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-SUB LA NATURE, LlTIOLOGIE, LE DIAGNOSTIC, LES SUITES, IE TRAITEMENI
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III
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PISOFKSSEKS A SA CI.IXIOIK DES MALAKIKS DES VEUX
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LE DOCTEUR E. ROLLAND
Professeui1 libre de CUnfquie opbtalmologique it Toulou.se. Sous-directeur du Becueil d'ophtalmologie de Paris.
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RECÜE1LLIES Par M. ROUSSEAU
KleVe de (|uatnto.e annee h TEcole veterinaii'e de Toulouse.
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AVEC UNE COUPE DE L'lEIL OU CHEVAL ^-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; C #9632;
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ASSELIN et HOUZEAU, Editeurs
LIBRAIRES DE LA FACUI.TE DE MEDECINE FT DE LA S0C1ETE CENTRALE DK MKDECINE VETERINAIRE
PLACE DE I/ECOLE-DE-MEDFXINE
1891
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LECONS
SUR LA KATURE, L'ETIOLOGIE, LE DIAGNOSTIC, LES SUITES, LE TRAITEMENT
DE LA
\mm mmm du iüiuval
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TRAVAUX DU MÜME AÜTEUR
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1870. 1877.
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Alterations de la peau dans le goitre cxoiiUtaluüque.
De rextractioQ de la oataräote senile.
Ainblyopie et amaurnse aicotinique.
De la tumeur laei-ymale.
Traitemeat du olialäzion.
Du decollement de la retine.
Du glauoome.
Traltement de l'iritis.
Du strabisme convergent.
Ophtalmie sympatbique.
Du pWryglori.
Syphilis pculaire.
L'osil, le i'humatisme et la goutte.
Djs keratitos.
Notes oplitalmiques.
Graaulations algefiennes.
De la canthoplastie dans le tracliöme.
Des retinites.
De la cataraote traumatique.
Du phlegmoa de Tueil.
De la iianoplitalmie, ses causes, sa propliylaxie, son traltement.
Keratite syinpaUnque. Knucleaticn, guerison.
I/enucleation et ses consequences.
Knucleation s(nis-cutanee des tumeurs dermoi'des du souvcil.
Articulation orlüto-oculaire, ses traumatismes.
Deux corps Strangers dans l'oäil, extraction, guerison.
IlemoiTlKigie generale du corps vitre, oplitalmotoniie poste-
rieure, guerison. Les troubles de la vision dans le diabete sucre ne sont pas dos
phenomenes lt;le consomption. Explication experimentale de rimmunite apanophttilniique des
grains de plomb. De la panopbtalmle sans plate exposee. De renucleation dans la panopbtalmie.
Dangers et inutilite des collyres, astringents et caustiques. Keratite sympathique. Knucleation, guerison. De rantisepsie, avant, pendant et apres Textraction de la cataraote. ün cas de glionie de la retine. Sclerotomie extractrice. Kxtraction d'une tumeur intra-oculaire
par une incision de la sclerotique avec conservation totale de la
vision. La guerre aus prejuges. De l'operation de la cataraote cbez les malades arabulants, de la
responsabilite qu'elle outraine. Moyens tres pratiques d'asepsie pour la cataraote. Ilemoniiagie generale du corps vitre, ophtalmotoraie ante-
rieure, guerison. Traitemeut preventif de roplitalmie sympatliique.
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1S7S. 1879.
1SS0. 1S81.
1S82.
1883. 188.1. 1885. 1880.
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1887.
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1888.
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1889.
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1890.
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BIBLIOTHEEK UN1VERSITEIT UTRECHT
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2911 508 0
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SUfi LA NATURE, L'fTIOLOGIE, LE DIAGNOSTIC, LES SUITES, LE TfiAITEMENl
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I'ROFESSEES A SA CLIXIQIE DES MALADIES DES VEl.X
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LE DOCTEUR E. ROLLAND
Professeur libre de Clinique oplitalmologique \x Toulouse. Sous-directeur du Recueil d'opntalmologie de Paris.
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REOUEILL1ES Par M. ROUSSEAU
Eleve de quafritoe annee ii I'Kcole veterinaire de Toulouse.
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AVEC UNE COUPE DE L'EIL DU CHEVAL
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BEUXIEME EDITION
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PARIS
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ASSELIN et HOUZEAU, Editeurs
LIBRA1EES DE LA FACUI.TE DE MEDECINE !T DE LA SOC1ETE CENTRALE DE MEDECINE VETERINAIRE
PLACE DE L'ECOLE-DE-MEDECINE
1891
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AVANT-PROPOS
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J'ai rencontre des gens qui m'ont tres honnete-ment dit : laquo; Oü avez-vons, monsieur le üoeteur, appris ä connaitre et ä soigner la fluxion perio-dique du clieval, vous qui n'etes pas veterinaire ? raquo;
Avec des livres et surtout avec des malades, in theoria et prasci veritas, a ecrit Claude Bour-gelat, le fondateur des Ecoles veterinaires.
nbsp; Mais vos malades sont des hommes!
nbsp;Sans doute. Voyons, soyezlogiques. Pourquoi vous , qui courez aux quatre coins du monde, sur la foi d'un journal politique , pour faire administrer, en injections hypodermiques, ä votre femme, ä vos enfants et meine ä vous, des liquides dont la composition est la plus etrange et la plus secrete, experimentes pendant quelques semaines sur des cobayes et des lapins, liesiteriez-vous ä faire suivre a votre eheval un traitement qui guerit des hommes depuis pres d'un siede?
G'est Justement parce que je ne suis pas habituellement preoccupe de ce qui Interesse la majorite des veterinaires que j'ai eu le temps de devenir apte ä trailer cette question.
Pour discourir raisonnablement sur la duxion
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AVANT-PROPOS
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periodique du cheval, il sufflt de reunir les quatre conditions suivantes :
1deg; La connaissance de la litterature ophthalmo-logique humaine et veterinaire ;
2deg; Un esprit habitue ä reflechir medicalement sur les maladies des yeux;
3deg; Etre familiarise avec les procedes d'explo-ration oculaire;
4deg; Avoir examine des chevaux atteints de la fluxion periodique.
Je crois avoir hi tout ce qui a ete ecrit sur la fluxion periodique. Les premiers livres ont ete mis ä ma disposition par M. Mauri, professeur de clinique chirurgicale. J'ai consulte la plupart des autres ä la Bibliotheque de l'Ecole de Toulouse que son directeur, M. le docteur Laulanie, m'avait tres gracieusement ouverte.
Mes bonnes relations avec M. Mauri m'ont permis de realiser la quatrieme. C'est, en effet, grace ä la bienveillance de cet habile clinicien, que j'ai pu examiner les chevaux fluxionnaires que Ton conduisait ä la consultation de l'Ecole, et me convaincre que la fluxion periodique etait la maladie que je soigne journellement sous le nom laquo; d'irilis. raquo;
C'est profondement imbu de cette conviction que j'ai concu et professe ä ma Clinique des maladies des yeuoc, ces lecons.
Je les avals primitivement redigees pour le
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AVAXT-PROPOSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
Recueil d'ophthalmologie de Paris sur les notes recueillies par un eleve de quatrieme annee, M. Rousseau, qui m'avait, en outre, aide dans mes recherches hibliographiques.
J'ai, en effet, public la premiere at la troisieme legon (fevrier et avril 1891), dans le Recueil d'ophthalmologie L, ä la redaction duquel un eminent representant de Tophthalmologie fran-gaise, M. Galezowski, m'a donne unedes meilleures places.
Mais, pour donner satisfaction aux demandes que Ton m'adresse, et surtout a celle des eleves de l'Ecole de medecine veterinaire de Toulouse, je consens k hater la publication des autres lecons, a les faire paraitre reunies en une brochure oü elles seront plus faciles ä lire que dans cinq ou six numeros d'un grand journal.
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D1' E. Rolland
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Toulouse, la !lt;#9632;'Juiti 1801.
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4 Felix Alcan, editeur, boulevard Saint-Germain, Paris.
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PRELIMINAIRES
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ANATOMIE
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laquo;?
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Coupe antero-posterieure de l'oeil du cheval.
1. Sclferotlque; 2. Choroide ; 3. Prooes oiliaires ; i. Iris; 5. Pupille;
0. Ketine ; 7. Cristallin ; S. Chambre anterieure de Toeil; S'. Cham'bre posterieure ; 0. Corps vitrfe ; 10. Game oculaire; 11. Cartilages tarses; 12. Peau des paupieres ; 13. Conjonctive; 14. Section du muscle petit oblique:
nbsp;15. Glande lacrymale; 16. Cornfee transparente ; 17. Coupe transversale de la nioitie superieure du muscle orbiculaire des paupieres; 18. Muscle droit posterieur: 1U. Muscle droit superieur ; 20. Muscle releveur de la paupiere superieure; 21. Section de Parcade orbitaire; 22. Nerf optique; 23. Section transversale de la moitie inferieure et interne du muscle orbiculaire des paupieres;
nbsp;24. Section du plancher de Torbite.
Cette coupe verticale et antero-posterieure (demi-schematique de l'ceil du cheval tiree de la deuxiöme edition de laquo; l'Extörieur du
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10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SCLEKOTIQUE
chevalraquo;, de Goubaux et Barrier), donne une bonne id6e de l'ensemble del'oeil du cheval. Je remercie MM. Asselin et Houzeau de l'avoir mise ä ma disposition. Mais apres rindication des parties qu'elle montre , je dois, pour I'intelligence de ces legons, ajouter certains details anato-miques erapruntes aux ouvrages les plus recents et les plus autorises.
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DETAILS ANHTOMIQUES C0MPLEMENTA1RES
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Sclerotique{h\a.nG de l'oeil) (1). Tous les mammiferes, ii l'exception des monotremes, ont une sclerotique exclusi-vement composee de tissu connectif, dont les elements histo-logiques sont sensiblement les memes; c'est seulement pour ce qui regarde la-richesse en pigment ainsi que l'epaisseur de la membrane, et son union plus ou moins intime avec la choroide, qu'il se presente des differences tres notables. Comme etant tres riche en pigment, il faut citer la sclerotique des chevaux, des boeuiset des cochons d'inde. Particulierement dense et solide se montre la sclerotique des cetaces et des boeufs, tandis que le cheval laisse voir, sur un ceil de grandeur presque egale, une enveloppe bien plus mince et tres souple. (Waldeyer in Traite complet d'ophthalmologie de Wecker etLandolt'.)
La sclerotique est limitee en dedans et en dehors par deuxespaces lymphatiques, garnis d'un revetement endo-thelial, qui aboutissent au cerveau et coramuniquent entre eux.
Le premier laquo; espace perichoro'idallaquo; de Schwalbe, com-pris entre la surface interne de la sclerotique et la face externe de la choroide s'etend enavant jusqu'al'iiisertion du muscle ciliaire. II aboutit dans les espaces snbarachnoi-diens du cerveau, par l'intermediaire des espaces scleraux-
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1 Ghez Delahaye et Lecrosnier, editeurs, Paris.
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ESPACES LYMPHATIQUES IRISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
peripapillaires (Michel), et par le compartiment interne de l'espace intra-vaginal du nerf optique. (Schwalbe.)
Le deuxlfeme laquo; espace de Tenonraquo;, tres visible chez le cheval, compris entre la surface externe de la sclerotique et le feuillet externe de la capsule interne (Motais) *, s'ötend ea avant sous les muscles droits entre les interstices desquels ilenvoie des appendices en queue (Schwalbe). Chez le cheval et chez les autres animaux qui possedent un muscle retracteur, laquo; Yespace de Tenon raquo; est divisö par ce muscle en deux compartiments qui communiquent entre eux par des ouvertures en fente. L'espace de Tenon abou-tit k l'espace sous-dural du cerveau par l'intermediaire de l'espace supravaginal situe en dehors de la gaine durale du nerf optique.
Ces deux poches lymphatiques cornmuniquent entre elles ea avant ä travers la sclerotique, par les gaines endotheliales contournant le passage des vence vorticosce, et desvaisseaux qui la perforent.
Ea arriere, ä travers la gaine durale du nerf optique par un fin systöme de fentes lymphatiques. (Michel).
Iris (4). L'iris, semblable ä ces diaphragmes que les opticiens placent au devant de leurs lentilles, est un ecran membraneux, circulaire et contractile, perfore k son centre (5) pour livrer passage aux rayons lumineux. II est transversalement situe dans I'humeuraqueuse, entre la cornee (16) qu'il sous-tend et le cristallin (7) dont il voile la partie peripherique.
L'ouverture que presente cet ecran a reiju le nom de pupille ou de prunelle. Elle est chez le cheval elliptique.
Jusqu'au travail publie par Everbusch, la question de savoir pourquoi les pupilles de certains animaux ne sont pas rondes, mais en forme de fente, etait restee une espece d'enigme.
Grace k Everbusch, on sait actuellement que la forme elliptique de la pupille est due a une disposition anato-mique k laquelle il donne le nom de muscle triangulaire de l'iris.
1 Motais (d'Angers). Anatomie de l'appareil tnoteur de l'ceil de l'homme et des vertebres. Chez Delahaye et Lecrosnier, editeurs, Paris.
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1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IBIS - ANGLE IRIDIKN
La pupille est remarquable par la faculte de se resser-rer et de se dilater tour a tour. Elle se resserre lorsque Tanimal regarde un objet vivement eclaire ou tresrap-proche, sous l'influence de Telectricite, des myotiques, etc. Elle se dilate, au contraire, dans un milieu obscur, et sous I'lnfluencedes agents raydriatiques, etc. Les mouve-ments de l'iris s'accomplissent k l'aide de deux muscles, le sphincter, qui resserre la pupille, et le dilatateur dont Faction entraine la dilatation de la pupille.
ün distingue ä l'iris un bord pupillaire qui contourno l'ouverture centrale de la pupille, et im bord ciliaire qui I'attache au corps ciliaire et ü la cornee, enfln une surface anterieure et une posterieure.
La face anterieure est divisee par une ligne en zigzag en deux zones (zone pupillaire interne ; et zone externe, zone ciliaire), et recouverte d'un epithelium. La face posterieure de l'iris est teintee en noirpar l'uvee. Le tissu de l'iris se compose, comme celui de la choroide, de vais-seaux, de muscles et d'un stroma.
Angle iridien '. L'angle aigu place entre l'iris (4) et lajonction de la cornee (16jetdelasclerotlque(l],indiquee dans la figure par un trait noir, est une region particu-lierement interessante. On rencontre dans l'angle iridien la partie peripherique de l'iris qui s'attache au corps ciliaire ou racine de l'iris; la partie fondamentale du tissu cellulaire du corps ciliaire; la musculature do I'accom-modation; les parties les plus posterieures ot les plus peripheriques de la cornee, et de la membrane de Desce-met, ainsi que leur endothele; lasclerotique.
Au point de jonction detoutes ces parties, se developpe, par la confluence de leur substance fondamentale et connective propre, un tissu caverneux particulier qui, sui-vant son plus ou moins grand developpement, remplit et arrondit plus ou moins Tangle iridien. La masse fondamentale de ce tissu caverneux est composee de trabecules aplaties, elastique, qui prennent parfois le caractere de lamelles fenetrees.
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1 Waldeyer, in loc. cit.
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ESPACES DE FONTANAnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13
Les tendons elastiques et le tissu cellulaire iatra-mus-culaire du muscle ciliaire, et la membrane de Descemets en se dissociant vers la peripherie en plaques et en fibre, ölastiques, prennent la principale part ä la formation de cereseau trabeculaire de 1'angle iridien. Les parties jux-taposees de la cornee et de la sclerotique, envoient ega-lement unecertaine quantite de fibres. Tout ä fait restreint est le coucours que prete ä sa formation le corps ciliaire, car la racine de l'iris et le muscle ciliaire allant ä la rencontre l'un de l'autre, separent en quelque sorte le corps ciliaire de ce reseau.
Chez le boeuf, le cheval, ie pore etd'autres animaux, on voit pai'tir du tissu iridien, des trabecules pigmentees et isolees les unes des autres, qui se rendent a la surface dela membrane posterieurede Desceraet ets'j' perdent insen. siblement. Sur des preparations empruntees ä des yeuxde cheval, que Mihalkovics a faitesal'Institut anatomique de Strasbourg, ou a pu voir que la membrane de Descemet fournitsur la partiedes trabecules qui luietaitproche une veritable couverture en forme de gaine; ce sont les pro-longements que Rollet et Iwanoff ont designes comme laquo;prolongements iridiens raquo;. La gaine de ces trabecules se perd insensiblemeut sur l'iris. Ces forts prolongements iridiens lorment en quelque sorte un Systeme de palissades place au devant du reseau traböculaire et caverneux ä mailies etroites de l'angle iridien, et laissant entre eux des espaces larges et vastes, les soi-disant espacesde Fontana. Waldeyer partage l'qpinion de Scliwalhe, qu'on a tort de parier ici, chez le cheoal. d'un veritable canal, le canal de Fontana, car un pareil canal clrculaire dos, situe dans la section interne du tissu de l'angle iridien n'existeen realitepasi a sa place se troum une Serie £ espaces plus ou moins larges entre les prolongements iridiens chez le cheval.
Aussi bien qu'il existe en arriere, vers la limite qui regarde la chambre anterieure, un systöme d'espaces par-ticuliöreraent conformes, les espaces de Fontana, que nous venons de decrire, aussi bien on rencontre du cötö oppose ä la surface anterieure, pres de la sclerotique, et
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CANAL DE SCHLEMM
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en partie meme dans celle-ci, un second canal qui, il est vrai, est generalement simple. Ge canal, qui appartient au tissu sus-decrit, est le laquo; canal de Schlemm.raquo; Je dois faire ressortir qu'en principe le canal de Schelmm n'est pas, pour ce qui concerne sa formation, different des espa-ces de Pontana. Tous les deux consistent dans des lacunes du tissu de l'angle iridien de diverses grandeurs, seule-ment places en des endr'Oils differents. Ajoutons que les deux espaces sent tres changeants dans leur forme.
Les espaces de Fontana et le canal de Schlemm sont garnis de cellules endotheliales plates, qui ont, comrae l'a demontre Schwalbe, un dessin chagrine particulier. Comme lesparois du canal sont constitutes par des plaques perforees, ce canal s'ouvre aussi par des voies de communication ayant l'aspect de pores vers le tissu de l'angle iridien, et comme ce tissu communique directement avec la chambre anterieure, le canal de Schlemm doit, en dernier lieu, aboutir ä la chambre anterieure.
L'humeur aqueuse aurait done, d'apramp;äcette maniferede voir, deux principales voies d'ecoulement : l'une par le systöme canaliculaire ou par le liniment des tissus voisins, dont la communication est etablie par la continuite des espaces lymphatiques avec ceux du tissu caverneux de l'angle iridien; l'autre par le canal de Schlemm et le con-cours des veines sclörales. La comparaison entre les cavi-tes du coeur et les treillis de ces parois trabeculaires peut trouver sa place ici. De meme que le sang entre dans les lacunes trabeculaires du coeur, l'humeur aqueuse penötre dans le tissu caverneux de l'angle iridien.
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Wim PRATIQUES D'EXPLOMTION DE L'IEIL Du WAL
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De tons les modes d'exploration oculaire, dont les ocu-listes font journellement usage, le veterinaire na besoin d'en connaitre que deux : Veclairage oblique et Veclai-rage direct. Car ni le veterinaire ni ses' clients ne peuvent retirer grand profit de l'application des autres.
Je vais indiquer en quelques mots la fagon d'explorer
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EXPLORATION DE L'ffilLnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
l'oeil du cheval ä l'aide de ces deux procödes. Mais j'en-gage fortement les veteriuaires ä se rendre prfes des ocu-listes de leur region, pour voir faire ce qu'ils lisent ici. Une demonstration de cinq minutes faite par un oculiste leur apprendra mieux Xeclairage oblique et Yeclairage direct que la description que je vais pourtant en donner.
Eclairage ohlique. Materiel instrumental : Mon ecarteur des paupieres, une lampe ä huile de seize lignes, fonctionnant bien; uno loupe convexe de 20 dioptries.
Mode d'emploi: 1raquo; Mettre en place l'ecarteur des paupieres ; 2deg; placer la lämpe k 25 ou 30 centimetres du cote de l'oeil ä examiner, k sa hauteur et un peu en arriäre du cotö de l'epaule, soutenue par im aide intelligent, qui, suivant les indications de l'explorateur, l'avancera, la reculera, l'elevera, l'abaissera, en diminuera ou en aug-mentera la flamme, se preoccupera en un mot, etant donne qu'il ne faut pas compter sur la bonne volonte du patient, de raaintenir la source lumineuse, tangente ä la cornee, pour l'examen de cette membrane, de la chambre anterleure et de l'humeur aqueuse, et mains oblique pour l'examen de la pupille et du cristallin et pour la cons-tatation des synechies posterieures ;
3deg; Tenir par le manche, de la main droite pour 0G, et de la main gauche pour 0D, la loupe avec laquelle on con-centrera les rayons lumineux sur les points ä examiner.
L'eclairage oblique permet de voir d'une faQon absolu-ment nette et decisive, les moindres opacites du cristallin; les residus pigmentaires, mines indelebiles des synechies posterieures; les synechies posterieures la face anterieurede I'iris, sesexudats; la hauteur et la profon-deur de la chambre anterieure, sa transparence, son trouble; l'hypopion, de le distinguer de Yonycc fabces dans les lamelles de la corheej; les plaques punctiforraes de Descemet (taches opalines de Reynal); la cornee, sa transparence, ses moindres pertes de substance, ses corps etrangers; l'injection pörikeratique.
Eclairage direct. Materiel instrumental : Mon Ecarteur, une lampe de seize lignes, un miroir concave
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16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; OBSCURITE
de viugt-huit millimetres de diametre, d'une distance focale de dix-huit centimetres, en verre ou en metal, perce d'un trou centi'al dehuit millimetres de diametre.
Mode d'emploi: l0Mettre en place l'ecarteur des pau-pieres ; 2o placer la lainpe du cöte gauclie de la tete du cheval, un pen en avant, ii la hauteur de l'oeil gauche, pour l'examen de l'oeil droit, et du cöle droit, un pen en avant et k la hauteur de l'oeil droit pour examiner l'oeil
gauche;
3raquo; L'exarainateur, apres avoir appuye la partie supe-rieure du dos du miroir, tenu par le manche de la main droite, sur le sourcil de son ceil droit (apres correction de son defaut de refraction sil y a lieu) se placera k 0,30 centimetres du cöte de l'oeil sourais ä son exaraen, pro-ettera la lumiere reflechie de la lampe dans la pupille.
Ce mode puissant d'eclairage du fond de l'oeil permet de voir la moindre opacitedu cristallin. II est, surtoutau point de vue qui me preoccupe ici, le moyen par excellence pour voir les residus pigmentaires que laisse la synechie posterieure sur la cristalloide anterieure quand eile s'en est detachee.
Obscurite. Ces deux modes d'exaraen necessitent l'obscurite de la piece dans laquelle on les pratique.
