y enkyste, dansune production gallique analogue a la precedenle, y devient adulte, la perfore et arrive a s'accoupler dans l'intestin, determinant chez l'animal un etat de cachexie plus ou moins prononce.
Tel est le processus des strongles suivants :
S. Contortus qui vit par centaines dans la caillelte du mouton et de la chevre produisant chez ces animaux une sorte de cachexie aqueuse.
S. Axei dans l'estomac de Vane.
S. Tennis dans l'intestin de Voie.
S. Retortceformis dans l'intestin du lievreet du lapin.
S. Slrigoms dans le ccecum et dans le colon du lapin de garenno.
S. Nonenx dans le duodenum et dans le ventriculesuccen-luriede Xoie.
VII. — SCLEROSTOMINES.
Les scleroslomines comprennent les ocsophagostomes, les synr;ames,lesglobocephales,\esscleroslomes,\esstephanurus, les uncinaria, les ollulanus, les physaloples.
.
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TtUCItfiO-BRONCBITE VERMINEÜSE DESOISEAUX. 397
OESOPHAGÜSTOMES.
Gcs nematodes, ainsi nommes parce que leur bouche s'ouvre direcLementdansrcesophage, habitent dans rintestin des ruminants ct duoorc. Cc n'est pas la premiere fois que nous voyons le pore, que les recherches d'embryologie comparee placent si pies des ruminants, partager leurs aptitudes pathologiqucs et donner la preuve de la concor­dance des depositions de Tanalomie comparee et de celles de la pathologic comparee.
IJcesophagostomum dente s'observe chez le sanglicr, le pore, lepecari.
V(E. ä cougonße chez le bocuf.
L'CE. venulosum chez la chevre, le mouton, le chevreuil.
STNGAMOS T H A C Jl E .V LI S Tit ACH EO-BROXCHITE VEItMI.N'ELSE DES OISEAÜX.
Le syngamus trachealis s'observe dans le trachee du faisan de \apoule, du dindon, de lamp;perdrix, du paon, du canard, de l'oie, du bouvreuil, du eanari et vraisemblablement de bcaucoup d'autrcs oiseaux.
Colle sur la trachde il est souvent visible par transpa­rence, lorsqu'on place le cou de l'oiseau entre I'oeil et une lumiere vive.
Les vers gonfles de sang amenent l'anemie et s'apposenl ä l'cntree suflisante de l'air.
L'oiseau presente un baillcmcnt carasteristiquc: le bee est ouvert et rempli d'un liquide spumeux; le cou allonge, Tanimal fait entendre une loux brusque, sifUante, qui ressemble ä un eternuemenl; on designe cetle maladie, sous le nom de gape.
La femcllc transformee en une sorte de sac plein d'eeufs nc lache la muqueuse sur laquelle eile est altachee, que lorsqu'clle meurt, cc qu'ellelaitaussitötapresla fecondation;
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3'J8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMINTHES.
cllecst alors expulseeau deliors el, soil qu'ellc soil avalee par nn oiseau, soitque la destruction de ses tissus matte en liberte les oeufs que I'eau se cbargera de faire penetrer dans un autrc oiseau, la contagion s'etend.
Megnin a pu infecter une perruche, en lui faisanl manger des oeufs de syngamns trachealis.
II arrive parfois que la ponte ait lieu dans la trachee, et les embryons envahissent alors les sacs aeriens.
Un syngame voisin. S. bronchialis s'observe dans la trachee ct dans les bronches de Voie japonaise, du canard et du cygne,
CLOBuCEl'll ALES.
Le globocephale mucrone babite l'intestin du pore.
SCLKHOSTOJIES.,
S. ä dents aigues babite dans Tintestin du cheval.
S. lelracanlhus le coecum du meme animal. Loge dans le paroi de l'intestin, dans une tumeur gallogene, il la perce lorsqu'il est adulle, pour venir dans la cavitc memo du ccecum.
S. hyposlome dans l'intestin du moulon, de la chi'vre; i'embryon est egalement enkyste dans la muqueuse.
SIEPflANU It US.
S. denlalus vit enkyte dans le raesentere du pore. En Australic la maladie, qui sevit comme epizootic parfois con­siderable, est connuc sous le nom de mysterious disease el aux Etats-Unis, sous le nom de Hog-cholera.
liXCIXAI'.IA OU DOCHMIE OU AXKYI.OSTOME, I XCI.NAniA TIUGO.NOCKIMI Ar.K OL' ANEMIE DESCHIE.N'SDE HEUTE.
Uuncinaria Irigonocepliale so fixe au moyen de 6 dents dont sa bouche'est armec, sur la muqueuse intestinale du
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CACllEXlli VliUMINELSE DE L'HOMME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3'J'J
chien, du renard. Ilulcere celte muqueuse et se nourrit de sang.
Les parasites nc sc rencontrent plus sur les ulceres, on ne les voit que sur les regions non encore ulcerees; cetle loi est generale dans les maladies parasitaires. Si Ton vcut etudier 1c phylloxera, ce n'est pas sur les vignes qu'il a tuees qu'il laut le chercher; eclles-lä il les a abandonnces: il laut le chercher sur colics qui commencent seulement ä parailre malades.
Les oeufs de Vuncinaria sont rend us par l'anus des chiens malades et lombent dans I'eau ou sur les aliments dc leurs compagnons de chenil, qu'ils infestent.
Les principaux symptomes sont la maigreur, la tristessc, des epistaxis, des plaques rouges sur les Cesses ;le nez devient rugueux, gonfle; un jetage s'etablit. Les poux cnvahissent I'animal, qui devient miserable et cacliectique.
I'ne forme sernblable d'anemie pernicieuse s'observecbez le chat, oü eile est produite par le memo parasite.
U. cenmaagit de memo chez la chevre.
Li. radia chez le veau.
U. stenocephale accompagne I'U. Irigonocephale dans l'anemie des chiens de meute.
CACHEXIE VEllMIXEU SE DE L'llO.M.ME.
C'est une maladie toute sernblable, qui est observee chez I'homme, sous les noms de cachexie vermineuse, mal-cosur, mal d'eslomac des negres, chlorose d'Egyple, maladie des mineurs de Sainl-Elienne, maladie des mineurs d'Anzin, maladie des mineurs. Larichessede cettc synonymic monlre asscz quo l'identite de la meme maladie n'a pas toujours ete reconnuc.
C'est en 1838 que Greisinger decouvrit que la maladie connue en Kgypte sous le nom de chlorose d'Egyple et altri-
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40;)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMINTUES.
buee ä la chaleur, elait produite par la presence de nombreux parasites dans I'intestin. Ce parasite etait Vankyloslome duo­denal.
Le meine parasite futtrouvepar Wucherer, par Silva-Lima au Bresil, par Greneta Mayotte, par Riou-Kerangal ä Cayenne, dans la maladie des negres, qu'on nommait le mal-cceur ct qui se caracterise par la tristesse, l'abattement, la decoloration des tissus, la langue froide, dite langue da grenouille paries negriers du temps passe, la geophagie, la pica, la malacia. Enfin on pent rattacher uu meme parasite les troubles observes chez les mineurs et chez les ouvriers occupes an percement des tunnels de Frejus, du Gothard, etc.
Dans toutes ces conditions il s'agit d'individus soumis ä une mauvaise hygiene ct dont les aliments on les eaux potables sont souilles par les dejections des malades, commc cela a lieu dans les galeries de mine.
Chez tons ces malades le duodenum contient un nombre souvent considerable d'ankyloslomes. Sousa-Vaz en a compte 24 pour deux centimetres carres, attaches a la muqueuse par 4 ventouses et -4 crochets. Chaque parasite determine sur le point ou il est insere une ecchymose, puis une petite hemor-ragie avec decollement de la muqueuse. C'est le chatouille-ment determine par ces milliers de bouches, qui provoquc les syinptömes ä origine rcflexede pica et de malacia.
Le negre semble avoir pour ce parasite une aptitude parti-culiere. C'est lui qui parait I'avoir porte an Bresil.
I
ll 11
OLLDLANUS, PHTISIE VERXINEDSE DO CHAT
1 L'Ollulanus Iricuspis adulte habite l'estomac du chat; .Mais son evolution semble plus compliquee que celle des ne-malodcs precedents.
Les cmbryons mis an monde dans l'estomac du chat gagncnllcs poumonsoü ilss'y enkystent,produisant des gra-
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ASCAUIDES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 401
nulations gallogenes, quideterrninent unephlisievermineuse; ils sont expulses par la toux, toujours ä Telatembryonnaire. G'cst alors qu'ils sont avales par les rongeurs, dans les muscles dcsquels ils s'enkystent. Ils demeurent lä jusqu'au mornenl 011, 1c rongeur etant mange par le chat, ils se trouvent ra-mones dans l'estomac de cet animal. Ilsydcviennentadultes.
PHVSALOPTES
P. tmncala habite, au Bresil, dans le ventricule succen-tnriede \a.poule.
P. digitala% dans l'estomac du coiiguar on puma (felts concolor) et dans celui du chal (au Bresil).
II
ASCARIDES
Ils se divisent en ascaris et en helerakis.
Les ascarides habitent I'intestin; leurs larves sont elevees dans les parois. II me suffira de mentionner les pins communs:
Ascaris suilla. 11 ressemble beaucoup ä celui de Vhomme. I! iiabile I'intestin du pore; provoque des coliques.
A. marginata dans I'intestin des jeunes chiens.
A. mislaxchez le chat.
A. megalocephale habite le cheval, Vdne, le mulel. II me-sure 20 cerrametres de long, provoque des coliques, des ver-tiges et des accidents tetaniforniös. Les chevaux qui sont at-leints de ce parasite ont de la diarrhea, qui apparaii apies la sortie des crotlins. On nommc ces animaux vidards.
A. ovis chez le mouton. Rare.
A. viluli chez le veau, frequent ä Toulouse.
A. Lombricoides chez Vhomme. On Fa vu sortir par la bouche.
Bordier. — Pathologie comparöe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;26
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•Ifquot;
102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMINTHE*.
A. nigrovenosa chezla grenouille.
De nombreux laquo;scam- agames sont endoparasites despots-sows; lels sonl A. marina,A. harerigum,A. halecis,A. con-slricla,A. capsularia, ainsi que vraisemblablement, d'apres M. Fourmonl, d'aulrcs encore improprement nommes gordius marinier, filariapiscium, filocapmlaria communis.
M. Alpli. Milne-Edwards a Irouve un do ccs parasites des poissons cliez im oiseau prccisömenl piscivore, le fou de Hassan (sula Lassana).
II F, T E R A K IS
lls sont propres anx oiscaux de basse-cour.
H. papillosa cliez la poule, le faisan, \q paon, le canard. 11 habite le etoenm. Sur 127 ponies prises au liasard, 41 logeaient ce parasite.
H. inßexa. II liabite l'intestin grele de la poule; on I'a trouve 30 fois sur 135 ponies. II cause quelquefois la mort par obliteration inlestinale. En 1783, une epizootic de ce genre sevissait sur les ponies de Lombardie.
//. lineata cliez \si poule, le canard du Turkestan.
H. maculala chez \epigeon.
III
OXYURES
lls babitent legros intestin des mammifcres domestiques.
0. ambigu chez le lapin et le lievrc.
0. vermiculaire chez Xhcmme et chez le chien.
0. compar chez le chat.
0. courhe chez lec/tevlaquo;/.
0. ä longuc queue chez le cheval.
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OXVÜRES. — TRICOCfiPHALES. — TRICHINIDfiS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; U)3
IV
TRICOCEPHALES
On les rencontre chez les ruminanls et, ressemblance que nous connaissons, chez le porc, puis le lapin et le chien. On ncleurconnaitpasd'lioteinterniediaire.IlsliaJjitcnllecrccum.
T. afßnis. II mesurcC-8 centimetres de long et se rencontre chez le monlon, lo chien, le bomf.
T. crenalus chez le porc.
T. dispar chez Vhomme.
T. depressiusculus chez le chien. U cause parfois de la typhlile avecinvagination intestinale.
TRICHIMDES
La trichina spiralis adulte se trouvedans rintestin; la larve dans des kystes musculaires.
L'aplitude ä la trichinöse se rencontre chez deux animaux surtout, Vhomme et le^orc. Viennent cnsuite le sanglier, le rat, le surmulot, la souris, le hamster, le cohaye, le lapin, Vhippopolame, le veau, Vagneau, le cheval, le chien, le re-nard, lechat, leptitois, le blaireau, le raten, Vours, la tanpe, le herisson.
Les oiseaux ont uneimmunite compK-te pour la trichinöse raquo;mscuteire, laseule redoulable. Les trichincs se developpent dans leur intestin, mais elles ne s'enkystent pas dans leurs muscles. On a donne comme explication, comme determi-nisme de cette immunite, la rarete du tissu cellulaire et l'epaisseur de la muqueuse intestinale.
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=5=HÄraquo;
40inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELM1NTHES.
Les animaux ä sang froid ue prennent pas non plus la trichinöse et ici c'est bien la lemperature qui est en cause, car si on chauffe la salamandre en la mettant dansun bain a -)-300, Tenkysteinent des trichines commence; il s'arrele si Ton vient ä suspcndrc l'aclion dc la cbaleur.
Lorsqu'un morceau de viande trichinee a penetre dans I'intestin d'un animal dont le milieu convienl a ce nematode, 1c kyste, qui enveloppe I'embryon, est dissous dans restomac an bout de vingtbeures; au bout de quatre jours, les larves sont devenues adultes; raccouplement a lieu, la ponte se fait le septieme jour et chaque femelle pond environ 1,200 ceufs; I'embryon traverse aussitot les parois du tube digestif et saane les muscles oü il s'arrete, recourbe sur lui-meme en une spirale qui a la forme du chiffre 3.
Alors commence ici, comme pour tant d'autres parasites dont j'ai parle dejä, un travail A'irritation gallogcne; la vascularisation du muscle augmente en ce point; les cellules embryonnaires deviennent estremement abondanles; le kyste est en pleine periode d'etat; au bout d'un certain temps la vitalite des lissus du kysle diminue; les elements qui le composent subissenl la degenerescence adipeuse puis creta-cee et la tricbineembryonnaire fmit par perir.
Dans 1 gramme dc muscle dc pore tricbine, Leuckhart a compte 1,200 kystcs, soil 30 millions de kystes pour I'animal toutentier.
Chez leporc, la trichinöse inlestinalese caracterise par des malaises, de la soif, des grincements des dents, de la fievre; Tocil devient vitreux; la queue devient flasque et cesse d'etre tordue; I'animal presente de la diarrbee.
Lorsque la trichinöse musculaire commence, I'appetit rcvient, mais les membres deviennent raides; il survient parfois de la paraplegic; le pore reste couche, la voix est rauque. 11 survient de l'oedeme, du prurit, lorsque les muscles
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FILARIADES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;405
peauciers sont atteints, puisle retablissement so fait et l'ani-mal se remet ä engraisser.
Chez Vhomme, la maladie passe souvent inapenjue et est vraisemblablement raise sur le corapte de troubles digestifs ou de refroidisseraents; mais dans certains cas eile est beau-coup plus grave et prend l'apparence de la fievre lypholde.
Coraraent le pore s'infecte-t-il? II semble que ce soit par les rats, les soun's et aussi par les excrements trichines dont il fait volontiers sa nourriture.
Les rats de Paris sont trichines dans la proportion de 7 p. 100. Les rats des abattoirs et des maisons d'equarris-sage dans la proportion de 22 p. 100 ; ceux des Etats-Unis dans le rapport de 31 p. 100.
La trichine du pore, qui est cause de la trichinöse hu-maine, est en somme rare en France; eile est plus frequente en Suede, en Dänemark et en Russie; eile est tres frequente en Alleraagne et aux Etats-Unis. A Copenhague le norabre des pores trichines est de 2,15 p. 1000, ä Stockholm de 3,76 p. 1000, en Alleraagne de 0,13 et en Prusse de 0,57, a Berlin de 0,75, aux Etats-Unis de 3,11.
VI
FILARIADES
Les filariades se divisent 'en filaires, spiropleres, dis-phagues, hystrichis.
I. — FILAIRES
Un grand norabre de ces neraatodes sont hemalozoaires.
FILARIA IUMITIS
L'animal ac'u'le habite dans le cceur droit et dans I'artfirc
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laquo;S^iW*
40ünbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HELMINTHES.
pulmonairedu chien; il mesure 12-18 centimetres do long. On en trouvc göneralement plusieurs.
L'accouplement a lieu dans ces vaissea.ux et les embryons,
qui sont longs de -j- de millimetre environ, franchissent les
capillaires puis so repandent dans tout 1c Systeme sanguin.
Chaqiie goutte do sang du chien en contient 3-5-12-15. Grulys et Delafond pensent que 1c nombre de ces filaires embryonnaires varie entre 11,000 et 22-4,000. Apres avoir examine 20 cbiens malades, ils out fixe le nombre moyen ä 52,000.
La recherche de ces filaires dans le sang d'un chien pre-sente d'ailleurs un phenomene inattendu : lorsque I'animal estendormi et qu'on pique une paitic peripherique, la patte, la queue ou 1'oreille, pour recueillir une goutte de sang, on nc trouvc pas de fllaire; lorsque, au contraire, I'animal est cveille, on en trouve dans tous les vaisseaux. On pense quo, pendant le sommeil, toutes les filaires sc cantonnent dans les gros troncs du thorax et de l'abdomen.
Rare en Europe, cette maladie est frequente en Amerique et dans I'lnde. En Chine, d'apres Somervell, tous les chiens en sont atteints. Levisestime qu'ä Calcutta le tiers des chiens presente cette filaire. A Amoy, Manson, sur 40 chiensprisau hasard, en a trouve 13 lilariases.
Parfois on n'observe aucun Symptome appreciable ;le plus souvent on constate que le chien a de la dyspnee, dont le ca-ractere est de revenir par acces intermittents; I'animal est souvent triste, abattu. II meurt subitement.
Dans quelques cas on observe des convulsions, divers pbe-nomenes reflexes simulant la rage et une grande augmenta­tion de l'appetit. Nous avons dejä note ce phenomene dans rbelrnlntiase.
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FIL ARIOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; U)l
A till ES FILAIRES 11KU ATUZOAIHES
On pout rapprocher de cetle lilaire d'autres cspeccs egalelaquo; ment h^malozoaires, don1, les cmbryon? ont etc rencontres dans le sang de la circulation generale des marsouins, chez beaucoup de poissons, le brocket et le goujon notammenl, chez le ba-uf, Icral, lemidot,]epJioque, leheron, \ccorbeau, \apie, la caille; sur 8 cailles prises au liasard ä leur passage deprinteinps, par consequent ä leur retour d'Afrique, le doc-leurManson en a trouve 2 qui avalent des fiiaires dans le sang. Chaque goutte de ee liquide en contenait 10 ou 12.
F1 L A 111 A S A X G I. 1 .\quot; 1 S II 0 Jl IMS. E I. E P II A X II AS IS F1LAI110SE HIMAIXE
La fdariose humaine, avec scs formes diverses d'hemato-chyiurie, d'ascite, d'ltydrocele, de tymphangite des pays chauds ct d'elephantiasis est due ä une lilaire semblable.
L'adultedecouverl par Bancroft, la filaria Bancrofli, babite dans les gros troncs lymplialiques;cllemesure 5 millimetres de longueur. Ses ocufs, decouverts par Cobbold, entrentdans la circulation generale et ses embryons, agames, decouverts par Wucberer et connus sous lenomdeßlaires de Wucherer, se trouvent dans le sang tout entier.
J'ai decrit ailleurs, avec tons les details que comporte ee sujet, VElephantiasis des Arabes1. Je n'ai pas äinsister, pour le moment, sur les particularites de cette maladie. Jc nc puis cependant passer sous silence les vertiges, les vomissernents, qui caracterisent chaque poussee nouvelle dd'elephantiasis, accidents qui tiennent ä Farrivee dans la circulation de nou-velles generations de fiiaires de Wucberer.
Lesnt'r/res onl pour cetle maladie une aptitude speciale.
La notion du parasitismedonneraisonäropinionancienne
1. Voir mu Giogmplrie midicale, op. eil.
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408nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMINTHES.
qui regardait Velephantiasis des Arabes comme contagieux; le transport des filaires, leur inoculation ont lieu, en realitc, parl'intermediaired'un insecte, qu'onnes'attendait pas avoir figurer ici,\eculex mosquitos,\Q moustique.Envenant piquer les hommes, dont le sang recele des filaires de Wucherer, il embarque dans son estomac environ 420 filaires de Wucherer, d'apres le calcul du docteur Manson. Toutes ne sontpas digerees et 5-6 en moyenne resistent, continuent ä vivre et meme operent dans l'estomac du moustique leur transformation de filaire de Wucherer agame et embryon-naire enfilaire adulte et sexuee de Bancroft. Le culex se hate d'allerau-dessus de l'cau pour s'accoupler et laisser ses oeufs et il meurt dans I'eau; mais les filaires de Bancroft se trouvont mises en liberte et seront avalees avec I'eau par quelque hornme bien portanl; elles quitteront son estomac pour se rendre dans les gros troncs lymphatiques, s'accoupleront ct donneront naissancc ä de nombreuses filaires de Wucherer, quiferont de cet homme un nouvel elephantiasique.
Le culex est un animal nocturne, il ne pique que pendant la nuit; or les mocurs de la filaria sanguinis hominis sont precisement telles, que leur transport par un insecte qui pique la peau ne pent etre fait que pendant la nuit; ces moeurs sont eneffet absolumentopposeesacelles de la filaria immitis du chien. Tandis que, pendant le sommeildu chien, les embryons de la filaria immitis quittent la circulation peripherique et se refugient dans les gros troncs splanch-niques, ceuxde la filariasanguinis hominissonlauconiram absents de la circulation peripherique pendant l'etat de veille; ce n'est que lorsque I'homme est dans cet etat de congestion du sommeil qu'ils apparaissent dans la circu­lation peripherique; on n'en trouve pas en piquant le doigt d'un homme eveille, on en trouve en piquant le doigt du meme homme endormi et il suffit de changer les heures de '
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FILARIOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ioO
sommeil, pour changer de meme les heures d'apparition des filaires dans la circulation peripherique. Ce transport des parasites de la surface a la profondeur et inversement, qui s'opere chez le chien pour la ßlaria immitis en sens oppose au transport de la ßlaria Bancrofli chez I'homme, tient-il an terrain ou a la graine? Sont-ce les mojurs de la filaire qui le veulent ainsi? Sont-ce les lois physiologiques du sommeil chez I'liorame et chez le chien qui different? 11 est pour le moment impossible de repondreä cette question. Quoi qu'il en soit, il est permis de regarder ces oscillations, ces marees de parasites et meme des parasites microbiens comme generales et de voir lä quelque chose de semblable ä la cause de l'exasperation vesperale dc ccrtaines fievres et ä celle de l'exasperalion nocturne des douleurs cau-secs par la syphilis tertiaire et de se demander si ces dou­leurs ne correspondent pas dans leur exasperation intermit-tente aux allees el venues des parasites.
Le mode de contagion queje viens d'indiquer est d'ailleurs frequent en pathologic comparee; les insectes sont des agents de transmission perpetuellement en action dans la nature et leur role est souvent caracterise par la dispersion des elements avec lesquels ils sont en contact. Ce sont eux qui portent avec leurs pattes le pollen de la flour male sur le pistil de lafcmelle; ce sont eux qui transportent lesbacilles de la tuberculose du crachoir du malheureux en proie dans ^on taudis a la phlisie pulmonaire sur les mets de la table du riche bien portant; ce sont eux souvent qui transportent les bacilles du charbon; nous avonsvuqueles memesmoustiquos entremetlears de Velephantiasis des Arabes remplissent le meme office dans le transport du contagc de la fievre jaunc.
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HKLMIM HES.
FIL A RIA LABIATO-PAPILLOSA.
ü I' H TA L Jl 1 E V K 11M 1 N K ü S E.
L'adulte liabite leperitoine du bwu/el du cheval. Les em-bryons se logent clans divers organes, principalemenl dans I'ceil.
I'n embryon avail el6 vu par Spiegel en IGM sur un che­val et en 1702un forainexhibaitä Philadelphic un cheml qui avail laquo; un serpent dans I'oeilraquo;, disait I'affiche.
On voil en ell'cl I'animal se proracner dans la cliambre an-terieure dc Toeil, derrierela cornec transparente. Sa presence donne parfois du verlige ifien; le plus souvenl clle amenc une ophlalmie qui abonlit ä l'opacile de la cornee et des mi­lieux de I'ceil.
Gelte maladie frequente au Bengale est connue souslenom desanp. Les animaux presentent en meme temps des dou-leurs lombaires, qui sont dues, soit ä la presence des nema-todes adulles dans le peritoine, soit ä 1'exislencc d'autres cmbryons dans divers organes.
DIVERSES F1LA1UKS. 1'K 11 1 XOXK A LES.
On trouve dans le peritoine un certain nombres d'autres lilaires :
Filaria lepilemurus cliez les Lemuriens de Madagascar.
F. equina se rencontre parfois par centaines dans le pe­ritoine, la plevre et les meninges du cheval.
F. cygni dans le peritoine du cygne.
F1LAI1IA PAI.l'KBUAI.IS. — FILARIA LACRYMALIS C O X J O X t fl V I T K VERXINEUSE.
F. palpebralis chez le cheval, et F. lacrymalis cliez le cheval egalement rampent ä la surface de la conjonctivite et, dans I'impossibilite oil est cet animal de s'en debarrasser comrae Vhomme le ferait facilement avec le doigt, donnent lieu ä de la conjonclivile et ä des accidents de verlige irien.
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FILAHIUSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;411
Des filaires analogues se rencontrent sur I'ccil dc Vote, de la poule, du chien et du mouton.
F1I.AIUA IKRITANS. — l'I.AIE Ü ' 11 E DES CUEVAIX.
Les chevaux sonl sujets, en ete,ä des plaies circulaircs, au centre desquelles se trouve uncfilairc.
Avalee ä l'etatadulte avcc l'eau, eile emigre dc I'intcslin vers lapeau, pour sorlir et emettre ses embryons, ä moins qu'elle n'ait ete plus simplemcnt deposee sur la peau et qu'elle ne sesoit logee dans quelque orifice glandulaire, qu'elle a ul-ccre.
ULCEIIES DU CUIEX. — I I.CEItES DES PAYS ClIVUDS CHEZ L'HOHME. — CRAW-CRAW DU SECRE.
Chez le chien, la gerboise, le mouton, on voil quelquefois des ulcerations qui sont egalement I'ceuvre d'une fdaire.
Les ulceres des pays chauds, chez Vkomme, sont dans le meme cas.
Une eruption avcc pctites ulcerations qui porte le nom de craw-crawh la cöte d'Afrique et qu'on observe chez le negrc cst due egalement ä une fdaire.
F IL A It I A II t U 0 UK II \ G I CA.
Les chevaux sont parfois atleints d'une maladie caracterisec par une tumeur hemispheriquc, an centre dc laquelle un petit pertuis donne lieu ä une hemorragie plus ou moins con­siderable. Au centre on trouve F. hemorrhagica, longue dc plusieurs centimetres.
Ce sont surtout les chevaux i'Orient de Hougne, de Kahylie, diArahie, qui presentent cette maladie. Les Cbinois connaissent de tonte antiquite une race dc chevaux qui, disent-ils, suenl le sang. Cette hemodruse, ainsique cer­tains vclerinaires I'ont nommec, estI'ceuvre d'une fdaire.
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412
HELMINTHES.
Fir, A IHK DE MEDINE.
'
Le ver adulte apparait sous la peau dc Vhomme en produi-santun abces, qui devient fisluleux et laisse ecouler pail'ois chez le negre, dont la tendance ä la suppuration est tres mar­quee, des quantites considerables de pus, surtout si les vers' et par consequent les abces sont nombreux. Leur nombrc va­ne de 1 — 2 ä 12 — 50.
La larve babitedans l'eau et eile cntre par I'intestin avec les boissons, gagne ensuite la peau pour sortir. Elle habile dans certains crustaces, tels que les Cyclopes.
Cette maladie, pour laquelle le negre presente beaucoup d'aptitude, a ete portee par lui d'Afrique en Amerique.
II. — SPIROPTEIIES. SPIROPTERE SANGL1XOLENTE.
Ce nernatode habite l'estomac du chien et du renard; i! est loge entre la couche muqueuse et la couche musculeuse, dans une tumeur qui est une veritable galle animale. Le parasite mesure de 3 a 5 centimetres de long et la tumeur qu'il habile et qui est constituee par le tissu normal prob­iere atteint le volume d'une noisette, parfois d'un oeuf de pigeon; eile est creuse comme une galle de.chine et dans sa cavite, comme un grelot, est pelotonnee la larve.
Lorsque le parasite est devenu adulte, il perce la tumeur qui lui sert de prison et vient dans I'intestin. Chacunc de ces tumeurs, qui sont souvent nombreuses, est alors percee d'un trou. La maladie estfrequente en Chine, auBresil et en Italic.
Le chien presente parfois des vomissements; parfois aussi il a un appetit vorace.
11 arrive que le meme parasite est quelquefois loge dans une galle de meme nature, formee dans les parois memcs de l'aorle; dans ces casle chien est expose a mourir subitement.
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1
SPIROPTERES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;413
SPinOPIERE MKCASTOME.
G'esl encore chez le cheval qu'on trouve ce parasite. II habite I'estomac, enlre la couche muqucuse et la muscu-leuse, comme le spiroptcre sanguinolenla du chien. II forme une galle grosse comme une noisette ou un ceuf de ])Oule. Plusieurs parasites habitentla meme loge. Ils sortent par un orifice qu'ils perforcnt, mais souvent on les trouve morts dans I'inlcrieur; la tumeur a subi alors la degeneres-cence calcaire. II est frequent chez le cheval : 14 de ces ani-maux sur 24 I'ont presente.
SPinOPTERE RETICULE.
G'est encore tout ä fait une galle qui se produil: ce ver, long de SOcenlimetres, habite, chez le cheval, parfois dans le ligament cervical, le plus souvent dans le tendon flechisseur du pied, dans le ligament suspenseur du boulet.
Autour de lui il fait developper une tumeur ronde, creuse, ou il habite et dont il sort par un orifice qu'il creuse. Gelle tumeur est dure, do consistance fibreuse; eile mesure souvent 6 centimetres de diametreet siege le long du tendon, an genou, le long de l'avant-bras. Elle occasionne des boileries et simule de loin ce qu'on nomme des mollettes.
SPIIIOPTE11E MICUOSTO ME.
11 se contente de plonger a moitie dans un cul-de-sac glandulaire et d'y rester plonge. IIhabite I'estomac du cheval et de Väne.
SPIROPTERES DIVERS.
S. sculata se trouve dans l'cesophage du cheval. S. hamulosa se trouve dans une galle, dans le gesier de la poule bresilienne.
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Hinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HELMINTHES.
S. circinata dans l'cesophage et le gesier de Vote et du canard. Ges animaux meurent parfois subitement, lorsqu'ils presentent ce spiroptcre.il est probable que, dansces cas, I'estomac n'est pas seul habite et qu'un certain nornbre de parasites sont loges dans la paroi des gros vaisseaux, comme nous I'avons vu pour le s. sanguinolcnla du chien.
S. strongflus est logo dans Tcstomac du pore et du san-ijlier, surtout en Allemagne.
in.
DISPHAR.VG
Bispharagus spiralis vit enkyste dans l'cesophage et le gesier de la foule.
D. nasatus cause sonvent des epidemics sur les ponies de Crcve cnnir.
IV.
II Y SIR I cms.
II. tricolor cbez le pore et H. tubifex chez le canard sont engages dans la muqueuse digestive, ä tel point qu'il est difficile de les detacher.
Leurs larves sont implantecs dans la muqueuse meme de I'estomac, par le meme precede yallogene que tout ä I'heure. Les adultes restcnt implantes sur la muqueuse et sucent le le sang. On les trouve chez le chat, le chien, le pore. Les charcutiers 1c nomment ver trieolore.
VII
I. — ANGUII-LULES. ANGUILLA INIESIIKALIS. — I) I A U 11II K E UE C 0 C HI NC U I NE.
Comme la cachexie afrlcaine, comine \aehlorose d'Egypte cl tant d'autres maladies qu'on mettait sur le compte du
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ANCUILLILES. — DURRH£E IJE I. A COC HIN r. H INK. 115
climal ct qui ont ete rcconnucs parasitaires, la diurrhee de Cochinchine a lini, aussi ello, par laisser voir son delermi-nismc analomique, qui est la presence d'une anguiilule dans I'inlestin.
Le D1' Normand a Irouve dans les selles des (juanlites con­siderables de vers el dans rinleslin meme, ii Taulopsie, il a revu les memes vers en evolution. Ils se prescntent en ellel depuis le commencement de l'intestin jiisque dans les selles, sous des formes successives, qui nc sont que des elapcs dans revolution d'un memeanimal. Vanguilla inleslinalüdexieat dans les selles anguillula stercoralis.
Le D1' Normand estime ä 1 million le nombre des vers qui peuvent se Irouver dans l'intestin.
L'epithelium de l'intestin disparait, mais les lesions sont plus etendues en surface qu'cn profondeur.
L'histoire de cette •maladie montre bien ce qua c'cst que Vaptitude morbide et combien, si la gratne est impor-lante, le terrain est indispensable : le docteur Normand a, en eilet, montre que peu d'Europeens echappent au parasi-tisme; tons portent Vanguilla inleslinalis dansleur intestin, mais tons n'ont pas la diarrhea de Cochinchine! C'est que la presence du parasite reste souvent sans consequence, jusqu'au jour on une erreur de regime, une indigestion, un refroi-dissement, un acces de fievre viennentfaire faiblir I'organisme. 11 en est de meine de la pneumonie, ainsi que nous i'avons vu : un bomme a peut-etre des microbes de la pneumonie dans sasalive, mais il n'apasde pneumonie et il n'en aura pas, s'il ne se met pas dans un courant d'air, s'il ne se fatigue pas, s'il ne fait pas d'exces, si en un mot il ne donne pas barre ä ce parasite sur son organisme. C'est ainsi que la vieille et banale etiologie figure toujours dans le determi-nisme des maladies, mais au second plan et ä titre de cause occasionnelle.
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#9632;
416nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HELMINTHES.
On comprend que l'eau et les legumes quelle sert a arroser on qui sontmomc directementrecouvertsde matieresfecales, sont un mode de contagion inevitable.
VeUphant nous donne lui-meme un excmple de ce quo c'est que l'aptitude morbide et de la difference qui separe la yraine semee de la graine levee : cette difference cst dans la nature du terrain. Le docteur Cobbold a constate, en effet, que rangtuViitiestercora/esetrouvesouvent dans son inteslin; mais l'epaisseur de sa muqueuse lui donne une resistance süffisante et tout en logeant et nourrissantle parasite, 11 n'a point la diarrbee de Cochinchine.
II n'en n'est pas de meme de lamp;poule de Cochincbine, cbez qui Vanguillule exerce les memes ravages que cbez I'bomme.
Une anguillnle de meme genre se trouve cbez le lapin.
Unc autre cbez la brebis.
Une autre {rhabdonema suis) chezle pore. Elle amene cbez cet animal un amaigrissement considerable.
AXCUILLULE DU BLE NIELLE
Les vegetaux ne sont pas epargnes par les parasites ani-raaux : uneanguillulepiquelesetamines,qui.sousl'influence de cette irritation, prennent un developpement considerable. II so produit quelque ebose de comparable cbez un vegetal au d6\e\oTp\iemenlelephanliasiqtie queprennentcbez I'bomme lestissus irrites par la filaire de Wurcberer. M. Prilleux a montre que le developpement anormal et la soudure patbo-logique des elamines, sorte de pelorie vermineuse, a pour resultal d'enfermer les anguillules, qui les ont blessees, comme dans une coque; c'est, cette fois-ci, une sorte de galle bien reelle, galle vegetale, formee par 1'bypertropbie elepan-liasique, si Ton pent employer cette expression, des etamines transformees en un kvste vermineux.
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ANOIILI-LLES DES VfiCRTAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; U7
A.NCIJILLULE DE I. AVOIXE
M. Prilleux a reconnu la migt;me origine parasitaire ä unc maladie de Vavoine, connue depuis longtemps dans la Uric; les piedsaltaques iaWewi beaucoup; ils forment touire etne montenl pas; arretes dans leur croissance ils meurenl sans produire ni paille ni grappe; la paille est comme nouee, le rudiment de cliaume et la partie inlerieure des gaines de leuiUes, qui l'entourent, se renflent de tacon ä lormer une sorle de bulbe. Les pieds d'avoine devenus ainsi hulhcux ont menie etc compares par les cultivateurs ä des poireaux et ils disentque ces avoines sont poireaulees; or dans ce bulbe, dans cetle lige elephantiasique, dirai-je encore, M. Prilleux a trouvc une anguillule.
AUIRES AXGl II, J,L LES SL'lt I. E S VEÜETAUX
In parasite semblable attaque en Allemagne leseigle et la cardere; Johannes Cbalin a trouve des anguillules pai'a-sitaires dans I'oignon ordinaire et dans \njacinthe.
Les belleraves sont egaleraent alteintes par une anguillule (helerodem Sehaetii); les oeui's passent I'hiver abrites dans la gaine rudimentaire des feuilles; au printemps les anguil­lules eclosent et gaguent la racine.
Les cafeiers sontactuellemcntdetruitsau Bresil et dans uu certain noinbre de colonies; ce sect;ont les arbrcs vigoureux de 7ä 10 ans qui sont surtout malades: ils jaunissent et suc-combent. Leurs racines sont couvertes de nodosites, qui rap-pcllenl eel les des vignes phylloxerecs. Ces nodosites sont autant de petits kystes qui renferment une anguillule etudiee par le D' Jobert; ces petits nematodes ont un quart de milli­metre dc longueur, etun pied de cafecontient, d'apres M. Jo­bert, .'30 millions de ces parasites.
Bordier. — Pathologie comparöe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a
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mnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1IELM1MHES.
VIII. — ECHIXOUYNQUES
Les echinorynquesou acanlhocephales ä la tete armee de crocliets vivent ä l'etat de larves dans les cruslaces et le^ insectes, ä l'etat adulte dans le lube digestif des poiamp;sons, des oiseaux ou des mamnriferes.
ECHIXdllYXQUK CEiXT
Sa larve vil dans le ver blanc, larve du hanneton, ou dans le hannelon lui-raerae. Lespes I'a cultiveeartiliciellement dans I'intestin deceriamsmollmqws gastiiropodes {helix pomalia; h. hortensis; Umax maximus; arion rufus).
Les hannetons et surtout leur larve sont, dans les fumiers, devores par le pore qui loge souvent I'echinorynque adulle. On le ti-ouve aussi cliez le sanglier, le pecari ä collier, la hyene rayee; les pores du Limousinonixxne grande aptitude, ce qui tient ä ce qu'ils fouillent dans les pres boises et qu'illt; rencontrcntainsi un grand nombre de vers blancs.
Dans restomacdeces malades le male mesureG centimetres de long el la femelle 30 centimetres. La töte armee de nom-lireux crochets perce la muqueuse et se cache dans la perfo­ration.
E C IU X O R Y X K U E 1' (I L V SI 0 RP U E
Get echinorynque habile I'intestin du canard, de Vote et du cygne. La larve habile la-crevetted'eau douce (gammams pulex); eile habile aussi Yecrevisse.
A 1 T U E S E C H 1 N Ü R Y X fi U E S
E. porrigens habile la bo leine de Laponie.
E. cuniculi Tinteslin grele du lapin domestiquc.
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AMNeUUK S.
laquo;9
II
ANXEL1DES
HIRÜDINEE5
IIKM0P1S SANtiUISUGA
Cello sangsue plus grande que la sangsue offlcinaTe vil dans la vase des marcs etdes fosses dans tou te I'Europe meridionale, dans I'Algerie el la Tunisia. Elle s'introduit dans les caviles naturelles lorsque les animaux viennent boire.
Elle choisit indiflerernment 17ioraquo;ime, le cheval, le mulct Vane, le bwufel le dromadaire.
Le sang est degluli, de teile sorte que ranernic s'accenlue tons les jours, sans qu'on en comprenne la cause. Chez le cheval seul le sang soil, pendant le travail, par la bouclie empechee par le mors d'operer la deglutition.
Une application ingenieuse de la lulle des parasites entre eux a etc faite avec succes dans l'abreuvoir de Mustapha : on y a seme des anguillules, qui ont tue les sangsues. C'est le meme procede quo celui qui consisle a faire combattre les parasites microbiens les uns par les autres, le bacille do la tuberculose, par oxemple, parle microbe do la putröfaction.
D'autrcs sangsues vivont en parasites sur les poissons les cruslaces, les mollusques, los grenouilles, les Iritons. Je citerai on particulier les malacohdelles sur les mollusques acephales.
11 existeenfmdes sangsues terrestrcs, qui habitantdans les broussailles, ä Ceylan, aux Philippines, au Tonkin (hirndo ceylanica, h. tagalla), se jettent indifferemment sur les hommes et sur les chevau.v.
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420nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cniiSTACES.
IV
CRUSTACKS
Un grand nombre d'entre eux viveul on parasites sur Ics cetaces, les echinodermes, les polypes et surtout \espoissons. Ces derniers en presentent souvent sur les branchies, sur les narines, le globe de 1'ceil, parfois mfeme dans l'epaisseur de la peau, oil le crustace demeure encastre comrnuniquant au dehors par un orifice.
Les panella (p. crassicornis, p. halomoptera) de la mer des Indes sont communes sur les dauphins. Les squales ont presque toujours quelqu'un de ces parasites sur I'oeil.
La lernea branchialis se trouvo sur les branchies des
gades.
Les crustaces parasites sont tres abondants sur les mol-
lusques. Une lernee {peroderma cylindricum) iecvite parM. Joubin
se rencontre sur les petites sardines de nos cötes et Jamals sur les grosses sardines qu'on trouve au large; la petitesse de cette sardine, que lespecbeurs nomment fourmiguere, serai I done non pas un caracterc de variete mais une consequence pathologique dc la presence du parasite quo les marins nomment le pavilion.
ÜU parasite de meme genre se rencontre chez la perca ßuviatilis et chez la lorlue.
AIIAC1INIDES LINGUATULES
Les linguatules sont des arthropodes degrades par le parasi-tisme. Elles habitentles sinus frontaux du chien, du cheval,
*
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AI! ACll.MItKS. — ACARIENS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4-21
du mulet, du moulon, de la chevre et meme de Vhomme.
Les ceufs s'echappenl du nez de l'animal maladc, tombent. sur l'herbe et donnent naissance ä unc larve, qu'on trouvo fnkystee dans le foie de la chevre, du chat, du hoeuf, du chcval, du dromadaire, Ael'antilope, du daim, du mrmulol et de Vhomme; on 1'a trouvee aussi chez le moulon, mais dans ses ganglions mesenteriques. Lorsque les debris d'un de ces berbivores sont manges par le chien, la linguatule deviant adulte et gagxie les fosses nasales de ce dernier.
Mais il arrive souvent que la larve, qui habite I'herbivore, devient adulte dans les fosses nasales de I'herbivore meme sans changer de locataire, de meme qu'on voit parlbis les larves, lilies de la linguatule adulte des fosses nasales du carnivore, s'enkystcr dansle carnivore lui-meme, sans migra­tion prealable.
II y a lä un phenomene analogue au developpement du ta?nia chez I'herbivore qui logeait le cysticerque et ä l'enkys-tement larvaire chezle porteur meme du lamia, commec'esl le cas pour Vhomme qui devient ladre par autoinfection par son propre tai-nia.
La linguatule nasale est tres frequente chez le chien. Sur 633 dc ces animaux examines par Colin, 64 en presentaient.
C'est lä une forme d'anemic des chiens de meule differente comme etiologie de celle dont j'ai parle ä propos de Vanky-loslome.
VI
ACA.R1ENS I. — CAM ASIDES
Le gamasus plerepoide vit en colonies ä la base des polls i\n mulct, de la taupe, du lapin, de la chauve-souris.
Les dermanysses {d. gallince, d. hirundinis, d. avium)
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Hinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;AC ARIELS.
vivent dans les lissures des pigeonniers on des poulaillers et, animaux noctambules,fontperir d'insomnie les pigeonneaux et lespoussins. IIs passent volontiers sur le corps de Vhomme et memesur les polls du ftteu/et duc/ieyai,lorsquelespoules (.ouchent dans les ecuries.
11. — T IIÜMBI1) 1 U tS
Le trombidion on rouget adulte est pliylophage; 11 liabite sur les haricots, le poligonum (herbe ä rouget), les gro-seilliers; sa larve designee sous le nonule leplus aulumnalis vit sur les pelits mammiferes, la laupe, le lievre, sur le chien et sur Vhomme. On la voit sur le bceuf, et i'eruption qu'elle occasionne attrihuee ä tort ä I'alimenlation a reeu le nom de rafße de raisin on feu dlierbe.
II est souvent observe chez Vhomme pendant la moisson eta ete, dans cc cas, ä tort decritä part sous le nom d'acarus iritici.
A la Martinique une espece de Trombidion altaque les soldats encampagne,les büclierons, et donne lieu ädcsplaies qui, dans le clinial, peuvcnt devenir graves.
C II E Y I. Hi T I Si i- S
C. parasitivore mange les aulros parasites du lapin, des pigeons; ii se trouve aussi dans le luyau des plumes du paon.
T ETR \ M VCI UliS
Lo bicho Colorado iiabite, dans la Republique Argen­tine et dans I'Uruguay, la face inferieure des feuilles de Xanthium macrocarpun; sa larve se jette sur Vhomme. Une autre espece (ccorapatos) se precipite sur les chevaux.
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TROMBIDIDfiS. - IX0D1D£.S.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; laquo;:!
111. — IXOB IDES
On les nomme aussi tiques, tiqtiels, puces des bois.
Lalarve habile surlesroMjfeMrsqu'elleprend surloutcoinnic vehicule; la nymphequi est armee, asexuee, vit du pus ou de la scrosite qui coule des piqüres qu'elle determine; I'adulte lemelle fecondöe se gorge de sang qui, joint an volume de ses oeul's, augmentelO Ibis son volume.
I X O D E r. I C I N
C'est la tique du chien; la larva vit sur la taupe, le lerol, Vecureuil, le licvre, le lapin; I'adulte femclle sur le chien, le mouton, le boauf.
IXOIlE EU VI'TIEN
(quot;est la plus grande espece connue; on le trouve sur les boeufs, en Egypte, en Algerie, ä la Guadeloupe. Dans cetle derniere ile, il est connu sous le nom de tique senegalaise, parce qu'il a ete apporte par des boeufs du Senegal. II a etc de memeapporteä Marseille par des bamfsd'Afrique: eni805 de nombreux boeufs perirent d'epuisement.
Ixode ueduve chcz le b(Buf, le mouton, le cheval, V komme.
Ixode de Duges sur le boeufet \e chien, dans le midi de la France.
Ixode vmericain sur le cheval.
1 V. — A I! GAS
Argas bürde vit sur les pigeons, ne vit pas sur les poules.
Argas de Perse, il attaque Yhomme, 11 passe pour plus dangereux qu'il est en realitc.
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121nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;AC A 1U ENS.
Argas du Mexique. II produil cliez le pore et chez Vliomme des accidents graves, dit-on. Le pore meurt avec du repanchement dans le tissu cellulaire. On dit que les poules qui mangent ces argas meurent en trois jours.
V. — SARCOPTIDICS
I. — GLIHICOLES
Ils son t propres aux rongeurs (Glircs). S. bossu vit sur le lapin et le lievre.
ii.
CYSTICOLES
Us vivent dans le tissu cellulaire sous-cutanc et intcrmus-culaire de la poule, du faisan, ainsi que dans les sacs aeriens des oiseaux.
in.
PLUKICOLES
On les nomme aussi anaiges Ines. lh\i\enlsu\'las olseaux, entre les barbules des plumes. On les trouve surtout sur la poule, le faisan, \apintade, le canard, le pigeon.
Ces parasites nous offrent un curieux exemple de transfor-misme, qu'il faut signaler en passant. Lorsque les oiseaux muent, leur peau devient seche et le parasite se trouve du meme coup prive de chaleur et d'aliments gras : la nymplie devient alors vermiculaire; eile s'introduit dans le tissu cel­lulaire, oü eile se nourrit par absorption cutam'e. Lorsque les plumes repoussent, eile rebrousse cliemin et reprend avec son babitat aerien sa forme ancienne.
IV. — S. PSOFUQUES
Ce sont eux qui donnent la gale, qui, selon que le sarcop-
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SA.RCOPTID£S. — C.VLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 420
tide esl un sarcopfe, un psorote ou un symhiolc, prend le nom dc gale sarcoplique, g. psorolique, g. symbiotiqne.
GALE SAKCOI'IIOl'E
S. scabiei. — Se trouve chez Vhomme, le cheval, le mou-ton, la chevre, le pore, le loup, le chien, le dromadaire, le cockon d'Inde.
La femelle creuse sous l'öpiderme des galeries ou sillons, oü eile depose ses ceul's.
Megnin a signale ä son sujet im nouvel exemple de Uans-formisme particulierement interessant: il assure epie cer­tains details anatomiques du s. seabiei varient suivant I'es-pece sur laquelle il habile : il est plus gros sur les|jac%-dermes, et plus petit chez Vhomme. 11 va en decroissanl chez les intermediaires, le cochon, le cheval, le lonp, la bre-his.
La gale sarcoplique de Vhomme siege aux doigls aux plis arliculaires; eile ne se Iransmel pas an cheval.
Chez ce dernier eile alVecle le garrot, l'encolure, le dos, les epaules. Tres conlagiouse, eile se communique, dans I'ecurie, ä Väne et au mutet.
On a remarque que, lorsque les chevaux claient guens dc la gale, les polls repoussaient plus ahondants sur les points qui avaient etc le plus irriles. C'est une loi generale en pathologic, que toutc irritation qui augmenle, sur un point, l'afflux du sang et des Immeurs, accroit la nutrition sur cc point. Les galles des vegetaux ne sont qu'un phenomene d'hypernutrition consecutif ä un phenomene d'hypcrirrila-tion. C'est de memeque, chezThomme, rapplicalion de vesi-catoires repctes sur une partic generalcmcnt glabre, commc le coudc ou le geuou, determine une production souvent tres appreciable de polls sur la region qui a ete le siege d'une irritation repetee.
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zr.
120nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;AC ARIE NS.
CIipz Xq pore la gale se manifeste anx orciilos, au garrot ct snr la croupe. Elle est contagieuse pour Vhomme.
Chez la chevre la gale sarcoptiqne appaiait a la tele, aux orcilles, sur le tronc, le venire, les mammelles. La chevre tl'Asie et la chevre d'Afrique ontune grande aptitude pour la gale. La maladie est souvent epizootique. En 1851, en Suisse, dans dix communes, sur 2,590chevres,il y eut i,0!5L;aleuses et 500 moururent.
Chez le mouton la maladie porte le nom de noir-museau. Elie est en eflet limitee ä la tete et ä la lace, qui sWorche el devienl noire; I'acarus respecte les points converts de laine, parce que le suint I'eloigne : aussi nes'elend-il, sur la laine, que chez les moutons ;\ laine seche. La maladie se commu­nique ä Vhomme et ä la chevre,
Chez ie dromadaire la gale sarcoptiqne determine sou-vent une cachexie profonde.
Chez le chien on I'observe au museau.
S. notoedre. — Ce sarcopte ne creuse pas de galeries: il se creuse un simple nid dans I'epiderme. On le trouve chez le rat, le chat el le lapin. La maladie est frequente chez les rats des egouts de Paris; ce sont eux qui contaminent les chats.
Le s. notoedre pris sur le rat presente une taille environ double de celle du s. notoedre pris sur le chat on le lapin.
S. mutans.— C'est lui qui determine chez les gallinaces hi gale des patles. Le derme s'excorie; les acarussontloges dans la cupule de l'ulceralion et par-dessus le tout s'etendent et s'empilentd'epaissescroiiles,quidoniienl;i la patte un aspect informe.
G.S.tE PSOROPTIQUK
Les psoroptes sont les agents de la gale psoroplique.
Chez le eheval la gale psoroptique atlaque I'encolure, le
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GALE PSOROPTIQÜE. GAbE SVMBlOTKjlE. — Er.l.NOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; W7
loupet, la queue. Elle est connue sous le nom tie rouvieux et plus commune que la gale sarcoptique. Elle donne lieu iquot;i #9632;des papules et non ä des vesicules, commecette derniere. Elle •estmoins transmissible.
Chez ie hoeuf eile apparait ä la base de la queue, oü ellc •determine parfois des ulcei'ations.
Chez le moulon eile est bcaucoup plus dangereuse que la gale sarcoptique, puisqu'elle alteint la laine.
Chez le lapin eile estauriculaire, s'accompagne de vertiges ab aure hcso, de lorticolis, avec renversementpresque com-plet de la tete.
i;ALE SVMlilOTlQI k
Les symbiotes vivenl en colonies. La gale symbiotique est ^eneralemenl localisee.
