ocr page 1
ocr page 2
1
ocr page 3
lt;gt;
o
ocr page 4
ocr page 5
PRECIS
PHARMAGIE VÉTÉRINAIRE
PRATIQUE
ocr page 6
^
BIBLIOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
2911 435 6
4370-93. — Cobbeil. Imprimerie CuitTi.
ocr page 7
T
PRECIS
/ /
PHiRMAGIE VÉTÉRINAIRE
PRATIQUE
SUIVI
DES PREPARATIONS GALËNIQUES DU CODEX ET d'üN FORMULAIRE GENERAL
PAR
Marcel DUGASSE
VETEnlNAinE MILITAIRE
Avec 40 figures Interca
PARIS ASSELIN ET HOUZEAU
LIBRAIRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE
tt de li Société cenlrale de médecioe Tétériuaire
PLACE DE I.'ÉCOLE-nE-MÉI)ECIXE
1893 Tons droits róservós.
ocr page 8
*
ocr page 9
PREFACE
Jusqu'ä ce jour notre littéralure médicale vété­rinaire n'a présenté aucun travail élémentaire offrant, sous une forme pratique, ce qui se rapporte ä la pharmacie. Il est vrai que, dans les traites de tliérapeutique et de matière médicale, les auteurs lui consacrent quelques pages; mais, en general, les renseignements que l'on y trouvc sont fort in-complets. Il existait done lä une lacune, et nous avons cru répondre h un besoin réel en publiant riotre Précis de pharmacie vétérinaire pratique.
Sous peine d'etre incomplet, nous avons du con­sultor divers travaux qui existent sur la matière. Le Codex, VOfficine ou Répertoire general de pharmacie pratique de Dorvault, \eCompendiu?n de Deschamps d'Avallon, VArt de formuler d'Yvon, les livres de Delafond et Lassaigne, de Tabourin, de Bouchardat et Vignardou, etc., etc, sont les ouvrages qui nous ont particulièrement servi. Mais, dans ce travail de syntbese. nous nous sommes efforcé d'etre aussi court, aussi complet el surtout aussi méthodique que possible, afin de rendre les recherches faciles.
ocr page 10
VInbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PREFACE.
Ce livre est aussi Ie résultat d'une pratique de quatre années de pharmacie, passées dans une bonne officine, oü il nous a été possible, sous la direction d'un maitre inslruit, de faire les nom-breuses manipulations qui appartiennent ä eet art.
Le Précis de pharmacie vétérinaire pratique com-prend sept cbapilres.
Dans ies cinq premiers, après quelques conside­rations générales sur les medicaments, nous étu-dions successivement la collection des drogues sim­ples, leur conservation, l'oulilJage et les operations pharmaceutiques diverses, l'association des medi­caments ou l'art de formuler et enfin la formule.
Au cliapitre vi, nous passons en revue les for­mes médicamenteuses officinales ou magistrales susceptibles d'etre utilisées en médecine vétéri­naire, en donnant ä chacune d'elles tout le dé-veloppement qu'clles comportent, d'après leur importance dans le traitement des affections des animaux. Nous faisons suivre cette étude des for­mules du Codex, autant pour les faire connailre au lecteur que pour lui permettre de les prendre comme modèlos dans l'inscription ou la preparation de formules analogues.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;*
Dans cette longue enumeration, nous avons suivi un ordre simplement alphabélique, car nous avons voulu d'abord faire un livre facile a consulter, nous souciant fort peu de séparer des formes qui, didac-tiquement, auraient du être voisines, comme les
ocr page 11
PREFACE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;VII
bols, les pilules et les granules, les collutoires et les gargarisnies, etc., etc.
Enfin Ie chapitre vu contient un nombre tres varié de formules, disposées dans Ie même ordre et qui sont spéciales ä noire médecine ou qui peuvent lui élre appliquées. Nous ne répondons pas de leur efficacité ; aussi indiquons-nous, toutes les fois que cela nous a été possible, Ie nom des auteurs qui les ont composées.
Tel est notre livre.
Le lecteur trouvera peut-être que nous avons beaucoup trop élargi le cadre de la pharmacie vétérinaire. Nous nous attendons sur ce point ä quelques critiques; mais si nous avions voulu nous restreindre au petit nombre de preparations que les praticiens emploient journollement, notre travail n'aurait plus eu sa raison d'etre. Il était bon, croyons-nous, d'étendre notre pharmacie au delä de ses limites habituelles et d'éviter de perpétuer ses pratiques quelque peu routinières.
C'est une oeuvre de vulgarisation que nous avons tentée. Qu'on nous permette de declarer, en termi-nant, qu'elle a été l'objet de tons nos soins et que nous serons heureux si nous sommes parvenu a faire quelque chose d'utile.
M. Ducasse.
Lyon, le Iquot; oclobre 1893.
ocr page 12
ocr page 13
PRECIS
DE
PMRMACIE VÉTÉRINAIRE
PRATIQUE
CONSIDERATIONS GÉNÉRALES
.
La santé est l'exercice libre et facile des fonctionS (tlobiri).
La maladie est loute perturbation survenant dans une ou plusieurs de ces fonctions.
La science qui s occupe d'entretenir 1'état de santé s'appelle l'hygiène; celle qui a pour but de soigner lä maladie et de la guerir conslitue la thérapeutique. On peut pratiquer celle-ci ä l'aide de moyens chirurgicaux, ou avec le secours de medicaments fournis et prepares par la pharmacie.
C'est pourquoi on peut définir d'une maniere tout ä fait générale la pharmacie : l'adaplation des médicaraquo; menls aux malades.
Suivant qu'elle est appliquée è, la médecine de l'homme ou ä la médecine des animaux, eile prend lè nom de pharmacie humaine oü celui de pharmacie vétérinaire.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i
ocr page 14
PUÉCIS DE PHAUMACIE VÉTÉRINAIRE,
DES MEDICAMENTS
Qu'est-ce quun medicament? — On peut Ie définir : toute substance employee dans un but Ihérapeulique, soit ä rintérieur, soit a, l'exlé'rieur de l'organisme. Il n'est pas nécessaire qu'elle soit étrangëre amp;. l'éco-nomie, comme Ie disait Cl. Bernard, suivant lequel alors Ie chlorure de sodium, Ie fer, Ie phospbale de chaux, etc., etc., no sauraient être des medicaments.
Quel que soit done Ie produit, il devient médicamen-teux, dès qu'il est employé a guérir une affection quel-conque.
Action des medicaments. — On ne connait pas encore Faction intime des medicaments et on ne s'explique que par des hypotheses comment, après avoir provo-qué un trouble general dans tout l'organisme, il se pro­duit un relentissement favorable sur tel on tel organe, ou sur un groupe tout entier d'organes préposés ä la même finalité physiologique. Malgré les progrès de la methode expérimentale, tont cela est encore äTotat de problème dans l'esprit des thérapeutistes : ils n'expli-quent pas davantage qu'autrefois quelle est laclion spéciale du mercure dans la syphilis; quelle est celle de la quinine dans Ie traitement des fièvres intermit-tenles; par quel mécanisme l'iode agit heureusement dans la scrofulose; par quelle action intime l'opium provoque Ie sommeil, etc, etc. — Cl. Bernard a bien fait connaitre Ie pouvoir électif de nos organes pour certaines substances, celui des glandes salivaires pour l'iode par exemple, celui des nerfs moteurs et plusspé-cialement des plaques motrices nerveuses terminates pour Ie curare; il a bien prouvé, par Fétude qu'il a faite des alcaloïdes, que les agents médicamenleux devaient agir en fixant leur action sur un element anatomique
ocr page 15
CONSIDERATIONS GÉNÉRALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
loujours Ie mème, qu'ils avaient pour ainsi dire leur lieu d'eleelion invariable; mais on est loin de pouvoir tout expliquer par la connaissance de ce phénomène, et c'est aussi bien de la clinique que de la methode expérimenlale que Ton doit cspérer.
Remèdes et medicaments. — Contrairement a ce que Ton a l'habitude de croire, les mots remede et medica­ment ne sont pas synonymes. Par remede, on doit en­tendre toule subslance qui guérit une maladie donnée; comme medicament, on doit considérer tout produit qui est adminislré dans Ie but d'améliorer l'état d'un malade; son effet peut être, du reste, tres vague, tres incerlain, nul mêrne, sans que pour cela cette sub­stance cesse d'etre un medicament. Mais celui-ci de-vient un remede quand il amène la guérison de la maladie contre laquelle on l'oppose.
Ces deux termes, qui sont pris souvent l'un pour l'autre, n'ont done rien d'absolu, puisque tout dépend du résultat qui est produit. Et l'on comprend, dés lors, que la même substance puisse être un remede ou un medicament, suivant la maladie pour laquelle on Temploie, suivant l'individu atteint, suivant son tem­perament et son idiosyncrasie, suivant aussi les doses que Ton prescrit, etc., etc, aulantde circonstances qui peuvent modifier les eflets thérapeutiques.
Medicaments speeißques. — Ce sont des medicaments qui ont une action spéciale dans une maladie loujours la même, ou dans un petit nombre de maladies de même nature. Les spéciflques sont peu nombreux; en médecine humaine, on n'en connait guère que deux : Ie sulfate de quinine pour couper les fièvres intermit-tentes, et Ie mercure employé dans la syphilis. En mé­decine vétérinaire', M. Ie professeur Galtier {Tralie des maladies contagieuses, 2deg; éd., pag. 248) cite l'arsenic contre la dourine. Quel est Ie mode d'action spéciale
ocr page 16
If
4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PIIARMA.CIE VÉTÉRINAIRE.
de ces medicaments? on l'ignore d'une facon ä peu prés complete; leurs effets ont élé reconnus après un grand nombre d'observations cliniques.
Des spécialités ou remèdes secrets. — Dans ce groupe sont compris tons les medicaments qui ne sont ni conformes au Codex, ni composes pour un cas spécial sur la prescription d'un vétérinaire, ni achetés et rendus publics par Ie gouvernement. laquo; Une drogue simple, disent encore Littré et Robin, peut étre considérée comme remede secret, si on la débite sous un nom qui la déguise; il en est de méme d'un medicament com­pose de deux ou d'un plus grand nombre de substances simples ou réputées telles si, lorsqu'on l'annonce, on omet d'indiquer dans quelles proportions ces substances figurent dans Ie mélange. raquo;
Ces preparations, qui tendent aujourd'hui a envahir toute la pharmacie, aussi bien celle des animaux que celle de l'homme, sont tenues secretes toujours dans un but d'exploitation et de lucre. Elles sont parfois des medicaments dangereux, parce qu'elles contien-nent des substances plus ou moins toxiques dont l'emploi n'est soumis a aucun controle.
Division des medicaments. — Les medicaments sont simples ou composes; simples, s'ils sont constitnés par une seule substance, auraient-ils subi méme une pre­paration pharmaceutique. La morphine, la codeine sont des medicaments simples, qu'on les donne seuls ou associés h du sirop. En effet, au point de vue thérapeu-tique, on n'administre, dans Tun et lautre cas, qu'un seul medicament qui est la morphine ou la codéine. C'est d'ailleurs l'opinion de Dorvault, puisqu'il cite comme exemple de medicaments simples Ie sirop de pavols (1). Done, tous les sirops ne contenant en disso-
(1) Nous savons que l'estrait alcooliquo de pavots blancs qui entre dans Ia preparation du sirop do pavots est un produit com-
II
ocr page 17
CONSIDERATIONS GÉNÉRALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
lulion qu'une seule substance, comme ceux de mor­phine, de chloral, de quinquina, etc., etc., sent des medicaments simples.
Mais Littré et Robin ne pensent pas ainsi, et dans leur Dictionnaire ils définissent les medicaments sim­ples : laquo; ceux qui n'ont subi aucune preparation phar-maceutique, on aussi ceux qui ne contiennent qu'une seule substance raquo;. Pour eux, par conséquent, les sirops de morphine, de chloral, de quinquina (1), etc., etc., seraient des medicaments composes. Nous devons dire que l'opinion de Dorvault est celle qui prédomine dans l'esprit des pharmaciens et des médecins; eile nous parait aussi la plus rationnelle, étant donné que les medicaments doivent être surtout examines au point de vue de la thérapeulique.
11 n'en serait plus de même si on mélangeait plusieurs sirops entre eux, comme par exemple celui de quin­quina avec celui de chloral ou de morphine, etc., etc.; on aurait, dès lors, un sirop compose qui serait lui-même un medicament compose, parce qu'il résulterait de l'association de deux ou de plusieurs substances mé-dicamenteuses. Dans les vieilles pharmacopées, ces mé­langes médicamenteux élaient si complexes qu'il n'élait pas rare de les voir renfermer dix, douze ou un plus grand nombrede substancesdifréientes,ayantchacune, dans l'esprit des anciens pharmacologistes, leur utilité, et formant un tout capable de guérir un grand nombre de maladies. Ce sont ces medicaments que l'on désigne encore sous Ie nom de medicaments polypharmaques (iroXu;, beaucoup; aapuaxov, medicament), et dont il nous reste desspécimens dans Ie Diascordium et la Thériaque.
plexo, mais ici il joue Ie róle d'un medicament simple tout comme l'extrait d'opium dans la preparation du sirop thébaïque qui est un medicament simple. (I) Qulont subi forcément une preparation.
ocr page 18
6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Les medicaments forment encore, dans la pratique, deux categories : les medicaments ofßcinaux et les me­dicaments magistrnux.
Les premiers sont faciles h conserver et se prépa-rent d'après des formules invariables inscrites dans Ie Codex (t); ilstirentleur nom dece quon les trouve tpu-jours tout prepares dans les offlcines, tels que les tein-tures, certaines pommades, plusieurs onguents, etc.
Les medicaments magistraux, toujours de conserva­tion beaucoup moins facile, sont prepares au moment du besoin et d'après une ordonnance; aussi les appelle-t-on quelquefois medicaments exlemporanés. Parmi ceux-ci, on trouve toutes les potions, les breuvages, les tisanes, nornbreuses pommades, la plupart des lini­ments, des pilules, des bols, etc., etc. Le vétérinaire ordonne ceux-lä et formule ceux-ci.
De méme que pour la pharmacie humaine, il est ce-pendant des medicaments magistraux que l'on est dans l'habitude de ne pas formuler, parce qu'ils sont d'un usage frequent et que leur composition est parfaite-ment connue. Exemple : la potion gommeuse, l'apo-zème blanc de Sydenkam, que les vétérinaires em-ploient assez fréquemment dans la médecine du chien, le bain arsenical de Trasbol, et quelques autres pre­parations aujourd'hui inscrites dans le Codex de 1884 et par conséquent bien connues des pharmaciens.
EnOn, les medicaments sont en outre distingués en internes et en externes, suivant qu'ils sont destines ä élre administrés è, l'intérieur ou appliqués au dehors. Dans ce dernier cas, le pharmacien doit toujours l'in-diquer par une étiquette rouge orange, portant l'ins-
(I) Codex met/icaii'enlwius, Pharmacopée franpaise, Formulaire officie!, public avec la sanction du gouvernement et d'après ses ordres, qui contient toutes les preparations médicales qui doivent ètre tenues par les pharmaciens.
ocr page 19
CONSIDERATIONS GÉNÉRALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
cription : Medicament pour Vusage externe (Arrêté mi­nisteriel de 1836).
Des succédanés (de succedere, prendre la place). — (Test Ie terme sous lequel on désigne certains medica­ments qui peuvent ètre substitués ä d'autres, parce qu'ils ontles mêmes propriétés. On les connatt aussi en pharmacie sous le nom de medicaments analogues, ou equivalents thérapeutiques.
Les qualités que Ton doit exiger d'eux sont les sui-vantes : ils doivent être autant que possible d'origine indigene, de facon ä revenir a un prix moindre que celui de la substance a remplacer, et avoir une action aussi approchante que possible de cette mème substance. Le praticien sera guide dans le choix des succédanés surtout par l'expérimenlalion clinique. Quand il s'agira d'un medicament d'origine végétale, il ne per­dra pas de vue que Dierback et De Candolle ont dé-montré, au commencement du siècle, que toutes les plantes appartenant a une mème familie naturelle pos-sèdent des propriétés médicinales analogues, bien qu'a des degrés divers.
Malgré cette analogie si bien reconnue par les au­teurs que nous venons de nommer, üeschamps d'Aval-lon (1) dit que les végétaux d'une même familie n'ont que tres rarement les mémes propriétés thérapeuti-ques et que, pour pouvoir se remplacer sans inconvé-nients, ils doivent renfermer les mémes principes en quantités équivalentes. Et il ajoute : qu'il n'est pas aisé de renconlrer des végétaux ayantdes propriétés identi-ques et pouvant étre substitués indifféremmentji d'au­tres. Comme il le fait remarquer, il veut parier des végétaux actifs, de ceux qui exercent des actions théra-peutiques et physiologiques faciles è, reconnaitre pour
(I) Compendium de pharmacie pratique, p. 10J.
ocr page 20
8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PH.VRMACIE VÉTÉRINAIRE.
tout Ie monde, et non de ces prétendus agents pou-vant êlre pris impunémentles uns pour les autres (1). Telles sont les considerations générales dans les-quelles il nous a paru nécessaire d'entrer, avant d'abor-der I'étude de la pharmacotechnie ou pharmacie pro-prement dite. En disantquelques mots des medicaments en general, nous avons pu faire connaitre les divers groupements qu'ils subissent de par leur mode d'em-ploi et leur composition ; expliquer les ditTérences qui séparent les medicaments magistraux et officinaux; parier des spécialités pharmaceutiques et dire enfin ce que Ton doit entendre par succédanés.
(I) Dcschamps, d'Avallon, semble 6tre dans Ie vrai, tont au moins en ce qui concerne les plantes aromatiques. Des experiences récentes de MM. Cadéac et Meunier, faites ä I'École vétérinaire de Lyon, Ie démontrent amplement. Dans leur étude de l'alcoolisme ces auteurs écrivent (page 19G, groupe épileptisant) laquo; qu'en ce qui concerne les plantes lt;i base d'essenccs, l'identité de leurs caractères botaniques, leur classification dans la même familie, dans Ie mcme groupe d'espèces ou de variétés, ne sul'fisent nullement, comme nous l'avons fait voir bien souvent, pour préjuger de leurs proprié-tés; senle, rexpérimentation peut nous renseignerraquo;. Au surplus, comme nous Ie verrons plus loin, ces raèmcs auteurs ont démontré, en étudiant l'essence de sauge, que cotte plante aromatique est su-jette k des variations extremes et que Ie vegetal s'enrichit plus ou moius du principe actif convulsivant, suivant son origine.
ocr page 21
CHAPITRE PREMIER
La pharmacie ((papjiaxcv, medicament) est cette partie des sciences médicales qui apprend è. reconnaitre, a recueillir, ä conserve!' et ä préparer les medicaments.
Pour être bieu comprise, eile nécessite préalablement des connaissances générales sur l'Histoire naturelle, sur la Physique et sur la Cliimie, que l'on peut consi-dérer comme Ie fondement de Ia pharmacie. Mais eile est surtout un art; c'est pourquoi on la désigne quel-quefois sous Ie nom de pharmacotechnie (ipafijMexov, medicament; té^vyj, art).
Son étude renferme par conséquent deux parties: l'une théorique qui se rattacheaux sciences naturelles, physiques et chimiques; l'autre, absolument pratique, technologique,toute d'applicalionet qui ne s'acquiert que par Thabitude et la fréquentation d'une offi-cine (1).
Elle s'occuped'une maniere generalede reconnaitre, de recueillir et de conserver les medicaments, mais son but principal est surtout leur preparation. C'est la pharmacie qui associe les medicaments entre eux pour en activer ou modérer les effets, et c'est par les diverses formes qu'elle leur donne que leur adminis­tration est rendue plus commode et plus efficace. Grace è, eile, la thérapeutique médicale est possible. Aussi,
(1) Local oü les pharmaciens préparent et conservent les sub­stances médicamenteuses.
1.
ocr page 22
10
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
est-elle une partie importante de la médecine, qu'il est essentiel d etudier et que tous les vétérinaires dol­ven t savoir.
On divise la pharmacie en pharmacie galénique et en pharmacie chimique.
La première, qui était la seule existante k l'époque de Galien (1), a pour objet la preparation des medi­caments par simple mélange. Elle consisle, dit Robin, laquo; en des operations que l'on fait avec les medicaments sans les analyser raquo;.
La pharmacie chimique, ou pharmacochymie, est la preparation des medicaments basée sur la reaction chimique. C'est la pharmacie théorique de laquelle nous ne nous occuperons pas, puisque nous avons seulement en vue, dans ce travail, l'étude des prepara­tions Galéniques, en y rattachant la reconnaissance, la récolte et la conservation des medicaments.
DE LA COLLECTION (2) DES MEDICAMENTS SIMPLES
La première preoccupation du vétérinaire-pharma-cien doit être de penser a l'approvisionnement de sa pharmacie. 11 mettra a profit, en celte occasion, les nombreuses connaissances qu'il a acquises dans l'é­tude des sciences accessoires k Ia médecine et s'atta-cheraä faire des drogues simples un choix aussi parfait que possible, de maniere a s'assurer ainsi la perfec­tion des medicaments composes.
Dansl'antiquilé, lesavantages d'une bonne collection étaient parfaitement reconnus et on s'en exagérait méme la valeur, car les pharmacologistes de l'époque prescrivaient des régies étranges äce sujet. Par exem-
(1)nbsp;Galien, célèbre médccin de l'antiquité, né k Pergame (131-210), vint a Rome (1G5) et fut Ie médecin de l'empereur Marc-Aurcle.
(2)nbsp; Collection de colligere, recueillir.
ocr page 23
COrXECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
11
pie, dit Dorvault, laquo; l'observation du cours des aslres, dans l'idée oü ils étaient que les corps celestes avaient une influence occulte positive sur la propriété des végétaux, des animaux, voire même sur celle des miné-raux raquo;.
laquo; Le choix d'une drogue simple est faction de pren-dre une drogue de preference h une autre, par la connaissance que Ton a qu'elle réunit a un plus haut degré les propriétés médicinales qu'elle doit posséder. raquo; (Henry et Guibourt.)
Les pharmaciens empruntent aux règnes organique et inorganique les diverses substances employees comme medicaments. Au premier ils demandent les produits végétaux et animaux, et au deuxième toutes les matières d'origino minerale. Ces trois groupes sont d'une importance tres inegale et on verra, ä propos de l'étude sommaire que nous ferons de chacun d'eux, que presque tons nos agents médicamenteux sortent du régne végétal.
1deg; Du règne mineral. — La plupart des vertus théra-peutiques sont représentées dans les medicaments de ce groupe, oü il n'y a guère que la propriété émolliente qui fasse défaut. Les substances qu'en retire la phar-macie sont done nombreuses, mais elles sont toujours pleines d'impuretés. Leur élat de souillure est lel, que des manipulations longues et souvent compliquées sont toujours nécessaires. Aussi les vélérinaires feront-ils bien de demander ä I'industrie cbimique les différents produits minéraux dont ils peuvent avoir besoin, sauf a les choisir aussi purs que possible.
2deg; Du règne animal. — Les substances qui nous vien-nent de ce groupe sont beaucoup moins nombreuses et nous sont fournies également par le commerce. Il est de la première importance de savoir reconnaitre leur qualité.
ocr page 24
12
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Les matières animales étaient surtout employees par les médecins du moyen äge, qui se servaient de nom-breux tissus organiques frais dans Ie traitement de certaines maladies. Dorvault fait remarquer laquo; que beaucoup de ces substances étaient employees par une sorte d'homoeopathie (1) de forme, de couleur, de pro­venance, etc., appelée Signature raquo;. C'élait un premier pas vers Ie traitement des semblables par les sembla-bles, d'oü devait sortir plus tard Ie fameux aphorisme de la doctrine Hannemanienne : similia similibus cu-rantur.
Elles ne subsistent aujourd'hui qu'en tres petit nombre, surtout en médecine vétérinaire, oü l'on n'en compte guère que trois ou quatre qui soient couram-ment employees. Leur collection est facile et ne néces-site ni une grande pratique, ni des connaissances bien spéciales. C'est pourquoi nous donnons k propos de la récolte de chacune d'elles des détails assez circons-tanciés.
Les restes d'animaux ou les produits qui en dérivent employés dans la pharmacie vétérinaire sont, par ordre d'importance :
1deg; Les cantharides;
2deg; L'axonge;
3deg; La eire;
4deg; Le miei.
A. Des cantharides. — Ce sont des insectes de l'ordre des Coléoptères et de la familie des ïrachélidés. Ils ont de 15 a 20 millimetres de longueur sur 4 ou 5 millimetres d'épaisseur; leur téte est cordiforme et séparée du corselet par une espèce de cou. Ce corselet est moins large que l'abdomen. Leur couleur est d'un beau vert légèrement doré et leur odeur tres caracté-
)l) ''Oiioto;, semblablo, naOo;, maladie.
ocr page 25
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13
ristique. Les élylres, qui sont longs et flexibles, recou-vrent des ailes membraneuses et transparentes. Les an­tennes qui ornent la tête sont noires et filiformes. Les tarses sont noirs et les ongles bifides.
La cantharide officinale est Ie /yttavesicalwiafögA).
C'est surtout au voisinage de la Méditerranée que les cantharides se montreut en essaims, dans les mois de maietjuin. Leur existence se passe sur des arbres a feuilles assez tendres pour être brisées par leurs man-dibules. Elles y dévoilent leur presence a cause de la forte odeur de sourisqu'ellesexha-
lent. Les arbres de la familie des Jasminées (lilas, troènes, frênes) semblent les attirer d'une facon spéciale, par une sorte de manne qu'ils renferment.
Récolte. — On la fait de grand matin avant Ie lever du soleil, afin de surprendre les cantharides en­core engourdies par Ie froid de la
nuit. Cetle récolte est facile en se-
FlB
couant les arbres au-dessus de
officinale.
draps de lit étendus pour les re-cevoir. On les ramasse ensuite, après s'étre préala-blement ganté pour se mettre k l'abri de toute vésica-tion, et on les met dans un tamis que Ton expose a des vapeurs de vinaigre bouillant, d'ammoniaque liquide ou d'essence de térébenthine; il parait qu'enles tuant par ce dernier mode leur conservation est plus facile.
Un autre système, conseillé par Deschamps d'Aval-lon, consiste a les laisser pendant une heure ou deux dans de l'eau acidulée avec de l'acide sulfurique. II pa-raitrait qu'ainsi on arrive plus sürement et plus rapi-dement au but que Ton veul atteindre. Après cela on les lave et on les fait sécher. Le même auteur fait re-
ocr page 26
14nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉBINAIRE.
marquer que la dissolution de la canlharidine par l'a-cide sulfuriqne n'est pasä craindre, è, cause de la ma-tière huileuse qui recouvre los insectes.
Falsifications (1). — Les cantharides entières sont rarement falsifiees dans Ie commerce ; du reste, il suf-firait de se rappeler les caractères de ces insectes pour reconnaitre la fraude. Mais réduites en poudre, la fal­sification est facile avec un mélange d'euphorbe. Pour reconnaitre la presence de celle-ci, on fait bouillir la poudre que Ton veut essayer dans de l'alcool a 22deg;, et on filtre a chaud. Par refroidissement, 1'euphorbe se depose (Dorvault, Répertoire general de pharmacie pra­tique).
B. De l'axong'e {axungia, de axis, axe de voiture, etungere, oindre). — L'axonge, encore connue sousle nom de saindoux, apparlient au groupe des corps gras ou graisses. Elle est blanche, molie, demi-transparente et fond entre 25 et 30 degrés centigrades. Son odeur est fade et presque nulle, sa saveur douce et peu marquée. Tels sont ses caractères lorsqu'elle est fraiche et pure.
Si, au contraire, eile est mélangée ä de l'eau, eile est opaque, tres blanche et on volt suinter a sa surface quelques gouttes du liquide. Dans ce cas, eile s'altère beaucoup plus facilement et on l'appelle axonge lavée ou purifiée.
laquo; A celte graisse, il faut rapporter celles de blaireau, de chien, de hérisson, d'homme, de lièvre, de loup, d'ours, de renard, etc., etc., employees encore quel-quefois dans certaines contrées et envers lesquelles on se montre peut-être trop sceptique, du moins dans quelques pays. raquo;(Dorvault.)
Preparation. — On se sert de la panne de porc (sus
(1) Les cantharides du nnrd (Russie, etc.) sont souvent grasses parce que les inarcliands juil's, dans Ie but de leur donner du poids ou afin de les couserver, les immergent dans de l'huile.
ocr page 27
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
scrofa). laquo; Retranchez de la panne la membrane qui la recouvre, ainsi que toules les parties rouges qui peuvent y adherer, coupez-la par morceaux, écrasez-la dans un mortier en marbre et chaiiffez-la au bain-marie, jusqu'ä ce que la masse soit complètement fondue et claire. Passez a travers un lingo serre. Agitez modérément la graissefonduejusqu'äceque, étanl encore demi-liquide, eile soit devenue blanche et opaque; vous obtiendrez ainsi un produit homogene. Couiez-la dans des pots que vous remplirez entièrement et que vous conser-verez dans un lieu frais. raquo; Codex, 1884 (1).
Falsifications. — L'axonge employee dans les phar­macies provient généralement du commerce oü, pour lui donner du poids on la falsifle souvent avec du sei. Un moyen bien simple pour dévoiler cette fraude con-siste è faire digérer l'axonge dans de l'eau qui prend le sei en dissolution. Le poids de l'axonge est alorsdi-minué d'autant et la difference que Ton constate indique la quantité de sei qu'elle contenait.
Une autre falsification, aussi Ires commune, est celle qui consiste h faire absorber k l'axonge une forte pro­portion d'eau, soit 10 .a 12 p. 100 par exemple. On arrive a ce résultat en la mélangeant ä 2 ou 3 p. 100 d'alun et ä 1 p. 100 tie chaux pure. Comme nous I'avons dit en commencant, cette fraude se reconnait ä la co­loration de l'axonge qui est tres blanche et opaque, au lieu d'etre simplement blanche et demi-lransparente. De plus on voit suinter ä sa surface quelques gouttes de liquide.
On doit toujoursla choisir aussi fraiche que possible.
G. Des produits animaux claborcs par I'a-beille mellifère {Apis mellifica).
1deg; De la eire. — Comme on le sait, la eire est cette
(1) Préparez de la même maniere: Ia moelle de bcpiif, le suif de mouten, le suif de boeuf, le suif de veau.
ocr page 28
16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
matière jaune qui forme les alveoles oü l'abeille dépose ses provisions de miei et élève ses progéoitures.
Dans Ie commerce on en rencontre de deux sortes : la eire jaune oa brute et la eire blanche encore appelée eire vierge.
La première, qui est ordinairement celle employee en pharmaeie vétérinaire, s'obtient en faisant fondredans lean Ie mare provenant de l'expression des gateaux de miei. Elle est solide, jaune, insipide, a odeur lége-rement miellée, dure et cassante ä une basse tempera­ture, molle et ductile entre 40 et 50deg;. Elle fond a 65deg; et se transforme en un liquide oléagineux plus léger que l'eau.
Gette eire, coulee en rubans ou en lames minces et exposéenuit et jour alarosée et a lalumière, oumieux, comme cela se pratique maintenanl, traitée plusieurs fois par une solution de chlore ou d'hypochlorite alca-lin, blanchit pen a peu et se transforme en eire blanche ou vierge. Dans eet état, eile perd presque enlièrement son odeur miellée et est plus cassante que la eire jaune; aussi n'est-il pas rare de voir les ciriers y ajouter une certaine quantité de suif, environ 5 p. 100, pour la ren-dre plus souple. La droguerie la vend sous forme de plaques rondes de 1 centimetre d'épaisseur, sur 10 èt 15 de diamètre. La pharmaeie humainel'emploie pres­que exclusivement dans ses preparations, parce quelle est plus propre et qu'elle ne tache pas Ie linge comme la eire jaune.
Les falsifications de la eire se font de nombreuses facons : avec de la fécule, de la fleur de soufre, des résines, du galipot, de la paraffine, etc., etc. On reconnaitra d'une maniere générale la presence de ma-tières insolubles dans la eire, comme la fécule, Ie sou­fre, les matières terreuses, etc, en la faisant fondre et en l'entretenant ä l'état de fusion pendant un certain
ocr page 29
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17
temps. Toutes ces malieres alors se portent au fond du vase, on décante la eire, on lave Ie précipité avec de l'essence de térébenthine chaude et on obtient ainsi l'isolement des poudres. L'amidon sera facilement dé-célé par riode; ce sera du soufre, si Ie residu en brülant donnedel'acide sulfureux. Les résines serontreconnues par I'alcool froid qui ne dissout qu'elles; on fait éva-porer Talcool et les résines restent avec leurs carac-tères.
Quand la eire est mélangée ä une trop grande quan-tité de suif, eile acquiert, après un certain temps, une légere odeur de ranee qui denote bien sa presence; de plus, Ie point de fusion de la eire qui est a ^0deg; quand eile est pure, se trouve diminué. Enfin, si on distille cette eire par voie sèche, on obtient un liquide qui, contenant de l'acide sébacique, forme un précipité de sébate de plomb quand on Ie mélange ä une solution d'acétate de plomb. (Boudet et Boissenot, cités par Deschamps.)
La paraffine mélangée ä la eire fait descendre son point de fusion ä 48deg; environ. L'éther peut aussi servir ä découvrir Ie mélange. Ce liquide dissolvant environ 30 p. 100 de eire, une plus forte proportion dissoute indiquerait la presence de la paraffine. (Dullo, cite par Dorvault.)
2deg; Du miei. — Le miei est une substance mucoso-sucrée sécrétée par l'abeille, qui le depose dans les al­veoles de eire. La droguerie en fournit de deux sortes : Ie miel blanc, connu sous le nom générique de miei de Narbonne qui, lorsqu'il est de bonne qualité, est ferme, d'aspect grenu, d'odeuraromalique et d'une blancheur plus ou moins pure; et le miei jawie, beaucoup moins épais, quelquefois liquide, dont l'odeur rappelle un peu celle de la eire. Celui-ci est un miei de deuxième qualité presque exclusivement réserve a la médecine
ocr page 30
18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIUnMAClE VÉTÉRINAIRE.
des animaux. On Ie préparé un peu dans lous les pays: en Normandie, en Picardie, en Champagne, en Bour­gogne, en Provence, dans Ie Languedoc, mais particu-lièrement en Bretagne. C'est probablement pour ce dernier molif que les diverses variétés de miei jaune sont appelées en droguerie miei de Bretagne.
Les vétérinaires qui l'emploieront dans leur phanna-eie Ie choisiront d'un jaune peu foncé, d'un gout et d'une odeur agréables et complètement soluble dans l'eau. Ils rejeüeront comme impropre Ie miei qui datera de plus d'une année, surtout s'il n'est plus qu'ä l'état de sirop. Sa saveur est toujours alors piquante et acide ä cause de la fermentation qu'il a subie.
RécoUe. — Elle se fait en septembre ou en oclobre, lorsque les ruches sonl garnies par les réserves accu-mulées pour l'hiver. On tue les abeillesou on les chasse dans une ruche vide et on cueille les gateaux que l'on place sur des claies exposées au soleil. Il en découle un miei de première qualité, qui est connusous Ie nom de miei vierge ou miei de goutle. Il est grenu, ferme, d'un blanc plus ou moins pur et d'une odeur agréablement aromatique. C'est celui-la qui est désigné sous Ie nom de miei de Narbonne.
Après celle première operation, les gäteaux plus ou moins dépouillés sont soumis a Faction d'une douce chaleur et ä une forte pression pour en extraire Ie miei qui reste. Celui-ci est du miei de deuxième qualité; sa couleur est jaune foncée plus ou moins, son odeur est faiblement aromatique et rappelle souvent celle de la eire. Il en renferme toujours d'ailleurs une certaine quantité, de même que du couvain (larves d'abeilles), deux produits qui Ie rendent impur et en font une sub­stance tres fermenlescible. C'est cette sorle qui est Ie miei vétérinaire, dit encore miei de Bretagne ou miei commun.
ocr page 31
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;)9
Falsifications. — Le miei est quclquefois fulsifié avec de la fécule, avec des farines, du sable et de la gomme adraganle. L'amidon sera reconnu par la teinture d'iodequi donneraune couleur bleue. Le sirop de fe-cule (1), que Lassaigne atrouvé melange ä du miei com-mun, est reconnu aussi par le même moyen.
Les miels fabriqués avec du sirop n'ont ni I'odeur, nilasaveur du miei.
Pour reconnailre la gomme adragante, on dissout le miei dans de l'eau ; il reste un residu presque insoluble dans ce liquide, mais qui s'y gonfle et devient un muci­lage épais.
A ces quatre substances se résument les produits médicamenteux d'origine animale employés en phar-macie vétérinaire. C'est avec intention que nous n'avons pas parlé du muse, du castoréum, de la cochenille, des sangsues, etc., que l'on n'emploie jamais dans nolre médecine.
3deg; Du règne vegetal. — Par la variété innombrable d'espèces qu'il renferme, il est possible de trouver chez lui toutes les propriétés thérapeuliques. Les végétaux occupent done le premier rang dans la malière medi­cate et leur importance est considerable. Au point de vue de la récolte on peut les diviser en deux groupes :
1deg; Les végétaux d'origine exotique ;
2deg; Les végétaux d'origine indigene.
Les premiers sont fournis par la droguerie qui ne leur fait subir aucune preparation. Elle les recoit séchés et presses en ballots plusou moins volumineux, ou bien encore renfermés dans des caisses pour les preserver complètement de l'humidité. Leur choix est entièrement fait d'après leurs propriétés organoleptiques; cepen-
(I) Sirop de fécule — préparé par la saccharifleation dos fécules i l'aidc de l'acide sulfurique et aussi a l'aide de la diastase — sert a falsifier le sirop de gomme.
ocr page 32
20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
dant on peut les soumettre ä une analyse chimique lors-qu'ils renferment un principe dosable comme un alca-loide, un acide organique, etc., etc. Les connaissances que Ie vétérinaire possède en chimie et en matière mé-dicale lui suffisent dans ces deux circonstances. Uien ne l'empéche d'ailleurs d'avoir recours a un moyen que Ie pharmacien ne saurait employer, nous voulons par-Ier des essais cliniques.
La connaissance du pays d'origine du vegetal consti-tue aussi parfois un renseignement précieuK qui est capable de fournir des indications reelles sur sa valeur thérapeulique. C'est ainsi, par exemple, que dans l'a-chat des écorces de quinquina, la simple connaissance que Ton aura qu'une écorce vient de Huanuco suffira pour faire savoir au praticien que, non seulement il a affaire ä du quinquina gris, mais encore k la variété la meilleure, la plus estimée pour ses vertus toniques et cellerendueofficinale. De mêmesion désire des rhubar-bes exotiques, on fera son choix parmi celles venant de Moscovie, parce qu'elles sont les plus belles et les plus estimées (1).
Quant aux végétaux indigenes, il serait preferable que Ie vétérinaire-pharmacien lesrécoltelui-méme, mais ce précepte n'est pas toujours facile k observer. Néan-moins, dans Ie cas oü il pourrail étre applicable dans certains pays, nous faisons connaitre dans ce qui suit les principes généraux capables d'assurer une bonne récolte.
Choix et récolte des substances végrétales indigenes. — Principes généraux.
Si Ton considère ce qui se passe dans un vegetal déja développé, on voit une période de nutrition vive qui correspond k la belle saison.
(1) Rhubarbe de Moscovie nous vient de Ia Tartarie chinoiso par Ia voie de la Russie qui a un vaste entrepot de cette substance a Kiakhta en Siberië (Dorvault).
ocr page 33
COLLlïCTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
21
Pendant tout Ie cours de celle-ci, lesphénomènes os-motiques qui se font dans les racines aboutissent ä une production considerable de sève, qui est portee vers les parties supérieures pour la formation des jeunes pousses, des rameaux, des bourgeons, des feuilles, des fleurs et des fruits. A un moment donné, les pbénomènes vitaux atteignent leur summum d'activité et c'est pendant cetle hypervégétation que la floraison a lieu. Get instant de la période vegetative a recu de Van Helmont le nom de temps balsamique, pour montrer que la plante possède alors la plus grande partie de ses principes médica-menteux ou autres, et tous les pharmacologistes sont unanimes pour en faire le moment de la récolte.
Plus tard, en effet, la fecundation a lieu, le fruit se développe et mtirit, les functions baissent, la sève que pompent les racines n'est plus utilisée et revient par les voies laticifères, sous le nom de sève descendante, dans les parties inférieures. Le vegetal alors passe a, une pé­riode de repos qui commence avec les premiers froids et pendant laquelle la vie, comme interrompue, n'existe qua l'état latent. Il ne possède plus de propriétés ou n'a que des propriétés insuffisantes pour les besoins de la médecine.
Mais, s'il est general de ne récolter les végétaux qu'ä leur maturité et pendant leur pleine vegetation, il existe néanmoins des exceptions nombreuses; de sorte qu'il serait plus exact de dire laquo; qu'il faut avoir égard pour la récolte au medicament que l'on veut obtenir et, sous ce rapport, considérer différentes influences, telles que celles de l'age, du terrain, de l'état sauvage ou cultivé raquo; (Dorvault) et nous ajoutons, du climat et de l'exposition.
Influence de Vage.
Au début de la vegetation, les plantes ne renferment que des sues riches en eau et en mucilage et ce n'est que plus tard, quelques mois après leur naissance
ocr page 34
22nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHÉCIS DE PUAUMACIE VÉTÉRINAIRE.
pour les plan tes annuelles, plus longtemps, une année ou plus pour les planles bisannuelles ou vivaces, que les principes médicamenleux se développent, Iels que essences, acides et alcallsorganiques, gommes, résines, Sucres, etc, etc.
C'est ainsi que la laitue vireuse {Lacluca sativa ou cafiitala), comestible au début, devieut plus lard riche en sue laiteux, duquel on extrait Ie lactucarium, dont on connait les propriétés bypnotiques. Cast pour la même raison encore que Ie chanvre du Canada {Apo-cynum cannabinum), la viorne clématite {Clematis vi-tulba), l'aconit napel {Aconitum napellus] peuvent être mangés ä l'état de jeunes pousses sans aucun danger, bien que plus tard ces mêtnes plantes renferment des principes tres toxiques, acres et irritants, Iels que l'apocynine, la clématine et l'aconiline.
Dans Huguet (1), nous trouvons que 50 kilogrammes d'hysope avant la floraison ont (Tonne a la distillation 150 grammes d'essence, alors que la même quantité en donnait 288 grammes après la floraison. Sur les ma-tières sucrées, Ie même auteur cite un aulre exemple: Ie sucre dans Ie sue de la canne marquait, lors de la floraison, 5 degrés a l'aréomètre et après la floraison (4 mois) 14 degrés; Ie sucre dans Ie sue de la betterave marquait, au printemps, 5 degrés ä l'aréomètre, et a l'automne 10 degrés.
Cependant il ne faut pas dépasser un certain öge, car, ä un moment donné, les principes, après avoir possédé toules leursvertns, s'altèrentplus ou moins, se modifieut, disparaissent même tout k fait. Autrefois on conseillait la récolte du pavot blanc {Papaver somnife-rum album) dès que les capsules commencaient a se dessécher; or, aujourd'hui, tons les pharmacologistes
(I) Traite de pharmacie.
ocr page 35
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
sont d'accord pour en faire la réeolte quand il est encore vert, parce qu'il renferme alorsune plus grande proportion de morphine.
La mauve [Malva sylvestris) et la guimauve {Althiea officinalis) perdent leurs propriétés émollienles pour devenir acides et faiblement astringentes ä la fin de la vegetation.
Nous citerons encore la menthe poivrée [Mentha piperita), dont I'liuile volatile perd de ses qualités après Tage de trois ou qnatre ans, surtout si la plante végète sur Ie même terrain.
Enfin, M. Lefort (I) a prouvé que la racine de bella-done de trois h quatre ans donne 0,47 a 0,40 p. 100 d'alropine, tandis quecellede huiläneuf ans en fournit seulement de 0,25 ä 0,31 p. 100.
Les principes médicamenteux ne se ferment done que peu k peu et n'existent ou ne sont complets qu'a parlir d'une certaine époque et jusqu'a une cerlaine période de la vegetation.
Tout cela prouve, d'une maniere tres évidente, que des principes apparaissent et disparaissent selon Tage du végélal (Dorvault), et ce qui se passe dans la mauve, la guimauve, la menthe poivrée, Ie pavot blanc et la belladone nous permet d'ajouter que ces principes peuvent se modifier quant è leur nature, quant a leur qualité et leur quantité.
Quoi qu'il en soit, de ce que nous venons de dire on peut conclure que Ie moment de la floraison sera aussi, regle générale, celui de la réeolte, parce que la plante est alors en parfaite vigueur et en pleine possession de tous ses principes.
Influence des terrains sur les végélaux.
Le terrain a une action tres marquee sur Ie déve-
(1) Cité par Huguet, Traite de pharmacie, p, 493.
ocr page 36
24nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
loppement et les propriétés des végétaux. Saussure et Lassaigne (1), dans des experiences qu'ilsont entrepri-ses sur ce point, ontmontréque les matières minérales que contiennent les plantes proviennent exclusivement du sol. Si donccelui-ci manque de lel ou tel corps qui est absolument nécessaire ä la vegetation de certaines plantes, il est certain que ces dernières n'y pousseront pas.
Il est des plantes qui poussent de preference dans les terrains humides et de ce groupe sont: les ombelli-fères vireuses, certaines crucifères comme Ie raifort sauvage ou cochléaria de Bretagne, quelques renoncu-lacées comme l'acouit, qui croit de preference dans les lieux converts et humides des montagnes, l'aunée et la fougère male, qui viennent abondamment dans les sols bas et humides, etc., etc.
D'autresespèces, peu nombreuses du reste, ont besoin d'un terrain de nature spéciale, plus riche en salpêtre par exemple, ce qui est le cas pour la pariétaire et la bourrache officinales.
Il est de remarque que les solanées et surtout que quelques crucifères recherchent les terrains fortement azotés et poussent de preference au voisinage des habi­tations. On sait aussi qu'il est des plantes (plantes messicoles) qui croissent avec plus de vigueur dans les terrains cultivés et au milieu des moissons que dans tout autre; de ce nombre sont : le fumeterre officinal et la mercuriale annuelle.
En general, les végétaux terrestres renferment sur­tout des sels de potasse. Quant aux plantes marines, elles contiennent particulièrement des sels de soude^ de l'iode et du brome; c'est pourquoi on les rencontre sur les bords de lamer ou dans son sein même, comme
(1) Cités par Huguot, Traite de pharmacie.
ocr page 37
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
touteslesalguesdu genre Fucus, la mousse de Corse (1), les laminaires, les planles sodifères, etc., etc.
Dans les terrains calaminaires qui renferment de l'oxyde de zinc carbonate hydrate nalif, on rencontre une variété de violette sur laquelle les mineurs se gui-dent pour découvrir les minerais zincifères, tellement sa presence est significative au point de vue de la nature du sol.
La ciculine dans la grande ciguë {Cicuta major) est presque entièrement détruite quand la plante a végété dans un terrain humide. Il en est de méme de la valé-riane officinale, qui possède moins d'efficacité quand elie est venue dans un terrain bas et marécageux que lorsqu'elle a végété dans des lieux secs et élevés (Haller).
Méme dans les pays chauds, oü cette influence des terrains humides est plus ou moins combattue par une atmosphere surchauffée, l'élaboration du principe mé-dicamenteux se trouve sinon détruite, du moins ralentie. C'est ainsi qu'on recommande ä Ceylan, ä Java, ä Sumatra, aux Antilles, de recueillir les écorces du laurier cannelier {Lauras cinnamomum) après cinq ans si l'arbre a vécu dans un terrain sec, et d'attendre ä neuf ans et dix ans si, au contraire, il a végété dans un terrain humide et sombre.
En general, toutes les plantes médicinales se plaisent beaucoup mieux dans les lieux secs et légers; et si, ä vrai dire, leur développement n'y est pas tres favorisé, elles y acquièrent plus de malière coloranle, plus de lannin et plus de tousles autres principes qui les font rechercher par Ie médecin.
Une preuve encore de l'influence du terrain est
(1) La mousse de Corse est un mélange de céramiun, d'ulves, de coralline, de diverses conferves et surtout de Fucus helminlho corton (Turner).
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
ocr page 38
26nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
fournie par la menthe poivrée qui exige des assole-ments. On a remarqué en effet qu'aptès trois ans dans un même terrain, cette plante dégénère et que son huile essentielle perd de ses qnalités.
En résumé, la nature du terrain iiiflue beaucoup sur les propriétés médicinales des végétaux. Quelquefois méme ces propriétés sont abolies, comme il arrive pour les plantes marines quand on les cullive loin du littoral. Cette influence se fait méme senlir dans les climats chauds, oü cependant eile doit étre plus ou moins combaltue par la temperature moyenne qui y est tres élevée.
Influence du climat.
Les pays chauds favorisent beaucoup de plantes mé­dicinales, tout comme les terrains secs et légers', les pays froids au contraire leur conviennent fort peu. On peut done dire que Faction des climats est analogue ä celle du terrain, il parait méme qu'elle est ordinaire-ment plus marquee.
Comme les types du règne animal, les substances végélales transportées dans un pays différent de celui de leur origine subissent un veritable acclimatement, c'est-a-dire se font au milieu nouveau dans lequel on les a placées. Les modifications qu'elies subissent sont parfois lellement profondes que leurs propriétés, non seulement s'amoindrissent, mais disparaissent totale-ment, au point de rendre Ie végélal inutile h la théra-peutique.
Les exemples de l'influence climatérique sont nom-breux. Ainsi, larhubarbed'Asie, genre Rheum,fam. des Polygonées, dont la culture a été tentée en Europe, ne possède plus ses propriétés dans nos pays ; Ie frêne {Fraxinus ornus et rotundifolia), fam. des Jasminées, qui donne la manne en Sicile; les myroxylons [Myroxylum toluiferum)) Légumineuses qui croissent dans les pro-
ocr page 39
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
27
vinces de Saint-Thomas et de Carlhagène, surtout aux environs de la villa de Tolu (1) ou ils fournissent le bäume de Tulu, ne produisent rien dans nos regions. Les copahuvriers [Copahifera of/icinalis), encore des Légumineuses, ne donnent du copahu qu'au Perou.
En France, le chanvre Indien, Canabis itidica, est une tres belle plante, tres vigoureuse, mais dépourvue en-tièrement de ses propriétés enivrantes (Haschich). On dit même que le chanvre Indien varie non seulement d'un pays a, l'autre, mais d'une contrée ä une autre apparlenant au même pays et quelquefois voisines; c'est ce que l'on voit en Egypte, suivant Gaslinel du Caire.
La ciguë perd de son activité a mesure que Ton s'éloigne des contrées méridionales, au point de deve-nir une plante potagère (Dorvault).
La menthe poivrée que nous citions plus haut, ve-nanlen Angleterre, possède une essence beaucoup plus orte que celle de la menthe de nos pays.
Dans leur étude de l'alcoolisme, MM. Cadéac et Meu­nier disent, page 42, a propos de la Sauge : laquo; Autant ou plus que les autres plantes aromatiques, la sauge est sujelte a des variations extremes. La plante s'enrichit plus ou moins du principe actif convulsivant, suivant son origine. La sauge qui pousse dans deux pays diffé­rents peut étre extrèmement épileptisante dansl'un et presque inerte dans l'autre. G'est ainsi que les essences venant d'Allemagne, de Paris, du Midi, de l'Est de la France, ne présentent pas la même activité : les essen­ces du Nord l'emportent de beaucoup sur celles du Midi. raquo; Un pen plus loin ils ajoutent : laquo; la sauge du Midi est pour tous les êtres, comme le croyaient les anciens, un stimulant vrai des plus énergiques, presque absolument dépourvu de puissance épileptogène. raquo;
(1) Tolu, ville de Ia Colombie (grande contrée de rAmériqiie scptentrionalel.
ocr page 40
28nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Dans l'étude des essences de fenouil (groupe épilep-tisant, page 148), ces mêmes auteurs écrivent ce qui suil : laquo; qu'elles proviennent du midi, du nord de la France oude rAUemagne, lacriseépileptique aux doses que nous avonsindiquées est généralement un effet siir, fatal raquo;. Ce dernier example semble faire voir que Ie fenouil tont au moins conserve ses propriétés, quels que soient son pays d'origine et Ie climat sous lequel il a végété.
Malgré cette exception présentée par le fenouil, on peut conclure de ce qui precede :
1deg; Que pour avoir les végétaux avec toutes leurs vertus, il faut les prendredans le pays oil ils viennent spontanément;
Squot; Que les plantes des pays chauds sont plus efflcaces, pour la plupart, que celles qui végetent dans les con-trées froides. Cela explique pourquoi on ne remplace que difücilement les plantes des regions tropicales par celles de nos pays; pourquoi il existe des végétaux vénéneux dans le midi et qui ne le sont plus ä mesure que Ton se rapproclie du nord : exemple, la ciguë;
3deg; Que la méme plante perd de ses propriétés ou en acquiert de nouvelles, suivant son pays d'origine.
A propos de Vexposition, nous dirons simplement qu'elle est a. la region ce que le climat est ä l'univers entier; aussi exerce-t-elle sur les végétaux les mêmes influences que le climat. Si on choisit encore la grande ciguë qui est une plante susceptible de vivre sous les diverses expositions, on remarque qu'elle a toujours plus d'action, le climat ne variant pas, si eile est venue sur un terrain place au soleil que si eile a végété sur un sol humide, froid et mal exposé.
Influence de la culture sur les propriétés des végétaux. — On a chaque jour la preuve, dans l'économie do-mestique, des effets de la culture sur les plantes en gé-
ocr page 41
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
néral. Elle developpe certaines parties du vegetal aux dépens de certaines autre?, moins utiles ou moins recherchées; eile fait disparaüre la saveur des chi-coracées, du céleri {Apium duke), des cardes [Delta cicla) (1), et les rend comestibles.
Mais si la culture a des avantages au point de vue des plantes alimentaires, eile est nuisible en general aux espèces de la matière medicate, chez lesquelles eile affaiblit les propriétés et quelquefois même les fait disparaitre. Gest ainsi que Geiger (2) a remarqué que l'Aconit napel, plante sauvage que l'on cultive dans les jardins pour sa beauté, mais qui pousse natu-rellement dans les lieux converts et humides des mon-lagnes du Jura et de la Suisse, perd tres souvent de son acreté par la culture. Gependant cette regle n'est pas sans exceptions et l'on voit la plupart des Ombellifères. beaucoup de Labiées, quelques Gomposées, les Cruci-fères en general comme Ie pavot, Ie colza, Ie genre Nicotiana tabacum des Solanées, ne rien perdre par la culture, qui augmente au contraire la quantité du principe actif que l'on recherche, en multipliant la production.
Récoltes des diverses parties d'un vegetal. — Un vegetal complet offre des racines, une tige, des branches, des rameaux, dont on utilise surtout l'é-corce; des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits et des semences. La localisation du principe actif ne se fait pas partout au même degré; c'est pourquoi il est nécessaire de savoir récolter isolement chacune de ces parties, afin de proflter autant que possible des substances médicamenteuses qu'elles renferment. \
(1)nbsp; Les feuilles de la Betta cicla sont émollientes et servent ä panser les plaies superficielles et les vésicatoires, surtout cliez rhoimne. Les cótes des feuilles sont mangées sous Ie nom do Cardes.
(2)nbsp; Cité par Dorvault.
2.
ocr page 42
30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
L'ordre è suivre dans cette élude de la récolte des diverses parties d'un vegetal n'a aucune importance; aussi commencerons-nous par nous occuper de la pre­mière qui se forme .et conséquemment de la racine.
1deg; Récolte des racines. — On ne récolte généralement pas les racines de plantes annuelles parce qu'elles ne renfermeraient guère que des sues tres aqueux et sans efficacité. Si toutefois on voulait s'en procurer, il fau-drait attendre la fin de la vegetation pour qu'elles aient bien eu Ie temps de se développer.
Le plus souvent on s'adresse aux plantes bisannuelles ou vivaces. Il y a deux époques oü cette récolte peut se faire utilement : au printemps, alors que la plante en pleine vigueur de vegetation absorbe par ses raci­nes tous les sues nécessaires au développement du végétal, et ä l'automne, au moment (depuis fin septem-bre jusqu'au moisde novembre) oü, la vegetation étant complete, les sues séjournent dans les racines et y acquièrent les propriétés dont ils sont doués. Cette dernière époque nous parait la plus convenable, parce que la racine, pendant la belle saison, a pu se déve­lopper, s'assimiler pour sa propre vie les sues qu'elle a eu le temps d'élaborer et de transformer en principes médicamenteux.
Pour les deux espèces de bulbes (colcbique et scille) em­ployés en pharmacie vétérinaire, on devra les récolter toujours en automne, pour les motifs que nous expo-sions tout ä l'heure en parlant des racines. On aura soin de les choisir aussi gros et aussi développés que possible, ei on les exposera au soleil pendant plusieurs jours, après avoir enlevé les premières écailles.
2deg; Récolte des tiges, branches et rameaux. — On con-seille de récolter les tiges des végétaux ligneux pen­dant Ia période d'hiver, parce qu'elles sont alors moins aqueuses et qu'elles donnenl plus d'extrait qu'en
ocr page 43
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
31
toute autre saison. La période qul separe la foliation de la floraison convient tres bien pour celle des plantes herbacées.
Quant ä la récolte des branches et des rameaux, les mêmes regies sont applicables.
3deg; Récolte des écorces. — Les végétaux qui les four-nissent doivent être en pleine vigoeur et dans la force de l'äge. Gelle des arbrisseaux s'enlève généralement a la fin de la vegetation de Taiinée, c'est-a-dire en automne. Pour l'écorce des arbres au contraire, on choisit généralement Ie printemps, cette période qui precede la floraison. Le choix portera surtout sur les branches dequatre ou cinq ans, parce que, lorsqu'elles sont plus agées, comme quand il s'agit des écorces d'un vieux tronc par exemple, elles sont fissurées, crevassées et presque inertes.
Si c'est l'écorce de la racine que Ton veut récolter, comme cela a lieu pour le grenadier sauvage, Punica granatum, on choisira un arbre de huil k dix ans, fort et vigoureux, dont on dépouillera la racine au moment du besoin si l'on désire se servir de l'écorce a l'état frais (1). Un grenadier de eet äge peut fournir, parait-il, de 60 è. 80 grammes d'écorce.
4deg; Récolte des bourgeons. — A. Bourgeons de peu-plier. — Ils sont fournis par le Populus nigra, de la familie des Amenlacées.
Il faut les recueillir, disent Delafond et Lassaigne, avant le développement de la feuille, au moment oü ils ont acquis leur plus grand degré d'accroissement. Plus tót ou plus lard, ils possèdent moins de propriétés anti-spasmodiques. Leurs effets sont dus ä une matière
(1) Un moyen facile de conserver l'écorce fraiche pendant assez longtemps consiste ä la placer dans une couche épaisse de sable, comme cela se fait pour la racine do réglisse et plus souvent pour celle de raifort sauvage.
ocr page 44
32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
résineuse, collante aux doigls, d'un vert jaunätre et d'une odeur agréable; c'est pourquoi il Importe de les récolter quand ilsen sont chargés, c'est-a-dire en mars etavril. lis font la basede la pommade de peaplier oa populéum, dont l'emploi est tres frequent en médecine vétérinaire.
B. Bourgeons de sapin. — lis sont donnés par Ie Pinus sylvesiris, de la familie des Conifères; leur emploi est beaucoup plus rare pour nous que celui des bourgeons de peuplier. On les connait quelquefois sous Ie nom de gemmes de jiin.
On récolte les bourgeons de sapin aussi au prin-temps, au moment ou ils ont acquis leur développe-ment complet et celui tres voisin oü ils vont s'ouvrir. C'est dans Ie nord de l'Europe et parliculièrement en Russie que la récolte se fait. En France, Ie pays de Champagne est celui qui nous en fournit Ie plus.
lis renferment une substance résineuse qui fait leur propriété et leur donne la saveur amère qu'ils possè-dent (1).
5deg; Récolte des feuilles. — L'opinion des auteurs varie un peu sur la période exacte que Ton doit choisir pour la récolle des feuilles. Pour les uns, on doit les cueillir au commencement méme de la floraison ; pour les autres, Dorvault par exemple, Ie moment Ie plus favorable serait immédiatement après la floraison, dès que les organes reproducteurs commencent ä se montrer. Dans tous les cas, il faut éviter de passer cette limile, car après elles durcissent, perdent une partie de leur sue et n'ont plus que des propriétés affaiblies.
Pour les plantes bisannuelles, on s'accorde généra-
(I) Ils sont indiqués dans tous les cas oü les térébenthines sont a prescrire, comme les affections catarrhales des voies urinaires et de l'appareil respiratoire. On les traite tres avantageusemont par décoction dans l'eau ou un liquide alcooliquc, comme Ie vin par exemple, dans les proportions de 30 a 40 grammes p. 1000.
ocr page 45
COLLECTION DES MÉDIC.*MENTS SIMPLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
lement pour conseiller la récolte des feuilles dans Ie cours de la deuxième année, comme pour la Digitale pourprée et un grand nombre d'autres. Pour les planteg vivaces, on atlendra au moins deux ans pour faire cette récolte.
Dans tous les cas, il sera loujours bon de choisir un temps sec et doux et de ne faire la récolte qu'après Ie lever du soleil, de fa^on a laisser disparaitre toute trace de rosée. Les plantes qui fournissent les feuilles seront toujours choisies parmi les plus vigoureuses, et on rejettera avec soin tous ceux de ces organes qui seraient mal venus, décolorés ou déja altérés d'une facon quelconque.
6deg; Récolte des fleurs. — Les fleurs de nos pays que l'on emploie Ie plus fréquemmentdans nolre médecine, sent : les fleurs de camomille, celles de matricaire, de tilleul, d'oranger, de mauve, de guimauve, de sureau, d'arnica, de bourrache, de molene, les boutons de rose de Provins, etc. ïoutes ces fleurs doivent étre récoltées dès que leur épanouissement commence. Un pen plus tard, la corolle perd de sa coloration, est moins odo-rante et ses sues se trouvent plus ou moins employés au benefice des organes reproducteurs. A cette regle générale il existe une seule exception fournie par la rose de Provins, Jtosa gallica nebra, dont les fleurs sont toujours cueillies en bouton pret a s'ouvrir. En effet, l'observation a démontré que les principes astrin­gents {quercitrin et tannin) qui les font employer en médecine y sont alors plus abondants.
7deg; Récolte des sommités fleuries. — Dans certaines plantes de la familie des Labiées, des Composées et des Ombellifères, les feuilles sont de plus en plus aroma-tiques, a mesure que l'on se rapproche du sommet de la tige; de sorte que celles de la partie supérieure diffé­rent peu des fleurs. C'est pourquoi les pharmaciens sont
ocr page 46
34nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PlIMtMACIE VÉTERINAIHE.
dans l'habitude de les cueillir ensemble et de les utiliser sous Ie nom de sommités fleuries.
Le moment de la récolte est Ie même que celui des fleurs. Comme pour celles-ci, il faut la faire dès que l'épanouissement de la corolle commence, et quelques heures après le lever du soleil, pour laisser è ia rosée le temps de disparaitre.
8deg; Récolte des fruifs. — Les regies ne sont plus les mêmes, suivant qu'il s'agit d'un fruit charnu ou d'un fruit sec.
A.nbsp; Pour les fruits cliarnus, s'ils sont employés frais, on les cueillera tres mürs. Dans notre médecine on n'utilise guère a. Fétat frais, et encore tres rarement, que les baies du nerprun purgaliS{Rhamnus calharticus). Ces baies, vertes d'abord, deviennent noires quand leur maturité est complete, ce qui a lieu en septembre. On en fait un extrait, dit encore Rob (1) de nerprun, et un sirop qui sont réserves ä la médecine du chien.
Si on doit conserver le fruit cbarnu, on le récoltera avant sa complete maturilé et on le conservera dans un fruitier en attendant qu'elle s'achève. C'est ainsi que Von opère pour les baies de genièvre qui sont les seuls fruits charnus que Ton conserve dans notre pharmacie.
B.nbsp; Pour les fruits secs, il ne faut pas attendre leur dessiccation naturelle et on doit les récolter dès que la graine et le péricarpe sont tout h fait développés. Par exemple, le Pavol somnifère, Papaver somniferum album, est récolte aujourd'hui, suivant l'avis de la plupart des pharmacologistes, au moment oü il lend a passer du vert au jaune fauve. Ces auteurs basent leur opinion sur des cas d'empoisonnements acciden­tels survenus après l'emploi de capsules vertes, alors
(I) Rob, extrait du sue d'un fruit charnu. On écrase le fruit, on lais^e fermentcr trois ou quatro jours, on passe en expriinant, puis on filtro et on évapore en consistance d'extrait mou.
ocr page 47
COLLECTION DES MEDICAMENTS SIMPLES.
35
que Ie même fruit sec, pris a la même dose, n'avait pas été loxique. Us en ont conclu, avec raison, que pendant celle période intermediaire, oü Ie pavot passait du vert au jaune, la capsule renfermait plus abondam-ment d'opium.
9deg; Récolte des sentences. — Elle est toujours tres facile. S'il s'agit de fruits capsulaires, la récolte des semences se fera au moment oü la déhiscence est sur Ie point de s'opérer. Pour les fruits charnus, il faudra altendre que la maturité soit complete, de facon que les graines possèdent toutes les substances qu'elles doivent renfermer.
En general, quelle que soit la parlie de la plante a récolter, Ie vétérinaire-pharmacien ne devra s'adresser qu'a des végélaux bien venus et vigoureux. Il fera sa récolte dès Ie matin d'une journéesèche et chaude, de maniere a avoir une dessiccation plus complete et une conservation plus certaine.
En nous aidant de lous les renseignements néces­saires puisés dans les travaux de Henry et Guibourt, de Delafond et Lassaigne, de Dorvault, etc., etc, nous avons établi Ie tableau suivant oü, mois par mois, est indiquée la récolte des plantes ou des parties de plantes susceptibles détre utilisées en médecine vétérinaire. Ainsi qu'il est facile de s'en rendre compte, ce sont surtout les mois de juin, juillet et aoüt, correspondant a la saison d'été, et les mois de septembre, octobre et novembre, correspondant a l'automne, qui sont parti-culièrement chargés. Le reste du temps peut être employé a la preparation des graisses, des teintures, des pommades, des onguents, des feux, des liniments divers, etc, etc
ocr page 48
MOIS.
RACINES.
BULBES.
TIDES ft ramean.
ÉCORCES.
I0DRCIDXS.
felii.Les.
Ftl
Janvier et Février.
V
Mart et 1 Avril. i
Peuplier, Sapin.
1. de '
Mai. )
{oses p Roses (iquot;'n), de Xov
Juin. 1 (*) La pre-l mière ré-I colle de Digitale) est la pré-l férable. f
\
Aclie, Armoisc, Belladone(lreró-colle), Bourra-che, Bugle, Bu-glosse, Chicoree, Digitale (ir' ré-colle) (*) . Fe­nouil, Guimauve, Jusquiame, Lai-tue vireuse, Mar-ruhe, Pariélaire, Plantain,Uonces, Saponaire, Sca-bieuse, Verveine odorante.
loquelic niille, ijuillcl Tilleul.
Juillet. }
lourrac
vrefeui
AoAt.
Belladone (2* ré-colle), Morelle, Noyer, Slra -
moine.
#9632;ouillon Grenad mauve, lloublo
/Chicoree, Angc-/ lique, Chiendent, l Fenouil et autres Septembre J ombellifères.Gui-(1). raquo; mauve, Kéglisse, / Tussilage, Valé-1 riane, Douce \ amère.
Mercurial e,
/Aunée, Bardane, \ Khubarbeindig., Octobre. 1 Roseau, Saponai-/ re,Valérianeph., \ Amadouvier.
Colchique.
Chêne, Ga-rou,Saule, Racine de Grenadier.
Novembre. j
Scille.
Touteslei*C9r-
rtsfngnienl.
Décembre. |
(S) Nous placons Ia rócolte tomnc est bien preferable fvoir
des racines p page 30).
lus particu
ièrement er
ce mois.
Elle peut ho hm
ssi au p
ocr page 49
#9632;
.ES.
FLEUBS.
SOMMITÉS
FI.EUitlES.
FRUITS.
SEMENCES.
PRODUITS AMMA.UX.
PREPARATIONS.
•
Les ^raisses naturelles préparéei en hiver sont plus blanches et plus rennes. L'aloèlaquo; se pulve­rise plus racileinent que dans toute autre saison, la poudre ne se piend pas en masse aussi vite que celle raquo;btenue en été.
i. de ïussilage.
ioses |)äic5(juin), Hoses rouges (juin), Chatons de Noycr.
Absinthe (Im réc), ClffüB (juin), Co-cliléaiia (1quot; réc). Lierrc tevrestie (juini, Pimpre-nelle {petite).
mioisc, (l'TÓ-iourra-e, Bu-licorée, {!'• ré-, Fe-mauve, e, Lai-e, Mar-iétaire, {onces, , Sca-erveine
loquelicot, Canio-inille, Oranger liuillol), Surcau, tilleul.
'
Ache, Armoise, Belladone, Bour-rache, Bugle, Hu-glosse, Chicoree, Digitale, Fenouil. Guimauve, Jus-quiame, Laituc vireuse, Mar-rubc, Pariéiaire, Plantain, Ron-ces, Saponaüe, Scabieuse, Vcr-veiue odoranle.
Ganthari-des.
Les extrails de Bella­done, de Digitale, de Jusquiamc; les Hy-drolals de Laurief-cerise, de Heurs d'o-ranger; les Imiles simples deSoIanées; 1c Baumc Iranquille; 1c Populéum; les al-coolatures.
tourrache, Chè-viefeuille,Mauve.
Absinthe [2laquo;réc), Aigremoine, Ca-lament, Cenlau-rée, Mauve, Mé­lisse, Menlhe (aout}, Mille-feuille.Nicotiane, Romarin, Rue (aout), Sabine, Sauge, Serpolet, Tanaisie, Tbym. ülmaire,Lavande
Favot blanc.
Les eaux dislillées et les huiles volatiles de la plupart des Labiées et d'aulres plantes ci-dossus; en particulier les HO dislillées de Mélisse, de Meuthe, de Rue, de Sabine. Mois favorable ä la preparation du Lau­danum de Rousseau.
(ïlaquo; ré-
Vlorelle,
Slra-
iouillon blanc, Grenadier, üui-mauve, C6nes de iloublon.
Rue.
Ümbellifè -res, Noix pourbrou.
Nerprun.
Anis, Go-riandre.
Giguë.
blxtrait de Ötramoine, extruit de Belladone.
iale,
Miel,Gire.
Sirop de Nerprun.
Geniövres i Goings (pépins),
C'est Ie moment des chasses. La fol aidant, se procurer les grais-ses de bótes fauves
(Dorvault).
Celles de Colchique et de Scille ä l'état frais.
sa faire
ssi au prinlemps
quand il y a assez
de feuüles p
our les faire
recounailr
Monies preparations
qu'en janv. et ffiv.
e, mais la récolte d'au-
Phs
rmacie vétér.
3
ocr page 50
CHAP1TRE II
DE LA CONSEUVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS
Sous l'influence des différents principes contenus dans l'air, et parliculièrement de l'oxygène et de la vapeur d'eau, sous l'influence aussi d'une exposition plus ou moins prolongée a la lumière, un grand nombre de matières qui nous servent de medicaments peuvent s'altérer ou se modifier. Ces changements, qui s'opèrent quelquefois d'une maniere tres rapide, frappent sans distinction les corps organiques et les corps inorga-niques; mais les premiers sont certainement plus sen­sibles k ces causes de destruction. Aussi leur conser­vation est-elle plus difficile, moins parfaite et surtout de plus courle durée. L'axonge, Ie miei et les diverses parties des végétaux sont, en cffet, plus facilement alté-rables que tout ce qui appartient au règne inorganique. Dans celui-ci, cependant, il n'est pas rare derencontrer des produits que Ie contact de l'air ou que l'exposition a la lumière transforme ou modifie quelquefois pro-fondément. Nous citerons tous les sels déliquescentset efflorescents, Ia transformation lente du sesquicarbo-nate d'ammoniaque en bicarbonate a la temperature ordinaire, Ie phosphore et les sels d'argent que la lu­mière modifie, etc.
L'air, dans ces différentes circonstances, agit de di-
ocr page 51
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. 39
verses manières : lantöt il emprunte aux corps une partie de leurs elements constituants, tanlót, au con­traire, il leur cède de ses principes. Le résullat (inal est toujours un changement d'état plus ou moins complet qui trouble leurs vertus thérapeutiques, les annihile oules exalte, ou simplement les affaiblit.
Il est done nécessaire de meltre en oeuvre certains procédés par lesquels, s'il n'est pas possible dans tous les cas d'empécher des alterations de se produire ou des modifications d'avoirlieu, on peut, tout au moins, en éloigner le terme.
G'est eet art qui a pour but de conserver les medica­ments qui constitue la reposition.
Bien que les methodes de conservation varient peu en elles-mêmes, il est cependant quelques détails, spéciaux aux différents groupes, qu'il est bon de connaitre. Afin de pfócéder avec ordre, nous avons établi un para-graphe particulier è, chacun des trois règnes naturels, comme nous l'avons fait aussi dans le chapitre relalif a la récolte. A propos de quelques corps de chacun de ces groupes, nous faisons connaitre quels genres d'al-térations ils sont susceptibles d'éprouver, afin que, étant prévenu, on puisse prendre les moyens les plus convenables pour les en preserver.
1deg; Règne mineral. — Les medicaments qu'il nous fournit sont ordinairement de conservation facile. Parmi eux, il en est cependant qui changent au contact de l'air ou de la lumière et centre les alterations des-quels il faut se tenir en garde.
Ainsi, le carbonate de fer (1) est tres difficile a. con­server en pharmacie a Tabri de la decomposition. Peu après sa preparation, en effet, il se transforme en
(l) C'estune des meillcures preparations ferrugineuses,parce que, quoique insoluble comme les oxydes, son acide carbonique est faci--lement expulsé par les acides de l'estomac.
ocr page 52
40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PI1ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
sesquioxyde de fer plus ou moins hydraté, si on Ie laisse en contact avec l'air. Les pilules préparées selon la formule de Vallet ont pour but précisément d'em-pêcher celte transformation.
La nature nous offre ce sei dans plusieurs eaux fer-rugineuses, comme celles d'Orezza (Corse), de Schwal-bach (Nassau), de Spa (Belgique): mais ici aussi la con­servation est difficile, parce que Ie carbonate n'y est retenu que par l'acide carbonique et que ce dernier s'échappe au simple contact de l'air. Cetle alteration se fait plus lentement, si ces liquides tiennent en méme temps, comme l'eau de la source Céleslins, ä Vichy, celle de Soullzbach (Haut-Rhin),des bicarbonates alca-lins, parce que l'acide carbonique est retenu par l'alcali.
Le sulfale de fer (couperose verte, vitriol vert), laissé au contact de l'air, se recouvre sur ses cristaux, qui sont d'un vert émeraude, d'une poussiere ocreuse, formée par un sei basique de peroxyde insoluble :
SFeO.SO3 -f O = Fe^O^^OK
insoluble.
C'est a cause de. cette alteration que Ton emploie rarement le sulfate de fer en médecine.
Le potassium s'oxyde ä froid dans l'air sec; il est le seul métal même qui s'oxyde dans cette condition; aussi on recommande de le conserver dans une huile non oxygénée, comme l'huile de schiste.
La potasse et la soude quand on les expose a l'air se transforment en carbonates. De ces deux carbonates, l'un, celui de potasse, est deliquescent et reste tou-jours liquide; et l'autre, celui de soude, est efflorescent, et se transforme en une matière sèche, blanchälre et opaque a la surface de ses cristaux.
Les sulfures de soude et de potasse (trisulfure de sodium et de potassium impur) que l'on emploie pour
ocr page 53
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. 41
préparer les bains sulfureux se sulfalisent a l'air et doivent être renfermés dans des flacons bien bouchés.
Les petites plaques blanches de cyanure de potassium, qui ressemblent ä la potasse, s'altèrent en presence de l'air en répandant une odeur d'acide prussique assez marquée. Elles contiennent alors du carbonate de po­tasse et deviennent incomplètement solubles dans lakooi (Riebe).
Le sei volatil anglais, qui est un sesquicarbonate d'ammoniaque que Ton met dans de petits flacons avec quelques gouttes d'essence, flnit par ne plus sentir l'ammoniaque et par se changer ä la longue en bicar­bonate, a la temperature ordinaire.
Leseffetsde l'humidité de l'air sur certains sels sont démontrés par les phénomènes de deliquescence ou d'efflorescence qui se produisent sur quelques-uns d'entre eux, après une exposition ä l'air plus ou moins longue.
C'est parce qu'ils sont déliquescents, que le chlorure de calcium anhydre, que le chlorure de zinc, que le carbonate neutre de potasse, que le nitrate de soude (faiblement), que l'acide chromique, etc, se liquéüent assez rapidement si on ne les tient pas dans des flacons bien bouchés.
La chaux vive se délite rapidement en absorbanl l'humidité de l'air.
Le chlorure de sodium est aussi légèrement deli­quescent, è, cause des sels magnésiens qu'il renferme.
D'autres, au contraire, perdent a l'air tout ou partie de leur eau de cristallisation, deviennent opaques et tombent quelquefois en poussière. On dit de ces sels qu'ils sont efflorescents. Tels sont les cristaux de soude, le sei de Glauber ou sulfate neutre de soude, le sulfate de zinc, le sulfate de cuivre (couperose bleue ou vitriol bleu), le sulfate de magnésie qui s'effleurit incomplete-
ocr page 54
42nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHA.RMA.CIE VÉTÉRINAIRE.
ment en perdant deux equivalents d'eau, Tacétate neutre de plomb, etc., etc.
Quant a faction de la lumière, nous en trouvons des exemples fort connus dans les sels d'argent, dans Ie phosphore ordinaire, lequel abandonné ä la lumière devient rougeètre ä sa surface et se transforms en une variété absolument différente, que l'on connait sous Ie nom de phosphore amorphe ou phosphore allotro-pique (1).
Le chloral hydrate s'altère aussi avec Ie temps, sur-tout sous l'influence de la lumière directe; c'est pour-quoi on doit le conserver dans des flacons en verre coloré et bouchés a l'émeri. Exposé ä la lumière, l'acide azotique se decompose en oxygène, en eau et en va-peurs nitreuses qui le colorent en jaune (Riche).
L'iodoforme aussi s'altère ä la lumière.
Par conséquent, suivant les substances, les moyens de conservation devront varier. Pour empécher faction de l'air, il suffira d'une maniere générale de tenir les medicaments dans des recipients bien fermés; par ce moyen aussi on les préservera de l'humidité mais, dans ce cas, il faudra encore les placer dans un endroit sec de l'officine. Si c'est faction de la lumière que l'on redoute surtout, il sera facile de les en preserver en les placant dans des flacons en verre noir, bleu ou jaune foncé.
2deg; Reg-ne animal. — Nous avons vu, ä propos de la collection, que les medicaments simples tirés du règne animal sont en petit nombre et que l'on n'emploie guère, dans notre pharmacie, que les cantharides, l'axonge, la eire et le miei. Mais, s'ils sont peu nombreux, ils sont, en revanche, tres sensibles aux agents atmosphériques, ä cause méme de la nature particulièrement alterable
(1) Allotropique. — ä).),o;, autre; tjjótio;, maniere d'etre.
ocr page 55
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS,
43
des elements organiques qui les constituent. Un contact avec l'air relativement pen prolongé, une temperature élevée de quelques jours suffisent pour provoquer le rancissement des graisses ou la fermentation du miei, surtout si ces substances sont déja de basse qualité. Leur conservation devra done être l'objet de beaucoup de soins. Cast pour ce motif que les pharmacologistes conseillent de ne jamais avoir que de petites quantités de ces produits, afin qu'ils soient vite écoulés et de pouvoir les renouveler souvent.
A. Conservation des cantharides. — Une fois morles sous Finfluence des vapeurs vinaigrées, ou d'am-moniaque ou de térébenthine ou encore dans un bain d'eau acidulée a Tacide sulfurique, comme le recom-mande Deschamps, les cantharides sont séchées au soleil et conservées dans des bocaux bien bouchés oü l'on a mis du camphre ou du carbonate d'ammoniaque. Sans cette precaution, Fhumidité d'une part et certains insectes d'autre part, véritahles parasites des cantha­rides, ne tarderaient pas a les envahir et ä les älterer en parlie. Les Anthrênes, les Dermestes, les Ptines, les Gibbies, les Acarus les attaquent en effet avec le temps et d'autant plus vite qu'elles ont été mal desséchées et que leur conservation est défectueuse.
Tout le monde est d'accord pour dire que ces para­sites se nourrissent des parties molles; mais oü l'on ne s'entend plus, c'est quand il s'agit de savoi'r s'ils dé-truisent, en même temps que les parties molles, le principe actif, la cantharidine. Farines et Ferrer (1) sont d'un avis tont ä fait oppose. Tandis que pour le premier la cantharidine serait totalement détruite, eile resterait intacte, pour le deuxième, dans la tête et les élytres. L'opinion de Fumouze (2) semble se rattacher
(1)nbsp; Cites par Dorvault.
(2)nbsp; Cite par Doi-vault.
ocr page 56
44nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DU PIIAHMACIK VÉTÉR1NAIBE.
ä celle de Ferrer, car, pour lui, la cantharidine existe-rait même dans les cantharides vermoulues.
Comme on Ie voit, les avis sont partagés; dans tons les cas, il faut éviter d'employer des insectes trop vieux ou atteints d'une affection quelconque, parce que, cer-tainement, leur action est tres affaiblie. Au contraire, on pourra se servir avec confiance des cantharides qui seront pleines, entières, vertes et dont l'odeur spéciale sera franchement penetrante, parce que ce sont lä les principaux signes d'une bonne conservation.
B. Conservation de l'axonge. — L'axonge s'altère tres facilement, surtout si eile contient de l'eau comme cela a lieu toujours pour celle que l'on achète dans Ie commerce. Exposée ä l'air eile attire loxygène, jaunit plus ou moins, devient acre et contracte une fort mau-vaise odeur. G'est ce phénomène qui est connu sous Ie nom de mncissement. Ainsi modifiée, l'axonge, natu-rellement émolliente, devient irritante par la presence de l'acide butyrique nouvellement formé, désorganise la peau et change les eflets de la pommade dont eile est Ie véhicule. Son action dès lors est maturative.
Pour empêcber ou diminuer Ie rancissement, on a eu recours k diverses precautions et conseillé plusieurs methodes. Le soin Ie plus élémentaire consiste ä con-server l'axonge dans des vases converts, afin de la mettre ä l'abri du contact de l'air, et è Ia tenir dans des endroits secs et froids. De plus, on a remarqué que l'axonge préparée en hiver est de meilleure conser­vation que celle fondue en été.
Groves dit que l'on peut retarder son rancissement, en la mélangeant avec de la creosote, de l'huile de piment, de l'essence de girofle ou du bäume du Pérou.
Hirzel a conseillé le mélange suivant, comme pouvant conserver l'axonge pendant une année :
ocr page 57
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. 45
Axonge fondue........................ 100 gr.
Sol marin pulverise................... 20
Alun cristallise pulverise...........;..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
On chauffe el on écume la surface. Apres refroidisse-ment, la graisse est lavée et malaxée avec de l'eau jus-qu'ä ce quelle n'ait plus de saveur salée, puis tenue en fusion ä une douce temperature jusqu'ä evaporation complete de l'eau.
Deschamps d'Avallon a propose de remplacer, pour la confection des pommades, l'axonge ordinaire, qui rancit tres vite et change par conséquent la nature des medicaments, par l'axonge benzoïnée ou balsamique qui a du reste été adoptée par Ie Codex. On la préparé ainsi:
Benjoin concassé.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr •
Axonge............................... 25
On chauffe au bain-marie pendant deux ou trois heures, on passe h. travers un linge, puis on agite jus-qu'ä refroidissement.
Dans les pharmacies on se sert quelquefois du baume de Tolu, qui a servi k la preparation du sirop de Tolu, et alors la formule est la suivante :
Baume de Tolu....................... 10 gr.
Axonge.............................. 1000
On opère comme précédemmenl.
Parliculièrement pour la preparation des pommades colorées, Ie même auteur conseille de préparer l'axonge ainsi qu'il suit:
Bourgeons de peuplier................. 500 gr.
Axonge............................... 3U00
Eau................................ 250
Preparation. — On chauffe jusqu'ä ce que l'humidité soit dissipée, on passe a travers un linge et on agite jusqu'ä refroidissement.
Cetle axonge populinée se conserve fort bien, de méme
3.
ocr page 58
46nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
que les pommades pour lesquelles eile sert de véhicule.
Malgré tous ces moyens de conservation des graisses qui permettent de les garder intactes pendant plus d'une année, on tend tous les jours en pharmacie è, leur substituer la vaseline blonde ou blanche, que l'on emploie presque couramment aujourd'hui. Ce nouveau produit a les propriétés émollienles de l'axonge, se conserve presque indéflniment et permet de faire des pommades d'une homogénéité parfaite. A moins que ce ne soit pour un collyre qui demande des produits tres purs, parce qu'il constitue toujours une preparation tres delicate, nous engageons fort les vétérinaires ä se servir de la vaseline blonde, lout simplement parce qu'elle est d'un prix de revient moins élevé que l'autre.
C. Conservation du miei. — Exposé a l'air, Ie miei s'altère facilement, entre en fermentation et ac-quiert bientót une saveur aigre due a la presence de l'acide acétique.
11 devient alors liquide, brun mousseux et rougit la teinture bleue de tournesol. Telles sont les alterations de cette substance si, comme pour la graisse, on n'apas Ie soin de la conserver dans des vases bien fermés et tenus dans des endroits secs et froids.
Quant ä la eire, eile ne demande aucun soin spécial et se conserve indéflniment.
3deg; Règrne vég-étal. — Les moyens auxquels la pharmacie a recours pour empêcher l'altération des végétaux sont au nombre de trois :
1deg; L'émondation;
2deg; La dessiccation;
3deg; Leur conservation a l'abri de l'air, de l'humidité, de la lumière et des poussières atmosphériques.
i0 De rémondation (1). — Encore appelée monda-
(I) Emondation de e, hors, et mundare, nettoyer; action de nottovcr.
ocr page 59
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. 47 tion ou triage, l'émondation est une operation pharma-ceutique laquo; par laquelle on retire de substances végetales, recueillies pour I'usage medicinal, certaines portions qui pourraient modifier leurs propriétés ou même y nuire. G'est ainsi que, dans quelques cas, on enleve les radicules, ou les tiges, ou les pédoncules, pour ne mettre en réserve que les racines, les feuilles ou les fleurs. Par la même operation, on retire les parties gatées; on débarrasse celles que Ton veut conserver de la terre ou des autres corps étrangers qui les salis-sent laquo; (Littré et Robin).
Son but, comme son etymologie l'indique, est de netloyer, de débarrasser des souillures qu'elle présente Ia partie du végétal que l'on veut utiliser, ou même de l'isoler du reste de la plante pour l'employer seule.
L'émondation peut consister en l'enlèvement d'une écorce ou d'une enveloppe ligneuse d'une graine et être alors une simple décortication; ou bleu encore êlre un triage de racines sèches ä travers un tamis et constituer ce que Ton connait sous le nom de cribration; enfin, être un nettoyage par un courant d'air des écailles foliacées qui salissent une drogue. Gette der-nière operation s'appelle le vannage.
A. Décorlication (1). — En pharmacie, la décortica­tion est une operation qui consisle ä enlever 1'écorce d'une racine, d'un arbre, d'un fruit ou d'une se-mence.
Le mécanisme dont on se sert est toujours des plus simples, et tres souvent on la fait ä l'aide d'un cou-teau ordinaire. Les plantes que l'on décortique sont le garou, lechêne, la racine de grenadier sauvage, etc.
L'opération qui consiste ä enlever les écailles et les fibres que l'on trouve sur le chiendent, le raifort
(1) Décortication, de de, sans; cortex, écorce.
ocr page 60
48nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
sauvage, etc., s'appelle Ie ratissage; celle par laquellenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; /
/
on dépouille de leur épiderme certaines racines, comme
celle de réglisse, constitue Ie raclage.
La racine de guimauve, qui est tres souvent employee comme émolliente, est industriellement décortiquée dans Ie nord de la Prance en Ia faisant tourner dans des tonneaux armés de dents de fer.
Il est des semences, amandes, semences froides de citrouille, de courge, etc, que 1'on dépouille de leur enveloppe ligneuse en les mettant pendant quelques minutes dans de l'eau bouillante.
Quand on veut opérer la décorticalion sur des fruits ä écorce dure, on les fait passer entre deux cylindres assez écartés pour ne casser que l'enveloppe; ou bien cequi est beaucoup plus simple, on casse les coques une par une avec un marteau.
B.nbsp; Criblage ou cribration. — Cette operation consiste k séparer, a l'aide d'un crible [cribrum), les parties fines et mennes de certaines substances d'avec les parties plus fortes et plus grosses.
Le criblage se pratique tres rarement dans les phar­macies. On i'emploie surtout pour les graines et la mondation de quelques racines sèches.
C.nbsp; Vannage. — Le vannage consiste ä chasser, a l'aide d'un courant d'air plus ou moins fort, les écailles mem-braneuses de certaines racines sèches (fougère male); les glumes, les glumelles ou les glumellules des grains d'orge, etc.; les enveloppes foliacées des sérninoïdes, de fenouil, d'anis vert, etc. ; les debris de gousses de colza ou de moutarde; les poussières mélangées ä ces divers produits, ainsi que les graines vermoulues ou plus légères par défaut de développement.
Cette operation se pratique ä l'aide d'un van (d'ou le nom de vannage), mais le plus souvent on emploie un tarare de l'industrie.
ocr page 61
/
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. 49
Ces substances triées sont dites mondées; celles lais-sées en nature sont dites en sorte.
Sauf la décortication des amandes ordinaires, qui se fait au moment du besoin en les plongeant pendant quelques minutes dans de l'eau bouillante, ces opera­tions sont raremenl pratiquées dans les pharmacies, car ladroguerie livre toujoursles produits tout mondés et prêts ä être utilises.
2deg; De la dessiccation (1) [dessiccatio, de siccus, sec). — Cette operation a pour but d'enlever aux plantes médicinales leur eau de vegetation. Cette eau, en s'éva-porant, laisse déposer dans l'intérieur des tissus les principes qu'elles tiennent en dissolution et qui font la propriété du vegetal. Grèce ä cette siecité, la con­servation peut être de tres longue durée.
La dessiccation peut s'obtenir de plusieurs manières: soit ä l'air libre en Ie renouvelant sans cesse, soit en utilisant la chaleur naturelle du soleil, soit enlin en élevant artificiellement la temperature du volume d'air qui entoure les plantes k dessécher.
Le turbinage ou essorage, c'est-a-dire l'évaporation produite è, l'aide d'une turbine, étant un procédé en-tièrement industriel, nous iven parlerons pas.
En general, les végétaux sont desséchés a l'air libre et a l'ombre, dans des locaux exposes au midi. Il u'est pas rare aussi que l'on se serve d'un milieu surchauffé artificiellement, comme le voisinage d'un four ou une étuve parexemple. Dans tous les cas, quel que soit le moyen employé, 11 sera tres bon s'il permet d'aüein-dre le degré de dessiccation voulu, teut en respectant
/
(I) Les drogues simples indigenes et a priori les exotiques sont toujours desséchées quandle commerce les livre. Néanmoins, nous avons cru devoir faire connaitre en détail la dessiccation, pensant être utile ainsi a ceux de nos confrères qui voudraient s'occuper de cette partie de la pharmacie.
ocr page 62
bOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
l'odeur et la couleur des drogues traitées. La methode du séchoir, dans laquelle la dessiccation se produit ä l'air libre et ä l'ombre, est celle qui remplit Ie mieux ces conditions.
Le séchoir doit être place sous les combles et exposé au midi. Il doit être muni de persiennes et de rideaux dans tous les sens, afin de pouvoir diriger ä son gré l'aération et arrêter, si cela devient nécessaire, les rayons solaires pour empécher toute decoloration des plantes de se produire. En outre, on disposera a l'in-térieur des claies mobiles ou des chassis pourvus de toiles, sur lesquelles on étendrales végétaux ou parties de végétaux ä dessécher.
a.nbsp; Dessiccation des racines. — Pour la pratiquer on peut s'y prendre de deux manières. Dans l'une, on sèche les racines avant de les nettoyer; dans Fautre, on les émonde d'abord et on les dessèche ensuite. Cetle dernière methode est la plus employee. Tres souvent, une fois lavées et débarrassées de toutes les souillures, on les coupe par morceaux assez courts, que Ton fend eux-mémes par tranches plus ou moins minces et on les etend ensuite sur des claies ou des chassis. D'autres fois, comme on le fait en Chine pour la rhubarbe, on réunit plusieurs morceaux de racines en guirlandes que Ton suspend dans un séchoir.
b.nbsp; nbsp;Dessiccation des bulbes. — Ceux de scille et de colchique sont les seuls que, dans notre pharmacie, on ait a dessécher (1).
Pour la scille, on retranche le plateau (paquet de fibrilles inférieures) et on enlève la première enve­loppe, qui est noire, mince et scarieuse. Puis, on partage le bulbe en quatre et on retranche le centre, qui est mucilagineux et inerte. De la sorte, la partie moyenne
(1) On peut les conserve!' frais pendant assez longtemps en les mcttant dans du sable.
ocr page 63
CONSERVATION OU REPOSITION DliS MEDICAMENTS. 51
est seule conservée. On la coupe alors en lanières, que Ton enfile en chapelets et que Ton fait sécher ä l'étuve on au séchoir.
Quant au bulbe de colchique, on Ie depouille de sa première enveloppe externe, qui est noirètre, et on Ie sèche par l'un des moyens precedents, sans qu'il soit nécessaire de Ie découper au préalable.
c. Dessiccation des tiges, des bois et des écorces. — Toutes ces parties contenant peu d'eau de vegetation, leur dessiccation est tres facile et assez rapide. Elle peut se faire ä l'étuve ouau séchoir et, dans les deux cas, on aura soin de les remuer de temps en temps pour la rendre plus parfaite.
cl. Dessiccation des feuilles. — Une étuve modéré-ment chauffée convient tres bien pour cette operation. Mais, Ie plus souvent, on etend les feuilles en couches minces sur les toiles ou les claies d'un séchoir en ayant la precaution de les remuer de temps a autre. Autant que possible, on commencera a. dessécher les feuilles dès qu'elles auront été cueillies, afin de ne pas leur donner Ie temps de se moisir, par suite de Thumidite qu'elles contiennent.
e. Dessiccation des fleurs. — Ce sont les parties qui demandent Ie plus de soins et celles pour lesquelles cette operation est la plus delicate, car il est indispen­sable que ces organes conservent leur couleur et leur odeur naturelles. La methode du séchoir est encore ici celle qui donne les meilleurs résultats et la plus facile a surveiller. Au préalable, les fleurs seront mondées de leur pédoncule, de leur calice (fleurs de molene; fleurs d'ortie blanche, etc.), de leur onglet (roses de Provins), ou de leur bractée si elles en présentent une, comme c'est Ie cas pour les fleurs de tilleul.
/. Dessiccation des sommités fleuries. — Les plus employees en médecine vétérinaire sont, ainsi que
ocr page 64
52nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE,
nous Tavons vu a propos de la récolte : les sommités fleuries d'armoise, de bourrache, de fenouil, de mar-rube, de pariétaire, de saponaire, d'aigremoine, de centaurée, de romarin, de lavande, etc., etc. On les mei en bouquets que Ton enveloppe d'un cornet de pa­pier, pour empêcher l'action décolorante de la lumière, et on les suspend ensuile au séchoir ou dans un endroit sec quelconque et ä Tombre.
cj. Dessiccation des fruiïs. — Nous oublions a des-sein de parier des substances végétales tres succu-lentes que la pharmacie vétérinaire n'utilise jamais. Pour Ie même motif, nous serons aussi tres bref sur la dessiccation des fruits faiblement charnus, dont un seul, la baie de geni'evre, peut nous rendre quelques services. Cette dessiccation est d'ailleurs tres simple et se fait a l'air libre par la methode ordinaire.
h. Dessiccation des semences. — Elle est la plus com­mode et Ia plus rapide ä obtenir, étant donné Ie peu d'hydratation de ces produits. Il sufflt, en effet, de les étendre en couche mince sur une surface saine, comme un plancher par exemple, et de les laisser exposées pendant quelque temps a un courant d'air pour les obtenir dans un état de dessiccation parfaite.
Il n'est pas nécessaire de s'occuper d'une facon spé­ciale de la dessiccation des semences qui sont recou-vertes d'une coque osseuse, parce que, a cause de l'en-veloppe qui les protege, elles sont a l'abri du contact de l'air. Il suffira tout bonnement de les conserver dans un local sec.
3deg; Conservation des plantes ä l'abri de l'air, de 1'humidité, de la lumière et des poussières atmosphériques, etc., etc.
En pharmacie, on arrive ä protéger les substances vé­gétales contre loutes ces causes extérieures d'altération en les mettant dans des caisses qui ferment bien et dont
ocr page 65
CONSERVATION OU KEPOSITION DES MEDICAMENTS.
53
on lapisse Tinlérieur. On recommande mème, afin d'éloigner les insectes, de mélanger ä la päte qui colle Ie papier une certaine quanlité d'aloès, d'alun ou de sublimé.
Géneralement, pour la conservation des fleurs, Ie re­cipient qui sert est un vase en cuivre ou en fer-blanc élamé a l'interieur, que Ton connait en droguerie sous Ie nom d'eslagnon (1).
Il est bien certain que, malgre toules ces precau­tions, ces réserves médicamenteuses,éminemment alte­rables par rhumidité, seraient fortement compromises si Ton n'avait Ie soin de les tenir dans un lieu sec. De plus, on recommande de les visiter de temps a aulre de fa£on k pouvoir éliminer, dès Ie début, les drogues qui s'altéreraient ou auraient tendance k Ie faire.
Les propriétés thérapeutiques sont-elles modifiées par la dessiccation?
Teile est la question k propos de laquelle les au­teurs sont loin d'etre d'accord. Il serait important, cependant, de connaitre ce qui se passe dans les tis-sus des végétaux par cette simple operation. Tres vrai-semblablement, la perte totale de l'eau de vegetation ne doit pouvoir se faire dans tous les cas sans dimi-nuer ou modifier Ie principe actif des plantes; quel-qucs-unes même doivent perdre toutes leurs pro­priétés médicinales. Comme preuve de ce que nous avamjons, nous citerons les Renoncules, qui perdent toute leur acreté par la dessiccation; les Arums, qui sont purgatifs seulement k l'état vert; Ia Ciguë aqua-tique et les fleurs d'Oranger, qui n'ont plus d'action
(1) Les pots en gres, couvorts avec un liege ou un papier assez épais, sont aussi de tros bons recipients pour la conservation de n'importe quelle substance. Dans les pharmacies régimcntaires, ce sont les souls qui soient ä notre disposition et il ne nous est jamais arrive de voir les medicaments s'y älterer.
ocr page 66
54
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
une fois sèches. Tout Ie monde sait que la proportion d'opium est moins forte dans les capsules de pavot complètement desséchées que dans celles qui n'ontsubi qu'une demi-dessiccation. Il parait aussi que Ie sumac veneneux {Ehus toxicodendron), dont les feuilles frai-ches sont tellement ècres que leur contact, et d'aulres disent leurs simples exhalaisons, suffisent pour irriter la peau, perd par la dessiccation une tres grande parlie de ses propriétés.
Teile est encore l'idée qui vient naturellement, si l'on remarque ce que dit Ie Codex au sujet de nom-breuses preparations de genre tout différent. Il con-seille, en effet, l'emploi exclusif des plantes fraiches pour préparer toutes les alcoolatures, toutes les huiles volatiles, pour beaucoup d'huiles médicinales, pour quelques pommades ou onguents, pour plusieurs hydrolats et alcoolats. Si done les auteurs de ce livre officiel n'avaient pas craint de voir les propriétés des végélaux s'altérer par la dessiccation, ils n'auraient pas recommandé, d'une facon absolue, l'emploi des plantes non desséchées pour la preparation des divers produits que nous venons d'énumérer.
L'opinion de Deschamps d'Avallon est tout a fait contraire ä celle que nous énongons. Get auteur n'ad-met pas, pour la majorité des plantes, qu'elles puissent perdre leurs propriétés thérapeutiques en se séparant de leur eau de vegetation. laquo; Nous ne comprenons pas, dit-il dans son Compendium de pharmacie -pratique, page 101, comment des plantes qui contiennent de la digitaline, de l'atropine, de l'aconitine, etc, peuvent être inertes ou moins actives, lorsqu'elles ont été con-venablement desséchées et conservées. raquo; Il reconnait cependant que bon nombre de végétaux achetés chez les droguistes ne possèdent pas exactement les proprié­tés des plantes fraiches. Mais, selon lui, ces differences
ocr page 67
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. äö
seraient dues ä un contact trop prolongé de l'air, ä l'ab-Borption d'une plus ou moins grande quantité d'humi-dité, et non au phénomène de dessiccation lui-même.
Nous ne conclurons pas par une regle générale et nous conseillerons simplement de se baser sur ce qui est connu et sur les détails que fournit Ie Codex a pro­pos de chaque preparation. Il est admis par lous les pharmaciens que Ton doit se servir des plantes a l'état frais, chaque fois qu'elles perdent de leur odeur par la dessiccation, et qu'on n'utilisera sèches que celles chez lesquelles cette operation n'enlève rien ou qui leur donne méme une activité plus grande, comme cela se remarque pour les racines de valériane, les roses rouges, Ie sureau, Ie mélilot, Ie coriandre, l'asperule odorante ou reine des bois, etc., etc.
Il peut étre utile pour Ie vétérinaire de connaitre Ie déchet éprouvé par les plantes pendant leur dessic­cation, car il y a certainement des circonstances, dans la pratique, ou l'on est oblige de remplacer par des drogues fraiches des plantes sèches qu'il n'est pas possible de se procurer. C'est pourquoi nous donnons ici des tableaux, qui résultent d'expériences faites par Dorvault a ce sujet, et les différents rapports moyens des substances sèches aux substances fraiches.
PRODUITS OBTENUS FAR LA DESSICCATION DE 10 KILOGHAiMJIES DES SUBSTANCES SL'IVANTES, d'aPRES DORVAULT :
Raciiies.
Ache................nbsp; nbsp; 3000 gr.
Angélique cultivéo...nbsp; nbsp; 2630
Asperge.............nbsp; nbsp; 3665
Aunée...............nbsp; nbsp; 1870
Bardane.............nbsp; nbsp; 3010
Bryone..............nbsp; nbsp; 3125
Consoude............nbsp; nbsp; 2 761
Cynoglosse...........nbsp; nbsp; 21C0
Dahlia...............nbsp; nbsp; 1510 gr.
Fougere.............nbsp; nbsp; 2500
Guimauve...........nbsp; nbsp; 3420
Impératoiro..........nbsp; nbsp; 3 150
Jusquiame...........nbsp; nbsp; 2 800
Oseille...............nbsp; nbsp; 3100
Patience.............nbsp; nbsp; 3834
Valériane............nbsp; nbsp; 2893
laquo; Le produit sec, en moyenne, est de 2,814, doii Ie
ocr page 68
so
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
rapport, en nombres ronds, entre la substance sèche et Ia substance fraiche :: 2 : 7. raquo;
Bulbes. Oignons de Scillc .... 2800 gr. I Colchique (?).
Bourgeons.
De peuplier.......... S850 gr. | De sapin (?).
Tiges.
Donce amère......... 3080 gr,
Écorces.
Chène............... 4100 gr.
Marronnier.......... 3 800
Ormo............... 3 750
Sureau. Saule...
29J5 gr. 4500
laquo; Le produit sec, en moyenne, est de 3,813, d'oü Ie rapport entre la substance sèche et la substance frai­che : : 2 : 5. raquo;
Feuille'.
Absinthe............nbsp; nbsp; 2600 gr.
Aconit Napel.......nbsp; nbsp; 1850
Armoise............nbsp; nbsp; 2 400
Belladone............nbsp; nbsp; 1400
Bctoine..............nbsp; nbsp; 1400
Bourrache...........nbsp; nbsp; 1150
Bugle................nbsp; nbsp; 2500
Calament............nbsp; nbsp; 3100
Cliamoedris..........nbsp; nbsp; 2950
Chamoepitis..........nbsp; nbsp; 2300
Chicoree............nbsp; nbsp; 1550
Ciguë...............nbsp; nbsp; I 850
Digitale.............nbsp; nbsp; 1800
Kuphraise...........nbsp; nbsp; 3120
Fumeterre...........nbsp; nbsp; 1 700
Guimauve............nbsp; nbsp; 1300
Hysope..............nbsp; nbsp; 2300
Jusquiame...........nbsp; nbsp; 1350
Lierre terrestro......nbsp; nbsp; 2100
Mauve...............nbsp; nbsp; 2150
Mélisse..............nbsp; nbsp; 2 200 gr.
Ményanthe..........nbsp; nbsp; 1400
Menthe crépuo.......nbsp; nbsp; 1 500
Menthe poivréc......nbsp; nbsp; 2150
Mercurialo.........#9632;..nbsp; nbsp; 1 700
Morelle..............nbsp; nbsp; 1500
Molene..............nbsp; nbsp; 2180
Oranger.............nbsp; nbsp; 4 600
Pariétaire...........nbsp; nbsp; 2200
Pcrvcnche...........nbsp; nbsp; 3 700
Rhus radicans.......nbsp; nbsp; 2800
Rue.................nbsp; nbsp; 2250
Saponaire............nbsp; nbsp; 3100
Sauge..............nbsp; nbsp; 2200
Scordium............nbsp; nbsp; 2030
Stramoine...........nbsp; nbsp; 1100
Tanaisie.............nbsp; nbsp; 1900
Caille-lait............nbsp; nbsp; 3120
Centaurée...........nbsp; nbsp; 3 750
laquo; Le produit sec, en moyenne, est de 2,203, d'oü le rapport entre la substance sèche et la substance frai­che : : 2 : 9, raquo;
ocr page 69
CONSERVATION OU REPOSITION DES MEDICAMENTS. ü7
Fleurs.
Aconit Napel.........nbsp; nbsp; 2500 gr.
Bourrache...........nbsp; nbsp; nbsp; 960
Camomille........ ..nbsp; nbsp; 8380
Guimauve............nbsp; nbsp; 1 700
Lavande.............nbsp; nbsp; 5100
Matricaire...........nbsp; nbsp; 2810
Mauve...............nbsp; nbsp; 1110
Molene..............nbsp; nbsp; 1750
Muguet..............nbsp; nbsp; 1360
Nenuphar............nbsp; nbsp; nbsp; 940
Ortie blanche........nbsp; nbsp; 1400
Oranger.............nbsp; nbsp; 2500
Pêchor..............nbsp; nbsp; 1550
Primevère...........nbsp; nbsp; 1780 gr.
Souci................nbsp; nbsp; 1440
Sureau.............nbsp; nbsp; 2500
Thyra.............nbsp; nbsp; 3 40o
Tilleul..............nbsp; nbsp; 3280
Tussilage............nbsp; nbsp; 1920
Coquelicots (pétales).nbsp; nbsp; nbsp; 840
GEillets..............nbsp; nbsp; 2350
Pensees.............nbsp; nbsp; 1470
Pivoine..............nbsp; nbsp; 1150
Roses pales..........nbsp; nbsp; 1880
Roses rouges........nbsp; nbsp; 33U0
laquo; Le produit sec, en moyenne, est de 2,075, d'oü Ie rapport entre la substance sèche et la substance frai-che : : 2 : 10, ou plus simplement: : 1 : 3. raquo;
laquo; En récapitulant les rappor Is qui existent entre les diflerentes categories de substances sèches et fraiches, savoir : pour les racines : ; 2 : 7, les ccorces : : 2 : 3, les feuilles : : 2 : 9, les fleurs : : 2 ; 10, et cberchant le rapport commun, on trouve qu'il est sensible-ment : : 1 : 4; en d'autres termes, que les substances vegélales énumérées ci-dessus, prises en bloc, éprou-vent une perte de poids de 3 parties sur 4, ou plus simplement encore, que 4 idiogrammes de substances fraiches en dónnent 1 de substances sèches. raquo;
Dorvault ajoute : laquo; Si les rapports que nous avons indiqués sont vrais en moyenne, ils ne le sont plus en particulier, lis ne peuvent done être utiles ä con-sulter que dans les cas analogues a ceux dans lesquels nous les avons établis; tandis que, dans les autres cas, on ne doit s'en rapporter qu'au cbiffre de rende­ment de chaque substance. Supposons, en effet, qu'il s'agisse de fleurs dont le produit, en moyenne sur 10,000 grammes, est de 2,025 grammes, et qu'on appli­que ce résultat a la fleur de nenuphar, on se trouvera
ocr page 70
nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
bien au-dessus de la réalité, tandis qu'avec la camo-müle, on sera au-dessous de plus de moitié. raquo;
laquo; Un autre remarque ä faire, c'est que la quantile de produits obtenus peut varier pour la même plante selon Tage et même 1'année dans laquelle eile a été récoltée. C'est ainsi, pour ne citer qu'un exemple, que iO kilogrammes de consoude, récoltée en juin, ont pro-duit 2kquot;,3o5 de racines sèches, tandis qu'une même quantité de cette racine, mais récoltée en novembre, en a fourni 3kil,120. Sous tous les rapports, nos ta­bleaux ne présentent done qu'une moyenne. raquo;
ocr page 71
CHAPITRE III
OIJTILLAGE ET MATERIEL DE PHARMACIE
La pratique de la pharmacie ne'cessite I'emploi d'un certain nombre d'instruments et d'objets tres divers qu'il est utile de connaitre avant de s'occuper des ope­rations proprement dites. C'est pourquoi nous allons donner quelques détails sur chaeun d'eux.
Des balances. — Elles servent è determiner le poids des substances médicamenteuses que 1'on veut em­ployer. On se rappelle qu'elles sent formées par un
Fig. 2.
fléau mobile sur un axe tres sensible et portant a ses extrémilés deux plateaux. On salt aussi que, lorsqu'il est cbargé de deux poids égaux, le fléau doit avoir pour position d'équilibre stable la position horizontale. Pour bien convenir au service de la pharmacie, les balances doivent ètre justes et tres sensibles (fig. 2).
ocr page 72
60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
Un trébuchet est une petite balance sensible au milli­gramme ou au demi-milligramme qui sert pour peser les medicaments toxiques que Ton emploie toujours a des doses tres faibles. Cot instrument, qui doit être d'une justesse absolue et d'une sensibilité parfaite, est souvent place sous une cage en verre, afin que des pous-
Fig. 3.
Trébuchet.
sières ou de simples courants d'airne puissent devenir des causes d'erreur dans les pesées (flg. 3).
Les poids employés en pharmacie sont toujours en cuivre et réunis en general par série de onze ainsi distribuée : un poids de 500 grammes; un de 200 ; deux de 100; un de 50 ; deux de 20; un de 10 ; un de 5; un de 2; un de 1 gramme.
ocr page 73
0UTILLAG1L ET MATERIEL DE PHARMACIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;61
Ceux qui servent a peser au trébuchet sont égale-ment en cuivre et de forme plate ; la série complete \a du gramme au milligramme.
Un coupe-racines est une sorte de couteau de forme spéciale, destine ä sectionner toules les parties dures des végétaux, telles que racines, écorces, tiges, etc., etc. Nous donnons, dans la figure A, Ie coupe-racines Ie plus
Fig. 4.
usité en pharmacie. Il se compose, comme on peut Ie voir, d'une lame a tranchant convexe qui se meut a l'aide d'un bras de levier plus ou moins long sur une autre beaucoup plus forte et concave. Celle-ci est maintenue fixe stir une planche ou une table.
Un mortier est un vase k paroi épaisse et a cavité hémisphérique plus ou moins profonde, dans laquelle on met Ie medicament a préparer. La forme des mor-tiers peul étre haute ou basse; quelquefois, ils pré-sentent sur leur bord une sorle de bec d'écoulement pour les liquides, lis peuvent élre en fer, en fonte, en marbre, en porcelaine, en verre, etc, etc. ; — ceux en métal servent exclusive ment comme concasseurs. Les mortiers en marbre sont réserves, Ie plus souvent, è. la confection des pommades. Les potions et les breuva-ges se font de preference dans ceux en porcelaine, qui sont aujourd'hui universellement employés en pharmacie et de beaucoup les plus commodes pour la majorité des preparations.
Un pilon est une masse plus ou moins lourde que Pharmacie veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
ocr page 74
62nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Ton promène avec effort dans Ie mortier. 11 est géné-ralement de la même substance que celui-ci; cependant, pour les mortiers en marbre, il est ordinairement en
Fig. 5. — Mortier en far, pour concasser.
Fig. C.
- Mortier en fer, couvert d'un manchen.
bois dur, le plus souvent en buis: on le connait alors sous le nom de bislortier.
Le pilon sert a concasser et a pulveriser les corps
Tig. 7. — Mortier en marbre avec son bistortier.
Fig. 8. — Mortier en porcelaine.
durs, ä battre les pommades ou les cérats, ä mélanger les divers medicaments qui enlrent dans une potion, un électuaire, etc.; ä épister les masses pilulaires.
Dans les figures S, 6, 7, 8, nous donnons les formes de mortiers les plus communes en pharmacie.
ocr page 75
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PI1ARMACIE.
63
Fig. 9. — Moulin de Cambrai (er usage dans les inflrmerics régimentaires).
légenüfi eva.' tyUrteènes £. Iremie T., 3troir
Fig. 10, — Moulin de Cambrai (coupe verticale).
ocr page 76
64nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
On appelle moulin une petite machine a manivelle, plus ou moins semblable ä un moulin ä café, et qui est employee pour réduire en mouture la graine de lin, les semences de moutarde, etc., etc. Dans les phar­macies vétérinaires des regiments, il existe un moulin a cylindres cannelés, dit moulin de Cambrai, dont nous donnons ici la forme (fig. 9, 10).
Un tamis (stamen filament) est forme d'un cercle, de nature quelconque, sur lequel est tendue une toile de soie, de crins ou de laiton. La poudre qu'illaisse passer est d'aulant plus fine que Ie tissu est plus serre. Voici ce que dit Ie Codex de 1884 k ce sujet:
laquo; Les toiles de soie et de laiton sont tres régulières et donnent des poudres tres homogenes ; on désigne ces lamis par des numéros qui indiquent Ie nombre de mailles par 27 millimetres, c'est-ä-dire un pouce.
laquo; Les tamis de crins sont moins réguliers et don­nent des poudres plus ou moins grossières et peu homogenes. On doit employer de preference les tissus de crins dits tissus de Venise et que l'on désigne par les numéros 1, 2, 3, etc, selon que Ie tissu est plus ou moins serre. raquo;
Deschamps fait remarquer que la grosseur des ou­vertures des toiles des tamis peut étre facilement déter-minée en comptant celles qui se trouvent dans 1 cen­timetre carré.
La toile du tamis de soie uquot; 00 contient 2112 ouvertures.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0 - - 2021nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 — 1406nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;900nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;483nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;360nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Comme on se sert tres souvent, par pure économie, des tissus de Venise, il est bon de savoir que Ie ndeg; 1 de ces toiles de crins correspond au n0 3 des toiles de soie,
ocr page 77
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PHARMACIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;65
Pour les tolles métalllques, les numéros ont été fixés d'après Ie nombre des fils qui existent dans un pouee carré. Le numero 23 représente 25 fils; c'est celui qui convient pour passer la farine de lin. Pour la farine de moutarde, Ie n0 30 convient beaucoup mieux. Le numero 40 des toiles métalliques correspond au numero 4 des toiles de soie.
Nous n'avons parlé jusqu'ä, présent que des tamis simples, e'est-ü-dire de ceux formés d'une circonférence de eerde sur laquelle on fixe une toile de soie ou autre. Mais il existe aussi des tamis composes qui ont un fond, appelé tambour, pour recevoir les poudres, et un dessus ou couvercle pour empêcher celles-ci de se répandre dans l'atmosphère.
On se sert de ces tamis composes toutes les fois que Ton passe des substances dangereuses ä respirer, comme la poudre de cantharides, d'ipécacuana, d'eu-pborbe, de jalap; ou encore de celles dont l'action sur la conjonctive pourrait étre irritante.
Le Codex appelle improprement du nom de crible des tamis a toile métallique dont les mailles sont tres larges (n0 23 et au-dessous).
Plus exactement, un crible est un tamis dont le fond, au lieu d'etre un lissu de soie ou une toile métallique, est formé par un parchemin percé d'un tres grand nombre de trous circulaires et de diamètre variable.
Les numéros des cribles se déterminent d'après le nombre de millimetres du diamètre des ouvertures.
Porphyre (1). —Lespharmaciens ont conservéce nom, quoique improprement, a une petite table de mar-bre, de verre dépoii ou de granit, sur laquelle on achève la pulverisation de certaines substances. Cette opera­tion est pratiquée è, l'aide d'une moleite (petite meule),
(1) Get instrument de pharmacie était autrefois en vrai porphyre d'oü son uom.
ocr page 78
66nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAGIE VÉTÉRINAIRE.
qui est une masse eonique, lourde, de même substance que Ie porphyre et que Ton promène en appuyant plus ou moins sur la poudre (fig. il).
Fis:. 11.
Une presse est une petite machine plus ou moins puissante qui sert a exprimer de certaines substances, végétales ou animales, les principes liquides qu'elles renferment. Dans les laboratoires, l'appareil Ie plus
Fig. 12. — Presse a teinture.
employé est la petite presse ä teinture de Collas. Gelle que nous représenlons (fig. 12) est en fonte émaillée, tres portative et convient tres bien a tous les besoins d'une officine.
L'alambic (de al, article arabe, et a^êt^, pot, mar-
ocr page 79
OUTILLAGE ET MVTÉRIEL DE PHARMACIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;67
mite), est un appareil ä l'aide duquel on opère la dis­tillation. Pour 1 usage de la pharmacie, il comprend : la cucurbite, Ie seau ou bain-marie, Ie chapüeau, Ie serpentin ou refrigerant, et Ie recipient (flg. 13).
Vappareil ä déplacement est une allonge en verre terminée par un tube effilé qui pénètre dans une carafe. Il peut être plus ou moins perfectionné, comme
Fig. 13.
on peut Ie voir dans les figures 14, 13, 16. Un simple cylindre en fer-blanc, terminé en cüne inférieurement et pourvud'unrobinet dans Ie bas, peut Irès bienservir a la lixiviation.
Un siphon (laquo;fwv, tuyau), est un instrument qui con­sists en un tuyau recourbé, de substance quelconque (verre, métal, caoutchouc), et dont les branches sont inegales. On remploie pour transvaser les liquides.
Pour s'en servir, on plonge la branche la plus courte
ocr page 80
68
PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
dans Ie liquide h transvaser et on fait Ie vide dans la branche la plus longue en aspirant. Cela s'appelle amoi'-cer Ie siphon ou Ie remplir. Comme on Ie sait, sous l'in-fluence de la pression atmosphérique, Ie liquide du vase
Fig. 14, 15, 16. — Appareils a deplacement.
monte dans Ie tube et Tecoulement a lieu. Il dure jus-qu'ä ce que la courte branche ne plonge plus dans Ie liquide.
L'aspiration dans la grande branche peut se faire di-rectement avec la bouche, par Tinlermédiaire ou nun
ocr page 81
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PHARMA.CIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 69
d'un long tube, on bien encore a I'aide d'une poire en caoutchouc (fig. 17, 18, 19). On appelle pipette un lube de verre effilé ä une de
Fig. 17. — Siphon simple.
Fig. 18. — Siphon avec tube aspi-rateur.
Fig. 19. — Siphon avec poire en caoutchouc.
ses extrémités et destine, comme ie siphon, k trans-vaser les liquides. Pour les charger on les plonge dans Ie liquide par Ie cóté effilé et on aspire par l'autre.
mmm.
Fig. jo. — Entonnoir a cannelures
intérieures droites.
21. — Entonnoir spiralifère.
Les entonnoirs dont on se sert en pharmacie sont gé-néralement en verre. Ils ont des dimensions tres variables, mais Ie raccordement de la douille avec Ie
ocr page 82
70
PRECIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIKE.
ventre doit toujours se faire d'une maniere insensible, car les flltres sont ainsi moins exposes a crever.
Dansle but d'activer la filtration des liquides, on se sert quelquefois d'entonnoirs pourvus ä leur intérieur de cannelures droites ou en forme de spirale (flg. 20, 21). — hes spatules sont des instruments plats ä une extré-mité ou aux deux, que Ton emploie en pharmacie pour prendre, agiter, étendre ou mélanger différents medica­ments. Elles peuvenl étre en bois, en métal, en os, en ivoire, etc., etc.
Les couteaux-spatules sont des couteaux sans tranchant, ä lame rigide ou flexible, dont l'extrémité esl toujours arron-die. Ces sortes de spatules sont ordinairement plus ou moins courtes et servent ä faire les masses pilulaires de petit #9632;vo­lume et divers autres mélan­ges, pommades ou onguents
(fig. 22, 23, 24). Fig. 22, 23, 24. - Spatule et rw, 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; „ .
couteaux-spatules.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;*tltre- — 0n raquo;PPelle de ce
nom tout corps permeable, ä travers lequel un liquide passe en se clarifiant.
Dans les laboratoires de pharmacie, on emploie sur-tout Ie papier non collé, A\ipapier-Joseph. On Ie dis­pose dans un entonnoir en forme de cóne simple (pa­pier rond plié en quatre, de maniere que les plis se coupent è, angle droit) ou bien, Ie plus souvent, de cóne plissé.
En principe, les filtres ne doivent jamais dépasser les bords de l'entonnoir, sauf Ie cas oü Ie liquide a flltrer tient en suspension du charbon animal, parce que, a
ocr page 83
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PIIARMACIE.
71
cause de la capillarité, une petite quantité de charbon pourrait être entrainée par-dessus les bords du filtre et venir salir la partie de liquide qui a passé.
Dans ces flltres, Ie liquide ne passe que dans les points oü Ie papier n'est pas en contact avec Ie verre. C'est pour ce motif que Ton emploie toujours des flltres plissés; c'est pourquoi aussi on a imagine les enton-noirs cannelés k leur intérieur et les enlonnoirs spira-lifères.
Uétamine ou blanchet est un tissu de laine plus ou moins feutré (molleton), plus ou moins clair (flanelle ordinaire), que 1'on emploie pour opérer les colatures. Ces filtres sont découpés en carrés que Ton tend sur un cadre de bois a l'aide de quelques pointes (fig. 25).
Fig. 25. — Étamine ou blanchet. Fig. 26. — Manche ou chausse
d'Hippocrate.
Quand ce tissu, au lieu d'etre carré, est en forme de sac plus ou moins profond, on l'appelle manche ou chausse d'Hippocrate. Sou usage, du reste, est Ie méme que précédemment et on ne l'emploie que lorsque l'on a è, filtrer de grandes quantités de liquides (fig. 26).
On donne Ie nom de plaque, en pharmacie, a une tablelte de marbre et plus souvent de verre épais et dépoli, sur laquelle on prepare les masses pilulaires de petit volume ou les pommades prescrites en petite quantité. Le mélange est opéré ä l'aide d'un couteau-spatule a lame forte ou flexible, suivant le cas. L'em-
ocr page 84
72nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DÉ PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
ploi de ces plaques est Irès répandu aujourd'hui, bietl que quelques-uns pretendent qu'elles ne permettent pas de faire de bonnes preparations. Pour notre compte, nous sommes loin de penser comme eux, et les nom-breuses fois que nous nous en sommes servi nous per­mettent d'assurer que, tout au moins pour les petites quantités de medicament, comme une masse pilulaire de 2 è, 4 grammes, ou 20 a 30 grammes de pommade, les plaques conviennent fort bien.
Les compte-gouttes sont de vrais instruments de dosage. Ils consistent Ie plus ordinairement en un tube de verre, effllé k une extrémité, qui ne permet qu'un écoulement goutte a goutte des liquides qu'ils con* tiennent.
Cette maniere de doser certaines mixtures ou leintu-res, quoique pas toujours tres exacte, est cependant Irès souvent employee, surtout dans la médecine humaine oü de nombreux medicaments, tels que les teintures de digitale et d'aconit, la liqueur de Fowler, les gouttcs amères de Baumé, etc, sont prescrits de cette facon. En vétérinaire, ce genre de prescription est assez rare, parce que les doses sont beaucoup plus fortes. Cepen­dant, pour Ie chien, on peut avoir l'occasion de formuler souvent ainsi les diverses preparations que nous venons de citer.
Comme compte-gouttes normal, on a adöpté un tube de verre terminé par un ajutage a ouverture capillaire, dont Ie diametro extérieur mesure exactement 3 milli^ metres. Par ce tube les liquides doivent s'écouler de leur propre poids et avec régularilé. laquo; On considère l'instrumentbien réglé, lorsqu'è la temperature de Xoquot;, vingt gouttes d'eau distillée pèsent 1 gramme a moins de 2 centigrammes prés raquo; (Codex).
Il existe plusieurs modèles de compte-gouttes, mais nous n'en décrirons que deux : Ie compte-gouttes
ocr page 85
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PHARMAGIE.
73
Limousin et celui de Lebaigue, qui sont les plus ré-pandus.
Le premier est un appareil quis'amorce et se vide au moyen d'une poire en caoutchouc ou d'un simple tube. Nous en donnons la forme dans les figures 27, 28. Ce Systeme est fort commode pour le cliënt, mais il con-vienl mal au service d'une officine, parce que le caout­
chouc ne tarde pas a s'alté-rer. Il est facile d'en cons-truire un tres simplement de la maniere suivante :
On prend un tube de verre de 6 ä 10 millimetres de dia­metro, on le chauffe sur le bec d'un chalumeau ou sur la flamme d'une lampe ä al-cool et on l'élire, comme pour faire une pipette. On cherche ensuite, äl'aided'un petit calibre que Ton a fait
confectionner par un horlo-
Fig. 27, 28. — Compte-gouttes Limousin.
ger, le point exact oü le tube
a 3 millimetres de diamètre et on casse l'effilure. II suffit alors d'adapter ä l'autre bout un morceau de tube en caoutchouc lie ä son ex-trémité libre par un fll pour obtenir un instrument parfailement gradué avec lequel il est facile de comp-ter des gouttes normales.
Il est bon que le diamètre interne de l'effilure ne soit pas capillaire, pour que l'appareil ne soit pas sujet a s'obstruer.
Le compte-gouttes de Lebaigue est un tube de verre dont Ia partie supérieure présente une boule et dont l'extrémilé inférieure est terminée par un ajutage cali­bre, qui donne des gouttes parfaitement conformes Phannacie vétér;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ö
ocr page 86
74nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PIURJUGIE VÉTÉRINAIRE,
comme poids aux indications du Codex. Au-dessous de la boule il existe deux petits trous grace auxquels 1'air peut s'échapper quand on plonge Ie tube dans un liquide. Ce compte-goultesest cons-
(3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Onbsp; nbsp; nbsp; truit de telle sorte cIu'il Peut faire
ü
l'office de bouchon ä l'émeri pour
différentes formes de flacons (fig. 29).
Get appareil de Lebaigue s'a-
morce de lui-même et convient par-
ticulièrement aux usages d'une
pharmacie.
Piluüer. — C'est un instrument
que l'on emploie dans les officines
pour diviser exactement une masse
pilulaire et rouler ä la fois plu-
Fig. 29. — Compte-gouttcs Lebaigue.
sieurs pilules.
Il est formé par une petite table
rectangulaire, portant vers son milieu une série de
cannelures disposées sur une plaque de cuivre ou
de fonte. Une plaque analogue, dont les cannelures
Fig. 30. — Pilulier.
s'opposent exactement a celles de la table, est placée sur une regie large de 8 ä 10 centimetres environ; celle-ci est destinée a presser sur la masse préala-blement roulée en cylindre et posée bien perpendicu-
ocr page 87
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PHAKMACIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ta
lairement sur les dentelures de la table. La figure £0 montre d'une ïaqon tres nette chacune de ces parties. ßcissines. — Ce sont des vases k fond plus ou moins concave ou plat, destines dans les laboratoires ä éva-porer ou ä cuire les sirops et autres preparations pharmaceutiques. Les bassines sont généralement en cuivre étamé ä Fintérieur et munies de deux anses laté-
Fig. 81.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 32.
rales, mais il en existeaussi en fonte émailiée. Leurs di­mensions et leurs formes sont tres variables (fig .31,32).
Capsules. — On désigne sous ce nom en pharmacie :
1deg; Des sortes de cloches en fer-blanc ou en carton qui servent a couvrir les bocaux;
2deg; De petites cupules en plomb avec lesquelles on coifTe les bouteilles;
3deg; Des recipients en forme de calotte pouvant aller sur Ie feu.
1deg; Capsules ä bocaux. — Dans les pharmacies les bo­caux sont reconverts d'une capsule, autant ä titre d'ornemenl que pour empêcher les poussières de tomber sur les goulots et de les salir. Ces capsules sont généralement en fer-blanc moiré ou simplement en carton; leurs dimensions dependent de l'ouverture du bocal.
2deg; Capsules en plomb. — Elles ont la forme d'un cóne tronqué et sont Ie plus souvent colorées de diverses manières et décorées de dessins et de lettres. Presque tous les flacons contenant une spécialité en sont pourvus et dans ce cas elles portent toujours Ie nom ou du fabri-
ocr page 88
nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE I'IURMACIK VÉTÉRINAIRE.
cant ou de l'inventeur. Pour les fixer sur les bouteilles, on les entre sur Ie bouchon et on les ajusle en les plis-sanl Ie long du goulot.
3deg; Capsules ä evaporation. — Celles-ci sont les plus importanlesäconnaitre, parce qu'on asouvent ales em­ployer dans les diverses preparations que Ton a a faire. Ce sont les memes qui servent en chimie. Leur forme générale est celle d'une calotte avant ou non un déver-soir pour récoulement des liquides et quelquefois étant pourvue d'un manche. Ces capsules peuvent être en porcelaine ou en fer cmaillé; celles-ci ont presque tou-jours deux pelites oreilles portatives.
Mouloirs. -- Ce sont des uslensiles pourvus tou-
jours d-un manche et
d'undéversoir,que Ion emploie pour transva-ser les liquides. Quel-ques-uns peuvent aller
ris. 33. — Mouloir.
sur Ie feu et être alors
employés ä la prepara­tion des infusions, des digestions, etc., etc., on les fait en toute espèce de substance, en fer, en élain, en por­celaine, etc., etc. (fig. 33).
Canons ei pots.—La forme des pots que Ton emploie varie beaucoup, de mème que leur contenance.
On appelle canons des pots en gres de forme haute et cylindrique qui servent exclusivement pour mettre en réserve des medicaments de nature tres variable, comme du goudron, du miei, dessels divers, des fleurs, des feuilles, etc., etc.
Flacons. — Leurs capacités commerciales, pour ceux que Ton emploie en pharmacie, sont,en grammes,ainsi réparties :
1 gr., 2, 4, 8, 15, 30, 45, CO, 90, 120, 155, 180, 210, 250, 310, 350, 380, 500, 1000.
ocr page 89
OUTILLAGE ET MATERIEL DE PIIARMACIE.
Le plus souvent ils sont en verre blanc, mais il exisle aussi de plus ou moins colorés pour contenir divers medicaments qui eraignent l'action de la mière. Leur forme est tres varia­ble, ronde ou aplatie ou plus ou moins ovale. Quant k leur fond, il est ordinairement plat et. porte en même temps que la marque du verrier, la contenance du fla­con exprimée en onces ou en grammes.
Bes bolles. — Dans le com­merce on en trouve en carton, en fer-blanc et en bois. Leurs dimensions varient beaucoup.
On appelle boiles du Tyrol (flg. 34), des boites cylindriquesfaites en bois blanc et tres mince. Elles son tsimplementcollées, aussi fan t-il les tenir dans un endroit sec.
Leur forme peut être plus ou moins haute, et dans la droguerie on les distingue par les numéros suivants qui font connaitre leur contenance :
77
en les lu-
n
...... 8
i
.... 12
2.
— ....
..... 25
...... 40
4
...... GO
5.
(!
— ....