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LEgONS
SUR LA NATURE, L'ETIOLOGIE, LE DIAGNOSTIC, LES SUITES, LE TRAITEMENT
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DE LA
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FLUXION PlRIODlQUE DU CHPAL
PREMIERE LECON
LA FLUXION PfiRIODIQUE EST UNE IRITIS
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SOMMAIRE. Ignorance actuelle de la nature de la fluxion iierio-dique. - Trois tendances principales des auteurs : La fluxion est speciale au cheval; la fluxion est un glaucome; la fluxion n'est pas une entite morbide, mais une macedoine d'affections oculaires observees cliez les homines. Opinion de Tauteur : L'etude pliilosophique des travaux sur la fluxion et l'etude clmique du cheval fluxionnaire prouvent, d'une maniere tres evidente, que la fluxion est une entite morbide bien distincte, dont les symptömes, la marche, les formes, Tanatomie patliologique, les terminaisons sont identiques iquot;i ceux de Firitis de riiomme.
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J'ai bien le droit de redire, aprös le professeur Reynal : laquo; Dans l'ötat actuel de la science, il serait difficile de dire quelle est la nature de la fluxion p6rio-dique raquo;. Car, depuis Vingt-neuf ans que cette opinion a 6te formulae, les auteurs, peu nombreux il est vrai, qui ont fait des recherches sur la nature et le siöge primitif de cette maladie, n'ont pas apport6 de grands eclaircissements a cette question.
ROLLANDnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
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13nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LA FLUXION PERIODIQUE
Deux tendances rögnent dans l'esprit des auteurs que la fluxion pöriodique a pröoccupös.
Les uns, Solleysel (1713), Gaspare! de Saunier, de la Gueriniöre, Garsault, Lafosse pore, Vitet, Lafosse flls, Robinet, Chabert, Gohier (1820), Hazard flls, Boin, V. Leblanc, Godine, Vatel, Hurtrel, Galinet et Mignon, Hamon ain6 (1847), Lafosse, Reynal(1862), H.Bouley, Rey, Zundel^ Hocquart et Bernard (1882), croient que la fluxion est une maladie particuliöre au cheval.
Les autres, que la fluxion est une maladie dont l'espöce humaine est 6galement atteinte.
Mais, parmi cesderniers, tandis que Guerineau, de Poitiers (1862), Van Biervlier, S. Van Roussy, Mariot Didieux considörent la fluxion comme une entitö morbide distincte; Violet (1882), au contraire, donne comme conclusion k ses rechercbes :
1deg; Que les symptomes varies et souvent contradic-toires decrits par les auteurs et attribues par eux ä une maladie unique doivent, au contraire, s'appliquer k plusieurs affections dont le fond, la nature peuvent ötre identiques, mais dont le siöge est evidemment different;
2e Enfin et n^cessairement, que la fluxion pöriodique ne constitue pas une entity morbide distincte.
La fluxion n'est pas une maladie spdeiale au cheval. Depuis Pline et Vegese jusqu'ä Reynai, je n'ai trouvlaquo;^ aucun effort pour expliquer la pröförence de cette maladie pour le cbeval. De m6me que jusqu'a Gaspare! de Saunier (1733), tous les hippiatres croient k Tinfluence de la lune, sans plus ample inform^, de meme jusqu'k Reynai tous les veterinaires croient, par
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N'EST PAS SPECIALE AU CIIEVALnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;li)
respect pour la tradition, dont cette opinion n'est qu'un legs, que le cheval seul pent sect;tre atteint de la fluxion.
Hocquart et Bernard öprouvent les premiers le besoin de donner k cette opinion une base, et ils la cherchent dans une particularity d'organisation de Tangle irido-cornöen du cheval.
laquo; La raison de cette preference tient, disent ces auteurs, a une particularity d'organisation de Toeil que Ton trouve dans Tangle de la chambre ant^rieure; a. ce qu'il existe ä ce point precis, chez le cheval, un conduit circulaire et cloisonne, formö de lacunes, le canal de Fontana. raquo; (Voir anatomie, p. 13).
Soit, j'admets l'existence du canal de Fontana chez le cheval. Mais, comme le canal de Fontana existe chez I'homme, notre esp^ce au moins a le droit d'avoir la fluxion p6riodique comme le cheval.
Mais voici que surgit une autre particularity d'organisation 6galement invoqu^e par Hocquart et Bernard pour faire comprendre k leurs lecteurs pourquoi la fluxion est une maladie sp^ciale au cheval. C'est un argument auquel je ne m'attendais gufere.
Car, venant de lire ä la page 29 que la fluxion 6tait une maladie sp6ciale au cheval, lt;s parce qu'il existait dans Tangle de la chambre anterieure un conduit circulaire et cloisonne, form^ de lacunes, le canal de Fontana raquo;, j'ai ete vivement surpris de lire ä la page 47 : laquo; Aussi n'exisfe-t-il ni lacunes äe Fontana, ni canal de Schlemm, chez le chevalraquo;.
Je ne veux pas insister sur la contradiction de ces textes. Ni Tun ni Tautre ne prouvent, du reste, que la
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20
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N'KST PAS SPECIALE AÜ (.UKVAI,
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fluxion est une maladio spöciale au cheval. Je ne m'y suis arrete que pour montrer les tortures que l'im de ces auteurs, ophthalmologiste distinguö, suggestionne par la tradition, qui veut que la fluxion soit une maladie speciale au cheval, a du faire subir h son esprit pour lui faire admettre cette opinion empirique, qu'il repoussait.
II m'importe peu, du reste, de savoir si le canal tie Fontana existe chez le cheval k l'ötat de canal cloisonnö circulaire ou ä, l'etat d'areoles formöes par de grands tractus pigraentes reliant l'iris k la cornee et occupant la place du ligament pectinö decrit chez rhomme par Hueck.
Ce qui m'importe ä moi, qui ne suis pas en quete de subtilitös de dissection, mais bien de verites cliniques, c'est que l'oeil du cheval soit constitue de parties dont la fonction et la texture sent equivalentes k celles que je retrouve dans l'oeil de 1'homme.
Et alors mon sens clinique flaire dans cette affirmation, quo la fluxion periodique est une maladie speciale au cheval, une erreur. Et döjä il m'indique que si la fluxion n'est pas une maladie resultant de la profession de cheval, des travaux auxquels ces animaux sent habituellement employes, et que si eile nait sous 1'influence d'une diathese, d'un principe infectieux, les yeux constitues de parties dont les fonctions et la texture sont äquivalentes h celles qui constituent I'ceil du cheval doivent etre atteints, quand ils sont soumis h I'influence de la möme diathöse et du möme principe infectieux, des memes maladies que le cheval. Et, en effet, en ce qui regarde les autres animaux
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N'BST PAS UNK IRIDO-CIIOROIDKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
domestiques, les observations de praticiens distinguös, de Lapouss6e (d'Agenj, de V. Leblanc, de Lafosse, de Youatt, sont lä pour contrecarrer de la fagon la plus formelle cette opinion, que la fluxion est une maladie spöciale au cheval. Et Hocquart et Bernard ont beau les jeter par-dessus bord, elles surnagent sur leur dedain et viennent nous attester que le mulet, l'äne, le boeuf et le pore ont 6t6 atteints, comme les chevaux, de la fluxion p^riodique.
La fluxion, an ddbut, n'est pas une maladie ä pcu prds semblable ä Virido-clioröidite plastique. Hocquart et Bernard sont ^galement bien loin de la vöritö quand ils disent : laquo; II existe, en pathologie humaine, un processus k peu pres semblable k la fluxion pöriodique du cheval : l'irido-choroidite plastique raquo;.
Dans l'irido-choroidite plastique primitive, I'iris ne prenant pas part ä 1'inflammation, les produits inflam-matoires sont d6pos6s sur la crßte et k la base des proems ciliaires, mais aucun exsudat n'apparait ni sur la cristalloide anterieure, ni sur le bord pupillaire, ni k la face anterieure de I'iris, ni dans I'humeur aqueuse, ni k la face postörieure de la cornee. Cela rösulte de l'observation et de ce fait que la transparence de la partie antörieure du corps vitre est teile, qu'il est possible de döcouvrir dans le segment ant^rieur du corps vitro les signes pathognomoniques de cette maladie, de fines opacites floconncuses, de constater leur döplacement, plus ou moins rapide et, par suite, le degr6 de disorganisation que subit la partie anterieure de ce milieu ; et de cet autre, qu'il est ögalement
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N'EST PAS UN GLAUCOME
possible, dans 1'irido-choroidite plastique primitive, d'apprecier la profondeur de la chambre anterieure.
Dans la fluxion pfiriodique, semblables constatations seraient complötement impossibles, parce que 1'humeur aqaeuse tient en suspension des flocons nebuleux sous la forme de linöaments de diverses dimensions, dont le nombre et l'opacitS empechent de disünguer la pupille (Reynal).
La fluxion n'est pas un glaucome. Pour las Dquot; Guörineau, Van Biervlier, S. Van Roussy ', et Mariot-Didieux, directeur de l'Ecole v6t6rinaire de Bruxelles, s'inspirant des id6es de de Graefe, la fluxion est un glaucome.
Or, le glaucome n'est pas une entitö morbide distincte, c'est un Symptome.
Un ceil devient glaucomateux du momant oü l'öqui-libre entre la secretion et l'excrötion de l'organe est rompu au benefice de la quantity de liquide que con-tient physiologiquement la coque oculaire. Cette rupture d'equilibre fait eclater une augmentation de la pression intra-oculaire, une accentuation de tension. L'accentuation de tension se traduit, pour le doigt explorateur, par une sensation de duretö, qui est cons-tante dans le glaucome et n'existe pas dans I'accös de
fluxion.
Dans le glaucome, la pupille est dilat6e admaximum, reduite h une mince bandelette, masquee en grande partie par le limbe conjonctival. Dans la fluxion, la pupille eströtröcie, n'estplus qu'une fente transversale.
raquo; Annales cl'ocul., sept. et oct. 1861.
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EST ONE ENTITE MORBIDEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
Dans le glaucome, le trouble de rhumeur aqueuse n'esi qu'apparent. Dans la fluxion il est r6el. Enfln, dansle glaucome, il n'y a pas trace de produits inflam-matoires, d'exsudats, de synöchies posterieures. Dans la fluxion, au contraire, comme nous le verrons, ils abondent.
J'ajoute qu'en pathologie humaine le glaucome est une maladie de Tage moyen et avance, tandis que la fluxion s'observe chez les chevaux jeunes. Enfln, 6tant donne que les races dont la sclörotique est faci-lement extensible, leslndiens, les Arabes(Moura Brazil), sont k l'abri du glaucome, tandis que celles dont la sclörotique präsente les qualites contraires, les Israelites (Benedict, Rosas, Arltj, en sont tr6s fr^quemment atteintes, le cheval devrait ötre l'animal le moins sujet ä cette maladie. D'aprös Valdeyer, en effet, la sclero-tique des boeufs et des cetaces est particuliörement dense et solide, tandis que le cheval, sur un ceil de grandeur presque egale, laisse voir une enveloppe bien plus mince (Voir anatomie, p. 10).
La fluxion est une entitd morbide. Violet, pro-fesseur h l'Ecole de Lyon, se livre ä un travail de b^nedictin pour d6montrer que laquo; lessymptomes varies, et souvent contradictoires, d6crits par les auteurs et attribues par eux ä une maladie unique, doivent au contraire s'appliquer, ä plusieurs affections, dont le fond, la nature, sont peut-etre identiques, mais dont le si6.ge est evidemment different. raquo;
Autrement dit, pour Violet, il ne faut pas dire la fluxion pamp;iodique, mais les fluxions, attendu que cette maladie est non pas une entite morbide bien distincte,
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24nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SIMILITUDE DES SYMPTOMBS
avec des symptomes, une marche, des terminaisons, des lesions extremement varies, mais une mac6doine pathologique, dont la keratite, la sclörite, I'iritis, la cyclite, la choroidite, le glaucome, 1'ophtalmie sympa-thiqucisoles on combines, sontleselementsconstitutifs.-*
Violet reedile, sous une forme plus savante, 1'opinion que formulait, sous une forme plus naive, Gaspard de Saunier,en 1734, quandil disait: laquo;Le mal esl en dedans de l'oeil raquo; ; ou Men encore celle du protesseur Reynal (1862) : laquo; Les auteurs qui ont fait avec soin 1'etude des lösions morbides de l'oeil considörent la fluxion pöriodique comme une maladie generale de toutes ses parties {cristallin, corps t-Urd, choroidite, ritine). raquo; Mon opinion, nee de l'ötude philosophique de tous les travaux publies sur la fluxion periodique et de 1'observation, est absolument difiamp;rente.
La fluxion n'est pas primitivement une maladie de tout l'oeil. C'est une inflammation localisöe dans l'iris. C'est, par suite, une entite morbide biendistincte,aYec des symptomes, des lesions, une marche, des terminaisons identiques ä, ceux qu'en pathologie oculaire humaine on attribue k l'inflammation de l'iris. En un mot, la fluxion periodique est une iritis.
Similitude des symptomes de la fluxion et de I'iritis. La fluxion periodique et l'iritis ont des symptomes identiques. Et pour rendre plus saisissante cctto identity je les inscris en regard les uns des autres sur ce tableau ;
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SIMILITUDE DK LA MARCIIKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2:,
SyMPTOMES DE LA FLUXIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SYMPTOMES DE L'lRITIS
(d'apres le Pr Rejnal).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(d'apris le Pr Galezowski).
1deg; Les paupieres se gonflent pounbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1quot; CEilcmo dos paupiöres; äpou. et linissüat par rocouvrir en grando partio 1c globe oeulaire;
2quot; La conjonctivo 3'inflltro, de-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2raquo; Chemosis seieux, la conjone-
vient rougo et ses vaisseaux senbsp; nbsp; nbsp;tivebulbaire se boursoullo et s'iu-
remplissentd'une grande quantitcnbsp; nbsp; nbsp;llltro d'un liquide soreux aqueux,
do sang;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; transparent. et ses vaisseaux
s'injectent d'uno quantitö plus ou moins prononcee de sang ;
'Squot; Los lannos sont söeröteesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3deg; Larmoioment; avec one grando abondance-,
4quot; Les vaisseaux de la scleroti-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4raquo; Injection peri-keratique; quo s'injectent considcrablemont;
5quot; L'ieil est tres sensible knbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5raquo; Photopliobie; l'action de la lumiore ;
Gü La pupille est resserree ;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6quot; Retrecissemcnt dolapupillo;
7laquo; Ij'irisa pris uno tointo fouillenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7deg; CUangoment do la coloration
morto on vordiitre;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; del'iris;
8quot; Troublodorhumouraquouse;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SoTrouble derhumeuraqueuse;
'#9632;)quot; Hypopion.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9deg; Hypopion.
Similitudede la marchede la fluxion et de l'iriiis. La succession des differents symptomes de la fluxion periodique a 6t6 divisde en trois p6riodes, de ddbuf, d'etat et de ddclin.
Periode de debut. Larmoiement, cedöme des paupieres, infiltration et injection de la conjonetive, photophobia, retröcissement de la pupille.
Periode d'dtat. Trouble de l'humeur aqueuse, flocons nöbuleux, lineaments en suspension dans les liquides de la chambre antörieure, hypopion, chan-gement de coloration du fond de l'oeil.
Periode de de'clin. Disparition, r6sorption gradu6e des symptomes precedents.
Cette division en trois periodes, que Vidal de Cassis et d'autres auteurs avaient adoptee dans la description de racers d'iritis chez l'homrae, n'est qu'un moyen
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26nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SIMILITUDE DES FORMES
didactique. Elle n'est pas, du reste, admise par tous les auteurs. Leblanc, Hamon, Mariot-Didieux, n'y attachent aucune importance, et il ne faut pas s'at-tendre a, la rencontrer, dans tous les cas, dans la pratique.
Ce qu:il faut retenir, et ce point est encore en faveur de ma those, c'est que la duree de l'accös de fluxion est, d'aprös Hamon, Reynal, en moyenne de huit h quinze jours, et celle de l'äccös d'iritis en moyenne de huit ä quinze jours, d'aprös de Wecker.
La fluxion periodique et l'iritis ont une marche iden-tique. Dans certains cas, leurs symp tomes sont k peine sensibles.
Dans d'autres elles debutent avec une trös grande intensite et peuvent neanmoins disparaitre sans quo I'art soit intervenu.
Dans d'autres enfln, elles debutent avec un caractöre de chroniclte. La vue s'eteint pen k pen aprös une s^rie d'accös avortes, on passant inaper^us chez l'homme, et k plus forte raison chez 1'animal, par suite de leur pen d'intensite. laquo; Dans cescirconstances, ditReynal, parlant de la fluxion, on dirait que la longueur et la persistance de l'accös ont remplace son intensite habituelle. raquo;
Dans la fluxion et dans l'iritis phlegmoneuses, la marche est ögalement rapide. L'alteration de la transparence est si prompte qu'il n'est gu6re possible de suivre avec 1'ophthalmoscope les diverses phases de leur Evolution. La consequence de l'une et de l'autro est la ruine immediate et definitive de l'organe perform. Similitude des formes. La fluxion et l'iritis ont deux varies principales, la forme plastique et la forme phlegmoneuse.
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SIMILITUDE DB L'ANATOMIE PATHOLOGIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
II est bien entendu que dans la pratique on reneon-trera des formes intermödiaires ä celles que nous venons d'indiquer, et que Ton sera fort embarrass^ de faire rentrer dans un de ces deux groupes.
Similitude de l'anatomiepathologigue de la fluxion et de l'iritis plastique. La fluxion et l'iritis plas-tique ont, l'une et I'autre, comme consequence, une exsudation fibrineuse plus ou moins abondante, loca-lis6e en cinq points : le bord pupillaire, le champ pupillaire, la face ant6rieure de l'iris, le parenchyme de l'iris, l'humeur aqueuse.
L'exsudat du bord pupillaire dans les deux maladies se traduit par ses adhörences partielles, ou totales, avec la cristalloide anterieure. Au commencement de ces maladies, les adhörences produites entre l'iris et la capsule sont faibles, mais peu ä pen ellesse solidifient. La syn^chie n'est pas constitute par un tissu organist et pourvu de vaisseaux. Dans les deux cas eile se compose d'une masse amorphe entrem616e de rares cellules emigr6es et pigmentees qui agglutinent le bord pupillaire, la face post6rieure de l'iris et la capsule.
L'exsudatdu champ pupillaire apparait dans lesdeux maladies sous forme de masses exsudatives et d'^pan-chements pigmentes, qui ne tardent pas ä l'oblit^rer (occlusion pupillaire).
L'exsudat de l'iris se manifeste par la disparition du brillant de cette membrane, qui prend I'aspect d'une surface d6polie. En pathologic humaine, les divers aspects de cet exsudat de la face ant6rieure de l'iris sont compris sous la rubrique laquo; changement de coloration de l'iris raquo; ou laquo; decoloration de l'iris raquo;. Les
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gt;l
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SS SIMILITUDE DE LA FI/UXTÜN ET DE LTRITIS PHLEOMONEÜSES
diverses couleurs que presente ce voile membraneux se modifient par la suraddition d'une nuance rouge jaunatre. Ainsi le bleu devient lögörement verdätre, le brun prend une teinte rousse, et le gris bleuätre se transforme en un jaune verdätre particulier.
Dans la fluxion, dit Reynal, laquo; l'iris a une teinte feuille morte ou verdätre raquo; .
Les termes qui servent ä Reynal' pour döcrire l'exsudat du parenchyme de l'iris formö pendant l'accös de fluxion döpeignent exactement l'exsudat du parenchyme irien forme pendant l'accös d'iritis.
laquo; Les fibres (de l'iris) ont presque complötement disparuparleur intrication avec de la mature plastique, organis6e dans leur trame. raquo;
L'exsudat de la charnbre antörieure se manifeste dansl'une et l'autre maladie par une diminution de la transparence de l'humeur aqueuse, par de petits flocons nebuleux et flbrineux, par des lineaments tenus en suspension dans ce liquide, par de petits amas, de vöri-tables plaques deposes h la face posterieure de la membrane de Descemet (taches opalines de Reynal^ par une accumulation de cellules de pus et de mucus, qui, h cause de leur poids, se d^posent bientot dans les parties les plus declives de la cbambre antörieure, oü elles constituent l'hypopion.
II est Evident que les quatre premiers exsudats ne sont bien appr6ciables que dans les cas oü celui de la cbambre antörieure fait döfaut, ou n'est pas capable de les masquer.
Similitude de la fluxion et de I'iritis phlegmo-neUses. Cette forme esttrös rare. Mais eile est parfai-
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SIMILITUDE DES TERMINÄISONSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2!raquo;
tement indiquee par les auteurs qui ont 6crit sur la fluxion et sur l'iritis.
laquo; Chezquelquesanimaux, ditReynal, sousl'influence d' une trös vive inflammation, le premier accös provoque une hypersöcretion des membranes intra-oculaires; dans l'espace de deux ou trois jours l'oeil augmente considörabiement de volume, il fait saillie en dehors de la fosse orbitaire, et refoule en avant les paupiöres qui sont tendues k 1'extreme; enfln les membranes externes se dechirent et donnent issue au dehors aux parties interieures. raquo;
laquo; L'iritis, ditde Wecker, peulatteindre undegre tel, qua l'iris s'abcöde plus ou moins complötement et se dötruit gönöralement alors avec le contenu de l'oeil, en entier, par panophtalmie ou par perforation scl6-roticale. raquo;
Similitude des terminaisons. Par un mecanisme queje ferai connaitre, la fluxion mal soignee, se termine par lacataracte ou l'atrophie du globe de l'oeil, abso-lument comme l'iritis.
Quand j'aurai ajoutö que l'iritis, prösente, comme la fluxion, la tendance la plus grande aux röcidives, j'aurai le droit de clore cette premiöre partie de mon travail par cette conclusion : laquo; La fluxion periodique du cheval et des autres animaux domestiques est la maladie que nous appelons, en pathologic de notre espöce, une iritis.raquo;
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DEUXlME LEQON
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fiTIOLOGIE
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infectieuse due h ^^fiteation dans 1 orgam^6 lt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^ nuti.._
.natidue ^ ^s Jt a sou deveto =nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
Uon acquisou heieditane. i Jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; habitat dans les contrees ma-
d'apres Hueter, Klebs, Bouchard;-leu f^1raquo;] atnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ leur llöne.
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en quantue ei en 4uu,i.v, ,_,-_=- . - j!ti excte de nourriture, reflroidissemeat, heredite.
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La fluxion p6riodique est une entity morbide rha-matismale. Besnier a divis6 les affections caractto-s^es par l^pithfetede rhumatismales en trois groupes :
lo he rbumatisme des articulations, rhumatisme articulaire-, 2* le rhumatisme primitif isole ou permanent des organes internes on externes, rhumatisme abarticulaire; 3raquo; le rhumatisme Mendu h diverses parties en m6me temps ou simultanement, mais n affec-tant pas de localisation definitive, permanente, ni pr6-dominante, le rhumatisme vague et gdntrahsL
La fluxion pöriodique fait partie du deuxi^me croupe, e'est un rhumatisme abarticulaire. II ne tau-drait pas refuser ä la fluxion le caraetöre rhumatismal, parce qu'il n'y aurait pas de localisation articulaire actuelle ou antörieure. Sans doute, la prdexistence ou la coexistence des arthropathies rhumatismales est un
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RHUMATISME ABARTICULAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31
des meilleurs indices de la nature rhumatismale d'une affection; Mais comme le dit Besnier dans sa remar-quable 6tude (Dechambre, Rhumatisme) de mßrne qu'il y a bon nombre de rhumatisants articulaires qui n'ont jamais que des arthropathies ou les localisations viscörales qui s'y rattachent directement de möme il y en a un nombre plus grand encore qui n'ont que des manifestations abarticulaires, ou au moins chez qui les localisations du cotö des jointures ne d6passent jamais les formes les plus att6nu6es du rhumatisme subaigu, ou de ce que nous avons d^crit sous le nom de rhumatisme chronique simple. Etant donne une fluxion periodique chez un cheval qui n'a pas d'autre manifestation rhumatismale que l'inflammation de l'iris, ou a une des formes att6nu6es du rhumatisme subaigu, qui doivent, comme le rhumatisme chronique simple, exister chez les animaux, mais y demeurer inapergus, il ne faut pas refuser ä cette iritis la nature rhumatismale parce qu'on n'a constate ni avant, ni pendant l'accös, de localisation rhumatismale arti-culaire.