Chez le cheval ellc atlaque les membres inlerieurs. Ellc debute par le beulet. C'cst la gale du pied.
Chez le chien la gale symbiotique est auriculaire. Le ver-raquo;ige determine des allaques epileptiformcs; c'cst ellc qui a recu le nom d'epilepsie contagieuse des chiens de meide.
II y a hi une identite de mecanisme pathologique avec ce qu'on observe chcz Vhomme dans les maladies de l'oreille interne.
Les memes phenomenos epileptiformcs s'obscrvent, dans les memes conditions, chez 1c chal et chez le furet.
V. — EKI.NOSK
11 convient de rapprocher des maladies causces chez les ani-maux par les sarcoptides une veritable gale provoquce sur les leuilles dc vigne pavl'acarus vitis. C'cst ce qu'on nommc I'm-nosc.
L'n grand nombre d'aulres parasites du genre acarus vivenl sur plnsieurs vegetaux et y determinent une maladie que les jardiniers nomment la grise.
m
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128nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; AC AKIENS.
II me suffira do citer Vacarus tisserand qui vil sur les feuilles dc dahlia, de haricot, de convolvulus volubilis.
Acarus cucwmerisdes melons el des eomichons.
Acarus rosarum sur les rosiers malades.
Acarus llliarum sur le tilleul et la rose trcmiere.
Acarus coccineus du catuelia.
Acarus hoematodes sur la variete rouge du ricinns com-munis.
Acarus piri sur le poirier.
Acarus russulus on rougel des plantes grasses vit sur les caclees et a ete apporte avec elles du Mexique.
Acarus fungomm sur I'agfanctes edulis.
Acarus ferrugineur sur le cyclamen.
Acarus tini surle laurier-thym.
Acarus linlearius sur les feuilles du seringual.
VI, — DEMODEX
Le demodex folliculorum s'observe dans la secretion des glandes sebacees ehe/. Vhomme, le chien, le chat, la chevre, ]e pore, le mouton, le bceuf, le cheval, \e renard, le rat, le cerf, la chauve-souris.
La gale demodectique du chien s'accompagnc d'une hy-pertrophie notable des follicules qui, demesurement hyper-trophiecs autour des demodex, ferment encore ici une veri­table galle animale; eile forme des quantites de petites tu-meurs sur la parlie anlörieure de la poitrine.
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INSECTES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4iO
Ml
INSECTES
. Si les cmslaces sont frequemmeiit. parasites sur les ani-inaux aquat.iques, les insectes jouent ie in^me rrMc sur les animaux aeriens.
DIP T E R E S 1. — Ceil SI.\s
Les males se nourrissent de vegetaux, les fcmelles seules se jetlent sur Vhomme et sur les animaux. Les principaux sont :
Culex equinus chez le clieval, — C'esl Ie moustique ou maringuoin de l'Ameriqiie du sud et des Antilles; ces ma-ringuoitts nuisent ä la multiplication des hmufs dans les llanos du Venezuala.
Culex pipiens. —Est bien connu chez nous.
J'ai dit plus haut le role joue par les moustiques comme agents d'inoculation de la fievre jaune et de Velephanliasis des Arabes.
C'est de ineme que les mouches domestiques se font les vehicules du bacille cholerique, dnbacilleluberculeux, de la baclerie charbonneuse : il y a comme une loi generale dans le role physiologiquedes insectes: la fecondation des planles par eux constitue une de ses applications.
Sous le nom de moustiques, dc maringouins, on englobe dans les pays chauds tantöt des cm/^raquo;;, tantöt des simulies ; niais le plus souvent oe sont des culex.
Or cet animal venimeux passe pour s'altaquer snrlout aux •Mrangersnouvelleinentdebarquesel aux enfants : cela revienl
A
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130nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IN SE 01 ES.
A dire que les adulles et les gens depuis longtemps dans le pays ont acquis, par des piqüres antericures, une veritable immunile, comme s'ii s'agissait d'une maiadie microbienner qu'on leur aurait plusieurs fois inoculee: ils sonl vaceines.
SIMl'LleS
Ces dipleres se tienncnt sur les buissons et se nourrissenl d it sue des vegetaux; les femelles seules attaquent Yhomme et les animaux.
On les trouve en Laponie, oil elles attaquent les rennes; im Europe, en Amerique et ä Terre-Neuve.
Beaucoup des accidents qu'on leur allribue semblcnt dus ä rinoculalion du cbarbon, dont ces dipteres elaient le vehi-cule; cela semble prouvepour la simulie rampanle, la s. cen~ dree, la s. tachelee et la s. de Columbatz. C'est ainsi qu'on s'explique comment en 1888 aCondrieux (Rbone) un essaim de simulies lachetees iil pöriv 8-10 boeufs et comment en 1783, en ISIS et en 1830, lacelebresirnulie de Columbatz fit perir cbaque fois environ 50 chevaux, 100 bceufs, 100 pores et 300 moutons.
II me suffit de mentionner ici les taons ou lavans, dont les males sont parasites des fleurs et dontles femelles le sonl des animaux, montrant une fois de plus que les vegetaux et les animaux different moins an gout d'un parasite qu'au jugement d'un naturaliste classificateur.
Le taon des hamfs, taon d'aulomne, laon bruyant, taon rustique s'attaqueaux bmifs, aux chevaux, parfoisä Yhomme,
m u s c t d i: s
Les mouches sont moins dangereuses par elles-memes que parce qu'elles peuvent, comme nous I'avons vu dans un cba-
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DIPTfiRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 431.
pitre precedent, transporter sur elles les microbes paihogenes puises sur les malades et sur les cadavres : c'esl ainsi queles mouches dites charbonneuses ne sont pas une espece natu­relle, mais bien des mouches souvent inoflensives, qui, au lieu de charger leur trompe, leurs pattes et leurs polls du pollen des fleurs ont, toutaussi inconsciemment, j'allais dire innocemment, charge ces organes de bacleridies.
II me suffira de ciler comme mottches exceptionnellement redoutables par elles-mrmes, par leur piqürc ou leur impor-lunite :
Les stomoxes qui piquent Vhomme et les animaux.
Vhippobosquc du chcval ou mouche plate.
Laglossina H'.orxilans.— La celebre Ise-lse de 1'Afrique öquatoriale, qui ompecliant iitteralementles bmifsel les che-vau.v de manger, rend leur presence impossible dans ces pays el fait ainsi forcement obstacle ä la civilisation que I'liomme nc saarait importer sans ces deux precieux auxiliaires.
Seuls Yelephant, la clievre et Vhomme sont epargnes par celte mouclie; le chien resiste assez bien ä ses piqüres, sur-tout s'il est nourri de viande, autrement dil s'il est assure il'un regime sul'lisamment tonique pour resister ä l'öpuise-ment nerveux provoque par les piqüres.
Iraquo;; S T K K s
#9632;La larveseule de l'cestre est parasite; I'animal adulte vil libre. La femelle seule pique les mammiferes pour deposer ses oeufs dans leurs lissus : eile choisit le tissu sous-cutane, les sinus frontaux, le pharynx, I'estomac, I'inteslin. Suivant la specialite de cescboix on divisedonc lesoestres en cuticoles, cavicoles, gastricoles et chylicoles.
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l:j-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l.NSECTKS.
UESTRES CUII COLES
Les culicoles on hypodermes eafoncent leur larve dans Ic lissu coujonctif sous-cutane du bcuuf, du rheval, du renne. 11 se forme autour de cette larve une petite tumeur inflam-matoire, due ä la proliferation cellulaire developpec par le corps etranger et, quand la larve devient adulte, eile sort de cette tumeur en creusant un petit pertuis, comme un cynips (juisort de \a.galle oü il avecu ä l'etat de larve ; c'est done encore bien ici une galle animate ä laquelle nous avons ä faire.
a)Le vermacaque ou ver mayoquilm Mexique, au Bresil et ä Cavenne, depose sa larve sous la pean de Vhomme, du boeufetdu einen, ei ccsgalles laquo;Hmlaquo;/esdonnentsonvenl lien ä de la suppuration.
b) La mouche de Cayor depose sa larve sous la peau de Vhomme, duchien, du elutt, de la chevre, mais eile choisit de preference 1c negre. II se forme une gulle, d'oü la nymphe sort au boutde 7 ou 8 jours.
e).L(i berne ou o'stre euterebre ou ver des bois de la N'ou-velle-Grenade, du Mexique, du Bresil, dela Guyane, n'atteint ni le cheval, ni le barnf, mais le chien, le jaguar el Vhomme, surtout le negre.
OESTRES C AVI COLES
. a) L'öjsire du moulon. Sa femelle pond sur le nez du moulon et de la chevre; la larve entre dans les fosses nasales ou dans los sinus: eile ressort ä l'etat de nymphe, tombe sur le sol, oü s'aclieve son evolution.
Le moulon trotte son nez contre les arbres et les pierres et les bergers croient alors qu'il butte el qu'il se cogne le nez.
b)L?icalliphoraanthropop]iagaonlucilieanlhropopIiagede
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DIPTfiRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;433
laRepublique Argentine et de TAmerique du Sud depose sa larve dans les fosses nasales, que celle-ci ronge, delruisant par-fois le voile du palais, exactement comme la larve du hanne-ton on ver blanc ronge les racines.
OESTHES GASTHICOLES
a). L'cestre du cheval est cosmopolite. EUe depose ses oeufs sur le poil des jambes; les larves sortant de l'oeuf irritent la peau, le cheval se leche et avale ainsi la larve qui va se loger dans son eslomac.
G'est de meme que nous avons vu le chien, en se lechant, avaler les trichodectes qui viventsur son poil etle cysticerque que logeait lui-meme ce parasite, evoluer dans l'intestin du cliien, oü il devint tcenia cucumerin.
b). Le gastrophilehemorro'idal depose ses oeufs sur les longs poils roides qui se dressent sur la levre du cheval; celui-ci avale les larves, qui vont achever leur developpement dans son rectum, d'oü elles sortent ä l'etat d'insecte parfait.
c). Le gastrophile nasal depose ses oeufs äl'entreedes na-seaux et va se loger par le meme mecanisme dans le duode­num du cheval.
11 y a lä ample matiere äenthousiasme pour les cawses fina-liers; mais les savants voient dans ces fails un exemple nouveau de l'adaptation forcee des etres aux conditions deler-minees de leur milieu. II est bien certain en effet que tous les cestres, qui deposent leurs oeufs sur un point que le cheval ne pent lecher, ne laissentpas de progeniture et que par conse-quent tous les cestres semblent avoir choisi cerlaines regions du corps pour une fin determinee.
II. — PUCES
Les puces sont des dipteres sauteurs. La femelle pond environ vingt oeufs dans les coins humides, au milieu des
üohdiek. — Pathologie comparöe.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28
i.
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nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IN SECT ES.
poussieres, enlre les planchers; il en sort mic larve cylin-drique, qui se change en nymphe dans une Sorte de cocon et devenue adulte saute sur divers animanx.
a) Pulex irritans sur Vhomme, le chien, 1c chat.
h) Pulex serraliceps sur le chien.
c)nbsp;Pulex gonocephalus sur le lapin, le iievre.
d)nbsp; Pulex avium sur les pigeons ct losporaquo;^s.
e)nbsp; Pulex penetrans ou chique constitue une espece h pail dont I'aire est limitee en Amerique cntre le 29quot; lat. N. et le 29deg; lat. S. Elle a ete depuis pen apportee an Congo el an Gabon.
Le male et la femelle vierge sont inoffetisifs; celle-ci ae devient dangereuse, que lorsqu'elle est gonflee d'a'ufs : eile entre alors sous l'epiderme et y augmente considerablcment de volume, tant en raison du sang qu'elle absorbc que du developpement considerable de ses ceufs.
Certaines personnes out pour ce parasite une aptitude tout ä fait marquee; on dit d'elles laquo; qu'elles out du sang a chique raquo;; ce sont souvent des scrofnleux. Elle altaque les blaues nouvellement debarques beaucoup plus que les Creoles, qui semblent, avoir acquis une immunite relative. J'ai dejä dit, d'ailleurs, que les piqures reiterees des insectes sem-blaient conferer une sorte d'immunite acquise pour les effcls babituels de ces piqüres, absolument comme les atteintes reiterees d'un microbe conferent ä l'organisme une immu­nite acquise pour les elfets babituels de ce microbe. Darwin avait lui-meme ete frappe du choix quo les chiques semblenl faire des blancs europeens de preference aux Creoles et il avait judicieusement ecrit1 : laquo; La chique doit done pouvoir distinguer ce que I'analyse chimique la plus delicate re
1. Oh. Darwin, Voyage a bord de Beagle.
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diptEres.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; m
saurait faire, une diflerence entre le sang et les tissus d'un Europeen ct ceux d'un blanc ne dans le pays. Cette perspi-cacitede la chique n'est cependant pas si etonnante qu'elle le parait d'abord, car, d'apres Liebig, laquo; le sang d'hommes de temperaments difterents, quoique habitant le meme pays, emet une odeur differente. raquo;
Les negres sont egalement plus sujets que les autres hommes aux piqiires de la cliique; enfin parmi les animaux que ce parasite attaquevolontiers, il faut citer la brebis, le mulel, Vane, le chien, le chat, et leporc.
Chez le chien, cbez le pore et chez Vhomme la chique s'attache de preference aux extremites des membres, ä la figure; eile est frequemment cause d'oxnyxis (Dr Maurel).
III. — POliX
11 n'est pas jusqu'aux pouo; qui ne nous iournissent une preuve nouvelle de Vaptitude diverse des differents hötes que peut choisir nn meme parasite et des transformations que le choix de tel ou tel böte peut lui faire subir.
Darwin1 avail dejä remarque que les poux des Polyne­siens ne vivaient pas sur la tete des matelols anglais et que les poux des negres ne vivaient pas non plus sur la tete dlaquo;s blancs.
M. Megnin a montre recemment que la meme espece de poux, suivant I'hote qu'elle adoptait, subissait, en plusieurs generations, une reelle transformation dans le volume du corps, dans la couleur et dans la conformation des griftes. En realite lorsque dansun pays, comme 1'Afrique, se trouvent trois races humaines, au moins, comme les negres, les Bos-chimans et les Cafres, on trouve autant do races de poux.
1. Ch. Darwin, Voyage de Beagle.
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13(1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INSECTES.
Ce fut vraisemblablement ä l'origine pour se garantir des alleinles des dipteres at autres insectes importuns, que les peuples les plus divers ont pris I'habiUide de se couvrir le corps de corps gras ou odorants : les negres se couvrent d'huile de palme, les Indiens de TAmerique du Sud de rocou; tous obeissent maintenant, en continuant ces pra­tiques et en se conformant ä ce qui est chez eux l'usage, ä un sentiment de coquetterie et de bienseance relative; ils en ont oublie l'origine comme le font eux-memes en maintes circonstances les civilises. Qa se fait, ou flaquo; ne se fail pas! le criterium de la morale ne va pas encore au delä, pour beaucoup de civilises. II faut done feliciter les premiers inventeurs de cette coutume, car eile etait eminemment hygie-nique et, ce qui montre manifestement son utilite, eile est adoptee par bon nombre d'animaux : il existe une grue, qui, avantde se mettre ä couver, se couvre deterre glaise, afin de tuer et d'eloigner les parasites pendant la longue periode d'immobilite oü eile va entrer; lespoules et un grand nombre d'autres oiseaux se roulent dans la poussiere en ecartant leurs plumes afin de detruire leurs parasites. Ces animaux temoignent ainsi une sagacite tout aussi grande que la lemme qui les soigne, lorsqu'elle jette de la poudre de lyco-pode sur la tete de son enfant, pour en chasser les poux.
IV. — OSCINIE
Plusieurs dipteres vivent en parasites sur les vegotaux, montrant une fois de plus l'equivalence du protoplasma animal et du protoplasma vegetal au jugement tres com­petent d'un parasite.
Voscinie est de ce nombre; e'est le musca frit (de Linnee). Elle depose sa larve ä la base de la fleur de Forge de teile sorte que, lorsque la larve se developpe, eile trouve ä cote d'elle la graine d'orge qui lui servira de nourriture.
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DIPTfiRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;437
Elle cause on Suede des degats considerables, que Linnee evaluait ä 100,000 ducats d'or par an.
V. — CECIUU.MYIE DU BLK
Cc diplere porle egalement le nom de destructor tritici. 11 a etc apportc par les llessois en Amerique au moment de la guerre d'lndependance. Nous avons souvent eu I'occasion, au cours de ce livre, de noter l'influence des migrations humaines sur la genese et le transport des maladies. L'inva-sion des I'russiens en 1870 a fait pousser en France toule une llore germanique, qu'on a designee sous le nom de /lore obsidionnale; nous avons vu la variole et la rougeole portees partout avec eux par les Sarrasins; la lepre rapportee par les Groises en Europe et semee par les Europeens dans le monde entier; 1c typhus accompagner partout les armees memo victorieuses et se disperser pendant la paix a la suite des blesses; lamp;pcste bovine suivre egalement les armees ger-maniques, incarnee dans les troupeaux des steppes, dont ils font suivre leur approvisionnement. L'importation de la cecidomye du ble en Amerique rentre done dans les lois generales de la palhologie comparee.
La femelle de la cecidomyie depose son oeuf enlre les glumes du ble, lä ou sera la graine qui se trouve ainsi predes-tinee a servir dc nourrilure au parasite.
II cst vrai que la cecidomyie a pour ennemi un hyme-noptere, qui pond precisement son ceuf au meme point dc la ileur du ble, lä oü il a vu la cecidomyie deposer le sien, de teile facon que ce ne sera pas le grain de ble qui sera mange par la larve du cecidomyie, mais celle-ci qui sera mangee par la larve d'hymenoptere. Aussi les Americains sc gardent bien de detruirecet hymenoptere, car en trois annees il a generalement raison descecidomyies, qui ravageaient un champ de ble.
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täSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INSECTES.
Ce n'est pas la premiere fois que l'elude de la pathologie comparee nous monlie quelle application pent faire la Ihera-peutique des incompatibilites qui peuvenL exister entre deux parasites. Dejala palhologieavait decrit, sous lenomquelque peu mystique A'antrfgonisme morbide, unc des formes de cette incompatibilite : on avait dit que la fievre pahisire et la tu-herculose etaient iiicoinpatibles : on salt maintenantque I'une detruit I'autre. G'csl de m6me que le microbe de \nputrefac-tion detruit le bacille luherculeuoc eta ete employe avec succes, sous forme de culture pulvcrisee qu'on lancait dans les pou-mons de chiens rendus prealablement tuberculeux par des pulverisations pulmonaires de culture bacillaire. II en est do meme de Tantagonisme entre la vaccine et la variole, enlre le charbon ct le rouget du pore : ce que nous avons dit plus baut des cellules phagocytes explique suffisamment le meca-nismc de cet antagonisme. On voit dans ce cbapitrc que ce qui est vrai pour les microbes parasites ne Test pas molns pour les gros parasites. Proliter des divisions de ses ennomis est une tactique aussi babile en tberapeutique que dans la diplomatic et les applications de plus en plus frequentes de cet axiome semblent destinees ä devenir usuelles dans la Iberapeutique parasiticide de l'avenir.
VI. — AUTiSES DIPTERES DIVERS PARASITES DES V E G E T A U X
La cecidomyia nigra du poirier depose ses eoul's dans les bourgeons ä fleur. Les larves penetrent dans I'ovaire, dont elles mangenl la substance, trouvant ainsi dans le fruit dont elles deviennent la graine, puisqu'il ne produira pas d'autre embryon que eel embryon animal, une galle ioulc faite. Le fruit se developpe un peu,puis devientgiobuleux. Lesarbori-culteurs designent ces poires globuleuses sous le nom de calebasses : la petite poire noircit, tombe ä lerre; les larves sortent de la calebasse, s'enfoncent dans la terre pour se
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DIl'TtUES PARASITES DES VfiGfiTAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43'.raquo;
metamorphoser et reparaitre au printemps, sous la forme d'insecte parfait.
Orlalis cerasi. La larve de cette mouchc habile dans les censes dont la pulpe est acide, telles que celles de Montmo-rency, reine Horteme, royals, anglaise, souvent aussi dans les guignes et les bigarreaux; mais ceiiaines varietes ne sonl jamais altaquees par Yorlalis : teile est par exemple en Nor-mandie la guigne ä collier et partout la merise (prumis nvium1).
Musen ok'ie. Elle depose ses larves au nombre de 2-3 dans chaque olive.
Tipula oleracea. Elle pond ses Ceufs aupied de certaines plantes \es feves, les la Hues, les belteraves, les pommes de lerre et les larves mangent plus tard leurs racines.
Plusieurs autres lipidaires vivent dans la vase sous le nom de vers rouges, vers de vase et ont donne lieu, a diverses i'poques, ;\ la legende des eaux changees en sang.
Anihomyia brassiw ou napi. Sa larve creuse des galeries dans le navel ou dans la racine des choux et la detruil com-plelemenl.
Anihomyia ceparum. La femelle depose ses oeufs surles leuillcs de Yoignon, du poireau, de la ciboule, de Vail; les larves descendent le long des feuilles el penetrent dans le bulbe, qui est encore pour eux une gälle tonte prete, et le creusent.
Pegomya acelosie. La larve habile entre les lames de l'epi-derme de la feuille de l'oseille, qui se fane, tombe en decom­position el se colle sur les inferieures.
Psylomyia rosa'. Malgre son nom cet insecle depose ses oeufs sur les carotles, dont la racine est creusee et detruilo par les larves.
I. Consiilter, pour les maladies parasilaiies des vräetaux, Dr Boisduval, Essai d'entomologie horticale, Paris, 1807.
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M
^Wnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l.NSECTES.
PhytoiHt/zageniculala. La larve se creuse des galeries sous l'epiderme des feuilles de la julienne, delagiroflee, du chou, de la capucine el de diverses autres plantes. Ces galeries apparaissent sous la forme de rales blanches el tortueuses parcourant une parlie de leur surface.
Tephritis onopordinis. La larve creuse aussi eile des gale­ries sous l'epiderme desombellißresel dupanais (Pastinaca saliva).
Lasioplera obfuscala. La larve deposee dans le bourgeon d'un framboisier l'empeche de se developper : la matiere ligneuse a prisäsa place un developpemenl excessif el forme une pelile excroissance le long- de la tige. Dans l'inlerieur de celle petile lumeur vil la larve. C'esl done une veritable galle.
Sciara piri. La femelle pond ses oeufs dans la fleur et la • larve se developpe dans le fruit devenu pour I'lnseclc une veritable galle.
II
COLEOPTERES
Les coleopleres carnassiers on herbivores sont generale-ment Ires voraces. Linnee donnail aux premiers le nom dc Tigrides insectomm; les seconds ne sont pas moins redou-tables aux vegetaux el indirectcmenl a I'liomme qui les cul-live.
I. — SILl'll E OPAQUE
Le silphe opaque vil sur la betlerave. Connu en France depuis 1846 il est acluellement repandu surtoul dans le nord de la France, qui cullive le plus cette plante; mais il ne se repand pas egalemenl dans tons les terrains el nous aliens voir un nouvel exemple des conditions chimiques qui deter-
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COLfiOPTERES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ill
minent Vaplitude pathologique. Le silphe ne se repand quo sur les betteraves qui croissent dans les terrains cretaces, au-trement dit, il exige de la betterave des qualites chimiques, qu'elle ne possede, que lorsque ses racines puisent sa nourri-ture dans cette sorte de terrain. 11 y a !;i une question d'apli-tude tout aussi medicale et physiologique, quc 1'aptitude du blanc pour lafiövrejaune, on quecelle du neyre pour Vele-phanliasis.
II. — ECIUVAIX OU GRIBOURI
Ce coleoptere, qui chemine sous I'epiderme de la feuille de la vigne, comme I'acarus sous I'epiderme des animaux, en sc nourrissant du parenchyme, laisse, comme trace de son pas­sage, des dessins produits par le soulevement de I'epiderme el la destruclion du parenchyme. Or, comme ces dessins in-coherents ressemblentquelquepeu au grimoire d'un illctlre, les vignerons les ont compares au gribouillage trace par leur propre plume sur le papier et ont donnc ä l'insecte ecrivain le nom de gribouilli ou gribouri.
La consequence de l'alteration de la feuille, quiesl le pou-mon des vegelaux, est le deperissement de la plante; il y a done quelque analogic entrc cette maladie parasilaire de la vigne et ce que nous avons nomme plus haul, chez les ani­maux, bronchile elpneumonievermineuses; cerlaiaes larves de dipleres nous ont fourni lout ä riieure un exemjde analogue.
III. — DORY I'II OH A
(le parasite nous monlre, par l'histoire meme de son ex­tension, combien les lois de la pathologic parasilaire sont toujours lesmemes, qu'on considere les microbes ou les plus gros parasites.
En 1824 il ful decouvert dans les montagnes Rocheuses, oü il habitait sur le solanum rostralum, plante sponlance de
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44Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1NSECTES.
celle region. L'extension de la population parasite et son accroissement etaient pen considerables et en rapport avec le pen d'extcnsion de la plante qui lui servait d'höte; mais ä cette epoqne coraraenfa le mouvement d'expansion des Ame-ricains vers I'ouest: les colons arriverent avec vine solanee qu'ils cultivaient en abondance, le solanum luberosum; ce lut le debut d'un accroissement parallele dans la population des doryphora, qui se multiplia et s'etendit proportionnelle-inent ä la population des solanum tuberosum ou ce qui rcve-uait au memo ä la population bumainc, en raison directe de la civilisation.
C'est precisement le meme plienornene qu'ontpu observer les medecins dans l'expansion de la ßevre jaune dans I'Ame-rique du Sud : tant que la cole, ovi regne maintenanl cette maladie, a ete pen peuplee, la lievre jaune a etc pen intense; les epidemics n'ont pris de rirnporlance que depuis que les villages sont devenus des villes: comme l'envahissement du dorypbora, son extension a done ete proportionnelle ä la civilisation.
L'bistoire du doryphora nous montre en outre avec quelle lidölite les parasitesse consacrent a une meme famille et avec quelle sürete ils savent en reconnaitre les membres : lorsque le solanum tuberosum a etc apporle dans les montagnes Ro-cheuses par les colons, le doryphora ne s'y est pas trompe et il a reconnu de suite un I'rei-e perfectionne du s. rostratum. C'est de meine que les lejjiclopleres, qui ont vecu de tout temps en France sur les solanees indigenes, ont de suite re­connu comme leur apanage naturel le solanum tuberosum r lors de son importation et se sonljetes sur lui. C'est ainsi que les cantharides du blas reconnaissent comme leur do-maine toutes les plantes de la mT-ine famille.
Le doryphora a des eunemisnaturels, quele cultivateurdoit avoir soin de respecter et, au besoin, de multiplier; de ce
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Lfil'IDOI'TfcKES PARASITES DES VEGETALX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4ta
uornbrc sont la corneille, la caille, \egros-bec, 1c canard, la jioule, leputois, 1c crapaud, les reptiles, unc araignee, un charanQon, la coccinelle ou W/e ä bon Dieu, insecte feroce malgre ses noms; mais 1c principal cnnemi du doryphora, celui que les Amerieains cullivent et cherchent, pour ainsi dire, ä domesliquer, comme on domestique les chats pour prendrc les rats, c'est Vuropoda americana, qui perfore les elytres du doryphora.
IV. — LtlMDOl'TPntKS DIVERS, PARASITES DES VECETAl.V
Jedois encore mentionner :
Pieris cratosgi. La fernelle depose ses ceuls en las sur les branches des auhepines, des pruniers, des cerisiers, des amandiers, Les jeunes chenilles n'eclosent que lentement cl passent I'hiver dans une petite toile; elles en sortent an printemps pour devorer les bourgeons.
Pieris brassicoe. La chenille devore les feuilles de chou.
Pieris rapce. La chenille vit sur les varietcs de choux, sur le navel, les raves, 1c reseda et la capucine.
Pieris napi. La chenille vit sur le reseda, la capucine, la rave, le navet et sur toutes les cruci/eres agrestes.
Vanessa poli/chloros. Tout lemonde connait ce beau papil-lon sous le nom de grande tortue, Sa chenille devore les l'euilles des ormes, des sanies, parfois meme des cerisiers et des pruniers.
Sesie apiforme, qui ressemble ä un frelon et dont la iarve gate les pcnpliers en perrant le hois de toutes parts.
Sesia asiliformis. La chenille vit dans le tronc des jeunes peupliers et des jeunes bouleaux. Elle y creuse des galeries d'oü suinte un liquide abondant, qui epuise l'arbre et le fait perir. II y a quelque chose de comparable aux secretions
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•Uinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INSECTES.
eczemateuses allumees chez les animaux par un acarus, une sorte d'eczema vegetal parasitaire.
Sesia tipaliformis. La clienille vit dans l'interieur des branches du groseiller (Ribes rubrum), dont les rameaux sont mines par eile.
Cossus Ugniperda ou gäte-bois. Gelte chenille qui vit trois ans dans le bois des ormes, des saules, des peupliers et des bouleaux, determine egalement un suintement (eczema vegetal) et fail perir I'arbre.
Zeuzera cerculi. La chenille vit dans les branches minces par eile du Utas, du troene, du frene, du poirier, du pom-mier, du cognassier, du sorbier des oiseaux, du houx.
Dombyx feuille morte. La chenille devore les feuilles du pecher, dcVamandier, duprunier, du poirier, du pommier, du cerisier. Sa couleur se confond lellement avec cellc de l'ecorce, qu'on la distingue ä peine, grace äce mimelisme.
Bombyx neustria. Sa chenille vit sur tous les arbres fnii-tiers et sur une infinited'arbres forestiers. Les oeufs du papil-lon deposes circulairement autour des branches ont recu des jardiniers le nom de bagues.
Bombyx chrysorrheea. La chenille vit sur tous les arbres fruitiers et sur tous les arbres forestiers.
Bombyx salicis. La chenille depouille totalement les peu­pliers de leurs feuilles.
Bombyx dispar. La chenille vit sur tousles arbres. Lccloc-teur Boisduval dit avoir vu tous les arbres de la foret Senard et de la foret de Fontainebleau depouilles de leurs feuilles ä tel point, qu'on aurait pu se croire au milieu de l'hiver.
Bombyx processionnea. Tont le monde connait cettc che­nille qui vit surtoutsur le chene et dont le nom rappelle suf-fisamment les mauirs migratrices.
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l£pidopt£res parasites des v£g£taux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ui,
Bomhyx antiqua. La chenille detruit les arbres et les
arbrisseaux, dont eile ronge les feuilles. En 1836 elles
depouillerent de toutes leurs feuilles les tilleuls du Palais-
lloyal ä Paris.
Bombyx grand paon. Sa chenille enorme vitsur lepoirier, le pommier, Vabricotier, le prunier, quelquefois sur le pecher et Vamandier; je l'ai vue sur le cerisier. Son appetit est considerable et eile devore en peu de temps toutes les feuilles des branches.
Bombyx tete-bleue. La chenille vit sur tons les arbres fruitiers surtout les cerisiers, prnniers, pommiers, aman-diers, abricotiers, ainsi que sur les aubepines.
Noctua psi vit sur les rosiers.
Noctuatridens. Rare aux environs de Paris eile est, d'aprcs le docteur Boisduval, frequente dans lenord de la France sur ]es pommiers etpruniers.
Noclua brassicce dans les tetes des choux-fleurs.
Noctua oleracea. La chenille mange les feuilles desgfrose//-lers, des framboisicrs et des dahlias.
Noctua chenopodii. Tres polyphage la chenille vit sur toutes les plantes basses, mais surtout sur les fleurs des reines-marguerites, des oeillets d'Inde, des zimia, du gera­nium et des epinards.
Noctua atriplicis, sur les chenopode, persicaire, ama-ranthe.
iVodttfl/)roraquo;m6a.Plantespotageres: laitue,oseille,epinard.
Noctua comes, sur toutes les plantes basses des jardins.
Noctua segetum. Cette chenille est nommee par les culti-valeurs ver gris on court ver; eile est un fleau pour la cul­ture, parce qu'elle mange les racines et coupe les vegetaux au collet.
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UGnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ISSECXES.
Nuclua crassa devore les racines des asperges. Noclua dysodea, sur les laitues, les romaines. Noclua ambigua, polyphage. Noclua compla. Elle devore les graines des oeillels. Noclua delphinii devore les fleurs et les capsules despieds d'alouelte. Noclua exolela polyphage.
Geomelra grossularia vit sur leprunicr, le groseiller don\ eile devore les fleurs et les feuilles.
Geometra defolaria. Elle depouille les arbres fruitiers de leurs feuilles.
Geometra brumaria.
Tortrix pilleriana (pyrale de la vigne). La chenille, au printemps, des que la vigne est debourree, lie en paquet les jeuncs feuilles et les grappes qui commencent a paraitre el renfermee dans cet abri devore le bourgeon.
Tortrix cerasana. Elleattaque les cerisiers maissurtoutles guigniers.
ro/'frj^/^erjfmaw^jattft.Sachenillevilsurtouteslesvarieles de roses; eile rouille les feuilles et les lie avee de la soie, se faisant ainsi une galle ou mieux une coque artificielle.
Plusieurs autres pyrales vivent egalement sur le rosier.
Tortrix cerasana. Elle attaque les bouquets de fleurs des cerisiers, poiriers, pommiers.
Tortrix cochylis. Cette pyrale de la vigne, differente de la tortrix pilleriana, la vraie pyrale dola vigne, est d'importa-lion recente. — On la nomme aussi la cochilie. Les chenilles lient ensemble plusieurs bourgeons et rongenlleur inlerieur. Dans plusieurs pays, nolamment en Dauphine, on nomme cette maladie le ver.
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LfiPlDOPTtnES PARASITES DES VEOfiTAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H7
D'autres tortrix\i\enl sur les pommiers, pruniers et pro-duisent ce qu'on nomme les fruits vereux. Toules les varietes neconviennent pas egalement aux lt;ogt;1ri^; ainsi en Normandie, Icspommes äcidre sont rareraent vereuses, au contraire les reinettes dontla pulpe estacide le sont souvent. De memeles prunes dites de Monsieur, reine-claude et mlaquo;Va6eWe sont plus souvent vereuses que la variete Golden Drop.
Enfin ungrand nombre de petits lepidopleres sont connus sous le nom deteigne des vegetaux, que leur chenille detruit en enroulant les feuilles, en les cousant avec de la sole, pour en faire une coque artificielle.
Teiles sont la Tinea porreclella qui envahit les juliennes dans certaineslocalites,nolanimentaux environs de Chevreuso, landis que celles de Mantes sont exemptes.
Tinea alliellaqni vit dans Tinterieur des liliacees, oü eile creuse de longues galeries sans entamer I'epiderme.
Tinea oleella qui, en Provence, en Algerie et en Italic mine les feuilles de Volivier.
Tinea olivella, qui se loge dans l'amande meine de Volive.
Tinea springella, qui creuse ses galeries dans les feuilles du lilas.
Tinea hemerobiella, dans les feuilles du poirier.
Tinea dancella, qui devore les fleurs et les graines de la ca-rotte.
Tinea penicella{vereau desarboriculteurs), plie les feuilles du pecher, les coud en forme de coque, etc.
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MS
INSECTES.
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HYMENOPTEKES
Le venin des hymenopteres se comporte dans rorganisme, an point de vue de rimmunite conferee par une premiere at-teinte, comme les liquides pathogenes qui renferment des microbes. Des nombreuses experiences de M. Terc il resulte qu'au bout d'un certain nombre de piqüres faites succes-sivement sur le meme individu par un certain nombre d'abeilles, Torganisme acquiert rimmunite et devient insen­sible aux piqüres ulterieures. Nous avons vu le meme fait a propos des mousliques.
Les experiences de M. Terc lui ont, en outre, montre qne I'action generaie produite surrorganismeparuneserie nom-breuse de piqüres d'abeilles modifiait favorablement le mi­lieu interieur des gt;7mmlaquo;lt;jsante. Dans i73casderhumatisme, il n'a pas fait moins de 39,000 piqüres. II pretend que les malades se sont bien trouves de ce traitement original, qui pent meltre sur la voic d'applications ulterieures et d'une mcthode ingenieuse.
I. — HVME.VOPIERES A LARVE PARASITE
Un grand nombre d'hymenopteres se comportent comme les oeslres que nous avons vus plus haul deposer leurs larves dans les tissus d'un autre animal; seulement an lieu de s'at-laquer a un mammifere chez qui la galle animale ainsi for-mee demeure un accident local, ils choisissent les larves d'autres insectes etc'esl l'höte tout entier qui se trouve ainsi transforme en galle animale, et par consequent frappe de mort.
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hym£nopt£res.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ll'J
o) Vichneumon depose sa larvc dans cello du homhyx Pint ct debarrasse ainsi nos forets d'an de leurs principaux ennemis; ellechoisit egalement d'autreslarves de coleople)-e!gt;, de lepidopleres, de pucerons. Dans tons ces cas, la larvc d'ichneumon se substitue dans la peau parcbeininee de sa victime ä cclui qui devait en deineurer le legitime proprie-taire, et plus d'un collectionneui' do brillants lepidopleres ost demcuro stupcfait en voyant sortir un ichneumon do la nymphe dessechee, oü il guettait chaque jour religieusement la sortie d'un papillon aux ailes colorees.
b)nbsp; Los polynema deposent leurs larves dans I'oeuf meme d'un autre insecte, an beau milieu du vitellus, qui se tronve
, ainsi a la portee do i'intruse. Les larves de la libolluie {agrion Wrgfo)sont souvent victimes de celte substitution.
c)nbsp;Los lenlhredines ontdos larves aörionnes, ou faussescbo nillcs, qui devoront los feuülos dos vegetaux. Contrairemeut ä certains insectes qui aiment los plantes malades, olios no s'attaquent qu'a cellos qui sont bion portantes : les rosters, los cerisiers, les chevrefeuilles, les groseillers ä maquereau, los berberis, etc., servont do terrain ä de nombreuscs os-pöces do cos fausses chenilles.
II. — 11 Y3IEN0PTEUES GAL LI CO LES. — C V .\ 11'S
Leshymenopteresgallicoles,au lieu do prendro un animal, pourberceau otpournourricede leur progenituro, prennonl, nnvegelal: ilsmonlrentune foisde plusquelemilieu animal et le milieu vegetal sont poureux equivalents et ils saventquc \'i\ll6vSiüon palhologique subio par le vegetal ainsi pique par eux produira quelque chose d'analogue ä ce que les hyme-nopteres ä larve parasite trouvent tout fait, lorsqu'ils depo­sent leurs larves dans un animal; cette production faite pat­io vegetal autour de la graine animale, qui lui ost confice
BonoiER. — Pathologie compaiee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
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450nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.NSECTES.
de vivc force par un inseete, c'est une galle. Assez de fois nous avons compare, dans ce livre, les productions fonnees par les animaux, sousformede lumeur, autour des parasites, aux galles des vegetaux, en les nommant galles animales; nous voici arrives aux galles vcgelales elles-memes, qui nous servaient de comparaison.
Certains cynipspiquent la feuille du bouleau, du hetre, du noisetierel deposent leur larve au fond de la plaie; d'autres font la meme operation sur les feuilles et sur les petioles de differents climes; d'autres sur le rosier. Autour de ce corps etranger, les sues nutritifs arrivent enplusgrandeabondance, les cellules hyperirritees se multiplient par scissiparile, proliferent; il se forme une tumeur, commenous I'avonsvu laut de fois chez les animaux en pareiile circonstance; c'est precisement le but quo se proposait I'insecte qui a depose sa larve : ces sues abondanls, ccs principes cbimiques elabores dans la tumeur vont precisement nourrir la larve qu'il a deposee; aussi, lorsqu'elle aura fini son evolution, qu'elle sera devenue adulte, la tumeur sera creuse; clle aura etc video par I'animal qui aura vecu de ce tissu palhologique; quand il aura lout mange, il fera un Iron, commc nous avons vu le spiroptere le faire dans la tumeur formce autour de lui, sur les jambes on dans l'estomac du cbeval, el il sortira laissanl son berceau vide et repu des provisions que le vegetal avail accumulees autour de lui.
Cctte galle cst done, en realile, un fruit, que le vegetal a fait autour d'une graine animate, comme il I'eiil fait autour de sa propre graine : dansco fruit anormal, on trouve, comme dans les fruits normaux, de lalccule, dusucre, de la graisse, du tannin destine ä se changer en sucre, des matieres albu-minoides. C'est un veritable fruit que le vegetal trompe a fail autour d'un ceuf animal, comme il I'eut fait autour d'une graine, et I5elon lui-meme, dans son voyage en Orient, s'y est
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HVMENOPTfiUES GALUCOLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 451
Irompe. laquo; Sur le mont Ida, dit-il, il croit des sauges qui portent des pommes {salvia pomifera) bonnes ä manger, desquelles les paysans remplissent leurs sacs, qu'ils chargent ä leurs cols pour les porter vendre aux villes prochaines. Ils les Irouvent attachees aux feuilles au commencement du mois de mal; elles sont grosses comme une galle, couvertes de polls par-dessus et sont douces et plaisantes ä manger. On en fait du sucre, du miel et de bonnes confitures.raquo;
La ressemblancc avec ces fruits est d'ailleurs poussee jusqu'au bout: le vegetal faisant cette lumeur avec ses propres forces, avec ses sues, ä ses propres depens, avec les materiaux qu'il en t employes pour faire son fruit habituel, il s'ensuit que, non seulement la composition cbimique est identique a celle que cliaque vegetal donne ä son fruit, mais encore que la coloration est la meme : la galle du rosier ou Bedeguar esl rouge, la galle du clienc ressemble ä un gland; cliaque vegetal fait done la meme galle, quel que soil le cynips qui lui ailconfiesalarve;et,aucontraii'e, le meme cynips, lorsqu'il pique des vegetaux differents, se voit entoure par des galles differentes qui varient avec cliaque vegetal : e'est le terrain qui est specifique. C'est ainsi que cbez les animaux, qu'on inocule un bacille luherculeux, un bacillus leprce, un microbe du cancer, qu'on depose un oeuf de nematode, I'animal inocule fera, dans tons les cas, une galle animale, qui sera un tuber-cule, tubercule bacillaire, lepreux ou vermineux, mais tou-jours une nodosite tubevculeuse formee par proliferation cellulaire.
Le vegetal fera encore une galle si, au lieu d'un ceuf de cynips, on depose sous ses iissus un bacille: c'est ainsi que M. Prillieux aconslate, dans les tumeurs du pin d'Alep et de rolivier,des bacilles, qui font de ces tumeursde veritables galles vegelales bacillaires, dont le centre, au lieu d'etre occupe, comme dans les galles ordinaires, par un em-
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402nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IN SECT ES.
bryon animal, est occupe par des veyetaux bacillaires. Certains cynips {cynips ficus caricce) jouent dans la matu­ration des figues un röle interessant, qu'on nomme la capri-fication. Cette operation, qu'on pratique en Orient, consislc ä porter, sur un figuier cultive, des figues sauvages, habitees par des cynips. Ceux-ci en sortent tout charges dc pollen et penetrent dans les figues cultivees, dont on hate ainsi la fecon-dation. Ce role exerce par les jeunes cynips a leur sortie de prison rappelle cclui que jouent beaucoup d'autres insectes Iihres, en butinant de lleurs en fleurs. La fleur du figuier etanl fermee, lalecondalioncroiseene pourrait pas s'elTecUier sans lesecours du cynips captif; or on sail que rauto-fccondation esl toujours desavantageusc pour une plante. Ce röle d'en-tremetteur n'esl pas le soul quo joue le cynips /tens caricce; it y joint un röle, en quelque sorte chirurgical : on salt en Hl'et que les fruits piques par les insectes mürissent plus vile que les autres; la piqurc du cynips agirait done en outre mecaniqueinent etaurait a eile seulepour eilet de hater la ma­turation. Au reste, en Provence, ä defaul de cynips on pique les figues avee une aiguille ou un petit stylet de hois trempe dans un pen d'huile d'olive. D'apres M. Riviere, les cultiva-leurs des environs d'Argenleuil cmploient le memeprocede.
IV
HEM1PTERES
lis sont tons parasites les uns des animaux (la punaise), les autres des vegelanx (pucerons).
Chez les vegctaux ils produisent des alterations, qui nc sont pas moins interessantes pour la pathologie comparee que cellos qui sont dues aux Hymenopleres gallicoles. Un grand nonibrc dc pucerons repandent en effet autour d'eux une liqueur sucree, le miellat. On sait rombien les founriis
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HfiMIl'TKIiES. — EXEM.VS VKCKTAIX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4r.3
soul friandes de ce miellat. Quelques pucerons en produisont sin- les arbres une teile quanlite, que le promeneur arrete sous le branchage se demande parfois s'il ne lombe pas quelques gouttes d'eau.
F U M A (; C I X E
Celle secretion qui se repand sur les feuilles de certains arbres, des orangers par exemple, devient dans quelques cas un terrain de culture excellent pour certains champignons parasites. La maladie parasilaire des orangers, qu'on nomme fumaggine, en est un exemple : eile est due ä la vegetation d'un mycelium cryptogamique sur un miellal secret^ par un puceron. II y a done lä reunion de deux parasites, un animal et un vegetal, pour produire une maladie; ily a lä quelque chose de comparable ä ce qu'on observerait chez un animal qui serait atteint de teigne au niveau d'un eczema produit par un acarns.
II. — ECZKMAS VKCETAUX
Un certain nombre de pucerons nesebornent pas äsecreter sur les feuilles une liqueur qui leur est propre; ils deter-minent en outre, dans les cellules du vegetal, une irritation secreloire, qui donnc lieu ä une veritable secretion patho-logique. Si plus haul nous avons, a mainles reprises, montre l'idcntile du processus qui fait les galles des vegetaux et de celui qui fait les tumeurs et les tubercules animaux, et si nous avons pu donner ä ces derniers le nom de galles animales, nous pouvons cette fois comparer les secretions des eczemas parasitaires des animaux aux secretions parasitaires des vegetauxet regarder ces dernieres comme devcritables eczemas vegetaux de nature parasitairc. De ce nombre est la secre­tion faite par le tamarix dit ä manne, sous Tinduence des piqures d'une chenille, gossyparia mannipara. II convien
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IMnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INSECTES.
d'ajouler ici la laque secretee sous l'influcnce du coccus lacca par plusieurs arbres, le figuier des Indes, celui des Pagodes, le jujubier, etc.; ta ctVe produite par le ceJös/ms ceriferus, sous I'influence de la piqure du ceroplastcs ceri-ferus; la gomme arabique produile par Vacacia verek du Senegal, sous l'action du lorenthus senegalensis; enfin la mannepvodaile Tparunejasminee, lefreneä manne, fraximis ornus rolundifoUa, sous la piqürc d'un hemiptere, le cicada orni.
in.
PSELDO-CALLES VEGETALES PRODIMTES PAK LES PUCERONS
Certains pucerons determinent sur 1c vegetal qu'ils onl choisi pourleurhote une irritation, quine vapas jusqu'ä for­mer un fruit, une tumeur, comme dans la galle, mais une deformation de la feuille, qui s'enroule, s'epaissit et forme non plus une tumeur, une galle, mais une coque. Le processus semble ici comparable aux indurations, aux cpaississemenls parasitaircs, qu'on observe sur certaines parties des animaux elephantiasiques, sur la conque de l'oreille, par exemple: on voit celle-ci, sous I'influence des filaires de l'elepliantiasis, s'epaissir, s'indurer, se recroqucvillcr d'une maniere qui rappeile la formation des coques par les feuilles epaissies, indurees et enroulees sur elles-memes.
Tout le monde connaitla coque dapecher, celle de Tonne, celle du peuplier produite sous forme de veritable tumeur, cette fois, aux depens du petiole de la feuille, la galle strobi-lifurmedu sapin, les tumours produites cliez le ^omwu'er par le puceron lanigere, la galle de Chine, coque produite par Vaphis chinensis sur le rhus semialala.
Plusieurs de ces coques nous donnent meine une preuve nouvelle du röle tout personnel joue par le vegetal dans la formation d'une galle on d'une coque, röle qui reduit celui
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PUCEUONS. - PSEUDO-OALLES VEGfiTAI.ES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 455
de 1'inseclc ;i unc simple cause occasionnelle. II est lellcment vrai, que le vegetal en quelque sorte trompc par la presence de la larve animale ou de l'animal adulte prend celte larve ou cet animal pour un embryon vegetal, et fait autour de lui et pour lui les memes frais que s'il s'agissait d'un embryon ä lui; qfle chez le pecher, par exemple, on voit la feuille, qui s'est enroulee, perdre sa couleur verte et prendre les tons jaunes puis rouges ä la lumiere, qui sont ceux de la pecbc elle-meme. II ya done reellement tendance a la formation d'une peclic, d'une pecbe plus avortee encore que dans la veritable galle, mais la feuille se repliant sur elle-meme tend ä former un globe creux qui bien que pen charnu, rappelle la peche par sa couleur.
On pent meme voir encore dans cette tendance a la forma­tion d'un fruit, tendance poussee moins loin que dans la galle, mais cependant encore reelle dans la coque, une con­firmation de celle vue de Goethe, aujourd'hui generalement adoptee, qui regarde tons les organes du vegetal, la fleur et le fruit, commela modification d'une feuille. Cette experience naturelle de la coque semble meme nous montrer d'une ma-niere schemalique comment s'y prend la Nature, pour em­ployer cette expression, pour modeler une feuille en forme de fruit. Les pucerons producteurs de ces coques sont extre-mement nombreux; le docteur Boisduval en compte 163 es-peces; les principaux sont : aphis persice sur le pecher; a. amygdali sur Vamandier; a. pyrocsiri du poirier; a. cydonim du cognassier; a. mali du pommier; a. pruni du prunier; a. cerasi de cerisier; a. sorbi, a. ribis, a. de Vonillel, a. rosa:, a. solani, etc., etc.
IV. — PHYLLOXEIIAS
Parmi les hemipteres parasites je ne dirai ici qu'un mot des phylloxeras, pour indiquer, parmi les faits relatifs a ces
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-^finbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INSECTES.
ennemis, ceux qui renlrent directement dans l'objel de Ja patliologie comparee.
Vn certain nombrc de pliylloxeras, comme plusieurs des parasites que nous avons eludies, ont besoin de relayerleurs iiöles et s'allaquent ä plusieurs dans les phases successives de leur exislencc : e'est ä ces especcs qu'on donne le nom d'emigrantes; le phylloxera quer ens ömigredu q. coccifera sur le q. pubescens; le p. florentin du q. ilex sur le q. ses-siflora. D'autres,au contraire, parcourent toutes leurs phases sur un meine böte : sur le q. pubescens habite constamment le p. corlicalis; dans des gallesdu möm'e q. pubescens habile le/*. coccine; enfin, sur le vitis vinifera, ]ep. vastatrix.
La resistance de certainesvignes, de plusieurs especes ame-ricaines, par exemple,aux ravages du^.vas/fl/na? nous donne, en outre, unenouvelle preuve de ce fait, que ce qu'on nomme aptitude ou immunile est une question de conformation nnatomique : si la vigne americaine resiste au phylloxera, si eile a moins d'aplitude quo les autres especes pour cette ma-ladie parasitaire, cela tient ä la structure ligneuse de ses ra-rines qui sont moins facilement entamees par I'animal. Les v, riparia et v. wstivalis se font surtout remarquer par cet (Hat ligneux de lours racines.
La vigne americaine nous montre, en outre, ce que pent la selection pour la production de l'immunitepathologique : depuis longtetnps la vigne et \ephylloxera vastalrixexistenl cote a cote en Amerique; les vignes que leur conforma­tion n'elail pas propre ä mettre ä l'abri ont done depuis longlempsdispaructcelles-laseulcsontpusurvivre,quiavaient ncquis par selection une conformation capable de les mettre a l'abri, non des atteintes, mais des ravages du phylloxera. Si au lieu d'une maladie grossement parasitaire, il s'agis-sait d'une maladie microbienne, nous dirions qu'il y a eu ac-coulumance au poison; expression qui serait d'ailleurs tout
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i.k i'AU.vsii ism i: EJi ckm;i! Ai..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i:gt;i
aussi fausse quc si on I'appliquail a la lesislancc de la vigne au phylloxera. Si dans un pays depuis longtemps liabilö par lo microbe de laficvrejaiineou par cclni de la fievrclyplio'ide, la plupart des lialdtants seniblent avoir el ont, en effct, une n'-elle immunile |iour la maladie, cola tient ä ce quo la selection n'a pcrmis de vivrc qu'ä ceux-lä seuls quo leur conformation analomiqne on chimique pouvail mettre ä l'abri des efl'els mortels du microbe.