...... 90
...... 120
Muche-bouchons. — Get instrument que nous repré-sentons dans la figure 33, sert ä ramollir par la pres-sion la substance des boucbons et ä facililer leur intro-
ocr page 90
78
PHKC1S DK PUAHMACIE VETEKINAIKE.
duction dans les bouteilles. Il est forme de deux pieces, dont une, la supérieure, est mobile par une charnière, sur l'inférieure; l'une et l'aulre présentent des canne-
Fig. 36
Maclie-bouclions.
lures de différentes grandeurs, qui se correspondent et dans lesquelles on couche les bouchons pour les mä­cher et les ramollir.
Bisque ä pilules. — Ce petit appareil qui sert äarron-dir les pilulès, a été propose par Giordano, puis en-suite modifié par Mialhe. C'est im disque de bois pourvu d'un rebord et sur lequel on depose les pilules. Celles-ci sent alors roulées par un autre disque analo­gue au precedent, mais plus petit, auquel on imprime un mouvement de rotation en appuyant légèrement. II suffit de quelques tours de disque pour obtenir des pilu­les parfaitement arrondies.
Cartes. — Les cartes servent en pharmacie pour net-toyer les mortiers et les pilous des pommades et des on-guents qui y adherent. Elles doivent être souples et glacées, afin de ne pas s'imprégner facilement. Les cartes ä jouer, dont la confection est mal réussie et qui sont plus ou moins marquees, conviennent fort bien et sont celles que Ton emploie Ie plus souvent.
ocr page 91
CIIAP1TRE IV
DES OPERATIONS PHARMACEUTIQUES
Les operations pharmaceuliques sont les diverses manipulations que Ton fait subir aux drogues simples pour les rendre aptes ä agir comme substances médi-camenteuses.
Elles ont done pour but la preparation des medica­ments ou leur aptalion.
Ces operations pbarmaceutiques se divisent en qua-tre grandes categories :
A.nbsp; Les operations mécaniques;
B.nbsp; Les operations physiques;
C.nbsp; Les operations physico-chimiques;
D.nbsp; Les operations cbimiques proprement dites.
A. Operations mécaniques. — Elles compren-nent la division, qui peut se faire suivant six modes:
1deg; Par section;
2deg; Par rasion;
3deg; Par quassation ;
4deg; Par pistalion;
5deg; Par pulpation;
G0 Par pulverisation.
1deg; La section est une operation qui consisle ä couper par morceaux plus ou moins petits des plantes ou des parties de plantes. On se sert pour la pratiquer
ocr page 92
80
PUÉCIS DE PllARMAClE VÉTÉRINAIRE.
d'un instrument spécial appelé coupe-racines ou cou-teau k racines (voir page 61, fig. 4).
Cette operation se fait toujours après la dessiccation, tres souvent méme au moment du besoin ou peu de temps avant, car on a remarqué que les vegetaux se conservent mieux enliers que lorsqu'ils sont coupes.
2deg; La rasion (de radere, ratisser, racler), consiste ä diviser des substances médicamenteuses en parlies plus ou moins tenues, soit par leur frotlement sur une lime (fer), soit sur une rape (noix vomique), soit en­core a, l'aide d'un tour, ainsi que cola se pratique pour la corne de cerf, Ie gaïac ou mème la noix vomique. Le produit se nomme limaille, rdpure ou tournure, sui-vant le moyen auquel on a eu recours pour I'obtenir.
3deg; La quassation, dite aussi concxssation, est la re­duction en petits fragments, de corps durs et secs. Elle peut se faire au marteau, au pilon ou h la meule, et s'applique aux produits parfaitement dessécbés des plantes, comme par exemple aux feuilles, aux raci­nes, aux écorces de quinquina et de chêne, etc, aux sels qui sont en gros cristaux, aux amandes, aux noix de galle, etc., etc.
4deg; La pistadon ou épislalion (de silaquo;, sur, otsiSw, je foule), consiste è écraser dans un mortier des corps mous et parenchymateux. Ex : le seigle ergotó. On dit aussi que l'on piste une masse pilulaire, quand on la foule, on l'écrase a plusieurs reprises dans un mor­tier pour bien mélanger les ingredients qui la com-posent. Il en est de mème des cérats, des pomma­des et des électuaires. laquo;On épiste, dit Deschamps, toutes les fois qu'on place la paurne de la main sur la parlie supérieure d'un pilon; qu'on pose le pilon sur la malière a épister et qu'on appuie fortement en faisant glisser le pilon d'une paroi du mortier h l'au-tre, etc... raquo;
ocr page 93
DES OPERATIONS PHARMACEÜTIQDES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
La pistation est toujours Ie prélude de la pulpation.
5deg; La pulpation est Técrasement d'un corps mou dans un mortier. Elle s'opère par épistation.
La pulpe obtenue est ensuite passée au tamis de erin ü l'aide d'un pulpoir (spatule élargie) ou simple-ment ä l'aide de la main. C'est ainsi que l'on préparé les pulpes de tamarin, de casse, de carolte, de pomme de terre, etc, etc, fort rarement employees du reste par les vétérinaires.
C La pulverisation (de pulvis, poussière) a pour but de réduire les substances médicamenteuses en poudre plus ou moins fine.
Elle comprend : 1deg; des operations préliminaires; 2deg; la pulverisation proprement dite qui peut se faire par des procédés mécaniques ou physico-chimiques, etc.; 3deg; enfin, une operation complémentaire.
Nous connaissons les operations préliminaires dans lesquelles on doit ranger la dessiccation, la mondation, la section, la concassation, la rasion et l'extinction (1), c'est pourquoi nous n'en dirons rien.
Nous ne parlerons pas non plus des procédés phy­sico-chimiques auxquels se rattache la sublimation du calomel, du soufre, du bi-iodure de mercure, etc, dont l'étude ne saurait enlrer dans Ie cadre de nolre travail.
11 ne sera question par conséquent que des moyens mécaniques de la pulverisation et de l'opération par laquelle on la termine, la iamisaiion.
(1) L'extinction se pratique sur les pierrcs plus ou moins riches en quartz (silex). Elle consiste h les rougir au feu et ä les plonger ensuite brusquement dans de l'eau froide. Comme pour la trempe do l'acier il en résulte une sorto d'ébranlemcnt moleculaire qui fait que les pierres se brisent au moindre choc. Cette operation est cssen-tiollement cliimique.
L'opération qui consiste ä étoi ndre de la chaux, c'est-a-diro a verser peu ä pen de l'eau sur de la chaux vive, s'appello aussi extinction.
ocr page 94
82
PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Les moyens mécaniques de pulverisation sont les suivants :
1deg; La contusion;
2deg; La triluration;
3deg; La mouture;
-4deg; Le frottement;
5deg; La pulverisation par intermède;
0deg; La porphyrisation.
1deg; La contusion (de contundere, broyer), ressemble beaucoup ä la concassalion. Elle est le mode le plus frequent de pulverisation et s'obtient en frappant per-pendiculairement la substance k pulveriser avec un pilon. On ne Temploie que pour les corps incapables de se ramollir par la chaleur que dégagent le frottement et le choc.
2deg; La triluration s'opère en promenant avec effort un pilon contre les parois d'un mortier dans lequel se trouve la substance k pulveriser. On l'emploie pour les gommes-résines et les résines. Elle diffère de la pista-tion, en ce que dans celle-ci on écrase des corps mous et parenchymateux et que, dans celle-la, on traite ex-clusivement des substances sèches.
3deg; La mouture, suivant qu'elle est plus ou moins grossière, est la concassalion ou la pulverisation a l'aide d'un moulin Cambrai ou aulre. On la pratique en pharmacie sur les semences de moutarde et de lin. 4deg; Le frottement est un moyen fort simple de pul­verisation qui consiste ä frotter la substance a piler sur un tamis. On l'emploie pour les corps qui out l'in-convénient de se lasser pendant la pulverisation et qui sont cependant suffisammenl friables, par suite du peu de coherence de leurs molecules, comme la craie et le carbonate de magnésie.
5deg; La pulverisation par intermède est celle qui se fait, comme son noni l'indique, k l'aide d'un agent in-
ocr page 95
DES OPERATIONS PHARMACEUÏ1QUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 83
termédiaire qui est propre a chaque substance et que ron ajoute en petite quantité. G'est par cette methode que Ton pulverise Ie camphre en ajoulant quelques gouttes d'alcool. En mélangeaut du sei ou du sucre ä des parcelles de métaux ductiles, comme l'or et l'ar-gent, on arrive facilement ä les réduire en poudre.
Pendant l'été il est quelquefois difficile de pul­veriser l'aloès parce qu'il se forme au fond du mortier une masse solide et adhérente; or il suffit de chauffer légèrement Ie mortier pour que la pulverisa­tion se fasse presque spontanément. Ou peut done considérer cette operation comme une veritable pulve­risation par intermède, puisque c'est avec Ie secours de la chaleur qu'on la pratique.
0deg; La porphyrisation est la pulverisation in extremis d'une substance en la broyant sur un porphyre avec une molette.
Ge n'est qu'exceptionnellement qu'on y a recours aujourd'hui en pharmacie, parce que Ie commerce ne livre plus que des medicaments parfailement pulverises. Cependant quelquefois, comme dans la preparation de certaines pommades ophthalmiques ou de quelques masses pilulaires, il est nécessaire de porphyriser ä nou­veau Ie medicament qui sert de base; dans ce cas, on Ie passe simplement a la plaque de verre dépoli oü on l'écrase avec un couteau-spalule ä lame plus ou moins flexible.
La tamisalion est l'opération qui termine toujours la pulverisation. Elle consiste dans Ie passage a tra­vers un tamis d'une matière pulvérisée, aßn de lui douner un grain uniforme. Lorsqu'on veut tamiser une poudre, on la dépose sur la toile d'un tamis que l'on agite horizontalement de droite a gauche et de gauche ä droite, en évitant tout contre-coup, de ma­niere ä obtenir une poudre tres homogene. Quand cela
ocr page 96
84nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHAFUUCIE VÉTEKINAIRE.
est nécessaire, comme pour les poudres d'Ipeca, d'Ru-phorbe, de Jalap et toutes celles qui sont plus ou moins irrltantes pour la conjonctive, on se sert d'un tamis compose.
La pulverisation a un double but:
1deg; Elle rend l'administration de certains corps plus facile, en leur permetlant d'enlrer dans la composition de medicaments commodes k faire prendre;
2deg; Elle met les substances médicamenteuses dans un état tres favorable ä faction des sues digestifs et des véhicules divers par lesquels on peut avoir a les trailer.
F/fels de la pulverisation. — Au point de vue physi­que, on voit que quelques produits changent de cou­leur après cette operation. Nous citerons, par exemple, la poudre de fer qui est légèrement plus noire que le métal lui-même; les résines et les gommes-résines qui, ä l'état pulverulent, sont plus claires que lorsqu'eües sont en masse; le sulfure rouge de mercure ou cinabre qui est, sous cette forme, couleur vermilion; enfin l'aloès, qui entier est d'un vert bouteille assez foncé, prend une teinte plus ou moins jaune doré quand il est en poudre.
Pour ce qui est des effets chimiquos, les pbarmaco-logistes considèrent généralement que la pulverisation laisse aux corps leurs anciennes propriétés et que cha-que parcelle tenue est la reproduction de la masse lout entière.
Dorvault n'est cependant pas de eet avis. Pour lui, il est des substances, plus nombreuses qu'on ne Ie croit, qui, par la pulverisation, onl leur constitution chimi-que modiflée. Il appuie cette hypothese sur ce qui se produit pour Tacide arsénieux, le sucre et Ia gomme, une fois qu'ils out été pulverises. Ils sont tons en effet beaucoup moins solubles, et le sucre et la gomme perdent meine un peu de leur saveur. Bien qu'il n'en
ocr page 97
DES OPERATIONS PIIARMACEUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 85
donne pas l'explication, cela ne l'empêche pas de con-cluro qu'un tres grand nombre de substances peuvent et meme doivent être ainsi modifiées d'une maniere quelconque (???).
Deschamps (1), apres avoir fait remarquer que Ie choix de ces exemples n'est pas tres heureux, réfute point par point toute l'opinion de Dorvault et termine sa demonstration en concluant tres affirmativement, laquo; que les poudres médicinales jouissent réellement des mêmes propriétés que les corps entiers dont elles pro-viennent raquo;. Il fait remarquer aussi, que si l'opinion de Dorvault était la vraie, les poudres seraient des prepa­rations d'autant plus mauvaises, qu'elles seraient plus impalpables.
Avaniages thérapeutigues de la pulverisation. — Au point de vue de Faction des medicaments, la pulverisa­tion a des avantages reels. Dorvault fait remarquer que Ie fer reduit par l'hydrogène ne doit pas être donné a des doses aussi élevées que Ie fer porphyrisé ; que la poudre de jalap purge mieux que la même quantité de racine simplement concassée. Gela est dü tres pro-bablement a ce que les principes solubles que renfer-ment ces divers produits sont plus aisément attaques par les liquides de l'estomac et de l'intestin lors-qu'ils sont en poudre impalpable que lorsqu'ils sont sous un étal moleculaire plus fort.
Comme la pulverisation ne change en rien les pro­priétés médicamenteuses, il en résulte que cette ope­ration convient fort bien k toutes les substances qui agissent a faible dose, surtout si elles sont suscep-tibles d'etre modifiées par tout autre genre de pre­paration.
B. Operations physiques. ~ Elles sont tres sou-
(I) Loco cilalo, p. 110.
ocr page 98
80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PUÉCIS DE PI1ÄRMACIE VÉTÉRINAIRE.
vent pratiquées par les pharmaciens qui les divisent en
quatre groupes :
1deg; La mixtion;
2deg; La manutenlion;
3deg; L'extraction ;
Adeg; La clarificalioa.
1deg; La mixtion est Ie mélange de plusieurs liquides de densité différente et destine a 1'usage interne (Des-champs). Le produit s'appelle une mixture.
Avant de Tadministrer, il sera toujours indispensable d'agiter la preparation, car les principes constituants, dont la densité n'est pas la même en general, ne sont tenusen suspension par aucunauxiliaire. Les mixtures sont ordinairement des medicaments tres actifs;
2deg; La manutenlion est toute preparation faiteä l'aidc de la main seule ou munie d'un instrument. Les pi­lules, les bols, les capsules, les cachets médicamen-teux, les trochisques, etc, etc, sont autant de manu-tentions;
3deg; Vextraction (de ex, hors, trahere, tirer), est une operation pharmaceutique par laquelle on sépare une substance quelconque du compose dont eile fait partie (Littré et Robin).
ïabourin établit trois modes principaux d'extraction:
1.nbsp; L'expression;
2.nbsp; L'évaporation ;
3.nbsp; La distillation.
1. L'expression est une operation par laquelle on extrait des corps succulents, a laide d'une force quel­conque, les liquides qu'ils contiennent.
S'il n'est pas besoin d'une force bien puissante, la main peut parfaitement suffire, ou simplement un carré de toile dans lequel on étreint la matière h exprimer. Mais cette maniere de faire est souvent insuffisante et on a recours alors ä des petiles machines a presser
ocr page 99
DES OPERATIONS PHARMACEUTIQÜES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 87
qui peuvent être de forme et de dimensions tres va-riables (voyez page 66, fig. 12).
Cette operation est tres souvent pratiquée dans la preparation des teintures; eile épuise totalement Ie marc, tout en permettant de recueillir la quantité d'al-cool qui Ie pénètre.
2. L'evaporation {de c, indiquant separation et vapo?-, vapeur), est la reduction d'un liquide envapeurs a une temperature quelconque. En pharmacie ce liquide con-lient ordinairement une ou plusieurs substances fixes qu'il abandonne par suite du dégagement de vapeurs.
Son but est de concentrer une solution ä un degré plus on moins fort, ou bien encore, si l'évaporalion est poussée ä Textrême, d'obtenir tolalement la substance dissoute. Les extraits mous et les extraits fluides sont des types de preparations obtenues par une evapora­tion incomplete, tandis que les extraits secs sont Ie résultat d'une evaporation complete.
Modes d'evaporation. #9632;— On a recours pour la pra­tique de cette operation ä des moyens divers, mais les deux plus importants ä connaitre sont Févaporation sur un feu nu et Févaporation au bain de sable ou au bain-marie.
a.nbsp; Evaporation a feu nu. — Elle convient tres bien et du reste est celle qui est toujours employee pour la preparation des produits peu altérables paria chaleur. Le liquide qui est un décocté, un infusé, un macéré, ou un lixivié, est mis dans une bassine ou dans une capsule que l'on pose directement sur le feu. Cast par cette methode que l'on prepare quelques ex­traits.
b.nbsp; Evaporation au bain de sable. — On l'emploie quelquefois lorsqu'on désire obtenir une temperature graduelle et uniforme. Ce procédé consiste a mettre un vase plein de sable sur un fourneau évaporatoire et
ocr page 100
88nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHÉCIS DE PHAUMACIE VÉTÉRINAIRE.
ä enfoncer ä moitié dans ce sable une capsule conte-nant Ie liquide ä cvaporer.
Si l'on remplace Ie sable par de l'eau ordinaire, tout en conservanl Ie dispositif precedent, on évapore au bain-marie. On a recours ä ce procédé lorsque Ie liquide ä évaporer est tres volatil ou tres alterable par la cha-leur, car la temperature d'évaporation reste toujours dans ce cns au-dessous de 100deg;.
3. La distillation est une operation qui consiste a séparer au moyen du feu, dans des vaisseaux clos, les principes volatils d'un corps d'avec ses principes fixes. Les premiers s'élèvent en vapeurs qui se conden-sent dans un ou plusieurs yases appelés recipients, tandis que les principes fixes restent dans Ie vase dis-tillatoire qui est un alambic ou une cornue (Littré et Robin).
Elle est l'opposé de l'évaporation : dans celle-ci on sacrifie la matière évaporée pour conserver les prin­cipes fixes, danscelle-lä on recueille les produits de la distillation que Ton condense et on abandonne les résidus salins.
Dans cette operation on peut se proposer trois buts différents: soit la purification de la substance elle-mème, comme c'est Ie cas pour certains acides et la distillation de l'eau ; soit sa concentration (rectification de l'alcool, de Téther et du chloroforme); soit enfin la separation de certains principes aromatiques, comme on Ie voit pour la distillation des plantes ä essence.
Si Ton observe ce qui se passe dans chaque distil­lation, on voit que deux phénomènes inverses ont lieu en méme temps; une vaporisation dans la cucurbite el une condensation dans Ie recipient. La première est obtenue k l'aide d'un foyer quelconque de chaleur et la seconde est activée par un refroidissement subit
ocr page 101
DES OPERATIONS P1IARMACEUT1QUE3.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 89
des vapeurs dans le Serpentin ä l'aide d'un milieu re­frigerant quelconque.
L'indication est d'opérer aussi économiquement que possible, tout en tendant a preserver le produit que Ton distille de toute allération et en essayant de re-cueillir et de condenser le plus qu'on peut de substance distilléo.
Distillation des essences. — Nous aurions pu nous dis­penser d'en parier, car, tres certainement, 11 ne viendra jamais ii 1'esprit d'aucun de nos confrères de distiller lui-même ou de faire distiller des essences. Neanmoins on nous permettra d'en dire quelques mots, sinon dans un but d'utilité reelle, tout au inoins pour être complet.
Quand on veut distiller des essences, on pose les plantes aromatiques dans un compartiment place enlre la cucurbite et le chapiteau, que Ton appelle le dia-phragme. Il est percé de trous comme une écumoire de facon que les vapeurs d'eau, avant d'arriver clans le Serpentin, traversent cette couche végétale et se char-gent del'huile essentielle qu'elle contient. Ces vapeurs, ainsi enrichies d'essence, viennent se condenser dans le recipient d'oüelless'écoulent dans un vase florentin.
Ou peut vouloir faire un alcoolat au lieu d'un hydro-lat; dans ce cas on remplace l'eau de la cucurbite par de l'alcool et on fait la distillation au bain-marie, en conservant du reste la même disposition pour les autres parties de l'appareil.
Quelquefois dans le but d'obtenir un liquide plus chargé, on distille le même véhicule sur de nouvelles plantes; c'est la ce que l'on connait sous le nom de cohobation.
Distillation ä la cornue. — Cette operation ne diffère pas de celle faite a l'alambic. Une cornue peut être con-sidérée comme la reunion d'une cucurbite et d'un cha­piteau. Les anciens admetlaient qu'elle était formée de
ocr page 102
90nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PliÉCIS DE PUAUMACIË VÉTÉRINAIRE.
trois parties distinctes : la panse ou laboratoire, Ie dóme et Ie col.
L'emploi d'une cornue et d'un ballon qui sart de recipient suffit en general; cependant on peut inter-
Fig. 30.
poser entre ces deux vases un tube plus ou moins long qui permettra une condensation plus complete des vapeurs obtenues (fig. 36 et 37). Pour refroidirle recipient, quelques personnesse con-
tentent d'un linge mouillé, mais il vaut beaucoup mieux 1c tenir constamment sous un filet d'eau, ou ce qui preferable, surtout si les liquides que l'on traite sont tres volatils, employer un des mélanges refrige­rants indiqués ci-après;
ocr page 103
DES OPERATIONS PllAR.MACliUTlQUliS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 91
TABLEAU DES MELANGES liÉFRIGÉHAXTS (dESCIUMPS).
Azotate d'ammoniaquo....... j j de 10deg; a — 10deg;.
Eau........................ Ij
Azotate d'ammoniaquo....... 1 [do 10deg; 4 — 19deg;.
Carbonate do sonde.......... 1 )
Eau........................nbsp; nbsp; nbsp;IG1
Azotate de potasse........... 5 [ de 10deg; ä — l?ü.
Chlorhydrate d'ammoniaqiio.. amp;)
Eau.........................nbsp; nbsp; nbsp;IG 1
Azotate de potasse........... 51, i inn #9632; _ irraquo;
Chlorhydrate d'ammoniaque..nbsp; nbsp; nbsp; 5 l 0 ~'~
Sulfate de sonde............ 8 1
Eau........................ 4 \
Azotate de potasse..........nbsp; nbsp; nbsp;W j im j
Chlorhydrate d'ammoniaque..nbsp; nbsp; 32i d0 lü0 quot; - l;'0-
Ghlorure de potassium.......nbsp; nbsp; 57 )
Neige on glace pilée......... 1). , „ . ..„ ,.
Sei marin...... ............ , | de 0raquo; a - UM..
Xeige on glace piléo......... 2 ) de 10deg; ä — I0U, ou
Sei marin.................. 1 ( de — no,77 a — 20o,55.
Neige ou glacé pilóe.........nbsp; nbsp; 24 'j
Sei marin...................nbsp; nbsp; nbsp;10 (, , lno . ,„
Chlorhydrate d'ammoniaque.. 5 ( e 1U :l — lb • Azotate de potasse.......... 5/
Neige ou glacé pilée......... 5 )
Sei marin................... 2 [de 10deg; ä — 14quot;.
Chlorhydrate d'ammoniaque.. 1 )
Le!erHns!r.p.i:!!:::::::::nbsp; nbsp;^o-moo.-^ou
Azotate d'ammoniaque....... 5 ) de quot; 270'17 a quot; •310'GG'
Neige ou glacé pilée......... 2 ) de 10deg; a — 8deg;, ou
Chlorure de calcium......... 3 j de 0quot; ä — 27deg;,77.
Neige ou glacé pilée......... 3 ) de 10deg; ä — 8deg;, ou
Potasse..................... 4) de 0deg; ä —28deg;,33.
Neige ou glacé pilée......... 1),nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;... ,, .„
Chlorure de calcium......... 2 ( de quot; n0'7 a quot; ^quot;'^
Neige ou glacc pilée......... 1), ,„ ,
Chlorure de calcium......... g | de-40laquo; 4 - 580,33.
Neige ou glacé pilée......... 81, -- raquo;
Acide sulfurique étendn.....nbsp; nbsp; 10 j üe - aoquot; .1 - 080,33.
ocr page 104
92nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIUHMACIE VÉTÉRINAIRE.
Neige ou glace pilóe......... 2 1
Acide sulfurique étcndu..... 1 ' de —23deg;,33 ä — 48deg;,88.
Acide azotique étondu....... 1 '
Sulfate de soude............ 8 ! de -4- IQo ä - 19deg;.
Acide azotique.............. 2)
Sulfate de soude............ 6 i
Acide azotique.............. 4 [ de 10deg; il — 20deg;.
Azotate d'animoniaquo....... 5 '
Sulfate de soude............ 0 N
Acide azotique.............. 4(. , .„„ . n
, , , . 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;„ ,#9632; de 10deg; a — 23deg;.
Azotate de potasse........... 2 k '
Clilorhydrate d'ammoniaquo.. 4 /
Sulfate de soude............ 8(,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Acide chlorhydrique......... 5)
Sulfate do soude............ 20), , ,„„ . 0„,-
... .. . „„„nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; „„ f de 4-10deg; a—80,Io.
Acide sullurique a 30deg;....... 10 )
Phosphate do soude......... 9) , ,.„ , „„
Acide azotique.............. 4)
4deg; La clarification est une opéralion qui consiste ä séparer d'un liquide les particules solides qui s'y Irou-vent suspendues et qui en troublent la transparence.
Elle peut se faire par une série de moyens qui sont les suivants :
1deg; La depuration;
2deg; La décantation;
3deg; La despumation;
4deg; La cola tu re;
5deg; La filtration;
C0 La coagulation.
1deg; La depuration est la separation sponlanée qui se fait dans un liquide trouble qu'on laisse reposer dans un vase. Les particules solides se rassemblent au fond du vase et Ie liquide devient clair dans Ie haut.
2deg; La décantation ou soulh-age fait suite a la depura­tion et consiste ä séparer les liquides des depots qu'ils surnagent.
Pour la pratiquer on peut verser la partie de liquide
ocr page 105
DES Ot'ÉttATlONS PlIAltMACHUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 93
clarifié en inclinant légèrement Ie vase; mais ce moyen ne donne pas loujours un produit tres pur. Si Ton a ä decanter une petite quantité de liquide, il vaut mieux se servir d'un siphon on d'une pipette qui permeltent de transvaser le liquide sans imprimer au vase aucune espèce de mouvement.
Pour de grandes quaiilités, on emploie des recipients cylindriques et profonds sur la paroi desquels, ä difle-rentes hauteurs, sont percés des trous par oü Ton pra­tique le soutirage.
3deg; La despumalion est une operation par laquelle on ote l'écume et les impuretés que Faction du feu a rassemblées ä la surface d'un liquide en ebullition. C'est ainsi que l'on despume les sirops et les miels. On a rarement l'occasion de la pratiqner en pharmacie vétérinaire.
4deg; La colalure (de colare, verser k pen h pen) est une filtration grossière. C'est une operation qui consiste a filtrer un liquide sur un lissu de laine peu serre, moins pour l'avoir d'une transparence parfaite que pour en séparer un mare. On l'emploie souvent pour la filtration des sirops, des infusions et des decoctions.
Elle s'opère k l'aide du blanchet ou étamine et de la chausse d'Hippocrate (voyez fig. 25-26, page 71).
5deg; La filtration est tres fréquemment pratiquée en pharmacie. Elle a pour but de débarrasser un liquide des impuretés qui le troublent. Cette operation est faite k l'aide de fillres, parmi lesquels le papier est le meilleur et le plus souvent employé (1).
6deg; La cnagulalion est un moyen absolu et rapide de clarification. Elle consiste en la depuration des liquides
(1) Nous n'avons pas parlé du verro pilé, du charbon, de l'amiante ni du coton avoc lesquels on filtre certains liquides acides ou autres, parce que ces substances sont surtout employees dans les labora-toires de chimie.
ocr page 106
94nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE I'llAltMAClE VÉTÉRINAIUE.
a l'aide d'un compose organique qui, sous l'influence de la chaleur ou d'un agent chimique, éprouve une modification qui Ie rend apte ä entrainer les matières elrangères qui restent en suspension (Deschamps).
Les pharmaciens preferent employer l'albumine pro-prement dite, ou blanc d'oeuf, ä tous les autres produits clarifiants comme Ie sang de boeuf, la collc de pois-son, etc, etc, parce qu'il est toujours facile de se procurer de l'albumine et aussi parce que ce corps n'abandonne presque rien, parait-il, aux liquides qu'il dépure.
Quand on veut clarifier un liquide, on Ie mélange avec une certaine quanlité de blanc d'ceuf et on porte Ie tout sur Ie feu pour Ie chauffer jusqu'ä une tempe­rature minima de 60deg; ä 75deg;. Sous l'influence de la chaleur, l'albumine se coagule, se sépare complète-ment du liquide et devient insoluble; eile forme une sorte de réseau qui précipite au fond du vase toutes les matières en suspension. Il sufflt ensuite de laisser déposer et de decanter, ou de jeter sur un filtre.
Pour obtenir la clarification de sues Yögétaux on met ä profit l'albumine que les plantes renferment. Elle se comporte absolument comme l'albumine animale, mais ici l'opération s'appelle defecation (de fmx, lie, parti-cule de, exprimant separation).
La coagulation de l'albumine peut aussi s'obtenir par l'alcool et Ie tannin, lesquels, tout comme la chaleur, amènent la clarification.
Dans Ie même but, surtout pour la preparation des sirops, quand on les fait k chaud, on emploie aussi en pharmacie la pó.lc ä papier faite selon Ie procédé de üesmarest. Cette methode consiste, après avoir déchiré par petits morceaux du papier non collé, k Ie battre avec de l'eau et k Ie réduire en bouillie. On lave bien cette päte, on la fait égoutler et on la mélange au sirop en-
ocr page 107
DES OPERATIONS PIURMACEUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'Ja
core sur Ie feu. Il ne resle plus qu'k jeter Ie tout sur une étamine ou dans une chausse d'Hippocrate pour obtenir un liquide tres clair.
C. Operations physico-chimiques. — Elles com-prennent deux grands groupes :
La fusion, ou liquefaction, et la dissolution :
i0 La fusion est Ie passage de l'état solide ä l'état liquide par l'efTet de la chaleur. Ce terme est réserve a la fonte des métaux et des sels cristallisés que Ton soumet a l'aclion du feu.
On donne celui de liquefaction, qui est aussi Ie pas­sage de l'état solide a l'état liquide par la chaleur, A la fonte des corps gras divers, beurres et graisses,queron emploie souvent en pharmacie. C'estainsi que l'on dit: la liquefaction de l'axonge, des beurres de cacao et de muscade, etc.
La fusion peut être ignée ou aqueuse; celle-ci seule nous intéresse. Elle se produit par l'intermédiaire de l'eau, combinée a la substance du corps solide. C'est celle qui a lieu pour les sels qui fondent dans leur eau de crislallisation sousrinfluence de la chaleur. Ce phé-nomène est mis a profit dans la preparation des pierres médicamenteuses, telles que la pierre divine, celle de Knaupp; Ie nitrate d'argent fondu ou pierre infer­nale, etc., etc.
En dehors de ces quelques cas de fusion aqueuse, on ne fond guère en pharmacie que des corps gras, ou des corps résineux. Cette operation se fait par conséquent ä des temperatures assez basses et dans des apparcils tres simples, comme des casseroles, des capsules en porcelaine, des bassines, etc. On y a souvent recours dans la preparation des cérats, des pommades, des onguents, etc., etc.
2deg; Solution et dissolution. — Ces deux mots ont une grande ressemblance idéologique et on les emploie
ocr page 108
96nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DK PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
indifféremment comme synonymes l'un de l'autre.
Il y a solulion on dissolution toutes les fois qu'il y a disparilion des molecules d'un corps solide ou liquide ougazeux, dans un liquideapproprié. C'est unedissemi­nation, une fusion intime des molecules de la substance dissoute entre celles du dissolvant, qu'il se produise ou non une combinaison eutre les deux corps.
Cependant Deschamps en parle comme de deux ope­rations bien distinctes. laquo; La solulion s'exécule, dit eet auteur, toutes les fois que Ton met en contact un li­quide ou un solide, deux ou plus de deux liquides qui out une certaine analogie de composition, et dont les molecules ont une certaine tendance h se rapproclier les unes des autres. Il y a simplement un écartement de leurs molecules et leur dissemination dans toutes les parties du nouveau liquide. raquo;
Exemple : solution du sucre, du sei, de l'acide car-bonique dans l'eau; des résines dans l'alcool, etc.
Il dit pour la dissolution, laquo; qu'elle a pour but de dissoudre un corps quelconque dans un liquide dont les propriétés cbimiques sont opposées aux propriétés du corps ä dissoudre. Elle doit être considérée comme une reaction compliquée purement chimique, qui en-traine la modification du corps a dissoudre, la decom­position d'une partie du dissolvant et la combinaison du solide avec Ie liquide non altéré ; ou bien la modi­fication du dissolvant et sa combinaison avec Ie solide modifié, etc. raquo;.
Exemple : dissolution d'un métal dans un acide (acide azotique et mercure, etc., etc).
Cette opinion, qui est aussi celle des chimistes de l'école de Lavoisier, n'a pas prévalu, et parliculiére-ment dans Ie langage de la pharmacie, ces deux termes sont employés l'un pour l'autre. Le produit s'appelle solulum ou solulé et plus souvent solulion.
ocr page 109
DES OPERATIONS PIIARMAGEUTIQÜES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9?
Les dissolvants employés en pbarmacie sent assez nombreux. Le pralicien trouve dans leurs propriétés Ie moyen cTisoler les principes organiques les uns des autres en opérant a una temperature plus ou moins élevée, ou seulement ä la temperature ordinaire. Tres généralement une pulverisation plus ou moins avancéo du corps ä dissoudre, son agitation dans le dissolvant, l'augmentation de temperature de celui-ci, sont autant de circonstances qui favorisent la dissolution. Presque tous les corps sont en effet plus solubles ä cbaud qu'ä froid et leur solubilité augmente avec la temperature du liquide dissolvant. Cependant il y a quelques excep­tions, comme pour beancoup de sels de cbaux par exemple, et pour le sulfate de soude qui est bien plus soluble ä 33deg; qu'ä 100deg;.
Suivant la nature du liquide employe, les diverses preparations pharmaceutiques oblenues par dissolu­tion sont désignées sous les noms de hydrolés, alcoolés, glycérolés, éthérolés, etc., etc. Mais les véhicules les plus usités sont certainement l'eau, Talcool et la gly­cerine; c'est pourquoi nous ne faisons figurer que ces Irois substances, dans notre tableau de Ia solubilité des corps.
Tableau de la solubilité des corps.
KOMS DES COIU'S.
GLYCÉRIXE,
AI.COOI-,
Acetate d'ammo-niaquo.
Acétalc de plomb.. — de potasse.
Acide acétifjue hy­drate.
Acide arsónieux.,. — azotique....
Tres soluble.
Soluble. TrJs soluble.
Solulile..........
Deliquescent......
Eu tlcs proportions.
Soluble a. cliaud... En t115 proportions.
Soluble a cbaud...
Deliquescent.....
Pcu soluble.......
Soluble .
Soluble..........
Ed ttes proportions Enter cen]cIaßge(eiplo3.
Soluble..........
Se decompose.... Tres soluble.....
Tres peu soluble. Soluble.
borique.....
chromique.. p!i(?niquc... picrique. ...
En tlquot; proportions
Soluble.
En tu* proportions
6
sul
En lloï proportions,
Pharmacie vétér.
ocr page 110
PRÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
NOMS DES CORPS.
KAU.
GI.YGÉ11I.NE.
AI-COOI..
Acidc tanniqae----
— tartriq. cris-lallisé.
Soluble.
Tres soluble. Tres soluble.
Tres soluble. Peu soluble.
Soluble.
Presque insoluble.
Un peu soluble.
Tres soluble.
Soluble. Pen soluble.
Kn t'quot; proportions, Soluble.
Tres soluble. Soluble.
Peu soluble. Tres soluble,
Se decompose. Peu soluble. Insoluble.
En ttss proportions.
Alcool............
Kn tl01 proportions. Tres soluble......
En tlc5 proportions.
Soluble.
Legerem1 soluble.. En ttM proportions.
Atnmoniaque......
Arséniate de soude.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de potasse
Atropine..........
Azotato d'argent...
—nbsp; nbsp; de potasse.
En l,us proportions. Legerem* soluble..
Borate de soude,.. Bromurc do potas­sium.
Soluble..........
Trös soluble......
Presque insoluble.
Bicarbonate de
soude. Chloral.........
Li'gèrem1 soluble..
Chlorate de po-1 lasse {!}.
Chloroforino......
Chlorliydratc de
morphine. Protochlorure de fer Perclilorure do fer. Bichtorurc do mer-
cure. Chlorure de sodium. — de zinc...
Citrate de magnésie crlstallisé.
Bichromate de po­tasse .
Cyaiiure do potas­sium.
Peu soluble äfroid,
plus ichaud. Presque insoluble. Soluble ä chaud...
Tres soluble......
Trcs peu soluble..
Legerem1 soluble..
En ttlt;!Ä proportions. Legerem' soluble..
Soluble..........
be plus deliques­cent des sels.
Soluble.
Soluble..........
Digitaline.........
Kssence de térében-, thine. Ether chlorbydrique
— sulfurique... Ferrocyanutc dc
quinine.
Glycerine.........
Gomme arahique.. Hvpochloritc de
chaux. Hypophosphite dc
'chaux. Hypophosphite dc
'soude. Hvposulfito de soude
lode..............
lodoforme........
Trös soluble.
En llC3 proportions.
Tres soluble,
Kn tlM proportions. Insoluble.
Insoluble.
Soluble.
Insoluble. Trcs soluble.
Soluble
Presque insoluble.
bégoreni' soluble..
TrÄlaquo; snliihln......
(1) DIssous dans dc la glycerine ct mélange explosible.
lu perchlorurc de f
3r, donno lieu ä un
ocr page 111
DES OPERATIONS PllARMACEUTIQUES.
'JO
KOMS DES GOBI'S.
EAU.
GLYCÊfUKB,
AT.COOI.. ;
Ui-ioduie de mor-
cure. foduiede plomb...
—nbsp; nbsp; de potassium
—nbsp; nbsp; de sodium.. Lactate de chaux..
— de fer -----
Presque insoluble.
Uu peu soluble dans eau bouilUmte..
Tres lógör' soluble. Soluble.........
Soluble.
Asscz soluble. | Soluble.
Insoluble. ] Tres soluble.
Legerem1 soluble..
Soluble..........
Un i)eii soluble----
Mannito..........
Narcóine.........
Nitroglycerine.....
Hi-oxalale de potasse Bi-oxydo 4e mercure Paramne.........
Permanganate de potasse.
Potasse hydratée.. Pyroxyline ( coton poudro).
Insoluble.
Insoluble. (Soluble
dans ether.) Se decompose. !
Soluble.
Peu soluble. Soluble. #9632;
Legerem' soluble..
ter co melange (pent leTenir eipios.)
Insoluble.
Soluble dans I'eau bouillante.
Soude pure.......
Sulfate d'alumiue
et de polasse. Sulfate de cuivre..
—nbsp; nbsp; defer.....
—nbsp; nbsp; de quinine
aeide.
—nbsp; nbsp; do quinine
basique.
—nbsp; nbsp; de soude... ~ de strych­nine.
—nbsp; nbsp; de zinc. Snlfocyanure de po­tassium.
Sulfure de potassium ïannaie de quinine. Tartrate borico-po-
tassiqueou crème
de tartre soluble. Tartrate de potasse
et d'antimoinc ou
Étnétique.
Tres soluble......
En ttes proportions. Soluble.
Ties soluljlc.
Soluble.
Insoluble. 1*011 soluble.
Soluble. Soluble.
Tres soluble......
—
Peu soluble.......
Soluble.
Tros léger' soluble.
Legerem* soluble.. Soluble..........
Tres soluble......
La dissolution peut avoir lieu entre ileux liquides, ou bien entre un liquide et un solide, ou encore entre un liquide et un gaz. Nous laisserons enticrement de coté la dissolution des gaz dans im liquide, car h quoi
ocr page 112
100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
servirait d'en faire l'étude, puisque jamais la médecine vétérinaire n'a l'occasion d'utiliser de telles prepara­tions? Du reste, les medicaments prepares de la sorte sont fort rares dans la pharmacie humaine : on peut méme dire que les pharmaciens n'en préparent jamais, car les eaux gazeuses prescrites par les médecins vien-nent toutes du commerce. Nous ne nous occuperons done que des deux premières :
1deg; Dissolution entre liquides. — Si les deux liquides sont miscibles, il suffit de les mettre en contact et d'a-giter Ie tout dans une bouteille ou un mortier. Les molecules des deux corps se fusionnent entièrement et il en résulte un simple mélange plutót qu'une veri­table dissolution. On opère ä chaud ou a froid.
Mais il peut arriver, dans certains cas; que Ie contact des deux liquides soit suivi d'une reaction chimique, comme cela se passe, par exemple, quand on mélange de l'acide sulfurique et de 1'eau. Il se produit alors un fort dégagement de chaleur,et il pourrait survenir des accidents si l'on n'agissait pas avec prudence; c'est pourquoi il ne faut faire Ie mélange que peu a peu, en ajoutantgoutte a goutle l'acide sur l'eau eten l'agitant au fur et a mesure. L'opération ici se fait toujours ä froid.
Dans Ie cas de liquides non miscibles, comme, par exemple, quand on veut mélanger de l'huile et de l'eau, de l'essence de térébenlhine et de l'eau, etc., etc, Ie mélange n'est possible que grace ä la presence d'un corps gommeux ou mucilagineux que l'on appelle in-termède. Il ne saurait ici y avoir dissolution d'un liquide dans l'autre; tout simplement il y a une division extreme de celui qui n'est pas miscible et dont les mole­cules sont tenues en suspension dans Ie liquide muci­lagineux. C'est ce que l'on connait en pharmacie sous Ie nom i'émulsion- I-^a chose est si vraie, que ces soiies
ocr page 113
DES OPERATIONS PIIARMACEUTIQUËS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 101
de mélanges ne sont pas durables et qu'il suffit de quelques beures Ie plus souvent, ou de vingt-quatre heures au plus, pour voir la division se faire ä nouveau entre les deux liquides, par ordre de densité.
2deg; Dissolution des solides. — Cette operation est de beaucoup la plus importante et celle qu'il faut con-nailre dans lous ses détails, car eile est constamment employee en pharmacie. Nous n'exagérons pas en disant que les neuf dixièmes des medicaments liquides soit magistraux, soit officinaux, sont Ie résultat de la dissolution d'un ou de plusieurs solides dans un liquide. Que sout en effet toutes les teintures, tons les vins médicinaux, les diverses eaux médicinales, tons les hydrolés, comme tisanes, apozèmes, collyres, lotions, gargarismes, injections, etc., etc., sinon des prepara­tions opérées de la sorte?
Pour un corps donné, on ne peut se servir d'un liquide quelconque ä cause des affinités parliculières ou des incompatibilités qui existent. Il faut done faire choix du véhicule. Il ne faut pas oublier non plus qu'en pulvérisant au préalable Ie corps solide et en élevant la temperature du dissolvant on facilite singulièrement la solution. Nous rappelons qu'ä cette regle générale il n'y a qu'une seule exception importante a connaitre pour les vétérinaires, c'est celle du sulfate de soude qui est plus soluble k 33deg; qu'ä toute autre temperature.
Methodes de dissolution des solides. — On en compte cinq qui sont ;
1deg; La lixiviation;
2deg; La maceration ;
3deg; La digestion;
4deg; L'infusion;
5deg; La décoction.
1deg; ße la lixiviation {lixivium, lessive). — La lixivia­tion, appelée encore methode pa?' déplacement, laquo; est
6.
ocr page 114
102
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
une operation qui a pour bul de dissoudre les principes solubles des substances médicinales, en faisant passer k travers leur poudre plus ou moins fine de l'eau froide ou de Feau ebaude, de l'alcool, de Tétlier, etc. Le produit porie Ie nom de lixivié ou de déplacé raquo; (üescbamps).
D'après cette definition on peut done avoir, suivant la nature du liquide employé, plusieurs sorles de lixi-viés : d'oü la division en lixiviés par l'eau ou hydroli-ques, par Falcool ou alcooliques; par l'étber ou éthe-riques, etc., etc.
Gelte methode de dissolution est assez ancienne, car depuis longtemps on Femploie a la preparation dn café. Payen et Robiquet s'en étaient servie dans des analyses chimiques, lorsque, il y a environ cinquante ans, MM. Boullay Fessayèrent en pharmacie et la pré-conisèrent fortement comme ayant de tres nombreux avantages.
Des quelques experiences qu'ils firent, ils tirèrent les conclusions suivantes :
1.nbsp; Que cette operation était toujours tres simple et se faisait saus aucune difficullé;
2.nbsp; Que les poudres traitées n'avaient pas besoin d'e­tre tres finement pulvérisées pour qu'elles cédassent leurs principes solubles au liquide qui les traversait;
3.nbsp; Qu'avec une quantité relativement faible de li­quide on pouvait épuiser une forte proportion de ma-tière médieamenteuse; ce qui n'était pas sans intérêt pour la preparation des extraits;
4.nbsp; Que le lixivié ou le déplacé obtenu était plus riche qu'un infusé ou un macéré fait avec la même quantité de substance;
5.nbsp; Que la concentration des liquides qui traversaient la poudre décroissait proportionnellement du premier au dernier;
ocr page 115
DES OPÉKATIONS I'HARMACEUTIQ DES.
103
6. Enfin, que Ton pouvait opérer Ie déplacement du liquide interpose enlre les molecules d'une poudre avec de l'eau ou tout autre liquide, sans qu'il en résultat uu mélange avec la solution obtenue.
Un grand nombre de pharmaciens se servirent alors de cette nouvelle methode^ entre autres Simonin, pour la preparation de l'extrait deratanhia (1). Guillermont, dans les essais qu'il en fit, montra que Ie déplacement des liquides ne se faisait pas d'une maniere aussi nette qu'onFavait tout d'abord annoncé, et Deschamps com-pléta cette remarque, en disant que Ie mélange qui résultait de ce contact se faisait loujours proportion-nellement ä 1'aflinité que ces liquides avalent les uns pour les autres.
Les experiences de ce dernier auteur infirmèrent un peu les conclusions posées par MM. Boullay et lui Drent dire que l'opération n'était pas toujours aussi simple qu'ils l'avaient prétendu; que la poudre était fréquemment incomplètement épuisée; que beaucoup de substances telles que Ie pavot, les pensees sauvages, la scille, etc, ne peuvent se lessiver parce qu'elles augmentent trop de volume; que d'autres enfin, comme la rhubarbe, la gentiane, etc., etc, offraient de grosses difficultés.
Pour pratiquer la lixiviation on se sert d'un appa-reil ä déplacement, dans I'allonge duquel on met la poudre que Ton désire trailer, et on verse ensuite par-dessus Ie liquide qui doit agir comme dissolvant. Cette methode est basée sur un principe de physique d'après
(1) On doit próparer l'extrait de ratanhia avec de l'eau froido (par lixiviation ou maceration) parce que Ia substance active, qui reside surtout dans l'écorce, est soluble dans l'eau froido. L'eau bouiliante enlèvo h cette racine beaucoup plus do principes que l'eau Iroide, mais ceux qu'elle dissout en plus deviennent inso-lubles pendant la preparation de l'extrait et alors ils empêchent la solubilité des principes que l'eau froide dissout habituellement.
ocr page 116
iOi
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
lequel des liquides de densité différente se superposent et out la propriété de se déplacer aisément, quand au-cun obstacle ne s'y oppose.
Quand on verse un liquide sur une poudre, il pénètre dans la matière organique en chassant l'air qu'elle eontient, augmente sou volume et dissout les prin­cipes solubles qu'elle renferme. Ce liquide acquiert ainsi de nouvelles propriétés physiques et si, on en place au-dessus de lui une nouvelle quantité qui soit vierge, celui-ci chasse devant lui la première couche et s'enrichit ä son tour en passant entre les particules de la poudre. Le premier liquide verse descend par conséquent peu ä pen et se mélange a une nouvelle quantité de poudre, oü il dissout tous les principes que son état de concentration plus ou moins avance lui per­met de dissoudre. La dernière couche de liquide, en traversant a son tour la substance, se charge des pro-duits laissés par les couches précédentes a cause de leur saturation.
Et ainsi de suite : si Ton continue, on peut arriver ä un épuisement complet de la matière. Rien, du reste, n'empéche de faire passer et repasser plusieurs fois les mêmes dissolvants et d'arriver ainsi ä lui donner un état de saturation maximum.
Il ne faut pas confondre les procédés de dissolution par lixiviation, par maceration, par infusion, etc., etc., avec une solution proprement dite d'un sei, par exem-ple, dans de Feau. Car, tandis que ces operations se bor-nent ä extraire les principes solubles des composes or­ganises, sans toucher aux fibres végétales, la solution proprement dite a pour but de dissoudre tout ce que Ton met en contact avec le liquide.
Ce que nous venons de dire se rapporte aussi bien ä la lixiviation hydrolique, qu'a la lixiviation alcoo-lique.
ocr page 117
DES OPERATIONS PI1ARMACEUT1QUES.
105
Pour acliver récoulement, on a imagine d'exercer uue pression de 3 atmospheres (procédé Signoret) a la surface du liquide, ou encore de faire Ie vide dans le recipient, h I'aide d'une pompe (procédé Berjot, de Caen). Mais ä ces procédés plus ou moins rapides, il est preferable de substituer la methode classique de MM. Boullay, car, entre toutes les operations pharma-ceutiques, la lixiviation est certainement l'opération qui gagne le plus k étre faite lentement.
Deschamps a compare deux teinlures faites, Tune avec I'appareil Signoret et l'autre selon la methode or­dinaire ; il a eu les résultats suivants :
Lixiviation aucc appareil signohet.
Jalap...... 7,311 0/o d'cxtrait.
Quinquina. 3,335nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Lixiviation ordinaire, 8,3G1 % d'cxtrait. 5,146nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Et il en a conclu,avecraison, quel'allongeiidéplace-ment élait un moyen preferable, tout au moins a la me­thode Signoret, pour le service des pharmacies.
On fait rarement la lixiviation a l'éther, car avec lui toutes les poudres ne se lessivent pas bien. Elle se fait du reste comme celles ä l'eau et ä l'alcool. On la pratique pour la preparation de l'extrait éthéré de fougère male (1). Elle n'a réellcment de valeur que pour extraire les matières grasses des végétaux.
Quant aux lixiviations au vin et ä l'huile que Ton a essayées, elles doivent étre rejetées, car elles ne four-nissent que de mauvaises preparations.
Pour Deschamps, la maceration, comme methode unique de preparation des leintures, serait preferable et plus facile a exécuter pour tout le monde, carlaquo; quoi de plus simple, dit-il, qu'une operation qui consiste ä
(1) Pour oporcr on so sert do I'appareil a déplacoment do Gui-bourt, dans lequel I'allongo ct lo recipient sont rcunis par un tubo lateral, afin do no pas perdro du tout do vchicule (fig. 16).
ocr page 118
106nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
iatroduire une poudre dans un flacon, ä verser dessus de l'alcool, ä boucher Ie flacon, h agiter de temps en temps et a flltrer? raquo;
Dorvault, au contraire, est tres partisan de la lixivia-tion qu'il considère comme une operation facile, éco-nomique et donnant de bons résultats. EUe aurait en outre l'avantage, suivant lui, de ne pas älterer les subs­tances aulant que les autres procédés de dissolution, tout en les épuisant peut-êlre plus complètement.
Ce qui est certain, c'est que la methode de Boullay est tres fréquemment employee dans les pharmacies et que la plus grande partie desteintures sont préparées de cette facon.
2deg; Be la maceration. — La maceration est une opera­tion qui consiste ä soumellre ä froid (c'est-è.-dire a la temperature de laboraloire) un corps pulverise ou con­tuse et incomplèlement soluble, a Faction d'un liquide avec lequel on Ie laisse en contact pendant un temps plus ou moins long.
EUe a pour but d'exlraire les principes solubles de la substance médicamenteuse que l'on traite. Le pro-duit porte le nom do maceraium ou macéré. Suivant que ceLte maceration est faite dans de Teau, de l'al­cool, de l'éther, du vin, ou de Facide acétique plus ou moins dilué, le produit est dit : macéré hydrolique, alcooliquc, élhérique, cenolique ou acétique.
La manipulation est des plus simples : il suffit de mélanger le liquide et le corps a épuiser dans un vase bien couvert que Ton abandonne,pendantqueIques jours, äla temperature du laboratoire et a, agiter le mélange de temps en temps. Sa durée moyenne doit éLre d'une dizaine de jours environ.
La maceration a comme caractérisque, en plus du contact prolongé des deux substances liquide et solide qui sont en presence, la temperature moyenne a la-
ocr page 119
DES OPERATIONS PHARMACEÜTIQUES.
107
quelle on opère, c'est-ä-dire celle de 15 ä 20 degrcs centigrades, qui est celle de l'air ambiant. Cette opera­tion se fait, en effet, toujours a froid; aussi est-il par-faitement inutile de Ie signaler dans la souscription, comme Ie font certains mcdeclns et quelques vété-rinaires.
Indications et (wantages. — Cette operation est indi-quée toutes les fois que des substances médicamen-teuses perdraient par la chaleur leurs principes vola-tils.ou que d'autres principes solubles seraient exposes ä s'altérer ou a devenir insolublcs; toutes les fois aussi que Ie véhicule employé est tres volatil comme Fether, Ie cbloroforme, etc., ou plus ou moins alterable comme Ie vin et Ie vinaigre.
On Femploiera encore chaque fois que l'on désirera ramollir les parties dures des végétaux, comme des écorces, des racines, des bois, pour les trailer ensuite par d'autres moyens. Enfin, on y aura recours quand on voudra séparer l'un de l'autre deux principes solubles a une temperature différente.
Inconvenient. — La maceration n'offre par elle-même aucune difflculté, car rien n'est plus simple que de metlre en contact deux corps, Tun solide et l'autre liquide, et de les laisser pendant quelques jours. Mais l'opération se fait lentement, et c'est quelquefois un inconvenient, parce que certaines substances arrivent a s'altérer avant que Ie dissolvant ait eu Ie temps d'agir d'une maniere complete. C'est pourquoi on re-commande de pulveriser fuiement les matières traitées, afin qu'elles soient pénétrées plus rapidement par Ie véhicule et de ne pas donner ä la decomposition Ie temps de se produire.
Usages. — On se sert de ce moyen pour la prépa^ ration de quelques lisanes, mals assez rarement cepen-dant en pbarmacie, k cause de sa lenteur. C'est par ce
ocr page 120
108nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PH\RMAC1E VÉTÉRINAIRE.
procédé que Ton fait Ie vin de quiaquina, Ie vin aroma-lique et quelques teintures, etc., etc.
3deg; De la digestion. — Cette operation rappelle de tres prés Ia précédenle : eile en est uniquemenl diffé-renciée par l'état du véhicule, dont la temperature est plus ou raoins élevée, mais qui ne dépasse jamais celle de son point d'ébullition.
Le produit obtenu est un digestum ou un digéré et, suivant sa nature, on le dit hydrolique, alcoolique, élhérique, oléique, etc., etc.
Lorsque l'on vaut faire digérer dans de l'alcool ou de l'éther, comme ce sont des liquides volatils, il faut opérer dans des flacons ou dans des ballons, afin d'en perdre le moins possible. On peut méme, si l'on veut ne rien perdre, fixer un long tube recourbé dans le col du ballon, qui vienne se terminer dans un vase re-froidi, lequel sert de recipient pour Ie liquide qui distille.
La temperature du véhicule ne doit jamais dépas-ser 40 degrés centigrades pour l'eau, le vin, le vinai-gre et les huiles grasses; 23deg; pour l'alcool et 13deg; pour l'éther. On peut chauffer Ie vase digesteur de diverses facons : en le posanl, par exemple, sur des cendres chaudes, dans un bain de sable, dans un bain-marie ou encore dans la cucurbite d'un alambic Les anciens exposaient le vase au soleil pendant toute l'opération.
La digestion convient surtout pour la preparation des huiles médicinales, exemple : huile de cévadille. Pour les vins et les vinaigres pharmaceutiques, on s'en sert quelquefois.
4deg; De rinfusion [infusio, de infundere, verser des­sus).— Autrefois les anciens connaissaient les infusions sous le nom d'enchymes, qui vient du grec, ev, dans, et 3(uw, je verse.
G'est une operation de pharmacie qui consiste a ver-
ocr page 121
DES Ol'ÉKATIOiNS PIIAltMACIiUÏIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 109
ser un liquide bouillant, sur une substance dont on veut extraire les principes médicamenteux, et ä Ie lais­ser refroidir.
On peut aussi opérer d'une maniere inverse, c'esl-ä-dire jeter la substance ä trailer dans Ie véhicule en ébullilion, en ayantsoin de retirerle vase du feu immé-diatement après et de bien Ie couvrir. Ces deux ma-nières de faire se valent, et dans Tun et lautre cas l'opération est terminée lorsque Ie liquide est devenu tiède. Le produit se nomme infmum ou infusé et plus souvent encore infusion.
Par une bizarrerie de langage inexplicable, quel-ques personnes donnent pour synonyme ä ce terme le mot thé; ainsi on dit maintenant tres couramment du thé de foin, pour infusion de foin. Nous ne voyons pas bien la nécessité d'une teile substitution et nous som­mes bien sür que ces mêmes personnes trouveraient étrange que l'on dise du thé de thé.
L'infusé est dit léger ou chargé suivant son degré de saturation. Quand il s'agit d'un medicament magis­tral, Tordonnance doit porter aTendroit de la souscrip-lion, la durée de l'opération. D'une maniere générale, on peut dire que celte durée doit étre courte et ne pas dépasser dix ou quinze minutes pour les substances a tissu délicat; on la prolongera un pen plus pour celles ä tissu compact.
De toutes les operations employees pour extraire les principes solubles des plantes, l'infusion est certaine-ment celle a laquelle on a le plus souvent recours. Que les substances soient fraiches ou plus ou moins des-séchées, que la trame de leur tissu soit légere ou com­pacte, l'opération se fait tout aussi bien, pourvu toute-fois que le produit soit convenablement divisé. Le véhicule le plus ordinaire est l'eau, mais on peut éga-lement se servir d'un liquide alcoolique quelconque Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
ocr page 122
110nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉltlNAmE.
comme Ie vin, Ie vinaigre, Ie cidre et Talcool lui-même.
Parmi les parties de vegélaux que Fon soumet Ie plus souvent k l'infiision, on trouve surtout les plus délicates et les plus odorantes, telles que les fleurs et les sommités fleuries. Mais il n'est pas rare non plus que Ton traite des semences, des racines, des écor-ces, etc., etc.
Les principes que Ton peut extraire par cette opera­tion sont tres différents; Ie plus souvent, ce sont des essences, de la matière colorante, du mucilage, de la gomme, du sucre, etc., etc.
Quand l'infusion est faite, on décante ou on filtre Ie véhicule a travers un tamis de soie ou simplement un linge, et on s'en sert a l'intérieur ou ä l'extérieur, suivant Ie cas.
5deg; De la décodion (de coquere, cuire).— Cette ope­ration consiste a faire bouillir dans un liquide, qui peut être de nature tres variable, des substances medi-camenteuses dont on veut extraire les principes solu­bles. Le produit s'appelle dccoclum ou décoctc ou souvent même décodion, et suivant le véhicule que Ton a employé, on a un décocté hydrolique, alcooli-que ou cenolique.
C'est une erreur de croire que la décodion ne fasse rien perdre aux plantes aromatiques et que celles-ci fournissent par cetle operation un liquide plus chargé de principes médicamenteux que lorsqu'on les traite par infusion.
Ce mode de preparation était autrefois tres employé pour les tisanes; aujourd'hui, il est presque en^-tièrement abandonné, parce que Ton a reconnu que la décoction donnait des produits inférieurs a l'infusion et a la maceration elle-mème. Elle a l'inconvénient, en effet, d'introduire dans la liqueur des principes quel-quefois plus ou moins acres qüi ne devraient pas y en-
ocr page 123
DES OPERATIONS PHAHMACEUTlOülïS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; UI
trer, comme cela se voit pour la lisane d'aunée (1) que l'on fait de cette maniere. Il existe cependant des pro-duits dont les principes ne sont solubles dans l'eau qu'ä la temperature de l'ébullition, comme c'est Ie cas pour les semences des céréales, pour la lichen, pour Ie chiendent, etc, etc; comme c'est Ie cas encore pour tous les produits animaux que l'on emploie ä la pre­paration de la gelatine (os, tendons, cartilages) oil ce principe ne préexisle pas et ne se forme que par I'cbullition.
La decoction doit done être line exception, au lieu d'etre la regie comme eile l'était il n'y a pas encore tres longtemps, et on ne devra jamais remployer pour trailer des plantes aromatiques, surtout si Ie liquide dolt servir comme tisane ou comme breuvage.
Si l'on doit ajouler un sei quelconque, comme du sulfate de soude h une décoction de sené par exemple, on attend que l'opération soit finie avant de faire Ie mé' lange et on passe Ie de'cocté dès qüe la solution est faite*
Lorsque au nombre des principes qui entrent dans un décocté, il existe des plantes aromatiques, on les ajoule k la fin de la décoction et on retire Ie vase du feu pour les laisser infuser comme dans les conditions ordinaires. Il peut arriver que l'on désire en mème temps opérer dans Ie liquide obtenu une dissolution de tel ou de tel aulre principe soluble, dans ce cas on altend que l'infusion soit lerminée. A la fin de toutes ces operations on fait dissoudre Ie sei, on passe et on filtre, si on Ie croit nécessaire.
Sous Ie rapport de la saturation du liquide, on dit
(11 L'aunoc officinalc {Jnvla heleniam) renferme une résino acre qui est soluble dans l'eau a, 100deg;. Elle comniuniquc a la décoction un gout tres acre; c'est pourquoi ce mode de preparation est destine a I'usage externe. Pour l'intérieur, on fait infuser l'aunóe. Son décocté est tres effleace pour faire disparaitre les démangeaisons dartreuses ; on l'emploic en lotions.
ocr page 124
112nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉKINAIRE.
que Ie décocté est léger ou chargé. Sur l'ordonnance on fixe la durée de l'opération par Ie nombre de mi­nutes ou d'heures, ou bien encore, et c'est ce qui se fait Ie plus souvent, on indique la quantité de liquide #9632;d évaporer. On admet géneralement que les decoctions doivent étre moins chargées quand elles sont destinées ä être prises comme tisanes ou breuvagesque lorsqu'on doit les utiliser sous forme de bains ou de lotions.
Nous reproduisons ici un tableau dressé par Foy, et modifié par Dorvault, oü sont indiquées les sub­stances qui doivent être soumises k teile ou teile ope­ration. En agissant ainsi, nous avons voulu éviter aux vétérinaires des rechercbes toujours longues et plus ou moins ennuyeuses.
Tableau synoptique modifié de Foy (1).
1deg; On traite par solution : Les acides végétaux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Le camphre.
Les acides rainéraux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; La gomme.
Les substances salines.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; La manne.
Los sues concrets (se dil des sub- Le miei. stances épaissies).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Le sucre.
2deg; On traite par lixiviation : Lo café ordinaire ot de gland doux.
Poiir la preparation des teintures :
Le quinquina. L'absinlho. La belladone. La ciguë.
La jusquiame. Le ratanhia. La valériane. La cannelle. Etc., etc.
La digitale.
3quot; On traite par maceration : La racinc do guimauve (2).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 La racine do consoudo (3).
(1)nbsp; C'est le tableau modifié d'après Dorvault que nous donnons, en n'y laissant flgurer que les produits susceptibles d'etre utilises pour la médecino des animaux.
(2)nbsp;Ou par infusion pour l'intérieur; par decoction pour lavements
ou lotions.
(3)nbsp; Ou par infusion pour l'intérieur; par decoction pour lavements
ou lotions.
ocr page 125
DES OPERATIONS PIIARMACEUTIQUES.
H3
4deg; O/i Iraile
La racine d'angélique.
La racine d'aunéo (pour l'inte-
rieur. — Par decoction pour
l'extórieur). La racine de bardane. La raciue de Chicoree. La racine de Colombo (1). La racine de gentiane (ou par
maceration). La racine d'ipécacuanha (2)
(comme vomitif). Feuilles sèches: Les feuilles d'absinthe.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'armoisc.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de belladone.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de bourrache.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de Chicoree.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de romarin.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de rue.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de sabine.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de digitale.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de fumeterre.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de jusquiame.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de lavande.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de lierre terrestre.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de marrube.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de mentho.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de morelle.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de morcuriale.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de nicotiane.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de saponaire.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de sauge.
par infusion :
Les feuilles de stramonium.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de thé.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de thym. Fleurs :
Les flours d'arnica (3).
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de bouillon blanc.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de bourrache.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de camomille.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de centaurée.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de coquelicot.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de girofle.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de guimauve.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de houblon.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de mauve.
de roses päles et de roses rouges.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de tilleul.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de safran.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pectorales (fleurs de mauve, de guimauve, de pied de chal, de tussilage, de co-guelicols, de violettes, de mo­lene: aa parties égales).
Substances ci-apris:
Baies de genièvre.
Bourgeons de sapin.
Bourgeons de peuplier.
Scille.
Scmences de coings (ou par ma­ceration).
Semences de lin (ou par mace­ration) .
5deg; On traile par digestion (4)
La mousse de Corse (ou par solu-1 Racines
tion); jamais par decoction.
La racine de ratanhia.
(1)nbsp; On Ia traite par maceration aussi comme tonique, son decode est antidysentérique.
(2)nbsp; On la traite aussi par decoction pour ètro donnée en lavement comme antidysentérique.
(3)nbsp; Il faut passer la liqueur a travers une toilo serrée ou une ctoffe de laine, afin d'empècher les poils de l'aigrette de passer. Ces poils s'arrêtent ä la gorge pendant la deglutition.
(4)nbsp; La plupart des substances do ce tableau peuvent être soumises aussi ä I'infusion.
ocr page 126
Hi
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
La racinc de réglisse.
— do rhubarbo (ou par maceration) (1). La racine de valériano. Lo quinquina. La badiano. Lc cachou. La coriandre.
La cannelle.
Les cinq racines aperitives.
Les espéces aromatiques, bechi-
ques, vermifuges, vulnéraires. Lo fcnouil. Lo soinon-contra. Los totes do pavots (onrejette les
grainos).
6deg; O?! traite par decoction : Le café cru (comme febrifuge). I Feuillos de bouiTacho
Lc chiendent. Les coings. Les dattes. Les fecules. Les figues. La fougère male. Lc jalap. Le lichen (comme emollient); par
maceration ou infusion comme
tonique amer. L'orgc.
—nbsp; nbsp; nbsp; de chicorée.
—nbsp; nbsp; nbsp; de jusquiame. de morcllc.
—nbsp; nbsp; nbsp; do nicotiane.
—nbsp; nbsp; nbsp; do strauioine. Écorccs :
Écorces de ebene.
—nbsp; nbsp; nbsp; de garou (par infusion pour rintériour).
—nbsp; nbsp; nbsp; do grenade.
—nbsp; nbsp; nbsp; do racine dc grenadier, do saule.
Le seiglo ergote (ou par infusion).
Feuilles fraiches : Feuilles do bolladono.
i
Nous avons fait remarquer, ä propos de la decoc­tion, que lorsqu'il entre dans une tisane ou un breuvage des substances de nature diverse, on doit faire bouillir celles qui n'abandonnent leurs principes solubles qu a la temperature de 100deg;, et qu'il faut ajouler celles qui ne doivent êlre qu'infusés qu'ä la fin de l'ébullUion. On peut encore, plus simplement, ver­ser le décocté bouillantsur les plantes ä infuser.
D. Operations chimiques proprement dites. — Dans ce groupe nous parlerons seulement de la calcination que Ton fait assez souvent en pharmacie pour préparer l'alun calcine. Nous laisserons de cöté la precipitation, la caléfaction, la torréfaction, I'liydra-
(1) En ajoutant un peu de carbonate do potasse ä la liqueur, on dissout une plus grande quantité de partie résineuse et on augmente la propriétè tonique et purgative.
ocr page 127
DES OPERATIONS PIIAUMACEUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U3
lation, etc., elc, que les pharmaciens ne praüquent jamais.
La calcination, disent Littre et Robin, laquo; est une ope­ration par laquelle on soumel ä une chaleur tres élevée une substance infusible, mais sensiblement alte­rable, par rapport soit ä son mode d'agrégalion, soit surtout a sa composition chimique raquo;.
L'alun cristallisé (sulfate d'alumine et de potasse), calciné ä 200deg; dans un creuset jusqu'ä cessation de boursouflement, perd son eau de cristallisation et prend Ie nom d'alun calciné, desséché ou örülé, ou de sulfate d'alumine et de potasse calciné. — Ce qui prouve qu'il nquot;a perdu que son eau de cristallisation, c'est que l'hu-midité lui rend ses propriétés premières.
Une fois calciné, l'alun est moins soluble dans l'eau (28 a 30 fois son poids) et perd ses propriétés astrin-gentes pour devenir cathérétique. On l'emploie alors pour raviver les plaies indolentes ou pour réprimer les cbairs baveuses et molasses.
Preparation :
Sulfate d'alumino ot do potasso cristallisé........ 100 gr.
Pulvérisez grossièrement Taluri et remplissez-en ä moitié un creuset en terre; chauffez modérément : Ie sei fond dans sou eau de cristallisation et se boursoufle. Retournez la masse dans Ie creuset et chauffez jusqu'ä cessation de dégagement de vapeur d'eau en évitant toutefois de dépasser la temperature de 240deg;, au delä de laquelle le sulfate d'alumine serait decompose. Ren­dement 50 grammes (1).
(1) Formiilairo des hopitaux militaires. Proparations officinales.
ocr page 128
CHAPITRE V
DE L'ART DE FORMUF.ER
Le praticien qui voudrait se servir exclusivement des medicaments officinaux, bien qu'ils soient très nombreux, se Irouverail Irès souvent Impuissant u combattre teile ou teile maladie.
Celle-ci en effet n'est pas une, c'est-ä-dire qua la mème affection envisagée chez des individus diffé­rents ne se présente pas avec des caractères parfaite-ment identiques; eile s'éloigne plus ou moins du type classique pour lequel les medicaments inscrits dans le Codex sont surtout prepares. Souvent done, très souvent même, le vétérinaire est appelé ä associer plusieurs substances dans l'inteution de modifier les effets dquot;un medicament dans un sens ou dans un autre. Il clier-che a obtenir une variété de medicament, pour ainsi dire, pouvant combattre la variété de la maladie en presence de laquelle il se trouve. Pour augmenter les e flets de la base il renforcera la dose ou lui associera un adjuvant; pour les diminuer au contraire, ou pour faire disparaitre certain de ses effets nuisibles, il la mélangera a un correctif, etc., etc. Mais dans la mixtion de toutes ces substances, il devra éviter de tomber dans la polypbarmacie, car l'affectation dans ce sens dénoterait et du charlatanisme et un esprit peu cultivé.
Pour formaler le vétérinaire met a contribution
ocr page 129
DE L'ART DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 117
toutes ses connaissances médicales : la physique, la chimie, l'histoire naturelle, la pharmacie lui sont aussi nécessaires que I'étude de la pathologie et de la thérapeutique.
L'art de form uier est done l'application de toutes ses connaissances a remploi des medicaments.
Tout dans I'étude de la médecine aboutit k la for­mule : Ars medica est id quod est propter therapeuliccm. Mais si, a la vérité, eile nécessite des connaissances tres variées et tres étendues de tout ce qui touche ä l'art de guérir, il faut en outre, pour la bonne confec­tion d'une formule, posséder un tact spécial et un juge-ment parfaitement exact en ce qui concerne les faits de la pathologie, deux choses qui ne s'acquièrent pas, semble-t-il, et qui paraissent devoir être innées chez l'individu.
L'art de formuler est par conséquent une sorte de criterium.
Plusieurs points sont ä considérer dans l'emploi des medicaments : les uns sont complètement extérieurs au malade, comme la forme médicamenteuse, les consi­derations du lieu et de 1'heure oü se fait la prescrip­tion et la fortune du propriétaire; les autres sont inhérents au sujet lui-méme, tels que la rapidité d'ac-tion du medicament et son énergie, Ie choix de la substance, les doses ä administrer salon l'age, Ie sexe, Ie temperament, Ie genre de vie et l'état idiosyncrasi-que du malade; d'autres enfin tiennent a l'association des medicaments.
Ce serait empiéter sur un sujet qui n'est pas Ie nótre que de parier des premières conditions qui regardent surtout la thérapeutique et Ie tact de chacun de nous. Dans ce travail une seule chose nous intéresse, c'est celle qui a trait è l'association des medicaments. On sait, d'après ce que nous avons dit au début même de
7.
ocr page 130
H8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
ce chapitre, que les nombreuses substances fournies par les trois règnes sont insuffisantes pour répondre ä toutes les indicalions thérapeuliques; on sait aussi qu'on modifie leur action et qu'on les accommode au malade en les mélangeaut entre elles d'une maniere raisonnée ; mais nous n'avons pas encore parlé des dif­férents résultals que l'on peut obtenir par ces diverses associations : c'est ce que nous allons maiutenant examiner.
En réunissant ensemble plusieurs substances, on peut rechercher:
1deg; L'augmentation de l'énergie des medicaments; et l'on y arrive soit:
laquo;. En mélangeant diverses preparations de la mème substance comme on Ie fait, par exemple, quand on ajoute de l'extrait de quinquina ä une decoction de cette écorce; de l'extrait d'opium ou toute autre pre­paration opiacée, teile que du laudanum ou de l'élixir parégorique, h une décoction de pavot; de l'extrait de gentiane ou de belladone a de la lisane de gentiane ou de belladone, etc., etc.
Réveil a formule a ce sujet la loi suivante : laquo; Lors-que tous les principes actifs d'un medicament ne sont pas solubles dans Ie même véhicule, et qu'il est impos­sible de l'administrer en substance il faut avoir re­cours k un mélange de ces différentes preparations. raquo;
b. En associant des substances, dont les effets physio-logiques sont semblables, mais qui, administrées isole­ment, possèdent une bien moins grande énergie que lorsqu'elles sont données ensemble.
C'est pourquoi on mélange si souvent les toniques amers, les astringents, l'ipéca et l'émétique comme vomitif; la gomme-gutte et l'aloès, dont les effets pur-gatifs sont tres supérieurs a ceux que l'on obtiendrait en les employant isolement.
ocr page 131
DE L'ART DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; H9
c. En ajoutant au medicament des substances qui ne produisent sur lui aucune action, mais qui ont la propriété de rendre l'économie plus sensible ä seseffets.
En médecine humaine, oü Ie pralicien est souvent oblige de compter avec le plus on moins de tolerance de l'estomac de ses malades, on a remarqué que les mercuriaux, unis ä l'opium, ótaient plus facilement acceptés et que, grace ä lui encore, on pouvait aug-meuter les propriétés diaphorétiques du colchique.
Il est d'observation aussi que les alcalins, carbonates ou bicarbonates (Yvon) exaltent Faction du bromure de poLassium, de sodium et les effets toniques de quelques subslances amères, comme la gentiane. De même on peut rendre plus abondantes les evacuations alvines que produisent les purgatifs, en leur associant un amer.
(Test sans doute aussi pour préparer l'intestin de leurs malades et le rendre plus sensible ä faction d'un purgatif, que les médecins prescrivent 24 heures au-paravant du bouillon aux herbes, quand ils désirent employer un medicament de ce groupe.
cl. En ajoutant au medicament un produit capable de changer ses propriétés physiques ou chimiques.
On rend le sulfate basique de quinine soluble et plus facilement assimilable en le mélangeant h quel­ques gouttes d'eau de Rabel: c'est toujours ce que Ton fait lorsque Ton a une pommade au sulfate de quinine ä préparer.
De même, quand on transforme le phosphate de chaux qui est insoluble en lacto-phosphate de chaux ou en chlorhydro-phosphate on le rend beaucoup plus assimilable, parce que ces nouveaux composes sont solubles. La solution Goire, qu'en médecine vétérinaire on peut avoir l'occasion de prescrire chez les jeunes chiens, est basée sur ce mode de preparation.
ocr page 132
120nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PiiÉCIS DE PHAUMAC1E VETEII1NAIRE.
2deg; La diminution ou Ia suppression de raction irri­tante d'un medicament. Get effet s'obtient:
a.nbsp; En mélangeant au medicament un corps qui, en agissant sur la muqueuse de l'estomac et de l'intestin, la met ä l'abri de son action trop irritante.
On sait que tons les purgatifs drasliques déterminent des coliques, mais il suffit de les associer aux aromali-ques, comme Ie séné au café, ou de leur donner comme excipient Ie savon amygdalin s'il s'agit de l'aloès et de la scammonée, pour voir les coliques diminuer et même disparaitre tout k fait. Dans Ie même but, on con-seille aussi d'administrer l'huile de croton mélangée ü, de l'huile d'amandes douces, aune solution gommeuse ou dans de la mie de pain.
b.nbsp; nbsp;En ajoutant au medicament des substances qui augmentent ou diminuent sa solubilité.
laquo; Par exemple Ie sublime corrosif est un sei emi-nemment caustique, qui determine une action irritante locale lä oü il séjourne. On peut éviter cette action mal-faisante de deux facons :
laquo; d. En Ie rendant tres soluble, de facon qu'il ne sé­journe pas et qu'il soit de suite absorbé. On l'associe dans ce but aux chlorures alcalins;
laquo; 2. En Ie privant de son action caustique; pour cela on l'associe ä une substance teile que l'albumine qui forme avec lui un compose insoluble et par suite dénué de causticité. C'est pour cette raison qu'on administre souvent le sublime dans du lait raquo; (Yvon).
Dans les empoisonnements, si Ton n'a pu réussir a amener 1'evacuation de toute la matière toxique, on cherche k transformer ce qui raste en un précipité insoluble, afin d'annuler son action. Pour le sublime, c'est Orfila qui, le premier, a propose l'emploi de l'eau albumineuse; mais il faut éviter de faire prendre un
ocr page 133
DE L'ART DE KORMÜLER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 121
exces d'albumine, parce que celle-ci dissoudrait ä nou­veau Ie précipité qui s'était forme tout d'abord (Dor-vault, Yvon).
3deg; La destruction d'un effet secondaire d'un medica­ment.
Le laudanum de Sydenham nous sert souvent, sous forme de potion, ä traiter les coliques, qu'il calme avec assez de rapidité; mais pour empêcher l'efTet constipant de l'opium, nous ajoutons toujours ä notre preparation une certaine quantité de sulfate de soude.
Les médecins, qui emploient journellement le fer et le quinquina comme toniques, ne manquent jamais non plus d'associer au premier un pen de rhubarbe ou de ma-gnésie et au deuxième quelques centigrammes de sulfale de quinine, dans le but d'empêcher la constipation que ces medicaments provoquent (1).
4deg; La production simultanée de l'effet de plusieurs medicaments.
Dans ce but, on associe des substances qui produi-sent des effets thérapeutiques semblables, mais par des moyens différents. C'est ainsi que souvent on mélange une infusion de séné ou de Fcmétique en lavage, avec du sulfate de soude; que Ton ajoute de l'azotate de polasse dans une lisane rafraicbissante et diurétique, comme celle de chiendent ou de carotte; que l'on pres-crit un mélange d'buile de ricin et d'huile de croton (ä la dose de quelques gouttes) comme purgatif, etc., etc.
5deg; L'obtenlion d'un effet qui est spécial au mélange.
ïous les électuaires tres composes qui étaient tant en vogue autrefois, doivent être ranges dans cette categorie de medicaments.
(1) Les effets de Ia quinine sur les secretions intestinales et sur les mouvements de l'intestin sent encore peu connus : suivant les uns, co medicament produit de la diarrhée, suivant d'autres, au con­traire, il est constipant.
ocr page 134
122
PRÉCIS DE PI1ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Le liniment oléo-calcaire (savon calcaire) que l'on emploie pour le pansement des brulures, comme légè-rement astringent et surtout emollient, jouit d'une propriété que ne possèdent ni Tune ni l'autre des sub­stances qui le composent.
En médecine humaine on trouve un autre exemple de ce mode de preparation, dans la poudre de Dower qui est bien connue pour ses propriétés diaphoré-tiques. Or, eile est composée d'ingrédients, opium, ipéca, etc., etc, qui n'ont, ni les uns, ni les autres, aucune propriété sudorifiquo.
La potion antivomitive de Rivière et tous les anti­dotes doivent être aussi ranges dans ce groupe de medicaments, car c'est seulement è la reaction chi-mique qui se produit après le mélange, que ces diffé-rentes substances doivent leurs propriétés.
6deg; Enfin, on peut désirer associer plusieurs substances pour rendre le medicament plus facile ä administrer.
L'emploi des correctifs qui masquent le gout et la mauvaise odeur de certains produits; l'usage de tel véhicule ou de tel autre; en un mot, toutes les formes pharmaceutiques appartiennent a ce groupe.
Des incoinpatibilités. — Quand on mélange deux ou plusieurs substances, il faut aussi tenir compte des incompatibilités.
On dit que deux substances sont incompatibles laquo; quand elles constituent par leur association un mé­lange défectueux soit par la forme, soit par les résultats pbysiologiques auxquels son administration donnerait lieu raquo; (Yvon).
Lorsque ces produits incompatibles ne peuvent jamais être associés, exemple : calomel et chlorures alcalins, quelle que soit du reste la forme du medica­ment, ou dit qu'il y a incompatibilité absolue.
Au contraire, eile n'est que relative, lorsque dans
ocr page 135
DE I/ART DE FORMULER.
123
quelques cas, par un moyen quelconque, on peut em-pêcher toule reaction d'avoir lieu.
Exemple : Le nitrate acide de bismuth ne se dissout pas dans l'eau, mais il est possible d'y arriver en le dissolvant d'abord dans de la glycerine, puis en l'éten-dant d'eau (Gouroy et William) (1).
La glycerine empêche encore la reaction du tannin sur les sels de fer.
On distingue plusieurs sortes d'incompatibilités :
1deg; L'incompatibilité physique ou pharmaceutique;
2deg; L'incompatibilité physiologique;
3deg; L'incompatibilité chimique.
1deg; L'incompatibilité physique ou pharmaceutique existe quand on ne peut donner au medicament qui est prescrit la forme que Ton desire.
Ainsi, il arrive quelquefois que Ton indique dans une formule d'électuaire ou de masse pilulaire, la quanlité de tous les ingredients que Ton vent faire entrer dans le mélange. C'est certainement un tort, car s'il est nécessaire de donner exactement la dose de la base ou des bases qui entrent dans le medica­ment, il est absolument inutile de faire connaitre la dose de l'excipient, qui est toujours ou le plus souvent un principe inerte, parce qu'on s'expose ä avoir une pre­paration qui n'aura pas la consistance voulue.
De même, parce qu'il y a incompalibilité pharma­ceutique, il faut éviter de prescrire de mettre en pou-dre des substances qu'il n'est pas possible de pul­veriser.
II y a incompatibilité physique également entre l'huile et l'eau, par exemple, ou un corps pulverulent insoluble et l'eau, comme le bismuth et le phosphate de chaux. C'est pourquoi, dansles deux cas, il ne faut
(1) Cites par Yvon, Traite de I'art de fonnuler.
ocr page 136
124nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIE VETERINAIRE.
pas oublier de prescrire un mucilage qui tienne Ie corps en suspension dans Ie véhicule.
Quand on ordonne un medicament dans des condi­tions telles qu'il ne puisse pas agir, comme par exem-ple la farine de moularde délayée dans de l'eau bouil-lanle ou dans du vinaigre, il y a aussi incompatibilité pharmaceulique.
Dans quelques cns, a la suite du mélange de cer-taines substances, il se produit des changements dans leurs propriétés, dont on ne se rend pas compte. Ainsi, Ie camphre détruit l'odeur de l'asa fcetida et des autres gommes-résines (Planche) (1); on peut se demander si les vertus curatives ne sont pas enlevées en même temps que l'odeur? Yvon conseille, dans Ie doute, de s'abstenir de faire de tels mélanges.
1quot; Il y a incomipalibiUté physiologique toutes les fois que l'on associe des medicaments qui produisent dans l'économie des effets contraires.
La magnésie et la rhubarbe ont une action purga­tive, l'opium, au contraire, agit comme antidiarrhéi-que ; il faudra done éviler de les associer dans une même preparation. Mais on pourra parfaitement asso­cier du sous-nitrate de bismuth a haute dose (2) aveede l'opium, parce que Tun et l'autre de ces medicaments ont une action analogue sur l'intestin.
Pour des raisons de même ordre, on n'administrera pas des toniques avec des purgatifs.
Comme on Ie verra a propos de l'incompatibilité chi-mique, celle-ci peut exister sans que pour cela il y ait incompatibilité physiologique.
(1)nbsp; Cité par Yvon.
(2)nbsp; Le sous-nitrate de bismuth est complètement inofienslf pour rorganisme; d'après Gubler on peut en absorber sans crainte une grande quantité. Chez l'homme on en a donnó jusqu'a 50 grammes par jour (Monneret).
ocr page 137
DE L'ART DE FORMULER.
125
3deg; L'incompatibilité chimique est la plus importante a considérer dans l'association des medicaments. Elle résulte de certaines reactions qui se produisent entre les diverses substances mélangées, et après lesquelles lesvertusthérapeutiques peuvent disparaitre en entier, ou au contraire s'exalter, au point de rendre Ie medica­ment dangereux pour l'organisme.
Les chimistes d'autrefois avaient posé comme prin­cipe que les substances naturellement insolubles ou qui Ie devenaient par suite de l'association de plu-sieurs d'entre elles, étaient sans action sur l'écono-mie. C'était une opinion erronée, qui résuitait de ce qu'ils n'établissaieat aucune difference entre les mi­lieux organiques et ceux dont ils disposaieut dans leurs laboratoires; de ce que, aussi,ils méconnaissaient cette force intra-organique générale a la presque totalité des êlres vivants et par laquelle les substances les plus insolubles sont transformées et penetrant dans la cir­culation.
Lorsque par conséquent, l'association de plusieurs substances donne un medicament insoluble pour Ie chimiste, il ne faut pas conclure que ce compose est fatalement inerte dans l'économie, car cette maniere de voir, bien qu'elle semble toute rationnelle, est tres souvent démentie par les faits de la clinique. ïous les jours, dans les pharmacies, on préparé du vin de quin­quina ferrugineux, on associe des substances tanni-fères aux alcaloïdes, autant de preparations qui don-nent des composes insolubles et qui cependant no sont pas sans produire les meilleurs effets chez les malades. Tres souvent aussi les médecins ordonnent des oxydes de fer, du carbonate, du lactate, du lartrate, de la limaille elle-mème, de preference au sulfate de fer qui est cependant plus facilement soluble et tout aussi efficace.
ocr page 138
120
PRÉCIS DE PUARMACIE VETEK1NA1RE.
11 semble même que quelques substatices, comme Ie sublime corrosif, doivent se dissoudre lentement dans notre corps, pour agir avec efflcacité et sans im­pression penible sur Testomac. G'esl pour ce motif qu'on Ie mélange ä une matière azotée quelconque, comme l'albumine, de maniere ä former un albumi-nate insoluble qui ne se Iransforme que peu ä peu dans les liquides organiques. La theorie chimico-phy-siologique de ce fait est donnée par Dorvault qui l'expose ainsi : laquo; Le sublimé corrosif s'empare des malières albumineuses et fibrineuses partout ou il en trouve; se trouvant en contact avec des substances de celte nature, lors de son Ingestion dans reslomac, il s'en empare au détriment des tissus et des fluïdes ani-maux. 11 en résulte nécessairement uue perturbation, une direction anormale qui se manifestent par des acci­dents plus ou moins graves. Gela explique ces pince-ments douloureux, ces hémoptysies quelquefois violen-tes qui suivent assez souvent l'emploi du bichlorure de mercure. Dans le cas d'associalion préalable avec Fal-bumine, Ie gluten, le caséum du lait, n'ayant aucun emprunt k faire ä la constitution normale des tissus et des humeurs, le chlorure mercurique produit, au con­traire, une action douce et cerlaine. raquo;
ün compose insoluble produit d'une combinaison, n'est done pas loujours un principe inerte pour l'éco-nomie; en d'autres termes, I'mcompatibilite chimique n'entraine pas fatalement rincompatibilité physiolo-gique en ce qui touche Faction du medicament, et ce vieil adage. Corpora non agunt nisi solula, ne reste pas vrai dans tons les cas.
Yvon a établi une regie unique et absolue (a moins qu'on n'ait en vue cette reaction) qui est la consequence des lois de Berthollet:
laquo; 11 ne faut jamais associer des substances qui, par
ocr page 139
DE L ART DE EORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 127
une reaction mutuelle, peuvent donner naissance ädes composes nouveaux. raquo;
Voici quelques produits dont on doit éviler l'asso-ciation :
Substances incompatibles (1).
Acides.............. Alealis, lait, emulsions, en general les sub­stances contenant de ralbumine.
Acetate de plomb___ Eau chargee d'acide carbonique, acides, lait,
alcalis, inl'usions végétales contenant du tannin, etc.
Acido arsénieux..... Eau de cbaux (forme de l'arsenite insoluble).
Acide chlorhydrique. Nitrate d'argent.
Acide sulfurique..... Sels de plomb, de chain,
Alcalis végétaux..... lode, brome, chlore.
Alun................ Alcalis, sels d'argent, plomb, raercure.
Amrnoniaque........ Acides, sels acides, alun, sels de plomb.
Antimoniaux........ Quinquina, substances a base de tannin, sul-
fures alcalins.
Borax.............. Acides.
Café................ Sels raétalliques.
Calomel............. For, zinc, alcalis, sulfures alcalins, clilorliy-
drate d'aimnoniaqueet lodure do potassium.
Carbonates.......... Sels acides, solutions de cbaux, do manga­nese, d'alumine, de fer, de zinc, do su­blime, etc.
Chaux.............. Acides, infusions a base de tannin.
Chlore.............. Sels de plomb et d'argent.
Chlorates........... lodures.
Citrons............. Alcalis, eau de chaux, dissolutions mctal-
liques.
Digitale............. Sels de plomb, de fer, quinquina et les sub­stances contenant du tannin.
Émétique........... Quinquina et substances ä base de tannin.
Ergot de seigle...... Acides énergiques et alcalis.
Ferrugineux......... Les sels ferriquos no doivent pas être pres­ents avec les substances contenant du tannin. — Les sels ferreux pouvont être prescrits on meme temps, parce qu'ils no donnent pas de précipités avec le tannin (Rabuteau).
Gorame............. Alcool.
lode................ Matières végétales, surtout amidon.
lodure de potassium. Sels métalliques, argent, mercure, etc.
(1) Tableau extrait du Munuel de thirapeiitique du Dr Paulier.
ocr page 140
128nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Ipecacuanha......... Substances contenant du tannin.
Loochs et lalt........ Acides.
Magnésie........... Acides.
Morphine........... lode, chlore, bromo.
Nitrate d'argont..... Chlore, chlorures, acides, alcalis, savons,
substances a base do tannin. Employer
toujours l'eau distillée.
Opium.............. Sels de plomb, d'argent, de raercure.
Quinquina.......... Les sels métalliques, surtout les ferrugineux
(ä moins qu'il ne s'agisse de sels ferreux). Ratanhia. Tannin.. . Les substances contenant de la gelatine ou
de l'albumine, la digitale, les antimo-
niaux, etc.
Rhubarbe........... Les dissolutions métalliques.
Séué............... L'émétique.
Sublime corrosif..... Les alcalis, les sulfures, les mixtures (fer,
zinc, cuivre), les infusions végétales astrin-
gcntes.
Sulfates............. Sels de baryte et de plomb.
Sulfate de cuivre___ Sels de fer, de zinc, les alcalis, les sulfures,
les boratcs, les savons, l'acétate do plomb
et les liqueurs contenant du tannin. Sulfate de magnésie. Alcalis et leurs carbonates, sels de baryte et
do plomb. Sulfate de zinc...... Alcalis, leurs carbonates et les sulfures
alcalins.
Nous empruntons encore ce qui suit au Manuel de thérapeuligue de Paulier :
Medicaments explosibles. — laquo; Le Dr Traill Green (Amé-rique) a appelé l'aUention sur certaines substances médicamenteuses qui, unies ensemble, peuvent donner lieu a des mélanges explosibles, telles sont:
laquo; Une mixture de chlorate de potasse, de glycerine et de perchlorure de fer.
laquo; Une poudre dentifrice composée de chlorate de po­tasse et de cachou; le mélange éclate en frottant un pen fort.
laquo; Des pilules ainsi cornposées :
Oxyde d'argent......................... 48 gr.
Muriate de morphine.................... 1 gr.
Extrait de gentiane..................... q. s.
ocr page 141
DE L'ART DE FORMULEraquo;.
129
laquo; Ces pilules firent explosion.
laquo; Le mélange del'acide nitrique avec la glycerine.
laquo; Le mélange de la glycerine et de permanganate de polasse; la glycerine pourrait s'oxyder et donner lieu h. une explosion. raquo;
MAMÈRIi DE FORMULER
De la formule. — On appelle formule en pharma-cie, l'exposé succinct et clair des substances qui doi-vent entrer dans la preparation d'uu medicament com­pose et des doses de chacune d'elles.
Teile est la formule proprement dite; mais si l'on ajoute a cette inscription banale des détails conccr-nant le modus operandi et la maniere dont le medica­ment doit être employé, cette formule devient une pres­cription magislrale ou ordonnance.
Malgré la difference qui existe entre ces deux tor­mes (formule et ordonnance), nous ferons comme tout le monde et nous les considérerons comme syno­nymes.
Une ordonnance, pour être bien faite, doit com-
prendre :
1deg; Le titre de la preparation, afin de montrer loul de suite au pharmacien le medicament qu'il a a faire;
2deg; Le nom des substances employees;
3deg; Le poids de chacune d'elles;
4deg; Les renseignements spéciaux pour l'exécution de la formule (si c'est nécessaire);
S0 La maniere d'administrer le medicament;
6deg; La signature du vétérinaire;
7deg; La date.
Tres souvent, sur l'ordonnance, entéteet a gauche de la première ligne de l'inscriplion, on met les ini-
ocr page 142
130nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PltÉCIS Dli PHAHMACIE VÉTÉRINAIRE.
liales Pr., ou Ie signe de Jupiter ^, qui signifient re­cipe ou prenez.
Gelte ordonnance peut comprendre une ou phisieurs formes pharmaceuliques qui sont divisées chacune en trois parlies.
A. Inscription. — L'inscriplion est 1'enuméralion avec leurs doses des subslances qui composent Ie medi­cament. Elle est subordonnée ä cerlaines régies des-quelles on ne doit jamais se déparlir, afin de conserver o. la formule toule la clarlé qu'elle doit avoir et qui est la seule garantie conlre les erreurs.
Les diverses subslances qui peuvent contribuer ä la composition d'un medicament interviennent k diiTé-rents Utres dans ses propriélés thérapeuliques et elles ont recu, selon leur róle et leur importance, les noms de base, d'adjuvant, d'intermède, d'excipient et de correclif.
1deg; La base est Ia substance principale de la prepa­ration el celle de laquelle Ie medicament tire toutes ses propriélés. Elle est représentée par Ie mercure dans la pommade mercurielle; par la poudre de canlharides dans ronguent vésicatoire; par l'opium dans Ie lauda­num; par Ie sublime dans la liqueur de Van Swie-, lee, etc., etc.
Geile base peut étre seule dans la formule ou asso-ciée ä une autre ou ä plusieurs autres, et alors, suivant Ie cas, on a un medicament monobasique, bibasiqm ou polybasiquc. Nous nous empressons de dire que les formules polybasiques sont fort rares aujourd'hui, et que celles qui existent encore parmi les medicaments oftlcinaux sont des restes de la vieille pharmacie.
2deg; Vadjuvant, encore appelé auxiliaire, est un corps que l'on ajoule a la base dans Ie bul d'augmenter ses effels. Il agit soit en apportant lui-méme ses pro­priélés, comme c'est Ie cas pour la poudre d'euphorbe
ocr page 143
*
DE LAUT DE KOKMULËR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 131
que Ton ajoute au vésicatoire, soit en facililant sim-plement l'action de la base, comme cela se produit quand on associe du savon amygdalin ä de Talous, de l'opium aux mercuriaux, des amers aux purga-tifs, etc., etc.
3deg; h'iniermède, dit aussi intermediaire, est la ma-tière employee pour faciliter la suspension de la base et de Fadjuvant dans un véhicule oii ils ne sont pas solubles. Les gommes, les mucilages, la mie de pain, Ie jaune d'oeuf, sont les intermèdes les plus em­ployés.
4deg; Vexcipienl, ou véhicule, ou menstrue, est une sub­stance qui, tout en servant de dissolvant, donne aussi k'la preparation la forme que Ton desire. Ge corps est ordinairement inerte ou peu actif; il est représente par des poudres végétales, du miei, de l'axonge ou de la vaseline pour les preparations solides, et par un (luide de nature quelconque, pour les medicaments liquides.
5deg; Le con-ec^/a quelquefois pour róle de diminuer Faction trop forte ou trop irritante de la base. Ainsi le sulfate de fer agit comme correctif dans le bain arsenical de Tessier oli il empèche Tabsorption de l'acide arsénieux. 11 en est de même du sulfate de soude uni a. de Topium dans Ie but d'cmpêcher FelTet constipant de ce dernier. Le camphre ou le bicarbo­nate de soude (1) mélanges au vésicatoire, corrigent Faction irritante des cantbarides sur les voies génito-urinaires.
D'autres fois, il a seulement pour but de faire dis-paraitre le mauvais gout et la mauvaise odeur de certaines substances, et par conséquent d'aider jusqu'a une certaine mesure a Fadministralion du médica-
(1) 11 vaut mieux prondro du bicarbonate do soudo. (Notes prises au cours de pharmacie professé par M. Bidaud ä l'ÉcoIe vóté-rihaire de Toulouse;)
ocr page 144
132
PRECIS DE FHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
ment (1). En médecine vétérinaire Ie miei pour Ie cheval et Ie sirop pour Ie chien sont les correclifs auxquels on a Ie plus souvent recours a eet effet.
L'adjuvant, l'intermède et Ie correclif ne sont pas indispensables pour la bonne facture d'une formule; Ie plus souvent même ils font défaut, surtout Ie correctif.
Au contraire, la base ne peut jamais manquer, non plus que l'excipient solide ou liquide.
Observations générales. — 11 ne faut mettre qu'un seul nom sur la même ligne et on l'écrira tres lisible-ment en toutes lettres. De plus, on se servira pour desi­gner les substances que Ton fait entrer dans Ie medica­ment du terme Ie plus connu el Ie plus usuel. Exemple: Kermes mineral et non oxysulfure hydraté d'anti-moine ; calomel au lieu de protochlorure de mercure ; sulfale de soude et non sei admirable de Glauber; nitrate d'argent et non sei lunaire; émélique et non lartrate antimonico-potassique, etc., etc.
11 est cependant des circonstances ou Ie vétérinaire lient a, cacher Ie nom du medicament qu'il prescrit. Dans ce cas, il peut formuleravec des synonymes pen connus du vulgaire et employer les mots thébaïque pour opium ; alcali thébaïque pour morphine ; mineral pour arsenic, etc., etc., etc. Mais, disons-le lout de suite, ces cas sont fort rares cbez nous, et ne ressem-blent en rien a ceux qui existent dans la médecine de l'homme, oü, dans Tintérêl du malade, le praticien fail expres de laisser ignorer le vrai remede qu'il ordonne.
Les ordonnances d'aulrefois étaient rédigées en latin, aujourd'hui cette habitude est lombée. G'est un lort, peul-êlre, car une prescription falle en latin aurail l'avantage d'etre universellement comprise par les pharmaciens de lous les pays; de plus, eile metlrait
(1) En le faisant accepter plus volontiers des malades.
ocr page 145
DE L'ART DE FOHMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 133
quelquefois Ie vétérinaire ä l'abri de l'indiscrétion de certains clients.
L'indication de la dose de chaque substance est ordi-nairement écrite en chiffres et est placée toujoursen regard de son nom. On indique exactement la place des grammes ä l'aide des initiales gr., ou du mot gramme, écrit en entier. Exemple : 30 gr., ou 30 grammes.
Pour les centigrammes et les milligrammes on écrit aussi ces mots entièrement: Exemple:20ceM^mmwies ou 20 milKgrammes et non 0,20 ou 0,020.
Quand il s'agit de medicaments dangereux, comme la strychnine, la morphine, la digitaline, etc., pour étre moins exposé ä faire des erreurs, on écrira toujours la dose en toules lettres.
Exemple : morphine, cinquante centigrammes.
Lorsque Ie medicament est prescrit par gouttes, comme c'est Ie cas pour l'huile de croton, on ne repré-sentera pas Ie mot gouttes par des initiales qui pour-raient étre confondues avec celles des grammes, mais on Vécrira en entier. La plupart des praticiens ont l'excellente habitude d'indiquer la dose en chiffres re­mains: X (10), XX (20), XXV (23), XXX (30).
Exemple :
Hufle de croton................... X gouttes.
Huilc de ricin..................... 300 gr.
Huilo d'olives...................... 200 gr.
En vertu de ce que nous disions teut ä l'heure, au sujet de Findication des doses des medicaments dan­gereux, on peut écrire aussi: Huile de croton, dix gouttes.
Toules les fois que Ton sera oblige de prescrire une forte quantité d'un medicament énergique et dange­reux, il faudra Vécrire en toutes lettres, la souligner Pharmacia vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
ocr page 146
134nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PllÉCIS DE PIIAUMAC1E VÉTÉRINAIRE.
et même raffirmer efl ajoutant Ie mot sic, ou encore : je dis teile dose. fixemple :
Laudanum de Sydenham....... 20 gr. (je dis 20)
Sulfate de soude............... 200 gr.
Eau......................... 900 gr.
Quand plusieurs substances sent prescrites ä la même dose, au lieu de répéter plusieurs fois Ie même chiffre, on les réunit par une accolade a, la suite de laquelle on met Ie sigae ää ou ana et on termine par l'indication du poids.
Exemple : Limineni avec :
Atnmoniaque....................... 1-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .
Huile d'olives....................... j
Pour les objets qui se comptent, comme les pavots ou les oeufs, on inscrit: têtes de pavots n0..., ou jaune d'oeuf, n0..., suivant la quantité nécessaire :
Exemple : Decoction avec :
Tctes de pavots........................ n0 10
Eau................................... 3000 gr.
Exemple: Potion avec :
Huilc do cantharides par infusion........nbsp; nbsp; nbsp; 6 gr.
Jannes d'oeufs...........................nbsp; nbsp; nbsp; ^2.
Miei....................................nbsp; nbsp; 30 gr.
Gomme arabique.........................nbsp; nbsp; nbsp; 8 gr.
Eau....................................nbsp; nbsp; 90 gr.
A propos de l'excipient, on négligé souvent d'en in-diquer la dose et on se contente de mettre Q. S, qui veut dire: quantité süffisante pour donner au medica­ment la consistance qu'il doit avoir.
Exemple ; Ëlectuairc avec :
Kermes mineral......................... 15 gr.
Miei..................................... 40 gr.
Poudre de réglisse............;......... q. s.
ocr page 147
DE L'ART DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;135
B. Souscription. — La souscription détaille la marche que doit suivre le pharmacien pour préparer Ie medicament. Ou ne l'indique que lorsque l'action thérapeutique du remede peut changer selon son mode de preparation, ou encore quand on veut modifier le modus faciendi prescrit par le Codex. On dira, par exemple, sil'on doit ou non filtrerla preparation. Lors­que le medicament est pour l'usage externe, on le Si­gnale par les signes Vs. Ext. : usage externe (1).
Le plus souvent, la souscription est remplacée par les lettres f. s. a. qui signifient : fac secundum arlem, faites selon l'art. D'autres fois, surtout quand il s'agit de simples mélanges, on met un M. qui veut dire, mêlez ou mélangez.
G. Instruction. — Gelte troisième partie de l'or-donnance est destinée au propriétaire du malade, au-quel eile fait connaitre le mode d'emploi du medica­ment. Gomme eile ne regarde en rien le pharmacien, on peut la faire sur une feuille séparée.
L'instruction doit être écrite en style aussi bref et aussi simple que possible, contenir tous les détails con-cernantle mode d'emploi du medicament. Ainsi il sera bon de répéter si le medicament est pour l'usage interne ou l'usage externe ; de faire connaitre s'il doit être administré en une seule fois ou en plusieurs fois; de quelle maniere 11 doit être employé comme topique quand on ne doit pas le faire prendre a l'inté-rieur, etc., etc.
Si l'on désire que le pharmacien reproduise les points principaux de l'instruction sur l'étiquette, on met ä la fin : Transcrivez.
Tons ces détails de l'instruction, le vétérinaire doit non seulement les écrire, mais en plus, les faire con-
(1) Pour que le pharmacien mette sur le flacon une ctir|uette rouffe.
ocr page 148
136nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMACIE VÉTÉRINAIRE.
naitre verbalement et d'uae maniere tres circonstanciée ü la personne qui Ie consulte.
Comme en écrivant l'ordonnance, il peut avoir laissé échapper une erreur dont les consequences pourraient être tres graves, il ne doit jamais oublier de la relire attentivement avant de l'envoyer remplir.
On termine la prescription par sa signature qui doit être tres lisible et enfin par la date.
Il est frequent, ä propos de la formule, de se servir de certaines abréviations sur lesquelles tout Ie monde s'entend, et d'employer des termes de comparaison qu'il est bon de connaitre, quant a leur valeur quantitative, d'une maniere exacte. G'est pourquoi nous placons ici les tableaux suivants, dont les détails ont été emprun-tés ä divers traites de pharmacie, mais surtout ä ce­lui de Dorvault et au Codex :
Liste des abréviations médicinales les plus employees.
•ah ou ana (I)......................nbsp; nbsp; Dechaque, mèmequantité.
Ad libit....... Ad libitum..........nbsp; nbsp; A volontó.
Aq........... Aqua...............nbsp; nbsp; Eau.
Aq. comm..... Aqua communis.....nbsp; nbsp; Eau commune.
Aq. font...... Aqua fontis.........nbsp; nbsp; Eau de fontaine.
Aq. fluv....... Aqua fluviatilis......nbsp; nbsp; Eau de riviere.
B. A. ou B. S. Balneum arena;......nbsp; nbsp; Bain de sable.
*B. M.......... Balneum Mariie.....nbsp; nbsp; Bain-maric.
B. V.......... Balneum vaporis.....nbsp; nbsp; Bain de vapeur.
................................nbsp; nbsp; Degré Baumé.
*Bol........... Bolus...............nbsp; nbsp; Bol.
F............. Fiat................nbsp; nbsp; Faitos.
#9830;F. S. A........nbsp; nbsp; Fiat socundura artem.nbsp; nbsp; Faitos selon l'art.
*Gutt.......... Gutta...............nbsp; nbsp; Goutte.
*Lin........... Linimentum....,___nbsp; nbsp; Liniment.
*M............ Misco...............nbsp; nbsp; Mélangez ou mêlez.
•Nraquo;............ Numero.............nbsp; nbsp; Nombre d'objets.
*00................................nbsp; nbsp; Dogré centigrade.
'P.E. ou M... . Partos jequales......nbsp; nbsp; Parties égales.
*Pil........... Pilula...............nbsp; nbsp; Pilules.
(1) Les abréviations marquees d'une étoile sont celles que l'on emploie particulinrement.
ocr page 149
DE L'ART DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;137
quot;Q. S..........nbsp; nbsp; nbsp;Quantum satis.......nbsp; nbsp; Quantité süffisante.
S. Q..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Id........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Id.
Q. L..........nbsp; nbsp; nbsp;Quantum libot.......nbsp; nbsp; Quantitoquevousvoudrez.
Q. P..........nbsp; nbsp; nbsp;Quantum placet.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Id.
Q. V..........nbsp; nbsp; nbsp;Quantum voluciis....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Id.
'Pr.ouR. ou^i.nbsp; nbsp; Recipe..............nbsp; nbsp; Prenez.
S. A..........nbsp; nbsp; nbsp;Sccundura artem.....nbsp; nbsp; Selon l'art.
Solv..........nbsp; nbsp; nbsp;Solve...............nbsp; nbsp; Faites dissoudre.
T.................................nbsp; nbsp; Transcrivez.
'Tinct.........nbsp; nbsp; nbsp;ïinctura............nbsp; nbsp; Teinture.
Vit, ov........nbsp; nbsp; nbsp;Yitellum ovi.......nbsp; nbsp; Jaune d'osuf.
Evaluation en poids de quantités diverses.
En pharmacie on évalue :
Une cuilleréc h café d'oau, ä................... 5 grammes.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ordinaire d'cau, ä 4 cuilleróes i
café, soit ä..................... 20 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä bouche (1) de sirop simple (den-
sité 1,320), ä..................nbsp; nbsp; nbsp; 25 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü café de sirop simple, ä.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; G —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä bouche d'huile, ä..............nbsp; nbsp; nbsp; 18 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ä café d'huile, ä.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4,50
Une verrée ordinaire a pros de 8 cuillerées ä
bouche, soit ä..................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
La contonance d'un verre ä bordeaux, k........nbsp; nbsp; nbsp; 80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'un verre ä madère, ä..........nbsp; nbsp; nbsp; 40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'un verre ä liqueur, ä..........nbsp; nbsp; nbsp; 20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'uno tasso, ä..................nbsp; nbsp; 200nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'un bol, ä 2 tasses, soit ä.......nbsp; nbsp; 400nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Une poignée de semenccs d'orges, a............nbsp; nbsp; nbsp; 80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de semences de lin, ä.............nbsp; nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de farine de lln, ä................nbsp; nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de feuilles soches de mauve, ä___nbsp; nbsp; nbsp; 40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de feuilles sècbes de Chicoree, ä...nbsp; nbsp; nbsp; 30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Une pincée de flours de camomille romaine, ä...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de flours d'arnica, a...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de fleurs de tussilage, ä............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; du fleurs de guimauve, ä...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de fleurs de mauves, ä.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de fleurs de tilleul mondées, ä......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de semences de fenouil, ä..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de semenccs d'anis, ä..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
(1) La cuillère k bouche de sirop simple pèse rigoureusemont suivaut Dorvault, 26Rr,40. C'est pour faciliter le dosage et pour avoir im chiffre rond, qu'on ne l'estime en pharmacie que 25 grammes. — La surface de tous les liquides dans les cuillerées, doit être plano.
8.
ocr page 150
138nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Le poids d'un reuf de poule frais (poids moyen);i.. G4 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; du blaue seul (poids moyen), ä......... 40 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; du jauue seul (poids moyen). a......... 20 —
Rapport des poids anciens encore usitès en pharmacie, aux poids décimaux.
Lo grain est suppose egal au poids d'un grain moyen d'orge ou de bló, et vaut environ............................... 0,05 centigr.
I3n gros vaut approximativemeut........... 4 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; exacteraont.................. 3,82
line demi-once est estiraée a..............nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Une oncenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...............nbsp; nbsp; nbsp; 30
Une once 1/2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ............... 45
Deux onces sent estimóes, ä...............nbsp; nbsp; nbsp; 60
Trois onces —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ................ 90
Quatre onces —................nbsp; nbsp; 120
Cinq onces —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ................nbsp; nbsp; 150
Etc., etc,
Poids de 20 goultes, au compte.gouttes normal, des liquides suivants.
KOMBRE DE GOUTTES NÉCESSAII1ES POUR PESER ON GRAMME.
Poids de Nombre de
20 gouttes gouttes au
gramme.
Acidc chlorhydrique ä 1,17............nbsp; nbsp; 0,950nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
—nbsp; nbsp; nitrique ä 1,42..................nbsp; nbsp; 0,861nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
—nbsp; nbsp; sulfurique a l,8i................nbsp; nbsp; 0.700nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
AlcooUOOraquo;...........................nbsp; nbsp; 0,335nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 59
Alcool absolu.........................nbsp; nbsp; 0,311nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Alcool sulfurique (Eau de Rabel).......nbsp; nbsp; 0,360nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 55
Alcoolature d'aconit...................nbsp; nbsp; 0,397nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Ammoniaque officinale ä 22deg; Baumé....nbsp; nbsp; 0,900nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 22
Chloroforme..........................nbsp; nbsp; 0,370nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 54
Ether sulfurique pur..................nbsp; nbsp; 0,203nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 76
Eau distilléo..........................nbsp; nbsp; 1,000nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Glycerine.............................nbsp; nbsp; 0,837nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
Huile do croton tiglium................nbsp; nbsp; 0,410nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 49
Laudanum de Rousseau...............nbsp; nbsp; 0,571nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 52
— de Sydenham..............nbsp; nbsp; 0,588nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35
Liqueur de Fowler....................nbsp; nbsp; 0,868nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 34
Liqueur d'Hoffinann...................nbsp; nbsp; 0,294nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
Sirop ä 35raquo;...........................nbsp; nbsp; 1,110nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 68
Teinture de belladone........ ........nbsp; nbsp; 0,391nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 59
ocr page 151
DE L'AUT DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;139
Pojds de Nombre de 20 gouttes. gouttes au gramme.
ïeinture de colchique, bulbes..........nbsp; nbsp; 0,356nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 56
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;semences.......nbsp; nbsp; 0,390nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 56
Teinture de digitale...................nbsp; nbsp; 0,344nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 51
Teinture éthérée de digitale...........nbsp; nbsp; 0,270nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 58
Teinture de valériane.................nbsp; nbsp; 0,384nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 55
Avant d'arriver ä l'étude des formes pharmaceuti-ques, nous terminerons ce chapitre de l'art de formu-ler en passant en revue les généralites les plus impor-tantes relatives h Finscription, a la souscription et h l'instruction de quelques genres de formules. Nous donnerons, a propos de chacun de ces genres, un mo­dele type sur lequel les vélérinaires pourront se baser quand ils auront ä faire une prescription magistrale analogue.
CATAPLASMES.
Inscription. — On se borne ä l'indication de la substance a em­ployer.
Souscription. — Quand on prescrit de la farine de gralne de lin et surtout de la farine do moutarde, il faut recommander qu'ello soit fraichement moulue.
Instruction. — Lorsqu'il s'agit de cataplasmes emollients, il faut in-diquer si on dolt les appliquer directoment sur la peau ou les enfermer entre deux linges. Recommander aussi de n'employer que du linge fin et usé.
Si, au contraire, il s'agit d'un cataplasme révulsif, c'est-ä-dire d'un sinapisme, il faudra specifier l'emploi de l'eau tiède et proscrire celui du vinaigre. De plus on dira com-bien do temps Ie sinapisme dolt être laissé en place.
Modele de formule. sinapisme. Inscription. If Farine de moutarde................ 500 gr.
Souscription. — Récemment pulvérisée.
Instruction. — Délayez la farine dans de l'eau a. peino tiède, de facon a obtenir une pate de consistance moyenne. Étondez sur un linge, appliquez sous la poitrino et diroctement sur la peau préalablement rasée. Laissez agir Ie sinapisme pendant une heure et demie.
COLLYRES.
Inscription. — ïrès ordinairement on écrit la quautité des sub­stances qui servent de base, en toutes lettres.
ocr page 152
140nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMÄCIE VÉTÉRINAIRE.
Comme les collyres ne so consorvent pas longtemps, on ne doit en prescrire que de petites quantitós ä la fois.
Sotisci'iption. — Faire placer les collyres au nilrate d'argent dans un flacon jaune. Recommander toujours de filtrer la prepara­tion, si Ie collyre est liquide.
Instruction. — Indiquer au cliënt de verser un peu de collyre dans un vase propre en verre, ou en faience ou porcelaine, et de niouillcr légèroment Toeil ä l'aide d'une compresse de vieux linge ou d'une éponge fine. Bien lui recommander do ne jamais remettre dans Ie flacon l'excédeiit du liquide qui lui aura servi.
Modèle de formule. coi.lyre, avcc :
hiscription. tf Sulfate de zinc................. qüinze centigr.
Eau distillée de roses...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 gr.
Souscription. — Faites dissoudre et filtrez.
Instruction. — A l'aide d'une petite compresse de vieux linge trein-pée dans )a solution, faire des lotions sur l'oeil malade trois fois par jour, de un quart d'heure chacune.
ÉLECTUAIRES.
Inscription. — Laisser toujours Indéterminée la dose de l'excipicnt et prescrire : q.s. jusqu'a consistance d'ólectuaire.
Sottseription. — N'employer que des substances tres finement pulvé-risées.
Instruction. — Indiquer bien exactement la maniere de Ie faire prendre (en cliargeant une spatule que l'on introduit dans la poche de la joue et que Ton essuie centre la muqueuse en la retirant). Faire connaitro a quelles heures de la jour-née on doit, Ie faire prendre, et si on doit donner toute la dose prescrite en une fois ou on plusieurs fois.
Modèle de formule, electuaire, avec :
Inscription, tf Poudre de gentiano................ 30 gr.
Sei marin pulverise................ CO
Miei.............................. q.s.
Sotiscription. — Mélangez les deux poudres et ajoutez du miei jus­qu'a consistance d'électuaire.
Instruction. — Faire prendre en une fois Ie matin, ä l'aide d'une spatule, immédiatement avant Ie repas.
Renouveler la dose tous les jours, pendant huit jours.
GLYCÊRÉS.
Inscription. — Leglycérolé d'amidon peut servir seulou a titred'exci-pient, en remplacement de l'axonge ou de la vaseline. Quel que soit Ie cas, il n'est pas nécessaire de donner sa for-
ocr page 153
DE L'ART DE FORMULER.
141
mule. Ainsi done, ne donncr que sa quantité et celle de la base.
Souscriplion. — Faire dissoudre dans un peu de glycerine la sub­stance qui sen do base, ou tout au moins la delayer do cette maniere, si eile n'est pas soluble, avant de Ia mélanger a I'excipient,
Instruction. — Dien indiquor au client Ie mode d'oraploi, nombre et lieu des frictions. Ne pas oublior que la preparation étant miscible a l'eau, on peut lavor la region avec ce liquide. Se rappelor aussi que lo glycérolé par lui-mêmo ne tachant pas Ie linge, peut ótre utilement employé pour Ie traiteraent des maladies de peau du chien d'appartement.
Modele de formule. glycérk, avec :
Inscription, 'if Précipité blanc.............. cinquante centigr.
Glycéi'ó d'amidon............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Souscription. — Delaycz Ie précipité blanc avec quelques gouttes de glycerine, et ajoutez lo glycérolé d'amidon.
Instruction. — Faire line onction matin et soir, avec gros comme im pois, sur les plaies dartrouses.
LINUIEiNTS. — FEUX UQUIDES.
Inscription. —Les formules varient boauooup.
Dans les liniments irritants ou feux, oü l'on fait entrer dos principes tels que do la teinture de cantliarides, de riuülo do croton, etc, il faut doser ces substances avec pru­dence.
La memo recommandation est ä faire, du reste, quand il s'agit de liniments simplem ent excitants, a base d'ammonia-que, d'essence de térébontbine, etc., etc.
Pour ces medicaments, on n'a qu'exceptionnellement a s'inquiéter des incompatibilités. Souscription. — S'il y entre des substances solubles, elles doivent être préalableraent ditsoutos dans le vchicule. Ex. : Camphro et alcool.
Les extraits seront délayés dans do la glycerine.
Les pommades et onguents qui en feront partio seront places dans un mortier et dissous dans Ie corps gras qui sort de vébicule.
Ne faire ajouter les substances volatilcs, comme le chloro-forme, rétlicr, qu'en dernier lieu.
Toutes les fois que les liquides no sont pas miscibles, éti-queter : Agiter avant de s'en servir. Instruction. — Indiquor au client si on peut faire Ia friction avec la main nue, ou si l'on doit employer un tampon d'étoupe ou un tissu de flanelle. De quelle durée olie doit être; si eile doit être renouveléc, et dans ce cas, combien de fois par
I
ocr page 154
142nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PI1ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
jour et ä quels moments doit-on faire les frictions. Le vété­rinaire doit aussi faire savoir s'il est nécessaire d'attacher le cheval au rätelier, si on doit le promener, etc., etc. Enfin, quand le liniment renferme un liquide inflammable coimne l'alcool, l'essonce do térébentliine, le pótrole, etc., etc, bien recommander d'éloigner la lumière, quand on s'en sert le soir.
Modele de formule, uni.mext, avec :
Inscription, 'if Laudanum de S\ donham..........nbsp; nbsp; cinq grammes. **
Chloroforme.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Huilo camphrée..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Souscription. — F. s. a. Étiquette : Agitor avant de s'eu servir. Instruction. — Avec la main recouverto d'un carré de flanelle, faire
deux frictions par jour, de dix minutes chacune, sur toute la
region doulourouse.
LOTIONS.
Inscription. — Indlquer les proportions de la base et celles do I'excipient. Quand il s'agit d'un sei soluble, on Ie fait divi­ser en paquets, et on fait connaitrn au propriétaire dans quelle quantité d'eau chaque paquet doit êtro dissous.
Souscription. — Étiqueter chaque paquet: Medicament pour l'usage externe.
Instruction, — Les lotions sont toujours faites avecun liquide froid. (Quand il est chaud, ce sont des fomentations, de fovere, bassinor, échaufl'er.) Indiquer si I'on doit se servir d'une éponge ou d'un linge appliqué en compresse.
Modèle de formule. i.otiojj, avec : Inscription, quot;if Poudre de Knaupp................ 10 gr.
Souscription. — Pour un paquet. Faire 12 paquets semblables. Instruction. — Faire dissoudre chaque paquet dans un litre d'eau
froide, et a I'aide d'une éponge, lotionner souvent dans la
journée los parties enflammées.
PILIILES OU BOLS.
Inscription. — Indiquer les doses et les substances nécessaires pour une pilule ou un bol, et dire combien on doit en pré-parer de semblables; ou bien encore, formuler Ia masse complete et faire diviser en tant de pilules ou bols.
Ne pas prescrire sous cette forme un sei deliquescent. Prescrire I'excipient (car sa nature doit toujours être indiquée par Ie vétérinaire), mals laisser la dose ad libitum, jusqu'ä confection de la masse. — Si c'est un extrait qui est la base du medicament, choisir I'excipient parmi les poudres. Ex. : Extrait de gentiano (base); poudre de gentiane, de quinquina, etc. (excipient). — Si an con-
ocr page 155
raquo;
DE L'ART DE FORMULER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 143
trairc c'est une poudre qui seit de base. Ex. : Carionato de fer, etc., prendre l'excipient parmi les extraits. Ex. : Extrait de quinquina, de gentiane (excipient). II peut arri-ver qu'on ne désire faire entrer aueun extrait dans la pre­paration, on prescrit alors pour la confection de la masse : Miel, q. s.
Ex. : Carbonate de for........... 5 gr.
Miel...................... q. s.
Sottscription, — Pour l'usage de notre médecine, il est inutile do les faire argentor; il auffit tout simpleraent de les faire roulcr dans du lycopodo 011 de la poudre de rcglisse.
Instruciion. — Bien renseigner son dient sur le nombre de pilules ä faire prondre chaquo jour; faire connaitre les heures, et si Ton doit en donner une seule ou plusieurs ä la fois. Indi-quor do les donner dans mie cuilleróo d'eau, pour qu'ollcs soient plus facilement dégluties. (La forme pilulaire necon-vient qu'au chien.)
Quand il s'agit de bols destines au cheval ou aux autres grands animaux, bien faire connaitre leur mode d'adminis-tration.
Modele de formule. pilules, avec :
Inscription, if Podophyline..................... 0,40 centigr.
Extrait de noix voraique.. . ....... 0,10
Savon medicinal.................. 2 g'quot;-
Souscription. — Faire selon l'art, 20 pilules.
Instruction. — Administrer 1 pilule par jour, dans une petite cuille-roe d'eau.
rOMMADES ET ONOUENTS.
Inscriplion. — Quand on emploie Taxonge comme excipient, indi-quer si olie doit être populince ou benzoïnée; ne pas ou-blier que la première s'emploie seulement lorsque la pom­made est colorée.
Si c'est de la vaseline qu'on indique, faire savoir si c'est de la blanche ou do la blonde que Ion desire; la vaseline blanche sera toujours prescrite comme excipient des pom­mades ophthalmiques.
Lorsque l'on fait incorporer des poudres, avoir soin de nö pas en prescriro une quantité teile quo la pommade perdö do son liant.
Dans le cas oü l'on fait ajouter a l'axonge dos substances qui la rendent plus fluido, comme du chloroforme, de rimilo, la mclanger avec un peu de eire, afin de rendre ä la pommade une consistance convenable. Soi/scriplion. — Faire dissoudre les sels et les extraits dans quel-ques grammes d'eau ou de glycerine (le moins possible);
ocr page 156
144
PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pour les substances insolubles, on dovra les porphyriser tres soigneusement et, avant do les incorpom-, les delayer d'abord avec im pou d'huile ou de glycerine. Ex : Pom. soufréo.
Indiquer si la pommade doit ètre préparée au mortier par simple mélange, ou ä chaud par fusion. Instruction. — Le cliënt devra-t-il faire de simples onctions ou bion dos frictions ? De quelle durée ?
Ne pas oublier do recommauder (s'il y a lieu) les precau­tions ä prendre pour faire la friction et pour empêcher Ie malade de se mordre ou de se lécher, celle-ci une fois aclievée.
Modele de formule. pommade, avec :
Inscription. If lodure de potassium................ -i gi'.
Axonge benzoïnée................... 30
Souscription. — Dissolvez 1c sei ä l'aide d'un peu d'ean, et molez ä
l'axonge. Instruction. — Faire dos onctions deux fois par jour sur la tumour,
après avoir rase los polls.
POTIONS.
Inscription. — Ne prescrire les potions qu'en faible quantité, cal' elles ne se conservent guère plus de un ou deux jours an maximum.
Quandla potion renferme une substance insoluble commo du kermes, du sous-nitrate de bismuth, du phosphate do chaux, etc., etc., on doit y ajouter un mucilage pour tonir cette poudre en suspension.
Lorsque comme véhicule on prescrit un dóeoeté ou un infuse, indiquer exactement la dose de la substance ä trai­tor par infusion ou decoction, surtout lorsqu'il s'agit d'un medicament important comme la digitale, la belladone, etc. No pas oublier alors que la preparation demande un peu plus de tomps pour être faite. Sottscriplion. — Dire s'il faut filtrer la potion. #9632;
Quand eile tlent en suspension une poudre insoluble, étiquotoz : Agiter avant de s'en servir.
Si Ie véhicule est une infusion ou une decoction, atten-dre qu'il soit froid, dans lo cas oü Ton voudrait ajouter un liquide volatil comme de I'éther, par excmple, ou de I'es-sence de térébenthine. Instruction. — Ce medicament so prend par cuilleréos; bien speci­fier si e'est une cuillerée a boucho ou ä café; ä quelles heures on doit les faire prendre, si e'est avant ou aprcs le repas, etc.
Bien agiter la bouteille si la potion conlient des produits
ocr page 157
m L'AKT t)Ê POHMULËR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
insolnblos; la tenir bouclico si ello renferme des medica­ments volatils. Uecommander de la tenir au frais.
Modele de formule. potion, avec :
Inscription, 'if Sirop diacode....................nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
Kermes mineral....................nbsp; nbsp; nbsp; 0,10 centigr.
Gomme arabique................... 6 gr.
Eau...............................nbsp; nbsp; 110
Souscription. — Triturez la gomme et Ie kermes dans un mortier et ajoutez une petite quantitc d'eau pour bien faire Ie muci­lage. Mólangoz Ie sirop. Ajoutez Ie reste de l'eau.
Instruction.. — Faire prendre cette potion par cuilleréo ä bouche toutes les deux lieurcs. Ccsser deux heures avant Ie repas et reprendre deux heures après.
P0DDRE3 SI-11Iquot;LES ET CO.MPOSÉES.
Inscription. — Associer toujours les poudres dangereuses, comme 1c calomel et l'acidc arsénioux, avec une poudre inerte comrae du sucre, de la gomme, de la farine, etc, daus Ie but d'augmcnter leur volume. On pourrait même colorer Ie mé­lange avec un peu de cannin, afin d'empêcher de confondro ces medicaments avec du sei, par exemple, ou toute aulre substance de couleur blanche.
Faire diviser les poudres en paquets; on doit dans la pres­cription formuler la dose d'un seul et specifier ensuite do faire tant de paquets semblables.
Éviter de prescrire des substances hygroscopiques. Souscription. — Pour les poudres composécs, employer des poudres ayant la même ténuitó; faire un mélange bien homogene. Indiquer de tamiser après Ie mélange, sïl y a lieu. Instruction. — Fairo prendre la poudre dans les boissons,si cllo est soluble dans l'eau.
Quand eile est insoluble, la mélangcr ä du son frisé, ä do l'avoine (préalablemeut renduo humide) pour Ie choval; Ia mettre en cachets médicamonteux pour Ie chien.
Modele de formule, poudhe, avec (poudre simple) :
Inscription. If Acide arsénieux..................... 1 gr,
Sucre en poudre.................... 10
Souscription. — Faire selon l'art 20 paquets semblables. Instruction. — Faire prendre un paquet par jour en Ie mélangeant k du soa légèrement mouilló.
Modèle de formule, poudre, avec (poudhe cojiposée) :
Inscription. If Azotate de potasse.................. 30 gr.
Résine............................ 30
Deutoxyde de fer (oxyde noir)........ 4
Phannacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9
ocr page 158
#9632;
146nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Peroxyde de for (oxyde rouge)....... 27 gr.
Tartre stibie........................ 10
Souscriptwn. — Faites seien l'art une poudre homogene, et divisez
en deux paquets. Instruction. — Faire prendre un de ces paquets par jour, eu rnelan-geant la poudre ä du son frisó.
TISANES.
Inscription. - Indiquer Ie nom de la plante et la quantité néces­saire pour un litre do tisane. Souscription. - Prior le pharmacien de faire connaitre au client lo
mode de preparation. Dire soi-mome au propnetaire si I on
doit proceder par infusion ou decoction. Instruction. - Bien faire connaitre la quantité de tisane a faire
prendre pendant vingt-quatre heures; si eile doit otro
donnée froide ou tiède. Si ä la tisane on doit ajouter un sei (sol de nitre, sullate
de soude, crème de tartre soluble), ne le faire qu'apres la
preparation, au moment do la faire boiro.
Modèle de formule. tisane avec :
Inscription. % Garottes........................... 6 ™-
Eau............................... b lltres-
Nitre.............................. 10gr-
Souscription. - Laver les carottes, les découper par tranches, et les faire bouillir dans 1'eau pendant une demi-heure. De­canter ct ajouter le sei de nitre avant de presenter a boiro. Instruction. — Faire prendre comme boisson au cheval la tisane ci-dessus, deux fois par jour.
Ajouter une petite poignée de farine d'orge pour blanclur 1'eau.
ocr page 159
CHAPIÏRE YI
DES MEDICAMENTS MAGISÏRAUX ET OFFICINAUX EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE
Les vétérinaires emploient pour Ie traitement des maladies des animaux toutes les substances dont se servent les médecins de l'homme, et c'est bien ä lort, comme Ie fait remarquer Dorvault, laquo; que dans Ie monde on croit, en general, que les medicaments destines ä sou­lager les maux de l'animal soient des medicaments a part ou doivent être nécessairement de qualité infé­rieure raquo;.
Il est vrai que la médecine vétérinaire doit surtout être économique, puisqu'il s'agit de réparer un orga­nisme qui n'est en somme qu'un capital quelquefois tres faible ; mais, il faut l'avouer, beaucoup de vétéri­naires, sous prétexte que Ton doit être econome, font de ce principe une regie trop absolue. Ils negligent de faire prendre des medicaments ä leurs malades, les uns par pure économie, les autres parce qu'ils veulent jouer au sceptique, d'autres enfin parce qu'ils reculent devant l'ennui d'une administration plus ou moins difficile.
Nous ne sommes pas partisan de droguer les ma-lades a outrance, ni de les tenir constamment sous les effets des remèdes; mais nous admettons cependant que, dans beaucoup de cas, les praticiens pourraient
ocr page 160
148nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMACIE VEÏÉKINAIRË.
se montrer plus prodigues, quelque considerations éco-nomiques ils aient h observer. Tout Ie monde y gagne-rait, Ie malade d'abord et eux-mêmes ensuite, parce qu'ils parailraient aux yeux de leurs clients s'inté-resser beaucoup plus a l'état des sujets qu'ils leurs confienl.
Du reste, les medicaments chers sont donnés Ie plus souvent ä des doses faibles et pau repétées; ce qui fait qu'au fond Ie total des dépenses dues au traite-ment reste peu élevé.