Chez l'homme, aucun signe propre ä l'organe, ou direct, et pris dans la Symptomatologie oculaire neper-met d'assignor au diagnostic causal diflförentiel l'ölö-ment rhumatismal. II est impossible d'afflrmer k la seule inspection de l'ceil si I'iritis est rhumatismale plutot que syphilitique. Ce qui a 6t6 observe, c'est que les yeux anciennement frappdss d'iritis et porteurs de synechies postörieures, offrent une aptitude plus grande aux r^cidives, sous les moindres variations de temperature, que ceux qui sent porteurs de synechies posterieures dues ä la syphilis. Cette susceptibilit6
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3inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MÖNADES RHUMATIQDES
extreme des adhörences ä subirl'influence de l'humi-ditfe, desvariations climatologiques indiquerait(Giraud-Teulon) le caractöre rhumatismal de l'iritis qui les a engendröes. Heureuseraent, ce diagnostic causal n'a pas grande importance pour le malade. Le traite-ment de l'iritis rhumatismal et de l'iritis syphilitique est le meme.
Pour le faire au moment de l'accös, il faut interroger les antecedents. Chez le cheval, qui n'a pas h ma con-naissance, la maladie, dont laquo; la garde qui veille ä la barriere du Louvre ne defend pas nos rois raquo;, 11 n'y a pas d'h6sitation possible. La fluxion est toujours de nature rhumatismale.
La fluxion est done par suite une maladie infec-tieuse. Elle est due k la penetration dans l'iris du microbe du rhumatisme, la monade rhumatique de Klebs, et ä son döveloppement sous l'influence d'un vice de la nutrition acquis ou h6r6ditaire.
I. Monades rhumaüques. Les monades rhumati-ques sont des agents phlogogönes organises, de veri-tables ferments figures que Hueter et Klebs ont retrou-ves dans toutes les phlegmasies locales du rhumatisme articulaire aigu, dans lapleurösie, dans la pneumonic, dans l'endocardite, dans Yiritis. Bouchard, chez un malade qui avail succorabe au rhumatisme cerebral, a pu constater 1'exactitude de la description qu'en fait Klebs. Bouchard a vu dans la matiere des vegetations verruqueuses developpees sur la ligne d'occlusion des valvules, des corpuscules extremementnombreuxrepon-dant au Signalement des monades rhumatiques de Klebs.
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HABITAT DES MONADE* HHUMATIQUESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632; 33
Les monades rhumatiques se trouvent dans les loca-litös maröcageuses, qui en sont le principal reservoir. Nous en avons plusieurs preuves. La premiere est la frequence extreme de la fluxion et du rhumatisme dans toutes les contröes que rendent mar^cageuses ies conditions de formation du marais spontan^ ou du marais provoqud. (Vallin, art. marais, Dechambre.)
La deuxieme est sa rarete, dans les pays dont le sol est calcaire et 1'atmosphere peu cliarg6e d'humiditö. La troisi^me, sa disparition dans les contröes reput6es fluxugönes apr^s leur assainisseraent.
La quatriöme, est sa frequence extreme (enzootie) pendant l'ötö, ä l'^poque oü ie soleil exerce sa puissance föconde sur les germes des vegetaux, active la decomposition des detritus organiques et avec les vapeurs öpaisses de l'eau qu'il övapore, entraine un plus grand nombre de monades rhumatiques, et bien d'autres principes connus et inconnus de pestilence. Mayet de Lyon, Bosnier de Paris, ont note Ja meme trequence des affections rhumatismales de rhomme pendant l'ete-
La monade rhumatique se trouve dans les dcuries simplemenf humides. Cela n'est pas douteux. Les anciens avaient dejä remarque l'influence nefaste des moisissures developpees dans les habitations. Gueneau de Mussy raconte, en effet, que chez les Hebreux on redoutait beaucoup la lepre des maisons. Quand cette Idpre apparaissait, on grattait les murs et on emportait les debris dans un lieu impur, puis, si les moisissures avaient reparu, cötte fois on enlevait les pierres; si aprös un second delai de huit jours on
ROLLANDnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;:j
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34nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ECURIES HUMIDES
retrouvait de nouvelles traces de löpre, la maison 6tait completement rasee jusqu'au niveau du sol.
II est trös vraisemblable, dit le professeur Potain [Semaine medicate, 20 mai 1891], que dansles milieux humides il se developpe quelque chose, du salpötre, des moisissures, dont la nature n'est pas encore döter-minee mats gui pour moi est capabte d'engendrer le rhumatisme.
La monade rhumatique peut se rencontrer dans
des dcuries qui ont ätd humides, mais qui ne le sont
plus. laquo; Je suis, dit le professeur Potain (loc. cit.),
fermement convaincu que l'humidite 2ieut laisser
apres etle im agent rhumatifere. Une dame habitait
laquo; un hotel neuf des plus confortables, situ6 dans un
laquo; quartier les mieux a6r6s de Paris. Elle fut prise
laquo; d'une attaque de rhumatisme aigu qui, sous l'in-
laquo; fluence d'un traitement energique, ceda rapidement.
laquo; A peine rentrait-elle en convalescence, qu'une r6ci-
laquo; dive survint; eile guerit de nouveau ; puis il se pro-
laquo; duisitsuccessivement unesörie de röcidives, et pour-
laquo; taut sa chambre d'habitation, toute tapissöe de
laquo; tentures et convenablement chaufföe, paraissait 6tre
laquo; dans les meilleures conditions. Pensant qu'ant6rieu-
laquo; rement cette chambre, röcemment construite et dis-
laquo; posöe au nord, avait du Mre humide, je fls transporter
laquo; la malade, tout döplacement dans le Midi 6tant
laquo; impossible, dans une chambre exposße enplein midi,
laquo; et le rhumatisme c6da cette fois sans rechute.
laquo; La chambre qu'elle habitait primitivement 6tait' laquo; eile humide vöritablement ? En apparence, non. laquo; Mais, 6tant denn6 son exposition au nord et la date
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PENETRATION DES MONADES RIIUMATIQUESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;35
laquo; röcente de la construction de l'hotel, eile avait du laquo; Vätve. raquo;
laquo; Voici une autre observation du möme genre. Celle-laquo; ci m'estpersonnelle : II y a quelques annöes, pendant laquo; la saison d'6t6, j'habitais Saint-James, ä cotö de la laquo; Seine. Au moment oü je m'installais lä avec ma laquo; famille, je sentis je ne sais quoi qui m'avertit qu'il y laquo; avait du rhuraatisme dans l'air. Pensant que la mai-laquo; son 6tait humide, j'apportai im hygromötre de Paris laquo; et je trouvai le meme degrö hygromötrique que laquo; dans mon appartement. Cependant, un des miens fut laquo; atteint de rhumatisme, et moi-m^me j'en fus atteint; laquo; la maison, ä n'en pas douter, 6tait rnumatiföre ; eile laquo; avait du Mre humide, mais ne l'etait plus. L'humi-laquo; dit6 ant^rieure laisserait done aprös eile quelque laquo; c/iost'capable de donnerlerhumatisme.raquo; (Professeur Potain, SemainemMicale, 20 mai 1891.)
Penetration des monades rhumatiques. La penetration des monades rhumatiques^ax la peau (Hueterj est favorisöe par deux circonstances : l'augmentation du nombre des monades dans Tatmosphöre et la transpiration.
a) Augmentation du nombre des monades dans.l'at-mosphöre. La cause de l'augmentation du nombre des monades rhumatiques dans Tatmosphöre est l'ab-sence de brise.
laquo; Un fait digne de remarque, dit Reynal, et qui a 6t6 observ6 depuis bien longtemps, c'est que les localites basses et humides exercent une influence bien plus marquee lorsqu'elles sent entourees de bois, de mon-tagnes ou de collines, que lorsqu'elles sont tout ä fait
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3linbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INFLUENCE DU NOMBRE DES JIONADES
ä decouvert. L'absence de courants d'air laisse dans Tatmosphöre une source de vapeurs d'eau qui donne 'peut-etre 1'explication cle cette particularity etiolo-gique. raquo;
Get eminent professeur pouvait retrancher les mots laquo;peut-etre raquo; de i'explication si juste qu'il donne de cette particularite etiologique. C'est au libre accös des vents que Venise, bätie au milieu de lacunes mare-cageuses, doit sa salubrite(Carriere). Le mistral purifle d'une fagon evidente les plaines de la Camargue, et Ton voit diminuer, quand il rögne, les epizootics qui sevissent dans les paccages humides des Bouches-du-Rhöne. Les m6decins des pays chauds sont d'accord pour mentionner le danger des calmes prolonges dans les regions malsaines qui avoisinent les tropiques. Pauly a demontre que le danger des foyers palus-tres les plus redoutables pouvait etre conjure par I'in-tensite, la continuice et la direction des courants d'air atmospheriques. C'est par le libre accös desalizösetdes moussons qu'il faut expliquer l'innocuite des marais de Taiti, de la Nouvelle-CalMonie, des pampas de la Plata, des des de l'Uruguay, dö Singapour, de la Nou-velle-Zelande, etc., etc.; tandis que rien n'^gale la pestilence des forets marecageuses de l'Abyssinie, de l'Inde et du Me-Kong, oü jamais la moindre brise ne pönMre.
Les recherches de laboratoire conflrment et expli-qucnt ces donnees de l'experience. Watson-Cheyne, Chauveau, Bouchard, Charrin ont, par leurs experiences et par leurs ecrits, demontrö l'influence que l'augmentation du nombre des microbes exerce sur
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TRANSPIRATIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 37
l'infection, sur la rapidity de son apparition, sursa frequence, sursa gravity.
b) Transpiration. D6pos6es sur la peau des chevaux qui s^journent dans une atraosphöre humide ou maröcageuse , les monades rhumatiques pönötrent par les orifices des glandes sudoripares. Sans aucun doute, la penetration de la monade rhumatique est possible en tout temps, mais eile est favorisöe par la transpiration, par la dilatation des oriflces sudo-riföres. Les monades perforent les parois du canali-cule sudoripare et des vaisseaux et arrivent dans le sang (Hueter\ avec lequel elles sent charriees dans tous les d6partements de l'organisme.
Pour arriver dans I'iris, elles suivent le grand cou-rant nutricier dont les injections de Kunde {sei gemme, nitrate de soude, stiere); de Richardson [sucre de canne, delait);äe Deutschmann (chlorure de sodium); de Bouchard, de Erlich, de Schöler, de Uthoff, de Schick (fluoresceme); de Panas [naphtaline]; de Magnus [vdsuvine); de Leplat iiodure de potassium); de Rampoldi [calomel); ont montrö la direction du fond de l'oeil vers Tangle peripherique de la chambre antörieure, vers les canaux de Fontana et de Schlemm.
II. Vice de nutrition. II nesuffltpasquela monade rhumatique penetre dans le sang par les portes d'en-trees que lui fournissent les oriflces des glandes sudoripares pour qu'il y ait un accamp;s de fluxion; il faut encore qu'un concours de circonstances ait transform^ l'oeil en un terrain favorable äsa pullulation. Lagraine du jonc est bien dans le sol de toutes les prairies, mais eile ne germe que dans celles dont le döfaut de soins, le man-
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laquo;r1
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3Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VICE DE NUTRITION
que de fumure, la stagnation des eaux, ont vici6 la nutrition, h'oidium albicans, le muguet n'attaque que les enfants mal nourris, le microsporon furfur du jjytirlasis versicolor a une predilection pour les phthi-siques et les arthritiques; le microbe de la tuberculose n'envahit que les organismes frappes d'une sorte de döcheance vitale par l'höreditö, par l'inneite, par une mauvaisehygiene,par l'öpuisementquipeut rösul-ter de l'exagöration de certaines fonetions physiolo-giques, comme la grossesse et la lactation (vaches des nourrisseurs de Parish, etc., etc.
Partout, en un mot, une modification pröalable de la nutrition rend possible 1'infection.
Mais, pour etudier les modifications de la nutrition pendant la phase preparatoire des maladies, il faut connaitre la nutrition normale. L'etat physiologique doit, en effet, toujours eclairer l'etat de maladie.
Quel est done, d'aprös Bouchard, le mecanisme de la nutrition ötudiö par cet eminent professeur, non pas dans un organisme complexe ou dans un appareil, ou dans un organe, ou meme dans un element anatomi-que, mais dans leurs parties irreductibles, la molecule complnxe de protoplasma, pour donner k cette etude un caraetöre veritablement universel?
laquo;Cc qui estcommun ä toutes les particules Vivantes, e'est un mouvement moleculaire special, qui n'appar-tient ni h la matiöre inorganique, ni h la matiöre orga-nique morte. L'effet de ce mouvement est d'entrainer dans leur intörieur des matieres exterieures quine sont pas Vivantes, de leur faire subir des metamorphoses chimiques quej'appellerai vivifiantes, parce que sous l'influence de ces metamorphoses ces matiöres devien-
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MUTATION NUTRITIVEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 39
nent parties Constituantes de Tölöment vivant et par-tagent sa vie; c'est de faire subir encore ä la substance vivante de nouvelles mötamorphoses chimiques que j'appellerai retrogrades, parce que sous leur influence la matiöre cesse d'etre vivante, c'est enfln d'expulser ces derniers produits de decomposition. Le caractere commun de l'activitö de toute particule vivante c'est done un double mouvement moleculaire, continu, d'in-troduetion et d'expulsion, en meme temps qu'un double travail continu de transmutation chimique. Tun qui suitl'introduction, l'autre qui precede 1'expulsion. D'un cote translation, de l'autre transmutation.......
laquo; Double travail physique en meme temps que double travail chimique. Ce sont ces phenomenes de la nutrition intra-organique que Ton dösigne d'ordinaire sous le nom de nutrition et que je pr6före noramer mutation nutritive. raquo; fBouchard, Mai. p. R. de la nutrition.)
Dans cette conception, Vasssimilation comprend un acte physique, la translation de penetration et un acte chimique, la transmutation viviflante ; la ddsassimila-tion comprend egalement un acte chimique, la transmutation retrograde et un acte physique, la translation d'expulsion.
Chacun des quatre actes auxquels Tanalyse pent reduire la mutation nutritive est absolument neces-saire k la vie, aucun d'eux ne peut 6tre longtemps diminu6 ou supprime, augmente ou perverti sans arrö-ter le mouvoment moie'culaire; or, l'arret momentane de ce mouvement moleculaire trouble la nutrition, prepare la maladie.
Quelles sont done, parmi les circonstances anterieu-res h reclat de Taccös de fluxion, celles qui sont capa-
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40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ALIMENTATION INSÜFFISANTB
bles de vieler la nutrition et d'ouvrlr la porte k I'infec-tlon? Absolument toutes celles dont je trouve la mention dans les traltös de medeclne v6t6rinalrc.
Je divlse les troubles nutrltlfs pröparatolres de la fluxion qu'elles engendrent en cinq groupes .
1deg; Troubles nutritifs par diminution de translation de pdndtration et de transmutation vivifiante. laquo; Lorsque dans le jeune age lesanimaux sont nour-rls pendant longtemps avec les herbes provenant de prairies naturelles ou artiflcielles..., avec du foin de prairies basses et maröcageuses, vasöou malröcoltö..., ils deviennent debiles et predisposes ä la fluxion p6rio-dique. raquo; (Reynal, art. fluxion, mBouley, p. 66.)
Dans cette circonstance, la nutrition du jeune che-val est troublee par la diminution de la translation de p6n6tration, premier acte de la mutation nutritive, et par la diminution du deuxiöme acte, la transmutation viviflante. Ici, en effet, e'est I'apport comme quantite et comme quality qui est insufflsant. Et cette insuffi-sance de I'apport est d'autant plus redoutable qu'il s'agit de jeunes chevaux dont rorganismo reclame une plus grande quantity de bons aliments, de matöriaux pour la constitution des elements de nouvelle formation.
Ecoutons ce que Bouchard dit de Taliment:
laquo; Les aliments repr^sentent non seulement la matiöre qui permet ä l'organlsme de grandir ou de se r6parer, mais ils sont un reservoir de force, car ils ont emmagasine ou rendu latente cette puissance qui suscite toutes les actions organiques, la puissance de la radiation solaire. Les aliments sont du soleil emma-gasin6. Lachaleurou lalumiöre solaire se sont flxöessur les v6g6taux, et cette force, rendue latente dans la
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SEVRAGE PREMATUUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
substance organique vegötale, redevient agissante quand cette substance v6g6tale est 61abor6e par les animaux. Elle devient chez eux une source de chaleur et de force. raquo;(In loc. cit., p. 22.)
2deg; Troubles nutritifs par diminution de translation de pdnStration et diminution de transmutation vivifiante. laquo; Dans les pays de mauvaise culture oü les fourrages sont rares, et dans lesquels on 616ve cependant beaucoup de chevaux, il arrive le plus souvent que les poulains sont separös trös jeunes de leur more et nourris, surtout en hiver, avec de la paille, ä laquelle on ajoute parfois matin et soir une petite quantity de mauvais fourrages, prove-nant de prairies ordinairement mar^cageuses. Avec des aliments aussi peu substantiels, ces animaux sont obliges, pour se nourrir et pour acqu6rir tout le deve-loppement dont ils sont susceptibles, d'en prendre de grandes quantites; il en rösulte que leurs viscöres se dilatent outre mesure et qu'ilsrestentmaigres, lympha-tiques et sans Energie. raquo; (Reynal, ibid.)
Dans cette espöce, la translation de penetration est augmentöe en ce sens que le poulain, priv6 du seul aliment qui lui convenait encöre, le lait, et ob6issant a l'instinct qui lui recommande de ne pas se laisser crever de faim, introduit une quantity considerable d'aliments dans son estomac. Mais comme ses aliments sont peu substantiels, et qu'en outre ses organes digestifs sont trop debiles pour prdparer le deuxiöme acte de la nutrition, la metamorphose vivifiante, la translation de penetration n'est qu'apparente.
En realite, dans l'intimite de l'assimilation, la trans-
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42-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; EXCfeS DE NOURRITURE
lation de pönötration et la transmutation viviflantesont diminuöes, la nutrition est consöcutivement ralentie.
3deg; Troubles nutritifspar augmentation de la translation de penetration. laquo;Dans les contröesou les ani-maux sent hibernös avec de la paille ou des fourrages peualibiles,le retour de la belle saison devientparfois 1c signal de l'apparition d'un grand nombre de cas d'oph-thalrnie pöriodique. Aprös l'hiver, la pousse de l'herbo permet de donner sans mesure aux animaux une nour-riture trös substantielle qui, fournissant ä rorganisme une surabondance de matöriaux, determine une ple-thore qui se traduit par des Ebullitions, des congestions sur le tissu pulmonaire, l'organe de la vue, etc. Le m6me fait se produit sur les chevaux qui arrivent des pays pauvres, oil ils ont 6t6 nourri? avec parcimo-nie, lorsqu'ils sont mis sans managements ä la ration habituelle des chevaux de travail des grandes villes. raquo;
Ici, l'excös des aliments produit le vice de la nutrition, le ralentissement de la nutrition tout aussi bien que I'insufflsance. Car alors, dit Bouchard, I'orga-nisme ne pourra pas, dans l'unitö de temps, faire passer par toutes les phases de la m6tamorphose physio-logique une quantitö de matiöre notablement sup6-rieur ä la ration normale et laissera aux 6monctions les produits imparfaits d'une Elaboration incomplete.
4deg; Trouble nuh itif combind avec la rdaction ner-veuse. laquo; Un ancien veterinaire, ayant poss6d6 autrefois un relais de poste des plus importants sur la route de Paris k Limoges, nous a dit avoir vu plu-sieurs fois des ophthalmies internes ayant I'apparenee d'un accös de fluxion periodique se produire sur des
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REFROIDISSEMENTnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43
chevaux rentr6s en sueur ä l'öcurie et restant la töte placke sous uns fenötre ouverte. De notre cotö, nous avons recueilli röcemment une observation tout ä fait probante h cet 6gard. Une belle jument anglaise, äg6e de dix ans, avec des yeux magniflques et excel-lents, ayant boitö pour cause de maladie naviculaire, fut mise ä la culture. Dans l'öcurie de la forme, eile se trouva placee la töte en face d'une ouverture ronde, de quarante centimetres de diamötre environ, sans vitre ni volet, et par consequent toujours ouverte. Cette böte, extrömement ardente, rentrait en nage aprös chaque attelöe de charrue ou de herse. II y a deux mois, eile prösenta dans l'oeil droit tous les signes d'une vive inflammation interne, simulant k peu pros un accösde fluxion periodique. Lesphönomönesinflam-matoires se calmörent, et aprös plusieurs semaines avaient totalement disparu; mais le cristallin 6tait restö opaque et lä vision complötement abolie de ce cotö. La böte est aujourd'hui döflnitivement borgne. Nous la connaissions depuis plusieurs annöes, et la certitude nous est acquise qu'elle n'avait jamais rien eu du cote des yeux. Ce fait, dont la simplicitö et la nettetö sont presque ögales ä celles d'un fait expöri-mental, vient done corroborer absolument l'opinion, gönöralement acceptöe, d'ailleurs, que l'ophthalmie interne peut ötre la consöquence des refroidissements se faisant sentir sur la töte et notamment sur la face.raquo; (Trasbot, oeil in Bouley, p. 402.;
Ces accidents oculaires apparaissant sous l'influence du refroidissement d'un cheval, sont des faits auxquels j'aecorde le plus grand erödit. Ils ont ötö observös en patbologie oculaire humaine, et röcemment encore par
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iinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;REACTION NERVBUSE
le professeur Panas, qui rapporte [Journal de möde-cine et de Chirurgie de Lucas Championniere], deux cas d'iritis avec hypopion, et un cas de choroi'dite sup-puree, ä la suite d'un refroidissement contracte sur l'imperiale d'un omnibus. Les travaux du professeur Bouchard nous donnent, de leur pathogönie, une lumineuse explication.
Dans ces faits, le froid agissant sur les extr6mit6s nerveuses cutanöes, fait entrer en scene un troisiöme processus pathogönique, la reaction nerveuse. Mais comme la stimulation nerveuse, ä moins d'etre excessive, ou de se trouver en presence d'un systöme ner-veux anormalement excitable, est incapable d'ouvrir la porte k l'infection rhumatismale, la fluxion n'öclate que si, antörieurement au refroidissement, il existait une d6t6rioration de l'organisme.