Parmi les hemipleres parasites dos vegötaux je dois encore mentionner los pentalomes, connus sous ic nom do pnnaises des bois, la penlalome polagere sur les cruciferes et autres; le lingis sur lo poirier, connu sous lo nom de tigre, les thrips, les kermis cxtromement nombreux qui vivent sur la vigne, lo pecher, Yamandier, lo poirier, Volivier, le sapin, le figuier, lo cyccts, los palmiers, Valocs, etc.
VIII DD 1'A li-VSlTIS.MK EN C.EXKHAL
,Te no veux pas linir ces pages consacrees aux parasites sans m'arreter un instant sur les conclusions, quo la pliilo-sophie zoologiqnc ot la doctrine du transformismc doivont tiror de cette etude.
Jusqu'ici nous avons considere les parasites au point do vno qui preoccnpe lo medecin, le voterinairc ct I'agriculteur: dans l'etude de cette lutle entre le parasite ct son bole, etant ä la fois juges et parties nous ötions forc^ment parliaux. Degagcons-nous, pour un moment, de l'animalitö a laquello nous appartenons ct le mot parasite cessera d'impliquer, ä nos yeux, le discredit qui en est inseparable, qu'on Tomploie au sens propre ou mfime au sens figure. Aussi bien, lorsquo nous regardons le parasite comme un importunqui vientarro-
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.K8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I.E PAUASITISME EN GENERAL.
ter un animal ou un vegetal dans son evolution, faisons-hous, malgre nous, profession de cmise-ßnalisme: nous supposons que rhomme, oule cheval, ou labetteravc ontun but marque, vers lequel ils tendent, et que le parasite vient se mettre en travers de la route qui conduit chacun de ces trois etres k ce but predestine; mais le parasite pense peut-etre que ce sont rbomme, le cheval et la betteravequi viennentse mettre, ou tendent ä se placer en travers du chemin qu'il suit vers son but ä lui, vers sa destinee ä lui : il en est certainement ainsi dans la pensee du parasite, s'il se croit, comme rhomme, le centre du monde et s'il a forge, comme l'ours de 11. Heine, une Providence k son image, specialement prcoccupec de ses destinees.
Ce que nous nommons parasitisme n'est qu'une modalili'-dans les rapports de deux etres entre eux; mais, meine en dehors de parasitisme, tons les etres sont en realitc relies entre eux d'une maniere intime; une veritable chained'union raltache le plus petit au plus grand, le plus faible au plus fort, et pour etre a Tun des bouts de cette chaine, rhomme n'en est pas moins un chainon, au meme litre que la moin-dre monade, qui se trouve ä I'autre bout. La faune et la Acre de la terre cntiere forment en realite un seul corps vivant, dont chaque individu doit etre considere comme un clement, anatomique composant, etil est impossible de toucher a I'un quelconque de ces elements composants, sans que I'lndividu collectif en ressente le contre-coup. .Tout le monde connait I'exemple cite par Darwin: le trefle est feconde par les fre-lons; les frelons sont manges par les surmulots; ceux-ci par les chats; done le chat contribue indirectement a la feconda-tion du trefle et, comme le trefle nourrit le betailqui est une des principales sources de richesse de l'Angleterre ct que les chats sont souvent eleves par des vieilles lilies, ces derniercs se trouvent encore plus indirectement contribuer a la fortune
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I.E PARASITISME EN GfiNEUAI..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 159
de I'Angleterre! Sous une forme un peuhumorisliquc, il y a lä l'expression vraio dc 1'union fonctionnellc, qui unit inti-mement tous les etres. II sufüt d'inlroduiro dans une He un oiseau insectivore pour bouloverscr tout requilibre de l'ele-ment faune et ßore de cettc ile; il suffitd'y introduire un acarus des oiseaux pour en modifier de meme toute I'eco-nomic. J'aidevcloppeailleurs ces considerations plus lorigue-ment1.
Lors done qu'un grand nombre d'animaux sontrelies entrc eux, dans nos livres d'histoire naturelle, ä titre d'hotcs el dc parasites, c'estläune vue toute cfl?{5e-/traquo;iaia,re de notre esprit: lorsque nous voyons Ic milan ou pique-boeuf voltiger prcs d'un bceuf au paluragc, decouvrir sur son dos une petite tnmeur, fondre sur cettc tumeur et cnlever avec son bee la larve dc diptere qui en constitue le centre, le noyau, et se sauver avec sa proic, nous donnons ä cet oiseau le nom dc parasite, mais en rcalitc il n'ya lä, meme ä notre point de vue fmalier, qu'un cchange dc services, et pour le philosoplie il n'y a, dans les rapports dc ces trois etres, I'oiseau, I'insecte At le mammifere, que le resultat d'un determinisme de milieu.
Sont-ce des parasites, les insectes necrophores qui, vcri-lablescroque-morts de la nature, ainsi qu'on lesnomme, font #9632;disparaitre les cadavres des animaux morls? L'insecte qui se faisant rentremetteur des amours des fleurs transporte le pollen d'unc orcbidee sur une autre plus ou moins voisine est-ilparasite? Le naturalislepbilosophc ne voitqu'un entre-croisement de fonctions, qui se fondent dans I'harmonic totale de l'univers. Aussi bien I'Abyssin regarde son ttonia comme un utile auxiliaire dc ses digestions, et nous avons vu plus baut que I'cleveur Bakevell se servait des parasites
I. Voir la Vie des Societes, par 1c doctcur A. Bonlicr, cl la Colonisation scientifique, par 1c doctenf A. Bordier. Paris, Itcinwald.
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160nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.1; p v r. a s iris m e e n o fi n f: u a l.
intoslinaux pour stimuler l'appelit des animaux qu'il desli-
aaitä rengraissement.
L'union entre le prötendu parasite el, son böte est d'ailleurs souvcnl si intime, que lo parasitisme disparait ä nos yeux et que nous ne voyons plus qu'une association, qu'une fusion profonde, a laquelle nous donnonslenom da symbiose. Dans lunion entre unc aliiuc ct nn champignon constituant en­semble unlieben, oü est le parasite? oü est l'höte? Les in-fusoires et les rhizopodes renferment dans leur inlerieur des granulations vertes, qu'on prenait d'abord pour des vegetaux ayant servi ä l'alimentation de 1'infusoire; or Brandt areussiä isoler ces prctendus debris alimentaires; il a cons­tate que ce sont des etres monocellulaires, autonomes, cons-lituespar un noyau et parun nucleoleetsusceptibles de vivre volontiers seuls, dans le liquide oü il les plagait. Munis de eliloropbylle ces organisines, pourvu qu'ils rccoivent la lu-miere, absorbent I'acidecarbonique, emettent del'oxygene el fabriquent de la matiere organique. — Ils jouent done dans rinfusoire le role de parasites, si Ton veut, mais de para­sites qui nourrissent leur böte : cela est si vrai que lorsque linfusoire a ete debarrasse de ses granulations vertes et qu'on leprive dc nourriture, il succombe, tandis que lorsqu'il les possede, il beneficie de l'oxygene et de la matiere organique secretes et fabriques par lui. —^G'est de meine que les nom-breux microbes qui vivent en parasites, puisque e'est le mot consacre, dans notrc lube digestif, peptonisent pour eus, pour leur propre consommation, les malieres albuminoides et concourent ainsi ä notre alimentation, puisque e'est nous qui profitons de cctte peptonisation.
En realite il faut voir dans ces phenomenes de parasitisme un eflet de la division de travail : dans un polype hydraire, les bydres composantesprennent, suivant leur place dans le polype, une conformation speciale : les uncs se specialisent
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LE PA'BASITISME KN OKNK K A L.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1ÜI
dans la prehension tics aliments ct prennent une conforma­tion en rapport avee I'exercice le plus parfait de eclte fonc-tion; les autres s'adonnent exclusivement an travail digestif et deviennenl desestomacs; les autres se consacrentä la repro­duction ct sont des sacs ä anil's; e'est ce qu'on dosigne sous ic noms dc dactylozoaires, de gaslrozoaires et yonozoaircs, mais si cliacun d'eux trois s'avisait de rcgarder les deux autres comme des parasites, il so tromperait : — I'hydre qui secon-tcnlc de digerer se meprendrait, si ellepensait que ccllc qui peclic et ceile qui rcproduit vivent en parasites ä ses depens.
—nbsp; La realile e'est que cliacun des trois est indispensable aux deux autres ct nc pent non plus so priver de leur concours.
—nbsp; C'csl la vieille parabole des mcinbres et de l'estomac ! — C'est le malcntendu qui regne encore ä l'heure acluelle entrc le travail ct le capital! entrc les bras ct le cerveau ! — les homrnes qui sont voues ä certain travail ont souvent le tort de rcgarder comme des parasites ceux qui, sans y mcttre la main, vivent de ce travail: ils oublient qu'eux-memes ne peuvent faire leur travail que parce qu'ils profilent, ä leur tour, du travail d'un autre genre dc specialistes. Le boulan-ger ne pourrait donner tout son temps ä son four, si le bou-cher et le tailleur ne travaillaient en meme temps pour lui. Ce qui est vrai dans la societc humaine Test dans la nature entiere. An lieu de voirdans les ctres line hierarchic, il y faul voir une intime symhiose basce sur la solidarite.
Quittons ces considerations gcnerales et revenons ä notre role dc naturaliste : la division du travail, en specialisant le Jravailleur, le modifie dans sa conformation: car si la fonc-lion fait I'organe, la diminution et Tabolition de la fonc-lion diminuent ct detruisent I'organe. La taupe en fouissanl a acquis des pattes callouses et disposees pour ce travail. eile a perdu les yeux dont ellc cessaitdc sc servir; c'est dc meme quo Vaiitruche cessant de voler a perdu a |)cu pres ses
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#9632;U)2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LE I'AUASITISME EN G£N'£RAL.
alles et quc les manchots et \cs pingouins onl vu ces organcs disparaitrc.
Les lerneens nous donnent un exemple de la decheance des organes conseculive ä la decheance de la fonction. Ces cruslaces ne vivent en parasites que sur leurs vieux jours; dans leur jeunesse ils vivent libres, independants et pos-sfedent tous les attributs des crustaces. Mais ils les perdent ense transformantenparasites et sontalors reduits äune simple pochc d'oeufs. Aussi les naluralistes ont-ils longtemps me-coniiu que c'etait le rnemc individu qui, apres leur avoir apparu sous la forme elevee de nauplius, de zoe et de larve plus avancee encore, leur apparaissait sous la forme rudi-inentaire da sacculine des crabes. Cost lä une preuvc nou-ve'le en laveur du transformisme : lorsque revolution philo-genique est ascendante, d'un point de depart commun, la monade, s'elevent des Individ us de plus en plus eleves et de plus en plus diversifies : les vertebres, les mollusques, les rayonnes sont tellement dilTerencies par le Iransformisme divergent et ascendant, qu'on a peine ä reconnaitre derriere t'iix,ctpourancetre commun, un monadien primitif. Lorsque, au contraire, sons rinfluencc dc la vie parasitairc, le trans­formisme est convergent et descendant, il arrive que chez les parasites tons egalement desorganises, c'est-ä-dire successi-vement depouilles d'organes devenus inutiles pour eux, on a pcine ä reconnaitre, derriere ces etres confondus dans uri rneme abaissemcnt,des origines diverses,et on cesse de pou-voir apprecier la hauteur variable de l'echelon, d'oü mol­lusques, crustaces et meine vertebres sont dechus dans le parasitisme.
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CONCLUSION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 403.
l.\
CONCLUSION
11 resulte, il ine semble, de cot apergu sur la palhologie comparee, quelque incomplet soit-il, que la matiere vivanle est une, que groupee momentanement sous la personnalite d'un vegetal et sous celle d'un animal elie obeit aux memes lois;le masque humain lui-memc ne nous confereaucunpri­vilege ; le processus pathologique, qui preside ä la formation de la (jalle du chene, est le meme que celui qui organise les luhercules dans le poumon d'un homme, et sil'homme pos-sede un trait caracteristique, ce n'est guere que la vanite qui le pousse ä se mettre en dehors du reste de la faune. La con­clusion de ce livre se trouve done dans cette admirable page de Montaigne : laquo; Qu'on me fasse entendre sur quels laquo; fondernents I'hommea bali ces grands avantagesqu'il pense laquo; avoir sur les autres creatures. Qui lui a persuade, que ce laquo; bransle admirable do la voüte celeste, la lumiere eternelle laquo; de ces flambeaux roulants si fiercment sur sa teste, les laquo; mouvements espouvantables de cette mer infinic soient laquo; etablis ct se continuent tant de siecles, pour sa commodite laquo; ot pour son service'? Est-il possible de rien imagincr de si laquo; ridicule, que cette miserable et clietive creature, qui n'est laquo; pas seulement maitresse de soy, exposee aux offenses de t toutes choses, se die maitresse et emperiere dc I'univcrs'? laquo; La plus calamiteuse et fragile dc toutes les creatures, e'est laquo; I'liomrne et quand et quand le plus orgueilleuse. Llle sc laquo; sent el se voit logee icy, parmi la bourbe et la fient du laquo; monde, attachee et clouee a la pire, plus morte et croupic laquo; partie de l'univers ct se va plantanl par imagination au-
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MPMM
1
#9632;ioinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;conclusion;
laquo; dcssus du eerclc de la lime el ramenant le ciel sous scs laquo; pieds. C'est par la vanite de cette raesme imagination, laquo; qu'il sc tryie soi-meme et separe de la presse des autxes laquo; creatures et taillc les parts aux animaux, ses confreres et laquo; compagnoiis. raquo;
F1 N
m
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1
#9632;
TABLE DES CHAP1TRES
*#9632;
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE 1quot;
I.E MILIEU INTERIEUR
oirjcl do la pathologic comparec. — Lo milieu Interieur des filres vi-vants. — Determinisme du milieu intcrieur. — Sa composition chi-niiquc. — Idiosyncrasies, Ages, temperaments, diatlicses. — Totnpe-lature. — £tat electriquc. — La personnalite chimique............... 1
CHAPITRE II
LA MATIERE ET LA VIE
La vie nquot;a pas de caracteristique chimique. — II n'y a pas [d'cntiUi dis-lincte dos pht5nomenos cux-memes. — Ce sent les lois de la meoanique qui decident de la forme des cellules organiques. — Fabricatioii de cellules artilicielles. — Determinisme de la vie...................... I -
CIIAPITRE III LE PROTOPLASMA
Iriile du protoplasma. — Unite fundamentale d'action des agents eUc-rieurs sur lui. — Diversite apparentodes manifestations de ccttc action iliez les etrcs vivants due i la diversite de disposition on de compli­cation des organcs................................................ JO
BSRDIER. — Pathologic comparec.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :!:i
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gt;
k;cgt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;table des chapitres.
CHAPITRE IV
LA CELLULE
L;lt; cellule est lo corps simplo ile la biologic. — Federation ccllulaii'e. — Colonies animales. — Superposition d'individus annucls chez le ve­getal vivace. — Longevite et gigantisme chez les animaux et los vege-taux. — Symbiose cellulairc. — Indepcndanco organique chez les ani­maux et les vegetaux. — Autonomie cellulaire......................
CHAPITRE V
UNIFORMITE DE LA NUTRITION CIIEZ LES ETRES VIVANTS
Nutrition cellulairc. — Groffe chez les vegetaiix ctles animanx. — Rule de I'eau dans la nutrition. — Phenomenes dc revivisccncc. — Identile do la respiration chez les animaux et les vegetaux. — La respiration est un phenomine nutrilif. — La clilorophyllc. — Metamorphose de la matiere. — Principcs immediats. — Identite de la localisation molecu-1 lire chez les Ätrcs vivants. — La reproduction est un acto mitritif. — Proliferation cellulaire. — Accroissement des tissus. — Inflammation.
—nbsp; Suppuration. — Action dc la lumiere sur la nutrition. — Action do la chalcur. — Action de la pression atmospheiiquc. — Equivalence des procedes digestifs chez tousles etrcs. — Amidon. — Graisso. — Sucre.
—nbsp; Matieres azotees...............................................
CHAPITRE VI
PHENOMENES COMMÜNS DE SENSIBILITE ET DE MOTILITE
I'.yralion. — Mouvomont sareodique. — Contractility. — Sensibilite. — Tout mouvement est provoque.....................................
CHAPITRE VII
LOIS GENERALES DE LA PATHOLOGIE COMPAREE] DETERMINISME MATERIEL DE L'APTITUDE ET DE l'iMMUNITE MORBIDES
Epidemics. — Epizootics. — Determinisme materiel. — Aptitude morbide du Systeme nerveux. — Maladies cerebrales et civilisation. — Aptitude toxiquc. — Determinisme de l'aptitude toxique. — Aptitude morbide. — Aptitudes et immunity du negre. — Aptitudes et immunites dc la
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TABLE DES CUAPITKES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ul
race jaune. — Aptitiulcs et imrnuiiitüs de la race blanche. — Les Is­raelites. — Valeur de l'aplitude ot de riminunite dans la classification des etres. — Families pathologiques. — Criterium pathologique des
metis. — Analyse pathologique de la population francaise............ H5
DEUXIEME PARTIE CUAPITKE Iquot;
MALADIES DUES A U.NE PERVERSION DE L\ NUTRITION
Obesite chcz los aniinaux et les vogctanx. — Goulte chez les animaux el los vegetaux : gouttc urique, goutto sodiquc, gonttc giiiiniqnc, goutl; uxalique. — Uhumatisine. — Affections calculcuses. — Cachcxie ossi-1'rage. — Nutrition retardante. — Dystrophie. — Uachitisinc. — Osteo-malacie. — Diabetc sucrc. — Scrofulo. — Scorbnt.................. ii't
CHAPITRE II
MALADIES DUES AD DEPOT D'UNE SUBSTANCE TOXIÜUE DANS LES TISSIS
Auto-intoxication : fievres essentielles; mal du cert'. — Intoxications par nn poison venn du dehors : plomb, arsenic, crgolisme, pellagre, al-cool, morpliinisme, astragallus mollis............................... 15S
CHAPITRE III
MALADIES PARASITAIRES ET MICROBIENNES
ilicrOCOCci : Pemphigus. — Flacherie des versa sole. —Pesic des lapins. — Suppuration. — Furoncle, anthrax, ostöomyelite. — Erysipele. — Fievrc pucrperale. — Meningitc cerebro-spinale. — Verrucs. — Bon-ton do Biskra. — Variole. — Vaccine. — Rougeole. — Scarlatinc. — Fievrc jaune. — Rage. — Rbumatisme arliculaire aigu. — Maladie do perroquet. — Mammile conlagiouso des vachos. — Pcste bovine. — Blennorrhagie. — Ophtalmie granuleusc.
UacUrlacies : cholera des poules. — Maladie du sommcil. — Cho­lera des canards. — Hcmoglobinurie bacleriennc du boeuf. — F'ievrc pneumonique. — Peripneumonie. — Acne contagieuse du choval.
Dacilles : Gingivite arthrodentaire infectieuso. — Maladie des larves (1'abeillo. — Diarrhec parasilaire des nourrissons. — Dysenterie. —
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'
laquo;58nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE DES CHAP1TRES.
Hepatites. — Maladie microbiennc du furet. — OEiliuic malin des la-pins ctdu blaireau. —Charbon bactiiridicn. — Charbonsymptomatiquc. — Dipliteric. — Tetanus. — Coqneluehe. — Rouget des pores. — Vii-raga. — Morve. — Fievie hplioidc. — Cholera. — Impaludisme. Carcinosc. — Galles bacillaires. — Lcucemic. —Mycosis fongoi'dc. — l.eprc. — Tubcrculose. —Galles animales. — Syphilis.
Spirobactiiries : Cade dentaiie. — Typhus ä rcchutcs. — Beriberi.
Microbes probables : Goitre. — Suettc. — Fie\re aphtcuse. — Teste............................................................. 166
CI1AP1TUE IV
THEORIE CKNElt.VLE DES EP1DEMIES ET DES EPIZOOTIES
M irehe des epideinics et des epizootics. — Forincs attunuees.
Maladies experbntnlales : Scpticemic cxperiniCLilalc. — Sopticemic cxperimentale des souris. — Necrose progressive do la souris. — Alices progossils du lapiu. — Pyfimie experinicntale du lapiu. — Sepli-cemie cxperimentale du lapiu. — Erysipclo experimental du lapin. -Septicemic consecutive au charbon. — Septiceinie dc Pasteur. OEdeme malin. — Infection microbiennepar le jeijnirity. —Production d'tuie infection microbienne par la cyclaniine et la papayotino.
Iminunile acquisc. — Transmission dc riinniunilc dc la mere au Fcelus. — Vaccination ovulairc. — Attenuation des virus. — Vaccina­tion.
Dj la vaccination dans queli|ncs maladies nalcroblcnncs : Variole. — Kicvrc jauno. — Choleia des ponies. —Charbon baeteridien. — Rou­get du pore. — Rage. — Tubcrculose. — Cholera. — Peripncuinonic.
Mccanisinc de riinmiinite aqueuse : Epuiscment. — Contrc-poison. Vaccin chimique. — Cellules phagocytes. — l-uttc pour rexlstenco cntrc les microbes ct les cellules do I'organismo..................... 278
CHAP1TRE V
LES MICROBES ET LE TIUNSI Oll.MIS.ME
l.c trunsforinlsme. Reponse aux objections. — Utilite do la mlcrobio-logic. — Nombreuses generations obscrvees en pen de temps. — Poly-morphismc. — Changemcnts dans la virulence suivant 1c milieu. Kigcnese. — Formation d'especes nouvellos. — Applications du trans-lonnisme microbien aux Varietes des ('Tcments anatuiniqucs. — Les aerobics transformes en anaerobies et invcrsemenl. —Laformentatlonrc-sultc d'une adaptation au milieu. -Application dc la lormation d'especes aux elenicnts anatomiqucs. — Application ä 1'immunite acquisc. —Ac-el imatement des microbes. — Genese des maladies virulentes. —I.'accli-
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TABLE DES CHAP1TBES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;469
mutation des iuilividus lesulte de eclle des elements itnatoigiqucs. — Transformisme — Darwin ct Pasteur............................... 315
CHAPITRE VI
PARASITES NON MICROBIENS
Les parasites dans la nature......................................... 35(1
PARASITES VEGETAUX..............=................................. #9632;ii'i'i
Epiphytes externes: Rouillc du Me. —Oidiurn Tltckerii. — Oidium albi-cans. — Teigne tondantc. — Teigne favcUse. — Pelade.
Epiphtjles internes : Saecharomyces guttnlatus.
Endophytes : Pnciimonin asperjjillaire. — Peronospora infestans.
Poronospora vilicola. — Champignons de la bletissure des fruits. — Maladio des carpes. — Entomophtora. — Mnscardine. — Actinomy-ciisc. — Pied do madura.
PARASITES AXIMMIX.................................................. 369
PSOROZO'AIRES. —Psormoaires epitlietiuux: Coccidie ou psorosperniic ovi-(Dnne. — Cjtospermie de Zum. — Cylnspermie de la grcnouille. — r.ylospcnnic de la snuris. — Cytospcrmie de I'liomme.
Psoroiaires du tissu muqueux : Coccidie on grügarinc dos oiseauv
. — Coccidie cutanee des oiscaux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
Psoroioaires du poumnn : Psorosperninin virido. — Gregarinc pnl-nionaire do I'liomme.
Psoroioaires des muscles on sarcocyslcs. — Balbianio geantc. — Sarcocyste delicat. — Psornspermio des poissons. — Pebrino dn vor a sole......................................................... 370
iiKi.MiNTHKS. — Gesindes : Teenias. — nolhrioeepliales. — Ilelminthiase compareo.— Les cestodes el le transformisme.
Xemolodes : Mcnostomes. — Distomes. — Distomes divers. — Dis-tome des eerevisses. — Distoma pnlmonare.— Dlstoma japonienm. — Distoma sinensc. —Distoma liepaticnm, cachexie aqueuso du monton. — Ampliistome. — Castrodisquc. — Billiarzia.
Trematodes. Strongylidßs : cnslrongylns gigas.— Strongylus filaria; loonchilc vcrmineuse. — Slrongylus rnlescens; pneunomie vermioeuse. — Strongjlus vasornm; phtisie verminense. — Strong!Ins armatus; aneviisme verminenx. — Divers slronglos intestinaux. — Sclerostomi-nes ; OEsophagostomcs. — Syngamns trachealis ; traeheo-broncliite verminense des oiseanx. — (ilobocepbalcs. — Sclerostomes. — Stcpha-narns. —Uncinaria : nncinaria Irigonocephale; anemie des cliicns de meutc. — Cacliexic verminense de l'homme. —OUulanns: phtisio ver­minense du chat. — Physatoptes. — Ascarides. — Beterakis. — Oxyn-
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T
4:0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE DES CHAIMTRES.
res.— Tiicocephalcs. —Trichinidos. — Filiriadcs. — Filaria immitis.
—nbsp; nbsp;Autrcs filairos hematozoaii'cs. — Filaria sanguinis hominis; clcphanliasis; filarioso bumaine. — Filaria labiatopapillosa; ophtalmio vcnninense. — Diverses filaires periloneales. — Filaria palpcbralis.
—nbsp; Filaria lacrjmalis; conjonctivite vermineuse. — Filaria irritans ; plaie d'ete des chevaux. — llceres du ehien. — Ulceros des pays cliauds chcz I'liommc. — Craw-craw dii negre. — Filaria hemorrhagica. — Filaire de Medinc. — Spiropteres : spiroptora san-guiiioleiita. — Spiroptere megastome. — Spiropterc reticulö. — Spi-roplera inicrostomc. — Spiropteres divers. — Dispharagne. — Hystri-cliis. — Anguillulcs : anguillula inlostinalis ; dianhee de Cochincliiiie. Anguillule du ble nielle. — Anguillule de ravoinc. — Autrcs anguil­lulcs vivant sur les vegetaux. — Echinorynqucs : öcliinoryuquc geant. — Kcliinorynque polymorphe. — Autres echinorynqucs.................. 375
Axnelides : Hinulines : licmopis sanguisuga. — sangsucs diverses. 419
Crust aces..... ............................................... 4quot;2()
Arachnidf.s : Linguatules........................................ 420
Acariens : Camasides. — Tromh'didös. — Clicyletines. — Tetramy-cides. — Ixodides. — Ixodc ricin. — Ixodc egyptien. — Ixodc reduvc.
—nbsp;Ixodc de Diigcs. — Ixodc amcricain. — Argas : argas bordc. — argas dc Perse. — Argas du Mexiquc. — Sarcoptides : S. gliricolcs. — S. cysticolos. — S. plumicolcs. — S. psoriques : gale sarcoptiquc. — Gale psoroptique. — Gale symbiotiquc. — Erinosc. — Deniodex........... 1-21
Insectes. Dipteret: Cousins. — Simulics. — Tabanidcs. — Muscides.
—nbsp;0Egt;lrcs. — OE. cuticoles. — tE. cavicolcs. — OE. gastricolcs. — Puces : Pulox irritans. — P. serraticeps. —P. gonocephalu''. — P. aviuni. — P. penctrans. — Poux. — Ascinie. — Cecidoimie du ble. — Divers dip-tercs parasites des vegetaux : ortalis corasi. — Musca olcic. — Tipula oleracca. — Aulhoinyia brassicie. — Anthomyia ccparuni. — Pegoinya acetosa. — Spilomyzarosie. — Pliylomvza goniculata. —Tephritis ono-pordinis. — Losioptcra obfuscata. — Sciara piri.
CoUopteres : Silphc opaque. — Ecrivain on gribouri. — Doryphora.
Lipidopteret parasites des vegetaux : Pierls cratnegi. — Pieris bras-laquo;icoc. — Pieris rapte. — Pieris napi. — Vanessa polycbloros. —Sesie apiformc. — Sesia asilifonnis. — Sesia tipulifonnis. — Cossus ligni-perda. — Zeuzcra cerculi. — Bombyx feuille mortc. — Bombyx nous-tria. — Bombyx clirisorrlioea. —Bombyx salicis.— Bombyx di?par. — Ijombyx processionnca. — Bombyx anliqua. — Bombyx grand paon.
—nbsp; Bombyx tete-blcuc. — Noelua psi. — Noctua tridens. — Noclua brassicne. — Noctua oleracea. — Noctua cbenopodii. — Noctua atri-plicis. — Noctua pronuba. — Noctua comes. — Noctua segctnm. — Noctua crassa. — Noctua dysodea. — Noctua ambigua. — Noctua eompta. — Noctua delpbinii. — Noctua exoleta. — Gcomctra grossula-ria.— Gcomctra defolaria. — Geomelra brumaria. —Torlrix pille-riana. — Tortrix cerasana. — Tortrix hcrgmanniana. — Tortrix cochy-
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TABLE DES CHAPITUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;471
lis. — Tinea ulliclla. — Tinea olcella. —Tinea olivella. — Tinea sprin-[,'ella. — Tinea hcmcrobiella. — Tinea daniclla. — Tinea penicella.
llijmenoptere.i: llymenoptercs ä larve parasite: ichneumon.—Poly-nenies. — Tcnthredines. — Hymenoptercs gallicoles. — Cynips. — ('.alles. — Capiilication.
Ilemipteres : Fumagginc des orangers. — Eczemas vegetaux. — pseudo-galles vogetales produites par les pucerons. — Phylloxera..... ii'J
Du PARASIT1SME en ceneral. Les causes finales. — Solidante des rtres dans la nature. — Lo parasitisme ct 1c transformisme........... i57
Conclusion.................................................... 16:{
FIN DE l.A TABLE DES CHAPITUES.
ocr page 488
il *•
a
ocr page 489
TABLE ALPHABETIQUK
Ai-.kii.les (Odorat clicz les)..... H2
—nbsp; tKpizootics chcz les)........ HO
—nbsp; i I'aniques contagieiiscs clicz
los)...................... raquo;4
—nbsp; (Chalcur produite par les)... 108 (Maladio des larves d'). ... 218
—nbsp; (Le microbe de la maladie des larves d') inoculuble aux souris et aux cubayes...... 218
—nbsp; I.e sexe de leurs larves varie avee ralimentation......... -i^l
—nbsp; Action therapcutique de leur venin.................... 418
Aliens dc la region palmairc
liequents dans larace jamic. 155
—nbsp; metastatiquos.............. 175
—nbsp; Leur rainollisscnipnt du ä la peptonisation des tissus par
les microcoques........... 181
—nbsp; nietastatiques dus au ilepöi des microcoques dans la cir­culation .................. 182
—nbsp; progressiv du lapin........ 282
Abiiominaux (Muscles). Leur fai-
blesse cliez le ncgrc........ Hi
AllHI'S irkcatokius. .. 171,207 285 Absinthe. Son action convulsi-vanto chez le cliicn, le co-
chon d'Inde et I'liommc___ 1C3
Abyssins. Constance du Iccnia
chez cux.................. .150
Acacia....................... 79
—nbsp; faux....................... 80
—nbsp; verek...................... 454
AC UUENS..................... 121
ACARIIS (Rcceptivilc pour les)
accrue par la deliilite.......nbsp; nbsp; nbsp;105
—nbsp; tritici......................nbsp; nbsp; 422
—nbsp; vitis......................nbsp; nbsp; 427
—nbsp; coccineus.................nbsp; nbsp; 12N
—nbsp; cucumerin sur les melons et coinichons................nbsp; nbsp; 428
—nbsp; ferrugineux...............nbsp; nbsp; nbsp;128
—nbsp; fangprum.................nbsp; nbsp; 428
—nbsp; lucmatodes................nbsp; nbsp; nbsp;128
—nbsp; lintearius.................nbsp; nbsp; 128
—nbsp; piri........................128
—nbsp; tiliarum...................nbsp; nbsp; 128
—nbsp; lini......................nbsp; nbsp; 128
—nbsp; tisserand sur dahlia, haricot, convolvulus Volubilis.......nbsp; nbsp; 428
—nbsp; rosaium...................nbsp; nbsp; 428
—nbsp; russuUc................ 428nbsp; nbsp; 453
Acci.imatatiox. (Applicatiüu de
l'etude des microbes a l')...nbsp; nbsp; 338
—nbsp; (Mßcanisme et application des phenomenes intimes de 1')..nbsp; nbsp; 339
ACf.I.IHATKJIF.NT...............nbsp; nbsp; 345
AccniTUMAXtE aux microbes due a une scrie d'inoculations
vaccinantes...............nbsp; nbsp; 2WI
Accouchement, cause de glyco-
suric......................nbsp; nbsp; 151
Acephai.es. Riches en glycogamp;oe.nbsp; nbsp; nbsp; 72
ACHLIA FEROX................nbsp; nbsp; 363
ACBORION scikkxleixii........nbsp; nbsp; 357
Acide acctique................nbsp; nbsp; nbsp; 13
—nbsp; chcz les rhumatisants.......nbsp; nbsp; nbsp;138
—nbsp; borique. Sou aclion sur la forme des microbes du pus bleu......................nbsp; nbsp; 320
—nbsp; butyrique.............. 46nbsp; nbsp; 138
—nbsp; caproique.................nbsp; nbsp; nbsp; 46
*
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474
TABLE ALPHAB£TIQi:E.
A.CIDE carbonique. Son action sin- les insectes............ 22
—nbsp; Sa production dans le sanlaquo;; arteriel do divers animaux. 7
—nbsp; tyanliydiiquc.............. 170
—nbsp; formique.................. 13
—nbsp; dans la sucur chez les rliu-matisants................. 138
—nbsp; liippuiiqnc................ 45
—nbsp; lactiquo, incrimine dans le rlmmatisme............... 138
—nbsp; Son role dans le rachitismc. 146
—nbsp; Son röle dans I'ostcoinalacie. 150
—nbsp; margarique............. 46 47
—nbsp; oleiquc................. 46 47
—nbsp; pheniquc. Attenue les bac-teridees charboimeuses..... 292
—nbsp; Son action sur la forme des microbes du pus bleu...... 320
—nbsp; silicique localise par certains vcgelaux..... ............ 53
—nbsp; stearique.................. 47
—raquo;sulfunque, tue les spores de
la bacteride charbonneuse.. 292
—nbsp; tropique................... 101
—nbsp; urique.................... 45
—nbsp; Sa secretion varie avec la temperature............... 04
—nbsp; II est abondant dans I'mine des oiseaux coimne dans cello des reptiles........... 121
ACONITmi NAl'Kl.LUS........... 63
—nbsp; Sans danger pour chevaux et chevres.................... 9S
—nbsp; Dovient inoffensif dans les pays froids................ 323
Acne. Ne s'observe pas cbez le
negre..................... 138
—nbsp; contagieuse du cboval..... 216
—nbsp; Elle est inoculablo an chien, au mouton, au lapiu, an co-baye, mais non ä la soiiris.. 216
—nbsp; Son analogic avec les ulceres
des pays cbauds........... 216
—nbsp; Atteint snrtout les chevaux
mal nourris ct fatigues...... 216
Actinies..................... 81
actixomvces bovis............ 366
ACTINOMYCOSE. Atteillt le bocilf,
I'liomme, le cheval, le kan-gourou, le cbien, le pore, le lapin..................... 365
Adolescexce. Sujotte i la lievre lypboidc et ä la phtisio................... 107
Adultes. Us out plus d'aptitudc au iluunatisme quo les cn-fants...................... 138
.Ecidiiim dc I'epine vinette pro-duit par revolution de la Puccinia graminis.......... 319 I
Aeriexxe (Passage de la vie) a
la vie aquatique........... 327
Aerobies. Microbes.......225 328
—nbsp; L'etat aerobic est deter­mine par le milieu, et sc ebange, selon ses exigences,
en rial anaerobic.......... 328
.•ESCHVXOMESE................. 78
Age. Son influence sur la com­position du milieu interieur 7
—nbsp; (Influence de 1') des vege-taux sur lenr toxicite....... 15
—nbsp; Determinismc dc leur apti­tude morbide.............. 107
—nbsp; Conditionschimiques propres
ü chaquc ago.............. 1(17
Ainiium. Maladic speciale au
negre et non ä la negressc.. 112
—nbsp; Uappclle la gangicno de la queue du singe............ 113
Air. Son role dans la contagion 177 Alhuminoides (Matieres). En
exces chez les scrolulcux.. 7
—nbsp; En exces cbez les goulteux.. 7
—nbsp; Sont la base de toute matierc vivante.................... 12
—nbsp; Lcur formation cbez les ve-getaux.................... 43
—nbsp; Sc localiseut dans les vege-taux, avec le phosphate dc cbaux..................... 51
—nbsp; Sont conteuns dans la gniinc pour l'usage de l'onibryon.. 75
ALBu.MixiiiiE. Augmente ('apti­tude morbide.............. 106
Aixvlixe (Action de 1'cau) sur
les vegetaux............... 133
AlCALOIoes. Se diiposont dans les lissus vegetaux avec 1c pbospbate dc cbaux........ 01
Aixool....................... 13
—nbsp; amyliquc. Son action sur les insectes................... 22
—nbsp; butylique. Son action sur les insectes................... 22
—nbsp; etbylique. Son action sur les insectes................... 22
—nbsp; metbylique. Son action sur 22 les insectes................ 22
—nbsp; propylique. Son action sur
les insectes................ 22
—nbsp; propylique. Son action sur
le protoplasmc.............nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur losvegötaux.....nbsp; nbsp; nbsp; 24
—nbsp; Pcu d'action cbez le negre..nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Faciliterengraisscmcntendi-minuant les combustions 131nbsp; nbsp; 163
Alcoolisme. Frequent dans la raccjaune................ Ill
—nbsp; (Action de V) des parents
sur leurs descendants....... 163
im
ocr page 491
TABLE AXPHAB£TIQUB.
Alcoolisme clicz les auimaiix... 1C3
—nbsp; (Alteration lieirditaire des elcmciitsaiiatomi(iiiesdaiisr). 336
Alei rone.................... 137
Algoes. S'incrustent souvent do carbonate de cliaux......... 03
—nbsp; (Le sucre cst abondant dans
les)....................... 73
—nbsp; Les moiivonients de leurs cellules sent influences par la tenipiiriiture............... 77
—nbsp; C.ortaines vivent dans I'aise-nic.................... 100 168
Alienation mentale clicz les animaux.................. 92
—nbsp; chez 1c cheval............. 93
—nbsp; chez I'elephant............ 93
—nbsp; frequcnte cliez les Juil's___ 115
Alimentation. Faitvaricr I'apti-
tude morbide.............. 107
—nbsp; intensive. Rend les animaux commc les vegetaux sUlriles. 130
—nbsp; Parfois cause d'inoculation dn charbon................... 226
—nbsp; prccaire donnce aux tetards de grenouilles augmente le nouihrc des femoUes....... 321
—nbsp; Sa quantity fait varicr le sexe des abeilles, des ter­mites et des founnis....... 321
Aloe variegata.............. 320
Alpacas. L'aflinitc de leurs globules puur roxygene cst augmentee dans les Andes. 0(5
Amakdes ameres.............. 176
Amaryllis saltatoria........ 80
Amblystome. Son retour ä l'etat d'axololl par absence de cbangement dans le milieu. 328 Amibes....................... 50
—nbsp; Ils presentcnt une veritable digestion.................. 69
—nbsp; Leurs mouvements sont influences par la tcmpcralure 77
—nbsp; (Les cellules phagocytes se conduisent en)......'....... 313
Ahyboide (Etat).............. 21
Ahioon. Sa formation cliez In vegetal.................... 43
—nbsp; Forme les graisses parreduc-
tion....................... 10
—nbsp; (Les reserves d') sont digeivcs
par les vegetaux........ 70 71
—nbsp; dans les cotyledons......... 71
—nbsp; ä la base des bourgeons.... 71 -- dans les tnbcrcnles du so-
lanum luberosum.......... 71
—nbsp; chez les bacteries.......... 71
—nbsp; II existc sous forme de re­serve, chez les animaux commc cbcz les vegetaux,.. 71
Amidox. Chez lesmammiferes il cst localise dans le foie..... 71
—nbsp; nbsp;II cst abondant dans les lanes d'insecte............ 71
—nbsp; (L') vegetal cst idontique a I'aiiiiilim animal........... 72
—nbsp; II abonde chez les ento-zoaircs.................... 72
—nbsp; nbsp;II abonde dans l'flouf des oiseaux................... 72
—nbsp; II est de plus en plus localise dans le developpement onto-genique commc dans la Serie pbilogenique......... 72
—nbsp; Ses grains, plus gros cbcz les invertebres que chez les vertebrcs, se rapprochent da-vantage de I'amidon animal. 7:1
—nbsp; (L') animal a des grains plus petils quc I'amidon ve­getal...................... 73
A.mmoniaqi'E. II est alisorbe par certaines plantcs directe-ment par osmose........... 71
Amnios du veau riebe en gly-
cogene.................... 72
Ami'HIstdme explanatum chez le zebre ct le cbeval....... 3'j:i
—nbsp; de Collins chez le cheval... 390
Amycdai.ine............... 69 176
Amvlacees (Substances). Sont
digerees par les vegetaux,
cuinmc par les animaux..... 70
Anaebobies.................. 227
Analcesines.................. I2i
AXASTASIA HIEROCHUNTINA..... 38
Ane. Grande aptitude a la morve..........2, 117, 121 238
—nbsp; supportc mieuxqucle cheval la decompression barome-trique..................... 66
—nbsp; empoisonne par les faines... 97
—nbsp; Sa temperature............. 103
—nbsp; Son pouls.................. 101
—nbsp; Frequence des calculs sali-vaircs..................... 140
—nbsp; Frequence de calculs des reins...................... I in
—nbsp; d'Afriquc. Son immunitepour
le cbarbon.................nbsp; nbsp; 221
Anemib pernicieusc dos cliiens
de menle..............398nbsp; nbsp; 121
—nbsp; des chats.................nbsp; nbsp; 399
Axesthesie cbcz les plantcs...nbsp; nbsp; nbsp; 81 Anevrysme vcrmineux chez le
cheval, l'änc, le mulct, I'he-
mione.................... 391
Ancine dipbteritique cbcz les
oiseaux................... 229
Anglais. Lent mortalite dans
les pays chauds........... 112
ocr page 492
i/fi
TABLE ALPHABamp;TIQUE.
Anglais. Sapportonl liicraquo; les eniQdes operations........ 115
—nbsp; Leur iiptitiulc ä la dysenteric et ä l'liöp.tite dans les pavs chands.................quot;. 219
—nbsp; Lour inoitilitil palnstre dans
les pays cliauds............ -i 1
—nbsp; Leur niDrtulite par tubercu-losc...................... 265
—nbsp; Leurs poux different de ceux
des Polynesiens............ 135
Anglo-Saxons. Leur aptitude a la snettc et ä la scarla-
tine.............115, 193 27i
- Lour tendance aux calcnls... 110
Anguille. Son sang toxique
po ir cert tins animaux...... 4
—nbsp; Sa temper iture............. 103
—nbsp; Scs pulsations............. 101
—nbsp; nbsp;Son ri'da dans la poste des ecrovisscs................. 387
ANfil'ir.L'JLKS. Leur rcvivis-
Antaconisme entre le charbon el
le cholera des poules......
Anthomyia hrassicaraquo;..........
—nbsp; ceparuin sur I'oignon.le poi-reau, la ciboulc ct Tail......
Anthracxose de la vigne.....
Anthrax........... 153, 182
Anthropomoiiphisme...........
Antimoine Bien Supporte par les pores.................
—nbsp; Supporte par le negro......
Antiloi'E. Aptitude pour lapestc
bovine ...................
—nbsp; gutturosn, prise a tort pour imeespece, cst unc antilope palhologique..............
Antiscorbutiul'ES. Sont riches
en potasse.................
Aphides......................
Aphis amygdali...............
—nbsp; cerasi.....................
—nbsp; chinensis..................
—nbsp; cydoniie..................
—nbsp; persiilaquo;....................
—nbsp; pruni.....................
—nbsp; mali......................
—nbsp; pyrnestri...................
—nbsp; sorbi.....................
—nbsp; solani.....................
—nbsp; ribis......................
—nbsp; rosa;................. ...
Ai'HTEiSE (Fievre)............
Aptituiie morbide.....85, 104
—nbsp; developpec chez tons les animaux par le jeune......
—nbsp; Son detcrminismc....... .
—nbsp; toxiqne............... 97
—nbsp; morbide accrue par la neoco-mie......................
—nbsp; varic avec la densite du milieu cxterieur..........
—nbsp; augmenteeparle snrmenage.
—nbsp; conferee par une autre maladie.................
—nbsp; varic avec ralimentation ...
—nbsp; au service militaire moindre en France dans les departe-ments kymriqucs quo dans les ccltes................
—nbsp; a 1'eiigraissement .........
—nbsp; morbide detonniiiße parcer-taines substances chimiques.
—nbsp; determinee par un faux pas de Forganismo............
Aqcatioue(Vic'.Passage de la vie aquatiqneälavicaerionnc
Ar.vres. Frequence des calcnls chez eux ................
—nbsp; Raietc do la tuberculose ...
—nbsp; Leur aptitude a la tuberculose
299 439
439 353
209 6G
98 98
119
271
150 351
455
4r,5 454
455 455 455 455 455 455 455 455 455 275 450
85
89
105
101
1Ö5 106
100 107
cence.................. 37
—nbsp; intestinal-s................
—nbsp; steicoiMlcs.................
—nbsp; de l'avoine................
—nbsp; bu m nielld..............
—nbsp; des vrg't nix...............
—nbsp; de l'av.iine................
38 111 115 416 416 117 417
—nbsp; (Lutte entre los) ct les san^-snes ..................... 419
Ankvlostome................. 398
—nbsp; nbsp;duodenal.................. 100
Amm.viix (Action comparre des
toxiqucs sur les) et les ve-g'Haux.................... 22
—nbsp; (Osmose chez Ins)......... 32
Mouvemcnt lt;lc leur accrois-semeid................. liO
— Fabriquent cnx-memesde la matiere grassc, en dehors dc cclle qu'ils absorbent...... 130
—nbsp; nbsp;Maladio paralylique dos jeunes................... 1 i7
—nbsp; nbsp;L'aciilitij de leur cstomae d(;-truit 1c bicille choleriquc... 212
—nbsp; Ont des parasites animaux et vegetaux................. 352
—nbsp; nbsp;Leurs parasites............ 370
Annamite (Llcere)............ 210
AXNELIDES.................... 119
Anomalies. Freqiientcs clicz les
poissons des etangs........ 87
Anoi'lotenikns..... ......... 370
—nbsp; Ils vivent en tncniaschez les herbivores............... 378
Anosmie. Caractere de drgene-
rescence chez 1c cliien.......nbsp; nbsp; 164
Anoxemie des altitudes........nbsp; nbsp; nbsp; G6
Antagonismr morbide. 103,293nbsp; nbsp; 138
123
129
311
312
327
140 265
ocr page 493
TABLE ALl'HABETigiE.
177
accrue par Ic vcisinage ties
FiaiKjais .................. 265
A babes. Plus d'aptitude a la
pcste que los Europecns.... 277
U.achm Di: s.................. 420
ARAlGStEs. Action sur cllcs do
I'lijdrogene sult'ure........ 99
Aramox...................... 10
AllCHEOlTERIX................. 31(5
Ahcas....................... 42:!
-nbsp; horde sur poulcs ct pigeons. 423
-nbsp; do Perse sur riiomiue...... 423
-nbsp; du Mexique sur le pore et rhommo.................. 424
Argent. Se localise dans le foie
et dans la peau............ 55
AniON BL'FL'S................. 418
Armeniens sont en Perse moins souvent calculcux que les
Persans................... J40
Arnica....................... 98
.Arsenic. Son action sur les
viigetaux.................. 24
-nbsp; sur la levuic de biere...... 2V
—nbsp; Se localise dans le foie..... 5.quot;)
—nbsp; Sc localise dans les tubes de Malpighi des inscctes....... öö
-nbsp; nbsp;lion loxique pour les voge-tanx.................. 1U0 101
Artiirites. Leur caracterc spe­cial chez le negre.......... 114
-nbsp; Iilcnnurliagiqiie due au trans­port des ifoiiococcus dans les* jointures............. 204 200
ARTHRITIQUES. l.eur aptitude
pour le lavus.............. 107
Leur aptitude pour la pneu-monie.................... 214
AuniiUTiSME. Son detcrminisme
cliiinique................. 7
—nbsp; Terrain favorable ä la carci-nose......... ............ 253
AflTICULAiBES (Cartilages). Leur aflinite pour I'uratedesoude. 50
ARTICDLES. N'ont que des glo­bules blancs dans le sang.. 255
Arum maculaitm...............13
ASCARIDES.................... iUl
—nbsp; (llevivisccnce des cculs d) lombi icoides................ 38
—nbsp; des poissons.............. 402
ASCAHIS...................... 401
—nbsp; capsularia.................nbsp; nbsp; 402
-nbsp; constricta..................nbsp; nbsp; nbsp;102
—nbsp; nbsp;barcngum.................nbsp; nbsp; nbsp;402
—nbsp; nbsp;loinbricoides...............nbsp; nbsp; nbsp;101
—nbsp; marginata du chion........nbsp; nbsp; nbsp;401
-nbsp; marina....................nbsp; nbsp; nbsp;402
—nbsp; niegalocephidc du clieval,
del'änc et du mulct.........101
mistax du chat.............nbsp; nbsp; nbsp;401
Ascaris nigrovenosa de la gre-nouille....................
—nbsp; nbsp;ovis du niouton............
—nbsp; suilla du pore.............
—nbsp; vituli.....................
ASCITE PARASIT AI HE...........
ASI'ABACI.NE.................
Asi'Ergii.u's. Influence du milieu de culture....... 142
—nbsp; Son adaptation a I'etat aero­bic uu anaerobic...........
ASIMIYXIE LOCALE............
ASSOLEME.NT............. 288
Asthme. Sa parcnte avee le
diabetc....................
ASTIUGAI.I.US MOLLIS.........
Ataxie. Clicz le bceuf ct le cheval.....................
Atherome....................
Athletes. Leur aptitude mor­bide......................
Atiihepsie..................
AT.MOSPiiERiurK(l)i'ioiiipression). Elle cinpeilie le sang de se charger d'oxygi'iic........
—nbsp; nbsp; nbsp;(Prcssionj. Son augmentation nuisiblc...................
ArimiMNE. Son action sur les vegetaux..................
—nbsp; Son dedoublcmont dans le sang des rongeurs...... 100
Attk.nüatiox des virus par leur passage dans le milieu inte-ricur do certains aniinanx..
—nbsp; Par l'oxygone..............
—nbsp; Par unc modiflcation do lour poilo d'enfrec............
—nbsp; par les toxiques...........
—nbsp; par la lumiero soljirc......
—nbsp; par la clialeur.............
par lour passage dans cer-lains organismes....... 2;'3
AuBEi'i.NES. Sensibles aux effcts
do la lumee des villos......
Aurochs. Prondla pestc bovine. Alto-inocui.\tion microbieiinc.
—nbsp; dans la tuboicnlosc locale. AUTO-IXTOXI' ATIOX............
Ai'THUCHE. Dcvienl gouttouse en
captivitc.................
Sujetle a la pneumonicasper-
gillaiic....................
Iranslbiniee par 1c milieu et le genre do vie ...........
AvoiXE (Anguillule do V)... 416 poiroautee.................
Avortement. Frequent chez les
aiiimaux saturnins.........
Epizoolique dila rcrgotisme. I'requent danslaperipneumo-nio dos vaclics.............
40i 401 401 401 407 45
llll
329 113 307
154 165
165 141
100 354
05
OS
24
118
267 291
291 292 292 202
295
8,S 119 209 280 158
135
359
461 417 417
161 102
215
ocr page 494
i78
TABLE ALPHABfiTIQUE.
AxoLOTLS.Transforinationilclcur mode rcspiratoire.. ....... 327
Azote. Son iiclion sur les inscctcs................... 2i
—nbsp; de ranunoniaque absorbee directcinent par certaincs plantes................... 74
Azotks. Maleriaux dijeres par les vcgetaux comme par les animaux ................. 70
—nbsp; (Aliments)favorisciitlagoiiUe. 133
AZ0TUK1E..................... ligt;-
Bacteridie charbonneuse atte­nuee parle bichromate de po-tassctuelcs moutons et restc sans action sur les lupins ct les cobayes................
—nbsp; charbonneuse. Son polymor-phisme suivant les animaux oil on la cultive............
—nbsp; charbonneuse. Se rcproduit par scissiparite dans le sang d'un animal vivant, et ömct des spores dans le sang d'un animal mort...............
—nbsp; charbonneuse du boeuf. Cul-tivee dans le sang des ron­geurs, perd sa virulence pour le boeuf...................
—nbsp; charbonneuse. Sa virulence est attenuee par les substan­ces toxiques...............
—nbsp; charbonneuse. L'alternance dans son mode de genßration (scissiparite on spore) cxige, comme condition sine qua non, l'alternance de milieu.
lUCTERIOCECIDIES..............
Bacterium termo de la putre­faction . Combat le bacille de la tubercnlose............ 171
—nbsp; de la pourriturc des vegetaux transports par les insectes..
—nbsp; porri......................
—nbsp; de la pneumonie...........