Sans être aussi nombreuses que dans la pharmacie bumaine, les formes médicamenteuses de la pharma­cie vétérinaire n'en n'offrent pas moins de tres grandes variantes. Nous dirons même que toutes les formes de medicaments, soit magislraux soit officinaux, peuvent y être utilisées, étant donné Ie nombre d'espcces aux-quelles Ie vétérinaire est susceptible de prodiguer ses soins. La forme pilulaire, la forme en cachets médi-camenteux el la forme capsulaire, qui paraissent de­voir étre complèlement élrangères a notre mcdecine, peuvent néanmoins nous rendre de tres grands ser­vices dans Ie traitement des maladies des grands el des petils animaux. Qu'est-ce qui nous empêche, en effet, de faire prendre, par exemple, lelie poudre, rhu-barbe, gentiane, scammonée, jalap, aloès, sous forme de cachet au chien? de lui administrer sous forme pilulaire de l'exlrail d'opium, de belladone, de quin­quina, etc., etc.? sous forme de sirop, du chloral, de la morphine, de la belladone, de l'élher, etc., etc.?
Et pour le cheval, n'est-il pas possible d'employer la forme capsulaire? On administre bien des bols, pourquoi ne pourrait-on pas faire prendre une cap­sule? Gelte dernière forme est, k noire avis, de beau-coup preferable h celle du bol b. lous les points de vue; d'abord, parce qu'elle est plus propre, ensuite parce
ocr page 161
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MEDECINE VÉTÉRINAIRE. 149
que sa deglutition est plus facile et enfin, parce que sa preparation est beaucoup plus rapide.
Comme nous Ie disions done, il n'y a qu'un instant, toutes les formes médicamenteuses sont utilisables dans notre médecine, sinon sur toutes les espèces de malades, tout au moins sur quelques-unes d'entre cllcs.
Par conséquent, il résulte de ce qui precede que tous les préceptes de la pharmacie humaine sont applicables äla pharmacie vétérinaire (üorvault). C'est pourquoi nous nous occuperons dans ce qui va suivre de toutes les preparations magistrales ou officinales, en donnant sur chacune d'elles des détails d'autant plus complets qu'elles seront pour nous plus impor-tantes.
Tabourin a établi une classification suivant la nature de l'excipient ou du véhicule qui leur donne leur forme. Nous ne voyons pas quelle peut en ètre Futiiité; aussi, dans notre travail, nous sommes-nous contenté de l'or-dre purement alphabétique.
Des acides.
Les propriétés caustiques, irritantes, astringentes et rafraichissantes ou tempérantes se trouvent réunies dans les acides, suivant qu'on les emploie purs ou plus ou moins étendus.
A leur état de concentration ordinaire, ils sont for-toment caustiques et détruisent, en faisant une eschare plus ou moins épaisse, les parties charnues avec les-quelles on les met en contact, quel que soit du reste leur état.
Faiblement étendus et dilués par exemple ä parties égales dans de l'eau, ils sonl irritants. Cette action aug-mente, bien entendu, au fur et a mesure que l'on dimi-nue la proportion d'eau dans Ie mélange,
ocr page 162
Tl
130nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Plus étendus et dans un état de dilution de 5 ä 10 p. 1000, ils deviennent astringents. Sous cette forme, on s'en sert quelquefois chez l'homme dans le traitement des affections de la peau. Depuis tres long-temps dejä, les marins les utilisent pour se guérir de la gale qui disparait après six ou huit jours de lotions sur le corps, avec une dilution d'acide sulfurique dans les proportions indiquées ci-dessus (5-10 p. 1000).
Centre les dartres, on les utilise aussi, mais sous une forme encore plus étendue et variant entre 0,50 ä 2 grammes pour 1000, suivant la sensibilité des sujets.
Enfin une faible quantité d'acide dans de l'eau, jus-qu'k acidité agréable, produit tres souvent sur l'orga-nisme un effet bienfaisant en facilitant la digestion. L'explication que donne Deschamps sur ce point est la suivante :
laquo; Dans les affections oü la secretion de la pepsine ne s'effectue pas bien, ou lorsque c.ette secretion est alcaline, la pepsine ne peul pas transformer les ali­ments en chyme, puisque les alcalis la précipitent ou diminuent ses propriétés; mais dès que vous introdui-sez un peu d'acide^ vous modifiez la secretion, vous rendez soluble la pepsine qui n'agissait que faiblement, puisque la secretion de la membrane muqueuse était neutre ou sensiblement neutre, et vous rétablissez les functions digestives. raquo;
Usages. — Comme caustique, on peut les employer pour détruire les carnosités de toutes sortes et les ver-rues; pour transformer des plaies de mauvaise nature et combattre la pourriture d'hópital; pour cautériser les piqüres anatomiques et empêcher ainsi Fabsorption des virus, etc., etc.
En bacteriologie, on peut s'en servir a l'état pur, pour nettoyer complètement tous les objets de la-
ocr page 163
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 151
boratoire, seringues, verres, tubes, ballons de cul­ture, etc., etc.
Dans ses I.econs sur les maladies conlagieuses, M. Ie professeur Galtier les recommande comme de bons désinfectants, surtout l'acide sulfurique, qui dans les proportions de 2 a 3 p. 100 détruit même les spores quand Ie contact est assez prolongé.
A I'état de dilution dans les proportions de 1 p. 100 environ, les acides peuvent rendre des services dans Ie traitement de la gale. La forme psoroptique chez Ie cheval, qui se localise particulièrement sur la crinière et sur la queue, nous parait être celle que Ton aurait Ie plus d'avanlage a trailer de cette facon, amp; cause de la facilité d'application du traitement et de sa grande propreté (1). Par suite de leur action spéciale sur les plaies dartreuses en general, ils sont aussi a essayer dans Ie traitement des plaies d'été qui sont parfois si rebelles.
Enfin, sous forme d'eau acidulée ils produisent un sentiment de fraicheur agréable quand ils sont ingé-rés dans l'estomac : ils agissent alors comme tempé-rants, comme rafraichissants et comme stomachiques dans quelques cas, en stimulant les fonctions gas-triques.
Acide azotique alcoolisé. (Esprit de nilre dulcifió.)
Acide azotique officinal................. 78 gr.
Eau distillce........................... 22
Alcool a 90quot;........................... 300
Diluez l'acide azotique dans l'eau; versez peu k peu ce mélange dans l'alcool, conservez Ie tout dans un fla-
(I) Dans tous les cas, si ces lotions acidulées, employees seules, ne réussissaient pas ä détruire les psoroptes qui sont parfois si tenaces, on pourrait los utiliser ticdes pour nettoyer la peau après l'emploi d'antres moyens.
ocr page 164
T
^2
PRECIS DE PHARMACtE VÉTÉRhN'AlUE.
con ä l'émeri : ouvrez de temps en temps Ie flacon pen­dant trois ou quatre jours pour permettre aux gaz qui se forment de s'échapper (Codex, 1884).
L'acide azotique alcoolisée est astringent, diuréti-que et hémostatique.
4 grammes de cette preparation représentent 1 gramme d'acide azotique un pen modiflé. Il faut tenir compte de cette proportion d'acide dans les cas ou on voudrait l'employer ä l'intérieur comme lem-pérant. Dilué dans de l'eau de maniere a avoir una proportion de 2 p. 100 d'acide, il peut être utilise cen­tre Ie scorbut du chien en collutoire.
Acide sulfurique alcoolisé. (Eau de Raljel.)
Acide sulfurique officinal.............. 100 gr.
Alcool a 90deg;........................... 300
Pétales de coquelicots................. 4
Mettez l'alcool dans un matras, versez dessus l'acide sulfurique par pelites quantités et en remuant légère-ment pour uniformiser la temperature; ajoutez les pétales de coquelicots, après avoir laissé refroidir. Fil-trez après maceration de trois ou quatre jours et conser-vez dans un flacon a l'émeri (Codex, 1884).
üa peut se dispenser de mettre des pétales de coque­licots.
Du contact de l'acide sulfurique sur l'alcool, il ré-sulte une reaction qui provoque la formation d'acide sulfovinique ou eau de Rabel qui répand une odeur d'éther tres agréable.
4 grammes d'eau de Rabel représentent 1 gramme d'acide sulfurique, dont une partie est a l'état d'acide sulfovinique (ou acide éthylsulfurique).
Pur, l'acide sulfurique alcoolisé est un medicament styptique tres énergique que Ton pent employer comme
b_
ocr page 165
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉUINA1RE. )f)3
hémostatique. Ses propriétés antiseptiques Ie font em­ployer egalement pour déterger et exciter les plaies; contre les caries, etc., etc.
A Tintérieur, 4 grammes d'eau de Rabel pour 300 grammes d'eau agissent ä la maniere des tempé-rants en diminuant la chaleur, en étanchant la soil et en ralentissant la circulation. Les fonctions diges­tives et de l'appareil urinaire en éprouvent aussi un effet bienfaisant, mais seulement après un usage de courte durée. A la longue, en effet, l'emploi de cette limonade sulfurique provoque, parait-il, de l'amaigris-sement et une profonde alteration des forces diges­tives.
Acide sulfurique dilué (1).
Acido sulfuriquo officinal............... 100 gr.
Eau distiUcc........................... 000
Mettez Teau dans un flacon; ajoutez-y pen ä pen I'acide sulfurique en agitant chaque fois pour unifor-miser la temperature. (Il faut toujours verser I'acide sulfurique sur l'eau, différemment on provoquerait au point de contact une elevation de temperature teile, que le vase casserait.) C'est une solution au dixième d'acitle sulfurique monohydraté (Codex, 1884).
Des alcools.
Avec de l'alcool a 95deg; on peut préparer des alcools ä différents degrés de la maniere suivante :
Alcool ä 90deg;.
Alcool ä 9.gt;.......................... 9Ï7 gr.
Eau distillée......................... 73
Rendement............. 1000 gr.
(1) On Tcmploic pour aciduler agrcablemcnt les boissons. En Allomagno la dilution est plus faible et est do 1 partie d'acido pour G parties d'eau. La densité du mélange est de 1090.
0.
ocr page 166
-
döinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PtlARMAClE VÉTÉRINAIRE.
Alcool et 85deg;.
Alcool ä gs-..................,......... 859 gr.
Eau distillée......................... 141
Rendement............. 1000 gr.
Alcool ä SOquot;.
Alcool i 95deg;.......................... 79G gr.
Eau distillée......................... 204
Rendement............. 1000 gr.
Alcool ä GOquot;.
Alcool a 95deg;......................... 5G4 gr.
Eau distillée......................... 436
Rendement............. 1000 gr.
Tous ces mélanges peuvent se faire tres exactement ä n'importe quelle temperature, parce qu'ils sont éta-blis d'après les poids des liquides et non d'après leur volume. On ne doit pas remplacer l'eau distillée par de l'eau ordinaire.
Des alcoolats.
Nous parlons de ce groupe de medicaments parce qu'on y rencontre Ie baume de Fioravanti, dont on peut trouver l'emploi dans la médecine du chien sous forme de frictions ou de liniments, contre les douleurs rhu-matismales.
Ce sont des preparations qui résultent de la distil­lation de Falcool sur une ou plusieurs substances mé-dicamenteuses. Celles-ci peuvent étre des plantes a l'état sec ou frais, des substances animales comme Ie muse ou encore des sels ammoniacaux. Suivant que l'on fait passer l'alcool sur une ou plusieurs substan-ces, l'alcoolat est dit simple ou compose.
Mode de preparation. — Quelle que soit la nature des substances, on doit les diviser préalablement, afin de permettre ä l'alcool de les pénétrer facilement; on
ocr page 167
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 153
laisse macérerplusieurs jours pour dissoudre complète-ment les principes aromatiques et on dislille enfin au bain-marie. On peut se servir variablement d'un alcool ä 60, ä 80 ou 90raquo; (Codex).
Les alcoolats se conservent indéflniment et gagnent même avec Ie temps sous Ie rapport de l'odeur. Il faut les tenir dans des flacons bien bouchés.
Baume ou akoolal de Fioravanti.
(Alcoohit de térébenthiae compose.)
Térébenthine du mélèze...............nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Résino élémi..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Résine tacamaque.......gt;.............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Succin...............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Styrax liquide........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Galbanura...........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Myrrhe..............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Baies de laurier......................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Aloès...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Galanga..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Gingembre.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Zédoaire..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Cannelle de Ceylan...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Muscades............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Girofles..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Dictame de Crète......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Alcool ä 80deg;..........................nbsp; nbsp; 3000
Laissez macérer pendant quatre jours dans l'alcool, Ie galanga, Ie gingembre, la zédoaire, la cannelle, les girofles, les muscades et les baies de laurier, après les avoir pulverises grossièrement.
Ajoutez Ie succin pulverise, les résines, les gommes-résines, Ie styrax et la térébentbine et laissez en con­tact pendant deux jours. On distille après cela au bain-marie, jusqu'ä ce que l'on alt 2500 grammes d'alcoolat (Codex, 1884).
Son usage est purement externe ; nous nous en som­mes souvent servi chez Ie chien, contre les douleurs rbumatismales, en y ajoutant du laudanum ou du chlo-
ocr page 168
1S6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIKE.
roforme dans les proportions de 3 ou 4 grammes pour 30 de baume.
On augmente son action excitante en Ie mélangeant ä de l'essence de térébentbine dans les proportions de 50 grammes de baume, pour 10 grammes d'essence, en­viron.
Dans les deux eas, on l'emploie en frictions de quatre ou cinq minutes, que Ton répète dans la journée.
A looolat vulnéraire.
(Eau vulnéraire spiritueuse.)
Feuilles fraiches d'absinthe............nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'augélique..........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de basilic.............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de calament.........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de fenouil............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'hysopo............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de marjolaine.........nbsp; nbsp; nbsp; 103
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de mélisse............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de mentlio poivróc.. ..nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'origan..............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de romaria...........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de rue...............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de sarriette...........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de sauge.............nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de sorpolet...........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de thym..............#9632;nbsp; nbsp; nbsp;100
Sommités fleurioset fraiches d'liypéricumnbsp; nbsp; nbsp;101) Soramités fleuries et fraiches de lavande
officinale........................... 100
Alcool ä 00deg;.......................... 'iSOO
Incisezlesplantes, faites-les macérer pendant six jours dans l'alcool, et retirez 3000 d'alcoolat (Codex, 1884).
Ce medicament, pur ou plus ou moins mélange d'eau, peut étre avantageusement employé ii l'extérieur comme vulnéraire contre les contusions. On s'en serl sous forme de lotion, ou bien on mouille des compresses que Ton applique sur Ie point douloureux.
ocr page 169
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MEDECINE VÉTÉRINAIRE. 157
Des alcoolatures.
Ce sont des teintures préparées par maceration avec des plantes fraiches.
Ces alcoolatures sont toujours simples et préparées avec des plantes qui perdent en partie ou en lotalité leurs propriétés par ladessiccation. Telles sont: la digi­tale, l'aconit, la belladone, la jusquiame, etc., etc. Elles sont done plus actives que les teintures préparées avec les mémes plantes sèches; e'est pourquoi il est néces­saire de bien les distinguer de celles-ci. (Dorvault-Yvon.)
Leur origine est tres ancienne et semble appartenir ä rhoméopathie, car les teintures mères sont des alcoolatures.
Preparation. —On prend parties égales de plantes fraiches et d'alcool k 90deg;, on fait macérer pendant dix jours, on passe avec expression et on filtre.
Alcoolatuve d'aconil. Feuillos fraiches d'aconit napel, cueillies
au commencement de la lloraison___ 1000 gr.
Alcool a 90deg;.......................... 1000
Contusez les feuilles d'aconit, faites-les macérer en vase clos dans l'alcool en agitant de temps en temps. Apres dix jours de contact, passez avec expression, filtrez (Codex, 1884).
Préparez de la même maniere les alcoolatures de :
Aconit (racines récoltées après la floraison).
Arnica (fleurs).
Belladone (feuilles).
Ciguë (feuilles).
Colchique (bulbes récoltés pendant la floraison).
Colchique (fleurs).
Digitale (feuilles).
Jusquiame (feuilles).
ocr page 170
138nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMA.CIB VÉTÉ11INA1RE.
De toutes ces alcoolatures, les deux seules souvent employees sont celles de digitale et d'aconit.
L'alcoolature de digitale est une preparation qui ne devraitjamais être employee, suivant Deschamps, parce que la poudre de digitale conserve toutes ses pro-priétés et parce qu'aussi la teinture est plus active que l'alcoolature. On l'emploie contre les maladies de coeur.
Quant ä celle d'aconit on la conseille (I) dans tous les cas de bronchite aiguë ou chronique pour calmer la toux, ä la dose de 1 ä 2 grammes pour Ie chien et de 10 a 20 grammes pour Ie cheval.
Deschamps, en se basant sur la quantité d'extrait sec qu'elle contient (soit 2403 d'extrait sec pour 100), es-time qu'il vaudrait mieux la préparer de la maniere suivante:
Alcoolatiiro d'aconit (Deschamps). Feuillcs fraichos d'aconit cueillies a la fin
do la floraison....................... q. v.
Pilez-les, renfermez la pulpe dans un sac, pressez et laissez déposer Ie sue pendant une demi-heure. Alors prenez:
Sue obtenu........................... 1 partie.
Alcool ä 90deg;.......................... 1 partie.
Mêlez, laissez macérer pendant huit jours pour qu'une partie de l'aconitate se dépose, et fillrez.
Par cette maniere de procéder on obtient une alcoola-ture qui contient 3391 d'extrait sec pour 100.
A la dose de 4 grammes dans une potion, on intro­duit l'équivalent de 0,1436 d'extrait si l'alcoolature a été préparée avec Ie sue (procédé Deschamps), et l'é­quivalent de 0,0962 d'extrait si eile a été faite avec les feuilles pilées (procédé du Codex).
(1) Bouchardat et Vignardou, Nouveau formulaire vétérinaire.
ocr page 171
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 159
D'après Ie même auteur, les feuüles sèches d'aconit ne sont pas aussi inertes qu'on Ie pretend et il fait remarquer, comme pour la digitale, que la teinture contient plus d'extrait que l'alcoolature (1).
Des apozèmes (2).
Les apozèmes sont des preparations magistrates qui tiennent a la fois des tisanes et des potions. Le véhicule esttoujours de l'eau, chargée par maceration, infusion, ou decoction du principe aclif d'une ou de plusieurs substances médicamenteuses.
Des poudres, des sels, des sirops, des teintures, des extraits, etc., peuvent entrer dans la composition des apozèmes.
Apozème blanc. (Decoction bluuohc de Sydenham.)
Phosphate tricalcique..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Mie de pain de froment...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Gomme pulvérisée....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sucre blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GO
Eau de fleur d'oranger................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Broyez les quatre premières substances ensemble, mettez-les sur le feu avec unpeu plus dun litre d'eau ; chauffez en agitant continuellementjusqu'älebullition (autrement la mie de pain se prend et se bröle au fond du vase), et faites bouillir pendant un quart d'heure dans un vase couvert. 11 ne reste plus qu'ä passer dans une passoire tres fineet k ajouter l'eau de fleurs d'o­ranger. Ces proportions doivent donner un litre de liquide (Codex, 1884).
La mie de pain a le grave inconvenient de faire aigrir tres vite la preparation; aussi la supprime-t-on la plupart du temps.
(1)nbsp; Loc. cil., p. 850.
(2)nbsp; dTtè;e[j.a, de eÜTtoïeiv, faire bouillir.
L
ocr page 172
160
PRÉCIS DE P1IARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Elle a pour róle, par l'acide qu'elle contient, de dis-soudre une partie de phosphate calcaire, qui n'est peut-etre pas sans influence sur les propriétés médica-menteuses de ee remede (Soubeiran).
On l'adminislre par cuillerées cliez Ie chien, toules les heures on loutes les deux heures, dans Ie cas de forte irritation intestinale avec colique et diarrhée. Dans Ie Iraitement de la maladie du jeune age Ia décoction de Sydenham est tres souvent indiquée.
Apnzènie de consso ou kotisso.
Poudre de cousso..................... 20 gr.
Eau distillee bouillante................ 150
Délayez la poudre dans l'eau bouillante. Ce mélange doit être donné au malade sans avoir été passé (Codex, 1884).
Ce medicament est tres souvent employé dans la médecine del'liomme, oü il constitue un des meilleurs vermicides centre les deux espèces de tajnias, Ie tsenia solium armé ou saws crochets et Ie isenia bothriocé-phale.
Pour Ie chien, h la dose de -4 a 10 ou a 12 grammes suivant la taille, Ie cousso constitue un anthelminthi-que tres fidele et tres énergique. Non seulement il paralyse les nématoïdes, mais il les tue rapidement ainsi que les ttenias (i). Il n'est pas sans provo-quer quelquefois des douleurs ventrales, mais elles sont toujours légères et de courte durée. Plus fré-quemment, il est la cause de nausées et de vomisse-ments.
Sous forme d'apozème, Ie cousso agit beaucoup plus sürement que sous forme de bol ou d'électuaire. La moitié des proportions qu'indique Ie Codex (c'est-ä-dire 10 gr. de cousso pour 73 gr. d'eau) suffit pour un chien
(I) Kaufmann, Traite de lliérapeulique vétérinaire*
ocr page 173
T
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉtUNAIUE. 161
de taille ordinaire ; Ie quart environ ou im peu moins pour un sujet de petite taille.
I/administration de cette tisane se fait par cuille-rées, Ie chien étant ä jeun, et l'effet du medicament commence au bout d'une heure environ. Généralement deux ou trois heures sufflsent pour que l'action soit complete. Si l'expulsion du ver se fait attendre, on peut administrer un peu d'huile de ricin, soit environ de 23 ä 00 grammes, suivant qu'il s'agit d'un petit chien d'appartement ou d'un chien de forte taille.
Apozètne d'écorce de racine de grenadier. Écorce sèche do racine de grenadier___ GO gr.
Eau.
700
Contusez l'écorce, faites-la macérer pendant au moins six heures dans la quantité d'eau prescrite, puis faites bouillir sur un feu doux jusqu'ä reduction d'un tiers. Passez décantez, et filtrez (Codex, 1884). Il reste par conséquent 300 grammes de tisane.
Ce medicament jouit d'une efficacité incontestable contre Ie txma, les ascarides, les oxyures, etc, surtout sous forme de decoction, car on peut aussi employer la racine de grenadier en poudre, sous forme de bol ou d'électuaire.
La formule du Codex convient tres bien pour un chien de forte taille; on la réduira de moitié pour les petits et on la doublerapour Ie cheval.
Cette racine renferme, entre autres principes, un pro-duit amer et nauséeux qui a l'inconvénient d'irriter Ie tube digestif et de provoquer quelquefois chez Ie chien comme chez l'homme, des nausées et des vomisse-ments.
Le moment Ie plus opportun pour son administra­tion est celui qui suit immédiatement l'expulsion spon-tanée de quelques vers ou de quelques anneaux. On
ocr page 174
162nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PIIÄRMACIE VETERINAIRE.
doit faire prendre toute la dose en deux ou Irois fois a jeun et ä une heure d'intervalle ä peu prés. — Une heure ou deux heures après l'administration on fait avaler une legere dose d'huile de ricin pour faciliter 1 evacuation des helminthes.
Apozème purgatif. (Medeciae noire.)
Fcuillos do sóné mondóes.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Rhubarbc clioisie.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Manne en sortes......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Eau distillée bouillante................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Versez l'eau bouillante sur Ie séné et la rhubarbe, laissez infuser pendant une demi-heure et ajoulez en-suite Ie snlfate de soude et la manne; faites dissoudre a une douce chaleur, passez, laissez déposer et décantez (Codex, 1884).
Ce purgatif tres doux mérite de passer couramment dans la médecine du chien. Son administration doit se faire k jeun Ie malin en une seule dose. La formule du Codex sera réduite de moitié pour les chiens de petite taille.
C'est k sa couleur noir de café que la preparation doit son nom de médecine noire.
Nous ne conseillons pas ce medicament pour Ie cheval, non pas qu'il soit mauvais, mais parce qu'il reviendrait trop eher par suite de l'augmentation des doses. Du reste, il ne serait pas d'un emploi plus com­mode que Ie sulfate de soude, que tons les malades prennent généralement seuls.
Des bains médicamenteux.
On nous reprochera peut-étre de ne pas nous étre occupé des bains en general, mais c'eüt été nous éloi-gner trop du cadre que nous nous sommes tracé et empiéter sur une étude qui apparlient tout entière k
ocr page 175
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 163
la therapeutique. Nous n'envisagerons ici, par consé-quenl, que les bains médkamenteux, c'esl-ä-dire ceux dans lesquels on fait dissoudre des agenls thérapeuti-ques, tels que des sulfures, des sels alcalius, etc., etc.
Par bain médicamenteux, on doit entendre : tout milieu liquide chargé, soit naturellement (eaux mine-rales, eaux de mer), soitartificiellement d'une ou de plu-sieurs substances médicamenteuses.
On les divise en bains généraux ou entiers et en bains locaux ou partiels.
Dans les deux cas, on peut les employer k des tem­peratures différentes. On dit que les bains sont froids quand l'eau est de 10 ä 20 degrés centigrades; tièdes quand eile est de 20 a 30 degrés, et chauds quand eile varie entre 30 et 40deg;.
La temperature ordinaire d'un bain chaud est de 30 degrés centigrades environ.
Au point de vue de la durée on dit que Ie bain est de courle durée quand eile n'est que de quelques minutes; de moyenne durée quand eile atteint a peu prés une heure; enfin on l'appelle bain prolongé lors-qu'il dure plusieurs heures ou plusieurs jours.
a. Bains médicamenleux généraux. — lis ne sont ja­mais employés pour les grandes espèces ä cause de la difftculté que Ton a de trouver dans la pratique des recipients assez grands et assez solides. Du reste, en supposant qu'il en fut autrement, on serait oblige d'y renoncer, parce qu'on aurait toutes les peines du monde h y maintenir les animaux.
Pour les petites espèces, il n'en est pas ainsi et les difficultés sont bien moindres a, tous leg points de vue. On rencontre couramment, en effet, dans la pratique des baquets, des cuveaux et des auges assez grands pour permettre d'y plonger Ie corps du chien, de la chèvre ou du mouton ; de plus, leur resistance n'est pas
ocr page 176
lOinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PIURMACIE VETERINAIRE.
tellemenl forte qu'on ne puisse en venir ä bout. Tout Ie monde sait que c'est par la methode des bains géné-raux médicamenteux que l'on traite la gale du mouton.
b. Bains médicamenteux locaux ou pariiels.
Ge sont les seuls qui soient applicables pour les grands animaux et on y a recours, chez Ie cheval sur-tout, pour soigner certaines afTections du pied. Dans cette eirconstance on los donne loujours dans un seau en bois. ïoutes les fois qu'ils sont indiqués pour d'an-tres regions du corps, on les remplace par des fomen­tations, par des lotions, par des compresses que l'on maintient constamment humides.
Contrairement ä ce qui a lieu pour les bains géne-raux, ceux-ci sont rarement employés pour les pelites espèces. Cependant il n'est pas exceptionnel de pres-crire chez Ie einen des bains de pied astringents dans les cas de blessures siégeant k l'extrémité inférieure d'un membre, comme un écrasement de la patte par exemple, ou un arrachement des ongles. De même, pour Ie traitement du piétin chez Ie mouton, Ie lait de chaux dans lequel on fait patauger tout Ie troupeau ä l'entrée de la bergerie, constitue aussi un bain local.
Bain alcnlin.
Carbonate de sonde cristallisó.......... 250 gr.
Eau........................... 250 ä 300 litres.
Faites dissoudre Ie sei dans une petite quantité d'eau chaude, puis versez Ie soluté dans l'eau du bain (Co­dex, 1884).
Le carbonate de soude jouit des mêmes propriétés que Ie carbonate de potasse, mais änn degré moindre; il dissout, lui aussi, les plaques épidermiques les plus superficielleset nettoie la peau des produitssécrétésqui la souillent.
Ce bain est un délersif excellent dans le cas de gale et autres afTections culanées.
ocr page 177
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEClNE VÉTËHINAlRË. 16b
i?a!'n aromaligue.
Espèces aromatiques................. S00 gr.
Eau bouillanlc....................... 10000
Faites un nouet dans une toile largement lissée en ayant soin de ne pas trop serrer, et faites infuser pen­dant une demi-beure dans 10 litres d'eau que vous versez ensuite clans Ie bain.
Préparez de même Ie bain de lilleul (fleurs et brac-tées), et les bains avec les autres feuiiles ou fleurs (Codex, 1884).
Peut être utile ehez Ie chien dans les cas d'amaigris-sement general et d'émaciation musculaire.
Bain de sei marin. Sei marin............................ 5000 gr.
Faites dissoudre le sei dans Ie bain au moment de le prendre (Codex, 1884). La quantité d'eau est de 250 ä 300 litres.
Possède, mais ä un degré bien moindre, les pro-priélés fortifiantes de l'eau de mer.
Hain sulfuré ou bain sulfureux. Trisulfure do potassium solido......... 100 gr.
Concassez lögèremenl le sulfure et faites dissoudre dans le bain au moment de le prendre (Codex, 1884).
Cette quantité est celle nécessaire pour un bain or­dinaire de 250 k 300 Utres d'eau. 11 est bien évident que si la quantité d'eau est moilié moindre, par exem-ple, ce qui sera toujours le cas pour un chien, la quantité de sulfure de potassium doit être réduite pro-porlionnellemenl.
Bain sulfuré liyuide ou bain sulfureuz liquide.
Trisulfuro de potassium liquide........ 100 gr.
Eau.................................. 200
Faites dissoudre et filtrez. Ajoutez au bain au mo­ment de le prendre (Codex, 1884).
ocr page 178
166nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTEKINAIRE.
La même remarque est ä faire au sujet de la pro­portion de sulfure a diminuer, si la quantité d'eau nécessaire pour Ie bain est plus faible que celle qu'a en vue Ie Codex (230 amp; 300 litres).
Ces bains sulfureux sont tres efficaces contre la gale.
Bain arsenical (Trasbot).
Acitie arsónieux......................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Sulfate de zinc du commerce..........nbsp; nbsp; 5000
Aloès.............................. 500
Eaj................................. 100 Utres.
Faites dissoudre ä chaud l'acide arsénieux dans 20 Utres d'eau; dissolvez d'autre part l'aloès et Ie Sul­fate de zinc dans 10 litres d'eau froide; melangez les deux solutés et ajoutez ee mélange au reste du liquide (Codex, 1884).
Cette preparation remplace Ie bain de Tessier, son mode d'emploi est aussi Ie même; c'est pourquoi nous ne saurions mieux faire que de répéter ce que disent MM. Bouchardat et Vignardou è. ce sujet, dans leur For-mulaire :
laquo; Tondez la béte k laine. Si eile est recouverte de croütes de gale, sur toute la surface du corps, si les croütes sont tres dures, et occupent de larges surfaces, plongez-la dans Ie bain d'eau savonneuse confectionné avec :
Savon vert......................... .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 kiloT.
Eau................................. 100 Utre's.
laquo; Frottez les parties alteintes de la gale avec une brosse. Ce bain ramollira, détachera les croütes et nettoiera la peau. Huit jours après ce bain de proprelé, plongez les animaux dans Ie bain arsenical de la ma­niere suivante :
laquo; Servez-vous d'une grande baignoire ou d'un grand cuvier pouvant contenir 100 litres d'eau au moins, et munissez-vous de deux brosses rudes; remplissez Ie
ocr page 179
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 167
cuvier de 50 ä GO litres de la liqueur préparée et a la temperature chaude; placez Ie cuvier, si c'est en été et par un temps doux, au milieu d'un pare disposé sur un terrain labouré, ou sur tout autre terrain ou les moutons ne trouveront rien a manger.
laquo; Placez dans un aulre pare a cóté les moutons galeux prepares a recevoir Ie bain. Afin que l'opération se fasse vite et avec 1'acilité, quatre hommes sont indis­pensables. L'un amène les moutons qui vont être bai-gnés; les trois autres font prendre Ie bain; l'un saisit Ie mouton par les membres postérieurs, l'autre par les membres antérieurs, Ie troisième par la téte : Ie mou­ton est renversé. L'aide qui tient la téte recouvre les yeux avec les oreilles. Maintenu dans cette position, Ie mouton est plongé dans Ie bain de maniere que la liqueur Ie recouvre entièrement et que l'eau plonge jusqu'a la téte. L'animal doit être ainsi maintenu tran-quille dans Ie bain pendant deux minutes, puis re-tourné et place sur ses quatre membres dans Ie fond de la baignoire. Les aides, excepté celui qui tient la téte, froltent doucement Ie mouton avec la brosse sur toutes les parties du corps, s'atlachant surtout aux parties galeuses, qui doivent étre parfaitement net-toyées. Cette friction doit être opérée dans l'espace de deux ä trois minutes. Les brosses et les mains seront ensuite passées en exergant une forte pression sur loute la surface du corps et des membres pour faire écouler Ie plus possible du liquide composant Ie bain, et Ie mouton est mis en liberté dans Ie pare. On pas­sera ensuite ä un autre animal amené par Ie quatrième aide. raquo;
Ce bain rappelle entièrement celui de Clément dans lequel Ie sulfate de fer est remplacé par du sulfate de zinc, afin de ne pas lacher la laine. Il est bien pro­bable que c'est pour lui donner de l'amerlume et aussi
ocr page 180
168
PKÉCIS DE PHARMACIE VÈfÉRINAlRËi
pour Ie colorer, que M. Trasbot y a ajouté 500 grammes d'aloès, espérant ainsi, peut-être avec raison, prévenir les accidents.
Des bols.
[Balls, anglais; bolus, de ßwXo;, morceau, bouchée.)
On désigue sous Ie nom de bol une preparation solide ayant la forme d'une sphere ou d'un ovoïde plus ou moins gros et qui est destinée a être avalée saus être nuichée.
Sous Ie rapport de la consistance, les bols tiennent Ie milieu entre les pilules et les électuaires; ils sonten effet plus mous que celles-la et un peu plus fermes que ccux-ci.
L'art vétérinaire ne connait que des bols, dit Dor-vault. G'est une erreur, car la médecine des animaux n'a pas seulement en vue Ie traitement des maladies du cheval, eile s'occupe aussi des affections qui frap-pent les pelites espèces, telles que Ie chien, Ie chat, Ie singe, pourlesquelles on peut avoir l'occasion de pres-crire des pilules el même des granules.
Pour Ie cheval, Ie poids des bols varie entre 30 et 40 grammes; pour Ie chien, les bols de3 ou 4 grammes sont déja forts; il faut done, autant que possible, ne pas dépasser cette limite.
Leur preparation étant la même que celle des pilules, nous ferons connaitre ä propos de celle-ci tous les dé­tails qu'elle comporte.
Modes cfadministration. — Chez Ie chien on les fait prendre d'une maniere tres simple : il suffit, la tête étant maintenue dans une position presque verticale, d'ouvrir la bouche et de laisser tomber Ie bol sur la base de la langue. On abandonne ensuite la mächoire inférieure et la deglutition a lieu.
Mais pour Ie cheval la chose n'est pas toujours aussi
ocr page 181
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EiN MÉDEClNE VÉTËUINAIRE. 100
facile. 11 y a plusieurs methodes qui ont pour objet, toutes, d'aller déposer Ie bol k la base de la langue, Ie plus prés possible de Tisthme du gosier, afin de pro-voquer, par son contact avec la muqueuse, Ie réflexe de la deglutition.
La tête étant maintenue élevée par un aide, on peut inlroduire Ie bol avec une main a l'entrée du pharynx, pendant que 1'autre lire la langue au dehors el en bas; il suffit ensuite d'abandonner celle-ci, pour que, en re-prenant sa place, eile chasse Ie medicament en arrièrc et en fasse opérer la deglutition.
Bien qu'elle paraisse tres simple et qu'elle soit fre-quemment employee par les gens d'écurie anglais, cettc methode nous a toujours semblé enlourée de reelles dilficultés. Les defenses de l'animal, la position élevée que l'on est oblige de donner a. la tête, Ie peu de largeur de la cavité buccale en arrière sont, en effet, autant do circonstances qui font souvent manquer l'opération et qui exposent l'opérateur ä des blessures de la main ou du bras.
L'administration ä la baguette semble avoir de plus nombreux partisans. Elle consiste en l'emploi d'un bülonnel de 50 centimetres de longueur, de lagrosseur du doigt ä peu prés, a l'extrémilé duquel on place Ie bol. La tête étant maintenue élevée comme précédem-ment, la langue est tirée en dehors et on introduit l'instrument au fond de la bouche, oü, par une légere pression, on fait tomber Ie médicamenl. Au même ins­tant on abandonne la langue et la deglutition s'opère.
Une autre methode, aussi tres pratique, consiste ü employer une pilulaire, c'est-ä-dire im tube en bois léger aussi long qu'une baguette el un peu plus gros. A une de ses extrémités il exisle une sorte d'évasement oü l'on place Ie bol. Au moment de l'administration on lire la langue au dehors, on introduit l'exlrémilé Pbarmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
ocr page 182
nonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMACIE VÉTÉRINAIRE.
porte-bol de la pilulaire jusqu'a l'arrière-bouche et on chasse Ie medicament äl'aide d'une tigequi passe libre-ment dans rinlerieurdutube (fig. 38). Dans tous les cas, quelle que soit la maniere de faire employee, on se ser-vira tres avantageusement d'un spe­culum pour maintenir la bouche ou-verte; en outre il sera bon, dès que Ie bol aura pénétré dans l'cesophage, de faire boire une gorgée d'eau afin de facililer sa descente.
Les opinions sur la valeur de ces trois procédés sont tres contradictoi-res, et cela prouve bien que lorsqu'ils sont mis en pratique par une main exercée, ils sont également satisfai-sants. Néanmoins, Ie mode d'adminis-tration des medicaments au cheval,
Fig. 38. — Pilulaire.
sous forme de bol, restera toujours
une operation ennuyeuse, et difficile même sur certains sujets. C'est pourquoi dans bien des circonstances, Ie praticien aura tout intérêt ä sub-stituer a, cette forme médicamenteuse une preparation liquide, qu'il sera toujours commode de faire prendre par Ie procédé de Bouley jeune.
Bols pwgatifa ou aloétigues.
(Pour les chevaux.)
Aloès.................................
Coloquinte pulvértsée.................
Savon noir...........................
Pour un bol (Codex, 1884).
25 gr. 2 q. s.
Des boissons médicinales.
(HyDROLÉS OU ÏISANES.)
Ce sont des preparations hydroliques qui tiennent en dissolution une faiblequantité de substance médica-
ocr page 183
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 171
menteuse et que les animaux prennent d'eux-mêmes.
Toujours Ie véhicule est Teau; c'est pourquoi ces tisanes peuvent servir de boisson habituelle aux ma-lades. La quantité qu'ils en absorbent, surtout pour les grands herbivores, est done tres considerable. Ce-pendant leur efficacité est bien conteslée et Ie plus grand nombre de médecins et de vétérinaires admet-tent aujourd'hui que les tisanes en general agissent plus par la quantité de liquide qu'elles réprésentent et par sa temperature que par les principes médicinaux qu'elles contiennent.
Cela ne veutpas dire que Ton prétende que teile ou teile plante ne fenferme rien en principes médicamen-teux, mais on hésite a croire a Tefficacite reelle de ces principes qui, non seulement sont tres anodins par eux-mêmes, mais qui encore ne sont dissous qu'en quantité tres faible dans la tisane. — Évidemment, nous mettons apart tous les végétaux qui contiennent de vrais medicaments dont faction est bien connue, tels que la digitale, la belladone, etc., etc., car ce ne sont pas précisément ceux-lä, qui entrent dans la pre­paration des boissons médicinales. Jamais, en effet, on ne met ä la disposition d'un malade, même chez l'homme, une quantité indéterminée d'infusion de digi­tale ou de toute autre plante véritablement active.
Comme on Ie voit, toutes les tisanes, et nous en exceptons seulement celles qui renferment des prin­cipes aromatiques, pourraient être supprimées sans inconvenient dans Ie traitement de n'importe quelle maladie. A notre avis, elles seraient avantageusement remplacées par une solution diurétique ou gom-meuse, etc, que Ton feraitboire au malade, froide ou tiède selon Ie cas.
Comme praticien, on est cependant oblige d'en pres-crire parce que, dans Ie monde aussi bien en mede-
ocr page 184
172nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
cine vétérinaire qu'en médecine humaine, elles ont une teile reputation, qu'aux yeux de tous elles sont une parlie indispensable du traitement.
Leur nature est fort variable, bien quot;que Ie nombre employé par les vétérinaires soit assez restreint, au moins en tant que tisane, c'est-ä-dire en tant que boisson que les animaux prennent d'eux mémes. C'est que, pour Ie cheval surtout, elles doivent remplir deux conditions: êlre peu sapides et peu odorantes.
Parmi les tisanes que nos malades herbivores accep-tent Ie plus facilement on trouve : l'infusion de foin, la lisane de graine de lin, encore faut-il qu'elle ne soit pas Irop chargée; celle de carotte et celie d'orge. Meine pour ces tisanes, il n'est pas rare de voir des chevaux ne les accepter que lorsqu'ils sont presses par la soif.
En general, toutes les substances qui sont destinéos a faire une tisane doivent être mondées et mêmelavées s'ilest nécessaire; pour les racines, comme les carottes par exemple, il faut en outre les couper en morceaux, afin qu'elles abandonnent tout leur sue au liquide. Enfin, l'eau sera choisie aussipeu séléniteuse que pos­sible. Celle de puits qui se trouve dans ce cas, devra être rejelée, parce que a cause du sulfate de chaux qu'elle contient, eile durcit les substances, pénètre mal dans leur tissu et n'est pas sans donner souvent une saveur désagréable ä la tisane.
Les boissons médicinales se préparent surtout par infusion ou par decoction, mais il en est aussi que l'on fait par solution. Parmi celles-ci, la plus employee par les vétérinaires est certainement la tisane de crème de tartre soluble, dite encore soluté, limonade ou eau de crème de larlre, qui est une dissolution de crème de tartre soluble, soit 30 grammes environ, dans une quantité variable d'eau, soit 2 ä a litres. Rien n'em-
T
ocr page 185
T
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 173
pêche d'édulcorer cette tisane avec du miei ou de la melasse, ou du sucre même pour la rendre plus agrea-ble. Les Allemands connaissent cette preparation sous Ie nom d'aqua-cristallina.
Tisane d'orgc.
Orge povló lavó i l'eau fj'oido.......... 20 gr.
Eau distilléo......................... q. s.
Faites bouillir Torge dans une quantité d'eau süffi­sante jusqu'ä cc qu'il soit crevé et que Ie liquide soit re­duit al litre. Laissez reposer quelques instants. Passez a travers une étamine peu serrée.
Préparez de la même maniere les tisanes de gruau et de riz (Codex, 1884).
Cette formule du Codex convient tres bien pour Ie cliien, mais pour Ie cheval les doses doivent être por-tées de 200 ä 300 grammes pour 3 ou 10 litres de liquide.
L'orge conlient beaucoup de fécule et une certaine quantité de mucilage: aussi esl-elle nutritive en même temps qu'adoucissante. Cette dernière propriété existe surtout quand les semences ont été mondées (orgo monde), c'est-ä-dire dépouilléesde leurécorce; celle-ci communique en efïet a la tisane une saveur légèrement acre et amère.
Le gruau est de l'avoine mondëe, c'est-ä-dire dë-pourvue de sa pellicule ou écorce extérieure. Cast ainsi qu'ou le trouve clans les pharmacies ou on le connait sous le nom de gruau de Paris ou de Noisiel. D'autrefois, mais exceptionnellement, il est plus ou moins grossièrement moulu et est dit alors gruau de Bretagne; sous cette forme il est beaucoup plus al­terable.
Son action est surtout adoucissante et faiblement diurótique. Comme toutes les semences des céréales le gruau est analeptique.
10.
ocr page 186
^
174
PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Le riz nous vient de l'Inde. Il renferme presque exclusivement de Tamidon et est tres nutritif; il con-tient aussi du phosphate de chaux, et pour ce motif il est un remede populaire conLre la diarrhée et les irri­tations légères del'inteslin. Comme calmant, sous forme d'eau de riz, il agit aussi favorablement contre les in­flammations des muqueuses, dont il peut faire cesser les flux morbides.
En poudre, seul ou associé a un peu de camphre, le riz s'emploie pour saupoudrer les regions du corps oü la peau est plus ou moins enflammée.
Des breuvages.
Ce nom, spécial ä noire pharmacie, est réserve pour designer tout medicament liquide magistral que Ton administre de force aux grands animaux.
On les fait prendre le plus souvent d'un seul coup; cependant il n'est pas rare que le vétérinaire les pres-crive par moitié ou par tiers, suivant la dose de medi­cament qu'il desire faire agir ä chaque fois. Cette pre­paration correspond done tres bien aux potions de la médecine humaine; aussi, ne nous expliquons-nous pas pourquoi on laisse subsister en pharmacie ces deux mots différents pour designer le même produit. La chose parait d'autant plus étrange, que les vétéri-naires, en general, laissent le nom de polions aux pre­parations analogues qui sont destinées au chien. Notre première idéé était de supprimer d'une maniere defi­nitive ce mot de breuvage que Ton a confondu plus ou moins jusqu'ici avec le terme de boisson medicinale, et de ne plus laisser subsister que celui de potion; mais, étant donné qu'il est un des plus anciens de notre phar­macie hippiatrique, nous laissons k l'usage le soin d'en débarrasser notre nomenclature.
Les véhicules ordinaires des breuvages sont : le vin.
ocr page 187
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VETERINAIRE. 17Ö
l'alcool toujours tres dilué, Ie cidre, Ie petit-lait et l'eau qui est certainement Ie plus habituel. Ces diffé­rents liquides sont chargés par infusion, decoction, maceration ou bien par une dissolution proprement dite de principes divers, d'origine organique ou inorga-nique. lis peuvent être mélanges aussi ä des prepa­rations officinales de nature tres variable telles que, du laudanum, de l'éther, de lammoniaque, etc., etc, qui entrent souvent dans la preparation de ces medi­caments.
La quantité de breuvage que l'on prescrit est géné-ralement de 1 litre pour les grands herbivores et de 200 ä 500 grammes pour les petits et Ie porc. S'il y a lieu, on peut répéter ces doses dans Ia jour­nee. En principe, comme les uns et les autres ne les avalent que par contrainte, il est indiqué d'en réduire Ie volume autant que possible. Cependant, quand Ie breuvage renferme un produit qui est plus ou moins caustique, plus ou moins irritant, il faut éviter de l'ad-ministrer trop concentre, car cela pourrait ne pas être sans danger pour les muqueuses de la bouche et de l'appareil digestif en general.
Modes (Vadministration. — Il n'est pas toujours facile de les faire prendre aux solipèdes, d'abord a cause de leur grande taille, et surtout a cause de la force de re­sistance qu'ils opposent. Aussi a-t-on essayé ä ce sujet plusieurs methodes dont les principales sont: \q pro­cédé ä la bouteille et Ie procédé ä la seringue.
Premier procédé. — Administration ä la bouteille. — La tête du cheval étant maintenue élevée, soit en Ia fixant en haut du ratelier, soit avec une anse en corde passée a, la mächoire supérieure et une fourche qui est tenue par un aide, l'opérateur vide peu ä peu Ia bou­teille qui contient Ie breuvage dans la bouche, en ayant soin de ne pas placer Ie goulot sous les dents. Du
ocr page 188
176nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIR VETERINAIliK.
reste, il l'entoure généralement d'une mèche de chan-vre ou d'un morceau de vieux linge, afin de ne pas blesser la rauqueuse.
Dans celte methode la mdchoire inférieure doit con-server toute sa mobilité.
Deuxième procédé. — Administration ä la seringue (methode de Boulej' jeune). — Dans ce procédé, la téte garde sa position normale, la mächoire inférieure est maintenue immobile contre la supérieure a l'aide d'une courroie ou de la muserolle ä breuvage de M. Flamens, les lèvres sont tenues exactement rappro-chées l'une de l'aulre par un aide, et Ie breuvage est injecté dans la bouche avec une seringue; on doit Ie glisser progressivement et au fur et h mesure que la deglutition se fait.
Ce dernier procédé a notre preference, car il est ap­plicable sur n'importe quel sujet, même Ie cheval de pur sang Ie plus irritable, eten outre il n'est jamais suivi d'accidents. Enfin, chose importante ä signaler, on ne perd pas du tout de medicament.
Chez les ruminants, l'adminislration des breuvages est des plus faciles, mais tout Ie monde sait que leurs cffets thérapeutiques sont beaucoup moins certains que chez Ie cheval, ä cause de la complexité de l'appareil gastrique. On arrive difficilement ä faire parvenir Ie liquide a sa destination et Ton doit changer un peu sa maniere d'opérer selon que Ie medicament est des­tine au premier ou au dernier des ventricules. laquo; Quand on désire diriger Ie breuvage principalement dans Ie rumen, il faut laisser la têtc dans sa position normale autant que possible, et verser Ie liquide a, grosses gor-gées; lorsque au contraire Ie liquide doit arriver dans la caillelte, il est nécessaire de tenir la tête et Ie cou fortement tendus, ä peu prés comme chez Ie petit qui tette sa mère,, et de verser Ie liquide en tres petites
#9632;
ocr page 189
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 177
quantilés a la fois, pour ququot;il ne puisse pas ouvrir par
son poids les lèvres de la gouttière cesophagienne. raquo;
(Tabourin.)
Breuvage culmanl.
Asafcetida.. 1 amp;.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gp_
Camphrc.... j
Étlier du commerce ä 0,735............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Eau..................................nbsp; nbsp; 1001)
Mélangez dans un mortier Ie camplire et l'asa l'oetlda, préalablement pulverises; ajoutez un peu d'eau pour faire une pate homogene, puis Ie reste de l'eau, et en dernier lieu l'éther (Codex, 1884).
Breuvage calmant opiacé.
Laudanum do Sydonhatn...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Étlier du commerce ä 0,735...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Eau.................................nbsp; nbsp; 1000
Mêlez (Codex, 1884).
Des cachets médicamenteux.
Nous sommes cerlainement Ie premier, en médecine vétérinaire, ä avoir fait usage de cette forme médiea-menteuse pour radministralion des poudres. Nous nous hätons de dire qu'elle n'est applicable qu'au chien.
En pharmacie, on appelle cachet médicamenteux deux feuilles de pain azyme réunies et soudées Fune ä lautre par leurs bords, et renfermant au centre une substance pulvérulente qui peut être de nature varia­ble. C'est un veritable enrobage d'une poudre médica-menteuse dans une enveloppe inerte.
Chacune de ces feuilles a la forme d'un disque du diamètre d'une pièce de 1 ou de 2 francs. Elle est con­cave au milieu et plate sur ses bords qui sont destines a être soudés l'un a l'autre, quand on a préalablement mis la poudre au centre de Tune d'elles.
Une fois préparé un cachet a done la forme d'une lentille biconvexe a bord plat et dont la dimension
ocr page 190
178
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
peut êtie plus ou moins grande, suivant Ie numero que Ton a choisi. Pour l'usage du chien, ä moins qu'il ne soit de tres petite taille, la forme moyenne, c'est-a-dire Ie n0 2, est celle qui convient Ie mieux.
Quant au mode d'administration, il est tres simple. On met un cachet dans une cuillerée d'eau, on Ie laisse s'humecter pendant quelques secondes (une demi-mi-nute au plusquot;) et, Ie chien étant tenu comme pour l'ad-ministration d'un bol, on verse Ie tout au fond de la gorge sur la base de la langue. La deglutition se fait toujours et sans aucune difficullé.
Sous cette forme, on peut administrer au chien n'im-portequel medicament pulverulent; cependant on doit la réserver surtout aux poudres actives, comme celle de digitale, de rhubarbe administrée comme purgative, celle d'ipéca, d'émétique,etc.,etc. Dans une ordounance on prescrit de la facon suivante :
Poudre d'ipéca........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Émétique.. ........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,03 centigr.
Pour un cachet n0 2. Faire prendre dans une cuille­rée d'eau.
Des capsules.
On appelle capsule, en pharmacie, une enveloppe ge-latineuse de forme cylindrique, ovoïde ou olivaire des-tinée ä contenir un medicament et a être avalée a la facon d'un bol.
Puisque k l'aide d'une pilulaire ou de la main seule, on peut faire prendre des bols toujours plus ou moins mal faits, ou trop mous ou trop durs, d'aspect quel-quefois malpropre, d'odeur souvent forte et désagréa-ble, nous avons pensé que des medicaments donnés sous une forme capsulaire seraient bien préférables ä tous les points de vue. En effet, ä cóté d'une forme plus séduisante, d'un aspect plus pharmaceutique si l'on
ocr page 191
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. HO
peut dire, les medicaments capsules sont d'une deglu­tition plus facile a cause du poli et du glissant de leur surface; ils sont aussi d'une preparation beaucoup plus simple et plus rapide. Nous avons fait fabriquer ä cet effet des capsules médicamenteuses pouvant contenir de 10 ä 13 grammes de substance, soit liquide, soit pulvérulenle; l'important est que les liquides suscep-tibles d'etre administrés sous cette forme ne puissent ni dissoudre l'enveloppe ni la ramollir, mais il est né­cessaire, au contraire, qu'elle soit attaquable par Ie sue gastrique.
La forme qui convient Ie mieux pour l'usage du che-val, est celle d'un tube cylindrique de la grosseur du pouce ä peu prés, arrondi ou légèrement conique aux extrémités et d'une contenance moyenne de 10 a 13 gr. Cette capsule est formée de deux petits tubes, ayant chacun un cóté ouvert par lequel ils s'emboüent.
L'administration des capsules se fait par les mêmes procédés que celle des bols; cependant pour des motifs faciles a prévoir, il n'est pas possible d'employer la methode de la baguette et on est oblige d'avoir recours a celle de Ia pilulairc ou de la main seule.
Des cataplasmes
(de xaTowXaoco), j'enduis, j'applique dessus).
Ce sont des medicaments externes magistraux qui ont la consistance d'une bouillie plus ou moins épaisse. Ils sont formés de farine délayée dans de l'eau. Celle-ci est Ie plus souvent pure, mais eile peut contenir par dis­solution, infusion ou decoction un principe médicamen-teux quelconque, telqu'un sei ou les divers produits so­lubles des végétaux. Ces produits ajoutés au véhicule ont pour but d'augmenter les elTets du cataplasme.
Sous Ie rapport de leur action, on les distingue en cataplasmes astringents, calmants, maturatifs ou révitl*
ocr page 192
180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PltlïCIS DE P1IAUMAC1E VETERINAIRE.
si/i-; c'est dans cette dernière categorie que Ton place les sinapismes. A part les cataplasmes astringents, tons se préparent avec de l'eau plus ou moins chaude; quelquefois même, comme Ie Codex Ie recommande pour ceux a la farine de lin, on leur fait subir une veri­table caisson pendant quelques minutes, de maniere que la farine se pénètre bien de teute l'eau qu'elle est susceptible d'abso-rber.
Les cataplasmes emollients agissent d'autant mieux qu'ils conservent plus longtemps la chaleur; c'est pour-quoi, en particulier chez I'liomme, on les enveloppe d'une étode de laine qui est mauvaise conductrice, ou encore d'un lissu de taffetas gommé, dans Ie but de s'opposer ä l'évaporation trop rapide de l'eau et d'em-pêcher ainsi Ie refroidissement de la päte. Comme il n'est pas pratique de prendre de telles precautions en vétérinaire, on mélange, dans Ie même but, Ia sub­stance du cataplasme avec un peu d'axonge, ou on arrose sa surface avec de l'huile ou de la glycerine qui, non seulement conservent la clialeur, mais encore em-péebent Ie cataplasme de se dessécher et d'adhérer sur les parties malades.
On peut les appliquer directement sur la peau, comme c'est Ie cas toujours pour les sinapismes et les cataplasmes calmants que l'on met souvent au pied du clieval; ou bien, les placer entre deux linges, afin d'éviler de salir la region. Cquot;est ordinairement ce que l'on fait chaque fois que l'on traite des crevasses douloureuses du paturon ou des prises de longe grave.
Pour augmenter l'action calmante des cataplasmes emollients, on les anose quelquefois de laudanum. On ajoute ce medicament lorsque Ie cataplasme est pret ä être appliqué.
ocr page 193
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 181
Cataplasme de farine de lin.
Farine do lin............................ q. v.
Eau................................... q. s.
Délayez la farine dans l'eau froide, de maniere k faire une bouillie tres claire, et faites chauffer, en re­mnant continuellement, jusqu'a ee que la masse ait pris une consistance convenable.
Quand Ie cataplasme est destine a servir d'excipient ii une poudre active, il faut ajouter celle-ci a la sur­face du cataplasme et au moment de l'appliquer (Codex 1884).
Cataplasme de fécule. Fécule de pomme de terre............. 100 gr
Eau.
1000
Délayez la fécule dans Ie double de son poids d'eau, ajoutez-y peua. peu, en remuant, Ie reste de l'eau portee a rébullition. Faites bouillir pendant quelques instants en agitant la masse.
Préparez de la méme maniere les cataplasmes dé poudre d'amidon et de poudre de riz (Codex, 1884).
Cataplasme rubeßant (Voyez Sinipisme).
Des caustiques
(de xauuTixb;, de xlaquo;t(o, je brüle).
Ge sont des agents médicamenteux externes qui dé-sorganisent les tissus par une action chimique. On les désigne quelquefois sous Ie terme de corrosifs (1), mais Ie plus ordinairement ce nom est réserve aux causti-ques cathérétiques (2). Les plus actifs produisent une eschare plus ou moins épaisse et sont appelés pour ce motif caustiques escharotiques (3).
(1)nbsp; Corrodere, de cum, avec, rodere, rongoi'.
(2)nbsp; xaöaipsiv, détruire, rctrancher.
(3)nbsp; erjyjxfa, cremte.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11
ocr page 194
182nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMAC1E VETERINAIRE.
On les divise en caustiquesalcalins, caustiquesacides, el causliques salins.
Dans les premiers on trouve : la potasse, la soude, la chaux et Tammoniaque.
Dans les deuxièmes sont : les acides chromique, sulfurique, azotique, chlorhydrique, arsénique, acéti-que, phénique.
Dans les causliques salins on classe Ie chlorure de zinc, Ie nitrate acide de mercure, Ie nitrate d'argenl, Ie sulfate de cuivre, Ie sublimé corrosif, Ie chlorure d'antimoine, etc.
Causlique au chlorure de zinc. (Pate de Canquoin.)
Chlorure de zinc..................:..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Oxyde do zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Farine do froment sóché ä 100laquo;........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
Eau distillóe..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Dissolvez a froid Ie chlorure de zinc dans l'eau, ajoutez l'oxyde de zinc et la farine que vous aurez mé­langes préalablement, et faites une pate que vous pisle-rez dans un mortier.
Étendez cette masse en plaque de l'épaisseur d'une pièce de dix centimes environ; divisez-la en forme de flèche ou autrement, et faites-la sécher complèlement dans une étuve en élevanl graduellement la tempera­ture de SO ä 100deg;.
Gelte preparation doit ètre conservée dans un (lacon bouché contenant de la chaux vive (Codex, 188i).
Usages. — C'est un causlique qui a la propriété de produire une eschare, dont l'épaisseur est proporlion-nelle amp; celle de la couche de pate que Ton applique ; eile est blanche, dure el épaisse el se délache vers Ie dixième jour a peu pres. Son action est tres énergique el accompagnée d'une douleur assez vive qui dure par-fois longtemps; mais pour qu'elle se produise, il faut
ocr page 195
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDÊGINE VÉTÉRINAIRE. 183
au préalable, comme pour tous les caustiques au chlo-rure de zinc, que la peau soit dépouiilée de son épi-derme.
On etend la pate sur toute la surface que Ton veut cautériser, et ce qu'il y a de remarquable, c'est que l'eschare ne s'étend pas au delä des points d'application du medicament. On s'en sert tres efficacement pour dé-truire, par couches successives, les tumeurs malignes végétantes ou indolentes.
Caustique de potasse el de chaux. (Caustique de Filhos.)
Potasse a la chaux.................... 100 gr.
Chaux vive pulverisee................ 20
Faites fondre la potasse dans une cuiller en fer; lors-qu'elle sera en fusion tranquille, ajoutez la chaux, et coulez Ie mélange dans des tubes en plomb de diffé­rents calibres ou dans une lingotière. Dans ce dernier cas, il faut que les cylindres soient immédiatement en-veloppés de gutta-percha.
Conservez ces cylindres dans des tubes en verre con-tenant de la chaux vive et fermés.
Usages. — Avant de se servir d'un cylindre on Ie taille avec un petit couteau ä la maniere d'un crayon et, pour Fempécher de s'altérer, on Ie recouvre d'une feuille de plomb tres mince que l'on n'enlève qu'au mo­ment du besoin. Si, malgré ces precautions, Textrémité mise k nu s'est déja recouverte d'une couche de car^ bonate de chaux, on doit immédiatement l'enlever a l'aide d'un grattoir.
Ce medicament a l'avantage de ne pas se liquéfler pendant qu'on s'en sert; son action est rendue beau-coup plus active en Ie trempant légèrement dans de l'alcool ou simplement de l'eau-de-vie. On recom-mande, après chaque usage, de ne pas replacer Ie
ocr page 196
184nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PllARMAClË VÉTÉRINAIRE.
cylindre dans un tube de verre sans l'avoir préalable-ment essuyé.
Les crayons de potasse et de chaux, servent sou­vent en médecine humaine pour cautériser Ie col de la matrice; en médecine vétérinaire, leur emploi peut étre avantageux dans Ie traitement des plaies fistuleuses, du javart, du clou de rue, elc.
Causlique de Vienne. (Poudre de Vienne.)
Potasse ä la chaux.................... 50 gr.
Chaux vive........................... 60
Reduisez la chaux vive en poudre tres fine. D'autre part, pulvérisez la potasse caustique dans un mortier en fer modérément chauffe; ajoutez-y la chaux, et faites un mélange intime que vous introduirez rapide-ment dans un flacon ä large ouverture, bien sec, et que vous boucherez hermétiquement (Codex, 1884).
Usages. — Pour se servir de ce medicament on Ie mélange avec une certaine quantité d'alcool ä 90deg; de maniere a former une päte que Ton applique sur Ie point ä cautériser, et i'on recouvre d'un pansement. Suivant les cas, on Ie laisse agir plusieurs heures ou seulement de 30 minutes k une heure, parce que ses effets sont vifs et prompts.
On peut en faire usage pour détruire les cancroïdes et quelques tumeurs. A l'état de poudre pure (sans alcool) ce caustique convient tres bien au traitement des plaies d'été.
Mixture cathérétique. (Collyre de Lanfranc.)
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Myrrhe..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sous-acétate de cuivro................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sulfure jaune d'arsenic...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Eau distillée de rose..................nbsp; nbsp; nbsp; 380
Vin blanc............................nbsp; nbsp; nbsp;1000
ocr page 197
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 183
Mettez dans un mortieren verre loutes les substances solides que vous aurez prealablement réduites en une poudre tres fine. Délayez-les dans Ie vin blanc, ajoutez l'eau de rose, et conservez Ie mélange dans un flacon bouché que vous agiterez chaque fois au moment d'en faire usage (Codex, 1884).
Usages. — Cette preparation ne peut être employee pour les yeux que plus ou moins étendue dans un autre véhicule; son nom de collyre est done tout ä fail impropre. Du reste, on ne s'en sert jamais de cette ma­niere et on l'utilise surtout comme caustique pour toucher les ulcères fongueux et indolents.
Pierre divine.
Azotate de potasse..................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Sulfate de cuivre....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Sulfate d'alumine....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Camphre pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Reduisez les trois sels en poudre, mettez-les dans un creuset, ou dans une capsule en porcelaine, et chauffez de maniere a leur faire éprouver la fusion aqueuse ; ajoutez Ie camphre, et coulez la masse sur une pierre huilée ou dans une lingotière. Quand la malière sera refroidie, renfermez-la dans un flacon bien sec et bouché (Codex, 1884).
Usages. — En solution dans l'eau distillée dans les proportions de 4 grammes par litre, eile est employee comme collyre contra les ophthalmies chroniques et les vegetations de la conjonctive.
Poudre escharolique arsenicale. (Formule du frère Gome.)
Acide arsénleux porphyrisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Sulfure rouge do mercure pulverise....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Éponge torréfiéo pulvérisée............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Mélez exactement.
Cette poudre contient 1/8 de son poids d'acide arsé-nieux (Codex, 1884).
ocr page 198
186nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PÜARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Usages. — On l'emploie pour cautériser les plaies cancéreuses. Au moment de s'en servir, on en fait une pate en la mélangeant ä de l'eau gommée.
Des cérats
(xTipotTov, de xïitio?, eire).
Ce sont des preparations Ie plus souvent officinales, de consistance molle, et destinées a, l'usage externe. Elles out pour base la eire et l'huile, auxquelles on ajoute, en pharmacie humaine, du blanc de baleine, des eaux distillées odorantes, des essences parfu-mées, etc., etc.
Ces medicaments peuvent servir d'excipient et faire l'office alors de véritables pommades ou onguents ren-fermant, a des doses variables, des ex traits, des sels, des poudres ou des teintures. C'est surlout au cérat de Galien que l'on s'adresse dans ce cas, parce qu'il est tres facile d'y incorporer des liquidesou des substances dissoutes. On fait Ia des cérats composes.
Les cérats ont l'inconvénient de s'altérer tres vite et de perdre leur homogénéité après un temps relati-vement court; on voit alors les liquides médicamen-teux qu'on leur a incorporés se séparer plus ou moins et transsuder a la surface sous forme de gouttelettes. On n'en préparera done que pen ä la fois, de maniere a pouvoir les renouveler souvent.
Leur propriété générale, quand ils sont frais, est des-siccative et légèrement émolliente, mais leur action devient irritante dès qu'ils rancissent. On peut, en ajou-tant au cérat de Galien des substances médicamenteuses actives, lui communiquer les propriétés de celles-ci; c'est ainsi qu'en lui incorporant de l'extrait de Saturne on préparé Ie cérat compose de Goulard, dont l'effet est astringent.
ocr page 199
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 187
Les régies ii suivre pour la preparation des cérats sont:
1deg; laquo; Faire fondre la eire divisee en fragments dans l'huile au bain-marie ou dans l'huile et de i'eau;
2deg; laquo; Verser la malière fondue dans un mortier de marbre préalablement chauffé au moyen de l'eau bouil-lante, et triturer jusqu'ä parfait refroidissement en ayant soin de faire tomber de temps en temps au fond du mortier, les parties qui s'attachent aux parois.
3deg; laquo; Les liquides, les poudres, etc, ne doivent être ajoutés aux cérats que lorsqu'ils sont parfaitementunis, les premiers par pelites quanlités ; les secondes seront en poudre fine, et les extraits dissous dans un peu d'eau. raquo; (Dorvault.)
Cérat de Galten.
Giro blanche (1)....................... 100 gr.
Huile d'amando douce................. 400
Eau distillée de rose................. 300
Faites liquéfier la eire dans l'huile a la chaleur du bain-marie. Coulez dans un mortier en marbre chauffé, et remuez continuellement Ie mélange afin d'éviler la formation de grumeaux. Quand il sera refroidi, incor-porez-y l'eau de rose, que vous introduirez par petites parties, en agitant continuellement (Codex, 1884).
Propriétés adoucispantes.
Cérat jaunc.
Giro jaune............................ 100 gr.
Huile d'amande douce................ 350
Eau................................. 250
Opérez comme pour Ie cérat de Galien (Codex, 1884). — Le cérat jaune est plus dessiccatif que Ie cérat blanc;
(I) Dans les hópitaax, on remplace souvent Ia eire blanche par la jaune. On obtient ainsi un cérat jaune qui possède, parait-il, des qualitcs supérieures au blanc.
ocr page 200
188nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1UKMACIË VETERLNAiRE.
il est aussi moins eher et, pour ce motif, convient plus specialement aux usages de notre médecine.
Cérat laudanisé.
Laudanum de Sydonham.............. 10 gr.
Cérat de Gallen....................... 90
Mêlez dans un mortier (Codex, 1884).
Peut servir au pansemeiit de certaines plaies doulou-
reuses.
Cérat saturné.
Sous-acétate do plomb................. 10 gr.
Cérat de Galien....................... 90
Mêlez dans un mortier.
Ce cérat ne doit être préparé qu'au moment du he-soin (Codex, 1884).
Propriétés astringentes; convient pour trailer des crevasses et fissures du mameion.
Cérat simple.
Cire blanche......................... 100 gr.
Hullo d'amando douco................. 300
Paites liquéfier la cire dans l'huile, ä la chaleur d'uu hain-marie; opérez comme pour Ie cérat de Galien (Codex, 1884).
Propriétés adoucissantes et dessiccatives. On peut Ie faire avec de la cire jaune.
Des charges.
Le mot charge nous vient des vétérinaires anglais qui appellent de ce nom tout topique appliqué sur une region malade du corps chez le cheval. En Prance ce terme, quoique désignantun groupe de preparations trèsnombreuses et de nature tres diverse, est beaucoup moins générique.
Habituellement on désigne sous le nom de charges
ocr page 201
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 189
des medicaments magistraux ou officinaux de consis-tance oléagineuse, poisseuse ou même solide, exclusi-vement destines h l'usage externe.
Leur composition est tres heterogene et elles peu-vent contenir variablement des essences, des teintures, des huiles médicinales, des hydrocarbures, des pou-dres, etc, etc, que Ton associe h du goudron, du savon de potasse, du coaltar, de Ia eire, du suif, de l'axonge, des huiles ordinaires qui agissent comme exci-pients. Dans quelques cas, ces preparations peuvent avoir la consistance des emplälres et résulter d'un mé­lange de poix noire, de poix résine et de eire.
Leurs propriétés générales sent aussi tres difierentes. Elles sont souvent revulsives et irritantes; d'autres fois fortifiantes et résolutives; dans quelques cas enfin, elles ont surlout unróle contentif, comme on Ie remar-que pour toutes les charges solides qui sont ä base de résine et de poix.
Sous Ie rapport de leur mode d'emploi, il n'est pas possible non plus de dire rien de general, car il varie forcément avec leur consistance et leur action spéciale. Quelques-uns de ces medicaments s'utilisent a la ma­niere desemplatreschezl'homme, en les étendant sur toile et en les appliquant encore chauds sur Ia peau préala-blement rasée. D'autres sont employés en frictions plus ou moins étenduessur une region quelconque du corps; enfin il est frequent de s'en servir ä la facon des on-guenls, auxquels plusieurs d'entre eux ressemblent par leur composition.
Charge commune ou ordinaire.
Poix noire. #9632; ) -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;P E.
Poix résine. )
Faites fondre les deux substances ä une douce cha-leur et coulez dans un pot (Codex, 1884).
II;
ocr page 202
190nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Charge contre la gale.
Benzine..............................nbsp; nbsp; nbsp; 300 gr.
Huile do cade........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Coaltar...............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Savon noir...........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Essence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; 100
ïriturez dans un mortier Ie savon noir avec Ie coal­tar, ajoutez l'huile de cade; Ie mélange étant parfai-tement homogene, incorporez peu k peu l'essence de térébenthine, puis la benzine (Codex, 1884).
Charge de Lebas.
Goudron.............................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Teinture de cantharide................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Paites fondre l'axonge a une douce chaleur, ajoutez Ie goudron, retirez du feu, mélangez, en dernier lieu, l'essence de térébenthine et la teinture de cantharide (Codex, 1884).
Action résolutive. — En frictions sur la partie ma-lade, après avoir préalablement coupé les poils.
Charge résolutive.
Coaltar...............................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Huile de pétrole lampante.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Teinture de cantharide...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Mélangez exactement (Codex, 1884).
Coaltar savonneux.
Coaltar............................... 125 gr.
Savon noir........................... 250
Alcool ä 'JO-.......................... 125
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000
Mélangez avec soin Ie coaltar et Ie savon noir dans une bassine; ajoutez peu i\ peu l'alcool, puis l'eau ; chauffez pendant quelques instants en agitant sans cesse (Codex. 1884).
ocr page 203
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN.MEDECINE VÉTÉRINAIBE. 191
Du collodion.
On appelle collodion ou collodium, une dissolution de pyroxyline dans de I'éther alcoolisé.
Ce produit, que Ton doit ä Maj'nard, de Boston, est connu en pharmacie depuis 1848, et se présente sous la forme d'un liquide opalin, incolore, d'une consistance plus que sirupeuse et k odeur d'éther tres prononcée. Quand on l'élale sur la peau, par suite de l'évaporation de I'éther il reste une couche uniforme insoluble dans l'eau et l'aleool, sèche, tres adhérente et légèrement compressive pour les tissus sous-jacents.
Sou usage, qui est exclusivement externe, a été con-seillé par Maynard lui-même comme agglutinatif. Depuis, il est devenu un agent tres précieux pour la médecine et la chirurgie. On Temploie pur ou uni ä certains medicaments comme l'opium, Ie perchlorure de fer, l'extrait de Saturne, la teinture éthérée de can­tharide, l'iode, l'acide phénique, etc., etc, et tous ces produits lui communiquent leurs propriétés spéciales.
Comme agglutinatif on l'emploie Ie plus souvent seul: on s'en sert pour Ie reunion des plaies par première intention, pour maintenir fermées les paupières dans les kératites avec photophobie. Dans quelques cas, comme pour les pansements sur les cornes après am­putation ou après accidents, on peut en tirer un tres bon parti en l'étendant sur des bandelettes de toile. Comme en ce moment on a surtout besoin d'un collo­dion hémostatique, on Ie mélangera a un pen d'acide phénique et d'acide benzoïque (,1); on obtient ainsi un medicament brunätre qui coagule instantanément Ie sang. D'autresfois en vue de lui communiquer de l'é-lasticité et de s'opposer a sa constriction qui pourrait
(1) Pavesi, de Mortara, Union pharmaceulique, 18GS
ocr page 204
192nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
être Irès douloureuse, on ajoute au collodion de la glycerine on de l'huile de ricin et Ton préparé ainsi un collodion élastique glycerine ou riciné.
A cause de la pellicule impermeable qu'il forme aprós l'évaporation de l'éther, on l'emploie souvent comme moyen de protection des plaies cutanées non recouvertes de croütes, telles que excoriations, coupures, brülures, gercures, etc, etc, qu'il met a l'abri du contact irri­tant de l'air et donl il Mte la cicatrisation. On peut l'associer dans ce cas a une substance astringente ou hémostatique, comme l'extrait de Saturne ou Ie per-chlorure de fer.
Enfin, par suite de la constriction lente et progressive qu'il produit dans les tissus sous-jacents, il ralentit la circulation et, agit ainsi efficacement centre toutes les inflammations superflcielles, les mammites, les orchites, les gonflemenls articulaires ou tendineux, etc.
Collodion.
Fulmicoton...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gi-.
Ether officinal........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Alcool .i 95deg;...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Falles dissoudre Ie fulmicoton dans Ie mélange d'é-ther et d'alcool.
On oblient Ie collodion élastique en ajoulant h la preparation précédente un quinzième de son poids d'huile de ricin, soit 7 grammes environ, pour les quan-tités indiquées ci-dessus.
Le fulmicoton destine ä la preparation du collodion s'obtient de la maniere suivante:
Acide sulfurique officinal.............. 1000 gr.
— azotique officinal................ 500
Coton cardé et séché a 100laquo;............ 55
Versez l'acide sulfurique dans l'acide azotique, et laissez refroidir le mélange jusqu'ä la temperature de 30quot; environ ; introduisez-y le coton par petites portions.
ocr page 205
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. i93
afin d'éviler un trop grand developpement de chaleur. Abandonnez Ie tout pendant vingt-quatre, trente-six ou quarante-huit heures, selon que la temperature sera de 33deg;, 23deg; ou 15deg; centigrades. Retirez alors Ie coton, et lavez-le k grande eau pour lui enlever jusqu'ä la dernière trace d'acide. Faites-le sécher ä l'air libre. Conservez Ie fulmicoton k l'abri de l'humidité (Coraquo; dex, 1884).
Des collutoires
(de ami, avec, et luet'e, laver).
Ce sont des medicaments plus ou moins sirupeux qui sont destines a être appliques sur les gencives et la face interne des lèvres. On en badigeonne les parties malades, soit ä l'aide d'un pinceau, soit avec la barbe d'une plume ou simplement Ie doigl.
On peut aussi employer h la maniere des collutoires certaines poudres que l'on vaut faire agir sur les gencives.
Les collutoires sont toujours des medicaments extem-poranés; leur preparation est Ie plussouventtrès simple.
Colluloire au borale de soude.
Borate de soude pulverise..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 gr.
Miei rosat............................ 20
Triturez Ie borate de soude avec Ie miei rosat.
11 faut agiter Ie mélange avant de s'en servir.
Préparez de même les collutoires amp; Yalun et au chlo­rate de polasse (Codex, 1884).
A employer dans les cas de stomatite aphteuse ou autres.
Des collyres.
En pharmacie, on appelle coüyre toute espèce de medicament topique, magistral ou officinal, solide on liquide, destine è, agir sur l'ceil ou la conjonctive.
ocr page 206
194
PRECIS 0E PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
On distingue :
1deg; Des collyres sees, qui sont de l'alun, du calomel, du sulfate de zinc, etc., réduits en poudre impalpable que Ton insuffle dans Fcjeil du malade au moyen d'un tuyau de plume ou d'un tube de verre.
2deg; Des collyres mom, qui ne sont autre que des pom­mades ou des onguents que l'on appelle souvent, pom­mades ou onguents anü-ophlhalmiques ou ophihalmi-ques. A causedelafaconspécialedontilslesemployaient, les anciens les mélangeaient k une substance col-lanteet leur donnaientsouvent laformed'une queue de rat (1), d'oü Ie nom qui leur est resté : KoAXuptov (de xóXXa, colie, et de oupa, queue). Aujourd'hui, pour les appliquer on prend, avec Ie doigt, gros comme un grain de blé de pommade ophthalmique et on Ia pose sous la pau-pière supérieure après l'avoir soulevée légèrement; Ie medicament ne tarde pas ä fondre et ä se répandre par­tout. On peut aussi, comme Ie font quelques praticiens, frotter légèrement sur Ie globe, après avoir laissé re-tomber la paupière.
3deg; Enfin, il existe aussi des collyres liquides ou col­lyres proprement dits, que l'on prepare avec de l'eau distillée ä laquelle on ajoute des medicaments liquides ou des sets solubles de nature tres variable. Cette eau peut aussi contenir, par une infusion ou une décoction de plantes médicinales, certains principes végétaux plus ou moins actifs; dans ce cas, il faut avoir grand soin de les passer au tamis fin et de les filtrer avant de s'en servir.
Pour les appliquer, on mouille une compresse que l'on pose doucement sur rceil malade; sous l'influence de la force capillaire, Ie liquide pénètre
(I) Hippoerate et Galien. — Collyre : Medicament solide de forme allongée et cyändrique, qui était destine ä être introduit dans Ie vagin, l'anus, les oroilles, les narines, comme une ospèce de tro-chisque (Littré et Robin, loc. cit.).
ocr page 207
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MEDECINE VÉTÉRINAIRE. 19H
sous les paupières. D'autres fois, surtout lorsqu'il s'agit de collyres tres actifs, on écarté légèrement la pau-pière inférieure et on instille quelques gouttes de liquide sur la muqueuse. Par capillaritó encore, la substance est portee sur toute la surface de la cornée.
Collyre ä l'azofalc d'argent.
Azotato d'argent cristallisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0,10 cenligr.
Laudanum de Sydenliam.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau de rosa..........................nbsp; nbsp; 125
Dissolvez (Codex, 1884).
Usages. — Ce collyre a, tout a la fois, une action calmante et légèrement astringente, tres efficace conlre les maladies inflammatoires des paupières et de lacon-jonctive. Dans les ulcérations de la cornée, il faut évi-ter son emploi, parce qu'il peut laisser dans la plaie un dépót persistant de débris métalliques.
On Ie recommande surtout dans les cas de conjonc-tivite oü ses effets sont excellents, particulièrement si l'on a Ie soin d'augmenter et de diminuer de temps en temps la dose d'azotate d'argent.
Pour l'usage des grands animaux, afin que Ie medi­cament ne revienne pas aussi ober, on remplace l'eau distilléederose par de Teau distillée ordinaire: on peut, en outre, porter la dose du sei d'argent ä 0,20 centi­grammes, et méme ä 2 et ä 3 grammes pour 100 gram­mes de liquide si Ton a a combattre une conjonctivile purulente grave.
Collyre conlre I'ophlhalmie.
Sulfate d'atropine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0,10 centigr.
Sulfate de zinc pur cristallisé..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Eau de rose...........................nbsp; nbsp; 125 gr.
Dissolvez (Codex, 1884).
Collyre sec an calomel.
Calomel ä la vapeur................... 10 gr.
Sucre en poudre...................... 10
ocr page 208
196nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Triturez Ie calomel avec Ie sucre pour obtenir une poudre impalpable (Codex, 1884). Ilagit en provoquant une irritation substitutive.
Collyre de Lanfvanc. (Voyez Mixture cathérétiqne, pago 184).
Collyre ä la pierre divine.
Pierre divine......................... 0,40 centigr.
Eau distillée......................... 100 gr.
Faites dissoudre la pierre divine dans l'eau el filtrez (Codex, 1884).
Action résolulive et astringenle.
Collyre au sulfale de zinc.
Sulfate de zinc pur................... 0,15 centigr.
Eau distillée de rose.................. 100 gr.
Faites dissoudre le sei et filtrez. (Codex, 1884). Astringent.
Du coton ou Ouate ordinaire.
C'est une espèce de duvet qui enveloppe les graines du cotonnier {Gossi/pium herbaceum), arbre de l'Inde qui appartient h la familie des Malvacées. Considéré au point de vue chimique, le coton est de la cellulose presque pure.
En pharmacie, sous forme de coton cardé (ouate), il sert quelquefois a filtrer certains liquides; mais il est surtout important k connaitre k causa des divers me­dicaments dont on l'imprègne pour l'usage de la mé-decine et de la chirurgie, ou il est devenu, depuis quel-ques années, une malière a pansemenls justement recherchée. — Nous avons vu que sous forme de coton azotique, il entre dans la preparation du collodion.
Colon hydrophile.
Pour l'obtenir, il sufflt de plonger la ouate pendant quelques minutes dans de l'acide chlorhydrique, puis
ocr page 209
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 19T
dans un bain de soude. On la lave ensuite ä Feau ordi­naire et enfin ä l'eau distillee, jusqu'ä ce que Ie liquide qui a servi au lavage ne donne rien par Ie nitrate d'ar-gent. Après quoi on sèche.
Un autre procédé consiste ä faire bouillir Ie coton pen­dant quelques instants dans une solution de soude a 23 ou 30 p. 100, a l'y laisser maeérer environ une heure et äle laver ensuite a grande eau. On Ie eardea nouveau une fois qu'il est desséché.
Enfin, la methode indiquée par un pharmacien mili­taire, M. Thomas, pour la preparation de l'étoupe hy­drophile, peut aussi donner de bons résullats pour la ouate.
Lorsqu'il a été préparé soigneusement, Ie coton hydrophile est blanc, souple et léger; il se laisse faci-lement imbiber par toutes les solutions antiseptiques soit aqueuses, soit alcooliques. Sa grande perméabilité lui fait absorber tres vite les produits morbides qui pro-viennent des plaies.
Etoupe hydrophile ou purifiée.
On la préparé selon Ie procédé de Weber et Tho­mas (1), qui consiste a prendre :
1deg; Carbonate de soude.................. 12 kil.
Chaux vive......................... 4,800
Eau................................ 100 litres.
Cette solution de soude caustique marque 5deg; ä l'aréo-mètre Baumé.
2deg; Chlorure de chaux sec a 85deg; cliloromé-
triques........................... 6 kil.
Carbonate de soude cristallisé........nbsp; nbsp; nbsp; 10 kil.
Eau............................. ..nbsp; nbsp; 1O0 litres.
Dissoudre Ie chlorure et Ie carbonate de soude isolé-
(1) Extrait des nouveaux Elements de petite Chirurgie, du D' P. Chavasse,
ocr page 210
198nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
ment, celui-ci dans environ trois fois son poids d'eau, et mélanger les deux solutions, puis laisser déposer et de­canter. La solution obtenue marque 5deg; Baumé.
3deg; Acide clilorliydiique............... 3000 grammes.
Eau............................... 60 Utres.
C'est une solution au 1/20 d'acide chlorhydrique.
Après avoir nettoyó Fétoupe, on lameten paquets de 250 gr. que l'on entoure de liens, puis on la laisse trem-per pendant 24 heures dans un bain d'eau pure. On l'ex-prime ensuite et on la soumet ä une ebullition d'une demi-heure dans la solution de soude caustique (solut. n01); après quoi on la lave ä grande eau jusqu'è, ce qu'elle soit sans action sur la teinture du tournesol.
Cette première operation terminée, on la plonge pen­dant une demi-heure dans l'hypochlorite de soude li­quide (solut. n0 2), pour la laver ensuite a grande eau, et on la laisse pendant 24 heures dans un bain d'eau pure.
Enfin, en dernier lieu, on la traite par la solution d'a­cide chlorhydrique au 1/20 pendant une demi-heure, puis on la rafraichit ö, grande eau et on la laisse séjour-ner, durant 24 heures, dans un bain d'eau ordinaire.
Finalement on exprime l'éloupe, on la fait séchersur des claies et on la carde après dessiccation.
Il faut pour 10 kilogrammes d'étoupe :
GO litres de solution de soude. 40 litres d'hypochlorito liquide. 40 litres de solution chlorhydrique.
Cette étoupe, préparée selon Ie procédé Thomas, est blanche, soyeuse, douce et tres hydrophile ; eile se laisse pénétrer tres rapidement par toules les solutions aqueuses ou alcooliques. On reconnaitra qu'elle a été bien préparée quand, en projetant une de ses bou-lettes vaporeuses ä la surface d'un vase plein d'eau, eile
ocr page 211
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTEKINA1RE. 199
s'enfoncera rapidement. Elle est bacteriologiquement pure.
Le coton et l'étoupe hydrophiles seront conserves ä Tabri de l'humidité et du contact de l'air, dans una enveloppe de papier parcheminé. Ces substances plon-gées dans des solutions désinfectantes, desséchées sur des claies, puis cardées ä nouveau, sont tres précieuses pour le pansement des plaies en general. Le titre de ces solutions est tres variable et change suivant les medicaments que l'on emploie. C'est ainsi que l'on peut préparer de l'étoupe ou du coton (1),
Phéniqué a......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; p. 100
Au sublime.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; nbsp; —
A l'acide salicylique.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5-10nbsp; nbsp; —
A Tacido salicylique et camphré..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; —
A 1'iodoforme................... 5-10-50nbsp; nbsp; —
Au bi-iodure de mercure........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0,50nbsp; nbsp; —
A l'acide boriquo................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; —
Au tannin......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33nbsp; nbsp; —
A 1'alun........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; —
Camphré.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; —
Au porchlorure de fer...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5nbsp; nbsp; —
Au sei d'Alembroth (clilorure de
mercure et d'ammoniaque)....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp;—
A I'eucalyptol...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; —
lodé............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6nbsp; nbsp; —
Au thymol......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; —
Au salol........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; —
Coton et étoupe hydrophiles phéniqués.
Preparation. — Elle peut se faire suivant deux pro­cédés : A. Procédé Mu.\nich. — On prend :
Acide phéniqué....... 50 gr.
„. . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,.„nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( Stearine... 50 gr.
Glycerine............ 200 ou | Glycérinei. 200
Colophane............ 200
Alcool................ 550 gr. (1/2 litre).
(1) Cagny, Précis de Iherapeutiquc vétérinaire, p. 4a0.
ocr page 212
200
PRÉCIS DE P11ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
11 suffit de plonger Ie coton ou l'étoupe hydrophile dans ce bain, de Ie laisser s'imprégner pendant trois heures 1 eté et vingt-qualre heuresl'hiver, et ensuile de Ie mettre a sécher.
Ces matières ti pansemenls doivent être gardées dans du papier parchemin et renfermées en outre dans des boites bien closes, atin qu'elles conservent leur acide phénique pendant plus longlemps. Celui-ci en efiet s'éva-pore lentement et finit k la longue par se volatiliser en entier; aussi ne doiton en préparer que pen ä la fois. G'est précisement dans Ie but de diminuer la déperdi-tion de l'aeide phénique par evaporation, que Ton ajoute de la stearine.
B. Procédé Weber et Thomas. — MM. Weber et Thomas ont fait la remarque que eetle methode par voie humide privait les substances d'une partie de leurs avantages; c'est pourquoi ils ont conseillé Ie procédé suivant, que Ton pourrait appeler par opposition : pro­cédé par voie sèche et qui consiste a prendre :
Acide phénique liquéfié au bain-marie. #9632;. 3 parties (en poids). Alcool ä 90quot;........................... 2 parties.
Avec cette solution on arrose plusieurs feuilles de papier buvard que l'on dispose dans une caisse de ma­niere a alterner chaqtie feuille avec une couche d'é-toupe ou de ouate, et on mainlienl Ie tout ä une tem­perature de 20deg; ä 30deg;. L'aeide s'évapore et après quarante-huit heures, la matiére en est imprégnée.
La quantité d'acide employee doit être ä peu prés double de celle dont on veut charger l'éloupe ou la ouate; soit environ de 150 ä 200 grammes pour un kilo­gramme de substance, si on desire la préparer k 10 p. 100.
Dans la Petite chirurgie duD' P. Chavasse, noustrou-vons une aulre methode tres rapide et tres simple pour la preparation de l'étoupe phéniquée ou du colon
ocr page 213
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 201
phéniqué, imaginée encore par M. Thomas; eile est la suivanle :
laquo; Étendre sur une table unefeuille de taffetas gommé sur laquelle on étale une couche d'étoupe purifiée (ou de coton hydrophile), dont on a determine lepoids; reeouvrlr l'étoupe de papier k flltrer qu'on arrose, au moyen d'une pipette, avec la quantité voulue d'acide phéniqué préalablementliquéfié au bain-marie et étendu de son volume d'alcool 490deg;. Ceci fait, enrouler l'étoupe avec la feuille de papier, envelopper Ie rouleau dans la feuille de taffelas gommé, ficeler Ie paquet et Ie placer dans un endroit sec (armoire ou liroir). Au bout de qua-rante-huit heures, l'étoupe est également imprégnée d'acide phéniqué dans toute sa masse. N'opérer, autanl que possible, que sur 500 grammes d'étoupe par rouleau, pour lesquels il faudra 40 grammes d'acide et 40 gram­mes d'alcool. laquo;
Dans tous les cas, l'étoupe ou la ouale doit conserver sa blancheur et être gardée pour l'usage dans du pa­pier parcheminé.
Coton el éloupe hydrophiles au bichlontre de mercwe.
Preparation.'— On peut opérer aussi de deux ma-nières :
1deg; Procédé allejiand ou procédé de Bergmann [adoplé dans Varmee allemande).
11 consiste a prendre :
Sublime corrosif.................... 8 ä 10 gr.
AIcool............................. 1000
Et a ajouter après dissolution :
Glycerine officlnale.................... 500 gr.
Eau distillée.......................... 1500
On plonge dans ce liquide, pendant une période de qualre jours, un kilogramme de colon ou d'étoupe que
ocr page 214
202nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMA.CIE VÉTÉRINAIRE.
l'on fait sécher eusuite dans une chambre chauffée a 20deg; environ.
Lorsqu'on n'a pas d'eau distillée pour faire la solu­tion, on ajoute 1 gramme de chlorure de sodium par gramme de sublimé afin d'éviter les précipités (Schil­linger, cilé par Chavasse).
2deg; Procédé francais ou procédé de M. Thomas (rendu réglementaire dans l'armée francaise). — Pour de l'é-toupe ou du coton que Ton désire conserver plus ou moins longtemps, on prend :
Sublimé corrosif................nbsp; nbsp; 4ä5 gr.
Glycerine offlcinalo..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40
Gomme arabique ou du Senegal.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40
Alcool ä 80deg;.................... 100
Kau distillée....................nbsp; nbsp; q. s. (p0ur Sa[i.% 3 ^^
Preparation. — Laver, puis sécher la gomme, la dis-soudre ensuite dans environ dix fois son poids d'eau distillée et filtrer ä travers une flanelle pour enlever toutes les impuretés.
Dissoudre Ie sublimé dans 1'alcool, ajouter la glvcé-rine, la solution de gomme et enfin l'eau distillée.
Lorsque c'est pour employer les matières ä panse-mentsencore humides, les quantités de sublimé, de gly­cerine et de gomme doivent être diminuées et la formule de la solution est alors la suivante :
Sublimé corrosif................. 1 gr.
Glycerine officinale............. 10
Gomme arabique ou du Senegal.. 10
Alcool ä 80deg;....................nbsp; nbsp; 100
Eau distillée...................nbsp; nbsp; q-s. (pourfaire 3 litres.,
Quelle que soit la methode employee, pour avoir une bonne impregnation des matières que Ton traite on doit agir sur de petites quantités, soit environ 100 k 130 grammes de coton ou d etoupe hydrophile. On plonge cette quantilé dans 300 grammes ä pen prés de solution, puis on retire et on plonge k nouveau et a plusieurs re-
ocr page 215
MEDICÄ.RIENTS EMPLOYÉS EN MÉDEClNE VÉTÉRINAIRE. 203
prises en déplianl méme Ie tissu pour qu'il s'imprègne mieux; enfm on sèche en étendant sur des claies si les substances sent pour êlre conservées.
La gomme que l'on ajoute dans ce procédé a pour but de fixer davanlage le bichlorure de mercure sur le coton ou l'étoupe et de dlminuer ainsi sa déperdition par volatilisation.
Coton et cloupe hydrophiles ä l'iodoforme. Malgré le peu d'adhérence de l'iodoforme sur les fila­ments d'étoupe ou d'ouate, on a cependant voulu tirer parti de Tassociation de ces deux produits. Pour la preparation de ces matières a pansements on opère ainsi qu'il suit (procédé Neuber):
lodoformo........... 50 a 100 gr. ) Suivant la
Étlier............... 250 cent. cub. ( dose
Alcool.............. 500nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 a obtenir.
On fait une solution dans laquelle on plonge k plu-sieurs reprises environ 500 grammes d'étoupe ou de coton hydrophile; on en imprègne bien le tissu et on laisse évaporer.
Colon et étoupc salictjlés.
Eu 1873, a l'époque ou Tiersch fit connaitre Faction bienfaisante de l'acide salicylique sur les plaies, on em-ployait ce medicament dissous dans de fortes quantités d'alcool. Il est en effet fort peu soluble dans Teau (1 p. pour 300 d'eau), et sous cette forme il ne possède qu'une activité tres faible, puisqu'il n'empêche pas la pullulation des germes (Salkowski).
M. Thomas indique la methode suivante pour la pre­paration du coton ou de l'étoupe salicylé :
Acido salicylique.............. 5 gp.
Borate de soude.............. 4
Gomme du Senegal............ 10
Eau distillée.................. q^ s. pour obtenir 300 gr.
de liqueur.
ocr page 216
204nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Dissoudre Ie borate de soude dans 150 centimetres cubes d'eau distillée, puis ajouter l'acide salicylique. Le reste comme pour la preparation des matières ä pansements au bichlorure de mercure.
Cette dose de solution est pour 100 grammes de substance.
Tous ces matériaux de pansements, quelle que soit du resle la substance que Ton a employee pour les rendre antiseptiques, doivent étre pliés, en paquets de 300 grammes a 1 kilogramme, dans du papier parche-miné, afin d'éviter autantque possible la déperdition par evaporation des principes médicamenteux qu'ils con-tiennent. On doit les tenir aussi dans un lieux sec.
Malgré toules ces precautions, Schlange, de Berlin, et Poncet, de Cluny (cites par P. Chavasse), ont remarqué que les étoupes et les ouates phéniquées, iodofor-mees, etc., n'étaient plus bactériologiquement pures après une année de conservation et que, seules, celles préparées au bichlorure de mercure étaient le plus sou­vent exemptes de micro-organismes. Colon iodé.
Colon cardé tres blanc et séché a 1'étuve. 25 gr. lodo flneinent pulverise...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Divisez aussi uniformément que possible la poudre d'iode dans le cotou. Introduisez le colon ainsi préparé dans un flacon a l'émeri de la capacité d'un litre et ä large ouverture. Maintenez le flacon ouvert dans l'eau bouillante durant quelques minutes, de facjon a expulser une partie de l'air, puis fermez-le et assujettissez le bouchon. Soumettez pendant deux heures au moins ce flacon ä une temperature voisine de 100deg;; l'iode vapo­rise se condensera sur la cellulose a la facon d'une ma­llere colorante. On ne doit pas ouvrir le flacon avant qu'il soit refroidi; tout l'iode, environ 8 p. 100, reste fixe sur le coton.
ocr page 217
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDÉClNE VÉTÉRINAIRE. 205
Cette preparation doit être conservée dans un flacon bouché(Codex, 1884).
Des crayons médicamenteux.
Ce sont des cylindres de la grosseur d'un tuyau de plume, ou plus petits, obtenus par la fusion d'un sei que l'on coule dans une lingotière. On peut aussi les pré-parer en mélangeant la substance active ä une pate molle que l'on divise en petits cylindres et que Ton fait sécher.
On emploie tres souvent aujourd'hui, en outre des crayons au nitrate dargent, ceux de tannin et d'iodo-forme pour Ie traitement des plaies fistuleuses articu-laires ou autres. Leur mode d'emploi consisle ä enfon-cer Ie crayon jusqu'au fond de la plaie et ä l'y laisser se dissoudre.
Crayons d'azolate d'argent (1). (Nitrate d'argent fondu. — Pierre infernale.)
Azotate d'argent cristalliaé................ q. v.
Palre fondre les cristaux dans un creuset en argent ou en porcelains et coulez Ie sei liquéfié dans une lin­gotière ou il se solidiflera en refroidissant.
Preparez de même les crayons de sulfate de cuivre. Pour ces crayons, la chaleur employee doit ètre plus douce et les cristaux de sulfate de cuivre devront être concassés pour faciliter leur fusion (Codex, 1884).
Sert k réprimer Ie bourgeonnement trop actif des plaies, a cautériser celles qui sont de mauvaise na­ture, etc., etc.
Crayons d'azolale d'argent mitigé.
Azotate d'argent cristallisé............. 90 gr.
Azotate de potasse.................... 10
(1) On les conserve dans des flacons colorés romplis do graine de linsèche.
Phamacie vctór.
12
ocr page 218
206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Triturez l'azotate d'argent avec l'azotate de polasse. Faites fondre Ie mélange dans un creuset en argent ou en porcelaine et coulez dans une lingotière.
Préparez de même des crayons contenant un tiers, une moitié on un quart d'azotate d'argent (Codex, 1884).
A cause de la presence du nilrate de potasse, ces crayons sont plus résistants que les precedents.
Crayons de tannin.
Tannin pulverise...................... 10 gr.
Gomme pulveiisee....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 gr.
Eau distillée.......... )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;„ .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ... ,
„, . . ra #9632; ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;! Q- s. (le moms possible.)
Glycerine ofncinale.,..)' vnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'
Mélangèz le tannin et la gomme. Faites h Faide de Feau et de la glycerine une masse de consistance pilu-laire que vous roulerez et diviserez en cylindres de di­mensions différentes, selon la demande.
Préparez de même les crayons d'iodoforme (Co­dex, 1884).
Des eaux médicinales.
On place sous cette denomination tous les solutés hydroliques qu'il n'est pas possible de comprendre dans des groupes de medicaments bien définis.
Dans ces eaux pharmaceutiques, on fait entrer : les eaux distilléesmédicamenteuses diverses, qu;elles soient ou non aromatiques, et les solutés simples ou composes.
Les eaux distillées de laurier-cerise et de rose sont celles que Fon a Toccasion d'employer le plus souvent en médecine vétérinaire, soit pour la preparation des injections hypodermiques, ou comme véhicule de cer­tains collyres.
Quant aux solutions simples ou composées elles sont d'un usage excessivement frequent On les utilise sous forme de lotions, de compresses, en injections dans les plaies pour les déterger, etc;, etc.
ocr page 219
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 201
11 arrive bien rarement que ces medicaments soient pris èt l'intérieur par Ie malade. Gependant, chez Ie chien surtout, on peut trouver l'occasion d'administrer en potion de l'eau de laurier-cerise. On peut avoir re­cours aussi quelquefois aux breuvages phéniqués (so­lution au 1/1000 d'acide phénique).
Eau de Goulard. (Lotion dite de Goulard. — Eau végéto-minérale.)
Sous-acétate de ptomb liquide......... 20 gr.
Alcoolat vulnéraire.................... 80
Eau commune........................ 900
Mêlez. Agitez chaque fois au moment du besoin (Codex, 1884).
Eau phéniquée. {Soluté d'acide phénique.)
Acide phénique cristallisé.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau distillée.......................... 1000
Mêlez. Ce soluté est destine k l'usage interne. Le soluté pour l'usage externe est en general au centième (Codex, 188-i).
Eau de Rabel (Voyez Acide sulfurique alcoolisej.
Eau sedative. (Lotion ammoniacale camphrée.)
•Ammoniaque liquide offlcinale.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Alcool camphró.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Chlorure de sodium....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp;1000
Faites dissoudre Ie sei dans l'eau, ajoutez l'aleool camphré, puis Tammoniaque.
Agitez chaque fois au moment du besoin (Co­dex, 1884).
Eau-de-vie camphrée. (Teinture de camphre faible.)
Camphre............................. 100 gr.
Alcool a 00deg;........................... 3900
Faites dissoudre. Filtrez (Codex, 1884).
ocr page 220
208nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Eau phagédénique.
Ciclilorure de mercure................ 3 gr. 20
Eau de chaux. ...................... 1000 gr.
Triturez dans un mortier et enfermez dans un flacon bouché (Codex, 1884).
Il se fait un précipité d'hydrate de peroxyde de mer-cure. Agiter avant de s'en servir. On l'emploie pour Ie pansement des ulcères.
Eau albumineuse.
Blancs d'oeufs......................... nraquo; 4.
Eau distillée.......................... 1000 gr.
Eau distillée de fleur d'oranger........ 10
Délayez les blancs d'ceufs dans une petite quantité d'eau; ajoutez Ie reste du liquide; passez a travers une étamine, et aromatisez avec l'eau de fleur d'oran­ger (Codex, 1884).
Antidote des sels métalliques.
Eau blanche. (Lotioa a l'acétate de plomb.)
Sous-acétato de plomb liquide......... 20 gr.
Eau commune........................ 980
Mêlez. Agitez chaque fois au moment du besoin
(Codex, 1884).
Eau camphi'ée.
Camphre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Eau distillée......................... 1000
Réduisez Ie camphre en poudre dans un mortier en marbre a, l'aide de quelques gouttes d'alcool; délayez-le dans la quantité d'eau prescrite; laissez Ie tout en contact; conservez dans un flacon bouché et filtrez au moment du besoin (Codex, 1884).
Eau de chaux (1). (Eau de chaux seconde, solute de chaux.)
Chaux hydratée récemment préparée....... q. s.
Eau distillée............................. q. v.
(I) Elle contient 0,05 de chaux par 25 grammes d'eau (Dorvault).
ocr page 221
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 209
Prenez une certaine quantilé de chaux hydralee que vous mellrez dans un flacon de capacité convenable, avec 30 h 40 füis son poids d'eau, afin de dissoudre la polasse que la chaux peut contenir. Laissez reposer la liqueur, Décanlez et i-emplacez cette première quan­tilé d'eau par une quantité d'eau distillée 100 fois plus grande que celle de la chaux; laissez en contact pen­dant quelques heures en ayant soin d'agiter de temps en temps.
Ce liquide filtré constitue l'eau de chaux. Elle ren­ferme par litre ä la temperature de -\-13, lBr,283 de chaux caustique en solution.
On doit la conserver dans des flacons bouchés et lais­ser dans Ie vase un exces de chaux non dissoute. On Al­tre au moment du besoin (Codex, 1884).
Astringent léger, anti-acide a l'intérieur, antidiar-rhéique, diurétique.
Eau distillée. Eau de rivièro ou de source............... q. v.
Distillez dans un alambic, en mainlenant une ebulli­tion modérée. Essayez de temps en temps Ie produit avec les réactifs indiqués ci-après, et ne commencez a lerecueillir qu'ä partir du moment oü il est sans action sur eux.
Arrêtez l'opération lorsqu'il ne reste plus dans la cu-curbite que Ie quart de la quantité d'eau qui y a été introduite.
Caractère. — L'eau distillée ne doit pas modifier la couleur du papier de lournesol rouge ou bleu. Les azo-lates d'argent et de baryte, l'oxalate d'ammoniaque, Ie bichlorure de mercure, ne doivent y produire aucun trouble.
Observation. — Il est bon d'additionner préalable-ment l'eau ä distiller de 0,10 centigrammes de sulfate
12.
ocr page 222
210nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHAUMAC1E VETÉRINAIKE.
d'alumine, par litre, et de ne pas recueillir les premiers litres pour éviter la presence de Tammoniaque (Co­dex, 1884).
Emc dislillée de laitue.
Laitue fleurie et mondée............. 1000 gr.
Eau.................................. 2000
Placez dans la cucurbite d'un alambic la laitue in-cisée et contusée, avec la quantité d'eau prescrite. Ghauf-fez a un feu modéré, jusqu'ä, ce que vous ayez obtenu 1000 grammes de produit.
Préparez de la même maniere l'eau distillée de plan­tain et autres plantes non aromatiques (Codex, 1884).
Eau dislillée de lawier-cerise.
Feuilles de laurier-cerise fraiches...... 1000 gr.
Eau.................................. 4000
Incisez les feuilles, contusez-les dans un mortier en marbre, et distillez-les avec l'eau ä feu modéré ou a la vapeur, jusqu'ä ce que vous ayez obtenu 1500 gram­mes de produit.
Lorsque l'opération sera terminée, agitez fortement l'eau distillée pour la salurer d'huile volatile et filtrez a travers un filtre de papier mouillé, pour en séparer complètement l'essence non dissoute.
L'eau de laurier-cerise ainsi préparée conlient ordi-nairement, pour 100 grammes, de 33 ä 70 milligrammes d'acide cyanhydrique. Pour l'usage medical, on doit abaisser ce litre a 30 milligrammes, en l'étendant d'eau distillée (Codex, 1884).
Doit son action ä l'acide cyanhydrique; se donne en potion. Calmant, stupéfiant en potion chez Ie chien; éviter de l'associer au calomel.
Eau distillée de rose.
Pétales de rose päle rccemment cueillis. 1000 gr. Eau.................................. q. s.
ocr page 223
MEDICÄ.MENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉÏÉRINAIKE. 2U
Distillez ä la vapeur jusqu'a ce que vous ajrez obtenu 1000 grammes de produit (Codex, 1884). Astringent léger, surtout employé en collyre.
Eau de goudron.
Goudron végétal......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Sciure de bois de sapin................ 15
Eau distillée.........................nbsp; nbsp; 1O00
Divisez Ie goudron en Ie mêlant intimement a la sciure de bois de sapin; mettez-le en contact avec l'eau pendant vingt-quatre heures, en ayant soin d'agiter de temps en temps. Filtrez.
Observation. — L'eau de goudron doit avoir une reac­tion légèrement acide.
11 faut éviter l'emploi de l'eau séléniteuse : Ie produit ne se conserverait pas et contracterait une odeur d'hy-drogène sulfuré (Codex, 1884).
Des électuaires.
Ce sont des medicaments officinaux et plus souvent magistraux, constitués par des poudres simples ou com-posées que l'on divise avec du miei ou de la melasse, jusqu'ä consistance de päle molle. Des extraits, des sels, des résines, des gommes-résines, peuvent entrer dans la composition des électuaires; mais, au préalable, il faut toujours dissoudre ces substances dans un liquide approprié tel que de l'eau, de l'alcool, de la glyce­rine, etc.
Le miei est Ie meilleur excipient que l'on puisse em­ployer, parce qu'il perd moins rapidement que les au tres l'eau qu'il contient.
Anciennement, les électuaires jouissaient d'une tres grande renommée et étaient des medicaments tres en vogue. Les pharmaciens de cette époque considéraient leur preparation comme le summun de l'art et ils les regardaient comme des compositions parfaites, bien
ocr page 224
212
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
qu'ils fussent toujours des mélanges faataisistes de substances les plus diverses et a action tres différente. Les termes génériques d'éleetuaire (medicament de choix. electio); de confection (medicament achevé); Ie nom spécifique d'hiera (ispo;, saint), celui de calholicum (guérissant tous les mauxl, etc., etc, par lesquels ils les désignaient, démontrent bien l'importance que les médecins reconnaissaient k cette forme médicamen-teuse et les vertus thérapeutiques qu'ils lui attri-buaient. La preparation de certains d'enlre eux, comme la thériaque par exemple, était entourée d'une verita­ble solennité. Elle était confiée aux professeurs les plus instruits de la Faculté de médecine, qui ne la confec-tionnaient qu'en presence des magistrals de la ville et de tout un public appelé par voie d'affiches.
Malgré leur vieille reputation, les électuaires sont presque complètement abandonnés aujourd'hui, et avec raison, car ils sont toujours des medicaments gros­siers et plus ou moins indigestes, dont l'administra-tion est d'autant plus difficile que, sous cette forme, les substances conservent leur mauvaise odeur et leur goftt désagréable. Ce qui a contribué aussi k les faire délaisser c'est qu'ils représentent toujours un grand volume. Mème en médecine vétérinaire, oü les conside­rations relatives au gout et a l'odeur du medicament n'ont plus la mème importance, on n'en prescrit que rarement(l). Chez les chevauxen effet, l'administration des électuaires n'est pas toujours commode et Ie plus
(1) En cela, notre opinon diffère peut-ètre un peu do celle de nos confrères. A notre avis, il vaut beaucoup mioux faire une decoction ou une infusion, avec les poudres végétales, plutót que de los adminis-trcr sous forme d'éleetuaire. On prepare ainsi une potion ou brcu-vageauquel on peutajouter del'alcool, des teintures, des entraits, etc. Nous faisons exception ä cette regle pour Ie kermes, parce que les chevaux l'acceptent toujours tres volontiers, quand il est mélange a du miei, et parce que aussi, en l'administrant sous forme de po­tion gommeuse, Ie medicament reviendrait beaucoup tinp eben
ocr page 225
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 213
grand nombre refusent de les avaler el les rejeltent, quel-que precautions que l'on prenne.
laquo; Les régies ä suivre pour la preparation des élec-tuaires sont : 1deg; de faire selon Tart una poudre des substances pulvérisables; 2deg; quand il entre des gom-mes-résines, de les faire dissoudre dans un excipient convenable, s'il y en a; 3deg; les extraits doivent être ame-nés en consistance sirupeuse; 4deg; toutes les substances étant disposées, en faire Ie mélange; les solutions d'extraits et de gommes-résines seront mêlees ensein' ble, puis incorporées au miei on a la melasse; enfin, on incorporera les poudres en les faisant tomber ä tra­vers un tamis lache. Les huiles essentielles seront ajou-tées a la fin raquo; (Dorvault).
Ges medicaments doivent être conserves dans des pots en faience ou en porcelaine que l'on tiendra dans des endroits secs et tempérés. Lorsque la temperature les a durcis, il faut les remanier pour leur rendre leur homogénéité première. On a remarqué qu'avec Ie temps les électuaires se modifient un pen dans leur couleur, mais cela ne change en rien leurs vertus thé-rapeutiques.
De ces vieilles preparations, il ne reste plus en phar-macie veterinaire, comme officinales, que Ie diascor-dium et la thériaque, qui sont Tun et l'autre de bons medicaments.
Éleciuaire adottcissant.
Poudre de réclisso......... ) -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n p
_ , , fnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aa.......... F. ti.
Poudre de guimauve....... j
Miei.................'.................... q. s.
Mélangez les poudres dans un mortier; ajoutez assez de miei pour obtenir un électuaire de consistance con­venable (Codex, 1884).
ocr page 226
214nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PKÉC1S DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Élecludire expectorant el catmant.
Kermes mineral par voie sècho.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Extrait de belladone...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Poudre de réglisse.....
Miei.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s-
Triturez Ie kermes avec l'extrait de belladone; ajou-tez assez de miei pour obtenir une päte molle, ä la-quelle vous donnerez la consistance d'électuaire par l'addition d'une quantité süffisante de poudre de ré-glisse (Codex, 1884).
Électuaire diascordimn (1).
Feuilles sóclies de scordium............CO gr.
Pétalos de rose rouge.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Racine de bistorte....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane........'..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de tonnentille.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Semences d'épine-vinette..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Gingembre...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Poivre long...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Cannellc de Ceylan...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Dictame de Crète.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Benjoin..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Galbanum............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Gomme arabiquo......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Bol d'Armenië préparé.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miei rosat............................nbsp; nbsp; 1300
Vin de Grenache......................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Faites évaporer Ie miei rosat jusqu'ä ee qu'il soit reduit ä 1000 grammes et, tandis qu'il est encore chaud, ajoutez l'extrait d'opium dissous dans Ie vin, puis peu h peu toutes les autres substances préalablement et simultanément réduites en poudre fine. Pistez la masse de maniere k obtenir un mélange exact et conservez l'électuaire dans un pot en faience.
(1) Électuaire ainsi appelé parce que les feuilles de scordium entrent dans sa preparation. Scordium (labiée) : l'espèce la plus communément employee est la germandrée aquatique ou sauvage
(Teucrium scordhim)
ocr page 227
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 213
1 gramme de diascordium contient environ 0,006 (6 milligrammes) d'exlrait d'opium (Codex, 1884).
Antidiarrhéique et sitimulant. Doses 4 a o grammes pour Ie chien, 25 a 30 grammes pour Ie cheval,
Électuaire thériacal. — Tltériague.
Gingembre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Iris de Florence.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CO
Valériane.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80
Acore aromatiquo.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Rhapontic..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Quintefeuille.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Racine d'aristoloclio clématite.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
—nbsp; nbsp; nbsp; d'asarum......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de mceura......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Bois d'aloès..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Écorce de cannelle de Ceylan..........nbsp; nbsp; nbsp; 100
Squasmes sèchos de scille.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Dictame de Crete.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Feuillcs sèches de laurier commun.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
— de scordium...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Sommités do calament................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de marrube blanc...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de pouillot de montagne.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de chamjedrys..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de chamiepitys..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de millopertuis.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de petite centaurée.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Pétales de rose rouge.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Safran...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Fleurs de sta3cha3....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Écorce sèche de citron................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GO
Polvre long...........................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Poivre noir...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Fruits de persil.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
—nbsp; nbsp; nbsp;d'ammi officinal.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp;de fenouil......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp;d'anis..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp;de séseli de Marseille...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
—nbsp; nbsp; de daucus de Crète.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Semences d'ers {Ervitm Ervilia).......nbsp; nbsp; nbsp; 200
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de navetsauvage [Brassicana-
pus)......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de petit cardamome.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80
Agaric blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
ocr page 228
216nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PlURMACIE VÉTÉRINAIRE.
Opium de Smyrna....................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Sue de réglisse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6deg;
Cachou...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Gomme arabique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Myrrhe...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^0
Olibau...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3deg;
Sagapenum...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Galbanum............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Opoponax............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '0
Benjoin..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Castoreum............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Mie de pain desséchée................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Terre sigillée.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Sulfate de fer dessóchó................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Bitume de Judée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Pilez ensemble toutes ces substances, et passez-les au tamis n0 100, de maniere a obtenir une poudre fine, en laissant Ie moins possible de residu.
Cette poudre est désignee sous Ie nom de poudre thé* r'iacale. Prenez alors :
Poudre thériacale___.................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Térebenthine de Chio..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Miei blanc............................nbsp; nbsp; 3500
Vin de Grenache.....;.,..;..:........nbsp; nbsp; nbsp; 250
Mettez dans une bassine la térebenthine de Chio, liquéfiez-la k une douce chaleur, ajoutez-y assez de poudre thériacale pour la divisei* exactement. D'autre part, faites fondre Ie miei, versez-le encore chaud et peu a peu dans la bassine pour delayer Ie premier mé­lange. Ajoutez par petiles quantités Ie reste de la poudre et Ie vin, qui devradonner k la masse la consis-tance d'unè pate un peu molle. Quand Ie tout söra par-faitement mélange, conservez Télectuaire dans un pot. Après quelques mois, remettez la thériaque dans un mortier, et lriturez-la de nouveau pour rendre la masse parfaitement homogene.
4 grammes de thériaque contiennent environ 0,03 d'opium Brut, représentant 0,023 d'extrait d'opium (Codex, 1884).
ocr page 229
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÊDEGINE VÉTÉRINAIRE. 217
La Ihériaque est im vieux remede qui date de dix-huit siècles environ; eile est Ie type des medicaments polypharmaques. Son nom lui vient de ce qu'on la re-gardait comme un spécifique contre les morsures de serpents et contre toutes les plaies venimeuses en ge­neral (e-ofaxb;, qui se rapporte aux bêtes sauvages, Ov-jpiocxv) dvTi'SoTos, antidote contre les morsures des bètes).
Autrefois, on ne l'employait qu'une année après sa preparation, parce qu'on admettait qu'il se faisait pen­dant sa conservation des fermentations qui exaltaient ses vertus thérapeutiques. On a vu plus haut que 4 grammes de thériaque francaise renferment 0,03 cen­tigrammes d'opium brut et reprdsentent 0,023 milli­grammes d'extrait. Ce n'est done pas un medicament inoffensif, maisc'estun remede que les médecins comme les vétérinaires ont complètement abandonné. En Prusse, les pbarmaciens la délivrent sans opium aux personnes qui ne viennent pas avec une ordonnance.
Ses propriétés sont surtout stomachiques et exci-tanles. M. Cagny, dans son Précis de thérapeulique, in-dique des doses de 13 amp; 20 grammes pour Ie cheval et de 3 ou 4 grammes pour les petits animaux.
Pendant fort longtemps toute la thériaque qui s'em-ployait en Europe était confectionnée a Venise oü on la préparait chaque année avec grande pompe; c'est pourquoi, même encore, la thériaque fine est dite thé­riaque de Venise. Plus tard ce privilege se répandit un peu partout et, ä Paris, Ie College de pharmacie Ia pré­parait solennellemeat chaque année devant la Faculté de médecine et les magistrats réunis. Des affiches faisaient connaltre Ie lieu et l'heure de la prepara­tion.
Pharmacie veter.
13
ocr page 230
#9632;218-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Des emulsions.
Ce sont des preparations magistrales liquides, d'ap-parence laiteuse, dont Ie véhicule est l'eau pure ou addiüonnée d'un mucilage.
On les distingue en emulsions naturelles et en emulsions arlificielles.
Les premières ne sont jamais pratiquéesenpharmacie vétérinaire ; elles sont faites ä l'aide de semences émul-sives, telles que les amandes, les semences froides, dont l'huile est tenue en suspension k cause de l'albumine qu'elles contiennent.
On a l'occasion plus souvent de préparer les emul­sions artificielles ou factices. Suivant Ie cas, on peut opérer de trois manières :
lnA l'aide del'eau pure comme pour les gommes-rési nes;
2deg; Avec uu mélange d'eau et d'alcool comme cela se pratique pour quelques résines;
3deg; Enfin par l'intermédiaire d'un jaune d'ceuf ou d'un mucilage, comme cela a lieu pour les huiles grasses et les térébenthines.
Pour l'asa fuetida, on peut obtenir rapidement une emulsion en la triturant pendant quelques instants avec une faible quantité d'huile d'amandes douces, et en ajoutant ensuite l'eau peu ;x peu.
Ce sont des medicaments tres altérables que Ton doit préparer au moment du besoin; ils sont ordinairement destines k l'usage interne et on les administre sous forme de breuvage. Il peut arriver qu'on les emploie en lavements. On doit toujours recommander d'agiter la preparation avant de s'en servir.
Des épouges.
Blanchiment des éponges. — On lave préalablement les éponges k plusieurs reprises dans de l'eau ordinaire
ocr page 231
MEDICAMENTS EMt'LOYES EN iMEDECINE VETEUINAIRE. 219
et on les laisse tremper dans.un bain d'acide chlorhy-drique élendu de six parties d'eau, jusqu'a ce que toule effervescence ait disparu.
Apres les avoir lavées k nouveau, on les immerge pendant une journée environ dans un milieu d'acide chlorhydrique étendu comme précédemment et conte-nant de Thyposulfile de soude dans les proportions de 60 p. 100 dissous dans une petite quantité deau.
11 sufQt ensuite de les replonger dans un bain ordi­naire et de les laver soigneusement.
Èponges préparées laquo; la ficelle. Éponges fines.......................... q. v.
Battez les éponges avec un maillet sur un billot de bois, pour detacher Ie sable et les débris de coquilles; failes-les tremper dans l'eau tiède pendant vingt-quatre heures et lavez-les avec soin. Répétez ce lavage deux fois, et, pendant qu'elles seront encore humides, prenez successivement chaque éponge et enveloppez-la com-plètement en serrant fortement avec une cordelette de chanvre dite fouet, de maniere que les tours ne lais-sent aucun Intervalle entre eux, Quand l'éponge sera entièrement recouverte, arrêtez fortement la cordelette par un noeud et faites sécher (Codex, 1884).
On déroule la licelle au moment de s'en servir. En chirurgie, on les utilise pour dilater les fistules; il suffit pour cela d'en introduire un morceau dans la plaie: eile se gonfle peu ä peu et rend ainsi la fistule plus large. Les éponges fines et douces de Syrië, d'un jaune fauve et parsemées de trous tres petits, servent exclusivemeuta la preparation des éponges ä la ficelle.
Éponges anlisepliques. On choisit des éponges fines^ ordinaires dites de Ve-nise, de couleur blonde et dont les trous sont de moyenne grandeur. Après les avoir blanchies par l'acide
ocr page 232
'
220nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PliÉCIS DE P1URMACIE VÉTÉRINAIRE.
chlorhydrique étendu d'eau et additionné d'hyposulfite de soude dans les proportions de 60 p. 100, on les lave ä grande eau dans une solution aseptisée. Finalement, on les conserve dans une solution de sublimé au mil-lième (liqueur de Van Swieten) ou dans de l'eau phe-niquée.
On recommande, comme moyen économique permet-lant de se servir plusieurs fois des mêmes éponges, de les envelopper a chaque pansement d'un linge fin et usé, en ayant sein de leur laisser tout Ie jeu néces­saire pour que l'absorption des liquides puisse avoir lieu librement. A la finde l'opération on se débarrasse du linge, etavec de simples lavages sublimes ou phéni-qués, on arrive a, rendre encore les éponges aseptiques. Au préalable il sera bon de les laver avec du savon de potasse et de l'eau tres chaude pour les débarrasser entièrement des liquides organiques qui les souillent.
Des espèces.
TIIÉS COMPOSES — SPÉC10LÉS
Ce sonl des mélanges magislraux ou offleinaux de racines, de tiges, de feuilles, de fleurs, de semences plus ou moins incisées ou concassées.
Suivant Dorvault, on donnerait aussi quelquefois Ie nom d'espèce k des mélanges de poudres, c'est-a-dire aux poudres composées.
Dans Tinscription des formules, on doit avoir soin :
1deg; De choisir des substances ayant des propriétés ä pen prés semblables;
2deg; De les mélanger par parties égales;
3deg; De n'associer que des parties de méme texture, les feuilles avcc les feuilles, les racines avec les raci­nes, etc, etc, de maniere que les véliicules qui agissent sur elles les épuisent également.
ocr page 233
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 22i
Pour leur collection et leur conservation on se repor­tera ä ce que nous avons dit relativement ä la récolte et a la conservation des diflférentes parties des végétaux.
Comme on Ie verra dans notre formulaire, on peut faire des espèces appartenant a tous les groupes de me­dicaments; par exemple : des espèces amères, anlhel-minthiques, aromatiques, astringentes, béchiques,diuréLi-ques, émollientes, narcotiques, vulnéraires, etc., etc.
Les spéciolés peuvent être traites par infusion ou décoction, suivant Ie cas, et on peut employer Ie pro-duit en boisson ou breuvage, en lavements, en lotions, en bains, en fumigations, etc, etc.
Espèces émollientes. Feuillcs do bouillon blanc... \
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do guimauve....... ( _
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do mauve......... 1M........ ^ J'
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de pariétaire....... /
Incisez et mêlez (Codex, 1884).
Espèces pectorales (avec. les fleurs). Fleurs pectorales,
Flours de bouillon blanc___
do coquollcot........ 1
—nbsp; nbsp; nbsp; de guimauvo......... I
—nbsp; nbsp; nbsp; de mauve............ ' .-S........ P. K
—nbsp; nbsp; nbsp; de pied de cliat.....
—nbsp; nbsp; nbsp; de tiissilage.........
—nbsp; nbsp; nbsp; de violettes.........
Mêlez (Codex, 1884).
Especes aromatiques. Fleurs et sommitós d'absintho... \
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'hysopo .... '
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de menthe )
poivróe___ f
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'origan..... gt; äa..... V. V..
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do romarin.. i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do sauge___ \
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de sorpolet.. )
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do thym......
Incisez et mêlez (Codex, 1884),
ocr page 234
PRECIS DE PIIAltMACIE VETERINAIRE.
Des extraits.
On connait sous le nom d'exlraU le produit de l'éva-poralion jusqu'a consistance molle, ferme ou sèche, d'un sue ou d'une solution oblenue en traitant une sub­stance végetale ou animale par im véhicule vaporisable tel que l'eau, l'alcool, l'éther (Codex).
Ce sont toujours des medicaments offleinaux, qui ont le grand avantage de réunir sous un petit volume les principes actifs des substances médicamenteuses. 11 est regrettable que leur usage ne soit pas plus ré-pandu en médecine vétérinaire, malgré leur prix de revient qui est assez élevé. Pour les petites espèces en general, et le chien en particulier, les praticiens pour-raient s'en servir couramment eten obtenir les meilleurs e (Tets.
Les extraits sont ordinairement des produits tres complexes, car non seulernent ils renferment tous les principes solubles du vegetal dans le véhicule employé, mais encore certains autres qui, naturellement inso-lubles, se modifient et deviennent solubles a la faveur de toutes les matières qui composent les infusés.
Dans leur preparation, il y a trois operations succes-sives ä faire :
1deg; Obtenir le liquide ou le sue qui doit fournir Textrait;
2deg; Clarifier ce liquide ou ce sue.
3deg; Le concentrer par evaporation jusqu'ä consistance voulue.
1deg; A. On se procure le liquide ä évaporer en dissol-vant avec un véhicule qui peut être de l'eau, de l'al­cool ou de l'éther, les substances végétales préalable-ment réduites en poudre ou simplement concassées. Cetle dissolution peut s'obtenir par infusion, par mace­ration, par decoction ou par lixiviation. Cette dernière
ocr page 235
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 233
methode de même que celle par maceration sont em­ployees toutes les fois que l'on traite les drogues sim­ples par l'alcool ou l'éther. Les procédés par infusion et décoction sont exclusivement réserves ä la prepara­tion des extraits aqueux.
Suivant Ie véhicule que l'on emploie, on a un extrait aqueux, un extrajt alcoolique ou un extrait éthéré, mais dans tous les cas, quelle que soit sa nature, la so­lution doit ètre aussi concentrée que possible.
B. Pour obtenir Ie sue, on pile les plantes fraiches on leurs parties, dans un mortier en pierre ou en mar-bre, après les avoir préalablement débarrassées des ma-tières étrangères et même de celles ayant subi un com­mencement de dessiccalion. Quand la plante n'est pas assez succulente ou bien que Ie sue qu'elle rend est trop épais, on ajoule pendant la contusion, afin de faciliter l'extraction, un huitième de son poids d'eau.
Le liquide obtenu est toujours trouble et plus ou moins verdätre. Avant de l'employer h la preparation de l'extrait, on le clarifle par coagulation k chaud (1).
2deg; La clarification est facile. Quand il s'agit d'un hydrolé, on le chauffe jusqu'a concentration de moitié •a une tempéraure inférieure a 100 degrés et on le flltre ensuite. Quand c'est l'alcool ou l'éther qui servent de véhicule, on les laisse se decanter et on flltre.
3deg; laquo; Pour ce qui est de l'évaporation, on ne doit ja­mais la faire ä feu nu. Le meilleur moyen a employer est celui qui permet d'évaporer le liquide ä la tempe­rature la plus hasse possible et dans l'espace de temps le plus court; on doit toujours opérer ä un degré de chaleurinférieuraceluiderébullitiondereau raquo; (Codex).
(1) Lorsquo le sue est destine a être pris dans une preparation magistrale (sue do nerpruu), on le laisse déposer pendant une deini-licure et on le clarifio par filtration. On no recueille le liquide que lorsqu'il passe limpide.
ocr page 236
22inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHABMACIE VÉTÉRINAIRE.
Il est essentiel de suivre exactement ces prescrip­tions, car c'est surtout de la maniere dont on fait l'e-vaporalion que dépend toute la qualité de l'exlrait. Quand il est bien réussi, il présente ordinairement l'odeur et la saveur des substances qui Tont fourni et sa coloration n'est jamais lout ä fait noire. Les extrails prepares avec de l'eau sont entièrement solubles dans l'eau, sauf Ie cas, cependant, oii ou se serait servi de la décoction.
Les extraits se conservent bien dans des pots de faience ou de porcelaine que l'on recouvre d'une feuille de parchemin solidement fixéo. On aura soin de les tenir dans des lieux secs et de les visiter souvent. Mal-gré lout ces soins spéciaux, il en est qui se conservent difflcilement au dela d'une année. Certains aulres, comme les extraits d'absinlhe, de gentiane, d'ipéca-cuanha, de rhubarbe, de valériane, se conservent plus longlemps, méme sans aucune precaution. Enfin, il en est dont la conservation est presque indéfinie, et de ce nombre, sont : ceux de noix vomique, d'opium, de quassia, de quinquina, etc. (Dorvaull).
Exlrail de tclladone (avec lo sue). Feuilles de boUadono, a l'époqne de la floraison___ q. v.
Pilez la plante dans un mortier en marbre, exprimez Ie sue ä la presse. Soumettez ce sue a Faction de la chaleur afin de séparer l'albumine qui entraine la chlorophylle en se coagulant; passez. Evaporez au bain-marie le sue ainsi clarifié, cn l'agitant continuel-lement, jusqu'ä reduction au tiers du volume. Laissez refroidir le liquide, et mettez-le ä déposer pendant douze heures. Séparez le dépót et terminez l'opération au bain-marie pour obtenir un extrait mou.
Préparez de la mème malière les extraits de sues de-purés de :
ocr page 237
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIUE. 220
Ciguti (feuilles).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Laituo vireuse (tigcs).
Jusquiame (feuilles).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Stramoine (feuilles).
(Codex, 188i,)
Extrait de belladone (somences).
Semencos do belladone................ 1000 gr.
Alcool ä COquot;.......................... GOOG
Eau distillée froide.................... q. s.
Réduisez les semences en poudre grossière : faites-les digérer k une douce chaleur, pendant quelques heures, dans la moilie de l'alcool; passez avec expres­sion. Faites digérer Ie mare dans la seconde moitié de ralcool: passez et flltrez les liqueurs réunies.
Retirez l'alcool par distillation et concenlrez Ie re­sidu du bain-marie. Faites dissoudre Ie produit dans quatre fois son poids d'eau froide, filtrez; évaporez au bain-marie en consistance pilulaire.
Préparez de la même maniere les extrails alcooli-
ques de:
Ciguë (semences).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Colcliique (semencos).
Jusquiame (semencos).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Stramoine (semences).
(Codex, J884.)
Exlrail de digitale (aqueux).
Feuilles sèches de digitale............ 1G00 gr.
Eau distillée bouillante................ 8000
Réduisez les feuilles de digitale en poudre grossière ; faites-les infuser pendant douze heures dans six parties d'eau. Passez avec expression k travers une toile, lais­sez déposer. Traitez Ie mare de la même maniere avec Ie reste de l'eau. Goncentrez au bain-marie la première infusion ; ajoutez la seconde, après 1'avoir amenée k l'état sirupeux ; évaporez enfin en consistance d'extrait mou.
Préparez de la même maniere Vexlrait d'aconit
(feuilles). (Codex, 1884.)
Extrait de digitate (alcoolique).
Feuilles sèches de digitale............. 1000 gr.
Alcool ä 60raquo;....................... 6000
13.
ocr page 238
226nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS UE PHARMACIE VETERINAIRE.
Réduisez lesfeuilles de digitale en poudre demi-fine que vous introduirez dans un appareil k déplacement. Versez sur cette poudre, modérément tassée, la quantité d'aleool nécessaire pour qu'elle en soit pénétrée dans toutes ses parties; fermez alors l'appareil, et laissez les deux substances en contact pendant douze heures. Au bout de ce temps rendez Técoulement libre, et faites passer successivement sur la digitale la totalité de l'al-cool prescrit.
Distillez Ia liqueur pour en retirer l'alcool, et con-centrez au bain-marie en consistance d'extrait mou.
Préparez de la même maniere les extraits alcooli-ques de:
Aconit (racine).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; /- calisaja.
Grenadier (racine).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Quinquina. ) gris.