Les malades du professeur Panas 6taient Tun cachec-tique, l'autre trös vieux, le dernier albuminurique. Les chevaux du professeur Trasbot, chez lesquels le froid engendre la reaction nerveuse, ä I'occasion de laquelle la fluxion apparait, sont surmen^s et en proie ä la cha-leur d6terininee par une fatigue extreme, avec excitation vaso-motrice allant jusqu'ä l'öpuisement.
Enfln, le refroidissement du corps en sueur, en supprimant la fonction des glandes sudoripares, emp^-. ehe les quantitös considerables d'aeide laelique que le travail musculaire a produites de s'eliminer par la peau. II y a un trouble de nutrition par arret dans la translation d'expulsion, par retention d'un produit excrementitiel, que les sueurs copieuses 6taient char-goes d'expulser.
Mais pourquoi, me direz-vous, le refroidissement de
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TROUBLE NUTK1TIF IIKRKDITAIKEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45
ce cheval en sueur a-t-il ete suivi d'ua accös de fluxion et non pas de teile ou teile autre manifestation du rhumatisme ?
C'est tout simplement parce que le refroidissement de l'oeil a 6tsect; relativement plus intense que celui de tout autre point du corps.
laquo; II m'est arrivö parfois, dit le professeur Potain [Semaine medlcale, 20 mai 1891), en lisant dans ma voiture, de me sentir les poignets rafraichis par un courant d'air; le lendemain je me r^veillais avec les articulations radio-carpiennes tumMöes et doulou-reuses.
laquo; Les lavandiöres, qui ont les genoux frequemment mouilles, sont exposees k avoir du rhumatisme ä ce niveau. Les cuisiniers sont plus volontiers atteints du cote des pieds, qui reposent sur un sol frais, parfois humide; il n'est pas jusqu'au rhumatisme secondaire, qui ne paraisse subir cette influence du froid au point de vue de la localisation de sespremiöres manifestations. Le rhumatisme scarlatineux döbute presque toujours par les poignets, et cela parce que ce sont les articulations qui sont le plus exposöes au refroidissement. raquo;
5deg; Trouble nutritifhireditaire. Les circonstances precödentes et bien d'autres qui, en viciant momen-tan6ment la nutrition, ouvrent la porte ä l'infec-tion, peuvent aussi modifler la nutrition d'une fagon durable et engendrer la diathöse rhumatismale : ce sera la diathese rhumatismale acquise. Mais la dia-thöse rhumatismale acquise, une fois constitude, pent etre transmissible h^röditairement. Chaque cellule aura dorenavant une nutrition vicieuse, et pourra
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TROUBLE NUTRITIF IlEREDITAIRE
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engendrer des cellules qui conserveront le m6me type nutritif. Et parmi ces cellules, les 616ments gsect;n6ra-teurs, ovule ou spermatozo'ide, ä leur tour, donneront naissance aux cellules d'un 6tre nouveau dont I'actl-vitö nutritive sera semblable ä celle de l'individu qui I*a engendrö. (Bouchard.)
Mais comme la fluxion pöriodique est le resultat de l'association pathog6nique de deux processus morbides, le trouble pröalable de la nutrition, et l'infec-tion, 1'ovule des juments ou le spermatozoi'de des 6talons fluxionnaires, transmettra, non pas la fluxion, mais bien Tun des facteurs de cette maladie : le vice de nutrition.
L'accös de fluxion n'apparaitra que le jour oü les chevaux n6s de parents fluxionnaires seront acci-dentellement places dans un milieu habit6 par les monades rhumatiques, le jour oü, en un mot, leur iris trouvera le deuxiöme facteur de son inflammation: I'infection.
Absolument done parlant, il n'est pas permis de dire que la fluxion est une maladie fatalement h^rMitaire. Ce qui est fatal, e'est le legs du vice de nutrition.
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J #9632;''
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TROISIEME LEQON
POSSIBILITY: ET CERTITUDE DU DIAGNOSTIC
DE LA FLUXION PENDANT ET APRES L'ACCES
SANS LA MISE EN FOURRIERE.
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SOM.MAIRE. Lesprocedes de diagnostic actuels sont toujours ceux de Solleysel. I/hypopion n'est, ni par sa presence, ni par sa forme, ni par sa couleur, caracteristique de la fluxion. Diaynostic pendant Vacces. Quand la fluxion est phleumoneuse, eile se revele par des symptOmes qui crevent fi la fois les yeux du cheval et ceux de l'observateur. Quand la fluxion est plastique, eile se revile par un epanchement plastique localise eu cinq points {formes intenses), bordpupillaire {syne'clLies poste'riewes), face anterieure del'iris, champ pupillaire, parenchyme de l'iris, humeur aqueuse, ou {formes larvdes) eu un seul point le bord pupillaire {sijnechie posterieure). Constance de la synechie posterieure qui devient le caractere pathognomonique de la fluxion. Neccssite de sa recherche k I'aide d'un mydriatique. Diagnostic apris facets, pendant Vintermittence (recherche du passe ftuxionnaire), s'etablit en constatantla synechie posterieure, et quand eile est rompue, les residus pigmentaires indelebiles qu'elle laisse sur la cristalloide anterieure. La meme constatation permet egalement de differencier la cataracte fluxionnaire de la cataracte congenitale, senile, ou traumatique simple, ä II. Rien hormisla loi ne faisant ii la fluxion une obligation de recidiver pendant le delai de (rente jours, ce delai est trop court pour sauvegar-der les interets de Facheteur. Par contre, le cheval retire de la surveillance du vendeur pouvant devenir fluxionnaire par suite de l'incurie ou de la mauvaise foi de l'acheteur, ce delai est trop long pour sauvegarder les interets du vendeur. Le proeöde de diagnostic de Fauteur sauvegarde au contraire tout ä la fois les interets de l'acheteur en rendant apparent le vice cache, et les interets du vendeur en lui faisant obtenir le certiflcat de decharge que na pent lui refuser Facheteur convaineu de l'absence de tout passe fluxionnairelaquo;
Dans ma premiere legen, j'ai prouv6 que la fluxion p6riodique du cheval 6tait primitivement une laquo;iritis. raquo; Quand j'ai 6mis pour la premiamp;re fois cette opinion, devenue pour moi une conviction, j'ai 6t6 menac6 d'une foule d'arguments tons plus capables les uns que
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isnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DIAGNOSTIC D'APRilS SOLLBYSEt
les autres d'etaler au grand jour mon erreur. Je les attends sans aucune emotion. Mais comma je ne peux demeurer inactif pendant qu'on les recherche, je vais vous montrer comment cette decouverte de la nature et du siöge primitif de la fluxion tire du chaos le diagnostic, le pronostic et le traitement de cette maladie.
Depuis Solleysel fl713), les vingt-deux auteurs qui ont discouru sur le diagnostic de la fluxion ont donne comme base k son Etablissement, absolument les monies symptomes que cet eminent praticien avait le premier indiquös.
II ne faut pas vous en Etonner, car 1'ophtalmoscopie, qui a arrache notre chore sp6cialit6 h un grossier empirisme et l'a scientifiquement conduite ci la grande place qu'elle occupe aujourd'hui, est postörieure aux travaux sur la fluxion dont 1'enseignement classique s'inspire. Sans doute, I'article duprofesseur Reynaldate de 1862, mais Reynal ne cache pas qu'iL en emprunte les matöriaux k Hamon (1847). Hamon, lui-möme, les tenait de Huzard fils (1820), qui les avait pris dans Solleysel (1713).
Ne connaissant, par suite, d'autre mode d'investi-gation oculaire que celui dont Solleysel conseillaitd6ja I'emploi l'examen de l'oeil avec une chandelle tous ces auteurs nepouvaient rienajouter k ce qu'avait 6crit Solleysel, puisqu'ils ne voyaient rien de plus dans Toeil fluxionnaire que cet hippiätre.
Solleysel avait dit : laquo; Lors qu'actuellement la fluxion y est, on volt k l'oeil du chevalde la chaleur, de l'enflure et des larmes qui en tombent, l'oeil est obscur et convert, mais la plus assures marque que e'est la lune qui cause la fluxion, est lorsque les yeux sont
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HYPOPION PRESENCEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;49
au-dessous de la prunelle de couleur feuille morte. raquo;
Vous le voyez, le Symptome pathognomonique de la fluxion est, en 1713, celui que Ton donne comme tel de nos jours : I'hypopion, la couleur feuille morte.
Solleysel ajoutait: laquo; Pass6 le temps de la fluxion, on ne s'apergoit plus qu'il y ait eu cette couleur feuille morte. raquo;
De nos jours, tous les auteurs proclament le diagnostic de la fluxion impossible pendant l'accös, quandil n'y a pas I'hypopion. Aussi conseille-t-on d'attendrc, pour donner au diagnostic de la fluxion une base sörieuse, la venue d'un nouvel accös, la formation d'un nouvel hypopion, d'une cataracte, ou l'atrophie du globe.
Sije comprends que Solleysel, vivant dansun temps oü I'ophtalmologiehumainen'existaitpas, ait6t6 vivement impressionnö par cette couleur feuille morte apparais-sant au-dessous de la prunelle, je m'6tonne, par centre, que de notre temps, oü l'ophtalmologie de notre espöce est arrivöe ä un degr6 de perfection tel que les efforts d'une nu6e de travailleurs semblent ne la plus fairo avancer dans la voie duprogrös, on ait continuö a ötablir le diagnostic de la fluxion sur des legs de la tradition et non pas sur les points d'appui solides qu'aurait procures 1'application k la mMecine vetörinaire des travaux des oculistes.
Une simple lecture de nos traitös, ä d6faut de leur meditation prOlong6e, aurait en effet depuis longtemps fait comprendre qu'il ne faut chercher ni dans la presence de I'hypopion, ni dans sa forme,, ni dans sa couleur le signe pathognomonique de la fluxion.
laquo;L'hypopion, dit Follin, est un Symptome commun
HOLLANDnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
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HYPOPlON PRESENCE
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ä plusieurs maladies oculaires tout ä fait cliflforentes dans leur nature.raquo;
laquo; Comme complication dans les abcös ulc6r6s ou non ulcerfes de la corn^e, nous devons signaler, dit le pro-fesseur Galezowski, 1'accumulation dans la chambre anterieure du pus en quantite plus ou moins considerable que nous avons d6sign6e sous lenom d'hypopion.raquo;
laquo; L'iritis s'accompagne d'une accumulation de pus dans la partie la plus döclive de la chambre anterieure, et il se produit un veritable hypopion (Galezowski). raquo;
L'hypopion est un Symptome des affections du corps ciliaire. laquo; On peut voir, dit de Wecker, se produire dans la chambre anterieure un hypopion qui, par son apparition brusque ainsi que par sa disparition souvent tr6s rapide, marque qu'il a pris son point de depart dans les parties antörieures de la choroi'de. raquo;
Get hypopion est, h coup sür, celui dont parle Hamon et qui, d'aprös cet auteur , apparait tout h coup sans inflammation pr6alable, etdisparaitde m6me.
On observe l'hypopion dans bien d'autres circons-tances.
Rampoldi cite le cas de deux dames, dans la chambre anterieure desquelles un hypopion apparaissait de temps h autre, quand elles 6taient enceintes.
W. Hritsch cite un malade chez lequel une simple contusion de l'oeil gauche avait amen^ une s6rie d'hy-popions apparaissant avec un Intervalle de sept h huit jours.
Je ne prolonge pas ces citations. Teiles qu'elles sont, elles sufflsent amplement pour vous montrer que lapr6senced'un hypopion n'est pas un signe pathogno-monique de la fluxion.
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HYPOPION - FORME ET COULEURnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;51
La forme, la couleur de l'hypopion ne sont pas plus caractöristiques de la fluxion que sa presence.
Qu'il provienne dune affection de la corn6e, d'une iritis ou d'une cyclite, qu'il accompagne une inflammation intestinale , une gasto-entörite (Vereheyen , citöpar Bouley) ou tout simplement qu'il soit le r^sultat d'une grossesse ou d'une contusion, la forme de l'hypopion ne dopend que de sa fluidity augraentöe ou diminuöe par la quantity d'elements coagulables qu'il contient par la transformation des leucocytes en mucus (Junge) et de la position de la töte. Hamon, Reynal, Bouley, les auteurs qui ont vulgarise que la forme de l'hypopion 6tait caractlaquo;sect;ristique de la fluxion, le recon-naissent eux-m6mes, puisque apramp;s avoir dit que l'hypopion revöt tantot la forme dun croissant, d'autres foiscelle d'uncercle,plus ou moinsötendu, ilsajoutent: laquo; D'autres fois il esttout ä fait irrögulier etne präsente aucune forme bien döterminöe. raquo;
La couleur n'est pas plus caracteristique que sa forme.
La couleur est, en effet, comme la forme, absolument variable, eile dopend du degr6 devolution morbide que les cellules de pus ont atteint. Quand les cellules sont devenues tout k fait jaunätres, la coloration de l'hypopion est aussi jaunätre. Quand les cellules de pus sont melangöes, ce qui est assez rare, h des globules sanguins extravasös (hyphema), la nuance change et devient jaune rougeMre (Follinj.
On comprend, sans plus ample explication, dans quel cruel embarras se trouvenl les vötörinaires qui attendent aide et protection, de la forme et de la couleur de l'hypopion, pour ötablir le diagnostic
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5änbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DIAGNOSTIC PENDANT L'ACCfeS
laquo; fluxion raquo;. Car n'ayant aucune raison personnelle pour avoir moins de confianee dans la valeur pathog-nomonique de Thypopion k convexity swpdrieure de Hamon, que dans l'hypopion ä concavite supdrieure dc Reynal , dans rhypopion blanchdtre de Huzard , que dans l'hypopion rougeätre de Lafosse, dans l'hypopion cul de bouteille de Reynal, que dans l'hypopion jaune verddtre de Hocquart et Bernard , ils döclarent essentiel et pathognomonique la forme ou la couleur que les maitres de l'ecole oil ils ont fait leurs etudes pr^teraient.
Ainsi guid6, le diagnostic est un chaos d'incertitudes, avec ses plus redoutables consequences, la perte de l'ceil ou des yeux par omission ou par retard de traite-ment rationnel, leslenteurs de 1'expertise k la recherche des symptomes pathognomoniques dans les textes les plus contradictoires, la raise en toumöre, les proems.
Diagnostic pendant I'acces. La nature et le siege de la fluxion 6tant reconnus, autrement dit la fluxion etant une laquo; iritis raquo;, le diagnostic devient possible et certain, non seulement pendant l'accös, mais encore aprfes I'acces.
Quand la fluxion est phlegmoneuse, le processus d'une intensite extreme, d'abord limitö k I'iris, gagne en quelques heures le reste du tractus uvöal et entraine, par la rapiditö de l'infection, une suppuration de tout 1'organe. Le diagnostic, dans ces cas, heureusement d'une rarete trös grande, est trop facile. Le reflet jaunätre que renvoie le corps vitro envahi par la suppuration, la reduction de la profondeur de la cham-bre antörieure due an transport en avant du cristallin
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DIAGNOSTIC FLUXION PHLEGMONEÜSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;rrt
refoulö par la suppuration du corps vitr6, et rapidement apr^s l'irruption du pus dans la chambre antMeure qu'il remplit, la perforation des membranes externes, la sortie des matures purulentes ne peuvent laisser subsister aucun doute dans 1'esprit.
Dans cette forme l'ötat des annexes de l'oeil qui, dans les degres suivants, n'a qu'une importance secon-daire, acquiert une signification des plus pr6cieuses. Les paupiöres sont tellement oedömatiöes, que la sup6-rieure retombe lourdement sur l'införieure ectropionöe. La conjonctive forme, autour de la corn6e terne., un Enorme bourrelet chemotique. L'oedöme envahit la capsule de Tenon et l'ceil sort de I'orbite.
Quand la fluxion est plastique, le diagnostic est ^galement facile pour un expert exercö ä l'öclairage oblique et ä l'^clairage direct, et habitu6 ä sainement interpreter les renseignements absolument certains qu'ils fournissent.
Dans les formes inienses de la fluxion plastique on constate une exsudation fibrineuse, un öpanche-ment plastique, plus ou moins abondant, caractöristi-que. Get epanchement plastique est localise en cinq points, au bord pupillaire, ä la face antörieure de l'iris, dans le champ pupillaire, dans le parenchyme de l'iris et dans Thumeur aqueuse.
Cette exudation sero-fibreuse se traduit : au bord pupillaire par des adhörences entre l'iris et la capsule anterieure (syn^chies post^rieures); ä la face anU-rieure de l'iris par un changement de coloration g6n6ralement jaune verdatre, avec une zone rougeätre au niveau du petit cercle de l'iris; dans le parenchyme de l'iris par son gonflement, la disparition des stries.
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DIAGNOSTIC FLUXION PLASTIQUE
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le nivellement des fibres rayonnöes; dans le champ pupillaire par des masses exsudatives (fausse cata-racte., occlusion pupillaire); danslachambreantdrieure par une diminution de la transparence, par un nuage qui apparait au devant de l'iris, par la production de flocons flbrineux, de lineaments en suspension dans I'humeur aqueuse, par de petits amas ponctuös, de v6ritables plaques ä la face posterieure de la cornee, sur la membrane de Descemet, par 1'accumulation dans ce milieu de cellules de pus et de mucus qui, k cause de leur poids, se d^posent dans les parties les plus d^clives, oü elles constituent I'hypopion.
II est inutile de dire que les quatre premieres localisations s6ro-fibrineuses de la fluxion ne sont parfaite-ment visibles qu'avant l'apparition de la cinquieme, le trouble de I'humeur aqueuse., ou apres sa disparition.
Les symptomes tires de l'etat des annexes qui, dans le degrö precedent avaient I'importance que j'ai dite, ont ici un role absolument efface. La photophobie, le larmoiement, l'oedöme despaupiöres et de la conjonc-tive n'apportent pas un grand renfort ä l'etablissement du diagnostic.
Par centre, dans les accös de fluxion plastique, on observe un symptome que le chemosis masque dans la fluxion phlegmoneuse. Je veux parier de Vinjection peri-keratique dont Hamon, Reynal font mention dans les termes suivants : laquo; Les vaisseaux de la scl6ro-tique s'injectent considerablement raquo;, et qui mörite un peu plus d*attention que celle qui lui est accordee par ces auteurs.
Elle se rövöle, tout autour de la corn6e, par une vascularisation trös fine constituee par les capillaires
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SIGNE PATHOONOMONIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 55
sous-conjonctivaux, places le plus sou vent dans le tissu pöriscleral. Ces vaisseaux sont perpendiculaires au bord de la cornöe et parallöles les uns aux autres. Ils forment une zone rouge autour de cette membrane. Cette zone est rarement interrompue. Elle entoure la cornee dans tous les sens et d'une maniere tr6s r6gu-liöre. Dans certains cas plus aigus eile est tellement prononc6e, que toute la sclörotique devient d'un rouge tr^s violet.
Dans les cas de fluxions subaigues dans les formes larvöes, l'öpanchement plastique localise dans les quatre derniers points pent manquer, I'injection p6ri-keratique elle-möme peut etre röduite h son minimum et passer par suite inapergue, mais j'ai acquis la certitude qu'il n'y a pas de fluxion sans synöchie posterieure.
La syndchie posterieure devient done le caractdre 'pathognomonique de la fluxion. Pour constater sa presence il est indispensable d'introduire sous les paupiörös, gros comme uu grain de mais, de la pommade :
Sulfate bien iieutre d'atropine....... 0 gr. 30
Vaseline Lancelot.................. 30 grammes.
II faut la rechercher tout d'abord dans la moiti6 införieure de la pupille. II m'a 6t6 facile de vörifler sur le cheval ce que Panas 'avait constatö chez Thomme, ä savoir que lorsque les adherences sont partielles, alles occupent de preference la moiti6 inferieure de la pupille, et que lorsqu'elles sont totales, e'est encore en bas qu'elles sont les plus fortes et les plus 6tendues.
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#9632;
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PASSE FLUXIONNAIBB
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La raison de ce fait, d'aprös cet öminent et si bien-veillantmaitre,setrouvemanifestementdansrinfluence de la pesanteur et de la densite des exsudats qui, plus lourds que rhumeur aqueuse, s'accumulent h la partie infßrieure de ce liquide '. Ces synfichies peuvent occu-per lo bord pupillaire seul, en partie, ou en totality (synöchies capsulo-pupillaires), ou bien s'6tendre entre la face posterieure de l'iris et de la lentille fsyn6chies capsulo-uveennes).
II ne fautpas confondre les synechies avec les grains de suie. Hernie physiologique au travers de la pupille, de la couche pigmentaire de l'uvee, les grains de suie apparaissent principalement dans la partie supörieure de la pupille comme de petites franges, ou de petits polypes qui flottent dans la chambre ant^rieure. Ces franges sont surtout visibles sur le fond blanc d'une cataracte. Elles sont libres ä leur extr6mit6 et par lä different des depots pigmentaires dus k la fluxion, qui sont toujours adherents.
Diagnostic apres l'accös; Recherche du passe ßuxionnaire. L'experience ayant enseigne que tout ceil qui a 6t6 fluxionn6 pent l'etre h nouveau, et aprös un nombre plus ou moins grand de röcidives, d'accös, Mre affects d'amblyopie, de cataracte, d'atrophie, et m6me determiner la c6cit6 de l'autre ceil par Sympathie, on comprend tout l'intöret qu'il y a pour l'acheteur k savoir si le cheval dont il veut faire 1'acquisition a un pass6 fluxionnaire.
II ne faut pas, quand on achete un cheval, accorder
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' Panas, Logons sur les maladies des membranes internes de I'obU. 1878. p. 10. (V. Dclaliayc).
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SYNECIIIE TK.MOIN DO PASSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;57
la moindre conflance aux affirmations du vendeur. D'abord elles peuvent ötre dictöes uniquement par le damp;sir de se debarrasser d'un candidat k la cecit6; puis le vendeur peut affirmer de la meilleure foi du monde que le cheval dont il propose I'achat n'a jamaiseu d'accös de fluxion. La fluxion h forme larvee peut demeurer inapenjue ou etre prise pour un coup d'air.
II ne faut pas davantage s'en rapporter k I'habitus ext6rieur de l'ceil.
Un cheval peut avoir les paupiferes, les conjonctives sans trace d'irritation ; la cornee, I'humeur aqueuse transparentes ; la pupille mobile et röguliöre; l'iris vertical et sans changement decoloration; le cristallin sans opacitö; et cependant avoir un pass6 fluxionnaire.
Le tömoin irrecusable de ce passö est la synechie 2Mstdrieure. Pour la döpister dans un ceil oü rien ne la fait soupgonner, il faut premiörement prendre I'ha-bitude de ne jamais acheter un cheval sans lui avoir prealablement dilatö les pupilles. Pour ce faire, il faut etre nanti d'un pot de la pommade indiquee plus haut (p. 55). Avec rautorisation du vendeur, et quand toutes les autres conditions de la vente sent 6tablies, il faut en introduire gros comme un grain de mais dans le cul-de-sac införieur de la conjonctive , fermer les paupiöres, exercer sur elles un 16ger massage pour bien Totaler sur tqute la conjonctive et faciliter son absorption.
L'instillation de cette pommade ne peut avoir aucun inconvenient.