BaGDES, teufs de certains para­sites sur les vegetaux.......
Baillemext rare chez les Cafres.
Balanes......................
Balbianie geante chez le boeuf, le bufflc, le cerf, la chevre, le pore, le monton.........
BALZANES, leur valeur chez les chevaux...................
Bambous, rapidity do leur crois-sance.....................
Bambisa.....................
Baxaxier (Obesite chez le)-----
Baobab......................
BARBE (Disposition de la) deno-tant l'aptitude ä la tubercn­lose................. .....
Barbeaux (Psorospermie des)..
Bassac ((liefere de)............
Bathybius Ikcckelii—.....••_•
—nbsp; terrestris absorbc Ta nwlicie azotee apres I'avoir peptoni-see.......................
Batraciens (Chromatoblastes des)..................• • #9632; •
—nbsp; (Hibernation chez les).......
Becasse, frequence du tsenia... Becassi.NE, iinmunite palustre..
299
320
323
323 321
BACILLAIRES (Oalles)...........
BACILLES.....................
Bacillus amylobactcr.........
—nbsp; tetani tiaiitnatici...........
—nbsp; malaria;...................
—nbsp; leprae....................•
—nbsp; antlnacis..............280
_ subtilis................280
—nbsp; prodigiosus, inoffensif pour le lapin ...................
—nbsp; prodigiosus, inocule A un la-pin en meme temps que le vibrion septique le tue.....
—nbsp; prodigiosus,secrete trimötliy-laminc....................
—nbsp; subtilis transforme par le milieu en b. antliracis......
—nbsp; antliracis transforme par 1c milieu en b. subtilis.......
liACTEHIACEES.................
lUCTERiEs. Contiennent amidon.
—nbsp; normales dans les vegetaux.
—nbsp; du cbolera des poules......
—nbsp; charbonneuse..............
—nbsp; du charbon symptomatique; ne se cultive que dans le tissu ccllulairc sous-cutane.
Uactekiuie charbonneuse.....
—nbsp; charbonneuse. No so cultive que dans 1c sang...........
—nbsp; charbonneuse att^nuee par I'acide phenique...........
—nbsp; charbonneuse attenuee par la cbaleur.................
—nbsp; charbonneuse. Portee du boeut chez losrongeurspcrd sa vi­rulence ...................
—nbsp; charbonneuse. Ne se dcvc-loppepas dansle bouillon de culture du cholera des ponies.
—nbsp; charbonneuse. Chaullee ne prodnit plus de spores......
—nbsp; charbonneuse. Attenuee par la chaleur cst sans action sur les moutons, mais tue les pe-tits rongeurs...............
451
217 71 234 247 257 343 343
311
321 255
311 311 331
331
207
71
170
207
173
177 185 213
441 109
81
22S 225
228
292
292
293
294
298
299
373 100
CO 137 128
2.1
284 371 210
21
75
21
48
350
210
ocr page 495
TABLE ALl'HA
479
Blanc (Plasticilö du sang do I'liomme).................. 8
—nbsp; (Mouton) plus sujot que le noir ä l'erj sipele bulleux___ 02
—nbsp; (Komme),quot;aptitude ä la lievrc jaune..................... 2
Blaxcs (Animaux), plussouvent frappes de la toudrc que los noirs..................... HI
—nbsp; (Homines), lour mortalitö par tuberkulöse au Perou........ 205
—nbsp; (Bttmfs, chiens et chats), grande aptitude a toutes les maladies constitutionnclles, melanose et carcinoso...... 206
—nbsp; Nom de I'oWium albicans... 35i Blanche (Race). Sa pathologic. 115
—nbsp; (Race), tres sujette aux cal-
culs...................... 140
—nbsp; (Race). Plus sujette que la noire aubouton do Biskra... 185
—nbsp; (Race). Grande aptitude ä la veruga.................... 237
#9632;— (Race). La plus sujette ä I'im-paludisme................. 2i3
—nbsp; nbsp;(Race). Ses divers rameaux presentent cbacun un type dilTercnt do fievre palustrc.. 214
Ble. Reviviscence des grains de
hie.......................nbsp; nbsp; nbsp; 37
—nbsp; niclle....................nbsp; nbsp; 416
Blexnoiuihagie...............nbsp; nbsp; 205
—nbsp; inoculable........ ........nbsp; nbsp; 200
—nbsp; (Aptitude speciale pour la)..nbsp; nbsp; 200
—nbsp; Attcint rhomme, le chicn, le cheval, le lievre........... 200
Blennohuhagiqie (Arthrile)___nbsp; nbsp; 205
Bletissuhe des fruits..........nbsp; nbsp; nbsp;361,
Bleus (Rayons). Lcur action tro-
phique....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;02
BLITUH......................nbsp; nbsp; nbsp;137
Boeuf. Richesse do ses tissus en
fer........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
—nbsp; Supporte mal la decompres­sion barometrique.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
—nbsp; nbsp;Epizootic chez le ba'uf... .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;86
—nbsp; nbsp;tue par le manioc.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;97
—nbsp; nbsp;non empoisonne par la jus-quiame......... ..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;97
—nbsp; non .empoisonne par la phel-landric aquatique..........nbsp; nbsp; nbsp; 98
—nbsp; Sa temperature............nbsp; nbsp; nbsp;103
—nbsp; Son pouls.................nbsp; nbsp; nbsp;104
—nbsp; La peste bovine plus grave chez lui quo chezlo mouton.nbsp; nbsp; 119
—nbsp; Durham. Engraisse facile-ment......................nbsp; nbsp; nbsp;129
—nbsp; Frequencedescalculsdureiu.nbsp; nbsp; 110
—nbsp; nbsp;Frequence des calculs sali-vaircs.....................nbsp; nbsp; 110
ISEUEGiAit................. 367nbsp; nbsp; 451
Begonia.....................nbsp; nbsp; nbsp;137
B£UER, sa temperature........nbsp; nbsp; nbsp;103
Bellaüone, se localise dans la
cellule ncrveuse........ 55nbsp; nbsp; nbsp; 96
—nbsp; non toxique pour les ron-geurs.................. 97nbsp; nbsp; 100
—nbsp; domic rimmunite pour la scarlatinc............. 117nbsp; nbsp; 193
Belle de mit................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;71
Bekbeiies pcu sujets ä la tuber-
culosc....................nbsp; nbsp; nbsp;2C5
—nbsp; nbsp;Plus d'aptitude pour la peste
quo les Europcens.........nbsp; nbsp; nbsp;277
ItEnBERIS (Dviiamomelrie du) 79,
80........................nbsp; nbsp; nbsp; 83
iti:iiibeui, maladic microbicmio.nbsp; nbsp; 271
—nbsp; nbsp;Localisation des microbes danslamonlleet dans les uerl'snbsp; nbsp; 271
—nbsp; nbsp;Son bacille serait cultive dans
le riz avarie...............nbsp; nbsp; nbsp;271
—nbsp; L'aptitudc ne se declare dans aucune race avant l'äge de loans.....................nbsp; nbsp; 272
—nbsp; nbsp;La femme a moins d'aptitude
quo I'hommc..............nbsp; nbsp; nbsp;272
—nbsp; nbsp;L'etatpuerperaly predispose.nbsp; nbsp; 272 BERNE chez le chicn, le jaguar
et rhonnne................nbsp; nbsp; nbsp;432
Bkiiouee......................nbsp; nbsp; nbsp;300
r.KiiTHOLLETiA excelsa.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
Betteuave....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;47
—nbsp; riche en Sucre.............nbsp; nbsp; nbsp; 7i
—nbsp; malades au voisinagc des usines.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;88
—nbsp; (Obesitc clicz la).......128nbsp; nbsp; nbsp;142
-nbsp; (Kouille de la).............nbsp; nbsp; nbsp;352
—nbsp; (Anguillule de la)..........nbsp; nbsp; nbsp;417
Beurre de cacao..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;46
—nbsp; de Galam..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;46
-nbsp; do palme..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;46
BlCARBÖNATES.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
HlCIIO-COLOHADO.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;422
BlCHUOMATE DE POTASSE tile les
spores de la bacteridie cliar-
bonnense.................nbsp; nbsp; nbsp;292
—nbsp; Son action sur la forme des microbes du pus bleu......nbsp; nbsp; nbsp;320
liiüAniiEAux (Rouille des)......nbsp; nbsp; nbsp;352
Bkj.nonucees.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80
BlLIIAItZIA....................nbsp; nbsp; nbsp;386
—nbsp; hoematobia chez I'homme, le boeuf, le singe, le mouton..nbsp; nbsp; nbsp;390
BlOXALATE DE POTASSE Oil Cfis-
taux chez certains vegetaux.nbsp; nbsp; 137 Bipede. Attitude. Expose a la
chute des organes de bassin.nbsp; nbsp; nbsp; 90
Bistoi:rnace..................nbsp; nbsp; 173
Blaiiieau.........,...........nbsp; nbsp; nbsp; 48
—nbsp; prend la rage..............nbsp; nbsp; nbsp;197
—nbsp; (OEdfeme malin du).........nbsp; nbsp; nbsp;220
ocr page 496
ISO
TABLE ALPH
VBfiTlQUE.
Boeif relractaire au fcvus.....nbsp; nbsp; 358
__Aptitude ä i'actinomycoso...nbsp; nbsp; 365
BEUTRONNES (Vaclics)..........nbsp; nbsp; nbsp; 93
Bois du Bresil................nbsp; nbsp; nbsp; ]\
Bombvx. chrysorrhea...........nbsp; nbsp; nbsp;n t
—nbsp; dispar.................#9632;•••nbsp; nbsp; ***
—nbsp; Feuille inortc de peehcr, amandier, prunier, poirior, pommicr, ccrisier..........nbsp; nbsp; nbsp;Hi
-^- noustria...................nbsp; nbsp; nbsp;J* J
—nbsp; processiounoa..............nbsp; nbsp; nbsp;ti '•
—nbsp; nbsp;s ilicis.....................nbsp; nbsp; nbsp;*j]
—nbsp; antique....................nbsp; nbsp; **sect;
—nbsp; grand paon................nbsp; nbsp; nbsp;j *•'
—nbsp; töte bleue................nbsp; nbsp; **raquo;
—nbsp; pini.......................nbsp; nbsp; nbsp;' '•'
BoilEU........................nbsp; nbsp; nbsp;^2
BORIU.GO.....................nbsp; nbsp; nbsp;'^i
Boschimax. Steatopygic.......nbsp; nbsp; nbsp; 4/
—nbsp; I'oux speciaux............nbsp; nbsp; nbsp;W^
DOTiimoCKl'HALE conlatus cliez
lo chien du Greenland, le
phoqne, le morse et l'hoinrae.nbsp; nbsp; 37.s
—nbsp; lelis du dial...............nbsp; nbsp; 378
—nbsp; fuscus du cbien............nbsp; nbsp; 378
—nbsp; longicollis do la poule — :.nbsp; nbsp; 378
BOTHIlIOC.lil'HAUDES........ 376nbsp; nbsp; 37.S
BOTHRITIS de Bassi............nbsp; nbsp; 36..
BOULEAU (Calle du)...........nbsp; nbsp; nbsp;iM
Bourgeons. Lour richesse on
phospbate de chaux........nbsp; nbsp; nbsp; -'I
Bourses sSreuses chez les ani-
maux ct cboz los vögetaux..nbsp; nbsp; nbsp; 59 Boiteii.i.k Sorte d'osdeme du
inoutou ...................nbsp; nbsp; 389
Boi'TOX d'Amboisc.............nbsp; nbsp; 122
—nbsp; des Andes ou veruga.......nbsp; nbsp; 23/
—nbsp; des Andes analogue du bou-
ton laquo;le Biskra..............nbsp; nbsp; 237
—nbsp; de Biskra.................nbsp; nbsp; 185
—nbsp; lt;le Biskra. Atteint les Wanes plus quo les noirs..........nbsp; nbsp; 18a
—nbsp; de Biskra. Hue premiere at-toiutc coufcrc rimmunittS...nbsp; nbsp; nbsp;18..
—nbsp; .le Biskra. Atteint llioinmc, le cbeval, le cbat, lo chien,
les oiseaux.........quot;......nbsp; nbsp; '8.'
—nbsp; .le Biskra, analogue du bou-
ton dos Andes.............nbsp; nbsp; 237
BOUVBEOIL. Aptitude ä eugrais-
ser........................nbsp; nbsp; 'r;*
—nbsp; Pneumonic aspcrgillairc....nbsp; nbsp; JoJ
Bovides, ciupoisonnespar la In-
pinose ...................nbsp; nbsp; nbsp; quot;Ji
—nbsp; intoxiqucs par le coquclicot.nbsp; nbsp; nbsp; 9/
—nbsp; Empoisonnes par 1c sapin ct
le genuvrier ..............nbsp; nbsp; nbsp; quot;8
—nbsp; peu influences par le scigle ergote.....................nbsp; nbsp; nbsp;,;™
—nbsp; nbsp;Aptitude ä la tubercnlose...nbsp; nbsp; nbsp;-lt;gt;#9632;gt;
culcairo
linKi f. Phosphaturio
normale clicz lui.......• • #9632; •
— Proportion ile la glyeose diius son san^j..................
—nbsp; Arseiiicisiuc frequent.......
—nbsp; ataamp;ique .................
—nbsp; Sou aiititude au pemphigus.
-nbsp; Prend la liislaquo;.......... \'*'
—nbsp; du Texas relVactnirc u la lie-vre du Texas..............
__ HöinoKlobiuui'icbacterieime.
-nbsp; hoUaudais. Sou aptitude a
la peripnoumonio..........
Pen do tendance i prondro 1c eliarbon par la voio sous-culauoe ...................
-nbsp; d'i.frique. Sou iinmumte pour 1c charbon bactcridion......
-nbsp; Sjmplöiucs du charbon.....
__ Le charbon moiiis grave choz
Uli quo cliez le nioutoii.....
-nbsp; Prend le charbon syinptoma-Ü |UC......................
—nbsp; relVactmo a la morvc......
-nbsp; a lou^ues cornes des niarais Pontins, n'fiaclaire a I'im-paludistnc.................
—nbsp; iepreux................•••
alg^rien moius apte iiuc les untres a la tuberculose.....
__Idauc. Grando aptitude a la
tuberculose...............•
—nbsp; blanc. Grande aptitude a loutes les maladies constitu-
tionnelles..................
blanc du Nivernais. Devien-ncnt tnborculeux, quand its quittentleurs päturages pour ceux du Ban y ou de la So-
loguc....................
—nbsp; Marchc lento do la tubercu­lose...................••* •
—nbsp; J.o bacilletubeiculeuxcultiv.; dans le bocuf ost moins viru­lent pour le cobayo quo eclui qui ost cultive dans lliommc, — mais il est plus virulent pour le lapin. .....
—nbsp; Le bacille tubcrculcux cul-live dans rhoiuuie est pour lui moins virulent que cehii qui est cultive dans le boeut.
—nbsp; (loitrc....................
-nbsp; (Inoculation do la tubercu­lose chez 1c).............• #9632;
—nbsp; Resultats de la vaccination charbonncusc..............
-nbsp; Moins d'aptitude que le che-val au Ulanos..........#9632; ••
—nbsp; Son action sur la forme de la bactcridic charbonueusc-----
III
151 1C1 165 17laquo; 199
195 #9632;2li
214
'.H
#9632;gt;-2'i
228 23B
246
258
2C5 20G
266
266 267
267
267 271
262
299
232
320
ocr page 497
TABLE A|LPHAB£TIQUE,
4SI 140
141 139
327
432
53
13S
138
84 6
7 34
88
BOVINE (Espece).Exigcbeaucoup de calcairc................
—nbsp; (Satiiniismc dans I'espece)..
Bracoxiexs...................
Bre.vdisme choz les aniniaux.. Brochkt. Sujet ä la cataractlaquo;.. Bromoforhe. Sun action sur la
sensitive..................
Bronchite. Capillairo epidü-mique.....................
—nbsp; palustie d'Aliyssinic........
—nbsp; Dispose ä la tuberculosc en per'mettaat Tadlidrcnee des bacilles..................
—nbsp; vermiticuse chez le mouton, la chevre, le dromadaire, le lt;lievrcuil,ledaiiii, I'ar^ali, la gazelle................392
BROUILLARD..................
BRULl'RE du Uli................
BrrFLE algjiien, m ins d'apti-lude qui! les autrcs a la tu-bnrculose................
—nbsp; Prend la peste bovine......
litü.BE. Sa virulence extreme
dans la rage...............
144
166
351
93
lot
22
191 246
Calculs chez les animaux.....
Calculs ir.uriformes chez les
vegi'taux..................
Cal';ulei;se (Atl'ection)........
Cau.ichtes. S'adaple momenla-
neuient ä vivre hois de l'eau. Cai.uphora nnthropophaga....
Oalmar.....................
GaLVITIE rare chez le negrc...
—nbsp; frequente chez les rhuniali-sants....................
Camphrk. Paralyse lestentacnles
du drosora.................
Canard. Son sang riche en fcr.
—nbsp; Son sang ridio en oxjgenc ct en acide carbonique.....
—nbsp; Grelle entre canards.......
—nbsp; Sujet aux parasites du tube digestif...................
—nbsp; Inoculation sous-cntanee du microbe de la septicemie sans eHet choz lui ..............
—nbsp; Sa temperature ...........
—nbsp; d'Elesbury. Aptitude a en-graisser..................
—nbsp; (Rhumatismearticulairechez)
—nbsp; Pilet. Aptitude au cholera des canards...................
—nbsp; (Cholera du)...............
—nbsp; do'iiestique. Atteint par le cholera des canards........
—nbsp; du Labrador. Aptitude au cholera des canards......
—nbsp; sauvage. No prend pas le cholera des canards........
—nbsp; exotique. Ne prend pas le cholera des canards........
—nbsp; sil'fleur. Aptitude au cholera des canards............
—nbsp; Prend dirticilcnient le char-bon......................
—nbsp; Immunite palustre.........
—nbsp; Pneumonie aspergillaire___
Cancer. Son determiflisme chi-
mique.....................
—nbsp; Irnmunite du negrc........
—nbsp; (Microbe du)..............
—nbsp; Pas de cellule speciliquc___
—nbsp; du tcsticule chez le coq.... Cancerkuse (Tumeiir, formec
par irritation autonr dos ba­cilles agissant comme epine.
—nbsp; (Granulation). Comparable ä unc galle vegetate, veritable gallc animate..............
—nbsp; (tir.iiiulation). Les bacilles en occupent le centre..........
Canne a sucrc................
—nbsp; ä sucre, rendue malade par l'cxcfes de guano...... ....
Cannelle, tue les poissons ....
26-i
441 360
106
265
277
199
101 103
129 139
211 211
212
212
212
212
212
222 246 359
7 112 247 247 354
251
C.\r,iiExrE ossifrage des ver-tC-bres____............143 149
—nbsp; arsemcalc chez les animaux. 161
—nbsp; paludeenne................ 246
—nbsp; aqueuso do mouton........ 256
—nbsp; aqueuse. Atteint les rumi­nants, le mouton, le vcau, le rcrf,!laquo; lievrcctlTioinme. 388 396
—nbsp; vermineuse du chat........ 379
—nbsp; ictero-vermineuse du mou­ton ...................... 388
—#9632; africaine................. 414
—nbsp; vermineuse do I'liomme.... 3J9
Cactus....................... 80
Cxit. N'empoisonne pas les moi-
neaux ot les corbeaux, mais
tue certains oiseaux........ 98
CAFErER (Rouille de).......... 3 ,3
—nbsp; (Anguillulc du)............. 417
(Iafeine..................... .15
—nbsp; N'agit pas de la mSmc fajon sur toutes les especes de gre-uouille ................... 98
C.vfres (Baillement et etcrnue-ment rares chez les)........ 109
—nbsp; Obesity Irequente.......... 130
Cajeput. Tue les poissons..... 98
Calcaire (Consdqueiico de l'ab-
sence de)..............___ 143
—nbsp; (Incrustation des bacilles buccaux par Ic)............ 217
Bordier. — Pathologie comparöc
259 74
106 98
ocr page 498
T
482
TABLE ALPUAIlETIQUE.
CaHTHABIDES nv.uigees par le he-risson.................... 97
—nbsp; Aflecliomiciit les arbres d'une iiiüinc fainille.............. M'i
amp;APRIFICATION des ligiics...... 152
C.Ai'TiviTE. Aincne lagoutte cliez
les oiseaux........ ....... 13ü
—nbsp; Donne aptitude ä la giogivite arthio-dentaire infccticuse. 217
Carbonates................... IG
—nbsp; de cliaux. Sa proportion varie avcc le scxe............... 5
•— do cliaux. Sa proportion cliez
les divers animaux......... 5
—nbsp; dc cliaux. Klimiur par les brancliies des poissons..... 32
—nbsp; de cliaux. Jouc cliez certains vegctaux le meine role que cliez les mollusques........ 53
—nbsp; dc cliaux. Incruste lesalgues. 53
—nbsp; de cliaux cliez les vege-taux...................... 141
—nbsp; dc potasse. Son absence dans 1'alimentation cause du scor-
but ....................... 156
CARCTNOSE (Diplococcus de la).. 247
—nbsp; Inoculation au lapin........ 248
—nbsp; Auto-inoculation........... 249
—nbsp; L'infection est consecutive ct secondairc ct non primitive. 249
—nbsp; Le parasite est d'abord loca­lise....................... 249
—nbsp; nbsp;Iiereditairc................ 250
—nbsp; Inoculatiüii aux animaux... 250
—nbsp; Contagion................. 250
—nbsp; Immunitc du negre......... 253
—nbsp; Atteint le riebe plus que le pauvre.................... 253
—nbsp; L'aptitude s'observc chez le cbeval, le cbien, le cliat, riiomme. En general cliez les carnivores................. 2raquo;i
—nbsp; Aptitude varie avcc indivi-dus, ages, temperaments, race, cspece............... 254
—nbsp; rrequentc cliez les oiseaux.255 3(gt;7 Carkere (Anguillule de la).. .. 417 ('.ardiaques (AlTections). Fre-
qucntcs cliez les Malais..... 122
Cardinal gbis................ 59
Carie dciitaire. Rare chez le
negre..................... 112
—nbsp; dentaire plus frcqucnte chez les Kymris ct cliez les Li-gurcs que chez les Celles. 124 269
—nbsp; vertöbrale.................. 260
Carxassiers. Lcurs maladies
profcssionnellcs............ 88
—nbsp; I'rennciit des herbivores lcurs maladies parasitaires.. 88
—nbsp; Lour urine plus riebe en
acidc uriquc que celle des omnivores et des herbivores. 132
Carnassiers. Leurs leucocytes plus petits que ceux dc i'liomme................... 255
Carnivores. Moins aptcs a la tu-berculosc que les herbivores. 107
—nbsp; Nc prennent pas facilemont
le charbon...... ......... 117
—nbsp; Devicnncnt scorbntiques s'ils n'ont pas do viande fiaiche. 156
—nbsp; Lcur iinmunite pour 1c char­bon n'est pas aosolue...... 221
—nbsp; 11s out plus d'aptitudc an cancer que les herbivores.. 254
—nbsp; Its n'ont pas d'aptitudc pour
I'ac tinomveose............. 36('gt;
—nbsp; (Lingiialulcs des)........... 421
Carotte riebe en Sucre........ 74
Cahpes (Epizootic sur les)..... 86
—nbsp; Pulsations.................. 104
—nbsp; des clangs souvent steriles.. 130
—nbsp; (Maladie des).............. 302
—nbsp; Maladie inoculable aux pois­sons, mais non aux mammi-feres...................... 302
—nbsp; Maladie Mquente chez les saumons................... 363
—nbsp; Hole dc la maladie dans la pestc des ccrevisscs........ 3cS7
Carrapatos. Parasite des chc-vaux...................... 422
Caseine du fromage trans-formee par leurs microbes.. 75
Castor....................... is
Castration. Augmente l'apti­tude a rengraisscment..... 131
—nbsp; Cause du tctanos cliez los che-
#9632; vaux ct les moutons........ 232
Catalepsie chez les animaux... 93 Cataracte diabetiqne......... 152
—nbsp; chez les poissons.......... 151
Causes finales...........433 458
Cebus capucinus.............. 189
CECIDiJMYIE DU DU5........... 437
—nbsp;nigra......................nbsp; nbsp;438
Cedre du Libvn. Sa longevitc..nbsp; nbsp; nbsp;2,.l
Celastrls cerifreus..........nbsp; nbsp; 454
Cellulaire (Federation).......nbsp; nbsp; nbsp; 27
—nbsp; (Symbiose)........'.........nbsp; nbsp; nbsp; 2a
—nbsp; (Independance)............nbsp; nbsp; nbsp; 3.0
—nbsp; (Proliferation).............nbsp; nbsp; nbsp; 56
—nbsp; (Vic) est partout laseulcbasc des phenomencs physiolo-giques et pathologiques..... 251
Cellules. Fabrication artifi-
cielle............... 15, 17nbsp; nbsp; nbsp;25
—nbsp; (Autonomie des)...........nbsp; nbsp; nbsp; 30
—nbsp; nerveuses loealisent l'opium.nbsp; nbsp; nbsp;55
—nbsp; nerveuses loealisent la bclla-done......................nbsp; nbsp; nbsp; 55
ocr page 499
f
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Cellules. Leuis troubles mor­bides regisscnl la pathologic 85
—nbsp; g(5aiites dans la luberculosc
ct lalepre............. 259 313
—nbsp; des lissus. Leur lulte avoc les microbes.................. 311
—nbsp; phagocytes............. 313 438
—nbsp; Digerent leurs voisiues mortes.................... 314
Cellulose, n'est pas propre aux
vegctaux.................. 25
Cephalique (Cartilage) de la
seiche cst un squelette..... 54
Cephalopodes................ 5i
Cephalotus..............^.... 70
Cercaires..................... 385
—nbsp; nbsp;chez les lymnees.......... 388
Cercarigere.................. 385
Cer£ales alterees au voisinage
des usines................. 87
—nbsp; (Microbes normaux dans les). 170 Cererrale (Cellule nervcuse).
Localise le plomb.......... 55
—nbsp; (Maladie). Augmente avoc
la civilisation.............. 91
—nbsp; (Vic). Provoque lediabetc... 154 Cerebroide (Ganglion de l'helix)
ost au cervcau............. 55
Cerf. L'affinite de ses globules sanguins pour I'oxygfene cst augmentee dans les Andes.. 66
—nbsp; empoisonne par la jus-quiame................... 97
—nbsp; Aptitude a la peste bovine.. 119
—nbsp; (Rage chez le)............. 199
—nbsp; preud le charbon........... 221
Cerises anglaises. Rouille...... 352
Cerises do Montmorcncy, reinc
Hortense, royale, anglaise, guignes, bigärreaux : apti­tude ä l'ortalis cccasi....... 439
Cerisier..................... 30
Ceroplastes ceriferijs........ 454
Cerveau. Localise le plomb... 55
—nbsp; L'action toxique sur le cer­vcau est proportionnelle ä I'intensite de la vie cere-brale ..................... 96
—nbsp; (Maladies du) sontfrequentes dans I'enfance............. 107
—nbsp; tres virulent dans rage..... 199
—nbsp; des tetaniques communique
le tetanus.................. 232
Cestodes..................... 376
—nbsp; et transformisme........... 381
Chacal. Rage................ 197
—nbsp; S,i temperature............ 351
Chalcidiens.................. 351
Chaleiir. Son action sur le pro-
toplasma.................. 22
—nbsp; Action sur la greife aniinale. 35
ChAleur degagee par les vegc­taux...................... 43
—nbsp; Son action sur la nutrition.. 03
—nbsp; anesthesie les animaux..... 84
Chameau. Sa bosse est une re­serve de graisse........... 47
—nbsp; non empoisonne par le doro-nicum.................... 98
—nbsp; mange le salsola soda...... 98
—nbsp; mange les euphorles....... 98
—nbsp; (Vaccine chez le)........... 190
Champignons, absorbent directe-
ment la maliere azotee. 32,32 168
Champs maudits............... 227
Chaotique (Regne)............ 21
Charbon (Reviviscence des mi­crobes du)................. 37
—nbsp; non inoculable aux oiseaux.. 102
—nbsp; antagoniste du cholera des poules.................... 100
—nbsp; inoculable aux rats Inrsqu'ils sont nourris de viande...... 107
—nbsp; bacterien n'atteint pas les vcaux..................... 11)7
—nbsp; Son microbe prend I'oxygenc
du sang................... 170
—nbsp; bacteridien................ 220
—nbsp; Immunite des moutons d'Al-gerie...................... 221
—nbsp; baetöridien prend les rumi­nants. Tours, l'äne, le cbeval, rhomme................... 221
—nbsp; immunite des carnivores___ 221
—nbsp; Les animaux ä sang froid sont refractaires........... 222
—nbsp; Variability des symptdmes suivant los races........... 223
—nbsp; Symptömes chez lecheval... 223
—nbsp; Symptömes chez le boeuf___ 223
—nbsp; Symptömes chez le mouton. 223
—nbsp; Sa gravite dill'ere suivant les races...................... 223
—nbsp; interne chez I'homme...... 223
—nbsp; Contagion................. 225
—nbsp; dit spontane n'existe pas___ 225
—nbsp; symptomatiquc............. 227
—nbsp; essenticl.................. 227
—nbsp; symptomatiqueprendlebüeuf, le mouton, le cobaye, mais non le lapin, le chien, le chat et la poule............ 228
—nbsp; symptomatique. Vaccination. 228
—nbsp; symptomatiquc. Atteint sur-tout les jeunes animaux..... 228
—nbsp; Sa naissance............... 280
—nbsp; bacterien. L'inoculation sous-cutance est mortelle........ 291
—nbsp; bacterien. Immunite con­feree par l'inoculation intra-veineuse.................. 291
—nbsp; Immunite conferee par I'ery-
i
ocr page 500
T
ISlnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'4'AULK
sipelc chez 1c lapin ct 1c
cobaye.................••
C.HARBON.Son microbe ne scile-vcloppc pas dans une culture de cholera ties poulcs......
—nbsp; Immunity conferee pour le charbon par le cholera ties poules....................
—nbsp; bacteridien. Vaccinalion....
—nbsp; Immunite acquise par les brebis se communique aux agneaux...................
—nbsp; Vaccin chimique...........
—nbsp; symptomatique. Son microbe injecli'! dans les veines d'un boeuf ne se developpe pas. 322
Charme sensible aux effets de la fumee des villes...........
t'.iivr. La richesse de scs tissus en matierc organique varie suivant le cote (gauche on droit)....................
—nbsp; nbsp;Richesse de son sang en oxygene et en aeide carbo-nique.....................
—nbsp; se charge d'electiicitö......
—nbsp; supporte mal la decompres­sion barometrique.........
—nbsp; Epilepsie..................
—nbsp; Action do la val^rianc......
Puuls....................
—nbsp; supporte bicn les trauina-tismes...........#9632;........
—nbsp; Pericarditc rhmnatismale ...
—nbsp; Frequence des calculs du rein...........,...........
—nbsp; Ostenmalacie experimcntale
—nbsp; Scrofule...................
—nbsp; Morphiomane..............
—nbsp; Fievro puerp^ralenon inocu-lahle au chat...............
—nbsp; Bonton de Biskra...........
—nbsp; Kage........:-,........#9632;•
—nbsp; Moins d'immunite pour lo charbon que le chien.......
—nbsp; ne prend pas le charbon symptomatique.............
—nbsp; Ver.iga....................
—nbsp; rendu malade par 1c microbe de la fifevre typboidc.......
—nbsp; Squirrhe frequent..........
—nbsp; lepieiix...................
-nbsp; Exostoses syphilitiques.....
—nbsp; Syphilis inoculable.........
—nbsp; sujet au favus.............
—nbsp; Frequence du tgt;cnia........
—nbsp; Ane'iiie pernicieuse........
—nbsp; Phtisie vcrmineusc.........
('.HATAIGNIER. Longevite.......
r.HAUDEPISSE..................
C.hmimes (Le pacage dans les).
ALPHABETIQUE.
291 394
cause du cliarbon pour les moutons..................
Chauve-soukis................
Chaux empecbe l'cxcretion de 1'acide urique..........134
Cheiroptehes. La localisation des substances est moins de-veloppee chez eux quo chez les untres mamuiileres . .. .
Cheloides Mquentes chez le negre.....................
Chexe........................
—nbsp; (Galle du).................
Ciieval. Accidents dus au froid.
—nbsp; Tendance a suppurerchez le cheval d'origine normande on anglaise...............
—nbsp; supporte mal la decompres­sion barometrique..........
—#9632; Epizootics.................
—• Maladies professionnellcs...
—nbsp; Rarete des chutes de la ma-trice cnez la jument........
—nbsp; Suicide...................
—nbsp; Folio......................
—nbsp; Epilepsie..................
—nbsp; Choree....................
—nbsp; Catalepsio.................
—nbsp; Paniques contagieuscs......
—nbsp; sujet an tlque.............
—nbsp; tue par manioc...........
—nbsp; excite par inorphi.no........
—nbsp; non empoisonne par la jus-quiame..............•.....
—nbsp; empoisonne par les faiues..
—nbsp; empoisonne par le salsola soda.......................
—nbsp; peu inlluence par le seigle ergote..................• •
—nbsp; non empoisonne par I'aconit.
—nbsp; tue par la phellandria aqua-tiqua......................
—nbsp; alezan. Caractcro irritable...
—nbsp; ä museau hlanc. Valour pro-nostiquc................100
—nbsp; Epithelium do I'estonuic.....
—nbsp; Temperature...............
—nbsp; Pools...................
—nbsp; do recrutcment; Aptitude morbide....... .........
—nbsp; surmene. Aptitude a la morvc...................
—nbsp; Morbidite et mortalite va­riables suivant la prove­nance..........• '•......•#9632;
—nbsp; Aptitude au farcin et a la inorve varie suivant les races............... 108
—nbsp; Gbaque race a-des caralaquo; teres physiologiqucs et pathulo-giques particulicrs.........
220 48
142
291
298
110 27
450
308 3U9
438 88
66 86
88
89 92 93 93 93 93 94 94 97 97
97 97
98
98 98
98 100
101 101 103 104
105
100
/ 8
06
93
98
lOi
110 139
110 150 156 164
18i 186 197
221
228 237
241 254 258 268 268 357 375 399 400 29 20G
108 237 108
ocr page 501
TABLE ALPHABETIQUE.
485
274 274 355 358 365 101
Ciikval.Aptitudo au charbon...
—nbsp; Aptitude a la morve-----117
—#9632; Synovite uinbulatuirc.......
—nbsp; 1'lcuresic rhuniutismulc tres laquo;rave.....................
—nbsp; Frequence des calculs du rein......................
—nbsp; Frequence des calculs sali-vaires............'.........
—nbsp; Cataracte diabctiquc........
—nbsp; Frequence dc polyurie......
—nbsp; raquo;iabete..................
—nbsp; Surmenago................
—nbsp; Saturnisine................
—nbsp; Arsenicismc...............
—nbsp; Pellagra...................
—nbsp; Ataxie....................
—nbsp; Pemphigus................
—nbsp; Osteomyellte...............
—nbsp; Meningitecörebrospinale plus frcquente chez la jument...
—nbsp; Verrues....................
— Bouton de Biskra..........
—nbsp; Variole rare...............
—nbsp; Terrain par excellence de la vaccine on equine..........
—nbsp; Rougcole..................
—nbsp; Scarlatinc.................
—nbsp; Mucus nasal du cheval scar-latineux, inoculc au lapin, au chien et a Fenlant.......
—nbsp; Fievre jaunc...............
—nbsp; Epistaxis pendant les epide­mics de fievre jaune........
—nbsp; Rage............. 197, 198
—nbsp; Fievre typhoide........ 205
—nbsp; Blennorrhagie.............
—nbsp; Le cholera des poules lui donne un accident purcnicnt local.....................
—nbsp; Imtnobilite.................
—nbsp; (Acne contagieusc du)......
—nbsp; Charbon, rare chcz lui en France, est frequent en Al-gorie, en Sardaigne et en Uussic....................
—nbsp; Symptömcs du charbon.....
—nbsp; Frequence du tetanus.......
—nbsp; passe pour l'agent de trans­mission du tetanos.........
—nbsp;- Fievre palustre............
—nbsp; Fievre ataxnadynamique. ..
—nbsp; Cancer frequent............
—nbsp; blanc. Aptitude plus grande au cancer........;........
—nbsp; Tuberculose plus frequcnte qn'on ne le pensait autrefois.
—nbsp; Symptömes de la tubercu­lose......................
—nbsp; nbsp;Syphilis...................
—nbsp; Beriberi...................
117 121
139
139
110
140 152
153 154
169 161 161 162
165 178 183
185 185 186 189
190 19-2 193
Cheval. Goitre...............
—nbsp; Crötinisme goitrcux.........
—nbsp; Teigne tondante............
—nbsp; refractairc au favus.........
—nbsp; actinomycose..............
—nbsp; vidard ....................
—nbsp; dc Kabylie, d'Arabie, deUon-grie, sujets a la lilaria ho-morrhagica................
—nbsp; Plaies d'öte................
—nbsp; Sucurs de sang............
—nbsp; Symptömcs speciaux del'he-niopis sanguisuga..........
—nbsp; Gale sarcoplique...........
Cueviie. Epilepsie.............
—nbsp; empoisonnec par la lupinose.
—nbsp; non empoisonnee par la jus-quiamc..................
—nbsp; non empoisonnec par le tabae.....................
—nbsp; non empoisonnec par 1'aco-nit........................
—nbsp; Pen de resistance aux ma­ladies .....................
—nbsp; Aptitude au charbon.... 117
—nbsp; Aptitude ä peste bovine....
—nbsp; Saturnisme................
—nbsp; Variole rare................
—nbsp; Rage......................
—nbsp; inoculable ä la mammite con­tagieusc dc la vache.......
—nbsp; Gravite du rongctdu pore...
—nbsp; prend la morve.............
—nbsp; linpaludisme dans la campa-gne romaine ct on Solognc.
—nbsp; Prurigo lombaire..........
—nbsp; Maladic tremblantc.........
—nbsp; nbsp;Peste......................
—nbsp; Vaccination centre la rage..
—nbsp; Gale sarcoptiqne...........
—nbsp; d'Asie et d'Afrique. Grande aptitude a la gale...........
Cbevreuil. Charbon...........
Cheyletixees chez 1c lapin, le pigeon, le paon............
Chien. Action du sang de cer­tains poissons..............
—nbsp; Richesse de sen sang en sill-fate de soude. ...•...........
—nbsp; Richesse en chlorure de so­dium ....................
—nbsp; Richesse en oxygene et en acide carbonique..........
—nbsp; Plasticite du sang..........
—nbsp; Greife de sa cornee sur oeil humain...................
—nbsp; Aceroissement..............
—nbsp; Succombe a une compression atmospherique de 3 atmo-splicrcs et demi............
—nbsp; Epizootics.................
411 411 411
419
426
93
97
97 97 98
110
22(1 119 161
189 197
20 i-
236 238
245 272 272 277 303 426
426 221
193 195
195 201
240 206
208 211 216
221 223 231
233 245 245 254
254
35
00
266 268
08
86
ocr page 502
f
'
ww
TABLE ALPHABfiTIQUK.
Chikn. Suicide............... 92
—nbsp; Epilepsie.................. 93
—nbsp; Choree...... ............. 93
—nbsp; Catalepsie................. 93
Tolere mal la tliebainc...... 97
-nbsp; empoisonne par le doroni-oum..................----- 98
—nbsp; Certaines especes resistcut micux que d'antres, a poids egal, ä l'oxyde de carbone.. 98
—nbsp; Temperature............... 103
—nbsp; Pouls..................... lOi
—nbsp; Rage. Aptitude inegale..... 107
—nbsp; Chaque race a des caracteres physiologiquos et patholo-giques.................... 108
—nbsp; supporle bien les trauma-tismes.................... 110
—nbsp; no prend pas la morve..... 117
—nbsp; Frequences de calculs du sein...................... 140
—nbsp; Ostcomalacie experimeutalc. 150 —#9632; Scorbut................... 1Ö7
—nbsp; Action do I'alcoolismo expe­rimental des parents sur les enfants................... 163
-nbsp; Absinthe. Son action convul-sivante.................... 163
—nbsp; Alcoolisme experimental ... 163
—nbsp; Resiste au slaphylococcus aureus.................... 181
—nbsp; non inoculablc par le mi­crobe de la fifevre puerne-
rale....................... 18-i
-nbsp; Verrues................... 185
-nbsp; Bouton de Biskra.......... 186
—nbsp; Variole.................... 189
—nbsp; Fievre jaune............... 19quot;)
-nbsp; Rage............. 197, 198 201
—nbsp; Horreur du cbien commune
a tons les animaux enrages. 198
—nbsp; Inoculablc par le microbe do la inammite contagieusc des vacbes...................... 20i
—nbsp; Blennorrbagie............. 206
—nbsp; Ophtalmic granulcuse...... 206
—nbsp; Conjonctivite folliculairc.... 206
—nbsp; Le cholera des poules ino-cule lui donrte un accident local...................... 208
—nbsp; La bacterie de la pneumonic plus grossc chez lui quo clicz I'homme.................. 215
—nbsp; Resiste a Finoculittion dc l'ulcfere du Tonkin......... 216
—nbsp; Aptitude pour I'acne conla-gieuse du cheval........... 216
—nbsp; d'appartement. Sujet ä la gingivite arthrodentaire in-tectieuse................... 217
—nbsp; (Diarrhöe du jeune)......... 218
Chien. Immunite quasi-absoluc pour le charbon bacteri-dien..................221 22J
—nbsp; ne prend pas la charbon sjmptomatique............. 228
—nbsp; (Gourmc du). Coincide par-Ibis avec la. diphteric de I'homme................... 230
—nbsp; transmet le tetanos au cheval
et invcrscment............. 232
—nbsp; nbsp; ne prend pas le rouget du pore...................... 236
—nbsp; Veruga.................... 237
—nbsp; La morvo ne lui donne que
des accidents locaux....... 238
—nbsp; rendu malade par le microbe
de la fievre typhoide........ 211
—#9632; La richessc dc son sue gas-trique en acide cblorhydrique le met a l'abri du cholera... 2i2
—nbsp; 11 prend le cholera si on al-calinise son lube digestif... 21:1
—nbsp; Pcut prendre le cholera par absorption des dejections choleriques................ 213
—nbsp; Fievre palustre............. 245
—nbsp; Cancer................250 251.
—nbsp; Leucemic.................. 25lt;gt;
—nbsp; Lepre..................... 25S
—nbsp; rendu tuberculeux par la pulverisation de crachats tu­berculeux............. 263 438
—nbsp; rendu tuberculeux par conta­gion d'homme........... . 266
—nbsp; peu apte a tuberculose...... 265
—nbsp; Svphilis inoculablc......... 268
—nbsp; Goitre..................... 274
—nbsp; Crctinismc................. 274
—nbsp; Pesic..................... 277
—nbsp; Scpticemic experiinenlalc.. 281
—nbsp; rendu refractaire ä la rage. 301
—nbsp; Teigue toiulanle.......----- 350
—nbsp; Aclinomvcose.............. 365
—nbsp; Ttenia..................... 370
—nbsp; Anemic pcrnicieuse des chiens dc mculc............ 398
—nbsp; (Ulceres du)............... 411
Chiffoxxiers. Sujets aux para­sites du lube digestif....... 88
Chimiqi E (Personnalitc)........ 10
Chi.ne. Rougeolc angineuse spe-
ciale a la Chine........... 191
Chixois. Qualiles chimiqucs dc
leur sang.................. 8
—nbsp; Leur morbiditc el leur mor-talite..................... 116
—nbsp; Receptivitc exceptionnclle pour la variole............. 188
—nbsp; Ilesislance ä impaludisme... 2i:!
Chioxiphe cafiteiiia........... 369
Chiqi.e. Alleinl hommc, brebis.
ocr page 503
T
#9632;
TABLE ALPH
487
lis^e cst encore nocif a
cause des ptomaines....... 33(i
Choi.eiu. Les micruhes sent tues par la chalcur, mais les pto­maines restent............ 30(i
—nbsp; La culture dans le pigeon tue
le cobaye.................. SUli
—nbsp; Grand role des principes toxiquos secretes.......... 310
—nbsp; Vaccin chimiquc........... 310
—nbsp; infantile................... 107
—nbsp; des canards...........211 212
mulct, üiic, cliicn, cliat,
pore...................... 131
hitixe...................... 25
HI.ORAL. Action sur les inscctcs. 22
- Action sur los vegctaux___ 83
iHi.oitATES. Action sur les vegti- •
tauK...................... 24
. ilohe. Action sur les vägetaux. 24 liii.onoFuiiME. Action sur les in-
sectes..................... 22
—nbsp; Action sur les frames...... 22
—nbsp; Action sur le protoplasma.. 22
—nbsp; Action sUr la sensitive...... 22
—nbsp; Action sur les vegetaux. 24 83 CHLOROPHTLLE (Cristallisation
dela)..................... 12
—nbsp; Sa Conction................ 41
—nbsp; manque cliez les Champignons et cliez la plupart des ani-maux..................... 42
—#9632; Son role dans la formation
dc ramidou............... 41
(liiLonosE dc I'liomme......... 22
-- des vegetaux.............. 22
—nbsp; des animaux............... 131
—nbsp; d'Egypto.................. 309
GHLORUHES diminues chez les
goutteux... .............. 7
—nbsp; de sodium. Sa proportion clicz les divers animaux.... 6
OIIOI.EIU. Frequent chez 1c
negre..................... 114
—nbsp; Immunitc conferee par le culvre..................... 117
—nbsp; Frequent chez les Japonais.. 122
—nbsp; Aptitude hrusqueinent deter-minee par la diminution dc l'acidite du sue gastrique, sous rinfluence de troubles digestifs.................. 242
—nbsp; Son hacille................ 242
—nbsp; Son hacille ne se dcvcloppe
pas dans les milieux acides.. 242
—nbsp; Son hacille. Ses produits toxiquos.................. 242
—nbsp; attcint chiens, cohayes et sou-ris, si on prepare le tcriMin par line injection alcaline dans I'estomac on I'intestin.. 213
—nbsp; Microhc en culture presente
une virulence ininime...... 305
—nbsp; Vaccination................ 305
—nbsp; La virulence du microhc ac­crue par son passage dans le coliaye d'abord, dans le pigeon ensuite............. 306
—nbsp; Immunite conferee par dc petites inoculations succes-sives de culture steril see... cOS
—nbsp; Le honillon de cullurc steii-
—nbsp; des canards n'atteint que le
canard domestiquc et le ca­nard du Labrador; non les canards sauvagos ci les ca­
nards exotiqucs ...........
—nbsp; dos poulcs antagoniste du charbon ...................
—nbsp; des poulcs ne prend pas sur les poussins...............
—nbsp; Aptitude du lapin, inaptitude du cobaye........ 117, 176
—nbsp; Secretion toxique ct narco-tique du microbe..........
—nbsp; des poulcs contagicux et bc-rcditairc..................
—nbsp; Chez les inammifcres le mi­crobe passe de la mere an foetus, chez les oisoaux dans lj vitellus de l'ccuf.........
—nbsp; des poulcs. Son microbe n'est cultivable que dans le bouil­lon de poule..............
—nbsp; des ponies inocnle au chicn, au cheval, au cobaye, il leur donne un accident purcment local......................
—nbsp; des ponies. Inoculation pro,-posee pour drtruiro les la-pins d'Anstralic.........209
—nbsp; des poulcs. Ses rapports avee la maladie du soinmcil......
—nbsp; des ponies imile par le jc-quirily....................
—nbsp; Attenuation................
—nbsp; confere rimmunile pour le charbon...................
—nbsp; Son attenuation par I'oxy-gene.................. 297
—nbsp; Vaccination................
—nbsp; des pores.................
Ciioi.euiui E (Injection iutra-
voineuse do I'lirine) cst toxi­que .......................
—nbsp; (Urine do) liltree donne le cholera...................
212 106
107 207 20S
208
208 20S
208
371
211
285 292
294
331 297 235
242 309
Ciioi.ESTEliiXE dans les vege­taux................... 46nbsp; nbsp; 140
Ciioiiee chez les animaux.....nbsp; nbsp; nbsp; 93
ChoUETTB. Temperature.......nbsp; nbsp; 103
ocr page 504
91
438
TABLE ALPHABfiTlQUE.
Ciiuvsalihi;. Hibernation......
Cicada ohm..................
CiCATiilSATlON des cristaux.....
Cicatrices Bbreusos frcquentes ehez 1c ntgic............
Cicogne. IMiemiionie aspergil-luiie......................
ClGüS.....................45
-- mangce par les grives......
— en Ecosse ne contienl pas do conicine..................
CtLS vibratiles. Premiere loca­lisation dn mouveinent dans la Serie des etres...........
—nbsp; disparalssent dans la serie animate, ä mesurc que les muscles et les ncrfs appa-raissent...................
—nbsp; Lenr existence determinee par le milieu.... .........
Cixcho.nine...................
OltE vegi''tale ............. 46
Citiioxxieks (Fumagginc des)..
Civilisation' augmente la frc-qnenco des maladies ccre-lirales....................
—nbsp; Son action sur les maladies par.isitaircs.. ............
('.i.ADOiiiHix dichotoma........
Ci.asraquo;ificatiox des races par la pathologic comparee ......
Ciaveaii .'......... .........
—nbsp; dilue......................
CliAVELEE.....................
—nbsp; transportee par les etour-neaux '..................
—nbsp; Imiminitö dos moutons alge-riens ....................
Cl.AVEUSATION...............
CLEONUS punctiventris de la bet-tciave, tue par isaria des­tructor ...................
Ci.imat. Son action............
CoBATE. Action du sang de cer­tains poissons..............
—nbsp; Hypnotismc................
—nbsp; non empoisonnc par la lupi-nosc......................
—nbsp; tue par bacteridie charbon-ncuse...................
—nbsp; Inaptitude tin cbolera des ponies...................
—nbsp; Aptitude pour peste des la-pins......................
—nbsp; Resiste a inoculation de sop-ticemie... . ,.............
—nbsp; Ne preml pas le pemphigus.
—nbsp; P.esiste ä l'inoculation dc la tievre pnerperale.........
—nbsp; inociilahlc a scarlatiue......
—nbsp; inociilahlc a lievre jaunc...
48
454
14
no
359 63
98
323
Cobayk. inoculable ä rage.....
—nbsp; Le cholera des ponies lui domic des accidents locaux.
—nbsp; relractairc ä rh^moglobinu-rie bactrrienne du boeuf....
—nbsp; Aptitude pour l'ncn6 conta-gieuse du cheval...........
—nbsp; Inoculation positive du mi­crobe de la maladie des lar-ves d'abcille...............
—nbsp; refractaire ä la maladie mi-crobienne du furet..........
—nbsp; Grande aptitude au cbarbon.
—nbsp; Grande aptitude a diphterie.
—nbsp; Prend le cbarbon symptoma-tique....................
—nbsp; Ne prend pas le rouget du pore......................
—nbsp; Prend la morve............
—nbsp; foudroye par microbe de la fievre typhoide...........
—nbsp; Prend le cholera si on alca-linise son tube digestif.....
—nbsp; Inoculation du enncer......
—nbsp; Inoculation dc leucemic de l'hommc amenehypcrtrophie ganglionnairc. ..quot;..........
—nbsp; Tuberculose inoculee.......
—nbsp; bien nouni, bien acre, echappe a la tuberculose___
—nbsp; en dehors dc rexp^rimenta-lion rarcment tuberculeux..
—nbsp; surtout sensible au bacillc tubciculcuxvenudorbommc.
—nbsp; Inoculation du beriberi lui donne un codeme..........
—nbsp; OEdemc maiin............
—nbsp; inocule de l'erysipelc de l'hommc acquiert immunitc pour le charbon...........
—nbsp; vaccine centre fievre jaunc devient refractaire ä une sc-conde inoculation..........
—nbsp; Antagonisme dans scs tissus, entre la bacteridie charbon-ncuse et le cholera des pon­ies.......................
—nbsp; Son action sur la forme do la bacteridie charbonneiise....
Cocaine. Son action cst propor-
tionnelle a la tempdrature..
Coccidie ovifonnc.............
—nbsp; perforante ................
—nbsp; Son inoculation aux lapins d'Australie................
—nbsp; des oiseaux................
COCCINELLE....................
COCCUS I.ACCA................
COCHII.IE....................
Cociiixciiine. Frequence du fa-vus.......................
197 208 213 316
218
220 221 228
22laquo;
236 238
2U
21:! 250
256
262
264 265 267
271
285
294
78
78
3*6 45
m
353
91
41-2 217
117
188 295 188
188
189 291
365 323
4 03
97
117
117
180
117 178
184 193
196
299
320
102 370 370
371 372 351 151 446
358
ocr page 505
TABLE ALPHABKTIQUE.