Ipéca (racine).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ( rouge.
Rue (feuilles). Sabine (feuilles).
(Codex, 1884.) Extrait de gentiane.
Racine de gentiane.................... 1000 gr.
Eau distillóo 1'roido.................... 8000
Coupez la racine en troncons minces, et faites une première maceration avec o parties d'eau; après douze heures de contact, passez avec expression. Faites avec Ie residu el Ie restant de l'eau une seconde maceration; réunissez les deux liqueurs, laissez-les déposer, dé-cantez; évaporez au bain-marie en consistance d'extrait mou.
Préparez de même les extraits de quassia amara, de ralanhia, de rliubarbe, etc. (Réduire la racine de ra-lanhia en poudre grossière). (Codex, 1884.)
Extrait d'opium. (Extrait thébaïque .)
Opium officinal...................... 1000 gr.
Eau distillóe froide.................. 12000
Coupez l'opium en tranches tres minces, et divisez-le
ocr page 239
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 227
dans les deux tiers de l'eau, de facon a obtenir une bouillie claire. Laissez macérer pendant vingt-quatre heures, passez, exprimez. Yersez sur Ie mare Ie reste de l'eau prescrite, agitez; après douze heures de mace­ration, passez avec expression.
lléunissez les liqueurs, filtrez: évaporez au bain-marie en consistance d'extrait mou.
Reprenez eet extrait par 10 parties d'eau froide, laissez reposer pour séparer les parties insolubles; fil­trez; évaporez de nouveau en consistance d'extrait ferme. (Codex, 1884.)
Extrait de seiijle erfjolé.
(Ergotiiie.)
Seigle ergoté broyé au moulin.......... 1000 gr.
Eau distillée.......................... 5000
Mettez Ie seigle ergoté dans un appareil a déplace-ment avec Ie double de son poids d'eau ; après un con­tact de douze heures, faites écouler Ie liquide, que vous chaufferez au bain-marie pour obtenir un coagulum qu sera rejelé.
Epuisez Ie mare par Ie restant de l'eau, puis éva­porez ce liquide jusqu'ä consistance sirupeuse; ajoutez-y Ie premier liquide et mettez Ie tont dans un flacon d'une capacité double. Ajoutez de l'alcool ä 90deg;, en quantilé süffisante jusqu'a ce que Ie liquide commence k perdre de sa transparence. Agitez alors Ie mélange ; les parties insol ubles s'attacheront aux parois du flacon; décantez, évaporez en consistance d'extrait mou. (Codex, 1884.)
Doses: cheval jusqu'ä 8 ou 10 grammes; chien, ne pas dépasser 0,30 cent.
Des feux.
Nous réunissons sous ce titre des medicaments solides ou liquides, magistraux ou officinaux, destines
ocr page 240
228nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VEÏÉtUNAIltE.
exclusivementa I'usage externe et capables de produire par simple application ou par frictions sur la peau une action ve'sicante plus ou moins forle.
On les désigne sous Ie nom de feux, parce qu'ils sont destines ä remplacer Ie cautère actuel, si souvent em­ployé en chirurgie vétérinaire conlre les entorses plus ou moins anciennes, les efforts tendineux, les hydar-troses des gaines grandes elpetites sésamoïdiennes,des boursesséreuses, des synoviales articulaires,etc.,etc.
Leur composition est tres variable, et c'esl précisé-ment parce qu'il ne nous a pas été possible de les classer dans un groupe de medicaments bien défini que nous en avons fait un genre complètement a part. Ils n'ont pas de représentants dans la médecine hu-maine.
Quant a leur preparation, eile est toujours des plus simples et, suivant qu'ils sont solides ou liquides, eile se rapproche de celle des pommades ou de celle des
liniments.
Feu liquide ordinaire.
Essence de lavande....................nbsp; nbsp; nbsp; G00 gr.
Huile d'olive.........................nbsp; nbsp; nbsp; 300
Poudre do cantharide................. 30
Poudre d'euphorbe.................... 30
Faites digérer pendant deux heures les poudres dans l'huile d'olive, è, une douce chaleur; ajoutez en dernier lieu l'essence de lavande. (Codex, 1884.)
Des fumigations.
{Fumigare, de fumus, fumée.)
Ge sont des dégagements de gaz ou de vapeurs que l'on répand dans l'atmosphère ou que l'on dirige sur une region quelconque du corps.
On en distingue de deux sortes :
d0 Les fumigations que l'on pourrait appeler hygié-niques ou desin fee tantes, dont Ie but est de détruire
ocr page 241
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 229
les miasmes nuisibles qui existent dans les locaux habilés par des individus sains ou malades. Elles con­sistent toujours en des expansions gazeuses de chlore ou d'acide sulfureux, etc, que l'on fait dégager dans une écurie ou une étable préalablement bien fer-mée;
2deg; Les fumigations que nous désignerons sous Ie nom de thérapeuliques ou médicinales et qui peuvenl êlre dues k la combustion d'une gomme-résine, du goudron, du cinabre, etc., etc., ou bien encore con-sister en de la vapeur d'eau plus ou moins chargée de principes aromatiques enlevés aux plantes qui ont servi ä les préparer.
Suivant leur nature, elles sont dites émollientes, exci-(antes, aromatiques ou irritantes. Sous Ie rapport de leur étendue d'action, elles peuvent être générales ou locales; les premières ne sont qu'exceptionnellement employees chez les animaux, même pour les petites espèces. Les aulres au contraire, quoique assez rare-ment prescrites, Ie sont cependant quelquefois. Dans les cas de courbature chez Ie cheval, on peut ordonner des fumigations aromatiques ou excitantes sous Tabdo-men et Ie thorax, dans Ie but de réveiller les fonctions de la peau et de provoquer la sudation. Leur adminis­tration est Irès simple: il suffit de mettre sur Ie malade une grande couverture qui tombe jusqu'a terre et de placer Ie vase duquel se dégagent les vapeurs, entre les membres du cheval.
Quand avec des fumigations, on veut soigner une affection aiguë ou plus ou moins chronique de l'appa-reil respiratoire, on les dirige vers l'ouverture des na-seaux k l'aide du sac fumigatoire que tout Ie monde connatt. S'il s'agit d'une petite espèce, comme Ie chien par exemple, on recouvre d'un linge toute la moiiié anlérieure du corps, de maniere k retenir les gaz ou
ocr page 242
230nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PUECIS DE PHÄ.HMÄ.CIE VÉTÉRINAIRE.
les vapeurs autour de la tête et ä offrir ainsi au ma-lade une atmosphere arliflcielle et momentanée.
Fumir/ation u iacide sulfureux. Soufro en canons concasso................ q. s.
Arrosez avec un peu d'alcool Ie soufre place dans un vase en terre évase, et allumez Ie mélange.
On doittenir bien close la piece dans laquelle on fait la fumigation, ne Touviir qu'une demi-heure après l'opération terminée et ne pénétrer dans cette pièce qu'apres l'avoir sufflsamment aérée.
Il faut employer de 3 ä 4 kilogrammes de soufre pour une pièce de 100 metres cubes de capacité. (Co­dex, 1884.)
Fwnigalion de cklore. (Fumigation Guytoaieune.)
Chlorure de sodium pulverise.......... 250 gr.
Bioxyde do manganese................ 100
Acide sulfurique du commerce......... 200
Eau commune......................... 200
Mêlez avec soin Ie chlorure de sodium et Ie bioxyde de manganese; délayez Ie mélange avec la quantilé d'eau prescrite et dans un vase en terre que vous pla-cerez sur un réchaud ; ajoutez ensuite l'acide sulfuri­que. Le dégagemenl de chlore commencera aussitöt.
En employant les doses des substances ci-dessus indiquées, la quantité de chlore dégagée sera süffi­sante pour une pièce d'environ 100 metres cubes de capacité. (Codex, 1884.)
Des fomentations.
[Fomentatio, de fouere, bassiner, échauffer.)
laquo; Ce sont des medicaments liquides destines a être appliques chauds sur une par tie du corps au moyen d'nne éponge, d'un morceau de flanelle ou d'un linge trempé dans ce liquide. raquo; (Codex.)
Ces preparations sont faites par infusion ou par dé-
ocr page 243
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉÜECINE VÉTÉRINAIRE. 231
coction et toujours au moment du besoin. Bien que tres probablement, elles n'agissent que par leur temperature plus ou moins élevée, on emploie cependant quelque-fois des fomentations aromaiiques, émollimtes ou nar-cotiques. Leur mode d'action les rapproche un peu des calaplasmes.
Fomentation aromatique.
Espèces aromatiques.................. 30 gr.
Eau bouillante........................ q. s.
Falles infuser les espèces aromatiques, pendant une heure, dans une quantité d'eau süffisante pour obtenir un litre d'infusion. Passez, exprimez.
Préparez de même la fomentation avec la fleur de sureau. (Codex, 1884.)
Fomentation émollienle.
Espèces emollientes................... 50 gr.
Eau.................................. q. s.
Faites bouillir pendant dix minutes les espèces dans une quantité d'eau süffisante pour obtenir un litre de décoction. Passez et exprimez. (Codex, 1884.)
De la gaze.
La gaze, dite encore mousseline ou tarlatane, est un tissu de coton ordinairement fin, ä trame lache, que Ton rencontre dans Ie commerce toujours plus ou moins amidonné. On s'en sert, surtout dans la médecine de 1'homme, pour les pansements des plaies et ulcères, mais au préalable, il faut la débarrassser de sou apprét et la rendre hydrophile. M. Thomas, qui s'est beau-coup occupé de Faseptisation des objetsde pansements, conseille la methode suivante :
Preparation de la gaze hydrophile. — Procédé Tiiomas(I). — On plonge Ia gaze dans de Feau amp; 80deg; centigrade et on
(1) Loc. cit,. ])lt;#9632; P. Chavasse.
ocr page 244
232nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PKÉC1S DE PUARMACIK VÉTÉH1NA1RE.
agite par intervalle. On la retire au bout de vingl-quatre heures et on rimmerge, après Tavoir exprimée, dans une solution d'hypochlorite de soude marquant 20,o de raréomètre Baumé. Après un bain d'une demi-heure on la sort et on la lave a grande eau jusqu'a reaction negative sur Ie papier de tournesol.
On Fexprime alors de nouveau et on la plonge pen­dant une demi-heure dans une solution d'acide chlor-hydrique au vingtième, après quoion la lave ä grande eau jusqu'ä ce qu'elle ne rougisse plus Ie papier de tournesol. Finalement on Texprime une dernière fois, on l'expose a l'air pour commencer sa dessiccation que l'on termine h l'étuve.
La gaze est rendue antiseptique de la même maniere que la ouate ou l'éloupe (voir p. 184), mais les vété-rinaires n'ont pas souvent roccasion de l'employer.
Des gargarismes.
Le Codex les définit: des medicaments liquides em­ployés pour les affections de la muqueuse gutturale et ne devant pas être avalés. Cette definition, qui est exacte pour la médecine de l'homme, ne Test plus pour celle des animaux, oü cette forme pharmaceulique est inap­plicable. Il n'est pas possible en effet de trailer chez nos malades une inflammation de la gorge en portant au contact de la muqueuse un medicament de cette sorle, sans s'exposer a le voir ausssitót dégluti. Nean-moins, cette denomination peut se conserver en pliar-macie vétérinaire et peut s'employer pour designer des medicaments liquides, destines ä agir sur la muqueuse de la bouche, soit au niveau de la langue, soit au ni­veau des gencives.
Ces preparations sont toujours magistrates et l'eau en est l'excipient habituel. Suivant leur action spéciale, on dit que les gargarismes sont astringents, emollients,
ocr page 245
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIEtE. 233
excitants, désinfectanis, détersifs, elc, etc. Chez les animaux, ils ne font que passer dans la bouche ; aussi leur action médicamenteuse est-elle a peu prés nulle et ne faut-il leur demander, dans la plupart des cas, qu'un effet simplement détersif.
Leur administration est tres simple et se fait a l'aide d'une seringue avec laquelle on les injecte dans la bouche, en laissant k la muchoire inférieure toute sa mobilité; de cette facon, Ie liquide retombe aussitól sans que Ie malade ait pu en avaler.
Ces medicaments s'cmploient presque exclusivement chez Ie cheval, dans tous les cas de plaies de la bouche, qu'elles siègent sur la langue ou sur les gencives. On les prescrit toujours après Ie repas de facon ä déterger, comme nous Ie disions tout ä l'heure, non seulement Ie dessus delaplaie, mais aussi la muqueusebuccale tout entière. On en donne généralement plusieurs de suite et souvent dans lajournée.
Chez les petites espèces, comme Ie chien par exemple, les gargarismes ne sont jamais employés et sont rem-placés par des collutoires, ainsi que nous l'avons vu ä propos de cette forme de medicaments. Il est en effet possible chez eux de maintenir la bouche suffi-samment ouverte et assez longtemps, pour aller badi-geonner les gencives des alveoles les plus éloignés.
Garr/arisme au chlorate de potasse.
Clilorato do potasse...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Eau distiUéc.......................... 250
Sirop do nuires....................... 50
Faites dissoudre Ie chlorate de potasse dans l'eau ; filtrez et ajoutez Ie sirop. (Codex, 1884.)
Gargarisme emollient.
Miei blanc.......................... 50 gr.
Orge monde.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau distillée......................... q. s.
ocr page 246
234
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIUE.
Faites bouillir l'orge jusqu'ä ce qu'il soit creve, dans une quantité d'eau süffisante pour obtenir environ 230 grammes de decode; passez a travers un étamine, laissez reposer quelques instants, décantez; ajoulez le miei et complétez avee de l'eau pour obtenir 300 gram­mes de gargarisme. (Codex, 1884.)
Des glycérés.
GLYCÉRATS OU GLY0ÉROLÉS.
laquo; On donne ce notn ä des medicaments qui ont pour base la glycerine seule, ou un mélange de glycerine et d'amidon que Ton chauffe pour lui donner la consis-tance de l'empois. Ils peuvent revêtir un grand nombre de formes pharmaceuliques et être employés aux mémes usages que les liniments, les pommades, les collyres, les collutoires, etc., etc. raquo; (Codex.)
Glycerine iodée (ïrasbot).
Teinture d'iode.....................
Glycerine...........................
125 gr. 125
Mélangez (Codex, 1884).
Son action est cicatrisante, désinfectante et émol-liente ä la fois.
Glyoéré d'amidon.
Amidon on poudro...............
Glycerine officinale...............
10 gr. liO
Délayez l'amidon dans la glycerine, faites chaufler le mélange dans une capsule en porcelaine en remnant continuellement jusqu a ce que la masse commence ä se prendre en gelee (Codex, 1884).
Emollient, on peut lui communiquer de nouvelles propriélés en l'associant a d'aulres medicaments; il joue alors le róle d'un véhicule.
Glycéré d'extrail de helladone.
Extrait do bolladone................... 10 gr.
Glvrcró d'amidon.................... nn
ocr page 247
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 23d
Ramollissez Texlraif, avec une petile quanlilé de glycerine et melez-le avec soin au glycéré d'amidon.
Préparez de la même maniere les glycérés d'extrails de eigne, de jiisquiame, d'opium, etc. (Codex, 1884.)
Glycéré d'ioclwe de potassium.
lodure de potassium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'t gr.
Eau distillee..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Glycéré d'amidon..................... 22
Faites dissoudre l'iodure dans Teau distillee et melez au glycéré d'amidon. (Codex, 1884.)
Glycéré d'oxyde de zinc.
Oxyde de zinc........................ 10 gr.
Glycéré d'amidon..................... 30
Mèlez. (Codex, 1884.)
Glycéré de tannin.
Tannin pulverise...................... 10 gr.
Glycéré d'amidon.................... .rgt;0
Mêlez avec soin. (Codex, 1884.)
Des gouttes.
C'est parce qu'il y a en pharmacie des substances qui portent ce nom, et que Tune de ces preparations peut être quelquefois efficacement employee chez Ie chien, que nous avons cru devoir faire figurer ce groupe de medicaments dans notre livre.
Ce sont des substances toujours tres énergiques que l'on adminislre par gouttes aux malades. — La plupart de ces medicaments appartienneut au groupe des tein-lures et on les fait prendre au chien soit sur un peu de sucre, s'il veut l'accepter, mais mieux dans une cuillerée d'eau, de lait ou de sirop.
On n'a que tres rarement l'occasion d'en prescrire.
ocr page 248
236nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Goutles anières de Baume.
Fóvo de Saint-Ignace rapóe............nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Carbonate de potasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Suie.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Alcool a COraquo;.........,................nbsp; nbsp; 1000
Faites macérer en vase clos pendant dix jours en agi-lant de temps en temps. Passez avec expression et fillrez. (Codex, 1884).
Ce medicament peut s'employer dans tous les cas oli la strychnine est indiquée; mais c'est surtout comme tonique du lube digestif qu'il est k recommander. Les doses sont pour Ie chien: 1 goutte par jour; pour Ie ehe val: 6 gouttes (Cagny). Ces quantités nous paraissent trop faibles, étant donné que chez l'homme on peut aller jusqu'a 8 gouttes.
On fait prendre ce remede avant Ie repas dans une cuillerée d'ean ou de tisane amère.
Des granules.
Ces medicaments consistent en de petites pilules composées de sucre et de gomme et ne contenant, Ie plus ordinairement, qu'une dose tres faible de principe actif, soit un milligramme ou un centigramme au maximum. Le poids de chaque granule ne doit pas excéder 0,05 centigrammes.
Étant donnés leur petit volume et la quantité tres faible de substance active qu'ils peuvent contenir, on comprend tont de suite que, seuls, les medicaments tres énergiques doivent entrer dans leur composition. Leur preparation est la même que celle des pilules; c'est-a-dire qu'on fait d'abord une masse bien homogene, dans laquelle on incorpore le medicament aussi bien que pos­sible. Ainsi préparée, on partage la masse en petits granules de même grosseur qui divisent le principe acljf en autant de doses égales,
ocr page 249
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEClNE VÉTÉRINAIRE. 231
L'adminislralion des medicaments sous cette forme se fait en mettanl un on plusieurs granules, suivantla dose que l'on désire donner, sur une spatule chargée de miei et en deposant Ie tout sur la langue, comme pour un électuaire. Les granules, s'ils ne sont pas dé-glutis, se collent a la muqueuse, ne tardent pas ä se dissoudre et la substance médicamenteuse est, dès lors, absorbée.
Chez Ie chien, on les administre Ie plus souvent dans une petite cuillerée d'eau.
Ce genre de medicaments est aujourd'liui fort en honneur dans les deux médecines, depuis la découverte de la methode Burgrawienne ou dosimétrique (l)dans laquelle on administre par doses plus ou moins rap-prochées et plus ou moins massives, mals parfaitement connues, les medicaments granules avec lesquels on combat directement la maladie. Gelte thérapeutique ne cesse que lorsque l'effet que l'on désire est oblenu.
C'est ainsi que la digitaline, la vératrine, Fatropine, la thébaïne, la quassine, la strychnine, l'arséniate de fer, etc, etc, sont donnés a l'homme ou aux animaux dans les affections qui en réclament l'emploi.
Granules d'ackle arsénieux. (Grauules de Dioscoride.)
Acide arsénieux porpliyrise............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Sucre de lait pulverise,................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Gommo arabique pulvériséo............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I
Mellite simple.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- raquo;#9632;
Triturez longtemps Facide arsénieux dans un mor­tier en porcelaine avec Ie sucre de lait que vous ajou-terez par petites portions; mélez la gomme arabique, et faites avec Ie mellite une masse pilulaire bien homogene.
(1) Seat;, do 8iïu)|ii, je donnc, ijieTfov, mesure; e'est-a-dire je donne en mosurant.
ocr page 250
#9632;mnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMÄC1E VÉTÉRINAIRE.
Divisez cetle masse en 400 granules que vous ar-genterez.
Préparez ainsi tons autres granules avec différentes substances actives; atropine, digitaline, strychnine, etc., dont la dose pour chaque granule pourra varier selon les indications (Codex, 1884).
A employer chez lechien pour augmenter l'appélit et lavoriser la digestion. On peut aussi les prescrire pour lacililer Ie jeu des organes respiratoires.
Ce sont des granules au milligramme. Doses de 2 ä 5 par jour.
Des huiles médicinales.
Ce sont des medicaments pour l'usage externe qui résultent de l'action dissolvante des huiles, sur une ou plusieurs substances médicamenteuses. Elles peuvent done être simples, comme l'huile camphrée, l'huile de camomille, l'huile de cantharides, etc, ou composées, telles que l'huile narcotique ou baume tranquille, l'huile de camomille camphrée, etc, etc.
Les principes dont l'huile peut se charger sont les parties odorantes des végétaux, les matières huileuscs et résineuses, la matière colorante verte des plantes, la partie active des cantharides, etc, etc. (Codex).
Pour leur preparation on se sert de preference de l'huile d'olive qui, en general, se conserve longtemps sans s'altérer, tandis que les diverses huiles de graines s'épaississent plus ou moins vite au contact de l'air. Le mode opératoire auquel on a recours varie suivant Ie cas et l'on agit tantót par simple solution, tantöt par maceration, tantót par digestion ou enQn par coc-lion. Ce dernier moyen est employé quand on prepare des huiles médicinales avec des plantes fraiches, de ma­niere a dissiper complètement l'eau de vegetation, qui s'oppose au contact des matières solubles médicamen-
ocr page 251
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 239
teuses avec l'huile et par suite, k leur dissolution.
Il y a déja longtemps on a propose de préparer, en particulier les huiles stupéfiantes, par lixiviation. Des-champs (1) n'approuve nullement cette maniere de faire et il a démontré, par une experience faite sur lui-même, que les matières extractives restent intactes dans les poudres traitées et ne perdent pas leurs vertus. A eet effet, il a préparé un extrait avec de la poudre de bel-ladone ayant été lixiviée avec de l'huile et, en se frottant la paupière d'un oeil, il a pu produire de la mydriasc sur les deux yeux, mais particulièrement sur Toeil fric-tionné. laquo; Cette experience nousparalt concIuanle,dit-il, et de nature a jeter un grand jour sur les huiles mé-dicinales stupéfiantes, don t les propriétésthérapeutiques sont niées par les uns et afflrmées par les autres. Pour nous, ajoute-t-il, nous les nions positivement, aucune preuve sérieuse de leur action n'a été donnée a l'appui de leur effleacité, et Texpérience qui precede prouve combieu cette opinion est vraie. raquo;
Les huiles médicinales s'allèrent tres facilement et Ie Codex recommande de les renouveler tous les ans. On doit les conserver dans des vases en gres ou dans des bouteilles bien bouchées quel'on tient,autant que pos­sible, dans un endroit frais et a l'abri de la lumière.
Ces preparations sont souvent employees en liniments par les médecins. Ils les prescrivent pures ou mé-langées ä du chloroforme, de l'éther ou du laudanum, dans Ie hut de calmer les douleurs de toutes sortes.
Les vétérinaires ne les emploient qu'exceptionnelle-inent, peut-être est-ce un tort, bien que Deschamps les considère, en general, comme n'ayant qu'une valeur thé-rapeutique tres douleuse (2).
(1)nbsp; Loc. cit., p. 127. De la lixivialion avec les Iniile*.
(2)nbsp; Loc. cit.)p,iMi
ocr page 252
240nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1URMACIË VÉTÉRINAIRE.
Baume Irnnquille.
Feuilles fraiches de belladone..........nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de jusquiame.........nbsp; nbsp; nbsp; 200
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de morelle...........nbsp; nbsp; nbsp; 200
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de nicotiane.........nbsp; nbsp; nbsp; 200
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de pavots.............nbsp; nbsp; nbsp; 200
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de stramoine.........nbsp; nbsp; nbsp; 200
Huile essentielle d'absinthe............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'hysope..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de marjolaiue.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de menthe............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
do rue...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de romarln...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de sauge..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do thym.............. 0,50
Huile d'olive.....,.................... 5000 gr.
Conlusez les plantes et mettez-les avec l'huile dans une bassine en cuivre; chauffez a un feu doux, jusqu'a cc que l'eau de vegetation soit entièrement dissipée ; menagez alors Ie feu, et, quand l'huile aura acquis une belle couleur verte, passez avec expression; décantez après repos convenable, ajoutez les huilcs essentielies et filtrez.(Codex, 1884.)
Tres employé a l'extérieur contre les douleurs rhu
matismales et autres, on lui ajoute souvent du lau
danum ou duchloroforme. Ge medicament mérite d'en
trer dans notre pharmacie.
lluile de camomi/le.
Fleurs sèches de camomille romaine.... 100 gr, Huile d'olive.......................... 1000
Failes digérer pendant deux heures dans uu bain-marie couvert en agitant de temps en temps. Passez avec expression, filtrez. (Codex, 1884.)
HuUe de camomille camphrée.
Camphre rapé........................ 100 gr.
Huile de camomille................... 900
Divisez Ie camphre peu k peu dans l'huile et quand la dissolution sera opérée, filtrez. (Codex, 1884.) En frictions comme calmant.
ocr page 253
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEClNE VÉTÉRlNAIHE. 241
Huile campkree. (Liniment camphró .)
Campbre rapé......................... 100 gr.
Huile d'olive......................... 900
Dissoivez et filtrez (Codex, 1884).
Uuile de cantharide.
Cantharides on poudre grossióre....... 100 gr.
Huile d'olive......................... 1000
Faites digérer au bain-marie pendant six heures dans un vase ferme, en ayant soin d'agiter de temps en temps; passez avec expression, filtrez. (Codex, 188-4.)
En frictions; léger irritant.
Huile de jusquiame.
Feuilles fraiches de jusquiame......... 1000 gr.
Huile d'olive......................... 2000
Contusez les feuilles de jusquiame, mélangez-les avec l'huile, et faites bouillir sur un feu doux, jusqu'a ce que Teau de vegetation de la plante soit complètement dissipée. Retirez du feu; passez avec expression et fil­trez. (Codex, 1884.)
Préparez de la mème maniere l'huile de feuilles de belladone.
Cette huile est tres souvent employee chez l'homme, seule ou mélangée ä du baume tranquille par parlies égales, comme calmant et antirhumatismal. On lui as-socie quelquefois du laudanum ou du chloroforme, pour augmenter son action. Dans cette circonstance eile sert a la fois de véhicule. Ce medicament mérite d'etre ordonné plus souvent par les vétérinaires.
Des injections
(de injeclio, de injicere, porter dedans).
On dönne le nom d'injections a des liquides destines a être introduits, a I'aide dquot;une seringue, dans des cavités naturelles ou artificielles du corps.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14
ocr page 254
242nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Elles ont pour but de délerger ces cavités, de modi­fier la secretion de leurs parois, ou de la supprimer mème entièrement lorsqu'elle est anormale, d'activerla cicatrisation des conduits fistuleux, etc., etc.
A coté de ces injections, que l'on peut appeler intra-tavilaires et dont Ie róle est exclusivement local, la pharmacie en a d'autres k préparer qui sont des-tinées k être glissées sous la peau, dans Ie but de produire, Ie plus souvent, un efïet general; leur mode d'administration les a fait designer sous Ie nom d'in-jcdions hypodermiques (de hité, sous; Ssppa, derme1. Comme on Ie sait, elles sont basées sur les propriétés absorbantes du tissu conjonclif sous-cutané.
Leur preparation est des plus simples et consiste en une solution de medicaments tres actifs dans de l'eau distillée. On ajoute souvent, clans Ie but d'empêcher Ie développement des mycodermes, soit un morceau de camphre, soit, et préférablement, de l'eau de laurier-cerise dans les proportions de 1/5 environ. — Ces solu­tions doivent toujours être parfaitement litnpides et préparées au moment du besoin, autant qti'il est pos-sible.
Ce qu'il est surtout important deconnaitre, c'est leur mode d'administration; on les glisse sous la peau k l'aide de petites seringues, dites serlngues de Pravaz.
C'est un corps de pompe en cristal, maintenu et terminéaux extrémités par deux ajutages qui peuvent étre en caoutchouc durci ou en un métal quelconque. L'ajutage inférieur est prolongé par un embout oü s'a-dapte, k frottement dur, une aiguille tubulée. Celle-ci peut être en argent, en or ou en métal ordinaire et de forme et de dimension variables. Dans l'ajutage su­périeur, glisse la tige d'un piston; eile est pourvue d'un curseur et graduée sur une de ses faces pour permetlre un dosage exact du medicament (fig. 39).
ocr page 255
'
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 243
On se sert aussi des seringues de Collin qui different de celles de Pravaz en ce que leur corps de pompe est entièrement en cristal et complètement dépourvu d'a-jutages. Leur aiguille est la meine et s'adapte aussi, par frottement dur, ä l'extréniité efïllée du corps de pompe.
Seringue do Pravaz.
La tige du piston est également graduée, mais Ie piston lui même, au lieu d'etre en cuir, est constilué par un tampon d'asbeste poli. Ces seringues ont Ie grand avan-tage d'etre moins fragiles que les premières et surtout de permettreune désinfection parfaite, soit ärautoclave, soit par les acides.
|3^^^
Fig. 40. — Seringue do Collin.
La capacité des seringues employees peut varier de 1 a 10 et mème ä 13 grammes.
Avant de pratiquer une injection, on doit s'assurer de la contenance exacte de la seringue, de sa propreté et de celle de l'aiguille, et enfin, de son bon fonctionne-ment. Pour la charger, on plonge son extrémité infé­rieure dans Ie liquide que l'on vent injecler, et on remonte doucement !e piston. L'instrument, s'il fonc-
ocr page 256
244nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE P1IARMACIE VÉTÉRINAIRE.
tionne bien, se trouve entièrement rempli après cette manoeuvre.
Manuel opéraloire. — On saisit un pli de peau enlre Ie pouce et l'index de la main gauche, et, tenant l'ai-guille de la main droite, on l'enfonce bien perpendicu-lairement k la base de ce pli, jusqu'a ce que l'on eprouve la sensation d'une resistance vaincue. üne fois inlroduite, on abandonne Ie pli, on maintient Taiguille en place a l'aide d'une légere pression des doigts, on adapte la seringue et on pousse Ie piston. Le liquide doit arriver lenteinent sous la peau et, si sa quantité atteinl une dizaine de grammes, il faut s'arrèter trois ou quatre fois durant l'injection. L'opération terminée, on retire 1'aiguille par une légere traction et en ap-puyant uu peu au niveau de la piqüre.
Après l'injection, on nettoie la seringue et on passe une soie de sanglier ou un fil d'argent dans l'inté-rieur de l'aiguille, pour empêcher qu'elle ne se bouche. Ce lavage se fait d'abord ä l'eau ordinaire, puis a l'alcool rectifié, mais mieux a une solution chaude d'acide phénique ä 3 p. 100. S'il est nécessaire de dé-sinfecter la seringue et son aiguille, d'une maniere absolue, il est preferable d'employer la methode de M. le professeur Galtier, qui consiste a la remplir d'acide sulfurique ordinaire, et a la laver immédiatement après ii grande eau et ä plusieurs reprises.
Lieu, d'élection — On pratique les injections hypoder-miques dans les regions ou le tissu conjonctif est lache et aboudant, et oü la peau est en même temps fine et souple. Chez le cheval, les faces laterales de l'encolure et le poitrail sont les parties qui conviennent le mieux. Le voisinage des troncs vasculaires et nerveux doit toujours être évité.
Avantages. — Cette methode a le grand avantage d'etre praticable sur tous les animaux, quelle que soit
ocr page 257
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉHINAIRE. 245
leur indocililé, de produire des effets rapides et cer­tains, de permettre un dosage exact des medicaments administrés, de rendre possible Ie traitetnent des affections dans lesquellcs toute ingestion de medica­ment est entièrement conlre-indiquée, comme pourl'in-digestion gaslrique par exemple, etc., etc.
Inconvénients. — On doit signaler en tête, les acci­dents que la piqüre peut provoquer, tels que : hémor-rhagie, ecchymose, emphysème sous-cutané, abces et phlegmons divers. Mais d-vrai dire ils sont insigniflanlsci cóté des avantages que ce mode d'adminislration procure.
Il sera presque toujours possible d'empêcher l'appa-rition des phlegmons et des abces qui sont les accidents les plus sérieux qui puissent arriver, en évitant :
1deg; D'injecter un liquide dans lequel Ie medicament est incomplètement dissous;
2deg; D'injecter une trop grande quantité de liquide amp; la même piqüre;
3deg; D'injecter une solution concentrée ;
4deg; D'employer une solution plus ou moins vieillie et plus ou moins polluée ;
5deg; D'injecter une petite quantité de liquide dans l'épaisseur du derme;
6deg; De se servir de solutions caustiques ou irritantes;
7deg; D'employer une seringueou une aiguille malpropre et non désinfectée;
8deg; D'injecter une solution trop froide ou trop chaude (1). (Sa temperature ne doit pas dépasser 23 degrés.)
Enfin, on peut citer aussi comme inconvenient de cette methode qu'elle exige un diagnostic certain et unepar-faite connaissance des effets thérapeutiques et physio-logiques des medicaments.
(1) M. Weber, Des accidents conséculifs aux injections hypoder-miques, in Bulletin de la Sociétc centrale de médecine vétérinaire, recueil do 1883, pago 308.
14.
ocr page 258
^
246nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS Dli PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Sohlte de chlor/ii/drale de morphine. Poui' injections hypodermiques.
Cblorbydrate de morphine.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gi'-
Eau distillce.......................... 5i
Faites dissoudre et tillrez.
Cinq gouttes conliennent 1 centigramme de chlor-hydrale de morphine (Codex, 1884).
Des lavements. .
(De lavare, laver).
Ils étaient autrefois désignés sous Ie nom de clyslères (xXu^w, je lave).
Ce sont des preparations liquides magistrales, des-tinées a, être injectées dans Ie rectum. On les glisse ä l'aide d'une seringue ordinaire (syrinx, caverne), donl les dimensions varient suivant que Ton a affaire aux graudes ou aux petites espèces.
Levéhicule des lavements est presque toujours l'eau simple, ou plus ou moins chargée par decoction, infu­sion, solution, etc., etc., de principes médicamenteux. Dans quelques cas, on peut employer l'huile ou la gly­cerine. La temperature a laquelle on les donne est gènéralement celle du corps, soit environ de 3o0 ä 38quot;; cependant,il n'est pas rare de prescrire des lavements froids, c'est-ä-dire avec de l'eau dontla temperature est de 10 a 15 degrés.
Ordinairement, les malades les readent d'autant plus vite que Ton injecte une plus grande quantité de liquide. C'est pourquoi toutes les fois que Ton administre un lavement médicamenteux dont la substance active doit être absorbée par la muqueuse du rectum et produire un effet general son volume doit être aussi faible que possible. De la sorle, Ie patient garde son lavement plus longtemps, et, Ie contact du medicament avec la mu-
ocr page 259
MEDICAMENTS EMPLOYÉS UN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 247
quctise étaat plus prolongé, l'absorption a plus de ihances de se faire.
Au prealable, on aura soin de faire la vidange du rectum avee un lavement évacualif. Sur ce point nous ne sommes pas d'accord avec ïabourin, qui dit que cette vidange n'est pas toujours utile, qui semble dire même qu'elle est nuisible, puisque l'expérienee a dé-montré, ajoute-t-il, que les liquides arrivent plus avartt dans Ie tube digestif lorsqu'il est plein que quand il est vide. Suivant lui, il se produit, par l'intermediaire des excrements, une imbibition de proche en proche, qui porie Ie liquide tres avant dans les courbures du cólon. Comme nous Ie disions tout a l'heure, nous ne parta-. geons pas eet avis, parce que toujours, quand on glisse un lavement, Ie rectum n'ayant pas été vide, la defe­cation ne tarde pas a, se produire et Ie malade expulse Ie medicament que l'on vient d'administrer. Nous allons plus loin et nous disons que, alors même qu'il Ie gar-derait, Ie liquide médicamenteux, qui n'est injecté que sous un petit volume, se perdrait dans les excre­ments et ne serait nullement absorbé par la muqueuse, ou tout au moins ne Ie serait que d'une maniere tres faible et insensible. Le premier point de notre opinion est facile ä démontrer et l'observation clinique suivante va nous en fournir une preuve :
Une jument de pur sang, entree a, l'inflrmerie pour un coup de pied tres grave au canon postérieur droit, avail da rester attachée au rätelier pendant plusieurs jours. Or un beau matin, ä notre visite, nous la trou-vons dans un ctat tel (mouvements difficiles et raides, face grippée, artère tendue, conjonctive injectée, pu-piües fortement dilatées, hyperesthésie générale), que nous craignous l'apparition du létanos; etsur-le-champ, nous faisons donner un lavement chloralisé, sans nous occuper autrement de l'élal de vacuité ou de repletion
ocr page 260
248nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE P11ÄRMAC1E VÉTÉRINAIRE.
du rectum. Mais immédiatement Ie lavement est rejeté. La jument n'a conserve són lavement qu'après avoir opére' la vidange du rectum, et la somnolence et la se­dation survenues une demi-heure après environ, nous ont bien prouvé que notre malade étaitsous Ie coup do faction chloraliquc.
Pour qu'un medicament donné sous cette forme soit absorbé, il faut done l'administrer dans un rectum vide, et ne glisser a la fois qu'une petite quantité de liquide, soit environ de 300 ä 500 grammes pour Ie cheval, sauf ä répéter les doses s'il est nécessaire.
Les effets des lavements peuvent êlre bien variables el, suivant leur action, ils sont dits óvacuatifs ou hygié-niques, alimenlaires ou analeptiques, emollients, laocadfs, puryatifs, astringents, anthelmintigues, antidiarrhéiques, anlidysenlériques, etc. On peut dire qu'il y a autant de variétés de lavements qu'il y a de classes de medica­ments.
Dans leur preparation, Ie praticien évitera de faire des solutions trop concentrées, si Ie medicament que l'on administre est irritant.
Lavement ä l'amidon,
Amidon.............................. 15 gr.
Eau.................................. 300
Délayez l'amidon dans 100 grammes d'eau froide : portez Ie reste du liquide ä l'ébullition et versez-le peu h peu dans Ie premier mélange en agitant quelques instants (Codex, 1884). Léger astringent.
Lavement laxatif.
Mellite de mercuriale.................. 100 gr.
Eau.................................. 400
Mêlez (Codex, 1884).
Lavement purt/atif.
Feuilles de séné...................... 15 gr.
Sulfate do soude...................... 15
Eau bouillante.......................nbsp; nbsp; nbsp; 500
ocr page 261
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 249
Versez l'eau bouillante sur les feuillesde séné, laissez infuser une demi-heure, passez avec expression a tra­vers una étamine, et ajoulez Ie sulfate de soude. (Codex, 1884.)
Laudanum de Rousseau.
Opium officinal........................ 200 gr.
Miei blanc............................ 000
Eau distiliéo.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S Utres.
Levure do biore fraicho................ 40 gr.
AIcooI ä 60raquo;.......................... 200
Divisez Topium, délayez-le dans l'eau chauffée ä 30 ou 40 degrés; ajoutez Ie miei, et faites Ie dissoudre, puis ajoutez la levure de bière. Mettez Ie tout dans un vase a large ouverture que vous exposerez a une tem­perature constante de 23 ä 30ojusququot;äceque la fermen­tation soit complètement terminée.
Filtrez la liqueur, évaporez-la au bain-marie jusqu'ü, ce qu'elle soit réduite ä üüO grammes, laissez-la refroi-dir. Ajoutez-y les 200 grammes d'alcool: après vingt-quatre heures filtrez de nouveau.
4 grammes de laudanum de Rousseau correspondent ti environ un gramme d'opium et a 50 centigrammes d'extrait d'opium (Codex, 1884).
Laudanum de Sydenham. (Via d'opium comiiosé.)
Opium officinal divisé..................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Safran incisé..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Cannelle de Ceylan concassée..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Giroflos concassés.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Vin de Gronaclie......................nbsp; nbsp; 1G00
Faites macérer en vase clos pendant quinze jours, en agitant de temps en temps. Passez, exprimez fortement, Filtrez.
Ces quantités donnent environ 1500 grammes de pro-duit; la densité du liquide peut varier de 1050 a 1070.
4 grammes de laudanum de Sydenham correspon­dent environ k 50 centigrammes d'opium brut et ä
ocr page 262
230nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PI1ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
0,23 centigrammes d'exlrait d'opium (Codex, 1884). Ce laudanum est tres employé ä la dose de IS a 30 grammes en breuvages chez ie cheval, et do quelques goutles clans des potions pour le chien, dans tous les cas oil l'opium est indiqué. Nous nous en servons son-vent ä la dose de 20 grammes chez le cheval pour calmer les coliques. Nous lui associons toujours du Sul­fate de soude pour combattre les effets constipants de l'opium. Le laudanum entre aussi quelquefois dans des lavements, des liniments huileux (baume tranquille, huile de jusquiame, etc.,) et sert aussi h arroser les cataplasmes. Enfin, il fait partie souvent des substances qui ontrent dans la composition de collyres liquides.
Des liniments.
(De Hnire, eindre doucement).
Ce sont des medicaments liquides et quelquefois so­lides (1), destinésü l'usageexterne pour oindre et frotter la peau.
Leur composition est tres variée. On emploie comme principes médicamenteux, des mélanges de matières grasses on de liquides spiritueux. (Codex.)
Pour leur preparation, il sufiit de réunir dans une bouteille les différents principes qui entrent dans leur composition et dagiter pour opérer le mélange.
En médecine on s'en sert quelquefois pour trailer certaines maladies cutanées; mais, le plus souvent, on les utilise en frictions plus ou moins prolongées sur une region quelconque du corps, soit comme calmants et sédatifs, soit au contraire comme excitants.
On les a divisés en liniments huileux et liniments savonneux; il parait que ceux-ci sont plus aclifs (Des-champs).
*
(1) Baume opodeldocb.
ocr page 263
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 231
Liniment ammoniacat double.
Ammoniaquo liquide du commerce..... 10 gr.
Huilo d'olive.......................... 20
Mélangez (Codex, 1884).
Liniment aimnoniacal simple.
Ammoniaquo liquide du commorco..... 10 gr.
Huile d'olive.......................... 40
Mélangez (Codex, 1884).
Liniment amjnoniacal. (Liniment volutil.)
Huile d'amande douce................. 90 gr.
Ammoniaque liquide du conimcrce..... 10
Mélangez dans un flacon bouché. En remplacant Thiiile d'amande douce par 1'huile camphrée, on obtient Ie liniment ammoniacal camphré (Codex, 1884).
Cette formule convient tres bien pour les chiens dé-licats et de race distinguée qui ont la peau d'une sensi-bilité tres vive.
Baume opodeldoch.
Savon animal blanc rapé et séché...... 120 gr.
Camphre pulverise.................... 9G
Ammoniaque liquide du commerce..... 40
Huile volatile de romarin incolore...... 24
de thym incolore.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Alcool ä 90deg;.......................... 1000
Faites dissoudre au bain-marie, dans un matras, Ie savon dans l'alcool: ajoutez Ie camphre et filtrez rapi-dement. Recevez la liqueur dans un flacon de capacité süffisante pour contenir la quantité totale du baume, en ayant soin de déplacer ce flacon dans un vase conte-nant de l'eau chaude; puis ajoutez au liquide flltré les essences et I'ammoniaque. Maintenez Ie mélange liquide et divisez-le dans des flacons bien secs, que vous bou-cherez avec des bouchons en liège entourés d'une feuille d'étain (Codex, 1884).
ocr page 264
252nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PUÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Aalirbumatismal; peut rendre des services chez Ie chien, en frictions, deux par jour avec un carré de laine.
Baume opodeldoch liquide,
Savon medicinal blanc rapé et séché... 100 gr.
Camplire pulverise.................... 90
Huile volatile de romarin incolore...... 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de thyra incolore......... 10
Ammoniaque liquide du commerce..... 30
Alcool ä 8Ulaquo;..........................nbsp; nbsp; 1000
Faites dissoudre au bain-marie Ie saven dans ralcool; puis ajoutez Ie camphre et enfin les huiles volatiles et Tammoniaque. Laissez refroidir et flltrez rapidement. Conservez dans un vase bouché (Codex, 1884).
Liniment calcaire.
Huilo d'amande douce................. 100 gr.
Eau de ctaaux salurée.................. ICO
Mêlez etconservez dans un flacon bouché (Codex, 1884).
Agit tres eflicacement sur les brülures. Pour s'en servir on l'étend sur la plaie, et on recouvre d'ouale que l'on mainteint avec un pansement.
Liniment au chloroforme.
Huilo d'amande douco................. 90 gr.
Chloroforme.......................... 10
Mélezetconservez dans un flacon bouché (Codex, 1884). Galmant, adoucissant.
Liniment de Rosen.
Ëeui-re de muscade...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o gi'.
Huile volatile de girofle... ^....... ^...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Esprit de gonièvre.,................... 90
Mélangez dans un mortier du beurre de muscade avec l'essence de girofle; ajoutez ensuite pen a peu l'esprit de genièvre (Codex, 1884).
En frictions comme tonique et excitant sur la colonne Vertebrale et les membres des jeunes chiens.
ocr page 265
MEDICAMENTS liMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 253
Liniment savonmux.
Tciiiture de savon.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Huile d'amando douce.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Alcool a 80deg;..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45
Mèlez, agitez, et conservez dans un flacon bouché. On préparé Ie liniment savonneux camphre en rempla-rant, dans la preparation précédente, l'alcool ä 80deg; par de ralcool camphré (Codex, 1884).
Ce medicament agit surtout par la teinture de savon qu'il contient, et a un effet légèrement fondant. Son emploi peut être ulile pour Ie traitement des entorses légères et des foulures.
Des liqueurs.
On range sous cette denomination que Tiisage a con-sacrée, un grand nombre de liquides pharmaceuli-ques, de composition variée et k action tres différente. On les emploie, soit ä l'intérieur, soit a l'extérieur.
Liqueur d'Hoffmann. (Ether sulfurique alcoolisé. Ether officinal alcoolisé.)
Ether rectifié du commerce............ 100 gr.
Alcool ä 90deg;.......................... 1C0
Mêlez et conservez dans un flacon bien bouché.
Ce mélange marque 0,783 au densimètre a -f- loquot; (Codex, 1884).
Peul s'employer comme excitant diffusible et pour réveiller les fonctions digestives.
Liqueur de Van Swielen. (Soluté de bichlorure de mercure.)
Bichlomre de mercure.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau distillée.......................... 900
Alcool a 80deg;.......................... 100
Dissolvez Ie bichlorure dans l'alcool : ajoutez ensuite l'eau distillée. Ce soluté contient un millième de son poids de chlorure mercurique (Codex, 1884).
Pharmacic vétër.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
ocr page 266
254nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PI1ARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Liqueur de Labarraque. (Chlorure de soude liquide/Hypochlorite de soude. Chlorure d'oxyde de sodium.)
Chlorure de cliaux sec ä 90deg;............ 100 gr.
Carbonate de soude cristallisé.......... 200
Eau distillée.......................... 4500
Triturez Ie chlorure de chaux dans un mortier en porcelaine avec une partie de l'eau; quand il sera bien dlvisé, séparez par décantalion les parties les plus te­nues ; triturez Ie depot : délayez-le dans une nouvelle quantité d'eau; décantez encore et continuez ainsi jus-qu'ä ce que vous ayez employé les deux tiers de l'eau prescrite. D'autre part, faites dissoudre Ie carbonate de soude dans Ie tiers d'eau restant; mélangez les deux solutions, laissez déposer et filtrez.
Le chlorure de soude liquide doit contenir deux t'ois son volume de chlore actif. On y laisse toujours un petit exces de carbonate alcalin, qui rend sa conservation plus certaine. Il faut le conserver dans des flacons bieu bouchésen verre ou en gres dansunlieufrais(Codex,1884). C'est une solution d'hypochlorite de soude que l'on emploie souvent comme désinfectant et cicatrisant des plaies gangréneuses et des ulcères. On s'en sert ea lavages ou en injections, suivant le cas. L'excès de car­bonate de soude a pour but de s'opposer ä la prompte alteration de l'hypochlorite. Ge carbonate de soude est aussi plus doux pour les plaies et les muqueuses que les sels de chaux qui sont toujours plus ou moins as­tringents.
Liqueur de Villate.
Sulfate de cuivre cristallisé............ 15 ggt;'-
Sulfate do zinc cristallisé.............. 15
Sous-acétate de plomb liquide ä 1,320... 30 Vinaigre blanc...................;.... 200
Dissolvezdansle vinaigre les deux sulfates pulverises; ajoutezl'extrait de Saturne. Agitezfortement au moment de 1'emploi (Codex, 1884).
ocr page 267
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. äÖa
Voici ce qui se passe dans cette preparation : laquo; Ce solutum astringent tient en suspension, au mo­ment de sa preparation, du sulfate de plomb qui ne tarde pas k se précipiter en poudre blancbe insoluble, et Ie liquide verdätre qui Ie surnage contient, avec l'excès de vinaigre emplo3-é, du deutosulfure de cuivre, du sulfate de zinc, de l'acétate de cuivre el de Tacétate de zinc. Ces deux derniers sets forment environ la moilié du poids des deux sulfates qui restent iudécomposés. raquo; (Bouchardat et Vignardou.)
C'est un de nos meilleurs medicaments,journollemenl employé comme escharotique dans toutes les plaies fistuleuses avec carie (javart cartilagineux, maux d'en-colure, de garrot, de dos, etc.). Son action astringenle en fait aussi un agent précieux contre les atteintes de la couronne, les diverses plaies du pied, l'inlertrigo de la fourchette, etc.
Liqueur de Boudin. (Soluté d'acide arsénieux.)
Acide arsénieux......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I gr.
Eau distillée.......................... lUOO
Introduisez dans un ballon en verre l'acide arsénieux avec S00 grammes d'eau environ, et faites bouillir jus-qu'a dissolution complete.
Ajoutez après refroidissement une quantité d'eau sufQsante pour obtenir exaclement 1000 grammes de liquide.
10 grammes de cette solution contiennent 0,01 (1 cen­tigramme) d'acide arsénieux (Codex, 1884).
C'est une solution au 1/1000 que Ton doit préférer a la liqueur de Fowler, pour l'administration de l'acide arsénieux aux petites espèces.
Doses thérapeutiques : pelits ruminants et porc, de 1 ä 6 grammes; chien, de 0,30 ïi 0,50.
ocr page 268
2j6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PBARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Liguew de Fowler. (Solute d'arsenite de potasse.)
Acide arsenioux.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Carbonate de potasse pur.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Eau distillee..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 05
Alcoolat de mélisse compose...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Introduisez dans un ballon en verre Ie mélange d'acide arsénieux et de carbonate de potasse avec la quantité d'eau prescrite. Faitesbouillirjusqu'ä dissolu­tion complete. Ajoutez, après refroidissement, l'alcoolat de mélisse et une quantité d'eau süffisante pour obtenir oxactement 100 grammes de liqueur.
La liqueur de Fowler contient Ie cenlièmc de son poids d'acide arsénieux ä l'état d'arsenite de potasse (Codex, 1884).
Preparation tres énergique qui demande a ótre pres­crite avec grande prudence ;peut-êtrevaudrait-il mieux, tout au moins pour les petitcs espèces, la remplacer paria liqueur de Boudin ou par celle de Pearson, qui contient de l'arséniate de soude.
Pour la rendre tres amère, et afin d'éviler les acci­dents qui pourraient arriver anx personnes chargécs de la faire prendre, on mélange a cetle liqueur, quand on la prescrit, une certaine quantité de la décoction suivante :
Racine de laquo;rentiane..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau.................................. 250
Kaufmann. — Les doses sont pour Ie cheval et Ie bceuf, 10 ä 50 grammes; pour Ie chien, 5 ä 10 centi­grammes.
Cagny. —Forts animaux, 18 ä 40 grammes; petits animaux, 10 ä 60 centigrammes; chiens et chats, 5 a 10 centigrammes.
Dans tons les cas, on ne devra atteindre la dose maxima que progressivement.
ocr page 269
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉOECINE VÉTÉRINAIRE. 207
Liqueur de Pearson. (Solutr d'ai'séniate de soude.)
Arseuiate de soudo cristallise..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I gr,
Eau distilléo.......................... COO
Dissolvez et filtrez (Codex, 1884).
Son emploi reclame moins de precautions que celui de la liqueur de Fowler. Un gramme contient 0,001000 d'arséniate de soude. Elle est environ cinq fois moins active que la précédenle.
Des lotions.
(De lotio, lavage.)
Ce sont des medicaments liquides destines exclusive-ment ä l'usage externe.
Ces preparations sont toujours employees froides; c'est ce qui les distingue des fomentations, que Ton utilise toujours ä une temperature plus ou moins élevée. La substance qui les constitue peutêtre de l'eau ordinaire ou chargée par dissolution, d'un principe médicamenteux quelconque. Le vinaigre, l'alcool et le vin peuvent aussi servir de véhicules, inais exception-nellement.
On s'en sert tres souvent, sous forme de compresses ou en lavages, sur les parties du corps plus ou moins entlammées ; en médecine vétérinaire on les utilise fré-f|uemment pour trailer les blessures du dos au début.
Suivant leur action spéciale, on les dit astnngentes ou excilanles. Celles que l'on a l'babitude d'appeler des lotions émollientes, sont, äproprement parier, des fomen­tations, car Ie liquide est toujours plus ou moins chaud.
Les embrocations sont des lotions ou des fomenta­tions dans lesquelles il entre toujours un corps gras. On les appelait, autrefois surtout, des épithèmes (1).
(I) Épithème (eiti, sur, Ti6i]|u,]e pose); medicament topiquc qui
ocr page 270
2S8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Lotion contrc la r/ale.
Trisulfure do sodium solide............ 250 gr.
Eau.................................. 1000
Dissolvez (Codex, 1884).
Lotion contre Ie piétin (Trasbot).
Cblorure d'antimoino.................. 100 gr.
Acide clilorhydrique du commerce..... q. s.
Eau.................................. 1000
ïriturez dans un mortier Ie chlorure d'antimoine avec l'aeide chlorhydrique et ajoutez l'eau peu a peu.
Il ne doit passe produire de préeipité blanc par l'ad-dition de l'eau, si Ton a employé une quantité d'acide suffisante (Codex, 1884).
Lotion sulfuréc.
Trisulfure de potassium solide........ 20 gr.
Eau.................................. 1000
Falles dissoudre et filtrez. Preparez de même la lotion sulfureeavec Ie trisulfure de sodium solide(Codex,1884). Contre les affections cutanées.
Lotion ä l'acétate deplomb (Voyez Eau blanche, page 190). Lotion dile de Goulard (Voyez Eau de Goulard, page 189).
Mellites et oxymellites.
SIROPS DE MIEL. — MIELS MÉD1C1NAÜX.
On les a appelé melléolés; Deschamps, d'Avallon, les a désignés sous Ie nom de tnéliolés et Gay, sous celui de mellops.
Ce sont des preparations formées de miei dissous dans de l'eau, du vinaigre, du vin, des acides ou de
ne tient Dl de la nature de l'onguent, ni de collo de remplatre. On a distingue trois sortes d'épithèmes : lo liquide, Ie sec et Ie inou. Los premiers sont les lotions ou los fomentations, snivantqu'ils sont froids ou cliauds; los épitlicmes secs sont les sachets, les mous sont les cataplasmes.
ocr page 271
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 239
l'alcool plus ou moins dilués, du sue de plantes, etc. Ces véhicules divers peuvent tenir en dissolution cer­tains sels, ou bien êlre chargés par decoction, infusion, maceration, etc., de principes médicamenleux.
On les prepare k peu pres de la même maniere que les sirops et on doit y apporter autant de soin ; mais, leur clarification se fait exclusivement au moyen de la päte ä papier (Codex). Leur conservation est beaucoup moins facile.
On les divise en mellites hydroliques ou hydromel-lites; en oxymellites; en mellites cenoliques; en mel­lites alcooliques, etc, suivant Ie véhicule employé. Les proportions ordinaires de véhicule pour obtenir un mel-lite de consistance sirupeuse sont, pour 500 grammes de miei :
lïl) grammes de véhicule pour les mellites hydroliques.
145 __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aciduliques.
160 __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;alcooliques.
Les miels que Ton destine ä la preparation des mel­lites doivent étre choisis aussi peu odorants et aussipeu colorés que possible: ceux qui contiennent de la eire donnent toujours des mellites plus ou moins louches. On peut éviter eet inconvenient en les clarifiant de la maniere suivante :
On prend :
Miei................................. laquo;000 gr.
Carbonate de maguósie ou craie........ 72
Eau.................................. 1030
On fait bouillir quelques instants dans une bassine, el on ajoute :
Eau.................................. Ó000 gr.
Blancs d'oeul's......................... n0 3.
On laisse bouillir encore, on fait déposer, on tire k
ocr page 272
260nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHÉC1S DE PHARMACIE VÉTÉKINAIRE.
clair et on cuit en consistance (Thierry. — Sévin) (1). Les mellites bouillants doivent pcser 3ü degrés Baumé. lis participent tons de Taction laxative du miei, en plus de l'action spéciale qu'on peul leur communiquer par l'adjonction de certains produils, comme la scilie par exemple.
Mellite de mercuriale. (Miei de mercuriale.}
Mercuriale sèche...................... 135 gr.
Eau distillée.......................... 1000
Miei blanc........................... 1000
Faites infuser la plante dans l'eau pendant douze heures; exprimez fortement; laissez déposer, décantez et faites un mellite marquant 1,27 au densimètre. Cla-rifiez au papier (Codex, 1884).
Mellite simple. (Sirop do miei.)
-Miei blanc............................ 1000 gr.
Eau distillée.......................... 100Ü
Faites dissoudre a chaud ; assurez-vous au premier bouillon que Ie mellite marque 1,27 au densimètre. Écumez, clarifiez k la päte a papier, et passez ä travers une étoffe de laine (Codex, 1884).
Emollient, expectorant, a forte dose légèrement laxatif.
Mellite de vinaigre. (Oxyrael simple.)
Vinaigre blanc........................ 50U gr.
Miel blanc............................ 2000
Mettez ces substances dans une bassine d'argent on dans une capsule en porcelaine; chauflfez jusqu'ä ce que le mellite bouillant marque 1,26 au densimètre. Clari­fiez ä la päte ä papier et passez (Codex, 1884).
Mélange ä del'eau, s'emploie commedétersifengarga-
(1) Loc. eil., Dorvault.
ocr page 273
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VETERINAIRE. 201
rismes chez Ie cheval. — A l'inlérieur, c'est un rafrat-chissant.
Mellile de vinaUjre sciltitique. (Oxymel scillitique.)
Vinaigre scillitique.................... ïiO giquot;.
Miei blanc............................ 2000
Opérez comme pour l'oxymel simple.
Préparez de la même maniere les autres oxymellltes (Codex, 1884).
S'emploie principalement contre l'ascite du chien ä la dose de 30 h 100 grammes. Chez Ie cheval, oa peut avoir l'occasion de l'employer aussi dans les hydropi-sies anciennes, mais c'est surtout contre les obdèmes qu'on l'utilise, — la dose, pour lui. est de 100 ä 200 grammes.
Des mixtures.
On nes'entend pas tres bien sur Ie genre de produils médicamenteux que Ton doit comprendre sous cette denomination. C'est un nom tres commode pour desi­gner, dit Huguet laquo; des produits bätards raquo; qui ne peu-vent être ranges dans aucune forme pharmaceutique.
Ordinairement, on désigne ainsi en pharmacie tout mélange de medicaments liquides tres actifs et ne con-tenant aucun véhicule aqueux. Ges preparations sont internes ou externes.
Cette definition, quoique tres générale, est loin cepen-dant de comprendre tons les medicaments classes par leurs auteurs dans ce groupe de substances. Aussi, faut-il s'attendre a trouver dans notre formulaire des produits qui ne lui répondent en rien et auxquels nous avons laissé ce nom, pour nous conformer k l'usage et surtout parce qu'ils sont toujours désignés ainsi dans Ie langage pharmaceutique.
beur preparation se fait toujours par simple mé-
15.
ocr page 274
262
PRECIS DE PHAHMACIE VÉTÉRINAIRE.
lange et ne présente aucune difficulté. Si les liqui­des qui entrent dans leur composition sont de densité inegale, on doit recommander d'agiter la bouteille avant de s'en servir.
Des mucilages.
[Mucilago, mot forme de mucus, par les médeeins modernes.)
Ce sont des preparations Alantes et visqueuses qui résultent de la dissolution dans l'eau d'une gomme ou d'un mucilage.
On les préparé en dissolvant des substances gom-meuses dans de l'eau froide ou chaude; en chauffant jusqu'a rébullition des fécules amylacées, des semences de lin, de coing, des racines de guimauve, de bour-rache, etc, ou en laissant digérer ou macérer ces der-niers produits pendant douze heures environ. Quand les mucilages sont prepares a, chaud ils sont moins transparents.
A l'intériew, leur action générale est émolliente et re-lachante, mais ils peuvent avoir aussi des propriétés spéciales que leur cedent les substances qui ont servi ä les former. Ils servent souvent de tisane.
^1 l'exlérieur, on les emploie en lavements, en lotions, en fomentations, en collyres, dont ils sont Ie véhicule; dans lous ces cas, et particulièrement pour ce dernier, ils sont tres peu chargés et presque entièrement fluides.
En pharmacie on s'en sert quelquefois pour lier les masses pilulaires, mais c'est un tort, surtout quand les pilules sont pour être gardées quelque temps, car elles durcissent beaucoup et sont exposées k traverser Ie tube digestif sans être attaquées. L'emploi du miei dans ce même but est preferable.
ocr page 275
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 2t,3
Mucilalt;/e de semences de coing.
Semonces de coing....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 f?1quot; •
Eau distillée ticde..................... 10
Laissez en contact pendant six heures, en agitant de temps en temps ; passez avec expression.
Le mucilage de semence de coing se préparé aussi de
la maniere suivante :
Mucilage de semonces de coing desséché.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau distillée.......................... 100
Pour obtenir ce mucilage desséché, prenez :
Semences de coing.................... 100 gr.
Eau distillée.......................... 1500
Paites macérer pendant douze heures, passez sans expression ii travers un linge peu serre. Étendez le liquide ainsi öbtenu sur des assiettes et desséchez-la complètement ä l'étuve k une temperature qui ne dé-passe pas 30 degrés. Renfermez le produit dans des fla­cons bien bouchés.
On obtient avec ces doses 10 grammes de mucilage sec. Préparez de la méme maniere les mucilages de se­mences de lin (Codex, 1884).
G'est un astringent tres léger qu'on peut employer en tisane ou en lavements conlre la diarrhée. Mais plus souvent il sert de véhicule dans des collyres.
Mucilar/e de gomme. Poudre de gomme arabique ou du Sene­gal................................. 100 gr.
Eau distillée froide................... 100
Divisez exactement dans un mortier en marbre
(Codex, 1884).
Mucilage de gomme adraganle. Gomme adragante entière et raondée.. 10 gr. Eau distillée froide.................... 90
Mettez la gomme dans un vase en faience ou en por-
ocr page 276
264nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMAC1E VÉTÉHINAIKE.
celaiae avec la quantité d'eau prescrite; quand eile sera bien gonflée passez avec forte expression ä travers un iinge de toile serrée. Battez le mucilage dans un mor­tier en marbre afm de le rendre homogene dans toutes ses parties (Codex, 1884).
G'est un adoucissant. Sert a la preparation des loochs.
Des ongueuts. (De ungere, oindre.)
On donne ce nom h des medicaments mous, com­poses de corps gras et de résines. Cette même denomi­nation a été conservée par l'usage a. certaines pom­mades, ä quelques empbUres (Codex, 1884).
Les onguents différent des pommades et des cérals par leur excipient résineux, et des empbitres que la mc-decine humaine emploie, par l'absence de tout savon métallique. Leur consistance est la même que celle de Taxonge; ils ne s'agglutinent pas el se liquélient ä la temperature du corps. On s'en serl toujours pour pro-duire un effet local, soit sur la peau, soit sur la region sous-jacente.
Les régies recommandées par Dorvault pour leur preparation sont les suivantes :
1deg; Faire fondre les substances en commencant par les moins fusibles;
2deg; Passer la masse fondue a, travers un linge pour sé-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; k
parer les impuretés;
3deg; S'il y entre des extraits, des gommes résines, les ramollir dans de l'alcool faible pour rendre leur mé­lange facile;
4deg; Ajouter les poudres ä l'aide d'un tamis (1), quand
(1) Le Codex recommande de los delayer au proalable avoc un peu d'lmile. Cette methode est]très bonne et'dispense de l'omploi dn tamis. Cost colie que 1'on emploie toujours dans les olflcines et
ocr page 277
MEDICAMENTS EMPLOYES EN MEDECINE VÉTÉRINAIRE. 26ö
la masse est presque refroidie. De même pour les huiles volatiles Ie camphre et la térébenthine ;
5deg; Ne pas cesser d'agiter la masse jusqu'a complet refroidissement.
Onguenl Ègypliac.
Sous-acótato do cuivro................ 500 gr.
Vinaigre blanc........................ 500
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp;1000
Dans une grande bassine en cuivre, mettez le vinai-gre avec le sous-acétate de cuivre bien pulverise; chauffez pendant quelques instants; ajoutez le miel et continuez ä chauffer en remnant continuellement, jus­qu'a ce que le mélange ait acquis une couleur rouge et une consistance de miel. Il faut agiter au moment de remploi, afin de rétablir rhomogénéité de la masse (Codex, 1884).
On doit remuer le medicament avec une spatule en bois et se servir pour le préparer d'une bassine tres grande, car pendant l'opération il se produit un fort dégagement d'acide carbonique qui provoque un gros boursouflement de la masse. Sous l'influeace de la chaleur, il se dégage aussi de l'acide acétique qui est mis en liberté. A la fin, la preparation reste composée de miel altere par le feu et caramelise, d'une faible quantité d'acétate de cuivre demeuré intact et de pro-toxyde de cuivre qui provient de la transformation du vert-de-gris.
11 faut agiter la masse au moment du besoin parce que, peu de temps après sa preparation, eile se divise en deux couches qui détruisent son homogénéité; il parait que le miel commun donne au medicament plus de flxité et que celle-ci est encore accrue si Ton a donné au produit une assez forte consistance. A
do laqiifilic, pour notro compte, nous nous sommes constamment tres bien trouvé,
ocr page 278
266nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE,
moins que l'on ne prenne de tres grandes precautions pour empêcher Ie contact de l'air, la couche superfi-cielle ne tarde pas ä prendre un aspect verdätre, qui est dii ä la formation de deuto-acétate de cuivre.
Get oxymellite, qui est un medicament exclu-sivement vétérinaire, est employé tres fréquemment comme escharotique et dessiccatif. Pendant que nous suivions la clinique de TÉcole de Toulouse, M. Ie pro-fesseur Mauri nous Ie faisait appliquer sous un pause-ment l'ortement compressif et après operation, dans les cas de crapaud. Le résultat était généralement bon, mêine lorsque la maladie était assez grave.
On s'en sert aussi pour tarir le suintement de la fourchette, celui deseaux aux jambes; pour panser les alteintes de la couronne, etc., etc.
Onguent fondant (Gerard).
Bichlorure de mercure pulverise....... 37 gr.
Térébentliine de Bordeaux............. 360
Mélangez dans un mortier (Codex, 1884).
On ne l'emploie plus que tres rarement : il servait surtout pour faire résoudre les liquides contenus dans les kystes récents.
Onguent de pied.
Cire jaune.................. \
Axonge.
Térébentliine de Bordeaux...
Huile d'olive...........
Goudron................
I
sB........ P. E.
Faites fondre a une douce chaleur l'axonge et la cire
coupées en petits morceaux : ajoutez la térébenthine et
l'huile : mélangez exactement. Retirezdufeu. Ajoutez le
goudron et agitez jusqu'a refroidissement (Codex, 1884).
Onyuent résolutif.
[Onguent vésicatoire raercuriel (Trashol).]
Onguent vésicatoire de Lcbas. ) _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,gt; „
I annbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 1'
Onguent mercuriel double... )
Mélangez tres exactement (Codex, 1884).
ocr page 279
MEDICAMENTS EMPLOYES EN MEDECINE VÉTÉRINAIRE. 267
Bonne preparation que nous employons beaucoup dans notre service régimentaire, comme vésico-fondanl.
Onrjuent vésicatoire (Lebas).
Cautliarides en poudre grossière.......nbsp; nbsp; nbsp; 600 gr.
Euphorbe pulverise...................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Poix noire............................nbsp; nbsp; nbsp; 400
Poix résine...........................nbsp; nbsp; nbsp; 400
Cire jaune............................nbsp; nbsp; nbsp; 300
Huile d'olive..........................nbsp; nbsp; nbsp;1000
Divisez la eire, écrasez la poix résine et la poix noire; faites fondre ces trois substances h une douce chaleur ; ajoutez I'huile, en remuant conlinuellement la masse; quand le tout sera liquide, passez k travers une toile ou un tamis de erin. Mettez les cantharides et l'eu-phorbe dans la bassine : humectez avec de l'eau : ajou­tez peu a peu la moitié du mélange emplastique et chauffez pour faire évaporer l'eau. Ajoutez alors le reste du mélange, chauffez encore pendant quelques instants; retirez du feu, et agitez jusqu'ä refroidisse-ment complet (Codex, 1884).
Onguent d'Atthxa.
Huile do fenngrec.....................nbsp; nbsp; nbsp; 800 sr,
Cire jauno............................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Colophane............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Térèbenthino du mélèze............ ..nbsp; nbsp; nbsp; 100
Faites liquéfier ä une douce chaleur la cire et la co­lophane dans Fhuile de fenugrec : ajoutez la térében-thine, passez ä travers une toile et remuez l'onguent jusqu'ä ce qu'il soit presque entièrement refroidi (Codex, 1884).
Adoucissant, mais assez peu employé.
Onguent d'Arcseus. {liaume d'Arcicus.)
Suif de mouton.......................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Térèbenthino de mélèze...............nbsp; nbsp; nbsp; 150
Résine élémi.........................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Axonge...........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
ocr page 280
268nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PUARMACIE VETERINAIRE.
Faites liquéfler a une douce chaleur Ie suif, l'axonge et la résine; ajoutez la térébenthine. Passez a travers une toile ; remuez Ie mélange jusqu'ä ce qu'il soit pres-que entièremeat refroidi (Codex, 1884).
C'est un medicament excitant et détersif qui convient
pour Ie pansement des plaies blafardes dontle pus est
néreux et de mauvaise nature.
Onyiicnt Ijasilicuin.
Poix noire............................nbsp; nbsp; nbsp; 1Ü0 gr.
Colophane............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Cire jauno............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Huile d'olivo..........................nbsp; nbsp; nbsp; 'fOO
Faites liquéfler a une douce chaleur la poix noire et la colophane; ajoutez la cire el Thuile. Quand Ie mé­lange serafondu, passez-le ä travers une toile et remuez l'onguent jusqu'a ce qu'il soit presque entièrement refroidi (Codex, 1884).
C'est une tres bonne preparation que Ton utilise comme excitant maturatif et comme suppuratif; on s'en sert a eet effet centre les engorgements phlegmo-neux, les plaies ulcéreuses qui ne cicatrisent pas et pour activer la suppuration des sétons. On Ie mélange quelquefois avec un peu d'essence de térébenthine , pour Ie rendre plus excitant.
Onguenl citrin.
(Pommade citrine.)
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; 400 gr.
Huile d'olive.........................nbsp; nbsp; nbsp; 400
Mercuro.............................. 40
Acide azotique officinal................ SO
Faites dissoudre a froid Ie mercure clans l'acide azo­tique ; d'autre part faites liquéfler l'axonge dans l'huile ä une douce chaleur. Quand les corps seront k moitié refroidis, versez-y Ie soluté mercuriel; agitez pour avoir un mélange exact et coulez la pommade dans des monies en papier.
ocr page 281
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 269
Gelle pommade doit être conservée a l'abri de la lumière (Codex, 1884).
Conlre la gale et les affections dartreuses.
Onguent digestif simple.
Térébentbino du mélèze............... 40 gr.
Jaune d'oeuf n0 1 (poids moycn)........ 20
lluile d'olivo.......................... 10
Mêlez dans un mortier Ie jaune d'oeuf et la térében-thine, et ajoutezpeu ä peu l'huile d'olive (Codex, 1884).
Excitant et dessiccatif.
En lui ajoutant du laudanum de Sydeuham dans les proportions de 1/8, on a de ïonguent digestif opinci', qui est résolutif et calmant.
Mélange ä parties égales avec du slyrax liquide, on obtient Yonguent digestif animé et on exalte ses propriétésexcitantes et dessiccatives.
Enfin, on lui communique une action fondante, en l'associant a de la pommade mercurielle par parties égales.
Oiir/uenl de laurier. (Pommade de laurier.)
Fouilles fraiches do laurier............ 500 gr.
Bales de laurier...................... 500
Axonge............................... 1000
Contusez les feuilles et les baies de laurier et faites-les chauffer avecl'axonge sur un feu modéré, jusqu'ä ce que toute l'eau de vegetation soit évaporée. Passez avec forte expression, laissez refroidir lentement, séparez Ie dépót; liquéfiez de nouveau la pommade, et quand eile sera a moitié refroidie, coulez-la dans un pot (Codex, 1884).
Medicament presque exclusivemenl employé par les vétérinaires; son action est calmante et adoucissante. On l'emploie dans les abces chauds et douloureux, et sur les engorgements de même nature,
ocr page 282
270nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PlIARiMACIE VÉTÉRINAIRE.
Onguent de slyrax.
Huilo d'olive..........................nbsp; nbsp; nbsp; 150 gr.
Styrax liquide.........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Colophane............................nbsp; nbsp; nbsp; 180
Résine élémi...... ...................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Cire jaunc............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Paites liquéfler è, une douce chaleur la colophane, la eire et la résine élémi; retirez la bassine du feu, ajou-tez Ie styrax, puls I'liuile, et passez ä travers une teile. Hemuez Tonguent jusqu a ce qu'il soit presque entière-ment refroidi (Codex, 1884).
Agit comme stimulant sur les ulcères indolents.
Pour Ie pansement des plaies de mauvaise nature el #9632;a odeur fétide, on peut Ie mélanger avec les substances suivantes :
Onguent styrax.................. 60 gr.
Charbon vegetal pulverise........ CO
Camphre en poudre.............. 10
Essence de tcrébenthine.......... q. s. (pour consistanco
convenable).
Onguent r/ris (Voyez Pommade mercurielle faible). Onguent mercuriel simple (Voyez Pommade mercurielle faible). Onguent mercuriel double (Voyez Pommade mercurielle äP. /?.). Onguent napolitain (Voyez Pommade mercurielle ä P. E.).
Des pains medicamenteux.
Ce sont des pains ordinaires dans lesquel on a fait entrer, avantcuisson, des substances médicamentenses.
L'idée d'associer des produils pharmaceutiques au pain, dans le but de faciliter leur administration, semble appartenir aux vétérinaires. On trouve en efi'el des formules de pains ferrugineux appartenant a Cas-parin et ä Delafond, bien avant que pour la première Ibis, a notre connaissance, Dérouet-Bossière, médecin ä Paris, présenta en 1847 un pain ferrugineux a base de carbonate de protoxyde de fer. Mais il faut croire qne ce mode de preparation n'a pas les avanlages
ocr page 283
MEDICAMENTS EMPLOYES EN MEDECINE VETEHINAIHE. 271
qu'on lui aattribués tout d'abord, Gourdon et Tabourin ealre autres, puisqu'il ne s'est pas generalise dans la pratique. Une dernière tentative a été faite, tout récem-ment encore, par M. Tondeur (1) du 3chussards, un de nos plus sympathiques camarades, qui a essa3'é chez le cheval, mais sans succes, radministralion d'un bis­cuit k base de podopbyllin.
Cette preparation ne nous paratt pas susceptible d'enlrer jamais dans la pratique de la médecine vétéri­naire, parcequ'elle est longue et coüteuse ä confection-ner, de plus, parce qu'elle ne peut porter que sur des produits non volatilisables et indécomposables par la chaleur, et aussi, enfin, parce qu'elle denature plus ou moins le gout du pain qui, dès lors, est refuse par les malades.
En supposant même que ces inconvénients disparus-sent pour la majorité des agents de la matière medi­cate, la forme en breuvage sera toujours préférée si le medicament est soluble, ou celle en bol ou en élec-tuaire, s'il est pulverulent. Cette maniere de faire est en effet autrement simple et autrement rapide que la preparation d'un pain, oü du reste rien ne prouve que le medicament ne sera pas transformé par la cuisson.
Des patés médicameuteuses externes.
Le qualiflcatif d'eosterne, que nous donnons ä ces medicaments, nous sert a les distinguer d'une autre categorie de patés pharmaceutiques, qui sont réservées exclusivement ä l'homme et que Ton connait sous le nom de patés pectorales.
Sous ce litre, nous necomprendrons, par conséquent, que des medicaments externes, officinaux ou magis-traux, deconsistance molle et employés par la chirurgie.
(1) Communication.
ocr page 284
27^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS Uli IMIAKMACIE VÉTÉRINAIRE.
Us ont pour base ordinairemeat des poudres Irès actives que Ton mélange ü un liquide gotnmeux ou vlsqueuxet quelquefois lui-même corrosif, jusqu'acon-sistance de pale. Leur preparation se fait toujours simplement et a froid.
Leur action est fortement caustique. On s'en sert pour détruire les chairs baveuses et bourgeonnantes, cautériser certains ulcères, transformer des plaies de mauvaise nature en plaies simples, détruire les tu-meurs de toutes sortes, etc., etc. On les applique en couche mince que Ton maintient ä l'aide de panse-ments ou de bandages.
I'dle caustique (Plasse).
Alun calcine pulverise................. 100 gr.
Acido sulfurique du commerce.......... q. s.
Paites une päte demi-molle. Il faut la préparer au mo­ment du besoin (Codex, 1884). Centre Ie crapaud du cheval.
Pate caustique contre Ie crapaud.
Clilorure d'antimoine.................... q. v.
Acide chlorhydriquo du commerce........ q. s.
Pour faire une päte molle (Codex, 1884).
Pdle de Canquoin (Voyoz Caustique au chloruve de 2!laquo;c, page 1Squot;2).
Des pilules.
[Pilula, diminutif de pila, boule.)
Ce sont des medicaments officinaux ou magistraux, assez durs pour être divisés en masses sphériques du volume d'un petit pois et qui sont destines ä étre avalés amp; la maniere des bols.
G'est une des formes médicamenteuses les plus usitées en médecine humaine ; eile convient tres bien pour Ie chien et les autres petites espèces comme Ie chat, Ie singe et mème les oiseaux. Les matières les plus diver-
ocr page 285
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 273
ses, telles que des poudres organiques ou inorgani-ques, des sels, des résines, des gommes-résines, des extraits, etc, que Ton transforme en une masse homo­gene et assez dure, peuvent servir ä leur preparation. Quand les substances qui servent de base sont sèches, comme c'est Ie cas pour les poudres, on emploie des excipients mous ou vlsqueux, parmi lesquels on voit: Ie miei, qui est Ie plus usité, les sirops et les solutions gommeuses ou mucilagineuses ; si au contraire, elles sont molles, on ajoute des pulvérolés inertes comme ceux de réglisse, de guimauve, de gentiane, etc. Enfin, si des sels ontrent dans la confection des pilules, ou devra préalablement les dissoudre dans une faiblc quanlilé (Ie moins possible) de liquide approprié.
Comme on Ie voit, l'excipient doit done varier avec la base; souvent, il joue ä la fois Ie róle dadjuvant, comme c'est Ie cas pour les pilules d'extrait de quin­quina auxquelles on ajoute de la poudre de quinquina; celles d'extrait de genlianeet de poudre de gentiane, etc. On ne doit qu'exceptionnellement se servir des muci­lages pour former la masse, parce qu'ils ont l'inconvé-nient de durcir tres vite les pilules qui, dès lors, peu­vent traverser Ie tube digestif sans se dissoudre: on dit, dans ce cas, que les pilules passent debout. Get in­convenient existe surtout si les pilules ont été con-servées assez longtemps après leur preparation.
Au sujet de la formule, on a vu que l'on pouvait donner seulement la composition d'une pilule, sauf a prescrire d'en faire tanl de semblables ; ou bien, faire connailre la composition totale de la masse que l'on indique de diviser en tel nombre de pilules que l'on désire.
Confection de la masse pilulaire. — On met la base dans un mortier en porcelaine qui est celui qui convient dans tons les cas. Si c'est un sei (sulfale de quinine),
ocr page 286
M
PRECIS DE PliARMAClÈ VETERINAIRE.
on Ie dissout avec quelques gouttes d'eau de Habel; si c'esf un extrait, on Ie délaye dans Ie moins pos­sible de glycerine ou de sirop, après quoi on ajoute l'excipient jusqu a consistance pilulaire. Quand dans la même preparation il entre plusieurs sels ou plusieurs extraits, on mélange d'abord les bases entre alles, et on les dissout ou on les délaye, suivant Ie eas, comme nous venons de l'indiquer, puis on ajoute la matière qui sert d'excipient.
On doit pister la masse jusqu'Ä ce qu'elle ait acquis riiomogénéité et la consistance nécessaires pour pon-voir ètre divisée en pilules. On reconnait qu'elle est a point lorsqu'elle n'adhère ui au fond du mortier, ni aux doigls de l'opérateur et qu'elle conserve tres bien Ia forme qu'on lui donne. La masse est alors roulée en un cvlindre régulier que l'on pose sur autant de canne­lures d'un pilulierque l'onveut faire do pilules. Il suffit ensuite de presser dessus avec la regle de l'instrument et d'imprimer a, celle-ci un mouvement de va-et-vient, pour obtenir des pilules égales et toutes roulées. Il arrive cependant assez souvent que la sphéricité des pilules n'est pas irréprochable, parce que les canne­lures flnissant par s'user ne produisentplus unosection tres nette; dans ce cas, on fmit de les rouler soit avec ia main entre Ie pouce, Tindex et Ie médius, soit avec un disque.
La preparation des bols se fait de la mème ma­niere. Pour la division de la masse, quand ils sont tres gros, comme c'est Ie cas pour ceux que l'on préparé pour Ie cheval, on Ia fait par des pesées.
Quand on n'a qu'un tres petit nombro de pilules ä préparer, comme par exemple 5 ou 10, on fait la masse sur une plaque avec un couteau-spatule un peu fort. Le mélange est tont aussi homogene et la preparation est beaucoup plus rapidement faite.
ocr page 287
MEDICAMENTS EMPLOYES EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 275
Eu pharmacie bumaine, on a l'habitude de dorer ou d'argenter les pilules, soit pour masquer leur saveur ou leur odeur, soit surtout pour les rendre plus agréables ä Foeil. Il est inutile que nous prenions les mêmes precautions pour les animaux et Ton se eon-tentera, loutsimplement, de les roulerdans une poudre inerte, comme de la magnésie, de l'amidon, de la ré-glisse, de la guimauve, du lycopode, etc., afin d'empê-clier qu'elles adherent entre elles. Si on désire les con-server on les met dans des boites en boisou en carton, et mieux dans des flacons bouchés, car elles sont alors beaucoup moins susceptibles de s'altérer.
Les pilules n'étant employees que pour les petils ani­maux, leur administration se fait toujours tres facile-ment. II suffit en effet de leur ouvrir la bouche et de laisser tomber Ie medicament sur la base de Ia langue, pour que la deglutition s'opère tont de suite. Les prati-ciensne devrontpas oublier que les substances médica-inenteuses, sous forme pilulaire, agissent moins vite et moins sürement qu'en solution et que, quelquefois, si on se sertde pilules trop anciennes, elles peuventtraverser Ie tube digistif sans être dissoutes. Cependant, dans bien des cas, cette forme médicamenteuse est suscep^ lible de rendre de grands services.
Pilules purgatives. (Pour les cli:ens.\
Aloes................................. 10 gr.
Coloquinte...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,50
Savon medicinal...................... q. s.
Pour 10 pilules. — Doses de 1 ä4 pilules (Codex, 1884).
Pilules d'aloès simple.
Aiofis pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 10 pilules (Codex. 1884).
ocr page 288
-270nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IÄRMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Peuvent ètre employees utilement chez les chiens dc Ires petite taille, de même que les suivantes :
Pilules d'alois el de gomme-r/ulte, (Pilules ccossnises, pilules d'Anderson.)
Aloès pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I glquot;.
Gomme-gutte.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
lissenco d'anis........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 conligr.
Miei blanc...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
i'our 10 pilules (Codex, 1884).
Pilules d'aloes el de savon. (Aloétiques et savonuenses.)
Aloès pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Savon medicinal......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Pour 10 pilules.
Pilules de lérébenlhine.
Térébentliine d'Alsaco.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'' gi'-
Carbonate de magncsio bydrato........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Pour 10 pilules. Mèlez exactement. Laissez Ie mé­lange en contact jusqu'ä ce qu'il ait pris une consis-tance pilulaire.
Pilules de lérébenlhine cuile. Térébentliine d'Alsace................. 100 gr.
Mettez la térébentliine dans une bassine en argent ou en cuivre étamé, avec deux ou trois Utres d'eau distillée, et faites bouillir jusqu'ä ce qu'une portion de résine jetée dans Peau froide y prenne une consistance plas-tique dure. Conservez la térébenthine cuite dans un pot.
Pour préparer les pilules, ramollissez la térébentliine cuite avec de l'eau chaude et faites des pilules de 30 centigrammes que vous conserverez sous l'eau ou roulées dans de la poudre de carbonate de magnésie (Codex, 1884).
ocr page 289
.medicaments employés en médecine vétérinaire. 2~n
Pilules de carbonate ferrenx. (Formule de Vallet.)
Sulfate ferreux pur et cristallisó......nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Carbonate de sonde ciistallisé..........nbsp; nbsp; nbsp; 120
Miol blanc............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Sucre de lait.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Sucre blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faites dissoudre k chaud et séparément Ie sulfale de Ier et Ie carbonate de soude dans süffisante quantité d'eau bouillie contenant un vingtième de son poids de sucre. Réunissez les deux liquides, agitez, laissez re-poser. Décantez Ie liquide surnageant, remplacez-le par de l'eau bouillie et sucrée. Continuez Ie lavage jusquïi ce que Ie liquide n'ait plus de saveur. Décantez une dernière fois.
Jetez Ie sei ferreux sur une toile serrée et impregnée de sirop de sucre. Exprimez graduellement et forte-ment; puis mettez ce produit dans une capsule avec Ie miei; ajoutez Ie sucre de lait et concentrez promptement au bain-marie en consistance d'extrait.
Pour faire les pilules, prenez trois parties du com­pose ci-dessus et une partie de poudre de réglisse. Mé­lange/ et divisez en pilules du poids de 25 centigrammes, que vous conserverez dans un flacon bouclié. Ces pilules sont habituellement argentées (Codex, 1884).
G'est une des meilleures preparations ferrugineuses, tres efficace contre lanémie chez Ie chien. La dose peut varier de 2 a 10 pilules par jour.
Au lieu de les argenler on peut les rouler dans du fer porphyrisé.
Des pommades (1).
Anciennement lespharmacologistes désignaient sous ce nom des cosmétiques de bonne odeur, qui avaient
(1) Co mot vient do pomum, fruit, pris ici dans Ie sons de pommo. Pharuiacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
ocr page 290
278nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
pour exclpient des matières grasses dans lesquelles ils faisaient entrer du jus de pommes de reinette. Mais ce terme ne convient plus aujourd'hui, puisque sous Ie nom de pommade on désigne des medicaments d'une consistance molle, destines a l'usage externe et uyant pour base de la graisse ou de la vaseline, a laquelle on a incorporé une substance thérapeutique quelconque. Comme nous Ie verrons plus loin, les preparations faites avec la vaseline ont recu Ie nom de vaselés.
Les pommades ne contiennent done pas trace de substance résineuse, ce qui les distingue entièrement des onguents avec lesquels, par habitude, on les confond encore souvent dans Ie langage ordinaire. Pour leur preparation on les divise en trois classes : 1deg; Les pommades faites par simple mélange; 2deg; Les pommades faites par solution; IJ0 Les pommades qui résultent d'une combinaison. A. Dans les pommades de la première classe Ie prin­cipe actif est purement mélange ä l'axonge sans être dissous par eile, ni sans qu'il s'y combine. Si Ie medi­cament est soluble, on Ie dissout préalablement dans un peu d'eau, d'alcool ou de glycerine que Fon incor­poré ensuite ä l'axonge. M. Huget (I) dit que l'on réussit également bien en employant un agent émulsif tel que la teinture de savon ou de panama, etc. C'est ainsi que l'on préparé les pommades ä base d'extrait ou d'un sei soluble comme l'iodure de potassium.
Si Ie principe qui sert de base est insoluble (tleur de soufre), on Ie délaye avec un peu d'huile et l'on ajoute ensuite l'axonge. Celle-ci sera préalablement chaufTée et ramollie quand on opérera sur une grande quantité. L'instrument ä employer est un mortier en marbre avec un bistortier en bois. Pour les pommades que l'on
1^1) Traite de pharmacie.
ocr page 291
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIKE. 2'9
fait en petite quantité, la plaque de verre ou demarbre peut également servir; dans ce cas, un couteau-spatule ä lame flexible et longue est employé pour faire Ie mélange.
Quand, pour Ia preparation des pommades anti-ophthalmiques, la base sera insoluble, on aura soin de la porphyriser tres exactement avant de la mélanger k l'axonge.
Il est des pommades de cette classe dans lesquelles Ie mélange ne subsiste pas longtemps et oü il se produit, pour des causes diverses, une sorte de reaction entre les elements de Taxonge et de la base. On en a un exemple dans la pommade d'iodure de potassium qui jaunit avec Ie temps, dans celle de sulfure de potasse qui se decompose, et aussi dans celle de Gondret qui se saponiüe et perd alors ses propriétés rubifiantes (1).
B.nbsp; Les preparations de ce groupe qui appartiennent a la deuxième classe, c'est-a-dire celles dans lesquelles Ie principe actif se dissout dans Fexcipient, peuventse faire, comme pour les huiles médicinales : par solution (pommade camphrée, pommade phosphorée), par ma­ceration, par digestion, ou par coction (pommade de laurier, pommade de peuplier).
Ces pommades sont généralement longues a préparer et ont l'inconvénient de rancir tres vite, surtout quand elles sont confectionnées avec des plantes fraiches, d'oü Tindication de n'en faire que peu ä la fois pour pou-voir les renouveler tous les ans.
C.nbsp; nbsp;Dans les pommades par combinaison, on place celles dont les elements des corps qui les composent se transforment chimiquement au moment de leur pré-
(I) Getto pommade n'agit que par 1'ammoniaqae. Avec Ie tcmps colle-ci se combine avec les corps gras et forme un savon qui est sans effet sur la peau ; d'oü la nécossité de ne la préparer qu'au moment du besoin.
ocr page 292
1
280nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS ÜE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
paration. Un seul de ces medicaments est employé quelquefois en médecine vétérinaire (ou peut l'étre), c'est la pommade citrine.
Ces divers produits rancissent plus ou moins vite en vieillissant et changent ainsi la propriété des medica­ments. Deschamps, d'Avallon, dans Ie but sinon d'em-pècher tolalementcette alteration, tout au moins de la retarder, a propose, dans un mémoire surles pommades publié en 1849, de changer la graisse ordinaire par de l'axonge benzoïnée ou populinée (pour preparation voir page 43). Ces deux graisses ont la propriété de se con-server parfaitement, de méme que les pommades dans lèsquelles on les fait entrer. L'axonge benzoïnée a été adoptée par Ie Codex.
Cette forme pharmaceutique est tres employee dans les deux médecines, ou Ton s'en sert en onctions ou en frictions sur la peau. Leur nature est tres variable, car presque tons les agents thérapeutiques peuvent étre employés de cette maniere.
Pommade cathérétiqtie.
Acidc arsénieux porphyrisó........ ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i gr.
Cinabro pulverise......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; !)
Axonge.............................. :!2
Mélangez tres exactement (Codex, 1884).
Pommade de goudron.
Goudron............................. 10 gr.
Axonge............................... 30
Mélangez (Codex, 1884).
En rnélangeant d'abord un peu d'huile ou de glyce­rine avec Ie goudron et en ajoutant ensuite l'axonge, la pommade se fait bien mieux. La quantité de gly­cerine ou d'huile doit étre tres faible (quelques gouttes).
ocr page 293
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 281
Pommade d'iodure {bi) de mercure.
Bi-iodure de mercure.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Axongc............................... 46
Mélangez avec soin (Codex, 1884).
Pommade mercurlelle c't parties egales. (Ongueat mercuriel douljle. — Ongueut napolltaia.)
.Mercure.............................. 500 gr.
Axouge benzoinée..................... 500
Faites liquifler l'axonge; versez-en un tiers environ dans une marmite en fonte que vous entretiendrez ä une temperature teile, que la matière reste suffisamment molle ; ajoutez Ie mercure peu k peu en agitant vive-ment avec un pilon jusqu'ä ce que tout Ie métal soit complèlement éteint ; ajoutez alors Ie restant de l'axonge et remuez jusqu'ä mélange parfait (Codex ,1884).
Cette pommade est toujours fort longue a faire, c'est pourquoi on a cherché une foule de procédés dans Ie but d'abréger sa preparation. Le meilleur de tous con-siste a éteindre le mercure dans de l'onguent mercu-riel anciennement préparé (procédé Thiaville).
On a indiqué aussi l'huile de lin (Greiner); de l'éther mélange äl'axonge dans les proportions de 30 grammes d'éther pour 1000 grammes d'axonge (Renoult). Enfin, suivant Verrier, en substituant le glycéré d'amidon a l'axonge, en faisant par conséquent un glycéré mercu-riel, on arrive k éteindre complètement le mercure en moins de trois heures.
Deschamps, d'Avallon, a propose en 1843 l'emploi de lagraisse populinée. Pour lui, cette pommade convien-drait surtout pour les besoins de la pharmacie hu-maine, car eile n'a jamais d'odeur désagréable. Elle se conserve en outre indéfiniment et sa preparation est presque magistrale.
Pommade mercurielle double (Deschamps).
Mercure.............................. 1 partie.
Graïsse popnlince.................... I partie.
10.
ocr page 294
282nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHAHMAC1E VETERINAIKE.
laquo; Prenez uo mortier de porcelaine ou demarbre dont la temperature soit a 13 ou -j- 20deg; et mettez le mer-cure dedans. Faites fondre la graisse populinée a une douce chaleur, laissez-la refroidir en l'agitant, et, dès qu'elle peut être enlevée du poèlon avee une spatule, meltez-en dans le mortier et triturez avec un pilon de bois. En pen de temps le mercure est divisé et la pom­made termiuée. raquo;
Usages. — La pommade mercurielle est indiquée dans tous les cas d'lnflammation aiguë ou chronique de la peau et des parties sous-jaeentes : son action est alors fondante et résolutive. Quelquefois pourl'exalter et rendre la pommade irritante, on lui ajoute de l'on-guent vésicatoire.
Ses propriétés anliparasitaires la font employer aussi pour détruire les poux et les acares de la gale.
Il ne faut pas oublier, dans ses usages, la sensibilité que présenlent les chiens, les chats et les ruminants a l'égard du mercure; pour ces espèces il faut done la prescrire avec prudence et cesser tout traitement dès que Ton remarque des signes d'intoxication mercu­rielle, sauf ä le reprendre plus lard.
On ne doit jamais employer en frictions plus de 60 grammes de pommade mercurielle double chez le cheval: 30 grammes chez les grands ruminants et 2 a 4 grammes chez le chien. Il faut toujours empêcherles animaux de se lécher (Kaufmann).
Pommade mercurielle faible. (Onguent mercuriel simple. — Onguent gris.)
Pommade mercurielle ä parties égales.. 100 gr. Axonge benzoïnée.................... 300
Mèlez dans un mortier (Codex, 1884). Sert surtout comme antipédiculaire.
ocr page 295
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉUECINE VÉTÉRINAIRE. 283
Pommade poputéum. — Pommade de bouryeons de peupliei; {Onguent j)opu!éum.) Boui-geons de peuplier récemment sé-
chés............................... 800 gr.
Fouilles fraiches do pavot..............nbsp; nbsp; nbsp; 500
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do bolladone..........nbsp; nbsp; nbsp; 500
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de jusquiame.........nbsp; nbsp; nbsp; 500
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de morelle.....•......nbsp; nbsp; nbsp; 500
Axonge..............................nbsp; nbsp; 4000
Pllez les plantes dans un mortier en marbre ; mettez-les dans une bassine avec l'axonge et faites chauffer sur un feu doux, en agltant, jusqu'a ce que l'eau de vegetation soit complètement evaporée. Ajoutez alors les bourgeons de peuplier concassés, et faites digérer pendant vingt-quatre heures au bain-marie. Passez avec forte expression, laissez refroidir lentement. Sé-parez Ie depot, et faites liquéfier de nouveau la pom­made pour la couler dans unpot (Codex, 1884).
C'est une pommade calmante tres employee en mé-decine vétérinaire. On lui associe souvent du laudanum ou de l'extrait de Saturne, suivant les effets que Ton désire obtenir. Elle a l'avantage de ne pas rancir.
Pommade sonfrée.
Soufre sublimé........................ 10 gr.
Axonge............................... :i0
Mélangez (Codex, 188-4).
Pommade sulfureuse contre la gale (Trasbot). ïrisulfuro de potassium solide (foie de
soufre)............................ 10 gr.
Carbonate de potasse pur..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Axonge............................... 200
Mélangez exaclement (Codex, 1884).
Pommade vésicanle stibiée. (Pour les chiens.)
Émétique porphyrisé..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Bichromate de potasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Axonge............................... 50
Mélangez exactement (Codex, 1884).
ocr page 296
284nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PUÉCIS DE PIIARMACIü: VÉTÉRINAIRE.
Pommade ammoniacale. (Pommade de doadret.)
Suif de mouton....................... 10 gr.
Axonge............................... 10
Ammoniaquo liquide du commerce..... 20
Faites liquéfler Ie suif et l'axonge k une douce cha-leur dans un flacon a large ouverture, bouché al'émeri. Quand Ie mélange sera en partie refroidi, ajoutez Fam-moniaque, agitez vivement en plongeant Ie flacon a plusieurs reprises dans l'eau pour hater Ie refroidisse-ment (Codex, 1884).
Cette pommade doit être employés récente. En fric­tions sur la peau eile est rubéfiante si on laisse la region découverte. Mais eile devient vcsicante en quelques minutes, (15 k 30) si on en recouvre la region avec une compresse épaisse.
Pommade camphrée.
Campkre rapé gi-ossicrement............ 30 gr.
Cire blanche.......................... 10
Axonge............................... 00
Faites liquéfler k une douce chaleur l'axonge et la cire; ajoutez Ie camphre ; remuez jusqu'ä ce que celui-ci soit dissous et que la pommade soit en partie refroidio (Codex, 1884).
Pommade aniipsorigue. {Pommade d'Helmérich.)
Soufre sublime lavé.................... 10 gr.
Carbonate de potasse pur..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.quot;gt;
Eau distillce..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.rgt;
Huile d'amande douce.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Axonge............................... 35
Réduisez Ie carbonate de potasse en poudre fine, dissolvez-le complètement dans l'eau distillée, ajoulez Ie soufre, puisl'huile et l'axonge; triturez pour obtenir une pommade homogene (Codex, 1884).
Bon medicament contre la gale du cheval ou du
ocr page 297
MEDICAMENTS liMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 28o
chien. La.dose de soufre et de carbonate de potasse peut èlre doublée si oa la désire plus active.
On peut la préparer beaucoup plus simplement, soit de la maniere suivante :
Soufre sublime....................... 30 gr.
Carbonate de potasse pur.............. 15
Axonge................,.............. lüO
Après avoir bien pulverise Ie carbonate de potasse on ajoute lo soufre et ensuite l'axonge pen h peu. Cette preparation est moins bien faite que celle du Codex et probablement aussi moins effleace, car Ie sei de potasse n'est pas dissous.
Pommade belladonée.
Estrait de belladono...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-i gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;i
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
Délayez l'extrait dans de l'eau distillée et incorporez-Ie clans l'axonge (Codex, 1884).
Pommade au chlorof'orme.
CUloroforme roctiflé du commerce......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Cire blanche..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Axonge..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 85
Paites fondre l'axonge et la cire au bain-marie, dans un flacon a large ouverture bouché a. l'émeri: laissez refroidir en partie, Ajoutez Ie chloroforme, bouchez Ie flacon, et agitez jusqu'a ce que la pommade soit entiè-rement refroidie (Codex, 1884).
Pommade d'iodure de plomb.
[odure de plomb...................... 10 gr.
Axonge benzoïnée.................... 90
Mélez.
Préparez de la mème maniere la pommade de chlo-rure mercureux [calomel, précipité blanc) et la pom­made d'oxyde de zinc (Codex, 1884).
Fondant contre les adénites chroniques. Deschamps
ocr page 298
286nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VEÏEUINAIKE.
a fait volr que l'iode traversait Ie derme et était ex-pulsé par les urines ; eile ne serail done pas sans effi-
cacité.
Pommade d'iodure de potassium.
lodure do potassium................... 10 gr.
Axongo bonzoinéo..................... 20
Eau distillée.......................... 10
Dissolvez Ie sei dans l'eau, ajoutez l'axonge et tri-turez pour oblenir une pommade homogene (Codex, 1884).
Fondant employé centre les adénites chroniques. On a propose de remplacer l'eau distillée par de la glyce­rine pour dissoudre l'iode, espérant augmenter les pro-priélés de cette pommade; mais il parait que cela ne fait rien et que seul, Ie savon a eet avantage.
Pommade savonneuse d'iodure de potassium (Niocke).
loduro do potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-4 g1'-
Savon amygdalin .....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;-'
Eau de roso..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Graisse aromatique.................... 2G
Faire fondre Ie savon dans une partie de l'eau i'i une douce temperature pour pouvoir mélanger convenable-ment les substances prescrites.
G'est une tres bonne formule, seulement un peu longue ä préparer — on peut remplacer Ie savon amygdalin par du savon mou (Deschamps).
1 gramme contient 10 centigrammes d'iodure.
Pommade d'iodure de potassium iodure'e.
lode..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
lodure de potassium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Axonge benzoïnée....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Broyez dans un mortier en porcelaine, l'iode et l'io-dure de potassium; dissolvez-les dans l'eau distillée; ajoutez l'axonge et triturez pour obtenir une pommade homogene (Codex, 1884).
ocr page 299
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 287
Pommade d'oxyde rouge de mercure. (Pommade de Lyon,)
Vaseline.............................. 15 gr.
Oxyde rouge de mercure porphjrisé....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Mélez tres exactement sar un porphyre.
On prepare de la mème maniere la pommade avec de Yoxyde jaune de mercure (Codex, 1884).
GeLte formule est un pen modifiée de celle que l'on emploie a l'Hótel-Dieu de Lyon. Tres eflicace contre rinflammation chronique des paupières.
Pommade stibiée.
(Pommadi d'Autenrietll.)
Émótique porphyrisó................... 10 gr.
Axonge benzoïnce..................... 31)
Mêlez sur un porphyre. Pour obtenir une pommade homogene (Codex, 1884).
On Femploie en frictions comme révulsifet même ve­sicant. — Chez Ie chien eile produit une eruption de petites pustules ; chez Ie cheval eile amène une vésica-tion plus ou moins forte, quelquefois la produc­tion d'une eschare. — On doit toujours squot;en servir avec prudence.
Des potions. {Potto, de polare, boire.)
Les potions sont des preparations magistrates li­quides, de composition tres variable, que Ton fait prendre aux malades par cuillerées.
Sous le nom de julep {jufap, mot arabe), on désigne des potions calmantes ou adoucissantescomposéessim-plement par du sirop et de l'eau. Ce qui caractérise ces preparations, c'est qu'elles ne renferment jamais ni poudre, ni toute autre matière pouvant en troubler la transparence. L'eau peut cepefldant contenir du muci­lage ou de la gomme en dissolution, comme c'est le cas pour la potion gommeuse ou julep gommeux du
ocr page 300
I m quot;#9632;'#9632;^
•288
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Codex. Les termes potion et julep sont souvent prls comme synonymes et lendent ä se confondre de plus en plus.
Cette forme médicamenteuse convient fort bien au chienet nousyavcns souvent recours pour administrer de nombreux medicaments que les malades prennent loujours saus difflculté. Aussi sommes-nous surpris de voir Delafond et Lassaigne, et Tabourin, ne pas les mentionner dans leur livre. Cela est d'autant plus étrange, que Ie mot potion est d'un langage courant dans Ie public et qu'il est tout aussi banal que ceux de lavements, de pilules, de pommades, etc, que l'on n'a pas craint d'emprunter ä la pharmacie humaine pour designer des preparations analogues deslinéesaux animaux.
Tous les agents de la matière médicale peuvent être administrés sous forme de potion, qu'ils soient solubles ou non, comme lespoudres de kermes, de bismuth, de phosphate de chaux, d'ipéca et toutes les poudres vé-gétales en general; qu'ils soient sous forme d'extrail sec ou d'extrait mou; sous forme de sirop ou de solu­tion, etc., etc. C'est certainement la forme la plus commode pour traiter les affections du chien et des autres petites espèces, telles que le chat et le singe.
Comme chezl'homme, on les fait prendre par cuille-rées toutes les heures ou plus rarement, suivant les circonstances.
Le véhicule employé est toujours reau,qui peut être
simple ouchargée par infusion ou decoction de certains
principes végétaux. Suivant le Codex, les proportions
pour la confection de ces décoctés ou de ces infusés
sont :
Pour les feiiilles et les lleurs, proport...... 2 0/0
Pour les bois, tiges et racincs, proport..... i 0/0
Ces chiffres servenl de guide pour les substances
ocr page 301
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 289
anodines au sujet desquelles Je vétérinaire, formulant une polion, n'indiquerait pas les proportions qu'il veut que Ton observe. Mais il n'en serait plus ainsi s'il s'agissait d'une infusion de plantes vrainient actives, comme la belladone, la digitale, la jusquiame, etc, pour lesquelles on doit toujours faire connaitre les proportions k employer.
Dans la preparation d'une potion il faut observer certaines regies. En general, si les substances sont mis-cibles, il suffit simplement de les mélanger dans Ie flacon en commencant par peser les sirops, en ajoutant ensuite les teintures, et enfin l'eau ou les hydrolés. Quand les divers produits ne sont pas miscibles, comme l'huile par exemple (huile de ricin, voyez Emulsion), ou que Ton fait entrer dans la potion des poudres inso-lubles, comme Ie kermes, Ie bismuth, Ie phosphate de chaux, les poudres d'ipéca, de digitale, etc., etc, on les place dans un mortier avee une petite quantilé de gomme pulvérisée (2 a 5 grammes pour une polion or­dinaire de 125 grammes) et Fon ajoute un peu d'eau, puis on triture. On fait ainsi un mucilage qui est des­tine ä tenir en suspension et dans un état de division extreme ces substances insolubles. Pour les medica­ments solubles, tels que les sels et les extraits, on devra les dissoudre dans un liquide approprié avant de les mélanger au reste de la potion.
Les liquides volatils et l'eau ou les hydrolés sont tou­jours ajoutés en dernier lieu. On lermine Ia preparation en agitant la bouteille pour bien établir Ie mélange.
Les polions étant des medicaments tres altérables, on en prescrit peu a la fois, afin de pouvoir les re-nouveler au moins tous les deux jours. Généralement, Ia quantilé prescrile, que ce soit une potion ordinaire ou un julep, varie entre 00 et 300 grammes. Le plus ordinairement eile est de 123 ä 150 grammes. Phannacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17
ocr page 302
290nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Comme nous 1'avons dejä dit, les potions se prennent J'heure en heure ou plusrarement el, dans la formule, Ie vétérinaire devra s'arranger de facon a savoir quelle est la dose de principe actif que Ie malade prendra h chaque fois, la cuillerée étant évaluée ä 20 ou 2o gram­mes en moyenne.
Tout ce que nous venons de dire relativement ä. la preparation des polions peut partailement s'appliquer aussi a celle des breuvages. Pour eux comme pour les potions, les liquides volatils : ether, alcool, ammonia-que, etc, de même que la quantité d'eau qui serl de véhicule, seronl ajoutés en dernier lieu.
Enfin, qu'il s'agisse d'une potion ou d'un breuvage, toutes les fois qu'il entrera dans leur composition des substances qui ne se dissolvent pas, il faudra recom-mander d'agiter la bouteille avant chaque adminis­tration.
Potion cordiale.
VindeBanyuls....................... 110 gr.
Sirop d'écorce d'oranges amères....... 40
Teinture de cannelle.................. 10
Mélez. (Codex 1884.)
Polion emulsive gommée. (Looch blanc).
Amandcs douccs mondées............ .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Amandes amères mondccs...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Sucre blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Gomme adragante pulvérisée..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Eau distillée de fleurs d'oranger........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Failes une emulsion avec les amandes, l'eau et la presque totalité du sucre, passez.
Triturez la gomme adragante avec Ie reste du sucre, délayez la poudre obtenue avec une petite quantité d'émulsion; battez vivement et longtemps ; ajoutez enlin peu ä peu Ie reste de l'émulsion el l'eau de fleur d'oranger. Le looch doil peser 150 grammes.
ocr page 303
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VETERINAIRE. 291
Obs. Lorsque Ie looch blanc est additionné de ca­lomel, il faut absolument supprimer les amandes amères, ou mieux les remplacerparla formule suivante (Codex, 1884).
Calmant, adoucissant.
Polion éimilsive huileuse. {Looch huileux).
Huile d'amande douce.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Gorame arabique pulverisée............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Sirop de gomrae......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau distillée do fleurs d'oranger........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Préparez un mucilage avec la gomme et deux fois son poids d'eau; ajoutez l'huile par tres petites parties pour la diviser par une trituration prolongée et délayez enfin avec Ie reste des liquides (Codex, 1884).
Polion anlivomiiive de Rivière.
(Potion gazeuse).
INraquo; 1. Potion alcaline. Bicarbonate de potasse. 2 gr.
Eau distillée.......... 50
Sirop de sucre......... 15
Faites dissoudre Ie sei dans I'eau, et ajoutez Ie sirop.
Nraquo; 2. Polion acide... Acide citrique........ 2 gr.
Eau distillée........... 50
Sirop de Union........ 15
Faites dissoudre l'acide citrique dans l'eau et ajoutez Ie sirop.
Pouradministrercette potion, on fait prendre sucees-sivement au malade une cuillerée de chacune des deux potions, en commencent par Ie nquot; 1 (Codex, 1884).
Son emploi peut être tres utile dans Ie traitement de la gastrite du chien.
Polion r/ommeuse. (Julep gommeux).
Gomme pulverisée................... 10 gr.
Sirop simple.......................... 30
Eau distillée de fleurs d'oranger........ 10
Eau distillée.........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
ocr page 304
292nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Triturez dans un mortier la gomme avec Ie mélange de sirop et d'eau de fleur d'oranger, et ajoutez l'eau dis-tillée. En rempla^ant dans celte formule Ie sirop simple par Ie sirop diacode, on obtient la potion calmante dite julep diacodé (Codex, 1884).
Potion pectorale.
Infusé de fleurs pectorales............. 120
Sirop de gorame..................... 30
Mclez. (Codex, 1884.)
Potion simple. (Julep simple).
Sirop simple.......................... 30 gr.
Eau distillée de fleurs d'oranger........ 20
Eau distillée.......................... 100
Mêlez. (Codex, 1884.)
Potion de Todd.
Eau-de-vie vieille___ ................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Teinture de cannelle...... ...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
On remplace quelquefois I'eau-de-vie par le rhum (Codex, 1884).
Des poudres.
Les poudres sont le résultat de la division des corps solides en parcelles plus ou moins tenues. Elles sont simples ou composées.
Preparation. — Une fois que les parties a pulveriser sont bien desséchées et bien mondées, on les concasse plus ou moins finement par les procédés qui con-viennenl le mieux a la nature des substances et au genre de poudre que Ton veut obtenir. Le produit est ensuite soumis au tamisage. Nous nous sommes assez étendu sur ce point au chapitre de la pulverisation et de la tamisation, pourpouvoir passer outre en ce moment.
ocr page 305
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 293
Caraclères (Tune bonne poudre. — D'une maniere gé­nérale, les poudres doivent étre bien sèches, complète-ment impalpables et d'un aspect mal plus ou moins prononcé; il faut que cetle coloration soit bien uni­forme. Enfin, il doit paraitre exister une veritable adherence entre les fines parcelles qui la composent, au point de tomber en masse ou de couler comme une veritable veine liquide, quand on les change de recipient.
Conservation des poudres. — Les substances réduites en poudre doivent élre conservées a l'abri de la lu-mière, qui les décolore et les altere profondément. 11 est reconnu que les matières pulvérisées se conser-vent beaucoup moins bien que celles laissées entières, qu'elles attirent rapidement Thumidite de l'air et qu'elles ne tardent pas amp; être Ie siège d'une veritable fermentation. Les poudres aromatiques sont celles qui s'altèrentle plus vite en perdant, sous eet état,rodeur plus ou moins forte qui résumé souvent toutes leurs propriétés. L'indication que Ton doit tirer de la con-naissance de ces phénomènes est qu'il ne faut préparer que de faibles quantités de poudres a la fois, et que les provisions que l'on est oblige de conserver d'une année a l'autre doivent étre tenues dans un endroit sec et assez obscur. Il est certain que e'est pour les réserves, et non pour les poudres d'un usage journa-lier, que nous conseillons l'emploi de telles precautions. On peut en effet mettre celles-ci, sans craindre qu'elles s'altèrent, dans des pots ordinaires ou bien dans des fla­cons simplement bouchés et reconverts d'une capsule.
Une bonne methode de conservation des poudres con-siste k les placer dans des boites en bols qui ferment presque hermétiquement et que l'on appelle gallons. Quelque sauteurs, Hérouard, Breau (1), etc, conseillent
(1) Cités par Dorvault.
ocr page 306
294 -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE. .
de conserver certaines poudres, celles de cantharide, d'aconit, d'ipéca, de réglisse, dans des sacs en papier pour leur laisser Ie contact libre de l'air. D'après ce dernier, les poudres d'arnica, de cannelle, de crème de tarlreel de quinquina, se conserveraient égalementbien dans des sacs de papier et dans des bocaux, mais pour celles de camph7-e, d'asa fwlida, d'opium, de seilte, i\ serail nécessaire de les garder dans des vases bien bouchés.
En principe, on devra rejeter comme élantdes pou­dres altérées, toutes celles qui seront plus ou moins dé-colorées et qui ne posséderont plus ni leur odeur, ni leur saveur habituelles.
Les poudres laissent au medicament toute sa valeur thérapeutique et Ie représentent dans toute sa pureté; c'est pourquoi celte forme convient surtout aux subs­tances qui sont susceptibles d'etre modifiées par Ie con­tact d'un véhicule quelconque. Tous les medicaments véritablement énergiques peuvent êlre administrés de cette maniere et leur dosage est sur. laquo; Les principes solubles que les poudres contiennent sont aisément dissous par les liquides de l'estomac et elles ont exac-tement les mêmes propriétés que les substances qui ont servi a les faire. Les aulres preparations pharma-ceutiques de ces substances, au contraire, ont souvent moins d'énergie, moins d'activité que les poudres, mais elles sont plus facilement tolérées. Celte difference peut s'expliquer en admettant que les véhicules que l'on est force d'employer ne dissolvent pas tous les composes qu'elles renferment, ou bien que les traite-ments qu'elles subissent leur font éprouver des modi­fications utiles. Aussi doit-on préférer les poudres végétales ou animales k toutes les preparations qu'on peut faire avec elles, lorsqu'on ne redoute pas leur énergie ou lorsqu'elles ne doivent êlre prescrites qu'ä petites doses. Dans Ie cas contraire, il faut choisir les
ocr page 307
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VETERINAiaE. 29B
formes pharmaceutiqnes les plus douces et les plus faciles ä supporter. raquo; (Deschamps.)
11 est des poudres tres actives et que Ton admi-nistre par conséquent h de tres faibles doses, comme le calomel, l'émétique, le jalap et la scamonée chez le chien, l'acide arsénieux chez le cbeval, que Ton mé­lange, pour faciliter leur administration, a une poudre inerte, soit du sucre ou de la gomme.
Ces medicaments onten general l'inconvénient d'etre insolubles; on doit par conséquent, si on les fait pren-dre en potion, les mettre dans un état de division extreme ä l'aide d'une solution de gomme ou de mu­cilage. On peut los faire prendre aussi sous forme de bols, d'électuaires, de pilules, de cachets médicamen-teux; tout cela dépend des cas et varie avec les sujets que Ton a ä trailer.
Tout ce que nous venons de dire se rapporte aux poudres simples.
Les poudres composées résullent du mélange de plu-sieurs poudres simples, et dans leur preparation il faut observer les régies suivantes que prescrit le Codex :
1deg; laquo; Réduire séparément autant que possible chaque substance en poudre ;
2deg; Donner a chaque poudre la même ténuité, afin d'obtenir un mélange homogene ;
3deg; Mélanger tres soigneusement toutes les poudres simples dans un mortier, puis les passer a travers un tamis peu serre. raquo;
Acóté de ces poudres simples ou composées qui sonl destinées a être prises a l'inlérieur, il en est d'autres quel'onemploie, surtout en médecine vétérinaire, dans le traitement des plaies. Tout le monde connait Tusage de la poudre Demeaux et de Corne, celui de la poudre de charbon, de bismuth, d'amidon pur ou camphré, d'iodoforme, etc., etc.
ocr page 308
296nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Poudre adoucissanle.
Poudre de guimauve................. I - p p
Poudre de réglisse.................. i aa
Mélangez. (Codex, 1884.)
Poudre causligue arsénicale.
Acide arsénieux porphjrisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Cinabre pulverise.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GO
Sangdragon pulverise .................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Mélangez exactement. (Codex, 1884.)
Observations. — L'acüon caustique de celte poudre peut être augmentee en ajoutant une plus forte propor­tion d'acide arsénieux; on peut la diminuer en augmen-tantcelle du sulfure de mercure et du sang-dragon.
Délayée dans de l'eau gommée, cette poudre sert a confectionner des patés escharotiques.
Son action est fortement caustique.
Poudre de coaltar (Corne et Demeaux).
Coaltar...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Plätre blanc....................•___ 100
Mélangez. (Codex, 1884.)
Poudre cordiale tonigue (Lebas).
Gontiane pulvérisée ..................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Sei marin puriflé......................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Oxyde rouge de fer...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Mélangez. (Codex, 1884.)
Poudre diurélique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
Azetate de potasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Bicarbonate de soude..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Mélangez. (Codex, 1884.)
Poudre d'aloès. Réduisez l'aloès en poudre grossière dans un mor­tier en fer, desséchez-Ie complètement ä l'étuve, et terminez la pulverisation par trituration. Passez la poudre au tamis de soie n0 100. (Codex, 1884.)
ocr page 309
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 297
Poudre d'amidon. Araidon de froment entier............... q. v.
Pulvérisez I'amidon dans un mortier en marbre et passez la poudre autamis de soie nquot; 140.
Poudre de beltadone (feuilles). Feuilles de belladone récemment séchées et mondées. q. v.
Exposez ces feuilles pendant quelques instants dans une étuve chauffée ä. 40deg;; préparez Ia poudre par con­tusion dans un mortier de fer; passez au tamis de soie n0120.
Préparez de même la poudre de digitale (feuilles). (Codex, d884.)
Doses, cheval, 13-30 gr.; chien, 0,30 k 1 gr. (Kauf­mann).
Poudre de camphre. Camphiv............................... q. v.
Réduisez Ie camphre en poudre au moyen d'une rape ä sucre. Passez au tamis de erin n0 1, et conservez Ia poudre dans un flacon bouché. (Codex, 1884.)
Poudre de cantharide. Cantharides de l'année séchées.......... q. v.
Exposez les cantharides dans une étuve chauffée a 50deg;, puis pulvérisez-les sans residu dans un mortier en fer couvert; passez la poudre, seien I'usage auquel on la destine, au tamis de erin n0 3, ou aux tamis de soie n0 80 et n0100 réserves spécialement pour cette poudre. On ne doit négliger aucune precaution pour se mettre ä I'abri de Ia poussiere des cantharides.
Cette poudre doit ètre toujours récemment préparée et mieux encore au fur et a mesure des besoins (Co­dex, 1884).
I'oudre de c/iarbon vegetal. Charbon végétal........................ q. v.
Pulvérisez Ie charbon végétal dans un mortier cou-
17.
m
ocr page 310
298nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
vert, et passez au tamis de soie n0 120. (Codex, 1884.)
Poudre de gomine. Gomme arabique ou gomme du Senegal, blanche, choisie et mondée........... q. v.
Concassez grossièrementla gomme et faites-la sécher ä l'étuve vers 40deg;. Terminez la pulverisation et passez la poudre au tamis de soie n0 100.
Préparez de même la poudre de gomme adragante. (Codex, 1884.)
Puiidre de grains de lin.
(Farine de lin).
Semences de lin........................ q. s.
Mondez la grains de lin, faites-la sécher a l'étuve vers 40deg; et pulvérisez-la dans un mortieren fer, ou bien a l'aide d'un moulin ä noix d'acier et ä arêtes tran-chantes. Passez la poudre a travers un crible n0 16.
La farine de lin doit contenir toute la graine, amande et spermoderme. Elle doit être récemment préparée pour éviter la rancidité de l'huile, dont alle contient en moyenne 30 p. 100. Elle est douce au toucher, reste en masse quand on l'a pressée avec la main. Enfin eile forme emulsion avec l'eau et ne bleuit pas par l'eau iodée.
Préparez de même la poudre de moutarde noire (fa­rine de moutarde) en la passant au crible n0 25.
La farine de moutarde offre, dans sa couleur, un mélange du jaune verdätre de l'amande avec Ie rouge brunätre du spermoderme. Elle n'est pas anière, eile dégage une huile volatile tres odorante, tres acre, quand on la délaie dans l'eau froide. Comme la farine de lin, eile ne bleuit pas par l'eau iodée. (Codex, 1884.)
Poudre d'opium. Opium de Smyine officinal.............. q. v.
Coupez l'opium en tranches minces, faites-le sécher
ocr page 311
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MEDEC1NE VÉTÉBINA.IHE. 299
ä l'étuve vers 40deg;, pulvérisez-le par Irituration, et passez la poudre au tamis de soie n0 100.
On dolt conserver cette poudre dansun vase bouché. (Codex, 1884).
Doses : cheval, 5 a 20 gram.; chien, 0,10 ä 0,50 cen­tigrammes (Kaufmann).
Poudre de seigle ergoté. Ergot de seiglo de l'année et conserve sec. q. v.
L'ergot de seigle doit être pulverise dans un mortier en fer, oubroyé dansun moulin spécial et passé k tra­vers un tamis de erin n0 1. La poudre de seigle ergoté doit être préparée au moment du besoin (Codex, 1884).
Doses : cheval, 15 a 30 grammes; chien, 0,50 a 3 grammes (Kaufmann).
Poudre thériacale (Voir Élecluaire thériacal).
Des provendes médicamenteuses.
Delafond et Lassaigne ont ainsi dénommé des mé­langes de matières alimentaires auxquelles on ajoute des medicaments Ie plus souvent pulvérulents.
Celte forme médicamenteuse n'est guère plus em­ployee mainlenant et tend ä passer dans l'oubli. On s'en sert cependant quelquefois dans les maladies ä forme adynamique ou hydrohémique k marche lente ; durant la convalescence des maladies aiguës tres graves, comme par exemple, celle de la pneumonie adynamique des jeunes chevaux en état d'acclimate-ment. Dans ces différents cas, on se trouve trèsbien de l'adminislration de farines ou de sons frisés auxquels on ajoute une dose de sous-carbonate de fer, de sei marin, etc. Ces provendes se prètent aussi tres bien k l'administration d'agents médicamenteux sur des sujets qui vivent en troupeaux comme les moutons, les chè-vres, etc, lorsqu'une maladie épizoolique sévit sur eux.
ocr page 312
300nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Les animaux malades les prennent tres facilement d'eux-mêmes, et c'est la un de leurs principaux avantages. Ge mode d'administralion des toniques, car ce sont surtout des produits de cette classe que Ton fait pren-dre ainsi, doit être continue longtemps, parce que les eflets sont tres lents a se produire et ne sont sensibles qu'ä la longue.
Des savons.
Quand on met en presence des bases alcalines avec des graisses ou des huiles, ces derniers corps se trans-forment en acides gras qui donnent avec les alcalis les produits que l'on connait sous Ie nom de savons. C'est cette decomposition des corps gras par les alcalis que Ton appelle la saponification.
On distingue les savons solubles et les savons inso-lubles. Les premiers, qui sont ceux que Ton emploie Ie plus en médecine, ont pour base la potasse, la soude et l'ammoniaque et sont solubles dans l'eau et dans l'al-cool. L'action dissolvante du premier liquide est d'au-tant plus grande, qu'il est moins riebe en sels et que les corps gras qui ont servi ä la preparation du savon ren-ferment plus d'oléine. Celle de l'alcool augmente avec la temperature et Ie soluté reste liquide, si Ie savon est ä base d'huile d'olive, tandis qu'au contraire, il se prend en gelee s'il a été préparé avec une graisse animale. C'est sur ce dernier principe qu'est basée la prepara­tion du baume opodeldoch.
Les savons qui servent Ie plus en médecine vétéri­naire sont, par ordre d'importance :
1deg; Le savon de potasse, dit aussi savon noir, savon verl ou savon mou;
2deg; Le savon de soude (savon blanc);
3deg; Le savon amygdalin ou medicinal;
4deg; Le savon animal ou a la moelle de bceuf.
ocr page 313
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 301
Les savons de potasse et de soude s'obtienneut en traitant les huiles de colza, de navette ou de chènevis par Ia potasse ou la soude caustiques. On les emploie presque exclusivement è, l'extérieur pour nettoyer et débarrasser la peau des matières grasses, épithéliales et sudorales qui la souillent. Cette action detersive est raise ä profit dans Ie traiteraent de toutes las maladies cutanées parasitaires ou autres, oü ils agissent, sinon contre la cause morbide, tout au raoins en préparant le tegument, en amincissant l'épiderme et en permet-tant ainsi aux matières médicaraenteuses d'agir avec plus d'efflcacité. De plus, comme ils sont légèrement irritants, ils excitent les follicules pileux et activent la poussée des poils.
Le plus économique et Ie plus actif, parce qu'il ren­ferme un exces de potasse, est Ie savon noir ou Ie savon mou, auquel nous demandons souvent, en outre de son action detersive, un effet résolutif conlre les en­gorgements des membres, tendineux ou articulaires et contre les entorses. C'est a ce titre qu'onle fait entrer quelquefois dans Ia composition de certaines pommades ou de certaines charges.
Dissous dans de l'eau, il sert a préparer des lave­ments savonneux qui sont quelque peu excitants pour le rectum, rendent sa muqueuse plus glissante et fa-vorisent ainsi Ia defecation
A I'intérieur on I'emploie quelquefois comme exci­tant du tube digestif dans les cas de coliques venleuses ou stercorales, mais nous n'en conseillons pas l'usage, car il y a mieux dans Ia thérapeutique médicale. Nous en dirons aulant de son emploi comme diurétique.
C'est un excipient assez bon pour la confection des bols a Taloès, dont il diminuerait, parait-il, les pro-priétés irritantes ; mais le savon medicinal lui est bien preferable.
ocr page 314
302nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
Savon medicinal. (Savon amygdalin),
Huile d'amande douce................. 2100 gr.
Lessive des savonnieis................. 1000
Meltez I'liuile dans un vase en faience ou en verre ; gjoutez-y la lessive par portions et lentement, en ayant soin d'agiter pour obtenir un mélange exact. Placez ensuite la capsule pendant quelques jours ä une tem­perature de 18ä20o, et continuez ä agiter Ie mélange de temps en temps avec une spatule en verre, jusqu'ä ce qu'il ait acquis la consistance d'une päte molle. Di-visez-le alors dans des monies en faience d'oü vous le retirerez lorsqu'il sera entièrement solidifié.
Ce savon ne doit être employé pour l'usage medicinal que lorsqu'il a perdu, par un ou deux mois d'exposition h Fair, l'excèsd'alcali qu'ilretient aprèssapreparation. 11 doit alors ne plus avoir de saveur caustique et ne plusréduire le calomel. (Codex, 1884.)
Son exposition a I'air a pour but de carbonater la soude employee en exces, et Ton peut s'en servir dès qu'il ne colore plus le calomel en gris.
Ce savon sert d'excipient a de nombreuses prepara­tions destinées a l'usage interne; il convient tres bien pour confectionner les masses pilulaires ä base d'aloès, d'extrait de coloquinle et de gomme-gulle. On peut l'em-ployer pour combattre I'empoisonnementparles acides et comme fondant et diurétique dans les affections cal-culeuses.
Mais c'est surtout dans les preparations externes qu'il y a lieu de le recommander. Sous forme de teinture de savon, il agit comme un léger irritant el résolutif local que Ton pent employer centre les engorgements chroniques de la peau et des ganglions superficiels. Si on l'associe k d'autres agents médicamenteux pour former un liniment, ces substances traversent plus faci-
ocr page 315
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 303
lement Ie derme et sont beaucoup plus efflcaces.
Deschamps a désigné sous Ie nom de saponés les pre­parations qui résultent du mélange d'une substance active avec la teinture de savon ou les savons solubles en general.
Quant au savon animal, il na aucune importance en pharmacie vétérinaire; il sert a, la preparation du baume ppodeldoch et de quelques saponés solides qu'on n'em-ploie qu'exceptionnellement.
Des sinapismes.
Ce sont des cataplasmes que l'on préparé avec de Teau froide et de la farine de moutarde noire.
On sait qu'il existe dans la moutarde deux principes : la myrosine qui est une matière albuminoïde et Yacide mi/ronique qui s'y trouve k l'état de myronate de po-tasse. Or, sous l'influence de l'eau, ces deux principes réagissent l'un sur l'autre et donnent naissance k un produit nouveau, TAuiVe essentielle de moutarde, qui est un sulfo-cyanure d'allyle, lequel ue préexiste pas dans la graine. L'eau chaude äplus de 73deg; modifie la myrosine et l'empéche de determiner la transformation du myronate de potasse en essence de moutarde. Il en est de même des acides, de l'alcool et des alcalis.
Les sinapismes sont d'un emploi tres frequent dans la médecine des animaux, surtoutchez Ie cheval oü ils servent k combattre tres efficacement toutes les mala­dies congestives des organes internes soit pectoraux, soit abdominaux.
Après avoir étendu la päte molle sur un linge, on ap­plique ce cataplasme sur la partie que l'on vent rubé-fier, généralement sous la poitrine ou sous Ie venire. Cette application doit se faire directement sur la peau préalablemenl rasée et que l'on frictionne k sec dans quelques cas, pendant une minute ou deux, dans Ie but
ocr page 316
304nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
de favoriser l'action du sinapisme. Celui-ci est main-tenu en place ä 1'aide d'un appareil spécial, et on le laisse agir pendant une duree quivarie suivant la dis­tinction du sujet, la gravité de sa maladie, l'état de fraicheur ou d'ancienneté de la poudre, etc., etc.
Essence de moutarde.
C'est en distillant de l'eau sur de la moutarde, apres une maceration de plusieurs heures, que l'on obtient l'essence de moutarde. Celle-ci se présente sous l'as-pect d'un liquide incolore, quand eile est pure. Sa sa-veur est d'une grande äcrete et son odeur tres pene­trante et désagréable; sa densité est de 1,010 a l,0i5 etellecristalliseen prismesrhomboïdaux. Cette essence est presque insoluble dans l'eau, mais eile se dissout en toutes proportions dans l'éther et dans l'alcool. Sur la peau eile produit une forte vcsication. On a propose un soluté de 1 partie de cette huile dans 20 parties d'alcool, pour rem placer les sinapismes (Fauré). Tres probablement, c'est cette preparation ou tout au moins une preparation analogue, qui constitue le sinapisme Savary.
Des sirops.
Les sirops sont des medicaments liquides ayant une consistance visqueuse, qu'ils doivent ä une forte pro­portion de sucre. Celui-ci forme environ les 2/3 de leur poids; il leur donne une densité voisine de 1, 32 ä la temperature de 15 et de 1, 26 quand ils sont bouil-lants. Tons les sirops n'ont pas exactement la méme densité (Codex).
En parcourant les livres anciens qui ont trait a la pharmacie, on voit qu'avant la découverle du sucre, les sirops étaient faits avec du miei: c'était done des melléolés.
ocr page 317
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 30ö
Les buts que l'on se propose dans la preparation des sirops, sont d'abord de conserver certains medicaments sous une forme commode, et ensuite de faciliter l'admi-nistration de ceux dont Ie gout plus ou moins amer les rendrait désagréables aux malades. Ce dernier point devue n'aaucune importance dans la médecinedes ani-maux, puisque, quelle que soit la saveur du medicament, on est toujours oblige d'agir avec violence pour Ie faire avaler.