One heure apr^s, le cheval 6tant plac6 dans I'obs-curit^ on examine, ä l'aide de l'öclairage oblique et de l'^clairage direct: 1deg; la pupille; 2deg; la cristalloide
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58nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;RESIDUS PIGMENTAIRES
antörieure. On constate alors un de ces trois 6tats de la pupille : la persistance du rötröcissement, la dilatation irröguliöre en forme de gourde (de oo horizontale-ment placö) de la pupille, la dilatation reguliere; ad maximum de la pupille.
Le premier oas, laquo; 'persistance du refrecissement raquo;, de la pupille, indique qu'il existe une synöchie postö-rieure totale ; le deuxiöme, laquo; dilatation irregulidre raquo;, une ou plusieurs synechies partielles.
Ces synöchies posterieures, totales ou partielles, sent le tömoignage dcrit du passö fluxionnaire de l'ceil dans lequel on les constate.
Dans le troisieme cas, oü la pupille est dilatee, ad maximum, et reguliörement, l'absence d'adhörence entre la cristalioi'de antörieure et l'iris est probable. Mais, comme il y a : 1deg; des synechies assez extensibles pour permettre une dilatation m6me ad maximum de la pupille ; 2deg; des synechies assez friables pour se rompre, soit spontanement sous l'influence des mouve-mentsphysiologiquesdel'iris, soit sous l'influence d'un mydriatique instillö anterieurement k Texamen, et msect;me d'une seule instillation de la pommade formulae plus haut, on n'acquiert la certitude de l'absence de tonte synöchie, passöe ou präsente, qu'ä la condition non seulement d'explorer attentivement le bord pupil-laire, mais encore la cristalloide anterieure, ä l'öclai-rage oblique et h l'öclairage direct. Si la syn^chie s'est rompue avant on pendant cet examen, on constate ses mines et des 616ments pigmentaires d6tach6s de la couche uvöale, sous forme de grains, de stries. Plaquös contre la cristalloide anterieure avec ou sans reste d'exsudat, ces rösidus pigmentaires y dessinent un
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CATARACTE FLUXIONNAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 59
ovale plus ou moins bien tracö, qui indique les points precis oil la pupille s'etait soudöe pendant I'accfes. Ces rdsidus pigrnentaires sont une attestation indiUbiie du passe fluxionnaire.
Leur decouverte, absolument comme celle de la synöchie posterieure intacte, permet de faire d'embUe et d'une fagon certaine, pendant Vintermittencd, le diagnostic du pass6 fluxionnaire d'un cheval, que tons les auteurs qui ont 6crit sur la fluxion considörent comme impossible, quand le globe oculaire n'est pas atteint de lesions profondes comme I'atrophie ou la cataracte. L'absence de synöchie posterieure et celle de rösidus pigrnentaires sont la preuve que I'ceiln'a jamais 6t6 atteint de fluxion periodique.
Diagnostic diffdrentiel dela cataracte fluxionnaire. C'est ögalement ä la constatation des synöchies post6rieures, que nous devons le moyen de diffßrencier la cataracte cong6nitale et la cataracte s6nile de la cataracte fluxionnaire.
La tendance actuelle de la plupart des v6t6rinaires est de croire que tout oeil dans lequel on constate une cataracte partielle ou totale, a 6t6 atteint de fluxion. C'est une grave erreur et trds grosse de consequences.
Et tout d'abord c'est une grave erreur que de croire que la cataracte des animaux est toujourslerösultat de la fluxion. Les animäux peuvent etre attaints de diff6-rentes vari6t6s de cataracte congönitale, de cataracte traumatique, et do cataracte senile.
Coulbaux a signal^, le premier, une cataracte double congönitale, qu'il avait observöe sur un veau nouveau-n6. {Journal de mddecine vdtdrinaire, 1826, p. 435).
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60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CATARACTE CONGENITALE
Brogniez et des veterinaires allemands Tont observöe chez le veau, la chövre, le poulain.
Grace ä l'obligeance de M. Mauri, j'ai examine h l'Ecole de mödecine vötörinaire de Toulouse , une anesse de quatre ans, atteinte d'une cataracte cong6-nitale complete h droite, incomplete k gauche, et un cheval de cinq ans atteint d'une cataracte zonulaire h I'oeil gauche.
Je n'ai jamais observe de cataracte senile chez le cheval. II est probable que 1'extension de I'hippophagie empeche les chevaux d'obtenir de Tage cette infirmity.
Enfin , d'apr^s Leclainche , la cataracte pent se produire chez les chevaux h la suite de chocs, de coups de poing, de manche de fouet, etc., sans aucune 16sion delacorneenidelascl6rotique.Enpathologiehumaine, ces faits sont tr6s frequents, et depuis bien longtemps connus. Mais j'ai tenu h apporter ici le temoignage d'un v6t6rinaire pour montrer leur possibility chez le cheval.
On devine done tout l'intöret qu'il y a pour 1'expert etpour l'acheteur ä faire le diagnostic differentiel de l'origine de la cataracte. Si eile est cong^nitale et complete le cheval est borgne, raais il n'y a dans cette excite d'unoeil aucune menace pour l'a-venir de l'autre. Si au contraire la cataracte est fluxionnaire, l'autre oeil n'est pas fatalement voue h la flu don sympathique mais il a beaucoup de raisons pour en fetre atteint.
II est incontestable qu'un oeil bien exercö, h premiere vue, pent diagnostiquer si la cataracte est congönitale ou fluxionnaire. II y adansl'ensembled'un oeil atteint de cataracte simple, m^me complete, un air
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CATAUACTE TKAU-MATIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 61
de santö, de vie, bien difförent de l'aspect gönöralement miserable de l'oeil cataracts par la flusion.
Mais ce coup d'oeil professionnel n'est pas I'apanage de tous. II faut pour la majoritö des v6t6rinaires un moyen pratique pour reconnaitre d'une fagon certaine si lacataracte est une maladie qui demeurera localis6e dans l'oeil qui en est atteint, ou bien un signe de mau-vais augure pour 1'autre.
Ce moyen pratique et certain de difförencier la cata-racte congenitale simple de la cataracte fluxionnaire, nous le trouvons encore dans la constatation des synö-chiespostörieures, oude leurs residus pigmentaires.
Dans la cataracte congönitale simple, complete, ou incomplete, la pupille se dilate r6guli6rement ad maximum sous ['influence de la pommade mydriatique etil n'y a pas sur la cristalloide antörieure de r6sidus pigmentaires , ruiues ind616bües d'anciennes adh6-rences rompues spontanement, ou sous I'influence d'un mydriaque.
Dans la cataracte fluxionnaire, au contraire, la pupille ne se dilate pas ou se dilate peu et irr6guli6re-ment. Etl'eclairage direct et oblique nous montrent des adh^rences. Quand elles sent rompues spontan6ment ou sous I'influence d'un mydriatique, le meme mode d'examen nous r6v61e leurs mines, des residus pigmentaires sur la cristalloide ant6rieure.
Cela est d'un net absolu. Dans la cataracte trauma-fique, la pupille pent se dilator r6guli6rement et ad maximum. Mais il y a des cas oü la dilatation est impossible et irr6guli6re et oü Ton constate par suite des synöchies posterieures. Cette exception en faveur de la cataracte traumatique ne fait que confirmer
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62nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CATARACTE ZONULAIRE
notre rfegle. Car la cataracte traumatique avec syn6chies postörieures est une cataracte fluxionnaire, c'est-ä-dire une cataracte compliquöe d'une inflammation de l'iris provoqu6e par le traumatisme.
J'ai dit que cette tendance qu'ont la plupart des v6t6-rinaires et des öleveurs ä declarer fluxionnaire le che-val dont un ceil 6tait atteint de cataracte, 6tait tr^s grosse de consequences. L'observation suivante en est un exemple frappant :
Quelques jours aprösl'acquisitiond'uncheval, l'ache-teur ayant remarqu6 dans l'oeil gauche de cet animal un petit point blanc, le soumit k l'examen d'un v6t6ri-naire, qui d^clara que ce cheval avait la cataracte et que cette cataracte 6tait d'origine fluxionnaire. Pour corroborer son affirmation, ce v6t6rinaire montrait une cicatrice situ^e sur le front k environ dix centimetres de l'ceil, qu'il döclarait etre la preuve d'un traitement anterieur, d'une application de s6ton.
Le vendeur, qui habitait loin de Toulouse, informe de ce qui se passait, s'y rendit, fit certains frais pour son döplacement, et pour en 6viter de plus grands reprit son cheval et le fit conduire k l'Ecole v6törinaire.
M. Mauri fit alors instiller dans cet oeil, prötendu fluxionnaire, la pommade k l'atropine, et comme nous ne constations aucune synöchie postörieure, mais seule-ment au milieu du cristallin transparent dans ses autres parties, une opacity faiblement grisätre, pres-que transparente, k bords irröguliers, d'une largeur d'un millimetre et d'une hauteur de deux millimetres environ, nous declarames que cet ceil n'avait jamais et6 fluxionnaire, qu'il etait atteint de l'anomalie con-
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RESUMEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;63
gönitale du cristallin, döcrite pour la premiere fois par Joeger sous le nom de cataracte zonulaire.
Sans doute, le cheval atteint d'une cataracte zonulaire doit subir une depreciation. Mais ötant donn6 :
1deg; Que dans la cataracte zonulaire la vision est rela-tivement bonne pendant le jour et presque ögale k la normale au cröpuscule;
2deg; Que I'opacite ne pr6sente aucune tendance k se completer avant Tage propice pour la cataracte senile, ce qui equivaut k dire que le cheval atteint de cataracte zonulaire conserve l'integrite de la region equa-torialede son cristallin et par smte\a.mSme vision pendant toutes les annees oü il peut rendre des services;
3deg; Que i'oeil atteint de cataracte zonulaire ne fait courir aucun risque k la vision de l'autre.
On comprend que la depreciation qu'il doit subir est d'un degre inflniment moins eieve que celle qu'en-traine la fluxion periodique.
L'imperfection des moyens de diagnostic usites jus-qu'ici a done cause ä, ce vendeur un prejudice enorme. Son cheval, declare fluxionnaire at repris pour un vice qu'il n'a pas, ne pourra desormais etre vendu qu'ä, vil prix.
En rdsumd, le diagnostic de la fluxion pendant I'ac-ceset apres.l'acces, memo quand les yeux paraissent jouir d'une egale integrite de forme et de fonction, peut etre pose d'embiee et d'une fagon certaine, sans mettre en fourriereleschevaux pretendus fluxionnaires.
Dans les cas extremement rares oü la fluxion est phleg-moneuse, le diagnostic ne soulöve aucune difflculte. Tout le monde peut constater la ruine immediate et definitive de I'oeil.
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Dans les formes plastiques, intenses de la fluxion periodique du cheval, le diagnostic so fait par la cons-tatation ä Teclairage oblique et k l'öclairage direct de la synöchie postörieure, de l'öpanchement plas-tique k la face anterieure de l'iris, dans le champ pupillaire, dans la chambre anterieure, et par celle de l'injection p6ri-k6ratique.
Dans les formes plastiques larvdes, l'öpanchement plastique pent manquer dans le champ pupillaire, ä la face anterieure de l'iris, dans la chambre anterieure, l'injection pöri-köratique elle-meme pent faire defaut. Mais l'epanchement du bord pupillaire et les synöchies posterieures qu'il determine, se produisent dans tous les accös de fluxion. La syndchie postdrieure est done le signe pathognomonique de la fluxion.
Quand Facets est passö meme depuis de tr6s lon-gues annöes, et mfeme quand I'oeil a recouvre toutes les apparences de la santö, la decouverte de la syndchie postörieure facilit6e par I'instillationd'unmydriatique, et quand la syn6chie est rompue etr6sorb6e, la consta-tation k l'öclairage oblique et direct des ramp;idus pig-mentaires qu'elle a plaques sur la cristalloide anterieure permettent d'affirmer le pass6 fluxionnaire de I'oeil soumis änotre examen. Cons^quemment I'absence de synechies posterieures on de rösidus pigmentaires sur la cristalloide anterieure est la preuve que I'oeil n'ajamais etö atteint de fluxion.
Enfin, la constatation de la synechie post^rieure ou celle de rösidus pigmentaires sur la cristalloide anterieure permet d'affirmer I'origine fluxionnaire de la cataracte et de la differencier de la cataracte conge-nitale ou senile et de la cataracte traumatique simple.
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DELAI DE GARANTIE
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sect; II. Le düai de la garantie ne sauvegarde ni les intirits de l'acheteur ni ceux du vendeur. laquo; S'il faut, dit D6jean, pr6inunir l'acheteur contre laquo; la negligence ou la döloyautö du vendeur, qui con-laquo; naitpresque touj ours les döfauts caches de la mar-laquo; chandise et qui omet de les reveler et tres souvent laquo; les dissimule par des moyens frauduleux, il Importe laquo; essentiellement aussi de mettre celui-ci k l'abri de laquo; l'incurie ou de la mauvaise foi de l'acheteur, qui laquo; pourrait laisser sed^grader ou dögrader lui-möme la laquo; chose vendue et pr^tendre ensuite que les dögrada-laquo; tions sont antörieures ä la vente. raquo;
Or, le dölai de la garantie, c'est-ä-dire le temps pendant lequel le vendeur röpond des vices rödhibi-toires, le delai qui est accordö ä l'acheteur tantpour faire constater ces vices, que pour introduire son action devant les tribunaux est dans la fluxion trop court pour sauvegarder les interets de l'acheteur et trop long pour sauvegarder ceux du vendeur.
Le d(sect;lai pour intenter 1'action rödhibitoire est de trentejours pour la fluxion p^riodique, non compris le jour flxö pour la livraison. Si la livraison de l'animal a 6te effectuöe hors du lieu du domicile du vendeur, ou si aprös la livraison, et dans le d61ai ci-dessus, I'ani-mal a (He conduit hors du lieu du domicile du vendeur, le delai pour intenter faction est augmente h raison de la distance, suivant lesrögles de la procedure civile. En moyenne, le dölai pour intenter l'action rödhibi-toire est de trentejours pour la fluxion periodique. Je le röpöte, ce dölai est trop court pour sauvegarder les intöröts de l'acheteur, car rien, absolument rien, si ce
ROLLAND
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66nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TROP COURT I'Ot'R I/ACIIETEUR
n'est la loi, ne fait k la fluxion une obligation de se montrer pendant ce dölai de trente jours.
Un cheval pent avoir 6te fluxionnaire et ne pas avoir de r^cidive. (Voir plus loin.)
En outre, l'espace qui s6pare I'accös d'un autre, peut 6tre d'un an (Hamon-Bouley), de soixante-quatre jours iMariot-Didieux), de quarante h soixante jours (Dard;, de deux mois (Oger), soixante jours (Rey-nal). Ce que je traduis en disant qu'en presence d'un accös de fluxion on ne peut pas dire h quelle date la röcidive de cat accös aura lieu, et mörne si eile aura lieu. La fixation du d61ai de trente jours est un 6cho du bon vieux temps, oü Ton mettait le retour de la fluxion sous Tinfluence de la lune {tour de lune, fluxion lunatique). C'6tait le d61ai en usage en Nor-mandie. Elle a et6 dict^e par le besoin de mettre un terme lögal Ma fourriöreque 1'hesitation du diagnostic prolongeait outre mesure. Mais en adoptant cette moyenne, la loi de 1884 ne rend service qu'aux ache-teurs qui ont la chance de voir l'accös de fluxion eclater pendant le delai qu'elle leur accorde pour 6ta-blir leurs droits ä larödhibition.
Pour les autres acheteurs, pour ceux dont les che-vaux ont la fluxion, une fois ce d61ai de trente jours perimö, le rnarchö est irrövocablement consommö. Ils sont 16galement volös.
Pour les intörfets du vendeur, ce d61ai de trente jours est trop long. Car pendant les trente jours que le cheval vendu est retir6 de la surveillance du vendeur, l'incurie de l'acheteur a tout le temps n^cessaire pour mettre le cheval dans les circonstances que nous savons (v. lt;Hiologie), favorables k I'^closion fluxion-
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TROP LONG POUR LE VENDEURnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 67
naire, cm pour provoquer, s'il est de mauvaise foi, par un moyen möcanique, la fluxion p6riodique, I'inflam-mation de l'iris.
D6jä, Dayot avait pr^tendu, et quelques autres v^törinaires avec lui, qu'ä l'aide d'une violence ext6-rieure, ou de l'application de caustiques, on pouvait donner lieu k une ophthalmie interne, ayant avec la fluxion pöriodique la plus grande analogie.
Cela n'est pas douteux. Les blessures de la corn6e et de la conjonctive peuvent parfaitement se compli-quer d'iritis. Mais il sera facile de voir h l'oeil nu, et k plus forte raison k l'öclairage oblique, la trace de la violence ou tout au moins sa cicatrice.
Mais 11 y a un moyen certain de provoquer l'accös de fluxion, en quelques heures, sans laisser de trace visible, möme k l'öclairage oblique de l'effraction de la cornea nöcessaire k raccomplissement de cette operation malhonnete.
C'est le proc6d6 suivant, employ^ par Michel, de Wurzbourg, pour provoquer chez des lapins un accös d'iritis.
II faut tout d'abord, en nous conformant aux recommandations que j'indique plus loin, bien asep-tiser le champ opöratoire, les mains de 1'Operateur et une aiguille tres fine de Pravaz. Ici, ces precautions aseptiques ont pour but d'6viter la suppuration, qui rendrait apparent le point de penetration de 1'aiguille ä. injection.
Cela fait, apr6s avoir insensibilisö l'oeil ä l'aide de la cocaine on le saisit avec les doigts de la main gauche. On introduit la canule k un demi-millimfetre en avant du limbe scl6ro-corn6en, et on injecte une solution de
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(isnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FLUXION EXPERIMENTALE
1/4 0/0 de nitrate d'argent. Au bout de six ä huit heu-res, du pus se dessine sur I'iris (couleur feuille morte) et dans la pupille, et s'accumule dans la cham-bre anterieure ^hypopion).
La membrane eiidoth61iale anterieure se döcolle par la formation d'un exsudat flbrineux entre eile et la trame de I'iris. Au bout de dix ä douze hcures, des elements cellulaires qui out de la tendance ä se röunir en amas, se montrent dans I'exsudat..
J'ai fait eette injection k des lapins et, toutes les fois que macanule etait aseptique, six heuresaprös l'injec-tion il 6tait impossible de reconnaitre, ä l'öclairage oblique, le point d'introduction. A plus forte raison quand, sous l'influence de l'irritation irienne, I'injec-tion peri-keratique et l'opalescence de la corn^e ont fait leur apparition.
On peut arriver au meme r^sultat avcc line injection de mercure on de törebenthinc, mais je n'ai expöri-inent6 que le nitrate d'argent.
En rösumö, le delai de trente jours ne sauvegardc pas les interets de l'acheteur parce que 1'apparition de la fluxion pendant ce dölai fixö par la loi est unique-ment soumise au caprice du hasard. II est enfln con-traire aux intörets du vendeur puisqu'il l'oblige ä reprendre le cheval que I'incurie ou la mauvaise foi de l'acheteur ont rendu fluxionnaire pendant ce dölai de trentejours.
Avantages du procdde diagnostic de l'auteur. L'etablissement du diagnostic aprös l'acces, par le procede que j'ai indique, la recherche de la synechie posterieure ou de ses r6sidus pigmentaires., sauvegarde
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PRONOSTIC POUR I/ACIIKTEURnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (1!)
au contraire les interets de l'acheteur, rend impossible toutsect; tentative de sa mauvaise foi, et inutile le d61ai.
Une heure aprös rinstillation de lapommademydria-tique, l'acheteur salt, en effet. d'une fagon absolument certaine :
1deg; S'il y a une synechie posterieure partielle ce qui se traduit par une dilatation irr6guli6re, des 6chancrures de la pupille, que le cheval mis en vente a eu au moins un accös de fluxion, que la perte de la vision par opacification de son cristallin, la cataracte, est une eventuality d'une extreme probability, et la recidive une fatalite.
2deg; S'il y a une synechie posterieure totale ce qui se traduit par la persistance du retrecissement de la pupille, que le cheval mis en vente, a eu plusieurs accös de fluxion, ou im accös d'une intensitö extreme, et que du fait de cette synechie posterieure totale, son oeil est fatalement vouö ä la excite, ä. la cyclite, ä l'atrophie, irremediablement perdu, et capable d'exer-cer sur Tautre oeil une influence destructrice de sa fonction et de sa forme.
3deg; S'iln'y a pas de synechie posterieure ce qui se traduit par une dilatation rßguliöre et complete de la pupille, mais s'il y a des residus pigment wires sur la cristalloide anterieure, que le cheval mis en vente a ete atteint d'un accös de fluxion pen intense, et que place dans un pays calcaire et sec, a l'abri des emanations maröcageuses, dans des lieux sans humidity actuelle ou passee, dans des conditions d'alimentation, de travail parfaites, il pent ne plus avoir la recidive. 4deg; S'il n'y a pas de syndchie posterieure ou de rdsiduspigmentairesce qui se traduit par une dilata-
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70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SAUVEGARDE DU VENDEUR
tion complete de la pupille et l'absence de toute tache, de tout döfaut de transparence de la cristalloide ant6-rieure, k l'öclairage direct et oblique que le cheval n'a pas de passe fluxionnaire.
Mon procöde de diagnostic, qui fournit ä l'ache-teur le moyen de rendre apparent le vice cacli6, on de constater au moment de la vente d'une fagon cer-taine son absence, sauvegarde par suite les int6rMs du vendeur :
1quot; Parce que le vice fluxionnaire pouvant Mre roveleal'acheteurpar rinstillation d'unmydriatique,ce vice n'est plus un vice cache, mais un vice connu, appa-rcntdontl'acheteur pent se convaincrelui-memeetdont le vendeur ne pent etre tenu degarantie (art. 1642).
2deg; Parce que l'acheteur, convaincu de l'absence de vice cache, n'eprouvera par suite aucune hesitation k signer un acte (article 1er, loi du 2 aoüt 1884J dans lequel il stipulera que le vendeur est affranchi de toute garantie.
En resume, grace k mon procede de diagnostic, l'acheteur salt ce qu'il achöte, et le vendeur a la certitude que la somme qui lui est remise en paiement de son cheval lui est dMnitivement acquise. Ce qui est juste, quand le cheval vendu est indemne de toutpassö fluxionnaire.
Mon procM6 de diagnostic ne porte tort qu'ä l'indus-trie suivante, que certains maquignons, gitanos de race ou de conscience, pratiquent grace aux lois existantes.
Sachant par experience que sur cent chevaux (c'est la proportion que plusieurs d'entre eux que j'ai consul-
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RUSE DfiJOUEEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 71
tös aux foires de Saint-Cyprien m'ont indiquöequot;;, un seul cheval k peine aura une recidive pendant le dölai de trente jours, ces industriels s'informent des chevaux qui ont eu la fluxion, recherchent principalement les beaux chevaux que la redhibition a deshonorös, les achötent ä vil prix ä un propri^taire qui en est embarrass^, et aprös les avoir pröparös, c'est-ä-dire bien nourris pendant quelques jours, mis au repos, et apr^s les avoir changes de pays, les mettent en vente. Lorsque le cheval n'a pas I'oeil pleureur ou rouge et n'a pas la cataracte, sa vente, quand racheteur ignore mon procM^, est aussi facile que celle d'un autre. Si ces maquignons, grace ä leurs affirmations, obtien-nent un certiflcat de döcharge, le tour est irrövocable-ment jouö. S'ils ne I'obtiennent pas, leur Industrie est quand m6me lucrative. Etant donn6 que sur cent chevaux achetes h vil prix, parce qu'ils 6taient fluxion-naires, et revendus le prix qu'ils auraient valu sans leur affection oculaire, un seul aura une recidive pendant le delai lögal, l'obligation de reprendre ce cheval, qu'ils vendront au moins h la boucherie, leur causera une perte insigniliante.