'Wit
Cocotte...................... 276
cobnures.................... 376
Coenurus cerebralis du boeuf et du mouten............ 377 379
—nbsp; serialis des rongeurs....... ,377
Coeur. Ses hattcments chez di­vers animaux.............. 104-
Co'iT dure plus longtcmps chez 1c negrc que chez le blanc. 109
Oolchique................... 45
Coleopteres tues par I'isaria destructor......... 365, 440 449
Couque sechc................ 246
—nbsp; chez les equides........... 395
Collier asophagien, jouc le
n'ile d'uu cerveau.......... 55
Colonies animales............ 26
Combustion proportionnelle ä
rintensitlaquo;; dc la vie......... 46
—nbsp; Sa diiiiiniition facilite I'en-graissement.............. 131
Conciietions pierreuses des vc-gelaux................. 53 141
CONCURRENCE cntre les elements anatomiques et les mi­crobes............... 171 207
—nbsp; cntre les microbes......... 171
Congue. Son sang toxiquc pour
certains animaux........... 4
CoMClNE..................... 63
Coxiieres sensibles aux olTcts
de la fumee des villes...... 88
Ccnjonctivite folliculaire fre-
qucnte chez le chien........ 206
—nbsp; vermineuse chez le cheval, I'oic, la poule, le chien, le mouton................... 410
Coxxetable quot;(Grand). Nom dun oranger de Versailles....... 28
Constipation rare chez le ne-
gre....................... 112
Coxstitition medicale........ 168
Contagion nerveuse chez les animaux coimne chez I'liomme............ .. 94 177
Coxtractilite appartient a tons les etres vivants............ 77
—nbsp; ehe? les animaux et chez les vegetaux provoquec par I'c-lectricite.................. 79
Convalescents. Leur aptitude
pour I'erysipelc............nbsp; nbsp; 107
Colaquo; (Grcfle de l'ergot d'un) sur
la crite d'un autrc.........nbsp; nbsp; nbsp; 34
—nbsp; Engraissement............nbsp; nbsp; 128
—nbsp; Rhumatisnie articulaire.....nbsp; nbsp; 139
—nbsp; d'lnde. Variole.............nbsp; nbsp; 189
—nbsp; Cancer des tcstlcules....... 254
Coque vegiHale... 252,446,447 454 Coquelicot toxiquc pour Ins bo-
vides...................... 97
COUUELL'CHE ......t........... 234
—nbsp; inoculable au lapin......... 2;)5
—nbsp; Attcint toutes les races hu-maines.................. 235
Coqiilles de Saint-Jacques ri­ches en glycugene........nbsp; nbsp; nbsp; 72
Corallines. S'incrustentdc car­bonate de chaux...........nbsp; nbsp; nbsp; 53
Couaux.......................nbsp; nbsp; nbsp; 81
Corbeau non tue par le cafe...nbsp; nbsp; nbsp; 9S
#9632;— Sa temperature...........nbsp; nbsp; 10;t
—nbsp; Pneumonie aspergillaire-----nbsp; nbsp; 359
Cohplsclles seinilunaiies.....nbsp; nbsp; 37:!
Corps falciformes............nbsp; nbsp; 370
Coryza (Aptitude au)..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Couleur des animaux en rapport
avec leur caractere......... 10t^
—nbsp; du sol influe sur le climat.. 62gt;r
—nbsp; Son action sur les aptitudes
et les immunites morbides.. 99 Couleuvre. Richcssc de son sang en sulfate de soude ... 5
—nbsp; Richesse de ses tissus eu chloruro de sodium......... 6
—nbsp; Sa temperature............ 102
Coup de sabre. Disposition do
la barbe frequente chez les homines disposes ä la tubcr-
culoso.................... 264
Courlis. Immunite pour la lie-
vre paludeenne............ 246
Cousins...................... 429
couvertuhe morte............ 169
Cow-pox.................... 190
Coxalgik tuberculcuse...-.. .. 260 Crapaud. Reviviscencc........ 38
—nbsp; (Le veninde certains) inocule a des oiseaux change pour toujours la coulcur de leur plumage.................. 314
Craw-chaw chez le ncgre.....nbsp; nbsp; 411
Creatine....................nbsp; nbsp; nbsp; 45
—nbsp; Sa production varie avec la temperature..............nbsp; nbsp; nbsp; 64
Creoles des Antilles et de Ca­yenne passent pour avoir une ipnmunite pour la rougcole.. 191
CressON. Son role dans revolu­tion dos distomes........ . 388
Cretinisme impaludique chez les animaux et I'lioinmc.... 241!
—nbsp; goitrous chez les animaux
et I'homme................ 274
Criptococcus gnltulalus des
feuilles fermeutei'S cause de
la peslc des lapins......... 1S8
Cristallin fEtal). Ne caractorise
pas le monde inorganique... 12 Ciustaux. Se forment suivant un
processus evolutif...... ... 13
Croup rare chez les Juifs.. 115 229
*
ocr page 506
55raquo;
#9632;gt;
KM)
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Cru.
204
Cysticekqle cellulosoe du perc.nbsp; nbsp; 377
—#9632; bovis ....................nbsp; nbsp; 377
—nbsp; du mouton................nbsp; nbsp; 37 7
—nbsp; des inollusques............nbsp; nbsp; 377
—nbsp; nodulosa des poissons.....nbsp; nbsp; 377
—nbsp; tricuspidaria dos poissons...nbsp; nbsp; 377
—nbsp; du Dauphin...............nbsp; nbsp; 377
—nbsp; de repiuoche..............nbsp; nbsp; 383
—nbsp; tricuspidaria nodulosa dc la perche.....................nbsp; nbsp; 383
—nbsp; pisiformis.................nbsp; nbsp; 385
Cystite vermineuse...........nbsp; nbsp; 390
CystoIdote.niens. Leur larve ha­bile dans les invertebr^s. 376nbsp; nbsp;378
Cystolithes...................nbsp; nbsp; 141
Cytise.......................nbsp; nbsp; nbsp; 45
Cytisus proliferus. Non toxique
pour les ruminants.........nbsp; nbsp; nbsp; 97
—nbsp; toxique pour les equides ...nbsp; nbsp; nbsp; 97 Cystospeumie dc la grenouille..nbsp; nbsp; 371
—nbsp; de la souris, des passereaux
et des poissons............nbsp; nbsp; 371
—nbsp; de rbommc................nbsp; nbsp; 371
Cystote.mexs.................nbsp; nbsp; 376
—nbsp; a cajnure..................nbsp; nbsp; 377
GRUCIFtRES. Lour composition chimique canioterisce par le soufic ct par l'unimoniaque. 118
CursTACES riches en cellulose. 25
—nbsp; Revivisccnce dc leurs oeufs.. 38
—nbsp; Certains vivent a 8,000 me­tres de profondeur......... G8
—nbsp; Le glycogamp;ie est abondant dans lour carapace......... 72
—nbsp;.Action dc I'hydrogenc sul-
fur^.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ....... 99
—nbsp; paraVitos .'.'.quot;.'.quot;370','418,'420 429
—nbsp; Leur rule dans devolution de
la filalrc dc Medine........ 412
i'.ryi'tocystis tricliodccti dans
le pore et le cliicn......... 378
CCIVDE crec rimmunitc pour le
cliolera et la lievre typhoidc. 117
—nbsp; Action de ses scls sur les cultures du baciUe typhoidc. 241
Culex. Son role dans la conta­gion de I'^lephantiasis des Arabes.................... 408
—nbsp; oquinus du choval ot du boeuf. 429
—nbsp; pipiens................... 429
Curare inoffonsifdansl'estotnac
des inainmilcres........... 101
—nbsp; Empoisonne les oiscaux s'il
cjt mis dans restomac...... 101
—nbsp; Son action retardee par I'ali-niciitation................. 105
COSCUTE de la luzorne......... 355
CVCLAMIKE. Bond patliogenes les microbes latents de la gre-nonillc et des poissons..... 286
—nbsp; (Infection microbienne par
la)........................ 286
Ctcne. Temperature........... 103
—nbsp; I'neumonio aspergillalro___ 359
C.yxaiiees. Leurs etamincs erec-
tilcs...................... 79
Cvnips. Des gallessc forment au-tour de leurs larvcs.... 252 449
—nbsp; liens caricee............... 452
CV.N0CE1'1IAI.E................ 189
Cvpr£s. Longevile............ 29
Cyi'IH.n. Sujet a la cataractc..'.. 154 Cvi'itiNlDES. Sujets ä la maladie
des carpes................. 363
Cysticerque............... 89 319
—nbsp; nbsp;pisiformis du lievre et du lapin...................... 376
—nbsp; tenuicollis des ruminants et
du pore................... 376
—nbsp; du renne.................. 376
—nbsp; I'ascicularis du rat, dc la sou-iis, du mulct, du campagnol,
du rat d'eau............... 376
—nbsp; de IHelix................. 377
—nbsp; de la pcrclic............... 377
Dactyi.ozoaiiies............... 46t
Dadax........................ 209
Dam. Rage................... 197
—nbsp; Charboa.................. 221
—nbsp; Pesic bovine.............. . 277
Daphxees (Maladie parasitaire
des)...................... 312
—nbsp; Lutte dans leur inteneur eutre les conidecs ct les leu­cocytes................... 312
Datum A mange par les faisans. 98
Dati liIXE..................... 118
Debilite augniente l'aptitude
morbide.................. 105
Demouex folliculorum. Chez Ihommc, 1c chien, le chat, la ebevre, le porc, 1c mou­ton, Ic boeuf, 1c cheval, le renard, le rat, le cerf, la
chauve-souris.............. 42S
Dextaire (Greffe).............. 35
—nbsp; (Carie).................... 269
—nbsp; (Caric) hereditaire.......... 209
—nbsp; (Carie). Aptitude de la race kymrique................. 289
—nbsp; (Carie). Peu d'aptitudc d e la race eclte................. 269
—nbsp; (Caric)frcqucntecliez l'hoinme prehistorique............. 270
—nbsp; (l'.arie) rare chez los animaux. 270
—nbsp; (Caric) trequente cbczle porc. 270 Dentition prematurce......... 60
ocr page 507
^#9632;1
TABLE ALPHABfiTIQUE.
491
170 32
09
lOr. 63
97
98 103 135 231
80
228
228 229 229 229
229 229
229
229
229
230
Dentition. Periode dangcreusc clie/t tous les animaux...... 85
—nbsp; embryonnairc. Rattaclic les
siiides aux ruminants....... 119
Dents. Leur usure amene chez tons les animaux des troubles
digestifs................... 8C
Deiimanysses galliniraquo;.......... i-Jl
—nbsp; des oiseaux, do I'liomme, du boettt' et du eheval......... 421
—nbsp; aviuni..................... 421
—nbsp; liirundinis................. 421
Deiim VTOamp;Essouvent gut!ries par
1 erysipelc................. 294
Deshyduatation des tissus..... 37
Desmanthus.................. 79
DESTItl ctoh tiiitici............ 437
[gt;etehmixisme anatomiquc de
l'aptitude et de rimmiiiiite.286 433 Divbkte augmente aptitude mor-
lide...................... 10i5
—nbsp; pen frequent cbez le nrgrc. 112
—nbsp; frequent chez les Juifs..... 115
—nbsp; phosphatiquc.............. 150
—nbsp; stiere..................... 151
—nbsp; azoturiquc................ 152
—nbsp; cree l'aptitude a la tubercu-Insc...................... 153
—nbsp; huileux dos poissons....... 104
—nbsp; snore, frequent chez le singe. 154 Diahuhee parasitaire des nour-
rissons.................... 218
—nbsp; des jeunes chiens.......... 218
—nbsp; do Cochinchine............ 414
—nbsp; do Cochinchine; il faut une aptitude prealable.......... 415
DIASTASE secrclec par les v(?ge-tiiux conimc par les ani-maiix................... 70 170
—nbsp; change I'amidon en dextrine puis en glucose........... 71
—nbsp; apparait dans la graine au moment de la germination.. 71
Hiathesk est un etatchimique. 7 1(!7
—nbsp; nbsp; oligotrnphiquo on brady-trophique................quot;.. 126
—nbsp; cancereuso................ 249
Oiatomees. Leur reproduction. 57 Digexese d^tcrminec par le mi­lieu....................... 323
Digestifs (Procides) equivalents
chez tous les etres......... 68
—nbsp; (Phenomenes) chez les vege-taux...................... 69
—nbsp; (Organcs). Lours, maladies parasitaires frequentes chez
les chiffonnicrs........... 88
—nbsp; (Organes).Leurs maladies pa­rasitaires chez les oiseaux
do marais................. 88
—nbsp; (Tube). Rempli chez tous les
animaux do microbes physio-
logiques...................
Digestion....................
—nbsp; Fonction de plus en plus lo-calis^e, ä mesure qu'on s'e-leve dans la Serie des etres.
—nbsp; rclarde Tabsorption des poi­sons.......................
Digitale.....................
—nbsp; mangec par les escargots... Di.ndon empoisonne par le sa-
pinda ednlis...............
—nbsp; Temperature...............
—nbsp; Goutte articulairc frequcnte.
—nbsp; propage la diphterie........
Dionoea muscipula..... 76, 78
Dii'HTfeniE. Reviviscence de son
microbe................ 37
—nbsp; Les symptömes sont surtout causes par les ptomaines se-cretees par le microbe.....
—nbsp; Grande aptitude des enfants.
—nbsp; Aptitude hereilitairc........
—nbsp; Grande aptitude des oiseaux.
—nbsp; conjonctivale chez les oi­seaux....................
—nbsp; intestinale chez les oiseaux.
—nbsp; Le bacille est plus petit chez les oiseaux quo chez I'homme.
—nbsp; varic de siege et do nature suivant les especes........
—nbsp; frequenle chez les veaux en Allcmagne.................
—nbsp; contagieuse des animaux ä I'homme..................
—nbsp; Epidemics chez ITiomme coincident parfois avee epi­zootics dc mammite conta­gieuse chez la vache.......
—nbsp; Epidemics chez I'liomme coincident avec pepic des oiseaux...................
—nbsp; propagee par lei oiseaux...
—nbsp; Vacciu chimique...........
—nbsp; des oiseaux simulec par la coccidie...................
Dipi.ococcus dc la scarlatine ...
—nbsp; do fievrc janne............
Diigt;teiif.s out tous des para­sites.................. 351
Dispiiaivagl'S spiralis de la poule.....................
—nbsp; nasatus dc la poule de crevc-coeur......................
Distomes.....................
—nbsp; echinatuin du chien, du ca­nard, des oiseaux domes-tiques.....................
—nbsp; oxycephalum dn canard.....
—nbsp; armatum de hquot; raquo;oulc.......
230
530 230 310
372 193 196
429 414
414
380
386 386 386
ocr page 508
1 laquo;J-1 -
mm
m
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Oistohes ti'uncatum du phai|uc
et du chat...............nbsp; nbsp; 386
—nbsp; sociuledurcnardd'Ameriquc.nbsp; nbsp; ;t87
—nbsp; clavigcrum du pore........nbsp; nbsp; 387
—nbsp; campanule lt;lu cliicn........nbsp; nbsp; 387
—nbsp; des ecrcvissos .............nbsp; nbsp; 387
—nbsp; pulmonulc de riiouimc.....nbsp; nbsp; 387
—nbsp; ringeri do I'lioinme........nbsp; nbsp; 387
—nbsp; japomciim de 1'bomme et du chat.......................nbsp; nbsp; 387
—nbsp; hepaticum des ruminants, du mouton, du veau, du cerf, du lievre, d; I'lininme.........nbsp; nbsp; 388
—nbsp; siuense de rhoinine........nbsp; nbsp; 388
—nbsp; crassum dc I'bomme.......nbsp; nbsp; 388
Dochmie......................nbsp; nbsp; 3!I8
Doigts (K cvivisccnce des)coupcs.nbsp; nbsp; nbsp; 38 Domestication'. Ses effets chez
les anirnaux...............nbsp; nbsp; nbsp; 90
Dol'iYIMIOIU...................nbsp; nbsp; 441
—nbsp; affecti nne los solanees..... Hi
-nbsp; Ses ennemis.............. 443
DOUHINE a son origine dans la
bestialite d ; I'lioin ue.......nbsp; nbsp; 268
Douvb......................nbsp; nbsp; 388
Dhoitiers. Variation de compo­sition chimique des deux
cdlr.s......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
Dkomadaire. Gale sarcoplique..nbsp; nbsp; UO
DitoSEitA rotundiquot;olia... 76, 80nbsp; nbsp; nbsp;81
—nbsp; paralyse par le camphrc...nbsp; nbsp; nbsp; 84
ÜYNAMOMETRIE Chez IcS VÖKÖtaUX. 79
Dvsentehie . Rare cliez le nt-grc............ 114, 218 219
Dyspepsie existe chez les vege-taux commc chez les ani-maux..................... 70
—nbsp; Les mAmcs varietes chimiques dc dvspepsics s'obs rvent chez tons les ctres vivants.. 74
DVSTROPBIQUES (Troubles)...... 145
DvriQUE. Action de I'liydrogeno
sulfure.................... 97
E
EAU. Son role dans le milieu in-
tericur.................... 1
-nbsp; Son importance............ 36
(Passage dc) douce ä can dc
mer ct vice versa.......... 37
-nbsp; nbsp;Imp nance des densitcdans l'acclimatatio ä l'eau douce
ou ä l'eau de mer...........nbsp; nbsp; nbsp; 37
— de comp sitinn.............nbsp; nbsp; nbsp; 39
dc comhinaison............nbsp; nbsp; nbsp; 39
—nbsp; dc cristallisation...........nbsp; nbsp; nbsp; :):i
—nbsp; dorganisalion.............nbsp; nbsp; nbsp; 39
miueralc- Sa necessitü dans
I'alimentation..............nbsp; nbsp; 156
Eau de vegetation............ 156
—nbsp; Son role dans la contagion
des maladies.............. 177
—nbsp; Son impurta co dans la pro-pagati iii du cholera et dc la lievre typho'ide............ 242
—nbsp; changec en sang........... 439
EAIX AliX JAMBES............. 190
Echassiers sujets aux maladies parasitaires du tube digestif. 88
—nbsp; Frequence destubcrculcs... 266
Echixocoqle................. 376
—#9632; vetcrinorum chez rhoinine,
singe, chat, mangouste, la-pin, ecureuil, pore, sanglier, boeuf, aigali, mouton,chevre, girafe, chameau, zebre, ta­pir, kangouroo, dindon..... 377
Echixoryxoue................ 418
—nbsp; geant chez le pore, sanglier, peeari ä collier, hyene rayec. 418
—nbsp; cuniculi................... 418
—nbsp; pi lymorphe du canard, oic,
cyg e.....................nbsp; nbsp; 418
—nbsp; porrigens de la balcine.....nbsp; nbsp; 418
Ecrevisse................. 25nbsp; nbsp; 118
EciuvAi.x.....................nbsp; nbsp; 441
Ecthyma souvent porte d'entröc
du staphylococous aureus dans rosteomyclitc des en-
fants...................... isa
Ecureuil......................48
—nbsp; Osteomyclite experiinenlide. 150 Eczema. Sa parente avec le dia-
bete...................... 154
—nbsp; vegetal................ 444 453
Effraie. Pneumonic aspergil-
laire...................
Eider.
3r,9 359
103
—nbsp; Temperature...............
Election decertainessubstances
pur certains tissus......... 50
Electricite provoque des mou-vcments chez les anirnaux et
chez les vegetaux.......... 79
ElectRIQIE (Etat)............. 9
Elements axatomiques. Leurs secretions varienl avec le milieu..................... 326
—nbsp; Lenr forme varie avec le mi- #9632; lieu...........#9632;............ 325
Elephant.................... 26
—nbsp; Folie...................... 93
—nbsp; Pulsations................. 104
—nbsp; Courmc................... 190
—nbsp; Gingivite arthrodentairedans
nos me agerics............ 218
—nbsp; Immunite paluslre......... 216
—nbsp; Sa resistance ä I'anguUlnle stercoraie de Cochinchinc.. 415
ocr page 509
TABLE ALPHA
193
Entomophtora sphorosperma applique a la destruction dc lu pieride du chou......... 365
Ki'Uii'miks. Coincident souvent avec les epizootics........ 86
—nbsp; couvulsivcs frequentes dans
la race jaune . ............nbsp; nbsp; 114
—nbsp; (Theorie generale des)......nbsp; nbsp; 278
—nbsp; Leur naissance, leur inarche, leur disparitiou............nbsp; nbsp; 279
Epididymite blennorrhagiquc due au cliemincmeut du mi-crococcus................. 205
Epilepsie non speciale a rhomme.................. 93
—nbsp; contagieuse des chiens de meute..................... 427
Epine-vixette. Etamines mo­biles .................... 79
—nbsp; Dynamometric ........... 79
—nbsp; Ses maladies parasitaires... 352
Epinoche. Sporospermic....... 371
Epipiiyses. Leur soudure pri-
coce dans les races ditcspre-
coces.................... 60
Epiphytes externes........... 352
—nbsp; internes................... 358
Epithelioma. Produitautomd'un
cuips irritant, comme unc galle vegetale autour du pa­rasite.................... 252
—nbsp; frequent chez le singe et chez I'liomme.............. 251
Epithelium vibratile. Action dc I'ether.................... 22
—nbsp; Sa forme pavimonteuse ou cylindrique depend du milieu
oü il est baigne............nbsp; nbsp; 320
Epizooties. Coincident avec epi­demics___................nbsp; nbsp; nbsp; 80
—nbsp; (Theorie generale des).....nbsp; nbsp; 278
—nbsp; Leur naissance, leur marche, leur disparitiou............nbsp; nbsp; 279
Epoxges......................nbsp; nbsp; nbsp; 81
EyiiDES empoisonnes par le cy-
tisus pruliferus.............nbsp; nbsp; nbsp; 97
Equine Veritable vaccine......nbsp; nbsp; 190
Eqlisetum....................nbsp; nbsp; 137
Eiiable. Riche en Sucre.......nbsp; nbsp; nbsp; 74
Ergot du scigle, toxique pour
les pores..................nbsp; nbsp; nbsp; 98
—nbsp; nbsp;du seigle, peu lixique pour
le cheval et le bonif........nbsp; nbsp; nbsp; 98
Ergotisme....................nbsp; nbsp; 161
Erinose......................nbsp; nbsp; 427
Erysipele bulleux du mouton..nbsp; nbsp; nbsp; 62
—nbsp; Aptitude des convalescents .nbsp; nbsp; 107
—nbsp; frequent chez les diabeli-ques............. 153, 177nbsp; nbsp; 184
—nbsp; inoculable au lapin........nbsp; nbsp; 184
—nbsp; maliu du pore.............nbsp; nbsp; 235
Elephantiasis des Arabes. Apti­tude du negre........ lit 407
—nbsp; frequent chez les Polyne­siens.................. 122 407
—nbsp; vegetal........... 410, 417 454
—i des Arabes. Röle des rnoiis-
tiques dans hi contagion. 429 441 Ei.eveurs utilisent les licl-mintlies pour favoriser I'en-graisscment des animaux... 380 Embolie..................... 145
—nbsp; miciobieimedanslc charbon. 225 Embryon vegetal ou animal en-
toure des monies reserves alimentaires.............. 72
—nbsp; vegetal peptonise les ma-ticres albuminoides de la i^rainc.................... ,75
EMBRYONNAIRE (Etat) choz les cristaux................... 13
Emulsine dedoubleramygdaline en aclde cyanhydrique ot en essence d'amaudes amfcrcs.. 69
—nbsp; - secretee par les vegetaux
comme par les animaux..... 70
—nbsp; determiuc chez les vegetaux l'efnulsion et la saponilica-
tion des matiercs grasses. 73 176 Endemie cretino-goitreuse est de memo nature que rendeniie palustre.................. 273
—nbsp; palustre de memo nature qne 1'endemie cretino-goitreuse. 276
E.XDOl'Il ytes................... 359
Exeaxce. Frequence des mala­dies du cerveau............ 107
E.xgei.ures. Souvent porte d'en-tree du staphylococcus aureus dans l'osteomyiilitc des en-fants...................... 182
E.xgivais. Diminuent raptitudc morbide des vegetaux...... 105
—nbsp; Transportent les bacteridics charbonneuses............. 220
Exguaissi'MENT tres rapide chez
les uiseaux................ 128
—nbsp; facilite par 1c jcune prea-lable.................... 128
—nbsp; facilite par la castration----- 131
—nbsp; facilite par 1'imaiobilite ct Tobscuritc................. 131
—nbsp; facilite par la presence des helminthes............... 380
—nbsp; facilite par la presence dquot;un ioctus..................... 380
—nbsp; (Uöle des parasites intcsti-naux dans 1quot;)............... 460
Extomoputoka................ 363
—nbsp; Son application ä la destruc­tion des lapins............. 3Ci
ocr page 510
w
49i
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Erysipele experimental du hipin.nbsp; nbsp; 283
—nbsp; gueritsouventlesdermittoses.nbsp; nbsp; 294
—nbsp; de l'homme, donne au lapin et au cobaye, leur donne I'im-munite pour le cliarbon ....nbsp; nbsp; 291
—nbsp; guerit souvcnt le lupus......nbsp; nbsp; 294
—nbsp; est la vaccine du clmrbon...nbsp; nbsp; 294
—nbsp; Une premiere attcinte no con-fere pas rinunmiite.........nbsp; nbsp; 305
Erysiphees...................nbsp; nbsp; 853
Escakgots mangent la digitale.nbsp; nbsp; nbsp; 97
Esi'ECE n'est pas immuable.....nbsp; nbsp; 325
—nbsp; formee par le milieu........nbsp; nbsp; 325
—nbsp; (Translbrmalion indefinie do 1')..,....................nbsp; nbsp; nbsp;349
Esprit vital. Est un mytlie....nbsp; nbsp; nbsp;1G7 Etangs representent pour les
poissons un milieu confine..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;87
—nbsp; (Cause de la raort des pois­sons dans les).............nbsp; nbsp; nbsp; 93
—nbsp; L'alimeutation intensive qu'y trouvent les poissons les rend souvent steriles............nbsp; nbsp; 130
Eteiinlemext rare choz les
Cafres.....................nbsp; nbsp; 109
Ether. Action sur les insectes.nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur la sensitive.....nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur les oiseaux......nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur les souris.......nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur la grenouille___nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur repithelium vi-bratile....................nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; Action sur les vegetaux.. 24nbsp; nbsp; nbsp;83
El GI.EXA VIR1DIS.............. 42
Eiphoiibe est foudroyee par un courant electrique.......... 79
—nbsp; non toxiqnc pour le cliameau. 98 El ropeens. Grande aptitude ä la
lievre jaune............... 2
—nbsp; Qualites chimiques de leur sang............ ......... 8
—nbsp; tres sujets ä l'anoxemie des hauteurs.................. 66
—nbsp; Type quotidien de leur fievrc palustre................... 244
—nbsp; du Nord ont plus d'aptitude
a la peste que ceux du Midi. 277 EUSTRONGTLUS gigas de rhomine, du cliien, clieval, boeuf, loup, vison, martre, putois, loutre, phoque.................... 391
EUSTRONGYLIDES............... 391
Evolution (Doctrine de 1')..... 20
Exostoses scrofuleuses chez Ic
chat et le singe............ J56
Faisan mange les grames de datura....................
—nbsp; Rhuinatismc articulaire.....
—nbsp; (Maladiedcspattesdesjeunes)
—nbsp; Aptitude au choldra des ponies....................
—nbsp; Frcqucntcs epizooties de dipbterie..................
—nbsp; I'neumonie aspergillaiic.... Famille pathologique.........
—nbsp; (Aptitude de certaines) ä cer­tains parasites.............
Farci.v atteint in^ealement les diverses races de chevaux..
—nbsp; doit s'appliquer aux symp-Wmes oxterieurs de la uiorvo aigue et chroniquc.........
Falcon. Temperature.........
—nbsp; I'neumonie aspergillaire.... Favus. Aptitude des arthri-
tiques.....................
Fecondatiox favorite I'engrais-
sement....................
Fecile (Reserves de)..........
—nbsp; Son accuniulatiou dans les vegetaux conslituo uno veri­table obesitc..............
Federation cellulaire..........
Felis coucolor................
Fellahs rarcment tuborculeux.
Femelles plus sujettes que les males aux maladies ner-veuses....................
Femme. Plus d'aptitude ä la scar-latine que rhomine........
—nbsp; Aptitude aurhuiuatisme chro-nique.....................
—nbsp; Embonpoint ii la meiiopausc.
—nbsp; Aptitude speciale au rhunia-tisme deformant...........
F'ER. Sa quantite dans I'oiga-nisme variable suivant les especes ...................
—nbsp; Tonique pour les vegetaux et los animaux...............
Ferment inversif secrete par les vegetaux, comme par les ani­maux .....................
—nbsp; Leur fonction n'est qu'une adaptation aux necessites du milieu....................
Fermentation arretee sur les altitudes..................
—nbsp; de l'amidon...............
—nbsp; do la gelatine..............
—nbsp; de la viande...............
—nbsp; lactique...................
—nbsp; alcuoliquc.................
—nbsp; ammoniacale..............
—nbsp; viniquo. Veritable epidemic sur la vignc..............,.
98 139 147
208
229 359 117
442
108
239 103 359
107
380 47
127
401 26o
107
107
107 131
138
328
67 169 169 169 169 169 169
177
Faixe toxique pour les chevaux ct les Ancs................ 97
ocr page 511
TABLE ALPH
W5
FiEVREpaludeenuc. laununiU du
negre..................... Hi
—nbsp; paludöenne. Son type indique le plus on moins d'aptitude du terrain au microbe......... 245
—nbsp; paludeenne pernideuse bo­vine ...................... 245
—nbsp; paludeenne. Typo dillere chez le Kabyle et chez I'Euro-peen...................... 245
—nbsp; paludeenne. Son microbe... 245
—nbsp; paludeenne larvde......... 240
—nbsp; paludeenne inoculable. 247,
394.......................nbsp; nbsp; nbsp;i:is
—nbsp; pneumonique..............nbsp; nbsp; 213
—nbsp; puerperale............. 181nbsp; nbsp; 184
—nbsp; du Texas chez le bicuf.....nbsp; nbsp; 195
—nbsp; du Texas analogue avee la fievro jaune de I'hoinine___nbsp; nbsp; 195
—nbsp; traumatiquo peu intense chcz
le negro................... 109
—nbsp; typhoide. Antagoniste dc la tuberculose............... lllO
—nbsp; typhoide frequenle dans I'ado-lescence.................. 107
—nbsp; typhoide rare chez le negre. 11 i
—nbsp; typhoide. Immunite conferee
par le cuivrc.......... 117 239
—nbsp; typhoide. Aptitude des hom-mes robustes.............. 239
—nbsp; typhoide inoculable aux sou-
ris....................... 240
—nbsp; typhoide du cheval.......... 210
—nbsp; typhoide. Inoculable par mucus nasal ct intestinal du cheval................... 240
—nbsp; typhoide chez le furet...... 210
—nbsp; typhoide. Son microbe secre­te des substances toxiques.. 241
—nbsp;typhoide. Sonmicrobe.Condi-tions chimiques qui font va-rior sa culture............. 241
—#9632; typhoide. Cost la localisa­tion du bacille dans teile ou tello region qui determine la forme cerebrale, thoracique ou abdominale............. 241
—nbsp; typhoide. Bacille d'F.bcrth. 241
—nbsp; typhoide. Vaccin chimique... 310
—nbsp; typhoide. Accoutumance..... 457
—nbsp; vitulairedelavache. 152, 232 245
—nbsp; vitulaire de la vachc, cause
de tetanos..................nbsp; nbsp; 232
FiBUOME. Frequent chez le negre.nbsp; nbsp; 110
—nbsp; des vegetaux...............nbsp; nbsp; nbsp;Ill
Figuier. Son sue digere I'albu-
minc......................nbsp; nbsp; nbsp; 70
—nbsp; des Indes..................nbsp; nbsp; 454
—nbsp; des pagodes...............nbsp; nbsp; 454
Filaire piscium...............nbsp; nbsp; 402
—nbsp; immitis du chien........405nbsp; nbsp; 408
Fbrmkst.vtion. Incapable dc rc-commencer laquo;luns un liquide qui a dujä ferments........ 287
—nbsp; taniiique.................. 328
—nbsp; alcoolique................. 329
—nbsp; n'est quo 1c resultat de l'ae-clitnutation d'un microbe ä l'etat anaerobic............ 330
FEU d'iierue. Maladie dn becuf. •122 Fki.illes. Lcurrichcsse en phos­phate do cliaux............ 51
—nbsp; Facilitent räceumulafion de
la fecule dans 1c vegetal.... 130
FlCUS RHXIGIOSA............... 1 il
I'ievre d'acclimatation........ 2Ü0
—nbsp; aphtcuso. Prend honime, bceuf, inouton, pore, clievro, cheval, poule, oie, canard.. 270
—nbsp; aphtcuso, contagicusc dc I'liomnie aux animaux el inversement............... 270
—nbsp; aphteuse, grave chcz les enfants et quot;les jounes ani­maux .................... 270
—nbsp; aphteuse, contagicuse par le
lait....................... 270
—nbsp; aphteuse; I'amp;ruption a la meine localisation chez tons
les animaux............... 279
—nbsp; ataxo-adynamique chcz le cheval.................... 24Ö
—nbsp; bilieuse melanurique du Se­negal et du Gabon......... 240
catarrhale maligne et conta-gieuse du lapin............ 371
—nbsp; charbonnense.............. 227
—nbsp; do Chypre................. 2i0
—nbsp; enterique du pore.......... 235
—nbsp; essentielle dos anciens cst
uue auto-intoxication....... 159
—nbsp; ictero-hemorrhagiquc...... 240
—nbsp;jauno.................. 2 457
—nbsp; jaune. Son microbe ne pout
\ ivre a Mexico............. 67
—nbsp; jaune rare chezle negre. 114 195
—nbsp; jaune chcz le chien........ 195
—#9632; jaune chcz le singe........ 195
jaune chez le cheval....... 195
—nbsp; jaune (Diplococcus dc)..... 190
—nbsp; jaune. Attenuation du mi­crobe par sa culture dans le cobaye.................... 290
—nbsp; jaune. Vaccination. Faible mortality des vaccines...... 296
—nbsp; jaune.Rule des moiistiques.429 441
—nbsp; des montagncs Rocheuscs semble identiquc ä la fievrc typhoide.................. 289
—nbsp; d'oroya.................... 237
—nbsp; paludcenne. Antagonistedela tuberculose................ 106
ocr page 512
#9632;.9J
TAltLE ALPHABETIQUE.
Filare Bancroft!..............
—nbsp; de Wucher.T...............
—nbsp; hdnmtozoaire du marsouin, brochet, goujon, boeuf, rat, inulot, phoque, boron, cor-beau, pie, caillc............
—nbsp; sanguinis hominis..........
—nbsp; peritonealis................
—nbsp; labin-papilosa de beruf et cheval.....................
—nbsp; cygraquo;' ....................
—nbsp; lepilcmuris chcz les lemu-liens......................
—nbsp; cquina.....................
—nbsp; palpebralis du cheval, oie, ponlc, cliien, mouton.......
—nbsp; lacrymalis du cheval, oie, ponlc, chicn, mouton.......
—nbsp; irritans du cheval..........
hemmoiThagica du cheval d'Urieiit...................
—nbsp; de Mediae de Thomme....
l'ILARIADES ..................
FtLAJUOSE liumaine...........
Flach iue des vers a soio.....
—nbsp; contagieusc ct hert-di-tairc ..................179
I'i.agellees- Remarquable e\em-ple d'acclimatation.........
lri.AMANT. Piieumonie asporgil-laire......................
Fleurs doubles. Resultat d'une alimentation intensive.......
—nbsp; Leur fecondalion par les insectes............... 177
Flore obsidonnale............
Fluxion goutteuse............
Flt;raquo;;tale (Infection) microbienne par passage des microbes ä travers le placenta..........
Foetus. Chez les mammiferes est un veritable parasite...
—nbsp; Infecte par la mere dans les maladies microbiennes, par les ptomaines secret6es, plus souvent quo par les microbes eux-memes...............
—nbsp; Acquiert immunite par pre­miere atteiute de la mere...
—nbsp; Le passage des microbes du sang do la mere dans celui du foetus est tonjouis dii a un #9632; lesion du placenta.....
Foie des insectes est represente par b'S tubes do Malpighi..
—nbsp; localise 1'arsenic ct 1'argent. Forami.niferes. Vivent sous de
fortes presslons ä 8,000 m. de proiondeur..............
—nbsp; nbsp;(Action do milieu sur)......
For de Bassac................
t07 i07
Foudre. Frappe moins souvent les negrelaquo; que lesblancs... Ill
—nbsp; Immunite rcputee des juifs.. 115 Fougeres. Leuis •nouvements
iudueuces par la tempera­ture...................... 77
Foul-brood.................. 218
Folrmiguere (Sardine)........ 420
Fot rmis. Le sexe de leurs larves varie avec ralimenta-
tion....................... 321
FoURRAGES. Lour role dans la
contagion du charbon....... 177
FRACTURES. Lentes a se conso-lider dans les pays pauvres en calcaire................ 143
—nbsp; spontanees, frequentcs chez vaches..................... 149
Ffiamboesu .................. 122
FRAXgAis. Leur m^tissage appa-rait dans leurs caractercs
pathologiques.............. 123
Fraxixus ornus. Rotundifolia.. 454 Frene. Riche en sucre......... 74
—nbsp; a les meines parasites que
les autres jasminees........ 118
—nbsp; ä mannes... ............. 454
FREZE (Grande)............... 179
Froiu. Son action sur le proto-
plasma.................. 22
—nbsp; excessifrti'rele la nutrition des globules smguius ......... 05
Fromages fails soiit deja ä moi-tie digcres par leurs mi­crobes.................. 75
Fruits. Leur richesse en phos­phate de chaux............ 51
—nbsp; vercnx................... 447
Fucus. Leurafliuite pour I'iode. 50
Fumaggine................ 353 452
Fumieh. Propagela dipliterie... 231
—nbsp; Propage le tetanos.......... 233
Furet (Maladie microbienne
du)....................... 219
—nbsp; A une maladie analogue a la lievrc typhoide............ 240
Fukoxcle. I rcquent chcz les
diabetiqucs.............153 182
—nbsp; Auto-inoculation.......__ 182
—nbsp; domic I'iinmuuite pour plu-sienrs maladies microbiennes. 294
107 408 410
410 110
410 410
410
410 411
411
412 405 407 179
208
340
359
130
459 437 107
149
215
289
55
55
68 319 102
Camasides....................nbsp; nbsp; 421
Gamasus pterepoi'do des mulot,
taupe, lapin, chauve-souris..nbsp; nbsp; 421
Gammaruspulex...............nbsp; nbsp; 418
Gale.........................nbsp; nbsp; 424
I
ocr page 513
,raquo;
iabli: alphabEtique.
497
lt;quot;.ale sarcoptiquc [dc I'liorame, chevul, one, mulct, nioiiton, chevre, pore, loup, chicn, dromadairo, cochon d'Inde.. 425
—nbsp; dos pattcs................. 426
—nbsp; psoropliquo du clioviil, boeuf, mouton, lupin............. 420
—nbsp; svmbiotlquc du chevul, chicn, chat, liuct................. 427
—nbsp; du pied do chevul.......... 427
•jalles v^ctulos. Qucl quo soil 1c
cynips, chuquc vegetal fnit toujoui's la meme guile, qui lui cst pei'sonncllo, et no varic pas avec le para­site....................... 252
—nbsp; animales.. .252, 259, 367, 368, 369, 372, 373, 393, 394, 412, 428, 432, 44laquo;,
4i9 453
—nbsp; bacillaires............. 254 451
—nbsp; du pinus alepensis.......... 254
—nbsp; bactcrionnes................ 255
—nbsp; vegetalos... 259, 425, 438, 439, 440, 446, 449, 450 453
-nbsp; du cheiie.............. 367 454
—nbsp; nbsp;strobilU'ornio.............. 454
-nbsp; (Pseudo-) produites par los pucerons.................. 45 !#9632;
r.Aixi.VACES (Veruga des)....... 237
- Tuberculose-.............265 266
C.axghexe do la queue du singe resseinblo ä rainhum....... 1J3
—nbsp; foudioyanto attoint tons les animaux ä sung cbaud sauf boeuf...................... 284
—nbsp; seche (Mycelium dans un
cas do)....................#9632; 361
Gape dos oiseaux.............. 397
Uarance. Sa localisation duns la
serie animalc.............. 52
—nbsp; Sort a roconnaitro le rule squclettiqiic do certains tissus chez les animaux sans sqne-lette reel................... 53
(;ar(;ot....................... 230
(Iasteropoues liebes en amidon. 71 OASTRIQUE (Sue). Di'lruitlcs bac-teridies du charbon et cause uinsi rimiuunite dos carni­vores...................... 221
(Iastrodisöi E. Cbcval, äiic,mu­lct......................... 3;io
('. astrophii.e bomoiTboidal..... 433
—nbsp; nasal...................... 433
(lASTHOZOAIUES................ 461
• Ieai. Pnoiimonic aspcrgillairo.. 359 lt;'.E.\EliATlON(Epoquc dc Tetablis-semeiit dos I'onctions de). Eutraine des maladies clicz tons les animaux............ 86
Bordier. — Pathologie comparec.
Generation alteruaute, deter-miuöe par rinfluencc do mi­lieu.......................
Gexevrier toxiquc pour los bovides....................
Ge.nieeigt;iuemiqi E. Explication do ce my the.............. 168
—nbsp; intermottent................
Gi.vitales (Maladies). Out lour
summuni ä Tage adulte.....
Geometra grussularia..........
—nbsp; defolaria...................
—nbsp; brumaria..................
Geuboise.....................
GEK5IINATIF(Sac)...............
Germination des vcgelunx com­parable a lincubation dos animaux...................
—nbsp; hätee pur les microbes......
Gi.ngivite arthrodentaire infec-
tieuse. Atteint riiommo, le chien, relephant...........
GlROFLE. Tue les poissons......
GlSEMENTS molccnlairos........
Globocei'Hale mucrone du pore.
Globoiues....................
Globules rouges. Lour propor­tion varie selon les races humaines..................
—nbsp; rouges. Logout la bacterie dans leur inleriour, dans riiemoglobinuric bacterienne du boeuf...................
—nbsp; blancs. Lour proportion varie selou les races hu­maines.....................
—nbsp; blancs. lls localisent certaines substances.................
—nbsp; blancs. Plus numbreux chez les herbivores, les ruminants, les solipedes, les rongours et les carnassiers quo chez I'liomme...................
—nbsp; blancs. Seuls elenientsligures du sang chez les mollusques el les articules.............
Glossauia morsitans...........
GLUCOSE Sa production varie avec la temperature..........
Glvcerine.....................
Glvcine.......................
Clycogene (Maticre). Sa forma­tion.....................44
—nbsp; Amidon animal.............
Glycose animale...............
Glvcosi rie...................
GOBE-VOUCHES (Pluntes)........
Goelaxi). Pneumonic aspcrgil­lairo.......................
Goitre. Uarc chez les Juifs. 115
—nbsp; Microbe probable...........
32
323
98
177 394
86
446 iilaquo; 4 it!
#9632;48 385
[70
217 98 50
398 137
212
8 50
255 431
64 47
81
71 151 151 151
76
359 273 274
ocr page 514
Vjlaquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE ALPH
Goitre. Atteintriiomine, 1c cliien, le pore, 1c ba'uf, 1c cheval, le mulct) rantilope......... 274
Gomme arabique............... 454
—nbsp; des corisiers secrelees par ir-rilation patliologiciue....... 252
Goxococcus...................nbsp; nbsp; 205
Goxozoaires...................nbsp; nbsp; 461
Oordils marinier..............nbsp; nbsp; 402
Gorille scorbut...............nbsp; nbsp; 157
Gossyparia mannipara..........nbsp; nbsp; 453
GOURME. Est la vaccine des jeuncs
clievaux...................nbsp; nbsp; 190
—nbsp; du chien. Dans certains cas, eile a coincide avccdipliterie humaine................... -nbsp; 230
Goutte. Son detcrminismo clii-
mique.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
—nbsp; due a nutrition retardante..nbsp; nbsp; 126
—nbsp; nriquo....................nbsp; nbsp; 132
—nbsp; sodique des veyetaux... .133nbsp; nbsp; 136
—nbsp; du riebe.........gt;.........nbsp; nbsp; 133
—nbsp;des saturnins...............nbsp; nbsp; 134
—nbsp; li'aptitudevarieaveclcs races.nbsp; nbsp; 134
—nbsp; gouanique frequenle choz le pore.......................nbsp; nbsp; 136
—nbsp; tophacee des inseetes........nbsp; nbsp; 136
—nbsp; oxalique des vegetaux.......nbsp; nbsp; 137
—nbsp; Sa parente avec le diabete..nbsp; nbsp; 154
—nbsp; iMoins bon terrain pour la carcinose que I'herpetisme..nbsp; nbsp; 253
Graixf.s. Action du chlorofoinie. 22
—nbsp; Leur richesse en phospbate
de chaux.................. 51
—nbsp; (Carapace calcaire de cer-taincs)..................... 53
—nbsp; contiennent de la cholestc-rine...................... 46
—nbsp; sent placees desavantageusc-ment dans un milieu corn-prime ä-4-5 atmospheres mais avec avantage ä 2-3 atmos­pheres.................... 68
—nbsp; riches en graisse.......... 73
—nbsp; reiiferment des reserves de matierealbuminoide a rusago
de t'cuibryon..............nbsp; nbsp; nbsp; 75
Graisse en exces chez les
gouttoux...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
—nbsp; accrue chez les cancereux...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
—nbsp; jtiminnec chez les scrofuleux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
—nbsp; Sa formation............44nbsp; nbsp; nbsp;46
—nbsp; chez les vegetaux..........nbsp; nbsp; nbsp; 73
—nbsp; Sa formation aux depens de l'amidoii...................nbsp; nbsp; nbsp;46
—nbsp; des oiseaux aquatiques......nbsp; nbsp; nbsp;47
—nbsp; des poissons...............nbsp; nbsp; nbsp;47
—nbsp; Daus les graines eile sert ä elever la temperaturcetcons-titue un veritable agent d'incubalion...............nbsp; nbsp; nbsp; 73
VBfiTIQUE.
Graisse en reserve chez les ve­getaux est prealablement di-ger(5e par eux.............. 73
—nbsp; Depot local chez certains animaux.................... 127
GRAissEi:SE(Deg6nerescencc) des
porcelets................... it'J
Gramixees (Keviviscence des)... 37
—nbsp; Localisent la silicc.......... 53
GRANivOREs(Oiseaux).gt;Iaiigcnten
un jour une quantite egale a leur poids................. 135
GiussES(Substanccs)digerees par les vegetaux comme par les animaux.................... 70
Gravklle due ä nutrition retar-dante...................... 126
—nbsp; Accompagne souvent le dia­bete....................... 154
Grease.......................nbsp; nbsp; 190
Greffe.......................nbsp; nbsp; nbsp;33
—nbsp; animale....................nbsp; nbsp; nbsp; 33
—nbsp; enlrc oiseaux..............nbsp; nbsp; nbsp; 34
—nbsp; cpidermique............... 35
GllEGAlUNK des oiseaux; gallina-
ces, merle, corbeau-......... 37i
—nbsp; pulmonaire de l'homme..... 373
GRENODILLE. Action du sang de
certains poissons sur eile... 4
—nbsp; Richesse de ses tissus eu carbonate do chaux......... 5
—nbsp; Richesse en oxygene et en acido carboniqiie............. 7
—nbsp; Action dd'ethcr............ 22
—nbsp; (Osmose chez la).Plongec dans I'oau salee.................. 37
—nbsp; Effets de I'liydratation....... 40
—nbsp; Action de la lumiöre........ Ill
—nbsp; Brfilent moins dans I'obscu-
rile.......................nbsp; nbsp; nbsp; laquo;1
—nbsp; Action des toxiques.........nbsp; nbsp; nbsp;97
—nbsp; Intoxiquees par le sucre.....nbsp; nbsp; nbsp; 97
—nbsp; La cafeine et leveralrine ont une action differente sur les especes differentes.........nbsp; nbsp; nbsp; 98
—nbsp; Action de rbydrogfene sul­furlaquo;.......................nbsp; nbsp; nbsp; 99
—nbsp; Leur temperature...........nbsp; nbsp; 103
—nbsp; Leurs pulsations............nbsp; nbsp; 101
—nbsp; Cataracte diab^tique........ 152
—#9632; Action dujequirity.......... 175
—nbsp; Rechauffee prend le char-
bon....................... 2ä3
—nbsp; En santö contiennent dans leur sang des microbes in-offensifs, quo certalncs sub­stances rendent patho-genes.................285 286
—nbsp; Refractaire au charbon, ses leucoevtes digerent les bac-töridies.................... 312
ocr page 515
TABLE ALPHABfiTIQUE.
49'J
7 212 213
419
(IREXOUILLE. Onl bcsoin d'cau pendant leur jcunesso....... 332
—nbsp; Lcurs parasites............. 383
(Iribol'RI, coleoptere parasite do
la vigne.................... 441
(iiaMPEuns(Oiseaux).TuborcHlosc
rare....................... 2GC
Grise (La), galle de plusicurs ve-
getuux..................... 4quot;27
GRire, mange la eigne......... 98
(iROSEii.LERS. Sont sensibles aux
etlels de la fumee des villcs. 88 C.rossesse, cause d'osteomalacie
chez la femme............. 149
—nbsp; Donne aptitude ä la scaiiatinc. 193
C.iue......................... 436
GUANINE. Principe analogue ä
l'acidc urique.............. 136
Gl AN'O propage la dipbteric... 231
Giepard. Kachitisme.......... 146
GUIGNE. Inaptitude pour I'ortalis
ceiasi..................... 439
Grippe......quot;.................. 86
Gyration cellnlaire. Appartient
a tout proloplasma......... 77
Hemoglobine. Scs variations chez les animaux..........
Hemoglobixluie bacteriennc du boeuf......................
—nbsp; inoculable au lapin, non an cobaye et au pigeon........
Hemopis sanguisuga de Thoinme, cheval, inulet, äne, bueuf, dromadaire.................
Hemoptvsie parasitairc au Japon..................... 373
—nbsp; dc Thomme............... 3S7
Hmorragie parenchymatense.. 145
—nbsp; dans le charbon............ ü2.quot;gt;
Hepatite. Immunite du
negro.............114, 218 219
Herbe aux rats................ 98
—nbsp; a rougets.................. 422
Herbivore. Leur urine eontient
peu d'acide urique.......... 132
—nbsp; deviennent scorbntiques s'ils n'ont pas de vegetaux frais. 150
—nbsp; moins aptcs au cancer que
les carnivores.............. 251
—nbsp; lenrs leucocytes plus petits
que ccux de l'hoinme....... 255
—nbsp; Leurs urines, quand ils mai-grissent, se rapprochent dc cellos des earnassiers....... 260
—nbsp; Le virus rabiquc injecte dans leurs vcines leur donnc I'im-munite pour la rage........ 303
—nbsp; Aptitude a Tactinomycose... 360
—nbsp; Origino de leurs ttenias..... 384
—nbsp; Linguatules................ 421
—nbsp; Ils donnent aux earnassiers leurs maladies parasitaires.. 8S
—nbsp; Sont plus aptesii la tubercu-lose que les carnivores....... 107
Heredite. Son action sur les
elements anatomiqucs...... 335
Herisson................... 48 61
—nbsp; mordu sans danger par la vipere..................... 97
—nbsp; mange les cantharides...... 97
Herniaria...................... 137
Hernie ombilicale frequenle
chez le negre............. 113
—nbsp; plus frdquente en France dans les departements normands
que dans les eeltes.......... 121
Heron. Temperature........... 103
Herpes circinnc................ 356
Herpetisme du a nutrition retar-
dante...................... 120
—nbsp; Terrain favorable a la car-
. cinose.................... 253
Heterakis inllexa dc la poule.. 402
—nbsp; maculata du pigeon......... 402
—nbsp; propre aux oiseaux dc basse-cour....................... 402
H
Hamster......................nbsp; nbsp; nbsp; 48
Haxneton. Temperature........nbsp; nbsp; 103
Haricot......................nbsp; nbsp; nbsp; 27
—nbsp; Conticnt de la cholestcrine..nbsp; nbsp; nbsp;46
—nbsp; Wane. Richc en graisse.....nbsp; nbsp; nbsp; 73
—nbsp; Ne germent pas dans un sol sterilise do microbes.......nbsp; nbsp; 170
Ukdisarlm gyrans.............nbsp; nbsp; nbsp; 78
Helix aspersa.................nbsp; nbsp; nbsp; 55
—nbsp; riebe en amidon...........nbsp; nbsp; nbsp; 72
—nbsp; horte, sis..................nbsp; nbsp; 418
—nbsp; pomatia....................nbsp; nbsp; 418
Hei.ladotiierium.......i.......nbsp; nbsp; 317
Hellebore; le sue des llcursdi-
gerc I'albumine............nbsp; nbsp; nbsp; 76
H'ELMiNTHEsacclimatesala tempe­rature des mammiferes.. 64nbsp; nbsp;375
—nbsp; favorisent rengraisscment...nbsp; nbsp; 380
H^lmintiase comparee.........nbsp; nbsp; 378
Hematochvlurie..............nbsp; nbsp; 407
Hematurie des bovides.........nbsp; nbsp; nbsp; 98
—nbsp; Signe de scarlatino chez la vache.....................nbsp; nbsp; 193
—nbsp; des pays chauds...........nbsp; nbsp; 390
Hemerobe.....................nbsp; nbsp; 351
Hemipteres...................nbsp; nbsp; 452
Hemistome alatum du chien, du
renard et du loup..........nbsp; nbsp; 386
Hemidrose du cheval.........nbsp; nbsp; 411
Hemoglobine en exces chez les
goutteux...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
ocr page 516
wr
500
TABLE ALPHAßfiTIQLK.