Preparation des sirops. — Cette preparation peut se faire de plusieurs manières, mais la plus simple est celle qui se fait par solution du sucre k froid et filtra­tion au papier. Pour démonlrer combien cette methode est pratique, nous ne saurions mieux faire que de laisser la parole ä Deschamps, d'Avallon, dont la par-faite competence en pharmacie est universellement reconnue.
laquo; Les pharmaciens ne peuvent s'accorder sur la ma­niere de faire un sirop. C'est cependant une operation bien simple, bien facile ä comprendre. Quoi de plus simple en effet que de prendre un liquide, d'y ajouter du sucre, de faire dissoudre et de passer ou de flltrer la solution. Eh bien! non, cela n'est pas comprehensible pour tout Ie monde. On dirait qu'il se passe quelque chose de mystérieux pendant la concentration d'un sirop que Ton prepare par ebullition, et que ces phé-nomènes occultes augmententses propriétés, tantil est difficile de faire apprécier Ie procédé par simple solu­tion, qui se recommande par sa simplicité. raquo;
Dans les autres procédés, laquo; Ie pharmacien est oblige de surveiller leur preparation, tandis qu'un sirop par simple solution n'exige aucune surveillance. Le plus grand de tous les inconvénients du modus faciendi que nous combattons, c'est qu'on applique a la prepara­tion des sirops la concentration par ebullition, opéra-
ocr page 318
306
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
tion dont tous lespharmaciens ne veulent pas se servir pour fabriquer d'autres medicaments (1). raquo;
Gelte methode est done la plus simple, et par eile, la preparation d'un sirop devient une operation banale que n'importe qui peut entreprendre et conduire ä bien, sans même l'avoir jamais faite ni vu faire. •
La clarification des sirops prepares a froid s'obtient en les filtrant simplement au papier; Ie produit re-cueilli est tres beau, parfaitement clair, et ne s'allère pas facilement. Cette operation est un peu longue, et si l'on a ä en filtrer plusieurs litres, il faut renouveler Ie papier toutes les vingt-quatre heures; mais eet in­convenient ne doit pas être un obstacle a son emploi, car la filtration peut se faire sans aucune surveillance et ne demande aucun soin particulier.
Conservation des sirops. — Bien que cette question soit tont a, fait secondaire pour les vétérinaires, qui n'auront qu'exceptionnellement a garder des réserves de sirop, nous dirons cependant que leur conservation dépend de leur degré de concentration. Insuffisam-ment concentre, un sirop ne tarde pas a fermenter; trop concentre, il laisse déposer des cristaux qui vont tapisser Ie fond de la bouteille, et Ie reste du liquide, devenant pen concentre, ne tarde pas a devenir, comme précédemment, Ie siège d'une fermentation.
Le sirop simple doit peser froid 34deg; ou 35deg; Baumé; sa densité est de 1,385. La limpidité du sirop et la bonne qualité du sucre employé ä sa confection sont une condition favorable ä sa bonne conservation. Les sirops simples et ceux prepares avec quelques eaux distillées, les sirops acides, alcooliques, vineux, sont ceux qui se conservent le mieux et le plus longtemps. Ceux au contraire qui renferment des principes muci-
(1) Compendium do pharmacio pratique.
ocr page 319
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 307
lagineux, comme celui de diacode, fermentent rapide-ment pendant l'été.
Pour empêcher les sirops en general de s'altérer, on doit les mettre daiis des bouteilles sèches, qui seront tenues bien bouchées et que l'on placera dans un en-droit sec et frais. Malgré ces precautions, il n'est pas toujours possible d'empècher la fermentation d'avoir lieu; on la reconnalt äu bruit que l'on entend quand on débouche une bou teilte, a l'odeur que Ie liquide ré-pand, et surtout h l'apparition de la mousse qui se produit a sa surface quand on l'agite, ou quand on Ie transvase.
Il y a plusieurs methodes pour arrèter cette fermen­tation ou pour rhabiller les sirops, comme on Ie dit en pharmacie :
1deg; En leur faisant lever un bouillon sur Ie feu, sauf ensuite ä ajouter de l'eau pour remplacer celle qui s'est évaporée pendant l'opération;
2deg; En ajoutant une faible quantité d'alcool k 95deg; sur Ie sirop. La fermentation cesse sur-le-champ, toutes les bulles d'air et la mousse disparaissent, mais ce moyen est rarement süffisant et son effet n'est que momen­tane;
3deg; Enplagantles sirops bouillants dans des bouteilles que l'on maintient fermées (methode d'Appert);
4deg; En employant la methode Carré, qui consiste ä placer dans Ie vide du goulot de la bouteille une allu-mette incandescente, ä la retirer aussitót et a boucher tout de suite.
Deschamps recommande en toute assurance, dans Ie hut de s'opposer h l'apparilion des mycodermes et h l'odeur qui est la consequence de leur développement, d'agiler les bouteilles de sirop deux fois par mois.
Dans tous les cas on doit considérer comme plus ou moins altérés tous les sirops qui ont été rhabillés; sui-
ocr page 320
308nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
vant Baumé, il parait que ceux qui ont élé raccom-modés plusieurs fois ne fermentent plus.
Strops d'extrait. — La preparation en est tres simple suivant Ie procédé d'Huraut-Moutillard, qui consiste ä dissoudre ä chaud, amp; l'aide d'une cuiller, les extraits dans leur poids d'eau, et a mélanger ce soluté au sirop simple.
Usages. — Les sirops ne sauraient étre employés dans Ie traitement des affections du cheval et des grands animaux en general, ä cause de leur prix de revient qui est trop élevé et des doses trop grandes qu'il en fau-drait prescrire. Mais cet inconvenient disparait dans la médecine des petitesespèces, et celle du chien en par­ticulier, pour lequelles divers sirops offlcinaux peuvent convenir dans nombreuses circonslances. Pour notre part, nous avons souvent present Ie sirop thébaïque, celui de morphine, de chloral, etc., etc., et nous en avons obtenu les meilleurs effets. Ils s'emploient purs ou en potions, on les fail prendre par cuillerées, une, deux, trois par jour, suivant la dose que Ton desire donner au malade. Nous rappelons que la cuillerée ä bouche de sirop pèse 23 grammes, et celle ä café 6 grammes.
Sirop d'aeonil.
Alcoolaturo d'aconit................... 100 gr.
Sirop de sucre........................ 900
20 grammes de sirop contiennent 2 grammes d'al-coolature d'aconit (Codex, 1884).
Sirop de bäume de Totti.
Baume de Tolu sec................... 50 gr.
E;iu distillée..........................nbsp; nbsp; 1000
Sucre blanc___......................nbsp; nbsp; q. s.
Faites digérer Ie bäume de Tolu avec la moitié de l'eau, pendant deux heures au bain-marie couvert, en ayant soin d'agiter fréquemment : décantez Ie soluté
ocr page 321
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 309
balsamique, remplacez-le par la seconde moilié de l'eau presente, et faites digérer comme précédemment. Réunissez Ie produit des deux digestions; laissez re-froidir, flltrez au papier. Ajoutez Ie sucre dans la pro­portion de 180 parlies pour 100 parties de liquide. Faites un sirop par simple solution, au bain-marie cou­vert, et filtrezau papier (Codex, 1884).
Sirop de belladone.
Teinture de bolladone................. 75 gr.
Sirop de sucre....................... 925
Mélangez. — 3 grammes de ce siropnbsp; nbsp;correspondent a 37 centigrammes de teinture de belladone (Codex, 1884).
Sirop de clüoral.
Hydrate de chloral cristallisé...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -55
Sirop de sucre préparé ä frold ........nbsp; nbsp; nbsp; 900
Teinture d'essence de menthe.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Dissolvez l'hydrate de chloral dans l'eau; mélangez Ie soluté au sirop et aromatisez avec la teinture d'es­sence de menthe (Codex, 1884).
Sirop de morphine,
Chlorhydrate de morphine............. 0,50
Eau distillée.......................... 10 gr.
Sirop de sucre préparé ä froid.........nbsp; nbsp; nbsp; 990
Dissolvez Ie sei dans l'eau distillée, et mélangez Ie soluté avec Ie sirop de sucre.
20 grammes de ce sirop contiennent 1 centigramme de chlorhydrale de morphine (Codex, 1884).
Sirop de codéine.
Codeine pulvérisée....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0,20
AIcool ä 90raquo;..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Sirop de sucre........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 95
Faites dissoudre la codeïne dans l'alcool et ajoutez Ie soluté au sirop de sucre.
ocr page 322
310nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
20 grammes de ce sirop contiennent 4 centigrammes de codeïne (Codex, 1884).
Sirop diacode. (Sirop d'opium faible).
Extrait d'opium....................... 0,50
Eau distillée.......................... 4,50
Sirop de sucre....................... 995
Faites dissoudre l'extrait d'opium dans i'eau dis­tillée et mêlez Ie soluté avec Ie sirop.
20 grammes de ce sirop contiennent 1 centigramme d'extrait d'opium (Codex, 1884).
Sirop de digitale.
Teinture de digitale................... 25 gr.
Sirop de sucre........................ 975
Mélangez.
20 grammes de ce sirop correspondent ä 50 centi­grammes de teinture de digitale (Codex, 1884).
Sirop d'éther,
Sirop de sucre préparé ä froid..........nbsp; nbsp; nbsp; 700 gr.
Alcool a 90deg;.......................... 50
Eau distillée.........................nbsp; nbsp; nbsp; 230
Ether officinal........................ 20
Mêlez exactement (Codex, 1884).
Sirop de gomme.
Gomme blanche lavée................. 1000 gr.
Eau distillée.......................... 4300
Sucre blanc concassé.................. C700
Faites dissoudre la gomme dans l'eau froide en agi-tant de temps en temps jusqu'ä solution complete; ajoutez Ie sucre, et faites au bain-marie un sirop que vous passerez au blanchet.
Ce sirop contient la douzième partie de son poids de gomme (Codex, 1884).
Sirup d'ipéca.
Extrait d'ipécacuanha.................. 10 gr.
Alcool ä 60deg;.......................... 30
ocr page 323
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 311
Eau distillée.......................... 340
Sucre Wane........................... 630
Dissolvez k une douce chaleur l'extrait dans l'alcool, versez la solution, ainsi que l'eau distillée, sur Ie sucre concassé que vous aurez préalablement introduit dans un ballon. Faites dissoudre au bain-marie, puis filtrez au papier après refroidissement.
20 grammes de cesirop contiennent 20 centigrammes d'extrait d'ipéca (Codex, 1884).
Strop de nerprun.
Sue de nerprun....................... 1000 gr.
Sucre blanc.......................... 1000
Faites cuire jusqu'a ce que Ie liquide bouillant mar­que 1,27 au densimètre. Passez ä travers un blanchet (Codex, 1884).
Sir op d'opium. (Sirop thébaïque.)
Kxtrait d'opium........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Sirop de sucre........................ 990
Faites dissoudre ä froid l'extrait dans l'eau distillée et mélangez Ie soluté avec Ie sirop.
20 grammes de ce sirop contiennent 4 centigrammes d'extrait d'opium (Codex, 1884).
Sirop de ralanhia.
Extrait de ratanhia.................... 2ó gr.
Sirop de sucre....................... 975
Faites dissoudre ä chaud l'extrait de ratanhia dans Ie double de son poids d'eau distillée. Ajoutez Ie soluté au sirop bouillant. Continuez a chauffer jusqu'ä ce que Ie tout soit ramene au poids de 1000 grammes: passez.
20 grammes de sirop de ratanhia contiennent 30 cen­tigrammes d'extrait de ratanhia (Codex, 1884).
Sirop de sucre.
Sucre blanc........................... 1700 gr.
Eau distillée......................... 1000
ocr page 324
312nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Cassez Ie sucre en morceaux: mettez-Ie dans une bassine avec la quantité d'eau prescrite, puis chauffez jusqu'a ebullition et passez au premier bouillon, ou fillrez.
Le sirop bouillant doit marquer 1,26 au densimètre.
Ou peut aussi préparer le sirop de sucre a froid en employant les proportions suivantes.
Sucre tres blanc...................... 1800
Eau disüllée.......................... 1000
Faites dissoudre a froid et filtrez. Ce sirop marque 1,32 au densimètre (Codex, 1884).
Sirop de sulfale de strychnine.
Sulfate de strychnine................... 0,05 centigr.
Eau distillée........................... 4 gr.
Sirop de sucre préparé ä froid..........nbsp; nbsp; 196
Faites dissoudre le sulfate dans l'eau distillée, et mé-langez le soluté avec le sirop de sucre.
20 grammes de ce sirop contiennent 0,003 (S milli­grammes) de sulfate de strychnine (Codex, 1884).
Sue de nerprun. Fruits do nerprun en maturité........... q. v.
Écrasez les fruils avec les mains, et abandonnez le tout ä la fermentation jusqu'äce que le sue soit éclairci, ce qui exige trois ou qualre jours environ. Passez alors avec expression et filtrez ä la chausse (Codex, 1881).
Des solutions et mieux solutés.
Les solides sent les preparations pharmaceutiques les plus faciles a, faire, puisqu'il s'agit simplement de mettre en contact un corps solide soluble avec un liquide approprié.
Ces solutions se font ä chaud ou plus souvent ä froid et ne nécessitent ordinairementque peu de temps, quel-ques minutes a peine. Cependant, il n'en est pas ainsi
ocr page 325
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 313
de toutes, et nous devons signaler, comme étant tres
longues ä faire, les solutions d'acide arsénieux que les
vétérinaires ont souvent l'occasion d'employer.
Ces medicaments sont généralement magistraux,
et s'emploient les uns a l'intérieur et les autres a
l'extérieur.
Solution de sulfale de fer.
Sulfate de fer du commerce............ 10 gr-
Eau.................................. 90
Dissolvez. (Codex, 1884.)
Solution officinale de perchlorure de fer. (Perchlorure de fer liquide. Chlorure ferrique dissouä). Tournure de fer ou pointes de Paris.... 1000 gr. Acide chlorhydrique officinal........... 3000
Opérez comme il est dit pour la preparation du chlo­rure ferreux (1), et dissolvez les cristaux dans une quantité d'eau distilée, teile que la solution marque 1,10 au densimètre.
Divisez celle liqueur dans plusieurs flacons de Woulf et faites passer bulle ä bulle un courant de chlore lavé. Gontinuez Ie dégagement jusqu'ä ce qu'une petite quantité du liquide prisdans ledernier flacon ne donne
(l) Chlorure ferreux cristallisé (Protochlorure de fer).
Prenez:
Pointes de Paris................. 1Ö0 grammes.
Acide clilorhydrique officinal..... 300 —
Étendez l'acido de deux fois son volume d'c.iu distillée et versez-le sur Ie fer. Agitez de temps en temps, chauffez faiblement pour activer la reaction, et continuez jusqu'ä ce que 1c dégagement gazeux cesse de se produire, en ayant soin de laisser un exces de fer dans la liqueur.
Évaporez la solution jusqu'ä ce qu'elle pose bouillante, 1,58 au densimètre. Filtrez et abandonnez a cristallisation dans un lieu frais. Décantez après dix ou quinze heures, égouttez les cristaux, lavcz-les a 1'eau distillée récemment bouillie, pour enlever les restes de l'eau mère, faites-lcs sécher rapidement entre des doubles de papier non collé et enfermez-les dans los flacons bien bouchés (Codex, 1884).
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d8
ocr page 326
314nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
plus de précipité bleu par le ferricyanure de potassium.
Réunissez alors la totalité du liquide; ajoutez avec precaution et en agitant sans eesse, une solution con-centrée de chlorure ferreux jusqu'ä ce que toute odeur de chlore ait cotnplètement disparu, en évitant loutefois d'introduire un exces de protochlorure.
Ramenez enfin la solution de chlorure ferrique 'ä la densitéde 1,26, par l'addition süffisante d'eau distillée.
Caractères. — La solution officinale de perchlorure de fer ne doit pas dégager d'hydrogène au contact de la limaille de fer, ni decomposer le bromure de potas­sium, ni donner de précipité bleu au contact du ferri­cyanure de potassium. Elle doit marquer 1,26 au densimètre; sa composition est alors représentée en centièmes par:
Chlorure ferrique anhydre............. 2fi gr.
Eau.................................. 74
(Codex, 1884.)
Préparé de cette facon.le perchlorure de fer est chi-miquement pur et se conserve parfaitement sans éprou-ver la moindre alteration (Deschamps). Mais ce procédé, que Ton doit a M. Adrian, s'il n'est pas difficile, de-mande un temps assez long et I'emploi d'un appareil de Woulf qu'on ne se procure pas toujours aisément dans la pratique. Aussi indiquons-nous la methode sui-vante dont nous devons tous les détails précis ä l'ex-trème obligeance de M. Delaud, chef des travaux dechi-mie et de pharmacie ä l'École vétérinaire de Toulouse, qui a bien voulu nous adresser k ce sujet une note ma-nuscrite que nous reproduisons.
On prend :
(i Tournure de fer ou pointes de Paris. Acide chlorhydrique offtcinale.
laquo; Étendre l'acide de 2 fois son volume d'eau distillée et verser sur le fer place dans une capsule enporcelaine.
ocr page 327
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 313
—nbsp;Chauffer légèrement et agiler jusqu'ä ce que le de-gagement d'hydrogene cesse, en ayant la precaution de laisser un exces de fer.
laquo; On a ainsi du protochlorure de fer PeaCl4 qui se pré­sente sous la forme d'une solution verdêitre.
laquo;Decanter pour séparer le protochlorure de fer non at­taque. — Nettoyer la capsule, y verser le protochlorure.
—nbsp;Replacersur le fer el ajouler de l'acide azotique pen a pen en agitant conslammenl. 11 se forme un peu d'eau regale avec l'excès de HC1 qui persisle dans le protochlorure el ce dernier se perchlorure, la couleur devient rouge.
Fe2Cli-|-2HCl (AzCmp = (H^Op Az^O* -t-FeäCllaquo;.
laquo; La densité doit être de 1,26; il faut done concentrer davantage si eile est inférieure raquo;
Comme celle préparée selon la methode du Codex, cette solution officinale ne doit pas dégager d'hydrogène au contact de la limaille de fer, ce qui indiquerait un exces d'acide chlorhydrique. — Enfin, avec une solution de ferricyanure, on ne doit rien obtenir. Un précipité bleu serail la preuve que lout n'est pas perchlorure et que la preparation renferme encore du protochlorure; il faudrait dans ce cas la reporter sur le feu et ajouter une nouvelle quanlilé d'acide azotique pour achever la transformation en perchlorure.
L'ammoniaque sert aussi k montrer le moment oü la preparation est terminée, car eile colore en vert le pro­tochlorure, et en rouge le perchlorure.
Le perchlorure de fer est un liquide visqueux, siru-peux, d'un jaune safrané plus ou moins foncé, vu k la lumière réfléchie; d'un jaune doré verdèlre plus ou moins foncé aussi, quand il est vu par transparence. Son odeur est fortemenl chlorée, sa saveur tres aslrin-gente mais nullement acide.
ocr page 328
316nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Ce liquide peut étre acide, basique ou neutra; ce dernier, seul, convient aux usages de la médecine et de la chirurgie; il est surtout tres important qu'il ne soit pas acide. On Ie reconnait a l'aide du papier de tour-nesol.
On obtient tres vite des liqueurs ayant divers degrés de concentration par les mélanges suivants:
20 gr. de solution offlcinale avec 3 ge. d'oau
distillée donnent une solution è.......... 1,21 densim. (25deg; Be)
20 gr. de solution offlcinale avec 10 gr. d'eau
distillée donnent une solution ä......... I,IG — (25deg; Bc)
20 gr. de solution offlcinale avec 20 gr. d'eau
distillée donnent une solution ä......... 1,11 — (15deg; Be)
20 gr. de solution offlcinale avec 40 gr. d'eau
distillée donnent une solution ä......... 1,07 — (10deg; Be
Sous-acétate de ptomb liquide. (Acetate basique de plomb. Extrait de Saturne).
Acetate do plomb neutre cristallisé..... 3000 gr.
Litharge pulvériséo.................... 1000
Eau distillée.......................... 7500
Versez l'eau distillée dans une terrine que vous pla-cerez au bain-marie, faites-la chauffer quelques ins­tants ; ajoutez l'acétate de plomb, et, après dissolution, la litharge. Continuez ä chauffer en agitant saus cesse jusqu'ä dissolution complete de eet oxyde. Filtrez et conservez a l'abri de l'air dans des flacons bouchés. La liqueur devra marquer 1,32 au densimètre ä -j- 15deg;.
Cette preparation peut se faire ä froid en réduisant la proportion d'eau a 7,000 grammes. Prolongez alors Ie contact des malières, en agitant souvent jusqu'ä dissolution de la litharge. Filtrez, etc.
Caractères. — Le sous-acétate de plomb liquide doit être incolore. Traite par un exces dammoniaque, il doit donner un précipité blanc sans aucune coloration de la liqueur surnageante. Toxique (Codex, 1884).
ocr page 329
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 317
Des teintures.
On donne ce nom en pharmacie ä l'alcool ou ä l'élher chargé par dissolution du principe actif d'une ou plu-sieurs substances médicamenteuses, quelle que soit du reste leur nature.
On voit d'après cette definition que l'on peut avoir des teintures alcooligues, ou des teintures éthérées et des teintures simples ou composées. Autrefois on les désignait sous Ie nom de baumes, d'élixirs, degouttes, d'essences, de quintessences, etc., etc. Quelques-uns de ces termes sont même restés, comme c'est Ie cas pour Ie bäume du Commandeur, ie bäume de Fioravanti, l'élixir parégorique et les gouttes amères de Baumé. En 1822, Ghéreau a propose de les appeler alcoolés ou é/hérolés, selon que l'on avait affaire a une solution dans l'alcool ou dans l'éther. Aujourd'hui, malgré la proposition de Ghéreau qui était fort juste et qui de-vrait étre la seule existante, on continue ä les designer sous Ie nom de teintures, parce que Ie produit de la dissolution est plus ou moins coloré.
A. — Teintures alcooliques ou alcoolés.
Elles résultent de la dissolution dans l'alcool d'un principe médicamenteux quelconque.
On doit toujours choisir de l'alcool pur a 95deg;, saut ä l'étendre d'eau distillée, si on désire l'employer a un degré plus faible; dans aucun cas on ne fera usage de l'eau-de-vie ordinaire. En pharmacie, suivant que les matières que l'on traite sont plus ou moins riches en extractif, en principes résineux et huiles volatiles, ou bien en résines proprement dites, baumes ou téré-benthines, on emploie, d'après Ie Codex, de l'alcool a 60deg;, k 80deg; ou a 90deg; de l'alcoomètre centesimal. Les proportions officielles sont, en general, de 5 parties
18.
ocr page 330
318
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
d'alcool pour 1 partie de matière médicamenteuse, excepté loutefois pour quelques teintures comme celles de cantharide, d'opium, etc, oü la quantité d'alcool est doublée.
Quant aux produits solides qui doivent servir a la preparation des leintures, on sait qu'en les divisant ils seront beaucoup plus facilement attaquables par Ie dissolvant; ils devront de plus être secs, afin que leur eau de vegetation, si ce sent des plantes, en se mélan-geant a Talcool, n'abaisse pas Ie titre de celui-ci.
Preparation. — Lorsque Ie medicament est soluble (camphre, iode), on agit par solution k froid, en Ie tri-turant dans un mortier et en ajoutant peu a pen Falcool; on verse ensuite Ie tout dans un flacon que l'pn agite. Ces teintures produites par simple solution portent plus spécialement lenom d'alcoolés. Ex.: alcooléd'iode, alcoolé d'aloès.
Quand Ie corps n'est pas complètement soluble, comme c'est Ie cas pour toutes les poudres végéta-les, on a recours a la maceration, ou ä la lixiviation. Comme nous l'avons dit, dans ce dernier cas on se sert d'uri appareil spécial, ditadéplacement, compose d'une allonge et d'un recipient. Son mode d'emploi nous est connu, de même que tous les détails relatifs k ces deux operations; c'est pourquoi nous passerons outre. Cependant nous rappellerons que, soit pour la mace­ration, soit pour la lixiviation, on peul faire agir tout l'alcool en une seule fois ou Ie diviser en deux moitiés par lesquelles on traite successivement toutela matière ä teinture. De cette maniere, on obtient un macéré ou un lixivié qui possède un degré de concentration maxi­mum.
Si c'est une teinture composée que Ton veut préparer, c'est-a-dire, si l'on veut faire passer l'alcool sur plu-sienrs substances, il faut soumettre celles-ci ä son
ocr page 331
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 319
action selon l'ordre de leur moindre solubilite, comme cela se pratique pour Ie bäume du Commandeur ou leinture balsamique.
La maceration, si c'est ce procédé que l'on emploie, doit durer de 10 a lö jours, suivant Ia densité des lissus que Ton traite. Malgre sa lenteur, Deschamps, dans son livre,la conseille de preference ä la lixiviation, que Dorvaullreeommande au contraire d'une maniere toute spéciale, comme donnant de bons résultats, tout en étant une operation simple et économique.
Ces medicaments sont tres faciles ä conserver. On peut, en effet, les garder indéfiniment sans qu'ils s'al-tèrent en les placant dans des flacons bien bouchés et en les mettant dans im endroit frais. Après un cer­tain temps, les teintures laissent déposer au fond de la bouteille des matières blanchätres, floconneuses, pulvérulentes parfois, qui ne modifient en rien, pa-rait-il, leurs vertus thérapeutiques. Ce dépót est tres abondant dans la teinture d'ipéca, obtenue par dépla-cement, et dans toutes celles en general préparées dé cette facon.
Les teintures alcooliques spnt des medicaments pré-cieux en ce qu'elles conservent avec toutes leurs pro-priétés, et pendant un temps presque indéfini, les principes actifs des plantes sèches solubles dans l'alcool ou mieux l'eau alcoolisée.
Leur usage est quotidien dans les deux médecines, soit ä l'intérieur, soit comme medicament externe. Elles entrent dans la composition d'un grand nombre de formules.
On a étudié au commencement de ce chapitre les teintures faites avec les plantes fraiches sous Ie nom d'alcoolatures.
ocr page 332
320nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
B. — Teintures éthérées OU éthérolés.
Ou les préparé presque toutes avec de l'éther sulfu-
rique alcoolisé et quelquefois avec de l'éther acétique.
Dans Ie premier cas Ie Codex prescrit :
Ether rectiflé......................... 712 gr.
Alcool ä 90'.......................... 288
11 n'y a en pharmacie ni éthérolatures (teintures éthérées avec les plantes fraiches), ni éthérolats (dis­tillation de l'éther sur des plantes).
Comme pour les alcoolés, les teintures éthérées faites par solution simple sont dites spécialement éthérolés. On les pratique exclusivement sur les substances médiquot; camenteuses entièrement solubles par maceration ou a l'aide d'un mortier dans lequel on les triture en ajoutant peu ä peu l'éther. Ex.: Ether iodoformé, ether cam-phré. —Quand les matières que l'on traite sont incom-plètement solubles, on doit les traiter par lixiviation. L'appareil ä déplacement Ie plus commode a eet effet, est celui que l'on doit ä Guibourl, oü l'allonge est mise en communication avec Ie recipient par un long tube. (Voir flg. 13.)
Un tres petit nombre de teintures éthérées sont réel-lement utiles. Il n'y a de vraiment actives que celles faites avec des principes complètement solubles, comme-Ie camphre, l'iodoforme, car elles jouissent alors des propriétés de ces substances. Celles préparées avec des plantes qui renferment des matières résineuses actives, solubles ä cause de la presence des matières grasses, peuvent avoir aussi quelques propriétés. Mais lorsque les principes actifs sont insolubles dans l'éther, ces preparations ne sauraient avoir d'autres vertus que celles du véhicule.
En general, on admetque l'éther pur se charge diffi-cilement des principes médicamenteux contenus dans
J.
ocr page 333
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 321
les plantes; aussi ces teintures ne sont-elles jamais employees.
Teintwe batsamique. (Baume du Commandeur de Permcs).
Racine d'angélique.................... 10 gr.
Sommités fleuries d'Hypéiicum........ 20
Alcool a 80raquo;.......................... 720
Falles macérer pendant huit jours les substances convenablement divisées. Passez avec forte expression. Ajoutez ä la liqueur.
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Myrrhe...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Oliban...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Baume de Tolu......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Benjoin..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Faites macérer en vase clos pendant huit jours en agitant de temps en temps. Filtrez (Codex, 1884).
Cicatrisant qui convient aussi aux plaies de mau-vaise nature comme antiseptique.
Teintare d'aloès.
Aloès en poudre grossière............. 100 gr.
Alcool 4 60deg;.......................... 500
Faites macérer en vase clos pendant dix jours en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez (Codex, 1884).
C'est un tres bon medicament cicatrisant et désin-fectant pour toutes les plaies, et que l'on ne saurait trop employer. Il parait qu'il est un des meilleurs re-mèdes contre les brólures (Dorvault) ; on Ie connait cependant bien peu pour eet usage.
Teintwe de camphre concenlrée. (Alcool camphré. — Esprit de camphre).
Camphre.............................. 100 gr.
Alcool ä 90u.......................... 900
Faites dissoudre. Filtrez (Codex, 1884).
L'alcool camphré pur ou associé a d'autres subs-
ocr page 334
322nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
tances sert en frictions comme antirhumatismal. C'est aussi un excitant des plaies et un antiputride de pre­mier ordre, qui est beaucoup employé ä la clinique de Toulouse : on I'emploie pur ou plus ou moins étendu d'eau.
Teintare de camphre faible (Voyoz Enn-de-Vie camphrée).
Teinture de cantharide. Cantharidos grossicreinent pulverisées.. 10 gr. Alcoolä 80quot;........................... 100
Faites macérer en vase clos pendant dix jours, en agilant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez (Codex, 1884).
C'est un révulsif quel'on emploie tres souvent en fric­tions chez Ie cheval, particulièrement dans les cas d'allonges ou d'écarts. Il a l'inconvénient de ne pas avoir toujours une action egale ; tres généralement, en frictionnant de maniere k mouiller et ä sécher trois fois la region que l'on traite, on obtient un effet süffi­sant et pas trop fort.
Teinture d'exlrait d'opium. {Teinture thébaïque).
Extrait d'opium...................... 10 gr.
Alcool ä 60raquo;.......................... 120
Laissez en contact en vase clos, jusqu'a dissolution. Filtrez (Codex, 1884).
On l'administre aux mêmes doses que Ie laudanum de Sydenham. Getto teinture contient un 1/12 de son poids d'extrait d'opium.
Teinture de genliane.
Racine do gentiane en poudrc grossièro. 100 gr. Alcool a GOquot;.......................... 500
Falles macérer en vase clos pendant dix jours, en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez (Codex, 1884).
Préparez de méme la teinture A'aconit (feuilles),
ocr page 335
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDEC1NE VÉTÉRINAIRE. 323
d'arnica (fleurs), de belladone (feuilles), de ciguë (feuil-les), de coca (feuilles), d'ipécacuanha (racine), de Jalap (racine), de jusquiame (feuilles), des difTérents quinqui­nas, de ratanhia (racine), de Scilk (squames). 'feinture de genliane alcaline.
(Elixir ainer de l'eyrilhe).
Racine de gentiane en poudre giossière.nbsp; nbsp; nbsp; 100 gi'.
Carbonate do soude...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Alcool ä eolaquo;..........................nbsp; nbsp;3000
Faites macérer en vase clos pendant dix jours, en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez (Codex, 1884).
Teinture d'iode.
lode sublimé........................ 10 gr.
Alcool ä 90raquo;.......................... 120
Faites dissoudre. Conservez dans un flacon en verre coloré. La teinture d'iode doit toujours être récemment préparée (Codex, 1884).
Son emploi est tres répandu comme fondant sur les engorgements chroniques des glandes ou de la peau; on s'en sert comme antipsorique contre la gale et les maladies de peau rebelles, comme antiseptique et an-tivirulent contre tous les microbes, celui de la morve, des deux charbons, de la septicémie, etc. M. Ie profes-seurGaltiera en ce medicament la plus grande confiance contre les piqüres anatomiques. — C'est un cicatrisant des plaies simples et de mauvaise nature. Enfin ürbain Leblanc a fait connaitre toute la valeur de ce medica­ment comme substitutif dans les hygromas, les kystes, les bourses séreuses, les synoviales articulaires et tendi-neuses, et aussi les séreuses splanchniques.
Teinture de Ju lap composée. (Eau-de-Vie allemande).
Racine de jalap.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80 gr.
— deturbith.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Scammonée d'Alep...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Alcool a 60raquo;..........................nbsp; nbsp; nbsp; 960
ocr page 336
324nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Faites macérer en vase clos, pendaat dix jours, les substances convenablement divisées, en agitant de temps en temps. Filtrez (Codex, 1884).
C'est un purgatif drastique.
Doses: 30 ä 60 grammes pour les gros ruminants, 5 ä 10 grammes pour les petits (Cagny).
Elixir calmant de Lebas.
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Bacine de gentiane....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Rhubarbe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Écorce d'orango amère.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Safran..............................•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Thériaque....................... -----nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Extrait de pavot blanc.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Ether du commerce ä 0,735............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Alcoolä 90deg;...........................nbsp; nbsp; nbsp; 640
Concassez les quatre premières substances, incisez Ie safran, laissez macérer pendant plusieurs jours avee l'alcool dans lequel vous aurez préalablement delayé la thériaque et l'extrait de pavot. Passez avec expres­sion, filtrez, ajoutez l'éther, et conservez dans un vase bien bouché (Codex, 1884).
Contre les affections intestinales du cheval ou du bceuf.
Doses: 100 a 125 grammes en breuvage (Bouchardat et Vignardou).
Elixir parégorique. (Teiature d'opium camphrée).
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 gr.
Acide benzoïque.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
Huile volatile d'anis.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Alcool a 60quot;..........................nbsp; nbsp; nbsp; 650
Faites macérer en vase clos pendant huit jours. Fil­trez. 10 grammes de celte teinture renferment0,03 cen­tigrammes d'exlrait d'opium (Codex, 1884).
C'est un medicament qui devrait passer en médecine vétérinaire et duquel on tirerait les meilleurs résul-
ocr page 337
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 32ö
tats comme calmant. Il est tres employé par les An­glais.
Doses: cheval et boeuf, SO ä 80 grammes; petits animaux 2 ä S grammes (Cagny).
Teinttire de savon.
Savon amygdalin soc.................. 100 gr.
Alcool a CO0.......................... 500
Laissez en contact en vase clos jusqu'a dissolution. Filtrez (Codex, 1884).
Cette preparation peut s'employer comme léger irri­tant et résolutif contre les entorses peu graves et les engorgements des membres. Ajoutée a d'autres medi­caments pour lesquels eile sert de véhicule, eile exalte leur action en rendant la peau plus sensible ä leurs
effets.
Teiniure êthérée d'asa fistida. (Ethérolé d'asa fcetida.)
Asa fcetida pulverise................... 100 gr.
Ether ordinaire ä 0,758................ 500
Faites macérer en vase clos, pendant dix jours, en agitant de temps en temps. Filtrez dans un entonnoir couvert (Codex, 1884).
Ce medicament pourrait s'employer contre les coliques du cheval et son action serait peut-étre plus efflcaceque celle de l'éther pur. On Ie prescrirait aux méme doses.
Teinture éthérée de camphre. (Ethérolé de camphre. Ether camphré.)
Camphre............................. 10 gr.
ÉtUer ä 0,758......................... 90
Opérez la dissolution dans un flacon bien bouché (Codex, 1884).
Méme remarque que pour la teinture éthérée d'asa fcetida.
Teinture éthérée de digitale.
(Ethérolé de digitale.)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632; - -
Feuilles de digitale en poudre fine...... 100 gr.
Ether a 0,758......................... 500
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i9
ocr page 338
326nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DK PtlARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Traitezpar lixiviation avec les precautions indiquées (Codex, 1884).
C'est la teinture élhérée qui est la plus employee. Mémes doses que pour la teinture aleoolique. — Che-val: 5 ä 10 grammes; chien 3 ä 10 gouttes (Kaufmann).
Des Trochisques.
Ce sont des medicaments solides destines ä l'usage externe, auxquels on donne généralement la forme d'ua petit cóne, soit ä 1'aide d'un mucilage, de la gomme, de la mie de pain ou simplement de l'eau.
La trochiscation, e'est-a-dire la division en trochis­ques d'une pate appropriée, n'est plus du tout employee aujourd'hui en pharmacie, et ce n'est qu'exteptionnel-lement, dans la pratique, que Ton désire se servir d'un medicament sous cette forme. Cependant quelquefois on peut vouloir employer de cette maniere une base escharotique, soit Ie sublime par exemple, lorsqu'on doit Ie porter dans une plaie profonde oü existe une carie, comme cela se rencontre dans certains maux d'encolure, maux de garrot, etc. Dans ce cas, oa in-corpore Ie medicament dans une pale molle faite avec un mucilage quelconque ou simplement de la farine, et on met la preparation dans un entonnoir ä douille étroite qui estsupportépar un pied. Quand tout est ainsi disposé, on frappe de pelits coups secs sur une table recouverte de papier buvard, et chaque secousse fait tomber de l'appareil une goutte de päte qui prend la forme d'un cóne que l'on dessèche et que I'on garde pour
l'emploi.
Cette operation se fait encore dans l'industrie chi-mique pour la dessiccation de certains précipités; c'est ainsi que la droguerie vend Ie sous-nitrate de bismuth sous forme de cónes ou trochisques.
r
ocr page 339
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 327
Des vaselés.
M. Huguet adésigné sous ce nom les pommades ayanl comme excipient un produit que l'on extrait des gou-drons, la vaseline. Dans Ie commerce de Ia droguerie on Ia trouve plus ou moins épuree et, selon Ie cas, eile est blanche ou blonde; celle-ci qui est Ia moins pure est surtout employee dans nolre pharmacie.
Ce produit tend depuis déja quelques anuées a rem-placer complètement l'axonge sur laquelle il a Ie grand avantage de ne pas rancir. Au point de vue de leur preparation, les pommades ä la vaseline nous ont tou-jours paru beaucoup plus rapidement faites que celles préparées ä la graisse, tout en ayant autant de liant et d'homogénéité.
Tout ce que nous avons dit a propos des pommades ordinaires, peut se rapporier aux vaselés. Néanmoins il convient de savoir que l'incorporation de I'eau se fait beaucoup moins bien avec la vaseline qu'avec l'axonge, mais qu'on peut la rendre plus facile, en ajoutant soit un peu de glycerine ou de teinture de savon, soit en chauffant la vaseline mélangée a la solution entre 45deg; et 30deg;, et en agltantensuite jusqu a refroidissement.
Des vins médicinaux.
Ce sont des preparations qui résultent de I'action dissolvante du vin sur une ou plusieurs substances médicamenteuses.
Pour bien convenir aux usages de la pharmacie, ce liquide doit être pur, limpide, de bonne odeur, d'une saveur fraiche et agréable, et enfin être miscible en toutes proportions avec l'eau. — Ilagitsur les matières par l'èau et l'alcool qu'il contient, mais aussi par les autres principes, tannin et sels divers; c'est pourquoi il n'est pas possible de Ie remplacer par un autre véhi-
ocr page 340
328nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
cule quineremplirait plus du tout les mêmes conditions. Le vin de Bordeaux, s'il l'on est dans une circons-tance oü l'on puisse choisir, sera préféré pour la pre­paration des tnédicamenls toniques, parce qu'il ren­ferme plus de tannin et plus d'alcool que le vin de Bourgogne. Celui-ci doit être surtout réserve pour les #9632;preparations stimulantes, comme pour la confection des infusions excitantes destinées a slimuier une fe-melle en travail d'accouchement, etc. Enfin, toutes choses étant égales d'ailleurs, les vins blancs qui, sont légèrement diuréiiques, seront choisis de preference pour les preparations de ce genre.
Comme pour les teintures, on se sert d'un mortier si les substances médicamenteuses sont complètement solubles ; dans le cas contraire on les traite par mace­ration pendant une période de dix a quinze jours, en remnant de temps en temps le mélange. Cette operation doit toujoursse faire dans un recipient ferme que l'on tient en un lieu frais. On n'emploiera jamais la lixiviation.
Les vins en general sont destines ä l'usage interne; quelques-uns cependant sont employés comme topi-ques cicatrisants, exemple : le vin aromatique. Les uns comme les autres sont assez rarement usités dans la médecine des animaux.
Vin aromatique. {OEnolé aromatique.)
Alcoolature vulnéraire................. 125 gr.
Vin rouge............................ 815
Mélez et filtrez (Codex, 1884).
Vin de gentiane.
(OEnolé de gentiane.)
Racine de gentiane incisée.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Alcool a 60laquo;..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Vin rouge............................nbsp; nbsp; nbsp;1000 .
Mettez la racine en contact avec l'alcool en vase clos; après vingt-quatre heures, ajoutez le vin ; laissez ma^
ocr page 341
MEDICAMENTS EMPLOYÉS EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE. 329
cérer pendant dix jours en agitant de temps en temps. Passez et filtrez.
Le vin de gentiane se decolorant promptement, doit êlre récemment préparé (Codex, 1884).
Vin d'opium compose vVoyez Laudanum de Stjdenham).
Vin de quinquina. (OEnolé de quinquina.)
Quinquina gris........................ 50 gr.
Alcool a 60raquo;.......................... 100
Vin rouge........................... 1000
Réduisez le quinquina en poudre grossière, mettez-le en contact avec l'alcool pendant vingt-quatre heures, en vase clos, ajoutez le vin, faites macérer pendant dix jours en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez.
Préparez de méme le vin de quinquina jaune et le vin de quinquina rouge, mais en employant 25 grammes de l'un ou de l'autre de ces quinquinas pour les mêmes quantités de vin. On peut selon les indications substi-tuer le vin blanc au vin rouge (Codex, 1884).
Vin de quinquina ferrugineux.
(OEnolé de quinquina ferrugineux.)
Sulfate feneux pm- cristaUisé..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,50
Acido citrique cristaUisé...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Eau distillée chaude...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Vin de quinquina gris au grenache.....nbsp; nbsp; nbsp; 990
Dissolvez le sulfate de fer et l'acide citrique dans la quantité d'eau prescrite; ajoutez la solution au vin de quinquina; mêlez et conservez en vase clos.
30 grammes de ce vin contiennent 0,10 de sulfate de fer cristaUisé, correspondant ä 0,02 centigrammes de fer métallique (Codex, 1884).
Vin aluné.
Alun pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Vin rouge............................ 100
Dissolvez (Codex, 1884).
ocr page 342
330
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Des vinaigres médicinaux.
C'est une dissolution directe ou une maceration de certains agents médicamenteux dans du vinaigre. Ils sont encore plus rarement employés que les vins par les vétérinaires; en médecine humaine, on ne s'en sert aussi que tres rarement.
On les préparé comme les vins en traitant par mace­ration des substances sèches et concassées. On prolonge leur conservation en leur ajoutant un pen d'acide acé-tique. Le vinaigre blanc d'Orléans est celui qui con-vient le mieux pour les usages de la pharmacie.
On s'en sert pour la preparation des oxymels; on les mélange souvent aux hydromels qui servent de garga-rismes détersifs pour le cheval. Ils leur ajoutent de faibles propriétés astringentes, rafraichissantes et désin-fectantes.
Vinair/re phéniqué. (Acelolé d'acide phéniqué.)
Acide phéniqué cristallisé............. 10 gr.
Acide acétique....................... 200
Eau distillée.......................... 9S0
Mélez el fdtrez (Codex, 1884).
Vinairjre de seilte. (Acelolé de scille, Vinaigre sciliitique.)
Squames de scille sèches ............. 100 gr.
Acide acétique cristallisable........... 20
Vinaigre blanc....................... 980
Pulvérisez grossièrement les squames de scille, met-lez-les dans un vase en verre avec le vinaigre. Faites niacérer pendant buit jours en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez (Codex, 1884).
Suivant Delafond et Lassaigne, ce vinaigre est un puissant diurétique et determine tres rapidement la ré-sorption des liquides épanchés dans les séreuses.
On l'emploie aussi en frictions.
f
ocr page 343
CHAPITRE VII
FORMULAIRE GENERAL
Des acides.
ACIDE AZOTIQUE.
Lotion d'acide azoiigue.
Acide azotique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau.................................. 500
Usages. — Pour laver les plaies de mauvaise nature et les ulcères.
Lotion aslringente (Blaine).
Acide azotique........................ 30 gr.
Eau.................................. 250
Azotate acide de mercure (Deschamps).
Mercure.............................. 100 gr.
Acfde azotique a, 35 (1,320 de densité).. 200
laquo; Pesez l'acide dans une capsule dont on connait Ie poids, ajoutez Ie mercure, couvrez la capsule avec une plaque de verre, laissez la reaction s'opérer et concen-trez la solution jusqu'ä ce que Ie liquide pèse 225 gram­mes. raquo;
On peut encore Ie préparer en prenant :
Mercure......................... 100 grammes.
Acide azotique officinal a 1,42..... 150 —
Eau distillée..................... 50 —
Mélangez l'acide et l'eau, et faites dissoudre Ie mer­cure, évaporez la solution jusqu'ä reduction au 3/4,
ocr page 344
n
332nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
c'esl-a-dire ä 123 grammes. Le liquide obtenu est visqueux (Riche, Chimie pharmaceutique).
Usages. — Caustique des plus énergiques que 1'on peul employer pour trailer les cancers, les ulcères et les dartres rongeanles; la douleur qu'il provoque est tres vive, et dure de quinze a vingt heures. Un moyen de la diminuer, est de ne faire agir le medicament que sur une petite surface k la fois; cetle methode aura aussi pour effet d'éviler les dangers d'intoxicalion.
On applique ce caustique avec un tampon d'ouate, et on recouvrelaplaied'un plumasseau secdemême subs­tance.
Eau mercurietle caustique.
Mercuro.............................. 120 gr.
Acide azotique ä 33deg;................. 150
Eau distillée.......................... 900
Faire dissoudre le mercure dans l'acide azotique a une douce chaleur et verser ensuile l'eau dans la solu­tion. On fillre a l'asbeste ou au verre pilé.
C'est une solution de prolo-azotale acide de mercure, dont l'action est caustique, mais moins vive que celle du produit de la formule précédente. Les usages sont les mêmes.
Acide nilrique contre le piétin (Morel de Vindé).
laquo; M. Morel de Vindé neltoyail le pied de l'animal dès qu'il apercevait la moindre claudicalion, cherchait ä découvrir le petit point blanc sous la corne, amincissait celle-ci, s'il ne pouvait pas le voir sans cetle precau­tion. Il passait ensuite sur cette place blanche les barbes d'une plume imbibée d'acide nitrique; l'eau forte pénétrait a travers le principe contagieux; sans autre precaution la béte se trouvait guérie. L'auteur n'a publié ce moyen vraiment efficace qu'après une expe­rience d'une année. Il est d'autant plus avantageux qu'il prévient le développement de la maiadie, en
ocr page 345
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 333
borne réellement la contagion et permet d'en arrêter les progrès; ce que ne peuvent pas les autres trai-tements, qui lous, ont l'inconvénient de ne produire leurs effets qu'après one effrayante diffusion du virus ou de l'animalcule. raquo; (Bouchardat et Vignardou.)
ACIDE CHLOKIIYDR1QUE.
Limonade hydrochlorique.
Acide chlorhydrique...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 ä 10 gr.
Kau.................................. 1000
Miei (pour édulcorei-j.................. q. s.
Usages. — Peut êlre employé ä l'intérieur comme boisson rafraichissanle et digestive, ou en gargarismes détersifs.
ACIDE CHROMIQCE.
Solution officinale d'acide chromique.
Acide chromique cristallisé.. ......... 100 gr.
Eau distilléo......................... 100
Usages. — Employé comme caustique dans les hópi-
taux.
Soluté d'acide chromique (Marshall).
Acide chromique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Eau distillée.......................... 15
Usages. — Pour réprimer certaines vegetations; l'es-chare est bien délimitée et la plaie n'est pas tres douloureuse.
Nota. — Une solution d'acide chromique älp. 100 injeclée a la dose de quelques gouttes autour du point de morsure d'une vipere, empêche faction toxique locale et l'absorption du venin (Kaufmann).
Une solution a 3 p. 100, agit comme dessiccatif, astringent et cicatrisant pour les plaies. Elle calme aussi, parait-il, la démangeaison produite par les af­fections cutanées.
En solution tres étendue on peut l'employer pour tanner la peau du dos des chevaux ou mulcts qui bles­sent facilement (Le Berre).
19.
ocr page 346
334nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Les cauterisations k l'acide chromique ne causent que peu ou point de douleur (Magitot). Quand il est pur son action est tellement énergique que de petils animaux peuvent être complètement dissous en moins d'un quart d'heure (Heller). Suivant Gubler c'est Ie plus énergique detous les acides.
La glycerine ou l'alcool mélanges ä l'acide chromi­que, forment des explosif tres dangereux ; il faut done se garder de les associer.
ACIDE PHÉMIQUE.
Acide phénique ctlcoolisé.
Acido phénique cristallisé............. 20 gr.
Alcool ä 95deg;........................... 20
C'est un bon caustique, que l'on peut employer pour empêcher l'absorption d'un virus par une plaie (piqures anatomiques, etc). — On ne doit pas oublier que les solutions alcooliques et huileuses d'acide phénique ne sont pas antiseptiques, ou ne Ie sont que tres légère-menl.
Dans les pharmacies cette preparation a parties égales d'alcool ä 90deg; ou 95deg; et d'acide phénique sert de solution officinale pour faire extemporanément les so­lutions magistrates d'acide phénique; il suffit simple-ment, pour obtenir teile proportion d'acide que Ton desire, de mettre le double en poids de cette liqueur officinale dans la quantité d'eau prescrite.
ACIDE SULFURIQUE.
Enu ontiputride de Beaufort.
Acide sulfurique a GGdeg;................. 30 gr.
Eau.................................. 500
Limonade sulfurique (HayneV
Decoction de son...................... 1000 gr.
Acide sulfurique dilue du Codex (jusqu'a acidité agréable)................... q. s.
rib
ocr page 347
FORMULMRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 333
Solution caustiqtie contre l'exomphale des poulains (Hartwig).
Acide sulfurique étendu (préparé avec
1 partie d'acide sulfurique, 6 p. d'oau). 30 gr.
On cauterise, matin et soir pendant deux jours, la portion de peau qui recouvre la hernie ombilicale. Le troisième jour et Ie quatrième, on cauterise seule-ment une fois. Le cinquième jour on fait une embro­cation avec la mixture suivante :
Huilo de ricin......................... o*? gr.
Essence de térébenthiiie............... 14 a 29
Chaque jour on nettoie la parlie cautérisée avec de l'eau tiède jusqu'au dixième ou douzième jour. La cure est opérée en quinze ä vingt jours.
Des alcooles.
Nous rappelons que ce sont des solutions de subs­tances médicamenteuses directement dans l'alcool. Ces alcooles sont ordinairement incolores, et c'est ce qui les différencie des teintures.
Les acides azotique, sulfurique, etc, alcoolisés sont de véritables alcooles, de même que l'alcool camphré ou (alcoolé de camphre concentre) el l'eau-de-vie cam-phrée ou (alcoolé de camphre faible).
Alcoolé de morphine. (Alcool ou teinlure de morphine. Solute alcoolique de morphine (Guibourl.)
Acétate de morphine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Alcool ä 56deg; cent...................... 40
Faites dissoudre. — Cet alcoolé contient 1 deci­gramme d'acétate de morphine par 4 grammes et se conserve bien. — On l'emploie comme le laudanum.
Alcoolé de sulfate de strychnine (Magendie).
Strychnine............................ 0,15
Alcool a 901.......................... 30 gr.
Dissolvez. — Un gramme contient 5 milligrammes de
ocr page 348
336nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAGIE VÉTÉRINAIRE.
sulfate de strychnine. Se prend par gouttes dans une potion.
Des apozèmes.
Apozème anlidiarrhéique (Gaffe;.
Phosphate de chaux basique...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Mie de pain de froment...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Sous-nitrate de bismuth...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sirop do ratanhia.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Teinture de cannelle..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Laudanum de Sydeuham..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Mêiez. — Faire prendre en une journée au chien par cuillerées a beuche, pour remplacer la decoction blan­che de Sydenham. Agiter avant de s'en servir.
Des bains médicamenteux.
Bain anlipsorique phéuiqué (Zundel).
Acide phénique........................nbsp; nbsp; 1500 gr.
Chaux vive...........................nbsp; nbsp; 1000
Carbonate de soude...................nbsp; nbsp; 2000
Savon vert............................nbsp; nbsp; 3000
Dissolvez dans 260 litres d'eau chaude. — Pour 100 moutons — faire un deuxième lavage après cinq jours.
Bain alcalin.
Potasse d'Amérique................... 100 gr.
Eau.................................. 100 litres.
Il est employé contre la gale des chiens, et les dar­tres récenles. A cause de Faction dissolvante de la potasse sur les écailles épidermiques et les corps gras sécrétés paria peau, celle-ci se nettoie d'une maniere parfaite.
On peut rendre ce bain plus actif en diminuant la proportion d'eau, ou en augmentant celle de potasse. Il faut éviter cependant de prescrire une solution trop concentrée, parce que la potasse communiquerait au bain une action irritante.
ocr page 349
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 337
Bain arsenical de Tessier (veritable formule).
Acide arsénieux....................... 1500 gr.
Protosulfate de fer (couperose verte)... 10 kilog. Eau ordinaire......................... 94 kilog.
Faites bouillir jusqu'è reduction au tiers; remplacez i'eau qui s'est évaporée; laissez bouillir encore un ins­tant, retirez et versez dans un cuveau. On doit être tres prudent dans l'emploi de ce bain.
Pour 100 moutons. Sa durée est de 3 minutes.
Tres efficace pour les gales anciennes.
Le protosulfate de fer agit comme correctif, et par son astringence empêche l'acide arsénieux de passer ä travers la peau et de produire ainsi un empoisonne-ment, mals il a l'inconvénient de tacher la laine.
Dans le but d'empêcher les accidents, on a ajouté è cette formule de Ia gentians pour donner au bain de l'amertume et du colcothar (peroxyde de fer anhydre) afin de le rendre peu agréable ä la vue.
Nquot; 1. — Bain arsenical de Tessier (formule modifiée).
Acide arsénieux pulverise............ 2.000 gr.
Sulfate de fer pulverise........... . 20.000
Colcothar pulverise (peroxyde de fer
anhydre)..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;800
Gentiane pulvérisée.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;400
Preparation. — Triturer séparément dans un mortier l'acide arsénieux et le sulfate de fer, mélanger ensuite ces poudres, ajouter le colcothar et la gentiane, et quand la poudre est bien homogene la conserver dans des flacons bien bouchés.
Nraquo; 2. — Bain de Tessier.
Poudre précédente (nlaquo; 1)............. 11 kg. 600
Eau ordinaire........................ 100 Utres.
Faites bouillir jusqu'ä reduction au tiers, c'est-ä-dire 34 litres environ; ajoutez I'eau qui s'est évaporée, soit 66 litres; laissez bouillir encore un instant, et versez dans le cuveau on le bain doit être pris.
ocr page 350
338nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pour son mode d'emploi, voir page 166 (Bain Trasbot).
N0 3. — Lotion de fessier.
Poudre nraquo; 1......................... 1.000 gr.
Eau................................ 10.000
Faites bouillir dans une chaudière en fonte jusqu'a reduction au tiers, ajoutez les 6 litres d'eau qui se sont évaporés; laissez bouillir encore quelques minutes et employez en lavages sur les parties malades, dès que la preparation est tiède.
Deschamps pense qu'il eüt été preferable de ne pré-parer la poudre n0 1 qu'au moment du besoin. De plus, il n'approuve pas la nécessité deprendre 1 kilogramme de cette poudre pour faire la lotion, et, suivant lui, il eüt mieux valu faire une formule è, part. Enfin il pre­tend que la gentiane, qui a été ajoutée pour donner de Tamertume au liquide, est en trop petite quantité, et que Ie colcothar, ne tardant pas h se déposer, ne remplit plus Ie but pour lequel on l'a ajouté au medicament.
Bain zinco-arsenical (Clément).
Acide arsénieux......................nbsp; nbsp; nbsp; 1000 gr.
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; 5000
Eau.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 litres.
Faites dissoudre et employez ce bain aux mémes usages que celui de Tessier. Il a Ie grand avantage de ne pas tacher la laine, ni les vêtements des gens qui donnent Ie bain.
Bain contre la gale du mouten (Auuand).
Tabac en feuilles..................... 375 gr.
Soufre sublime...................... 375
Eau.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19 Utres.
Faites une décoction avec les feuilles, et ajoutez Ie soufre. Ce bain est employé en Australië; il doit durer trois ä quatre minutes et être donné aussi chaud que possible.
.
ocr page 351
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 339
Bam antipsorigue.
Chaux vive..........................nbsp; nbsp; nbsp; 1000 gr.
Essence de térébenthine.............. 500
Eau................................. 300
Mêlez.
Pour la gale du chien et eelle du mouton.
Bain conlre In gale du mouton (Tessior).
Feuilles de tabac..................... 5000 gr.
Racine d'ellébore noir ou blanc....... 2000
Eau.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 litres.
Essence de térébenthine.............. 2000 gr.
Jaunes d'oeufs........................ ndeg; 10
Falles une decoction des feuilles de tabac et de lellé-bore dans environ 15 litres d'eau, laissez refroidir et ajoutez ensuite l'essence de térébenthine délayée dans les oeufs. — Mélangez et donnez un bain d'un quart d'heure.
Pour 100 moutons.
Bain de savon.
Savon mou.......................... 2000 gr.
Eau................................ 100 Utres.
Bain de son.
Son farineux......................... 2000 gr.
Eau................................. 100 litres.
Faites bouillir et donnez Ie bain quand il sera devenu tiède.
Bain de sulfate de zinc.
Sulfate de zinc....................... 6000 gr.
Eau................................. 100 litres.
Bain de sublime.
Biclilorure de raercure................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Sei ammoniac........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
Eau................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 500
Opérez la solution et versez la dans Ie bain. Celui-ci doit ètre donné dans une baignoire en bois.
Tres utile contre toutes les affections rebelies de la peau.
ocr page 352
340nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Bain emollient.
Espèces émollieates..................nbsp; nbsp; nbsp; 2000 gr.
Graine de Uu........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 250
Eau.................................nbsp; nbsp; nbsp; 5000
Faites une décoction de toutes ces substances, passez et versez dans l'eau du bain. Faites-le prendre tiède.
Bain phéniqué (C. Calvent).
Acide phéniqué.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr-
Eau................................. 600
Faites, dans des proportions analogues, une quantité de solution süffisante pour pouvoir donner unbain. On y plonge les moutons pendant quelques instants pour les guérir de l'attaque des tiques.
Des bols.
Bol anodin (White).
Opium...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Camphre pulverise..... .............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Anis pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
Pour 1 bol.
Toux avec catarrhe bronchique chez Ie cheval.
Bol anodin.
Poudre de belladone.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
Pour 2 bols.
Toux penible et catarrhaie chez Ie cheval. On peut remplacer la belladone par o grammes d'extrait.
Bol antispasmodique pour Ie cheval.
Asa foetida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Valériane pulvérisée..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Camphre pulverise...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s-
Pour 2 bols.
m
ocr page 353
FORMULAIRE GENERAL.
Bol aslringent.
Kino.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Cannelle.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Gingembre...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s-
Pour 1 bol.
Dol astringent et ferrugineux.
Alun cristallisé.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Protosulfate de fer...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
Nolx de galle pulvérlsée..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
Poudre de gentlane..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q-s.
Divisez en bols du poids de 32 grammes.
Bol ferrugineux et tonique.
Sulfate de fer........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Aloès................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Cannelle pulvériséo...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s-
Pour 1 bol.
Bol tonique amer.
Poudre de gentlane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16 gr.
Cachou..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Rhubarbe............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Extrait de genlèvre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 2 bols.
Dol narcotique.
Extrait aqueux d'opium...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
— — de belladone.......___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Poudre de jusquiame..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Miei................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
Pour 2 bols.
Bol purgatif drastique.
Aloès..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64 gr.
Gomme-gutte........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Graine de croton tiglium.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
Pour faire 4 bols.
341
ocr page 354
342nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
Bol expectorant.
Kermes mineral......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64 gr
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Bales de gcnièvre pulvérisées.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Miei scillitique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour A bols.
Bol diurétigue sédatif.
Poudre de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Poudre de scille.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
Poudre de colchique.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
E\trait de genièvre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour faire 4 bols.
Bo! diurétigue (Baumeister).
Sei ammoniac........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
Térébonthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Extrait de genièvre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Farine de lin........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Faire i bols a administrer dans la journée contre la fièvre typhoïde des solipèdes.
Bol crotoné (Sommer).
Semence de croton tiglium............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,60
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Savon vert...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour l bol.
Bol diurétiqw; résineux.
Colophane pulvérisée.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6i gr.
Nitre................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6i
Essence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Savon blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
Extrait de genièvre.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 6 bols.
Bol anticatarrhal (Zundel).
Baies de genièvre pulvérisées.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Colophane pulvérisée.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100
Goudron de bois..................'..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 8 bols.
En faire prendre 2 par jour.
Gourmes, bronchite catarrhale, etc.
ocr page 355
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 343
Dol vermifuge.
Poudro de fougère male..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3? gr-
Huile empyreuinatique................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Aloès en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Asa foetida pulvérisée.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
Gomme-gutte pulvérisée.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Faire 4 bols.
Bol antidysentérigue (Dr Segond\
Colomel ä la vapeur..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Poudre d'ipéca.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1G
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Extrait de genièvre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 4 bols.
Bol vermifuge.
Poudre de semen-contra..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 gr.
Poudre de suie brillante..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 1 bol.
Dol antifebrile (Cagny).
Sulfate de quinine.........-.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Contre les affections typhoïdes du cheval, 3 bols en vingtquatre heures au début.
Getle formule nous parait pécher par beaucoup de points. En effet la poudre de quinquina remplacerait avanlageusement celle de guimauve, de plus quelques goutles d'eau de Rabel seraient utiles pour dissoudre la quinine et enfin, il est indispensable d'indiquer un excipient mou.
Aussi, sans modifier la dose de quinine, nous propo­sons la formule suivante comme répondant mieux aux régies de Tart de formuler:
Bol antifebrile (M. Ducasse).
Sulfate de quinine ..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau de Rabel (quelques gouttes pour
dissoudre Ie sei).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Poudre de quinquina jaunc...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Miei................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
ocr page 356
344nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pour un bol.
Mettez Ie sulfale de quinine dans un mortier, ajoutez quelques gouttesd'eau deRabel pour Ie dissoudre, puis la poudre de quinquina, et enQn Ie miei en quantité süffisante pour obtenir la consistance d'un bol.
Nous choisissons Ie quinquina jaune ou calisaya, et non l'une des deux autres variétés, parce qu'il est un excellent antifebrile; son action est supérieure ä celle du sulfate de quinine, qui ne saurait avoir les pro-priétés des quinquinas en general. D'après les recher­ches de Bouchardat et Delandre, la proportion de sulfate de quinine par kilogramme d'écorce dans les trois variétés de quinquinas, est approximalivement la
suivante:
Quinquina gris.
Leloxa gris fin.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Lo loxa condaminea..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Quinquina rouge.
Le rouge vif..................... 20 a 25 gr.
Le rouge päle.................... 15 ä 18
Quinquina jaune ou calisaya. Cinchona calisaya................ 30 a 32 gr.
Dol purgatif (Cagny),
Sulfate d'ésérine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 centigr,
Clilorhydrate de pilocarpine___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20
Vératrine......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Térébenthine de Vcnisc........ 10 gr.
Poudre de guimauve........... q. s.
Pour 1 bol.
D'après l'auteur, en augmentant un peu les quan-tités, ce bol peut remplacer les purgatifs ä Taloès, au début des maladies infectieuses.
Bols anlisepliques inteslinaux. (Cagnyl.
Créoline.............................. 12 gr.
Alcool............................ ( ~anbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Poudre de gomrae................ j
Jus de réglisse................... ) ^ laquo;^
Poudre de réglisse............... j
ocr page 357
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 34ö
laquo; Pour Ie cheval 3 bols (affections typhoïdes); pour Ie chien 100 pilules (maladie du jeune age); pour les vo-lailles, furets, etc, 200pilules (maladies infectieuses)^ raquo;
Bols anthelminthiques pour Ie cheval (Vitet).
Suie de cheminée tamisée..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 48 gr.
Aloès des Barbades....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Miei ou melasse.................. i -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; on
Poudre de regusse................ I
Faire 4 bols; les admiaistrer amp; jcun chez Ie cheval, en deux jours, 2 par 2.
Bols anthelminthiques pour Ie cheval (Royor-Tingrcy).
Aloès succotrin........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Calomel a la vapeur...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Semen-contra..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
Faites 4 bols quel'on donnerale malin ä jeun,2par2, en deux jours.
Contre les ascarides, et les strongles qui habitent l'intestin du cheval.
Hol contre la diarrhée des chiens.
Opium brut..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 gr.
Ipecacuanha pulverise...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I
Rhubarbe en poudre................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei............. ....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
Pour 4 bols a faire prendre 1 par jour.
Nous ne connaissons pas lauteur de celte formule, mais il y a certainement une erreur, car les doses d'opium indiquées par M. Kaufmann pour Ie chien, sont de 0,1 ä 0,5 decigrammes; or chaeun des bols ci-dessus contient exaetement 3Br,73 d'opium. Il faut done se garder de prescrire celte formule teile qu'elle est, et on doit la modifier de lelie sorte que Ie malade prenne par jour, une dose d'opium qui varie suivant sa taille dans les limites flxées par Ie thérapeutisle d'Alfort.
ocr page 358
346nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Bol contre la jaunisse (White).
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G
Savon medicinal.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Uli u barblaquo;.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
Pour 1 bol chez Ie cheval.
Bol contre la toax.
Gorauie ammoniaque...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Savon de Windsor pulverise...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Poudre de scille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miel..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol chez le cheval.
Bol diurétique.
Savon de Windsor pulverise...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Résine................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
En faire prendre 2 tous les matins ou dans la journée.
Bol diurétique.
Bulbes de colcliique...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Azetate de potasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Scilie................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miel................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faire 2 bols.
Bol diurétique.
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 g,-.
Émélique............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Savon de Wiudsor pulverise.....;......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ig
Réglisse............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miel..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q.s.
Faire 2 bols.
Bol contre la jaunisse du cheval.
Aloes.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Calomel.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;g
Gingembre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Rhubarbe.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; s
ocr page 359
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 347
Savon medicinal.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gi1.
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faire 2 bols ä administrer dans la journée.
Bol purgatif.
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;36 gr.
Gomme-gutte.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Savon medicinal.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Essence d'anis........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Faire 2 bols. Administrez 1 par jour äjeun.
Bols purgalifs.
Sené en poudre.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Jalap pulverise........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Rhubarbe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Sirop de nerprun......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Faire 5 bols. Administrez 2 par jour.
Bol purgatif (Strauss).
Aloes.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Savon medicinal.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Sei marin.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Pour un bol chez le cbeval.
Bol tonique (M. Ducasse).
Sous-carbonate de fer..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Poudre de quinquina jaune...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Poudre de gentiane....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 2 bols, qu'on peut faire prendrenbsp;en un jour.
Bol purgatif minoratif.
Aloes...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; 125
— de magnésie...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C4
Rob de nerprun.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 2 bols.
Bol diurétique alcalin.
Savon medicinal.................. ]
Carbonate de potasse.............. j
64 gr.
Miel................................. q. s.
Pour 4 bols.
ocr page 360
348nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMjVCIE VÉTÉRINAIRE.
Bol diurélique sédatif.
Digitale pulvérisée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Poudre de seilte.................. j ^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; jg
Poudre de colchique.............. i
Extralt de genievre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s-
Pour 4 bols.
Bot conlro-stimulant (Roell).
Émótique..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Nitre......................quot;..... / -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; g^
Farine de lin..................... j
Eau tiède.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
Pour 4 bols.
On se demande pourquoi préparer un bol avec de telles substances, quand il est si facile de les faire prendre sous forme de boisson medicinale.
Bol anliparahjlique pour Ie porc.
Poudre de noix vomique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Poudre de valériane................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
Camplire..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s-
En 2 bols, qu'on administrera un Ie matin et l'autre
Ie soir.
Bol antiépileptlque.
Poudre de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; 1-5 gr.
Camplire pulverise............... i - „,
Oxydo de zinc.................... ) quot;
Extrait de belladonc................... IG
Miei.............j.................... q- s.
Faire 4 bols.
Bol antispasmodigue (Roell).
Racine de valériane pulvérisée.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4G gr.
Oxyde de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;46
Huilo crapyreumatiquo.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;46
Rob de nerprun......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 2 bols k faire prendre Ie matin a jeun, chez Ie cheval.
ocr page 361
FORMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 349
Bot diurélique mercuriel.
Calomel ä la vapeur...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Iß gr.
Poudre de scille......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
— de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Rob de nerprun......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faire 2 bols.
Administrez dans les cas d'épanchements pleuré-tiques.
Bo^ contre la pousse (Do la Bèrc-Blaine).
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour un bol.
Bols vermifuges.
Poudre de fougère....................nbsp; nbsp; nbsp; 180 gr.
Huile empyreumatique................nbsp; nbsp; nbsp; 180
Aloès pulverise.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
Sulfure noir de mercure..............•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Gomme arabique...................... 32
Faire 13 bols.
En administrer 3 par jour.
Pilules ou bols antivermineux (Blavette).
Racine de foutere male sèche..... ) „ „„
Sommités de tanaisio scches...... j 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 '
Eau.................................. 1500
Faites bouillir jusqu'ä, reduction d'un litre et ajoutez : Sarrietto sèche................... üne poignée.
Faites bouillir pendant cinq ou six minutes, laissez reposer et ajoutez :
Farine d'orge ou de seigle................. q. s.
Former una päte avec laquelle on fait des bols gros et longs comme la moilié du doigt annulaire.
Doses : 3 Ie matin et Ie soir con Ire les vers intesti-naux des volailles (poules, dindons).
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
ocr page 362
3S0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Bol contre la maladie du jeune óf/e {chien).
Turbith mineral ......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,ï gt;
Asa foetida............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Aloès en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Savon medicinal......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
Ghez les sujets de petite taille, abaisser la dose de turbith ä 0,03 centigrammes.
Sert ä prévenir la maladie et k guérir ceux qui en sont atteints.
Faire prendreun bol par jour pendant quelques jours. Cesser et reprendre après quinze jours ou trois semai-nes de suspension (Claler).
Bol contre la pousse {White,1.
Poudre de scille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Gomme ammoniaque..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Anis pulverise........................ 12
Pour 1 bol, chez Ie ehe val.
Bol contre la toux (Blaine).
Poudre d'ipéca........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Gamplire pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Réglisse..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol chez Ie cheval. En faire prendre un par jour.
Bol contre la toux (White).
Ammoniaque-gomme-résine............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Poudre de scille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Savon medicinal.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 1 bol.
Bols purgatifs anglais. (Horses purging balls.)
Aloès des Barbades.................... 500 gr.
Gomme-gutte......................... 60
ocr page 363
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 351
Savon medicinal....................... 120 gr.
Essence d'anis.. ..................... 15
Faites selon Tart, des bols de 30 grammes. Doses : un ou deux au cheval.
Bols purgatifs (Morton).
Aloes.................................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Savon mou............................nbsp; nbsp; nbsp; 1Ï5
Farine de Un..........................nbsp; nbsp; nbsp; 373
Melasse..............................nbsp; nbsp; nbsp; 373
Faites selon l'art, des bols de 30 grammes.
Bols tsenifuges (Erdmann et Hertwig).
Pacine de fougère mÉlle pulvérisée......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Calomel a la vapeur...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,40
Goinme-gutte.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,40
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faites selon l'art, 3 bols égaux et administrez-les d'heure en heure. Contre Ie tgenia des chiens et des porcs.
Bols émélisés (Strauss).
Sei gemme........................... 30 gr.
Émétique............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C
Farine et eau......................... q. s.
Faites selon l'art, 4 bols.
De 2 a -4 dans la pneumonie, la pleurésie, la bronchite.
Bol altéianl (White).
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Émétique....................... ) „
Savon medicinal.................. j aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr-
Pour 1 bol, diurétique et alterant.
Bol anticatarrhal (White).
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Anis en poudre....................... 15
Miei.................................. q. s.
Pour 1 bol, contre la bronchite du cheval.
ocr page 364
352nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Bol stibio-opiacé (White).
Émétique......................... \
Opium brut..................... ( amp; 5
Cannelle en poudre............... \
Camphre pulverise,...............
Miei.................................. q- s.
Pour 1 bol, contre labronchite du cheval.
Bols astringents (Clater).
Cachou pulverise......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Opium brut..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Farine de lin.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Melasse...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 5 bols.
A prendre soir et matin, et, s'ils amènent un peu de constipation, ajouter b grammes d'aloès.
Bols astringents (White).
Cachou..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Alun................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Cascarille............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Farine................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Melasse...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Bol anodin belladoné (Clément). Poudre de réglisse............... j - )5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de guimauve.............. )
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de feuilles de belladoné........ 30 gr.
Jliel ou melasse....................... q. s.
On peut remplacer la belladoné par son extrait a la dose de 5 grammes. Contre la bronchite du cheval.
Bol anodin (White).
Opium en poudre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Camphre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Anis en poudre........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Miei ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
Contre labronchite du cheval.
Bols sédatifs (Hirds).
Asa foetida........................... 16 gr.
Opium...............'. ............... 16
Melasse et poudre de réglisse.......... q. s.
ocr page 365
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 333
Pour 4 bols de 23 grammes.
Contre tes affections intestinales du cheval.
Bols astringents pour Ie cheval (Beasley).
Opium en poudre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Bicarbonate de soude..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Cassia lignea.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
Poudre de réglissc....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
Contre l'hématurie du cheval.
Bols antispaßmodiques (Clater).
Opium...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr,
Poudre de belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Farine de liu.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Melasse..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
Dans la cystite. Doses : 2 ou 3 par jour.
Bol contre l'hépatite (Blaine).
Calomel ä la vapeur...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Sulfuro d'antimoine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Aloès en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Miei, sirop ou melasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol.
En administrer un toutes les quatre ounbsp; cinq heures jusqu'ä ce que Ie ventre soit libre.
Bols contre les vers (White).
Aloès des Barbados....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Gingembre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Huile volatile de corne de cerf.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gouttes.
Carbonate de soude...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 1 bol, chez Ie cheval.
Bols vermifuges empyreumatiques.
Poudre vermifuge composée............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;öO gr.
Essence de térébenthino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Huile empyreumatique................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Absinthe en poudre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Résine en poudre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
Miei.....................i...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s-
20.
ocr page 366
354nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pour 4 bols.
En faire prendre 2 tous les matins ä jeun pendant trois jours de suite.
Bol contre la bronchile chronique (Bracy-Clark).
Poudre de réglisse.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Farino d'orgc ou de lin................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Goudron..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Pour 1 bol.
Piss-bols pour Ie cheval.
Savon blanc...........................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Poix blanche.........................nbsp; nbsp; 1000
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Carbonate de potasse..................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Essence de genièvre................... 60
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; G25
Faites selon l'art, des bols de 40 grammes. Doses : 2 ä 5 par jour.
Bol diurétigue (White).
Savon blanc...........................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Térébenthine.....................___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Poudre d'anis.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Carbonate de magnésie................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour 6 bols ä faire prendre dans un jour.
Bols conlve la bronchile chronique du cheval (Hinds).
Sulfure de potasse................nbsp; nbsp;\
Réglisse en poudre............... „
Térébenthine de Venise...........nbsp; nbsp;j ' lt;quot;' 6 •
Asa foBtida.......................nbsp; '
Pour 4 bols; en faire prendre un par jour, Ie soir.
Bols purgatifs.
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Manne grasse.........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Miei............................. f „,
Poudre de réglisse................ j aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;' '
ocr page 367
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 335
Pour 5 bols. Les administrer au cheval Ie matin ä jeun.
Bol purgatif {Erdmann et Hertwig).
Poudre de jalap................. ) _
Sulfate de magnésie.............. i aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^ quot;
Miei ou melasse....................... q. s.
Pour uu 1 bol.
Bol purgatif drastique.
Aloès.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Gomme-gutte.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Graines de croton tiglium pulverisées...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Réglisse..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Bols toniques amers pour Ie chien (Eckel).
Poudre de racine de Colombo..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
— rhubarbe...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Extrait de brou de noix............... q. s.
Faites 60 bols, et roulez-les dans de la poudre de réglisse.
Doses : de 2 ä 8 par jour en deux fois, matin et soir. Excellent amer.
Bols antifébriles (Moiroud).
Sulfate de quinine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Poudre de gentiane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
— d'écorce de cliêne..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour 4 bols. Faire prendre en une fois ou en deux fois dans la journée.
Bols diurétiques et toniques contre la pleurésie i^Spoonen).
Sulfate de cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 gr.
Gingembre...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Gentiane.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Térébenthine de Venise...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Pour 2 bols destines au cheval.
ocr page 368
356nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Bols vermifuges pour Ie cheval.
Aloès des Barbades.................... 15 gr.
Poudre de rhizomes de fougère male....nbsp; nbsp; nbsp; 200
Essence de térébenthine............... 50
Farine et eau___..................... q. s.
Pour 6 bols, a faire prendre en un jour.
Dols vermifuges.
Poudre d'absinthe..................... 100 gr.
Aloès des Barbades................... 50
Calomélas............................ 10
Mêlez ces substances dans un mortier, ajoutez quan-tité süffisante de miei pour faire une masse pilulaire et divisez en 6 bols.
Doses : 2 tous les matins pendant 3 jours, au cheval.
Des bolssons médicinales
Boisson acidulée.
Vinaigre ordinaire ou acide sulfurique.. q. s. Eau.................................. q. s.
Faire un mélange dont Ie gout soit d'une acidité agréable.
Comme lempérant et rafraichissant, on présente plusieurs fois par jour cette boisson au boeuf, ou au cheval dans toules les maladies inflammatoires. On peut aller jusqu'ä 12 Utres par jour. Boisson émétisée.
Émétique......................... 6 ä 12 gr.
Eau.............................. 2ä4 litres.
Dose pour un jour.
Pneumonie du cheval et jetage des grands animaux.
Boisson (empéranle vinaigrée.
Garottes.............................nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 2500
Vinaigre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Miei ou mélassu......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
ocr page 369
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 337
Découpez les carottes par tranches et faites-les bouillir jusqu'ä reduction ä 2 litres environ. Ajoutez le vinaigre pour obtenir une acidité agréable et Ie miei pour édulcorer.
Boissoti tempéranle.
Décoction de graine de lin peu chargée. 1200 gr.
Vinaigre ordinaire..................... q. s.
Miei (pour édulcorer)................. q. s.
Présenter souvent dans la journée cette tisane aux boeufs ou aux chevaux atteints d'entérite aiguë ou de toute autre inflammation.
Boisson adoucissanle.
Orgo.................................. 375 gr.
Eau.................................. 9000
Miei.................................. 500
Boisson émollienle.
Semences de lin.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;125 gr.
Eau................................ 10.000
Miei...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;125
Faites bouillir d'un quart d'heure ä une demi-heure, passez et ajoutez Ie miei pour édulcorer. Présentez au malade quand la tisane est tiède.
Boisson antiseptique acide.
Eau ordinaire.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 Utres.
Eau de Rabel (jusqu'ä acidité agréable). q. s.
Boisson tempéranle.
Orge monde......................... 250 gr.
Nitre................................ 45
Melasse ou miei...................... 250
Faites une décoction de l'orge dans l'eau ; passez, ajoutez le nitre et la melasse et présentez au cheval en piusieurs fois.
ocr page 370
3S8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Boisson adoucissanie.
Racine de guimauve...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Racine de réglisse.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; q.s.(de la21it.)
Faites bouillir les racines dans l'eau pendant une demi-heure, passez, puis ajoutez Ie miei. Présentez de cette tisane tiède souvent dans la journee, dans les cas de bronchite aiguë et d'angine.
Boisson émolliente.
Racine de guimauve................... 125 gr.
Racine de carotto.....................nbsp; nbsp; 1000
Miei.................................nbsp; nbsp; q. s.
Eau..................................nbsp; nbsp; de 6 ä 10 litres.}
Faites bouillir les racines dans l'eau, passez et ajou­tez Ie miei. Contre toutes les phlegmasies aiguès.
Boisson tempérante.
Fécule............................... 250 gr.
Oxymel.............................. 500
Eau.................................. ]0 litres.
Faites bouillir la fécule dans l'eau pendant quelques minutes et ajoutez ensuite l'oxymel. Faire boire souvent dans lajournée au malade.
Boisson acidulée excitanie.
Eau-de-vie............................ 500 gr.
Vinaigre ou acide sulfurique........... q. s.
Eau.................................. de 8 ä 10 litres.
Ajoutez du vinaigre ou de l'acide dans l'eau jusqu'ä acidité agréable et ensuite l'eau-de-vie. Contre les affections putrides.
Boiswn laxative.
Sulfate de soude...................... 500 gr.
Creme de tartre soluble............... 125
Decoction légere d'oseille............. 12 litres.
ocr page 371
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 339
Faites dissoudre les sels dans la decoction, ajoutez un peu de farine d'orge ou de son pour blanchir la tisane et présentez souvent dans la journée.
Boisson diurétique mucilagineuse.
Racine de guiraauve................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;125 gr.
Graine de lin........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6't
Nitre...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Eau................................ 10.000
Faites bouillir la guimauve et Ia graine de lin dans l'eau, passez et ajoutez Ie sei.
Boisson diurétique alcaline.
Chiendent..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 150 gr.
Nitre...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Sulfate de soude....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Eau ................................nbsp; nbsp; 10.000
Faites une décoction avec ie chiendent; ajoutez les sels et présentez au malade plusieurs fois par jour.
Boisson tonique el nourrissante (Vigney).
Carbonate de fer....................,. 30 gr.
Farine do blé......................... 2000
Eau................................. 6000
Mélanger la poudre de fer a la farine et delayer Ie tout dans l'eau.
On présente è. boire plusieurs fois par jour. Les ani-maux prennent seuls ce medicament.
Des breuvages.
Breuvage acidulé.
Feuilles fraiclies d'oseille..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp;1500 gr.
Sei ordinaire..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Beurre...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Faites bouillir l'oseille, passez et ajoutez Ie sei, puis Ie beurre. Administrer au cheval encore chaud. Breuvage tempérant ä l'oseille (Moiroud).
Oseille fraiche........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Eau.................................. 2000 gr.
Miei.................................. 200
ocr page 372
360nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
Faites une décoction de l'oseille dans l'eau et ajoutez Ie miei après avoir passé.
lireuvage adoncissant (J. Robinet).
Racines fraiclies de guimauve..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Fleurs de mauve......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 poignée.
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000 gr.
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
Après les avoir coupées, faites bouillir les racines dans l'eau pendant dix minutes environ. Metlez les mauves dans un vase, et versez dessus la décoction bouillanle; laissez infuser jusqu'ä ce que la tisane soit tiède, passez et ajoutez Ie miei.
A faire prendre au bceuf en 1 fois; en 3 fois au cheval. Convient toutes les fois qu'il s'agit de calmer la toux et dans tous les eas de maladies inflammatoires de poitrine.
Breuvage antidysentêrique (J. Robinet).
Riz................................... 60 gr.
Gomme arabique........ ............. 60
Eau.................................. 2500
Faire crever Ie riz dans l'eau, ajouter la gomme, passer et faire prendre en 2 ou 3 fois.
Breuvage nuiritif.
CEufs............................... n0 10
Lait................................. 2000 gr.
Sei marin.............................. 20
Mettez les oeufs dans un vase creux, battez les jaunes avec un peu de lait tiède, ajoutez Ie sei préalablement pilé.
Administrez au cheval en 2 ou 3 fois.
Breuvage adoucissant.
Racine de réglisse.................... 50 gr.
Miei ou melasse......................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Espèces émolliemos................... 50
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
ocr page 373
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 361
Faites bouiUir les espèces et la racine dans l'eau et édulcorez avec Ie miei après avoir passé. Adminislrez en une dose au cheval.
Breuvage adoucissant.
Racine de guimauve.................... 50 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Miei.................................. q. s.
Paitesquot;une décoction, passez et ajoutez Ie miei pour édulcorer (environ 150 gram.).
Breuvage adoucissant.
Graine de lin........,................ 40 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Miei................................. q. s.
Préparez comme précédemment.
Breuvage tonique simple (Moiroud).
Racine de gentiane.................... 150 gr.
Eau.................................. 1000
Faites digérer pendant deux heures et passez.
Breuvage tonique (Vatcl).
Gentiane.............................. 50 gr.
Absinthe.............................. 20
Petite centaurée....................... 20
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a. une infusion et passez.
Breuvage tonique amer. Poudre d'aunéo................... )
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de gentiane............... al 50 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de baies de genicvre....... )
Eau.................................. 2000
Eau-de-vie........................... 125
Délayez les poudres dans l'eau, et ajoutez l'eau-de-vie. Cette preparation serait mieux faite, et plus con-venable, en faisant infuser les poudres dans l'eau, et en ajoutant l'eau-de-vie lorsque l'infusion est devenue tiède et a été préalablement passée.
Administrez en 2 ou 3 fois au cheval.
Pliarmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;21
ocr page 374
362nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breiwage amer.
Racine de gentiane....................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Feuilles d'absinthe....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Failes une infusion, passez et administrez au cheval, quand Ie liquide est tiède ou froid.
Dreuvage tonique (Moiroud).
Racine de gentiane............... ) -^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Écorce de saule................... i
Acetate d'ammoniaque.................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau...................................nbsp; nbsp; 1000
Failes infuser les parlies végétales; passez et laissez
refroidir, puis ajoutez l'acétate d'ammoniaque.
Breuvage lonique pour Ie banif {Chter).
Poudre de gentiane................... IC gr.
Poudre de gingembre..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sulfate de magnésie................... 100
Tisane d'orge.......................... 500
Mélangez Ie tont et faites prendre matin et soir.
Ici aussi il vaudrait mieux trailer par decoction les poudres et, après avoir passé la décoction, ajouter Ie sulfate de magnésie. f.a preparation serait cerlaine-ment mieux faite etaurait meilleure apparence.
Breuvage amer (Dracy-Clark).
Quassia amara........................ #9632; 30 gr.
Eau.................................. 2000
F. s. a. une décoction jusqu'ü. la reduction de deux tiers.
Donnez en trois doses au cheval atteint d'atonie de l'appareil digestif.
Breuvage amer avec aromates (Bracy-Clark).
Gingembre............................ IC gr.
Quassia amara........................ 30
Eau.................................. 2000
F. s. a. une décoction.
Administrez en trois doses dans l'atonie de l'appareil digestif.
ocr page 375
FORMULAIRE GENÉHAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 363
Breuvage anodin (Bcsnard).
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0,04 centigr.
Eau tióde............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 verre.
Lait..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 verre.
Dissolvez l'extrait dans l'eau.
Administrez en trois ou quatre fois dans la journée. L'auleur de cette formule conseille ce medicament contre l'entérite diarrhcique des veaux. — Le traite-ment ne se termine pas la, il fait prendre le surlende-main la polion suivanle :
Crème do tartro soluble............... 15 gr.
Eau.................................. 500
Miei pour édulcorer................... q. s.
Breuvar/e anodin (Darreau).
Teinture d'opium titré.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau.................................. 500
Faire prendre en deux fois, matin et soir, dans l'en-lérite diarrhéique des poulains. Continuer le traitemeut jusqu'a la disparition de la diarrhée.
La preparation suivante est preferable :
Teinture d'opium......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Gomme arabique pulvérisée............ 10
Tisane de riz......................... 500
Breuvage nareotique (Vigneau).
Extrait d'opium titré.............. .... IG gr.
Tisane de graine de lin................ 500
Faire prendre en une seule fois, conlre les affections intestinales aiguës du cheval.
Breuvage laudanisé.
Laudanum de Sydenham...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Têtes de pavot........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; u0 5
Racine de guimauve...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Écrasez les têtes de pavots, rejetez les graines et faites-les bouillir avec la racine de guimauve pendant un
ocr page 376
364nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE FHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
quart d'heure environ. Passez, laissez tiédir et ajoutez Ie laudanum. Administrez en une fois dans les cas de coliques.
Breuoaye opiacé camphré.
Opium brut........................... 10 gr.
Camphre.............................. 10
Décoclion de guimauve................nbsp; nbsp; 2000
Miei................................. q- s.
Pulvérisez Ie camphre; mélangez-le au miei, et dé-layez dans de l'eau de guimauve. Dissolvez l'opium dans la quantité de décoction qui resle, et mélangez les deux liquides.
Efficace centre l'entérite du cheval et du boeuf.
Breuvage opiacé.
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr #9632;
ïètes de pavots.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 raquo;
Riz...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a. une décoction de pavot et de riz; passez, laissez tiédir et ajoutez l'extrait après l'avoir délayé dans un mortier.
Administrez en trois doses chez Ie chien et les petits animaux, dans les cas d'entérite.
En portant la dose d'extrait d'opium a 4 ou 5 gram­mes, cette preparation convient tres bien pour Ie cheval dans tous les cas de colique avec diarrhée. C'est un bon medicament.
Briftcvage contre la cystite caniharidienne (White).
Camphre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Opium titré on poudre...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Jauue d'ceuf..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; n0 1
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Délayez Ie camphre dans Ie jaune d'ceuf, ajoutez lopium, puis l'eau.
ocr page 377
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 365
Hreuvage astringent opiacé (Moiroud).
Écorce de chêne...................... GO gr.
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Eau................................. 1500
F. s. a. une décoction (écorce de chêne et eau). Pas-sez et ajoutez l'extrait après l'avoir délaye. Contre l'entérite du cheval.
Breuvage authelminthique pour Ie porc (Tardieu).
Aloès............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 ä 15 gr.
Asa foetida.....'..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Racine de gentiane pulvérisée___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Eau.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 400
Faites dissoudre l'aloes et l'asa foetida dans l'eau sé-parément, traitez la gentiane par infusion et mélangez Ie tont.
Adminislrezen deux doses au porc, dans les cas d'épi-lepsie vermineuse déterminée par des vers intestinaux et probablement par l'échinorhynque géant.
Breuvage vermifuge (J. Robinet).
Mousse de Corse................. ) - ,„„
o • * • •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;[ aa 'quot;O gr.
Suie tamisee..................... )
Eau.................................. 1000
Faites bouillir jusqu'è, reduction de moitié. Laissez refroidir, passez avec expression et administrezau bceuf en une dose.
Breuvage anthelminthigue (Hayne).
Feuilles d'absinthe.................... 60 gr.
Sulfate de magnésie................... 90
Eau.................................. 800
Faites une infusion, et, quand eile est tiède, passez et ajoutez Ie sulfale de magnésie. Administrez en une fois.
Breuvage antidysentérique.
Racine de bistorte.....................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Eau de Rabel..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Melasse ou miei. q. s.................nbsp; nbsp; nbsp;(150 environ).
Eau..................................nbsp; nbsp; 2500
ocr page 378
366nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Faites bouillir la racine dans l'eau jusqu'ä reduction ä deux litres de liquide. Ajoutez l'eau de Rabel, puis la melasse pour édulcorer.
Faire prendre dans une journée en deux doses.
Breuvage tonique au quinquina.
Poudro de quinquiua royal............ 100 gr,
— d'angusture vraie.............. 50
Vin blanc............................. 1000
Délayez les poudres dans Ie vin, et administrez au cheval en mie dose.
Il vaudrait peut-être mieux trailer Ie quinquina et l'angusture par infusion, laisser refroidir, passer eten-suite administrer;on aurait une preparation d'un plus bel aspect et tout aussi efficace.
Breuvage antiseptique (Moiroud).
Quinquina rouge concassé............. CO gr.
Acetate d'ammoniaque................. 250
Eau..........................,....... 1000
Faites une decoction, passez, laissez refroidir, et ajoutez l'acétate d'ammoniaque. Contre les affections typhoïdes et l'anasarque.
Breuvage febrifuge (J. Uobinet).
Sommités de petite contaurée..... ) -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , • •
- d'absinthe.......#9632;...... j aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;* P0,Sneo-
Quinquina calisaya pulverise...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Sei ammoniac.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Faites infuser les sommités d'absinthe et de petite centaurée, retirez du feu, passez et ajoutez Ie quinquina et Ie sei ammoniac.
Quand l'infusion est tiède faites avaler au bosuf en une dose.
Le mode de preparation suivant conviendrait mieux : Trailer le quinquina par décoction et quand celle-ci est terminée, faire infuser les sommités d'absinthe et de
ocr page 379
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 36quot;
petite centaurée, passer, laisser tiédir et ajouterlesel ammoniac.
Breuvage antiputride (J. Robinet).
Camphre............................. 8 gr.
Alcool................................ q. s.
Crème de tartre soluble................ 30
Écorce de quinquina.................. 12
Miei................................. q. s. p. eJulcortr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Trailer par décoction Ie quinquina; passer, ajouter
Ie camphre dissous dans l'alcool, ajouter Ie miei pour
édulcorer et faire prendre au boeuf en une dose.
Breuvage toniqite excitant (M. Ducasse).
Teinture de quinquina................. 'S5 gr.
Écorce de quinquina................... 20
Eau.................................. 1000
Miei.................................. q. s. p. édnleorer.
Trailer Ie quinquina par décoction, passer, laisser refroidir. Ajouter la teinture de quinquina, puis Ie miei pour édulcorer.
Tonique et excitant pour l'appareil digestif chez Ie cheval.
Breuvage tonique et excitant (M. Ducasse).
Teinture de quinquina................. 45 gr.
Miei................................. q. s.
Infusion de café torréflé................ 1000
Édulcorer Ie café avec Ie miei, passer, et ajouter en-suite la teinture de quinquina.
Nous employons tres souvent Tun ou l'autre de ces medicaments comme stomachique et tonique du tube digestif, chez les chevaux en mauvais état et dont l'ap-pétit laisse k désirer. Les résullats sont généralement tres satisfaisants, et nous croyons pouvoir en conseiller l'em-ploi en toute confiance. Cette dernière preparation a tres bon goM, et quelques malades la boivent d'eux-mêmes après deux ou trois jours, quand ils en connaissent la saveur.
ocr page 380
368nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvaqe antiputride (Trasbot).
Acide phénique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Vin rouge............................nbsp; nbsp; 1000
Infusion de plantes aroraatiques........nbsp; nbsp; 1000
Faites l'infusion, mêlez Ie vin et l'acide. On peut remplacer Ie vin par 15 grammes d'alcool ä 90deg; dilué dans un litre d'eau.
Employé dans la dernière période de Tinfeetion pu-rulente.
Breuvage antiseptique.
Racine d'aunée................... 1
Quinquina....................... | aa 100 gr.
Acétate d'ammoniaquo............. '
Camphre............................. 20
Jaunc d'oeut..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 1
Ether................................ 20
Eau.................................. 2000
Décoctez l'aunée et Ie quinquina dans l'eau, passez, ajoutez l'acétate et l'éther quand Ie liquide est froid et ensuite Ie camphre mélange au jaune d'oeuf.
Il vaudrait mieux trailer l'aunée par infusion (voir page 111).
Breuvage stimulant.
Acétate d'ammoniaque................. 100 gr.
Infusion de sauge..................... 1000
Breuvage anlispasmodique contre les affections intestinales du cheval (Erdmann et Hertwig).
Fleurs de camomille............ de 30 a 375 gr.
Liqueur d'Hoffman..................... 15
Eau.................................. 1000
Falles infuser les fleurs dans l'eau et quand Ie pro-duit est tiède, passez et ajoutez la liqueur d'Hoffman.
Breuvage anlispasmodique (Erdmann et Hertwig).
Ether sulfurique....................... 20 gr.
Vin rouge............................ 1000
Les mêmes auteurs conseillent l'élixir calmant de Lebas, a la dose de 120 grammes dans un Hire d'eau ou de vin.
ocr page 381
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 369
Breuvage anlispasmodique pour la vache (Deneubourg).
Camphro pulverise..................... 60 gr.
Asa fcetida pulverise...............,----- 120
Nitrate de potasse pulverise........... 120
Mélangez, et administrez en huit doses et d'heure en heure dans un demi-litre d'infusion de camomille, de tilleul ou de fleurs de sureau.
Centre la fièvre vitulaire.
Si vingt-quatre heures apres l'emploi de cette prepa­ration, un mieux bien apparent n'est pas constate, Tau-teur recommande de supprimer I'asa fcetida, et de rem-placer le nitre par 300 grammes de sulfate de soude.
Breuvage ionique et antipulride (Eckel).
Écorce de saule....................... 60 gr.
Racine d'angélique.................... 30
Camphrc......................... ) -,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Essence de téróbenth'ne........... i
Eau.................................. 1125
Faites bouillir le saule dans I'eau jusqu'a reduction de celle-ci a un litre, versez la decoction bouillante sur la racine d'angélique et laissez infuser. Passez et ajoutez ä la colature, quand eile est froide, le camphre et l'essence de térébenthine.
Administrez en une fois au cheval atteint d'affection putride et adynamique.
Breuvage calmant (Bouley et Raynal).
Camphre pulverise.................... 16 gr.
Asa fcetida............................ 16
Eau.................................. 500
Tres employé k laclinique d'Alfort contre les coliques violentes des chevaux.
On se sert aussi tres fréquemment du suivant dans les mèmes circonstances :
Asa foetida............................ 15 gr.
Camphre pulverise.................... 15
Ether sulfurique...................... 15
Eau................................. 1000
21.
ocr page 382
370nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PKÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Emulsionnez l'asa foetlda dans l'eau, dissolvez Ie camphre dans l'éther, mêlez et agitez.
Breuvage antivermineux (Numan).
Asa foetida ........................... 31 gr.
Huile empyreumatique de Chabert...... 62
Eau.................................. 500
Mêlez.
Contra les verschez Ie veau; faire prendre chaque jour, une cuillerée ä beuche de ce mélange dans du lait, pendant un mois.
Breuvage vermifuge (Dolafond).
Essence de térébenthine............... 16 gr.
Jannes d'oeufs.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 2
Infusion d'armoise..................... 125
Mélangez l'essence et les jannes d'ceufs dans un mor­tier et ajoutez peu ä peu 1'infusion d'armoise.
L'auteur Ie préconisechez lecheval et les ruminants contre les vers.
Breuvage vermicide.
Huile de cade......................... 32 gr.
Essence de térébenthine............... 100
Jannes d'oeufs........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nquot; 2
Miei ou melasse....................... 100
F. s. a. une e'mulsion. Adminislrez en une seule dose au cheval. Agiter avant de s'en servir.
L'auteur de cette formule a oublié de prescrire Ie vehicule, qui est cependant indispensable. Il faut ajouter a ces substances 750 grammes d'eau.
Breuvage anlhelminthigue.
Huile empyreumatique................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Jaunes d'oeufs.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^4
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau.................................nbsp; nbsp; nbsp; 900
Mélangez l'huile et les oeufs dans un mortier, ajoutez Ie miei, et emulsionnez en meltant peu ä peu l'eau. Agiter la bouteille avant de l'administrer.
ocr page 383
FORMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 371
Faire prendre en une dose Ie malin a jeun, et conti-nuer Ie traitement pendant trois ou quatre jours, ei c'est nécessaire.
Breuvage vermifuge savonneux.
Savon blanc rapé...................... 100 gr.
Aloès des Barbades................... 10
Poudre de fougère male............... 100
Huile empyreumatique................ 20
Jaunes d'oeufs......................... n0 4
Eau.................................. 1000
Dissolvez Ie savon dansl'eau, mélangez les poudres d'aloès et de fougère, mettez-les dans un mortier avec les ceufs, batlez, ajoutez l'huile, faites bien Ie mélange et émulsionnez enfin avec l'eau pen k pen.
Agiter la bouteille avant de s'en servir.
Pour une seule dose a faire prendre k jeun Ie matin. Breuvage astringent (Pottior).
Eau do Rabel......................... 30 gr.
Eau ordinaire......................... 1000
Mélangez. Faire prendre en deux doses dans la jour-née centre Fhématurie ou pissement de sang chez les bétes bovines.
Suivant rauteur, cette potion agit d'autant mieux qu'elle est prise au début de la maladie. Lorsque Ie pissement de sang disparait douze heures environ après l'administration, on cesse tout traitement; on Ie con­tinue au contraire en augmentant la dose d'eau de Rabel d'un tiers, si la maladie persiste.
Cette dose d'eau de Rabel nous parait un peu forte.
Breuvage iempéranl (bouillon Lagrange).
Decoction d'orge...................... 1000 gr.
Acide sulfurique...................... q. s.
Miei................................. GO
Ajoutez de l'acide sulfurique a la decoction jusqu'a acidité agréable, et délayez Ie miei; agitez. Pour une dose au cheval.
ocr page 384
I
372nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvage purgalif ordinaire.
Aloès des Barbades.................... 30 gr.
Eau.................................. 1000
Miei.................................. 120
Faites dissoudre l'aloès dans l'eau tiède, après pul­verisation préalable, ajoutez ie miei et agitez.
Administrez en une fois Ie matin ä jeun, chez Ie cheval.
Breuvage purgatif.
Aloès en poudre....................... 20 gr.
Sulfate de soude...................... 100
Eau tiède............................. 1000
Dissolvez l'aloès dans l'eau, ajoutez Ie sulfate de soude et administrez en une fois au cheval.
Breuvage purgatif.
Aloès en poudre....................... 20 gr.
Feuilles de séné...................... 20
Melasse (environ 150 gr.).............. q. s.
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Infusez Ie séné, passez, dissolvez l'aloès dans la cola-ture, et édulcorez aveelamelasse. Pour une dose chez Ie cheval.
Breuvage purgatif pour Ie hceuf.
(Coenraetz)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (Carter)
Follicules de séné........ 62 gr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Aloès du Gap en poudre.. 45nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Eau..................... 1000nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1000
Traitezles follicules par décoction et dissolvez l'aloès dans la colature.
Coenraetz assure que son breuvage purge bien les grands ruminants.
Suivant Carter, en faisant prendre tous les jours, jus-qu'a purgation produite, ce medicament aux vaches atteintes de paralysie consecutive au part, on obtient un bon résultat. Cette medication doit être aidée de
ocr page 385
FORMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 373
frictions irritantes sur la region du dos et des lombes, et d'abondantes saignées générales.
Breuvage purgatif (Clément).
Sirop de nerprun...................... 120 gr.
AIocs en poudre...................... 10
Eau tiède............................. 1O0O
Faire dissoudre 1'aloès dans 1'eau tiède, et ajouter Ie sirop. Pour une dose chez Ie cheval k jeun.
Breuvage purgatif pour les poulains (Darreau).
Sulfate de soude............... de 90 ä 150 gr.
Miei.................................. 125
Eau.................................. 500
F. s. a. une solution et ajoutez Ie miei.
On rend ce purgatif plus énergique en ajoutant 8 a 10 grammes d'aloès suceotrin. Dans ce cas on fait dis­soudre celui-ci dans l'eau tiède, puis on ajoute Ie sulfate de soude et Ie miei.
Centre l'arthrite rhumatismale des jeunes poulains.
Breuvage purgatif.
Sirop de nerprun...................... 100 gr.
Sulfate de soude...................... 200
Eau.................................. 1000
Dissolvez Ie sei et ajoutez Ie sirop. Faites prendre en une fois au cheval.
Breuvage purgatif.
Senc, feuilles et follicules.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60 gr.
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a. une infusion. Ajoutez Ie sei a la colature, puis Ie miei. Pour une fois chez Ie cheval.
ocr page 386
3*4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvage purgatif (Bourgelat).
Sené (feuilles et follicules).............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
AIocs en poudre.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
F. s. a. une infusion et ajoutez 1'aloès après avoir
passé.
Breuvage avec des fruits acides.
On prend quantité süffisante de fruits charnus, on les écrase en pulpe et on mélange celle-ci avec 800 ä 1000 grammes d'eau environ, de facon a obtenir un liquide ayant une acidilé agréable, mais assez forte.
On fait prendre un litre de breuvage a la fois, en renouvelant la dose si on Ie juge nécessaire dans la
journée.
Breuvage cm cachou.
Cachou choisi......................... 10 gr.
Eau bouillanto........................ 1000
Faites infuser pendant douze heures ; passez, expri-mez, et faites prendre en une dose au cbeval atteint de diarrhée.
Polion astringente pour Ie cheval (C\h\,qt).
Écorco de cliêne......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
Cachou...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Décoction d'orge.......................nbsp; nbsp; nbsp; 750 gr.
Pour une dose, dans les cas de diarrhée.
Les doses thérapeutiques d'opium brut pour Ie che­val varient entre 5 et 20 grammes (Kaufmann); on peut done augmenter sans danger la quantité de ce medica­ment qui entre dans celte potion.
Breiwage de camomille.
Fleurs de camomille................... 10 gr.
Eau.................................. 1000
F. s. a. une infusion et filtrez.
Administrez encore tiède, en une fois, centre les coli-ques du cheval.
ocr page 387
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 375
Brettvage calmant (M. Ducasso).
Fleurs de camomille................... 20 gr.
Laudanum de Sydenham............... '25
Miel................................. :j()0
Eau.................................. 1000
F. s. a. une infusion, passez le produit et ajoutez ä la colature le laudanum, puis le miel. Agitez.
Bonne preparation que nous employons tres souvent contre les coliques. Nous l'administrons en deux fois ä une demi-heure d'intervalle. Le miel est comme édul-corant et possède aussi un effet légèrement laxatif.
Breuvage catmant.
Infusion de tilloul.....................nbsp; nbsp; 1000 gr,
Laudanum de Sydenliam...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Miel ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Melangez et administrez en une fois au cheval atteint de coliques.
Bon medicament que M. le professeur Mauri prescrit souvent contre les coliques, a, la clinique de Toulouse.
Breuvage calmant (Hcringj.
Extrait de jusquiame...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 giquot;-
Sulfate do potasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;00
Infusion de camomille.................nbsp; nbsp; nbsp; 400
Pour une dose chez Ie cheval dans les cas de coli­ques ou de tranchées.
Breuvage contre les indigestions chroniques des ruminants (Héring).
Acide chlorhydrique faiblo............. 30 gr.
Alcool................................ 00
Eau de rivière......................... 3000
A administrer en deux fois aux grands ruminants atteints d'indigestion chronique. A l'aide de ce breu­vage la rumination ne tarde pas ä reparaitre.
Breuvage contre la météorisation des ruminants (Erdmann et Hertwig).
Ammoniaque liquide................... 30 gr.
Alcool ä 80raquo; .......................... 60
Infusion de camomille................. quot;50
ocr page 388
#9632;
376nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Faire prendre en deux fois, è une demi-heure d'in-tervalle.
Breuvage contre les tranchées du chevol.
Thériaque............................. 100 gr.
Teinture vulneralre.................... 100
Infusion de sauge...................... 2000
Délayez la thériaque dans un peu d'infusion et ajou-tez la teinture. Versez Ie tout dans une bouteille et agitez. Faire prendre en deux fois.
Breuvage contre la bronchite du cheval (Clater).
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Poudre de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Nitre................................. 10
Tisane d'orge tres chargée............. 1000
Breuvage diurétique (Moiroud).
Térébenthine.......................... 60 gr.
Jaunes d'oeufs......................... q. s.
Tisane de graine de lin................ 2000
Mettez la térébenthine dans un mortier, et ajoutez autant de jaunes d'oeufs qu'il faudra pour la delayer, versez peu a peu la tisane qui sert de véhicule.
Pour deux doses.
Breuvage diurétique camphré.
Eau diurétique caraphrée (1)............ 100 gr.
Eau ordinaire......................... 900
Mélangez; Pour une dose au cheval.
Breuvage diurétique camphre.
Camphre pulverise.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Jaunes d'oeufs........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^2
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Tisane de graine de lin................nbsp; nbsp; 4000
Dans un mortier mélangez Ie camphre et les jaunes d'oeufs; ajoutez peu ä peu la tisane dans laquelle on aura fait dissoudre préalablement Ie nitre et Ie miei.
Administrez en quatre doses, au cheval.
(1) Voir Formulaire general, Eaux médicinales, page 418.
ocr page 389
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 377
Breuvage expeclorant pour Ie boßuf (Clater).
Poudre de scille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Réglisso concassée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Résine de gaiac.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Teinture de bäume de Tolu............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Traitez par décoction Ia racine de réglisse jusqu'a reduction d'un quart; passez et ajoutez les autres substances. Agiter avant de s'en servir.
Contre les affections catarrhales anciennes.
Breuvage ferrugineux.
Sulfate de fer..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Carbonate de soude....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau...................................nbsp; nbsp; 2000
F. s. a. une dissolution des poudres dans l'eau et ajoutez Ie miei.
Administrez au cheval ou au boeuf en 2 ou 4 fois, dans tous les cas oü les ferrugineux sont indiqués. C'est une tres bonne preparation.
Breuvage tonique pour Ie moulon (Geile).
Poudre de gentiane....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 gr.
Protosulfate do fer....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Carbonate de soude...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Décoction de petite centaurée..........nbsp; nbsp; nbsp; 30O
Faites dissoudre les sels, ajoutez la poudre et agitez. Pour deux doses ä administrer dans la journée.
Breuvage ferrugineux et tonique.
ïartrate de fer et de potasse........... 20 gr.
Eau-de-vie............................ 100
Tisane de sauge par infusion........... 2000
Passez l'infusion, dissolvez Ie tartrate et ajoutez l'alcool au moment de l'administrer.
Pour quatre doses ä faire prendre dans la journée, soit au cheval, soit au bceuf.
ocr page 390
378nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvage de genliane.
Racine de gentiane.................... 20 gr.
Eau.................................. 1000
F. s. a. une infusion. Pour Ie cheval ou Ie boeuf, en une ou plusieurs doses.
Breuvage kermêtisê.
Kermes mineral....................... 20 gr.
Poudre de réglisse.................... ?0
— de guimauve................... 20
Melasse.............................. 100
Eau...................................nbsp; nbsp; 2000
Mélangez; agitez avant de l'administrer. Faire prendre en six doses dans la journée.
Breuvage laxatif [Moveoni).
Huile de ricin........................ 350 gr.
Décoction de guimauve................ 650
Pour Ie cheval, en une dose.
Breuvage purgatif (White).
Aloès des Barbados....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Savon................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sei de tartre..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Dissolvez Ie savon dans l'eau, ajoutez Ie sei, puis Taloès en poudre.
Contre la pléthore et la méningo-eneéphalite aiguë.
Breuvage purgatif (Falke).
Huile de croton..................... 12 a 14 gouttes.
Baies de genièvre pulvérisóes.......... 12 gr.
Poudre de guimauve.................. 12
Eau.................................. q. s.
Pour une dose au cheval.
C'est une mauvaise preparation qui n'esl pas a re-commander. L'huile de croton devrait être tres divisée par une emulsion; peut-être que Pauteur a introduit dans ce but la poudre de guimauve et de baies de ge­nièvre, mais malgré cela, il n'est pas possible de bien
ocr page 391
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 379
préparer ce breuvage. Nous proposons de remplacer cette formule par la suivante :
Huile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;X gouttes.
Huile d'olive..........................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Solution tiède de goinme{oumucilage de
graine de lin)......................nbsp; nbsp; nbsp; 800
Mettre l'huile de croton dans un mortier et la mé-langer exactement ä I'liLiile d'olive en ajoulant celle-ci peu a pau. Verser ensuite Ie véhicule par petites quan-tités en émulsionnant.
Breuvage pwgalif minovatif (Darreau).
ïartro-borate de potasse...... GO lt;inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;75 gr.
Eau.......................... 3000 a -4000
Miei.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
P. s. a. une dissolution du sei dans l'eau et édulcorez avec Ie miei.
Contre la diarrhée des poulains. Présentez k boire de ce breuvage toutes les beures ou administrez de force si les malades refusent de boire seuls. Continuez cette medication jusqu'a la disparition de la diarrhée.
Breuvage au sulfale de quinine (Moiraud).
Sulfate de quinine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,50
'Écorce de saule....................... GO gr.
Eau...........#9632;....................... 1000
F. s. a. une décoction de l'écorce dans l'eau, passez et ajoutez Ie sulfate de quinine dissous préalablemenl avec quelques gouttes d'eau de Rabel ou d'acide sul-l'urique.
Contre les affections typhoïdes du cheval.
Breuvage stimulint contre VobHruction du feuillel des grands ruminants (Robellet).
Essence de-térébenthine.......... SO-iS-GO gr.
Infusion d'espóces aromatiquos...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1000
Laissez refroidir l'infusion el mélangez l'essence; agitez avant de l'employer.
ocr page 392
380nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvage tempérant (Pauleau).
Miei commun ou melasse............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;500 gr.
Vinaigre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;500
Décoction de graines de lin.......... 12.000
Mélangez. Faites prendre de ce breuvage un litre toutes les heures, aux bêtes bovines atteintes d'enté-rite aiguë.
Breuvage tempérant.
Laitues...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nraquo; 3.
Vinaigre..............................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Miei ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Eau..................................nbsp; nbsp; 2000 gr.
Traitez les laitues par décoction, passez, laissez tiédir, ajoutez Ie miei, puls Ie vinaigre. Faire preadre en deux ou trois doses.
Breuvage tempérant simple (Moiroud).
Feuilles fraiches de bourrache.......... 200 gr.
Oxymel simple........................ 250
Eau.................................. 2000
Traitez la bourrache par décoction, passez et ajoutez l'oxymel. Faites prendre en deux ou trois doses au cheval.
Breuvage vermifuge cconomique.
Savon rapé............................ 50 gr.
Sei gris............................... 100
Infusion d'absinthe.................... 1Ü00
Faites dissoudre Ie sei el Ie savon dans la tisane d'absinthe. Pour une dose au cheval.
Breuvage vermifuge.
Aloès des Barbados.................... 10 gr.
Savon rapé............................ 50
Sei ordinaire.......................... 100
Miei ou melasse....................... 100
Infusion d'absinthe....................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a.
Vermifuge pour Ie cheval, administrez en une dose.
ocr page 393
FORMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 381
Breuvage adoucissant.
Racine de guimauve................... 60 gr.
Racine de réglisse..................... Wgt;
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Eau...................................nbsp; nbsp; nbsp;1200
Faites bouillir les racines dans l'eau pendant une demi-heure, passez pour avoir un litre de liquide et ajoutezle miei.
Pour une dose. On prescrit plusieurs breuvages dans
ie courant de la journée.
Breuvage anodin pour te cheval (White).
Opium brut............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr-
Oxymel scillitique..................... 100
Décocté de Un........................ 500
A prendre en une fois dans les affections des bron-
ches.
Breuvage anticatarrkal pourlc baiuf (CXaXev).
Opium brat...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; • gr.
Digitale...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Scille.............................• • • •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'l
Décocté de gruau.....................nbsp; nbsp; 1000
Mêlez.
Breuvage antispasmodique (Blaine).
Essence de monthe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Ether.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Teinture d'extrait d'opium.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Bière.................................nbsp; nbsp; nbsp; l50
Eau-de-vie de genièvre................nbsp; nbsp; nbsp; 15)
Breuvage astringent (White).
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0 gr.
Craie.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Gomme pulvérisée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau de nienthe........................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Le qualiflcatif opiacé ou anodin conviendrait mieux pour designer ce breuvage.
Breuvage astringent.
Racine de bistorte concassée........... 90 gr,
Miei.................................. 150
Eau................................. 1000
ocr page 394
1
382nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
F. s. a. une décoction, passez et ajoutez Ie miei.
Breuvage astringent*
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gr.
Sauge................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CO
Eau bouillanto........................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a. une infusion, passez et Tailes dissoudre l'alun. Administrez en une fois.
Breuvage calmant.
Asa foetida............................ 10 gr.
Camphre............................. IG
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Poudre de réglisso....................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau.................................nbsp; nbsp; 1000
Triturez I'asa foetida avec de l'eau dans un mortier, ajoutez les poudres et Ie camphre, mèlez. Agitez avant de l'employer. Pour une dose.
Breuvage carminatif. Fruits d'anis verts..................... 40 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; de fenouil..................... 20
—nbsp; nbsp; nbsp; de coriandre................... 20
Racine d'angélicjue......,............. 40
Ether............................... 60
Eau bouillante....................... 1500
Faites infuser les fruits et les racines, passez, laissez refroidir et ajoutez l'éther.
On s'en sert dans les indigestions graves ; son admi­nistration se fait en deux fois au cheval, et au bceuf en une seule fois.
Breuvage contre la météorisation.
Ammoniaque liquide.................. 15 gr.
Eau froide............................ 1500
Pour une dose aux grands ruminants.
Breuvage diaphorétique.
Émctique.................... 10, 15 ou 20 gr.
Eau de son..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 litres.
Dans les inflammations du poumon, et la péripneu-monie du gros betail.
ocr page 395
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 383
BreuvLir/e diaphorétique.
Thériaque............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 90 gr.
Camphre pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Carbonate d'ammoniaquc pulverise.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 45
Vin rouge...........................nbsp; nbsp; 1500
Mêlez.
Au cheval, en deuxfois k deux heures d'iatervalle.
Au bcsuf en une seule dose.
Breuvage dittréligue.
Savon de Windsor rapé................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Essence do térébentliino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Décocté de lin........................nbsp; nbsp; 1500
Mêlez.
Breuvage excitant Ie sijslème nerveux (Dclafond et Lassaigne).
Rapure do noix vomique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Racine de valériane.................... 30
Alcool a 85deg;.......................... 120
Eau.................................. 1000
Faire infuserla noix vomique dans Talcool et la valé­riane dans l'eau, on passe et on mélange.
L'infusion alcooliques'opère en mettant la noix vomi­que et l'aleool dans un ballon ouvert qu'on chauffe au bain-marie; on laisse refroidir.
Pour Ie cheval, en une dose ou en deux pour la jour-née dans les cas de paralysie.
Pour les petits animaux, cliien, mouton et pore, on emploie l'extrait de noix vomique, de 2 ii 5 centi­grammes (1).
Breuvage fondant ioduré.
loduro de potassium.................. 15 gr.
Sei marin............................. 30
Eau.................................. 100raquo;
(1) L'extrait do noix vomique a une composition asscz variable, et les doses do 2 ä 5 centigrammes que l'on indiquc n'ont rien d'ab-solu. D'une maniere générale, on considérc l'extrait comme 10 fois plus actif que la rapure.
ocr page 396
384nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHAKMACIE VÉTÉRINAIRE.
Breuvage iodo-ioduré (Delafond et Lassaigne).
lodure do potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 centigr.
Eau.................................. 1000 gr.
Les doses de medicament sont beaucoup trop faibles pour pouvoir espérer de ce breuvage na effet fondant.
Breuvage opiacé (Wliite).
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Décoction de guimauve................ 1000
Contre la diarrhée et la dysenterie du cheval et du
boeuf.
Breuvage stimulant.
Extrait de genièvre........'............ 60 gr.
ïheriaque............................ 20
Vin blanc............................ 1000
Pour 1 dose.
Breuvage tonigue antiseptique (Descliamps\
Poudre de quinquina jaune.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60 gr.
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Écorce d'orange amère (curacao de Hol­lande)..............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Faites bouillir légèrement Ie Curasao dans de l'eau, passez pour avoir 500 grammes de décocté.
Faites bouillir Ie quinquina et l'acide sulfurique dans un litre d'eau, en employant une capsule de porcelaine, jusqu'ä ce qu'il reste 500 grammes de véhicule dans la capsule; ajoutez Ie décocté de Curasao et Ie miei et faites prendre.
Pour ie chien et Ie mouton, on emploie : 15 grammes
de quinquina, lOgouttes d'acide sulfurique, 40grammes
de sirop d'écorce d'oranges amères et 30 grammes de
miei.
Breuvage ute'rin (Delafond et Lassaigne).
Ergot de seigle pulverise............... 30 gr.
Vin rouge............................ 1000
Miei................................. 350
ocr page 397
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 385
On Temploie dans l'accouchement laborieux de la vache et de la jument. Il faut souvent repéler la dose deux ou trois fois dans la journée.
Breuvage utérin (Dclafond et Lassaigne).
Ergot de seigle pulverise..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 ä 8 gr.
Infusion d'armoise................ 200
Trois breuvages par jour, dans l'accouchement labo­rieux de la brebis, de la truie ou de la chienne.
Breuvage vermifuge.
Semcn-contra entier...................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Aloès pulverise......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Mêlez. Adminislrez une dose tous les jours, pendant trois jours de suite.
Breuvage tssnifuge.
Poudre do rhizome de fougère male....nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Savon de Windsor rapé...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 900
Pour une dose. Faire prendre un deuxième breuvage Ie lendemain.
On prend Ie 1/dO de cette formule pour Ie chien et Ie mouton.
Breuvage cordial (Lcbas).
Extrait de gentiane......,............. 30 gr.
Cannelle.............................. 15
Vin rouge ........................... 1000
Traitez la cannelle par decoction pendant quelques minutes, passez, ajoutez l'extrait, et administrez en une fois.
Breuvage carminatif ammoniacal (Delafond et Lassaigne).
Fleurs de camomille..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Ether................................ 64 gr.
Ammoniaque liquide................. 16
Eau bouillante....................... 2000
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;22
ocr page 398
386nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
¥. s. a. une infusion avec les camomilles, passez, laissez refroidir et ajoutez l'élher et l'ammoniaque au moment de Temployer.
S'administre en une ou deux fois, h une demi-heure d'intervalle, sur les sujets agés dont les digestions sont paresseuses et gazeuses.
Breuvage diurétique (Delafond et Lassaigne).
Alcool nitrique........................ 125 gp.
Vin blanc............................. 1000
Eau.................................. 1000
Mélangez. A faire prendre dans la journée en trois doses.
L'alcool nitrique peut être remplacé par 96 grammes d'alcool ä 33deg; et 32 grammes d'acide azotique a 34deg;, qu'on mélange avant leur introduction dans Ie breu­vage.
Breuvage excitant nerveux (Delafond et Lassaigne).
Extrait alcooiique de noix vomique.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,2 décigr.
Infusion aromatique.................. 300 gr.
Faire prendre en une fois au cheval ou au boeuf. Employé dans la paralysie du mouvement et de la sen-sibilité ; plus actif que celui préparé avec la rèpure de noix vomique et la valériane (page 383).
Breuvage tonique et excitant diffusible (M. Ducasse).
Thé noir et vert (thé mélange)......... 16 gr.
Alcool a GO0 ou eau-de-vie.............. 100
Eau................................. 900
F. s. a. une infusion; quand eile est presque froide, ajoutez l'alcool, agitez et faites boire en une fois.
Pour Ie cheval dans les cas de paresse de Feslomac ou d'indigestion légere.
Breuvage utérin (Delafond ot Lassaigne).
Soramités sèches de rue.............. 64 gr.
Vin vieux rouge....................... 1000
ocr page 399
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;387
F. s. a. uue infusion, passez et administrez tiède. Pour la jument et la vache.
Breuvage utérln (Delafond et Lassaignc).
Feuilles sèches de sabine.............. 32 gr.
Écorce do cannolle concassée........... 32
Eau.................................. 1000
F. s. a. one infusion, passez et faites prendre tiède h la jument ou a la vache dans Ie pari laborieux.
Breuvage astringent (Roeill).
Écorce de chêne concassóo.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; W Sr.
Alun cristallisé.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Eau..................................nbsp; nbsp; 2000
Traitez l'écorce par décoction, passez, laissez refroi-dir, et ajoutez Ie camphre et l'alun. Conlre la diarrhée du boeuf.
Breuvage stimulant.
Baios do gonicvre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Cannolle.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Anis vort ou étoilo....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IG
Vin généroux.........................nbsp; nbsp; nbsp;1000
Traitez par infusion toutes ces substances, passez et faites prendre tiède.
Breuvage sédatif.
Têtes de pavots.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 6
Feuilles de belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 00 gr.
Laudanum de Sydenham...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau..................................nbsp; nbsp; 1225
Faites bouillir les têtes de pavots, infusez la bella-done, passez, ajoutez Ie laudanum, et administrez en deux fois ä une heure d'intervalle dans les cas de colique.
Lait astringent.
Alun cristallisé........................ 12 gr.
Lait.................................. 2000
Faites bouillir et passez. On peut faire prendre deux de ces doses dans la journée. Contre la dvsenterie du boeuf.
ocr page 400
388nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Breuvage calmant pow te c/ievat (Cagny).
Ether nitrique................... 50 ä 100 gr.
Aloès............................ GO a 80
Laudanum....................... 30 ü 60
En solution dans 500 grammes d'eau froide ou de bière.
Suivantl'auteur, ce medicament est tres employé par les Anglais contra les coliques du cheval.
Breuvage contre la fievre typhoïde (Cagny).
Ether................................. 50 gr.
Acetate d'ainmoniaque................. 50
Extrait de belladone...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Tres usité également chez les Anglais, qui Ie donnent dans 60 grammes d'eau-de-vie, comme excitant general contre la fièvre typhoïde du cheval.
Solution antidiarrkéiqtie des veaux (Cagny).
Eau.................................. 75 gr.
Acide lactique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Une grande cuillerée de celte solution dans un peu de lait. A répéler dans la journée.
Des cachets médicamenteux.
Poudre contre labronchile catarrhale du ehien (M. Ducasse).
Poudre de belladone............ 0,10 centigr.
Poudre de gomme arabique...... 0,15
M. s. a. Pour un cachet.
Faire prendre de 1 ä S cachets par jour, suivant la taille, dans une cuillerée d'eau ou de lait.
Tarit les hypersécrétions bronchiques dans les cas d'inflammation et de pneumonie catarrhales.
Poudre antidiarrhéique (M. Ducasse).
Poudre de belladone............. 0,10 centigr.
Poudre d'opium................. 0,05
Sucre pulverise................. 0,10
M. s. a. pour un cachet.
ocr page 401
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 389
Doses: de 1 ä 5 par jour chez Ie chien, suivant la taille. Contre les diarrhées opiniätres.
Poudre vomitive (M. Ducasse).
Poudre d'ipéca.................. 0,50 centigr.
Émétique....................... 0,03
M. s. a. pour un cachet.
Doses: 1, 2, 3 cachets qu'on donna a dix minutes d'in-tervalle jusqu'ä l'apparition des vomissements. Présen­ter a boire de I'eau tiède au chien entre les nausées.
Poudre purgative (M. Ducasse).
Poudre de jalap................. 0,25 centigr.
Poudre de scammonée.......... 0,10
Pour un cachet.
Doses : de 1 a 4 suivant la taille du chien, adminis-tres successivement. Purgatif drastique.
Cachet febrifuge (M. Ducasse). Sulfate de quinine.............. 0,10 centigr.
Pour un cachet.
Doses: de 1 ä 10 par jour suivant la taille. On peut aller jusqu'ä concurrence de 1,50 de quinine dans la journée (Kaufmann).
Utile pour produire un abaissement rapide de la tem­perature dans les pneumonias aigues. On doit faire une nouvelle administration dès que la temperature tend a. remonter.
Comme antitharmique les doses de quinine doivenl être fortes.
Cachets de guassine (M. Ducasse).
Quassine amorphe....... de 0,01 ä 0,05 centigr. (suivant
la taille). Bicarbonate de soudo............ 0,30
M. s. a. pour un cachet. Doses : 1 par jour avant le repas. Contre les affections chroniques de l'appareil gaslro-
22.
ocr page 402
390nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
intestinal chez Ie chien. Pour réveiller Fappétit, toni-fier Ie tube digestif, exciter la secretion salivaire, celle du foie et des reins.
Poudre tonique.
Carbonate de fer.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Poudre de rhubarbe..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20
Bicarbonate de sonde............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
M. s. a. Pourun cachet.
Un Ie matin el un Ie soir, pour combattre l'anémie du chien.
Des cataplasmes.
Cataplasme anodin.
FeuiUcs de belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Farine do Un.........................nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
On peut remplacerla belladone par la jusquiame, Ie slramonium ou la morelle.
Faites une décoction et passez, avec Ie liquide obtenu préparez Ie cataplasme comme avec de l'eau pure. Cataplasme antiseptique.
Racine de carotte rapée................ 200 gr.
Poudre de camphre.................... 20
— de charbon................... q-s.
Mêlez. Appliquez sur les tumeurs indolentes ou sur les abces de mauvaise nature.
Cataplasme astringent.
Poudre de sauge......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
— de tan ou écorce de chène......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Vinaigre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s-
Mêlez les poudres avec Ie vinaigre pour former un cataplasme
Cataplasme astringent (Delafond et Lassaigne).
Suie de cheminée................. 1
Terre glaise....................... I ffraquo; C[- s.
Vinaigre..........................
A
ocr page 403
F0HMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 391
Delayer ces substances jusqu'ä consistance de cata-plasme. Bon pour faire résoudre les tumeurs sanguines récentes et les engorgements chauds et douloureux.
Cataplastne astringent (Delafond et Lassaigne).
Protosulfate dc fer...................... 120 gr.
Terre aluminouse ou glaise........ | laquo;
Vinaigre......................... i
Dissoudre le sulfate de fer dans le vinaigre. Après I'avoir pulverise, ajouter la glaise et faire une bouillie épaisse. Mêmes indications que le precedent.
Cataplastne astringent.
Craie............................ / - „ „
V inaigre......................... )
En applications sur les engorgements chauds et dou­loureux, sur les capelets, tumeurs sanguines, etc., etc.
Cataplasme astringent.
Mlel............................. 1
Suie............................. l araquo; q- s.
Vinaigre......................... '
Mélangez pour faire un cataplasme. Tres employe ä la clinique de Toulouse sous le nom de mélange astrin­gent, en applications sur les tumeurs sanguines, les engorgements douloureux, les capelets, etc., etc,
Cataplasme astringent re'solutif (Delafond et Lassaigne).
Pulpe de pommo de terre ou do carotte. 1000 gr. Sous-acétate de plomb liquide.......... q. s.
On rape la pomme de terre ou la carotte, et, après avoir étendu celte pulpe, on Tarrose avec une certaine quantité de sous-acétate de plomb.
On peut remplacer la pulpe de pomme de terre par de la farine de seigle ou de la suie qu'on délaye dans du vinaigre pur, ou en partie saturé par du carbonate de chaux. Ce dernier moyen aéte indiqué parSolleysel, et c'est ä la presence de l'acélale de chaux forme dans
ocr page 404
392nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
cetle circonstance, qu'il faut attribuer ses propriétés médicamenteuses.
Cataplasme calmant.
Baies de morelle écrasées.............. 200 gr.
Farine de lin......................... q. s.
Pour un cataplasme qu'on appliquera dans les cas d'inflammations douloureuses.
Cataplasme de morelle.
Feuilles fraiches de morelle............ 1000 gr.
Farine de seigle...................... q. s.
Contusez ces feuilles, faites-en une pulpe dans un mortier, puis ajoutez quantité sufösante de farine pour obtenir Ia consistance d'un cataplasme.
Contra les tumeurs douloureuses.
Cataplasme emollient narcotique.
Farine de lin ou mie de pain...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Teinture d'opium...................... 20 gr.
Eau................................... q. s.
Faitesun cataplasme amp;. la maniere ordinaire, étendez-le sur toile et arrosez-le avec la teinture.
Cataplasme calmant et narcotique (Delafond et Lassaigne).
Poudre de racine de guimauve.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 poignée.
— de têtes de pavots.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 poignée.
Laudanum de Sydenham............... 32 gr.
Eau.................................. q. s.
Délayez les poudres dans assez d'eau pour avoir une bouillie claire, faites cuire k consistance de cataplasme et arrosez sa surface avec Ie laudanum, après avoir étendu sur toile.
Cataplasme au charbon (Cazenave).
Cliarbon de bois en poudre........ j
Farine de lin..................... ! aa q. s.
Eau chaude...................... )
Plaies ulcéreuses.
ocr page 405
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 393
Cataplasme emollient (White).
Son .................................. 1000 gr.
Farine de lin......................... 250
Eau.................................. q. s.
F. S. a.
Cataplasme emollient (Delatbnd ct Lassaigne).
Farino d'orge.......................... 500 gr.
Lait.................................. q. s.
Graisse ou beurre,.................... 250
Faites une päte claire avec la farine et le lait, portez sur le feu et laissez bouillir jusqu'ä consistance de ca­taplasme. Quand il est pret ä étre appliqué, ajoutez la graisse ou le beurre.
Cataplasme irritant.
Farine de moutarde noire..............nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Euphorbe en poudre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Mêlez les poudres et ajoutez l'eau pour faire une päte.
Cataplasme maluratif.