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QUmiEME LEQON
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CONSEQUENCES DE LA SYNfiCHIE POSTfiRIEURE
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SOMMAIRE. La syuecliie postirieui'G lt;a pour consequences : hu'ecidive; robstruotion de la pupille, la cataracte; la synöchie postörleure totale, rintcrruptiou de comnuuiication entre les deux chuinbres; I'liydropisie de la chainluv postärletirs; le refoulement postei'o-anterieui-de l'iris, la cyclite, Tatropliie de Taiil, et dans un tres grand nombi'e de cas l'oplithalmie sympathique (chatna (luxionnaire).
liecidirc. Sa cause est la reaction nei'veuse provoquSe par la reprise des fonctlons physiologiques d'uu iris adherent. Unaniinite des a Ute urs a reconuaitre cpfil est impossible de (ixer la duree de Tinter. mittence.
Cataracte. Uesultat du ralentissement de la nutrition du cristallin qu'eatratne robliteration incomplete de la pupille par la synechie posterieure partielle. La cataracte, plus frequente que l'atrophie parce que la synechie posterieure partielle qui produit le ralentissement Ue la r.utritioiicristallinienne, sacause, estpluscommune que lasynechie posterieure totale.
Hi/drojH.sic de la oltombre-postirieure. La synechie posterieure totale, en rendaut impossible la communieation des deux chambres de l'ceil, engendre Thydropisle de la chambre posterieure.
UcpmlemciU de l'iris. L'hydropUie da la chambre posterieure determine 1laquo; refbulement de l'iris en avaut.
C'i/clite. Le refoulement de l'iris provoque des tiraillements continuels de la racine de l'iris adherente au corps eiliaire et peu a peu rinllamma-tion du corps eiliaire, la cyclite.
Atrophie de Vceil. La cyclite remplit l'uail de couennes übrineuses, dont les phases regressives amenent l'atrophie de Paeil.
Fluxion sijinpaUiiqii.e. Le inoiguonresidu de cyclite peut etrele point de depart del'ophtlialmie sympathique (fluxion sympathique). Ses symp-tömes revelateurs: trouliles de secretions; troubles de mouvements; trouble nevrosique. Necessite d'une intervention immediate des leur apparition.
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La synöchie posterieure a pour consequences : la reciclive, 1'obstruction de la pupille, la cataracte, la synechie posterieure totale, l'interruption de communication entre les deux chambres, l'hydropisie de la chambre posterieure, le refoulementpost6ro-ant6rieure
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RKCIDIVE
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de Tiris, la cyclite plastique, l'atrophie de l'oeil, et, dans un tr6s grand nombre de cas, rophthalmie sympa-thique.
La rdcidive. Si le premier accös de fluxion, traitö comme il sera dit plus loin, gu6rit sans adherence capsulo-irienne, sans synechie postörieure, ou si pen de temps aprös leur installation, ces syn6chies sont dötruites par le traitement ou par le jeu physiologi-que de l'iris; si enfln le cheval n'est plus expose aux influences capables de troubler sa nutrition, de dimi-nuer par suite les moyens de defense qua I'organisme sain oppose aux microbes, les conditions de l'inflam-mation irienne n'existant pas, la röcidive n'aura pas lieu.
Mais si, au contraire, le premier accös de fluxion determine une synechie postörieure indestructible, la röcidive est fatale.
Quand Tacc^s est terming, la pupille cberche k reprendre ses fonctions. Mais comme le jeu de son dilatateur est entrave par 1'adherence de l'iris avec la cristalloi'de ant6rieure, l'iris fait d'incessantes et infructueuses tentatives de dilatation. II en r6sulte une sörie ininterrompue de vibrations, de tirailie-ments, de secousses, qui, agissant sur les extremites nerveuses du grand sympathique, et par elles sur la region cilio-spinale', engendrent des reactions nerveuses. Celles-ci, ä leur tour, aprös un temps plus ou moins long, suivant leur intensity, vicient la nutrition
1 La region cilio-spinalo s'etond do la premiere k la sixieme ver-töbro dorsale d'apres Budge ot quot;Waller, et entre les deux premieres dorsales d'apres Claude Bernard.
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d'un iris convalescent et r6veillent I'infection qui som-meillait.
II est impossible de fixer la dur6e de l'intervalle qui söpare chaque accös, de Vintermittence.
Hamon, Bouley ont constatö des intervalles d'une ann6e, Hamon ainö decent vingt jours,Mariot-Didieux de soixante-quatre jours, Oger de soixante jours, Dard de quarante ä soixante jours, Reynal de trente ä soixante jours.
Seul, le lögislateur, en accordant trente jours de garantie pour la fluxion pöriodique, a implicitercent declare que la duröe de l'intermittence 6tait de trente jours. Maiscette fixation n'a aucun caractöre scienti-fique. Elle n'est qu'un 6cho dubon vieux temps, avant la Gueriniöre (1740), oil Ton voyait dans le retour de la fluxion une malice de la lune (tour de lune). Elle a enfln 6t6 dict6epar le besoin de mettre un terme h la fourriöre, que 1'hesitation du diagnostic prolongeait outre mesure.
Ce qui est certain, c'est que si ä la r6action nerveuse produite par la synechie posterieurc viennent s'adjoin-dre d'autres circonstances capables de vieler la nutrition (voir 6tiologie), la recidive apparait plus vite. Tandis que las conditions contraires, une bonne hygiene de l'alimentation, du travail, du logement, le söjour dans unecontröe peu humide et k sol calcaire retardent son apparition.
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La cataracte. La cataracte est, apr^s la r6cidive, la suite laplusframp;juentede la syn6chiepost6rieure.Elle pent apparaitre d'embl^e apr6s un premier acc^s. Mais
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PATIIOGKNIE DE LA CATARACTEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
dans la majority des cas, le cristallin ne se cataracte qu'aprös plusieurs accös.
Elle est le rösultat du ralentissement de la nutrition du cristallin qu'entraine l'oblitöration incomplete de la pupille par la syn6chie post6rieure.
La nutrition du cristallin comprend, comme celle de toute particule vivante, un double mouvement d'assimilation et de dösassimilation.
L'assimilation comprend elle-möme deux actes : Tun physique, la p6n6tration dans le cristallin par l'espace Jteri-lenticulaire (entre les procös ciliaires, et le bord du cristallin) ducourantnourricier post6ro-ant6rieurde l'ceil; l'autre chimique, la transmutation viviflante de la part du courant nourricier distribute au cristallin dans la mesure des besoins de chacune de ses parties 616mentaires.
La d6sassimilation cristallinienne comprend encore deux actes : un acte chimique, la transmutation retrograde, et un acte physique, 1'expulsion des döchets nutritifs du cristallin.
Le deuxiöme acte de la dösassimilation cristallinienne, l'expulsion des döchetsnutritifs, a lieu au füret ä mesure par des portes de sortie [Schlosser experimental, Studie über traumatisch kataract, Munich, 1887) situöes dans une ligne circulaire qui correspond äl'insertion des fibres de la zonule. Ainsi 61imin6s, les produits excrömentitiels du cristallin tombent dans la chambre postörieure, ou m61ang6s avec les autres substances qu'expulsent l'^monction choroidienne la plus importante, l'amp;nonction vitröenne, Tömonction irienne, ils constituent l'humeur aqueuse.
A l'ötatphysiologique, la plus grande partie de l'hu-
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70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SYJS'ECHIE l'OSTERIEUKE TOTALE
meur aqueuse passe par la pupille que rien n'obstrue, gagne au fur et h mesure de son 6inonction Tangle pöriphörique de la chambre antörieure et flnalement les canaux d'expulsion döflnitive, les canaux de Fontana et de Schlemm. La rapidite avec laquelle l'humeur aqueuse, le flot collecteur des diverses ömonctions intra-oculaires gagne les canaux d'excrötion extra-oculaire est teile, que rövacuation de l'humeur aqueuse est de soixante-cinq milligrammes toutes les cinq minutes (Leplat).
ür, chacun des quatre actes auxquels 1'analyse peut reduire la mutation nutritive ducristallin est necessaire ä sa vie, k la conservation de sa transparence. Aucun d'eux ne peut etre longtemps entrav6 sans que le mou-vement moleculaire s'arrete, sans que la vie du cristal-lin, sa transparence ne disparaissent. La synechie postörieure devient cette entrave. Bouchant une partie plus oumoinsgrande de lapupille, par laquelle l'humeur aqueuse passe de la chambre posterieure dans la chambre antörieure, pour gagner les canaux d'expulsion definitive, eile ralentit d'abord l'expulsion de l'humeur aqueuse, et successivement tous les actes de la mutation nutritive du cristallin, en partant du dernier, l'expulsion des dechets nutritifs.
Si la cataracte est une terminaison de la fluxion plus fr^quente que l'atrophie, cela tient ä ce que la synechie posterieure partielle, qui suffit pour produire le ralentissement de la nutrition cristallinienne, sa cause est plus commune que la synöchie posterieure totale.
Synechie posterieure tokde. La synöchie posterieure est totale quand eile interrompt complötement le passage de l'humeur aqueuse de la chambre poste-
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HTBROPtSIE CYCLITEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 77
rieure dans la chambre ant^rieure. Elle a pour conse-qaence une hydropisie de la chambre posterieure.
Hydropisie de la chambre poste'riewe. L'hydro-pisie de la chambre posterieure produit tout d'abord la dilatation kystiforme des vallees, des espaces lacu-naires, profonds de 1 a 2 mill. (Berger) que les proems ciliaireslaissent entre eux. Puis^commeremonction de l'humeur aqueuse, bien que diminuee, continue, et que le corps vitro est peu compressible, l'hydropisie de la chambre posterieure a pour consequence le refoule-ment postöro-antörieur de l'iris.
Refoulement de l'iris. Si l'amp;asticitö des differentes parties de l'iris refoulöe est inegale, sa surface antö-rieure apparait comme godronnöe, ou comme parse-möe de boucles .Elle a l'aspect d'une tomate vue du cotö du hile. Si au contraire toutes ses parties offrent une egale resistance, l'iris a l'aspect d'un entonnoir.
Ainsi poussö en avant par le liquide qui s'aecumule derriöre lui, l'iris exerce une traction continuelle sur ses points d'attache, sur les synechies postörieures, et surtout sur son insertion pöriphörique. Or, comme cette insertion est en continuity directe avec le corps ciliaire qui renferme les principales voies arterielles de la partie anterieure de l'ceil, ainsi que les nerfs ciliaires aecompagnant les vaisseaux, il est ais6 de pr6voir que la persistance de ce tiraillement se manifestera bien-tot par des troubles directs dans la nutrition du corps ciliaire par sa flogose, par la laquo; cyclite plastique. raquo;
Cyclite plastique. Les symptomes qui r^velent que I'inflammation cantonnee pendant l'acc^s de
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ISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; AtROPHIE DE L'CEIL
fluxion dans I'iris, dans cette partie qu'on a si juste-ment appel^e le globe antdrieur, ont gagn6 les parties antörieures de la choro'ide, le globe postdrieur, sont tout d'abord une injection peri-k6ratique plus pronon-c6e, puis des opacitös tres fines, puis fllamenteuses des parties antörieures du corps vitro (quand le r6tr6cisse-ment et les exsudats du champ pupillaire n'empöchent pas de les voir) et 1'apparition et la disparition sou-vent aussi brusque l'une que lautre d'un petit hypo-pion, bien observö par Hamon.
Tandis que la synöchie postörieure partielle 6tait le petit commencement de la fin de la vision de l'ceil fluxionnaire, la cyclite est le grand commencement de la destruction totale de sa forme.
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Atrophie de Vail. L'exsudat fibrineux, plus ou moins farci de cellules rondes, que produit la cyclite, se depose tout d'abord dans la trame du corps ciliaire, dans les vals du corps ciliaire, dans la chambre post6-rieure, dans ses prolongements intra-vallaires et flna-lement enveloppe en entier le cristallin.
Ces masses fibrineuses se remplissent de plus en plus de cellules immigr6es, et s'organisent en se transfor-mant en un tissu cellulaire tendre qui, par suite de son organisation ult6rieure,secondenseraeten serötractant agira d'une manure d6sastreuse sur la nutrition des parties avoisinantes. (Kni6s.)
A cette production de tissu cellulaire pent prendre part la portion ciliaire de la rdtine. Les cellules cylin-driques de cette couche commencent ä proliförer et amp; s'accroitre ä un moment donn6, de fa?on ä prendre tout d'abord la forme de cellules fusiformes et flna-
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ATROPHIE DE L'CEILnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
lement celle de fibres de tissu cellulaire. Cet allonge-ment commence toujours pros du point de transition de la pars non pligata corporis citiaris, ou de la pars plicata, pour n'atteindre les parties situöes plus avant que plus tard et jamais äun degrö aussi avanc6.
A cette hypergenöse, l'uvöe prend ordinairement uneparttrös active. Ainsi ilse produit une hyperplasie des cellules pigmentöes de cette couche, formant un du vet composö de prolongements tubuleux, qui, par leur aspect, rappellent des tubes glandulaires 6pithe-liaux ou des vaisseaux dont le calibre serait farci de pigment. Suivant les recherches de Arlt, ces prolongements tubuleux paraissent tout d'abord en enva-hissant les fausses membranes qui r6sultent de la cyclite, non pigmentös, et semblent ne se remplir qu'ultörieurement de granules pigmentös.
Les phases regressives que subissent ces membranes expliquent l'atrophie du globe oculaire. Ces membranes 6tant souvent le si^ge d'anciennes h^morrhagies, de depots pigmentaires et calcaires, reviennent sur elles-mömes, recouvrent la surface postörieure du cristallin et dötachent le corps ciliaire de toute la cir-conförence p6ricorn6enne. A mesure que se produit cette retraction les cellules resultant de la proliferation, de Tuvöe disparaissent en laissant seulement le pigment libre dans le tissu cellulaire dense, qui d'abord trös vasculaire, peut se condenser et s'impregner de depots calcaires, au point de devenir le siege d'une veritable ossification. (Wecker, Reynal.)
La retraction progressive de ce tissu est tellement accus6e, que les procös ciliaires des deux points opposes viennent presque ä se toucher. Pareille traction
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FLUXION SYMl'ATHIQUE
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detache la röiine, desorganise complMement I'ceil, le transforme en un moignon ratatin6, sur lequel les quatre muscles droits tracent un sillon antöro postörieur.
Fluxion sympathique. laquo; Dans les circonstances ordinaires, dit Reynal, on n'observe la fluxion que sur un seul ceil k la fois, et quand les deux yeux sont affec-tes, ce qui est asses commun, ce n'est que lorsque le premier attaquö est d6flnitivement perdu que Tautre devient malade. raquo;
La fluxion se montrant dans I'autre ceil parce que le premier ceil attaqu6 est mine par les consöquences de la syn^chie postamp;neure porte en pathologie oculaire le nom d' laquo; iritis sympathique raquo;.
Cette iritis sympathique, manifestation la plus fr6-quente de Vophthalmie sympathique, pent etre provo-quee par une lesion d'une membrane quelconque de l'oeil, mais eile a le plus souvent pour point de depart les alterations de l'iris et du corps ciliaire du premier oeil, quelle que soit d'ailleurs la cause premiöre de ces alterations.
Etant donnöes les statistiques de Pritchard, de Rondeau, qui montrent que les affections sympathiques sont plus frequentes et affectent une marcbe plus rapide et plus grave chez les adultes; et d'autre part, les statistiques de Hamon aine, de Mariot-Didieux, qui 6tablissent que la fluxion, cause de laperte du premier ceil, s6vit avec une frequence ct une intensity plus grande sur les jeunes chevaux, on comprend damp;jä pourquoi la fluxion du second oeil consecutive ä la perte du premier par fluxion est un fait que Reynal a le droit de qualifier d' laquo; assez commun raquo;.
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IRRITATION SYMPATHIQUE. SYMPTOMESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
Une autre raison pour admettre la fröquence de la fluxion sympathique se trouve dans cette circonstance que les terminaisons habituelles de la fluxion, les syn6-chies post6rieures, la cyclite, I'atrophie, 1'ossification des rösidus de cyclite sont en pathologieoculaire, apr6s les blessures de i'ceil, les causes les plus fröquentes d'iritis sympathique.
Symptömes de Virritation sympathique chez le cheval. Si la fluxion sympathique etait chez le cheval la premiöre rövölation de Tophthalmie sympathique, ötant donn6 l'incurabilite de l'iritis sympathique chez I'homme, il faudrait, dans l'ötat actuel de nos connais-sances, perdre l'espoir de preserver le second oeil du cheval de cette d^sastreuse complication de la perte du premier par cyclite consecutive ä la fluxion.
Mais chez le cheval il est possible d'observer la plus grande partie des signes avertisseurs, du danger sympathique.
Sans doute, ily aura des cas oü la c6cit6 del'oeilsain, dejouant toute prevision apparaitra du soir au matin.
Mais dans la grande majorite des cas, avant 1'apparition de la fluxion sympathique dans I'oeil jusqu'alors sain, se montrent des symptömes fonctionnels d6mas-quant d'irritation sympathique.
Ces symptömes sont des troubles de secretion, des troubles de mouvements, un trouble n6vrosique.
Troubles de sdcrötion. Ces troubles de secretion sontle larmoiementetrhypers6cr6tion des humours intra-oculaires.
a] Le larmoiement qui survient dans un oeil h la suite de l'irritation, möme assez 16g6re de son congön^re,
ROLLANDnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G
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82nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TROUBLES DE MOUVEMENTS
est un phenomöne parfaitement connu aujourd'hui. Quand il n'est que passager, il mörite k peine de fixer I'attention. Mais il peut, par sa persistance at parson abondance, devenir un Symptome inqui6tant. II dömon-tre, tout au moius, que I'organe primitivement fluxion-naire retentit d'une maniöre fächeuse sur celui du c6t6 oppose. Ce simple avertissement doit mettre sur ses gardes le v6t6rinaire consults et lui faire redouter, dans un d6Iai plus ou moins rapprochö, l'öclosion d'accidents plus redoutables.
b) Un Symptome de tout point comparable k I'exci-tation anormale de la glande lacrymale, est celui qui rösulte de rhypers6cr6tion sympathique des humeurs intra-oculaires. Ces troubles n'6chapperont pas k un esprit pr6venu de lenr possibility. L'aspect particu-üörement brillant du globe do l'oeil, la paresse du sphincter pupillaire, constatöe en d6couvrant et en recouvrant l'oeil k l'aide de la paupiöre supörieure, ['augmentation de tension, la durete du globe, ne laissent aucun doute sur l'existence de cette augmentation desecrötion.
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Troubles de mouvements. Los troubles de mouve-ments, consequences d'un etat sympathique determine dans unoeilpar son cong6n6reruin6 par la fluxion sont:
a)nbsp;Des spasmes de l'orbiculaire, se traduisant par des clignements, survenantd'une manurepassagöre, ouau contraire persistantpendantplusieurs jours, plusieurs mois et m6me plusieurs ann^es, sous forme de tic.
b)nbsp; Lc nystagmus horizontal, vertical ou rotatoiret vöritable ataxie du bulbe pouvant d'ailleurs affecter le type continu ou intermittent.
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TROUBLE NfiVROSIQÜBnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;83
Trouble ndvrosique. Le trouble növrosique qu'on pourra constater chez les animaux est la photo-phobie. Ce Symptome est un des symptomes les plus ordinaires de l'irritation sympathique, et 1'on peut m6me afflrmer qu'il sera de tous celui qu'on rencon-trera le plus habituellement chez les animaux atteints d'ophthalmie sympathique. Aussi, en raison m6me de cette frequence relative, la photopholie ne devra-t-elle inspirer de sörieuses inquietudes que quand eile acquidsra un certain degr6 d'intensitö. Elle prouvera, dans ce cas, que I'oeil primitivement fluxionnaire exerce une influence nuisible sur son cong6n6re et devra toujours faire songer ä une intervention active, dans un dcMai tr6s rapproche.
Si I'artn'intervient pas pendant la manifestation de Tirritation sympathique, on verra se dörouler dans I'autre ceil, avec plus ou moins de rapidity les ph^no-mönes qui avaient pr6c6d6 la perte du premier : I'in-jection p6ri-k6ratique, le trouble de la chambre ant6-rieure, la decoloration de l'iris, le retröcissement de la pupille, les synöchies postörieures, l'interruption de communication entre les deux chambres, I'hydropisie de la chambre postörieure, 1'aspect infundibuliforme de l'iris, la cyclite, les couennes cylitiques, leur retraction, I'atrophie consecutive de Tceil.
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CINQUIEME LEQON
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TRAITEMENT
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SOMMAIRB IttutilitS et dangers des oollyres aitcingeuts et caustiques-. _N6cessite de faire table rase de la thei-apeutlque actuelle, et de orSer uii traitement de la fluxion : Premiire indioation: empecher la for-lalion tics svnechiesposterieures; contre-mdicationet dangersde 1'ese-rine ; necessi'te et avantages de l'emploi des mydriatiques et des mercu-riaux -Adjuvantsdesmydriatiques:Tobscunte,laponction.-Nteessite de l'asepsie pour laponction; dangers des antiseptiques cluimques; asepsie de la region oculaire, des mains, des instruments; anesthesie de l'oeil, execution de laponction.- Adjiivantsdesmercuriaux : Una bonne alimentation Deu.viemc indication : destruction des synichies posle-rieures - Essayer par les instillations d'atropine prolongees de les rompre;encasd-ecliec, ne pas les detruire par les procödes clururgi.-oauxdangereux enmedecine veterinaire.- Troisiäme indication: empecher vceildaorganiseparla cyclite. atrophie ou en voie tVatrophte de porter attcinte ä Vintearite de fautre. - Vlt;*il du cheval attemt de svnecliie posterieuve totale, et indestructible par les mydriatiques et depourvu de vision est un oeil irremediablement perdu. - NÄcessiM de 1'enucleation preventive. - SWrilite des autres modes de traitement pre-ventif de I'oplitlialmie sympathique. Manuel operatoire de renucleation preventive. Necessite dun traitement mercuriel apramp;ä renucleation preventive. Traitement de la fluxion phlegmoneuse. - Sterilite du debndement. -Indications de 1'enucleation hätive. Protliese oculaire. Suture des paupieres.
Inutüitd et dangers des medications locales. Dans toutes les localites, il y a des gens, guerisseurs de la fluxion periodique du cheval, comme il y a des guerisseurs de toute autre affection oculaire. Je n'ai pas la pretention de combattre leur influence, qui repose sur une base 6ternelle : labetisehumoine. Leur medication secrete n'est qu'une reproduction des colly-res astringents et caustiques dont fourmillent tous les traitös de m^decine v6t6rinaire.