HeterAKIS papillosa. Cliez la poule, le iaisan, le paon, le canard.....................
—nbsp; lincala cliez la poule, le ca­nard du Turkestan..........
llETERODERA Scliactii...........
Hetue sur le liaut des moii-tagnes porte des feuilles plus petites qua dans le bas........................
—nbsp; (Galle du)..................
lllBEitNÄNTS(Animaux). Leur tem­perature ...................
—nbsp; nbsp;(Deshydratation des)........
—nbsp; ütilite de leur graisse......
—nbsp; gt;'e pcuvent vivre dans la lumiere....................
—nbsp; Lours cils vibratiles cessent de se mouvoir pendant le sommeil....................
Hibernation cliez I'lioinme.....
Hippobosole du clieval........
Ilii'i'OPOTAME. Son estomac tend a se divisor, comme choz les ruminants.................
IIiroxdei.le (Hibernation de I').
HlUlDINEES....................
Hiiudo tagalla des chevaux et de I'liornine................
—nbsp; nbsp;ceylanica des chevaux et de rhomme..................
Hog-choi.kra.................
Hoi.ostoma erraticum ducygne.
llOLOTLRIES....................
IIOMARD......................
IIomme. Accidents dus au Iroid.
—nbsp; Aptitude ä la morve.........
—nbsp; Sang do ranguille toxiquc.
—nbsp; nbsp;Ricliesse des tissus en car­bonate de chaux............
—nbsp; nbsp;Ricliesse du sang en suHate de soude...................
—nbsp; nbsp;Ricliesse en chlorure de so­dium......................
—nbsp; nbsp;La proportion de la maticre organiquc varie du cüte gauche au cote droit........
—nbsp; Ricliesse en fer.............
—nbsp; nbsp;Sang differe suivant les races......................
—nbsp; Plasticite de son sang.......
—nbsp; Etat elcctrique........... 9
—nbsp; nbsp;Graisse....................
—nbsp; Hibernation................
-nbsp; Accroisscment cliez renfant.
—nbsp; nbsp;Tendance variable a suppurer.
-nbsp; nbsp;Supporte mal la decompres­sion barometrique.........
—nbsp; nbsp;des pays marecageux sujet aux maladies parasitaires des oruanes digestifs...........
402
40-2 417
IIomme. Frequence des cbutes dc la mat rice cliez la femme.
—nbsp; Maladies cerebralcs aug-mentent avec la civilisation.
—nbsp; Suicide....................
—nbsp; Plus sujet que les autres animaux aux maladies cere­bralcs.....................
—nbsp; Einpoisonne par la lausse orongc....................
—nbsp; Einpoisonne par la racine de manioc....................
—nbsp; Faible resistance morbide..
—nbsp; Aptitude au cliarbon.......
—nbsp; nbsp;Morve................ 117
—nbsp; Les metis presentent nn ine-tissage des aptitudes et des inimunites morbides des races composautes...............
—nbsp; Obesite...................
—nbsp; Castration................
—nbsp; Urine riebe en acide urique.
—nbsp; nbsp;Frequence des calculs dans certains pays..............
—nbsp; Glycose dans le sang.......
—nbsp; scorbut....................
—nbsp; surmenage................
—nbsp; pemphigus................
—nbsp; Verrucs frequentes chcz les enfants....................
—nbsp; Bouton de Biskra.........
—nbsp; (Pen d') sent rcfractaires i la variule .................
—nbsp; Rougeole..................
—nbsp; Prend la scarlatine dc la vache par le lait...........
—nbsp; Rage.... 197, 198, 199, 200
—nbsp; enrage moid par atavisme.
—nbsp; Pnemnonie contagieuse ....
—nbsp; Echange tetanos avec les ani­maux .....................
—nbsp; nbsp;Forme speciale de charbon, dit pustule maligne........
—nbsp; Gharbon souvent local.....
—nbsp; Charbon interne...........
—nbsp; Diphterie.............-------
—nbsp; rel'ractaire au rongetduporc.
—nbsp; Vcruga....................
—nbsp; Fifevre typhoide...........
—nbsp; Fievre. La forme dc cette maladie varie suivant les races humaincs............
—nbsp; Cholera...................
—nbsp; Cholera. Aptitude augmentee par les troubles digestifs qui diminucnt l'acidite du sue gastrique..................
—nbsp; Femme plus sujette que rhomme a carcinose.......
—nbsp; Fannc pulmonaire dc la tu-bcrculoso.................
89
91 92
67 450
9
38
48
01
97 110
117 -23*
/S
49
431
1-21 129 131 132
140 151 157 10(1 178
185 185
1K7 19-2
193 304
197 214
233
2-23 223 223 229 230 237 239
120
48
419
419
119
398
380
81
25
8
20 47 49 CO 59
00
240 24-2
212 253 201
88
ocr page 517
TABLE ALPIIABfiTIQüK.
501
Hommf:. Type venilien apte ;'laquo; la tubcrculose ...............
—#9632; Carie dentairefiequcntc chez los prehistoriques..........
—nbsp; rendu refractaire ä la rage.
—nbsp; Son action sur la forme dc la bacteriilic charboniiense....
—nbsp; Oidium albicans............
—nbsp; Tci^'ne tondante............
—nbsp; Favus.....................
—nbsp; Actinomycose..............
—nbsp; Pied dc Madura...........
—nbsp; Ulcers des pays chauds.....
—nbsp; Sa place dans la nature...
Mouse-pox...................
HOUBLON .....................
Hi n.E d'acajou...............
—nbsp; d'amande.................
—nbsp; nbsp;il'arachidc................
—nbsp; de Bon....................
—nbsp; do Cainari.................
—nbsp; do Caraelin................
—nbsp; de Cartharao..............
—nbsp; nbsp;de coco...................
—nbsp; do colza......... .........
—nbsp; de croton.................
—nbsp; de faine...................
—nbsp; de lin.....................
—nbsp; de noix...................
—nbsp; d'ccillotto..................
—nbsp; d'olivc....................
- do ricin...................
llriTHF.s.Ricbes en glycogene 72
Hlmkiks peccantes....... 1-7
Himis. l.es phönomenes dont il est le theatre sont dus ä des microbes..............
11 VDKATATIOX des tisSHS.......
Hydiiks. Generation alterninte. 11 vni'.ocELE parasitaire........
llYDUOGKNE SL'LFDIlt tuelcspois-
sons......................
—nbsp; Son action chez les anhnanx proportionnelle a l'activite de la respiration..............
—nbsp; nbsp;Son action sur divers ani-manx.....................
Hyexe. liage.................
IlYMK.NOPTERES................
—nbsp; nbsp;Immunite pour lour venin conferee par une premiere piqflrc.....................
—nbsp; gallicoles..................
Hyoscyamixe.................
IIYI'KRESTHESIES Chez les vdg^-
lunx......................
Hyi'KIIICUM erispum. Tue les ^ moutons blancs et non les
noirs......................
IIyp.notisme observe chez les
animaux..................
2Gi
270 302
3-20
354
357
365
389
ill
ifi3
190
81
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
46
81
167
Hypnotisme surlout niarquö chez les femelles............. 94
IlYPODERMES..................
Hypomea sensitiva.............
Hystäiue non propre a la fem-me; s'observc chez les femel­les........................
Hystiuchis tubifcx, chez le ca­nard, le chat, le chien, lo pore.......................
— tricolor, chez le pore.......
107 432
80
411
414
ICBKEUHON................ 351
ICTEUE catarrhal epidemique...
Idiosyncrasies................
If............................
IGNAHE (Obesite de V)..........
IMBIBITIOX....................
I mmobiute du choval sevit surtout surlechevalde racecümmune
iMMOUTF.i.iES. Reviviscence.....
Immunite morbide, 85, 104, 279
—nbsp; acquise....................
—nbsp; par rembryon..............
—nbsp; conferee par do petites doses de virus...................
—nbsp; nbsp;conferee par rincompatibilite entrc deux microbes........
—nbsp; Son explication par la thcorie de repuisemenl ct par la theorie du contrcpoison. Son mecanisme................
—nbsp; nbsp;Son explication par la theorie des cellules phagocytes ....
—nbsp; Sa persistance expliquee par la selection des cellules capables d'Stre phagocytes et par la transmission hcredi-taire de ce pouvoir ä lours cellules filles...............
—nbsp; pour les piqftrcs d'inscctcs conferee par les piqurcs an-terieuros................#9632;.
IMPALUDISME. yiiasi-immunitd des Malais.............. 122
—nbsp; nbsp;Son type difTerent dans les diiTCrentes races...........
—nbsp; nbsp;Son microbe...............
—nbsp; prend homme, cbicn, cheval, mouton, chevrc, bwuf......
—nbsp; Immunite de leldSphant, du rhinoceros, orang-outang, loutre, rat d'eau, oiseaux de marais, boeuf de la campagne romainc....................
Impregnation.................
449 240 107
45 128
31
211
38 456
287 28S
239
293
169
37 324
407
98
307 308
99
90 197 448
31 i
430
243
244 245
245
418 419 118
81
99 91
246 290
ocr page 518
502
TABLE ALPHAUfiTIQUE.
Incubation des animaux compa­rable ä la germination des vegötanx.................. 72
—nbsp; produite dans Ics graines au moyen de l'elevalion de la temperature par la graissc. 73 175
Indiens suppoitent bien la dö-compression barometriqiic... 66
—nbsp; icsistcnt a I'impaludisme.. - 2i3
—nbsp; lour mortalite par tubercu-losc au I'crou.............. 265
Indigestion obscrvie chez les plantes carnivores.......... 76
Indous. Qualites cliimiqucs de leur sang.............. ... 8
—nbsp; fakirs cnsevelis vivants..... 49
—nbsp; Lcur morbidity ct leur morta­lite ä la Guyano.......... 116
—nbsp; souvent calculeux.......... 110
—nbsp; Pen d'aptitudc ä la fievre typboide................ 240
—nbsp; snjets au beriberi........... 272
IxrECTiON puuui.ente frequcnte
cliez les diabetiqucs........ 153
IxnuMlTEs. Leur repartition en France, en rapport a.cc la repartition des elements
ethniqucs.................. 123
#9632; IXtLAMMATION................. 56
—nbsp; substitutive................. 171
IxrcsoiUES, leur naissance accrue
par la lumiere violette......nbsp; nbsp; nbsp; 62
—nbsp; Röle de leurs parasites.....nbsp; nbsp; 460
Inoculation..................nbsp; nbsp; 177
—nbsp; dc la fievre jaune...........nbsp; nbsp; 196
—nbsp; variolique..............291nbsp; nbsp; 295
IXSECTES. L'actiondes substances
toxiques la meine quo sur
I'liouime...................nbsp; nbsp; nbsp; 22
—nbsp; (Cellulose chez)............nbsp; nbsp; nbsp; 25
—nbsp; Itevivisconce des laquo;nils......nbsp; nbsp; nbsp; 38
—nbsp; Hibernation............. 48nbsp; nbsp; nbsp;55
—nbsp; nbsp;I.'amidon existe partout chez
la larvc....................nbsp; nbsp; nbsp; 71
—nbsp; nbsp;(Cerveau des)..............nbsp; nbsp; nbsp; 92
—nbsp; Ooutte physiologique.......nbsp; nbsp; 136
—nbsp; Leur rrtle dans la contagion
des maladies........... 177 409
—nbsp; nbsp;Leur role dans la fecondation
ilcs lleurs.............. 177nbsp; nbsp; 459
—nbsp; avcugles dans c ivcruos obs­cures dc rAriege...........nbsp; nbsp; 321
—nbsp; out tons des parasites.......nbsp; nbsp; 351
—nbsp; pbvlopliagcs...............nbsp; nbsp; 351
—nbsp; nbsp;soiit, pour certains pnrasites, un milieu non sans analogic avec le milieu vegetal......nbsp; nbsp; 363
—nbsp; parnsitesdesaiiimauxadriens.nbsp; nbsp; 429 necropliorcs................nbsp; nbsp; 459
INSECTIVORES (Oiseaux) consom-
ment par jour deux ou trois Tois leur poids de nourriturc 135
Intelligence des animaux..... 14
Intermittexce. Sa cause....... 394
Intoxications................. 158
iNVEHT^BRfes. Leuteurdc la loca­lisation moleeulairo chez
eux....................... 52
Iodates. Action sur les vege-
taux...................... 24
Iode localise par les fucus..... 50
Irritabilite (Orgasuic de 1')... 58
Irritation uecessaire pour pre-
parer dans les os le terrain
ä rostäoinyelite ct sur les
muqueuses le terrain a la
diphterie.................. 229
Isaria destructor. Parasite des insectes, utilise en agricul­ture...................... 365
Israelites. Pathologie........ 115
Ixode ricin................... 423
—nbsp; egvptien du boouf.......... 423
—nbsp; reduve duboeuf, mouton, die -
val, homme............... 423
—nbsp; de Dugcs chez bocul'et chien. 423
—nbsp; americain du cheval........ 423
Ixodides..................... 423
Jacinthe (Anguillule de)....... 417
Jai'ONAis. Caracteres patholo-giques aussi metisses quc les caracteres anatomiques..... 122
—nbsp; metis de jaune, d'ainos, de negrito, de Malais.......... 122
—nbsp; Syphilis plus grave chez lui que chez le Chiuois, rappelle
ce qu'clle est chez le Malais. 122
—nbsp; plus dispose a la Inbcrculose que la race jaune en gene­ral............... ........ 122
—nbsp; Grande aptitude au choldra, comnie le ucgre........... 122
—nbsp; Aptitude a rophtaliniecomuie
le Chinois................. 122
—nbsp; Aptitude specialc pour le be­riberi..................... 272
Jasminees ont toutes les meines
parasites................... 118
JAUNE, Race humaine......... 114
—nbsp; Frequence dc Talcoolismc... 114
—nbsp; Frequence des epidemiescon-vulsives................... 114
—nbsp; resistc aux purgatiCs........ 115
—nbsp; Knjquence de l'ophtalmic, de la myopic, dc la scrofulc, dll suicide, dc la melancolie, des vesanies................... 115
ocr page 519
T
TABLE ALPHABfiTlQUE.
50a
Jaune. Frequence dc la scro-fule................... 122 155
— moiiis sujette ü rimpahi-
dismc que la blanche....... 243
. — I'cu d'antiliule a la tubercu-
losc...................... 2G5
K
Kermes....................... -lö?
jecte no se fixe dans ses os que si on les a prcalable-
rnent brises............... 183
Lapin prend ^rysipele......... 184
—nbsp; inoculable parle microioque de la fievre puerperale, qui
s'y renforce meme......... 184
—nbsp; Inoculation du bouton de Biskra.................... 188
—nbsp; Vaccine inoculable......... 190
—nbsp; Rouecole inoculable........ 192
—nbsp; Scanatine inoculable....... 193
—nbsp; Fievre jaune inoculable..... 196
—nbsp; Rage............ 197, 201 301
—nbsp; Aptitude an cholera des poules.................... 208
.— En Australie,se transfornie et
ressemble au kangourou.... 209
—nbsp; devaste I'Australie......... 209
—• peu sensible au cholera des
canards. 11 faut dc fortes doses..................... 212
—nbsp; Aptitude ä rii^moglobinurie bacterienne du bocuf....... 213
—nbsp; La bacterie dc la pnenmonie plus petite chez lui que chez I'liomme.................. 215
—nbsp; inoculable par acne conta-gieuse du cheval........... 216
—nbsp; rcfractaire a la maladio mi-crobienne du furet.......... 220
—nbsp; OEdemc malin............. 220
—nbsp; ne prend pas le charbon symptomatique............. 228
—nbsp; Aptitude ä la dipht^rie..... 228
—nbsp; Tötanos inoculable......... 2ii0
—nbsp; A incsure qu'on inoculc le te-tanos dc lapin A lapin, la duree de rincubation dimi-
nne....................... 233
—nbsp; Ooqueluclie inoculable...... 235
—nbsp; Rouget du pore inoculable. 236
—nbsp; Morve..................... 238
—nbsp; Fievre typhoide non inocu­lable...................... 240
#9632;— Impaludisinc inoculable.... 2i7
—nbsp; Cancer inoculable.......... 248
—nbsp; Le microcoquc de la leucc-mie dc I'liomine amene chez
lui une arthritc purulente... 258
—nbsp; Inoculable au mycosis fon-go'idc..................... 257
—nbsp; Pseudo-tuberculosc inocu­lable...................... 259
—nbsp; Tuberculose vraie.......... 262
—nbsp; En dchors de la tuberculose experimentale, rarement tu-bcrcnlcux................. 265
—nbsp; Surtout sensible au bacillo tuberculeux qui vicnt du bocuf...................... 267
Labiees out toutes le meine principe acomatique......... 118
Lachx.vxthes tinctoria. Tue les pores blancs............... 99
Lactation. Caused'osteomalacie. 149
—nbsp; Sa suppression brusque amene glycosurie.................. 151
LAUitEiilE chez riionnno........ 421
Lait des vachescontagilere pour
la scarhtine............... 193
LAlTlEitES(Vachcsdcveuues)apres
castration.................. 93
Laities (Mcunicr des)......... 353
Lalangoi.o.................. 209
Lama. Aflinite de ses alobules sanguins pour I'oxygene ac­crue sur les Andes.......... 66
Lamixviiies. Sucre abondant... 73 Lami'HOIE (Lcntcur des plieno-
mencs do localisation chez la). 52 Langie de bois................ 366
—nbsp; dc grcnouille.............. 400
LAPIN. Action du sang de certains
poissons................... 4
—nbsp; Richesse du sang enoxygene
ct en acidc carbonique..... 7
—nbsp; Gieffc de l'ocil sur I'liomme. 35
—nbsp; Supporte bien la decompres­sion baroinctriquc.......... 66
—nbsp; Hypnotisme................ 93
—nbsp; Non empoisonne par la lupi-nose....................... 97
—nbsp; Sa temperature.. .#9632;.......... 103
—nbsp; Pouls..................... 104
—nbsp; Pen dc resistance morbide.. 110
—nbsp; Tue par I'moculation de sang septicöiniquc.............. 117
—nbsp; Aptitude pour le cholera des ponies.................... 117
—nbsp; OsUomalacie experimcnlale. 150
—nbsp; Action (In jcqniiity......... 175
—nbsp; (Pesic des)................ 180
—nbsp; tue par le staphvlococcus au-rous..........quot;........... 181
—nbsp; moins sensible que rhomme
an streptococcus pyogenes . 181
—nbsp; Le staphvlococcus aureus in-
ocr page 520
1
504
TABLE ALPHABtTIQUF.
Lapin. L'inoculalion du microlie du beriberi lui domic de Tce-deme...................... 271
—nbsp; nbsp;inoculable ä la seplicernie experimentalc des souris... 281
—nbsp; Abces progressifs du lapiu. Les autres animaux sont re-iractaires................. 282
—nbsp; Septiccmie experimentalc... 283
—nbsp; Erysipele cxpeiimental..... 283
—nbsp; PyfSmie experimentale...... 283
—nbsp; Septiccmie consecutive au charbon................... 284
—nbsp; Infection microbienne par le jequirity.................. 285
—nbsp; Contiennentparfoiä dansleur sang des microbes latents, que la papayoline rend pa-lliogenes.................. 286
—nbsp; inocule par Tcrysipele de riiomme acquiert immunitc pour le charbon........... 294
—nbsp; Son milieu inlcrieur accroit la virulence du virus de la i-age...................... 300
—nbsp; Son milieu interieur fait de-genörer 1c microbe du rou-
get du pore............... 300
—nbsp; acquiert rimmunite pour la maladie pyocyanique du la-pin, par injection de rurine liltrce d'un lapin attcint do cctte maladie. ............ 310
—nbsp; Non apto au charbon sym-ptomatique............'... 311
—nbsp; L'acide lactique le rend apte
au charbon symplomatique. 311
—nbsp; Alors qne le bacillus prodi-giosus ne lui fait ricn, que le vihrion septiquo ne lui fait ricn, les deux microbes reu-
nis le tuent.............. 311
—nbsp; (Leucocytes du) vaccine de-truisentquot; la bacteridic char-lioiincuso................. 313
—nbsp; Actinoinycose............. 305
—nbsp; Coccidie ovifonne.......... 370
Laque....................... 454
Labmf.s. Virulentes dans la rage. 199 Lauyxgtte diphteritiquc cbez les
oiscanx................... 229
I.asioptera obfuscala sur le
framboisier................ 410
Lai his sassafhas............. 03
L6giki.\k digereepar la pepsine
vegetale................... 7G
LegümIiXKise.s............. 78 118
Lepidoi-teres. Lours larvcspre-
sentent des cristaux d'acide
nrique ct d'urates.......... 136
LIiPIDOPTebes. Certaines che­nilles climinent l'acide uriquc par la pcau................ 136
—nbsp; out tons des parasites...... 351
—nbsp; parasites des vegetaux. 443 449 Lepiie antagoniste de la va-
riole................. 106 295
—nbsp; Aptitude du negre......... 114
—nbsp; Microbe................... 257
—nbsp; her^ditaire................ 257
—nbsp; contagieuse................ 257
—nbsp; inoculable a riiomme...... 257
—nbsp; atleint bonif, chat, chicn, oi-seaux, poissons (?)......... 258
—nbsp; traitee par le jequirity...... 285
—nbsp; antagoniste de la tubercii-lose, de la pneumonie, de IVrysipele................. 295
—nbsp; nbsp;Bole phagoevte des cellules gcantes............... 313 437
Leprei x. Caslration........... 257
Leptus aitimxaus. Larve du
trombidion, attcint taupe,
lifevre, chien, hecuf, homme. 422 Leuxea buanchialis sur les
gades..................... 42(1
Lerxeens transformes par le pa-
rasitisine.................. 462
Lerot........................ 48
Lei cemie.................... 255
—nbsp; attcint homme, chicn, chc-
val, pore, mouton.......... 255
—nbsp; regardee comme le cancer
du sang................... 250
—nbsp; Maladie microbienne....... 250
LEUCOCTTES. Lcurlutte centre les
microbes qu'ils digerent___ 312
—nbsp; Lcurs inouvemeiifsiiitluencis
par la tempörature......... 77
Lei comai.ves.................. 160
LETURE. Action dc I'arsenic. 24 142
—nbsp; S'adaptent selon le milieu a
la vie anaerobic........... 329
LlAXE a rrglissc.............. 171
Liciiex. Sa composition symbio-
lique................... 29 460
—nbsp; Beviviscence........... 37 351
Lieviie. Temperature.......... 103
—nbsp; surmene................... 160
—nbsp; Blennorrhagio............. 206
Ligxei x. Sa nature theorique.. 27
LiGt i.E de la tancbe........... 383
Lilas. Scs parasites altaquent
toutcs los jasminces........ 118
Limaces mangent impunement
la fausse orongc........... 97
I.imax maximum.............. 418
Lix (Maladie du)............. 100
Lixgi atii.e cbez le cbien, che-
val, mulet, mouton, chevre,
homme................... 420
ocr page 521
TABLE AUMIABfiTIQUK.
505
Uncatdlf. Larvc enkystee clicz clievre, chat, bccuf, clicval, dromadairc, antilopc, daim, sunnulot, moiiton, tioniinc..
UlOK. liichcssc dc ses tissus en carbonate do chaux........
—nbsp; nbsp;Viine.....................
—nbsp; nbsp;Uachitisme................
—nbsp; pout prcndrc le cliarbon....
tnsERON................... 27
I.ITHIASE bili-.iirc due ä la ntiti'i-
tiou retardaiite........ I'i6
—nbsp; nbsp;Sa parentlaquo;: avec le diabi'te..
—nbsp; nbsp;vciniineiise................
Localisation moleculaire......
—nbsp; nbsp;Classification des tissus d'apies leur faculti- localisü-tiice.......................
—nbsp; nbsp;moleculaire chez les inaui-miferes...................
—nbsp; moleculaire chez les chei-roptercs...................
—nbsp; moleculaire chez les pois-sons......................
—nbsp; nbsp;moleculaire chez les vege-l.iux......................
421
Lymxees (Cercaircs des)........ 388
Lymphadexome de Ranvier..... 250
—nbsp; pulmonaire du cheval, sorte
dc tuherculose............. 260
Lymphaxgite pcrnicieusc de Itio-
de-Janeiro................ 240
—nbsp; des pays chauds............ 407
Lymphatique (Systeme). Fre­quence dc ses maladies chez
les jcuncs animaux........ 85
I.ys blanc.................... 43
M
132
14laquo;
221
81
139
154
390
49
52
HANCHOTS. Oiseaux transformes par le milieu..............
KIacaqie inoculablc au typhus a rcchutes..................
MAIN (Plaies de) et tetanos____
Mais. Craiue riche en huile...
—nbsp; ISouille....................
Maiioxias................. 80
MAI du cerf..................
—nbsp; ccenr......................
—nbsp; du crapaud................
—nbsp; de l'estomac dos nfegres.....
—nbsp; nbsp;dc montagne...............
—nbsp; rouge du porc.............
Mai.auif. des larves d'abeilles..
—nbsp; de Chabert.................
—nbsp; des cliiens, souvent forme de vaccine....................
—nbsp; nbsp;des chilVouniers forme du charbon...................
—nbsp; cyanique..................
—nbsp; niicrobieiinc du füret......
—nbsp; Son bacillc ressemble ä cc-lui de la iievre jaunc.......
—nbsp; 11 tue 1c moincau ; ne tue pas la poule, le lapiu, 1c cobaye.
—nbsp; des mineurs d'Anzin ou de Saint-Etienne..............
—nbsp; paralytique du jeune ägc .
—nbsp; nbsp;des paltesdes jeunes faisans.
—nbsp; du perroquet..............
—nbsp; des porcs de Wesphalie.....
—nbsp; nbsp;pyoeyanique des souris. Ino­culation intraveiueuse mor-tclle. Inoculation sous-cuta-nee donne l'iinmunitc......
—nbsp; pyoeyanique. Vaccin chi-mique.....................
—nbsp; du saug des betes ä laine 220
—nbsp; des Scythes...............
—nbsp; du sommeil............ 113
—nbsp; du sommeil. Certainsrapports avec le cholera des ponies..
—nbsp; trcmblantc du mouton et dc la clicvrc..................
102
270 232 quot;73 352 83 160 399 300 399 220 235 21laquo;
52
4S
53
Hi
454
98 93 103 304 2445 432
42
00-61
01 Gl
61
I.(Uli.
1,01.1 GO VULGAKIS..............
l.oxciiviTK des nfegres.........
I.OUKXTHrS SESfXALENSIS......
l.nTiEit cornicule, toxique pour
les solipedes...............
l.oi p. Catalepsie..............
—nbsp; Temperature..............
—nbsp; nbsp;Rage............ 197, 20-2
l.oi the. Immunite paluslrc____
LrCIUE anthropophage........
l.i mieue. Son action sur les
rtrcs munis de chlorophylle.
—nbsp; nbsp;Action sur la nutrition.'....
—nbsp; Action sur les mineraux....
—nbsp; Action sur les oeufs de grc-nouillc et les tetards.......
—nbsp; nbsp;Action sur les granouillos..
—nbsp; nbsp;Action sur les animaux hi-hcrnants...................
l.i pixose toxique pour le moii­ton, la chevre, les hovides, les solipedes...............
—nbsp; nbsp;non toxique pour le lapiu et le cobayc.................
LUPUS (Grattage du). Cause (fauto - inoculation luhercu-Icusc......................
—nbsp; Souventgucri parTerysipele.
Luxation du masiUairo infericur
frequente chez le negrc...
I.ymmoe trunculata............
—nbsp; paluslris.................
—nbsp; auricularis.................
—nbsp; nbsp;peregrina..................
190
223 309 219
219
220
399 147 147 20 i 147
97 97
291
310 220 115
209
211
260 291
113
388 388 38S 388
ocr page 522
506
TABLE ALPHABETIQüE.
Maladie des trieurs de laine de
Bradford. Forme du charboii 223
Maladies aigufis. Plus intciiscs chez I'adulte.............. 86
—nbsp; du cervcau, frequenlcs dans I'onfiinco.................. 107
—nbsp; chroniqucs, frequentes dans
la vicillcsse................ 86
—nbsp; cxperimcntalcs............ 281
—nbsp; inrectieusos sont des fermen­tations................... 172
—nbsp; nbsp;raicrobiennes.Leur naissanco 280
—nbsp; ncrveuses, plus frequentes chez les femelles........... 107
—nbsp; do nutrition............... 120
—nbsp; parasitaires................ 166
—nbsp; des plantes coincident par-
fois avec celles desaiiimaux. 80
—nbsp; professionnclles existent cliez
les animaux................ 88
—nbsp; virulentes. Leur genese..... 312
Malais. Plongeurs; leurs mala­dies....................... 88
#9632;— Sujets älascrofule......... 122
—nbsp; Sujets au rlminatisme articu-laire.................. 122 130
—nbsp; Sujets aux allcctions car-
(I i.iq lies................... 132
—nbsp; Sujets au tetauos .......... 122
—nbsp; Sujets a la tuberculose..... 122
—nbsp; La syphilis preud chez eux
une forme negroide......... 122
—nbsp; Quasi-iunnunitcpourlalievre palustre................ 122 243
—nbsp; Suicide frequeut............ 122
—nbsp; Caraclere peu iiinammatoirc
de lours maladies........... 122
—nbsp; Caractercspathologiques me-tissös commc les caracleres anatomiques................ 122
—nbsp; Fiequcucc dcla go\itte..... 131
—nbsp; Aptitude speciale au beriberi. 572
Malaria..................... 86
Malvacees. Leurpriucipc emol­lient...................... 118
.Mammikeres. Leur tempera­ture..................... 8 103
—nbsp; (Cellules pigmentees des)... 21
—nbsp; Graisse.................... 17
—nbsp; Localisation molcculairc tres developpee chez eux........ 52
—#9632; Quelques-uns sontarclimales ä |a decompression barome-trique..................... 06
—nbsp; Glycogeue localise dans le
foie....................... 71
—nbsp; nbsp;Leurs maladies nerveusos... 91
—nbsp; Le curare dans leur estomac snns action................ 101
—nbsp; Pouls...................... 101
—nbsp; Aptitude pouilu trichinc.... 117
Mahhiferes. Aptitude pour la syphilis................... 118
—nbsp; Aptitude pour la variole..... 118
—nbsp; Leurs globules rouges different de ceux des oiseaux et des reptiles, en ce qu'ils n'ont pas de nucleus....... 121
—nbsp; A riuverse de ce qu'on ob­serve chez les oiseaux et les reptiles, leur crane uni aux vertcbres par deux condylcs. 121
—nbsp; L'n grand nombre aples au pemphigus................ 178
—nbsp; Inoculation de la pneumo-nie par injection sous-cula-
nee....................... 215
MAMMiTEcontagieuse des vachos. 201
—nbsp; Coincide souvent chez vache avec epidemic do diphterie chez I'lioinmc.............. 230
Mandragore.................. 96
Manganese................... 142
Manioc. Poison pour riiomme.. 97
—nbsp; Inollensif pour les rongours
et les pores................ 97
—nbsp; tue les bceufs, chevaux, moutons................... 97
Manne....................... 151-
Maquekeai;. Accumulation de
graisse autour des paupiöres. 130
Margarine.................... 17
Maringoi ins.................. 129
Marmotte.................... 18
Marques bonnes ou mauvaises
chez les chevaux........... lot)
Martinets. Hibernation........ 48
Masseter. Developpe chez le
negre..................... 114
Masque chez la femme......... 168
Mastic........................ 63
Mastication. Symptoine du sa-
turnisme chez le bocuf...... 101
MATERIALISME SCIENTIFIQIjE____
.................. 127, 106 200
Matiere de la vie............. 12
—nbsp; mineralc, diflere do la matiere organiquc par legroupemont
et rinslabilite moleculaircs. 12
—nbsp; organique. Groupcrncnt et instabilite inolüculaire...... 12
—nbsp; (Intussusception do la) chez
les el res vivants............nbsp; nbsp; nbsp; 32
#9632;— (Metamorphose de).........nbsp; nbsp; nbsp; 43
—nbsp; perlee....................nbsp; nbsp; 259
Maiieres ternaires ct quater-
naires..................... 32
Mauve (Monnicr de la)......... 353
Maxii.laire inferieiiu. Luxation
frequcnte chez le ahjtre..... 113
MECANigiE. Scs lois decident dc
ocr page 523
I
TABLE ALPH
507
Microbes. Leur action meca-
nique dans les vaisseaux___ 175
—nbsp; Leur action chimique dans le sang....................... 175
—nbsp; prennent l'oxygcne du sang. 176
—nbsp; secretent des poisons....... 176
—nbsp; La flacherie cultivee de vor en ver prend une viru'ence nouvellc................... 179
—nbsp; pyogene de Pasteur cause de suppuration locale......... 181
—nbsp; (La forme de cliaque) varie suivant les races qui lui servent d'höte.............. 215
—nbsp; a action lento.............. 219
—nbsp;probables................. 273
—nbsp; Leur existence est anlerieure a celle des etrcs chez qui its vivent aujourd'hui en para­sites....................... 280
—nbsp; dans certains cas traversent
le placenta................ 288
—nbsp; Leur passage ä traverslepla­centa tonjours lie a des le­sions anatomiques.......... 289
—nbsp; nbsp;anaerobiestuespar I'oxygenc
et aerobies vivifies par lui... 291
—nbsp; incompatibles.............. 293
—nbsp; (Concurrence entrc les) et les cellules de rorganisme... ...................3C8, 311 312
—nbsp; (Ännulation de deux) l'un
par Tautre................. 311
—nbsp; ct le transformismc.....315 321
—nbsp; Le grand noiubre de leurs generations en pen de temps nom pcrmetd'embrasser plus do generations ä la fois quo le temps ecoule derriercnous ne nous permet d'en observer chcz les autres etrcs........ 318
—nbsp; Changcnt de forme suivant le milieu................ 319 320
—nbsp; Changcnt de lorme sous l'i'C-lion de ccrtaincs substances toxiques................... 320
—nbsp; Leurpolymorphisme........ 320
—nbsp; Leur virulence varie avee le milieu.................... 322
—nbsp; Leur acclimatation a une tem­perature tres elevee......... 339
—nbsp; domestiques................ 316
Michobisme latent............. 286
MicROCOCCiJS.................. 178
—nbsp; aureus. Incompatible avec les autres microbes............nbsp; nbsp; 291
—nbsp; du bouton de Biskra.......nbsp; nbsp; 186
—nbsp; du cancer..................nbsp; nbsp; 218
—nbsp; do la fcuillc de mürier et llacherie...................nbsp; nbsp; 179
—nbsp; de fievre jaunc.............nbsp; nbsp; nbsp;196
la morphologic des etros
vivants....................nbsp; nbsp; nbsp; 15
Mediises.....................nbsp; nbsp; nbsp; il
—nbsp; Generation altcrnante.....,.nbsp; nbsp; 324
Mki.ancoi.u:. Frequente dans la
race jaunc.................nbsp; nbsp; 115
Mei.axose. Frequente chcz les
boeufs blancs..............nbsp; nbsp; 266
Meleze. Lon^vite............nbsp; nbsp; nbsp; 28
Me.NIXGITE CEIttBUOSPINALE..... lili
—nbsp; Alleint i'lioniine et le cheval. 185 MexoI'AIjse. fipoqued'engraisse-
ment...................... 131
—nbsp; amene accroissement de l'a-cide uriquc dans 1c sang.... 131
MEiicufiE bicn tolere par le negre.................... 8 101
—nbsp; tue les poissonsadosc infini­tesimale ................... 98
—nbsp; t'acilite ongraissement en diminuanl les combustions.. 131
Meiiciuiai.e. Toxique pour les moulons................... 98
Meiunos (Moulons). Aptitude au cbarbon................... 117
—nbsp; (Moutons) .Aptitude aucoenure cerebral................... 379
Mehise. Kouille............... 352
—nbsp; Inaptitude ä 1'ortalis ccrasi.. i39 MetapiivsiqIjE. Son rule nefastc
dans la medecinc........... 167
Metis. Lour composition chi-raique represcntc la moyenne aritlimetiqnc de cellos des deux progeniteurs......... 10
—nbsp; d'Indien et d'Espagnol sup-portent la decompression ba-rometrique mieux quo les Espagnols, moins bien que
les Indiens................. 66
—nbsp; Leur mortality par tubcrcu-losc au Perou.............. 265
Metissace. Itövele par la patho­logic comparec............ 121
MELxrEit des laitues et de la mauve..................... 353
Mexicaixs acclimates ä la lievrc jaune...................... 289
Miasmes...................... 168
MICROBES de la suppuration... 59
—nbsp; de rintestinqui utilise la ma-tiere azotec peptonisee par
cux..................... 75nbsp; nbsp; 169
#9632;— derhumus.................nbsp; nbsp; 109
—nbsp; du caoutchouc.............nbsp; nbsp; 169
—nbsp; du sol.....................nbsp; nbsp; 170
—nbsp; Leur role dans la nature....nbsp; nbsp; 171
—nbsp; Leur culture...............nbsp; nbsp; 172
—nbsp; Circulcnt dans 1c sang et s'y nuiltiplient.................nbsp; nbsp; 173
ocr page 524
m
508
TABLE AI-PHABfiTIQUE.
Micrococcos de la leucemic... 25ß
—nbsp; de la maladie du pcrroi|iiet. 20i
—nbsp; de la mammitc desvaclies.. 2fti
—nbsp; dc la ineningite eerebro-spi-nale...................... 185
—nbsp; de la peste bovine.......... 205
—nbsp; prodigiosus. ChauffeäöS'prend
la forme d'un bacilte........ 321
—nbsp; pyogenes tenuis. Donne des abces sans fievre ni pyomie. 181
—nbsp; pyogene, pas de suppuration sous lui................... 180
—nbsp; de la rage................ 202
—nbsp; du rhumatisme articulaiic algu...................... 203
—nbsp; de la rougeolc............. 191
—nbsp; do la suppuration peptonisc ralbuminc................. 180
—nbsp; de la variolc............... 187
MlCROGASTEft.................. 351
Mir.nosponiDEs {Psorospermic
des)....................... 371
MlCROSPORÖN................ 358
—nbsp; pterophyton............... 358
Mieij.at...................... 453
Mir.r.MNE. Sa parente avee le
diabcte................... 151
MifiiUTEURS (Animaux)........ 10
Mii.ihew...................... 3G0
—nbsp; inaptitudedcvitisde Kabylie, portugais bleu, plant Du'rif, Itiparia americain ; aptitude du cot, du grcuaclie, du ca-rignan.................... 301
MlLiED. Son action sur la viru­lence des microbes___280 322
—nbsp; (Metamorpboses correlatives
au changeinent de)........ 319
—nbsp; Sun action range les individus ilans ceque nos classifications rogardent commedesespeces ililicrentes ................ 321
—nbsp; inlerieur................. 1 2
—nbsp; intericur. Sondetorminisme. 3
—nbsp; intcrieiir vaiio avec la cou-Icur des animaux.......... 99
—nbsp; Sa densilö fait varicr I'apti-tudc morbide.............. 105
—nbsp; intcrienr. Son influence dans la virulence des microbes, dans la seplicemie dc Pasteur.................... 28i
—nbsp; interieur decide de la ftirmc
dos Elements analomiques .. 325
—nbsp; interieur de certains animaux attenue certains virus, en red-force d'antres.............. 393
M i M etisme................... 4 tl
Mimosa pudica............... 79
Mineiiaüx. Action de la lumierc. 61
Misere. Augmente le nombre des naissances feminines. .. 321
Moelle. Ultra-virulente dans la rage...................... 199
MoiNEAf. Non empoisonne par le cafe.................... 98
—nbsp; Pouls..................... 104
—nbsp; Aptitude au cholera des poules.................... 208
—nbsp; Aptitude ä la maladie inicro-bienne du furet............ 220
—nbsp; nbsp;Frequentes epizootics de dipbterie.................. 229
—nbsp; Septlcemie consecutive au cbarbon................... 28t
Molecilaire (Localisation)___ 49
Moi.i.isclm du lezard...... 368 309
Moi.lhsqi es. Hibernation...... 48
—nbsp; Hole du carbonate dc chaux.....................53 51
—nbsp; converts do oils vibratiles pendant leur vie embryon-nairo..................... 78
—nbsp; Action de I'liydrogenc sul-fure...................... 99
—#9632; N'ont que des globules blancs.................... 255
—nbsp; parasites.................. 3CÜ
—nbsp; parasites jouent cliez les animaux aquatiqnesle msect;me role que les inscctes cliez les animaux aerieus........... 370
—nbsp; nbsp;(Parasite des).............. 420
MONgRES...................... 21
Moxgoi.s en Perse moins calcu-
leux que les Persans....... 140
Moxocelt.i i.aiiies (fitres). Ont
tousle ponvoir digestif dans
leur totalite................ 70
Moxodactyles. Aptitude ä la
morve.................... 238
Monostoma verrucosum de la
poule et du canard......... 380
—nbsp; mutabile de 1'oie.......... 380
—nbsp; nbsp;caryophyllum do I'epinocbe
et du canard............... 380
Moxostomes.................. 380
Moiibidite de negre moindre
dans les pays cbauds....... 112
Moubi s coxic senilis......... 139
—nbsp; a co'itu. Syphilis du chcval. 268 Mouix blanc.................. 41
—nbsp; jaune...................... 44
—nbsp; rouge..................... 45
MoitPHiXE. Action sur les vegi5-
tanx.................... 24 81
—nbsp; Excite 1c cheval............ 97
Mimi'iimsMK................. 101
Moiipuiomame cliez le chat et
le singe................... 164
Morphologie biolpgiqnc en
ocr page 525
TABLE
rapporl avcc la composition
cliimiquc..................
Mouve.......................
—nbsp; Attcint les cbovaux sunnc-nes.......................
—nbsp; Aptitude inegale des races de chevaux............... 107
—nbsp; Aptitude du clieva', äne, mulct, homme.............
—nbsp; Virulence do la lymplie ct des granulations....... 17:2
—nbsp; Jlicrobe inoculable au chat, cliien, clieval..............
—.Aptitude inegale des especes.
—nbsp; Prend clieval, äne, mulct, chevre, mouton, lapin, cc-baye, inulot, honime: le cliien n'a que des accidents locaux ; le b(cuf, le pore, la souris blanche sont rel'ractaires...
—nbsp; nbsp;(ihovaux de Gurret et de Saint-Mexant, grande apti­tude......................
—nbsp; A|gt;titude en general des mo-nodactyles.................
—nbsp; parfois localisec coinme cliez le chien, chez le cheval, l'änc et le mulet...........
—nbsp; Symptümes variables dans la mdme espece...........
Motiute chez les vegetaux 11
Mouches. Leurs larvescröiss'ent
plus vite dans la lumiere
violette...................
—nbsp; Action de I'liydrogenc sul-fure......................
—nbsp; nbsp;Lcur röle dans la conta­gion.................. 177
—nbsp; Iransportent la bacteridio charbonneuse............
—nbsp; transportent le bacillc tu-berculeux.................
—nbsp; leur röle dans la lecondation des fleurs.................
—nbsp; cliaibonneuses............
-nbsp; plates....................
—nbsp; de Cayor, chez I'lionime, le ebien, la chevre...........
Mülles riches cn glycogenc. 72 MOUSSE. Ucviviscence.........
-nbsp; des poissons..............
MoLSTißUES. Leur röle dans la
contagion............. 177
Moi'TAHDE decomposec par la
myrosine.................
MoUTONS. Richesse dc leurs tis-
sus en carbonate de chaux..
—nbsp; Richesse en fer...........
-nbsp; Richesse en oxygene ct en acidc carboniquc..........
—nbsp; Plasticite du sang.........
ALPHABKTIQLE.
1laquo; 2
106
108 117 238
238
238
Moutons (Grelle avcc cpidenne de)........................ 33
—nbsp; du Cap. Leur queue charnuc. 17
—nbsp; Erysipelc bulleux.......... 62
—nbsp; Al'iinite dc ses globules pour I'oxygene accrue dans les Andes.................... 66
—nbsp; cinpoisonne par la lupinosc. 97
—nbsp; non empoisonnc par la jusquiamc................. 97
—nbsp; cinpoisonne par le manioc. 97
—nbsp; enipoisonne par la mercu-riale...................... 98
—nbsp; blancs. Tues par hypcricum erispum................... 99
—nbsp; noirs. Non tues par hypcri-cuni erispum............... 99
—nbsp; Pools.. .................. 101
—nbsp; Peu de resistance morbide.. 110
—nbsp; Aptitude aucharbon 117,221 223
—nbsp; algeriens. Immunite pour 1c charbon............... 117 221
—nbsp; apte ä la peste bovine...... 119
—nbsp; Peste bovine moins grave chez lui que chez le bunif.. 119
—nbsp; anglais cngraissent plus faci-lomeut que les murinos.... \i\l
- Rachitismc des ogncaux___ 1 (6
—nbsp; Maladie paralytiquc........ 117
—nbsp; Proportion dc glucose dans
le sang................... Iöl
—nbsp; Arscnicisme.............. 161
—nbsp; Safurnismc................ 161
—nbsp; Pemphigus................ 17S
—nbsp; nbsp;algericn. Imniunlto pour la i-lavelee................... 189
—nbsp; Uagc................. 197 201
—nbsp; Aptitude pour acne conta-gieuse du cheval.......... 216
—nbsp; Prend charbon symptoma-tique............quot;......... 228
-- Diphtcric des agneaux...... 230
—nbsp; Aptitude au tetanos....... 232
—nbsp; Gravite chez lui du rougct,
du pore................... 236
—nbsp; Morve.................... 238
—nbsp; Inoculation dc lit;vro ty-plioide.................... 210
—nbsp; La richesse de son sue gastriquc en acidc chlorhy-drique le met ä l'abri du cholera.................... 212
—nbsp; de Sologuc. Impaludique... 2i.:i
—nbsp; Cachexie aqueuse.......... 256
—nbsp; Tubereulose............... 262
—nbsp; Maladie tremblantc rappcllc
le beriberi................ 227
—nbsp; Prurigo lombaire.......... 272
—nbsp; Peste bovine............... 277
—nbsp; Clavclec.................. 29.quot;!
—nbsp; Amputation dc la (iiicue
238
238 238
239
239
77
02
99
.129
226
260
261 131 431
44)2 81 37
363
429
69
5 6
7 8
ocr page 526
510
TABLE ALPHABfiTIQUE.
apres clavclisation ä la vcillo
de rüruption.............. 296
Mouions. Resultats de la vacci­nation charbonneuse....... 299
—nbsp; Vaccination centre rage.... 303
—nbsp; vacccine drtruit dans son sang les bacteiidies........ 313
—nbsp; tiBnia dont la lane liabitc
los mollusques............. 380
—nbsp; Gale sarcoptique........... 426
Mouvement sarcodiquc. Appar-
ticnt au protoplasma....... 77
—nbsp; jamais reellcmcnt spontane, repond toujours äim acte de scnsibilite.............. 79 83
—nbsp; provoque.................. 83
—nbsp; volontaire. Pas plus spontane
que le non-volontaire...... 80
Mozambique (Ulcerc dc)...... 216
Miguet...................... 35i
Mli.atres prennent la fi6vre
jaunc..................... 195
—nbsp; Immunite pour la fievro ty-phoi'de.................... 240
—#9632; Immunite palustrc tres fai-ble....................... 214
—nbsp; Immunite pour le cancer moindrc quo chez le negre. 253
Mi let supporte la decom­pression barometriquc mieux que le cheval, moins bien que l'äne.................. 66
—nbsp; Morve.................117 238
—nbsp; intcrmediaire pour I'aptitude a la morve cntre l'äne et le cheval.................... 121
—nbsp; Calculs salivaires.......... 140
—nbsp; Pemphigus................ 178
—nbsp; Veruga.................... 237
—nbsp; Goitre..................... 274
Mllot. Immunite pour la scpli-
ccmic cxperimentale des sou-
ris de maison.............. 282
—nbsp; Son sang ne contient pas de cristaux d'hemoglobine tan-dis que celui des souris en contient................... 282
Mirexe. Son sang toxique pour certains animaux........... 4
MüiiiER (Feuille de) fermentöc cause de llacherie......... 179
Misc.v frit................... 436
—nbsp; nbsp;olete..................... 439
Muscahdoe................ 48 365
Muscides..................... 430
Must. Nom de I'elepliant foil... 93 Mycosis fongoide............. 256
—nbsp; Son streptococcus inoculable
au singe, au lapin.......... 257
Myemne (Point de coagulation
de la)..................... 64
Myeline. Son point do fusion
clicz I'liominc.............. 84
—nbsp; Son point dc fusion clicz la grcnouille................. 81
Myopie frequcntc dans la race
jaunc..................... 115
—nbsp; surtout frequcntc en France, dans les departements aqui-tains et ligurcs............ 124
Myiiosixe dedoublela moutardo en myronate de potasse, en glucose, sulfure d'allyle et
sulfate de potasse......... 69
Mysterious disease du pore... 398
Myxoeueme.................... 272
Myxomycetes................. 21
—nbsp; absorbent la matiere azolee apres I'avoir peptonisee.... 75
Myxospores.................. 369
Myxosporides sporospermics des poissons, epinoche, vc-ron, barbeau............... 371
N
Naxisme des plautcs alpines...nbsp; nbsp; nbsp; 67
Navette......................nbsp; nbsp; 142
Neble.......................nbsp; nbsp; 360
Necrose progressive dc la souris.nbsp; nbsp; 282
Nefie (BUHissure de la).......nbsp; nbsp; 361
Negre (Pathologie du)........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
—nbsp; Inaptitude a la fievre jaunc.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; Qualites chimiques du sang.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S
—nbsp; Piastieile du sang........ 8nbsp; nbsp; 101
—nbsp; Tolerance pour le mercurc otic tartre stibie..... 8, 98nbsp; nbsp; 101
—nbsp; Tendance ä suppurer___ 59nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Sapeau approprieeau solcil.nbsp; nbsp; nbsp; 62
—nbsp; Aptitude aux maladies cere­brates variable clicz les — csclaves ou les ncgres libresnbsp; nbsp; nbsp; 91
—nbsp; Moindrc sensibility que le blanc.....................nbsp; nbsp; 109
—nbsp; nbsp;Longue duree du coit......nbsp; nbsp; 109
—nbsp; Pou de symptömcs generaux dans la pneumonie........nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Supporte bien I'alcool......nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Odeur speciale............nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Ses tissus sc putrelient lente-ment.....................nbsp; nbsp; 110
—nbsp; Cicatrices fibreuses........nbsp; nbsp; 110
—nbsp; moins souvent frappe par
la foudre que le blanc......nbsp; nbsp; Ill
—nbsp; Faible mortalite dans les pays chauds...............nbsp; nbsp; Ill
—nbsp; Immunite pour le cancer 253nbsp; nbsp; 112
—nbsp; Barett do carie dentaire...nbsp; nbsp; 112
—nbsp; Rarcte de constipation......nbsp; nbsp; 112
—nbsp; Rarcte de diabete..........nbsp; nbsp; 112
—nbsp; Rarcte de varices..........nbsp; nbsp; 112
I
ocr page 527
TA15LE ALPHAKfiTIQUE.