Cataplasme de farine de lin............ 1000 gr.
Onguent basilicum.................... 200
Mêlez.
Comme l'iudiquent Delafond et Lassaigne, on peut remplacer ce cataplasme par de l'oseille cuite etréduite
en pulpe.
Cataplasme rubéfiant avec Veuphorbe.
Euphorbe en poudre............. 50 ä 100 gr.
Päte de seigle ou de froment aigrie.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
On saupoudre la pète avec la poudre d'euphorbe et on l'applique sur la peau que Ton veut rubeßer. On rem-place ainsi les vésicatoires cantharidés, qui peuvent aussi se préparer économiquement en saupoudrant de la päte avec de la poudre de cantharidés.
Cataplasme suturnin (White).
Son fin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 Utre.
Eau blanche...................... / _
Farine de graine de lin........... ) aa ' #9632;
ocr page 406
394nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Faire avec l'eau et Ie son une päte claire, et ajouter assez de farine de lln pour avoir laconsistance voulue.
Cataplasms irritant.
Poudre de sauge......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 poignées.
Colophane en poudre............. | .,
Teinture de cantliarides........... ( aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^r'
Vinaigre.............................. q. s.
Mêlez et appliquez ä froid.
Calaplasme de moular/le, vulgo Sinapisme.
Farine de moutarde.............. ) _
Eau tiède........................ j a q-s-
Delayer la farine de moutarde dans l'eau pour obte-nir une masse de consistance convenable; Tétendresur un linge et l'appliquer directement sur la peau préa-lablement rasée ou non, suivant Ie cas.
Ne jamais se servir d'eau chaude ni de vinaigre pour préparer la päte.
On emploie aussi, comme cataplasmeirritant, lapulpe de raeine de raifort sauvage que Ton applique immé-dialement sur la peau.
Cataplasme sinapisc. Cataplasme de farine de lin........... q. v.
Etendez sur un linge et saupoudrez avec :
Moutarde en poudre.................. q. s.
Pour former l'épaisseurd'une piece de cinq francs.
Cataplasme maturatif (Vatel).
Pulpe d'oseille........................nbsp; nbsp; nbsp; 300 gr.
Oignons cuits sous la eendre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Onguent basilicum....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
F. s. a. — Contre les javarts cutanés, les phlegmons, les abces.
ocr page 407
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;39ö
Des caustiques.
Causlique de Vivier. (Usité a 1'Écolc d'Alfort.)
Protochlorure d'antimoine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Acido chlorhydrique.................. 10
Dissolvez et conservez dans un flacon bouché. Contre
Ie crapaud.
Caustique noir.
Noir d'ivoire..........,............... 100 gr.
Acide sulfurique pur.................. q. s.
Pour faire s. a. une pète molle, que Ton applique sur les plaies de mauvaise nature et les ulcérations du piétin.
On peut remplacer Ie noir d'ivoire par Ie noir de
fumée.
Caustique anlimonial de Canquoin. (Pate escharotique.)
Chlorure d'antimoine.................. 30 gr.
Chlorure de zinc...................... GO
Farine do froment.................... 150
Eau distillee..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,50
laquo; Faites-en une päte, roulez-la en magdaleons el conservez-les.
laquo; Gelte päte est destinée ä attaquer les tumeurs can-céreuses épaisses, inegales a leur surface, qui ne peu-vent être détruites que par un caustique doué d'une grande puissance, et qui, en raison même de leur épaisseur et de leur situation au milieu des regions charnues, exigent l'applicalion d'une couche suffisam-ment épaisse de päte escharotique. raquo;
Caustique au chlorure de zinc et ei lapotasse (Mannoury etRobiquet).
Chlorure de zinc................... 1 partie.
Potasse ä la chaux.................. 1 partie.
laquo; Faites fondre et chauffez jusqu'a ce que Ie liquide soit tranquille; versez-le sur une plaque métallique, pulvérisez Ie mélange dans un mortier chaud, passez ä
ocr page 408
396nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
travers une toile métallique et conservez la poudre dans des flacons qu'il faut boucher avec soin. Alors prenez :
Gutta-pcrcha........................ 1 partie.
laquo; Faites-la fondre a une basse temperature, et ajoulez-y une partie de poudre caustique, que vous mélangerez avec soin. Si la matière devenait trop dure, il faudrait lui donner de la souplesse avec un peu de eire fondue. Lorsque la matière estapprêtée, on la reduit en feuilles en la laminant; on en fait des disques, des cylindres, des pois, etc.
laquo; Quand on veut en faire usage, on les mouille avec de l'alcool, on les dépose sur la place ä cautériser et on les laisse Ie temps convenable. raquo;
Caustique escharotique ruercuviel.
Sublime corrosif.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
PAte d'araidon ou mucilage de gomrae.. 30
Caustique au sulfate de cuivve (Payan).
Sulfate de cuivre pulverise............. q. v.
Jannes d'oeufs......................... q. s.
F. s. a. une pate molle.
D'après l'auteur, ce caustique ne laisse pas de trace ; il demande cinq ou six heures pour produire son effet.
Catistique au chlorure de zinc (Burnett).
Chlorure de zinc...................... 10 gr.
Eau............................ 50 ä 200
Caustique aux ehlorurcs cl a t'arscnic (Jolly).
Chlorure de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Acide arsénioux......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,60
Farine de seigle.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Chlorure d'antimoine deliquescent.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VIII goottes.
Eau (pour faire une päte bien liée, ferme
et facile ä étendre en plaque).......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Caustique au sulfate de zinc (Simpson).
Sulfate de zinc anhydre pulverise...... 30 gr.
Glycerine (pour faire une päte)......... q. s.
ocr page 409
FOBMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 397
Causlique snlfurique au charbon (Ricord).
Acide snlfurique monohydraté......... q. v.
Charbon pulverise (pour obtenir une päte)............................... q. s.
laquo; On peut remplacer avantageusement la poudre de charbon par celle de guimauve ou de réglisse, qui don-nent au mélange une consistance plus pateuse. raquo;
Le safran, qui entre dans celui de Velpeau, pas,plus que la guimauve, la réglisse, le charbon, etc, n'aug-mente faction de l'acide. Ces poudres font l'offlee d'excipients qui empêchent le caustique de s'étendre. C'est une preparation que l'on fait au moment du besoin.
Catcstique de Rust ou causlique noir; caustique snlfurique au safran ou sulfo-safrané de Velpeau.
Acide sulfurique monohydraté......... 20 gr.
Safran pulverise...................... 10
laquo; Mélez et étendez celte matière sur la partie a désor-ganiser. Il faut employer une couche de 2 ä 4 milli­metres qu'on laisse sécher. raquo;
Le safran est carbonisé et il se forme une päte noire comme du cirage ; on conserve ce caustique dans un flacon ä large ouverture bouché a l'émeri. Le professeur Velpeau s'en est beaucoup servi pour les plaies ou tu-meurs cancéreuses ou cancroïdes.
Le caustique sulfocarbonique de Ricord se conserve mieux, et est meilleur marché.
Des cérats.
Cérat belladoné.
Extrait de belladoné................... 'O gr.
Cérat................................ 10
Employé pour faire cesser le resserrement spasmodi-que de l'urèthre, pour provoquer la dilatation du col utérin, le relachement des sphincters.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
ocr page 410
398nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Cérat saturné camphré.
Cérat saturné......................... 30 gr.
Poudre de camphre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Cérat opiacé.
Cérat simple.......................... 16 gr.
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Dissolvez l'extrait dans un peu d'eau ou d'huile et
mêlez.
Cérat amidonné (Cazenave).
Araidon pulverise................ 8 a ló gr.
Cérat simple.......................... 30
Contre les inflammations dartreuses.
Cérat anüseptique ou au quinquina.
Extrait alcoolique de quinquina........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Cérat de Galien....................... 10
Ramollissez l'extrait avec un peu d'alcool, incorporez.
Cérat au beurre de cacao (Guibourt).
Beurre de cacao.................. ) „, p „
Huile d'amandes douces........... j aa
Contra les gercures des mamelles.
Cérat contre les crevasses.
1deg; Huile de lin.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Cire jaune.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
ïeinture de benjoin................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Glycerine..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14
2deg; Cérat sans eau.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Baume d'Arcseus...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Baume du Commandeur............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i
Extrait d'opium....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Cérat dessiccati/' (Hufeland).
Oxyde de zinc.................... ) „
Lycopode........................ \ aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr-
Cérat................................. 30
Contre les ulcérations des mamelles. 1 gramme contient 3 centigrammes de lycopode et autant d'oxyde de zinc.
ocr page 411
T
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 390
Cêrat arsenical,
1deg; Sulfure jaune d'arsenic précipitó....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,1
Cérat............................. ló gr.
Tres efficace contre la gale et les dartres des chiens (Delafond et Lassaigne).
2deg; Acide arsénieux....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,08 centigr.
Cérat............................. 16 gr.
Mélangez intimement.
Ce cérat est plus actif que Ie precedent et s'emploie dans les mêmes circonstances (Delafond et Lassaigne).
Cérat au calomel (Deschamps).
Calomel.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Cérat simple.......................... 18
1 gramme représente 0,10 centigrammes de calomel. On préparé de la méme maniere les cérats a la calci­mine, a Voxyde de zinc et au carbonate de plomb.
Cérat carbotiaté anliseptique.
Charbon de bois porphyrisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 gr.
Extrait de ratanhia.................... 15
Cérat................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Pour panser les ulcères cancéreux et phagédéniques, les brülures, la pourriture d'hópital.
Cérat d'iodoforrne (Bouchardat).
lodoforme.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Laudanum de Sydenham..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Cérat simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
M. s. a.
On l'emploie pour panser les cancers ulcérés. Il est anesthésique. 1 gramme contient 0,10 de laudanum et autant d'iodoforme.
Cérat opldhalmique ä Voxyde de zinc.
Oxyde de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Cérat simple........................ 18
F. s. a.
ocr page 412
400nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P11ARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Cérat pour panier les brülures.
Céiat simple.......................... 1quot; gr-
Extrait de Saturne.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Laudanum de Sydenham...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;T
M.
ün gramme contient 0,10 centigrammes d'extrait de Saturne, et 0,05 centigrammes de laudanum.
Cérat soufrê (Delafond et Lassaigne).
Sou fre sublime................, ...... 32 gr.
Cérat de Gallen....................... 112
Huile d'olives ou d'amandes douces..... 16
Mélanger Ie soufre et l'huile, et ajouter Ie cérat.
Ce medicament s'emploie pour combattre les irrita­tions prurigineuses des bords des plales, et amener la guérison des dartres furfuracées.
Des charges.
Charge astringente résohclive (Delafond et Lassaigne).
Alun pulverise........................ CO gr.
Blaues d'oeufs......................... ^6
Alcool................................ 90
Miei ou melasse...................... 2i0
Mettez les trois premières substances dans un mor­tier, battez-les ensemble pour bien les mélanger et ajoutez pen a peu Ie miei.
Charge rcsolutive canthuridée (Delafond et Lassaigne).
Goudron................... .......... 250 gr.
Axonge ou suif........................ 120
Essence de térébenthine.............. 90
Teinture de cantharides............... 90
Faites fondre Ie suif et Ie goudron, laissez un peu refroidir, et ajoutez l'essence, puis la teinture. Tres employee a l'école d'Alfort.
Charge ou emptdtre forlifiant (Bracy-Clark).
Poix de Bourgogne.................... 120 gr.
Huile d'olives......................... 120
Térébenthine........................ 120
ocr page 413
T
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 401
D'après l'auteur, eet emplätre, élendu sur une peau, est un excellent remede pour obtenir I'occJusion com­plete des articulations ouverles. On doit l'appliquer aussitót après l'accident.
Charge simple (Gasparin).
Poix grasse........................... 120 gr.
Térébenthine......................... 30
Faites fondre.
Charge rêsolutive ammoniacale.
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Ammoniaque.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Mêlez la térébenthine avec l'essence, ajoutez Ie cam­phre, puis l'ammoniaque.
Charge rêsolutive ammoniacale.
Alcool cainphré (1:7)................. 00 gr.
Ammoniaque.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Mêlez dans un mortier.
Charge rêsolutive avec la poix de Bourgogne.
Poix de Bourgogne.................... 250 gr.
Huile d'olives......................... 100
Essence de térébenthine ou de lavande. 100
On peut remplacer l'huile par du suif: il faut alors meltre seulement 200 grammes de poix de Bourgogne.
On peut aussila remplacer par de l'huile de laurier ; dans ce cas encore on met 200 grammes de poix de Bourgogne.
En applications sur la partie malade préalablement rasée, mélangée ou non a des étoupes hachées.
Chorge rêsolutive ä l'huile de laurier.
Poix de Bourgogne.................... 200 gr.
Huile do laurier épaisse............... 100
Mélez. S'emploie comme la preparation précédente.
ocr page 414
402nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Charge résolulive au savoii noir.
Savon noir........................... 200 gr.
Térébenthine..................... ) laquo;
Essence de lavande............... )
Mêlez. On s'en sert comme des précédentes.
Charge résolulive fortifiante. Goudron.............................. 250 gr.
Suif............................. U loo
Essence de térébenthine......... j
Faites fondre Ie suif et Ie goudron, retirez du feu, el mélangez exactement l'essence.
Après avoir rasé les poils de la partie malade, faites une forte friction avec la charge et recouvrez d'étou-pes imprégnées du même medicament.
Empldlre agglutinatif.
Emplatre simple................... 8 parties.
Poix blanche de Bourgogne......... 3 parties.
Faites liquéfier a, une douce chaleur; passez a tra­vers une toile claire, laissez refroidir, et divisez en magdaléons.
Get emplälre est employé pour réunir les plaies sans suture; il faut qu'il soit d'une consistance molle.
Empldlre agglutinatif.
Poix blanche..........................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Késine élémi.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Huile de laurier.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
F. s. a. un mélange. Bon agglutinatif.
Emplälre de poix.
Cire jaune......................... 1 partie.
Poix blanche....................... 3
Action légèrement excitante. On l'étend sur toile.
Empldlre de cire.
Cire jaune............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Suif de mouten.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Poix blanche..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Faites fondre sur Ie feu et mélangez.
ocr page 415
*
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 403
Empldtre phinigué (Lister).
Acide phénique.................. ) -
Carbonate de chaux.............. jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l'
Pour faire un mastic.
Empldtre pour bandages inamovibles.
Poix noire....................... j
Poix réslne...................... \ amp; P. E.
Ciro jaune....................... )
Suivant que Ton veut avoir un emplätre plus ou moins dur, on augmente on on diminue la proportion de eire.
G'est une preparation que l'on emploie tres souvent a la clinique de Toulouse, pour la confection d'appa-reils ä fractures siégeant sur les rayons supérieurs des membres chez Ie chien. On la porte sur Ie feu pour la rendre liquide, ce qui permet de l'étendre sur une forte toile préparée ad hoc; après quoi, on l'applique encore tiède sur toute la region que l'on veut immo-biliser. Si les polls ne sont pas trop longs, il n'est pas nécessaire de les couper.
On s'en sert aussi pour immobiliser, en les relevant sur la tête, les oreilles des chiens atteints de chancres rebelles.
De tous les empldtres, il est un des plus employés.
Ce mélange emplastique peut étre remplacé dans la confection des bandages par Ie silicate depotasso, dont on imprègne des bandes que l'on enroule autour du membra fracture.
Après la confection de l'appareil, on se lave les mains avec de l'huile d'olive, puis avec de Teau tiède. Le sili­cate se saponifie en partie et est enlevé par l'eau.
Charge canlhari'Iée.
Charge simple........................ 1000 gr.
Poudre de cantharides................. ?ó
Faites fondre la charge simple sur un feu doux et
ocr page 416
404nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
ajoutezlescanlharides, lorsqu'elleestamoitié refroidie. Contre les lombagos, luxations, douleurs articu-laires profondes.
Des collodions médicamenteux.
On s-ppeUepellicule, la mince couche de collodion qui reste sur la peau après l'évaporation de l'éther. Cette pellicule peut être chargée de substances diverses, d'oü les formules suivantes que nous empruntons, pour la plupart, au Précis de ikérap-utique de M. Cagny.
On doit se servir du collodion élastique :
Pellicule ä l'/iuile de croton.
Collodion flexible (1)............... 7 parties.
Huile de croton.................... 1
Employee comme rubéfiant, contre la teigne tonsu-rante.
Pellicule ä la cocaïne.
Collodion flexible...................... 50 gr.
Cocaïne..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Employee comme calmant et anesthésiant, dans les crevasses par exemple.
Pellicule ä l'ichtyol.
Collodion flexible.................. 7 parties.
Iclityol............................ ]
üsitée contre les maladies de la peau (psoriasis, im­petigo, herpes). A essayer contre Ie crapaud (Cagny).
Pellicule ä Viode.
Collodion flexible..................... 30 gr.
ïodepiquot;-..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,60
Employee comme révulsif antiseptique.
(1) Ce collodion flexible se prepare avcc :
Collodion officinal....................... 30 gr
Baume du Canada....................... 1
Huile do ricin........................... 0 50
ocr page 417
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;405
Pellicule ä l'iodoforme.
Collodion flexible.................. #9632;gt; parties.
lodoforme......................... I partie.
Employee comme antiseptique.
Pellicule ä Vacide salicylique.
Collodion flexible...................... 30 gr,
Acide salicylique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Employee comme antiseptique centre les maladies de la peau, les ulcères et les vegetations fongueuses.
Pellicule ä Vacide salicylique el au chlorure de zinc.
Acide salicylique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Chlorure de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,50
Collodion flexible..................... 30
Employee contre les ulcères, etc.
Pellicule au sublime.
Collodion flexible..................... 30 gr.
Sublimé..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,80
Employee comme antiseptique.
Pellicule ä Vacide laclique el salicylique.
Collodion flexible...................... 80 gr.
Acide lactique........................ 10
Acide salicylique...................... 10
Employee pour dissoudre les vegetations et les ex-
croissances.
Pellicule slyptique.
On la préparé en dissolvant :
Tannin soluble dans l'alcool....... 10 parties.
Teiuture de benjoin............... 11
On ajoute cetle solution a :
Ether............................ 40 parties.
Fulmicoton........... ...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
On mélange et on agile. Employee contre les hémorrhagies.
23.
ocr page 418
406nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pellicule vésicante.
On prepare du collodion avec:
Teinture éthérée de cantliarides.,.. 30 parties. Coton-poudre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Employee comme vesicant Bocquillon-Limousin (cité par Cagny).
Collodion élastique (Robert).
Collodion............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Huile de ricin.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,50
Ce collodion est employé lorsqu'on désire couvrir la peau d'une couche de matière solide, et lorsqu'on ne compte pas sur sa contraction pour resserrer les bords des plaies.
Collodion élastique (Adrian).
Étlier pur ä 65deg; (densité 0,724)......... G4 gr.
Fulmicoton soluble...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7
Alcool rectifié ä 90 d. c................ 22
Huile de ricin.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;
Falles dissoudre Ie fulmicoton dans Ie mélange d'é-ther et d'alcool et ajoutez l'huile de ricin.
Lagrande proportion de pyroxyline que ce collodion contient, force Ie préparateur a opérer rapidement.
Collodion caustique (Mialhe).
Collodion............................. 30 gr.
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Laissez dissoudre.
On Tapplique avec un pinceau sur Ie point que Ton veut cautériser. L'eschare a 2 ou 3 millimetres d'épais-seur; eile se détache Ie troisièmeou Ie quatrième jour.
Collodion glycerine.
Collodion............................ 200 gr.
Glycerine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
La glycerine lui communique de rélasticité.
ocr page 419
FORMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 407
Collodion slyptique et hémostatique.
Perchlorure de fer....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lgt; Sr-
Collodion élastique.................... 50
Collodion antiseptique.
Crésyl................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Collodion élastique.................... 20
Des collutoires.
Collutoire contre la gingivite du c/den (Forster).
Infusion de sauge..............' • • j ra 15 quot;r.
Miei rosat........................ )
Teinture de myrrlie...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Badigeonner les geneives avec un pinceau.
Collutoire antiseptique (Guersant).
Decoction de quinquina............... 90 gr.
Sirop d'écorces d'oranges amères...... 90
Chlorure de sonde.................... 30
Conlre la gangrene de la bouche et les stomatites
graves.
Collutoire boraté.
Borax pulverise................... ) - 10
Mielblanc....................... Jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ë
Autre.
Borax................................ 20 gr.
Miei rosat..,......................... 10
Mélangez dans un mortier. Astringent. Contre les affections aphteuses. Préparez de même Ie collutoire aluné, Ie collutoire au chlorate de potasse et celui au chlorate de soude.
Collutoire détersif boraté (Foy).
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Sirop do mures....................... 30
Collutoire chlorhydrique.
Miei blanc............................ 40 gr.
Miei rosat............................ 20
Acide clilorliydrique.................. 10
ocr page 420
408nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
En badigeonnages sur les gencives comme détersif. Éviter de toucher les dents, parce que l'acide chlorhy-drique attaque l'émail.
Des collyres.
Collyre aluné (Strauss;.
Decoction de guimauvo................ 500 gr.
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Eau-de-vie camphrée..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
F. s. a. —^ A employer ä la fin des inflammalions de Toeil.
Collyre slyptique el anodin (H. Bouley).
Alun................................. 30 gr.
Laudanum............................ 15 a 2ügouttes.
Eau.................................. 1000 gr.
laquo;Contrerinflammationdelaconjonctivitegranuleuse. Après avoir enlevé k l'aide de l'énucléation et du bis-touri les granulations fibrino-calcaires qui sont encha-tonnées dans Ie tissu de la conjonctive, et modifié la secretion catarrhale dont cette membrane est Ie siège, en promenant rapidement ä la surface un crayon d'azo-tate d'argent, on termine Ie traitement par l'emploi de ce collyre. raquo;
Collyre ammoniacal. (Poutlre de Leayson.)
Chaux èteinte......................... 32 gr.
Poudre de sei ammoniac..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
—nbsp; nbsp; nbsp;de charbon vegetal............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
—nbsp; nbsp; nbsp;de canüelle..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;]
—nbsp; nbsp; nbsp;de giroile.......... ..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
—nbsp; nbsp; nbsp;de bol d'Arménic..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
F. s. a. et conservez dans un flacon bien bouché. Contre les ophthalmies chroniques.
Collyres d'acétale de plomb. MM. Bouchardat et Vignardou, dans leurFormulaire, résument les inconvénients de ces collyres ainsi qu'il suit :
ocr page 421
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 409
laquo; Ilyaquelques substances nuisibles, dans certaines affections oculaires, qui sont journellement prescrites et indiquées dans les ouvrages : telles sont les prepa­rations d'eau de Goulard, les eaux chargées de différents sels de plomb, qui agissent défavorablement sur les ulcères de la cornée; elles arrêtent ou diminuent la secretion sans modifier favorablement la surface ma­lade, et laissent déposer sur les ulcères de la cornée une couche blanchätre; c'est alors Ie carbonate de plomb ou l'oxyde de plomb, suivant que Ie collyre est resté ou non exposé a l'air ambiant, qui se précipite et s'incruste dans la plaie, d'oü résulte quelquefois une taie, une opacité plus ou moins forte, que 1'on a plus tard la plus grande difficulté k faire disparaitre. Ces effets sont visibles soit k 1'ceil nu, soit ä la loupe; les erosions, les ulcères de la cornée, sont done suivis de facettes opaques d'autant plus étendues que Ton a fait usage de preparations saturnines plus concentrées et pendant un temps plus long. raquo;
Suivant Cunier, Ie laudanum ou l'opium que l'on ajoute souvent a ces collyres saturniques, halerait leur decomposition.
Collyre anodin (White).
ïeinture d'opium...................... 10 gr.
Eau.................................. 250
F. s. a.
En applications fréquenles avec une compresse ou une éponge fine, dans les ophlhalmies aiguës.
Collyre calmant.
Safran..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Laudanum de Rousseau..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'i
Teinture de myrrhe ..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 200
F. s. a.
Conlre les ophlhalmies aiguës, en lotions loutes les deux ou trois heures.
ocr page 422
410nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Collyre anodin.
Laudanum de Sydenham...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Décoction de guimauve................ 500
F. S. a.
Pour combattre les ophthalmies.
Collyre calmant.
Feuilles de belladone.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
— de stramoine.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
F. s. a. une décoction, passez et filtrez.
Contre les ophthalmies intenses avec photophobie.
Collyre calmant (White).
Extrait de jusquiamc..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Eau.................................. 250
F. s. a. Filtrez.
En lotions sur l'ceil tres souvent dans la journée. Collyre belladone saturné (Hayne).
Acétate de plomb.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Teinture de belladone.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau distillée.......................... 500
Après avoir fait dissoudre Ie sei on ajoute la teinture. Contre Tophthalmie.
Collyre belladone (Hering).
Extrait de belladone...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25 centigr.
Calomel.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Faites dissoudre l'extrait dans Teau et ajoutez Ie calomel. Agiter Ie flacon avant de lotionner l'oeil, de facon que Ie calomel soit tenu en suspension.
Contre la fluxion périodique.
Collyre astringent.
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
— de cuivre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
F. s. a.
En lotions fréquentes dans la journée.
ocr page 423
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 411
Collyre au sulfate de zinc (Hayne).
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Teinture d'opium..................... 15 gouttes.
Eau...........................#9632;..... 500 gr.
F. s. a.
Collyre au sulfate de zinc bellwloné (Hayne).
Sulfate de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Teinture de belladone................. 10 gouttes.
Eau.................................. 500 gr.
F. S. a.
Collyre au sulfate de zinc (Eckel).
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Alcool camphré....................... 10
Eau.................................. 500
F. S. a.
Humectez l'ceil deux ou trois fois par jour.
Collyre plus actif de Strauss.
Sulfate de zinc........................ 15 gr.
Eau-de-vie camphrée..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau.................................. 500
F. s. a.
Mêmes usages que Ie precedent.
Collyre au sulfate de zinc (Leblanc).
Sulfate de zinc........................ 15 gr.
Alcool vulnéraire......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Eau de roses.......................... 500
F. s. a.
Contre les ophthalmies chroniques.
Collyre contre l'ophthalmie des chiens (Blaine).
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau-de-vie........................... 10
Infusion de sureau.................... 100
F. S. a.
Lotionner les veux sur la fin de rinflammation.
ocr page 424
412nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Collyre astringent de U. Leblanc.
Feuilles de plantain....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Jo.unes pousses de ronces.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1/2
Écorce de chêne...................... 15 gr.
Sei ordinaire.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau................................... 1000
F. s. a. Filtrez.
Dans les cas d'ophthalmies produites par des corps étrangers.
Collyre astringent de Delafond.
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Camplire.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,60
Eau distillée de roses.................nbsp; nbsp; nbsp; 192
Poudre d'iris.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,2
Blancs d'oeufs.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; n0 2
Pulvérisez Ie camphre avec quelques goultes d'alcool, ajoutez Ie sulfate de zinc, la poudre et enfin les blancs d'oeufs. Faites bien Ie mélange et versez l'eau en agi-tant.
Collyre belladone.
Extrait de belladone................... 10 gr.
Eau................................. 200
F. s. a. et filtrez.
Contre les ophthalmies avec photophobie.
Collyre boraté (Desmarres).
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Eau de laurier-cerise___..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ó gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Dissolvez, filtrez et employez tiède contre la conjonc-tivite.
Collyre boraté (Dannecy).
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Glycerine pure........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau distillée de laurier-cerise..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 84
F. S. a.
Contre les ophthalmies chroniques.
ocr page 425
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;413
Collyre de Brun.
Aloès hépatique en poudro.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-l gr.
Vin blanc............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Teinture de safran....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 goutles.
Eau de roses.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
F. s. a. Agiter avant de s'en servir. Contre les ulcères des paupières.
Collyrp contre les taies de la cornée (Boerhaave).
Aloès succotrin.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30
Sucre...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Pulvérisez et mêlez.
Écarter les paupières et, ä l'aide d'un tuyau de
plume, souffleiquot; une pincée de eette poudre sur la
cornée.
Collyre détersif.
Teinture d'aloès....................... 10 gr.
Infusion de surcau.................... 100
P. s. a.
Colli/re contre les taies de la cornée (Maltre-Jean).
Potasse caustique en poudre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(! gr.
Huile de noix......................... 15
Touchez les taies avec un pinceau.
Autre de Gimbernal.
Potasse a Ia chaux....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Eau distillée.......................... 40 gr.
En instillations, une ou deux gouttes trois fois par
jour.
Collyre contre les taies de la cornée (Weiler).
Vin stibié............................ 40 gr.
Laudanum do Sydenham............ . 10
Teinture d'aloès.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
M.
Une goutte sur les taies, trois fois par jour.
Collyre contre les ulcères de la cornée (\ocard).
Sulfate d'atropine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,02 centigr.
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau de roses......................... 1?5
Instillez tiède.
ocr page 426
414nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Collyre pour dilaler la pupille.
Atropine..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Eau distillee..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Acide chlorhydrique (Ie moins possible).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 goutte.
Faire dissoudre l'atropine dans une gouttelette d'acide chlorhydrique, et ajouter 1'eau.
Pour dilaterla pupille et examiner Ie fond de l'oeil ä l'ophthalmoscope.
Collyre au sul fate d'atropine.
Sulfate neutra d'atropine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Eau distillee.......................... 10 gr.
Instillez dans l'oeil quand il existe une ulcération de Ja cornée qui fait des progrès vers Ie centre.
Collyre emollient.
Racine de guimauve...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Faites bouillir dans quantité süffisante d'eau pour obtenir 120 grammes de décoction, passez et filtrez. Employez tiède.
Collyre rêsolutif.
Eau do roses..................... ( _ -i\ „#9632;
Infusion de mélilot............... j aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; * '
Au début des phlegmasies légères.
Collyre d'éserine (Galezowski).
Sulfate d'éserine......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 a 0,10
Eau distillee.......................... 10 gr.
Dissolvez.
Pour contracter la pupille.
Collyre d'Henderson.
Strychnine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Acide acétique étendu...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr,
Eau distillee..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Contre l'amaurose.
Collyre au nitrate d'argent (Eckel).
Nitrate d'argent fondu.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau distillee de menthe............... 100
F. s. a.
ocr page 427
FORMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 413
En instillations trois fois par jour dans l'oeil, a la dose de quelques gouttes chaque fois, contre les plaies et les ulcères.
Collyre ä la pierre divine (Strauss).
Pierre divine.......................... 15 gr.
Gorame arabique....................... 12
Eau................................. 1000
F. s. a.
Collyre au sei (Desmarres).
Sei ordinaire..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 contigr.
Eau distiiiée.......................... 10 gr.
De une k six gouttes par jour, entre les paupières, dans la conjonctivite catarrhale.
Collyre au sublime (Eckel).
Sublime corrosif.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15 centigr.
Eau distillce.......................... 100 gr.
Faites dissoudre. En instillations deux fois par jour.
Collyre de tannin.
Tannin..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau de laurier-c.erise..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Eau distiiiée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Filtrez. — Gontre les ophthalmies rebelles. Collyre térébenthiné (Laugier).
Térébenthine de Venise............... 20 gr.
Essence de térébenthiné.............. 10
Faites fondre la térébenthine ä une douce chaleur dans une capsule en porcelaine, et, quand eile est fon­due, ajoutez l'essence de térébenthine par petites quan-lités.
Deux a cinq gouttes en instillations matin et soir, contre les conjonctiviteset les kératites.
Collyre contre la blépharite.
Sublimé corrosif.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Laudanum de Sydenhara..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Mucilage de gomme...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Eau distiiiée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Dissolve/. Contre rophthalmie palpébrale.
ocr page 428
416nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Collyre glycérique.
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Glycerine pure........................ 32
Dissolvez le sei dans un peu d'eau distillée et ajoutez a la glycerine.
Tous les sals anti-ophthalmiques peuvent être em­ployes dans ce véhicule.
Collyre boraté.
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Sucre................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau de roses.........................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Centre les tachesde la cornée (Foy).
Collyre ioduré (Desraarres).
Icdure de potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,02
Eau distiilée.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
P. s. a.
Contre les laches de la cornée sans inflammation.
Collyre sec de Beer. (Poudre ophthalmique de Beer.)
Alun calcine........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,2
Sulfate de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,2
Borax..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,2
Sucre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,4
M. s, a.
Contre les taches de la cornée.
Insuffler une fois par jour dans I'ceil, a I'aide d'un
luyau de plume.
Collyre Tavignot.
Écorce de chêne......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau.................................. 60
Paites bouillir et passez pour avoir 30 grammes de décocté. Ajoutez 4 grammes de sei marin et filtrez.
L'auteur le conseille contre les ophthalmies catar-rhales et les kératites ulcéreuses.
ocr page 429
FORMULAIRE GENERAL.
4i7
Des crayons médicamenteux.
Crayons caustiques au sul fate de cuivre. (Don Mariano Liovel.)
Alun............................... 1 partie.
Sulfate de cuivre................... 2 parties.
Pulvérisez et mélangez les poudres; fondez dans une capsule et coulez dans une lingotière de bronze. Les cylindres que l'on obtient sont d'un vert bleuätre.
L'alun a pour but de donner au sulfate de cuivre plus de dureté et lui permet de se conserver plus long-temps, sans perdre ses propriétés cathérétiques.
Un bon moyen aussi pour obtenir des cylindres de sulfate de cuivre, est de choisir de longs cristaux et de leur donner la forme cyliudrique ä l'aide d'une lime.
Crayons cylindriques au tannin (Dr Becquorel).
Tannin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Gomine adragante.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Mie de pain (pour donner de la souplesse), q. s.
Faire des crayons de 0,003 millimetres de diamètre et de 3 centimetres de long.
Pour trailer les plaies flstuleuses.
Crayons mous u Viodoforme.
lodoforme............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Gomrae adragante.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,50
Beurre de cacao.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Crayons durs d'iodoforme.
lodoforme.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Gelatine..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Crayons iodoformés (Billroth).
lodoforme pulverise................... 20 gr.
Gomme arabique.................. )
Glycerine....................... \amp; 2
Amidon.......................... .
On s'en sert en les introduisaut dans les orifices fis-tuleux. Quelquefois ils causent de Tirritation, proba-blement par suite d'une preparation défectueuse.
ocr page 430
418nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Des eaux médicinales.
Eau arsenicale (Clinique de Toulouse).
Acide arsénleux ...................... 10 gr.
Eau................................. 1000
Faites dissoudre a cliaud dans un ballon.
La preparation esl longue a faire, mais on l'abrège beaucoup en ajoutant de la glycerine ou du carbonate de soude, qui facilitenl la dissolution de l'arsenic.
Ce medicament est tres employé a la clinique de Toulouse, oü on l'ordonne k tous les chevaux atteints d'emphysème pulmonaire. Son mode d'administration est Ie suivant :
üne cuillerée ä bouche tous les jours pendant huit jours dans les boissons; après Ie huitième jour, on porte la dose a une cuillerée et demie, jusqu'a épuise-ment de la bouteille. Bon medicament.
Eau diurélique camphrée.
Nitre................................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Camphre.............................. 15
Alcool.......................... ) _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;...
Ether............................ | önbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Dissolvez Ie camphre dans Ie mélange d'alcool et d'éther, Ie nitre dans l'eau et mélangez. Dose : 100 grammes dans un breuvage.
Eau d'Alibour. (Coilyre de Saint-Jerneron.)
Sulfate de cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Camphre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Safran...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20
Eau...................................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Laissez macérer pendant vingt-quatrebeures, et filtrez.
Medicament è. employer avec prudence contre les ophthalmies chroniques; on s'en sert aussi contre les contusions.
ocr page 431
FOHMULA.IRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 419
Eau arsenicate contre les poux des monlons (Glater).
Acide arsénieux....................... 100 gr.
Savon mou........................... 2000
Eau.................................. 1500
F. s. a. une solution.
Eau balsamii/ue (Krdmann ot Hertwig).
Térébenthine......................... 30 gr.
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Jannes d'ceufs........................ n0 2
Eau de chaux.........................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Mettez dans un mortier la térébenthine, l'essence et enfin les ceufs, battez pour bien faire Ie mélange et ajoutez l'eau pau a peu pour émulsionner.
Sert ä panser les plaies et les ulcères de mauvaise
nature.
Eau de chaux (Erdmanu).
Chaux récemment préparée............ 375 gr.
Eau commune........................ 1125
Versez doucement l'eau sur la cliaux, agitez, laissez reposer, décantez la partie claire et conservez dans des flacons bien bouchés.
On peut encore laisser de l'eau en contact avee de la chaux dans un flacon bien bouché, agiter de temps en temps, se servir de la partie liquide en la décantant quand eile est devenue claire, et en ajoutant de nou­veau de l'eau pour remplacer celle disparue.
Eau conlre les poux (lïracy-Clark).
Tabac................................ 120 gr.
Eau boulllante....................... 1000
F. s. a. une infusion.
Eau créosotée.
Creosote..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau.................................. 100O
On peut aussi la préparer plus concentrée.
Creosote..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau................................... 80
ocr page 432
420
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Mêlez et agitez de temps en temps pendant plusieurs jours. La creosote est peu soluble dans l'eau (1/100).
Enfin, on peut approximativement préparer une solution créosotée saturée en mettant goutte ä goutte de la creosote dans de l'eau, et en agitant a chaque fois. On s'arrête quand Ie liquide perd sa transparence.
On emploie l'eau créosotée pour laver les ulcères pu-trides et en lotions contre les brülures. Elle conserve bien les pieces anatomiques.
Eau ferrée pour l'usage interne.
On la préparé en mettant des pointes de Paris dans de l'eau. On laisse macérer pendant un jour ou deux et on fait boire l'eau rouillée.
On a propose de la remplacer par la solution sui-vanle :
Sulfate ferreux pur........ de 0,025 mill, a 0,0ó cent.
Eau.......................... 1000 gr.
L'eau faile avec des clous contient du carbonate de fer en dissolution et du peroxyde de fer en suspension.
Un pharmacien distingue, M. Lefort, qui est aussi un hydrologiste fort apprécié, recommande de préparer l'eau ferrugineuse avec de la limaille de fer la plus pure possible et avec une eau chargée d'acide carbonique, parce quelalimaille s'y dissout parfaitement. Cette eau, en outre, se conserve longtemps.
Eau gazeuse simple.
On l'obtient en chargeant de l'eau, d'acide carboni­que sous une pression de sept ou hult atmospheres. L'eau que Ton vend sous Ie nom d'eau de Sellz n'est autre chose que de l'eau gazeuse simple.
On ne s'en sert jamais dans la médecine des animaux; cependant, étant donnée son action stimulante sur
ocr page 433
KOBMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 421
Tappareil gastro-intestinal, on pourrait la prescrlre quelquefois chez les chiens de luxe.
On doitla eonserver dans des bouteilles bien bouchées ou dans des siphons. Elle est Ie véhicule du plus grand nombre des eaux minérales artificielles.
Eau ferrée.
Liraaille de fer du Berry (I)..... 0,025 milligr.
Eau contenant 5 volumes de gaz. 1 bouteille.
Eau ferrée (Trousseau).
Tartrate de fer et de potasse...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau gazeuse........,.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 bouteille.
Eau ferrée.
Citrate de fer et d'ammoniaque........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau gazeuse.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 bouteille.
Eau ferrée gazeuse (Mialhe).
Tartrate ferrico-potassique.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Bicarbonate de soudo.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Acide citrique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau (pour une bouteille)..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Eau ferrée gazeuse.
Eau................................ 650 gr.
Tartrate de fer et de potasse...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Faites dissoudre et ajoulez.
Bicarbonate do soudo..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Bouchez la bouteille rapidement.
(1) Le fer est, de tous les agents thérapoutiques, celui qui a donné )o plus de preparations pharmaceuliques; elles sont toutes des toniques reconstituants tros effleaces dans l'anémie et I'liydrohemie. Deschamps a recherche Ia valeur médicale des diverses espèces de fer {Buil. génér. de thérapeutique, 1860), et voici ce qu'il dit encore ä ce sujet dans son Compendium :
laquo; Lorsqu'on veut prescrire le fer sous forme mótallique, on doit choisir entre trois espèces distinctos : la liraaille do for du Berry, préparé au bois, la liraaille de fer ordinaire porphyrisée, et le fer reduit par l'hydrogène. Nous avons ctudié ces trois espèces de fer, et les conclusions qui ressortent de notre travail ne peuvent nullement être araoindries et encore moins détruites. Le fer du Berry est le meilleur, le fer ordinaire vient apres, et le fer reduit par l'hydrogène est le dernier. raquo;
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
ocr page 434
422nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Eau hémosUitique de Pagliari.
Benjoin............................... 250 gr.
Ahm................................. .''OO
Eau................................. 5000
laquo; Faites bouillir Ie tout pendant six heures dans un pol de terre vernissée, en agitant sans cesse la masse résineuse, et en rempla?ant successivement l'eau éva-porée par de l'eau chaude, pour ne pas interrompre rébullition. Filtrez la liqueur et conservez-la dans des vases de cristal bien fermés. raquo;
Eau hèmostatique balsamique (Tisserand).
Sang-dragon.......................... 100 gr.
Térébentbine.......................... 100
Eau................................... 1000
Faites digérer pendant douze heures et flltrez.
Eau hèmostatique (Bouchardat).
Ergot de seigle concassé .............. 100 gr.
Eau bouillante........................ 500
ïraitez par lixiviation et ajoutez :
Alcoolat de citron.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Medicament pour l'usage externe.
Eau hèmostatique (Brocchieri).
Copoaux frais de sapin................. 1000 gr.
Eau.................................. 4000
Placez Ie tout dans unecucurbite, laissez macérer pen­dant douze heures et distillez pour obtenir 1000 gram­mes d'eau. Filtrez dans un filtre humide pour séparer l'essence.
Jouit d'une tres grande reputation pour arrêter toutes sortes d'hémorrhagies.Onladonne al'intérieur enbreu-vage ou potion.
Eau hèmostatique (Deschamps).
Térébentbine...................... 5 parties.
Eau............................. 6
laquo; Laissez digérer en vase clos pendant une heure, laissez refroidir et flllrez. raquo;
.
ocr page 435
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 423
laquo; Les experiences que nous avons faites avec celte eau, ajoute l'auteur, nous permettent de dire qu'elle arrête Ie sang en contractant les tissus. Nos experiences ent été répétées par d'autres praticiens, et ont prouvé que cette eau peut remplacer l'eau de Brocchieri. raquo;
On peut la donner ä la dose de 20 ä 30 grammes, pour les petits animaux, et d'un demi-litre, et même d'un litre pour les grandes espèces.
Eau hémostatique (Freppel).
Matico, poix rósine, térébenthine, ben-join, suie, ergot de seigle, parties ega­les................................ 250 gr.
Jusée acide (1)........................ 5000
Faites bouillir dans uu pot de faïence vernissée, jus-qu'ä ce que vous ayez obtenu 3000 grammes de décocté.
Laissez refroidir Ie tout dans uu appareil a déplace-ment et versez dessus Ie residu :
Alcoolature d'arnica.................. 1000 gr.
ïeinture vulnéraire..............,..... 1000
Laissez écouler.
Eau hémostaiique (Hannon).
Acide benzoique...................... 10 gr.
Alun pulverise........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Ergotine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Mélez, faites bouillir pendant une demi-heure dans une capsule de porcelaine, agitez et remplacez l'eau qui est réduite ä l'état de vapeur, de maniere ä avoir 230 grammes d'eau.
Eau hémostaiique (Moncel).
Tannin............................... 10 gr.
Alun non ferruginoux..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau de roses..........................nbsp; nbsp; nbsp; 800
Dissolvez.
(1) Jusée : — liquide provenant du tannage des peaux d'animaux. II contiont de l'acide lactique (Braronnot).
ocr page 436
424nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
L'eau de roses n'a qn'une vertu tres faible; on peut la remplacer par de l'eau ordinaire.
Eau hémostatique (Mouchon). (Mieux, teinlure.)
Poix résinc pulvérisée.......... ....... 15 gr.
Teinture de ratanhia (alcool a 86deg; et pro­portion 1 : 4)....................... 125
Acide sulfurique (eau de Rabel)........ 30
laquo; On fait dissoudre au bain-marie, dans un matras bouché avec un parchemin percé, la résine dans l'alcool de ralanhia; on laisse refroidir, on ajoute l'eau de Rabel, et Ton conserve Ie produitpourl'usage.
laquo; C'est un puissant hémostatique; il peut être em­ployé avec Ie plus grand succes dans les cas d'hémor-rhagies passives, incorporé dans une polion ä la dose de vingt h trente gouttes. raquo;
On pourrait conserver ces doses pour Ie chien ; pour ie cheval on peut aller jusqu'a 20 grammes dans un breuvage.
Amadou hémostatique (Martin).
Amadou.............................. q. v.
Sesquichlorure de for ä 3(J0 (l,-262 de densité)............................ q. s.
laquo;Imbibez, laissez sécher et conservez dans une trousse.
laquo; On Ie mouille avec de l'eau avant de l'appliquer. raquo;
L'auteurle désigne sous Ie nom d'hémostatique trousse.
Get amadou peut rendre des services; mais Des-champs pense qu'il ne faut pas Ie préparer trop long-temps a l'avance, parce que l'amadou, étant une ma-tière organique, altere, comme toutes celles de ce genre, Ie sesquichlorure de fer et tous les sels ferri-
ques.
Eau hémostatique de Schultz.
Eau distillée.......................... 250 gr.
Huilo animale de Dippel............... XII gouttes.
Huile pyrogénée de tabac.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Usage externe.
ocr page 437
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;425
Eau de Saint-Jean.
Sulfate do zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr
—nbsp; nbsp; nbsp; de cuivre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Stigmates de safran...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25
Alcool camphré.......................nbsp; nbsp; nbsp; 360
Eau de fontaine.......................nbsp; nbsp; 1000
Faites dissoudre les sels dans I'eau, ajoutez le safran et l'alcool camphré, laissez macérer deux jours, filtrez et conservez dans des flacons bouchés.
S'emploie pure ou coupée avec l'eau, centre les en-torses et les contusions.
Eau de Sedlitz arlificielle (Yvon).
Sulfate de magnésie................... 20 gr.
Eau.................................. 40
Essence do menthe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 goutles.
Laxatif pour les chiens, ä faire prendre dans un demi­verre d'eau.
Eau sinapisée.
Farine do inoutaide...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau tlède.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
En lotions, fomentations, ou injections.
Eau styptique.
Sulfate de cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'alumine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 375
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
M. s. a.
Pour arrêter les hémorrhagies traumatiques.
Eau styptique.
Sulfate d'alumine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Eau bouillanto........................nbsp; nbsp; 1000
Pour Pusage exterue en lotions ou injections, comme astringent.
Eau styptique (Weber).
Sulfate de fer......................... 30 gr.
Sulfate d'alumine..................... 30
24.
ocr page 438
424nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
L'eau de roses n'a qn'une vertu tres faible ; on peut la remplacer par de l'eau ordinaire.
Eau hémostalique (Mouchon). (llieux, teioture.)
Poix résine pulvérisée................. la gr.
Teinture de ratanhia (alcool a 86deg; et pro­portion 1 : 4)....................... 125
Acide sulfuriquo (eau de Rabel)........ 30
laquo; On fait dissoudre au bain-marie, dans uu matras bouché avec un parchemin percé, la résine dans l'alcool de ralanhia; on laisse refroidir, on ajoute l'eau de Rabel, et Ton conserve Ie produit pour l'usage.
laquo; C'est un puissant hémostatique; il peut être em­ployé avec Ie plus grand succes dans les cas d'hémor-rhagies passives, incorporé dans une polion ä la dose de vingt a trente goultes. raquo;
On pourrait conserver ces doses pour Ie chien ; pour
Ie cheval on peut aller jusqu'a 20 grammes dans un
breuvage.
Amadou hémostatique (Martin).
Amadou.............................. q. v.
Sesquichlorure de fer ä 30deg; (1,262 de densité)......... .................. q. s.
laquo; Imbibez, laissez sécher et conservez dans une Irousse.
laquo; On Ie mouille avec de l'eau avant de l'appliquer. raquo;
L'auteurledésignesouslenom d'hémostalique Irousse.
Get amadou peul rendre des services; mais Bes­chäm ps pense qu'il ne faut pas Ie préparer trop long-temps a l'avanee, parce que l'amadou, étant une ma-tière organique, altere, comme toutes celles de ce genre, Ie sesquichlorure de fer et tous les sels ferri-
ques.
Eau hémostatique de Schultz.
Eau distillée.......................... 250 gr.
Huile animale de Dippel............... XII gouttes.
Huile pyrogénée de tabac.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Usage externe.
ocr page 439
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;42S
Eau de Saint-Jean.
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr
—nbsp; nbsp; nbsp; de cuivre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Stigmates de safran...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25
Alcool camphré.......................nbsp; nbsp; nbsp; 360
Eau de fontaine.......................nbsp; nbsp; 1000
Faites dissoudre les sels dans l'eau, ajoutez Ie safran et l'alcool camphré, laissez macérer deux jours, filtrez et conservez dans des flacons bouchés.
S'emploie pure ou coupée avec l'eau, contre les en-torses et les contusions.
Eau de Sedlitz artificielle (Yvon).
Sulfate de magnésio................... 20 gr.
Eau.................................. 'i0
Essence de mentlie....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gouttes.
Laxatif pour les chiens, ä faire prendre dans un demi-verre d'eau.
Eau sinapisée.
Farine de moutarde...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau tiède.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
En lotions, fomentations, ou injections.
Eau styptique.
Sulfate de cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'alumine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 375
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
M. s. a.
Pour arrêter les hémorrhagies traumatiques.
Eau styptique.
Sulfate d'alumine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
Eau bouillante........................nbsp; nbsp; 1000
Pour l'usage externe en lotions ou injections, comme
astringent.
Eau styptique (Weber).
Sulfate de fer......................... 30 gr.
Sulfate d'alumino..................... 30
24.
ocr page 440
426nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMA.CIE VÉTÉRINAIRE.
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Kau.................................. 375
Contre les hémorrhagies traumatiques.
Eau de Werner.
Térébentliine de Venise.............. 1000 gr.
Bicarbonate de soude...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Eau distillée........................ 10.000
Laissez digérer pendant cinq jours. S'emploie contre les plaies traumatiques.
Eau styptique detersive.
Poudre styptique..................... 50 gr.
Eau-de-vie............................ 100
Eau.................................. 1000
Mettez la poudre dans l'eau, agitez, puis ajoutez l'eau-de-vie, laissez en contact quelques instants, agitez et flltrez.
G'est un astringent détersif qui sert a nettoyer les plaies, pour arrêter les écoulements morbides, panser les plaies d'écorchures, les crevasses, les eaux aux jambes, etc.
On l'emploie en compresses ou en lotions.
Eau pliéniquée {salttrée).
Acide phénique....................... 50 gr.
Eau.................................. 1000
Mêlez et agitez. Cette eau est saturée et contient 5 p. 100 d'acide.
Pour avoir une solution d'acide phénique sursaturée, on a recours ä l'alcool et surtout a la glycerine qui con-vient mieux.
Eati phéniquée composée désinfectanle.
Acide phénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Sulfate de zinc (ou de Ier)............. 30
Eau.................................. 100
M. s. a.
ocr page 441
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;427
Eau d'arquebusnde {Théden).
Viaaigre..............................nbsp; nbsp; nbsp;1500 gr.
Alcool...............................nbsp; nbsp; 1500
Sucre................................nbsp; nbsp; nbsp; 375
Acide sulfurique faible................nbsp; nbsp; nbsp; 300
Mêlez et filtrez.
Antiseplique et astringent que l'on emploie comme medicament externe pour panser les ulcères, arrêter les hémorrhagies el, en compresses, sur les contusion?.
Eau camphrée.
Camphre..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Pulvérisez Ie camphre avec l'alcool,nbsp; nbsp;ajoutez l'eau, laissez macérer dans une bouteille pendant trois jours, filtrez.
Cette eau est pen utile, même dansnbsp; nbsp;Ia pharmacie humaine.
Eau Celeste.
Sulfate de cuivre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 centigr.
Ammoniaque liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;X gouttes.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Employee comme collyre.
Eau de goudron.
Goudron végétal.................... 1000 gr.
Eau................................ 10.000
Laissez macérer pendant huit jours en agitant de temps en temps et décantez.
Diaphorétique, antipsorique, diurétique, antica-
tarrhal.
Eau grise.
Mercure..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Acido nitrique........................ GO
Faites dissoudre et ajoutez.
Eau.................................. 500
Pour panser les plaies de mauvaise nature.
ocr page 442
428nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Eau iodée.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 centigr.
lodure de potassium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,40
Eau.................................. 1000 gr.
L'iode est extrêmement peu soluble dans l'eaa — (1/7000), et c'est pour f'aciliter sa dissolution que Ton ajoute de l'iodure de potassium.
Cette preparation est un désinfectant que l'on peut employer dans Ie pansement des plaies de mauvaise nature, sous forme de lotions ou d'injeclions.
Eau naphtolée.
gt;faplitol ß............................ 40 gr.
AIcool ä 90deg;............ ............. 100 c. cubes.
Prenez:
Solution alcoolique de naphtol....... 5 a 10 c. cubes.
Eau bouillante...................... 10.000 gr.
Laissez refroidir et flltrez.
S'emploie en injections désinfectantes dans les ca-vités nasales, Ie vagin et la matrice.
Des électualres.
Électuaire adoucissant.
Poudre do guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Miei ou melasse......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
M. s. a.
Électuaire adoucissant ä la dextrine. Poudre do guimauve................. 50 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de réglisse.................... 50
Dextrine............................. 100
Miei................................. q. s.
M. s. a.
Électuaire adoucissant.
Gomme arabique ou dextrine...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Extrait aquoux d'opium...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miei................................nbsp; nbsp; nbsp; 250
ocr page 443
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;429
Délayez l'extrait avec un peu d'eau, ajoutez Ie miei, puis les poudres. Bronchite aiguë du cheval.
Élecluaire anodin (Riquet).
Gomme arabique pulvérisoe on dextrine. 40 gr.
Laudanum de Sydenliam............... 10
Miei................................. q. s.
P. s. a. L'auteur Ie préconise dans l'entérite du cheval.
Électuaire calmant (Dolafond et Lassaigne).
Poudre do réglisse................ / - .#9632;)-,„
0.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i aa 12a gr.
— de gmmauve.............. I
Extrait de pavot....................... 64
Huile................................ 125
Miei................................. 500
Pourquoi de l'huile dans eet électuaire? Dans la bronchite du cheval.
Êleclttaire aluné (Hayne).
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Poudre d'écorce de chène..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Farine et eau.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a. un électuaire. Une close matin et soir contre la dysenterie chronique du cheval.
Électuaire aluné camphre' (Hayne).
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Poudre de saule...................... 30
Eau et farine........................ q. s.
Donnez-en deux fois dans la journée, contre l'héma-turie atonique du cheval.
Électuaire d'alun compose (Hayne).
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Ecorce do chène pulvcrisée............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Farine et eau.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Mélez. Deux doses par jour, contre l'hématurie du cheval.
ocr page 444
430nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Electuaire anthelminthique (Hayne).
Sei commun..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Poudre d'absinthe................ ) „
— de gentiane.............. j a'1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Suie de cheminee.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Farine et eau.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. Donner deux doses par jour, matin et soir.
Electuaire anthelminthique (Hayne).
Sulfate de magnósio................... 90 gr.
Poudre d'absinthe..................... 30
Farine et eau......................... q. s.
F. s. a. Donner deux doses semblables par jour.
Electuaire anthelminthique (Hayne).
Asa foDtida............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Poudre d'absinthe (feuilles)............ 30
Farine et eau......................... q. s.
F. s. a, Donner deux doses par jour.
Electuaire antispasmodique (Saunier).
Chloroforme.................... 10 a 15 gr.
Poudre de guimauve............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 25
Miei...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 250
Dans Ie vertige essentiel du cheval.
Electuaire nntispasmodique (Rey).
Poudre de valériane...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15, 20, 30 gr.
Camphre.............,........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15, 20, 30
Jaunes d'ceufs..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 2
Miei..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. 8.
Mélangez Ie camphre avec les jaunes d'ceufs, ajoutez la poudre de valériane, puis Ie miei.
Centre Ie vertige abdominal et Ie vertige essentiel du cheval.
L'auteur conseille d'unircette medication camphrée ä l'emploi interne du sulfate de soude comme purgatif, ä la dose de 300 grammes.
ocr page 445
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 431
Élecluaire pürgatif.
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Aloès des Barbades...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a.
Élecluaire purgatif (Erdmann et Hertvvig).
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; 375 gr.
Aloès succotrin en poudre......... ) „
Poudre de guimauve.............. tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ;,
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. Il serail bon d'y ajouter un peu de miei.
Contre la méningite. Faire prendre en qualre fois, une dose toutes les deux heures, pour produire une re­vulsion sur l'intestin.
Élecluaire purgatif savonneux.
Poudre d'aloès succotrin.......... 15nbsp; ä 25 gr.
Poudre do jalap................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Savon blanc rapé.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. S. a.
Élecluaire purgatif (Trasbot).
Aloès succotrin.................. 15 ä 30 gr.
Savon vert.......................nbsp; nbsp;\
Poudre de réglisse...............nbsp; nbsp;! aa q. s.
Melasse.........................nbsp; nbsp;)
Dans la formule de ce medicament, il serail preferable d'indiquer des doses lixesdesavon vert et de poudre de réglisse; quanta la dose de melasse, on peut la laisser q. s.
Élecluaire aslringenl.
Poudre d'écorce de chène..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Poudre de bistorte....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
— de noix de galle...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
F. S. a.
A faire prendre contre les diarrhées rebelles.
Élecluaire aslringenl.
Craie.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Poudre de racine de bistorte...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
ocr page 446
432nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
P. s. a. — Get électuaire est en même temps absor-bant.
Électuaire au calomel el au camphre (Hayne).
Calomel a la vapeur............... ) laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Caraphre......................... j
Farine do lin.......................... 500
Farine et eau......................... q. s.
F. s. a. — Deux fois par jour — Contre Fentérite du cheval.
Tarline purgative (Delafond ct Lassaigne).
Pain coupé en tartines................ 60 gr.
Calomel ä la vapeur...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Crème fraiche........................ q. s.
Saupoudrezle pain avec le calomel et étalez la crème. Contre la constipation chez le veau.
Électuaire purgatif (Falke).
Huile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;XX gouttes.
Poudre de guiraauve...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Miel ou melasse......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Versez l'huile sur la' poudre, mélangez ensuite au miel.
Pour 1 bol, chez le cheval.
ÉUcttiaire' au croton (Moiroud).
Huile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;XX gouttes.
Séné en poudre.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
P. s. a. Pour 1 bol chez le cheval, administrez ä jeun.
Pain crotoné.
Huile de croton....................... 1 goutte.
Mie de pain........................... q. s.
P.. s. a. 1 bol. Pour le chien dans lesnbsp; constipations opiniätres.
Électuaire tonique de Lebas,
Poudre de quinquina.................. 50 gr.
Poudre de gentiane....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Poudre de gingerabre..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
ocr page 447
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;433
F. s. a. A faire prendre au cheval en plusieurs fois dans la journée.
Êlectuaire laxatif.
Manne grasse.........................nbsp; nbsp; nbsp; 150 gr.
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. g.
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
F. s. a. un êlectuaire pour Ie cheval.
Elecluaiie tonique digestif (Erdmann et Hertwig).
Sol marin........................ 1 _
Poudre de gcntiano............... i m 12o gr.
Farino do fromont.................... 45
Eau.................................. q. s.
P. s. a. un êlectuaire que l'on fera prendre en quatre fois dans la journée.
Êlectuaire contre les calarrhes fCloment). Poudre do bolladonc.................. 10 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'ipoca.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,50
Miei.................................. q. s.
F. s. a.
On peut ajouter de la poudre de guimauve et de ré-glisse pour les grands animaux.
Êlectuaire contre l'enlérilc chronique (Erdmann et Efertwig),
Sol marin........................ j
Farino do moutarde............... ) a:, '^^ Sr-
Poudre do gentianc.................... GO
Farino de seigle.................. i _
Eau............................. j :,••, I'3'
F. s. a.
Administrer en trois fois dans la journée.
Êlectuaire tonique.
Poudre do gentiano...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de genicvr.'....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de tanaisio....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Comme tonique dans les maladies chroniquesde l'in-testia et l'anémie.
Pharmacie veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2S
ocr page 448
434nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Électuaire ferruginexix (Moiroud).
Battitures de fer pulvérisées............ 300 gr.
Poudre de gentians................... 200
Miei................................. (1- s-
F. S. a.
En faire prendre tous les jours de 10 k 200 grammes chez Ie cheval.
Électuaire ferrugineux compose (Hayne).
Éthiops martial.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Farine de moutarde............... ) _ jt
Poudre de gingembre............. )
Avec q. s. de farine et d'eau, faites un électuaire. Administrez deux doses par jour au cheval.
Électuaire tonique.
Éthiops martial....................... 250 gr.
Poudre de gentiane................... 250
Miei................................. q. s.
F. s. a. Faire prendre en deux fois chez Ie cheval.
Électuaire tonique.
Safran de Mars........................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Poudre de gentiano...................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Extrait de genièvre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. Administrez en cinq fois, un dose par jour au
cheval.
Électuaire ferrugineux simple.
Carbonate de soude sec................ 500 gr.
Sulfate de fer sec...................... 500
Miei ou sirop de fécule................ q. s.
F. s. a.
Bon medicament que Ton fait prendre a la dose d 20 a 40 grammes par jour au cheval et de 40 a, 100 gr. au boeuf.
Électuaire ferrugineux amer.
, , , ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . _a 500 gr.
Carbonate de sonde............... )
Poudre de gentiane.................... 1000
Miei................................. q. s.
F. s. a.
S'administre de la même maniere que Ie precedent.
ocr page 449
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;435
Électuaire tonique (Delafond et Lassaigne).
Extrait de gentiane.................... i G gr.
Proto-acétate de fer................... 32
Poudre do quinquina..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
P. s. a.
Se donne en une seule fois au ehe val.
Électuaire tonique et stimulant (Dolafond etnbsp;Lassaigne).
Poudre de quinquina jaune............nbsp; nbsp; nbsp; 128 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de canuelle...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de gingembre.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Caraplire.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24
OEufs (jannes)........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 2
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Après avoir pulverise Ie camphro dans un mortier, on Ie délaye dans les jaunes d'ceufs et on ajoute les poudres, puis Ie miei en quantité süffisante pour obtenir la consistance voulue.
Cet électuaire se donne en trois ou quatre fois dans la journée au cheval ou au boeuf.
Électuaire contro-stimulant (Strauss).
Sulfate de potasse..................... 30 gr.
Poudre de genliane................... 15
Émctiquc.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Miei................................. q. s.
P. S. a.
Électuaire émetisé.
Tartre stibié....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 a 15 gr.
Sulfate do soude............... 250 a 375
Poudre de guimauve.............. ) _
— dorégllsso............... j aa 3t)
Eau, q. s. pourdonner la consistance d'électuaire.
Il est bien preferable de faire prendre ces medica­ments sous forme de boisson, d'autant mieux que Ie plus grand nombre de chevaux ne les refusent pas.
Électuaire émétisé camphrd (Hayno).
Émétique......................... ) „
Camphre......................... |a *gt; amp;#9632;
Poudre de baies de genièvre........... 30
P. s. a. un électuaire.
ocr page 450
436nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Èlectuaire contre les hydropisies (Haync).
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Poudrc de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Poudre de bales de genièvre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
F. s. a.
Ges doses s'administrent deux fois par jour dans les
hydropisies.
Autre (Hayne).
Éméticiue.....................;.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Poudre de bales de genièvre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. Deux doses par jour au cheval.
Élecluaire contve Ie plssement de sang (Erdmann et Hertwig).
Tannin............................... 30 gr.
Poudre de gentlane................... 95
Miei.................................. q. s.
F. s. a.
A faire prendre dans la journée en quatre fois ä in­tervalles égaux, contre les diarrhées violentes et lepis-sement de sang.
Élecluaire conlro-stimulanl (Strauss).
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Sulfate de potasse.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Camphre.........................} ~nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Poudre de digitale................ ) quot;
Poudre de guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a.
Administrez en quatre fois dans la journée.
Élecluaire diaphorétique.
Kermes mineral....................... raquo;0 gr.
Poudre d'aunce.................. ) ^ j09
Poudre de baies de genièvre...... j
Melasse.............................. q. s.
P. s. a. un élecluaire pour Ie cheval, contre la bron-chite.
ocr page 451
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;437
Èteduaire diaphorélique.
Carbonate d'amnioniaque............... 20 gr.
Tliériaque............................ 50
Mêlez. Donnez en trois fois dans Ia journée.
Électuaire de digitale alcalin (Hayne).
Carbonate de potasse.................. 15 gr.
Poudrc de digitale............... | „
Camphre......................... j aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;*
Poudre de baies de gcnióvro........... 30
Miei................................. q. s.
F. s. a. un élecluaire. En faire prendre deux sem-blables dans la journée, contreles hydropisies.
Électuaire de térébenthine alcalin (Hayne).
Carbonate de potasse............-...... 15 gr.
Poudrc de digitale................ ) „
Essence de térébenthine.......... ) a',
Baies de genicvre en poudre........... 30
Wiel................................. q. s.
P. S. a.
Deux doses par jour, centre les hydropisies.
Électuaire diurélique.
Rosine en poudre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Nitrate de potasse.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
P. s. a. un électuaire. A administrer en deux doses dans la journée.
Électuaire diurélique.
Poudre de colchique..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
M. s. a.
Électuaire diurélique (Strauss).
Sol de nitre...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Sulfate de potasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 45
Poudre de baies de gonióvre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
ocr page 452
438nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Poudrc do digitale.........,..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Miei ou farine et eau.................. q- s.
F. s. a.
Éleetuaire diurélique (Erdmann et Hertwig).
Térébentliine cuite en poudre......... 30 gr.
Essence de térébentliine............... I •'gt;
Poudi-e de bales de genlèvro........... 18
Farine de seigle...................... '*'•'
Eau.................................. q s-
En quatre ou six prises, une loules les trois heures.
Éleetuaire diurélique (Clément).
Térébentliine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr'
Poudre de feuilles de sapin............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Poudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Melasse, q. s. environ.................nbsp; nbsp; nbsp; 130
Éleetuaire d'essence de térébentliine. Essence do térébentliine de Bordeaux... 2S gr. Magnósio calcinée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Employé ä la dose de 30 ä 'S5 grammes.
Éleetuaire d'essence de térébentliine.
Essence de térébentliine.......... 10 a 15 gr.
Poudre de réglisse............... j laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; s
Melasse......................... )
F. s. a.
Éleetuaire de noix vomigue (Ilajne).
Extrait de noix vomique........... | -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^ „r
Camphre........................ $
Bales de genicvrc..................... 30
F. s. a. eu ajoutant miei et poudre de réglisse en
q. s. pour faire ua éleetuaire qu'on administre en une
fois.
Éleetuaire appétissant (Hajne).
Sei marin............................. GO gr.
Poudre de gentiano................... 30
Miei et farine........................ q-s.
F. s. a. un éleetuaire.
Donnez une dose matin et soir, mélangée aux ali­ments.
ocr page 453
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;439
Étecluaire de sei et de gentiane (Hayne).
Sei................................... 100 gr.
Poudre de gentiane................... 50
F. s. a. en ajoutaut quanlilé süffisante de farine et d'eau.
Faire prendre en deux fois, matin et soir, contra l'inappétence.
Électuaire vermifuge ou anlhelmintliigue.
lluile erapyreumatique................ 50 gr.
Poudre de racine de fougère male...... 100
Miel................................. q- s.
Mélangez l'huile äla poudre, puisau miel. Administrez en une seule fois au cheval.
Électuaire vermifuge (Delafond et Lassaigne).
Savon empyreumatique................ 128 gr.
Poudre d'aloès........................ 30
Protochlorure de raercure ä la vapeur..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Poudre de racine de fougère male..... q. s.
F. s. a. un électuaire ä admitiistrer en trois doses au cheval.
Autre (Delafond et Lassaigne).
Huile empyreumatiqulaquo; animale........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Poudre de racine de fougère male.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s-
F. s. a. Faire prendre en une fois au cheval.
Électuaire anodin.
Asa fojtida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Camplire.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Poudre de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Poudre de belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
Contre la toux douloureuse, le vertige.
Électuaire antispasmodigue.
Poudre de capsules de pavots..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1Egt; gr.
Poudre de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
— dejusquiatne..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
ocr page 454
440nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Conlre la danse de Saint-Guy, ramaurose,le vertige. On peut remplacer Ie pavot par de la belladone.
Éleeluaire purgalif.
Aloös en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Jalap en poudre.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Savon de Windsor pulverise...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. Administrez en une fois.
Éleeluaire vermifuge.
Fougère male......................... 200 gr.
Calomel a la vapour...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Sirop de nerprun..................... q. s.
F. s. a. Administrez en une fois au cheval.
Éleeluaire febrifuge.
Quinquina jaune pulverise.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Carbonate de potasse pur..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
Chlorliydrate d'ammoniaque pulverise..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
Sirop d'absinthe......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. un éleeluaire a administrer dans la journée, matin et soir.
Ce medicament est beaucoup demandé dans les phar­macies des petites localités par les habitants des cam­pagnes. Son action est vraiment efflcace, parait-il, et, suivant Deschamps, Ie dégagement d'ammoniaque qui a lieu, ne nuit pas du tout k ses vertus ; eet auteur est presque tenté de lui attribuer une cerlaine part dans son action thérapeutique.
On peut avantageusement l'employer chez Ie cheval.
Éleeluaire copahu el cub'ebe.
Poudre cubèbe........................ ló gr.
Copahu.............................. q. s.
M.
Pour Ie chien. Doses : trois ou quatre bols par jour ä différentes heures. Contre Ie catarrhe urétbral.
ocr page 455
FOHMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;441
Élecluaire de eopahii compose.
Copahu...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 gr.
Cubèbe en poudro....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100
Cachou en poudro....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100
Mélangez les poudres dans un mortier el ajoutez Ie copahu pour faire un mélange tres homogene. Mèmes usages que Ie precedent.
lonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Élecluaire conlre lapotissc.
Extrait d'opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Kermes mineral.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
I'oudro de guimauvo..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lt;!• s.
Pour un électuaire.
2laquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Aulre.
Poudro. d'aconit.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Émétlque.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Scille pulvérlsée......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. quot;•
F. s. a. un électuaire.
30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Aulre.
Poudre de stramoino..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G gr.
Sulfuro d'antimoine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C
Poudre d'aunóe.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1-
lliel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a. un élecluaire.
Électuaire antivilulaire (Koelnc).
Noix vomique rdpce...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0 gr.
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Sulfate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Cl
thlornre de sodium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a. pour une dose.
Élecluaire antltélanigue (Tlióvenart).
Êm.éti(luue........................ i a-a 10 gr.
Opium brut...................... )
Extrait d'aconit.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Hiel................................. lt;1- s.
F. s. a. Four unejournée. Conlre Ie télanos essentiel.
25.
ocr page 456
442
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Des emulsions.
Emulsion tidoucissanle.
Huile d'olivc..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Gotnrac arabiquo...................... 50
Miel blanc............................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 90)
Dissolvez la gomme complètement dans un mortier avec de l'eau. Quand la solution est lerminée ajoutez l'huile, battez pendant quelques minutes afin d'avoir un mélange tres homogene, ajoutez ensuite Ie reste de l'eau par légers filets, surtout au début, en continuant k mélanger avec Ie pilon. En dernier lieu ajoutez Ie miei.
Cette preparation est longue amp; faire, il faut surtout ne pas se hater, car alors on la manque Ie plus sou­vent. On reconnait qu'elle n'est pas réussie a ce que Ie mélange de l'eau et de l'huile ne se fait pas, l'huile n'ayant pas été suffisamment divisée.
C'est un breuvage qui ne se conserve pas, et qu'il faut préparer au moment du besoin. On l'administre tiède ou froid, en une seule dose au cheval, après I'avoir agité.
Emulsion camphrée (Hertwig).
Camphre............................. 4 gr.
Huilo de lin...........................nbsp; nbsp; nbsp; 180
Gomme arabique pulvórisée............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 45
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; 150
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 720
Opérez comme précédemment, dissolvez d'abord tres bieu la gomme, ajoutez ensuite Ie camphre soigneuse-ment pulverise et l'huile. Quand Ie mélange est bien homogene, versez l'eau par petits filets, et enfin mettez Ie miei.
L'auteur recommande celte emulsion centre Ia ne­phrite du cheval. Agitez avant de l'administrer.
ocr page 457
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;443 Emulsion d'asa flt;etida (Eckel).
Huile de lin..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Asa foetida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '5
Jaunes d'oeufs........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 2
Infusion de camomillc.................nbsp; nbsp; nbsp; SOU gr.
Pulvérisez soigneusement l'asa foetida, émulsionnez-la avec de l'eau dans un mortier, ajoutez les ceufs, puis l'huile. Quand Ie mélange est bien homogene, versez pen ä peu (surlout au debut) la tisane de camo-mille et conlinuez k battre jusqu a ee que la preparation soit bien faite.
Faites prendre en une fois au cheval. Agiter avant de s'en servir.
Lait on emulsion simple d'asa fcetida.
Asa foetida............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 Sr-
Eau.................................. 500
On peut remplacer l'eau ordinaire par de l'eau de mentiie.
Faire prendre au chien, par cuillerées, comme anti-spasmodique.
L'émulsion suivante est preferable :
Asa foetida............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• K1--
Jaune d'oeuf..........................laquo;n demi. (onv. 10g.)
Sirop de fleurs d'oranger.............. 30 gr.
Tisane do valériane................... '03
Émulsionnez d'abord la gomme-résine avec un peu de tisaue de valériane dans un mortier, ajoutez Ie jaune d'oeuf, puis Ie reste de l'eau. Yersez dans Ie flacon, sur Ie sirop. Agiter avant de s'en servir.
Emulsion Millar.
Asa foetida........................... 10 gr.
Acetate d'ammonialt;iiie................ 30
Kau de pouliot..,.................... '00
Émulsionnez la gomme-résine et ajoutez l'acétate. Agiter avant de s'en servir.
ocr page 458
444nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
On pourrait ajouter du sirop de fleurs d'oranger (30 k 50 grammes).
Une cuillerée toutes les heures au chien, comme an-tispasmodlque.
Emulsion de coaltar (Demeaux). (Coaltar saponiHé.)
Coaltar............................... 1000 gr.
Savon rapé........................... 1000
Alcool ii 60deg; C........................ 1000
Chauffez au bain-marie jusqu a ce que la dissolution soit complete.
Il se produit une saponiflcation du coaltar et Ie sa-von qui se forme est soluble dansl'eau chaude ou froide.
Employé comme désinfectant en lotions, en fomenta­tions dans Ie pansement des plaies; 3 kilogrammes de celte preparation peuvent donner 100 litres d'émulsion.
Emulsion dcsinfectunle pour malières ä pansenienl.
Coaltar saponifie....................... 200 gr.
Eau.................................. 1000
M.
En trempant pendant quelques minutes dans ce li­quide des bandes, des compresses, de l'étoupe ou de la ouate hydrophyles, on oblient des matières a panse­ment coalites, qui peuvent utilement être employees dans Ie traitement des plaies.
Coaltar saponmé de Lebceuf.
Coaltar............................... 100 gp,
Teinture de quillaia (ou alcoolique de sa-ponine)............................ 2400
Faites digérer pendant huit jours dans un bain d'eau ä 40deg;; agitez par moments et filtrez.
Pour Tusage, on délaye 13 a 20 grammes de coallar saponiné dans 100 d'eau.
Dans Ie coaltar de Lebceuf, la teinture de quillaia remplace Ie savon et l'alcool qui entrent dans la prepa­ration du coaltar saponifie de Demeaux.
ocr page 459
FORMULAIUE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;445
La leinture de quillaia ou leinture alcoolique de sa-ponine se prepare de la maniere suivante:
Écorcc de Panama (quillaia saponaria).. 1000 gr. Alcool ä 90raquo; C........................ 4000
Emulsion simple.
Amandes douces mondees............. 25 gr.
Sucre................................ 2ä
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Pilez les amandes dans un mortier avec du sucre, ajoutez 1'eau pen ä peu, puis le raste du sucre. Passez
ä l'étamine.
Emulsion diacodée.
Emulsion simple...................... 125 gr.
Sirop diacode......................... 30
M.
Emulsion gommée.
Emulsion simple...................... 150 gr.
Poudre de gomme arabitjuc............ 10
M.
Toutes ces preparations (émuls. simple, diacodée, gommee), sont calmantes et adoucissantes. Elles se donnent au chien k la dose de plusieurs cuillerées par jour.
Emulsion laxative ä la manne.
Manne en larmes...................... 60 gr.
Emulsion simple...................... 180
M.
Emulsion purgative ä i'huile de ricin.
Huile de ricin....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 4 40 gr.
Gomme arabique pulvcriscc.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
Eau de mentho..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Sirop simple.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Eau.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CO
Délayez d'abord la gomme dans un peu d'eau (son poids environ), ajoutez I'huile, faites un mélange tres homogene, et enfin versez l'eau peu a peu, puis le sirop.
Agitez et administrez au chien en une seule fois a jeun.
ocr page 460
446nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PflARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Emulsion térêbenthinée {lait diurétigue),
Téróbentliine.......................... 45 gr.
Jaunc d'oeuf..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 1
Eau de parietaii-e..................... 37S gr.
Dclayez la lerébenthine avec Ie jaune d'oeuf, ajoutez l'eau peu ä peu. Agiler avant de s'en servir. Par cuillerées au chien dans la journée. Doses : quatre a six cuillerées. Contre les maladies des reins et de la vessie.
Emulsion vermifuge.
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Ether sulfuriquo......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Gomme arabique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
Tisane de camomille...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Conlre Ie tajnia du chien. A prendre dans la journée
par cuillerées. Continuer deux ou trois jours de suite, si
c'est nécessaire.
Emulsion d'iodoforme saponiné.
Teinture d'iodoforme saponiné.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau et mieux glycerine................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
üésinfectant.
Des espèces.
Espèces aromaligues (Eckel). Hysope.marrube, origan, rue, sauge, i -. ., „ sarrielte, serpolet............... j
Mêlez.
Espèces amères. Eouilles sccliesde chardon bénit.de #9632; incnyanilio, sommités do petite #9632; ää 1'. E. centaurée, de chamaadrys....... )
Infusé (p.p. 30 : 1000).
Espèces aromaligues vulnéraires.
Feuillos detliym, de serpolet, d'hy- j sopo, de menthe aquatique, d'ab- ' ää P. E. sinthe, d'origan, de romarin..... )
En infusions stimulantes; p.p. une poignée par Utre
d'eau.
ocr page 461
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;447
Espèces astringentes. Bistorte, tormentilIe^acinosjjCcorco ) ^ rgt; v de grenades.................... i aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ' '
En decode (p.p. 50 : 1000).
Espèces émollienles (Lebas). Feuilles scches de guimauve, 'ude \
mauve, de bouillon blanc, de pa- f
P. E.
riétaire, de mcrcuriale, de rao- 1 ' relle..........................)
Infusé (p.p. deux ou trois poignées par litre d'eau).
On les emploie en lotions, fomentations, bains, injec­tions, lavements. On peut ajouter a l'infusé divers me­dicaments.
On dit que Ton peut faire avec ces substances une poudre émollienle composée, que Ton mélange h de la farine de lin pour faire des cataplasmes. Cela nous pa-rait lout k fait inutile, du reste on ne l'emploie jamais.
EspOces béchiques adoucissantes (Lobas).
Kleurs de guimauve...............nbsp; \
—nbsp; nbsp; nbsp; de mauve.................nbsp; I „
—nbsp; nbsp; nbsp; de pavots rouges..........nbsp; \Sa ' PartI0-
—nbsp; nbsp; nbsp; do tussilage...............nbsp; j
Tetcs do pavots blancs............nbsp; nbsp;.
llacine do guimauve.............nbsp; [ ää 2 parties.
—nbsp; nbsp; nbsp; de réglisse................nbsp; nbsp;)
Hacliez les racines bien menu, écrasez les têles de pavots et mêlez le tout exactement.
Ces espèces s'emploient en décoclion, a Ia dose d'une forte poignée pour un litre d'eau. On en fait des breu-vages auxquels on ajoute du miei simple ou des miels médicinaux, des preparations opiacées, etc.
Espèces émollientes (Erdraann). Feuilles do mauve, racine de gui- \ mauve, bouillon blanc, gateau do ! Sk P. E. grainc de lin................... |
Mêlez, hachez et concassez. Gonservez pour l'usage comme emollient.
#9632;r
;
ocr page 462
448nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
Especes expecloranlcs (Wurtemberg).
Feuilles de guimauvo.................. 200 gr.
Racines de guimauvo................. 150
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; depolygala.............. j ~ amp;0
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dlaquo; róglisse............... S
Flours de bouillon blanc.......... ) - j-
Feuillcs de pavot rouge........... )
Mélangez et conlusez. Ges quanlités sont pour quatre litres d'infusion qu'on édulcore avec du miei. Conlre les bronchiles.
Especes loniques amires (Lebas;.
Racine de gentiane — de chicorée,
......... gt; äa
.. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . ..•#9632; 300 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; d aunee.................. I
—nbsp; nbsp; nbsp; de patience.............. ;
Sommités fleurics de centaurée... 1
reuilles de chamajdris............ ; äa 100 gr.
Flours de camomille.............. '
Coupez les racines, liachez les plantes et mêlez Ie tout ensemble.
Deeocté (p.p. 50 grammes pour 1000 d'eau).
Espéces vermifuges.
Racine de fougère male...........nbsp; \
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane...............nbsp; j
—nbsp; nbsp; nbsp; do valcriane..............nbsp; gt; a;' 100 gr.
Feuilles d'absinthe..............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de sabine...............
Goncassez les racines, hachez les planles, et faitesbien Ie mélange. Décocté (p.p. 100:10(30). On peut y ajouter des medicaments vermifuges :
Sei marin............................. 200 gr.
Espéces emménagogues (Guibouit ot Henri).
Valériano.......................
Armoise........................
Elléboro noir................... \ Sä P.E.
Chénopodu....................... i
Racine d'armoiso................ '
ocr page 463
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;449
Semences chaudes (I).
Anis.............................nbsp; nbsp;\
Fenouil..........................nbsp; nbsp;f a p, E.
Corimdrc.......................nbsp; nbsp;i
Carvi...........................nbsp; /
Espóces tilcrincs.
Armoise......................... l
Matricaire....................... |
Ruc............................. ,' ö ' '
Sabine..........................
Soigle ergotó....................
Mêlez.
Des feux.
Feu anglais [imilé).
Essence do lavande...................nbsp; nbsp; nbsp; 313 gr #9632;
Huile d'olive ou d'ceillettc.............nbsp; nbsp; nbsp; 15(gt;
Poudre de cantharides................ 15
—nbsp; nbsp; nbsp; d'euphorbe.................... 15
Laissez macérer pendant dix jours et filtrez ou non. En frictions sur les dilatations synoviales,les engor­gements tcndineux, les entorses du boulet, etc.
Feu francais Ollivier {imilé).
Poudre de cantharides................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'euphorbe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Huile...............................nbsp; nbsp; !quot;lt;*•
Laissez macérer pendant huit ou dix jours et flitrez ou non.
Mêmes usages que Ie precedent, mais moins énergi-
que.
Feu ä la benzine (Clement).
Poudre d'euphorbe.................... 35 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; de cantharides................ 35
Goudron............................. 50
Benzine..............................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Huile................................nbsp; nbsp; nbsp; '00
(1) Les semences froides étaient: sem. de calebasse, de melon, do pastèque, do concombre, P. E. (plus du tout employees depuis fort longteraps).
é
ocr page 464
450nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PKECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
On peut augmenler les proportions denbsp;cantharides et d'euphorbe.
Feu Lepage.
Seracnce de crotoii tiglium............nbsp; nbsp; nbsp; 600 gr.
Cantharides pulvérisées................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp;1000
Huile d'oeillette ou de colza............nbsp; nbsp; 4000
Racine d'orcanette....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
laquo; Faites digérer au bain-marie en vase clos, pendant cinq ou six heures, les semences et les cantharides dans l'essence, ajoulez l'huile et lorcanette, chauffez encore quelques heures, en ayant sein d'agiter de temps en temps Ie mélange avec une spatule; laissez déposer plusieurs jours, tirez au clair et exprimez Ie mare. raquo;
Feu Lefebvre.
Kuphorbe pulvériséo.............. 1 „
Cantharides pulvérisées........... j quot;quot; 2b0 gr-
Essence de térébenthine............... 20C0
Huile de lin.......................... 3000
Laissez inacérer pendant huit ou dix jours les pou-dres dans l'huile, filtrez et ajoutez l'essence de téré­benthine.
Cetle formule serait, d'après M. Lefebvre, tres appro-chante de celle du feu francais Ollivier.
Feu ou liniment Boyer. (D'après des analyses faites par Lassaigne.)
Teinture de cantharides................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 decilitre.
Huile d'olive..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 decilitres.
Cantharides pulvérisées................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 décigr.
liichlorure de raercure.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 décigr.
Goudron..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
En mélangeant ensemble ces diverses substances, Lassaigne a obtenu un compose identique au veritable liniment Boyer, soit par ses caractères physiques, soit par ses edels sur la peau, qui ont été constates par Reynal.
On connatt aussi sous le nom de liniment Boyer, un medicament qui a la formule suivante :
ocr page 465
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4SI
Canlharides pulvérisées.............. 1000 gr.
AlcooläOOquot; C...................... 10.000
Faites une teinture par déplacement et prenez:
Toiiitiirlaquo; ubtenue ci-tlessus............ 100 gr.
Huile de pélrole...................... 100
Huile d'oeillette....................... 100
M. s. a.
Feu beige ou huile vésicanle (Gillc).
Huile de foie de morue................ 1000 gr.
Poudre de cantharides................ 30
Rosine d'eupliorbe.................... IS
M. s. a. et faites digérer pendant deux heures au bain-marie et filtrez.
Onr/ucnl véacanl ou feu Larroque.
Poudre de cantharides.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24 gr.
— d'eupliorbe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2i
Térébcntliine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Essence de lavande...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
Essence do térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; 500
M. s. a. et faites macérer pendant une huitaine de jours.
Remplace Ie feu anglais: faire une friction sur la par tie malade après avoir coupé les poils.
Pommade rouge (Clinique d'Allbrt).
Biiodure de mercure..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Axongc on vaseline................... 100
F. s. a. en délayant Ie sei dans un peu d'huile et en mélangeant ensuite a l'axonge ou a la vaseline.
Gette pommade, qui est tres en vogue aujourd'hui parmi les hommes de cheval, remplace souvent Ie feu. On l'emploie en faisant une friction de deux a cinq mi­nutes sur la region malade, après avoir coupé les poils. Elle convient tres bien pour combattre les moleltes naissantes, lesvessigons du jarretpeu volumineux, les entorses du boulet, les efforts de tendon, surtoul dès Ie
i: I
ocr page 466
452
PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
début, quand ils sont ä l'état que l'on désigne sous Ie terme de tendon chauffé, les suros, etc.
/•'laquo;/laquo; Youal ou mixture vésicanle.
Poudro do cantharides................
Essence de téi-ébenthine...............
23 gr. 125
Faites digérer pendant quatorze jours.
La peau du bceuf et du cheval frietionnée avee celte preparation, se couvre bientót de grosses vésicules dues au soulèvementderépiderme.
Des fumigations.
Fumigation d'acide sulfureux contre la gale du mouton (De Gasparin).
laquo; II parait, dit M. de Gasparin, que la methode fumi-gatoire a élé couronnée de succes, et qu'une caisse fumigatoire construite en bois ou en briquessera, doré-navanl, un meuble nécessaire pour les propriétaires de bétes a laine fine. On peul en varier la construction : il suffit qu'il y ait deux tuyaux, un en bas pour recevoir la vapeur sulfureuse que l'on fait dégager sur des char-bons ardenls, el que l'on pousse dans Ie tuyau interieur avec un soufflet; Ie supérieur ne s'ouvre qu'après la fumigation, pour laisser sortir la vapeur sulfureuse. Un Iron doit ètre pratique pour laisser sortir la tête de l'animal, dont on enveloppe Ie cou de linges, pour (|iie la vapeur n'affecte pas ses organes respiratoires. (Ju pourrait construire la caisse de maniere qu'on püt administrer les fumigations a une douzaine de moutons ä la fois, etc, etc... raquo; [Formul. vétér. Bouchardat et Vignardou.)
Gelte methode de traitement de la gale n'est certai-nementjamais employee, et on lui préféré, avec raison, celle des bains ou des lotions qui est beaucoup plus pratique et plus rapide.
ocr page 467
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4S3
Fumigations de bales de genidvre. Bales do genievre concassées.......... q. v.
On les répand sur des charbons ardenls ou sur une pelle rougie, et, Ton fait se dégager les vapeurs sous le corps du malade abrité par une couverture, ou vers les cavltés nasales, suivant reifet que l'on veut obtenir.
Donnés sous le venire, ces fumigations sont excitantes et tonifiantes pour tout Torganisme; quand elles sont dirigées vers l'appareil respiratoire, elles ont une ac­tion bienfaisante contre le catarrhe chronique des
bronches.
Fumigations de goudron.
Goudron de Norvègo.. e............... q- v.
Eau................................. lt;1- s-
On lienl Ie mélange en ebullition dans le local occupé par le malade.
Contre le catarrhe chronique des bronches.
D'aulres fois, on se contente simplement de meltre un fer chaud dans un vase contenantdu goudron, ou de répandre ce corps sur des charbons ardents ou une pelle rougie ; dans l'un et Tautre cas 1 ecurie doit êlre bien close.
Fumigation azoliquc (Bouligny, d'Évreiix).
Azotate de potasso pulvéi-ise........... 150 gr.
Acide sulfurique...................... 100
Eau.................................. 200
Mêlez Tacide el l'eau, versez le mélange sur Tazotale et abandonne/. le vase dans Tendroit que Ton veut purifier.
Des gargarismes.
Gargarisme rafraichissant.
Vinaigre............................. 200
'l'isane d'orge......................... 1000
Miei................................ '1- s.
F. s. a.
ocr page 468
484nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Gargarisme astringent (Roche-Lubin).
Alun................................. CO gr.
Miei................................. 120
Eau................................... 1000
Paites dissoudre l'alun dans l'eau et ajoutez Ie miei.
En injections dans la bouche du cheval et du boeuf atteints d'angine aiguë au début. Ajoutez a ce moyen l'insufflalion dans Ie pharynx, a l'aide d'un tube, de poudre d'alun.
Gargarisme adoucissant.
Racine do guimauve...................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Pavots............................... nraquo; 8
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
P. s. a. une decoction, passez, ajoutez Ie miei et injec-tez dans la bouche plusieurs fois par jour.
Gargarisme anliscorbulique.
Feuilles do sauge..................... 150 gr.
Acido clilorhydrique.................. 15
Vin..................................nbsp; nbsp; 1000
Miei................................. q. s.
F. s. a. une infusion, passez, ajoutez l'acide, puis Ie miei.
Kn injections dans Ia bouche plusieurs fois par jour.
Gargarisme anliseptique.
Quinquina rouge...................... 40 gr.
Alcool camphré....................... 10
Eau de Rabel......................... 10
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Miei................................. q. s.
F, s. a. une décoction de quinquina, passez, ajoutez Ie reste et édulcorez avec Ie miei.
En injections plusieurs fois par jour dans tous les cas de plaies de la bouche ou de la langue. Les prati-quer toujours après les repas.
ocr page 469
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 455
Gargarisme astringent vinmx.
Noix de galle___..................... #9632;40 gr.
Écorces de grenade................... i0
Acide sulfurique.................... q. s.
Vin rouge............................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Miei (pour édulcorer).................. q. s.
F. s. a. une décoction des noix de galle et des écorces de grenade dans Ie vin, passez et ajoutez a la colature de l'acide sulfurique jusqu'a acidité agréable, puis Ie miei pour édulcorer.
Gargarisme chloruré.
I.iqucur de Labarraque................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Tisane d'orge.........................nbsp; nbsp; 1000
Miei (pour édulcorer)..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
M. s. a.
En injections plusieurs Ibis par jour dans les cas de gingivite ou de stomatite ulcéreuse. Les pratiquer au-tant que possible après les repas.
Gargarisme anliseptique et détersif.
Permanganate de potasse.............. 10 gr.
Eau.................................. 1000
F. S. a.
Plaies de la bouche et de Ia langue. Plusieurs injec­tions par jour.
Gargarisme contre les aphtes.
Tisane de ronce.......................nbsp; nbsp; nbsp;1000 gr.
Borate de soude.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Miei (pour édulcorer)................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a.
Faire plusieurs administrations par jour.
Gargarisme contre Ie plyalisme (Foy).
Borax................................ 12 gr.
Chloruré de soude.................... 45
Eau.................................. 1000
Miei................................. q. s.
F. S. a.
Administrez souvent dans la journée.
ocr page 470
456nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VÉTERlNAlltli:.
Gargarismc de Quarin. (Contre Ia paralysio de la langue.)
Infusion de sauge.....................nbsp; nbsp; 1000 gr.
lisprit de cochléaria...................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Sei ammoniac......................... 40
Pvrèthre pulverise.................... 30
Miei................................. 60
Falles (ligerer, pendant douze heures, la poudre de
pyrèlhre et le sei ammoniac dans l'infusion de sauge,
et ajoutez l'esprit de cochléaria puis le miel.
Gargarisme stimulanl.
Moutarde.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;00 gr,
Alcool d'angcliiiue....................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Vin bUinc............................nbsp; nbsp; 1000
P. s. a digérer; passez et injectez dans la bouclie plusieurs fois par jour.
Garr/amme désinfecta?iL
Quinquina jaune concas-só.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Chlorure de soude....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Falles une decoction avec le quinquina, passez et ajoutez le clüorure de soude.
En injections dans la bouche contre les plaies gan-greneuses.
Gargarisme résolutif,
Sesquicarbonate d'ammoniaquo......... 15 gr.
Eau.................................. 1000
Miei................................. q. s.
F. s. a.
Des glycérés.
Gbjcéré d'aloès (Simon).
Aioès................................ 10 gr.
Glycerine............................ 100
Dissolvez a. une douce temperature.
C'est un medicament tres vanté pour le pansement des plaies et qui est capable de rendre de bons services comme cicatrisanl.
ocr page 471
FOUMULAIRE GENEBAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 457
Glycéré ammoniacal (Demarquay).
Ammoaiaque liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Glycerine............................ 3G
Mêlez.
Pour remplacer Ie liniment volalil. Rien n'empéche de Ie rendro plus lort en augmentant la dose d'ammo-niaque.
GlijciSrc anliherpétique (Deschamps).
Oxyde de zinc............ ...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Soul're lavé...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Sous- sulfato de raercure...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Glycéruló d'amidon................... IC
Mêlez. Un gramme contient 0,05 centigrammes d'oxyde de zinc et de soufre et 0,10 de sous-sulfate de mercure.
Peut servir de pommade antiherpétique.
Glycéré astringent,
Alun............................. 2 ä 5 gr.
Glycerine..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 150
Faites dissoudre et employez pour combaltre certains écoulemenls morbides des muqueuses.
Glycéré de calomel.
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Glycóroló d'amidon............,....... 30
M. s. a.
Glycéré au chlorate de polasse (Martinet).
Chlorate de potasse pulverise.......... 10 gr.
Glycerine............................. 100
M. s. a.
On emploie ce glycéré pour panser les plaies putri­des. Le chlorate ne se dissout pas entièrement, mais il est nécessaire de laisser l'excès de chlorate.
Glycéré au chlorure de zinc (Maisonneuve).
oruro de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Glyc M. s. a.
erine............................ 99
Pharmacia vétér.
26
ocr page 472
458nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
Olycéré conlre la tjale (Bourguignon).
Essenclaquo; de lavande....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;citron......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;mentho....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;girofle.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cannolle...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Fleur de soufre porpliyrisóe............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Gomme adraganlc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Glycerine............................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Jaunes d'oeufs........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 2
Trilurez la gomme avec 10 grammes de soufre a peu prés; versez de la glycerine pour faire Ie mucilage, ajoulez les jaunes d'ceufs, puls les essences par parties, en alternant avec un peu de glycerine; enßn mêlez Ie soufre et Ie reste de la glycerine.
On frictionne Ie corps par moitié en insistant parli-culièrement sur les points les plus malades.
Nous faisons connaitre cette formule, bien qu'elle soit un peu compliquée et un peu chore, car, dans la médecine des chiens de luxe, on peut avoir ToccasioD del'employer. 11 est des circonstances, dans la pratique, oü l'usage d'un medicament de cette nature est de
rigueur.
Glycéré ü la creosote.
Glycerine............................ 32 gr.
Creosote............................. 15
M. s. a.
On l'emplole pour panser les plaies et les ulcères. La proportion de creosote nous parait un peu forte.
Glycéré d'exlrait decigvë.
Extrait de ciguë....................... 10 gr.
Glycerine............................ 90
Dissolvez.
Un gramme conlient les principes de 0,10 centi­grammes d'exlrait.
On prepare de la même maniere les glycérés de 6el-ladone, dejusquiame, d'opium, de quinquina, de cachouT de ralanhia.
ocr page 473
FORMULAIRE GÉNÉRAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 459
Glycéré de goudron.
Goudron do Norvcge.................. 30 gr.
Glycérolé d'amidon................... 100
M. s. a.
Pour combatlre Ie psoriasis.
Glycéré tl'iode.
Teinture d'iode.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Glycerine .'...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Mêlez.
Glycéré laudanisé (Descliamps).
Laudanum de Sydcnham..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Glycérolé d'amidon................... 18
Mêlez. 1 gramme contient 0,10 centigrammes de lau­danum.
Glycéré laudanisé.
Laudanum de Sydenhara...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Glycerine............................. 100
Mêlez.
On peut se servir de cette glycerine laudanisée comme liniment anodin et aussi pour arroser les cataplasmes emollients et calmants.
Glycéré d'oxyde de zinc.
Oxyde de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Glycérolé d'amidon.................... 18
M. 1 gramme conlient 0,10 centigrammes d'oxyde. On peut l'employer comme la pommade.
Glycéré ti'oxyle de zinc camphré (Stratinj.
Oxyde de zinc..................... 4 a 8 gr.
Camphre.......................... 2i4
Glycérolé d'amidon................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Mêlez.
Pour combaltre Ie lichen.
Glycéré a fonguenl citrin.
Glycérolé d'amidon.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Ongucnt citrin..................... 2-4-5
M. s. a.
ocr page 474
460nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Mêmes usages que la pommade citrine, mais beau-coup plus faible,
Glycéré de sulfate de strychnine (Matico).
Sulfate de strychnine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 centigr.
Glycerine............................ 30 gr.
Pour faire des frictions sur les muscles paralyses.
Glycérc d'acide phénique.
Acido phénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Glycerine............................. 3'2
M. s. a. Efficace contre la gale sarcoplique (Zundel). On peut Tutiliser aussi dans Ie pansement des plaies.
Glijcéré d'txtrail de Salurne.
l^xtrait de Saturne....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Glycerine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Glycocène.
Jaunos d'ceufs..................... 4 parties.
Glycerine......................... 5 parlies.
Pendant qu'on agite les jannes, ajouter peu ä pen la glycerine (Sichel).
Convient bien dans les affections cutanées diverses, les brülures, etc, en formant un vernis qui protege les surfaces contre l'action irritante de l'air.
Glycéré astringent. (Muller).
Acciate do plomb.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Glycerolé d'amidon................... 15 gr.
Glycéré calmanl (Muller).
Sulfate de morplilne..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 centigr.
Glycerolé d'amidon.................... 15 gr.
Glycéré d'alun et de precipité blanc.
Alun pulverise....................... 30 gr.
Precipité blanc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Glycerine............................ 90
M. s. a.
Contre certaines affections cutanées.
ocr page 475
FORMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 461
Gtycéré camphré.
Eau-dc-vie camphrée............. 'l 2 p_ E
Glycerine....................... )
M. s. a.
Peut être utilise dans Ie pansement des plaies.
Glycéré d'hypochlorite de sonde.
Hypochloritc de soude............ ) „ p n
Glycerine........................ i
M. s. a. üésinfectant et antiputride ä employer dans Ie pansement des plaies.
GlycAré de perohlorure de fer.
Perclilorure de fer ä 30deg;............... 15 gr.
Glycerine............................ 15
M. S. a.
Pour Ie pansement de certaines plaies.
Glycéré lannique.
Tannin...........'............... 10 a 20 gr.
Glycerine........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100
M. s. a. Contre les fissures et les crevasses de la peau.
Glycéré d'acide borique.
Glycerine........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
Acidc borique....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60
Eau............................. 20 a 40
Falles dissoudre l'acide borique a chaud dans l'eau et ajoutez la glycerine. Comme anlisoptique.
Des gouttes.
Goulies de Grindlc.
Acétate de morphine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Acide acétique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gouttes.
Alcool................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Mèlez.
Douze ä vingt gouttes dans une lasse d'infusion de mélisse, chez les chiens alteints de bronchite.
26.
ocr page 476
462nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Goutte.s anliparalytiques.
Extrait de noix voraique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15 centigr.
Alcool ä 00deg;.......................... 30 gr.
Dissolvez. A faire prendre dans une potion aux doses de une ä dix gouttes chez Ie chien.
Gouttes ou teinlure d'alropine.
Atropine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Alcool ä 80deg; C........................ 40
Dissolvez. 1 gramme de cette teinture contient 0,025 milligrammes d'alropine.
Doses pour Ie chien : de une a huit gouttes dans une potion.
Gouttes blanches de Gallard.
Chlorhydrate de morphine.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Eau distillée de laurier-cerise..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Dissolvez. En injections hypodermiquos calmantes pour Ie chien.
Des granules.
Granules d'aconitine.
Azotate d'aconitine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Lactine, gomme, sirop................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
F. s. a. 100 granules qui renferment 1/2 milli­gramme de medicament.
Des huiles médicinales.
Huüe de cévadille (Clinique de Toulouse).
Poudre de cévadille................... 100 gr.
Ahm calcine pulverise................. 40
Soufre sublime....................... 60
Huilc d'olive.......................... 1000
Mélangez et faites digérer pendant deux heures au bain-marie, en ne dépassant pas la temperature de 40deg; et en remnant constamment la preparation; on ne filtre pas, et on agite la bouteille avant de s'en servir.
G'est un medicament excellent que Ton emploie pres-
ocr page 477
FORMULAIHE GENERAL.
463
que ä l'exclusion de tout autre, ä la clinique de l'École de Toulouse, pour guérir les chevaux ou les chiens atteints de gale. Il est cependant sans action sur la gale démodectique, comme du reste tous ceux qui out été essayés jusqu'ä ce jour.
On tond le malade, si cela est nécessaire, et on fric-tionne le corps par moitié pendant quatre jours de suite en insistant sur les points les plus atteints. On fait par conséquent deux frictions totales et cela suffit généralement pour faire disparaitre la gale la plus invétérée. Quelquefois, pendant le traitement, on voit apparaitre des vomissements, des tremblements mus-culaires, une parésie de l'arrière-main qui rend la marche difficile et penible, mais ces accidents ne se montrent le plus souvent que lorsque les frictions ont du étre plus nombreuses ou qu'elles ont été trop éner-giques. La conduite a tenir alors est de cesser toute medication, sauf a la recommencer si la guérison n'est pas complete.
Quant aux vomissements on les évitera toujours si Ton empêche le chien de se lécher.
L'huile de cévadille a rinconvénient de sentir mauvais et d'etre uu remede tres sale; néanmoins on ne saurait trop recommander son emploi. Les accidents nerveux qu'elle occasionne peuvcnt toujours étre évilés si on surveille le malade.
Huile d'euphovbe (Soubeiran).
Euphorbe en poudre................... 10 gr.
Huile................................ 100
Faites digérer dans une capsule, pendant quatre heures, ä la chaleur de l'eau bouillante ; laissez re-froidir et fdtrez a l'étamine.
Un gramme représente le principe soluble de 0,10 cen­tigrammes d'euphorbe.
Elle entre dans beaucoup de liniments plus ou moins
ocr page 478
464nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRli.
irritants et qui sonl classes, pour la plupart, dans la categorie des feux. On peut aussi l'employer seule, en frictions, dans quelques cas de paralysie.
Iluiie. de garon (Soubeiran).
Écorce de garou...................... '0 gr.
Huile................................. 100
Pilez l'écorce dans un mortier en fer, après l'avoir arrosée d'alcool. Lorsqu'elle est bicn divisée, mettez-Ia dans une capsule, ajoutez l'huile et faites dégérer au bain-marie bouillant pendant six beures; passez avec expression, laissez refroidir et liltrez.
ün gramme conlient les principes solubles de 0,10 centigrammes de garou.
Comme la précédente, eile a aussi un effet irritant en frictions sur la peau, et peut entrer a ce titre dans la formule de beaucoup de liniments de cette nature.
Huile de morphine.
Hjdroclilorhydrate de morphine........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Huile d'amandes douces............... 1000
Dissolvez, Peut être employee a l'extérleur, dans la composition d'un liniment calmant.
Huile d'opium (Neuber).
Opium pulverise......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Huile do juäquiame................... 500
Faites digérer pendant quelques jours et passez. Comme Ia précédente, eile peut élre employee en lini­ment.
Iluilc anlhelminlhique de Chahert.
Essenco de tórcbonthino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Huile animale de Dippel...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Mèlez. Medicament efficace contre Ie Uenia. Doses: de une k quatre cuillerées a café dans une tisane mucilagineuse ou une solution de gomme.
Huile iodée.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Huile d'amandes douces................ 1000
ocr page 479
FORMULAIRE GENERAL.
465
Faites dissoudre, ä l'aide d'un mortier, l'iode dans l'huile et chauffez au bain-marie jusqu'ä decoloration.
Gelle huile contient 0,30 centigrammes d'iode par 100 grammes d'huile. —Mêmes emplois et mêmes doses que l'huile de foie de morue, 20 k 23 grammes pour les pelits animaux ; 100 ä ISO pour le cheval.
C'est un reconslituant ä conseiller daus loutcs les débilités el qui remplace bien l'huile de foie de morue.
Huile de (joudron (Deschamps).
Goudron fluïde........................ 150 gr.
Huile d'olive.......................... 300
ChaufTez au bain-marie pendant deux heures, laissez refroidir et filtrez.
Elle convient dans le traitement des affections de la peau qui réclamont l'emploi du goudron.
Huile téréhenlhinée (Raspail).
Essence de térobenthine............... 100 gr.
Huile d'olive......................... 1000
M. s. a.
On sen seit conlre la gale.
Iluile éthérée de fongère. (lixtrait ethépé de fongère mrile.)
Preparation. — Trailer par l'élher, jusqu'ä épuise-ment, des rhizomes de fougère male et séparer ensuite ce liquide par une distillation au bain-marie. On obtient ainsi une huile épaisse et noire, donl Faction, a la dose de 2 k 5 grammes, est el'flcace contre le tsenia du chien.
Ce medicament s'administre en pilules, en hols ou en capsules; cette dernière forme se trouvant loule pré-parée dans les pharmacies, se recommande par cela même. Une purgation a l'huile de ricin donnée une heure ou deux après l'administration de l'extrait de fougère, aide beaucoup ä son action.
ocr page 480
466nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Huile naphlolée (Nocard).
Naphtol.............................. 10 gr.
Huile................................. 100
Dissolvez Ie naphtol dans l'éther; ajoutez l'huile tiède. — Parasiticide.
Huile phéniquée (Lister).
Acide phénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Huile de lin bouillie ou autre..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Pour des pansements.
Cette huile, mélangée ä du carbonate de chaux, fait une päte spéciale qui est appelée empldtre phéni­que de Lister, (\\ie Ton emploie aussi dans la confection de certains pansements.
Huile phéniquée (Nocard).
Acide phénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Huile................................ 100
Mêlez.
Des injections.
1deg; Injections tbachéales du Dr Lévy (1). Manuel opératoire. — On cboisit comme lieu d'élec-tion, Ie milieu de la trachée et l'intervalle compris entre deux cerceaux; on pénètre dans eet espace a Taide d'un trocard fin ou d'une forte aiguille pourvue d'un mandrin. Si c'est nécessaire, on pratique préalablement a la peau une légere incision au bistouri, mais cette precaution est, Ie plus souvent, inutile. Lorsque la ca­nule est en place, il suffit de l'adapter ä une seringue Pravaz de capacité un peu forte (10-13 grammes envi­ron) et d'injecter doucement Ie liquide que Ton vent administrer. Celui-ci est ordinairement une solution tiède d'alcaloïde ou de toute autre substance, ä reac­tion neutre ou alcaline. D'après M. Cagny, eile pourrait étre légèrement acide sans qu'il en résuMt de grands nconvénienls. (1) Formules emprunties au Précis de thérapeutique, de M. Cagny.
ocr page 481
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;467
Dans cette methode du Dr Lévy, on peut injecter ä la fois de 5 ä 30 grammes de liquide.
Injection Irachéale d'aconiline.
Aconitino.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Alconl ä 85laquo; C...................,___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
£au distillce..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Doses : 4 ä 10 grammes de solulion. Centre les affections lyphoi'cles au debut.
Alcoot cnmphré. M. Cagny a employé chez le cheval, avec quelque apparence de succes contre la pneumonie, l'injeclion suivante:
Alcool campliré....................... 100 gr.
Eau chaude.......................... 2000
Injeclion Irucltéale d'ammoniaque.
Ammoniaque litiuide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Alcool ä 85deg; C........................ 10
Eau.................................. 100
Doses : 10 ä 20 grammes loutes les heures. Stimule le coeur et facilite la résorption des exsudats.
Autre.
Acetate ou chlorhydrate d'ammoniaque..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Alcool ä 85deg; G..............,.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Infusion aromatique filtrée............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Mêmes doses.
Auire.
Ammoniaque......................... 10 gr.
Oamphre.............................. 10
Huile d'olive......................... 80
Mêmes doses.
Injection Irachéale d'arsénite de potasse. Liqueur de Fowler................ 5 ä 10 gr.
Excite la nutrition.
Autre.
Liqueur de Fowler.................... 50 gr.
Eau.................................. 50
I
ocr page 482
468nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Injeclion trachéale d'atropine.
Sei d'atropine............... de 0,005 ii 0,03 centigr.
Eau........................... 5 gr.
Pour une dose.
Contre les diarrhées, les catarrhes, les afFeclions douloureuses ou spasmodiques.
Injeclion trachéale d'acide bcnzo'u/uc.
Acide benzoïque......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Phosphate de soude................... Ugt;
Eau.................................. 100
Employee dans les bronchites ; résultal doulcux.
Doses : 10 a 15 grammes; répeler deux fois dans la
journée.
Injections trachéales de ch/oral.
( Hjdrato de chloral.............de 0,.rgt;') ä 2 gr.
1 ) Eau distillée...................... 20
Stimulant et antispasmodique.
Oo ( Hydrate de chloral............. denbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I a 5 gr.
( Eau distillóe...................... 20
Comme calmant.
„0 l Hydrate de chloral................. 10 gr.
( Eau distillóe...................... 50
Dans les maladies nerveuses, Ie télanos, les convul­sions.
Injection trachéale de chloroforme.
Chloroforme..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Alcool a 85deg; G........................ 20
Eau.................................. 30
Doses : 5 ä 10 grammes.
Conlre les douleurs du début dans les afFeclions pulmonaires.
Injection trachéale da cicutine.
Cicutine........................ 1 a 10 gou ties.
Eau distillée................... 15 gr.
Contre les affections nerveuses, Ie tétanos.
ocr page 483
FOBMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 469
Injection trachéale de codéiyie. Les sels de codeine sont solubles dans l'eau. On les emploie aux mèmes usages et ä peu prés aussi aux mêmes doses que ceux de morphine.
Leur action narcotique n'est jamais aussi forte que celle des sels de ce dernier alcaloïde, mais au réveil, les malades n'éprouvent ni paraplégie, ni troubles psychi-quescomme celase produit après Faction de lamorphine.
Injection trachéale de creosote. Comme l'acide phénique.
Contre les affections putrides ou parasitaires de l'ap-pareil respiratoire.
Injection trachéale de digitaline.
Digitaline....................... 0,0t ä 0,05 centigr.
Alcool.......................... 5 ä 10 gr.
Galme et regularise les battements du coeur.
L'action locale de la digitaline est irritante, mais en solution étendue et injectée dans la Irachée, eile ne provoque pas de toux. Le chien est plus sensible que Ie cheval et l'äne (Kaufmann); on peut faire une solution au 1/1000 dans l'eau.
Injection trachéale d'ésérine.
Sulfate d'ésérine................. 0,01 centigr.
Eau............................. 5 gr.
Contre les affections intestinales, quand il s'agit de provoquer des contractions tres fortes des fibres charnues.
Injections trachéales ferrugineuses.
Formules diverses pour une dose:
j0 j Perchloruro de fer ou sulfate de for. 1 ä 3 gr. jEau................... ......... 100 gr.
2olloduro do for................... 0,50 a 1 gr.
(Eau............................ 50 ä 100 gr.
Pharmacia vétOr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
ocr page 484
470nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIUE.
„0 1 Arséniate de fer................. 0,20 ä 0,50 centigr.
j Solution de citrate aramoniacal... 10 ä 20 gr.
,0 j Tartrate ferrico-potassique....... 1 gr.
(Eau............................. 10 a 50 gr.
Action lonique et reconlaquo;tituanle.
Injection tracliéale de laudanum.
Laudanum de Sydenham............... 1 a 10 gr.
Eau.................................. 15 ä 30
Comme calmant contre les coliques.
Injection trachéale de bichlovure de mercure.
Biclilorure do mercure................. 1 gr.
Eau................................... 100
Dose : 3 grammes de solution.
Injection trachéale de chlorhydrate de morphine.
Chlorydrate de morphine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau distillée.......................... 100
Dose: De 5 a 20 grammes de cette solution, comme calmant general et contre les spasmes.
Injection trachéale de naiihtol.
Naphtol........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 centigr.
Eau.......................... 1000 gr.
Le Dr Pignol recommande cette solution contre la pneumonie pour diminuer la dyspnée; on injecte lente-ment une dose de 200 k 330 grammes.
Injection trachéale phéaiquée,
Acide phónique......................... 1 gr,
AIcool ä 85deg;............................ 50
Eau.................................... 50
Doses : 10 a 30 grammes de solution.
Indiquée dans les maladies infectieuses, quand il y a inflammation catarrhale des muqueuses, comme par exemple, dans la maladie du jeune äge cliez le chien. On peut l'employer aussi contre la pneumonie et la bronchite chroniques.
ocr page 485
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 471
Injection trachéale de nilrate de polasse.
Azotate de potasse................ 2 a 10 gp.
Eau.............................. 100 a 200
Cette dose peut être répélée. Diurétique.
Injection trachéale de bicarbonate de potasse.
Bicarbonate de potasse........... la 5 gr.
Eau............................. 50 ä 100
Stimule la nutrition et l'hématoseet augmenle la se­cretion lactée.
Injection trachéale de chlorate de potasse.
Chlorate de potasse.................... 2 gr.
Eau................................... 100
Doses : 3 ä 20 grammes de solution comme diuréti­que et antifebrile.
Injection trachéale de permanganate de potasse.
Permanganate de potasse............ de 1 a 2 gr.
Eau................................... 100
Doses : o ä 10 grammes de solution comme désin-fectant.
Injection trachéale de bichromate de potasse.
Bichromate de potasse................. 1 gr.
Eau................................... 100
Doses : 300 ä 400 grammes. Stimulant, relève la tem­perature.
Injection trachéale de bromure de potassium.
Bromure de potassium............. 0,50 ä 2 gr.
Eau............................... 5 ä 10 gr.
Sédatif general de toutes les maladies nerveuses, l'épilepsie, la choree, Ie tétanos; il calme aussi les dou-leurs génésiques et est un bon anaphrodisiaque.
Injection trachéale de cyanure de potassium.
Cyanure de potassium....... 0,02 ä 0,05centigr.
Eau ou alcool................ 5 a 10 gr.
Son emploi peut être utile comme calmant general dans les maladies nerveuses.
ocr page 486
472nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
On peut aller jusqu'a 0,20 et 0,30 centigrammes (Cagny).
Injections trachëales d'iodure de potassium.
i lodure de potassium................ 5 gr.
1deg; Mode................................ 1
|Eau................................ 100
Doses : S ä 20 grammes.
i lodure de potassium................. 10 gr.
2deg; lodo................................ 2
(Eau................................ 100
Doses: 2 grammes.
Action fondante et résolutive. Lévi et Neumann Tont préconisée contre la morve, mais sans succes.
lujeclion traehéale de sulftire de potassium.
Sulfure de potassium.............. la 2 gr.
Eau ou glycerine................. 100 a 200
Peut s'employer contre les affections cutanées ou des bronches, lorsqu'elies sont passées a l'élat chronique.
Injection traehéale de quinine.
Quinine...................... 0,10 ä 0,50 centig.
Eau.......................... 5 i 10 gr.
La muqueuse respiratoire, dit Kaufmann, est d'une grande tolerance pour ce medicament, surlout si on l'injecte tres lentement et en solutions étendues. D'a-près lui, ce mode d'administration est ä recommander, parce que l'absorption est rapide et les effets sont bien marqués.
Tonique et antifebrile.
Infection traehéale d'arséniate de soude.
Arséniate de soude....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau..*................................ 100
Doses : 5 ä 10 grammes de solution contre les mala­dies de la peau.
On peut injecter, dit M. Cagny, de la liqueur de Pear­son 'a la dose de 30 ä 60 grammes.
I
ocr page 487
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;473
Injection trachéale de bicarbonate de soude.
Eau.................................. 1000 gr.
Bicarbonate de soude................. 50
Biborate de soude.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Injection trachéale d'hyposulfite de soude.
Hyposulfite de soude............... 5 a 20 gr.
Eau............................... 100 gr.
Antithermique et anticongestif.
S'emploie contre les affections gourmeuses et puru-lenles. M. Cagny a essayé ces injections contre le char-bon du mouton.
Injection trachéale de soufre.
Soufre................................. 1 gr.
Essence de térébonthine................. 4
Doses : 4 ä 20 grammes de solution. Contre les maladies chroniques de la peau et [jes affections catarrhales des bronches.
Injection trachéale d'iodure de soufre.
lodure de soufre........................ I gr.
Huile d'amandes deuces................. 9
Doses : 5 ä 20 grammes de solution. Stimulant diffusible et résolutif.
Injection trachéale de strychnine.
Sulfate de strychnine.......... 0,02 a 6 centigr.
Eau........................... 5 ä 10 gr.
Contre les bronchites chroniques, la pousse, le cor-nage chronique.
Injection trachéale d'acide tannique.
Acide tannique................... 1 gr.
lode.............................. 0,25 centigr.
Glycerine........................ 25 gr.
Eau............................. 25
Doses : 5 a 10 grammes de solution. Suivant M. Cagny, on peut utiliser cette formule con­tre les affections bronchiques et pulmonaires.
ocr page 488
474nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Injection trachéale d'essence de térébenthine. Essence de térébenthine...........
Huile d'olive.........................' quot; P- E-
Doses : 5 ä 20 grammes de solution.
Contre les catarrhes bronchique et urinaire. Le che-val supporte bien ces injections et, chez lui, elles pro-duisent vite leurs effets (Lévi, de Pise).
Injection trachéale d'acide thymique.
Acide thymique........................ 1 gr.
Alcool ä 85deg;............................ 50
Eau.................................... 50
Dose : 10 a 30 grammes. Contre les affections typhoïdes.
2deg; INJECTIONS HYPODEB5IIQUES.
Injections /lypodermigues d'acide cyanhydrique.
10( Acide cyanhj'drique medicinal (Ij... 5 gr. ( Eau distillée....................... 500
1 gramme de cette solution conlient 0,001 d'acide anhydre.
Doses : 2 ä 3 grammes pour les grands quadrupèdes.
Sedalif puissant du Systeme nerveux. En solution au 1/1000, les accidents locaux ne sont pas ä craindre. Cette injection est recommandée contre la toux spas-modique, le cornage, le vertige essentiel, le télanos, l'épilepsie, la chorée, l'éclampsie puerpérale. (Gsell.) On doit être prudent dans son emploi.
.)0 ( Acide cyanhydrique medicinal.. 0,10 centigr. ( Eau distillée.................. 8 gr.
Mêmes usages.
Doses : un peu moins fortes ; cheval 2 a 3 grammes boeuf, 4 a 6 grammes. (P. Cagny.)
(1) L'acide medicinal est une solution au 1/10 d'acide cyanhydri­que pur dans l'eau.
ocr page 489
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4-5
Injections hypodermiques d'acide phénique (1).
t0 ( Acide phénique................ 1, 2, 3 gr.
( Eau distillée................... 100 gr.
„„ i Acide phénique................ 1 gr.
j Glycerine...................... 8 -10 gr.
La glycerine, comme excipient, empêche l'acide phé­nique d'etre caustique et prévient ses effets irritants, locaux. (Brusasco, de Turin, et Gsell.)
( Acide phénique................. 1 gr. et plus.
3raquo; j Glycerine...................... 10
( Eau distillée.................... 40
Cette solution peut être employee, de même que la précédente, sans crainte d'un accident local; on peut même les injecter Tune et I'autre en notable quantité. (Gsell.)
Les injections hypodermiques phéniquées s'emploient contre les maladies charbonneuses; la peste bovine, solution au 1/100 (Dr Déclat); la fièvre typhoïde du cheval, solution a 1-2/100 (Dr Roell); Ie rouget du pore, solution au 2/100 (Furstemberg).
Injection liypodermique d'acide salicylique.
Acide salicylique....................... 1 gr.
Eau distillée........................... 600
Cette solution salicyliquée peut s'employer contre les tumeurs charbonneusesetles morsuresdes serpents, comme antivirulent et bactéricide. On fait des injec­tions hypodermiques (6 ä 10) en divers points de l'oedème et sur tout son pourtour, de maniere a mettre Ie medicament en contact avec les germes microbiques. (Gsell.)
(1) Des experiences do Koch et de MM. Arloing, Cornevin et Thomas ont dómontró que eet acide perd en grande partie ses pro-priétés anlivirulentes, quand on Ie dissout dans falcool. On ne doit done se servir que d'cau phéniquée ; olie sera m6me tièdc, parco que Ia chaleur augmente ses propriétés antiseptiques et antifer-mentescibles.
ocr page 490
476nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Injection hypodermique d'acide sclérotinique (Gsell).
Acide sclérotinique (1).................. 1 gr.
Glycerine............................. 10
Eau distillée........................... 90
En injections sous la peau, pour activer les accou-chements normaux, dans Ie cas de paresse uterine, ou pour réveillerles contractions de la matrice et amener sa délivrance, quand il y a mort du foetus.
Doses: 20 a 30 grammes de solution pour les grands animaux; 3 grammes pour les petits. Ces doses peuvent être répétées dans la même journée.
L'acide sclérotinique ne provoque pas de sphacèle (Kobert) et, suivant M. Gsell, les effets locaux sont ä pen prés nuls.
1deg; Injections hypodermiques a l'aconiline (Gsell).
Aconitine amorphe de Merck...... 0,05 centigr.
Alcool a 85deg; G.................... 10 gr.
Eau distillée...................... 90
Un gramme de cette preparation contient 1/2 milli­gramme d'aconitine et on peut injecter en une fois la dosesuivante de solution: grands animaux 5 ä 10 gram­mes; moyens, 3 a 3 grammes; petits, 1 a 2 grammes.
2raquo; Autre (P. Cagny).
Aconitine francaise de Duquesnel..nbsp; nbsp; nbsp; 0,001 milligr.
Alcool a 85deg; C...................nbsp; nbsp; 10 gr.
Eau distillée......................nbsp; nbsp; 90
Doses de cette solution : boeuf et cheval, 6 ä 10 gram­mes; sujets de moyenne taille, 3 a 3 grammes; sujets de petite taille, 1 a 3 grammes.
Ces preparations s'emploient au début des maladies febriles aiguës et inflammatoires dans Ie but d'abaisser
(1) C'est une poudre brunätre, appelée encore acide ergotinique (Zweifel et Kobert). Medicament extrait en 187G de l'ergot de seigle par Dragcndorff et Podwissotzki. Il augmente les contractions péristaltiques de l'intestin et celles de la matrice (Nikitin).
ocr page 491
FORMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ill
la tension du Systeme du grand sympathique ou vaso-moteur el d'agir ainsi comme antiphlogistique et an-tithermique.L'aconitine diminue la tension arterielle et remplaee entièrement la saignée.
Suivant M. Gsell, de Mondoubleau, dont la compe­tence en la matière est incontestable, il ne faut recourir a I'aconitine en injections sous la peau que dans les cas désespérés, oü la mort paraissanl fatale, il est permis de mettre tout en oeuvre pour l'arreter. Voici comment notre confrère s'exprime ä ce sujet, dans son Traite des injections hypodermiques :
laquo; Nous ne donnerons jamais Ie conseil de recourir, dans la pratique courante, a l'injection hypodermique d'aconitine, celle-ci pouvant donner lieu aux empoi-sonnements les plus redoutables, surtout dans une main inexpérimenlée. 11 est preferable, dans la majo-rité des cas, d'administrer eet agent héroïque sous la forme de granules, c'est-ä-dire contenant des doses mesurées mathématiquement (1/2 milligramme pour les petits animaux et 5 milligrammes pour les grands). raquo;
On peut aussi donner eet alcaloïde sous forme d'élec-tuaire que l'on fait prendre en petite quantité a la fois et souvent (tous les quarts d'heure, toutes les demi-heures) de maniere ä donner Ie medicament par doses tres fractionnées.
Injection hypodermique d'aloes (Gsell). fAloine.)
Aloès.................................. 1 gr.
Eau distillée............................ 10
P. s. a. une solution et filtrez.
Ce medicament, dit l'auteur, ne convient qu'aux jeunes animaux encore a lamamelle, chats, chiens, porcelets, veaux et poulains. Il ne produit sous la peau aucun acci­dent local, quelquefois un peu d'hyperhémie qui ne tarde pas a se dissiper. Il a une action purgative manifeste.
27.
ocr page 492
478nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Les doses a donner sont de 2 a 5 grammes de cette solution, que l'on peut répéter si l'effet est lent ä se produire.
M. Cagny indique les doses suivantes : veau, 5 ä 9 grammes; porcelel et chien, 3 a 9 grammes.
Injections hypodenniques d'antmoniaqae (Gsell).
j0 ( Aramoniaquo liquide................. 5 gr.
j Eau distillée....................... 100
M. s. a. Pour Ie cheval.
„0 i Aramoniaque liquide................ 5-C gr.
) Eau distillée........................ 100
M. s. a. Pour Ie boauf (Cagny).
.,0 j Aramoniaque liquide................ 1 gr.
/Eau................................ 50
M. s. a. Pour Ie chien (Cagny).
C'est un excitant general. On peut trouver l'emploi de l'ammoniaque diluée, en injections sous-cutanées, dit Gsell, dans Ie Iraitement des affections adynamiques, l'influenza, la fièvre typhoïde, pour rappeler a la vie les nouveau-nés frappés de mort apparente après un accouchement laborieux ; dans certains empoisonne-ments par l'aconit, l'acide cyanhydrique, la strych­nine, etc.
Ce medicament a l'inconvénient de provoquer une vive douleur, et de causer quelquefois des phénomènes inflammatoires locaux tres profonds. Injecté sous la peau h l'état pur, il provoque inévitablement un phlegmon.
Injection hypodermiqiip, d'apomorphine (Gsell).
Chlorhydrato d'aporaorphine....... 0,01 centigr.
Eau distillée...................... 1 gr.
Paites dissoudreä chaud. Solution au i/100. L'injection sous-cutanée ne donne lieu a aucun acci­dent local.
ocr page 493
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 479
Ce medicament produit des nauseas et des vomisse-ments chez les sujets qui peuvenl vomir. Chez les ani-maux qui ne possèdent pas cette faculté, on constate des nausées, de l'hypersécrétion dans l'estomac, l'in-testin et les bronches.
Indiqué chez Ie chien et Ie porc dans les cas d'em-poisonnement, pour vider immédiatement l'estomac; ce produit est pour eux un vomitif excellent. 11 combat avec succes lembarras gastrique du porc (1:40) (Dammam).
Le chat vomit plus difücilement que Ie chien ; il Sup­porte relativement de plus fortes doses.
Les quantités auxquelles on doit donner le chlorhy-drate d'apomorphine sont les suivantes : porc (sui-vantla taille et Tage), 0,05 ä 0,10; chien de forte taille, 0,02 è. 0,05; chien de taille moyenne, 0,01; petits chiens (Havanais, etc), 0,005 a 0,008; chat, 0,003 ä 0,003.
Injections hypodermiques de nitrate d'argent (Gsell). .„ ( Nitrate d'argent.............. 0,10 centigr.
j Eau distillée................. 40 gr
F. s. a. une solution que Ton tient dans un flacon coloré.
Injecter en une seule dose, environ 3 grammes de solution, pour combattre, d'après l'auteur, certaines névroses: névralgies sciatiques, boiterie rhumatismale, arthrite chronique, etc., etc. Les accidents inflamma-toires locaux qui se produisent, ä ce degré de dilution, sont tres légers.
Chez l'homme, le nitrate d'argent administré sous cette forme, guérit les douleurs névralgiques (Damas-
chino).
Autre.
.0 j Nitrate d'argent..................... 1 gr.
Z i Eau distillée........................ 20
F. s. a. une solution dans un flacon coloré.
ocr page 494
480
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Produit sur le point inoculé une irritation trèsvive, qui peut être mise ä profit pour détruire des tumeurs cutanées, sous-conjouctivales ou intra-musculaires. Il se fait au point injeeté du néoplasme une inflammation suppurative qui amène son ramollissement et sa reso­lution progressive.
A employer dans ce but, contre les lipomes, les sar-comes, les.adénomes, les carcinomes, les condylomes, les phlegmons froids, les éponges phlegmoneuses et indurées, les fibromes, etc.
Injection hypodennique de sulfate d'atropine (Dr Lévi, de Pise).
Sulfate d'atropine................ 0,05 centigr.
Eau distillée..................... 50 gr.
Un gramme de cette solution contient 0,001 milli­gramme d'alcaloïde. La dose a injecter varie suivant la taille des sujets: grands animaux, 5 a 10 grammes de solution; moyens animaux, 1 a 2 grammes de solu­tion; petits animaux, 1/2 gramme de solution.
M. Gsell conseille cette posologie et non celle indi-quée par Kaufmann, parce que, en employant ce me­dicament a doses fractionnées, on évite tout danger d'intoxication.
Cette injection hypodermique ne provoque aucun accident local, si eile est récemment préparée et quand eile ne contient ni acide, ni alcool.
Une solution faite avec l'extrait aqueux et surtout alcoolique de belladone, amène la formation d'oedèmes, d'indurations et d'abcès.
Indiquée dans tons les cas oü il faut obtenir un relä-chement musculaire: tétanos, contractions spasmodi-ques de l'utérus; pour diminuer le flux intestinal dans les diarrhées opiniätres, etc., etc.
Injection hypodermique de brucine (Gsell). Brucine......................... 0,10 centigr.
ocr page 495
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 481
Alcool........................... 10 gr.
Eau distillée.................... 90
Dissolvez.
Un gramme de celte solution contienl 0,001 milli­gramme d'alcaloïde.
Doses: de 1 a 3 grammes de solution, en une fois, suivant la taille du sujet; ne produit aucun accident local.
Succédané de la strychnine, mais vingt-cinq fois moins fort; c'est pourquoi ce medicament convient mieux pour trailer les petits animaux (chien et chal) chez lesquels la strychnine est un poison violent, même a tres faible dose.
Injection hxjpodermique de chloral hydrate iLévy, de Plse).
Hydrate de chloral...................... 30 gr.
Eau distillée............................ CO
Les doses que l'auteur indique sont: pour les grands animaux, 10 grammes de solution; pour les moyens animaux, 4 grammes; pour Ie chien, 1 ä 2 grammes.
Étant donnée l'action irritante et caustique du chlo­ral, quand on l'injecte sous la peau, ä moins que la solution ne soit tres étendue, il n'y a pas lieu de con-seiller 1'emploi de cette preparation.
Injection hypodermique de cicutine (Gsell).
Bromhydrate de cicutine............... 1 gr.
Alcool................................. 5
Eau distillée........................... 95
Un gramme de cette solution contient 0,01 centi­gramme d'alcaloïde.
Doses: 1 ä 6 grammes de solution suivant la taille des animaux. On peut les répéter plusieurs fois dans Ia journée.
Calmant et sédatif contre Ie tétanos.
ocr page 496
482nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIË VÉTÉRINAIRE.
Injection hypodermique de cocaïne (Gsell).