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DANOERS DES MEDICATIONS LOCALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 85
Quelques-uns de ces remMes jouissent d'une complete innocuite : rinfusion de mauves, de fleurs de sureau, la döcoction de plantain; mais il y en a d'ex-trömement dangereux : le sulfate de zinc, le sous-ace-tatede plomb, le nitrated'argent, etc.,etc. Memequand ils sont appliques k I'aide d'une compresse sur les pau-pi^res fermdses ces remödes sont dangereux. A plus forte raison quand on les instille directement dans l'ceil, suivant le conseil de Marrimpoey. Ces medicaments, que cet auteur appelle defensifs (collyres ä l'acetate de plomb, au sulfate de cuivre, collyre de Bernard, de Toulouse, au nitrate d'argent, m6ritent bien plutot le qualiflcatif ftoffensifs. Car, non seule-ment ils ne guerissent pas I'oeil fluxionnaire, mais encore ils aggravent les symptomes inflammatoires, incrustent ou detruisent partiellement ou totalement la corn6e.
Le traitement curatif de la fluxion est ä cr6er. II doit repondre ä trois indications :
La premiere est de s'opposer, pendant Facets, h la formation des syndschies posterieures.
La deuxiöme est de detruire les synechies posterieures quand le retard, l'insuffisance ou l'omission du traitement ont permis leur installation.
La troisieme est d'empöcher I'oeil, que la fluxion a desorganisds, de porter atteinte ä rintögritö de l'autre.
premiere indication : Empecher la formation des synechies posterieures.
Pour obtenir ce r^sultat, il faut tout d'abord que les yeux atteints de fluxion soient soign6s des le d6but de la maladie.
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I' Hi
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CONTRE-INDICATION BE I/ESERINE
II faut enfln que, faisant litiöre de tout amour-propre professionnel, les vet^rinaires reconnaissent que les oculistes sent seuls capables, pour le moment tout au moins, de tiror du neantla thörapeutique de la fluxion., et emploient, pour s'opposer k rinstallation des synö-chies, la medication dont l'expörience a proclam6 la supörioritö dans le traitement de l'iritis.
II faut jeter par dessus bord les saignöes locales (angulaire), les saignees gönörales/jugulaire), lesöton ä Tencolure, aux joues, les v6sicatoires, les collyres astringents et caustiques.
J'en dirai autant de l'emploi du sulfate d'es^rine, au döbut de l'accös, que conseillent Hocquart et Bernard, dans le but d'ouvrir au maximum les voies lymphatiques de la chambre antörieure, de faciliter recoulement des liquides qu'elle contient, et d'6viter raccolement de la piripMrie de l'iris k la, face pos-terienre de la comae.
En admettant, ce quejen'ai jamaisconstate, que la tension oculairesoit augmentee au debut Aq la fluxion, il faudrait quand raeme bien se garder d'utiliser, en pareil cas, raction antiglaucomateuse de l'^sörine. II ne faut pas que la peur d'un mal nous conduise dans un piro. Dans la fluxion, la pupille, dejä retrecie, devien-drait, sousl'influence del'ösörine, punctiformeetserait, par suite de cette exageration de contraction, immobi-lislt;!!e,plaqueecontrelacristalloideant6rieure; condition eminemment favorable k l'etablissement de l'occlusion pupillaire par les exsudats, les synechies partielles ou totales, dont il fautk tout prix öviter la formation.
Le deuxiöme peril signal^ par Hocquart et Bernard comme nöcessitant l'emploi de l'eserine au
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CONTRE-IN'DICATION DE I/EiSERINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;87
ddbut de la. Aaxion, n'exisfce pas plus que la tendance ^glaucomateuse au döbut de la fluxion, dans les yeux dejeunes chevaux, k sclörotique mince et extensible (Waldeyer). Car l'accolement de la pöriptierie de l'iris ä la face postörieure de la cornöe n'est pas plus k redouter au debut de la fluxion qu'au d6but de l'iritis. Get accolement pöriphörique de l'iris n'est que le sixiöme anneau de la chains fluxionnaire. II rösulte du refoulement dans Tangle irido-corneal de l'iris,, que poussent en avant les liquides accumulös derriöre lui, parce que leurs passages pupillaires sont fermäs par la syndchie postdrieure totale.
De sorte que, bien loin d'empecher l'accolement de la Peripherie de l'iris k la cornee, l'6s6rine le rend possible dans un avenir plus ou moins eloigne, puis-qu'elle favorise l'etablissement de la synöchie postc-rieure totale, cause unique de l'bydropisie de la chambre posterieure g^neratrice de cet accolement.
Pour en finir avec l'emploi de l'eserine dans la fluxion, je dirai que c'est, selon moi, bien k tort que Hocquart et Bernard donnent le conseil, dans les cas oil les depots plastiques paraissent devoir se faire tr6s abondants et s'organiser trös vite, de faire des instillations le matin d'un collyre k l'^sörine, et le soir d'un collyre ä l'atropine.
Car, pour 6viter la formation des adh^rences tie l'iris avec la cristaUoi'de antörieure, il n'est pas indifferent, comme le disent ces auteurs, que la pupille soit contractee oudilatee. II faut qiCeile soit dilatde. Dans la position seule de dilatation, le bord pupillaire peut 6chapper k la synöchie posterieure. Immobilisd en contraction, il est, comme nous I'avons dit, dans la
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MTOSIS INVINCIBLE
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position la plus favorable k la soudure de son bord pupillaire avec la cristalloide anterieure.
Or la pupille, traitöe par la methode de Hocquart et Bernard, ne pent pas etre antremeni qu'immobilisde. Elle estd'abordrötröciedu faitdelamaladie elle-m^me; eile l'estensuite parce que on a instillö de l'esörine dös le döbutde l'accös, eile l'estenfln, sous 1'action de l'esö-rine instillte, pendant laperiode exsudative.
Car la pretention de faire exöcuter h la pupille des mouvements de va et vient pour empßcher les adhe-rences entre le bord pupillaire et la capsule anterieure est insoutenable. En admettant leur possibilite que je n'admets pas, comme je le dirai tont ä l'heure ces mouvements continuels de l'iris, n'empöcheraient pas la formation d'adhörences entre saface postörieure et la cristalloide anterieure. Est-ce que les mouvements rhythmiques du coeur empecbent la formation, dans la pöricardite, de l'exsudat inflammatoire fibri-neux ou s6ro-flbrineux, sa coagulation complete, la formation de tractus flbrineux, et les adhörences plus ou moins laches s'etendant, d'une face h l'autre de la cavity, leur organisation?
Ce que la locomotion du coeur, phönomene d'une frequence extreme ne peut faire, comment un mouve-de va et vient de l'iris provoquö une fois par jour pourrait-il le faire ? Puis cc mouvement de va et vient n'existerait memo pas. La pupille, rötrecie d^sle d6but de l'accös par le processus fluxionnaire; r6tr6cie par 1'instillationmyotiqueconseilleedes ledöbut de l'accös; rötrecieparl'instillation du matin, demeurerait teile.
L'instillation d'atropine faite le soir serait incapable de detruire ce myosis. Möme dans les conditions nor-
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UTILITE DES MTDRIATIQUESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gg
males, quand la pupille n'est pas röirecie du fait de la fluxion, I'atropine ne dilaterait pas ad maximum, une pupille r6tr6cie depuis plusieurs jours sous I'influence d'instillations fröquentes d'6s6rine, et dont la derni6re n'aurait 6te faite que quelques heures avant rinstilla-tion de ce mydriatique.
A plus forte raison dans l'accös de fluxion, comme dans l'accös d'iritis, I'atropine trouvant une pupille retrecie par la maladie et par Tösörine, aurait une action nulle, et dans les cas les plus favorables tenement insigniflante, qu'elle ne produirait pas ce mou-vement de va et vient dont Hocquart et Bernard font une panacöe contre les synechies postörieures.
II faut done en rabattre de cette pr^tention comme de celle de dötruire ä l'aide de ce medicament les synechies stabiles par retard, d6faut ou insufflsance de traitement. Mieux vaut pr^venir leur formation en traitant les yeux fluxionnaires, non pas par des moyens th^oriques. mais bien avec les agents qui dans I'iritis donnent les meilleurs r6sultats.
Les agents jusqu'ä ce moment reconnus comme v^ritablement capables d'empecher la formation des syn6cbies post6rieures sont les mydriatiques, les mer-curiaux et leurs adjuvants.
a) Les mydriatiques.^ Les substances qui ont le pouvoir de dilater la pupille usit6es en pathologie ocu-laire sont: I'atropine, la duboisine, Thomatropine, la cocaine.
II est pr^förable de faire usage du sulfate hien neu-tre d'atropine, dont Faction est rapide, sure et le prix
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90nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; EMPLOI DES MYDRIATIQUES
relativement peu 61ev6. La formule qui convient le mieux dans la fluxion, est:
Sulfate blen neutre d'atropine........ 10 cent,
Vaseline blonde Lancelot............ 10 gr.
Incorpor6e k cet excipient, Tatropine a un effet plus certain, surtout si on a eu, apr6s son introduction dans le cul-de-sac införieur ä l'aide d'un petit pinceau d6sin-fecte ä l'alcool, le soin d'exercer un 16ger massage sur lespaupiörespour bien l'ötalersurlaconjontivebulbaire et sur la corn6e. Un collyre k I'atropine dont I'eau serait le vöhicule, entrainö par les larmes de la fluxion et par celles que provoqueraient les manoeuvres de son introduction s'^coulerait en grande partie sur le chanfrein, et n'aurait pas le temps d'exercer sur lapupille une action mydriatique.
On doit faire par jour de 5 ä 10 instillations de cette pommade dös le döbut de l'accös. On emploiera une pom-made d'autant plus forte que la pupilleresserrfee cMera avecplus delenteur k Faction des mydriatiques. II faut, suivant une expression de Panas, lutter de vitesse avec les adh6rences.
D6s que la dilatation de la pupille est complete, on lait des instillations plus rares, et Ton affaiblit au besoin la concentration du collyre, de peur de trop irriter la conjonctive. On en continuera toutefois 1'usage jusqu'k la disparition de toute rougeur. L'action de I'atropine sur l'iris constitue un des meilleurs moyens pour juger de la marche de la phlegmasie. Tant que la pupille resiste k l'action du mydriatique, l'inflammation persiste. La resolution commence et s'accentue au fur et k mesure que se produit la dilata-
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MERCURIAUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 91
tion progressive de l'oriflce pupillaire. L'atropine ne se borne pas ä dilater la pupille et k empecher la formation des synöchies; eile a encore prise sur les douleurs, parfois vives, qui accompagnent la fluxion.
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b) Mercuriaux. Le deuxiöme moyen pour emp6-cher la formation des synechies postörieures, est I'ad-ministration du mercure.
Tandis que l'atropine agit möcaniquement en refou-lant I'iris loin du point avec lequel il ne faut pas qu'elle contracte des adhörences, le mercure empöche la formation des couennes iritiques, favorisent leur resorption et s'opposent de la fagon la plus efflcace ä leur organisation,
L'experience a niontr6 que le mercure est de tous les medicaments le plus efflcace contre rhypergenöse des 616ments du tissu cellutaire causee par une irritation inflammatoire, et celui qui amöne le plus facilement la rösorption des infiltrations cellulaires du tissu neopla-sique. Et cela non seulement dans la syphilis, mais dans toutes les inflammations parenchymateuses des membranes internes de l'oeil. La comme ailleurs, le mercure agit comme microbicide.
Les mercuriaux qui nous rendent tant de services dans le traitement des iritis n'ont pas encore etö presents dans le traitement de la fluxion plastique.
Reynal dit bien : laquo; Quelques-uns ont fait des frictions tantöt de pomraade mercurielle, tantot de vinai-gre scillitique sur les paupiöres. raquo; Mais cet auteur n'attache aucune importance h. l'emploi de ce moyen therapeutique, puisqu'il le place sur le meme rang que le vinaigre scillitique. Du reste, en frictions sur les
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U2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DANGERS DES FRICTIONS MERCURIELL^S
paupiöres, et ä cette dose, la pommade mercurielle est frappöe d'impuissance.
Hocquarl et Bernard conseillent bien I'adminis-tration du calomel pendant quatre ou cinq jours, k la dose journaliöre de 5 ä 10 grammes, mais comme purgatif pour aider 1'action de la saign^e.
Lemercure, pour 6tre efflcace, devra ^tre adminis-trö de fagon h aftecter rapidement et puissamment I'organisme. En pathologie humaine j'emploie les frictions faitespendant vingt minutes h l'aisselle, au pli du bras, au pli de l'aine, aux flancs, et h la dose de 5 ä 8 grammes d'onguent napolitain.
Pour le cheval, il faut 30 ä 40 grammes d'onguent napolitain par jour. Mais, outre la difficult^ de faire ä un cheval une friction pendant vingt minutes, aux points oil la finesse de la peau faciliterait I'absorption de la pommade, il y a une autre raison bien plus grave pour mettre de c6t6 le mode d'administration du mercure. C'est le danger auquel s'exposeraient ceux qui la pratiqueraient. II est incontestable, en effet, qu'un homme qui frictionnerait tons les jours un cheval pendant vingt minutes avec 30 grammes d'onguent napolitain, et a plus forte raison s'il en friction-nait plusieurs, serait vite atteint de cachexie mercurielle.
Colson {Arch. gen. de medecine, t. XII, p. TD), rapporte que lui-meme et cinq autres 616ves en medecine, attaches au service desvönöriens, furent attaqu^s de gonflement mercuriel des gencives, bien qu'ils n'eussent touche aucune preparation hydrargyrique, mais seulement en söjournant dans les infirmeries oü leur service les retenait.
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OßSCURITßnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;3
Le meilleur mode d'adminstration du mercure dans la fluxion est 1'injection hypodermique de 2 centigrammes de sublimö dissous dans 3 grammes d'eäu. La seringue devra done ^tre trois fois plus grande que les seringues habituelles, qui ne contiennent qu'un gramme. On fera deux injections par jour, une le matin, l'autre le soir k l'encolure ou sur le dos. Au bout de dix ä quinze injections, on obtiendra dans la plupart des cas un commencement d'amelioration^ G6n6ralement de soixante h quatre-vingt injections seront süffisantes pour toute la duree du traitement.
Adjuvants du traitement de la fluxion plastique. L'atropine, les mercuriaux, sont la base du traitement de la fluxion plastique, mais.il y a d'autres mMications qui leur apportent un pr6cieux renfort. Ce sont ces modes de traitement que je döeris sous le nom 6!adjuvants.
Adjuvants des mydriatiques. Le premier est l'obscurite. L'animal atteint de fluxion pöriodique doit etre place dans une ecurie tr6s sombre oil la lumiöre n'entre pas. Sous le pr6texte qu'il faut de l'obscurite au fluxionnaire, il ne faut pas le mettre dans une ecurie depourvue de fenfires. Une ecurie ainsi installee est un lieu malsain, humide, ou la fluxion s'aggrave. U faut une ecurie pourvue de fenötres, que Ton peut ouvrir pendant une partie de la nuit en tenant compte de la saison, pour 1'aeration, et de rideaux ou de volets pour Tassombrir pendant le jour. L'obscurite donne h I'iris le repos dont il a besoin pour se d6bar-rasser de l'inflammation, et facilite la dilatation de la pupille.
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PONCTION
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Le deuxUme adjuvant des mydriatiques est la ponction de la chambre antdrieure. Reynal a con-seillö la ponction pour övacuer le pus contenu dans l'oeil atteint de fluxion phlegmoneuse. Cette ponction est ce que nous appelons en pathologie oculaire, le ddbridement. Je parlerai de son inefflcacitö au cha-pitre du traitement de la fluxion phlegmoneuse.
Hocquart et Bernard la conseillent pour 6vacuer l'hypopion.
Je recommande de ne pratiquer la ponction que pour rendre dilatable une pupiile qui ramp;siste aux mydriatiques.
La ponction de la chambre antörieure est absolu-ment incapable d'engendrer tous les accidents dont parle Reynal, ä la condition que ceux qui l'exöcutent n'oublient pas: 1deg; que toutes les operations, möme les plus simples, demandent un apprentissage plus ou moins long, suivant le degr6 de virtuosity de l'op^ra-teur, et 2deg; qu'une ponction, m6me capillaire, peut 6tre suivie d'un phlegmon de l'oeil quand l'asepsie de la region oculaire, des mains, des instruments n'est pas complete.
II faut done, avant cette entreprise chirurgicale, d6sinfecter la corn6e, les euls-de-sae conjonetivaux, les voies lacrymales, lespaupiöres, le bordpalp6bral, le pourtour de l'orbite, les mains de l'op^rateur , les instruments.
Bangers des antiseptiques chimiques, J'ai mon-tr6 ailleurs ' les dangers que font courir k la corn6e
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2 Rolland : Moyens tres pratiques d'asepsie poar la cataracte, üecueil d'ophthalmie. Paris, 1890.
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ASEPSIE DE L'CEILnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;95
les antiseptiques chimiques : 1'acide ph6nique, le bichlorure de mercure, le biodure, l'eau oxyg6n6e, l'iode trichlorurö, la crtoline. J'ai justiflö cette conclusion : laquo; En rösumö, les agents chimiques antiseptiques introduits en Chirurgie oculaire, ne font pas dis-paraitre la suppuration, leur principals complication, et en ajoutent une de plus : la destruction partielle ou totale, momentan6e ou definitive de la corn6e. raquo;
Ce n'est done pas aux agents chimiques qu'il faut avoir recours pour aseptiser la region oculaire.
Asepsie de la region oculaire. L'animal 6tant abattu, l'asepsie des culs-de-sac conjonctivaux, des conduits lacrymaux, des paupiöres et des oils s'obtient en les irriguant ou en les lavant avec de l'eau st^rili-s6e tiMe k 30 degr^s.
S'ilnenous estpaspermis d'injecter dans les culs-de-sac conjonctivaux des liquides microbicides, nous pou-vons y inj ecter des liquides aseptiques, qui n'ont d'autre pr6tention que celle d'lt;sect;vacuer les microbes, dont ces parties sont I'habitat. Tuer les microbes des voies lacrymales, des culs-de-sac conjonctivaux et des pau-piöres ou les mettre dans l'obligation d'övacuer ces parties, e'est fournir ä l'oeil contre la suppuration une 6gale protection.
Deux conditions sont n6cessaires pour 6Vacuer les microbes des voies lacrymales, et des culs-de-sac conjonctivaux.
La premiere est d'avoir un liquide 6vacuatif (eau st6rilis6e) incapable d'irriter l'oeil. La deuxiöme est d'irriguer avec une certaine force,
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98nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; A.SEPSIE DES MAINS, DES INSTRUMENTS
et ä plusieurs reprises, les culs-de-sac conjonctivaux et les voies lacrymales.
Asepsie des mains. L'asepsie des mains s'obtient tout d'abord en les savonnant, en nettoyant minutieu-sement les ongles avec une brossc Mais il est impossible de les aseptiser en les plongeant dans une solution des agents chimiques utilises par les chirurgiens des autres organes. La ponction nöcessite, pour Mre bien examp;cntamp;e, une d61icatesse de toucher, une sensibility exquise des doigts, qu'ömousse et fait perdre l'immersion des mains dans les solutions phöniquees ou mercurielles.
Apres de nombreux essais, j'en suis arrive ä m'en-duire les mains, aprös leur lavage, et le brossage des ongles, de glyc6rine bien neutre et contenant quelques gouttes d'essence de cannelle de Ceylan etde Chine, de göranium, d'angelique, d'origan, puis k les rincer ensuite dans l'eau störilisee tiöde.
Cette glycörine aux six essences n'irrite en aucune maniöre lapeau, n'6mousse pas sa sensibility. Bien au contraire, eile 1'exalte. II est facile de s'assurer quo les mains ainsi nettoyöes, puis enduites de glycerine aux six essences et rincöes dans l'eau sterilisöe tiMe, sont aseptiques et que leur purification n'est pas celle des mains de ces chirurgiens dont parle Bouchard, qui, rallies ä l'antisepsie par bienseance plus que par conviction, nes'acquittentdece devoir quecomme d'un vain cerömonial, et puriflent leurs mains avant I'ope-ration comme on fait les ablutions lustrales ä la porte de nos eglises.
Asepsie des intruments. L'asepsie des instruments pour la ponction de la chambre ant6rieure dans la
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EXECUTION DE LA l'ONCTIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 97
fluxion n'est pas im temps despröparatifs aseptiques de cette opöration bien long. Une aiguille creuse d'une seringue de Pravaz, ou mon köratome k cran d'ärrßt et ä rainure, constituent tout le materiel instrumental. II faut, pour les aseptiser intus et extra, les plonger dans l'alcoolabsolu, au moinsä 95quot;.
Le deuxUme temps de la ponction est l'anesthösie
del'oeil. Pour l'obtenir, il faut instiller dans les culs-de-
sac conjonctivaux dix gouttes de la solution suivante :
Chlorydrate de cocaine............ 0 20 c.
Eau störilisee..................... 4 o-ram.
L'anesthösie de l'oeil est compete au bout de six minutes et dure dix minutes environ.
Le troisieme temps de la ponction est la ponction elle-meme. Pour l'exöcuter, aprös avoir place mon ecarteur il faut introduire les doigts de la main gauche sous les paupiöres et saisir ä pleiaes mains l'oeil h opörer. Cost le meilleur moyen pour le fixer et pour empöcher des mouvements de recul que lui imprime le rötracteur.
L'aiguille trocart, ou le keratome ä cran d'arret tenus de la main droite, sont introduits ä deux millimetres en avant du limbe scI6ro-corn6en, en ayant soin de les tenir bien paralleles k l'iris, auquel ils ne doivent pas {toucher. La pointe doit demeurer dis-tante d'environ deux millimetres du bord pupillaire. ImmMiatementapres-leurpenetration dans lachambre anterieure, l'humeur aqueuse s'ecoule par la canule maintenue en place ou par la rainure du keratome.
La ponction doit etre repetöe dans les memes conditions d'asepsie et d'execution opöratoire autant de
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ROLLAND
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DBÜXIEME INDICATION
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fois que la resistance de la pupille aux mydriatiques en pose l'indication. Elle n'a, je le röpfete, que des avantages dans la fluxion plastique. Et s'il 6tait possible de la pratiquer k un cheval, sansle coucher, leseul inconvenient qu'elle präsente disparaitrait. C'est un moyen höroique, quand les mydriatiques sent impuis sants. Elle calme en outre les souffrances, ce qui n'est pas h dedaigner, möme quand il s'agit de la pratique v6t6rinaire.
Adjuvants des mercuriaux. L'action microbieide des mercuriaux est renforcee par une bonne alimentation.
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Deuxieme indication. Destruction des syndchies posterieures. Quand par suite de retard, insuffisance ou omission de traitement, des adhörences seront etablies entre le bord pupillaire et la cristallo'ide ante-rieure, il sera rarement possible de les detruire.
On pourra essayer de les rompre quand on les cons-tateratröspeu de temps aprösun premier accamp;s, äTaide de la pommade atropinique instillee trois ou quatre fois par jour, pendant deux ou trois mois. Ce mode de traitement n'aura aueun inconvenient. II presentera meme l'avantage de retarder la reeidive, tandis que Finstillation d'eserine alternant avec celle de l'atropine conseiliee dansle möme but, häterait son retour.
Tant qu'ä detruire les synechies par l'iridectomie ou par toute autre operation chirurgicale, il ne faut pas y songer chez le cheval. .