Nkgue. Sujet aux maladies du
limicröas.................. 113
—nbsp; nbsp;Specialite pour I'ainhum... 112
—nbsp; nbsp;Sa tendance ä la formation du tissu fibreux cause rain-hum....................... 113
—nbsp; nbsp;SpC-cialite de la maladie du sommeil............... 113 209
—nbsp; nbsp;Aptitude au tetanos___113 231
—nbsp; nbsp;Frequence du trismus des nouveau-nes............... 113
—nbsp; nbsp;Frequence de la hernie ombi-licale..................... 113
—nbsp; nbsp;Frequence de la luxation maxillaire inferieurc....... 113
—nbsp; nbsp;Immunite pour la dysentcne, lliepatite, la lifevre jaunc,
la lievre typhoide.. 114, 219 210
—nbsp; nbsp;Immunite pour I'impilu-disme.................. lit 243
—nbsp; Aptitude au cholera........ Ill
—nbsp; Aptitude a la tuberculose.114 205
—nbsp; Grand dcveloppement du massetcr................... 114
—nbsp; Faihlcsse des muscles abdo-minaux.................... 114
—nbsp; Aptitudes pour la peste,rele-phantiasis des Arabes, la li'pre...................... 114
—nbsp; Forme adynamique de toutcs
ses maladies aigufis........ 114
—nbsp; Caractere special chez lui de la scrofule, de rarthritis, de
la syphilis................. 114
—nbsp; Longevite.................. 114
—nbsp; Pen d'apiitude a I'engrais-sement.................... 130
—nbsp; Uarete do la gouttc........ 134
—nbsp; Moins d'aptitude que le blauc au rhumatisme articulaire, mals plus au rhumatisme musculaire............. 138 201
—nbsp; Rarcte de 1'acne......lt;___ 138
—nbsp; Marete des calculs.......... HO
—nbsp; Pen d'apiitude au rachitisme 147
—nbsp; Phosphate de chaux abon-dant dans ses os........... 147
—nbsp; I'eu do tendance au diabete. 154
—nbsp; Frequence de la scrofule... 155 plus sujet que 1c blanc a la ineningite ccrebro-spinale.. 184
—nbsp; Extreme aptitude a la va-riole...................... 188
—nbsp; Immunite pour la scarlatine 193
—nbsp; Immunite pour la flfevre jaune..................... 195
—nbsp; Mortalite palustre dans les pays chauds qu'ils peuvent seuls defrlcher............. 244
—nbsp; Immunite pour la colique sechc..................... 246
Nkgre. Mortalite dans les co­lonies anglaises............nbsp; nbsp; 2G5
—nbsp; Lour mortalite par lubercu-lose au Perou..............nbsp; nbsp; 265
—nbsp; prend moins facilement la syphilis que le blanc........nbsp; nbsp; 207
—nbsp; Aptitude au beriberi........nbsp; nbsp; 272
—nbsp; Receptivity pour la peste...nbsp; nbsp; 277
—nbsp; (Mal d'estomac de)..........nbsp; nbsp; 399
—nbsp; Aptitude pour 1'elephantia-
sis des Arabes.............nbsp; nbsp; 407
—nbsp; nbsp;Craw-craw.................nbsp; nbsp; 411
—nbsp; Filaire do Mddine...........nbsp; nbsp; 412
—nbsp; Aptitudes pour mouchc do Cayor.....................nbsp; nbsp; 432
—nbsp; Aptitude pour la chique.....nbsp; nbsp; 434
—nbsp; Ses poux difffcrei.t de ceux
du blanc..................nbsp; nbsp; 435
N^matodes. Reviviscence......nbsp; nbsp; nbsp; 38
—nbsp; (OEufs de) au centre d'une granulation pseudo-tubercu-leuse............. 259, 376nbsp; nbsp; 391
Neocomie. Cause d'apiitude mor­bide......................nbsp; nbsp; 101
Nepenthes....................nbsp; nbsp; nbsp; 76
BftpHRISIES. Leurs maladies...,nbsp; nbsp; nbsp; 90
Nephhite microbiennc.........nbsp; nbsp; 175
—nbsp; scarlatineuse..............nbsp; nbsp; 193
Neiiveise (Excitabilitc) iuible
chez le negro.............nbsp; nbsp; 110
NEilvELSES (Maladies) en rapport avee le diveloppement du
Systeme nerveux...........nbsp; nbsp; nbsp; 91
Neuvelx (Systeme)............nbsp; nbsp; nbsp; 82
—nbsp; A le maximum do virulence dans la rage...............nbsp; nbsp; 199
Nicotine. Action sur les vege-
taux.......................nbsp; nbsp; nbsp; 24
Nielle du ble. — Revivis­cence.....................nbsp; nbsp; nbsp; 38
Nisls apcplectiquc............nbsp; nbsp; 167
Nituate de potasse donne trop longtemps au cheval lui donne
polyurie...................nbsp; nbsp; 153
Nitiiutcation............... .nbsp; nbsp; 169
Noctua psi...................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; tridens.....................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; brassica..................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; chenopodii.................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; atriplicis...................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; comes....................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; segctum...................nbsp; nbsp; 445
—nbsp; crassa.....................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; dysodea...................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; ambigua...................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; compta....................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; delphinii..................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; exoleta....................nbsp; nbsp; 446
Noir-mcseau chez le mouton...nbsp; nbsp; 426
Noisetier (Galle de)..........nbsp; nbsp; 450
Noix vomique.................*nbsp; nbsp;101
ocr page 528
#9632;
51raquo;
TABLE ALPHABfiTlQUE.
N osi: M A hoiu by eis.....
parasi-
375
-218 113 178
31 t!0 65
76 126
1-Jti 31
i8
OEstres cutciebre............
—nbsp; cavicole...................
—nbsp; du monlon et de la chevrc..
—nbsp; nbsp;du cheval..................
—nbsp; gastricole..................
OEuf (Blanc d') digerö par les
amibes....................
—nbsp; d'oiseau contient amidoii____
—nbsp; sans coquillo dans I'ergo-tisme, I'ergot rcxpulsant avant qu'il ait eu 1c temps de so charger do carbonate de chaux par une sorte d'avor-tcincnt....................
Oiuium Tuckcrii. Lavigne n'est pas son vrai terrain, des fui-nics plus completes de cctte crysiphde vivant aillcurs___
—nbsp; albicans do liomme, veau, pouliiin, poule.............
Oie. Uichcsse en for............
—nbsp; Temperature...............
—nbsp; Pouls.....................
—nbsp; Pneu monic................
—nbsp; Pneumonic aspergillaire.... Oigxoxs. Hichesse en sucrc....
—nbsp; (Urocistis des).............
—nbsp; (Anguillulc des)............
Oiseaix. Temperature....... 8
—nbsp; Cellules pigmentees........
—nbsp; Action do 1 ether...........
—nbsp; L'tilite de leurs tissus dans la grelle....................
—nbsp; aquatiques.Leurgraissemolle
—nbsp; Hibernation................
—nbsp; suppurcnt rarement.....59
—nbsp; Accroisscment.............
—nbsp; Temperature maxima qu'ils peuvent supporter..........
—nbsp; suppoitcut la dccoinprcssion barometrique grace ä leurs nids aoriens...............
—nbsp; OEuf contient amidoii.......
—nbsp; do basse-cour. Epizootics...
—nbsp; nbsp;plongcurs. Leurs maladies professionnclles............
—nbsp; nbsp;Leurs maladies nnrvcuscs...
—nbsp; Epilepsie...................
—nbsp; empoisonnesparla jnsquiamo
—nbsp; (Certains) tuesparle cafe...
—nbsp; Action d'hydro^ene sulfurc..
—nbsp; empoisonnes par le curare dans leur estomac..........
—nbsp; resistentau charbon 105, 117
—nbsp; Pouls......................
—nbsp; Inaptitude pour trichine....
—nbsp; Aptitude a variole..........
—nbsp; Leur gencalogic conlirmöe par la pathologic comparöc.
—nbsp; nbsp;Leurs globules de sang,
132 432 432 433 433
Nouiuiissoxs. Diarrliüe
tuire.......................
Noiivbau-.nes. Tiisums.........
—nbsp; Pßmphigus................
iNi tuition. Son uiiifoniiite clicz
les etres vivants............
—nbsp; Action de la lumiere........
—nbsp; nbsp;Action do la chalcur.....63
—nbsp; (Maladies de) sent les me-incs chez tons les ilres.....
—nbsp; nbsp;Perversion.................
—nbsp; nbsp;rctardante..................
Nutritive (Irritabilite).........
Nymi'HES. Hibernation..........
ti9
Obksitk due ä nutrition rotar-dante....................• •
—nbsp; nbsp;due ü accumulation degrais-se ou do fecule chcz les ani-maux ou chez los vö^'e-taux......................
—nbsp; cbez les vegetaux..........
—nbsp; nbsp;no depend pas uniqiieinent do raliinentalion............
—nbsp; nbsp;liereditaire................
—nbsp; fnSquento cliez les Chinoisct en general dans la race jaunc.....................
—nbsp; nbsp;rcchcrcliec an Zanguebar...
—nbsp; amenc störilite chez les ani-maux ct chez les vegetaux..
—nbsp; nbsp;faciliteecliczle vegetalachlo-rophylle par la lumHsre.....
—nbsp; nbsp;frequente clicz les diabeti-Hues......................
OnoitAT chcz les abeUles......
(JKcidium (Transformation de la rouille du ble en) de lepine vinette................ •#9632; •
(IKdkmk inalin des lapins et des hlaireaux..................
—nbsp; inalin experimental de Pas­teur.......................
—nbsp; nbsp;malin.....................
—nbsp;.mallöolaire chez I'homme...
—nbsp; nbsp;en bouteille chez 1c inouton.
(*;il. GrefTe ..................
OESOPHAGOSTOHES dos rumi­nants, du pore.............
OEsoi'Hagostomcm deute do san-
glicr, pore, pecari..........
-— a cou gonfle du bceuf......
—nbsp; nbsp;venulosum de la chevrc, du inouton, du chevreuil.......
QESTRE8................... Wl
—nbsp; cnlicoles du boeuf, du che-val, du renne..............
1-20
353
351 6 103 104 104 359
74 353 417 1113
21
1-27 128
129 129
129 129
130
131
153
8-2
353
220
220 285 389 389 35
397
397 397
397 U8
36
47
48
180
60
64
72 8ii
8K 91 93 97 9S 99
101
222
m
117
118
121
432
s
ocr page 529
TABLE ALPHA
513
Operes. Aptitude pour la scarla-tine....................... 100
Ophtalmie frequente dans la race jaune...................... 115
—nbsp; frequente chez les Ja-ponais comme chez les Chi-nois...................... 122
—nbsp;blennorrhagique due au trans­port du gonococcus......... 205
—nbsp; purulentc des uouvcau-n^s 205
—nbsp; granuleuse due ;'i un micro-coccus..................... 200
—nbsp; granuleuse chez homme ct chien..................... 206
—nbsp; ßpidemique de Madagascar.. 210
—nbsp; vermineuse du boeuf et du cheval..................... 4!0
Opium se localise dans les cel­lules nerveuses............nbsp; nbsp; nbsp; 55
Orang-outang................nbsp; nbsp; nbsp; 60
—nbsp; Immunite palustre..........nbsp; nbsp; 2i0
Oranger. Longevite...........nbsp; nbsp; nbsp; 2S
—nbsp; (Flcur d') tue les poissons...nbsp; nbsp; nbsp; 98
—nbsp; (Fumaggme de 1')..........nbsp; nbsp; 353
—nbsp; Maladic parasitairc.........nbsp; nbsp; 4c3
Oreii.le (Maladies de 1') cause
d'epilepsie chez les animaux
et l'homme................ 93
—nbsp; (Fibrome de Infrequent chez negresse................... Ill
Organes (L'analogic des) amene chez les ctres differentsl'ana-
loj;ie des maladies.......... 90
Organiui Es(Manifestations).Lour
divcrsite................... 23
Orbite envahi par la dipbterie. 229 Orge sur les hauteurs domic moins dc brios qu'a lapres-
siou normale.............. 67
Orient (Llcere d').............. 216
Orme (Tumeurs del')......... 251
—nbsp; Longevite................. 29.
Ormeaix. Frequence du fibrome 111
Orchidees. Leur nutrition..... 32
Orohanches. Leur nutrition.... 32 Oronge faisse toxiquc pour
riiomme, mais nou pour les
limaces................... 97
Ortalis cerasi.............. 439
Os de seiche cst une coquille
intcneure................. 54
Oscinie....................... 430
Osmose.................... 31 32
Osseix (Systeme) specialement apte a la localisation de la
garance................... 52
Ossification. Sa lentcur dans les pays pauvres en cal-
caire..'.................... 143
Ossifrage (Caclicxie) des vertc-bres....................... 143
33
commo ceux des reptiles, ont
un nucleus................. 121
Oiseaux. Commc chez les rep­tiles le crane uni aux verte­bras par un seul condjie___ 121
—nbsp; caracterises comme les rep­tiles par une abondante excre­tion d'acide urique......... 121
—nbsp; Rapidite de l'engraisse-mcnt...................... 128
—nbsp; tres predisposes a la goutte. 134
—nbsp; sont des reptiles transformcs 135
—nbsp; Rhumatisme articulaire...... 139
—nbsp; Pericardito rhumatismale__ 139
—nbsp; exigent beaucoup de cal-caire...................... 144
—nbsp; (Saturnis;iiecliezlcs)debasse-cour...................... 160
—nbsp; Ergotismeleurfaitpondredcs ceufs sans coquilles......... 162
—nbsp; carnivores prcnnent le bou-
ton dc Biskra.............. 1H6
—nbsp; Variole............,....... 189
—nbsp; Raj;e...................... 197
—nbsp; Aptitude a la dipbterie...... 229
—nbsp; 11s propagent diphteric..... 230
—nbsp; On dit que dans certains cas ils ont disparu au moment d'une epidemic cholerique. 213
—nbsp; de marais ont immunite pa-lustre...................... 246
—nbsp; dc proic plus sujels au cancer que les autrcs....... 254
—nbsp; Tuberculosesurtout frequente chez ecus qui trouvent dos bacilles dans leur alimenta­tion : rapaces, gallinac^s, cchassicrs, nalmipedes...... 266
—nbsp; Tuberculose prend forme cardiaque................. 266
—nbsp; Inoculation du cholera diffi­cile....................... 305
—nbsp; Leur plumage modifie pour toujours par rinoculatiou do certains venins............. 314
—nbsp; Sporospeniiic............... 372
—nbsp; Trachuo-bronchite vcrmi-neuse..................... 397
—nbsp; Immunite pour trichinöse... 403
Oleine....................... 47
Ot.lulanis tricuspis du chat.. 400 Ombelliferes ont le meine
principe aromatique........ 118
Ohnivores. Leur urine contient plus d'acidc urique que celle des herbivores, moins que celle des carnivores........ 132
—nbsp; Aptitude a actinomycose.... 366
ONTOGfiNIK.................. 7 72
OlCTXIS parasitairc........... 435
Bordier. — Pathologie compare
ocr page 530
5H
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Osteomai.ac'ik due a la nutrilion
retardaote............. 12Cnbsp; nbsp;118
—nbsp; nbsp;freqiienlc chez la vaclic.....nbsp; nbsp; nbsp;119
—nbsp; senile.....................nbsp; nbsp; nbsp;150
-- cxperiineulale..............nbsp; nbsp; nbsp;l^O
OSTEOMVELITE............. 181nbsp; nbsp; nbsp;182
—nbsp; cst an furoncle lie la moelle osscuse...................nbsp; nbsp; nbsp;183
—nbsp; du cheval..................nbsp; nbsp; nbsp;183
Osteoi'HYTEs du bassin, apies
raccouclicinent............nbsp; nbsp; nbsp;149
Olate liltrc les microbes.......nbsp; nbsp; nbsp;177
Oi us.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1laquo;
—nbsp; nbsp;Lriiie.....................nbsp; nbsp; nbsp;132
—nbsp; nbsp;prend le charhon .........nbsp; nbsp; nbsp;221
Ovaiiie des vegetaux riche en
phusphate de cliaux........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;51
Oxalate de chaux.............nbsp; nbsp; 140
Oxalis.................... 80nbsp; nbsp; 137
Oxyde de carbunc. Action sur
la sensilive................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;22
Action sui- le niouvement des
plantes....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;83
—nbsp; non (''galemcnl toxique pour toutes les espocesde cliicns.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U8
Oxvgene. Sa proportion dans le
sang artericl des animaux..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
—nbsp; augincnle dans le milieu in-lorienr des plantes quand I'activite protoplasmatique diminue...................nbsp; nbsp; nbsp; 46
Oxylheclicz les mainmilercs ito-
nicsliques.................nbsp; nbsp; nbsp;402
—nbsp; ambigu du lievre et du lapinnbsp; nbsp; 102 . — vermiculaire de riioinme ct
du chien..................nbsp; nbsp; nbsp;402
—nbsp; compar du chat...........nbsp; nbsp; nbsp;402
—nbsp; nbsp;courbc du cheval..........nbsp; nbsp; nbsp;102
—nbsp; nbsp;ä longuc queue du cheval..nbsp; nbsp; nbsp;102
Papaveraquo;. Son sue digere I'al-bumine....................' 76
Papavotine (Infection micro-
bieune par)................ 280
—nbsp; Uendpathogenes les microbes latents dans le sang des gre-nouilles, des poissons et des
-lapins..................... 280
Papillox. Tete de niort. Vivait sur les solances indigenes avant qu'on n'iinportät ehe/. nous la pomme de terrc sur laquellc il vit maintenant... 118 Pakalysies clicz les vegetaux.. 84 Pahalyiiöle (Maladie) dujeune
Age....................... 117
Pahasitaiue (Infection) des
briques................... 169
Paiiasitaihes (Maladies)...... 166
Pauasites (Plantes)........... 32
—nbsp; intcstinaux acclimates ;i temperature des mammilferes
et des oiseaux.............. 61
—nbsp; S'attaquent ä tons les mem-bres d'unc meme famille.... 118
—nbsp; Choix fait par cux de leur böte....................... 168
—nbsp; non microbiens............ 350
—nbsp; nbsp;(Certains) sont nonnaux ... 350
—nbsp; vegetaux.................. 352
—nbsp; (A plitude aux)............. 353
—nbsp; animaux................... 369
Pauasitisme cu general....... 157
—nbsp; el transformisme........... 161
Pakesseex. Calculs renaux
d'oxalate de chaux......... 140
Pauietaiiie................... 137
Paiusiexs acelimates a la lievre
typhoide................. 289
Pauturition (Influence do I'e-
poque de Id) sur la maladie
paralytique du jeune age... 117 Passeheaux. Tuberculose rare. 266
Pasteuhisation............... 375
Pastin AC A sativa.............. 110
Patate. Obesite............... 128
Pathologiuees (Caracteres)___ 116
—nbsp; (Families).................. 117
Pathologie compakee. Sou but. 1
—nbsp; nbsp;Lois g^nerales............. 85
—nbsp; Doit apporter son contingent ä la classification gendalo-gique des ctres............ 89
—nbsp; concourt avec I'anatomie comparee ä I'analyse des races..................... 120
—nbsp; rdvele Ic mctissage........ 121
Paipieres bridees dans la race
jaune..................... 114
Pavot........................ 55
Peau. Localise I'argcnt........ 55
I'almieii. Obesite.............. 128
Palmh'Eues. Sujets aux parasites
digestifs................... 88
—nbsp; nbsp;Variolc.................... 189
—nbsp; Tubcrculose frequente...... 260
Pancreas. Scs maladies frequen-
tes chez le negre.......... 112
Pa.ncueatine secretec par les ve-götanx comnie par les ani­maux ..................... 70
Paxciieatique (Sue) digere la graisse chez les animaux----- 73
—nbsp; (Sue) virulent dans la rage comme la salivc........... 199
Paxella parasite du dauphin
et du squalc............... 120
Pannes traite par le Jcquirity. 171 Pantheke. Temperature........ 103
M
ocr page 531
TABLE ALPHABfiTIQUE.
Jl5
PiBUlNE contagicusc ct hcredi-taire.................. 208
—nbsp; Appliquee ä la destruction des lupins............. 364
Pecari. Atteint par la peste bo-vinequoique non ruminant. 119
I'kciies ä chair jaune ont uno aptitude morbide spccialc...
1'ecte.ns riches en gljcogene...
Pecomya acetone..............
I'EU.AGHE....................
Pellaoheux (Erylheme) chez I'liomme et chez le coq.....
Pelohie vennineusc...........
Pemphigus atteint liomme, singe, cbeval, cliien, mouton, bffiuf, inulet et autres mam-miferos....................
#9632;— Frequent chez les tripiers ct les charcutiers.............
Pexicillium..................
Pextatomk potagere des cru-ciferes....................
Pei'IE. bipliteric des oiscaux...
—nbsp; Coincide sur volaillo avee diphterie liumaiiio.........
PEPSINE existe dans les muscles et dans le sang............
—nbsp; secrctee par les vögetaux comine par les animaux-----
—nbsp; secriHöeparun gra'id nombre de microbes pour lenr propre usage.....................
—nbsp; Existe dans grainos........
Peptones. Nourrisscnt la levurc
de liiere, comine lesaniinanx Pekca fluviatilis. Crustaces para­sites......................
PERDRIX sunneneo............
—nbsp; Frequentes epizootics de di­phterie....................
Peiupxeumonie inoculee a la queue moins grave que celle ditcspontanec qui,eii realite, est inoculee par le poumon.
—nbsp; Vaccination.............306
Peuicahdite rhumatisinalc chez
le chat ctle serin..........
Peritoxisme rare chez le negrc.
Pehoderma eylindricum para­site do la sardine..........
Peronospora infestans.........
—nbsp; viticola....................
Peroxospor^es. Se dcveloppent
plus on moins suivant 1c mi­lieu.......................
Perroqi'Et. Variole............
—nbsp; (Maladie des)..............
—nbsp; Aptitude au cholera des ponies.....................
—nbsp; Frequence du cancer.......
257
375
205
99
72
139
162
Perroquet. Teigne pelade.....nbsp; nbsp; nbsp;358
Perruche. Lepre..............nbsp; nbsp; nbsp;258
—nbsp; Pneumonie aspergillaire___nbsp; nbsp; 359
—nbsp; (Capedc)..................nbsp; nbsp; 398
Persaxs souvent calculcux.....nbsp; nbsp; 140
Peste. Son microbe ne pent
vivrc a 600 metres d'altitude.nbsp; nbsp; nbsp; 67
—nbsp; Aptitude du negro...... 114nbsp; nbsp; 277
—nbsp; Immuuite des juil's..... 115nbsp; nbsp; 277
—nbsp; bovine, atteint tons les rumi­nants......................nbsp; nbsp; nbsp;118
—nbsp; Atteint le pecari ct autres suides qui sollt voisins des ruminants.................nbsp; nbsp; 118
—nbsp; Cravite variable chez les divers ruminants....... 119nbsp; nbsp; 204
—nbsp; specialc aux ruminants. 205nbsp; nbsp; 437
—nbsp; des ecrevisses......,.......nbsp; nbsp; 387
—nbsp; des lupins, son analogic avec la flacheric...........nbsp; nbsp; nbsp;180
—nbsp; de Siberie.................nbsp; nbsp; 220
Petit-Hoi scher...............nbsp; nbsp; nbsp; 10
Phagocytes (Cellules).........nbsp; nbsp; 338
Phellaxdrie aquatique. Tun les
chevaux ct non les boonfs ..nbsp; nbsp; nbsp; 98
Philogexie..................7nbsp; nbsp; nbsp; 72
Phouues. Ont besoinde la terre
ferine pendant lour jennessc.nbsp; nbsp; 324 Phosphates. Lour role dans les
pliennmenes hiologiques....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 —#9632; diminues chez los scroluleux
et chez les gouttcux.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
—nbsp; Accrus chez les cancercux 7nbsp; nbsp; nbsp; 16
—nbsp; de potasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
—nbsp; de chuux varie en proportion avec le sexe............. 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
—nbsp; Aptitude des tissus du pore pourlui............ 51, 137nbsp; nbsp; 142
—nbsp; Abondeut duns los os du negro................. ..nbsp; nbsp; nbsp;147
—nbsp; double do chuux et de inu-gnesic....................nbsp; nbsp; nbsp;137
—nbsp; dc soude..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
Phosphatirie calcaire normale
chez le boeuf..............nbsp; nbsp; lii
Phtisie tuberculcuse, aptitude
des Anglo-Saxons.........nbsp; nbsp; 123
—nbsp; diabetique chez le singe—nbsp; nbsp; nbsp;155
—nbsp; zooglelque................nbsp; nbsp; 259
—nbsp; coccidicnne du lapin.......nbsp; nbsp; 371
—nbsp; vermincuse du mouton.....nbsp; nbsp; 388
—nbsp; vennineuse du chat et du cbicn.....................nbsp; nbsp; 391
—nbsp;vermincuse du chat........nbsp; nbsp; 400
Phylloxera..................nbsp; nbsp; 105
•— resistance dc la vigne ame-
ricainc............106, 399nbsp; nbsp; 455
—nbsp; emigrant..................nbsp; nbsp; 456
—nbsp; quercus...................nbsp; nbsp; 456
—nbsp; florcntin..................nbsp; nbsp; 456
—nbsp; corticalis..................nbsp; nbsp; 456
162 416
178
178 343
457
229
230 69 70
75
70
74
420 160
229
291 213
139 109
420 359 300
360 189 204
208 254
ocr page 532
UG
TABLE ALPHABETIQUE.
Phylloxera cocciiic..........
—nbsp; vastatrix...................
Puysalopte digitata du conguur
et du chat.................
—nbsp; truncata do la poule.......
Phytomyza gcniculata do la ju­lienne, girolloe, chou, capucinc.
456
Pisse-ex-lit. Son role dans
456
revolution des distomes.....
388
63
401
PlTYHiASis vcrsicolor. Aptitude
401
des tuberculeux....... 107
Placenta. Ses cotyledons riches
168
440
en glycogene..............
72
1-22
— dans certains cas laisse pas-
268
ser les microbes, apres rup-
ture.......................
quot;88
143
Pl\ie d'£evDte................
WO
— d'ete des chevaux..........
411
144
Plante annuellc...............
quot;7
— vivace. Resulte del'agglome-
3'ii
ralion successive de plantes
36!)
annuelles.................
27
— est un polypier aerien......
28
— calcicole..................
141
305
calcitu^e................
141
8^
443
— Subit, comme les animaux.
443
I'action dc 1'obscurite......
61
— alpine et nanisme..........
67
— grimpante.................
80
443
81
7S
443
Pi.ancles. Generation alternante
324
144
Platane d'Orient. Longevite...
29
352
Plklhesie rhumatismale tres
grave chez lo cheval.......
139
4
Pleluonectes flesus..........
185
34
Plomb localise dans cellule ner-
86
veuse cerebralc............
H'o
103
— empeche excretion d'acido
104
160
128
Pluvier. Pneumonic aspergil-
143
35!)
189
Pnelmo-kxterite du pore.....
Pxei moxie. Peu de symptömes
235
208
generaux chez le negre. 110
213
— Microbes secretent ptomaines
213
212
— Ses cultures stt-rilisees sout encore inoculantes par les
213
ptomaines..........•......
W
231
PI i
236
— contagieuse d'homme a
laquo;15
240
— inoculable aux animaux ä sang chaud, non a la grc-
300
quot;15
306
— Fcetus infeetc par les ptomai-
359
nes de la mere............
quot;15
421
— Le microbe varie de forme
451
suivant les races............
quot;16
— Une premiere atteintenecon-
462
iere pas rimmunite.........
305
2D
— asporgillaire du cheval, de
la vache, des oiseaux......
359
25 i
— vermineuse du mouton, de
[VV
2GG
— Aptitude necessairc.........
415
Piax.
—nbsp; Forme do syphilis du negic. Pica. Frequent dans les pays
pauvies encalcairc.........
—#9632; Frequent chez les femelles
des oiseaux...............
Pied (Plaies du), cause dc tet:i-
nos.......................
—nbsp; de Madura.................
PiEitiDE du chou, detruite par
lentomopl^tora sphoerosper-
ma.......................
Pikhis cratgoci, de l'aubepine, prunier, cerisicr, umandier,
—nbsp; brassicif..................
—nbsp; napi du reseda, capucine, rave, navet, crucil'eres agres-tcs.......................
—nbsp; rapae, du choux, du navel, raves, reseda, capucine.....
Pikuhe (La) chez les animaux..
Pietix.......................
PIGEON. Action du sang de cer­tains poissons.............
—nbsp; (Greife entre)..............
—nbsp; Epizooties.................
—nbsp; Temperature..............
—nbsp; Pouls......................
—nbsp; Eagraissement.............
—nbsp; avides de caleaire..........
—nbsp; Variole frequente...........
—nbsp; Grande aptitude au cholera des poules................
—nbsp; ne prennent pas lo cholera des canards...............
—nbsp; refractaires ä rhemoglobi-nurie bacterienne du ba'uf..
—nbsp; propagent la diphterie......
—nbsp; Aptitude au rouget du pore
—nbsp; non inoculables par la lievre typhuidc..................
—nbsp; augmento la virulence du microbe du rouget du pore.
—nbsp; Cholera...................
—nbsp; Pneiimonio asporgillaire....
Pigeox.xealx (Maladie dc)......
Pl.x d'Alep...................
1'IXCOIIIXS. Oiseaux liansformes
par le milieu..............
Pixs de Teneriffe..............
Pi.xus alepensis. Sa galle bacil-
lairc......................
Pisse. Symptome de la tubercu-
losc chez le cheval........
ty.
ocr page 533
TABLE ALPHA
517
Polyconum fagopirum. Tue les
pores blancs.......-....... 99
Polvxema.................... 449
Polynesie.ns. Leur pathologic
rappelle I'element blanc___ 122
—nbsp; Rhumatisme articulaire aigu
est frequent............ 122 138
—nbsp; L'clement papou qui entre en eux leur donne I'aptitude a l'elepiiantiasis et ä la forme negroide de la syphilis..... 122
—nbsp; Fievre typho'idc prend la forme ataxiquc............. 240
—nbsp; ont recu la tuberculose des Europeens................. 261
—nbsp; nbsp;ont des poux speciaux......nbsp; nbsp; 435
Polypes hydraires......27, 81nbsp; nbsp; 460
Polystomum iiitegerrimum, pa­rasite des tetards..........nbsp; nbsp; 383
Polyurie du cheval........... 153
Pommes. Blctissure............ 361
—nbsp; de terre. Obesite........... 127
—nbsp; nbsp;L'arrachage des feuilles em-peche le depüt dc fe-cule........... 12, 47, 131 142
—nbsp; malades au voisinage des usines..................... 88
Pommeliere.................. 367
Pommettes saillautes dans la
race jaune................. 114
Porc. Graisse................. 47
—nbsp; Croissance accrue par lumicre violette.................... 02
—nbsp; Al'finite de ses globules san-guins pour I'oxygene accrue
sur les Andes.............. 66
—nbsp; Epizootics................. 86
—nbsp; sujet aux parasites du tube digestif.................... 88
—nbsp; non empoisonne par le ma­nioc...................... 97
—nbsp; empoisonne par le seigle er-gote....................... 98
—nbsp; Supporte bien Tantimoine... 98
—nbsp; blanc. Tue par le laclmantes tinctoria................... 99
—nbsp; blanc. Tue par le polygonum fagopirum................. 99
—nbsp; allemand. Inaptitude au ruu-
get du porc...............nbsp; nbsp; 117
—nbsp; Cloisonnement de son csto-mac chez rembryon........nbsp; nbsp; 120
—nbsp; de Kentucky. Aptitudca I'cn-graissemenf................nbsp; nbsp; 129
—nbsp; Castration favorable a I'en-graissement...............nbsp; nbsp; 131
—nbsp; Liine....................nbsp; nbsp; 132
—nbsp; Goutte guaniquc...........nbsp; nbsp; 136
—nbsp; Calculs du rein.............nbsp; nbsp; 140
—nbsp; de Wesphalie. Maladic......nbsp; nbsp; 147
—nbsp; nbsp;Rachitisme................nbsp; nbsp; nbsp;147
Pnedmonie vcrmincusc........
Poire en calcbasse............
—nbsp; lt;le Saint-Germain rouillc...
—nbsp; Blitissure.................
Poirier. Greffes multiples.....
Poissons. Richesse dc leurs
tissus en carbonate de chaux
—nbsp; Chromatoblasles...........
—nbsp; absorbent les scls par leurs brancbies.................
—nbsp; Leur graissc liquide........
—nbsp; elimiiient le carbonate de cbaux parles brancbies....
—nbsp; Graisse....................
—nbsp; Hibernation...............
—nbsp; Acantbopterygieng et mala-copterygiens. Leur puissance localisatricc..............
—nbsp; Chaleur...................
—nbsp; Epizootics.................
—nbsp; sujets dans les ^tangs a ac­cidents du milieu confine et aux anomalies.............
—nbsp; Maladies de leur appareil operculaire................
—nbsp; Leurs maladies nerveuses...
—nbsp; Maladies convulsivcs.......
—nbsp; Action des toxiqucs........
—nbsp; tues par girollee, cannolle, valeriano, cajeput, Hour d'oranger..................
—nbsp; tuös par une dose infinitesi-male de mercure........'...
—nbsp; tues par I'liydrogene sul-fure.................... (J8
—nbsp; Cause de leur mort dans les etangs....................
—nbsp; Temperature......,........
—nbsp; Pulsations.................
—nbsp; Castration les fait engraisser.
—nbsp; Sujets a cataracte..........
—nbsp; Diabetc buileux............
—nbsp; Venues...................
—nbsp; On les a vu mourir dans cer-taines epidemics de cholera.
—nbsp; osseux. Leurs leucocytes nombreux.................
—nbsp; l^preux...................
—nbsp; contiennent dans leur sang des microbes inoflcnsifs que ccrtaines substances rendent pathogenes................
—nbsp; Quolques-unspcuvents'adap-tor niomentanement ä la vie liors de l'eau...............
—nbsp; Constance du tainia.........
—nbsp; Psorospermie..............
—nbsp; Ascaridcs..................
Polarisation.................
Poi.lTllYtllLM.................
411
438
352
361
33
21
32
47
32
47 48
az
84 86
8/
90 91 92
97
98
98
99
99 103 104 131 154 154 185
243
255
258
286
327 350 374 402 10 137
ocr page 534
518nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE
PORC. Scorbut................
—nbsp; Pouls.....................
—nbsp; Saturnismc................
—nbsp; Alcoolisaic experimental. .. —i Variole....................
—nbsp; Rage......................
—nbsp; prcnd rarement 1c cluirbon..
—nbsp; do Suflolck. Aptitude au rou-get.......................
—nbsp; anglais. Plus sujet au rougct.
—nbsp; Fievre cnterique...........
—nbsp; (Cholera du)...............
—nbsp; (lluugct du)...............
—nbsp; Erysipele malin............
—nbsp; nbsp;Mai rouge.................
—nbsp; rendu tubcrculeux par inocu­lation de sang d'hoimne tu­bcrculeux..................
—nbsp; Inoculation intestinale dc la tubcrculose................
—nbsp; Marche rapide de la tubcr­culose analogue a la galo-pante de l'liomme..........
—nbsp; Syphilis inoculable, maisnon do pore a pore.............
—nbsp; Sujet ä la carie denlaire....
—nbsp; Goitre....................
—nbsp; Pesto .....................
—nbsp; Actinomycose.............
—nbsp; Ses rapports avoc les rumi­nants......................
—nbsp; Mysterious disease..........
—nbsp; du Limousin. Frequence de l'echinorynquc geant.......
—nbsp; Gale sarcoptique...........
PORCELETS. Lcur degencrescence
graisseuse.................
PoitTUGAis. Leur morbidite ct
lour mortalite a la Guyane ..
Portulaca...................
Potasse (Sels dc). Lcur action
sur les vegetaux...........
—nbsp; (Sels dc). Uechcrchcs par la bctterave, la pommedeterrc, la navette, le trfefle,la vignc.
Pnu du chien.................
Poui.ains (Accroisscment chcz les).......................
—nbsp; Rachitisme ...............
—nbsp; Sujets ä l'oidium albicans.. Poii.e. llypnolisme............
—nbsp; Gouttc periarticulaire fre-queute....................
—nbsp; avide de calcairo...........
—nbsp; Proportion de glucose dans son sang ..................
—nbsp; (Cholera des)..............
—nbsp; Ne pent etre iuoculec par le' cholera des canards......
—nbsp; llelraclaire a la maladie mi-crobienne du furet.........
ALPHABfiTIQUE.
157 104
160 163 189 197 221
235 235 235 235 235 235 235
Poule. Refroidic prend le char-bon.......................
—nbsp; Rechauffeeapres avoir prislc charbon guerit.............
—nbsp; nc prcnd pas le charbon symptomatique.............
—nbsp; Epizootics de diphterie. 229
—nbsp; Non inoculable par la lievre typhoide..................
—nbsp; devicnt tuberculeuse en man-geaut les crachats d'un tu­bcrculeux.................
—nbsp; Tubcrculose...............
—nbsp; Le jequirity provoquc chez eile des accidents qui rap-pellcnt le cholera des ponies.
—nbsp; Alcoolisme experimental...
—nbsp; Malformations determinces par les manipulations de l'oeuf......................
—nbsp; Aptitude a roidium albicans.
—nbsp; Favus.....................
—nbsp; dc Cochinchine^ apportc le favus en Europe...........
—nbsp; Pneumonic aspergillaire....
—nbsp; de Cochinchine. Aptitude a la diarrhee de Cochinchine.
Poui.et. Richesse de ses tissus en carbonate de chaux......
—nbsp; Richesse en oxygene et en acidc carbonique...........
—nbsp; (Grcfle entre)..............
—nbsp; La castration lesfait cngrais-sor.......................
—nbsp; non inoculable par fievre puerperale................
Poui.pe......................
Pouls.......................
Poijrrituue. Son vibrion anta-goniste du bacille tubcrcu­leux.......................
—nbsp; des vegetaux transportee par les insectes................
—nbsp; du mouton.................
Pousse du cheval guerie par ar­senic......................
—nbsp; equivalentc ä l'asthme de I'liomme...................
Poussins (Maladie des)........
—nbsp; refractaircs au cholera dos poulcs.....................
Poux.........................
Prkcoces (Races).............
Pression atmospheriquc. Action
sur la nutrition.............
PRINCIPE vital ct mineral n'cxis-
tont pas...................
Princii'ES immediats..........
—nbsp; immediats des animaux ctdes vegetaux sent les memes....
Proctotrupiens...............
222
228 231
240
263 266
285 163
260 263
267
268 270 274 277 365
397
398
418
426
129
116
80
24
142
378
60 146
354 93
135 143
151
208
212 220
333 351 357
358 359
416
7 31
131
181 101 104
106
177 388
161
161 421
107
435
60
65
15
43
45 351
ocr page 535
TABLE ALPHABfiTIQÜE.
519
Pholiferatiox cclliilairc.......
IMiotee anguiformc............
—nbsp; anguilorme. Exemple d'un arrSt de diiveloppement sons rinflucnce de Tabscnce dc cliangcmcnt dc milieu......
Vrotistks....................
—nbsp; localisent la silice..........
—nbsp; Rcvivisce:icc..............
Protoplasma.................
—nbsp; Action dc I'alcool..........
—nbsp; Action du chloroforme......
—nbsp; Action dc la clialeur.......
—nbsp; Action du froid............
—nbsp; Sa fonnation..............
—nbsp; Susceptible de glration ct do mouvement sarcodique.....
PROTOXTDE d'azote. Action sur 1c inouvement dos plantes..
PllOTOZOAUlES................
—nbsp; parasites.................
I'uunis avium................
Prurigo lombairodtt mouton et
do la clievrc..............
PsoROSFERHiGoviformedulapin, chat, lioinnie, gallinaces do-mestiqucs.................
.— de Paulicki...............
—nbsp; des poissons...............
—nbsp; des aiticulcs..............
—nbsp; viriile du eclms capuciniis ct du macaque...............
PS0ROZ0AIRES.................
—nbsp; epithcliauK................
—nbsp; du tissu sous-muqucux.....
—nbsp; du iioumon................
—nbsp; des muscles...............
Ptomaines....................
—nbsp; sccnHccs paries microbes dc charbon...................
—nbsp; passcut a trovers 1c placenta, de la more au foetus........
—nbsp;scmbleut jouer, dans le cho­lera, 1c principal role.....
—nbsp; dilTcrentes, sccrctces par tin möme microbe suivant qu'il est cultivc dans un mammi-ferc on dans un poisson-----
Piccinia graminis devient 1'tt'ci-diuin dc frpinc vinette.....
POCEROKS (Oallcs forniöes autour des)................... 252
—nbsp; Pseudo-galles.......... #9632;153
—nbsp; lanigamp;rc..................
Puces des hois...........423
Pulex irritans do 1'homme, du
chien, du chat.............
—nbsp; scrraticcps du chion.......
—nbsp; gonocephalus du lapin et du lievre.....................
—nbsp; avium du pigeon, dc ia poulc
50 lil
—nbsp; nbsp; penctrans................. 431
Pii.satioxs ehe/, les auiman.v
divers.................... 104
Pii.vekllents (Oiscaux)....... 430
PUMA......................... 401
Pi xaises des bois............. 457
PURGATIFS (Kcsistauccde la race
jaunc aux).. ............. 115
Pis. Microorganismcs......... 180
—nbsp; bleu. Action des substances loxiques sm- la forme de sou microbe.................. 320
Pistii-e maligne. Forme de charbon propre a I'homme.. 223
—nbsp; frcqucute chcz les borders, les marechaux, les savon-nicrs, los aplatisseurs de cornes...........#9632;........ 221
—nbsp; interne dc riioinmc......... 223
Pitkekaction inoiiis promple
chcz le negro.............. 110
—nbsp; Son microbe change de forme suivant le vegetal enva-
hi.................... 320 438
Pyiiemie...................... 181
—nbsp; experimentale du lapin..... 283
Pviiale de la \ ignc........... 440
3-28 21 53 39
20 22 22 22 quot;2 43
77
83
50
389
439
272
370 372 374 37i
372 370 370 372 372 373 160
QliADRUPEDES moms exposes quo les bipedes ä la chute des organes du bassin...... 8(,l
Qiebuabi XUA. Maladic des c!ie-vaux en Amerique du Sud, Inde ct (jocliinchine, qui rappello Ic beriberi........ 272
QiKiicrs puhescens........... 450
—nbsp; coccifcra.................. 45G
—nbsp; ilex....................... 456
—nbsp; scssiflora.................. 450
QUININE. Son action sur la
vegetation............. 24 45
—nbsp; Son action surle microbe de
la lievre typhoido......... 241
Quinquina (Processus d'oxyda-tion dans la formation des alcaloi'des du)............. 45
200 300
322
319
419 iU 454
433
434 434
434 434
Races out des caractercs patho-
10H
logiques particuliers.......
—nbsp; Les veterinaires sent plus habitues a en tcnir compte
108
quo les medecius...........
—nbsp; Icur classihcaliou par la pathologic............... l'7
i
ocr page 536
#9632;i
520
TABLE ALPHABETIQUE.
Races. Lcur analyse pur la pa-, thnlogic comparee......... 120
—nbsp; Aptitudes pathologiques va­riables........... 134, 154 231
—nbsp; humaines. Aptitudes mor­bides differentes........... 105
—nbsp; jaune..................... 114
—nbsp; Toutes sujettes au scorbut.. 156
—nbsp; DiHerminisme de leurs apti­tudes morbides............ 107
RACHITISHE di'i ä nutrition retar-dante................. 126 145
—nbsp; et syphilis................. 146
—nbsp; frequent chcz les jeunes car­nivores de nos menageries. 146
—nbsp; rare cbez le negre......... 147
liADlOLAiiiES vivent ä 8,000 me­tres de profondeur......... 68
MADIS noil intoxiqös par la stry-chine..................... 100
—nbsp; arroses d'eau alcalinc aug-mentcnt de poids.......... 133
RAFFLE des raisins cbez le ba;uf 422 RACE. Aptitude inegale des cliiens................ 107 197
—nbsp; prend cliicn, loup, renard, chat, cliacal, byene, bluireau, lapin, cobaye,oiseaii, bomme, singe, cbeval, boeuf, mou-ton, cbevre, renne, daim, pore...................... 1lt;J7
—nbsp; vulpine.................... 197
—nbsp; Chaque animal se seit de
ses armes naturelles.. ..... 197
—nbsp; mue...................... 198
—nbsp; Symptomes cbez le cbicn... 198
—nbsp; furicusc.................. 198
—nbsp; Sa forme depend de la loca­lisation du microbe........ 200
—nbsp; Le mode d'inoculation pent faire varier les symptomes.. 200
—nbsp; L'ineubationest d'autant plus courto que I'inoculation aura eu lieu plus pres du Systeme nerveux................... 200
—nbsp; Duree de l'incubation cbez divers aniinaux........200 201
—nbsp; La duree de l'incubation varie avec la quantite de virus inocule.................... 201
—nbsp; (Micrococcus de)........... 202
—nbsp; Curability................. 203
—nbsp; Attenuation................ 292
—nbsp; La culture du microbe dans
le lapin accroit sa virulence 293
—nbsp; La duree de l'incubation augmente du cbicn au singe
et de singe en singe....... 390
—nbsp; Le virus s'attenue dans le singe..................... 300
Rage. La virulence s'accroit dans le lapin..............
—nbsp; La duree de l'incubation diminuc du cbien au lapin ct
de lapin en lapin.......... 300
—nbsp; Attenuation par la chaleur.. 303
—nbsp; Vaccin cbimique......303 309
—nbsp; paralytique................. 303
—nbsp; Inlluence du sifege des mor-sures..................... 304
—nbsp; (Criterium de).............. 304
Uaie. Lenteur de la localisation
moleculaire................. 52
P.AMOLLISSEMENT.............. 145
IIana viridis. Non actionnee do la mfime maniere que r. temporaria par la caftiine ot le veratrine................ 98
Uapaces (Oiscaux). Tuborculose frequente.................. 26ti
ItAI'lllDES..................... 137
Rats ä trompc................ 34
—nbsp; Greffe..................... 34
—nbsp; Greffe sur cbat............. 35
—nbsp; Action apbrodisiaque du ru-
bia noxia.................. 98
—nbsp; nourris de viando aptes au cbarbon................... 1Ü7
—nbsp; blancs. Son inoculables par
la lievre pueipoiale........ 184
—nbsp; Vaccine iuoculable......... 190
—nbsp; nourris de pain pronncnt
le cbarbon................ 221
—nbsp; nourris de viande ne pronncnt
pas le cbarbon............. 221
—nbsp; resistent ä I'inoculation do
la dipbterie................ 228
—nbsp; blancs. Non inoculables a la flevre typboide............ 240
—nbsp; d'eau. Immunite palustre___ 240
—nbsp; d'eau. Leurröle dans la pes-
te des ecrevisses........... 387
—nbsp; blanc. Inoculation du cancel' 250
—nbsp; devenus tuberculeux en man-geant le pus d'abces tuber­culeux .................... 203
—nbsp; Grande mortalite pendant
les epidemics de peste..... 257
—nbsp; Septicömic consecutive au cbarbon................... 284
—nbsp; r^fractaires ä la teignc ton-dante prennent la tcigno fa-veuse..................... 357
Rate (Sang de)____.......... 220
—nbsp; joue dans rendemic palustre le memo role que le corps thyroide dans l'endömic goi-treusc.................... 273
RtCEPTiviTE morbide.......... 105
Rectite vermineuse........... 391
Redie......................... 385
•
ocr page 537
TABLE ALPHAlStTiyUE.
021
Reflexe (Action) lento chez le
Rhumatisme döfonnant. Special
ncgre......................
Hein cephaliquc, scs maladies.
quot;109
a la leinmc.............
138
90
— articulaire. Observe chez plu-
— (Maladies du) chez les \erl6-
sieurs animaux............
138
bres.......................
9(1
— chronique osscuxcliez Fours.
139
— (Calculs du) chez cheval, äne, bffiuf, pore, chien, chat,
cause de diabete.......
153
— scarlatineux du a un mi-
noinme....................
140
crobe.....................
193
— Les microbes s'y accumulent
175
— articulaire aigu. Son mi-
Henaud. Rage ................
RENNE. Vaccine...............
197
W)
190 197
#9632;gt;0f
— Rage......................
Rhls semialaia..............
454
liENONCL-LACEKS LcilT SIIC acre
118
RlBES ItliBKUM. . . .
444
Renonclle,. .
45
Ricin. Maticrc organiquecristal-loido.....................
Reproduction cst unacte nutri-
12
tif........................
.r)6
RlCINUS commuirs............
137
21
48
79
— Hibernation..........#9632;....
Ro.NGEURS einpoisonnes par la
— Lcurs tnaladics nervensos
91
97
— Leur genealogie confirmee
— non einpoisonnes par la bel-
par la pathologic comparee.
121
ladone....................
97
— Lcurs globules sanyuins.
— nou tues par le manioc...
9;
comme ceux des oiseaux, ont
— supporteut la liolladone.....
100
un nucleus................
121
— Alcalinite de leur sang.....
100
— Comme chez les oiseaux,
— no prennent le cliarbon que
leur crane uni aux vcrtebres
par inoculation sous-cutanec.
220
par un seul condyle........
121
— Leurs leucocytes plus petits
— caracteriscs comme les oi-
que ceux de Fliomme......
25;)
seaux par unc excretion de
— Leur action sur la forme de
l'acide urique abondantc...
121
la bacteridie charhonncusc.
320
— Scorbut...................
157
— Leur röle dans la phtisie
— tics predisposes a la goutte.
134
vermlneuse du chat........
401
— Leurs leucocytes sont nom-
Rosier sensible aux effets de la
255 32
fumee des villcs...........
— (Galle du)................
ss
Resi'IIiation est un actc nutritif.
450
— Son identite chez les ani-
Rotifeues. Rkviviscence___ 37
90
inaux et los vdgetaux......
40
Roi GEOLE. Immunitö des Creoles
Retimte, maladie cerebrate dn
des Antilles et de Cayenne..
191
cheval....................
93
— tres grave chez les popula-
Rkviviscence.................
36
tions qu'clle atteint pour la premiere fois..............
— (Evolution philog^nique dans
191
les phonornenes de)........
39
— Inoculation pratiquee avoc
Rhabditis Act'tireviviscence
38 416
succes...................
1MI
Rhabdonema suis............
— L'aptitude de Fliomme ne commence qu'apres un an..
RarxiTE vcrmineuso ou cocci-
191
dienne du lapin............
371
— plus grave chez 1'adulte....
192
Rhinoceros. Immunite palustrc.
246
— prend homme, singe, cheval.
liHizoi'ODES. Röle de leurs para-
Inoculablc au lapin, au co-
460
baye.................. 192
437
liHUBAHBE perd en -Angletcrre
Rolget du pore. Inaptitude des
ses proprietes medicales...
323
pores allemands....... 117
235
Hhumatisants. Action du veuin
— Bacille....................
23ü
des abcillcs...............
448
— atteint souris, lapiiis,pigeons.
Rhumatisme articulaire aigu...
2
inouton, chevre............
235
— chronique. Aptitude de la
— Immunite de Fliomme......
236
femme....................
107
— Son microbe non cultivable
— articulaire. Frequent chez les
dans la gelatine dc Fliomme.
236
Malais..................
122
— ue prend ni chezle chien, ni chez le cobaye............
— Frequent chez les Polyne-
236
siens...................
122
137
— non cultivable dans du bouil­lon de culture ancicn......
— du a nutrition rctardante. 120
236
ocr page 538
TABLE ALPUABETIQI'E.