Chlorhydrate de cocaïne................ 10 gr.
Eau distillée........................... 100
F. s. a.
Anesthésique local et, k haute dose, convulsivant general rappelant l'action de la strychnine (Arloing). Comme anesthésique local on l'emploie en chirurgie pour faciliter l'extirpation de fibromes, de polypes, pourren-dreplusaisée la suture deplaies graves et douloureuses.
Gsell conseille de pratiquer plusieurs injections (2-3) autour de la region k opérer, afin de produire une zone d'insensibilité locale plus étendue, plus marquée et plus prolongée — on commence l'opération de cinq ä huit minutes après que les injections ont été faites; elles ne produisent aucun accident local.
Les doses de solution k injecter varient selon la taille : cheval, 3 grammes; moyens animaux, 2 grammes; chien, de 1 gramme k lBr,50.
Injection kypodermigue de codeine (Gsell).
Chlorhydrate de codéine............... 1 gr.
Eau distillée........................... 100
F. S. a.
L'injection ne produit aucun accident local.
Doses: grands animaux, 10 k 20 grammes de solu-tiou; moyens animaux, o ä 10 grammes; petits ani­maux, 1 a 2 grammes.
La codéine peut remplacer avantageusement, chez les jeunes animaux, la morphine dans toutes les affec­tions oü celle-ci est indiquée (Cl. Bernard). Ses effets sont semblables, mais son activité est au moins cinq fois moindre.
Injections hypodermiques de curare (Gsell).
j Curare............................. 1 gr.
( Eau distillée....................... 100
ocr page 497
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;483
Faites s. a. une dissolution et filtrez.
Un gramme contient i centigramme de medicament.
0o ( Curarine........................... 1 gr.
* | Eau distillée........................ 200
F. s. a. une solution et filtrez.
Un gramme contient 0,005 milligrammes d'alcaloïde. Il se présente quelquefois des accidents locaux avec les deux solutions, mais ils sont rares quand la prepa­ration est récente et filtrée.
On pousse des injections de 0,05 ou 0,10 centigrammes de substance active en plusieurs fois. G'est un paraly-sant.
On peut l'employer contre Ie tétanos, la chorée, l'épi-lepsie, la rage, l'empoisonnement par la strychnine; mais c'est surtout un medicament de laboratoire, dont l'usage est tres dangereux dans la pratique.
Injection hypodermique de cyanure de potassium (Gsell).
Cyanure de potassium.................. 1 gr.
Eau distillée........................... 200
F. s. a. une solution, 1 gramme contient 0,005 milli­grammes.
Doses : 0,02 a 0,05 pour les grands animaux; 0,01 k 0,05 pour les petits (selon la taille).
laquo; Quelquesbons résultats ayant été obtenus parl'em-ploi de ce medicament donné a 1'intérieur contre Ie tétanos, il y äurait lieu, dit l'auteur, de l'essayer hypo-dermiquement contre cette affection. raquo;
Ilse produitaupoint injecté une inflammation locale, surtout si l'on se sert d'une solution au 1/100.
Injection hypodermique de digitaline (Gsell).
Digitaline............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau distillée.......................... 1000
F. s. a. une solution. On est unanime pour recon-naitre a ce medicament, par radministraliou sous-cu-
ocr page 498
484nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
lanée, une action irritante locale tres marquée tnéme en employant une solution tres étendue comme celle-ci. M. Gsell dit que la meilleure voie pour l'absorption de la digitaline est, sans contredit, la muqueuse digestive. Sédatif du cceur ä employer pour modérer et régula-riser ses battements (palpitations nerveuses); antife­brile dans les affections aiguës; diurélique et convient pour cela dans les hydropisies, telles que, hydro-péricardite, anasarque, ascite, hydrothorax.
Injection hypodermique d'ésérine.
Sulfate neutre d'ésérine.......... 0,10 centigr.
Eau distillée..................... ÜO gi'.
F. s. a une solution.
Employer du sulfate d'ésérine conserve ä l'abri de l'air dans des flacons bouchés üi l'émeri et lutés ä la eire, sans quoi, les solutions sont irritantes au point inoculé.
Provoque de l'hypersécrétion intestinale et des con­tractions péristaltiques des fibres musculaires du même organe.
A employer centre la constipation opiniätre, l'atonie intestinale, les indigestions.
Doses hypodermiques : grands animaux, 0,05 a 0,10 centigrammes (on peut même injecter d'un seul coup de 0,10 ä 0,15 centigrammes ä de forts chevaux ou boeufs); moyens animaux, 0,01 ä 0,02 centigrammes; chien, 0,001 a 0,003 milligrammes; chat, 0,0005 a 0,001 milligramme.
Ces doses peuvent étre renouvelées dans la journée, parce que eet alcaloïde s'élimine rapidement.
Injection hypodermique de teinture de haschisch (Gsell).
Teinture de haschisch................... 10 gr.
Eau distillée........................... 20
Mélangez.
ocr page 499
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 483
Comme hynoptique dans Ie télanos: l'injection est suivie quelquefois d'im petit abces.
Doses : de 1 ä 5 grammes de solution suivant la taille; on peut au besoin les répéter dans la journée.
Injection hypotlermique d'hyosciamine.
Hyosciamine..................... 0,01 centig.
Eau distillée.................... 100 gr.
F. s. a.
Antispasmodique de premier ordre ä employer pour calmer l'excitation cerebrale qui existe dans Ie tétanos, la chorée, Ie vertige, l'épilepsie, les coliquesnerveuses, la toux penible et la fièvre vitulaire, suivant Violet.
Medicament a utiliser aussi comme relächant des fibres musculaires dans les indigestions, avec sur­charge. Alors on lui associe la strychnine.
Eau distillée de laurier-cerise.
En injection hypodermique, eile ne produit aucune irritation locale. On l'emploie surtout comme véhicule pour les solutions sous-cutanées qu'elle a Ie don de conserver longtemps. Avec les sels de morphine, no-tamment, eile donne des solutions parfaitement lim-pides qui se conservent indéfiniment.
Calmant, antispasmodique, sédatif, indiqué contre les palpitations cardiaques, toux nerveuses, bronchites.
Doses (suivant la taille) : grands animaux, 10 ä 20 grammes; moyens, 5 grammes; chien, O,S0 ä 2 grammes.
Injection hypodermique de morphine (Dr Lévi, de Pise).
Chlorhydrate de morphine............... 1 gr.
Glycerine.............................. 20
Eau distillée............................ 30
F. S. a.
Un gramme contient 0,02 centigrammes de mor­phine.
#9632;
ocr page 500
486
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Doses (pouvant être renouvelées dans la journée): cheval, 3 grammes de solution; boeuf, de 5 ä 8 gram­mes ; pore 2 grammes ; chien, 0,50 centigrammes.
Medicament employé contre Ie tétanos, pour calmer les coliques, particulièrement celles produites par en­tente, par congestion intestinale, entéralgie, péritonite, parempoisonnement (Gsell), contre les superpurgations (Macgillivray, Gagny); contreles palpitations cardiaques ou mieux contractions cloniques du diaphragme (Ca-gny); enfin pour produire l'anesthésie générale ou tout au moins pour la faciliter.
Douleur un peu vive au moment de la piqüre, mais ne tarde pas h disparaitre sans produire d'accident local. Les solutions aqueuses de morphine se trou-blent rapidement et deviennent alors irritantes.
Injection hypodermique de pilocarpine.
Azotate de pilocarpine.................. 1 gr.
Eau distillée........................... 200
F. s. a. 1 gramme de solution contient 0,003 milli­grammes de medicament; agit surtout sur la secretion salivaire et sudorale qn'elle exalte. On combine avanta-gensement son emploi avec celui de l'ésérine dans les coliques d'indigestion. II ne se produit aucun accident local au point injecté.
Doses : cheval et boeuf, 0,10 a 0,23 centigrammes de pilocarpine; äae, brebis, chèvre (adultes), 0,03 centi­grammes ; chien, 0,003 ä 0,02 centigrammes.
Injection hypodermique d'avseniate de strychnine (Cadiot).
Arséniate de strychnine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Eau distillée......................... 1000
F. s. a. 1 gramme de solution contient 1 milli­gramme de substance médicamenteuse.
En injection hypodermique contre la paralysie des jeunes chiens.
Doses : 1 ö 3 milligrammes de principe actif.
ocr page 501
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 487
Injection de sulfate de strychnine (Lévi, de Pise).
Sulfate de strychnine............. 0,25 centigr.
Alcool concentre................. 7,50
Eau distillée..................... 15 gr.
Acide chlorhydrique............. VI gouttes.
F. s. a.
Doses de solution k injecter : cheval, 2 grammes; boeuf, 4 grammes; porc, dix goutles; chien, une ou deux gouttes.
Il faut être tres prudent dans l'emploi de ce medica­ment, surtout si on a affaire a dessujets affaiblis par Ia maladie ou Ie travail. On ne doits'en servir qu'exception-nellement chez les petits carnassiers (chienset chats) a cause de leur grande sensibilité ä l'action de la strych­nine, même aux doses physiologiques.
Solution hypodevmique de valirianate d'atropine (Gsell).
Valérianate d'atropine............ 0,02 centigr.
Eau distillée..................... 9 gr.
F. s. a.
A injecter en trois doses dans la journée, è. quatre ou cinq heures d'intervalle, dans la chorée du diaphragme (convulsions cloniques).
Solution hypodevmique de vératrine (Gsell).
Sulfate ou nitrate do vératrine........... 1 gr.
Glycerine ou alcool..................... 25
Eau distillée........................... 25
F. s. a. Un gramme de cette solution contient 0,02 cen­tigrammes de substance active.
Indiquée contre les coliques, I'indigestion avec sur­charge alimentaire, Ie vertige abdominal.
Doses : grands animaux, 0,05 k 0,10 centigrammes; moyens, 0,02 k 0,03 centigrammes; chien, 0,004 k 0,01 centigramme.
Accident local (inflammation et abces) k I'endroit de lapiqftre, surtout si on emploieune solution alcoolique pure.
ocr page 502
488
PRECIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
3deg; INJECTIONS INTRA-CAVITAIBES.
Injection d'acide borique (Guyon).
Acide borique....................... 1 ä 5 gr.
Eau................................. 50 gr.
Dans la pratique, on trouve fréquemment l'emploi de cette solution boriquée, en injections dans les cavitës naturelles on dans ies plaies profondes et anfractueuses. Son action est antiseptique et désinfectante; sur les plaies, outre qu'elle les déterge, eile favorise leur bour-geonnement et agit comme cicatrisant.
L'auteur conseille cette injection pour opérer des lavages vésicaux dans les cas de cystite causée par Ie ferment ammoniacal.
Injection d'acide thymique (Nocard).
Acide thymique........................ 2 gr.
Glycerine............................. 100
Eau................................... 000
F. s. a.
En injections avec l'appareil Dieulafoy dans les sy-noviales ouvertes.
Injection adoucissante.
Semences de lin.................. 1 _ „.
„ . , .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• aa 20 gr.
Racine de guimauve............... )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0
Tètes de pavot......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 4.
Eau................................ 1000 gr.
Traitez ces trois substances par décoction ; passez et employez.
Injection alcaline (Eckel,1.
Teinture d'aloès...................... 15 gr.
Potasse caustique.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau.................................. 500
Dissolvez la potasse dans l'eau et ajoutez la teinture d'aloès.
En injections dans les trajets fistuleux.
ocr page 503
f
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 489
Injection astringenle.
Alun................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Écorce de cliéne......................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 1500
F. s. a. une décoction d'écorce de chêne, passez et ajoutez l'alun.
Injection astrinyente.
Sous-acétate de plomb liquide.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 giquot;.
Eau.................................. 500
Mêlez.
Un gramme contient 0,01 centigramme d'acétate. Pour faire des injections dans Ie vagin, etc.
Injection astringente ä l'alcool snlfurique.
AIcooI sulfuriquo (eau de Rabel)....... 20 gr.
Décoction d'orge...................... 1000
M. s. a.
Injection au sulfaie de cuicre (Förster).
Sulfate de cuivre..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,25 centigr.
Eau distillée.................. 120 gr.
F. s. a. une solution pour la collection des sinus.
Injection astringente (Rey).
Sulfate de zinc...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 ä 15 gr.
Eau.............................. 1003 gr.
F. s. a.
A injecter dans les cavités nasales du cheval atteint de coryza aigu. Pour Ie coryza chronique, la dose de sulfate de zinc doit être de 30 a 60 grammes dans la même quantité d'eau.
Généralement trois ou quatre injections doivent sul-fire. Aucun accident n'est a craindre, même en agissant dès Ie début de la maladie. (Rey.)
Cet auteur conseille encore comme injection nasale preferable ä la précédente, la formule qui suit:
Alun................................. 15 gr.
Eau................................ 1000
ocr page 504
490nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
laquo; Plusieurs sujets atteints de coryza ont été guéris en vingt-quatre heures raquo; (Rey).
Injection causlique (Forster).
Nitrate d'argent................. 0,60 centigr.
Eau............................ 120 gr.
En injection dans la collection des sinus. Mettre cette preparation dans un flacon coloré.
Injection phéniquée (Forster).
Acide phénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr -
Eau.................................. 300 gr.
Contre la collection des sinus.
Injection créosotée (Forster).
Creosote......................... 5 a lOgouttes.
Alcool........................... 30 gr.
Eau.............................. 600
Contre la collection des sinus.
Injection contre Ie catarrlie auriculaire (Adam).
Acide phénique.................... Iä2 gr.
Alcool............................. 25 gr.
Eau distillóe....................... 60
F. S. a.
Une cuillerée ä café tous les jours dans l'oreille du chien atteint de catarrhe.
Injection intra-ulérine.
Feuilles de noyer sèclios..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Eau................................. 1000 gr.
F. s. a. une décoction.
Préparer une quantité nécessaire de liquide médica-menteux pour pouvoir faire plusieurs injections par jour. Peut servir pour fomentations. Ses effets sont sur-tout astringents et quelque peu aussi antiseptiques.
Injection detersive.
Vin rouge........................... 1000 gr.
Alcool camphré.................... j „
ïeinture d'aloès................... j quot;* 100
Mélez et employez en injections.
ocr page 505
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. 491
Injection intra-veineuse de chloral (Nocard).
Chloral hydrate.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Eau disllUée......................... 100
Pour Ie cheval.
On ponctionne la jugulaire avec une fine aiguille tubulée ou un trocart capillaire et on injecle tres len-tement une dose de 10 grammes de chloral pour 100kilo­grammes de poids de l'aninr.al. L'accident a redouter est l'arrêt brusque du coeur qui se produit lorsque I'in-jection estglissée trop vite.
L'anesthésie,qui est annoncée par des borborygmes, dure de une demi-heure a une heure et pennet de pra-tiquer les operations les plus laborieuses. Seulement, Ie chloral a Ie gros inconvenient d'augmenter les hémorrhagies et de les rendre inquiétantes dans cer­tains cas.
Injection intraveineuse (Xocard).
Chloral hydrate.................... 4 ä G gr.
(suivant la taille). Eau distillée....................... 100 gr.
Pour Ie chien.
Injection uréthrate pour Ie chien.
Sulfate de zinc..................... 1 gr.
Laudanum......................... 1
Eau............................... 100
F. s. a. Gontre Ia blennorrhagie.
Injection d'écorce de chêne.
Écorce de chêne ou tan............ 60 gr.
Eau bouillante..................... 1000
Laissez infuser et passez.
Injection d'ergotine (Bonjean).
Ergotine.......................... 4 gr.
Eau............................... 125
Dissolvez et filtrez.
On l'emploie comme hémostatique. D'après l'auteur,
ocr page 506
492nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHA.RMACIE VÉTÉRINAIRE.
ce serait un vrai spécifique contre les hémorrhagies en general.
Injections iodo-iodurées (Lugol).
lodc.............. 0,10 0,15 ou 0,20 centigr.
lodure de potassium 0,20 0,30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0/i0
Eau............... 500nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 500nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Pour stimuler la cicatrisation des trajets fistuleux. On peut remplacer l'eau par la glycerine comme
dans la formule suivante :
#9632;
lode.................................. 1 gr.
lodure de potassium................... 2
Glycerine............................. 10
M. s. a.
Injections iodo-iodurées (Bonnet).
lode................. 2sr,50 4 gr. 5 gr.
lodure de potassium.. 5 gr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
Eau................. 428^,50 38nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35
F. S. a.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...
Pour combattre les hydropisies et les abces des arti­culations.
Elles contiennent 5, 8, 10 centigrammes d'iode et Ie double d'iodure de potassium par gramme.
Injections iodo-iodurées.
(Guibourt). (Dorvault).
lode......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 gr. 2 gr.
lodure de potassium.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Alcool a 90deg; C...........nbsp; nbsp; nbsp; 50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Eau.....................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G9
Dissol vez.
Un gramme de la première injection (Guibourt) con-tient 0,0399 d'iode et autant d'iodure.
Un gramme de la seconde injection (Dorvault) ren­ferme 0,02 centigrammes d'iode et Ie double d'iodure.
ocr page 507
FORMÜLAIRE GÉNÉRAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;493
Injection iodo-iodurée (Leriche;. (Injection périlonéale.)
Teinture d'iode (I)..................... 30 gr.
lodure de potassium................... 4
Eau distillée........................... 250
30 grammes de teinture d'iode contiennent 2,30769 d'iode (on peut mettre 500 grammes d'eau, si on craint que la p.p. d'iode soit trop forte).
Injection iodo-iodurée (Boinet).
Teinture d'iode.........................nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
lodure de potassium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Eau distillée...........................nbsp; nbsp; nbsp; 50
Dans les hydrocèles, les abces divers, les hydropisies et les hydarthroses.
Injection de permanjanate de polasse.
Permanganate de potasse cristallisé..... 2 gr.
Eau distillée........................... 198
Dissolvez. En injections dans les cavités présentant des plaies fétides ou des ulcérations.
Injection excitanle (Swédiaur).
Teinture de cantharide................. 5 gr.
Eau.................................. 200
Abces froids, trajets fistuleux, etc. Des lavements.
Lavement aloétique.
Sei marin.............................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Aloès finement pulverise...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000
Lavement laxatif (Gouatte).
Aloès des Barbades.................... 30 gr.
Eau.................................. 2000
(I) Par suite du mélange de l'eau avec Ia teinture d'iode, celui-ci se précipite en grande partie (les 17/18) et se transforme a 1'état de poudre fine. G'cst pour lo retenir en dissolution, que l'on ajoute de l'iodurc de potassium.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28
ocr page 508
494nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMA.CIE VÉTÉRINAIRE.
Lavement purgalif.
Aloès................................ 50 gr.
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Melasse..............................nbsp; nbsp; nbsp; ?00
Eau tiède.............................nbsp; nbsp; 1000
Dissolvez et administrez.
Lavement purgalif.
Sulfate de soudo...................... 300 gr.
Feuilles de mauve....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 poignée.
Eau.................................. 1500 gr.
Faites un décocté avec les feuilles, passez, laissez tiédir, ajoutez Ie sei et administrez.
Lavement antipériodique et anodin (Raconnat).
Sulfate de quinine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 a 6 gr.
Extrait gommeux d'opium..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Jaune d'oeuf.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 1
Eau tiède.............................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Faites dissoudre l'extrait gommeux d'opium dans Ie jaune d'oeuf, Ie sulfate de quinine dans l'eau en ajou-tant quelques gouttes d'eau de Rabel, pour faciliter sa dissolution, puis mélangez.
Administrez en lavement au cheval en une seule dose, après avoir vide Ie rectum.
On ferait bien, croyons-nous, de réduire la quantité de liquide a 500 grammes; Ie cheval garderait mieux son lavement.
Lavement carminatq.
Têtes de pavot........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 6
Catnoraille romaine....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Semences d'anis......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 2500
Faites une décoction avec les pavots, et versez Ie décoctum bouillant sur les camomilles et l'anis pour les infuser, passez et administrez tiède.
ocr page 509
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 495
Lavement au chloral (Nocard).
Chloral hydrate....................... 60 gr.
Eau.................................. 2000
Dans Ie tétanos, de deux k quatre dans la journée.
Lavement huileiix calmant.
Graine de lin.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Tètes de pavot........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 4
Huile dreillette.......................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; 2500
Paites bouillir les tètes de pavot pendant sept ou huit minutes, ajoutezla graine de lin,et continuez l'ébullition pendant quelques minutes eneore, passez et ajoutez l'huile.
Administrez tiède.
Lavement au sei.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Hayne). (White).
Sei ordinaire.................... 120 gr. 250 gr.
Eau............................. 2000 2000
Contre les coliques du cheval. Action légèrement purgative.
Lavement irritant (Bourgelat).
Savon noir......................... / „ „,
Sei do cuisine...................... j aa 0' g
Eau.................................. 2000
Paites dissoudre Ie savon noir et Ie sei, et adminis­trez au cheval et aux grands ruminants, contre Ie vertige et les coliques stercorales.
Lavement purgatif pour Ie cheval (Chabert).
Séné................................. 100 gr.
Sei marin............................ 100
Eau.................................. 1000
Paites infuser Ie séné, passez, ajoutez Ie sei, laissez tiédir et administrez.
Lavement sale pour Ie cheval (Eckel).
Racine de guimauve concassóe......... 50 gr.
Fleurs de camomille................ 50
Sei de cuisine........................ 100
Eau.................................. 1000
ocr page 510
496nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Faites une decoction avec la racine, jetez-la bouil-lante sur les camomilles,passez, ajoutezle sei et admi-nistrez tiède.
Lavement purgatif drastique.
Feuillos de séné......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Feuillos de tabac.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000
Faites bouillir pendant quelques minutes Ie séné et Ie tabac, passez, ajoutez Ie sei, et administrez tiède.
Lavement purgatif (Clater).
Séné.. ..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Sei..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Huile................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 1500
Faites infuser Ie séné, passez, ajoutez Ie sei, puis Fhuile, mélangez et administrez tiède. Contra les coliques et Ia constipation.
Lavement narcotigue.
Décoction de guimauve................ 2000 gr.
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Dissolvez l'opium dans la décoction ä l'aide d'un mortier, et donnez tiède au cheval atteint d'entérite.
Lavement narcotigue.
Décoction de feuilles de mauve........ 2000 gr.
Laudanum de Sydenham.............. 20
Mélez.
Lavement ä la jusquiame.
Feuilles de jusquiame noire............ 200 gr.
Eau.................................. 2500
Faites une décoction, passez et ajoutez.
Miei ou melasse..... ................ 250 gr.
On peut, sans inconvenient, supprimer Ie miei ou la melasse qui n'ont ici aucune action.
ocr page 511
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 497
Lavement de pavots.
Pavots...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; 4
Eau.................................. 2000 gr.
Contre les diarrhées légères. On peut y delayer 30 grammes d'amidon pour augmenter ses effets.
Lavement vermifuge pour Ie cheval.
Espèces vermifuges.................. 100 gr.
Savon................................ 50
Sei.................................. 200
Eau................................. 2000
Falles bouillir les espèces, passez, ajoulez Ie savon et Ie sei; administrez tiède.
Lavement vermifuge.
Feuilles d'absinthe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Savon noir............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Huile empyroumatique................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000
P. s. a. Pour un lavement a donner tiède.
Lavement de savon (Hayne).
Savon blanc.......................... 60 gr.
Eau.................................. 1000
Dans les affections intestinales.
Autre de Bracy-Clark.
Savon vert........................... 60 gr.
Eau................................. 2000
Mêmes usages que Ie precedent.
Lavement vermifuge (Robinet).
Suic de cheininée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 poignées.
Lait.................................. 1000 gr.
Paites bouillir la suie dans Ie lait et après avoir passé, glissez tiède.
Lavement antispasmodique (Blaine).
Décoction de pavots................... 3700 gr.
Camphre (dissous dans alcool)......... 30
Pour trois lavements a administrer lièdes.
28.
ocr page 512
498nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Lavement amylacé.
Amidon.............................. 30 gr.
Eau.................................. 2000
Délayez ramidon dans l'eau, et chauffez jusqu'a l'ebullition.
Lavement calmant. Capsules de pavot privées des semences. n0 3
Gomme arabique...................... 60 gr.
Eau...................... ........... 2000
Faites bouillir les capsules, passez et dissolvez la gomme. Contra les diarrhées, pour Ie chien surtout.
Lavement diurétique.
Nitre................................. 30 gr.
Décocté de graiuo de lin............... 2000
Lavement diurétique.
Scillo................................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Térébonthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CO
Jaunes d'oeufs.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n0 2
Eau..................................nbsp; nbsp; 2000 gr.
Faites bouillir la scille dans l'eau, passez et laissez refroidir. Mêlez la térébenthine et les jaunes d'oeufs ; ajoutez Ie décocté peu k peu, puis mélangez Ie tout.
Faire prendre en deux ou trois lavements.
Lavement obstetrical.
Ergot de seigle fraJchetncnt pulverise...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Sabine pulvérisóe.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000
Contre l'inertie de la matrice et les parturitions lentes chez la vache et la jument.
Lavement stimulant.
Sei ammoniac........................ 30 gr.
Essence de térébenthine............... 15
Viu..................................nbsp; nbsp; 1000
Eau..................................nbsp; nbsp; 1009
Contre les diarrhées séreuses, les coliques venteuses, Ie coma.
ocr page 513
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Wraquo;
Lavement au chlorure de soude (Labarraque).
Chlorure de soude.................... 20 gr.
Eau.................................. 1500
Dans la flèvre typhoïde.
Lavement de son.
Son farineux.......................... q. v.
(200 gr. envir.) Eau.................................. 1Ü00 gr.
Faites bouillir pendant un quart d'heure, passez et administrez tiède. Donner plusieurs de ces lavements dans la journée, suivant Ie cas.
Lavement térébenthiné.
Essence do térébenthiné............... 40 gr.
Jaune d'oeuf.......................... n0 1
Eau.................................. 1000 gr.
Mélangez l'essence avec Ie jaune d'oeuf dans un mor­tier, et ajoutez l'eau. Pour un lavement. On peut rem-placer Ie jaune d'oeuf par une decoction mucilagineuse.
Vermifuge et évacuant.
Lavement dilatant.
Feuilles de belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Feuilles d'aconlt napel................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Eau..................................nbsp; nbsp; 2000
Faites bouillir les feuilles, passez et administrez tiède contre la constriction spasmodique de l'anus, du col de la vessie et de l'utérus.
Des liniments.
Liniment ammoniacal volatil.
Ammoniaque liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Huile d'olive.......................... 64
Mêlez.
Ce liniment est un excitant fort actif qui rougit la peau et peut mêmeproduire une vésication. Quandon veut un effet plus fort, on double la dose d'ammonia-
ocr page 514
500nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
que; on la diminue au contraire quand on veut obtenir une action plus douce. Ce liniment est surtout employé contre les douleurs rhumatismales; on y ajoute souvent du camphre, 4 grammes, ou du laudanum, 4 grammes.
Liniment ammoniacal camphre (Strauss).
Eau-de-vie camphrée................. 30 gr.
Atnmoniaque liquide.................. 15
Mêlez.
En frictions sur la peau, il agit comme irritant.
Liniment ammoniacal camphré (Erdmann).
Huile camphrée.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Aramoniaque liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Mêlez.
Liniment stimulant (Strauss).
Huile de térébenthine............... ) „ „„
Huile d'olive....................... ] aa 30 Zr-
Ammoniaque liquide.................. 15
Mêlez.
Liniment irritant (Strauss).
Ammoniaque liquide.................. 30 gr.
Esprit-de-vin.......................... 60
Essence de térébenthine.............. 30
Mêlez.
Liniment excitant.
Huile................................ 100 gr.
Teinture de cantharides............... 50
Essence de térébenthine............... 50
Mêlez. Ce medicament est un tres bon résolutif ru-béfiant.
Liniment pour les genoux couronnës (White).
Camphre............................. 15 gr.
Esprit-de-vin........................ 120
Cantharides pulvérisóes................ 10
Mêlez dans une bouteille, et déposezdaus un endroit chaud pendant hult ou dix jours; remuez fréquemment et filtrez.
ocr page 515
F0RMULA1RE GÉNÉRA.L.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 301
Liniment conlre les foulures (Clater). (Pour Ie bceuf.)
Essence de térébenthlne..............nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Huile d'origan....................... 15
Huile d'olivo.........................nbsp; nbsp; nbsp; 750
Cantharldes en poudre................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Mêlez bien Ie lout, agitez souvent et conservez dans une bouteille pour l'usage. Frottez-en la partie malade matin etsoir. Il n'est pas besoind'insister beau-coup, et si, par l'effet du frottement, la peau devenait rouge et douloureuse, on diminuerait la force du lini­ment en doublant la quantilé d'huile d'olive.
Liniment cantharide.
(Eckel).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Erdmann et Hertwig). Essence de térébenthlne. • 1 - 50 2rnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l 30 „,.
Huile de laurier.......... inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; g'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;deg; '
Poudre de cantharldes....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Mêlez et tenez en un lieu chaud pendant une heure. Agiter avant de s'en servir. — Irritant.
Liniment stimulant (Hayne).
Essence de térébenthlne.............. 50 gr.
Huile de palme....................... 50
Poudre de cantharldes................ 10
Mêlez et agitez avant de l'employer.
Autre (Hayne).
Essence de térébenthlne............... 15 gr.
Huile de laurier...................... 15
Poudre de cantharldes................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Mêlez. Révulsif assez énergique.
Liniment irritant (Maury).
Essence de térébenthlne.............. 90 gr,
Aminonlaque liquide.................. 24
Eau-de-vie a 58deg;...................... 125
Mêlez. Contre les distensions synoviales récentes.
ocr page 516
502nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
Liniment de Binz.
Carbonate de potasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Essence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; 120
Ammoniaque liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 90
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; 350
Pour panser les plaies de mauvaise nature.
Liniment stimulant (Hayne).
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Chlorure de chaux....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Mêlez.
Liniment stimulant (Magendie).
ïeinture de noix vomique.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
Ammoniaque.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Mêlez. En frictions, dans Ie cas de paralysie par­tielle.
Liniment narcotique.
Huilo................................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Laudanum de Sydenham...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Centre les douleurs vives.
Autre.
Baume tranquille.....................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Laudanum de Sydenham..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Mêlez. En frictions sur les parties douloureuses.
Liniment savonneux opiacé.
Huile................................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Teinture de saven....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Teinture d'opium.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Mêlez. Centre les douleurs rhumatismales.
Liniment phéniqué.
Acide phéniqué.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Essence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Huile d'olivc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Mêlez.
Liniment ole'o-calcaire.
Huile................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau de chaux........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
ocr page 517
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;503
Mêlez et agitez fortement. Tres bon medicament contre les brülures; on en recouvre un large plumas-seau d'ouate que Ton applique sur la plaie.
Liniment dessiccatif (Delabère Blaine).
Goudron............................. 125 gr.
Savon vert............................ 64
Sous-acétato de cuivre................ 64
Pulvérisez Ie sous-acétate de cuivre, mélangez-le au
e
oudron et au savon vert.
Contre la gale récente du cheval.
Liniment au sublime (Hayne).
Essence de térébenthino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Huile de laurier......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Poudre de cantharides................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Faites un liniment.
Liniment contre Veczéma (Erdraann et Hertwig).
Nitrate d'argent fondu................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau.................................. qq. gouttes.
Huile de lin ou de colza............... 125 gr,
Broyez Ie nilrate d'argent dans un mortier en ajou-lant quelques gouttes d'eau. Ajoutez ensuite l'huile.
On en frotte les parties malades, avee une plume,, plusieurs fois par jour.
Liniment anüpsorique.
Savon vert.......................... | „ D ^
„ ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 aa F. rigt;
Goudron............................ )
Mèlez,
Liniment anüpsorique (Prangé). (Pour Ie chiea.)
Huile de noix......................... 500 gr.
Soufre (fleurs)........................ 80
Noix de galle pulvérisée............... 30
Faites tiédir l'huile et ajoutez les poudres en agitant continuellement.
Élevez la temperature du liniment jusqu'ä SO0 ou 60deg;, et frictionnez vigoureusement la peau avec un morceau de laine, pendant quatre ou cinq minutes: l'animal doit
ocr page 518
504nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
être ensuite place dans un lieu chaud ou promené au
soleil.
Liniment cantharide oamphré {Moiroad).
Huile d'olive.......................... 125 gr.
Savon................................ 30
Teinture de cantharides............... 30
Camphre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Puissant résolutif, un peu rubéfiant.
Liniment antipsorique pour Ie cheval.
Huile empyreuinatique................. 100 gr.
Huile de térébenthine................ 100
Huile d'olive......................... 100
Mélangez et agitez fortement avant d'appliquer sur les parties malades. Gale récente sur les faces de l'encolure et Ie dos.
Liniment conlre la gale des moutons.
Huile do cade...................... ) ^ p „
Essence de térébenthine............ ( aa ' '
M.
Ce medicament n'est pas ä recommander, parce qu'il tache la laine.
Liniment résolutif {yamp;teV).
Baume tranquille.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Camphre___.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Essence de lavande...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Essence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Amtnoniaquc.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
M. s. a.
Liniment mercuriel anglais.
Onguent mercuriel simple............. 250 gr.
Camphre............................. 30
Ammoniaquo........................ 125
M. s. a.
Résolutif ä employer sur les engorgements froids et
indolents.
Liniment vesicant.
Huile de laurier...................... GO gr.
Euphorbe pulvérisée.................. 30
Cantharides pulvérisées...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Rubéfiant et vesicant.
ocr page 519
FORMÜLAIRE GÉNÉaAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 505
Liniment ou embrocation stimulante d'Eckel.
Alcool campliré....................... 200
Ammoniaque......................... 60
M. s. a. Faire une friction par jour sur la region douloureuse.
Liniment oa embrocation stimulante de Bracy-Clarck.
Ammoniaque......................... 12 gr.
Huilo d'olive.......................... 90
Camplire.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Essence do térobonthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Eau.................................. 1900
Mêlez et agitez. Pour les efforts et les contusions.
Liniment ou embrocation de Questionau.
Essence do térébenthine............... ' 45 gr.
Eau de Rabel......................... 12
Huile d'olive.......................... 45
M. s. a. — Anlirhumatismal.
Liniment au chloroforme.
Chloroforme......................... 10-20 gr.
Huile d'olive....................... 90-80
M. S. a.
1 gramme conlient 0,10 centigrammes ou 0,20 cen­tigrammes de chloroforme.
On peut remplacer l'huile ordinaire par une huile medicinale quelconque (de jusquiame, baume tran-quille, etc). Tres souvent on ajoute quelques grammes de laudanum.
Liniment savonneux et sulfureux tie Jadelot (Doschamps). (Kemède de Jadelot coutre la gale.)
Sulfure de potassium liquide.......... 30 gr.
Savon mou........................... 100
Huile d'oeillette....................... 200
Eau.................................. 70
Metlez Ie savon dans un mortier, ajoutez Ie sulfure, triturez, versez l'huile par parties et un peu d'eau de temps en temps; renfermez-le dans des flacons a large ouverture.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;29
ocr page 520
506nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PI1ARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
40 grammes représentent 2 grammes de sulfure sec. Préparé de cette maniere, ce liniment est tres facile è. employer et se conserve parfaitement.
Lini'nent ä l'tchthyol.
Ichthyol..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Alcool.............................. 1
Éther............................... m 30 gr.
Eau distillée....................... I
M. s. a.
Gontre la gale sarcoptique et l'eczéma chronique du chien. On renouvelle Tapplication pendant trois ou quatre jours et on fait prendre un bain au malade Ie
cinquième.
Liniment creosote.
Creosote............................. 10 gr.
Essence de térébentliine............... 20
Huiled'olive......................... 20
Melez et agitez.
En frictions contre la gale.
Des liqueurs.
Liqueur caustique.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Perchlorure do Ier....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IC
Acide chlorhydrique..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Ajoutez l'acide et Ie sei ä l'eau.
Pour détruire Ie virus dans les plaies.
Liqueur de Mercier.
Essence de térébentliine............... 40 gr.
Acide sulfurique...................... 10
Mélangez avec precaution.
Contre la fourchette pourrie, Ie piétin, etc.
Liqueur pour cunserver les animaux (Gamal).
Rapure de noix vomique............... 1000 gr.
Eau.................................. 7000
Faire bouillir jusqu'ä ce qu'il ne reste plus qu'ua litre 1/2 de décoction, laisser refroidir et passer.
_L
ocr page 521
1
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S07
Liqueur conlre Ie piétin. (D'après J'aiiahsc de Bracounot.)
Sulfate de cuivre pulv. (vitriol bleu)___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C8 gr.
Sultato do I'er (vitriol vert)............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
Cham éteinte tamisée.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '2 )
Sei cominun..........................nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;0
Vinaigre de bois ou blanc ordinaire....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 800
Faire disso.udre les sels de l'er et de cuivre dans de 1'eau séparement, delayer la chaux dans im mortier avec Ie liquide des solutions prealablement mélan-gées, faire f'ondre le sei, et enfin ajouter le vinaigre. Le liquide qui surnage après un certain repos, doit avoir une légere couleur jaune verdätre. On ne filtre pas. — Agiter avant de s'en servir.
Après avoir découvert les parties malades et les avoir lavées avec une solution fortement salée, on les hu-mecte avec cette preparation.
Liqueur de Duvillc. (Contre le piétin.)
Aloes................................. .r)00 gr.
Alcool ä rgt;0o centigr................... 1000
Acide sulfurique....................... (JOJ
Dissolvez l'aloès dans l'alcool et ajoutez l'acide.
Liqueur contre le piétin. (D'après une analyse de Lassaigne.)
Vinaigre blanc.................... 78 parties.
Deutosulfato de cuivre............. 10 —
Acide sulfuriiiue ä 68deg;............ 12 —
Pulveriser le deutosulfate de cuivre, le dissoudre dans le vinaigre et ajouter l'acide sulfurique.
Mode d'em/jloi. — Enlever la corne sur la partie ma-lade et badigeonner celle-ci de medicament a l'aide d'un pinceau ou des barbes d'une plume.
Un seul badigeonnage suffit généralement pour pro-duire une guérison radicale après deux ou trois jours, même quand le sabot tout entier est décollé. Si la plaie
ocr page 522
508nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DK PHARMACIE VETERINAIRE.
vient ä saigner, ou que Ie malade se blesse en marchan l, on fait una deuxième application (Véret).
Lii/iieur de Cherry, (Mixture de Cherry ou solution niercuriello de Clicrry.)
Sublimé corrosil'......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Alcool h 85deg; centigr.................... 30
Centre la gale, les démangeaisons et les irritations de la peau.
Nous ne voyons pas la nécessité d'employer un re­mede aussi énergique pour soigner une maladie qui cède toujours ä des traitements beaiicoup plusdoux. Si cependant on voulait s'en servir, il faudrait étendre cette formule d'au moins 400 grammes d'eau et se contenter de simples lotions de quelques minutes sur les parties malades. — Ainsi préparé, ce medicament conviendrait surtout pour Ie traitement des diverses plitiriases. On fait dans les pharmacies un antipédi-culaire que Ton vend sous Ie nom d'eau de propreté et qui est spécialement employé pour détruire les poux du pubis (pediculus pubis). C'esl Ie plus souvent une solution au 1/123 ou au 1/150 de sublimé.
L'auteur conseille aussi l'emploi de sa preparation pour Ie traitement des mollettes, suros, éparvins, formes, vessigons carpiens et tarsiens, courbes, jar-des, etc., etc, surtout si ces tares sont récentes. Dans tons ces cas, Ie medicament agit a la maniere d'un feu. laquo; La liqueur doit être appliquée sur la parlie malade et sans couper les poils, avec une brosse courteamoitié usée ou avec un pinceau commun de peintre et en Félalant de la même maniere que la peinlure; mais il ne faut en mettre que juste ce qui doit imprégner les poils et pénétrer la couche superficielle de la peau, sans aller au delä.
laquo; Si Ton desire obtenir un effet puissant, la partie sur laquelle la liqueur seraappliquée devra être préala-
ocr page 523
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;b09
blement bien frottée avec la main ou avec une brosse. On peut même faire une friction avec Ie bout du doigt imprégné de Ia liqueur. Mais cela est rarement néces­saire.
laquo; Les effets de Tapplication ne se manifestent pas tout d'abord et avec promptitude. Il n'y a ni douleur ni irritation apparentes. Jamais un cheval ne mord ou ne déchire, par les frottements, la parlie sur laquelle la liqueur a été appliquée.
laquo; Les premiers signes qui lémoignent de son action sont un léger gonflement de la partie, Ie hérissement des poils et une exsudation a la surface de la peau, rarement assez abondante pour mouiller les parties déclives.
laquo; Cetle exsudalion desséchée, on voit se detacher ulté-rieurement de la surface cutanée une eschare mince comme du parchemin et traversée par les poils qu'elle enlraine en partie. Une nouvelle exfoliation plus mince suit cette première, et, si la solution a élé forte, une troisième, moins épaisse encore, succède a la deuxième. Tout Ie poil n'est pas entrainé par ces exfoliations suc-cessives. La peau demeure pendant quelque temps in-durée et un peu sensible: eet état se prolonge cinq a six semaines, pendant lesquelles il n'y a aucune appli­cation a faire. Plus tard Ie poil repousse et l'animal n'éprouve aucune lare.
laquo; Après la poussée du premier poil, on peut, si Ie cas Ie reclame, avoir recours a une nouvelle application; mais ce ne doit étre que cinq ou six semaines après la première. raquo;
Liqueur pour conserver les peaux des animaux.
Alun................................. 100 gr.
Sei.................................. 50
Eau.................................. 1000
Laissez dissoudre a la temperature ordinaire, plongez
ocr page 524
510nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VETERINAIRE.
les peaux,etc., et laissez-lesmacérerpendant un temps proportionné ä leur volume. Après cela lavez-les, essuyez-les el laisse/.-les sécher ä la temperature ordi­naire.
Liqueur de. Fehl'mg ou de Banesail. (Liqucur ciipro-potassique.)
Snlfato decuivro... .................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l,75centigr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 gr.
Dissolvez.
Tartrate noutrc dlaquo; potasso............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,93 centigr.
Eau.................................. 20 gv.
Laissez dissoudre.
Potasse caustiquc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25 centigr.
(ou sonde caustique, 5,416.) Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'i,50 centigr.
Faites dissoudre.
Quand les sels sont dissous, mêlez les solutions, lavez les deux vases avec un peu d'eau pour avoir 30 centi-métres cubes de liqueur.
Elle serL a reconnaitre la presence du sucre dans I'urine. Pour iaire I'essai, on met quelques grammes de liqueur dans un petit ballon, on ajoute un peu d'urine, et on i'ait bouillir : il se précipite de l'oxyde rouge de cuivre si I'urine contient de la glycose.
Comme cette liqueur ne se conserve pas toujours tres bien, il laut la préparer autant que possible au moment du be?oin. Quand eile est ancienne, il est né­cessaire de la faire bouillir seule dans un tube ou un ballon avant de Femployer: on peut s'en servir, si eile ne laisse pas déposer d'oxyde de cuivre pendant celle première operation.
Des lotions.
Lotion adoucissanlc.
Capsules do pavot.................... n0 0
Son.................................. 1 poignée.
Eau................................. 2010 gr.
ocr page 525
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 511
Après avoir fait la decoction depavot, ajoutezle son; continuez l'ébullition pendant quelques minutes, passez la décoction et employez encore chaud.
Lotion d'alun (Hayne).
Infusion de sauge..................... 1O00 gr.
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Pour l'usage externe, contre les aphthes.
Lotion astrinyente (White).
Aluu en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Kan..................................nbsp; nbsp; nbsp; amp;00
F. s. a.
Lotion antidwtrense ^Vatol).
Deuto-chlorure de morcuro............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Sous-acétato do cuivro................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Eau..................................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Dans un mortier en verre on triture les deux sels et on ajoute de l'eau pour les dissoudre.
Lotion antipldogistique (ïaplin).
Sous-acétato do plomb................ 30 gr.
Vinaigre............................. 60
Alcool camphrc....................... 100
Kau.................................. 1000
F. s. a.
Lotion astringentc detersive.
Alcoolé de camphre................... 16 gr.
Sous-acétato de plomb liquide.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
I'au de chaux........................ 500
On mèle ces divers liquides; il se forme un précipité bianc, dü a une parüe de Facétate de plomb decompose par de l'eau de chaux et la precipitation d'une portion de camphre de l'alcoolé.
Lotion antipsorique.
Feuilles de tabac.....................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Sei marin............................nbsp; nbsp; nbsp; 2li0
Savon vert............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Eau..................................nbsp; nbsp; 3000
ocr page 526
SI2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Faites une décoction de tabac, dissolvez Ie sei et Ie savon; passez et lotionnez deux fois par jour les parties affectées de gale.
Lotion antipsorique (Dupuytren).
Snlfure de pitasse.................... 06 gr.
Eau.................................. 500
Ajoutez au moment de l'emploi 4 grammes d'acide sulfurique concentre, étendu d'une petite quanli té d'eau.
Lotion contre /a gale.
Flour do soul're.......................nbsp; nbsp; nbsp; 10Ü gr.
Cliaux vive...........................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau..................................nbsp; nbsp; I0OJ
Faites bouillir et décantez. Conservez dans des bou-leilles fermées.
Lotion aslnngenle rfe Blame.
Acido nitrique........................ -Jl) gr.
Eau.................................. 'ih'i
Lotion au sul fate de fer (llayne).
Sulfate de fer........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S gr.
Eau.................................. 5'J0
Mêlez. Pour toucher les ongles malades dans Ie piétin.
Lotion calmanle.
Fcuillos de morello noire.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 poignées.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'i litres.
F. s. a. une décoction, passez et employe/ liède en I'omentations.
Lotion con/i'e la conjonctivite (liracken).
Alun................................. :!0 gr.
Sulfate de zinc....................... 30
Eau bouillante........................ 200J
F. s. a. une solution.
Lotion contre les malanlrr-s et les solandres (White;.
Sulfate de cuivrc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CO gr.
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;00
Acide nitrique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
M.
ocr page 527
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; öl3
Appliquez lous les jours sur les parlies malades après les avoir nettoyées.
Lotion de Gevlach.
Borax................................ 30 gr.
Eau.................................. 300
F. s. a. une solution. Gonlre reczéma. Lotion de Forster,
Chlorate do potasso................... 30 gr.
Eau-do-vio........................... 38
Eau.................................. 300
F. s. a. une solution. Gonlre les ulcères aphtheux.
Lotion de caehou (Clatcr).
Cachou............................... G0 gr-
Infusez dans un litre d'eau bouillante pendant une heure, puis fillrez et ajoutez :
Alcool................................ 30gr.
Lotion de Tessier.
(Volr p. 338.) Lotion detersive.
Infusion do sauge.................... 1000 gr.
TcinUire d'alocs...................... '00
Pour panser les ulcères de mauvaise nature. Lotion a'émétique,
Ëmétique............................. 50
Essence do lavande................... 10
Eau.................................. 1000
P. s. a.
Contre les dartres rebelles.
iMlion cmolliente.
Grainos do lin........................ 00 gr.
I'spèces émolliontes................... 200
Kun.................................. 3000
Faites une decoction, laissez refroidir et passez pour
Fusage.
29.
ocr page 528
r
\gt;
814nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PKECIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Lotion iodurée centre la gala.
lodurc de potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C gr.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau ordinaire......................... 1000
Faites dissoudre.
Lotion laudanisée.
Amidon ou fécule..................... 25 gr.
Laudanum do Sydenham.............. 30
Eau.................................. 200U
Délayez ramidon dans l'eau froide, puis faites bouillir pendant huit ü douze minutes. Retirez du feu et quand Ie liquide est tièrle, ajoutez Ie laudanum.
S'emploie a, une douce temperature.
Rn réduisant la proportion de laudanum a 10 gram­mes, on pourrait utiliser ce medicament comme lave­ment centre la diarrhée chronique. Peur Ie chien la quantité de liquide nécessaire ti chaque lavement est ä peu pres de 200 grammes.
Lotion ou fomentation opiiicée.
Opium brut.......................... 10 gr..
Eau bouillante........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Faites infuser pendant trois heures, passez.
En fomenlation sur les regions tres douloureuses.
Lotion mcrcurielle (Bracy-Clarck).
Sublime corrosif.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Esprit de vin......................... 00
Eau.................................. 1Ü0O
üissolvez Ie sublimé dans l'alcool et ajoutez l'eau. En lotions centre Ia gale pendant plusieurs jours de suite.
Lotion noire (Morton).
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Kau de chaux........................ 500
Contre les dartres.
i
i
i
!
ocr page 529
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5i5
Lotion vulnéndre.
Espèces aromatiqucs.................. 180 gr.
Eau-do-vio campliréo.................. 503
Sei ammoniac....................... 50
Eau................................. 3000
Faites une infusion des espèces aromaliques, laissez refroidir, passez, ajoutez l'eau-de-vie camphrée et Ie sei ammoniac et agilez pour l'usage. lotion antipsorique.
Tabac................................ 700 gr.
Souscai-bonate de potasse............. 120
Eau.................................. quot;00
Faites bouillir Ie tabac pendant une heure, passez et ajoutez Ie sei.
En lotion sur toutes les regions affectées de gale.
Lotion excitante. (Centre Ie rhumatisme et la paralysie.)
Alcoola 90deg; d. e...................... 500 gr.
Vinaigre.............................. 500
Sei ammoniac......................... 30
M. s. a.
Lotion dessiccative.
Borax.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 ä 4 gr.
Glycerine..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Eau...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'20
F. s. a.
Conlre les gercures et les üssures des mamelles.
Lotion phéniquée (Lister).
Acidc phónique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr-
Eau.................................. 30
Pour Ie pansement des plaies de m.iuvaise nature. Lotion vinaigrée.
Vinaigre ordinaire..................... 250 gr.
Eau.................................. 1000
M.
Lotion dfsinfectanle.
Permanganate de potasse..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Eau.................................. 10raquo;
.
ocr page 530
9
16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Lotion savonnemc.
Savon mou............................ 50 gr.
Eau.................................. 400
Dans les affections dartreuses.
Des mellites et oxymellites.
Miei aloctique (Dclafond et Lassaigne).
Aloès des Barbados pulverise.......... 64 gr.
Miei ou melasse...................... Ï50
Eau.................................. 500
Faites macérer l'aloès dans l'eau pendant quarante-huit heures, en remuant de temps en temps; passez ä travers un blanchet pour séparer Ie dépót; ajoutez Ie miei et faites cuire jusqn a ce qu'il marque 35 degrés bouillant. Refroidi, on Ie filtre a nouveau au blanchet et on Ie renferme dans des bouteilles bouchées.
Peut remplacer Ie sirop de Nerprun.
Mellile de borax, (Miei borató.)
Borax................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr-
Mellite simple (sirop da miei).......... 30
Contre les aphlhes. (Cette formule peut varier consi-dérablement.)
Oxymellite de cuivre térébenlhinê (Lelonp). (Contre Ie piétin.)
Verdot pulverise...................... 310 gr.
Acide acétique (vinaigre do bols)....... 4io
Miei ou melasse............. ........ 875
On mélange, et Ton fait cuire dans une large bassine de cuivre jusqu'a ce que Ie mélange ait acquis une cou­leur rouge pourpre et une consistance de miei léger ; on ajoute alors k la preparation ci-dessus, que Ton maintient sur un feu tres doux :
Tcrébenthine de Vonise............... 875 gr.
On agite Ie compose pendant un quart d'heure avec
ocr page 531
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 517
une spatule en bois pour Ie rendre homogene et on Ie coule encore chaud dans des pots.
Pour s'en servir, on netloie les onglons des mou-tons; puis, a l'aide d'une petite spatule, on fait une ou deux applications sur les crevasses, ä douze heures d'inlervalle. D'après Leloup, il suffit de vingt-quatre heures pour guérir Ie piélin. Un résultat aussi rapide provient, dit-il, de ce que Ie medicament adhere aux parties crevassées des pattes des animaux, et de ce qu'il ne se laisse pas enlever par l'eau.
Oxymel dcssiccatif anglais (Roydor).
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31 gr.
Noix do galle pulvórisoe............... C2
Sulfato do zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Acétato do cuivre brut................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Miei blanc............................nbsp; nbsp; nbsp; 780
Failes chauffer Ie miei sur un feu doux : ajoutez les aulres substances réduites en poudre et remuez conti-nuellement Ie mélange.
Retirez du feu, et ajoutez peu h peu Ie sublimé en remuant jusqu'ä refroidissement.
Ce medicament qni a été Importe d'Anglelerre par l'auteur, fait disparaitre les eaux aux jambes d'une maniere presque certaine, maïs il expose les malades ä des mélastases graves du cólé de 1'appareil res­piratoire. (Hey, de Lyon.)
Des mixtures.
Mixluve anlUcorbutique,
Miol rosat........................... 50 gr.
Alcoolat de cochleai-ia............ ) „
Teinture de quinquina........... j a:l
Pour lotionner les geneives malades de gingivite ou de scorbut.
ocr page 532
518nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Mixture aslringente (Clément). (Contre Ie calarrhe auriculaire Ju chien.)
Acétate de plomb cristallisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
.laune d'oeuf.......................... 15
l'ulvérisez Tacétale de plomb et triturez-le dans un mortier avec Ie jaune d'oeuf, jusqu'ä ce que Ie mélange soit bien homogene.
Lavez bien l'oreiUe malade ; séchez l'intérieur avec un chiffon, du colon ou de l'éloupe, et élalez une cou-che légere de cette preparation sur les surfaces ma-lades. Pansez deux fois par jour jusqu'a guérison com­plete.
Autro (Clement).
Vin rouge............................. 200 gr.
Acétate tic plomb ciistallisé.......... ligt;
Sei gris.............................. 50
Neltoyez Toreille du cliien et injectez trois fois par jour.
Contre Ie catarrhe.
Mixture aslringente el escharotique.
Acétate de plomb cristallisé............nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Sulfate de zinc cristallisé..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Sulfate do cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Acide acétique du bols concentre......nbsp; nbsp; nbsp; 200
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 800
Mélez l'acide acétique a l'eau. Dissolvez isolement l'acétate de plomb cristallisé et les sulfates, puismélan-gez les deux solutions. Laissez former Ie précipité qui consiste en sulfate de plomb, décantez Ie liquide et conservez-le pour l'usage.
Cette preparation contient les mémes elements que la liqueur de Villate. Sa composition est plus uniforme ä cause de la variabilité du vinaigre employé dans-cette dernière. Elle est aussi plus économique.
ocr page 533
FORMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 519
Mixture centre le javart cartilagineux (Mariago).
Sous-acétate de plomb liquide.........nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Sulfate do zinc........................ CO
— do cuivre cristallisé............ 60
Vin blanc.............................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Falles dissoudre lessulfates dans le vinaigro elajoutez peu a peu l'acétale de plomb en agitant le mélange.
Agiler avant de s'en servir.
Employé en injection dans les fistules du javart. On cesso lusage de ce medicament lorsque le pus qui sort de la plaie a change d'aspect.
Mixture composde (Erdmann et Hertwig).
Ammoniaque liquide.................. 30 gr.
Kssonco de térébenthlne............... 30
Alcool camplire....................... 45
Alcoolé de saven alcoolise............. 45
Mêlez. — S'emploie en frictions sur les parlies ma­lades de rhumalisme ou de paralysie.
Mixture contre les diarrhées.
Sirop de rntanliia..................... 40 gr.
Tcinturc de cachou................... 15
Carbonate de chaux...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Laudanum do Sjdenbam............... 25 gouttos.
Eau distil'óe de menthe...............nbsp; nbsp; nbsp; 150
M. s. a. (Gelte preparation serail mieux placée aux potions.)
Pour combattre la diarrhée chez les chiens de luxe. Doses: une cuillerée a café loutes les demi-heures.
Mixture contre les eaux aux jambes (Orouard).
Sulfate do cuivre...................... 32 gr.
Acide arsonieux....................... 10
Vinaigre..............................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Kau. ................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
F. s. a.
S'emploie en lotions.
ocr page 534
!
820nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAGIE VÉTÉRINAIRE.
Mixture contre les ulcères.
Goudron..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Essence de téi-cbonthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1quot;
Acide chlorhydrlque..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sullate de cuivre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
F. s. a. On fait deux pansements par jour.
Mixture contre les ulcires (Erdmann et Hertwig).
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 g1'-
Acetate de plomb.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632;*
Eau.................................. 150
Mêlez. Agiter avant de s'en servir. En lotions trois ou quatre fois par jour contre les ulcères douloureux et qui suppurent abondamment. Peut aussi êlre employee contre Ie catarrhe auriculaire du chien, les blennorrhées, etc. Pour Ie traitement de ces affections, on peut réduire ä 1 gramme la dose de sulfate de zinc etä 2 grammes celle d'acétate de plomb. Mixture antidiarrhéique.
Ipóca en poudre..................... •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25 centigr.
Sirop diacode.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 gr.
Alcoolat de canncllc.................. 10
Mixture de cruie (1)................... 50
M. s. a.
Contre la diarrhée des jeunes chiens.
Faire prendre toule la dose en une seule fois, en la renouvelanl tous les quarts d'beure.
Nous croyons qu'il conviendrait mieux de faire pren­dre une cuillerée a bouche de ce medicament tous les quarts d'beure ou toutes les demi-heures, que de don-ner les doses massives qu'indique l'auteur de cette for­mule. Dans ce cas il faudrait porter la dose de sirop ä 30 grammes et ajouter 100 grammes d'cau.
fl) La mixture avec Ia craic est composce de :
Craie...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7,00
Sirop simple........................nbsp; nbsp; nbsp; 19,uO
Gomme arabique....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; quot;,00
Eau de cannelle....................nbsp; nbsp; 113,00
I
ocr page 535
F0RMULA1RE GÉNÉRAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 521
Mixture ttenifuge.
Huilo de ricin........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Miei commnn.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Graines de courge (environ 200)........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40
Mondez les graines, faites-en une pale dans un mor­tier, ajoutez Thuile et Ie miei, et administrez en une seule dose au chien ou au porc, dans une tasse de lait.
Mixture pour les seimes (Bourdon).
Essence do lavande....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Huile de pélrole......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Teinture d'éiloès.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Baume de copahu.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Acide azotique........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
M. s. a.
On introduit ce mélange a, l'aide d'un pinceau dans la fissure du sabot.
Ce medicament serait, parait-il, infaillible?
Mixture insecticide IGille). (Emulsion de benzine.)
Benzine............................... 10 gr.
Savon vort............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau.................................. 8i
F. s. a. une emulsion.
Contre les poux et pour guérir les dartres chez les
chiens.
Mixture de pétrole (Zundel).
Huile de pctrolo......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Élhcr................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8:)
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 81)
Mêlez. Pour Iraiter les blessures du cheval.
Mixture alcooligue. (Imilatior. lt;Ic l'Kirg-flipp des Anglais.)
Eau-de-vie..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!)0 gr.
Sucre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Jaunes d'ffiuls.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nquot; 2
Eau de cannclle.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 90
Mélangez dans un mortier.
ocr page 536
I
ü22nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIAK.MACIE VÉTÉRINAIRE.
Stimulant, dont Temploi ne saurait ètre que (rès utile daus le traitement de la jaunisse choz le cliien, de la maladie du jeune äge, de la fluxion de poitrine et de toutes les alfeclions ou rorganisme a besoin d'etre restauré.
Mixture analepligiie (Lewis).
Crèaie do lait......................... 190 gr.
Jaunes d'ueufs........................ n0 2
Sucre................................. 30
Kau de cannelle.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
M. s. a.
Pour le cliien, dans tons les cas oü les forces ont besoin d'etre relevées.
Mixture anlicatai rliale.
Elixir parcgnriquo..................... 5') gr.
Teinluro de scillo..................... 10
Une cuillerée ä café, matin et soir.
Mixture ontispasmodique (Sydenliam).
Teinture do valerians..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gi-.
—#9632; do castoróum................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Ktlior sulfurique...................... XV goiutes.
Tisane d'aneth......................... 100 gr.
Mêlez.
Par cuillerées chez le chien.
Mixture antispasmodique.
Ammoniaqao liquide .................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Teinture de castoróum.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Teinture d'asa foetida.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
M. s. a. Pour le chien.
Mettre la valeur d'une cuillerée h café dans une demi-tasse d'eau sucrée ou de lait, et faire prendre par cuillerées.
Mixture cathartique.
Siilfure d'antimoino.............. O.ftd a 0,10 ccntigr.
Scammonée..................... 1,2
Sirop simple.................... 30
M. s. a.
l!
ocr page 537
FOUMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; oä3
Con Ire l'hydropisie ascite chez le einen. Ce medica­ment provoque quelquefois des vomissemenls.
Mixture pour exciter la poussge des polls.
AIcool ä GO0 d. c...................... 100 gr.
Tcinture de canlharides............... 10
Carbonate de potasso..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.i
Ammoniaque liquide...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
M. s. a.
Faire tons les jours une légere friction avec ce li­quide sur les points dépilés.
Mixture diurélique pour le clden.
Ether nitrique alcoolisé................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Teinture do digitate..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
— de scmeuce de colchique.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Contre l'liydrolliorax et Tascile. Doses: huit h dix gouttes dans une cuillerée d'eau, trois fois par jour.
Mixture contre le vomissement.
Eau de laarier-cerise..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Teinture de noix vomique............. IV gouttes.
Dans la gaslrite du chien. Doses: de quatre ä sept gouttes, trois fois dans la journée, mélangées ä une petite cuillerée d'eau sucrée.
Mixture pectorale (Magendie).
Kau do laitiie.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Cyanm-o de potassium.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 coniigr.
Strop de guimauve....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SO gr.
M. s. a. (On peut remplacer lesirop de guimauve par celui degomme.)
Chez le chien, contre les bronchites et les maladies de poitrine, ä la dose d'une cuillerée acafé toutes les deux heures.
Mixture purgative.
Huile d'amandes deuces............... lt;i0 gr.
Sirop de gommo...................... 30
Huile de croton (suivant la taille).......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I a IV gouttes.
ocr page 538
f
524nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMA.C1E VÉTÉRINAIRE.
M. s. a. Faire prendre en deux jours au cliien, Ie matin ä jeun, la moilié chaque fois.
Des onguents.
Onguent caustique de Clater.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp;'iflOa gr.
Essence de terébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; 200
Acide sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GO
P. s. a.
Utile centre les plaies de mauvaise nature.
Onrjiient digestif de Claler.
T^b^n;-;;;::;::;;;;;;;:::;:'0 mdeg;r-
Poix noire............................ 30
Résine............................... 200
Huile de lin.......................... 50
Faites fondre et ajoutez:
Essence de terébenthine............... 120 gr.
M. s. a.
Pour Ie pansement des plaies.
Onyuenl digestif de Brocy-Clark.
Résine pilée.......................... 500 gr.
Huile de lin ou huile d'olive fine....... 350
Pondez sur Ie feu et faites bien Ie mélange.
Onguent digestif (Taplin).
Huile d'olive..........................nbsp; nbsp; nbsp; 625 gr.
öjejaune....................... j amp;nbsp; nbsp; nbsp;m
Rosine none..................... \
Poix de Br ui'gogne....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(U
Tcrébentliino.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Oi
Mettez tont sur Ie feu, excepté la terébenthine que Ton n'ajoute que lorsque tout est fondu et mélange, et que la preparation est retiree du feu.
Onguent siynple allemand (Eckel}.
Axonge............................... 500 gr.
Cire blancho.......................... 1000
ocr page 539
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;b25
Faites fondre sur un feu doux et ne cessez d'agiter jusqu'a complet refroidissement.
Onquent de térébenlhine (Eckel).
Onguent simple allemand.............. 300 gr.
ïérebonthino......................... 1000
Faites fondre ä un feu doux et agitez jusqu'ä refroi­dissement.
Onguent sitnple d'allhaia.
Huile blancho.........................nbsp; nbsp; nbsp; 20) gr.
Cire jauno............................nbsp; nbsp; nbsp; 'quot;0
Résine................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Térébentliine.........................nbsp; nbsp; nbsp; lu0
Faites fondre ä une douce chaleur.
Onguent de pied.
Hui'c blanche.........................nbsp; nbsp; nbsp;1000 Sr-
Térébentliine.........................nbsp; nbsp; nbsp;ll100
Cirejauuc............................nbsp; nbsp; raquo;000
Axonge...............................nbsp; nbsp;
Goupez la cire par morceaux, faites-la fondre dans l'huileavecl'axonge, et.après avoir retire la bassinedu feu, ajoutez la térébentliine ; laissez refroidir 1'onguent en ayantsoin de l'agiter par intervalles. On peutnoircir eet onguent avec du noir de fumée.
On s'en sert pour graisser les sabots du cheval et les entretenir dans un état de souplesse permanent. 11 agit en penetrant la corne, en 1'imprégnant de corps laquo;ras et s'oppose ainsi k l'évaporation de la faible hu-midité quelle possède normalement.
Comme tous les onguents de pied en general, cette preparation est un adjuvant utile dans Ie traitement de toutes les affections et deformations du sabot qui reconnaissent pour cause principale une dessiccation exagérée de la corne. Telles que: l'encastelure et les bleimes quelle provoque; les talons contournés ou che-vauchés, les cercles de la paroi, les dérobures, les seimes, etc.
ocr page 540
520nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PIURMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Onrimnt de pied économigue.
Graisse de cheval.....................nbsp; nbsp; 2000 gr.
Cire jauno........................... 500
Galipot...............................nbsp; nbsp; 1000
Faites fondre et passez quand Ie mélange est bien efl'eclué.
Ongueni de pied [Erdmana et Hortwig).
Cire jaune............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 parties.
Goadron officinal.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Axoquot;ge.......................... | ^ ,,
Suif do monton................... )
Faire fondre a nne douee clialeur, et bien faire Ie mélange. Graisserune fois par jour Ie sabot.
Onguent de pied (Delafond et Lassaigno).
Cire jaune....................... \
Graisse de porc.................. I
Huile d'olive.................... gt; SU 500 gr.
Térébontliine.................... I
Huile de pied de boeuf ou miei___ /
laquo; Après avoir fait fondre a une douee chaleur, dans une bassine de cuivre, la cire, la graisse et 1'huile mèlées ensemble, on retire Ie vase du feu et on y ajoute la térébenthine et Ie miei en remuant jusqu'ii refroi-dissement. raquo;
Quelques vétérinaires colorent eet onguent en noir par un peu de noir de fumée ou de noir d'os, lorsqu'il doit être appliqué immédiatement sur Ie sabot.
Les auteurs remplaeent Ie miei par de I'liuilo de pied de boeuf, parce que celte huile Ie rend plus onctueux.
Usages. Cet onguent est surtout employé pour graisser Ie sabot lorsque la corne est dure et desséchée.
Onguent de pied de Bracy-Clarck.
Suif.................................. 2000 gr.
Cire jauno............................ 120
Goudron.............................. 250
Faire fondre sur un feu doux, retirer du feu et agiler avec une spatule jusqu'a refroidissement.
ocr page 541
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;027
Comme lous les autres, eet onguent sert üenlrelenir la souplesse et rélasticilé du sabot.
Onguent de pied (Godwin).
Goudron de Norvège............. j - „ „
Axongo ou graissc de cheval...... i quot;
Paites fondre l'axonge, coulez-la dans uu mortier en marbre chauffé et ajoutez Ie goudron. Mélangez exacle-ment. Quand on desire avoir uu onguent plus dur, il suffit d'ajouter un peu de eire jaune.
Onr/uenl anllpsorique (Bracy-Clarck).
Oxyde rouge do morcure.............. 15 gr.
Saindoux............................. 1000
Mêlez intimement et faites des onctions sur lous les points malades de gale, jusqu'ä guérison complete.
Onguent astringent (Hekmolger).
Acetate do plomb cristallisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Térébentliine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
' Jaune d'coul'..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nraquo; I.
Pulvérisez l'acétate de plomb et ajoutez-le au mélange d'oeuf et de térében thine opéré dans un mortier.
Dessiccatif et excitant.
L'auteur Ie recommande centre les contusions du garrot par la seile. Suivant lui encore, cette prepara­tion serait bonne pour Ie pansementdes plaiesdel'en-colure avec carie du ligament cervical, des apopliyses épineuses, etc.
Sans jamais avoir employé ce medicament, nous avons traite assez de maladies de ce genre, pour pou-voir dire qu'il n'a certainement pas l'efficacité que l'au­teur veut bien lui reconnaitre. Comment pourrait-il en étre autrement, étant donnée sa composition ? Les caries du ligament cervical, pas plus que celles des apo-physes épineuses des vertèbres, ne sont pas de ces affections qui cedent a une thérapeutique médicaleaussi anodine.
ocr page 542
528nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE P11ARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Onguent astringent (White).
Saindoux.............................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Extrait de Saturne .... ...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Huile volatile de térebontliine.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 )
Mêlez.
Onguent nslringent (White).
Térébeuthine de Venise................ 1quot;20 gr.
Saindoux............................. 60
Alun pulverise........................ 15
Mêlez.
Onguent catmant.
Onguent, do peuplicr.................. 500 gr.
Onguent de laurier.................... 200
Extrait de belladone................... 50
Mêlez. En friction pour calmer les douleurs, quel que soit leur siège.
Onguent cantharide (Hildach).
Cantliaridos pulvérisées........... 1
Tcrébenthiue..............,..... #9632; ää 15 gr.
Axonge.......................... '
M. s. a. Une seule frietion sur Ia peau chez Ie cheval produit une vésication. Le medicament est ä peu prés sans effet sur le boeuf.
En Allemagne, on s'en sert beaucoup pour remplacer le feu. Fischer l'emploie contre les hydarthroses des poulains.
Onguent fondant [Erdmaun et Hertwig).
loduro de potassium..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 gr.
Savon vert...................... 15 ä 20
M. S. a.
Deux ou trois frictions par jour, contre les indura­tions des tendons.
Onguent contre la conj'onctivite (Erdmann et Hertwig). Oxyde rouge de mercure pulverise ....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Acétate de plomb pulverise........ ; ,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;„ .„
r. , r ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,o0 centigr.
Camphre en poudre.............. )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
Axonge.............................. 30 gr.
M. s. a.
ocr page 543
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ü29
Mettre de cot onguent, matln et soir, gros comme un pois, sous les paupières.
Onguent contre la conjonclivile calarrhale (Erdmann et Hertwig),
Sulfate do zinc pulverise...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 cent'gr.
Axonge............................... 15 gr.
F. s. a. —Mettre gros comme un pois, matin et soir, entre les paupières.
11 serail bon de dissoudre Ie sulfate de zinc dans que!-quesgouttes d'eau distillée (Ie moins possible) avant de l'ineorporer ä l'axonge.
Onguent contre Ie trismus (Erdinann et Hertwig).
Azotate de strychnine.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Axonge.............................. 4i
Il est permis de douter de l'efficacité de cette pom­made pour combattre la contracture des muscles des machoires.
Onguent contre la gale du mouton (De Gasparin).
Essence de térébenthine.......... 1 _
Graisse.......................... j aa •,00 amp;#9632;
M. s. a. G'est une preparation effleace, dit l'auteur, mais eile tache la laine.
Onguent centre la gale des moutons (Daubenton).
Huile de térébenthine................. 120 gr.
Axonge (ou suil)..................... 500
Faites fondre la graisse, puis retirez-la du feu pour ajouter l'huile de térébenthine.
En été, on emploiera de preference Ie suif, afin d'avoir une pommade plus consistante. Suivant l'auteur, il n'est pas nécessaire de couper la laine pour l'employer; il suffit d'écarter ses brins au niveau du point malade et de faire une application de ce medicament avec Ie bout du doigt, apres avoir gratté la peau pour la débarrasser de ses croütes.
Pharmacie veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
ocr page 544
S30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PHEC1S DE PIlAItMAClE VÉTÉRINAIRE.
Onguent contre la kératile (Erdmarm et Hertwig).
Ongncnt mcrcuricl..................... 15 Rr.
Carbonate de potasse................... 0,50 centi^r.
Poudie d'opium........................ 0,50
F. s. a.
Contre les obscurclssements de la cornée et les in­flammations chroniques de la conjonclive.
Onguent contre la gaU dtLßheval /Clator).
J'erC,,re-.....•••#9632;#9632;:.............. i a-a 100 gp.
liaume de soulre ^1).............. )
Savon mou........................... 500
Essence de teróbentlime............... 150
Mêlez d'abord Ie mercure et Ie bäume de soufre et ajoulez ensuite Ie saven et la térébenthine.
Ongueiil conlre lts verrues (Ei'dmann).
Acide arsénieux.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,25
Gomme arabique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1,25
Gerat simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
F. s. a. Metlre une couche inince sur les verrues.
Onguent dessiccatif de Iteynal.
Uoaltar............................... 50 gr.
Acide arsénieux.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
F. s. a.
Tres bon medicament, suivant Fauleur, pour cica-triser rapidement les malandres et les solandres. Il est aussi un léger catbérétique.
Onguent déUfslf contre Ie piétin.
Man pulverise........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Sous-acétate de cuivre.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Camphro..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; t
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Nettoyer l'ulcère et faire des pansements.
(I) Baume de soufre on huile soufrée. Sa formule est la suivante .
Soufre sublimé.......................... 1
Huile de noix............................ 4
ocr page 545
FORMULAIRE GENERAL.
Onguent détersif de Lebos. (Contre Ie piétin.)
Alun calc'né..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 f?'1.
Acétate'de cuivro (vert-dc-gris).........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
r.amplire..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Onguent populéum....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80
M. s. a.
Après avoir neltoyé l'ulcère, on Je recouvre avec
petite quantitö (ie eet onguent que Tonnbsp;maintient un léger pansêment.
Onr/uenl verl.
Verdet(Ac6t:itc de cuivre).............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Onguent basilicum....................nbsp; nbsp; nbsp; 150
P. s. a.
Utile pour iflodifier la vitalité des vieux uleères.
Onguent. épispaslique (Wliite).
1quot; C.antliAfid'-S pulvériaées............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Kssenfe do téiébenthine............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Axniigc...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;120
M. s. a.
2deg; Canlhai'ides on poudre..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gi'.
Es'onCC do térébenthino............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Acido sulfurique...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Axonge...........................nbsp; nbsp; nbsp; 120
M. S. a.
3quot; Goudi'On..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Cautharides on poudre.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Acido sulfurique...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Essence do lavando................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Axonge............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
M. s. a.
Onguent vésicatoire (Wliite).
Térébontliine..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
Cantbarides pulvérisées...............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; 2il(l
Ciro.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 00
Rosine jaune.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Essence (1c lavando...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
F. s. a.
531
une pai'
ocr page 546
S32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Onguent vésicatoire (Clater).
Basilicum.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Cantharides pulvérisées................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Essence de tórébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Onguent tyispustique.
Onguent vésicatoire................... 100 gr.
— basilicum.................... 800
M. s. a. Employé pour enlretenir la suppuration des sélons et des vésicatoires.
Onguent excitant,
Onguent populéum.................... 1000 gr.
Cantharides pulvérisées............... 100
Mélez et employez comme épispastique pour panser les vésicatoires.
Onguent fondant de Giranl.
Térébcnthine......................... 884 gr.
Sublime coirosif...................... 32
F. s. a. an mélange bien liomogene. La proportion de sublimé peut être augmentée jusqu'au huilièrne.
Pour obtenir la résorption des liquides contenu dans les kystes récents.
Onguent fondant de tebas.
Sublimé corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Térébcnthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Axonge...,...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Fondez l'axonge, ajoutez la térébenthine, et, quand Ie mélange est bien fait, mettez dans un mortier et incor-porez Ie sublimé.
S'emploie comme celui de Girard.
Onguent mercuriel cantharide (Blaino).
Onguent mercuriel..................... 50 gr.
Onguent vésicatoire................... 20
Cérat................................. 50
Mêlez. — Vésico-fondant.
ocr page 547
FOUMUIAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;533
Onr/uent mercuriel cantharide (Cliabert).
Onlt;;ucnt mercuriel double............. 200 gr.
lluile de laurier...................... 100
Fleurs de soufre...................... 50
Précipité rouge porplijrisé............. 10
M. s. a.
Onr/ucnt mercuriel ioduré ^Straub).
lodure do potassium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Onguent mercuriel.................... 30
F. S. a.
Une friction par jour. Après trois ou qualre jours il se produit de la chaleur, de la rougeur et de la lumcur, et, si on continue, il se forme une croüte épidermique qui ne tarde pas k tomber.
Coutre les indurations de la peau, les tumeurs ten-dineuses, les suros, les hydarthroses et les capelets re­een ts.
Après un certain temps de conservation, eet onguent devient plus actif par suite de la formation de biiodure de mercure (Bouchardat).
En augmentant la dose d'iodure, on exalte aussi ses effets.
Onyuenl vésic.atoire mercuriel (Vignardou).
Onguent vosicatoire.............. ) „ _ ,,
,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , aa P. E.
Mercure......................... \
Incorporez dans un mortier le mercure ä l'onguent vésicatoire légèrement ramolli par la chaleur. Tumeurs osseuses au debut (Nocard).
Onguenl de précipité et cVeupfiorfie (Eckel).
Onguent basilicum.................... CO gr.
Oxyde rouge de mercure..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
F.uphorbe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
M. s. a. dans un mortier.
Contre les abces chez le cheral; lous les jours faire une application.
30.
ocr page 548
S3inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Ohguenl siccalif (White).
Carbonate de plomb................... tO pr.
Axonge.............................. 200
P.S. a.
Conlre les ulcères des eaux aux jambes.
Ongüent au sul fate de z'mc camphré (Eckel). [Pour les yeux.)
üeurre frais........................... 15 gr.
Camplire pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
F. s. a.
En mettre lous les jours, gros comme un pois, entre les paupières, pour guérir rinflammalion des yeux.
Onguent vesicant pour le mouton (Favre).
(;antliarides pulvérisées............... 21 gr.
Eupliorbe............................. 30
l'oix noire............................ 3G
Tórcbentliine do Venise............... 28
Cérat................................. 20
F. s. a.
L'aoteur, après avoir obtenu de nombreux succes sur le Mérinos, recommande sa formule pour le traite-ment de la pneumonie du mouton.
On emploie ce medicament en l'étendant sur une peau assez large pour couvrir le dessous de la poitrine et re-monter assez baut sur les cótés ; on cbaufie l'emphUre légèrement pourle rendre agglutinatif et on lapplique sur la region préalablement rasée. Une deuxième appli­cation est faite après vingt-quatre beures et, toujours suivant Fauteur, on doit entretenir la suppuration pendant douze ou quinze jours.
Onguent vésicaloire non dé/nlaiit (Cocidot).
Ongucnt vcsicatolre.............. / -. „„„
Pommade mercuriclle............. )
Suie do clioruinéo..................... 100
l'oudro do cantliaridos................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
M. s. a. tres exactemenl.
ocr page 549
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 535
Onguenl fondant de Lebas.
Ongnent vésicatoire...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
Ongucnt napolitain....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S
Savon de Starkey (I) ou do jiotasse.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
Unite de laurier.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Cire jaunc............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 .
M. s. a.
L'huile de laurier et la eire jaune n'entrent dans Ie medicament que lorsqu'on veut Ie conservcr.
On l'emploie contre les lumeurs froides et indo­lentes, les engorgements froids, les vessigons, les mo­ieties, etc., etc.
Onguenl de Soleysel,
Acido arsciiioiix.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I gr.
Sous-acétato de cuivro................nbsp; nbsp; nbsp;SO
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Litharge..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Miei..................................nbsp; nbsp; nbsp; 125
On le prepare comme ronguent ^Egyptiac, dont il a les propriétés, maisä un degré plus fort. Memos usages.
Ongnent vésicatoire exlemporané.
Basilicum.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Canthandes putvérisacs...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!
M. s. a.
Aulrc.
Basilicum............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
C.antliarides..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
, Euphorbe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
M. s. a.
Onr/uent vésicatoire au sublimé corrosif (Dogive). j Sublimé corrosif... 15 gr. lquot; Topique fort.. ', Cantharides pulver. 15 ( Vaseline........... 100
(1) Lesavonde Starkey est compose ainsi qu'il snit :
Carbonate de potasse.................. 100
Ksscnce de térébenthine............... 10J
Térébenlliine fine..................... 10!)
F. s. a. Son action est fondante; on le remplace par lo savon mou.
ocr page 550
Ö36nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIURMACIE VÉTÉRINAIRE.
( Sublime coiTOsif... 10 gr. 2deg; Topique faible. j Cantharides pulvér. 10 ( Vaseline........... 100
D'après M. Ie professeur Degive, ce medicament, outre sa rapide preparation, a l'avantage de produire les meilleurs effets.
On l'applique en deux fois a six heures d'intervalle.
La première, en friction pendant dix minutes sur la peau préalablement rasée.
La deuxième fois, en simple onction dans los phlyc-tènes en voie de formation.
laquo; A une action prompte et tres énergique, ajoute M. Degive, Ie vésicatoire en question unit Ie rare mérite de ne pas produire de tares sensibles de l'organe cutané.raquo; {Annales de Belgique, 1889.)
Des pätes médicamenteuses externes.
Pdle calhérétif/ue (Hiigues et Charlier).
Vert-de-gris........................... 32 gr.
Sulfate de ciüvro................. 1 „ „,
- de/.ine................... j ai' Gt
Vinaigre.............................. q. s.
F. s. a. — Contre Ie piétin.
Pale contre Iepiélin (Clement).
Sous-acétate do ciüvro.................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Farinc de fromont.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Térébonthine.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Appliquez sur les parties malades.
Pdte eauslique de Plasse.
1deg; Alun calcine....................... 100 gr.
Acide sulfuriqiio................... q. s.
F. s. a. une päte ayant la consistance du miel.
2deg; Alun calcine....................... 100 quot;r.
Solution styptique de Plasse........ q. s.
F. s. a. une päte de consistance de miel.
Contre lecrapaud du clieval;on l'applique en couche
ocr page 551
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; b37
mince, après avoir enleve les parties décollées et ra-mollies. Les pansements doivent être renouvelés toutes les semaines jusqu'a, ce que les plaies aient pris un bon aspect.
On doit la préparer au moment du besoin.
Pdte de Forster.
Chlorure de zinc ..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr-
Farine do seigle.................... 2a4
Eau distillée.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q- s.
F. s. a. une pate.
Pule de Gasparin. ^Contre Ie piétin.) Vcrt-de-gris (sous-acétate do cnivre)..,. 100 gr, Vinaigre............................. 'I- s-
F. s. a. une püte molle, que Ton applique sur Ie pied et que Ton enveloppe dquot;un pansement. Après trois on quatre jours, on supprime Ie pansement ou on Ie re-nouvelle suivant l'état de la plaie.
Pate escharotique cnnire Ie crapaud \\\. Boulcy).
Sublimé corrosif...................... Ifi gi--
Alcool............................... '1- s-
F. s. a. une piite molle. Si l'on veut rendre cette preparation moins énergique, on ajoute de la farine dans les proportions de 13, 20 ou 30 grammes.
Péle de Soubeiran.
Chlorure d'antimoine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 partie.
— de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 parties.
Farine...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632;gt;
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lt;1- s.
F. s. a.
Pdle caustique (Pauleau*.
Potasse caustique.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr-
Savon blanc..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Chaux óteintc.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
Eau ou alcool.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;f(- Si
F. s. a. — Contre les verrues.
ocr page 552
5.1Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
l'dle fondante iodée (Lafore).
lotle................................. 10 gr.
Amidon.............................. 80
Alcool............................... q. s.
F. s. a. — Conlre les tumeurs indolentes, les en­gorgements chroniques des glandes, etc.
Pdte antiseplique (Socin, de Bale).
Oxyde de zinc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 gr.
Kau...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;;,0
Chlorure de zinc................... 5 a G
F. s. a. On la prepare au moment du besoin.
Cette päle a Ie grand avantage d'adhérer solide-ment ä la peau.
laquo; Elle sera employee dans toutes les circonstanees oü le Chirurgien désire éviter I'emploi de bandes pour mainlenir les substances antiseptiques en contact avec une plaie sulurée. Après lopération, aussilüt les su­tures achevées, et après un dernier lavage antiseplique du champ opéraloire qu'on dessèche ensuite exacte-menl, on etend avec un pinceau ou avec une spatule la quantité nécessaire de pale sur la plaie sulurée et sou voisinage immédiat. Le médicamenl se dessèche au bout de quelques minules pendant lesquelles on lui incorpore quelques minces flocons d'ouate pour aug­menter sa resistance; finalement on oblient une croftle solide, fortement adhesive, impermeable ä l'air et aux liquides, qui assure une antisepsie parfaile de la plaie el par suite la reunion par première intention.
laquo; Après cinq ou six jours on décolle avec ménage-ment le petit emplatre, pour découvrir la plaie et en-lever les sutures. Cette operation terminée, on fait une nouvelle application de pate qu'on laisse en place jus-qu'a ce qu'elle tombe d'elle-méme. raquo; (Kaufmann, Traite de.- thérapeulique vétérinaire.)
ocr page 553
F0KMULA1BE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;539
Des pilules.
I'ilides anodincs pour ie eklen (Blaino).
Thridaco.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;- gr.
Baume du Pci'ou.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I
Gommo arabique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miel................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a. vingt pilules.
Contre les maladies chroniques du ponmon chez le chien.
Doses : mie on deux tous les jours.
Pilules imlkelminUnquei pour le cliecalnbsp; nbsp;Vitot).
Suie do cliemince tamisce.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 48 gr.
Aloès dos Barbades....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;:i2
Miei ou melasse.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
l'oudre de réglisse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
F. s. a. sepl ou hult pilules, que vous ferez prendre a jeun en une seule fois.
Pilules eontre la chorée du chien.
Sulfalc de quinine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I giquot;.
Poudi-e de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Extrait de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q- s.
F. s. a. vingt pilules. Doses : deux ä cinq par jour.
Pilules antiépile/itiqnes pour le chien (Förster).
Extralt do belladone................ 2 ä ,r( gr.
Oxyde do zinc..................... 2 a .rgt;
Extrait de stramoino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
P. s. a. vingt pilules.
Doses : deux a cinq par jour.
Pilules anthelminlhiqties pour le chien (Blaiuo).
Turbith mineral.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Limaille do for........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Thériaque............................ q- s.
F. s. a. dix pilules.
Doses : unep ar jour, le matin.
ocr page 554
Ö40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMAGIE VÉTÉRINAIRE.
Pilules hydragogues diurétigues (chien).
Scille................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Digitale..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Scammonée...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sirop de goiume......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. cent pilules. Tres efficaces contre les hy-dropisies.
Doses : deux a douze par jour, jusqu'ü effet diuréti-que et purgatif bien prononcé.
Pilules purgatives (Eckel).
Aloès succotrin.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Sulfate de potasse.................... 15
Savon................................ q. s.
F. s. a. cent pilules.
Doses : de cinq ä dix par jour qu'on adminislre dans la matinee, Ie sujet élant ä jeun.
Pilules de copahu.
Baume de copahu..................... 20 gr.
Térébenthine do Bordeaux............. 20
Magnésie............................. 20
F. s. a. des pilules de 0,30 centigrammes. Doses : cinq a quinze par jour chez Ie cliien dans les uréthrites et les alTections de la vessie.
Pilules anticalarrhales.
Kermes mineral......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Opium brut..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei ou melasse......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Beurre frais..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Poudre de guimative..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. des pilules de la grosseur d'un petit pois.
Doses: quatre ä six par jour, contre la bronchite du chien.
On peut supprimer Ie beurre fraisqui, nonseulement n'ajoute rien ä l'action du medicament, mais encore a i'inconvénient de rancir bienvite dans les pilules.
ocr page 555
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 541
Pilules nnlispasinodigues (Maunoir).
Oxyde de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Conserve de roses.................... q. s.
F. s. a. Irenle pilules.
Doses : une matiu et soir, contra la bronchite du jeune chien.
Pilules balsmniqucs pour Ie cliien (BlaineJ.
Gomme ammoniaqao..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Scille................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Baume du Pérou......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(i
Acide benzoïque......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Baume de soufre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
F. s. a. quarante pilules.
Contra les maladies chroniques du poumon.
Doses : une ou deux tous les matins.
Pilules canines vermifuges.
Savon cmpyreumatique................ 10 gr.
Calomel...quot;...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Poudre d'absinthe.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
F. s. a. une masse qua vous diviserez en pilules de 0,30 centigrammes.
Doses : une pilule pour les chiens de tres petite taille, dix pilules pour les plus forts.
Continuer ce trailement de trois a cinq jours.
Pilules conlre la diavrhée (Erdmann et Ilertwig).
Ripure de noix vomique............... 15 gr.
Kleurs de camomille pulvérisées........ GO
Kai-ine de seigle et eau................ q. s.
Faire quatre pilules.
Les auteurs ne disent pas ä quelle espèce ces pilules sont destinées ; dans leur esprit elles sont tres certai-nement pour Ie cheval. — La poudre de quinquina et Ie miei remplacaraient avantageusement la farine et l'eau qui entrent dans cette formule.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;31
ocr page 556
542nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pilules anthelminthiqnes pour Ie chien (Blaine). (Contre les convulsions.)
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Poudre de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Miei................................. q- s.
F. s. a. vingt pilules.
Doses : una ou deux par jour, contre les attaques simulant l'épilepsie, dues a rhelminthiase.
Pilules contre l'hydropisie.
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Poudre de scille.................
Poudre de rhubarbo.............. i quot;
Sirop des 5 racines................... q. s.
F. s. a. quatre pilules, è, faire prendre dansla journée contre l'hydropisie ascite du chien ou du chat.
Pilules aniichoróiques de Josal.
Cyanure de potassium.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,ÏO centigr.
Poudre de valériane...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. huit pilules que Ton roule dans du charbon pulverise.
Doses : deux en vingt-quatre heures, contre la chorée du chien.
Pilules diuréliques pour Ie chien (Blaine).
Poudre de scille......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
— de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Magnésie.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Crème de tartre soluble................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Miei................................. q. s.
F. s. a. vingt pilules.
Doses: deux a six par jour aux chiens hydropiques.
Pilules diuréliques pour Ie chien (Duttenhofer).
Poudre de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,55 centigr.
Poudre de scille......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,75
Crème de tartre.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Pulvérisez el faites trente pilules en ajoutant du miei en quantilé süffisante pour former la masse.
ocr page 557
F0RMULA1HE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 543
Doses : deux pilules par jour, matin et soir, contre l'ascite du cliien.
Pilules diuréliques (pour Ie clicval).
Pondre de colcliique..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Nitre................................. 12
Miei................................. q. s.
Administrez matin et soir au cheval.
Pilules tsenifuges.
Exti-ait óthéré de fougèro mile.. ......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Poudre de l'ougóre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Mucilage de graine de lin (mieux, sirop de gomme ou miei)................. q. s.
Pour dix pilules.
Uosos : deux ä cinq pilules pour les chiens de petite taille; dix pour eeux de forte taille.
Dans les deux cas, ou les fait prendre k une heure d'iatervalle et on purge ä Thuile de ricin Ie lendemain du trailement.
Pilules loniques pour Ie einen. Solution do perchlorure de fer ä 30deg; Bc. 10 gr. Poudre de gluten granule............. q. s.
F. s. a. cent pilules.
Doses: une ä quatre par jour, contre l'anémie, les hémorragies passives et lous les autres cas qui deman-dent l'einploi de toniques.
Pilules d'alods el de fer.
Sulfate de fer.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Aloès................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Miei.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
F. s. a. des pilules de 0,20 centigrammes. Elles agissent, parait-il, tres efficacement comme toni-purgatives.
Pilules purgalives.
Aloes on poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Extrait do rhubarbe...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour une pilule. Contre les embarras intestinaux.
ocr page 558
544nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pilules antiehor eignes,
Extrait de jalap.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15 ccntigr.
— de scammonée................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0.15
Pour quatre pilules a prendre deux par jour jusqu'ä guérison chez Ie chien.
Pilules anlidiwrhéigues (Yclpeau).
Diascordium.......................... 10 gr.
Sous-nitratc de blsmnth....... ....... q. s.
Faire 2ü bols.
Doses : qualre a huit chez Ie chien, par jour. Nous avons souvent employé cette preparation avec succes pour combattre les diarrhées.
Pilules tie crolon liglium (pour Ie chien).
[luile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 ä -1 soutles
(suivant la taille).
Mie de pain...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 ccntigr.
Savon rapé..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
F. s. a. une pilule.
Pour une purgation. On peut, en ajoutant une plus
o
rande quantité d'excipient, diviser en trois ou quatre
pillules que l'on administrera, une ou deux par jour, pour obtenir un effet purgatif faible.
Ce medicament est un drastique tres énergique.
Des pommades.
Pommade cm précipitérouge. (Baume ophtlialmique rouge.)
Oxj tie rouge de mercure..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Axongc.............................. 30 gr.
M. s. a. Préparer cette pommade au moment du be-
soin.
Pommade boriquée (Nocard).
Acido borique........................ 10 gr.
Axongo ou vaseline................... 100
F. s, a.
Contre les conjonctivites et les kératiles du chien.
ocr page 559
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .ti4S
Vommade ä la naphtaline.
Naphtatine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Axonge ou vaseline................... 30
Gelte pommade peut remplacer celle au goudron dans Ie traitement des dartres.
Vommade ulcaime.
Carbonate de sonde................... 10 gr.
Axonge, mieux savon rapé............. 60
Si on emploie Ie saven, on Ie ramene auparavant en consislance molle avec un peu d'huile, et on ajoute en-suüe Ie carbonate alcalin dissous dansquelques gouttes dquot;eau.
Centre les dartres sèches.
Vommade aloétique.
1deg; Poudre d'aloés.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ï0 gr.
Essence de lavande................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'i
Axonge ou vaseline................nbsp; nbsp; nbsp; 200
F. s. a. une pommade pour panser les plaies do mau-vaise nature.
Aulre.
2deg; Poudre d'aloès..................... 10 gr.
Ongucnt de peuplier............... 200
F. s. a. une pommade pour exciter la cicatrisation des plaies.
Pommade anodine (Jacob).
Laudanum de Sydenham............... 10 gr.
Axonge ou vaseline................... tO
M. s. a.
Pommade de Bernard.
Azotate d'argent......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Axonge ou vaseline....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
F. s. a.
Contre la fluxion périodique des yeux, dont eile calme les acces. En metlre tous les jours, gros comme un peis sous la paupière supérieure. Suspend re de temps en temps Ie traitement pour Ie reprendre ensuite.
ocr page 560
bWnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pommade ophthalmique (Morton).
Nitrate d'argent.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Axonge............................... 32 gr.
F. s. a. Contre l'ophlhalmie chronique, en meltre gros comme un pois entre les paupières.
Pommade ophthalmique.
Nitrate d'argent.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Axonge ou vaseline....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
F. s. a. Efficace conlre les ophlhalmies.
rommade antipsorique (Tiey).
Soufre sublimé........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J5 gr.
Riiodure do mercure.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; I0Ü gr.
Efficace contre la gale ancienne du chien. Suivant l'auteur, quand eile envahit Ie dos et Ie ventre, on doit se bomer ä une seule friction. Sur les parties friction-nées, il se produit un fort suinlement, puis des croütes qui tombenl après quelques jours en laissant la peau dénudée ; mals les poils ne tardent pas ä repousser.
Les résultats sont toujours tres bons; néanmoins, Ia maladie peut reparailre et nécessiter une deuxième friction. Il sera peut-être prudent de ne pas trop in-sister pour celle-ci, et nous nous demandons si, étant donné l'état de la peau, de simples onctions de pom­made soufrée ne seraient pas süffisantes pour faire dis-paraitre toule trace de maladie.
Pommade aslringenle (Philippe Festal).
Proto-sulfate do for...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Axonge............................... 30
F. s. a.
Contre l'érysipèle, Ie psoriasis du boeuf et les eaux
aux jambes récentes du cheval.
Pommade astringente. Solution do perchUmire do for a 30deg; B0. 20 gr. Axonge............................... 10
E. s. a. Mémes usages que la prccédenle.
ocr page 561
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 547
Pommade au chromate de polasse (Forster).
Chromate neutro de potasse...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,G0 centigr.
Axonge............................... 20 gr.
F. s. a.
Comme fondant, en friclion Ie long des tendons. Répéter, si cela est nécessaire, après cinq ou six jours.
Pommade au bichromate de polasse (Sclmiid).
Bichromate de polasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Axonge............................... 30
F. s. a. Comme fondant sur les tumeurs; enappliquer une mince couche après avoir fait de légeres frictions.
Si l'on est oblige de renouveler l'application, ne Ie faire que plusieurs jours après.
Le même auteur recommande centre toutes les nco-
plasies osseuses, des frictions répétées de la pommade
suivante :
Bichromate de potasse........... 1 -. „ rn
lodure de potassium.............. )
Pommade mercurielle.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
F. s. a.
Pommade au deulo-iodure de mercure.
Deuto-iodure de mercure............. 10 gr.
Axonge............................... 200
F. s. a.
Contre les dartres rebelies et les engorgements chro-
niques.
Pommade résolutive (Boy).
Deuto-iodure de mercure..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Axonge............................... 32
F. s. a.
Comme fondant contre les engorgements lendineux et des glandes, les dilalalions synoviales, la tumefac­tion des teslicules et des mamelles, les suros, etc. Persisler pendant un mois et plus, afin d'obtenir ua bon effet.
ocr page 562
848nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pommade anlipsorigue (Roy)-
Biiodure do mcrcure..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I gr.
Axonge.............................. 32
F. s. a.
Contre les herpes rebelles de la tête du chien et en particulier sur ceux des lèvres, des paupières et des oreilles. D'après l'auteur, on doit faire deux legeres frictions dans les vingt-quatre heures. Vers lecinquième ou sixième Jour, les croüles qui se sont formées tom-bent et la peau est genéralement guérie. On peut re-nouveler l'opération si la guérison n'est pas complete.
Pommade au sei (Ancelon).
Sei oi'flinaire..................... )
Huile do ILn..................... [ ói q. s.
Axongo.......................... )
F. s. a. Comme fondante et résolutive chez Ie chien.
Pommade belladone'e.
Onguent populciim.................... 500 gr.
Extrait do belladone.................. 50
F. s. a. Contre les douleurs locales comme calmant.
Pommade canlharldée.
Poudro de cantharides.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 38
Ciro jaune...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ()4
Faites digérer les cantharides dans la graisse, passez et exprimez, puis ajoutez la eire.
Pommade contre Ie crapaud (White).
Acido sulfuriquo...................... CO gr.
Axonge............................... 1Ö0
Faites fondre l'axonge et ajoutez l'acide sulfurique.
Pommade dessiccative.
Axongo...............................nbsp; nbsp; nbsp; 400 gr.
Onguent aigyptiac ...................nbsp; nbsp; nbsp; 800
Sulfate do zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; 100
quot;Pulveriser Ie sulfate de zinc et l'ajouter a la graisse
ocr page 563
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 549
préalablement mélangée h l'égyptiac. Bien pister la masse afin de la rendre Irès homogene.
C'est un bon medicament que nous avons prescrit quelquefois avec assez de succes conlre les eaux aux jambes. — Agiler Ie mélange avant de s'en servir.
Pommade dessiccative (Rodior).
Sous-acólalc do ciiivrc................. 100 gr.
Axonge............................... 400
Miei (pom1 dormer au mölaogo la con-
sistance d'une pommade)............ q. s.
Cette preparation est efficace, d'après Delafond, pour Ie traitement des eaux aux jambes. On l'applique en couche mince lous les deux ou trois jours. Au fur et ä mesure que la guérison s'opère, on doit diminuer la force de la pommade en ajoutant chaque fois un peu de miei.
Les pansements doivent toujours être precedes du nettoyage de la region malade avec de l'eau savon-neuse tiède.
Pommade dessiccative (Eckel).
Sulfate do cuivro...................... 12 gr.
Sous-acetate do cuivre................ 15
Essence de térébentbine............... 30
Axonge.............................. 120
F. s. a. — Conlre les eaux aux jambes et les ulcères de mauvaise nature.
Pommade antioi'ht/talmique (Dupuytren).
Oxyde i-ouge de raorcuro..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,25 centigr.
Sulfate do zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Axonge ou vaseline.................... 32 gr.
F. s. a.
Pommade da Desanll.
Oxyde rouge de morcure..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
ïutliie preparee......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Acetate de plomb.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Alun calcine...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,G0 centigr.
Pommade rosat.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
F. s. a. — Contre les ophthalmies chroniques.
31.
ocr page 564
550nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIU VÉTÉRINAIRE.
Pommade d'eupliorbe.
Poudro d'cuphorbe....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Axonge............................... 32
Incorporez. Provoque une véslcation rapide, mais sans énergie.
Pommade ü l'iodoforme.
lodoforme......................... 2 4 4 gr.
Cérat simple........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Cicatrisant, parasiticide.
Pommade de carbonnte de plomb. (Onguent Wime de Rbazis.)
Carbonate de plomb...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
A xonge.............................. 30
F. s. a. Cicatrisant assez bon.
Pommade de cdruse (Straus*).
Céruse............................... 3;,0 o-r.
Axonge............................... 500
F. s. a. Pour oindre les plaies comme dessiccatif.
Pommade de Cyrillo.
Sublimé corroslf......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9
F. s. a. ïrèsefficace contre les dartres.
Un gramme contient 0,10 centigrammes de sublimc.
Pommade de Sa/urne (Lcbas).
Onguent populóum....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C gr.
Kxtrait de Saturnc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
F. s. a. unc pommade.
Adoucissante et siccative en même temps que cica-trisante des plaies simples, écorchures, etc. Elle est d'un emploi tres courant pour Ie traitement des cre­vasses et des prises de longe quelle guérit Ie plus sou­vent. Pour notre compte, nous nous en servonsbeaucoup dans notre service régimentaire, en augmentant la pro­portion d'extrait de Saturne ou en la diminuant, suivant Ie cas.
ocr page 565
F0RMUU1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 351
l'ommade de strychnine antiophthalmique (Carron du Villards).
Pommade mercurielle double........... -iO gr.
Strychnine...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 ccntigr.
Huile essentielle d'amandes amères..... 10 gouttes.
A élé essayé contre les amauroses.
Pommade au sulfure de carbone (Nocard).
Sulfure de carbone.................... 1deg; S1--
Axonge ou vaseline.................... '00
F. s. a.
Contre toutes les gales au début.
Pommade de tannin.
Tannin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ' K1quot;'
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Axonge ou vaseline................... ^0
Faites dissoudre Ie tannin dans l'eau et ajoutez la graisse.
Pour combattre l'atonicité des plaies et les exciter ä la cicatrisation.
Pommade irritante et vésicante (Geile).
Soufro subümó........................ ?^ gr'
Caniliaridos pulvórisóes................ 24
Axonge.............................. 9igt;
F. s. a. — Contre les herpes ou dartres ulcéreuses du gros bétail.
Pommade vésicante pour Ie bwuf (Fergusson).
Cantharides pnlverisées................ 125 gr.
Huile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
Essence de tcrebenlhino............... 31
Axonge............................... 500
F. s. a.
L'auteur conseille l'emploi de cette pommade comme vesicant, sur la poitrine des grands ruminants atteints de pneumonie.
ocr page 566
552nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Pommade vésicanle (Fischer).
Cantharidcs pulvériséos...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 gr.
Tartre siibió.......................... 3
Huilo do laurier......................nbsp; nbsp; nbsp; 120
Axongc..............................nbsp; nbsp; nbsp; 180
Pi s. a. Pour combattre les tumeurs synoviales. On en applique deux fois dans les vingt-qualre heures, et on renouvelle cette application tous les douze jours. Il parait qu'il faut quelquefois huit mois pour faire dis-paraitre un gros vessigon.Nousdoutonsqu'elleaitbeau-coup de partisans.
Pommade mercurielle bkmche.
Protochlornre de mcrcure..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Savon blanc rapé......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Hiüle d'olive.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Ajouter au savon Ie 1/8 de son poids d'eau, et on Ie ramollit au bain-marie. On Ie délaye dans Thiiile et on ajoute Ie sei de mercure a froid. Contre la gale du chien.
Pommade naphlolée (Nocard).
ÏVaplitol..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Axongc ou vaseline................... 100
Dissolvez Ie napbtol dans Télher et incorporez. Parasiticide.
Pommade sulfureuse.
Foie de soufre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;] gr.
Savon vort..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Faites dissoudre Ie foie de soufre dans une faible quantité d'eau (Ie moins possible) et incorporez au savon et k l'axonge.
Antipsorique.
Pommade o.rygénér.
Acide nitriquc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Axongc...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Préparélaquo; k chaud. Quand l'axonge est fondue, ajoutez
ocr page 567
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5Ö3
l'acide sans cesser de remuer et conservez dans un vase bien clos.
Cette pommade, qui est jaune, sert a traiter les dar­tres légères.
Pommade oplilliulmique (Leblanc).
Oxyde rouge de mcrcure...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Sulfui'e rouge de mercure.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Oj.iü centigr.
Ccrat.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
F. S. a.
Meltez-en, gros comme un pois, sous la paupière su­périeure dans los cas d'ophthalmies clironiques entre-tenues par l'ulcéralion du bord libre des paupières.
Pommade phéniquee (Uobocufj.
Acide phóniquo.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Axongc.............................. 10
F. s. a.
Pommade phéniquee (Nocard).
Acide pliénique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Axongc on vaseline.................. 100
F. s. a. Pour panser les plaies.
Pommade rouge (voir page 451. (Des Fcux. — For. gen.)
Pommade arsénicale de Naples,
Acide arsenioux.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Sulfuro jauno d'arsenic................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Euphorbe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Pommade do laurier...................nbsp; nbsp; nbsp; 200
C'est une pommade tres active, dans Femploi de la-quelle on doitêlre Irès prudent. On s'en servait autre-fois en applications sur les boulons farcineux et les glandes morveuses. On ne l'emploie plus du toutau-jourd'hui.
Il en est de mème du topique Terrat, qui avalt dans sa composition les mêmes substances et qui était des­tine aux memos usages.
ocr page 568
5S4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHECIS Dli PHARMAC1E VETERINAIRE.
Topique Terrat.
Bi-chlorure de mercure................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Sulfure d'arsonic......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Acide arscnicux......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Euphorbt;............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Axonge ou huilo de laurier............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
On Ie prepare ü chaud ä una douce temperature.
Pommade de strychnine (Ncgrier).
Strychnine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ä gr-
Axonge............................... 250
F. s. a.
Deux frictions par jour, pour combattre Ia paralysie des muscles de la mächoire chezle cheval.
Pommade d'acétale de morphine.
Acetate de morpliine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 cenligr.
Axonge on vaseline....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
En frictions pour calmer les douleurs chez Ie chien.
Pommade antidarlreuse.
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Tannin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
Axonge ou vaseline...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
F. s. a.
Pommade anliherpélique.
Turbilh mineral.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Soufre...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Axonge ou vaseline.................... 10
Pommade anliherpélique (Lassaigne).
Borax effleuri.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Pommade mercurielle belladonée (Velpeau).
Exlrait de belladone...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Onguent mercuriel double............. 30
M.
Centre les engorgements lymphatiques et pour cal mer les douleurs dans les casd'arthrite et d'inflamma-tion des lesticules ou des mamelles.
ocr page 569
F0BMULA1BE GÉNÉUAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 555
Pommade résolutive.
Clilurhydrate d'ammoniaque............ 10 gr.
Ongucnt mcrcuriel double............. 100
Contre les engorgements et les exostoses.
Pommade laquo; tlchthyol.
1raquo; Ichthyol...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Eau...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Lanoline..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
2raquo; Ichthyol........................... 10 gr.
Axonge............................ 1Ü0
F. s. a. Antiparasitaire.
Vammade de creosote.
Creosote.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I gr.
Axonge...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Comme antiparasitaire.
Contre les plaies de mnuvaise nature et les ulcères, on emploie souvent une pommade créosotée au 1/20.
Pommade hémostaliqua.
Perchlorure do fer....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Axonge ou vaseline................... 32
P. s. a.
Des potions.
Polion astringente.
Tannin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 ccntigr.
ïeiiiture do cannelle.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gi-.
Eau de flours d'oranger...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Faire prendre par cuillerées au chien, dans les in­flammations clironiques de rintestin. Potion calmante.
Chloral hydrate.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gv.
Chlorhydrale de morphine............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 ccntigr.'
Gorame arabique.........'.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 250
Administrez une cuillerée toutes les trois heurcs au chien atteintde bronchite. — Un peu do siropnenuirait
ocr page 570
356nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
nullement dans cette preparation et on pourrait rem-placer la gomme, dont la quantité nous semble trop forte, par du sirop de gomme, environ 00 grammes. — Ce qui frappe encore dans l'examen de cette formule c'est Ia grande quantité de chloral qni y entre. Cette substance est prescrite par M. Kaufmann, comme cal-mant, ä la dose de 0,30 è, 2 grammes pour Ie chien. Or, si Ton observe Tinstruction ci-dessus, c'est-a-dire, si Ton administre au malade une cuillerée de cette preparation laquo; toutes les trois heures raquo;, on lui fait prendre environ 80 grammes de potion dans une journée, lesquels renferment un peu plus de 3 grammes de chloral. 11 est done nécessaire, pour éviter (out danger, de ne faire entrer dans la preparation que 3 grammes de ce medicament.
Potion d'asa falvla.
Asa footida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Sirop do flours d'oranger..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Kau do valeriano......................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Jauno d'cjeuf..........................nbsp; nbsp; nbsp; 1/2
F. s. a.
Faire prendre par cuillerées au chien, toutes les heures, comme antispasmodique.
Potion antispasmo'/ique (Kckel).
Teinture d'opium..................... XX gttcs.
Caraphro pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,60 ceutigr.
Asa luotida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Gunomillo............................ 15
Eau.................................. 200
Faites s. a. une infusion de camomille, laissez refroi-dir et passez. Ajoutez ensuite les autres substances. Agiter avant de s'en servir.
Une cuillerée a café au chien toutes les deux heures.
Potion antispasmodique (lilaino).
Teinturo d'opium...................... 20 gouttes.
Éthor sull'uriquo...................... 20 gouttes.
Eau.................................. 100 gr.
ocr page 571
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; öö7
Faire prendre en trois doses dans les affections spas-modiques des petits chiens.
Pof ion anlhpasmoilique (Raynard).
Asa foetida...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I ä 12 gr.
Décoction de valériane................ VOO gr.
F. s. a. et administrez au chien par cuilleréei loules les deux heures, conlre la danse de Saint-Guy.
Polion vermifuge.
Kssoncc de térébentliine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
.launo d'oouf..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ii0 1-
Sirop de aerprun.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Délayez Ie jaune d-a3uf avee l'essence de térébentliine dans un mortier, ajoutez Ie sirop, puis Feau. Agiter la bouteille avant de s'en servir. Faire prendre au chien en deux fois dans la journée, contre les vers.
Polion purgative (M. Ducasso).
Poudre de jalap.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Sirop do gommo...................... 30
Eau.................................. 80
Délayez la poudre dans Ie sirop a l'aide d'un mortier et ajoutez l'eau. Agiter avant de s'en servir.
Administrez en doux doses ä une demi-heure d'inter-
valle, pour un chien de forte taille. Pour un sujet plus
petit ou tres petit, la moitié ou Ie 1/4 de la potion suffit.
Potion antidiarrhéique pour Ie chien.
Sous-nitrate de bismuth...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i gr.
Sirop de coings....................... 30
Eau.................................. 130
Une cuillerée a. bouche toutes les demi-heure?.
Polion antidysenlérique,
Ipéca concassé........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Eau.................................. 200
Faites une décoction, passez et administrez en trois fois.
ocr page 572
358nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PllECIS DE PHAHMACIE VÉTÉRINAIRE.
Potion d'aconit.
Alcoolature d'aconit...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Sirop diacode.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .tO
Tisane d'orge.........................nbsp; nbsp; nbsp; 120
A faire prendre par cuillerées aux chiens adultes et de forte taille, contre la bronchite.
Pour les chiens de petite taille, la dose d'aconit est diminuée de moitié, soit \ gramme.
ün peut ajouler k celte preparation un peu de sirop d'aconit, ou substituer totalement celui-ci ä la potion eile même.
Potion calmante.
Sirop d'opium........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Sirop de flours d'orangcr..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Eau distillóo de tilleul.................nbsp; nbsp; nbsp; 120
F. s. a.
Par cuillerées toutes les heures, contre les bron-chiles.
Potion calmante.
Sulfate de morphine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,2ö ccntigr.
Eau de flours d'oranger............... 50 gr.
Sirop simple.......................... 40
Eau de laitue......................... 100
F. s. a. Administrez par cuillerées au chien toutes les deux heures, contre la bronchite.
Potion antichoréique (Hertwig).
Teinturo d'opium....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Infusion de valériane.................. 120
Une cuillerée ü bouche toutes les deux heures.
Putton diurétique (Eckel).
Tisane do guimauve..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 00 gr.
Tisane de flours de camoraille..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Nitre................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Sulfate de potassc....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Mélez les sels aux tisanes après les avoir passées. Doses pour Ie chien : une cuillerée a bouche toutes les heures.
ocr page 573
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1559
Poüon expeclorante (Beaslcy).
Opium...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Digitale..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50
Émetique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(!
Scille................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
ïisane d'orge......................... 300 gr.
Donnez par cuillerées au chien, une toutes les deux hcures.
Potion purgative (Eckel).
Sulfate do soude...................... 15 gr.
Rhubarbe en poudre..................Sa 15
F.-iu.................................. 100
F. s. a. -— En une seule fois au chien.
On fera bien d'ajouter un peu de gomme, pour avoir un mucilage qui tienne en suspension la poudre de rhubarbe.
Potion purgalive pour le chien.
Scammonee...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Lait.................................. 75 gr.
Agiter avant de s'en servir : faire prendre en une l'ois. Polioit purijative pour le chien.
Infusion de séne (avec sóné, 5 gr.)...... 100 gr.
Sirop de nerprun..................... 30
Faire prendre en deux doses dans Ia malinée ä jeun el a une heure ou deux d'inlervalle, quand le sujet est de petite taille; en une fois pour ceux de forte taille.
Potion stibiée (Louis).
Émetique............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,30 centigr.
Sirop diacodc......................... 30 gr.
Infusion de tilleul.................... 150
Une cuillerée toutes les heuresdans la pneumonie.
Polion expeclornnle.
Chlorhydrate d'apomorphine...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,01 ä 0,03
Acide chiorhydrique..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;V gouttcs.
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; 120 gr.
ocr page 574
'6G0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMaCIE VÉTÉRINAIRE.
P. s. a. Une cuillerée a Louche loules les deux heures,
chez Ie cliien atteint d'une affeclion catarrhale des
voies respiratoires.
Potion anuleptique.
Jannes d'cEiif.......................... nquot; 2
Crème fralclie.........................nbsp; nbsp; nbsp; 180 gr.
Eau de cannello orgéc................. 23
Sucre................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
M. s. a. — A faire prendre ad libitum.
Potion anthelminthique (Deslandcs).
Extrait alcoolique d'ccorce de racine de
grenadier..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 25 gr.
Snc de citron.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;óO
Eau do nienthe.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Eau de tilloul........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Par cuillerées, contre Ie taenia.
Potion antidiarrhéique.
Extrait thébaïque.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Sous-nitrate de bismuth...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Eau distillée..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
Sirop de coings.................... ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Par cuillerées d'heure en heure, en agitant chaque fois la bouteille.
Potion antiseptiqtie.
Sorpontaire........................... 10 gr.
Quinquina............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau bouillante........................ 200
Après infusion filtrez etajoutez:
Acetate d'ammoniaque................ 20 gr.
Sirop de sucre........................ 50
Adminislrez par cuillerées (Boucliardat-.
Potion antiseptique camphrée.
Serpentairo de Virginio................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S gr.
Eau bouillante........................ 120
Faites infuser, passez et ajoulez:
Sirop do quinquina....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
Tcinture de quinquina................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Camphro.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;O,G0 centigr.
Acetate d'ammoniaque.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gr.
ocr page 575
FORMULA.IRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S61
Dissolvez le camphre dans la teinture, agitez et faitcs prendre par cuillerées.
Potion canlharidée.
lluile de cantharides par infusion......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 gr.
Jaune d'oeul'..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; n0 '
Miel.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; s0
Gomme arabiquc......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Eau distilléo de gonióvre..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 90
F. s. a. une emulsion.
Peut etre utile dans certains cas pour exciter l'ap-pareil genital du chien. Dans une preparation analo­gue, on pourrait aussi prescrire de la cantharide ä certains étalons fatigues : c'est la meilleure maniere de faire prendre eet aphrodisiaque ä l'intérieur. Potion conlre la diarrhée,
ïeinture de cachou................... 10 gr.
Teinture de cannelle..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Sirop de coings....................... ^O
Acide sulfurique alcoolisé............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;~
Laudanum da Rousseau...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;X gouttes.
Eau.................................. laquo;20 gr.
M. s. a.
La faire prendre dans la journée par cuillerées. Tres
efficace.
Potion conlre le tsenia.
Ether sulfurique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Huile de ricin........................ 30
Une cuillerée toutes les deux heures. Potion cordiale (M. Ducasse).
ïeinture de cannelle.................. 15 gr.
Sirop de quinquina.................... 30
Eau-de-vie............................ '0
Eau.................................. 1'':'
F. s. a. Par cuillerées, une toutes les demi-heures, ou toutes les heures.
Potion emménagogue (M. Ducasse).
Poudre fraiclie d'ergot de seigle.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 a 3 gr.
(suivant la taille.)
Sirop do fleurs d'oranger.............. 30 gr.
Eau.................................. 90
ocr page 576
362nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PllÉCIS DE PHAKMAC1E VÉTÉR1NA1UE.
Mêloz.
Faire prendre une cuillerée de dix en dix minutes pour réveiller 1'inerlie de la matrice chez Ia chienne.
Puur la chatle, les doses seront de 0,10 k 0,50 cen­tigrammes dans une potion de Ao grammes (sirop 10 grammes, eau 33 grammes).
Agiterla bouteille avant chaque administration.
Cette polion peut se préparer aussi en traitant la poudre par décoction et en administrant seulement Ie décoclum ajoute au sirop.
Potion emménagogue
Essence de rue.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
birop de fleurs d'oranger..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 110
Une cuillerée représente 0,01 centigramme d essence (on pèse celle-ci sur du sucre).
Potion emménagoguraquo;.
Huile volatile de me..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gomtes.
Huile volatile do sabine............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Sucre...........................'...'.'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Eau de fleurs d'oranger...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Eau distillée d'armoise ou infusion d'ar-
moise..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80
F. s. a.
Une cuillerée toutes les heures a la chienne, pour
provoquer des contractions utérines.
Des poudres.
Poudre adoucissanle.
Poudre de gulmauve..................nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Poudre do rcglisso....................nbsp; nbsp; nbsp; 050
Poudre de dextrine...................nbsp; nbsp; nbsp; 250
F. s. a. et conservez dans un vase bien bouché. Doses, cheval : 30 a 100 grammes. Aulre.
Poudre de guimauve.................. 500 quot;r.
Poudre de dextrine................... jjjO
#9632;#9632;
#9632;#9632;
ocr page 577
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 563
F. s. a. — S'emploie comme la précédente.
Daas Tune et lautre formule on peut remplacer la
dextrine par la gomme arabique pulvérisée.
l'oudre adoucissante de Lebas.
Poudre do racine do guimauvo....... ) ., lr.
„,,,,. Bnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; [ aa 10 gr.
Poudre de reghsse.................. (
Soufre sublime et lavé................ 10
Extrait de pavot......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Divisez l'extrait dans la poudre, et passez au tamis de erin.
Calme la toux et favorise l'expectoration. On la fait prendre en électuaire avec du miei ou de la melasse. Dose pour Ie cheval, 60 grammes.
Poudre anthehninthique (Faure).
Sulfure do raercure...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4ä5 gr.
Soufre sublimé.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
F. s. a.
L'auteur recommande cette poudre controles filaires {filaria cervina — forme larvaire) qui viennent se loger dans l'oeil du boeuf. Il parait que lorsqu'on donne cette dose de poudre pendant froisouquatre jours au malade, Ie matin ä jeun, les filaires disparaissent. Poudre anthelminthique (Hayno).
Sulfate do fer........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Poudre d'absintho..................... 15 gr.
F. s. a. Administrez en une fois au moulon.
Poudre verraifuc/e (Delafond et Lassaigno). Poudre de racine de fougère male...... 125 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp;de sommités de tanaisie....... C4
—nbsp; nbsp; nbsp;d'asa fcetida................... 32
—nbsp; nbsp; nbsp;d'alocs........................ 32
Doses: 16, 32, 64 grammes pour Ie cheval; 8,16 gram­mes pour les pelits animaux.
Poudre vermifuge.
Poudre d'absintho.....................nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp;de sommités de tanaisie........nbsp; nbsp; nbsp; 100
—nbsp; nbsp; nbsp;d'asa ftetida...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
—nbsp; nbsp; nbsp;d'aloès des Barbados...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
ocr page 578
564nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PItÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Doses : 10 ä 50 grammes pour Ie cheval, 8 ä 20 gram­mes pour les petils animaux
Poudre arsénicale. (Contre les eaux aux junibcs.)
Acidearscnk-uxoMOxydeblancd'arscnic.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Rósino............................... 'quot;
Cinabrc.............................. quot;*
M. s. a.
Contre les eaux aux jambes chroniques.
Pour l'einployer, on mélange cetle poudre avec de leau, de maniere a faire une päte claire que l'on élale en couche légere sur les parties malades.
Poudre cmislique et dessiccative (Schaack).
Acide arsénioux......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
SuUuro rouge de mercuro.............. 30
Sang-dragon.......................... 15
P, s. a.
Contre les eaux aux jambes du cheval, surtout quand la maladie est en pleine période d'etat. Le travail, au lieu de la troubler, favorise son action curative.
Mode d'emploi. — On coupe les poils, et, après avoir calmé 1'inflammation de la region avec des cataplasmes, on applique sur toute la surface de suintemenl, une couche de päte faite avec un mélange de cette poudre et d'eau tiède.
Ce pansement doit êlre fait tons les jours, en enle-vant préalablement l'eschare de la veille avec des ca­taplasmes ou des fomentations émollientes. Quelque-fois il arrive, après plusieurs jours, que la douleur devient tres vive; dans ce cas on ?uppriine le traite-ment, sauf a le reprendre plus tard en employant une pate plus délayée et moins caustique.
Comme moyen adjuvant, les soins de propreté sont indispensables.
ocr page 579
FORMÜLAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;065
Poudre de Knaupp (1). (Pierre styptique de Knaupp.)
Sulfate de fer........................nbsp; nbsp; nbsp; 500 gr.
Alun cristallisé.......................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Chlorhydrate d'ammoniaque...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Oxyde de cuivre........... ..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
Pulvérisez, mélangez et faites fondi-o ä une douce chaleur. Quand Ie mélange enlre les diverses sub­stances est bien établi, coulez la masse sur un marbre huilé et laissez refroidir. On obtient ainsi la pierre de Knaupp que l'on pulverise pour avoir \a poudre.
C'est un astringent puissant, tres employé et qui mé­rite de l'être. On s'en sert Ie plus ordinairement en solution dans de l'eau, ä la dose de 10 k 20 grammes par litre de liquide.
On l'emploie sous forme de lotions contre les exco­riations de toutes sortes : blessures par Ie harnacbe-ment, plaiesdu genou, etc., etc.; contre toutes les con­tusions, les entorses du boulet et autres accidents qui réclament l'emploi des astringents.
Poudre causlique (Hayno).
Sulfate de cuivro..................... ]5 gr.
Vert-de-gris..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
F. s.a.
Contre les ulcérations du piétin et de la fièvre aphtheuse; on Femploie sèchc en saupoudrant les par­ties malades.
Poudns causliqUM contre les u/céres (Erdmann et Hortwig).
j Sulfate de cuivre pulverise..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S gr.
10 ) Chaibon de bois pulverise........... 15
j Colophane.......................... 15
' Gomme arabique en poudre......... 51
P. s. a. Mémes usages que la précédenle.
(1) La formule varie un peu suivant les auteurs. Celle que nous donnons est la plus ordinairement adoptée, certains disent mème qu'elle est la seulo exacte.
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
ocr page 580
566nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PllAtUUCIE VÉTÉRINAIRE.
| A lun pulverise......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SO gr.
2deg; j Écorco de chène en poudre..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
( Poudre de chaibon..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
M.
i Poudre d'écorco de chêne...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; quot;0 gr.
3quot; ] Poudre de cluirbon.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30
' Oxvde rouge de mercure............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
#9632;
M.
Les poudres n0 2 et nquot; 3 servent ä saupoudror les ulcères qui présentent un caractère putride on gan-gréneux et une stJcrétiou exagérée.
Poudre styplique detersive.
Ahm............................... \
Sulfate de fer...................... ' ji s n-r
,#9632; ad o amp;f .
—nbsp; nbsp; nbsp; do zinc..................... k
—nbsp; nbsp; nbsp; do cuivre................... ,
Chlorlij drate d'ammoniaquo...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
Poudro de camphre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l,,rgt;0 ccnligr.
Poudre de safran.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1,50
Réduire en poudre 1'alun, les sulfates et Ie chlorhy-drate, faire séclier, ajouter la poudre de camphre et do safran, et mélaoger exactement.
On doit conserver cette preparation dans un vase bien bouché.
Poudre au cliarOon et qui?iquina.
Poudro do quinquina.................. 20
Cliarbon do bois...................... 100
M. Usage externe. — Centre les plaies de mauvaise nature ou suppurant abondamment.
Poudre diurétique (Blaine).
Poudre de digitale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Antlmoine en poudro.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Mélez et divisez en vingt paquets. Conlre lascite du cliien. Doses : un a quatre pa­quets par jour.
ocr page 581
KORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -WT
Poudre centre l'imgine (Erdmann et Ilortwij;).
lodure de potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Poudre de belladono.................. 30
Sucre blanc.......................... CO
Mêlez el divisez en qualre paquets.
Contre l'angine du cheval et du gros bétail. On depose un de ces paquets sur la languo des malades, quand ils ne peuvent plus rien avaler (1).
Von he pwrjnlïve (Del wart). (Pour Ie chion.)
Calomel a la vapour...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,G0 centigr.
Jalap................................ IG gr.
En quatre paquets. Contre les helminthes. Pour les chiens de petite taille ou meme de moyenne taille, il faudrait diviser ces doses en 8 paquets.
Poudre vomitive el laxative. (Pour Ie chien.)
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Tarlre stibié..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 —
Sucre blanc en poudre................ 50 gr.
A faire prendre ä jeun dans nne cuillerée d'eau, contre les affections vermineuses.
Poudre contre l'entérile (Erdmann et llertwig).
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Sulfate do potasse.................... GO
Farine de graine de lin............... 30
A faire prendre dans 400 grammes d'eau.
On remplacerait avantageusement la farine de lin par de la gom me arabique (15 ä 20 grammes).
Contre les affections inflammatoires de l'intestin et du foie. C'est un bon medicament pour la péritonite et la pleurésie (Trasbot).
(1) L'associalion du calomel avec riodure nest pas beuienso (Voir Ie tableau des substances incompatlblcs, page 12quot;).
ocr page 582
S68nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PlURMACIE YETÉRINAIUE.
l'oudre cordiale.
Baies de genièvre................. 1
Racine d'aunéo................... j äi 1000 gr.
—#9632; de gentiano............... '
- devalériane............... ) - ^
Somences d anis.................. )
Feuilles de sauge................... 1000
l'oudre de fer....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;500
M. s. a.
On en fait un électuaire avec du miei, ou on la délaye dans du vin.
Doses : 100 ä 200 grammes pour les grands animaux ; 10 a 20 pour les pctits.
Poudre désinfectante.
PliUre k mouleur...................... 1000 gr.
Aciile phónique....................... 10
Mèlez tres exactement dans un mortier. Pour Tusage
externe.
Poudre désinfectante (Hortwig).
Poudre d'écorco de chêne............. 30 gr.
Alun.................................. 30
Poudre de charbon.................... 15
M. — Pour Ie pansement des plaies de mauvaise
nature.
Poudre désinfectante (Förster).
Poudre d'écorce do chêne............. 15 gr.
Poudre d'aloès........................ 15
M. Usage externe. — Pour panser les plaies de mau­vaise nature.
Poudre de.iskcative de Bracij-Clarck.
Sulfato de zinc.................... i
Poivrc blanc...................... • ah 250 gr.
Craie faiblemont calcinóe........... )
Faites une poudre bien homogene.
L'auteur préconise cette poudre contre les chairs baveuses et bourgeonnantes, employee seule ou avec un pansement compressif. Il larecommandeaussi pour
ocr page 583
FORMULARE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 569
dessécber les eaux aux jambes du cheval, les dartres humides du chien, et pour saupoudrer l'intérieur de la conque dans le cas de catarrhe ancien.
Poudrc diwéiique et laxative (Erdmann et Hertwig).
Nltro................................. 00 gr.
Sulfate de soude...................... 180
Sous forme de boisson dans de la tisane d'orge, en deux ou trois fois dans la journée.
Poudre diwétique de Leblanc.
Nitre................................ 100 gr.
1'iésino on poudre..................... 100
En trois paquels.
Doses: un par jour au cheval.
Poudre diwéiique de Lebas.
(D'aprèd 1'analyse de Lassaigne.)
Nitre.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 graquo;1-
Rosine ca poudre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Bioxydc do lor........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
Protoxyde do fer......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 28
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
M. s. a. et divisez en paquets de 60 ä 125 grammes.
Poudre vomitive.
Ipéca................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Émétique............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10 centigr.
Divisez en trois paquets que l'on fait prendre au chien è cinq minutes d'intervalle. Faire boire de l'eau liède entre chaque prise, pour favoriser les vomissements.
Poudre diurétique (Biaine).
Scille en poudre......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Digitale..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Crème de tartro soluble...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Magnésie calcinée.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
En vingt paquels.
Doses : deux ä six par jour au chien hydropique.
32.
ocr page 584
570nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE P1IAHMACIE VÉTÉRINAIRE.
Poudre diurétique et fondante (Uoupp).
Bol d'Ai-ménie........................nbsp; nbsp; nbsp; 180 gr.
Colophane............................nbsp; nbsp; nbsp; 180
Safran de raars.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 62
Scillo rouge.......... ...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; G2
Garanco..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 90
Écorce de sassafras...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Azotate do potasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i;gt;
Melangez et divisez en paquels de 32 a 62 grammes que Ton fait prendre en los mólangeant k du son. Il conviendrait d'ajouter ä chaque paquet 1 gramme d'émétique (Bouehardal).
Doses : un ou deux paquels par jour au cheval.
l'oudve excitnnle (Pliilippo Festal). (Coatte rulonic stomnciile des ramiaants.]
Sous-carbonato de fer ................ 120 gr.
Ipéca................................ 00
Caunello............................. CO
Camphro.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Melangez ces différentes poudres et divisez en quatre paquets.
Doses: un tous les matins, k jeun dansun litre de vin rouge ou sous forme d'électuaire.
Poudre feiTugineuse amère.
Poudre de gentiane...................nbsp; nbsp; nbsp;IO0O gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; decarbonate do sonde sec ___ 500
—nbsp; nbsp; nbsp; do sulfate do fer sec.......... 500
M. et divisez en paquets de 20 grammes.
Doses : un ou deux par jour au cheval; deux a. quatre par jour au bceuf.
Centre les affections accotnpagnées d'anémie. On l'emploiera aussi tres efficacement pour Ie mouton.
Poudre tonique (Dolafond et Lassaigne).
Bales do genièvre..................... 115 gr.
Peroxyde de fer....................... 100
Poudre de gentiane................... 250
M. s. a.
ocr page 585
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 571
Poudre ioniqne au quinquina (Delafond).
Poudro de quinquina rouge............nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Poudre de gentiane...................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Peroxydo de fer......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Hydrochlorate d'ammoniaque..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 64
Contre les maladies anémiques ou hydrohémiques ä la dose de 15 a CO grammes par joui- pour Ie cheval.
Le quinquina élanl un peu ciier, Boucliardat con-seille, dans certains cas, de le remplacer par 123 gram­mes de poudre de tan.
I'oudre (Ie Martin-Chapuis. {Contre la broachite du cheval et du bccuf.)
Aconit dos tnontagncs.................nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
Guimauve............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Réglisse..............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Sulfate de sonde......................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Soufro..............................nbsp; nbsp; nbsp; 100
SulCure d'antiinoine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Extrait alcooliqiie de pavot............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Mélangez exaclement. Divisez en paquets de S0 gram­mes.
Doses : deux paquels par jour, matin et soir, contre la bronchi te du cheval ou du boeuf.
Poudre anlisp'ismodique (Eckel).
Poudre d'angélique (racine]............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr,
de quinquina..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
— de camplirc...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15 centigr.
F. s. a. une poudre que vous diviserez en trois pa­quets.
Adminislrez au chien cetle dose en un jour, en trois fois, dans une cuilleréo de sirop.