Le plus beau role dans le traitement de la fluxion est reserve aux veterinaires, qui, des le debut de l'ac-cös auront recours aux mydriatiques, aux mercuriaux
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TROISIÜME INDICATIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 99
et k leurs adjuvants pour s'opposer ä la formation des -synechies postörieures. Tant qu'aux veterinaires, qui se livreront ä des pratiques operatoires pour dötruire les synöchies postörieures, mal prepares k des operations d'une d61icatesse extreme, et dans l'impossibilitö de les exöcuter avec la meme security que nous, ils n'auront comme r6sultat immediat, que la destruction del'ceil op6r6, par la suppuration, ou par I'irido-cyclite et quelque temps apr^s, celledel'autre ceilpar ophthal-mie sympathique.
Troisikme indication. Ewpecher I'oeilddsorgamsd par lacyclite, atrophidou envoie d'atrophie de porter atteinte ä VintegriU de Vautre. Etant donn6 I'im-possibilitö absolue de d6truire chez le cheval la syn6-chie post^rieure totale et de prevenir par une iridec-tomie la cyclite, je consid6re que l'oeil du cheval atteint de synöchie posterieure totale, et depourvu de vision, est un oeil irremediablement perdu.
D'autre part, sachant que la cyclite et les moignons residus de cyclite sont, apr^sles blessures del'oeil avec corps stranger, la cause la plus frequente d'ophthalmie sympathique, je n'hesite pas ä conseiller I'enucleation des yeux des chevaux atteints de syn^chie posterieure totale et d6pourvus de vision pour prevenir la cyclite qui en rösultera imm^diatement et l'ophthalmie sympathique qui pent en.r6sulter plus tard.
En mödecine vötörinaire, il ne pent y avoir aucune cause d'h6sitation k 6nucMer un oeil atteint de syn^chie posterieure totale depourvu de vision et k plus forte raisonrösidu de cyclite, un moignon.
En medecine humaine, le principal argument des
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100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; KNUCLEATION PREVENTIVE
adversaires de cette admirable invention est que i'6nu-cleation de ces moignons residus d'irido-cyclite laquo; deprime le moral des malades, et comme mutilation et comme memento jonrnalier. raquo; Nous Uavons discut6 ailleurs1. Ici nous n'en prendrons pas la peine, car en hippiatrie cette discussion serait au moinspuörile.
L'enuclöation est une operation bönigne dont les suites sont tellement simples qu'elle n'en a pas. En medecine humaine, eile n'a jamais caus6 la mort d'un seal opere 2.
L'enuclöation a et6 faite pour la premiere fois par Pritchard Auguste de Bristol, en 1851, quand Bonnet eut montrö sapossibility. Avant, on savait d6jä que les maquignons anglais d^truisaient I'oeil perdu pour empsect;cher le second de se perdre, et Wardrop, qui avait connaissance de cette pratique hippiatrique avait exprim^ l'idöe que dans certains cas la m6me conduite pourrait etre applicable h Thomme. Barton, de Manchester, executa plusieurs fois 1'operation des maquignons anglais.
Mais, frapp6 des dangers (möningite infectieusej que faisait courir k I'op^re le phlegmon de I'oeil que provo-quait Ydvidemment de I'oeil, on ne tarda pas ä, met-tre de cöte le precede de Barton et de Taylor.
De notre temps, \'amputation du segment anterieur, Vexenteration de de Groefe, Yevisceration de Mules, de Manchester, ont cherch6, mais vainement, ä faire revivre, en lui donnant une apparence de perfection-
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1nbsp;Rolland. TraUemeni preveutif de l'ophthalmie sympaihsr que. Hoc. d'opht., Paris, 1890.
2nbsp; nbsp; Rolland. L'enueleation et -sex con-sequences. Recucil d'opht., Paris, 1885.
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TRAITEMENTS BYZANTINSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 101
nement, le procMe barbare des maquignons anglais. Tons ces proc6d6s, y compris celui de Groefe (fil de laine passö au travers du globe) exposent l'operö k la m6ningite infectieuse et ne mettent pas I'autre ceil k l'abri de Tophthalmie sympathique. Actuellement, en effet, tons les. oculistes savent qu'un ceil rösidu de phlegmon, expose I'autre oeil k la Sympathie abso-lument comme un oeilrösidu d'irido-cyclite.
Les auteurs des autres precedes que Ton tente de substituer k l'enuclöation, dösireux de conserver l'ceil ou plus souvent le moignon rösidu de panophthalmie, ou d'irido-cyclite, cherchent k couper la voie par laquelle, dans l'intöret de leur invention, ils supposent que Tophthalmie sympathique se transmetä I'autre ceil.
Sur les deux premieres hypothöses, la transmission d'unene'vrite migrante par le nerf optiqueet par les nerfs ciliaires sont bas6s : la section extra-oculaire du nerf optique; les sections intra et extra-oculaires des nerfs ciliaires; les sections simultanöes du nerf optique et des nerfs ciliaires; le debridement circulaire du globe de l'oeil pröconise par Galezowski.
Sur la derniöre hypothese, la transmission par les votes lymphatiques du nerf optique sont basees : les injections intra-capsulaires de Gallenga; les injections conjonctivales de Reymond, de Turin; les injections intra-oculaires hehdomaires de une k deux gouttes d'une solution de sublime k 1 pour 1,000 d'Abadie, et enfln la resection du nerf optique de de Wecker, ä laquelle les faitsrapporfös par Trousseau (Rev. g6n. d'oph., mai 1891)Tiennent dedonner le coup de grace, et k I'infail-libilitö de laquelle son auteur lui-meme ne croit plus. (De quot;Wecker, ann. d'oculistiq, avril 1891.)
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102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SUPKRIORITE DE L'ENUCLEATION
Tous ces procMes ont une pr^tention qui les perd, celle de se substituer dans tous les cas ä, r6nucl6ation. S'il 6tait possible, avant rapparition des phßnoinönes sympathiques de distinguer, d'une fagon certaine, les cas dans lesquels la transmission sympathique se fera exclusivement par les nerfs optiques, ou par les nerfs ciliaires, de ceux dans lesquelles eile suivra exclusivement les voies lymphatiques, et röciproquement, on pourrait se contenter de farmer la vole par laquelle le processus sympathique doit passer pour pen6trer dans I'autre oeil.
Mais eomme cette reconnaissance prealable de la voied'introduction de ceprocessusdans I'autre ceil, est, pour le moment tout au moins, absolument impossible, l'önucleation, qui d'un seul coup et sans danger ferme k la Sympathie toutes les voies de communication avec i'ceil sain, demeure pour tous ceux qui n'ont d'autre preoccupation que I'interM de leurs clients, absolument superieure h tous les autres modes de traitement.
A plus forte raison, en medecine veterinaire l'hösi-tation n'est-elle pas permise. II faut amp;ancleer tous les yeux irremMtablement ruinös par la fluxion.
L'enuclöation preventive de I'ceil fluxionnaire irrd-mddiablement perdu, mettra sürement le deuxiöme ceil h l'abri de toute fluxion sympathique, pr6servera en un mot le cheval devenu borgne, de la c6cit6. .
Sans aucun doute, la fluxion sympathique de I'autre ceil n'est pas fatale. Mais comme il en est tr6s s^rieu-sement menacö, les v6terinaires et les propri6taires ont tout int6r6t ä 6coater le conseil de de Groefe: laquo; Faitesplutöt dix 6nucl6ations inutiles que d'assumer laquo; la responsabilite d'une seule c6cit6. raquo;
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EXECUTION DE L'ENUCLEATIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;103
Manuel opdratoire de l'emiclöaiion preventive. Elle s'execute chez le cheval, absolument comme chez rhomme, avec I'^carteur, le crochet ä strabisme. les ciseaux courbes ä pointes mousses, la pince ä fixer etlapaire de ciseaux courbes sur le platpour la section du nerfoptique, que j'ai faits construire.
Les paupiöres 6tant maintenues öcartees ä l'aide de l'6carteur, l'opörateur saisit transversalement ä l'aicle de la pince h, fixer un pli de la conjonctive du cöte öxterne, et coupe ce pli d'un coup de ciseau perpendi-culairement h sa direction et pros du bord de la cornöe.
Cela fait, une brauche des ciseaux 6tant introduite par cette boutonniöre, 1'Operateur dötache trös exacte-mentla conjonctive tout pros du bord de la cornöe en suivant exactement le pourtour de cette membrane.
Cette incision bien exöcutöe, on degage au-devant de chaque muscle droit ä sectionner le tissu sous-conjonctival k l'aide de petits coups de ciseaux et Ton va chercher ä l'aide du crochet ä strabisme tous les muscles en coramengant par le droit externe pour les sectionner avec des ciseaux. Reste le temps le plus dölicat de Topöration, celui auquel les chi-rurgiens ont voulu donner le plus de precision, la section du nerf optique. Le blöpharostat 6tant enlev6, on presse fortement en arriöre de l'oeil les deux pau-piöres, de fagon que le globe de l'oeil jaillisseä tra-vers la plaie conjqnctivale. et la fente palpöbrale et devienne proöminent. Si alors on porte les ciseaux fortement courbes derriöre le globe, ceux-ci ayant toute liberty d'action dans la cavitö artiflcielle ainsi produite sectionnent le nerf optique ras son entr6e dans le
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TRAITEMENT APRE.S l/KNUCLKATION
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bulbe qu'on amöne, en le döbarrassant du reste de ses attaches, h l'aide de quelques coups de ciseaux.
L'operation est terminee. On injecte alors dans la cavite orbitaire de l'eau sterilisöe froide. Quand sous l'influence de ces irrigations froides l'hömorrhagie est arretöe et que la cavite orbitaire est debarrassöe des caillots, on saupoudre, ou plutot on remplit la cavite orbitaire d'acide borique pulverise et pass6 au tamis. Tansement aseptique, compose d'une rondelle de lint et de ouate hygroscopique et d'une bände).
Vingt-quatre heures aprös, on injecte dans la cavite orbitaire environ un litre d'eau sterilisöe tiMe, et on la remplit a nouveau d'acide borique pulverise et tamise. De mäme pendant cinq h six jours. Bonne alimentation.
JSecessite d'un traitement mercuriel apres I'dnu-cleation. II ne faut pas se contenter, pour faire dispa-raitre l'irritation sympathique d'enucleer l'oeil Sympathisant. L'interet du sympathise commande de sou-mettrele cheval al'action microbicide des mercuriaux, de lui faire trente injections (2 par jour) de 2 centigr. de sublimö corrosif, dans 3 gr. d'eau ä l'encolure ou au dos, et de le bien nourrir.
Enucleation dans la fluxion phlegmoneuse.
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Reynal conseille la ponction, le ddbridement de l'oeil atteintde fluxion phlegmoneuse.
J'ai montr6 ailleurs que le debridement n'apai-sait pas las douleurs, qu'il les exasperait et n'empö-
1 Rolland. Du phlegmon de l'oeil. Roe, U'opthal. Paris, 1885.
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ENUCLKATION DES YEUX PHI^EGMONEUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I(B
chait pas la propagation du processus suppuratif de l'oeil au cerveau par leurs diverses connexions circula-toires.
Je conseille done d'extirper les yeux des chevaux atteints de fluxion phlegmoneuse; absolument comme je l'ai conseillöe pour l'homme k une öpoque oü tons les ophthalmologistes, hormis les professeurs Gayet, de Lyon, et Panas, de Paris comme je l'ai appris depuis croyaient avec de Groefe que l'extirpation de l'oeil en plein phlegmon entrainait la mort de l'opörd par möningite purulente, et refusaient de lapratiquer.
L'enuclöation hätive de l'oeil atteint de fluxion phlegmoneuse est seule capable :
1deg; De rendre au travail en quelques jours le cheval qui en est atteint;
2deg; De prevenir la möningite et la mort qui peuvent en rösulter;
3deg; De prevenir l'ophthalmie sympathique.
Lebert ayant pretendu que la möningite et la mort consecutive au phlegmon de l'oeil ötaient, non pas comme je l'ai montrö, le rösultat du retard apportß ä l'enuclöation de l'oeil, mais bien de la projection sur laplaie ouverte dueontenu purulent ouvert pendant les manoeuvres de l'extirpation, j'ai invents le procedö suivant k l'aide duquel j'ai 6nucl6e actuellement cent cinq yeux atteints de phlegmon sans avoir eu k d6plo-rer un seul döcös :
Procedd de l'auteur pour l'extirpation des yeux panophtalmUs. laquo; Aprös avoir minutieusement laquo; dösinfectö le champ opöratoire, la corn6e, la sclöro-laquo; tique, les euls-de-sae conjonetivaux, les voies lacry-
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106nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FLUXION PHLEGMONEUSE
laquo; males, le bord libre des paupiöres, leur revfetement laquo; cutan6, la figure de l'opörö, ses mains, les notres, laquo; celles des aides, etc.
laquo; 1deg; Je dötache la conjonctive autour de la corn6e, laquo; puisäl'aided'unbistourilong, effilö, je fendsl'oeilou laquo; le moignon panophtalmi6 suivant son diamötre laquo; horizontal.
laquo; 2deg; J'injecte dans la cavitö scldroticale ä l'aide laquo; d'une seringue k trois anneaux, tenue de la main laquo; droite de l'eau st6rilis6e jusqu'au moment on la laquo; paroi interne de lasclörotique, entiörement debarras-laquo; s6e de son contenu purulent, m'apparait blanche ä laquo; Teciairage oblique.
laquo; Pendant cette manoeuvre, pour 6viter de recevoir laquo; dans les yeux des öclaboussures purulentes, je laquo; maintienslacanule plongtedansla cavite sclöroticale laquo; entre le pouce et l'index de la main gauche, dont les laquo; autres doigts rapprochös font l'offlce d'^cran.
laquo; 3deg; Ce nettoyage de la cavit6 scleroticale fait, et a laquo; ce moment-la seulement, je sectionne avec des laquo; ciseaux n'ay ant pas encore 4t4 utilises depuis le laquo; commencement de l'opöration le tendon du droit laquo; externe, le nerf optique et les autres muscles.
laquo; 4deg; J'injecte alors dans la cavit6 orbitaire de l'eau laquo; st6rilis6e et quand l'hömorragie est arret^e, m'ai-laquo; dant de l'ödairage oblique, j'enlöve les caillots san-laquo; guins et autres d6bris susceptibles de se putr6fier. raquo; (Meme pansement et mömes soins consdscutifs que plus haut, page 104.)
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PROTHESE OCULAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;107
Prothese oculaire.
La prothöse oculaire du cheval a 6t6 conseillöe ä juste raison par Schmidt, Hertwigg, Streisguth et tout particuliörement par le professeur Trasbot.
Malheureusement, l'oeil artiflciel en corne, en ceilu* loide devient rapidement rugueux, et ne tarde pas k faire bourgeonner la cavitö orbitaire et k sympathiser l'autre oeil.
II faut pour conserver k la prothöse du cheval l'inno-cuitö et les avantages qu'elle präsente chez l'homme, n'adapter que des piöces d'une executionirröprochable et les entretenir dans un 6tat de propretö et d'asepsie complete, ce que l'on ne peut obtenir qne du personnel que l'on trouve pros des chevaux de luxe.
Mieux vaudra pour les chevaux communs renoncer k la pro these, et quelques jours apr6s reparation, aprös la cicatrisation de la plaie conjonctivale, faire l'ablation de la glande lacrymale, aviver le bord des paupiöres en conservantlescils et les points lacrymaux, et les suturer pour obtenir leur reunion döflnitive.
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TABLE ANALYT1QUE DES MAXIERES
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AVANT-PROPOS
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PRELIMINAIRES
ANATOMIE. Coiipo antei-o-postjrieure (demi-schematique) de
l'oeil du elieval....................................... 9
Detai 1s anatomiciues comploinentaires.................... 10
MO YENS PRATIQUES D'EXPLORATION de l'oeil du elieval. 14
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PREMIERE LEQON
La fluxion periodique est une iritis.
SOMMAIRE. Ignorance actuelle de la nature de la lluxion periodique. Trois tendances principales des auteurs : la fluxion est speciallaquo;} au cheval; la fluxion est un glaucome; la fluxion n'est pas une eutite morbide, mais une macedoine d'affeetions oculaires observees chez les hommes. Opinion de l'auteur : L'6tudö philosophique des travaux sur la fluxion et l'etude clinique du cheval fluxionnaii-e prouvent, d'unc maniere tres Evidente, que la fluxion est une entite morbide bien dlstincte, dont les symptömes, la marche, les formes, l'anatomie pathologique, les terminaisons sont identiques ii ceux de l'iritis de I'liomme............................ 17
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIßRES
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DEUXIEME LEQON
£tiologie.
SOMMA1RE. La fluxion est un rhumatisme abarticulaire, uae maladie infectieuse due a la penetration dans rorganisme de la monade de Klebs, et a son döveloppement ii la faveur d'un vice de nutrition acquis ou hereditalre. lquot; Monades rhumatiques, leurs caracteres d'aprfes Hueter, Klebs, Bouchard ; leur habitat dans les contrees marecageuses, humides ; les ecuries humides ou I'ayant 6te : leur penetration par la peau favorisee par l'augmentation de leur nombre, et la transpiration. 2deg; Vice de nutrition, ses causes : alimentation pauvre en quantite et en qualite, sevrage premature et alimentation pen alibile, exces de nonrriture, refroidissement, herMite............................................. 30
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TROISIEME LEgON
Possibility et certitude du diagnostic
de la fluxion pendant et apris l'accös
sans la mise en fourrtere.
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SOMMA1RE. Les precedes de diagnostic actuels sont toujours ccux de Solleysel. L'hypopion n'est, ni par sa presence, ni par sa forme, ni par sa couleur, caracteristique de la fluxion.
Diagnostic pendant Vacces. Quand la fluxion est phlegmo-neuse, eile se r6vele par des symptömes qui crevent h la Ibis les yeux du cheval et ceux de l'observateur. Quand la fluxion est plastique, eile serevele par un epanchement plas-tique localise en cinq points {formes internes), bord pupil-laire (synechiesposterieu7-es), face anterieure de l'iris, champ pupillaire, parenchyme de l'iris, humour aqueuse; ou {formes larvees) en un seul point Is bord pupillaire {synechie poste-rieure). Constance de la synöchie posterieure qui devicnt le caractere pathognomonique de la fluxion. Necessite de sa recherche ii I'aide d'un mydriatique.
Diagnostic ap?'es Vacces, pendant Vinte^mittence {recherche du passe flitxminaire), s'etablit en constatant la synechie posterieure, et quand eile est rompue, les residus pigmen-taires indelebiles qu'elle laisse sur la cristalloide anterieure.
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TABLE ANALf TIQUE DES MATIÄRESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 111
La möme constatation pertnet egalement de differencier la cata-racte fluxionnaire de la cataracte congenitale, senile, ou trau-matique simple.
S II. Rien hormis la loi ne faisant ii la fluxion une obligation de recidiver pendant le delai de trente jours, ce dölai est trop court pour sauvogarder les interets de I'acheteur. Par centre, le cheval retire de la surveillance du vendeur pouvant devenir fluxionnaire par suite de rincurie ou de la mauvaise foi de racheteur, ce delai est trop long pour sauvegarder les interets du vendeur.
Le prpcMe de diagnostic de l'auteur sauvegarde au contraire tout ix la Ibis les interöts de I'acheteur en rendant apparent le vice cache, et les inter (its du vendeur en lui faisant obtenir lo certiflcat do decliarge que ne peut lui refuser I'acheteur convaincu de l'absence de tout passe fluxionnaire........ 47
QUATRIEME LEQON Consequences de la synechic post6rieure.
SOMMA1RE. La synechie posterieure a pour consequences : la recidive; robstruction de la pupille, la cataracte; la synechie posterieure totale, rinterruption de communication entre les deux chambres ; l'hydropisie de la chambre posterieupe; le refoulcment postero-anterieur de l'iris, la cyclite, I'atrophie de l'ceil, et dans un tres grand nombre de cas Tophthalmie sympathique (chatne fluxionnaire).
liecidive. Sa cause est la reaction nerveuse provoquee par la reprise des fonctions physiologiques d'un iris adherent. Unanimite des auteurs k reconnaitre qu'il est impossible de llxer la duree de 1'intermittence.
Cataracte. Resultat du ralentissement du la nutrition du cristallin qu'entraine l'oblit6ration incomplete de la pupille par la synöchie postörieure partielle. La cataracte, plus frequente que Fatrophio parce qua la synechie posterieure partielle qui produit le ralentissement de la nutrition cristal-linienne, sa cause, est plus commune que la synechie posterieure totale.
Hydropisie de la chambre posterieure. La synechie posterieure totale, en rendant impossible la communication des deux chambres do I'oeil, engendro l'hydropisie de la chambre posterieure.
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TABLE ANALYTIWE DES MATIERES
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Refoulement da Viris. L'hydropisie de la ehambre posterieure determine le refoulement de l'iris en avant.
Cyelite. Le refoulement de l'iris provoque des tiraillements continuels do la racine de l'iris adheronte au corps ciliaire et pen a pen rinllammation du corps ciliaire, la cyclite.
Atrophie de l'ceil. La cyclite remplit l'oeil de couennes libri-neuses, doat los phases regressives amenent l'atroplüe de l'oeil.
Fluxion sijmpathique. Lemoignon residu do cyclite pout etre lo point do depart do 1'ophthalmio sympathique (fluxion sym-pathique); Ses symptönies revelateurs ; troubles do secre tions ; troubles do mouveiuents ; trouble nevrosique. Necos-site d'une intervention immediate des lew apparition.. 72
CINQUIEME LEQON Traitement.
SOMMAlIRE: Inutilito et dangers des collyros astringents et caustiques. Necossite de faire table rase de la therapouti-que actuello, et do creer nn traitement do la lluxion . Premiere indication : empecher la formation des synechies posterieures ; contre-indication et dangers do I'eserine; necossite et avantagos de l'emploi des mydriatiques et des morcu-riaux. Adjuvants des mydriatiques : I'obscurite, la ponc-tion. Necessity do L'asepsie pour la ponction; dangers des antiseptiques chimiqucs; asepsie do la region oculaire, des mains, des instruments; anesthesie de l'oeil, execution de la ponction. Adjuvants des mercuriaux : Une bonne alimentation. Deuxiame indication : destruction des synechies posterieures. Essayer par les instillations d'atropino prolongees de los rompro ; en cas d'ocliec, ne pas les dötruire par les procedes chirnrgicaux dangereux en medecine vetori-naire. Troisieme indication : empecher l'oeil desorganise par la cyclite, atrophie ou en vote d'atrophie de porter atteinte ä l'intecjritc de Vautre. L'oeil du clieval atteint de synechie posterioure totale, indestructible par les mydriatiques et depourvu de vision est un ceil irremedialement perdu. Necossite de l'enucleation preventive. Sterilite des autres modes do traitement prcvontif do I'oplitlialmie sympathique.
Manuel operatoire do l'enucleation preventive. Necossite d'un traitement mercuriel apres l'enucleation preventive.
Traitement de la fluxion plilegmoneuse. Sterilite du debride-ment. Indications de l'enucleation hätive.
Prothese oculaire. Suture des paupieres.
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Toulouse. Impr. R. Thomas et O, 2raquo;, vue Bonrepos
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