Uouget cultive chez les ron-
gcurs pertl son cnergie___ 293
—nbsp; cultive sur 1c pigeon, voit atigmcnter son encrgie..... 293
—nbsp; ne pent (Hrc cultive dans un bouillon fait avec de la viande do pore mort de rou-
get....................... 299
—nbsp; augmentc do vimlence dans
1e pigeon.................. 300
—nbsp; nbsp;degrucro dans le lapin..... 300
—nbsp; porte de lapin sur pore ne
tue plus ce dernier........ 322
—nbsp; cultive dans lo pigeon, acquiert une plus grande virulence poarlcporc.. 322 438
—nbsp; vit sur les liaricots, le polygomnn, le groseiller... 422
#9632; -- des plantns grasses......... 428
RomUE du ble............... 352
Uubi.v noxia. Aphrodislaquepour
les pores ct les rats........ 98
Rdhex....................... 13quot;
—nbsp; UcMe do scs feuilles dans revolution des distomes.... 388
Uii.mi.N'AXTs. Craisse............ 47
—nbsp; peuvent manger le cytisus prolil'orus.................. 97
—nbsp; Marclio leute de leurs ma­ladies................... 114
—nbsp; Aptitude a la peste bovine.. 118
—nbsp; Lcur fonnule dentaire... .. 119
—nbsp; nbsp;Duree d'incubaliou de la rage...................... 201
—nbsp; Specialite de la pestc bovine. 205
—nbsp; Aptitude au cbarbou....... 220
—nbsp; Cancer des os............. 2fi
—nbsp; Leurs leucocytes plug petits
que ccux de riiomme...... 255
Uita........................ 83
Salive. ficoulcmcnt dans less tuniisme du boeuf........... 1CI
—nbsp; dans rage virulente........ 199
—nbsp; de rhomine et des herbi­vores moins virulente dans rage quo celle du chien.... 199
—nbsp; dans pneumonic eontient mi­crobe..................... 215
—nbsp; Sa nature indue sur la fre­quence de carie dentaire.. 209
SALSOLA soda. Mangee par les
cbamcaux................. 98
—nbsp; empoisonne les cbevaux.... 98
Sai.via pomifera.............. 451
Sang. Sa plasticite varie avec
les races.................. 8
—nbsp; Sa composition chimiquc va­rie dans les races buiuaines. 8
#9632;— Globules. Lour nutrition ar-
retee par le froid.......... 65
—nbsp; septicemique tue le lapin. i. 117
—nbsp; (Graisse dans)............. 130
—nbsp; Diminution de son alcalinile facilile excretion d'acidc urique.................... 133
—nbsp; lt;liarbonneuxfillre,inonensif. 173
—nbsp; eontient toujours des mi­crobes dans tuutes les suppu­rations, mdmc dans cellos qui demeurent locales......... 182
—nbsp; Sa virulence dans la rage contestee.................. 199
—nbsp; derate................ 220 225
—nbsp; froid (Animaux a) refractaires
an cbarbou................ 222
—nbsp; Inoculation dc bactorie du cbarbou svniplomatiqne est nulle...................... 228
—nbsp; (Cancer du) est laleucemie.. 256
—nbsp;des animaux tuberculeux eontient des bacillcs....... 260
—nbsp; eontient parfois des microbes latents, quo teile substance suraioutee rendra patboge-nes....................... 286
—nbsp; (Sueur do) chez le cheval... 411
—nbsp; a cbiquo................... 434
—nbsp; (Kaux cbangees en)........ 439
—nbsp; froid (Animaux a). Lcur tem­perature ................... 8
—nbsp; froid. Hibernation.......... 48
—nbsp; froid. Reviviscence......... 39
—nbsp; froid. Temperature maxima qu'ils supporteut........... 64
—nbsp; froid. Action do la cocaine.. 103
—nbsp; froid. Ne prennont pas le charbon................... 117
—nbsp; froid. Le uriminuiiile pour
la tricbinoso............. 104
—nbsp; froid. Refractaires au cbar­bou....................... 222
S
Saccharomvces guttulatus du
mouton, borjuf, lapin, pore. 359 Saccharine. Reserves digereos
par les vrgetaux........... 70
Saccilixe des crabes......... 4-62
Sagoiitieii. Obesite........... 128
Sainfoin oscillant............ 78
Sai.AMAXDUE. Pulsations....... 101
—nbsp; Transformation dc son mode rcspiratoirc................ 327
—nbsp; atia. Arretde devoloppcment par absence de cbangement dans 1c milieu............. 328
Samvaiiif.s (Calculs) chez le cheval, änc, mulct, boeuf, hommc................... 140
#9632;'
ocr page 539
TABLE ALPUABfiTIQUE.
523
107
115
193 193
193
193
Sang cluiud. Action dc la cocaine 10-2
—nbsp; cliaud. La pneumonic lein­est inoculable par injection sous-cutanee............... 215
—nbsp; cliaud. Aptitude a la gan­grene foudroyanto......... 281
Sangsues des poissons, crusta-ces, mollusques, grenouilles, tritons.................... H9
—nbsp; terreslres................. -IIO
Saxp du cheval............... HO
Saimn. Longevite............. 29
—nbsp; Bourgeons toxiques pour 1c liunif...................... laquo;8
Saimndis edulis. Toxiquo pour les dindons, ct non pour les autres oiseaux............. 98
SAi'itoUGNiA ferox............ 362
Sahceux. Aptitude au cholera des canards............... 212
Sakcoctstks................. 373
—nbsp; de Miescher cliez 1c pore, boeuf, mouton, chicn, chat, poulo..................... 373
—nbsp; delical clicz mouton, chevre cheval, boeuf............. 374
—nbsp; tcnella................... 374
Saucopte dc la g;ile. Sa taille
varie sulvantl animal surqui il habite, ctsasalivedcvieut plus ou nioins venimcuse.. 323
—nbsp; dc la gale. Sa proliferation. 351
—nbsp; bossu, cliez 1c lapin, le lievre..................... 424
—nbsp; cysticole, chcz la poule, lo laisan, les oiseaux......... 42i
—nbsp; plumicole, chez la poule, le laisan, la pintado,le canard,
1c pigeon................. 42i
—nbsp; Exeinple dc transformismo.. 424
—nbsp; psorique.................. -424
—nbsp; scabiei de l'homme, cheval, mouton, chevre, pore, loup, chicn, dromadairc, cobayc. 425
—nbsp; Exeinple de tiansl'orinisinc. 425
—nbsp; notoedre de rat, de chat, de lapin..................... 426
—nbsp; mutans de gallinaces....... 420
Saucoptites gliricoles des ron-
geurs..................... 424
SARDINE (Parasite de).......... 420
Sahhacexa.................. 70
Sal.mo.ns sujets a la maladic des
carpes.................... 303
Sauteueu.es. Action Ue I'liydro-
genc sulfure............... 99
Saxifrages.................. 83
Scarlatixe. Aptitude des ope-res....................... 106
—nbsp; antagoniste dc la tubcrcu-lose....................... 106
Scarlatixe plus frequente chcz la femme..................
—nbsp; Aptitude de la race anglo-saxonnc...................
—nbsp; Imraunitij conferee par la belladone......... 117, 192
—nbsp; Peu d'aptitudc du negre___
—nbsp; Aptitude de la grossesse....
—nbsp; Inoculable au lapin, au co-baye,au vcau el an cheval..
—nbsp; Epizootics sur les bieufs en memc temps que epidemics sur I'linnime..............
—nbsp; Aptitude du singe..........
Scaulatixexse. Ncphrile.......
—nbsp; Artlaite....................
Sciaua piri...................
Sc.l.KnosiOME ä dents aigues du
cheval.................-----
—nbsp; tetrachantus du cheval.....
—nbsp; Hypostome de mouton ct chevre....................
Sa.EUOSTOMlXES...............
SCISSIPARITE..................
Scr.ERODEUMlE annulairc........
Scoublt chcz I'lioinme, singe,
pore, chien, reptiles.... 150
SCIUIFUL ARIXEES..............
SCROFULE. Detcrminisme chi-
miquc.....................
—nbsp; Son caractere special cliez 1c negro................. 114
—nbsp; Frequento dans la race jaune.............115, 122
—nbsp; Frequente chez les Malais..
—nbsp; due a nutrition rctardante..
Scythes (Maladic des).........
Seiche.......................
Seigi.e (Anguillule du).........
Sei.ectiox sociale. Son rule----
Semxoi'ITHECIs. Inoculation du
typhus ä rcchutes...........
Sexsibimte elective............
—nbsp; chez les plantes........ 14
—nbsp; conseicnte ou non precede toujours le moiivement.....
—nbsp; devcloppee cliez los plantes grimpantos................
—nbsp; Nest pas le critcriuni de l'a-nimalite...................
—nbsp; chez le negro..............
Sexsiiive. Action du bronioforine.
—nbsp; Action du cbloroforme.....
—nbsp; Action de Toxydcdo carbonc.
—nbsp; Action do relher...........
—nbsp; Action du sulfure de carbine................ 22
Skima oflicinalis...............
Septicemie...................
—nbsp; de la souris donnc au lapin
193 193 193
193 4i0
338
39S
398
390
50
113
157
80
155
155 122 120 115 53 417 353
270 10
77
79
80
80 109 22 22 22 22
80 53
101
ocr page 540
524.
TABLE ALPHAltfiTlQL'E.
un erysipeloMc different de
celui dc riiomme........... 184
Septicümie experimentale du einen et du lapin.......... 281
—nbsp; cxpcrimentule des souris et du lapin..................... 281
—nbsp; Aptitude des souris de mai-son, imnuinitö des mulots pour septiccmic experimen­tale des souris............. 282
—nbsp; Ilcterminisme de raptitudc a la septicemie experimentale
des souris................. 282
—nbsp; experimentale du lapin..... 283
—nbsp; consecutiveaucliarbon. Apti-titude du lapin, du rat, du moineau. Immunite du chion, de la poule, de la grenouillc................. 284
—nbsp; de Pasteur. Aptitude par ordro d'importance da co-baye, äne, clieval, mouton, pigeon, lapin, coq, ratblanc, chien, chat, canard......... 28V
—nbsp; dc Pasteur. Son microbe cul-tive dans les especes diffe-rcntes prend dans chacune
une virulence speciale...... 284
—nbsp; parfois inoculce avee le claveau.................... 295
—nbsp; Vaccin cliimiquc............ 303
—nbsp; du lapin................... 342
Septique (Aptitude au vibrion)
donncc au lapin par bacillus
prodigiosus............... 311
Sequoia de Californic.......... 29
Seiux des Canaries. Ubumatisme
articulaire................. 139
Seupexts. Leur venin accru par
la cbalcur.................. 64
Sesam^es..................... 80
Sesie asiliformis dupcuplicr, du
bouleau................... 443
—nbsp; apiforine de peuplier....... 443
—nbsp; tipuliformis du groscillcr... -444
Sesquicakbonates............. 10
Sevrage. Prcniaturc, cause dc
racliitisme............... 146
Sf.xe. Son influence sur la teneur en carbonate et en phosphate dc cbaux.................. 5
—nbsp; Dctenninisnie de lour aptitu­de morbide................ 107
—nbsp; Varie scion I'aUmentation chez lestctards, abeillcs, ter­mites ct fourmis........... 321
—nbsp; feminin plus frequent dans les naissances chez les popu­lations fameliqucs.......... 321
SEXi:ELS(Caracteres)d'ordicchi-niique.................... 107
Silicate de soide. Fabrication dc cellules artificiclles dans le.........................
Silice dans les gramindes......
—nbsp; localisee dans les protistcs.
—nbsp; (Depots de) chez les vege-taux.................. 137
Sillons dc la gale sarcoptique. Silphe opaque de la bcttcrave. Sun lie.......................
—nbsp; rampante.................
—nbsp; de riiomme, du renne......
—nbsp; cendrec...................
—nbsp; tacheten..................
—nbsp; dc Columbatz..............
Sixapis nigra. Action de la cha-
leur sur les graiucs........
Singe. Action du sang de cer­tains poissons.............
—nbsp; empoisonnc par jusquiame.
—nbsp; Peu dc resistance morbide..
—nbsp; Gangrene de la queue rappclle raiuhum..................
—nbsp; Rhumatisnie articulaire.....
—nbsp; souvent diabetique.........
—nbsp; Exostoscs scrofulcuses......
—nbsp; Scorbut...................
—nbsp; Morphiomanie..............
—nbsp; Pemphigus.................
—nbsp; Variolc...................
—nbsp; searlatine.................
—nbsp; Fievre jaune.... .... 0.......
—nbsp; laquo;age......................
—nbsp; Rougeolc.................
—nbsp; Epitbelioma................
—nbsp; Mycosis fongoide...........
—nbsp; Inoculation dc tubercu-lose................... 262
—nbsp; Inoculation de syphilis.....
—nbsp; Inoculation. Elle lui domic, comnie au ncgrc.dei ophtal-mies, des adenilcs et prend, comme chez le ncgre, lapcau plus quo Icsmuqucuses ; ellc rappclle le plan du negro...
—nbsp; Cebiens prennent la syphilis nioins facilcment que les pitheciens.................
—nbsp; Inoculation du typhus a rc-chutcs.....................
—nbsp; atlenue le virus de la rage du chien.....................
—nbsp; La coccidic simule chez luila tuberculosc................
Smiltiiie......................
Smixtiilius fuscus............
SoLANliES.Souventmalades tonics en meme temps............
—nbsp; out toutes les memes para­sites.......................
15
53 53
141
425 44(1 429 430 430 430 430 430
03
i
97
110
113
139 154 156
157 Ifii 17S 189 193 195 197 192 254 257
265
268
208
268
270
300
372 78 57
118
118
wm
,
ocr page 541
TABLE ALPHABfiTIQÜE.
Siilaxees caracteiisecs par les
inümes alcaloides.......... 118
—nbsp; nbsp;Lour aptitude pour dory-phora..................... 443
SOLANiNE..................... 118
SOLANUM lubcrosum.. 119, 359 441
—nbsp;- dulcamara. Lc peronosporc
infestanss'jdevcloppe moins liicn quo sursolanuiii tubero-snm et no se developpe pas sur solanum nigrum........ 360
—nbsp; rostratum................ 441
Sor.DATS. Lcur aptitude morbide. 104 Soi.iUAlUTii outre tons les
iiiembrcs do la faunc et de laflorj y compris rbomme.. 461 Sdlipedes enipoisonnes par la lupiiioso................... 97
—nbsp; enipoisonnes par le lotiercor-
nicule..................... 98
Leurs leucocytes plus petits
quo ccux de i'liomnic....... 2Ö5
Sommeil des plantes.......... 78
- (Maladie du)........... 113 209
—nbsp; Symptome du cholera des poules..................... 208
—nbsp; est du dans lc cholera des poules a un narcotique secrete
par un microbe............ 208
Sol de (Action desselsde) sur les
vegetaux.................. 24
Sou iices. Leur action sur certains
iiulividus.................. 10
Sol ms. Action du sang de certains
poissons................... 4
—nbsp; Action do rethcr........ 22 26
—nbsp; nbsp;I'ouls...................... 104
—nbsp; trcs sensible au streptococcus pyogenes................. 181
—nbsp; Inoculation par crachats de pneumonic................ 215
—nbsp; refractaire a I'acne couta-gieuse du clicval........... 210
—nbsp; nbsp;inoculation par lc microbe do la maladie des larves d'abeillos.................. 218
—nbsp; nbsp;resistent ä inoculation de iliphterie.................. 228
—nbsp; nbsp;Inoculation du tetanos...... 233
—nbsp; Aptitude au rouget du pore. 236
—nbsp; blanche. Refractaire a la morvc.................... 238
—nbsp; nbsp;Inoculation par iievre tv-phoide...................'.. 240
—nbsp; peuvent prendre le cholera si on alcalinisc leur tube di­gestif..................... 213
—#9632; Pseudo - tuberculose inocu-
lable...................... 259
-Septicemie expcnmentale.. 281
—nbsp; Son sang differe de celui du
mulot en ce qu'il contient des cristaux d'hemoglobine, tan-dis quo celui du mulot n'en
contient pas...............
SoCHis. Necrose progressive.. .
—nbsp; Maladie pyocyanique........
—nbsp; Son action sur la forme de bact^ridie cbarbonneuse....
—nbsp; refractaire ateignc tondante, inais non ä teigne faveuse..
SEgt;AimMAXIA..................
Si'ATELUA granditlora. Sou action sur le microbe de la putrefaction...............
Spasmotoxixe.................
Sfatellia europea. Son action sur le microbe de la putre­faction ....................
Speiimatiqie. Calcul chcz le bouc......................
Si'UACELOMA. Ampelinum......
Spixa ventosa................
Spiuille du typhus a rechutes.
Spiiiopteue sangninolent du chlon et du renard.........
—nbsp; incgasloiTie du clicval.......
—nbsp; reticule du cheval..........
—nbsp; miciostome du cheval et de l'äno.....................
—nbsp; sentata du cheval..........
—nbsp; hamulusa de la poule......
—nbsp; strongylus du pore et du sanglier...................
—nbsp; circinata de l'oie et du ca­nard.................. 414
Sl'IUITl alisme................
SPIIIOB VCTERIE................
Spiiiochete des dents..........
—nbsp; du typhus a rechutes.......
Spitloxtza rosa;..............
Spoxtaxeite des maladies infec-
tiuouses n'existe pas.......
Spokes de charhon ramenees par les vers de terre do la pro-fondcur dn sol a la surface.
—nbsp; de la bacleridle charbon-neuse tuees parl'acide sulfn-rique, par le bichromate de potasse....................
—nbsp; do la bacteridie resistent niieux quo la bacteridie cllc-memc.....................
—nbsp; Cost en agissant sur ellcs qu'on transforme le miens respece....................
—nbsp; falciformcs de la balbianie geaute....................
Sporocvste...................
Staphylixs. Action de l'hydro-genc sulfurc...............
282 282 291
320
357
80
320 231
320
140 353 156
270
412 413 413
413 413 413
414
450 107 269 269 270 439
292
298
232
373
385
99
ocr page 542
526
TABLE ALPHABfiTIQLE.
.Stai'hylococcus aurous dansles
abces de pyliemie, tie fievre pucrperale et d'osteoinyelitc. 181
—nbsp; Ilavesceiis. Tue les souris, liquefic la gelatine, est Pagont
tin phlegmon profund...... 181
—nbsp; auieus, dans antlnax, fu-roncle, osteomyelitc........ 182
—nbsp; Sa penetration dans le sang. 209
Stemune..................... H
Steatoi'YGIE cliez le mouton du
Cap et chcz les Boschimans. 17 127 Steatose du loie angineute I'ap-
litude morbide............. 108
StephanDRDS dcntatus du pore. 31)8 Steihi.ite consecutivei uuo ali­mentation intensive cliez los animaux et les vegetaux... 130 Stomatite aplitouse, coincide cliez I'liomnie avec la lievro
aplitcuse dos animaux...... 27G
Stouoxes do I'liomme et des
animaux................... 431
Stuepiococcus pyogoncs dans le phlegmon.................. 181
—nbsp; Agent des suppurations su-peiiiciellos...........•#9632;,•••• ^i
—nbsp; d'erysipele i peine dilTeront
de celui du plilegmon...... 18i
—nbsp; nbsp;du mycosis Ibngoide........ 257
Stuoxgylides................. 391
Strongylus rufescens du mou­ton et de la clievre......... 392
—nbsp; filaria du mouton, chevre, dromadaire, chovrcuil, daim, argali, gazelle............. 392
—nbsp; paradoxus du pore ct mou­ton........................ 393
—nbsp; pulmonaris du veau........ 393
—nbsp; arnfeldi de l'äne, du cheval,
du mulet.................. 393
—nbsp; comniutatus du lapin et du lievre..................... 393
—nbsp; micrnrus du bieuf.......... 393
—nbsp; vasorum du chien, du chat.. 393
—nbsp; armatus du cheval, de l'ftne,
du mulet, du herisson...... 39i
—nbsp; armatus minor............. 395
—nbsp; contortus du mouton, do la chevre.................... 396
—nbsp; axei, de l'äno............. 396
—nbsp; tenuis de l'oie............. 396
—nbsp; retortse fonnis du lievreet du lapiu...................... 396
—nbsp; strigosus du lapin.......... 396
—nbsp; noueux de l'oie............ 396
Strychxine n'inloxiquc pas les
radis...................... 100
Sicrase. Fcnncnt qni change la saccharose en glucose__. 74
—nbsp; Existc dans I'intcstiii des
mammifires, dos insectos ct dans les vegetaux.......... 74
Slcuate de ciiaux. Fabrication de cellules artiliciclles...... 15
Sucre aliondant dans les vege­taux ...................... 73
—nbsp; Chez les vegetaux commechcz les animaux no pent elre ab-sorbe qu'apris ivoir etc changö en glucose.......... 74
SliCKEES (Substances) di,ierees par les vegetaux, comme par
les animaux............... 70
Sidouates alcalins............. 138
Slette. Aptitude des Anglo-Saxons................ 115 274
—nbsp; Microbe probable........... 274
—nbsp; Predilection pour les races blondes.................... 275
—nbsp; anglaiso................... 2r5
—nbsp; seviten France en proportion
de relement kyinrique...... 275
—nbsp; sevit en proportion de l'ele-ment picard................ 275
Si Euus de sang chez le cheval. 411 Si icide chez le cheval......... 92
—nbsp; chez le chien............... 92
—nbsp; Frequent dans la race jaune.................. 92 115
—nbsp; non propre ä riioinme...... 92
—nbsp; frequent chez Malais........ 122
Slides rattaches aux ruminants
par les caracteres cmhryon-naires do leur dentition___ 119
—nbsp; Leur formulc dontaire...... 119
—nbsp; atteints par la peste bovine, quoique non ruminants..... 119
—nbsp; Cloisonnement de leur csto-mac, pendant la vie embrvon-naire..................'120 205
Slif......................... 47
Sula bassana................. 402
Sulfates..................... 16
—nbsp; de soudo dans le sang des animaux.................. 5
Sulfocyanuues alcalins........ 160
SlLFURATION.................. 169
Sulfure de carbolic. Action sur la sensitive................ 22
—nbsp; de carbone. Action sur le mouvcnient vegetal......... 83
Su.MATRAis. Aptitude au beriberi. 272 Suppuration.................. 59
—nbsp; (Tendance A) varie suivant
les races humaines......... 59
—nbsp; rare chez los oiseaux....... 59
—nbsp; frequente chcz le negre. 110 180 Surmexage provoque aptitude
morbide.............. 106 160
—nbsp; donne aptitude a la morvc.. 238 Symbiose..........n......350 460
ocr page 543
TABLE. ALPHA
527
T/ENiA krabbei du ebien........nbsp; nbsp; 376
—nbsp; marginata du cbien........nbsp; nbsp; 370
—nbsp; serrata du cliicn............nbsp; nbsp; 376
—nbsp; tetragone de la poule.......nbsp; nbsp; 376
—nbsp; algerien de I'liumme.......nbsp; nbsp; 377
—nbsp; botbrioccplialc de la poule..nbsp; nbsp; 377
—nbsp; cantainiana du dindon et du faisan.....................nbsp; nbsp; 377
—nbsp; du cap de Bunne-Espcrance.nbsp; nbsp; 377
—nbsp; ccrebralis du cbien.........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; coromila du canard........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; crassula du pigeon.........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; eclmiococcns du cbien......nbsp; nbsp; 377
—nbsp; filaiis du pluvicr...........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; gracilis du canard..........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; gracilis du gocland de Lapo-
nie........................nbsp; nbsp; 377
—nbsp; lanecolata de l'oie..........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; lopbosoma de l-homme.....nbsp; nbsp; 377
—nbsp; mecliocanellata de I'lioinniD.nbsp; nbsp; 377
—nbsp; mcgalops du canard........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; nana de l'homme...........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; des poissons carnassiers....nbsp; nbsp; 377
—nbsp; proglottiua de la poule.....nbsp; nbsp; 377
—nbsp; du requin..................nbsp; nbsp; 377
—nbsp; serialis du cbien...........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; sinuosa du canard et del'oic.nbsp; nbsp; 377
—nbsp; soliuin de I'lioinme........nbsp; nbsp; 377
—nbsp; trilincata du canard de La-ponic.....................nbsp; nbsp; 377
—nbsp; variabüis de la becassc.....nbsp; nbsp; 377
—nbsp; des oiscaux................nbsp; nbsp; 378
—nbsp; aculeata du mouton........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; alba du boeuf...............nbsp; nbsp; 378
—nbsp; alba du mouton............nbsp; nbsp; 378
—nbsp; de van Beneden, clicz le mouton....................nbsp; nbsp; 378
—nbsp; ccnliipunctata du mouton...nbsp; nbsp; 378
—nbsp; cueumerin ducliien. 378, 379nbsp; nbsp; 433
—nbsp; denticulata du boeuf........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; denticulata de la clievrc.....nbsp; nbsp; 378
—nbsp; elliptica de I'liomme et du cbat.......................nbsp; nbsp; 378
—nbsp; expansa du boeuf...........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; expansa du mouton.........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; expansa de lachevre.......nbsp; nbsp; 378
—nbsp; l.iiarJi du mouton..........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; globipunctata du mouton___nbsp; nbsp; 378
—nbsp; mamillana du clieval.......nbsp; nbsp; 378
—nbsp; ovilla du mouton...........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; pectinata du lapin et du lievre................. 378nbsp; nbsp; 385
—nbsp; perfoliata du clieval........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; plicata du ebeval....... 378nbsp; nbsp; 385
—nbsp; C. Vogti du mouton........nbsp; nbsp; 378
—nbsp; marginata..................nbsp; nbsp; 379
—nbsp; serrata................ 379nbsp; nbsp;385
—nbsp; arme......................nbsp; nbsp; 382
—nbsp; inerme....................nbsp; nbsp; 382
—#9632; gracilis du canard..........nbsp; nbsp; 382
—nbsp; des herbivores, son origine.nbsp; nbsp; 38i
Symbiose cellulairc...........
#9632;gt;9
Symi'Tomks. Pour line meme ma-
ladic cliaque cspece a les
:m
Synanthkuees..........80
s;i
ii;t
Syxgamis Iraclicalis du faisan,
poule, diiidoii,|)erdrix, paon,
canard, oie, bouvreuil, ca-
naric..................
397
— bronclnalis deroiojaponaise,
du canard, du cvgne........
ays
Syxovite anibulatoire du elicval.
m
— ambulatoire liaitec par l'ar-
13'J
im
STPH1LISgt; Iiuniunitö .....
107
— Son caractere special olicz lo
nfe^re...............
111
— Inoculable ä tous los inam-
initcrcs.......... ....
11laquo;
— Cliez les Malais a une fonne
1-)raquo;
— De meine clicz les Polyne-
siens.....................
m
— Sa parents avec le raclii-
11laquo;
— osseuscrarecliezlciiegrc___
#9632;267
— prend,cliez le singe, la forme
de pian...................
#9632;gt;(;laquo;
— supcrficielle clicz le negre..
268
— inoculable au singe, cbat,
lt;m
— a cliez les divers animauxdcs
sieges de preililection......
268
— non inoculable au cobavc et
#9632;'68
— Tous les animaux, sauf 13
clieval, n'ont que la BypMlis
expcrimentale..............
268
— Sou microbe...............
269
SYIU'HE.......................
:irgt;i
Tabac........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
—nbsp; non toxique pour los clievres.nbsp; nbsp; nbsp;97
Tabaniues....................nbsp; nbsp; 4,10
tabaschirs...................nbsp; nbsp; 141
Tact chez les vegetaux........nbsp; nbsp; nbsp; 81
Tactiles (Coussinots) du negre.nbsp; nbsp; 109
Tjemx.................... 88nbsp; nbsp; 370
—nbsp; rare chez le juif............nbsp; nbsp; 115
—nbsp; cesticillus de la poule......nbsp; nbsp; 376
—nbsp; crassicollis du cbat..... 376nbsp; nbsp;379
—nbsp; euncata de la poule.........nbsp; nbsp; 376
—nbsp; exilis de la poule...........nbsp; nbsp; 376
—nbsp; fascicularis de la poule et du canard....................nbsp; nbsp; 376
—nbsp; infundibuliformis de la poule
et du faisan...............nbsp; nbsp; 376
ocr page 544
528
TABLE ALPHAKfiTIQÜE.
T/EXiA sc transforme suivant qu'il habile mi herbivore on un carnivore.................. 3SÖ
Tagais. Lour aptitude pour le
beriberi................... 272
Tamakix ä manne............. 453
Taxches acclimatees anx bas-londs, elles resistent par se­lection ä I'hydrogene snlfuie. 99
—nbsp; Temperature............... 103
—nbsp; Lour rule dans la peste des öcrevisses................. 387
Taxgaiiac a.................... 98
Taxxix se transforme en snere. 45-69 Taox......................... 430
—nbsp; des boonfs................. 430
—nbsp; d'automne................. 430
—nbsp; bruyant................... 430
—nbsp; rustique................... 430
Tahdigiuues. Reviviscence----- 37
Taiitiie dentaire, son mode do
formation.................. 217
—nbsp; stibie, bien tolerc par ,10
Temperatire. Son action sur les effets de la cocaine..... 102
—nbsp; des oiseanx, cause de leur immunite pour le charbon.. 222
Tendineuse (Grelle)............ 35
Texthredixes................. 449
Tephiutis onopoidinis, chez les
ombelliferes............... 440
Termites. Lcsexe de leurslanes varie suivant leur alimenta­tion....................... 321
TERRAIN. Son influence sur l'ap­titude des plantes pour cer­tains parasites............. 441
Tetanixe..................... 234
Tetanisaxte (Action) des radis
arroses avec de la strychnine. 10Ü Tetanos...................... 231
—nbsp; frequent chez le negre...... 113
—nbsp; rare dans la race jaune...... 115
—nbsp; frequent chez le Malais..... 122
—nbsp; frequent chez le negre....... 231
—nbsp; frequent chez le cheval..... 231
—nbsp; toujours traumatique........ 232
—nbsp; contagieux, inoculablc.. 232 233
—nbsp; (Castration, cause du)...... 232
—nbsp; frequent chez le mouton..... 232
—nbsp; cause chez la vache par la lievre vitulaire............. 232
—nbsp; Epidemie de maison, de rae-decin, de veterinalre........ 234
—nbsp; Son microbe secrete des prineipes toxiques tetani-sants..................... 234
—nbsp; Rarete do ee microbe chez
les tetaniques.............. 234
Tetaxotoxixe................. 234
Tetaiid....................... 30
—nbsp; Nc se transforme pas ä l'abri
de la lumierc.............. 61
—nbsp; La resorption dc la queue est cfrectuec par les proprietes phagocystes des cellules voi-sines...................... 314
—nbsp; Transformation de leur mode respiratoirc................ 327
—nbsp; (Parasites du).............. 383
Tetramycides................. 422
Thebaine non tolerec par le
chion..................... 97
TheobromiXe................. 45
THRIPS livre.............. 106 457
Thrombose.................... 14.5
—nbsp; microbienne dans le charbon. 225 Thymol. Son action sur la forme
dos microbes du pus bleu... 320 Thyroide (Corps) jouc dans I'endemie crdtino-goitrcusc le meme role quo la rate dans I'endemie palustre.......... 273
—nbsp; Son ablation amfene chez
negre.................... 8
Taupe transformce parlc milieu. Taiueau. Croissance accrue par
la Inmierc violette..........
Taiiielliehe. Vaciic byst^rique.
Tavax........................
Teiche.......................
—nbsp; favcuse. Homme, rat, souris, cliat, lapin, cliien, poulc...
101 461
62
93
430
453
357
—nbsp; du lapiu................... 358
—nbsp; lycoperdoide............... 358
—nbsp; Pcladc do rhomine, du cbe-
val, des oiseanx............ 358
—nbsp; 11 cxistc deux varietes, I'une parasitairo, I'autre non...... 358
—nbsp; de Tokelan................ 358
—nbsp; tondante................... 354
—nbsp; tondante. Elle atteint ITiom-nio, cheval, bceuf, chion,
chat, mouton, pore, c.hevre.
—nbsp; des vogrtaux..............
354
447
10
TKIXTriUEIl...................
Temperament caractdristiquochi-
niiquc..................... 7
—nbsp; BiHcrminisme do leur apti­tude morbide.............. 107
TEMP^RATDRE du sang des ani-
S
,
maux variable.............
—nbsp; I.a disparition de Tcau de composition rend les ani-inaux moiiis sensibles a sou
40
action.....................
—nbsp; Son elevation jnsqu'a uncer­tain point favorise le mouve-ment sarcodique............ 77
—nbsp; du sang determine on einpe-
clie l'aptitude morbide.. 102-222
ocr page 545
TABLE ALPHABtTIQUE.
5-29
riiomme ct choz Ic singe des
symptdmes cretincux.......nbsp; nbsp; 271
Tighk du poirier...............nbsp; nbsp; 457
—nbsp; (Urine du).................nbsp; nbsp; 132
—#9632; Sa temperature.............nbsp; nbsp; 103
TlGIUDES......................nbsp; nbsp; 440
Ti.ve A alliclla..................nbsp; nbsp; 4i7
—nbsp; daucclla ...................nbsp; nbsp; 4i7
—nbsp; heinerobiolla..............nbsp; nbsp; 447
—nbsp; olleella....................nbsp; nbsp; 447
—nbsp; penicella..................nbsp; nbsp; 447
—nbsp; porrcctclla.................nbsp; nbsp; 447
—nbsp; springclla.................nbsp; nbsp; 4i7
Tixgis du poirier..............nbsp; nbsp; 457
Tii'lla oleracea des fives, lai-
tues, bcttcravesetponimesdo
terre.......................nbsp; nbsp; 439
TlPDLAIRES...................nbsp; nbsp; 435
Tique (La) du cheval..........nbsp; nbsp; nbsp; 94
—nbsp; (La) du chieii, a l'etat de larvo chez la taupe, lerot, ecureuil, lievre et lapin a l'etat adulto et femelle clioz cliien, mouton, boeuf.......nbsp; nbsp; 423
—nbsp; sdnejjalaise................nbsp; nbsp; 423
Tiquets.......................nbsp; nbsp; 423
Tissi'S. Leur classificatiun d'apres
leur pouvoir localisatcur___nbsp; nbsp; nbsp; 51
—nbsp; Leur ricliesseenpliosphatode clinux.....................nbsp; nbsp; nbsp; 51
—nbsp; Leur aptitude ä choisir les substances qui lour couvien-nent......................nbsp; nbsp; nbsp; 53
—nbsp; Leur accroisscment.........nbsp; nbsp; nbsp;56
Tonkin, ülccrc, son microbe...nbsp; nbsp; 21C Tohticolis dans la gale auricu-
laire du lapin.............nbsp; nbsp; 427
TOMRIX bergmanniana.........nbsp; nbsp; 446
—nbsp; cocbylis...................nbsp; nbsp; .4iG
—nbsp; cerasana...................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; pilleriana..................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; (Inaptitude de certaines Varie­tes de fruits pour)..........nbsp; nbsp; 447
ToimiE. Temperature..........nbsp; nbsp; 102
—nbsp; Out besoin de la terre ferine pendant leur jeunesse......nbsp; nbsp; 332
—nbsp; (Parasites de)...............nbsp; nbsp; 420
Toxiques (Principes) du sang...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
—nbsp; (Variabilited'action dos subs­tances) suivant les cspeces..nbsp; nbsp; nbsp; 97
—nbsp; (Principes) fabriquös par I'or-ganisme...................nbsp; nbsp; 159
TilACHEo-BuoNCHiTE vcrniineusc des oiseaux, notamment des faisans, poulcs, dinduns, per-drix, paon, canard, oie, bou-
vreuil, canaric..............nbsp; nbsp; 397
TRACHOME traite par le jequirify.nbsp; nbsp; 171
TRANSFER!....................nbsp; nbsp; nbsp;10
TitANSFORMtSME par 1'altitude...nbsp; nbsp; nbsp; 68
—nbsp; Objections.................nbsp; nbsp; 315
Bosdier. — Pathologie comp roe.
Tha.vsforsusme prouve par les microbes.............. 315 321
—nbsp; experimental............... 328
—nbsp; et evolution................ 3i8
—nbsp; choz les cestodes........... 381
—nbsp; par le milieu.............. 385
—nbsp; chez les sarcoptes. 424, 425 426
—nbsp; chez les poux.............. 435
—nbsp; chez tons les parasites...... 461
—nbsp; divergent et ascendant oil convergent et descendant... 462
Traumatisme bien Supporte par le negre................... joy
—nbsp; bien supports par le chien.. 110
—nbsp; bien Supporte par Ic chat... 110
—nbsp; bieu Supporte par les Anglo-Saxons ................... J15
—nbsp; grave chez les diibetiqucs.. 153 Trefle. Malade au voisinage
des usines.............. H8 142
TliEMATODES.............. 376 385
Trichi.ne. Aptitudes des mammi-
I'cres, inaptitude des oiseaux 117
—nbsp; Aptitude des Allemands..... 379
—nbsp; spiralis chez I'homme, pore, sanglier, rat, surmulot, sou-ris, banister, coboyc, lapin, hippopotanic, veau, agncau, cheval, chien, rcnard, chat, putois, blaireau, raton, ours, taupe, herisson....... 403
Tiuchi.nides................... 4ij;(
TuiciiiNOSEniusculaire,iinmunite des oiseaux................ 403
—nbsp; immunite des animaux a sang froid....................... 404
—nbsp; Irritation gallogöne........ 401
—nbsp; simule la lievre typhoide chez lliomme................... 405
TuiciiODECTE du chien.....378 433
Trichocei'HAle aflinis du mou­ton, chien, boeuf............ 403
—nbsp; crenatus du pore........... 403
—nbsp; dispar do I'lioinme......... 403
—nbsp; des ruminants, du pore, du lapin, du chien............ 403
—nbsp; depressiuseulus du chien___ 403
TlllCOl'HYTO.N tonsurans........ 351
—nbsp; Spores varient de dimension, suivant les animaux sur qui
il vegete.................. 35G
Tkjmethylamine secretee par
le bacillus prodigiusns...... 311
TRISMU8 de nouveau-mSs, fre­quent chez le negre........ 113
TlllCHOSPUEUES................ 90
Troexe a les niÄmes parasites
quo les autres jasminees___ 118
T no m bi in iiks.................. 4-2:!
TllOMBIDIONS.................. 4iJ
TROPHTQDE (Kegions du spectre). 02 24
ocr page 546
ww
530
TABLE ALPHABETIQUE.
Tiiopixe......................
Tse-Tse du bcEuf el du chcval.. Tlbehcule anatomique......;.
—nbsp; ct galles............... 451
TlIBERCULEUSE (Granulation), les
bacillcs en occupenl 1c centre comme dans une gallc......
—nbsp; nbsp;(Granulation jiseudo-) avee ceuf do nomatode au cen­tre ........................
T- (Coxalgie).................
—nbsp; (Crouclle)..................
TUBERCOLEDX (Bacille).........
—nbsp; (Aptitude des) pour pityriasis versicolor..................
Tubeuculose. Antagonisnie avee fievre tvplioido, scarlatine, fievrc paludeeiinc et vibrion do la pourriture............
—nbsp; Aptitude inegale des carni­vores et des herbivores.....
—nbsp; frequentc dans I'adolescence
—nbsp; froquente chcz 1c negre.....
—nbsp; froquente chez 1c Malais-----
—nbsp; plus frequente chez les Japo-nais quo dans le roste de la
101 i31
153
Tlbercllose rare chcz les Arabcs.................... 265
—nbsp; frequente chez le singe..... 205
—nbsp; Maladie par excellence des bovides.................... 265
—nbsp; Chez les oiseaux attaque sur-tout le foic................ 260
—nbsp; La forme cardiaque est fre­quente, la peritonite aussi.. 266
—nbsp; La localisation, les formes, les sjmptömes varient sui­vant fes espeecs............ 207
—nbsp; Le bacille cultive d'une manierc continue dans une cspece prend pour chaque cspece une virulence spe-ciale...................... 267
—nbsp; Une premiere atteinte no confore pas rimmunitc..... 305
#9632;— (Attenuation de)........... 305
—nbsp; liöle phagocyte des cellules göantes................... 313
—nbsp; simulee chez le singe par coccidie pulmonaire........ 372
Tubes (Fabrication artificielle
de) a paroi organique...... 15
—nbsp; de Malpigbichez les insectes sent ['analogue du foie..... 55
—nbsp; excreteurs. Leurs maladies.. 90
Tl E-LOl'P..................... 63
Tlmeurs ont le meme processus
chcz les vegetaux et les ani­maux ...................... 251
—nbsp; parasitaires comparablcs a
des galles.............. 252 453
Tunicieus riches en cellulose.. 25
Ti-nBEU.AitiES................. 381
Turkestan (Ulcerc du), son mi­crobe..................... 216
Typhus....................... 437
—nbsp; des betes ä comes. Propre
aux animaux des steppes. 109 204
—nbsp; diffcre de la fievre typhoide. 205
—nbsp; ä rechutes................. 270
—nbsp; A rechutes. Son microbe. 271)
—nbsp; Les rechutes sent liees a re­volution du microbe qui, tue par la temperature febrile, laisse dans le sang des spores qui en se developpant arne-nent la rechute............ 270
—nbsp; a rechutes inoculablc au singe................. 270 394
U
Ulceration des doigts. Sert de porte d'entrce au staphilo-coccus aureus de I'osteomyc-lite des enfants............ 183
259
259 200 260 200
107
106
107 107 114 122
205 153
258
258
253 259 260
260
201 261 261 262 26a
262
263
203 264
265
265
265 265
122
race jaune.
—nbsp; Grande aptitude des diabeti-ques......................
—nbsp; Son bacille combattu par le bacterium lermo de la putre­faction............ 171, 176
—nbsp; Son bacille plus petit que celu i do lalepre mais lui resscmble
-- Atteint le pauvre plus que le riebe......................
—nbsp; (I'scudo-)..................
—nbsp; locale.....................
—nbsp; (Spores du bacille dc) trans-portees par les mouclics----
—nbsp; nbsp;Sa forme varie suivant le lieu d'introduction du bacille
—nbsp; contagicuse................
—nbsp; inoculahle entre animaux...
—nbsp; inoculation cutanec........
—nbsp; Inoculation intestinalc......
—nbsp; so communique aux animaux qni mangent les crachats...
—nbsp; a etc proposee pour detruire les lapins en Australic......
—nbsp; La grainc est partout, e'est I'aptilude qui manque sou-vent......................
—nbsp; La variole cree raptitude...
—nbsp; (Mortalite par) chez les di­verses races du 1'erou.....
—nbsp; Mortalite des Anglais dans les colonies................
—nbsp; Mortalite des negrcs aux co­lonies anglaises............
—nbsp; rare chez les fellahs........
d
ocr page 547
TABLE ALPHABfiTIQLE.
531
230
raquo;8 98
üixkue annamite.............nbsp; nbsp; 216 I
_ do Bassac.................nbsp; nbsp; 216
—nbsp; du cbien...................nbsp; nbsp; 411
—nbsp; de Mozambique............nbsp; nbsp; 21G
—nbsp; d'Orient...................nbsp; nbsp; 216
—nbsp; dos pays chauds............nbsp; nbsp; 411
—nbsp; des pays chauds. Lour ana-logioavoc I'acne contagieuso
du choval.................nbsp; nbsp; 216
—nbsp; du Tonkin.................nbsp; nbsp; 216
—nbsp; du Turkestan..............nbsp; nbsp; 216
UNCIKARU..............•.....nbsp; nbsp; 398
—nbsp; trigonoceplialo du cliion ct
du renard.................nbsp; nbsp; 398
—nbsp; stönocephale du chien.....nbsp; nbsp; 39(J
—nbsp; radia du veau.............nbsp; nbsp; 399
—. cornua do la clievro.........nbsp; nbsp; 399
L hates alcalins...............nbsp; nbsp; 138
—nbsp; de soude. So localisent dans cartilages articulaires........ 50
UltilE (Fabrication de 1')........nbsp; nbsp; nbsp; 13
—nbsp; cxciötöc par certainesalgucs.nbsp; nbsp; nbsp;45
—nbsp; Sa production varie avcc la temperature...............nbsp; nbsp; nbsp; 64
UltlCEMIE......................nbsp; nbsp; 136
ÜHOCISTES des oignons.........nbsp; nbsp; 353
Lusis spelocus. Rhumatisme
clironique osseux..........nbsp; nbsp; 139
Usages (Origine do certains)....nbsp; nbsp; 436 I teiux (Fibrome). Frequent cbez
la ncgresse................nbsp; nbsp; 110
Vache (Gargot do).............
Valeiuane. Son action sur les chats.......................
—nbsp; tue les poisson?.............
Vausmehia (Recherche sexuelle
cbez 1c)...................
VANESSE polychloros do Forme, dusaule,du ccrisicretdupru-nier.......................
VARICES plus frequcntcs cu France dans les departements normands que dans les celtes.....................
—nbsp; rares chez le negro........
VARIOLE n'atteint pas les le-
preux......................
—nbsp; Immunites.................
—nbsp; atteintles mammiferes et les oiseaux....................
—nbsp; s'obscrve cbez riiomme, mou-ton, chevre, cheval, pore, cbien, oiseaux.............
—nbsp; Ueceptivite du fatus humain nulle......................
—nbsp; est surtout une maladle du mouton, et dc l'homme.. 188
—nbsp; augmente l'aptitude do l'bomme ä la tuberculuso.. .................. 264, 437
Varioloide....................
Veau. Ricbesse do son sang en sulfale de soude...........
—nbsp; Ricbesse do son sang en chlorure de sodium........
—nbsp; Accroissement..............
—nbsp; ne prcud paste charbon bac-tericn.....................
—nbsp; Proportion de glycose dans son sang...................
—nbsp; Scarlatinc inoculafale.......
—nbsp; allemaud prend la diphterie plus que le veau fran-ais...
—nbsp; Epizootics de diphterie.....
—nbsp; Sou intestin fait le meilleur bouillon dc culture pour la fievre typboide.............
—nbsp; Inoculation intestiualede tu-berculose..................
—nbsp; Oidium albicans............
—nbsp; Teigne tondante...........
Vegetation. Action du chlore Vegetaix. Accidents dus au
froid ......................
—nbsp; Temperature...............
—nbsp; Cellules colorecs...........
—nbsp; Action comparec des toxiques sur eux et sur les animaux
—nbsp; Le for et leur chlorose.....
—nbsp; Leur personnalite..........
—nbsp; Hibernation...............
—nbsp; Localisation molcculaire-----
78
443
124 112
106 107
118
187 188 189
438 279
Vaccix chimique........... 309nbsp; nbsp; 310
Vaccixale (Lymplie)..........nbsp; nbsp; 172
Vaccination dans le charbon
svmptomatique.............nbsp; nbsp; 228
—nbsp; ovulairc.......... 289, 291nbsp; nbsp; 295
—nbsp; dans la rage...............nbsp; nbsp; 302
Vaccine. Immunity par idio-
syncrasic..................nbsp; nbsp; 107
—nbsp; diffcre de la variole........nbsp; nbsp; 189
—nbsp; est surtout la malatlio du choval et do la vache... 190nbsp; nbsp; 291
—nbsp; perd sou energie en passant du cheval et de la vache a I'hommc...................nbsp; nbsp; 293
—nbsp; antagoniste de la variole. 295nbsp; nbsp;438 Vache. Aptitude a la morvc___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; (Castration dc la)..........nbsp; nbsp; nbsp; 93
—nbsp; Epilepsie..................nbsp; nbsp; nbsp; 93
—nbsp; Aptitude an charbon........nbsp; nbsp; 117
—nbsp; sujette ;i Fosteomalacie.....nbsp; nbsp; 149
—nbsp; Glycosurie..................nbsp; nbsp; 151
—nbsp; donne lascarlatine arhommc parson lait................nbsp; nbsp; 193
—nbsp; Mammite conlagieuse.......nbsp; nbsp; 204
—nbsp; Mammite: cllc coincide avec
la diphterie dc I'liomme___nbsp; nbsp; 230
6 60
107
151
193
229 230
241
262
354
355
24
2
8
21
22 22 30 48 52
ocr page 548
532
TABLE ALPHABETIQUE.
Vigktacx. Rule du carbonate de chaux................... 53
—nbsp; Localisation de l'acide silici-
que........................ 53
—nbsp; infeiicuis suppoitent line temperature plus liauto quo
les autres................. 65
—nbsp; Leur vitalitc diminuc sur les altitudes.................. 07
—nbsp; resistent miciix quo les ani-maux a raugincntalion do pression................... 08
—nbsp; prösentent, comme les ani-maux, des phenomines de digestion.................. 69
—nbsp; Lours racincs secrctent un acide qiii rend les raquo;els so­lubles..................... 69
—nbsp; Leur embrj'on digcre I'ami-don au moyen de la diastase 71
—nbsp; nourri artiiicicllement avee une pile de pommes de terrc
et de sarrasin.............. 71
—nbsp; riches en graisse........... 73
—nbsp; peploniscnt, comme les ani-maux, les matieres albumi-noides..................... 74
—nbsp; Un grand nombre peuvent ctre intoxiques par 1 arsenic 100
—nbsp; (Odorat cliez les)........... 81
—nbsp; Sensibilile tactile........... 81
—nbsp; endormis par morphine___ 84
—nbsp; Anesthesie................. 84
—nbsp; Hyperesllidsie.............. 84
—nbsp; Convulsions................ 84
—nbsp; Paralysier................. 84
—nbsp; rendus malades par les ema­nations des villes........... 87
—nbsp; Certains ont une tendance a faire du lissu fibreux....... Ill
—nbsp; fabriquent dc la matiere grasse..................... 130
—nbsp; achloroplijile sont, ausoleil, dans !a situation d'un ani­mal a I'engrais............ 131
—nbsp; Goutle___................. 133
—nbsp; Test de carbonate do chaux. 141
—nbsp; AbscncedecalcaircSesclTots. 149
—nbsp; peuvent transmettre les ma­ladies infectieuses.......... 175
—nbsp; ont des tumeurs dont 1c pro-cessus est le meme quo chez
les animaux............... 251
—nbsp; ont des parasites animaux et vegetaux...............352 370
—nbsp; (Anguillulcs des)........... 417
Venin des serpents. Son action
accrue par la chaleur....... 64
—nbsp; (Certain), inoculeaunoiseaii, change pour toujoursla cou-leur dc son plumage........ 314
Vers inteslinaux intoxiques par sucre......................
—nbsp; asoic. La chenille climinede l'acide urique par I'eslomac
—nbsp; Flacherie..................
—nbsp; Epizootics.................
—nbsp; ruband.....................
—nbsp; de terre. Role dans le char-bon.......................
—nbsp; tricolore du pore............
—nbsp; blanc......................
—nbsp; macaque...................
—nbsp; mayoquil, chez I'liomme, boouf, chien................
—nbsp; des bois...................
—nbsp; rouge......................
—nbsp; du veau...................
—nbsp; gi'is........................
—nbsp; court......................
—nbsp; (Le), nom de la cochylie... Vehathixe, n'agit pas de meme
sur toutes les especes de grenouille.................
Verbasclm....................
Veiideuame...................
Vereau. Nom d'une teignc vege-tale........................
Veron. Sporosperme..........
Verrue contagieuse, atteiiit honime, chien, cheval, pois-son.......................
Veruga. Son microbe ne vit pas audeläde COO inelres.67,230
—nbsp; alteint homme, chien, chat, mulct, gallinaccs...........
—nbsp; inoculablc..................
Vertebras possedcnl seuls dc
rhemoglobine..............
—nbsp; Maladies du rein...........
—nbsp; Maladies nerveuses.........
Vertige irien chez le cheval...
—nbsp; auriculaire chez le lapin___
Vertigo do parfois chez le
cheval au cancer du cerveau. Vesames frequenles dans la race
jaune......................
Vessie natatoire. Son origine
d'apres la doctrine transfor-
inistc.....................
Viande placee dans une plaic
sous-cutanee est digeree....
—nbsp; donne aux rats I'aptitude au charbon...................
Vibrion septique. Digere la ma­tiere azotee des muscles oil il vit................... 75
—nbsp; inoffensif pour le lapin......
Vicia sativa...................
Vidard (Cheval)...............
Vie (La matiere ct la)..........
97
136
178
86
819
227 414 418 132
432
432 439 439 445 446 146
98
80
162
447 374
185
238
237 238
90
91
410
427
254
115
327
70
107
284 311
76 401
12
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TABLE A.LPHABETIQUE.
:gt;ii
Vie n'a pas de caraclerislique chimique..................
—nbsp; (Determinisms de la).......
Vieillauds. Aptitude au pem­phigus.....................
Vieillesse entratne clicz tous les animaux l'atrophic des or-gancs.....................
VlGNE. Sa croissance accrue par les rayons violets du spectre.
—nbsp; sensible aux effets do la I'umce des villes............
—nbsp; Aptitude au phylloxera dimi-imee par I'engrais..........
—nbsp; Aptitude accrue par la mau-vaise nature du terrain.....
—nbsp; am^ricaine. Sa resistance au phylloxera........ 106, U'2
—nbsp; Anthracnose...............
Vigogne. L'aflinit(5 de ses glo­bules s.inguins pour I'oxygene cst augmentee dans les Andes.
Vineries d'Angleterre..........
Violets (Rayons). Leur action trophiquc..................
Vipeue. Son venin comparable au principe toxiquo du sang de certains poissons........
—nbsp; sans action sur le herisson..
—nbsp; Temperature...............
VIRULENCE. Son attenuation par
1c passage des microbes dans le milieu Interieur de certains animaux...................
—nbsp; (Acquisition de)............
—nbsp; des microbes varie avec le milieu.....................
—nbsp; varie avec le nombre des mi­crobes.....................
—nbsp; proportionnelle a la vitalite des microbes..............
13 19
178
Viscache. Aflinite dc ses glo­bules sanguins pour I'oxy-gfene accrue dans les Andes. 66
Vms vinifcra................. 456
— riparia et a;stivalis resistent au phylloxera.............. 450
Volailles propagent la dipb-terie...................... 231
VOMITO NEGRO................. 195
W
Wei.lixgtiioxia gip'antca....... 2K
80
02
88
105
105
456 353
Xaxthixe..................... 15
Xaxthilm macrocarpuin....... 422
0C 353
02
Yack preud la peste bovine----- 119
Ylloffs supportent bien les plaies de 1 abdomen........ 109
I
97 102
207 280
322
322
322
Zebu raquo;preud la peste bovine.... 119 ZEUZERA cerculi du lilas, troene,
Irene, poirier, pommier, co-
gnassicr, sorbier, houx..... Ul
Zooglees clicz rhommc et la
poule..................... 259
— dans abces progressifs dn
lapin..................... 282
ZOOHORPHISHE................ 107
Zoii.ols. Obesite frlaquo;;qHeiitc.... 130
I IX DE LA TABLE ALPHABETIQLE.
Tmprimerics reunies, B, rue Mignon, 2.
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