Contre les atlections spasmodiques.
Poudre slibio-opiiwée.
Extrait d'opium en poudre.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Émctique............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Sucre de lait.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Sucre ordinaire.......................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Divisez en douze paquels.
II
ocr page 586
b72nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Contre la bronchite chronique du chiea.
Doses : deux paquets par jour, malin el soir, dans de l'eau ou dans du lait.
Il s'est échappé une grosse erreur dans Finscripliou de celle formule, L'auteur prescrit en effel de diviser la poudre en douze paquets, et d'en administrer deux par jour, laquo; un Ie matin et un Ie soirraquo;. Orchacun d'eux contient 0,84 cenligrammes d'extrait dquot;opium et au-tant d'émétique : ce qui fait qu'a la fin de la journée, Ie malade a absorbé 1,08 de chacun de ces deux medi­caments, si on se conforme a l'indication ci-dessus.
Quaad on considère mainlenant que les doses théra-peutiques du chien sont, pour l'exlrait d'opium de 0,03 ä0,2ö centigrammes (1), et que celles de Témétique, comme contro-stimulant, varient entre 0,005 et 0,05, (Kaufmann), on voit de quelle importance est Terreur.
C'est pourquoi nous conseillons de substituer ä celle formule, Ia suivanle:
Opium brut..........................nbsp; nbsp; nbsp; 0,10 centigr.
Émetiquo.............................nbsp; nbsp; nbsp; 0.005 milligr.
Sucre de lait.........................nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Sucre................................nbsp; nbsp; nbsp; 2
M. s. a. Pour un paquet.
Doses: de un ä cinq paquets par jour, dans une cuil-lerée de lait. Contre la bronchite et la pneumonie du chien.
Poudre tonique.
Bales de genièvre..................... 250 gr.
Safran de mars....................... 100
Poudre do gentiaue................... 250
F. s. a. et divisez en six paquets.
Doses : un è. trois paquets par jour pour Ie cheval.
(1) L'extrait aqueux d'opium a une action double de celle do Ia poudre, il faut dond'employer a des doses moitié moindres. — Kauf­mann indique pour l'opiunn brut, comme dose thérapeutique du chien: de 0,10 a 0,50 centigrammes.
.
ocr page 587
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;öl3
Poudre lonique au quinquina.
Poudre de quinquina calisaya.........nbsp; nbsp; nbsp; 100 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp; de gcntiane...................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Liinaille de fer.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
llydrocliloratc d'ammoniaque..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50
Contre toutes les maladies anémiques et hydrohé-miques : l'anasarque, etc., etc. Doses : 20 a. 100 grammes par jour.
Poudre antidiarrhéique (Biaine).
Rhubarbe............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gi-.
Ipéca.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Opium brut..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15 centigr.
F. S. a.
En qualre paquets.
Doses: de un ä quatre par jour, contre la diarrhée
du cliien.
I'ondre kusique.
Azetate de potassc.................... 100 gr.
Soufre............................... 100
Charbon.............................. 50
En paquets de 2 grammes.
Doses : trois par jour au chien, pour Ie preserver de la maladie (Habert) ?: on continue ce traitement pen­dant quatre ou cinq jours de suite.
Poudre d'ulun et de cachon.
Poudre d'alun cristallisé............. ( - n „
,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aa F. b..
—nbsp; nbsp; nbsp; de cacliou................... )
Contre les hémorragies. On peut remplacer Ie cachou par du sulfate de zinc, et on obtient ainsi une poudre styptique destinée aux mèmes usages.
Poudre arsénicale mercuriclle {Dupuytrcn).
Arsenic blanc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Mercure doux (calomel)............... 190
Centre les dartres rougeätres.
.
ocr page 588
S74nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS ÜE IMlAltMACIE VETElUNAIltE.
Poudre caustique (Plenck).
Poudre de précipité rouge avoc Paluo; poudre eschiirotique rouge;
poudre alumiuoso-mercurielte.
Précipité rouge.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Alun calciné..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Sabine pulverisée..................... 15
M.
Conlre les verrues et les carnosilés végétantes.
Poudre désinfeclante (Demarquay).
Permanganate de potasse............ j
Carbonate do cliaux................. \ Sa P. E.
Aiuidon............................ )
Pour panser certaines plaies a odeur fétide.
Poudre désinfeclante detersive (M. Ducasse).
Poudi-o d'aloès........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 gr.
Poudre de cliarbon vegetal............ 30
M.
Pour panser les plaies aiones et fétides.
Poudre anliseptigue iodoformée (1U. Ducasse).
Poudre d'iodoforme...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Poudre de cliarbon................... 30
M. s. a.
C'est un bon medicament qui convient au pansement de toutes les plaies, et qui modilie heureusement celles qui sout de mauvaise nature.
Comme antiseptique et cicatrisant, Tiodoformeempe-che Ie développement des microbes du pus et favorise Ie bourgeonnement des plaies; comme anesthésique local, il calme Ie prurit et les démangeaisons qu'elles provoquent.
Poudre antiseptique au camplire el ü l'iodoforme (M. Ducasse)
Camphre pulverise....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
lodoforme porpbyrisó..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;li
Poudre de cliarbon................... 30
M. s. a. Mêmes usages que la précédente, mais plus active.
ocr page 589
F0RMUI.A1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ö7Ö
Pom/re liémosiatique.
1deg; Cachou pulv....................... 10 gr.
Colophane pulv.................... 40
Gommo arabiijae pulv.............. 10
M. s. a.
2quot; Poudro do charbon.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gi'.
Poudre de gomino.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I
Colophane pulv....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
M. s. a.
Pour saupoudrer les surfaces saignantes.
Poudre slyptique (clinuiiio de Toulouse).
Alun calciné..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Acétate ou sulfate de cuivre...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
M. s. a.
Employé clans Ie traitement du crapaud : on la fait adherer avee une liqueur styptique.
Des saponés (1) ou savons médicamenteux.
Savon anlicUirtreux.
Tcinture de savon....................nbsp; nbsp; nbsp; 250 gr.
Kssence de térébenthine..............nbsp; nbsp; nbsp; 100
Acétate de plomb pulverise............ 10
M. b. a.
Conlre les uleéralions dartreuses et les crevasses.
Savon antipsorique (Hertwig).
Savon vert.......................... )
Suie de cheminée................... ! ää P. E.
Kssence de térébenthine............. )
Contre la gale.
Snvon catnphri,
Savon blanc.......................... 90 gr.
Carbonate de potasse.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Alcool camphré....................... 250
Dissolvez. Conlre les douleurs rhumatismales.
(1) Ce sont des preparations composces de savons solubles et do substances médicamenteuses (Descharaps).
ocr page 590
576nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMAC1E VETERINAIRli:.
Savoyi antiarthrilique.
Savon blanc........................... 135 gr.
Opium............................... 32
Camphre............................. 64
Essence de lavande................... IC
Alcool...............................nbsp; nbsp; 1000
M. s. a. Conti'e les arlhrites: en frictions sur ['arti­culation malade.
Savon de têrébenlhine.
Savon vort............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G
Essence de térébenthine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G
Carbonate de potasse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Excitant résolutif contra les éponges, vessigons, cors, etc.
Savon irritant (Morton).
Savon blanc rape.....................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Camplire.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31
Ammoniaque.........................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Alcool rectifié.........................nbsp; nbsp; 10U0
Dissolvez le savon at la camphre dans Talcool, ajou-tez rammoniaqua at filtrez.
Suvon iodé (Morton).
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Savon alcoolique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
M.
Comma fondant contre las engorgements indolents.
Savon alcoolique.
Teinture de savon...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Huilo d'olives.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Alcool................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
F. s. a. et agitez.
Comme résolutif en frictions sur les engorgements chroniques.
S'ivon au goudron (Viborg). Savon vert.
Goudron vegetal.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' aa '' !
M.
ocr page 591
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 577
Appliquez légèrement chaud sur les parties atteintes de gale, préalablement bien nettoyées.
Savon résolutif.
Savon blanc rapé.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S2 gr.
Sei ammoniac........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2(gt;
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Dissolvez Ie savon dans l'alcool et ajoutez Ie sei. Centre les engorgements froids et chroniques.
Saponé de chloroforme.
Teinture de savon....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 gr,
Chloroforme..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
Agitez.
Saponé d'éther.
Ether sulfurique ou acétique.......... 20 gr.
Teinture de savon.................... 20
Agitez.
En frictions contre les douleurs.
Saponé d'extrait de belladone (Deschamps).
Extrait do belladone..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Teinture de savon.................... ,'{2
Dissolvez l'extrait et mêlez. 1 gramme contient 0,10 centigrammes d'extrait. Préparez de même les saponés d'exlraits de ciguë, év jusquiame, de stramoine. Comme calmant, en frictions.
Saponé iodo-iodwc (Descliamps).
lode............................ 0,inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,80ccntigr.
loduro de potassium............. 4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Eau............................ 4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4
Teinture de savon............... 31,00nbsp; nbsp; nbsp; 31,20cenligr.
Dissolvez l'iode et l'iodure dans l'eau , et mêlez. 1 gramme contient 0,10 centigrammes d'iodure, et 1 ou 2 centigrammes d'iode.
On ne peut compter sur l'effet de l'iode, comme corps élémentaire, que lorsque Ie saponé vient d'etre préparé; Pharmacia vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 33
ocr page 592
578nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRECIS DE PHARMACIE VETEtUNAlRE.
car, après un certain temps, l'iode se combine avec les elements du savon, Ie saponé devienl incolore et répand Fodeur d'iodoforme.
Saponé laudanisé (Deschamps).
Laudanum............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Teinture de savon..................... 36
Mêlez.
1 gramme contient 0,10 centigrammes de laudanum.
On prepare de la même maniere Ie saponé ä la tein­ture d'extrail d'opium, k la teinture de cantharide el ä celle d'euphorbe.
Saponé de soufre (Deschamps).
Savon mou........................... 80 gr.
Soufre lavé........................... 20
Mêlez.
1 gramme contient 0,20 centigrammes de soufre.
Saponé de sulfure de potassium (Deschamps).
Sulfure de potassium liquide..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 gr.
Savon mou........................... 37
Mêlez.
I gramme contient 0,03 centigrammes de sulfure sec. On peut remplacer Ie savon mou par de la teinture de savon. Centre les maladies de peau, surtout la gale.
Des sirops.
Strop de chaux (Trousseau).
Sirop de sucre........................nbsp; nbsp; 5000 gr.
Chaux vive...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Délitez la chaux, ajoutez un peu de sirop, environ 500 grammes, mettez sur Ie feu, faites bouillir, filtrez au papier et ajoutez Ie reste du sirop.
Contre la diarrhée des jeunes chiens.
Ce sirop peut aussi se prepareren mélangeant.
ocr page 593
FORMUI.AIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 579
Eau de chaux......................... 500 gr.
Sucre................................ 1000
On fait fondre et on passe a couvert.
Sirop de gomme.
Gommo arabique......................nbsp; nbsp; nbsp; 503 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 750
Sirop simple..........................nbsp; nbsp; 5000
Faites dissoudre la gomme dans 1'eau, et ajoutez Ie sirop de sucre ; flltrez.
Sirop de goudron (Pereire).
Goudron végétal..................... 1000 gr.
Eau de riviere....................... 250
Faites digérer a. GOquot; pendant vingt-qualre heures, agitez, laissez refroidir, décantez et flltrez. Faites dis­soudre äfroid öOOgrammesde sucreetfiltrezanouveau.
Comme anlicatarrhal chez Ie chien de luxe.
Sirop d'hyoscidmine.
Sirop simple.......................... 1000 gr.
Hyosciamine..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05 centigr.
Faites dissoudre dans 10 grammes d'eau ä Taide d'une gouttelelte d'aeide chlorhydrique et ajoutez Ie sirop.
10Q grammesdesirop renfermant0,005 milligrammes d'hyosciamine.
Donnez deux ä quatre cuillerées par jour, contre les bronchites spasmodiques du chien.
Sirop pectoral.
Sirop diacode......................... 50 gr.
Sirop de tolu......................... 100
M. et agitez.
Contre la bronchite chronique du chien.
Doses : une cuillerée a café matin et soir.
Nous employons souvent contre la bronchite, Ie sirop suivant, dont nous devons la formule a notre frère, Ie Dr J. Ducasse.
ocr page 594
380nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRECIS DE PHARMAC1E VÉTÉRINAIRE.
Sirop Ihébaïque..................... ) ^ p d
Sirop de tolu....................... i
Mélangez.
Doses: une cuillerée ä soupe matin et soir, pour un
chieu ordinaire. Une cuillerée k café matin et soir, pour un chien de
petite taille.
Ge sirop compose est plus actif que le precedent, et nous nous sommes loujours bien trouvé de son emploi.
Des solutions.
Solution aatnngenie (Bracy-Clarck).
Sulfate de zinc....................... 120 gr.
Eau.................................. 500
Solution contre I'inflammation des yeux (Erdmann et Hortwig).
Sulfate de zinc (ou pierre divine)......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50centisr.
Eau.................................. 180 gr.
Lolionner les yeux plusieurs fois par jour, toules les deux heures environ.
Contre les inflammations catarrhales des conjonctives avec secretion abondante de la muqueuse.
Solution astringente (Blavette).
Sulfate de zinc.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; C*
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'c
Huilo................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H- s-
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 5Ö0 gr.
Fades dissoudre le camphre dans l'huile, les sels dans l'eau et mélangez. — Étrange preparation: pour-quoi de l'huile et non pas de l'alcool pour dissoudre le camphre ? Ce mélange serait au moins faisable.
L'auteur dit que cetle solution appliquée sur les plaies arliculaires procure une prompte et sure cicatri­sation'! On en arrose souvent un plumasseau qu'on laisse appliqué sur 1'ouVerlure, et, quand il n'esl pas
ocr page 595
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 581
possible d'en fixer un, on pratique de fréquentes lo­tions au niveau de la plaie.
Solution asiringenle (Bouillard).
Sulfate de zinc....................... 60 gr.
— de cuivre..................... ßO
Acetate de cuivre..................... 60
Eau.................................. 1000
F. s. a.
Centre les eaux aux jambes et les crevasses; quand celles-ci sont profondes, on etend la solution pour qu'elle soit moins concentrée.
Solution contre feczema (Hertwig).
Creosote.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr-
Eau.................................. 20
F. s. a.
Solution salicylée (IMocard).
Salicylate de soude................... ICälögr.
Eau.................................. lOOg1--
F. s. a.
En lotions contre les dartres humides du cliien; la secretion se tarit au bout de quelques jours et la dou-leur se calme.
Solution contre les taies de la cornée (Erdmann et Hertwig).
Carbonate de potasse pur..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 centigr.
Opium brut...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;03n
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '5 ST.
Mouillez Tceil deux ou trois fois par jour.
Solution conlve les ulcères (Erdmann et Hertwig).
Chlorure de chaux.................... '5 gr.
Kau.................................. 18'
F. s. a. Agiter Ie flacon avant de s'en servir. Solution d'n/ocs (Morton).
Aloes du Cap.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr-
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Faites dissoudre
Usage externe. — Pour pansements,
ocr page 596
Ö82nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PllÉCIS DE PUARMACIE VÉTÉRINAlRii:.
Solution (i'arsénile i/e potasse (Youatt). (Contrc la gale du mouton.)
Acido arsunieux....................... c93 gr.
Carbonate de potasse.................. 393
Eau.................................. 50 litres.
Faites bouillir pendant une demi-heure.
laquo; Ondevrait, dit l'auteur, dans son application, avoir plus de soin qu'on n'en prend habituellement pour que Ie liquide puisse bien pénétrer Ie lissu cutané. Ce résultat s'obtient quand on a bien soin de savonner préalablement la peau. L'arsenic qui reste dans la laine après l'évaporation de l'eau, tue les acares quel-que nombreux qu'ils soient. Si l'on emploie une trop grande quantité d'arsenic, et si l'on prolonge trop l'application, il peut en résulter un empoisonnement des animaux. raquo;
Solution conire Ie cvapaud (Erdmann etnbsp; Hertwig).
Arsenic blanc.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20 centigr.
Potasse caustique.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Aloès................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; laquo;0
Arroser les surfaces ulcérées deux fois par jour.
Solution slimulante (Percival).
Alcool................................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 500
Solution d'acétato d'amraoniaque.......nbsp; nbsp; nbsp; 125
M. s. a.
Solution de sublime (Nocardj.
Sublime corrosif......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Glycerine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Eau..............................,... 80
Pour Ie traitement des fistules cartilagineuses et osseuses, des maux de garrot, de nuque et d'encolure, du javarl et du clou de rue.
Solution de nitrate Wargent (Eckel).
Nitrate d'argent......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Eau distillée.......................... 250
Alcool camphré....................... 15
ocr page 597
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 58:j
Paites dissoudre Ie nitrate dans l'eau et ajoute/ l'alcool camphré.
En compresses sur les abces, en injection dans leur intérieur lorsqu'ils sent ouverts et que la cicatrisation est lente.
Solution iodurée pour injections.
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gi--
lodure de potassium..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; 100
Alcool k 90deg;..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ó0
Solution de permanganate de potasse.
Permanganate de potasse..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau.................................. 100
Comme désinfectant dans Ie traitement des plaies et des ulcères.
Des teintures.
Teint ure d'iodoforme saponiné (LebceuQ.
Teinture de saponiné................. q-v.
lodoforme [pour avoir une solution sa-
turée)................................ q- s.
M. s. a.
Teinture de cantharides et d'euphorbe (l)elafond et Lassaigne).
Poudre d'euphorbe.................... 25 gr.
Poudre de cantharides................ 100
Alcool a GOraquo;.......................... 600
Se prepare par digestion et a les mèmes usages que la teinture de cantharides.
Teinture utérine de Caramija.
Alcool a 90deg;.......................... 2000 gr.
Sabine pulvérisée..................... 250 gr.
Thériaque............................ 190
Cumin en poudre..................... 125
Essence de rue................... ... 80
Essence de sabine.................... 80
Faites digérer pendant un mois la sabine, la thér ia-que et Ie cumin dansTalcool. Passez avec expression et ajoutez les cssences= On doit conserver cette prepara­tion dans un flacon bien bouché.
ocr page 598
üUnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Doses: de 60 a 120grammes dansun litre de vinblanc ou rouge.
Si Ton doit continuer letraitement pendant plusieurs jours, il ne faut pas dépasser, comme dose journalière, celle de 60 grammes.
Employee pour favoriser l'expulsion du délivre des vaches.
Teinture sinapigue (Marlin-Barbet).
Farine de moutardo................... 250 gr.
Eau.................................. 500
Alcool ä 80raquo;.......................... 125
Faites macérer Ia farine dans l'eau froide, ajoutez Talcooi et distillez pour avoir 1-25 grammes de produit.
Révulsif qui peut remplaeer économiquement la dis­solution d'essence de moutarde dans l'alcool.
Teinture fondante.
Alcool............................... 100 gr.
Huile de croton.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Mêlez et agitez.
Contre les molettes et les tumeurs indolentes.
Teinture résolutive.
Sei ammoniac........................ 15 gr.
Vinaigre fort.........................nbsp; nbsp; nbsp; 125
Alcool camphré....................... 15
Dissolvez Ie sei clans Ie vinaigre et mélangez avee l'alcool camphré. En frictions contre les tumeurs indolentes.
Teinture d'aloès camphrée (Bourgelat).
Teinture d'aloès...................... 128 gr.
Alcool camphré....................... 16
Pour panser les plaies de mauvaise nature et qui tendent ä se gangrener.
Teinture anise'e.
Ammoniaque liquide.................. 10 gr.
Eau-de-vie anisée..................... 20
Comme slomachique et sudorique.
.
ocr page 599
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 585
Teinture astringenle acidulée.
Eau de Rabel.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Teinture de quinquina................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Alcool campliré.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '0
Mêlez. — Usage externe.
Pour panser les plaies; on l'emploie étendue d'eau.
Teinture créosotée.
Essence de térebenthino...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 gr.
Teinture do quinquina...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Alcool campliré.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
Creosote..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1deg;
M. s. a. — Usage exferne.
Comme excitant el désinfectant des plaies.
Teinture irritante.
Ammoniaquo liquide................'...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Essence de lavande....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'
Eau-de-vie camplirce..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Comme irritant en frictions sur la peau.
Des trochisques.
Trochisqucs escharotiij-es.
Sublime corrosif.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; gr-
Amidon.............................. lO
Mucilage de gomme...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Porphyrisez Ie sublimé, mélangez-le avec l'amidon, puis ajoutez quantité süffisante de mucilage pour faire une pate avec laquelle on fera des trochisques.
Pour cautériser les mauvais ulcères.
Trochisques escharotiques de minium.
Sublimé corrosif....................... 'O S1quot;-
Minium...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr-
Mie de pain de froment............... 40
Eau..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1- s-
Faites une päte et divisez en trochisques de 0,15 cen­tigrammes, auxquels vous donnerez la forme de grams
d'avoine.
33.
ocr page 600
586nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PHARMACIE VÉTÉRINAIRE.
Des vinaigres.
Vinaigre campliré.
Camplire en poudre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
Vinaigre fort.......................... 10
P. s. a.
Mèmes usages que reau-de-viecamphrée ; utile contre les contusions et antiseptique pour les plaies.
Vinaigre de rue.
Rue................................. 100 gr.
Vinaigre.............................. 1500
F. s. a.
S'emploie en fomentations.
Vinaigre slernulutoirc (Mathieu).
Alun.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 gp.
Sulfate de zinc........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Poivre d'Espaï^ne.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3(i
Essence de térébenthinc...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
Camphre.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Vinaigre fort.........................nbsp; nbsp; nbsp;1000 gr.
Laissez macérer. — Agiter Ia bouleille avant de s'en servir.
Une cuillerée k café dans l'une on I'autre narine des bêtes h corne atteintes de péripneumonie, débarrasse les bronches des mucosités, en provoquantd'abondantes larmes et de forts ébrouements.
Vinaigre alcoolisé.
Vinaigre de vin..................... ) „
Eau-de-vie ordinaire................ ) aa
M.
S'emploie k Textérieur pour exciter les plaies et les déterger. Dans les deux cas, il doit être préalablement étendu d'eau.
'
ocr page 601
F0RMULA1RE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 587
Vinaigre arsenical (Viborg).
Acide arsónieux....................... 32 Sr-
Vinaigro.............................. 2(100
Eau distillée.......................... 1000
Contre les poux et la gale.
Vinaigre phéniqué (Quesneville).
Acide pliénique cristatlisé............. 200 gr.
Vinaigre ordinaire.................... S00
Un demi-verre dans un litre d'ean suffit pour dé-truire les miasmes. — On pourrait l'employer comme désinfeclant dans Ie pansement des plaies, mais en l'é-tendant d'eau.
Vinaigre cantharide.
Poudre de cantharides................ 64 gr.
Euphorbe............................ 16
Acide acétique.......................nbsp; nbsp; nbsp; 200
Faites macérer et filtrez. S'emploie en frictions revulsives.
Des vins.
Vin febrifuge de quinquina (Bouchardat).
Quinquina calisaja...................nbsp; nbsp; nbsp; 125 gr.
Écorce d'angusture vraie..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Alcool ä GOquot;...........................nbsp; nbsp; nbsp; 550
Vin blanc de Bourgogne acide.........nbsp; nbsp; 1000
Concassez les deux écorces, faites-les macérer pen­dant vingt-quatre heures dans I'alcool, puis ajoutez le vin et laissez en maceration pendant un mois en agilant de temps en temps. Tirez au clair.
Doses: 130 a 200 grammes. Comme febrifuge pour les grandes espèces.
laquo; Ce vin, dit l'auteur, contient tous les principes actifs du vin de quinquina, car I'alcool et les acides concou-rent ä les dissoudre. Il se conserve indéfmiment. C'est le vin de quinquina qu'on doit prescrire dans la mede-
.
ocr page 602
S88nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PRÉCIS DE PIIARMACIE VÉTÉRINAIRE.
cine vétérinaire de preference è celui du Codex. Celui de quinium est encore preferable. raquo;
On l'emploie aussi comme tonique, dans l'anémie du cheval et du mouton.
Fin de quinium.
Quinium..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4,50 centigr.
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 gr.
Vin blanc généreux...................nbsp; nbsp; 1000
Doses: 100 grammes comme febrifuge chez Ie cheval ; SOgrammescommetoniquereconstituant pour lechien; 100 ä 200 grammes pour Ie cheval. Ce medicament est indiqué dans tous les cas d'anémie, d'affections sep-tiques et lyphoïdes. Pour la médecine vétérinaire il est preferable au precedent (Bouchardal).
Vin de cachou.
Vin rouge........................... 1000 gr.
Teinturo de cachou................... 50 ä 80 gr.
M.
Vin émélisé.
Émétique.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Vin.................................. TjOO gr.
Dissolvez.
Administrez a l'intérieur étendu d'eau, centre les maladies catarrhales.
Le vinaigre stibié a la méme formule : il s'emploie dans les mêmes circonstances.
Vin de bryone.
Racine de bryone..................... GO gr.
Vin blanc............................ 500
Laissez macérer huit jours et filtrez.
Indiqué surtout chez les petits animaux, pour tuer les vers et les cestres qui épuisenl les poulains; comme diurétique contre l'hydropisie, comme expec­torant dans la pneumonie et la bronchite.
Doses: petits animaux, 30 ä 100 grammes.
ocr page 603
FORMULAIRE GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 589
Vin amer et diurélique.
Bourgeons de sapin...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 gr.
Absinthe.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IG
Gentiane.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
Camomillc............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
Vin blanc.............................nbsp; nbsp; 2000
F. s. a.
Administrez en deux doses.
Vin toni-laxutif (Vallon).
Teinture de quinquina.................nbsp; nbsp; nbsp; 135 gr.
Alcool camphró.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
Aloès................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'C
Vin rouge............................nbsp; nbsp; 1000
P. s. a.
En deux doses conlre les affections typhoïdes.
Vin chalybé, de fer ou martial.
Limaille de for....... ................ 30 gr.
Vin blanc genereus................... 1000
Laissez en contact pendant six jours en agitant de temps en temps, décantez et flltrez. On peut Ie remplacer par la preparation suivante:
Tartrate de fer et de potasse..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr-
Vin blanc............................ 1000
Dissolvez et filtrez (Dorvaull).
Ou encore par cette autre formule:
Tartrate de fer et de potasse..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Acide tartrique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Vin blanc généreux................... 1000
Triturez Ie tartrate et l'aeide tartrique dans un mor­tier de verre ou de porcelaine, ajoutez Ie vin et filtrez (Soubeiran).
Vin amer et diurélique.
Bourgeons de sapin..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33 gr.
Sommités d'absintlio................ ) - ,„
„ . , .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; } a;t lo
Racine de gentiane................. )
Flcurs de camomille.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Vin blanc..................•........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2000
ocr page 604
590
PHEC1S DE PHARMAC1E VETERINA1HE.
Concassez la racine de genliane, mélangez-la avec les bourgeons de sapin, les sommités d'absintlie et les fleurs de camomille et laissez macérer dans Ie vin pendant huit jours.
Administrez par doses de 500 grammes comme toni-que et diurétique.
FIN
ocr page 605
TABLE DES MATIERES
PllÉFACE.
Considerations générales.
Des médicamcnls. — Action des medicaments..............
Remèdes et medicaments. — Medicaments spécifiques.......
Des spécialités on remèdes secrets.........................
Division des medicaments. — Medicaments simples et compo­ses. — Medicaments ofticinaux et medicaments magistraux. — Medicaments internes et medicaments externes.........
Des succédanés............................................
CHÄPITRE PREMIER Definition de la pharmacie. — But. — Division.
9
Dl! LA COLLEÜTION 11ES MEDICAMENTS SIMPLES.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
}quot; Du regne mineral.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 11
2deg; Du regne unimal.......................................nbsp; nbsp; nbsp; II
A.nbsp; Des cantliarides. — Caractorcs entomologiques. — Récolto.
—nbsp; Falsifications..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 12
B.nbsp; Do l'axonge. — Caractèros physiques. — Preparation. — Falsifications.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 14
C.nbsp; nbsp;Des produits animaux élaborés par I'abeillo mellilere. —
1deg; De la cire. — Cire jaune. — Cire blanche. — Falsifications.nbsp; nbsp; nbsp; 15 1lt;gt; Du miei. — Miei jaune. — Miei blanc. — Récolte. —
Falsifications........ .................................nbsp; nbsp; nbsp; 17
,quot;0 Du r'egne véyét-il........................................nbsp; nbsp; nbsp; 19
Choix et récolte des substances véi;étales indigenes. — Prin­cipes généraux..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 20
Influence de l'äge sur les végétaux.........................nbsp; nbsp; nbsp; 21
—nbsp; nbsp; des tnrrains.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 23
—nbsp; nbsp; du climat et de l'exposition..........................•nbsp; nbsp; nbsp;26
—nbsp; nbsp; de la culture........................................nbsp; nbsp; nbsp; 28
Récolte des diverses parties d'un vegetal....................nbsp; nbsp; nbsp; 29
1deg; Récolte des racines.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 30
2deg; Récolto des tiges, branches et raraeaux...................nbsp; nbsp; nbsp; 30
3deg; — des écorces.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 31
4deg; — des bourgeons — B. de peuplier,— B. de sapin.....nbsp; nbsp; nbsp; 31
ocr page 606
592nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATIERES.
5deg; Récoltedes feuilles...................................... 32
(gt;0 — des fleurs......................................... 33
7deg; — des sommités fleuries.............................. 33
8deg; — des fruits. — Fruits cliarnus. — Fruits secs......... 34
9deg; — des seinences...................................... 35
Tableau synoptiquo de la récolte des différemes parties des végétaux................................................ 36
CHAPITRE II De la conservation ou reposition des medicaments. 38
1deg; Rèr/ne mi7iéral......................................... 39
2deg; Bêgne animal........................................... 42
A.nbsp; Conservation des cantharidcs............................ 43
B.nbsp; nbsp; — do I'axonge........................................ 44
C.nbsp; nbsp; — du miei et de la eire.............................. 46
3deg; Rê/)ne véqélal. — Moyens de conservation.................nbsp; nbsp; nbsp; 46
1deg; Émondaüon. — Definition. — But. — A. Décortication. —
B. Criblage ou cribration. — C. Vannage...................nbsp; nbsp; nbsp; 46
2deg; Dessiccation. — Procédés................................nbsp; nbsp; nbsp; 49
a.nbsp; nbsp; — dessiccation des racinos.............................nbsp; nbsp; nbsp; 50
b.nbsp; nbsp; — des bulbes.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 50
c.nbsp; nbsp; — des tiges, des bois et des écorces....................nbsp; nbsp; nbsp; 51
d.nbsp; nbsp;— des fcuilles........................................nbsp; nbsp; nbsp; 51
e.nbsp; nbsp; — des fleurs..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 51
f.nbsp; nbsp; — des sommités Henries..............................nbsp; nbsp; nbsp; 51
g.nbsp; nbsp; — des fruits........................................nbsp; nbsp; nbsp; 52
h. — des somences......................................nbsp; nbsp; nbsp; 52
3o Conservation dos plantes ;i l'abri do l'air, de riuunidité, de
la luniióro et des poussicres atmospliériqucs...............nbsp; nbsp; nbsp; 52
Les propriétós thérapeutiques dos végétaux sont-elles modifiéos
par Ia dessiccation ?......................................nbsp; nbsp; nbsp; 53
Prodnits oblenus par la dessiccation de 10 kilogrammes de di­verses plantes, d'après Dorvault..........................nbsp; nbsp; nbsp; 55
CHAPITRE III
Outillage et materiel de pharmacie.....nbsp; nbsp; nbsp;59
Des balances. — Trébuchet. — Poids........................nbsp; nbsp; nbsp; 59
Coupc-racinos.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 61
Mortier. — Pilon. — Bistortier.............................nbsp; nbsp; nbsp; 61
Moulin. — Tamis. — Crible................................nbsp; nbsp; nbsp; 64
Porphyre. — Molette......................................nbsp; nbsp; nbsp; 65
Presse a teinturc..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 66
Alarabic...................................................nbsp; nbsp; nbsp; 66
Appareil ä déplacement. —Siphon.......................nbsp; nbsp; nbsp; 67
Entonnoirs ä cannelures intérieuros droitos. — Spiralifères...nbsp; nbsp; nbsp; 69
Spatules. — Couteaux spatules..............................nbsp; nbsp; nbsp; 70
ocr page 607
TABLE DES MAXIERES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 593
Filtro. — Étaminc ou blancliet. — Manche ou cliausse d'Hip-
pocrate.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 70
Plaque....................................................nbsp; nbsp; nbsp; 71
Compte-gouttes.—Limousin. — Lcbaigue...................nbsp; nbsp; nbsp; 72
Pilulier...................................................nbsp; nbsp; nbsp; 74
Bassines. — Capsules diverses.............................nbsp; nbsp; nbsp; T5
Mouloirs. — Canons et pots. ^ Flacons....................nbsp; nbsp; nbsp; 76
Des boltes. —ßoites du Tyrol. — Mäche-bouclions..........nbsp; nbsp; nbsp; 77
Disque a pilules. — Cartes................................nbsp; nbsp; nbsp; 7S
CHAPITRE IV
Desopérationspharmaceutiques.—But.—Division.nbsp; nbsp; nbsp;quot;9
A.nbsp; nbsp;Operations mécaniques. — Division......................nbsp; nbsp; nbsp; 79
1raquo; Section.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 79
2raquo; Rasion................................................nbsp; nbsp; nbsp; 80
3deg; Quassation ou concassation..............................nbsp; nbsp; nbsp; 80
4deg; Pistation ou épistation..................................nbsp; nbsp; nbsp; 80
5deg; Pulpation...............................................nbsp; nbsp; nbsp; 81
0deg; Pulverisation. — Moyens mécaniques.....................nbsp; nbsp; nbsp; 81
1raquo; Contusion.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 82
2deg; Trituration.......................................nbsp; nbsp; nbsp; SI
3deg; Mouture..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 82
4raquo; Frottement.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 82
5deg; Pulverisation par intermède......................nbsp; nbsp; nbsp; 82
G0 Porphyrisation....................................nbsp; nbsp; nbsp; 83
De la tamisation...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 83
But de la pulverisation. — Ses effets. — Avantages thérapeu-
tiques..................................................nbsp; nbsp; nbsp; 84
B.nbsp; Operations physiques. — Division___....................nbsp; nbsp; nbsp; 85
1deg; Mixtion.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 86
2deg; Manutention............................................nbsp; nbsp; nbsp; 86
3deg; Extraction. — Modes divers..............................nbsp; nbsp; nbsp; 86
10 Expression........................................nbsp; nbsp; nbsp; 86
2deg; Evaporation.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 87
Squot; Distillation........................................nbsp; nbsp; nbsp; 88
Tableau des mélanges refrigerants (Descliamps)..............nbsp; nbsp; nbsp; 91
4raquo; Clarification. — Moyens divers...........................nbsp; nbsp; nbsp; 92
1deg; Depuration......................................nbsp; nbsp; nbsp; 92
2deg; Décanlation ou soutirage ..........................nbsp; nbsp; nbsp; 92
3deg; Despumation......................................nbsp; nbsp; nbsp; 93
4deg; Colature..........................................nbsp; - 93
5raquo; Filtration.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 93
6deg; Coagulation......................................nbsp; nbsp; nbsp; 93
G. Operations physico-ckimiques. — Fusion ct liquefaction.
— Solution et dissolution..............,.................nbsp; nbsp; nbsp; 95
Tableau de Ia solubilité des corps..........................nbsp; nbsp; nbsp; 97
Dissolution entre liquides.................................nbsp; nbsp; 100
ocr page 608
S94nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATIÈRES.
Dissolution des solides. — Methodes........................nbsp; nbsp; 101
I o Lixiviation........................................nbsp; nbsp; 101
2deg; Maceration. — Indications et avantages. — Inconve­nient. — Usages...................................nbsp; nbsp; nbsp;106
3o Digestion.........................................nbsp; nbsp; 108
4o Infusion..........................................nbsp; nbsp; 108
5deg; Decoction........................................nbsp; nbsp; 110
Tableau synoptique modifié do Koy........................nbsp; nbsp; 112
D. Operations chimiques proi'VemeiU dites...................nbsp; nbsp; nbsp;114
Calcination. — Preparation dc I'alun calcine...... ..........nbsp; nbsp; nbsp;115
CHAPITRE V
DeTart de formuler...........................nbsp; nbsp; nbsp;116
Des incompatibilités.......................................nbsp; nbsp; nbsp;122
Tableau des substances incompatibles. — Medicaments explo­sibles..................................................nbsp; nbsp; 127
Maniere de formuler. — De la formule ou ordonnance. —
Parties Constituantes.....................................nbsp; nbsp; nbsp;129
A.nbsp; Inscription. — Observations générales...................nbsp; nbsp; nbsp;130
B.nbsp; Souscription............................................nbsp; nbsp; nbsp;135
C.nbsp; Instruction............................................nbsp; nbsp; nbsp;135
Liste des abréviations médicinales les plus employees.........nbsp; nbsp; nbsp;136
Evaluation en poids de quantités diverses...................nbsp; nbsp; nbsp;137
Rapport des poids anciens encore usités en pharmacie aux
poids déciraaux..........................................nbsp; nbsp; nbsp;138
Poids de 20 gouttes au compte-gouttes normal, nombre de
gouttes nécessaires pour peser un gramme.................nbsp; nbsp; 138
Gataplasmes. — Modele de formule........................nbsp; nbsp; nbsp;139
Collyres. — Modele de formule...........................nbsp; nbsp; nbsp;139
Électuaires. — Modele de formule........................nbsp; nbsp; 140
Glycérés. — Modele de formule...........................nbsp; nbsp; 140
Liniments.— Feux liquides. —Modelede formule...........nbsp; nbsp; 141
Lotions. — Modele de formule............................nbsp; nbsp; nbsp;142
Pilules. — Bols. — Modele de formule......................nbsp; nbsp; 142
Pommades et onguents. — Modele de formule...............nbsp; nbsp; 143
Potions. — Modele de formule..............................nbsp; nbsp; 144
Poudres simples et composées. —Modelede formule.........nbsp; nbsp; 145
Tisanes. — Modele de formule..............................nbsp; nbsp; 146
CHAPITRE VI
Des medicaments magistraux et offleinaux
employés en médecine vétérinaire......nbsp; nbsp; 147
Des acides...............................................nbsp; nbsp; 149
Acide azotique alcoolisé................................nbsp; nbsp; 151
—nbsp; nbsp; sulfurique alcoolisé..............................nbsp; nbsp; 152
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — dilué.....................................nbsp; nbsp; 153
ocr page 609
TABLE DES MATIÈRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;595
Des alcools...............................................nbsp; nbsp; nbsp;153
Alcool ä 90raquo; d. c......................................nbsp; nbsp; IdS
—nbsp; nbsp; nbsp; a 85raquo; — .....................................nbsp; nbsp; 161
—nbsp; nbsp; nbsp; ä 80raquo; — .....................................nbsp; nbsp; nbsp;154
—nbsp; nbsp; nbsp; ä COraquo; — .....................................nbsp; nbsp; 154
Des alcoolats.............................................nbsp; nbsp; 154
Hamm; ou alcoolat de Fioravanti........................nbsp; nbsp; 155
Alcoolat vulnéraire.....................................nbsp; nbsp; 150
Des alcoolatures.........................................nbsp; nbsp; 157
Alcoolature d'aconit (fcuilles-racines)...................nbsp; nbsp; 157
—nbsp; nbsp; d'arnica (flours)..................................nbsp; nbsp; 157
—#9632; de belladone ((euilles)............................nbsp; nbsp; 157
—nbsp; nbsp; de ciguö (fenilles)................................nbsp; nbsp; 157
—nbsp; nbsp; de colchique (bulbes-fleurs)......................nbsp; nbsp; 157
—nbsp; nbsp; de digitale (feuilles).............................nbsp; nbsp; 157
—nbsp; nbsp; de jusquiame (feuilles)...........................nbsp; nbsp; 157
Alcoolature d'aconit (Doschamps)........................nbsp; nbsp; 158
Des apozèmes.............................................nbsp; nbsp; 159
Apozème blanc de Sydenbam............................nbsp; nbsp; 159
—nbsp; nbsp; de Cousso ou Kousso.............................nbsp; nbsp; 160
—nbsp; nbsp; d'ócoice de racine de grenadier...................nbsp; nbsp; 161
—nbsp; nbsp; purgatil'.........................................nbsp; nbsp; 162
Des bains medicamenteuz................................nbsp; nbsp; 163
Bain alcalin...........................................nbsp; nbsp; 164
—nbsp; nbsp; aromatique.......................................nbsp; nbsp; 165
—nbsp; nbsp; de sei marin......................................nbsp; nbsp; 165
—nbsp; nbsp; sulfuré ou sulfureux...............................nbsp; nbsp; 165
—nbsp; nbsp; sulfuré liquide ou sulfureux liquide................nbsp; nbsp; 165
—nbsp; nbsp; arsenical.........................................nbsp; nbsp; 1C6
Des bols...................................................nbsp; nbsp; 168
Bols purgatifs ou aloétiques............................nbsp; nbsp; 170
Des boissons médicinales ou tisanes......................nbsp; nbsp; 170
Tisane d'orge..........................................nbsp; nbsp; 173
—nbsp; nbsp; de gruau........................................nbsp; nbsp; 173
—nbsp; nbsp; de riz...........................................nbsp; nbsp; 173
Des breuvages...........................................nbsp; nbsp; 174
Breuvage calmant......................................nbsp; nbsp; 177
—nbsp; nbsp; calmant opiacc..................................nbsp; nbsp; 177
Des cachets médicamenteux..............................nbsp; nbsp; 177
Des capsules......................•......................nbsp; nbsp; 178
Des cataplasmes.......................................... 179
Cataplasme de farine de lin.............................. 181
—nbsp; nbsp; de fécule........................................ 181
—nbsp; nbsp; rubifiant (voyoz Sinapisme)....................... 181
Des Caustiques........................................... 181
Caustique au chlorure de zinc.......................... 182
—nbsp; nbsp; de potasse et de chaux...........................nbsp; nbsp; 183
—nbsp; nbsp; de Vienne....................................... 184
ocr page 610
596nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MA.TIEKES.
Mixture cathérétique (colljre de Lanfranc^.............nbsp; nbsp; 184
Pierre divine..........................................nbsp; nbsp; 185
Pouilrc escharotique arsénicale.........................nbsp; nbsp; 185
Des cérats...............................................nbsp; nbsp; 186
Gerat de Galien.......................................nbsp; nbsp; 187
—nbsp; nbsp; janna...........................................nbsp; nbsp; 187
—nbsp; nbsp; laudanisé........................................nbsp; nbsp; 188
—nbsp; nbsp; saturné.........................................nbsp; nbsp; 188
—nbsp; nbsp; simple...........................................nbsp; nbsp; 188
Des charges..............................................nbsp; nbsp; 188
Charge commune ou ordinaire..........................nbsp; nbsp; 189
—nbsp; nbsp; centre la gale....................................nbsp; nbsp; 190
—nbsp; nbsp; de Lebas.......................................nbsp; nbsp; 190
—nbsp; nbsp; resolulive........................................nbsp; nbsp; 190
Conltar savonneux......................................nbsp; nbsp; 190
Du collodion..............................................nbsp; nbsp; 191
Collodion. — Preparation...............................nbsp; nbsp; 192
Des collutoires...........................................nbsp; nbsp; 193
Colintoire au borate de sonde...........................nbsp; nbsp; 193
Des collyres..............................................nbsp; nbsp; 193
Culljrcs ä l'azotate d'argent............................nbsp; nbsp; 195
—nbsp; nbsp; coiUi'O l'oplithalmie.............................nbsp; nbsp; 195
—nbsp; nbsp; sec au calomel..................................nbsp; nbsp; 195
—nbsp; nbsp; de Lanfr.iuc.....................................nbsp; nbsp; 196
—nbsp; nbsp; au sulfate de zinc.................................nbsp; nbsp; 196
—nbsp; nbsp; ä la pierre divine................................nbsp; nbsp; 196
Du coton ou ouate ordinaire..............................nbsp; nbsp; 196
Coton hydrophile.......................................nbsp; nbsp; 196
Etoupo hydrophile ou puritice.........................nbsp; nbsp; 197
Coton et étoupo hydrophiles phéniqués..................nbsp; nbsp; 199
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — au bi-chlorure de mercure...nbsp; nbsp; 201
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — a l'iodolbrme................nbsp; nbsp; 203
Coton et ótoupe salicylós...............................nbsp; nbsp; 203
—nbsp; nbsp; iodé..........................................nbsp; nbsp; 204
Des crayons médicamenteuz.......................'......nbsp; nbsp; 205
Crayons d'azotate d'argent.............................nbsp; nbsp; 205
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — mitigc.........................nbsp; nbsp; 205
Crayons de tannin........................;................nbsp; nbsp; 206
Des eaux médicinales......................................nbsp; nbsp; 206
Eau de Goulard........................................nbsp; nbsp; 207
—nbsp; phéniquée.........................................nbsp; nbsp; 207
—nbsp; de Rabel..........................................nbsp; nbsp; 207
—nbsp; sedative...........................................nbsp; nbsp; 207
-----de-vie camphrée..................................nbsp; nbsp; 207
—nbsp; pbagédénique.....................................nbsp; nbsp; 208
—nbsp; albumineuse.......................................nbsp; nbsp; 208
—nbsp; blanche............................................nbsp; nbsp; 208
—nbsp; camphrée..........................................nbsp; nbsp; 208
ocr page 611
TABLE DES MATIÈRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;597
„ , ............nbsp; nbsp; 208
Eau de chaux................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_
—nbsp; distillée..........................................nbsp; nbsp; nbsp; „ln
—nbsp; distillée de laitue..................................nbsp; nbsp; quot;quot;
—nbsp; distillée de laurier-cerise...........................nbsp; nbsp; *raquo;quot;
—nbsp; distillée de rose....................................
—nbsp; de goudron........................................
Des électuaires...........................................
Electuaire adoucissant..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
—nbsp; nbsp; expectorant et calmant...........................nbsp; nbsp; -'*
—nbsp; nbsp; diascordiuin.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
—nbsp; nbsp; thériacal. — Thcriaque..........................nbsp; nbsp; *jä
Des emulsions............................................nbsp; nbsp;,,„
Des éponges. — Blanchimcnt..............................nbsp; nbsp; ' deg;
Éponges préparées ä la ficelle..........................nbsp; nbsp; *'.quot;
_ antiseptiques............ÖVVi;................nbsp; nbsp; ^90
Des espèces. - Thés composes. - Specioles...............nbsp; nbsp; J£gt;
Espèces émollientes..............................-----
—nbsp; nbsp; pectorales (avee flours)...........................nbsp; nbsp; *f'
—nbsp; nbsp; aroraatiques.....................................nbsp; nbsp; ~~
Des extraits................-.............................nbsp; nbsp; „„.
Extrait de belladone (sue.).............................nbsp; nbsp; *#9632;quot;
—nbsp; nbsp; de ciguë (feuillos)................................nbsp; nbsp; ***
_ de jusquiame (feuilles)............................nbsp; nbsp; **deg;
_ de laitue vireuse (tiges)...........................nbsp; nbsp; **raquo;
_ de stramoine (feuilles).........................•••nbsp; nbsp; ***
_ de belladone (semences)..........................nbsp; nbsp; **8
—nbsp; nbsp; de ciguë (semences)..............................nbsp; nbsp; 22o
—nbsp; nbsp; de jusquiame (semences).........................nbsp; nbsp; **raquo;
_ de colchique (semences)..........................nbsp; nbsp; 22a
—nbsp; nbsp; de stramoine (semences).........................nbsp; nbsp; 2^5
—nbsp; nbsp; de digitale (aqueux).............................nbsp; nbsp; 22o
_ de digitale (alcoolique)...........................nbsp; nbsp; **laquo;•
—nbsp; nbsp; d'aconit (racine).................................nbsp; nbsp; **deg;
_ de grenadier (racine)..............................nbsp; nbsp; **raquo;
—nbsp; nbsp; d'ipéca (racine)..................................nbsp; nbsp;
—nbsp; nbsp; de quinquina....................................nbsp; nbsp; nbsp; •
_ de rue (feuille?)..................................nbsp; nbsp; *•raquo;
_ de sabine (leuilles)...............................nbsp; nbsp; **deg;
—nbsp; nbsp; de gentiano......................................nbsp; nbsp; **
—nbsp; nbsp; d'opium ou thébaiquo...........................nbsp; nbsp; ~^'
—nbsp; nbsp; de seigle ergoté..................................nbsp; nbsp;_*quot;
Des feux.................................................nbsp; nbsp; ,„.
Feu liquide ordinaire...................................nbsp; nbsp; quot;deg;
Des fumigations .......................................
Fumigations ä l'acido sulfuroux..........................nbsp; nbsp; *laquo;quot;
—nbsp; nbsp; de clilore..........................•............nbsp; nbsp;
Des lomentations........................ ................
Fomentation aromatique...............................
ocr page 612
SOSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATIÈRES.
Fomentation émolliente.................................nbsp; nbsp; 231
De la gaze................................................nbsp; nbsp; 231
Gaze hydropliilo. —Preparation........................nbsp; nbsp; 231
Des gargarismes..........................................nbsp; nbsp; 232
Gargarisme au chlorate de potasse.......................nbsp; nbsp; 233
—nbsp; nbsp; emollient.........................................nbsp; nbsp; 233
Des glycérés. — Glycérats ou glycérolés...................nbsp; nbsp; 234
Glycerine iodco.........................................nbsp; nbsp; 234
Glycérc d'amidon......................................nbsp; nbsp; 234
—nbsp; nbsp; d'extrait de belladonc............................nbsp; nbsp; 234
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de ciguë...................................nbsp; nbsp; 236
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — do jusqniame..............................nbsp; nbsp; 235
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — d'opium...................................nbsp; nbsp; 235
—nbsp; nbsp; d'iodure de potassium...........................nbsp; nbsp; 235
—nbsp; nbsp; d'oxj de de zinc.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;235
Des goiittes...............................................nbsp; nbsp; 235
Gonttes ameres de Baume...............................nbsp; nbsp; 236
Des granules.............................................nbsp; nbsp; 23G
Granules d'acide arsonieux.............................nbsp; nbsp; 237
Des huiles medicinales....................................nbsp; nbsp; 238
Baume tranquille..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;240
iluile de camomille....................................nbsp; nbsp; 240
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— camphrée.............................nbsp; nbsp; 240
—nbsp; nbsp; camphrée........................................nbsp; nbsp; 241
—nbsp; nbsp; de cantharide....................................nbsp; nbsp; 241
—nbsp; nbsp; dejusquiame.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;241
—nbsp; nbsp; dlaquo; fouill. s de belladone..........................nbsp; nbsp; 241
Des injections.............................................nbsp; nbsp; 241
Solutó de chlorhydrate de morphine....................nbsp; nbsp; 246
Des lavements............................................nbsp; nbsp; 246
Lavement a l'amidon....................................nbsp; nbsp; 248
—nbsp; nbsp; laxatit'...........................................nbsp; nbsp; 24g
—nbsp; nbsp; purgatif..........................................nbsp; nbsp; 24g
Laudanum de Rousseau.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24fgt;
—nbsp; nbsp; de Sj denham....................................nbsp; nbsp; 219
Des liniments.............................................nbsp; nbsp; 250
Liniment ammoniacal double...........................nbsp; nbsp; 251
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — simple...............................nbsp; nbsp; 251
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — (volatil)..............................nbsp; nbsp; 251
Baume opodcldoch.....................................nbsp; nbsp; 251
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— liquide.................................nbsp; nbsp; 252
Liniment calcaiio......................................nbsp; nbsp; 252
—nbsp; nbsp; au chlnroforme..................................nbsp; nbsp; 252
—nbsp; nbsp; de Rosen........................................nbsp; nbsp; 252
—nbsp; nbsp; savonneux......................................nbsp; nbsp; 253
Des liqueurs..............................................nbsp; nbsp; 253
Liqueur d'Hoffmann ...................................nbsp; nbsp; 253
—nbsp; nbsp; de Van Swieten.................................nbsp; nbsp; 253
ocr page 613
TABLE DES MAT1ÉRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;599
Liqueur de Labarraque......#9632;..................lt;......nbsp; nbsp; 254
—nbsp; nbsp; de Villate.......................................nbsp; nbsp; -'S*
—nbsp; nbsp; de Boudin.......................................nbsp; nbsp; 255
—nbsp; nbsp; de Fowler.......................................nbsp; nbsp; 25ft
—nbsp; nbsp; de Pearson......................................nbsp; nbsp; 257
Des lotions...............................................nbsp; nbsp; ^'a'
Lotion centre la gale...................................nbsp; nbsp; 25raquo;
—nbsp; nbsp; contre Ie piétin..................................nbsp; nbsp; 258
—nbsp; nbsp; sulfurée.........................................nbsp; nbsp; 2igt;8
—nbsp; nbsp; ä l'acétate de plomb..............................nbsp; nbsp; 258,
—nbsp; nbsp; dite de Goulard.................................nbsp; nbsp; 258
Hellites et oxymellites....................................nbsp; nbsp; 258
Mellite do mercuriale...................................nbsp; nbsp; 260
—nbsp; nbsp; simple...........................................nbsp; nbsp; 260
—nbsp; nbsp; de vinaigre......................................nbsp; nbsp; 260
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— scillitique..............................nbsp; nbsp; 261
Des mixtures.............................................nbsp; nbsp; 261
Des mucilages............................................nbsp; nbsp; 262
Mucilage de semences de coing.........................nbsp; nbsp; 263
—nbsp; nbsp; de gomme.......................................nbsp; nbsp; 263
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— adragante..............................nbsp; nbsp; 263
Des onguents.............................................nbsp; nbsp; 2(i*
Onguent egyptiac .....................................nbsp; nbsp; 265
—nbsp; nbsp; l'ondant de Gérard................................nbsp; nbsp; 206
—nbsp; nbsp; de pied..........................................nbsp; nbsp; 260
—nbsp; nbsp; résolutif........................................nbsp; nbsp; 266
—nbsp; nbsp; vésicatoire......................................nbsp; nbsp; 26quot;
—nbsp; nbsp; d'Althaea........................................nbsp; nbsp; 267
—nbsp; nbsp; d'Arcteus........................................nbsp; nbsp; 267
—nbsp; nbsp; basilicum........................................nbsp; nbsp; 268
—nbsp; nbsp; citrin...........................................nbsp; nbsp; 268
—nbsp; nbsp; digestif simple...................................nbsp; nbsp; 269
—nbsp; nbsp; de laurier.......................................nbsp; nbsp; 261)
—nbsp; nbsp; de styrax..................................'-----nbsp; nbsp; 270
—nbsp; nbsp; nbsp;gris.............................................nbsp; nbsp; 270
—nbsp; nbsp; mercuriel simple.................................nbsp; nbsp; 270
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — double...................................nbsp; nbsp; 270
—nbsp; nbsp; napolitain.......................................nbsp; nbsp; 270
Des pains médicamenteux.................................nbsp; nbsp; 270
Des patés médicamenteuses externes.....................nbsp; nbsp; 271
Pate canstique (Plasso).................................nbsp; nbsp; 272
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — contre Ie crapaud..........................nbsp; #9632; 271
—nbsp; nbsp; de Canquoin......................................nbsp; nbsp; 272
Des pilules........... ...................................nbsp; nbsp; 272
Pilules purgatives (pour les cbiens).....................nbsp; nbsp; 275
—nbsp; nbsp; d'aloès simple...................................nbsp; nbsp; 275
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — et de gomme-gutte........................nbsp; nbsp; 276
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — et de savon...............................nbsp; nbsp; 276
ocr page 614
6Ö0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATIÈRES.
Pilules de tércbentliine.................................nbsp; nbsp; 276
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — cuite.................................nbsp; nbsp; 276
—nbsp; nbsp; de carbonate ferreux.............................nbsp; nbsp; 277
Des pommades............................................nbsp; nbsp; 277
Pommade cathérétique.................................nbsp; nbsp; 2S0
—nbsp; nbsp; de soudron......................................nbsp; nbsp; 280
—nbsp; nbsp; d'iodure (bi) de mercure.........................nbsp; nbsp; 281
—nbsp; nbsp; mercurielle ä P. E...............................nbsp; nbsp; 281
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — double (Deschamps).....................nbsp; nbsp; 282
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — faiblo...................................nbsp; nbsp; 282
—nbsp; nbsp; populéum.......................................nbsp; nbsp; 283
—nbsp; nbsp; soufrée.........................................nbsp; nbsp; 28-'!
—nbsp; nbsp; sulfiireusc centre la gale.........................nbsp; nbsp; 283
—nbsp; nbsp; vésicanto stibice.................................nbsp; nbsp; 283
—nbsp; nbsp; ammoniacalc.....................................nbsp; nbsp; 284
—nbsp; nbsp; campbrée.......................................nbsp; nbsp; 284
—nbsp; nbsp; antipsorique (Helmerich).........................nbsp; nbsp; 284
—nbsp; nbsp; belladonée......................................nbsp; nbsp; 285
—nbsp; nbsp; au chloroforme..................................nbsp; nbsp; 285
—nbsp; nbsp; d'iodure de plomb................................nbsp; nbsp; 285
—nbsp; nbsp; de calomel (précipité blanc)......................nbsp; nbsp; 285
—nbsp; nbsp; d'oxyde de zinc..................................nbsp; nbsp; 285
—nbsp; nbsp; d'iodure de potassium...........................nbsp; nbsp; 286
Pommade savonneuse d'iodure de potassium (Niecke).....nbsp; nbsp; 286
Pommade d'iodure do potassium iodurée.................nbsp; nbsp; 286
—nbsp; nbsp; d'oxj de rouge de mercure........................nbsp; nbsp; 287
—nbsp; nbsp; et — jaune do mercure........................nbsp; nbsp; 287
—nbsp; nbsp; stibióc (d'Autenriotbl.............................nbsp; nbsp; 287
Des potions...............................................nbsp; nbsp; 287
Potion cordiale.........................................nbsp; nbsp; 290
—nbsp; nbsp; emulsive gommee (looch blanc)...................nbsp; nbsp; 290
—nbsp; nbsp; — liuileuse (loocb huileux)......................nbsp; nbsp; 291
—nbsp; nbsp; antivomitive de Rlvièro..........................nbsp; nbsp; 291
—nbsp; nbsp; gommeuse (jnlep gommcux)......................nbsp; nbsp; 291
—nbsp; nbsp; pectorale.......................................nbsp; nbsp; 292
—nbsp; nbsp; simple............................. ...........nbsp; nbsp; 292
—nbsp; nbsp; de Todd.........................................nbsp; nbsp; 292
Des poudres................... .........................nbsp; nbsp; 292
Poudre adoucissante..................................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; caustique arsenicale..............................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; de coaltar (Corne et Demeaux)...................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; cordiale tonique (Lebas)..........................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; diurctique.....................................nbsp; nbsp; nbsp;296
—nbsp; nbsp; d'aloós..........................................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; d'amidon.......................................nbsp; nbsp; 296
—nbsp; nbsp; de belladone (feuillcs)...........................nbsp; nbsp; 297
—nbsp; nbsp; de camplire.....................................nbsp; nbsp; 297
—nbsp; nbsp; de cantharide...................................nbsp; nbsp; 297
ocr page 615
TABLE DES MATIÈRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 601
l'oudrc de charbon vegetal..............................nbsp; nbsp; 191
—nbsp; nbsp; de goinme.......................................nbsp; nbsp; 298
—nbsp; nbsp; de graiue de lin..................................nbsp; nbsp; 298
—nbsp; nbsp; d'opiura.........................................nbsp; nbsp; 298
—nbsp; nbsp; de seigle ergoté.................................nbsp; nbsp; 2'J9
—nbsp; nbsp; tlióriacale......................................nbsp; nbsp; 299
Des provendes medicamenteuses..........................nbsp; nbsp; 299
Tes savons................................................nbsp; nbsp; 300
Savon medicinal ou amygdalin...........................nbsp; nbsp; 302
Des sinapismes...........................................nbsp; nbsp; 303
Essence de moutarde...................................nbsp; nbsp; 304
Des sirops................................................nbsp; nbsp; 304
Sirop d'aconit.........................................nbsp; nbsp; 308
—nbsp; nbsp; de bäume de Tolu...............................nbsp; nbsp; 308
—nbsp; nbsp; de belladone....................................nbsp; nbsp; 309
—nbsp; nbsp; de chloral.......................................nbsp; nbsp; 309
—nbsp; nbsp; de morphine.....................................nbsp; nbsp; 309
—nbsp; nbsp; de codeine......................................nbsp; nbsp; 309
—nbsp; nbsp; diacode.........................................nbsp; nbsp; 310
—nbsp; nbsp; de digitale......................................nbsp; nbsp; 310
—nbsp; nbsp; d'éther.........................................nbsp; nbsp; 310
—nbsp; nbsp; de gomrao.......................................nbsp; nbsp; 310
—nbsp; nbsp; d'ipéca..........................................nbsp; nbsp; 310
—nbsp; nbsp; de nerprun.....................................nbsp; nbsp; 311
—nbsp; nbsp; dopium ou thébaïque.............................nbsp; nbsp; 311
—nbsp; nbsp; de ratanhia......................................nbsp; nbsp; 311
—nbsp; nbsp; de sucre.........................................nbsp; nbsp; 311
—nbsp; nbsp; de sulfate de strychnine..........................nbsp; nbsp; 312
Sue do nerprun........................................nbsp; nbsp; 312
Des Solutions ou solutés..................................nbsp; nbsp; S12
Solution de sullate de fer .............................nbsp; nbsp; 313
—nbsp; nbsp; offlcinale de perchlorure de fer...................nbsp; nbsp; 313
Sous-acétate de plomb liquide (extrait de Saturne)......nbsp; nbsp; 316
Des teintures. - Alcooles. — Ëthérolés...................nbsp; nbsp; 3i7
ïeinture balsamique (baumo du Commandeur;...........nbsp; nbsp; 321
—nbsp; nbsp; d'aloès..........................................nbsp; nbsp; 321
—nbsp; nbsp; de camphre concentrée (alcool camphré)..........nbsp; nbsp; 321
—nbsp; nbsp; de camphre faible (eau-de-vie camphrée)...........nbsp; nbsp; 322
—nbsp; nbsp; d'extrait d'opium................................nbsp; nbsp; 322
—nbsp; nbsp; de gentiane.....................................nbsp; nbsp; 322
—nbsp; nbsp; d'aconit (feuilles)................................nbsp; nbsp; 322
—nbsp; nbsp; d'arnica (fleurs)..................................' 323
—nbsp; nbsp; de belladone (feuilles)............................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de ciguë (feuilles)...............................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de coca (feuilles)................................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; d'ipécacuanha (racine)...........................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; do Jalap (racine).................................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de jusquiame (feuilles)............................nbsp; nbsp; 323
Pharmacie vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;34
ocr page 616
602nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATIÈRES.
Tcinturc de quinquina..................................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de ratanhia (racine)..............................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de seilte (squames)..............................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de gentiane alcaline.............................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; d'iode...........................................nbsp; nbsp; 323
—nbsp; nbsp; de Jalap composée (eau-de-vie allemande)........nbsp; nbsp; 323
Elixir calmant de Lebas................................nbsp; nbsp; 324
—nbsp; nbsp; parégoriquo.....................................nbsp; nbsp; 324
Teinture de savon.....................................nbsp; nbsp; 325
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;óthorée d'asa-foetida...........................nbsp; nbsp; 325
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de camphre...........................nbsp; nbsp; 325
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de digitale............................nbsp; nbsp; 325
Des trochisques..........................................nbsp; nbsp; 326
Des vaselés..............................................nbsp; nbsp; 327
Des vins médicinaux......................................nbsp; nbsp; 321
—nbsp; nbsp; vin aromatique..................................nbsp; nbsp; 328
—nbsp; nbsp; de gentiane.....................................nbsp; nbsp; 328
—nbsp; nbsp; d'opium compose (laudanum do Sydenham).......nbsp; nbsp; 329
—nbsp; nbsp; de quinquina....................................nbsp; nbsp; 329
—nbsp; nbsp; — ferrugineux..................................nbsp; nbsp; 329
—nbsp; nbsp; — aluné.......................................nbsp; nbsp; 329
Des vinaigres médicinaux............... .................nbsp; nbsp; 330
—nbsp; nbsp; vinaigre pliéniqué...............................nbsp; nbsp; 330
—nbsp; nbsp; — de scille....................................nbsp; nbsp; 330
CHAPITRE VII
Formulaire general...............nbsp; nbsp; 331
Preparations magistiales i base d'acide azotique.............nbsp; nbsp; 331
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; chlorhjdrique.......nbsp; nbsp; 333
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cliromique..........nbsp; nbsp; 333
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; phénique............nbsp; nbsp; 334
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; sulfurique...........nbsp; nbsp; 334
Formules ma^istralosd'alcoolés..............................nbsp; nbsp; 335
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'apozcmes.............................nbsp; nbsp; 336
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de bains médicamenteux................nbsp; nbsp; 336
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de bols ...............................nbsp; nbsp; 340
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de boissons médicinales.................nbsp; nbsp; 356
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de brcuvages...........................nbsp; nbsp; 359
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de cachets médicamenteux..............nbsp; nbsp; 388
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de cataplasmes.........................nbsp; nbsp; 390
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de caustiques...........................nbsp; nbsp; 395
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de cérats...............................nbsp; nbsp; 397
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de charges.............................nbsp; nbsp; 400
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de collodions médicamenteux............nbsp; nbsp; 404
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de collutoires..........................nbsp; nbsp; 407
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de collyres.............................nbsp; nbsp; 408
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de crayons médicamenteux..............nbsp; nbsp; 417
ocr page 617
TABLE DES MATIERES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;603
Formules magistrales d'eaux médicinales..................nbsp; nbsp; Hi
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — d'électuaires.........................nbsp; nbsp; 428
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — d'emulsions.........................nbsp; nbsp; 442
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — d'espèces............................nbsp; nbsp; 446
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de feux.............................nbsp; nbsp; 449
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de fumigations......................nbsp; nbsp; 452
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de gargarismes......................nbsp; nbsp; 463
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de glycérés..........................nbsp; nbsp; 456
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de gouttes...........................nbsp; nbsp; 461
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— d'huiles médicinales..................nbsp; nbsp; 462
Dos injections. — 1deg; Injections trachéales du Dr Lévi. — Ma­nuel opératoire. — Formules magistrales.................nbsp; nbsp; 466
2deg; Injections hypodermiques. — Formules magistrales.......nbsp; nbsp; 474
3deg; Injections intra-cavitaires. — Formules magistrales........nbsp; nbsp; 488
Formules magistrales de lavements.......................nbsp; nbsp; 493
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de liniments.........................nbsp; nbsp; 499
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de liqueurs..........................nbsp; nbsp; 506
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de lotions...........................nbsp; nbsp; 510
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de mellites et d'oxymellites..........nbsp; nbsp; 516
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de mixtures.........................nbsp; nbsp; 517
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — d'onguents..........................nbsp; nbsp; 524
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de patés médicamenteuses externes...nbsp; nbsp; 536
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de pilules...........................nbsp; nbsp; 539
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de pommades........................nbsp; nbsp; 544
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de potions...........................nbsp; nbsp; 555
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de poudres..........................nbsp; nbsp; 562
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de saponés ou savons médicamenteux.nbsp; nbsp; 575
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de sirops............................nbsp; nbsp; 578
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de solutions.........................nbsp; nbsp; 580
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de teintures.........................nbsp; nbsp; 583
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de trochisques.......................nbsp; nbsp; 585
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de vinaigres.........................nbsp; nbsp; 586
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de vins..............................nbsp; nbsp; 587
FIN DE LA TABLE DIS MATIÈRES.
4570-03, — Corbeil. Iniprinierie Cbétë.
jrji.
ocr page 618
.
Maison RENAULT Ainé fondée en 1840
PELLIOT et raquo;EI.OX, Suecesseors
26, RL'E DU ROI-DE-SICILE, A PARIS
DROGUERIE
VÉTÉRINAIRE
Fondée en 1840
CONDITIONS GÉNÉRALES ï
1deg; Franco de port dans toutes les garos
frangaises è, partir do öO francs.
2deg; Paiement a volonté dos clients, avec
un cscompte -de 3 0/o a un mois, do
2 0/o h trois mois ou a six mois sans
cscompte.
GRANDES FACILITÉS DE PAIEMENT
PRODÜITS DIVERS :
Acetate d'ammoniaque.........lo kilog. 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp;de cuivre pulverise___ — 4 25
—nbsp; nbsp; nbsp;de morphine.........Ie gramme raquo; 75
—nbsp; nbsp; nbsp;de plomb liquide.......Ie kilog. 150
Aoide acétique................ — 2 50
—nbsp; nbsp; arsénieux pulverise...... — 1 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — en paquetsdel cl2gr.lecent 1 raquo;
—nbsp; nbsp; borique.................Ie kilog. 3 50
—nbsp; nbsp; cMorliydrique........... — raquo;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — pur....... — 2 50
—nbsp; nbsp; nitrique................ — „90
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — pur............ — 2 50
—nbsp; nbsp; phéniqué cristallisé...... — 6 raquo;
ocr page 619
Maison RENAULT Ainé fondée en 1840 PELLIOT et raquo;EI.OX, Suecessears
26, RL'E DU ROI-DE-SICIIE, A PARIS
DROGUERIE VÉTÉRINAIRE
Fondée en 1840
CONDITIONS GÉNÉRALES i
#9632;1deg; Franco de pnrt dans toutes les gares frangaisos h partir do 30 francs.
2deg; Paiement h volonté dos clients, avcc un escompte -de 3 0/o ä un mois, do 2 0/o ä trois mois ou h six mois sans escompte.
GSANDES FACILITÉS DE PAIEMENT
PRODÜITS DIVERS
Acetate d'ammoniaque.........lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp;de cuivre pulverise .... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4nbsp; 25
—nbsp; nbsp; nbsp;de morphine.........Ie grammenbsp; nbsp; nbsp; raquo;nbsp; 75
—nbsp; nbsp; nbsp;de plomb liquide.......Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; 50
Aoide acétique................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; arsénieux pulverise...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — en paquetsdel cl2gr.lecentnbsp; nbsp; nbsp;1nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; borique.................ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; 50
—nbsp; nbsp; cMorliydrique........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nnbsp; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — pur....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; nitrique................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;90
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — pur............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; 50
—nbsp; nbsp; phéniqué cristallisé...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6nbsp; nbsp; raquo;
ocr page 620
2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;liaison RENAULT Ainé fondée en 1S10
PELLIOT et DELON, Succcssenrs
26, HUE DU ROI-DE-S1CILE, A PARIS
tr. c.
Acide phéniqué liquide coloré.. Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — blanc... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 quot;
—nbsp; nbsp; prussiquo medicinal..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;36 raquo;
—nbsp; nbsp; salicylique.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 raquo;
—nbsp; nbsp; sulfui'ique.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — pur.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; tartrique granuló........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 50
Alcali volatil.................. Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; raquo; 80
Alcaloïdes en tubes pour injec-
tior.s hypodermiques (Voir page 17).
Alcool, 90 dcgrés, rcctitié........ie litrenbsp; nbsp; nbsp;li raquo;
—nbsp; nbsp; campliré, bon gout....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — mauvais gout ... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; denature................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 n
—nbsp; nbsp; mé;liylique (méthylèof)... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo; Aiofes des Barbados, cntier.....Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 5 50
—nbsp; du Cap, dit succotrin, entier —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50 ' Alun calciné, eotier........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 80
—nbsp; nbsp;de glacé, entier......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;60
Amidon pulverise.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;90
Ammoniaque pure..............Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;2 50
Analyses ohimiques...................i raquo;
Anis vert, en grains...........Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; pulverise........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 80
Antimoine diaphoriHique....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pulverise........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 60
Antipyrine.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 45
Armoires-pharmacies (Voir page 20).
Arnica fleurs..................Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
Arséniate de sonde pur........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
Asa-foetida entier............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
Axonge....................... — Au cours
Badiane...................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
Baies de genifcvre............. .. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;75
—nbsp; nbsp; de laurier.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 60
Balance Roberval, force 500 gr.........nbsp; nbsp; 10 50
la série de poids (culvre)............nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
Balance Roberval pour l.OOO gr.......nbsp; nbsp; 12 raquo;
la série de poids (cuivre)............nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
Baume d'arcoeus.............. !e kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
—nbsp; nbsp; astring.deTcrratc.lepiétin.leflac.nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; du commandeur.........Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 7 50
—nbsp; nbsp; do floraventi............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; onerval................Ie kilog.nbsp; nbsp; 18 raquo;
—nbsp; nbsp; opodeldoch............Ie flaconnbsp; nbsp; nbsp; raquo; 80
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ........Ie 1/2 flaconnbsp; nbsp; nbsp; raquo;50
—nbsp; nbsp; tranquille...............Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;4 50
Benzine rectifiée................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 lt;#9632;#9632;
—nbsp; nbsp; nbsp;parf'umée............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
Beurre d'antimoine concret.....Ie kilog.nbsp; nbsp; 12 n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — liquide. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 raquo; Bicarbonate de soude pulvéri.é ... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
ocr page 621
Haiton RENAULT Aiué foiulée en 1810nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
PEIiLIOT et DELOIV, Snccesseurs
Ï6, RUE DU HOI-DE-SICILK, A PARIS
fr. c.
Biiodure de merciire..........Ie kilog.nbsp; nbsp; 60 raquo;
llocanx pour pharmacie................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; '_raquo;
Boltes en bois pour onguents...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; ,lt;
— h réactifs......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; raquo;
Bol béchiqué..................la piècenbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp; dinrétlque................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp; nbsp;purgatif anglais............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp; nbsp;tonique.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp; nbsp;vermifuge................. #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;75
Borax pulverise...............Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Bouclions.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; raquo;
Bromure de camplue........Ie grammenbsp; nbsp; nbsp; raquo;15
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de potassium.........Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 8 raquo;
Bryone pulvérisue............. —#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
Cachets h eire........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; •gt;
Cachou pulverise..............Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Café Bourbon vert........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; Martinique — ........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
—nbsp; nbsp; Moka — ........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 25
—nbsp; nbsp;torréfié, mélange d'amateur —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
Calomel h Ia vapour........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ü2 raquo;
Camomille en fleurs........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 raquo;
Campbre raffiné............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;an tours
Cannelle do chine pulvérisée___ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
Gantliarides pulvérisécs................nbsp; nbsp; nbsp;n cours
Caoutchouc p'irrigations el ligatures......i raquo;
Capsules pour bocaux.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;en porcelaine..................i raquo;
Carbonate d'ammoniaque...... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de fer............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do magnésie....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de potasse......... #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de soudecristallisé.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;20
Casseaux.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; raquo;
Caustique de Vionne.......... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
Gerat du codex............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 raquo;
Charge résolutive............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Charpie..................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
Chloral hydrate.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 n
Chlorate de potasse........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 laquo;
Chlorhydrato de morphine... Ie gramnionbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
Cévadille en poudre.......... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
Chloroforme................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12 raquo;
Chlorure de cliaux sec........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gt;gt; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'oxide de sodium..... Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de zinc desséché..... lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— liquide...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 50
Cigüe pulvérisée.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
Cire blanche végétale......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; jaunc pure............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 50
Collodion...................... 1c litrenbsp; nbsp; 12 raquo;
Collyrellcnaultc. la fluxion period. Je llac.nbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
ocr page 622
;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Maison HEKAVLT Ainé fondée m 1840 -
PEI.MOT et raquo;ELON, Suceessenrs
26, RUE DU HOl-BE-SICILE, A PABIS
fi-. c.
Confection d'liyacintlic........ Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
Cöriandre.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
Couperoso blanche........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;bleue pulvérisée... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 70
—nbsp; nbsp; nbsp; • verte............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; /jo
Cièmo do tartre pulvérisée .... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ft 25
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — soluble pulvér. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — paillettes..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ü 50
Creosote..................... Ie kilog.nbsp; nbsp; 12 raquo;
— do liêtre............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28 laquo;
Crésyl Jeyes................ Ie lit ienbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
Crocus pulverise............. Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 20
Croissants frangais en caout­chouc (Voir page 23).
Cumin de Malte entier........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— puvérisé..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
Dextrine.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 50
Digitale en poudre............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
Discoïdes Midy pour injections
(Voir page 21).
Eau d'Alibour.................. Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;2 25
—nbsp; nbsp;de Cologne extra........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp;contre Ie piétin.......... Ie flaconnbsp; nbsp; nbsp; 1 25
—nbsp; nbsp;de cuivro..................Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
—nbsp; nbsp;dentifrice, dite de Botot.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; distillée .................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;30
—nbsp; de fleurs d'oranger......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; de Javol................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 30
—nbsp; de Pabel.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 25
—nbsp; nbsp;de roses................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp;sanitaire, pour la désinfoct,. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp;sedative....................—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;50
Eau-de-vie allemande........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp;— camphrée, bon gout.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 75
—nbsp; nbsp; nbsp;— mauvais gout.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;— de lavande ambrée... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp;vulnéraire................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 50
Ecorces de racine de grenadier.. Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Elixir calmant contre les coliques. Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; ft 50
Emétique pulverise........... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 5 73
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— en petits paquets —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo; Emplatre de savon camphré .... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
Emulsion de coaltar............ Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
Encre noire.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 20
Eponges..............................nbsp; nbsp; nbsp; raquo; raquo;
Espèces aromatiques.......... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;vulnéraires........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 ft5
Essence d'aspic pure............ Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 8 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ordinaire........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
Essence de lavande fine......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de menthe anglaiso...... —nbsp; nbsp; nbsp;125 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de romarin.......:..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
ocr page 623
Miiismi RENAULT Aiué foiulw en 1840nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,5
PEIXIOT et lraquo;KI.O\, Successeurs
26, KIE DU ROI-DE-SICILE, \ PARIS
fr. e.
Essence de rue................Ie litrenbsp; nbsp; 21 gt;lt;
—nbsp; nbsp; nbsp; de sabine...............nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;21 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de térébeiithine...............nbsp; nbsp; nbsp;aii cours
—nbsp; nbsp; nbsp; pour tliermocautère..... lo litrenbsp; nbsp; nbsp;2 50
—i de tliym ronglaquo;..........nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — blanche........nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12 raquo;
Ether acétique.................nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; sulfurique...............nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — rectifié.........nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
Etiquettes de tous genres..............nbsp; nbsp; nbsp; raquo; quot;
Etoupés nquot; 1................. Ienbsp; kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 1 50
Extiait do belladone..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2/i raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; do genièvie...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de gommeux d'opium..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;180 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; d'ipéca...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;250 ii
—nbsp; nbsp; nbsp; de jusquiame.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de noix vomiques......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de quinquina..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;75 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; ratanhia.......,......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; Saturne...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 20
Fai'ine de lin.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;65
—nbsp; nbsp; nbsp;de moutarde..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;llo
Fécule.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;60
Fenouil (semencos)...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 raquo;
Fenugrec enlier..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;70
Fer dialyse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 quot;
Fers francais en caoutchouc
(Voir page 23).
Feu résolutif Renault.......Ienbsp; flaconnbsp; nbsp; nbsp; 2 50
Ficelle rose.................. lanbsp; pelotenbsp; nbsp; nbsp; raquo; 75
Fiolcs verre vert de 2, 4, 8 gr.... Ie centnbsp; nbsp; nbsp;4 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 15 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 24 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 30 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 50
#9632;— — 45 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 raquo;
— 60 gr......nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 i)
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 75 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 90 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 125 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9 igt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 155 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 n
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 187 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 210 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;14 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 250 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 310 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 375 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;21 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 500 gr...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24 raquo;
—nbsp; nbsp; verre blanc de 2, 4 et 8 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . 5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 15 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 24 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 30 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 45 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo;
ocr page 624
Onbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Miiisun RENAULT Ainé fondc'e en 1840
PELLIOI' et DELÓN, Sncccsseurs
26, HUE 1)0 ROI-DE-S1CILK, A PARIS
fr, c.
Fioles verre blanc de GO gr.....Ie centnbsp; nbsp; nbsp; 8 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 75 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 90 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 'i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 125 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11 n — 155 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 187 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 210 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lü raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 250 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 310 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;22 raquo;
—nbsp; nbsp; . — - 375 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23 u
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 500 gr..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27 ii
Fleur de soufrc............... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; CO
Galanga.................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
Gentiano, racine coupée....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;80
Glycerine blanche offlciuale...........nbsp; nbsp; nbsp;au cours
— blonde.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Gomme arabiqne blanche...... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — pulv. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; gutte pulvérisée....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 raquo;
Goudron liquide.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ii 70
— — par föt de GO kil. environnbsp; nbsp; nbsp; raquo; 50
Graine de lin................ 1c kilog.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; CO
Graisse :\ voitnres............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;80
Granules médicamenteux'voir Ie tarif puges
17 H 18).
Gutta-pcrcha en plaques...... Ie kilog.nbsp; nbsp; 12 laquo;
Huile (Ij d'amandos donees..... lo litrenbsp; nbsp; nbsp; !i raquo;
lluile de cade ordinaire........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de genóvrier .... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; de camomille canipln-ée.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ti n
—nbsp; nbsp; de cantharides............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; raquo;
—nbsp; nbsp; coakaréc............... —#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; de croton.tiglium........ #9632;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/|0 raquo;
—nbsp; nbsp; empyroumatique......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 25
—nbsp; nbsp; de laurier pure......... . —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 75
—nbsp; nbsp; d'olives surfiiio douce.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — par 15 litresnbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; de pétrule (5puréo....... Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — . noire......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; de pieds de boeuf........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; de foie do morue........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 25
—nbsp; nbsp; de ricin................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 25
—nbsp; nbsp; de vaseline............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Instruments de chirurgie.............nbsp; nbsp; raquo; raquo;
lode.......................... Ie kilog.nbsp; GO raquo;
lodoformc..................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;85 11
lodure de potassium........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45 raquo;
lodure de plomb.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;05 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp;de morcure............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;üo a
(1) Pour louti',]u;ituUó {Tiiu molns 15 kiiogr. (tune meine sorle, réuuolión tie pri\ laquo;le 0 fr. iiO par kilogr.
ocr page 625
Ilaisnn lU.N.UI.T Ainé !mik cu 1810nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
PELLlOr et raquo;ELON, Succcsscurs
26, HUE Un ROIDE-S1CILE, K PAIUS
Jalap pulverise................ lo kilog.nbsp; nbsp; nbsp;0 raquo;
Joiirnaux vétérinaires.................nbsp; nbsp; raquo; raquo;
Jus de tabac.................. Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
Kormts mineral pur........... Ie kilog.nbsp; nbsp; 7 50
Kousso pulverise.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 n
Laudanuni de Sydenliam....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;do Rousseau........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 raquo;
Librairie............. ..............nbsp; nbsp; raquo; raquo;
Liqueur utórine de Caramija ... Ie litrenbsp; nbsp; nbsp; 9 o
—nbsp; nbsp; nbsp;de goudron............ Ie flaconnbsp; nbsp; 1 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; deVülatitè ............ Ie kilog.nbsp; nbsp; 2 raquo;
Liniment ammoniacal.......... lo litrenbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
Litharge pulvérisée............ Ie kilog.nbsp; nbsp; 1 20
Lycopode tamisé............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(gt; quot;
Magnésie calcinée.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fi quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; carbouati'e.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
Hanno en sorte.........................nbsp; uu cours
Manne en larmos.......................nbsp; nbsp; nbsp; —
Medicaments diyises (Voir pago 12).
Melasse de belterave... .quot;....... 1c kilog.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; ItO
—nbsp; nbsp; nbsp; de canne............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;GO
Morcuro...............................nbsp; nbsp;au fours
Microscopes...........................nbsp; nbsp; raquo; raquo;
Mie' de Bretagne......................nbsp; nbsp; nbsp;raquo; raquo;
Mortier de 250 gr. avec pilon..........nbsp; nbsp; 5 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de 500 gr. — ..........nbsp; nbsp; 7 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de 1000 gr. — ..........nbsp; nbsp; 8 50
Mousse do Corso.............. Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp;2 40
Moutarde dégraissée........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; Renault (1).......... la Imitonbsp; nbsp; 1 50
Moutarde noire...............! 'Ie kilog.nbsp; nbsp; 1 raquo;
Muscades......'............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16 raquo;
Naphtol...................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 raquo;
Nitrate d'argent fondu ou C,c, Ie grammenbsp; nbsp; raquo; 25
—nbsp; nbsp; nbsp; acido de mercure....... Ie kilog.nbsp; nbsp;15 laquo;
Noix vomiques rapécs.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 80
Onguont d'aliliiea............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 20
basilicum............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ohaud rfcolutif fondant —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — avec sublimé 10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cltrin.' .....'......... lo kilog.nbsp; nbsp; /i 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; centre les ardours. ... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 80
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —#9632; les crevass' s .. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —lagalédesclievaux —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — dosmoutons —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/i 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; du due............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; égyptiac............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; fondant Girard....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gris................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de laurier............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
(I) Reduction lt;le priï pour (juanlité, voir page 22.
ocr page 626
8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Miiisoii RENAULT Ainé Mee en 18KI
PEIXIOT et DEE.ON, Succeueurs
Ï6, RUE BD HOI-DE-S!niLE,' A PARIS
fr. c.
Ongaent mercuriol double..... Ie kilog.nbsp; nbsp; 8 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de la mëre........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; depieds............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; populéum ............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 20
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—#9632; belladonó .. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de Roydor...........- —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de Solleysel.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; styrax............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vésicatoire........... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— anglais.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2?j raquo; Opium titri-, ä 10 % de morplüne —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;75 raquo;
Ouate de tourbe.......................... raquo;
Oxyde de fer.................. Ie kilog.nbsp; nbsp; 1 20
—nbsp; nbsp; nbsp;de ziuc................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
I'avots........................ Ie centnbsp; nbsp; nbsp;5 gt;gt;
Papier blanc................,. Ie kilog.nbsp; nbsp; 1 25
I'erclilorure de fer............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 50
Pharmacies Vétérinaires (Voir
page 20).
Pliosphate de cliaux............ Ie kilog.nbsp; nbsp; 2 50
Pierre divine................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;
Pilules en general.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; purgatives............. la boitenbsp; nbsp; 1 25
—nbsp; nbsp; nbsp; vermifuges............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 25
Plantes aromatiques............ Ie. kilog.nbsp; nbsp; 2 raquo;
Poivre blanc.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp;long................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; noir................... —.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 raquo;
Poix blanche.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;80
—nbsp; nbsp; noire.................... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 70
—nbsp; nbsp; résine................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 50
Pommade antidartreuse..........Ie potnbsp; nbsp; nbsp;1 50
Pommade au lii-iodurc de mmure.... Ie kilog.nbsp; nbsp; 12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au sixième ä la vaseline. Ie potnbsp; nbsp; nbsp;0 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; belladonée......'___Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; épispastique verte.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au goudron.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'Helmerich......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au précipité rouge.... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; soufrée.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Potasse caustique............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
Pots faience pour onguents de 2,
4 et 8 grammes........... Ie centnbsp; nbsp; 5 raquo;
—nbsp; nbsp; faience pr onguents de 15 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 24 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 30 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 )gt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 45 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 60 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 75 gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 90 gr. —nbsp; nbsp; nbsp;10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 125 gr. —nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — 155 gr. —nbsp; nbsp; nbsp;14 raquo;
ocr page 627
Maison RENAULT Ainó fondfc en IHtOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;O
PELLIOT et DELON, Snccesaeursi
26, RUE DU ROI-DE-S1CILE, k l'.MllS
Pots faience p' onguents del87 gr. Ie cent
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 210 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;250 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;310 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;375 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;500 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;750 gr. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — de 1,000 gr. — Poudre d'absinthe.............1c kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aconit............... —
—nbsp; nbsp; nbsp; adoucissanto ä l'aconit... la boitc
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aloès des Barbades.... Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— du Capditsuccotrin.' —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'alun calciné.......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de glaco........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aniä vert............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; appétissante............la bolte
—nbsp; nbsp; nbsp; d'assa-fcetida..........Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; astringente de Knaup... —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'aunóe............... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de baies de genièvre.... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — de laurier..... —
—nbsp; nbsp; nbsp; bécliique...............la boito
—nbsp; nbsp; nbsp; de belladone...........Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; de bryone............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; de camomille.......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de campbre............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de cantbarides.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; au
-T-nbsp; nbsp; nbsp;de carvi............... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de cévadille............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; cordiale............... —
—nbsp; nbsp; nbsp; cröme de lartre........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de curcuma............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; cynophile.............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; dési nfectante...........Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; de digitale............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; diurétique..............la boito
—nbsp; nbsp; nbsp; centre 1'agalaxie......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — l'héniaturie....... —
—nbsp; nbsp; nbsp; écorcc de saule......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'ellchore noir ou blanc.. Ie kilog. -^nbsp; nbsp; nbsp;engrais.-.ante............la boite
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ...........Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; dVuphorbe............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de fcnugrec............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de fougère male........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de gingembre.......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de gomme arabique .... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de guimauve........... —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'ipécacuanha.......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; d'iris.................. —
16
n
18
raquo;
20
raquo;gt;
22
n
•2 II
M
30
raquo;
33
igt;
40
i)
2
40
3
raquo;
2
raquo;
7
50
3
75
2
20
raquo;
80
2
80
2
))
II
50
2
50
2
40
1
25
2
25
2
raquo;
3
20
3
30
5
n
6
raquo;
cours
3
30
T)
ii
1
80
i
00
1
30
n
50
i
raquo;
3
raquo;
2
ii
2
ii
2
raquo;
3
50
2
80
1
30
2
30
4
30
1
20
3
20
1
n
2
50
6
raquo;
1
50
24
ii
2
.'.0
r
ocr page 628
10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; liaison RENAULT Ainé fomlre en 1810
PELLIOT ot DEE,ON, Successenrs
26, BUE DU ROI.DC-Sir.lLE, A PARIS
Poudi-c de jalap............... ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; de litharge............. __
—nbsp; nbsp; nbsp; de nok do galle........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de noix vomiques...... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de pavots Wanes........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; purgative...............la boite
—nbsp; nbsp; nbsp; de quinquina gris......Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— jaune ordinaire —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — royal. —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— rouge...... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de réglisse............. __
—nbsp; nbsp; nbsp; de rhubarbo de Clüne... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de rue................. —
—nbsp; nbsp; nbsp; do sabine............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; de santai rouge........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de scftininonéo......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de sei ammoimc....... —
—nbsp; nbsp; nbsp; de semon-conira........ __
—nbsp; nbsp; nbsp; de stapbysaigre........ —
—nbsp; nbsp; nbsp; de tan................ __
—nbsp; nbsp; nbsp; de tanaisie............ —
—nbsp; nbsp; nbsp; thériacale............. __
—nbsp; nbsp; nbsp; tonigue et fortiliante.....la boitc
—nbsp; nbsp; nbsp; uténne................. __
—nbsp; nbsp; nbsp; de valériane............Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; vermifuge.............la boite
Pi'écipité rouge pulverise.......Ie kilog.
#9632;'#9632;oiliiiis Npécianx ;Voir page 13).
Quina Renault................ie flacon
Quinquina gris enticr.......... ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;jaune entier ordinaire —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — royal... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; rouge entier ..quot;..... —
Rhubarbo de Chine........___ —
liuban h sétons................la piece
Salicylatc de sonde............1c kilog.
Safran du Gätinais............... .. quot;au
Savon ä l'acide pbèhigde, Ie petit morceau
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — Ie gros —
—nbsp; nbsp; arsenical de Becoeur.....Ie kilog.
—nbsp; nbsp; au goudron. .'... Ie petit morceau
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ..... Ie gros —
—nbsp; nbsp; sulfureux....... Ie petit —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ....... Ie gros —
—nbsp; nbsp; vert......:.............Ie kilog.
—nbsp; nbsp; vertparbarild'environ lokil. —
Seigle ergoté....................... au
Sei de nitre en poudre.........Ie kilog.
—nbsp; purgatifdéshydratéblancoucolorë —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — en divisions —
—nbsp; de Saturne........'............__
Semen-contra grabelé.............—
(i
)gt;
1
20
3
50
3
. 1)
3
50
2
),
10
i)
12
n
20
raquo;
10
)]
1
raquo;
12
raquo;
3
raquo;
3
)gt;
1
20
90
raquo;
2
80
2
80
3
n
1
50
3
20
10
raquo;
2
raquo;
2
raquo;
3
raquo;
2
50
12
raquo;
1
„
8
raquo;
10
raquo;
12
raquo;
18
raquo;
10
1)
1
jO
2/1
raquo;
cours
o
50
1
50
U
raquo;
raquo;
50
1
50
n
50
1
50
raquo;
80
raquo;
65
COUl'S
1
20
raquo;
50
raquo;
6U
1
50
2
raquo;
ocr page 629
Maison RENAULT Ainé fondée en 1810nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
PELLIOT et raquo;EI.ON, Snccessenrs
26, ROE DU H0I-DE-S1CI1,E, A PARIS
Séné on feuilles............... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; 3
Silicate de potasse liquide...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Sinapismes Renault...... les 100 feuillesnbsp; nbsp; nbsp;6
Spatules..............................nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Sirop antiscorbutique........... Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;3
—nbsp; nbsp; de gomme............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; nbsp; d'iodure de fer............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
—nbsp; nbsp; d'ipécacuanlia............ Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;6
—nbsp; nbsp;de nerprun............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
—nbsp; nbsp;do quinquina............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'i
Sous-nitrate de bismuth....... Ie kilog.nbsp; nbsp; 25
Spccialitcs en depot (Voir page 15).
Stryclinine cristallisée....... )e grammenbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Sublime corrosif pulverise......Ie kilog.nbsp; nbsp; 12
Sulfate d'eserine............ Ie grammenbsp; nbsp; nbsp;8
—nbsp; nbsp; nbsp; de magnésie.......... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de potasse............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; nbsp; nbsp; de quinine............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100
—nbsp; nbsp; nbsp; de soude............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ par füt........ 100 kil. 15 4
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— coloriéoudivisé p.nr23Oct30O j;r.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— —i par 80 et 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de strychnine...... Ie gramme.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; de zinc............... Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Sullure d'antimoine pulverise.. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
—nbsp; nbsp; nbsp; de potasse............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Talons Beucler en caoutchouc
(Voir page 23,).
Tannin de Pelouze............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
Tapiocii du Brésil............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Teinture (1) d'aloès........... Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;3
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arnica............ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de bolladone........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de cantharides...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'euphorbe.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de digitale.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'iode.............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lrgt;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de quinquina........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; uterine de Caramija.. Ie flaconnbsp; nbsp; nbsp; 2 '__ — — .. Ie litrenbsp; nbsp; nbsp;9
Törébenthbie ordinaire........ Ie kilog.nbsp; nbsp; nbsp; l
TcH-ébpntliine do Venisc........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
Thé noir..................... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
— perló Hn................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
Tliériaque fine............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S
Tbériaqac ordinaire..........' —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Tliermomètres..........................
50
60
!i0
'.0 75 50 50
raquo;
50 50 50
raquo;
50 25
raquo;
80 50
(l) Toutes noä teintures sont failcs avcn de l'alcool fin. Sur de-mande, nous livrerons. pour l'usage exlerne, des leitilures faites i 'alcool déoaluré, avec un rabais de i fr. par Utre.
IT
ocr page 630
12nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Mnison RENAULT Ainé fomlré en 1840
PEIXIOT et laquo;ELOA, Successeurs
26, RUE BE BOI-DE-S1CILE, A PABIS
fr. c
Trébuchet poor petitps pesées.......... 12
Trousses Renault pour injections (Voir
page 19).
Vaseline blanche.............. Ie kilog.
—nbsp; nbsp; nbsp;blonde.............. —
—nbsp; nbsp; nbsp;rouge............... —
Vert-de-grts pulverise........ #9632; —
Vin do gentiane.............. Ie litre
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Malaga.......Ie fut do 10 litres.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ..................Ie litre
quinquina au bordeaux... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— au malaga .... — Vinaigro des Quatre-Voleurs..... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;scillitiquo.............. —
—nbsp; nbsp; nbsp; sternutatoire........... —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de toilette............. —
5
raquo;
3
raquo;
2
50
U
50
2
50
3fi
raquo;
0
25
2
50
II
30
u
50
4
raquo;
3
n
6
)gt;
Vératririe.................... Ie gramme
75
PRIX DES MEDICAMENTS DIVISES
Franco de port pour toutc oamniiinilc dépassanl 50 fraiics
PRIX
OUANTITÉS vase compris
Aride arsénicnx, par I gr. les too paqnelsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
- I gr. Ï —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i „
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 gr. — _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i „
Aliali volatll............ le llacun de 1/4 litre.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 40
Alcool camphré......... — 1^8 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;75
Charge résolutire............... Ic ilemi-litre.nbsp; nbsp; nbsp; 1 75
Creme dlaquo; tartre soluble, le paquet de 10 sri'...nbsp; nbsp; nbsp; raquo;06
Eau-de-vie camphrée— Ie flacon de 1/8 litre!nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 50
— .... — 1/4 litre.nbsp; nbsp; nbsp;. 00
Elixir calmaot........ Ie flacon de I decilitre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 60
Enu-tiqiie pulverise...... le paquet de 5 gr___nbsp; nbsp; nbsp; • 05
— .......... — 10 gr___nbsp; nbsp; nbsp; .. 10
Essence de téréliciithinc,.. le flacon de 1/4 litre.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 60
Kther sull'in-ique....... le tlaeon de Tdecilitre.'nbsp; nbsp; nbsp; . 60
Extrait de saturne........Ie flacon de t2ä gr.nbsp; nbsp; nbsp; #9632; 35
Glycerine ofBcinale....... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , go
Goudron de .Nonvege......... Ie pot de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; gt; 25
— ......... — 250 gr!nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 40
Ilmle de cade vraie......le flacon de 100 stjnbsp; nbsp; nbsp;. 35
—nbsp; nbsp; nbsp;empvrcumatique.,.. -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , 39
ocr page 631
Müison RENAULT Ainé fondlaquo; eo 18i0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13
PELI.IOT et DELUN, Successears
26, RUE DU nOI-l)E-SICILE, A TARIS
PRIX QUANTITÉS vasc compriraquo;
UuiLe dó laarier.......... la,bollede 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; laquo;00
— de ricin........... Ie tlacon de 60 ge,nbsp; nbsp; nbsp; quot; 40
KiTiués mineral pur...... Ie paquet de 5 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 06
- ......... - quot;ge.nbsp; nbsp; nbsp; • 09
— ......... — 20 gr.nbsp; nbsp; nbsp; .17
Liniment ammoniacal donble Ie Oaron de 1/4 lit.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 05
Limïeur de Villatte........ Ie taeuu de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 40
.Noiv vommnes pnh-....... Ie pacjuet de 5 gr.nbsp; nbsp; nbsp; #9632; üi
— — ........ — 10 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 07
Ongnent basilinun.......... la lioite de .quot;iO gr,nbsp; nbsp; nbsp; ' 25
_. _ .......... '— 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; i 35
—nbsp; nbsp; nbsp; contra la gale....... — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;00
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;égyntiac.............Ie pot de lOo gr.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 50
—nbsp; nbsp; nbsp; de lauwer..........la boite do 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 50
_ merenriel double..... Ie pot de 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; i 50
de pleds........ Ie rouleau de 250 l-i-.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 00
_ _ ........ — 500 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 1 20
—nbsp; nbsp; nbsp; populéum...........la bolle de SO gr.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 'JH
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — ........... — 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo;50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — belladonc.. — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;75
—nbsp; nbsp; nbsp; résolutif fondant...... Ie pot do 100 gr,nbsp; nbsp; nbsp; 1 laquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; vrsicaloire.......... la boite de 50 gr,nbsp; nbsp; nbsp; • 50
_ _ .......... — 100 gr.nbsp; nbsp; nbsp; 1 laquo;
(Kyde deter .............lepaqnot de 30 gr. raquo; 04
Pommade d'HelmericJj........ Ie pot de 125 gr,nbsp; nbsp; nbsp; i 60
— au biiodnre de mercure........Ie pot.nbsp; nbsp; nbsp; 1 raquo;
Sei de nitre...............Ie paquet de 15 gr.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 03
_ _ ................. — 30 gr.nbsp; nbsp; nbsp; .05
—nbsp; pnrgatif dV'shvdraté___Ie paquet de 125 gr.nbsp; nbsp; nbsp; • 08
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; - — .... - 250 gr.nbsp; nbsp; nbsp; • 15
Sirop de nerprun........... Ie Ilaeon de 50 gr.nbsp; nbsp; nbsp; raquo; 35
Sulfate de soude blaue on coloré,. Itpjiwl (le250 ar.nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 10
_ _ SOOgr.nbsp; nbsp; nbsp; #9632; 20
Sidfurc d'antimoino........Ie paquet de 30 gr.nbsp; nbsp; nbsp; gt; 06
Xeinture d'aloés.......... Ie llacon de 1/8 litre.nbsp; nbsp; nbsp; • 00
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arnica......... — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;80
PRODUITS SPÉCIAUX
Ee la liaison PEL1I0T et EELON
Franco de port plaquo;iir loulf eoóuuanile dépaisanl 50 Irancs
PRIX PRIX
p. Ie u'tériD. [i. IrpiiMir.
Baume astringent de Terrat contre
Ie piétiu..............la bonloilllaquo;.nbsp; nbsp; nbsp; 2 f. raquo; (
liol bccliinue..............la vim'.nbsp; nbsp; nbsp; #9632;gt; 75
Uol diurétupie.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632; 75
—nbsp; nbsp; purgatii'anglais........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 75
—nbsp; nbsp; tonique............... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;75
—nbsp; nbsp; vermiluge............. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'. 75
3 f. . c \ 50 1 60 i 50 1 50 1 50
,
ocr page 632
Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Miiismi RENAULT Aioé.Mée eu ISiO
PELLIOT et DELON, Succesaeurlaquo;
Ï6, RUE BU raquo;OI-DE-SICILE, A PARIS
P.
CdKtüge Renauil.......... ie flann.
laquo; rCR)i-.Il-yrh........... I, 1(1laquo;.
Ulscoldes laquo;lily yoav injections. Kuihrocationlïanco-anglaiso. libratoille
E.ui contrc Ie piétin.......Ie Jacon
Bgaiphyle................. —
raquo;#9632;eu résolntif de Renault, rem-pla^aiitlaoaut/risntionieliaiKllekll.
Feu résolutif Renault...... Ie Bacon
Moularde nvnaiill .....la bolle
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; par 25 bolles, la bolle
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;par 50 — — par ino — —
Onguenl de névid..... —
unguent vesicant anglais Kenaiilt Ie pot de 1 oore.
................... - 2 —
.................... — 4 —
................... — 8 —
• :................. — 16 — :
Pilules purgatives pour les chiens la boite.
—nbsp; nbsp; nbsp;tfpnifuges........ —
—nbsp; nbsp; vermifuges —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Pommade antidartreuse Renault, Ie pot
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;fondante Renault..,. — Poudreadoucissante ä l'aconit,labolle
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;appétissante.......... —
—nbsp; nbsp; nbsp; bcchiqne Renault..... —
PRIX
PRIX
levélerin.
p. Ie public
1 .
3 50
;i raquo;
., raquo;
2 50
5 .
. 90
4 25
1 25
2 raquo;
fl .
12 .
2 50
5 raquo;
1 50
3 i
1 40
1 30
4 „
1 25
B 1)
1 25
2 raquo;
1 10
1 50
1 50
2 .
3 .
4 lt;
6 .
8 .
12 i
10 .
1 25
3 .
1 25
3 .
1 25
3 •
1 50
3 #9632;
4 50
3 .
2 .
4 .
2 .
4 raquo;
2 u
4 .
~ cyuopliile enntre la maladie
des cliiens....... Ie paquet.
—nbsp; nbsp; nbsp; diurctiqne..........la bolle,
engraissantoet hygi'-'-
nique..........,., —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;contre l'agalaxre..... —
—nbsp; nbsp; nbsp; contce la diarrhée des
veaux.............'nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;contre l'iiématurie...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;contre la pousse.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;purgative Renault....nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;toniquect forlitiante..nbsp; nbsp; nbsp; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;utérine.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; vermifuge Renault... —
Rcparateu.'Renault...... Ie Oacon.
Savon au gomiron Renault lepeUimore.
-ïnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ie gros.
—nbsp; nbsp; a l'acide plicn. Renault lepelraquo;.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Ie gros.
—nbsp; nbsp; sulfurciix Renault..,, la plaquo;Ut.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — .... Ie gros.
Solution contre la gale......Ie llaron
Spccifique de rin'-malurie... — Tcinlui-e utérine de Caramija ia bont. To'piquo cnralif des plaies et liles-
sures, de Renault........Ie Bacon.
TopfqueTcrrat, contrelefarcin, Ie pol.
Venuifuge nniverscl........ la bolle
.Vernis épidermique Renault Ie Bacon.
50
2 50
1 50
1
50
3
2
raquo;
i
1
2,-,
2
:.(
-.)
D
4
|
2
B
4
„
2
l,
4
K
2
50
4
„
1
50
3
9
raquo;
50
1
B
I
50
3
|
•
50
1
„
1
50
3
„
raquo;
50
1
9
1
50
3
„
1
n
3
„
o
25
4
„
-gt;
25
3
•
1
50
3
,
.•1
|
0
1
25
3
a
1
lt;
1
50
ocr page 633
Malsitg RENAULT Arne fondée en 1810nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
PEIXIOT et DELON, SnccCssears
26, RUE DU RIU-ÜE-SICILR, A PARIS
SPÉCIALITÉS DIVERSES EN DEPOT
Baume caustiqnede Gomhault Ie flacon.
—nbsp; nbsp; Fleurot ainè......... —
—nbsp; nbsp; véjrénératPiirdeJouannola bolté
Gansticpio Vivier..........ie flacon.
Coaltar saporiiné de Leboeuf — Colifuge Simard.......... Ie tube.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — .....les 10 tubes.
Gollyre Rousse contre la fluxion pé-
riodique................ Ie flacon.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — !e deroi-Dacon.
PRIX leTétérip.
PRIX
p. lepuLlic
3 25 1 25 1 85
ï 60
i 50 12 50
4 ,
1nbsp; nbsp; 50
2nbsp; nbsp; 50 10 #9632;
2 i
8 50
C .
10 .
7 .
Cresyl Jeyos.......... Ie demi-flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 raquo;
—................Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; en bidon.......Ie Jitro.nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
Savons de Cresyl Jeyes, la boite
de 12 savons...................nbsp; nbsp; nbsp; 3 #9632;
Savon de Cresvi-Joves, en barre,
Ie kilogr___...................nbsp; nbsp; nbsp; 2 25
Savon de Cresyl - Jeyes, en päte,
Ie kilogr.......................nbsp; nbsp; nbsp; 2 25
Poudre de Cresyl-Jeyes, la boite de
500 grammes...................nbsp; nbsp; nbsp; #9632; 75
Poudre de Oesyl-Jryes, Ie kilo en sae.nbsp; nbsp; nbsp; • 75
Kau de Jouannè.... Ie demi-flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 90
— ..........Ie flacun.nbsp; nbsp; nbsp;3
Eau verte de Lefobvre.. Ia Louleille.nbsp; nbsp; nbsp;2 40
— — la 1/2 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 25
Essence Fontan...........Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 #9632;
Feu anglais de Lelong. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; franeais de J. Olivier... la boni.nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; Ghapart de Cb. la bolle de 3 flacons.nbsp; nbsp; nbsp;8 #9632;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — — Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;3 raquo;
—nbsp; bongrois de Cbastaing. Ie Bacon,nbsp; nbsp; nbsp;3 50
—nbsp; universel de Eernardin.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; Vivier................ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Fondant Bernardiii........ —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 •
Iluile siaapisée 'et vésicante de
Minot..........;.......Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 60
Liniment Boyer............ la bont.nbsp; nbsp; nbsp;4- 25
— Geneau..........Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;4 o
Liqueur ignée de Gabaret, la bonteillenbsp; nbsp; nbsp;3 75
Liquide Artus conlre Ie mcl^orisme Ie Oac.nbsp; nbsp; nbsp;3 •
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— Ie 1/2 flac.nbsp; nbsp; nbsp;1 20
Liqueur de Gilis.......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i 50
Lntion cynopbile Ap.ird... Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp;2 #9632; Médicaoients dosimétriques dn pro-
fesseur Burirgraevc............nbsp; nbsp; nbsp; #9632; n
Montarde de Rigollot......la Mie.nbsp; nbsp; nbsp;2 i
Ongiient de inn id l ] la bniterirSdraquo;g.nbsp; nbsp; nbsp;1 25
— — .....la boite dun killaquo;.nbsp; nbsp; nbsp;2 50
2nbsp; nbsp; 50 inbsp; nbsp; nbsp;raquo;
3nbsp; nbsp; nbsp; .
1nbsp; nbsp; nbsp;50
2nbsp; nbsp; nbsp; laquo; 5nbsp; nbsp; nbsp;• 5nbsp; nbsp; nbsp;gt;
10nbsp; nbsp; nbsp;.
5nbsp; nbsp; nbsp;.
5nbsp; nbsp; nbsp;#9632;
5nbsp; nbsp; nbsp;.
10nbsp; nbsp; nbsp;.
2nbsp; nbsp; 50
0nbsp; nbsp; nbsp; . 5nbsp; nbsp; nbsp; .
4nbsp; nbsp; nbsp; .
1nbsp; nbsp; 50
2nbsp; nbsp; nbsp; • 2nbsp; nbsp; 50
(1) Voir Ie Tarif de TOaguent (ie Uövtd, en Cüisse. pi^e -28.
ocr page 634
16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Maison RENAULT Ainé fondée en 18iO
PELIilOT et Uï:IJgt;\. Successeurs
26, RUE DU ROI-DE-SIC1LE, A PARIS
PRIX
p. Ie Tétöriuairc
On^rin'iit feu du doft. Duraml. Ie po(.nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; leu Fontau......... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i 25
~ nee plus ultraBuisson —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
—nbsp; nbsp; nbsp; rouge Méré........ U botte.nbsp; nbsp; nbsp;2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; vesicant anglais selonJames
Ie pol de i onre.nbsp; nbsp; nbsp;1 -10
— .........:. — 2 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .quot;'.[.'..'.'.'. — S —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 raquo;
— ........... — ! 6 —nbsp; nbsp; nbsp;12 raquo;
rontro 1c crapaad de
Uernardin................ie pol.nbsp; nbsp; 10 i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— — Ie (lemi-pul.nbsp; nbsp; nbsp;(J .i
Pale phosphoréo Steiner.....ie pot.nbsp; nbsp; nbsp;#9632; 'M)
Phénol BoboBuf..........#9632; Ie Äacon.nbsp; nbsp; nbsp;M 10
Pommade antidartreuse pour les cliiens, de Cbastaing...... ie pot.. 2 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cuiitre Ie roage du clüen,
1'RIX
. Ie
pnlilic
3
„
1
75
5
,)
3
50
I
50
2
4
M
X
„
16
quot;
quot;
;;
B
50
1
50
Apard.........!p pnt.nbsp; nbsp; nbsp;1
50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; noire centre les chancres
Ie pol.nbsp; nbsp; nbsp;i
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de Martin ChaptUS —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 Poudre antigourmeöse d'An-
drieu............. in bolte.nbsp; nbsp; nbsp;3
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 'la ilemi-bnile.nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; nbsp; Delarbre...................nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; nbsp; auti-ostéoclastiqne de Bourrn
in botte.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
—nbsp; nbsp; de Hommel contre la maladie
des ohiens....... Ie paqnet.nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; du iioniiomme rt'Orgères, la botte.nbsp; nbsp; nbsp;1
—nbsp; nbsp; pectorale ä l'aconit de Mar-
tin Chapuis, Ie paqnet (iofldoses.nbsp; nbsp; nbsp; I
—nbsp; nbsp; pectorale Léger..... labolte.nbsp; nbsp; nbsp;2
#9632;— de Récordon........ la botte.nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; nbsp; de Watrin.......... -
Protecteur Lacombe........ ladow!nbsp; nbsp; nbsp; 7
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— la J/2 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
Provcnde Poncct...........Ja lioite,nbsp; nbsp; nbsp;2
Réeénérateur Tricard, pour les
chevaux coüronnés......Ie Daeon.nbsp; nbsp; nbsp;2
— — Ie demi-flacon.nbsp; nbsp; nbsp;1 Savon snlfurenx de A. Mollardj
pour Irs clievanx ... Ie nortean,nbsp; nbsp; nbsp;2
—nbsp; ponr les ohiens...... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
Spécifique Bopnet.................nbsp; nbsp; nbsp;3
iSinapisme Savary...............nbsp; nbsp; nbsp; 2
Sirop de Vipnes.........Ie flacon.nbsp; nbsp; nbsp; 1
Taenunge Legrand ponrehiens la botte.nbsp; nbsp; nbsp;laquo;
Topi(i\teportngais de Ronsel, Ie flncon.nbsp; nbsp; nbsp;3
— Lacaze contre les cors Ie pot.nbsp; nbsp; nbsp;\
Vermifuge Legrand pr ehevnnx la heilenbsp; nbsp; nbsp;raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— pour ponlains.nbsp; nbsp; nbsp;raquo; Yésicatoipe Fontan.......... ie pol.nbsp; nbsp; nbsp;\
20
1
50
25
5
laquo;
50
o 4
raquo;
50
„
(in
25
\
50
50
o
^
75
4
o
25
;t
„
80
1
50
o
y,
25
a
75
3
50
20
2
50
20
1 3
50
50
1
n
50
5
0
75
3
50
75
2
25
75
s
p
K
B
00
:gt;
raquo;
00
n
K
75
#9632;
raquo;
ocr page 635
Mimou RENAILT Alué fondi'e en 1840nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17
PELI.IOT et DELOK, Saceesseurs
26, RUE BC raquo;OI-BE-SICILE, A PARIS
ALCALOIDES EN TUBES
pour injections hypodermiques
fr. c.
Aconitine cristalÜsce..........nbsp; tulicnbsp; de 10nbsp; cenlim.nbsp; nbsp; nbsp; 2 u
Cafeïne cristalliséf.............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d 30
Chlorhydrate de cocaïne.......nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• 75
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dc morphine......nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;u 25
— ......nbsp; nbsp; -~nbsp; nbsp; nbsp;15nbsp; nbsp;-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;30
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ......nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;40
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do'pilocïrplne___nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 75
do vératiino.....nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; -iO
Digitaline amorphe............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;80
Hyoscyamine cristaMisee.......nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;05nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 50
— - .............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 75
Nitrate de pilorarpine.........nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;a 75
Frodpphilline.................nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;25
Sulfate d'aconitine............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 80
—nbsp; nbsp; nbsp; il'atropine..............nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;50
—nbsp; nbsp; nbsp; d'ését-ine..............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 90
—nbsp; nbsp; nbsp; dé strychnine.........nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 30
—nbsp; nbsp; nbsp; ile vératrine............nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;30
Vcratrine.....................nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i 25
GRANULES
contenant un demi-milligramme de medicament
En lliicun dc 200 granulös
Aconitine............................ io flacon
Arséniatc dc stryclinine...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Atropine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
fr. e.
2 50 raquo; . 2 50
Cicutine..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Bruciiie.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 u
Colchicine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 50
Datiii'ine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 3 raquo;
Hyoscyamine..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ;[ raquo;
Sulfate (t'atcopinc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 50
— de strychnine..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2
Vératrine.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2
ocr page 636
18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Maison RENAULT Ainé fondée en 1810
PEIXIOT et DELON, Sncccssenra
2f), R[IE DU ROI-DE-S1CILE, A PARIS
GRANULES
contenant uu milligramme de medicament
Kn flacon de 200 granules
Acide arsénieui.............,........ Ienbsp; flacon
— phosphoriquc...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Arséniatc (TanVunoinQ.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d e 1'er......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; do potasse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de quinine............;....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de sonde....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Bromhydrnte de morphine.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Calcine...............................
Calomel..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—-
Gblorhydrato de morphine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Digltalino...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Qydroferröcyanate de quinine..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
[odoformo............................
Bliodüre de meruure...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Konsséinc...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Narcéine..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Fkosphure dr, zinc......,..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
(Juassine.........................#9632;...,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
ScilUUne..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
fr, o.
50
50
511
50
50
2
u
1
50
2
50
d 50 i raquo; 2 50 2 50 2 50 2 raquo;
i 50
GRANULES
contenant un centigramme de medicament En IIhooii de '200 granules
Acidi' saliryliqne.................... ie flacon
— tanniqiH-....................... —
Bromhydrate 'Ie quinine............... —
Bromnre de camphre..........,......
fr. c. 1 .
1nbsp; 50
2nbsp; 50
2 50
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
Carbonate de tithine..............
Emétique....................- ,
Epgotino........................
Krrmès..........................
l'odophylün.....................
Frotoiodure do morcnro............
Salicvlate de sonde...............
Sa n tui line.......................
Sulfato do quinine................
Snll'nre de calcium................
\ alérianate de quinine............
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de zinc.............
1-50 2 50 1 50
2 50
2nbsp; 50 1 50
3nbsp; 50 \ 50
ocr page 637
Maisou RENAULT Ainé fondée rn 18tOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19
IMI.I.IOT et DELOIV, Sasrcsscnrs
29. RL'E DK R01*BEaSICltE, A PARIS
GRANULES
A DOSES DIVERSES
POUR. GRANDS ANIMAUX
Eu flacon de 200 granules
IV. c. mies ri'.iconitine, ä. Ei milligl'ammfis, Ir flacon i 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'arséuiatodestrycb.niaea.5 m.nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de fer k l eentig..,nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— de quiuine ä 1 cent.nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de broiunre de ramphre ä 5 c.nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50 ~ dcelilorydr.tteJe inori'hinräomil.nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d': digitaline k 5 niilligr.....nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'éserine k i milligr.........nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -t 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'hyosciamin^ k 1 niilligr....nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'iodoformo k l centigr......nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; denitratedcpUocarpincaSm.nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 60 de quassine ä 1 centigr.......nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de'scillitine .:i 5 milligr......nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dö sulfatc d'atropint' ii 1 mill.nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de suUïii'e de calcium ;ï 5 c.nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de veratrine k t miügr......nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 50
TROUSSES
POUB
injections hypodermiques
Modèles RENAULT Ainé
Petit modele.............. 28 francs
Grand —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;38 —
ALCALOIDES EN SUS
(Voir la nomcnclatui-e, page 17
PEIxLIOï et DELON, Successeurs
26, ruu di( Itoi-ile-Sicilc, '30, ä Paris
ocr page 638
20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Maiion RENAULT Aiiic; fondée en 1810
PELLIOT et DELON, Successenra
26, HUE DU HOI-DE-SICILE, A PARIS
ARNOWPHAMMS
A CASIERS DÉVELOPPANTS
MARQÜE DÉPOSÉE
Grand modele j Petit modele
250 FR.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; | 50 FR.
Atcc soclc formaDlarmoirépour Avee socle forniaiii armoire pour reserve de nicdicaraeDlsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; re'serve de niedicamenls
325 fr. i 2535 fr.
PHARMACIES VETEBINAIRES
PORTATIVES
Modele nquot; 1.. 40 fr. | Modele nquot; 3.. 55 fr. Modele nquot; 2.. 50 fr. | Modele ndeg; Zi.. 75 fr.
Lc n0 U est disposé pour recevoir un assor­timent complet de medicaments divisés.
Tons ces Modèles sont la proprietc
DE LA
Maison RENAULT Ainé PELLIOT amp; DELON, Successeurs
26, line du Roi-de-Sicile, 20, ä Paris.
Envoi franco, sur demande. des Tarifs illustres.
ocr page 639
Miiison RENAULT Ainé fondée en ISiOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
PELLIOT et DELON, Successenrs
26, RUE DU ROI-DE-S1CILE, A PARIS
TROUSSE MIDY
DISCOIDES VÉTÉMNAIRES
TOER LA
Preparation instantanée des Solutions
INJECTIONS IIYPÖDERÏIIOIES VÉTÉRINAIRES
Dosage parfait, solubilité entiéreitinstantanée ALCALOIDES CHIMIQUEMENT PURS
Nous avonä L'tabli une trousso pour usage vétérinaire, contenantuneSevingue de 5 grammes avec 2 aiguilles, petit mortier, etc.
Plus, 16 tubes de 10 Discoïdcs Midy, soit 760 injections, dout détail:
Ie tube
SI Chlorhydrate de morphine :i 5 centigr , Sullate de vératvinenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ;ï -2 —
Salicylato d'ésérinenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ii 5 —
-nbsp; nbsp;2 fr. 50
—nbsp; 2 50
Nitrate de pilocarpine I Digitaline cristallisée Sulfate d'atropine
a onbsp; nbsp; nbsp; —
ä 1nbsp; milügr.
;i 5nbsp; ceatigr.
ä 5nbsp; nbsp; nbsp;—
-3nbsp; nbsp; nbsp;50
—nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp;50 -- 3nbsp; nbsp; nbsp;50
—nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp;60
—nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; nbsp;50
Ghlohydrate de cocaïne Sulfate d'aconitine
null
ur.
LA TROUSSE COMPLETE 60 FRANCS
NOTA. — /.lt;'-? lubes des Discoïdes Midy veuvenl êlrc fournis séparvment mix comlttions ei~(lt\ssoiis.
Nous mettons en vente des Discoïdes Midy ;i 10 centigrammes.
Le luk de 10 discoïdes il 10 oi'iilij;raninii's
Salicylato d'ésérine.... Sfr. raquo; Nitrate de pilocarpine. 6 raquo; Chlorydrate de morphine 3 50
PELLIOT et DELON
26, me du Roi-dc-Sioile, ii Paris SÜNT LES SEULS OÉPOSITAIRES DES DISCOÏDES MIDY
ocr page 640
Haiion RENAULT mi fondcc eu 1840 PEIXIOT et UELON, Successcnrs
20, iirK ui: Roi-üE-STCii.r:, a paris
Feu résoluüf Renault
Adopté par plusieurs Écoles vétérinaires
Go liniment s'emploie avec nn certain succes, et pré-lerabloment nn fer rouge, dans tontes les maladies riironiqucs dos membres iï leur débnt, 11 guérit, setil, rapidement et sans tare, les molettes, vessigons tendi-neui ou articnlairés, engorgements t^ndineux, suros, exosloses, épanciiements synoviaux, rliiunatismes, luiu-bagos, efforts cVarticuIalions et de tendonquot;, écans, èu-toi'sos, boiterie, etc. !l n'a pas rinconvênient. comme Ie caatere, do laisser dos traces indólêbilos.
Dans !es cas rel)e]lesI on dans les affections chro-niijues, dóji anciennes, oh la cauterisation actiielle est jugée indispensable, Ie Feu résoltUif RenauU en com­plete avantageusement l'effet et permet de parcr an\ inconyénients et aux tares resultant du feu.
Il fournit anssi d'excellepts résnltats dans les affec­tions aignës qui demundent une derivation prompte et sure, telles que L'angine, ia laryngite, les maladies de poitrine, rentérite, etc. 11 guérit Ie cornage ebroniquo récent.
ipiriix:
Pour lo Pub'ic......
Pour Ie Vétérinaire..
Ie flacon. 5 fr. — 2 fr.
50
IKOUTARDE RENAULT
préparée pour l'usage vétérinaire
L'action de la MOUTAIE RENAULT est prompte et sure
La boite.nbsp; nbsp; nbsp;1 fr. 30
Par 25 holtes —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l Ai)
Par 50 boltes —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 50
Par 100 boites —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 iiiy
Chez PELLIOT et DELON
DRO(;L1ISTKS-VÉTÉnii\AIRES
ocr page 641
Hakou RENAULT Alle fondélaquo; en I SKInbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
PEIXIOT et DEI.ON, Succcsseurs
26, RUE DU ROI-IIE-SICILE, A PARIS
FERS FRANQAIS
en cacmtcliouc
DEVANT
N06 lorpairo.nbsp; 3fr.80
N- ü bis —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Nquot; i) Ier —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 50
Nquot;7nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 p.
N07bu —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
la pait'e. lfr.45
2nbsp; bil
.5
3nbsp; li's
3 let lx
tlnbsp; liis
/inbsp; Ier 5
5nbsp;bis
5nbsp;lor
75 75
ARRIERE
50 50 50
Nquot;l Nquot;2 N03 Ndeg; !{ Ndeg; 5 Ndeg; 6 Nquot;7
la paire.
80 25 75 90 25 50 75
TALONS BEUCLER
en caoutchouc
N quot; 1. Pe t i Is, la paire 3 fr. raquo; N02. — — 3 .. U'S. — — 3 raquo;
N04. Petits,hpaire3fr.gt;j Nraquo;5. — — 3 raquo;
Nquot; 0. Grands — 3 raquo;
CROISSANTS FRANQAIS
en caoutchouc
N0l.Petits,tapaire2tr.25 Ndeg;2. — — 2 25 Ndeg;3. — - 2 25
N04.PetUs, la paire 2fr.25 Nraquo;5. — — 2 25 N06. Grands — 2 25
PROTECTEÜRS LACOMBE, la doozaine. 7 fr. 50 FOÜRCHETTES LACOMBE, la paire... 2 fr. 50
MM. PELLIOT et DELON, ii Paris,
sont les dépositiürcs gónéraux des Croissants frangais, des Fers francais, des Talons Beucler, des Fourchettes et Protecteurs Lacombe.
ocr page 642
•gt;Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Mamn RBNAULT km foudée en i8i0
PEI.I.IOT et OF,I.O\, Snccessenrs
Ï6, RUE BO R01-DE-SICILE, A PARIS
PODDRE lillllllll REUT
Composéc de substances adoucissantes telles que guimauve, réglisse, gomme et féculenls, auxquelles sont associés quclques medicaments plus énergiques, sulfurc d'an-timoine, pavot, aconit.
Gelte poudre est employee avec succes contro la loux et les diverses irritations de la gorge, des hronches et des intestins chez les animaux domestiques.
Elle s'administre ä la dosedel ä2 paquets par jour, suivantlo cas, pour Ie gros bétail, mêlé avec du son mouillé, du miei ou de la melasse nne heure avant le repas. Pour Ie poulainet le veau, lamoitié d'un paquet, et pour le mouton et le pore, le quart suffit pour eommencer le traitement; se regier pour les doses a donner sur la force de l'animal.
11 est tres utile de conlinuer l'usage de la poudre béchique pendant quelque temps après la guérison, on diminuant progressi-vcment la dosc.
La Boite, 1$ fr. au vétérinaire. — 4 fr. au public.
Franco de port è parlir de 50 francs
ocr page 643
Ssmu KEiUllLT Aiolaquo; fandlaquo; en (8KInbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
PKI.riOT et BELON, Sncceasenrs
26, ri:e uu ROI-IB-SICUE, a paris
Procurer l'ongraissement plus rapide du bétail sans imire ä la santé des animaux, tel est le but do notro Poudre engralssante et hygiénique. Pour la composer, nous avons clioisi des substances diverses dont les propriétés sont depuis longtemps éprouvées et dont la combinaison a été Otudiée avee soin en vue du résultat h obtenir.
Notre poudro n'est pas destinée k remplacer la nourriture ordinaire, mals k on faciliter I'inges-tion et l'assimilation, de maniere ä en accroitre l'effet utile. Elle constitue un condiment précieux qui aiguise l'appétit des animaux et leur permet d'absorber plus d'aliraonts sans fatigue des voies digestives. Il en résulte un accroissement plus rapide du poids de l'animal.
La période d'engraissement est done abrégée, et l'éleveur peut, sans augmenter ses frais généraux, livrer ä la consommation, dans le meine temps, un plus grand nombre de sujets. La viande pro-duite est toujours de première qualité.
Dans les sucreries, oü il faut faire consommer le plus possible de pulpe, residu de Ja fabrication, notre poudro est un auxiliaire tres utile.
Kilo se recommanderen outre, dans une foule do maladies des bronebes et de l'intestin, et pour rentretlon de la vigueur et de la santé chez les animaux de travail.
Envoi franco, sur demande, de la brochure relative ä la
POUDEE ENGBAISSANTE
Ho la bolle.. Du kilog____
I'our le Télérinuirc.
Pour-
e Public.
1 fr. 60
2 f
r. raquo;
'2 oO
3
60
Franco de port laquo; partir de 50 francs
ocr page 644
#9632;26nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Maisog RENAULT Ainé fondée en 1840
PELLIOT et DELON, Snccesseurlaquo;
26, RUE DU IVÜI-ÜE-SIC1LE, A PARIS
TOPIQUE RENAULT
CICATRISANT et ANTIPUTEIDE
—c-cvsc-a^o—
Le Topiqnc Uciiaiilt est constitulaquo; par une association de medicaments éminerament cicatrisants et aiuiputrides.
II raffermlt les tissus, d(5trnit les gormes des maladies virulentes que 1'atmosphèro amène au conlact des plaies, fait disparaitre la fétidité, écarté les insecles et assure ainsi une guérison plus rapide.
Il tue les parasites, animaux ou végétauj, qui déterminent ou accompaguent cerlaines maladies de la peau.
Pour le Vétérinaire le flacon 1 fr. UO
POüR LE PüliLIG.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 3 ft.
SERINGUES PRAVAZ
NICKELÉES
en boite, aveo 2 aiguilles
eonlenant 1 gramme.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 fr. raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 — .......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 — .......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ö uO
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U — .......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;O raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 - .......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 60
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 — ....... 10 raquo;
—nbsp; nbsp; nbsp; 15 — ....... 15 quot;
Aiguilles de rechange
THERMOMETRES
Petit modele, maxima, étur métal. 7 fr. Grand modele, maxima, elui bois, 'ói'v.
ocr page 645
Maison RENAULT Ainé fondée en 18tOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
PEL.E.IOT et DEE.OK, Succcssenrs
26, RUE DD ROI-BE-SICILE, A PARIS
CRESYL-JEYES
Le plus éncrgique et Ie meillour marché des
DÉSDiFECTASTS ANTISEPTIQUES ET PARASITICIDES
Préscrvatif et curatif le plus sur des
Fièvres contagieuses.Épidémies et épizooties,
Maladies des Chiens,
des Chevaux et du Bétail en general
Adopté pur les Ëcoles nationales Vétérinaires d'Alfort et de Toulouse, le Marché aux Bestiauï de la Villette, le Muséum d'Histoirc naturelle, le Jardin d'Acclima-tation, par plusieurs Etablissements agricoles et un grand Dombre de Compagnies de transport, et de navigation.
Le CRESYL-JEYES
u'est pas loxique; il n'iiltére ni les mètanx, ni Ie cnir,
ni les tissus, il conserve le bois.
Liquids .
TARIF :
Petit llacon.......................nbsp; nbsp; lr' raquo;
Grand flacon......................nbsp; nbsp; nbsp;1 50
Bidon de 1 et 2 Utres....... le lilrenbsp; nbsp; 3 raquo;
Bidon de S et 10 litres.-..... —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 75
Bolte de 800 grammes.............nbsp; nbsp; nbsp;• '#9632; 75
Le kilo en sac....................nbsp; nbsp; nbsp;u 75
Boite de 12 savons................nbsp; nbsp; 3fr •
En barre.................. Le kilonbsp; nbsp; 2 •
En päte.................. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 o
Poudre.
Savon..
MM. PELLIOT et DELON
16, rue du Roi-de-Sieile, ä Paris Saat les Dépositaires du CRESYL-JEYES
pour la vente aui vétérinaires.
ocr page 646
28nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Maison RENAULT Ainc fondce en 18i0
PELLIOT c( UELOK, Siicccsseurs
26, RUE DU ROl-DE-SICILE, A PARIS
ONGUENT DE HËVID
Le meilleur des Onguents de Pieds
APPROUVÉ ET ADOPTÉ
PAR LES ÉCOLES VÉTÉRINAIRES
D'AIFORT, DE LYON, DE TOULOUSE amp; DE BELGIQUE
ET PAR LE MINISTÈRE DE LA GUERRE
X.A.IK.IIi' :
fr. c.
'ar fut de 100 ii 170 kil. environ.
1 10
Ie kil.
'ar caisse conlcnanl mie hoile de 50 kil.
1 35
Ie kil.
— 2 heiles de 2a kil,
1 40
n
— 30 heiles de 1 kil.
hS raquo;
la caisse
— 00 Ijoilcde 1/2 kil.
60 raquo;
raquo;
Au détail :
La boite de 500 grammes ...... 1 fr. 25
La bolto d'un kilogramme...... 2 fr. 50
Transport ä la charge de l'Aclieteur
Mlft. PELLIOT amp; DELON
26, RUE DU ROI-DE-SlCILE, A PARIS
sont les seuls agents a Paris et dépositaires g-énéraux pour la vente de 1'ONGUENT de HÉVID.
261S1 Imp. A. Mailde et Cquot;, rue de Rivoli, U4, Paris
, J
ocr page 647
ocr page 648
gt;t^
lt;y3
i
ocr page 649
mm^^^^mm
1
J.